Le décor Première Renaissance (1er quart du XVIe siècle, vers 1518) de l'escalier de l'aile Longueville du château de Châteaudun.
Voir :
PRÉSENTATION
"Les descendants de Jean Dunois, les seigneurs de Longueville, complètent le château construit par Jean de Dunois en ajoutant une aile au nord, côté Loir, entre 1509 et 1518. Commencée par François Ier de Longueville et son épouse Agnès de Savoie, pour les soubassements, elle fut élevée par ses petit-fils. La façade sur cour de l’aile Longueville contraste par la richesse de son décor avec la sobriété de la construction du xve siècle et constitue l’un des premiers témoignages de l’influence italienne à l’extrémité Nord du Val de Loire. La verticalité marquée par les hautes toitures conservent à l’édifice un caractère médiéval tandis que la relative symétrie de la composition et le répertoire ornemental de la cage d’escalier annoncent la Renaissance. Comme sur le mur de l’aile Dunois, un soubassement mouluré marquent les horizontales. De grandes croisées à double traverse ouvrent largement la façade. Leurs montants se prolongent en guirlandes de feuillage sur les linteaux, dont les culots sculptés et les trilobes rappellent les ornements de l’aile Louis xii de Blois. Une balustrade ajourée surmonte une corniche : ce motif décoratif évoque la Renaissance. Les deux niveaux de combles éclairés par des lucarnes à double fenêtres superposées, aujourd’hui disparues, amplifiaient encore la verticalité de l’ensemble." (Centre des monuments nationaux)
Les parties hautes, lucarnes et garde-corps, très endommagés, furent démolis en 1770, dont une restitution partielle a été réalisée au XXe siècle.
L'aile Longueville du château de Châteaudun (4) est réputée pour ses deux escaliers (6 et 7 sur l'aquarelle de Devrez).
Celui de gauche, de style flamboyant, daté vers 1470, insére un escalier en vis à l'intérieur du bâtiment. De larges paliers, permettant de voir et d'être vu, s'intercalent entre la vis et la façade largement ajourée. Celle-ci porte un décor de motifs flamboyant jusqu'au sommet des lucarnes, ornées d'immenses fleurs de lys, rappelant que Dunois, bien que bâtard, est fils de Louis d'Orléans, frère de Charles VI.
Celui de droite de style Renaissance dont l'ouverture des baies forme loggia, est orné de motifs italianisants. C'est celui qui motive ma visite.
En effet, ce décor italianisant témoigne de la pénétration à Châteaudun de l'influence de la Renaissance italienne, comme déjà en Normandie au château de Gaillon ou à Rouen sous l'influence du cardinal d'Amboise vers 1509, ou à Dol-de-Bretagne sous celle de l'évêque James en 1507.
Le décor de cet escalier a pu inspirer , à la cathédrale de Chartres, celui de la Tour d l'Horloge (1520) et du Tour de chœur (1527-1529), deux chantiers dirigés par le même architecte Jehan Le Texier, dit de Beauce.
- Les quatre sirènes et les deux anges musiciens (calcaire, 1520) du pavillon de l'horloge de la cathédrale de Chartres.
- Les 36 médaillons (calcaire, bas-relief, 1525-1529) du soubassement du Tour de chœur de la cathédrale de Chartres.
À la même époque, en 1528, est réalisée avec le même décor la clôture de chœur de l'abbaye de la Trinité de Vendôme , qui complète le jubé et le tombeau livré par Jean Juste en 1530.
Je vais donc visiter cet escalier en portant tout mon intérêt sur ces décors, souvent en bas-reliefs.
Description générale
"Comme pour la demeure de Dunois, l’escalier est l’élément décoratif majeur de l’aile nord. Cet escalier est plus monumental que celui de l’aile Dunois mais sa conception est identique : une vis en œuvre précédée de paliers formant loggia, ici surmontée d’une salle haute accessible par un petit escalier en vis dans une tourelle en encorbellement. L’ensemble est coiffé d’une haute toiture en pavillon. Des contreforts à niches surmontés de dais cantonnent les deux travées et portent un riche décor flamboyant. De grandes baies couvertes d’arcs surbaissés laissent pénétrer le regard vers les paliers dont les balustrades italianisantes annoncent le décor intérieur." (Centre des monuments nationaux)
Les commanditaires de l'escalier Renaissance : la famille de François de Longueville et Françoise d'Alençon ? Le cardinal de Longueville ? Louis d'Orléans-Longueville (1510-1537), duc de Longueville?
Petit-fils du comte Jean de Dunois, fils de François Ier d'Orléans-Longueville et d'Agnès de Savoie , François II de Longueville (1478-1513) hérite des titres de son père à sa mort en 1491.
On notera qu'il accompagna le roi Charles VIII à la conquête du royaume de Naples et qu'il suivra ensuite le roi Louis XII en Italie en 1502.
Il obtint la charge de grand chambellan de France (1504–1512) et de gouverneur de Guyenne. Il épousa le 6 avril 1505 Françoise d'Alençon (1490-1550). Ils eurent deux enfants, morts prématurément :
En mai de cette même année 1505, François fut élevé duc de Longueville par le roi Louis XII lorsque la terre de Longueville fut érigée en duché.
À son décès en février 1513, François II d’Orléans fut inhumé dans la basilique Notre-Dame de Cléry-Saint-André, comme l'avait été avant lui le roi Louis XI en 1483. Françoise d'Alençon (qui devait survivre 37 années à François de Longueville) se remaria avec Charles IV de Bourbon, duc de Vendôme.
Jean de Longueville intervient en 1518 ou en 1516-1518.
Jean d'Orléans-Longueville (né à Parthenay en 1484 et mort à Tarascon le 24 septembre 1533) est le troisième fils de François 1er d'Orléans, comte de Dunois et duc de Longueville. Élu archevêque de Toulouse en 1503 et nommé évêque d'Orléans en 1521, il est crée cardinal en 1533. Il fit construire pà l'ouest de la demeure de Jean de Dunois un logis seigneurial à Beaugency (Loiret) entre 1518 et 1524, y faisant construire des voûtes dans l’escalier en vis du château. Ses armoiries, dans une couronne de houx et soutenues par deux béliers (emblème des Longueville), accompagnées de celles de son père François et de son frère Louis, sont sculptées sur la façade de l'Hôtel de ville de Beaugency, et peintes sur le cabinet de la tourelle du logis seigneurial de Dunois.
Or, on remarque sur le décor de la loggia du deuxième palier deux blasons dans des guirlandes, avec des armes à trois lys , traversées en pal par une croix d'archevêque. On les retrouvera sur le plafond à caisson à l'intérieur de cette loggia.
Effectivement; P.G. Girault écrit : "Les ornements du faîtage furent posés en 1518 sous le contrôle du cardinal d'Orléans, Jean de Longueville, alors archevêque de Toulouse "
Précision :
"L’art de la première Renaissance qui s’épanouit sur la façade de l’hôtel de ville [de Beaugency, achevé avant 1526] ne peut s’expliquer sans son apparition une dizaine d’années auparavant à l’hôtel-Dieu et sa poursuite sur le logis de Jean d’Orléans-Longueville au château peu après. Ainsi, un acte notarié du 25 janvier 1515 (n. st.) nous informe que Pierre Gadier et Olivier Chollet, maîtres maçons et tailleurs de pierre qui avaient travaillé sur le prestigieux chantier du château de Châteaudun, propriété principale des Orléans-Longueville, devaient édifier un escalier en vis sur la façade du bâtiment principal
Peu avant 1516, Jean d’Orléans fit encore appel à Pierre Gadier pour agrandir la cave de son futur logis en face de celui de Dunois son aïeul [à Beaugency]. Mais, entre 1513 et 1516, ses deux frères aînés, Louis le premier du nom de la lignée et François II, disparurent. Peu avant sa mort, Louis avait été fait prisonnier par les Anglais et libéré contre une forte rançon, tandis que la fille de François II décédait à son tour en bas âge. Jean arrêta alors les travaux de Beaugency durant deux années pour aider Jeanne de Hochberg, sa belle-sœur, mère de quatre enfants en bas âge [épouse de Louis Ier, comte puis duc de Longueville, gouverneur de Provence ], à régler une succession complexe et achever l’aile Longueville à Châteaudun. Les travaux du logis reprirent ensuite à Beaugency en 1518 avec deux nouveaux maîtres maçons et tailleurs de pierre orléanais, Pierre Chausse et Pierre Biard, et se prolongèrent jusqu’à la fin de 1520. " (https://books.openedition.org/pufr/8313#anchor-completeplanhttps://books.openedition.org/pufr/8313#anchor-completeplan)
Les deux guirlandes armoriées de Jean de Longueville, alors archevêque de Toulouse (1518).
Ma visite (attention, j'irais lentement et m'arrêterais souvent!)
Sitôt parvenu près de l'entrée, je cherche les motifs sculptés.
La frise à tige de chêne tenu d'un côté par un monstre à bonnet de fou et de l'autre par une chimère à cornes de bélier est encore de style XVe siècle (j'en ai vu en quantité sur les porches bretons).
Ah, voilà !
Sur un chapiteau, deux putti chevauchant des feuilles encadrent un premier rinceau, charmant, surmonté par deux dauphins affrontés et centré par un personnage les pieds posés sur la tête d'autres dauphins. Là, c'est un enfant nu, ici un garçon portant une tunique plissée et courte. Puis voici un angelot et des cornes d'abondance. Ça, y est, je suis à pied d'œuvre!
En levant la tête; je vois au plafond quatre panneaux. Deux, aux extrémités, portent des rayons lumineux, que l'on retrouvent à l'identique peints au logis seigneurial de Beaugency dans un décor emblématique et héraldique de Jean de Longueville et de sa famille. L'autre un bouquet de feuilles de houx autour d'un bouton. Le troisième est un cuir en losange enrubanné dans un cercle de feuilles de houx (emblème des Longueville). Ils sont encadrés de banderoles en spire autour de grappes de fruits ronds.
En entrant dans l'escalier par l'une des deux arches à galeries, un panneau "suite de la visite" dirige le visiteur, qui s'apprétait à gravir les marches, à pousser une porte. Mais avant de l'ouvrir, il est amené à en admirer son linteau, bel exemple de bas-reliefs Renaissance.
Il débute par un médaillon de profil d'un homme aux cheveux bouclés ceints par un ruban, inspiré d'un chef de guerre florentin ou d'un empereur romain. Au centre un masque de face, crachant les rinceaux, dans une guirlande est entouré des rinceaux animés par des chérubins et des putti tenant une ligne d'olives.
Un autre linteau lui répond en symétrie à droite, avec un médaillon féminin. Le motif est beaucoup plus simple et répétitif.
La cheminée Renaissance.
Cette porte de droite donne accès à une salle dotée d'une cheminée très riche en décor Première Renaissance, tant sur ses montants que sur toutes les faces du linteau.
1. Le blason
Au centre, un blason mi-parti est entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel et surmonté d'une couronne ducale. Les armes de l'époux, à gauche, sont celles des Longueville, car on voit encore le lambel, et la bande. Le collier est celui à la cordelière (et non aux aiguillettes, deveni caduc en 1515) mais les coquilles saint-Jacques ont été bûchées.
François Ier de Longueville, fils héritier de Jean de Dunois, hérite du blason de son père d'azur à trois fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel d'argent et d'une barre d'argent brochant sur le tout . "Mais contrairement à ce dernier, il n’est pas un fils illégitime. Il peut donc inverser la barre qui devient une bande. Son blason se lit donc ainsi : d'azur à trois fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel d'argent et d'une bande d'argent brochant sur le tout ."
Si on tient compte du décor du logis seigneurial de Beaugency, où le collier de Saint-Michel entoure les armes de François II de Longueville et de Louis Ier de Longueville, on peut hésiter entre les deux frères. François II est duc de Longueville depuis 1505 (mais porte la couronne comtale à Beaugency), Louis lui succède à ce titre après la mort de François en 1515.
"Beaugency :
"A l'ouest se sont les armes de François II, aîné de la famille, dont l'écu est surmonté d'une couronne comtale et d'un heaume à lambrequin tourné à dextre amorti d'un cimier effacé qui devait représenter un bélier, animal emblématique des chefs de famille des Orléans-Longueville depuis Dunois. Deux aigles forment supports et des branches de houx sont visibles sous les armoiries. Au nord, nous avons les armes de Louis I et au sud celles de leur mère. Les écus de François et de Louis sont entourés de l'ordre de Saint-Michel et ceux de Louis, Jean et Agnès d'une couronne de houx. Celui de cette dernière est en outre entouré de la cordelière de Savoie à noeuds en 8. Les armoiries des trois frères sont identiques : d'azur à trois fleurs de lys posées deux et un, au lambel d'argent et au bâton en bande de même." (Palissy 45001026)
Les armes de l'épouse, si on parie sur Louis Ier, seraient celles de son épouse Jeanne de Hochberg. Mais ce que l'on devine des armes en 2 ne correspond pas exactement :
Je conserve l'hypothèse de voir ici les armes mi-parti de Louis de Longueville et de Jeanne de Hochberg.
2. Le décor.
Parmi les rinceaux — auxquels il va falloir s'habituer, car ils sont constants—, et les candélabres — autre motif incontournable— , on se plait à découvrir des oiseaux picorants, des putti triomphants, et toute une gamme de fruits, de grappes, d'épillets, ou de fleurs.
En se baissant, on voit que ces rinceaux se poursuivent à la partie inférieure, avec des bucranes .
Les montants sont tout aussi sculptés.
Sortons de cette salle et préparons-nous à emprunter le fameux escalier de Longueville, que nous avons déjà entrevu.
Nous pouvons examiner les coupes relevées en 1878 par Devrez, mais sans oublier qu'il s'agit d'un projet de restauration qui n'a pas été réalisé.
Désiré Devrez (1824-1896), est cité dans une note administrative de 1898 parmi les grands architectes diocésains disparus, aux côtés de E. Viollet-le-Duc, P. Abadie, V. Ruprich-Robert et E. Boeswillwald . Entré à l'École des beaux-arts en 1844, il fut architecte diocésain d'Orléans (1857), puis de Meaux (1874) et enfin de Paris (1886). Attaché à la commission des Monuments historiques en 1866, il fut nommé architecte de la ville de Paris en 1871. Il présenta en 1885 onze relevés après la restauration menée en 1866 par Frédéric Debacq pour le compte du duc Théodore de Luynes, propriétaire du château. Les baies du grand escalier furent réouvertes et les meneaux des croisées de l'aile furent rétablies. Il proposa un projet de restauration de la façade de Longueville touchée par les bombardements prussiens de 1870, mais celui-ci ne fut pas exécuté. Un autre architecte, Abel Boudier, a proposé de son côté un projet de restauration en 1888.
Les rapprochements entre l'aile de Longueville et les châteaux de Blois, d'Ambroise et de Gaillon ont été soulignés par différents auteurs. P.G Girault souligne des rapprochements avec le château du Verger en Anjou, ou la tour nord de la cathédrale de Bourges avant de suggérer l'intervention à Châteaudun de l'architecte Colin Biart.
Le couronnement du grand escalier a été restauré à la fin du XXe siècle : on lira à ce propos l'article de P.G. Girault.
Quoiqu'il en soit, je n'ai pas trouvé d'informations laissant penser que les bas-reliefs Renaissance que je documente ici par ces clichés ne soient pas des œuvres originales.
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L'escalier : première volée, du rez-de-chaussée vers le premier étage.
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"C’est le décor intérieur de la cage qui introduit à la Renaissance : le noyau de calcaire blanc est décoré de candélabres.
Des colonnes couronnées de chapiteaux aux décors variés ornent les murs de la cage. Des caissons de pierre rythment les plafonds plats des paliers. Les linteaux des portes sont sculptés de motifs italianisants, cantonnés de médaillons. La qualité du décor sculpté n’est pas toujours égale, mais les sculpteurs locaux n’ont pas hésité à exécuter des décors à la variété débridée. On remarque des personnages anthropomorphes tels que sirènes ou hommes-poissons, des putti parfois ailés jouant de la trompette ou sortant de cornes d’abondance, au détour d’un chapiteau on identifie une silhouette casquée vêtue d’un drapé à l’antique, et même un enfant portant un bonnet d’âne." (Centre des monuments nationaux)
Une colonne engagée et son chapiteau.
Deux jeunes hommes sont accroupis autour du candélabre. L'un d'eux porte le costume des fous (très diffusé au XVe siècle), avec une cagoule à longues oreilles coiffé d'un grelot.
Autre colonne engagée et son chapiteau. Deux oiseaux à ailes rabattus contre le corps.
Le pilier central.
À partir de la deuxième marche, une colonne centrale, sculptée d'une moulure en guise de rampe, est rythmée par un jeu de nervures et de niches trilobées. Ce sont elles qui reçoivent le décor en bas-relief à rinceaux et candélabres, jusqu'au palier. Là encore s'ébattent les dauphins, les oiseaux, ou des enfants tenant les fleurs des tiges. Certains sont coiffés d'un casques et vêtus d'une tunique.
La première galerie.
C'est à ce niveau que le plafond est sculpté des emblèmes de la famille de Longueville témoignant de l'influence de Jean, archevêque de Toulouse (puis cardinal).
Cette loggia offre de jolies vues sur la cour, sur la grosse tour et sur la Sainte-Chapelle de Dunois.
L'escalier ne s'interrompt pas, et sa frise extérieure se poursuit, interrompue de colonnes suspendues à chapiteaux.
Violet-le-Duc donne une figure de l'escalier de Châteaudun dans son Dictionnaire raisonné, article Escalier :
"Il existe une disposition d’escalier absolument semblable à celle-ci dans le château de Châteaudun. Mais dans la vis de Châteaudun les trompes d’angle arrivent du carré à l’octogone, et des culs-de-lampes posés aux angles de l’octogone portent la corniche spirale, dont la projection horizontale étant un cercle parfait soutient les bouts des marches.
Une vue prise à la hauteur de la première révolution de l’escalier de Châteaudun, figure 17, là où cette révolution coupe le portique du rez-de-chaussée dans sa hauteur, fait saisir l’arrangement des trompes, des culs-de-lampes, de la corniche en spirale et des marches délardées en dessous. Cet arrangement est d’ailleurs représenté en projection horizontale dans le plan (18).
Les trompes de la vis de Châteaudun sont appareillées ; ce sont des plates-bandes légèrement inclinées vers l’angle ; cet escalier était d’un assez grand diamètre pour exiger cet appareil."
Sur le pilier, deux oiseaux picorent le cœur des fleurs des rinceaux. Sur le candélabre, deux garçons jouent avec , ou soufflent dans, des instruments ou outils dilatés à l'extrémité.
Le premier étage.
L'escalier vers le deuxième étage.
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La porte vers la droite (corps principal de l'aile), et son linteau.
Le linteau débute, à gauche, par un candélabre au dessus d'une tête ailée d'ange. L'absence de panneau symétrique à droite s'explique par le fait que ce linteau trouve son complément sur la porte opposée.
Deux oiseaux, une patte dressée, et se répondant par symétrie, viennent picorer des friandises (graines ou fruits) dans une coupe qui leur est présentée.
Les deux chimères qui leur proposent ces coupes sont placées de part et d'autre d'un vase contenant des fleurs (tulipes).
À droite, la chimère a un buste féminin, avec une tête gracieuse aux cheveux longs dénoués. Ce buste se greffe sur un corps de bouc (sabots, touffe de poils) doté d'une queue qui pourrait être celle d'un coq. C'est une faunesse (à peine cornue).
À gauche, c'est le même assemblage, mais avec un buste masculin barbu et cornu : c'est un faune.
Au total : faune et faunesse offrant des mets à deux oiseaux.
Le plafond et ses panneaux armoriés.
On y remarque dans un cuir au centre d'une guirlande les armoiries de Jean de Longueville avec, en pal, la croix d'archevêque (donc datable de 1503 à 1521). Le lambel et la bande sont bien conservés.
Les armoiries en losange de l'autre caisson sont celles d'une femme, dans une couronne de roses et entrelacées de rubans. On y distingue des lignes qui devraient peut-être permettre une identification avec un éclairage approprié.
Autre ensemble : un cuir, sans motif apparent.
La porte vers la gauche, et son linteau.
À droite : un trophée d'armes.
Au centre : deux oiseaux à crète, plumage et queue feuillagés, picorant des fruits dans une vasque contenant des épis de blés et des épillets.
Dans l'écoinçon supérieur droit : oiseau se lissant l'aile.
Reprenons la montée de notre escalier vers le deuxième étage. L'escalier est couronné par une voûte octogonale à huit voûtains.
Fin de l'escalier :
Le dernier étage n'est pas accessible au visiteur.
SOURCES ET LIENS
—ARCHIVES des relevés dressés selon Désiré Devrez
https://archives-map.culture.gouv.fr/ark:/22232/112359/dao/0/1/idsearch:RECH_ce85fd58c934b485d9cd5dedfcdc47c1?id=https%3A%2F%2Farchives-map.culture.gouv.fr%2Fark%3A%2F22232%2F112359%2Fcanvas%2F0%2F1&vx=333.694&vy=-478.086&vr=0&vz=9.48334
— BONTEMPS (Daniel), 2017 L’hôtel de ville de Beaugency au début du XVIe siècle, in Hôtel de ville, Presses universitaires François-Rabelais p. 177-178
https://books.openedition.org/pufr/8313#anchor-persons
—FOUCAUT (Alain), 2016, L'aile Longueville de Châteaudun, blog
https://foucautalain9.wixsite.com/patrimoine-urbain/single-post/2016/10/14/laile-longueville-de-ch%C3%A2teaudun
— Centre des monuments nationaux
https://www.chateau-chateaudun.fr/
https://www.chateau-chateaudun.fr/var/cmn_inter/storage/original/application/4c989d4c3e6998fbc3987b5f0586b140.pdf
—CHÂTENET (Monique), 1970, La château de Châteaudun, mémoire de maîtrise, 1970, non consulté
— GIRAULT (Pierre-Gilles), 1998, "Le couronnement du grand escalier du château de Châteaudun. À propos d'une restauration récente" In: Bulletin Monumental, tome 156, n°4, année 1998. pp. 355-367;
https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1998_num_156_4_1835000
—HABLOT (Laurent),2016 , « L'héraldique au service de l'histoire. Les armoiries des bâtards à la fin du Moyen Âge, études de cas », dans Carole Avignon (dir.), Bâtards et bâtardises dans l'Europe médiévale et moderne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », 2016, 560 p.
https://books.openedition.org/pur/44762?lang=fr
—ROSER (base), Jean Beuvier, 2019, Ornementation de l'aile Longueville du château de Châteaudun
https://roser.univ-tours.fr/s/roser/item/6764
—VIOLET-LE-DUC, Dictionnaire raisonné, "Escalier"
https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Escalier
— vitraux de l'hôtel Le Coq de Melun, aux armes de François de Longueville et d'Agnès de Savoie, de Jean de Longueville et de Jeanne de Hochberg :
https://www.google.fr/books/edition/M%C3%A9moires_Lus_%C3%A0_Sorbonne_dans_les_S%C3%A9an/jUExAQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=fran%C3%A7ois+d%27orl%C3%A9ans-longueville+%22ordre+de+saint-michel%22&pg=PA342&printsec=frontcover
—Grammaire de l'ornementation Renaissance
https://fr.wikisource.org/wiki/Grammaire_de_l_ornement/Chap_XVII
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