Les stalles (chêne, Richard Falaise, 1522) de la collégiale Saint-Martin de Champeaux. II A, le côté nord, stalles basses.
—Voir sur cette Collégiale :
—Voir sur les stalles :
a) En Bretagne par ordre chronologique :
-
Les frises nord des stalles du chœur de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon.
-
Les frises sud des stalles du chœur (1504-1520) de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.
-
Les stalles de la cathédrale Saint-Pol-de-Léon Les inscriptions des enfants de la psallette.
-
Les jouées des stalles du chœur (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.
-
Les stalles de la cathédrale de Tréguier : les miséricordes. (1509-1512)
-
Les stalles de la cathédrale de Tréguier : les inscriptions des musiciens et des enfants de la psallette. (1509-1512)
-
Stalles et cathèdres de Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix.
-
Les stalles de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. IIa, le coté nord, les miséricordes.
-
Les 54 stalles (vers 1530-1550) de l'ancienne collégiale de La Madeleine de Champeaux (35).
-
Les stalles et la table de communion de l'église de Lampaul-Guimiliau.
-
L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou IX. Les 15 stalles et leurs miséricordes.
b) Hors Bretagne :
-
Les 86 stalles de la cathédrale de Rouen décrites et illustrées par Langlois en 1838. (XVe)
-
Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.(XVe siècle)
-
Les dorsaux des stalles de la cocathédrale de Bourg-en-Bresse. (vers 1510-1530)
-
Les stalles de la sacristie de la cathédrale du Mans. entre 1563 et 1576
PRÉSENTATION.
Ces stalles ont été réalisées en 1522 par Richard Falaize ou Faleze, menuisier à Paris qui fut rémunéré 450 livres parisis. On les transporta de Paris à Melun par la Seine, puis de Melun à Champeaux par chariots. Leurs 54 sièges dépassaient de loin le nombre des chanoines (12 à l'origine puis 24, mais le plus souvent 13) et devaient accueillir aussi l'archevêque de Paris ou ses représentant car la collégiale dépendait du diocèse de Paris), les membres de la noblesse (ceux qu'on retrouvent comme donateurs des vitraux) mais aussi les enfants de chœur et les chantres ou maîtres de musique.
Elles ont certainement été réaménagées après la suppression des jubés, à la fin du XVIIe. Une grille fut installée pour fermer le chœur.
En 1787, elles échappèrent à leur destruction qui avait été ordonnée par l'archevêque de Paris, Antoine Léonor Léon Le Clerc de Juigné, qui enjoignait les chanoines de "faire changer le plutôt possible les figures bisarres et singulières " qui s'y trouvaient. Mais les chanoines choisirent plutôt de les faire recouvrir d'une épaisse couche de peinture ocre.
Le corpus des miséricordes comportait pourtant douze illustrations de l'histoire de Job, exhortant les chanoines à la Foi en la rédemption malgré les épreuves, mais aussi les figures christiques du Pélican nourrissant ses petits de son propre sang et du Phénix renaissant des flammes, les figures de sainte Catherine, de Dieu chargé des péchés du Monde, les anges portant les Instruments de la Passion, ou donnant d'autres exemples de vertus chrétiennes comme l'aumône.
Mais les chanoines étaient aussi attachées aux drôleries et allusions aux proverbes et sentences de leurs sièges, porteurs d'une sagesse populaire qui nourrit cet ensemble.
Les stalles échappèrent aussi à la Révolution ; Amédée Aufauvre et Charles Fichot les décrirent soigneusement en 1858 et en donnérent une planche entière d'illustrations, elles furent classées le 11 avril 1902, et Jean Messelet reprit leur description dans le Bulletin monumental de 1925 . On les débarrassa de leur couche de peinture, et elles figurent aujourd'hui parmi les meilleurs exemples de l'art des hûchiers alliant la truculence du Moyen-Âge et les décors Renaissance.
Le répertoire du côté nord diffère de celui du côté sud, et ce n'est pas un hasard si Amédée Aufauvre choisit, parmi les 14 miséricordes figurées sur la planche (dessinée et lithographiée par Charles Pichot), 13 du côté nord, plus pittoresques, plus savoureuses : le caractère populaire et médiéval y est mieux représenté, avec d'avantage de références (parfois énigmatiques pour nous), aux fabliaux, sentences et proverbes et au monde du merveilleux et du fantastique. Est-ce que les chanoines (ou les invités) du côté nord était moins collet-montés que ceux de l'autre côté du lutrin ? Quelle était la moyenne d'âge des nordistes, leur revenu (c'est-à-dire le nombre de prébendes dont ils disposaient dans leur portefeuille), leurs titres nobiliaires, en comparaison des sudistes? Toute une étude sociologique nous manque...Notons néanmoins que les graffiti se retrouvent au nord, et non au sud.
Numérotation
Je reprends le principe adopté par Florence Piat dans sa thèse sur les stalles de Tréguier, débutant la numérotation par les stalles hautes côté sud, depuis l'entrée, poursuivant par les stalles basses sud en revenant vers la nef, redémarrant par les stalles nord hautes de la nef vers l'est, et revenant enfin par les stalles basses vers la nef.
Soit, ici :
Stalles hautes sud n°1 à 14
Stalles basses sud n° 15 à 27
Stalles hautes nord n° 28 à 41
Stalles basses nord n° 42 à 54.
La jouée est : deux chiens affrontés.
Miséricorde de la stalle 42 (la dernière du côté est) : un Triton.
A. Aufauvre : "une syrène nue, les cheveux au vent".
On peut y voir une sirène, car dotée d'une queue de poisson au dessous du tronc (la réunion entre les deux parties étant ornée d'un collerette), mais sa poitrine peu marquée, son visage et même sa chevelure incitent à y voir un personnage masculin, et donc, comme le propose la base Palissy "un triton, desinit in piscem" (*). Il/Elle ouvre les bras largement, mais ses mains et poignets sont brisés.
Si on admet qu'il s'agisse de Triton, c'es alors un emprunt, non plus au répertoire merveilleux médiéval, mais à la mythologie greco-latine, comme pour Hercule.
(*) Au début de l'Art poétique, Horace compare une œuvre d'art sans unité à un beau buste de femme qui se terminerait en queue de poisson : Desinit in piscem mulier formosa superne (De sorte que le haut soit d'une femme aimable, et le bas représente un poisson effroyable). Se dit des choses dont la fin se termine en queue de poisson, ne réalisant pas les promesses du début.
Miséricorde de la stalle 43 : trois visages dans la même capuche de fous aux oreilles d'âne.
Allusion à une expression qui serait perdue, " trois têtes de fou dans un même bonnet" ?
Appui-main : animal fabuleux sortant d'une coquille et la dévorant.
Miséricorde de la stalle 44 : un homme en robe ouverte, coiffé d'un bonnet, urine dans un van.
Un van est un tamis servant ... à vanner les céréales, "du latin vannus , ustensile servant à séparer le grain d'impuretés plus légères".
Il s'agit d'un calembour pour illustrer le proverbe "Petite pluie abat grand vent", il suffit (parfois) de peu de chose pour calmer une grande querelle.
Graffiti des dorsaux.
ALLAN (stalle 45)
Une autre inscription non relevée sur le dossier.
On notera que, selon Aufauvre, "Au bas-côté nord est une inscription consacrée à Nicolas Allan, chanoine de Champeaux, donateur de 460 livres au profit de l’Eglise paroissiale, à la charge de divers services. Le contrat date du 12 mai 1636."
Voir
-
Les stalles de la cathédrale Saint-Pol-de-Léon Les inscriptions des enfants de la psallette.
-
Les stalles de la cathédrale de Tréguier : les inscriptions des musiciens et des enfants de la psallette. (1509-1512)
stalle 46 : graffiti effacés ou peu lisibles LANEE (?) 1697 -TAT
Stalle 44 : graffiti non lisibles, lettres Q et N.
Miséricorde de la stalle 45 : deux joueurs de volant.
comparer à la stalle n°17, côté sud.
Les deux joueurs, en tunique courte et chausses ajustées, sont coiffés d'un bonnet sur leurs cheveux mi-longs, ils se détachent sur un fond qui peut corresponbdre à un paysage champêtre (champs cultivés).
Appui-main: homme assis, lisant ; tête (recouverte d'une capuche) au visage bûchée.
Miséricorde de la stalle 46 : un homme ou enfant nu, monté sur un quadrupède, lui tire la queue alors qu'il tient les rènes.
A. Aufauvre : "un homme sur un chameau dont il tire la queue et la bride".
La miséricorde n°17, en vis à vis, montrait un singe monté sur un griffon, soit une scène assez proche, bien que l'animal n'ait pas, ici, de crinière, et soit harnaché.
Appui-main: figure fabuleuse aux formes globuleuses.
Miséricorde de la stalle 47 : un enfant nu, monté sur un cheval, lève un ustensile à manche.
A. Aufauvre : "un cavalier nu armé d'une pelle.".
On peut discuter de l'animal (âne, mulet), de ses pattes (pas de sabots mais des sortes d'orteils), de sa pelle, et de l'usage qu'il en fait (frapper sa monture? participer à un jeu ?).
La stalle s'interrompt pour permettre le passage vers les stalles hautes. Les deux jouées sont décorées d'une archère et d'un archer.
Jouée est : un jeune athlète nu et crépu bandant un arc en dansant.
Jouée opposée : une jeune femme presque nue, cheveux au vent, armée d'un arc et tenant une flèche. Elle esquisse une danse.
Miséricorde de la stalle 48 : homme faisant cuire dans un chaudron un couple d'êtres grotesques et simiesques, dont un dragon ailé.
A. Aufauvre : "un homme regardant deux diables ailés, dans une chaudière".
Appui-main : un homme coiffé d'un chaperon, lèchant un fruit (?) ou vomissant dans une coupe (?).
A. Aufauvre : "homme vomissant dans un plat à barbe."
Miséricorde de la stalle 49 : un diable (cornu, griffu, velu) tenant un bâton ou une planche ou une porte, tenu par la queue et suivi par une femme en robe longue et coiffe serrée sous le menton.
La queue a été bûchée.
Allusion à l'expression "tirer le diable par la queue".
A. Aufauvre : "un singe ou un démon fuyant armé d'un bâton, devant un homme qui défend un objet (aujourd'hui brisé).
Miséricorde de la stalle 50 : un homme faisant l'aumône à un infirme.
L'homme, un riche bourgeois vêtu d'un ample manteau (serré par une ceinture) et coiffé d'un bonnet, imberbe, cheveux mi-longs, pose une pièce dans la sébille d'un pauvre infirme, amputé au genou de la jambe gauche, appareillé d'un pilon, s'aidant d'une canne, et peut-être en outre aveugle car son visage barbu est tourné vers le ciel. De sa main gauche, le Riche referme son aumônière suspendue à sa ceinture.
A. Aufauvre : "un homme faisant l'aumône à un infirme."
Miséricorde de la stalle 51 : sainte Catherine d'Alexandrie.
La sainte, vierge et martyre est couronnée et tient un livre et une épée. Elle est encadrée de deux moitiés d'une roue, allusion à l'épreuve de la roue à lames acérées, dont elle sortit vainqueur par le miracle du bris de cette roue, qui alla blessr les bourreaux.
Sainte Catherine est représentée plusieiurs fois sur les vitraux. Son culte était alors de première importance . Elle était vénérée par les filles à marier (les catherinettes du 25 novembre), par les femmes en général et surtout pour être protégé des périls mortels.
C'est la seule miséricorde à thème religieux de cette rangée.
A. Aufauvre : "une sainte Catherine".
Retour d'angle : deux figures faisant fonction d'appui-main.
Homme assis, vêtu d'une robe longue, coiffé d'un chaperon, écrivant sur un phylactère.
Enfant accroupi, l'index sur les lèvres.
Est-ce une figure du Silence, déjà rencontré, sinon dans les stalles canoniales, mais en milieu monastique (Brou ; Naples) ? mais l'index n'est pas posé verticalement. Ou une figure d'Harpocrate? Ou un homme se faisant vomir? etc.
Amédée Aufauvre : "homme qui s'ouvre la bouche et se gratte le pied".
Appui-main : animal fabuleux de type dragon à pattes feuillagé.
Miséricorde de la stalle 52 : un cochon jouant de la cornemuse pour l'un de ses petits.
Cette miséricorde figure (bien sûr) dans l'encyclopédie de Jean-Luc Matte qui décrit ici le bourdon d'épaule, tandis que le hautbois et la partie supérieur du sac sont brisés.
Voir aussi la notice de la base Palissy (erronée, datation "du 11ème siècle") qui donne en légende "Une truie qui file ou joue de la cornemuse ou amusant son petit", à une photographie antérieure à 1896.
Le cochon (on ne voit pas les mamelles qui permettrait d'affirmer qu'il s'agit d'une truie) est assis sur ses pattes arrière. Le porcelet est assis sur un rocher et le regarde.
Référencée aussi sur Musiconis.
Voir aussi 2 miséricordes représentant des cochons musiciens :
https://www.lavieb-aile.com/2023/01/les-stalles-de-saint-lucien-de-beauvais-exposees-au-musee-de-cluny.html
A. Aufauvre : "une truie qui file".
Miséricorde de la stalle 53 : deux hommes jouant au ballon avec le globe terrestre.
On peut y voir (base Palissy) "le monde livré à la dispute des savants". Mais les deux hommes ne sont pas habillés comme des docteurs médiévaux, en robe longue fourrée et coiffés d'une barrette, au contraire, même si l'un est coiffé d'un bonnet, leur tunique courte, et la tenue "sportive" et désinvolte du second ne permet pas de voir là des savants.
Les gestes des bras montrent qu'ils s'envoient et se renvoient le globe.
A. Aufauvre : "Deux hommes s'envoyant le globe terrestre, comme un ballon".
Appui-main : notable (robe longue, béret, cheveux mi-longs) déroulant un phylactère. Visage bûché.
Miséricorde de la stalle 54 : deux hommes frappent avec des maillets un petit homme allongé sur une enclume.
Légende de la base Palissy : "entre le marteau et l'enclume".
La sculpture conserve pour moi un côté énigmatique.
Le "petit homme" est peut-être un enfant ; il est coiffé d'une capuche à oreilles, qui pourrait être un bonnet de fou, mais qui ressemble à la coiffure de l'homme barbu de gauche. La collerette de son habit peut aussi appartenir au costume du Fou.
Les deux hommes ont l'aspect et la posture des bourreaux, notamment cette façon de dégager la cuisse droite de tout vêtement pour ne pas entraver le mouvement du bras.
A. Aufauvre : "deux maréchaux frappant sur une enclume le personnage de la Folie."
SOURCES ET LIENS
Palissy
https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM77001912
— Eglises du confluent
https://eglisesduconfluent.fr/Pages/VIT-77Champeaux-CollStMartin.php
— AUFAUVRE (Amédée), FICHOT (Charles), 1858, Les monuments de Seine-et-Marne : description historique et archéologique et reproduction des édifices religieux, militaires et civils du département : Collégiale de Champeaux, Paris, 1858, 407 p. page 44
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f87.item
— LEBEUF (Jean), 1883, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris : Tome cinquième, Paris, Librairie de Fechoz et Letouzey (réédition), 1883, 478 p. p. 407-420
https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false
—MESSELET (Jean), 1925, "La collégiale Saint-Martin de Champeaux" Bulletin Monumental vol. 84 pp. 274-281
https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1925_num_84_1_11903
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k135397z/f79.image
—MICHELIN (Louis), 1841, Essais historiques et statistiques sur le département de Seine et ..., Volume 2 p.488
https://books.google.fr/books?id=C0o-AAAAYAAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=%22aumusse%22+%22champeaux%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
Sur les stalles :
— BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI century, Turnhout, Brepols,444 p. âges 159-162
— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45
— DUFOUR (Jean), 2009, Le chartrier de la collégiale de Saint-Martin de Champeaux, ed Droz, p.56
https://books.google.fr/books?id=52-3Nmi2gmoC&pg=PA56&dq=stalles+champeaux+mis%C3%A9ricordes&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjiwvPj9vuQAxWUcKQEHevrO4YQ6AF6BAgIEAM#v=onepage&q=stalles%20champeaux%20mis%C3%A9ricordes&f=false
—KRAUS (Dorothy et Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 119 à122 et p.195.
https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&pg=PA40&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjK-sGxp_GOAxVNTqQEHbEaA1kQ6AF6BAgGEAM#v=onepage&q=mis%C3%A9ricordes%20stalles%20brou&f=false
— MUSICASTALLIS
https://musicastallis.huma-num.fr/fiche.php?id=86
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_d7fa27_20250824-093306.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_f80b0b_20250823-182453cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_029889_20250823-182506cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_6891c0_42.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_253f02_42a.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_367a22_20250824-091943cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_df5094_43.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_5429ee_20250823-182417cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_45c8a1_44a.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_0ed086_20250823-182338cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_f66895_20250823-182321cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_77720e_20250823-182344cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_424985_20250823-182341cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_65f64e_20250823-182353cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_a5c4d0_45.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_3edb86_45b.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_9e30d4_45a.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_888c27_20250823-182226cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_75f82d_46z.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_2198dd_20250823-182219cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_7999bc_47z.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_2e2100_20250823-182041cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_f056b1_20250823-182143cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_a87fcf_20250823-182057cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_de4a29_20250823-182125cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_03b06e_20250823-182150cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_5ef17e_48z.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_f84a69_48b.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_835d76_20250823-181929cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_a76514_20250823-182030cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_17f7fa_49.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_81e416_50.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_71c996_51z.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_884fa6_20250823-181507cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_dfd9bd_20250823-181900cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_b3c0c9_20250823-181728cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_93d1e9_20250823-181728cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_edd0fd_20250823-181857cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_502be2_20250823-181738cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_127aa5_20250824-091724cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_6d5814_20250823-181719ccjpg.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_34a04a_52.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_82e9ae_52b.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_a8733b_53b.jpg)
/image%2F1401956%2F20251121%2Fob_4e86eb_20250823-181553cc.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_48a3df_54.jpg)
/image%2F1401956%2F20251119%2Fob_89e6fa_54b.jpg)