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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 19:50

Les Sibylles (bois, XVIIe siècle) de la chapelle de Locmaria-Lann en Plabennec. 

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Voir sur cette chapelle :

 

 

 

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PRÉSENTATION.

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Les Sibylles.

Voir le travail considérable d'Emile Mâle, et mon article sur les Sibylles de Brennilis.

Ce sont des prophétesses de l'Antiquité qui proféraient des "vaticinations", et Varron, à l'ère préchrétienne, en dénombrait dix. Les auteurs chrétiens médiévaux prétendirent qu'elles annonçaient la venue du Sauveur, et au XIIIe siècle, Vincent de Beauvais citait les dix Sibylles cataloguées par Varron ; mais les plus connues sont alors la Sibylle Erythrée, prophétesse du Jugement dernier, la Sibylle de Cumes, et la Sibylle de Tibur, annonçant à l'empereur Auguste la venue d'un roi né d'une Vierge.

C'est à la cathédrale d'Ulm qu'on voit pour la première fois les Sibylles réunies pour annoncer le Sauveur. Elles décorent les célèbres stalles que Georges Syrlin sculpta de 1469 à 1474 où elles accompagnent une série de philosophes païens, d'apôtres et de prophètes bibliques.; elles sont au nombre de neuf, et chacune d'elles prononce un oracle qui se rapporte à la vie ou à la mort du Messie. Les oracles sont tirés, sauf mention, de l'Institution Divine  de Lactance, dont la traduction venait juste de parvenir à Ulm [On sait que le premier livre imprimé en Italie, à Subiaco [Etats pontificaux], en 1465, furent les Institutiones divinae de Lactance. Le livre eut tant de succès qu'il fallut en donner de nouvelles éditions en 1468, 1470, 1471, 1472,1474, 1478.]. Les voici  :

Sibylla Delphica. Dabit ad verbera dorsum suum et colaphos accipiens tacebit. " Le Sauveur offrira son dos aux coups; il recevra des soufflets et se taira. "

Sibylla Libyca. Jugum nostrum intolerabile super collum nostrum tollet. "« II enlèvera le joug intolérable qui pèse sur notre cou” 

Sibylla Tiburtina, Albuna dicta. Suspendent eum in ligno et nihil valebit eis, quia tertia die resurget et ostendet se discipulis, et, videntibus illis, ascendet in cœlum, et regni ejus non erit finis. " Ils le suspendront à un arbre. Mais ce crime ne leur servira pas;. car le troisième jour il ressuscitera , se montrera à ses disciples, et, à leur vue, il s'élèvera au ciel où son royaume n'aura pas de fin. "

Sibylla Hellespontica, in agro Trojano. Félix ille fructus ligno qui pendet ab alto. "Heureux est ce fruit qui pend au sommet de l'arbre." (citation déformée de Sozoniène, Hist. eccles. Lib. II, cap I.)

Sibylla Cumana, quae Amalthea dicitur. Templi vélum scindetur, et medio die nox erit tenebrosa nimis. "Le voile du temple se déchirera et une nuit profonde se fera au milieu du jour."

Sibylla Cimeria, octavo anno, Deum de virgine nasciturum iiidicans. Jam nova progenies cœlo demittitur alto. "Âgée seulement de huit ans, elle prédit qu'un Dieu naîtrait d'une vierge." Puis citation de Virgile Bucolique églogue 4 "Déjà une race nouvelle descend du haut du ciel. "

Sibylla Frigia (sic), Ancirae. In maniis infidelium veniet. Dabunt autem alapas Domino manibus incestis et impurato ore exspuent venenatos sputus. « Le Seigneur tombera dans les mains des infidèles. De leurs mains impies ils lui donneront des soufflets, et de leur bouche impure ils vomiront contre lui des crachats empoisonnés. »

Sibylla Samia. Agnus cœlestis humiliabitur. "ils abaisseront l'Agneau céleste"

Sibylla Erithraea. Ex cœlo rex adveniet per saecla. 'Des cieux viendra un roi pour les siècles à venir" (d'après les vers acrostiches cités par saint Augustin)

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Les prophéties empruntées à l'Institution Divine de Lactance furent reprises également dans les Sibylles du pavé de la cathédrale de Sienne, et dans les phylactères de celles que le Pérugin peignit au Cambio de Pérouse.

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Dans un opuscule publié en 1481 (mais dont le contenu était certainement connu auparavant), le dominicain italien Filippo Barbieri en augmenta le nombre à 12 (nombre calqué sur celui des Apôtres et des Prophètes bibliques accompagnant les Credo apostoliques et prophétiques), et donna à chacune un attribut, et une prophétie annonçant un évènement de l'Enfance, de la Vie et de la Passion de Jésus. Michel-Ange les a peintes au plafond de la chapelle Sixtine entre 1509 et 1512. 

Ce thème rejoint celui, plus ancien, des Arbres de Jessé et, plus largement, de la démarche typologique qui tend à montrer que les épisodes de la vie du Christ décrite par les évangiles étaient annoncés depuis des siècles par de nombreuses prophéties bibliques. 

Ces 12 Sibylles qui forment un ensemble iconographique codifié sont présentes aussi en France, et elles sont magnifiquement représentées par Jean Colombe  par une série d'enluminures dans les Heures de Louis de Laval BnF latin 920 (entre 1475 et 1489). On les voit  enluminées sur le Bréviaire d'Isabelle la Catholique f. 8v (avant 1497), sur le Diurnal de René II de Lorraine (Nancy 1492-1493), on les voit imprimées en vignettes dans les Livres d'Heures (Simon Vostre 1510), on les voit sculptées en marqueterie sur les stalles du château de Gaillon (1509-1518),  ou peintes à la cathédrale d'Amiens en 1505 ou sculptées en 10 statuettes au soubassement du tombeau de Philibert Le Beau à Brou (1505-1532), ou encore  peintes sur verre à Auch en 1513, Saint-Bertrand de Comminges en 1535, à Beauvais vers 1538,  et à Étampes vers 1555.

Mais ces 12 Sibylles françaises issues des Heures de Louis de Laval, si elles ont des points communs avec celles de Filippo Barbieri (les "Sibylles italiennes", si on veut), et notamment leur nombre,  reprennent aussi les Sibylles de Lactance représentées à Ulm, et réorganisent le jeu de 12 cartes en combinant les deux sources. Elles s'organisent ainsi  en deux sous-ensembles :

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— Vie de la Vierge :

  • 1. La Persique tenant une lanterne et foulant un serpent : annonce la Vierge  de l' Immaculée Conception foulant le serpent.  : Incarnation : la Vierge donne naissance à celui qui se dira Lumière du Monde.

  • 2. La Libyque tenant un cierge annonce la Vierge et l'Enfant apportant cette Lumière. Manifestation aux Gentils. 

  • 3. L'Erythréenne tenant la fleur prophétise l' Annonciation et la Conception virginale.

  • 4. La Cuméenne tenant un bol (une boule)  annonce la Virginité (ou Venue d'un enfant).  Naissance dans une crèche

  • 5. La Samienne tenant un berceau  annonce la  Nativité  et l'Annonce aux Bergers.

  • 6. La Cimmérienne tenant une corne (biberon) annonce l' allaitement de l'Enfant  par la Vierge 

  • 7. L'Européenne tenant une épée annonce la Fuite en Égypte pour fuir le Massacre des saints Innocents.

— Passion et Christologie :

  • 8. La Tiburtine tenant une main  annonce les gifles infligées à Jésus lors de sa Passion.

  • 9. L'Agrippine  avec son fouet annonce la Flagellation.

  • 10. La Delphique tenant une couronne :annonce le Couronnement d'épines de la Passion. Incarnation.

  • 11. L'Hellespontine tenant une croix  annonce la Crucifixion. Incarnation et Passion

  • 12. La Phrygique tenant un étendard crucifère annonce la Résurrection

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En Finistère, elles sont présentes toutes les douze au complet dans la seconde moitié du XVIe siècle à Brennilis, à Saint-Herbot en Plounevez-du-Faou, et à Lampaul-Guimiliau. Elles se limitent à sept sur le buffet d'orgues de Roscoff (1606), à six sur la charpente de la chapelle du château de Kerjean (vers 1570-1580) et à cinq sur la charpente de l'église de Pleyben (1571-1580), à quatre ou cinq sur la chaire de Guimiliau, à quatre dans la chapelle de Coatnan en Irvillac,  à trois sur le retable de la Vierge de la chapelle Notre-Dame de Berven de Plouzévédé (1576-1580), à trois dans le chœur de Guimiliau, à trois (selon Castel) en la chapelle de Locmaria-Lann de Plabennec, à trois encore sur les stalles (1883) de Rumengol au Faou. Elles sont trois (Sibylle Hellespontique, de Tibur et Delphique) sur un retable du XVIe s. de la chapelle du château de Keruzoret à Plouvorn.

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Les Sibylles de  la chapelle Locmaria-Lann.

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Je n'en ai trouvé aucune description spécifique de ces Sibylles. Yves-Pascal Castel en compte trois, la Cimmérienne — tenant un biberon—, la Samienne — tenant le berceau de la Nativité —, et la Libyque — tenant un flambeau annonçant  la venue du Christ—. Mais ce sont là celles qui peuvent être identifiées facilement par leur attribut, et le visiteur découvre, sur les deux murs de la nef et contre un pilier,  dix statues de ces prophétesses, accompagnées de sainte Véronique portant le voile, et de saint Jacques, toutes du même style et du même matériau, le bois. Donc au total douze statues.

Elles occupaient les niches latérales du porche sud, où Henri Pérennès les a observées en 1938, mais les décrit comme des "saintes", et notamment sainte Véronique. Je suppose que ces niches avaient été prévues initialement pour recevoir, comme partout ailleurs, les statues des apôtres, et qu'elles étaient restées vides, incitant la fabrique à y placer longtemps après la construction du porche, ces statues féminines.

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— Sur les Sibylles hors Finistère, voir dans ce blog :

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— Sur les Sibylles du Finistère, voir :

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1.La Sibylle Cimmérienne tenant un biberon en forme de corne.. 

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Elle annonce l'allaitement de Jésus lors de la Nativité.

Elle porte un voile, ses épaules sont recouvertes d'une collerette au dessus d'un manteau s'arrêtant au coude mas s'évasant est achevées par un gland.  Il s'ouvre sous la taille en deux pans creusées de rigoles ou de plumes. La robe tombe en plusieurs niveaux. Ce costume complexe vise à montrer l'origine antique et exotique de cette femme d'Asie Mineure, et ses caractéristiques correspondent à l'iconographie développée depuis la fin du XVe siècle en France.

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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2.La Sibylle de Lybie tenant un livre ouvert et un cierge.

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 la Sibylle de Libye annonce la venue du Christ. Elle porte une torche ou un cierge , symbole de la lumière qui vient en ce monde repousser les ténèbres.

Ecce ueniet Deus et illuminabit condensa tenebrarum et soluentur nexus Synagogeet desinent labia hominum et uidebunt regem 

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Là encore, le costume vient marquer l'ancienneté et surtout l'exotisme de ces figures féminines, païennes et pré-chrétiennes, tout en reprenant les marques qui servent à faire reconnaître un prophète vétéro-testamentaire et hébraïque : ici, c'est le turban qui joue ce rôle.

La fleur se retrouve fréquemment dans l'iconographie des Sibylles, comme symbole de féminité ou de virginité.

Le chapelet à gros grains, accroché à la ceinture et s'achevant par un fleuron, est intermédiaire entre le monde antique et le monde contemporain.

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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3.La Sibylle Saméenne tenant un berceau.

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Elle est coiffée du turban ; elle tient le berceau au piètement arrondi permettant le balancement.

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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4.La Sibylle tenant un livre ouvert et un fouet : l'Agrippine ?

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Un pilier de la nef comporte un très bel ange porteur d'écu, qui sert de culot à une nouvelle sibylle. Elle semble tenir outre le livre ouvert, un cierge, mais je propose d'y voir le manche d'un fouet, dont est conservée la partie proximale torsadée. Ce serait alors l'Agrippine annonçant la Flagellation.

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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5.Une Sibylle tenant un attribut perdu.

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Là encore, la tunique courte bouffant au dessus de la ceinture est remarquable par ses glands de passementerie suspendus à la bordure, pour donner une touche orientale à cette femme.

Si l'attribut était la lanterne, nous aurions ici la Persique.

 

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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6. La Sibylle tenant un cierge.

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Plusieurs de ces femmes tiennent comme attribut identique un cierge (comme la Libyque), ce qui est troublant.

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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7.Une Sibylle tenant un livre ouvert et un cierge.

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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8.Une Sibylle tenant un livre ouvert et un cierge.

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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9.Une Sibylle levant la main droite et tenant un coffre.

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La Main, paume de face pourrait évoquer la Tiburtine, qui tient dans sa main, et de façon distincte, la main du bourreau giflant le Christ lors de la Passion.

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Mais il faut admettre que ces identifications ne sont guère satisfaisantes, et que, globalement, ces Sibylles de Locmaria-Lann, assez tardives, sont maladroites et s'écartent des belles séries du XVe et XVIe siècles.

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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10. Une Sibylle tenant un attribut indistinct.

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Elle tient dans la main droite un objet fusiforme évoquant une petite ampoule ou bouteille, qui est peut-être le manche d'un objet brisé. Il pourrait s'agir de la Cuméenne, tenant un bol (une boule) qui  annonce la Virginité (le vase utérin qui reste scellé tout en donnant naissance à l'Enfant) .

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Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Une Sibylle. Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Véronique.

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Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jacques.

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Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

Statue en bois du XVIIe siècle de l'intérieur de la chapelle de Locmaria-Lann. Photographie lavieb-aile.

 

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SOURCES ET LIENS.

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BINET (Claude) Les oracles des douze sibylles, extraicts d'un livre antique / mis en vers latins par Jean Dorat,... ; et en vers françois par Claude Binet...(Paris) 1586 BNF  RES-YB-60

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k318268r/f25.item.zoom#

https://books.openedition.org/pur/30371

 

CASTEL (Yves-Pascal), Les 70 sibylles du Finistère.

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_sibylles.html

 

—COUFFON (René), 1988, Nouveau répertoire ...

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/929d131ccf0e85c0f4d63b4794d6d5e9.pdf

Mobilier : Maître-autel en kersanton, de 3,5 m. de longueur (C.). Le devant est orné de panneaux finement sculptés et d'une frise de feuillages découpés et évidés. Un ange tient une banderole portant l'inscription en caractères gothiques : "YVES. AN. DU. LAN. MIL. CINCQ. CENTS. XII." Retable en bois sculpté avec deux tabernacles superposés ; inscription : "Y. LE GVEN. R. DE. LAN. 1682." Statues anciennes : Crucifix, Vierge Mère dite Notre Dame de Locmaria, XVIIè siècle, saint Joseph, sainte Anne seule, et celles en bois autrefois dans le porche. Deux bénitiers en pierre ; l'un d'eux porte l'inscription : ".P G. 1604" - Bénitier portatif de bronze : "NOSTRE DAME DE LANDE DE LOCMARIA."

—DANIEL (Tanguy), Chapelle de Locmaria-Lann

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/plabennec-chapelle-de-locmaria-lann/

 Les récents travaux de consolidation et de restauration ont permis de redonner tout son éclat à l’architecture de la tour-clocher (en particulier en complétant la balustrade de la galerie, qui était à moitié détruite), au pied de laquelle s’ouvre l’ancienne entrée principale avec ses douze niches qui, semble-t-il, ont abrité jadis les statues des sibylles –et non des apôtres – aujourd’hui présentées à l’intérieur de l’édifice.

La statuaire n’est pas moins surprenante : si les personnages de la Vierge debout sur un croissant de lune et foulant aux pieds le serpent (XVIIe s.), de saint Joseph (XIXe s. ?) et de sainte Anne (XVIe s. ?) sont des représentations traditionnelles, celles de douze femmes dont les statues en chêne foncé (XVIe s.) ornent les murs de la chapelle le sont beaucoup moins, sans être exceptionnelles dans les églises et chapelles du Finistère ; l’une d’elles est facilement reconnaissable : sainte Véronique portant le voile de la Sainte Face, les autres étant des Sibylles, chacune portant un symbole permettant de les identifier.

 

 

DIDRON, « Les stalles allemandes », Annales archéologiques 1849 [cathédrale d'Ulm]

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203418t/f136.item


 

HEURES DE LOUIS DE LAVAL, (Horae  ad usum romanum, dites -), folio 17v

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52501620s/f42.item

LECOCQ (Françoise)  2002, La Sibylle Europa, ou la Renaissance d’un symbolisme chrétien médiéval, 26 pages, in D’Europe à l’Europe, III. La dimension politique et religieuse du mythe d’Europe de l‘Antiquité à nos jours Article paru dans les Actes du Colloque D’Europe à l’Europe, III. La dimension politique et religieuse du mythe d’Europe de l‘Antiquité à nos jours (ENS-Ulm, Paris, 29-30.11.2001)Textes réunis par Odile Wattel – De Croizant Centre de Recherches A. Piganiol, Collection Caesarodunum , numéro hors-série et Christian de Bartillat éd., Tours, 2002, p155-187

https://www.academia.edu/46652839/LECOCQ_La_Sibylle_Europa_ou_la_Renaissance_d_un_symbolisme_chr%C3%A9tien_m%C3%A9di%C3%A9val

 

 

MÂLE  (Emile), 1908 L'art religieux de la fin du Moyen Age en France, ed. Colin p. 267-279.

https://archive.org/details/lartreligieuxdel00mleem/page/266/mode/2up


 

Meneau d'Anterroches (Cécile), 2020 « Georges 1er d'Amboise humaniste : les stalles du château de Gaillon, dialogue des sibylles et des vertus », Thèse, Rouen

https://hal.archives-ouvertes.fr/tel-03151037/

PERENNES, Henri, "Notices sur les paroisses : Plabennec" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37, du 1938 (1938), p.167-179, 193-213.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

"Sous le porche voûté de la tour, dont l'arcade, de forme gothique, est coupée de claveaux, on voit les statues, non des douze apôtres, mais de douze saintes, pour rappeler sans doute que le sanctuaire est dédié à la plus célèbre et la plus sainte d'entre elles. Ces statues de bois, jadis peintes et dorées, ont le costume de la fin du xvi* siècle, On y reconnaît là Véronique, tenant le voile de la Sainte Face ; une autre Sainte a pour attribut une corde, une troisième un berceau ou un lit ; deux ou trois tiennent un livre ouvert."

 

SALET ( Francis). "Les sibylles du tombeau de Philibert le Beau à Brou." In: Bulletin Monumental, tome 109, n°1, année 1951. pp. 89-90;

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1951_num_109_1_8729_t1_00

SIMON VOSTRE 1510. Ces presentes Heures a lusaige Dangiers au long sans riens requerir avec les miracles Nostre Dame et les figures de lapocalipse et des triumphes de Cesar Heures de Simon Vostre, 1510 Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE RE-25-4

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b100234554/f9.item.zoom#

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Published by jean-yves cordier - dans Sibylles Sculpture Chapelles bretonnes.
2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 10:38

La Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe siècle ?) au dessus du porche sud de l'église de Crozon.

 

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Cette statue occupe la niche à dais dominant le porche sud de l'église Saint-Pierre de Crozon. Elle s'écarte des Vierges de Roland Doré (chapelle de Locmaria-Lann à Plabennec ou chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal, par exemple) et sous la couronne fleuronnée, le visage est plus rustre et peu amène. L'Enfant est tenu sur le bras droit. La main gauche retient vers la taille le pan du manteau, dont les plis épais tombent en éventail.

Le hiératisme des personnages peut évoquer le style du Maître de Plougastel (1570-1621), et à la chapelle Saint-Adrien de Plougastel, la Vierge à l'Enfant qui lui est attribuée par E. Le Seac'h porte également son Fils sur le bras droit.

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Église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

Vierge à l'Enfant (kersanton, XVIe-XVIIe siècle) de l'église Saint-Pierre de Crozon. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-pierre/d77c6ef9-5f66-423d-8a14-cfeef76de856

— COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/93e1da38d77f57929b3e10b8b4f07a76.pdf

"Le porche latéral sud datant du début du XVIè siècle a été remployé : l'arcade est en tiers-point sous une accolade à fleuron et crochets. Dans une niche à dais du tympan, Vierge Mère en kersanton."

—LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne. Les atelires  du XVe au XVIIe siècle, PUR éditions, page 193.

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Published by jean-yves cordier - dans Kersanton Sculpture Maître de Plougastel
1 août 2021 7 01 /08 /août /2021 15:08

Le clocher de Rosnoën : les cloches (Alphonse Viel 1836 et Armand Blanchet  1946), les crossettes et les armoiries.

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Sur Rosnoën :

 

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Sur les cloches :

 

 

 

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LES CLOCHES.

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Le clocher de l'église Saint-Audoën de Rosnoën abrite quatre cloches, dont l'une de 1836 et les trois autres de 1946.

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I. LA CLOCHE DE 1836 FONDUE PAR ALPHONSE VIEL A BREST.

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On remarquera les visages décorant les anses.

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L'inscription campanaire. Lecture partielle.

L'inscription en lettres capitales romaines comporte d'abord trois lignes qui débutent par une main de direction dont l'index pointe le début.

FAITE EN JUILLET 1836 POUR

MARTHE ANCELLE PAR Mr SA

TREANTON TREGUER MOCAER …

frise de rinceaux, masques et coquilles.

Calvaire

VIEL ALPHONSE FONDEUR [A BREST]

 

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Marthe Ancelle : nom de baptême de la cloche ?

Tréanton : un Guillaume Tréanton est attesté dès 1657 à Rosnoën ; un autre Guillaume, cultivateur, est  attesté à Rosnoën (1788-1871).

https://gw.geneanet.org/avanherpen?n=treanton&oc=&p=guillaume

Les noms Treanton, Treguer et Mocaer correspondent sans doute soit aux fabriques soit aux membres du conseil municipal.

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Sur Alphonse Viel (1800-1847), et les cloches qui portent son nom, voir mon article :

https://www.lavieb-aile.com/2018/10/les-cloches-du-faou-et-les-fondeurs-de-cloche-du-finistere.ii-viel-a-brest-1823.html

Un examen de la cloche in situ permettrait de rechercher les médaillons des autres faces et de compléter la lecture de l'inscription.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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II. LES CLOCHES DE 1946 FONDUES PAR ARMAND BLANCHET A PARIS.

 

 

La Semaine Religieuse de Quimper signale leur bénédiction dans le dimanche 3 mars 1946 par Monseigneur Coigneau, évêque de Thabraca et évêque auxiliaire de Quimper aux cotés de Monseigneur Duparc.

 —Le froid était vif ce dimanche de Quinquagésime 3 Mars. Mais Mgr Cogneau, intrépide comme ses deux assistants, MM. Ies chanoines Cadiou et Perrot, est venu procéder au baptême de trois cloches à Rosnoën et d'une autre à Rumengol. A Rosnoën, la cérémonie commence à 16 heures : Ia procession emmène l'Evêque du presbyte à l'église. Devant Ies trois cloches si gracieuses dans leur robe immaculée, Ie chant des psaumes de la pénitence se déroule rapide, alterné par Ie chœur et l'excellente chorale des jeunes filles ; puis l'Evêque fait les exorcismes du sel et de l'eau avec laquelle U lavera les cloches ; il procède ensuite à des onctions nombreuses externes et internes avec les saintes huiles et fait brûler des parfums sous Ies nouvelles baptisées. La bénédiction achevée, les cloches font retentir leur voix d'airain, tandis que Monseigneur d'abord puis les parrains et marraines tirent sur les battants. Et toute la population, dressée sur la pointe des pieds, regarde, écoute et admire . C'est devant une église comble comme d'habitude, un peu pus cependant aujourd'hui, que M. l e chanoine Pencréac'h chante la messe et que M. le chanoine Chapalain, un maître de la chaire, un maitre de la langue bretonne, donne un splendide sermon. Apres Ia grande liturgie de l'église, les parrains et marraines reçurent dignement une soixantaine d'invités, clergé des paroisses voisines, notables de Rosnoën, parents du recteur Au dessert, M. Ie Recteur adressa un compliment délicat à l'Evêque et un tres vif merci à sa paroisse.  A l'heure des vêpres, deux des nouvelles cloches déjà mises célèbrent la gloire de Dieu et la générosité des hommes. Et lorsque Ia grosse cloche sera venue rejoindre ses jeunes sœurs et la vieille occupante, quatre voix égrèneront Ies notes d'un beau carillon sur toute la paroisse sur Ies grandes vallées adjacentes et jusqu'aux lointains au delà sur les ailes propices du vent. 

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Le fondeur.

Elles portent toutes, dans un médaillon à l'emblème d'une cloche, le nom d' ARMAND BLANCHET FONDEUR A PARIS.

Créée en 1870, la fonderie Biron est tout d’abord spécialisée dans la fonderie de cloches sous l’enseigne « Fonderie de cloches de Paris-Bagnolet ». Elle est reprise dans les années 1920 par Armand Blanchet, qui avait été formé à la fonderie Bollée à Orléans, lui donne son nom. Son atelier est alors : 237 rue Saint-Martin à Paris.

Voir :

https://patrimoine.seinesaintdenis.fr/Blanchet-Landowski

https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/blanchet/

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Les inscriptions campanaires : lecture partielle

 

PAR MGR COGNEAU  EV AUX.

THERESE PAR MON PARRAIN

BUSVEN

INVITE A LA PRIERE

 

 

 

 

 

TREGUIER, M CEVAER, H. COLIN, P TREGUIER …

S PAR MGR COGNEAU EV DE THABRACA EV AUX.

THERESE PAR MON PARRAIN S . MENEZ

L'ESPERANCE ET LA CHARITE

 

 

PAR Mgr DUPARC EV DE QUIMPER 

BALAY MAIRE. J AUFFRET A

TOIRE FRANCOISE JEANNE

TE LA PAROISSEDE ROSNOEN PAR … OSVEN

JE CHANTE L'UNION, LA PIETE 

Décoration : un calvaire.

 

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3171c928d2e5f076821b3da35ad809fa.pdf

Louis Balay, agent du génie rural, a été maire de Rosnoën de 1945 à 1965.


Note : parmi les noms cités, je note qu'en 1946 "Monseigneur l'Evêque a décerné la Médaille d'argent du Mérite diocésain à M. Jean Treguier, conseiller paroissial de Rosnoën depuis plus de 30 ans."

 

 

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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LES CROSSETTES DU CLOCHER.

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Un ange présentant un phylactère.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Le buste d'un homme présentant un phylactère portant un sigle.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Un ange souriant en présentant un phylactère.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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La crossette du rampant sud-ouest du pignon.

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Animal monstrueux (dragon) aux bras anthropomorphes dévorant un objet ou un sujet.

Je le rapproche d'autres crossettes où un lion ou dragon dévore un être humain, figure probable d'une âme.

 

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Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Le rampant de l'élévation ouest de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Les armoiries du coté ouest de la chambre des cloches.

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Je ne les trouvent signalées nulle part. Elles sont pleines de mystères et ne sont pas attribuées. Il est facile de reconnaitre deux léopards, sous un lambel, et dans un coin inférieur, (giron ou franc quartier), une tour ou un château, également sous un lambel. Des bizarreries, raretés ou originalités font de leur attribution une affaire d'experts.

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Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Clocher de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

La Semaine Religieuse de Quimper & de Léon n°6, 15 mars 1946.

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Published by jean-yves cordier - dans cloches Héraldique
30 juillet 2021 5 30 /07 /juillet /2021 23:16

 

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Dans l'Océan de mes nuits, je vois apparaître des corps opalescents qui nagent devant mes yeux clos. Rêverais-je ? Quelles sont ces comètes traversant les aurores boréales dans un déshabillé de mousseline ?

 

 

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Les fantômes de l'Océan.

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Ces simulacres sont parfaitement silencieux, comme le sont les esprits de mes songes, mais se livrent, lors de danses très lentes, à des métamorphoses inouïes.

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Les fantômes de l'Océan.
Les fantômes de l'Océan.

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Ces filles de Protée et de Salomé abusent de mes sens qui dérivent avec elles, et sombrent dans une torpeur louche.

 

Les fantômes de l'Océan.

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Lentement j'échappe à l'ivresse des profondeurs, et tente d'y voir clair. Sont-ce là des Suminagashi, encres fluides échappées d'un calame et réagissant au souffle avisé d'un Maître du papier marbré ?

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Les fantômes de l'Océan.

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Des rayons X traversent-ils les os diaphanes de quelques petits oiseaux extraits d'une pelote de Hulotte ?

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Les fantômes de l'Océan.

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Dans le Train de la Nuit de la Voie Lacté, avons-nous atteint la constellation du Chat ?

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Les fantômes de l'Océan.
Les fantômes de l'Océan.

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Un Oiseau de Braque se déforme-t-il dans les moirés de mes souvenirs ?

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Les fantômes de l'Océan.

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Ces demoiselles aux robes vaporeuses et aux voiles de gaze forment des rondes aux effets narcotiques.

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Les fantômes de l'Océan.

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Et puis ces anges du Mystère soudain ouvrent leurs ailes et glissent vers d'autres Cieux.

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Les fantômes de l'Océan.

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Ces squelettes de ptérodactyles s'animent et valsent avec des chiroptères.

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Les fantômes de l'Océan.

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Les fantômes de l'Océan.

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Ces cirrus épousent des stratus où étrangement viennent se refléter des fragments d'arc-en-ciel .

Nuages, merveilleux nuages de quelque cigarette aux opiums toxiques...

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Les fantômes de l'Océan.

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Cette station orbitale m'emporte, pour où, et pour combien de temps, dans d'infinis espaces qui, forcément, m'effraient.

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Les fantômes de l'Océan.

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Les plus étranges créatures surgissent devant les hublots et s'évanouissent, sans que j'ai le temps de deviner la question qu'il faudrait ici poser pour rompre le maléfice. 

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Les fantômes de l'Océan.
Les fantômes de l'Océan.

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Fantômes de mes insomnies, disparaissez, abracadabra !

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Mnemiopsis leidyi, A. Agassiz, 1865, photographié à Océanopolis (Brest), doit son nom de genre aux racines grecques mnem-, "souvenir", et opsis, "forme". Ce sont donc bien, comme mes rêves  me le suggéraient, des souvenirs  qui prennent forme devant nos yeux, se transforment et se déforment par ces condensations, déplacements, et figurations du travail du rêve afin de mieux brouiller les pistes du songeur, "permettant à la satisfaction hallucinatoire de désirs inconscients de se déguiser".

En me livrant à une élaboration secondaire des figures oniriques, j'ai donc dévoilé un Ça fait d'Oiseaux du Paradis aux plumes électriques, de Papillons irisés comme les ocelles des Paons du Jour, de Poisson-Chats,  de Sirènes, de Licornes et de Mélusines, dont je n'ai pas à rougir. Les recoins pélagiques de mon esprit conservaient un Bestiaire pulsionnel longuement sédimenté mais fort enchanteur.

Joseph — chaque Moi pharaonique a un Joseph à son service—, lorsqu'il délaisse les bras de ma Putiphar pour explorer ceux de ma Morphée, soutient que je suis un songe-creux, nourrissant ses rêves de billevesées, ces outres ventrues mais remplies de vent, et de pensées fumeuses. Et qu'aucun projet d'avenir ne s'y élabore. Certes, mais n'est-ce pas le privilège de l'âge et de l'hypertrophie cétacée de la mémoire  de faire de ses souvenirs passés son plancton, son krill, sa source énergétique , à défaut de croquer l'avenir à pleine dents  ?  

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Ajoutons que l'épithète spécifique, leydii, rend hommage au paléontologue américain Joseph Leidy (1823-1891).

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Les fantômes de l'Océan.
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Published by jean-yves cordier
29 juillet 2021 4 29 /07 /juillet /2021 21:22

Le calvaire (kersanton,1893), et les fragments de calvaire (kersanton, 1648, Roland Doré) intégrés au Monument aux morts,  de l'église de Rosnoën.

 

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Voir sur Rosnoën :

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2. Voir les œuvres de Roland Doré :

 

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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PRÉSENTATION.

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L'église de Rosnoën porte à l'extérieur deux inscriptions lapidaires de fondation en caractères gothiques portant les dates de 1562 et de 1604 et le nom des fabriciens.

À l'intérieur, deux autres plaques plus tardives sont en caractères romains en lettres capitales. L'une porte le nom du recteur de Rosnoën  Jean Boulart et la date de 1674, l'autre porte le nom d'un autre recteur plus tardif, François Luguern, décédé en 1732. Ceci a déjà été présenté ici.

Église de Rosnoën et ses inscriptions lapidaires : tilde, N rétrograde, et esperluettes!

La sacristie porte la date de 1722.

Le calvaire visible actuellement a été construit en 1648 et porte le nom du recteur Maturin La Baron .

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Description.

 

Ce calvaire porte sur sa base les noms des commanditaires, prêtres et fabriciens, et la date de 1648. Il figure à son emplacement d'origine sur un plan de 1878. Ce calvaire a été remonté à une cinquantaine de mètres à l'ouest de son emplacement d'origine. Lors du déplacement et de la restauration intervenus en 1895, on remplace des statues géminées exécutées en 1648 par le sculpteur Roland Doré par des copies ; les originaux ont été remployés dans le monument aux Morts de la commune. La statue de la Vierge à l'Enfant, également l'œuvre de Doré, est placée dans une niche de l'élévation ouest de l'église.

Je ne parviens à connaître ni la raison de ce remplacement des statues, ni l'auteur des copies, de facture tout à fait honorable.

Le nouveau calvaire perd d'une part son orientation correcte (le crucifix fait désormais face à l'est, au lieu d'être symboliquement tourné vers le couchant), mais aussi sa cohérence, puis ce Christ en croix n'est plus encadré au pied de la croix par Marie et par Jean (ils sont remplacés par saint Pierre et saint Paul). 

Les inscriptions du socle, fort précieuses sur le plan historique, et la base des statues de Roland Doré, sont partiellement dissimulées aujourd'hui par des potées de géranium.

 

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La quittance du 25 août 1649 de Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne, pour Ollivier Camus, fabrique, pour le calvaire de l'église de Rosnoën est conservée aux Archives départementales du Finistère (234G2, comptes de fabriques de Rosnoën, f°140 r°).

"Je soubsigné Rolland Dorée, sculpteur du Roy en Bretaigne cognois avoir receu de Ollivier Camus fabrique esté en l église parochiale de Rosnohen la somme soixante cinq livres moins (?) deux souls en parpayement de quatre cents cinquante [livres] ? dix livres à moy deubs pour la construction d'une novelle croix par moy faitte à l'yssue du bourg parochial dudist Rosnohen ; dont quitte tant le dist Camus que les précédants fabriq(ue) : les deniers desquels j'avois receu avant l'année dudist Camus en fabriq(ue) et dist ledist Camus comme je cognois avoir touché par ses mains la somme de cent soixante livres t(ournoi)s qi il debvoit par accord et acte raporté par noble Charles Robin notaire que ladiste somme soit à décompter et déclarer a (illisible) pour debvoir par le compte cydevant à Guill(aume) Bihan et Charles Crenen à p(rese)nt fabriques à la diste église le diste Bihan présent en tesmoign de quoy soubs mon segin (seing) le quitte généralement et enthierement [jusqu'] à ce jour ; faist le vingt et cinquiesme jour d'aoust  mil six cents quarante et neuff le dist Bihan ne sachant signer a priè m(ess)ire Guill(aume) Camus de signer à sa requête."

L'acte est signé R le doré d'une écriture cursive nette et soignée.

Voir ici l'article de Y.-P. Castel page 18.

 

Nous apprenons que ce calvaire de 1648 en remplace un autre, et qu'il est placé à la sortie du bourg. La somme de  460 livres est à comparer à celle de 198 livres déboursée par les commanditaires à Roland Doré pour la tombe de Jacques Barbier dans un acte du 23 février 1638.

Le nom du fabrique pour 1648, Olivier Camus, se retrouve inscrit sur le socle, comme celui de messire  Guillaume Camus, curé de Rosnoën. Ses successeurs pour 1649 sont Guillaume Bihan et Charles Crenen. Mais il faut lire "Charles CREVEN", un nom propre bien attesté à Rosnoën. Charles Creven et Françoise Mallegol se sont mariés en 1630,  et ont eu notamment un fils Jean Creven, prêtre, cité sur la plaque d'inscription de l'intérieur de l'église.

 

 

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I. LE CALVAIRE DE 1648/1895.

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Il est placé devant la mairie et il atteint 6 mètres de haut .

L'emmarchement et le soubassement sont en microdiorite quartzique ("pierre de Logonna"). Quatre degrés à moulurations portent un soubassement à niches vides.

Le socle cubique en kersantite porte des inscriptions sur trois de ses faces, elles seront étudiées infra. Le fût à pans y est érigé. Le calvaire est en kersantite.

Le croisillon porte des statues géminées. On identifie sur la face ouest : un saint évêque, une Vierge à l'Enfant au centre, et encore un saint évêque. Et sur la face est  saint Pierre, puis au centre l'inscription RESTAUREE 1893, puis saint Paul tenant l'épée. Plus haut,   le Christ en croix. 

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Au centre : le Crucifié.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Sur le croisillon à notre gauche : saint Pierre.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Sur le croisillon à notre droite : saint Paul tenant l'épée de sa décollation.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE OUEST.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Au centre : la Vierge à l'Enfant.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Le saint évêque de gauche.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Le saint évêque à notre droite.

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Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (1895) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Le socle et ses inscriptions.

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Base du calvaire  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Base du calvaire de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription du coté est :

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MIRE : MATVRIN : /LE : BARON : RECTEVR 

Soit "messire Maturin Le Baron, recteur".

Cette  inscription est en réserve (en relief), les autres sont en creux.

Les auteurs y ont lu la date de 1648 que je n'ai pas trouvée.

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-Ce recteur est attesté en 1647 ("recteur de Rosnohen") comme parrain de Louise de Kersulguen, fille de François, et de Louise Menez. :

https://de.geneanet.org/archives/releves/publi/publication/jlm/r14kersulguen.html

-La même année, il fait inscrire son nom sur le clocher de Saint-Sauveur du Faou, alors en construction :

"VENERABLE : PERSONNE : MISSIRE : MATTVRIN : LE : BARON : RECTEVR. FINIS CORONAVIT OPVS/ . NOBLE JACQVE DEN GV  /1647".

Les inscriptions lapidaires de l'église saint-Sauveur du Faou (29).

-Les archives mentionnent le 11 juillet 1649 la fondation par ses parents  : "Maître Jacques Le Baron et Yvonne Le Dérédec, sa femme, fondent 3 livres 4 sols, pour jouir de la tombe où fut enterré Missire Mathurin Le Baron, leur fils, recteur de Rosnoën. " Les généalogistes signalent le couple Jacques Le Baron (v. 1595-1650) x Jeanne le Dérédec (Rosnoën 1595 -) et leurs sept enfants.

https://gw.geneanet.org/bernardc?n=baron&oc=&p=jacques

Armoiries : https://gw.geneanet.org/skrebs1?n=le+baron&oc=&p=jacques

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Le calvaire de l'église de Rosnoën.

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L'inscription du coté sud. 

 

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MIRE : GVILLE : CAMVS/CVRE : O : CAMVS : FABRIQ .

soir Messire Guillaume Camus curé [et] Olivier Camus fabrique".

Un Guillaume Le Camus a été parrain en 1657 de Corentin Hamon, et en 1664 de François Hamon.

Messire Guillaume Camus signe à la place du fabricien Le Bihan la quittance d'août 1649.

Olivier Camus est le fabricien qui a traité avec Roland Doré le règlement du calvaire, en 1648.

https://gw.geneanet.org/aconestabile?lang=en&pz=francoise+marie+corentine&nz=feunteun&p=corentin&n=hamon

Photo Glemoigne 2009 in Atlas

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Socle (kersanton,  1648) du calvaire  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Socle (kersanton, 1648) du calvaire de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription du coté ouest.

 

 MIRE : N : MORVAN : P/E : CVRE 

soit "Messire N. Morvan prêtre, curé."

Un Nicollas Morvan, prêtre,  est cité  dans un acte de Rosnoën du 9 mars 1680

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/24570/269

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Socle (kersanton,  1648) du calvaire  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Socle (kersanton, 1648) du calvaire de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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II. LES STATUES DE ROLAND DORÉ (FRAGMENTS DU CALVAIRE de 1648) REMONTÉS AUTOUR DU MONUMENT AUX MORTS.

 

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La Vierge au calvaire.

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Chacune de ces statues illustre de façon exemplaire l'expressivité du sculpteur landernéen.

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)   de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)   de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)   de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean au pied du calvaire (géminé avec Barthélémy).

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La statue de saint Jean d'un calvaire de Roland Doré est toujours l'une des plus remarquables ; mais hélas celle-ci a été abîmée au niveau de l'œil et de la tempe gauche. Nous retrouvons la chevelure bouclée triangulaire en perruque, l'ovale longiligne du visage, les narines larges,  la bouche aux commissures évasées, les deux mains croisées sur la poitrine, le pan du manteau unique qui retombe sous l'avant-bras gauche, déjà détaillés à Croaz-Moudennou

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts  de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Saint Barthélémy (au dos de Jean).

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Cet apôtre se reconnaît par le couteau qu'il tient contre lui : ce fut l'instrument de son supplice puisqu'il fut dépecé.

Sa présence est rare sur un calvaire.

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de   Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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Un saint évêque (au dos de la Vierge).

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C'est cet évêque qui a servi de modèle aux deux évêques du calvaire de 1895, mais ici il porte une croix, et non une crosse.

Sa mitre évasée évoque le bonnet carré des docteurs et recteurs, et cela se retrouve souvent chez Roland Doré ; on le retrouvera chez saint Audoën infra.

Le visage est en ovale allongé.

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de   Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de   Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de  Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648), monument au morts de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge de Pitié.

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Liste des Vierges de Pitié de l'atelier de Roland Doré (1618-1663) :

Brennilis, calvaire (1625). Déploration.

Cast, calvaire de l'église  1660

Châteaulin, Saint-Idunet

Châteaulin, presbytère

Dinéault, calvaire

Irvillac, calvaire de Coatnan

Plonévez-du-Faou, Sainte-Anne-la-Palud, calvaire,

Plougastel, Le Passage, calvaire 1622

Plougastel, chapelle Saint-Claude, calvaire

Plourin-les-Morlaix, vestiges du calvaire

Rosnoën, calvaire 1648

Saint-Servais, calvaire église,

Seven-Léhart, calvaire ,

Trézivédé, calvaire

Elle se distingue des nombreuses Vierge de Pitié (pietà) du Finistère, car le corps du Christ est orienté tête à la gauche de la Vierge. L'inclinaison de la tête et du haut du buste de la Mère vers la gauche rompt avec l'habituelle composition parfaitement triangulaire des Prigent et rend la Vierge plus présente.

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Le dos du groupe est creusé, ce qui montre bien comment il se moulait sur le fût du calvaire.

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Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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Saint Audoën, patron de la paroisse.

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Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire  (kersanton, Roland Doré, 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Fragments d'un calvaire (kersanton, Roland Doré, 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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LA VIERGE À L'ENFANT DE ROLAND DORÉ DU CALVAIRE DE  1648  REMONTÉE AU PORCHE OUEST.

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Le visage à l'ovale allongé, les yeux aux pupilles creusées, le nez en  tour Effel (triangulaire à base élargie), la bouche aux commissures creusées montrent que nous avons affaire à une œuvre de Roland Doré. 

Cette Vierge à l'Enfant très élancée ressemble à celle du porche sud de l'église de Plougourvest, mais cette dernière ne présente pas, comme ici, un fruit à son fils.

Au contraire, celle de la chapelle de Saint-Sébastien en Saint-Ségal présente un fruit, probablement une poire.

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Vierge à l'Enfant  (kersanton, Roland Doré, v. 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, v. 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant  (kersanton, Roland Doré, v. 1648)  de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant (kersanton, Roland Doré, v. 1648) de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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LE CHRIST SAUVEUR (KERSANTON,  ROLAND DORÉ, v. 1648) DU PORCHE SUD.

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Inscription IESVS.

Le Christ, jambe gauche légèrement avancée,  bénit de la main droite le monde qu'il tient dans la main gauche.

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Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

Christ sauveur (kersanton, Roland Doré, v. 1648) du porche de l'église de Rosnoën. Photographie lavieb-aile 25 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— COUFFON (René), 1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988

 

 https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/a155cffa8f166b91ad6007528b055ff5.pdf

— DOUARD Christel, TOSCER (Catherine), 1995

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-audoen-rosnoen/ad95845c-9dcc-4f09-a114-f7c26d750b02

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-bourg-rosnoen/4acc96c3-3ed9-48bb-b0f7-7709565619b7

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle. PUR éditions.

 

— Infobretagne

http://www.infobretagne.com/rosnoen.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Kersanton Sculpture Roland Doré Vierge de Pitié
23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 17:09

Le calvaire (kersanton, 1681) de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau et sa Vierge de Pitié ( kersanton, vers 1550, atelier Prigent).

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Sur Landerneau, voir notamment :

 

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PRÉSENTATION.

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Ce calvaire est digne d'intérêt, notamment en raison de sa Vierge de Pitié qu'Emmanuelle Le Seac'h a attribuée à l'atelier Prigent dans son Catalogue raisonné de 2014. Mais je suis passé très souvent par cette rue (tronçon de la D712 par laquelle, longeant l'Élorn,  on va ou on revient de La Roche-Maurice et Landivisiau) sans le remarquer. Il se situe entre le n°78 et le n°80 de la rue, à la sortie de Landerneau, avant le premier pont de chemin de fer, en amont de l'École Marie-Curie, dans un petit enclos fleuri d'hortensias.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.243264&y=48.455026&z=20&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

Il est difficile pour moi de savoir s'il a été déplacé d'un autre emplacement, car il ne figure pas sur les cartes comme celle d'Etat-Major et de Cassini. En tout cas, cette route n'était pas employée par les voyageurs, sous l'Ancien Régime et jusqu'au premier quart du XIXe siècle, car la route vers Landivisiau (Grande route de Morlaix) passait alors au sud de l'Élorn (Cadastre 1827).

Sur le cadastre 1827, la parcelle 229 porte la mention "Signal Vierge", et sur le carrefour, le symbole d'une croix. Est-ce un indice ? 

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https://recherche.archives.finistere.fr/viewer/viewer/medias/collections/P/03P/3P104/FRAD029_3P104_01_04.jpg

Mais tout laisse à penser qu'il  fut déplacé. À commencer par le fait qu'il n'est pas orienté (face principale portant le Crucifix tournée vers l'occident), sauf par l'alignement urbain. Puis, par le fait qu'il est composite, une Pietà du XVIe siècle posée au pied d'un calvaire du XVIIe. Enfin,  cet encadrement par des palmiers évoque la décision d'un décideur de l'embellissement urbain du début du XXe siècle.

Cette situation me contrarie, car la Vierge de Pitié qui m'intéresse est tournée vers le nord-ouest, sous le Crucifix, et elle est restée dans l'ombre du contre-jour lors de mes différentes visites. Aurai-je dû me présenter au couchant d'une belle journée d'été ?

De même, le saint Pierre de la face tournée vers le sud-est reste à l'ombre partielle de son palmier ...

Néanmoins, j'ai obtenu la réponse à ma question principale. Cette Vierge de Pitié de l'atelier Prigent présente-t-elle les trois larmes si caractéristiques de celui-ci ? La réponse est oui, sans atermoiement. Et les photos, insatisfaisantes sur le plan artistique, montre clairement les autres détails stylistiques.

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I. LA VIERGE DE PITIÉ (kersanton, vers 1527-1570, atelier Prigent de Landerneau).

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Introduction.

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L'article Wikipedia Statues of Pietà in Finistere propose plus de 80 photos des Pietà du Finistère, puisque le terme, plus correct, de "Vierge de Pitié" n'est pas encore complètement passé dans les usages. Mais on trouve regroupées sous ce terme, comme dans l'article de l'abbé Castel Les Pietà du Finistère,  les "Vierges de pitié" proprement dites (la Vierge et le Christ mort), et les "Déplorations" (groupe incluant Jean et Madeleine, ou une sainte femme, ou un disciple).

Si, parmi les 80 "pietà" de l'article de Wikipedia , nous retenons celles qui sont en pierre (et, alors, en kersantite) et non en bois, et celles  qui ne sont pas des Déplorations, le nombre des œuvres est inférieur à 25.

Le nombre des Vierges de pitié en kersanton dans le Finistère est bien plus élevé, car on les trouve, au nœud d'un croisillon, sur de très nombreux calvaires sortis des ateliers landernéens des Prigent (1527-1577), du Maître de Plougastel (1570-1621) et de Roland Doré (1618-1663), ou d'ateliers anonymes.

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Les Vierges de Pitié et aux Déplorations des Prigent (E. Le Seac'h):

-Brignogan, chapelle Pol, kersanton polychrome

-Dinéault, calvaire atlas n°408 (3 larmes)

-Le Folgoët, calvaire atlas n°520 (3 larmes).

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière haut, atlas n° 533 (3 larmes)

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière bas, atlas n° 534

-Landerneau, calvaire rue de la Tour d'Auvergne, atlas n°998 (3 larmes).

-Lothey, calvaire de Kerabri atlas n°1260 (3 larmes)

-Plourin-Ploudalmézeau, Déploration,  sur la pelouse (3 larmes)

-Saint-Derrien, calvaire atlas n°2690

-Saint-Nic, intérieur église, Déploration polychrome (3 larmes).

Liste à laquelle j'ajoute :

--Plouvorn, cimetière. (3 larmes)

--Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)

--Crozon, Tal-ar-Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes).

 

et à discuter :

-Bourg-Blanc, Saint-Urfold (3 larmes, selon Castel)

Vierges de pitié du Maître de Plougastel (1570-1621)

-Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven atlas n°914. Vierge décapitée.

-Loc-Eguiner Saint-Thégonner, calvaire du cimetière atlas n°1171

-Plougastel, calvaire du cimetière atlas n° 1910

-Plougastel, chapelle Sainte-Christine atlas n° 1919

-Primelin, Saint-Tugen, éléments du calvaire atlas n° 2571.

Vierges de pitié de l'atelier de Roland Doré (1618-1663)

-Brennilis, calvaire

-Cast, calvaire de l'église.

-Châteaulin, Saint-Idunet

-Châteaulin, presbytère

-Dinéault, calvaire

-Irvillac, calvaire de Coatnan

-Plonévez-du-Faou, Sainte-Anne-la-Palud, calvaire,

-Plougastel, Le Passage, calvaire 1622

-Plougastel, chapelle Saint-Claude, calvaire

-Plourin-les-Morlaix, vestiges calvaire

-Rosnoën, calvaire 1648, 

-Saint-Servais, calvaire église,

-Seven-Léhart, calvaire ,

-Trézivédé, calvaire

 

Voir aussi

-Saint-Urbain, Calvaire de la chapelle de Trévarn

-Saint-Urbain, Calvaire de Quinquis

-Le Drennec, calvaire de l'église

-Locmélar,

-Telgruc, église

-Bourg-Blanc, devant l'église

 

-etc.

 

Et plus généralement voir Castel, Les Pietà du Finistère, SAF.

J'en ai présenté un certain nombre dans ce blog.

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Description.

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Selon le schéma adopté par les Prigent, la Vierge est en chevalier servant, le genou droit fléchi soutenant le dos du Fils, et le genou gauche posé à terre. Sa main droite soutient le dos, et sa main gauche soulève celle de son fils. Sa tête est recouverte par le grand manteau qui l'enveloppe en formant une pyramide.

Cette forme triangulaire est barrée par le corps du Christ, lequel est comme disloqué en ligne brisée à cinq segments. Les bras le brisent plus encore puisque le bras droit tombe verticalement, le coude fléchi et la main demi-fermée paume vers le haut, alors que le gauche est horizontal, droit jusqu'à la main paume vers le haut.

Il y a donc un contraste entre la pyramide "monolithique" maternel, exprimant l'effondrement par le deuil, et la dislocation du Christ défunt, témoin de sa crucifixion.

Le regard se porte naturellement vers le visage de la Mère, encadré par le voile empesé et aux plis cassés et par la guimpe. Ce visage est sévère mais peu expressif, comme figé par le chagrin, et c'est toute la valeur des trois larmes aux longs filets sous chaque paupière d'exprimer, en épanchement venant du cœur et impossible à retenir, la douleur d'une mère recevant le corps de son enfant.

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Le corps du Fils s'abandonne au gré des appuis qu'il reçoit, sa nudité bien charpentée n'étant couverte que par un pagne, dont un pan ressort du coté droit. Les plaies sont peu visibles, sauf sur le pied . Les jambes restent parallèles et les pieds ne sont pas croisés.

Du  visage au nez fort et aux yeux clos, nous remarquons surtout la moustache qui nait des coins des narines et trace un V inversé en deux virgules bouclées. La bouche est entrouverte sur une rangée de dents. La barbe aligne des mèches peignées, à peine bouclées. Les cheveux longs forment un triangle avec deux longues mèches peignées se dirigeant vers les épaules.

La statue montre plusieurs fissures, correspondant ou non à des lignes de faille sur le bloc de kersantite.

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La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, vers 1550, atelier Prigent) du calvaire de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

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Autour du Crucifix, la statue de la Vierge et de Jean.

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Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

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II. SAINTE MARIE-MADELEINE ET SAINT PIERRE (kersanton, 1681).

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Je n'ai pu lire la date de 1681 signalée par Y.-P. Castel. Mais elle indique une réalisation plus tardive que les productions des grands ateliers de sculpture du kersanton, venu de ses sites d'extraction en Rade de Brest et achelminés à Landerneau, puisque l'atelier de Roland Doré s'achève en 1663. Parmi les "Petits Maîtres" dénombrés par E. Le Seac'h, seul Jean Le Bescont (vers 1664-1682) serait à envisager. 

On remarque dans ces statues de belle facture un élément stylistique particulier, les yeux en drupes saillantes, mais dont les pupilles ne sont pas creusées, comme le faisait Roland Doré.

Marie-Madeleine s'identifie par ses cheveux longs et défaits et son flacon d'aromates, et Pierre par ses pieds nus, sa barbe et sa clef, tandis que son fameux toupet frontal est omis.

 

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Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

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Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

Le calvaire (kersanton, 1681), de la rue de la Tour d'Auvergne à Landerneau. Photographie lavieb-aile mai 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère, Landerneau, n° 998.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/landerneau.html

998. Landerneau, rue de La Tour-d’Auvergne, Croix-de-la-Vierge, g. k. 1. 6 m. XVIè s. 1681. Petit enclos fleuri. Base à larges pans. Socle cubique, griffes, Vierge de Pitié. Fût, croisillon, date 1681, statues géminées: Vierge-Madeleine, Jean-Pierre, fleurons-boules godronnés, crucifix. [YPC 1980]

 

— CASTEL (Yves-Pascal), Les pietà du Finistère,

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton Calvaires Prigent Vierges de Pitié.
14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 15:02

La Vierge de Pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer.

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Voir sur l'église Saint-Rémy de Camaret :

Voir aussi sur Camaret :

Voir sur Camaret-sur-mer, coté mer :

 

 

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PRÉSENTATION.

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L'article Wikipedia Statues of Pietà in Finistere propose plus de 80 photos des Pietà du Finistère, puisque le terme, plus correct, de "Vierge de Pitié" n'est pas encore complètement passé dans les usages. Mais on trouve regroupées sous ce terme, comme dans l'article de l'abbé Castel Les Pietà du Finistère,  les "Vierges de pitié" proprement dites (la Vierge et le Christ mort), et les "Déplorations" (groupe incluant Jean et Madeleine, ou une sainte femme, ou un disciple).

Si, parmi les 80 "pietà" de l'article de Wikipedia , nous retenons celles qui sont en pierre (et, alors, en kersantite) et non en bois, et celles  qui ne sont pas des Déplorations, le nombre des œuvres est inférieur à 25.

Le nombre des Vierges de pitié en kersanton dans le Finistère est bien plus élevé, car on les trouve, au nœud d'un croisillon, sur de très nombreux calvaires sortis des ateliers landernéens des Prigent (1527-1577), du Maître de Plougastel (1570-1621) et de Roland Doré (1618-1663), ou d'ateliers anonymes.

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Les Vierges de Pitié et les Déplorations des Prigent (E. Le Seac'h):

-Brignogan, chapelle Pol, kersanton polychrome

-Dinéault, calvaire atlas n°408 (3 larmes)

-Le Folgoët, calvaire atlas n°520 (3 larmes).

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière haut, atlas n° 533

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière bas, atlas n° 534

-Landerneau, calvaire rue de la Tour d'Auvergne, atlas n°998 (3 larmes).

-Lothey, calvaire de Kerabri atlas n°1260 (3 larmes)

-Plourin-Ploudalmézeau, Déploration,  sur la pelouse (3 larmes)

-Saint-Derrien, calvaire atlas n°2690

-Saint-Nic, intérieur église, Déploration polychrome (3 larmes).

Liste à laquelle j'ajoute :

--Plouvorn, cimetière. (3 larmes)

--Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)

--Crozon, Tal-ar-Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes).

 

Vierges de pitié du Maître de Plougastel (1570-1621)

-Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven atlas n°914. Vierge décapitée.

-Loc-Eguiner Saint-Thégonner, calvaire du cimetière atlas n°1171

-Plougastel, calvaire du cimetière atlas n° 1910

-Plougastel, chapelle Sainte-Christine atlas n° 1919

-Primelin, Saint-Tugen, éléments du calvaire atlas n° 2571.

Vierges de pitié de l'atelier de Roland Doré (1618-1663)

-Brennilis, calvaire

-Cast, calvaire de l'église.

-Châteaulin, Saint-Idunet

-Châteaulin, presbytère

-Dinéault, calvaire

-Irvillac, calvaire de Coatnan

-Plonévez-du-Faou, Sainte-Anne-la-Palud, calvaire,

-Plougastel, Le Passage, calvaire 1622

-Plougastel, chapelle Saint-Claude, calvaire

-Plourin-les-Morlaix, vestiges calvaire

-Rosnoën, calvaire 1648,

-Saint-Servais, calvaire église,

-Seven-Léhart, calvaire ,

-Trézivédé, calvaire

 

Voir aussi

-Saint-Urbain, Calvaire de la chapelle de Trévarn

-Saint-Urbain, Calvaire de Quinquis

-Le Drennec, calvaire de l'église

-Locmélar,

-Telgruc, église

-Bourg-Blanc, devant l'église

etc.

 

Et plus généralement voir Castel, Les Pietà du Finistère, SAF.

J'en ai présenté un certain nombre dans ce blog.

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Pourtant, parmi toutes ces sculptures de kersanton, très rares sont celles qui ont gardé leur polychromie. C'est dire tout l'intérêt de la Vierge de pitié de l'église de Camaret. 

Cette église datant de 1930, il est probable que les statues qui y sont regroupées proviennent soit de l'ancienne église (elle-même datant du XVIIIe en reconstruction d'un édifice antérieure), soit, pour le cas de notre pietà, d'un calvaire, comme par exemple celui de 1538  qui jouxte l'église et qui a perdu ses personnages. En 1908, Abgrall ne donne qu'une description très succincte de l'église et ne mentionne pas cette Vierge. En 1980, Couffon la signale dans sa Notice en la datant du XVIe siècle.

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La composition est celle adoptée par les ateliers landernéens, où le triangle maternel est barré par la diagonale du corps du Fils, elle-même en ligne brisée où les deux bras, l'un vertical et l'autre horizontal, participe à une croix schématique.

Elle pourrait évoquer celle de l'atelier Prigent, et, alors, nous sommes amenés à y rechercher les trois larmes que Bastien et Henry Prigent sculpte volontiers sous les paupières de Marie. Cette recherche est ici restée vaine, même si les couches de peinture peuvent dissimuler ce que la pierre nue dévoile mieux. Deux reliefs en forme de goutte sont en effet visibles.

Les couleurs choisies sont celles qui sont attendues : bleu à galon d'or pour le manteau, blanc pour la robe, rouge pour le pagne.

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Transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge de pitié (kersanton polychrome, XVIe siècle) du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vierge à l'Enfant du transept nord de l'église Saint-Rémy. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.
 

ABGRALL, Jean-Marie, PEYRON, Paul. Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Quimper, 1908, vol. 2, p. 3-15.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2020/12/camaret.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), Les pietà du Finistère,

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

 

COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988, p. 46-47.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/CAMARET.pdf

 

LOZAC'HMEUR Pierre. Camaret, son histoire, ses monuments religieux. Brest : ICA (paroisse et recteur de Camaret), 1989.

 

—LE DEUNF Les pietà de Basse-Bretagne

—Wikipedia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Piet%C3%A0_de_Plougras

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Published by jean-yves cordier - dans Kersanton Sculpture Camaret Vierges de Pitié
13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 20:57

Les vitraux de Félix Razin (dalle de verre éclaté sur béton, 1931) de la nef de  l'église Saint-Rémy de Camaret.

 

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Voir sur l'église Saint-Rémy :

Voir sur Camaret :

Voir sur Camaret-sur-mer, coté mer :

 

 

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La technique : la dalle de verre sur béton:

Les vitraux  en dalle de verre sur béton  réalisés à partir de dalles de verre de 22 mm d'épaisseur (et jusqu'à 30 ou 40 mm), colorées dans la masse.

Le Maître verrier taille la dalle de verre à la marteline et en éclate la surface pour que la lumière soit diffractée. Après avoir disposé les verres sur la table de coulage et réalisé un coffrage aux dimensions du panneau, il "coule" un mortier de ciment avec armature métallique (ou ensuite de résine époxy) pour les sertir. https://www.ateliers-loire.fr/fr/dalle-de-verre.php

https://www.journeesdesmetiersdart.fr/sites/default/files/plaquettes/plaquette_st_leu_v_01_05.pdf

"Mise au point au début des années 30 (Jean Godin, Jules Albertini), les réalisations en Dalles de Verre sont un élément architectural du patrimoine national (religieux et civil) et, néanmoins, un univers peu connu du grand public. Le Métier d’Art associé est une « niche » dans les Métiers d’Art du vitrail. Contemporaine, la Dalle de Verre offre un éventail élargi de visions et de formes où les signatures de peintres, de maîtres verriers et de mosaïstes se sont exercées, dont certaines reconnues sur la scène internationale : Jean Godin [en 1929 dans la verrerie Albertini], Gabriel Loire, Fernand Léger, Henri Guérin, Max Ingrand, Louis Barillet, Jacques Le Chevallier, Joseph Guevel, Jean Lesquibe, Henri Martin Granel, Claude Idoux, Tristan Ruhlmann, Pierre Soulage, Frédérique Duran, et d’autres. Depuis la fin du XXème siècle, une nouvelle dimension artistique contemporaine est en voie de développement grâce à des créateurs de talent dont l’ambition est de redonner ses lettres de noblesse à cette matière et à son Métier d’Art oublié. "

Parmi ces noms, il ne faut pas oublier celui d'Auguste Labouret, qui avait déposé un brevet dès 1933 et qui a créé les vitraux de Roscanvel. 

Cette technique a été reprise par l'atelier monastique d'En-Calcat et de Saint-Benoit-sur-Loire et se retrouve en Bretagne pour les vitraux de l'Île d'Hoedic, ou en Normandie pour ceux de l'Île de Chausey.

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Voir sur les vitraux en dalle de verre :

 

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Parmi ces  ateliers, celui de Félix Razin, installés à Nantes a réalisé en Bretagne des vitraux pour les églises de Camaret et de Crozon, pour celle de Landeleau en 1944, celle de l'Île de Batz,  pour celle de Saint-Malo, ou dans le Morbihan pour celle  de Noyalo, de Saint-Avé, de Saint-Laurent-su-Oust ou de Glénac, dans une liste non exhaustive.

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Notre conseil :

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR ÉCHAPPER AUX BLA-BLA RASOIRS DU GUIDE ET RESTEZ DANS LA MUSIQUE COLORÉE DU RECUEILLEMENT.
 

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Bas-coté sud de la nef.

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1. Les Litanies de la Vierge : Maison dorée, porte du ciel, arche d'alliance.

Voir les Litanies de Lorette :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Litanies_de_Lorette

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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2. Les Litanies de la Vierge :Reine des anges, Tour d'ivoire, reine des martyrs .

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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3. Baie non figurative. 

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Élévation ouest (fond de la nef), coté sud.

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4. Baie non figurative. 

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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5. Saint Joseph. Ses attributs sont la hache de charpentier et le lis blanc de son élection.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Élévation ouest (fond de la nef), coté nord.

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6. La Vierge terrassant le serpent. Signature R. RAZIN.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Le fond de la nef, au dessus de la tribune.

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7. Panneau non figuratif, teintes vertes, jaunes et brunes.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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8. Panneau à médaillons rectangulaires figuratifs (croix, calice,), teintes vertes, jaunes, rouges  et brunes.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Le bas-coté nord.

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9. Les Litanies de la Vierge, suite. Vase d'honneur, Rose mystique, étoile du matin.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Stella matutina.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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10. Les Litanies de la Vierge, suite. Reine des apôtres, miroir de justice, Reine des prophètes.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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Camaret, son histoire, ses monuments religieux. Sans auteur ni date.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_222/Camaret_Son_Histoire_Ses_Monuments_religieux_.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Camaret Crozon
13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 14:36

Les calvaires de l'église de Saint-Divy I: le calvaire de 1562 (kersanton, atelier Prigent).

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Voir sur Saint-Divy :

 

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— Voir  d'autres œuvres de Bastien ou Henry Prigent:

 

et hors blog: 

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Attribution personnelle hors catalogue Le Seac'h :

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PRÉSENTATION.

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Quelque soit la saison ou l'heure à laquelle le visiteur se présente, il n'aura pas un point de vue spectaculaire du calvaire de l'entrée nord-est de l'enclos de Saint-Divy, trop abrité par le feuillage des chênes et châtaigniers qui le dominent. Et quelque soit le point de vue qu'il adopte, la Marie-Madeleine placée au pied de la croix ne sera sans doute pas aussi visible qu'il le faudrait. Ou bien l'une des trois croix (celle du calvaire et les deux gibets des larrons) restera dans l'ombre et pourrait lui échapper. C'est que ce calvaire n'occupe pas son emplacement initial.

En effet, cet ensemble de trois croix édifiées sur les pilastres de l’entrée est  a été déplacé pour permettre l’élargissement de la rue ouest au cours du XXe siècle, alors qu'il était placé à  l’entrée opposée, au nord-ouest du cimetière. En outre, on a cru bon de le désorienter, c'est-à-dire de tourner la face principale vers l'est, alors que la règle, et la symbolique de la mort, veut que le Christ en Croix soit tourné vers l'ouest, coté du coucher du soleil. Hélas, cette licence que se permette les décideurs est fréquente.

Si notre visiteur distingue les trois croix, et s'il constate sur la croix principale l'existence d'un croisillon convexe et à deux consoles, il classera ce monument dans la typologie des calvaires bas-bretons (sans croisillon, avec un seul, ou deux croisillons). Mais hélas, les consoles ont ici perdu les statues  (sans doute géminées) qu'elles portaient. 

La formule adoptée, à trois croix séparées et avec un seul croisillon se montre finalement assez originale, sauf pour les grands calvaires monumentaux  de Tronoën ou réalisés par les  Prigent à Pleyben en 1555. Un calvaire proche de celui-ci, celui de Pencran, dispose de deux croisillons.

L'autre critère permettant des regroupements, c'est la Marie-Madeleine au pied de la croix, son manteau retombant sur ses reins. On retrouve cette statue bien reconnaissable à Pencran, Lopérec, Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern, La Forest-Landerneau.

Emmanuelle Le Seac’h (Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne) a attribué ce calvaire à Henry Prigent, et on sait que l’atelier de Bastien et Henry Prigent a été actif à Landerneau de 1527 à 1577.

L'un des traits stylistiques de l'atelier Prigent repose sur les trois larmes s'écoulant des yeux de la Vierge et de Jean au calvaire (nous ne pouvons en juger ici puisque ces statues  sont absentes des croisillons), de la Vierge de Pitié et de Marie-Madeleine. Sur ces deux sculptures, les larmes sont absentes (ou indiscernables).

 

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Description.

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Sa première et principale description est celle d'Yves-Pascal Castel pour son Atlas des Croix et calvaires du Finistère sous le n° 2694 Saint-Divy entrée est. Elle a été rédigée en 1980.

Les trois croix érigées sur les pilastres de la porte forment un monument de 7 mètres de haut en granite (soubassement) et kersanton (fût et statues). Le fût central, rond comme ceux des larrons, porte des écots, et  Marie-Madeleine est agenouillée à son pied . Les culots de l'unique croisillon sont vides. Le nœud du croisillon porte coté principal la date de 1562 sous une inscription non déchiffrée, et  l'écu des Rohan dont une des neuf macles est martelée. La croix est à fleurons feuillagés, au dessus de la statue d'un saint évêque portant une croix, tandis qu'un Christ au lien et une Vierge de Pitié occupent le revers.

Les lichens en altèrent déjà la lecture.

Selon une tradition populaire tenace mais guère validée, le fût à écots témoignerait d'une épidémie de peste, par comparaison (guère crédible visuellement ici comme ailleurs) entre les écots et les bubons (abcès) de la peste bubonique. 

Mais si on ouvre les yeux sur la réalité, ce sont bien des amorces de branches écotées qui sont sculptés, avec des tranches de section bien nettes, faisant du fût un arbre taillé pour le supplice, et reprenant la réflexion théologique initiée par sainte Hélène et développée dans la Légende de la Vraie Croix. L'arbre de la Croix aurait poussé sur la tombe du vieil Adam à partir de l'Arbre de Vie, et le Christ crucifié s'y présente comme le Nouvel Adam. Les fûts de l'atelier Prigent portent ces écots par exemple sur la calvaire monumental de Plougonven (1554) et sur celui de Pleyben (1555)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vraie_Croix

 

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE PRINCIPALE. LE CHRIST ; SAINT DIVY ; INSCRIPTION DATÉE ; LA MADELEINE ÉPLORÉE.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ en croix.

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Au sommet de la croix, les lettres I.N.R.I du titulus sont de belle facture, perlées, aux hampes bifides, et s'inscrivent sur un phylactère aux extrémités élégamment torsadées.

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Le Christ, tête couronnée d'épines inclinée sur la droite, les yeux clos,  porte un pagne noué sur le coté gauche.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Saint Divy en évêque.

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Saint Divy, fils de sainte Nonne, est le patron de l'église paroissiale, église où sa vie est peinte sur les lambris, mais il très représenté aussi à Dirinon, où il donne aussi son nom à une chapelle et à une fontaine.

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Il est un peu rapide d'écrire qu'il est représenté en évêque, car malgré la mitre, les chirothèques, les pantoufles épiscopales et la chape, il tient une croix à trois extrémités pommées, plutôt qu'une crosse. Laissons cette subtilité aux spécialistes du saint, de son iconographie en Bretagne et Outre-Manche.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription datée de 1562.

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De cette inscription en caractères gothiques occupant le nœud du croisillon, seule la date, inscrite dans un cartouche en forme de parchemin aux extrémités enroulées en cornets, est parfaitement lisible : 1562.

L'inscription sculptée en réserve sur deux lignes dans des cartouches aux contours perlés n'a jamais été déchiffrée par les auteurs de référence, alors qu'elle semble accessible à une lecture pour peu qu'on s'en donnerait les moyens (accès rapproché ; éclairage adapté ; voire relevé par estampage comme le pratiquait ailleurs l'abbé Castel). 

Dans l'ombre des arbres, je débute ici une première tentative afin de stimuler les érudits et les édiles (en rouge les éléments certains) : 

P. LE GUERN

 LORS : DE

1562.

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Le site Geneanet ne mentionne le patronyme Le Guern  qu'à partir de 1672 à Saint-Divy (ou à Landerneau), mais cela témoigne peut-être des lacunes des actes paroissiaux. Néanmoins, cela incite à préciser mon incertaine lecture.

Une autre possibilité est de lire IORS, comme sur le socle de l'enclos portant l'inscription "LE PREMIER IOR DAOUEST L’AN MIL VCV, en belles lettres gothiques" (Castel, atlas n° 2693). Mais je ne parviens pas à intégrer cela dans l'emplacement disponible. Et le L est certain.

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Pour placer cette date de 1562 au sein de la production des Prigent (dont quelques œuvres sont datées), notons que la première date est celle du saint They de Plouguerneau (1527), puis   du bénitier de Tréflez (1545), suivie par celle  du calvaire de Plougonven (1554), de celui de Pleyben (1555), ou de Guisseny (1555), de la sainte Apolline de Pencran (1555), du porche de Landivisiau (1554-1565) et de celui de Guipavas (1563), de la croix de Kerabri en Lothey (1556), de la croix de Brondusval à Plouider (1562),  du moine cordelier d'Irvillac (1566), du calvaire de Guiclan (1577). (E. Le Seac'h)

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Les calvaires de l'église de Saint-Divy I : le calvaire de 1562.

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Sainte Madeleine agenouillée au pied du fût.

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Ses modèles ou semblables  sont nombreux :

 

-Pelouse nord de l'église de Pencran (Prigent v.1553).

-Calvaire monumental de Pleyben (Prigent 1554)

-Calvaire monumental de Plougonven (Prigent 1555)

-Calvaire de Sainte-Marie du Ménez-Hom (Prigent vers 1550)

-Calvaire de l'église de Lopérec (Prigent ou "fayet", 1542 ou 1552)

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau  (Prigent vers 1555)

Calvaire du bourg de Saint-Ségal

-Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal

-chapelle Saint-Tugen en Primelin, contrefort sud-ouest.

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Les points communs (avec des exceptions à chaque fois) sont la posture agenouillée bras écartés, regard et tête levée ; les trois larmes ; le bandeau occipital ; la robe serrée par une ceinture nouée ; le manteau retombant en un éventail plissé derrière les reins ; le pot d'aromates.

Parfois (Plougonven), la sainte regarde vers le bas, et ouvre son flacon.

Ici, ces éléments sont présents, hormis les trois larmes. Le bandeau occipital, un large tissu de trois torons, vient entourer par des spires les longs cheveux devant la poitrine.  La robe est luxueuse, avec deux  manches ou fausses manches bouffantes, un épais plissé laissant deviner la préciosité de l'étoffe, et un revers de poignet en torsade. La ceinture, simple bande d'étoffe,  est nouée en rosette.

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Je prends plusieurs clichés du visage pour y rechercher les larmes, recherche difficile en raison de la prolifération des lichens. En outre, ces larmes ne sont parfois bien visibles  qu'à jour frisant. Mais je n'en vois pas la trace.

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L'ombre de la croix tourne comme l'aiguille d'un cadran autour de la sainte.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Les calvaires de l'église de Saint-Divy I : le calvaire de 1562.
Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Les calvaires de l'église de Saint-Divy I : le calvaire de 1562.
Les calvaires de l'église de Saint-Divy I : le calvaire de 1562.
Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE SECONDAIRE. LE CHRIST AUX LIENS ; LA VIERGE DE PITIÉ ;  LES ARMES DES ROHAN.

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Le Christ aux liens.

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Comparer aux statues issus de l'atelier des Prigent (E. Le Seac'h) :

 

-Guisseny, calvaire n° 706

-Loc-Brévalaire, calvaire, atlas  n°1160.

-Saint-Servais, calvaire atlas n° 2821

-Le Tréhou calvaire atlas n° 3063

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge de Pitié.

 

 

 

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Comparer aux Vierges de Pitié et aux Déplorations des Prigent (E. Le Seac'h):

-Brignogan, chapelle Pol, kersanton polychrome

-Dinéault, calvaire atlas n°408 (3 larmes)

-Le Folgoët, calvaire atlas n°520 (3 larmes).

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière haut, atlas n° 533

-La Forest-Landerneau, calvaire du cimetière bas, atlas n° 534

-Landerneau, calvaire rue de la Tour d'Auvergne, atlas n°998 (3 larmes).

-Lothey, calvaire de Kerabri atlas n°1260 (3 larmes)

-Plourin-Ploudalmézeau, Déploration,  sur la pelouse (3 larmes)

-Saint-Derrien, calvaire atlas n°2690

-Saint-Nic, intérieur église, Déploration polychrome (3 larmes).

Liste à laquelle j'ajoute :

--Plouvorn, cimetière. (3 larmes)

--Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)

--Crozon, Tal-ar-Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes).

Et plus généralement voir Castel, Les Pietà du Finistère, SAF. Ou taper vierge de pitié  ou pietà sur l'onglet "rechercher", qui est là pour ça.

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La première chose que je dois dire, c'est que je suis venu ici, devant ce calvaire, pour chercher les larmes de la Vierge. Et que, comme pour Marie-Madeleine, je ne les ai pas trouvé, les larmes de Marie. Malgré le zoom, malgré l'éclaircissement du cliché cherchant à pénétrer l'obscurité du visage voilé.

Le visage est grave et beau, recueilli sur son intériorité plus que douloureux, les lèvres sont desserrées.

La Vierge est voilée dans son manteau, son corps formant une pyramide à base étroite, elle est en position de chevalier servant, le genou gauche posé à terre tandis que le genou droit soutient le dos du Fils, la main droite soulevant le flanc. Sa main gauche élève le bras gauche du Fils. Ainsi, le corps défunt du Christ forme une diagonale orientée vers le haut et la gauche, mais cette diagonale est brisée en quatre segments en M, et les deux bras, l'un vertical et l'autre horizontal, la traverse en croix. C'est le schéma le plus constamment adopté par l'atelier Prigent pour ses "pietà".

 

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Les armes des Rohan.

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Un autre calvaire des Prigent porte le blason armorié aux armes d'un seigneurs prééminenciers et/ou commanditaires, la croix de Saint-Sauveur à Kerlouan (Poulpry),  et hormis les calvaires, d'autres œuvres sont blasonnées, à Plourin-Ploudalmézeau, à la chapelle N.-D. de Traon de Plouguerneau. À La Forest-Landerneau, le calvaire du cimetière bas porte les armes de France et de Bretagne (hors atelier ?).

Les armes des Rohan comporte un nombre variable de macles (losanges évidés), le plus souvent neuf comme ici, posées 3, 3, 3, où le dernier a été martelé.

Les armes des  Rohan sont présentes à Landerneau (fondation du pont en 1510 et de l'hôpital Saint-Julien en 1521), ou, dans la vallée de l'Elorn, à La Martyre et sur le porche de La Roche-Maurice. On peut les trouver aussi à Sizun, sur l'ossuaire, ou, en Morbihan sur le château de Jean II à Josselin, ou à Quimper sur le palais épiscopal de Claude de Rohan son fils, ou à Daoulas, à Merléac, etc, etc.

Saint-Divy étant une ancienne trève de La Forest-Landerneau (sur l'Elorn juste en aval de Landerneau), ce sont celles de Landerneau qui sont les plus significatives. Mais en 1562, date de ce calvaire, ni Jean II, ni ses fils Jacques (1478-1527) et Claude (évêque de 1501 à 1540), ni sa fille  Anne (1485-1529) héritière du titre,. Après son mariage avec Pierre II de Rohan-Gié, leur fils René Ier de Rohan (1516-1552) donne naissance à Henri Ier qui devient le 19ème vicomte de Rohan et adhère au protestantisme.

Il est impossible, à défaut d'archives, de savoir si ces armoiries témoignent d'une donation et d'une commande pieuse de  Henri Ier de Rohan, alors qu'il ne fréquente pas le Léon mais le château de Blain, où il devient le protecteur du culte réformé comme à Josselin et Pontivy.

Pour ma part, j'y vois plutôt l'effet de la vigilance de ses lieutenants pour faire exercer ses droits, comme sur l'ossuaire de Sizun vers 1585.

Les armes figurent sur un calvaire de Camaret daté de 1538 (Atlas n° 175), ou  encore sur la Croix de Penmarc'h à La Roche-Maurice, daté de 1625.

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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LES DEUX LARRONS SUR LEUR GIBET.

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Conformément à l'iconographie des calvaires bas-bretons et des enluminures, l'une des jambes est liée au gibet, tandis que l'autre est pliée à 90° pour témoigner du texte évangélique dans lequel Pilate donne l'ordre aux soldats de briser les jambes des larrons pour mettre un terme à leur agonie (en leur ôtant l'appui nécessaire pour respirer).

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Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Le calvaire (kersanton, 1562, Prigent) de l'entrée de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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APEVE

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=4&id_article=103

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/saint_divy.html

 

 

COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988,,Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, ,

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/5eb27adca1ceb10a93836495d298f812.pdf

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

—MOREAU  (Henri), 2011, photo https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Saint-Divy_Calvaire_1.jpg

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Kersanton Sculpture Prigent
9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 11:46

La Vierge de Pitié à l'ange de compassion du retable du chœur (bois polychrome, Norel, 1781) de la chapelle de Trévarn en Saint-Urbain.

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Voir sur Saint-Urbain :

 

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PRÉSENTATION.

 

Sur la chapelle : voir Tanguy Daniel.

Sur le retable du chevet à pans coupés :

"Du retable subsistent les ailes à colonnes torses et pilastres ; sur leur soubassement, inscription : " FAITE. PAR. MOI. NORLL. 1781. - CHARLES. LE. GALL. FABRIQVE. 1781. ", et dans les niches, statues de Notre Dame de Pitié avec un ange soutenant la main de Jésus et de saint Etienne tenant des pierres dans sa main. Au mur du chevet, panneau de bois sculpté et peint avec le Christ de l'Ascension en haut-relief. Clôture de chœur à balustres tournés, 1762." (Couffon)

Et en 2003 avant restauration :

"Les travaux récents n’ont pas encore permis la remise en place de la totalité du mobilier. Le maître-autel en tombeau galbé n’est plus surmonté du retable qui datait de 1781 ; le groupe de la Pietà à quatre personnages, en bois polychrome (XVIIe s.), ainsi qu’une statue de saint Étienne, revêtu de sa dalmatique de diacre, tenant d’une main la palme du martyre et de l’autre les pierres de sa lapidation, reposent sur le plancher du chœur."

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Chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

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L'inscription peinte.

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 FAITE PAR MOY NORLL 1781. - CHARLLES  LE  GALL FABRIQVE 1781.  

 

 

1°) NORLL.

Le Dictionnaire des artistes et artisans d'Yves-Pascal Castel nous donne une information sur le premier nom mentionné :

"NOREL. Peintre vitrier. Sa signature figure sur la pietà de la chapelle de Trévarn , en Saint-Urbain , avec la date de 1781 . Travaille à Sizun en 1784 ( pour 8 livres 10 sols ), en 1786 ( 5 livres 10 sols ), en 1787 ( 12 livres ) et 1791 ; au Tréhou en 1792. ( Voir Nory ) . Arch . dép ."

 

NORY Peintre vitrier . A Locmélar , en 1789 , reçoit 18 livres pour des vitrages au dessus de l'autel de saint Hervé et à la sacristie. De plus, « décrasse » le tableau de saint Hervé. La mauvaise graphie du nom fait qu'on est tenté de le confondre avec un NORET, œuvrant à Locmélar en 1785, et avec un NOREL (cf.)

2°) Charles Le Gall.

Les généalogistes reconnaissent là Charles Marie LE GALL,  un cultivateur né en 1751 au manoir de Kerguern en Dirinon et décédé en 1816 à Cleus Braz (hameau proche de Trévarn). Il est très émouvant de retrouver ici le frère de Jérôme LE GALL, dont le nom est gravé sur le bénitier du fond de la nef avec la date de son décès en 1776 (voir mon article sur les inscriptions).

Charles Le Gall a épousé Marie-Anne LE BRIS en juin 1785 à Trévarn.

 

https://gw.geneanet.org/fernandl?lang=fr&pz=emma&nz=le+roux&p=jerome&n=le+gall&oc=3

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LE RETABLE COTÉ GAUCHE : LA VIERGE DE PITIÉ.

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Il est difficile de savoir si la niche de ce retable à colonne torve et rinceaux est destinée à recevoir  la Vierge de Pitié qui s'y trouve aujourd'hui.

Il est délicat d'attribuer à ce groupe sculpté la date de 1781 portée par l'inscription.

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Retable du chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable du chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

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La Vierge de Pitié à l'ange de compassion (bois polychrome).

C'est cet ange, agenouillé aux pieds du Christ et approchant la main ensanglantée de son visage, qui retient l'attention.

D'autant que le thème de la Vierge de Pitié aux anges de tendresse apparaît en Basse-Bretagne au XVe siècle.

Dans son ouvrage, E. Le Seac'h, après avoir décrit le calvaire de Tronoën (vers 1470) et le geste charmant des anges qui y écartent le voile de la Vierge de Pitié, consacre un paragraphe  à cette gestuelle de l'ange de douceur de quelques sept pietà sortis du même atelier  du Maître de Tronoën (à Kerbreudeur et ossuaire de Saint-Hernin, calvaires de Béron et Moustoir à Châteauneuf-du-Faou, Croas-an-Teurec à Saint-Goazec, Collorec, Laz, Saint-Trémeur de Carhaix, Kergloff, Le Moustoir, Plusquellec, Pennanvern à Gourin).

Puis elle décrit "les héritiers de la gestuelle de l'ange", dans cinq piétà du Finistère à Plonévez-du-Faou, Plozévet, Penmarc'h et Névez — toutes en pierre calcaire polychrome—, au Faouët (granite) et à Meslan (granite polychrome).

Ces anges sont déjà présents sur la Grande Pietà Ronde conservée au Louvre et peinte par Jean Malouel au début du XVe siècle.

— Sur les anges de compassion, et la gestuelle de l'ange, voir :

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La Vierge de Pitié à l'ange de compassion de Trévarn.
La Vierge de Pitié à l'ange de compassion de Trévarn.
Retable du chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable du chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

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LE RETABLE DE DROITE : SAINT ÉTIENNE.

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Le saint vêtu de la dalmatique des diacres (cf. Actes des Apôtres) présente les pierres de sa lapidation et porte la palme de son martyre. L'ange présent à sa droite n'est pas accordé à la scène (il est agenouillé en adoration vers le tabernacle), ce qui renforce l'impression d'un remontage d'éléments composites (comme sur le retable nord). 

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Retable du chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable du chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

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Le médaillon du sommet : l'Ascension du Christ.

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Médaillon sommital du chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie Brigitte Thibault 4 juillet 2021.

Médaillon sommital du chœur de la chapelle de Trévarn. Photographie Brigitte Thibault 4 juillet 2021.

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NOTRE BONUS : NOTRE-DAME DE TRÉVARN.

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C'est une Vierge à l'Enfant, mais dont la particularité est que la Vierge "apprend à lire" à son Fils en lui présentant un livre ouvert, ce qui évoque la scène analogue d'Anne éducatrice de la Vierge enfant.

Toute la subtilité, toute la profondeur théologique et spirituelle provient du fait que c'est la Vierge qui pose les yeux sur la page ouverte, tandis que l'enfant, qui regarde au loin, pose l'index sur la page. Autrement dit, il commente et révèle à sa Mère le sens des Écritures, avec la même science dont il fera preuve dans l'épisode évangélique de Jésus parmi les Docteurs de la Loi.

La Vierge est couronnée, ses longs cheveux tombent dans son dos, elle est légèrement déhanchée et porte une robe dorée sous un manteau bleu. L'enfant, aux cheveux courts, porte une tunique rouge qui descend jusqu'à ses pieds nus. La main gauche de la mère, qui supporte son fils assis, est gracieusement rendue.

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Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie Brigitte Thibault 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie Brigitte Thibault 4 juillet 2021.

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DU COTÉ DROIT : SAINT JOSEPH (?).

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Il est pieds nus et tient en main gauche une tige verte.

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Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Notre-Dame de Trévarn. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice de Saint-Urbain

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/185205eb407bd5b842b7d8155b41425a.pdf

 

 — DANIEL (Tanguy), 2003, La sauvegarde de l'art français , cahier · Numéro 16 - Page 161

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/saint-urbain-chapelle-notre-dame/

"La commune de Saint-Urbain, située à quelques kilomètres au sud de Landerneau, a été constituée, lors de la Révolution, par la réunion de deux trèves détachées de la paroisse de Dirinon et devenues communes en 1790 : la trève de Saint-Urbain et la trève de Trévarn. En 1792, la commune de Trévarn fut rattachée à Saint-Urbain. Après le Concordat, Saint-Urbain devint paroisse, Trévarn n’étant plus que simple chapelle, dédiée à Notre-Dame.

C’est son statut d’ancienne église tréviale qui explique sans doute l’importance de cette dernière. L’existence d’une église en ce lieu est attestée depuis le Moyen Âge : en 1219 est mentionnée là une ecclesia sancti Baharni (nom de saint obscur) ; en 1324, le village portait le nom de Treffbarn. Ultérieurement, l’église fut dédiée à Notre-Dame-de-Pitié. Aujourd’hui, le placitre est entouré d’un mur d’enclos que l’on franchit par une ouverture encadrée de deux piliers supportant les statues en kersanton de saint Sébastien et de l’ermite saint Antoine. Un calvaire du XVIe s. porte une représentation du Christ aux Liens, une autre du Christ en Croix, le groupe d’une Pietà et, sur les extrémités de la traverse, deux saints dont saint Pierre. Les têtes du Christ en Croix et d’une sainte Femme, dont le style diffère de celui des autres, portent la marque de l’atelier du sculpteur landernéen Roland Doré (première moitié du XVIIe siècle). Hors de l’enclos, une fontaine de dévotion est l’indice, très vraisemblablement, de l’origine ancienne du lieu de culte.

L’église, en pierre de Logonna aux chaudes couleurs, a été construite à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe s. (plusieurs inscriptions portent les dates de 1666, 1683, 1700, 1701, 1719), selon un plan simple de croix latine, avec une abside à pans coupés. La façade occidentale est très dépouillée : un grand mur-pignon dans lequel s’ouvre un portail en plein cintre avec entablement en faible saillie, reposant sur deux colonnes en kersanton, le tout surmonté d’un clocher à une seule galerie, deux chambres de cloches et une courte flèche. Du côté sud, le transept fait une énorme saillie sur le mur gouttereau : de façon inhabituelle, il est percé d’une grande fenêtre et d’une porte en plein cintre datée 1700, (dont l’agrafe représente un angelot) ; elle est flanquée de deux pilastres ; son fronton cintré abrite une statuette de la Vierge. Une porte identique s’ouvre sur la nef, mais l’agrafe est ici constituée d’une simple volute. Une petite sacristie d’angle a été construite entre le bras sud du transept et le chevet.

Les travaux récents n’ont pas encore permis la remise en place de la totalité du mobilier. Le maître-autel en tombeau galbé n’est plus surmonté du retable qui datait de 1781 ; le groupe de la Pietà à quatre personnages, en bois polychrome (XVIIe s.), ainsi qu’une statue de saint Étienne, revêtu de sa dalmatique de diacre, tenant d’une main la palme du martyre et de l’autre les pierres de sa lapidation, reposent sur le plancher du chœur.

La chaire à prêcher a été démontée, et une partie de ses éléments sont remisés dans le bras nord du transept, où un autel est surmonté d’un grand retable du Rosaire, en bois polychrome : dans le corps central, le tableau qui représentait l’Enfant Jésus debout sur le globe du monde, a disparu – il avait lui-même succédé à une représentation du groupe du Rosaire -, mais subsistent treize médaillons sur les quinze traditionnels, et une longue inscription en breton, datant du xixe siècle : Ra zeuio en hano Jesus / Peb glin da staouet en ÂÂ / var an Douar ac en ifern / a ra zeui peb Teod da anzao / penaus on autrou Jesus Christ / a so asezet e gloar Doue an Tad (« Qu’en vienne, au nom de Jésus, / chaque genou à plier, au ciel, / sur la terre et en enfer, / et qu’en vienne chaque langue à reconnaître / comment Notre Seigneur Jésus-Christ / est assis dans la gloire de Dieu le Père ») ; de part et d’autre, des niches encadrées de colonnes torses à pampres abritent, à gauche un groupe de sainte Anne et de la Vierge portant l’Enfant Jésus, à droite un groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre (groupe qui, à l’origine, ne figurait probablement pas dans ce retable, puisqu’on peut lire sous la niche le nom de Joseph) ; chacune de ces niches est elle-même surmontée d’une niche plus petite servant de cadre à des statuettes d’évêques non identifiés.

Le reste de la statuaire, dans le transept, comprend un panneau de bois polychrome représentant l’Ascension, une statue de la Vierge tenant un livre ouvert sur les genoux de l’Enfant qu’elle porte sur le bras gauche (c’est Notre-Dame de Trévarn), et la statue d’un saint non identifié.

Au fond de la nef, près de la porte occidentale, deux bénitiers en pierre : l’un, en forme de vasque ovale décorée d’un angelot et d’un écusson martelé, porte la date de 1666, un autre, de forme cylindrique, celle de 1776 ; une pierre tombale en ardoise remonte à 1719.

D’importants travaux de restauration ont été entrepris au cours de la dernière décennie. Entre 1992 et 1996, avec l’aide d’une association locale, la commune a fait procéder à des interventions sur le clocher et la nef. À cette occasion, de graves désordres sont apparus dans la charpente, et un échafaudage de soutien fut placé dans le chœur ; par la suite, la charpente a été entièrement reprise, en gardant le maximum d’éléments d’origine ; arbalétriers, entraits, voliges, couverture d’ardoises ont été changés.

La Sauvegarde de l’Art français a participé au financement de ces travaux pour une somme de 24 392 € qui ont été versés en 2001. "T. D.

 

— LE GUENNEC (Louis), 1981,  Le Finistère monumental, t. III. Brest et sa région, Quimper, 1981, p. 562-564.

POL DE COURCY signale à Trévarn la présence d'une roue de la fortune comme à Confort

Note : en 1721, les armes des Rohan furent apposées sur la façade de la chapelle de Trévarn.

— POP-CULTURE. PA29000036 (2000-2001)

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP12R01767

"L'existence d'un lieu de culte à Trévarn est attestée au 12e siècle : lors de la seconde fondation de l'abbaye de Daoulas en 1172 par Guiomar de Léon et sa femme Nobile, l'église Sanctii Baharnii lui fut donnée à perpétuité. Jusqu'en 1805 elle constituait une trêve de Dirinon. L'édifice présente un plan en croix latine avec transept saillant et chevet à trois pans. Sur le bras sud du transept se trouve une petite sacristie de plan carré, greffée à l'est. L'édifice actuel est daté par inscriptions intérieures et extérieures. Les travaux de construction s'échelonnent entre 1682 et 1701. Dans le placître, côté sud, se trouve un calvaire à personnages restauré partiellement par le sculpteur Landernéen Roland Doré vers 1630."

 

—LES AMIS DE TRÉVARN, BLOG :

http://les-amis-de-trevarn.over-blog.com/links.html

—SAINT-URBAIN PATRIMOINE

https://www.saint-urbain.com/patrimoine-historique/patrimoine

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Chapelles bretonnes. Vierges de Pitié

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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