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23 juin 2021 3 23 /06 /juin /2021 14:32

Le couronnement en palmier de l'escalier à vis du palais épiscopal (1507) de Claude de Rohan à Quimper et ses 24 sablières.

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— Voir sur les sablières cette liste partielle :

Le grand intérêt des sablières de ce palais épiscopal est de témoigner de la présence de ces sculptures dans un espace civil (ou domestique, ou laïc, chacun de ces termes étant embarrassant dans le palais d'un évêque), tandis que nous disposons surtout d'exemples dans les chapelles et églises.

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— Voir sur Quimper :


 

Musée départemental breton de Quimper

 

 

Musée des beaux-arts de Quimper

Évêché.

Chapelle de Tu Mamm Doué à Quimper

Église Saint-Mathieu

Eglise de Kerfeunteun à Quimper :

Entomologie : C.F. Le Borgne de Kermorvan

 

Cathédrale

 

 

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PRÉSENTATION.

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Le palais épiscopal : la Tour de Rohan.

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"Cette tour d'escalier est la partie la plus ancienne du bâtiment. Elle fut élevée en 1507 pour Claude de Rohan, évêque atteint de folie mais issu d'une famille puissante et appartenant à l'entourage du duc de Bretagne. Le nom du maître d'œuvre du palais de Claude de Rohan, Daniel Gourcuff , nous est parvenu. Les pierres employées furent extraites de carrières autour de Quimper, tandis que la chaux était importée de Rouen ou de Vendée.

Extérieurement, la tour impressionne par sa verticalité et son élancement, effet renforcé par le décor flamboyant des fenêtres et de la cheminée.  

La tour est divisée en deux parties par de faux mâchicoulis, portant un décor sculpté de mascarons, d'animaux et de feuillages. Les fenêtres sont ornées de gables en accolades reposant sur des culots sculptés représentant , pour la plupart, les armes de l'évêque portées par un ange. Ce décor, représentatif du style du règne de Louis XII, est voisin de celui des Ducs de Bretagne à Nantes ou du château de Josselin, construit pour Jean II de Rohan, père de Claude.

Le règne de Louis XII, qui inaugura une période de paix, vit s'affirmer une nouvelle conception architecturale : les demeures seigneuriales ne sont plus fortifiées, mais conservent l'élément symbolique de la tour-donjon.
Les deux entrées du rez-de-chaussée desservaient deux vestibules : à droite, celui destiné au service, au sol couvert de simples dalles ; à gauche, l'entrée officielle, au carrelage soigné et pourvu d'un banc destiné aux visiteurs attendant d'être reçus par l'évêque.
La sobriété de l'espace intérieur de l'escalier contraste avec le faste extérieur de la tour. Seuls les paliers sont mis en valeur par des arcatures gothiques. L'escalier hélicoïdal s'achève par un somptueux lambris sculpté, en " palmier "." (Cartel du Musée départemental breton, apposé sur la tour).

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L'escalier en vis de la Tour de Rohan, l’un des éléments décoratifs les plus importants du Palais.

 

"L'escalier hélicoïdal s'achève par un somptueux couvrement de chêne sculpté et peut-être peint à l'origine, remontant à l'achèvement de l'édifice en 1507. C'est un plafond circulaire, dont les solives rayonnantes divisent la sablière en vingt-quatre bandeaux. L'ensemble est soutenu par une colonne torsadée ponctuée des macles (losanges évidés), symboles héraldiques des Rohan et de l'hermine de Bretagne.

Le décor du pourtour présente une foisonnante diversité. Rinceaux, feuillages, phylactères (banderole) enroulé et surtout nombreux animaux réels ou imaginaires : lion, cochon, cervidé, renard ou chien attaquant des oiseaux, dragons, dont l'un semble s'avaler lui-même, tandis que d'autres s'en prennent à des humains grimaçants. Des personnages assez énigmatiques : un homme barbu, incarnation, peut-être de l'homme sauvage ; un autre tel une sirène, le corps couvert d'écailles ; un acrobate aux bras croisés, le pied levé, portant le pourpoint décolleté à manches bouffantes et à crevés, mode italienne diffusée en France au début du XVIe siècle. Un personnage en aube, tenant la mitre et le blason des Rohan, pourrait être une représentation de l'évêque commanditaire de l'édifice." (Cartel du Musée départemental breton présenté au public dans l'escalier.)

 

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"Le plafond à plancher rayonnant tournant sur noyau est un chef d'œuvre de charpenterie est unique en Bretagne. Quant aux différents paliers de l'escalier, ils sont tous couverts de voûtes en arc brisé, mettant en évidence une parfaite maîtrise de la stéréotomie . Des voûtements comparables , également associés à un escalier en vis , existent non  seulement dans les maisons prébendales voisines situées place Saint - Corentin , mais également dans quelques manoirs des environs de Quimper notamment en Keriner en Pluguffan. Le développement spatial et ornemental y est certes plus modeste, mais tout laisse à penser que la grande vis construite pour Claude de Rohan devient un modèle dont certains notables, ecclésiastiques ou laïcs, cherchent à s'inspirer. Dans sa Monographie de la cathédrale de Quimper, R.-F. Le Men indique que Daniel Gourguff (ou Gourcuff) était, en 1507, maître d'œuvre du chantier épiscopal, peut-être en collaboration avec Guillaume Le Goaraguer, qui avait dirigé des travaux à la cathédrale et exécuté une... "  Histoire de Quimper 1994 page 122

 

https://www.google.fr/books/edition/Monographie_de_la_cath%C3%A9drale_de_Quimper/7pbCR4W-R30C?hl=fr&gbpv=1&dq=%22palais+%C3%A9piscopal%22+quimper&pg=PA228&printsec=frontcover

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Sur les Rohan :

Sur la piste du "A couronné" de Jehan II de Rohan : I. L'inscription de fondation (1510) du pont habité de Landerneau.

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Claude de Rohan, fils de Jean II, fut nommé évêque de Quimper de 1501 à 1540, mais sa simplicité d'esprit imposa qu'il fut remplacé dans ses fonctions d'évêque par Jean du Largez. En effet,  Jean du Largez, abbé de Daoulas de 1502 à 1519,  fut nommé le 8 juin 1505 évêque suffragant de Quimper (administrant le diocèse à la place de Claude de Rohan, l'évêque titulaire évêque de Cornouaille de 1501 à sa mort en 1540) avec une pension de 200 livres. 

Du fait de son incapacité, Claude de Rohan ne sera sacré que le 6 avril 1510 et ne prendra officiellement possession de son siège que le 6 juin 1518. On comprend que ce n'est pas à lui qu'il faut attribuer la commande et la supervision de son palais. Mais on s'intéressera aux choix artistiques de son père Jean II pour son château de Josselin, très novateur notamment par son escalier rampe sur rampe dont il est le premier exemple en France.  

Sur les Rohan et leur héraldique, voir parmi cent exemples :

 

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Malgré le soin avec lequel ces éléments architecturaux et artistiques sont présentés au public, les 24 bandeaux de sablières figuratives n'ont pas fait l'objet d'un relevé photographique accessible en ligne : je me fixe donc la mission d'y pallier. L'interprétation des bandeaux est parfois difficile, et c'est d'ailleurs vrai de l'ensemble des sablières de Basse Bretagne. J'ai proposé ma description, mais j'accueillerai avec joie d'autres propositions.

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Le "palmier".

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Plafond en palmier (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plafond en palmier (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plafond en palmier (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plafond en palmier (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plafond en palmier (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plafond en palmier (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La colonne torve aux macles des Rohan et aux hermines des ducs de Bretagne.

Anne de Bretagne est duchesse de Bretagne de 1488 à 1514.

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Colonne (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Colonne (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Début de la description des bandeaux.

Je choisis un point de départ aléatoire pour débuter ma numérotation.

Liste.

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N°1. Masque de face d'un homme grimaçant, les boucles de ses cheveux étant mordus par deux dragons.

N°2. Deux animaux (chien et lèvre ?) dans une navette en volute.

N°3. Fou sauvage et lièvre (?).

N°4. Deux oiseaux dont l'un se trouve saisi par la gueule d'un chien.

N°5. Rouleau à spires perlées aux armes (macles) des Rohan.

N°6. Masque d'homme ou femme portant une coiffe et mordant deux rangs de gros grains.

N°7. Masque d'homme et chien (?) couché.

N°8. Homme de face, écartant des bras les parois.

N°9. Homme de face : acrobate ?.

N°10. Chien de profil crachant des feuilles d'acanthe.

N°11. Deux têtes animales de profil (chiens ?) tenant dans leurs crocs un tronçon de colonnes aux macles des Rohan.

N° 12. Masque d'homme de face, encapuchonné, entre deux dragons.

N° 13. Dragon ailé crachant des feuillages.

N°14. Ange volant tenant la mitre et les armes de Claude de Rohan.

N°15. Figure complexe.

N°16. Spirale de phylactère.

N°17. Ange/homme de face présentant un phylactère.

N°18. Dragon se retournant gueule ouverte.

N°19. Lion de profil.

N°20. Masque d'homme de face, encapuchonné entouré de banderoles.

N°21.Dragon crachant une spire avec grappe et feuille.

N°22. Rouleau à perles et macles.

N°23. Spires.

N°24. Grappes et feuille.

 

 

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°1. Masque de face d'un homme grimaçant, les boucles de ses cheveux étant mordus par deux dragons.

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Cette figure du visage grimaçant d'un homme dont les oreilles (ou ici les boucles de cheveux) sont mordillées par deux dragons n'est pas rare. On la trouve ainsi, entre autre, à Guengat.

https://www.lavieb-aile.com/article-l-eglise-de-guengat-ii-statues-sablieres-et-inscriptions-122885782.html

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°2. Deux animaux (chien et lèvre ?) dans une navette en volute.

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Ces animaux parcourant le tunnel formé par les spires d'un phylactère rappelle l'hermine ducale sculptée sur les sablières de Quimperlé, ou taillée dans la pierre sur l'extérieur de la collégiale du Folgoët vers 1424.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°3. Fou sauvage et lièvre (?).

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Un visage de face est cerclé par un capuchon évoquant celui, à grelots, des fous, et une sorte de corne s'en échappe. Mais le corps du personnage se métamorphose, sous la ceinture, et se recouvre d'écailles concordant avec la forme générale de poisson. Les deux mains tiennent des objets que je ne m'aventure pas à identifier.

À gauche, sous la queue, un lièvre est entouré d'une ceinture d'écailles, et différentes parties de son corps sont feuillagées.

Ces métamorphoses supprimant les barrières entre humains, animaux et végétaux nous font pénétrer dans un univers onirique ou d'inversion des valeurs, sous l'influence des fêtes païenne médiévales mais aussi sous celle des Métamorphoses d'Ovide et de Lucien, très en vogue à la Renaissance. Les sablières du Finistère en donnent de nombreux exemples au XVIe siècle.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Suite de la description.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°4. Deux oiseaux dont l'un se trouve saisi par la gueule d'un chien.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°5. Rouleau à spires perlées aux armes (macles) des Rohan.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°6. Masque d'homme ou femme portant une coiffe et mordant deux rangs de gros grains.

Ce sont des grains (de raisins ?), ou des perles, ou autre chose.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°7. Masque d'homme et chien (?) couché.

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Nous ne sommes pas loin du thème de la pièce n°1, mais l'animal est un chien (avec une gueule étrangement allongée) ou un lion, avec la queue rabattue sur le dos.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°8. Homme de face, écartant des bras les parois.

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Ce joyeux drille semble repousser le cadre de son logement, il est habillé d'un épais manteau et sa chevelure, d'abord nattée ou méchée, fait fleurir des bouclettes qui participent à la drôlerie de la scène.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°9. Homme de face : acrobate ?.

Si les métamorphoses humain/animal/végétal sont destinées à faire perdre pied au spectateur, la figure de l'acrobate (très fréquentes sur les sablières, les abouts de poinçons des charpentes et sur les crossettes) incite au renversement pied par dessus tête du point de vue. L'artiste sculpteur a réussi ici son coup, puisque nous peinons à retrouver nos repères dans ce fouillis de plis, où émergent une tête et un pied nu.

 

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°10. Chien de profil crachant des feuilles d'acanthe.

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Là encore, le masque animal (plus ou moins fantastique) de profil "crachant" des rinceaux ou des feuilles est très fréquent, sur les sablières, les miséricordes des stalles, et autres éléments sculptés : encore une façon de dissoudre les frontières animal/végétal !

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°11. Deux têtes animales de profil (chiens ?) tenant dans leurs crocs un tronçon de colonnes aux macles des Rohan.

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Le mufle retroussé ou les narines dilatées correspondent peut-être plus à des dragons, voire à des lions.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N° 12. Masque d'homme de face, encapuchonné, entre deux dragons.

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Encore un joyeux luron hilare, comme s'il prenait un selfie dans une posture particulièrement propre à amuser la galerie, écrasé comme par des presse-livres par un dragon et par la tête d'un dragon ou lion.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N° 13. Dragon ailé crachant des feuillages.

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Où est Charlie ? Je distingue la tête d'un dragon, dont le corps serait celui d'un petit poisson ailé, dans un froissement de feuilles et de tiges. On se dit que c'est la photo qui est floue, on se rassure en croyant que, face à l'œuvre réelle, tout deviendrait limpide... mon œil ! Le trouble n'est pas (que) celui de l'autofocus, c'est celui que le sculpteur a délibérement créé pour nous rendre un peu fous.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°14. Ange volant tenant la mitre et les armes de Claude de Rohan.

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Nous reprenons nos marques Un ange, à la chevelure bouclée en macarons, vient en volant apporter la mitre sur les armes des Rohan. À ses pieds, j'hésite à reconnaître une sphère armilaire.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°15. Figure complexe.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°16. Spirale de phylactère.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°17. Ange/homme de face présentant un phylactère.

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L'ange porte en guise d'aube un manteau plissé et épais et nous retrouvons cette chevelure bouclée déjà notée. Il écarte un phylactère.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°18. Dragon se retournant gueule ouverte.

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Picasso s'y plairait : l'arrière-train du dragon est vu de dessus, tandis que sa tête est vue de profil, et retournée vers la queue. La gueule ouverte semble vouloir se refermer pour s'entre-dévorer, mais nous ne sommes sûrs de rien, nous perdons pied, ... et c'est exactement le but recherché.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°19. Lion de profil.

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Ce lion est de profil, allant vers la gauche, mais sa tête nous regarde. Si c'est un motif héraldique, c'est un "léopard passant". Mais les lions sont si courants  en sculptures de sablières ( c'est le motif le plus représenté avec les dragons), ou en sculpture de crossettes,  et le lion n'ayant rien à faire avec les Rohan, je ne retiens pas cette hypothèse. Comme toujours, la crinière bouclée permet l'identification, et la queue fait retour sur le dos.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lion_(h%C3%A9raldique)

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°20. Masque d'homme de face, encapuchonné entouré de banderoles.

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Est-ce un fou, avec les grelots de sa capuche ? Il se perd dans les méandres d'une banderole presque végétale, et une tête animale s'y dissimule.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°21.Dragon crachant une spire avec grappe et feuille.

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Oui, ce dragon crache des éléments végétaux (épillet ou grappe et feuille), mais ceux-ci se moulent sur la forme d'une spire de phylactère, donc un "artefact", produit manufacturé par l'humain. Vous me voyez venir ?

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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N°22. Rouleau à perles et macles.

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J'ai oublié de prendre la photo !

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N°23. Spires.

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Et re-!

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N°24. Grappes et feuille.

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Feuilles de vigne et grappes de raisins.

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Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Sablières (chêne, 1507) de l'escalier du palais épiscopal de Quimper. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LES POUTRES DE LA SALLE DES ARCHIVES. (Non visitées)

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À défaut de pouvoir visiter cette salle, nous pouvons lire le cartel placé dans l'escalier, et regarder la photo les sculptures de l'une des poutres :

"Ce palier permet d'accéder, grâce à un petit escalier à vis, à deux pièces hautes qui servaient, aux XVIIee et XVIIIe siècles, de salles des archives (elles ne sont pas actuellement ouvertes au public). Les poutraisons de la plus élevée présentent un décor sculpté proche de celui de l'escalier : un acrobate ; un ange portant les armes des Rohan ; une jeune fille aux traits gracieux ; un homme au chapeau à la mode italienne ; des créatures mi animales, mi humaines ; un africain enfin, comme le symbole d'une Europe qui sortait du Moyen Âge pour se lancer dans l'aventure des Grandes Découvertes."

L'ange qui porte les armes à neuf macles des Rohan présente cette chevelure aux boucles profuses formant comme deux ailes ébouriffées, si caractéristique des sculpteurs sur pierre de l'atelier ducal à l'œuvre, à quimper, sur le porche sud de la cathédrale vers 1424.

Un autre cartel montre une deuxième photo d'un personnage.

Nous ne pouvons que regretter de ne pas avoir accès, à défaut d'une visite de cette salle pour des raisons de sécurité fort compréhensibles,  au relevé photographique de ces poutraisons.

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Le couronnement de l'escalier du palais épiscopal de Quimper et ses 24 sablières.
Le couronnement de l'escalier du palais épiscopal de Quimper et ses 24 sablières.
Ange présentant les armes des Rohan. Droits réservés Musée départemental breton de Quimper.

Ange présentant les armes des Rohan. Droits réservés Musée départemental breton de Quimper.

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SOURCES ET LIENS.

 

— DUHEM, (Sophie), 1997. Les sablières sculptées en Bretagne. Images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe s.). Collection Arts et Société. Presses universitaires de Rennes, 1997.

 

— LE MEN ( René-François), 1877, “Monographie de la cathédrale de Quimper (XIIIè - XVè siècle) », Quimper, Lemercier ed.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/1e08593c46eb46336af146045b16d0f4.pdf

"Un autre monument d’une toute autre importance, le palais épiscopal, vient aussi se rattacher à la cathédrale avec laquelle il forme un angle du côté du sud. Les parties les plus anciennes de cet amas de constructions de diverses époques, ne remontent pas au-delà du commencement du XVIe siècle. Claude de Rohan, nommé évêque de Quimper, le 25 juin 1501, à la mort de Raoul Le Moël, voulut se préparer, dans sa ville épiscopale, avant d’y faire son entrée, un palais dont la magnificence fut digne de l’illustre famille à laquelle il appartenait. Les travaux commencèrent à la fin du mois de mars 1507. Les maîtres de l’œuvre furent Daniel Gourguff et Guillaume Goaraguer."

 

"On construisait en 1507, le palais épiscopal de Claude de Rohan. Dans le seul compte qui nous soit parvenu de ce travail, Le Goaraguer ne figure pas parmi les ouvriers employés régulièrement à la construction de ce monument, dont le maître de l’œuvre fut Daniel Gourcuff, mais il est assez souvent chargé de choisir et de mesurer de la pierre, dans différentes carrières, notamment des « pas de vis » pour le grand escalier, qui, en raison de leur dimension peu ordinaire, étaient difficiles à trouver. Comme Le Goaraguer était payé 5 sous par jour, tandis que Gourcuff, le maître de l’œuvre, ne recevait que 3 sous 4 deniers, il est très-probable qu’il avait une bonne part dans la direction de ce remarquable édifice"

"Daniel GOURCUFF. Claude de Rohan, nommé à l’évêché de Quimper en 1501, peu de temps après la mort de l’évêque Raoul Le Moël, voulut, avant de venir prendre possession de son évêché, se faire construire un nouveau palais épiscopal. Il commit à cette fin Prigent de Saint-Alouarn, son maître d’hôtel, qui institua François du Perier, comme contrôleur des travaux. Francois Le Scanff, receveur des Reguaires de Cornouaille, fut chargé de la dépense. Les travaux commencèrent en 1307 [pour 1507]. Du 31 mars de cette année, au 21 octobre suivant, il fut extrait de différentes carrières, mais principalement de celle du Boulc’hat, en la paroisse de Kerfeunteun, 1995 quartiers de pierres de taille, sans compter les pas de vis, ou marches d’escalier, qui avaient neuf pieds de longueur. Daniel Gourcuff, tailleur de pierres, fut le maître de l’œuvre. Il était payé à la journée à raison de 3 sous 4 deniers (4 fr. 50 c.) par jour. Le salaire [p. 295] journalier des compagnons qui travaillaient sous ses ordres, était de 2 sous 6 deniers (3 fr. 37 c.). J’ai exprimé plus haut, l’opinion que G. Le Goaraguer n’était pas demeuré étranger à cette construction. Je ne répéterai pas ce que j’ai dit à la page 228, de ce palais, qu’on appelait le « grand logis de Rohan » et qui faisait, à juste titre, l’admiration de tous. Il n’y a pas, à mon avis, dans le département du Finistère, de monument d’architecture civile : de style ogival, qui puisse être comparé à ce qui reste de ce logis, dont les détails d’ornementation peuvent nous donner une idée de l’habileté du maître qui l’a construit ".

 

"Les pierres qui servirent à la construction du palais épiscopal de Claude de Rohan, furent extraites des carrières du Boulc’hat, en Kerfeunteun ; de la Belle-Croix, en Briec ; de Saint-Affredec (Saint-Evarzec) ; de Langurun et de la Roche-Dagorn (Roc’h-Dagorn). La situation de ces deux dernières carrières m’est inconnue. C’est de la perrière de Roc’h-Dagorn, que furent extraits la plupart des « pas de vis » on marches, d’escaliers, longs de 3 mètres et destinés aux tourelles du palais épiscopal. Le port d’un seul de ces pas de vis, coûtait 5 sous (6 fr. 25 c.) en 1507, tandis qu’une charretée de pierres de la même carrière de Roc’h-Dagorn, était payée 3 sous 4 deniers (5 francs) seulement".

— QUIMPER.BZH

https://www.quimper.bzh/625-le-palais-des-eveques.htm

https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=29232_2

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Sablières
20 juin 2021 7 20 /06 /juin /2021 16:32

Zoonymie des Odonates : Aeshna grandis (Linnaeus, 1758), La Grande Aeschne.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a audacieusement employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 ZOONYMIE DES ODONATES.

 

 GÉNÉRALITÉS

 

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ANISOPTÈRES. N=41

 

Libellulidae : n=19

 

Le nom de genre Leucorrhinia Brittinger, 1850.

Aeshnidae : n=10

 

 

 

Gomphidae n=7

 

 

 

Cordulegastridae n=1

 

Corduliidae, n=4.

 

 

  •  

 

 

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.


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Résumé.

—Nom de genre  Libellula Linnaeus, 1758, Syst. nat. :543 , est le nom créé par Linné pour désigner les Odonates. C'est un diminutif de  Libella,  nom latin qui désigna d'abord dans les temps anciens et médiévaux le « niveau », un instrument des charpentiers en forme de T. Ce nom avait été choisi par le naturaliste français Guillaume Rondelet en 1554 pour nommer le requin-marteau (libella marina « niveau marin ») en raison de la similitude de la forme en T de la ligne des yeux excentrés. Rondelet repris en 1555 ce nom pour désigner par libella fluviatilis,  « niveau des cours d'eau » les larves des zygoptères dont les yeux sont également déportés latéralement.  À partir  de Thomas Moffet en 1634, les naturalistes ont étendu l'usage de  Libella  à tous les Odonates adultes.

Linné a utilisé la première fois Libellula dès la première édition du Systema naturae (Leyde, 1735), en donnant comme synonyme « Perla » (Aldrovandi 1602) et « Virguncula ». Ce dernier nom, « petite vierge », suggère que Linné a créé une forme diminutive de Libella sur les modèles virgo /virguncula, puella/puellula, "fillette, demoiselle" et à travers eux domina/domnicella "Demoiselle" par condensation et contamination de l'image métaphorique des noms vernaculaires comparant ces insectes à des jeunes filles (français) ou des fées malicieuses (anglais ou allemand).

— Nom d'espèce Libellula grandis (Linnaeus, 1758), Syst. nat. :544. Du latin grandis, e "grand". Linné ne précise pas la taille de son espèce dans sa description, mais il renvoie en référence à celle du Fauna suecica où était indiqué est inter maximas, "c'est l'une des plus grandes (des Libellules qu'il décrit)". Il mesure plus de 7 cm, presqu'autant qu'Anax imperator.

— Noms en français :

1°) La Julie, Geoffroy 1762, Hist. abr. ins. :217-218. Le médecin parisien Étienne-Louis Geoffroy donne à chacune de ses 14 libellules ou Demoiselle des environs de Paris des prénoms féminins. 

2°) L'Aeschne grande, Selys 1840, Monogr. libell. :112

3°)  "L'Aeschne grande", synonyme "La grande Aeschne", Paul-André Robert ), 1958, Les Libellules: (Odonates):172. 

4°) La grande Aeschne, 2006, Grand et Boudot , Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg.

5°)  "L'Aeschne grande."  2007, Jourde in Dijkstra, Guide des Libellules de France et d'Europe. 

L'INPN/ Museum choisit La Grande Aeschne, tout comme l'auteur de l'article Wikipédia 2021, ou Olivier Prévost pour le site Poitou-Charentes.

— Noms en d'autres langues :

-en anglais : "The brown hawker " 

-en allemand : "Die Braune Mosaikjungfer  "

-en néerlandais : "Bruine glazenmaker"

-en polonais : "Żagnica wielka "

-en étonien "Pruun-tondihobu "

-en slovène : « Rjava deva »

-en suédois : « Brun mosaikslända » 

-en norvégien : "Brunlibelle"

-en finnois : « Ruskoukonkorento « 

-en hongrois : « Nagy acsa"

-en breton :  à créer

-en gallois : "Gwas neidr brown"

-en irlandais «seabhcaí donn » 

 

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Description préalable :

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65446

Les planches par Lucas 1900 :

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le mâle

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La femelle

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

 

 

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LE NOM DE GENRE LIBELLULA (LINNAEUS, 1758).

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Voir :

Zoonymie pré-linnéenne des Odonates : origine du nom de genre  Libellula, Linnaeus, 1758.

.

 

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LE NOM D'ESPÈCE LIBELLULA GRANDIS (LINNAEUS, 1758).

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[Libellula grandisLinnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824, : 544 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/566/mode/1up

.

Description originale : 

Libellula grandis 9. Libellula alis glaucescentibus , thoracis lineis quatuor flavis.

"Les ailes sont un peu glauques (grisâtres ? cf Fauna suecica "grisea" Brunes ? cf flavescentibus), les quatre lignes du thorax sont jaunes."

.

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Voir :

 

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Linné donne dans sa description 5 références bibliographiques pour cette espèce.

a) Linné, Fauna suecica 1746 page 231 n°770.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/265/mode/1up

.

770.LIBELLULA grisea ; alis flavescentibus, thoracis lateribus lineis flavis, cauda diphylla.

-Reaum. gall, 6. t.35 f.3
-Raj. Ins. 49. n°2. Libella maxima, abdomine longo tenuiori, alis flavescentibus.

p. 140. Libella maxima, abdomine longissimo tenuiori , alis fulvescentibus,
p.48. n° 1. Libella maxima vulgatissima, alis argenteis.

-Mouff. lat. p. 67. Libella major. 2,3

Habitat ad Aquas.

DESCR. Duo folia fusca lanceolata , in cauda. Abdomen longum , angustum , rufo - fuscum , interdum albo maculatum. in Thorace lineolae utrinque due, oblique transverfales , flavae; thorax alias abdomini concolor , hirsutus. Alae albidae vel in aliis flavescentes macula ferruginea. Est inter maximas.

.

.

b) Thomas Mouffet, 1634,  Insectorum ... theatrum page 67 n°2 et 3

https://www.biodiversitylibrary.org/item/123182#page/97/mode/1up

 

.

Thomas Mouffet 1634 planche p.67 fig. 2 et 3

.

c) John Ray, 1710, Historia insectorum  page 49 n°2 et 140 n°2

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/48/mode/1up

d)  Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes volume 6 [1742] planche 35 figure 3. (le Systema naturae indique la planche 38 par erreur, et Fauna suecica donne la planche 35). La planche est décrite page 391.

https://archive.org/details/memoirespourserv16ra/page/n683/mode/2up?view=theater

https://archive.org/details/memoirespourserv16ra/page/390/mode/2up?view=theater

.

Réaumur, Mémoires, planche 35 fig. 3

.

.

e)  August Johann Roesel von Rosenhof, 1749, Insecten belustigung, volume 2 Nuremberg : Insectorum aquatilium Classis II  planche 4 figure 14.

https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0241

.

Roesel 1749


 .

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE GRANDIS.

Du latin grandis, e "grand". Linné ne précise pas la taille de son espèce dans sa description, mais il renvoie en référence à celle du Fauna suecica où était indiqué est inter maximas, "c'est l'une des plus grandes (des  Libellula)".

 

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LES AUTEURS AYANT ETUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE

 

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/grande-aeschne/

Le nom n'y est pas étudié.

 

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

Aeshna grandis (Linnaeus, 1758) from Lat. grandis, -is, -e = large, grand ⮎ the largest species described by Linnaeus

 

 

 .

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

grandis (Aeshna) - grandis, e = "grande". Per le dimensioni.

 

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

- grandis [l. large, great] was the largest odonate species Linnaeus knew.

 

 

 

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

.

.

 

 

.

.

 

LES NOMS VERNACULAIRES.

 

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.

 

 

 

LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) "La Julie", Geoffroy  Hist. abr. ins. 1762 page 227 n°12.

https://archive.org/details/histoireabrg02geof/page/226/mode/2up?view=theater

Je ne reviens pas sur la méthode de dénomination de Geoffroy, qui donne à chacune de ses 14 libellules ou Demoiselle des prénoms féminins. 

12. LIBELLULA fulva , alis flavescentibus thoracis lateribus lineis duabus fiavis , fronte flavescente , cauda

diphylla.

Linn. faun. fuec. n. 770. Libellula grisea , alis flavescenibus , thoracis lateribus lineis flavis, cauda diphylla.

Linn. syst. nat. Edit. 10 p. 544, n. 9. Libellula grandis.

Raj. ins p. 48, n. i. Libella maxima vulgatissima , alis argenteis.

Idem. p. 49, n. 2. Libella maxima, abdomine longo tenuiore , alis fulvescenticus.

Idem. p. 140. Libella maxima, abdomine longissimo tenuiore, alis fulvescentibus.

Mouffet ins. p. 67. Libella major. 2,3.

Reaum. ins. tom. ij. tab. 33 , f. 5.

Rosel ins. vol. 2 , tab. 2. Insect. aquatil. class. 2.

La julie.

Longueur 28 lignes.

Cette espèce est la plus grande de toutes celles de ce pays-ci. Sa tête est jaune surtout en-devant, ses yeux sont bruns. Ces yeux qui sont fort gros se joignent au-dessus de la tête et sont souvent parsemés de points élevés et luisans, ce qui feroit un caractere bien distinctif s’il étoit constant, mais quelquefois ces points manquent, ou il n’y en a tout au plus qu’un ou deux. Le corcelet est de couleur fauve avec deux bandes obliques citronnées de chaque côté. Le ventre qui est fort long, est aussi de couleur fauve foncée, souvent tacheté de blanc au haut au bas de chaque anneau. Les petits feuillets qui terminent le ventre font fort longs dans cette espèce. Les ailes sont plus ou moins jaunâtres avec une tache brune au bord extérieur. A la naissance de chaque aile il y a une petite éminence brune, noirâtre.

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Le nom "La Julie " est repris par Fourcroy 1785, Entomologia Parisiensis; sive, Catalogus insectorum quae in agro Parisiensi reperiuntur page 347. Cette publication reprend les espèces décrites par Geoffroy mais les associent à leur nom scientifique linnéen, ici L. grandis.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/82453#page/237/mode/1up

Il est repris également par de Villers  en 1789 dans son Caroli Linnaei Entomologia page 7

https://www.biodiversitylibrary.org/item/83103#page/13/mode/1up

Il est cité dans l'Encyclopédie Méthodique de 1782 et 1792 (G. Antoine Olivier).

https://www.google.fr/books/edition/Encyclop%C3%A9die_m%C3%A9thodique_Insectes/J-xjoxvjBxUC?hl=fr&gbpv=1&dq=libellula+%22la+julie%22&pg=PA566&printsec=frontcover

.

https://books.google.fr/books?id=0X1BAAAAcAAJ&pg=PA566&lpg=PA566&dq=libellula+%22la+julie%22&source=bl&ots=IOeWNIeGwA&sig=ACfU3U3GUuaoc28CiZSi-Rv2Olwl3Sc6HQ&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiXwsTSs6bxAhULtxQKHQ-2CRcQ6AEwEXoECBEQAw#v=onepage&q=libellula%20%22la%20julie%22&f=false

Voir aussi Système des animaux sans vertèbres

https://zmmu.msu.ru/files/%D0%91%D0%B8%D0%B1%D0%BB%D0%B8%D0%BE%D1%82%D0%B5%D0%BA%D0%B0%20%D0%9F%D0%B0%D0%B2%D0%BB%D0%B8%D0%BD%D0%BE%D0%B2%D0%B0/lamarck-1801_syst_anim_invert.pdf

Il est utilisé par l'abbé Rive entre 1779 et 1784 pour identifier une libellule peinte par Daniel Rabel en 1634 (mais qui a été identifiée comme Anax imperator).

Le nom reste employé en 1852 :

https://www.google.fr/books/edition/Nouvelle_encyclop%C3%A9die_th%C3%A9ologique/h0xRAQAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=libellula+%22la+julie%22&pg=PA925&printsec=frontcover

 

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2°) L'Aeshne grande, Selys 1840 Monographie des libellulidées page 112, et 1850, Revue des Odonates page 131.
 

 

3°) "L'Aeschne grande", synonyme "La grande Aeschne" ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages, page 172. 

4°) La grande Aeschne, 2006, Grand et Boudot , Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg.

5°)  "L'Aeschne grande."  2007, Jourde in Dijkstra, Guide des Libellules de France et d'Europe. 

L'INPN/ Museum choisit La Grande Aeschne, tout comme l'auteur de l'article Wikipédia 2021, ou Olivier Prévost pour le site Poitou-Charentes.

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LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES

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Cette espèce est exemplaire de la façon dont les autres langues ont su créer un véritable nom vernaculaire, apportant une information supplémentaire susceptible d'aider le naturaliste amateur, qui est concerné par les Guides de vulgarisation et de terrain. En effet, la majorité des noms de A. grandis signalent la couleur brune de cette espèce dont le corps est brun et les ailes fumées.

D'autre part, les différentes espèces d'un même groupe (genre voire famille) partagent une partie commune du nom (comme Aeschne pour notre nom français), mais  ce nom se garde bien de reprendre là encore le nom scientifique. Ainsi les Aeschnes partagent le nom de Hawker en anglais, de Mosaikjungfer en allemand, de Glazenmaker en néerlandais, bien plus imagés que le notre.

 

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-en anglais : "The brown hawker " 

-en allemand : "Die Braune Mosaikjungfer  "

-en néerlandais : "Bruine glazenmaker"

-en polonais : "Żagnica wielka "

-en étonien "Pruun-tondihobu "

-en slovène : « Rjava deva »

-en suédois : « Brun mosaikslända » 

-en norvégien : "Brunlibelle"

-en finnois : « Ruskoukonkorento « 

-en hongrois : « Nagy acsa"

-en breton :  à créer

-en gallois : "Gwas neidr brown"

-en irlandais «seabhcaí donn » 


 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076


— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

.
 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p.

 http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

 

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

 

 

 

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

— RABEL (Daniel), 1624, Recueil de cent planches de fleurs et insectes dessinés et peints sur vélin en miniatures. La Julie (en réalité Anax imperator)  planche 31 fig. 15. Légende de l'abbé Rive.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10540828q/f411.item#

https://lentomologiste.fr/wp-content/uploads/1993-49/lentomologiste_1993_49_1.pdf

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10540828q/f143.item

https://books.google.fr/books/about/Daniel_Rabel.html?id=lQBNAAAAYAAJ&redir_esc=y

 

 — RAY (John) Historia insectorum, Londini 1710 pages 47-53 et page 140

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/46/mode/2up

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/140/mode/2up

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

 

——RÉAUMUR (René -Antoine Ferchault de) , Mémoires pour servir à l'histoire des insectes :

 

Tome VI  : Suite de l'Histoire des Mouches à quatre ailes avec un supplément des Mouches à deux ailes, Imprimerie royale, Paris, 1742, 608 p., 48 pl. ;

https://archive.org/stream/memoirespourserv16ra#page/n707/mode/2up

 

 

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1841 - Nouvelles Libellulidées d'Europe. - Revue Zoologique, 4 : 243-246.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19646#page/254/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ


 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 20:33

Zoonymie des Odonates : Calopteryx haemorrhoidalis (Vander Linden, 1825), "le Caloptéryx hémorroïdal".

 

 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a audacieusement employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.


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Résumé.

— Genre Calopteryx, Leach, 1815.  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci, surtout chez les mâles.

 

 

Nom d'espèce Calopteryx haemorrhoidalis, (Vander Linden, 1825) : du latin haemorrhoia, ae "saignement" (par le grec ancien αἷμα, haîma « sang » + ῥέω, rheo « couler ») associé au suffixe -alis "en relation avec, appartenant à, dépendant de" . Soit : "relatif à un saignement". Vander Linden écrit dans sa description du mâle : "Bleu sombre dans l'ensemble, le thorax rougeâtre, le dessous des trois  derniers segments de l'abdomen rouge sang." Le catadioptre carmin des mâles de cette espèce est caractéristique, et joue un rôle important dans la phase pré-copulatoire : "Pendant ce ballet aérien, et parfois lorsqu'il est posé, le mâle redresse l'extrémité de son abdomen, pour montrer à la femelle la coloration vive de la face ventrale de ses trois segments abdominaux, dont la couleur suffit à le faire reconnaître" (Grand et Boudot). Cette extrémité est blanche chez C. Virgo et splendens et jaune chez C. xanthostoma.

Les noms en français :

1°) "Calépteryx hémorrhoïdale " Selys, 1840 Monog. Libel. :133

2°) "Caloptéryx hémorrhoïdal", Selys, 1850, Rev. Odon. : 141.

3°) "Le Caloptéryx hémorroïdal"  Paul-André Robert,  1958, Les Libellules (Odonates) :130.

Le nom de Caloptéryx haemorroïdal est repris par les auteurs de guides naturalistes et par le Museum (INPN).

Les noms en d'autres langues : les noms vernaculaires d'autres pays évitent le recours au décalque littéral du nom scientifique, et souligne la couleur métallique cuivrée ou bronze de l'espèce.

-en anglais : "Copper Demoiselle,", "Mediterranean demoiselle"

-en allemand : "Bronzene Prachtlibelle," Braun Prachtlibelle ", "Rote Prachtlibelle"

-en italien :  Splendente culviola

-en néerlandais : "Koperen beekjuffer, (Demoiselle cuivrée)"

-en breton : "spilhenn-aer penn-lost ruz". "L'épingle du serpent à bout de queue rouge"

.

.

Description préalable.

 

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65076/tab/taxo

https://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-calopteryx-leach-1815.html

 

LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

 

 

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.

 

LE NOM DE GENRE CALOPTERYX LEACH 1815.

.

https://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-calopteryx-leach-1815.html

.

 

 

 

LE NOM D'ESPÈCE CALOPTERYX HAEMORRHOIDALIS (VANDER LINDEN, 1825).

.

[Agrion haemorrhoidalis] Vander Linden, 1825. Vander Linden P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum Specimen. - Frank, Bruxellis : 42 pp. : 34.

.

 

.

Texte.

II. AGRION HEMORRHOÏDALIS.
A. Nigro-cærulea, abdominis apice subtùs rubro, alis nigro-cæruleis, basi hyalinis (mas); aut viridi-ænea, alis rufescentibus, posticis apice fuscis, omnibus macula marginali alba (fem).

Agr. Virgo. ♂. Rossi. Faun. Etr. Il, no 948. mas.
VILLERS. Entom. Lin., tab.7, f. 2 ? femina.

Mas. Totus cæruleo-niger, pectore rubescente, abdominis tribus ultimis segmentis et præcedentis apice subtùs sanguineis. Appendices anales superiores nigræ, incurvæ, ultimi segmenti longitudine; inferiores paulò breviores, rectæ, basi ab invicem remotæ, nigræ, subtùs rubræ. Pedes nigri, tibiis rufescentibus. Alæ nigrocæruleæ basi hyalina.

Femina. Tota viridi-ænea, ore et pectore flavescentibus, abdomine subtùs rufescente. Pedes fusci , femoribus extùs tarsisque nigris. Alæ rufæ, posticarum apice fusco; macula marginali alba.

Hanc cum præcedente captam, ejus feminam credo, quamvis in copula non offenderim.

Long. 22 lin. Ext. alar. 29-30 lin.
Habitat in Italia, præsertim meridionali. Mus. nostr.

.

La première référence renvoie à Rossi 1790, Fauna etrusca II page 119 n°948.

https://books.google.fr/books?id=kJZSvJWanRwC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

La seconde à De Villers 1789, Caroli Linnaei Entomologia, pages 12-13.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/83103#page/18/mode/1up

 

. Localité du type : Lazio, Italie. (H. Steinmann)

.

Réception.

1°) "Calepteryx hemorrhoïdalis" Selys, 1840 Monog. Libel. :133

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f133.item.r=selys.langFR

  

2°) Calopteryx haemorrhoidalis, Rambur 1842 Histoire des Névroptères :221

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f243.item.r=calepteryx

.

3°) "Calopteryx hemorrhoïdalis", Selys, 1850, Rev. Odon. : 141.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f173.item.r=calepteryx

 

.

.

 .

.

 

ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE HAEMORRHOIDALIS.

 

 .

 

Du latin haemorrhoia, ae "saignement" (par le grec ancien αἷμα, haîma « sang » + ῥέωrheo « couler ») associé au suffixe -alis "en relation avec, appartenant à, dépendant de" . Soit : "relatif à un saignement". Vander Linden écrit dans sa description du mâle : "Bleu sombre dans l'ensemble, le thorax rougeâtre, le dessous des trois  derniers segments de l'abdomen rouge sang." Le catadioptre carmin des mâles de cette espèce est caractéristique, et joue un rôle important dans la phase pré-copulatoire : "Pendant ce ballet aérien, et parfois lorsqu'il est posé, le mâle redresse l'extrémité de son abdomen, pour montrer à la femelle la coloration vive de la face ventrale de ses trois segments abdominaux, dont la couleur suffit à le faire reconnaître" (Grand et Boudot). Cette extrémité est blanche chez C. Virgo et splendens et jaune chez C. xanthostoma.

.

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=haemorrhoida

https://fr.wiktionary.org/wiki/-alis

 .

Il n'y a là aucune allusion, bien que notre esprit peu rompu au latin nous l'impose, aux hémorrhoïdes mais le nom vernaculaire mal choisi nous attire davantage encore vers ce piège vulgaire.

.

 

.

LES AUTEURS AYANT ETUDIÉ CE NOM.

.

 

POITOU-CHARENTE NATURE

 

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/calopteryx-hemorrhoidal/

 De haima (gr) = sang, rhoê (gr) = flux, ruissellement et alis (gr) = qui appartient à, qui relève de : chez les mâles de cette espèce, le catadioptre est rose vif comme si l’insecte souffrait d’hémorroïdes.

 

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Calopteryx haemorrhoidalis (Vander Linden, 1825) from Grk. αἱμορροίδες = haemorrhoids [αἷμα = blood + ῥέω = to flow] + Lat. -alis, -alis, -ale = pertaining to ⮎ for the red underside of the male's last three abdominal segments."

 

 

 .

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"haemorrhoidalis (Calopteryx) - αιμα, τοσ = sangue + ρεο = scorrere. Per la colorazio-"ne rosso sangue degli ultimi tre sterniti addominali."

 

 

 

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non traité

 

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

Non traité

.

.

 

 

.

.

 

LES NOMS VERNACULAIRES.

.

 

LES NOMS EN FRANÇAIS

.

.

1°) "Calépteryx hémorrhoïdale " Selys, 1840 Monog. Libel. :133

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f133.item.r=selys.langFR

 Le Belge  Sélys-Longchamps donne, à son habitude, en guise de nom français, un baragouin calqué au plus près sur le nom latin Calepteryx haemorrhoidalis, sans se préoccuper du barbarisme qu'il crée.

.

2°) "Caloptéryx hémorrhoïdal", Selys, 1850, Rev. Odon. : 141.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f173.item.r=calepteryx

Le nom scientifique du genre étant désormais Calopteryx, et devenant masculin et non plus Calepteryx, l'auteur modifie son nom "français".

3°) "Le Caloptéryx hémorroïdal"  Paul-André Robert,  1958, Les Libellules (Odonates) :130.

L'auteur tente de corriger le barbarisme en ôtant une -h à hémorrhoidal. Mais il rapproche alors l'épithète de l'orthographe "d'hémorroïdes" . Il tombe sans vergogne dans le piège linguistique bien pavé par Sélys-Longchamps en donnant l'explication suivante : "haemorrhoidalis = hémorroidal ou à hémorroïdes, à cause de la face ventrale rouge carmin de ses trois derniers segments." Hélas, il en entrainera d'autres dans cette ornière. Dieu merci, ce n'est pas le nom "Le Caloptéryx à hémorroïdes" qu'il a choisi in fine.

Le terme "hémorroïdes" procède de la même étymologie que notre épithète [Emprunt au latin impérial haemorrhoïda « hémorroïdes », du gr. α ι ̔ μ ο ρ ρ ο ι ́ ς, -ι ́ δ ο ς « flux de sang », composé de α ι ̃ μ α « sang » et de ρ ̔ ο ́ ο ς,ρ ̔ ο υ ̃ ς « écoulement, flux » lui-même de ρ ̔ ε ́ ω « couler »] mais cette communauté de sens "flux de sang" n'implique pas l'équivalence des termes.

Voir aussi  hémorroïsse, "femme atteinte d'un flux de sang" 

https://fr.wiktionary.org/wiki/h%C3%A9morro%C3%AFsse

Le nom de "Caloptéryx haemorroïdal" est repris par les auteurs de guides naturalistes et par le Museum (INPN).

 

 

.


 

LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES

.

 Les noms vernaculaires d'autres pays évitent le recours au décalque littéral du nom scientifique, et souligne la couleur métallique cuivrée ou bronze de l'espèce.

 

-en anglais : "Copper Demoiselle,", "Mediterranean demoiselle"

-en allemand : "Bronzene Prachtlibelle," " Braun Prachtlibelle ", "Rote Prachtlibelle"

-en italien :  Splendente culviola

-en néerlandais : "Koperen beekjuffer, (Demoiselle cuivrée)"

-en breton : "spilhenn-aer penn-lost ruz". "L'épingle du serpent à bout de queue rouge"

.

 

 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

— DELIRY (Cyrille) / Worlds Odonata Words

http://deliry.net/odonata/index.php/Calopteryx_haemorrhoidalis

 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076


— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

.
 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1841 - Nouvelles Libellulidées d'Europe. - Revue Zoologique, 4 : 243-246.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19646#page/254/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ



 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
18 juin 2021 5 18 /06 /juin /2021 11:01

Zoonymie des Odonates : Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776), la Petite nymphe à corps de feu.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a audacieusement employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

 

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Résumé.

nom de genre Pyrrhosoma Charpentier 1840, Libel. Eur. descr. : 19 . L'étymologie est donnée par Charpentier dans sa description originale : "Le nom est composé du grec pyrrhos ["couleur de feu,  orange"]  et soma  [ "corps"], l'espèce de ce sous-genre étant de couleur rouge vif."

Nom d'espèce Pyrrhosoma nymphula Sulzer 1771. Nymphula est un diminutif —  par -ula en écho de Libellula —du latin nympha , "nymphe" mais aussi "épouse, maîtresse, jeune femme", et  pourrait se traduire par "petite nymphe" ou "petite épouse", "petite jeune femme", mais l'épithète est précédée dans la description originale par le nom vernaculaire Das Nymphchen, et impose la traduction de : "La nymphette".  L'épithète ne prend son sens que si on la rattache à la métaphore des Demoiselles (Réaumur 1740) ou Wasserjungfer ("la vierge des eaux"), débutée dans la Nomenclature par Linné en 1758 avec L. virgo et L. puella, et poursuivit ici par Sulzer avec Harpedone (la femme au rouet), puis avec Phyllis, Danae et Lucretia (trois héroïnes exemplaires de la mythologie) et enfin Nymphula. Un synonyme, Agrion amazon Hanseman 1823 , brode aussi sur la même métaphore, tout comme ses pupa, pupilla, najas, sponsa et Nympha

— Noms en français.

1°)  "L'Agrione sanglante" Selys, 1840 Monog. Libel. :152. par traduction d'Agrion sanguinea Vander Linden 1825

2°) "L'Agrion vermillon", Selys, 1850, Rev. Odon. :178 par traduction d'Agrion minium Harris 1780.

3°) "La Petite nymphe au corps de feu" ,Paul-André Robert,  1958, Les Libellules (Odonates) :130.

4°) "La nymphe au corps de feu", Jourde in Dijkstra, Guide Libell. 2007.

— En d'autres langues (extrait) :

-en anglais : "Large Red Damselfly"

-en allemand : "Die Frühe Adonislibelle", "Frühe Adonisjungfer" 

-en breton : "dimezell ruz paviou dù" (Demoiselle rouge à pattes noires)

-en gallois : "Mursen fawr goch"

 

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Description préalable :

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65101

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/petite_nymphe/petite_nymphe.html

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE PYRRHOSOMA CHARPENTIER, 1840.

Pyrrhosoma,  CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss , page 19

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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"5. PYRRHOSOMA. Nomen e Graeco pyrrhós et soma compositum, propter coccineum specierum huius subgeneris colorem.

Criterion subgenericum est: labrum et nasus valde prominentia, porrecta fere, pilis longis, atris obsita. Color principalis laete coccineus in utroque animalis sexu.

Ex Europaeis unam tantummodo novi speciem, Pyrrhosoma minium. Alia a cl. Van der Linden sub nomine „Agrion rubella“ descripta fortasse ad hoc subgenus est referenda. Exoticarum plurium possideo exempla specierum huius subgeneris, eorumque unum ex America septentrionali allatum, quod omnium Libellulinarum a me hucusque cognitarum minimum est, longitudine vix octo lineas exaequans."

Traduction (sous réserve):

"Le nom est composé du grec pyrrhos et soma, l'espèce de ce sous-genre étant de couleur rouge vif.

Les critères de ce sous-genre sont : le labrum et le nez proéminents, presque allongés ; il est couvert des longs cils noirs ; la couleur est rouge vif chez les deux sexes.

En Europe, une seule nouvelle espèce est connue, Pyrrhosoma minium. Un autre est désigné "Agrion rubella" dans la collection de Vander Linden.

Il y a plus d'espèces exotiques, dont l'une d'elles provient d'Amérique du Nord, d'une longueur de 8 lignes, le plus petit ? de toutes les Libellules que je connais."

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ÉTUDE DU NOM GÉNÉRIQUE PYRRHOSOMA.

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L'étymologie est donnée par Charpentier dans sa description originale : "Le nom est composé du grec pyrrhos ["couleur de feu,  orange"]  et soma  [ "corps"], l'espèce de ce sous-genre étant de couleur rouge vif." .

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LES AUTEURS AYANT ETUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/petite-nymphe-au-corps-de-feu/

"De pyrrhos (gr) = rouge feu et sama (gr) = corps : cette espèce est rouge orange "

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Pyrrhosoma: Charpentier, 1840 from Grk. πυρρός = fiery red + σῶμα = body"

 .

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

"Pyrrhosoma - πιρροσ, α, ον = rosso + σομα, τοσ = corpo. Per la colorazione dominante del corpo."

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

 

"By the name Pyrrhosoma [gr. pyrrhos - ‘flamecoloured’, i.e. red, orange; sōma - body] the European species of this genus are described well."

.

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

pyrrhos "vuur", soma "lichaam"

 

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LE NOM D'ESPÈCE PYRRHOSOMA NYMPHULA (SULZER, 1776)

.

 

[Libellula nymphula] Sulzer, J. H. 1776. Abgekürzte Geschichte der Insecten nach dem Linnaeischen System. Erster Theil. - pp. I-XXVIII [= 1-28], 1-274. Winterthur. (Steiner) p. 169, pl. 24, fig. 5

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN574026746

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN574026746?tify={%22pages%22:[197],%22view%22:%22info%22}

Dans le chapitre "Die Wasserjungfer. La Demoiselle. Libellula." Sulzer présente cinq libellules qui sont illustrées sur la même planche 24. Elles se divisent en deux groupes; I. avec les ailes déployées au repos (nos Anisoptères) et II. Demoiselles, aux yeux écartés l'un de l'autre (nos Zygoptères). 

La description de Sulzer s'intègre donc dans un chapitre sur les Libellules dont le titre donne leur nom  allemand ("Wasserjungfer" ou "la vierge des eaux") , puis leur nom français en vigueur depuis Réaumur en 1740, puis  leur nom latin depuis Linné en 1758. Chacune est désignée d'abord par son nom en allemand, puis par son nom scientifique selon les règles de Linné.

I. Ruhen mit breit ausgebreiteten Flügeln.

  • Der Haspel (le rouet)  L. Harpedone. Planche 24 fig. 1. [synonyme de Sympetrum pedemontanum]
  • Phyllis L. Phyllis (de l'Inde) Planche 24 fig. 2.
  • Danae L. Danae Planche 24 fig. 3.

II. Nymphen , mit weit auseinander stehenden Augen.

  • Lucretia, L. Lucretia Planche 24 fig. 4.
  • Das Nymphchen L. Nymphula Planche 24 fig. 5.

 

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Transcription :

Das Nymphchen. L. Nymphula. Mit glaslautern Flügeln ; der ganze Leib ist schön roth, der Brustschild grün und schwartz gestrichelt ; der hinterleib ist mit schwarzen Ringen. Von Zürich, nicht selten.

Traduction :

"La petite nymphe. L. nymphula. Avec des ailes transparentes ; tout le corps est d'un beau rouge, le plastron pointillé de vert et de noir ; l'abdomen a des anneaux noirs. De Zurich, non rare."

 

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Planche 24 fig. 5 :

https://www.e-rara.ch/zuz/content/zoom/14108544

 

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Sulzer planche 24 fig. 5.

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Synonymie : 

[Libellula] minius Harris, 1780 :
Harris (1776-[1780]) : Pl. 29 ; Fig. 1-2. [Illustration originale] Harris, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera & Diptera, or bees, flies & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work. London. 166 pp.

"Les différentes parties de l'abdomen sont aussi rouges que du sang". L'épithète vient du latin minius,a,m "d'un rouge vermeil".

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[162],%22panX%22:0.211,%22panY%22:0.203,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:0.859}

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Libellula minius Harris, 1780,  An exposition of English insects. Pl. 29 ; Fig. 1-2.

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— Agrion amazon Hansemann, 1823 :
 Hansemann, J. W. A. 1823. Anfang einer Auseinanderseßung der deutschen Arten der Gattung Agrion F. Zoologisches Magazin, Wiedemann, 2(1): 148-161, page 152. [http://biodiversitylibrary.org/page/14928636]

Dans sa publication, Hanseman décrit huit Zygoptères, les Agrion virgo (Linné], amazon, puella [Linné], pupa, pupilla, najas, sponsa et Nympha. Toutes renvoient à la métaphore de ces libellules comme des Demoiselles, vierges, amazones, jeunes filles, petites filles  — dérivé de puer "enfant" —, filles mineures, naïades, fiancées et nymphes. Dans la suite de Linné 1758, et de Sulzer 1771.

 

— Agrion sanguinea Vander Linden, 1825 :  Vander Linden, P. L. 1825. Monographiae Libellullinarum Europaearum Specimen. Bruxelles: 42 pp. page 41

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE NYMPHULA.

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Nymphula est un diminutif du latin nympha , "nymphe" mais aussi (Ovide, Héroïdes) "épouse, maîtresse, jeune femme". On peut le traduire donc par "petite nymphe" ou "petite épouse", "petite jeune femme".

La reprise du diminutif -ula en écho de Libellula n'est pas sans signification.

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?p=1049

L'épithète ne prend son sens que si on la rattache à la métaphore des Demoiselles (Réaumur 1740) ou Wasserjungfer ("la vierge des eaux"), débutée dans la Nomenclature par Linné en 1758 avec L. virgo et L. puella, et poursuivit ici par Sulzer avec Harpedone (la femme au rouet, la fileuse, archetype depuis "Marguerite au rouet" de la pure jeune fille), puis avec Phyllis, Danae et Lucretia (trois héroïnes exemplaires de la mythologie) et enfin Nymphula. Le nom vernaculaire allemand indiqué par Sulzer, Das Nymphchen, est traduit (Wiktionary) par les lexicographes non pas par "petite Nymphe" mais par "nymphette", "enfant-femme", "Lolita" (héroïne du roman éponyme de Nabokov).

https://www.dwds.de/?q=Nymphchen

Nous devons prendre en compte ce nom vernaculaire et traduire ou comprendre cette épithète par "nymphette".

Il n'y a aucune raison documentée de reprendre la proposition de Fliedner d'y voir une référence au voile rouge porté par les femmes romaines lors de leur mariage, même si cette interprétation ne nous détourne pas beaucoup de la métaphore juvénile féminine.

 

 

 

 

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LES AUTEURS AYANT ETUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/petite-nymphe-au-corps-de-feu/

" nymphula diminutif de nympha (gr) = nymphe : déesse de la nature ou nymphula (lat) = petite mariée, par allusion à la couleur du voile rouge-orange que portaient les romaines antiques sur leur visage lors de leur mariage."

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776) dimin. of Grk. νύμφη, Lat. nympha = little bride, newly-wed"

 

 .

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"nymphula (Pyrrhosoma) - vezzeggiativo di nympha, ae = piccola ninfa"

 

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"- nymphula (Sulzer) [l. nymphula - little nymph or bride] is another name evoking female charm in damselflies. Roman brides used to wear a special veil during the wedding ceremony called ‘flammeum’ [flamelike thing], which agrees well with the colour of the species."

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"nymphe : meisje, bruid"

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LES NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS EN FRANÇAIS

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1°)  l'Agrione sanglante" Selys, 1840 Monog. Libel. :152.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f152.item.r=selys.langFR

Sélys-Longchamps choisit son nom vernaculaire en le traduisant d'Agrion sanguinea Vander Linden dont L. nymphula Sulzer est donnée comme synonyme.  

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2°) L'Agrion vermillon, Selys, 1850, Rev. Odon. :178

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f212.item.r=pyrrhosoma

Sélys-Longchamps choisit son nom vernaculaire en le traduisant d'Agrion minium Harris, qu'il désigne comme l'espèce-type du genre Pyrrhosoma  dont Agrion sanguineum est donnée comme synonyme.  

La Nymphula de Sulzer n'est reconnue comme espèce-type de Pyrrhosoma qu'en 1890 (Kirby).

3°) La Petite nymphe au corps de feu ,Paul-André Robert,  1958, Les Libellules (Odonates) :130.

L'auteur donne l'explication suivante : "Pyrrhosoma = "corps de feu" ;  nymphula = "petite nymphe".


 

Ce joli nom est repris malgré sa longueur par Dommanget 1987, par D'Aguilar et Dommanget, Grand et Boudot 2006, puis il est cité comme unique nom vernaculaire par l'INPN/Museum sur son site en ligne.

4°) "La nymphe au corps de feu", Jourde in Dijkstra, Guide Libell. 2007.

En 2007, Jourde in Dijkstra abrège ce nom en "La nymphe au corps de feu". Il est suivi par  Wikipedia 2021 et par divers auteurs.

 

 

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LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES

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-en anglais : "Large Red Damselfly"

-en allemand : "Die Frühe Adonislibelle", "Frühe Adonisjungfer" 

-en néerlandais : "Vuurjuffer"

-en catalan : "El Ferrer camanegre "

-en étonien : "Punaliidrik"

-en polonais : « Łunica czerwona"

-en hongrois : "Vörös légivadász" 

-en lithuanien : "Kruvinoji strėliukė" 

-en slovène : "Rani plamenec"

-en turc : « Kırmızı kızböceği "

-en norvégien : "Rødvannymfe"

-en suédois : "Röd flickslända"

-en breton : "dimezell ruz paviou dù" (Demoiselle rouge à pattes noires)

-en gallois : "Mursen fawr goch"

-en irlandais : "Earr-rua an earraigh"

-en finnois : "Punatytönkorento"

-en frison : "Fjoerjuffer"

 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

— DELIRY (Cyrille) / Worlds Odonata Words

http://deliry.net/odonata/index.php/Pyrrhosoma_nymphula

 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076


— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

.
 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1841 - Nouvelles Libellulidées d'Europe. - Revue Zoologique, 4 : 243-246.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19646#page/254/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ


 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
14 juin 2021 1 14 /06 /juin /2021 16:13

Zoonymie  des Odonates : Anax imperator Leach, 1815, l'Anax empereur.

 

 

 

 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a audacieusement employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé

Nom de genre : Anax, Lech, 1815, "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) : Anax vient de l'ancien grec ἄναξ anax qui signifie « seigneur », « chef [de guerre] » ou « roi [tribal] ». Il est interprété comme qualifiant le comportement dominant d'Anax imperator, la seule espèce décrite par Leach 1815 sous son genre Anax. L'auteur lui-même ne fait aucun commentaire ni sur la justification de son nom de genre, ni sur le comportement de l'espèce qu'il nomme sans la décrire. Néanmoins, les liens unissant  Anax "roi" en grec et imperator "empereur" en latin, sont évidents, comme il est évident que cette espèce est de morphologie  tout à fait royale, par sa taille , l'une des plus grandes des Libellulidae (son envergure peut atteindre 11 cm) ou par les couleurs bleu et noir de l'abdomen des mâles (vert et/ou bleu et noir chez les femelles). Le vol des mâles est également majestueux, lorsqu'ils dominent "de manière impériale un territoire allant d'une simple flaque à une zone atteignant 2400 m2, duquel ils repoussent leurs congénères. Ils patrouillent continuellement au dessus de l'eau, parfois loin des rives" (Grand et Boudot, 2006). 

Nom d'espèce : Anax imperator, Leach, 1815,   Edinb. Encycl., 9 : 137 . Du latin imperator, oris "chef, homme de guerre", sans doute pour son comportement belliqueux sur les plans d'eau. 

— Noms en français. 1°) "Anax formose" Selys 1840 (transcription d'A. formosa, aujourd'hui synonyme). 2°) "L'Anax empereur", Paul-André Robert 1936 et 1958, nom repris par l'ensemble des guides entomologistes et par l'INPN.

— Noms en d'autres langues :

 

-en anglais : "Emperor (dragonfly)" 

-en allemand : "Die Große Königslibelle "

-en néerlandais : "De grote keizerlibel "

-en catalan et espagnol : "Libelula emperador"

-en étonien : "Kuningkiil"

-en hongrois : "Óriás szitakötő"

-en lithuanien : "Imperatoriškasis laumžirgis"

-en slovène : "Veliki spremljevalec"

-en norvégien : "Storkeiserlibelle"

-en suédois : "Kejsartrollslända"

-en breton : "Impalaer bras" (grand empereur)

-en gallois : "Ymerawdwr (gwas neidr)"

-en irlandais : "Snáthaid mhór impireach"

-en finnois : "Keisarikorento"

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Description préalable.

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https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65473/tab/taxo

https://www.nature22.com/odonates22/anisopteres/anax_empereur/anax_empereur.html

Sur ce blog :

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Anax imperator mâle Lucas 1900

 

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Anax imperator femelle Lucas 1900.

 

 

 

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

LE NOM DE GENRE ANAX, LEACH, 1815.

https://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-anax-leach-1815.html

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LE NOM D'ESPÈCE ANAX IMPERATOR, LEACH, 1815.

Anax imperator, LEACH , W.E. (1815). "Entomology".  Edinb. Encycl.. Vol. 9 : 137 (in 1830 edition) .

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

William Leach ne donne pas de description de son espèce et précise seulement qu'il l'a observé en Angleterre. Mais il renvoie pour son genre à un manuscrit Leach's MSS, qui contenait peut-être cette description.

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"Commentaires sur la systématique - Il n'y a pas de description explicite de cette espèce, monotypique dans le nouveau genre Anax qui est forgé par Leach in Brewster (1815). Aussi doit-on considérer que la description du genre vaut pour l'espèce par monotypie. La seule information donnée par son auteur sur ce taxon est que se trouve en Angleterre. Si Stephens (1829) donne la priorité au zoonyme Anax imperator, dans son travail de 1835 il revient sur Anax formosa. C'est chez Stephens (1835) qu'on découvre la première description explicite et complète de cette espèce : on pourrait selon cette interprétation avoir en définitive Anax imperator Leach in Brewster, 1815 (nomen nudum) et Anax imperator Stephens, 1835, mais alors avec priorité à Anax formosa (Vander Linden, 1820) décrit antérieurement. Burmeister (1839) utilise comme nom principal Aeschna azurea et met en synonymie Aeschna formosa tout en ajoutant, mais avec un point d'interrogation Anax imperator. Notons qu'on trouve toujours la préférence pour Anax formosa chez Hagen (1867) ou Buchecker (1876) par exemple." (C. Deliry)

Synonymie :

  • Aeshna formosa Vander Linden, 1820 (ou 1823 pur INPN) [Stephens 1835, Burmeister 1839]  : Vander Linden, P. L. 1823. Aeshnae bononienses descriptae. Opuscoli Scientifici, IV: 158-165. page 158
  • Aeschna azurea de Charpentier, 1825

  • Aeschna dorsalis Burmeister, 1839

  • Anax mauricianus Rambur, 1842

  • Aeschna lunata Kolenati, 1856

 

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE IMPERATOR.

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En l'absence de description, et a fortiori d'explication par l'auteur de son zoonyme, c'est la redondance de sens du nom générique (grec Anax, "chef, guerrier") et de l'épithète spécifique (latin imperator = "chef, celui qui commande") qui, associée à la connaissance de la morphologie et du comportement de l'espèce,  ont conduit les auteurs soit à le traduire par "empereur", — pour son allure impériale — soit à l'associer à son comportement dominateur des plans d'eau.

Pour reprendre ce que j'ai écrit au sujet du nom de genre :

"Néanmoins, les liens unissant  Anax "roi" en grec et imperator "empereur" en latin, sont évidents, comme il est évident que cette espèce est de morphologie  tout à fait royale, par sa taille , l'une des plus grandes des Libellulidae (son envergure peut atteindre 11 cm) ou par les couleurs bleu et noir de l'abdomen des mâles (vert et/ou bleu et noir chez les femelles). Le vol des mâles est également majestueux, lorsqu'ils dominent "de manière impériale un territoire allant d'une simple flaque à une zone atteignant 2400 m2, duquel ils repoussent leurs congénères. Ils patrouillent continuellement au dessus de l'eau, parfois loin des rives" (Grand et Boudot, 2006)."

Néanmoins, il faut constater que le Gaffiot ne donne qu'en troisième sens celui d'"empereur", après 1. "Celui qui commande, chef, maître." 2. "Chef de guerre, général, capitaine, homme de guerre." 

Surtout, il faut remarquer qu'imperator, oris vient du verbe impero, "commander", ordonner. L'épithète, qui est un qualificatif et nom un substantif, ne doit pas être assimilée par facilité au nom "empereur" qui nous vient à l'esprit. Penser plutôt à l'adverbe "impérativement".

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=IMPERATOR

.

LES AUTEURS AYANT ETUDIÉ CE NOM.

.

POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/anax-empereur/

"imperator (lat) = maître, empereur, du fait de son attitude martiale."

 

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"from Lat. imperator = commander, emperor".

 .

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"- imperator, oris = imperatore. "

 

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"imperator Leach [l. emperor] stresses the same fact as the genus name. "

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"anax= heerser "

.

.

 

LES NOMS VERNACULAIRES.

.

 

LES NOMS EN FRANÇAIS

.

1°) "Anax formose" Selys, 1840 Monog. Libel. :117  et Selys 1850; Rev. Odonates  :109

Par adaptation d'Anax formosa, nom spécifique alors retenu par l'auteur au dépens d'A. imperator

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f118.item.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f139.item.r=anax

Je trouve néanmoins "anax empereur" dans un Dictionnaire universel de 1853.

.

2°) L'Anax empereur, Paul-André Robert, 1936 Les Insectes :96 puis 1958, Les Libellules (Odonates) :181.

L'auteur donne en 1958 l'explication suivante :

"Signification du nom : imperator = impérial, empereur ; formosus ou formosa = beau, bien fait ; azurea = azuré ; lunata = en forme de croissant.

Nom de genre Anax =chef, héros. Synonyme Cyrtosoma = corps arqué."

"L'Anax empereur porte bien son titre : comment aurait-on pu nommer d'une façon plus expressive ce roi parmi les Libellules, ce souverain de tous les Insectes de chez nous. Que ce soit son vol, son port, son costume, sa force, tout porte à le ranger instinctivement tout au sommet de la liste."

"Anax empereur" est repris par D'Aguilar et Dommanget, puis par l'ensemble des auteurs de guides naturalistes, et enfin cité comme unique nom vernaculaire par l'INPN/Museum sur son site en ligne.

.

.

LES NOMS DANS D'AUTRES LANGUES.

-en anglais : "Emperor (dragonfly)" 

-en allemand : "Die Große Königslibelle "

-en néerlandais : "De grote keizerlibel "

-en catalan et espagnol : "Libelula emperador"

-en étonien : "Kuningkiil"

-en hongrois : "Óriás szitakötő"

-en lithuanien : "Imperatoriškasis laumžirgis"

-en slovène : "Veliki spremljevalec"

-en norvégien : "Storkeiserlibelle"

-en suédois : "Kejsartrollslända"

-en breton : "Impalaer bras" (grand empereur)

-en gallois : "Ymerawdwr (gwas neidr)"

-en irlandais : "Snáthaid mhór impireach"

-en finnois : "Keisarikorento"

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.

SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

— DELIRY (Cyrille) / Worlds Odonata Words

http://deliry.net/odonata/index.php/Anax_imperator

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076


— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

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http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

.
 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

 

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 242.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f264.item.r=vestalis

 

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 19:39

Street-art (artiste Héol, 2017) à Santec sur les anciens viviers de Sieck. Et pourquoi pas du floor-art ?

 

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Les deux fresques d'Heol sur le soubassement des anciens viviers de Sieck.

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1. Le Saint-Pierre.

—Contexte historique :

https://www.roscoff-quotidien.eu/Roskodatesd.htm

— Qui est le graphiste qui signe ici "Heol" ?

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-les-fresques-d-heol-illuminent-le-paysage-local-5465471

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Les anciens viviers de Sieck. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Les anciens viviers de Sieck. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Les anciens viviers de Sieck. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Les anciens viviers de Sieck. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Le Saint Pierre d'Heol,  anciens viviers de Sieck à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Le Saint Pierre d'Heol, anciens viviers de Sieck à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Les anciens viviers de Sieck à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Les anciens viviers de Sieck à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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2. Deux pêcheurs léonards se serrent la pince (de homard) : "ON N'EST PAS NÉS DE LA DERNIÈRE MARÉE".

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Les anciens viviers de Sieck à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Les anciens viviers de Sieck à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Les deux pêcheurs  d'Heol,  anciens viviers de Sieck à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Les deux pêcheurs d'Heol, anciens viviers de Sieck à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Les yeux d'un vieux plancher de terrasse du Beach Break à quelques mètres de là. "Fermé temporairement", il ne lui reste que ces yeux pour pleurer.

https://www.google.com/maps/place/Dossen,+29250+Santec/@48.7014372,-4.055893,151m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x4813e310ddb04b57:0xfe58deb153786317!8m2!3d48.7002499!4d-4.054998

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Cliquez sur l'image.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Plancher de terrasse devant la plage du Dossen à Santec. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Published by jean-yves cordier
11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 18:13

Le calvaire à dais gothique (kersanton, XVe siècle) du cimetière de Plougoulm, sa Vierge de Pitié et ses anges de tendresse.

 

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Voir sur Plougoulm :

 

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PRÉSENTATION.

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En 2014, Emmanuelle Le Seac'h a défini par un Catalogue raisonné la production de l'Atelier ducal du Folgoët de sculpture sur pierre, en distinguant  d'abord un Premier atelier (1423-1468) actif à l'église Notre-Dame du Folgoët, sur les porches de la cathédrale de Quimper, à Daoulas, à la chapelle du Penity de Locronan, au porche de La Martyre ou au porche du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon.

Elle attribue à cet atelier la Vierge allaitante de Plougoulm (kersanton, vers 1423-1433).

Cet atelier avait réalisé entre 1433 et 1457 le calvaire de l'église de Rumengol, au Faou. Celui-ci se caractérise notamment par un dais sommital carré gothique avec des arcs en accolade, par les fleurons feuillagés carrés de la croix, par la coiffure en macarons de saint Jean et, au revers, par une Vierge à l'Enfant couronnée par un ange dans un geste de sollicitude.

Ces quatre caractéristiques se retrouvent sur le calvaire du cimetière de Plougoulm, qui n'est pas attribué à l'atelier du Folgoët, mais à des sculpteurs anonymes héritiers de son style. En effet, on retrouve un dais gothique, le geste du couronnement bienveillant de l'ange (qui s'applique cette fois au Christ), la chevelure bien spéciale de Jean, et les fleurons carrés et massifs. 

Dés lors, ce calvaire de Plougoulm entre dans un ensemble stylistique des Héritiers du Folgoët, principalement dans le Haut Léon, et il est passionnant de le comparer  avec le calvaire du cimetière de Sibiril (kersantite, XVe), du cimetière de Scare (granite, 1400), et du cimetière de Lesneven (kersantite, XVe), avec la croix de Kerilis à Goulven (kersantite, XVe), celle du Pont-ar-Chastel à Plouider, celle de Castel-Huel (kersantite, XVe) à Coat-Meal et, plus au sud, avec avec un petit calvaire de l'enclos de Pleyben (porte des morts kersantite,  XVe).

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En excluant les croix, il s'agit donc de l'un des plus anciens calvaires de Basse-Bretagne, avec ceux de :

J'ajoute à cette liste proposée par Le Seac'h le calvaire du bourg de Dirinon et ses trois anges adorables.

 

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Sur le Premier atelier ducal du Folgoët, voir :

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Sur le second atelier ducal du Folgoët (1458-1509) voir :


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Situation : 

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.044969&y=48.664413&z=18&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS2000-2005&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

 

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DESCRIPTION.

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Au milieu du cimetière  entourant l'église de Plougoulm et parmi les tombes, s'élève sur un emmarchement à deux degrés et un socle à griffe, le fût rond d'un calvaire dont le large nœud s'élargit en deux bras obliques portant des statues adossées.

Le calvaire a perdu son orientation dirigeant le crucifix vers l'ouest, et le coté principal fait désormais face à l'entrée de l'église (XXe siècle). Sur cette face, le Christ en Croix est entouré de la Vierge à sa droite et de saint Jean à sa gauche.

Le coté qui accueille le visiteur ayant franchi le portail du cimetière porte, au centre, une Déploration à quatre personnages, la Vierge de Pitié tenant le corps de son Fils est entouré de Marie-Madeleine à sa droite et d'une sainte Femme à sa gauche.

L'ensemble atteint 4,50 m de haut et est en kersanton pour la partie figurée au dessus du fût de granite.

Une date récente est portée sur le socle coté nord.

 

 

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Le cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Le cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LA FACE PRINCIPALE.

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Le Christ est remarquable par la hauteur donnée à la tête par rapport au corps. Il est représenté, bouche entrouverte, les yeux clos, portant  une couronne d'épines aux épaisses branches entrelacées. Les cheveux sont longs, ondoyant et séparés en mèches qui retombent en boucles sur les épaules. La jambe droite repose sur l'autre jambe.

Un ange de compassion semble surpris en plein vol, les ailes écartées mais les mains déjà posées sur la couronne. On reconnaît les caractères stylistiques de l'atelier du Folgoët, comme l'importance donnée à l'amict (rabat de l'encolure), et surtout la chevelure exubérante, à mèche frontale en crochet, et aux masses latérales de boucles crépues. Le visage de l'ange est très rond, puéril, avec une bouche toute petite et des yeux en amande, amandes très fines et acérées. Sa tunique est de drap épais, plissée sous l'effet d'un cordon.

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La Vierge au calvaire.

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Elle est légèrement tournée vers sa gauche et tient les bras en croix devant la poitrine. Son voile forme trois plis, l'un au dessus du front et les deux autres sur le coté, selon un procédé que reprendra Bastien Prigent au XVIe siècle. Le manteau forme des plis épais mais laisse apparaître sous le pan inférieure la robe, qui à son tour laisse passer l'extrémité des chaussures. Celles-ci sont fines, mais moins pointues que celles, à la poulaine, de la Vierge allaitante du porche. 

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Saint Jean au calvaire.

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Il écarte légèrement les bras devant la poitrine pour témoigner de son émotion. La main droite est malhabile, trop large, ce qui donne raison à Le Seac'h : le sculpteur est un bon héritier de l'atelier ducal, dont la composition et la sensibilité sont grandes, mais dont le métier est moins affirmé.

Comme à gauche, le manteau est épais, le bas de la robe fait voir des chaussures pointues.

C'est la chevelure en macarons qui est la plus évocatrice des sculpteurs du Folgoët, et, comme à Rumengol, ou comme pour les anges de l'autel du Folgoët, du porche sud de Quimper et de La Martyre, les boucles forment des petites boules séparées, ressemblant parfois à des  cornes ou à des pâtisseries.

 

 

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE REVERS : LA DÉPLORATION À QUATRE PERSONNAGES.

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(Je réserve, comme il faut le faire, les noms de Vierge de Pitié, ou Pietà par emprunt à l'italien, aux groupes réunissant Marie et son Fils sans autre personnage).

Il faut bien remarqué à quel point cette sculpture extrêmement précieuse pour l'histoire de l'art et pour l'élévation de nos âmes par la Beauté est défigurée par l'envahissement des lichens. C'est particulièrement déplaisant lorsque ceux-ci couvrent le visage, le tronc et le bras gauche du Christ, et rendent peu discernable le geste magnifique par lequel l'ange pose avec douceur sa main sur celle, blessée, du Crucifié. Une photo de "Supermat" est publiée sur Wikipedia, elle a été prise en 2011, tout comme d'autres publiées sur le site Monumentum. On y voit des plaques rondes, blanches et plates d'un lichen incrustant, mais en quantité encore limitée, sans aucune trace de ce lichen jaune d'or, certes très décoratif mais se développant en reliefs déstructurant la sculpture.

Voir mon opinion à propos d'un des (très nombreux) calvaires victimes de cette dégradation :

https://www.lavieb-aile.com/2020/03/le-calvaire-de-l-eglise-de-cast.html

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Marie-Madeleine.

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Elle pose une main sur le pied du Christ et tient de l'autre main le flacon d'aromates. Marie de Magdala a un lien privilégié avec les pieds du Christ, sur lesquels elle a versé le vase à nard lors du repas chez Simon. Ainsi, dans les Déplorations, elle est toujours située du coté des jambes du Christ. Un autre de ses attributs est sa chevelure libre, non couverte, et ses longues mèches dénouées renvoient à son passé de courtisane, de même que son élégance. Elle porte ici une robe serrée par une ceinture plate, une cape à fermail ( dont l'agrafe est en forme de fleur), et des chaussures fines.

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Marie tenant son Fils.

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Elle se tient vraisemblablement assise, et son genou droit est fléchi et avancé pour soutenir le bassin du Christ. Celui-ci est tourné tête à notre droite, ce qui n'est pas le plus fréquent dans les Vierges de Pitié et les Déplorations. Par contre, la diagonale du corps, le bras intérieur (proche de Marie) allongé parallèle à la cuisse et le bras extérieur tombant à angle droit est un schéma très répandu en Basse-Bretagne. Les jambes sont pliées et les pieds se croisent.

Marie soutient le tronc du Fils par le bras et la main gauche. Ni la posture de la Mère, ni celle du Fils ne sont naturelles, mais cela ne choque pas le regard. De même, les personnages sont raccourcis, avec, notamment pour Marie-Madeleine, des jambes très courtes par rapport à l'étage supérieure. On pourrait même penser qu'elle est agenouillée (elle est plus basse que la Sainte Femme), mais non, les chaussures indiquent le contraire.

La Vierge porte un voile dont les plis sont cassés sur le coté et se rabattent sur le contour. Le visage est rond, gracieux, et n'exprime ni chagrin ni dévastation émotionnelle. La bouche est petite. Les chaussures à bouts fins sont les mêmes que sur la face principale.

Le Christ  a des cheveux longs qui retombent sur les épaules. Il porte la couronne d'épines. Les plaies de la Passion sont visibles.

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Une Sainte Femme.

Qu'on y voit Marie Jacobé ou Marie Salomé, elle pose ses mains sur la couronne d'épines à une place le plus souvent réservé à Joseph d'Arimathie.

Sa tête est recouverte d'un voile, qui, comme pour la Vierge au calvaire de la face principale et comme pour Marie, est cadrée par des plis empesés.

Ainsi, nous avons ici réuni les "Trois Marie" selon un thème de dévotion et d'iconographie bien connu. Les trois visages sont sereins.

 

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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L'ange de compassion.

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Au pied du Christ, un ange  tient tendrement la main blessée du Christ, tandis qu'il pose sa main gauche sur sa poitrine, dans l'attitude du servant d'autel. Il flotte encore dans les airs, les ailes éployées et la tunique longue emportée par l'élan. Sur cette tunique, l'amict ou encolure est marquée de plis en accordéons, comme l'ange du couronnement du Christ.  

Dans son ouvrage, E. Le Seac'h, après avoir décrit le calvaire de Tronoën (vers 1470) et le geste charmant des anges qui y écartent le voile de la Vierge de Pitié, consacre un paragraphe  à cette gestuelle de l'ange de douceur de quelques sept pietà sortis du même atelier (à Kerbreudeur et ossuaire de Saint-Hernin, calvaires de Béron et Moustoir à Châteauneuf-du-Faou, Croas-an-Teurec à Saint-Goazec, Collorec, Laz, Saint-Trémeur de Carhaix, Kergloff, Le Moustoir, Plusquellec, Pennanvern à Gourin).

Puis elle décrit "les héritiers de la gestuelle de l'ange", dans cinq piétà du Finistère à Plonévez-du-Faou, Plozévet, Penmarc'h et Névez — toutes en pierre calcaire polychrome—, au Faouët (granite) et à Meslan (granite polychrome).

Ces anges sont déjà présents sur la Grande Pietà Ronde conservée au Louvre et peinte par Jean Malouel au début du XVe siècle.

Ils ne sont pas étrangers aux anges qui couronnent la Vierge sur le calvaire de Rumengol, et qui couronnent la Vierge et présentent le titulus sur le calvaire du bourg de Dirinon, mais il est remarquable qu'à Plougoulm sont associés le geste du couronnement le geste de compassion à l'égard des plaies du Christ.

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— Sur les anges de compassion, et la gestuelle de l'ange, voir :

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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CONCLUSION.

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Par la fraicheur des visages aux traits sereins malgré le drame auquel ils participent, par la qualité du kersanton, très fin et non altéré, et par le charme des deux anges de tendresse, ce calvaire de Plougoulm saura séduire tous les visiteurs qui y feront une halte.

Les passionnés de la sculpture du kersanton lui réserveront une place de choix par son ancienneté et par les nombreuses citations stylistiques au premier grand atelier de sculpture sur pierre en Basse-Bretagne.

La composition de la Déploration avec Marie-Madeleine et une Sainte Femme, mais sans saint Jean, est originale.

La présence au dessus du porche d'une Vierge allaitante également remarquable et issue de cet atelier ducal du Folgoët renforce l'intérêt de ce site artistique.

Il ne reste plus qu'à souhaiter que les autorités de tutelle se préoccupent de le préserver de l'attaque des lichens.

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal) 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère. Site de la SAF.

  

n°1964. Plougoulm, cimetière no 2, g. k. 4,50 m. XVè s. Deux degrés. Socle à griffes, fût rond. Croix, large noeud portant Vierge et Jean adossés à des personnages du groupe de N.-D. de Pitié; au revers, anges, fleurons, Christ. [YPC 1980]

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/plougoulm.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.( Revue bilingue breton-français  Minihy-Levenez n°69 de juillet-août 2001)

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

"Les Pietà les plus anciennes associent parfois des anges pour consoler s'il est possible la douleur maternelle Au calvaire de Tronoën, à Saint-Jean-Trolimon, deux acolytes relèvent délicatement les plis latéraux du voile de tête de la Mère de Dieu. De même à Saint-Hernin, et au calvaire du Moustoir à Châteauneuf-du-Faou. Ces trois oeuvres sortent de toute évidence d'un atelier unique qui travaillait le granite, vers le milieu du XVe siècle et que nous nommons l'atelier du Maître de Tronoën (7). A Plougoulm un ange " vient, selon la formule de Debidour, en plein vol horizontal " se saisir de la paume percée du Christ (V.-H. Debidour, " La sculpture bretonne ", Rennes 1953, p. 114.). (Castel)

Pietà à quatre personnages dont saint Jean

En fait ces Pietà à trois personnages sont relativement rares, sans doute à cause de l'équilibrage plastique assez peu satisfaisant qu'elles sont amenées à produire. Pour pallier le déséquilibre, les artistes donnent à la Vierge l'assistance de deux acolytes. Sont évidemment tout trouvés pour accomplir un tel office, Marie-Madeleine, saint Jean ou une autre sainte femme, ce qui constitue deux types de Pietà à quatre personnages que l'on va examiner successivement, selon qu'on y voit un saint Jean ou une sainte femme.

La présence de saint Jean l'apôtre bien-aimé, n'a rien que de très normal en référence au récit évangélique de la Crucifixion : "Voyant ainsi sa mère et près d'elle le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère 'Femme, voici ton fils.' Il dit ensuite au disciple : 'Voici ta mère.' Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui." (Jean, 19, 26-27). Ainsi aux calvaires de Plougoulm (cimetière), du Quinquis à Saint-Urbain, et de la chapelle Saint-Eloi à Ploudaniel. Les deux dernières oeuvres en pierre de kersanton datant du XVe siècle, empreintes d'esprit médiéval, sont très proches l'une de l'autre par la facture. (Castel, Les Pietà)

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de Plougoulm, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/PLOUGOUL.pdf

Dans l'enclos, ...un calvaire portant la Vierge et saint Jean sur le croisillon et une petite Descente de croix sous un dais au revers (I.S.).

—— COUFFON (René), 1961, "L'évolution de la statuaire en kersanton" Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc t. LXXXIX, 1961 p. 1-45. 

— DEBIDOUR (Victor-Henri), 1953,  La sculpture bretonne, étude d'iconographie religieuse populaire, Rennes, Plihon, pages 118-130

"A Plougoulm , où la tête du Christ est à gauche de Marie , Jean y est remplacé par une Sainte Femme qui s'apprête à ôter  à ôter d'un geste délicat la couronne d'épines."

— DEBIDOUR (Victor-Henri), Croix et calvaires de Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_149/Croix_et_Calvaires_de_Bretagne__.pdf

— DEBIDOUR (Victor-Henri), La Vierge en Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_146/La_Vierge_en_Bretagne__.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— Wikipedia photo Thesupermat 2011

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Plougoulm_-_Le_calvaire_du_cimeti%C3%A8re_-_003.jpg

Le calvaire gothique et l’ossuaire du cimetière de Plougoulm sont inscrits aux Monuments Historiques par arrêté du 23 septembre 1970.

 

— BASE PALISSY.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090245

Moyen Age, 

Description historique

"Le calvaire gothique se compose de deux gradins carrés supportant le socle dont les arêtes supérieures sont abattues par quatre motifs en acanthe qui déterminent au sommet une section octogonale. La base et le sommet du fût sont carrés, le reste circulaire. A l'avers se trouvent le Christ entre la Vierge et Saint-Jean. Au sommet du croisillon, un ange se penche vers la tête du Christ. Au revers est représentée la Vierge de douleur entre deux saintes femmes. Le corps du Christ est à demi allongé sur les genoux de la Vierge, et soutenu par les trois femmes. Un ange lui tient le poignet gauche. La Pietà est abritée par un dais à pinacles et crochets."

 inscrit MH ; 1970/09/23 

 

 

— ROSCOFF-TOURISME.COM

https://www.roscoff-tourisme.com/fr/fiche/patrimoine-culturel/calvaire-gothique-et-ossuaire-du-cimetiere-plougoulm_TFOPCUBRE029V52PL5J/

D’un hauteur de 4,50 m, datant du XVè siècle, le calvaire gothique présente une croix portant d’un côté une représentation du Christ entourée de la Vierge Marie et Saint- Jean, avec au sommet du croisillon un ange , de l’autre la Vierge Marie, entourée de femmes, qui tient le corps du Christ dans ses bras, là aussi un ange est présent.

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9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 14:41

La Vierge allaitant l'Enfant, statue (kersanton, XVe siècle) de l'église de Plougoulm (29).

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Voir dans ce blog sur les Vierges allaitantes (Vierge allaitant l'Enfant, Vierge au sein, Virgo lactans) :

 

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L'église Saint-Colomban est récente (début XXe) bien qu'on ait conservé le porche sud et le clocher du début du XVIIIe. Mais on trouve dans une niche au dessus du porche sud  un statue d'une Vierge allaitant l'Enfant, en kersanton, qui mérite notre intérêt. Haute de 80 cm et large de 30 cm, elle date, selon Le Seac'h, de 1423-1433, dates d'activité du Premier Atelier du Folgoët, auquel cette spécialiste l'attribue. La Vierge est couronnée, elle est drapée dans une robe, tandis qu'un manteau fait office de voile. Seul le sein gauche, haut situé sur le buste,  est dénudé, et présenté à l'Enfant par la main de sa Mère.

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Un modèle ? La Vierge allaitant l'Enfant de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Quimperlé.

Selon Le Seac'h, il s'agit de la "copie" de la Vierge allaitante du chevet de l'église Notre-Dame de Quimperlé, qui occupe une niche du contrefort nord. Celle-là daterait de 1420, juste au début de la reconstruction de l'église, malgré le voile qui enveloppe les jambes de l'enfant avant de retomber en un beau plissé, et qui, selon Christel Douard, est caractéristique de la fin du XIVe. [C. DOUARD (sous la dir.), Quimperlé et son canton, Rennes, 2002].  Elle n'est pas attribuée à l'atelier du Folgoët, — à la différence de la statue du duc Jean V, en granite, du contrefort gauche— et le corps large de la Vierge et le drapé épais de son manteau révèleraient une influence bourguignonne, alors que le nimbe qui entoure sa tête ne se retrouve pas dans les représentations locales de la Vierge, ce qui trahit sont influence extérieure. Pour Le Seac'h, les sculpteurs de l'atelier du Folgoët, lors de leur passage à Quimperlé, se seraient inspirés de la plastique de cette Vierge importée et l'auraient reproduite à Plougoulm en inversant le bras où est assis l'enfant. Il resterait à préciser le matériau de la Vierge de Quimperlé sous les traces de polychromie : en kersanton pour C.Douard (ce qui s'oppose à une origine exogène) ou en "un matériau d'importation, peut-être un grès" pour Le Seac'h.

Voir les photos de cette statue de Quimperlé ici : https://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/eglise-notre-dame-assomption--quim-179977.htm

Néanmoins, je trouve que les différences entre les deux statues sont notables, au delà du coté où Jésus est assis. Le nimbe est absent à Plougoulm, le visage de la Vierge y est plus gracieux (le nez est moins pointu), l'Enfant est vêtu d'une tunique assez longue pour que les plis tombent en tourbillons. À Quimperlé, la Mère semble perdue dans ses pensées et ne regarde pas son Fils, elle ne lui présente pas le sein. À Plougoulm, l'Enfant place tendrement sa main droite sur le haut de la poitrine, et sa main gauche sous le sein. Le sein droit est clairement modelé (il est même difficile d'affirmer qu'il est couvert), à la différence de Quimperlé où il est dissimulé par le voile.

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Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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SOURCES ET LIENS.

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de Plougoulm, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/PLOUGOUL.pdf

"Statues anciennes : Vierge allaitant, en kersanton, au portail ouest"

—— COUFFON (René), 1961, "L'évolution de la statuaire en kersanton" Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc t. LXXXIX, 1961 p. 1-45. 

— DEBIDOUR (Victor-Henri), 1953,  La sculpture bretonne, étude d'iconographie religieuse populaire, Rennes, Plihon, pages 118-130.

— DEBIDOUR (Victor-Henri), La Vierge en Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_146/La_Vierge_en_Bretagne__.pdf

 DOUARD (C.), 2002, (sous la dir.), Quimperlé et son canton, Rennes, 2002

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— PALISSY = POP-CULTURE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29000669

—TANGUY (J.) : Aperçu historique sur la paroisse de Plougoulm (Morlaix, 1901).

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7fbf06b80a0d5ecff8b1681686a2be02.pdf

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8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 11:24

Zoonymie des Odonates : Platycnemis latipes Rambur, 1842, l'Agrion blanchâtre ou Pennipatte blanchâtre.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a audacieusement employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé.

— Platycnemis, Burmeister 1839. Toussaint von Charpentier, le vrai auteur de ce nom générique, donne lui-même l'étymologie : du grec platys, "large" et knēmis "tibias", il décrit les tibias élargis de l'espèce-type, P. Pennipes, et de la majeure partie des espèces du genre.

— Platycnemis latipes, Rambur 1842, Hist. nat. Nevropt. : 242.  Du latin latus "large" et pes  "pied, patte". Cette espèce se caractérise selon Rambur par une importante dilatation des tibias, supérieure à celle de l'espèce-type, pennipes.

 

— Noms en français :

1. "Platycnème latipède", Selys, 1850.

2. "Agrion blanchâtre", Dommanget 1987

3 "Pennipatte blanchâtre", Jourde in Dijkstra 2007 (par adaptation de la forme anglaise "White Featherleg" (jambe de plume blanc) Dijkstra 2006)

L'INPN retient "Agrion blanchâtre".

 

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Description préalable :

 

http://aramel.free.fr/INSECTES7terter-1.shtml

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65182/tab/taxo

https://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_largespattes/agrion_largespattes.html

 

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE PLATYCNEMIS, BURMEISTER, 1839.

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Voir :

Voir : https://www.lavieb-aile.com/2021/05/zoonymie-des-odonates-le-genre-platycnemis-selys-1841.html

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LE NOM D'ESPÈCE PLATYCNEMIS LATIPES, RAMBUR, 1842.

Platycnemis latipes, RAMBUR (Pierre Jules), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 242.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f264.item.r=vestalis

 

 

 

 

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Description :

 5, PLATYCNEMIS LATIPES , mihi.

 Albido-rufa; abdomine apice supra viridi æneo; tibiis in fæmina dilatatis, in mare dilatatissimis.

Ressemblant beaucoup à la Platypoda , mais un peu plus petite. Thorax roussâtre, bord postérieur du prothorax ayant l'angle du milieu un peu plus saillant et plus aigu, lobe des côtés moins élevé et plus arrondi. Abdomen en grande partie blanchâtre dans les deux sexes , un peu marque de vert, bronzé postérieurement; appendices supérieurs plus étroits à la base, un peu plus longs, pas sensiblement bifides à l'extrémité, ayant la première division réduite à un très-petit tubercule, la seconde allongée, dépassant de beaucoup la première , plus pointue que dans la Platypoda ; les inférieurs dépassant moins les supérieurs, d'une forme plus cylindrique, épaissis au côté interne, avant l'extrémité , dont l'extrême pointe seule est noirâtre. Pattes plus courtes, beaucoup plus dilatées chez les mâles, plus que dans les femelles , qui les ont aussi un peu plus que la Platypoda. Pterostigma plus petit, plus étroit, roux, plus clair à la circonférence.

Je l'ai prise avec la Diversa dans les environs de Montpellier.

 

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Réception.

Edmond de Sélys-Longchamps décrit cette espèce sous le nom de  Platycnemis latipes, Platycnème pennipède, dans sa Revue des Odonates de 1850 page 168.

Il décrit dans sa diagnose "les quatre tibias postérieurs  blancs, sans ligne noire, extrêmement dilatés chez le mâle, un peu moins chez la femelle."

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/202/mode/1up

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE LATIPES.

Du latin latus "large" et pes  "pied, patte" . Rambur décrit pour son espèce  des pattes "beaucoup plus dilatées chez les mâles, plus que dans les femelles , qui les ont aussi un peu plus que la Platypoda [pennipes]".

Cette espèce se caractérise donc selon Rambur par une importante dilatation des tibias, supérieure à celle de l'espèce-type, pennipes.

 

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LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-blanchatre/

"De latus (lat) = large et pes (lat) = pied : cette espèce se caractérise par une importante dilatation des tibias."

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"from Lat. latus, -a, -um = broad + pes = foot, leg ⮎ for the noticeably broader shins, especially in the male (compared to P. pennipes) "

 

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"- latipes, -pedis = dai piedi larghi. Per la forma delle tibie."

 

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H. FLIEDNER, 1997, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non étudié

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VAN HIJUM, 2005.

https://natuurtijdschriften.nl/pub/555521

non traité 

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NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS.

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1°) "Platycnème latipède ", Edmond de Sélys-Longchamps, 1850, Revue des Odonates page 166.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/202/mode/1up

On ne s'étonne plus des barbarismes du baron, seulement soucieux de créer un habillage pseudo-français au nom scientifique latin.

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2°) Agrion blanchâtre, Dommanget 1987 puis D'Aguilar et Dommanget Guide des Libellules d'Europe et d'Afrique du Nord, 1998 page 238.

3°) "Pennipatte blanchâtre", Jourde in Dijkstra, 2007,  Guide des Libellules de France et d'Europe.

Les auteurs donnent d'abord ce nom de Pennipatte blanchâtre, puis en plus petit caractère le nom d'Agrion blanchâtre.

Dans le, le genre Platycnemis  "Pennipattes" comporte six espèces, les Pennipattes bleuâtre, maghrébin, orangé, blanchâtre, ivoire et pruineux.

Le traducteur Philippe Jourde a adapté ce nom depuis celui de Featherlegs utilisé pour la version originelle en anglais parue en 2006 (Fields Guide to the Dragonflies..). Dans ce guide, en Annexe (Appendices 3), ce Featherlegs est accompagné du sigle AF signalant qu'il s'agit de l'appellation employée en Afrique [Afrique du Nord ?]. Platycnemis pennipes est nommée dans cette série "Blue Featherleg"  tandis que les anglosaxons utilisent la forme "White-legged Damselflies". Les autres espèces sont Orange Featherleg, Ivory Featherleg, Powdered Featherleg, White Featherleg, et Barbary Featherleg, et ces noms sont  adaptés en français comme Pennipatte orangé, Pennipatte ivoire, Pennipatte pruineux, Pennipatte blanchâtre et Pennipatte maghrébin.

https://www.google.fr/books/edition/Field_Guide_to_the_Dragonflies_of_Britai/lfz5DwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22Featherleg%22+Dijkstra&pg=PA319-IA7&printsec=frontcover

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Grand et Boudot utilisent le nom Agrion blanchâtre .

Le qualificatif de blanchâtre se justifie par la couleur blanc ivoire du corps de cette espèce, et aussi par l'absence de marques noires sur les tibias. "Avec un abdomen blanc-crème, les mâles sont plus clairs que les autres espèces avec lesquels ils coexistent" (Dijkstra)

3. L'INPN désigne Platycnemis latipes  comme Agrion blanchâtre.

 

 

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NOMS VERNACULAIRES DANS D'AUTRES LANGUES.

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-en anglais : "The  White-legged Damselfly", "White  featherleg" 

-en allemand : "Weiße Federlibelle"

-en néerlandais : "De Witte breedscheenjuffer "

-en catalan : "El Polaines lívid"

-en étonien "Valgesäärik"

-en breton : " pavpluñveg arwenn , pik-aer arwenn " ("pattes-plumeuses blanchâtre ", "piquant du serpent blanchâtre ")

 

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

— DELIRY (Cyrille) / Worlds Odonata Words

http://deliry.net/odonata/index.php/Platycnemis_latipes_Rambur,_1842

 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076


— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

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EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 242.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f264.item.r=vestalis

 

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 15:10

Zoonymie des Odonates : Platycnemis acutipennis Selys, 1841, L'Agrion orangé ou Pennipatte orangé.

 

 

 

 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a audacieusement employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé.

Platycnemis, Burmeister 1839. Toussaint von Charpentier, le vrai auteur de ce nom générique, donne lui-même l'étymologie : du grec platys, "large" et knēmis "tibias", il décrit les tibias élargis de l'espèce-type, P. Pennipes, et de la majeure partie des espèces du genre.

— Platycnemis acutipennis  Selys, 1841, Rev. Zool. : 246 ; du latins  acutus, "pointu, aigu" et penna,  1. "penne, plume",  2. "aile". Ici, penna désigne les ailes,  décrites par l'auteur comme "un peu plus étroites et plus pointues que chez la pennipes".

 

Noms en français :

1. Platycnème acutipenne, Selys, 1850.

2. Pennipatte orangé, Jourde in Dijkstra 2007 (par adaptation de la forme anglaise "Orange Featherleg" (jambe de plume orange) Dijkstra 2006)

L'INPN retient Agrion orangé, puis Pennipatte orangé.

 

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Description préalable :

Pl. acutipennis diffère des espèces du genre par ses yeux bleuâtres, sa teinte orangée et ses tibias peu dilatés.

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65179/tab/taxo

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_orange/agrion_orange.html

https://www.lavieb-aile.com/article-l-agrion-orange-platycnemis-acutipennis-107175824.html

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE PLATYCNEMIS, BURMEISTER, 1839.

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Voir : https://www.lavieb-aile.com/2021/05/zoonymie-des-odonates-le-genre-platycnemis-selys-1841.html

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LE NOM D'ESPÈCE PLATYCNEMIS ACUTIPENNIS SELYS, 1841.

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Platycnemis acutipennis, Selys, 1841, Nouvelles Libellulidées d'Europe. - Revue Zoologique, 4 (août) : 246. Il s'agit d'un bref article de trois pages où sept espèces nouvelles sont décrites.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19646#page/253/mode/1up

 

Description originale.

8. Platycnemis acutipennis, Selys. Espèce très-distincte de l'espèce-type Pl. platypoda, en ce qu'elle est plus petite, ses ailes plus étroites et le corps d'un rouge-clair presque sans taches chez le mâle, avec quelques stries dorsales chez la femelle.

Habite le midi de la France.

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 E. de Sélys-Longchamps a décrit plus longuement son espèce dans la Revue des Odonates de 1850 page 164-165.

Selys-Longchamps, E. D. & Hagen, A. 1850. Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. Mémoires de la Société royale des sciences de Liège, 6: I-XXII, 1-408.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/200/mode/1up

Il écrit notamment que "les ailes sont un peu plus étroites et plus pointues que chez la pennipes".

 

 

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Rappel.

En 1840, dans sa Monographie des Libellulidées, Edmond de Sélys-Longchamps a distingué (mais non comme un genre à part) parmi ses Agrions un sous-ensemble dont les jambes des quatre pieds postérieurs sont dilatés ou élargis sur les cotés et garnis de cils longs, tandis que les jambes antérieures sont également garnies de cils longs. Il envisage d'en faire un genre distinct, qui porterait le nom de Platycnemis créé par Toussaint de Charpentier avant 1839 (manuscrit) ou 1840 (publication). Il n'y place qu'une seule espèce (espèce-type), l' Agrion platypoda décrite par Vander Linden en 1823.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.item.r=selys.langFR

L'année suivante, il reçoit une nouvelle espèce, Platycnemis acupennis qu'il décrit dans la Revue Zoologique, et la place dans le genre Platycnemis envisagé précédemment. 

Entre 1841 et 1850, la Platypoda de Vander Linden 1823 est rapprochée de la Pennipes décrite par Pallas en 1771. Pl. platypoda devient un synonyme de Pl. pennipes.

En 1850, dans la Revue des Odonates, il crée le genre Platycnème (Platycnemis Charpentier) et y place trois espèces, acutipennis, pennipes et latipes

Voir la synonymie établie par Kirby :

Kirby, W. F. 1890. A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata. Guerney & Jackson, London, page 130.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/4431625#page/145/mode/1up

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Remarque

Dans la description de 1851, on lit une précieuse indication sur le fonctionnement en réseau de correspondants (français) de l'odonatologie autour de l'auteur belge de Sélys :

  "Cette espèce m'a d'abord envoyée par M. Guinard qui l'a prise aux environs de Montpellier à partir de la fin de mai ; elle a été retrouvée à Aix en Provence par M. de Fonscolombe , et à Hières par M. Cantener. M. Blisson l'a prise près du Mans, et M. Millet dans le département de Maine-et-Loire, en été sur les bords de l'étang de St Nicolas, ainsi que sur ceux du Layon. Elle se trouve aussi aux environs de Bordeaux, d'où M. Perroud me l'a adressée. Elle se trouverait encore en Egypte si la dealbata de Klug n'en est qu'une variété , comme le pense M. Hagen."

 

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE ACUTIPENNIS.

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Acutipennis vient des mots latins  acutus, "pointu, aigu" et penna,  1. "penne, plume",  2. "aile, aile d'insecte". 3. "flèche".

Voir Gaffiot acutus, a, um

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=acuti

Voir Gaffiot penna, ae :

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Dictionnaire Gaffiot

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Sous l'influence de pl. pennipes, dont l'épithète est interprétée comme signifiant "pattes empennées" pour qualifier la forme dilatée en plume des tibias, nous pourrions nous attendre à ce que  la même racine étymologique penna, ae qualifie également les tibias, considérés comme ayant la forme de plumes, ici plus pointues que chez pennipes

Mais lorsqu'il a créé cette épithète, Sélys ignorait l'existence de ce pennipes créé par Pallas. D'autre part, dans sa description de 1841, il ne parle pas des pattes, et ce sont 1. la taille plus petite, 2. les ailes plus étroites et 3. la couleur rouge claire du mâle qui sont remarqués comme des caractères spécifiques. L'épithète acutipennis ne peut alors se référer qu'aux ailes, bien qu'elles soient qualifiées d'étroites et non d'aigues ou pointues. 

Le doute est levé dans la description de 1851, où l'adjectif "pointu" est utilisé : "les ailes sont un peu plus étroites et plus pointues que chez la pennipes".

Pourtant, ce caractère spécifique des ailes n'est pas retenu par Sélys lorsqu'il écrit page 166 "L'acutipennis se distingue de suite de la pennipes et de la latipes à la coloration orangée ou rougeâtre de l'abdomen, aux appendices anals supérieurs du mâle plus bifides, aux lobes latéraux cornus du prothorax de la femelle et surtout aux tibias non dilatés de celle-ci." D'où une légère hésitation dans l'interprétation de cette épithète.

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Conclusion :  acutipennis : du latins  acutus, "pointu, aigu" et penna,  1. "penne, plume",  2. "aile". Ici, penna désigne les ailes, Sélys ecrit en 1841 "ses ailes plus étroites" que pennipes et en 1851 "les ailes sont un peu plus étroites et plus pointues que chez la pennipes".

 

 

 

 

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LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-orange/

"De acutus (lat) = pointu, aigu et penna (lat) = plume, mis ici pour ailes : selon Sélys-Longchamps (1850), cette espèce à des ailes un peu plus étroites et plus pointues que chez P. pennipes."

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"Platycnemis acutipennis Selys, 1841 from Lat. acutus, -a, -um = pointed +penna = feather, wing ⮎ for the narrower and more pointed wings (compared to P. pennipes) "

 

 

 

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"acutipennis (Platycnemis) - acutus, a, um = affilato, aguzzo, sottile + penna, ae = ala; dalle ali affilate. Questa specie presente le ali più appuntite della congenere pennipes"

 

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H. FLIEDNER, 1997, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non étudié

 

 

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VAN HIJUM, 2005.

https://natuurtijdschriften.nl/pub/555521

non traité

 

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NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS.

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1°) "Platycnème acutipenne", Edmond de Sélys-Longchamps, 1850, Revue des Odonates page 165.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/201/mode/1up

On ne s'étonne plus des barbarismes du baron, seulement soucieux de créer un habillage pseudo-français au nom scientifique latin.

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2°) "Pennipatte orangé", Jourde in Dijkstra, 2007,  Guide des Libellules de France et d'Europe.

Les auteurs donnent d'abord ce nom de Pennipatte orangé, puis en plus petit caractère le nom d'Agrion orangé.

Dans le, le genre Platycnemis  "Pennipattes" comporte six espèces, les Pennipattes bleuâtre, maghrébin, orangé, blanchâtre, ivoire et pruineux.

Le traducteur Philippe Jourde a adapté ce nom depuis celui de Featherlegs utilisé pour la version originelle en anglais parue en 2006 (Fields Guide to the Dragonflies..). Dans ce guide, en Annexe (Appendices 3), ce Featherlegs est accompagné du sigle AF signalant qu'il s'agit de l'appellation employée en Afrique [Afrique du Nord ?]. Platycnemis pennipes est nommée dans cette série "Blue Featherleg"  tandis que les anglosaxons utilisent la forme "White-legged Damselflies". Les autres espèces sont Orange Featherleg, Ivory Featherleg, Powdered Featherleg, White Featherleg, et Barbary Featherleg, et ces noms sont  adaptés en français comme Pennipatte orangé, Pennipatte ivoire, Pennipatte pruineux, Pennipatte blanchâtre et Pennipatte maghrébin.

https://www.google.fr/books/edition/Field_Guide_to_the_Dragonflies_of_Britai/lfz5DwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22Featherleg%22+Dijkstra&pg=PA319-IA7&printsec=frontcover

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Grand et Boudot utilisent le nom Agrion orangé .

3. L'INPN désigne P. acutipennis  en premier comme Agrion orangé et en second comme Pennipatte orangé.

 

 

 

 

 

 

NOMS VERNACULAIRES DANS D'AUTRES LANGUES.

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-en anglais : "The Orange White-legged Damselfly", "Orange featherleg" 

-en allemand : "Orange Federbein oder der Orange Weißbeiniger Damselfly"

-en néerlandais : "De oranje breedscheenjuffer"

-en catalan : "El Polaines ruborós "

-en breton : " pavpluñveg orañjez, pik-aer orañjez" ("pattes-plumeuses orangées", "piquant du serpent orangé")

 

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MA GALERIE (Forges-la-Forêt, Ille-et-Vilaine, mai 2012).

 

https://www.lavieb-aile.com/article-l-agrion-orange-platycnemis-acutipennis-107175824.html

 

 

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

— DELIRY (Cyrille) / Worlds Odonata Words

http://deliry.net/odonata/index.php/Platycnemis_acutipennis

 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076


— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

.
 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1841 - Nouvelles Libellulidées d'Europe. - Revue Zoologique, 4 : 243-246.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19646#page/254/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates

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