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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 11:35

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Les mures, les fruits de l'aubépine et les champignons nous l'annonçait, le voilà, le lierre grimpant Hedera helix en sa floraison automnale !

Et aussitôt le Paon du jour, le Vulcain et le Tircis se sont invités au festin.

 

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Mais les papillons ne sont pas les seuls, et les entomologistes (message sur obsnorm d' Alain Livory) décrivent parmi les butineurs des guêpes sociales, des syrphes (eristales, myathropa), des sphecides (philantères, méllines), des eumènes, guêpes sociales à l'abdomen pétiolé, des punaises, et surtout l'abeille du lierre.

 

   Avant de présenter celle-ci, voyons quelques exemple de la faune sus-dite:

 

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Colletes hederae, la Collète du lierre, n'a été décrite qu'en 1993 en Allemagne par Konrad Schmidt et  Paul Westrich sur des spécimens venant du sud de l'Europe mais a vite été retrouvé dans nos régions.

   Cette espèce est "oligoleptique", elle nourrit ses larves exclusivement de pollen du lierre, Hereda helix.

Elle niche au sol sur des sols nus dans des lieux à faible couvert végétal, le plus souvent sur des surfaces en pente, des talus argileux ou argilosableux, dans des nids individuels groupés en "bourgades" . Ces bourgades sont parcourus par de nombreux mâles qui patrouillent à la recherche d'une femelle vierge qui émergerait de sa cellule larvaire.

   C'est une abeille solitaire, qui apparaît au printemps, niche, nourrit ses larves et meurt avant l'hiver.

  On la reconnaît à son thorax couvert de poils bruns légèrement plus clairs sur les bords. Chez la femelle les tergites sont noir brillant avec un anneau jaune interrompu sur le premier segment. L'arrière-train des mâles est moins brillant.

Ajoutons qu'elle est parfaitement inoffensive.

 

 

 

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Published by jean-yves cordier
27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 11:14
                                                       En 1980 fut découvert  en France une nouvelle espèce d'oiseau chanteur : le Bérus, Berus nigricans (Olympia 1989).

 

 

   Ils sont apparus dans mon jardin en  piaillant, sautant du mélèze à l'aulne et de l'aulne au bouleau, j'ai reconnu la mésange charbonnière, la mésange bleue, les mésanges à longue queue, le roitelet triple-bandeau, et quand j'ai pris mon appareil photo, c'est un lutin à coiffure de punk que j'ai eu dans l'objectif : clic, clic, re-clic, et puis ils étaient déjà repartis, oiseaux joueurs, gourmands, nomades, insaisissables.

 

 

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Tous les oiseaux sont sans-papiers, tous les oiseaux sont clandestins

Tous les oiseaux qui passent par mon jardin

Iront aussi dans celui du voisin.

 

 

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Salut à toi mésange-lutin

Salut à toi piqueur de grain

Salut à toi merle farceur

Salut à toi  cygne chanteur

Salut à toi goéland marin

Salut à toi le Nain de Jardin

Salut à toi le p'tit oiseau

de mon appareil photo.

 

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Salut à toi Riquet la houppe

Salut tu as le vent en poupe

Salut à toi bandit masqué

Salut à toi le Pied Nickelé

Salut à toi mésange huppée

Salut à toi le roitelet

Salut à toi la Pie Qui Chante

Salut la sarcelle élégante

 

 

 

 

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Salut à toi alouette lulu

Salut à toi gypaète barbu

Salut à toi bruant zizi

Salut à toi qui n'est pas d'ici

Salut à toi l' ibis sacré

Qui te fait exterminer

Salut à toi fauvette grisette

Salut à toi la fine aigrette

 

Salut à toi !

Salut à toi !

A toi !    A toi, à toi, à toi !

 

Salut à toi l' Groenlandais

Salut à toi le Finlandais

Salut à ceux qui sont bagués

Et ceux qu'amène le vent léger

Salut à toi l'Mauritanien

Salut à toi le Marocain

Salut à toi pigeon ramier

Salut à toi pluvier doré

 

 

  

 

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                                                                                            Une image de la mésange à longue queue, Aegithalos caudatus 

 

 Salut aux oiseaux migrateurs

Salut à toi pouillot siffleur

Salut à tous les bécasseaux

Salut   bergeronnette des ruisseaux

Salut bouscarle de Cetti

Salut grosminet et titi

Salut au plongeon catmarin

Et salut au plongeon imbrin

 

Salut à vous oiseaux pirates

Salut à toi ö ma frégate

Salut au Fou que mon coeur encage

Et qui rêve de vous retrouver.

 

 

 

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Published by jean-yves cordier
24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 16:45

J'avais admiré Monsieur Everes argiades cet ètè, je rencontre Madame en cette fin du mois de septembre : le verso des ailes est semblable (mais celles-ci sont bien dépoudrées, comme fanèes, et les belles marques orange en regard de la petite cuche ne sont plus que des tac ) mais le recto est de ce profond marron propre aux dames azurées.

 

   Je l'ai trouvé à Crozon, au bord de la rivière de l'Aber, sur une prairie humide.

Il doit s'agir d'une deuxième voire troisième génération depuis les émergences d'avril. (première génération d'avril à juin, deuxième en juillet août.)

 

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   Voici le spécimen observé en juillet : était-ce un mâle ?

 

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La première description , sous le nom de papilio argiades, de l'Azuré du trèfle, peut être lue dans l'appendice au Voyage de M.P.S.Pallas en différentes provinces de l'Empire de Russie, et dans l'Asie septentrionale, traduit  de l'allemand par M. Gauthier de la Peyronie Paris 1788, Tome Premier, page 772 ; La description est en latin :

 

 

               66 PAPILIO Argiades. (Plebei ruric.)

 

Papilioni Argiolo utraque pagina similimus, sed dimidio minor, alisque subcaudatis (ut Papilio rubi) et angulo ani fulvo diversus. Femina (ut in Papilione Argo ) fusca. Habitat in  Holco odorato.

 

   Le traducteur y ajoute ce commentaire :

 

 * An papilio (cleobis) alis integris coeruleis, subtus argenteo-cinereis ; punctus oblongis nigris simplicibus. Gmel, syst nat, 4, p 2350.

  Je ne crois pas que ce papillon soit le même que le papilio argiades de  Fabricius ( Mant.ins, 2 page 76,n° 698) mais c'est plutôt le papilio cleobis qu'on retrouve en Autriche, dont celui de Russie ne diffère que parce que ses ailes sont un peu en queue."

 

 

Les noms de ce texte peuvent être rapprochés de noms contemporains :

Papilio argiolo : rapproché de Celastrina argiolus (Linnaeus 1758), l'Azuré des nerpruns.

Papilio rubi : rapproché de Callophrys rubi, le thécla de la ronce ou Argus vert

Papilione Argo :  rapproché de l' Argus bleu, Polyommatus icarus

Cleobis : rapproché de: Plebejus cleobis, Bremer 1861

 

Gmelse réfère à Johann Friedrich Gmelin, qui a supervisé et enrichi la treizième édition du Systema Naturaede Carl von Linné.

 

Fabricius (Mant.ins)se réfère bien entendu  à Johann Christian Fabricius, entomologiste danois, 1745-1808, et à son Mantissa insectorum sistens speciesnuper  detectas adiectis synonymis, observationibus, descriptionibus, emendationibus de 1787.

 

Enfin, ou surtout, l'auteur du Voyage en Russie est  Peter Simon Pallas, qui mena à la demande de Catherine II de Russie une exploration de la Sibérie de 1769 et 1774.

 

 

Etymologie.

Everes: genre dénommé par Jakob Hübner 1819 :Verz. bek. Schmett.(5) : 69.

   Macleod (1959) voit en everesun heros grec. Emmet 1991 est sceptique, note qu'il existe un mot grec eueres signifiant "bien équilibré", en parlant d'aviron, avec une bonne répartition du poids entre la partie intérieure et la partie située en dehors de l'embarcation ; par métonymie, il y verrait la désignation d'un rameur habile.

 

argiades : de argus et eidos, qui ressemble à . Donc, qui ressemble à un argus.

 

 

 

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Published by jean-yves cordier
18 septembre 2010 6 18 /09 /septembre /2010 08:00

Mi-septembre, déjà, et déjà les papillons se font plus rares.Et le lierre n'est pas encore fleuri, qui entrainera peut-être l'arrivée d'insectes gourmands attirés par les effluves melliflues.

 

                                                      Le grand jardin est défleuri, mon égoïste,

                                                       Les papillons de jour vers d'autres fleurs ont fui,

                                                       Et seuls dorénavant viendront au jardin triste

                                                                                    Les papillons de nuit.

 

                                                       La cueillette, Apollinaire, Il y a, in Poèmes à Lou, Poèsie/Gallimard 1969.

 

   Aussi ce Souci vient avec bonheur promener l'éclat de ses ailes à travers les prairies monotones :

 

 

  Le Souci, Colias croceus (Geoffroy 1785) ou Colias croceus, (Fourcroy 1785)

 

 

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   Pour les anglais, c'est le Dark Clouded Yellow, en raison sans-doute de la coloration sombre de la lisière du recto de ses ailes, mais ce recto, le Souci ne le montre jamais, et c'est tant-mieux qu'il ne nous expose que sa face ensoleillée et qu'il réserve les tristes nuages noirs de ses ailes aux amateurs de papillons épinglés.

 

   Son nom latin scientifique se réfère au crocus, ce qui n'est pas logique si on pense aux fleurs (les crocus sont de couleur violette, ou blanche, et le crocus sativus dont les étamines donnent les safran est mauve) mais cohérent s'il se rapporte au grec krokos, safran, pollen de crocus, avec des dérivés comme krokow teindre en jaune, ou krokov, jaune d'oeuf, ou comme Krokodeilos, "à la peau jaunâtre", désignant le lèzard puis notre crocodile (crocodrille en ancien français) .

 

 

   Le nom scientifique de Papilio croceus aurait, selon A.M.Emmet, été donné en 1703 par James Petiver (1663-1718), "le père de l'entomologie britannique", apothicaire londonien, botaniste, membre de la Royal Society, dont les collections rassemblées grace à ses correspondants américains formeront la base du British Museum. Il décrivit aussi le Petit Sylvain.

  

   Quand au nom de genre Colias, que l'on doit à Fabricius, 1807, c'est le nom d'un promontoire de la côte est de l'Attique où était érigé un temple dédié à Venus. A.Maitland  Emmet nous explique que Fabricius avait créé parmi nos Piérides le genre des Colias pour les piérides jaunes et celui des Pontia pour les piérides blancs, les deux noms renvoyant à Venus puisque pontios -qui vient de la mer- est un attribut de la déesse qui naît de l'écume. Si on peut y voir une simple réfèrence à la beauté de ces papillons, le goût de Fabricius pour les jeux de mot   incite Emmet à lancer l'hypothèse d'une allusion au grec kolias, un poisson de la famille du thon, avec calembour sur khole, kholos, la bile, en raison de la couleur jaune.

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Published by jean-yves cordier
17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 09:15

Au bord de l'étang de Moulin-Neuf à Plonéour-Lanvern, j'observe ces deux Sympétrum :

 

Rappellons que nous avons en Bretagne cinq Sympétrum : le fascié (striolatum), le rouge-sang (sanguineum), le noir (danae), le jaune (flaveolum), le méridional, et celui à nervures rouges ( Fonscolombii)

  Mes identifications n'étant pas qualifiée, je vais en défendre les arguments.

 

 

Tout d'abord le Sympétrum méridional :

  .son thorax est uniforme, et non strié.

  . Ses pattes sont noires et jaunes avec prédominance jaune.

  . Les marques noires de l'abdomen sont discrètes.

  . Les ptérostigmas sont longs, clairs, bordés de noir.

   . La lame vulvaire de la femelle est peu visible car non saillante.

   . La bordure du front ne présente qu'une marque noire discrète.

   . L' abdomen du mâle est rouge orangé, celui de la femelle est brun clair.

 

Voilà le candidat que je propose : une femelle.

 

 

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Le Sympétrum sanguin, ou rouge-sang, Sympetrum sanguineum.

 

. Ses pattes sont noires.

. Son thorax est peu strié, brun uniforme.

. il a des moustaches frontales noires le long des yeux.

. La base de ses ailes est colorée de jaune.

. Ses ptérostigmas sont rougeâtres.

.La face et les yeux du mâle sont rouges. Le bas des yeux de la femelle est verdâtre.

. L'abdomen du mâle , rouge vif est enflé en massue.

 

 

Je présente d'abord une femelle:

 

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Puis le mâle :

 

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Alors, qui veut corriger ma copie?

 

La nomenclature scientifique associe au nom de Sympetrum meridionale la mention Selys 1841 pour indiquer le zoologiste qui en a donné la description princeps et la date de cette desciption, et pour Sympetrum sanguineum  la mention Müller 1764.

 

Le baron Edmond de Selys Lonchamps(1813-1900) appartient à la noblesse belge. Cet homme politique successivement député, sénateur, vice-président puis président du Sénat belge fut un specialiste chevronné des odonates, ce qui ne l'empécha pas de s'interesser aux vertébrés ( Faune belge de 1842), aux mammiféres (Etudes de micromammologie 1834), aux oiseaux avec une collection de 3000 specimens et 37 publications, et aux névroptères.

Il publie une Monographie des Libellulidés d' Europe en 1840.

 

Otto Friedrich Müller (1730-1784) est un zoologiste et botaniste danois qui publia en 1764  Fauna insectorum fridrichsdalina : sive Methodica descripio insectorum agri fridrichsdalensis, dans lequel se trouve page 62, sous le numéro 547, la description de:

 "  Libellula sanguinea, alis hyalinis puncto marginali ferrugineo : dors sanguineo."

 

Au même auteur est lié le nom de Sympetrum pedemontanum (Müller in Allioni 1766), de libellula fulva (1764), effectivement décrit dans la Fauna insectorum sous le n° 544, de l'Aeschne printanière Brachytron pratense  ( n°543: LIBELLULA pratensis ),et de l'Aeschne isocèle.

 

 

A Bodonou  (St Renan) , j'observe cette libellule mâle à qui je décerne le titre de Sympétrum fascié, Sympetrum striolatum,( Charpentier 1840)

  en raison des critéres suivants :

 

Abdomen cylindrique, non dilaté en massue

pattes noires à lignes jaunes

ailes tout au plus teintées d'une petite tache jaune à la base,

Marque noire du front ne descendant pas le long des yeux,

Thorax bariolé par des bandes de couleur (jaune et rouge) et marqué par des sutures noires,

ptérostigmas rouge-sombre.

 

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Published by jean-yves cordier
7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 17:39

Temps pluvieux ce 7 septembre à l'Aber de Crozon : ni libellule ni papillon, si ce n'est ce Talisman, ou Anguleuse, ou Timandre aimée, la Timandra comae :  un papillon de nuit à livrée rose-fuschia pour ce temps gris.

 

 

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   Cette Timandre est une femelle, mais je profite de sa rencontre pour citer le Timandre de La Fontaine dans son opéra Galatée, où ce berger amant de sa Climène chante :

 

 

    Brillantes fleurs, naissez,

Herbes tendres croissez

Le long de ces rivages;

Venez petits oiseaux

Accorder vos ramages

Aux doux bruits de leurs eaux.

 

Clymène sur ces bords

Vient chercher les trésors

De la saison nouvelle

Messagers du matin

Si vous voyez la belle

Chantez sur son chemin.

 

Et vous charmantes fleurs,

Douces filles des pleurs

De la naissante Aurore,

Méritez que la main

De celle que j'adore

Vous moissonne en chemin.

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier
6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 16:38

  Doté de mon filet à papillon tout neuf, j'allais explorer les bords de l'étang de Pontavennec à Saint-Renan : de grosses libellules bleues passaient en vrombissant, multipliaient les acrobaties aériennes et me narguaient. "Des Anax, des anax", me disais-je puisque c'était les seuls que j'avais déjà photographiés.

    J'essayais de les attraper en faisant tournoyer ma manche à vent dans leur direction, et comme elles devaient se moquer de ce Tartarin !

    Mais l'une se posa sur la feuille d'un saule : tel Roger frappant de sa lance le dragon et délivrant Angélique pâmée, je projetait de toute mes forces l'épuisette vers sa cible, et dans une grande volée de feuilles, j'aperçus, belle et bien prisonnière de la blanche mousseline, le fier odonate : je le photographiait puis, généreux, magnanime, en un geste sublime, je le rendis à son cher azur.

   Ce ne fut qu'au soir que je constatais que ma prise n'était pas un Anax, mais un autre Aeshnidae, Aeshna cyanéa, l' Aeschne bleue.

 

En Bretagne nous pouvons voir en début de saison l'Aeschne printannière, puis les Aeschnes affine, mixte, bleue (la plus répandue), et l'Aeschne paisible, Boyeria irene.

 

Le nom, emprunté au latin scientifiqueaeshna "insecte de l'ordre des odonates" par Fabricius, attesté sous la forme aeschna en 1802,œshna en 1805 sous la plume de Cuvier et œschnepar J.B.Lamarck en 1809, est du genre féminin et se prononce selon le Larousse esk-ne. Alors que les lettres sch se prononcent ch dans deux tiers des mots, elles se prononcent [sk ] dans Æschne comme dans schizophrénie ou scherzo. (site Le français en vrac)

 

La ligature æ se prononce è comme dans chèvre et non é comme dans ex æquo ou et cætera. Mais en pratique odonatologique ces lettres collées ne sont pas utilisées, peut-être pour éviter la pénible utilisation du alt+0230 ou alt + 0198 sur le clavier .

 

Quoiqu'il en soit voici l'animal :

 

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 Cette image aux allures de personnage de dessin animé nous permet de regarder les trois ocelles ou yeux simples, disposés en triangle au devant des yeux et qui sont sensibles à la variation de luminosité, les deux petites antennes à sept articles, qui contiennent un organe d'orientation et d'équilibre comparable à notre oreille interne puisqu'il est équipé de cellules doté de statolithes et analysant les déplacements de ces petits cailloux.

   Le plus visible, ce sont les yeux, juxtaposition de 28000 "facettes", soit autant d'unités fonctionnelles nommées ommatidies: La caractéristique des yeux des aeschnes est d'être jointif sur une partie importante de leur circonférence.

 

 

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    L'aeschne bleue s'identifie notamment par ces deux taches claires  ovales sur le dessus du thorax.

 

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    Les ptérostigmas sont sombres :

 

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  Un autre indice d'identification est la fusion des taches colorées en une seule tache bleue sur les deux derniers segments : de beaux émaux turquoises...

 

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Peu après, j'en attrapais une autre : allais-je à nouveau lui imposer une dissection photographique ?

Un ou deux clichés et  je la relâchais ...sans me rendre compte que j'avais affaire à une Aeschne mixte, plus petite et de coloris bien différent avec son thorax roux rayé comme les frères Dalton de deux bandes jaunes.

 

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Published by jean-yves cordier
4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 08:24

 Dans mon jardin, au pied de mon chêne, le plus terrible des enfants que Nature eût porté jusque-là dans ses flancs : l'agent défoliateur n°1, capable de réduire à la calvitie complète les arbres de dizaines de milliers d'hectares, la Spongieuse, le " Bombyx" disparate (ainsi nommé car la femelle est aussi blanche, aussi bedonnante et  aussi rétive au vol que le mâle est svelte, sombre, et bon voilier),

 

    C'est lui, ou ses oeufs plus exactement, que l'entomologiste amateur Etienne Léopold Trouvelot ramena d' Europe à son domicile de Boston, 27, Myrtle Street : à l'occasion d'un orage, les chenilles s'échappèrent et ainsi Gypsy moth s'introduisit en Amérique où il fut, et où il reste, malgré toutes les méthodes d'éradication, le ravageur le plus important des forêts de feuillus des Etats -Unis.

 

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Published by jean-yves cordier
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 15:55

Je viens de recevoir un filet à papillon que je vais étrenner à Bodonou et à l'étang de Pontavennec. C'est bien amusant et un peu cruel . Les seuls papillons que je vois sont le Myrtil et le Tircis, aussi je me fais la main sur les libellules : Calopterys, agrions, sympétrum. j'apprends à les démailler en prenant leurs ailes entre pouce et index.

   Voici ma prise : je la photographie sous toutes les coutures, profitant de l'aubaine de m'en approcher sans qu'elle ne s'envole, puis je la relâche : elle se pose sur la première tige venue, et je constate que ma prise a laissé un mauvais pli à l'une des ailes; j'essaye maladroitement de la déplisser.

   De retour à la maison, je cherche à l'identifier. Voyons voyons : ptérostigmas bruns clairs...yeux rouges... nervures rouges peut-être... amorce des ailes teintée de jaune...pattes jaunes et noires... je ne parviens à la faire entrer que dans une seule identification : le sympétrum à nervures rouges, ou Sympétrum de Fonscolombe, Sympetrum fonscolombii . Eh bien, pourquoi pas?

 

 .... Pourquoi pas? Parce que le front n'est pas rouge, parce que la partie inférieure des yeux n'est pas bleue, parce que les ptérostigmas ne sont pas bordés de nervures noires.

  

 

 

 

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Mais qui est ce Fonscolombe ?

 

Hippolyte Boyer de Fonscolombe (1772-1853) est issu d'une riche famille de drapiers aixois dont le château du XXVIIIème , dans la vallée de la Durance, à 15 km d'Aix est actuellement situé au sein d'un domaine viticole produisant l'un des fleurons d'un AOC  Coteaux d'Aix en Provence.

   Mentionnons dans sa descendance Emmanuel de Fonscolombe, musicien, compositeur, nommé "Baron de La Môle" par Napoléon III, qui fut l' arrière grand-père d'Antoine de St Exupéry.

    Mais notre Hippolyte fut un grand entomologiste du Midi de la France, auteur d'un "calendrier de faune et de flore pour les environs d'Aix ", Aix 1845, botaniste créateur du parc du château de Fonscolombe, et c'est son patronyme (Boyer) qui a servi à baptisée l' Aeshne paisible, Boyeria irene.

   Son nom est associé aussi au Coenagrion caerulescens, (Fonscolombe 1838) et à l'Orthetrum brunneum (Fonscolombe 1837)

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Published by jean-yves cordier
3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 10:24

Elle est rusée, cette orthétrum réticulée, elle a de la bouteille, ce n'est pas à elle qu'on apprendrait à faire des grimaces : elle a blanchi sous le harnais, ou plus précisément elle a perdu la belle robe or et noir pour un manteau sombre moins coquet, aux manches usées, aux ourlets élimés, qui a le mérite d'être  discret. Elle traversait la prairie, évitant avec art l'épeire et son piège, inspectant les eupatoires et les carottes , survolant les ronciers,

              "longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse" 

    lorsque je la vis fondre en piqué , avec la même vivacité qu'une passante ayant repéré en rayon la robe d'été en solde dont elle n'a pas besoin, sur un pauvre Myrtil qui rêvait sur un trèfle.

   Elle le plaqua contre une tige et le dévora séance tenante.

 

 

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Présentation

  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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