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12 janvier 2026 1 12 /01 /janvier /2026 11:17
Prison de Pontaniou. Cliché lavieb-aile janvier 2026.

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
11 janvier 2026 7 11 /01 /janvier /2026 22:51

Histoire des Orthoptères : Roesel von Rosenhorf 1749 reconnu par Linné 1758.

 

PRÉSENTATION

Dans l'histoire de l'étude naturaliste des Orthoptères (Grillons, Sauterelles et Criquets), l'étape clef a été, comme pour tous les autres classes d'insectes (et comme pour toute la Zoologie et la Botanique), la publication par Linné du Systema Naturae de 1758, et l'adoption d'une nomenclature binominale, à deux noms, nom de genre et nom d'espèce.

Malgré l'effet de tabula rasa de cette publication, il nous faut explorer l'état des études naturalistes avant 1758, c'est-à-dire avant que chaque espèce soit nommément désignée. La période où, depuis l'Antiquité,  ces petites espèces animales —que chacun pouvaient entendre, observer, voire côtoyer (le grillon du foyer) ou même adopter comme jouet, ou faire apparaître dans des fables ou des récits (le grillon Frobert dans le Roman de Renart) — ne pouvaient être désigné que par des noms très généraux, tandis que les savants, pour leurs études (dès Aristote, Pline l'Ancien ou Albert le Grand) et leurs collections (à partir de la fin du XVe siècle), devaient se référer à des "diagnoses" (descriptions concises de l'animal), presque obligatoirement associées à des illustrations par planches, d'abord grossières car gravées sur bois, puis plus fines car  peintes par des miniaturistes ou gravées sur cuivre.

Linné lui-même nous fournit, en 1767-1770, les noms des auteurs dont il s'est inspiré dans son travail sur les Insectes (SN 13e ed p. 535) : les anciens comme Aldrovandi, Mouffet et Jonston, ou bien pour les descriptions ou les monographies, celle de John Ray, de Lister [donc Goedart] Schaeffer et de Clerck (Icones insectorum rariorum, 1759) , ou pour l'iconographie les planches de Hoefnagel ou de Petiver, de Bradlaeus ou de Robert. Enfin pour la systématique, il indique que son travail de nomenclature a été poursuivi par Geoffroy (1762) Scopoli, Poda, Sultzer et Gronovius.

Il ne cite Roesel von Rosendorf que parmi les auteurs d'études sur les métamorphoses (avec Mérian).

Pourtant, le naturaliste allemand Roesel ou Rösel (1705-1759), formé à l'académie des Beaux-Arts de Nuremberg, est un miniaturiste et graveur sur cuivre hors-pair, et un observateur méticuleux des insectes, dans son Insecten Belustigung de ou "divertissement sur les insectes" à parution mensuelle. C'est le père de l'entomologie allemande, pour ne pas dire européenne, avec Réaumur.

La deuxième partie de son Insecten Belustigung est parue en 1749. Elle débute par l'étude des Scarabés, puis des insectes aquatiques (dont des libellules) avant de nous présenter les Orthoptères, qu'il dénomme "Heuschrecken und Grillen", Sauterelles et Grillons, ce qui n'exclue pas les Criquets inclus dans les Heuschrecken ou Sauteurs, à antennes courtes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/215838#page/7/mode/1up

https://www.digitale-sammlungen.de/de/view/bsb11214900?page=507

L'influence de ses descriptions sur Linné fut considérable, puisque le savant suédois, qui cite pour chacune de ses 49 espèces d'Orthoptères [désignés par lui comme Gryllus accheta, Tettigonia et Locusta, n'entrons pas dans ces subtilités] les descriptions des auteurs qui les ont décrites avant lui, cite 17 fois Roesel. Tous les autres naturalistes ne sont cités qu'une ou deux fois ou au mieux quatre fois pour John Leonhard Frisch et son  Beschreibung von allerley Insecten in Teutsch-Land de 1720-1760. Dix-sept fois pour Roesel, c'est énorme, plus d'un tiers des espèces.

Pour souligner l'importance de Roesel dans l'histoire de l'entomologie — en me limitant ici aux Orthoptères—, je veux présenter ici les 19 Planches qu'il leur consacre. Seulement ses planches, alors que celles-ci sont chaque fois précédées d'un long texte de description et de commentaires, d'une dizaine de pages d'écriture gothique allemande assez serrée.

Dans l'histoire de l'illustration entomologique (d'Aguilar 1966), on ne trouve pas d'équivalent dans la peinture des Orthoptères, même chez Joris Hoefnagel  vers 1579 ou chez Daniel Rabel en 1624, et c'est la précision et la fidélité des peintures qui ont permis à Linné une identification spécifique. 

Note : je n'ai pas retiré de ces planches les Mantes, que Linné incluait en 1758 dans le genre Gryllus.

Toutes les planches viennent de la bibliothèque numérisée de Munich MDZ.

 

Rösel von Rosenhof, August Johann: Der monatlich-herausgegebenen Insecten-Belustigung ... Theil. 2, Zweyter Theil

 

I. Pages 1 à 48 : Bordericht zu der Heuschrecken und Grillensammlung in welchem vornchmilch. Zwischen verschieben auslandischen und denen hiesigen arten eine Vergleichung angestellet wird. « Zone limitrophe de la collection de sauterelles et de grillons dans laquelle une comparaison est effectuée entre différentes espèces étrangères et locales. »

 7 planches d'espèces exotiques "d'Inde".

 

Planche I et II

Linné la décrit commme Gryllus Mantis religiosus et ajoute "vit en Afrique" : les naturalistes européens ne la connaissait-il pas chez eux?

 

 

Planche III

Linné la nomme Gryllus Mantis strumarius et précise qu'elle vit en Inde.

 

 

Planche IV

Linné  nomme une espèce Gryllus Acrida nasutus [aujourd'hui Truxalis nasuta], et renvoie à Roesel planche 1 (sic)  et 4, en précisant qu'elle est d'origine  africaine.

 

Planche V

Linné l'a baptisé Locusta cristatus et il précise Habitat in America, Arabia, Asia. C'est aujourd'hui Tropidacris cristata, localisée en Amérique centrale et du Sud

Planche VI

—La figure 2 correspond à Locusta elephas de Linné, espèce vivant en Afrique et classé dans le genre Pamphagus.

—Linné nomme l'espèce de la figure 3 Tettigonia pupus, et ajoute qu'elle vit en Ethiopie. On la nomme aujourd'hui Hetrodes pupus, et on la localise à la corne sud de l'Afrique, ce qui s'accorde avec le fait que Petiver (Gazophylacci. t.13 f.7 page 6) l'avait nommé Locusta-talpa Capensis, car le specimen provenait du Cap de Bonne-Espérance.

 

 

Planche VII Locusta Indica praefat

Linné  baptise cette espèce Gryllus Mantis  gongylodes du grec signifiant "arrondi" (pl.7 fig 1, 2, 3) venant des Indes, aujourd'hui Gongylus gongylodes, c'est une empuse (en anglais Wandering violin, le violoniste vagabond). Elle est particulièrement connue pour balancer son corps d'avant en arrière afin d'imiter un bâton qui se balance au vent.

 

II. Pages 49 à 104 Sammlung der Heuschrecken und Grillen hiesigen landes Collection de sauterelles et de grillons de ce pays

I.Die in grass kebende grösste hellschreckte mit ihrer Fortpflanzung und übrigen Eigenschaften. "La plus grande sauterelle vivant dans l'herbe : reproduction et autres caractéristiques". Planche VIII et IX

Linné, en 1758, la reconnaît et la nomme Decticus verricuvorus, c'est notre Dectique verrucivore qui, selon Linné en Suède, était utilisé pour traiter les verrues, qu'elles mordait.

On voit comment Roesel ne se contente pas de la représenter en ses deux sexes (mâle 1, femelle 2), mais l'observe avec soin (comme Jean-Henri Fabre plus tard) et décrit la ponte de la femelle, puis la sortie des formes juvéniles du nid (fig.8). Il va jusqu'à disséquer une femelle et en dessiner les organes.

 

 

II. Die auf den Bäumen und Büschen sich aufhaltende grösste heuschreckte, mit ihrer Fortpflanzung und übrigen Eigenschafften. " La plus grande sauterelle vivant dans les arbres et les buissons, avec son mode de reproduction et d’autres caractéristiques". Planche X et XI

Linné la nomme Gryllus Tettigonia viridissimus, aujourd'hui Tettigonia viridissima Linné, 1758, notre Grande sauterelle verte.

 

 

III. Die Haus-Grille nest ihrem Ursprung und Forpflanzung. "Le grillon domestique, son nid
son origine et sa reproduction". Pl. XII.

Linné la nomme Gryllus domesticus, aujourd'hui Acheta domesticus ,c'est le Grillon domestique (ou du foyer). Roesel le représente mâle ou femelle, au repos, en vol (ou saut), il montre les formes juvéniles et les œuds. En bon miniaturiste, il crée un effet de réel en dessinant l'ombre porté (comme les miniaturiste de Gand)

 

 

 

IV. Die Schwarze Feldgrille mit ihrem Urfsprung "Le grillon noir et son origine" pl XIII

Linné le nomme Gryllus campestris, c'est le Grillon champêtre. Roesel le représente mâle ou femelle, il montre les formes juvéniles et les œuds, mais aussi et surtout son terrier.

 

 

V. Der geflügelte Maulwurf ("La taupe ailée") XIV et XV

 

Linné reprend le nom attribué par Moffet en 1649, " Gryllo talpa", le Grillon-taupe, ou Courtilière. Le souci pédagogique (didactique si vous préférez) de Roesel est flagrant. Il ne veut pas montrer un specimen de collection, mais veut partager son émerveillement face au vivant. Il montre ici la finesse des ailes (fig.10), la forme en pelle des pattes (fig.11).

 

Pages 105 à 124 Sammlung verschiedener ausländischer heuschrecken Collection de diverses criquets exotiques Pl XVI et XVII (LOCUSTA INDICA)

 Planche XVI : selon Linné, il s'agit de sa Gryllus Bulla serratus, (Prionolopha serrata) qui vit "en Inde" (ou du moins en Amérique du Sud dans la forêt tropicale).

Pl XVII

Linné y reconnaît Coleoptera Gryllus Mantis siccifolius (pl. 17 f.4 et 5), espèce des Indes aujourd'hui Phyllium siccifolius de l'Ordre des Phasmes ; 

 

 

Pl XVIII

La spectaculaire figure 6 montre la Locusta morbillosus de Linné, qui porte bien son nom, "morbilleux" dérivé de morbillus "rougeole". Aujourd'hui Phymateus morbillosus, qu'on trouve en Afrique du Sud

 

Pl XIX (LOCUSTA INDICA)

Linné y reconnaitra  Gryllus Mantis gigas pl 19 f 9 et 10, provenant de l'île d'Ambon en Indonésie, aujourd'hui Phasma gigas.

 

 

Puis page 125 -149 Beschreibung etlicher an grösse und farbe verschiedener hiesiger heuschreden , "Description de plusieurs sauterelles locales de tailles et de couleurs variées"Pl. XX et XXI

 

 

 

 

Planche XXI

Fig 2 : Die sogenannte Schmetter oder Klapper Heuschrecke "La sauterelle dite papillon ou sauterelle à sonnettes" . Linné nomme cette espèce aux ailes rouges vif Locusta stridulus (Psophus stridulus ou Oedipode stridulante). Elle émet lorsqu"elle se déplace un bruit de crécelle.

 fig 4 Die mit schonene blaulich, grünen unterflügeln gezierte heuschrecke "La sauterelle ornée de magnifiques sous-ailes bleu-vert" Linné la nomme G. Locusta caerulescens

 fig 6 : Roesel écrit :Noch eine andere Art dieser heuschrecken-Gattung, mit rosen-farben unterflügeln "Encore une autre espèce de ce genre de sauterelle, avec des ailes inférieures de couleur rose." :

  Citée par Linné dans sa descrition de G. Locusta italicus qui précise qu'elle habite en "Europe australe", c'est le criquet italien ou caloptène italien Calliptamus italicus aux superbes ailes roses.

 

 

Beschreibung noch zwener heuschrecken dieses landes davon die eine grünliche, die andere blauliche unterflügel führet "Description de deux sauterelles de cette région, l'une à ailes inférieures verdâtres, l'autre à ailes inférieures bleuâtres," pl XXII

 

Sammlung der Heuschrecken und Grillen hiesigen landes

Die schädliche Strich Heuschrecke XXIV = "La sauterelle rayée nuisible"

Linné la nomme Locusta migratorius

 

 

 

 

 

En 1822, le naturaliste (et peintre de planches) Jacob Johann Hagenbach nomma en son honneur son espèce de sauterelle, une Decticelle,  Roeseliana Roeselii. Symbola faunae insectorum Helvetiae exhibentia vel species novas vel nondum depictas page 39 et pl. 24

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132944#page/39/mode/1up

https://www.lavieb-aile.com/article-la-decticelle-bariolee-metrioptera-roeselii-77663805.html

Mais on trouve aussi le cilié  Stentor roeseli Kahl ou Ehrenberg 1835, le coléoptère aquatique Cybister roeseli (forme synonyme de C. lateromarginus De Geer 1774) et le charançon Hilipus roeseli C.H.Boheman, 1836.

SOURCES ET LIENS

AGUILAR (Jacques d'), COUTIN, FRAVAL, Les Illustrations entomologiques, INRA ed, 154 pages, 1966

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Published by jean-yves cordier - dans Histoire entomologie Entomologie. XVIIIe siècle
8 janvier 2026 4 08 /01 /janvier /2026 17:00

Ensemble de 16 baies (vers 1479, restaurées) de la collégiale Saint-Étienne d'Eymoutiers. I. Les baies 0 à 11.

Voir sur cette collégiale :

Voir :

PRÉSENTATION.

Cet article s'appuie sur la description princeps de Gatouillat 2011.

Construite au XIéme siècle dans le style roman, l’église collégiale Saint-Etienne d’Eymoutiers a été fortement endommagée, en particulier pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453), guerre qui fut particulièrement acharnée dans le Limousin situé alors à la limite des possessions françaises et anglaises.

Le chœur roman, totalement détruit, sera remplacé par un magnifique chœur gothique tardif, commencé en 1451.

Un ensemble de 14 verrières anciennes de l'abside, des deux absidioles et de leurs collatéraux, auquel s'ajoute l'oculus du bras nord du transept, constituent selon Gatouillat "la plus importante série de vitraux du Limousin", ensemble où dominent de remarquables camaïeux de grisaille et de jaune d'argent plus ou moins ponctués de taches de couleur. Le programme formel réunit dans les lancettes de saints personnages en pieds, la Vierge et l’Enfant, Joseph, Jean l’Evangéliste et Jean le Baptiste, Anne, Laurent, Madeleine, Michel, Antoine, Catherine, Jacques, Pierre, Thomas, Paul, Etienne Christophe, Philippe, Barthélemy, Sébastien, etc. Mais les saints locaux comme Léonard, Valérie et Psalmet ne sont pas absents. Ils sont parfois accompagnés de donateurs, alors que les tympans accueillent des scènes de l'Histoire du Salut, de plus petite échelle. Le chantier débuta en 1451, bénéficia des largesses de Louis XI (donc après 1461) puis du dauphin et futur Charles VIII (dont on trouve les armoiries sur les vitraux), mais aussi de Jacques d'Armagnac, comte de la Marche vers 1475. Selon un document, trois des fenêtres du chœur était vitrées en 1479, et l'ensemble du chantier était achevées en 1485. 

Les verrières des deux bas-côtés (sauf une) présentent des similitudes dans l’emploi de la peinture en grisaille et du jaune d’argent. De même, les trois verrières centrales du chœur 0, 1 et 2 montrent une grande analogie dans la composition de l’image et se distinguent par l’abondance et l’intensité des couleurs vives ; elles seraient les plus récentes (vers 1480).

Les chanoines d'Eymoutiers bénéficièrent aussi de l'aide de l'évêque de Limoges (de 1457 à 1484) Jean I Barthon de Montbas dont le portrait figure en baie 1, mais aussi des dons privés de couples (armoiries des Romanet en baie 14), ou de confréries.

Le ou les  verriers anonymes figuraient certainement parmi les meilleurs de l'époque, du moins pour le chœur, comme en témoigne le raffinement des damas, ou la grande variété des teintes des verres.

Les vitraux furent restaurés par Lucien-Léopold Lobin vers 1872 (baie 13),  puisb par l'atelier Champigneulle de Bar-le-Duc vers 1883-1884, puis par Francis Chigot, de Limoges en 1916-1931. 

Endommagé par un dynamitage dans le voisinage en 1944, les vitraux furent remis en état en 1947-1949 par l'atelier Chigot de Limoges, puis à nouveau restauré lors d'une campagne échelonnée entre 1980 et 1990 par l'Atelier du vitrail de Limoges (ancien atelier Chigot). L’ensemble des verrières a été classé monument historique en 1907.

En 2004, des panneaux furent déposés et confiés au LRMH devant l'acceptation de la corrosion (voir le dossier technique), ils sont remplacés par des caches noirs.

Les vitraux pourtant anciens et classés n'ont pas bénéficié d'un double vitrage, et ne sont "protégés" que par un grillage dont l'ombre défigure en partie leur examen, et les images.

 

Numérotation In Gatouillat 2011

 

LA BAIE 0 OU BAIE AXIALE DE L'ABSIDE.

Cette baie de 10, 60 m de haut et 1,60 m de large comporte 2 lancettes trilobées au décor réparti sur 3 registres présentant 6 saints en pieds, et un tympan à  un trilobe et 2 quadrilobes au dessus d'un large écoinçon.

Les six figures de saint sont placées dans des niches architecturales devant des tentures damassées, galonnées et frangées. La verrière a été complétée par Champigneulle en 1883 (notamment pour les dais, qui ont été refaits), restaurée par Chigot en 1932 puis par l'Atelier du Vitrail de Limoges en 1985.

 

 

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Le registre supérieur des lancettes : Saint Joseph (moderne) et la Vierge à l'Enfant (v.1479).

Saint Joseph tient une fleur de lys.

La Vierge à l'Enfant

Devant une tenture damassée verte au motif de rinceau de feuilles et de petits fruits ronds, la Vierge en robe bleue sous un manteau blanc damassé  et galonné de pierreries, porte l'Enfant nu qui tient une rose.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Le registre médian des lancettes : saint Pierre et saint Étienne.

Saint Pierre, en manteau rouge damassé et tunique blanche, portant le livre et une clef, cotoie saint Étienne, tenant la palme du martyre et un livre où est posé une pierre, allusion à sa lapidation. Seule la tête de ce dernier est d'origine.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Le registre inférieur : saint Jean et saint André.

Saint Jean l'évangéliste porte une bleue sous un manteau jaune, il bénit la coupe empoisonnée d'où s'échappe le démon sous forme d'un petit dragon.

Saint André tient sa croix en X, il est vêtu d'un manteau pourpre et d'une tunique blanche.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

 

Le tympan : le Jugement dernier.

Dans le trilobe supérieur, le Christde la Parousie trône sur l'arc-en-ciel, portant le manteau de pourpre et montrant ses plaies. En dessous, la Vierge (moderne) et saint Jean.

Dans le quadrilobes inférieurs, la résurrection des morts : un roi et un empereur sortent de leur tombe, sous la'ppel de la trompe d'un ange placé dans l'écoinçon central.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

LA BAIE 1 OU BAIE GAUCHE DE L'ABSIDE.

Comme la précédente, cette baie de 10, 60 m de haut et 1,60 m de large comporte 2 lancettes trilobées au décor réparti sur 3 registres présentant 6 saints en pieds, et un tympan à  un trilobe et 2 quadrilobes au dessus d'un large écoinçon.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Registre supérieur : Jean Barthon de Montbas en donateur devant saint Jean-Baptiste.

Sous des dais architecturaux ouvrant sur des arcs en accolade, très remaniés, les personnages sont présentés devant des tentures damassées, galonnées et frangées. 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

1°) L'évêque de Limoges Jean Barthon de Montbas

La tenture damassée verte a le même motif de damas qu'ailleurs, un entrelacs de tiges à feuilles larges et de fruits ronds groupés par trois.

L'évêque de Limoges Jean I Barthon de Montbas est agenouillé devant son prie-dieu au livre ouvert, tenant la crosse épiscopale, portant la mitre à fanons, une chape damassée rouge bordée de pierreries, et ganté de chitothèques à bagues et plaques d'orfèvrerie. La tête et la mitre sont modernes.

Contre le prie-dieu, ses armoiries d'azur au cerf d'or à la reposée, au chef échiqueté d'or et de gueules,  sommées de la mitre et traversées par la crosse en pal.

Ce panneau, comme le suivant, devait se trouver au regitre inférieur.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

2°)Saint  Jean-Baptiste.

Il est vêtu de la peau de chameau recouverte d'un manteau bleu damassé et il désigne de l'index l'Agneau de Dieu reposant sur le livre.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Registre médian : saint Paul et saint Philippe.

Saint Paul tient l'épée de sa décollation. Il est vêtu d'un manteau bleu clair damassé et d'une tunique juane d'or également damassée. 

Saint Philippe tient son attribut, la croix à longue hampe. Il porte un manteau vert dont un pan voile sa tête, et une robe pourpre.

 

 

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Registre inférieur : saint Jacques le Majeur et sainte Marie-Madeleine.

Saint Jacques, curieusement de dos,  est coiffé du chapeau à larges bords à coquille, et vêtu d' un manteau rouge. Il tient son bourdon sous l'aiselle.

Marie-Madeleine tient le flacon d'onguent, elle porte sous un manteau damassé bleu  une robe rouge.

 

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Le tympan.

Dans le trilobe central est peint en jaune d'argent sur fond rouge l'Arbre de la Connaissance autour duquel s'entoure le serpent à tête anthropomorphe cornue. Sur un fond de murailles crénelées, Adam, et Ève tenant la pomme, occupent les quadrilobes latéraux, masquant leur nudité d'une feuille.

Une rose boutonnée d'or est peinte dans l'écoinçon central tandis que les écoinçons latéraux montrent le soleil et la lune.

 

 

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LA BAIE 2 OU BAIE DROITE DE L'ABSIDE.

Cette baie de 10, 60 m de haut et 1,60 m de large comporte également 2 lancettes trilobées au décor réparti sur 3 registres présentant 6 saints en pieds, et un tympan à  un trilobe et 2 quadrilobes au dessus d'un large écoinçon. Les lancettes montrent six apôtres, Jacques le Mineur, Simon, Thomas, Barthélémy, Jude Thaddée et Matthieu, dans des niches à voutains  colorés, creusés d'une fenêtre, ouvrant par des arcs en accolade, devant des tentures damassées, galonnées et frangées, le sol en mosaïque de carrés ou de triangle indiquant la perspective. Chaque apôtre, pieds nus, tient le livre et son attribut distinctif.

 

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Registre supérieur : les apôtres Jacques le Mineur et Simon.

Saint Jacques le Mineur se reconnaît à son bâton de foulon, il porte une tunique verte sous un manteau rouge. Saint Simon, aux habits de couleurs inversées, tient une scie.

 

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Registre médian : les apôtres Thomas et Barthélémy.

Saint Thomas porte une lance, saint Barthélémy un couteau à dépecer.

 

Registre inférieur : saint Jude et saint Matthieu.

De profil, un saint apôtre (probablement Jude Thaddée) tient une sorte de piquet. Il porte un manteau-voile damassé rouge et une robe verte.

Saint Matthieu (tête moderne) tient une hache . Il est vêtu d'un manteau pourpre clair et d'une robe bleue.

 

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Le tympan.

On y voit trois anges musiciens peints au jaune d'argent sur grisaille. L'un joue une sorte de trompe ou de flûte, l'autre du luth, le troisième de la harpe. On retrouve la rose sur l'écoinçon central.

 

 

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LA BAIE 3 AU NORD DE L'ABSIDE.

Cette baie de  9 m de haut et 1,30 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 4 registres , et un tympan à  3 ajours et 6 écoinçons.

Les lancettes présentent 6 saints personnages, et un couple de donateurs.

Les personnages en pieds sont placés dans des niches à voutains  colorés, creusés d'une fenêtre, ouvrant par des arcs en accolade, devant des tentures damassées, galonnées et frangées, sous des dais architecturés hérissés de fleurons,  le sol en mosaïque de carrés ou de triangle indiquant la perspective.

 

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Registre supérieur : un saint archevêque, et saint Léonard de Noblat.

Le saint archevêque , bénissant d'une main portant un gant à gland de passementerie, porte une chasuble rouge à croix chargée de pierreries, sur une tunique bleue galonnée d'or et une tunique longue blanche d'où dépasse une pantoufle à extrémité pointue. Tenture verte damassée du motif à rinceaux habituel ici.

Saint Léonard de Noblat , saint du Limousin du Ve siècle, est le patron des prisonniers dont il est réputé obtenir la libération. C'est ce qui explique qu'on le voit ici tenant des fers.

Il porte une dalmatique bleue semée de fleurs de lys d'or (rappelant les armoiries de la ville de Saint-Léonard-de-Noblat) sur une tunique blanche. Il est tonsurée.

 

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Registre médian : saint Louis et saint Jean-Baptiste.

Saint Louis est revêtu d'un manteau bleu fleurdelysé à collet d'hermines.

Jean-Baptiste porte l'habituelle peau de chameau sous un manteau rouge et désigne de l'index l'Agneau de Dieu portant l'étendard à croix blanche.

 

 

 

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Troisième registre  : sainte Marguerite et sainte Catherine d'Alexandrie.

Sainte Marguerite est identifiée par son dragon (en gris à ses pieds) et son crucifix, ici à longue hampe, elle porte une robe bleue et un manteau rouge.

La tenture damassée verte porte un motif à feuilles crénelées et ponctuées qu'on retrouve sur la tenture rouge derrière sainte Catherine.

 

Sainte Catherine se reconnaît à sa couronne, son épée, son livre ouvert, et la palme de martyre, elle porte un manteau blanc damassé d'un large motif blanc et une robe bleue.

 

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Registre inférieur : couple de donateurs.

Les commanditaires sont présentés face à face devant leur prie-dieu portant des livres ouverts.

Le chevallier en armure porte une cotte armoriée d'or à la croix ancrée d'argent chargée d'une étoile de même mais ces armoiries n'ont pas permis de l'identifier. On remarque ses cheveux jaune paille, ses longs éperons sur des solerets pointus.

Son épouse est coiffée d'un hennin haut et pointu dont le voile descend jusqu'à ses reins, ce qui est un signe de distinction sociale. On remarque aussi ses bretelles de chemise jaune fourrées, fourrure qu'on retrouve près du coussin rouge, et sa ceinture large à pierrerie sur sa robe bleue.

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Le soubassement porte deux écussons précisant la restauration par Champigneulle de Bar-le-Duc en 1884.

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Le tympan.

Dans cette scène reconstituée du Calvaire, le Christ en croix a été inséré au sommet, avant 1846, tandis que la Vierge et saint Jean ont été créés par Champigneulle en 1884.

 

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LA BAIE 4 AU SUD DE L'ABSIDE.

Cette baie de  9 m de haut et 1,30 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 4 registres , et un tympan à  un grand trilobe entouré d' écoinçons.

Les lancettes présentent 6 saints personnages, et une assemblée de donateurs.

Les personnages en pieds sont placés dans des niches à voutains  colorés, creusés d'une fenêtre, ouvrant par des arcs en accolade, devant des tentures damassées, galonnées et frangées, sous des dais architecturés flamboyant,  le sol en mosaïque de carrés ou de triangle de diverses couleurs,  indiquant la perspective.

 

 

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Registre supérieur : sainte Anne à gauche, la Vierge à droite.

Sainte Anne présente un livre ouvert à sa fille Marie. Elle porte une guimpe, une robe bleue serrée par une ceinture verte et un manteau rouge.

La Vierge en robe pourpre et manteau bleu tient l'Enfant sur le bras droit et lui présente un objet, une bourse liée par un cordonnet. L'Enfant tient, par un manche, jaune, un objet polyédrique (un hochet?). Mais pour Françoise Gatouillat, il tient un fruit, tandis que l'objet tenu par sa mère n'est pas mentionné. En fait, le "cordonnet" est vraisemblablement la main du Fils, posée sur quelque citron.

 

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Registre inférieur : un saint évêque ; saint Sébastien.

L'évêque bénissant de la main droite, en tunique verte sous une chasuble violette, n'est pas identifiable.

Sébastien est présenté comme à l'accoutumée, athlétique, seulement vêtu d'un petit pagne blanc, et tenant son arc et quatre flèches de son supplice (dont une quinzaine de plaies sont visibles).

 

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Registre médian : saint Antoine et saint Christophe.

Saint Antoine, à la barbe d'ermite, porte l'habit de son Ordre hospitalier, les Antonins, avec ce couvre-chef caractéristique dont les deux pattes descendent plus ou moins bas devant les oreilles, et qui, associé à au manteau à larges manches, forme la "coule", que F. Gatouillat décrit comme marqué du tau spécifique, mais que je ne retrouve pas. Par contre, la poignée de sa canne est bien incurvée en tau. Il porte le chapelet à gros grain, autre de ses attributs, et il tient le livre, la Règle qui le désigne comme fondateur de son Ordre. On voyait jadis, selon l'abbé Texier, le cochon, dernier de ses attributs.

 

 

 

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Saint Christophe traversant le fleuve en portant l'Enfant Sauveur du Monde 

Il porte une robe verte et un manteau rouge, et s'aide de son bâton de passeur.

 

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Le registre inférieur : les donateurs.

Ils sont rassemblés sous des niches gothiques à 3 baies, tendues de draps d'honneur. 

 

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À gauche, une femme et trois clercs (tonsurés, en robe blanche et col de couleur bleu ou rouge, probables chanoines), sont précédés par un homme (un riche marchand?) en long manteau pourpre, agenouillé sur un coussin : appartiennent-ils tous à la même famille, ou seulement à la même confrérie ? Un livre posé sur le sol indiquait peut-être leurs noms, on lit Secu---, Secu---, Ann, Bencu--, Dum--, Varu---.

Les deux panneaux ont été fortement complétés au XIXe, voire au XXe siècles.

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À droite, une femme en robe rouge et coiffe violette est devant, agenouillée sur le coussin écarlate, suivie de trois hommes jeunes et de trois jeunes femmes. Là encore, s'agit-il d'une famille (comme j'ai tendance à le penser), ou à une possible confrérie, de sainte-Anne par exemple? La première et la dernière femmes tiennent un chapelet et un missel.

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Le tympan.

Autour d'un soleil ondé central, deux anges jouent à l'aide d'un plectre d'un instrument à cordes pincées. Même carton retourné, avec fond rouge damassé.

Dans le lobe supérieur a été placé (par Champigneulle sans doute) un panneau du XVIIe siècle en grisaille, sanguine et jaune d'argent représentant le Christ aux liens, émergeant du tombeau entouré d'une gloire rayonnante.

 

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LA BAIE 5 DE L'ABSIDIOLE NORD.

Cette baie de  6,20 m de haut et 1,20 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 2 registres , et un tympan à  un grand trilobe entouré d' écoinçons.

Les lancettes, très remaniées présentent 4 saints personnages, et un couple de donateurs avec des armoiries.

Un panneau a été déposé et confié au LRMH : il s'agit du vitrail représentant la tête de saint Michel, situé sur le deuxième registre de la lancette b, panneau b2. Voir LRMH page 28

Les personnages en pieds sont placés dans des niches gothiques à voutains, devant des tentures damassées,, sous des dais architecturés modernes. Le sol en mosaïque de carrés ou de triangle de diverses couleurs,  indique la perspective.

 

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Registre supérieur : la Vierge et saint Michel terrassant le dragon.

La Vierge, couronnée, rvêtue d'un manteau blanc galonné d'or, présente à son Fils une fleur à la tige et aux feuilles dorées. L'Enfant est nu, nimbé d'or, et trace une bénédiction.

Saint Michel,  en armure recouverte d'un manteau rouge et brandissant une lance à croix pattée qui pénêtre dans la gueule du dragon (voir clichés LRMH), le terrasse de la pointe de ses solerets.

 

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Registre inférieur :  Saint Joseph et un donateur : saint Antoine et une donatrice.

Les panneaux de la lancette de gauche sont modernes.

À droite, saint Antoine tenant sa canne en tau, piétine des flammes, rappelant son efficacité face au Mal des ardents.

La petite donatrice est coiffée d'un hénnin.

 

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À gauche, les armoiries restituées, de gueules au chevron d'or traversé d'une omble d'argent accompagné de 3 coquilles de même, sont dites par Joseph Boulaud de la famille de Ruben de L'Ombre de Coudert.

À droite , un écu écartelé d'azur à trois croisettes d'argent aux un et quatre , de gueules à trois maillets d'argent au deux , et de gueules à trois fasces d'or au trois  sont dites inversées de la famille de Disnematin de Salles, et, selon Alain Sené (1979) elles sont là pour Martial Disnematin, consul de Limoges en 1460.

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LA BAIE 6  DE L'ABSIDIOLE SUD.

Cette baie de  6,00 m de haut et 1,15 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 2 registres , et un tympan à  4 trilobes imbriqués entourés d' écoinçons.

Les lancettes, très remaniées présentent la Vierge et saint Psalmet, vénérés par les donateurs de la confrérie de Saint-Psalmet.

Les personnages en pieds sont placés dans des niches gothiques avec gables à crochets et fleurons, devant des tentures damassées. 

 

 

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À gauche, la Vierge à l'Enfant, tenant une fleur de lis.

À droite, saint Psalmet, en jeune homme imberbe tenant un livre, debout pieds nus sur un ilôt entouré de la mer où nagent des poissons.

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La confrérie de Saint-Psalmet.

Inscription : C'EST LA CONFRERIE DE S. PSAUMUS (*) / C'EST LA CONFRERIE MONSr S. PSAUME.

(*) pour Psalmodius.

[ou de saint Psalme]

À gauche, cinq personnages sont regroupés mains jointes derrière un homme en habit blanc et chaperon rouge. Sa tunique est plissée sous une ceinture à la taille. Il est agenouillé sur un coussin à pampilles. 0 ses pieds est posée une couronne. Il est assimilé à Louis XI.

À droite, cinq autres personnages sont groupés derrière un homme assez semblable à son vis-à-vis, mais qui porte l'épée et qui a posé devant lui un chapeau  que F. Gatouillat compare au chapel doré de Charles VI exhumé dans la Cour Carrée du Louvre. Il pourrait s'agir de Jacques de la Marche, comte d'Armagnac à partrir de 1646 (arrêté en 1475, il sera décapité en 1477).

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LA BAIE 7  DE L'ABSIDIOLE NORD.

Cette baie de  6,20 m de haut et 1,20 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 2 registres , et un tympan à  un grand trilobe entourés d' écoinçons.

Les lancettes présentent quatre personnages en pied . Les grands gables des dais architecturaux sont ornés de statuettes de prophètes portant des phylactères.

Les personnages en pieds sont placés dans des niches gothiques, devant des tentures damassées. 

Trois  panneaux ont été déposés et confiés au LRMH de Champ-sur-Marne .

 

 

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Registre supérieur : saint Jean-Baptiste et saint Louis.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Saint Louis. 

Seule la partie inférieure est d'origine, la partie supérieure étant restituée. Et le manteau d'hermines au dessus d'une robe rouge fourrée, laisse penser qu'il s'agissait plutôt d'un saint docteur de théologie, de droit ou de médcine, comme saint Yves, ou saint Côme.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Registre inférieur, à gauche : saint Antoine et un donateur.

Il est identifié par son habit, sa canne en tau, la marque en tau de sa robe, son livre, les flammes rappelalnt le Mal des ardents, mais aussi par sa clochette, celle que portaient les cochons dont les Antonins avaient le privilège de leur divagation dans les forêts communes.

Le panneau manquant montre, à ses pieds, en donateur, un chevalier en armure, et une blason de fantaisie, d'azur à trois chérubins d'or.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Registre inférieur, à droite : sainte Catherine et une donatrice.

Seule nous est accessible la donatrice, portant un hennin.

Le blason de gueules au calice d'or entouré du monogramme IPM renvoie à Jean-Pierre Maury, curé de l'église en 1870-1872, suite à une restauration par Lobin.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Le tympan.

Autour de l'oculus central montrant la Sainte Face (nimbe crucifère sur fond rouge), trois anges (sur fond damassé de rinceaux) tiennent des phylactères où est indiqué GLORIA IN EXCELSIS [DEO].

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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LA BAIE 8  DE L'ABSIDIOLE SUD.

Cette baie de  6,00 m de haut et 1,15 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 2 registres , et un tympan à  4 trilobes imbriqués entourés d' écoinçons.

Les lancettes présentent quatre saints en pied sous des niches à dais dont les gables sont à crochets : saint Martial, saint Pierre, sainte Valérie et saint Antoine .

Saint Martial et saint Pierre.

À gauche, saint Martial (SANCT MARSAU), portant la mitre et tenant un livre et la croix archiépiscopale, est vêtu d'une chape blanche à revers rouge.

Saint Pierre, en manteau blanc doublé de vert, tient le livre et la clé.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Sainte Valérie et saint Antoine.

Sainte Valérie (inscription VALERIA) porte, d'une facture moderne, la palme du martyre.

Saint Antoine est entièrement moderne.

 

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LA BAIE 9  DU COLLATERAL NORD.

Cette baie de  6,00 m de haut et 1,15 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 2 registres , et un tympan à  1 trilobe  entouré d' écoinçons.

Les lancettes présentent 4 saints en pied:  un saint évêque et saint Michel, et Anne trinitaire devant sainte Marie-Madeleine.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Registre supérieur : saint évêque ou saint abbé : Saint Michel terrassant le dragon.

Le saint abbé (il tient sa crosse en main droite) tient un livre dans la main gauche, comme un fondateur d'ordre ou de monastère.

Le motif du damas de la tenture bleue à grossees feuilles polylobées, n'avait pas été employé dans les autres verrières.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Registre inférieur : sainte Anne trinitaire  et sainte Marie-Madeleine.

Sainte Anne présente la Vierge Marie sa fille (couronnée, robe bleue et manteau blanc) qui tient l'Enfant dont on remarque surtout la tête nimbée.

Marie-Madeleine (robe rouge et manteau blanc) tient le flacon d'onguent, sur une tenture bleue à motif de damas à grosses feuilles.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Le tympan.

Dans l'oculus central, l'Agneau de Dieu avec le nimbe crucifère et l'étendard de la résurrection est entouré de 3 anges tenant (en rapport avec le tympan de la baie 7) des phylactères portant l'inscription TE DEUM LAUDAM, sur des fonds à rinceaux colorés au jaune d'argent.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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LA BAIE 10  DU COLLATERAL SUD.

Cette baie de  6,40 m de haut et 1,20 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 2 registres , et un tympan à  1 grand trilobe entouré d' écoinçons.

Les lancettes présentent quatre saints en pied, saint Christophe et saint Barthélémy, puis saint Martial et sainte Valérie.

Il faut toute la perspicacité de Françoise Gatouillat pour savoir découvrir, dans les quadrilobes des fenêtres des dais architecturaux, deux minuscules blasons, l'un à gauche aux armes du dauphin, l'autre à droite aux armes de France d'azur aux trois fleur de lys.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Registre supérieur : saint Christophe et l'apôtre saint Barthélémy.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Saint Christophe, barbu,  porte l'Enfant Sauveur du Monde et tourne son regard vers lui, tandis qu'il franchit le fleuve, en s'appuyant sur une perche. Il porte une tunique rouge et un manteau blanc, et ses cheveux sont retenus par un bandeau, conformément à la tradition iconographique. 

Dans l'eau du fleuve a été peint  en grisaille et  jaune d'argent un navire (un mât, une vergue, un nid-de-pie).

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Saint Barthélémy tient le couteau à dépecer de son martyre, on y lit la marque de coutellerie "R".

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Registre inférieur : saint Martial et sainte Valérie (figures modernes).

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Le tympan : le Jugement dernier.

Dans le lobe supérieur du trilobe, le Christ Juge drapé de pourpre trône sur l'arc-en-ciel, montrant ses plaies et entouré , en haut, d'instruments de la passion et sur les côtés de deux anges soufflant dans leur trompe.

En dessous, un empereur sort du tombeau, coiffé de la tiare.

Les anges des lobes latéraux sont du XIXe siècle.

 

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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LA BAIE 11  DU COLLATERAL NORD.

Cette baie de  6,00 m de haut et 1,65 m de large comporte  2 lancettes trilobées au décor réparti sur 2 registres , et un tympan à  1 quadrilobe et 2 écoinçons.

Les lancettes présentent quatre saints en pied, saint Laurent et saint Eutrope et sainte Valérie (sic) et saint Amand.

L'oculus central du tympan a été déposé et confié au Laboratoire de Champs-sur-Marne.

 

 

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Le registre supérieur.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Saint  Laurent, tonsuré, tenant le grill en main droite et le livre en main gauche.

Il porte la dalmatique. Son nom est inscrit sur le socle.

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Saint Eutrope en évêque.

L'inscription du socle indique S. EUTROPI EPI[SCOPUS]. 

 

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Registre inférieur : saint tenant une épée ; saint Amand.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

À gauche, devant une tenture rouge à grosses feuilles, un saint tient une épée dressée et un livre. Ses cheveux sont courts et blonds. Il porte un manteau bleu à fermail doré et une tunique blanche serrée par une ceinture dorée, tunique qui est bordée d'hermines en partie basse. 

Une inscription moderne le désigne, selon Gatouillat comme "Sainte Valérie", alors que je lis  SANCTA puis VIFANA ?? (mais non HELENA)

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

À droite, saint Amand ermite de Limoges, désigné par inscription SANCTUS AMANT. Il porte la barbe et tient un bâton et un livre.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Le tympan.

Le panneau déposé représente saint Martial tenant la croix archiépiscopale et sainte Valèrie acéphale.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les vitraux de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

SOURCES ET LIENS.

https://www.limousin-medieval.com/collegiale-de-eymoutiers

https://www.mairie-eymoutiers.fr/histoire/historique/les-vitraux/

https://photos-eglises.fr/Limousin/87/Eymoutiers/Vitraux/vitraux.htm

—DELAGRANGE (Robert), DESPROGES (abbé), 1943, "La Collégiale d'Eymoutiers (Haute-Vienne) : monument historique... : [Description des vitraux : leur symbolisme, identification des personnages"  Introduction par Dupelaud / Limoges : Impr. Société des journaux et publications du Centre , 1943, non consulté.

—GATOUILLAT (Françoise), 2011. Eymoutiers, ancienne collégiale Saint-Etienne. In : Gatouillat & Hérold, Les vitraux d'Auvergne et du Limousin, Corpus Vitrearum Medii Aevi, Recensement IX pages 253-265

— LOISEL, (C.) | BAUCHAU, (F.) | HUGUENOT, (J.-B.) | FRANÇOIS, (A.) | CARPENTIER (V.), "EYMOUTIERS - 87, Haute-Vienne (Limousin). Collégiale Saint-Étienne (ancienne). Choeur, baies 5, 7 et 11 : vitraux (XVe siècle) : état sanitaire et analyses scientifiques, Etude et rapport", edition Champs-sur-Marne : LRMH, février 2015 - 2015

https://www.lrmh.fr/Default/doc/SYRACUSE/84170/eymoutiers-87-haute-vienne-limousin-collegiale-saint-etienne-ancienne-choeur-baies-5-7-et-11-vitraux?_lg=en-US

— SENÉ (Alain), 1962, Les vitraux anciens de l'église collégiale d'Eymoutiers Thèse de doctorat de  Lettres, Poitiers (non consulté, cité par F. Gatouillat)

https://www.sudoc.abes.fr/cbs/DB=2.1//SRCH?IKT=12&TRM=096065613

— SENÉ (Alain), 1979,  Signatures de donateurs et de verriers relevées sur les vitraux de l'église Saint-Etienne d'Eymoutiers, Haute-Vienne / Alain Sené / Limoges : [S.n] , 1979

—TEXIER (Jacques), 1846, Vitraux d'Aymoutiers,  Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin p.86, 221-230

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6548532p/f95.item

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6548532p/f230.item

https://www.google.fr/books/edition/Manuel_d_%C3%A9pigraphie/FvmZNX8OC_UC?hl=fr&gbpv=1&dq=%22aymoutiers%22&pg=PA376&printsec=frontcover

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Published by jean-yves cordier - dans XVe siècle Héraldique Donateurs
29 décembre 2025 1 29 /12 /décembre /2025 12:06

Les appui-mains des  23 stalles (1470-1480, restaurées et complétées au XIXe) de la collégiale Saint-Étienne d'Eymoutiers.

 

—Voir dans ce blog  sur les stalles des églises en France :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne par ordre chronologique:

 

PRÉSENTATION

L'église du 12e siècle a été remaniée aux 13e et 14e siècles. 

A partir de 1451, le  choeur et des chapelles collatérales du chevet  furent reconstruites après les destructions de la guerre de Cent ans. Vers 1475, les remarquables  vitraux du choeur et des chapelles collatérales  furent mis en place .

Peu de temps après la construction de ce chevet, la collégiale fut dotée de stalles  ; il s’agit d’un ensemble de la fin du XVe siècle qui a été modifié, reconstitué peut-être avec les éléments existants et l’apport probable de boiseries du chœur des églises voisines (Saint-Pierre-Château ou Notre-Dame, actuellement détruites), et  remontés dans une structure moderne.

K. Lemé-Hebuterne a proposé en 2013 une mise en perspective, aussi bien stylistique qu’iconographique, de l’ensemble d’Eymoutiers avec les stalles contemporaines conservées dans la région. C’est avec celles de Solignac que les points communs sont les plus nombreux, ce qui permet de confirmer une datation dans les années 1470-1480.

Les miséricordes ne sont pas sculptées, et je m'attache à présenter ici les  29 appuis-main des parcloses des  23 stalles, en en  détaillant l’iconographie. 

L'ensemble des stalles d'Eymoutiers se distingue par  la rareté des moulures croisées.

Aujourd'hui, les stalles du chœur, derrière la balustrade les séparant de la nef, sont ordonnées à proximité du lutrin et d'un autel , en deux ensemble nord et sud se faisant face, avec 9 stalles hautes au sud et 8 stalles hautes au nord,  et 3 stalles basses de chaque côté.

Je les désignerai en les numérotant de la nef vers le chevet en les désignant sous l'abréviation SH et SB, NH et NB pour Stalles Hautes et Stalles Basses, Sud et Nord. Les appui-mains portent le n° de la stalle dont ils assurent le soutien de la main droite de l'occupant, sauf mention contraire.

Liste:

SH1, côté gauche : homme coiffé d'une pèlerine à capuche.

SH1 : visage grimaçant au nez épaté, coiffé d'un bonnet.

SH2 : homme coiffé d'un voile-manteau et tenant un phylactère.

SH3 : canard.

SH4 : homme barbu portant une capuche.

SH5 : personnage au buste brisé, tenant sur ses genoux un objet (assiette, écuelle).

SH6, main gauche : Samson combattant le lion, ou, paysan ouvrant la gueule d'un lion.

SH6 : homme, partie haute bûchée.

SH7 : dragon ailé ou oiseau au bec brisé.

SH8 : joueur de cornemuse.

SH9 : canard.

SB1 côté gauche : homme barbu.

SB1 : chanoine à tête de chien tenant des deux mains son bonnet.

SB2 : dragon ailé, tête repliée et menaçante.

SB3 : visage d'homme à la barbe courte et peignée .

NH1  : chien jouant de la flûte à bec. 

NH2 : chien (ou ours, ou singe) assis, portant un capuche rabattue.

NH3 : tête d'animal aux longues oreilles, sortant ses deux pattes de l'habit monastique qu'il porte : évocation de Renart prêchant aux poules?

NH4 : tête d'homme, bûchée, coiffé d'un chaperon.

NH4 : tête d'un homme coiffé d'une capuche et riant aux éclats.

NH5 : centaure coiffé et vêtu, agrippé à sa patte droite et armant sa main gauche près du visage.

NH6 : quadrupède (chien ? ours ?) tête posée sur le dos.

NH7 : oiseau ou chimère dont la tête est brisée (aigle?)

NH8 : personnage à tête animalisée, coiffé d'un bonnet et d'un chaperon rabattu, vêtu d'une robe ample ; main droite brisée.

NH8 : chien rongeant un os.

NB1 : buste d'homme casqué à visière relevée.

NB2 : personnage à tête simiesque.

NB3 : palmipède.

NB3 : animal à crinière et museau allongé et évasé.

On compte ainsi parmi ces 29 motifs  13 hommes (aucune femme) dont de possibles caricatures de chanoines ; 5 animaux à costume ou accessoire humains ; 5 animaux (canards, chien) ; 2 dragons ; et 3 animaux hybrides. Je note l'importance des motifs dont l'interprétation est en partie difficile à préciser.

On remarque la présence de deux instruments de musique : cornemuse et chalémie. 

On remarque l'absence, rare, de végétaux.

Vue générale.

 

 

 

 

 

 

 

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

LES 12 STALLES DU CÔTÉ SUD

 

 

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Les stalles hautes HS

 

Appui-main de la stalle SH1, côté gauche : homme coiffé d'une pèlerine à capuche.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Appui-main de la stalle SH1 : visage grimaçant au nez épaté, coiffé d'un bonnet.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Appui-main de la stalle SH2 : homme coiffé d'un voile-manteau et tenant un phylactère.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Appui-main de la stalle SH3 : canard.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Appui-main de la stalle SH4 : homme barbu portant une capuche.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Appui-main de la stalle SH5 : personnage au buste brisé, tenant sur ses genoux un objet (assiette, écuelle) .

Le contenu du plat est sculpté avec précision, mais je n'ai pu l'identifier (Coq??)

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

Appui-main de la stalle SH6, main gauche : Samson combattant le lion, ou, paysan ouvrant la gueule d'un lion.

Le même motif se trouve sur une miséricorde SH2 de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue (André Sulpice, 1473-1487), ou sur les jouées des stalles de Saint-Pol-de-Léon (1504-1520).

 

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Appui-main de la stalle SH6 : homme, partie haute bûchée.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Appui-main de la stalle SH7 : dragon ailé ou oiseau au bec brisé.

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Appui-main de la stalle SH8 : joueur de cornemuse.

Jean-Luc Matte le décrit ainsi dans son Encyclopédie de la cornemuse : " musicien aux joues gonflées, début XVIème (sic), 1 bourdon d'épaule, le hautbois a disparu ainsi que les bras et les mains du musicien."

 

L'outre est aussi gonflée que les joues du joueur de musette, mais ce qui a disparu, c'est le souffle-vent qui sortait initialement de la bouche du musicien.

Il est vêtu de houseaux, ces guêtres en tiges grossièrement nouées par deux cordelettes, laissant deviner l'origine paysanne  du joueur, ou du moins son statut pauvre et itinérant.

 

 

Stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Cliché lavieb-aile 2024.

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Appui-main de la stalle SH9 : canard.

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Appui-main de la stalle SB1 côté gauche : homme barbu.

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Appui-main de la stalle SB1 : chanoine à tête de chien tenant des deux mains son bonnet.

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Appui-main de la stalle SB2 : dragon ailé, tête repliée et menaçante.

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Appui-main de la stalle SB3 : visage d'homme à la barbe courte et peignée .

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LES STALLES DU CÔTÉ NORD.

 

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Appui-main de la stalle NH1  : chien jouant de la flûte à bec

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Appui-main de la stalle NH2 : chien (ou ours, ou singe) assis, portant un capuche rabattue.

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Appui-main de la stalle NH3 : tête d'animal aux longues oreilles, sortant ses deux pattes de l'habit monastique qu'il porte : évocation de Renart prêchant aux poules?

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Appui-main de la stalle NH4 : tête d'homme, bûchée, coiffé d'un chaperon.

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Appui-main gauche de la stalle NH4 : tête d'un homme coiffé d'une capuche et riant aux éclats.

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Le côté est des stalles hautes : NH5 à NH8.

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Appui-main de la stalle NH5 : centaure coiffé et vêtu, agrippé à sa patte droite et armant sa main gauche près du visage.

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Appui-main de la stalle NH6 : quadrupède (chien ? ours ?) tête posée sur le dos.

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Appui-main de la stalle NH7 : oiseau ou chimère dont la tête est brisée (aigle?)

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Appui-main de la stalle NH8 : personnage à tête animalisée, coiffé d'un bonnet et d'un chaperon rabattu, vêtu d'une robe ample ; main droite brisée.

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Appui-main gauche de la stalle NH8 : chien rongeant un os.

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Les 3 stalles basses nord.

Appui-main de la stalle NB1 : buste d'homme casqué à visière relevée.

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Appui-main de la stalle NB2 : personnage à tête simiesque.

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Appui-main de la stalle NB3 : palmipède.

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Appui-main gauche de la stalle NB3 : animal à crinière et museau allongé et évasé.

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SOURCES ET LIENS.

https://photos-eglises.fr/Limousin/87/Eymoutiers/stalles.htm

https://www.limousin-medieval.com/stalles

https://structurae.net/fr/ouvrages/collegiale-saint-etienne-d-eymoutiers

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_2015_num_173_1_12263

—LABORDERIE, (A. de), 1927, Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin t.LXXII

—LEMÉ-HÉBUTERNE (Kristiane), 2013, . Les stalles de la collégiale d'Eymoutiers. Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, 2013, T. CXLI. Non consulté.

"Peu de temps après la construction de ce chevet, la collégiale fut dotée de stalles (Kristiane Lemé-Hébuterne, « Les stalles de la collégiale d’eymoutiers », p. 93-110) ; il s’agit d’un ensemble de la fin du xVe siècle qui a été modifié, reconstitué peut-être, à partir d’éléments anciens remontés dans une structure moderne. Les miséricordes n’étant pas sculptées, l’auteur s’attache aux vingt-neuf appuis-main dont elle détaille l’iconographie et termine par une mise en perspective, aussi bien stylistique qu’iconographique, de l’ensemble d’eymoutiers avec les stalles contemporaines conservées dans la région. c’est avec celles de solignac que les points communs sont les plus nombreux, ce qui permet de confirmer une datation dans les années 1470-1480."

https://www.academia.edu/43115014/Les_stalles_de_la_coll%C3%A9giale_Saint_Etienne_dEymoutiers?f_ri=3652682

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_2015_num_173_1_12263

 —MATTE (Jean-Luc), encyclopédie de la cornemuse,

http://jeanluc.matte.free.fr/fichdk/eymoutiers.htm

Sur les stalles en générale :

— BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols,444 p. âges 159-162

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 211.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Appui-mains XVe siècle Sculpture Cornemuse Musiciens Dragons
22 décembre 2025 1 22 /12 /décembre /2025 20:27

Les miséricordes et appui-mains des 56 stalles ( chêne, 1479) de l'abbatiale de Solignac (Haute-Vienne).

Voir aussi sur cette abbatiale :

 

 

 

 

—Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne par ordre chronologique:

 PRÉSENTATION

La période de reconstruction de l'abbaye débute dans la seconde moitié du XVème siècle, moment où l'abbaye, riche et protégée, se dota des magnifiques stalles du choeur, mobilier spectaculaire.

Les 56 stalles sont aujourd'hui réparties en 4 rangées disposées symétriquement en deux ensembles contre les murs de la nef, chaque ensemble est composé de 13 stalles basses et 15 stalles hautes. Les sellettes comportent des miséricordes. Le bois de chêne est teinté et ciré.

La décoration est similaire qu'il s'agisse des stalles basses ou hautes : miséricordes sculptées d'animaux ou de personnages, parcloses à colonnettes et appui-mains figurés, ceinture supérieure moulurée, jouées richement décorées de motifs architecturaux. Les dorsaux des stalles hautes sont décorés d'arcatures tréflées dont les écoinçons accueillent des ornements végétaux, leurs jouées à enroulements présentent des personnages en ronde bosse.

Plusieurs fois déplacées dans l'édifice, ces stalles ont systématiquement été recomposées. Actuellement situées entre les piliers de la seconde travée de la nef, elles ont pour cela été raccourcies, et le blason du donateur mutilé, en 1983-1984. Stalles nettoyées et remises en cire en 2000. Quatre sellettes (qui avaient été bloquées en position fermée pour éviter que le public ne s'y asseye pendant les concerts) ont été vandalisées entre 2000 et 2006 : trois sont conservées par les gens de la paroisse, une aurait disparu.

Ces 56 stalles de la seconde moitié du 15e siècle portaient jusqu'à une restauration récente les armes de gueules à trois annels d'or posés 2 et 1 de Martial de Bony, 57e abbé de Solignac de 1457 à 1484. Un document de 1676 atteste l'existence de 92 stalles.(https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM87000444 )

Le monogramme MH (Monument historique) a été ajouté  sur certaines miséricordes .

"Elles étaient placées initialement dans la nef. Soit dans la partie haute de la nef et une portion du transept (schéma archives départementales) soit dans la nef (schéma des Oblats de 1953) et fermées par un jubé selon la coutume d'avant le Concile de Trente.

Elles ont été faites sous l'abbatiat de Martial Bony de La Vergne dont le blason apparaissait tronqué sur la stalle haute à gauche du mur nord. Elles ont été déplacées en 1633 après l'arrivée des moines de la Congrégation de Saint-Maur et mises dans le choeur, masquant les absidioles.

Leur nombre a sans doute été réduit puisqu'à la Révolution on ne comptait que 56 sièges.

En 1981 les Monuments Historiques souhaitèrent les replacer dans la nef, ce qui fut fait en 1984/1985, mais pour cela il fallut rogner certaines parties (dont le blason) et les statues des angles sont en partie masquées. C'est un mobilier original, de qualité malgré les nombreuses mutilations dues à des déplacements successifs et à une utilisation sans protection. Les sculptures étaient toutes différentes à l'origine mais 13 miséricordes très abîmées ou absentes ont dû être refaites par les Monuments Historiques d'après les originaux. Elles sont estampillées MH.

On compte actuellement 56 stalles : 15 hautes et 13 basses de chaque côté ; les passages se trouvent à chaque extrémité. Elles ne comportent pas de dais (absents à l'origine ou disparus ?). la largeur de chaque siège au niveau des épaules est de 46 cm, ce qui est peu et tous les sièges ont la même largeur ce qui est inhabituel (la largeur varie habituellement avec le niveau hiérarchique de son occupant) et laisse penser qu'un certain nombre a été perdu.

Les hauts dossiers présentent des arcs trilobés séparés par des écoinçons. Les jouées basses sont ornées de rosaces de style gothique flamboyant. Une miséricorde est absente. C'était une copie des MH, elle a été volée !Les colonnettes et les arrondis des parcloses sont très soignés.

La décoration se caractérise par une abondance de feuillages sur les miséricordes et les écoinçons des dossiers : plus de 31 %. Les monstres occupent environ 24%, les humains 19% , les animaux 10,7% et les références religieuses seulement 9,2%.
Ce faible pourcentage de décoration à thème religieux est curieux mais caractéristique des sculptures du sud de la France." (http://renaissancesolignac.free.fr/patrimoine/stal.htm)

On remarquera aussi l'absence de musiciens ; de scènes vulgaires ; de saynètes de la vie quotidienne ou laissanr deviner des proverbes ou des fables.

 

 

Numérotation :

Les 56 stalles seront numérotées de la nef vers le chœur par rangées SH et SB (Sud Hautes et Sud Basses) et NH et NB (Nord Hautes et Nord Basses).

LES STALLES DU CÔTÉ SUD.

II. Les 15 stalles hautes SH.

La jouée nord

Elle porte deux statuettes, celle de saint Michel terrassant l'archange, et celle, en haut de saint Pierre, patron de l'église, tenant ses clefs et coiffé de la tiare papale.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

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SH1 : figure hybride à deux têtes, de sanglier, et d'anthropomorphe cornu.

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SH2 : femme (ailée?) portant un hénnin et grimaçant. 

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SH3 : griffon mi-aigle et mi-lion.

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SH4 : singe attaché par une chaine à un boulet, et mangeant un fruit

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SH5 : hybride aux ailes de chiroptère, et aux pattes palmées.

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SH6 : rat mordant dans un fromage.

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SH7 : couple adossé en buste, coiffés de chaperons.

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SH8 : moine tirant un dragon ailé par la queue.

D et H. Kraus y voient, par allusion à l'expression proverbiale, un moine tirant le diable par la queue et l'illustrent d'un cliché.

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SH9 : feuilles.

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SH10 : feuille.

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SH11 : gueule de dragon figuré en engoulant.

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SH12 : feuilles finement dentelées (de hêtre, ou de charme)

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SH13 : ensemble de feuilles tortueuses.

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SH14 : être fantastique à longues oreilles, vêtu d'un camail, crachant une feuille.

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SH15 : tête de moine, de profil.

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II. Les 13 stalles basses SB.

 

La jouée ouest.

L'écoinçon est décoré d'un dragon ailé.

 

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

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SB1 :Homme barbu et cornu, à curieuses oreilles.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

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SB2 : tête de profil d'un jeune homme coiffé d'un chaperon.

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SB3 : feuilles finement dentelées.

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SB4 : rameau de feuilles de chêne rouvre.

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SB5 : feuille.

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SB6 : animal (renard?) se lêchant.

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SB7 : plusieurs feuilles tortueuses.

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SB8 : Hybride : une seule tête pour deux corps.

Stalles sud de l'abbatiale de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

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SB9 : Tête de fou (longues oreilles) tirant la langue.

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SB10 : feuillage.

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SB11 : tête d'homme barbu et cornu. Copie de SB1?

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SB12 : tête de moine, de profil.

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SB13 : feuille.

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La jouée est.

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LES STALLES DU CÔTÉ NORD.

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I. Les 15 stalles hautes NH

La jouée ouest.

 

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I. Les 13 stalles hautes NH.

 

 

NH1 : Homme barbu couché à plat-ventre et tenant une écuelle (ou son béret) : un mendiant?

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NH2 : feuilles.

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NH3 : 2 dragons se mordant la queue.

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NH4 : moine prosterné se tenant la tête.

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NH5 : femme ailée tenant un objet long.

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NH6 : feuille et/ou blason.

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NH7 : hybride à tête anthropomorphe

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NH8 : une sirène se coiffant devant son miroir.

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NH9 : feuille.

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NH10 : feuille

Les stalles de l'église de Solignac.

NH11 : animal fantastique à tête de chien, et ailes de chauve-souris.

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NH12 : rameau de chêne rouvre.

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NH13 : chien rongeant un os.

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NH14 : tête de fou (longues oreilles) tirant la langue.

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NH15 : un lion couché.

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II. Les 13 stalles basses NB.

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NB1 : personnage à bonnet long et robe plissée tenant un phylactère.

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NB2 : feuille.

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NB3: feuille.

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NB4 : dragon de profil, ailes écartées de face.

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NB5 : jeune homme coiffé d'un bonnet de docteur et tenant  un livre ouvert qu'il nous présente.

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NB6 : feuille.

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NB7 : hybride (pattes palmées, queue de serpent) à tête anthropomorphe encapuchonnée.

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NB8 : feuille

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NB9 : miséricorde volée.

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NB10 : tête de  bœuf, langue tirée.

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NB11 : dragon ou serpent ailé, dont le corps fait un huit.

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NB12 : dragon bicéphale dont les deux têtes se mordent

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NB13 : homme ou femme, bras écartés en V, mains en sabots.

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LES APPUI-MAINS

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SOURCES ET LIENS

https://www.limousin-medieval.com/stalles

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM87000444

http://renaissancesolignac.free.fr/patrimoine/stal.htm

— GRZELACK (Gaëlle) 2008, Les stalles de l'abbatiale de Solignac, reflet de la société médiévale,  Issoudun : A. Lyner, 1 vol. (134 p.) : ill. en noir et en coul., carte, couv. ill. en coul. ; 24 cm

—LEMÉ-HEBUTERNE (Kristiane). Les stalles de l’abbaye Saint-Pierre-Saint-Paul de Solignac. Presses universitaires de Limoges. in  L’abbaye de Solignac (VIIe-XVIIIe siècle). Mémoires plurielles d’une très ancienne fondation, actes de colloque

https://www.pulim.unilim.fr/produit/labbaye-de-solignac-viie-xviiie-siecle-memoires-plurielles-dune-tres-ancienne-fondation/

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols,444 p. âges 159-162

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 211.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. XVe siècle Sculpture Dragons Sirènes
20 décembre 2025 6 20 /12 /décembre /2025 11:43

La peinture murale (détrempe sur chaux, 2ème moitié XVe siècle) de Christophe portant Jésus en l'abbaye de Solignac (Haute-Vienne).

 

Sur l'iconographie de saint Christophe, voir dans ce blog par ordre  chronologique:

PRÉSENTATION.

Jusqu'en 1950, de grands panneaux en bois imitant le marbre et soutenant des autels recouvraient les murs de l'abbatiale. On décida de les enlever pour mettre à nu l'appareillage de pierre. L'enduit à la chaux recouvrant le pilier droit laissa apparaître des traces de couleurs et une fois enlevé fit place à une peinture murale de 5 m de haut sur 3,20 m dont le bas était détruit. L'humidité risquait de l’abîmer. L'œuvre fut restaurée à plusieurs reprises : en 1973 par Robert Baudouin, en 1984 puis en 1991 par Albert Carré. Pour raisons de préservation, la peinture a été déposée en 1999 par Véronique Legoux et reposée en avant de son emplacement original en 2001.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Au centre du panneau est représentée l'image gigantesque du saint portant sur ses épaules l'Enfant Jésus. Il s'appuie sur un bâton de la main droite et retient l'Enfant de l'autre. Ce dernier, représenté de face, tient entre ses mains un globe marqué d'une croix. Autour de cette représentation prennent place différents épisodes de la vie de saint Christophe, d'après la "Légende dorée" de Jacques de Voragine (XIIIe siècle) , et, en bas à gauche, la figure d'un chevalier donateur.

Les sujets se détachent sur un fond damassé à fleurs de lys et couronnes dorées suggérant une influence royale (comme pour le vitrail de l'abbatiale, offert entre 1457 et 1484 par l'abbé Martial de Bony, et où un roi couronné est agenouillé devant une Vierge de Pitié avec sa prière Ave Maria gratia plena sur le phylactère).

Cliché lavieb-aile.
Cliché lavieb-aile.

 

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Saint Christophe, de son vrai nom Reprobus, (le réprouvé) était originaire du pays de Chanaan où vivaient des géants (entre autre : Goliath). Il mesurait dit-on 12 coudées soit 4 mètres ! C'est précisément en géant que la peinture le représente. Résolu à ne servir que le maître le plus puissant, il alla tout d'abord chez un roi. Le château en haut à droite pourrait certes relater cet épisode, malgré des éléments discordants.

 

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Mais ce roi avait peur du diable et Reprobus le quitta pour se mettre au service du diable.

Au détour d'un chemin, tous deux rencontrèrent une croix et, la voyant, le diable prit la fuite.

On aperçoit sous le château un dragon (le diable) qui s'écarte du calvaire et que Reprobus, en costume du Moyen-Âge (du règne de Charles VII plus précisément) s'apprête à quitter pour chercher ce Christ capable de fair fuir le diable. Au dessus, une licorne, symbole de pureté, pourrait représenter le Christ [ou la virginité de la Vierge NDE].

Sous le calvaire, on voit un homme, de dos,  attaché à une croix (larron, saint Sébastien ?)

 

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Tout à sa recherche, Reprobus rencontra un ermite du nom de Babylas auquel un corbeau apportait quotidiennement du pain. On voit à gauche un ermite sortir d'une toute petite chapelle surmontée d'une croix et d'un oiseau noir [en réalité à bec et pattes rouges : un Crave à bec rouge]. L'ermite élève une lanterne.

 

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Mais Reprobus avait servi le diable et Babylas lui imposa une pénitence : faire traverser le fleuve aux pèlerins en les transportant sur ses larges épaules puisqu'il n'y avait pas de pont ? Un jour, qu'il transportait un enfant, il faillit se noyer car cet enfant était très lourd : c'était Jésus portant tout le poids du monde. Reprobus devint alors Christophoros « celui qui porte le Christ ».

 "Mais voilà que, peu à peu, l’eau enflait, et que l’enfant devenait lourd comme un poids de plomb ; et sans cesse l’eau devenait plus haute et l’enfant plus lourd, de telle sorte que Christophe crut bien qu’il allait périr. Il parvint cependant jusqu’à l’autre rive. Et, y ayant déposé l’enfant, il lui dit : « Ah ! mon petit, tu m’as mis en grand danger ; et tu as tant pesé sur moi que, si j’avais porté le monde entier, je n’aurais pas eu les épaules plus chargées ! » Et l’enfant lui répondit : « Ne t’en étonne pas, Christophe ; car non seulement tu as porté sur tes épaules le monde entier, mais aussi Celui qui a créé le monde. Je suis en effet le Christ, ton maître, celui que tu sers en faisant ce que tu fais. Et, en signe de la vérité de mes paroles, quand tu auras franchi le fleuve, plante dans la terre ton bâton, près de ta cabane : tu le verras, demain matin, chargé de fleurs et de fruits. » Sur quoi l’enfant disparut ; et Christophe, ayant planté son bâton, le retrouva, dès le matin suivant, transformé en un beau palmier plein de feuilles et de dattes." (Jacques de Voragine)

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

COMPLÉMENT ET DISCUSSION.

1°) Le donateur.

Il est agenouillé, en armure, son heaume devant lui, mains jointes. Sa prière figure sur un phylactère vertical,  et elle semble s'adresser à Marie (dernières lettres MA) ; l'inscription a été déchiffrée en 1953 mais je n'ai pu y accéder. Un auteur a remarqué que "l'épée, avec sa garde à quillons retournés vers la pointe de la lame, fut en usage aux XIVe et XVe siècle. ;La forme de l'armure à plates semble indiquer le XVe siècle."

Ses armoiries sont un écartelé qui associent en 1 et 3 les armes de la famille de Bony de gueules à trois besants d'argent posés 2 et 1 et celles d'une autre famille, portant de gueules à la fasce d'argent accompagnée de 3 étoiles de même en chef.

 Selon un auteur qui a publié dans le Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin de 1949 :

"Il y eut vraisemblablement deux donateurs dont l'un doit être un religieux . A cause des deux écus dont les armes appartiennent à deux membres différents de la même famille . Quels auraient donc été ces deux donateurs ? Probablement d'abord un Abbé de Solignac , puisque cette peinture en orne l'église abbatiale . Or nous connaissons trois personnageş   appartenant à la maison de Bony qui furent abbés de Solignac . D'abord Hugues , qui vivait au XIV ° siècle . Puis Martial , élu , suivant certains auteurs , en 1456 et auquel nous devons le vitrail armorié dont nous avons parlé , ainsi que les stalles établies en 1479. Enfin Aymeric , qui appartint à la génération suivante . L'époque indiquée par divers éléments de la fresque désignerait donc de préférence l'abbé Martial de Bony . Nous avons vu que l'un des donateurs , celui qui est représenté priant à genoux en armure , l'épée au côté et le casque devant lui , était un laïc. Ce dernier devait être proche parent du précédent abbé Martial , puisque ses armes le désignent aussi comme un membre de la famille de Bony . Or nous savons que cet abbé avait justement un frère portant le prénom de Christophe :  c'était noble Christophe de Bony, damoiseau , fils de Jean ( 1409-1458 ) de Bony de Lavergne, damoiseau , et de Jeanne de Bruny . Il épousa lui-même par contrat du 5 septembre 1445 Antoinette Cotet  et rendit hommage en 1465 . Il est donc vraisemblable que cette fresque , exécutée au XVe siècle , est due à Martial de Bony , abbé de Solignac , et à son frère , Christophe de Bony . et à son frère , Christophe de Bony , seigneur de Lavergne . Mais ce n'est là qu'une probabilité , car une certitude ne pourrait être obtenue qu'après identification des armes écartelant l'écu peint au-dessus du chevalier …"

Christophe de Bony eut des enfants : Pierre, seigneur de Lavergne et de Saint-Priest-Ligoure qui épousa Marguerite de Tranchillon [Tranchelion] et qui existait en 1465 et jusqu'en 1492; Jean, prieur de l'Artige  ; Jeanne ; Aymeric, abbé de Solignac.

Mais on peut remarquer que :

a) les armoiries pleines de la famille de Bony, en bas à droite, ne sont pas marquée de la crosse abbatiale (à la différence du blason du vitrail de l'abbatiale, avec sa crosse en pal).

b) les armes en 2 et 4 de l'écartelé ne sont pas celles de l'épouse de Christophe de Bony (les armes ne seraient pas alors un écartelé, mais un blason mi-parti). Sont-elles celles de ses parents? Je ne peux retrouver les armes de la mère, Jeanne de Bruny. (Les généalogistes indiquent Jeanne Brun). Le donateur pourrait être Pierre de Bony, qui honorerait par cette dévotion à saint Christophe la mémoire de son père ; mais cela ne règle pas la difficulté.

 

 

 

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

2°) Les trois personnages dans un pli de la robe de saint Christophe évoquent très fortement les trois pèlerins que, sur les fresque espagnoles, notamment à la cathédrale de Burgos, le saint porte à la ceinture.

Voir

https://www.lavieb-aile.com/2015/06/iconographie-de-saint-christophe-la-cathedrale-de-burgos.html

— GRAU LOBO, Luis (1994-1995): “San Cristóbal, Homo Viator en los caminos bajomedievales: avance hacia el catálogo de una iconografía particular”, a Brigecio, 4-5, p. 167-184. http://dialnet.unirioja.es/servlet/articulo?codigo=1402347

Je ne vois pas d'autre explication à la présence de ces trois hommes sur la robe du saint.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

3°) la collerette blanche de saint Christophe ne pourrait-elle être une roue de moulin , par rapprochement avec ces roues de moulin portées autour de l'avant-bras de saint Christophe à Burgos et à de nombreux autres sanctuaires espagnols?

https://www.lavieb-aile.com/2015/06/iconographie-de-saint-christophe-la-cathedrale-de-burgos.html

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture murale de l'église de Solignac. Cliché lavieb-aile 2024.

4°) Les deux scènes, à droite et à gauche, incluant un château sont difficiles à interpréter. 

A droite ( sur la rive  précédant le miracle de la conversion de Reprobus) le château porte les armes de la famille de Bony. Le Géant s'y présente tenant à la main son bâton de marche reverdi — ce qui atteste de  l'inrtervention miraculeuse de Jésus—, et il est accueilli par une jeune femme qui semble surprise ou enthousiaste.

Un cavalier quitte le château.

Cliché lavieb-aile.

 

À gauche, donc sur la rive que Reprobus/Christophe a fait traverser à l'Enfant-Jésus, l'ermite tient la lanterne, c'est logique, car il a guidé les voyageurs, on retrouve cet ermite de la rive gauche sur de très nombreux exemples.

Cliché lavieb-aile.

Mais le château qui domine l'ermitage est difficile à interprêter. Sous la herse, la porte est gardée par un soldat tenant une hallebarde, et un personnage vêtu de rouge (un roi? Dieu ??) regarde à travers une fenêtre grillagée.

 

SOURCES ET LIENS.

—Notice POP et 13 photos :

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM87000971

"Au centre du panneau est représentée l'image gigantesque du saint portant sur ses épaules l'Enfant Jésus. Il s'appuie sur un bâton de la main droite et retient l'Enfant de l'autre. Ce dernier, représenté de face, tient entre ses mains un globe marqué d'une croix. Autour de cette représentation prennent place différents épisodes de la vie de saint Christophe, d'après la 'Légende dorée' de Jacques de Voragine. En haut à droite, saint Christophe se présente devant un château, lieu où il recherche le seigneur le plus puissant qu'il abandonne ensuite pour se mettre au service du diable qui lui apparaît alors plus fort ; mais il quitte ce dernier dont il découvre la crainte devant un calvaire, comme le montre la scène juste en dessous. Puis, éclairé par un saint ermite, peint au centre du côté gauche, il devient passeur, et trouve enfin l'homme le plus puissant du monde : le Christ qu'il porte pour lui faire traverser le gué. En haut à gauche se poursuit le cycle, avec un autre château qui doit représenter la prison de Lycie ; puis comme scène finale, l'avant-dernier supplice de saint Christophe : les flèches qui lui étaient destinées se détournent de lui, atteignant ses bourreaux. Le bas du panneau se rapporte aux donateurs : sur la gauche, un homme en armure est agenouillé en prière, en dessous d'un phylactère et d'un blason. Devant lui, une nef transportant trois ou quatre personnages est représentée. Un second donateur dont il ne reste que l'écu devait être représenté plus loin.

 

Oeuvre restaurée à plusieurs reprises : en 1973 par Robert Baudouin, en 1984 puis en 1991 par Albert Carré. Pour raisons de préservation, la peinture a été déposée en 1999 par Véronique Legoux et reposée en avant de son emplacement original en 2001.

Ecu de gauche au bas du panneau : écartelé aux 1 et 4 de gueules à trois annelets d'argent, qui est Bony ; aux 2 et 3 de gueules à la fasce d'argent accompagné en chef de trois étoiles de même rangées en fasce (non identifié). Ecu de droite : de gueules à trois besants d'argent posés 2 et 1, (famille Bony). Inscription actuellement illisible peinte sur le phylactère au bas du panneau (relevée en 1953).

Cette peinture murale représentant la vie de saint Christophe date de la 2e moitié du 15e siècle, ses commanditaires pourraient être l'abbé Martial de Bony (élu en 1456) et son frère Christophe de Bony. Elle a été découverte en 1951."

— DENIS (Hortense), 2020. Les représentations artistiques de saint Christophe dans le diocèse de Chartres, du Moyen âge au XVIe siècle. Art et histoire de l’art. Mémoire de recherche (2de année de 2e cycle) en histoire de l’art appliquée aux collections présenté sous la direction de Mme Ioanna RAPTI et M. Jannic DURAND

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04570638v1/document

— JOUBERT (Fabienne), 1992, "Le Saint Christophe de Semur-en-Auxois : Jean de Bruges en Bourgogne ?"

 Bull. Monumental 150-2 : pp. 165-177.

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1992_num_150_2_4431

—RIGAUX (Dominique), 1996, "Une image pour la route. L'iconographie de saint Christophe dans les régions alpines (XIIe-XVe siècle)", Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public  Année 1996  26  pp. 235-266

https://www.persee.fr/doc/shmes_1261-9078_1996_act_26_1_1681

— VORAGINE (Jacques de) 1261, ou IACOPO DA VARAZZE, Legenda aurea, traduite en français par JEAN DE VIGNAY sous le titre de Légende des Sains au plus tard en 1348.

https://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_dor%C3%A9e/Saint_Christophe

-Bnf Fr. 242 folio 149r Gallica

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8426005j/f313.image

-Bnf fr. 244-245

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8442920n/f1.image

 

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Published by jean-yves cordier - dans XVe siècle Saint Christophe. Héraldique
19 décembre 2025 5 19 /12 /décembre /2025 15:15

Les 38 stalles (chêne, début XVe siècle) de l'abbaye de Mozac (Puy-de-Dôme).

 

Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne par ordre chronologique:

 

PRÉSENTATION

Les stalles de l'abbaye de Mozac ont été installées au début du XVe siècle durant l’abbatiat de Philibert 1er d’Archambaud (abbé d'avril 1406 jusqu'à sa mort en 1419), et certaines ont été redécouverte en 1967 par le Club historique mozacois dans le grenier du presbytère. 39 stalles sont toujours en place dans le chœur de l’église, dont la stalle de l'abbé, non présentée ici, et qui porterait les armes  de Raymond de Marcenat.

Elles sont réparties en stalles hautes et basses de part et d'autre du chœur, à raison de 11 stalles hautes et 8 stalles basses de chaque côté. 

Le décor sculpté des miséricordes alterne des éléments figurés animaux et humains, les plus intéressants, avec des feuillages stylisés ou des éléments géométriques en pyramide ou en simples rectangles (21 au total). Parmi les 9 représentations humaines, on compte 8 hommes et 1 femme. Parmi les 8 animaux, pas toujours identifiables précisément, on trouve 1 lion, un chien rongeant un os, un griffon, 2 sangliers, 1 oie. 

Les jouées sont banales et surmontées de volutes toutes semblables ; les appui-mains sont tous identiques ; les dossiers et haut-dossiers ne sont pas sculptés.

 

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

LES STALLES SUD.

 

 

Les stalles hautes sud HS.

 

HS11. visage d'un homme.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS10 : feuillage stylisé.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS9 :  buste d'un homme, bras écartés et mains sur le ventre.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS8. Pyramide à degrés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS7. visage d'un homme barbu coiffé d'un chapeau feuillagé.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS6. feuillages.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS5. Lion ? faciès léonin à longues oreilles.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS4 : feuille

Les stalles de l'abbaye de Mozac.

 

HS3. griffon.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS2. chien tenant un os.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HS1. feuille et son rameau.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Les stalles basses sud.

 

 

 

 

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 1 : homme de face, à barbiche, cheveux écartés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 2 : feuilles.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 3 : pyramide à degrés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 4 : homme de profil, coiffé d'un bonnet, qui lève la main.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 5 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS  6 : homme coiffé d'un bonnet pointu (à grelot?) et vêtu d'une tunique à gros boutons.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 7 : rectangle.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS  8 : tête de sanglier de profil.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

LES STALLES NORD.

Stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Les stalles basses nord BN.

BS 8 : feuille. 

 

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 7 : tête d'homme barbu.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 6 : rectangle

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 5 : tête d'animal aux oreilles pointues.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 4 : tête de femme à chevelure ou coiffe exubérante.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 3 : pyramide à degrés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 2 : pyramide à degrés.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

BS 1 : un oiseau de profil : une oie ?.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Stalles hautes nord.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN1 : feuille stylisée.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN2 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN3 : tête de bœuf, de face.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN4 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN5 : tête d'homme (?) coiffé d'un bonnet, aux cheveux écartés en deux masses latérales.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN6 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN7 : feuille finement dentelée.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN8 : rectangle.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN9 : feuille.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN10 : rectangle.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

HN11 : tête de sanglier.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

Miséricordes des stalles de l'abbaye de Mozac. Cliché lavieb-aile 2024.

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. Sculpture XVe siècle
17 décembre 2025 3 17 /12 /décembre /2025 18:21

Les miséricordes (chêne, anonyme, entre 1481 et 1483) des 16  stalles de l'église Notre-Dame de Béhuard. Les graffiti du XVIIe siècle des dossiers.

 

"Toutes ces figurines parlent. Il faut pour rêver Dieu s'asseoir sur ses défauts et chanter la joie de vivre" (le curé de Béhuard à Dorothy et Henry Kraus : Kraus p.28)

 

—Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne par ordre chronologique:

PRÉSENTATION.

"Une dépendance de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers

Le cartulaire de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers atteste la présence d'une chapelle à Béhuard dès le milieu du XIe siècle.

Dans les premières décennies du XVe siècle, le pèlerinage à Notre-Dame de Béhuard est déjà solidement établi. Au début du XVe siècle, la chapelle revêtait suffisamment d'importance pour qu'en mai 1431, la duchesse d'Anjou, Yolande d'Aragon, et le duc de Bretagne Jean V, vinssent y assister au serment de fraternité prêté par leurs fils respectifs, Charles, comte du Maine, et François, comte de Montfort, futur François Ier de Bretagne.

Les biographes de Louis XI ont tous souligné la ferveur du roi pour la Vierge qu'il considérait comme sa figure tutélaire et la patronne du royaume de France. L'évêque de Lisieux Thomas Basin, son contemporain, s'émerveillait déjà des sommes colossales que le roi dépensa pour de nombreuses églises dédiées à Notre-Dame partout en France.

Les itinéraires de Louis XI montrent un profond attachement du roi envers l'île de Béhuard. Entre 1470 et 1479, il y effectua près d'une quinzaine de séjours.

Fréquemment évoqués dans la correspondance royale, les pèlerinages de Louis XI à Béhuard furent ponctués de nombreuses libéralités envers le sanctuaire.

 

À la fin de l'année 1481, le roi décida d'ériger la modeste chapelle en collégiale. Pour ce faire, il la dota d'un doyen, de six chanoines, de six vicaires et de trois enfants de chœur. Les noms des premiers titulaires figurent dans une lettre en date du 20 décembre adressée à Guillaume Fournier, choisi comme premier doyen du chapitre. L'acte de fondation prévoyait précisément les messes qui devaient être célébrées en l'honneur du roi et de sa famille, le matériel liturgique à fournir par les chanoines et leurs obligations, notamment celle de résider sur place. Pour entretenir ce chapitre, Louis XI légua aux chanoines l'important privilège du "trépas de Loire", droit de passage prélevé aux Ponts-de-Cé sur toutes les marchandises circulant sur le fleuve. Dans les derniers mois de sa vie, en avril 1483, Louis XI compléta les privilèges du chapitre en lui octroyant la permission de gracier, chaque Vendredi Saint, des criminels de toutes conditions dans le ressort du duché.

Dès le lendemain de la mort Louis XI, le chapitre de Béhuard fut dissout et la chapelle redevint une succursale de la paroisse de Denée. Cette décision prise par Charles VIII, sous le presbytérat d'Alexandre Fournier, nouveau curé de Denée, a été gravée sur une pierre scellée dans la maçonnerie de l'église, face à l'entrée actuelle. Si le pèlerinage perdura, celui-ci perdit de son lustre à l'Époque moderne comme en attestent les difficultés financières du desservant pour entretenir la chapelle.

L'église, classée Monument historique dès 1862, fit l'objet de nombreuses campagnes de restaurations et d'entretien."

"La nef et la tribune

La tribune est ajourée par quatre fenêtres latérales trilobées, deux au nord et deux au sud, et par un oculus à trois quatre-feuilles en façade actuellement masqué par la cage lambrissée du clocher.

La présence de la tribune en bois créait de facto deux espaces liturgiques dans l'église. Un texte du XVIIIe siècle mentionne que celle-ci était réservée aux prêtres qui chantaient l'office certains jours fériés, alors que les paroissiens se tenaient dans la nef. À la fin du XIVe siècle, il est possible que cette chapelle haute, dont la dédicace est inconnue, ait été réservée aux seigneurs locaux voire aux moines de l'abbaye Saint-Nicolas, usage attesté dans certaines abbatiales.

Les stalles

L'aménagement de stalles sur la tribune fut probablement la dernière modification apportée du temps de Louis XI. On peut penser, avec la plupart des auteurs, que cet ensemble fut exécuté pour accueillir les membres du chapitre, donc entre 1481 et 1483.

L'ensemble forme une unique rangée de 16 stalles dont quatre sont adossées contre le mur occidental et six sur chacun des murs latéraux. La condamnation partielle de l'une des fenêtres sud par les dosserets montre que les stalles n'étaient pas prévues dans le programme d'origine. De manière assez harmonieuse, elles intègrent l'ancienne porte d'accès extérieure dans un tambour. La stalle immédiatement à gauche, au dosseret plus haut surmonté d'un dais, pourrait avoir été celle destinée au doyen du chapitre. Bien que le décor des dosserets ait en grande partie disparu, les quelques vestiges observables, composés de remplages aveugles, montrent une exécution soignée. Le reste du décor est concentré principalement sur les miséricordes. Huit d'entre elles sont ornées de motifs végétaux (feuilles d'acanthe et de chêne) et huit présentent des figures humaines ou animales : têtes d'homme et de femme grimaçantes, personnages endormis portant des chapeaux aux larges bords, canidés endormis ou rongeant un os. Les deux personnages au chapeau, l'un allongé sur le côté, appuyé sur son coude, et l'autre assis en tailleur, la tête entre les jambes, se retrouvent avec quelques variantes sur deux miséricordes de l'église Saint-Pierre de Saumur, bien datées des années 1473-1476. Il est très probable que l'un des menuisiers de Saumur soit aussi intervenu à Notre-Dame Béhuard. "(d'après Armelle Maugin)

Les stalles , située dans la tribune par défaut de place dans le sanctuaire autour de l'autel, sont au nombre de seize : le nombre correspond exactement au total du "doyen, de six chanoines, de six vicaires et de trois enfants de chœur" cités par les archives. 

Au XVIIe siècle, (dates relevées 1605 et 1632) des clercs ou des enfants de chœur gravèrent des graffiti avec leur nom sur quelques dossiers.

Je n'ai photographié que sept des figures animales et humaines, délaissant à tort les motifs végétaux.

 

Homme accroupi, représenté de face,  endormi, coiffé d'un chapeau à bords larges. 

Ce chapeau peut évoquer celui des pèlerins.

 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Homme accroupi de face. 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Fou grimaçant de façon peu avenante, sous sa capuche à grelots. 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Femme accroupie  la bouche concave, vue de face portant une coiffe et une robe longue à décolleté droit. 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Deux chiens se disputant le même os.

Le même sujet apparaît sur la miséricorde 26 des stalles basses sud de la collégiale de Champeaux (Seine-et-Marne) en 1522 .

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Animal (renard??) reposant, le museau sous la patte postérieure gauche. 

Comparez avec la miséricorde de l'église Saint-Denis de Coulanges (41) :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Coulanges_%2841%29_%C3%A9glise_Saint-Denis_13.jpg

 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Homme endormi sur le côté, coiffé d'un chapeau à bords larges. 

Le même sujet est repris à l'église Saint-Pierre de Saumur (mais le dormeur porte une épée) vers 1475, et à la collégiale de Villefranche-de-Rouergue vers 1487.

Stalle de l'église Saint-Pierre de Saumur, cliché Wikipedia Travail personnel Jacques CHAZARD

 

Stalle n°54 (Nord, stalles basses) de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue, par André Sulpice v.1487. Cliché lavieb-aile 2025.

 

 

 

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Miséricorde des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Les graffiti des dossiers.

 

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

Graffiti des stalles de l'église de Béhuard. Cliché lavieb-aile 2019.

SOURCES ET LIENS.

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM49000440

https://gertrude.paysdelaloire.fr/illustration/IVR52_20184900222NUCA

 

Sur les miséricordes en général :

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 444 pages 26 et suiv.

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p.28,  192, 240 note 7, 263 et 266. Photo p. 264 .

https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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Published by jean-yves cordier - dans Miséricordes. Sculpture
16 décembre 2025 2 16 /12 /décembre /2025 11:41

Les 62 stalles (chêne, 1473-1487, André Sulpice) de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue : les jouées et les miséricordes.

 

—Voir sur les stalles :

 

a) En Bretagne par ordre chronologique :

b) Hors Bretagne :

 

PRÉSENTATION.

"La mise en place du chœur liturgique de la nouvelle église collégiale terminée au XV siècle fit l'objet de nombreux litiges entre les consuls et les chanoines. Pour leurs stalles, les chanoines s’adressèrent en 1473 à un huchier venu de Marvejols. André Sulpice. qui avait à son actif la mise en place, en 1462, des stalles de la cathédrale de Mende et dont le succès fut tel en Rouergue qu'on le chargea du chœur de la cathédrale de Rodez en 1478. Le contrat de la collégiale, relevé par Étienne Cabrol et daté du 1er mai 1473, prévoyait de donner au menuisier une somme de 600 livres et 60 pintes de vin mais l'installation du nouveau chœur provoqua la colère des consuls qui le trouvaient trop vaste. Ils exigèrent en 1484 la réduction de huit stalles mais en 1486, Antoine de Morlhon, président au parlement de Toulouse, intervint en faveur du chapitre collégial et imposa les dispositions du nouveau chœur souhaité par le chapitre.

En 1561, les stalles subirent les dommages des guerres de Religion, les huguenots détruisirent les statuettes qui ornaient les stalles basses et les chanoines firent, par la suite, scier les restes de cet ensemble de petites statues. Une deuxième vague de destructions eut lieu pendant la Révolution , période où les museaux des parcloses furent mutilés.

Enfin, en 1750, Joseph de Lavigne, prévôt du chapitre, fit retourner et pousser les stalles à leur emplacement actuel, au fond de l'abside.

Aujourd'hui, les stalles comptent soixante-deux sièges. Les stalles hautes se terminent par des jouées enroulées en volutes autour de quelques petites statues sauvées des destructions et les stalles basses par des panneaux ornés de remplages flamboyants Les hauts dossiers sont couverts de remplages et les miséricordes présentent la partie la plus originale du décor, selon les habitudes d'André Sulpice. Feuillages, animaux hybrides, scènes populaires, comme le combat pour la culotte, l'homme endormi sous son chapeau ou le « soufflacul », motif de dérision par excellence, sont traités dans une manière très particulière, faite de volumes vigoureux et de modelés lisses." (Michèle Pradalier-Schlumberger)

 

Note : selon Jacques Dubois, huit sièges ont été retirées des 70 stalles de la collégiale après un accord passé entre les consuls et le chapitre en date du 5 avril 1487, pour dégager la vue vers l'autel ; elles auraient été remontées à la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue.

André Sulpice, originaire de Bourges, fut à la tête d'un atelier important. Il conçut entre 1462 et 1489-90, les stalles de la cathédrale de Mende, puis celles  de la collégiale Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue ainsi que celles de la cathédrale Notre-Dame de Rodez tandis que son fils Étienne réalisa vers 1490 celles de la chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue.

Les stalles sont disposées en U dans l'abside, tournée vers l'autel qui occupe la croisée du transept. Ded deux côtés nord et sud, on dénombre onze stalles au premier rang (stalles basses), et quatorze au second rang (stalles hautes), tandis qu'au fond, on compte de chaque côté deux stalles au premier rang et quatre au second. Les panneaux de refend qui terminaient les stalles à l'entrée du choeur ont été sciés et détruits pendant les guerres de religion. Les accoudoirs ont été refaits. 

Les miséricordes alternent des feuillages (assez semblables) dans 29 cas,  avec des animaux , au naturel ou fantastiques (16 miséricordes) ou des êtres humains ou anthropomorphes (17 miséricordes). Parmi les animaux, les oiseaux sont moins nombreux et moins stéréotypés qu'à la chartreuse Saint-Sauveur. Il n'y aucun motif religieux (exception faite peut-être du biblique Samson). La plupart des sujets non végétaux se détachent sur un fond très caractéristique à pans coupés cubiques.

J'ai repris le principe de numérotation adopté dans mes autres articles :

 

Vue d'ensemble : POP Notice PM12000623.

 

Je débute ma description des jouées et miséricordes par le côté sud, stalles hautes.

                             Les stalles hautes côté sud

La jouée haute, sud-ouest.

Dans les volutes feuillagées, un moine priant est soutenu par un culot et coiffé par un dais gothique tenu par un angelot. Cette disposition est aussi choisie à la cathédrale de Rodez.

 

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°1. Une feuille (vigne ?).

Les feuilles sont accompagnées d'un rameau ligneux, évoquant un sarment.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°2. Un homme ouvrant la gueule d'un animal. Samson et le lion?

Un homme dont la face a été buchée maintient entre ses jambes un animal dont il entrouvre la gueule. Cet animal est peut-être un lion (crinière, griffes), et dans ce cas, comment ne pas penser à la scène de Samson et le lion (Juges 14:6), préfiguration du Christ affrontant Satan, ou plus prosaïquement, figure d'une force surhumaine?

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°3. Feuille (vigne ?).

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°4 : 2 dragons aux têtes anthropomorphes (homme et femme) nouées.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°5 : feuille (vigne?).

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°6 : un lion couché, de profil.

Notez les éléments cubiques en rocailles de l'arrière-fond.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°7 : feuille (vigne?)

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 8 : couple de sauvages, la tête de la femme est buchée. L'homme, à la barbe très fournie, tient un objet : bougie ?

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 9 : feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°10 : une femme assise, en coiffe, tourne une broche, face à un animal, dressé sur ses pattes arrière, qui l'assiste.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 11 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°12 : chien dévorant une volaille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 13 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°14 : homme barbu, armé d'un rameau écoté, se protégeant derrière son bouclier, sort de la coquille d'un escargot : hybride humain/escargot.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Angle entre 14 et 15. Deux appui-mains.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°15 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 16 : femme en coiffe, la tête apparaissant entre ses bras écartés comme si elle sortait d'u trou.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°17 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°18 : chien colleté, aux longues oreilles.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

La jouée B, fin des stalles hautes sud.

Selon le même principe que pour la jouée A, les volutes feuillagées présentent, sur un culot et sous un dais gothique, un personnage barbu, aux cheveux volulmineux, vêtu d'une robe longue et tenant un phylactère. Il peut s'agir d'un apôtre et il serait logique d'y voir le premier d'entre eux, saint Pierre, ou bien un prophète, et la tradition y identifie Isaïe.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Les stalles basses du côté sud

 

La jouée C, début des stalles basses sud. Les deux personnages qui l'ornaient ont été bûchées, il ne reste que le bas de leur robe. S'il s'agissait d'une Annonciation, l'hypothèse de voir Isaïe à proximité serait confortée.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 19 : deux singes. Le premier mange un fruit et présente de la main droite son arrière-train au second qui, vêtu d'une cagoule, dirige l'extrémité d'un soufflet vers le postérieur. C'est la scène dit du "soufflacul" très appréciée des auteurs et des visiteurs.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 20 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 21 : une servante verse de l'eau dans la cuve où sa maîtresse prend son bain, la poitrine nue mais portant une coiffe à deux cornes.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 22 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 23 : singe en posture de roulade avant.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Appui-mains 23/24 : un lion à collier de grelots ?

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 24 : un centaure. L'union entre la partie animale (qui n'est pas réellement celle d'un cheval) et la partie humaine qui bande son arc est marquée par un revers, comme pour l'hybride humain/escargot de la miséricorde 14.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 25 : chat tenant dans sa gueule un rat.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

La jouée D encadrant le passage vers les stalles hautes.

Comme la jouée C et les jouées basses suivantes, elle a perdu ses personnages supérieurs, dont on devine les robes, ou du moins des étoffes.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

La jouée E encadrant le passage vers les stalles hautes.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 26 : feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 27 : chien colleté tenant dans sa gueule un coq.

La forme du collier est particulière ; il s'associe à un mantelet.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°28 : feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°29 : le contorsionniste. Un acrobate, sculpté de face, encadre son visage de sa jambe, le pied arrivant sous le menton, et de son bras gauche, la main se posant sur le crâne. Deux mains (ou une main et un pied) émergent sur les côtés.

Voir les stalles n°8 et 17 de la cathédrale de Tréguier.

https://www.lavieb-aile.com/2019/03/les-stalles-de-la-cathedrale-de-treguier-les-misericordes.html

 

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 30 : feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°31 : un visage féminin de profil, portant une coiffe en cornette.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

                                            LE CÔTÉ NORD.

 

                                      Les stalles hautes.

 

Jouée G des stalles hautes du côté nord.

Comme les précédentes des stalles hautes, cette jouée accueille une statue, ici celle d'un moine, tonsuré, priant mains jointes.

 

 

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°32 : un lion, de profil, tête de face.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°33 : un aigle, de profil.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n° 34 : une feuille et rameau ligneux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°35 : deux lièvres affrontés, têtes tournées.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°36 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°37 : femme portant une coiffe et une robe à décolleté droit.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°38 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°39 : sirène se coiffant de son peigne en se regardant dans un miroir.

Tout le haut du corps est parfaitement féminin et dénudé, exaltant la beauté et la coquetterie , tandis qu'au dessous d'un revers en forme de ceinture (comme pour les hybrides précédents), le corps est eclui d'un poisson aux écailles marquées et à la queue redressée.

 

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°40 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°41 : deux oies affrontées, la tête tournée.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°42 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°43 : un serpent qui semble avoir le ventre plein.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°44 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°45 : hybride mi-humain mi-lion. La partie humaine est celle d'un homme barbu encapuchonné comme un vieil ermite.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Angle entre les stalles 45 et 46.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°46 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°47 : acrobate en renversement postérieur,  à visage simiesque, coiffé d'une cagoule et vêtu d'une culotte à lacet.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°48 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°49 : une feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Jouée H des stalles hautes nord côté est.

La statuette est celle d'une Vierge assise, mains jointes, couverte d'un voile qui descend en manteau jusqu'à terre. Un angelot est sculpté sur le dais.

Les feuilles accompagnées de leurs rameaux sont peu naturalistes, certaines sont divisées en trois fins lobes. Ces feuilles semblent posées sur la volute qu'elles épousent comme si elles étaient mise à sécher.

Sur le montant grimpe une vigne eucharistique et ses grappes de raisins.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Stalles basses sud.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Jouée I d'entrée est des stalles basses nord.

Le premier personnage tenait un phylactère.

 

 

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Miséricorde de la stalle n°50 : un couple assis tenant chacun les bords d'un chaudron.

La femme porte une coiffe dont le voile descend dans le dos jusqu'à sa taille. L'homme, barbu,  est coiffé d'un capuchon : il pourrait évoquer un moine avec son habit plissé par une ceinture, et sa capuche.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°51 : feuille dont les rameaux portent des fruits ovales.

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Miséricorde de la stalle n°52 : fou au bonnet caractéristique, à grelot et oreilles d'âne. Comme pour la bourgeoise de la miséricorde n°16, il semble tenter de s'échapper de sous la sellette en poussant sur ses bras écartés.

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Miséricorde de la stalle n°53 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°54 : un homme endormi sur le côté gauche, coiffé d'un chapeau à larges bords.

Comparez avec la miséricorde des stalles de l'église de Behuard (v. 1481-1483) et avec celle de l'église Saint-Pierre de Saumur (v. 1473).

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Appui-main entre les stalles 54 et 55.

La tête du personnage assis, un livre sur les genoux, a été bûchée. Il s'agit probablement d'une femme, au long voile garni d'un ourlet brodé, et au très élégant manteau plissé.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°55 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°56 : deux dragons réunis sous la même tête anthropomorphe lunaire et coiffée d'un bonnet.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°57 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°58 : une chouette, de face, ailes ouvertes.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
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Miséricorde de la stalle n°59 : une feuille et ses rameaux.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°60 : un dragon au buste féminin tenant un moulinet.

Le moulinet, ou tourniquet, ou  scopperel, scopperil, ou whirligig  est un jouet d'enfant médiéval qui apparaît en iconographie par exemple en 1500 dans le Bréviaire d'Eléonore du Portugal, ou dans les mains du jeune Jean-Baptiste, sur un tableau de Bernhard Strigel (1520-1528), ou dans le tableau l'Escamoteur de Jérôme Bosch vers 1475-1505, ou dans les Jeux d'enfants de Brueghel où deux filles s'affrontent en duel.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.
Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°61 : feuille.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Miséricorde de la stalle n°62 : couple à corps de de félins et à tête de femmes portant l'un une  cagoule et l'autre une coiffe.

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

Jouée L des stalles basses nord côté ouest.

Là encore, les personnages de la partie haute ont disparu, mais on devine un phylactère.

 

Les stalles de la collégiale de Villefranche-de-Rouergue.

SOURCES ET LIENS

—Palissy (mobilier), notice no PM12000623, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture  ( 46 photos)

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM12000623

— BOURNOT-DIDIER (Nancy), 2000, "André Sulpice et les stalles du Rouergue", thèse histoire de l'art Toulouse 2 sous la direction de Michèle Pradalier-Schlumberger, non consultée

https://theses.fr/2000TOU20015

— CABROL (Etienne), 1860, Annales de Villefranche de Rouergue 

https://books.google.fr/books?id=4cZZ0ndFQKMC

— GOFFINET "Villefranche-de-Rouergue : l'église Notre-Dame"», dans Congrès archéologique de France. 100e session. Figeac, Cahors et Rodez. 1937, Paris, Société française d'archéologie, 1938, 570 pages, page 103. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5619772d/f108.item

"Les stalles de chêne qui garnissent l'abside forment les principales pièces du mobilier de l'église. Elles ont été exécutées de 1473 à 1487 par le maître menuisier André Sulpice, auteur de celles de la Chartreuse, de l'abbaye de Loc-Dieu et de la cathédrale de Rodez, pour le prix de six cents livres et soixante pintes de vin, suivant un contrat passé avec le Chapitre,

Elles furent mises en place en 1496, mais dans une position autre que celle qu'occupent aujourd'hui les soixante-deux stalles, qui formaient clôture devant le choeur, avec retours latéraux, ainsi que nous l'avons rapporté plus haut, en rappelant l'histoire de Notre-Dame.

En 1561, les huguenots leur firent subir d'importantes mutilations en brisant les statuettes qui ornaient les accoudoirs, puis d'autres dégradations furent le fait des révolutionnaires.

Néanmoins, on peut encore se rendre compte de ce qu'était la décoration ornementale, consistant en
branches d'arbres ou ceps de vignes avec leurs fruits disposés dans des panneaux et accompagnés de quelques statuettes échappées aux désastres. Enfin, on reconnaît certaines scènes comme l'Annonciation et le prophète Isaïe et on peut constater que les miséricordes étaient ornées de feuilles, de figures, d'animaux, de monstres et de scènes curieuses. Les dorsaux sont rehaussés d'arcatures, les unes de style rayonnant, les autres de style flamboyant."

 

—LAFON (Victor, abbé), 1889, Historique du choeur et iconologie des stalles de l'église Notre-Dame de Villefranche-de-Rouergue, Rodez, 1889. Non consulté.

https://www.google.fr/books/edition/Proc%C3%A8s_verbaux_des_s%C3%A9ances_de_la_Soci/Umi2xSqTAOsC?hl=fr&gbpv=1&dq=stalles+de+l%27%C3%A9glise+Notre-Dame+de+Villefranche-de-Rouergue&pg=RA1-PA96&printsec=frontcover"

—PRADALIER-SCHLUMBERGER (Michèle), « Villefranche-de-Rouergue, collégiale Notre Dame. », dans Congrès archéologique de France. 167e session. Monuments de l'Aveyron. 2009, Paris, Société française d'archéologie, 2011, 444 p., p. 359-370

https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossinventaire/IVR73/IA12ANEX/IA12000042_01.pdf

 

Sur les miséricordes en général :

—    BLOCK (Elaine C.), 2003, Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 444 pages 26 et suiv.

— BLOCK (Elaine C.), 1996 "Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland", Profane A. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

—KRAUS (Dorothy et ‎Henry Kraus) 1986 Le monde caché des miséricordes: Suivi du répertoire de 40 stalles d'églises en France, Les éditions de l'amateur. p. 149-153 et 217.

https://books.google.fr/books?id=JkwAEQAAQBAJ&newbks=1&newbks_redir=0&dq=mis%C3%A9ricordes+stalles+brou&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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Published by jean-yves cordier - dans XVe siècle Sculpture Miséricordes. Fou. Acrobate
11 décembre 2025 4 11 /12 /décembre /2025 18:11

Les 30 stalles (chêne, André ou Étienne Sulpice, vers 1490)  de la Chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue, II: les animaux et personnages  des haut-dossiers.
 

Voir : 

Les 30 stalles (chêne, André ou Étienne Sulpice, vers 1490) de la Chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue. I, les miséricordes, les appui-mains et les jouées.

PRÉSENTATION

Si les miséricordes de la chartreuse Saint-Sauveur ont reçu toute l'attention qu'elles méritaient, les "haut-dossiers" ou panneaux verticaux au dessus des sièges ont peut-être été moins étudiés ; du moins je n'ai pas su trouver  de clichés en ligne les concernant, et encore moins d'étude monographique, alors qu'ils abritent chacun  une paire de motifs sculptés passionnants.  Ils sont au nombre de 34 pour 30 sièges, pour compenser les retours d'angle.

Ils relèvent d'un art médiéval (aucun élément Renaissance) où dominent largement — comme c'est également le cas pour les miséricordes— les représentations d'animaux (oiseaux, chien, lion, ours, dragons) associés à des humains (homme sauvage chasseurs, ou fous), à des feuillages, et, fait insigne, à un blason du donateur Vesian Valette et de son épouse. Mais à la différence des miséricordes, ces animaux et humains affrontés deux à deux dans chaque angle supérieur des dossiers composent souvent des saynètes évoquant les enluminures marginales des manuscrits. L'ambiance générale est sylvestre.

J'ai repris la numérotation choisis pour les miséricordes, juste modifiée par des numéros bis dans les encoignures.

 

 

Stalles sud de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.
Stalles nord de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Chaque panneau de 1,25 m de haut, séparé de l'autre par un pinacle gothique, est orné d'un remplage  flamboyant à quadrilobes inscrits dans une ogive. Ces réseaux sont tous semblables, mais ce sont les écoinçons, les angles triangulaires supérieurs, qui reçoivent ces saynètes souvent truculentes auxquelles je me suis intéressé.

J'étudiera au passage les panneaux d'oraison chantée qui se trouve en milieu de rangée de chaque côté. Et enfin, le blason  du panneau 30 sera éclairé par une iconographie  héraldique de l'ensemble de la chartreuse (vitraux, culots, etc. .

Je ne promets pas d'être exhaustif ; je débute par le numéro 1, à droite une fois la porte de clôture franchie.

 

LE CÔTE SUD

 

Dossier n°1 : un chien à collier / un lion affrontant un chien.

 

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

à droite : un lion, si l'on veut, peut être coiffé d'un grelot, affronte touts crocs sortis un chien féroce.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

à gauche : un chien (un vrai dogue) doté d'un collier avec anneau surgit des bois représentés par des rameaux ligneux.

Sur ces dossiers, la forêt sera prédominante, avec ses animaux suvages et ses scènes de chasse.

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossiers n°2 à 3 bis : éléments végétaux.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossiers n°4 bis,  4, 5 et 6 : feuillages.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 7: un ours à droite poursuivant un homme nu dans un bois.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 8: un dragon ailé à longues oreilles crachant le feu /?

Dans le ventre du dragon de gauche se trouve une tête à longues oreilles.

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n°9 : un dragon ailé et cornu à longue queue serpentine, crachant le feu / un animal cornu crachant le feu et piétinant un dragon ailé.

 

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n°10 : fleurs boutonnées. Panneau de chantre ADOREMUS.

Le panneau indique le texte et les notes (neumes) d'un chant du rituel cartusien  qu'on retrouve dans le Psalterium nocturnum pour le dimanche matin : Adoremus dominus qui fecit nos ("adorons le seigneur qui nous a fait") 

https://chartreux.org/moines/wp-content/uploads/2021/12/psalterium_nocturnum.pdfDossier individuel

Les fleurs aux pétales très allongés et sinueux ont un cœur quadrillé.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossiers n°11 à 12 : feuillages.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n°13 : un ours dans les bois/ un lion rugissant.

 

 

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 14:  Homme /fou crachant une fleur

Le fou, barbu, porte une tunique à cagoule dotée d'oreilles d'âne et de grelots. Il souffle sur une fleur, ou il la crache. Un rameau ligneux indique que nous sommes toujours dans la forêt.

Toujours dans les bois, un homme aux cheveux longs, vêtu d'une tunique serrée par une ceinture, pose une main sur la hanche. Derrière cette main un objet que je n'identifie pas.

 

 

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 15:  feuillages

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

DU CÔTÉ NORD.

Dossier n° 16:  deux oiseaux.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 17 :  combat dans les bois d' une bête fauve qui terrasse un homme sauvage (tout velu, renversé tête en bas) et qui affronte /...un chien protégé par un bouclier à trois fleurons.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 18 : homme (moine?) armé d'un gourdin et tirant la langue montrant  de l'index / ... un ange tenant un phylactère.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 18bis: deux oiseaux affrontés.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 19 : deux oiseaux.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 20 : visage lunaire d'un homme tirant la langue/ deux chiens, dont l'un tient dans sa gueule un oiseau.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier n° 21 : tête d'ours, ailé/??

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Dossier 23 : combat, dans les bois, d'un homme sauvage derrière son bouclier/et d'un ours se protégeant avec un bouclier orné de son portrait.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier 24 : un dogue colleté poursuivant/ un lièvre fuyant dans les bois.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier 25 : un ours (?) tenant un livre émettant un souffle/ un lion tenant un livre émettant un souffle.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Dossier 25 : deux anges,  l'un tenant une croix et l'autre un phylactère ; panneau de chantre.

Le panneau porte l'inscription IN MANU TUA et sa notation en neume, conforme à celle du Psalterium nocturnum cartusiensis , l'Invitatorium pour le dimanche matin In manu tua Domine Omnes fines terrae : "Dans ta main Seigneur sont toutes les limites de la terre".

 

Sous le panneau, les écoinçons sont sculptés d'un ange tenant une croix et d'un ange tenant un phylactère.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Dossier 26 : dans les bois, combat de deux bêtes fauves, s'abritant derrière leur bouclier ; l'un est armé d'un rameau ligneux.

Les deux animaux sont comparables, avec des oreilles longues, un pelage lisse, un ventre proéminent et une queue fine et longue. Celui de gauche, de profil, a un museau pointu. Il évolue parmi les rameaux ligneux métonymiques des forêts. Son bouclier est lisse. À droite, l'animal tourne vers nous sa tête, qui peut évoquer celle d'un ours. Il grimpe sur une branche, il est armé d'un rameau ligneux ou branche écotée, et ce rameau orne oussi son bouclier. Pourquoi cette insistance ? Difficile de ne pas voir ici, comme pour la miséricorde n°13 où un chapeau de pèlerin était accompagné de rameaux, et au vu de la fréquence de ce motif sur l'ensemble des sculptures, l'indice d'une valeur emblématique de ces bois écotés, soit s'appliquant aux donateurs (mais leurs armoiries et blason de marchand n'en comporte pas), soit aux chartreux ou à la Grande Chartreuse. Faut-il alléguer une racine sanscrite krt "couper, séparer en coupant" aux mots chartreuse, latin cartusa, italien certosa ? En réalité  le couvent tient son nom du massif éponyme, issu du francoprovençal calma trossa "la prairie troussée" c'est à dire défrichée. Donc, mauvaise piste, sauf si on voit dans ces tronçons de branches le symobole du défrichement... Je laisse donc ma réflexion ouverte.

 

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier 27 : un fou et sa marotte/ un lion soufflant.

Nous retrouvons la figure du fou, déjà présent sur la miséricorde n°3 et sur le dossier n°14. Non seulement il porte la capuche à grelot, mais il tient son attribut, sa marotte qui le représente soufflant une plume, autrement dit du vent, réelle représentation de la folie du latin follis (issu de flo, "souffler") "baudruche, ballon, soufflet". Car le fou est un être vide, rempli de vent, qui vagabonde comme un feu follet et dont la parole est vaine.

Il n'est pas anodin qu'en tant qu'insensé, dépourvu de sens, il tourne la tête du côté opposé à celui de sa marche et de son geste.

Voir ici, par exemple : Le vitrail du Fou tirant la langue à sa chouette, Barthélémy Linck 1553.

Le galon de sa tunique et de sa capuche est ponctué de trous, qui recevaient peut-être jadis des paillettes dorées ou autres fanfreluches.

À droite, un lion aux pieds anthropomorphes et à la queue en fouet très fleurie tend la langue, mais celle-ci, par sa forme foliée, répond à la plume du fou.

 

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossiers 28 à 30.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Dossier 28 : deux oiseaux.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Dossier 29 : deux oiseaux.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

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Dossier 30 : un cheval hénissant et ruant / Blason des donateurs.

Cette joyeuse et énergique sculpture d'un cheval (un poulain?) est rare dans le répertoire des stalles européennes.

 

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Armoiries du couple fondateur.

mi parti en 1 d'azur au chevron d'or, accompagné de trois demi-vols d'argent posés 1 en chef et 1 en pointe , (Vesian Valette) écartelé au 1 et 4 d'azur à la croix d'argent clechée, vidée et pommelée, au 2 et 3 de gueules de lévrier d'or passant colleté de gueules (Catherine Carnier)

Haut-dossier des stalles  de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Haut-dossier des stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Les armoiries des donateurs.

"La fondation de la charteuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue.

Résultant d'un vœu testamentaire du marchand [en drap] Vésian Valette , il s'inscrit dans le contexte général de forte expansion que connaît l'ordre à partir du XIVe siècle, favorisée par l'engouement qu'il suscite chez les princes et les élites urbaines. Bien souvent, le but des établissements fondés est d'en faire des nécropoles familiales. À l'origine. implantées dans des « déserts », les chartreuses sont de plus en plus fréquemment installées intra-muros ou, comme ici, en périphérie des villes. Décidé à partir pour Rome à l'occasion du jubilé de 1450, le notable ceste avant son départ, le 17 juin. Il y exprime sa volonté de voir fonder un monastère de l'ordre des Chartreux auquel il lègue sa fortune, à charge, pour les moines, de célébrer deux messes quotidiennes, dom une des Morts. Les dispositions énoncées prévoient également une inhumation dans l'église . Pendant son séjour à Rome il décède, sans douce de la peste qui sévit alors. Une fois la nouvelle parvenue en Rouergue, les exécuteurs testamentaires (sa veuve et les consuls) s'activent à la mise en œuvre rapide du vœu. En 1461, Vezian Valette est inhumé dans le tombeau qui lui avait été préparé ; sa veuve y est ensevelie en 1465. " (J. Dubois, en ligne)

On a décrit trois phases de construction: de 1451 à 1460, pour l'église, la sacristie, la salle capitulaire et le petit cloître; la fin du Xve siècle, pour le réfectoire et le grand cloître; 1528, pour la chapelle nord-ouest de l'église.

Les Valette, qui portent d'azur au chevron d'or, accompagné de trois demi-vols d'argent posés 1 en chef et 1 en pointe , font partie des principales familles dirigeantes de la ville à la fin du Moyen Âge en occupant l'une des quatre charge de consul. Le plus ancien membre rencontré à l'un de ces postes est un certain Hugues Valette en 1378, dont on peut penser que Jean et Arnaud, consuls en 1406, sont les fils. Jean, le père de Vésian Valette, exerce la profession de notaire. Le marchand Vésian occupe ensuite par trois fois l'une des charges municipales, en 1432, 1447 et 1448. Son épouse Catherine Garnier  porte écartelé au 1 et 4 d'azur à la croix d'argent clechée, vidée et pommelée, au 2 et 3 de gueules de lévrier d'or passant colleté de gueules appartient à une famille noble.

La chartreuse disposait à la fin du XVIIe siècle de 13 cellules; les moines-prêtres  ou chartreux et des frères convers étaient dirigés par un prieur .

Sur la porte d'entrée, sur celle donnant vers le petit cloître, sur le lavabo de ce petit cloître, sur les culots (ou cul-de-lampes) des piliers des cloîtres, ou sur leurs clefs pendantes, ou encore sur les vitraux  de 1620 où figure le couple des donateurs, les armoiries d'honorable Vesian Valette, en plein ou mi-parti avec celle de noble Catherine Garnier, sont largement représentées. On trouve aussi, sur les culots ou les clefs pendantes, un blason au chiffre du marchand donateur. En voici un aperçu.

1. La porte de la chapelle : deux chartreux présentent les blasons du couple fondateur : à gauche les armes de Vesian Valette, à droite celle de Catherine Garnier.

Porte de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Porte de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Porte de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Porte de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Porte de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Porte de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

2.  les blasons du couple fondateur : à gauche les armes de Vesian Valette, à droite celle de Catherine Garnier .

a) dans l'église, (sous leur portrait et sous saint André et saint Antoine).Pièces anciennes vers 1470.

 

 

Baie axiale (détail) de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie axiale (détail) de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie axiale (détail) de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie axiale (détail) de l'église de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

b) dans la salle capitulaire baie axiale , vitrail de l'Annonce aux bergers,(détail) vers 1520.

Vitrail (détail) de la salle capitulaire de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Vitrail (détail) de la salle capitulaire de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

c) au centre du tympan.

Vitrail (détail) de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Vitrail (détail) de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

3.  Le lavabo. Les armes du couple encadrent un entrelacs dans le monogramme M[aria]. Au dessus la scène du Lavement des pieds des apôtres.

Lavabo de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Lavabo de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

4.  Les culots et clefs pendantes des cloîtres : le blason de marchand.

Ce blason est disposé sur la forme générale d'une clef, anneau en bas (une lettre D??), une traverse et au sommet un cercle associé à une croix.  La marque peut rappeler les marques de typographe (Nicolas Jenson), ou vaguement l'insigne des Chartreux, mais elle reste unique et mystérieuse, comme toutes ces marques de marchand.

 

Culot de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Culot de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Clef pendante de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Clef pendante de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Clef pendante de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Clef pendante de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Je remarque pour fini parmi les culots celui où un chien et un lion se partagent le pétiole d'une feuille d'acanthe, non sans rapport avec le grand thème animalier et sylvestre des sculptures des hauts dossiers et des miséricordes

Culot de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Culot de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue. Cliché lavieb-aile 2025.

Bonus !

Les stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue, II: les haut-dossiers.
Les stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue, II: les haut-dossiers.
Les stalles de la chartreuse de Villefranche-de-Rouergue, II: les haut-dossiers.

SOURCES ET LIENS

https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossier/IA12002928

https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00094202

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM12000691

— BOURNOT-DIDIER (Nancy), 2000, "André Sulpice et les stalles du Rouergue", thèse histoire de l'art Toulouse 2 sous la direction de Michèle Pradalier-Schlumberger, non consultée

https://theses.fr/2000TOU20015

 

— CABROL (Etienne),1860,  Annales de Villefranche de Rouergue, Villefranche, Impr. Vve Cestan, 1860, t. I, p. 387-388, 394-395, 411-413, 416, 422, 626 ; t. II, p. 49-50. Tome 1 non consulté

https://books.google.fr/books?id=4cZZ0ndFQKMC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

— DUBOIS (Jacques), 2011, Villefranche-de-Rouergue, chartreuse Saint-Sauveur. L'architecture, dans Monuments de l'Aveyron, Congrès archéologique de France, 167e session, Paris, Société Française d'Archéologie, 2011.p. 387-399

https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossinventaire/IVR73/IA12ANEX/IA12002928_01.pdf

 

— GATOUILLAT (Françoise), Les vitraux

https://inventaire.patrimoines.laregion.fr/dossinventaire/IVR73/IM12ANEX/IM12040838_01.pdf

— LAFON (Victor),1891 , Iconographie de la chartreuse Saint-Sauveur de Villefranche-de-Rouergue. Rodez.

https://www.google.fr/books/edition/Proc%C3%A8s_verbaux_des_s%C3%A9ances_de_la_Soci/Umi2xSqTAOsC?hl=fr&gbpv=1&dq=%22dais%22+chartreuse+Saint-Sauveur+villefranche-de-rouergue&pg=RA1-PA100&printsec=frontcover

 —GAULEJAC (Bernard de), 1938, « La chartreuse de Villefranche-de-Rouergue », dans Congrès archéologique de France. 100e session. Figeac, Cahors et Rodez. 1937, Paris, Société française d'archéologie, 1938, 570 p p. 106-121

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5619772d/f111.item

"Le choeur des religieux, qui occupe la troisième travée de la nef, renferme trente stalles disposées sur un rang : douze au nord, le même nombre au sud et trois de chaque côté de l'entrée du choeur, à l'ouest.
Les hauts dossiers sont décorés d'un réseau flamboyant entre des contreforts à pinacles ; au-dessus s'avance un baldaquin en forme de voussure, couronné par une galerie ajourée, interrompue par des pinacles. Le travail des jouées, décorées d'enroulements et de motifs de feuillages, est assez remarquable ; il constitue, avec celui des parcloses et des miséricordes, la principale richesse des stalles de la Chartreuse. On y rencontre une grande variété de compositions, où apparaissent des motifs de feuillages, d'animaux sauvages ou fantastiques, de figures humaines et toute sorte d'emblèmes. Du côté nord, quelques hauts dossiers ont été mutilés à une époque moderne, pour permettre d'établir une chaire aujourd'hui inutilisée.
Dans la première travée de la nef, huit stalles, analogues aux précédentes, mais plus simples, encadrent le portail d'entrée ; elles étaient destinées aux frères.
Toutes ces stalles sont dues au ciseau du maître menuisier André Sulpice, qui est également l'auteur des stalles de la collégiale de Villefranche, de celles de l'abbaye de Loc-Dieu et de la cathédrale de Rodez. Le contrat est de 1462, et le travail dura seize ans."

—LAURIERE (Raymond), 1999 Thèse Toulouse 2, non consultée

https://theses.fr/1999TOU20040

 —Gilhodes (abbé), 1973, La chartreuse de Villefranche de Rouergue, Analecta cartusiana, n 14

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Published by jean-yves cordier - dans XVe siècle Sculpture Héraldique

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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