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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 22:18

 

      La légende des Dix mille martyrs dans une addition (v.1450) au doctrinal de sapience attribué à Guy de Roye .

 

 

 Voir aussi :

 

La Bibliothèque de Besançon conserve sous la cote Ms 254 un manuscrit daté du milieu du XVe siècle et qui débute par la traduction du latin du Doctrinal de sapience, texte traditionnellement attribué à l'archevêque de Sens Guy de Roye pour l'année 1388 : il débute ainsi (folio 1) « Ce présent livre en fransoys est de grant prouffit et édificacion, et examinez et esprouvez à Paris par plusieurs maistres en divinité, et l'a fait escripre révérend Père en Dieu monseigneur Guy de Roye, par la miséracion divine, humble arcevesque de Sens, pour le salut de son âme et des âmes de tout son peuple... ».

  Il est suivi au folio 118v par ce texte qui indique qu'un moine de Cluny a complété le doctrinal par plusieurs textes :

 

« Ce livre fut premièrement fait l'an de grace mil CCCIIIIxx et huit, et par le révérend Père en Dieu messire Guy de Roye, arcevesque de Sens ; mais, l'an suigant après, ung religieux de l'ordre de Clugny regarda et lut ledit livre bien et diligemment, et trouva qu'il estoit trop brief selon la matière, et y mist pluseurs exemples et pluseurs auctoritez et chappitres de docteurs et des maistres auctorisez... » 

 Suivent alors diverses pièces pieuses en vers ou en prose (le Jardin de amoureuse dévocion), sept psaumes en français, puis Fol. 159 la Légende Des dix mille crucifiés du mont Ararat, en vers français, débutant ainsi « A la louenge et en l'onneur / De Jhésu Crit, nostre Sauveur,  / Reconteray en briefve ystoire,  / Affin que nous ayons mémoire,  / Comment souflrèrent ( sic) passion  / Dix mil chevaliers de grant nom, ...»

  Ce texte, suivi de deux oraisons latines en l'honneur des Dix mille martyrs, occupe les folios 159r-165r soit douze pages. Le manuscrit se termine par la Légende de sainte Madeleine jusqu'au folio 185v. 

 Cette description est donnée par Auguste Castan en 1897 dans le CATALOGUE GÉNÉRAL DES MANUSCRITS DES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES DE FRANCE. DÉPARTEMENTS — TOME XXXII. BESANÇON. TOME I. INTRODUCTION - FONDS GÉNÉRAL (1)] (Openlibrary.org).

   On voit donc que le texte n'a rien à voir directement avec le Doctrinal de sapience : c'est un texte religieux d'un moine de Cluny du milieu du XVe siècle. Le Doctrinal de sapience lui-même ne contient aucune référence à la légende que j'étudie.

  Je ne suis pas parvenu à en avoir le texte exact, mais Catherine Lemercier-Rougy l'a transcrit et modernisé dans son mémoire de maîtrise de lettres ( La légende de saint Acace et des 10000 crucifiés sur le mont Ararat ) de 1986 à Lyon, telle que la cite Fanny Lefaure dans son mémoire de Master 1 en histoire de l'art sur les peintures murales de la chapelle de Saint-Etienne-du-Mont. On y trouve ce document de 35 chapitres, suivis des oraisons latines traduites en français.

 

On constate que l'auteur ne trouve pas sa source dans le texte de Vincent de Beauvais ou de sa traduction par Jean de Vignay, et moins encore dans la légende résumée des additions de la Légende dorée, puisqu'il reprend les détails de la version initiale d'Anastase le Bibliothécaire et de sa traduction par l'abbaye de Saint-Denis, comme la mention des anges envoyés contre l'armée de Sénacherib, la mention des martyrs nourris par les anges sur le mont Ararat, celle des confessions de foi détaillées des martyrs et celle de leur baptême par le sang.

  Ces détails qui garantissent que, malgré les versions abrégées du Miroir historial et d'autres textes, l'accès au texte original perdurait au XVe siècle dans les monastères clunisiens font tout l'intérêt de ce texte.

 

 

I

A la louange et en l’honneur

de Jésus Christ notre sauveur,

je raconterai en un brève histoire,

afin que nous nous en souvenions,

la passion que souffrirent

dix mille chevaliers de grand renom.

II

Il est vrai et certain

qu’au temps où l’empire romain

était entre les mains d’Antonin et d’Hadrien,

les Euphrates et Gaderons,

qui étaient deux régions,

se sont révoltés à un certain moment ;

ce qui provoqua le mécontentement

des empereurs susnommés.

Et aussitôt, comme aveuglés par leur orgueil,

ils prirent seize mille chevaliers

parmi les plus vaillants qu’il virent.

Ils emmenèrent aussi leurs idoles

que ces gens fous adoraient,

s’imaginant qu’elles devaient les aider.

Et sans tarder ils marchèrent

contre les révoltés

disant qu’ils les puniraient sévèrement.

III

A ce moment là les autres qui s’en doutèrent

contre les empereurs s’armèrent,

et il s’en trouva bien cent mille

tant à la ville qu’à la campagne.

Dès que les empereurs virent cela,

ils s’enfuirent en hâte

avec sept mille chevaliers.

IV

Les neuf mille autres chevaliers firent preuve de vaillance,

et dirent qu’ils ne s’enfuiraient point

mais qu’ils offriraient des sacrifices à leurs dieux

pour qu’ils leur donnassent la victoire

et qu’on se souvînt de leur nom.

Puis quand ils eurent finit leurs sacrifices, il n’y eut aucun d’entre eux

qui, de peur, ne voulut s’enfuir.

V

Alors va venir les trouver

un ange sous l’apparence d’un jeune homme

qui doucement leur adresse la parole

et leur dit ceci :

« Pourquoi faites-vous si mauvaise figure

et avez-vous si peur ?

Je vous en prie par pure amitié,

appelez à votre aide

Dieu qui a fait ciel et terre,

et qui déjà, il y a un certain temps, par l’intermédiaire de son ange,

tua cent quatre vingt cinq mille hommes

du roi Sennacherib.

Croyez aussi en Jésus Christ,

le fils de Dieu le tout puissant,

et vous verrez dès à présent

qu’il combattra pour vous

et vous donnera une grande victoire. »

VI

Alors les chevaliers réfléchirent

puis à haute vois s’écrièrent :

« En toi, Jésus, nous mettons notre foi

et tout ce que dit par toi

ce jeune homme nous l’accomplirons,

nous te le promettons. »

VII

Aussitôt qu’ils eurent promis cela

Voyez venir leurs ennemis

qui étaient fort nombreux.

Mais ils n’eurent pas le moindre doute

sachant que Dieu les aiderait

et combattrait pour eux.

Et aussitôt ils attaquèrent leurs ennemis

qu’en grande partie ils tuèrent ;

le reste se noya

dans un lac situé près de là.

VIII

Puis l’ange pris les chevaliers

et les emmena dans la montagne

d’Ararat, près, assurément,

de la cité d’Alexandrie.

Là vinrent sept anges des cieux

qui parlèrent avec eux

et leur dirent toutes les souffrances

qu’ils devaient endurer prochainement.

Et ils les instruisirent de la foi

en leur disant de refuser d’adorer les idoles

en dépit de l’ordre d’un prince ou d’un roi.

IX

Alors ils se mirent à pleurer

et à crier à haute voix,

en réclamant la pitié du roi des rois

et en confessant tous leurs péchés.

Et trois jours après,

les empereurs s’étonnaient

que leurs chevaliers ne vinssent pas

et ils les envoyèrent chercher

Mais ceux-ci ne voulurent pas venir

aussi les messagers retournèrent-ils

chez les empereurs et racontèrent

que les chevaliers qu’il cherchaient

se trouvaient au mont Ararat,

s’étant convertis à la foi de Jésus Christ ;

ce dont les empereurs en éprouvèrent de la douleur et du dépit

à tel point qu’ils ne purent manger.

Et aussitôt pour les mieux venger,

ils firent venir cinq rois des environs

qui vinrent avec force

chevaliers et autres gens,

car ils étaient fort attristés

du déplaisir des empereurs.

Ils décidèrent que le mieux à faire

était d’envoyer chercher les neuf mille chevaliers

qui n’étaient pas loin de la ville.

Donc mille chevaliers

qui étaient courageux et forts

sont allés dans la montagne.

X

Quand Acace, qui était le chef des neuf mille

et le meilleur orateur,

les vit approcher

il dit à ses compagnons

de se mettre à genoux

et de prier Dieu pour leurs âmes

car le diable envoyait des gens armés

pour leur perdition.

Alors les saints se mirent à prier,

en parlant ainsi :

XI

« Vrai Dieu exauce nos prières.

Il n’est personne qui ne te puisse comprendre

ni ne puisse mesurer le caractère illimité de ton être.

Tu as voulu créer l’homme

à partir de la terre et lui donner

l’image de la trinité ;

par ta singulière bonté

tu as envoyé ton esprit

dont fut conçu Jésus Christ,

ton fils, dans le ventre de Marie ;

fils qui a racheté par son mérite

toute la race humaine.

Tu nous as aussi parlé, doux Seigneur,

à nous pêcheurs, par l’intermédiaire de ton ange,

et tu nous as donné ton aide

qui nous a permis de vaincre nos ennemis ;

puis ton ange nous a conduit ici

où tu nous nourris chaque jour

du pain du ciel pendant trente jours.

Ne nous abandonne pas à cette heure

mais toujours avec nous demeure

afin que nous puissions nous échapper

du filet de l’ennemi infernal.

Ôte de nous toute peur

et éteins la très grande fureur

qu’ont les rois cruels et méchants

devant qui nous seront jugés.

Voilà ce que nous te demandons, doux seigneur. »

XII

Aussitôt qu’ils eurent cessé de parler

la voix du ciel leur a répondu :

« J’ai entendu votre prière,

n’ayez crainte, je suis avec vous

et vous encouragerai tous sans exception.

Vous ne devez pas redouter les rois,

car s’ils peuvent tuer le corps,

ils ne pourraient nuire à l’âme. »

XIII

Les saints alors se réjouirent

après avoir entendu cette voix.

Alors les messagers des rois

leur dirent que les empereurs

voulaient leur parler.

Les saints alors allèrent les trouver,

ayant tous sans exception le coeur tourné vers Dieu.

Et quand les sept rois els virent,

tous ensemble ils se mirent à pleurer.

XIV

Alors l’empereur Hadrien

qui était en proie à une grande douleur

commence à dire aux saints :

« Qui vous a enseigné ceci ?

Quel mal avez-vous vu en nous ?

Pourquoi nous avez-vous tous abandonnés

ainsi que nos dieux ?

Vous semble-t-il que vous faîtes mieux

de croire en un crucifix ?

Ne vous semble-t-il pas vraiment

que nous pouvons tous vous tuer ? »

XV

Alors saint Acace va lui répondre :

« Vous pouvez bien tuer le corps

mais ne pouvez nuire à l’âme

car Jésus l’a en sa toute puissance. »

Puis après qu’on lui a ordonné

il leur a expliqué de quelle manière

ils ont cru en Jésus Christ

et comment tous leurs ennemis

avaient été vaincus.

Et il leur dit tous les faits et les propos

qui ont été rapportés par écrit ci-dessus.

Il leur raconta tout

en disant qu’ils ne redoutaient de souffrir

ni violence ni torture,

mais qu’ils étaient prêts à mourir

pour conserver la foi en Dieu.

XVI

Alors Hadrien va venir

et il jura que sans tarder

chacun d’entre eux souffrirait

les peines de Jésus Christ

puisqu’ils voulaient conserver leur foi.

XVII

Alors l’un des martyrs va dire :

« Si nous mourons en endurant le même martyre

que Jésus notre sauveur

notre gloire n’en sera que plus grande. »

XVIII

L’empereur alors plein de colère

va dire à ses serviteurs

d’attacher les saints martyrs

et de leur jeter des pierres ;

mais les pierres se retournaient

contre ceux qui les lapidaient.

Et quand les empereurs virent cela

aussitôt ils firent détacher les saints ;

et Hadrien leur demanda

à quoi servait une telle arrogance ;

et leur dit qu’il vaudrait bien mieux

qu’ils fissent des sacrifices aux dieux

afin d’éviter la torture

qu’il leur préparait dans de brefs délais.

XIX

Mais les saints ne consentirent point,

au contraire toujours ils se tinrent dans la fois de Dieu,

considérant toutes les menaces

comme paroles vaines et inutiles ;

et ils leur montraient leur erreur

qui leur causait une très grande douleur.

XX

Les rois firent rassembler les saints

et les firent lier pieds et mains

et on les battit très cruellement.

Et quand ils sentirent la souffrance

l’un des saints dit à Acace :

« Prie pour nous Jésus Christ

car nous souffrons un martyre trop douloureux. »

Acace répond doucement :

« Mes chers frères persévérons

et ainsi nous serons sauvés. »

Puis ils se mirent en prière

suppliant Dieu avec ferveur

de bien vouloir les aider au plus vite

et de les délivrer des tyrans trompeurs

et de leur porter secours

et de leur donner la persévérance dans leur foi à son égard.

Et aussitôt qu’ils eurent prié de la sorte

La terre a tremblé très fort,

et ceux qui frappaient les saints

ont eu les mains séchées comme du bois.

XXI

Un chevalier de grand renom

qui avait pour nom Théodore

et avait dans sa compagnie

mille chevaliers, alors s’écrie :

« Vrai Dieu qui as fait la terre et la mer

qu’il le plaise que nous nous joignions à toi

avec les neuf mille chevaliers

que tu as gardés entièrement dans ta foi ;

en toi, Seigneur, il n’y a point de jalousie

mais une miséricorde infinie. »

Et aussitôt il prit ses chevaliers

et avec les martyrs s’en vint ;

et quand ils furent tous rassemblés ;

ils se sont retrouvés dix mille.

XXII

Quand le roi Maximin vit cela,

mécontent, il dit à Hadrien :

« Je subis à cause de vous un grand préjudice

car j’ai perdu tous mes hommes. »

Alors Hadrien va lui dire :

« Ne sois pas en colère pour cela

mais supporte tout patiemment

et je te donne dès à présent

mille chevaliers pour remplacer les tiens

qui sont allés avec les miens. »

XXIII

Aussitôt Maximin fait chercher

les dix mille pour les juger ;

et quand les saints allaient vers lui,

les anges les accompagnaient,

et lorsqu’ils furent au lieu du jugement,

Maximin a dit sévèrement :

« Théodore, qu’as-tu gagné

de m’avoir ainsi délaissé ? »

XXIV

Théodore a répondu :

« J’ai gagné beaucoup sans avoir rien perdu

en apprenant à connaître le Dieu unique. »

XXV

« Ne croyez pas que ce soit un jeu,

dit Maximin aux dix mille,

et veuillez éviter ma colère.

Faites promptement des sacrifices aux dieux

et cela vous sera profitable. »

XXVI

Saint Acace lui répondit :

« Nous t’avons déjà plusieurs fois dit

que Jésus Christ est notre roi

et pour cette raison nous ne nous soucions pas de toi ;

toute ta fureur et ta colère

ne peuvent pas nous plus de mal qu’une puce. »

XXVII

Alors l’empereur en fut courroucé

et a ordonné à ses gens

qu’on apporte une grande quantité de clous

que nous appelons chausse-trappes ;

et sur une lieue un quart

il les fit semer partout

et fit aller dessus les saints,

pieds nus, pour les torturer davantage.

Mais les anges allaient devant

et ôtaient les clous du chemin

de telle sorte que les saints ne se blessaient point

et que leurs pieds ne se faisaient aucun mal ;

ce dont ils rendirent grandement grâce à Dieu

qui les protégeait en tout lieu.

XXVIII

Alors le roi Maximin

qui avait le coeur plein de venin

dit dans une très grande colère à ses gens :

« J’ai plusieurs fois entendu dire

que le dieu de ceux-ci ont trouvé

fut couronné d’épines

et qu’on lui ouvrit le flanc

et perça complètement avec une lance.

J’ordonne qu’on en fasse de même

à ces mauvais gens que voici. »

XXIX

A ce moment-là vingt mille hommes des empereurs

les couronnèrent d’épines

et leur percèrent à tous les flancs,

puis les emmenèrent à travers la ville

en blasphémant et en se moquant d’eux ;

ce dont les saints remercièrent Dieu

qui leur avait donné la si grande faveur

de vivre sa passion.

Et chacun prenait dans sa main

le sang qui coulait de son flanc

et l’étendait sur tout son corps.

Puis ils demandaient tous ensemble à Dieu

de considérer cela comme un baptême

et de considérer leur sang répandu

comme le pardon de leurs péchés.

Et, du ciel, Dieu a répondu

que tout ce qu’ils avaient demandé

leur était à tous accordé.

XXX

Puis ils furent condamnés

à être tous crucifiés

en la montagne d’Ararat.

Ils s’en allèrent là-bas sans protester

et avec eux quatre vingt mille soldats

qui devaient les expulser de la ville.

Quand les saints furent près de ce lieu

ils se recommandèrent à Dieu

et les tyrans les lièrent

puis les crucifièrent.

Alors Saint Helias demanda

à Saint Acace de leur dire

quelques mots de la foi

et de jésus Christ, leur doux roi.

XXXI

Aussitôt il les a exhorté

à croire en la trinité ,

en l’incarnation

et en la résurrection,

en la passion

et glorieuse ascension de Jésus Christ

qui viendra juger les vivants et les morts

et punira au feu de l’enfer

tous ceux qui l’auront mal servi,

mais ceux qui auront servi Dieu

il les amènera au paradis

en sa compagnie à tout jamais.

XXXII

Et quand il eut dit ces paroles

la voix du ciel lui répondit :

« Acace, ce que tu dis est vrai,

il n’y a ni mensonge, ni conte. »

Puis à la septième heure du jour,

qui est environ midi,

la terre se mit à trembler

et les pierres à se briser

et par le jugement de Dieu,

dans ce lieu, cinquante mille hommes

qui avaient torturé les saints

sont vivants dans les abîmes.

XXXIII

A ce moment-là les saints firent une oraison,

priant Dieu par dévotion,

pour tous ceux qui, par repentir,

jeûneront la veille de leur fête en silence

et commémoreront

leur sainte passion.

XXXIV

Aussitôt qu’ils eurent fait leur requête,

la voix du ciel leur a répondu

que tout ce qu’ils avaient demandé

Dieu le leur accordait ;

et aussitôt après avoir entendu cette voix

les martyrs sont morts sur la croix,

environ à heure de none,

et là il n’y avait personne

pour ensevelir les saints martyrs.

Alors Jésus leur ouvrit les cieux

d’où une très grande clarté resplendit

qui descendit sur les martyrs ;

puis vint notre sauveur

accompagné des saints martyrs ;

puis vint notre sauveur

accompagné des saints martyrs,

et la terre trembla si fort

qu’elle détacha tous les martyrs

des croix où ils étaient pendus.

Aussitôt les anges sont venus

pour ensevelir tous les saints

dans la montagne où ils souffrirent jusqu’à la mort,

et Jésus Christ, notre sauveur,

monta aux cieux en grand honneur

accompagné des saints martyrs

et des anges du paradis.

XXXV

Donc nous devons demander aux saints

de bien vouloir tous nous secourir

car ils ont sur Dieu un tel pouvoir,

qu’en quelque endroit ou lieu

qu’on les implore dévotement,

ils accordent leur aide promptement. Amen.

Première oraison

Les âmes se réjouissent dans les cieux

du martyr des dix mille

qui ont supporté avec ne très grande joie

la souffrance de la croix pour le Christ.

Je demande que l’on dise très rapidement ces prières

qui nous apportent une aide

pour que, par l’intermédiaire de ceux-ci,

nous soyons conduits sur le trône du ciel, au plus haut.

Priez pour nous, martyrs illustres

pour que nous nous montrions dignes des promesses du Christ. Prions.

Deuxième oraison

Dieu tout puissant et miséricordieux de l’armée des saints,

toi qui as bien voulu accorder des dons innombrables

au peuple chrétien par l’intermédiaire des dix mille soldats crucifiés,

nous te prions que nous soit donné par leur sainte intercession

ce que nous n’avons pas la possibilité d’obtenir.

Par le Christ notre Seigneur. Amen.  

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Published by jean-yves cordier
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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