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11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:54

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INTRODUCTION.

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Le but de cet article, au delà du nécessaire inventaire patrimonial détaillé de l'art campanaire (latin campana = cloche) est d'enquêter sur la singularité d'une profession, celle des fondeurs de cloche, et plus précisément sur un phénomène d'émigration de ces fondeurs à partir d'une collectivité professionnelle constituée en Normandie, autour de Villedieu-Les-Poêles. Cette émigration s'est faite notamment vers la Bretagne, et précisément vers la Basse-Bretagne (cf. G. Haraux) depuis le XVIIe siècle (Huet, Julien Le Soueff, Thomas Le Soueff), s'est développée au XVIIe siècle (Etienne et François Le Moyne, Thomas Le Soueff, Jean et Jean-François Beurrié de la Rivière Pierre François et Pierre Michel Viel, ) et s'est poursuivie au XIXe siècle avec l'installation à Brest d'une fonderie en 1804 par les enfants des Viel, puis le mariage de la fille de Nicolas François Marie Viel avec Richard Briens, qui reprendra la fonderie. 

La famille Le Jamtel est attestée dès le XVIe siècle à Villedieu : un de ses membres s'installa à Guingamp au XIXe et sa signature se retrouve sur une cloche de Rumengol, commune du Faou.

Au total, parmi les six cloches actuelles de la commune du Faou, cinq portent les noms de familles originaires de Villedieu-les-Poêles : Le Soueff en 1714, Viel  en 1823, Briens aîné en 1883 , Havard/Le Jamtel en 1899 pour 2 cloches. La sixième n'est pas signée, voilà tout.

Les causes de cette émigration restent à préciser : saturation démographique à Villedieu, pression fiscale (G. Haraux), recherche de clientèle, appel de sourdins (habitants de Villedieu) ayant réussi en Bretagne, alliances familiales, ou seulement attirance de compétences rares par des villes bretonnes ayant perdu leurs cloches (foudre, guerres, décret révolutionnaire) ou cherchant à dépasser en puissance sonore le son d'un clocher voisin et concurrent.

Je me contente de rappeler  l'originalité de Villedieu-les-Poêles, et de ses trois villages de Sainte-Cécile, Saint-Pierre-du-Tronchet et Saultchevreuil-du-Trouchet : elle tient à   la création  au XIIème siècle sous Henri Ier Beauclerc, Duc de Normandie et roi d'Angleterre, d'une Commanderie aux chevaliers de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem en récompense de grands services aux Croisées en Terre-Sainte lors de la première croisade. Villa Dei (la ville de Dieu) devint  la plus ancienne commanderie hospitalière d’Europe de l’ouest.

Différents actes, dont l’un daté de 1187, montrent le développement rapide de la commanderie sous la direction de son Commandeur. Ce développement s'explique par un ensemble de privilèges reçus par Henri Ier Beauclerc. En plus d'être traversée par le fleuve de la Sienne et située sur l'un des chemins de pèlerinage vers le Mont Saint Michel, Villedieu a eu l'autorisation. L'exemption pour les habitants de la Commanderie étaient exempts d'impôts royaux, de dîme et de service militaire.


Forts des droits et exemptions d’impôts royaux de dîme et de service militaire,  et du privilège d'organiser un marché hebdomadaire, et une foire annuelle, ( associés au droit de percevoir des taxes sur toutes les marchandises vendues en ville) les Hospitaliers de Villedieu  introduisent l’artisanat du cuivre dans la cité, qui va devenir un des plus grands centres européens de poeslerie et chaudronnerie dès les XIIème et XIVème siècles. Les habitants de Villedieu s’appellent les « Sourdins », du fait du bruit assourdissant du travail du cuivre dans les très nombreux ateliers de la ville. Villedieu sera, du reste, rapidement surnommée Villedieu « les Poêles », car sa production de poêles à bouillie la rendra célèbre, en des temps où ce récipient n’a pas d’égal.

Les fondeurs de cuivre sont des fondeurs-marchands, car pour fondre une cloche, ils doivent réunir les métaux (cuivre et étain) nécessaires même s'ils récupèrent la matière d'une ancienne cloche fêlée.

Leur maîtrise  d'alliances familiales et commerciales fructueuses est aussi remarquable.

Ces émigrations ont été étudiées par Le Pesant 1972 pour la période de l'Ancien-Régime.

 

 

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LES CLOCHES DE ST-SAUVEUR, ÉGLISE DU FAOU.

Vue du clocher de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

Vue du clocher de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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Vue du clocher de  l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

Vue du clocher de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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Description.

Après avoir gravi les 63 marches de l'escalier à vis du clocher et avoir atteint la chambre des cloches, l'heureux privilégié reprendra son souffle en admirant la vue qu'offre la galerie sur la Rivière du Faou, rivière dont le charme principal vient de la fluctuation des marées.

Cette chambre des cloches en abrite deux : l'une, vénérable par sa date de 1714, est la plus grande, et, pour cela, elle a survécu à l'ordre donné aux paroisses le 1er janvier 1794, imposant de faire descendre toutes les cloches sauf une (pour continuer à pouvoir sonner le tocsin) et de les conduire à Brest afin de les fondre pour fabriquer de nouveaux canons.

La cloche sacrifiée pour la défense de la Patrie n'a été refondue qu'en 1823, et il fut fait appel à un fondeur installé depuis le tout début du siècle à Brest. C'est elle qui forme le sujet de cet article

 

Haute de  73 cm de hauteur et mesurant  96 cm de diamètre, elle est comme ses consœurs en airain— une qualité sonore de bronze alliant  généralement  78% de cuivre et 22% d'étain)—, elle fut fondue à la cire perdue avec un décor en bas-relief et deux inscriptions, l'une sur le vase supérieur liée à son baptême, l'autre au dessus de la panse comportant la signature du fondeur  VIEL et la date de 1823.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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Alors que l'anse de la cloche de 1714 est ornée de six têtes de solides moustachus, l'anse de cette cloche plus petit est ornée de quatre têtes, vaguement féminine, aux faces émergeant d'un chaperon et dirigées vers le ciel.

Le même motif se retrouve sur une cloche de Guilers nommée Nicolas et fondue par Alphonse Viel en 1841.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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L'inscription supérieure  se dispose  entre cinq des six moulures qui entourent le vase supérieur. Une frise de feuilles suspendues  court sous la dernière moulure .

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-ligne 1 : ($) EGLISE DE  ST-SAUVEUR AU FAOU (*) M GUILLAUME MOYSAN CURE (*) MR MORVAN MAIRE (*) JE ME NOMME . .

-ligne 2 : ($) MELANIE FRANÇOISE (*) PARIN Mr F. EUGÈNE LE STIR ET MARAINE MLLE MÉLANIE NOEL (*) MAMBRES DE LA

-ligne 3 : ($) FABRIQUE (*) M.M.A. NOËL PRÉSIDENT ET JUGE DE PAIX (*). J.F. LE STIR SECRÉTAIRE (*) J.F. LEMENN TRÉSORIER.

-ligne 4 : ($) M.N. GOURMELON (*) J- TELLIER (*). ---------

 

($) : Poignet à dentelle, main à l'index pointé 

(*) : fleur de lys 

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L'inscription débute à chaque ligne par un manicule, cette main à l'index pointé. J'ai retrouvé cela sur une cloche fondue par Paul Havard, de Villedieu-les-Poêles, en 1837 pour Picauville (musée Cornille-Havard).

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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Les personnages cités sont les suivants :

 

1°) Guillaume MOYSAN, curé.

Moysan Guillaume : Né le 1-05-1790 à Briec ; 1814, prêtre ; 1816, recteur de Lennon ; 1818, curé du Faou ; décédé le 30-04-1838.

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2°) Mr MORVAN, maire.

Le nom du maire de la commune  n'est pas connu entre 1792 (Yves Jacques Nouvel, premier maire du Faou) et 1862 où Caurant a été nommé par le pouvoir impérial. L'inscription de cette cloche vient combler cette carence pour 1823.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Faou#Les_maires_du_Faou

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3°) F[rançois] Eugène LESTIR,  parrain.

Un François Marie  Eugène Le Stir est décédé le 23 avril 1890 au Faou.

https://gw.geneanet.org/bprevosto?lang=fr&pz=bruno&nz=prevosto&ocz=0&p=francois+marie+eugene&n=le+stir

Le garçon dit Eugène a 12 ans (il serait donc né en 1811) . Sa famille était déjà au Faou en 1750. Il sera percepteur au Faou comme son père Jean-François et épousera Eugénie Pennec de Port-Launay (une grande pianiste selon M. Danguy des Déserts).

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4°) Mélanie NOËL, marraine.

 

Née le 18 November 1814 à Quimper, décédée le 24 Janvier  1841 au  Faou, 

Mariée le 23 Janvier 1836  à Quimper, à  Félix Yves CHARUEL 1804-1882 (Parents : Henry François Marie CHARUEL 1772-1829 & Jacquette Yvonne NOUVEL 1774-) 

 d'où une fille, Mélanie Zoé CHARUEL 1838-1868 mariée le 22 Novembre 1863 à Félix CHARDON 1835-

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5°) A[lexandre] NOËL,  président de la fabrique de l'église, et juge de paix.. 

C'est le père de Mélanie Noël. Il a épousé (avant 1814...) Mélanie Louise Le Moyne. Il était décédé en 1836.

https://gw.geneanet.org/alaing44?lang=en&pz=alain+yves+georges&nz=gautier&ocz=0&p=melanie&n=noel

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6°) Jean-François LESTIR, secrétaire de la fabrique du Faou 

C'est le père de François Marie Eugène, le petit parrain. Il fut percepteur au Faou. Il est né en 1776, fils de François LE STIR ( 15 janvier 1750, Le Faou / 10 novembre 1818, Pen arPavé, Le Faou) et de Marie COATELAN (ca 1752-1788)

Nous constatons donc que les deux membres principaux de la fabrique de St-Sauveur ont fait tenir le rôle de parrain et de marraine de la cloche à leur enfant :  le parrain ayant 12 ans et la petite marraine 8 ans.

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7°) Jean-François LE MENN, trésorier de la fabrique. 

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8°) N[icolas] GOURMELON, membre de la fabrique

Un Nicolas Gourmelon est signalé à Hanvec, Coatmeur :

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=recherche_grandpublic_detail&open=11677&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fserie_j%2FFRAD029_00000057J%2Exml&page_ref=11677

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9°) Jean TELLIER, membre de la fabrique

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Inscription basse :

Elle est disposée de part et d'autre d'un calvaire (un crucifix encadré par la Vierge agenouillé et saint Jean). On y lit :

"FAITE PAR VIEL [calvaire] FONDEUR À BREST [médaillon de saint Martin] LE 25 MARS 1823."

La date n'est pas indifférente : elle correspond à la fête de l'Annonciation. (Victor Hugo, dans Les Misérables, date la lettre écrite par Fantine sur son lit de mort enjoignant à Thénardier de remettre Cosette à Valjean est datée du 25 mars 1823, jour de l'Annonciation, soit neuf mois avant le soir de Noël le 25 décembre : une sorte de grossesse masculine de Valjean). Il serait tout de même abusif d'y voir une relation avec le patronyme Noël de la marraine. Mais c'est bien un jour de fête qui a été choisi, le premier à partir de Pâques qui tombait en 1823 au 18 mars.

Il est rare que la date complète de la fonte (ou du baptême) de la cloche soit portée sur l'inscription.

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La disposition de la signature de part et d'autre d'un calvaire, loin d'être commune, est néanmoins retrouvée sur les cloches de Paul Havard, de Villedieu.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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Médaillon : saint Martin coupant son manteau et le donnant à un pauvre.

Il est également présent sur la cloche "Nicolas" de Guilers, par Alphonse Viel 1841.

L'exécution du moule (qui a certainement servi plusieurs fois) est d'une finesse remarquable, et s'inspire certainement elle-même d'un modèle. L'harnachement du cheval, l'uniforme et la coiffure  de saint Martin, la tenue du pauvre unijambiste sont parfaitement visible. 

 

 

Les photographies de ces détails, in situ, n'est pas très aisée et les difficultés ne permettent pas de rendre suffisamment hommage à leur qualité.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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Médaillon : sainte Catherine (couronne, palme, épée, roue brisée).

Nous remarquons la même précision dans les détails, comme les glands de passementerie de la robe. Et je regrette d'autant plus la médiocrité de mon image. 

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

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Pour apprécier ce décor, appliqué en cire perdu sur la fausse cloche en argile avant la fonte, je propose ces images prises au musée Cornille-Havard de Villedieu-les-Poêles :

Pose du décor pour une cloche de la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo :.

 

 

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

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Quelques moules anciens, et des moulages en cire (ou plutôt aujourd'hui en silicone).

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Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

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Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

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LES FONDEURS  VIEL  À BREST. UNE FAMILLE VENANT DE NORMANDIE DEPUIS LA FIN DU XVIIIe.

Avec les Beatrix, les Tétrel, les Havard, les Pitel,  la famille Viel est une vieille famille de Villedieu. Elle est affiliée aux HAVARD, aux LE DÔ, aux ENGERRAN.  Ainsi, par exemple," Jean-Nicolas Viel, décédé en 1810 et marié à Madeleine Loyer, était le père de Gilles-François Viel, également fondeur, qui épousa le 7.5.1813 Agathe Pitel... Julien-Ferdinand Viel, né en 1823 et marié à Michelle Havard était lui aussi fondeur... On a également trace d’un certain Etienne Viel, marchand fondeur qui épousa Marie-Adélaïde Ozenne, d’ou au moins Pierre-Guillaume Viel, né en 1812 (marié à Thérèse-Elmina Havard). On retrouve  les familles Viel Tétrel et Viel-Ozenne . (D. Havard de la Montagne, 2012)

http://www.musimem.com/fondeurs_villedieu-les-poeles.htm

La lignée qui va arriver à Brest  voit se succéder, à Villedieu-les-Poêles :

  • Marin VIEL, d'où
  • Jean VIEL et Gilette HAVARD, mariés le 11/02/1657, d'où 5 enfants, dont
  • Jean VIEL et Jeanne BADIN, mariés le 19/02/1691, 5 enfants dont :
  • Jean VIEL et  Marie BATAILLE, mariés le 15/06/1712, 8 enfants (alliance avec HAVARD, HUET, ...), dont deux enfants qui nous concernent :

 

a) François VIEL, né à Villedieu-les-Poêles le 10 mars 1713 époux le 23 juin 1738  de Françoise VOISIN; son  fils, Jean-François VIEL, uni en 1772 avec Jeanne-Gabrielle MARTINAUX née à Villedieu, eut un fils, Pierre François VIEL, qui s'installa à Brest comme fondeur.

b) Jean VIEL, né le 18 octobre 1726 et époux de Agathe Noëlle GUILLAUME, eut un fils Pierre-Michel VIEL qui s'installa à Brest comme fondeur.

Donc, deux lignées cousines se créèrent à Brest en même temps en venant de Villedieu-les-Poêles à la fin du XVIIIe siècle. Pourquoi ? Nous pouvons alléguer une tradition propre au métier de fondeur de cloche, nécessitant de se déplacer d'église en église et donc de ne pas rester sédentaire. Par ailleurs,  le Cotentin ne pouvait absorber pour sa demande de cloches les (très) nombreux enfants qui avaient déjà essaimé dans la province. Thomas Le SOUEFF, un HUET, ou les BEURRIER, s'étaient  déjà établis en Bretagne au XVIIe et XVIIIe siècle en se déplaçant au fur à mesure des marchés.   Surtout à mes yeux, la demande créée par le décret du 1er janvier 1794 de fondre les cloches pour en faire des canons a obligé l'ensemble des paroisses à commander, une fois la paix revenue, de nouvelles cloches. "D'après les archives du District de Brest, quatre cents cloches d’églises et de chapelles furent déposées de 1792 à 1799 pour être transformées en canons suivant les ordres de la Convention. Une seule cloche par commune était conservée pour sonner uniquement les heures et annoncer les réunions du Conseil municipal. Le Concordat de 1801 conclu, de nouvelles cloches devenaient nécessaires. " (Chanoine Saluden)

 

A.  PREMIÈRE LIGNÉE.

 Pierre François VIEL, fils de Jean-François VIEL et de  Jeanne-Gabrielle MARTINAUX (unis en 1772). Né le 26 novembre 1774 à Villedieu-les-Poêles et décédé à Brest le 23 août 1809.  Il épousa à Brest le 30 janvier 1800 Marie Madeleine Jacqueline GAUTIER native de Villedieu-les-Poêles. Profession fondeur. Il eut 5 enfants dont deux fils.

Cette lignée ne va pas nous retenir, puisque d'une part les enfants de Pierre François ne reprirent pas son activité, et d'autre part qu'il est décédé en 1809, avant la date de fonte de la cloche du Faou.

B. DEUXIÈME LIGNÉE .

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1ère génération : Pierre-Michel VIEL.

fils de Jean VIEL et de Agathe GUILLAUME, est né le 29 septembre (ce qui explique son prénom) 1767 à Villedieu-les-Poêles et est décédé le  9 juin 1820 à Brest. Il exerçait la profession de fondeur. Il épousa le 23 avril 1796 à Landerneau Jeanne-Madeleine METTE, née le 10 septembre 1770 à Villedieu-les-Poêles et décédée le 2 février 1845 à Brest.

NB  Les frères Pierre et Jean-Baptiste GUILLAUME, nés respectivement en 1778 et 1779 à Saultchevreuil (voisin de Villedieu-les-Poêles), fils de Pierre et de Marie-Françoise Havard, étaient aussi fondeurs.

Pierre-Michel VIEL était fondeur et résidait  24 rue Royale à Brest, avec le titre de fondeur patenté. Cette adresse sera celle de Hypolite Philémon (infra)

Ce couple qui a émigré de Villedieu à Brest depuis 1796 au plus tard eut 15 enfants dont 10 fils. Je retiendrai dans cette descendance ceux qui exercèrent comme fondeurs.

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2éme génération : les fils de Pierre Michel VIEL

2a. Nicolas François Marie VIEL 

né le 4 décembre 1798 à Brest et décédé le 16 juin 1853 à Brest, il exerça la profession de fondeur. Selon Joel VIEL, c'est lui qui se désigne par le terme de VIEL L'AINÉ. Il épousa le 22 septembre 1823  Augustine  Amélie Esther BRIANT, dont il eut trois enfants, Auguste Marie Joseph, Marie Amélie Alphonsine, et Caroline.

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2b. Pierre Alphonse VIEL, dit Alphonse Viel.

né le 8 septembre 1800 à Brest, décédé le 31 décembre 1847 à Brest, il exerçait la profession de fondeur. Il épousa le 23 novembre 1825 Marie-Félicité JACOLOT, décédée le 2 mai 1836 à Brest, dont 2 enfants décédés en bas-âge, puis le 06 octobre 1836 à Brest Françoise Adrienne Victorine DEVILLERS, dont il eut 3 enfants. Au moins une cloche est attestée à son actif, car elle est mentionnée sur l'inventaire après décès : "Du pour une cloche vendue à la commune de Saint-Pierre-Quilbignon ....300 francs". Le même inventaire mentionne aussi des travaux pour la nouvelle porte de la ville, 700 francs, et Pour le port en façon d'ouvrage, 600 francs."

Il a signé d'autres cloches, Lanidut en 1832, à Plabennec chapelle de Lanorven en 1833, à Lannilis chapelle Saint-Sébastien en 1841, à Guilers en 1841, à Châteaulin pour la chapelle N-D. de Kerluan en 1843, à Goulien en 1846, à Plonevez-Lochrist chapelle du Lochrist en 1844, à Plougar église Saint-Pierre en 1847.

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3b. Hypolite Philémon VIEL, dit Philémon.

né le 4 avril 1806 à Brest, décédé le 4 mars 1863 à Brest, il exerça les professions de ferblantier et  de fondeur, au 24, Grand'rue à Brest. Il avait suivi une formation de ferblantier en apprentissage auprès de Mr Marchand.

La  Grand'Rue était l'artère la plus importante de Brest, plus large que la rue de Siam..Elle descendait de la place des Portes jusqu'à la Penfeld à la porte Tourville. Ce fut la rue de la République en l'An II et en 1848, la rue Impériale sous le Premier Empire, les Cent-Jours et le Second Empire, la Rue Royale pendant la Restauration avant de reprendre son nom de Grande Rue en 1870 et d'être renommée  rue Louis-Pasteur en 1907.

 

Il épousa le 11 juin 1827 Jeanne Constance SCHMIT avec laquelle il eut deux enfants, puis le 18 octobre 1837 Clémence Léocadie Esther LEBOEUF dont il eut en 1838 un fils, Jules Alphonse Philémon VIEL.

 

3ème génération : la fille et le gendre de Nicolas François Marie VIEL :   Marie Amélie Alphonsine VIEL / Richard Jean-Baptiste BRIENS.

3a Marie Amélie Alphonsine VIEL : 

Généalogie ici. née le 2 septembre 1826 à Brest, et décédée le 26 novembre 1856 à Brest (à 30 ans), elle épousa le 13 décembre 1848 Richard Jean-Baptiste BRIENS. 

3b. Richard Jean-Baptiste BRIENS.

Ce Richard Briens appartient également à une très ancienne famille de Villedieu-les-Poêles.

https://gw.geneanet.org/fondeurdecloches?lang=en&m=N&v=briens

Il va apparaître dans les publicités et les annuaires comme "gendre et successeur de M. Viel l'aîné."

Richard Jean Baptiste BRIENS, né le 20/02/ 1818 à Villedieu-les-Poêles de Michel-Léonard Briens (lui-même fils du fondeur Jean-Baptiste Briens) et décédé à Brest le 13 septembre 1883, Brest, marchand fondeur.

Généalogie ici :

a) Marié le 13 décembre 1848, Brest, avec Marie Amélie Alphonsine VIEL, dont 
- Stanislas Ferdinand Nicolas BRIENS, né le 28 novembre 1852, Brest. 

b)  Marié le 22 juillet 1857, Brest, avec Pauline Estelle BOCHE, dont 
- Auguste Michel Alexis BRIENS, né le 27 novembre 1865, Brest, décédé le 16 mai 1898, Brest (à l'âge de 32 ans). 

https://gw.geneanet.org/fondeurdecloches?lang=en&m=N&v=briens

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CONCLUSION

Nous avons donc

—Pierre François VIEL, domicilié à Brest et installé comme fondeur jusqu'à son décès en 1809, et à qui il est difficile  d'attribuer un atelier ou une cloche en particulier.

— Pierre Michel VIEL (1767-1820), fondeur patenté à Brest 24 rue Royale à partir de 1796 environ, d'ou :

— Son fils Nicolas François Marie VIEL (1798-1853), qui signe ses cloches VIEL L'AINÉ entre 1809 et 1811.

— Son autre fils Alphonse VIEL (1800-1847) actif selon les cloches qui sont attestées entre 1832 et 1847.

— Son autre fils Philémon VIEL (1806-1863)  ferblantier et  fondeur, au 24, Grand'rue à Brest.

— le gendre et successeur de Nicolas VIEL, Richard Jean-Baptiste BRIENS (1818-1887)

Les signatures des cloches, les annonces et publicités incitent à retenir essentiellement : 

a) Alphonse VIEL (1800-1847) d'une part : je note 17 cloches ayant sa signature, immuable.

 

Milizac Viel Alphonse fondeur à Brest. 1817

Lanidut en 1832,  Viel Alphonse 1832

Plabennec chapelle de Lanorven en 1833, Viel Alphonse fondeur à Brest.

Locmaria-Plouzané : Viel Alphonse, fondeur, Brest. 1834 (2 cloches).

Lopérec. 1838 Viel Alphonse fondeur à Brest.

— Lannilis chapelle Saint-Sébastien en 1841, Viel Alphonse fondeur à Brest 1841.

Guilers en 1841, Alphonse Viel 1841.

Châteaulin pour la chapelle N-D. de Kerluan en 1843, Viel Alphonse, fondeur à Brest, 1843

Goulien en 1846,

Hôpital-Camfrout  "  Les cloches ont été fondues en 1845 et 1850 par Alphonse Viel, fondeur à Brest. "

—  Plonevez-Lochrist chapelle du Lochrist  : Alphonse Viel 1844

Plougar église Saint-Pierre : Viel Alphonse fondeur  à Brest, 1847.

Tréglonou . Viel Alphonse Fondeur à Brest 1840

Trémaouezan Viel Alphonse fondeur à Brest 1842

Brest, Saint-Pierre-Quilbignon : Viel Alphonse 1843.

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b) et son frère Nicolas Nicolas  (1798-1853),  VIEL L'AINÉ ainsi que son gendre et successeur Richard BRIENS (1818-1888). Je considère que c'est à eux qu'il faut attribuer les cloches signées au pluriel, tels que MM. Viel fondeurs brestois : 

 

Plounévez-Lochrist, église paroissiale Saint-Pierre. "Viel aîné 1809" .

Plonevez-Porzay relevé par Abgrall : "Viel aîné 1809".

— Kersaint-Landunvez : Viel aîné, 1811.

—Le Faou, Notre-Dame de Rumengol. Viel aîné en 1812

— Plounévez-Lochrist, église paroissiale Saint-Pierre. "Viel 1845" [?]

Bohars, Saint-Pierre-aux-liens." MM. Viel fondeurs brestois 1850".

Trémaouezan église, M. Viel-Briens fondeurs à Brest  1851

Lanhouharneau, église paroissiale Saint-Hervé : "Viel Briens 1853".

— Pont-Christ." Viel Briens Bre[st] 1856".

Tréflez , église paroissiale Sainte-Édiltrude : "Briens Vieil Aîné, Brest, 1858"

Lanvéoc, église Sainte-Anne : " Briens aîné, (?) fondeur à Brest".

.— Plougar, église Saint-Pierre  "Briens à Brest 1892".

—Le Faou, Notre-Dame de Rumengol. "Briens aîné Brest 1899".

 

 

Nous constatons que l'inscription de la cloche du Faou, "Viel fondeur à Brest 25 mars 1823" ne permet pas une attribution claire.

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Il nous reste à confronter cela aux documents sur les fonderies elles-mêmes.

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LES FONDERIES DE BREST AU XIXe SIÈCLE.

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Où se situaient les ateliers et magasins de nos fondeurs ?

1°) Le premier établissement est sans doute la fonderie installée à Lambezellec, au fond de la Penfeld, et  attribuée à Philémon Viel, le ferblantier-fondeur.  Elle était voisin du Parc au bois, de l'ïle factice et de la digue, du manoir Kerhallet, à l'Anse Goyen, et de la buanderie de l'Anse Saupin, mais je n'ai pu obtenir plus de précision. Un annuaire de 1867  situe une fonderie de Ph. Viel à Gouesnou. Mais il faudrait pouvoir différencier une "fonderie de fer" et une "fonderie de cuivre, la seule qui nous occupe.

Une fonderie de cuivre a bien été installée dans le port de Brest, notamment pour la fonte des cloches réquisitionnées pour en faire des canons : son fonctionnement fut confié à Julien Le Beurrié et Jacques Bruslé ( Arch. mun. Brest, 2D3, courrier du 16 germinal an II (5 avril 1794). ) Mais ce n'est pas un établissement privé

La création d'une fonderie nécessitait une autorisation : un dossier 5M 71 des archives départementales renferment des documents sur les fonderies Gripon, Le Beurrié et Viel.

2°) Une piste plus ...fondée repose sur l'examen des annuaires. Ainsi, dans l'Annuaire de Brest et du Finistère publié par la Société d'émulation de Brest, de 1851, nous pouvons lire :

Ferblantiers et plombiers :

VIEL Ph.  Grand'rue, 24.

Fondeurs :

VIEL P. Grand'rue, 24.

VIEL N. et BRIENS, Rue du rempart, 7.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207459p/f251.item

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207459p/f252.item

Voir page 79 de :http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_82/Le_Vieux_Brest_A_travers_ses_Rues_.pdf

Nous avons donc deux adresses à Brest, l'une au 24 Grande Rue pour P[ierre ?] et PH [ilémon], et l'autre 7 rue du Rempart, rue qui sera renommé en 1860 rue d'Algésiras.

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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La fonderie de la Grand'rue, ou rue Royale, ou rue Louis-Pasteur à Brest.

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CPA, Brest. L'Hôtel Moderne, sans date.  Archives municipales de Brest 3Fi079140.

Sur ce document se remarque le petit édifice d'un étage et toit à deux mansardes adossé aux cinq étages de l'hôtel. 

https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/brest/cpa-france-29-brest-hotel-moderne-bus-634876759.html

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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La façade est ornée entre les deux fenêtres d'une enseigne :

À LA CLOCHE

Dans un cartouche où est dessiné une cloche, nous lisons :

FONDERIE DE CUIVRE.

Le rez de chaussé est un Commerce de vins.

Sa situation proche de l'angle de la rue correspond bien avec l'adresse 5, grand'rue de la publicité de Briens.

 

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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Une autre CPA permet de lire sur la façade le nom de BRIENS.

https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/brest/brest-lhotel-moderne-tramway-pub-ricqles-fonderie-ll-editeur-472279452.html

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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Cette CPA est à mettre en relation avec un dessin contenu dans le dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

Ce document est titré Ancienne maison Viel et Briens, Grand'Rue, Brest. Ce dessin a choisi un point de vue plus frontal qui montre un détail crucial : la cheminée qui s'élève à droite de la toiture.

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dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

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Le Grand Hôtel fut construit en 1898-1899 au  coin entre la Grand'rue /rue Louis-Pasteur et la rue Algésiras. Donc la carte-postale et le dessin sont postérieurs à cette date, ce qui explique les mentions "Ancienne maison Viel-Briens".

Je note que 1898 correspond à la date de décès d'Auguste Michel Alexis Briens, le fils de  Richard Briens : cela expliquerait-il une vente du terrain adjacent à la fonderie ? Notez encore que l'adresse de N. VIEL et BRIENS au 7 rue du Rempart correspond à la rue Algésiras.

La fonderie fut détruite plus tard et un immeuble de rapport fut construit.

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http://www.lebouguen-lesbaraques.infini.fr/spip.php?page=imprimer&id_article=163

http://www.lebouguen-lesbaraques.infini.fr/spip.php?page=imprimer&id_article=163

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Curieusement, une photo montre, juste devant cet immeuble, une exposition de cloches (sans-doute par les Ets Gripon).

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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MAURICE GRIPON, SUCCESSEUR DE VIEL ET BRIENS.

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Une publicité de 1925 (à 25 reprises dans le Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie BDHA) indique ceci :

FONDERIE DE CLOCHES

Ancienne Maison Briens, fondée en 1804.

SOCIETE ANONYME DES ETABLISSEMENTS GRIPON SUCCURSALE

59-61 rue Yves Collet, Brest (Finistère). Tel 2.64.

Fournitures et réparations.

Bourdons. Cloches. Carillons. 

Beffrois en fer et en bois

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On la trouvait déjà à 12 reprises dans La Semaine Religieuse de 1923

Dans le courant de l'année 1925, le nom d'un nouveau directeur, L. AMELINE, apparaît dans les encarts..

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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Le publi-reportage suivant   explique le développement de la fonderie GRIPON  par le besoin de cloches survenu après la Première Guerre Mondiale :

"Le remplacement des milliers de cloches détruites ou volées par l'ennemi pendant la Grande Guerre dans une grande partie de l'Europe a fait revivre en France une industrie peu connue.

Il nous a été donné de visiter à Brest les Établissements Maurice Gripon, ancienne maison Briens fondée en 1804, une des plus vieilles maisons de France et peut-être du monde entier pour la fabrication des cloches.

Nous avons pu constater grâce à l'extrême amabilité de M. Gripon, que réaliser une cloche parfaite au double point de vue de l'aspect et de la qualité musicale n'était pas chose facile. La forme des cloches doit être gracieuse et élégante, mais il est indispensable qu'elle soit combinée de manière à lui faire rendre le maximum de sonorité.

Les nombreuses cloches qu'il nous a été donné de voir dans le hall de la fonderie des Établissements Maurice Gripon nous ont absolument émerveillés. Le fini des inscriptions,et des décorations est absolument parfait, quant au son il nous faut reconnaître qu'il est difficile d'obtenir un ton plus nourri et plus harmonieux.

Mais là ne se bornent pas les difficultés de la fabrication. Dans une sonnerie de plusieurs cloches, il faut obtenir une harmonisation convenable entre elles. Les Établissements Maurice Gripon grâce à une longue pratique et à un outillage approprié, arrivent à sortir de cloches qui, brutes de fonderie, sans aucune retouche, donne la note voulue.

Les difficultés de trouver des sonneurs et les exigences qu'ils manifestent ont amené les Établissements Maurice Gripon à étudier un système de mise en volée des cloches par l'électricité ; c'est ainsi qu'il nous a tété donné de voir fonctionner dans les Établissements Maurice Gripon une cloche de 1500 kilos mue par l'électricité. Dès la fermeture de l'interrupteur, cette cloche s'est mise à cueillir d'abord doucement, puis progressivement a atteint le maximum d'amplitude pendant que le battant d'acier forgé venait frapper les parois de cette cloche dont les sons impressionnants s'élançaient dans l'espace.

Les Établissements Maurice Gripon produisent mensuellement 10 à 12 000 kilogrammes de cloches et peuvent couler des cloches d'un poids unitaire de 8000 kilos. Des sonneries importantes ont été livrées en Alsace et dans les régions dévastée, où cette maison s'est acquis une renommée bien méritée. »

Légende des images : Un départ de cloches pour l'Alsace. Un coin de la fonderie.

 

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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D'autres fondeurs plaçaient aussi leur publicités dans le Bulletin diocésain : soit de Douai, soit de Robécourt, soit de Villedieu.

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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INVENTAIRE CAMPANAIRE.

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Bohars, Saint-Pierre-aux-liens. Viel 1850.

"Les trois cloches de l'ancienne église sont installées dans la nouvelle église. La grande cloche date de 1815, la moyenne cloche date de 1841, la petite date de 1850. Ces cloches ont été exécutées dans les ateliers de MM. Viel, fondeurs brestois. " BDHA 1903

Brest, quartier Saint-Pierre-Quilbignon puis N-D de Kerbonne : Alphonse Viel 1843


« Dans le clocher branlant, la plus petite des cloches est fendue. Une fêlure de 27 centimètres rend sa refonte indispensable, d'autant plus que les ferrures sont oxydées, et que le bois est en mauvais état. Aussi le conseil décida-t-il de restaurer cette "pièce de la sonnerie". Ce fut l'oeuvre de M. Viel, fondeur à BREST, dont les ateliers se situaient dans ce qui est actuellement la rue Yves Collet, entre le cimetière et la rue Saint-Marc. Pour votre information, c'est cette même cloche qui fut envoyée vers 1907/1908 à Kerbonne, quand on a converti l'un des anciens magasins de la corderie Kerros en chapelle de secours. Le clocheton reçut donc Jeanne-Françoise, tel était le prénom de notre cloche, M. J.R. de Rodellec du Portzic étant maire de Saint-Pierre à l'époque." « L'église de Saint-Pierre-Quilbignon, d'après les archives de Michel Floch, historien de St Pierre 1890/1967

http://www.echodesaintpierre.infini.fr/msp/msp30.htm

 

 

Le journal Partage numéro 9 – Juin 1984

https://kerbonne.wordpress.com/page/6/

Les cloches de N.D. de Kerbonne

La première des cloches de Notre-Dame de Kerbonne, la Jeanne-Françoise, avait été coulée en 1843, par le fondeur Alphonse Viel, sur les bords de la Penfeld et installée à Saint-Pierre Quilbignon. Elle pesait 200,7 kg. En 1908, elle fut donnée à la toute nouvelle église de Kerbonne. On lui adjoignit deux petites compagnes qui avaient achevé leur temps sur des bateaux de la Royale.

Lors du siège de Brest en 1944, Jeanne-Françoise reçu un éclat d’obus. La voix cassée, elle continua cependant son travail jusqu’à la veille du cinquantenaire de la paroisse (1957). A cette époque, des spécialistes constatèrent que les axes étaient branlants, déchaussés, que les coussinets étaient usés jusqu’à la corde.

A la demande du recteur, l’abbé Cornen, des jeunes acrobates du Patro, André Urvoas en tête, descendirent les trois cloches et la doyenne de Kerbonne prit ainsi sa retraite à lâge de 115 ans. Retraite? Erreur! Sans protester elle se laissa conduire à la fonderie.

Mais avant même son départ, une souscription avait été ouverte pour l’achat de nouvelles cloches."

Châteaulin, Halles Fonderie de Penfeld,  Viel 1866.

Édifice à ossature métallique sur soubassement en granite ...L'ossature métallique porte la marque : FONDERIE DE PENFELD VIEL PHce ET CIE BREST..

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/les-halles-chateaulin/5b6e438f-e125-45e9-bdd8-0284e40520e2

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/les-halles-chateaulin/5b6e438f-e125-45e9-bdd8-0284e40520e2

— Châteaulin, chapelle de Kerluan. Viel Alphonse, fondeur à Brest, 1843.

https://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/kerluan-la-chapelle-continue-a-livrer-ses-secrets-11-10-2017-11697554.php

« Faite en 1843 pour Notre-Dame de Kerluan. Je m'appelle Jeanne Marie. J'ai pour parrain et marraine Jean Bauguion et Marie Yvonne Poulmarc'h ».  « Viel Alphonse, fondeur à Brest ».

« Les parrains et marraines sont en général des personnes importantes, puisque participant au financement. Celles qui sont mentionnées sur la cloche sont de la famille Bauguion, de la trêve de Kerluan, de Quélennec précisément »

En 1843, cette cloche vient combler une longue absence car, à la suite d'un décret de la Convention, sa prédécesseure fut transformée en canon, en 1794, à Brest."

Goulien. Viel fondeur à Brest 1846. Alphonse Viel (??) 1885.


 

 

 " La seconde cloche, au sud, porte l’inscription suivante : « FAITE EN 1846 POUR L’EGLISE DE GOULIEN, J’AI ETE NOMMEE JEANNE MARIE – PAR JEAN LE MOULLEC ET MARIE ANNE DAGORN, HENRI JANNIC RECTEUR- MATHIEU LE DREAU, MARIE ALLAIN DONNART, TRESORIER. En 1847, on a payé à Viel fondeur, pour fondre deux cloches et leurs fournitures 315 frs 90.

 1885 : La plus grande des cloches, celle du nord, a été refondue, toujours chez Alphonse Viel à Brest.

Guilers. Cloche Nicolas, Alphonse Viel 1841.

ANNO DOMINI MDCCCXLI ON MA NOMME

MICHEL CONSEIL CHEF DE

POUR MARRAINE MADAME

TRESORIER J.M RIOU FR MARGUILIER

DE LA PAROISSE DE GUILERS

 

"La cloche était sans conteste destinée à l’église Saint-Valentin : les inscriptions qu’elle porte permettent de penser que son nom lui vient de son parrain, Nicolas Michel Conseil, conseiller municipal à Guilers de 1852 à 1865.

On y lit aussi les noms de sa marraine, Marie-Jeanne Aimée Bérubé, fille des propriétaires du manoir de Keroual ; du recteur de la commune, M. de Kerverson ; et de son maire, M. Riverieux. Le fondeur brestois a aussi immortalisé son nom et son blason. « Il s’agit d’Alphonse Viel, qui est issu d’une vieille famille de fondeurs de Villedieu-les-Poêles (Manche). »

La cloche, qui mesure 80 cm à sa base, a la particularité de posséder six anses surmontées de visages de femmes. Sa robe est ornée de motifs religieux : le Christ en croix, la Vierge avec l’enfant et saint Martin découpant son manteau."

Hôpital-Camfrout 

"  Les cloches ont été fondues en 1845 et 1850 par Alphonse Viel, fondeur à Brest. "

Kersaint-Landunvez : Viel aîné, 1811.

"Le clocher renferme deux cloches dont la plus petite porte cette inscription : « Sophie-Hervé Parrain, Hervé Lenvec, maire ; marraine Madame Carof, née Marzin ; A. Toux, recteur.

La grande cloche a nom: Françoise et Pélagie Parrain et marraine ont été : M. Bazil aîné avocat, et mme Dubois, née Le Guen. M. Floch, recteur ; Y. Lamour, maire. Hervé Godebert et Le Hir, marguilliers, 11 août 1811.

Fait par Viel aîné, fondeur à Brest ."

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/54aa7295dcabff4f87ca6d8fa1b98830.pdf

 

Lanhouharneau, église paroissiale Saint-Hervé : Viel Briens 1853.

 

-Cloche 1 : Georges Farnier, Robicourt (88), 1938 :

  • décor : Sacré-Cœur, entrelacs, liserés

  • inscription : JE M APPELLE HERVELINE / M ONT AINSI NOMMEE PIERRE LHESOT DE MILIN SOUL ET MADAME YVONNE JEZEQUEL DE COAT HUEL / J AI ETE BENITE PAR MR LE CHANOINE AUGUSTE KERBAOL CURE DOYEN DE PLOUESCAT JOSEPH MERIN RECTEUR DE LANHOUARNEAU RENE MEAR MAIRE.

-Cloche 2 : Viel Briens, Brest , 1853 :

  • décor : Vierge à l'Enfant, Christ en croix, 6 masques sur les anses

  • inscription : MNE CAROLINE PARRAIN MR EMILE DE KERMENGUY ET CONSEILLER GENERAL NE C CHAMPA JOSEPHINE MARIE FRANCOISE DE LA FRUGLAYE VICOMTESSE DE NOMPERE DE CHAMPAGNY MAIRE BERTHOU JEAN TRESORIER LERROL CHARLES LE PICHOURON RECTEUR LANHOUARNEAU 1853.

Lanildut, église Alphonse Viel 1832

 

Chanoine SALUDEN, Bulletin paroissial de Brest 1932 Kannadig de Brélès-Lanildut N° 32 - 1994 Les cloches de l’église de Lanildut

Sur la plus ancienne des 3 cloches actuelles, nous trouvons une date postérieure de 46 ans à la reconstruction de l’église saint Ildut en 1786.
Les cloches de Lanildut ont-elles été victimes de la Révolution ?
D'après les archives du District de Brest, quatre cents cloches d’églises et de chapelles furent déposées de 1792 à 1799 pour être transformées en canons suivant les ordres de la Convention. Une seule cloche par commune était conservée pour sonner uniquement les heures et annoncer les réunions du Conseil municipal. 
Le Concordat de 1801 conclu, de nouvelles cloches devenaient nécessaires et BRIENS s’y employa. Originaire de Villedieu-les-Poëlles, département de la Manche, ville fameuse pour son industrie chaudronnière, BRIENS prit la succession de son beau-père VIEL, fondeur à Brest.

L'alliage de ses cloches est fait de deux métaux seulement : “le cuivre rouge (cuivre pur) et l'étain le meilleur de la marque Banka”. Les ecclésiastiques qui commandent les cloches, sous l'impression de légendes racontant que jadis dans la fonte des cloches, de généreux personnages y jetaient leurs bijoux, venaient parfois demander d'ajouter à l'alliage des pièces d'or ou d'argent, ou des bijoux de coquettes pieuses ou repenties, BRIENS s'y refusait absolument. "Si vous voulez que votre cloche donne la note que vous exigez, il ne faut rien ajouter à mon alliage, sinon je ne garantis point la note, je ne la fondrai même pas." 


-Sur la cloche du bas à droite, d’un poids de 496 livres, on relève les inscriptions suivantes :  Fait à Brest en septembre 1832 pour l’église de Lanildut. J’ai été nommée Marie par M. JACOB, maire et Mme BASIL, née Alexandrine DURVILLE - M. BONNAVENTURE - Jean CAER, desservant - M. JEZEQUELLE, trésorier - M. Vincent COZIEN, adjoint -
VIEL Alphonse, fondeur.

-Sur celle du bas à gauche : 1890 - Paroisse de Lanildut - Je me nomme Yvonne-Marguerite - M. LE GUEN, recteur, qui m’a achetée a été mon parrain et ma marraine a été Marguerite LEOSTIC - J’ai été bénite par M. LE GUEN, chanoine honoraire, supérieur de la Maison St Joseph à St Pol de Léon.
M. PELLEAU, vicaire - M. JACOB Guillaume, maire - M. Tanguy JACOB, trésorier -
BRIENS, fondeur à Brest.

-Sur la cloche supérieure : 1890 - Paroisse de Lanildut - Je me nomme Caroline-Marie-Anne - J’ai eu pour parrain Ernest KERROS et pour marraine Marie Anne CALVEZ - J’ai été bénite par M. LE GUEN, chanoine honoraire, supérieur de la Maison St Joseph à St Pol de Léon.
M. LE GUEN, recteur - M. PELLEAU, vicaire - M. JACOB, maire - M. Tanguy JACOB, trésorier -
BRIENS, fondeur à Brest.

 

http://www.lanildut.fr/histoire/HistolanC77.html

Lannilis, chapelle de Saint-Sébastien.  Viel Alphonse fondeur à Brest 1841.

j’ai été faite en aout 1841 ; j’ai été nommé Jeanne-Yvonne par Yves Le Hir et Jeanne Pellen . côté route : une croix côté toiture : une vierge .Viel Alphonse fondeur à Brest.

Cette cloche a remplacée une précédente bénite le 29 septembre 1697 prénommée Catherine Elisabeth ;marraine : Catherine-Elisabeth De Bellingant, parrain : Jean François Toussaint De Kerouartz (fils ainé de la Motte)

http://sauvegarde-du-patrimoine-de-lannilis.e-monsite.com/medias/files/histoire-st-sebastien-troubirou.pdf

Le Faou, église Saint-Sauveur, cloche n°2, Viel fondeur à Brest 1823.

"VIEL FONDEUR A BREST 25 MARS 1823".

Le Faou, Notre-Dame de Rumengol. Viel aîné en 1812

cloche faite par Viel aîné en 1812 et remplacée en 1899 : Fait faire du temps de M. Hervé Auffret, desservant de Rumengol - Bernard kernéis, maire, parrain M. Jn Comte, inspecteur de la forêt impériale maritime du Cranou, marraine Catherine Le Mignon. poids 546 kilos. faite par Viel a^tné fondeur à Brest ce 16 septembre 1812. (Danguy des Deserts)

Le Faou, Notre-Dame de Rumengol. Briens aîné Brest 1899.

Locmaria-Plouzané. Jean-François Guillaume 1774. Viel Alphonse, fondeur, Brest. 1834 (2 cloches).

Les cloches. — Loc-Maria possède un clocher à trois cloches, de forme élancée. En une délibération du corps politique du 6 novembre 1774, nous lisons : « Nous, corps politique... sommes d'avis de refondre la grande cloche et la petite, et de faire monter Ia plus grande jusqu'à 800 livres et la plus petite de 400 à 500 livres; paierons au sieur Jean-François Guillaume, fondeur, pour refondre du vieux métal desdites cloches 100 livres, et 30 sqls pour chaque livre du nouveau métal. Les cloches seront fondues sur place et le corps politique s'oblige à fournir audit sieur Guillaume, tous les matériaux nécessaires aux fourneaux et bois et charbon, avec douze ou quinze journées d'homme; la moitié de la somme sera payée à la fin du travail, l'autre moitié en deux ans ».

Puis, le 13 mai 1781 : « Nous, corps politique, chargeons le marguillier Claude Ropars de faire fondre la moyenne cloche de l'église et de la porter à 600 livres ». La grande cloche mentionnée en 1774, refondue en 1775, et portée à 800 livres, est la grosse cloche actuelle. Sa fusion eut lieu sous M. Inisan, recteur de Plouzané et treve de Loc-Maria. Voici l'inscription que nous y lisons : « L'an 1774, bénie par Mre J. C Inisan, recteur de Plouzané, - Mre Jean Goret, curé. — Haut et puissant seigneur Messire René de Rodellec, chevalier du Portzic, lieutenant des vasseaux-du Roi, parrain. — Haute et puissante dame Barbier de Lescoët, comtesse de Kervasdoué, marraine. — Y. Coatanea, fabrique__ Le Guillaume m'a faite. » Nous ne savons ce qu'il advint de l'idée de refondre la moyenne et la petite cloche.

En 1834, le 29 avril, les deux autres cloches actuelles (la petite et la moyenne) reçurent la bénédiction de M. Le Hir, curé de Saint-Renan.

La moyenne, « Caroline », porte l'inscription suivante: « Faite en avril 1834, pour l'église de Loc-Maria, — H. Charles Kenjuizlau Kervasdoué, parrain, et Mme de Kervasdoué, née Marie-Renée de Lestant du Rusquec, marraine - M René-Marie Marc, recteur. - Hervé Rioual, maire - M. Y. Quéau, vicaire. - Viel Alphonse, fondeur, Brest ».

La petite, « Marie », porte : « Faite en avril 1834, pour l'église de Loc-Maria. - M. Hervé Rioual, maire et parrain. — Mme veuve Hervé Le Moign, de Lesconvel, née Marie-Renée Le Hir, marraine — M. René Marc. recteur. - M. Yves Quéau, vicaire. - Viel Alphonse, fondeur, Brest. » Abgrall, BDHA

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b9ab9f6fb6019f35565390b458d0b502.pdf

Lopérec. 1838 Viel Alphonse fondeur à Brest.

"Une cloche fut bénite le 20 Juillet 1738, par messire Jean le Calloc’h, recteur. Elle reçut le nom de François-Julien-Ursule-Louise et eut comme parrain vénérable et discret messire Julien de Blois, sous-brigadier des gardes du pavillon amiral, comme marraine Ursule-Louise de la Coudraye, dame de Penguern. Voici les signatures du procès-verbal qui fut dressé à cette occasion : De la Coudraye de Penguern. — Chevalier de Blois. — De Blois de la Saulsotte. — Du Mains de Blois. — De Blois, marié de Blois. — Le chevalier du Vergier de Kerhorlay. — Jacques-Hyerome de Penguern. — Marie-Urbanne-Marie de Penguern. — Gabrielle-Corentine du Hanuot de Penguern. — Marie-Michelle de Kerbrest de Penguern. — Frère Anselme de Brest, prêtre capucin, missionnaire apostolique de Syrie et Palestine. — Frère Bernard de Dinan, également missionnaire apostolique.

Il y a deux cloches au clocher de Lopérec. Sur la plus grande on lit : Jacques de Penguern. Jesus-Maria-Joseph-Joachim-Anna. Sancte Petroce; ora pro nobis. P. Tourmel. parin. Geneviève de Tréouret. marène. Faict l’an 1681.

La petite cloche porte cette inscription : J’ai été nommée Marie-Anne par François Fichan et Marie-Anne Signard. Faite en avril 1838. M. Pellen desservant. Jean Thomas fabrique. Viel Alphonse fondeur à Brest.

En 1829, le Conseil de Fabrique avait voté 900 fr. pour l’acquisition de cette cloche". (M. Abgrall).

Milizac Viel Alphonse fondeur à Brest. 1817

 "Le 18 Avril 1718 , un marché fut passé avec Jean et Jean-François Beurrier, fondeur s à Brest , pour faire refondre une des cloches de Milizac et la porter jusqu'a u poids d e 900 livres. La dépense fut d e 20 0 livres. Quelques années plus tard, l e 26 Juillet 1725 , on décide de faire fondre par Jean Beurrier deux autres cloches , pour en faire une nouvelle d e 650 livres . Aux termes du marché on lui paiera 1 livre, 12 sols, O deniers pour chaque livre de poids , poids du roi. Le clocher contient actuellement 4 cloches La plus ancienne porte cette inscription : Faite en 1817 pour l'église de Milizac. J'ai été nomme Constance Marie-Françoise par M. François-Marie Fagon, maire et Mme Constance Marie-Guillemette de Lespine de Grinville, épouse de M Gilart de Keranflech, Recteur Alançon Mathias. Président Mailloux Yves, Trésorier Pondaven Michel. Vicaire Kerdiles. Viel Alphonse fondeur à Brest. Les 3 autres cloche s datent, deux de 1886 , la troisième de 1904 . Cette dernière reçut à son baptême le nom d e Marie-Françoise." BDHA 1934

Plabennec, chapelle Sainte-Anne de Lanorven:  1833 "Viel Alphonse fondeur à Brest ".

"Relevé des inscriptions sur la cloche :

  • 1ère ligne : Faite en mai 1833 pour la chapelle de Lanorven en Plabennec Meur LE BARS.

  • 2ème ligne : Curé Marie François ABYVEN Trésorier TENENNA JEZEQUEL Parrain ANNE

  • 3ème ligne : TANGUY Marraine

  • Viel Alphonse fondeur à Brest.

Sur la cloche un calvaire avec le Christ et une rosière avec Ste Anne priant."

 

 

http://www.ville-plabennec.fr/2014/08/13/focus-sur-la-chapelle-sainte-anne-de-lanorven/


 

Plounévez-Lochrist, église paroissiale Saint-Pierre. Viel aîné 1809 et Viel 1845.

Cloche 1 : Viel, Brest, 1845 ; D = 116 cm RECTEUR, JEAN CLAUDE INISAN TRESORIER. FAIT PAR VIEL.

Cloche 2 : Brest, 1932 ; D = 96 cm. J'AI ÉTÉ NOMMÉE MARIE-FRANÇOISE ... FONDEUR DE BRETAGNE BREST FINISTÈRE 1932.

Cloche 3 : Viel Aîné, Brest, 6 avril 1809 432 H R TREVIEN / FAIT PAR VIEL AÎNE FONDEUR A BREST CE 6 AVRIL 1809.

Plonevez-Lochrist, chapelle de Lochrist : Viel Alphonse fondeur à Brest 1844.

 

Cloche : D = 48 cm ; Alphonse Viel, Brest, 1844. inscription : FAITE EN OCTOBRE 1844 POUR LA CHAPELLE DE LOCHRIST EN PLOUNEVEZ / PARRAIN ET MARRAINE CHRISTOPHE LE HAN ET JEANNE LE HIR / TRESORIER JEAN CLAUDE INIZAN / VIEL ALPHONSE FONDEUR A BREST.

Plonevez-Porzay relevé par Abgrall : Viel aîné 1809.

-Cloche 1 :1765 "fait à Brest 1765"

-cloche 2 : 1809 : "Fait par Viel ainé fondeur à Brest"

Plougar, église Saint-Pierre: Viel Alphonse fondeur  à Brest, 1847 et Briens à Brest 1892.

relevé par Abgrall

-Cloche 1 : par  Viel Alphonse fondeur  à Brest, 1847

  • décor : Christ en croix avec la Vierge et Marie-Madeleine, évêque bénissant

  • inscription : J'AI ETE FONDUE DANS LE CIMETIERE DE PLOUGAR EN 1745 ET REFONDUE A BREST EN 1847 / NOMMEE JOSEPH PAR GUY LE BRAS ET MARIE CATH PINVIDIC GABRIEL ME CAROFF RECTEUR / YV OLLIVIER TRESORIER AFERTE DOMINO GLORIAM NOMINI EJUS VIEL ALPHONSE FONDEUR A BREST.

 

-Cloche 2 : par A. Briens à Brest, 1892 (fig.)

  • décor : Christ en croix, Vierge à l'Enfant, guirlandes de roses

  • inscription : PAROISSE DE PLOUGAR 1892 / J'AI NOM ROSALIE HERVELINE J'AI EU POUR PAR / IN MR HERVE COQUIL ET POUR MARRAINE ROSALIE DAFFNIET MR O HELIEZ / RECTEUR MR A KERVELLA VICAIRE MR G BRAS MAIRE MR J L F ROUX TRESORIER / VOX GAUDI VOX LAUDIS VOX LETUS.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/le-patrimoine-mobilier-de-l-eglise-paroissiale-saint-pierre-plougar/796686d1-903c-453b-a5a8-8c4441f30518

Pont-Christ. Viel Briens 1856.

La cloche de Pont-Christ, fondue en 1856 porte la signature VIEL BRIENS BRE?? (les deux dernières lettres sont illisibles, il s'agit certainement de ST). Cette cloche est visible dans l'ossuaire de La Roche-Maurice. 

Tréflez , église paroissiale Sainte-Édiltrude Briens Vieil Aîné, Brest, 1858

-Cloche 1 : Jean-François GUILLAUME, Morlaix, 1776 ; d = 120 cm

  • décor : une croix et armoiries de lecture difficile.

  • inscription : L'AN 1776 MISSIRE LOUS M OLIVIER RECTEUR CL CAER CURE / NOMMEE PAR MESSIRE YVE M G CHEF DE NOM & D'ARMES / DE KERMENGUY CHR SEIGR DUDIT LIEU & PAR JULITTE C KERQUELLEN DAME DE KEROULAS.

 

-Cloche 2 : Briens Vieil Aîné, Brest, 1858 ; d = 96 cm

  • sans décor

  • inscription : PARRAIN CLAUDE TRAON ADJOINT MAIRE MARRAINE CECILE EMMA MICHAUD VEUVE ROUSSEAU TRESORIER JACQUES ROUDAUT MAIRE JEAN CORRE VICAIRE Y CAM RECTEUR G LE ROUX. BRIENS.

Lanvéoc, église Sainte-Anne : Briens aînéfondeur à Brest.

  • Je m'appelle Anne, mère de la Vierge, mon parrain est Henri de Pompéry, ma marraine, Virginie le Bloas." Briens aînéfondeur à Brest.

Saint-Pol-de-Léon. Briens frères Morlaix.

BRIENS , sur une cloche du Kreisker a St-Pol-de-Léon . exposée a la Maison Prébendale de Saint-Pol-de-Léon.... La cloche de St-Pol porte la marque "Briens Frères de Morlaix". 

Tréglonou . Viel Alphonse Fondeur à Brest 1840.

Trois cloches :

-la plus petite, celle du haut, est aussi la plus récente puisqu'elle date de 1959. Elle se nomme "Thérèse - Perrine - Yvonne - Marie". Il y a quatre médaillons représentant respectivement : Thérèse de Lisieux, Notre Dame de Lourdes, le Sacré Coeur et une croix ;

-celle de droite, lorsque l'on regarde le clocher de la place, porte les inscriptions suivantes : "faite en mai 1840 pour l'église de Tréglonou, j'ai été nommé Joséphine par M. Saliou, Recteur, et par M. G. Falheun et M. Revrieuxl née JP Dalila Demarert". Quatre médaillons représentant respectivement : Marie et son enfant tenant un globe du monde, Pol Aurélien, une croix, et l'écusson du constructeur Viel Alphonse Fondeur à Brest ;

-la cloche de gauche porte cette inscription : "faite en mai 1841 pour l'église de Tréglonou, jai été nommée Marie - Emilie. Parrain, M. Riveurieuxl Emile fils et Marie Klosquet, Marraine. Riveurieuxl Maire, Saliou Recteur, J. Falhun Trésorier". Quatre médaillons identiques à la cloche de droite.

http://treglonou.free.fr/eglise/eglise.htm

Trémaouezan église, F. Guillaume 1805, J.P. Guilaume 1808, Louvière 1812, Viel Alphonse 1842 , M. Viel-Briens fondeurs à Brest  1851 .

Le clocher de Trémaouézan resta muet pendant une dizaine d'années. En 1805, on réussit à réunir un millier de francs, avec lesquels on se procura une nouvelle cloche qui fut fondue par François GUILLAUME. En 1808, J. P. GUILLAUME en fournit une autre, et M. LOUVIÈRE, une troisième en 1812. Mais ces cloches éprouvèrent des avaries ou faisaient trop regretter les anciennes, car on les renvoya au fondeur et on les remplaça par deux autres qui arrivèrent, l'une en 1842 et l'autre en 1851. La première sortait de la fonderie de M. Viel, de Brest, et coûta 1.293 francs. La seconde venait de chez M. Viel-Briens, et fut Payée 1.394 fr. 85.

La cloche la plus ancienne, qui est aussi la plus forte, porte cette inscription :

J'AI ETE NOMMEE MARIE FELICITE PAR M. MASSON ET FELICITE JEZEQUEL. — RECTEUR J. M. CAROFF. — MAIRE CANDIDE FRANÇOIS JEZEQUEL, ET TRESORIER ETIENNE FREMONT. — FONDUE EN 1842 POUR L'EGLISE DE TREMAOUEZAN. — VIEL ALPHONSE, FONDEUR A BREST.

Sur l'autre on lit :

J'AI ETE NOMMEE JEAN MARIE, ETAIT RECTEUR CAROFF JEAN MARIE, TRESORIER FREMONT ETIENNE, MAIRE MASSON YVES MARIE, PARRAIN LE GALL YVES, MARRAINE SIMON MARIE YVONNE. TREMAOUEZAN, 1851. — VIEL BRIENS, FONDEURS A BREST.

http://www.infobretagne.com/tremaouezan-eglise-cloches-horloge.htm

 

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SOURCES ET LIENS.

.

ABGRALL (Jean-Marie), 1883, "Inscriptions de quelques cloches anciennes du diocèse de Quimper," Bulletin Société archéologique du Finistère pages 304-306.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075789/f288.image

—  ABGRALL (Jean-Marie), 1890, Inscriptions de cloches , Bulletin Société archéologique du Finistère pages 281-285.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207610h/f373.image

—  ABGRALL (Jean-Marie),  et PEYRON, 1903, Notice sur Le Faou, Bull. Diocésain d'Histoire et d' Archéologie [BDHA], Quimper, Kerandal. 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

— ANNUAIRE DE BREST ET DU FINISTÉRE

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32695819c/date

à Brest :

HAVARD, ferblantier- plombier 57 rue Royale à Brest

VIEL (veuve), ferblantier- plombier rue Royale à Brest

VIEL, ferblantier- plombier 25 rue de Traverse, à Brest

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207444f/f244.imageBRIENS à Morlaix https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207444f/f248.image

à Morlaix :

marchands de fer : fondeurs, quincailler et fabricant de cierge au Pavé.J. LOUVIERE, BRIENS frères, 

— Annuaire général du commerce vol. 10.

Brest page 878 :

"ferblantier : Viel (P.)

"fondeur en cuivre : Viel (A[lphonse]) "

 

Annuaire général du commerce, de l'industrie, de la magistrature ..., Volume 10

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), 1987, Artistes en Bretagne : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Georges-Michel Thomas ; avec la collab. de Tanguy Daniel ; introd. par André Mussat / Quimper : Société archéologique du Finistère , 1987

— CORNILLE-HAVARD (Fonderie)les atapes de fabrication d'une cloche de a à z.

http://cornille-havard.com/la-fonderie/une-cloche-de-a-z/

COUFFON (René), 1988, Notice du Faou

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FAOURUME.pdf

DANGUY DES DESERTS (Mad), 1993, Les cloches du Faou, in bulletin municipal Le Contact.

https://arfaou.net/archives_documents/Bulletin%20municipal/1993/contact041993.pdf

DANGUY DES DESERTS (Mad), 1993, Les cloches du Faou (suite) , in bulletin municipal Le Contact, mai 1993. https://lefaou.net/archives_documents/Bulletin%20municipal/1993/contact051993.pdf

Extrait :

"La deuxième cloche suspendue au 18ème près de celle refaite en 1714 est un peu plus petite: diamètre =96 cm; hauteur 73 cm. Son parrain François-Manie Le Stir et sa marraine Mélanie Noël sont aussi bien plus jeunes que les parrains précédents.

Le garçon dit Eugène a 12 ans. Sa famille était déjà au Faou en 1750. Il sera percepteur au Faou comme son père Jean-François et épousera Eugénie Pennec de Port-Launay (une grande pianiste).Son frère Martial Barthélémy Nicolas Le Stir né en 1813,médecin, fait don de sa fortune à La ville de Morlaix où il exerçait.On lui donne Le titre de bienfaiteur  des pauvres",une Rue a un nom, une chapelle dans le cimetière avec son buste en marbre et le musée possède un tableau le représentant. lt avait déshérité ses trois neveux qui se fichaient complétement de Leur tonton célibataire".

Mélanie Noêl, attendrissante marraine de huit ans, était la fille du Juge de paix Alexandre Noël dont le nom est inscrit sur le métal avec d'autre membres de la fabrique: J.F. Le Soin secretaire,J.F. Le Menn trésorier, N. Gourmelon-Tellieer sans oublier Le curé Guillaume Moisan, le maire Morvan et le fondeur Viel de SAe4t.

Mélanie sera très peu de temps l'épouse de Félix Charuel, notaire rue de la mairie Elle ne connaitra pas son mari,premier magistrat municipal pendant 34 ans (1837/1848 - 1861/1882).Elle décède à 26 ans en novembre 1841 peu de temps avant son fils de 22 mois; Curieusement, sa fille,une autre Mélanie, aura Le même destin que sa mère.(4)"

— GONON (Thierry) Le nom des cloches au Moyen-Âge, Patrimoine campanaire. Revue francophone de campanologie n° 52, maiaoût 2006, et n° 53, septembre-décembre 2006

http://campanologie.free.fr/pdf/Noms_de_cloches_au_Moyen_Age.pdf

HARAUX (Geoffrey ) Communauté et identité individuelle dans la France préindustrielle, Villedieu-les-Poêles, bourg industriel normand (1680-1740)

http://theses.enc.sorbonne.fr/2014/haraux

— HAVARD DE LA MONTAGNE (Denis), 2012,   Les fondeurs de cloche de Vileldieu-les-Poêles

http://www.musimem.com/fondeurs_villedieu-les-poeles.htm

 

— LE BARS (Alfred) et COUFFON (René) Liste des fondeurs de cloche de l'Ancien Régime, in Table Sommaire des Artisans· et Artistes originaires du Finistère ou y ayant travaillé antérieurement au XI Xe siècle, REPERTOIRE DES ÊGLISES ET CHAPELLES DU DIOCÊSE DE QUIMPER ET DE LÊON, Quimper 1959.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

LE PESANT (Michel), 1972,, "Un centre d'émigration en Normandie sous l'Ancien Régime. Le cas de Percy." Bibliothèque de l'École des chartes, t. CXXX (1972), p. 163-225.

https://www.persee.fr/docAsPDF/bec_0373-6237_1972_num_130_1_449915.pdf

— LES FONDEURS DE CLOCHES DE VILLEDIEU-LES-POÊLES.

http://www.musimem.com/fondeurs_villedieu-les-poeles.htm

DU HALGOUET (Hervé ),1949, « Vieux sons de cloches », Bulletin et mémoires de la Société Polymathique du Morbihan,

http://broceliande.brecilien.org/IMG/pdf/spm_1949_cloches.pdf

— OUEST-FRANCE 28 janvier 2018, cloche de Guilers par Viel en 1841

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guilers-29820/guilers-la-cloche-nicolas-aurait-deja-sonne-5529430

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/guilers-la-cloche-nicolas-mis-176-ans-pour-arriver-5482946

"La cloche était sans conteste destinée à l’église Saint-Valentin : les inscriptions qu’elle porte permettent de penser que son nom lui vient de son parrain, Nicolas Michel Conseil, conseiller municipal à Guilers de 1852 à 1865.

On y lit aussi les noms de sa marraine, Marie-Jeanne Aimée Bérubé, fille des propriétaires du manoir de Keroual ; du recteur de la commune, M. de Kerverson ; et de son maire, M. Riverieux. Le fondeur brestois a aussi immortalisé son nom et son blason. « Il s’agit d’Alphonse Viel, qui est issu d’une vieille famille de fondeurs de Villedieu-les-Poêles (Manche). »

La cloche, qui mesure 80 cm à sa base, a la particularité de posséder six anses surmontées de visages de femmes. Sa robe est ornée de motifs religieux : le Christ en croix, la Vierge avec l’enfant et saint Martin découpant son manteau."

LE TELEGRAMME 9 janvier 2018

https://www.letelegramme.fr/finistere/guilers/patrimoine-la-cloche-nicolas-donnee-a-la-ville-09-01-2018-11806196.php

—  THOMAS (Georges-Michel), 1981, "Fondeurs de cloches du temps passé", Bulletin Société archéologique du Finistère pages 263 à 274.

Inventaire général du Patrimoine :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/presentation-du-canton-du-faou/d18fd0cc-1825-455d-a90c-1a7b4ee440da

— Site LA CAMPANOLOGIE.

http://campanologie.free.fr/Benediction_cloches.html

—  dossier biographique et généalogique sur la famille Viel déposé aux Archives municipales de Brest cote 22 BIO15 (VIEL)

— VIOLLET-LE-DUC (Eugène), 1854-1868, article "cloche, in Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle tome 3 

https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Cloche

"On distingue dans les cloches plusieurs parties qui, chacune, ont un nom :

  • la patte, ou le bord inférieur qui est mince ;
  • la panse (d’autres disent la pinse), c’est la partie la plus épaisse contre laquelle frappe le battant ;
  • les saussures, c’est la partie moyenne de la cloche se rapprochant de la forme cylindrique ;
  • la gorge ou la fourniture, c’est le passage entre les saussures et la panse, le point où le métal s’épaissit et où la cloche commence à prendre un diamètre plus fort ;
  • le vase supérieur, c’est la partie supérieure de la cloche à peu près cylindrique, entre les saussures et le cerveau ;
  • le cerveau, c’est la calotte supérieure, recevant l’anneau auquel le battant est suspendu ;
  • les anses, qui sont les bras supérieurs au moyen desquels on suspend la cloche au mouton ;
  • le battant, qui est de fer forgé, en forme de poire très-allongée terminée par un appendice ou poids, destiné à lui donner de la volée. Le battant porte au sommet de sa tige un anneau qui sert à l’attacher à l’intérieur du cerveau au moyen d’une forte courroie en cuir. "

 

"La fonte des cloches était autrefois une affaire majeure. Les fondeurs n’avaient pas d’usine, mais se transportaient dans les localités où l’on voulait faire fondre des cloches. On creusait une fosse près de l’église, on bâtissait un fourneau, et c’était, pour les habitants des paroisses, une préoccupation grave de savoir si la fonte réussirait ou non. "

 

"À dater du xvie siècle, les cloches sont décorées de filets d’ornements, de rinceaux, de fleurs de lis, d’armoiries, de petits bas-reliefs représentant le crucifiement de Notre-Seigneur, avec la sainte Vierge et saint Jean, Jésus descendu de la croix entre les bras de sa mère, de sceaux des chapitres, abbayes, églises et donateurs ; il faut dire que plus on se rapproche du xviie siècle et moins la fonte des cloches est pure.

Les inscriptions façonnées dans les moules pour chaque cloche, pendant les xiiie et xive siècles, sont faites, à partir de la fin du xve siècle, au moyen de caractères de plomb ou de bois servant à imprimer chaque lettre sur une petite plaque de cire que l’on appliquait sur le modèle avant de faire le creux ; par suite de ce procédé, les lettres se trouvent inscrites chacune dans une petite tablette plus ou moins décorée."

VIVIER (E. ), 1995. La fonderie de canons de Villedieu (Manche) (1794) , Annales de Normandie  Année 1955  5-2  pp. 161-171

https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1955_num_5_2_6506

Création d'une fonderie de canons par Jean-Nicolas et Guillaume Viel

—Clichés des cloches équipant l’Église Saint-Martin de Brest.

 

L'atelier de fonderie, présenté sur la photo, se trouvait rue Victor Pengam entre les rues Yves Collet et la rue Richelieu.

http://www.wiki-brest.net/index.php/Cloches_de_Saint-Martin

SITE DE ROBÉCOURT / Ecu, marques et signatures de fondeurs, :

 Maurice GRIPON ; Fondeur à Brest (1909-1924). Cloches à St Philibert & Thournus (1925)

http://www.clocherobecourt.com/Robecourt/MarquesG.php

VIEL-TETREL, cloche de 1868 :

http://www.clocherobecourt.com/Robecourt/MarquesR.php

Fonds DELCAMPE :

https://www.delcampe.net/nl/verzamelingen/advertising/brest-fonderie-de-cloches-ets-maurice-gripon-269125768.html

https://www.delcampe.fr/fr/collections/non-classes-2/fonderie-de-cloches-maurice-gripon-brest-finistere-29-416892118.html

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