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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 21:26

Zoonymie des Odonates : le nom Aeshna affinis, Vander Linden 1820, l'Aeschne affine.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

Voir aussi :

 

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé :

 Æshna, Fabricius, 1175,  Syst. Ent.: 424. Nom de genre inexpliqué créé par Fabricius en 1775 (peut-être par contamination d'Æschna, T. Mouffet 1634). 

(ou : — Æshna Fabricius 1775, Syst. Ent.: 424.  Le nom de genre Æshna Fabricius 1775 ne peut être expliqué, mais l'entomologiste danois a  peut-être été inspiré  par le nom tout aussi mystérieux "Æschna"  donné par Thomas Mouffet en 1634 et 1658 à un de ses Phryganides, sur la même page où il décrivait ses libellules. Bien que Æshna soit "fautif" s'il s'agissait d'un nom inspiré du grec, un  lapsus calami ou une erreur typographique n'est pas envisageable puisque cette graphie a persisté telle quelle dans les publications écrites et supervisées par l'auteur en 1781, 1789 et 1792.  Il n'est donc pas licite de modifier sa graphie en Æschna comme l'avait proposé Illiger en 1807, mais cette dernière forme, souvent utilisée par les entomologistes jusqu'à la décision de la Commission Internationale de Nomenclature en 1939, est à l'origine de notre nom français actuel, Aeschne.  )

— Nom  d'espèce : A. affinis Vander Linden, 1820, Aeshnae Bonon. descr. Du latin adfinis ou affinis, "voisin, proche de". Dans sa description, l'auteur indique que cette comparaison s'applique à Aeshna mixta, mais que la ressemblance n'est qu'apparente : il en énumère les différences caractéristiques. L'épithète a sans doute été choisi pour alerter sur le risque de confusion et pour attirer l'attention sur les différences.

 

 

— Les noms en français : 1° L' Aeschne voisine, Sélys-Longchamps 1840 et 1850. 2° L'Aeschne affine, D'Aguilar et Dommanget 1985, nom adopté par la majorité des auteurs et par l'INPN. 3°) L'Aeschne parente, Deliry 2008. Ces trois noms soulignent les rapports de proximité de cette espèce avec l'Aeschne mixte.

— Les noms dans d'autres langues son bien plus imagés :

-Allemand : "Südliche Mosaikjungfer".

-Néerlandais : "Zuidelijke glazenmaker" le vitrier du sud.

-Anglais " Southern migrant hawker ", ou " Blue-eyed hawker", le colporteur migrant du sud, le colporteur aux yeux bleus

-Frison : "Blaueach glêzebiter", "Südlike glêzebiter", "Südlike glêzebiter", "Südlike glêzebiter", "Sinnebiter".

-Suédois : "Klarblå mosaikslända"

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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I. LE NOM DE GENRE ÆSHNA FABRICIUS, 1775.

Voir : Zoonymie des odonates. Le nom de genre Aeshna Fabricius 1775.

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II. LE NOM D'ESPÈCE ÆSHNA AFFINIS VANDER LINDEN 1820.

 

Vander Linden, P. L. (1820) Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1..

 

Une publication introuvable !

 

La date de la description originale est celle de 1820 ; mais l'INPN ne précise pas la publication en cause, et renvoie, dans son onglet taxonomie, à KIRBY 1890. Or cet auteur donne, page 88 d'A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata,  en référence pour Aeshna affinis la date de 1823 et la publication Opusc scient. 4.p.102, , t.4 fig.5.

C'est aussi cette date de 1823 et cette publication qui est indiquée par Steinmann dans World Catalogue of Odonata II (2013) .

En effet, la publication de 1820 (une brochure de 11 pages et 1 planche ?)  est rare, et non consultable en ligne, même si Cyrille Deliry en a publié la page de titre :  "Aeshna Bononienses, descriptae a P.L. Vander Linden bruxellensi, cum tabula Aenea : Bononiae, ex typographiae Annesii de Nobilibus. 

[Le typographe Annesio Nobili (1777-1835) après avoir promu à Pesaro la presse du journal légitimiste et réactionnaire "La Voce della Ragione", devint à partir de 1817 de loin le plus important typographe" de Bologne : son entreprise, composée de neuf presses, est principalement basée sur des commandes gouvernementales de formulaires et de matériel de papeterie. Il a publié l'importante série de "Opuscoli scientifici" (1817-1823) et les "Opuscoli letterari" (1818-1820). C'est dans les Opuscoli scientifici que les professeurs de Vander Linden à Bologne, le botaniste Antonio Bertoloni et  le zoologiste Camillo Ranzani, ont publié.]

 

La description originale de 1820 est donc  introuvable en ligne, ce qui ne nous permet pas d'accéder au texte de la description originale. Cet accès est indispensable à l'étude zoonymique, car elle seule permet de voir si l'auteur a fourni des éclaircissements sur le nom d'espèce (l'épithète spécifique) qu'il a choisi.

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La description est accessible dans la publication de 1823 !

Vander Linden a publié a nouveau sa description, sans la modifier, en 1823, et cette publication, numérisée par Google, est disponible :

  Vander Linden, P. L. (1823) Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167, page 162.

La description originale.

 

6. AEshna affinis

Æ. thorace supra brunneo maculis duabus flavis; lateribus flavis, lineis nigris; foliolis caudalibus feminae brevioribus. Tab. IV. fig. 5. mas.

Descr. MAS. Caput caerulescens, ore virescente, apice fusco; supra macula nigrà. Antenne fuscae. Oculi caerulei. Thorax supra brunneus maculis duabus luteis; lateribus luteis, lineis obliquis nigns . Scutellum caeruleo-maculatnm . Abdomen basi incrassatum: pnmum segmentum snpra nigrum postico macula marginali caeruleà lateribus luteis: secundum caeruleum , antico maculis duabus irregularibus nigris. Caetera segmenta, duobus ultimis exceptis, antico caerulea, macula quadrangulari nigrà, quae in segmentis posterioribus seneim latior fic atque brevior: postico nigra maculis, untrinqae quatuor caeruleis, in segmentis anterioribus parum inter sesc distinctia. Duo ultima segmenta nigra, penultimum raaculis quatuor ,ultimum duabus caeruleis . Foliola caudalia brevia, flisca. Appendicula analis acuminata. Fedes nigri, femoribus anticis subtus basi flavis. Alae albae macula marginali ferruginea, membranula accessoria cinerea antice albicante.

FEMINA. Caput atque thorax, ut in mare. Oculi virides. Abdomen olivaceum: primum segmentum postice macula lutea; secundum macula media oblongà triangulari, linea utrinque transverta, postice maculis duabus luteis. Caetera segmenta, tribus ultimis execptis, linea media longitudinali, alteràque transversà nigris, et postice maculis duabus luteis. Tria ultima, nigra, antepenultimum maculis quatuor, penultimum duabus, luteis: ultimum postico luteum . Foliola caudalia paulo breviora quam in mare,

Abdomen post mortem totum iuscuni evadit,

Long. corp. mar. 2 poli. 3. lin. at vix; fem. 2 poli. 3 lin.
Ext. al. mar. 3 poli. 2 lin; fem. 3 poi. 3 lin.

Hanc bis tantum iaveni mense Junio, in collibus oppido proximia,

Haec species varietati alpha species praecedentis affìnis videtur: at distincta est. Differt enim non solum alia macularum dispositione, alioque colore, sed etiam foliolis caudalibus in femina brevioribus quam in mare: cum è contrario in feminà praecedentis longiora sint. In hàc longitudo corporis est fere eadem in utroque sexu; in illà corpus feminae brevius. Praeterea hanc nunquam cum illà inveni; et enim haec tantum mihi occurrit Junio et raro; illà non-nisì Augusto et septembri atque frequentissime."

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Opusculi scientifici 1823 p. 162 https://books.google.fr/books/about/Opuscoli_scientifici.html?id=kcQ-AAAAYAAJ&redir_esc=y

Opusculi scientifici 1823 p. 162 https://books.google.fr/books/about/Opuscoli_scientifici.html?id=kcQ-AAAAYAAJ&redir_esc=y

Opusculi scientifici 1823 p. 163 https://books.google.fr/books/about/Opuscoli_scientifici.html?id=kcQ-AAAAYAAJ&redir_esc=y

Opusculi scientifici 1823 p. 163 https://books.google.fr/books/about/Opuscoli_scientifici.html?id=kcQ-AAAAYAAJ&redir_esc=y

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La planche IV page 397.

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La planche IV montre six figures des Aeschnes de Bologne, de la main de Vander Linden : 1. A. formosa, 2. A. vernalis, 3.A. grandis, 4. [A. mixta ?]  ; 5. A. affinis, 6. A. unguiculata.

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Aeshnae bononienses, Vander Linden 1823 planche IV figure 3, Opusculi scientifici  p. 162 https://books.google.fr/books/about/Opuscoli_scientifici.html?id=kcQ-AAAAYAAJ&redir_esc=y

Aeshnae bononienses, Vander Linden 1823 planche IV figure 3, Opusculi scientifici p. 162 https://books.google.fr/books/about/Opuscoli_scientifici.html?id=kcQ-AAAAYAAJ&redir_esc=y

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La planche n°5 de la planche IV : Æshna affinis.

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Aeshna affinis, Vander Linden 1823 planche IV figure 3, Opusculi scientifici  p. 162 https://books.google.fr/books/about/Opuscoli_scientifici.html?id=kcQ-AAAAYAAJ&redir_esc=y

Aeshna affinis, Vander Linden 1823 planche IV figure 3, Opusculi scientifici p. 162 https://books.google.fr/books/about/Opuscoli_scientifici.html?id=kcQ-AAAAYAAJ&redir_esc=y

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L'aquarelle originale de la main de Vander Linden.

L' aquarelle  inédite peinte par Pierre Léonard Vander Linden et montrant un mâle d' Aeshna affinis a été trouvée dans la collection d'Edmond de Selys Longchamps à l'Institut Royal Belge pour les Sciences naturelles (RBINS) de Bruxelles. Elle est publiée dans un article, en ligne en pdf de Marcel T. Wasscher  , Karin Verspui  et Roger Cammaerts en juin 2016 . Je propose en Annexe la traduction de cet article. 

L'aquarelle, annotée de la main de Sélys-Longchamps :

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Zoonymie des Odonates : le nom Aeshna affinis, Vander Linden 1820, l'Aeschne affine.

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L'aquarelle elle-même (Vander Linden, 1817-1820):

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https://www.researchgate.net/publication/311924038_An_Aeshna_affinis_watercolour_by_Pierre_Leonard_Vander_Linden_1797-1831_found_in_the_Selys%27_collection

https://www.researchgate.net/publication/311924038_An_Aeshna_affinis_watercolour_by_Pierre_Leonard_Vander_Linden_1797-1831_found_in_the_Selys%27_collection

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ÉTUDE DU NOM AFFINIS.

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Vander Linden a repris dans à la fin de sa description en latin le terme affinis qu'il a choisi comme épithète spécifique .  C'est la base de notre étude de cet épithète :

"Haec species varietati alpha species praecedentis affìnis videtur: at distincta est. Differt enim non solum alia macularum dispositione, alioque colore, sed etiam foliolis caudalibus in femina brevioribus quam in mare: cum è contrario in feminà praecedentis longiora sint. In hàc longitudo corporis est fere eadem in utroque sexu; in illà corpus feminae brevius. Praeterea hanc nunquam cum illà inveni ; et enim haec tantum mihi occurrit Junio et raro ; illà non nisì Augusto et septembri atque frequentissime."

Traduisons d'abord l'adjectif affinis en consultant notre Gaffiot sous la forme adfinis, e  :

"1. limitrophe, voisin. 2. Mêlé à. 3. Allié, parent par alliance."

Le texte de Vander Linden se traduit ainsi :

"Cette espèce semble voisine de la variété alpha de l'espèce précédente [c'est à dire Æshna mixta de Latreille], mais elle en est distincte."

"Elle en diffère non seulement par les taches des ailes, ou par ses couleurs, mais par les appendices de la femelle, plus courts que ceux du mâle, alors qu'au contraire, chez l'espèce précédente, ils sont plus longs. Dans celle-ci, la longueur du corps est identique dans les deux sexes, alors que le corps des femelles est plus court dans la précédente." 

" D'ailleurs, l'une n'est pas là lorsque l'autre se voit ; en fait, celle-ci vole  en Juin et elle est rare, tandis que [A. mixta] vole d'août à septembre, et est fréquente."

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L'article Wikipédia en. précise le sens de species affinis en nomenclature :

 species affinis (généralement abrégé en: sp. Aff. , Aff. Ou affin. , est une terminologie taxonomique en zoologie et en botanique . Dans la nomenclature , il indique que les éléments  matériels disponibles ou des preuves suggèrent que l' espèce en question est liée à , a une affinité avec , mais n'est pas identique à , l'espèce dont le nom  binomial  suit.  Le mot latin affinis peut être traduit par " très proche de" ou "apparenté à ".

Donc, affinis, dans le contexte de la description de Vander Linden,  ne doit pas se comprendre, et encore moins se traduire, par "semblable", mais par la périphrase  "voisine mais distincte de", et n'a de sens que par référence à une autre espèce, A. mixta en l'occurrence. Pour Vander Linden, cette affinité n'est qu'une apparence : Haec species varietati alpha species praecedentis affìnis videtur: at distincta est" A. affinis semble (videtur , video, Gaffiot §3 "paraître, sembler" ) voisine d'A. mixta, mais elle en est distincte". C'est en ne se laissant pas abuser par la ressemblance, mais en remarquant les traits particuliers de cette Aeschne que l'auteur se sait autoriser à en faire une nouvelle espèce à part entière. 

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.
 

À mon sens, les auteurs de Poitou-Charente ne respecte pas le sens de la description originale de Vander Linden en traduisant affinis par "semblable", "proche" sans insister sur le fait que la ressemblance apparente cache en réalité de sérieuses et précieuses différences, qui font de A. affinis une espèce à part entière. Quant au terme français d'"affine", il est trop peu répandu dans le langage courant pour faire sens autrement que comme synonyme de "semblable".

De même, le site dragonpix commet la même infidélité avec le texte de Vander Linden en traduisant affinis par "similar, adjacent" ou par akin, "proche". Une bonne traduction d'affinis doit souligner autant la proximité que la distinction, la ressemblance que les différences. 

Idem pour les autres auteurs.


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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/aeschne-affine/

" De affinis (lat) = semblable, affine, proche du fait de sa ressemblance avec Aeshna mixta"

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 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 

"Aeshna affinis Vander Linden, 1820 from Lat. affinis, -is, -e = similar, adjacent, akin for its similarity to A. mixta "


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D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"affinis (Aeshna) - adfinis, e = affine. Perché affine alla congenere mixta, già descritta da Latreille nel 1805."

"Affinis (Aeshna) - adfinis, e = affine. Parce que cette espèce est proche d'A. mixta, décrite par Latreille en 1805."

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H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non décrite.

 

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VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"affinis = verwant, verbonden, naburig" 'c'est à dire "liées, voisines".)

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NOMS VERNACULAIRES (*) 

(*) Common names, noms dans la langue officielle du pays concerné.

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III. LES NOMS  FRANÇAIS DE  AESHNA AFFINIS.

 

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1°) "Æschne voisine", Sélys 1840 et 1850.

Edmond de Sélys -Longchamps se livre ici à une "traduction" du nom scientifique tout à fait judicieuse et conforme au texte de Vander Linden, puisqu'il évite le piège  d'une traduction par l'adjectif "semblable". Le nom "Æschne voisine" indique parfaitement que l'espèce est proche d'une autre espèce (sous entendu A. mixta), mais ne se confond pas avec elle.

SELYS, 1840, Monographie des Libellulidés d'Europe page 104-105.

"

"L'AE. affinis a toujours été confondue avec la Mixta ; elle lui ressemble infiniment en effet. A part les petites différences de couleur , voici les meilleurs caractères distinctifs :

1° les côtés du thorax sont jaunes avec trois lignes noires dans l'Affinis, bruns avec deux larges bandes jaunes dans la Mixta;

 2° les appendices anals du mâle ont une dent à leur base - en dessous dans l'Affinis; ils n'en ont pas dans la Mivta ;

 3° les deux appendices de la femelle de l'Affinis sont plus courts que ceux du mâle, et que les deux derniers segments : chez la femelle de la Mixta, ils sont plus longs que chez le mâle et que les deux derniers segments abdominaux. En faisant attention à ces caractères, on ne confondra plus ces deux espèces, que moi-même j'ai eues sous les yeux pendant longtemps sans les distinguer."

 

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Description en 1850 :

"AESCHNA AFFINIS. (Vanderl.)

AESCHNE VOISINE.

Diagnose.—Abdomen très-tacheté, côtés du thorax jaunâtres, avec deux lignes noires. Appendices anals supérieurs dn male lancéolés, pointus, presque glabres, à peine de la longueur des deux derniers segments, leur base munie en dessous d'une dent : l'inférieur d'un tiers plus court que les supérieurs, ceux de la femelle lancéolés, de même longueur; membranule cendrée, plus claire à la base, ptérostigma long de 1 *14 à 2 lignes roussâtre : lèvre supérieure bordée de noir en avant seulement.

AEschna affinis. De Sélys. Monogr. p. 104. Append. du c" , pl. 2 , fig. 18, (les petits poils du bord interne ont été omis.)

Addition.

Syn. — AEschna affinis. Charp. 1840 , p. 108, tab. xvm. o" et Q et append. du o" (la var. bleue seulement.) - — Evers. — Hagen, N° 59. - ornata. Hoffms. (ex. Lusitania.) Mus. berol. - marmorata. id. id.

♂ les deux petites taches jaunes oblongues du devant du thorax placées obliquement ; lèvre supérieure bordée de noir en avant et en arrière , d'où il part souvent un petit prolongement qui n'atteint pas le bord antérieur; lèvre inférieure jaune ; vésicule noire, jaune en avant ; les oreillettes du 2e segment avec deux dents en dessous; l'appendice inférieur n'est que d'un tiers plus court que les supérieurs ; le ptérostigma surmonte deux ou trois cellules ; nervure costale jaune, surtout dans sa seconde partie ; le bord anal des ailes inférieures assez excavé ; la grande cellule qui le borde entourée par des nervures minces, et n'atteignant pas l'angle anal aigu de l'aile.

Habitat. Je suis convaincu que ce que j'ai indiqué comme variété est simplement l'espèce type, jeune. Dans cet état on la trouve en juin et juillet ; adulte on la voit en juillet et août.

Observée en Belgique ; assez rare et seulement dans quelques localités montagneuses et boisées de la rive droite de la Meuse; en France, commune à Bondy près de Paris ( Rambur), mais très commune dans le midi , surtout près des côtes maritimes de la Provence, à Arles, Montpellier , Hyères (Fonscolombe, Guinard, Rambur). Se trouve dans toute l'Italie (Vanderlinden, De Sélys ) ; en Portugal (Hoffmansegg); en Silésie et en Hongrie (Charpentier) ; dans la Russie méridionale , entre le Volga et l'Oural (Eversmann); on voit que cette espèce est surtout méridionale : on ne la trouve pas plus au nord qu'en Belgique et en Silésie. — Elle a été rapportée d'Algérie par M. Lucas.

N. B. Peut-être l'affinis existe-t-elle en Angleterre. Tout ce que je puis dire c'est que les individus que j'ai vus dans la collection de M. Stephens et dans les autres musées appartiennent à la mixta."

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2°) L'Aeschne affine, Jacques d' Aguilar et  ‎Jean-Louis Dommanget   1985.

Le nom est cité d'abord en 1983 par Cyril Oswald Hammond, ‎Richard Robinson Askew, ‎et Robert Merritt dans The Dragonflies of Great Britain and Ireland. On peut penser que ces auteurs ont obtenu le nom français de leurs collègues français.

Le texte est le suivant :

"-F.  L'Aeschne affine, D - Siidliche Mosaikjungfer Description of adult :  A small Aeshna of similar size to A. mixta and resembling that species in wing venation. It differs from A. mixta, however, in the coloration of the sides of the thorax which are greenish to bluish traversed by black sulcal lines but without a brown metepisternal stripe, and in the male abdominal pattern which appears a generally brighter blue, the anterior pair of dorsal segmental spots being subquadrat instead of almost linear as they are in A. mixta. Paired spots on S are large in affinis but small in mixta."

Il est très vraisemblable que ces collègues, les créateurs de ce nouveau nom, soient  Jacques d' Aguilar et  ‎Jean-Louis Dommanget qui, en  1985 publient leur Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord. Nous y lisons page 241 :

"72. Aeshna affinis van der Linden, 1820 Pl. 13.  Syn. Aeschna landoltii Buchecker, 1878 Fr. L'Aeschne affine; All. Siidliche Mosaikjungfer. Identification Cette espèce diffère d' Aeshna mixta par les caractères suivants: Thorax à côtés teintés de bleu ou de vert, à sutures très étroitement soulignées de noir. ♂ Appendices anaux à cercoïdes avec une dent inféro-basale bien nette."

À mon sens, le nom  "Aeschne affine" est d'une part une transcription du nom scientifique plutôt qu'un véritable nom de langue française destinée à une vulgarisation de la pratique de l'entomologie (ce qui est le but des guides des collections Delachaux et Niestlé). L'adjectif "affine" n'appartient pas à la langue parlée couramment et son emploi définit par le Trésor de la Langue française insiste sur la parenté, l'affiliation, les rapports de conformité et de ressemblance, bref sur l'affinité, l'alliance et la parenté que sur la proximité de voisinage de deux éléments distincts. Il n'apporte rien de plus, loin de là, que le nom d'Aeschne voisine choisi par Sélys.

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3°)  Aeschne parente [Deliry 2008]

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Conclusion :

noms en  français : 1° L' Aeschne voisine, Sélys-Longchamps 1840 et 1850. 2° L'Aeschne affine, D'Aguilar et Dommanget 1985, qui est adopté par la majorité des auteurs. 3°) L'Aeschne parente, Deliry 2008. Ces trois noms soulignent les rapports de proximité de cette espèce avec l'Aeschne mixte.

 

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LES NOMS DANS D'AUTRES LANGUES.

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Aucun autre pays ne cherche à reprendre l'épithète spécifique. L'accent est mis sur l'aspect des mâles soit avec le quadrillage de carreaux bleus clairs, comme celles d'une mosaïque ou d'un vitrier portant les vitres coupés sur son dos, soit avec la couleur bleue des yeux. La distribution de l'espèce dans le sud de l'Europe (avec des remontées migratoires au nord) est également soulignée. Ces noms qui savent créer des  métaphores imagées soulignent l'indigence de notre "Aeschne affine". 

 

Allemand : "Südliche Mosaikjungfer".

Néerlandais : "Zuidelijke glazenmaker" le vitrier du sud.

Anglais " Southern migrant hawker ", ou " Blue-eyed hawker", le colporteur migrant du sud, le colporteur aux yeux bleus

—Frison : "Blaueach glêzebiter", "Südlike glêzebiter", "Südlike glêzebiter", "Südlike glêzebiter", "Sinnebiter".

— Suédois : "Klarblå mosaikslända"

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ANNEXE . Traduction de l'article de Wasschner, Verspui et Cammaerts.

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"Marcel T. Wasscher  , Karin Verspui  et Roger Cammaerts , juin 2016, Une aquarelle d' Aeshna affinis par Pierre Léonard VAnder Linden (1797-1831) retrouvée dans la collection Selys.

https://www.researchgate.net/publication/311924038_An_Aeshna_affinis_watercolour_by_Pierre_Leonard_Vander_Linden_1797-1831_found_in_the_Selys%27_collection .

Résumé. Une aquarelle  encore inconnue par Pierre Léonard Vander Linden montrant un mâle d' Aeshna affinis a été trouvée dans la collection d'Edmond de Selys Longchamps à l'Institut Royal Belge pour les Sciences naturelles (RBINS) de Bruxelles. Les circonstances de la découverte et une biographie esquisse de l' artiste sont fournis et la biographie chronologie de ce dessin est établie.

introduction

Au cours des dernières années, MW et KV ont étudié toutes les aquarelles, dessins et encres ainsi que  les notes les accompagnant dans la collection d'Edmond de Selys-Longchamps (1813-1900), qui est abritée dans le Royal Belgian Institute pour les sciences naturelles  (RBINS) à Bruxelles. Toutes les illustrations ont été exécutés par Selys lui-même ou par Guillaume Séverin (1862-1938). . Certaines des illustrations sont datées et  peuvent toutes être placées dans la période entre 1870 et 1900.

Une aquarelle inattendue découverte

Le 18 février 2016 MW a découvert que l'une des aquarelles (cote Ae75a) présentait un intérêt exceptionnel.  Au dessous du dessin le nom de la libellule  peinte y est écrit au crayon "Æ. affinis ♂ adulte"  (adulte mâle d' Aeshna affinis ) puis à l'encre "Dessin fait par Vander Linden en Italie".

Les deux notes semblent être écrit de la main de Selys. Elles indiquent que le dessin avait été exécuté par Pierre Léonard Vander Linden qui décrit plusieurs espèces d' Odonates entre 1820 et 1825 et qui effectua plusieurs voyages en Italie entre 1817 et 1821 (Morren 1833). C'est est une trouvaille exceptionnelle pour deux raisons. D'abord rien n'est connu des collections ou affaires de Vander Linden, sauf ses publications. Deuxièmement, cette représentation de AEshna affinis (Vander Linden, 1820) doit avoir a été réalisée en Italie entre 1817 et 1820, puisqu'une lithographie a été publiée avec ses descriptions dans Vander Linden (1820b). Cela signifie que l'illustration date de près de 200 ans, et es beaucoup plus âgée que toutes les autres œuvres de la collection de Selys.

L'illustration de Vander Linden a été traitée par Sélys de la même manière que toutes les autres aquarelles de sa collection et a été collée à un support en carton. Mais le papier, sur lequel le dessin a été fait diffère du papier fait à la machine généralement utilisé à l'époque de Selys ou de Severin. C'est un papier vergé grisâtre, avec un filigrane de lignes parallèles serrées, témoignant qu'il s'agissait de papier fabriqué à la main beaucoup plus tôt.

Pierre Léonard Vander Linden était né à Bruxelles le 12 décembre 1797. Dans sa première jeunesse, il était déjà intéressé par l'histoire naturelle. Pendant les premières années de son éducation il était au Collège Térésien et au  National Lyceum, tous les deux à Bruxelles. Grâce à une bourse, il a voyagé en octobre 1817, à 19 ans, au sud de l''Europe. À Paris il a rendu visite à Pierre André Latreille (1762–1833), entomologiste travaillant au Museum national d'histoire naturelle et qui avait décrit Aeshna mixta en 1805. À Bologne dans le Nord de l'Italie Vander Linden a étudié avec le botaniste Antonio Bertoloni (1775-1869), le zoologiste Camillo Ranzani (1775-1841) et le médecin Giacomo Tommasini (1768-1846). Le 17 avril 1821, il termina ses études médicales et a ensuite voyagé avec des amis plus au sud vers Naples et la Sicile.

Dans la première localité, il récolta Lindenia tétraphylla (Vander Linden, 1825). Sur son trajet de retour il s'attarda à suivre des cours de médecine à Paris et traduit une Publication médicale italienne en français. En 1822, il retourné en Belgique où il reçu son diplôme de docteur en médecine le 15 juillet 1823 à l' université de Leuven. Vander Linden a travaillé comme médecin et professeur d’histoire naturelle à la fois en botanique et en zoologie.

Vander Linden a commencé travaille sur les Odonates en tant qu'étudiant et il a publié deux articles sur 30 Odonates rencontrés autour de Bologne sous les titres ' Agriones Bononienses descriptae' et ' Aeschnae bononienses descriptae ' (VANDER LINDEN 1820a,b)

Dans ces deux articles, il nomma neuf nouvelles espèces, dont trois sont encore considérées comme valide et une en tant que sous-espèce. Les deux articles de 1820 étaient extrêmement rares (SELYS et HAGEN 1850) et ont été publiés sans modification en 1823 dans le journal Opuscoli Scientifici 1823a, b) Sa contribution la plus  importante en odonatologie fut sa Monographieae Libellulinarum Europea spécimen (VANDER LINDEN1825) dans lesquelles il traita 37 espèces. Parmi les douze nouvelles espèces de cette publication,sept sont toujours considérés comme valides. D'après CORBET (1991) Vander Linden a inauguré par ses articles de 1820 la classification infra-ordinale au sein des Odonata. En 1826 il a été nommé comme le premier professeur de zoologie en Belgique, au Musée des Sciences et Lettres de Bruxelles. Comme professeur, il publia son dernier article odonatologique, concernant la description d'une libellule fossile (VANDER LINDEN 1827a). Ses autres publications entomologiques furent les articles étaient sur les Hyménoptères européennes (surtout les Sphecidae  (digger wasps), avec 17 nouvelles espèces; VANDER LINDEN1827b, 1829a) et les Coleoptères asiatiques (tiger beetles de l'Est des Indes des Pays-Bas , avec 27 nouvelle espèce; (VANDER LINDEN, 1829b).

En mars 1831 il tomba malade et décéda le 5 Avril 1831 d'une « gastrocéphalite » (une sorte de de la fièvre typhoïde) à l' âge de 34 ans La source principale pour sa biographie  est MORREN (1833), qui comprend une illustration du masque funéraire de Vander Linden

La collection  Vander Linden

Après sa mort, la collection le Vander Linden est allée au "Petit séminaire", un lycée catholique de Malines  (SEGERS 1965). La raison la plus probable pour le choix de cet institut était que deux de ses frères étaient en relation avec cette école: à savoir Joseph Jean Vander Linden et Marcel Vander Linden qui étaient respectivement professeur et étudiant en théologie à cette institution .

En 1843, Selys prévu de visiter la collection Vander Linden et l'a mentionné dans son journal intime (CAULIER-MATHY & HAESENNE-PEREMANS 2008): "3 Mars 1843, Partir pour Malines au séminaire pour revoir la collection van der Linden et surtout [pour chercher] la femelle sans abdomen de ma [ Lindenia ] tetraphylla [dont j'ai un] mâle sans tête.". Selys peut avoir obtenu l'aquarelle de l'Aeshna affinis là-bas.

Plus de cent ans après la visite de Selys, deux tentatives ont été faites pour retrouver des traces de la très importante collection de Vander Linden. En 1957, Albert Collart, à la tête des RBINS département d'entomologie à Bruxelles, a écrit un lettre à l'archidiocèse de Malines à la recherche de la collection. La réponse, datée du 22 Août 1957, ne donna aucune information. Au même temps, Georges Matagne, un entomologiste vivant à Malines, a écrit à Albert Collart pour faire un supplément de recherche approfondie, mais sans succès pour autant (tous les deux des lettres dans les  archives Collart ). Le troisième auteur, RC, qui travaillé à Bruxelles sur les Odonates de 1964 à 1966, mena aussi des recherches sur la collection Vander Linden. Il a approché l'abbé Pierre Houssiau (1920-2010), qui fut un temps le directeur du collège Jean XXIII à Woluwé-Saint-Pierre près de Bruxelles, l'école secondaire où RC avait assisté étant petit garçon. Pierre Houssiau était le frère du chanoine honoraire du Chapitre métropolitain de Saint-Rombaud à Malines , Albert Houssiau, qui est devenu plus tard évêque de Liège, et était donc bien connecté  au milieu ecclésiastique de Malines. Si la collection pouvait être redécouverte, elle devait être déposée dans l'IRSNB où elle serait mieux abritée. Cependant, la collection de Vander Linden ne fut jamais retrouvée. Houssiau et RC en sont venus à la conclusion qu'elle avait été probablement détruite par coléoptères ou autre Anthrenus sp., ce qui a été le destin d'autre collections d'insectes anciennes et privées.

Jusqu'à aujourd'hui, l' aquarelle d' Aeshna affinis trouvée dans la collection Selys est peut-être le seul élément survivant de la collection de celui qui peut être considéré comme l'un des fondateurs de la taxonomie des Odonates."


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SOURCES ET LIENS.
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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html
 
 
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— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
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— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
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— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
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— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
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— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
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https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
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SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 





— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates
http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique
— DELIRY (Cyrille)  Monographie Aeshna affinis.

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— VANDEN LINDEN  P. L. (1820) Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1.

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—  CAULIER-MATHY N. & HAESENNE-PEREMANS N. 2008. Une vie au fil des jours. Journal d’un notable politicien et naturaliste, Michel-Edmond de Selys-Longchamps (1823-1900). Tome 1 (1823-1877). Palais des Académies, Brussels

 CORBET P.S. 1991, A brief history of odonatology. Advances in Odonatology 5: 21-44

—  MORREN C. 1833. Éloge historique de Pierre Léonard Vanderlinden, Natura-liste Belge. Messager des Sciences et des Arts 1: 69-88

SEGERS C. 1965. L’entomologiste amateur dans notre Société et son avenir devant les progrès de la science. Bulletin & Annales de la Société royale d’Entomologie de Belgique 101: 1-18

SELYS LONGCHAMPS de E & HAGEN H.A. 1850. Revue des odonates ou Libellules d’Europe. Mémoires de la Société Royale des Sciences de Liège 6: i-xxii, 1-408

— VANDEN LINDEN  P. L. 1820a. Agriones Bononienses descriptae. Annesio Nobili, Bologna: 1-8, 1 plate [Preprint of 1823 edition]

— VANDEN LINDEN  P. L. 1820b. Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta eiusdem annotatione ad Agriones Bononienses ab ipso descriptas. Annesio Nobili, Bologna: 1-11, 1 plate [Preprint of 1823 edition]

— VANDEN LINDEN  P. LL. 1823a. Agriones Bononienses descriptae. /Opuscoli scientifici/, Bologna 4: 101-106, pl. III

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&pg=PA162&lpg=PA162&dq=thorace+supra+branneo+maculis+duabus+flavis;+lateribus+flavis&source=bl&ots=xVjiXvBG8Q&sig=qofVx7UhH7ABiT26tdK1M9IW0XA&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwih8-Opk5LeAhWQzYUKHQW4De0Q6AEwAHoECAkQAQ#v=onepage&q=thorace%20supra%20branneo%20maculis%20duabus%20flavis%3B%20lateribus%20flavis&f=false

— VANDEN LINDEN  P. L. 1823b. Aeshnae Bononienses descriptae [eiusdem annotatio ad Agriones Bononienses ab ipso descriptas]. /Opuscoli scientifici/, Bologna 4: 158-166, pl. IV

— VANDEN LINDEN  P. L. 1825. Monographiae Libellulinarum Europaearum Specimen. J. Frank, Brussels

— VANDEN LINDEN  P. L. 1827a. Notice sur une empreinte d’insecte, renfermée dans un échantillon de calcaire schisteux de Sollenhofen, en Bavière. Nouveaux Mémoires de l’Académie Royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles 4: 247-253

— VANDEN LINDEN  P. L. 1827b. Observations sur les Hyménoptères d’Europe de la famille des Fouisseurs. Scoliètes, sapygites, pompiliens et sphégides. Nouveaux Mémoires de l’Académie Royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles 4: 271-367

— VANDEN LINDEN  P. L. 1829a. Observations sur les Hyménoptères d’Europe de la famille des Fouisseurs. Bembecides, labrates, nyssoniens et crabronites. Nouveaux Mémoires de l’Académie Royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles 5: 11–125

— VANDEN LINDEN  P. L. 1829b. Essai sur les insectes de Java et des îles voisines. 1er mémoire: Cicindelétes. Hayez, Brusse


(PDF) An Aeshna affinis watercolour by Pierre Léonard Vander Linden (1797-1831) found in the Selys’ collection.. Available from: https://www.researchgate.net/publication/311924038_An_Aeshna_affinis_watercolour_by_Pierre_Leonard_Vander_Linden_1797-1831_found_in_the_Selys%27_collec

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates

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