Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 15:59

Iconographie de saint Christophe dans les vitraux de la cathédrale de Quimper.

II. La baie n°114. Vitrail de Pratanras . Transept, bras sud, mur est, coté.

.

L'intention de cette série de mon blog est de replacer chaque œuvre dans un ensemble iconographique étudiant les variations et les reprises du thème de saint Christophe traversant le gué en portant le Christ enfant sur ses épaules. Et de faire apparaître l'importance de ce culte au XVe et XVIe siècle.

A Quimper, le but est de souligner combien ce culte avait une place prépondérante, et d'inciter à réfléchir à sa signification, qui dépasse de loin l'image de saint-pour-porte-clef-et-garagiste qu'on pourrait avoir.

Saint Christophe sur les vitraux de la cathédrale de Quimper :

Autres exemples iconographiques :

.

J'utilise dans ma description les publications de Françoise Gatouillat, (2005 et 2013), Yves-Pascal Castel (Daniel, 2005) mais aussi le blog de Jean-Pierre Le Bihan (2007). C'est le travail d'un  maître-verrier quimpérois et historien-chercheur de la cathédrale. Sa description, argumentée par le recours aux archives et aux auteurs cités ici en bibliographie, s'avère si attentive, si réfléchie et si qualifiée (J-P. Le Bihan a restauré de très nombreux vitraux finistériens dont ceux de la cathédrale) que j'ai pris le parti d'en citer le texte. J'espère que cela ne sera pas considéré comme un emprunt indélicat, mais comme un hommage. 

Les vitraux anciens occupent les fenêtres hautes. Très très hautes pour le touriste photographe.

 

 

Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

.

 

 La baie n°114. Vitrail de Pratanras . 

  Vitrail de quatre lancettes désignées A, B, C et D de gauche à droite, et un tympan à 7 ajours. Hauteur 6,90 m, largeur 3,00 m. 

Le bras sud du transept a été érigé sous l'épiscopat de Jean de Lespervez (1451-1471), il a reçu sa charpente en 1467. La baie n°114 du mur est du bras sud,  comme les autres fenêtres du transept et de la nef, a été obstruée par des cloisons de bois (entre 1469 et 1475) avant d'être vitrée entre 1495 et 1497, donc sous le règne de Charles VIII et Anne de Bretagne, et lors de l'épiscopat de Raoul Le Moël (1493-1501). La disposition générale des 20 fenêtres du transept et de la nef est proche de celle adoptée pour le chœur au début du XVe, avec des niches gothiques, des saints intercesseurs (debout) et des donateurs ou commanditaires (à genoux). Ceux-ci sont en majorité des chanoines du chapitre cathédrale. Ce dernier était composé au XVe siècle de 15 à 16 chanoines, dont quatre dignitaires : deux archidiacres —pour les deux subdivisions du diocèse, les archidiaconés de Poher et de Cornouaille — , un trésorier et un chantre. Outre les chanoines, les grandes familles nobles sont aussi représentées sous forme de couples, identifiés par leurs armoiries. Les armes des donateurs figurent dans les lancettes, dans les tympans, et parfois sur les voûtes.

Historique

   Seules les lancette B et C datent de la fin du XVe siècle. Le nom du vitrail ("de Prat-Ar-Raz") a été attribué par Aymar de Blois vers 1820, et celui-ci signale que seule la lancette de saint Christophe figure dans la baie, celle de sainte Marthe (lancette C) ayant été transportée dans la chapelle de la Victoire, et les deux premiers panneaux (A et D) ayant été détruits.  Ces lancettes A et D ont été créées au XIXe siècle par l'atelier manceau d'Antoine Lusson fils (le restaurateur de la Sainte-Chapelle)  de 1869 à 1874.  Les verrières hautes de la cathédrale ont été déposées en 1942, et reposées entre 1950 et 1964 par l'atelier Gruber sans modification notable.  La baie a été restaurée en 1992-93 par l'atelier Jean-Pierre Le Bihan.

 

Nous disposons des description vers 1822 par Aymar de Blois, de l'archiviste Le Men en 1877, de l'abbé Thomas en 1892 (p. 106), de Françoise Gatouillat en 2005, de l'abbé Yves-Pascal Castel en 2005, du maître-verrier Jean-Pierre le Bihan en 2007, de Françoise Gatouillat en 2103.

"Le vitrail représente un seigneur à genoux (seconde lancette actuelle) revêtu de sa cotte d'armes bleue, à la croix d'or, une fleur de lys de même couleur au quartier droit. Il est présenté par saint Christophe; on croit que c'est un Lezongar, sieur de Prat ar Raz .
Sa femme (troisième lancette actuelle) est derrière lui présentée par sainte Marthe. Sa robe est moitié des armes de son mari, moitié des siennes propres, qui sont rouges à trois macles d'argent. Ce sont celles de Kermeno en Vannes. Les deux premiers panneaux sont détruits. Sainte Marthe est reconnaissable par la Tarasque, espèce de dragon qui l'accompagne : ce panneau de vitrail a été transporté dans la chapelle de la Victoire" (Aymar de Blois)


     Le Men, 1837, nous offre une autre description.

 

" –1er Panneau. — Une dame à genoux présentée par sainte Marthe. Sa robe est partie des armes de son mari représenté dans le deuxième panneau, et des siennes propres qui sont : de gueules à trois macles d’argent. — Ce sont les armes de la maison de Kermeno, dans l’évêché de Vannes.

 –2e Panneau (neuf). — Un chevalier à genoux portant pour armes : d’azur à la croix d’or cantonnée à dextre d'une fleur de lys de même, présenté par Saint-Ronan, ermite. — Ronan de Lezongar, seigneur de Pratanras. 

–3e Panneau. — Un chevalier à genoux vêtu d’une cotte bleue sur laquelle est une croix d’or. Il est présenté par saint Christophe. — Christophe de Lezongar.

 

–4e Panneau (neuf) [actuellement disparu] . — Écuyer portant une bannière écartelée : au 1, d’azur à la croix d’or cantonnée à dextre d’une fleur de lys de même (Pratanras) ; au 2, de sable a une fasce échiquetée d’argent et de gueules ; au 3, d’azur à sept macles d’argent (Le Saux, seigneur de Pratanros, en la paroisse de Penhars) ; au 4, d’azur à trois mains d’argent en pal 2 et 1, chargées d’une cotice de gueules (Guengat).

J'ai fait rétablir cette verrière d'après un aveu fourni au roi, le 4 avril 1731, par François Dorval, seigneur de Kergos" (R-F. Le Men 1877)


— Troisième inventaire par l'abbé Alexandre Thomas en 1892 (in blog Le Bihan):

1)   Saint Pierre présentant un seigneur qui porte les armes écartelées : 1° de Pratanras, 2° armes inconnues, 3° de Pratanros, 4° de Guengat. ;

2) Saint Christophe présentant Christophe de Lézongar ( ou Pratanras) ;

3) Sainte Marthe, présentant la femme du précédent, née de Kermeno ;
4) Ronan de Lézongar présenté par saint Ronan vêtu en ermite ( Ce détail montre que ce panneau est moderne, car autrefois l'on donnait toujours à saint Ronan les attributs épiscopaux.)

.

 

.

 

" –1er Panneau. — Une dame à genoux présentée par sainte Marthe. Sa robe est partie des armes de son mari représenté dans le deuxième panneau, et des siennes propres qui sont : de gueules à trois macles d’argent. — Ce sont les armes de la maison de Kermeno, dans l’évêché de Vannes. –2e Panneau (neuf). — Un chevalier à genoux portant pour armes : d’azur à la croix d’or cantonnée à dextre d une fleur de lys de même, présenté par Saint-Ronan, ermite. — Ronan de Lezongar, seigneur de Pratanras. (R-F. Le Men 1877)

–3e Panneau. — Un chevalier à genoux vêtu d’une cotte bleue sur laquelle est une croix d’or. Il est présenté par saint Christophe. — Christophe de Lezongar.(R-F. Le Men 1877)

–4e Panneau (neuf). — Écuyer portant une bannière écartelée : au 1, d’azur à la croix d’or cantonnée à dextre d’une fleur de lys de même (Pratanras) ; au 2, de sable a une fasce échiquetée d’argent et de gueules ; au 3, d’azur à sept macles d’argent (Le Saux, seigneur de Pratanros, en la paroisse de Penhars) ; au 4, d’azur à trois mains d’argent en pal 2 et 1, chargées d’une cotice de gueules (Guengat). J'ai fait rétabli cette verrière d?après un aveu fourni au roi, le 4 avril 1731, par François Dorval, seigneur de Kergos" (R-F. Le Men 1877)

Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

.

Lancette A: Ecuyer présenté par saint Pierre.

Moderne (1869-1874), par A. Lusson.

Saint Pierre tenant sa clef.  Ecuyer en armure agenouillé, les mains jointes, portant sur sa cotte violette pour armes parti d'azur à la croix d'or cantonnée à dextre d'une fleur de lys de même (Lezongar) et de sable déchiquetée d'argent et de gueules (non identifié).  

.

Saint Pierre et un donateur, Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Saint Pierre et un donateur, Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette B. Christophe de Lezongar présenté par Saint Christophe.

Tête du saint refaite, Enfant bien conservé. Buste du donateur bien conservé, partie inférieure moderne.

 

 

L'analyse de Jean-Pierre Le Bihan (2007).

    "Saint Christophe présentant Christophe de Lézongar.   (Deuxième lancette, b)
Les trois panneaux composant ce tableau sont quasiment anciens, et de la fin du XVe siècle, si ce n'est le socle. C'est la première fois dans cette étude sur les vitraux anciens de la cathédrale que nous rencontrons la disparition de ces socles. Nous verrons par la suite que, dans la nef, elle est due, semble-t-il à une nouvelle pente de la toiture des bas côtés, postérieure à la pose des vitraux.

note :   de Lezongar seigneur de Prat ar Raz, ou Pratanras. Seigneurie de la paroisse de Penhars, commune aujourd'hui englobée dans le grand Quimper. Du château primitif se voyait encore, le siècle dernier, XIXe, une tour hexagonale et des ruines d'un colombier. En 1780, le nabab René Madec racheta les titres et les lieux. Cette famille était déjà représentée dans le choeur de la cathédrale dans la baie 109, (1417-1419), où saint Julien portait sur sa cotte et sur son bouclier les armoiries de cette maison. Une autre baie, la 106, toujours dans le choeur, leur est attribuée, ainsi qu'un écu de la voûte. Dans la nef dont ils furent probablement commanditaire, si ce n'est donateur, de la baie 114, avec Ronan et Christophe de Lezongar, chevaliers vers 1495. Leurs possessions s'étendaient sur les paroisses de Penhars, Pluguffan, Ploneïs. Celles-ci comprenaient une soixantaine de manoirs, villages, maisons, champs ou sillons de terres isolées répartis sur 29 autres paroisses ou trêves dans Quimper, Plogastel-Saint-Germain- Pont-l'Abbé, Pont-Croix, Douarnenez, Locronan et Quemenéven. Ils avaient aussi le droit de hautes justices. En 1533, un Rolland de Lézongar est cité comme seigneur. Vers 1535, Hervé de Lézongar est chanoine et trésorier et chanoine de Cornouaille. En 1538, mort de Jeanne du Fresne, première épouse de Rolland, qui laisse deux filles, Jeanne et Marguerite. L'année suivante, Rolland se remarie avec  Claude du Juch. Ils ont un fils prénommé Rolland

Les colonnes,

 Ces colonnes, que l'on trouve sur les côtés,soutenant le dais que l'on relève ici, et dont il ne reste que de petits éléments, dégâts dus aux déposes successives pour restauration ou pour protection, lors de la dernière guerre, ne seront pas souvent présentent dans les baies, du moins anciennes, du transept et de la nef, deux fois pour cette dernière et autant pour ce transept. Dans le choeur, elles furent quasiment toutes présentes et de plus grandes largueurs. 
  C'est 
sur un fond de tenture rouge à gros damas posés sur la face intérieure, dont certaines pièces de verre dépassent les quarante centimètres de long; dans le manteau de saint Christophe nous  trouvons une autre pièce de trente huit centimètres ( 2), que l'auteur inconnu pose ses trois personnages, trois, car nous oublions trop souvent l'enfant Jésus dans la présentation. Ce dernier n'étant plus mis qu'au titre d'attribut de saint Christophe, comme l'arbre déraciné ou l'eau. 

(2.) Ces dimensions nous permettent une approche des dimensions des fours de cuisson de ce siècle ; Pour cuire une pièce de quarante centimètres, le verre étant posé à plat sur une plaque, il faut donc utiliser une plaque d'une dimension  sensiblement supérieure, ce qui, en laissant une aération tout autour de cette dernière pour une meilleure chauffe, environ cinq centimètres de chaque côté, donne une surface de sole de 0,50 sur 0,50. Nous verrons plus tard qu'ils superposaient plusieurs étages de pièces sur une même plaque.

L'enfant Jésus.

Ici,  cependant, comme dans beaucoup de cas, c'est lui, l'enfant Jésus, qui domine et qui, de sa main au doigt levé, donne une âme à cette pose par trop statique, où trois visages suivent la même oblique qui fait la liaison entre les mains jointes du donateur et celle de l'enfant. Cet enfant Jésus est posé, bien à cheval, sur le dos de saint Christophe, un pied à droite, un pied à gauche, vêtu d'une robe ample d'une teinte violet parme,  robe agrémentée d'un collet ornée de perles et autres graphismes.
Le visage,  présenté de trois quarts vers sa droite, comme les autres personnages,  et sur lequel les cheveux de grisaille noire courent en vagues de boucles colorées au jaune d'argent,  a été pris, ainsi que les deux mains et les pieds, dans un verre incolore, Il en est de même du collet. Cette pièce de verre est, sur la face extérieure, mangée de cratères là où le jaune d'argent n'a pas été posé.
 

Le globe terrestre

Tandis que la main droite, levée à la hauteur du visage, bénit, la main gauche retient la base du globe terrestre,  traité au jaune d'argent posé sur un verre incolore, surmonté de la croix, elle aussi en verre incolore.

Un galon jaune avec texte A droite et à gauche de cet enfant Jésus, le galon jaune de la tenture offre, à gauche, entouré d'une succession de perles jumelées, un texte dont seul est compréhensible les trois premières lettres : S A I N puis I V L I.E.N.

Les six dernières, de l'autre côté des épaules de l'enfant Jésus, aux graphismes très libres, ne nous donnent au premier abord rien d'approchant de ce qu'il aurait du être tout ou partie d'un : CHRISTOPHE. 

La lecture de la deuxième partie par Y.P. Castel, pourrait donner J U L I E N .

De quel saint Julien s'agirait-il ? Dans la même cathédrale, dans la baie 109, un saint Julien porte sur sa cotte d'azur une croix d'or, et tient une bannière et un bouclier armoriés  des mêmes armes, celles de la maison de Lézongar. Il rappelle l'écuyer de la baie 113, mais porte cuissards, genouillères, jambière et solerets. Il s'agit de Julien dit le Pauvre ou l'Hospitalier, qui avait été militaire, mais qui a aussi une analogie avec saint Christophe. Avec sa femme sainte Basilisse ils font passer un fleuve dans leur barque. Une fois, c'est le Christ, caché sous la figure d'un pauvre lépreux. Un vitrail du XIVe siècle  de la cathédrale de Rouen narrait cette légende. A Chartres, baie 121, 1215-1225, une lancette raconte l'histoire de ce saint. Il en est de même à Guérande, église Saint-Aubin, baie 2, avec banderoles et inscriptions. A Sonzay, Indre et Loire, il accompagne un donateur XVIe Chez Jacques de Voragine, l'histoire est un peu différente. Le pauvre est devenu un étranger lépreux, à demi mort de froid qu'il accueille dans son hôpital après lui avoir fait traversé le fleuve. Celui-ci se transforma en un ange. Dans les deux cas, Rouen et Voragine, il tue ses parents dormant dans son lit, les prenant pour sa femme avec un amant.  Dans le Vie des saints Bretons d'Albert Le Grand le même thème du passage d'une rivière est repris : « Le  saint roi Judicaêl voulant aller prier devait traverser un gué. Sur la rive il y avait Notre-Seigneur en lépreux qui voulait passer. Judicaêl retint son cheval et monta  derrière le lépreux. »

Existance d'édifices patronnés par Saint-Julien.

Au XVIe siècle il existait une chapelle Saint-Julien au Pouldu en Clohars-Carnoët, une seconde mais existante encore et de la même époque, à Guilligomarc'h. A  Landerneau, c'est auprès de l?Elorn, sur la rive gauche, qu'au XVIe fut édifiée une chapelle puis église tréviale sous le patronage de  Saint-Julien. Deux hôpitaux, toujours à la même époque prirent son nom, à Landerneau et Quimper, ainsi qu'à cette dernière, une paroisse et un autel à la cathédrale.

  
  D
eux chapelles aux voûtes bleues  

 Encadrant la tête de l'enfant, on peut relever deux chapelles aux voûtes bleues avec chacune une baie  à deux lancettes trilobées surmontées d'un écoinçon. Ce dernier, comme les têtes de lancettes a une forme  proche d'une pointe de flèche. Pour ces baies de la chapelle, il a été posé une grisaille grise très dense sur un verre incolore. Un enlevé à la brosse permet de faire apparaître les meneaux.

Le saint Christophe
Il ne porte pas de nimbe.   Quant à son visage, il est malheureusement du XIXème siècle. Cette perte de la tête XVe nous interroge sur le fait de savoir si, à l'origine, il dialoguait, la tête tournée vers l'enfant Jésus, qui lui possède son nimbe jaune. Habitude iconographique, il s'appuie de la main droite sur un frêle tronc d'arbre, tiré d'un verre jaune dont la face extérieure est cratérisée. Ce verre, plusieurs fois utilisé dans cette baie, présentera toujours les mêmes défauts. 

La main de l'intercesseur.

Pour la main droite, comme la main gauche, qui, ici dans un geste d'accompagnement et d'intercession, repose contre le dos du donateur, c'est un verre de couleur rose plaquée sur un bleu très clair qui a été choisi. C'est la condensation, en étoilant de petits cratères  le rose de la surface intérieure du verre, qui nous permet de connaître la composition du placage, sans avoir recours à un écaillage désastreux.
Tête du saint.

De la tête originelle, il reste cependant un élément, en plus d'une indication de cheveux, c'est un foulard tourné et noué, qui flotte sur sa gauche, direction prise dans les crucifixions par le linge recouvrant le bas ventre du Christ. Mais ici, il n'y a pas de rapport. Ce foulard accentue simplement le mouvement d'avancé du passeur qu'est saint Christophe. Il prend ici, vu le sujet, une pose statique, rendu  obligatoire par son rôle  d'intercesseur vers la vie éternelle.

Le manteau de Christophe

Il porte un manteau vert, à galon orné de perles blanches, dont la doublure rouge, agrémentée d'un bouton jaune, apparaît avec un élément du col rabattu à l'échancrure du cou. Un damas égaie ce manteau. A l'opposé de celui que l'on trouve sur les rideaux de fond, ce damas est posé du côté extérieur. 
Nous avons relevé à la cathédrale, sur les pièces de vêtement, une dominante de pose de damas sur la face extérieure du verre, mais nous ne pouvons en faire une règle. Malheureusement, comme c'est le cas pour ce manteau, la grisaille, donnant le dessin, qui n'a pas été enlevée lors du travail au pochoir, est le champ d'une culture de cratères.

Note sur les damas : A Locronan, chapelle du Pénity, les damas sur les fonds sont exécutés sur les faces extérieures et au pochoir. Sur la robe de la sainte Catherine, c'est à la main et du côté intérieur. Certains historiens donnent la date de 1480 comme date d'apparition du pochoir en cuivre

L'eau et les vaguelettes

Derrière le donateur, et un peu en retrait, la jambe gauche du saint Christophe, malheureusement XIXe, entre dans l'eau. Verre bleu gris où la grisaille et le trait dessinent des vaguelettes d'une chute d'eau  faites de boucles successives, proches du motif d'ornementation appelé flots grecs.

Christophe de Lézongar

Christophe de Lézongar prend la pose de tout donateur, en orant, à genoux, sur un coussin rouge à l'unique pompon,  aux  motifs  de fleurs et de feuillages. Cette pièce a été diminuée, au cours des ans, d'une bonne partie.  Dessous, le sol  de couleur verte  reçoit diverses petites plantes dessinées aux traits de grisaille.
Le prie-dieu et le livre saint

Sur le prie Dieu, jaune,  où s'ébauche une perspective pas encore au point, repose, directement sur le bois, et posé de biais, le livre ouvert sur des écritures, dont six traits de grisaille veulent imiter, sur la page de gauche, le texte. La tranche de ce livre, travaillée au jaune d'argent, est balayée d'une suite de X en enlevés. 

L'utilisation de verre rose.

Quant à la page de droite, elle est à moitié cachée par les deux mains jointes du donateur. Un verre rose terne, le même que celui  des mains du saint Christophe, est ici utilisé, avec un  trait noir pour dessiner les doigts. Le médius et le petit doigt de la main gauche portent chacun une bague. Il en est de même pour l'index de l'autre main.
Ce verre rose est aussi utilisé pour le visage, dont les cheveux, très bouclés, sont dessinés avec un pinceau très fin. Ceux ci se terminent très fournis à l'arrière, prenant la forme d'un chignon. Ce verre rose est malheureusement, pour cette pièce, un champ de culture pour de gros cratères, dûs, comme nous l'avons déjà vu, à la pose sur la face extérieure d'une grisaille ombrée.

L'armure du donateur

Ce donateur revêt une cotte d'armes bleue dont le collet a trois niveaux. Sur cette cotte il porte une croix d'or cantonnée à dextre d'une fleur de lys de même.
Un canon d'avant-bras,  en deux éléments, apparaît sur le bras gauche, au dessus de l'épée dont seuls apparaissent la poignée rouge et les quillons recourbées vers le bas. La lame est dans un  fourreau de couleur  violette. Cette enveloppe est faite dans une pièce de verre de trente-neuf centimètres de long. 
Cinq centimètres d'une cotte de mailles dépassent en deux endroits sur sa cotte bleue,  nous permettant de découvrir deux tassettes. 
Les jambes sont protégées par des cuissards, genouillères, jambières. lacées, et solerets. Ces pièces d'armures sont exécutées en  un verre incolore grisaillé et dépoli au dos. Des rivets ou écrous, animent ces pièces. 


 

 
Saint Christophe , Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.
Saint Christophe , Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Saint Christophe , Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

.

Mes propres commentaires !

a) J'ai un doute sur la validité de la lecture de l'inscription SAIN / IVLIEN, et je vois plutôt (malgré mon éloignement de cette haute fenêtre) des traits (décoratifs ?) à extrémité bifide.

b) Des éléments cruciaux relèvent de la tradition iconographique, et en premier, le "foulard" (P-Y Castel) qui est le "bandeau de martyr" rappelant que dans la Légende dorée, saint Christophe, après sa conversion, a subi le martyre à Lycie. La façon dont l'extrémité de ce bandeau est emporté par le vent —vent apparent lié à la vive allure du passeur— est, elle aussi conforme à la tradition. 

c) de même, la couleur verte de la tunique (déjà notée en baie 113) constitue un véritable attribut du saint, au même titre que son bandeau frontal. Cette couleur verte, constante depuis les premiers exemples de représentation, indique qu'avant sa conversion, Reprobus (son ancien nom) est un géant, une Force de la Nature

d) L'allure générale du saint est celle du marcheur pressé de gagner la rive opposée : saint Christophe est un saint dynamique, toujours montré en action (même si sa foulée et son élan se trouvent brusquement brisés par le désarroi qui le submerge et qui précède sa conversion). A la différence de tous les autres saints représentés sur ces verrières comme s'ils posaient, immobiles en tenant leur attribut, Christophe se distingue comme une figure de la traversée entre deux temps distincts.

e) L'axe du bâton de marche est vertical, comme dans la baie 113, et non oblique : il n'est pas pris dans cette dynamique de la progression en avant.

f) Comme la tête a été refaite, nous ne savons pas si, comme cela était superbement le cas dans la baie 113, saint Christophe ne regardait pas, à l'origine, l'Enfant.

g) Ce dernier est porté à cheval sur les épaules du saint, un pied de chaque coté du cou. Son geste de bénédiction et son globe crucigère est parfaitement conforme au schéma traditionnel. Les traits de son visage sont d'une finesse remarquable.

h) Sur la baie 113, l'ermite guidant les pas du passeur était absent. Ici, c'est non seulement l'ermite, mais les rives du fleuve, le cours d'eau et les jambes nues du saint qui manquent.

.

Un Christophe de Lezongar est attesté lors des Réformations de 1536 en Cornouaille (sur le site Tudchentil) pour la paroisse de Pluguffan : "Christophe de Lezongar Sieur de la Boexière-Lezongar et Cosker, de Trebren de Kleonezre". La date est postérieure à celle du vitrail (ca 1497), et les recherches généalogiques ou historiques resteront donc vaines, ou, du moins, elles ne doivent pas nous détourner de l'essentiel : à la fin du XVe siècle, l'intercession de Saint Christophe par les chanoines ou les seigneurs donateurs était très sollicitée.

.

 

Saint Christophe , Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Saint Christophe , Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Lancette C. Donatrice présentée par Sainte Marthe. 

Selon Thomas (1903), panneau installé dans la chapelle absidiale  entre 1837 et 1875. Pour Le Bihan, les panneaux C1 et C2 sont anciens, les mains de la donatrice, le nimbe de la sainte et le sol sont modernes. Pour Gatouillat 2005, la sainte est bien conservée, la jupe armoriée de la donatrice est douteuse. Cet élément est important, car ce sont ces armoiries qui ont déterminé l'identification, sur des bases assez faibles. 

On identifie habituellement la donatrice comme une certaine "Marthe de Kermeno, épouse de Christophe de Lezongar, armes de Kermeno de gueules à trois macles d'argent."

Les généalogistes donnent plutôt comme mère de Christophe  de Lezongar Françoise de Kermeno, fille de Jean de Kermeno et de Catherine de Languéouëz, et décédée le 29 janvier 1493 à Quimper. Christophe de Lezongar épousa Marie de Kerguelenen et eut une fille, Jeanne de Lezongar dame de la Bouëxière.

La généalogie serait celle-ci :

Roland de Lezangar / Alix Le Saux —> Roland de Lezangar / Françoise de Kermeno —>deux enfants, Rolland, seigneur de Lezangar et Christophe Seigneur de la Bouëxière . Ce dernier épousa une dame X et eut un fils, "Christophe" ou Jacques Seigneur de la Bouëxière qui épousa Marie de Kerguelenen.

Je n'ai pas trouvée aucune mention de "Marthe de Kermeno". Mais les commanditaires ou donateurs ne se faisaient pas toujours représenter par le saint ou la sainte correspondant à leur prénom, mais aussi par un saint tutélaire dont la protection semble particulièrement importante. Il existe une Marguerite de Kermeno (décédée en 1599).

 

C'est à Aymar de Blois que l'on doit l'identification de la sainte comme étant Sainte Marthe, car il qualifie le dragon visible derrière elle comme  la Tarasque, bête dont elle aurait débarassé la région de Tarascon où elle s'était installée après son débarquement aux Saintes Maries de la Mer. Beaucoup d' auteurs ont repris cette hypothèse, mais La Vallée (1847), Pol de Courcy, Augustin André (1878) et enfin Françoise Gatouillat et Michel Hérold,  y voient une sainte Marguerite. 

A mon avis, rien n'autorise à voir ici une "Tarasque", et par conséquent une sainte Marthe. Par contre, j'ai trois arguments à proposer pour voir ici sainte Marguerite.

1. Sainte Marguerite est une sainte dont le rôle comme intercesseur est majeur, tant dans les suffrages des Livres d'heures que dans la statuaire et les vitraux de Bretagne au XV et XVIe siècle. Avec sainte Catherine et sainte Barbe, elle appartient aux trois saintes du groupe des "14 saints auxiliaires" (groupe dans lequel se trouve saint Christophe). La présence de sainte Marthe dans les vitraux du XVe-XVIe siècle est rarissime, si tant est qu'elle soit attestée. Sainte Marguerite assure une protection à l'égard des dangers de la délivrance lors d'une naissance, protection cruciale pour une femme en âge de procréer, et, à fortiori pour une femme de la noblesse, dont le rôle essentiel est de donner un héritier mâle à la lignée.

2. Sainte Marguerite est représentée par deux attributs : son dragon (du ventre duquel elle est sortie après  avoir été avalée), mais aussi son crucifix, qui a servi de scalpel lors de sa délivrance. Or, ces deux attributs sont réunis ici.

3. Un vitrail parfaitement comparable existe dans l'église d'Erguè-Gabéric ( à 5 km de Quimper) et j'ai déjà exposé ce raisonnement d'identification à son propos. Mais sur ce dernier (daté de 1515), la queue du dragon vient s'enrouler devant les mains de la donatrice. La croix est identique, la couleur de la robe de la sainte, ou sa coiffure sont les mêmes, etc..

http://www.lavieb-aile.com/article-les-vitraux-anciens-de-l-eglise-d-ergue-gaberic-123229458.html

 

.

N.B On admirera un détail technique du dragon de la vitre de Quimper : l'œil, coloré au jaune d'argent, est monté en chef-d'œuvre, c'est à dire que la pièce de verre est sertie au sein de la pièce principale bleu-gris. Une prouesse.

.

Donatrice présentée par sainte Marguerite, Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.
Donatrice présentée par sainte Marguerite, Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Donatrice présentée par sainte Marguerite, Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

.

 

Lancette D. Chevalier présenté par saint Ronan.

Création moderne (1869-1874) d'Antoine Lusson. 

On a identifié le saint comme étant saint Ronan selon l'inscription du bandeau jaune SAIN / NAN) et les armoiries comme étant celles de Lezongar, et on a conclue à "Ronan de Lezongar présenté par saint Ronan". Existe-t-il un "Ronan de Lezongar" ? Hervé Trochet cite un extrait Couffon de Kerdellec'h  : "Ronan de Lezongar sgr de Pratanras. Lui ou son fils = Kermeno". Mais cet auteur ne se base-t-il pas lui-même sur le vitrail ?

.

 

 

Donateur présenté par saint Ronan, Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

Donateur présenté par saint Ronan, Baie n°114, fenêtre haute du transept sud, cathédrale de Quimper, photo lavieb-aile.

 

 

 

 

TYMPAN.

Moderne (par Lusson), mais selon un aveu de 1731.

Selon R-F. Le Men 1877 : "–Dans le premier compartiment dit tympan de la fenêtre sont les armes de Bretagne, en supériorité. Dans le deuxième et dans le troisième : d’azur à la croix d’or cantonnée à dextre, d’une fleur de lys de même ; l’écusson timbré d’un casque (Lezongar-Pratanras). Dans le quatrième : parti de Pratanras et de sable à une fasce échiquetée d’argent. Dans le cinquième : parti de Pratanras et d’azur à trois mains d’argent en pal 2 et 1, chargées d’une cotice de gueules (brisure de Guengat). Dans le sixième : parti de Pratanras et d’azur à sept macles d’argent (Le Saux). Dans le septième : parti de Pratanras et de gueules à trois macles d’argent (Kermeno). C'est après cette description du tympan, et peut-être à son propos, que R-F Le Men ajoute  : "J’ai rétabli cette verrière d’après un aveu fourni au roi, le 4 avril 1731, par François Derval, seigneur, de Kergoz. "  

Mais actuellement, nous constatons que les écus des deux ajours symétriques portent d'azur à la croix d'or cantonnée de quatre fleurs de lys, version erronée des armes de Lézongar (ou "Pratanras") déjà remarquée en baie 113. De même, les armoiries de Pratanras mentionnées par Le Men deviennent d'azur à la croix d'or, sans fleur de lys, celles de Le Saux deviennent d'azur à HUIT macles d'argent.

.

SOURCES ET LIENS.

ANDRÉ (Augustin), 1878, De la verrerie et des vitraux peints de l'ancienne rpovince de Bretagne, Rennes, Plihon, in-8°, 281 p.  (Extr. des Mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, t. XII.) page 299-304.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077642/f326.image

— AYMAR DE BLOIS (1760-1852), vers 1820. On doit à ce neveu du chanoine de Boisbilly une description des vitraux vers 1820.  Registre de Boisbilly, Arch. Dioc. Quimper, 8 L1 . Le folio 25 concerne la baie 114.

A. de Blois, héritant de ce registre de Boisbilly, en fait don à l'évêque André, le 5 janvier 1804, mais le ré-annote en 1820 et 1821 et donne alors la description des vitraux et leur état. Il le remit de nouveau à l'évêque de Quimper, Mgr Graveran, le 5 septembre 1842 "pour l'usage de la cathédrale ". Il rajoute  "malade d'une fluxion, charge son fils Louis de le remettre à l'évêque". (J-P. Le Bihan)

 

— BOISBILLY (Jean-Jacques-Archibald le Provost de la Boexière ,Chanoine de), vers 1770, Registre de Boisbilly, Arch. Dioc. Quimper, 8 L1 ,

 Jean-Jacques Archambault Provost de Boisbilly (1735-1786). Docteur en théologie de la Sorbonne, vicaire général du diocèse de Rennes, il était abbé commandataire du Tronchet et chanoine de Quimper. Il possédait une des plus érudites bibliothèques de Quimper et on lui doit par ailleurs un plan de la cathédrale dressé en 1770 qui est une des sources les plus importantes sur la cathédrale avant la Révolution. Il avait dessiné l'architecture des fenêtres de la cathédrale en pleine page de 1770 à 1772. Ce travail  devait être complété par la suite avec les dessins des vitraux, mais il fut malheureusement appelé à d'autres fonctions.

"La cathédrale de Quimper, qui figure au nombre des Monuments historiques du département du Finistère, n’a été jusqu’ici l’objet d’aucune publication de quelque importance. Vers l’année 1770, l’abbé de Boisbilly, syndic du chapitre de Quimper, avait, en vue d’une histoire de ce monument, réuni de nombreuses notes, et fait dresser un plan de l’église avec ses chapelles et ses autels. Dans sa réunion générale du 14 mai 1772, le chapitre le « pria de continuer l’ouvrage qu’il avait commencé sur la description détaillée de l’église cathédrale, » et décida « qu’il en serait fait un registre particulier. » (1)1 Sur ces entrefaites, l’abbé de Boisbilly fut appelé à Rennes pour prendre part aux travaux de la Commission intermédiaire des États de Bretagne dont il faisait partie. Les affaires importantes et multipliées de la Province ne lui permirent pas de mener à bonne fin son entreprise. Ses notes furent perdues, et il n’est resté comme souvenir du projet qu’il avait formé, qu’un registre grand in-folio, qui contient avec le plan de la cathédrale, les dessins au trait de ses fenêtres, dessins qui devaient être complétés par la peinture des vitraux. M. de Blois (de Morlaix), neveu de l’abbé de Boisbilly, a fait hommage de ce registre à Mgr l’évêque de Quimper, le 5 septembre 1849. Avant de s’en dessaisir, il avait pris le soin d’écrire au-dessous des dessins des fenêtres, une description sommaire des vitraux qu’elles contenaient encore en 1820 et 1821, mais à cette époque beaucoup étaient entièrement détruits. " (R-F. Le Men)

 

— BONNET (Philippe) 2003, Quimper, la cathédrale, Zodiaque, Paris 

— CUFFON . Buletin SAF, t.LXXXIX. 1963, p.xcvii et suivantes. 

— DANIEL (Tanguy), (dir.), Anne Brignandy, Yves-Pascal Castel, Jean Kerhervé et Jean-Pierre Le Bihan, 2005,  sous la direction de, Les vitraux de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper,  Presses Universitaires de Rennes / Société Archéologique du Finistère,  287 p. (ISBN 978-2-7535-0037-2).

GALLET (Yves), Les ducs, l’argent, les hommes ? Observations sur la date présumée du chevet rayonnant de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper (1239) p. 103-116 http://books.openedition.org/pur/5315

 — GATOUILLAT (Françoise), 2013,  "Les vitraux de la cathédrale" , in Quimper, la grâce d'une cathédrale, sous la direction de Philippe Bonnet et al.,La Nuée Bleue, Strasbourg, page 185-203, 

 GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, p. 172.

— GUILHERMY (Ferdinand de), 1848-1862,  Notes sur les diverses localités de France, Bnf, Nouv. acquis. française 6106 folio 335v et suivantes.

Le baron de Guihermy, membre de la Commission des Arts, visita Quimper le 2 octobre 1848 et rédigea un mémoire d'après ses notes. Nommé membre de la Commission des Monuments Historiques en 1860, il entreprit un voyage en France et séjourna à Quimper du jeudi soir 28 octobre 1862 au samedi 30 à midi et compléta alors ses premières notes.  Les baies n'y sont pas numérotées et distribuées en cinq lieux : Vitraux de la chapelle des fonts, vitraux de la Nef, vitraux du transept, vitraux du chœur, vitraux de la chapelle terminale. 

 

— LE BIHAN (J.-P.), J.-F. Villard (dir.), 2005,  Archéologie de Quimper. Matériaux pour servir l’histoire, t. 1 : De la chute de l’Empire romain à la fin du Moyen Âge, Quimper, 2005.

— LE BIHAN (J.-P.) 1993,, -"Gravures de repère sur les vitraux bretons des XVe et XVIe." Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, T.CXXII

LE BIHAN (Jean-Pierre), 2007,  Blog  baie 114 :

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-5710978.html

— LE MEN (René-François), 1877, Monographie de la cathédrale de Quimper [XII-XVe siècle], Quimper. p.243-244,

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/1e08593c46eb46336af146045b16d0f4.pdf

LA VALLÉE, 1847,  "Essai sur les vitraux existant dans les églises du canton de Quimper", Bulletin archéologique de l'Association bretonne, t.I, p. 263-277.

— THOMAS (Abbé Alexandre), 1892, Visite de la cathédrale de Quimper. Arsène de Kerangal, 170 pages,  p.117,

 — THOMAS (Abbé Alexandre) 1904,  La cathédrale de Quimper, 1904, J. Salaun, 97 pages, p.51

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by jean-yves cordier - dans Saint Christophe.
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de jean-yves cordier
  • Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons (Zoonymie) observés en Bretagne.
  • Contact

Profil

  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué. "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha

Recherche