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1 novembre 2025 6 01 /11 /novembre /2025 16:16

Les peintures murales du XVe siècle de l'abbatiale de Walbourg (Bas-Rhin) : un Credo apostolique.

 

PRÉSENTATION.

Présentation générale.

En 1074 fut fondé par le comte de Montbéliard Thierry Ier un ermitage, pour deux moines Wibert et Mancius, près d'une source dédiée à sainte Walburge. Celle-ci, sainte du VIIIe siècle, était la fille de saint Richard, elle fut abbesse du couvent de Heidenheim en Franconie. Il ne reste rien de ce sanctuaire.

Une église fut élevée à partir de 1105 par la volonté de Frédéric, duc de Souabe et de Pierre, comte de Lutzelbourg et père de l'empereur Frédéric Barberousse. De cet édifice subsistent les parties inférieures des murs de la nef et deux piédroits sculptés (incomplets) d'une porte, au sud. En 1456, l'abbé Burckhard de Mullenheim fit reconstruire le chœur, surélever les murs de la nef, élever une tour entre chœur et nef, repercer des ouvertures dans le mur ouest de la nef et construire une chapelle dite des anges, actuelle sacristie, sous la direction de l'architecte Hans Boeblinger.

Trois vitraux de l'abside du chœur  forment un cycle consacré à la Vie de la Vierge, à l'Enfance du Christ et à Jean-Baptiste. Datant de 1461, ils sont attribués à Pierre d'Andlau. Dans les baies 3 et 4 sont rassemblés aujourd'hui des éléments provenant de diverse verrières de l’église datant de la même époque.

En 1484 fut sculptée par Clément de Bade la custode remarquable du chœur .

Après une longue période de prospérité, l'abbatiale subit les destructions en 1525 causée par la Guerre des Paysans, et elle perdit alors son cloître. Vers 1545 le monastère fut incorporé au chapitre de Wissembourg.

En 1685, l'abbaye fut occupée par le Séminaire de Strasbourg, dirigé par des jésuites. A la Révolution, elle fut vendue à des particuliers et l'église fut offerte à la commune de Walbourg par Michel Pierre Saglio en 1805. Les vitraux du XVe siècle furent classés Mh en 1862 et l'église en 1898.

En 1945, l'église fut durement touchée par des bombardements aériens avec notamment la destruction des voûtes du chœur.

Dès 1949 et de 1969 à 1971 l'église fut restaurée, mettant à jour la partie romane de la nef dont les baies avaient été murées. Les baies hautes furent vitrées à cives en 1971 par Jacques Le Chevallier, lequel créa en 1983 9 verrières en composition colorée à grisaille pour les baies basses de la nef.

 

Le chœur gothique (1456, inscription lapidaire pilier gauche).

Le chœur est rectangulaire jusqu'à l'abside à trois pans éclairée des vitraux de 1461.

Le haut du chœur est porté par quatre voûtes d'ogives dont les clefs de voûte en grès portent successivement depuis l'Est  l'Agneau pascal, le blason de Frédéric le Borgne duc de Souabe (1090-1147, qui reposait dans l'église avec ses deux épouses) d'or aux trois lions léopardés de sable , son heaume et son cimier timbré de plumes de paon, et enfin les armes à la crosse abbatiale en pal de l'abbé Burckhard de Mullenheim (abbé de 1430 à son décès en 1479), de gueules à la fleur à cinq pétales de sable boutonné d'or. On retrouve dans la sacristie les armes de l'abbé, et des armes non identifiées à 3 fleurons. Les mêmes armes se retrouvent sur la dalle funéraire jadis présente dans le chœur, et adossée aujourd'hui contre le mur de souténement ouest, ou encore sur la porte de la sacristie.
 

Les peintures murales du XVe siècle de l'abbatiale de Walbourg : un Credo apostolique.
Les peintures murales du XVe siècle de l'abbatiale de Walbourg : un Credo apostolique.
Les peintures murales du XVe siècle de l'abbatiale de Walbourg : un Credo apostolique.
Les peintures murales du XVe siècle de l'abbatiale de Walbourg : un Credo apostolique.
Les peintures murales du XVe siècle de l'abbatiale de Walbourg : un Credo apostolique.

 

 

 

 

 

Les peintures murales à fresque.

Elles occupent le chœur et dateraient du XVe siècle. On lit que le peintre Hans Baldung Grien (1484-1545), qui, après avoir été compagnon de divers peintre Souabes, fut l'assistant d’Albrecht Dürer dans son atelier de Nuremberg de 1503 jusqu'en 1507, aurait été, comme graveur, l'auteur des esquisses, ce qui retarderait sans doute la datation vers le premier quart du XVIe siècle. Parmi ses figures d'apôtre, son Jude Thaddée date de 1538, son Barthélémy de 1516, son saint Jean, son saint Thomas, Jacques le Mineur  de 1516-1519, saint Philippe, saint Simon etc

https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl020108877

https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl020515827

https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl020515832

https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl020515831

https://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl020537948

https://onlinesammlung.freiburg.de/fr/object/Dessin%20-%20Hans-Baldung-Grien%20-%20Lap%C3%B4tre-Barth%C3%A9l%C3%A9my/671CA31265AD4592BD45F3F3B2EC8F70

https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/00130065615

https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/00130065591?auteur=%5B%22BALDUNG%20Grien%20Hans%20%28graveur%29%22%5D&last_view=%22list%22&idQuery=%22c256d5-35cc-2ffc-274e-a4f427cd7a%22

https://pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/00130065592?auteur=%5B%22BALDUNG%20Grien%20Hans%20%28graveur%29%22%5D&last_view=%22list%22&idQuery=%22dea4cf-62ed-3a7-d26-aa36aba607fc%22

Les êintures sont classées M.H ; elles ont été endommagées pendant la Seconde Guerre.

Débutant par saint Pierre, les douze apôtres forment un Credo apostolique, car ils sont entourés d'un phylactère citant le verset du Credo qui leur est attribué par la tradition. Il faut partir de l'angle sud-est  pour en suivre la succession, dans le sens horaire, puis traverser le chœur vers le nord pour y voir les 4 derniers apôtres. Vient alors, avant la custode, et en face de Pierre, saint Paul.

Dans l'abside, les angles séparant les pans, et les verrières, portent les représentations des quatre Pères et Docteurs de l'Église, les saints Grégoire, Augustin, Ambroise et Jérôme.

 

Croquis lavieb-aile

 

 

Le thème iconographique du Credo apostolique est largement exploré dans mon blog, soit en peinture murale, soit surtout en sculpture, en particulier en Bretagne sous les porches sud.

C'est une manière d'affirmer les fondements incontournables de la Foi chrétienne en couplant les douze articles avec les douze apôtres. Ici, l'association avec les figures des Pères de l'Église renforce cette affirmation des bases théologiques de la Foi, d'autant que les verrières illustrent les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption.

— Sur ce thème du Credo apostolique, voir ici dans l'ordre chronologique:

 

 

Si on compare mes images à celles de Marie-Philippe Scheurer, prises en 1999 pour l'Inventaire, on constate 
que certaines inscriptions sont désormais moins lisibles.

 

Vues générales.

L'abside.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Le côté nord.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Le côté sud.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

 

LES DOUZE APÔTRES ET LEUR ARTICLE DU CREDO + SAINT PAUL.

Chaque apôtre se reconnait par son attribut, et/ou le nom inscrit en latin, par leur ordre dans la série, et par l'article qu'il présente.

Je donne l'article du Credo porté par le phylactère, déduit des fragments qu'on peut encore y lire, ou qu'on déchiffre sur les clichés plus anciens. L'attribution des articles aux apôtres est conforme à la tradition. Voir par exemple mes articles ici et ici .

1. Saint Pierre Sanctus [Petrus]

Il tient un livre ouvert, et une clé en main gauche. Il se reconnaît aussi à son crâne dégarni.

Inscription : Credo in Deum, Patrem omnipotentem, creatorem caeli et terrae

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

2. Saint André. Sanctus Andreas.

On ne distingue pas son attribut, la croix en X.

Article :  Et in Iesum Christum Filium eius unicum , Dominum nostrum.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

3. Saint Jean

Attribut : le visage imberbe ; le calice de poison tenu de la main gauche et béni de la main droite

Article : Qui conceptus est de Spirituo Sancto natus est Maria Virgine

Saint Jean est plus souvent en 4ème position après Jacques le Majeur, et présente alors le quatrième article.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

4. Saint Jacques le Majeur. Sanctus Jacobus maior

Attributs : la pèlerine, le bourdon, la besace (rouge) et le chapeau à larges bords timbré de la coquille.

Article : passus sub Pontio Pilato, crucifixius, mortuus et sepultus.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

5. Saint Thomas. Sanctus Thomas

Attribut : la lance. Un rouleau de parchemin.

Le 5ème article : descendit ad inferos, tertia die ressurrexit a mortuos.

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

6. Saint Jacques le Mineur. Sanctus Jacobus minor

Attribut : un instrument singulier, semblable à une grande clé formant un arc  où une corde est tendue. D'habitude, Jacques le Mineur tient le bâton de foulon de son supplice, celui des fouleurs d'étoffe. Ici, il tient l'ensouple, ou pièce d'un métier à tisser, sur lequel on monte les fils de chaîne.

 

La peinture est plus compréhensible si on la compare avec une gravure de  Hans Baldung Grien : c'est donc un argument important pour soutenir la thèse d'une influence du peintre-graveur souabe.

Hans Baldung Grien, 1519, gravure sur bois, National Gallery of Art Rosenwald collection

 

6 ème article  : ascendit ad caelos ; sedet ad dexteram patris Dei Patris omnipotentis.

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

7. Saint Philippe. Sanctus Philippus.

Attribut : la croix à longue hampe.

7ème article : inde venturus est iudicare vivos et mortuos.

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

8. Saint Barthélémy. Sanctus Bartholomeus

Il tient le coutelas de son supplice par écorchement.

8ème article : Credo in Spiritum Sanctum.

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

 

Du côté nord, en partant de l'ouest.

9. Saint Matthieu. Sanctus Mathaeus.

Il tient une  lance à très longue lame.

9ème article : sanctam ecclesiam catholicam

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.


10. Saint Simon. Sanctus Simon.

Il tient un livre placé dans un étu, un livre de ceinture, et une croix à ample traverse. Il est imberbe.

10ème article : sanctorum communionem, remmisionem pecatoribus.

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

11. Saint  Jude Thaddée. Sanctus Judas Thaddeus.

Il est vu de profil, la main droite posant sur une table un petit instrument peut-être tranchant.

11ème article : carnis resurrectionem

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

12. Saint  Mathias. Sanctus Mathias.

Vu de face, vêtu d'un manteau bleu, il tient une hache à large tranchant.

12eme et dernier article du Credo : vitam eternam. Amen.

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

13. Saint Paul, le treizième apôtre. Sanctus Paulus

Il tient l'épée de sa décollation, et un livre.

Inscription : Ego enim sum mínimus Apostolórum, qui non sum dignus vocári Apóstolus, quóniam persecútus sum Ecclésiam Dei. (citation de l'épître aux Corinthiens 1:15 déchiffrée par l'abbé Staub en 1863) "car je suis le moindre des apôtres, je ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'Eglise de Dieu" .

Abbé A. Straub, bulletin pour la société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace Berger-Levrault., 1863

 

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

LES QUATRE DOCTEURS DE L'ÉGLISE.

Les quatre docteurs de l’Eglise, de dimensions un peu plus grandes paraissent à J. Walter d’une autre main et offrant plus de mérite artistique. Chacun des phylactères qui se déroulent autour de ces images pré-
sente une inscription ayant rapport à l’Eucharistie.

 

A. Saint Grégoire.

Saint Grégoire porte la tiare ornée de trois couronnes et la croix à trois branches dont celle du milieu est la plus longue. Par une erreur assez curieuse à signaler, le peintre a oublié la colombe divine qui accompagne toujours ce père de l’Eglise dans les anciennes images, et l’a donnée ce symbole à Saint Augustin. Ce docteur est le mieux conservé quant à l’ensemble des contours. Comme Saint Ambroise dont la majestueuse figure se dessine près de lui, il tient d’une main un livre, de l’autre une crosse munie du sudarium.

Inscription : Ad firmandam plebis fidem panis Christi p.... est in temeratam carnem S. Gregorius doctor.
"Pour raffermir la foi du peuple le pain [est changé] en la chair du Christ véritable".

Comparer au cliché de 1999 :

Base Palissy cliché Marie Philippe Scheurer

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

B. Saint Augustin, évêque d'Hippone. S. Augustinus, doctor.

Inscription : Licet figura panis et vini videntur nil tamen aliud quam cara christi et sanguis post conversionem credenta est.  Attribué à Ambroise par Thomas d'Aquin, Somme théologique 50547

"Quoique l'œil n'aperçoive que l'apparence du pain et du vin, après la consécration, la foi doit admettre autre chose sous ce voile que le corps et le sang de Jésus Christ".

Cliché avant 1934, in Walter
Cliché Marie-Philippe Scheurer 1999 Base Palissy

 

C. Saint Ambroise. S. Ambrosius doctor.

On ne voit plus de l'évêque de Milan que sa mitre, sa chape bleue, et un livre tenu en main gauche.

Citation : In singulis porcionibus christus dominus tot est, non per singulas minuitur sed integrum in singulis tenemus.

"Le Christ Seigneur est tout entier dans chaque parcelle de l'hostie, il ne perd rien par la fraction, dans chacune nous recevons le Sauveur tout entier.

 

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

D. Saint Jérôme. S. Jheronimus doctor.

 Saint Jérôme est vêtu en cardinal, il tient  une croix double. 


 Citation : Accedit verbum ab ore sacerdotis ad elementum et fit verum sacramentum. S. Jheronimus doctor.
"La parole de la bouche du prêtre touche l’élément qui accomplit le sacrement."

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales (XV-XVIe siècle) de l'église abbatiale de Walbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

SOURCES ET LIENS

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM67000433

Clefs de voûte 

Clés de voûte datant de la construction du choeur et de la chapelle des anges, entre 1456 et 1465. Elles portent les armoiries de l'abbé Burckhard de Mullenheim, commanditaire et celles du premier bienfaiteur de l'abbaye, Frédéric duc de Souabe.

Armoiries : dans le choeur, armoiries de l'abbé Burckhard de Mullenheim (une rose et une crosse), armoiries de Frédéric, duc de Souabe (trois lions superposés) et son cimier aux plumes de paon. Dans la sacristie (ancienne chapelle des anges) armoiries de l'abbé de Mullenheim et armoiries non identifiées : trois roses, deux et une séparées par une fasce, non identifiées.

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM67012568

http://www2.culture.gouv.fr/documentation/memoire/HTML/IVR42/im67012568/index.htm

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM67012553

https://pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/IVR42_199967B1040ZE

LORENTZ (Philippe), 2006, "Les vitraux de l'abbatiale de Walbourg" Congrès archéologique de France 162e session 2004 : Strasbourg et Basse-Alsace.  Edité par Paris : Derache, 2006 - 2004.

STRAUB (abbé), 1860, "Les vitraux de l'abbatiale de Walbourg", Congrès archéologique de France, Volumes 26 à 27 p. 344

 https://books.google.fr/books?id=zmREAQAAMAAJ&pg=PA362&dq=Congr%C3%A8s+arch%C3%A9ologique+de+France,+walbourg&hl=fr&newbks=1&newbks_redir=0&sa=X&ved=2ahUKEwjcjtDW1tCQAxUraqQEHeKsBnIQ6AF6BAgNEAM#v=onepage&q=Congr%C3%A8s%20arch%C3%A9ologique%20de%20France%2C%20walbourg&f=false

— Vitraux : Gatouillat Françoise ; Decrock Bruno IM67008562

Ces 3 grandes verrières de l'abside constituent un ensemble homogène et bien conservé de 63 panneaux demeurés à leur place d'origine ; elles sont dues à l'atelier connu depuis le début du 20e siècle sous le nom de Maître de Walbourg de 1461 ; elles illustrent en 56 scènes l'histoire de la Vierge et du Christ, complétée par la légende du précurseur ; ces cycles comportent des représentations rares (consultation des prêtres pour le Mariage de la Vierge, les soldats renversés par le Christ au Jardin des oliviers, visite des apôtres au Baptiste emprisonné) ; l'ensemble entoure la Crucifixion, de plus grande échelle ; les scènes sont juxtaposées sans bordures ni encadrement architectural ; les cartons utilisés sont repris très précisément, mais sans les damas, dans ce qui subsiste de la Vie de la Vierge et de la vie du Christ à Saint-Guillaume de Strasbourg (67) ; des dessins correspondant à des scènes des baies 0 et 2 sont conservés à la bibliothèque nationale de Madrid (Espagne) et au cabinet des estampes de Berlin (Allemagne), et des copies à la plume exécutées en 1476 d'après d'autres panneaux de la baie axiale appartiennent au cabinet des estampes de Cobourg (Allemagne).

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM67008562

—  WALTER (Joseph), "Les peintures murales du Moyen-âge en Alsace", Archives alsaciennes d'histoire de l'art, Volumes 13 à 16, 1934.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1708672/f22.item.r=walbourg

—Wikipedia

 armes de  famille fr Müllenheim De gueules à une rose d'argent à la bordure d'or.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_famille_fr_M%C3%BCllenheim.svg

MAN8ROVE, famille de Mullenheim

https://man8rove.com/fr/blason/ihgr5nf1-mullenheim

MAN8ROVE famille Hohenstaufen

https://man8rove.com/fr/blason/9u0xqa3-hohenstaufen

 
 
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Published by jean-yves cordier - dans XVIe siècle. XVe siècle Credo apostolique
2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 10:20

Ensemble de quatre verrières ( baies 3 à 6, Annonciation, Visitation, Remise du rosaire, Vierge à l'Enfant, 1926 ) de Théophile Bohl  à l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim (Schnersheim, Bas-Rhin).

 

"L'église Saint-Georges s'élève au centre du village depuis 1775. Elle remplace une chapelle dédiée à saint Jacques, citée en 1584. Elle comprend une nef rectangulaire avec chaînes d’angle, 3 travées de fenêtres cintrées et une tour-chœur à 3 niveaux. L’intérieur est entièrement plafonné, l’arc triomphal est en plein cintre." https://www.auxpaysdemesancetres.com/pages/champagne-ardennes/bas-rhin-67/schnersheim.html

En 1926, Théophile Bohl, peintre-verrier d'Haguenau, a réalisé quatre verrières pour l'église de Kleinfranckenheim. Nous ne sommes pas renseignés sur les autres vitraux (notamment ceux du chœur, peut-être un Saint-Goerges), jusqu'en 1970-1971 où l'abbé Steinmetz curé de Schnersheim et le Conseil de Fabrique ont commandés à Jacques Le Chevallier, peintre-verrier et à son Atelier du Vitrail de Fontenay  quatre verrières non figuratives , deux pour le chœur et deux pour les côtés de la tribune.

Théophile Bohl  ( Rountzenheim 1.8.1868 † Haguenau 3.12.1942), Maître-verrier d’art,  participa efficacement , au lendemain de la Grande Guerre, à la rénovation de la peinture sur verre en Alsace et monta un atelier, rue de la ferme Falk à Haguenau, secondé par un ouvrier de valeur, Uttilie. Excellent artisan, il put parfaire son métier dans sa jeunesse aux alentours de Munich et, de retour dans son pays, se lança dans la décoration de devantures, enjoliva les « oculi » des bains municipaux dans le centre de Haguenau et surtout cultiva la peinture de vitrail pour en doter plusieurs églises dont certaines à la périphérie de la ville. La plupart des œuvres se sont évanouies au cours de la dernière conflagration mondiale. Celle qui semble avoir suscité le plus d’intérêt, est une peinture sur verre réalisée en 1923 pour le sanctuaire de Hellimer, Moselle, qui représente l’archange saint Michel et sainte Catherine. (Gérard Cames, 1984)

https://www.alsace-histoire.org/netdba/bohl-theophile/

On lui doit aussi :

-les vitraux de Saint-Louis et Sainte-Elisabeth  (années 20) dans la chapelle de l'ancien hôpital de Haguenau devenue l'Espace Saint-Martin.

-Un ensemble des 8 verrières et de la rose de l'église Saint-Martin de Fribourg,Église Paroissiale Saint-Martin de Fribourg et grotte Notre-Dame de Lourdes

https://inventaire.grandest.fr/gertrude-diffusion/img/6ad8329c-fe39-4d84-a67e-c7eceae18df8

-5 verrières  provenant sans doute des anciens Bains municipaux de Haguenau construits en 1927 musée historique haguenau

https://inventaire.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/IM67002416

-Des vitraux de la Chapelle des missions africaines 1, rue des Missions-Africaines, 67500 Haguenau

 

 

 

Vue de la nef gauche de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Vue de la nef gauche de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Vue de la nef droite de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Vue de la nef droite de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

La baie 3 : Annonciation.

Inscription : AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINUS TECUM

Signature en bas à droite : TH. BOHL HAGUENAU 1926.

 

Baie 3 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 3 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 3 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 3 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 3 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 3 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 4 : Remise du rosaire à saint Dominique.

Inscription : REGINA SACRATISSIMI ROSARII / ORA PRO NOBIS.

 

Baie 4 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 4 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 4 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 4 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 5 : Visitation.

Inscription : BENEDICTA TU IN MULIERIBUS / ET BENEDICTUS FRUCTUS VENTRIS SUIS.

 

Baie 5 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 5 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 5 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 5 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 6 : Vierge à l'Enfant, en majesté.

Inscription : SANCTA MARIA MATER DEI / ORA PRO NOBIS PECCATORIBUS.

Signature en bas à droite : TH. BOHL HAGUENAU 1926.

 

Baie 6 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 6 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 6 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 6 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 6 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 6 de l'église Saint-Georges de Kleinfrankenheim. Cliché lavieb-aile 2025.

SOURCES ET LIENS.

Base Mérimée  IA67006327 : https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA67006327

Base Mérimée  IA67010098 : notice 1995 Gilbert Poinsot ; Vincent Grimm.

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM67010098

Wikipedia

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:The_Visitation_on_stained-glass_windows_in_France#/media/File:Kleinfrankenheim_StGeorges_33.JPG

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Published by jean-yves cordier - dans XXe siècle
26 septembre 2025 5 26 /09 /septembre /2025 09:25

Les vitraux de l'église de Wissembourg : la baie 18 . Verrière datée de 1487, don de Hans Bonn de Wachenheim, bailli de Wissembourg, et de son épouse Anne de Weingarten.

Voir sur Wissembourg :

 

 

 

PRÉSENTATION

La baie 18, sur le bas-côté sud,  est composée de trois lancettes trilobées et d'un tympan a un oculus hexalobé, 2 trilobes et 2 écoinçons, consacré au Jugement dernier. h = 260 ; la = 180 mm. L'ensemble est peu restauré dans ses parties principales (mains de la Vierge et corps de l'enfant de la Vierge à l'enfant restaurés, ainsi que le panneau montrant les damnés en Enfer) . On compte un bouche-trou dans cette dernière scène.

  •  
Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Le sujet principal, dans la lancette centrale, est une Vierge à l'Enfant. La Vierge, couronnée, les cheveux blonds tombant sur les épaules, tient l'Enfant sur son bras droit ; celui-ci, nu, porte le gloge crucigère en main droite et une fleur en main gauche.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

La lancette A, à gauche, est occupée par Hans Bonn de Wachenheim, agenouillé en donateur et présenté par saint Jacques le Majeur.

Il est identifié par une inscription en lettres gothiques où on lit, si on résoud les abbréviations par tilde remplaçant les -n, HANS BONNE VAN WACHENHEIM FAUT ZU [WISSEMBURG 887]. J'assiùile FAUT avec VOGT pour traduire : Hans Bonne de Wachenheim, bailli de Wissembourg. La date a été lue comme étant celle de 1487 (Gatouillat et Hérold 1994).

On sait que Hans Bonne fut bailli de Wissembourg en 1488 et  avoué impérial de Wissembourg  ; il était encore en vie le 29 novembre 1501 (acte archivé avec Philippe de Palatinat). Wachenheim est une commune allemande de Rhénanie-Palatinat.

Le saint est identifié comme étant saint Jacques car il tient un bourdon auquel est suspendue une besace, mais il ne porte pas le chapeau à larges bords des pèlerins, pas de coquille, et sa tête à barbe très fournie est coiffée d'un turban, exactement comme siant Christophe du côté gauche.

Les personnages sont placés dans une niche architecturale identique  à la niche centrale, rehaussée de feuillages peints au jaune d'argent, devant une tenture damassée verte à motifs feuillagés. Le chevalier est en armure complète, la cuirasse est damassée,  les solerets sont  pointus et les éperons sont longs et droits.

 

 

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

La lancette de droite montre son épouse Anne de Weingarten, également agenouillée en donatrice, et présentée par saint Christophe, portant l'Enfant.

La tenture damassée de feuillages est jaune. Chrtistophe porte un manteau vert, Jésus une tunique pourpre, la donatrice un manteau  rouge écarlate doublée d'hermines aux revers, une robe dorée et une coiffe en drap blanc damassée d'or ; trois bagues sont visibles sur sa main gauche, deux à l'annulaire et une à l'auriculaire.

 

 

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

L'inscription :

elle peut être lue ainsi ENNELT VAN WINGARTEN SEINE ELICHE HUS FRAU.

La formule "seine eliche haus frau", littéralement "sa légitime femme au foyer " se retrouve à la même époque sur les inscriptions lapidaires (on trouve aussi elichen, même sens):

https://regionalia.blb-karlsruhe.de/frontdoor/deliver/index/docId/19764/file/BLB_Schriften_Bodensee_1889.pdf

https://sigilla.irht.cnrs.fr/108545

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM68006768

L'inscription ayant identifié ici une Anne von Weingarten, je tiens "Ennelt" comme une forme de Anne.

Weingarten est une localité de Rhénanie-Palatinat.

 

 

 

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

À la partie inférieure de la lancette centrale, sous la Vierge à l'Enfant, et placés là en réemploi,  on trouve deux ensembles héraldiques  non identifiées : deux écus cimés de casques sont environnés de lambrequins, Sur le tout est ajouté une banderole posée à l'envers avec la devise EN SI VALE suivie d'un globe crucigère.

Le blason de gauche peut-il être décrit comme de sable à la croix en sautor, d'or, chargé de cinq alerions de sable ? Nous ne pouvons l'identifier. Le casque est timbré d'un oiseau noir à bec jaune, un aigle aux ailes éployées.

Françoise Gatouillat note que "Les armoiries qui figurent dans la verrière , si elles correspondent à celles de la famille de Wachenheim , peuvent être celles de la génération suivante , car elles semblent postérieures à l'exécution du vitrail ."

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Le blason de droite porte un fascé d'argent et d'azur brisé  d'un lambel de gueules à cinq pendants. Le casque porte une trompe de chasse (huchet) non suspendu mais posé sur un coussin noir ; du milieu de cette trompe s'élève une tige virolée s'achevant en une sorte de palmier. 

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

LE TYMPAN : le Jugement dernier.

Il est aussi intéressant à détailler que les lancettes. 

Au centre, l'oculus de la rose polylobée montre le Christ de la Parousie, assis, montrant les plaies de son corps sous le manteau glorieux,  selon un schéma classique, mais l'élément original est  de voir l'arc-en-ciel remplacé par un cercle à huit cadrans alternativement bleu, jaune, rouge et blanc.

Il est entouré de Marie à sa droite et de Jean-Baptiste à sa gauche, reconnaisable à son manteau en poils de chameau.

Parmi les six lobes, les trois supérieurs accueillent les anges du Jugement. Les autres lobes montrent les scènes des morts éveillés par les sonneries de trompe et sortant de leurs tombeaux. Reprise de cartons inversés pour les deux lobes latéraux. Dans le lobe inférieur, une figure démoniaque s'approche d'un couple.

Les trilobes montrent à gauche les Élus accueillis au Royaume par les anges, et à droite les Damnés entrainés par des démons grimaçants.

 

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

SOURCES ET LIENS.

—GATOUILLAT (Françoise), Michel Hérold, 1994,  Les vitraux de Lorraine et d'Alsace, Éditions du Centre national de la Recherche scientifique, 328 pages - Page 258

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM67008581

https://pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/IVR42_19876702746V

https://www.dna.fr/edition-de-wissembourg/2019/07/08/les-premiers-vitraux-ont-retrouve-leur-lustre

https://inventaire.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/IM67008581Baie 18 : vue d'ensemble de la verriere

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans XVe siècle
24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 13:42
Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Registre supérieur.

 

33 : le Portement de croix.

34 : Les soldats ôtent la tunique sans couture de Jésus.

35 : La mise en croix de Jésus par les soldats.

36 : la grande Crucifixion entre les deux larrons.

Longin donne le coup de lance et montre son œil, car une projection de sang l'a guéri de sa malvoyance. Marie est soutenue par Jean , une épée la transperce. Marie-Madeleine est éplorée au pied de la croix.  Le Bon Centurion regarde Jésus, une inscription indiquait peut-être son acte de foi, Celui-là est vraiment le Fils de Dieu.

37 : Descente de croix par Joseph d'Arimathie (et Nicomède, effacé) ; Marie tient son Fils dans ses bras.

 

 

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Le registre inférieur. Les œuvres de miséricorde.

38 : visiter les prisonniers  . 

39 : assister les malades  ; Une sainte femme (elle est nimbée), portant un voile qui couvre ses épaules, se penche vers un malade alité émacié et barbu et place dans sa bouche un remède. Le Christ la suit, mains croisées. Puis une femme porte une coupe remplie de dragées (?) et lève la main droite.

40 : ensevelir les morts (1). Deux hommes portent un défunt sur un brancard, un troisième porte  un cierge, suivi du Christ, nimbé.

41: ensevelir les morts (2). On distingue assez bien un ange aux ailes bleutées, à gauche, bras levés, et un autre ange, devant ce qui doit être un tombeau.

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

Peintures murales de Wissembourg, transept sud mur ouest. Cliché lavieb-aile 2025

SOURCES ET LIENS

https://giacobbegiusti9.wordpress.com/2019/05/23/giacobbe-giusti-olivuccio-di-ciccarello/

https://mandragore.bnf.fr/ark:/12148/cgfbt171038f

BnF fr 286, Bretagne, XVe

https://mandragore.bnf.fr/ark:/12148/cgfbt289152

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Published by jean-yves cordier - dans XIVe siècle.
24 septembre 2025 3 24 /09 /septembre /2025 09:18

Les peintures murales monumentales (XIVe siècle) du transept sud de l'abbatiale Saint-Pierre et Saint-Paul de Wissembourg. Le Credo apostolique, la Passion et le début des Œuvres de miséricordes. 

I. Le mur sud.

Voir :

PRÉSENTATION.

 

"Les nombreuses peintures murales de l'église de Wissembourg, du 14e siècle et du 15e siècle, furent badigeonnées, à une époque indéterminée. De nombreuses peintures ont disparu.

Les peintures murales furent redécouvertes lors d'un nettoyage des murs, à partir de 1862, grâce au curé Jacques Schaffner et au professeur Jean Ohleyer, qui en dégagea lui-même un grand nombre. 

Les peintures qui subsistent, à l'intérieur de l'église, ont été restaurées dans les années 60. Cette restauration a généralement comporté un nettoyage, la suppression des cernes du 19e siècle, le fixage des pigments, une injection de caséinate de chaux dans les parties soufflées, le rebouchage de tous les accidents d'enduit, une restauration picturale et le fixage de l'ensemble restauré."

Dans le transept sud, à côté de la peinture de saint Christophe, un cycle à trois registres est peint sur  deux murs , ceux du sud et de l'ouest, consacrées à saint Pierre et aux apôtres, à la Vie et la Passion du Christ, et aux Oeuvres de Miséricorde.

Cet article se consacre à l'étude du mur sud. Le registre supérieur est consacré à un Credo apostolique (thème bien connu des lecteurs de ce blog), les deux registres, divisés en 20 panneaux comme une bande dessinée, dépeint la Vie publique à la Passion du Christ et au Jugement dernier, et pour les 4 derniers, les 4 premières Œuvres de Miséricordes. Celles-ci se poursuivront sur le mur adjacent,  à l'ouest, autour d'une Crucifixion. Nous en décrirons les 32 panneaux.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Description.

I. Registre supérieur.

1 à 5 : le Credo apostolique.

Chaque apôtre, dans une niche architecturée, tient un phylactère présentatn l'article du Credo qui lui est imparti. Le premier est peut-être saint Jacques (avec son bourdon), le deuxième peut-être Philippe, les autres n'ont pas d'attribut permettant de les identifier, et le texte des phylactères n'est pas déchiffrable, du moins par moi. Ils sont tous nimbés, vêtus d'une robe longue, ils tiennent un livre (le Livre des Apôtres) et sont barbus, sauf saint Jean. Cet indice permet de penser que Jean est placé à droite du Christ (n°7).

6 : la mission de saint Pierre.

Saint Pierre, le co-patron de l'abbatiale, se tient à côté du Christ, qui est tourné vers lui, le regarde et lui remet les clefs le désignant comme chef de son Église. Matthieu 18 :18 : "Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. "

7 à 12 : le Credo apostolique, suite.

 

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

II. Deuxième registre.

13 : Résurrection de Lazare.

14. Entrée de Jésus à Jérusalem sur un ânon.

15 : Cène (en haut) et Lavement des pieds des apôtres.

16 : Agonie de Jésus à Gethsémani en présence de Pierre, Jacques et Jean endormis.

17 . Arrestation de Jésus et Baiser de Judas.

18. Dérision ?

19. Comparution devant Pilate.

20 : Flagellation

21 : couronnement d'épines, et remise du roseau par dérision en guise de sceptre

22 : Portement de Croix.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

II. Registre inférieur.

À la fin du cycle de la Passion, de la Vie Glorieuse du Christ et de son retour à la Parousie, débute celui des Œuvres de miséricordes, avec 4 des  7 Œuvres de miséricordes corporelles. La série se poursuit ensuite sur le mur ouest.

 

23. Mise au Tombeau.

24. Marie-Madeleine devant le Tombeau vide; annonce par l'ange de la Ressurection ; Marie-Madeleine au jardin devant le Christ ressuscité, Noli me tangere

25. Le Christ aux Limbes libérant les âmes, dont Adam et Ève.

26. Apparition du Christ aux apôtres.

27. Pentecôte.

28. Jugement dernier. Le Christ est assis, les pieds sur un arc-en-ciel, sous les anges soufflant de la trompe, entre Dieu le Père et (?) Marie.

29. Œuvre de miséricorde corporelle : donner à manger aux affamés .

30 . Œuvre de miséricorde : donner à boire à ceux qui ont soif.

31 : Œuvre de miséricorde : vêtir ceux qui sont nus.

32 : Œuvre de miséricorde : accueillir les pèlerins .

On remarque que, sur les 4 œuvres de miséricorde, le Christ est représenté (nimbé et plus grand que les autres personnages) et placé derrière ou parmi les personnes recevant des soins ou des actions de miséricorde, rappelant le verset de Matthieu 15:40 " je vous le dis : chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait".

Cette particularité n'est pas retrouvée dans les représentations plus tardives des Œuvres de miséricordes (ici en 1504), je la retrouve dans "Le Jugement dernier les œuvres de miséricorde " peint au sud des Pays-Bas vers 1490-1499 (Alamy)

Ou indirectement dans les tableaux de Olivuccio di Ciccarello vers 1404 :

https://www.vaticannews.va/fr/vatican/news/2021-02/musees-vatican-art-priere-foi-careme-consolation-pape-1.html

Dans les quatre cas, les personnes charitables sont figurées à gauche, au seuil de leur porte.

 

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Peintures murales du transept sud de l'église de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

SOURCES ET LIENS:

base Palissy, référence IM67011572 et IM67011567.

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM67011567

https://brodev.over-blog.com/2021/12/l-eglise-saints-pierre-et-paul-de-wissembourg-3eme-et-derniere-partie.html

BnF

https://classes.bnf.fr/ema/predication/analyse/oeuvres.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Credo apostolique Jugement dernier XVIe siècle.
21 septembre 2025 7 21 /09 /septembre /2025 21:03

La fresque géante de saint Christophe portant l'Enfant (XIVe siècle, 11 mètres de haut) dans l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg (Bas-Rhin).

 

 

 

Voir sur Wissembourg :

 

 

Sur l'iconographie de saint Christophe, voir dans ce blog par ordre  chronologique:

 

PRÉSENTATION.

" Située dans le bras sud du transept, cette peinture murale est réalisée par détrempe à la colle (bleu, jaune, rouge, noir, blanc). La silhouette gigantesque du saint se dresse sur le mur, entre le choeur et la chapelle de la Vierge.

Cette peinture du 14e siècle (?) fut découverte, en 1862, sous 3 couches de badigeons. La partie inférieure qui était endommagée, fut restaurée (selon Straub) sur le modèle d'une ancienne xylographie du 15e siècle. Ne présentant, soi-disant plus d'intérêt artistique et archéologique elle fut rebadigeonnée, vers 1873. Seuls le buste du saint et l'Enfant subsistèrent, inscrits dans un grand médaillon entouré de rayons.

La dernière restauration, en 1967, a dégagé et fixé l'ensemble de la scène. Elle montre sur les berges, 2 minuscules personnages, alors que Joseph Walter (en 1934) en citait (probablement d'après une description ancienne) une demi-douzaine, en froc et capuce.

Saint Christophe, patron des voyageurs et des chercheurs d'or, étant également imploré contre la mort noire, l'hypothèse a été émise que cette peinture avait été réalisée en 1348, alors que la peste sévissait en Europe.

H = 1100 ; d = 160 (Hauteur de saint Christophe et diamètre de la tête du saint)

Le saint est vêtu d'une robe à damiers rouges et blancs et d'un manteau. Il porte l'Enfant Jésus sur son bras gauche et tient un palmier ébranché en guise de bâton. Il a les pieds dans l'eau. En bas, sur la berge droite, est représenté un petit personnage, parfois identifié avec l'auteur de la peinture, et à gauche, un moine." https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM67011570

Cette notice de la Plateforme ouverte du Patrimoine  est très instructive. Néanmoins, je voudrais souligner certains points,  découlant du travail d'inventaire iconographique rassemblé dans ce blog.

1. La taille exceptionnelle de cette fresque, avec ses 11 mètres de haut, est déterminée par le sujet, tel qu'il est illustré depuis le XIIe siècle : d'une part parce que selon la légende saint Christophe est un géant, d'utre part parce que ces peintures assurent une fonction apotropaïque de protection des voyageurs et pèlerins : elles doivent être vues de loin et créer un effet de saisissement. Elles ont d'ailleurs placées en général tout près du seuil, à l'extérieur (dans le Trentin par exemple), ou à l'intérieur de l'entrée (en Espagne, ou encore à Louviers). Elles pouvaient être accompagnées d'une inscription assurant le fidèle de leur pouvoir , comme celle de Sémur-en-Auxois Cristofori sancti speciem quicumque tuetur/ Illa namque die nullo languore tenetur "Quiconque voit l'image de saint Christophe, n'est tenu ce même jour par aucune maladie".

Clairement, cette fresque est vraiment, par sa taille, "une image pour la route" pour reprendre la formule de D. Rigaux.

La partie inférieure de la fresque de Wissembourg étant perdue, nous ne savons pas si une telle inscription y figurait.

Le saint est de face, dans une posture hiératique, et il regarde devant lui : le fidèle peut ainsi le regarder les yeux dans les yeux pour le protéger du mauvais œil. Les yeux sont bleus, et partiellement cachés par la paupière supérieure, comme si le saint tournait les yeux vers le ciel.  La face est circonscrite par le cercle doré de la barbe et de la chevelure, qui s'inscrivent dans le nimbe.

L'Enfant, porté sur le bras gauche, regarde Christophe en posant sa main sur son épaule, tout en traçant une bénédiction. On peut s'étonner qu'il ne porte pas le globe terrestre, pour illustrer la phrase qu'il est en train de prononcer : "non seulement tu as porté sur tes épaules le monde entier, mais aussi Celui qui a créé le monde. Je suis en effet le Christ, ton maître, celui que tu sers en faisant ce que tu fais."

Les couleurs utilisées sont le jaune, avec diverses tonalités d'ocre jaune, le rouge s'atténuant en rose (ocre rouge ?), le bleu clair ou passé, et le noir.

Le géant porte un manteau uni, long, agrafé sur l'épaule droite et dont le pan gauche est écarté et retenu au poignet. Il recouvre une robe à damiers de losanges, serrée par une ceinture à ferrures dorées dont l'extrémité descend sous le pan gauche du manteau. À cette ceinture sont suspendus deux objets, un fourreau ou étui rayé de noir, et un petit éventail ou parasol aux extrémités garnies de glands. Enfin, un pli vertical de tissu à motifs à griffe à trois pointes doit correspondre au revers de la robe.

2. Le miracle qui survient lorsque Christophe reconnaît que l'enfant qu'il porte sur ses épaules est le Christ, c'est le fleurissement et la fructification du bâton sur lequel il s'appuie. Il faut donc interprêter l'extrémité foliée du bâton de marche de Christophe comme l'illustration du texte de Jacques de Voragine, plutôt que d'y voir "un palmier ébranché".

3. Le personnage situé sur la rive du côté gauche porte, si on le regarde bien, une lanterne qu'il lève pour guider le passeur de gué : cet ermite se retrouve très régulièrement dans les représentations médiévales, bien qu'il ne soit pas décrit dans le texte de Jacques de Voragine. Il est agenouillé, porte l'habit monastique à capuche.

4. le personnage de la rive de départ, à droite, sous un ermitage et des arbres (palmiers?) et qui porte une capuche à extrémité conique est peut-être   un moine, mais peut-être aussi un laïc car sa tunique est bien courte. Il écarte les bras et part dans la direction opposé au gué.

5. Le saint marche dans l'eau chaussé de chaussures pointues (XIVe ou XVe) fixées avec une sangle à boucle. Devant de telles peintures murales, j'ai l'habitude d'examiner avec attention les flots que franchit le passeur pour y rechercher des créatures marines ou des bateaux. On voit ici un poisson, mais cette découverte est de moindre intérêt lorsqu'on sait que cette partie a été crée lors de la restauration de 1862.

 

 

 

 

 

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Fresque de saint Christophe, transept sud de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Source de cette fresque.

Cette peinture doit être comparée à la baie 104 lancette B de la cathédrale de Strasbourg, dans le transept sud. 

Mis en place vers 1230, il reste ainsi fortement marqué par le style roman germanique, enrichi d’influences byzantines. On y retrouve la situation dans le transept sud, la grande taille (plus de 10 mètres),  la présentation de face et hiératique du saint, son manteau agrafé à droite, sa robe au décor en losange, sa ceinture à l'extrémité longue, etc.

https://www.culture.gouv.fr/regions/drac-grand-est/actu/mh-etat/cathedrale_strasbourg/Le-vitrail-Saint-Christophe-bras-sud-du-transept-restaure-Cathedrale-de-Strasbourg

Baie 104 lancette B du transept sud de la cathédrale de Strasbourg. Cliché atelier Parrot.

 

Par ailleurs, on retrouve saint Christophe portant l'Enfant à Wissembourg, dans la baie 18, (1481) où il présente la donatrice, Anne de Weingarten.

https://inventaire.grandest.fr/gertrude-diffusion/dossier/IM67008581

Baie 18 de de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie 18 de de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Wissembourg. Cliché lavieb-aile 2025.

SOURCES ET LIENS

— ARCHI-WIKI

https://www.archi-wiki.org/Actualit%C3%A9s_adresse:Clo%C3%AEtre_(Wissembourg)

— DENIS (Hortense), 2020. Les représentations artistiques de saint Christophe dans le diocèse de Chartres, du Moyen âge au XVIe siècle. Art et histoire de l’art. Mémoire de recherche (2de année de 2e cycle) en histoire de l’art appliquée aux collections présenté sous la direction de Mme Ioanna RAPTI et M. Jannic DURAND

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-04570638v1/document

— JOUBERT (Fabienne), 1992, "Le Saint Christophe de Semur-en-Auxois : Jean de Bruges en Bourgogne ?"

 Bull. Monumental 150-2 : pp. 165-177.

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1992_num_150_2_4431

—POP

https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM67011570

—RIGAUX (Dominique), 1996, "Une image pour la route. L'iconographie de saint Christophe dans les régions alpines (XIIe-XVe siècle)", Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public  Année 1996  26  pp. 235-266

https://www.persee.fr/doc/shmes_1261-9078_1996_act_26_1_1681

— VORAGINE (Jacques de) 1261, ou IACOPO DA VARAZZE, Legenda aurea, traduite en français par JEAN DE VIGNAY sous le titre de Légende des Sains au plus tard en 1348.

https://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_dor%C3%A9e/Saint_Christophe

Bnf Fr. 242 folio 149r Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8426005j/f313.image

Bnf fr. 244-245 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8442920n/f1.image

 

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Published by jean-yves cordier - dans Peintures murales. Saint Christophe.
3 septembre 2025 3 03 /09 /septembre /2025 22:00

Les vitraux de Théo G. Hanssen et Louis Gouffault (11 baies de 3 lancettes, 1947-1949) pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

Voir : 

PRÉSENTATION.

Les vitraux de la basilique du Sacré-Cœur ont été  détruits par le bombardement du 20 avril 1944. Leur remplacement a été confié après un concours de 1946, à Théo G. Hanssen (pour les cartons) et Louis Gouffault (pour l'exécution)   pour ceux de la chapelle axiale de la Vierge et ceux des chapelles de la nef (3 baies à 3 lancettes), tandis que ceux des chapelles latérales du déambulatoire du chœur, des transepts, des rosaces ou du tambour du dôme ont été confiés à Jacques Le Chevallier.

Théo G. Hanssen (1885-est un ami de Jacques Le Chevallier, ils ont été tous les deux collaborateurs à Paris du maître-verrier Louis Barillet de 1920 à 1940, et ces trois verriers ont travaillé ensemble à l'église Notre-Dame de la Trinité de Blois, consacrée en 1949. Le Chevallier et Hanssen ont tous deux créés des vitraux pour l'église de Chantilly. La basilique du Sacré-Cœur conserve donc, entre ces deux peintres-verriers qui ont chacun leur style, une unité certaine dans son décor vitré.

Louis Gouffault est un maître-verrier qui a créé son atelier en 1930 à Orléans.

Technique : vitraux en verres antiques colorés montés au plomb, peints à la grisaille cuite au four. Fine bordure blanche. 

 

Situation et numérotation.

 

 

Les trois baies 0, 1 et 2 de la chapelle de la Vierge.

Chapelle de la Vierge, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Chapelle de la Vierge, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La baie 0. La Passion.

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette A de la baie 0. Rencontre du Christ portant sa croix et de Marie lors de la montée au Golgotha.

Inscription : JESUS RENCONTRE SA SAINTE MÈRE

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette B de la baie 0. Marie portant le corps de son Fils déposé de la Croix.

En haut, deux Sacré-cœurs rouges et les symboles du Père et du Saint-Esprit.

Marie est debout, levant ses yeux au ciel, tenant dans un linceul le corps de son Fils, aux plaies sanglantes et portant la couronne d'épines, mais nimbé d'une auréole crucifère.

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

L'inscription :

FAC ME PLAGIS VULNERARIS

FAC ME INEBRIARI

CRUCI [ET] CRUORE FILII

Citation du Stabat Mater : "Que de ses plaies je sois blessé, que je m'enivre de la croix et du sang de ton Fils"

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Signatures :

COMPOSÉ PAR L. GOUFFAULT ORLEANS

COMPOSÉ ET PEINT PAR T.G. HANSSEN

La mention "composé et peint signifie que Théo Gérard Hanssen est l'auteur des études et maquettes mais aussi qu'il a peint à la grisaille les verres coupés et assemblés au plomb par Louis Gouffault.

 

Les vitraux de Théo Hanssen et Louis Gouffault pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

La lancette C de la baie 0 : la Mise au Tombeau.

La Vierge est accompagnée de saint Jean portant un flambeaau et de deux saintes femmes. En bas, la couronne d'épines, les clous de la crucifixion, ainsi que la tunique et les dés de son tirage au sort par les soldats.

Inscription JESVS EST MIS AV TOMBEAV

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La baie 1  de la chapelle axiale de la Vierge

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette A de la baie 1 : l'Annonciation.

La colombe du Saint-Esprit surplombe la main de l'ange Gabriel annonçant à Marie la nouvelle de la conception. Le lit se devine à côté du lis.

L'inscription VIRGO CONCIPIET rappelle la prophétie d'Isaïe 7:14 Ecce virgo concipiet, et pariet filium, et vocabitur nomen ejus Emmanuel: « Une Vierge concevra et enfantera un fils, et il sera appelé Emmanuel.

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette B de la baie 1 : la Visitation et la Nativité.

En haut, rencontre de Marie et d'Elisabeth, avec l'inscription "Vous êtes bénie entre toutes les femmes".

En bas, la Nativité avec l'inscription "Et le Verbe s'est fait chair" citant Jean 1:14 et le miracle de l'Incarnation.

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette C de la baie 1 : Siméon lors de la Présentation au Temple.

Sous le chandelier à sept cierges, un vieillard, Siméon, élève vers le ciel l'Enfant-Jésus (au nimbe crucifère) sous le regard de Marie et Joseph. À leurs pieds, le couple de tourterelles, offrande rituelle au Temple.

Inscription MES YEVX ONT VV LE SAVVEUR (Luc 2:30)

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La baie 2  de la chapelle axiale de la Vierge.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette A de la baie 2. La Ressurection ou Sortie du Tombeau.

Au premier plan, le personnage est sans doute Marie-Madeleine, car des flacons d'aromates sont posés à ses pieds.

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette B de la baie 2 : Couronnement de la Vierge/Pentecôte.

Inscription:

COURONNEMENT DE LA Ste VIERGE MARIE

DESCENTE DU ST ESPRIT SUR LES APÔTRES

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Signature :

"Composition par Théo G. Hanssen .  Exécution de L. Gouffault"

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette C de la baie 2 : l'Assomption.

ASSOMPTION DE LA BIENH[eureus]e VIERGE MARIE

Sous le regard d'un seul apôtre, Jean, la Vierge s'élève, transportée par des chérubins ou séraphins.

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La baie 21 de la chapelle Saint-Vincent de Paul, côté gauche de la nef.

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 21A. Enfance de saint Vincent de Paul.

Inscription : SAINT VINCENT, PETIT BERGER, VIDE SA BOURSE DANS LES MAINS D'UN PAUVRE

Vincent est né en avril 1581, au village de Pouy, près de Dax. Il était le troisième de six enfants (4 garçons et 2 filles). Son père Jean de Paul et sa mère Bertrande de Moras étaient, selon son expression, « des pauvres labou­reurs », propriétaires d’une petite ferme de quelques arpents de terre. C’est là qu’il vécut ses quatorze premières années, entouré d’affection sans doute, mais soumis, très tôt, à la vie rude « des pauvres gens des champs » : « Je suis fils d’un laboureur qui ai gardé les pourceaux et les vaches » (IV, 215). (Vincentians.com).

Il eut une enfance pieuse et laborieuse.

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 21B

a) registre supérieur :Inscription SAINT VINCENT AUMONIER DES GALÈRES

"Accompagnant Philippe-Emmanuel de Gondi dans ses visites des prisons détenant les criminels condamnés aux galères, il prend les galériens en pitié et est nommé par le roi le 8 février 1619 aumônier général des galères" (Wikipedia)

b) registre inférieur :Inscription :  ST VINCENT ENVOIE DES PRETRES EVANGELISER  LES TRAVAILLEURS DES CHAMPS

 

"Grâce au soutien financier de madame de Gondi, Vincent de Paul fonde, en 1625 la Congrégation de la Mission. Vouée à l'évangélisation des pauvres des campagnes, la congrégation prendra le nom de Lazaristes (car demeurant dans le quartier Saint-Lazare de Paris, l'enclos Saint-Lazare). Vincent de Paul, qui forme de nombreux prêtres, crée un séminaire de la Mission. Les premiers lazaristes sont envoyés à Alger en 1646, puis à Madagascar en 1648 et en Pologne en 1651." (Wikipédia)

 

Les vitraux de Théo Hanssen et Louis Gouffault pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.
Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 21C 

Inscritpion : St VINCENT CONFIE LES ENFANTS TROUVÉS À LOUISE DE MARILLAC ET AUX FILLES DE LA CHARITÉ.

 

"Le 29 novembre 1633, il fonde les Gardes des Pauvres sous la responsabilité de Louise de Marillac (1591-1660) avec Marguerite Naseau. Elles prennent ensuite le nom de « Compagnie des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul ». Elles sont vouées au service des malades et au service corporel et spirituel des pauvres.

En 1638, débute l'œuvre des "Enfants-Trouvés". En 1648, il convoque une assemblée de dames charitables et, prenant la parole, il rappelle que l'œuvre avait déjà sauvé six cents enfants, mais que les ressources manquaient pour poursuivre l’œuvre entreprise. Ses paroles furent pathétiques et convaincantes, puisque, le jour même, l'Hôpital des Enfants-Trouvés de Paris reçut les capitaux nécessaires, pour poursuivre sa tâche." (Wikipédia)

 

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Les signatures de la lancette 21C

Comme sur d'autres lancettes, les signatures sont cachées en partie basse par le panneau de l'inscription, manifestement ajouté secondairement. La possible date nous échappe.

On peut lire L. GOUFFAULT ORLEANS

et

T.G. HANSSEN PINXIT 

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La baie 22 de la chapelle Sainte Marguerite-Marie Alacoque, côté droit de la nef.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

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La lancette 22A

Inscription : St FRANÇOIS DE SALLES  REMET LES ARMES DE LA VISITATION À JEANNE DE CHANTAL

"Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal, née le 23 janvier 1572 à Dijon, morte le 13 décembre 1641 à Moulins, est une sainte française originaire de Bourgogne, fondatrice de l'ordre de la Visitation de Sainte-Marie avec saint François de Sales.

En 1604, elle rencontre un prélat du duché de Savoie, François de Sales, évêque de Genève en résidence à Annecy (Genève étant une ville réformée), venu à Dijon pour prêcher le carême : elle s'ouvre à lui et il accepte de devenir son directeur spirituel.

En 1610, libérée de ses obligations familiales, elle rejoint François de Sales dans son diocèse et sous sa direction spirituelle fonde une nouvelle congrégation, l'ordre de la Visitation  dans le duché de Savoie.

En 1615, un premier couvent est fondé en France, à Lyon, suivi par la fondation du couvent de Moulins l'année suivante.

Canonisée par Clément XIII le 16 juillet 1767 elle est d'abord liturgiquement commémorée le 12 décembre puis, depuis 2003, le 12 août." (Wikipédia)

 

 

 

Les vitraux de Théo Hanssen et Louis Gouffault pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

La lancette 22B

—Registre supérieur :

Vignette supérieure  : l'image du Sacré-Cœur , un cœur rouge enflammé sous la croix, avec la devise CARITAS

Inscription : L'APPARITION DU SACRÉ-COEUR DANS LE NOISETIER

—Registre inférieur : 

inscription : PERSÉCUTÉE PAR LES SIENS STE MARGUERITE -MARIE SE RÉFUGIE DANS UNE ÉTABLE POUR PRIER.

 

"Marguerite Alacoque naît le 22 juillet 1647 à Verosvres dans le Charolais. Élevée dans une famille fervente, la petite fille manifeste un grand amour pour le Christ, spécialement dans l’Eucharistie. A cinq ans, elle fait cette promesse à Jésus : « Mon Dieu, je vous consacre ma pureté et vous fais vœu de perpétuelle chasteté ».

Alors qu’elle a huit ans, son père meurt, Marguerite et sa mère sont recueillies chez des parents qui malheureusement se montrent violents. Marguerite se recueille souvent dans la prière et pratique diverses mortifications. Elle commence à avoir des visions du Christ en Croix et du Christ souffrant sa Passion. Le Seigneur lui apprend à prier.
Le 20 juin 1671, Marguerite entre au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial après avoir entendu Jésus lui dire : « C’est ici que Je te veux ». Marguerite vit des expériences mystiques et des extases qui lui font sentir la présence intime de Jésus."  (NDML)

 

Le noisetier du jardin de la Visitation de Paray-le-Monial :

carte-postale

"Un jour où elle priait sous un bosquet de noisetier resté célèbre, Jésus révéla à la jeune novice combien sa passion avait été le témoignage de son amour infini pour les hommes."

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Signatures :

L. GOUFFAULT ORLEANS

et

T.G. HANSSEN INV. PINXIT 

Les vitraux de Théo Hanssen et Louis Gouffault pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

La lancette 22C

Inscription : STE MARGUERITE-MARIE PRÉSENTE À SES NOVICES LA PREMIÈRE IMAGE DU SACRÉ-COEUR

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

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La baie 23 de la chapelle "des Reines de France", côté gauche de la nef.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

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La lancette 23A

Inscription :

STE THERESE DE L'ENFANT-JESUS A L'EXEMPLE DE STE MARGUERITE MARIE 

JE CONSACRE AU SACRÉ COEUR

Je lis que c’est au cours de la messe au Sacré-Cœur de Montmartre, le 6 novembre 1887, que Thérèse Martin, future sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, décide d’offrir son bracelet en or pour la fonte de l’ostensoir des fêtes

 

La deuxième phrase reprend la "Consécration au Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ" de Sainte Marguerite-Marie : "Je consacre au Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d'aucune partie de mon être que pour l'aimer, honorer, glorifier."

 

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

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La lancette 23B : le Voeu de Louis XIII.

Le vitrail montre successivement :

-deux anges tenant la banderole REINE DES REINES PPN (Priez pour nous)

-La Vierge à l'Enfant. La Mère est couronnée (comme son Fils), elle tient le sceptre en fleur de lys et est vêtue du manteau bleu constellé.

-La cathédrale Notre-Dame de Paris

-Louis XIII

-le blason aux armes de Paris avec sa devise FLUCTUAT NEC MERGITUR

Inscription : LOUIS XIII (voue) SON ROYAUME A LA SAINTE VIERGE.

Rappel :

Louis III , par son voeu  du 10 février 1638, consacra son royaume à la Vierge, Reine des Cieux  et s'engagea à faire bâtir un nouveau maître-autel en la cathédrale Notre-Dame.

Sainte Marie-Marguerite Alacoque par sa vision du 17 juin 1689 à Paray-le-Monial, déclarait que Jésus demandait  que le roi de France Louis XIV effectue la « consécration de la France à son Sacré-Cœur et sa représentation sur les étendards du royaume. »

Ce voeu de Louis XIII est mis en parallèle avec le Voeu National rédigé en 1871 après la défaite de la France en 1870 face aux Prussiens et voté par l'Assemblée en 1873, et qui consiste à bâtir une église à Paris dédiée au Sacré-Cœur de Jésus, afin de confier la France au Cœur de Jésus, dans un contexte de pénitence, de l' instauration d'un ordre moral et d'une recharge sacrale : en voici le texte :

« En présence des malheurs qui désolent la France et des malheurs plus grands peut-être qui la menacent encore.
En présence des attentats sacrilèges commis à Rome contre les droits de l’Eglise et du Saint Siège, et contre la personne sacrée du vicaire de Jésus Christ.
Nous nous humilions devant Dieu, et réunissant dans notre amour l’Eglise et notre patrie, nous reconnaissons que nous avons été coupables et justement châtiés. Et pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l’infinie miséricorde du Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France nous promettons de contribuer à l’érection, à Paris, d’un sanctuaire dédié au Sacré Cœur de Jésus. »

 

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

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Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 23C

Inscription : SAINTE JEANNE D'ARC OFFRE SON EPEE A DIEU DEVANT L'AUTEL

À la fin du XIXe siècle après 1871 et la perte de la Lorraine, Jeanne d'Arc symbolise l'élan patriotique et l'indépendance nationale. En 1894, on réclame l'institution d'une fête nationale. Elle sera béatifiée en 1907 et canonisée en 1920, en même temps qu'est instituée la Fête nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme du 10 mai. Le motif de "sainte Jeanne d'Arc offrant son épée à Dieu après la victoire" est en vogue depuis le début du XXe siècle.

 

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Signatures :

 

COMPOSITION T.G. HANSSEN EXECUTION L. GOUFFAULT [ORLEANS]

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

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La baie 24 de la chapelle Saint-Louis, côté droit de la nef.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 24A : saint Louis et les croisades.

 

Inscription : SAINT LOUIS PREND LA CROIX.

 

 

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 24B.

Registre supérieur:

Inscription : SAINT LOUIS BATIT LA SAINTE CHAPELLE

registre inférieur : 

Inscription : SAINT LOVIS REND LA JVSTICE

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Signatures :

COMPOSITION T.G. HANSSEN EXECUTION L. GOUFFAULT ORLEANS

Les vitraux de Théo Hanssen et Louis Gouffault pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

La lancette 24C

inscription : SAINT LOVIS RAPPORTE LA COVRONNE D'EPINES

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La baie 25 de la chapelle de Notre-Dame de la Mer, côté gauche de la nef.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 25A

inscription :  BENEDICTION DES CROISES AVANT l'EMBARQUEMENT

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 25B

Registre supérieur :

inscription :  AVE MARIS STELLA DEI MATER ALMA

La Vierge à l'Enfant, surmontée d'un ange féminin levant une étoile marine (Maris Stella), est entourée de marins pêcheurs et de marins en uniforme et béret à pompon.

Registre supérieur :

inscription non lisible.

Jésus calme la tempête sur le lac de Tibériade, parmi les apôtres. (Lc 8:22-25)

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 25C

Inscription :

MGR DE BELZUNCE REMET AUX MARINS DES IMAGES DU SACRE-COEUR

Henri-François-Xavier de Belsunce de Castelmoron, issu de la haute aristocratie périgourdine, s’est converti du protestantisme à l’âge de douze ans. Ordonné prêtre à Agen, puis grand vicaire de l’évêque d’Agen, il est nommé  évêque de Marseille en 1710, à l’âge de trente-neuf ans; il le restera jusqu'à 1755. 

Mgr de Belsunce est loué pour son dévouement auprès des malades durant la terrible peste qui frappe la ville en 1720. Sur proposition de la bienheureuse  Anne Madeleine Remuzat, il a consacré la ville au Sacré-Cœur au plus fort de l’épidémie.

https://crc-resurrection.org/liens-utiles/archives/reponses-dactualites/la-peste-a-marseille.html

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

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Signatures :

COMPOSITION DE T.G. HANSSEN EXECUTION DE L. GOUFFAULT ORLEANS 1947.

Les vitraux de Théo Hanssen et Louis Gouffault pour la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.

La baie 26 de la chapelle Saint-Michel, côté droit de la nef.

Toute la baie 26 est dédiée à Jeanne d'Arc.

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 26A

Inscription : JEANNE SVR LE BVCHER

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Signatures :

COMPOSITION DE T.G. HANSSEN EXECUTION DE L. GOUFFAULT ORLEANS 1947.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 26B

Registre supérieur :

Inscription JE SVIS ENVOYEE PAR DIEV POVR FAIRE TOMBER LE SIEGE D'ORLEANS ET AMENER LE ROI A REIMS

Registre inférieur :

Inscription : dissimulée. (Jeanne communie avant de libérer Orléans ?)

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 26C

Inscription : JEANNE ENTEND DES VOIX

(celles de saint Michel de sainte Catherine et de sainte Marguerite)

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La baie 27 de l'entrée sous le porche, côté gauche.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 27A : Sainte Marguerite-Marie Alacoque

Inscription :

JE BENIRAI LES MAISONS OU L'IMAGE  DE MON SACRE-COEUR SERA EXPOSEE ET HONOREE

STE MARGUERITE-MARIVignette basse : lampe à huile Sacré-Coeur et vase avec des fleurs

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 27B : Charles de Foucauld

Inscription : CHles DE FOUCAULD

O MON SEIGNEUR VOTRE PRESENCE ECLAIRE NON AMES  ET VERSE UNE LUMIÉRE BENIE

Vignette inférieure : tombe de Charles de Foucauld (1858-1916)  à Tamanrasset.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Signatures :

L. GOUFFAULT ORLEANS 1949

T.G. HANSSEN DEL...

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La baie 28 de l'entrée sous le porche, côté droit.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 28A : sainte Gertrude

Inscription :

Ste GERTRUDE

JE VOUS SALUE O COEUR SACRE DE JESUS SOURCE VIVIFIANTE DE LA VIE ETERNELLE FOURNAISE ARDENTE DU DIVIN AMOUR

Vignette : un livre ouvert sur un petit personnage nimbé devant un cœur embrasé.

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Signatures :

L. GOUFFAULT ORLEANS

T.G. HANSSEN DEL... 1949

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

La lancette 28B. Saint Jean Eudes.

Inscription :

St JEAN EVDES

BENIS SOIENT A JAMAIS LE COEUR TRES AIMANT ET LE DOUX NOM DE NOTRE SEIGNEUR JESUS  CHRIST ET DE LA TRES SAINTE VIERGE MARIE SA MERE

Vignette : deux cœurs autour des monogrammes IHS (Jésus) et MA(Marie) réunis. L'un des cœurs, travesré par une ligne sinueuse verte, est embrasé de flammes rouges. L'autre, entouré de fleurs blanches, est transpercé par un poignard, il est embrasé de flammes blanches.

Le texte inscrit sur le livre ouvert que tient Jean Eudes est celui de l'oraison

 

 

 

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de T.G. Hanssen et L. Gouffault, Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, cliché lavieb-aile 2025.

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Published by jean-yves cordier
1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 11:13

Ensemble de verrières ( 400 m² : 8 rosaces 70 m², 1946; 2 transepts, 72 m² 1946-1951 ; 18 baies des chapelles latérales du chœur 61 m², 1960-1962 ; 20 verrières du tambour du dôme 200 m², 1969-1973) de Jacques Le Chevallier en la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, Paris 18e 75018.


 

PRÉSENTATION.

Les vitraux de Jacques Le Chevallier.

Ces vitraux du Sacré-Cœur résulte d'un concours organisé par la direction des Beaux-arts, Musées et Bibliothèques de la Ville de Paris pour le remplacement des vitraux détruits par le bombardement du 20 avril 1944 (concours jugé le 1er mai 1946). L'architecte est Mr Hulot. Les vitraux de l'entrée (2 baies à 2 lancettes) des chapelles de la nef (6 baies à 3 lancettes) et ceux de la chapelle axiale de la Vierge (3 baies à 3 lancettes) ont été attribués à Théo G. Hanssen pour les cartons et Louis Gouffault pour l'exécution.

Par arrêté du 16 décembre 1946, Jacques Le Chevallier (cartons) et l'atelier de Louis Barillet se voient confiés la réalisation de :

1°) rosaces sous les petits dômes

2°) tribunes des grandes orgues, côté ouest, est et sud,

3°) transept ouest, partie haute et partie inférieure

4°) transept est, partie haute et partie inférieure,

pour un tarif forfaitaire initial de 6000 frs/m² de vitrail décoratif.

Le programme et le parti coloré est défini par une correspondance échangée en 1946 entre le peintre et Mgr Aubé.

L'atelier a eu à remplacer des vitraux en très mauvais état « avec de gros cabochons de verre qui se déchaussaient, » selon Guy Le Chevallier. Étaient-ils de l'atelier Maumejean ? De Hirsch ?

 

SITUATION ET NUMÉROTATION

 

 

 

DESCRIPTION.

 

I. Les 8 Rosaces, vers 1946 .

Leur devis est établi dès 1946, sans motif figuratif central, ce dernier étant demandé ultérieurement par Mgr Aubé.

Leur nombre rappellerait les 8 béatitudes. Elles seraient « en forme de marguerite pour évoquer les apparitions du Sacré-Cœur de Jésus à sainte Marguerite Marie ». On les trouve au dessus des chapelles de la nef, et au dessus de l'entrée vers le déambulatoire.

Au cœur de chacune, des symboles eucharistiques (le pain, le blé, la vigne) mais aussi les symboles christiques de la Passion et du Sacré-Cœur : un pélican (baie 102), la couronne d'épines et 3 clous sanglants(baie 104), le Cœur entouré de la couronne. Un médaillon porte les initiales J et M de Jésus et Marie, un autre montre une fontaine. Enfin, au dessus de la chapelle de Notre-Dame de la Mer, l'ancre de l'Espérance et trois poissons (109).

Baie 103, au dessus de la chapelle Saint-Vincent-de-Paul. Symbole eucharistique : épis de blé et hostie.

 

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Baie 104, au dessus de la chapelle Sainte-Marguerite Alacoque.

 

Symboles de la Passion : Couronne d'épines et 3 clous sanglants

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Baie 107, au dessus de la chapelle de la Vierge Reine . 

Symboles christiques : corbeille de pain, 2 poissons, Alpha et Oméga

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Baie 108, au dessus de la chapelle Saint Louis  . 

Symboles eucharistiques : calice , grappe de raisin, vigne

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Baie 109, au dessus de la chapelle de Notre-Dame de la Mer . 

Symboles marins : ancre (Espoir) + 3 poissons

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Rose de Jacques Le Chevallier pour la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

II Le transept Ouest 1948-1950.

Note : la basilique n'est pas « orientée » (vers l'Est), elle est tournée vers le nord)

Cet ensemble de dix verrières de 36 m², désigné ici sous le terme de Baie 105 est dédié à la Passion du Christ.

 

 

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

A. Les 3 lancettes supérieures A, B et C du transept ouest, 18, 40 m², 1948

La verrière centrale ( (croix, inscription Ecce lignum crucis), est entourée de 2 verrières latérales moins hautes à symboles instruments de la Passion)

Un premier arrêté du 1er octobre 1946 décide de la mise en œuvre par Louis Barillet, demeurant rue Vergennes, Paris, de sept verrières du transept ouest conçus et dessinés par Jacques Le Chevallier. En effet, ce dernier, ancien collaborateur salarié de Barillet, a pris son indépendance mais n'a pas encore ouvert son atelier de Fontenay-aux-Roses. Les travaux sont réglés à Louis Barillet et des honoraires sont rétro-versés au peintre-verrier Le Chevallier. Budget 381 286 frs, 20 082 frs/m².

Des maquettes et recherches sur calques sont réalisées par J. Le Chevallier (archives).

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette A .

Symboles : glaive de saint Pierre. Fouets de la Flagellation .Voile de Véronique

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette B centrale. La Passion .

 Triangle à inscription hébraïque et astres de la manifestation cosmique de la Crucifixion, croix au titulus INRI, inscription Ecce lignum crucis (Voici le bois de la Croix).

Lance et éponge de vinaigre. Roseau de la dérision

Coq du reniement. Colonne de la Flagellation

Tunique tirée au sort aux dés.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette C .

Symboles :Clous et couronne d'épines ; marteau et tenailles, liens, échelle de la Déposition,  bourse de Judas aux trente deniers

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

B.Les sept lancettes inférieures du transept (ou « tribune ») ouest : 18 m², 1950.

En partie basse les 3 verrières centrales portent des inscriptions et symboles liés au Sacré-Cœur .

Lancettes A et B, décoratives

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancettes  C, D et E, à symboles et inscriptions

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette C

Symbole : brasier

Inscription : Cor Jesu fornax ardens caritatis. "Coeur de Jésus, brasier brulant d'amour"

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette D centrale.

Symbole : tabernacle

Inscription : Cor Jesu tabernaculum altissimum "Coeur de Jésus, tabernacle très haut"

 

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette E.

Symbole : ciel étoilé, maison et flots.

Inscription :  Cor Jesu Domus Dei et Porta Coeli : "Cœur de Jésus, maison de Dieu et porte du Ciel"

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancettes F et G décoratives.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune ouest de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

III. Le transept Est, 1950-1951.

Cet ensemble, de 10 verrières désigné ici sous le terme de Baie 106 et dédié au Christ victorieux, associe en partie haute une verrière centrale et 2 verrières latérales moins élevées à symboles, et en partie basse 7 verrières, dont les 3 centrales porte des inscriptions et symboles.

 

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

A. Les 3 lancettes supérieures du transept est, 18, 40 m², 1951.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette A.

 

 

Dans les deux baies latérales, sont placées les quatre figures du Tétramorphe, renvoyant aux évangélistes : on trouve dans la lancette A l'ange pour Matthieu et le taureau pour Luc .

Cette première lancette  porte en bas la signature du peintre et du verrier : « composition J. LE CHEVALLIER. Exécution J. Barillet. » . Louis Barillet étant décédé en 1948, l'atelier est repris par son fils Jean.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette B.

La verrière haute centrale présente sous la main de Dieu le Père et sous la Colombe de l'Esprit le Christ en gloire, dans le manteau écarlate, debout sur le Livre de l'Apocalypse aux sept sceaux, tenant la croix de sa victoire sur la Mort, bénissant le Monde, les plaies de sa Crucifixion bien visibles. Une inscription indique CHRISTUS VINCIT.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette C.

On y voit l'aigle de Jean et le lion ailé de Marc.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

B. Les sept lancettes inférieures du transept (ou « tribune ») est : 18 m², 1950-1951.

Deux groupes de deux lancettes sont décoratives, à compositions géométriques colorées.

Les 3 lancettes centrales C, D et E, portent des vignettes symboliques en lien avec l'inscription sous-jacente.

Les inscriptions sont puisées dans le Traité d'iconographie chrétienne de Barbier de Montault (1898)

 

Lancettes A et B décoratives.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette C .

 

La première lancette C porte l'inscription Arca superflua /dux sunt Christus/ fons sacer et crux ("l'arche flottant au dessus des flots, la fontaine sacrée et la croix du Christ nous conduisent") . Le symbole est l'arche de Noé sous l'arc-en-ciel de l'Alliance.

 


 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette D .

La lancette  D porte l'inscription surrexit Christius spes mea ("Le Christ, mon espérance, est ressuscité") sous l'image d'un oiseau nimbé s'élevant d'un brasier. L'inscription provient de la séquence grégorienne Victimae paschali laudes.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette E.

La lancette E porte l'inscription ita exaltari / oportet/ filium hominum ("de même, il faut que le Fils de l'Homme soit élevé") sous l'image réunissant les tables de la loi, le serpent d'airain enroulé autour d'un bâton et l'étoile et se référant à Moïse : voir Jean 3: 14 « Et sicut Moyses exaltavit serpentem in deserto, ita exaltari oportet Filium hominis ».

 

 

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Lancette F et G décoratives.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier de la tribune est de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

IV. Le Déambulatoire du Chœur. Les 18 verrières des 6 chapelles latérales du déambulatoire du chœur. 61 m², 1960-1962.

6 chapelles, trois baies par chapelle, surface 3,40 m², 40 000 frs/m²

Commande : arrêté du 19 juin 1958. Pose en 1960 (baies 15, 17, 19 et 16, 18 et 20), 1961 et 1962. Cartons : Jacques Le Chevallier. Exécution : Atelier du Vitrail de Fontenay (Guy Le Chevallier). Bénédiction des vitraux le 18 novembre 1961 par Mgr Charles, recteur du Sacré-Cœur.

Description : baies en verre antique monté sous plomb, à symboles et inscriptions peints à la grisaille cuite au four.

L'iconographie est préconisée par Mgr Aubé, recteur de la basilique, qui fournit à Jacques Le Chevallier toutes les indications et une copieuse documentation, riche en dessins, photos nécessaires et qui précise les inscriptions et armoiries qui doivent figurer sur les vitraux.

La description part du côté gauche du chœur et progresse dans le déambulatoire vers le côté droit.

 Chapelle Sainte Ursule.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

 

Esquisse sur calque, archive J. Le Chevallier

 

-Baie 19 : Vitrail de gauche dédié à sainte Angèle  (1474-1540), fondatrice des Ursulines en 1535.

Inscription SOROR ANGELORUM DOCTRIX FIDEI ET CARITATIS.

Symboles : la lampe des catacombes romaine (Angèle est italienne) ; le livre, avec la main au doigt indicateur du texte (fonction d'enseignement) ; les lauriers du blason de l'Ordre ; avec la mention Ursula Laurus.

Blason des Ursulines communiqué par Mgr Aubé à Jacques Le Chevallier.

Cette première baie du déambulatoire porte la signature en bas à droite J. LE CHEVALLIER PEINTRE-VERRIER 1962.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-Baie 17 :Vitrail central dédié dédié à sainte Ursule.

Sainte Ursule, martyrisée à Cologne eau IIIe ou IVe siècle, choisie comme patronne de la Sorbonne au Moyen-Âge, mais dédié aussi aux Ursulines martyres de Valenciennes, d'Orange et d'ailleurs en 1794.

Inscription SERVIAM (Je servirai), devise du blason des élèves des Ursulines.

Symboles : blason des Ursulines à croix rouge sur fond blanc avec en chef les sept étoiles de la Petite Ourse (Ursula signifie « petite ourse »). La nef du voyage de sainte Ursule et des onze mille vierges. L'arc et les flèches de leur massacre par les Huns à Cologne.

Blason des élèves Ursulines communiqué par Mgr Aubé.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-Baie 15 :Vitrail de droite dédié à  Marie de l'Incarnation (Tours 1599- Quebec 1672), fondatrice de la Congrégation des Ursulines de la Nouvelle France à Québec au Canada, en 1636.

Inscription : JE VOUS ADORE POUR CEUX QUI NE VOUS ADORENT PAS.

Symboles : Mappemonde avec la croix plantée sur le Canada ; coiffure à plumes des Iroquois (demandé par Mgr Aubé).

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Chapelle saint Ignace (ou : des Jésuites).

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-baie 13 : Louis de Gonzague (1568-1591).

Inscription : OBEISSANCE.

Blason de Louis de Gonzague sous une couronne de marquis , d'après le croquis de Mgr Aubé.

Armoiries de Louis de Gonzague, communiquées par Mgr Aubé à Jacques Le Chevallier (archives de l'atelier)

Symboles : fleurs de lys, lys naissant d'un crâne.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

- baie 11 : Ignace de Loyola

Fondateur de la Compagnie de Jésus au XVIe siècle.

Inscription JE SUIS VENU APPORTER LE FEU SUR LA TERRE.

Monogramme IHS, premières lettres de JESUS en lettres grecques, figurant dans les armoiries des Jésuites. Blason de Loyola à deux loups rampants affrontés devant une marmite pendue à une crémaillère.

Symboles : des flammes .

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-baie 9 : Claude de la Colombière (1641, 1682)

Claude de la Colombière, jésuite, aumônier de la duchesse d'York, puis supérieur de la résidence des Jésuites à Paray-le-Monial, où il devint le directeur spirituel de Marguerite-Marie Alacoque, ce qui fit de lui un apôtre ardent de la dévotion au Sacré-Cœur.

Blason de Claude de la Colombière d'azur à trois colombes d'argent, onglées et becquées de gueules. Acronyme AMDG, « ad maiorem dei gloriam ».

Symboles : chaîne ; Sacré-Cœur (en rouge) ; vue de Paray-le-Monial.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Chapelle de Saint Luc .

La chapelle a été offerte par les médecins catholiques de la Société médicale Saint-Luc et son décor est en rapport avec la médecine.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-baie 7 : saint Luc peintre de la Vierge selon la Tradition.

Inscription : AVE GRATIA PLENA (Lc 1:28).

Symboles : 2 colombes (Lc 2:24) ; la palette de peintre.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-baie 5 : saint Luc évangéliste

Avec son attribut le Taureau, l'inscription BENEDICTUS DOMINUS DEUS ISRAEL du Cantique de Zacharie (Lc 1:68), et le livre ouvert sur les deux lettres Alpha et Oméga du Livre de l'Apocalypse de Jean.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-baie 3 : saint Luc médecin

Voir l'épître de Paul Col. 4:14 Salutat vos Lucas, medicus charissimus, «  Luc, le cher médecin vous salut ».

Sous l'inscription GUERISSEZ LES MALADES (Lc 10:9) se voient un caducée et un pot d'onguent.

En dessous : MEDECIN.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Chapelle saint Joseph.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

baie 4.

symbole : un ange mains levées. Inscription CE QUI EST NÉ EN ELLE VIENT DE L'ESPRIT ». Symboles : les outils de charpentier. Inscription AMOUR.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

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- Baie 6.

 Inscription LE JUSTE CROÎTRA COMME UN LIS. Symboles : des lys, et un bâton fleuri. Inscription JOSEPH. Référence à l'élection de Joseph parmi les prétendants de Marie, car il a vu sa verge fleurir.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-Baie 8 .

Vignette : pyramides. Inscription : PRENDS MARIE ET PARS EN ÉGYPTE. Un ange en vol, une canne de marche et une gourde. Inscription : FOI.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

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Chapelle saint Jean-Baptiste.

 

 

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-Baie 10.

Un ange ; des sauterelles (dont se nourrit Jean-Baptiste dans le désert)

Inscription JE SUIS LA VOIX QUI CRIE AU DÉSERT ; pierres dans le désert  ;  inscription PRÉCURSEUR.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-Baie 12 

Le Père (deux mains dans les nuées) et le Saint-Esprit (colombe nimbée) ; inscription MOI JE BAPTISE DANS L'EAU ; le Jourdain (sinuosité de l'eau et roseaux) ; inscription JEAN.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-Baie 14

 Symbole : la tête de Jean-Baptiste dans le plat de Salomé ; inscription J'AI VU ET J'AI RENDU TÉMOIGNAGE.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Chapelle de saint François ou chapelle du Jubilé 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-baie 16.

Inscription PAX ET BONUM ; croix ; deux mains de prédicateur, croisées, manches blanches ; maisons avec un clocher renversé par une main ; inscription ALVERNE (du nom de la montagne d'Ombrie où François d'Assise a reçu les stigmates)

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

- baie 18

Astres (cf. Cantique du soleil de François d'Assise) ; inscription DEUS MEUS ET OMNIA (Dieu est mon Tout ) ; fleurs et croix + flammes (le Feu) ; inscription FRANCOIS D'ASSISE.

 

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

-Baie 20.

 5 oiseaux blancs ; inscription PAUVRETÉ ; le loup de Gubbio ; des poissons nageant dans l'eau claire ; inscription PORTIONCULE (nom d'une petite église d'Assise, du VIe siècle, troisième église que saint François restaura, après avoir entendu dans sa prière devant le crucifix de San Damiano cet appel : « Va et répare mon Église ».

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Verrière de Jacques Le Chevallier des chapelles du déambulatoire de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Les 20 panneaux rectangulaires du tambour du dôme, 200 m², 1969-1973.

 

Dôme de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Dôme de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Vitraux de Jacques Le Chevallier du dôme de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Vitraux de Jacques Le Chevallier du dôme de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Vitraux de Jacques Le Chevallier du dôme de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Vitraux de Jacques Le Chevallier du dôme de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Vitraux de Jacques Le Chevallier du dôme de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

Vitraux de Jacques Le Chevallier du dôme de la basilique du Sacré-Cœur, cliché lavieb-aile 2025.

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Published by jean-yves cordier
31 août 2025 7 31 /08 /août /2025 16:15

                            Plouf ! Bienvenue à la Grenouillère!

 

Au creux de la boucle que forme la Seine entre Chatou et Saint-Germain-en-Laye, ou le Vésinet, l' île de la Grenouillère, dans les Yvelines,  est située entre Bougival et Rueil-Malmaison sur la rive gauche, et Croissy-sur-Seine sur la rive droite, fusion de l'île de Croissy et de l'île de la Chaussée.

 

 

Elle  abritait jadis une plage minuscule sur laquelle se pressèrent les peintres paysagistes romantiques puis les impressionnistes, et un bac ainsi qu'un passeur y déposaient des flots de parisiens attirés par sa nature intacte, par les promenades, lpar es bosquets accueillants aux couples de passage,  par  le canotage et par les fritures de poisson que proposent les pêcheurs des restaurants du quai de Bougival ou de Croissy-sur-Seine.

En 1852, François et Félicité Seurin installent des tentes sur cette plage pour une restauration rapide des habitués toujours plus nombreux, venus notamment par le chemin de fer reliant la gare Saint-Lazare à la gare de Chatou. En 1857, les Seurin installent à demeure sur la rive, côté Rueil, deux péniches, l'une faisant office de café en journée et de salle de danse le soir ; l'autre de cabines de bains. Les nantis du second Empire s'écrasent sur l'îlot minuscule faisant face à la rive, centré par un seul arbre,  nommé selon les cas  le « Pot à fleurs », le « Camembert » ou l'« île de Saint-Caleçon » (car on n'en portait pas toujours). On y créa des bals hebdomadaires, des cirques, des démonstrations nautiques.

Le nom ne désignait plus l'île, mais le restaurant-péniche, qu'il fallait gagner par une passerelle glissante sous les regards gauguenards des clients, des baigneurs et des amateurs de périssoires, de yoles, ou autres canots à rames ou à aviron. 

BnF Gallica
BnF Gallica
BnF Gallica

 

Durant l'été 1869, Monet et Renoir passent quelques jours ensemble. Ils décident de peindre le même sujetet de  rivaliser pour savoir lequel d'entre eux captera le plus rapidement ses impressions subjectives sur la toile.  Ils choisirent le même lieu sur la berge pour voir en même temps le "Pot-à-Fleurs" (moi, j'ai adopté son autre nom de "Camembert"), la péniche-bar, la paserelle escarpée, et la baignade, avec, en arrière-plan, les voiliers et les embarcations.

Sur le tableau de Renoir, le Pot-à-Fleurs, tout proche, est bondé, les hommes en canotier, gilets noirs et pantalon rayé couleur crème y mènent des femmes en robe blanche et chapeau audacieux, accompagnées de leurs chiens.

"Le tableau de Renoir est composé de coups de pinceau courts et rapides, utilisant des couleurs directement sorties du tube. C'est une impression instantanée, saisie dans le chatoiement des couleurs et les reflets de l'eau. Pour ses contemporains, le tableau semblait inachevé, une simple esquisse. Mais aujourd'hui, nous le considérons comme un exemple typique d'impressionnisme. La manière rapide et esquissée des impressionnistes – leur désir de représenter leurs impressions directement sur la toile – était novatrice. Ils rompaient avec la tradition et remettaient en question le goût artistique de l'époque. La Grenouillère ne représente pas seulement une nouvelle façon de peindre. Le sujet choisi l'était également. Ils dépeignaient la modernité, la vie moderne, avec sa vie commerciale et publique. Ils peignaient les nouveaux grands magasins, les cafés, les parcs et les théâtres. Les artistes masculins étaient des flâneurs, des personnes qui déambulaient au hasard dans la ville et l'observaient. Pour eux, Paris et ses environs étaient une scène publique. Cette scène était totalement séparée, selon le sexe et la classe, d'une manière dont nous avons souvent du mal à nous rendre compte aujourd'hui.  Le regard du flâneur exprime l'hétérosexualité masculine, avec la liberté de voir, d'apprécier et de posséder, en fait ou en imagination. Le rôle de la prostitution dans la modernité, son accessibilité aux femmes des classes populaires, occupent une place importante dans leurs tableaux. Des sujets que nous percevons aujourd'hui comme idylliques avaient une signification bien différente pour les gens de l'époque."

 

Auguste Renoir, La Grenouillère, huile sur toile 1869, Nationalmuseum de Stockholm

 

Sur le tableau de Monet, nous voyons mieux les baigneurs et baigneuses, et nous lisons l'inscription sur la péniche : LOCATION DE CANOTS. Un homme en chapeau haut-de-forme s'aventure sur la passerelle. Dans les deux tableaux, les remous et reflets de l'eau sont rendus en larges touches. Le soleil filtre à travers les feuilles vertes et scintille à la surface de la Seine.

 

 

Claude Monet, La Grenouillère, huile sur toile, 1869, Metropolitan Museum of Art de New York

 

Cette Grenouillère qui donne son titre aux deux tableaux est un élément central de la nouvelle de Maupassant La Femme de Paul. Il y met en scène un homme, Paul qui aime passionnément son amie Madeleine ; mais il va être confronté  à la jalousie née de la rencontre de quatre femmes homosexuelles, dont Pauline, bien connue de Madeleine...

Je ne conserve dans ces extraits que les descriptions de La Grenouillère et de son public, mais ne vous privez pas du plaisir délicieux et troublant de la lecture de la (courte) nouvelle : 

"Les bateaux, un à un, se détachaient du ponton. Les tireurs se penchaient en avant, puis se renversaient d’un mouvement régulier ; et, sous l’impulsion des longues rames recourbées, les yoles rapides glissaient sur la rivière, s’éloignaient, diminuaient, disparaissaient enfin sous l’autre pont, celui du chemin de fer, en descendant vers la Grenouillère.

... Et M. Paul, prenant ses rames, partit aussi pour la Grenouillère.

Quand ils arrivèrent, il allait être trois heures, et le grand café flottant regorgeait de monde.

L’immense radeau, couvert d’un toit goudronné que supportent des colonnes de bois, est relié à l’île charmante de Croissy par deux passerelles dont l’une pénètre au milieu de cet établissement aquatique, tandis que l’autre en fait communiquer l’extrémité avec un îlot minuscule planté d’un arbre et surnommé le « Pot-à-Fleurs », et, de là, gagne la terre auprès du bureau des bains.

M. Paul attacha son embarcation le long de l’établissement, il escalada la balustrade du café, puis, prenant les mains de sa maîtresse, il l’enleva, et tous deux s’assirent au bout d’une table, face à face.

...

Le bras de la rivière (qu’on appelle le bras mort), sur lequel donne ce ponton à consommations, semblait dormir, tant le courant était faible. Des flottes de yoles, de skifs, de périssoires, de podoscaphes, de gigs, d’embarcations de toute forme et de toute nature, filaient sur l’onde immobile, se croisant, se mêlant, s’abordant, s’arrêtant brusquement d’une secousse des bras pour s’élancer de nouveau sous une brusque tension des muscles, et glisser vivement comme de longs poissons jaunes ou rouges.

Courbet : la femme au podoscaphe.

Il en arrivait d’autres sans cesse : les unes de Chatou, en amont ; les autres de Bougival, en aval ; et des rires allaient sur l’eau d’une barque à l’autre, des appels, des interpellations ou des engueulades. Les canotiers exposaient à l’ardeur du jour la chair brunie et bosselée de leurs biceps ; et, pareilles à des fleurs étranges, à des fleurs qui nageraient, les ombrelles de soie rouge, verte, bleue ou jaune des barreuses s’épanouissaient à l’arrière des canots.

...

Aux abords de la Grenouillère, une foule de promeneurs circulait sous les arbres géants qui font de ce coin d’île le plus délicieux parc du monde. Des femmes, des filles aux cheveux jaunes, aux seins démesurément rebondis, à la croupe exagérée, au teint plâtré de fard, aux yeux charbonnés, aux lèvres sanguinolentes, lacées, sanglées en des robes extravagantes, traînaient sur les frais gazons le mauvais goût criard de leurs toilettes ; tandis qu’à côté d’elles des jeunes gens posaient en leurs accoutrements de gravures de modes, avec des gants clairs, des bottes vernies, des badines grosses comme un fil et des monocles ponctuant la niaiserie de leur sourire.

Dans l’établissement flottant, c’était une cohue rieuse et hurlante. Les tables de bois, où les consommations répandues faisaient de minces ruisseaux poisseux, étaient couvertes de verres à moitié vides et entourées de gens à moitié gris. Toute cette foule criait, chantait, braillait. Les hommes, le chapeau en arrière, la face rougie, avec des yeux luisants d’ivrognes, s’agitaient en vociférant par un besoin de tapage naturel aux brutes. Les femmes, cherchant une proie pour le soir, se faisaient payer à boire en attendant ; et, dans l’espace libre entre les tables, dominait le public ordinaire du lieu, un bataillon de canotiers chahuteurs avec leurs compagnes en courte jupe de flanelle.

...

C’est, avec raison, nommé la Grenouillère. À côté du radeau couvert où l’on boit, et tout près du « Pot-à-Fleurs », on se baigne. Celles des femmes dont les rondeurs sont suffisantes viennent là montrer à nu leur étalage et faire le client. Les autres, dédaigneuses, bien qu’amplifiées par le coton, étayées de ressorts, redressées par-ci, modifiées par-là, regardent d’un air méprisant barboter leurs sœurs.

Sur une petite plate-forme, les nageurs se pressent pour piquer leur tête. Ils sont longs comme des échalas, ronds comme des citrouilles, noueux comme des branches d’olivier, courbés en avant ou rejetés en arrière par l’ampleur du ventre, et, invariablement laids, ils sautent dans l’eau qui rejaillit jusque sur les buveurs du café.

...

Le spectacle était sur le fleuve, où le va-et-vient incessant des barques tirait les yeux. Les canotières s’étalaient dans leur fauteuil en face de leurs mâles aux forts poignets, et elles considéraient avec mépris les quêteuses de dîners rôdant par l’île.

Quelquefois, quand une équipe lancée passait à toute vitesse, les amis descendus à terre poussaient des cris, et tout le public, subitement pris de folie, se mettait à hurler.

Au coude de la rivière, vers Chatou, se montraient sans cesse des barques nouvelles. Elles approchaient, grandissaient, et, à mesure qu’on reconnaissait les visages, d’autres vociférations partaient."

Maupassant, La femme de Paul, in La maison Tellier P. Ollendorf 1891.

 

Puis un incendie détruit la Grenouillère ; on reconstruit l'établissement, mais la clientèle tarde à revenir, puis déserte lorsque les égouts de Paris viennent se déverser en amont. Ce qui explique le chagrin de Guillaume Apollinaire :

La Grenouillère

Au bord de l'île on voit
Les canots vides qui s'entre-cognent,
Et maintenant
Ni le dimanche, ni les jours de la semaine,
Ni les peintres ni Maupassant ne se promènent
Bras nus sur leurs canots avec des femmes à grosses poitrines
Et bêtes comme chou.
Petits bateaux vous me faites bien de la peine
Au bord de l'île.

 

Le poème fut mis en musique par Francis Poulenc en 1938.

C'est Caillebotte qui a le mieux souligné combien la figure du canotier, explicitemet sexualisé, était alors un des supports privilégiés du désir féminin . Il pratique intensément ce sport, notamment sur des périssoires, sur l'Yerres. Le tricot blanc — assimilé à un dessous — du rameur, très près du corps, met en valeur la blancheur troublantes des bras musclés, la largeur du dos et la puissance de la nuque. Même lorsqu'il conserve le chapeau et le gilet, il ne plaisante pas, et une partie de bateau devient un défi à remporter.

 

Caillebotte, Partie de bateau, Musée d'Orsay

Canotiers, huile sur toile, 1877

Caillebotte
Caillebotte, Le Pagayeur
Caillebotte, périssoire sur l'Yerres

 

 

Mais Caillebotte pratique un canotage sérieux, sportif, viril et non-mixte,  loin des parties de bateau où les couples flirtent et fréquentent les guinguettes. Il n'a pas dû se rendre souvent à la Grenouillère ...

Voyons comment Edouard Manet voit les choses .

Edouard Manet, En canot.

 

Edouard Manet.

 

 

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Published by jean-yves cordier
26 août 2025 2 26 /08 /août /2025 22:48

Ensemble de 13 verrières (vers 1946-1950, 3 vitraux historiés du chœur, 10 compositions colorées de la nef) de Jacques Le Chevallier pour l'église de l'hôpital civil de Strasbourg (Bas-Rhin), exécution par Ott Frères.

 

PRÉSENTATION.

L'hôpital civil de Strasbourg est le site principal et historique des Hôpitaux universitaires de Strasbourg, le centre hospitalier universitaire de la ville de Strasbourg. La première trace écrite de l'hôpital date de 1143 et situe sa fondation en 1119.  En 1428, une chapelle spécifique à l'hôpital, dédiée à saint Ehrard est achevée. Elle est ravagée par un incendie en 1716.

L'église catholique de l'hôpital civil de Strasbourg a été construite de 1856 à 1858. Incendiée pendant le siège de la ville en 1870, elle a été reconstruite de 1881 à 1883.

Elle a dû perdre ses vitraux pendant la Seconde Guerre mondiale, puisque l'ensemble de ceux-ci ont été remplacés par Jacques Le Chevallier. La signature de ce dernier devait s'accompagner d'une date, aujourd'hui cachée, mais qu'on peut estimer vers 1946-1950. Bien que Jacques Le Chevallier ait fondé son propre atelier de verrier à Fontenay-aux-Roses en 1946, il a fait appel ici pour l'exécution des vitraux à l'entreprise strasbourgeoise Ott frères.

La signature de Jacques le Chevallier, auteur des cartons, est moins visible que celles des verriers, ce qui explique que ces vitraux sont le plus souvent attribués à Ott frères.

 

 

Vue de la nef et du chœur de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Vue de la nef et du chœur de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

LES 3 BAIES DU CHŒUR.

Le chœur de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Le chœur de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Les 3 baies du chœur de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Les 3 baies du chœur de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Ces trois verrières sont en verre antique montées au plomb et peintes à la grisaille cuite au four.

Selon un procédé cher à Jacques Le Chevallier, les figures se détachent sur un fond coloré géométrique cloisonné de rectangles irréguliers, avec un savant jeu de lignes de plombs et de rehauts de grisaille.

 

La baie 0 , au centre : le Christ sortant du tombeau, dans une mandorle.

Le Christ est vêtu du manteau écarlate et tient l'étendard frappé de la croix, signe de sa victoire sur la Mort. Les plaies des mains et des pieds ou du flanc droit sont visibles.

Baie n°0 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°0 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

La baie 1 , à gauche  : Saint Arbogaste.

Inscription Sctus ARBOGASTUS. Saint Arbogast fut évêque de Strasbourg vers 550-570, il eut comme successeur saint Florent.

Il est représenté mitré, bénissant, tenant la crosse et portant une chasuble et une étole.

 

Baie n°1 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°1 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

La baie 2 , à droite  : Saint Erhard.

Inscription Sctus ERHARDUS

 

Erhard de Ratisbonne est né en Irlande  au VIIe siècle, d'où il partit vers le Continent comme évêque missionnaire. Il s'établit d'abord dans les Vosges où il se lia d'amitié avec l’ermite Hydulphe. On dit qu'il fondèrent chacun sept monastères. Puis sous la protection de Théodon de Bavière, Erhard partit pour Ratisbonne et y fonda le couvent de Niedermünster. Une inspiration divine l'appela en Rhénanie pour y baptiser sainte Odile, aveugle de naissance, qui à cette occasion recouvra la vue.

Il est également représenté en evêque, avec sa mitre et sa crosse, mais il porte une chape verte au dessus de l'étole et de l'aube, et des pantoufles épiscopales jaunes.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Les signatures.

OTT FRERES FECIT (Fait par Ott Frères) signe l'exécution, c'est à dire la fabrication du vitrail par découpe et assemblage des verres. On la voit en bas à droite sous la pointe de la chaussure jaune du saint.

"Ott Frères" était incontestablement l’entreprise de vitraux la plus ancienne et la plus féconde en Alsace, même si elle était parfois, selon lui, de qualité inégale. Elle était fréquemment chargée , comme c'est le cas ici,d’exécuter des maquettes fournies par des peintres-verriers. La pérennité de cette entreprise repose en réalité sur deux générations de frères : La première génération est composée des frères : Joseph Hippolyte Ott (1825-1893), et Antoine Jérôme Isidore Ott (1834-1908), tous deux fils de Joseph Ott et Jeanne Vilvot.

La seconde génération, plus connue, et qui a rendu célèbre l’entreprise, est composée des frères : Léon Théodore Ott (1865-1917), et Henri Isidore Ott (1874-1945), tous deux fils du peintre verrier, ci-dessus, Antoine Jérôme Isidore Ott.

L’usine employait plus de 30 salariés entre les deux guerres.

 

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

La signature J. LE CHEVALLIER n'est que partiellement lisible, en bas à droite, tracée à la grisaille sur fond bleu. Elle a été cachée par des matériaux  du support, mais elle comportait peut-être, comme ailleurs, la mention "peintre-verrier" suivie de la date.

Jacques Le Chevallier est l'auteur des cartons (mais les esquisses n'ont pas été conservées dans les archives de l'atelier), mais vraisemblablement — comme il l'a fait à la même époque dans sa collaboration avec Jacques Degusseau en Centre Loire — il a dû venir à Strasbourg pour peindre également lui-même les verres montés au plomb, à la grisaille.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°2 de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

LES 10 BAIES DE LA NEF.

Ce sont des verrrières simples en composition géométrique régulières rectangulaires à bordure jaune et orangée et dont les carreaux du centre sont de teintes fumées.

 

Baie n°3

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°4

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°5

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°6

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°7

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°8

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°9

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°10

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°11 (tribune, côté gauche : seule la partie basse est visible)

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie n°12 (tribune, côté gauche : seule la partie basse est visible)

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

Baie de l'église de l'hôpital civil de Strasbourg. Cliché lavieb-aile 2025.

SOURCES ET LIENS.

https://www.archi-wiki.org/Adresse:Eglise_Catholique_de_l%27Hopital_Civil_(Strasbourg)

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux

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