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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 23:03

 

    La Cordulie bronzée Cordulia aenea

       et la libellule fauve Libellula fulva

           à Crozon

Lieu ; étang de Kerloc'h à Crozon

date : 12 mai 2012.

  Deux espèces précoces d'anisoptère, qui partageaient le même terrain de chasse et les mêmes zones d'atterrissage.

 

I. Cordulie bronzée Cordulia aenea (Linnaeus, 1758) Downy Emerald :

 Jeune (proche de l'emergence, les yeux n'ont pas encore leur beau vert émeraude) mâle.

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II. Libellule fauve Libellula fulva Müller, 1764 Scarce Chaser:

 

Jeune femelle : 

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Published by jean-yves cordier
11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 22:56

            Plouezoc'h, 6 mai 2012 :

     Gomphe joli, Gomphus pulchellus Selys, 1840

 

Nom scientifique :

  • nom de genre : Gomphus, Leach, 1815 du grec gomphos, "clou, coin, cheville", en raison de la forme en massue de l'abdomen des mâles.
  • nom d'espèce : Gomphus pulchellus, Selys, 1840, Monographie des Libellulidées d'Europe : 83, Roret, Paris. du latin pulchellus, "joli, charmant". Le nom avait été choisi par Stephens qui l'attribua à un specimen de sa collection, mais sans le décrire. voir : http://books.google.fr/books?id=0BQOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

 

  Les ailes brillantes témoignent d'une émergence récente.

 

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Published by jean-yves cordier
10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 20:47

 

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         Église de Guimaëc : Anne trinitaire.

 

    Ce groupe de bois polychrome du XVIIe siècle est placé à gauche de la chapelle de la Vierge, chapelle latérale gauche de l'église, alors qu'à droite de l'autel de chapelle se trouve les statues de saints Côme et Damien, taillé selon René Couffon dans la même pièce de bois.

    Sainte Anne est ici debout, tenant son livre fermé sous le bras droit. Les deux femmes sont placées l'une derrière l'autre, tournées de trois-quart vers la gauche, assez semblables par le voile qui recouvre leur tête, par leur visage aux joues rondes et rubicondes, mais la Vierge est de taille inférieure presque de moitié par rapport à sa mère, le sculpteur ayant trouvé l'artifice de la placer debout sur une sorte de tabouret afin que les trois visages de la grand-mère, de la mère et de l'enfant s'alignent en un cône. Les deux bras repliés puis  les deux pans à large courbe des étoffes participent à former dans sa partie basse cette large diagonale du cône, définitivement souligné par le galon doré des manteaux, dont la ligne se poursuit jusqu'aux pieds de l'Enfant-Jésus. Celui-ci rompt le mouvement levogyre des corps en nous faisant face pour nous bénir de la main droite, tout en maintenant à gauche ce globus crucigère qui le désigne comme Salvator Mundi, Sauveur du Monde.

   Si on considère la partie basse, on peut voir les socles des pieds des deux femmes comme les  degrés d'un escalier, d'une échelle spirituelle qui, à travers le mystère de la conception virginale de Marie dans le baiser de la Porte Dorée, puis à travers celui de la conception virginale de Jésus lors de l'Annonciation (avec intervention dans les deux cas d'un ange) réalise le dessein divin de l'Incarnation. Le chérubin sculpté sous les pieds de la Vierge, et celui qui s'affiche au sommet des rinceaux de la niche, ne sont pas seulement décoratifs, et si l'on sourit de voir les faces joufflues des Putti reprendre, comme un leitmotiv, les rougeurs épanouies des saints personnages qu'ils accompagnent, on comprend aussi qu'ils balisent un espace sacré 


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      N.B : selon René Couffon (Nouveau Répertoire des Églises et Chapelles ), le presbytère renferme un autre groupe trinitaire où Anne présente une grappe de raisin à Jésus que la Vierge porte sur ses genoux : il provient de la chapelle du Christ.

 

Poursuivre la visite :

Saint Côme et Damien (XVIIe), les frères jumeaux, chirurgiens qui ne se faisaient pas payer : ils ont bien mériter qu'on les qualifient d'anargyre, qui n'acceptaient pas d'argent. C'était il y a très longtemps (au IIIe siècle) et très loin d'ici (en Arabie).

   Ils respirent la santé, et leurs bonnes couleurs (dues aussi aux vertus du bon air breton) font de la publicité pour leur clinique.

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Mes autres coups de coeur, dans le désordre :

L'Ange buccinateur du Jugement Dernier, à la place de l'ancienne chaire :

avec l'inscription Surgite mortui, venite ad Judicium : Levez vous, les morts, et paraissez au Jugement.

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  Ce qu'il reste d'un arbre de Jessé (conservé dans la sacristie) :

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 Avant 1963, le Dr Louis le Thomas l'avait vu au presbytère, déjà réduit à la Vierge-Mère, Jessé et la Démone : seuls ces deux derniers demeurent aujourd'hui les témoins d'une belle oeuvre.  Le tronc de l'arbre débute son élévation, prenant racine dans la poitrine du père de David. La Démone à torse dénudé se tient cambrée et redressée, comme sur l'arbre de St-Aignan, et avance sa main, ou plutôt sa patte réduite à une serre tridactyle étreignant un objet énigmatique (L. Le Thomas).

  La Vierge était, paraît-il, "frustre" et l'ensemble "écrouté" : sans regret.

Il provient de la chapelle du Christ, qui date du XVIe siècle.

 

  La Vierge à l'Enfant :

Cette vierge couronnée provient de la chapelle Sainte-Rose de Lima. 

 

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Christ en croix vêtu d'une robe

  venant de la chapelle du Christ, au nord du bourg  : le Christ porte une robe pourpre et la couronne fleurdelysée.

 

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 Joseph d'Arimathie

provenant de la chapelle du Christ ; il provient d'un Sépulcre et tient le suaire.

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Saint Laurent

également déplacé ici depuis la chapelle du Christ, il tient le grill de son supplice

 

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Saint Dominique 

 de la chapelle du Christ, accompagné de son chien.

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Saint Mélar : XVIe

  : il tient en main une prothèse main-poignet , celle que l'on lui fit réaliser après que son oncle lui ait coupé la main droite et le pied gauche. Miraculeusement, il parvenait à faire remuer les doigts de cette prothèse d'airain.

  Fils du roi Miliau (celui de Guimiliau) il porte la couronne royale qui lui serait revenu de droit si son oncle n'avait pas assassiné le père et mutilé le fils avant de le faire décapité. Ici, il a encore la tête sur les épaules, comme à Lanmeur mais à Plouezoch la paroisse voisine il est représenté en saint céphalopode, portant sa tête sous le bras.

Une chapelle Saint-Mélar du XVIIe était en ruine sur la paroisse en 1880 et a été rasée en 1903. Mais cette statue proviendrait, là encore, de la chapelle du Christ (R. Couffon).


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Saint Eloi 

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Saint Maëc :

 

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Saint Fiacre :


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Saint François d'Assise :

provenant de la chapelle Notre-Dame de la Joie.

 

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Sainte Rose de Lima :

Une chapelle sainte-Rose de Lima, actuellement détruite, existait à Poul-Roudou, et dépendait de la seigneurie de Kervéguen.

  Sainte Rose de Lima (Lima,1586-1617) est la patronne des Amériques et la première sainte du Nouveau Monde, canonisée en 16

 

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Tableau de Saint Roch et de Saint Éloi,

"tableau sans mérite signé "BLEVIN 1790" " (R. Couffon) ; une chapelle saint-Roch, détruite, a servi de mairie à la fin du XIXe siècle.

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Published by jean-yves cordier
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 22:01

      L'église Saint-Pierre de Plougasnou (2)

    Autres statues ; bannières.

 

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Statue de saint Pierre, patron de l'église, et cadran solaire.

 

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 Cadran à 24 rayons ; signification ? 

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Deux anges portant des armoiries :

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II. Statues :

Évêque 

Chêne polychrome, XVIe, provient de la chapelle St-Sébastien à Kermouster :


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Saint Samson

Chêne polychrome, XVIe, provient de la chapelle Saint-Sébastien à Kermouster :

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Saint Sébastien: 

Chêne polychrome, XVIIe, provient de la chapelle St-Sébastien de Kermouster :

 

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 Autre statue de saint Sébastien :

Chêne polychrome, fin XVIe, provient de la chapelle Saint-Sébastien à Kermouster.

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      II. Bannières :


Bannière Le Minor,

  juillet 2006, sur des cartons de Jakes Derouet, et brodée par A.M. Fleiter et P. Cassard. Elle est consacrée à Saint Pierre et à Saint Samson.

 

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Bannière de l'Immaculée Conception :

XXe ?

 

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Published by jean-yves cordier
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 09:39

           Église de Plougasnou :  

                       Anne trinitaire

Voir aussi : Groupes de Sainte-Anne Trinitaire de la vallée de l'Aulne.

 

Groupe dit Anne trinitaire ( étiquetée ici Sainte Parenté ) :

Statue en bois polychrome du XVIe siècle. Sainte Anne est de taille adulte, elle se tient assise, la tête couverte d'une guimpe, vêtue d'une robe verte, les pieds reposant sur un piédestal. La Vierge est représentée, relativement à sa mère, comme une enfant ; elle est couronnée, ses cheveux non retenus tombent devant et derrière les épaules, elle endosse un manteau bleu à revers doré et porte des chaussures rouges : elle présente à son fils un livre, ouvert, à la tranche rouge. Ce livre, symbole de la transmission du savoir, de la tradition mais aussi des Écritures, c'est-à-dire du dessein de Dieu pour son peuple (Ancien Testament) sert d'espace transitionnel pour Jésus, en ce sens qu'il n'est pas un bien que le parent vient imposer à l'enfant, mais un lieu d'échange (ou de jeu) amenant l'enfant à participer activement, ce qui est apparent ici où Jèsus, à l'exemple de sa mère, pose un doigt sur la page. La question de savoir si c'est déjà Jésus qui, en sa nature divine, enseigne à sa mère une interprétation qui ouvrira au Nouveau Testament, ou bien si, comme un enfant de cet âge, il développe simplement les pouvoirs de son imagination ou de sa créativité dans un éveil à l'échange et à la relation ne trouve heureusement pas de réponse dans cet oeuvre, ce qui lui confère sa féconde capacité à nous faire, nous aussi, participer à sa création.

   A la différence d'autres groupes trinitaires, Anne reste extérieure à ce champ d'interaction, qu'elle se contente de cadrer. Son regard bonhomme, presque amusé, très humain, n'ote rien au caractère hiératique de sa posture et à la figure géomètrique de son siège, symboles prè-chrétiens de la Maternité primordiale : ce sont les caractéristiques de la Yakshini indienne comme des matronae ou matres gauloises (groupées souvent par trois), figures de la maternité (tenant un ou deux enfants) ou de l'abondance (tenant une corbeille de fruit).


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  Autres figures d'Anne, de la Vierge et du Christ.

Commençons par la plus belle :

1. L'éducation de la Vierge.

Ce groupe en pierre blanche provenant de Bourgogne (Auxois) daté du XVe siècle provient de la chapelle Saint-Yves à Kermaria. Classé M.H au 30/01/2007, on souligne son intéret remarquable pour le traitement des drapés, la chevelure de la Vierge et la guimpe à ruché.

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Vierge de pitié

Chêne polychrome du XVe siècle, provenant de la chapelle Notre-Dame de Pitiè à Kersaint, transférée à Pontplaincoat en 1856, classée M.H le 24/01/1979. (volée le 5/6 novembre 1992)

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Pierre blanche

autrefois polychrome, récemment restaurée 

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Vierge de poutre de gloire

Chêne polychrome, début XVIIe, provenant de la chapelle Notre-Dame de Pitié de Pontplaincoat

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L'éducation de la Vierge

Terre cuite, XIXe siècle.

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Published by jean-yves cordier
9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 08:46

            Église de Saint-Jean-du-Doigt :

              les inscriptions et les bannières.

 

I. Inscriptions.


1. Porche sud : inscription de dédicace, 1513.

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On en trouve la transcription sur le site infobretagne http://www.infobretagne.com/saint-jean-du-doigt.htm : 

Le XVIII jour de nove(m)bre l'a(n) MVCXIII fut l'Eglise de Céa(n)s dédiée p(ar) Anthoi(n)e de Grigneaulx Evesque de Tréguier.

  Muni de ce sésame et confronté à l'inscription, il est néanmoins difficile d'en retrouver les termes. Il faut noter que la lettre n est remplacée par un tilde ~ (ici une barre losangique) suscrit, que le -s- du mot "église" est aussi remplacé par un tilde, que les lettres -de- sont conjointes,  et que les lettres gothiques sont accolées pour tracer en dessous et en dessus un effet de dent de scie et que la ponctuation par point et deux-points s'insére dans le texte sans aucun espacement. Je lis ceci :

Le :  XVIII . jo. de . no

ve~bre . la~ . MVcXIII : 

fut . leglise . de . ceãs . d

edi . p . ãthoi~e . de . gr

ignaux . evesqu

e . de . treguier

 

Antoine de Grignaux, abbé de Saint-Sauveur de Redon, fut nommé évêque de Tréguier par la duchesse Anne en succession de Jean Callouët, et il exerça ses charges épiscopales  du 22 novembre 1505 au 16 novembre 1537, date de sa mort à Loches. On signale à son propos sa dévotion envers Saint Goneri, dont il développa le culte en instituant sa fête au premier mardi d'avril. On le mentionne aussi sous le nom d'Antoine de Talleyrand, cette famille se rattachant aux seigneurs de Grignols, et on rappelle son origine périgourdine. Il portait "de gueules aux chevrons d'or accompagné de trois croix potencées de même", armes qui se trouvaient à gauche de cette inscription avant qu'elles ne fussent martelées.

 

2. Pilier devant l'entrée par le porche sud.


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On y lit, dans une superbe écriture gothique : M . P : Chevalier fist : faire

Je remarque comment les lettres du mot "chevalier" sont conjointes au niveau du -he- et du- ier-, le -e-de ce dernier groupe perdant sa graphie pour mieux répondre à l'objectif d'une cadence faisant se succéder les traits verticaux et les dents de scie de la ligne supérieure.

  En 1909, A. de la Borderie écrivait (Bull. S.A.F p. 348) : "Un cul de lampe qui portait jadis une statue portait l'inscription : M.P. Chevalier fist faire. On a cru que c'était le nom de l'architecte. C'est certainement celui du donateur de cette statue". Il est étonnant que ce pilier ait été confondu avec un cul de lampe.

Les deux premières lettres correspondraient à des initiales, celles de Marc'hec Prigent.

Celui-ci fut chanoine de Tréguier, recteur de Plougasnou en 1460 ; il portait "d'argent au sautoir d'azur chargé de cinq annelets d'argent" et Pol Poitier de Courcy décrit la famille "Marc'hec (Le) sr de Kervoaziou et de Pontlanger, paroisse de Plougaznou, Ref. et monstres de 1423 et 1543.". Ce chanoine était-il chevalier ?

  Le fief d'origine, Pontangler, actuellement Pont ar Glec'h, Pont ar Gler, trouve son origine toponymique dans le breton pont ar Kloer (le pont aux clercs) ou pont ar glec'h, pont du lieu à rouir le lin.

  Mais je ne suis pas certain de la validité de cette lecture. Il se trouve que le patronyme Marc'hec signifie "chevalier", et que certains membres de famille Marhec sont nommés indifféremment "Marc'hec ou Chevalier". Faut-il lire "Messire Prigent Chevalier fist faire" pour "Messire Prigent March'ec fist faire" ?

3. Au dessus du dernier pilier droit avant le choeur :

selon Infobretagne: http://www.infobretagne.com/saintjeandudoigt-eglise.htm : on lit :

M:I: marec : rector de ceste paroesse : tresorier de Cornouaille et chãne

de treguier.

Personnellement je ne parviens pas à déchiffrer autre chose que les premières lettres, qui seraient les initiales de Jean (Iean) Marc'hec, trésorier de Cornouaille en 1425, recteur de Plougasnou

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4. Au dessus du dernier pilier gauche avant le choeur :

  Placé symétriquement à la sculpture précédente, comme deux donateurs présentés en orant sur un vitrail ou un tableau, cette inscription est très proche de la précédente mais ne comporte que deux parties.

  Toujours selon Infobretagne, il faut lire : M : p . militis. canonicus trecor : (vertical)

r: de : kemper.guezenec. (horizontal)

Cela désignerait Prigent March'ec. Une traduction serait : M. p. soldat? (ou plutôt officier) chanoine de tréguier, recteur de Quemper-Guezennec.



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 II. Bannières :

Une bannière faite aux ateliers de la Maison Le Minor de Pont-L'Abbé en juin 1957 est venue remplacer la bannière de pardon qui avait brulé dans l'incendie de 1955 : il y est indiqué qu'elle a été faite sur les cartons de Jo. Le Corre. Elle est bien-sûr consacrée à Saint-Jean-Baptiste.

 


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Published by jean-yves cordier
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 09:43

 

 

Les vitraux de Louis-René Petit à Saint-Jean-du-Doigt (29).


 

 


    C'est un ensemble de 10 verrières couvrant une surface de 80 m², remplaçant l'ensemble des vitraux du XVIe siècle détruits par l'incendie du 5 novembre 1955. Ils ont été mis en place en 1989-1991 et inaugurés par Mgr Guillon évêque de Quimper le jour du pardon de Saint-Jean le 24 juin 1990.

  J'emprunte au site Infobretagne http://www.infobretagne.com/saintjeandudoigt-eglise. l'image suivante qui permettra de situer les vitraux (désignés V1 à V10). J'ai appliqué des régles de numérotation différentes, celles du Corpus Vitrearum, numéro pair au sud, impair au nord. Je renvoie au site infobretagne pour la documentation historique complète de cette paroisse et de l'église, ainsi que pour l'inventaire photographique :

Saint Jean du Doigt : église

 

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Le chevet est éclairé par trois baies (Maîtresse-vitre, baie 1 et baie 2) au tympan de style flamboyant de la deuxième tranche de construction entre 1460 et 1470.

I. La maîtresse-vitre ou Baie 0.

Six lancettes de 11 panneaux, à tête trilobée et un réseau comportant une rosace. Remplage flamboyant. Élévation : 11 mètres.

Thème : le baptême du Christ et la Transfiguration. Ou, d'après les indications de l'artiste en 2005 sur son site http://www.louis-rene-petit.org/spip.php?article9, " la Nuée précédant le Peuple de Dieu, l'ouverture du Ciel, la couleur soutenue par l'espace, l'ombre devient transparente".

  Selon Maurice Dilasser, "Le fin réseau gothique de la haute fenètre évoque l'Église, Jérusalem céleste. Les tâches de couleur vives aux formes d'algues rappellent le printemps et la mer toute proche à l'est, et l'automne aux teintes chaudes mais qui s'éteignent dans la gravité du couchant, à l'ouest." (Patrimoine religieux de Bretagne, Le télégramme, 2006, p. 198)

 

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 vitraux 5494cc

 

 

 

                                 vitraux 5496cc

 

II. Baies du coté droit ou sud B2 à B6  du choeur vers le fond de la nef :

 

Baie 2, chevet  : trois lancettes trilobées de quatre panneaux. Remplage flamboyant.  Réseau en un groupe au sommet de  sept ajours et deux groupes latéraux de neuf ajours, plus deux écoinçons :

                                  vitraux 3441c

 

Baie 4  de deux lancettes trilobées de quatre panneaux  et réseau de sept ajours:

                                       vitraux 3440c

 

Baie 6 : deux lancettes de quatre panneaux et réseau de quatre  ajours (quatre-feuille, 2 mouchettes, 1 écoinçon).


                                      vitraux 3438c

 

Baie 8  dans la chapelle : à deux lancettes trilobées de trois panneaux et réseau à trois quatre-feuille et une pièce en losange : 

Louis-René Petit indique sur son site cette citation d'Isaïe : "comme un veilleur attend l'aurore".

                                 vitraux 3436c

 

Baie 10  dans la chapelle : " l'arbre de Jessé" à trois lancettes trilobées de cinq panneaux et réseau de cinq mouchettes et deux écoinçons :

Commentaire de L.R. Petit : "De la nuit des temps s'érigera la racine de Jessé comme un signal" (Isaïe)"

 Pour Maurice Dilasser (op. cité) " Le vitrail méridional fait transition. Sa partie basse évoque l'occident et la terre, et à son sommet, l'orient et le ciel. Entre les deux, l'échelle de l'arbre ou de la croix, lien des saisons et des généalogies".

                                vitraux 3433c

 

Baie 12  à deux lancettes trilobées de trois panneaux et réseau de huit ajours :

Ce jour-là, la lumière mettait mal en évidence le contraste entre les parties bleutées et les parties jaunes, qui motivent le commentaire de Louis-René Petit : " Tout espace, toute vie a son coté lumière et son coté ombre".

                               vitraux 3432c

 

 

III. Baies placées au nord B1 à B3 :

Baie 1  à trois lancettes trilobées de cinq  panneaux  et réseau de 14 ajours. Remplage flamboyant: 

Très partiellement masquée par le grand pavois d'une maquette ex-voto.

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Baie 3 à deux lancettes trilobées de trois panneaux et réseau de sept ajours :


                                               vitraux 3449c

 

IV. Baie de la facade occidentale :

Quatre lancettes trilobées de neuf panneaux et réseau de 32 ajours. Signature en bas à droite.

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V. L'artiste : Louis-René Petit (Melun, 1934-2007):


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Peintre verrier diplômé de l'école nationale des Métiers d'Art, il a ouvert un atelier à Orléans puis dans les Alpes-de-Haute-Provence, et a réalisé de très nombreux vitraux parmi lesquels :

  • église Saint-Saturnin de Saint-Sornin (Charente-Maritime) 19
  • Saint-Jean-du-Doigt
  • Eybiens
  • Saint-Benoît-sur-Loire
  • Montier-en-Der
  • Saint-Sauveur-de-Givre-en-Mai
  • Abbaye de Sénanque (1994 et 2001)
  • église Saint-Saturnin, La-Forêt-Sainte-Croix (Essonne) 2002
  • église Saint-Martin, Saint-Martin-en-Brière, 2001
  • église Saint-Blaise, Usclades (Ardèche), 2003
  • Rasdorf en Allemagne, 2003
  • église Saint-Saturnin à Saint-Brice, 2005

En Bretagne, on lui doit les verrières de Sizun (29) en 1989, d'une chapelle à Lanrivain (22) en 1995, de Saint-Servan (35) en 1973 et Le Minihic-sur-Rance (35) en 1993.

  Il fut co fondateur du groupe de verriers HYALOS en 1977, puis du groupe TRANSPAROIS en 1989. Le Centre International du Vitrail de Chartres écrit de lui : " il appartient à cette génération d'artistes qui explorent les ressources expressives des matériaux et nouvelles techniques pour dépasser l'approche traditionnelle du vitrail fondée sur le verre mis en plombs. En 1974, il use avec sensualité et poésie de la technique de la dalle de verre pour le préau du collège du Grand-Pré à Montargis : il réussit à rendre dans la masse du verre des formes colorées en vert proprement stupéfiantes, qui ressemblent à de lourdes gouttes d'encre se dissolvant lentement dans de l'eau. "

  L'un de ses principes fut de "dissocier les couleurs du graphisme du plomb", principe qu'il illustre par ce détail de la maîtresse-vitre de Saint-Jean-du-Doigt qui montre le passage des couleurs à travers les plombs sur des verres plaqués dégradés à l'acide, et l'autonomie du graphisme des plombs: 

 

(site de L.R.Petit)

  Cet artiste nous incite à découvrir toutes les innovations dans le travail du verre par les maître-verriers contemporain : cuisson, surcuisson, trempage, découpage au jet d'eau, contrôle des recuits et des tensions, soufflage de "cives" comme les décrivaient le moine médiéval Théophile par Gérard  Garrouste, recherche par Soulages à Conches d'un verre blanc translucide mais non transparent avec le Laboratoire de Saint-Gobain et le maître-verrier Fleury, et enfin expérience par Louis-René Petit de trempage vertical permettant de travailler le décor de grisaille, de jaune d'argent et d'émaux sur les deux faces du verre.

  Ces éléments techniques sont bien difficiles à comprendre pour un néophyte, mais face à un vitrail non-figuratif ou même abstrait, le spectateur est mis au défi de dépasser sa manière habituelle d'appréhender une oeuvre par son coté "anecdotique" (en reconnaître le sujet et apprécier comment il est rendu de manière originale et quelles émotions y ont été exprimées) pour en découvrir la matière pensée. C'est Soulages qui préconisait de penser la lumière : nous-voilà amenés, au XXIe siècle, à ne plus regarder le motif d'une oeuvre, mais à en observer les rythmes, le jeu des ombres et des lumières, les vibrations, les données immatérielles, et donc spirituelles. L'abbé Suger de Saint-Denis écrivait au XIe siècle que "l'esprit stupide s'élève à la vérité grâce à ce qui est matériel", mais le matériau qu'est le verre tient son génie paradoxal d' épurer sa matérialité pour la mettre au service de la lumière et de la couleur.

  Pour ce changement de regard, nous avons besoin de guides qui viendraient nous faire découvrir l'aspect technique des oeuvres : leur mise en oeuvre concrète, expliquant la fabrication du verre, l'utilisation des plombs, les dangers de surtension ou ceux de choc thermique et de casse et comment ils ont été maîtrisés ici, tout cela au service d'une pensée esthétique. 

  Ma première réaction face à ces vitraux a été d'évoquer une influence japonisante, et de voir les taches rouges, rosées, blanches ou vertes comme celles qui constellent une estampe de cerisiers en fleurs. Qui sera le critique qui m'initiera à dépasser cette gentille idée? 

 

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Published by jean-yves cordier
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 21:58

Église Saint-Pierre et Saint-Paul de Langonnet :

              L'art sulpicien.

  Pour une fois, ces exemples de la production de l'art religieux du XIXe-début XXe siècle ne sont pas relégués dans un placard de sacristie, dans l'obscurité d'un fond de chapelle ou au sommet d'une tribune inaccessible, voire à l'intérieur d'un confessional désaffecté et recoivent de la part des fidéles le culte auquel ils étaient destinés, rehaussant de leurs franches couleurs l'austérité d'une architecture romane que les cisterciens avaient voulu sobre et dépouillée, quasi silencieuse dans son intériorité.

  On distingue des exemples d'une production plus typiquement sulpicienne (qui reçoivent d'ailleurs les suffrages unanimes des cierges ) d'une statuaire de bois polychrome pour laquelle le nom du sculpteur lorientais Alphonse le Brun (qui a travaillé à la décoration des navires de la Marine) est évoqué. Il a travaillé aux églises de  Baden, Priziac, Pont-Scorff, Guidel, Guéméné, Saint-Avé, Séné, Theix, Meilars, à la production de statues ou de mobilier (tribune, chaire à prêcher) au 4ème quart du XIXe siècle.

 

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      saint Maurice : 

  La statue est de métal (fonte), elle date du XIXe et  son auteur est inconnu. Saint Maurice Duault tient du bras gauche l'abbaye Saint-Maurice de Carnoët dont il fut l'abbé jusqu'en 1191. Il tenait une crosse de la main droite.

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      Saint Maur  (oeuvre de Le Brun ?):

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      Sainte Apolline :

  Date et auteur ?

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       saint Yves (par Le Brun ?):

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      Le saint curé d'Ars :

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 Sainte Thérèse de Lisieux :

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Published by jean-yves cordier
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 18:38

 

      L'église St-Pierre et St-Paul de Langonnet :

Les vitraux de Gérard Lardeur et les chapiteaux romans.

Vitraux contemporains : voir aussi :

 

 Gérard Lardeur à Saint-Sauveur :

 

http://www.lavieb-aile.com/article-les-vitraux-contemporains-de-saint-sauveur-finistere-90229755.html

Manessier à Locronan, 

http://www.lavieb-aile.com/article-les-vitraux-de-manessier-a-locronan-chapelle-de-bonne-nouvelle-103071184.html

 Bazaine  à La Madeleine de Penmarc'h :

http://www.lavieb-aile.com/article-chapelle-de-la-madeleine-a-penmarc-h-les-vitraux-de-jean-bazaine-104010551.html

ou tout simplement les vitraux de Saint-Louis à Brest :

http://www.lavieb-aile.com/article-les-vitraux-de-l-eglise-saint-louis-de-brest-103429661.html

Jacques Le Chevallier à Gouesnou :

http://www.lavieb-aile.com/article-l-arbre-de-jesse-de-l-eglise-de-gouesnou-et-les-autres-vitraux-117897470.html,

 

 

 

langollet 3123

  Le visiteur trouve à l'intérieur de l'église des panneaux explicatifs remarquables, accompagnés de schémas et d'illustrations de qualité : j'en ai recopié quelques extraits, préjugeant que leurs auteurs n'y verraient pas d'inconvénients, et que le lecteur serait incité à en découvrir sur place les qualités pédagogiques.

  Langonnet est une antique paroisse jadis du diocèse de Cornouaille et que l'on trouve mentionnée dans le cartulaire de Landevennec au XIe siècle (sous la graphie Lan Chunuett). On peut penser que l'église actuelle a été construite sur un ancien établissement monastique bénédictin du Xe siècle. Deux siècles plus tard, un autre monastère fut fondé par les Cisterciens à quelques kilomètres du bourg, sur les bords de l'Ellé.

L'église dans ses parties les plus anciennes remonte à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle : de cette époque ne subsiste que la partie orientale de la nef dans le plus pur style roman.

   Au XVIe siècle, tout l'extérieur fut refait ainsi que les collatéraux, la chapelle des fonds et la partie orientale de l'église. On refit également les premières travées de la nef dans le style gothique.

   En 1662, des restaurations assez importantes eurent lieu et à cette occasion l'église fut couverte d'une nouvelle charpente.

Au XIXe le carré du transept est entièrement refait ainsi que le clocher qui le surmonte.

Une enveloppe gothique pour un intérieur partiellement roman, c'est toute la finesse de l'histoire et de l'architecture de l'église de Langonnet. 

 

      I. Les chapiteaux romans :

      L'église actuelle dont les dimensions intérieures sont de 32 m sur 12 m présente une nef de sept travées avec collatéraux dont quatre du coté nord et cinq du coté sud sont romans, un transept et un choeur à chevet plat.

  L'originalité des supports réside dans la forme des corbeilles et des chapiteaux. Réalisés dans la Bretagne des ducs, ces chapiteaux relèvent d'une école locale originale où on a pu déceler une influence celte.

 


  • Entrelacs en rectangle
  • Deux ovales accolés

 

chapiteaux 5403v  chapiteaux 5404c  

  •  Volutes
  • Faisceau de tiges à volutes

chapiteaux 5405  chapiteaux 5411

  • Main tenant un faisceau de volutes
  • Volutes et diamant

chapiteaux 5417  chapiteaux 5418

 

  • Main tenant une croix pattée

  chapiteaux 5432

 

  • Entrelacs en rectangle et une diagonale
  • Quatre lignes en gerbe

chapiteaux 5422  chapiteaux 5424

 

  •  Deux volutes et une pointe de diamant
  • Deux ovales amandiformes accolés

chapiteaux 5425   chapiteaux 5426

  • Scène de combat
  • Motif à type de feuilles

  chapiteaux 5412  chapiteaux 5430

 

  • Tête moustachue
  • Quadripède longiligne

chapiteaux 5410     chapiteaux 5428

 

  •    Personnage tenant une croix pattée et une palme.
  •    Deux animaux fantastiques

chapiteaux 5429  chapiteaux 5431

 

 

Personnages en demi-relief sur colonnette engagée (Vierge et Dieu le Père ??):

  • statue d'allure féminine serrant contre elle un objet ou un enfant
  • vieillard accroupi portant les mains vers sa longue barbe

 

  chapiteaux 5423  chapiteaux 5407cv   

 

  • Armoiries :

chapiteaux 5444

 

  • Crucifix encadré de deux oiseaux : ce chapiteau surmonte, à la troisième arcade du coté nord en venant du choeur, un massif carré dont chaque angle est entouré de deux colonnes jumelées engagées., l'ensemble du support s'appuyant sur une base unique et sans sculpture et soutenant un unique chapiteau carré dont l'astragale est remplacée par une simple pierre plate en forme de disque épais profilé de deux tores, dont le tailloir est de même constitué par une autre pierre plate, carrée, sans moulure.

 

chapiteaux 5414

 

  • Inscription du coté opposé du chapiteau précédent au dessus de la pile carrée à huit colonnettes : IESUSNASAR ENUSREXIUDEORUM, c'est à dire Jésus, roi des Juifs.

 

  • chapiteaux 5406v

 

II. Les vitraux de Gérard Lardeur, 1995. 

Voir aussi :  Les vitraux contemporains de Saint-Sauveur (Finistère).

  L'artiste s'est inspiré des effets de trame textile du lin ou de la toile de jute, pour réaliser avec une grande économie de couleurs des graphismes tracés par les plombs d'épaisseur variable

  Les vitraux sont présentés en partant du fond de l'église, coté sud jusqu'au transept, puis en faisant retour par le coté nord vers le fond.

 

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  Le cercle est un motif prédominant chez Lardeur, qui y voit l'entité humaine et sa division complémentaire entre matérialité et spiritualité.

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      Baie du bras nord du transept : trois lancettes trilobées et un réseau composé de deux mouchettes, fleurs de lys et écoinçons.

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      Baie du bras sud du transept, à trois lancettes trilobées, semblable au coté nord.

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III. La maîtresse-vitre par Pierre Toulhoat : la Passion, 1984.

  L'artiste quimpérois a placé ici un projet qui avait été proposé pour Saint-Jean-du-Doigt et refusé par les Monuments historiques. (Source : blog J.P. Le Bihan). Verrière à quatre lancettes trilobées de quatre panneaux.

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        La signature de Pierre Toulhoat est placée dans un panneau consacré au reniement de saint Pierre, alliant ainsi une allusion au patronage de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul, et au prénom de Pierre Toulhoat. Le coq du reniement est visible en haut à droite.

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IV. Le cadran solaire de 1703:

  Les armoiries en ont été martelées. Je propose la lecture Le Moine Recteur, Lesguern Fabriciens Fait par Eveillard.  

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Published by jean-yves cordier
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 22:02

             Église de Saint-Aignan (2):

                        La Trinité

 

st-aignan 1415c

 

Sous un cadran solaire très succint, une pierre porte la date de 1568 (et une inscription que je n'ai pas déchiffré).


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Au dessus de l'horloge, des armoiries, dont celles d'Olivier d'Arradon.

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Le retable de la Trinité , XVIe siècle :

 

Sur le fond d'une grande draperie retenue par une couronne, le Père et le Fils, surplombés par l'Esprit-Saint tiennent un tableau en forme d'arche où sont inscrits les mots SANTA TRINITAS UNUS DEUS. Aux quatre coins de cette composition trinitaire, des médaillons présentent les évangélistes et leur attribut : saint Marc et son lion, saint Matthieu et l'ange, saint Luc et le taureau, saint Jean et l'aigle. En dessous, deux anges porteurs de bougeoir présentent le calice et l'hostie de l'Eucharistie.

  Les couleurs sont le bleu du fond et de la robe de Dieu, le vert de celle des anges, le rose des visages, le brun des cheveux et barbes, mais c'est surtout le rouge et l'or qui dominent.

 

  Coome l'indique le site topic-topos, c'est ici le double mystère de la Trinité et de l'Eucharistie qui est représenté.

statues 1315c

 

Les statues :

  Elle proviendraient peut-être de l'abbaye de Bon-Repos.

Pietà, XVIe siècle :

statues 1399c

 

 

statues 1327c

Saint Cornéli :

statues 1394c

 

statues 1403c

 

Le choeur : saint Aignan et saint Paterne :

  L'église est dédiée à saint Aignan, évêque d'Orléans (358-453).

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Panneau de fondation d'un retable

dont on remarquera le N rétrograde du mot  CONSEIL 

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Saint Paterne, évêque de Vannes au Ve siècle. 

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Les sablières :

 

 

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st-aignan 1395c

 

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Armoiries de la famille d'Arradon:

de sable, à sept macles d'argent. Le berceau de cette famille est la seigneurie de Kerran à Arradon (56). Ces armoiries sont celles d'Olivier d'Arradon, seigneur de Bot-Pléven au XVIe siècle

 

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Les vitraux :

sont manifestement de Jean-Pierre Le Bihan, de Quimper :

st-aignan 1405v  st-aignan 1406c

 

Le mobilier :

 

st-aignan 1402c

 

Le confessionnal breton :

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 Il date du 19e siècle et  porte l'inscription MA ZAD PEC'HET MA ZEUZ, "Mon Père j'ai péché".

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st-aignan 1413c

 

 

Le haut-relief représentant le Fils Prodigue, illustrant le pardon par le père des fautes du fils qui a dépensé toute sa fortune : le frère resté sérieux auprès de son père  tient le manteau.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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