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2 septembre 2021 4 02 /09 /septembre /2021 14:18

La cheminée de la chambre seigneuriale de Coëtcandec conservée au château de Pontivy.

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Sur le château de Pontivy, voir :

 

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Lors de ma visite du château de Pontivy le 18 août dernier, j'ai admiré, avec ceux qui m'accompagnaient et sous la houlette de notre guide Anne, les deux cheminées et le "passe-plat" polychromes  et armoriés provenant du château de Coëtcandec. Celui-ci, situé sur la commune de  Locmaria-Grand-Champ, au nord de Vannes, de Plescop et de Saint-Avé, est tombé en ruine, avant que l'association Les Amis de Coëtcandec ne prennent en charge sa restauration, et les cheminées ont été vendues en 1960 au château de Pontivy.

Les ensembles armoriées me causent, comme les inscriptions lapidaires, un vrai plaisir, s'apparentant à des mots croisés par les énigmes successives qu'il faut élucider, et j'accueillais ces cheminées avec l'excitation d'un aoûtien ouvrant, allongé sur sa serviette de plage, son album des Jeux de l'été.

Mais le niveau était élevé, pour joueur confirmé, et je cherchais à réunir, sinon les solutions à l'envers en bas de page, du moins un peu de documentation sur la famille Chohan qui possédait alors, comme nous l'expliqua notre guide, le château.

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Hervé du Halgouet avait publié en 1944 dans le bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne ou SHAB l'article "La Bretagne inconnue. Demeures seigneuriales. Coëtcandec, Le Plessis Josso, Les Ferrières, Cadoudal.". J'y trouvais les renseignements les plus complets, et la description page 154-155 de la cheminée de la salle seigneuriale, "véritable tapisserie de pierre, brodée en relief d'écussons tirés de la filiation des seigneurs de Coëtcandec" sur 14 m². Le décryptage des devinettes héraldiques semblait si complet que je m'intéressais plutôt à la deuxième cheminée, de taille et de décor plus limité, celle de la chambre seigneuriale. 

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Le site des Amis de Coëtcandec fournissait beaucoup d'informations, et même presque l'ensemble des solutions : j'ai commencé ma grille des jeux sans lire la totalité, me réservant ce recours pour triompher de mes échecs.

Enfin, les sites généalogiques étaient, pour cette famille Chohan et ses alliances, bien détaillés.  Sur Geneanet, la meilleure source pour la généalogie Chohan, la plus fiable et de loin la plus complète est réalisée par Hervé Offredo.

https://gw.geneanet.org/pluniau?lang=fr&iz=1019&p=pierre&n=chohan+de+coetcandec&oc=3

 

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Trop facile ? Non, les erreurs ou errements seront nombreux.  Mais, finalement, ma "grille" a été corrigée par Eric Trolez, administrateur du site Les Amis de Coëtcandec : j'ai complété , en reprenant ma publication une semaine plus tard, mon article par les informations qu'il m'a très aimablement communiquées, et dont je le remercie.

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Commençons par une vue globale, de face.

 

 

 

 

 

 

 

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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L'INSCRIPTION EXTRAITE DU TE DEUM.

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Elle débute sur le coté gauche et se poursuit à droite. On lit :

SANCTE SANCTE SANCTE DNE DEVS SABAOTH MISERERE NOSTRI 

Sancte Sancte Sancte domine deus sabaoth miserere nostri,

On reconnait dans cette formule dans laquelle on reconnait le début du Sanctus chrétien Sanctus Sanctus Sanctus Dominus Deus Sabaoth (Saint Saint Saint le Seigneur Dieu de l'univers —littéralement  Sabaoth =" des Armées" —). Mais la fin nous incite à y voir un extrait du Te Deum, l'hymne ambrosien chanté en action de grâce et dont l'un des derniers vers est, précisément, Miserere nostri.

Elle se traduit donc : "Saint Saint Saint le Seigneur dieu Sabaoth [des Armées] Prends pitié de nous".

Pourquoi ce choix ? 

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LA FACE PRINCIPALE.

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1. Les trois blasons du centre.

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— Au centre, le blason de la famille de Chohan, d'argent au cerf passant de gueules, présenté par deux lions. 

— À notre gauche et dans un losange (blason féminin), des armes  de gueules à onze besants d'or au chef endenché d'argent. Il peut par approximation correspondre aux armes de la famille Phélippot qui serait  de gueules à cinq besants d'or, 3 et 2, au chef endenché d'argent , ou à celles de la famille de  Coëtregal de gueules aux six besants d'or, au chef endenché d'argent.

Pour Eric Trolez,  "On peut plutôt opter pour la famille Phélippot pour les armoiries de gueules aux besants (5, 6, 11, semis...suivant les emplacements dans le manoir) au chef endenché d'argent;  Janne Phélippot épouse de Pierre Chohan vers 1460 était la fille de Eon Phélippot et de N. de Coëtregal aux armoiries identiques à un besant prêt (respectivement 5 & 6)."

Janne Phélippot (Elven vers 1460/1510) :

https://gw.geneanet.org/pluniau?lang=fr&iz=1019&p=janne&n=phelippot

— À notre droite un autre blason féminin, d'azur à la croix ancrée d'or, qui sont les armes  de la famille de Grillon.

Ces éléments héraldiques permettent d'identifier le propriétaire, Pierre IV de Chohan (1488-1577), qui épousa en 1516 à Crac'h Jeanne de Grillon (Crac'h 1493-1571) dame de Rosnarho.

Il resterait à élucider le blason de gauche (qui se retrouve dans des écartelés ailleurs à Coët-Candec). Hervé du Halgouet avait opté pour Philippot.  Le grand-père de Pierre IV de Chohan, Pierre III, avait épousé Jeanne Philippot. Il manquerait alors la référence à la mère de Pierre IV, Guillemette de Bilno : cela ne saurait tarder.

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https://genealogie-boulet.pagesperso-orange.fr/boulet/fiches/fiche609.htm#f3047 

https://www.google.fr/books/edition/La_noblesse_de_Bretagne/JFlAD-67qOYC?hl=fr&gbpv=1&dq=Chohan+co%C3%ABtregal&pg=PA63&printsec=frontcover

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Il y a encore, au dessus de tout cela, un écusson en losange, mais qui est illisible. Deux autres écussons semblables se trouvent sur les cotés et seront décrits.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

[Pierre IV] Chohan, d'argent au cerf passant de gueules. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

[Pierre IV] Chohan, d'argent au cerf passant de gueules. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Philippot ? De gueules à onze besants d'or au chef endenché d'argent. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Philippot ? De gueules à onze besants d'or au chef endenché d'argent. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Jeanne de Grillon, d'azur à la croix ancrée d'or. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Jeanne de Grillon, d'azur à la croix ancrée d'or. Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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De part et d'autre de cet ensemble se trouvent deux autres blasons en écartelé, dans lesquels les quartiers 1 et 4 sont de Chohan, d'argent au cerf passant de gueules.

 

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À gauche, les quartiers 2 et 3 sont un fascé d'argent et d'azur de six pièces

Deux hypothèses

De Quifistre .D’argent à trois fasces de sable.  Hypothèse privilégiée (cf. infra)

 

Voir le manoir de Kerlo dans la commune d'Elven, qui  appartenait d'abord à la famille de Quifistre . Après Sylvestre de Quifistre, Nicolas en hérite, il eût deux frères, Guy et Bertrand deviennent chanoines de Vannes et de Nantes. Guy et Bertrand de Quifistre étant décédés sans descendance, le manoir de Kerlo passe aux héritiers de leur sœur Nicole, la famille Chohan, 

https://www.tudchentil.org/spip.php?article784

https://man8rove.com/fr/blason/u7u3sx5-quifistre

—De Kerampartz :  fascé d'or et de sable de six pièces (selon Hervé du Halgouet) . Perrot, fils de Pierre IV, a épousé Jeanne de Kerambartz.

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Eric Trolez : "Une autre incertitude mais assez faible celle là, les armoiries de Quiffistre d'argent à trois fasces de sable dessinées comme telles par d'Hozier, mais décrites à trois fasces d'azur par de Courcy et visibles comme cela en alliance avec Chohan sur la cheminée de la chambre. Lequel des deux se trompe, ou est-ce le restaurateur de polychromie ? Mais ce sont bien des alliances avec les Quiffistre."

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À droite, les quartiers 2 et 3 sont  d'’argent à trois têtes de loup arrachées de sable, lampassées de gueules. Ce sont les armes de la famille de Bino dont voici la notice par Potier de Courcy

Bino ou Binot, sr du Chauchix et de l’Isle-Baussan, par. de Ménéac, — de la Touche, par. de Gaël, — des Noës, par. de la Chapelle-Launay, — de la Koberie, par. de Donges, — de Quillivala, par. de Merdrignac, — du Resto et de Kergall, par. de Grandchamp.

Anc. ext. réf. 1670, cinq gén., réf. et montres de 1426 à 1536, par. de Ménéac et Gaël, év. de Saint-Malo, et Grandchamp, év. de Vannes.

François épouse, en 1513, Julienne de Guitté, dame de l’Isle-Baussan.

La branche du Resto fondue vers 1500 dans Chohan.

Cet écartelé se réfère aux parents de Pierre IV  Chohan, Jean Chohan et Guillemette Bino (Grand-Champ vers 1470- Locmaria-Grand-Champ 1515), dame du Resto et de Kergall, paroisse de Grand-Champ. 

Guillemette Bino était la fille de Guillaume Alain et de X de Quifistre, dame de Kerleau en Elven.

 

https://gw.geneanet.org/toubhansy?n=bino&oc=&p=guillemette

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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En s'écartant encore du centre, nous parvenons aux coins arrondis de la cheminée, ornés du même blason aux armes de Chohan, mais brisés d'un lambel, et placés sous un chapeau d'évêque, noir et  à trois rangs de houppes. Néanmoins, le blason n'est pas timbré de la crosse et de la mitre.

Aucun membre de la famille Chohan n'a été évêque.

C'est là une énigme de taille, puisque les deux blasons occupent une place notoire, mais aussi que les cotés de la cheminée sont ornés de mitres aux longs fanons.

On peut seulement évoquer Pierre Chohan, qui fut chanoine de Vannes de 1506 à 1536 et recteur de Plescop et de Saint-Avé. Son frère Sylvestre lui succéda comme chanoine de Vannes et recteur de Plescop. Ils furent enterrés dans la cathédrale. Ils seraient les frères de Pierre IV Chohan.

Voir :

https://gw.geneanet.org/ygarnier?lang=fr&n=chohan&oc=0&p=pierre+iv

http://www.infobretagne.com/vannes-diocese-catalogue-chanoines.htm

1536-1548 (sic). Chohan (Pierre), reçu par le chapitre le 20 décembre 1506, mourut le 24 mars 1536 (n. s.) et fut enterré à la cathédrale, vis-à-vis de la grande porte du chœur.
1536-1548. Chohan (Sylvestre), clerc du diocèse, reçu par le chapitre en juillet 1536 à la placé de son frère Pierre, décéda le 28 octobre 1548 et fut enterré auprès de son susdit frère.

Remarque farfelue : Plescop signifie étymologiquement "la paroisse de l'évêque" et les évêques de Vannes y venaient en résidence d'été à Kerango. Les recteurs s'arrogeaient-ils le droit de placer leurs armes sous le chapeau de l'évêque ?

Le lambel s'expliquerait puisque ces frères ne sont que les cadets de la famille.

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Remarque : sur la grande cheminée de la salle, nous retrouvons au même endroit (les angles arrondis) les deux mêmes blasons sous les mêmes chapeaux noirs à cordelière.

 

 

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LE COTÉ GAUCHE  DE LA CHEMINÉE.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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On remarque au dessus de la mitre dorée à fanons et étole perlée et du mot SANCTE le blason  féminin mi-parti de Chohan  et du Breil  de gueules à trois lions d'or, à la bordure d'argent chargée de huit merlettes de sable .

Ces armes sont celles de Nicole du Breil de Liré (v.1550-Vannes 1604), cousine du poète Joachim du Bellay, et  qui épousa en 1577 Guillaume  Chohan  fils de Pierre IV. 

Voir leur dessin ici :

https://gw.geneanet.org/ccailloce?lang=fr&pz=camille+marie&nz=cailloce&p=guillaume&n=chohan+de+coetcandec

Et ici (manoir de Crac'h)

https://www.sahpl.asso.fr/SITE_SAHPL/images/H%C3%A9raldique/Crach%20-%20Manoir%20de%20Rosnarho.pdf

Voir Guillaume Chohan :

https://gw.geneanet.org/ygarnier?lang=fr&n=chohan+de+coetcandec&oc=0&p=guillaume

 

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À l'extrême gauche : écartelé en 1 et 4 des armes de Bino et en 2 et 3  de Quifistre (mais chacune brisée d'un lambel), et brochant sur le tout d'argent à la croix engrelée de sable, portant aussi un lambel à trois pendants de gueules.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À droite : mi-parti en 1 de Grillon et en 2 de QUIRISEC, d'argent à six hermines de sable, 3, 2 et 1, au chef cousu d'argent chargé de deux coquilles de gueules

La famille de Quirisec ou du Quirizec appartenait à la noblesse de Crac'h ; ce sont des ascendants de Jeanne de Grillon.

— Eric Trolez : "Le losange parti le Grillan/de Quirizec serait celui de Marie de Quirizec mariée à Olivier le Grillan (deux familles de la paroisse de Crac'h), et parents de Jeanne le Grillan épouse de Pierre IV Chohan."

Marie de Quirizec (né vers  1493 ou 1500) est donc la belle-mère de Pierre IV Chohan.

https://gw.geneanet.org/ljeanyves2?n=du+quirizec&oc=&p=marie

https://gw.geneanet.org/quilliecelie?n=du+quirizec&oc=&p=marie

https://gw.geneanet.org/jeanclauderico?n=du+quirizec&oc=&p=marie

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LE COTÉ DROIT  DE LA CHEMINÉE.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les armes féminines (losange) mi-parti Chohan et Grillon sont celles de Jeanne Grillon épouse de Pierre IV de Chohan.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Armoiries féminines d'argent à la fasce nouée d'azur accompagnée de six merlettes de gueules 3 & 3  de la famille de Lestrelin.

Elles  renvoient à Jehanne de Lestrelin, de Saint-Avé épouse vers 1459 d'Eon de Chohan (1420-1476). 

https://gw.geneanet.org/amadeus?lang=fr&iz=4395&p=janne&n=de+lestrelin

https://lesamisdecoetcandec.fr/histoire/famille-lestrelin/

 

On lit aussi une inscription partiellement effacée : 1-8-/auxil.

 

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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À l'extrême droite : le même blason que du coté gauche : écartelé en 1 et 4 des armes de Bino et en 2 et 3  de Quifistre (mais chacune brisée d'un lambel), et brochant sur le tout d'argent à la croix engrelée de sable, portant aussi un lambel à trois pendants de gueules.

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Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Cheminée de la chambre du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Conclusion.

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J'ai élucidé, en faisant appel à mes jokers, la plupart des figures, sauf la dernière, mais sans comprendre vraiment la présence de ce chapeau d'évêque sur les armes brisées de Chohan. Des zones d'ombres demeurent concernant, par exemple, l'alliance avec la famille de Quirisec, et sur l'identification des armes à besants d'or (Philippot ??).

 

Le linteau honore Pierre IV Chohan, son épouse Jeanne Grillon, ses parents et ses grands-parents, ses frères peut-être, et son fils Guillaume marié à Nicole du Breil.

Comme ce mariage date de 1577, le décor de cette cheminée est postérieur à cette date. Et comme Guillaume Chohan a reçu le collier de l'Ordre de Saint-Michel en 1584, et qu'on ne le trouve pas ici, la cheminée serait datée entre 1577 et 1584. Ou bien : Eric Trolez : "La construction de Coëtcandec fut commencée par Pierre IV Chohan et achevée par son fils Guillaume. Le programme héraldique de la cheminée de la chambre est probablement commandé par Pierre, celui de la cheminée de la salle également; mais profondément modifié par Guillaume."

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On comprendra bien que je rends public ma copie, alors que je n'ai aucune autorité en la matière ; mais rien n'était requis pour jouer.

Et comme j'y ai pris goût, j'entame une nouvelle grille : le "passe-plat".

 

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LE PASSE-PLAT  (chapelle du château de Pontivy). Pierre polychrome.

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https://lesamisdecoetcandec.fr/le-passe-plats/

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Hervé du Halgouet désignait cet ouvrage comme une niche ou crédence, mais il est désormais présenté comme un passe-plat. Il était placé dans le vestibule d'entrée. Il écrit :

"Sur le parement des murs de cette même pièce, plusieurs blasons écartelés et, surtout, sujet rare : un écu chargé d'alliances, inscrit dans une couronne de fleurs et de fruits, se détache en fort relief au-dessus d'une sorte de crédence portant sur ses parois une inscription gravée de trois mots, le premier en capitales romaines : TIMENTIBUS ; celui du milieu, en hébreu, dans un soleil d'or, signifie Jehovah ; le dernier, en caractères grecs : AOTAPKYA. Traduction : l'immortalité appartient à ceux qui craignent Dieu. Sentence que les Chohan semblent avoir adoptée comme devise, car on la retrouvait, il y a quelques années encore, accompagnant leurs armes, à Rosnarho en Crach et dans l'église paroissiale d'Elven, sur l'enfeu de Kerléau.

La niche, ou crédence, portant cette devise est ornée d'une accolade gothique à feuillage et de cornes d'abondance, représentatives de la Renaissance. Ces cornes d'abondance, symboles de la fortune, s'étirent depuis le pied de la niche, jusque sur les côtés où elles s'épanouissent. Ce motif est ciselé au trait et en creux dans une pierre dure, d'un grain très fin. L'ouvrier s'y est montré expert en son art. Cette crédence évoque l'idée d'un autel symbolique dédié aux mânes de la famille Chohan. "

 

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"Passe-plat" du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Le blason est placé dans un chapeau de triomphe. C'est un écartelé en 1 et 4 des armes  de gueules à neuf besants d'or 3,3,3 et en 2 et 3 de celles  d'azur à la croix ancrée d'or (Jeanne Grillon) avec le cerf des Chohan brochant sur le tout.

Me voilà bien embarrassé pour commenter ces armes, et l'hypothèse Phélippot ne tient plus car il faudrait trouver le titulaire des armes aux besants en alliance avec la famille (le) Grillon de Rosnarho (ou Le Grillan).

E. Trolez : "Il semble que vous n'ayez pas remarqué le chef endenché des mêmes Phélippot, ce qui vous fait chercher une autre alliance mais là avec la famille le Grillan... "

Moi : ma description des armes en 1 et 4 était abrégée, mais le chef endenché ne m'avait pas échappé ; c'est l'alliance Phélippot / Grillon ou Grillan qui m'intriguait.

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"Passe-plat" du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coëtcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Il y a ce soleil bleu et or, et ces lettres "en hébreu" , et qui pour Du Halgouet signifierait Jehovah. C'est plutôt le tétragramme Yahvé YHWH, et on peut imaginer le triangle d'or dans lequel il s'inscrit.

https://fr.wikipedia.org/wiki/YHWH#/media/Fichier:Hastveda_altardel.jpg

Mais il trouve en règle sa place dans les sanctuaires catholiques consacrés. Le triangle  s'inscrit souvent dans le rond d'un soleil émetteur de rayons.

Consulter :

https://www.louvrebible.org/consultation?id=162

 

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"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Sur les piédroits s'inscrivent le mot latin TIMENTIBVS et le mot grec

Timentibus, datif pluriel de timens "craignant" se traduit par "Ceux qui craignent" ; il est attesté comme devise en numismatique : Timentibus Deum Nihil Deest, Il n'y a pas de peur en Dieu. (famille de Mathan).

Du coté droit se lit le mot ΑΦΤΑΡΚYΑ en lettres grecques. Il a été rapproché de  ἀθανασία (athanasía), "immortalité".  

Il faudrait considérer la devise comme une formule savante trilingue, latin-hébreu-grec, TIMENTIBUS YHWH ΑΦΤΑΡΚYΑ, dont la meilleure approximation est « A ceux qui craignent Dieu, l’immortalité »."

On remarquera qu'un passe-plat est un drôle d'endroit pour une devise de telle ampleur. Mais elle faisait  face à celle qui est inscrite sur la cheminée de la salle. On la trouve  aussi sur le linteau de porte de la chambre seigneuriale.

—Eric Trolez : "Pour la niche crédence mentionnée par du Halgouët, il l'a vue obturée dans un vestibule créé au 19ème siècle, mais dans la configuration 16ème il s'agissait bien du passe-plat entre salle et cuisine, on en voit encore l'emplacement dans le mur côté cuisine. Reste à savoir pourquoi l'accolade semble amputée et surmontée de ce blason au fort relief unique parmi tous les autres.."

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On retrouve ces trois mots sur la cheminée de la grande salle. Et dans un enfeu d'Elven, et à Rosnarho en Crac'h, les Chohan étant seigneurs de Coëtcandec, de Rosnarho et de Keriau en Elven.

 

Eglise d'Elven, enfeu :

"A gauche du chœur, enfeu à anse de panier et accolade avec chou et crosses : au sommet et à chaque extrémité , un ange tient un écusson uni; entre l'anse et l'accolade, inscription gravée de trois mots dont le premier en capitales romaines, le dernier en caractères grecs, et celui du milieu figuré par un soleil entouré de rayons ou un Jéhovah : TIMENTIBVS (soleil) AOTAPEYA; peut-être faut-il lire : Timentibus (Deum) ἀθανασία (immortalitas); chaque côté offre une corne d'abondance; on retrouve cette devise accompagnant les armes de Chohan au château de Coëtcandec en Grand-Champ et à Rosnarho en Crach (les Chohant étaient seigneurs de Coëtcandec, de Rosnarho et de Kerieau en Elven )."

https://archive.org/details/rpertoirearchol00morbgoog/page/n96/mode/2up

 

L'enfeu de l'église d'Elven n'existe plus mais l'accolade surmonte maintenant en réemploi la porte du transept sud, et on y distingue encore une partie de la devise.

"Eglise d'Elven, construite par Bertrand de Quifistre : « Sur la place, la porte Sud est en anse de panier chanfreinée et surmontée d’une accolade à choux et à crosses. Une inscription y figure : TIMENTIBUS (Deum) en latin, un soleil entouré de rayons, Aphtarsia en caractères grecs, qui signifie l’immortalité."

https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/238316-elven-eglise-saint-alban

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"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

"Passe-plat" du château de Coetcandec, château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

 

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f467d5d20f416.31435422/1944_05.pdf

https://lesamisdecoetcandec.fr/cheminee-de-la-chambre/

https://lesamisdecoetcandec.fr/cheminees/

https://lesamisdecoetcandec.fr/le-passe-plats/

https://franceboisforet.fr/la-fondation-france-bois-foret-pour-notre-patrimoine/les-projets/manoir-historique-de-coetcandec-2/

http://www.infobretagne.com/locmaria-grandchamp-coetcandec.htm

https://lesamisdecoetcandec.fr/histoire/famille-chohan-lestrelin/

— ROSENZWEIG (Louis), 1863, 

https://archive.org/details/rpertoirearchol00morbgoog/page/n96/mode/2up

— TRISTE (Alain), 1998, 

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/2b5311efea5287b52743eb22f311617c.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Sculpture
1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 13:22

La tour épiscopale (1507) de Claude de Rohan à Quimper : le décor sculpté.

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Le projet de décrire la tour du palais épiscopal de Quimper était — et reste — une mauvaise idée. Ce monument très connu des Quimpérois, des visiteurs du Musée départemental breton et des spécialistes de l'architecture flamboyante  en Cornouaille s'est avéré fort difficile à décrire pour un néophyte. Il occupe l'angle de deux ailes en L, mais un L dont les branches forment un angle aigu. On prête volontiers à la façade de la tour trois faces, formant la moitie d'un hexagone, mais c'est déjà une simplification car le troisième pan (je débuterai toujours de la gauche pour le visiteur) forme un décroché. Mais surtout, en hauteur, lorsque la tour se dégage des toitures, au dessus d'une ligne de faux mâchicoulis, elle se complexifie encore.

Fort bien, ce n'est pas insurmontable, non ? Mais les fenêtres, au lieu de s'aligner gentiment comme sur les galeries classiques, se placent, sur chaque face, de façon diabolique pour échapper, en nombre, en alignement vertical et horizontal, en taille et en style, à toute organisation.

Certes, mais un monument aussi emblématique  a certainement fait l'objet de publications spécialisées, d'articles, de monographies, de congrès, d'autant que le musée départemental est une émanation de la Société archéologique du Finistère ! Chaque fenêtre, chaque figure, chaque élément héraldique  en a été mesuré, photographié, dessiné, mis en plan et décrit dans les règles de l'art ! Réfère-toi  à ces spécialistes, ces érudits, ces professionnels du patrimoine et ces antiquaires, que diable ! Tu reprendra leur typologie et leur vocabulaire, et tes photographies seront éclairées à leur lanterne !

Mais voilà où le bât me blessa. Je ne trouvai dans mes recherches en ligne aucun document semblable, et j'ai été incapable de découvrir ces trésors. Ils existent, j'en suis convaincu, mais je n'ai pas mis la main — ou la souris— dessus.

Mon projet était une mauvaise idée, mais je me suis jeté à l'eau, et maintenant je lance cet article comme une bouteille à la mer pour que vous me fassiez parvenir de vigoureux secours sous forme de bonne correction. Rassurez-vous, je suis vivant, le ridicule ne tue pas.

Ah, j'oubliais. En plus, les photos ne sont pas fameuses. C'est que les sculptures sont faites sur du granite, les contours sont moins tranchés qu'avec du kersanton ;  que les motifs placés très haut sont bien éloignés du piéton de Quimper ; et que j'ai fait ce que j'ai pu, et c'est bien peu.

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La tour épiscopale (1507) de Claude de Rohan à Quimper : motifs sculptés.
La tour épiscopale (1507) de Claude de Rohan à Quimper : motifs sculptés.

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Sur la piste des macles des Rohan.

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Si je me trouvais là, au pied de cette tour, c'est pour avoir visité auparavant les deux châteaux de Jean II de Rohan, le père de l'évêque Claude de Rohan. Le premier, c'est le château de Pontivy, aux dates de construction incertaine vers 1489-1517. Le second, c'est celui, incroyablement somptueux, de Josselin, construit entre 1495 et 1510. Puisque le palais de Claude de Rohan date de 1507, je voulais le comparer à ce que faisait, un peu avant et un peu après, son papa. Et y rechercher les fameuses macles de leurs armoiries.

 

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À pied d'œuvre, je décide de désigner par les lettres A, B et C les façades en pan coupé de la tour. Mais auparavant, puisqu'une ligne de faux mâchicoulis court de façon presque continue sur les hauteurs de ces trois pans, de débuter par sa description.

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LES FAUX MÂCHICOULIS.

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On les comparera aux vrais mâchicoulis des tours du château de Pontivy, ceux par lesquels, depuis le chemin de ronde, les gardes se promettaient de déverser de l'eau bouillante, des pierres ou du bois sur les assaillants lancés à l'eschalade sur leurs échelles (escalade vient de scala, 'échelle"). Des consoles en pyramides inversées supportent un chemin de ronde et les linteaux s'ornent d'une accolade stylisée.

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Tour sud-ouest du château de Pontivy. Photo lavieb-aile.

 

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À Quimper, ces structures perdent toute prétention défensive mais sont une citation des château paternels.  Ils ne supportent rien, sauf une console décoré d'une frise de sarments de vigne. Par contre, puisqu'ils sont décoratifs, la pointe de leurs accolades s'ornent de fleurons (ou, plusieurs fois, d'un losange et même d'un losange évidé pouvant rappeler la macle) et leur base de deux lignes de points en quinconce. Surtout, les consoles portent sur leur partie haute et droite des sculptures à thème végétal, animal et humain rappelant des chapiteaux. J'ai compté douze consoles (numérotés depuis notre gauche), et si tout va bien je devrai décrire 12 faux chapiteaux. Je vais conserver ce terme, bien que je vois dans l'assistance des architectes en chef qui froncent les sourcils, ce sera plus commode.

En outre, la pointe pyramidale des consoles s'enrichit, de temps en temps d'une autre sculpture figurée de type masque.

Vous me suivez ? Ça me console.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°1. Non sculpté, ou forme géométrique.

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Chapiteau de la console n°2. Feuillages.

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Chapiteau de la console n°3. Acrobate exhibitionniste jambes écartées, pieds aux oreilles.

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La tour épiscopale (1507) de Claude de Rohan à Quimper : motifs sculptés.
Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Pointe de la console n°3. Masque humain souriant.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°4. Feuillages.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°5. Hermine dont la queue fait une boucle.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°6. Feuillages.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°7. Élément cornu non identifié.

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Pointe de la console n°7. Masque humain crachant des feuillages.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°8. Dragon.

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°9. Ange tenant un écusson carré (muet).

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°10. Feuille d'acanthe.

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°11. Ange présentant un écusson (muet).

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Pointe de la console n°11. Masque humain souriant ou grimaçant, coiffé d'une capuche.

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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Chapiteau de la console n°12. Feuillages.

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE PAN A ET SES TROIS FENÊTRES.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE PAN B, SA PORTE CINTRÉE ET SA FENÊTRE.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE PAN C, SES PORTES ET  ET  FENÊTRES. SES FRISES EN RACCORD.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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AU DESSUS DES FAUX MÂCHICOULIS.

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LA CHEMINÉE ET SES A.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LES FENÊTRES À ACCOLADE FLAMBOYANTE.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA PREMIÉRE FENÊTRE À MENEAUX. LES CULOTS DE L'ACCOLADE, DONT UN CHIEN.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA DEUXIÈME FENÊTRE À MENEAUX. LES CULOTS DE L'ACCOLADE : ANGES PRÉSENTANT LES ARMES DES ROHAN.

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA GARGOUILLE : UN DRAGON AILÉ À QUEUE DE SERPENT.

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Voici pour finir un morceau de roi, et bien sot qui le laisserait. Cette gargouille est belle, elle est de grande taille, mais je n'ai trouvé aucune photo d'elle en ligne, et encore moins de descriptions. 

Elle semble drainer la toiture de la tour, et elle barre, à mi-hauteur et après un retour d'angle, la tourelle accolée à la partie haute de la tour. Une corniche faisant office de canalisation en compose la queue, puis la bête s'élance dans le vide, les pattes posées sur un os qui lui sert d'appui, les ailes non déployées mais serrées contre un corps annelé et hérissé de verrucosités. À plus d'un mètre de la muraille, elle ouvre une large gueule, et déverse ses eaux pluviales.

Je présume qu'elle est contemporaine de la construction de la tour, et qu'on peut  y voir un nouvel exemple du souci des Rohan d'embellir, comme à Pontivy et Josselin, leurs conduites de gouttières par des figures imaginaires proches du monde aquatique ; mais l'os rappelle ici que ce dragon, ou cette vouivre, peut être une figure de la Surnature immortelle contrôlant  les destinées des humains.

On s'a

 

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Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Tour épiscopale (leucogranite, 1507) de Claude de Rohan à Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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LE BÂTIMENT DE 1776 REMANIÉ EN 1866 SIECLE PAR JOSEPH  BIGOT, COTÉ ODET.

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Les amateurs d'énigmes du "petit patrimoine" remarqueront les armoiries présentées par deux anges en culot de l'accolade gothique. Elles portent une vierge bras écarté, sur un fond burelé. La figure centrale évoque l'Ave Maris Stella des armoiries de monseigneur Sergent, évêque de Quimper et de Léon de 1855 à 1871.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ren%C3%A9-Nicolas_Sergent

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Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

Anciens logis épiscopaux de Quimper. Photographie lavieb-aile 2021.

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CONCLUSION.

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J'ai relevé le défi que je m'étais proposé de décrire le décor de cette tour, très naïvement et en tombant — sans m'en apercevoir — dans toutes les chausse-trappes possibles. Cet essai permettra à un auteur plus qualifié de n'y point tomber, et lui procurera la jubilation de me corriger. Il me sera beaucoup pardonné, car j'ai beaucoup fauté.

J'ai néanmoins fourni l'illustration nécessaire à une étude sur l'influence des constructions de Jean II de Rohan sur celle de son fils, l'évêque simple d'esprit Claude, qui dut bénéficier sans doute des mêmes équipes d'architecte  et de sculpteurs. Et j'ai souligné la présence de blasons encore intacts, et, je le crois, celle du A emblématique des Rohan, renvoyant à leur devise A PLUS.

Mais c'est la découverte de la gargouille qui m'a donné le plus de plaisir, et ce plaisir s'amplifierait si dorénavant les yeux des touristes, avant de franchir la porte du musée départemental, la saluait du regard.

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SOURCES ET LIENS.

 

https://museedupatrimoine.fr/musee-departemental-breton-a-quimper-finistere/33608.html

 

— CHAURIS (Louis), 2016,  Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne :Le batholite leucogranitique hercynien de Bretagne méridionale

https://journals.openedition.org/rao/3557

LE MEN ( René-François), 1877, “Monographie de la cathédrale de Quimper (XIIIè - XVè siècle) », Quimper, Lemercier ed.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/1e08593c46eb46336af146045b16d0f4.pdf

"Un autre monument d’une toute autre importance, le palais épiscopal, vient aussi se rattacher à la cathédrale avec laquelle il forme un angle du côté du sud. Les parties les plus anciennes de cet amas de constructions de diverses époques, ne remontent pas au-delà du commencement du XVIe siècle. Claude de Rohan, nommé évêque de Quimper, le 25 juin 1501, à la mort de Raoul Le Moël, voulut se préparer, dans sa ville épiscopale, avant d’y faire son entrée, un palais dont la magnificence fut digne de l’illustre famille à laquelle il appartenait. Les travaux commencèrent à la fin du mois de mars 1507. Les maîtres de l’œuvre furent Daniel Gourguff et Guillaume Goaraguer."

 

"On construisait en 1507, le palais épiscopal de Claude de Rohan. Dans le seul compte qui nous soit parvenu de ce travail, Le Goaraguer ne figure pas parmi les ouvriers employés régulièrement à la construction de ce monument, dont le maître de l’œuvre fut Daniel Gourcuff, mais il est assez souvent chargé de choisir et de mesurer de la pierre, dans différentes carrières, notamment des « pas de vis » pour le grand escalier, qui, en raison de leur dimension peu ordinaire, étaient difficiles à trouver. Comme Le Goaraguer était payé 5 sous par jour, tandis que Gourcuff, le maître de l’œuvre, ne recevait que 3 sous 4 deniers, il est très-probable qu’il avait une bonne part dans la direction de ce remarquable édifice"

"Daniel GOURCUFF.

Claude de Rohan, nommé à l’évêché de Quimper en 1501, peu de temps après la mort de l’évêque Raoul Le Moël, voulut, avant de venir prendre possession de son évêché, se faire construire un nouveau palais épiscopal. Il commit à cette fin Prigent de Saint-Alouarn, son maître d’hôtel, qui institua François du Perier, comme contrôleur des travaux. Francois Le Scanff, receveur des Reguaires de Cornouaille, fut chargé de la dépense. Les travaux commencèrent en 1307 [pour 1507]. Du 31 mars de cette année, au 21 octobre suivant, il fut extrait de différentes carrières, mais principalement de celle du Boulc’hat, en la paroisse de Kerfeunteun, 1995 quartiers de pierres de taille, sans compter les pas de vis, ou marches d’escalier, qui avaient neuf pieds de longueur. Daniel Gourcuff, tailleur de pierres, fut le maître de l’œuvre. Il était payé à la journée à raison de 3 sous 4 deniers (4 fr. 50 c.) par jour. Le salaire [p. 295] journalier des compagnons qui travaillaient sous ses ordres, était de 2 sous 6 deniers (3 fr. 37 c.). J’ai exprimé plus haut, l’opinion que G. Le Goaraguer n’était pas demeuré étranger à cette construction. Je ne répéterai pas ce que j’ai dit à la page 228, de ce palais, qu’on appelait le « grand logis de Rohan » et qui faisait, à juste titre, l’admiration de tous. Il n’y a pas, à mon avis, dans le département du Finistère, de monument d’architecture civile  de style ogival, qui puisse être comparé à ce qui reste de ce logis, dont les détails d’ornementation peuvent nous donner une idée de l’habileté du maître qui l’a construit ".

 

"Les pierres qui servirent à la construction du palais épiscopal de Claude de Rohan, furent extraites des carrières du Boulc’hat, en Kerfeunteun ; de la Belle-Croix, en Briec ; de Saint-Affredec (Saint-Evarzec) ; de Langurun et de la Roche-Dagorn (Roc’h-Dagorn). La situation de ces deux dernières carrières m’est inconnue. C’est de la perrière de Roc’h-Dagorn, que furent extraits la plupart des « pas de vis » on marches, d’escaliers, longs de 3 mètres et destinés aux tourelles du palais épiscopal. Le port d’un seul de ces pas de vis, coûtait 5 sous (6 fr. 25 c.) en 1507, tandis qu’une charretée de pierres de la même carrière de Roc’h-Dagorn, était payée 3 sous 4 deniers (5 francs) seulement".

QUIMPER.BZH

https://www.quimper.bzh/625-le-palais-des-eveques.htm

— RANNOU (Nolwenn), 2013, Le palais épiscopal, in Quimper, la grâce d'une cathédrale, La Nuée bleue—

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Héraldique
30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 22:02

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy.

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— Sur ce château, voir :

 

 

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— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère (ou de Bretagne) destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

 

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Datation.

Je n'ai pas pu connaître la datation de ces lucarnes, soit contemporaine des travaux entrepris par Jean II de Rohan (1486-1517), soit plus tardive.

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LA FAÇADE PRINCIPALE ( OCCIDENTALE) ET SES QUATRE LUCARNES.

Les quatre lucarnes voient leurs gables ornés de choux frisés et de fleurons tandis que chaque crossette d'amortissement, de grande taille, est figurée, sur un thème animalier — dont quatre lions — ou anthropomorphe.

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Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les macles des Rohan au dessus d'une fenêtre à droite de la porte basse.

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Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.
Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LISTE DES CROSSETTES.

1. La femme-poisson ou sirène "Mélusine". Lucarne n°1 coté droit.

2. Le lion. Lucarne n°1 coté gauche.

3. Le lion. Lucarne n°2 coté droit.

4. Le buveur tenant sa cheville. Lucarne n°2 coté gauche.

5. Un lion. Lucarne n°3 coté droit.

6. Un lion. Lucarne n°3 coté gauche.

7. Un lion. Lucarne n°4 coté droit.

8. Un  chien ? Lucarne n°4 coté gauche.

9. Un  chien ? Lucarne de la tour nord-ouest coté droit.

10. Un  chien : épagneul ? Lucarne de la tour nord-ouest coté gauche.

11. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

12. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

13. Crossette brisée, il n'en reste qu'une patte. Chien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté droit.

14. Un saurien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

15. Un chien, singe ou sanglier. Troisième  lucarne de la façade nord, coté droit.

17. Un chien. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté droit.

18. Un lion. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

19. Un lion. Cinquième  lucarne de la façade nord, coté droit.

20. Un  élément figuré indistinct . Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

21. L'acrobate tenant ses chevilles. Lucarne de la tour sud-ouest, coté droit.

22. Un chien ou lion. Lucarne de la tour sud-ouest, coté gauche.

 

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La première lucarne ouest. La femme-serpent (sirène) et le lion.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

 

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1. La femme-poisson ou sirène "Mélusine". Lucarne n°1 coté droit.

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Description.

La femme au torse nue et à la poitrine généreuse tient, par ses bras le long du corps, une banderole muette, qui l'entoure et s'achève par un cornet. La transition avec sa part animale se fait pas une ceinture large ornée de verrucosités ou du moins de boules. Puis vient la queue, d'abord horizontale en fuseau avant de se redresser verticalement. Celle-ci est sculptée d'écailles, libère  des appendices acérés, de plus en plus nombreux jusqu'à son extrémité bifide.

Le contour de son visage est doublé par celui d'une ample chevelure retombant dans le dos.

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Interprétation.

a) L'universitaire rennaise Hiroko Amemiya n'a pas inclut cette crossette dans son recensement, pourtant quasi exhaustif, des figures féminines semi-humaines  et plus ou moins démoniales de la sculpture en Bretagne ; sans doute parce que dans les années 1993-1996, date de préparation de sa thèse, le château n'était pas ouvert au public. Mais si elle l'avait repérée, elle l'aurait classée, dans sa typologie, soit parmi les "ornements de type femme-serpent", ajoutant ainsi un douzième exemple aux onze figures de son recensement (parmi celles-ci, se trouvent trois crossettes d'églises, à Lannédern, Lennon et Sizun), soit aux "femme-poissons de type sirènes, comme à Landévennec, Saint-Urbain, Landerneau, Lampaul-Guimiliau, Ploudaniel, Sizun, Kergrist-Moëlou ou Vitré.

 

C'est donc la première information : ce motif des femmes semi-humaines aquatiques est assez fréquent sur les crossettes bretonnes, notamment des édifices religieux. On se méfiera donc d'une explication purement locale.

Il existe une ambiguïté de détermination entre la queue de serpent et la queue de poisson, les deux étant écailleuses, et les appendices pouvant être considérées comme des nageoires, ou des spicules épineuses, d'autant que nous nous situons dans le domaine de la représentation imaginaire, et non naturaliste. Mais il me semble bien que l'extrémité est bifide.

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b) Cette crossette, dont la photographie est quasi-emblématique de cette façade, est qualifiée de "Fée Mélusine" et  considérée comme une sirène par les services de communication de Pontivy, par le cartel explicatif de l'entrée  et par les guides touristiques, qui mentionnent certains liens entre les Rohan et les Lusignan, et le fait que Mélusine est considérée comme étant à l'origine de la construction de nombreux châteaux.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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2. Le lion. Lucarne n°1 coté gauche.

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Description.

Il est le type même des "lions de crossette" avec la gueule débonnaire (jamais terrifiante), la crinière bouclée, l'arrière-train lisse, les pattes dotées de mèches de fourrure, les pattes antérieures se rapprochant des postérieures pour s'appuyer sur une console,  et la queue où le fouet n'est pas omis. Mais la tête est ici assez érodée, bien qu'on devine la langue pendante ; et d'autre part la queue, qui fait d'habitude retour sur le dos, flotte ici librement en arrière.

Les lignes de son corps très cambré forme un N.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La deuxième lucarne ouest. Le lion et le buveur acrobate.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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3éme crossette. Le lion. Lucarne n°2 coté droit.

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Ce lion tourne sa gueule ouverte vers l'arrivant, tirant la langue et montrant les crocs. Comme le précédent, ses pattes antérieures prennent appui sur l'angle. La crinière est figurée par des boules. La queue fait retour sur le dos en passant entre les pattes.

Les lions sont les animaux les plus représentés sur les crossettes des édifices religieux ou civils, et n'ont aucune signification héraldique ou en lien avec le site. Ils sont soit seulement décoratif (c'est un thème majeur dans tous les pays et à toutes les époques) soit protecteurs et symbole de puissance et de pérennité.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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4. Le buveur tenant sa cheville. Lucarne n°2 coté gauche.

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Description.

Dans une posture très cambrée voire acrobatique, il saisit sa cheville gauche de la main homologue et tient de la main droite une coupe contre sa poitrine.

Ses cheveux sont mi-longs et bouclés sou un béret. Il est vêtu d'une veste très courte mais à manches longues et plissées, et, sous une ceinture, de chausses moulantes mettant en évidence le généreux volume de la braguette et des fesses. Une paire de chaussures basses et plates complète cette tenue, qui est contemporaine de la construction.

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Interprétation.

Les guides, et les médiateurs culturels de la ville de Pontivy y voient "le constructeur" voire même Jean II de Rohan.

La proposition est séduisante et reçoit l'accueil qu'on imagine, mais on peut y opposer plusieurs arguments.

a) La posture d'acrobate, les deux genoux fléchis et le dos cambré, serait indigne d'un seigneur de la Renaissance ou de son architecte.

b) le verre qu'il tient n'est pas en accord avec ces fonctions.

c) un personnage analogue (mais tenant une dague et non un verre) est représenté sur la lucarne de la tout sud-ouest.

d) surtout, c'est, là encore, une figure fréquemment représentée, sous différentes variantes, sur les crossettes bretonnes, notamment dans le Léon (Finistère). 

Cela incite à penser que le commanditaire a fait appel, pour réaliser les éléments sculptés figuratifs du château (crossettes de l'extérieur et descentes de gouttières à l'intérieur) à un artisan qui lui a présenté le catalogue des modèles alors en vogue. Et que cet artisan aurait pu travailler dans le Léon, notamment autour de Landerneau.

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La figure la plus proche de celle-ci se trouve en crossette sur l'église de Dirinon : le même buveur, la même posture, et à peu-près le même costume. Emmanuelle Le Seac'h l'avait baptisé "buveur acrobate" . Et deux autres personnages de crossettes adoptent la même posture de  prise de leur cheville.

https://www.lavieb-aile.com/2017/02/l-enclos-paroissial-de-dirinon.i.les-crossettes.html

Mais il y a aussi le buveur du 6 rue de la Boucherie à Landerneau, dont seul le buste émerge aujourd'hui du mur.

https://www.lavieb-aile.com/2017/01/sur-la-piste-des-crossettes-de-landerneau.html

Toujours à Landerneau, ce buveur tenant son verre, au 38 de la rue Jean-Louis Rolland :

https://www.lavieb-aile.com/2017/01/sur-la-piste-des-crossettes-de-landerneau.html

Il y a aussi l'homme de la Maison du Guet de La Martyre :

https://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre.i.les-inscriptions-exterieures.html

À Roscoff, sur l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz (1522-1545), un homme adopte la même posture :

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-de-l-eglise-notre-dame-de-croas-batz-a-roscoff.html

À Roscoff, sur l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz (1522-1545), un homme empoigne sa cheville, et se caressant la barbe, ou, plus surement, portant un verre à ses lèvres

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-de-l-eglise-notre-dame-de-croas-batz-a-roscoff.html

À Roscoff, on retrouve ce personnage sur les crossettes des maisons d'armateurs.

https://www.lavieb-aile.com/2017/08/les-crossettes-des-maisons-de-roscoff.html

 

Etc, etc.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La troisième lucarne ouest. Deux lions.

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5. Un lion. Lucarne n°3 coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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6. Un lion. Lucarne n°3 coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La quatrième lucarne ouest. Un lion et ?.

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7. Un lion. Lucarne n°4 coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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8. Un  chien ? Lucarne n°4 coté gauche.

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Cet animal est couché perpendiculairement au fronton de la lucarne et nous n'en voyons que la queue, longue et large.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA TOUR NORD-OUEST ET SA LUCARNE.

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Un écusson carré est visible entre les deux crossettes mais me semble muet.

 

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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9. Un  chien ? Lucarne de la tour nord-ouest coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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10. Un  chien : épagneul ? Lucarne de la tour nord-ouest coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA FAÇADE NORD ET SES CINQ LUCARNES.

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La première lucarne nord. Deux monstres serpentiformes .

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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11. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Le corps est couvert d'écailles ou de verrucosités, la queue de serpent s'achève par une boucle, mais c'est la tête qui est singulière. Tournée vers nous, elle est laide et grimaçante, avec un museau plat et une gueule en demi-cercle, plantée de dents acérées.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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12. Un dragon ou monstre serpentiforme. Première lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Comme le serpent précédent, le corps est couvert d'écailles ou de verrucosités, et la queue s'élève comme un dard peut-être bifide. Mais celui-ci est ailé, et sa tête, en partie anthropomorphe et lunaire, porte des longues oreilles.

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La deuxième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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13. Crossette brisée, il n'en reste qu'une patte. Chien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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14. Un saurien ? Deuxième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La troisième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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15. Un chien, singe ou sanglier. Troisième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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16. animal non identifié. Troisième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La quatrième lucarne nord. Un chien et un lion.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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17. Un chien. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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18. Un lion. Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La cinquième lucarne nord.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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19. Un lion. Cinquième  lucarne de la façade nord, coté droit.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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20. Un  élément figuré indistinct . Quatrième  lucarne de la façade nord, coté gauche.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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EN SUIVANT LE CHEMIN MENANT À LA TOUR SUD-OUEST. LA TERRASSE.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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LA TOUR SUD-OUEST ET SA LUCARNE.

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Notez le losange, reprenant la macle des armes des Rohan, au sommet de la lucarne en guise de fleuron.

 

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les armoiries des Rohan.

Les neuf macles restent visibles malgré le martelage.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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21. L'acrobate tenant ses chevilles. Lucarne de la tour sud-ouest, coté droit.

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C'est la même posture que celle que j'ai bien détaillée pour la crossette n°4, mais cette fois, les deux mains empoignent les chevilles, accentuant la cambrure et projetant fièrement la poitrine en avant. La tenue vestimentaire est la même : béret, pourpoint plissé et court, chausses ajustées, chaussures basses. La différence vient de la ceinture, où semble fixé, devant le ventre, un objet bilobé.

Lorsqu'on observe la crossette depuis l'extrémité de la courtine sud (celle qui s'est effondrée en 2014 et a été consolidée), à travers les branches des arbres, le personnage, vu de 3/4, donne l'impression qu'il a la main gauche posée à la ceinture près de cet objet.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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22. Un chien ou lion. Lucarne de la tour sud-ouest, coté gauche.

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La tête est tournée vers nous. Les pattes postérieures sont fléchies très en avant et rejoignent les antérieures en un objet carré que ne n'interprète pas. La queue fait retour entre les pattes sud le haut du dos, comme pour les lions de crossette.

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Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Les 22 crossettes (granite, vers 1489-1517 ??)  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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CONCLUSION.

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Ces 22 figures réunissent 2 humains (acrobates), une semi-humaine (sirène), sept lions, six à huit chiens, trois monstres (serpentiformes ou  à forme de reptile) , et deux éléments indistincts. 

Ce recensement vient compléter celui des figures animales des gouttières, coté intérieur : deux ou trois chiens et un dragon serpentiforme.

Il ne me semble pas pouvoir en déduire une iconographie propre à ce site de Pontivy, ni propre à la famille des Rohan, et nous retrouvons ici le bestiaire et les figures humaines ou semi-humaines très répandus sur l'ensemble des édifices comportant des crossettes.

Par contre, la position des crossettes, sur la toiture entre terre et ciel, peut avoir inciter les  commanditaires à choisir des figures d'un monde intermédiaire entre le naturel et le surnaturel imaginaire.

On peut penser aussi, au dessus des mâchicoulis et canonnière, à une symbolique de protection, de veille et de défense ; mais cette hypothèse ne tient plus lorsqu'on voit la fréquence de ces figures sur des édifices non défensifs (chapelle, églises ou maison bourgeoise).

On note l'absence de toute figure religieuse.

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SOURCES ET LIENS.

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https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Pontivy_(56)_Ch%C3%A2teau_06.JPG

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Éditeur: s.n.,  2 vol. : 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm .

http://portailcrbc.univ-brest.fr/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=34066

— MARTINEAU (Jocelyn), 2010, Le château de Pontivy et l’architecture de transition des années 1500 , in Enceintes médiévales dans le Grand-Ouest.

file:///F:/Pontivy%20ch%C3%A2teau/Enceintes_medievales_grand_Ouest-Jocelyn%20Martineau.pdf

— VILLE DE PONTIVY Découvrir le château des Rohan

https://ville-pontivy.bzh/decouvrir/histoire-patrimoine/le-chateau-des-rohan/decouvrir-le-chateau-des-rohan/

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Gargouilles et crossettes Héraldique
28 août 2021 6 28 /08 /août /2021 21:05

Sur la piste du "A couronné" de Jean de Rohan et de son emblématique, III : les conduites d'eau (descentes de gouttières) du château de Pontivy sur la façade de l'aile nord, vers 1489-1517.

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Voir :

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Résumé des épisodes précédents.

Ayant constaté la présence d'un A couronné entouré de macles sur une pierre de fondation par le vicomte de Rohan Jehan II du pont de Landerneau datant de 1510, j'ai appris que ce A résumait le cri de guerre de la famille de Rohan, "A PLUS ROHAN". Mon enquête m'a révélé que les macles qui formaient le meuble de cette famille depuis le XIIIe siècle venaient d'une pierre caractéristique des terrains entourant la motte féodale d'Alain Ier de Rohan , à Sainte-Brigitte, dans le Porhoët. Ce château "des Salles de Rohan" contrôlait un site très riche en fer, et les Rohan développeront la métallurgie bretonne, sous forme de "forges à bras" mobiles dans la forêt, ou, au XVIIe siècle, avec la construction en 1621-1623 des Forges de Salles par le duc Henri II de Rohan.

Si bien que j'en suis venu à considérer que le A couronné, fait de branches écotées et dessinant dans une boucle de la barre transversale une macle, était un emblème de cette  forêt de Quénécan,  ou du rôle du charbon de bois dans l'exploitation économique du sous-sol du fief ancestral.

J'ai eu donc envie de rechercher d'autres traces lapidaires des inscriptions de Jean II de Rohan. Le château de la ville de Rohan est détruit, celui de Pontivy ne se visitait pas alors (courtine sud écroulée), je me rendais donc en 2016 au château de Josselin. Justement, sa reconstruction par Jehan de Rohan, débutée en 1495, s'acheva en 1510. Peut-être y trouverais-je un "A couronné" ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne revins pas bredouille. Je découvrais sur les dix lucarnes, sur les 11 galeries et sur les cheminées une profusion de ces A couronnés, tous différents, associés à la devise A PLUS, aux macles, et aux armes de Jean II entourées du collier de Saint-Michel. Si les photos avaient été autorisées, j'aurai pu également documenter la présence de ce A et de cette devise sur la cheminée monumentale intérieure.

Si tous les A couronnés n'étaient pas en bois écoté, ces lettres étaient toutes animées de figures naturelles, soit végétales, soit animales.

J'y découvrais aussi une succession de conduites d'eau en pierre, drainant les galeries, surmontées par une gargouille et s'achevant, à un mètre du sol, par un motif figuré animalier, notamment des dragons ailés.

En 2021, le château de Pontivy étant devenu accessible à la visite, je profitai d'une belle journée d'août pour m'y rendre. Je vis l'unique exemple de A couronné (quoique j'en devine un second), mais aussi sept belles conduites d'eau semblables à celle de Josselin ; et d'ailleurs, le  fameux A couronné était placé en ornement de la septième conduite. Je n'ai pas trouvé dans mes recherches en ligne de description spécifique de ces conduites d'eau, dont chaque touriste remarquait comme moi la beauté et l'originalité, et que chacun photographiait en s'exclamant d'enthousiasme. Je rends compte donc ici de ma visite.

N.B : je devrais plutôt utiliser le féminin propre aux lettres et parler "d'A couronnées". On me pardonnera gentiment cette faute.

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Localisation.

 

Le grand logis occidental formant entrée est protégé par deux tours massives dotées de canonnières à la française, tandis que le front nord est limité par une grande galerie fermée par une chapelle à l’est. C'est la façade intérieure de cette galerie nord, et de la chapelle, qui est équipé de ces conduites d'eau et de ces emblèmes.

On y repère à gauche un escalier de style Louis XV à double volée, datant (Wikipedia) d'un remaniement au XVIIIe siècle, et à droite un escalier montant vers une porte en plein cintre par laquelle on accède à la galerie ou à la chapelle.

On y repère aussi bien-sûr les sept fenêtres, surmontées de sept lucarnes dont les frontons à redents (pour six d'entre elles) dateraient du XVIIIe (Wikipedia). Je les numérote sur mon cliché de L1 à L7, tandis que les conduites d'eau qui draine le toit entre chacune d'elles sont indicées de G1 à G6 (G prosaïquement comme "gouttière"). On remarque que G6 a été remaniée.

Sur la façade sud de la chapelle, avant une baie occultée, la conduite G7 n'est visible que de biais, la terrasse à laquelle elle aboutit n'étant pas accessible à la visite. C'est elle qui porte le A couronné.

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Plan de fouilles Rose 1992

 

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Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Façade du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Datation. 1489-1517 ?

Afin de situer chronologiquement  mes découvertes par rapport aux deux sites précédents (Landerneau 1510 et Josselin 1495-1510), j'ai voulu savoir de quand datait cette façade. Selon N. Faugerre, "le château est daté avec certitude en deux phases. La première est entreprise à partir de 1456 sous le mandat d’Alain IX de Rohan, qui abandonne à un couvent le terrain du château primitif dit « Les Salles » au profit d’un nouveau site castral ; elle s’interrompt en 1479 à cause de démêlés judiciaires de son fils Jean II. La seconde, entreprise en 1486, sans doute mise à mal lors du siège par l’armée bretonne en 1488 – Jean de Rohan s’étant rallié l’année précédente aux troupes royales, ce qui lui vaudra le gouvernorat royal sur la Bretagne –, s’étend jusqu’en 1517, date de sa mort ; un salaire de vingt livres par an, bien connu dans l’historiographie, est attribué en 1500 à Jean Le Roux pour « vacquer et faire entendre aux eupvres et eddifices du château de Pontivy »."

Et selon J. Martineau, "Jean II fut nommé par le roi à la tête des troupes françaises en 1489, en remplacement de Louis II de La Trémoïlle alors en disgrâce. Charles VIII autorisa en 1489 Rohan à réparer, fortifier et «mettre en convalescence pour le bien, seureté, protection et deffense du pays le château de Pontivy ainsi que celui de Corlay». Le vicomte procédait depuis un an déjà à l’acquisition de terrains et expropriations «pour mettre et employer aux douves» et pour créer parcs et jardins. Il signa divers mandements en 1488 et 1489 conduisant à indemniser les propriétaires des terrains et à payer les ouvriers employés au chantier. Les travaux se poursuivirent après le mariage d’Anne de Bretagne et de Charles VIII en 1491, comme l’indiquent différents mandements du vicomte signés entre 1500 et 1503, établis sous le commandement du capitaine et gouverneur Rolland de Coetredez. En 1500, il chargea notamment Jean Le Roux de «vaquer et entendre au faict des eupvres et eddifices du château de Pontivy» contre un salaire de 20 livres par an. Jean II de Rohan mourut en 1517 (n. st.) sans que l’on sache finalement si son château est intégralement achevé ou non."

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Suivez le guide !

Les conduites G1 et G2 manquent d'intérêt pour moi, car leur arrivée  a disparu à l'installation de l'escalier. Les lucarnes L1 à L2 ont échappé à mon attention, mais semblent bien porter des vestiges de blasons ou de motifs sculptés.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L3.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G3. Gueule d'animal montrant les dents. Sanglier, lion ou chien ??

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L4 et le A couronné. 

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Je crois qu'on peut deviner les fragments d'une couronne, et les lignes d'un A.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G4. Chien vu de dos, pattes écartées. La conduite se déverse dans un abreuvoir.

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Je m'étonnais que les gouttières du château de Josselin ouvraient leur déversoir à un mètre du sol, ce qui certes évitait le ruissellement sur la muraille, mais non l'humidité du sol à son pied. 

En 2018, par une opération spectaculaire à Josselin, les gouttières de pierre ont été déposées, mettant à nu par une saignée la gouttière (de cuivre ?) encastrée en profondeur. Un robot a exploré le réseau de canalisation et a trouvé l'origine d'infiltrations responsable d'une attaque de mérule dans la chambre d'Herminie de Rohan.

https://vannes.maville.com/actu/actudet_-video.-un-robot-dans-les-entrailles-du-chateau-de-josselin_12-3387971_actu.Htm

Donc, ces conduites de pierre n'étaient plus fonctionnelles, mais décoratives masquant le drainage des eaux pluviales, même si je ne dispose pour comprendre cette installation que l'article de Mélanie Bécognée pour Ouest-France.

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Mais ici, à Pontivy, je peux m'interroger pour savoir si ces gouttières de pierre ne venaient pas alimenter jadis des citernes, ce qui expliquerait leur déversoir haut situé. Il est toujours confondant de voir combien on manque d'informations pour comprendre ce qu'on voit.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La lucarne L5 et les armes de Jean II de Rohan.

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On distingue malgré le martelage le contour du collier de l'Ordre de Saint-Michel entourant le blason où devaient figurer les macles des Rohan. Je renvois à mes images des armes analogues de Josselin, qui sont intactes.

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Lucarne  du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Lucarne du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G5. Chien courant, tête tournée de face. Un A couronné martelé.

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La descente est constituée d'un premier tronçon spiralé, puis, après une "virole", d'un tronçon cannelé, puis, après le bloc de pierre figurant le chien, d'un dernier tronçon lisse.

Si, l'esprit aiguisé par l'A couronné de G7, nous examinons de près la prétendue "virole", nous y reconnaissons les volumes meurtris d'une couronne au dessus d'un écusson carré. Et Sur celui-ci, indiscutablement, le tracé d'un A qui a été martelé.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière coudée G6. Dragon ailé à queue de serpent.

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Trois tronçons (dont l'un portant une virole perlée) forment un coude pour éviter le départ de l'escalier , tandis qu'un ancien tronçon rejoignait, avant des travaux d'aménagement, le coude.

En partie basse, la descente est brisée, ce qui permet de vérifier qu'elle est creuse.

Le corps chargé d'écailles d'un dragon ailé à la queue serpentiforme semble avoir été coupé horizontalement ; sa tête est brisée.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La descente de gouttière G7 de la chapelle et le A couronné. 

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Le A couronné est là, il m'attend, dûment signalé par Anne, qui guide notre visite. Elle y voit l'initial d'Alain de Rohan et mentionne la devise "A plus".

Il me déçoit un peu car il n'est pas fait de branches écotées, comme à Landerneau et parfois à Josselin, mais de sorte de perles ou de boules sur un colombin qui s'achève en grosse patte à quatre griffes. Il est grossier comme l'initiale inventée en pâte à modeler pour une fête des Mères.

Mais les lignes du A des Rohan sont bien là, avec la traverse horizontale au dessus de la pointe de la lettre, avec la barre liant les deux jambages qui forme un V dont la pointe est une boucle, est avec son allure générale naïve et primitive, comme une lettre d'avant l'écriture, tracée avec les matériaux de la Nature.

Puisque je dois l'intégrer dans mon corpus, et dans l'hypothèse que je tente d'échafauder, je ne peux plus y voir une allusion aux forêts du fief des seigneurs de Rohan, comme le A écoté, mais tous ces A en branches, en animaux, ou, comme ici, en racines ou sarments tordus, se réfèrent à une origine de la lignée remontant aux origines du Temps, à la préhistoire, aux temps précédant le langage ou faisant naître celui-ci de signes extraits de la terre, des eaux et de la mer.

On sait que tous les rois et puissants ont eu à cœur de placer l'origine de leur lignage dans des héros mythologiques. Et on connaît la légende de l'origine troyenne des Bretons, celle de la fondation de Rome par Enée ou du prince Francion, de Troie, à l'origine des Francs. J'aimerai savoir de quelles mythe de fondation se prévalaient les Rohan.

Bien-sûr, cette naturalisation (est-ce le bon terme) des lettres de l'écriture romaine peut très bien s'expliquer par une influence italienne, et une autre hypothèse pourrait se développer si on explorait cette piste dans l'épigraphie de la Renaissance.

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La couronne porte des fleurons (et notre guide nous rappelle à bon escient la devise prêtée aux Rohan "Roi ne puis, prince ne daigne, Rohan suis.", mais aussi des prétentions des Rohan en concurrence avec la Maison de Monfort.

Mais cette couronne montre, sous les fleurons une série de perles qui sont en réalité des macles.

La conduite est engagée dans le mur en moellon au sein d'un appareil de pierres rectangulaires. Elle est à fût losangé  à arêtes vives dans la partie supérieure, puis torse et moulurée, sous le A couronné, puis sous un disque, composée de huit tronçons prismatiques dont les faces portent des successions de macles, avant de s'achever vers le déversoir dont, à distance, je ne peux préciser le décor.

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Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Conduite de gouttière du château de Pontivy. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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CONCLUSION

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Mon enquête sur les A couronnés, débutée à Landerneau, s'enrichit d'un troisième épisode à Pontivy, après s'être enrichie, à Josselin, de nombreux exemples. Elle voit se déployer un véritable appareil emblématique associant les macles, les A, les A couronnés, la devise (ou "mot") A PLUS, mais en outre, ce déploiement se fait dans un décor animalier où le chien (renvoyant à la chasse et donc à la forêt) et le dragon ailé occupent la place principale. 

Enfin, les conduites de gouttières en pierre,  est, à Pontivy, le support principal de cette emblématique, associé aux éléments sculptés sur les frontons de lucarnes. Ces conduites, dont l'importance est soulignée par le décor qu'elles reçoivent, méritent à mon sens des recherches approfondies, car je n'ai pas pu en trouver d'autres exemples dans les châteaux médiévaux ou Renaissance. Les exemples que j'ai trouvé, à Pierrefonds ou à Keriolet, sont ceux de château dont le décor a été créé au XIXe. Mais mes moyens d'investigations sont modestes, et je peux espérer d'heureuses surprises maintenant que mon attention est éveillée.

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La prévalence des conduites de gouttière incite à envisager l'importance donnée à l'eau, comme élément premier d'un terroir, et comme élément fondateur d'un lignage ; et nous pourrions prétendre que le dragon ailé est une vouivre, cousine des créatures aquatiques des gouttières de Josselin. D'autant que le palais épiscopal de Claude de Rohan, fils de Jean Ii, à Quimper, est doté d'une gargouille spectaculaire en forme de serpent ailé. Mais ce sont là des fragments de réflexion qui  doivent aujourd'hui en rester là.

Enfin, ce décor doit se compléter par la description des crossettes visibles sur les tours et les toitures des logis à l'extérieur du château (et de quelques éléments héraldiques). Ce sera l'objet de l'article suivant, et nous trouverons des femmes-serpents, et des dragons ailés, des chiens et des acrobates buveurs ou non, et quelques macles bien entendu.

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SOURCES ET LIENS.

— BOURRIQUEN (Alain) 2009, Les origines de Pontivy et les Rohan, XIIe-XIIIe siècles, Congrès de la SHAB à Pontivy

https://www.tudchentil.org/spip.php?article697

 

FLOQUET, (Charles), 2002,«Les châteaux des Rohan à Pontivy», Association Bretonne, t. 101, 129e congrès, Pontivy, 2002, p. 159-194 ; ID., Châteaux et manoirs bretons des Rohan, Loudéac, Yves Salmon éditeur, 1989 ;

— INRAP, décembre 2014, Château des ducs de Rohan

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/b599c00084bfa78d989ceca811a4c20a.pdf

 

LISCH, (René), 1986,«Le château de Pontivy», Congrès archéologique de France, 141e session, 1986, p. 167-179 ; René Lish, architecte en chef des monuments historiques a supervisé la restauration du Château. Les travaux débutèrent en 1954, suite à la prise pour bail du château par la Ville et à son classement à l'inventaire des monuments historiques. Le château restauré fut inauguré en mars 1972.

 

ROSE, (Yannick), 1991-1993, «Pontivy (56), château des Rohan», Archéologie médiévale, chroniques des fouilles médiévales, 1991, p. 372, 1992, p. 506-507, 1993, p. 441-443 ; ID., Le château de Pontivy, histoire et architecture d’un monument, Alençon, Éd. ACREDIC, avec le concours de la ville de Pontivy, 1996.

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/092e0fa07d34b0b3bf55b712d4cf9610.pdf

 

— VINCENT (Karine), 2019 Pontivy (Morbihan). Château des Rohan p. 326-327

https://journals.openedition.org/archeomed/23726

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Iconographie "descente de gouttière" en pierre.

—Cour d'honneur du château de Pierrefonds (Oise). Création de Viollet-le-Duc ? Deux exemples :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Pierrefond_Chateau_02.jpg

gouttière du donjon en forme de salamandre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Picardie_Pierrefonds4_tango7174.jpg

deuxième salamandre en face de la première

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Pierrefonds#/media/Fichier:Pierrefond_Chateau_15.jpg

— Château néo-flamboyant de Keriolet à Concarneau.

http://photosfrancecotesouest.eklablog.fr/cour-interieure-du-chateau-de-keriolet-dans-le-finistere-a58896449

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo125975

http://www.culture.fr/collections/resultats?keywords=descente+de+goutti%C3%A8re

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Héraldique
27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 21:18

Le château de Kerouzéré en Sibiril : héraldique,  vitraux et peintures murales.

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Voir aussi : 

Le gisant d'Éon de Kerouzéré dans l'église de Sibiril.

 

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1°) Blason de Jehan III (après 1476) présenté par deux lions, kersanton polychrome.

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C'est un écartelé avec en 1 et 4 les armes de Kerouzéré, de pourpre au lion d'argent, que j'ai décrites dans mon article sur le gisant d'Éon de Kerouzéré dans l'église de Sibiril (en l'attribuant à tort à Jehan II).

Cet Eon de Kerouzéré épousa  Marguerite de Pontantoul, d'où Jehan II qui fut échanson du duc Jean V de Bretagne, et qui épousa en 1436 Constance Le Barbu, et plus tard Jeannette Toupin. Vient ensuite Yvon de Kerouzéré, marié à Marie de Kerimerc'h. Leur fils Jehan III épousa en 1476 Jeanne de Rosmadec.

En 2, nous trouvons les armes de la famille de Rosmadec, palé d'argent et d'azur de six pièces. Ce sont donc ici, sous réserve, les armes de Jehan III de Kérouzéré en alliance avec Rosmadec présentées par deux lions.

En 3, ce sont les armes de Marguerite de Pontantoul, d'hermines au sautoir de gueules,  grand-mère de Jehan III.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

 

 
Boiséon.
Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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2°) L'écusson de la cheminée (XVe siècle) de la salle d'honneur. Armes (kersanton polychrome, après 1590) de Pierre de Boiséon. 

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Dans la salle d'honneur, la cheminée porte un écusson en kersanton polychrome, plus tardif.

En effet, il s'inscrit dans une bordure de cuirs découpés à enroulement, un motif de la Seconde Renaissance introduit en France par le décor de boiseries du Salon François Ier à Fontainebleau, en 1536-1537.

Les lambris sculptés par Scibec de Capri à la Galerie François Ier de Fontainebleau.

a) Ces cuirs découpés vont se retrouver en Finistère au château de Kerjean, sur les sablières (vers 1579) mais aussi, plus près de notre sujet, sur un cartouche présentant les armoiries de Louis Barbier et Jeanne Gouzillon, dont le mariage date de 1571.

https://www.lavieb-aile.com/2021/01/les-termes-gaines-du-chateau-de-kerjean-en-saint-vougay.html

b) En héraldique, on trouve également ce type de cartouches, au château de Maillé, à trois reprises autour des armoiries en kersanton,  de Maurice de Plusquellec alias de Kermavan en alliance avec Jeanne de Goulaine, son épouse depuis 1541. C'est ce couple qui a doté, sans-doute sous l'influence de Philibert Delorme, le château de Maillé d'un pavillon Renaissance où, pour la première fois en Finistère, les trois étages sont ornés de rangs de colonnes successivement des ordres toscan, ionique et corinthien.

—Cheminée de la chambre de Judith au château de Maillé

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cheminee-de-la-chambre-de-judith-maille-plounevez-lochrist/4dc2a8e3-40b2-4e2c-af16-a8159d8eb1bf/illustration/8 

—Clef de voûte d'une chambre du château de Maillé :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/clef-de-voute-maille-plounevez-lochrist/7cf6cf5a-82e7-4a2f-94cf-bbb7f109d96c

—   clef de voûte dans la tourelle d'escalier (emplacement modifié).

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Maill%C3%A9#/media/Fichier:Ch%C3%A2teau_de_Maill%C3%A9_Ploun%C3%A9vez-Lochrist_07.JPG

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Les armes sont entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel, second modèle.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Au centre ("brochant sur le tout), nous repérons les armes de Pierre de Boiséon  d’azur au chevron d’argent, accompagné de trois têtes de léopard d’or. Or, on sait que c'est après le siège du château en 1590, qu'Henri IV aurait décoré Pierre de Boiséon du collier de l'ordre de Saint-Michel, créé par Louis XI et modifié par François Ier. 

Elles sont placées au dessus des armes écartelées de Kerouzéré en 2 et 3 et de Kerimel  d'argent à trois fasces de sable. en 1 et 4.

 

Après le décès de Jehan III en 1518,  sa fille unique, Marie de Kérouzéré, épouse le 21 janvier 1492 Jehan II de Kérimel (Kerymel), fils de Jacques de Kerymel et de Jehanne du Chastel (seigneur et dame de Coëtinisan et de Coëtles). Leur fille  Marie de Kerimel, dame de Trogoff,  dame de Kerouzéré, épouse en 1522 Claude de Boiséon, d'où Yves de Boiséon x1550 - Isabeau de de La Bouexiere, sans descendance, et Pierre de Boiséon.

Pierre de Boiséon († en 1627)  épousa en août 1587 Jeanne de Rieux (+ en 1630). Ses armes se trouvent aussi au cimetière de l'église de Brélès, où elles ont été étudiées par Michel Mauguin, qui fournit les informations données supra. Voir aussi par Michel Mauguin L'héraldique de la commune de Guiclan.

Voir encore le relevé des armoiries du vitrail de la chapelle de Kerinon en Lanmeur  : "dans la 1ère rose dicelle le 2 et 3 escartellé au I et IV fascé d'argent et de sable de huit pièces (Kerimel), au II et III est de pourpre au lion rampant d'argent (Kerouzéré) et le IV est escartellé au 1er et 4e d'or, au 2e et 3e d'azur et les armes de Boyséon  en abisrne, le 3 et 4e sont les armes  de Boyséon en plain surmontées dune couronne de comte, ..."

 

 

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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3°) Les vitraux héraldiques du XVIIe siècle.

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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La fenêtre d'un oratoire voûté aménagé dans la salle d'honneur conserve dans sa partie supérieure un panneau héraldique du XVIIIe siècle qui a été parfaitement décrit, mais non identifié, par Gatouillat et Hérold. Ce panneau a suscité leur plus vif intérêt par l'inscription qu'on peut lire en enlevé à la pointe du pinceau sur le jaune d'argent bruni du cadre :

LOUIS ET JEAN LE VIEIL, PEINTRE SUR VERRE, ORDINAIRE DU ROY, A PARIS 1764.

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En effet, Jean Le Viel (1711-1796), qui était installé rue du Bac avant 1740, était le frère de Pierre Le Vieil, dont on peut lire l'article Wikipedia, et qui est l'auteur de L'Art de la peinture sur verre et de la vitrerie, paru chez Delatour en 1774 (numérisé sur Gallica).

Quant  à Louis, le fils aîné de Jean, il accéda à la maîtrise précisément en 1764, et il succéda à son père en 1777.

Des "ovales" semblables, et appartenant au même groupe, sont conservées, signées des deux verriers, au Louvre, daté de 1763, au musée Carnavalet, daté de 1774, et à la bibliothèque de Versailles, daté de 1805. Gatouillat et Hérold estime que ce panneau de Kerouzéré a dû être commandé pour une demeure de Paris ou sa région, et ramené ici ultérieurement.

Dans une chapelle du chœur de Notre-Dame-de-Paris, deux médaillons signées Jean Le Vieil portent les armoiries de la famille de Noailles en baies 9 et 11.

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Le panneau rectangulaire mesure 30 cm sur 20 cm ; il est peint en grisaille et jaune d'argent avec quelques touches d'émaux rouge et vert. Deux écus ovales sont juxtaposés sous une couronne fleuronnée. Il en donne le blasonnement suivant : d'argent au lion rampant de sable à dextre et d'argent à l'arbre arraché de sinople flanqué de deux chevreuils d'argent affrontés à senestre.

F.Gatouillat et M. Hérold notent que la marquise de Piré possédait le château à la fin du XVIIIe avant que son fils le général de Piré ne le vende à Jean-Baptiste du Beaudiez en 1821. À sa mort en 1850, Kerouzéré revient à Henri de l'Estang du Rusquec. Les armoiries ne sont pas celles de ces familles.

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On doit à Marc Faujour (communication personnelle) la résolution de cette petite énigme héraldique. Je reprends avec son autorisation et avec ma gratitude le résultat de son travail.

Ce sont les armes de Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Châtel, d'argent au lion de sable, accolées à celles de sa femme, Marie-Michelle Nouël d''argent au pin de sinople, soutenu de deux cerfs affrontés et rampants de sable.

Notice généalogique :

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&p=nicolas&n=eon&oc=2

 

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Je cite Marc Faujour (texte en retrait):

"Chantal DANIEL, Conservateur en chef aux Archives du Finistère, dans son inventaire des archives de Kerouzeré écrit page 12 :

« Cette dernière [seigneurie de Kerouzeré] fut vendue par Jean-Anne-Vincent de Rochefort, en 1755, à Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Châtel et de la Villebague, d'une riche famille d'armateurs malouins. Les armes d'Eon du Vieux-Châtel et de sa femme, Marie-Michelle Nouël de Lesquernec, figurent au portail de l'église de Sibiril. Veuve en 1787, Marie-Michelle Nouël passa la Révolution à Kerouzeré sans être inquiétée : on rapporte qu'elle offrit elle-même aux membres du district de Lesneven de faire bailler tous les titres de la baronnie pouvant être entaches de féodalité.

Apres sa mort, survenue en 1814, ses biens furent partages entre ses deux filles, dont l'une, Helène-Marie, veuve du comte de Rosnyvinen de Piré, hérita de Kerouzeré, qu'elle transmit ensuite à son fils, le général Hippolyte de Piré. »

 

Les archives de Kerouzeré renferment 16 liasses concernant les Eon du Vieux-Chatel (1755-1815) depuis la liasse 131 « Vente de la baronnie de Kerouzere-Trongoff par Jean-Anne-Vincent de Rochefort a Nicolas Eon, seigneur du Vieux-Chatel (2), 21 août 1755 ; prise de possession par l'acquéreur, octobre-novembre 1755 » jusqu’à la liasse 147 (p 47)

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Pol Potier de Courcy donne pour les familles :

— EON : Sr de la Fontaine par de Cherruex - de le Villebague - de la Villeauroux - de la Palue - du Vieux-Châtel - du Hindré par de St Coulomb - du Vausalmon - par de Cancale - baron de Kerouzéré par de Sibiril - sr de Trogoff par de Plouescat - de la Bouyière par de la Chapelle-Janson - de la Rouaudaye et du Pontgirouard par de Carfantain - de Carman par de Kernilis - comte de Cély en Brie.

Maint à l'intend en 1709; R 1478 à 1513, par de St Coulomb, Cherrueix et Carfantain. év de Dol.

D'argent au lion de sable.

Jean vivant en 1513 marié à Marie du Han ; 1 secrétaire du Roi en la chancellerie de Bordeaux en 1700 ; 2 secrétaires du Roi en 1707 et 1709 ; 3 officiers de la vénerie et de la fauconnerie en 1749. La branche de Cély a produit 1 maréchal de camp en 1780.

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—NOËL OU NOUËL, sr de Pillavoine, — de Kerven, par. de Guimaëc, — de la Villehulin, par. de Pordic, — de Crec'holan,— de Kersalaun, par. de Trédarzec,—de Kerlary,—de Penvern,— de Kerfau, — de Kerguézennec, — de Kerriou, — de la Ville-Josse, — de Kerjean, — de Lesquernec, par. de Ploumagoër.

Anc. ext. réf. 1669, sept gén.; réf. et montres de 1426 à 1543, par. de Guimaëc, év. de Tréguier, et Pordic, év. de Saint-Brieuc.

D'argent au pin de sinople, soutenu de deux cerfs affrontés et rampants de sable.

Devise : Tout bien ou rien.

Rolland, vivant en 1481, épouse Jeanne Le Borgne, dame de Pillavoine.

Le père Joseph, capucin et prédicateur célèbre, fondateur des capucins de Sedan en 1640, † 1661, était fils du sr de Kerven, en Guimaëc, et de Françoise Callouët, fondatrice des Calvairiennes de Morlaix en 1625.

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Nicolas a fait enregistrer ses armes dans l’Armorial d’Hozier, Bretagne, T I, p 736 :

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Plusieurs armes des Nouël sont enregistrées dans l’Armorial d’Hozier, Bretagne, comme celles du T II, p 1631 :

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De plus, nous connaissons une empreinte du sceau de Nicolas Eon du Vieux Châtel qui scelle une missive portant des documents sur le château de Kerouzeré. Cette lettre est signé dudit Nicolas :

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Cachet de Nicolas Eon du Vieux Châtel, ADIV 2 ER 269.

 

 

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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Comme le précisent Chantal Daniel et Marc Faujour, nous retrouvons ces armes sculptées dans le leucogranite des piliers de part et d’autre de la grille d’entrée de l’église de Sibiril . Note : il serait intéressant de tenter de déchiffrer, par un bon éclairage à jour frisant, les inscriptions et la date (1770??) des piliers.

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Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

Eglise de Sibiril. Photographie lavieb-aile août 2017.

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4°) Les peintures murales sur la voûte en berceau de l'oratoire.

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« La chapelle domestique conserve quelques vestiges de peintures murales comme cet ange en adoration, stylistiquement encore d'inspiration gothique par le traitement du drapé. C'est probablement vers 1600, sous Pierre de Boiséon, gouverneur de Morlaix et gentilhomme de la chambre du roi, que le sanctuaire médiéval a été mis au goût du jour. La peinture a été exécutée directement sur la voûte en berceau, sans la préparation du fond qui devance généralement l'application de fresques. Sur la face Est de l'oratoire, on distingue encore la trace d'une autre scène peinte, la présentation du saint sacrement, donnant l'illusion, en trompe-l'œil, d'un retable derrière l'autel de pierre aujourd'hui disparu. Ailleurs, d'autres traces de peintures permettent de supposer que Kerouzéré, comme d'autres châteaux du Léon, avait reçu, au XVIIe siècle, un décor intérieur complet. » (Douard & Barrié)

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Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

Château de Kerouzéré en Sibiril. Photographie lavieb-aile 18 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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AMIOT, Christophe, « Le château de Kerouzéré », Congrès archéologique de France, 165e session, Finistère, Paris 2009, p. 133-141.

BERGEVIN (E. de), 1903, chapelle Notre-Dame de Kernitron, Monographie de la paroisse de Lanmeur (3/4) SAF 1903 page 117

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076654/f187.item

BROUCKE (Paul-François), "Sibiril, ancienne église Saint-Pierre (tombeau d'Eon de Kerouzéré),"  ARMMA

https://armma.saprat.fr/monument/sibiril-eglise-saint-pierre-gisant-deon-de-kerouzere/

— COUFFON (René), 1980, Notice sur Sibiril.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/SIBIRIL.pdf

— DANIEL (Chantal, Conservateur en chef aux Archives du Finistère ), 1993,  Archives de Kerouzeré et de la sous-série 16 B (juridiction de Kerouzere-Trongoff),  Quimper, 

https://bibliothequearchives.seinemaritime.fr/Default/doc/SYRACUSE/42402/repertoire-numerique-detaille-de-la-sous-serie-151-j-archives-de-kerouzere-et-de-la-sous-serie-16-b-

— DOUARD (Christel), BARRIÉ (Roger), 1987, Châteaux du Haut-Léon, Inventaire général,  Images du patrimoine n°34 , 32 pages, pages 6-9.

https://books.google.fr/books?id=eUhYDwAAQBAJ&dq=peintures+murales+kerouz%C3%A9r%C3%A9&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3320539f.texteImage

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum VII, Presses Universitaires de Rennes page 194;

MAUGUIN (Michel), le patrimoine héraldique de Brélès

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Herald_Breles.pdf

MAUGUIN (Michel), Patrimoine héraldique de Guiclan

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/PATRIMOINE-ARMORIE-GUICLAN.pdf

 

— AUTRES

 

Wiki

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_de_Kerimel

POP

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29000914?mainSearch=%22kerouz%C3%A9r%C3%A9%22&last_view=%22list%22&idQuery=%22a4afe33-a17-5b1-3d04-0f1820e6d5e6%22

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Vitraux
5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 21:29

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau.

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Voir sur l'art tumulaire hors Bretagne:

 

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Sur les gisants de Bretagne, voir (approximativement par ordre chronologique) :

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PRÉSENTATION.

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Bien que je n'ai pas décrit, tant s'en faut, tous les monuments funéraires nobiliaires de Bretagne aux XVe-XVIIe siècle, la liste des liens donnée supra donne une idée de ceux que nous avons conservés. J'omets les tombes ducales, bien étudiées ailleurs.

Roland Doré a produit dans son atelier de taille du kersanton à Landerneau neuf gisants pour une clientèle de grands nobles comme les Barbier, Bois-Boissel, Bréhant, de la Noé, Bervet,  ou du Chastel. On ajoutera à ceux que j'ai décrits les gisants de Thébault de Tahouarn en l'église de Plérin, de Gilles de la Noë au château de Keranroux à Ploujean, et celui d'Auffray du Chastel, que voici.

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Après Emmanuelle Le Seac'h en 2014, Jean Guichoux en a donné en 2016 une description et une analyse complète pour Kaier ar Poher. Je me contente donc de donner ici mes images.

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Le gisant mesure (Le Seac'h) 1,73 m de long, 63 centimètres de large et 36 centimètres de hauteur. Le lion mesure 58 centimètres de long, 28 centimètres de large et 23 centimètres de haut. Le tombeau mesure 2,34 mètres de long, 1, 04 mètre de large et 93 centimètres de hauteur.

 

Le gisant d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau.

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Je propose d'examiner le gisant et le bâti sur lequel il repose face par face, avec les quatre écussons de kersanton désormais apposés sur ce bâti. En tournant dans le sens horaire.

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Le chevalier de Fréminville le décrit ainsi dans ses Antiquités du Finistère, tome 2 :

 

"C'est encore un modèle curieux du costume militaire du commencement du règne de Louis XIII , époque à laquelle il fut sculpté. François du Châtel (sic) , marquis de Mesle et seigneur de Châteaugal , est ici représenté armé de toutes pièces , à l 'exception de la tête , qui est découverte. Son armure est tout à fait analogue à celle de Sébastien Barbier, sieur de Kernaou, que nous avons décrite à la 1ère partie, page 104, sur la statue de ce seigneur, datant à peu près de la même époque. François (sic) du Châtel a , selon l'usage de son temps, les cheveux coupés assez courts sur le front , mais fort longs sur les deux côtés de la tête , où ils forment une multitude de grosses boucles réunies en touffes. II porte des moustaches relevées et une impériale sous la lèvre inférieure. II a une fraise plissée autour du cou , et son épée est suspendue par une bandoulière à son côté gauche. La garde en est recouverte par un grand écusson , où l'on remarque les armes pleines de l'illustre maison des du Châtel en Léonnais , dont était issu le marquis de Mesle."

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E. Le Seac'h :

"Le gisant d'Auffray du Chastel est identique aux autres réalisés par le sculpteur [Roland Doré] : allongé, mains jointes, et vêtu de la même armure au col à plis empesés, il porte à son bras gauche l'écusson des Du Chastel, "fascé d'or et de gueules de six pièces", qui cache la garde d'une longue épée dont la lame descend jusqu'aux solerets. Ses pieds reposent sur un lion. Une banderole en breton se déploie sur le dos de la bête et donne la devise des Du Chastel e, breton : MAR : CAR : DOE, "S'il plait à Dieu". 

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries  Du Chastel de Châteaugal. De gueules à trois châteaux d’or, deux et un.

 

Collier de l'Ordre de Saint-Michel. Couronne de marquis. Devise : DIEV :  POVRVOIRA.  Cette devise n'est attestée ou relevée nulle part sous sa forme française, mais celle des de Goësbriand est "Dieu y pourvoira". 

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Voir le Nobiliaire de Potier de Courcy :

 

Chateaugal (de) sr dudit lieu et du Granec, par. de Landeleau, év. de Cornouaille. De gueules à trois châteaux d'or.

Jeanne, abbesse de la Joie en 1370, † 1390.

La branche aînée fondue en 1312 dans les Kermellec qui adoptèrent les armes de Châteaugal, en retenant le nom de Kermellec, d’où la seigneurie de Châteaugal a passé par alliance en 1433 aux du Chastel-Mezle.

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Au pied du gisant, le lion portant sur une banderole la devise MAR : CAR : DOE,  "Sil plait à Dieu", forme bretonne équivalente de  DIEV POVRVOIRA.

Selon Kerbiriou, "Depuis 1438, la seigneurie de Châteaugal était passée par alliance à cette branche de Mezle, dont la devise était : Da vad e teui et Mar car Doue. "

Dans le culturezine d'Hervé Torchet la devise est celle de Tanneguy II du Chastel en 1449 : "Devise “ marc car doué ” ( s’il plait à Dieu ) sur son écu , “ da vad  è  tevy ” ( tu n’as qu’a venir) sur sa bannière, cri de guerre de sa maison, Tanneguy II du Chastel  1449". Mais avec une erreur de transcription sur "marc" au lieu de "mar".

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=480

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Note : j'ai eu, sur place, un doute sur le matériau dont sont sculptés les pieds et le lion du gisant. Si ceux-ci sont visibles sur la carte postale Vilard publiée par J. Guichoux, je me suis demandé s'il ne s'agissait pas d'une très habile reconstitution par P. Le Floch.

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries Du Chastel en alliance avec Ploeuc d'hermines à trois chevrons de gueules et Kermellec vairé d'argent et de gueules à la bordure engreslée d'azur.

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Mariage de Henri du Chastel, seigneur de Mezle et de Isabeau de Kermellec, dame de Châteaugal et fille de Jehan, vers 1420.

https://man8rove.com/fr/blason/smwz2d8-kermellec

Potier de Courcy, Nobiliaire :

https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Potier_de_Courcy_-_Nobiliaire_et_armorial_de_Bretagne,_1890,_tome_2.djvu/116

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Armoiries avec Kermellec et Chastel de Châteaugal en alliance Languenoez fascé ondées d'or et d'azur de six pièces ; au chef de gueules.

Jehan de Kermellec, seigneur de Châteaugal, chambellan du duc, époux de Béatrice de Languenoez, dame de Châteaugal et demoiselle de la duchesse en 1426.

https://www.repertoire-breton.org/armorial-leborgne/page/167

https://www.tudchentil.org/spip.php?article687

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Blason placé en tête.

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Armoiries Du Chastel en alliance avec de Mezle (trois mains appaumées herminées).

 

Le mariage de Tanguy du Chastel et de Gabrielle de Mezle est daté vers 1350.

https://man8rove.com/fr/profile/ns97jede-henri-du-chastel

 

Les hermines des paumes sont bien présentes, mais j'aurai pu mieux en rendre compte par un éclairage rasant si j'avais été plus attentif. Voir sur ce détail :

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Pennon%20Quilbignon%20de%20Coatenes.pdf

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Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.+

Le gisant (kersanton, 1638, Roland Doré) d'Auffray du Chastel en l'église de Landeleau. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.+

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SOURCES ET LIENS.

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— ARMMA

https://armma.saprat.fr/?s=chastel

— FRÉMINVILLE (Chevalier de), 1835, Antiquités du Finistère, Brest page 200.

http://grandterrier.net/wiki/images/3/34/Fr%C3%A9minvilleAntiquit%C3%A9sBretagneFinist%C3%A8reV2.pdf

— Catalogue du musée archéologique et du musée des anciens costumes bretons de la ville de Quimper, 1885 page 95.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6527276z/texteBrut

— GUICHOUX (Jean), mars 2016, "L'église de Landeleau et l'étonnante histoire de la tombe d'Auffray du Chastel"; Kaier ar Poher n°42 pages 47 à 58.

http://www.plouye-poher.fr/ressources/files/rub/pdf/66.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, La sculpture sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, pages 225-226.

— KERBIRIOU (L.), les seigneurs de Landeleau

http://www.infobretagne.com/landeleau-seigneurs.htm.

—WAQUET Henri), 1926, La statue tombale de'Auffray du 

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-31-2-lio-fa9bb

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Published by jean-yves cordier - dans Roland Doré Sculpture Kersanton Héraldique Gisants
3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 12:55

Quelques sculptures de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec. La Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe). L'autel (kersanton, 1512). Le retable (Yves Le Guern, recteur, 1682). Etc.

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Voir sur cette chapelle :

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Quelques sculptures de la chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec.

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La Vierge à l'Enfant (kersanton,  Roland Doré 1618-1663), niche  sud du clocher-porche de 1580.

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On peut la comparer à celles de l'église de Rosnoën, ou de Plougourvest, ou de la chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal, On constate alors que cette Vierge de Locmaria-Lann est plus petite, moins élancée, que son visage, tout comme celui du Fils, est plus rond, et que ces caractères lui confèrent un aspect simple voire naïf.

Elle est couronnée et la chevelure tombe librement sur les épaules. Elle est vêtue d'une robe, ajustée au dessus de la ceinture et plissée au dessous, et d'un manteau très ouvert.

L'Enfant est assis sur l'avant-bras gauche, bénissant de la main droite l'assistance tandis que la main gauche est posée sur la poitrine. Il porte une tunique longue et plissée

Les traits stylistiques de Roland Doré sont les sourires aux commissures creusées en fossette et au philtrum marqué , et les  yeux aux paupières soigneusement ourlées ; mais dont les pupilles ne sont ici pas creusées.

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Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, XVIIe s.) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Les dais en kersanton des contreforts du porche.

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Porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Ces dais de 1580 sont marqués par le style Renaissance qui a fait son apparition, très peu de temps auparavant, au château de Kerjean, mais qui a été introduit en Bretagne par la famille de Goulaine soit à Champeaux, soit à Notre-Dame-de-Kerfons à Ploubezre, soit au château de Maillé. Dans ce château Maurice de Carman et Jeanne de Goulaine y placent leurs armoiries vers 1570 dans un cartouche à cuir découpé caractéristique de ce style. On remarque les liens unissant Maurice de Carman avec la famille plaçan, à Plabennec, ses armoiries sur le calvaire de 1527 et dans la nef de la chapelle.

Ici, le cuir découpé à enroulement est orné d'un masque crachant des rinceaux, et il est entouré de deux anges sonnant de la trompe.

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Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Un autre dais est plus abîmé mais on y reconnaît deux anges autour d'un vase.

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Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Dais (kersanton) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ Sauveur, fronton intérieur du porche (kersanton polychrome, Roland Doré ??).

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Voir ses homologues, entre autre, à l'intérieur des porches des églises de Bodilis, Guimiliau, Hôpital-Camfrout, Plestin-les-Grèves, Plougourvest, Rosnoën, Le Tréhou, tous attribués à Roland Doré par E. Le Seac'h, et dominant les apôtres disposés latéralement (ou les niches prévues pour les accueillir). C'est  ce rapprochement qui me permet de proposer l'attribution à Roland Doré de cette statue.

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Christ sauveur (kersanton polychrome, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton polychrome, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré ?, XVIIe s. ?) du porche de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le maître-autel (kersanton, 1512, signature Yves an Du).

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"Le maître-autel, en kersanton, mesure 3 mètres 50 de longueur. Il est gothique et décoré de [12] panneaux finement ouvragés. Au-dessus règne une belle frise de feuillages découpes et évidés. Dans les panneaux du centre on aperçoit deux angelots : l'un tient un écusson chargé d'un calice et une banderole portant, en caractères gothiques, l'inscription suivante : Yves an Du lan mil cincq centz xII. Le second porte une banderole qui offre aussi une dizaine de caractères gothiques très distincts."

Je rapproche, toutes proportions gardées,  cet autel de l'autel des anges du Folgoët réalisé vers 1445.

L'autel est taillé dans une seule pièce de kersantite de 3,10 m de long. La face principale est divisée en huit niches ogivales trilobées à crochets et fleuron. Seules les deux lancettes centrales sont habitées, par deux anges. 

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'ange de droite présente un  écusson meublé d'un calice et entouré d'un phylactère. Je pense y lire :

Y LE / GALL Y

Avec un doute sur les deux Y. Je préférerai  que le deuxième soit un P ..

Le patronyme Le Gall est attesté à Plabennec vers 1545. Le calice laisse supposer que le donataire, un certain Yves Le Gall, était un prêtre.

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le deuxième ange porte son phylactère entre les deux mains, mais la banderole en fait le tour.

Sur la partie verticale droite, je lit : LAN

Sur la partie diagonale, je lis, en écriture gothique textura dont les mots ne sont pas séparés :

MLCINCQCENTZXII

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Au total, j'obtiens : Y. LE GALL P / LAN M[I]L CINCQ CENTZ XII,

Soit "Yves Le Gall  prêtre l'an 1512".

Le calvaire de la chapelle date de 1527.

Je propose donc de reconsidérer la lecture initiale, reproduite par tous les auteurs depuis 1938.

 

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Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Maître-autel (kersanton, 1512) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le retable de l'autel (bois polychrome et doré, détail des inscriptions).

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Première inscription coté nord :

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:I:LE GUEN

R : DE : & :

 

Le sigle & tente de traduire le sigle intermédiaire entre un S, un P et une esperluette.

J'interprète l'inscription ainsi : "Y[ves] LE GUEN RECTEUR DE PLABENNEC".

Yves LE GUEN est attesté comme recteur de Plabennec en 1676 et 1680 (témoin de mariage) ou en 1675, 1676, 1677 et 1678 comme parrain

https://gw.geneanet.org/sjoliff?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/catdrev?n=le+guen&oc=1&p=yves

https://gw.geneanet.org/mguezennec?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/jestinfem47?n=le+guen&oc=&p=yves

https://gw.geneanet.org/gsk3?n=le+guen&oc=2&p=yves

Il figure aussi, avec la date de 1682, dans la Liste des recteurs de Plabennec avant la Révolution dressée par H. Pérennès (1938).

Voici la description et la lecture faite par H. Pérennès : 

"Le retable de l'autel, en bois sculpté, porte des têtes d anges et deux oiseaux. Quant au tabernacle, il es double : la partie inférieure offre un ostensoir, tandis que le tabernacle supérieur présente le Christ crucifié, avec la Vierge et Saint Jean, encadré de deux vertus supportant des guirlandes de fleurs. Plus loin figurent deux autres vertus dans les mêmes conditions. A gauche et à droite du tabernacle s'étale cette inscription : Y : LE GUEN R : DE L : L'AN 1682."

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Retable (bois doré et polychrome, 1682)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Retable (bois doré et polychrome, 1682) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Deuxième inscription coté sud, lettres en réserve  sur un cartouche doré sur deux lignes séparées par une réglure :

LAN

1682.

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Retable (bois doré et polychrome, 1682)  de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Retable (bois doré et polychrome, 1682) de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Les armoiries des arcs nord de la nef.

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A l’intérieur c’est une nef et deux bas-côtés à cinq travées au Nord, à quatre au Midi, toutes en gothique du XVIème siècle. Comme parquet, c’est le sol de terre battue ; des bancs apparaissent à la base des piliers.

A la clef de voûte de la première arcade à gauche on voit le blason des Carman-Lesquelen, mutilé, mais encore lisible.

La troisième arcade présente un écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel.

La porte du bas de la nef est surmontée d’un écusson fascé de 6 pièces (du Chastel ?)." (H. Pérennès)

 

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'écartelé Lesquelen-Carman.

 En 1 et 4, d'azur à la tour d'argent portée par une roue de même (famille de Lesquelen). En 2 et 3 d'or au lion d'azur  (famille de Carman.

 

"Ce sont les Kerman-Lesquelen qui y avaient fait placer la verrière du chevet. On y voyait un groupe de N.-D. de Pitié, entouré des effigies de Tanguy de Kerman et de Louise de la Forest. Celle-ci est présentée par l'apôtre Saint Jean qui tient une coupe, son mari par Saint Goulven, en évêque. Au-dessous on lit : Sancte Golvine ora pro nobis. Au quatrième panneau figurent Saint Pierre avec sa clef, Saint Paul avec son épée, et le roi Saint-Louis rendant la justice assis, en grand manteau d’hermines semé de fleurs de lys d'or, et en chaperon rouge... Au-dessous : 1508 — S Louys. Les armes des Rohan, avec le collier de l'Ordre et la devise A plus brillent au sommet de la fenêtre, et onze écus de Kerman et alliances — entre autres Pestivien (?) Coëtmen et du Perrier — occupent les jours du remplage. Dans le quadrilobe d’une petite fenêtre latérale apparaît le lion de Léon (L. Le Guennec, Prééminences de la famille De Maillé-Kerman..., p. 22)." (H. Pérennès)

"Voir la discussion ici :

https://www.lavieb-aile.com/2020/05/le-calvaire-de-locmaria-lann-a-plabennec.html

et ici par Michel Mauguin :

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/sonj/Lezhisto.htm

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L'origine de la tour posée sur une roue est racontée ici :

"Écartelé aux cases 1 et 4 de couleur Azur (bleu) à la tour sommée de trois tourillons d’Argent, le tout porté sur une demi-roue, de même aux cases 2 et 3 de couleurs d’Or, un lion Azur. Un chef de cinq hermines, noires sur fond blanc. Au-dessus du chef, la couronne Or, support de sinople (vert) feuilles d’acanthe romane formant l’encadrement de l’écu.
Ce blason, qui est désormais celui de Plabennec, est l’illustration d’un fait d’armes qui se passa au cours de la vie de saint Thénénan ou Tinodorus vers l’an 630. Les Danois qui avaient débarqué dans le Léon, mettaient le pays à feu et à sang. L’alarme fut donnée à Ploubennec. Les barbares détruisirent l’église dont on voit encore une partie des ruines. Saint Thénénan et certains habitants gardaient les trésors du pays dans la tour de la « motte féo­dale » quand les barbares les attaquèrent. N’ayant pas eu le temps de fermer la porte, le saint boucha d’une demi-roue de charrette qu’il trouva près de lui. Ils allaient succomber lorsqu’ils furent sauvés par une armée alertée et apparut au sommet de la tour un beau cavalier armé de blanc et monté sur un coursier blanc également. Les Danois battirent aussitôt en retraite pour embarquer vers l'’Élorn. Pour glorifier ce fait d’arme, le seigneur de Kermorvan mit en son blason le lion du Léon, la tour et la demi-roue de charrette."

https://www.ville-plabennec.fr/decouvrir/histoire-et-patrimoine/

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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L'écusson armorié portant une fasce de 3 quintefeuilles et surmontée d’un lambel.

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Nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Anne éducatrice (la statue de la Vierge est perdue) ou Anne trinitaire (les statues de Marie et de son Fils sont absentes). Pierre polychrome, XVIe siècle.

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Sainte Anne trinitaire ou éducatrice, nef   de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Sainte Anne trinitaire ou éducatrice, nef de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ.

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Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Vierge au calvaire, mains jointes. Kersanton, XVIe s.

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Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

 

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SOURCES ET LIENS.

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COUFFON (René), 1988, Nouveau répertoire ...

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/929d131ccf0e85c0f4d63b4794d6d5e9.pdf

Mobilier :

Maître-autel en kersanton, de 3,5 m. de longueur (C.). Le devant est orné de panneaux finement sculptés et d'une frise de feuillages découpés et évidés. Un ange tient une banderole portant l'inscription en caractères gothiques : "YVES. AN. DU. LAN. MIL. CINCQ. CENTS. XII."

Retable en bois sculpté avec deux tabernacles superposés ; inscription : "Y. LE GVEN. R. DE. LAN. 1682."

Statues anciennes : Crucifix, Vierge Mère dite Notre Dame de Locmaria, XVIIè siècle, saint Joseph, sainte Anne seule, et celles en bois autrefois dans le porche.

Deux bénitiers en pierre ; l'un d'eux porte l'inscription : ".P G. 1604" - Bénitier portatif de bronze : "NOSTRE DAME DE LANDE DE LOCMARIA."

DANIEL (Tanguy), Chapelle de Locmaria-Lann

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/plabennec-chapelle-de-locmaria-lann/

— PÉRENNÈS, (Henri), 1938  "Notices sur les paroisses : Plabennec" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37,  (1938), p.167-179, 193-213.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton Roland Doré Chapelles bretonnes. Héraldique
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 15:08

Le clocher de Rosnoën : les cloches (Alphonse Viel 1836 et Armand Blanchet  1946), les crossettes et les armoiries.

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Sur Rosnoën :

 

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Sur les cloches :

 

 

 

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LES CLOCHES.

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Le clocher de l'église Saint-Audoën de Rosnoën abrite quatre cloches, dont l'une de 1836 et les trois autres de 1946.

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I. LA CLOCHE DE 1836 FONDUE PAR ALPHONSE VIEL A BREST.

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On remarquera les visages décorant les anses.

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L'inscription campanaire. Lecture partielle.

L'inscription en lettres capitales romaines comporte d'abord trois lignes qui débutent par une main de direction dont l'index pointe le début.

FAITE EN JUILLET 1836 POUR

MARTHE ANCELLE PAR Mr SA

TREANTON TREGUER MOCAER …

frise de rinceaux, masques et coquilles.

Calvaire

VIEL ALPHONSE FONDEUR [A BREST]

 

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Marthe Ancelle : nom de baptême de la cloche ?

Tréanton : un Guillaume Tréanton est attesté dès 1657 à Rosnoën ; un autre Guillaume, cultivateur, est  attesté à Rosnoën (1788-1871).

https://gw.geneanet.org/avanherpen?n=treanton&oc=&p=guillaume

Les noms Treanton, Treguer et Mocaer correspondent sans doute soit aux fabriques soit aux membres du conseil municipal.

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Sur Alphonse Viel (1800-1847), et les cloches qui portent son nom, voir mon article :

https://www.lavieb-aile.com/2018/10/les-cloches-du-faou-et-les-fondeurs-de-cloche-du-finistere.ii-viel-a-brest-1823.html

Un examen de la cloche in situ permettrait de rechercher les médaillons des autres faces et de compléter la lecture de l'inscription.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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II. LES CLOCHES DE 1946 FONDUES PAR ARMAND BLANCHET A PARIS.

 

 

La Semaine Religieuse de Quimper signale leur bénédiction dans le dimanche 3 mars 1946 par Monseigneur Coigneau, évêque de Thabraca et évêque auxiliaire de Quimper aux cotés de Monseigneur Duparc.

 —Le froid était vif ce dimanche de Quinquagésime 3 Mars. Mais Mgr Cogneau, intrépide comme ses deux assistants, MM. Ies chanoines Cadiou et Perrot, est venu procéder au baptême de trois cloches à Rosnoën et d'une autre à Rumengol. A Rosnoën, la cérémonie commence à 16 heures : Ia procession emmène l'Evêque du presbyte à l'église. Devant Ies trois cloches si gracieuses dans leur robe immaculée, Ie chant des psaumes de la pénitence se déroule rapide, alterné par Ie chœur et l'excellente chorale des jeunes filles ; puis l'Evêque fait les exorcismes du sel et de l'eau avec laquelle U lavera les cloches ; il procède ensuite à des onctions nombreuses externes et internes avec les saintes huiles et fait brûler des parfums sous Ies nouvelles baptisées. La bénédiction achevée, les cloches font retentir leur voix d'airain, tandis que Monseigneur d'abord puis les parrains et marraines tirent sur les battants. Et toute la population, dressée sur la pointe des pieds, regarde, écoute et admire . C'est devant une église comble comme d'habitude, un peu pus cependant aujourd'hui, que M. l e chanoine Pencréac'h chante la messe et que M. le chanoine Chapalain, un maître de la chaire, un maitre de la langue bretonne, donne un splendide sermon. Apres Ia grande liturgie de l'église, les parrains et marraines reçurent dignement une soixantaine d'invités, clergé des paroisses voisines, notables de Rosnoën, parents du recteur Au dessert, M. Ie Recteur adressa un compliment délicat à l'Evêque et un tres vif merci à sa paroisse.  A l'heure des vêpres, deux des nouvelles cloches déjà mises célèbrent la gloire de Dieu et la générosité des hommes. Et lorsque Ia grosse cloche sera venue rejoindre ses jeunes sœurs et la vieille occupante, quatre voix égrèneront Ies notes d'un beau carillon sur toute la paroisse sur Ies grandes vallées adjacentes et jusqu'aux lointains au delà sur les ailes propices du vent. 

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Le fondeur.

Elles portent toutes, dans un médaillon à l'emblème d'une cloche, le nom d' ARMAND BLANCHET FONDEUR A PARIS.

Créée en 1870, la fonderie Biron est tout d’abord spécialisée dans la fonderie de cloches sous l’enseigne « Fonderie de cloches de Paris-Bagnolet ». Elle est reprise dans les années 1920 par Armand Blanchet, qui avait été formé à la fonderie Bollée à Orléans, lui donne son nom. Son atelier est alors : 237 rue Saint-Martin à Paris.

Voir :

https://patrimoine.seinesaintdenis.fr/Blanchet-Landowski

https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/blanchet/

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Les inscriptions campanaires : lecture partielle

 

PAR MGR COGNEAU  EV AUX.

THERESE PAR MON PARRAIN

BUSVEN

INVITE A LA PRIERE

 

 

 

 

 

TREGUIER, M CEVAER, H. COLIN, P TREGUIER …

S PAR MGR COGNEAU EV DE THABRACA EV AUX.

THERESE PAR MON PARRAIN S . MENEZ

L'ESPERANCE ET LA CHARITE

 

 

PAR Mgr DUPARC EV DE QUIMPER 

BALAY MAIRE. J AUFFRET A

TOIRE FRANCOISE JEANNE

TE LA PAROISSEDE ROSNOEN PAR … OSVEN

JE CHANTE L'UNION, LA PIETE 

Décoration : un calvaire.

 

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3171c928d2e5f076821b3da35ad809fa.pdf

Louis Balay, agent du génie rural, a été maire de Rosnoën de 1945 à 1965.


Note : parmi les noms cités, je note qu'en 1946 "Monseigneur l'Evêque a décerné la Médaille d'argent du Mérite diocésain à M. Jean Treguier, conseiller paroissial de Rosnoën depuis plus de 30 ans."

 

 

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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LES CROSSETTES DU CLOCHER.

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Un ange présentant un phylactère.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Le buste d'un homme présentant un phylactère portant un sigle.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Un ange souriant en présentant un phylactère.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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La crossette du rampant sud-ouest du pignon.

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Animal monstrueux (dragon) aux bras anthropomorphes dévorant un objet ou un sujet.

Je le rapproche d'autres crossettes où un lion ou dragon dévore un être humain, figure probable d'une âme.

 

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Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Les armoiries du coté ouest de la chambre des cloches.

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Je ne les trouvent signalées nulle part. Elles sont pleines de mystères et ne sont pas attribuées. Il est facile de reconnaitre deux léopards, sous un lambel, et dans un coin inférieur, (giron ou franc quartier), une tour ou un château, également sous un lambel. Des bizarreries, raretés ou originalités font de leur attribution une affaire d'experts.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

La Semaine Religieuse de Quimper & de Léon n°6, 15 mars 1946.

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29 juin 2021 2 29 /06 /juin /2021 17:47

La chapelle de la Magdeleine (1578) en Briec-sur-Odet.

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PRÉSENTATION.

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Autrefois située sur la paroisse de Landrévarzec, cette chapelle en forme de croix latine date du XVIe siècle. Elle est construite en appareillage de granite coté sud et en moellons de schiste coté nord. Elle a été restaurée vers 1978 (cf. "Un chantier de restauration, la chapelle de la Madeleine en Briec-de-l'Odet. Compte-Rendu des travaux",  Gwechall, 1978, T.I, pp.265-273, ill. .

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Situation.

La chapelle occupe (une fois de plus) une hauteur (150 m) dominant le vallon d'un ruisseau, celui qui alimente, près de sa source, la fontaine. Ce ruisseau s'écoule vers le sud-ouest, animait plusieurs moulins (Meilh Kerroc'h, Meilh ar C'hrek, , Moulin de Kerrefren)  avant de se jeter dans le Steir. À 50 m en aval de la fontaine, un minuscule moulin à roue horizontale (pirouette) existe encore à Ty Men. Le  site d'implantation est sans doute dicté par la source de ce ruisseau, soit en raison d'un culte pré-chrétien aux eaux et à leurs pouvoirs thérapeutiques, soit comme richesse économique (les moulins étaient jadis la propriété des familles nobles et les paysans étaient contraint d'y faire moudre leur grain), mais la chapelle a peut-être été la propriété des seigneurs de Parc-ar-mou, ou, du moins, ceux-ci y exerçaient-ils leurs prééminences. Sans doute toutes ces raisons se cumulent-elles ou se succèdent-elles.

 

 

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.030206&y=48.110324&z=18&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.022701&y=48.110745&z=15&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&mode=doubleMap

Les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle et du Tro Breiz passent à côté de la chapelle.

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Carte d'Etat-Major (1820-1866).

 

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Datation.

Le pilier octogonal encastré de l'angle sud du transept porte l'inscription en creux : "1578. 14/IOVR. DV/ FEVRIER ". Au dessus de la porte du transept sud se trouvent des armoiries tenues par deux lions qui seraient celles des sieurs de Pargamou, dont le manoir est voisin.

L'unique cloche est datée de 1809. La sacristie au nord-est a été construite en 1813.

Elle possède un clocher dont la tour porte l'inscription « GIVLAVM TRELLV FABRIQVE » datant peut-être du XVIIe siècle.

En 1910, après une destruction partielle par la foudre, la flèche du clocher a été reconstruite. La toiture a été rénovée vers 1980.

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Le calvaire et la fontaine

Sur le placître, le calvaire du XVIe siècle a été déplacé en 1955 sans respecter son orientation désormais inversée, Crucifix vers l'est. Un autel en pierre occupe un coté du socle, et sur l'autre face sont sculptés les fémurs croisés et le crâne rappelant l'implantation de la Croix sur le Golgotha, ainsi que le lien entre le vieil Adam et le Christ de la Rédemption. Les statues géminées sur le croisillon montrent la Vierge et Jean au calvaire, et au revers saint Damien tenant le pot d'onguent et saint Côme le flacon d'urine.

A 400 m au sud-ouest, une fontaine monumentale renferme une statue frustre de la Madeleine (?)

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La dédicace à sainte Madeleine laisse suspecter, comme tous les toponymes Magdeleine, Magdelaine, l'implantation d'une ancienne léproserie, et la présence d'une statue de saint Sébastien (invoqué contre la peste en raison de ses plaies) tout comme la présence sur le calvaire des deux saints jumeaux médecins Côme et Damien montrent en tout cas les liens de ce site avec les rituels de guérison ou de recherche de protection contre les épidémies. La présence d'une fontaine en témoigne également.

Malgré ce qu'on peut lire (" la chapelle est dédiée à sainte Marie Madeleine depuis 1789") le toponyme La Magdelaine ou La Magdeleine figure sur la carte de Cassini, avant 1789, et sur les actes d'état-civil de Landrévarzec aux XVIe et XVIIe siècle associés aux noms de TRELLU, PENNARUN, GADAL, JEZEQUEL, DOUGUEDROAT, et CHRISTIEN.

Elle se trouverait sur la voie romaine reliant Carhaix, l'antique Vorgium avec la pointe du Raz par Douarnenez "Is", et sur un des chemins vers Compostelle. Selon Picquenard (SAF 1923) "Pendant les invasions barbares, sous la Féodalité, pendant le Moyen-Age et la Renaissance, on ne s'est guère occupé de construire d'autres voies; on a continué à utiliser ce réseau gallo - romain; il est probable qu'un certain nombre de hameaux répartis le long de ces voies se sont installés dans les anciens relais (ou mutationes) et dans les anciennes hôtelleries (ou mansiones), distribués avec une grande régularité au bord desdites voies. Les ordres hospitaliers ont également installé leurs établissements charitables sur le parcours de ces voies; aux abords des villes, les léproseries y ont été cantonnées; de là ces noms de Le Temple, La Templerie, Saint-Jean, Locjean, La Madeleine, La Maladrerie, etc ... , qui jalonnent les anciennes voies."

Je n'ai pu vérifier ces assertions.

Aucune donnée n'atteste la réalité d'un pèlerinage mais c'est une hypothèse crédible.

 

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Voies romaines, Pocard-Kerviler 1873 in Eveillard

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE CLOCHER, SON INSCRIPTION ET SA CLOCHE DE 1809.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Inscription lapidaire de la tour du clocher.

On lit sur le coté sud :

"GIVLAVM. TRELLV. FABRIQVE",

soit "Guillaume Trellu, fabrique".

Certains auteurs ont lu "Guillaume Trellu 1578", ce qui n'est pas confirmé sur place.

On notera qu'un Guillaume Trellu "de la Magdeleine" participe au cahier de doléance de Landrévarzec (dont dépend alors la chapelle) en 1789.

Un autre Guillaume Trellu (1629-1679) est signalé par les généalogistes à Landrévarzec et décédé à La Magdeleine, il avait épousé Catherine Gadal, dont un fils Hervé. Les généalogistes mentionnent aussi Guillaume Trellu (1701 -La Magdelaine,1754). Ce dernier avait épousé Marie Feunteun.

Je privilégie, comme auteur de cette inscription, celui décédé en 1679, à moins qu'il ait été précédé, à La Magdelaine, d'ancêtres portant le même prénom mais dont les archives n'aient pas conservé la trace.

https://gw.geneanet.org/aconestabile?n=trellu&oc=&p=guillaume

https://gw.geneanet.org/zardoz?lang=en&pz=guillaume&nz=de+vergy&ocz=7&p=guillaume&n=trellu

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Nota bene : je crois deviner (artefact?) une inscription de trois lignes sur le bloc de pierre surmontant celle-ci.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La cloche de 1809.

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L'inscription occupe quatre lignes.

Je ne parviens à lire que le texte suivant :

CommuNE DE BRIEC CLOche

MAGDELAINE PArrain

T MARAINE

FABRIQUE

Un relevé complet accessible en ligne est souhaitable, avec recherche de médaillons et du nom du fondeur.

La cloche se sonne à la main, depuis l'intérieur, le sonneur se tenant devant la porte ouest.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le portail ouest.

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Il est souligné par une accolade gothique à crochets et fleuron, s'appuyant sur des culots sculptés de deux têtes d'allure primitive.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les crossettes.

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La crossette (pierre d'amortissement à la base de la toiture) de l'angle sud-est du transept est un homme ou une femme, nu.e., la tête baissée (et peut-être coiffée), les deux mains levés vers la face, tandis que les jambes très fléchies encadrent l'angle. On sait, pour la rencontrer très souvent à cet emplacement, que cette figure renvoie soit à celle de l'acrobate, soit à une posture érotique, les deux étant d'ailleurs reliées.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Une deuxième crossette montre une pause encore plus équivoque, où le personnage nu et ithyphallique écarte les bras et les jambes autour de la construction.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les deux autres crossettes sont animales.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La porte sud et la porte du bras sud du transept.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La porte sud donnant sur la nef.

Elle porte au dessus de l'accolade  un blason sculpté sur le granite. Les motifs de ce blason sont usés mais semblent organisés en quatre quartiers, et nous trouvons en 3 un alignement oblique de trois losanges, que nous allons rapprocher de la bande losangée de deux autres blasons, celui du calvaire, et celui de la porte du transept.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La porte du transept sud.

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Comme à l'ouest, l'accolade s'appuie sur deux culots en forme de têtes — vaguement — humaines.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le blason est présenté par deux lions et sommé d'une figure humaine (ou d'un ange ?).

Il est traversé en diagonale par cinq losanges oblique vers le bas et la droite, mais le quadrant supérieur droit est occupé par un meuble, très usé mais vaguement turriforme.

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C'est le rapprochement avec le blason du calvaire de la chapelle, qui nous aide dans sa lecture.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Discussion sur ce blason.

Le cartel du site mentionne ici les armoiries " de Talhoët de Landivy, ou de Pargamou"

Je trouve, tant à Landrévarzec (ancienne paroisse de la chapelle de La Magdeleine) qu'à Briec, sur le relevé de vitraux ayant actuellement disparu, la mention d'armoiries  d'or à la bande losangée de gueules accompagnée au second quartier d'un château d'azur qui s'appliquent bien aux trois blasons de la chapelle de La Magdeleine.

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1°) Landrévarzec. Chapelle de Quilinen.

Le relevé des vitraux est contenu dans un procès-verbal de 1648 :

Dans une vitre du pignon occidental, armes de Bretagne et de France, au-dessous, armes du marquis de la Roche et celles de Penanjeun-Launay, parti : d'or à la bande losangée de gueules accompagnée au second quartier d'un château d'azur, alliance de la maison de Pacarmon.

Michel Mauguin, qui a étudié l'héraldique de la chapelle de Quilinen, cite le passage qui nous concerne et le commente :

« Et plus bas dans un autre soufflet les armes du Seigneur marquis de Laroche, et au-dessous Celles de la maison de Penanjeun Laulnay blasonnés cydevant, partye d’or à la bande Lozangé de gueulle accompagné au second quartier d’un chasteau d’azur que lesdits Kerguellen ont dit Estre Lalliance de la maison de Pacarmon, [Pargamou ou Pargamon]"

"Si le marquis de La Roche est bien identifié, il n’en est pas de même pour le second écu, Il s’agit de N. Launay et son épouse N. Moysan de Parc Hamon de Briec. L’écusson : d’or à la bande de gueules, accompagnée au second quartier d’un château d’azur est inconnu des armoriaux, il est identifiable par une alliance de Guillaume Moysan (4) et de Marguerite Trégain en 1469, dont les armoiries figuraient dans un vitrail de l’ancienne église de Briec.

(4) Une généalogie des Trégain (BnF, Cabinet d’Hozier 9005) mentionne un Guillaume Moysan époux de Marguerite Trégain en 1469, http://www.tudchentil.org/spip.php?article29 "

n.b : Les armes des Trégain : d'or à trois pommes de pin de gueules la pointe en haut.

 

Je note qu'à la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai,  parmi les nobles  de Landrévarzec apparait : Jehan Moysan, sieur du Parc-Armou, (représenté par Guillaume Tréouret, dict faire pique sèche). Cette date est proche de celle de la fondation de la chapelle en 1578.

Jean Moysan était présent en personne à la Montre de la réformation de 1536 — "Jan Moysan noble sergent Sr de Pergamou" —   et le site Tudchentil indique  que "Jean Moysan est sergent féodé de la châtelenie de Quimper pour Briec et à ce titre est cité au rentier de Quimper en 1539. Les biens de la succession de Jean Moysan sont avoués en 1560 (ADLA, B 2016)".

https://www.tudchentil.org/spip.php?article103

Le toponyme Parcamon, avec ses diverses graphies, peut s'interpréter (A. Deshayes, Dict. noms lieux) comme Park Hamon, "champ ouvert", attesté à Morlaix, à Ploujean et à Argol.

Le lieu-dit Pargamou est actuellement inclus dans la zone industrielle de Briec, avec les voies Pargamou bihan, Pargamou braz tandis que  Yeun Pargamou est le nom d'une cité de Briec. Le scan historique 1950 de l'IGN donne la graphie Parc-a-mou comme celle de l'Etat-Major.

Le manoir de Pargamou.

 

Il en subsiste une maison "maniale", aujourd'hui restaurée, avec porte en arceau et fenêtre "armoriée", et ces armoiries sont les mêmes que celles de la chapelle. Photo ici :

https://pargamou.pagesperso-orange.fr/

En 2004, Jean Coroller a soutenu un mémoire de maîtrise  Manoirs de Pargamou et de Kerlez en Briec. Essai de chronologie et de remise en situation (1481-2004), non consulté.

Voir la discussion du forum de généalogistes du Finistère sur Renée Moisan dame de Pergamou/ Pergamon /Pargamon  x Jean de Trégouët seigneur de Liscuit et de Launay. On s'y interroge sur les liens de Renée Moysan avec noble Jean Moysan, cf. supra.

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=18287

 

Il faudrait peut-être distinguer Jan I Moysan, écuyer sieur de Parcamou, sergent féodé de la châtelenie de Quimper pour Briec, Receveur ordinaire de Châteaulindécédé en 1560, époux de Françoise Le Gallais, et leur fils Jan II Moysan, ( époux de Jeanne de l Bouexière et père de Renée Moysan) . Leur fille Louise Moysan aurait épousé Jan II de Kerguélen seigneur de Kerlez décédée en 1568. La fille de Louise Moysan, Marie de Kerguelen, épousa François de Kerviher, décédé vers 1606.  

https://gw.geneanet.org/psabat?lang=en&pz=pascal+gorges+yves+id+n126164&nz=sabat&p=jeanne&n=de+la+bouexiere

 

 

 

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2°) Église de Briec.

Le relevé des vitraux de l'église de Briec dans un procès-verbal de 1789 indique :

-Dans la deuxième fenêtre du bas côté, à la clef de voûte, est un écusson d'or à la bande losangée de gueules, surmonté au canton senestre d'une tour crénelée d'azur murée de sable. Au-dessous, écusson : parti au 1er d'or à la bande losangée de gueules, surmontée d'une tour comme ci-dessus, au 2ème d'or à 3 pommes de pin de gueules et d'une moitié de chevron d'argent.

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Une fois ces données acquises, si nous admettons ma proposition d'identifier ces armoiries de La Magdeleine avec celles d’or à la bande de gueules, accompagnée au second quartier d’un château d’azur des vitres de Quilinen et de l'église de Briec, si nous suivons  Michel Mauguin pour y voir les armoiries des Moysan sieurs de Parc-Armou ou Pacarmon, il suffit de consulter la carte de Cassini et celle d'Etat-Major pour constater que Parchamon (Cassini) ou Parc-a-mou (C. E.-M.) se trouve à moins de 500 mètres au sud de La Magdeleine, de l'autre coté du ruisseau et plus près encore de la fontaine.

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L'INTÉRIEUR.

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La chapelle de La Madeleine  est très émouvante car elle a conservé la simplicité de son cachet, associant  un sol de terre battue et des murs enduits de chaux soutenant une voûte en berceau non lambrissée, et de remarquables sculptures. L'un des grands mérites de l'Association qui la préserve est de l'ouvrir très largement aux visiteurs.

 

 

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LA NEF.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le Christ en croix sur la poutre de gloire, bois polychrome, XVIe siècle.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La Vierge à l'Enfant, pierre polychrome, XVIe siècle.

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La Vierge n'est ni couronnée ni voilée, et ses cheveux descendent sur son dos en boucles dorées. Elle regarde devant elle, plutôt que de regarder l'Enfant qui la fixe avec un sourire, alors même qu'ils échangent un objet (fruit ?) non discernable. De sa main gauche, elle retient le pan de son manteau

 

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE COTÉ SUD DE LA NEF.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Saint Sébastien, bois polychrome, XVIe siècle.

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Cette statue de saint Sébastien possède tous les caractères du genre, son allure de jeune éphèbe maître-nageur, ses cheveux blonds comme les blés, son maillot jaune d'or bien moulant, les liens qui nouent ses bras à un arbre, faisant bomber le torse, et sa belle indifférence, exemple de foi chrétienne face au martyre, face aux huit flèches qui le transpercent (par référence aux cinq plaies du Christ). Ce sont ces plaies sanguinolentes, mais dont il triomphe avec abnégation, qui font de lui Le saint vers qui se tournent les paroissiens face à une épidémie de peste, ou, plus largement, face à toute maladie contagieuse atteignant la peau.

Une particularité néanmoins : la flèche transperçant transversalement la gorge.

La chapelle de Guernilis (1574), contemporaine de celle-ci (1578)  à Briec, et appartenant aux Trégain, est dédiée à saint Sébastien. "On venait y demander guérison des maux d'yeux et d'entrailles".

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le vitrail : la restauration de la chapelle. Le Bihan 1985, Quimper.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE CHOEUR.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La niche hexagonale de l'Annonciation, coté gauche de l'autel. Bois polychrome, XVIe siècle.

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Il s'agit d'une Annonciation où Marie, en prières dans sa chambre agenouillée devant son livre saint, reçoit la visite de l'ange qui s'adresse à elle en la saluant des mots AVE MARIA.

Mais c'est également, de façon très originale, un Couronnement de la Vierge, où Marie reçoit la couronne tenue par deux anges. Dans la tradition, ce Couronnement survient lorsque Marie est montée aux Cieux.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les sablières et les blochets du chœur.

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Sainte Catherine.

Cette femme est très richement vêtue et couronnée. Derrière elle, une roue brisée et armée de lames justifie l'identification à sainte Catherine d'Alexandrie, vierge et martyre vénérée en priorité, avec sainte Barbe, par les femmes de la noblesse, et présente dans leurs Livres d'Heures avec sainte Marguerite et/ou sainte Ursule.

Catherine, Barbe et Marguerite figurent, comme saintes protectrices de la santé, parmi les 14 saints auxiliaires particulièrement secourables dans les situations d'urgence. Si on y associe saint Sébastien, autre saint auxiliaire, et sainte Madeleine associée aux lazarets et lieux d'isolement des malades, et les saints Côme et Damien du calvaire, cette chapelle apparaît comme une vraie pharmacie  assurant toutes les protections.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le blochet du coté sud-est : sainte Madeleine.

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La sainte porte son flacon d'aromates (pour l'ensevelissement du Christ) ou de parfum . Etrangement, elle a la tête couverte d'un voile, alors que son iconographie privilégie ses cheveux non couverts, descendant en flot sur ses épaules.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les blochets du chœur : deux anges tenant des écus muets.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Deux masques des sablières, coté sud.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Sainte Marie-Madeleine, bois polychrome.

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La sainte tient le flacon d'aromates. Les cheveux sont retenus par le bandeau occipital si fréquent au XVIe siècle en Basse-Bretagne dans les statues de la Vierge et de Marie-Madeleine.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le vitrail du chœur : la Passion. Jean-Pierre Le Bihan, 1985, Quimper.

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Comme dans les Passions des maîtresse-vitres finistériennes du XVIe siècle, que le maître-verrier connait parfaitement pour les avoir restaurées, Marie-Madeleine est agenouillée au pied de la croix, paumes ouvertes écartées en signe de grande émotion.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE BRAS NORD DU TRANSEPT.

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Sainte Barbe (?) indiquée sainte Marthe (???) . Bois polychrome, XVIe siècle.

Pourquoi sainte Marthe ? Parce qu'elle est la sœur de Marie-Madeleine et de Lazare ?

Elle a des cheveux longs descendant le long de son dos. Elle tient un livre, qui est son seul attribut.

 

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le culot (granite), anthropomorphe.

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À notre hauteur, nous voyons un homme au visage rayonnant affichant un grand sourire.

Il faut regarder la sculpture de plus bas pour constater que ce personnage est accroupi ou à genoux, jambes écartées et qu'il saisit ses jambes par les deux chevilles. Il n'est pas nu mais porte une tunique à gros boutons. C'est là la posture de l'acrobate jouisseur, déjà remarqué sur les deux crossettes de la chapelle. Mais ce geste de saisir ses chevilles a certainement une signification codifiée, puisque nous le retrouvons régulièrement associée à cette posture, notamment sur des crossettes et abouts de poinçon. Voir les deux exemples de Dirinon, la crossette de La Martyre et de Landerneau.

https://www.lavieb-aile.com/2017/02/l-enclos-paroissial-de-dirinon.i.les-crossettes.html

https://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre.i.les-inscriptions-exterieures.html

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Sainte Catherine. Bois polychrome, XVIIe siècle.

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sainte Catherine d'Alexandrie, avec la roue à ses côtés et la tête de l'empereur Maxence sous les pieds, lève l'épée qui servit à sa décollation.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le culot.

Son motif, un homme tirant la langue, échappe lui aussi aux convenances. Son cou est entouré d'une collerette.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Le vitrail : Les travaux des Saisons, Printemps et Eté. Jean-Pierre Le Bihan, Quimper, 1985.

 

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Lancette gauche: Vaches pie-noires sous les pommiers.

Lancette droite : Les moissons.

Tympan : arrivée de l'hirondelle.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE BRAS SUD DU TRANSEPT.

 

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Saint Tugen. Bois polychrome, XVIe siècle.

 

Le saint enfonce un bâton dans la gueule d'un dragon.

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Une sainte tenant un livre, et un objet perdu dans la main droite. Bois polychrome, XVIe siècle.

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 Saint Jean, ou plutôt Christ de la Résurrection. Bois polychrome, XVIe siècle.

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Il tient un bâton dans la main gauche et il bénit. Le bâton peut correspondre à la hampe de l'étendard de la Résurrection.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Entrait engoulé : dragons.


 

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Le vitrail : Les travaux des Saisons. Cueillette des pommes, labourage, coupe du bois. Jean-Pierre Le Bihan, Quimper, 1985.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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C'EST FINI.

 

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Euh, j'crois que j'ai oublié de photographier le vitrail de sainte Barbe. Je reviendrais. Sûrement.

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Chapelle de la Madeleine à Briec-sur-Odet. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL Jean-Marie,  1904, Notice sur Briec,   B.D.H.A. 

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/af488ed0b5ac10edd2fb9441496254a9.pdf

la chapelle de la Madeleine (XVIème siècle), reconstruite en 1910. Elle est en forme de croix latine. La flèche a été tronquée par la foudre vers 1910. Sur l'un des piliers, on peut lire : "14è Jour de Février 1578", et sur le clocher, l'inscription : "Trellu Guillaume Fabrique 1578". La sacristie date de 1813. On y trouve des statues anciennes : sainte Madeleine, Vierge-Mère, saint Jacques, sainte Catherine, sainte Barbe, saint Sébastien, Couronnement de la sainte Vierge, saint Tugen ;

Cette chapelle dépendait de Landrévarzec avant la Révolution, mais est demeurée annexée à Briec après l'érection de Landrévarzec en paroisse. Elle ne fut pas vendue à la Révolution. Elle figure au rôle des décimes de 1765. Le pardon de cette chapelle située à une lieue au Nord du bourg, se célèbre le dimanche qui suit la fête de la Madeleine. La chapelle ne possède qu'un seul autel, on y remarque outre la statue de la Sainte représentée à genoux, une statue de saint Jacques. La chapelle aurait été bâtie ou rebâtie vers le milieu du XVIIIème siècle (M. Abgrall, 1904).

ABGRALL Jean-Marie,  1917, Notice  B.D.H.A Landrevarzec. 

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f380bb38f284bdf4491c2244061a938a.pdf

ABGRALL Jean-Marie, LE GUENNEC Louis, “Le chemin du Tro Breiz entre Quimper et Saint-Pol-de-Léon”, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1922, tome 49, p. 71

— Cahiers de doléance pour la commune de Landrévarzec

http://infobretagne.com/landrevarzec-cahier-doleances.htm

COUFFON René, LE BARS Alfred, Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles, 2e éd., Quimper, Association Diocésaine, 1988

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/BRIEC.pdf

 

CDT29

https://cdt29.media.tourinsoft.eu/upload/Fiche-inventaire---chapelle-de-la-Madeleine.pdf

—Comité de la Magdeleine à Briec : 

  02 98 66 65 70

https://www.briec.bzh/contacts/comite-de-la-madeleine/

— KNOCKAERT Marthe 6 mars 2009 (?)

http://martheknockaert.unblog.fr/category/fontaines-sacrees/page/60/

Pour trouver la fontaine, il faut se rendre au hameau de Ty Men qui se trouve à plus de 400m au sud de la chapelle. Il vous faudra traverser la cour de ferme et prendre à gauche le chemin le long des bâtiments de ferme . Il est stabilisé au début, ensuite….. . Encore une centaine de mètres et à droite dans la végétation se trouve la fontaine. La voie rapide se trouve juste au dessus.

— LE BIHAN (Jean-Pierre), blog

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-15689073.html

LEROY Jean-Patrick 2016, "Chapelle de la Magdeleine à Briec", Journées du Patrimoine 2016, dossier photo Flickr

https://www.flickr.com/photos/valendrevarzecois/albums/72157623215271744/

https://www.flickr.com/photos/valendrevarzecois/5444430661/

— MAUGUIN (Michel)

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/Les%20armoiries%20dans%20la%20chapelle%20de%20Quilinen.pdf

 

— PEYRON Paul, “Les églises et chapelles du diocèse de Quimper”, Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1903, tome 30, p. 146

 

POP

https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?mainSearch=%22chapelle%20de%20la%20madeleine%20briec%22

SIX Anita (dir.), Le patrimoine des communes du Finistère, tome I, Charenton-le-Pont, Flohic éditions, 1998

SOURNIA (Jean-Claude), TREVIEN (M.), 1968, Essai d'inventaire des léproseries en Bretagne Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1968  75-2  pp. 317-343

https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1968_num_75_2_2464

— OUEST-FRANCE, 7 juillet 2013, 15 juillet 2015  et 21 juillet 2016,

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/la-messe-dominicale-celebree-la-magdeleine-711214

https://www.ouest-france.fr/bretagne/briec-29510/une-nombreuse-assemblee-au-pardon-de-la-magdeleine-3565972

https://www.ouest-france.fr/bretagne/briec-29510/la-madeleine-michel-coz-veille-sur-la-chapelle-4382216

— LE TÉLÉGRAMME 20 juillet 2011

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/briecdelodet/briec/pardon-de-la-magdeleine-une-quarantaine-de-fideles-20-07-2011-1376112.php

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4 avril 2021 7 04 /04 /avril /2021 21:51

Le château de Keruzoret à Plouvorn : crossettes et héraldique. Kersanton, Henri Parent architecte, 1887.

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On connaît le principe de ce blog : l'auteur accède en touriste à un site dont il ne connait rien, et, seulement armé de sa curiosité, mène son enquête. Les limites en sont évidentes : l'impertinence de sa démarche dépourvue de toute légitimité est punie par toutes les chausse-trappes dans lequel il ne manquera pas de tomber.  Fasse que le lecteur ne l'accompagne pas dans ces chutes, et ne retienne qu'une chose : lors de sa visite, qu'il pense à emporter une bonne paire de jumelles.

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1°) Voir sur Plouvorn :

Et associé :

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2°) Voir sur les crossettes figurées (ces pierres d'amortissement des pignons et lucarnes parfois confondues avec des gargouilles) de Basse-Bretagne  :

 

 

 

— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

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PRÉSENTATION.

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Le château de Keruzoret, quelques jalons.

Voir la généalogie de Jean-Claude Bourgeois, de Yves Hamet  et  le forum CGF

https://gw.geneanet.org/jcbo?lang=fr&p=herve&n=de+kersaintgilly&oc=2

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=31312

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=en&pz=christophle&nz=silvestre&ocz=0&p=jean+marie&n=le+borgne&oc=1

https://gw.geneanet.org/pbonnet6?lang=en&pz=mathilde&nz=bonnet&p=sidonie&n=leborgne+de+keruzoret

Jalon toponymique.

-Selon Albert Deshayes, "Uzoret procède d'un ancien Iuduuoret attesté vers 839-844 et formé avec uuoret, "secours". Il explique Keruzoret en Plougonver (22), en Ploumoguer (29), id. en 1671, et en Plouvorn, id. en 1534".

De nombreux auteurs confirment et développent cette origine. Kêr, qui veut dire "village, lieu habité", est suivi d'un nom d'homme,   Iuduuoret lequel est cité dans le Cartulaire de Redon dès 844. Les variantes de nom de lieu sont utilisé en nom de famille Kerizorè , Kerizoret , Keruzoré , Keruzorei en Basse-Bretagne. À la liste des toponymes citée par Deshayes, on peut suggérer le  hameau de Keruzoré à Saint-Servais (29).

On décompose  Iuuoret en  Ud 'prince, chef et  ‘iud’ qui serait selon I. Williams une forme ancienne de ‘ud’ , et uuoret  "secours", soit (i)uduuoret , d'où Keruzoret (Gary D. German CRBR)

Le radical -uuoret provient , (Y. Le Bolc'h p.99) du Gaulois uoreto : "secours". (de uo 'sous' et red 'courir', littéralement courir sous, secourir, d'où vieux breton : uuoret, moyen breton : goret, breton moderne : gwared (sauvegarde).

De nombreux exemples de patronymes et toponymes sont construits sur cette racine uuoret "secours" et leurs dérivés apparaissent dans le Cartulaire de Redon

  • Bud "victoire" d'où Buzaret, Buaré, Buzoret
  • Drech "apparence", d'où dre
  • Hael "généreux" d'où Héloret
  • Nod "protection', d'où Noduuoret
  • Dum, d'où Dumuuoret d'où Donoret
  • Maen "pouvoir"' d'où Maenuuoret, d'où Menoret

mais on trouve aussi  Madoret (Mad ='bienfait, service ', Cadoret (Catuuoret, Cat = 'combat',) cf Kergadoret à Quéménéven, voire  Pascuuoret, Coluuoretan

Voir : Gary D. German CRBRBreton Patronyms and the British Heroic AgeJ. LOTH Chrestomathie bretonne Annales de Bretagne1888 ; Jean-Yves Le Moing 1990

https://www.persee.fr/doc/ecelt_0373-1928_1990_num_27_1_1937

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Jalons cartographiques.

 

.—Carte de Cassini 1783-1784. Une colline boisée domine un ruisseau qui se dirige vers le nord-est et se jette dans l'Horn. Les deux moulins (symbole roue dentée) qui sont alimentés par ce ruisseau dépendent très probablement des seigneurs de Keruzoret. La route Saint-Pol-de-Léon/Landivisiau passe tout près.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095250j/f1.item.zoom

— Carte d'Etat-Major (1820-1866). Le château est à une altitude de 90 m environ. On repère l'"oppidum", et le Moulin de Keruzoret"

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.035541&y=48.588407&z=15&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

—Carte aérienne.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.040666&y=48.592259&z=19&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS2006-2010&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

 

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Jalons historiques.

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-Le site est occupé au Bronze ancien, comme l'atteste un tumulus (Coat an  Dossen) où les fouilles de 1898 ont découvert 11 pointes de flèches en silex et deux poignards en bronze

-Le manoir de Kéruzoret a été construit autour de 1500 par Hervé I DE KERSAINTGILLY, originaire de Guiclan et fils de Jean de Kersaintgilly X 27 avril 1471 et  Anne de Kerhoent, ; il épouse le 12 octobre 1519 Françoise de L'Estang.  Son descendant,  obtient l'autorisation de bâtir une chapelle en 1537.

 

-Les descendants d'Hervé I sont successivement  Jean, seigneur de Keruzoret ✕ Marie de Créac'hquérault, d'où Hervé II, seigneur de Keruzoret , procureur de Lesneven✕ 1580 Anne Le Sénéchal, d'où Isabeau de Kersaintgilly qui épouse en 1600 Adrien Le Borgne. [Selon une autre source,  en 1581, le mariage de Jeanne de Kersaintgilly avec Hamon de Kersauson  fait passer le château aux mains de cette famille ; leur fille Isabeau de Kersauzon se maria vers 1600 avec Adrien Le Borgne (son père Adrien Le Borgne était seigneur de Lesquiffiou en Pleyber-Christ)]. 

 

-Vient ensuite Hervé LE BORGNE, sieur de Keruzoret en 1613, (°1600-+1663) qui épouse en 1620 Marie de PENFENTENYO (1600-1660) d'où Jean LE BORGNE ca 1623-1688 qui épouse en 1654 Anne de Kerhoant, d'où Charles LE BORGNE (ca 1660-1774) qui  épouse en 1669 Suzanne BARBIER de KERNAO (1646-1705).

-En 1669, la demeure passe par héritage à la famille Le Borgne ; et  Jean (ou Charles) Le Borgne de Kéruzoret, époux de Suzanne Barbier, fait construire le pavillon est.

-en 1691, leur fils Alain Louis (1671-) épouse Marie-Anne du Coelosquet.

-François-Louis Le Borgne (1703- avant 1781) épouse Marguerite de la Burthe, d'où Jean-François, à suivre.

-En 1785, est projetée la construction d'un château neuf.  Jean-François Le Borgne, comte de Keruzoret, enseigne de vaisseau, (1701-1791), époux de Françoise de Moucheron de Châteauvieux et son fils Alexandre Le Borgne de Keruzoret, (1782-1791) meurent à Jersey (en émigration). Un autre fils, Jean-Marie ( né à Plouvorn en 1786) épouse en 1808 Marie-Françoise Le Borgne de la Tour.

De retour d'émigration, la famille de Kéruzoret restaure l'ancien édifice et reconstruit la chapelle (v. 1796).

-Sidonie Le BORGNE DE KERUZORET (Plouvorn 1811-Plouvorn 1882 épouse en 1833 Casimir AUDREN DE KERMEL (1807-Plouvorn1862)

-En 1865, Amaury Audren de Kerdrel (1836-1921), maire de Plouvorn, fait appel à l'architecte parisien Henri Parent pour transformer le vieux manoir. Cette importante campagne de travaux, qui s'accompagne du remaniement du parc, se termine en 1887.

-C'est la famille Audren de Kerdrel qui s'y installa ; la fille d'Amaury, Marie-Olympe, épousa en 1902 Albert de Turgy d'Estrées. Leur fille Gabrielle épousa en 1930 Louis de Menou, expliquant avant l'arrivée en 1930 de l'actuelle famille de Menou :  Keruzoret appartient vers 1943 à Mme la comtesse de Menou, petite-fille de M. de Kerdrel, par sa mère, la baronne Gabrielle de Turgy d'Estrées.

-Jacques-Yves  DE MENOU (1932-2010), maire de Plouvorn de 1966 à 2008 a épousé Madeleine de Meherenc de Saint-Pierre

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 Jalons héraldiques : Armoiries :

Kersaintgilly : de sable à six trèfles d'argent.

Kerhoënt : losangé d'argent et de sable

           D'Estang Ecartelé d’or à une coquille de gueules, et losangé d’argent et de sable.

Le Borgne : d'azur à trois huchets d'or 2 et 1 liés en sautoir de même.

De Pententenyo : burelé d'argent et de gueules de huit pièces.

Barbier : d'argent à deux fasces de sable.

De Coëtlosquet : de sable au lion morné d'argent, parsemé de billettes de même, sans nombre.

Coëtnemprend'argent à trois tours crénelées de gueules, 2 et 1.

Le SeneschalDe sable à cinq fusées d'argent, accolées en bande, accostées de six besants de même, trois de chaque côté.

Du Moucheron de Châteauvieux : D'argent à la fleur de lys d'azur coupée en pal et détachée de toute part.

Audren de Kerdrel : de gueules à trois tours couvertes d'or, maçonnées de sable 2,1

De Menou : de gueules à la bande d'or.

De Méherenc de Saint-Pierre : d'argent au chef d'azur à la bordure de gueules

 

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Le château actuel.

"Entre 1865 et 1867, le manoir fut transformé en château de style néogothique par l'architecte parisien Henri Parent, qui suréleva le château et lui ajouta une aile ouest en équerre par rapport aux autres bâtiments et, à l'est, un pavillon avec, en équerre également, une terrasse surélevée donnant sur la cour.

Les deux façades de la construction initiale du XVIe siècle sont totalement remodelées, les fenêtres agrandies et remodelées. Un placage de schiste et de granite est apposé sur les murs, transformant totalement l'aspect extérieur de l'habitation. La galerie conserve sa porte cochère, ais se termine désormais par un encorbellement en granite. La cour d'honneur ouverte sur le parc, qui fut aussi totalement réaménagé. L'accès au château se fait désormais par une longue allée bordée de hêtres longue d'un kilomètre et qui est l'allée principale actuelle"[Wikiwand]

Le château (à savoir le logis pour ses façades et ses toitures)  le colombier et la chapelle, l'ancien verger, le potager et le parc sont classés MH le 7 mars 2007.

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INTRODUCTION À L'ÉTUDE DES CROSSETTES.

Emmanuelle Le Seac'h, avant de soutenir sa thèse sur les ateliers de sculpture sur pierre de Basse-Bretagne en 2014, avait rédigé en 1997 un mémoire de maîtrise d'histoire (dactylographié et non publié) sur les crossettes et gargouilles figurées de quatre cantons du Léon, ceux de Landerneau, Landivisiau, Ploudiry et Sizun. Sa sphère d'étude incluait Plougourvest mais ignorait Plouvorn, situé dans le canton de Plouzévédé.

Or, dans cette commune de Plouvorn, le château de Kerouzeret, la plupart des lucarnes (j'en ai compté 12) sont encadrées de deux crossettes figurées, en kersanton, et si celles-ci datent (a priori, car j'ignore le détail des réemplois) du XIXe siècle, elles rivalisent avec leurs modèles du XVIe siècle et en reprennent superbement le vocabulaire thématique des dragons, des lions et des chiens. Mais Paol ou Jakez est bien là pour qui sait le chercher, le paysan bas-breton chaussé de ses sabots!

Mais il faut dire que ces modèles du XVIe siècle ne manquaient pas, et sans s'éloigner beaucoup de Kerouzoret, l'architecte Henri Parent pouvait en découvrir sur les églises et chapelles.

Le nom du sculpteur sur pierre auquel il a fait appel vers 1880 est-il conservé dans les archives ? Je n'ai pu consulter le mémoire de maîtrise 'Ambroise-Rendu 1995) qui les a explorées.

 

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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J'ai désigné les lucarnes que je présente sous un numéro (de 1 à 8) ; et j'ai laissé les autres lucarnes disponible à la découverte des futurs visiteurs.

Je vous présente la carte :

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Lucarne n°1. Dragon ailé et chèvre (?).

Lucarne n°2. dragon ailé et chien (lévrier) portant un collier.

Lucarne n°3. Lion et dragon ailé.

Lucarne n°4. Deux chimères ailés .

Lucarne n°5. Deux chimères ailés  .

Lucarne n°6.  Un dragon ailé et un breton.

Lucarne n°7. Un bélier et un dragon ailé .

Lucarne n°8. Un dragon ailé et un chien (lévrier, sans collier).

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°1. Dragon ailé et chèvre (?).

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°2. dragon ailé et chien (lévrier) portant un collier.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°3. Lion et dragon ailé.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°4. Deux chimères ailés .

 

Ces chimères possèdent des éléments des dragons ailés (une queue de serpent, des ailes nervurées), une tête vultueuse portant des cornes bovine et des bras plutôt humains. Le monstre de gauche emporte sous son bras un renard (ou écureuil, ou lapin) .

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°5. Deux chimères ailés  .

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Nous voyons que notre sculpteur ne manque pas de drôlerie. À gauche, un pseudo-dragon est pensif ou contrit, et porte ses doigts entre ses dents comme un cancre en difficulté. À droite, c'est une sorte d'homme sauvage (mais ailé) qui a attrapé avec sa corde un sanglier, ou quelque autre bête.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°6.  Un dragon ailé et un breton.

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À gauche, un dragon ailé au corps écaillé et à la gueule marquée par un croc menaçant.

À droite, un homme aux cheveux longs et bouclés et coiffé d'un bonnet phrygien ; il porte un gilet, et un pantalon et il est chaussé de sabots.

Il s'agrippe des deux mains sur une barre, et adopte ainsi la posture des lions (ou dragons, béliers et autres animaux) de crossette : posture humiliante voire dégradante mais néanmoins comique.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°7. Un bélier et un dragon ailé .

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Lucarne n°8. Un dragon ailé et un chien (lévrier, sans collier).

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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LES ARMOIRIES.

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Mon inventaire n'est pas complet, c'est un florilège de ce que j'ai observé lors d'une visite trop rapide.

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1, 2 et 3 : blasons de l'arcature de la porte ogivale  Le Borgne - Barbier - Moucheron de Châteauvieux. 

4. Blason entouré d'un collier de l'Ordre de Saint-Michel et surmonté d'un heaume.

5. Armoiries aux trois tours d'Audren de Kermel.

6. Armoiries à interpréter. Chevron et rosettes.

7. Dans un  cuir  découpé à enroulement, blason mi-parti des Le Borgne et du Moucheron de Châteauvieux.

8. Hors du château, sur le logis : motif écartelé complexe. Kersanton.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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3 blasons de l'arcature de la porte ogivale  Le Borgne - Barbier - Moucheron de Châteauvieux

 

En haut : Barbier

À droite : Le Borgne.

À gauche : Moucheron de Châteauvieux

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Le château de Keruzoret à Plouvorn : crossettes et héraldique.

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Les autres portes ne montrent pas de blason.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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4. Blason entouré d'un collier de l'Ordre de Saint-Michel et surmonté d'un heaume.

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L'écu de gauche porte les armes de la famille Le BORGNE (d'azur à trois huchets d'or 2 et 1 liés en sautoir de même). L'écu de droite porte les armoiries des BARBIER.

Il peut s'agir des armes de Jean (ou Charles) LE BORGNE, époux en 1669 de Suzanne BARBIER DE KERNAO

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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5. Armoiries aux trois tours d'Audren de Kermel.

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https://www.tudchentil.org/spip.php?article862

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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6. Armoiries à interpréter. Chevron et rosettes.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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7. Dans un  cuir  découpé à enroulement, blason mi-parti des Le Borgne et du Moucheron de Châteauvieux.

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Le Borgne : d'azur à trois huchets d'or 2 et 1 liés en sautoir de même

Du Moucheron de Châteauvieux : D'argent à la fleur de lys d'azur coupée en pal et détachée de toute part.

Le sculpteur a utilisé le code indiquant les émaux (les couleurs) avec des hachures horizontales pour l'azur et un pointillé pour l'or.

Le cuir à enroulement, relevant de la Seconde Renaissances se retrouve sur le panneau armorié du château de Maillé (Plusquellec/Goulaine après 1541) et sur celui du château de Kerjean (Barbier/Gouzillon mariés en 1571) .

Les trois châteaux sont éloignés de 20 kms.

On remarquera au milieu et en haut  un autre motif de la Seconde Renaissance dont j'ai étudié la pénétration dans le Léon, le terme gaîné (une tête et un buste dont les bras sont réduits à des volutes)

 

 

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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8. Hors du château, sur le logis : motif écartelé complexe. Kersanton.

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La cordelière laisse penser qu'il s'agit d'un blason féminin. Au centre, un carré de vair.

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Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

Château de Keruzoret en Plouvorn. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-keruzoret-plouvorn/0fabf1a2-bd3c-4ed6-ae2b-055ceffcfe5f

 

SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie), L'Architecture bretonne

ABGRALL (Jean-Marie), 1897, Le Livre d'or des églises de Bretagne,  Lambader, Berven, Lochrist, Goulven, illustrations de Charles Géniaux, Rennes pages 1-3.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_201/lambader__berven__lochrist__goulven.pdf

 

— AMBROISE-RENDU, (Guillaume), GALES, (Gwenaële) et LE BRAS, (Valérie), 1995, Inventaire des archives du château de Keruzoret (Plouvorn), dir. J. TANGUY. Non consulté.

 

BARRIÉ (Roger), 1975, "Trois vitraux méconnus du XVIe siècle en Bretagne, Bull. Société archéologique du Finistère t. 103, pages  93-120. Voir p. 115-116.

BARRIÉ (Roger), 1977, "Vitraux disparus", p. 104, 174 note 47.Bull. Société archéologique du Finistère

BARRIÉ (Roger), 1977, "Plouvorn, chapelle Saint-Trémeur du manoir de Keruzoret, les vitraux", Bull. Société archéologique du Finistère

BARRIÉ (Roger), DOUARD Christel 1987, Châteaux du Haut-Léon, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Commission régionale Bretagne, // Images du Patrimoine, n° 34. Rennes, 1987, 32 p. 

[compte-rendu]Mussat André Bulletin Monumental  Année 1989  147-3  pp. 264-265

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1989_num_147_3_4766_t1_0264_0000_4

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3320539f.texteImage

https://books.google.fr/books?id=eUhYDwAAQBAJ&dq=Ch%C3%A2teaux+du+Haut-L%C3%A9on,+Inventaire+g%C3%A9n%C3%A9ral+des+monuments+et+des+richesses+artistiques+de+la+France.+Commission+r%C3%A9gionale+Bretagne,+Roger+Barrie&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

CENTRE GENEALOGISTE DU FINISTERE, Forum

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=31312

— COUFFON, (René), LE BARS, Alfred), 1988, "Plouvorn",  Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/PLOUVORN.pdf

 

DANIEL (Tanguy), 1996, La chapelle de Lambader en Plouvorn,   Comptes rendus, procès-verbaux, mémoires - Association bretonne et union régionaliste bretonne,  Congrès de Saint-Pol-de-Léon juin 1996 tome CV p. 50.

https://books.google.fr/books/about/Comptes_rendus_proc%C3%A8s_verbaux_m%C3%A9moires.html?id=Ka0iAQAAIAAJ&redir_esc=y

 

DUCOURET (Jean-Pierre), 1971, Inventaire pour le Patrimoine dossier IA00005484

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-notre-dame-lambader-plouvorn/8e820a5c-91e6-410a-9857-c05679006ec6

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005484_01.pdf

— FRÉMINVILLE ((chevalier Christophe-Paulin de La Poix de Fréminville) 1832, Antiquités de la Bretagne: Finistère, Volume 1, Lefournier et Deperiers, 1832 p. 69

https://books.google.fr/books?id=d04bAAAAYAAJ&dq=lambader&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

"Les vitraux, bien conservés , sont d'une époque postérieure à l'édifice, les personnages qui y sont représentés, portent le costume et l'armure du seizième siècle. Ce sont, selon toute apparence, les seigneurs aux dépens desquels ces vitraux ont été faits."

LAURENCEAU (Elise),1971,  Inventaire Général, dossier IA29002789.

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-keruzoret-plouvorn/0fabf1a2-bd3c-4ed6-ae2b-055ceffcfe5f

 

-Le manoir de Kéruzoret est construit autour de 1500 par Hervé I de Kersaintgilly ; son descendant, Hervé II, obtient l'autorisation de bâtir une chapelle en 1537.

-Au 17e siècle, la demeure passe par héritage à la famille Le Borgne ;

-en 1666, Jean Le Borgne de Kéruzoret fait construire le pavillon est.

-En 1785, est projetée la construction d'un château neuf. De retour d'émigration, la famille de Kéruzoret restaure l'ancien édifice et reconstruit la chapelle.

-En 1865, Amaury de Kerdrel fait appel à l'architecte parisien Henri Parent pour transformer le vieux manoir. Cette importante campagne de travaux, qui s'accompagne du remaniement du parc, se termine en 1887.

LE BIHAN (Jean-Pierre), 11 mars 2008, blog.

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17584390.html

"PLOUVORN.

--Chapelle Notre-Dame de Lambader.XV° XVI° . 1712, le 20 Juin, la vitre de la chapelle de la longère nord présentait des armes avec alliance des Coatanfao, sieur de Mesgouin. A la même date, les verrières demandent réparation, la maîtresse vitre est entièrement à refaire. 1845 ; La maîtresse vitre  qui présentait une Passion de 1543 est  brisée. Pol de Courcy signale que la fenêtre est bouchée par un mur de moellons.
--Chapelle Saint-Trémeur de Keruzoret.
-Baie 0, à réseau et 4 lancettes, qui offre autres éléments figuratifs provenant de Lambader, dont un buste de Saint François, probable saint patron d'un donateur, une tête de Marie Madeleine provenant d'une Passion, comme l'est une tête de cheval
-Baie 1 Ouverture en ogive  avec une armature en ferraille d’une verticale et  3 horizontales. qui distribue les deux panneaux centraux  avec, dans le plus important, le couple donateur  et le saint patron Jean-Baptiste. Un dais à putti. Tout autour, une bordure qui est une suite de motifs à base de losanges et de rondelles certaines avec fragments anciens, certains en grisaille et jaune d'argent  présentant un paysage avec personnage.
-Les donateurs et fragments d’une Passion provenant de la maîtresse vitre de Lambader ont été recueillis par M. de Kerdrel
-Baie ouest. Dans  chaque panneau armoiries des Kersaint, Kerchoent, Coëtnemfren, Sénéchal.
Ces armoiries probablement cachées lors de la révolution, ont été trouvées sous l’autel,  du côté ouest du manoir au côté est, Transport qui eut lieu lors de la première moitié du XIX° siècle,
Ces armoiries sont accompagnées  et châpeautées de motifs figuratits avec corbeille de fruits, tête de femmes voilées qu'on pourrait aussi prendre au premier abord pour un voile de Véronique, têtes de personnages aux cheveux d'or, possibles têtes d'animaux, pièces anciennes bouche-trous.
-Pour les autres vitraux , provenant de Lambader lors de la démolition, fin XIX° une permission  écrite avait été demandée par les propriétaires du manoir, écrit qui se trouve toujours dans les archives du  manoir.

Chapelle du manoir de Keruzoret reconstruite  lors de la première moitie du XIX° Fenêtre au-dessus du porche,
écussons armoriés trouvés sous l’autel de l’ancienne chapelle. Ces armoiries sont ..."

 

 

— LE GUENNEC (Louis), Le Finistère monumental tome 1,  Morlaix et sa région, page 304-308. Droits réservés. Ouvrage numérisé avec l'aimable autorisation de la Société des Amis de Louis Le Guennec.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/9845

 

— LE GUENNEC (Louis), 1911, La chapelle de Lambader, Morlaix, Lajat, in-8°, 88 pages. Non consulté.

"La plus ancienne mention de la chapelle se trouve dans un acte de 1333; les documents conservés aux Archives du Finistère, et que M. Le Guennec a savamment commentés, remontent à 1432 : ils lui ont permis d'écrire une histoire complète de cet intéressant monument."

 https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1911_num_27_2_4166

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

MIORCEC DE KERDANET (L.), 1837, Les vies des Saints de la Bretagne-Armorique De Albert LE GRAND ... Avec des notes et observations historiques et critiques par D. L. Miorcec de Kerdanet et revues par M. Graveran. Brest 1837 Page 502

https://books.google.fr/books?id=PIhhAAAAcAAJ&pg=PA502&dq=lanbader&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiF4dfrsr_vAhXH3oUKHbu0B1UQ6AEwA3oECAQQAg#v=onepage&q=lanbader&f=false

 

PENNEC (Cyrille) 1825, Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët, Vatar-Jausions, 1825 - 122 pages

https://books.google.fr/books?pg=PA46&dq=lanbader&id=OQszcnHk2lEC&hl=fr&output=text

 

— PÉRENNÈS (Henri) 1943 Plouvorn Monographie de la paroisse, Rennes, Imprimerie du Nouvelliste, 1943, 86p., Réédition Le Livre d'histoire-Lorisse, Paris, 2004, 83p., p. 50-51.

http://www.infobretagne.com/plouvorn-chapelle-lambader.htm

"La chapelle est située un peu à l'est du château, du côté de l'étang, au bord de l'Esplanade. Elle est moderne et a remplacé un autre oratoire (où Hamon Barbier, chanoine de Léon, avait permis en 1535 de dire la messe), qui était situé au fond du jardin, et sur la façade sont deux belles statues de granit : à gauche, Saint Trémeur portant sa tête entre ses mains, à droite, Saint Christophe avec l'Enfant Jésus sur ses épaules."

 

PROCES-VERBAL 1849,  Bulletin archéologique de l'Association bretonne page 24.

 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074644/f24.item

"Monsieur de Courcy regrette la perte de la belle verrière de Lambader, datée de l'an 1543, naguère détruite, et remplacée dans la partie inférieure de sa base par un mur de moellons tout neufs, dans sa partie supérieure par un rideau rouge très éclatant (hilarité prolongée)".

 

—  REALS (Vicomte de), 1890, "La restauration de Lambader", in Bulletin archéologique de l'Association bretonne, 31e congrès tenu à Saint-Pol-de-Léon du 10 au 15 septembre 1888, Troisième série, Vol.8, Saint-Brieuc, Imprimerie-Librairie R. Prud'homme, 1890, 202p., p. 54-58. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074856/f95.image

"Dans le fond de la chapelle on a recueilli une trentaine de statues en pierres de taille qui doivent être les débris d'un ancien calvaire. Plusieurs de ces statues ont beaucoup d'expression dans la physionomie ; malheureusement presque toutes ont été mutilées pendant la révolution. Elles ressemblent comme travail aux statues du calvaire de Guimiliau et doivent être de la même époque."

NOURRY, Audrey, 1997, Les manoirs des XVe et XVIe siècles au cœur du Léon (communes de Bodilis, Cléder, Lanhouarneau, Mespaul, Plouescat, Plougar, Plounévez-Lochrist, Plouvorn, Plouzévédé, Saint-Vougay, Tréflaouénan, Tréflez, Trézilidé), dir. J. KERHERVE. Non consulté.

TUDCHENTIL, "Kersaintgilly (de). "Réformation de la noblesse 1669

https://www.tudchentil.org/spip.php?article801

TUDCHENTIL, "Troërin de Kerjan (de). Preuves pour la grande écurie (1744)" 

http://www.tudchentil.org/IMG/pdf/troerin_de_kerjan_de_-_preuves_pour_la_grande_ecurie_1744_.pdf

— L'UNIVERS 27 septembre 1877 Inauguration de la chapelle restaurée sur l'initiative du recteur Hellard. Bénédiction par l'évêque en présence de la comtesse de Kerdrel. Promesse d'indulgence le jour du Pardon le lundi de Pentecôte.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-de-keruzoret-plouvorn/0fabf1a2-bd3c-4ed6-ae2b-055ceffcfe5f

WIKIPEDIA

Famille Audren de Kermel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Audren_de_Kerdrel

Chapelle Notre-Dame de Lambader

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame_de_Lambader

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Gargouilles et crossettes

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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