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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 21:49

 La Giralda à Séville ! Aussi photographiée que notre Tour Effel ! Clic, clac, un beau sourire au premier plan,et vite en route vers les tapas de Santa Crux ou le tour de la ville en fiacre. 

Pourtant, les plus perspicaces remarqueront : "mais il y a  quelque chose de marqué en haut" ! ...et les moins myopes répondront "Oui, il y a marqué PROVERBI8 !"

"Ca veux dire quoi, P'pa, dis ?" 

"Euh...ça doit être comme un proverbe sur Séville, comme sur la carte postale que tu as achetée : Quien no ha visto Sevilla no ha visto Maravilla "Qui n'a pas vu Séville n'a pas vu la Merveille"  .

"Mais pourquoi y-a un 8 après Proverbi ? Papa, dis ?

" Manges ta  glace sinon elle va fondre."

Avec des jumelles, on voit qu'il existe une sorte de virgule ou de croisillon et qu'il faut lire PROVERB,18.

La ville aux dix-huit proverbes ? Je rajoute Quien va a Sevilla perdie su silla  "Qui va à Séville perd sa chaise (sa place)" . Il en manque 16 !

Giralda, Séville. Photo lavieb-aile.

Giralda, Séville. Photo lavieb-aile.

On peut trouver la réponse à cette énigme sur internet, et on découvre que l'inscription est une référence au chapitre 18 du Livre des Proverbes de la Bible. Si, maintenant, on tourne, dans le bon sens, autour de la cathédrale pour tenter de lire ce qui est inscrit sur les quatre cotés, on obtient : TURRIS FORTISSIMA NOMEN DNI PROVERB. 18.

Dans le chapitre 18 du Livre des Proverbes, on constate que la citation provient du verset 10 :

turris fortissima nomen Domini ad ipsum currit iustus et exaltabitur (Proverbio 18:10)

La traduction par Louis Segond ou par la Bible de Jérusalem est la suivante :  "Le nom de l`Éternel est une tour forte; Le juste s`y réfugie, et se trouve en sûreté.". Les versets précédents évoquent, par contraste, la ruine ( causée par la bouche de l'insensé,  ou par la paresse), alors que les versets suivants montrent que la richesse et l'orgueil sont des protections illusoires  : 11 "La fortune est pour le riche une ville forte; Dans son imagination, c`est une haute muraille.12 "Avant la ruine, le coeur de l`homme s`élève; Mais l`humilité précède la gloire."  

La personne qui a choisi cette portion de verset (un chanoine du chapitre de la cathédrale ?) a sans-doute recherché les occurences bibliques du mot Turris, comme dans le Psaume 60:4 Quia factus es spes mea turris fortitudinis a facie inimici « Car tu es pour moi un refuge, une tour forte, en face de l’ennemi. ». Mais il a du sélectionner  un texte lapidaire, si possible en quatre mots, un vers carré pour les quatre cotés de la tour, et dont les quatre mots pouvaient, lus isolément, être comme des épithètes signifiant par eux-mêmes. Puis la référence a été répartie par l'épigraphe selon la séquence Proverb,18 / Turris / Fortissima / Nomen D[omi]ni.   

Le texte issu de la Sagesse attribuée à Salomon fut placé à près de 100 mètres au dessus de la ville, ce qui constitua certainement un record d'altitude pour un verset biblique.

On connaît l'histoire de cette tour, qui fut d'abord érigée en 1184-1198 par Ahmed ben Baso et Ali de Gomara comme un minaret de 94 mètres pour la grande mosquée ; après la reconquête de Séville en 1248 par Ferdinand III elle servit de clocher pour la cathédrale, mais en 1356 un tremblement de terre lui ôta son couronnement de cuivre. De 1558 à 1568, l'architecte Hernán Ruiz Jiménez coiffe la tour d'une chambre des cloches ou Campanario, et c'est en 1568 que la colossale statue de la Foi triomphante est posée, culminant, avec ses sept mètres, à 104 mètres de hauteur.

L'inscription date donc de 1560 environ. 

Le chiffre 8 de la référence PROVERB,I8 n'est pas sans rappeler la devise de Sévile, NO8DO, donnée à la cité par Alphonse X de Castille. 

PROVERBIO,18 / TURRIS. Giralda, Séville, photo lavieb-aile.

PROVERBIO,18 / TURRIS. Giralda, Séville, photo lavieb-aile.

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FORTISSIMA, Giralda, Séville, photo lavieb-aile.

FORTISSIMA, Giralda, Séville, photo lavieb-aile.

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NOMEN DNI, Giralda, Séville, photo lavieb-aile.

NOMEN DNI, Giralda, Séville, photo lavieb-aile.

 

La Giralda vue par Joris Hoefnagel dans le Civitates Orbis Terrarum vol. V.

Je me souvenais que j'avais lu cette inscription  chez l'ami Hoefnagel, qui a dessiné la tour ...en 1565, et j'ai été recherché le document. L'éditeur en a placé les deux dessins de chaque coté d'une vue de San Juan de Aznalfarache, une ville dominant le Guadalquivir à proximité de Séville.

Source de l'image :

http://www.sanderusmaps.com/en/our-catalogue/detail/164142/antique-map-of-sevilla-gerena-by-braun--hogenberg/shoppingcartadded/

http://www.sanderusmaps.com/detail.cfm?c=5779

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 Hoefnagel entoure le couronnement de la tour de l'inscription TURRIS FORTISSIMA NOMEN DOMINI, qu'il y a relevée, et accompagne son document du texte suivant : 

"Ici nous te représentons séparément la tour de la grande Église de Séville pour son insigne beauté et structure : laquelle a été bâtie de briques avec une telle magnificience et somptuosité qu'elle ravit en admiration ceux qui la regardent par le Maures lorsqu'ils renoyent toute l'Espagne. Au dedans il y a une vis de degrés par laquelle un homme à cheval peut commodément monter aux galeries qui sont au haut de la tour. Quant à la plus haute partie d'icelle où sont les cloches, ce sont les Chrétiens qui l'ont accomodée et embellie. A l'entour du chapiteau sont engravés les mots pris du XVIII. chap. TURRIS FORTISSIMA NOMEN DOMINI. Au fin dessus sur la pointe est une statue d'airain, de la grosseur du naturel, représentant la foi qui se tourne à tous vents."

On s'étonne de ne pas y trouver le mot  Proverb., mais il s'agit de la version de l'édition en français ; je cherche alors  le texte original  en latin, où on lit :

TURRIS FORTISSIMA NOMEN DOMINI, Proverb. XVIII.

Je constate donc que dans ce commentaire par Braun de l'illustration de Hoefnagel, il y a eu une erreur d'interprétation du rédacteur qui, au lieu de transcrire fidèlement l'inscription TURRIS FORTISSIMA NOMEN DNI PROVERB.18  que nous lisons sur la tour, a placé le dernier mot en italique et le nombre 18 en chiffre romain.

On peut s'étonner aussi de voir la statue décrite comme "la foi qui se tourne à tous vents" : bien que cela corresponde à la réalité et au surnom de Giralda puis de Giraldillo que les habitants lui donnèrent dès le début du XVIIe siècle, il s'agit d'un raccourci irrévérencieux, voire même provocateur.

Pour l'instant, la tour est désignée comme TURRIS TEMPLI MAIORIS HISPALENSIS, "Tour de la Grande Église de Séville".

Enfin, Hoefnagel donne, sur le coté droit, une vue éclatée ou ouverte de la base de la tour et montre deux piétons et un cavalier qui montent les escaliers de la tour, avec cette fière mention : Observavit ac delineavit Georgius Houfnaglius - Anno 1565. Et nous avons vu que Braun décrivait "une vis de degrés par laquelle un homme à cheval peut commodément monter aux galeries qui sont au haut de la tour". Pourtant, la caractéristique bien connue de la Giralda est de ne pas disposer d'escaliers, mais d'une rampe à pente douce de 35 volées, et on ne manque jamais d'ajouter que  cela permettait au muezin de se rendre à son sommet à cheval pour les cinq appels quotidiens à la prière. 

Puisque Hoefnagel était à Séville au moment même où les travaux atteignaient leur stade final, on peut se demander s'il a réellement observé ce qu'il a dessiné, ou s'il s'est fondé sur des témoignages. Pourtant, sa règle d'or (La Nature est mon seul maître) est d'être fidèle à ce qu'il observe. Or, on peut avoir une preuve qu'il a corrigé son esquisse de 1565 par des dessins et témoignages ultérieurs, puisque la Giralda ne fut installée qu'en 1568, 3 ans après le séjour de Hoefnagel à Séville. Pour installer cette statue de 7 mètres (4 mètres sans son piédestal) pesant 1015 kg, alors la plus grande sculpture en bronze de la Renaissance en Europe,  il a fallu certainement mettre en place de solides et volumineux échafaudages. Les deux dessins de Hoefnagel sont des reconstitutions qui se veulent plausibles de la réalité, mais ne possèdent pas la fidélité d'un document photographique.

. "L'architecte de la Giralda conçut une tour carrée de 13,61 mètres de côté, en se servant pour les fondations et la partie basse de la tour, de pierres issues de monuments romains. Le reste fut bâti en brique, comme souvent dans l'architecture almohade.  En réalité, il s'agit de deux tours imbriquées l'une dans l'autre : une tour de côté plus réduit s'inscrit dans le carré plus vaste de la tour extérieure. L’espace compris entre les deux structures est occupé par un escalier sous forme de rampe de pente douce à 35 volées, servant à accéder à la terrasse supérieure. Le choix d’une rampe plutôt que de marches devait permettre de monter à cheval (une tradition populaire prétend que le muezzin étant âgé, il lui fallait pouvoir monter à dos de mule). La tour intérieure est par ailleurs occupée par plusieurs pièces réparties sur cinq niveaux." (Wikipédia)

 

 

 

La Giralda (détail) en 1565 par Joris Hoefnagel, in Civitates Orbis Terrarum de Braun et Hogenberg 1598 Volume V planche 35. Copyright sanderusmaps.com.

La Giralda (détail) en 1565 par Joris Hoefnagel, in Civitates Orbis Terrarum de Braun et Hogenberg 1598 Volume V planche 35. Copyright sanderusmaps.com.

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La Giralda (détail) en 1565 selon Joris Hoefnagel, in Civitates Orbis Terrarum de Braun et Hogenberg 1598 Volume V planche 35.Copyright cartotecadigitselon

La Giralda (détail) en 1565 selon Joris Hoefnagel, in Civitates Orbis Terrarum de Braun et Hogenberg 1598 Volume V planche 35.Copyright cartotecadigitselon

 

The plate illustrates three sites in the immediate vicinity of Seville, framed on either side by views of the Giralda, the famous bell tower of Seville cathedral. Still the city's most familiar landmark, the Giralda is shown on the left in a faÇade view, while on the right a cut-away view reveals the tower's internal staircase, a ramp that could be ridden up on horseback. The Giralda was originally the minaret of the Mezquita Major, commenced in 1172. After the Reconquista, however, the Moorish mosque was replaced by the cathedral of Santa Maria de la Juan de Aznalfarache, southwest of Seville. During the Muslim Al-Andalus period (from the 8th cent. onwards) it was called Hisn-al-Faray, which means "castle with a view" and is the origin of today's Aznalfarache. The castle in question was built in 1196/97. In 1248, after being reconquered from the Moors, the site passed to the Order of St John (San Juan) of Jerusalem, hence the first part of the town's name. The middle view shows the hilltop village of Gerena, northwest of Seville. The town goes back to a Roman settlement and many Roman remains are still to be found there. These include sections of an aqueduct, which carried water to the Roman city of Italica. The aquaduct and the ruins of Italica are probably the subject of the lower view. Italica was founded in 206 BC by Publius Cornelius Scipio Africanus and was used as a quarry after the arrival of the Moors in 711. As a vanitas motif above the tombs, Hoefnagel has included an antique motto taken from the Appendix Vergiliana and widespread within humanism: Vivitur ingenio caetera mortis erunt - "Genius live on, all else is mortal." (Taschen)

La plaque illustre trois sites dans le voisinage immédiat de Séville, encadrée de chaque côté par des vues de la Giralda, le célèbre clocher de la cathédrale de Séville. Encore monument le plus familier de la ville, la Giralda est indiqué sur la gauche dans une vue de la façade, tandis que sur la droite une vue en coupe révèle escalier intérieur de la tour, une rampe qui peut être monté sur cheval. La Giralda était à l'origine le minaret de la mosquée Major, a débuté en 1172. Après la Reconquista, cependant, la mosquée mauresque a été remplacé par la cathédrale de Santa Maria de la Juan de Aznalfarache, sud-ouest de Séville. Au cours de la période musulmane d'Al-Andalus (du 8 cent. Suivants) il a été appelé Hisn al-Faray, qui signifie «château avec une vue" et est à l'origine de Aznalfarache d'aujourd'hui. Le château en question a été construit en 1196-1197. En 1248, après avoir reconquis sur les Maures, le site est passé à l'Ordre de Saint-Jean (San Juan) de Jérusalem, où la première partie du nom de la ville. Le point de vue du milieu montre le village perché de Gerena, au nord-ouest de Séville. La ville remonte à une colonie romaine et de nombreux vestiges romains sont encore à trouver là-bas. Ceux-ci comprennent des sections d'un aqueduc qui amenait l'eau à la ville romaine d'Italica. L'aqueduc et les ruines d'Italica sont probablement le sujet de la vue inférieure. Italica a été fondée en 206 avant JC par Publius Cornelius Scipion l'Africain et a été utilisé comme carrière après l'arrivée des Maures en 711. Comme un motif vanitas-dessus des tombes, Hoefnagel a inclus une devise antique tiré de l'appendice Vergiliana et généralisée au sein de l'humanisme: Vivitur ingenio caetera mortis erunt - "Genius vivre, tout le reste est mortel." (Taschen)

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La devise de Séville : Nomen Domini ou No-madeja-do ?

 

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L'inscription NOMEN DNI de l'un des cotés de la Giralda amène à s'interroger sur le sens de la devise de Séville, NO8DO. Selon l'article de Wikipédia https://es.wikipedia.org/wiki/NO8DO, 

 

l'explication la plus courante considère que la devise est un rébus où le 8 doit être considéré comme un écheveau de laine, madeja en espagnol. On le lit donc "No madeja do", ce qui peut se comprendre comme "Ne m'a pas laissé", et, par extension "Elle ne m'a pas abandonné". Il suffit alors de mettre cette phrase dans la bouche du roi Alphonse X comme une expression de sa satisfaction de voir Séville lui rester fidèle en 1283, pendant la guerre de succession contre son fils Don Diego. 

La première apparition et la première mention de la devise figurerait dans un manuscrit de Gonzalo Argote de Molina datant de 1588 nommé Repartimiento de Sebilla. Dans une première version, l'auteur interprète la devise comme un éloge de la bonne gestion publique (sans madeixas, sans embrouille ?), et c'est dans une seconde version corrigée qu'il la rapporte au soutien apporté par Séville à Alphonse X. En outre, le NO8DO figure sur la page de couverture, mais cela pourrait correspondre à une désignation de l'ouvrage par les deux mots de son Incipit, In Nomen Domini. Plus tard, en 1671, l'explication traditionnelle liée à Alphonse X est reprise dans les Annales Ecclésiastiques de  Diego Ortiz de Zuniga.

Mais une autre interprétation considère que le 8 n'est qu'un nœud, ou une liaison reliant les syllabes initiales de In Nomen Domini  : "Le nom de Dieu", ou, "Au nom de Dieu". Selon l'auteur, cette devise figurait sur d'autres blasons de villes médiévales, comme à Londres avec Domine dirige nos, ou à Vejer de la Frontera avec In Nomine Dei, Amen.

D'autres auteurs font appel à des théories ésotériques, et finalement, cette devise apparaît un écheveau plus embrouillé que le nœud gordien.

Nous nous garderons néanmoins de le trancher, mais cela n'empêchera pas l'amateur de jeux de lettres et de mots, lorsqu'il regardera désormais la frise épigraphique de la Giralda, son PROVERBI8 et son NOMEN DNI,  de le relier par simple plaisir avec le fameux NO8DO. Avec un nœud en huit, par exemple.

 

 

 

SOURCES ET BOITE A LIENS.

 

IMAGES :

 

——  Civitates orbis terrarum édition originale en latin:

Volume V : Civitates orbis terrarvm (5): Vrbivm Praecipvarvm Mundi Theatrvm Qvintvm: [Coloni[a]e Agrippin[a]e. 20. die Septemb. Anno M.DC.XVII.][Coloniae Agrippinae], [1599?]

http://www.sanderusmaps.com/detail.cfm?c=5779

Ancre -- Edition française du Civitates Orbis Terrarum  : National Library of Spain Biblioteca Digital Hispanica

http://catalogo.bne.es/uhtbin/cgisirsi/0/x/0/05?searchdata1=binp0000281545{001}

t. 1. Théâtre des cités du monde. Premier volume 

http://catalogo.bne.es/uhtbin/cgisirsi/6tRit3lVyR/BNMADRID/132080028/18/X001/XTITLE/a4303555

-- t. 2. Théâtre des principales villes de tout l'univers. Second volume --

t. 3.Théâtre des cités du monde  Livre troisième des principales villes du monde 1581

http://bdh-rd.bne.es/viewer.vm?id=0000069196&page=1

-- t. 4.Théâtre des cités du monde Livre quatrième des principales villes du monde. 1583

http://bdh-rd.bne.es/viewer.vm?id=0000069194&page=1

-- Theatre des Principales Villes de tout L'Univers Material cartográfico : Cinquième Volume : http://bdh-rd.bne.es/viewer.vm?id=0000068788&page=1

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Séville
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