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19 janvier 2022 3 19 /01 /janvier /2022 15:45

 

L'enfeu nord, et le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat.

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Voir sur Guengat :

 

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Voir sur l'art tumulaire hors Bretagne:

 

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Sur les gisants de Bretagne, voir (approximativement par ordre chronologique) :

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Contre la porte de la sacristie précédant la chapelle Saint-Roch au nord du chevet, un enfeu est occupé par un gisant.

En position symétrique du coté sud (chapelle Saint-Michel) se trouve un autre enfeu, vide, et dont, comme ici, l'accolade à crochets et fleurons s'appuie sur deux écus muets (sans doute martelé à la Révolution). 

On attribue, en toute logique, ces enfeus (déverbal d'"enfouir") à chacune des principales familles de la paroisse, Guengat et Saint-Alouarn.

Ce n'est qu'au XXe siècle que l'enfeu nord reçut le monument funéraire qu'on y trouve aujourd'hui, et que les armoiries attribuent à la famille de Saint-Alouarn.

Celui-ci l'un des rares gisants doubles (couple) de Bretagne avec celui d'Olivier de Clisson et de Marguerite de Rohan, un siècle auparavant.

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Les tribulations du gisant de Saint-Alouarn.

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Ce gisant proviendrait des ruines du manoir (?) de Saint-Alouarn à Guengat, lequel disposait d'une chapelle seigneuriale, et fut vendu à la Révolution après la fuite de la famille à Jersey.(H. Torchet )

Selon Christian Jouin, qui cite toutes ses sources, il fut placé ensuite dans la chapelle Lanascol (bas-côté nord), puis dans le cimetière jusqu'en 1881, puis dans l'ossuaire attenant à l'église juste avant le porche. Une photo de Jos Doaré datant de 1968 (site POP. Culture) le montre, posé au sol, sans soubassement, contre le mur d'un local qui est sans-doute l'ossuaire. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000324. C'est donc vers le dernier quart  du XXe siècle qu'il fut placé dans cet enfeu.

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Description.

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L'enfeu associe à l'accolade gothique à crochets et fleurons retombant sur deux écus martelés une pierre plus haute (réemploi ??) où deux anges portent un écu également muet.

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Le gisant  est a priori celui de Jean de Saint-Alouarn et son épouse Marie de Trégain . On identifie clairement la famille par le griffon du blason placé entre les époux  et qui renvoie aux armes d'azur au griffon d'argent  de Saint-Alouarn.  L'animal est dressé, toutes griffes dehors, ses ailes sont visibles ainsi qu'une queue hérissée de spicules.

 

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SanglierT — Travail personnel Wikipedia

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Entre les deux époux, deux anges ont placé ce blason parfaitement lisible. De l'autre main, ils caressent les cheveux des défunts, et nous incitent à observer ces coiffures du XVIe siècle. Mais le plus admirable est la robe de la défunte, très ajustée, aux plis réguliers ne débutant que sous le bassin, mais dont le pli médian remonte sous forme d'une tresse serpentine jusqu'à l'amorce des seins.

Jehan de Saint-Alouarn est en armure. La ceinture est décorée de cabochons losangiques.  La cuirasse est recouverte d'un tabard frangé à l'extrémité basse. Le bras droit est en bonne partie brisé, tout comme la hanche droite. Le seigneur ne porte pas d'épée, mais c'est peut-être un poignard qui a été brisé sur la hanche.

Ses pieds sont posés sur un lion (ce qui est conforme à un usage répandu) tandis que ceux de son épouse reposent sur un chien, dans lequel on peux imaginer l'habituel lévrier malgré les destructions.

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Données biographiques.

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Pol Potier de Courcy indique :

Saint-Alouarn (de) : seigneur dudict lieu et de Kervéguen, paroisse de Guengat . Référence et montres de 1423 à 1536 pour la dite paroisse, évêché de Cornouaille. D'azur au griffon d'argent (Armorial de l'Arsenal). Fondue dans Alleno.
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Cette fusion avec Alleno date de 1550, par le mariage de Claudine , nièce de René de Saint-Alouarn (présent à la montre de 1536) avec Pierre Alléno de Kersalic, conseiller du roi au Présidial de Quimper. 

Dans cette famille, on connaît Daniel et Guillaume (montre de 1356), Jean (capitaine de Concarneau en 1393, René (1420), Hervé (montre de 1426), Jean (1470), Prigent (fondateur d'une chapelle Notre-Dame de Guengat en 1502, maître d'hôtel de Claude de Rohan en 1488), René (montre de 1536) et Daniel ( dernier abbé de l'abbaye de Quimperlé à partir de 1521, décédé en 1553).

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Le couple Jehan de Saint-Alouarn et Marie Trégain.

-Leur promesse de mariage date du 28 novembre 1471. Le 28/11/1471 mariage d'Alain de Kerraoul avec Marie du Fou fille  d'Hervé du Fou. (Le même jour : promesse de mariage de Jehan le fils âgé de moins de 14 ans d'Alain de Kerraoul de Sainct Alouarn avec Marie Tregayn la fille aînée de Jehan de Trégayn et  Marie du Fou."
 

"Aveux de Kerraoul: Jean Trégain décédé avant 1471 époux de Marie du Fou ( qui se remariera avec Alain de Kerraoul)
D’ou    Catherine de Trégain épouse d’Hervé Mazéas." et    Marie épouse en 1479 Jan de Kerraoul de St Alouarn, né en 1558.

-Leur mariage date du 14 décembre 1479.

 

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=534

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=670

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=677

-Jehan de Sainct-Allouarn fait partie, à la Montre de 1481, des "Nobles et annoblis deffaillans et non comparoissans"

https://www.tudchentil.org/IMG/pdf/Montre_de_1481_en_Cornouaille.pdf

-Le manuscrit BnF 22318 indique page 172 que Marie Trégain est veuve en 1510 (évocation de Prigent de Saint-Alouarn contre Marie Trégain veuve de Jehan de Saint-Alouarn).

Le même manuscrit indique page 214 que Marie Trégain est encore vivante en 1517 ("1517, Marie Trégain contre Guillaume de Trégain son frère aîné sur la succession de leur père).

Elle est également vivante, sauf homonymie, en 1524 : id. page 723 : 1/X/24, Marie Trégain contre Guillaume Trégain.

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Datation.

-Selon les documents :

-La date la plus précoce serait celle du mariage : 1479

-La date plus probable, si le monument est commandé par la veuve, qui s'y fait figurer (ce n'est pas rare) est celle qui suit le décès de Jean de Saint-Alouarn  : peu avant 1510

-La adte la plus probable est celle qui suit le décès de sa veuve : après 1524

-Selon les armoiries : celles-ci ne donnent aucune précision en dehors de la désignation de la famille du défunt.

-Selon les  costumes : ces informations sont à prendre avec précaution, les défunts se faisant représenter selon des conventions, dans leur âge et leurs  atours idéaux. Néanmoins des spécialistes des armures, ou de l'habillement féminin, pourraient apporter d'utiles précisions.

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L'enfeu nord, et le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

L'enfeu nord, et le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

L'enfeu nord,  dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

L'enfeu nord, dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

L'enfeu nord dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

L'enfeu nord dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

L'enfeu nord, et le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

L'enfeu nord, et le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le  gisant (granite, après 1524 ?)  de Jean de Saint-Alouarn et Marie de Trégain dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Document : Musée départemental breton (non exposé) R. 2001.15.1 et 2.

Une pierre en deux morceaux est conservée au Musée. Sur la première moitié de la pierre, un écusson est sculpté représentant un animal ailé de profil à tête d'aigle et pattes de lion (griffon) . Un blason entier et un demi se trouvent sur la deuxième moitié.

"Catalogue du Musée Archéologique et du Musée des Anciens Costumes Bretons de la ville de Quimper" / SERRET (A.).- Quimper : éd.Société Archéologique du Finistère ; Quimper, imprimerie Cotonnec, 1901. p.109, n°19-24

"Bulletin de la Société Archéologique du Finistère", 1894, tome XX, Séances du 22 février et 26 avril 1894 : "une troisième pierre porte à chaque extrémité un écusson aux armes de Saint-Alouarn : d'azur au griffon d'argent."

 

Pierre aux armoiries des Saint-Alouarn - Fragment de pierre tombale. Granit, XVIe siècle.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie), 1911, Notice sur la paroisse de Guengat, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, BDHA, Quimper

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e296d04e82cd30c9fa97fe5d8508bc81.pdf

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/344

"Au bas, la nef latérale Nord s'élargit sur l'espace de trois travées, de manière à former une vaste chapelle, autrefois chapelle seigneuriale des Lanascol ou Quimper. On y trouvait une tombe de cette famille avec deux gisants, couchés côté à côte, qui représentent, selon M. Pol de Courcy (Bret. Cont.) Hervé de Saint-Alouarn et sa femme, vivant en 1426. Cette tombe est maintenant transportée dans l'ancien ossuaire, au bas du collatéral sud."

 

—CHUTO (Pierrick), 2010, Le manoir de Saint-Alouarn de 1792 à 1834 à Guengat en Basse-Bretagne.

https://www.histoire-genealogie.com/Le-manoir-de-Saint-Alouarn-de-1792-a-1834-a-Guengat-en-Basse-Bretagne

"Le 30 mars 1792, un décret confisque les biens des ennemis de la Révolution. Le 27 juillet, un autre décret en ordonne la vente. La famille Aléno de Saint-Alouarn, propriétaire d’un immense domaine à Guengat, petite commune rurale à deux lieues environ de Quimper, émigre à Jersey. Depuis de nombreuses années, la famille ne séjournait que rarement au manoir. Le superbe hôtel de la rue Saint-Mathieu à Quimper et le manoir de La Villeneuve en Plomeur avaient ses préférences.

Deux jours de suite, ils parcourent les terres. Avant de quitter les lieux, ils entrent dans la salle au rez-de-chaussée de la maison de Saint-Alouarn, donnant à gauche de l’entrée et « aperçoivent au-dessus de la cheminée, les armes imprimées de morceaux de grappes blanches de la ci-devant noblesse ». François Morvan est chargé de monter sur une échelle et d’enlever les armes à l’aide d’un levier de fer. Il les a en garde jusqu’au moment où Laurent Ollivier se charge de les faire transporter par charrette à Quimper."

 

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Notice sur les paroisses,...

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/GUENGAT.pdf

— COURCY (Pol Potier de), Nobiliaire :

https://www.google.fr/books/edition/Histoire_de_l_Abbaye_de_Sainte_Croix_de/27wGAAAAQAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Saint+-+Alouarn+griffon&pg=PA381&printsec=frontcover

 

DILASSER (Maurice), 1979 : Locronan et sa région (Paris, 1979)

DIVERRÈS (Henri), 1891,  "Monographie de la commune de Guengat ", Bull. S. A. F., pages 42-61).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f115.image

JOUIN (Christian), s.d, Tout sur l'histoire de Guengat.

https://www.guengat.com/

PÉRENNÈS (Henri), 1941 : Guengat (Rennes) non consulté

POP.CULTURE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089983

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000324

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP29W01734

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000324

Photo Yann Celton 2019 :

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/OA029_192900645

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—TORCHET (Hervé) , Famille de Saint-Alouarn

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=670

 

— WAQUET (Henry ), 1957,  Guengat (S.F.A. - Congrès archéologique de France CXVe session 1957 Cornouaille.) -

— WAQUET (Henry ), 1942, Art breton, 2è éd., 1942, pp.145-151

— Sites divers :

http://www.guengat.com/8/eglise05.html.

— Site Tout sur l'église : http://www.guengat.com/8/eglise07.html

— Site Infobretagne : http://www.infobretagne.com/guengat.htm

http://www.guengat.fr/patrimoine/leglise

 

— Bull. SAF 1968 sition de fonds qui appartenoit à la Maison de St Alloarn ) les armoiries de la Maison de Saint - Alouarn et le ... Et le soufflet du milieu au plus bas desdits soufflets a aussy un griffon des armes de Saint - Alouarn les autres vitrages estans de verres peints et en assez bon estat a l'exception de deux petits trous qu'il  faut reparer , avons ..

— Daniel de Saint-Alouarn, dernier abbé régulier de l'abbaye de Quimperlé vers 1538, mort en 1553 :

https://www.google.fr/books/edition/Histoire_de_l_Abbaye_de_Sainte_Croix_de/27wGAAAAQAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Saint+-+Alouarn+griffon&pg=PA381&printsec=frontcover
 

WIKILAND

https://www.wikiwand.com/fr/Guengat

—Wikipédia (donne la date de 1426 erronée)

https://de.wikipedia.org/wiki/St-Fiacre_(Guengat)#/media/Datei:Guengat_%C3%89glise_Saint-Fiacre_Gisants_516.jpg

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Gisants Chapelles bretonnes. Héraldique Sculpture
6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 23:42

 Les vitraux armoriés (quatrième quart XVIe siècle ; XXe ; 1957) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven lors d'une excursion de la Société archéologique du Finistère.

 

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Le 26 novembre 2021, les Journées d'études de la Société archéologique du Finistère, menées par le président Yves Coativy, ont débuté par une visite du four à pain et de l'enclos mégalithique de Kerambris à Névez, et se sont poursuivies par une visite du Musée de Pont-Aven, où Daniel Le Feuvre, qui venait de publier dans le dernier bulletin de l'association une étude très approfondie des œuvres du peintre  André Joly (1882-1969), a enrichi de ses commentaires la présentation de la médiatrice.

Le soleil était déjà couché lorsque nous terminâmes la journée par la découverte, incontournable, de la chapelle de Trémalo. Nous y admirâmes, bien sûr, et à nouveau sous la guidance de Daniel Le Feuvre,  le Christ Jaune qui a donné à la chapelle sa renommée internationale. Mais pas que.

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PRÉSENTATION.

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La chapelle, qui est privée, a été restaurée en  1755,  par Jean-Baptiste Mahé, recteur de Nizon, et  en 1957 à l'initiative du  propriétaire du Plessis, le  vicomte Patrice de la Villemarqué de Cornouaille. Après lui, son fils Xavier a présidé  l’Association pour la sauvegarde de la chapelle de Trémalo, laquelle a, en 2009,  fait procéder au drainage, au rejointoiement des maçonneries de la façade est, de la voûte de la porte sud et de l’escalier du clocher.

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L’intérieur de la chapelle est composé d’une nef et de deux bas-côtés. Il est divisé en six travées soulignées par des arcades gothiques. Les poutres sont sculptées d'engoûlants et et les sablières  de figures humaines et animales. Un (et peut-être deux) motifs héraldiques y sont présents.

 

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La maîtresse-vitre comportait jadis un Arbre de Jessé, déjà absent lors de la visite du chanoine  Pérennès en 1938 .  Le tympan lui-même ne conservait que quelques pièces anciennes, la seule intacte étant une précieuse Messe de saint Grégoire, et il a été  restauré et largement complété en 1957 par Etienne Scaviner, verrier de Pont-Aven.

La description qu'en donnent Françoise Gatouillat et Michel Hérold en 2005 pour le Corpus Vitrearum est brève, et ces auteurs n'avaient pas identifié les éléments héraldiques. Je m' appuierai néanmoins sur leur travail pour décrire les panneaux. Mais c'est Yves-Pascal Castel et Catherine Puget qui , en 2007, en ont décrypté les armoiries, sans doute aidée par le propriétaire de la chapelle dont le père avait commandité les panneaux récents en 1957. Leur notice est reprise en ligne sur le site municipal Pont-Aven Histoire et Patrimoine. Je me suis appuyé sur ces descriptions, non sans les vérifier et les commenter.

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Mais puisque ces verrières nous conduisent à une étude héraldique, il nous faut présenter les données connues sur l'histoire de la chapelle seigneuriale du manoir de Plessis en Nizon, et étudier les blasons sculptés à l'extérieur.

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HISTORIQUE (d'après T. Daniel et C. Puget, etc.).

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Étymologie.

— Plessis (Plessix) est la forme française de Quinquis.

Quinquis est un toponyme très fréquent, parfois sous la graphie kenkis, issu du moyen-breton kenkist "maison de plaisance" désignant à l'origine des maisons entourées d'une haie de branches entrelacées (on a rapproché le préfixe kenkis du radical gallois cainc- , "branche"). Le vieux français plesse avait un sens identique et a donné plessis, "entrelacement". Le toponyme s'applique souvent, en Bretagne, à d'anciennes mottes féodales ou castrales, dont le sommet est défendu par de fortes palissades. Pour F. Tournier, "Kenquiz, quenquis (plessis, clôture), équivalent de "haia" (enceinte faite de haies) peut dénoter aussi bien des enclosures à vocation agricole qu'à vocation défensive militaire." Mais la situation du manoir (cf. topologie) permet d'évoquer un site idéal pour une vocation défensive. Mon opinion se trouve confirmée dans un article de J. Le Goff-Ruiz 2011.

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—Trémalo.

"Du point de vue étymologique, la particule “Tré-” désigne, selon Bernard Tanguy, non une trève dépendant d’une paroisse, mais un village d’origine ancienne qui tirerait son nom d’un personnage, un certain Malo dont la silhouette se perd dans la nuit des temps. Paradoxalement, si un acte de 1653 donne à la chapelle le titre de “Notre-Dame de Saint-Malou, en laditte paroisse de Nizon”, aucune statue n’évoque ici le patron de la cité des corsaires. A moins que Malo étant bien loin, on lui ait, à une époque donnée, attribué le nom de Corentin, fondateur du diocèse de Cornouaille. Ce ne serait pas la seule fois qu’une statue ait été rebaptisée pour les besoins de la cause locale." (Castel et Puget)

Je note sur la carte IGN le toponyme Pontic-Malo ("petit pont Malo"), mais il doit être récent, n'est pas attesté sur les cartes antérieures, et doit se rattacher au nom de la chapelle qui le domine.

 

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Les seigneurs de Quinquis ou Quenquis/Plessis et le manoir de Plessis-Nizon.

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La seigneurie du Plessix à Nizon appartint successivement aux familles du Plessis, Feydau et Hersart de la Villemarqué.

"La Réformation de 1426 (pour 1427?) révèle, dans la paroisse de Nizon, l’existence des manoirs suivants : Le Quenquis ou Plessix ; Kerazret appartenant à Guillaume de la Rue Neuve ; Penboutou possédé par Yvon du Plessix ; Penisquin, à Pierre du Hautbois ; Penalen, à Jehan Penquelen. Celle de 1536 mentionne quelques autres manoirs, au nombre desquels figure celui de Rustéphan .

La réformation de 1427 sous le rapport de paroisse de Nizon mentionne "le manoir de Paubatoux (?), Yvon du Plessix, noble, et Jehan du Plessix, noble.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, est présent Maurice le Quinquis, représenté par Guillaume son fils, archer en brigandine ;

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1536 qui s'est tenue à Quimper le 10 et 11 mai est présent  Guillaume du Plessix, sieur dudit lieu, à deux chevaux et armé

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Nizon apparait : François du Plessix, sieur du Plessix, présent, dict faire corselet suivant sa déclaration .

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"Plessix (du), en breton Quenquis (du), sieur dudit lieu, paroisse de Nizon, - de Missirien, paroisse de Kerfeunteun, - de Kerfrez  [39], paroisse d’Ergué-Gabéric, - de Kerminihy et de Penbuel, paroisse d’Elliant, - de Kervidal, paroisse de Tourc’h.

Ancienne extraction., réf. 1669, huit générations, références et montres de 1426 à 1562. dites paroisses, évêché de Cornouaille.

D’argent au chêne de sinople englanté d’or ; au franc canton de gueules, chargé de deux haches d’armes adossées d’argent en pal.

-Yves, vivant en 1427, épouse Marie de la Villeblanche.

La branche aînée fondue en 1690 dans Feydeau, puis Hersart ; la branche de Missirien fondue dans Autret ; la dernière branche fondue dans la Marche.

Le sr de Kerhouaz, paroisse de Lesbin-Pontscorff, débouté à la Réformation de 1671.

Le sr de Penfrat, débouté au conseil en 1700.

Pol Potier de Courcy édition de 1895, tome II, page 397. Correction 2005"  https://www.tudchentil.org/spip.php?article738

 

Remarque.

Les armoiries des Quenquis figurent sur la baie 107 de la cathédrale de Quimper où se voit un chanoine qui les porte. Il s'agit de Pierre de Quenquis :

 

 

Pierre de Quenquis fut reçu chanoine de la cathédrale le 20 janvier 1415. Il décéda en 1459, et son tombeau fut placé dans la chapelle Saint-Corentin ( depuis, chapelle Saint-Paul).   Ses armes sont aussi sculptées sur l'un des deux écussons des clefs de voûte du bas-coté nord de la nef, et en deux écussons accolés, à la naissance de la voûte du porche du  portail nord. 

https://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-vitraux-du-choeur-de-la-cathedrale-de-quimper-vi-la-baie-n-107.html

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Généalogie (des aînés) de la famille du Plessix : https://www.tudchentil.org/spip.php?article583

  • Yves du Plessix x Amice de la Villebranche [Montre 1427]
  • Maurice x Clemence Kergoet [ décédés en 1502]
  • Guillaume I x Constance Kerjequel [Montre 1481. Lui ou son fils :Montre 1536]
  • Guillaume II x Marguerite du Rinquier du Poulguin (fille de Louis du Rinquier et Louise Didoueget). Ils fondent l'actuelle chapelle de Trémalo, datée de 1550.
  • François I x Marguerite Le Glas (décédée en 1582). [Montre 1562. Existe en 1568]
  • François II x Marie Du Moulin [mariage en 1574]
  • Nicolas x Hélène Guimarho [Existe en 1602 ; Marié en 1638 ]
  • Georges-Joseph (1640-1669) x Mauricette de Bouvans . [ Marié en 1659 ; Existe en 1659]. Ils ont une fille unique Anne du Plessix, héritière, épouse en 1690 Charles Feydeau de Saint-Remy, cf. infra.
  • Jacques du Plessix, frère de Georges, héritier du nom. [Existe en 1669]

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Généalogie des descendants : Feydeau et Hersart :

  •  Marie-Anne du Plessix, fille et héritière de Georges du Plessix, x 1690 Charles Feydeau de Saint-Remy, chevalier de Malte.
  • Louis-Charles  Feydeau (1732-1786) x Marie-Josèphe Briant Du Stang, d'où
  • Jean-Marie Feydeau de Vaugien, seigneur du Plessis Nizon, officier de marine,  x  1774 Marie-Thérèse de Talhouët-Grationnaye.
  •  Marie-Ursule  Feydeau de Vaugien (1776-1847) dame du Plessis-Nizon x  9 Novembre 1798, le comte Pierre Michel François Marie Toussaint Hersart de la Villemarqué (1775-1843)
  • De ce mariage naquirent huit enfants, dont le plus jeune fut Théodore-Claude-Henri, l’auteur du Barzaz Breiz ( Plessix-Nizon 1815 - 1895 manoir de Keransquer, près de Quimperlé). Le manoir du Plessix , la chapelle de Trémalo et le Bois d'Amour appartiennent encore  à la famille de la Villemarqué. Mais  la propriété passent à :
  • Roland Eleonore Marie Cyprien Armand (Quimperlé 1861-Kermaria Pont-Aven 1937 X Jeanne Marcetteau du Brem 1867-1958
  • Patrice (1904-1959) x Anne-Marie de Grimoüard (1907-1990). https://gw.geneanet.org/fperrach?lang=fr&iz=4&p=patrice+albert+michel+armand&n=hersart+de+la+villemarque+de+cornouaille
  • Xavier de la Villemarqué de Cornouaille (-décédé au manoir de Plessis 19 septembre 2018)
  • Yann Hersart de la Villemarqué de Cornouaille

(sous réserve)

 

 

 

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Le manoir.

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Un article illustré de photos de J. Le Goff-Ruiz permet de le découvrir, avec un bâtiment rectangulaire de style classique bien éclairé par de nombreuses fenêtres et datant de la seconde moitié du XVIIe, et l'ancien manoir contemporain de la chapelle (1550), et "dont les pierres énormes servant de linteaux aux portes et fenêtres, toutes curieusement dissemblables, et où figurent quelques belles accolades" incitaient Bertrand Queinec (*) à évoquer "très facilement la réutilisation des matériaux d'un manoir primitif, peut-être victime d'un incendie". Une chapelle du début du  XIXe siècle, des écuries et un puits ancien complètent cet ensemble.

(*) Bertrand QUEINEC, 1992, page 187

 

 

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Situation : topologie.

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L'examen des cartes est, comme toujours, très utile. 

La carte IGN et la photo aérienne permettent de repérer la proximité du château (ancien manoir) et de la chapelle, reliés par une route traversant Quistilliau et Trémalo-Kerhuil en restant sur la crête. En effet, le château est à 67 m d'altitude, à la pointe d'un quadrilatère aux pentes abruptes, tracées par le cours de l'Aven et d'un  ruisseau prenant sa source vers Kerhuil (étymologie non retrouvée). Et la chapelle est à la même altitude approximativement.

Cette situation en hauteur mais dominant directement un cours d'eau est évidemment très avantageuse sur le plan militaire et  économique. Plus précisément, il permet l'établissement d'un moulin (associé aux droits seigneuriaux), "le moulin du Plessis", aujourd'hui démoli mais où un bief subsiste. Le zoom de la carte IGN en détaille l'implantation (le site Pont-Aven signale une installation de pisciculture ; cela rappelle que les seigneurs percevaient des droits sur la pêche). Ce n'est qu'un des nombreux moulins qui ont fait la prospérité de Pont-Aven.

Juste en face, un site symétrique porte le nom de Colline Sainte Marguerite, témoignant d'une ancienne chapelle et donc d'une sanctification de ces promontoires.

La situation de la chapelle est celle que je retrouve presque constamment  : point haut, proximité d'une rivière, moulin. On peut l'expliquer par les avantages économiques et politiques, ou par la reprise d'anciens cultes, les deux ne s'excluant pas. 

On peut observer la situation des ruines de Rustéphan, deuxième manoir de Nizon.

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La carte d'Etat-Major  (1820-1866) rend plus visible, par le hachurage des pentes, les reliefs et l'hydrologie. La carte de Cassini dressée en 1783, permet de repérer tous les moulins indiqués par une petite roue dentée, d'examiner la modification du paysage, et de relever les toponymes (ici : Trémalo ?) 

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Carte IGN Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN et Etat-Major Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN et Etat-Major Géoportail Remonterletemps.

Carte de Cassini Gallica https://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/france-en-cartes/la-carte-de-cassini?mode=desktop

Carte de Cassini Gallica https://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/france-en-cartes/la-carte-de-cassini?mode=desktop

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"L’édifice, situé sur les hauteurs qui dominent Pont-Aven (mais sur le territoire de la paroisse de Nizon), se trouve sur le chemin qui monte du bourg vers le manoir du Plessis-Nizon  et, d’autre part, vers le hameau de Trémalo. On y accède par une longue allée de chênes et de châtaigniers, dans ce qu’on appelle localement le Bois d’amour, et la majesté de ce parcours contraste avec la simplicité de la chapelle, formant un ensemble réellement harmonieux.

Construite en 1550 (comme en témoigne une inscription au-dessus de la porte sud), elle est de fondation seigneuriale : le blason des du Plessis  figure en plusieurs endroits de l’édifice : sur la façade ouest, sur la maîtresse-vitre, sur les sablières. Le style relève encore du gothique flamboyant, ce qui n’a rien d’étonnant dans cette région où la tradition médiévale persiste en même temps que pénètrent les nouveautés de la Renaissance.

Le plan est rectangulaire, orienté est-ouest. La longueur de l’édifice est de 24 m, la largeur de 13 m. À l’extérieur, les murs en granit sont soigneusement appareillés en pierre de taille ; le chevet plat comporte trois baies flamboyantes, celle de gauche étant murée ; la façade occidentale est d’une grande simplicité : une porte en anse de panier, quatre contreforts (deux droits de part et d’autre de la porte, et deux biais aux extrémités nord et sud), un blason sculpté au milieu de la façade, un petit clocher de type cornouaillais, à une seule cloche.

Du côté nord, une seule petite fenêtre passante, contrastant avec les ouvertures du côté sud : deux portes en anse de panier (l’une toute simple, l’autre surmontée d’une accolade et de pinacles latéraux), et quatre fenêtres (deux ouvertes dans le muret, deux passantes, la première du XVIe siècle avec son remplage d’origine, la seconde construite en 1755). L’ensemble est couvert d’une imposante toiture dissymétrique qui descend, au nord, jusqu’à hauteur d’homme." (T. Daniel)

D'après Castel et Puget citant Bertrand Quéinec I, 1992:

La chapelle était desservie par les prêtres de la paroisse de Nizon. La fabrique était tenue d'y célébrer deux messes, l'une à l'intention du seigneur de/u Plessis "le jour de Monsieur saint Marc", l'autre  à l'intention du sieur Troguidic (un patronyme qui échappe à mes recherches) à la Saint Grégoire. Ces clauses n'ayant pas été respectée, il fallut une sentence de la cour royale de Concarneau en 1624 pour obliger la fabrique à reprendre ces célébrations à l'intention du sieur du Plessis à la Saint-Marc, et à l'intention du même sieur du Plessis, héritier des Troguidic, à la Saint Grégoire.

Trémalo fondée par la famille du Plessis est considérée par eux comme leur chapelle privée où sont célébrés les baptêmes de la famille, mais cette appropriation était contestée par Charles de la Roche-Rouxe, du manoir voisin de Penanroz, qui déclarait  en 1653 "avoir le droit de faire figurer ses armoiries  dans la maîtresse-vitre de Saint-Malou en la paroisse de Nizon, comme elles figuraient depuis longtemps dans l'église paroissiale."

C'est sans doute le même différend qui entraîna un affreux scandale le 11 septembre 1661, le jour du pardon, quand un groupe de cinq gentilhommes pénétra dans le sanctuaire avec à leur tête Alain de Guer, marquis de Pont-Callec, seigneur de la Porte-Neuve en Briec. Ce dernier bondit l'épée à la main dans le chœur pour attaquer le jeune Georges du Plessis, qui aurait manqué de respect au procureur fiscal du puissant marquis. 

Tout le long du XVIIIe siècle les finances de la fabrique de Trémalo sont saines, et les revenus permettent un bon entretien de la chapelle.

Le 3 messidor an III (juin 1795), on procéda à la vente aux enchères des biens de la fabrique de Nizon, dont la chapelle de Trémalo, la chapelle Saint-André et la chapelle Saint-Maudez devenus biens nationaux. La chapelle de Trémalo, son petit placître au sud planté de trois chênes et de deux châtaigniers, ainsi que les matériaux en pierre de taille d'une croix écroulée, est adjugée pour 5320 livres au citoyen Pierre Caudan, riche cultivateur de Keramperchec et maire de Nizon. L'intention de ce dernier, dont deux de ses fils seront prêtres dont l'un vicaire à Nizon) est de rendre au culte la chapelle après les troubles. C'est après 1805 que la famille de la Villemarqué y effectue des travaux et édifie un nouveau calvaire en 1807.

Au cadastre de 1832, la chapelle est indiquée avec ses 300 m² de superficie comme propriété de la commune.

En 1852, Cyprien de la Villemarqué fait donation à la fabrique de "l'église succursale de Nizon" d'une rente annuelle pour la célébration des messes à Trémalo.

Le grand pardon était célébré à la Nativité de la Vierge le 8 septembre, et un autre avait lieu le dimanche le plus rapproché de la Sainte-Anne, le 26 juillet. Plus tard on institua une troisième célébration le 15 août, jour de l'Assomption.

Le 11 mai 1932, la chapelle est classée "monuments historiques".

Le groupe de Sainte-Anne, la statue de la Vierge et le Christ Jaune sont classés "monuments historiques" à titre d'objet le 16 août 1957.

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Je note sur la base Geneanet que Trémalo figure comme lieu de décès sur les actes paroissiaux dans la deuxième moitié du XVIIe siècle pour les familles Couric ou Gouric (Pierre Coric 1630-Trémalo1690), Le Calvez, Le Du, Le Deuff, Le Tallec, Quénéhervé.

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Le pignon ouest.

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Sur le pignon ouest, sous le clocher à gables aigus, pinacles et pointe à crochets,  et au dessus de la porte cintrée flanquée de contreforts,  un ange aux ailes éployées tient un blason des armoiries de la famille des Seigneurs Plessis Nizon, fondateurs de la chapelle. La pierre étant érodée, on devine les meubles (notamment le chêne) plus qu'on ne les distingue avec certitude.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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La façade sud et sa porte flamboyante.

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L’élément architectural le plus intéressant est la porte sud en anse de panier, où l'ocre rouge qui rehaussait jadis les contours du panneau d'inscription a laissé quelques traces.

L'accolade à fleurs d'acanthes et fleuron s'appuie sur deux culots qui supportent des pinacles à fleurs ampulliformes et masques.

Deux blocs de pierre, de chaque coté du fleuron, sont sculptés d'inscriptions en réserve. Leur lecture est difficile, surtout pour un visiteur qui ne bénéficie pas des meilleurs conditions d'ensoleillement et de lumière rasante (chaque inscription, comme les personnages des horloges astronomiques, ne livre son message qu'à une heure et parfois une date bien précise et la réserve aux fidèles patients et persévérants). La première, à gauche, est en lettres gothiques sur deux lignes, et on y a lu :

ALAIN AUDREN 

FABRIQUE DE CEANS

La seconde porte, sur une ligne, la date : LAN 1550. Numérotation en chiffre arabe.

La base Geneanet ne fournit aucune donnée sur ce nom AUDREN à Nizon ou Pont-Aven  avant 1743, et encore moins avec ce prénom.

C'est la lecture la plus assurée. Citons d'autres leçons : GUILQUENQUIS 1558 (renvoyant à Guillaume de Quenquis), pour la notice de l'exposition Gauguin et le Christ Jaune du Musée d'Orsay et de Pont-Aven (Puget, 2000), ou bien LAN 1556 (pour René Couffon).

Néanmoins, Castel estime que sa lecture de 1550 est "claire".

"Le “fabrique”, paroissien en charge de l’édifice, assure les rentrées d’argent et pourvoit aux dépenses. On sait, mais par ailleurs, que le recteur de Nizon, est alors Jacques Le Vescoz . Pourvu de son poste en 1549, il s’y maintient jusqu’en 1580 (“Bulletin diocésain d’histoire et d’Archéologie”, 1938, p. 47)." C. Puget.

Je me demande s'il ne s'agit pas d'une coquille pour Le Vergoz ou Le Vergos, patronyme bien plus attesté en Finistère. Mais cette hypothèse ne permet pas d'aller plus loin. Le corpus épigraphique finistérien conserve la mention d'un  recteur Guillaume Le Vergoz (Kerlaz, Sainte-Anne-la-Palud) dans les années 1653 et 1654.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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La crossette d'angle sud-est : un lion tenant un blason.

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C'est un lion de crossette typique, avec la gueule débonnaire, la langue tirée, la crinière bouclée et la queue faisant retour sur l'arrière-train. Sa tête est tournée vers l'est, et donc vers le manoir et ses seigneurs. Mais il tient un blason bien érodé et défiguré ("démeublé") par les lichens. Y.-P. Castel y reconnaît les armes du Plessis.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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On remarque aussi ce bloc sculpté.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Nous pouvons maintenant entrer dans la chapelle et nous diriger vers le chœur.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mais avant d'examiner la maîtresse-vitre, nous remarquerons le blason intégré dans la frise des sablières, du coté gauche près du chœur.

Ce sont les armes de la famille du Plessis. Le chêne et ses glands pourraient renvoyer au nom quinquis. Le chêne est figuré par un tronc central, trois feuilles de chêne vertes, et des glands au bout de leurs tiges ou pétioles (gland et petioles rouges et non jaune d'or comme il siérait) ; ce serait alors un chêne pédonculé Quercus robur. Les deux haches en pal occupent une place un peu exagérée. Voici le modèle  :

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https://www.tudchentil.org/spip.php?article583

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Castel, citant apparemment Bertrand Quéinec, décrit page 2 "les deux écussons de bois peint sur une poutre au dessus du chœur, la place d'honneur,  montrent les armes de Guillaume du Plessis et de Catherine de Botigneau son épouse." Mais je n'ai pu trouver une confirmation de ce couple. Il ajoute : "on retrouvait d'ailleurs dans un vitrail disparu les armes du même Guillaume du Plessis accolées à celles de sa deuxième épouse Marguerite du Rinquier du Poulgwin." Je n'ai pas trouvé confirmation d'un deuxième mariage de Guillaume II du Plessis.

Annotation d’un descendant de la famille Keransquer, Mikaël Ansker (comm. pers.) :

"Concernant la chapelle de Trémalo, située à Pont-Aven, le blason situé dans l’un des vitraux (d’argent à deux haches de gueules adossées), est celui des Keransker ou Kerasker. Il est donc possible qu’il y ait eut une fusion de cette famille Hersart avec les Ansquer (Ansker), primitivement propriétaires de cette terre (la donation ayant été effectuée par le duc de Bretagne afin de disperser les moines dans les grands espaces pour transmettre leur foi. Ces haches d’armes font sans doute référence à un Anscher virgiferi, cité dans le Cartulaire de Kemperlé au XIème siècle (*), et l’on sait que leurs attributs étaient, déjà au temps des Romains, un faisceau de deux haches entouré de verges."

(*) page 172.  Le virgifer était le sergent chargé des contraintes et de la recette des devoirs et rentes.  https://www.bannalec.fr/medias/2015/10/bpt6k1138272.pdf

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Les armoiries des Botigneau ou Botigno sont d'azur à l'aigle éployée d'or à deux têtes becquées et membrées de gueules . Voir la lancette B de la baie 110 de la cathédrale de Quimper où la dame de Botigneau est présenté par sainte Catherine ; Le portail sud de la cathédrale de Quimper ; ou les Dronou de Bodigneau à N.-D. du Folgoët.

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Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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A noter cet aigle bicéphale des sablières, aux têtes becquées de gueules.

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Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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LA MAÎTRESSE-VITRE.

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Cette baie  d' 1,80 m de haut et 1, 50 m de large comporte  3 lancettes et un tympan à 6 ajours — dont deux soufflets  et 4 mouchettes — et deux écoinçons. Elle a été presque complètement détruite, et seule le soufflet du rang inférieur consacré à la Messe de saint Grégoire, et la mouchette placée à droite représentant les Saintes Femmes au tombeau sont du quatrième quart du XVIe siècle (Corpus Vitrearum)  ou de 1550 environ (Y.-P. Castel). Les lancettes sont occupées par des vitreries à bornes modernes, et les autres ajours du tympan de tableaux héraldiques dont certains datent de 1957.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Les trois ajours supérieurs.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Le soufflet du sommet.

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Le Corpus Vitrearum le qualifie "d'écu de fantaisie  (XXe siècle) sommé d'une couronne ancienne".

Ce sont les armoiries d'or à la herse sarrasine de sable de la famille Hersart de la Villemarqué qui sont placées en prééminence, témoignant du fait qu'elle est présente au Plessis depuis 1798. L'écu est  surmonté d'un casque fermé et timbré de la couronne comtale posée sur un bourrelet.

La devise des Hersart, evertit et oequat (sic, pour evertit et æquat) "Il bouleverse et aplanit", en accord avec la métaphore de la herse de labourage, n'a pas été retenue dans la restauration. 

Si on consulte en ligne les représentations de ce meuble héraldique,  on trouve très généralement la représentation d'une herse rectangulaire et quadrillée, qui ne correspond pas à ce qui est représenté ici où deux traverses se croisent comme le tipi qui sert de logo pour annoncer un camping.

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copyright wikipedia

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La herse héraldique est décrite ainsi :

HERSE SARRASINE. Ce meuble, qui prend aussi le nom de coulisse, est composé de six pals alésés, aiguisés par le bas, et de cinq traverses horizontales, jointes par des clous aux intersections, enfin, la traverse du haut est munie d'un anneau dans sa partie du milieu.

HERSE, subst. fém., meuble de l'écu, qui représente un instrument propre à renverser les terres entre les sillons sur les grains, pour les couvrir après qu'ils ont été semés.

D'après le Manuel héraldique ou Clef de l'art du blason », une herse symboliserait un commandement de place forte.

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Pol Potier de Courcy écrit dans son Nobiliaire : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381).Il faut retrouver les sceaux de la famille pour retrouver cette forme en X, et notamment ceux conservés au musée Dobrée de Nantes :

 

 

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/les-collections/bases-de-donnees-en-ligne/sigillographie/origine/bretagne/hersart-de-la-villemarque-fr-eja_91840

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/collections/online-databases/sigillography/origin/bretagne/hersart-du-buron-/-breil-du-buron-du-en-eja_91843

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/les-collections/bases-de-donnees-en-ligne/sigillographie/origine/bretagne/hersart-de-la-villemarque-/-cornouailles-de-fr-eja_91841

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Hersart du Buron

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Hersart du Buron

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Hersart du Buron / Ferron du Quengo (De)

 

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Hersart de la Villemarqué / Cornouailles (de) :

D'or à la herse de sable. (Potier de Courcy : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381). / Parti, au 1 d'hermine plein, Bretagne : au 2 d'azur au mouton passant d'argent, accorné et onglé d'or, Cornouailles. (Potier de Courcy : écartelé aux 1 et 4 : de Cornouailles ancien ; aux 2 et 3 : de Kerguern ; sur le tout : d'argent au croissant de gueules, qui est Kernéau ; alias : fretté d'argent et d' azur qui est Kerguern, chargé d'un croissant de gueules qui est Kernéau; sceau 1313).

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En alliance :

Hersart du Buron / Breil du Buron (Du)

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Bréart de Boisanger / Hersart de la Villemarqué

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Ecartelé au 1 de gueules à trois fasces échuiquetées d'argent et d'azur, Cambout ; au 2 d'argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, du Breil ; au 3 d'azur à la croix engeslée d'or, au 4 de gueules semé de fleurs de lys d'or, Chateaubriand ; sur le tout d'or à la herse de sable, Hersart. (Potier de Courcy : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381).

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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La mouchette supérieure gauche : du Plessis.

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Le blason des du Plessis, déjà présenté dans la sablière,  est  d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal.

"Armes pleines  d'argent à l'arbre de sinople sous un heaume empanaché  couronné et cimé d'une tête de lion : assez bien conservé (Gatouillat et Hérold)

"Sous un casque fermé, cimier au lion sur le bourrelet, lambrequins tailladés en volutes feuillagées, un détail emprunté à l’héraldique germanique : “d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi d’argent chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal. ” (Castel et Puget)

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette supérieure droite.

Placé lors de la restauration, l’écu d’azur au chevron d’or cantonné de coquilles de même , 2, 1, évoque les Feydeau de Vaugien, qui ont été les propriétaires du Plessis de 1690 à 1798.

Il trouve place dans un chapeau de triomphe ancien orné de mascarons et de rubans rehaussés de bandes au jaune d'argent. Le mascaron supérieur, une femme au voile en bavoir,  est un motif typique de la Seconde Renaissance, repris très largement après la construction vers 1571 du château de Kerjean.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette inférieure gauche.

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En alliance, les armes de Guillaume du Plessis et de Marguerite du Rinquier du Poulguin de gueules au lion rampant morné d’or, fondateurs de la chapelle en 1550.  Selon Castel, un blason analogue occupait l’oculus qui éclairait l'autel de Sainte-Anne, avant qu'on le remplace par une large baie en 1755.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette centrale de la rangée inférieure : Rare vitrail représentant la Messe de saint Grégoire


 Quasi intacte, “la Messe de Saint Grégoire” est datée du 4ème quart du XVIe siècle . Gatouillat et Hérold signalent la présence de verres colorés et l'emploi de sanguine.

Le thème a joui d’une vogue prodigieuse aux XVe et XVIe siècles, pour affirmer, contre les thèses de la Réforme, la présence réelle du Christ lors de la Consécration, dans sa chair (hostie) et dans son sang (vin du calice). C'est dire l'importance du sang qui s'écoule des  plaies du Christ qui apparaît nu, sortant du Tombeau, au pape Grégoire  (540-604) qui célèbre à  la messe entre deux acolytes céroféraire (porteurs de cierge). Le Christ est  nimbé, couronné d’épines, flanc percé, mains liées, le fouet de la flagellation et autres instruments  posés à son côté. 

Selon la légende , pendant qu'il célèbre la messe, une des personnes de l'assistance doute de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Quand Grégoire se met à prier, l'assistance aurait eu la vision du Christ sur l'autel, entouré des instruments de la Passion et versant dans le calice eucharistique le sang de sa plaie au côté.. L'iconographie montre souvent le pape assistant à la messe, sans la célébrer lui-même. Le détail important est le jet de sang qui, depuis le flanc, rempli le calice. (Ici)

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Le jubé de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët (1480 à 1492) . I. Le coté de la nef (Ouest).

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Maître de Flémalle (Robert Campin ?) (d'après?) La messe de saint Grégoire (dernier quart XVe siècle)

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Les vitraux armoriés de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven.

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Mouchette droite de la rangée inférieure . “Visite des saintes femmes au tombeau”. Deux des trois têtes restaurées en 1957. Fragment d'un panneau réutilisé en réemploi. 4ème quart XVIe, provenant peut-être des lancettes.

Les trois femmes portant les aromates d'empressent de se rendre, au matin de Pâques, au Tombeau où leur maître a été enseveli après la Crucifixion. Il y avait là selon Luc 24:10 Jeanne, Marie, mère de Jacques et Marie de Magdala (Marie-Madeleine), qui porte le vase de parfums ou d'aromates.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Les vitraux modernes.

Celui qui éclaire l'autel Sainte-Anne a été réalisé en 2013 par Charles Robert de Pluguffan, après que la baie, qui avait été bouchée au XVIIIe siècle, ne soit réouverte, et son meneau restauré.

https://fr.calameo.com/read/002543322c6a51fe49f82

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SOURCES ET LIENS.

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Association de sauvegarde

https://www.pontaven.fr/Association-de-sauvegarde-et-de

 

CASTEL (Yves-Pascal), PUGET (Catherine), 2007 La chapelle de Trémalo,  Association des amis du musée de Pont-Aven éditeur au profit de l'Association de sauvegarde de la chapelle de Trémalo, 60 pages couleurs.

Un ouvrage coécrit par Catherine Puget, ancien conservateur du musée des Beaux-Arts de Pont-Aven et Yves Pascal Castel, docteur en histoire de l'art et ancien vicaire de la paroisse de Pont-Aven, de 1952 à 1955. Photos de Michel Thersiquel

Les bénéfices de la vente de cet ouvrage serviront à la restauration de la chapelle. Cet ouvrage est le premier livre complet sur la chapelle; outre les très belles photos des sablières et des oeuvres réalisées par des peintres des XIX e et XX e siècles inspirés par la chapelle, le lecteur peut y découvrir l'histoire de la chapelle, l'étude de l'architecture et la statuaire.

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20070422&article=20070422-730986&type=ar

 

—COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1980,  Notice sur Nizon, Nouveau répertoire des églises et chapelles,  Diocèse de Quimper et Léon Quimper, 1988


 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7ef28aa3252c41c6080f5f943dd7dfa1.pdf

 

"PONT-AVEN-NIZON Depuis la fusion en 1955 des deux communes de Pont-Aven et de Nizon, le territoire de la nouvelle commune comprend deux paroisses : 1. Pont-Aven - 2. Nizon. 

CHAPELLE DE TREMALO (I.S.) Dédiée à Notre Dame. Edifice de plan rectangulaire comprenant une nef de six travées avec bas-côtés. Il date du XVIe siècle ; les grandes arcades sont à pénétration directe dans les piliers cylindriques, les poutres et les sablières sont sculptées. Une inscription en petits caractères gothiques est encore lisible au-dessus de l'arcade flamboyante de la porte sud : le nom du fabrique et la date : "LAN. 1556". Des armoiries tenues par un ange sur le pignon ouest et un escalier sur le rampant sud du même pignon.

Mobilier : Maître-autel en tombeau droit, avec tabernacle surmonté d'un dais à colonnettes torses ; sacraire muni de sa porte dans le mur du chevet. - L'autel latéral sud est dédié à sainte Anne ; dans le petit retable à deux colonnes corinthiennes qui bouche la fenêtre du chevet, groupe sculpté de l'Education de la Vierge. La balustrade est encore en place. Statues anciennes en bois polychrome : Crucifix du XVIIe siècle qui a inspiré à Gauguin son "Christ jaune" (C.), groupe de sainte Anne et de la Vierge, XVIe siècle (C.), saint Etienne portant des cailloux, saint Laurent, saint Corentin, saint portant un livre ouvert, saint moine en chasuble gothique ; - en pierre blanche polychrome : Vierge à l'Enfant dite Notre Dame de Trémalo, XVe siècle (C.).

Dans le remplage de la fenêtre d'axe, débris de vitraux anciens : armoiries, messe célébrée devant un Christ ressuscité (?).

Dans le placitre, deux croix de granit, sans sculptures, la plus grande, côté du midi, posée sur un marchepied octogonal, la petite contre le chevet. "

DANIEL (Tanguy) Pont-Aven, chapelle Notre-Dame de Trémalo, Sauvegarde  de l'Art Français 

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/pont-aven-chapelle-de-tremalo/

 

La chapelle de Trémalo, c’est la chapelle du Christ jaune de Gauguin. C’est à celui-ci qu’elle doit sa renommée, qu’on peut dire internationale : en 1889, le peintre, frappé par le caractère fruste du Christ en croix fixé sur un mur (alors) chaulé, en face de la porte d’entrée sud, en fait le sujet d’une toile célèbre (aujourd’hui conservée à l’Albright-Knox Art Gallery de Buffalo aux États-Unis) et, l’année suivante, reproduit cette même figure hiératique dans son Autoportrait au Christ jaune (musée d’Orsay à Paris). Cependant, avant Gauguin, bien des artistes avaient été inspirés par la chapelle de Trémalo (mais non par le Christ en croix) : l’Allemand Otto Weber vers 1863, l’Américain Frederick A. Bridgmann entre 1866 et 1871, le Français Auguste Anastasi vers 1869-1870, le Suisse Henri Girardet en 1871, l’Anglais George Sherwood Hunter en 1873, l’Irlandais Augustus Burke en 1876, l’Américain Franck C. Penfold vers 1880, la Finlandaise Hélène Schjerfbeck en 1884. C’est dire que l’édifice a séduit nombre de peintres et de dessinateurs de toutes nationalités avant 1889, et a continué à les attirer jusqu’à nos jours.

Il est juste de dire que la chapelle de Trémalo ne peut laisser indifférent, et qu’elle doit son charme particulier à son environnement naturel et au caractère à la fois simple et recueilli du sanctuaire. L’édifice, situé sur les hauteurs qui dominent Pont-Aven (mais sur le territoire de la paroisse de Nizon), se trouve sur le chemin qui monte du bourg vers le manoir du Plessis-Nizon (résidence du propriétaire de la chapelle, M. Xavier de La Villemarqué) et, d’autre part, vers le hameau de Trémalo. On y accède par une longue allée de chênes et de châtaigniers, dans ce qu’on appelle localement le Bois d’amour, et la majesté de ce parcours contraste avec la simplicité de la chapelle, formant un ensemble réellement harmonieux.

Construite en 1550 (comme en témoigne une inscription au-dessus de la porte sud), elle est de fondation seigneuriale : le blason des du Plessis (d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal) figure en plusieurs endroits de l’édifice : sur la façade ouest, sur la maîtresse-vitre, sur les sablières. Le style relève encore du gothique flamboyant, ce qui n’a rien d’étonnant dans cette région où la tradition médiévale persiste en même temps que pénètrent les nouveautés de la Renaissance. Le plan est rectangulaire, orienté est-ouest. La longueur de l’édifice est de 24 m, la largeur de 13 m. À l’extérieur, les murs en granit sont soigneusement appareillés en pierre de taille ; le chevet plat comporte trois baies flamboyantes, celle de gauche étant murée ; la façade occidentale est d’une grande simplicité : une porte en anse de panier, quatre contreforts (deux droits de part et d’autre de la porte, et deux biais aux extrémités nord et sud), un blason sculpté au milieu de la façade, un petit clocher de type cornouaillais, à une seule cloche. Du côté nord, une seule petite fenêtre passante, contrastant avec les ouvertures du côté sud : deux portes en anse de panier (l’une toute simple, l’autre surmontée d’une accolade et de pinacles latéraux), et quatre fenêtres (deux ouvertes dans le muret, deux passantes, la première du xvie s. avec son remplage d’origine, la seconde construite en 1755). L’ensemble est couvert d’une imposante toiture dissymétrique qui descend, au nord, jusqu’à hauteur d’homme.

L’intérieur comporte une nef à six travées, séparée des deux bas-côtés par des arcades en arc brisé, à l’exception de deux qui sont en plein cintre). Les colonnes sont cylindriques (sauf une, octogonale) et à pénétration directe, c’est-à-dire sans chapiteaux, ce qui est commun dans les édifices de cette époque. La voûte est couverte d’un lambris de bois, et la solidité de l’ensemble est assurée par des entraits engoulés reliés entre eux, en haut des murs, par des sablières ornées de nombreuses sculptures représentant des animaux, réels ou fabuleux, et des têtes de personnages aux expressions les plus diverses. La maîtresse-vitre a conservé quelques éléments anciens, de la fin du xvie s., en particulier une Messe de saint Grégoire (sujet iconographique rare en Bretagne), les Saintes Femmes au tombeau, et plusieurs écus armoriés.

Le mobilier est constitué de trois autels adossés au chevet, simples coffres en bois peu ornés, séparés de la nef par une grille de communion d’un bout à l’autre du chœur. Curieusement, la statuaire ne comporte pas d’image de saint Malo, que l’on attendrait par référence au nom du lieu : au xviie s., la chapelle était appelée « Notre-Dame de Saint-Malou ». En revanche, on y trouve, outre le célèbre Christ jaune (bois, fin du XVe s., cl. M.H. 1957), des statues de bonne facture : Notre-Dame de Trémalo (en pierre tendre du Val de Loire, XVe s., cl. M.H. 1957), un groupe de sainte Anne éducatrice (Anne assise, un livre sur les genoux, et la Vierge debout à ses côtés, bois polychrome, xviie s., cl. M.H. 1957), et d’autres d’un style rustique, toutes en bois polychrome : saint Corentin, saint Laurent, saint Étienne, saint Léger, sainte Madeleine (?).

La chapelle a connu bien des restaurations depuis sa construction : on connaît celle de 1755, entreprise par Jean-Baptiste Mahé, recteur de Nizon, celle de 1957, effectuée par le vicomte Patrice de La Villemarqué. En 2009 enfin, l’Association pour la sauvegarde de la chapelle de Trémalo, présidée par M. Xavier de La Villemarqué, a fait faire le rejointoiement des maçonneries de la façade est, de la voûte de la porte sud et de l’escalier du clocher. Pour le drainage de la chapelle, la Sauvegarde de l’Art français a fait un don de 5 000 € en 2008. Tanguy Daniel

— GUEGUEN, Michel, 1997, "Pont-Aven. Nizon. Chapelle de Trémalo" in Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Vol. CXXVI, , p.154-155.

 

LE BIHAN (Jean-Pierre)

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17951976.html

—LE GOFF-RUIZ (Jacqueline), 2011,  le manoir de Plessis-Nizon. Pont-Aven-Nizon, bulletin communal décembre 2011, pages 6 et 7.

https://fr.calameo.com/read/00254332211270b969826

 

— MONUMENTUM

https://monumentum.fr/chapelle-notre-dame-tremalo-pa00090288.html

 

—PERENNES, Henri, 1938, "Notices sur les paroisses : Nizon" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37, 

"NOTRE-DAME DE TRÉMALO Enfoui sous les arbres qui l'enveloppent de toutes parts, ce charmant édifice du xvr siècle, à clocher à jour, s'élève à l'orée du Bois-d'Amour, à un kilomètre E.N.E. de Rustéphan. ll comporte trois nefs, et douze arcades gothiques. Les poutres sont ornées de sablières sculptées, La fenêtre du chevet a encore quelques restes du vitrail, où figurait un arbre de Jessé. Le maître autel est encadré de deux statues : N.-D. de Trémalo et Saint Etienne qui porte des cailloux dans sa dalmatique. Un vieux tableau présente le Christ et deux saintes femmes dont l'une est la Madeleine. La chapelle a deux autels secondaires. L'un possède les statues de sainte Anne et de saint Laurent, l'autre celles de saint Corentin et de saint Léger. Au Sud de la chapelle se dresse une petite croix de granit. Les pardons de N.-D. de Trémalo ont lieu le dimanche après le 26 Juillet (en l'honneur de sainte Anne), le 15 Août, et le dimanche après le 8 Septembre."

http://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

Pont-Aven-Nizon, bulletin communal juillet 2006.

https://fr.calameo.com/read/002543322996922075012

Pont-Aven-Nizon, bulletin communal décembre 2013.

https://fr.calameo.com/books/002543322c6a51fe49f82

Eugène Cadel (1862-1940).

En 1885, Eugène Cadel entre dans l'atelier de Luc-Olivier Merson puis, en 1886 devient l'élève de Léon Bonnat. En 1889, admis au salon des artistes français, il côtoie Messonier et Puvis de Chavannes et obtient en 1899 une mention honorable. Aujourd'hui, l'artiste es surtout connu comme illustrateur de la revue l'Assiette au beurre publiée dans les années 1900.Cette peinture sur bois, sans date, exécutée sans doute au tournant des XIXe et XXe siècles, représente l'intérieur de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven

Au premier plan, sont représentés deux prie-Dieu nimbés par la lumière du vitrail et placés sous l'arcature de la nef, et devant la table de communion. A l'arrière-plan, on remarque, sur la droite, l'autel sud surmonté du bois polychrome situé dans la niche, qui représente sainte Anne et la Vierge Marie. À gauche de l'autel, se trouve sur une console sculptée d'un large masque, la statue en bois polychrome de saint Léger. Tout personnage est absent de cette composition, m^me si la disposition des prie-Dieu laisse à penser qu'ils viennent d'être occupés ou qu'ils le seront bientôt. Ce site d'inspiration a été peint par de nombreux autres artistes, tels que Pierre-Eugène Clairin, Emile Jourdan ou Otto Weber, dont les œuvres sont exposées au Musée de Pont-Aven.

Estelle Guille des Buttes-Fresneau, Directrice des équipements culturels CCA, Conservatrice en chef du Musée de Pont-Aven et du Musée de la Pêche de Concarneau.

« Chapelle de Trémalo », Eugène Cadel, Huile sur panneau Ht : 22 cm, L:27 cm. Don des Amis du Musée de Pont-Aven. Collection du Musée de Pont-Aven

 

— POUDOUVRE.over-blog.com

http://poudouvre.over-blog.com/2021/07/quelques-notes-sur-les-possesseurs-de-la-seigneurie-du-plessis-nizon.html

PUGET (Catherine), 2000, "La chapelle de Trémalo en Nizon", in "Gauguin et le Christ jaune",  Musée de Pont-Aven, Pont-Aven, 31 pages. Plaquette de l'exposition éponyme  du Musée de Pont-Aven.

https://www.google.fr/books/edition/Gauguin_et_le_Christ_jaune/PKZNAAAAYAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22Guilquenquis%22&dq=%22Guilquenquis%22&printsec=frontcover

 QUEINEC (Bertrand ), 1992, Nizon Histoire d'une paroisse rurale tome I page 187

— TOURNIER (Fanny) 1993, Les fortifications de terres médiévales à l'est du Trégor (Côtes d'Armor)

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/4088d3a60b94617a5772717738dc2e64.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Chapelles bretonnes. Vitraux
2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 14:18

La cheminée de la chambre seigneuriale de Coëtcandec conservée au château de Pontivy.

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Sur le château de Pontivy, voir :

 

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Lors de ma visite du château de Pontivy le 18 août dernier, j'ai admiré, avec ceux qui m'accompagnaient et sous la houlette de notre guide Anne, les deux cheminées et le "passe-plat" polychromes  et armoriés provenant du château de Coëtcandec. Celui-ci, situé sur la commune de  Locmaria-Grand-Champ, au nord de Vannes, de Plescop et de Saint-Avé, est tombé en ruine, avant que l'association Les Amis de Coëtcandec ne prennent en charge sa restauration, et les cheminées ont été vendues en 1960 au château de Pontivy.

Les ensembles armoriées me causent, comme les inscriptions lapidaires, un vrai plaisir, s'apparentant à des mots croisés par les énigmes successives qu'il faut élucider, et j'accueillais ces cheminées avec l'excitation d'un aoûtien ouvrant, allongé sur sa serviette de plage, son album des Jeux de l'été.

Mais le niveau était élevé, pour joueur confirmé, et je cherchais à réunir, sinon les solutions à l'envers en bas de page, du moins un peu de documentation sur la famille Chohan qui possédait alors, comme nous l'expliqua notre guide, le château.

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Hervé du Halgouet avait publié en 1944 dans le bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne ou SHAB l'article "La Bretagne inconnue. Demeures seigneuriales. Coëtcandec, Le Plessis Josso, Les Ferrières, Cadoudal.". J'y trouvais les renseignements les plus complets, et la description page 154-155 de la cheminée de la salle seigneuriale, "véritable tapisserie de pierre, brodée en relief d'écussons tirés de la filiation des seigneurs de Coëtcandec" sur 14 m². Le décryptage des devinettes héraldiques semblait si complet que je m'intéressais plutôt à la deuxième cheminée, de taille et de décor plus limité, celle de la chambre seigneuriale. 

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Le site des Amis de Coëtcandec fournissait beaucoup d'informations, et même presque l'ensemble des solutions : j'ai commencé ma grille des jeux sans lire la totalité, me réservant ce recours pour triompher de mes échecs.

Enfin, les sites généalogiques étaient, pour cette famille Chohan et ses alliances, bien détaillés.  Sur Geneanet, la meilleure source pour la généalogie Chohan, la plus fiable et de loin la plus complète est réalisée par Hervé Offredo.

https://gw.geneanet.org/pluniau?lang=fr&iz=1019&p=pierre&n=chohan+de+coetcandec&oc=3

 

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Trop facile ? Non, les erreurs ou errements seront nombreux.  Mais, finalement, ma "grille" a été corrigée par Eric Trolez, administrateur du site Les Amis de Coëtcandec : j'ai complété , en reprenant ma publication une semaine plus tard, mon article par les informations qu'il m'a très aimablement communiquées, et dont je le remercie.

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Commençons par une vue globale, de face.

 

 

 

 

 

 

 

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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L'INSCRIPTION EXTRAITE DU TE DEUM.

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Elle débute sur le coté gauche et se poursuit à droite. On lit :

SANCTE SANCTE SANCTE DNE DEVS SABAOTH MISERERE NOSTRI 

Sancte Sancte Sancte domine deus sabaoth miserere nostri,

On reconnait dans cette formule dans laquelle on reconnait le début du Sanctus chrétien Sanctus Sanctus Sanctus Dominus Deus Sabaoth (Saint Saint Saint le Seigneur Dieu de l'univers —littéralement  Sabaoth =" des Armées" —). Mais la fin nous incite à y voir un extrait du Te Deum, l'hymne ambrosien chanté en action de grâce et dont l'un des derniers vers est, précisément, Miserere nostri.

Elle se traduit donc : "Saint Saint Saint le Seigneur dieu Sabaoth [des Armées] Prends pitié de nous".

Pourquoi ce choix ? 

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LA FACE PRINCIPALE.

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1. Les trois blasons du centre.

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— Au centre, le blason de la famille de Chohan, d'argent au cerf passant de gueules, présenté par deux lions. 

— À notre gauche et dans un losange (blason féminin), des armes  de gueules à onze besants d'or au chef endenché d'argent. Il peut par approximation correspondre aux armes de la famille Phélippot qui serait  de gueules à cinq besants d'or, 3 et 2, au chef endenché d'argent , ou à celles de la famille de  Coëtregal de gueules aux six besants d'or, au chef endenché d'argent.

Pour Eric Trolez,  "On peut plutôt opter pour la famille Phélippot pour les armoiries de gueules aux besants (5, 6, 11, semis...suivant les emplacements dans le manoir) au chef endenché d'argent;  Janne Phélippot épouse de Pierre Chohan vers 1460 était la fille de Eon Phélippot et de N. de Coëtregal aux armoiries identiques à un besant prêt (respectivement 5 & 6)."

Janne Phélippot (Elven vers 1460/1510) :

https://gw.geneanet.org/pluniau?lang=fr&iz=1019&p=janne&n=phelippot

— À notre droite un autre blason féminin, d'azur à la croix ancrée d'or, qui sont les armes  de la famille de Grillon.

Ces éléments héraldiques permettent d'identifier le propriétaire, Pierre IV de Chohan (1488-1577), qui épousa en 1516 à Crac'h Jeanne de Grillon (Crac'h 1493-1571) dame de Rosnarho.

Il resterait à élucider le blason de gauche (qui se retrouve dans des écartelés ailleurs à Coët-Candec). Hervé du Halgouet avait opté pour Philippot.  Le grand-père de Pierre IV de Chohan, Pierre III, avait épousé Jeanne Philippot. Il manquerait alors la référence à la mère de Pierre IV, Guillemette de Bilno : cela ne saurait tarder.

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https://genealogie-boulet.pagesperso-orange.fr/boulet/fiches/fiche609.htm#f3047 

https://www.google.fr/books/edition/La_noblesse_de_Bretagne/JFlAD-67qOYC?hl=fr&gbpv=1&dq=Chohan+co%C3%ABtregal&pg=PA63&printsec=frontcover

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Il y a encore, au dessus de tout cela, un écusson en losange, mais qui est illisible. Deux autres écussons semblables se trouvent sur les cotés et seront décrits.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

[Pierre IV] Chohan, d'argent au cerf passant de gueules. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

[Pierre IV] Chohan, d'argent au cerf passant de gueules. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Philippot ? De gueules à onze besants d'or au chef endenché d'argent. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Philippot ? De gueules à onze besants d'or au chef endenché d'argent. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Jeanne de Grillon, d'azur à la croix ancrée d'or. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Jeanne de Grillon, d'azur à la croix ancrée d'or. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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De part et d'autre de cet ensemble se trouvent deux autres blasons en écartelé, dans lesquels les quartiers 1 et 4 sont de Chohan, d'argent au cerf passant de gueules.

 

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À gauche, les quartiers 2 et 3 sont un fascé d'argent et d'azur de six pièces

Deux hypothèses

De Quifistre .D’argent à trois fasces de sable.  Hypothèse privilégiée (cf. infra)

 

Voir le manoir de Kerlo dans la commune d'Elven, qui  appartenait d'abord à la famille de Quifistre . Après Sylvestre de Quifistre, Nicolas en hérite, il eût deux frères, Guy et Bertrand deviennent chanoines de Vannes et de Nantes. Guy et Bertrand de Quifistre étant décédés sans descendance, le manoir de Kerlo passe aux héritiers de leur sœur Nicole, la famille Chohan, 

https://www.tudchentil.org/spip.php?article784

https://man8rove.com/fr/blason/u7u3sx5-quifistre

—De Kerampartz :  fascé d'or et de sable de six pièces (selon Hervé du Halgouet) . Perrot, fils de Pierre IV, a épousé Jeanne de Kerambartz.

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Eric Trolez : "Une autre incertitude mais assez faible celle là, les armoiries de Quiffistre d'argent à trois fasces de sable dessinées comme telles par d'Hozier, mais décrites à trois fasces d'azur par de Courcy et visibles comme cela en alliance avec Chohan sur la cheminée de la chambre. Lequel des deux se trompe, ou est-ce le restaurateur de polychromie ? Mais ce sont bien des alliances avec les Quiffistre."

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À droite, les quartiers 2 et 3 sont  d'’argent à trois têtes de loup arrachées de sable, lampassées de gueules. Ce sont les armes de la famille de Bino dont voici la notice par Potier de Courcy

Bino ou Binot, sr du Chauchix et de l’Isle-Baussan, par. de Ménéac, — de la Touche, par. de Gaël, — des Noës, par. de la Chapelle-Launay, — de la Koberie, par. de Donges, — de Quillivala, par. de Merdrignac, — du Resto et de Kergall, par. de Grandchamp.

Anc. ext. réf. 1670, cinq gén., réf. et montres de 1426 à 1536, par. de Ménéac et Gaël, év. de Saint-Malo, et Grandchamp, év. de Vannes.

François épouse, en 1513, Julienne de Guitté, dame de l’Isle-Baussan.

La branche du Resto fondue vers 1500 dans Chohan.

Cet écartelé se réfère aux parents de Pierre IV  Chohan, Jean Chohan et Guillemette Bino (Grand-Champ vers 1470- Locmaria-Grand-Champ 1515), dame du Resto et de Kergall, paroisse de Grand-Champ. 

Guillemette Bino était la fille de Guillaume Alain et de X de Quifistre, dame de Kerleau en Elven.

 

https://gw.geneanet.org/toubhansy?n=bino&oc=&p=guillemette

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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En s'écartant encore du centre, nous parvenons aux coins arrondis de la cheminée, ornés du même blason aux armes de Chohan, mais brisés d'un lambel, et placés sous un chapeau d'évêque, noir et  à trois rangs de houppes. Néanmoins, le blason n'est pas timbré de la crosse et de la mitre.

Aucun membre de la famille Chohan n'a été évêque.

C'est là une énigme de taille, puisque les deux blasons occupent une place notoire, mais aussi que les cotés de la cheminée sont ornés de mitres aux longs fanons.

On peut seulement évoquer Pierre Chohan, qui fut chanoine de Vannes de 1506 à 1536 et recteur de Plescop et de Saint-Avé. Son frère Sylvestre lui succéda comme chanoine de Vannes et recteur de Plescop. Ils furent enterrés dans la cathédrale. Ils seraient les frères de Pierre IV Chohan.

Voir :

https://gw.geneanet.org/ygarnier?lang=fr&n=chohan&oc=0&p=pierre+iv

http://www.infobretagne.com/vannes-diocese-catalogue-chanoines.htm

1536-1548 (sic). Chohan (Pierre), reçu par le chapitre le 20 décembre 1506, mourut le 24 mars 1536 (n. s.) et fut enterré à la cathédrale, vis-à-vis de la grande porte du chœur.
1536-1548. Chohan (Sylvestre), clerc du diocèse, reçu par le chapitre en juillet 1536 à la placé de son frère Pierre, décéda le 28 octobre 1548 et fut enterré auprès de son susdit frère.

Remarque farfelue : Plescop signifie étymologiquement "la paroisse de l'évêque" et les évêques de Vannes y venaient en résidence d'été à Kerango. Les recteurs s'arrogeaient-ils le droit de placer leurs armes sous le chapeau de l'évêque ?

Le lambel s'expliquerait puisque ces frères ne sont que les cadets de la famille.

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Remarque : sur la grande cheminée de la salle, nous retrouvons au même endroit (les angles arrondis) les deux mêmes blasons sous les mêmes chapeaux noirs à cordelière.

 

 

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LE COTÉ GAUCHE  DE LA CHEMINÉE.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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On remarque au dessus de la mitre dorée à fanons et étole perlée et du mot SANCTE le blason  féminin mi-parti de Chohan  et du Breil  de gueules à trois lions d'or, à la bordure d'argent chargée de huit merlettes de sable .

Ces armes sont celles de Nicole du Breil de Liré (v.1550-Vannes 1604), cousine du poète Joachim du Bellay, et  qui épousa en 1577 Guillaume  Chohan  fils de Pierre IV. 

Voir leur dessin ici :

https://gw.geneanet.org/ccailloce?lang=fr&pz=camille+marie&nz=cailloce&p=guillaume&n=chohan+de+coetcandec

Et ici (manoir de Crac'h)

https://www.sahpl.asso.fr/SITE_SAHPL/images/H%C3%A9raldique/Crach%20-%20Manoir%20de%20Rosnarho.pdf

Voir Guillaume Chohan :

https://gw.geneanet.org/ygarnier?lang=fr&n=chohan+de+coetcandec&oc=0&p=guillaume

 

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À l'extrême gauche : écartelé en 1 et 4 des armes de Bino et en 2 et 3  de Quifistre (mais chacune brisée d'un lambel), et brochant sur le tout d'argent à la croix engrelée de sable, portant aussi un lambel à trois pendants de gueules.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À droite : mi-parti en 1 de Grillon et en 2 de QUIRISEC, d'argent à six hermines de sable, 3, 2 et 1, au chef cousu d'argent chargé de deux coquilles de gueules

La famille de Quirisec ou du Quirizec appartenait à la noblesse de Crac'h ; ce sont des ascendants de Jeanne de Grillon.

— Eric Trolez : "Le losange parti le Grillan/de Quirizec serait celui de Marie de Quirizec mariée à Olivier le Grillan (deux familles de la paroisse de Crac'h), et parents de Jeanne le Grillan épouse de Pierre IV Chohan."

Marie de Quirizec (né vers  1493 ou 1500) est donc la belle-mère de Pierre IV Chohan.

https://gw.geneanet.org/ljeanyves2?n=du+quirizec&oc=&p=marie

https://gw.geneanet.org/quilliecelie?n=du+quirizec&oc=&p=marie

https://gw.geneanet.org/jeanclauderico?n=du+quirizec&oc=&p=marie

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LE COTÉ DROIT  DE LA CHEMINÉE.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les armes féminines (losange) mi-parti Chohan et Grillon sont celles de Jeanne Grillon épouse de Pierre IV de Chohan.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Armoiries féminines d'argent à la fasce nouée d'azur accompagnée de six merlettes de gueules 3 & 3  de la famille de Lestrelin.

Elles  renvoient à Jehanne de Lestrelin, de Saint-Avé épouse vers 1459 d'Eon de Chohan (1420-1476). 

https://gw.geneanet.org/amadeus?lang=fr&iz=4395&p=janne&n=de+lestrelin

https://lesamisdecoetcandec.fr/histoire/famille-lestrelin/

 

On lit aussi une inscription partiellement effacée : 1-8-/auxil.

 

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À l'extrême droite : le même blason que du coté gauche : écartelé en 1 et 4 des armes de Bino et en 2 et 3  de Quifistre (mais chacune brisée d'un lambel), et brochant sur le tout d'argent à la croix engrelée de sable, portant aussi un lambel à trois pendants de gueules.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Conclusion.

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J'ai élucidé, en faisant appel à mes jokers, la plupart des figures, sauf la dernière, mais sans comprendre vraiment la présence de ce chapeau d'évêque sur les armes brisées de Chohan. Des zones d'ombres demeurent concernant, par exemple, l'alliance avec la famille de Quirisec, et sur l'identification des armes à besants d'or (Philippot ??).

 

Le linteau honore Pierre IV Chohan, son épouse Jeanne Grillon, ses parents et ses grands-parents, ses frères peut-être, et son fils Guillaume marié à Nicole du Breil.

Comme ce mariage date de 1577, le décor de cette cheminée est postérieur à cette date. Et comme Guillaume Chohan a reçu le collier de l'Ordre de Saint-Michel en 1584, et qu'on ne le trouve pas ici, la cheminée serait datée entre 1577 et 1584. Ou bien : Eric Trolez : "La construction de Coëtcandec fut commencée par Pierre IV Chohan et achevée par son fils Guillaume. Le programme héraldique de la cheminée de la chambre est probablement commandé par Pierre, celui de la cheminée de la salle également; mais profondément modifié par Guillaume."

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On comprendra bien que je rends public ma copie, alors que je n'ai aucune autorité en la matière ; mais rien n'était requis pour jouer.

Et comme j'y ai pris goût, j'entame une nouvelle grille : le "passe-plat".

 

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LE PASSE-PLAT  (chapelle du château de Pontivy). Pierre polychrome.

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https://lesamisdecoetcandec.fr/le-passe-plats/

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Hervé du Halgouet désignait cet ouvrage comme une niche ou crédence, mais il est désormais présenté comme un passe-plat. Il était placé dans le vestibule d'entrée. Il écrit :

"Sur le parement des murs de cette même pièce, plusieurs blasons écartelés et, surtout, sujet rare : un écu chargé d'alliances, inscrit dans une couronne de fleurs et de fruits, se détache en fort relief au-dessus d'une sorte de crédence portant sur ses parois une inscription gravée de trois mots, le premier en capitales romaines : TIMENTIBUS ; celui du milieu, en hébreu, dans un soleil d'or, signifie Jehovah ; le dernier, en caractères grecs : AOTAPKYA. Traduction : l'immortalité appartient à ceux qui craignent Dieu. Sentence que les Chohan semblent avoir adoptée comme devise, car on la retrouvait, il y a quelques années encore, accompagnant leurs armes, à Rosnarho en Crach et dans l'église paroissiale d'Elven, sur l'enfeu de Kerléau.

La niche, ou crédence, portant cette devise est ornée d'une accolade gothique à feuillage et de cornes d'abondance, représentatives de la Renaissance. Ces cornes d'abondance, symboles de la fortune, s'étirent depuis le pied de la niche, jusque sur les côtés où elles s'épanouissent. Ce motif est ciselé au trait et en creux dans une pierre dure, d'un grain très fin. L'ouvrier s'y est montré expert en son art. Cette crédence évoque l'idée d'un autel symbolique dédié aux mânes de la famille Chohan. "

 

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"Passe-plat" du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Le blason est placé dans un chapeau de triomphe. C'est un écartelé en 1 et 4 des armes  de gueules à neuf besants d'or 3,3,3 et en 2 et 3 de celles  d'azur à la croix ancrée d'or (Jeanne Grillon) avec le cerf des Chohan brochant sur le tout.

Me voilà bien embarrassé pour commenter ces armes, et l'hypothèse Phélippot ne tient plus car il faudrait trouver le titulaire des armes aux besants en alliance avec la famille (le) Grillon de Rosnarho (ou Le Grillan).

E. Trolez : "Il semble que vous n'ayez pas remarqué le chef endenché des mêmes Phélippot, ce qui vous fait chercher une autre alliance mais là avec la famille le Grillan... "

Moi : ma description des armes en 1 et 4 était abrégée, mais le chef endenché ne m'avait pas échappé ; c'est l'alliance Phélippot / Grillon ou Grillan qui m'intriguait.

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"Passe-plat" du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Il y a ce soleil bleu et or, et ces lettres "en hébreu" , et qui pour Du Halgouet signifierait Jehovah. C'est plutôt le tétragramme Yahvé YHWH, et on peut imaginer le triangle d'or dans lequel il s'inscrit.

https://fr.wikipedia.org/wiki/YHWH#/media/Fichier:Hastveda_altardel.jpg

Mais il trouve en règle sa place dans les sanctuaires catholiques consacrés. Le triangle  s'inscrit souvent dans le rond d'un soleil émetteur de rayons.

Consulter :

https://www.louvrebible.org/consultation?id=162

 

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"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Sur les piédroits s'inscrivent le mot latin TIMENTIBVS et le mot grec

Timentibus, datif pluriel de timens "craignant" se traduit par "Ceux qui craignent" ; il est attesté comme devise en numismatique : Timentibus Deum Nihil Deest, Il n'y a pas de peur en Dieu. (famille de Mathan).

Du coté droit se lit le mot ΑΦΤΑΡΚYΑ en lettres grecques. Il a été rapproché de  ἀθανασία (athanasía), "immortalité".  

Il faudrait considérer la devise comme une formule savante trilingue, latin-hébreu-grec, TIMENTIBUS YHWH ΑΦΤΑΡΚYΑ, dont la meilleure approximation est « A ceux qui craignent Dieu, l’immortalité »."

On remarquera qu'un passe-plat est un drôle d'endroit pour une devise de telle ampleur. Mais elle faisait  face à celle qui est inscrite sur la cheminée de la salle. On la trouve  aussi sur le linteau de porte de la chambre seigneuriale.

—Eric Trolez : "Pour la niche crédence mentionnée par du Halgouët, il l'a vue obturée dans un vestibule créé au 19ème siècle, mais dans la configuration 16ème il s'agissait bien du passe-plat entre salle et cuisine, on en voit encore l'emplacement dans le mur côté cuisine. Reste à savoir pourquoi l'accolade semble amputée et surmontée de ce blason au fort relief unique parmi tous les autres.."

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On retrouve ces trois mots sur la cheminée de la grande salle. Et dans un enfeu d'Elven, et à Rosnarho en Crac'h, les Chohan étant seigneurs de Coëtcandec, de Rosnarho et de Keriau en Elven.

 

Eglise d'Elven, enfeu :

"A gauche du chœur, enfeu à anse de panier et accolade avec chou et crosses : au sommet et à chaque extrémité , un ange tient un écusson uni; entre l'anse et l'accolade, inscription gravée de trois mots dont le premier en capitales romaines, le dernier en caractères grecs, et celui du milieu figuré par un soleil entouré de rayons ou un Jéhovah : TIMENTIBVS (soleil) AOTAPEYA; peut-être faut-il lire : Timentibus (Deum) ἀθανασία (immortalitas); chaque côté offre une corne d'abondance; on retrouve cette devise accompagnant les armes de Chohan au château de Coëtcandec en Grand-Champ et à Rosnarho en Crach (les Chohant étaient seigneurs de Coëtcandec, de Rosnarho et de Kerieau en Elven )."

https://archive.org/details/rpertoirearchol00morbgoog/page/n96/mode/2up

 

L'enfeu de l'église d'Elven n'existe plus mais l'accolade surmonte maintenant en réemploi la porte du transept sud, et on y distingue encore une partie de la devise.

"Eglise d'Elven, construite par Bertrand de Quifistre : « Sur la place, la porte Sud est en anse de panier chanfreinée et surmontée d’une accolade à choux et à crosses. Une inscription y figure : TIMENTIBUS (Deum) en latin, un soleil entouré de rayons, Aphtarsia en caractères grecs, qui signifie l’immortalité."

https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/238316-elven-eglise-saint-alban

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"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

 

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f467d5d20f416.31435422/1944_05.pdf

https://lesamisdecoetcandec.fr/cheminee-de-la-chambre/

https://lesamisdecoetcandec.fr/cheminees/

https://lesamisdecoetcandec.fr/le-passe-plats/

https://franceboisforet.fr/la-fondation-france-bois-foret-pour-notre-patrimoine/les-projets/manoir-historique-de-coetcandec-2/

http://www.infobretagne.com/locmaria-grandchamp-coetcandec.htm

https://lesamisdecoetcandec.fr/histoire/famille-chohan-lestrelin/

— ROSENZWEIG (Louis), 1863, 

https://archive.org/details/rpertoirearchol00morbgoog/page/n96/mode/2up

— TRISTE (Alain), 1998, 

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/2b5311efea5287b52743eb22f311617c.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Sculpture
1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 13:22

La tour épiscopale (1507) de Claude de Rohan à Quimper : le décor sculpté.

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Le projet de décrire la tour du palais épiscopal de Quimper était — et reste — une mauvaise idée. Ce monument très connu des Quimpérois, des visiteurs du Musée départemental breton et des spécialistes de l'architecture flamboyante  en Cornouaille s'est avéré fort difficile à décrire pour un néophyte. Il occupe l'angle de deux ailes en L, mais un L dont les branches forment un angle aigu. On prête volontiers à la façade de la tour trois faces, formant la moitie d'un hexagone, mais c'est déjà une simplification car le troisième pan (je débuterai toujours de la gauche pour le visiteur) forme un décroché. Mais surtout, en hauteur, lorsque la tour se dégage des toitures, au dessus d'une ligne de faux mâchicoulis, elle se complexifie encore.

Fort bien, ce n'est pas insurmontable, non ? Mais les fenêtres, au lieu de s'aligner gentiment comme sur les galeries classiques, se placent, sur chaque face, de façon diabolique pour échapper, en nombre, en alignement vertical et horizontal, en taille et en style, à toute organisation.

Certes, mais un monument aussi emblématique  a certainement fait l'objet de publications spécialisées, d'articles, de monographies, de congrès, d'autant que le musée départemental est une émanation de la Société archéologique du Finistère ! Chaque fenêtre, chaque figure, chaque élément héraldique  en a été mesuré, photographié, dessiné, mis en plan et décrit dans les règles de l'art ! Réfère-toi  à ces spécialistes, ces érudits, ces professionnels du patrimoine et ces antiquaires, que diable ! Tu reprendra leur typologie et leur vocabulaire, et tes photographies seront éclairées à leur lanterne !

Mais voilà où le bât me blessa. Je ne trouvai dans mes recherches en ligne aucun document semblable, et j'ai été incapable de découvrir ces trésors. Ils existent, j'en suis convaincu, mais je n'ai pas mis la main — ou la souris— dessus.

Mon projet était une mauvaise idée, mais je me suis jeté à l'eau, et maintenant je lance cet article comme une bouteille à la mer pour que vous me fassiez parvenir de vigoureux secours sous forme de bonne correction. Rassurez-vous, je suis vivant, le ridicule ne tue pas.

Ah, j'oubliais. En plus, les photos ne sont pas fameuses. C'est que les sculptures sont faites sur du granite, les contours sont moins tranchés qu'avec du kersanton ;  que les motifs placés très haut sont bien éloignés du piéton de Quimper ; et que j'ai fait ce que j'ai pu, et c'est bien peu.

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La tour épiscopale (1507) de Claude de Rohan à Quimper : motifs sculptés.
La tour épiscopale (1507) de Claude de Rohan à Quimper : motifs sculptés.

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Sur la piste des macles des Rohan.

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Si je me trouvais là, au pied de cette tour, c'est pour avoir visité auparavant les deux châteaux de Jean II de Rohan, le père de l'évêque Claude de Rohan. Le premier, c'est le château de Pontivy, aux dates de construction incertaine vers 1489-1517. Le second, c'est celui, incroyablement somptueux, de Josselin, construit entre 1495 et 1510. Puisque le palais de Claude de Rohan date de 1507, je voulais le comparer à ce que faisait, un peu avant et un peu après, son papa. Et y rechercher les fameuses macles de leurs armoiries.

 

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À pied d'œuvre, je décide de désigner par les lettres A, B et C les façades en pan coupé de la tour. Mais auparavant, puisqu'une ligne de faux mâchicoulis court de façon presque continue sur les hauteurs de ces trois pans, de débuter par sa description.

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LES FAUX MÂCHICOULIS.

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On les comparera aux vrais mâchicoulis des tours du château de Pontivy, ceux par lesquels, depuis le chemin de ronde, les gardes se promettaient de déverser de l'eau bouillante, des pierres ou du bois sur les assaillants lancés à l'eschalade sur leurs échelles (escalade vient de scala, 'échelle"). Des consoles en pyramides inversées supportent un chemin de ronde et les linteaux s'ornent d'une accolade stylisée.

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Tour sud-ouest du château de Pontivy. Photo lavieb-aile.

 

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À Quimper, ces structures perdent toute prétention défensive mais sont une citation des château paternels.  Ils ne supportent rien, sauf une console décoré d'une frise de sarments de vigne. Par contre, puisqu'ils sont décoratifs, la pointe de leurs accolades s'ornent de fleurons (ou, plusieurs fois, d'un losange et même d'un losange évidé pouvant rappeler la macle) et leur base de deux lignes de points en quinconce. Surtout, les consoles portent sur leur partie haute et droite des sculptures à thème végétal, animal et humain rappelant des chapiteaux. J'ai compté douze consoles (numérotés depuis notre gauche), et si tout va bien je devrai décrire 12 faux chapiteaux. Je vais conserver ce terme, bien que je vois dans l'assistance des architectes en chef qui froncent les sourcils, ce sera plus commode.

En outre, la pointe pyramidale des consoles s'enrichit, de temps en temps d'une autre sculpture figurée de type masque.

Vous me suivez ? Ça me console.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°1. Non sculpté, ou forme géométrique.

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Chapiteau de la console n°2. Feuillages.

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Chapiteau de la console n°3. Acrobate exhibitionniste jambes écartées, pieds aux oreilles.

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La tour épiscopale (1507) de Claude de Rohan à Quimper : motifs sculptés.
Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Pointe de la console n°3. Masque humain souriant.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°4. Feuillages.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°5. Hermine dont la queue fait une boucle.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°6. Feuillages.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°7. Élément cornu non identifié.

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Pointe de la console n°7. Masque humain crachant des feuillages.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°8. Dragon.

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°9. Ange tenant un écusson carré (muet).

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°10. Feuille d'acanthe.

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°11. Ange présentant un écusson (muet).

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Pointe de la console n°11. Masque humain souriant ou grimaçant, coiffé d'une capuche.

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°12. Feuillages.

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE PAN A ET SES TROIS FENÊTRES.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE PAN B, SA PORTE CINTRÉE ET SA FENÊTRE.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE PAN C, SES PORTES ET  ET  FENÊTRES. SES FRISES EN RACCORD.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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AU DESSUS DES FAUX MÂCHICOULIS.

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LA CHEMINÉE ET SES A.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LES FENÊTRES À ACCOLADE FLAMBOYANTE.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA PREMIÉRE FENÊTRE À MENEAUX. LES CULOTS DE L'ACCOLADE, DONT UN CHIEN.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA DEUXIÈME FENÊTRE À MENEAUX. LES CULOTS DE L'ACCOLADE : ANGES PRÉSENTANT LES ARMES DES ROHAN.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA GARGOUILLE : UN DRAGON AILÉ À QUEUE DE SERPENT.

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Voici pour finir un morceau de roi, et bien sot qui le laisserait. Cette gargouille est belle, elle est de grande taille, mais je n'ai trouvé aucune photo d'elle en ligne, et encore moins de descriptions. 

Elle semble drainer la toiture de la tour, et elle barre, à mi-hauteur et après un retour d'angle, la tourelle accolée à la partie haute de la tour. Une corniche faisant office de canalisation en compose la queue, puis la bête s'élance dans le vide, les pattes posées sur un os qui lui sert d'appui, les ailes non déployées mais serrées contre un corps annelé et hérissé de verrucosités. À plus d'un mètre de la muraille, elle ouvre une large gueule, et déverse ses eaux pluviales.

Je présume qu'elle est contemporaine de la construction de la tour, et qu'on peut  y voir un nouvel exemple du souci des Rohan d'embellir, comme à Pontivy et Josselin, leurs conduites de gouttières par des figures imaginaires proches du monde aquatique ; mais l'os rappelle ici que ce dragon, ou cette vouivre, peut être une figure de la Surnature immortelle contrôlant  les destinées des humains.

On s'a

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE BÂTIMENT DE 1776 REMANIÉ EN 1866 SIECLE PAR JOSEPH  BIGOT, COTÉ ODET.

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Les amateurs d'énigmes du "petit patrimoine" remarqueront les armoiries présentées par deux anges en culot de l'accolade gothique. Elles portent une vierge bras écarté, sur un fond burelé. La figure centrale évoque l'Ave Maris Stella des armoiries de monseigneur Sergent, évêque de Quimper et de Léon de 1855 à 1871.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9-Nicolas_Sergent

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Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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CONCLUSION.

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J'ai relevé le défi que je m'étais proposé de décrire le décor de cette tour, très naïvement et en tombant — sans m'en apercevoir — dans toutes les chausse-trappes possibles. Cet essai permettra à un auteur plus qualifié de n'y point tomber, et lui procurera la jubilation de me corriger. Il me sera beaucoup pardonné, car j'ai beaucoup fauté.

J'ai néanmoins fourni l'illustration nécessaire à une étude sur l'influence des constructions de Jean II de Rohan sur celle de son fils, l'évêque simple d'esprit Claude, qui dut bénéficier sans doute des mêmes équipes d'architecte  et de sculpteurs. Et j'ai souligné la présence de blasons encore intacts, et, je le crois, celle du A emblématique des Rohan, renvoyant à leur devise A PLUS.

Mais c'est la découverte de la gargouille qui m'a donné le plus de plaisir, et ce plaisir s'amplifierait si dorénavant les yeux des touristes, avant de franchir la porte du musée départemental, la saluait du regard.

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SOURCES ET LIENS.

 

https://museedupatrimoine.fr/musee-departemental-breton-a-quimper-finistere/33608.html

 

— CHAURIS (Louis), 2016,  Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne :Le batholite leucogranitique hercynien de Bretagne méridionale

https://journals.openedition.org/rao/3557

LE MEN ( René-François), 1877, “Monographie de la cathédrale de Quimper (XIIIè - XVè siècle) », Quimper, Lemercier ed.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/1e08593c46eb46336af146045b16d0f4.pdf

"Un autre monument d’une toute autre importance, le palais épiscopal, vient aussi se rattacher à la cathédrale avec laquelle il forme un angle du côté du sud. Les parties les plus anciennes de cet amas de constructions de diverses époques, ne remontent pas au-delà du commencement du XVIe siècle. Claude de Rohan, nommé évêque de Quimper, le 25 juin 1501, à la mort de Raoul Le Moël, voulut se préparer, dans sa ville épiscopale, avant d’y faire son entrée, un palais dont la magnificence fut digne de l’illustre famille à laquelle il appartenait. Les travaux commencèrent à la fin du mois de mars 1507. Les maîtres de l’œuvre furent Daniel Gourguff et Guillaume Goaraguer."

 

"On construisait en 1507, le palais épiscopal de Claude de Rohan. Dans le seul compte qui nous soit parvenu de ce travail, Le Goaraguer ne figure pas parmi les ouvriers employés régulièrement à la construction de ce monument, dont le maître de l’œuvre fut Daniel Gourcuff, mais il est assez souvent chargé de choisir et de mesurer de la pierre, dans différentes carrières, notamment des « pas de vis » pour le grand escalier, qui, en raison de leur dimension peu ordinaire, étaient difficiles à trouver. Comme Le Goaraguer était payé 5 sous par jour, tandis que Gourcuff, le maître de l’œuvre, ne recevait que 3 sous 4 deniers, il est très-probable qu’il avait une bonne part dans la direction de ce remarquable édifice"

"Daniel GOURCUFF.

Claude de Rohan, nommé à l’évêché de Quimper en 1501, peu de temps après la mort de l’évêque Raoul Le Moël, voulut, avant de venir prendre possession de son évêché, se faire construire un nouveau palais épiscopal. Il commit à cette fin Prigent de Saint-Alouarn, son maître d’hôtel, qui institua François du Perier, comme contrôleur des travaux. Francois Le Scanff, receveur des Reguaires de Cornouaille, fut chargé de la dépense. Les travaux commencèrent en 1307 [pour 1507]. Du 31 mars de cette année, au 21 octobre suivant, il fut extrait de différentes carrières, mais principalement de celle du Boulc’hat, en la paroisse de Kerfeunteun, 1995 quartiers de pierres de taille, sans compter les pas de vis, ou marches d’escalier, qui avaient neuf pieds de longueur. Daniel Gourcuff, tailleur de pierres, fut le maître de l’œuvre. Il était payé à la journée à raison de 3 sous 4 deniers (4 fr. 50 c.) par jour. Le salaire [p. 295] journalier des compagnons qui travaillaient sous ses ordres, était de 2 sous 6 deniers (3 fr. 37 c.). J’ai exprimé plus haut, l’opinion que G. Le Goaraguer n’était pas demeuré étranger à cette construction. Je ne répéterai pas ce que j’ai dit à la page 228, de ce palais, qu’on appelait le « grand logis de Rohan » et qui faisait, à juste titre, l’admiration de tous. Il n’y a pas, à mon avis, dans le département du Finistère, de monument d’architecture civile  de style ogival, qui puisse être comparé à ce qui reste de ce logis, dont les détails d’ornementation peuvent nous donner une idée de l’habileté du maître qui l’a construit ".

 

"Les pierres qui servirent à la construction du palais épiscopal de Claude de Rohan, furent extraites des carrières du Boulc’hat, en Kerfeunteun ; de la Belle-Croix, en Briec ; de Saint-Affredec (Saint-Evarzec) ; de Langurun et de la Roche-Dagorn (Roc’h-Dagorn). La situation de ces deux dernières carrières m’est inconnue. C’est de la perrière de Roc’h-Dagorn, que furent extraits la plupart des « pas de vis » on marches, d’escaliers, longs de 3 mètres et destinés aux tourelles du palais épiscopal. Le port d’un seul de ces pas de vis, coûtait 5 sous (6 fr. 25 c.) en 1507, tandis qu’une charretée de pierres de la même carrière de Roc’h-Dagorn, était payée 3 sous 4 deniers (5 francs) seulement".

QUIMPER.BZH

https://www.quimper.bzh/625-le-palais-des-eveques.htm

— RANNOU (Nolwenn), 2013, Le palais épiscopal, in Quimper, la grâce d'une cathédrale, La Nuée bleue—

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Héraldique
30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 22:02

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy.

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— Sur ce château, voir :

 

 

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— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère (ou de Bretagne) destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

 

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Datation.

Je n'ai pas pu connaître la datation de ces lucarnes, soit contemporaine des travaux entrepris par Jean II de Rohan (1486-1517), soit plus tardive.

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LA FAÇADE PRINCIPALE ( OCCIDENTALE) ET SES QUATRE LUCARNES.

Les quatre lucarnes voient leurs gables ornés de choux frisés et de fleurons tandis que chaque crossette d'amortissement, de grande taille, est figurée, sur un thème animalier — dont quatre lions — ou anthropomorphe.

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Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les macles des Rohan au dessus d'une fenêtre à droite de la porte basse.

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Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.
Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LISTE DES CROSSETTES.

1. La femme-poisson ou sirène "Mélusine". Lucarne n°1 coté droit.

2. Le lion. Lucarne n°1 coté gauche.

3. Le lion. Lucarne n°2 coté droit.

4. Le buveur tenant sa cheville. Lucarne n°2 coté gauche.

5. Un lion. Lucarne n°3 coté droit.

6. Un lion. Lucarne n°3 coté gauche.

7. Un lion. Lucarne n°4 coté droit.

8. Un  chien ? Lucarne n°4 coté gauche.

9. Un  chien ? Lucarne de la tour nord-ouest coté droit.

10. Un  chien : épagneul ? Lucarne de la tour nord-ouest coté gauche.

11. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

12. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

13. Crossette brisée, il n'en reste qu'une patte. Chien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté droit.

14. Un saurien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

15. Un chien, singe ou sanglier. Troisième  lucarne de la façade nord, coté droit.

17. Un chien. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté droit.

18. Un lion. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

19. Un lion. Cinquième  lucarne de la façade nord, coté droit.

20. Un  élément figuré indistinct . Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

21. L'acrobate tenant ses chevilles. Lucarne de la tour sud-ouest, coté droit.

22. Un chien ou lion. Lucarne de la tour sud-ouest, coté gauche.

 

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La première lucarne ouest. La femme-serpent (sirène) et le lion.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

 

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1. La femme-poisson ou sirène "Mélusine". Lucarne n°1 coté droit.

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Description.

La femme au torse nue et à la poitrine généreuse tient, par ses bras le long du corps, une banderole muette, qui l'entoure et s'achève par un cornet. La transition avec sa part animale se fait pas une ceinture large ornée de verrucosités ou du moins de boules. Puis vient la queue, d'abord horizontale en fuseau avant de se redresser verticalement. Celle-ci est sculptée d'écailles, libère  des appendices acérés, de plus en plus nombreux jusqu'à son extrémité bifide.

Le contour de son visage est doublé par celui d'une ample chevelure retombant dans le dos.

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Interprétation.

a) L'universitaire rennaise Hiroko Amemiya n'a pas inclut cette crossette dans son recensement, pourtant quasi exhaustif, des figures féminines semi-humaines  et plus ou moins démoniales de la sculpture en Bretagne ; sans doute parce que dans les années 1993-1996, date de préparation de sa thèse, le château n'était pas ouvert au public. Mais si elle l'avait repérée, elle l'aurait classée, dans sa typologie, soit parmi les "ornements de type femme-serpent", ajoutant ainsi un douzième exemple aux onze figures de son recensement (parmi celles-ci, se trouvent trois crossettes d'églises, à Lannédern, Lennon et Sizun), soit aux "femme-poissons de type sirènes, comme à Landévennec, Saint-Urbain, Landerneau, Lampaul-Guimiliau, Ploudaniel, Sizun, Kergrist-Moëlou ou Vitré.

 

C'est donc la première information : ce motif des femmes semi-humaines aquatiques est assez fréquent sur les crossettes bretonnes, notamment des édifices religieux. On se méfiera donc d'une explication purement locale.

Il existe une ambiguïté de détermination entre la queue de serpent et la queue de poisson, les deux étant écailleuses, et les appendices pouvant être considérées comme des nageoires, ou des spicules épineuses, d'autant que nous nous situons dans le domaine de la représentation imaginaire, et non naturaliste. Mais il me semble bien que l'extrémité est bifide.

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b) Cette crossette, dont la photographie est quasi-emblématique de cette façade, est qualifiée de "Fée Mélusine" et  considérée comme une sirène par les services de communication de Pontivy, par le cartel explicatif de l'entrée  et par les guides touristiques, qui mentionnent certains liens entre les Rohan et les Lusignan, et le fait que Mélusine est considérée comme étant à l'origine de la construction de nombreux châteaux.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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2. Le lion. Lucarne n°1 coté gauche.

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Description.

Il est le type même des "lions de crossette" avec la gueule débonnaire (jamais terrifiante), la crinière bouclée, l'arrière-train lisse, les pattes dotées de mèches de fourrure, les pattes antérieures se rapprochant des postérieures pour s'appuyer sur une console,  et la queue où le fouet n'est pas omis. Mais la tête est ici assez érodée, bien qu'on devine la langue pendante ; et d'autre part la queue, qui fait d'habitude retour sur le dos, flotte ici librement en arrière.

Les lignes de son corps très cambré forme un N.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La deuxième lucarne ouest. Le lion et le buveur acrobate.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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3éme crossette. Le lion. Lucarne n°2 coté droit.

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Ce lion tourne sa gueule ouverte vers l'arrivant, tirant la langue et montrant les crocs. Comme le précédent, ses pattes antérieures prennent appui sur l'angle. La crinière est figurée par des boules. La queue fait retour sur le dos en passant entre les pattes.

Les lions sont les animaux les plus représentés sur les crossettes des édifices religieux ou civils, et n'ont aucune signification héraldique ou en lien avec le site. Ils sont soit seulement décoratif (c'est un thème majeur dans tous les pays et à toutes les époques) soit protecteurs et symbole de puissance et de pérennité.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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4. Le buveur tenant sa cheville. Lucarne n°2 coté gauche.

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Description.

Dans une posture très cambrée voire acrobatique, il saisit sa cheville gauche de la main homologue et tient de la main droite une coupe contre sa poitrine.

Ses cheveux sont mi-longs et bouclés sou un béret. Il est vêtu d'une veste très courte mais à manches longues et plissées, et, sous une ceinture, de chausses moulantes mettant en évidence le généreux volume de la braguette et des fesses. Une paire de chaussures basses et plates complète cette tenue, qui est contemporaine de la construction.

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Interprétation.

Les guides, et les médiateurs culturels de la ville de Pontivy y voient "le constructeur" voire même Jean II de Rohan.

La proposition est séduisante et reçoit l'accueil qu'on imagine, mais on peut y opposer plusieurs arguments.

a) La posture d'acrobate, les deux genoux fléchis et le dos cambré, serait indigne d'un seigneur de la Renaissance ou de son architecte.

b) le verre qu'il tient n'est pas en accord avec ces fonctions.

c) un personnage analogue (mais tenant une dague et non un verre) est représenté sur la lucarne de la tout sud-ouest.

d) surtout, c'est, là encore, une figure fréquemment représentée, sous différentes variantes, sur les crossettes bretonnes, notamment dans le Léon (Finistère). 

Cela incite à penser que le commanditaire a fait appel, pour réaliser les éléments sculptés figuratifs du château (crossettes de l'extérieur et descentes de gouttières à l'intérieur) à un artisan qui lui a présenté le catalogue des modèles alors en vogue. Et que cet artisan aurait pu travailler dans le Léon, notamment autour de Landerneau.

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La figure la plus proche de celle-ci se trouve en crossette sur l'église de Dirinon : le même buveur, la même posture, et à peu-près le même costume. Emmanuelle Le Seac'h l'avait baptisé "buveur acrobate" . Et deux autres personnages de crossettes adoptent la même posture de  prise de leur cheville.

https://www.lavieb-aile.com/2017/02/l-enclos-paroissial-de-dirinon.i.les-crossettes.html

Mais il y a aussi le buveur du 6 rue de la Boucherie à Landerneau, dont seul le buste émerge aujourd'hui du mur.

https://www.lavieb-aile.com/2017/01/sur-la-piste-des-crossettes-de-landerneau.html

Toujours à Landerneau, ce buveur tenant son verre, au 38 de la rue Jean-Louis Rolland :

https://www.lavieb-aile.com/2017/01/sur-la-piste-des-crossettes-de-landerneau.html

Il y a aussi l'homme de la Maison du Guet de La Martyre :

https://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre.i.les-inscriptions-exterieures.html

À Roscoff, sur l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz (1522-1545), un homme adopte la même posture :

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-de-l-eglise-notre-dame-de-croas-batz-a-roscoff.html

À Roscoff, sur l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz (1522-1545), un homme empoigne sa cheville, et se caressant la barbe, ou, plus surement, portant un verre à ses lèvres

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-de-l-eglise-notre-dame-de-croas-batz-a-roscoff.html

À Roscoff, on retrouve ce personnage sur les crossettes des maisons d'armateurs.

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-des-maisons-de-roscoff.html

 

Etc, etc.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La troisième lucarne ouest. Deux lions.

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5. Un lion. Lucarne n°3 coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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6. Un lion. Lucarne n°3 coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La quatrième lucarne ouest. Un lion et ?.

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7. Un lion. Lucarne n°4 coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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8. Un  chien ? Lucarne n°4 coté gauche.

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Cet animal est couché perpendiculairement au fronton de la lucarne et nous n'en voyons que la queue, longue et large.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA TOUR NORD-OUEST ET SA LUCARNE.

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Un écusson carré est visible entre les deux crossettes mais me semble muet.

 

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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9. Un  chien ? Lucarne de la tour nord-ouest coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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10. Un  chien : épagneul ? Lucarne de la tour nord-ouest coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA FAÇADE NORD ET SES CINQ LUCARNES.

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La première lucarne nord. Deux monstres serpentiformes .

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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11. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Le corps est couvert d'écailles ou de verrucosités, la queue de serpent s'achève par une boucle, mais c'est la tête qui est singulière. Tournée vers nous, elle est laide et grimaçante, avec un museau plat et une gueule en demi-cercle, plantée de dents acérées.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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12. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Comme le serpent précédent, le corps est couvert d'écailles ou de verrucosités, et la queue s'élève comme un dard peut-être bifide. Mais celui-ci est ailé, et sa tête, en partie anthropomorphe et lunaire, porte des longues oreilles.

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La deuxième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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13. Crossette brisée, il n'en reste qu'une patte. Chien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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14. Un saurien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La troisième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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15. Un chien, singe ou sanglier. Troisième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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16. animal non identifié. Troisième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La quatrième lucarne nord. Un chien et un lion.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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17. Un chien. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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18. Un lion. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La cinquième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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19. Un lion. Cinquième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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20. Un  élément figuré indistinct . Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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EN SUIVANT LE CHEMIN MENANT À LA TOUR SUD-OUEST. LA TERRASSE.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA TOUR SUD-OUEST ET SA LUCARNE.

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Notez le losange, reprenant la macle des armes des Rohan, au sommet de la lucarne en guise de fleuron.

 

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les armoiries des Rohan.

Les neuf macles restent visibles malgré le martelage.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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21. L'acrobate tenant ses chevilles. Lucarne de la tour sud-ouest, coté droit.

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C'est la même posture que celle que j'ai bien détaillée pour la crossette n°4, mais cette fois, les deux mains empoignent les chevilles, accentuant la cambrure et projetant fièrement la poitrine en avant. La tenue vestimentaire est la même : béret, pourpoint plissé et court, chausses ajustées, chaussures basses. La différence vient de la ceinture, où semble fixé, devant le ventre, un objet bilobé.

Lorsqu'on observe la crossette depuis l'extrémité de la courtine sud (celle qui s'est effondrée en 2014 et a été consolidée), à travers les branches des arbres, le personnage, vu de 3/4, donne l'impression qu'il a la main gauche posée à la ceinture près de cet objet.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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22. Un chien ou lion. Lucarne de la tour sud-ouest, coté gauche.

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La tête est tournée vers nous. Les pattes postérieures sont fléchies très en avant et rejoignent les antérieures en un objet carré que ne n'interprète pas. La queue fait retour entre les pattes sud le haut du dos, comme pour les lions de crossette.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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CONCLUSION.

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Ces 22 figures réunissent 2 humains (acrobates), une semi-humaine (sirène), sept lions, six à huit chiens, trois monstres (serpentiformes ou  à forme de reptile) , et deux éléments indistincts. 

Ce recensement vient compléter celui des figures animales des gouttières, coté intérieur : deux ou trois chiens et un dragon serpentiforme.

Il ne me semble pas pouvoir en déduire une iconographie propre à ce site de Pontivy, ni propre à la famille des Rohan, et nous retrouvons ici le bestiaire et les figures humaines ou semi-humaines très répandus sur l'ensemble des édifices comportant des crossettes.

Par contre, la position des crossettes, sur la toiture entre terre et ciel, peut avoir inciter les  commanditaires à choisir des figures d'un monde intermédiaire entre le naturel et le surnaturel imaginaire.

On peut penser aussi, au dessus des mâchicoulis et canonnière, à une symbolique de protection, de veille et de défense ; mais cette hypothèse ne tient plus lorsqu'on voit la fréquence de ces figures sur des édifices non défensifs (chapelle, églises ou maison bourgeoise).

On note l'absence de toute figure religieuse.

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SOURCES ET LIENS.

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https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Pontivy_(56)_Ch%C3%A2teau_06.JPG

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Éditeur: s.n.,  2 vol. : 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm .

http://portailcrbc.univ-brest.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=34066

— MARTINEAU (Jocelyn), 2010, Le château de Pontivy et l’architecture de transition des années 1500 , in Enceintes médiévales dans le Grand-Ouest.

file:///F:/Pontivy%20ch%C3%A2teau/Enceintes_medievales_grand_Ouest-Jocelyn%20Martineau.pdf

— VILLE DE PONTIVY Découvrir le château des Rohan

https://ville-pontivy.bzh/decouvrir/histoire-patrimoine/le-chateau-des-rohan/decouvrir-le-chateau-des-rohan/

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Gargouilles et crossettes Héraldique
28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 21:05

Sur la piste du "A couronné" de Jean de Rohan et de son emblématique, III : les conduites d'eau (descentes de gouttières) du château de Pontivy sur la façade de l'aile nord, vers 1489-1517.

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Voir :

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Résumé des épisodes précédents.

Ayant constaté la présence d'un A couronné entouré de macles sur une pierre de fondation par le vicomte de Rohan Jehan II du pont de Landerneau datant de 1510, j'ai appris que ce A résumait le cri de guerre de la famille de Rohan, "A PLUS ROHAN". Mon enquête m'a révélé que les macles qui formaient le meuble de cette famille depuis le XIIIe siècle venaient d'une pierre caractéristique des terrains entourant la motte féodale d'Alain Ier de Rohan , à Sainte-Brigitte, dans le Porhoët. Ce château "des Salles de Rohan" contrôlait un site très riche en fer, et les Rohan développeront la métallurgie bretonne, sous forme de "forges à bras" mobiles dans la forêt, ou, au XVIIe siècle, avec la construction en 1621-1623 des Forges de Salles par le duc Henri II de Rohan.

Si bien que j'en suis venu à considérer que le A couronné, fait de branches écotées et dessinant dans une boucle de la barre transversale une macle, était un emblème de cette  forêt de Quénécan,  ou du rôle du charbon de bois dans l'exploitation économique du sous-sol du fief ancestral.

J'ai eu donc envie de rechercher d'autres traces lapidaires des inscriptions de Jean II de Rohan. Le château de la ville de Rohan est détruit, celui de Pontivy ne se visitait pas alors (courtine sud écroulée), je me rendais donc en 2016 au château de Josselin. Justement, sa reconstruction par Jehan de Rohan, débutée en 1495, s'acheva en 1510. Peut-être y trouverais-je un "A couronné" ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne revins pas bredouille. Je découvrais sur les dix lucarnes, sur les 11 galeries et sur les cheminées une profusion de ces A couronnés, tous différents, associés à la devise A PLUS, aux macles, et aux armes de Jean II entourées du collier de Saint-Michel. Si les photos avaient été autorisées, j'aurai pu également documenter la présence de ce A et de cette devise sur la cheminée monumentale intérieure.

Si tous les A couronnés n'étaient pas en bois écoté, ces lettres étaient toutes animées de figures naturelles, soit végétales, soit animales.

J'y découvrais aussi une succession de conduites d'eau en pierre, drainant les galeries, surmontées par une gargouille et s'achevant, à un mètre du sol, par un motif figuré animalier, notamment des dragons ailés.

En 2021, le château de Pontivy étant devenu accessible à la visite, je profitai d'une belle journée d'août pour m'y rendre. Je vis l'unique exemple de A couronné (quoique j'en devine un second), mais aussi sept belles conduites d'eau semblables à celle de Josselin ; et d'ailleurs, le  fameux A couronné était placé en ornement de la septième conduite. Je n'ai pas trouvé dans mes recherches en ligne de description spécifique de ces conduites d'eau, dont chaque touriste remarquait comme moi la beauté et l'originalité, et que chacun photographiait en s'exclamant d'enthousiasme. Je rends compte donc ici de ma visite.

N.B : je devrais plutôt utiliser le féminin propre aux lettres et parler "d'A couronnées". On me pardonnera gentiment cette faute.

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Localisation.

 

Le grand logis occidental formant entrée est protégé par deux tours massives dotées de canonnières à la française, tandis que le front nord est limité par une grande galerie fermée par une chapelle à l’est. C'est la façade intérieure de cette galerie nord, et de la chapelle, qui est équipé de ces conduites d'eau et de ces emblèmes.

On y repère à gauche un escalier de style Louis XV à double volée, datant (Wikipedia) d'un remaniement au XVIIIe siècle, et à droite un escalier montant vers une porte en plein cintre par laquelle on accède à la galerie ou à la chapelle.

On y repère aussi bien-sûr les sept fenêtres, surmontées de sept lucarnes dont les frontons à redents (pour six d'entre elles) dateraient du XVIIIe (Wikipedia). Je les numérote sur mon cliché de L1 à L7, tandis que les conduites d'eau qui draine le toit entre chacune d'elles sont indicées de G1 à G6 (G prosaïquement comme "gouttière"). On remarque que G6 a été remaniée.

Sur la façade sud de la chapelle, avant une baie occultée, la conduite G7 n'est visible que de biais, la terrasse à laquelle elle aboutit n'étant pas accessible à la visite. C'est elle qui porte le A couronné.

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Plan de fouilles Rose 1992

 

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Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Datation. 1489-1517 ?

Afin de situer chronologiquement  mes découvertes par rapport aux deux sites précédents (Landerneau 1510 et Josselin 1495-1510), j'ai voulu savoir de quand datait cette façade. Selon N. Faugerre, "le château est daté avec certitude en deux phases. La première est entreprise à partir de 1456 sous le mandat d’Alain IX de Rohan, qui abandonne à un couvent le terrain du château primitif dit « Les Salles » au profit d’un nouveau site castral ; elle s’interrompt en 1479 à cause de démêlés judiciaires de son fils Jean II. La seconde, entreprise en 1486, sans doute mise à mal lors du siège par l’armée bretonne en 1488 – Jean de Rohan s’étant rallié l’année précédente aux troupes royales, ce qui lui vaudra le gouvernorat royal sur la Bretagne –, s’étend jusqu’en 1517, date de sa mort ; un salaire de vingt livres par an, bien connu dans l’historiographie, est attribué en 1500 à Jean Le Roux pour « vacquer et faire entendre aux eupvres et eddifices du château de Pontivy »."

Et selon J. Martineau, "Jean II fut nommé par le roi à la tête des troupes françaises en 1489, en remplacement de Louis II de La Trémoïlle alors en disgrâce. Charles VIII autorisa en 1489 Rohan à réparer, fortifier et «mettre en convalescence pour le bien, seureté, protection et deffense du pays le château de Pontivy ainsi que celui de Corlay». Le vicomte procédait depuis un an déjà à l’acquisition de terrains et expropriations «pour mettre et employer aux douves» et pour créer parcs et jardins. Il signa divers mandements en 1488 et 1489 conduisant à indemniser les propriétaires des terrains et à payer les ouvriers employés au chantier. Les travaux se poursuivirent après le mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII en 1491, comme l’indiquent différents mandements du vicomte signés entre 1500 et 1503, établis sous le commandement du capitaine et gouverneur Rolland de Coetredez. En 1500, il chargea notamment Jean Le Roux de «vaquer et entendre au faict des eupvres et eddifices du château de Pontivy» contre un salaire de 20 livres par an. Jean II de Rohan mourut en 1517 (n. st.) sans que l’on sache finalement si son château est intégralement achevé ou non."

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Suivez le guide !

Les conduites G1 et G2 manquent d'intérêt pour moi, car leur arrivée  a disparu à l'installation de l'escalier. Les lucarnes L1 à L2 ont échappé à mon attention, mais semblent bien porter des vestiges de blasons ou de motifs sculptés.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L3.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G3. Gueule d'animal montrant les dents. Sanglier, lion ou chien ??

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L4 et le A couronné. 

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Je crois qu'on peut deviner les fragments d'une couronne, et les lignes d'un A.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G4. Chien vu de dos, pattes écartées. La conduite se déverse dans un abreuvoir.

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Je m'étonnais que les gouttières du château de Josselin ouvraient leur déversoir à un mètre du sol, ce qui certes évitait le ruissellement sur la muraille, mais non l'humidité du sol à son pied. 

En 2018, par une opération spectaculaire à Josselin, les gouttières de pierre ont été déposées, mettant à nu par une saignée la gouttière (de cuivre ?) encastrée en profondeur. Un robot a exploré le réseau de canalisation et a trouvé l'origine d'infiltrations responsable d'une attaque de mérule dans la chambre d'Herminie de Rohan.

https://vannes.maville.com/actu/actudet_-video.-un-robot-dans-les-entrailles-du-chateau-de-josselin_12-3387971_actu.Htm

Donc, ces conduites de pierre n'étaient plus fonctionnelles, mais décoratives masquant le drainage des eaux pluviales, même si je ne dispose pour comprendre cette installation que l'article de Mélanie Bécognée pour Ouest-France.

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Mais ici, à Pontivy, je peux m'interroger pour savoir si ces gouttières de pierre ne venaient pas alimenter jadis des citernes, ce qui expliquerait leur déversoir haut situé. Il est toujours confondant de voir combien on manque d'informations pour comprendre ce qu'on voit.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L5 et les armes de Jean II de Rohan.

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On distingue malgré le martelage le contour du collier de l'Ordre de Saint-Michel entourant le blason où devaient figurer les macles des Rohan. Je renvois à mes images des armes analogues de Josselin, qui sont intactes.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G5. Chien courant, tête tournée de face. Un A couronné martelé.

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La descente est constituée d'un premier tronçon spiralé, puis, après une "virole", d'un tronçon cannelé, puis, après le bloc de pierre figurant le chien, d'un dernier tronçon lisse.

Si, l'esprit aiguisé par l'A couronné de G7, nous examinons de près la prétendue "virole", nous y reconnaissons les volumes meurtris d'une couronne au dessus d'un écusson carré. Et Sur celui-ci, indiscutablement, le tracé d'un A qui a été martelé.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière coudée G6. Dragon ailé à queue de serpent.

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Trois tronçons (dont l'un portant une virole perlée) forment un coude pour éviter le départ de l'escalier , tandis qu'un ancien tronçon rejoignait, avant des travaux d'aménagement, le coude.

En partie basse, la descente est brisée, ce qui permet de vérifier qu'elle est creuse.

Le corps chargé d'écailles d'un dragon ailé à la queue serpentiforme semble avoir été coupé horizontalement ; sa tête est brisée.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G7 de la chapelle et le A couronné. 

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Le A couronné est là, il m'attend, dûment signalé par Anne, qui guide notre visite. Elle y voit l'initial d'Alain de Rohan et mentionne la devise "A plus".

Il me déçoit un peu car il n'est pas fait de branches écotées, comme à Landerneau et parfois à Josselin, mais de sorte de perles ou de boules sur un colombin qui s'achève en grosse patte à quatre griffes. Il est grossier comme l'initiale inventée en pâte à modeler pour une fête des Mères.

Mais les lignes du A des Rohan sont bien là, avec la traverse horizontale au dessus de la pointe de la lettre, avec la barre liant les deux jambages qui forme un V dont la pointe est une boucle, est avec son allure générale naïve et primitive, comme une lettre d'avant l'écriture, tracée avec les matériaux de la Nature.

Puisque je dois l'intégrer dans mon corpus, et dans l'hypothèse que je tente d'échafauder, je ne peux plus y voir une allusion aux forêts du fief des seigneurs de Rohan, comme le A écoté, mais tous ces A en branches, en animaux, ou, comme ici, en racines ou sarments tordus, se réfèrent à une origine de la lignée remontant aux origines du Temps, à la préhistoire, aux temps précédant le langage ou faisant naître celui-ci de signes extraits de la terre, des eaux et de la mer.

On sait que tous les rois et puissants ont eu à cœur de placer l'origine de leur lignage dans des héros mythologiques. Et on connaît la légende de l'origine troyenne des Bretons, celle de la fondation de Rome par Enée ou du prince Francion, de Troie, à l'origine des Francs. J'aimerai savoir de quelles mythe de fondation se prévalaient les Rohan.

Bien-sûr, cette naturalisation (est-ce le bon terme) des lettres de l'écriture romaine peut très bien s'expliquer par une influence italienne, et une autre hypothèse pourrait se développer si on explorait cette piste dans l'épigraphie de la Renaissance.

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La couronne porte des fleurons (et notre guide nous rappelle à bon escient la devise prêtée aux Rohan "Roi ne puis, prince ne daigne, Rohan suis.", mais aussi des prétentions des Rohan en concurrence avec la Maison de Monfort.

Mais cette couronne montre, sous les fleurons une série de perles qui sont en réalité des macles.

La conduite est engagée dans le mur en moellon au sein d'un appareil de pierres rectangulaires. Elle est à fût losangé  à arêtes vives dans la partie supérieure, puis torse et moulurée, sous le A couronné, puis sous un disque, composée de huit tronçons prismatiques dont les faces portent des successions de macles, avant de s'achever vers le déversoir dont, à distance, je ne peux préciser le décor.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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CONCLUSION

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Mon enquête sur les A couronnés, débutée à Landerneau, s'enrichit d'un troisième épisode à Pontivy, après s'être enrichie, à Josselin, de nombreux exemples. Elle voit se déployer un véritable appareil emblématique associant les macles, les A, les A couronnés, la devise (ou "mot") A PLUS, mais en outre, ce déploiement se fait dans un décor animalier où le chien (renvoyant à la chasse et donc à la forêt) et le dragon ailé occupent la place principale. 

Enfin, les conduites de gouttières en pierre,  est, à Pontivy, le support principal de cette emblématique, associé aux éléments sculptés sur les frontons de lucarnes. Ces conduites, dont l'importance est soulignée par le décor qu'elles reçoivent, méritent à mon sens des recherches approfondies, car je n'ai pas pu en trouver d'autres exemples dans les châteaux médiévaux ou Renaissance. Les exemples que j'ai trouvé, à Pierrefonds ou à Keriolet, sont ceux de château dont le décor a été créé au XIXe. Mais mes moyens d'investigations sont modestes, et je peux espérer d'heureuses surprises maintenant que mon attention est éveillée.

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La prévalence des conduites de gouttière incite à envisager l'importance donnée à l'eau, comme élément premier d'un terroir, et comme élément fondateur d'un lignage ; et nous pourrions prétendre que le dragon ailé est une vouivre, cousine des créatures aquatiques des gouttières de Josselin. D'autant que le palais épiscopal de Claude de Rohan, fils de Jean Ii, à Quimper, est doté d'une gargouille spectaculaire en forme de serpent ailé. Mais ce sont là des fragments de réflexion qui  doivent aujourd'hui en rester là.

Enfin, ce décor doit se compléter par la description des crossettes visibles sur les tours et les toitures des logis à l'extérieur du château (et de quelques éléments héraldiques). Ce sera l'objet de l'article suivant, et nous trouverons des femmes-serpents, et des dragons ailés, des chiens et des acrobates buveurs ou non, et quelques macles bien entendu.

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SOURCES ET LIENS.

— BOURRIQUEN (Alain) 2009, Les origines de Pontivy et les Rohan, XIIe-XIIIe siècles, Congrès de la SHAB à Pontivy

https://www.tudchentil.org/spip.php?article697

 

FLOQUET, (Charles), 2002,«Les châteaux des Rohan à Pontivy», Association Bretonne, t. 101, 129e congrès, Pontivy, 2002, p. 159-194 ; ID., Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Loudéac, Yves Salmon éditeur, 1989 ;

— INRAP, décembre 2014, Château des ducs de Rohan

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/b599c00084bfa78d989ceca811a4c20a.pdf

 

LISCH, (René), 1986,«Le château de Pontivy», Congrès archéologique de France, 141e session, 1986, p. 167-179 ; René Lish, architecte en chef des monuments historiques a supervisé la restauration du Château. Les travaux débutèrent en 1954, suite à la prise pour bail du château par la Ville et à son classement à l'inventaire des monuments historiques. Le château restauré fut inauguré en mars 1972.

 

ROSE, (Yannick), 1991-1993, «Pontivy (56), château des Rohan», Archéologie médiévale, chroniques des fouilles médiévales, 1991, p. 372, 1992, p. 506-507, 1993, p. 441-443 ; ID., Le château de Pontivy, histoire et architecture d’un monument, Alençon, Éd. ACREDIC, avec le concours de la ville de Pontivy, 1996.

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/092e0fa07d34b0b3bf55b712d4cf9610.pdf

 

— VINCENT (Karine), 2019 Pontivy (Morbihan). Château des Rohan p. 326-327

https://journals.openedition.org/archeomed/23726

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Iconographie "descente de gouttière" en pierre.

—Cour d'honneur du château de Pierrefonds (Oise). Création de Viollet-le-Duc ? Deux exemples :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Pierrefond_Chateau_02.jpg

gouttière du donjon en forme de salamandre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Picardie_Pierrefonds4_tango7174.jpg

deuxième salamandre en face de la première

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Pierrefond_Chateau_15.jpg

— Château néo-flamboyant de Keriolet à Concarneau.

http://photosfrancecotesouest.eklablog.fr/cour-interieure-du-chateau-de-keriolet-dans-le-finistere-a58896449

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo125975

http://www.culture.fr/collections/resultats?keywords=descente+de+goutti%C3%A8re

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Héraldique
27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 21:18

Le château de Kerouzéré en Sibiril : héraldique,  vitraux et peintures murales.

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Voir aussi : 

Le gisant d'Éon de Kerouzéré dans l'église de Sibiril.

 

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1°) Blason de Jehan III (après 1476) présenté par deux lions, kersanton polychrome.

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C'est un écartelé avec en 1 et 4 les armes de Kerouzéré, de pourpre au lion d'argent, que j'ai décrites dans mon article sur le gisant d'Éon de Kerouzéré dans l'église de Sibiril (en l'attribuant à tort à Jehan II).

Cet Eon de Kerouzéré épousa  Marguerite de Pontantoul, d'où Jehan II qui fut échanson du duc Jean V de Bretagne, et qui épousa en 1436 Constance Le Barbu, et plus tard Jeannette Toupin. Vient ensuite Yvon de Kerouzéré, marié à Marie de Kerimerc'h. Leur fils Jehan III épousa en 1476 Jeanne de Rosmadec.

En 2, nous trouvons les armes de la famille de Rosmadec, palé d'argent et d'azur de six pièces. Ce sont donc ici, sous réserve, les armes de Jehan III de Kérouzéré en alliance avec Rosmadec présentées par deux lions.

En 3, ce sont les armes de Marguerite de Pontantoul, d'hermines au sautoir de gueules,  grand-mère de Jehan III.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

 

 
Boiséon.
Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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2°) L'écusson de la cheminée (XVe siècle) de la salle d'honneur. Armes (kersanton polychrome, après 1590) de Pierre de Boiséon. 

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Dans la salle d'honneur, la cheminée porte un écusson en kersanton polychrome, plus tardif.

En effet, il s'inscrit dans une bordure de cuirs découpés à enroulement, un motif de la Seconde Renaissance introduit en France par le décor de boiseries du Salon François Ier à Fontainebleau, en 1536-1537.

Les lambris sculptés par Scibec de Capri à la Galerie François Ier de Fontainebleau.

a) Ces cuirs découpés vont se retrouver en Finistère au château de Kerjean, sur les sablières (vers 1579) mais aussi, plus près de notre sujet, sur un cartouche présentant les armoiries de Louis Barbier et Jeanne Gouzillon, dont le mariage date de 1571.

https://www.lavieb-aile.com/2021/01/les-termes-gaines-du-chateau-de-kerjean-en-saint-vougay.html

b) En héraldique, on trouve également ce type de cartouches, au château de Maillé, à trois reprises autour des armoiries en kersanton,  de Maurice de Plusquellec alias de Kermavan en alliance avec Jeanne de Goulaine, son épouse depuis 1541. C'est ce couple qui a doté, sans-doute sous l'influence de Philibert Delorme, le château de Maillé d'un pavillon Renaissance où, pour la première fois en Finistère, les trois étages sont ornés de rangs de colonnes successivement des ordres toscan, ionique et corinthien.

—Cheminée de la chambre de Judith au château de Maillé

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cheminee-de-la-chambre-de-judith-maille-plounevez-lochrist/4dc2a8e3-40b2-4e2c-af16-a8159d8eb1bf/illustration/8 

—Clef de voûte d'une chambre du château de Maillé :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/clef-de-voute-maille-plounevez-lochrist/7cf6cf5a-82e7-4a2f-94cf-bbb7f109d96c

—   clef de voûte dans la tourelle d'escalier (emplacement modifié).

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Maill%C3%A9#/media/Fichier:Ch%C3%A2teau_de_Maill%C3%A9_Ploun%C3%A9vez-Lochrist_07.JPG

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les armes sont entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel, second modèle.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Au centre ("brochant sur le tout), nous repérons les armes de Pierre de Boiséon  d’azur au chevron d’argent, accompagné de trois têtes de léopard d’or. Or, on sait que c'est après le siège du château en 1590, qu'Henri IV aurait décoré Pierre de Boiséon du collier de l'ordre de Saint-Michel, créé par Louis XI et modifié par François Ier. 

Elles sont placées au dessus des armes écartelées de Kerouzéré en 2 et 3 et de Kerimel  d'argent à trois fasces de sable. en 1 et 4.

 

Après le décès de Jehan III en 1518,  sa fille unique, Marie de Kérouzéré, épouse le 21 janvier 1492 Jehan II de Kérimel (Kerymel), fils de Jacques de Kerymel et de Jehanne du Chastel (seigneur et dame de Coëtinisan et de Coëtles). Leur fille  Marie de Kerimel, dame de Trogoff,  dame de Kerouzéré, épouse en 1522 Claude de Boiséon, d'où Yves de Boiséon x1550 - Isabeau de de La Bouexiere, sans descendance, et Pierre de Boiséon.

Pierre de Boiséon († en 1627)  épousa en août 1587 Jeanne de Rieux (+ en 1630). Ses armes se trouvent aussi au cimetière de l'église de Brélès, où elles ont été étudiées par Michel Mauguin, qui fournit les informations données supra. Voir aussi par Michel Mauguin L'héraldique de la commune de Guiclan.

Voir encore le relevé des armoiries du vitrail de la chapelle de Kerinon en Lanmeur  : "dans la 1ère rose dicelle le 2 et 3 escartellé au I et IV fascé d'argent et de sable de huit pièces (Kerimel), au II et III est de pourpre au lion rampant d'argent (Kerouzéré) et le IV est escartellé au 1er et 4e d'or, au 2e et 3e d'azur et les armes de Boyséon  en abisrne, le 3 et 4e sont les armes  de Boyséon en plain surmontées dune couronne de comte, ..."

 

 

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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3°) Les vitraux héraldiques du XVIIe siècle.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La fenêtre d'un oratoire voûté aménagé dans la salle d'honneur conserve dans sa partie supérieure un panneau héraldique du XVIIIe siècle qui a été parfaitement décrit, mais non identifié, par Gatouillat et Hérold. Ce panneau a suscité leur plus vif intérêt par l'inscription qu'on peut lire en enlevé à la pointe du pinceau sur le jaune d'argent bruni du cadre :

LOUIS ET JEAN LE VIEIL, PEINTRE SUR VERRE, ORDINAIRE DU ROY, A PARIS 1764.

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En effet, Jean Le Viel (1711-1796), qui était installé rue du Bac avant 1740, était le frère de Pierre Le Vieil, dont on peut lire l'article Wikipedia, et qui est l'auteur de L'Art de la peinture sur verre et de la vitrerie, paru chez Delatour en 1774 (numérisé sur Gallica).

Quant  à Louis, le fils aîné de Jean, il accéda à la maîtrise précisément en 1764, et il succéda à son père en 1777.

Des "ovales" semblables, et appartenant au même groupe, sont conservées, signées des deux verriers, au Louvre, daté de 1763, au musée Carnavalet, daté de 1774, et à la bibliothèque de Versailles, daté de 1805. Gatouillat et Hérold estime que ce panneau de Kerouzéré a dû être commandé pour une demeure de Paris ou sa région, et ramené ici ultérieurement.

Dans une chapelle du chœur de Notre-Dame-de-Paris, deux médaillons signées Jean Le Vieil portent les armoiries de la famille de Noailles en baies 9 et 11.

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Le panneau rectangulaire mesure 30 cm sur 20 cm ; il est peint en grisaille et jaune d'argent avec quelques touches d'émaux rouge et vert. Deux écus ovales sont juxtaposés sous une couronne fleuronnée. Il en donne le blasonnement suivant : d'argent au lion rampant de sable à dextre et d'argent à l'arbre arraché de sinople flanqué de deux chevreuils d'argent affrontés à senestre.

Pour les auteurs du Corpus, "ce petit vitrail civil fut vraisemblablement commandé  pour une demeure de Paris ou de sa région, plutôt que pour le manoir, où il a du être rapporté à une date indéterminée.". Pourtant, l'identification des armes incite à penser le contraire, mais sans doute pour une autre baie de Kerouzéré,  car la  barlotière  coupe de façon malencontreuse les armes et notamment la tête du lion.

F. Gatouillat et M. Hérold notent que la marquise de Piré possédait le château à la fin du XVIIIe avant que son fils le général de Piré ne le vende à Jean-Baptiste du Beaudiez en 1821. À sa mort en 1850, Kerouzéré revient à Henri de l'Estang du Rusquec. Les armoiries ne sont pas celles de ces familles.

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On doit à Marc Faujour (communication personnelle) la résolution de cette petite énigme héraldique. Je reprends avec son autorisation et avec ma gratitude le résultat de son travail.

Ce sont les armes de Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Châtel, d'argent au lion de sable, accolées à celles de sa femme, Marie-Michelle Nouël d''argent au pin de sinople, soutenu de deux cerfs affrontés et rampants de sable.

Notice généalogique :

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&p=nicolas&n=eon&oc=2

 

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Je cite Marc Faujour (texte en retrait):

"Chantal DANIEL, Conservateur en chef aux Archives du Finistère, dans son inventaire des archives de Kerouzeré écrit page 12 :

« Cette dernière [seigneurie de Kerouzeré] fut vendue par Jean-Anne-Vincent de Rochefort, en 1755, à Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Châtel et de la Villebague, d'une riche famille d'armateurs malouins. Les armes d'Eon du Vieux-Châtel et de sa femme, Marie-Michelle Nouël de Lesquernec, figurent au portail de l'église de Sibiril. Veuve en 1787, Marie-Michelle Nouël passa la Révolution à Kerouzeré sans être inquiétée : on rapporte qu'elle offrit elle-même aux membres du district de Lesneven de faire bailler tous les titres de la baronnie pouvant être entaches de féodalité.

Apres sa mort, survenue en 1814, ses biens furent partages entre ses deux filles, dont l'une, Helène-Marie, veuve du comte de Rosnyvinen de Piré, hérita de Kerouzeré, qu'elle transmit ensuite à son fils, le général Hippolyte de Piré. »

 

Les archives de Kerouzeré renferment 16 liasses concernant les Eon du Vieux-Chatel (1755-1815) depuis la liasse 131 « Vente de la baronnie de Kerouzere-Trongoff par Jean-Anne-Vincent de Rochefort a Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Chatel (2), 21 août 1755 ; prise de possession par l'acquéreur, octobre-novembre 1755 » jusqu’à la liasse 147 (p 47)

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Pol Potier de Courcy donne pour les familles :

— EON : Sr de la Fontaine par de Cherruex - de le Villebague - de la Villeauroux - de la Palue - du Vieux-Châtel - du Hindré par de St Coulomb - du Vausalmon - par de Cancale - baron de Kerouzéré par de Sibiril - sr de Trogoff par de Plouescat - de la Bouyière par de la Chapelle-Janson - de la Rouaudaye et du Pontgirouard par de Carfantain - de Carman par de Kernilis - comte de Cély en Brie.

Maint à l'intend en 1709; R 1478 à 1513, par de St Coulomb, Cherrueix et Carfantain. év de Dol.

D'argent au lion de sable.

Jean vivant en 1513 marié à Marie du Han ; 1 secrétaire du Roi en la chancellerie de Bordeaux en 1700 ; 2 secrétaires du Roi en 1707 et 1709 ; 3 officiers de la vénerie et de la fauconnerie en 1749. La branche de Cély a produit 1 maréchal de camp en 1780.

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—NOËL OU NOUËL, sr de Pillavoine, — de Kerven, par. de Guimaëc, — de la Villehulin, par. de Pordic, — de Crec'holan,— de Kersalaun, par. de Trédarzec,—de Kerlary,—de Penvern,— de Kerfau, — de Kerguézennec, — de Kerriou, — de la Ville-Josse, — de Kerjean, — de Lesquernec, par. de Ploumagoër.

Anc. ext. réf. 1669, sept gén.; réf. et montres de 1426 à 1543, par. de Guimaëc, év. de Tréguier, et Pordic, év. de Saint-Brieuc.

D'argent au pin de sinople, soutenu de deux cerfs affrontés et rampants de sable.

Devise : Tout bien ou rien.

Rolland, vivant en 1481, épouse Jeanne Le Borgne, dame de Pillavoine.

Le père Joseph, capucin et prédicateur célèbre, fondateur des capucins de Sedan en 1640, † 1661, était fils du sr de Kerven, en Guimaëc, et de Françoise Callouët, fondatrice des Calvairiennes de Morlaix en 1625.

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Nicolas a fait enregistrer ses armes dans l’Armorial d’Hozier, Bretagne, T I, p 736 :

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Plusieurs armes des Nouël sont enregistrées dans l’Armorial d’Hozier, Bretagne, comme celles du T II, p 1631 :

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De plus, nous connaissons une empreinte du sceau de Nicolas Eon du Vieux Châtel qui scelle une missive portant des documents sur le château de Kerouzeré. Cette lettre est signé dudit Nicolas :

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Cachet de Nicolas Eon du Vieux Châtel, ADIV 2 ER 269.

 

 

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Comme le précisent Chantal Daniel et Marc Faujour, nous retrouvons ces armes sculptées dans le leucogranite des piliers de part et d’autre de la grille d’entrée de l’église de Sibiril . Note : il serait intéressant de tenter de déchiffrer, par un bon éclairage à jour frisant, les inscriptions et la date (1770??) des piliers.

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Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

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4°) Les peintures murales sur la voûte en berceau de l'oratoire.

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« La chapelle domestique conserve quelques vestiges de peintures murales comme cet ange en adoration, stylistiquement encore d'inspiration gothique par le traitement du drapé. C'est probablement vers 1600, sous Pierre de Boiséon, gouverneur de Morlaix et gentilhomme de la chambre du roi, que le sanctuaire médiéval a été mis au goût du jour. La peinture a été exécutée directement sur la voûte en berceau, sans la préparation du fond qui devance généralement l'application de fresques. Sur la face Est de l'oratoire, on distingue encore la trace d'une autre scène peinte, la présentation du saint sacrement, donnant l'illusion, en trompe-l'œil, d'un retable derrière l'autel de pierre aujourd'hui disparu. Ailleurs, d'autres traces de peintures permettent de supposer que Kerouzéré, comme d'autres châteaux du Léon, avait reçu, au XVIIe siècle, un décor intérieur complet. » (Douard & Barrié)

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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AMIOT, Christophe, « Le château de Kerouzéré », Congrès archéologique de France, 165e session, Finistère, Paris 2009, p. 133-141.

BERGEVIN (E. de), 1903, chapelle Notre-Dame de Kernitron, Monographie de la paroisse de Lanmeur (3/4) SAF 1903 page 117

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076654/f187.item

BROUCKE (Paul-François), "Sibiril, ancienne église Saint-Pierre (tombeau d'Eon de Kerouzéré),"  ARMMA

https://armma.saprat.fr/monument/sibiril-eglise-saint-pierre-gisant-deon-de-kerouzere/

— COUFFON (René), 1980, Notice sur Sibiril.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/SIBIRIL.pdf

— DANIEL (Chantal, Conservateur en chef aux Archives du Finistère ), 1993,  Archives de Kerouzeré et de la sous-série 16 B (juridiction de Kerouzere-Trongoff),  Quimper, 

https://recherche.archives.finistere.fr/file/misc/indexation/FRAD029_Q29AD_022_TXT.pdf

— DOUARD (Christel), BARRIÉ (Roger), 1987, Châteaux du Haut-Léon, Inventaire général,  Images du patrimoine n°34 , 32 pages, pages 6-9.

https://books.google.fr/books?id=eUhYDwAAQBAJ&dq=peintures+murales+kerouz%C3%A9r%C3%A9&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3320539f.texteImage

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum VII, Presses Universitaires de Rennes page 194;

MAUGUIN (Michel), le patrimoine héraldique de Brélès

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Herald_Breles.pdf

MAUGUIN (Michel), Patrimoine héraldique de Guiclan

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/PATRIMOINE-ARMORIE-GUICLAN.pdf

— AUTRES

 

Wiki

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Kerimel

POP

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29000914?mainSearch=%22kerouz%C3%A9r%C3%A9%22&last_view=%22list%22&idQuery=%22a4afe33-a17-5b1-3d04-0f1820e6d5e6%22

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Vitraux
5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 21:29

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau.

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Voir sur l'art tumulaire hors Bretagne:

 

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Sur les gisants de Bretagne, voir (approximativement par ordre chronologique) :

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PRÉSENTATION.

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Bien que je n'ai pas décrit, tant s'en faut, tous les monuments funéraires nobiliaires de Bretagne aux XVe-XVIIe siècle, la liste des liens donnée supra donne une idée de ceux que nous avons conservés. J'omets les tombes ducales, bien étudiées ailleurs.

Roland Doré a produit dans son atelier de taille du kersanton à Landerneau neuf gisants pour une clientèle de grands nobles comme les Barbier, Bois-Boissel, Bréhant, de la Noé, Bervet,  ou du Chastel. On ajoutera à ceux que j'ai décrits les gisants de Thébault de Tahouarn en l'église de Plérin, de Gilles de la Noë au château de Keranroux à Ploujean, et celui d'Auffray du Chastel, que voici.

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Après Emmanuelle Le Seac'h en 2014, Jean Guichoux en a donné en 2016 une description et une analyse complète pour Kaier ar Poher. Je me contente donc de donner ici mes images.

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Le gisant mesure (Le Seac'h) 1,73 m de long, 63 centimètres de large et 36 centimètres de hauteur. Le lion mesure 58 centimètres de long, 28 centimètres de large et 23 centimètres de haut. Le tombeau mesure 2,34 mètres de long, 1, 04 mètre de large et 93 centimètres de hauteur.

 

Le gisant d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau.

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Je propose d'examiner le gisant et le bâti sur lequel il repose face par face, avec les quatre écussons de kersanton désormais apposés sur ce bâti. En tournant dans le sens horaire.

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Le chevalier de Fréminville le décrit ainsi dans ses Antiquités du Finistère, tome 2 :

 

"C'est encore un modèle curieux du costume militaire du commencement du règne de Louis XIII , époque à laquelle il fut sculpté. François du Châtel (sic) , marquis de Mesle et seigneur de Châteaugal , est ici représenté armé de toutes pièces , à l 'exception de la tête , qui est découverte. Son armure est tout à fait analogue à celle de Sébastien Barbier, sieur de Kernaou, que nous avons décrite à la 1ère partie, page 104, sur la statue de ce seigneur, datant à peu près de la même époque. François (sic) du Châtel a , selon l'usage de son temps, les cheveux coupés assez courts sur le front , mais fort longs sur les deux côtés de la tête , où ils forment une multitude de grosses boucles réunies en touffes. II porte des moustaches relevées et une impériale sous la lèvre inférieure. II a une fraise plissée autour du cou , et son épée est suspendue par une bandoulière à son côté gauche. La garde en est recouverte par un grand écusson , où l'on remarque les armes pleines de l'illustre maison des du Châtel en Léonnais , dont était issu le marquis de Mesle."

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E. Le Seac'h :

"Le gisant d'Auffray du Chastel est identique aux autres réalisés par le sculpteur [Roland Doré] : allongé, mains jointes, et vêtu de la même armure au col à plis empesés, il porte à son bras gauche l'écusson des Du Chastel, "fascé d'or et de gueules de six pièces", qui cache la garde d'une longue épée dont la lame descend jusqu'aux solerets. Ses pieds reposent sur un lion. Une banderole en breton se déploie sur le dos de la bête et donne la devise des Du Chastel e, breton : MAR : CAR : DOE, "S'il plait à Dieu". 

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries  Du Chastel de Châteaugal. De gueules à trois châteaux d’or, deux et un.

 

Collier de l'Ordre de Saint-Michel. Couronne de marquis. Devise : DIEV :  POVRVOIRA.  Cette devise n'est attestée ou relevée nulle part sous sa forme française, mais celle des de Goësbriand est "Dieu y pourvoira". 

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Voir le Nobiliaire de Potier de Courcy :

 

Chateaugal (de) sr dudit lieu et du Granec, par. de Landeleau, év. de Cornouaille. De gueules à trois châteaux d'or.

Jeanne, abbesse de la Joie en 1370, † 1390.

La branche aînée fondue en 1312 dans les Kermellec qui adoptèrent les armes de Châteaugal, en retenant le nom de Kermellec, d’où la seigneurie de Châteaugal a passé par alliance en 1433 aux du Chastel-Mezle.

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Au pied du gisant, le lion portant sur une banderole la devise MAR : CAR : DOE,  "Sil plait à Dieu", forme bretonne équivalente de  DIEV POVRVOIRA.

Selon Kerbiriou, "Depuis 1438, la seigneurie de Châteaugal était passée par alliance à cette branche de Mezle, dont la devise était : Da vad e teui et Mar car Doue. "

Dans le culturezine d'Hervé Torchet la devise est celle de Tanneguy II du Chastel en 1449 : "Devise “ marc car doué ” ( s’il plait à Dieu ) sur son écu , “ da vad  è  tevy ” ( tu n’as qu’a venir) sur sa bannière, cri de guerre de sa maison, Tanneguy II du Chastel  1449". Mais avec une erreur de transcription sur "marc" au lieu de "mar".

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=480

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Note : j'ai eu, sur place, un doute sur le matériau dont sont sculptés les pieds et le lion du gisant. Si ceux-ci sont visibles sur la carte postale Vilard publiée par J. Guichoux, je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une très habile reconstitution par P. Le Floch.

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries Du Chastel en alliance avec Ploeuc d'hermines à trois chevrons de gueules et Kermellec vairé d'argent et de gueules à la bordure engreslée d'azur.

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Mariage de Henri du Chastel, seigneur de Mezle et de Isabeau de Kermellec, dame de Châteaugal et fille de Jehan, vers 1420.

https://man8rove.com/fr/blason/smwz2d8-kermellec

Potier de Courcy, Nobiliaire :

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Potier_de_Courcy_-_Nobiliaire_et_armorial_de_Bretagne,_1890,_tome_2.djvu/116

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries avec Kermellec et Chastel de Châteaugal en alliance Languenoez fascé ondées d'or et d'azur de six pièces ; au chef de gueules.

Jehan de Kermellec, seigneur de Châteaugal, chambellan du duc, époux de Béatrice de Languenoez, dame de Châteaugal et demoiselle de la duchesse en 1426.

https://www.repertoire-breton.org/armorial-leborgne/page/167

https://www.tudchentil.org/spip.php?article687

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Blason placé en tête.

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Armoiries Du Chastel en alliance avec de Mezle (trois mains appaumées herminées).

 

Le mariage de Tanguy du Chastel et de Gabrielle de Mezle est daté vers 1350.

https://man8rove.com/fr/profile/ns97jede-henri-du-chastel

 

Les hermines des paumes sont bien présentes, mais j'aurai pu mieux en rendre compte par un éclairage rasant si j'avais été plus attentif. Voir sur ce détail :

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Pennon%20Quilbignon%20de%20Coatenes.pdf

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.+

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.+

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SOURCES ET LIENS.

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— ARMMA

https://armma.saprat.fr/?s=chastel

— FRÉMINVILLE (Chevalier de), 1835, Antiquités du Finistère, Brest page 200.

http://grandterrier.net/wiki/images/3/34/Fr%C3%A9minvilleAntiquit%C3%A9sBretagneFinist%C3%A8reV2.pdf

— Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper, 1885 page 95.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6527276z/texteBrut

— GUICHOUX (Jean), mars 2016, "L'église de Landeleau et l'étonnante histoire de la tombe d'Auffray du Chastel"; Kaier ar Poher n°42 pages 47 à 58.

http://www.plouye-poher.fr/ressources/files/rub/pdf/66.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, La sculpture sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, pages 225-226.

— KERBIRIOU (L.), les seigneurs de Landeleau

http://www.infobretagne.com/landeleau-seigneurs.htm.

—WAQUET Henri), 1926, La statue tombale de'Auffray du 

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-31-2-lio-fa9bb

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Published by jean-yves cordier - dans Roland Doré Sculpture Kersanton Héraldique Gisants
3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 12:55

Quelques sculptures de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. La Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe). L'autel (kersanton, 1512). Le retable (Yves Le Guern, recteur, 1682). Etc.

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Voir sur cette chapelle :

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Quelques sculptures de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec.

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La Vierge à l'Enfant (kersanton,  Roland Doré 1618-1663), niche  sud du clocher-porche de 1580.

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On peut la comparer à celles de l'église de Rosnoën, ou de Plougourvest, ou de la chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal, On constate alors que cette Vierge de Locmaria-Lann est plus petite, moins élancée, que son visage, tout comme celui du Fils, est plus rond, et que ces caractères lui confèrent un aspect simple voire naïf.

Elle est couronnée et la chevelure tombe librement sur les épaules. Elle est vêtue d'une robe, ajustée au dessus de la ceinture et plissée au dessous, et d'un manteau très ouvert.

L'Enfant est assis sur l'avant-bras gauche, bénissant de la main droite l'assistance tandis que la main gauche est posée sur la poitrine. Il porte une tunique longue et plissée

Les traits stylistiques de Roland Doré sont les sourires aux commissures creusées en fossette et au philtrum marqué , et les  yeux aux paupières soigneusement ourlées ; mais dont les pupilles ne sont ici pas creusées.

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Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Les dais en kersanton des contreforts du porche.

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Porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Ces dais de 1580 sont marqués par le style Renaissance qui a fait son apparition, très peu de temps auparavant, au château de Kerjean, mais qui a été introduit en Bretagne par la famille de Goulaine soit à Champeaux, soit à Notre-Dame-de-Kerfons à Ploubezre, soit au château de Maillé. Dans ce château Maurice de Carman et Jeanne de Goulaine y placent leurs armoiries vers 1570 dans un cartouche à cuir découpé caractéristique de ce style. On remarque les liens unissant Maurice de Carman avec la famille plaçan, à Plabennec, ses armoiries sur le calvaire de 1527 et dans la nef de la chapelle.

Ici, le cuir découpé à enroulement est orné d'un masque crachant des rinceaux, et il est entouré de deux anges sonnant de la trompe.

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Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Un autre dais est plus abîmé mais on y reconnaît deux anges autour d'un vase.

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Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ Sauveur, fronton intérieur du porche (kersanton polychrome, Roland Doré ??).

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Voir ses homologues, entre autre, à l'intérieur des porches des églises de Bodilis, Guimiliau, Hôpital-Camfrout, Plestin-les-Grèves, Plougourvest, Rosnoën, Le Tréhou, tous attribués à Roland Doré par E. Le Seac'h, et dominant les apôtres disposés latéralement (ou les niches prévues pour les accueillir). C'est  ce rapprochement qui me permet de proposer l'attribution à Roland Doré de cette statue.

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Christ sauveur (kersanton polychrome, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton polychrome, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le maître-autel (kersanton, 1512, signature Yves an Du).

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"Le maître-autel, en kersanton, mesure 3 mètres 50 de longueur. Il est gothique et décoré de [12] panneaux finement ouvragés. Au-dessus règne une belle frise de feuillages découpes et évidés. Dans les panneaux du centre on aperçoit deux angelots : l'un tient un écusson chargé d'un calice et une banderole portant, en caractères gothiques, l'inscription suivante : Yves an Du lan mil cincq centz xII. Le second porte une banderole qui offre aussi une dizaine de caractères gothiques très distincts."

Je rapproche, toutes proportions gardées,  cet autel de l'autel des anges du Folgoët réalisé vers 1445.

L'autel est taillé dans une seule pièce de kersantite de 3,10 m de long. La face principale est divisée en huit niches ogivales trilobées à crochets et fleuron. Seules les deux lancettes centrales sont habitées, par deux anges. 

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'ange de droite présente un  écusson meublé d'un calice et entouré d'un phylactère. Je pense y lire :

Y LE / GALL Y

Avec un doute sur les deux Y. Je préférerai  que le deuxième soit un P ..

Le patronyme Le Gall est attesté à Plabennec vers 1545. Le calice laisse supposer que le donataire, un certain Yves Le Gall, était un prêtre.

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le deuxième ange porte son phylactère entre les deux mains, mais la banderole en fait le tour.

Sur la partie verticale droite, je lit : LAN

Sur la partie diagonale, je lis, en écriture gothique textura dont les mots ne sont pas séparés :

MLCINCQCENTZXII

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Au total, j'obtiens : Y. LE GALL P / LAN M[I]L CINCQ CENTZ XII,

Soit "Yves Le Gall  prêtre l'an 1512".

Le calvaire de la chapelle date de 1527.

Je propose donc de reconsidérer la lecture initiale, reproduite par tous les auteurs depuis 1938.

 

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le retable de l'autel (bois polychrome et doré, détail des inscriptions).

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Première inscription coté nord :

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:I:LE GUEN

R : DE : & :

 

Le sigle & tente de traduire le sigle intermédiaire entre un S, un P et une esperluette.

J'interprète l'inscription ainsi : "Y[ves] LE GUEN RECTEUR DE PLABENNEC".

Yves LE GUEN est attesté comme recteur de Plabennec en 1676 et 1680 (témoin de mariage) ou en 1675, 1676, 1677 et 1678 comme parrain

https://gw.geneanet.org/sjoliff?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/catdrev?n=le+guen&oc=1&p=yves

https://gw.geneanet.org/mguezennec?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/jestinfem47?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/gsk3?n=le+guen&oc=2&p=yves

Il figure aussi, avec la date de 1682, dans la Liste des recteurs de Plabennec avant la Révolution dressée par H. Pérennès (1938).

Voici la description et la lecture faite par H. Pérennès : 

"Le retable de l'autel, en bois sculpté, porte des têtes d anges et deux oiseaux. Quant au tabernacle, il es double : la partie inférieure offre un ostensoir, tandis que le tabernacle supérieur présente le Christ crucifié, avec la Vierge et Saint Jean, encadré de deux vertus supportant des guirlandes de fleurs. Plus loin figurent deux autres vertus dans les mêmes conditions. A gauche et à droite du tabernacle s'étale cette inscription : Y : LE GUEN R : DE L : L'AN 1682."

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Retable (bois doré et polychrome, 1682)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Retable (bois doré et polychrome, 1682) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Deuxième inscription coté sud, lettres en réserve  sur un cartouche doré sur deux lignes séparées par une réglure :

LAN

1682.

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Retable (bois doré et polychrome, 1682)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Retable (bois doré et polychrome, 1682) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Les armoiries des arcs nord de la nef.

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A l’intérieur c’est une nef et deux bas-côtés à cinq travées au Nord, à quatre au Midi, toutes en gothique du XVIème siècle. Comme parquet, c’est le sol de terre battue ; des bancs apparaissent à la base des piliers.

A la clef de voûte de la première arcade à gauche on voit le blason des Carman-Lesquelen, mutilé, mais encore lisible.

La troisième arcade présente un écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel.

La porte du bas de la nef est surmontée d’un écusson fascé de 6 pièces (du Chastel ?)." (H. Pérennès)

 

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'écartelé Lesquelen-Carman.

 En 1 et 4, d'azur à la tour d'argent portée par une roue de même (famille de Lesquelen). En 2 et 3 d'or au lion d'azur  (famille de Carman.

 

"Ce sont les Kerman-Lesquelen qui y avaient fait placer la verrière du chevet. On y voyait un groupe de N.-D. de Pitié, entouré des effigies de Tanguy de Kerman et de Louise de la Forest. Celle-ci est présentée par l'apôtre Saint Jean qui tient une coupe, son mari par Saint Goulven, en évêque. Au-dessous on lit : Sancte Golvine ora pro nobis. Au quatrième panneau figurent Saint Pierre avec sa clef, Saint Paul avec son épée, et le roi Saint-Louis rendant la justice assis, en grand manteau d’hermines semé de fleurs de lys d'or, et en chaperon rouge... Au-dessous : 1508 — S Louys. Les armes des Rohan, avec le collier de l'Ordre et la devise A plus brillent au sommet de la fenêtre, et onze écus de Kerman et alliances — entre autres Pestivien (?) Coëtmen et du Perrier — occupent les jours du remplage. Dans le quadrilobe d’une petite fenêtre latérale apparaît le lion de Léon (L. Le Guennec, Prééminences de la famille De Maillé-Kerman..., p. 22)." (H. Pérennès)

"Voir la discussion ici :

https://www.lavieb-aile.com/2020/05/le-calvaire-de-locmaria-lann-a-plabennec.html

et ici par Michel Mauguin :

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/sonj/Lezhisto.htm

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L'origine de la tour posée sur une roue est racontée ici :

"Écartelé aux cases 1 et 4 de couleur Azur (bleu) à la tour sommée de trois tourillons d’Argent, le tout porté sur une demi-roue, de même aux cases 2 et 3 de couleurs d’Or, un lion Azur. Un chef de cinq hermines, noires sur fond blanc. Au-dessus du chef, la couronne Or, support de sinople (vert) feuilles d’acanthe romane formant l’encadrement de l’écu.
Ce blason, qui est désormais celui de Plabennec, est l’illustration d’un fait d’armes qui se passa au cours de la vie de saint Thénénan ou Tinodorus vers l’an 630. Les Danois qui avaient débarqué dans le Léon, mettaient le pays à feu et à sang. L’alarme fut donnée à Ploubennec. Les barbares détruisirent l’église dont on voit encore une partie des ruines. Saint Thénénan et certains habitants gardaient les trésors du pays dans la tour de la « motte féo­dale » quand les barbares les attaquèrent. N’ayant pas eu le temps de fermer la porte, le saint boucha d’une demi-roue de charrette qu’il trouva près de lui. Ils allaient succomber lorsqu’ils furent sauvés par une armée alertée et apparut au sommet de la tour un beau cavalier armé de blanc et monté sur un coursier blanc également. Les Danois battirent aussitôt en retraite pour embarquer vers l'’Élorn. Pour glorifier ce fait d’arme, le seigneur de Kermorvan mit en son blason le lion du Léon, la tour et la demi-roue de charrette."

https://www.ville-plabennec.fr/decouvrir/histoire-et-patrimoine/

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel.

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Anne éducatrice (la statue de la Vierge est perdue) ou Anne trinitaire (les statues de Marie et de son Fils sont absentes). Pierre polychrome, XVIe siècle.

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Sainte Anne trinitaire ou éducatrice, nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Sainte Anne trinitaire ou éducatrice, nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ.

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Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Vierge au calvaire, mains jointes. Kersanton, XVIe s.

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Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

 

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SOURCES ET LIENS.

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COUFFON (René), 1988, Nouveau répertoire ...

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/929d131ccf0e85c0f4d63b4794d6d5e9.pdf

Mobilier :

Maître-autel en kersanton, de 3,5 m. de longueur (C.). Le devant est orné de panneaux finement sculptés et d'une frise de feuillages découpés et évidés. Un ange tient une banderole portant l'inscription en caractères gothiques : "YVES. AN. DU. LAN. MIL. CINCQ. CENTS. XII."

Retable en bois sculpté avec deux tabernacles superposés ; inscription : "Y. LE GVEN. R. DE. LAN. 1682."

Statues anciennes : Crucifix, Vierge Mère dite Notre Dame de Locmaria, XVIIè siècle, saint Joseph, sainte Anne seule, et celles en bois autrefois dans le porche.

Deux bénitiers en pierre ; l'un d'eux porte l'inscription : ".P G. 1604" - Bénitier portatif de bronze : "NOSTRE DAME DE LANDE DE LOCMARIA."

DANIEL (Tanguy), Chapelle de Locmaria-Lann

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/plabennec-chapelle-de-locmaria-lann/

— PÉRENNÈS, (Henri), 1938  "Notices sur les paroisses : Plabennec" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37,  (1938), p.167-179, 193-213.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton Roland Doré Chapelles bretonnes. Héraldique
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 15:08

Le clocher de Rosnoën : les cloches (Alphonse Viel 1836 et Armand Blanchet  1946), les crossettes et les armoiries.

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Sur Rosnoën :

 

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Sur les cloches :

 

 

 

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LES CLOCHES.

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Le clocher de l'église Saint-Audoën de Rosnoën abrite quatre cloches, dont l'une de 1836 et les trois autres de 1946.

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I. LA CLOCHE DE 1836 FONDUE PAR ALPHONSE VIEL A BREST.

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On remarquera les visages décorant les anses.

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L'inscription campanaire. Lecture partielle.

L'inscription en lettres capitales romaines comporte d'abord trois lignes qui débutent par une main de direction dont l'index pointe le début.

FAITE EN JUILLET 1836 POUR

MARTHE ANCELLE PAR Mr SA

TREANTON TREGUER MOCAER …

frise de rinceaux, masques et coquilles.

Calvaire

VIEL ALPHONSE FONDEUR [A BREST]

 

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Marthe Ancelle : nom de baptême de la cloche ?

Tréanton : un Guillaume Tréanton est attesté dès 1657 à Rosnoën ; un autre Guillaume, cultivateur, est  attesté à Rosnoën (1788-1871).

https://gw.geneanet.org/avanherpen?n=treanton&oc=&p=guillaume

Les noms Treanton, Treguer et Mocaer correspondent sans doute soit aux fabriques soit aux membres du conseil municipal.

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Sur Alphonse Viel (1800-1847), et les cloches qui portent son nom, voir mon article :

https://www.lavieb-aile.com/2018/10/les-cloches-du-faou-et-les-fondeurs-de-cloche-du-finistere.ii-viel-a-brest-1823.html

Un examen de la cloche in situ permettrait de rechercher les médaillons des autres faces et de compléter la lecture de l'inscription.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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II. LES CLOCHES DE 1946 FONDUES PAR ARMAND BLANCHET A PARIS.

 

 

La Semaine Religieuse de Quimper signale leur bénédiction dans le dimanche 3 mars 1946 par Monseigneur Coigneau, évêque de Thabraca et évêque auxiliaire de Quimper aux cotés de Monseigneur Duparc.

 —Le froid était vif ce dimanche de Quinquagésime 3 Mars. Mais Mgr Cogneau, intrépide comme ses deux assistants, MM. Ies chanoines Cadiou et Perrot, est venu procéder au baptême de trois cloches à Rosnoën et d'une autre à Rumengol. A Rosnoën, la cérémonie commence à 16 heures : Ia procession emmène l'Evêque du presbyte à l'église. Devant Ies trois cloches si gracieuses dans leur robe immaculée, Ie chant des psaumes de la pénitence se déroule rapide, alterné par Ie chœur et l'excellente chorale des jeunes filles ; puis l'Evêque fait les exorcismes du sel et de l'eau avec laquelle U lavera les cloches ; il procède ensuite à des onctions nombreuses externes et internes avec les saintes huiles et fait brûler des parfums sous Ies nouvelles baptisées. La bénédiction achevée, les cloches font retentir leur voix d'airain, tandis que Monseigneur d'abord puis les parrains et marraines tirent sur les battants. Et toute la population, dressée sur la pointe des pieds, regarde, écoute et admire . C'est devant une église comble comme d'habitude, un peu pus cependant aujourd'hui, que M. l e chanoine Pencréac'h chante la messe et que M. le chanoine Chapalain, un maître de la chaire, un maitre de la langue bretonne, donne un splendide sermon. Apres Ia grande liturgie de l'église, les parrains et marraines reçurent dignement une soixantaine d'invités, clergé des paroisses voisines, notables de Rosnoën, parents du recteur Au dessert, M. Ie Recteur adressa un compliment délicat à l'Evêque et un tres vif merci à sa paroisse.  A l'heure des vêpres, deux des nouvelles cloches déjà mises célèbrent la gloire de Dieu et la générosité des hommes. Et lorsque Ia grosse cloche sera venue rejoindre ses jeunes sœurs et la vieille occupante, quatre voix égrèneront Ies notes d'un beau carillon sur toute la paroisse sur Ies grandes vallées adjacentes et jusqu'aux lointains au delà sur les ailes propices du vent. 

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Le fondeur.

Elles portent toutes, dans un médaillon à l'emblème d'une cloche, le nom d' ARMAND BLANCHET FONDEUR A PARIS.

Créée en 1870, la fonderie Biron est tout d’abord spécialisée dans la fonderie de cloches sous l’enseigne « Fonderie de cloches de Paris-Bagnolet ». Elle est reprise dans les années 1920 par Armand Blanchet, qui avait été formé à la fonderie Bollée à Orléans, lui donne son nom. Son atelier est alors : 237 rue Saint-Martin à Paris.

Voir :

https://patrimoine.seinesaintdenis.fr/Blanchet-Landowski

https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/blanchet/

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Les inscriptions campanaires : lecture partielle

 

PAR MGR COGNEAU  EV AUX.

THERESE PAR MON PARRAIN

BUSVEN

INVITE A LA PRIERE

 

 

 

 

 

TREGUIER, M CEVAER, H. COLIN, P TREGUIER …

S PAR MGR COGNEAU EV DE THABRACA EV AUX.

THERESE PAR MON PARRAIN S . MENEZ

L'ESPERANCE ET LA CHARITE

 

 

PAR Mgr DUPARC EV DE QUIMPER 

BALAY MAIRE. J AUFFRET A

TOIRE FRANCOISE JEANNE

TE LA PAROISSEDE ROSNOEN PAR … OSVEN

JE CHANTE L'UNION, LA PIETE 

Décoration : un calvaire.

 

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3171c928d2e5f076821b3da35ad809fa.pdf

Louis Balay, agent du génie rural, a été maire de Rosnoën de 1945 à 1965.


Note : parmi les noms cités, je note qu'en 1946 "Monseigneur l'Evêque a décerné la Médaille d'argent du Mérite diocésain à M. Jean Treguier, conseiller paroissial de Rosnoën depuis plus de 30 ans."

 

 

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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LES CROSSETTES DU CLOCHER.

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Un ange présentant un phylactère.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Le buste d'un homme présentant un phylactère portant un sigle.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Un ange souriant en présentant un phylactère.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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La crossette du rampant sud-ouest du pignon.

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Animal monstrueux (dragon) aux bras anthropomorphes dévorant un objet ou un sujet.

Je le rapproche d'autres crossettes où un lion ou dragon dévore un être humain, figure probable d'une âme.

 

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Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Les armoiries du coté ouest de la chambre des cloches.

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Je ne les trouvent signalées nulle part. Elles sont pleines de mystères et ne sont pas attribuées. Il est facile de reconnaitre deux léopards, sous un lambel, et dans un coin inférieur, (giron ou franc quartier), une tour ou un château, également sous un lambel. Des bizarreries, raretés ou originalités font de leur attribution une affaire d'experts.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

La Semaine Religieuse de Quimper & de Léon n°6, 15 mars 1946.

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