Les 30 stalles (chêne, André ou Étienne Sulpice, vers 1490) de la Chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche de Rouergue. I, les miséricordes, les appui-mains et les jouées.
Voir sur les Chartreuses:
—Voir sur les stalles :
a) En Bretagne par ordre chronologique :
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Les frises nord des stalles du chœur de la cathédrale Saint-Paul-Aurélien de Saint-Pol-de-Léon.
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Les frises sud des stalles du chœur (1504-1520) de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.
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Les stalles de la cathédrale Saint-Pol-de-Léon Les inscriptions des enfants de la psallette.
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Les jouées des stalles du chœur (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.
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Les stalles de la cathédrale de Tréguier : les miséricordes. (1509-1512)
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Les stalles de la cathédrale de Tréguier : les inscriptions des musiciens et des enfants de la psallette. (1509-1512)
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Stalles et cathèdres de Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix.
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Les stalles de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. IIa, le coté nord, les miséricordes.
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Les 54 stalles (vers 1530-1550) de l'ancienne collégiale de La Madeleine de Champeaux (35).
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Les stalles et la table de communion de l'église de Lampaul-Guimiliau.
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L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou IX. Les 15 stalles et leurs miséricordes.
b) Hors Bretagne :
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Les 86 stalles de la cathédrale de Rouen décrites et illustrées par Langlois en 1838. (XVe)
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Ensemble de 28 stalles de Saint-Pierre de Brou.(XVe siècle)
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Les dorsaux des stalles de la cocathédrale de Bourg-en-Bresse. (vers 1510-1530)
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Les stalles de la sacristie de la cathédrale du Mans. entre 1563 et 1576
PRÉSENTATION
Les donateurs, Vésian Valette et Catherine Garnière, v.1450.
"En 1450, sire Vezian Valette, riche marchand de Villefranche, mourut à Rome où il était allé gagner l'indulgence plénière du premier jubilé du pape Clément VII ; sa veuve, Catherine Garnière, pour se conformer aux dispositions du testament, fit construire le couvent de la Chartreuse. Les travaux débutent en 1451, sous l'égide du prieur Pierre Marcellariis, envoyé par le prieur de la grande Chartreuse. L'église, le cloître et le chapitre sont achevés en 1458 par les maîtres maçons Corradus Rogier et Jean Copiac avec lesquels est en outre, la même année, baillé à prix-fait la construction dans les deux ans du petit cloître pour 700 écus d'or. En 1461, Vezian Valette est inhumé dans le tombeau qui lui avait été préparé ; sa veuve y est ensevelie en 1465. En 1491, la chartreuse est incorporée à son ordre par le chapitre général tenu à la grande Chartreuse de Grenoble . L'église est consacrée le 4 septembre 1546."
En 1561, les Chartreux de Villefranche sont chassés du couvent par la famille Valette, Huguenots se disant de la même famille que Vezian Valette, et se retirent au couvent des Cordeliers de Villefranche. En 1790, les Chartreux sont de nouveau chassés et la chartreuse mise en vente. En 1792, les religieuses de l'hôpital de Villefranche y installent leurs malades. Les bâtiments, déjà remaniés au 17e siècle, subissent de nouveaux aménagements pour se conformer à cette utilisation.
Les cloîtres, le chapitre et les chapelles témoignent d'une certaine recherche ornementale. Les cellules des moines étaient des pièces carrées surélevées d'un galetas dont l'accès se faisait par une trappe. Le chartreux y recevaient la nourriture par une ouverture pratiquée dans le mur de la galerie du cloître. Une sorte de petit promenoir couvert et un cabinet d'aisances formaient le complément de ce logis qu'entourait un petit enclos. Les chartreux se réunissaient au réfectoire les jeudis et dimanches."
Dans les temps calmes, les chartreux occupaient toutes les places des 30 stalles, mais à la Révolution de 1789, il ne restait que huit chartreux.
La chapelle est divisée en deux parties par une haute cloison en bois, réalisée au XVIIIe siècle, séparant le chœur des moines qui se trouve dans la troisième travée, des convers ou d'éventuels visiteurs masculins.
Les stalles
Les moines disposent de 30 stalles en bois disposées en U sur un rang, douze au nord, autant au sud, et trois de chaque côté de l'entrée du chœur, mesurant 12,40 m de longueur.
Andre Sulpice, originaire de Lozère ou de Bourges (son nom y apparait en 1452), fut le concepteur entre 1462 et 1489-90, des stalles de la cathédrale de Mende (1460), de la chartreuse Saint-Sauveur et de la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue ainsi que de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. a aussi travaillé à la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, à l'abbaye de Loc-Dieu et à la cathédrale de Rodez.
"Le travail de la partie inférieure des sièges de la chartreuse de Villefranche, et de Loc-Dieu, fut exécuté par d'autres artistes, au nombre desquels figurait un sculpteur doué d'un talon remarqable d'observation pour les animaux, les oiseaux en particulier." (D et H Kraus)
Un copié-collé de Jacques Dubois :
"Comme chez les cisterciens ou les grandmontains par exemple, la totalité de l'église était réservée aux moines. L'espace était divisé en deux chœurs: l'un pour les pères. l'autre, à l'ouest, pour les frères. La séparation est encore matérialisée par un emmarchement à panier de la deuxième travée et par un jubé daté de la fin du XVIIe siècle. Le premier ensemble de stalles comprend trente sièges à une seule rangée, douze le long des murs et six en retour. Le second, plus simple, s'organise en deux séries de quatre sièges . Contre le mur pignon de part et d'autre de l'entrée les stalles sont surmontées de dorsaux à décor de remplage varié et sont couronnées d'un dais en quart-de-rond terminé par une petite balustrade. Au premier abord, elles sont très proches de celles, bien documentées, de la collégiale de Villefranche et de la cathédrale de Rodez. Par ailleurs, comme l'a montré N. Bournot-Didier, les techniques de confection et d'assemblage sont les mêmes, permettant d'attribuer les deux ensembles de la chartreuse à l'atelier d'André Sulpice . Alors que l'abbé Lafon plaçait leur réalisation de 1462 à 1477, N. Bournot-Didier penche plutôt pour un début de chantier vers 1468-1469.
Pourtant, les différents auteurs qui ont consacré quelques lignes aux stalles de la chartreuse ont bien précisé qu'elles s'éloignaient du style d'André Sulpice, l'abbé Lafon, le premier, écrivait: « Cependant pour peu qu'on ait l'œil exercé, on s'aperçoit facilement que les miséricordes de la Chartreuse ne sont pas de la même main que celles de Notre-Dame de Villefranche ni de la cathédrale de Rodez, qui ont entre elles de grandes similitudes." De fait, les sculptures des miséricordes présentent un modelé moins ferme et un dessin général plus sommaire. Huit stalles cependant font exception et sont en tout point similaires à celles documentées d'André Sulpice. Récemment, A. et Deschamps (A. et J. Deschamps, "André Sulpice, menuisier du XV siècle. Faiseur des stalles en Berry, en Gévaudan et en Rouergue" (coll. Pages d'Histoire du Bas-Rouergue ), Mémoires de la Société des amis de Villefranche et du Bas-Rouergue. Villefranche, 2009, p. 201. ) ont proposé d'y voir là les huit sièges retirés des stalles de la collégiale suite à un accord passé entre les consuls et le chapitre en date du 5 avril 1487. Pour étayer cette hypothèse, on peut souligner que la forme des sellettes de ces huit sièges correspond exactement à celle des ensembles de la collégiale et de la cathédrale, alors que pour les autres, elle est d'un travail plus simple.
Aussi est-il envisageable d'attribuer les stalles de la chartreuse, non pas à André Sulpice, mais plutôt à son fils Étienne, installé à Villefranche, ce qui explique leur parenté avec les deux grandes menuiseries réalisées par l'atelier de son père qu'il reprend après le décès de celui-ci vers 1489- 1490. Le travail remonterait alors aux années 1490 et l'ouvrage serait installé dans l'église vers 1510, comme semble vouloir l'indiquer la mise en place d'une nouvelle porte à la sacristie." (Jacques Dubois 2011)
Note : si on en juge par la forme rectangulaire de la sellette des miséricordes de la chartreuse, et en double parenthèse de celles de la collégiale, celles d'André Sulpice porteraient, dans ma description, les n° 4, 5 et 6, je ne parviens pas à identifier les 5 autres.
J'ai choisi de les numéroter en partant de l'entrée, juste après avoir franchi la porte de la clôture, en faisant le tour des stalles sud et jouées (A, B) dans le sens anti-horaire puis en reprenant le compte des stalles nord depuis l'entrée vers l'est dans le sens horaire. Un schéma sera plus clair :
[Dans la première travée du choeur des convers, se trouvent également huit stalles encadrant le portail pour les frères convers Elles s'organisent en deux séries de quatre sièges : ils ne font pas partie de cet inventaire, je donne deux clichés à la fin.]
LES STALLES DU CÔTÉ SUD.
Jouée A, entrée sud. Volutes de feuillage s'achevant dans des gueules de dragons.
Miséricorde de la stalle n°1: un chien, museau dans les pattes.
On voit comme le pelage est traité par des coups arciformes de gouge.
Miséricorde de la stalle n°2 : feuille d'acanthe.
Miséricorde de la stalle n°3 : homme à bouche concave portant une cagoule de fou à oreilles d'âne.
Le motif du fou est très répandu, tant dans les stalles européennes que dans le décor satirique en général. Le livre Das Narrenschift du strasbourgeois Sebastian Brant est paru en 1494, avec ses nombreusses planches fixant le modèle iconographique (oreilles d'âne, bonnet ou cagoule à grelots, marotte) et a été traduit aussitôt en français sous le titre La Nef des Fous.
Miséricorde de la stalle n°4 : feuille de vigne et rameau ligneux (sarment).
Miséricorde de la stalle n°5 : sarment de vigne et glands (quercus pubescens).
Miséricorde de la stalle n°6 : chien mordant un agneau.
Miséricorde de la stalle n°7 : oiseau ailes déployées, tête tournée à droite.
Miséricorde de la stalle n°8 : griffon (tête à bec d'oiseau, ailes d'aigle et corps de lion).
Miséricorde de la stalle n°9 : animal hybride à corps d'oiseau aux ailes déployées et à la tête anthropomorphe aux oreilles d'âne, tirant la langue.
Chauve-souris?? Voir la chauve-souris manifeste d'un culot du cloître :
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Miséricorde de la stalle n°10 : fleur à 6 pétales triples et bouton quadrillé; rameaux ligneux.
La présence de ces rameaux ligneux, ou branches écotées, déjà rencontrée en n° 4 et n°6, prend ici un développement important, si bien que je m'interroge sur sa valeur emblématique, interrogation renforcée par la miséricorde n°13. Ces rameaux sont innombrables sur les panneaux des dais.
Miséricorde de la stalle n°11 : chien à queue large et longue.
Miséricorde de la stalle n°12 : lion, patte antérieure gauche dressée.
Voir l'association d'un chien et d'un lion se partageant les extrémités d'un sarment de vigne sur un culot du cloître :
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Miséricorde de la stalle n°13 : chapeau de pèlerin (passementé de 2 glands) et rameau ligneux.
Voir un chapeau semblable sur un culot du cloître : ce dernier n'est pas placé ici dans une visée décorative. On peut lui accorder d'autant plus d'attention que c'est la seule, avec le Fou n°3, dont le sujet est humain, et non animal ou végétal.
Miséricorde de la stalle n°14 : masque animal à cornes et oreilles d'âne.
Miséricorde de la stalle n°15 : un chien colleté, à queue large comme une feuille, la patte antérieure droite au museau.
La jouée B, au Sud-est
LES STALLES DU CÔTÉ NORD
Jouée C, entrée nord-ouest
Miséricorde de la stalle n°16 : oisaeu ailes déployées, tête à droite (comme n°7)
Miséricorde de la stalle n°17 : feuille de vigne et rameau ligneux (comme n°4 et 5).
Miséricorde de la stalle n°18 : homme de face, vêtu d'une large pelisse, coiffé d'un bonnet, bras écarté tirant la langue (pour vomir?)
Miséricorde de la stalle n°19 : ange de face, mains rapprochées tenant un objet (brisé?).
Miséricorde de la stalle n°20 : chauve-souris. Cf n°9.
Miséricorde de la stalle n°21 : lion, tête de face.
Miséricorde de la stalle n°22 : oiseau (oie?) tenant dans son bec un fer à cheval (brisé).
D. et H Kraus citent p. 239 la miséricorde de Stratford-upon-Avon où une autruche (réputée digérer tout ce qu'elle avale) tient dans son bec un fer à cheval, et ils renvoient à celle de Saint-Martin aux-Bois (Oise) ou à celle de Saint-Jean-de-Maurienne où une oie (aux pattes terminées par des sabots) brandit un fer à cheval dans son bec.
Les auteurs y voient une illustration de l'expression "bête à ferrer une oie". Mais, peut-être par confusion, les auteurs montrent la figure suivante, bien plus convaincante pour nous mais que la légende situe à Saint-Martin-aux-Bois, et non à Saint-Jean de Maurienne :
Miséricorde de la stalle n°23 : ourson se grattant de la patte postérieure droite.
Miséricorde de la stalle n°24 : aigle se frappant la poitrine de son bec.
Difficile d'y voir un pélican, symbole christique
Miséricorde de la stalle n°25 : chien, la queue entre les pattes.
Miséricorde de la stalle n°26 : ourson à la main (anthropomorphe) gauche placée sous le coude droit.
Miséricorde de la stalle n°27 : lièvre, de profil.
Miséricorde de la stalle n°28 : masque +/- anthropomorphe aux oreilles d'âne
Miséricorde de la stalle n°29 : dragon au corps serpentiforme torsadé noué en 8.
Miséricorde de la stalle n°30 : oiseau, bec sur le croupion.
Jouée D, nord-est.
Quelques appui-mains.
1. Moine ou chartreux priant, tête sous la cuculle.
2. ange assis.
3. Angle sud-ouest : mine sous la cuculle, tenant un phylactère; feuille d'acanthe.
4. Tête, gueule au nez épaté et à la bouche ouverte, yeux tournés vers le haut
5. feuillage enroulé.
6. buste.
Deux autres miséricordes (des frères convers?)
SOURCES ET LIENS
https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00094202
https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM12000691
— DUBOIS (Jacques), 2011, Villefranche-de-Rouergue, chartreuse Saint-Sauveur. L'architecture, dans Monuments de l'Aveyron, Congrès archéologique de France, 167e session, Paris, Société Française d'Archéologie, 2011.p. 387-399
https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossinventaire/IVR73/IA12ANEX/IA12002928_01.pdf
— BOURNOT-DIDIER (Nancy), 2000, "André Sulpice et les stalles du Rouergue", thèse histoire de l'art Toulouse 2 sous la direction de Michèle Pradalier-Schlumberger
https://theses.fr/2000TOU20015
Résumé : "Andre Sulpice, ligni faber menuisarlus fusterius, selon les textes, originaire de Bourges, fut le concepteur entre 1462 et 1489-90, des stalles de la cathédrale de Mende, de la chartreuse Saint-Sauveur et de la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue ainsi que de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. D'autres chantiers lui furent longtemps attribués : les stalles de la cathédrale de Bourges, de la cathédrale de Vence, de Notre-Dame de la Carce de Marvejols, de la cathédrale de Béziers, de l’église de l'abbaye de Loc-Dieu et une partie des actuelles stalles basses de la cathédrale de Rodez. Cette thèse déclasse ces ensembles en s'appuyant, soit sur une stricte analyse comparative, soit sur l'existence de documents. Lorsqu'il ne subsiste aucun vestige, ni aucun texte d'archives les stalles ont été définitivement écartées des réalisations possibles de l'atelier d’André Sulpice. Malgré des qualités techniques de menuiserie et de sculpture dont ont fait preuve les ouvriers particulièrement expérimentes de l'atelier de Sulpice, son rayonnement dans le Rouergue et les environs fut peu important. Seules les stalles de Salles-Curan reflètent son influence en développant déjà les motifs ornementaux de la Renaissance, visibles depuis 1492-1498 aux dossiers des stalles consulaires de Villeneuve d'Aveyron, puis de Conques et dans une moindre mesure à Sauveterre-de-Rouergue. Conjointement et systématiquement à l'analyse formelle de chaque ensemble de stalles est menée une étude sur les chapitres de chanoines, les emplacements et les questions de préséance des ecclésiastiques et parfois des laïcs et la liturgie propre aux stalles. Ce travail ne se cantonne pas à une description iconographique des miséricordes, il aborde le fonctionnement d'un atelier de menuiserie, la personnalité d'un maître-d'œuvre en compte la destination originelle des stalles en tant que mobilier liturgique, reflet d'une sévère hiérarchie capitulaire, parfois facteur de conflits politiques."
— LAFON (Victor),1891 , Iconographie de la chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue. Rodez.
https://www.google.fr/books/edition/Proc%C3%A8s_verbaux_des_s%C3%A9ances_de_la_Soci/Umi2xSqTAOsC?hl=fr&gbpv=1&dq=%22dais%22+chartreuse+Saint-Sauveur+villefranche-de-rouergue&pg=RA1-PA100&printsec=frontcover
—GAULEJAC (Bernard de), 1938, « La chartreuse de Villefranche-de-Rouergue », dans Congrès archéologique de France. 100e session. Figeac, Cahors et Rodez. 1937, Paris, Société française d'archéologie, 1938, 570 p p. 106-121
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5619772d/f111.item
"Le choeur des religieux, qui occupe la troisième travée de la nef, renferme trente stalles disposées sur un rang : douze au nord, le même nombre au sud et trois de chaque côté de l'entrée du choeur, à l'ouest.
Les hauts dossiers sont décorés d'un réseau flamboyant entre des contreforts à pinacles ; au-dessus s'avance un baldaquin en forme de voussure, couronné par une galerie ajourée, interrompue par des pinacles. Le travail des jouées, décorées d'enroulements et de motifs de feuillages, est assez remarquable ; il constitue, avec celui des parcloses et des miséricordes, la principale richesse des stalles de la Chartreuse. On y rencontre une grande variété de compositions, où apparaissent des motifs de feuillages, d'animaux sauvages ou fantastiques, de figures humaines et toute sorte d'emblèmes. Du côté nord, quelques hauts dossiers ont été mutilés à une époque moderne, pour permettre d'établir une chaire aujourd'hui inutilisée.
Dans la première travée de la nef, huit stalles, analogues aux précédentes, mais plus simples, encadrent le portail d'entrée ; elles étaient destinées aux frères.
Toutes ces stalles sont dues au ciseau du maître menuisier André Sulpice, qui est également l'auteur des stalles de la collégiale de Villefranche, de celles de l'abbaye de Loc-Dieu et de la cathédrale de Rodez. Le contrat est de 1462, et le travail dura seize ans."
—LAURIERE (Raymond), 1999 Thèse Toulouse 2
https://theses.fr/1999TOU20040
Sur les miséricordes en général :
— BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI century, Turnhout, Brepols,444 pages 26 et suiv.
— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45
—KRAUS (Dorothy et Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 149-153 et notes 243-261.
https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
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