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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 21:19

Les vitraux anciens (fin XVe ; 1540-1543) de l'église Saint-Paterne de Louvigné-de-Bais.

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PRÉSENTATION.

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L'église du XVe siècle fut largement modernisée entre 1536 et 1562 par les soins de la fabrique et les libéralités de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine.

Nous retrouvons donc ici les seigneurs d'Espinay, fondateurs de la Collégiale de Champeaux, situé à 17 kms au nord de Louvigné-de-Bais. Et en particulier le couple de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine, qui contribuèrent à introduire en Bretagne l'art de la Renaissance.

C'est cette pénétration de l'art de la  Renaissance en Bretagne qui forme le fil rouge d'une série de mes articles. Elle débute à Dol-de-Bretagne avec le cénotaphe de l'évêque de Dol Thomas James en 1507, se poursuit par  le tombeau de Guillaume Guéguen (évêque de Nantes mort en 1509) à Nantes, et par celui de Thomas Le Roy à Nantes (1515) , puis par les stalles de Guerche-de-Bretagne en 1518-1525 et par celles de Champeaux vers 1530. L'influence d'Yves Mayeuc, évêque de Rennes, est visible par le vitrail de l'Annonciation qu'il offre en 1536 à la collégiale de Guerche-de-Bretagne, un peu avant la maîtresse-vitre de Champeaux exécutée en 1539 pour Guy II d'Espinay et Louise de Goulaine.

L'influence de la famille de Goulaine se retrouve plus tard en Côtes-d'Armor en  la chapelle de Kerfons en Plouzévédé en  1559, et au nord du Finistère au château de Maillé en Plonévez-Lochrist vers 1550 par Maurice de Carman et Jeanne de Goulaine. Elle diffuse alors dans le Léon, d'abord au château de Kerjean à Saint-Vougay vers 1571, puis sur de nombreux édifices religieux des enclos paroissiaux du Léon, en sculpture sur pierre, sculpture sur bois (sablières et jubés) et peinture sur verre.

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Dans le domaine de l'ornementation, cet art se reconnaît entre autre, en simplifiant, pour la Première Renaissance, par ses grotesques, et pour la Seconde Renaissance par ses cartouches à cuirs découpés, ses médaillons et ses termes ou cariatides.

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Voir sur  l'art  de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

 

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Historique de l'église  d'après Couffon 1968.


"Alain, évêque de Rennes (1141-1157), donna l’église de Louvigné-de-Bais et ses dépendances à l’abbaye Saint-Melaine de Rennes, se réservant seulement les droits cathédraux et ceux de l’archidiacre et du doyen, donation approuvée en 1158 par Josse, archevêque de Tours. Cette donation fut confirmée par l’évêque Philippe (1179-1181) à l’abbé de Saint-Melaine, Guillaume Privé, puis en 1185 par le pape.
L'on ne possède cependant aucune preuve que l’abbaye y ait établi un prieuré. Au point de vue féodal, trois seigneuries se partageaient les prééminences, importantes à connaître pour l’identification des vitraux et des autels : la seigneurie de Sauldecourt, qui possédait les droits prééminenciers dans la maîtresse vitre du chevet et la chapelle prohibitive de Saint-Nicolas avec droit d’enfeu, chapelle autrefois sur la façade sud de l’église avant sa démolition au XVIIIe siècle. Elle appartenait à la fin du XVe siècle aux d’Espinay de la Rivière et, en 1513, Catherine d’Estouteville habitait Sauldecourt, qu’elle avait reçue en douaire. La seigneurie de Fouesnel, dont les possesseurs avaient la chapelle à gauche du chœur, côté évangile, chapelle prohibitive avec droit d’enfeu.

Cette seigneurie passa à l’extrême fin du XVe siècle de la maison des Le Vayer dans celle de Poix par le mariage de Jeanne Le Vayer, fille et unique héritière de Jean (décédé le 12 mai 1496) et de Guyonne de Parthenay, avec André de Poix. Au XVIIIe siècle, elle fut transmise par alliance aux Rosnyvinen de Piré.
Enfin les seigneurs de la Touche avaient droit d’enfeu. Cette seigneurie, dès le xv e siècle, appartenait aux Busnel, dont les armes portaient d’argent à l’épervier au naturel, grilleté et becqué d’or, perché sur un écot de sable.
De l’église romane primitive subsistent encore, au nord du chœur, les fondations d’une petite chapelle annexe sous laquelle existe un caveau, découvert en 1775 par suite de l’effondrement du sol, puis, alors, à nouveau obturé sans qu’aucune description en ait été donnée.

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Nous sommes parfaitement renseignés sur la construction de l’édifice actuel par le registre des comptes de la fabrique de 1536 à 1563, volume de 800 pages conservé au presbytère et minutieusement dépouillé par Henri Busson, ainsi que par de nombreux comptes conservés aux Archives départementales.
L’église remonte à 1536, construction à laquelle travaillèrent en 1536 et 1537 quinze maçons sous la direction de Richard Babin, très probablement le même que le constructeur d’une partie de la nef de Saint-Sulpice de Fougères en 1522.
L’un des ouvriers, Jean Chassé, prit en 1537 une tâche à part et fut payé en cette dernière année 65 livres pour l’exécution des trois pignons de l’église : celui du chevet, celui du porche et celui de la chapelle de la Vierge ; la charpente fut exécutée par Louis Courgeon, maître charpentier, et la plomberie par Jean Lambaré de Vitré.
En 1538 et 1539, puis en 1546, on termina la nef « en amortissant les piliers », et l’église fut dédiée le 14 février 1549 (n. st.) par le R. P. en Dieu Gilles de Gand, évêque de Rouanne et suffragant de Nantes, qui bénit le maître-autel, l’autel Saint-Nicolas et un autel portatif. De 1551 à 1554, l’on fit des charrois de pierres en vue de la construction de trois chapelles en équerre sur le bas-côté nord, chacune percée d’une grande fenêtre, ainsi qu’il se faisait à cette époque dans les églises entre Vitré et La Guerche, travaux dont les plans et devis sont dus à Jehan Coury et Jean Perdriel.
L’exécution en fut confiée en 1556 à Jehan Auffray, maître maçon. Mais, celui-ci étant décédé peu après le début des travaux, son fils proposa aux fabriques de les faire continuer par Médard Arthur, maître maçon, ce qui fut accepté. En 1561, celui-ci est qualifié « maçon et maître d’œuvre de la maçonnerie des chapelles neuves ».
Les travaux furent terminés en 1562, les charpentes mises en place par Pierre Iluet et Michel Droyer, et Jean Perdriel abattit alors la muraille séparant la nef de ces chapelles.
En 1560-1561, les fabriques projetèrent de faire édifier un clocher « en daulme » sur les plans de Maître Jullian Cilliart et de Médard Arthur, mais ce projet ne fut pas alors exécuté.
Au XVIIIe siècle, l’on rebâtit presque entièrement le collatéral sud, la sacristie, et l’on construisit sur la façade ouest une tour, travaux exécutés suivant les plans d’Antoine Forestier, le jeune, architecte à Rennes, qui amenèrent la destruction de la grande chapelle de Saint-Nicolas, dite chapelle de Sauldecourt, de la chapelle de la confrérie de Notre-Dame-de-Pitié, du chapiteau (porche midi) et d’un édifice servant alors de sacristie.
La première pierre de cette construction nouvelle fut posée le 1 er mai 1759 par Guillaume Busnel, sieur de la Touche, fils de René et d’Anne d’Espinay, et le recteur de Domagné, M. Le Gendre, fit une nouvelle bénédiction de tout l’édifice le 14 décembre 1760. L’autel de Notre-Dame-de-Pitié fut alors transféré au haut du nouveau bas-côté.


Étude architectonique et plan.

— Précédé d’une tour de plan carré, l’édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non débordant sur les façades et un chœur à chevet droit, plus étroit mais très profond, accosté d’une sacristie et d’une annexe.
Les dimensions intérieures sont les suivantes : nef : largeur 7 m 30 et avec ses bas-côtés 16 m 90, longueur 16 m 40 ; transept : longueur 5m 20 ; chœur : largeur 5 m 80, longueur 9 m 20.

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Les vitraux.

"Malgré leurs avatars, les cinq verrières anciennes de Louvigné-de-Bais sont d’un intérêt capital pour l’histoire de la peinture sur verre en Bretagne, puisque les cinq sont datées et les auteurs de quatre d’entre elles sont connus.
Les comptes de Louvigné nous apportent en outre un renseignement des plus importants. Malgré les démêlés que les fabriques avaient eus avec Gilles de la Croix-Vallée pour obtenir la livraison des verrières commandées, c’est à lui qu’ils confièrent l’entretien annuel, suivant l’usage, de toutes les verrières jusqu’en l’année 1557-1558, sans doute année de son décès.
Or les comptes de 1550-1551 portant des payements à Gilles et Gillequin à Vitré ont fait dédoubler le personnage, et l’on a voulu voir dans le second un ouvrier du premier, alors que celui-ci n’est indiqué dans aucune des procédures faisant connaître les aides de Gilles. Le fait qu’il soit appelé indifféremment Gilles et Gillequin indique ainsi une origine très probable des Pays-Bas. C’est également avec le prénom tantôt de Gilles, tantôt de Gillequin, qu’il figure d’ailleurs dans les comptes de 1545 de la collégiale de Champeaux, avec son associé Guyon Colin, et l’on peut donc attribuer avec certitude à leur atelier la grande verrière de cette dernière église, dont la facture de la chevelure du donateur, Guy d’Espinay, est, entre autres, si caractéristique.
Cette facture très particulière des verrières de Louvigné-de-Bais et de Champeaux permet, semble-t-il, par comparaison, d’attribuer à l’atelier de Vitré la verrière de la Pentecôte de Notre-Dame de Vitré, datée de 1537, ainsi qu’il était naturel, et le vitrail de Javené. Celui-ci porte d’ailleurs sur le panneau de la Circoncision : i. f. g. 1. (« istud fecit Gilles Lacroixvallée »).
Il est également assez probable que les vitraux de la Tentation de la Baussaine et de la Transfiguration des Iffs leur sont dus." (R. Couffon)

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Restauration.

 

"Les vitraux de Louvigné-de-Bais ont été très restaurés au cours des âges ; et, en effet, mentions sont faites dans les comptes de nombreuses restaurations, sur lesquelles nous n’avons que peu de détails. Ces divers travaux furent exécutés, en 1589-1590, par Jean Lizon ; en 1604, par Richard Allaire, maître verrier à Rennes ; en 1671, par Colin, de Vitré ; en 1673, par Guillaume Blancvillain, de Vitré ; en 1699, par Gilles Métayer, maître verrier à Vitré ; en 1721, par François Ruffet, maître verrier à Rennes ; en 1749, par Michel Roulin, maître-verrier à Vitré ; enfin, de 1887 à 1889, d’une façon trop radicale suivant le goût de l’époque, et assez médiocre, par l’atelier rennais Lecomte et Colin. (R. Couffon)

Il faut ajouter la consolidation de trois verrières anciennes par l'atelier Alleaume en 1919 et la restauration des cinq baies du XVIe siècle par l'entreprise Briand de Rennes en 1981-1982.

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La description des verrières reprend largement le texte de référence, celui de Gatouillat et Hérold pour le Corpus Vitrearum.

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LA BAIE I : VERRIÈRE DE LA VIE DE LA VIERGE. 4ème quart XVe, et Gilles de la Croix-Vallée 1544. Coté nord à l'entrée du chœur.

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Cette baie de 3 lancettes trilobées et un tympan à 2 quadrilobes et 4 mouchettes  mesure 5,50 m. de haut et 2,10 m. de large. La verrière de la Vie de la Vierge, seul témoignage d'une campagne de vitrage antérieure,  date, avec son décor d'architecture flamboyant, du quatrième quart du XVe siècle mais a été remaniée par Gilles de la Croix-Vallée en 1544 lors d'une restauration qui y ajoute quelques décors Renaissance.  Les armes des premiers donateurs ou prééminenciers ont été insérés  dans les dais du registre inférieur. 

"Ce vitrail se distingue par des couleurs vives et contrastées où le bleu tient une grande place, par la qualité du dessin des visages, des mains et des drapés. Le verrier qui l'exécuta avait d'ailleurs accédé à la maîtrise, si l'on en croit le sertissage en plomb vif exécuté dans le panneau du Mariage de la Vierge. Ce qui domine dans cette œuvre est bien son inspiration encore toute médiévale ; l'attribution qui en a été faite au verrier Pierre Simon qui travaillait à Fougères au milieu du XVIe siècle, beaucoup trop tardive, nous paraît impossible. " (D. Moirez 1975)

 

 

Gatouillat et Hérold, s'appuyant sur Moirez-Dufief, réfutent également l'attribution par Couffon de cette verrière à Pierre Symon. La documentation par sources permet d'affirmer que c'est Gilles de la Croix-Vallée qui, en 1544, remania la verrière au cours des travaux de rénovation favorisés par Guy III d'Espinay : Il changea en particulier des têtes dans plusieurs des scènes.

Ce Gilles de la Croix-Vallée, avec "Guyon" (Guillaume Collin), tous les deux installés à Vitré, avait déjà réalisé la verrière de la Transfiguration et celle de la Résurrection en 1539-1540, et depuis, La Croix-Vallée avait été chargé de l'entretien des verrières de l'église jusqu'en 1558, peut-être l'année de sa mort. Les deux verriers avaient réalisé en 1539 la maîtresse-vitre de Champeaux pour Guy d'Espinay et Louise de Goulaine.

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"Vitrail de la Vierge. Exécuté en 1544 par Pierre Symon, de Fougères, il est de conception et d’exécution très différentes des précédents vitraux. Il comprend neuf panneaux en trois lancettes, les trois panneaux supérieurs surmontés de hauts dais
Renaissance mais d’inspiration gothique. Il est timbré de trois écus : deux aux armes pleines losangé d’or et de gueules, armes des Le Vayer, sieur de Fouesnel, qui paraît un ramage de Craon, l’autre mi-parti des armes précédentes et d’argent à la croix pattée de sable, armes des Parthenay, rappelant l’alliance de Jean Le Vayer et de Guyonne de Parthenay.
L’exécution de ce vitrail est très soignée et l’on remarquera particulièrement la figure de la Vierge de la scène du Mariage avec son nimbe très ciselé. Pierre Symon était d’ailleurs un peintre réputé à Fougères, où il exécuta plusieurs verrières pour Saint-Sulpice et Saint-Léonard ainsi que pour la Maison de Ville en 1551.
Les restaurations de la verrière sont très visibles : Vierge de l’Assomption, Christ du Couronnement, deux des rois mages de l’Adoration, le saint Joseph des fiançailles et deux têtes des apôtres de la Mort de la Vierge. " (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre inférieur et ses armoiries. Le Mariage de la Vierge, l'Annonciation et la Visitation.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le Mariage de la Vierge.

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La scène se passe dans une église gothique à voûte d'ogive et clefs pendantes, et baies à remplages gothiques.

Sur fond d'un drap d'honneur rouge, le grand prêtre, reconnaissable à son bonnet conique perlé à gland frangé et à sa cape verte au fermail losangique doré, place la main de la Vierge dans celle de Joseph. Celui-ci tient la canne, qui signale son âge, mais aussi le rameau fleuri qui est le signe de son élection divine parmi les autres prétendants. On remarque ses chaussures à bouts fins.

Deux hommes et deux femmes assistent à la scène. L'homme le plus externe porte à l'oreille un grelot d'or, ce qui incite à s'interroger sur sa signification.

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La tête de Joseph a été restaurée par La Croix-Vallée en 1544 ; celle des deux têtes à gauche ont été refaites en 1887.

Le médaillon jaune d'or du bonnet vert du personnage de gauche est monté en chef-d'œuvre.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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L'Annonciation.

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L'ange Gabriel coiffé du diadème, est à demi-agenouillé, et fait le geste de salutation tandis que ses paroles sont en parties visibles sur le phylactère de sa tige fleurdelysée : AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINUS TECUM BENEDICT [A IN MULI] ERIBUS. La colombe de l'Esprit traverse la chambre en diagonale depuis une baie dans un rayon de lumière dorée et se dirige vers le sommet de la tête de Marie.

La Vierge est agenouillée ou assise sur le sol carrelé, sous le pavillon rouge couronnant son lit, à coté du vase dont le lys symbolise sa virginité.

La tête de la Vierge a été restituée en 1887 ; la pièce a été mouchetée de hachures pour simuler une corrosion.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Visitation.

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Dans un paysage extérieur (arbres, rochers, feuillages, mais devant des murailles (vieux-rose) et sous une arche cintrée à voutes ogivales et clefs pendantes, les cousines Marie et Elisabeth adoptent un geste en miroir, à quatre mains : l'une des mains retient le pan du manteau tandis que l'autre se pose sur le ventre. Marie se reconnaît à son nimbe ciselé, à sa tête non fléchie, et aux mèches de cheveux blonds s'échappant du voile.

Le vitrail est bien conservé sauf quelques pièces de drapé.

 

 

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les armoiries.

 

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1°) Echiqueté de gueules et d'or sur les deux panneaux latéraux. Jean Le Vayer, seigneur de Fouesnel

Ces armes figurent aussi sur le retable nord, datant de 1655.

Potier de Courcy :

 Vayer, Voyer ou Véyer (le), sr. de Clayes, par. de ce nom, — de la Clarté, par. de Cornillé, — de Fouësnel, par. de Louvigné-de-Bais, — de la Hussonnière et de Montbouan, par. de Moulins-sur-Roche, — de Goësmes, par. de ce nom, — du Plessis-Raffray, par. de Domagné, — de la Mariais, de la Lande, de la Cour, du Boisgerbaud, de la Villeaugier, de la Garenne, de la Rivière et de Saint-Patern, par. de Soudan, — de Rigné, par. de Rougé, — de Laumondière, par. de Saint-Père-en-Retz.

Réf. et montres de 1427 à 1544, par. de Clayes. Moulins-sur-Roche, Louvigné-de-Bais, Soudan, Rougé et Saint-Père-eu-Retz, év. de Saint-Malo, Rennes et Nantes.

Losangé d'or et de gueules (Sceau 1402).

Jean, sr de la Clarté, ratifia le traité de Guérande en 1381, et fut marié en 1391 à Marguerite Rogier de Beaufort ; Jean, conseiller du duc Jean V en 1404-, Auffroy et François, son neveu, abbés de Saint-Aubin-des-Bois de 1509 à 1532; Olivier, panetier ordinaire de la reine Anne en. 1513; Bertrand, vivant en 1586, épouse: 1° Vincente de Clairefontaine, dont Pierre, auteur des srs de la Morandaye, qui suivent ; 2° Marie Malenfant, mère de Jean, président aux enquêtes en 1619, qui, de Claude le Marchant, laissa entre autres enfants : Louise, dame de Clayes, mariée à Jean Nicolas, sr de Champgérault, autorisé par lettres de 1626 à prendre les nom et armes de sa femme. Voyez Nicolas.

La branche de Coôsmes fondue en 1377 dans Maillé ; la branche de Fouësnel fondue vers 1493 dans de Poix ; la branche de Montbouan fondue en 1615 dans Langan.

Vayer (le) (ramage des précédents), sr de la Hérissaye, — de Montforay, — de Chevigné,

de Quédillac, par. de ce nom, — de la Morandaye, par. de Roisgervilly, — de la Giraudais, — de Raulac.

Anc. txt., réf. 1668, 0 géu.; réf. 1513, par. de Boisgervilly, év. de Saint-Malo.

De gueules à neuf losanges d'or.

Bertrand, vivant en 1586, marié à Vincente de Clairefontaine, père de Pierre, et ce dernier de Jean, marié : 1° à Suzanne le Bouteiller, 2° à Marguerite de Penhoët ; un héraut des États de Bretagne en 1728.

https://fr.wikisource.org/wiki/Nobiliaire_et_armorial_de_Bretagne/V

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c.f484.pagination.langFR.textePage

 

https://www.google.fr/books/edition/Histoire_g%C3%A9n%C3%A9alogique_et_chronologique/TG-mmrVTTUEC?hl=fr&gbpv=1&dq=Vayer++%22louvign%C3%A9%22&pg=PA705&printsec=frontcover

https://www.google.fr/books/edition/Bulletin_et_m%C3%A9moires_de_la_Soci%C3%A9t%C3%A9_ar/X6owAQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Vayer++%22louvign%C3%A9%22&pg=RA2-PA216&printsec=frontcover

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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 2°) Echiqueté de gueules et d'or en alliance avec d'argent à la croix pattée de sable. Jean Le Vayer, seigneur de Fouesnel et son épouse (1452) Guyonne de Parthenay.

https://man8rove.com/fr/blason/2tisd66-parthenay

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Guyonne de Parthenay est la fille de Michel de Parthenay, seigneur du Bois-Briant, et de Perrine de la Bouëxière (-1461), dame de Parigné. Elle eut une fille, Jeanne le Vayer, qui épousa André de Poix (v.1460-1531), seigneur de Saint-Roman. Celui-ci épousa en 1520 Renée du Hallay.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre intermédiaire. Adoration des Mages, Massacre des innocents, Fuite en Égypte.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Adoration des Mages.

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Les têtes des deux mages de droite ont été remplacées en 1544.

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La tête de Balthasar, le roi noir  —celui qui offre la myrrhe— est remarquable par son pendentif  en forme de clochette. Cette  marque de marginalité (voire d'exotisme), qui apparaît dans la peinture flamande ou du nord de l'Europe (Memling, 1470) et se retrouve ailleurs sur les vitraux bretons, comme aux Iffs vers 1530. Mais il s'agit plus souvent d'une simple boucle, et cette clochette est très originale. Cet accessoire peut être un signe de judéité, comme celle de la Vierge dans L'Annonciation de Lorenzetti ou celle de Caïphe à La Roche-Maurice, d'africanité comme pour le roi Salomon de l'Arbre de Jessé de Bourg-Achard , mais est toujours un détail significatif en iconographie.

Les cheveux blonds de la Vierge sont retenus par un diadème centré par un cabochon.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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 Massacre des innocents.

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Certaine têtes ont été refaites en 1544, dont celle d'Hérode. Ce dernier lève l'épée et se prépare à frapper un enfant, assez indistinct dans les bras de sa mère. Les cheveux de celle-ci sont retenus par un bandeau dont les extrémités frangées pendent derrière son dos : on notait déjà ce détail sur le Vierge de l'Annonciation.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Fuite en Égypte

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre supérieur.

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On regrettera la très large barlotière qui masque la partie la plus importante des trois scènes.

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Dormition.

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Trois apôtres nimbés, assis ou à genoux, comme Jean, mains jointes, occupent le devant du lit. La Vierge, en manteau bleu, est allongée, tête vers notre droite, et tenant le cierge. Elle est entourée d'un apôtre qui tient un livre grand ouvert derrière un autre qui semble tracer une onction. Sa main, cerclée de plomb au sein de la pièce de verre, est réalisée selon la technique du chef-d'œuvre. On devine d'autres apôtres à leur nimbes.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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L'Assomption.

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La Vierge porte une robe violette et un manteau bleu. Elle est emportée dans les Cieux par six anges aux ailes rouges, en tunique blanche et étole rouge, ou aux ailes vertes, vêtus de chapes en velours bordeaux frangés de perles et à fermail losangique.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le Couronnement de la Vierge.

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La Vierge, mains jointes, de face, est encadrée par le Christ et le Père, de même taille. Le Fils qui porte le nimbe crucifère et un manteau bleu bénit sa Mère, tandis que le Père est vêtu en pape et tenant le globe (verre bleu teinté au jaune d'argent du cadran jaune d'or) surmonté d'une croix richement travaillée. L'Esprit-Saint vole au dessus, dans des rayons d'or, presque au même niveau que les autres termes de la Trinité.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les dais.

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Les scènes sont encadrées d'architecture gothique à dais très élevés en grisaille et jaune d'argent.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le tympan.

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Dans les quatre mouchettes, sont figurés au jaune d'argent des anges musiciens (restaurés au XIXe) jouant de la harpe, de la vièle à archet à quatre cordes, du luth, et de la flûte à bec. Dans les quadrilobes, un pélican nourrissant ses petits, et un Agneau Pascal sont encadrés par quatre fleurs. 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LA BAIE 3 : VERRIÈRE DE LA DESCENTE AUX LIMBES.  Guyon Colin 1567.

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Cette baie d'une lancette  mesure 4,00 m. de haut et 2,00 m. de large. La verrière de la Rédemption ou de la Descente aux Limbes  est datée de 1567 et a été exécutée par Guyon Collin pour Louise de Goulaine ou Jean d'Espinay à la mémoire de ses parents. 

La scène est présentée sous un arc de triomphe à colonnes torses sur celle de gauche un cartouche à cuir à enroulement portant la date de 1567, et sur celle  de droite un cartouche à inscription signalant la restauration par Lecomte et Colin, de Rennes, en 1887. (D'après Gatouillat et Hérold) 

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"Vitrail de la Descente aux limbes. Du même atelier vitréen, cette œuvre de Guyon Colin porte la date de 1567 sur l’un des cartouches décorant les colonnes de l’arc Renaissance qui encadre la scène ; l’autre cartouche portait le nom de Richard Allaire, qui restaura la verrière, et la date 1604 de sa restauration, cartouche rendu fruste par les derniers restaurateurs.
En supériorité, un écu entouré du collier de Saint-Michel est aux armes de Guy d’Espinay et de Louise de Goulaine, seigneurs de la Rivière-en-Champeaux et de Sauldecourt-en-Louvigné, qui figurent également avec les donateurs au bas de la verrière.
On retrouve dans les figures les mêmes chevelures et barbes moutonnées, si caractéristiques de l’atelier, les chevelures très blondes des femmes et leurs figures très rondes qui se voient également dans la Tentation de La Baussaine." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Dans le couronnement à volutes latérales, animées par deux couples d'enfants, une niche à coquille est encadrée par deux termes (supports anthropomorphes) typiques de la Seconde Renaissance. On y trouve à gauche les armes d'Espinay d'argent au lion coupé de gueules sur sinople armé, lampassé et couronné d'or. Et dans un losange (armes féminines), celles de son épouse Louise de Goulaine, mi-parti d'Angleterre et de France. Ces armes figurent sur le tombeau du couple, datant de 1553. Guy III est décédé en 1551 et Louise de Goulaine en 1567, l'année même de réalisation de cette verrière.

Les armes du couple sont surmontées de la couronne perlée : le titre de comte de Durtal ne fut acquis, comme celui de chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, que par leur fils Jean d'Espinay, chambellan du roi Henri II, décédé en 1591. Celui-ci obtint le titre de marquis d'Espinay en 1575.

Selon Gatouillat et Hérold, les écus sont modernes, le cadre est restauré ; les meubles des écus ont été gravés sur la pièce vitrée bleue.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La grande scène centrale.

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Au centre, le Christ foule la porte de l'Enfer, figuré comme une forteresse habitée de démons multicolores, et en accueille les âmes des Patriarches.

On reconnaît l'influence de la gravure du Christ aux Limbes du cycle de la Petite Passion de Dürer en 1511.

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On cite aussi l'influence de la gravure du monographiste L.D., alias Léon Davent d'après Luca Penni, 1547.

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Mais on pourrait se référer à la représentation de cette scène sur de nombreux vitraux, et sur les calvaires monumentaux bretons dans la version où le Christ libère les âmes retenus par le Léviathan.

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L'inscription centrale.

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Un phylactère part des mains d'un des patriarches avec l'inscription ADVENISTI DESIDERABILIS. Il s'agit d'un fragment d'un cantique Cum rex gloriae Christus infernum, conservé dans l'antiphonaire de l'abbaye de Saint Gall au XIIe siècle, et qui intègre un fragment du psaume 24(23) :

Cum rex gloriae Christus infernum debellatur(us intraret et chorus angelicus ante faciem ejus portas principum tolli praeciperet sanctorum populus qui tenebatur in morte captivus voce lacrimabili clamaverat advenisti desiderabilis quem exspectabamus in tenebris ut educeres hac nocte vinculatos de claustris te nostra vocabant suspiria te larga requirebant lamenta tu factus es spes desperatis magna consolatio in tormentis alleluia

"Quand le Christ, Roi de gloire, fut entré en guerrier dans les enfers, et que les chœurs des anges eurent ouvert les portes des ténèbres, les âmes des saints encore détenues dans les liens de la mort criaient avec larmes et lamentations : Venez le désirable que nous attendons dans les ténèbres, pour nous retirer, cette nuit, de notre prison ; nos soupirs vous y appellent ; nos abondantes lamentations vous réclament ; vous êtes devenu l’espoir de nos désolations, la grande consolation de nos tourments."

https://gregorien.info/chant/id/1723/9/fr

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La trame de l'épisode du Roi de Gloire capable d'abattre les portes de l'Enfer en raison même de sa victoire sur la Mort  est tirée de l'évangile apocryphe grec du Ve siècle traduit en latin par Descendus Christi ad Inferos et rattaché à L'Evangile de Nicodème. 

SKUBISZEWSKI (Piotr), 1996, Le titre de « Roi de gloire » et les images du Christ : un concept théologique, l’iconographie et les inscriptions Civilisation Médiévale  Année 1996  2  pp. 229-258

https://www.persee.fr/doc/civme_1281-704x_1996_act_2_1_887

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L'antienne  qui appartenait à la liturgie pascale, où elle accompagnait les processions, a aussi inspiré les musiciens pour des motets.

Dans la Biblia pauperum, l'épisode, mis en relation typologique, est accompagné du verset rimé Fit Christi morte Baratus destrucio porte.

 

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Gatouillat et Hérold signalent l'utilisation abondante de sanguines. 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La bordure de gauche et Adam et Ève tenant la pomme de la Tentation.

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La colonne torse et son soubassement sont typiquement Renaissance, de même que le cartouche à cuir à enroulement suspendu par une couronne de lauriers.

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La bordure de droite et les Patriarches sortant du Limbus Patrum.

 

 

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Les termes (supports anthropomorphes) des angles.

 

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre inférieur et ses armoiries.

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Au centre, un ange tient un cartouche à cuir à enroulement portant l'inscription tirée du Livre  de Zacharie IX:11 :

ZACHAR9

EMISISTI VI[NCTOS DE LACV

IN QVO NON ERAT AQVA

Tu quoque in sanguine testamenti tui emisisti vinctos de lacu in quo non erat aqua : "Et pour toi, à cause de ton alliance scellée dans le sang, je retirerai tes captifs de la fosse où il n'y a pas d'eau".

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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De chaque coté,  des anges présentent des chapeaux de triomphe contenant à droite les armes pleines d'Espinay, et à gauche les armes mi-parti d'Espinay et de Goulaine (bustes d'origine, écus refaits). 

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On notera les termes ou supports anthropomorphes, qui sont latéralement  des vieillards barbus à oreilles de faune, vêtus d'un pagne, et au centre un couple torse nu.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LA BAIE 4 : VERRIÈRE DE LA VIE DE LA TRANSFIGURATION.  Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Colin 1540-1543 ; atelier Lecomte et Colin 1886.

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Cette verrière d'une seule lancette est haute de 4,50 m et large de 2,05 m. Elle était conçue pour la maîtresse-vitre à trois lancette et un tympan par Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Colin, et était offerte par Guy III d'Espinay et Louise de Goulaine. Brune, en 1846, l'a décrite dans sa baie d'origine. Elle a été déplacée, complétée et adaptée dans cette vitre par Lecomte et Colin en 1886.

Une aquarelle donne l'état du vitrail avant sa restauration :

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"Vitrail de la Transfiguration. L’exécution de ce vitrail donna aussi lieu à pas mal de péripéties avant sa livraison définitive, le 25 octobre 1544. Gilles et son associé Guyon Colin se plaignirent d’avoir perdu de l’argent et les fabriques leur accordèrent le 28 décembre suivant quatre écus de gratification.
Des parties importantes en ont été refaites, notamment le Christ et les portraits des donateurs, Guy d’Espinay et Louise de Goulaine, mais les figures de Moïse et Élie sont d’excellents documents pour l’étude de cet atelier vitréen. Les fabriques renferment nombre de documents antiques comme les tableaux contemporains d’Antoine Caron et les verrières de Jean Cousin. Ainsi que le précédent, ce vitrail dénote en effet une influence italienne." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Transfiguration.

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Dans un paysage avec fabriques, les apôtres Jean et Jacques, renversés et éblouis, et Pierre, mains jointes et à genoux, contemplent le Christ entouré de Moïse et d'Élie environnés de nuées.

Le Christ a été restitué en 1886. Jean, Jacques et les prophètes sont bien conservés. Seul le visage de Pierre est d'origine.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre inférieur.

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Sous des pavillons à lambrequins (en verre rouge gravé), les donateurs sont vus en mi-corps. Guy III d'Épinay est présenté par un saint guerrier revêtu d'une cotte d'hermines. S'agit-il de saint Guillaume d'Aquitaine ou du bienheureux Charles de Blois ? Louise de Goulaine est présentée par saint Louis. Les panneaux ont été restitués en 1886, sauf quelques pièces de la cotte armoriée du donateur et les bustes de leurs saints patrons. Les panneaux inférieurs ont été perdus.

Au centre se trouve un paysage de ruines, un buste, et l'inscription relative à la restauration de 1886.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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ANNEXE : Description de Brune :

"Les trois vitraux des chapelles du nord ont au contraire été parfaitement conservés. Le plus curieux pour l'iconographie religieuse est sans aucun doute celui qui représente la Descente de Jésus aux enfers. Il doit être de Guyon Colin.  nous avons déjà indiqué que Colin travaillait chez de la Crouezevallée. Il est donc probable que c'est lui qui a succédé au maître vers 1560. La facture, par certains détails, l'apparente aux vitraux sortis de chez de la Grouez-vallée. Le Christ, en particulier, a certainement été fait avec les mêmes cartons que celui de la Résurrection même manteau rouge agrafé par le même cordon, même nimbe fleurdelisé, même croix avec les mêmes plis à l'étendard, même tête majestueuse et un peu dure. ( Même sujet à Saint-Etienne du Mont; mais imité plus directement de Raphaël.)

 

On sait que M. E. Male a suivi l'évolution de ce sujet à travers le moyen âge dans son Histoire de l'Art religieux. C'est à l'aide de ses savants commentaires que je vais analyser ce vitrail, en signalant pourtant quelques détails que M. Male n'a pas expliqués ou que même il n'a pas relevés ailleurs. Notre diocèse possédait autrefois trois Descentes aux enfers, l'une au Mont-Dol, recouverte d'un badigeon; une à Bazouges la-Pérouse (1574), et celle de Louvigné. Peut-être y en avait-il une aussi à La Baussaine, dans un vitrail. Les deux qui nous restent suivraient à illustrer l'étude de M. Male. La fresque du Mont-Dol (31), de la fin du XIIe ou du XIIIe siècle, représente la scène dans sa simplicité primitive. Le Christ tenant sa croix sans étendard pose un pied sur les portes de l'enfer renversées (32) et tend la main à Eve et quelques autres personnages dont on aperçoit la silhouette en contre-bas de la porte de l'enfer. Cette porte est simplement une entrée noire, sans flammes. Mais au cours des âges le sujet s'est enrichi, et Louvigné nous le montre dans toute sa complexité. Les enfers (les limbes) sont devenues l'enfer séjour de souffrances, contre toute vraisemblance théologique. 11 est représenté par une tour pleine de flammes d'où s'élancent par une fenêtre et que surmontent des démons rouges. Le Christ porte de la main gauche une croix surmontée d'une oriflamme; ce dernier détail apparaît dans l'iconographie au XIVe siècle. A la fin du .\]le siècle, un monstre apparaît dans cette scène, c'est le Léviathan, que nous décrit le livre de Job. On trouve ce Léviathan au Mont-Dol, non dans la fresque de la Descente aux enfers mais dans celle qui représente les supplices des damnés en enfer. A Louvigné, il y a aussi un Léviathan; mais il n'a pas la forme d'une gueule énorme que lui a prêtée tout le moyen âge et qu'a popularisée la mise en scène des mystères. Il y est représenté par uns sorte de serpent vert qui s'avance contre le Christ au-dessus des flammes dans l'embrasure du gouffre.

Vers la fin du XIIe siècle aussi Adam et Eve, qui dans les manuscrits orientaux sont habillés, deviennent nus comme aux jours de leur innocence, avant le péché. Au Mont-Dol, tous les justes délivrés par Jésus sont nus. Mais on a dissimulé Eve derrière les autres personnages; on n'aperçoit, que sa tète. A Louvigné, au contraire, Adam et Eve sortis de l'enfer occupent à eux deux la moitié du vitrail. Adam est peint de trois-quarts, mais Eve est vue de face, tenant dans sa main la pomme fatale. Manifestement l'artiste les a posés là pour avoir l'occasion de faire une élude de nu; et, à voir le soin qu'il a mis à modeler les formes et à colorer les chairs, en ne peut s'empêcher de croire qu'il a voulu rivaliser avec les modèles que lui offraient Durer, lan Gossaert, Granach, Raphaël, tant d'autres auteurs d'Eve où la Renaissance a salué la glorification du corps humain et de ses tendances artistiques et païennes.

Quelques détails de ce tableau me paraissent encore inexpliqués ou particuliers à Louvigné. Le Christ enfonce la hampe de la croix clans la gueule d'un démon pris sous la porte de l'enfer. Ce démon pris sous la porte est classique . mais je ne crois pas que M. Male l'ait expliqué. Tous les détails de l'iconographie religieuse ont leur signification, surtout ceux que se transmettent les siècles et les écoles. Voici donc ce que je propose, en suivant la méthode même du grand critique. D'après M. l'abbé Turmel une partie des docteurs chrétiens ont cru que le Christ en mourant a trompé le démon. Le diable ne voyant dans Jésus qu'un prophète l'a fait mourir et il se réjouit de le voir descendre dans les enfers. C'est quand il le voit arriver, plein de force et d'autorité, pour délivrer ses victimes qu'il s'aperçoit de son erreur; il a été joué et pris comme à un hameçon ou à une souricière*39). Dans la Passion du XVe siècle publiée par Jubinal < Satan se plaint que Jésus l'ait « tousjours deceu » et son compagnon Beelzebuth rit de sa naïveté

Comment as tu esté si nices

Que tu as fait Jhesucrist pendre ?

N'est-ce point cette idée théologique qu'ont voulu rendre nos artistes en le faisant prendre sous la porte qu'il barricadait à l'arrivée du Christ ?

La composition du vitrail de Louvigné pose encore un autre problème. Quand on le compare à la fresque du Mont-Dol, ou à celles du haut moyen âge que M. Maie a reproduites, on s'aperçoit qu'au cours des siècles la scène s'est dédoublée. Il n'y a qu'un groupe de personnages dans les miniatures et les vitraux les plus anciens; le musée d'Angers possède du début du XVI" siècle un retable et une tapisserie et le musée de Lyon un tableau d'un maître primitif allemand où un seul groupe de personnages se prépare à sortir des Limbes. Il y en a deux dans celui que nous étudions. Le Christ, placé au centre du tableau, le divise en deux parties. A gauche, derrière lui, libérés de l'enfer, debout sur l'herbe fleurie comme au paradis terrestre, sont Adam et Eve, accompagnés à l'arrière-plan de cinq autres personnages. A droite, dans l'enfer, 6 ou 7 personnes forment un second groupe. Le de ce groupe, prêt à sortir à la Inmirrc, lient la main de Jésus. M. Ottin qui <i pf-snyé une histoire du vitrail signale aussi (autant que j\> puis imagine)' sa description) deux groupes sur la Descente rie Boran. Cette répartition des personnages, je l'ai moi-même notée à Bordeaux, sur le bas-relief Renaissance de Saint-André et sur l'émail de Léonard Limosin (1557) du musée de Cluny, Il est impossible d'y voir deux tableaux différents, comme le veut Guillotin de Corson la chute et la rédemption. Adam et Eve n'avaient pas derrière eux une demi-douzaine de témoins au paradis terrestre Adam et Eve regardent en souriant ceux qui vont à leur suite sortir des Limbes, marquant par cette attitude l'unité du groupement. Peut-être n'y a-t-il là 'qu'un souci de symétrie dans la composition ? Peut-être aussi y a-t-il une idée théologique. Toute une école de théologiens ont cru, à la suite de saint Clément d'Alexandrie, Origène, saint Athanase, saint Jérôme, saint Hilaire, que Jésus délivra les âmes des païens vertueux (en leur donnant la foi posthume) aussi bien que celles des Juifs qui avaient cru à sa venue <41>. Combien cette théorie devait séduire les penseurs de la Renaissance, scandalisés au point d'en faire une objection à la foi chrétienne que la Rédemption n'eût pas profilé aux héros païens Certains humanistes n'hésitaient pas à donner le paradis à Cicéron, à invoquer saint Socrate, à mettre le De o//tcus à côté de l'Evangile, et se refusaient à croire que des hommes comme Aristide, Solon, Platon, Scipion, Caton ne fussent pas sauvés (42>. On sait comment Raphaël dans l'Ecole d'Athènes a voulu rapprocher les sages anciens des théologiens de la Dispute du Saint-Sacrement.

Les Gentils n'avaient-ils pas eux aussi attendu le Messie ? Le drame des Prophètes fait à Virgile et aux Sibylles une place à côté des prophètes juifs. Les oracles sibyllins ont même formé un roman au XIVe siècle et une moralité au XVe. Le Mistére du Yiel Testament les a accueillis et ils ont suscité toute une littérature en marge des cycles chrétiens. Virgile ne paraît pas dans les drames que j'ai pu étudier , mais on invoque sa 4e bucolique dans la Nativité du XVe siècle, et  Reproduite par M. l'abbé J. Descottes dans son album Les curiosités du Mont-Dol, IX, d'après une copie de T. Busnel de 1807. M. Male le signale à côté des prophètes ainsi que la sibylle, dans des Arbres de Jessé du XIIIe siècle. De là à lui donner place dans les Descentes aux enfers, il n'y a qu'un pas. Car les mêmes personnages qui annoncent le Messie dans le Drame d'Adam, ou dans le Viel Testament le saluent à sa descente aux enfers dans les Passions et les Résurrections. Que les plus anciennes descentes aux enfers que nous possédions n'utilisent pas ces personnages, ce n'est pas une preuve qu'au XVIe siècle on n'ait pas mis Virgile et la Sibylle en tête des païens délivrés par le Sauveur. Au vitrail de Louvigné, en tète du groupe que nous éludions se trouvent un homme et une femme. Serait-ce Virgile et la Sibylle J'hésite à le croire, faute de preuves. Et puis le premier personnage est barbu et je ne sais pourquoi je ne puis me figurer qu'on ait représenté Virgile avec cette barbe. Il est plus probable que c'est Platon. La tradition chrétienne depuis Clément d'Alexandrie (48> admettait que les philosophes avaient été la lumière des Gentils comme les prophètes celle des Juifs. C'est pourquoi saint Jean Damascène (") les joint aux Sibylles pour former le groupe des infidèles délivrés des enfers par le Christ. Parmi ces philosophes, le divin Platon paraissait presque un docteur chrétien <48). Quand au début de la Renaissance Marsile Ficin voulut populariser le platonisme, il eut bien soin de rappeler qu'il y avait peu de chose à y changer pour faire des platoniciens des chrétiens . Erasme dans son Eloge de la Folie  essaie un parallèle entre les deux doctrines. Il étail donc tout naturel qu'on lui donnât la première place en tête des païens que leurs vertus naturelles sauvaient des enfers. Dès la fin du XIe siècle Nicelas de Serra, métropolitain d'Héraclée, commentant le sermon de saint Grégoire de Naziance sur Pâques (5|) raconte qu'un chrétien qui avait insulté la mémoire du philosophe eut une vision. Plalon lui apparut et lui révéla qu'à la descente du Christ aux enfers, il fut le premier à croire en lui. La Renaissance, en faisant de Platon l'auxiliaire des Apologistes contre ie rationalisme aristotélicien, dut encore augmenter la vénération qu'inspirait le créateur de l'Académie. Ce personnage porte une banderolle avec ces mots Advenisli desiderabilis Cette formule n'est point dans la Bible. Je soupçonne qu'elle pourrait bien venir de quelque drame. Qui en aura trouvé l'origine aura expliqué ce petit problème d'art. Au-dessous du vitrail est écrit le verset de Zacharie qu'il illustre Emisisti vinctos de lacu in quo non erat aqua. Autour se dresse un splendide portique; le haut surtout, orné de festons de verdure el de fruits est d'une grande richesse décorative. En bas, des anges nus soutiennent les armes d'Espinay et de Goulaine encadrées de couronnes de fleurs.

Je me suis arrêté longuement sur ce vitrail, parce qu'il représente un sujet rarement traité dans l'art breton et qu'il contient quelques détails originaux." https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115330r/f334.item.r=domagn%C3%A9.zoom#

 

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LA BAIE 5 : VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINT JEAN-BAPTISTE.  1578.

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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMo12773

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Cette verrière d'une lancette cintrée de 4 mètres de haut et 2 mètres de large est consacrée, sur deux registres, à la vie de saint Jean-Baptiste. Les armoiries de 1578 en attribue le don à Michèle Le Sénéchal, dame de La Valette épouse de Christophe de Poix depuis 1560.

 

 

"Vitrail de Saint-Jean-Baptiste. Au centre de la verrière, entre les armes des de Poix et d’Espinay, est un écu portant les armes pleines de Michèle Le Sénéchal, entourées de la cordelière, montrant que cette œuvre ne peut être antérieure à la mort de son mari, Christophe de Poix, décédé au manoir de Fouesnel le 17 juillet 1575.
D’ailleurs, sur deux des carreaux au bas du panneau figurant l’inscription du nom de Jean, se lisent les deux dates de 1578 et 1887, de son exécution et de sa restauration. Ce ne peut donc être le second vitrail commandé à Guyon Colin en 1567, ainsi qu’il est répété. Il est d’ailleurs de facture très différente et d’un maître non encore identifié. Plusieurs figures ont été refaites : le saint Jean-Baptiste de la Prédication ainsi que la femme assise devant lui, les figures des anges du Baptême du Christ, celle du témoin de l’inscription, enfin le saint Jean de la Naissance.
Ce vitrail est certainement avec celui de la Vierge le meilleur de cet ensemble très remarquable." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre supérieur : la prédication de Jean-Baptiste. Le baptême du Christ par Jean-Baptiste. Sa décollation.

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L'amortissement associe, sur les cotés, des génies et des rinceaux colorés, et au centre, un panneau moderne où des nuées ont remplacé une figure de Dieu le Père placée au dessus du Baptême et envoyant l' Esprit-Saint.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La prédication de Jean-Baptiste.

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Cette scène a été très restaurée.

Voir : 

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le baptême du Christ par Jean-Baptiste.

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La partie gauche incluant les anges et le paysage est moderne.

La colombe du Saint-Esprit descend depuis des nuées dans un rayon lumineux portant l'inscription HIC EST FILIUS MEUS (Celui-ci est mon Fils).

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Le thème de la vie de saint Jean-Baptiste a été traité au début du  XVIe siècle, notamment  par un atelier rouennais qui lui doit son nom de convention : le "Maître de la vie de saint Jean-Baptiste"  à Louviers,  à Bourg-Achard, à Conches, à Rouen sous forme de vestiges, et à Philadelphie. L'inscription accompagnant la descente de l'Esprit-Saint dans une colonne de lumière est caractéristique de ce Maître.

. En voici quelques exemples :

Paris , verrières nord de Saint-Merry,  (vers 1500). Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Bourg-Achard (Eure), baie 2 vers 1500. Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Rouen, église Saint-Romain, baie 112 (vers 1500). Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Rouen, église Saint-Vincent, Engrand Le Prince.

Louviers, baie 26 (vers 1500-1510), offert par les tanneurs de Louviers. 

Conches, baie 20 (vers 1500-1510). 

Beauvais, église Saint-Etienne (vers 1550), anonyme

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La décollation de Jean-Baptiste devant Hérode.

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Le festin d'Hérode est figuré au centre en arrière-plan à échelle réduite. Salomé reçoit des mains du bourreau, dans un plat la tête du saint, mais se détourne vers sa mère Hérodiade qui est responsable de cet acte.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre intermédiaire. Annonce de la naissance à Zacharie. Naissance de Jean-Baptiste. Zacharie inscrit le nom de son fils.

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 Annonce de la naissance par un ange à Zacharie dans le Temple. 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Naissance de Jean-Baptiste.

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Gatouillat et Hérold font remarquer l'emploi  d'un émail rouge ou de sanguine  en ton local sur le dais du lit.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Zacharie inscrit le nom de son fils.

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Le buste de Zacharie est moderne, ainsi que le spectateur placé au centre. La date de 1887 est inscrite sur le dallage.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le soubassement.

Un socle architectural surmonté d'une balustrade, est timbré de  trois écus entourés de l'ordre de Saint-Michel. Les armes de Poix et d'Espinay entourent celles de la fondatrice Michelle Le Sénéchal. Le tout é été refait en 1887, sauf quelques fragments de collier à gauche.

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries de Christophe de Poix d'or à deux vols de gueules et de gueules à la bande d'argent accostée de six croix recroisettées d'or, 3 et 3.

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"Christophe de Poix , seigneur de Fouesnel, Brécé, etc., et en outre de la Vallette , le Frétay - Bourdin, Neuville , et Brachet , est né au manoir de Fouesnel; il fut baptisé dans l'église de Louvigné le 2 septembre 1522 :

Cristoffle de poys fils de noble Michel de poys, ser de Fouesnel et damoyselle Regnée du Hallay, sa cpaigne fut baptizé le second jour de septembre lan susdit et fust parain noble lan du Bous chet, si de la Haye de Torcé ; coadjuteur Bertrand de sevigné .

 

Christophe de Poix tint un rang distingué dans la noblesse de la province; un rôle du 14 mars 1569 constate qu'il était à cette date capitaine des gentilshommes de l'arrière-ban de l'évêché de Rennes , titre qui lui avait été conféré par un brevet du 14 janvier précédent. Par lettre de commission du 2 mars 1574, M. de Bouillé, lieutenant du gouverneur de Bretagne , le nomma capitaine du ban et arrière-ban du même évêché, qu'on envoya tenir garnison à Vitré , et dont il fit la revue devant le sénéchal de cette ville le 16 du même mois . Le roi lui envoya le collier de l'Ordre de Saint-Michel , auquel il l'avait associé le 17 juin 1570 ; par lettre du 22 juillet de la même année , le marquis d'Espinay fut chargé de lui remettre cet insigne et de recevoir son serment . Il mourut au manoir de Fouesnel le 17 juillet 1575."

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries féminines (dans un losange)  de Michèle Le Sénéchal, d'azur à neuf macles d'or, 3, 3, 3 accostées et arc-boutées.

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Christophe de Poix  épousa, avant le 20 août 1560, Michelle Le Sénéchal, dame de la Vallette, Neuville, Brachet, etc. , fille unique et héritière de feus Bertrand Le Sénéchal, écuyer, seigneur des mêmes lieux , et de Catherine de Neuville ; elle avait perdu sa mère en 1545, et dès 1547 elle était restée orpheline sous la tutelle de son parent , Renaud de Neuville, seigneur du Plessis -Bardoul, désigné à cette charge par le testament du père . Six enfants au moins naquirent de ce mariage; les lacunes des registres paroissiaux ne nous permettent pas de réparer les omissions probables des mémoires généalogiques , qui mentionnent seulement : 1 ° René , — 2 ° Louise , l'aînée , -3° Louise, puinée, -4° Suzanne, - 5° Perronnelle , 6° Mathurin, baptisé à Louvigné le 16 mars 1563."

Sa mort en 1605 est mentionnée en ces termes dans les registres de l'église de la Vallette : Le mardy vingz et cinquiesme jour de janvier lan mil seix cent cinq deceda noble et puissante dame Michelle Le Senechal, dame de Fouesnel, et fust enterrée le vingtz et septiesme a Loupvigné et faist testament." (F. Saulnier)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries d'Espinay, sommées d'une couronne.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LA BAIE 6 : VERRIÈRE DE LA RÉSURRECTION.  1544-1543 et 1888.

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Cette verrière  d'une seule lancette mesure 4,50m de haut et 2,05 m. de large. Elle a été commandée  en 1540 pour la façade ouest à Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Collin pour 50 livres. Elle a été déplacée et fortement complétée en 1888 par Lecomte et Colin. 

Les pièces d'origine sont : le buste du Christ ; quelques fabriques du paysage ; et l'un des soldats en bas à gauche. Le reste est refait, y compris les saintes femmes en arrière-plan. (Gatouillat et Hérold)

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"Vitrail de la Résurrection. Ce fut le premier prêt. Il devait coûter 50 livres, la paroisse fournissant les matériaux, mais, dès 1540-1541, la fabrique dut intenter un procès au peintre qui se refusait à donner les mesures nécessaires au forgeron Jean
Le Bouteiller. Enfin, après nombreuses procédures, Gilles apporta le vitrail dont le solde lui fut payé le 4 octobre 1543, mais il prétendit que le tympan n’était pas compris dans le prix du marché et réclama trois écus d’or qui lui furent accordés.
Les procédures nous font connaître les noms de ses deux collaborateurs, Guyon Colin et Jehan Limaiger, de Vitré.
Le vitrail fut modifié en 1671 par Guyon Colin, de Vitré ; dans la suite, toute la partie inférieure portant les armes des l’Espinay fut détruite et refaite en 1888.
Le Christ subsiste donc à peu près seul. Sa tête, très caractéristique comme facture, est nimbée avec croix fleurdelysée et de bonne exécution, tandis que le corps, refait d’ailleurs en partie, est de mauvaises proportions." (R. Couffon)

"Le Christ (ancien) témoigne de l'influence des gravures de Dürer et de Lucas de Leyde tandis que l'influence italienne apparaît dans les paysages du registre médian." (D. Moirez 1975)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Sous un dais en pavillon, Guy III d'Espinay en armures et tabard à ses armes présenté comme donateur  par un saint en armure, la poignée de l'épée apparente à droite, tenant une hallebarde, en robe mouchetée d'hermines.

Ce saint breton est-il le bienheureux Charles de Blois ? L'aquarelle témoigne de la fidélité à l'état antérieur . 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Louise de Goulaine présentée par saint Louis.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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 —- Archives d'Ille-et-Vilaine, série G, Louvigné-de-Bais et IF 1619, n° 4.

 

 


 

— ANDRÉ (A), , 1878, De la verrerie et des vitraux peints de l'ancienne province de Bretagne, Rennes, 1878, p. 56-58. p. 56-58

— BANEAT (P.), 1928, Le département d'Ille-et-Vilaine, t. II, Rennes, Larcher, 1928, p. 301-311

— BRUNE (J.), 1846,  Résumé du cours d'archéologie professé au séminaire de Rennes, Rennes, 1846, p. 424 et suiv. 

— BOURDE DE LA ROGERIE, (Henri ) 1924, L'excursion de la Société archéologique, dans Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, t. LI, 1924,  p. 141-143

—BRUNE, 1849, Résumé, p. 29.

— BUSSON (Henri), 1922, "La Renaissance en Bretagne. Dans l'orbe de la Pléiade, Charles d'Espinay, évêque de Dol, poète", Mémoires SHAB, t.III, p. 13-18.

— BUSSON (Henri), 1926, "L'église et la paroisse de Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine)", Annales de Bretagne t. 37, p.321-326 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115330r/f313.image.r=domagn%C3%A9

— COUFFON (René), 1935, p. 222.

— COUFFON (René), 1945, p. 60

— COUFFON (René), 1968, "Eglise Sainte-Paterne de Louvigné-de-Bais", Société française d'archéologie · 1968  Congrès archéologique de France - Volume 126 - Page 81-83

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3212499g/f76.item

 

— FROTIER DE LA MESSELIERE , 1946, Documents héraldiques du département d'Ille-et-Vilaine, page 101

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_35/Documents_Heraldiques_du_DApartement_dIlle_et_Vilaine_.pdf

— GANDREUIL (Pascale), BARBEDOR (Isabelle), ORAIN (Véronique), 1994, dossier IA00130757 

 

 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-patern-place-de-l-eglise-louvigne-de-bais/157e0e1c-b069-47f7-8bb6-c19f8e66ef48

 

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum t. VII, Presses Universitaire de Rennes pages 248 à 250.

— GUIFFREY ( Jules), 1886, La Renaissance en France, 11e et 12e livraisons, par Léon Palustre. [compte-rendu] Bibliothèque de l'École des chartes  Année 1886  47  pp. 125-129

https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1886_num_47_1_447458_t1_0125_0000_2

— GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1884, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, t. V, Rennes,, p. 111-114-

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m.pdf

— HABLOT (Laurent), Au plaisir de Dieu. Présences héraldiques françaises dans la Rome de la Renaissance

https://www.academia.edu/24201319/AU_PLAISIR_DE_DIEU_Pr%C3%A9sences_h%C3%A9raldiques_fran%C3%A7aises_dans_la_Rome_de_la_Renaissance

— JOUBERT (Solen), 2003, Audace et renommée : un réseau de la noblesse bretonne, vecteur d'échanges culturels et artistiques pendant la Renaissance. SHAB pages 205-

https://m.shabretagne.com/scripts/files/54da14d35ff576.88078498/2003_08.pdf

— LEVY (Tania), Projet de recherche. Le beau XVIe siècle en Bretagne - B16B, MCF en histoire de l’art moderne, UBO

https://www.univ-brest.fr/digitalAssets/82/82654_Projet-recherche-beau16e.pdf

 

 

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), 1975, "Communication sur les vitraux de Louvigné-de-Bais", Mém. SHAB t. LIII, p. 195-196.

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f461a0de8f9e7.95056646/1975_14.pdf

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), 1977 "Le vitrail de la Transfiguration à Louvigné-de-Bais", Arts de l'Ouest p. 51-65.

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), et BARRIÉ (Roger), 1983, "Le vitrail et l'influence de la gravure, Artistes, artisans et production en Bretagne au Moyen-Âge p. 255-256.

— MUSEE DE BRETAGNE

http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=louvign%C3%A9

— MUSSAT (  André), 1995, Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Éditions Ouest-France, 380 p.

MUSSAT (André), La Renaissance en Bretagne.

En Haute-Bretagne, ce sont naturellement les châteaux de la grande noblesse qui donnèrent le ton. Ils imitèrent les modèles de la Touraine directement inspirés par l'occupation de l'Italie du Nord. Citons la délicieuse et blanche loggia du château de Vitré et dans la même région, les stalles de la collégiale de Champeaux, commande des Espinay, parents des châtelains d'Ussé en Touraine. Aux Laval encore est dû, vers 1530, au flanc d'un antique donjon l'élégant château de Châteaubriant et sa longue galerie où se marient adroitement la brique, le tuffeau et le schiste.

Aux seigneurs se joignent les ecclésiastiques retour d'Italie. Les neveux d'un prélat humaniste commandent, dès 1507, aux Justi ou Juste, florentins devenus tourangeaux, le grandiose et élégant tombeau de la cathédrale de Dol. Tout ces novateurs suivaient le chemin illustré par la duchesse-reine lorsqu'elle avait confié à Jean Perréal et à Michel Colombe le tombeau de ses parents aujourd'hui à la cathédrale de Nantes, exécuté en marbre d'Italie.

 

—PALLUSTRE (Léon), 1886 La Renaissance en France, par Léon Palustre, illustrations sous la direction de Eugène Sadoux, tome III

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/15916/?offset=6#page=34&viewer=picture&o=download&n=0&q=

— RAMÉ (Alfred), 1883, Notes sur le sceau de Thomas James, évêque de Léon et de Dol, sur l'origine de Michel Columbe et sur le tombeau de Guillaume Gueguen, évêque de Nantes, par M. Alfred Ramé,

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k856630c

— SAULNIER (F), 1883,  La maison de Poix et la seigneurie de Fouesnel en Bretagne, dans Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, t. XV, 2 e partie, 1882, p. 205 et suiv.,

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207768k/f122.item

— SAULNIER (F), 1881, La maison de Poix, Bull. SAH Ille-et-Vilaine

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077676/f243.item

— SAULNIER (F), 1882, Les alliés de madame de Sévigné. La maison de Poix..., H. Champion

https://books.google.fr/books?redir_esc=y&hl=fr&id=0GWLxQEACAAJ&q=s%C3%A9n%C3%A9chal#v=snippet&q=s%C3%A9n%C3%A9chal&f=false

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Renaissance
20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 21:16

Le Spote, terrain de street art sur l'ancienne Poste rue Algésiras à  Brest.

 

 

Voir sur ce thème :


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PRÉSENTATION.

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La partie désormais inoccupée de la  Poste centrale de Brest, rue Algésiras, son ancienne plateforme de distribution, est vouée à la destruction. Bombardé pendant la guerre en 1944, l'ancien Hôtel des Postes fut reconstruit en 1950 (les façades rue de Siam et d'Algésiras en appareil de granite de Huelgoat comme toute la place de la Liberté) elle  deviendra une résidence sénior de 93 appartements, et sa verrière sera conservée. Elle occupera les étages (sur la rue de Siam notamment) et la partie arrière de l'actuelle Poste, qui a été rénovée en 2020, sera conservée.

Mais avant que n'entre en jeu le ballet des bulldoozer, La Poste a a confié cette "friche postale" à une association d'artistes, "Projet 0.0" et notamment aux brestois Wen2 (Gwendal Huet), Worm et Cart1 ( Guillaume Duval). 4000 m² étaient ainsi offerts à ces directeurs artistiques et à leurs collègues du graff qui ont pris possession des lieux , et les ont ouverts au public depuis août  2021. Le dimanche 19 décembre était le dernier jour ouvert au public.

C'est ainsi que les visiteurs, à raison de plus de 1000 par jour, peuvent admirer les graf, photos, collages, ou installations  d'une cinquantaine d'artistes-graffeurs de réputation nationale et internationale : ADOR, AGRES 2, AKWA, ASTRO, ATELIER TÉMÉRAIRE, BORIS, BULEA, BUSH, CANNIBAL LETTERS, CART 1, CARTEL 29, COLLECTIF XYZ, CRAZY PARTNERS, GUY DENNING, DMS, FRESH, JONE, KORSÉ, LEZ MITES, NAZEEM, PERSU, POM Z, RICAR, ROYALTI, SABIO, SAMP, SARIM, SOEM, JULIEN SOLÉ, TSF CREW, WEN 2, WIDE, WORM.

Mais ils profitent aussi de leur visite pour parcourir les lieux patrimoniaux, répartis sur deux étages, et se laisser surprendre par l'alignement de cassiers de tri, que les organisateurs ont su conserver.

Les graffeurs aiment jouer avec les images, mais aussi avec les mots. "LE POSTE" devint donc "Le SPOTE", mais aussi pour certains le convivial "LES POTES". Tout comme le légendaire "Tonnerre de Brest" peut se retrouver transformer en "Ton air de Brest". Etc.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Tonnerre de Brest" par CRAZY.P.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Inscription TG FAV ; ODF TSH : FUSA (chat).

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Un autre.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"MOKER" Signatures :  MOKER CREW et  MITES. LEZ. SAMP

Alias MITES & SAMP. 

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"CRAZY ----ERS" par WEN2 et WORM.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"GARDE LA PÊCHE" par WORM. Inscription WORM COMICS EB 21c + ancre marine.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Encore un autre ici.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Encore un autre là.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Ces deux-là, j'aime bien : mais de qui sont-ils?

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Et celui-ci, qu'en pensez-vous?

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"TON AIR DE BREST".

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Les couloirs. Chaque bureau réserve des surprises.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.
"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.
"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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BRISTA COLÈRE...

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On verra mieux l'ensemble de la pièce sur le compte instagram qui suit ; on y trouvera l'origine des inscriptions, et plusieurs photos.

https://www.pixwox.com/post/6858442943506068586950/

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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LES  ESCALIERS BLEUS.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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LA POSTE. LE SPOTE. LES POTES. 2021.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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L'ÉTAGE ; LES CASIERS.

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Nous sommes apparemment dans un coté de la pièce accessible aux détenteurs de casiers fermés à clefs, anonymes mais désignés par un numéro. J'ai pensé à des boites postales, mais on lit sur la toile que ce serait les casiers "des renseignements généraux"... " de la police judiciaire". Ils sont remplis par les préposés qui opèrent dans la pièce adjacente, où, nous le verrons, le titulaire du casier est indiqué. Souvent des associations ou des "personnes morales". Ils ont été conservés car ils ont servi à ranger, teintes par teintes, les bombes mises à la disposition des graffeurs.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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La salle des casiers coté fenêtres.

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Julien Solé CDM. LA POSTIÈRE EN BIKINI ET LE REQUIN.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien/CDM

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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La chanteuse Sarah Vaughan, le contrebassiste (Curly Russell ?), et le saxophoniste (Charlie Parker ? Lester Young ?), et un pianiste, œuvres signées par JAVA.

Est-ce Céleste Java ?

Superbe en tout cas.

http://www.street-heart.com/PA-Celeste%20Java.htm

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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La pièce des casiers, coté préposés.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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J'aime la poésie nostalgique des étiquettes des casiers, car elle est très riche, pour les brestois du quartier, en souvenirs de magasins, de commerçants, (le bijoutier-joailler ! mon ancien syndic immobilier!), d'adresses qui peuvent être utiles (les alcooliques anonymes, ou Bonjour le Pub ? Le presbytère Saint-Louis, ou le groupe Action Défense personnes seules ?), ou de l'APECS, Association de défense et de conservation des Sélaciens , qui borde le guichet par lequel apparaît La Postière et le Requin de Julien Solé ! Et on peut sourire en observant les couleurs associées à Radio Bleue Breizh Izel, ou aux groupes politiques.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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LE CERCLE FERMÉ.

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Celui-ci vous plait-il?

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Ou celui-là ?

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UN PREMIER KORSÉ. (un autre suivra plus bas)

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https://nantes-streetart-graffiti.com/content/korse

https://www.weneedart.com/fr/les-street-artistes/artiste/22-kors%C3%A9

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Géométrique...

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BREIZH POST NUKL.

 

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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GUY DENNING (MON COEUR BEAU).

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https://nantes.streetartcities.com/artworks/mon-coeur-beau-charles-beaudelaire-7462

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guy-denning-est-juste-un-artiste-3780037

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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FRESH

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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FRESH

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Anonymes

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WEN2. BREST 2056

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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PAKONE (et TSF ; PAPY ; MILOUZ ?)

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Un DEUXIÈME KORSÉ. "LE CAPITALISTE" ? (titre personnel) au haut-de-forme cheminée.

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https://nantes-streetart-graffiti.com/content/korse

https://www.weneedart.com/fr/les-street-artistes/artiste/22-kors%C3%A9

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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LE BONUS : LES CARTES POSTALES. Suspendues devant les fenêtre de l'étage. Les œuvres voisines servent de timbre.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Les "timbres".

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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https://actu.fr/bretagne/brest_29019/brest-en-images-decouvrez-la-future-residence-seniors-dans-les-locaux-de-la-poste-centrale_46200413.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/brest-le-spote-terrain-de-jeu-pour-le-street-art-accueille-une-derniere-fois-les-visiteurs-avant-la-demolition-des-locaux-2385004.html

http://www.wiki-brest.net/index.php/Exposition_:_En_Suspens_de_Wen_2

https://www.pixwox.com/tag/lespote/

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Published by jean-yves cordier - dans Brest Street art
3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 10:53

Cherchez le Pauvre ! Saint Yves et le Riche : les huit poteaux d'une maison de Quimper datant de la fin du XVe siècle, conservés au Musée départemental breton.

 

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— Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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Et aussi Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

 

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PRÉSENTATION.

Le Musée Départemental Breton présente aux visiteurs six poteaux en chêne de plus de 80 cm de haut ornés de figures en haut-relief. Elles proviennent d'une maison de la fin du XVe siècle qui s'élevait en face du palais épiscopal, aujourd'hui Musée départemental breton, dans l'actuelle rue du Roi Gradlon. Elle fut détruite à la fin du XIXe siècle et vers 1930, l'immeuble de la Société Générale situé à l'extrémité de la rue s'éleva à son emplacement. Maps.

Lors de la destruction, la Société archéologique du Finistère en fit déposer au Musée le décor sculpté, dont ce fut l'une des premières acquisitions.

On y trouve un dragon, un ange portant un phylactère, saint Michel terrassant le dragon, saint Yves, le Riche, et saint François, ainsi que deux personnages non exposés, dont un saint Roch (?).

Puisque je m'attache, dans ce blog, à dresser une petite iconographie des groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, je me propose de présenter, malgré l'absence du Pauvre, les poteaux de saint Yves et du Riche, et, tant qu'à faire, les autres poteaux de cette maison.

Néanmoins, une gravure de 1845 représente cette maison  à colombage, avec ses huit poteaux figurés : malgré le dessin forcément trop imprécis des figures, on identifie saint Yves et le Riche au centre,  séparés des autres par deux fenêtres à croisillons losangés. Le Pauvre était obligatoirement présent, à la droite d'Yves rendant la justice. 

Donc, le Pauvre pourrait être l'un des deux personnages des poteaux conservés en réserve, et dont la photographie est heureusement disponible sur le site du Musée.

Pourtant, sur ce site, il n'est pas identifié comme tel, et semble donc absent des collections.

C'est cette petite énigme que j'expose ici, à défaut de la résoudre péremptoirement.

 

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La gravure de 1845 représentant la maison . Numéro d'inventaire : 1993.43.1.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1993-43-1-maiso-d89ce

Extrait de l'Album "Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - La Bretagne", J. TAYLOR, Ch. NODIER, Alph. CAILLEUX (Les principaux collaborateurs sont E. Cicéri, Mayer, Gaucherel, Dauzats, Jacottet), Paris, 1845, page 177

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Photographie sur gélatino-bromure posé sur verre

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1998-7-45-repro-7bfe3

 

 

Description par le musée :

"Cette estampe "Maison à Quimper" fut publiée en 1843 par Taylor et Nodier dans les "Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - La Bretagne". Elle représente la façade d'une maison à colombages de la fin du XVe siècle à Quimper. Située en face du Palais épiscopal, au coin de la place Saint-Corentin et de la rue de l'Evêché, cette maison fut détruite vers 1846-1848 et, en partie, reconstituée au Musée Breton. Une enseigne porte l'inscription en breton "MARC'HADOUREZ / MARC'HAD MAD"."

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La gravure est également présentée sur le site du Musée de Bretagne. Le commentaire donne la traduction de la pancarte accrochée à l'entretoise : "Marchandise bon marché". Une femme en coiffe, berçant son bébé emmailloté est assise sur le banc, tandis qu'un homme coiffé d'un chapeau rond sur des cheveux longs, et en costume local (veste sans manche, gilet, chemise blanche, bragou braz bouffant,  sabots, et peut-être guêtres et ceinture)) attend le client les bras croisés.

Les draps ou étoffes sont exposés à travers les quatre étroites fenêtres. Deux statues en moyen relief encadrent la porte de plein cintre.

L'étage, en avancée sur la boutique, est orné de deux rangs de 18 colonnes au total. Les fenêtres sont divisées en deux parties, supérieure à montant fixe, et inférieure ouverte, les deux étant vitrées par des croisillons losangées. Ce sont vraisemblablement d'anciennes fenêtres à meneaux, ceux-ci ayant été supprimés après la loi de 1798 sur l'imposition des portes et fenêtres. Un  drap noir est exposé par la fenêtre de gauche.

Au pignon, partiellement protégé par des rangs d'ardoises sur un encorbellement, une fenêtre à deux battants est également ouverte : une grande cruche est placée dans l'embrassure, tandis qu'une perche assez frêle laisse pendre une vague poche qui excite ma curiosité.

Enfin, sous ce pignon crédenté, sont représentées les huit poteaux figurés qui en soutiennent l'avancée. Toutes les figures font face à la rue.

 

"L'une des plus belles pièces du musée archéologique n'a pu encore recevoir d'emplacement définitif : c'est la façade à pans de bois dune maison située naguère en face de l'évêché. Traverses et montants, tout est sculpté. Sur la partie supérieure des montants se trouvent de petites statuettes d'hommes, de femmes, d'animaux fantastiques traitées avec beaucoup de verve." (Henri Waquet)

 

 

 

 

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

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Les cartels explicatifs.

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Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

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Le groupe d'Yves et le Riche.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Saint Yves. Inv. 1847-1-3.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1e4488d1-0e3a-4e2f-894c-ae566b77f397

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-3-saint--d14aa

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Description par le musée :

Poteau représentant saint Yves: Chêne sculpté et peint. Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 20 ; Profondeur en cm : 42

"Saint Yves est représenté debout sur une console moulurée. Souriant et les bras légèrement ouverts, il tient de sa main gauche un rouleau qui fait rôle de procès. Le pilier est taillé dans un bloc principal auquel la main droite (non originale) a été fixée par clouage et collage. La façon dont a été taillée la partie supérieure se justifie par l'intégration de ce pilier à une architecture aujourd'hui démolie."

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Le saint est présenté en Official de Tréguier, portant la cotte talaire et le camail, et coiffé d'un haut chapeau évasé et non de l'habituel bonnet carré. Cette coiffure rappelle les mortiers des juges, cette toque de velours noir. La main droite n'est pas d'origine mais nous retrouvons globalement la posture de l'éloquence judiciaire, le bras droit écarté et la main gauche serrant les pièces du procès. L'autre posture habituelle, celle de l'argumentation avec les deux mains rapprochées pour énumérer les arguments, doit être écartée.

La tête du saint est penchée vers le bas, sans doute par l'impératif — majeur!— de le représenter plus grand que les plaideurs alors que les poteaux sont, eux, de taille identique.

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Les poteaux sont en chêne peint de cette peinture chocolat dont on abusa au XIXe siècle par souci de protection, souci d'autant plus justifié que le bois était exposé aux intempéries. Mais il est plus que vraisemblable que ces poteaux bénéficiaent d'une polychromie vive et séduisante.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Le Riche. Inv. 1847-1-4.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-4-riche--40bfc

 

 

Description :

Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 18 ; Profondeur en cm : 33

"Ce pilier de maison fait partie du groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre. Il s'agit du Riche figuré sous un baldaquin, les pieds posés sur une console moulurée. L'homme est vêtu d'une tunique à large col, il porte un chapeau orné de cabochons et il est chaussé de bottes. A sa ceinture est accrochée une bourse sur laquelle il pose la main gauche. Dans l'autre main, tendue vers la droite, repose une pile de trois pièces. Le pilier est taillé dans un bloc de bois monoxyle. Seul l'élément situé au niveau de l'épaule gauche est rapporté d'origine. Le bois est du chêne. La partie supérieure présente un épaulement servant à loger une pièce d'appui et un tenon assurant l'assemblage avec la sablière haute. Il existait aussi un tenon dans la partie basse pour permettre l'assemblage avec la salière basse, mais il a été scié."

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Je n'ai rien à ajouter à cette description, les détails manquants s'observeront sur la photographie.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Le dragon ailé . Inv 1847-1-1

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https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-1-dragon-9e08a

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Ce serait, sur la gravure, la deuxième figure en partant de la gauche.

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Description par le Musée.

"Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 19 ; Profondeur en cm : 35

Ce pilier rectangulaire figure sous un baldaquin sommairement esquissé, une statue de dragon debout, gueule ouverte, langue sortie, ailes repliées de chaque côté. Il repose sur une console moulurée. Il semble fouler aux pieds une sorte de serpent aux yeux ronds tirant la langue. L'ensemble est sculpté dans un seul bloc. La partie supérieure est creusée d'encoches pour l'assemblage dans la maison. La partie inférieure présentait à l'origine le même type d'encoches d'assemblage, celles-ci ont été sciées afin de présenter une base plane et stable facilitant la présentation muséale."

 

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Je pense que le dragon ne foule pas un serpent, mais sa propre queue serpentiforme. Le corps et la queue sont couverts de verrucosités en boutons. C'est le type même du dragon débonnaire si fréquent, en bois, sur les sablières ou, en pierre, sur les crossettes.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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L'ange au phylactère. Inv 1847-1-2.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-2-ange-a-fc2e8

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Ce serait, sur la gravure, la sixième figure en partant de la gauche.

 

Description par le musée :

Hauteur en cm : 84 ; Largeur en cm : 19 ; Profondeur en cm : 39

"Ce pilier de maison de forme rectangulaire représente un ange. Il est debout sous un baldaquin sommairement esquissé, et sur une console octogonale moulurée, à trois niveaux. Il tient en main un phylactère. Vêtu d'une longue robe à collerette, plissée et ceinturée à la taille, il porte de longs cheveux bouclés et de longues aîles repliées dans le dos. Son pied droit est nu, son pied gauche ne possède plus d'orteils et présente une forme arrondie de chaussure. Il pourrait s'agir de saint Gabriel, ange de l'Annonciation, venant annoncer à Marie la venue prochaine de son enfant. Le pilier sculpté représentant la Vierge et faisant pendant à l'ange aurait été perdu.
L'ensemble est sculpté dans un seul bloc de chêne. La partie supérieure présente des encoches destinées à l'assemblage sur la façade, et des traces d'outils."

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On comparera cet ange, pour ses cheveux bouclés et on aube à amict, à ceux du porche sud de la cathédrale, 1423-1433. Alors à moins de 50 mètres de cette façade. 

Je ne retiens pas l'hypothèse  d'un ange de l'Annonciation, et moins encore d'une Vierge dont le poteau aurait été perdu, puisque tous les poteaux sont visibles sur la gravure, et que le Musée en conserve la totalité.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Saint Michel terrassant le dragon. Inv. 847-1-7.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-7-saint--5eadd

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Peut-être le septième en partant de la gauche ?

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Description par le Musée.

"Saint Michel est représenté debout en armure, foulant un dragon à ses pieds. De sa main droite, il tient une épée qui devait se ficher dans la gueule du monstre. L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un bloc principal. On constate cependant que trois éléments non originaux sont rapportés : le premier représentant le haut de l'épée et le second le prolongement des pieds du saint ainsi qu'une partie du corps du monstre. Il est probable que ces parties aient été retaillées suite à une importante attaque par les insectes xylophages. Le troisième élément consiste en une longue baguette ajustée à l'arrière du profil gauche, destinée peut-être à faciliter la présentation du pilier. La façon dont a été taillée la partie supérieure ainsi que la présence de trous disposés régulièrement sur le profil droit témoignent de l'intégration de ce pilier à une architecture aujourd'hui démolie."
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Je corrigerai "épée" par "lance".

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Saint François d'Assise. Inv. 1847-1-5.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-5-saint--83169.

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Le huitième ??

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Description par le musée :

Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 18 ; Profondeur en cm : 39

"Ce pilier de maison représente saint François d'Assise debout, habillé d'une robe de bure avec capuche et une cordelière nouée à la taille. L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un seul bloc de chêne de bonne qualité. On constate cependant la présence de deux petits morceaux de bois rapportés à l'arrière. Il est probable que ces éléments aient servi à fixer la sculpture sur la structure architecturale."

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Il expose ses stigmates en présentant les paumes de ses mains.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Deux autres poteaux, non exposés. Inv. 1847-1-6. Saint Roch ? Le Pauvre ?

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-6-saint--9290c

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Sous un seul numéro d'inventaire et le titre "Saint Roch, poteau de maison à pans de bois. Pilier", le site du Musée place une photo principale d'un homme grimaçant, les yeux écarquillés,  au visage tourné vers sa droite, vêtu d'une tunique descendant sous les genoux. Sa main droite vient saisir un objet long (une bourse? ) placé du coté gauche, près de la taille. Les éléments d'identification de saint Roch, et notamment le roquet et la cuisse gauche blessée, sont absents.

Mais dans l'ensemble des sept photos placées en registre inférieur, six montrent un deuxième personnage, main droite près de l'oreille, vêtu d'une robe longue et plissée, et dont la main gauche est placée sur le genou gauche, fléchi. On peut y voir un saint Roch remontant sa robe pour dévoiler le bubon de sa cuisse. Mais en fait, la jambe droite est également nue, avec un pan d'étoffe entre les deux jambes. Le personnage est peut-être accroupi.

La description donnée en notice par le musée est compatible avec le premier ("édenté" ; "tenant une bourse dans la main droite"), ou avec le second ("l'autre main — mais c'est la main droite— dans la chevelure chignon").

Il est impossible de les identifier parmi les personnages de la gravure.

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Description par le musée :

Saint Roch. Chêne sculpté et peint. Hauteur en cm : 86 ; Largeur en cm : 20 ; Profondeur en cm : 40

Ce pilier de maison représente un personnage non identifié édenté, debout, tenant une bourse de sa main droite, l'autre dans la chevelure (chignon). L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un seul bloc de chêne de bonne qualité. On constate cependant la présence de deux petits morceaux de bois rapportés à l'arrière. Il est probable que ces éléments aient servi à fixer la sculpture sur la structure architecturale. porte une étiquette portant son ancien numéro de montage (32).

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Au total, le Musée possède bien la totalité des huit poteaux figurés. Et il est inconcevable que le Pauvre n'accompagne pas saint Yves et le Riche, et n'occupe pas la troisième place, à droite du saint breton.

Néanmoins, je ne peux aller plus loin dans ma réflexion, et je suis incapable de désigner le Pauvre parmi les deux derniers personnages. S'il faut choisir, j'opte pour le second, dont peut se convaincre qu'il soit déguenillé.

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Note : j'ai copié les photos du site du Musée, mais je les ai éclaircies pour mieux les examiner.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

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Détail du troisième personnage, à l'emplacement attendu du Pauvre. Et une réflexion tardive.

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix.zoom#

En regardant la gravure, je constate que sous le rythme des accolades, ce sont dix supports qui sont disposés, mais que   les fenêtres ont pu en faire disparaître deux, dont, précisément, le poteau placé à droite de saint Yves. Y a-t-il eu  percement des fenêtres hautes, découpe de la corniche inférieure, et suppression de deux poteaux ?

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Saint Yves entre le Riche... Cherchez le Pauvre! À Quimper au Musée départemental Breton.

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Le décor à gueules de monstre, écailles et torsades. Inv. 1847-1-26. Non exposé.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-26-potea-f3dcf

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Décor

 

Description par le musée :

Hauteur en cm : 98,5 ; Largeur en cm : 17 ; Profondeur en cm : 16

"Décor à gueules de monstres, écailles et torsades."

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Là encore, je n'ai pu photographier les œuvres, et j'ai donc téléchargé les photos du Musée.

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Poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

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TENKAYAITRE : LES POTEAUX À DÉCOR SCULPTÉ D'UNE MAISON DE MORLAIX.

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"Le Musée expose dans la même salle quatre poteaux d'une maison du XVe siècle qui s'élevait à Morlaix  à l'angle des rues du Pavé et du Pont Notre-Dame. Elle fut démolie en 1866-1867 lors des travaux d'élargissement du centre-ville. Seul l'élément décoratif du rez-de-chaussée, un joueur de cornemuse,  est resté en place. Ces décors témoignent de la qualité des ateliers morlaisiens de la fin du Moyen-Âge et du début de l'époque moderne.

La thématique religieuse prédomine dans le décor des maisons "à pans de bois" de Morlaix : Vierge, saints porteurs de leurs attributs occupent les éléments importants de la façade , et laissent peu de place aux sujets profanes. Les figures de saint Martin et de saint Michel étaient placés à l'encoignure de l'édifice, comme le montre une lithographie des Voyages pittoresques et romantiques (1845). Leur taille monumentale a peu d'équivalent dans les autres villes de Bretagne.

L'homme buvant et le porteur de tonneau étaient situés sur des poteaux d'huisserie du deuxième étage de la façade du Pont-Notre-Dame, qui abritait sans doute une auberge." (Cartel du musée départemental breton)

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Copiés-collés :

"Jusqu’au milieu du 18è siècle, le principal carrefour de la ville se nommait le Pavé. Là se rejoignaient les routes venant de Brest (par la porte de Bourret) et de Paris (par la porte de l’hôpital), ainsi que les 2 principales artères de la ville close, la Grand-Rue et la rue des Nobles. Une dernière rue, celle du Pont-Notre-Dame, menait vers la porte du pont Notre-Dame, donnant sur la confluence des 2 rivières (Jarlot et Queffleuth), où fut construit la maison de ville à partir de 1610, et le port." https://histoiresdemorlaix.wordpress.com/2014/09/07/le-pave-a-morlaix/

"Les deux maisons qui s’élevaient avec une double façade aux angles de la rue du Pont-Notre-Dame, étaient des plus originales. La première, au nº 9, était ornée au rez-de-chaussée d’une petite figure qui semblait supporter avec peine tout l’édifice. Au-dessus, dans une niche à pinacles, se détachait la statue de saint Roch, accompagné de son chien fidèle, qui s’élevait sur ses pattes de derrière pour regarder son maître d’un air attendri. Au second se trouvait la figure de saint François qui montrait ses stigmates, on y voyait encore la Vierge et sainte Catherine. La façade, qui se trouvait sur la rue du Pont-Notre-Dame, était ornée de quinze personnages, parmi lesquels on distinguait un saint Nicolas, un Bateleur, qui, de ses deux mains, relevait la jambe gauche pour porter son pied jusqu’au menton, et un Homme sauvage armé d’une main d’un bouclier, sur lequel était gravé une tête de Méduse et de l’autre, d’un bâton noueux. La maison moderne n’a conservé qu’un bonhomme en chemise qui semble grelotter de froid.

L’autre maison qui était vis-à-vis de celle que nous venons de décrire, et qui avait le nº 7, portait à l’angle un Joueur de biniou ; cette figure grossière de sculpture, mais charmante de naïveté, d’attitude et d’expression, a été conservée et on la voit encore à l’angle de la nouvelle maison qui porte aussi le nº 7. La musique municipale, tenait tous les ans, le soir de la Sainte-Cécile, donner une sérénade au vieux sonneur, patron des ménétriers, qui font danser depuis des siècles les filles et les garçons dans les pardons de l’Armorique ; les amateurs trouveront cette figure curieuse dans l’ouvrage que le baron Taylor a consacré à la Bretagne. Au-dessus du joueur de biniou, était l’image de saint Martin, et au second étage était placée la statue de saint Michel. Ces saints personnages étaient accompagnés de grotesques, parmi lesquels figuraient des Buveurs d’une bonne facture, une Vieille qui filait et un Homme barbu.

Si on repassait devant le nº 9, on arrivait au nº 11 ; cette maison avait aussi deux figurines qui ne manquaient pas de mérite : l’une  représentait un Fou jouant avec sa marotte et un autre grotesque qui se tirait la barbe en faisant une horrible grimace. Le peuple les désignait sous le nom de Comus et de Momus ; ces deux caricatures semblaient servir d’enseigne à la librairie de M. Lédan, à qui appartenait cette maison. «  (Source http://www.mda-morlaix.com/images/pdf/1879aallier.pdf)

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Maps.

 

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Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

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On trouve une illustration de cette maison dans la gravure sur acier coloriée "Morlaix (L'ancien pavé)", in  "Histoire des villes de France avec une introduction pour chaque province" - Tome I : Bretagne, Touraine / Aristide Guilbert.- Paris : Furne ; Perrotin ; H. Fournier, 1844.- 12-456 p. ; 27 cm.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

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Morlaix, l'ancien Pavé en 1844. https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

Morlaix, l'ancien Pavé en 1844. https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-joueur-de-biniou-manque-cruellement-de-soutien-663409

 

 

 

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Saint Martin en évêque, bénissant.

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Je reprends la dénomination habituelle, mais je remarque que rien ne permet d'identifier cet évêque.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Sculptures_in_Mus%C3%A9e_d%C3%A9partemental_breton#/media/File:053.Saint_Martin_b%C3%A9nissant.jpg

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-1-sain-de9e8?isPdf=1

Description par le musée : R.1885.4.1

"Bois sculpté en haut relief Mesures : Hauteur en cm : 140 ; Largeur en cm : 34 ; Profondeur en cm : 28,5 Description : Saint Martin est habillé en évêque, avec une robe recouverte d'une chape retenue sur la poitrine par une barrette; sa tête est recouverte d'une mitre. Il bénit de la main droite, la main gauche tient une crosse ornée de trois boules. Il offre un visage encadré de courtes boucles régulières."

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Saint Michel terrassant le dragon.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-2-sain-d0ff3

 

Description par le musée . R.1885.4.2

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 144 ; Largeur en cm : 32 ; Profondeur en cm : 31

Ce pilier de maison représente saint Michel terrassant le dragon. Le groupe est figuré sous un dais à rinceaux de type gothique et sur une console ornée de feuillages; il est encadré par deux colonnettes torsadées. Saint Michel, aîlé, est vêtu d'une lourde armure; des cheveux mi-longs bouclés encadrent son visage. Il se tient debout sur le dragon et lui enfonce sa lance dans la gueule, tandis qu'il brandit une épée de la main droite pour lui donner le coup fatal. Le monstre aux yeux exorbités et à la gueule terrifiante semble se débattre et essaie de retenir la lance de sa patte antérieure droite.
Le pilier est constitué d'une bille de bois de chêne dans laquelle est sculptée la représentation. Seuls quelques éléments étaient rapportés : l'extrémité supérieure de la lance et la moitié de la lame de l'épée. A l'avant, de chaque côté de la console, des orifices circulaires ont été creusés dans la paroi du pilier, ils correspondent à l'arrière avec de grandes encoches. Ces éléments font partie du système d'assemblage du pilier à la structure de la maison."

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Homme buvant au tonnelet.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:055._Buveur_et_porteur_de_tonneau.jpg

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-4-homm-3ea01

Les deux pièces suivantes sont sans doute celles qu'on devine, en culot de corniches au dessus d'une enseigne "[Au] Bon Vin" signalant une auberge.

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Description par le musée R. 1885.4.4:

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 56 ; Largeur en cm : 16 ; Profondeur en cm : 19

L'homme est en génuflexion, le genou gauche posé sur le sol ; il porte entre ses deux mains un tonnelet. La partie renflée de celui-ci se prolonge en un goulot, que son personnage porte à ses lèvres. L'homme est imberbe, a des cheveux mi-longs bouclés. Il est coiffé d'un chapeau dont les pans sont relevés sur les oreilles et vêtu d'une robe longue ceinturée à la taille. Il repose sur une console et s'intègre dans une architecture voûtée. Le personnage est sculpté dans un seul bloc de bois (chêne)."

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Cet homme buvant au tonnelet est un motif fréquent des sculpteurs sur bois (sablières, miséricordes) et sur pierre (crossettes):

 

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Homme tenant un pichet et buvant au gobelet.

 

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-3-homm-1fb5b

 

 

Description par le musée :R.1885.4.3

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 58 ; Largeur en cm : 22 ; Profondeur en cm : 19

L'homme en génuflexion (genou gauche au sol), est habillé d'une robe longue drapée, ceinturée à la taille et porte des chaussures au bout carré. Il tient dans la main droite un pichet, posé sur son genou. De son pouce, il ouvre le couvercle du pichet. De la main gauche, il tient un verre, qu'il porte à ses lèvres. Ses cheveux sont mi-longs et bouclés; il est imberbe. Le personnage se tient sur une console, directement taillé dans la masse de bois. Le personnage est sculpté dans un seul bloc de bois (chêne), non évidé au dos. Le haut de l'objet semble avoir été retaillé (élimination de zones trop vermoulues ?)."

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C'est là encore un motif fréquent des huchiers et sculpteurs sur pierre. Voir par exemple  au 6 rue des Boucheries à Landerneau :

 

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Quimper Saint Yves
28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 17:34

Le moulin de Kereuzen à Crozon, les propriétaires, IV . En 1824,  Hervé Savina rachète la rente censive à Julie-Françoise Charlotte de Sevin, veuve de E.H. de Grandsaigne. En 1834, les meuniers de Kereuzen en signent la reconnaissance à Hervé Savina. En 1863,  Noël Hervé Savina hérite des droits sur le moulin par son père Hervé Savina.

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 Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XIXe  et la censive (droit foncier). III. 1805.

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Voir :

 

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 Rappel.

Le but de cette série d'article est d'étudier l'application de la censive en Finistère sur un moulin, sa reconnaissance par les meuniers tous les 30 ans environ depuis 1743 (premier document d'archive disponible)  1773  et encore après la Révolution en 1805, son montant, sa vente en 1824 par un notaire de Telgruc-sur-Mer, et son évolution jusqu'en 1834.

Les archives permettent de suivre la transmission familiale de l'activité de meunier sur l'Aber, notamment parmi les descendants d'Yves COLIN (1705-1766) sur quatre générations au moins.

Elles suivent aussi la transmission héréditaire du droit seigneur de la famille DE MARTEIL, seigneur de Trébéron (manoir surplombant l'Aber à l'ouest) jusqu'au réseau de leurs descendants, notamment les familles de GOULHEZRE et de KERHONTENANT, implantées en presqu'île de Crozon où leurs manoirs sont conservés (manoirs de Tréyer, de Kerhontenant, de Lamboëzer) dans un périmètre assez proche autour du moulin.

 

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Résumé.

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Il s'agit du "transport" de trois rentes censives et foncières par le sieur Barazer de Lannurien procurateur de Dame Julie-Françoise Charlotte de Sevin, veuve de Mr Hypolite Etienne de Grandsaigne adjudant-commandant chevalier de la légion d'Honneur au sieur Hervé Savina, notaire à Telgruc, la dite dame de Grandsaigne par représentation de feue Dame Corentine Guillemette de Kerhontenant, vivant sa mère.

1° une rente de 125 francs sur le moulin de Kereuzen de dépendance Crozon

2° une rente de 27 Francs due sur le lieu de Poraon Crozon

3° une rente de 23Francs 45 centimes due sur le lieu de Queffelec Huella autrement de Bosserf à Kervon Crozon.

Ces rentes sont sujettes à la déduction du 5e.

Dans cet acte figure la copie de la procuration de Madame de Grandsaigne à Mr François Etienne Barazer de Lannurien car elle a 4 enfants mineurs Hypolite-Louis-Jean-Baptiste, Oscar-Charles-Gilles, Constant-Jean-Andoche et Laure-Joséphine de Grandsaigne

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La transcription de l'acte du 1er août 1824 (Papier timbré : acte de vente).

"Par devant Me RIOU, notaire royal du département du Finistère, à la résidence de Crozon, canton de Crozon, arrondissement de Châteaulin, soussigné, assisté des témoins ci-après nommés, furent présents Mr François-Etienne BARAZEC, baron de Lannurien, avocat à Morlaix, y demeurant rue Courte n° premier, procurateur aux fins d'être reçu le dix-neuf novembre mil huit cent treize par Mr LAZENNEC son collègue, notaire à Morlaix, y enregistré le vingt deux du même mois, et dont une expédition pour servir de minute est annexée au présent, de dame Julie-Françoise Charlotte de SÉVIN, veuve de Mr Hypolite Etienne de GRANDSAIGNE, adjudant-Commandant , chevalier de la Légion d'Honneur, d'une part Mr Hervé SAVINA, notaire royal, demeurant au chef-lieu de la commune de Telgruc, d'autre part, le dit-sieur BARAZEC LANNURIEN et la dite qualité vend et transport au dit lieu SAVINA acceptant, trois rentes censives foncières sujettes à la retenue du cinquième, et dues à la dite dame de GRANSAIGNE par représentation de feue dame Corentine Guillemette HENRY DE KERHONTENANT, vivant sa mère, savoir la première de cent vingt cinq francs par an sur le moulin à eau de Kereuzen et ses dépendances, mairie de Crozon, par les enfants de défunts Isidore KERAUDREN et Anne COLIN, ainsi qu'il résulte d'une déclaration fournie par devant le dit Me SAVINA et son collègue le premier pluviôse an treize enregistré à Crozon le quinze du même mois, la seconde de vingt sept francs aussi par an, par les héritages immobiliers formant la moitié du lieu de Poraon, dite mairie de Crozon, par Michel SÉNÉCHAL et les enfants de feu Marie Jeanne DANIEL veuve Pierre LE CORRE, suivant titre nouvel rapporté le dix neuf octobre mil huit cent onze par Me PERRIN et son collègue notaires à Crozon, y enregistré le vingt six du même mois, et la troisième de vingt trois francs quarante cinq centimes par an sur les droits immobiliers dépendant d'une tenue, dite Quéffelec-Huella, autrement Bosserff, située aux dépendances du lieu de Kervon, commune de Crozon, par les enfants de défunts Allain NICOLAS et autres, en vertu d'une déclaration reçue le vingt octobre mil huit cent onze par ledit Me PERRIN et son collègue et enregistré au dit Crozon le vingt huit du même mois.

Le dit sieur BARAZEC LANNURIEN en ladite qualité a remis au dit Me SAVINA les grosses des titres nouvel et déclaration sur référé, et autres actes antérieurs de reconnaissance des dites rentes et l'a subrogé dans tous les droits, noms, raisons, privilèges et hypothèques de la dite commettante, concernant la propriété d'icelle, transférée garnie de la levée courante.

Le présent transport fait moyennant la somme de deux mille six cent trente et un francs soixante quinze centimes que le dit Me SAVINA a comptant en numéraire au dit sieur BARAZEC LANNURIEN près et vérifiés par le dernier au vu de nous notaire et témoins et desquels il a donné quittance au dit Me SAVINA

Dont acte fait et passé à Crozon en l'étude en présence des sieurs Yves-Pierre Marie CARRAZ, huissiers et Pierre-Marie GARINEC, praticien, demeurant séparément cité et mairie de Crozon, témoin ont les dits comparants et témoin signé avec nous notaires , lecture faite ce jour premier août mil huit cent vingt quatre . Signé sur la minute, BARAZER LANNURIEN , SAVINA, CARRAZ, GARNIER et RIOU notaire."

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Les meuniers et leur famille.

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Sont cités "les enfants de défunts Isidore KERAUDREN et Anne COLIN". Ces enfants étaient énumérés dans l'acte de 1805 :

— Julien KERAUDREN, meunier

 Marie KERAUDREN (1770-), veuve d'Henry LE BOUSSARD (Crozon 1759-) qu'elle épousa en 1788.

 Anne KERAUDREN (1776-1844) et son mari Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

 Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est meunier au moulin de La Palue. 

Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859), épouse de Pierre Marie GOURMELEN (Crozon 1777-Crozon bourg 1808). Il est qualifié de meunier sur l'acte de mariage tout comme sur cet acte de 1805.

 

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Les détenteurs des droits.

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Les héritières bénéficiaires en 1805 étaient  Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT, veuve de Henry de KERMADEC et Marie-Anne PERCHOT, dame PRIGENT.

En 1824, les droits sont détenus par "Julie-Françoise Charlotte de SÉVIN, veuve de Mr Hypolite Etienne de GRANDSAIGNE, adjudant-Commandant , chevalier de la Légion d'Honneur". Il s'agit de la fille de Marie Guillemette Corentin HENRY de KERHONTENANT. Julie Françoise Charlotte DE SEVIN, née en 1778 à Quimper,  avait épousée en 1795 à Crozon un lieutenant de vaisseau, Joseph Jacques LIDIER dont elle avait divorcé l'année suivante, puis en 1800, à Crozon, Etienne Hipolyte Gilles de GRANDSAIGNE (Millau 1776). Elle n'eut pas d'enfants, ce qui peut expliquer qu'elle vende ses droits au notaire qui avait rédigé, en 1805, l'acte notarial.

Autrement dit, elle est le dernier maillon de la transmission nobiliaire que nous avons suivi depuis 1743.

 

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Le montant, de 125 francs, est exactement le même que celui mentionné en 1805 pour Marie-Guillemette Corentine HENRY de KERHONTENANT.

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La reconnaissance en 1834 de la redevance de censive par Corentin Le Cap et Anne Keraudren envers Hervé Savina.

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En 1834, donc près de 30 ans après la reconnaissance de censive de 1805, les héritiers et successeurs d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN doivent à leur tour effectuer la même démarche. Je ne recopierai pas cette fois l'ensemble de l'acte, mais seulement les parties qui renseignent mon enquête.

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Résumé.

"Le 8 juin 1834 devant Riou, notaire.

Titre nouvel d'une rente censive et foncière par Corentin le Cap et consorts au profit de Me Hervé Savina, la dite rente portant à 125 Fr."

Reconnaissance de dettes d'une rente annuelle foncière et censive de 125 francs par Corentin Le Cap, meunier, Anne Keraudren veuve de Pierre le Mignon, cultivateur, Pierre Gourmelen forgeron demeurant et domiciliés ensemble et séparément au moulin de Kereuzen mairie de Crozon. Ledit Me Savina aux droits de Dame Julie Françoise Charlotte De Sevin veuve de Monsieur Hypolite Etienne Grandsaigne et représentant Dame Marie Guillemette Corentine Henry de Kerhontenant veuve en premier mariage du sieur de Sevin, en second mariage du sieur Claude Pierre, Jean Henry de Kermadec sa mère .

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Extrait.

« Furent présents Corentin LE CAP, meunier, Anne KERAUDREN veuve de Pierre Le MIGNON, cultivateur, Pierre GOURMELEN forgeron demeurant et domiciliés ensemble et séparément au moulin de Kereuzen mairie de Crozon. Lesquels se sont par ces présentes reconnus débiteurs le dit LE CAP pour une moitié et des dits veuve LE MIGNON et GOURMELEN pour l'autre moitié et solidairement pour le tout envers Me SAVINA Hervé notaire royal à la résidence du chef-lieu de la mairie de Telgruc à ce présent et acceptant, d'une rente annuelle foncière et censive de la somme de cent vingt francs [sic] sujette a retenue au principal de deux mille cinq cents francs […] laquelle rente de cent vingt cinq francs les dits LE CAP veuve LE MIGNON et GOURMELEN s'obligent à payer et continuer au dit Mr SAVINA chacun dans les proportions sus dites et sous la solidarité exprimée ci-dessus quant à l'hypothèque, la moitié le premier avril et l'autre moitié le vingt neuf septembre de chaque année [...] Suit la description du moulin et de ses surfaces, reprenant textuellement celle de 1805 (surface totale calculée par moi 211 ares 7ca)

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Les meuniers ou héritiers du moulin de Kereuzen en 1834.

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Corentin LE CAP, cultivateur et meunier, est né en 1794 à Crozon et décédé à Kereuzen, Crozon en 1860. Il est le fils de Jean LE CAP et d'Anne LE CORP. Il a épousé en 1819 à Crozon Marie-Perrine KERAUDREN, laquelle décéda en 1821 à 18 ans. Celle-ci était la fille de  Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est signalé comme meunier au moulin de La Palue. Elle est donc la petite fille d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN, ce qui place Corentin LE CAP comme héritier du moulin.

En novembre 1821, il épousa Jeanne KERMARREC (Crozon 1802-Crozon 1885), d'où 9 enfants nés entre 1824 et 1839. Parmi ces enfants notons :

Marie Anne (1824-1846), qui épousa en 1844 Jean-Pierre LE MONZE, dont un fils Louis Marie (1846-1856)

Marie Perrine (1827-1895), qui épousa en 1850 son beau-frère Jean-Pierre LE MONZE, d'où 2 enfants, puis en 1857 Jean-Marie BILLANT, d'où 8 enfants. En 1841, Jean- Pierre LE MONZE apparaît, avec son père Louis, comme meunier au moulin de Pont-Men, voisin de Kereuzen.

Pierre Marie (1832, Kereuzen -)

François (1835, Kereuzen -)

Corentin (1838, Kereuzen -)

Jean-Claude, (1839, Kereuzen -)

 

https://gw.geneanet.org/aperson?n=le+cap&oc=&p=corentin

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—  Anne KERAUDREN (1776-1844) est veuve de Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

Pierre Marie GOURMELEN (1805-1863) est le fils de Pierre Marie GOURMELEN,(Crozon 1777-Crozon bourg 1808), époux de Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859) . 

Il est déclaré ici comme forgeron, mais il est domicilié au moulin comme les précédents.

Il épousa Marie-Jeanne POSTIC (Perros-Trébéron, à Crozon 1810- moulin de "Keuren" à Crozon 1850), d'où 11 enfants nés au moulin de "Keuren" de 1830 à 1848.

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Le 11 octobre 1863, Noël Hervé SAVINA hérite par son père Hervé SAVINA des droits de censive sur le moulin.

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Acte  du 11 octobre 1863 en l'étude de Me Balcon notaire. Papier timbré

Mr Noël Hervé Marie Pascal SAVINA, ancien notaire, propriétaire, sans profession demeurant au moulin du Jeune en la commune de Telgruc hérite les droits sur cette rente de son père Hervé Savina. Les débiteurs légaux sont Jean Marie Billant et Marie Perrine Le Cap sa femme, meuniers et cultivateurs demeurant au moulin de Kereuzen, Jean Pierre Gourmelen cultivateur & meunier demeurant au lieu de Kerballiou, Jean François Postic tuteur datif de Bernard Gourmelen piqueur de pierres, demeurant à Locronan et de Bernardine Gourmelen, sans profession demeurant aux Ursulines à Quimper, les deux enfants mineurs de défunt Pierre Gourmelen.

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Les meuniers en 1863.

 

— Jean Marie BILLANT et Marie Perrine LE CAP sa femme, sont meuniers et cultivateurs demeurant au moulin de Kereuzen, Marie-Perrine est (supra) la fille de Corentin LE CAP.

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Les autres "débiteurs légaux" sont :

 

— Jean Pierre GOURMELEN cultivateur & meunier demeurant au lieu de Kerballiou,. C'est le fils de Pierre Marie GOURMELEN (supra), et il est né en 1830 au moulin de Keuren (je suggère de lire Kereuzen). Il a épousé Anne RAOUL, née en 1822 à Kerbaliou.

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?lang=fr&pz=francois+edouard&nz=harmegnies&p=yves+marie&n=gourmelen

 

— "Jean François POSTIC tuteur datif de Bernard GOURMELEN piqueur de pierres, demeurant à Locronan et de Bernardine GOURMELEN, sans profession demeurant aux Ursulines à Quimper ". Bernard et Bernardine sont les frère et sœur de Jean-Pierre, nés au moulin de Kereuzen en 1845 et 1848.

— "les deux enfants mineurs de défunt Pierre GOURMELEN."

 

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Published by jean-yves cordier - dans Moulins Crozon
24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 18:54

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L'ACTE NOTARIÉ DE 1805.

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"Déclaration d'une rente censive par Julien KERAUDREN et consorts aux dames KERMAREC et PRIGENT."

 

1er pluviôse  an 13

[21 janvier 1805]

Napoléon par la grâce de Dieu et la constitution de la République empereur des français, à tous ceux qui les présentes verrons, salut ; savoir faisons que par devans Auguste CARADEC et Hervé SAVINA notaires soussignés à la résidence de Telgruc et Crozon, furent présents Isidore KERAUDREN veuf d'Anne COLIN, tant en privé que comme père et garde naturel d'Yves KERAUDREN, son fils mineur de leur mariage, Julien KERAUDREN, tous les deux meuniers, Marie KERAUDREN veuve d'Henry LE BOUSSARD, sans profession, demeurant en même commensalité, au moulin de Kereuzen, Pierre LE MIGNON, cultivateur et Anne KERAUDREN sa femme, Joseph KERAUDREN meunier du moulin de la Palue, Pierre GOURMELEN meunier et Jeanne KERAUDREN sa femme de la cité de Crozon. Les dites femmes de leurs dits maris, elles le requérant autorisées et tous de la mairie de Crozon, Le – qui tant en privé qu'aux dites qualités. Connaissent et confessent d'avoir par an de rente foncière de censive à Dame Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT veuve de Claude Pierre Jean  HENRY DE KERMADEC et Marie-Anne PERCHOT veuve de Pierre Marie PRIGENT, le moulin à eau de Kereuzen, appartenance et dépendances situé mairie de Crozon et dont la description suit.

Savoir est le moulin à eau de Kereuzen couvert d'ardoises, avec ses crèches, autre moulin nommé le Moulin Blanc biais de mur donnant de tous côtés sur terre aux avouants et contenant ensemble sous fonds six are cinquante trois centiares

Un fenier avec un petit bois taillis donnant du levant sur le pont de Pors Salus, du midi sur le canal qui conduit au dit moulin , du nord sur les terres du village de Kereuzen, et du couchant sur terre aux avouants contenant sous fond un hectare quatre vingt quatorze ares quarante huit centiares

Une parée de terre froide nommée Parc Du moulin donnant du levant couchant et midi sur terre aux avouants, du nord sur terre de Kereuzen, contenant sous fond soixante douze ares quatre vingt treize centiares,

Un petit jardin au couchant et nord du dit moulin contenant sous fond un are quatre vingt deux centiares

Deux champs terre chaude, l'un nommé parc Boedic et l'autre Parc ar Breton, donnant du midi sur la montagne de Tréboul, du couchant sur terre aux héritiers de Jean DANIELOU, du nord sur les terres de Poraon et du levant sur terre aux avouants contenant sous fonds vingt trois ares cinq centiares

Et finalement une garenne de terre grise et froide donnant du couchant sur les dits parcs, du midi sur la montagne de dit Tréboul, du nord sur le village de Poraon et du levant sur terre aux avouants contenant sous fonds de terre grise douze ares seize centiares

Et de terre froide aussi douze ares seize centiares

Dessus lesquels moulins et dépendances les dits avouants connaissent et confessent devoir par an de rente censive aux dites dames veuves HENRY et KERMADEC et PRIGENT cent quarante francs payables de moitié de six mois en six mois, la première moitié le deux pluviôse de chaque années et la seconde moitié le deux thermidor aussi de chaque année, savoir à la dite dame de KERMAREC cent vingt-cinq francs et à la dite dame PRIGENT quinze francs, le tout par an faisant le total de cent quarante francs que les dits avouants promettent et s'obligent de payer aux ditsusdites dames aux dites dames avouées sous l'obligation générale et solidaire de tous leurs biens meubles et immeubles en pour hypothèque spéciale des droits susdécrits ainsi a été voulu consenti après lecture donnée aux parties fait et passé à Telgruc en l'étude et au rapport de SAVINA --- CARADEC son collègue présent et sous nos seings et ceux des dits Julien KERAUDREIN, Pierre LE MIGNON, Pierre GOURMELEN et Jeanne KERAUDREN chacun pour soi, les autres comparants ayant déclaré ne pas savoir signer de ce interpeller, le premier pluviôse an treize de la République signé à la minute Julien KERAUDREN, Pierre LE MIGNON, Pierre GOURMELEN, Jean KERAUDREN, CARADEC et Hervé SAVINA notaire ce dernier rédacteur et saisi de la minute. En marge est écrit enregistré à Crozon le quinze pluviôse  an treize, reçu un franc dix centimes signé DUVAL.

Mandons et ordonnons à tous huissiers sur le requis de mettre les présentes à exécution à tous commandants et officiers de la force publique d'y prêter main forte lorsqu'ils seront légalement requis, aux commissaires généraux impériaux et aux commissaires impériaux d'y tenir la main, en foi de quoi nous avons fait sceller la présente.

SAVINA notaire

Pour tous frais du présent dix-huit francs reçus d'Isidore KERAUDREN.

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I. LES MEUNIERS DE KEREUZEN ASSUJETTIS EN 1805.

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Rappel. 

La déclaration semble se renouveler tous les trente ans.

En 1743, le meunier assujetti était Tanguy RIVIDIC.

En 1773, il s'agissait de Marie LE ROUX, veuve d'Yves COLIN (1705-1766) et de deux de ses enfants,  Marie COLIN (1743-) (avec son mari Jean CORRE 1742-1825) et Corentin (1747-1783). 

En 1761, Anne COLIN, deuxième fille d'Yves et  soeur jumelle de Marie COLIN, a épousé Isidore KERAUDREN (1741-1813). Elle décéda en 1802.

En 1795, Isodore Keraudren a fait graver son nom sur un linteau du moulin, en guise d'inscription de fondation d'une construction ("fait fait par Joseph Kerinec) . Une autre pierre, aujourd'hui intégrée aux murs du moulin reconverti en habitation, et en pierre de Logonna, porte le nom d'ANNE COLIN. Ces deux inscriptions attestent que le couple avait repris le moulin de Kereuzen et y avait fait faire des travaux.

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Les meuniers en 1805.

En 1805, Anne COLIN est décédée, et son mari Isidore KERAUDREN a 64 ans. Il est présent à la convocation — qu'il signe—, et il exerce toujours la profession de meunier à Kereuzen. Il signale un fils encore mineur, Yves qui serait donc né vers 1785. C'est Isidore qui règle la censive.

—Puis vient son fils Julien KERAUDREN (Crozon 1772, Crozon 1808), également meunier. Il a 33 ans. La généalogie d'Alain Person signale qu'il s'est marié à Crozon en 1802 avec Marie-Anne LE CORRE, dont il n'est pas fait état dans cet acte.

Viennent ensuite les autres enfants d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN :

—Leur fille Marie KERAUDREN (1770-), veuve d'Henry LE BOUSSARD (Crozon 1759-) qu'elle épousa en 1788.

—Leur fille Anne KERAUDREN (1776-1844) et son mari Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

— Leur fils Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est meunier au moulin de La Palue. 

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?n=keraudren&oc=2&p=joseph

—Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859), qui épousa en février 1802 à Crozon Pierre Marie GOURMELEN (Crozon 1777-Crozon bourg 1808). Il est qualifié de meunier sur l'acte de mariage tout comme sur cet acte de 1805. Sans doute à Kereuzen.

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?lang=fr&pz=francois+edouard&nz=harmegnies&p=jeanne&n=keraudren&oc=1

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II. LES AVOUÉS de 1805, HÉRITIERS BÉNÉFICIAIRES DE LA RENTE DE CENSIVE.

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Rappel.

En 1743, il s'agissait des héritiers de Marie-Françoise de MAREIL et d'Anne-Gilette de MAREIL, épouse de François de Mareil sieur de Trébéron : soit Claude-Sébastienne de Damas de Marillac, et Jean-Baptiste de GOULHEZRE ainsi que ses sœurs Marie-Corentine (mariée en 1710 à Gabriel Giraud du Poyet) et Corentine Françoise, mariée en 1714 à Guillaume MITTERN.

En 1773, la même logique de droits héréditaires place comme bénéficiaire Marie-Claude MITTERN, fille de Corentine Françoise de GOULHEZRE (supra), devenue l'épouse de Louis HENRY DE KERHONTENANT. Les autres bénéficiaires sont Gabriel GIRAUD DU POYET, veuf de Marie Corentine de GOULHEZRE (supra), et le négociant brestois Yves-Augustin BERSOLLE ayant-droit (héritier) de [Jean-Baptiste] de GOULHEZRE.

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En 1805, la Révolution n'a pas éteint ces droits fonciers, dont se réclament les héritiers des familles nobles ou riches précédentes.

Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT, veuve de Claude Pierre Jean Henry DE KERMADEC est la fille de Marie-Claude MITTERN et de Louis HENRY DE KERHONTENANT. Après avoir épousé en 1776 François Charles SEVIN de la POMMERAYE, décédé en 1782, et avoir eut cinq enfants, elle épousa en 1784 Claude Pierre Jean HENRY DE KERMADEC (752-1802). Elle est veuve à la date de l'acte qui nous intéresse.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=corentine+guillemette&n=henri+de+kerhontenant

—Le couple Marie-Corentine de GOULHEZRE et Gabriel GIRAUD du POYET s'est éteint sans descendance.

— Plus énigmatique est la présence comme héritière de  "Marie-Anne PERCHOT veuve de Pierre Marie PRIGENT". Il faut certainement lire PERCHOC.

Mais je ne trouve la trace dans les généalogies que de Marie Anne Perrine PERCHOC, époux de Pierre PRIGENT (?-avant 1818)

https://gw.geneanet.org/frenchmagpie?lang=fr&iz=4648&p=marie+anne+perrine&n=perchoc

Ce serait une impasse, mais je note que ce couple eut un fils, Jean-Marie PRIGENT, né en 1767, et qui épousa en 1818 une Marie Catherine de GOULHEZRE (1790-). Cette dernière est la fille de Charles François Jean de GOULHEZRE, petit fils de notre Jean-Baptiste de GOULHEZRE. 

Cela ne résout pas la difficulté, mais indique qu'il y a anguille sous roche.

Je remarque que la "dame PRIGENT" ne reçoit que 15 francs sur 140, cette portion congrue correspond volontiers à la part due à l'héritier de Jean-Baptiste, 10 livres sur 150.

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III. LE MONTANT ET LA DATE DE PAIEMENT DE LA RENTE DE CENSIVE.

Elle était fixée à 150 livres, elle est en 1805 de 140 francs. 

Elle reste à payer au 22 janvier et au 22 juillet, mais on ne dit plus "à la Madeleine".

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IV. LA DESCRIPTION DU MOULIN.

Nous retrouvons la mention d'un Moulin Blanc inclut dans celui de Kereuzen.

La surface totale est de 211 ares 7 ca. J'avais évalué (en convertissant les toises en ares, exercice périlleux) la surface indiquée en 1773 à 180 ares 61 ca. C'est "à peu près" cohérent.

La référence géographique aux hameaux de Poraon et de Pos Salut, à la montagne de Tréboul ou aux parcelles nommées Parc Boédic et Parc ar Bretton persiste.

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Published by jean-yves cordier - dans Moulin Crozon
23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 15:13

Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XVIIIe  et la censive (droit seigneurial). II :1773.

Voir :

 

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L'ACTE NOTARIÉ DE 1773.

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14 août 1773. Déclaration fournie par Corentin COLIN et consorts à Madame MITTERN KERHONTENANT pour paiement par an 125. Moulin à eau de Kereuzen.

Devant nous notaire

de la juridiction du comté de Crozon avec soumission aj celle ont personnellement comparus Marie LE ROUX veuve feu Yves COLLIN et Jean CORRE et Marie COLLIN sa femme icelle à la requête de son dit mari bien dûment autorisés aux fins d'icelle,

et Corentin COLLIN demeurant ensemble au moulin de Kereuzen paroisse de Crozon lesquels connaissent et confessent tenir comme de fait et tiennent à titre de Cens final de ----dame Marie Claude MITTERN épouse et séparée quant aux biens d'écuyer Louis HENRY chevalier seigneur de KERHONTENANT et autres lieux, messire Gabriel GIRAUD du POYET officier des colonies en Amérique en privé ---------- Et co-héritiers, héritiers de défunte dame comtesse de CHOISEUL et noble homme Yves Augustin BERSOLLE, Négociant à Brest comme cause ayant de monsieur de GOULHEZRE. Le moulin à eau de Kereuzen et ses appartenances, dépendances dont la description suit, savoir, est :

Le dit moulin de Kereuzen couvert d'ardoises avec ses crèches autre moulin nommé le moulin Blanc ---- issues donnant de tous côtés sur terre ---- contenant ensemble dix cordes et trois quartiers.

Un fenié avec un petit bois taillis donnant du levant sur le pont de Port-Salut du midi sur le canal qui conduit au dit moulin , au nord sur les terres de Kereuzen et au couchant aux advouants comptant trois cent vingt corde et 20 une parée terre froide nommée parc du moulin donnant du levant couchant midi à terre desdites advouant et au nord sur les terres de Kereuzen contenant cent vingt cordes

Un petit jardin au couchant au nord dudit moulin donnant du couchant au nord aussi –dits advouants contenant trois cordes

Deux champs terre chaude l'un nommé Parc Boédic et l'autre Parc ar Bretton donnant au midi sur la montagne de Tréboul du couchant sur terre héritiers de Jean DANIELLOU du nord sur les terres de Poraon et du levant eux advouants contenant trente cinq cordes.

Et finalement une garenne terre froide et grise donnant du couchant sur le dit parcs du midi sur la montagne dudit Treboul du nord sur le village de Poraon et au levant aux dits advouants contenant de terre grise vingt cordes

Et de terre froide aussi vingt cordes.

Dessus lesquels moulins et dépendances lesdits advouants connaissent et confessent devoir par an de rente censive aux dits dame et seigneurs advouants la somme de Cent cinquante Livres payable de six mois en six mois savoir la moitié en chaque vingt-deux de janvier l'autre moitié à chaque vingt-deux de juillet savoir à ladite dame de KERHONTENANT cent vingt cinq Livres , au dit sieur du POYET quinze Livres et au dit sieur BERSOLLE dix Livres, le tout par an faisant le tout Cent cinquante Livres. 

Lesquelles dites sommes les dits advouants promettent et s'obligent de payer aux susdits terme aux dits seigneur et dame advoués sous l'obligation générale et solidaire de tous leurs biens meubles et immeubles resants et futurs et sur hypothèque spéciale des dits droits ainsi fait le passe- au bourg de Crozon en l'étude et aux rapport du soussignant TEPHANY notaire. L'un de nous sous le signe des dits Corentin LE FEREC pour la dite ROUX et celui de Jean CADIOU pour laquelle Marie COLLIN jieux Le Requérants disants et affirmants ne savoir signer ou interpellés . Le Nôtres Notaires le jour quatorzième août mil sept cent soixante treize au signe endroit Le FEREC Jean Le ROUX [CORRE] Corentin COLIN TEPHANY collègue notaire dûment contrôlé le vingt --- dudit mois --- pour vingt trois Livres d'enregistrement

TEPHANY

 

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LES NOMS DES MEUNIERS de KEREUZEN en 1773.

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Rappel : le précédent acte, de 1743, indiquait comme meunier Tanguy RIVIDIC, à la suite de son père Jean. Tanguy, né en 1705 décéda en 1753 à Landévennec. Il n'est pas inconcevable qu'Yves COLIN ait repris le moulin de Kereuzen cette année là.

En 1783, la carte de Cassini indique "Moulin Colin" pour le désigner.

Les données de l'acte de 1773 indiquent :

—Marie LEROUX veuve d'Yves COLLIN

— Jean CORRE et son épouse Marie COLLIN

— Corentin COLLIN

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Yves COLIN né avant 1705 et décédé le 24 juillet 1766 au moulin de Kereuzen, eut deux mariages. 

https://gw.geneanet.org/aperson?n=colin&oc=4&p=yves

1°) en 1721 à Lennon avec Corentine NEDELEC, d'où 3 enfants en 1722, et 1725.

2°) en janvier 1743 à Landévennec avec Marie LE ROUX (Landévennec 1715-Moulin de Kereuzen 28 mars 1779), d'où 4 enfants.

--L'ainée Marie est née le 4 août 1744 à Landévennec . Elle épousa à Crozon  le 29 juillet 1765 Jean CORRE . Ce dernier a été baptisée à Kereuzen le 26 septembre 1742 et décédé le 31 décembre 1825 à Lanvoc [Lanveoc ?]. Puis il se remaria en 1775 avec Françoise LANVAUC.

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?n=le+corre&oc=8&p=jean

--La sœur jumelle de Marie COLIN, Anne  épousa en 1761 à Crozon Isidore KERAUDREN (1741-1813), qui reprendra la succession comme meunier.

--Leur frère Corentin est né en 1747, il épousa le 8 juillet 1782 à Telgruc-sur-Mer Jeanne KERSPERN mais décéda le 27 mai 1783 au moulin de Kereun (sic) à Crozon.

 

Les documents généalogiques sont donc cohérents avec les données de l'acte de 1773.

Note. Je remarque que non seulement Jean CORRE (né en 1742), mais aussi sa sœur Marie (1738), et son frère Tanguy (1739) sont nés à Kereuzen, les frères et sœurs suivants étant nés à Kereun (sic). Leurs parents Pierre CORRE et Anne LARGEANTON semblent avoir demeuré à Kereuzen au moins de 1738 à 1742, peut-être comme meuniers.

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Conclusion : ce document apporte des précisions supplémentaires sur les meuniers de Kereuzen sous l'Ancien Régime, par rapport à  celles de mon premier article.

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LES NOMS DES PROPRIÉTAIRES de KEREUZEN en 1773.

1°) Dame Marie Claude MITTERN épouse et séparée quant aux biens d'écuyer Louis HENRY chevalier seigneur de KERHONTENANT.

L'acte de 1743 faisait apparaître, comme bénéficiaire de la censive de Kereuzen, outre Claude-Sébastienne de DAMAS DE MARILLAC héritière de Françoise de MAREIL, les enfants d'Anne-Gilette de MAREIL,  Jean-Baptiste de GOULHEZRE et ses deux sœurs Marie Corentine et Corentine Françoise.

Cette dernière (Crozon 1690-Crozon manoir de Lamboëzer 1775) était l'épouse en 1714 de Guillaume MITTERN, écuyer, sieur de Rosambey ou Rosamblay, gouverneur de l'île d'Yeu, sieur de Lamboëzer, Ranvédan, capitaine de la milice garde-côte de Crozon..

 

Mais nous avons maintenant affaire à leur fille Marie Claude (connue par les généalogistes comme Marie Claudine) MITTERN, épouse de Louis HENRY de KERHONTENANT.

[La base Pierfit précise "au manoir de Labëzer", lieu de décès de Corentine Françoise, mais donne comme parents (avec la mention : ascendance à confirmer) Marc Joseph Mittern et Marie Guillemette Duval. Il faut privilégier la généalogie ckerjosse]

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=marie+claudine&n=mitern

Marie Claudine MITTERN, née à Crozon en 1727 d'Anne Corentine Françoise de GOULHEZRE et de Guillaume MITTERN, épousa à Crozon le 14 avril 1750 Louis HENRY de KERHONTENANT, écuyer. Leur fille Corentine Guillemette HENRY naquit en 1750 et épousera François-Charles de SÉVIN : elle héritera des droits sur le moulin de Kereuzen qu'elle transmettra à sa fille Julie de GRANDSAIGNE. Elle décéda à Crozon le 21 septembre 1794.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=corentine+guillemette&n=henri+de+kerhontenant

Le manoir de Kerhontenant, au sud de Lanvéoc, est bien connu en Presqu'île de Crozon et a été décrit par l'Inventaire. "Ancienne ferme dépendante en 1535 de la seigneurie du Poulmic ; devenue manoir lors de l'anoblissement du propriétaire Jean Henry en 1565.  Au 17e siècle, un nouveau logis est construit, contigüe au porche. Jusqu'à la Révolution le manoir est assez prospère avant d'être quelque peu abandonné. Appartient à la même famille jusqu'à la mort de Guillemette de Kerhontenant en 1818."

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/manoir-kerhontenant-lanveoc/49406630-e67b-4c79-a591-3016db20b58d

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/lanveoc/manoir-de-kerhontenant-001.php

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2°) Messire Gabriel GIRAUD du POYET.

Il est le fils du célèbre Robert Giraud du Poyet (1659-1740) qui fut gouverneur de Grenade puis de la Guadeloupe.

Lui-même est né à Port-Royal en Martinique le 26 septembre 1688, sa mère étant Marie-Madeleine Le Vassor de la Touche.

Il devint capitaine des vaisseaux du roi, sans doute à Brest puisqu'il rencontra et épousa Marie-Corentine de GOULHEZRE, à l'église des Sept-Saints de Brest le 13 mars 1710. Le décret de mariage spécifie qu'elle est la fille de Anne-Gilette de MAREIL et de Corentin de GOULHEZRE, de son vivant lieutenant des vaisseaux du roi, capitaine de compagnie franche de la marine. 

Marie-Corentine de GOULHEZRE est née et baptisée à Crozon  le 29 juin 1688, son parrain étant Corentin de MAREIL sieur de Trébéron et sa marraine Marie de GOULHEZRE dame de Kernaval.

https://gw.geneanet.org/cedriclharidon?lang=fr&iz=2&p=marie+corentine&n=goulhezre

Elle est décédée après 1730. On ne lui connait pas d'enfants.

Elle est la sœur de Jean-Baptiste de GOULHEZRE et de Corentine Françoise, épouse MITTERN.  

En résumé, Gabriel GIRAUD DU POYET, veuf en 1773, est héritier, par son épouse, de la succession d'Anne Ginette de MAREIL, et apparaît donc ici sur cet acte au même titre que sa nièce Marie-Claude (supra).

https://gw.geneanet.org/leamarthe?n=giraud+du+poyet&oc=&p=gabriel

https://gw.geneanet.org/leamarthe?lang=en&pz=mireille&nz=gille&p=gabriel+corentin&n=giraud+du+poyet

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?n=de+goulhezre&oc=&p=marie+corentine

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3°) Yves-Augustin BERSOLLE (1702-74), négociant et directeur des postes.

Ce riche négociant brestois apparaît ici comme "ayant cause" de "Monsieur de GOULHEZRE", dans lequel je propose de voir Jean-Baptiste, déjà mentionné avec ses sœurs dans l'acte de 1743 comme bénéficiaire de la censive de Kereuzen. Jean-Baptiste de GOULHEZRE aurait connu des difficultés financières, et aurait cédé une partie de ses bénéfices et droits à Yves-Augustin BERSOLLE.

"L'ayant cause est la personne qui a reçu un droit d'une autre personne dite "son auteur" tel un héritier qui a reçu par testament ou en vertu des dispositions de la Loi, un bien, une quotité ou l'ensemble du patrimoine du défunt. Dans ces exemples le bénéficiaire des droit qui lui ont été ainsi transmis est, dans le premier cas, un "ayant cause particulier", dans le second cas, un "ayant cause à titre universel" et in fine, un "ayant cause universel". (Dictionnaire du droit privé)

 

 Son fils Yves-Emmanuel BERSOLLE devint   l'un des négociants les plus imposés du port de Brest, avec Berthomme, Lécuyer ou Gaudelet, Riou-Kerhallet

Yves-Emmanuel (Brest, 1750 – Brest, 1812), négociant : Fils de Yves-Augustin, Yves-Emmanuel Bersolle se lance à son tour dans le négoce au cours des années 1770. Il obtient très rapidement des marchés avec la marine qui portent aussi bien sur du chanvre, des toiles à voile, du fer blanc, des suifs, des planches de sapin, du goudron ou des fournitures de bureau. Il arme également des navires qui se rendent à Bordeaux, La Rochelle, la Nouvelle-Angleterre, en Chine ou à Hambourg. Marié à Jeanne Millot (fille d’un négociant marseillais), ils ont six enfants. Initié à la franc-maçonnerie en 1784 au sein de l’Heureuse Rencontre, Bersolle est député des négociants à l’assemblée générale du Tiers-état de la ville au début du mois d’avril 1789. En juillet 1789, il intègre le conseil général révolutionnaire et en septembre, il est choisi pour réceptionner la souscription volontaire destinée à subvenir aux besoins urgents de l’État . Élu officier municipal en mars 1790, il reste en poste jusqu’en novembre de la même année, ce sera là son unique expérience politique. Malgré les évènements révolutionnaires, Bersolle continue à faire fructifier son entreprise en fournissant la marine en brai, goudron ou charbon. Devant les difficultés rencontrées pour commercer par mer, il s’adapte et met en place un réseau d’échanges routiers qui lui permet d’échanger avec Rouen, Paris ou Le Havre. A la fin de l’an II, il s’associe avec son cousin Joseph-Denis Torrec-Bassemaison , tous deux développent leurs affaires et achètent des navires, souvent mis en vente en tant que prise de course. Bersolle fait partie des plus grosses fortunes brestoises car lors de la déclaration réalisée dans le cadre de l’emprunt forcé de l’an II, il admet posséder des biens immobiliers à hauteur de 236 100 livres et avoir touché des bénéfices d’un montant de 42 650 livres sur ses activités de 1793. Sous l’Empire, il réduit son commerce et se contente le plus souvent d’apporter le cautionnement pour l’armement de corsaires. Il meurt en septembre 1812

 

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/724666/filename/These-2012-SHS-Histoire-BARON_Bruno.pdf

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LA DESCRIPTION DES BIENS.

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L'unité de superficie, la corde, mesure 16 toises carrées soit 0,61 are (eric havel).

La surface totale de Kereuzen est de 188 cordes, ce qui correspond alors à 180,61 ares ou 18061 m².

Le moulin et ses crèches ainsi qu'un "moulin Blanc" (pour le froment  ) mesurerait 660 m².

Les terres sont réparties en jardin bois, terres chaudes et terres froides, et leurs situations correspondent aux repères que nous avons, avec le hameau de Poraon au nord-est et l'ancien hameau (et chapelle) de Port-Salut  à l'est. (Cartes). Seule la "montagne de Tréboul" au sud, a perdu sa dénomination, elle correspond aux hameaux de Kersaniou et Kerbaliou, mais on retrouve cette appellation dans celle de la Pointe du Guern, voisine, nommée Pointe de Tréboulle sur les cartes de Cassini et de l'E.M., ou dans celle du hameau de Kerglintin-Tréboul , en bord de falaise, sur la carte IGN.

Lexique

"Fenier : "qui a un rapport avec le foin"

"Terres froides : terres pauvres mises en culture de loin en loin parfois après un brulis; les terres froides prennent le reste du temps la forme de landes qui servent de pâturage d'appoint, et fournissent divers végétaux utiles : bruyères et fougères pour la litière, ajoncs pour la nourriture des chevaux, genets pour la couverture de la toiture. Les terres froides représentaient une grande partie des terres potentiellement cultivables. Chaque exploitation agricole possède une certaine proportion de terre froide. Celles ci ne seront mises systématiquement en culture qu'au cours du 19ème siècle."

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LE NOTAIRE TEPHANY.

Pierre Le Mignon et Pierre Téphany, notaires furent électeurs du canton de Crozon aux assemblées du département et du district de Châteaulin, le premier en 1792 et le second en 1791 et 1792.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon Moulin
21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 10:52

 

Zoonymie des Odonates : "Observations anatomiques sur cette sorte d' insectes qui s'appellent ordinairement Demoiselles" , par  Guillaume Homberg en 1699. Mémoire de l'Académie Royale des Sciences de Paris

Voir :

Zoonymie des Odonates : le nom "Demoiselle" (1682)

 

PRÉSENTATION.

En 1699, Guillaume Homberg livre à l'Académie des Sciences un mémoire décrivant l'accouplement de ce qui sera désigné sous le nom de Calopteryx splendens, mais qu'il désigne comme une des différentes espèces de "Demoiselles". C'est là, dit-il, l'appellation ordinaire (vernaculaire) de ces insectes.

Le nom est apparu dans les documents scientifiques en 1682 dans la traduction de l'Histoire générale des Insectes de Swammerdam. Il est repris dans le Dictionnaire de Furetière en 1690. Puis Réaumur le reprendra en 1738 et 21742.

Dans l'étude des noms (zoonymie) des Odonates, ce Mémoire de 1699 pose donc un jalon supplémentaire.

Dans l'histoire de l'Entomologie, il est important par la description précoce de l'accouplement des Libellules et des organes sexuels. 

La figure, qui nous permet d'identifier l'espèce examinée, est également précieuse.

J'ai donc transcris en français moderne (non sans quelque négligence sans doute) l'article mis en ligne par biodiversitylibrary.org.

 

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/87344#page/315/mode/1up

OBSERVATIONS SUR CETTE SORTE D' INSECTES QUI S'APELLENT ORDINAIREMENT
DEMOISELLES. Par M. Homberg.



"Je ne donnerai pas ici une description entière de tout l'animal , la figure ci jointe pouvant suffire pour le distinguer d'avec les autre Insectes. J'en décrirai seulement les parties qui ont principalement du rapport à mon observation & comme il y a différentes espèces de Demoiselles ,tant pour la grandeur & pour la couleur , que pour la structure du corps , il fera bon de spécifier d'abord celles dont je parle ici ; car je n'ai pu faire mon observation que sur une seule espèce.

Les mâles & les femelles y sont d'une même grandeur ont de vingt lignes environ de long ; le corps de l'un & de l'autre est également grêle ; excepté que le bout de la queue, ou l'extrémité du ventre de la femelle b, est plus gros que n'est celui du mâle a. L'un & l'autre sont d'une grande vivacité , & se tiennent ordinairement sur les bords des rivières.
Les mâles sont de couleur violette luisante par tout leur corps : leurs quatre ailes sont transparentes , un peu dorées, avec une grande tache presqu'au milieu de chaque aile du même violet que leurs corps j ce qui rend cet endroit des ailes opaque. "Voyez fig. e.

Les femelles sont par tout leur corps d'un gris doré luisant , tirant sur le vert. Leurs quatre ailes sont transparentes , de la même couleur & sans tache. Voyez fig. f.

Lorsqu'elles sont en repos, ou qu'elles ne volent point leurs quatre aîles s'approchent & se tiennent si prés les unes des autres , qu'elles ne paraissent qu'une seule aîle, au lieu que plusieurs autres espèces de Demoiselles tiennent toujours leurs aîles étendues, aussi bien pendant leur repos, que lorsqu'elles volent.
La tête de cet animal, qui est fort grosse en comparaison de son corps, ne tient à sa poitrine que par un filet fort menu. Son ventre à savoir cette partie qui règne depuis l'endroit sur lequel sont plantées ses ailes jusqu'à l'autre extrémité , est divisé en dix articles , dont le mouvement n'est que du haut en bas & du bas en haut , & non pas d'un côté à l'autre.

L'endroit sur lequel sont plantées ses aîles, je l'appellerai sa poitrine. Il a ses poumons environ au milieu de son ventre vers ce qui paraît en ce que cette partie s'enfle un peu & s'affaisse continuellement par de petits intervalles , comme sont ordinairement ceux de la respiration.
L'extrémité du ventre du mâle a , ou le dixième article de son ventre , est un anneau simple qui fait son anus ; il est garni de quatre crochets , deux plus gros en dessus de la longueur environ d'une ligne, & deux plus petits en dessous, qu'il peut ouvrir & fermer , comme les Ecrevisses font leurs pattes. Voyez fig. a.

L'extrémité du ventre de la femelle b. paraît consister en deux tuyaux placés l'un au dessous de l'autre. (voyez fig) Celui de dessus est l'anus par où elle rend ses excréments, & il est placé comme celui des mâles 5 l'autre qui est au dessus , est sa partie féminine , ou l'entrée à la matrice. Ce dernier ci est environ d'une ligne de long, & prend son origine dans la partie basse du huitième article du ventre. Ces deux tuyaux sont garnis au bout chacun de deux fort petites pointes; au lieu que l'anus du mâle est garni de quatre crochets. Ces deux bouts de tuyau placés l'un au dessus de l'autre , font que l'extrémité du ventre de la femelle est plus grosse, & ne se termine pas tant en pointe qu'au mâle.

Jai vu faire une action à ces animaux qui m'a paru fort extraordinaire , & qui ma donné la curiosité de les examiner avec attention ; c'est que le mâle trouvant la femelle assise sur quelque feuille ou branche sur le bord de l'eau, il la prit en volant avec les crochets de son anus par le col entre la tête & la poitrine, & emporta ainsi la femelle pendue par la tête au bout de sa queue.
Je crus d'abord , que c'étaient deux différentes espèces d'animaux qui se chassaient; mais comme je ne vis aucune résistance de l'une pour empêcher son enlèvement au contraire que l'une se présentait & paraissait attendre l'autre pour être plus commodément emportée , j'en jugeai autrement.



En les suivant , je vis que le mâle s'assit non loin de là sur une feuille de jonc , & en même temps il haussa sa queue avec laquelle il tenait la femelle par le col, pour la mettre sur la même feuille où il était. La femelle étant ainsi assise derrière le mâle, elle courba son ventre, qu'elle fit passer entre ses jambes , & avec le bout de son ventre, elle porta ses parties contre la poitrine du mâle , qui a ses parties génitales en cet endroit : (voyez la figure) le mâle soutenant pendant toute cette action la tête de la femelle avec le bout de sa queue. aux mâles dans la troisième jointure , & se continue jusques
à l'anus. Le premier article de son ventre , qui tient à la poitrine , n'est qu'un anneau rond & fort étroit , de la largeur environ d'une grosse épingle ; & il ne parait pas avoir d'autre usage que de donner un mouvement plus libre & plus grand au reste du ventre.



Le second article au mâles c. est de la longueur de deux lignes , creusé fort avant en dessous , qui fait une espèce de cul-de sac dont les bords sont garnis de poil , & dont le fond est vers la poitrine. Voyez fig. c.


Du fond de ce cul-de-sac sort un petit corps dur & noir de la grosseur d'une soie de porc, de la longueur de deux lignes avec une petite perle au bout , laquelle est dure et fort blanche. Ce petit corps paraît être implanté dans la poitrine du mâle , & faire la fonction de la verge. Elle est couchée en long dans ce cul-de-sac ; en sorte que la petite perle blanche est toujours visible ; lorsqu'on presse un bout de plume dans ce cul- de fac, la verge en fort d'elle-même de la longueur environ d'une ligne; ce qui arrive aussi quand on presse son anus. J'ai coupé transversalement la poitrine du mâle avec des ciseaux au-dessus des aîles, il s'est trouvé dans la partie charnue du dedans de la poitrine un creux en cône , dont la base était vers la tête de l'animal , & dont la pointe aboutissait intérieurement à la racine de la verge ; j'ai poussé un petit stylet dans la pointe de ce cône creux , ce qui a fait sortir la verge du cul-de-sac de toute sa longueur.


J'ai ouvert la poitrine à plusieurs mâles pour y examiner ce creux , mais je ne l'ai trouvé qu'en deux seulement tous les autres avaient la poitrine pleine. L'un de ces deux servait immédiatement de l'accouplement lorsque je l'ai pris ; & l'autre je l'ai pris au hasard. Cette différence m'a fait penser, que ce creux pourrait bien être le réservoir de la semence de cet animal , lequel étant nouvellement vidé , sa cavité a été encore sensible mais avant l'accouplement , cet endroit étant plein , ou quelque temps après, l'accouplement , les parois de ce vaisseau , étant affaissés il n'en a paru aucun vestige sensible.

Le cul-de-sac qui fait la loge de la verge , n'est qu'une continuation de la gouttière qui règne le long de presque tout le ventre en dessous , avec la différence que dans cet endroit , la gouttière est plus profonde & plus large que dans tout le reste de son étendue , & qu' elle y est garnie de poils, au lieu que tout le reste est fans poils.



La partie de dessous du ventre des femelles est plissée pareillement en gouttière. Cette gouttière commence aux femelles dans le fécond article de son ventre, qui n'est point garni de poils comme aux mâles. Voir la fig. d. & continue pendant six articles de suite.

Les deux pénultièmes articles de la femelle portent en dessous ses parties génitales externes. Voyez fig.. h. Elles sont figurées de cette manière : Le neuvième article en dessous a une ouverture garnie de chaque côté d'un petit aîleron gris blanchâtre. Ces deux ailerons couvrent cette ouverture , & ont un mouvement pour s'ouvrir & pour se fermer, & lorsqu'ils font fermés, ils paraissent former un petit tuyau. Voir la fig. i.

A la racine du huitième article s'élève une bosse jusques à la racine du neuvième article. Sur l'extrémité de cette bosse sont plantées deux petites cornes crochues , noires , fort dures , un peu plus longues qu'une ligne , figurées à peu près comme les défenses de la vipère, mais un peu plus courbées, dont les pointes font tournées vers l'anus. Elles sont articulées , & ont un mouvement de tout sens elles sont ordinairement couchées sous les ailerons que je viens de décrire , & en sont entièrement cachées ; elles sont couchées si proches l'une de l'autre, qu'elle ne paraissent qu'un seul crochet.


Je crois que ces deux petites cornes peuvent avoir les deux usages suivants. Premièrement, comme elles sont couchées entre les deux ailerons qui couvrent les parties féminines , & qu'elles ont un mouvement en tout sens , elles peuvent en s'écartant l'une de l'autre, ouvrir les deux ailerons , & par la découvrir l'ouverture de ces parties, Le second usage peut être de diriger les parties de la femelle dans l'accouplement, vers les parties du mâle, & cela de cette manière.

Nous avons vu que les parties du mâle font fort proche de sa poitrine, c'est à dire, dans le second article de son ventre en c. au lieu que celles de la femelle sont placées à l'autre extrémité du ventre b , en sorte que dans l'accouplement la femelle est obligée de recourber son ventre, de le plier entre ses jambes & dessous sa poitrine , pour pouvoir atteindre les parties du mâle , comme il se voit dans la figure c, ce qui est une posture fort gênante, dans laquelle elle pourrait souvent manquer les parties du mâle , fans le secours de ces, deux cornes; mais lorsque ces cornes s'élèvent de dessous les ailerons, elles présentent leur convexité à la gouttière qui occupe tout le dessous du ventre du mâle . dans laquelle elles s'engagent fort aisément ; & après être entré dans cette gouttière, elles servent de conducteur infaillible aux parties de la femelle, pour arriver sûrement à celles du mâle.

J'ai enfermé plusieurs de ces femelles, pour voir, si elles produiraient des œufs ; mais comme elles avaient besoin de nourriture, qu'elles ne voulaient pas prendre dans leur prison , elles sont toutes mortes, en sorte que je n'ai pas pu étendre mon observation plus loin.

Je n'en ai ouvert aucune qui ait eu des œufs, ce qui me fait croire, que les femelles se cachent peu de temps après l'accouplement pour faire leurs œufs, qu'elles périssent ensuite. Il faut aussi que les mâles périssent bientôt après l'accouplement ce que j'ai conjecturé en ce que j'ai trouvé en différent s endroits quantité d'ailes de mâles , qui sont apparemment morts dans ces endroits là, & comme je n'ai pas trouvé de corps , il y a apparence que ces corps ont été mangés par d'autres insectes.

Je me suis aperçu, que les premiers de ces animaux que j'ai pris, environ vers le dix huit de Juillet de cette année , particulièrement les mâles, étaient plus longs & plus forts que ceux que j'ai pris quinze jours après ; que trois semaines ensuite il n'y en avait presque plus , & que ceux qui se trouvaient encore étaient fort chétifs ce qui me fait croire , que ces animaux pouvaient bien ne pas éclore tous en même temps , & que la première couvée est meilleure que la dernière."

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Biographie de Guillaume Homberg (Jakarta 1652-Paris 1715)

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Homberg

Extrait :

Néerlandais, docteur en médecine à Witteberg. il s'installe sur la proposition du Roi de Suède à Stockholm. Il y travaille avec M Hierna, qui devient plus tard Premier Médecin de la cour.

En 1682 Colbert lui offre de s'installer à Paris. De famille protestante Calviniste - il sait même l'hébreu - il abjure et annonce qu'il se convertit au catholicisme. 

Pendant cinq ans, de 1685 à 1689 il part à Rome exercer comme médecin. Il ne retourne définitivement à Paris qu'en 1691. Il est élu membre de l'Académie des Sciences le 28 décembre 1697.

En 1708, à 56 ans, il épouse Marguerite-Angélique Dodart, fille d'un botaniste de l'Académie des Science et auteur des Mémoires pour servir à l'histoire des plantes, Denis Dodart, décédé l'année précédente. 

Il meurt sept ans plus tard, le 24 septembre 1715, à Paris.

En 1691 l'Abbé Bignon le fait entrer à l'Académie Royale des Sciences. Il y obtient le laboratoire de l'Académie, ce qui lui laisse une grande liberté de recherche. Il collabore avec Étienne-François Geoffroy et Louis Lémery.

N.B : Etienne-François Geoffroy est le père d'Etienne-Louis Geoffroy, médecin  auteur de l'Histoire des insectes, 1762. (la notice Wikipedia en fait un pharmacien, et cette erreur n'est toujours pas corrigé depuis 2014.

Guillaume Homberg construit ses propres microscopes.

Le duc d'Orléans en fait son protégé en 1702, lui offre une pension et un merveilleux laboratoire. Homberg lui donne des cours particulier de Chimie. En 1704 il est gratifié par le Prince du titre de Premier Médecin.

https://www.academie-sciences.fr/pdf/dossiers/Fontenelle/font_pdf/p82_93_vol3592.pdf

 

 

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Published by jean-yves cordier
20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 23:41

Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XVIIIe et XIXe siècle et la censive. I :1743. 

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Voir :

L'article précédent a permis de découvrir ce moulin situé sur la Rivière de l'Aber, et ses meuniers successifs. Des pièces d'archives nous permettent aujourd'hui de connaître ses propriétaires, par les actes de reconnaissance, par les meuniers, de leur assujettissement à la censive.

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PREMIÉRES PIÉCES  : 1er octobre 1743 : TANGUY LE RIVIDIC meunier / Claude-Sébastienne de DAMAS.

Ce jour premier octobre mil sept cent quarante trois après midi devant nous notaire de la juridiction de Crozon, et annexe avec soumissions à – juré, et rem, a comparu en sa personne Tanguy LE RIVIDIC, fils de, et héritier de défunt Jean LE RIVIDIC et Anne DAINCUFF ses père, et mère demeurant au moulin à eau de Guisen [Kereusen] paroisse de Crozon, lequel fournit et confesse par cette tenir et posséder à titre de cense final de, et sous dame Claude Sébastienne DAMAS dame de CHOISEUL ET BEAUPRÉ épouse de messire Nicolas-Martial de CHOISEUL DE BEAUPRÉ son mari séparée de biens et d'habitation, et autorisée de justice pour suite de -----, ladite dame de CHOISEUL, héritière de défunte dame Françoise DEMAREIL en son vivant épouse de messire Charles COEURET sieur d'Estry Lieutenant des vaisseaux du roi, en son vivant, et encore la dite dame de CHOISEUL héritière bénéficiaire de défunte Suzanne de VILLEROY LIGNAGE, et de, et sous messire Jean-Baptiste de GOULHEZRE, dame Corentine Françoise de GOULHEZRE ---- épouse de noble homme Guillaume MITERN sieur de Rosemblay, et dame Marie Corentine de GOULHEZRE épouse de messire Gabriel GIRAULT sieur du POYET, et son in fondée en procuration – aussi héritiers et d'ESTRY, ainsi que la dite défunte demoiselle Suzanne de LIGNAGE ET VILLEROY, savoir est en la paroisse de Crozon au village issue et dépend --- de Geusen [Kereuzen] un moulin à eau nommé le moulin de Geuzen [Kereuzen], couvert d'ardoises avec une écurie, crèches à cochons et à vaches, couverts de bleds, jardin, et [sointac], près, et prairies, bois de taillis, appartenances et dépendances dépendants dudit Cens final, pour en payer par chacun aux dépens les dits droits sols à la dite dame de CHOISEUL comme héritière de la dite dame d'ESTRY, savoir, cent treize livres huit sols quatre deniers [113L. 8 s. 6 d.] de la rente globale de Cent cinquante Livres dubs depuis le dit moulin appartenances et dépendances, laquelle somme de Cent treize livres huit sols quatre deniers se paye en deux termes par chacun an savoir la moitié le jour de la Madeleine [22 juillet] et l'autre moitié au mois de janvier à pareils jours que la Madeleine.

Et les trente six livres onze sols restants se payeront au bout de six mois, en six mois par chacun an aux dits sieurs de GOULHEZRE et les dames ses sœurs , laquelle dite somme de cent treize livres huit sols et quatre deniers, ladite dame de CHOISEUL demeurant au Petit Couvent à Brest, et à présent au manoir de Tryer au dit Crozon pour la suite de ses droits, reconnait comme étant aussi présente devant nous notaires avoir reçu dudit LOINTIER  Jacques, jusque et compris le dernier terme de janvier, réservant le terme de la Madeleine échu qui en cinquante six livres quatorze [sols] deux deniers que le dit RIVIDIC promet, et s'oblige de lui payer de jour à l'autre, ainsi que la dite somme de cent treize livres huit sols quatre deniers par an, et de six mois en six mois à tout quoi RIVIDIC s'oblige, et affecte tous ses biens, meubles, immeubles présents et futures exécution et vente Et notamment le moulin appartenance et dépendance. Comme aussi s'oblige de payer si fait ne l'a les dits sieurs de GOULHEZRE et dame ses sœurs de leur part et la dite somme de cent cinquante Livres aussi de six mois en six mois par chacun. Laquelle présente déclaration le dit RIVIDIC déclare fournir tant pour elle que pour ses consorts, ainsi fait, et passé au manoir de Treyer au dit Crozon au rapport de soussignant LOINTIER. L'un demande sous les signes de la dite dame de CHOISEUL et dudit RIVIDIC chacun pour soi au nom dits no res. Les dits jour et an ainsi signés Tanguy RIVIDIC, DAMAS DE CHOISEUL et LOINTIER et collègue notaire, ledit Lointier registrateur, dûment contrôlé à Crozon le 5ème jour d'octobre mil sept cent quarante trois par le --- pour la somme qui a --- dix huit Livres douze sols . Moulin à eau nommé le moulin dede K[er]euzen , int et signé approuvé. J. LOINTIER Notaire

 

 

 

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Commentaires.

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1°) La censive  est de 150 Livres.

Elle se paye en deux traites en janvier à la Madeleine, le 22 juillet.

Pour comparaison, en 1693,  la censive du moulin de Roudouglas en Kernével est de 120 Livres, et celui de Kernivedel de 60 Livres (Bull. SAF 1903). En 1766, le fermage des neuf moulins appartenant à l'abbaye de Landévennec lui rapportait 1773 Livres. Le rentier de Crauzon de 1773, compulsé par Didier Cadiou,  donne le montant des baux de  12 moulins, tous passés entre 1761 et 1763. Ils s'échelonnent entre 100 livres (Moulin Blanc, moulin à eau de Kerloch) à 200 livres (moulin de Lanvéoc) pour les moulins isolés, et de 160 livres (moulin de Calédan, à eau et de Kéréon, à vent ) à 386 livres (moulins du Gorre, à vent et Neuf, à eau) pour les paires de moulins.

Info : 

La censive, ou terre censale, est un fonds qu'un seigneur de fief a concédé contre le paiement perpétuel d'un cens. Il en a vendu la propriété utile (dominium utile), propriété qui pourra passer aux héritiers qui, à leur tour, et solidairement, devront continuer à payer le cens. Le censitaire, celui qui tient le fonds à cens, est responsable de cette terre et propriétaire de sa production. Le seigneur censier, celui qui a droit de lever les cens, conserve la directivité, la propriété éminente (dominium directum). (Wikipedia)

Cens (s. m.) : redevance première de la tenure, c’est-à-dire de la terre concédée. Le cens est fixé une fois pour toutes pour une tenure et ne peut être révisé tant que demeurent le bénéficiaire du bail initial et ses héritiers, même lointains.

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2°) Cette censive est versée à Claude Sébastienne de Damas d'une part, comme héritière de sa mère "dame Françoise Demareil", et à Jean-Baptiste de Goulhezre et ses deux sœurs d'autre part. Ce qui laisse supposer un lien d'hérédité entre la première et les trois autres.

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Données généalogiques et biographiques.

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1°) Claude-Sébastienne de Damas de MARILLAC (1699-1740) .

Nous lisons dans le bulletin de la Société archéologique de Brest, de 1902, ceci : 

https://archive.org/details/bulletindelasoc53bresgoog/page/n161/mode/2up

"La maison numéro 38 [rue de la Rampe à Brest] était, en 1740, la propriété de Claude-Sébastienne de Damas de Marillac, née à Brest, le 29 mars 1699, du mariage de Claude de Damas de Marillac, capitaine de vaisseau, décédé le 4 juillet 1740, et de Marie-Françoise de Mareil, morte le 16 septembre 1722. Le 3 mai de la même année Claude-Sébastienne avait épousé Nicolas-Martial de Choiseul de Beaupré, marquis de Praslin, capitaine de vaisseau, fils de Louis de Choiseul, comte de Beaupré, commandant des chevaux-légers de S. A. Monseigneur le duc de Lorraine et de défunte Catherine de La Barre, veuve de Marie-François de Choiseul, native de la paroisse de la Chasse, évêché de Toul, en Lorraine, Claude-Sébastienne était veuve lorsqu'elle mourut, le 26 mars 1753, à l'âge de 50 ans."

Le papier timbré indique qu'elle demeurait avant l'acte de 1743 "au Petit Couvent à Brest". Or ce Couvent est proche de la rue de la Rampe :

"Quelques années après l'installation des Jésuites, en 1694 — la communauté des Dames de l'Union Chrétienne vient s'établir dans un endroit reculé et solitaire, au milieu des champs pour ainsi dire, sur les terrains qui furent appelés le Petit-Couvent, par opposition au grand couvent des Carmes.

L'institution avait pour but d'offrir un asile aux femmes et aux veuves de qualité, sans fortune ; de convertir les filles et les femmes protestantes et de leur donner les moyens de se préparer à leur abjuration ; enfin, d'apprendre à lire, écrire et travailler aux petites filles pauvres.

Cette communauté devint très prospère. Nous la trouvons, en effet, au moment de la Révolution, quand elle fut dissoute, propriétaire de tout ce vaste îlot compris entré les rues de la Rampe et d'Aiguillon, la rue Voltaire et le Champ-de-Bataille."

 

http://www.infobretagne.com/brest-autrefois.htm

Le même document indique qu'elle est domiciliée, en 1743, au manoir de Treyer. Celui-ci se trouvait — se trouve encore—  au nord immédiat du bourg de Crozon.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/ancien-manoir/fd7bbab2-ba9e-454e-ad48-f1dbc305371d

https://www.google.com/maps/place/ZAC+du+Bourg,+29160+Crozon/@48.2523928,-4.4888374,215m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x4816c148eecf58b9:0xa1d89e4efed4642f!8m2!3d48.2482718!4d-4.4886914

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Nicolas-Martial de Choiseul, fils de Louis, baron de Beaupré, et de Catherine de la Barre, épousa d'abord, en 1711, Marie-Françoise de Choiseul, marquise de Praslin (1652-1721) ce qui lui valut le titre de marquis de Praslin. Il épousa en 1721 Clause-Sébastienne de Damas.  Cette famille vient de la Meuse et n'est pas possessionnée en Bretagne, a fortiori en Presqu'île.

https://gw.geneanet.org/ofeyssac?iz=13748&n=de+choiseul&oc=0&p=nicolas+martial

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Les droits sur le moulin de Kereuzen proviennent de la mère de Claude-Sébastienne, "dame Françoise Demareil, épouse de messire Charles COEURET sieur d'Estry Lieutenant des vaisseaux du roi". Ce qui entre en contradiction avec les données de l'article de 1904 qui mentionnent Marie-Françoise de Mareil, épouse de Claude de Damas de Marillac.

Mes recherches ne sont pas aussi concluantes que je le souhaitais. L'existence de Charles COEURET est signalée par les généalogistes : il est cité comme lieutenant du roi en 1747. Mais il n'est pas signalé qu'il soit marié.

Penchons-nous sur Claude de Damas de Marillac. Il est attesté comme capitaine des vaisseaux du roi en 1707. Il est chevalier de Saint-Louis. En 1730, il est le parrain du baptême de Corentin de GOULHEZRE de l'Isle, tandis que la marraine est Marie-Corentine du POYET (source). Celle-ci est l'une des sœurs de Jean-Baptiste de GOULHEZRE.

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=en&p=charles&n=coeuret&oc=1

Mais je ne trouve pas de trace de son mariage avec Marie-Françoise de Mareil.

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2°) Je dois donc faire un saut de coté, et m'intéresser à Jean-Baptiste de GOULHEZRE.

Cette fois-ci, les documents abondent.

https://www.tudchentil.org/IMG/pdf/Goulhezre_de_l_Isle_-_Preuves_pour_Saint-Cyr_1706_.pdf

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=fr&pz=claude&nz=kerjosse&p=jean+baptiste&n=de+goulhezre

Jean-Baptiste de GOULHEZRE, seigneur de l'Isle est né à Crozon en 1688 et décédé à Crozon le 1er juillet 1758. Il fut inhumé au château de Trébéron, comme son épouse. Il est le fils de Corentin de Goulhezre (Crozon 1660-1707, sieur de l'Isle, lieutenant de vaisseau du roi, capitaine de compagnie franche de la marine, et de Anne Gilette de MAREIL, dame de Trébéron, baptisée le 6 juin 1660 à Lesneven et décédée en 1723 ; ceux-ci se sont mariés  le 14 janvier 1687 à Crozon.

Il épousa à Châteauneuf-du-Faou Anne Louise Jacquette FURIC (1697, Châteaulin-1756 Crozon), d'où 13 enfants de 1723 à 1738. Il est l'héritier d'Anne Gilette de Mareil.

Anne Gilette de MAREIL est la fille de François de MAREIL (Crozon 1643-Crozon 1698), procureur et notaire, sieur de Trébéron et de Treboull, et de Claude BOHIER. Elle eut dix enfants, dont Pierre-Claude (Crozon 1684) puis Jean-Baptiste,  puis :

  • Marie-Corentine (1688-), mariée le 3 janvier 1710 à Crozon avec Gabriel du POYET.
  • Corentine Françoise, (Brest paroisse des Sept-Saints (ou Crozon) 1690-Manoir de Laboezer 1775), dame de Rosanbec épouse de Guillaume MITTERN (v 1688-1758) mariage le 28-12-1714 à Saint-Pol-de-Léon. Guillaume MITTERN, sieur de Rosemblay, fut le parrain de son neveu Guillaume Corentin fils de Jean-Baptiste en 1728 à Crozon.
  • Anne et François Louis, 1692
  • Corentin Laurent, 1693-1699, inhumé au manoir de Lanvagen
  • Anne Nonne, 1694
  • Joseph, 1698-1705
  • Guillaume, 1701.

http://bas-sablons.org/soret/asc/fiches/fiche419.htm#f2096

Ces données confirment qu'en 1743, les seuls héritiers d'Anne Gilette de MAREIL sont Jean-Baptiste et ses sœurs Marie-Corentine et Corentine Françoise. Elles révèlent que les deux familles GOULHEZRE et de MAREIL sont des familles nobles de Crozon depuis plusieurs générations, susceptibles toutes deux de posséder des droits sur le moulin de Kereuzen. Mais comme nous le voyons, ce moulin provient de la famille de MAREIL.

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A ce stade, il semble clair que "Françoise DEMAREIL", ou "Marie-Françoise de MAREIL", épouse de Claude de Damas de Marillac, est apparentée avec  Anne-Gillette de MAREIL, mère de Jean-Baptiste de GOULHEZRE. Mais elle elle n'apparaît pas comme sa sœur et ne figure pas parmi les enfants de François de MAREIL. Ce dernier eut de son épouse Claude BOHIER 4 enfants, dont 2 survécurent.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?n=de+mareil&oc=&p=corentin+claude

Anne Gilette eut en effet une sœur aînée, Claude de MAREIL, mariée en 1679 à Crozon avec Guillaume GUYOMAR puis en 1687 à Crozon avec Nicolas DE LIGNAGE, sieur de Villeroy. On reconnaît ici le nom mentionné dans l'acte de 1743, mentionnant comme héritière la défunte "Suzanne de LIGNAGE ET VILLEROY".

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CONCLUSION.

 

Le but de cette enquête était de trouver quelle famille noble était à l'origine  la propriétaire du moulin de Kereuzen. Les héritières et héritiers remontent tous à la famille de MAREIL, de Crozon. Ils résidaient en leur château (ou manoir) de Trébéron. Il s'agit, non pas de l'Ilôt de Trébéron en Roscanvel, mais du manoir et hameau de la pointe qui encadre, avec celle de Raguenez, la plage de l'Aber. Sa proximité avec le moulin de Kereuzen et avec la rivière de l'Aber est géographiquement évidente. Cet ancien manoir existe toujours et fait l'objet d'une notice de l'Inventaire du Patrimoine. Il est attesté dès 1426 dans les réformations de la noblesse. Il apparaît sur la carte de Cassini. En 1536, il appartient à Jacques de Kerdren (Kerdrein) sieur de Kerdren Kerbiriou et Trébéron.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-manoirs-et-metairies-nobles-de-la-commune-de-crozon/a2d8d040-53eb-451f-97ec-3145b80c23f5

En 1562, c'est un membre de la famille de Provost, père de Jehan, qui est sieur de Trébéron.

https://www.tudchentil.org/spip.php?article491

Le titre a pu avoir été apporté  à François de MAREIL par son épouse BOHIER, car De Courcy signale :

Bohier , sr de Kerboyer, par. de Lambézellec, — de Kerroc’h, — du Cosquer, — de Belair, — de Coaténez, par. de Flouzané, — de Trébéron, par. de Crozon, — de Pratanlouët, — de Pencrec’h, — de Kerferré.

Ext. réf. 1670, six. gén., montre de 1534, par. de Lambézellec, év. de Léon.

d’or, au lion d’azur

Mais Philippe de MAREIL, père de François, est dit déjà sieur de Trébéron. Il avait épousé Gilette de ROSPIEC, née à Pont-Croix en 1608. Son fils Corentin épousa à Crozon le 13 avril 1670 Michelle BOHIER.

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Pol de Courcy signale que la famille de MAREIL, portant échiqueté d'hermines et de gueules et sieurs de Kerrun, de Trébéron, de Keramprovost, de Keraudren et de Hauteville, paroisse de Crozon ont été déboutés à la réformation de 1671 face à une famille portant même nom et mêmes armes.

Enfin, parmi les titres de la famille de Goulhezre  décrits par Pol de Courcy, on trouve — sans doute , pour Trébéron, par cette alliance avec François de MAREIL —, "sieurs de Trémet, de Quélern et de Trébéron, paroisse de Crozon". On a vu que Jean-Baptiste de GOULHEZRE et son épouse y furent inhumés.

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DERNIÉRE MINUTE : le marquisat de KERMAREC, propriétaire de Kereuzen en 1708.

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Je lis dans l'article de Didier Cadiou (2000) qu'en 1708, "à Crozon, les moulins à eau de Pont-Men et de Kereuzen dépendent également de la seigneurie de Rosmadec. ". L'information provient d'un aveu au roi de François-Louis Rousselet marquis de Châteaurenault et comte de Crozon (Arch. dep. Loire-Atlantique, B.2010).

Neuf moulins dépendaient du marquisat de Rosmadec, parfois difficiles à identifier et parmi lesquels, outre Kereuzen, les moulins à eau de Kernon, Milin-Nevez, Milin ar Mab-bihan, Porzh ar-Milin,  à Telgruc.

Note.

Le vicomte de Rohan céda en 1603  à Sébastien de Rosmadec Crozon et le Porzay. Celui-ci en vendit en 1647 une partie à Jean du Han, époux de Claude de Goulaine baronne du Poulmic. (SAF 1930).

« La presqu'île de Crozon étant un ensemble de seigneuries – Comté de Crozon – Baronnie de Poulmic – Marquisat de Rosmadec – Seigneurie de Launay – Seigneurie du Lez – Seigneurie abbatiale de Landévennec, sachant que 20% des revenus financiers de chacune sont liés à la production de farine grâce aux banalités (versements monétaires réguliers), chaque seigneur se fait construire des moulins à vent, à eau, à foulon ou à marée pour assurer à son fief un rayonnement incontestable. Chaque rang de noblesse offre des prérogatives d'installation du moulin. Les vassaux se contentent de construire leurs propres moulins à 4466 mètres minimum de leur seigneur. « 

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/histoire-locale/moulins-001.php

 

 

 

Carte de Cassini https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom#

Carte de Cassini https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom#

SOURCES ET LIENS.

Site Geneanet

 

Brice Rabot. La comptabilité d’une seigneurie foncière bretonne à la fin du Moyen Âge : la Blanchardais. Brice Rabot. 2018. ffhal-01883205f

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01883205/document

— CADIOU (Didier), 2000, "Les moulins de la presqu'île de Crozon", Avel Gornog n°8, juin 2000, pages 4-14.

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Published by jean-yves cordier - dans Moulins Crozon
17 novembre 2021 3 17 /11 /novembre /2021 16:18

Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures.  Peinture de libellules dans quelques manuscrits des collections étrangères (British Library, Morgan Library ...).

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Voir aussi :

 

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PRÉSENTATION.

Dans le cadre d'une étude sur les noms donnés aux Odonates (Libellules), et face à la constatation que ces insectes n'apparaissent que très tardivement dans notre vocabulaire, d'abord en latin scientifique au XVIe siècle (Libella, Rondelet 1555 et Thomas Moffet 1634 ), puis en français avec "Demoiselle" (Réaumur, 1682) et enfin en latin scientifique avec Libellula (Linné 1746) traduit en Libellule en notre langue par Olivier, la question s'est posée de la représentation que pouvait se faire les êtres humains de ces insectes.

J'ai donc étudié la représentation des Libellules dans les enluminures des manuscrits français de la BNF et des collections départementales, pour constater la part de lion que se taillait, dans les Grandes Heures d'Anne de Bretagne, les enluminures de Jean Bourdichon entre 1503 et 1508, avec une centaine de Libellules figurant sur les feuillages de l'herbier. Les modèles n'y sont pas fidèles à la réalité, même si on croit reconnaître L. depressa, mais ils témoignent d'un souci de vraisemblance qui rompt avec les figures stylisées des manuscrits antérieurs.

À peine quelques années plus tard, un artiste anonyme (Alexander Bening ??) a peint pour le Bréviaire Grimani (1510-1520) quatre libellules, dont une exceptionnelle Aeschne grandeur nature en trompe l'œil très convaincant, même pour un entomologiste. Les bordures de ce Bréviaire, et cette Aeschne en particulier témoignent des techniques d'un ensemble de miniaturistes qui à partir de 1470 entre Bruges et Gant (école ganto-brugeoise) affirmèrent leur soin de rendre compte des spécimens de la nature (fleurs, papillons, oiseaux, insectes) en en imitant soigneusement l'aspect.

Je poursuis ma recherche en étudiant des manuscrits issus des collections étrangères. On y constate le même phénomène. Jusqu'aux années 1470-1480, les libellules sont très nombreuses dans les bordures (et exclusivement dans les bordures) des enluminures, mais de façon extrêmement schématique, sans qu'on puisse y reconnaître une Espèce, que dis-je, un Genre, que dis-je, une Famille. Un Sous-ordre des Odonates, tout au plus. Ils s'insèrent dans des saynètes humoristiques ou des scènes fantastiques et ne sont pas figurés pour eux-mêmes. Ce sont des signes conventionnels.

Puis, à partir de 1470, mais uniquement en Flandres ou chez les artistes influencés par les flamands (dont J. Bourdichon), nous voyons apparaître des libellules plus ressemblantes aux espèces naturelles, avec ces ombrages et techniques de trompe l'œil propre à l'école ganto-brugeoise. Les Heures Emerson-White, et surtout le manuscrit Beinecke ms 287 en donnent de beaux exemples. Sur ce dernier, une Aeschne (A. cyanea ??) du folio 161 détrône, par sa date (fin XVe), celle du Bréviaire Grimani.  La Zygoptère du folio 556 du Bréviaire d'Eléonore du Portugal est également remarquable.

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Au total, pour l'histoire de l'Entomologie tout comme pour l'histoire de l'art, il y eut un virage dans la représentation des insectes, qui a suivi avec retard le même virage en Botanique. Entre 1470 et 1520, les artistes donnèrent à voir à leur contemporains un pan de la réalité qui (a priori) leur échappait. Et cette révolution de l'attention a précédé de trente ans la première dénomination des Odonates.

Cette évolution suit celle qu'à connu l'art du portrait (Epoux Arnolfini de Jan Eyck en 1434, autoportrait de Dürer en 1500), le substantif "portrait" apparaissant en 1538 dans son acceptation moderne. Ou la représentation du paysage au XIVe siècle, puis l'apparition du terme "paysage" en 1549 (CNRTL).

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On y verra la naissance et les progrès du regard scientifique, soucieux d'observer et imiter la Nature pour l'ordonner (taxonomie) et la maîtriser, et, plus globalement le passage d'une ontologie "analogique" des humains occidentaux au Moyen-Âge, privilégiant les correspondances, vers l'ontologie "naturaliste" que nous partageons tous ( cf. Philippe Descola, Les Formes du visible, 2021).

C'est ce changement de regard et de paradigme qui rend passionnant l'examen des enluminures qui vont suivre : elles nous racontent l'histoire de notre rapport au monde, elles nous parlent de nous-mêmes et nous interrogent. Nous assistons-n certes à un "progrès", mais aussi à un changement de référentiel.

Les voies d'accès aux systèmes de pensée ne sont pas si nombreuses, pour comprendre comment vivaient (il y a à peine 250 ans)  les humains dépourvus de tout mot pour dire "libellule"!

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QUATORZIÈME SIÈCLE

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British Library Add MS 42130, The Luttrell Psalter, England, 1325-1340, f. 36v.
www.bl.uk/manuscripts/Viewer.aspx?ref=add_ms_42130_f036v

Psautier de sir Geoffrey Luttrell (1276-1345), d'Irnham, dans le Lincolnshire.

 

Une libellule fait face à une créature hybride (visage et buste humain, queue serpentiforme) qui lui fait une grimace et lui tire la langue. Les ailes écartées et les yeux contiguës permettent de classer cet Odonate parmi les Anisoptères. L' abdomen bleu annelé et le thorax bleu barré, la représentation des appendices anaux, la différence qui est faite dans la nervation entre le champ antérieur et le champ quadrillé postérieur, témoignent d'une observation finalement  assez fine d'un spécimen naturel. On pense, par exemple, à une Aeschne, genre qui sera le premier à bénéficier (bréviaire Grimani) d'une représentation presque "scientifique".

Mais l'inclusion de l'insecte dans une "drôlerie" non réaliste, sa situation marginale dans l'enluminure, l'absence d'ombre, de perspective, de relief ou d'un environnement naturel montre que la représentation relève bien d'une ontologie non "naturaliste" (Descola 2016). Le but n'est pas de donner à voir l'insecte lui-même dans sa "réalité" entomologique, mais d'égayer la lecture du Psautier , ici le psaume 17 verset 32 à 36. La consultation du texte biblique et de sa traduction montre qu'il n'y a aucun rapport entre le sens du texte, et la marge.)

Les 10 grandes et les petites initiales historiées contiennent, à coté de figures bibliques, des créatures hybrides ou des fous. Plus de 400 bordures sont décorées de scènes en bas-de-page, aux couleurs dorées, contenant une grande variété de motifs figuratifs, feuillagés parfois religieux (saint Jacques en pèlerin), d'êtres monstrueux, et de scènes de genres. Les animaux "au naturel" sont rares : sanglier f.19v, oies f.19r, par exemple, mais la plupart sont déformés en hybrides monstrueux.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library, MS M.75,  Bréviaire, France, Paris, ca. 1350, fol. 111r

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/22/77086

Sur la marge inférieure, deux hommes tentent d'attraper (ou de se débarrasser, en les frappant d'une chemise) d'insectes à quatre ailes, dont nous ne pouvons dire s'il s'agit de papillons, ou de libellules.

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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QUINZIÈME SIÈCLE

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British Library, Harley MS 7026, Lovell Lectionary, Angleterre (probablement Glastonbury), c. 1400 – c. 1410, f. 13r, détail 

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http://www.bl.uk/manuscripts/FullDisplay.aspx?ref=Harley_MS_7026/1

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L'insecte qui combat un dragon de même taille, est si complètement irréaliste qu'il est abusif d'y voir une Libellule adulte, malgré ses quatre ailes, ses yeux écartés en perle, et son corps fin.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library, , MS M.1004 , Livre d'Heures de Charlotte de Savoie ( épouse de Louis XI),  France, Paris, ca. 1420-1425, fol. 19v

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/24/76924

Parmi les enluminures, deux sont attribuées au Maître de Bedford  (fols. 17r, 63v); trois au Maître de Guy de Laval ou Maître de Guise (51r, 54r, 95r);  six au Maître du Morgan 453 (44v, 58v, 64r, 89v, 143r, 146v);  six au Maître des Heures de Spitz (7r, 8r, 9r, 9v, 10v, 13v); et cinq à un élève du Maître de Boucicaut (33r, 40v, 47v, 78r, 99v).

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 Dans la marge, envahie par les rinceaux qui naissent des lettrines du texte, et qui fleurissent en fleurettes (et un iris en haut à gauche), un dragon et un singe se combattent en partie inférieure.

Dans la marge gauche, une libellule de couleur verte (tête, thorax et abdomen) a les ailes serrées au dessus du thorax. Le voisinage avec la scène de drôlerie fantastique montre que le propos de l'artiste n'est pas de rendre compte d'un environnement naturel, mais de distraire la royale lectrice.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library, MS M.1004 , Livre d'Heures à l'usage de Paris pour   Charlotte de Savoie, France, Paris, ca. 1420-1425, fol. 72v

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/95/76924

 

 Le texte est celui du psautier de la Vulgate. Dans la marge, envahie par les rinceaux qui naissent des lettrines du texte, et qui fleurissent en fleurettes , on trouve un homme hybride portant un chapeau de cardinal, un dragon, une tortue (en haut à gauche), et une libellule, proche de la précédente et vue de profil .

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library,  MS M.157, Livre d'Heures, France, ca. 1440,fol. 27r

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/20/77035

À défaut de pouvoir zoomer l'image, il est difficile de voir, dans la marge latérale droite, cette libellule aux ailes bleues parmi les rinceaux, à coté des oiseaux (paons), et des papillons, des anges et de l'homme qui agrippe une vigne.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library,  MS M.157, Livre d'Heures, France, ca. 1440, fol. 68r

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/20/77035

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library,  MS M.82, Livre d'Heures, Pays-Bas, 1440-1449, fol. 33r

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/3/76830

La libellule est figurée de profil, dans la marge inférieure, à coté d'une fontaine, tandis que parmi les rinceaux se voit un échassier hybride.

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library, , MS M.190, Livre d'heures  France, Poitiers, ca. 1450, fol. 42r

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/3/77099

Sur la marge inférieure, autour d'une mare qui accueille des canards ou cygnes, des plantes (joncs) abritent des oiseaux, puis le décor change d'échelle et abandonne la notion de relief pour faire alterner des violettes, des œillets, des feuilles de houx et des fraisiers, habitées par des oiseaux, un papillon, un escargot. La libellule qui les accompagne est vue de profil, les ailes bleutées réunies et dressées.

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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La Bible de Gutenberg de 1453. Staatbibliotzk Preussicher Kulturbesicht, Berlin

https://www.facsimiles.com/facsimiles/gutenbergs-bible-the-42-lined-bible-codex-berlin#&gid=1&pid=4

Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library, , MS M.1003, Livre d'Heures, France, peut-être à  Paris ou nord-est de France, ca. 1465, fol. 82v,

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/20/76920

Les scènes religieuses occupent une lancette et trois médaillons illustrant l'Annonce faite aux bergers. Le reste de la surface est livrée aux rinceaux et de deux personnages hybrides tirant de l'arc. La présence d'une libellule n'est pas certaine.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library,  MS M.73,Livre d'Heures, France, Paris, ca. 1470, fol. 30r

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/19/77002

La bordure florale ( violette, œillets, campanules, fraisiers) sont habitées par des oiseaux et une libellule  en marge inférieure. Celle-ci est vue à la fois de dessus (tête aux yeux écartés, en perle) et de profil (ailes bleutées dressées au dessus du corps, qui est bleu et annelé).

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

 

Morgan Library,  MS M.1055,  Livre d'Heures, France, Rouen, ca. 1465-1475,fol. 13r. Enluminure par un suivant du Maître de Coëtivy.

http://ica.themorgan.org/manuscript/76802

Sur la droite de la  bordure à rinceaux fleuris, parmi des fraisiers, un fou au bonnet à clochettes tire la langue tout en saisissant une libellule par l'extrémité de la queue. Il tient un fouet sous le coude gauche.

 

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Morgan Library, Livre d'Heures, France, Rouen, ca. 1465-1475 MS M.1055 fol. 13r

 

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Heures Emerson-White, Houghton Library Harvard University, MS Typ 443. Livre d'heures, 1485-1490. Folio 7r calendrier mois de juin. Folio 64v  et 96r en bordure du texte .

https://iiif.lib.harvard.edu/manifests/view/drs:49314349$1i

https://heritagesciencejournal.springeropen.com/articles/10.1186/s40494-018-0211-4

Le livre aurait appartenu à Jeanne la Folle, reine d'Espagne. Le texte est écrit en  gothique rotunda sur une seule colonne. Chaque page a une bordure extérieure en peinture a tempera et or de style trompe-l'œil. De nombreuses pages ont des bordures complètes dans ce style. Il y a 7 miniatures pleine page, 14 bordures historiées, 28 initiales historiées, et 24 illustrations de calendrier en tempera et en or. (Au moins 23 autres miniatures d'origine dans le ms sont maintenant manquantes.) Les enlumineurs comprennent le Maître des Miniatures de Houghton (nommé pour ce manuscrit) actif de 1476 à 1480 (flamand, probablement de Gand ), l'un des Associés de Gand du Maître de Marie de Bourgogne,  Simon Marmion (Amiens 1420- Valenciennes1489) et le Maître du livre de prières de Dresde (actif de 1470 à 1500). Ce dernier est un précurseur de l'école ganto-brugeoise. Le manuscrit, actuellement de 248 folios a été composé à Valenciennes, Gand et Bruges à la fin des années 1470 ou le début des années 1480.

 

 

 

Alors que les enluminures contiennent d'innombrables fleurs, très réalistes et identifiables, et de nombreux papillons diurnes ou nocturnes qu'on peut parfois identifier (Piérides, Gazé), nous ne trouvons que trois libellules. Les effets de trompe l'œil sont créés par l'ombrage des insectes (mais aussi des rinceaux sur un fond doré),  par la superposition de leurs corps sur le rinceau fleuri (qui reste visible à travers la transparence des ailes), par l'empiètement des ailes sur l'enluminure centrale ( (f.64) ou sur la marge extérieure (f.96), donnant l'illusion que la libellule est venue se poser sur la page.

Les yeux écartés de la tête, en perle, et le corps fin permettent d'affirmer le sous-ordre des Zygoptères. La couleur verte ou bleue métallique du corps pourrait orienter vers des familles (Lestidae, Calopterygidae). Les ptérostigmas sont représentés, mais sans réalisme, parfois au nombre de deux par aile.

Ce manuscrit crée une rupture par rapport à tous ceux que nous avons examiné, par son souci de réalisme et de naturalisme et de trompe-l'œil. Ce style a été introduit en Flandres vers 1470. La lecture de la bibliographie n'a pas permis d'attribuer les trois folios à un peintre particulier. Ainsi, pour le calendrier, seuls les cocardes calendaires sont attribuées au Maître du livre de prières de Dresde. De même, seule l'initiale historiée du folio 96r lui est attribuée (D.B. Mayer).

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Folio 7r calendrier mois de juin.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library,  MS M.1093, Livre d'Heures,  France, Rouen, enluminé par le Maître de l'échevinage de Rouen ca. 1470,fol. 139r.

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/15/76917

Une libellule stylisée, verte aux ailes bleutées est posée sur une fraise.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library, , MS M.167, Livre d'Heures, France, Rouen, ca. 1470,fol. 159r

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/16/77139

Une libellule occupa la marge de droite ; ses yeux en perle la range parmi les Zygoptères, mais i n'y a aucun réalisme.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library,  MS M.815, Livre d'Heures, France, Paris, entre 1471 et 1485, fol. 26v,

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/35/147111

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La libellule occupe la marge gauche. Le corps est fin, les ailes dressées.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

 

 

Morgan Library, MS M.198,  Livre d'Heures, France, Amiens, ca. 1480, fol. 49r

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/10/77085

Petite libellule stylisée vue de haut dans la marge droite.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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 London, The British Library, Yates Thompson MS 32, Chroniques abrégées des Anciens Rois et Ducs de Bourgogne, attribuées à Olivier de la Marche, 1485/86, Bruges f. 13r .

http://www.bl.uk/manuscripts/Viewer.aspx?ref=yates_thompson_ms_32_fs001r

Philippe le Bon est intronisé parmi les membres des Chevaliers de la Toison d'Or, tandis qu'un lion est assis à ses pieds, avec dans  une bordure fleurie, une libellule, un insecte de couleur orange, des fraises, des raisins, des violettes et des œillets. Au centre, une dame vêtue d'une longue robe est assise par terre, avec un chien blanc à ses côtés.

La libellule vue de profil a le corps bleu et annelé, la tête et le thorax bleu ; les pterostigmas sont peints.

Le semis de fleurs sur fond doré, où les ombres sont indiquées, relève de l'école flamande.

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library,  MS M.231,  Livre d'Heures, Paris, ca. 1485-1490, fol. 76r

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library,  M.463 Bréviaire, France, peut-être Toulouse, ca. 1490, fol. 566v

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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 Morgan Library MS M.934, Psautier,  France, Paris, entre 1495 et 1498, fol. 68v,

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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 Morgan Library MS M.934, Psautier,  France, Paris, entre 1495 et 1498, fol. 92r,

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library MS M.1039,  Livre d'Heures, France, Lorraine, 1490-1495, fol. 102r

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library MS M.934, Psautier,  France, Paris, entre 1495 et 1498, fol. 146r

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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 Morgan Library MS M.934, Psautier,  France, Paris, entre 1495 et 1498, fol. 146v,

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Morgan Library MS M.934, Psautier,  France, Paris, entre 1495 et 1498,fol. 164r,

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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 Morgan Library MS M.934, Psautier,  France, Paris, entre 1495 et 1498, fol. 198v,

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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 Morgan Library MS M.934, Psautier,  France, Paris, entre 1495 et 1498, fol. 199r,

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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 Morgan Library MS M.934, Psautier,  France, Paris, entre 1495 et 1498,fol. 210v,

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Beinecke MS 287  Livre d'Heures.  Fin du XVe siècle. folio 161r et 161v.

https://brbl-dl.library.yale.edu/vufind/Record/3433117

https://collections.library.yale.edu/catalog/2004052?child_oid=1025788

https://collections.library.yale.edu/catalog/2004052

Écrit en écriture gothique ronde par un copiste.

Miniatures, bordures et initiales de très haute qualité, exécutées par un artiste de l'école ganto-brugeoise. Dans le calendrier, 24 miniatures, peintes de telle sorte que l'espace écrit semble se superposer à une image pleine page; le signe du zodiaque pour chaque mois est placé dans un petit ovale d'or ou de gris au-dessus de la deuxième page pour chaque mois. Chaque page de calendrier est enfermée dans un cadre d'or et de brun.

Six miniatures avec des bordures pleines, dans des cadres. Le manuscrit contenait presque certainement 16 autres miniatures à pleine page qui sont maintenant manquantes.  Douze initiales illuminées, 5 lignes, lettres formées d'acanthes d'entrelacs sur fond rose et / ou bleu, marron et vert, ou bleu et vert; les bordures de fleurs ou d'éléments architecturaux. Décoration de bordure sur chaque page sans bordure: un oiseau, une fleur, un grotesque, un bijou, un insecte ou, occasionnellement, un ustensile de ménage, dans chacune des trois marges extérieures, tracé et peint au verso suivant. Les initiales à une et deux lignes dans le même style que les initiales à 5 lignes, avec des motifs bleus ou roses. Remplisseurs de ligne ruban dans le même style. Rubrique en cramoisi pâle: en calendrier, pour les mois, les dates et les fêtes importantes.

Sur les pages 161r et161v qui se font face, la bordure est laissée blanche et ne reçoit, comme des spécimens, que quatre papillons et deux libellules en aplat avec un léger effet d'ombrage. Celles-ci sont identiques. Malgré les ailes relevées pour les besoins de l'illustration, ce sont à l'évidence des Anisoptères,  dont la tête bleu et verte et le thorax vert reproduisent assez scrupuleusement une Aeschne, a priori Aeshna cyanea.

Il s'agirait donc de la première représentation naturaliste d'un Anisoptère, dont on ne s'étonne pas qu'elle relève de l'école ganto-brugeoise, mais qui est, bien que la date soit imprécise, antérieure à l'Aeschne du Bréviaire Grimani (cf. infra)

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Beinecke MS 287  Livre d'Heures.  Fin du XVe siècle. folio 123r et 123v.

https://collections.library.yale.edu/catalog/2004052?child_oid=1025788

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Beinecke MS 287  Livre d'Heures.  Fin du XVe siècle. folio 189r et 189v.

https://collections.library.yale.edu/catalog/2004052?child_oid=1025788

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Beinecke MS 287  Livre d'Heures.  Fin du XVe siècle. folio 202r et 202v.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Beinecke MS 287  Livre d'Heures.  Fin du XVe siècle. folio 210r et 210v.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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PREMIER QUART DU SEIZIÈME SIÈCLE.

Morgan Library, MS M.291, Livre d'Heures , France, Tours ou Paris 1490-1500 folio 14r, enluminure par Jean Bourdichon et atelier. Bourdichon est-il l'auteur des marges ? Il suscite notre intérêt car il a enluminé le Grand Livre d'Heures d'Anne de Bretagne, riche d'une centaine de Libellules posées sur les plantes de l'Herbier.

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/2/77411

 

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 Morgan Library,  MS M.291,  Livre d'HeuresFrance, Tours ou Paris, entre ca. 1490-1510, enluminures par Jean Bourdichon, et Jean Pichore pour ce folio 66r.

 

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 Morgan Library, MS H.5 Livre d'Heures, France, Paris, ca. 1500,  fol. 72r. Trois artistes, 512 marges enluminées.

 

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 Morgan Library, MS H.5 Livre d'Heures, France, Paris, ca. 1500,  fol. 72v. 

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

 

 

 Morgan Library, MS H.5 Livre d'Heures, France, Paris, ca. 1500, fol. 96r,

 

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 Morgan Library, MS H.5 Livre d'Heures, France, Paris, ca. 1500,  fol. 96v, 

 

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 Morgan Library, MS H.5 Livre d'Heures, France, Paris, ca. 1500, fol. 131r

 

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 Morgan Library, MS H.5 Livre d'Heures, France, Paris, ca. 1500,  fol. 131v.

 

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 Morgan Library, Livre d'Heures, MS M.1114 fol. 43r France, Paris, début XVIe siècle century

 

 

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Morgan Library,  Book of Hours, MS M.1114 fol. 78r France, Paris, early 16th century

 

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 Morgan Library,  Livre d'Heures, MS M.390 fol. 184v Belgique, Bruges, ca. 1500. Enluminé par le Maître de Sir George Tabot pour Jean II Carondelet, archevêque de Palerme et chancelier de Flandres. 

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/46/112350

Nous retrouvons le style de l'école ganto-brugeoise avec la fidélité à la réalité et les ombrages en trompe l'œil, ou les fleurs semés sur le fond uniforme.

 

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 Morgan Library,  MS M.52 Bréviaire franciscain d'Éléonore du Portugal, Bruges ou Gant, ca. 1500, fol. 556r par le Maître du Premier Livre de prière de Maximilien (Alexandre Bening ?), et par le Maître de Jacques IV d'Ecosse, parfois identifié à Gérard Horenbout .

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/88/77004

Marges : fleurs en herbe et pleines, y compris les violettes, les œillets, les roses, les bleuets et les fraisiers, et habitées par une libellule évoquant un Zygoptère, mais aux ailes écartées (comme les Lestidées ?).

 

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MS. M.52, New-York, Copyright Morgan Library

MS. M.52, New-York, Copyright Morgan Library

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Un pas de coté dans la peinture.

La Vierge à l'Enfant avec une libellule du Maître de Saint-Gilles, vers 1500.

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https://www.metmuseum.org/art/collection/search/459073

L'insecte est difficile à voir, du moins sur les reproductions, mais le sujet est intéressant. L'Enfant tient une libellule par la queue entre pouce et index ; elle est accrochée par un fil tenue dans la main gauche. On considère qu'il s'agit du symbole du Diable. On devine la forme recourbée de la libellule dont la tête se dissimule dans la chevelure de Marie.

 

 

 

Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

 

 

  Morgan Library,  MS M.160 France, Livre d'heures, Paris, 1500-1510, fol. 1v

http://ica.themorgan.org/manuscript/77079

 

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 Morgan Library,  MS M. 8 Bréviaire à l'usage de Rome pour Guy de Castelnau-Bretenoux évêque de Périgueux (1511), France )(sud de ?), ca. 1511, fol. 23v

 

http://ica.themorgan.org/manuscript/page/17/76862

Marges décorées d'une bordure d'ornement fleuri comprenant raisins, marguerites, campanules, violettes, ancolies, fraisiers et chardons et habitées par une libellule et un escargot. Le texte est la première leçon en première nocturne pour Matines le 12.29, fête de Thomas Becket.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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 Morgan Library,  Livre d'Heures, MS W.30 fol. 60r,  France, probablement Paris, ca. 1500-1510.

Marges ornées de bordure d'ornement fleuri comprenant marguerite, fraise, violettes et chardons dans des médaillons, habité par une libellule et un  oiseau.

 

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99(2138). Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 781v.

Bréviaire à usage franciscain.

Voir :

https://www.lavieb-aile.com/2018/02/zoonymie-des-odonates-avant-l-ere-des-noms-celle-des-enluminures.quatre-libellules-du-breviaire-grimani-1510-1520.html

NNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN

 

 

 

 

 

Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99(2138). Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 781v.

Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99(2138). Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 781v.

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.
Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99(2138). Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 781v.

Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99(2138). Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 781v.

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Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99(2138). Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 167v.

Image : Tiziana Plebani 

 

 

Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99(2138). Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 167v.

Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99(2138). Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 167v.

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Morgan Library, MS M.74, Livre d'Heures,  Pays-Bas, ca. 1520, fol. 34r

Notice MS : http://www.themorgan.org/manuscript/76827

Notice image : http://ica.themorgan.org/manuscript/page/4/76827

Le Livre d'Heures à l'usage de Rome (Heures de la Vierge) et d'Utrecht (Litanies, Office des morts), a peut-être été écrit (en écriture bâtarde) et enluminé aux Pays-Bas vers 1520 par différents artistes flamands et hollandais ; il est attribué au Maître du Livre de prière de Dresde. Une miniature en pleine page, 28 grandes miniatures, 16 petites, 11 initiales ornées. C'est un bel exemple du style de l'école des enlumineurs de Gand-Bruges, dans sa période tardive, et de son souci de fidélité à rendre les objets naturels.

Kren & McKendrick p.355.

 

L'initiale D du texte des Laudes Deus in adiutorium meum intende est  encadrée par une tige écotée torsadée sur elle-même par un nœud plat. L'initiale contient la scène de la Visitation. Dans la bordure, des fleurs sans tiges, ou à  tiges très courtes, souvent sans feuilles, sont éparpillées sur la page avec effet de trompe-l'œil par ombres projetées. Ce sont, en boutons ou épanouies, des œillets rouges, des roses blanches Rosa x alba ou des roses  rouges, des fraises, des myosotis, ds pâquerettes. Les insectes sont représentées par une mouche et une libellule. Un singe accroupi coiffé d'un capuchon et portant un scapulaire tient un chapelet.

La libellule a des ailes grises dressées obliquement ; son abdomen est bleu à marques blanches, son thorax en tonnelet est jaune, les yeux bleus à  pupille blanche sont écartés de part et d'autre d'un petit museau.  

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Morgan Library, MS M.74, Livre d'Heures,  Pays-Bas, ca. 1520, fol. 34r

Morgan Library, MS M.74, Livre d'Heures,  Pays-Bas, ca. 1520, fol. 34r

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Morgan Library, MS M.74, Livre d'Heures,  Pays-Bas, ca. 1520, fol. 46r

Image : http://ica.themorgan.org/manuscript/page/6/76827

L'initiale D débute le même texte latin que le le folio 34r Deus in adiutorium meum intende pour les Primes (ad prima) des Heures de la Vierge. Elle renferme une tige fleurie. Les marges sont décorées de bordures de fleurs éparpillées, notamment de pâquerettes, de Viola tricolor, de lis, d'un iris bleu, de myosotis d'œillets et de fraises, et sont habitées par une libellules et deux papillons blancs à ocelles noires (Piérides ?). En bas, un singe mendiant, couvert d'un chapeau et d'un  manteau,précède un singe femelle, dont la main droite tient une béquille car son  pied droit est immobilisé dans une attelle. Elle mène par les rênes un âne bridé, portant dans  dans ses sacs de selle tissés deux groupes de trois petits singes.

La libellule est la même que celle du folio 34r.

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Morgan Library, MS M.74, Livre d'Heures,  Pays-Bas, ca. 1520, fol. 46r.

Morgan Library, MS M.74, Livre d'Heures,  Pays-Bas, ca. 1520, fol. 46r.

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DIX-SEPTIÈME SIÈCLE.

 

 Morgan Library,  La vérité à la place des ombres, MS M.21 fol. 210R La vérité à la place des ombres, France, Paris, 1679

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Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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British Library, Burney MS 132, De bello gallico, César, folio 2, emblème des Visconti (cardinal Eugenio Viscont 1713-1798 ?)

 

https://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/record.asp?MSID=1415&CollID=18&NStart=132

Zoonymie des Odonates. Avant l'ère des noms, celle des enluminures. Quelques manuscrits étrangers.

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SOURCES ET LIENS.

 

 

 

 

 

— PIERPONT MORGAN LIBRARY , New-York

70 réponses sur la base de données pour l'interrogation "dragonfly"

http://ica.themorgan.org/search/search.asp?zoom_sort=0&zoom_query=dragonfly&zoom_per_page=dix&zoom_and=0

 

CORSAIR Online Collection Catalog

http://ica.themorgan.org/search/search.asp?zoom_sort=0&zoom_query=dragonfly&zoom_per_page=10&zoom_and=0

— MONTSERRAT (V.J.) 2016, Los arthopodos en los libros iluminados de la edad media Europa Boletín de la Sociedad Entomológica Aragonesa (S.E.A.), nº 58 (30/06/2016): 259–331

http://www.sea-socios.com/Boletines/PDF/Boletin58/259-331BSEA58.pdf

Dragonfly from the Lovell Lectionary (c. 1400 – c. 1410), England, probably Glastonbury, The British Library (Harley MS 7026, f. 13r), London.

 Dragonfly? in the Book of Hours of Charles V (between 1501 y 1600?), Biblioteca Nacional (VITR/24/3, f.12), Madrid.

Dragonfly? in the Chroniques abrégées des Anciens Rois et Ducs de Bourgogne (c. 1485-1490), Bruges, The British Library (Yates Thompson 32 f. 13), London.

Dragonfly in the Book of Hours in use in Paris (towards 1460-1465), University of Sydney Library (Rare Books and Special Collections).

Dragonfly in the Breviary of Belleville (1323-1326), Bibliothèque Nationale Français, Paris.

Dragonfly and butterflies in the Annunciation of Book of Hours (c.1405 - 1410) attributed to Zebo da Firenze, Master of Initial Brussels, Paris, The British Library (Add 29433, f. 20), London.

Dragonfly from De bello gallico (2nd quarter of the 15th century) Italy, The British Library (Burney MS 132, f. 2r), London.

Dragonfly and beetle in the Book of hours (between 1501 and 1600?), France, Biblioteca Nacional (Res/187), Madrid.

Dragonfly and fly in the Book of hours (between 1501 and 1600?), France, Biblioteca Nacional (Res/187), Madrid.

 

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— MORRISSON (Elisabeth), KREN (Thomas), 2007, Flemish Manuscript Painting in Context: Recent Research

Getty Publications, 8 janv. 2007 - 208 pages

https://books.google.fr/books?id=AxdHAgAAQBAJ&dq=BRUKENTHAL+BREVIARY&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

A companion to the Getty’s prize-winning exhibition catalogue Illuminating the Renaissance: The Triumph of Flemish Manuscript Painting in Europe, this volume contains thirteen selected papers presented at two conferences held in conjunction with that exhibition. The first was organized by the Getty Museum, and the second was held at the Courtauld Institute of Art under the sponsorship of the Courtauld Institute and the Royal Academy of Arts. Added here is an essay by Margaret Scott on the role of dress during the reign of Charles the Bold.

 

MORRISSON (Elisabeth), Chapitre 12 iconographic originality in the Master of the David Scenes in the Grimani Breviary page 149

 

— KREN (Thomas), MCKENDRICK (Scot), 2003, Illuminating the Renaissance : The Triumph of Flemish Manuscrit Painting in Europe, Getty Publications, 591 pages.

https://books.google.fr/books/about/Illuminating_the_Renaissance.html?id=tyA2AgAAQBAJ&redir_esc=y

 

This comprehensive and richly illustrated catalogue focuses on the finest illustrated manuscripts produced in Europe during the great epoch in Flemish illumination. During this aesthetically fertile period – beginning in 1467 with the reign of the Burgundian duke Charles the Bold and ending in 1561 with the death of the artist Simon Bening – the art of book painting was raised to a new level of sophistication. Sharing inspiration with the celebrated panel painters of the time, illuminators achieved astonishing innovations in the handling of color, light, texture, and space, creating a naturalistic style that would dominate tastes throughout Europe for nearly a century.

Centering on the notable artists of the period – Simon Marmion, the Vienna Master of Mary of Burgundy, Gerard David, Gerard Horenbout, Bening, and others – the catalogue examines both devotional and secular manuscript illumination within a broad context: the place of illuminators within the visual arts, including artistic exchange between book painters and panel painters; the role of court patronage and the emergence of personal libraries; and the international appeal of the new Flemish illumination style. Contributors to the catalogue include Maryan W. Ainsworth, curator of European paintings at the Metropolitan Museum of Art; independent scholar Catherine Reynolds; and Elizabeth Morrison, assistant curator of manuscripts at the Getty Museum.

 

Ce catalogue complet et richement illustré se concentre sur les plus beaux manuscrits illustrés produits en Europe à la grande époque de l'enluminure flamande. Au cours de cette période esthétiquement fertile - commençant en 1467 avec le règne du duc de Bourgogne Charles le Hardi et se terminant en 1561 avec la mort de l'artiste Simon Bening - l'art de la peinture de livre a été élevé à un nouveau niveau de sophistication. Partageant leur inspiration avec les célèbres peintres sur panneaux de l'époque, les enlumineurs ont réalisé des innovations étonnantes dans la gestion de la couleur, de la lumière, de la texture et de l'espace, créant un style naturaliste qui dominera les goûts dans toute l'Europe pendant près d'un siècle.

Centré sur les artistes notables de l'époque - Simon Marmion, le maître viennois de Marie de Bourgogne, Gérard David, Gérard Horenbout, Bening et d'autres - le catalogue examine à la fois l'enluminure dévotionnelle et laïque des manuscrits dans un large contexte : la place des enlumineurs au sein de les arts visuels, y compris les échanges artistiques entre peintres de livres et peintres sur panneaux ; le rôle du mécénat des tribunaux et l'émergence des bibliothèques personnelles ; et l'attrait international du nouveau style d'éclairage flamand. Les contributeurs au catalogue incluent Maryan W. Ainsworth, conservatrice des peintures européennes au Metropolitan Museum of Art ; la chercheuse indépendante Catherine Reynolds ; et Elizabeth Morrison, conservatrice adjointe des manuscrits au Getty Museum.

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— ONCANIA, 1903, Le bréviaire Grimani à la Bibliothèque marciana de Venise, Ferd. Oncanoa, éditeur

https://archive.org/details/lebreviairegrima00meir

— Tiziana PLEBANI, Il breviario Grimani e la sua storia, PowerPoint

http://marciana.venezia.sbn.it/sites/default/files/filemanager/file/UserFiles/File/Grimani-2.pdf

— DRIKSDAHL (Erik) Alexander Bening and the Grimani  Breviary

http://manuscripts.org.uk/chd.dk/misc/ABGrim.html

— WIKIPEDIA (Nl.)

https://nl.wikipedia.org/wiki/Breviarium-Grimani

http://www.bl.uk/manuscripts/Viewer.aspx?ref=add_ms_42130_fs001ar

http://www.bl.uk/manuscripts/FullDisplay.aspx?ref=Add_MS_42130

Bugs in Books :

http://blogs.bl.uk/digitisedmanuscripts/2014/08/bugs-in-books.html

http://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/record.asp?MSID=1415&CollID=18&NStart=132&_ga=2.257169419.1415412322.1518018915-772358982.1510568221

http://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/ILLUMIN.ASP?Size=mid&IllID=3372

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
16 novembre 2021 2 16 /11 /novembre /2021 18:01

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec.

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Voir, du même sculpteur :

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Et du Maître de Brasparts, qui s'en rapproche :

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Sur les Credo apostoliques :

 

 

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Situation.

Elle correspond, à 125 m. d'altitude, à la source d'un ruisseau qui se dirige vers l'ouest pour se jeter dans le Steir.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.065465&y=48.077798&z=16&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

Les cartes de Cassini et d'Etat-Major montrent mieux ce relief et ces rapports avec l'hydrographie.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.080032&y=48.083815&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&mode=doubleMap

 

Toponymie : Kilinenn

A. Deshayes renvoie, pour Quilinen, à Quelenen :  correspondant au gaulois Celynen, sans doute dérivé de Celyn, "houx" en gallois. Il indique la graphie Quillynen en 1540. Pour l'auteur de l'article Wikipedia "Selon une légende apocryphe, le nom Quilinen proviendrait de "Ki (chien en breton) ar linen (ligne en breton)" car un chien aurait déplacé une ligne tracée au sol pour dessiner le plan de la future chapelle. Bernard Tanguy, dans son "Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère" écrit que le nom "Quillinen" correspond à celui du saint gallois Celynin, honoré à Llanpumsaint, dans le Carmarthenshire, également honoré à Saint-Quilinan-Bihan, à Louargat (Côtes-d'Armor)."

Matériau.

Le calvaire est entièrement en granite (leucogranite sous réserve).

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Datation.

Elle est incertaine. La chapelle elle-même est attestée dans les sources dès 1495 mais elle porte les armoiries épiscopales et la devise  de  Jean de Lespervez, évêque de Quimper de 1451 à 1472.

Y.-P. Castel donnait, en 1980, pour le calvaire la date du début du XVIe (Atlas), mais s'est prononcé ensuite pour une datation plus précoce "au milieu du XVe siècle"...,  "vers 1450" (Vidéo RCF. Rivages), en se basant sur l'absence de l'emploi du kersanton, alors que ce matériau est présent, associé au granite, à Tronoën (1450-1470). Cette hypothèse est reprise par D. Kernaleguen, qui en juillet 2019 (après la restauration du calvaire achevée en janvier 2019, et les recherches qu'elle engendra) indique une datation vers 1450.

 E. Le Seac'h donne la date vers 1500 pour les quatre calvaires du Maître de Quilinen (Quilinen, Motreff, Mellac et Saint-Hernin). Quelque soit la date adoptée, l'unité stylistique de ces quatre œuvres est indiscutable et suppose qu'elles se rassemblent dans un créneau temporel étroit.

Ces caractéristiques stylistiques très fortes de ces  calvaires peuvent-elles suggérer des datations ?

a) les anges hématophores . On les trouve dès 1450-1470 sur le calvaire de Tronoën.  Y.-P. Castel  qui en dénombre une quarantaine d'exemple entre le XVe et le XVIe siècles y voit l'influence des Franciscains par le culte des stigmates de saint François et de la prédication des frères mineurs centrés sur la croix. Or l'établissement des Recollets en Finistère date de 1458 (couvent de Cuburien à Saint-Martin des Champs) et de 1507 (Notre-Dame-des-Anges à Landéda). Mais la dévotion au sang du Christ s'écoulant des plaies dans le milieu monastique médiéval est bien plus ancien, comme le montre la Crucifixion de Giotto peinte en 1320, ou celle des fresques de l'Arena de Padoue (1303-1306), où des anges recueillent le sang en voletant. Voir mes commentaires sur le Puits de Moïse de la Chartreuse de Champmol (vers 1400). 

Une enluminure de la Somme du roi datant de 1464, montre Isabelle Stuart, duchesse de Bretagne,  agenouillée avec ses filles devant la Vierge de pitié, à laquelle elle est présentée par saint François : elle reçoit l'onction du sang des plaies du Christ, car sa poitrine est sur le trajet des lignes rouges sui réunissent un séraphin crucifix, et les stigmates du saint.

https://www.lavieb-aile.com/2020/11/devotion-franciscaine-aux-plaies-du-christ-a-la-cour-ducale-de-bretagne-au-xve-siecle-l-exemple-d-isabelle-stuart.html

C'est ce culte qui s'exprime par le fameuse oraison Anima Christi ...Sanguis Christi inebria me, Aqua lateris Christi lava me, attesté depuis le XIVe siècle dans de nombreux Livres d'Heures pour sa récitation à l'elevacion du corps Nostre Seigneur. Un exemple breton est trouvé dans le Livre d'Heures de Madeuc de Guémadeuc, vers 1500 (J. L. Deuffic, Le livre enluminé en Bretagne), juste après l'enluminure de la Messe de saint Grégoire (f. 121), représentant le miracle par lequel un jet de sang jaillit du flanc du Christ peint sur le retable et remplit le calice posé sur l'autel. (voir un exemple ici)

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b) les livres-ceintures ou livres-aumônières de saint Jean et de saint Barthélémy. Ils sont utilisés au XVe siècle avant leur déclin au XVIe.

c) les détails des costumes. Ce sont eux qui ont permis d'affiner la datation du calvaire de Tronoën. Mais ici, hormis le costume des marmousets qui pourrait nous éclairer, mais ici, nous n'avons ni soldats, ni bourreaux ni personnage civil en costume d'époque.

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C'est, dans tous les cas, l'un des premiers calvaires de Bretagne.

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Dimension.

Hauteur : 6,50 mètres.

 Côtés du triangle de base : 5 mètres.

 

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Numérologie ternaire ou binaire.

Base triangulaire dans laquelle s'inscrivent deux triangles formant une étoile à six branches.

Trois fûts : le fût central et ceux des deux gibets.

Trois sections successives pour le fût central : carrée (4 = terre), octogonale (8 = transition) et ronde (1 =ciel).

Deux groupes successifs  de trois marmousets avec leur trois écus.

Trois fois quatre apôtres au premier étage

Trois saints personnages au troisième étage

Trois saints personnages au quatrième étage.

Mais au sommet deux faces de la Rédemption : Mort et Résurrection.

Coiffées par une unique banderole pliée.

 

 

 

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La typologie et la succession chronologique des calvaires de Basse-Bretagne aux XVe-XVIIe siècles.

On nomme calvaire les croix qui adjoignent au Christ crucifié  la Vierge et saint Jean, ou bien les deux larrons.

On peut distinguer les petits et les grands calvaires.

Parmi les 15 grands calvaires bretons,  il est classique de distinguer  7 calvaires monumentaux (Tronoën, Pleyben, Plougonven, Saint-Thégonnec, Plougastel-Daoulas, et Guimiliau,  tous en Finistère, ainsi que Guéhenno en Morbihan). Les autres grands calvaires sont selon Y.-P. Castel p.113  ceux de Kerbreudeur à Saint-Hernin,  de Quilinen, de Cléden-Poher, de Lanrivain, de Saint-Venec à Briec, de Kergrist-Moëlou, et enfin de  Senven-Lehart. 

Le seul Finistère compte près de 3300 croix et calvaires (Atlas) et leur décompte chronologique n'est pas disponible. Les premières datations fiables sont celles d'une croix du cimetière de Scaer en 1400 et d'un petit calvaire de Saint-Gilles en 1409. Y.-P. Castel signale " Les inscriptions du XVe siècle, ne sont guère plus nombreuses. Dater les sculptures de ce siècle se fera par l'analyse des styles. Ainsi se reconnaissent les croix en granit dites du Maître de Tronoën naguère appelé atelier de Scaër. Au XVe siècle se rattachent aussi un certain nombre de sculptures dues à l'atelier du Folgoët, dont les croix se reconnaissent aux fleurons feuillagés parfois assortis d'un dais sommital. Au début du XVIe siècle, éclot la formule du petit calvaire classique, avec ses fleurons-boules, ses statues géminées, ses inscriptions nombreuses, 143 croix et calvaires datés pour le seul Finistère, un chiffre qui augmente légèrement pour le XVIIe siècle avec 156 dates. La chute du XVIIIe siècle, avec 53 croix datées en Finistère, n'en est que plus spectaculaire. "

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Néanmoins,  en s'appuyant sur les travaux de Castel (1997) et  Le Seac'h (2014),  la production de calvaires des XVe au XVIIe siècle en Basse-Bretagne peut être tracée à très gros traits ainsi  :

 

— Les calvaires de l'atelier ducal du Folgoët (1423-1509) : Chapelle de Rumengol (kersantite, 1433-1157) ; Le Folgoët (kersantite, v. 1443), Plomodiern (kersantite, v.1433-1457).

— Les calvaires sous l'influence de l'atelier du Folgoët : église d'Argol (kersantite), église Notre-Dame de Châteaulin (kersantite entre 1450 et 1500), Plougoulm (kersantite, XVe), cimetière de Sibiril (kersantite, XVe).

— Le calvaire de Tronoën (granite, rare kersantite) (vers 1450-1470) et les calvaires du Maître de Tronoën dont Kerbreudeur à Saint-Hernin, Béron et Le Moustoir à Châteauneuf-du-Faou, Le Moustoir (22), Croas-an-Teurec à Saint-Goazec ; Les calvaires du suiveur du Maître de Tronoën (XVe) à Guengat, Croas-Guernévez à Quéménéven, église de Quéménéven, et Langonnet (56)

— Les  4 calvaires du Maître de Quilinen (v.1500) à Quilinen en Landrévarzec (granite), Motreff (granite), Mellac (granite et grès arkosique), Saint-Hernin (grès arkosique) ainsi que la croix de Lothey.

— Les 5 calvaires à maces (massif d'implantation)  triangulaires outre celui de Quilinen : à Saint-Vénec en Briec,  Kergoat à Quéménéven (fin XV-déb. XVIe),  Trois-Fontaines à Gouezec et Confort-Meilars.

— Les 3 calvaires, très inspirés de ceux du Maître de Quilinen, mais utilisant le kersanton, du Maître de Braparts vers 1490-1520) à Brasparts, Loqueffret et Croas Keranguen à Plouénan.

— Calvaire de Saint-Maudez à Edern (XVe)

— Les calvaires du Maître de Laz (v.1527) à Briec, Laz, et Saint-Hernin.

— Les calvaires (kersantite) de l'atelier Prigent de Landerneau (1527-1577), dont Pleyben et Plougonven.

— Les calvaires du Maître de Lanrivain (V. 1548)

— Les 3 calvaires du Maître du Moustoir (v.1550)

— Calvaire de la chapelle N.-D. du Traon à Plouguerneau (1511)

— Calvaire de la chapelle de Locmaria-Lan (1537), et de Lesquelen à Plabennec 

— Calvaire de Camaret  (1538)

— Calvaire de la chapelle Saint-Eloy de Plouarzel (v.1548)

— Calvaire de Guéhénno (1550)

— Calvaire du cimetière d'Ergué-Gabéric (1553)

— Calvaire de la chapelle de Kerdévot en Ergué-Gabéric (XVIe)

— Calvaire de Kergrist-Moëlou (1578)

— Calvaires de Rungléo à Logonna-Daoulas (v.1578) et de Le Tréhou.

— Les calvaires du Maître de Saint-Thégonnec (1550-1610)

— Les calvaires de l'atelier du Maître de Guimiliau (1575-1589)

— Les calvaires (kersantite) du Maître de Plougastel (1570-1621)

— Les calvaires  (kersantite) de l'atelier landernéen de Roland Doré (1618-1663) dont  Senven-Léhart, vers 1630.

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L'essentiel est d'abord de  visualiser l'emploi de trois matériaux, la kersantite majoritairement autour de la rade de Brest et de la vallée de l'Elorn (Landerneau), le granite et leucogranite ailleurs et notamment en Cornouaille, et le grès arkosique limité au bassin de l'Aulne en amont de Châteaulin.

Puis, pour situer le calvaire de Quilinen, de remarquer que sa datation estimée le place parmi les premiers tandis que sa taille incite à le comparer à celui de Tronoën à Saint-Jean-Trolimon.

Nous le plaçons à l'intersection de trois sous-ensembles :

-chronologique : 2ème moitié XVe.

-stylistique : "maître de Quilinen"

-conceptuel : maces triangulaires.

 

 

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VUE GÉNÉRALE.

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La composition est marquée par une réduction de taille des statues en allant vers le haut : les apôtres sont plus grands que le Crucifié.

Un banc fait la transition entre le soubassement et le massif.

Deux triangles sont superposés, le premier plus large que le second, et  leurs sommets sont opposés les uns aux autres pour former une étoile. 

Le point de vue sur la face principale et occidentale, celle qui est privilégiée dans un calvaire car le Christ en croix y apparaît, est occupée par un arbre volumineux. La face opposée, celle du Christ ressuscité, est visible depuis la route par laquelle arrive le visiteur. Mais la structure en étoile brouille cette vision bipolaire, et pour observer le monument, il faut tourner pour se présenter successivement sur l'une des six faces du double triangle. Et pour constater que les pointes des triangles, qui s'avancent telles des proues, sont souvent de meilleurs points d'observation que ces faces.

Ces déambulations nous font sentir physiquement que ce calvaire est animé d'un dynamisme remarquable.

 

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Commençons par le coté ouest, devant la base du premier triangle. Nous avons devant nous quatre apôtres du Credo (Pierre et André à droite), plus haut la Déploration, un peu décentrée, et plus haut encore deux groupes de saintes femmes et enfin le Christ en croix,  orientés vers notre droite.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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À la pointe nord-ouest du triangle inférieur du monument.

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Aucun personnage n'est orienté sur cet axe, mais il prend la croix en enfilade, et le visage du Christ est tourné vers nous.

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Le calvaire de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec.

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Le coté nord-est du triangle inférieur.

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De ce point-de-vue, quatre apôtres nous font face, ainsi que la Vierge à l'Enfant.

 

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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À la pointe est du triangle inférieur du monument.

Nous faisons face désormais, au sommet du calvaire, au Ressuscité. La règle qui veut que la Résurrection soit tournée vers l'Orient, signe de lever du soleil et du renouveau, est respectée.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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La base sud-est du triangle inférieur, le long de la route.

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Nous nous trouvons devant quatre apôtres, dont Jacques le Majeur à gauche et Jacques le Mineur à droite. Notre regard, qui suit l'axe de la pointe du triangle supérieur, prend la croix en enfilade.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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À la pointe sud du triangle inférieur du monument.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Sur le plan strictement descriptif, nous avons un calvaire à 47 personnages (en incluant anges et marmousets) disposés selon la succession horizontale suivante :

1er étage ou double triangle inférieur : les 12 Apôtres (sur 2 niveaux) sur 12 "marmousets" ou "cariatides",

2ème étage ou Triangle supérieur : la Déploration à 4 personnages,

— Fût central à section carrée, puis octogonale, interrompue par une danse de 3 marmousets tenant des écus et formant console pour les statues du 1er étage.

3ème étage : Fût central à section ronde, entouré de trois statues féminines en ronde-bosse de la Vierge à l'Enfant, de Marie Jacobé et Marie Salomé.

4ème étage : après  une nouvelle danse de 3 marmousets tenant des écus et formant console sur le fût cylindrique, trois nouvelles statues, celle de la Vierge et  saint Jean  (face à l'ouest) et de Marie-Madeleine (face à l'est).

5ème étage séparé du précédent par un disque évasé ; le fût forme la croix du Christ crucifié, tourné vers l'ouest, entouré de 2 anges recueillant son sang, tandis que le Christ ressuscité montre la plaie du flanc du coté est. Les deux statues sont taillées en haut-relief dans le même bloc qui forme le fût.

De chaque coté et ne dépassant pas le niveau du 3ème étage, les croix du Bon et du Mauvais Larron avec deux marmousets à leur base.

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Par rapport au calvaire de Motreff,  dont la disposition ascensionnelle et à étage est proche, nous trouvons un élément absent (saint Michel terrassant le démon), mais un développement considérable puisque nous passons de 16 personnages à 47 , avec l'introduction des 3 Marie du 3ème étage, et surtout des 12 apôtres avec leurs marmousets-consoles, sur un large soubassement en étoile.

En outre, une différence mineure mais loin d'être minime est la présence, autour des apôtres, de nombreux banderoles, dont les inscriptions, aujourd'hui perdues, ne peuvent être sous-estimées.

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Pour expliquer ce changement et cette ampleur du programme,  l'hypothèse pourrait se discuter que les calvaires de Mellac et de Motreff (qui partagent avec celui-ci tant d'éléments stylistiques qu'ils sont attribués au même sculpteur) aient précédé celui de Quilinen qui en est l'aboutissement spectaculaire.

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Je pose aussi l'hypothèse d'un changement d'orientation théologique. Les deux premiers étaient consacrés à la Passion et incitaient les fidèles à la compassion et à la conversion du cœur devant les souffrances du Christ, à la participation émotionnelle avec le chagrin de Marie, Jean et Marie-Madeleine, et à une méditation mystique sur le sang versé pour la Rédemption de l'Humanité. Des thèmes très présents, on l'a vu, dans la tradition monastique médiévale.

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La nouveauté principale, l'introduction des 12 Apôtres, incite à voir ce calvaire comme un Credo Apostolique, c'est à dire l'énonciation des 12 articles du Symbole des Apôtres exposant les vérités de la Foi et le résumé de l'Histoire du Salut. Si on en doutait, (puisque les 12 articles, attribués chacun à un apôtre, sont effacés), on se reportera aux autres grands calvaires triangulaires, et notamment à celui de Saint-Vénec, dont les statues portent sculptés sur des phylactères les articles en question (les autres calvaires triangulaires sont ceux de Trois-Fontaines en Gouezec, aux 12 niches désormais vides, et de Confort-Meilars, où les statues des apôtres aux phylactères ont été transférés sur la façade occidentale de l'église).

"Calvaires aux apôtres et. .. non point apôtres au calvaire, car sur la colline du Golgotha, Jean fut le seul des Douze à braver le cordon des soldats et des gardes. L'envoi en mission des apôtres et leur martyre leur donneront le droit de figurer sur les calvaires. L'Esprit de Pentecôte balayant les peurs, la tradition les montre portant chacun au Monde un des articles du symbole des Apôtres, le condensé de la foi chrétienne. Carhaix, Plouhinec, Melrand, accrochent ainsi douze masques le long de leurs fûts. Pléchâtel accorde aux apôtres une figuration en pied dans douze niches ogivales soulignées du nom qui les désigne sans erreur. À Quilinen, leur taille grandit et Saint-Vennec grave sur chaque phylactère un article du Symbole. Ailleurs, la mace architecturale réserve douze niches, souvent vides comme à Kerdévot, en Ergué-Gabéric, à Trois-Fontaines en Gouézec [et Confort-Meilars]." (Castel 1997 p.161)

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Cette hypothèse interprétative fondée sur le Credo  permet d'expliquer la présence du 3ème étage où la Nativité (Vierge à l'Enfant) introduit le dogme de l'Incarnation (et la conviction, qui n'est pas encore un dogme, de la Virginité et de l'Immaculée Conception).

Elle permet aussi, et ce n'est pas accessoire, de donner enfin une explication convenable à la disposition en double triangle en y voyant la métaphore de l'envoi vers l'Apostolat. Il faut "raconter" ce calvaire en débutant par l'Incarnation et l'Immaculée-Conception —j'y reviendrai—, en poursuivant par la Crucifixion et la Mort (Déploration), puis par la Résurrection et par Marie-Madeleine, premier témoin de celle-ci, avant de redescendre à ce qui correspond à la Pentecôte ou au temps, terrestre, de l'Église, c'est à dire à la mission confiée aux 11 apôtres par Jésus lors de son apparition : "Allez, faites de toutes les nations des disciples" (Mt 28:19) ou "Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création" (Mc 16:15) ou "Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie" (Jn 20:21). Donc une lecture non plus ascensionnelle, mais de haut en bas. (Ou "ascensionnelle" par rapport à l'Ascension, qui suit l'envoi des apôtres dans Luc 24:49-51)

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La disposition des 12 apôtres sur les axes radiants de l'étoile dont le Christ incarné, mort et ressuscité est le pilier central correspond donc à l'Envoi et à l'éclatement universel du ministère apostolique, dans une inversion du concept précédent : la méditation centrifuge sur le sang versé s'inverse dans un élan centripète vers le Monde. Je prends ainsi, — sans le vouloir !—, le contre-pied de l'opinion d'Henri Quéfellec lorsqu'il écrivait : "Avec une extraordinaire puissance, il met l'accent sur la verticalité, sur le détachement d'avec le monde".

Toute croix est un omphalos, un axis mundi , un arbre-monde (et la croix du Golgotha est depuis sainte Hélène rapprochée de l'Arbre de la Connaissance) qui centre un enclos paroissial — ou le territoire d'une  communauté dans le sens du rassemblement, et lui fournit le but d'une visée commune ; mais ces calvaires stellaires et apostoliques complètent cette fonction par une incitation au départ, à l'extériorisation vers le Monde et les Autres, et — pour l'Église — à l'apostolat et l'évangélisation : un changement de paradigme qui n'eut pas de suite, mais qui s'illustre encore en constatant que toutes les statues des Apôtres, et celles des saints personnages, sont tournés vers l'extérieur selon des axes radiants (alors que les Apôtres auraient pu être tournés vers la Croix et contempler le Christ). 

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Un peu plus tard, dans de très nombreuses églises et chapelles bretonnes, les 12 statues des Apôtres portant leur article du Credo seront placées à l'entrée du sanctuaire, de part et d'autre du porche sud, comme un parcours transitionnel avant le bénitier, l'affirmation des articles de la Foi et le signe de croix allant de paire pour les fidèles.

 

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Voir ici sur ce thème du Credo apostolique, parmi beaucoup d'autres, ces articles.

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Pour présenter ma vision du calvaire de Quilinen, je le décrirai en débutant par le 3ème étage de l'Incarnation et je terminerai par l'envoi des Douze.

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LE TROISIÈME ÉTAGE : LA VIERGE À L'ENFANT ET SES DEUX "SOEURS".

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Ce troisième étage réunit, sur les consoles formées par les têtes des marmousets, trois femmes dont la Vierge à l'Enfant. Il s'agit des "Trois Marie", selon un thème médiéval associant les  Saintes Femmes des textes évangéliques et la légende de la Sainte Parenté (Légende Dorée de Jacques de Voragine, XIIIe siècle). Selon celle-ci, sainte Anne serait non seulement la mère de Marie (la Vierge), mais aussi de Marie Jacobé et de Marie Salomé.

La Vierge Marie serait née miraculeusement de la rencontre sous la Porte Dorée de Jérusalem d'Anne et de son mari Joachim, un couple frappé de stérilité ; cette conception par un baiser ou une étreinte permet à la Vierge d'échapper au Péché originel, c'est l'Immaculée-Conception, proposée par les Pères de l'Église, très en vogue au Moyen-Âge notamment par les Franciscains et à Rouen, mais combattue, avant de devenir un dogme en 1854.

Marie Jacobé serait née du deuxième mariage de sainte Anne avec Cléophas. Elle aurait épousé Alphée et aurait donné naissance à trois apôtres Jacques le Mineur, Simon et Jude, ainsi qu'à Joseph le Juste.

Marie Salomé serait née du troisième mariage de sainte Anne avec un homme nommé aussi Salomé. Elle serait la femme de Zébédée et la mère des deux apôtres Jacques le Majeur et Jean, qualifiés dans l'évangile de "fils de Zébédée".

Les Saintes Femmes des évangiles sont Marie de Magdala (assimilée à Marie-Madeleine), Marie mère de Joset et de Jacques ou Marie femme de Cophas (assimilée à  Marie Jacobé) et Salomé (assimilée à Marie Salomé) : elles sont présentes au Golgotha lors de la mort du Christ (Mc 15:40 et 15:47 : Jn 19:25) :

 

  • Mc 15,40 : « Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, parmi elles Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques le petit et de Joset, et Salomé… »

  • Mc 15,47 : « Or Marie de Magdala, et Marie, mère de Joset regardaient où on l’avait mis.»

  • Jn 19,25 : « Près de la croix se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. »

Elles sont également présentes (ou Marie de Magdala seule) au Sépulcre pour embaumer le corps du Christ, et un ange leur annonce, devant le tombeau vide, la Résurrection :

  • Mt 28,1 : « Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent visiter le sépulcre. »

  • Mc 16,1 : « Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. »

  • Lc 24,10 : « Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. »

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Le terme de "Trois Marie" peut certes désigner Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, souvent représentées devant la Vierge à l'Enfant. Mais il réunit aussi (de façon non exclusive)  les "trois sœurs de noble lignage" que sont la Vierge, Marie Salomé et Marie Jacobé.

Le thème des Trois Marie est attesté à Gouezec aux Trois-Fontaines (l'une des fontaines porte le nom de fontaine des Trois Marie). 

Le vitrail de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët, daté de 1550, est consacré à la Sainte Parenté.

Une gwerz des Trois Marie est collecté par Luzel à Pluzunet en 1867 :

https://fr.wikisource.org/wiki/Chants_populaires_de_la_Basse-Bretagne/Les_trois_Marie

Des chapelles leur sont consacrées à Vitré, Bécherel ou Montsûrs.

Le culte est aussi attesté autour de Rouen au XVe et XVIe siècle (y compris sous la forme d'un Arbre de Parenté analogue aux Arbres de Jessé), ou à Bruges vers 1500 :

Ici, à Quilinen, Marie-Madeleine est placée au 2ème  étage sous le Christ ressuscité ; il semble peu logique de la reconnaître aussi dans ce groupe.

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Un emplacement charnière.

Les trois filles de sainte Anne témoignent de la maternité et de la nativité : elles débutent l'histoire de la Vie de Jésus. Les trois femmes sont présentes au pied de la Croix, puis au Sépulcre : elles sont liées aux deux scènes du 4ème et 5ème étage, la Mort et la Résurrection, ainsi qu'au 2ème étage, la Déploration.

Mais Marie Salomé et Marie Jacobé, comme mères de 5 des 12 apôtres, sont reliées aussi au premier étage, l'envoi des Apôtres.

Toutes les deux font un geste de la main droite désignant l'espace qui les sépare. 

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LA VIERGE À L'ENFANT : L'INCARNATION.

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Elle fait face à l'est, au premier étage du fût. Elle est couronnée et voilée, et porte l'Enfant sur son bras droit. Ce dernier est nu, et tient une boule dans la main droite.

Le voile est en réalité le manteau, et celui-ci descend verticalement du coté gauche, tandis que le pan droit fait retour vers le coté gauche de la taille, où il est vraisemblablement attaché par une agrafe, avant de tomber en tablier par une cascade de plis obliques.

Le visage incliné sur la droite mais légèrement tourné à gauche fait une moue triste ou dubitative, comme pour témoigner de sa connaissance du destin tracé pour son Fils. Ainsi, elle annonce déjà le niveau supérieur : la Passion.

Elle renvoie au troisième article du Credo : "il est né de la Vierge Marie".

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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MARIE JACOBÉ ?

Rien n'indique qui est Jacobé et qui est Salomé : désignons arbitrairement celle de droite comme Jacobé.

Autre hypothèse, qui est séduisante : ce serait la Vierge Marie avec ses cheveux non voilés (comme celle de l'Annonciation) et sa voisine, qui est voilée,  serait sa mère sainte Anne (dans son geste typique de la Porte Dorée). Nous restons encore dans la représentation d'une Sainte Parenté.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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MARIE SALOMÉ ?

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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CINQUIÈME ÉTAGE, COTÉ OUEST. LE CHRIST CRUCIFIÉ.

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Le Crucifié a la tête penchée vers la droite (le coté où se trouve sa Mère) mais il est aussi tourné vers ce coté, par une rotation de la jambe gauche qui avance l'hémi-bassin gauche, et se poursuit au niveau de l'abdomen (comme en témoigne la position du nombril), du thorax (par l'épaule qui est plus haute et antérieure de ce coté), et de la tête, très fortement tournée.

Les bras sont fins, les jambes sont longues et effilées, se confondant avec le fût,  avec des cuisses presque malingres. Au contraire, le ventre est rond, dilaté, et projeté en avant par la cambrure.

Les trous des plaies des mains traversent entièrement la branche de la croix, et se retrouvent visibles sur le coté opposé. Les extrémités de la croix sont aplaties et convexes en forme d'écu.

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"Les bras de la croix ronds se terminent par des fleurons en forme d’écus qui à l’origine devaient porter des armoiries peintes. On s’étonnera peut-être de voir au revers de la potence horizontale deux trous qui témoignent sans doute de quelque remontage. Le Christ est serein. Pagne serré bien médiéval, il étend les bras. Quant aux anges « hématophores » ainsi nommés parce qu’ils recueillent le sang dans des calices, celui de gauche aux deux coupes tend l’une vers la plaie du côté. Au somment de la croix, le titulus porte les lettres INRI, (initiales du motif de condamnation imposé par Pilate qui déclara devant les objecteurs : « ce que j’ai écrit, je l’ai écrit ! » (Jésus Nazaréen Roi des Juifs) (Jean, 19, 22). Les caractères gothiques sont en relief sur une large banderole flottante. Celle-ci se rabat sur l’arrière de la branche haute de la croix, un mouvement relativement rare qui est à ajouter aux particularités relevées sur le calvaire de Quilinen. (Lubin et Castel)

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le titulus.

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Il est remarquable par sa forme, qui n'est pas celle d'un écriteau placardé au sommet, mais  d'une banderole, repliée quatre fois puisqu'elle débute derrière la tête du Crucifié, se plie alors pour présenter les quatre lettres INRI en masquant le haut du fût, se plie à nouveau pour contourner le sommet et revenir du coté opposé où elle se replie une dernière fois derrière la tête du Christ ressuscité. Elle masque, de ce fait, la branche haute de la croix, et celle-ci adopte la forme d'un T, coiffé de ce voile.

Cette forme très originale se retrouve à Motreff et Mellac, ainsi qu'à Brasparts. Elle évoque un linge liturgique (le pale placé au dessus du calice de l'Eucharistie ?), ou encore ces étoffes de respect et d'honneur par lesquelles les anges portent les instruments de la Passion. Son trajet reliant la tête du Crucifié et celle du Ressuscité lui confère la valeur d'un discours théologique. Mais sa largeur et sa taille lui donne le statut d'un oriflamme, l'allure glorieuse d'un drapeau kérygmatique.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Les anges aux calices (anges hématophores).

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Ils sont vêtus d'une longue tunique dont la partie basse bouillonne en s'ancrant au fût de la croix, tandis que leur corps est stylisé en arc de cercle pour rejoindre, à l'extrémité de la traverse, la plaie de chaque main du Crucifié. L'ange de droite tend aussi un calice vers le flanc droit.

La croix avec ses deux traverses, son support,  le Crucifié, le Ressuscité, et les deux anges sont taillés dans un seul blog de granite, et on imagine la taille du monolithe initial, et la délicate tâche effectuée par le sculpteur.

Ils forment avec la croix une forme quasi graphique, comme la lettre grecque Psi, barrée.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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QUATRIÈME ÉTAGE : LA VIERGE ET SAINT JEAN (AU PIED DE LA CROIX).

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge.

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La Vierge au pied de la Croix porte comme c'est l'usage le voile et la guimpe ; elle croise ses bras devant la poitrine en signe d'affliction. La bouche est concave.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean.

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La statue a perdu sa tête, mais nous pouvons l'imaginer en nous basant sur les statues homologues de Motreff et de Mellac. Comme sur ces deux calvaires, Jean porte le Livre dont il est le rédacteur (l'Évangile selon saint Jean) dans un étui qui se resserre en boule, permettant de le tenir dans une main. La ferrure de la reliure est nettement visible.

Ce "livre-ceinture" appartient au vocabulaire stylistique du Maître de Quilinen ; nous le retrouvons sur la statue de Jean comme apôtre, et aussi sur celle de l'apôtre Barthélémy.

Je renvoie à mon article sur le calvaire de Mellac pour l'étude de ce livre-ceinture.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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DEUXIÈME ÉTAGE, COTÉ OUEST. LA DÉPLORATION À QUATRE PERSONNAGES.

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Voir la Déploration plus tardive (deuxième quart du XVIe siècle) et en bois polychrome de la chapelle de Quilinen.

C'est ici une Déploration à quatre personnages que nous pouvons comparer à celles de Mellac de Motreff et de Brasparts.

Nous constatons d'abord qu'elle n'est pas orientée dans l'axe du crucifix, mais vers sa droite, dans l'axe de la pointe du triangle supérieur  ; et que les personnages sont inclinés vers ce coté. 

Nous voyons aussi que ces personnages sont debout, ou plutôt qu'ils le semblent, car la Vierge est peut-être à demi-assise sur un bloc qui est visible en se plaçant derrière le groupe (et qui peut n'être que sa robe) C'est également le cas à Mellac et Motreff et encore d'avantage à Brasparts, tandis que dans la majorité des Vierges de Pitié et Déploration du Finistère, la Vierge est assise ou agenouillée.

De ce fait, la Mère ne porte pas son Fils sur son genou fléchi, il n'est tenu (ou retenu d'une chute annoncée) que par Jean, qui tient le bras droit, par la main sans force de Marie, placée sous l'aisselle, et par Marie-Madeleine, qui tient le bras gauche. Le déséquilibre qui contraste avec la position hiératique et figée crée un effet poignant, car le Christ en chancelant ébranle le spectateur, même à son insu.

Le corps du Christ est efflanqué, le thorax aplati, les épaules rentrées, les bras décharnés, et nous retrouvons le ventre dilaté du Crucifié. La tête tombe sur le coté, et n'est qu'à peine retenue par l'avant-bras de Jean. Le visage n'est pas arrondi, à la différence de la plupart des visages de ce sculpteur, et une barbe pointue accentue cela. Les cheveux forment d'épaisses mèches devant les épaules. L'impression générale est celle d'un effondrement.

Jean, aux traits et à la chevelure nattée féminine, regarde ailleurs, en direction de Marie. 

La Vierge a, comme il se doit, la tête couverte d'un voile qui descend au dessus des reins. L'érosion du granite m'incite à être prudent dans la description de ses traits.

Marie-Madeleine a les cheveux libres, et l'image prise de l'arrière en montre la longueur. Son pot d'aromates, qui l'identifie, est bien là, aux pieds du Christ. Son élégance vestimentaire ne s'évalue bien, aujourd'hui, que par la dentelle de ses poignets.

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" Saint Jean et Marie Madeleine encadrent la Vierge qui vient de recevoir le corps du Christ descendu de la croix. Elle  s’appuie à un bloc de pierre qui se voit pour qui observe le groupe sur l’arrière entre le fût de la croix et la statue de saint Thomas. La Vierge des douleurs soutient de la main droite le corps de son divin Fils. Jean de son côté saisit de manière ferme le bras de Jésus, un geste assez peu courant dans ce genre de représentation. Quant au Christ lui-même son corps se raidit tendu tel un arc, comme si Jean et la Vierge ne se résolvaient pas à le montrer abandonné, vraiment mort, désarticulé, comme on peut le voir dans tant d’autres pietà. On admirera au passage la délicatesse des plis de la tunique de la Vierge qui se déploient en motif étoilé à l’arrière du buste du Christ." (Lubin et Castel)

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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CINQUIÈME ÉTAGE, COTÉ EST. LE CHRIST RESSUSCITÉ MONTRANT SA PLAIE.

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Dans la logique d'une structure en spirale, échappant à la symétrie binaire et frontale, le Christ est tourné vers la droite, dès la position des pieds. Il lève le coude pour désigner de la main ouverte la plaie du coté droit. L'artiste utilise ainsi la face postérieure de l'ange de la Croix pour y sculpter l'avant-bras, puisque je rappelle que les deux Christ, la croix et les anges sont taillés dans un bloc monolithique. Le geste de bénédiction, et d'ostentation de la plaie, par la main gauche, et le visage, accentuent la rotation vers la droite. Le visage est très humain, et la bouche, quoique concave, semble sourire. Le Ressuscité porte, sous un ventre dilaté,  un pagne dont les pans et les plis se croisent au centre. Le manteau couvre l'avant des épaules et retombe jusqu'à mi-jambe. Le corps est étiré en hauteur et les jambes sont fines.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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QUATRIÈME ÉTAGE, FACE EST : MARIE-MADELEINE.

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(rappel : on trouve à l'ouest Marie et Jean au pied de la Croix)

Elle tient de la main droite le flacon d'aromate (cylindrique et à couvercle à boule) et place sa main gauche paume en avant, comme Marie Salomé précédemment. Ce geste et sa posture générale n'est pas celle de Marie-Madeleine au pied de la Croix (où elle est éplorée, les yeux levés, et où elle tord ses mains en signe de chagrin). C'est pourquoi je la place, dans ma description, après la Résurrection, et je suis convaincu que c'est délibérément que l'artiste l'a placé du coté oriental. Son geste paume en avant est celui de l'émerveillement face au Tombeau vide (comme pour Marie Salomé). On sait que Marie-Madeleine est, dans les évangiles, le Premier Témoin de la Résurrection, lors de la scène de la rencontre avec Jésus qui lui apparaît en jardinier, puis lui dit noli me tangere, "ne me touche pas". Indirectement, la paume en avant reflète cette exigence de réserve et de recul propre à cette scène.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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LES LARRONS SUR LEUR GIBET.

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Les larrons, les bras passés au dessus des potences en tau et les poignets et la cheville droite liés en arrière par des cordes, se tordent dans les affres de l'agonie. Comme dans les enluminures du début du XVe siècle, comme à Motreff et Mellac, et comme cela sera souvent repris sur les calvaires bretons postérieurs,  la jambe gauche est fortement fléchie pour témoigner du verset de l'évangile de Jean chap.19 mentionnant que Pilate ordonna qu'ils eurent les jambes brisées afin de provoquer leur mort : "Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l'autre homme crucifié avec Jésus. Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes.". En effet, les suppliciés, ne pouvant s'appuyer sur leur jambes pour respirer, meurent par suffocation.

La jambe droite et les deux bras sont liées au gibet par un cordage dont le nœud parfois gancè est soigneusement détaillé.

Ils ont le crâne rasé ; ils portent une culotte à rabat formant braguette. Le Bon Larron regarde Jésus, le Mauvais s'en détourne. Il est plus contorsionné, le dos en hyperextension  ou opisthotonos.

 

On les trouve également, avec quelques différences, à Saint-Hernin et à Mellac tandis que le calvaire de Motreff ne montre plus que la base des gibets mais non les personnages.

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"Dans leur position acrobatique, le traitement du mouvement des larrons, malheureux condamnés décharnés, témoigne de l’audace de l’ « imagier ». Son habileté se joue du granite avec une virtuosité incomparable. Les corps des suppliciés se tordent, renversés par-dessus la potence du gibet, les mains liées derrière le dos. Dans le travail du sculpteur il y a aussi de la finesse. Il suffit de suivre le jeu de la cordelette au pied du mauvais larron. Elle vient avec un nœud de cabestan bien observé s’enrouler sur le gibet, et l’on voit son extrémité s’enfiler sous la boucle qui maintient le pied serré contre le fût. Quant à la cordelette de la jambe qui libérée par la douleur, se replie sur elle-même on en voit pendre les brins finement sculptés." (Lubin et Castel)

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le Bon Larron.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec.
Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le Mauvais Larron.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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LES "MARMOUSETS" ET LES ANGES DES DEUX NOEUDS DES FÛTS.

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Le fût est d'abord octogonal, sur deux mètres environ, puis il devient cylindrique et un premier nœud marque ce changement. Trois personnages y forment les supports des trois statues que j'ai nommé ici "les Trois Marie". Dans cette fonction d'atlantes, ce sont des petits messieurs au ventre proéminent, coiffés et vêtus comme des écuyers, et qui forment une ronde en se prenant par le poignet, les bras dressés.   Le père Castel, qui leur trouve une allure grotesque, les qualifie du terme de "marmousets", que je reprends puisqu'il est consacré. On les retrouve en leitmotiv sur les autres réalisations du Maître de Quilinen et de son successeur le Maître de Brasparts.

Un deuxième trio supporte plus haut, les statues de la Vierge, de Jean et de Marie-Madeleine. Ils sont bien différents, et leur tunique plissée sans ouverture d'encolure, ou leur sveltesse  évoque la représentation habituelle des anges, quoiqu'ils soient aptères. Ils nous présentent des écus, muets mais qui devaient être peints. 

Plus haut encore, le fût s'affine, après une virole tulipée, pour devenir la croix du Christ.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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1. Les marmousets du premier étage.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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1. Les anges du deuxième étage.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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LES DOUZE APÔTRES, UN CREDO APOSTOLIQUE. PRÉSENTATION.

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L'association des douze apôtres, placés dans un ordre canonique, avec des phylactères portés par les saints eux-mêmes dans au moins cinq cas, ou par les anges qui leur servent de supports, impose de voir ici un Credo apostolique, représentation assez réglée, depuis Saint Augustin dans les textes et depuis le XIIIe siècle en iconographie, d'une attribution à chacun des douze apôtres de l'un des douze articles du Credo, ou Symbole des Apôtres.

Les douze articles  se suivent dans un ordre immuable. L'attribution des articles est codifiée, mais on observe quelques variantes. Par contre, l'identification des apôtres par leur attribut (la clef de Pierre, la croix de saint André), quoique qu'elle soit constante pour les personnages princeps, est plus souple. L'un des documents de référence est la figure des Calendriers des bergers, accompagnée du texte du Credo. Mais ces Calendriers ou Compost ont été imprimés (et très diffusés) de 1491  à  1589 à Paris, Genève, Lyon, Rouen et Troyes, non sans des variations, voire des confusions. Auparavant, il faut rechercher les références par exemple dans les images classificatrices du Verger de Soulas BnF 9220, du XIIIe siècle, ou dans le Bréviaire de Belleville (1323-1326).

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Ce qui m'importe de souligner,  c'est que, si nous admettons la date de 1450 pour ce calvaire, il s'agit d'une présentation précoce de  ce thème iconographique en Bretagne dans la statuaire  avant qu'elle ne devienne presque la règle à partir du début du XVIe siècle et jusqu'au XVIIe siècle, mais en désertant les calvaires et en se transférant aux porches des sanctuaires. Quilinen pourrait être un essai, qui a été réajusté vers les porches : on passe alors d'une circumambulation à un passage entre deux rangs.

Certes, il existe d'autres calvaires à Credo apostolique : celui de Saint-Vénec en Briec, et celui de Confort-Meilars. Mais le premier possède des points communs avec Quilinen (son soubassement en étoile ; l'appartenance à la même paroisse initiale).

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Le Credo apostolique, un ars memoriae.

On regarde ces successions d'apôtres et leurs banderoles de manière différente si on comprend qu'il répond à un souci de faire réciter au fidèle, mais surtout de lui faire mémoriser et ressentir les douze articles, fondement de la Foi.

En effet, au début de la Renaissance, les théologiens et humanistes re-découvrent les techniques de mémorisations exposées, pour servir à la Rhétorique, attribués à Simonide de Céos,  dans les écrits de Cicéron, de Quintilien ou de la Rhétorique à Herennius. Il s'agit de créer des lieux ou palais de mémoire, "loci", divisés en sites que la vue retient facilement, et que l'orateur associe aux parties successives de son argumentation. Lorsqu'il doit l'exposer, il  parcourt mentalement ce monument, et revoit les images des endroits  où il a placé ses arguments. Pour cela, il faut certes un lieu, mais aussi une déambulation. Daniel Arasse, traducteur de l'ouvrage fondamental de Frances Yates, The Art of Memory (1966) a fait connaître l'importance de cette technique en peinture, non seulement comme aide-mémoire, mais pour convaincre et émouvoir. Il n'est pas indifférent à notre réflexion qu'il nous donne en exemple la Cène de Léonard de Vinci, avec ses apôtres.

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Ici, la déambulation inscrit l'image des statues dans le corps et l'esprit ( c'est cette association des stimuli kinesthésiques, voire intéroceptifs, des émotions visuelles et d'une narration  qui en permet l'ancrage, tandis que les jeunes visages et les gestes insistant des anges désignant le texte (hélas effacé aujourd'hui) des banderoles y associe les fondements de la foi en "formulettes" mnésiques.

La formule vers lequel la sculpture va évoluer, celle du franchissement d'un seuil, entre les deux rangs de six apôtres des porches, chacun des personnages, et donc des arguments, occupant une niche, a du s'avérer plus puissante encore, et cela me paraît être le cas.

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LES 12 APÔTRES.

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Ils sont disposés, par deux (les apôtres sont alors adossés) à  chaque pointe du triangle inférieur, et, par statue individuelle plus haute, sur les cotés de ce triangle.

En tournant dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :

Saint Pierre, en hauteur sur la droite du coté Ouest

Saint André et Saint Jacques le Majeur, adossés à la pointe Sud-Ouest.

Saint Jean puis saint Matthieu, en hauteur sur le coté Sud-ouest.

Saint Jacques le Mineur et saint Philippe, adossés à la pointe Est.

Saint Barthélémy et saint Thomas, en hauteur sur le coté Nord-est

Saint Simon et saint Jude, adossés à la pointe Nord-ouest

Saint Mathias, en hauteur sur la droite du coté Ouest.

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Note. Seuls les saints Pierre, André, Jacques le Majeur, Jean, Jacques le Mineur, Philippe,  et Barthélémy, sont identifiés avec certitude, et Thomas et Simon avec une bonne probabilité.

 

 

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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1. Saint Pierre.

Premier article du Symbole des Apôtres : Credo in Deum patrem omnipotentem, creatorem cœli et terrae. "Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre"

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Il tient dans la main droite et contre son épaule une grosse clé dont l'anneau est losangique et le panneton savamment dentelé. Le livre (qui renvoie au Livre des Apôtres) est tenu fermé de la main gauche, tranche vers le haut.

La barbe, caractéristique du style du Maître, est, comme la chevelure, faite de boules serrées. Une autre caractéristique tient à la forme des sourcils, deux arcs très développés formant un auvent sous lequel les yeux paraissent creusés dans les orbites. Le nez des apôtres est large, épaté ; les lèvres dont les commissures sont légèrement tombantes, sont plus ou moins visibles.

Pierre est vêtu d'une robe et d'un manteau descendant si bas que les pieds (nus en principe) ne sont pas visibles. La robe est fermée par un bouton rond devant la poitrine, tandis que la fente de la manche est fermée par deux boutons ronds. Le manteau, qui ne couvre que  l'épaule gauche, revient en large pan d'où émerge le poignet gauche.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le marmouset ressemble à ceux du fût du calvaire, avec son visage très rond, ses cheveux en masses latérales, sa fonction de console, son torse dilaté et ses bras écartés. Il maintient une banderole repliée sur elle-même, et semblable à celle du titulus. Aucune inscription n'y est portée, mais il est vraisemblable qu'un texte y était peint. Mon hypothèse est qu'il s'agissait du premier article du Credo, en français ou en latin.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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2. Saint André.

Deuxième article : Et in Jesum Christum, Filium ejus. "Et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur"

 

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Il tient ferme à deux mains la croix en X à la croisée de laquelle pend une pièce d’étoffe (le pan de son manteau, ou plutôt la banderole portant jadis l'article du Credo).

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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André est placé dos à dos  avec saint Jacques le Majeur.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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La face sud-est et ses quatre apôtres.

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3. Saint Jacques le Majeur.

Troisième article : Qui conceptus est de Spiritu Sancto, creatus ex Maria Virgine. "Qui a été conçu du Saint-Esprit,  est né de la Vierge Marie "

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Il tient des deux mains son livre ouvert, ce qui l'oblige à serrer son bâton (le fameux bourdon des pèlerins de Compostelle) entre poignet et poitrine. Un autre de ses attributs est la besace, suspendue à la ceinture et timbrée de la coquille Saint-Jacques.

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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4. Saint Jean et sa coupe de poison.

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C'est bien à Jean qu'est confié le quatrième article :  Passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus et sepultus est. " A souffert sous Ponce Pilate,  a été crucifié,  est mort,  a été enseveli."

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On l'identifie d'une part  car c'est le seul des apôtres à être imberbe, et d'autre part car il tient en main gauche une coupe rappelant qu'il montra ses pouvoirs en buvant, sans en souffrir, le poison que lui tendait Aristodème, grand prêtre du temple d'Artémis à Éphèse (Matthieu 20:20-24 et Marc XVI :17-18) .

La console qui soutient saint Jean est faite d’un petit personnage, le poing gauche à la hanche l’index droit montrant sur une large banderole aux souples replis, un texte lisible avant que le calvaire ne perde sa polychromie.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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5. Saint Matthieu.

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Traditionnellement, c'est Thomas qui occupe la  cinquième place, correspondant à l'article : Descendit ad inferna. Tertia die resurrexit a mortuis. Thomas porte comme attribut l'équerre, ou (sur les Calendriers des bergers) la lance. La statue du saint que nous voyons en cinquième place ne peut pas être identifiée, en l'absence de tout attribut. D'autre part, elle peut avoir été placée ici lors d'une restauration. J'ai suivi l'identification du père Castel :

 "N°5. Saint Matthieu se distingue par le livre de son évangile et un phylactère tombant droit sur lequel jadis s’inscrivait peint quelque verset du Symbole des Apôtres." (Lubin et Castel)

Mais le livre n'est pas un attribut spécifique de Matthieu, puisque presque tous les apôtres en portent un. 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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6. Saint Jacques le Mineur et son bâton de foulon.

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Le sixième article, propre à Jacques le Mineur, est:  Ascendit ad cœlos, sedet ad dexteram patris omnipotentis. L'apôtre occupe sa place canonique.

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L'apôtre se reconnaît à son bâton de foulon, dont l'extrémité dilatée est caractéristique. Une banderole verticale descend sur la ligne médiane.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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La face nord-est et ses quatre apôtres.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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7. Saint Philippe tenant sa croix à longue hampe.

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L'article n°7 du Credo, propre à Philippe, est : Inde venturus est judicare vivos et mortuos.

Castel lui attribue  le 8ème rang. Mais une restauration a été postérieure à sa description et a modifié l'ordonnancement :

"8. Saint Philippe se tient au dos de saint Jacques, livre fermé en main droite, croix à longue haste dans l’autre. Parmi les douze apôtres du calvaire c’est le seul doté d’une coiffure. Une sorte de bonnet de toile, enserrant la tête ajustement médiéval que les personnes de qualité portaient sous un large chaperon. L’association sur notre calvaire de saint Philippe et de saint Jacques le Mineur est loin d’être fortuite. Ils sont tous deux fêtés aujourd’hui le 3 mai, alors qu’auparavant leur était réservé le 1er jour de mai. Ce léger déplacement dans le calendrier fut décrété en 1955, lorsque Pie XII déclara saint Joseph patron des Travailleurs, tenant à associer la commémoration religieuse chrétienne de la manifestation civile du fameux Premier Mai." (Lubin et Castel)

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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8. Saint Barthélémy et son couteau à dépecer.

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À Barthélémy est confié le huitième article :  Credo in Spiritum Sanctum. "Je crois en l'Esprit Saint".

L'un des éléments remarquables est le "livre ceinture", déjà commenté à propos de saint Jean. La ferrure (avec un cabochon losangique) et les nerfs du dos sont bien visibles, ce qui montre que nous n'avons pas affaire à un sac de transport (qui masquerait ces détails), mais à une étoffe de préhension intégrée à la partie haute de la reliure.

 

 

"9. Saint Barthélemy bénéficie d’une statue indépendante. Il tient en main droite le coutelas qui servit à le dépouiller de sa peau lors de son martyre. Il porte aussi un long phylactère. Le revers de sa statue, non affiné est laissé comme on dit, sous le coup de l’outil." (Lubin et Castel)

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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9. Thomas et son équerre.

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Si on identifie, par l'équerre, l'apôtre Thomas, il devrait occuper la cinquième place et présenter le cinquième article : Descendit ad inferna. Tertia die resurrexit a mortuis. "Le troisième jour,  est ressuscité des morts ." 

Au contraire, nous devrions trouver ici Matthieu (identifié parfois par une balance et parfois, comme dans le Calendrier des bergers, par une hache. C'est lui qui présente le neuvième article Sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, "[je crois] à la Sainte Église catholique, à la communion des saints".

 

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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10. Saint Simon et sa scie.

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Simon est ici à sa place, la dixième, correspondant à l'article  Remissionem peccatorum. "À la rémission des péchés"

 Saint Simon, tient en main gauche un livre ouvert. Sa droite s’appuie sur une scie qui compte une dizaine de dents. Cette scie rappelle que Simon au jour de son martyre fut scié, fermement serré entre deux lourdes planches.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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11. Saint Jude et sa hallebarde.

 Saint Jude Thaddée est également )à sa place traditionnelle correspondant au onzième article  Carnis resurrectionem, "À la résurrection de la chair".

 

 Il exhibe dans sa main droite la hallebarde, l’instrument de son supplice.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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12. Saint Mathias.

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C'est toujours lui qui termine le Credo, avec l'article  Vitam eternam. "[et à] la Vie éternelle [Amen]".

Mais comment l'identifier avec certitude ? Il tient la hampe d'un objet que je présume être une hampe (nous voyons la base du fer).

L'attribut de Mathias est habituellement la hallebarde ...

 

 

 

 

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Les anges aux phylactères servant de culots aux apôtres.

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Nous avons vu que nous devons distinguer deux types de statues d'apôtres : celles qui sont placées, par paires, à la pointe du triangle inférieur (André et Jacques le Majeur, Jacques le Mineur et Philippe, et Simon et Jude), sont plus basses. Les autres sont placées contre le massif rectangulaire.

Je leur applique la même numérotation que les titulaires.

Chacune de ces statues est posée sur la tête d' anges, mais du fait de leur disposition, il faut y distinguer là encore six qui sont taillés dans les pierres en pente du triangle, et  six qui desservent les statues plus hautes et indépendantes, et qui s'appuient sur le massif vertical du rectangle. J'indique leur numéro en chiffres romain pour le premier groupe, et en chiffre latin pour les autres.

Tous, sauf quatre, présentent des phylactères en en désignant le texte (peint et actuellement effacé) d'un index péremptoire.

Les quatre qui s'en dispensent appartiennent au premier groupe, ce sont ceux de André (II) et Jacques le Majeur (III),  Simon (X) et Jude (XI).  Ce sont des personnages en bustes, portant des aubes plissées à capuches rabattus sur la tête, et qui lèvent les deux bras pour soutenir, comme des atlantes, leur statue.

Comme ils occupent les pointes des triangles, ils forment des duos.

Au total, nous avons un ensemble de 8 phylactères, qui portaient certainement un texte peint au vu de l'insistance des anges à le désigner. Il faut y ajouter un phylactère qui ceinture le chanfrein du triangle supérieur. Et bien-sûr  les  banderoles de cinq apôtres. Le nombre total (13 ou 14) est trop élevé pour correspondre uniquement aux articles du Credo, mais cela ne me semble pas remettre en cause mon hypothèse.

Par contre, il faut — c'est évident — aller au delà d'un édifice simplement mnémotechnique et évaluer comment ces textes entrainent le fidèle à une pratique cultuelle dynamique, une procession alliant la récitation, incorporation ou manducation des paroles liturgiques et l'imprégnation émotionnelle de la participation aux souffrances de la Passion. Si on considère que tout le calvaire est pris dans ce mouvement, dans cette aspiration ascensionnelle ou cet élan spirituel, et si, comme il faut le faire, on en place le culte dans une dimension collective, on voit comme il donne une autre dimension (alors inédite) à la devotio moderna propagée par les chartreux, la lecture méditative, l'oraison et la contemplation individuelle des moines devant le Crucifix et les Plaies du Christ ou la lecture des Livre d'Heures. 

Il faudrait pouvoir y ajouter toute la liturgie chantée, l'éclairage (cierges, flambeaux), et bien-entendu la polychromie pour évaluer la puissance cultuelle d'un tel monument.

 

 

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Voici II et III ensemble, puis II, et III.

 

 

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile.

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Et voici X (sous Simon) et IX (sous Jude).

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Bien qu'ils occupent la même position inclinée et inconfortable, VI (subalterne de Jacques le Mineur) et VII (celui de Philippe) s'entendent comme larrons en foire pour renoncer à se redresser, comme leurs collègues, et pour s'allonger sur la dalle tout en croisant leurs bras. 

Mais c'est pour la bonne cause :  car la couverture dont ils semblent enveloppés est un phylactère, dont ils pointent le texte de leur doigt.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Les anges à phylactères de la rangée supérieure.

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On peut les considérer par couples de part et d'autres des pointes du triangle supérieur. Chacun maintient l'extrémité repliée du phylactère contre son torse, et déploie largement l'autre extrémité avec sa main droite, en se tournant vers elle. Mais ils écartent les bras en levant les coudes, comme les marmousets du premier étage. Leur chevelure est bouclée, mais ramassée en boules latérales. Leur visage et rond et joufflu, plus encore que ceux des autres marmousets ou de tous les personnages taillés par ce sculpteur.

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Voici par exemple, vue de l'ouest, le couple 12 (Mathias) et 1 (Pierre).

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Le n°12.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Le n°1.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Le couple 4 (Jean) et 5 (Matthieu).

Ils portent des chapeaux, à bords évasés. Ils sont franchement tournés vers la droite.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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Le couple 8 (Barthélémy) et 9 (Thomas).

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Le n°8 porte une coiffe évasée. Notre n° 9, aux cheveux en boule,  fait exception, en tenant son texte de la main gauche.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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N°8.

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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N°9

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Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen)  de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

Le calvaire (granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec. Photographie lavieb-aile

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SOURCES ET LIENS.

 

—ABGRALL (Chanoine J.M.), 1914, Excursion archéologique du 10 mai 1914. Compte rendu, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère  tome 41 - Pages 211 à 237.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1914_0283_0309.html

"Le monument que nous avons sous les yeux est d'un intérêt tout particulier; on peut le classer comme le premier et le plus harmonieux des calvaires de second ordre; on ne peut rien imaginer de plus heureux comme groupement de person­nages et comme silhouette originale. La base est composée de deux massifs triangulaires se superposant et se compénétrant,
les angles du second correspondant au milieu des côtés du massif inférieur; et tout autour de la deuxième base, sur des culs-de-lampe en cariatides, les apôtres sont diversement étagés, pour donner plus de mouvement à l'ensemble. La plupart des cariatides tiennent de longues banderolles qui courent con­tre les parois du socle et qui ont pu recevoir autrefois des ins­criptions en couleur, mais ne portant pas de traces de gravure.
Au pied de la croix, par devant, est Notre-Dame de Pitié, tenant le corps de son fils et accompagnée  d'une des Saintes­ Femmes; plus haut, à deux niveaux différents, deux autres Saintes-Femmes et l'apôtre saint Jean. Au dos de la croix on voit la Sainte-Vierge tenant l'Enfant-Jésus dans ses bras, plus haut la Madeleine tenant un vase d'aromates, et au sommet, derrière le crucifix, Notre-Seigneur ressuscité. Les larrons, surtout celui de gauche, se tordent dans des convulsions étranges, et il y a peu de sculpteurs modernes qui auraient assez de hardiesse et d'habileté pour traiter et mouvementer les corps humains comme l'a fait le vieil imagier du XVIe siècle. Les traces de peinture conservées sur les statues, demeurées surtout plus visibles dans les replis de leurs draperies, indiquent que primitivement tout ce calvaire était peint et doré: Qu'on ne se récrie pas à cette idée. Ce n'était point un exemple isolé. Au Moyen-âge comme au temps de la vieille Grèce classique, on a aimé l'architecture polychrome.
Les temples en marbre de la Grèce étaient rehaussés d'une décoration colorée. Au XIIIe siècle, la façade de N-D. de Paris était en grande partie dorée et peinte, et pour ce qui est  de notre pays, nous retrouvons les témoins de rehauts de pein­ture et de dorure aux porches de Lampaul-Guimiliau et de Rumengol, et au portail de l'évêque Alain à l'église du Fol­goët, sans compter une foule d'autres croix ou statues extérieures."

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/landrevarzec.html

1017. Quilinen, g. 6,50 m. Début XVIè s. Massif architecturé de plan triangulaire, le sommet pyramidant, statues des douze apôtres en ronde bosse, une Vierge de Pitié. Gibets des larrons. Fût central, marmousets, Jean et la Vierge, au sommet, sainte femme, saint au livre, Marie-Madeleine. Croix, fleurons carrés, crucifix, anges aux calices, Christ ressuscité. Oeuvre exceptionnelle. [YPC 1980]

—CASTEL (Yves-Pascal), 1997,  En Bretagne croix et calvaires ... Kroaziou ha kalvariou or bro, édition bilingue Minihi Levenez, Saint-Thonan.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/c7ab1cc53d0ef299b5bb65ed3764d18c.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), LUBIN (Joël) 2013 Patrimoine du Finistère, Landrévarzec.

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_landrevarzec_quilinen.html

— CASTEL (Yves-Pascal), LUBIN (Joël) 2014, Landrévarzec. La chapelle Notre-Dame de Quilinen, Bull. Société archéologique du Finistère 133-154 ; 4

 

— CASTEL (Yves-Pascal), GARGAM (Y.), LUBIN (Joël), 2014, "Landrevarzec, le grand calvaire de Quilinen", vidéo de 20 minutes à partir de deux émissions sur RCF Rivages.

— FAVÉ (A), 1898, Un procès-verbal des prééminences à Landrévarzec et à Quilinen (1648), Bull. Société archéologique du Finistère , 14-29.

— KERNALEGUEN (Daniel), 2019, visite guidée

https://www.dailymotion.com/video/x7l6lyc

 

— MALO-RENAULT (Emile) 1907, L'art chez les Bas-Bretons, Le tour de France, tome troisième, 1907, n°40, p. 259-276 :

« Sur l'angle du mur bas, entourant le velours vert d'un carré d'herbe, [le calvaire de Quilinen ] dresse deux massifs triangulaires superposés aux plans inclinés desquels grimpent les statues des apôtres. Pierre, plus grand que les autres de toute sa tête, pour marque de son autorité, porte sur l‘épaule droite une clé géante ; André tient devant lui sa croix en X, les autres disciples dans le même mouvement  ascensionnel se groupent avec la Mère  Douloureuse et les saintes femmes autour des trois croix : tandis que courbés en arc sur le thau de leur supplice, les deux larrons sont dominés de très haut par le Maître.  Mais où le mysticisme triomphe,  c’est dans l’arrangement  des croix. En effet, si en sortant de la chapelle on regarde le calvaire, il est impossible d’apercevoir la croix du mauvais larron, elle disparaît totalement derrière la croix du Christ. Le génie de l’imagier s’est attaché à empêcher ainsi  la vision du réprouvé. Ceux qu’on nomme les Grands Calvaires : Tronoën, Plougonven, Guimiliau, Plougastel etc…nul de ces groupements, de ces grouillements de statuettes dans le Léon ou , ne vaut l’élégance hardie, l’ordonnance rationnelle du calvaire de Quilinen. Et ne faut-il pas noter à part, la grâce, flamande un peu, de la Vierge à l’Enfant appuyée au revers de la croix , la noblesse d’attitude de certains apôtres et le charme fin des petites figures à demi effacées qui leur servent de support, l’intensité de torture  qu’expriment les larrons ? Certes on ne trouvera point ici la souplesse  et la science sûre des imagiers de ou de l’Ile de France. Mais comme le sentiment remplace tout cela et comme celui qui regarde, sans mesquinerie d’analyse, se sent vite empoigné par la beauté de l’œuvre ! »

(in Charles le Goffic, 1921  L'âme bretonne édition 2017 page 113)

https://books.google.fr/books?id=B4KrDgAAQBAJ&dq=%22Mais+o%C3%B9+le+mysticisme+triomphe,+c%E2%80%99est+dans+l%E2%80%99arrangement+des+croix.%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

—MAUGUIN (M.) ) 2016, Les armoiries de la chapelle de Quilinen, alias Kilinenn, en Landrévarzec, Bull. Société archéologique du Finistère , 203-219.

 

 

— (calvaire de Quilinen) 1893, Bull. Société archéologique du Finistère 128

 

—SITE DE LA COMMUNE

http://www.landrevarzec.fr/spip.php?article25

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A PROPOS DU CREDO APOSTOLIQUE :

 

 

 

— LAFEUILLE (Jérôme), 2020... Un nouveau regard sur le jubé de Kerfons, ARSSAT n°4

— LAFEUILLE (Jérôme), Le Calendrier des bergers modèle du Jubé de Notre-Dame de Kerfons. Son interprétation à la limière du Symbole des apôtres / in Société d'émulation des Côtes d'Armor. Bulletins et mémoires ; Histoire et Archéologie, Vo 148, Septembre 2020 (01/09/2020)

— MÂLE (Emile) Le Credo des apôtres in L'art religieux à la fin du Moyen-Âge en France  page 246-296

https://archive.org/stream/lartreligieuxdel00mluoft#page/250/mode/2up/search/credo

— PSAUTIER DE JEAN DE BERRY, Bnf fr. 13091, 1380-1400. Enluminures d'André Beauneveu.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f16.image.zoom

— GRAND CALENDRIER DES BERGERS

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k84894z/f88.item

— GRANDES HEURES DE JEAN DE BERRY  ou Horae ad usum Parisiensem , 1400-1410

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b520004510/f11.item

— BREVIAIRE DE BELLEVILLE : Breviarium ad usum fratrum Predicatorum, dit Bréviaire de Belleville. Bréviaire de Belleville, vol. I (partie hiver), 1323-1326

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8451634m/f13.image

— GAY (Françoise) 1993, Le choix des textes des prophètes face aux apôtres au Credo", in Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— HASENORH (Geneviève), 1993 "Le Credo apostolique dans la littérature française du Moyen-Âge", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— LACROIX (Pierre) , Renon, Andrée,  Mary, Marie-Claude, Vergnolle, Éliane [Publ.] Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993).Sommaire en ligne 

— RENON F, relevé du Credo du chœur de la cathédrale de Cambray en 1404 Revue de l'art chrétien: recueil mensuel d'archéologie religieuse, Volume 8 Arras ; Paris 1864 page 262.

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Chapelles bretonnes. Sculpture Credo des apôtres

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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