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11 juin 2021 5 11 /06 /juin /2021 18:13

Le calvaire à dais gothique (kersanton, XVe siècle) du cimetière de Plougoulm, sa Vierge de Pitié et ses anges de tendresse.

 

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Voir sur Plougoulm :

 

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PRÉSENTATION.

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En 2014, Emmanuelle Le Seac'h a défini par un Catalogue raisonné la production de l'Atelier ducal du Folgoët de sculpture sur pierre, en distinguant  d'abord un Premier atelier (1423-1468) actif à l'église Notre-Dame du Folgoët, sur les porches de la cathédrale de Quimper, à Daoulas, à la chapelle du Penity de Locronan, au porche de La Martyre ou au porche du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon.

Elle attribue à cet atelier la Vierge allaitante de Plougoulm (kersanton, vers 1423-1433).

Cet atelier avait réalisé entre 1433 et 1457 le calvaire de l'église de Rumengol, au Faou. Celui-ci se caractérise notamment par un dais sommital carré gothique avec des arcs en accolade, par les fleurons feuillagés carrés de la croix, par la coiffure en macarons de saint Jean et, au revers, par une Vierge à l'Enfant couronnée par un ange dans un geste de sollicitude.

Ces quatre caractéristiques se retrouvent sur le calvaire du cimetière de Plougoulm, qui n'est pas attribué à l'atelier du Folgoët, mais à des sculpteurs anonymes héritiers de son style. En effet, on retrouve un dais gothique, le geste du couronnement bienveillant de l'ange (qui s'applique cette fois au Christ), la chevelure bien spéciale de Jean, et les fleurons carrés et massifs. 

Dés lors, ce calvaire de Plougoulm entre dans un ensemble stylistique des Héritiers du Folgoët, principalement dans le Haut Léon, et il est passionnant de le comparer  avec le calvaire du cimetière de Sibiril (kersantite, XVe), du cimetière de Scare (granite, 1400), et du cimetière de Lesneven (kersantite, XVe), avec la croix de Kerilis à Goulven (kersantite, XVe), celle du Pont-ar-Chastel à Plouider, celle de Castel-Huel (kersantite, XVe) à Coat-Meal et, plus au sud, avec avec un petit calvaire de l'enclos de Pleyben (porte des morts kersantite,  XVe).

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En excluant les croix, il s'agit donc de l'un des plus anciens calvaires de Basse-Bretagne, avec ceux de :

J'ajoute à cette liste proposée par Le Seac'h le calvaire du bourg de Dirinon et ses trois anges adorables.

 

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Sur le Premier atelier ducal du Folgoët, voir :

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Sur le second atelier ducal du Folgoët (1458-1509) voir :


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Situation : 

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.044969&y=48.664413&z=18&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS2000-2005&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

 

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DESCRIPTION.

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Au milieu du cimetière  entourant l'église de Plougoulm et parmi les tombes, s'élève sur un emmarchement à deux degrés et un socle à griffe, le fût rond d'un calvaire dont le large nœud s'élargit en deux bras obliques portant des statues adossées.

Le calvaire a perdu son orientation dirigeant le crucifix vers l'ouest, et le coté principal fait désormais face à l'entrée de l'église (XXe siècle). Sur cette face, le Christ en Croix est entouré de la Vierge à sa droite et de saint Jean à sa gauche.

Le coté qui accueille le visiteur ayant franchi le portail du cimetière porte, au centre, une Déploration à quatre personnages, la Vierge de Pitié tenant le corps de son Fils est entouré de Marie-Madeleine à sa droite et d'une sainte Femme à sa gauche.

L'ensemble atteint 4,50 m de haut et est en kersanton pour la partie figurée au dessus du fût de granite.

Une date récente est portée sur le socle coté nord.

 

 

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Le cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Le cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LA FACE PRINCIPALE.

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Le Christ est remarquable par la hauteur donnée à la tête par rapport au corps. Il est représenté, bouche entrouverte, les yeux clos, portant  une couronne d'épines aux épaisses branches entrelacées. Les cheveux sont longs, ondoyant et séparés en mèches qui retombent en boucles sur les épaules. La jambe droite repose sur l'autre jambe.

Un ange de compassion semble surpris en plein vol, les ailes écartées mais les mains déjà posées sur la couronne. On reconnaît les caractères stylistiques de l'atelier du Folgoët, comme l'importance donnée à l'amict (rabat de l'encolure), et surtout la chevelure exubérante, à mèche frontale en crochet, et aux masses latérales de boucles crépues. Le visage de l'ange est très rond, puéril, avec une bouche toute petite et des yeux en amande, amandes très fines et acérées. Sa tunique est de drap épais, plissée sous l'effet d'un cordon.

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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La Vierge au calvaire.

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Elle est légèrement tournée vers sa gauche et tient les bras en croix devant la poitrine. Son voile forme trois plis, l'un au dessus du front et les deux autres sur le coté, selon un procédé que reprendra Bastien Prigent au XVIe siècle. Le manteau forme des plis épais mais laisse apparaître sous le pan inférieure la robe, qui à son tour laisse passer l'extrémité des chaussures. Celles-ci sont fines, mais moins pointues que celles, à la poulaine, de la Vierge allaitante du porche. 

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Saint Jean au calvaire.

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Il écarte légèrement les bras devant la poitrine pour témoigner de son émotion. La main droite est malhabile, trop large, ce qui donne raison à Le Seac'h : le sculpteur est un bon héritier de l'atelier ducal, dont la composition et la sensibilité sont grandes, mais dont le métier est moins affirmé.

Comme à gauche, le manteau est épais, le bas de la robe fait voir des chaussures pointues.

C'est la chevelure en macarons qui est la plus évocatrice des sculpteurs du Folgoët, et, comme à Rumengol, ou comme pour les anges de l'autel du Folgoët, du porche sud de Quimper et de La Martyre, les boucles forment des petites boules séparées, ressemblant parfois à des  cornes ou à des pâtisseries.

 

 

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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LE REVERS : LA DÉPLORATION À QUATRE PERSONNAGES.

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(Je réserve, comme il faut le faire, les noms de Vierge de Pitié, ou Pietà par emprunt à l'italien, aux groupes réunissant Marie et son Fils sans autre personnage).

Il faut bien remarqué à quel point cette sculpture extrêmement précieuse pour l'histoire de l'art et pour l'élévation de nos âmes par la Beauté est défigurée par l'envahissement des lichens. C'est particulièrement déplaisant lorsque ceux-ci couvrent le visage, le tronc et le bras gauche du Christ, et rendent peu discernable le geste magnifique par lequel l'ange pose avec douceur sa main sur celle, blessée, du Crucifié. Une photo de "Supermat" est publiée sur Wikipedia, elle a été prise en 2011, tout comme d'autres publiées sur le site Monumentum. On y voit des plaques rondes, blanches et plates d'un lichen incrustant, mais en quantité encore limitée, sans aucune trace de ce lichen jaune d'or, certes très décoratif mais se développant en reliefs déstructurant la sculpture.

Voir mon opinion à propos d'un des (très nombreux) calvaires victimes de cette dégradation :

https://www.lavieb-aile.com/2020/03/le-calvaire-de-l-eglise-de-cast.html

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Marie-Madeleine.

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Elle pose une main sur le pied du Christ et tient de l'autre main le flacon d'aromates. Marie de Magdala a un lien privilégié avec les pieds du Christ, sur lesquels elle a versé le vase à nard lors du repas chez Simon. Ainsi, dans les Déplorations, elle est toujours située du coté des jambes du Christ. Un autre de ses attributs est sa chevelure libre, non couverte, et ses longues mèches dénouées renvoient à son passé de courtisane, de même que son élégance. Elle porte ici une robe serrée par une ceinture plate, une cape à fermail ( dont l'agrafe est en forme de fleur), et des chaussures fines.

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Marie tenant son Fils.

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Elle se tient vraisemblablement assise, et son genou droit est fléchi et avancé pour soutenir le bassin du Christ. Celui-ci est tourné tête à notre droite, ce qui n'est pas le plus fréquent dans les Vierges de Pitié et les Déplorations. Par contre, la diagonale du corps, le bras intérieur (proche de Marie) allongé parallèle à la cuisse et le bras extérieur tombant à angle droit est un schéma très répandu en Basse-Bretagne. Les jambes sont pliées et les pieds se croisent.

Marie soutient le tronc du Fils par le bras et la main gauche. Ni la posture de la Mère, ni celle du Fils ne sont naturelles, mais cela ne choque pas le regard. De même, les personnages sont raccourcis, avec, notamment pour Marie-Madeleine, des jambes très courtes par rapport à l'étage supérieure. On pourrait même penser qu'elle est agenouillée (elle est plus basse que la Sainte Femme), mais non, les chaussures indiquent le contraire.

La Vierge porte un voile dont les plis sont cassés sur le coté et se rabattent sur le contour. Le visage est rond, gracieux, et n'exprime ni chagrin ni dévastation émotionnelle. La bouche est petite. Les chaussures à bouts fins sont les mêmes que sur la face principale.

Le Christ  a des cheveux longs qui retombent sur les épaules. Il porte la couronne d'épines. Les plaies de la Passion sont visibles.

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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Une Sainte Femme.

Qu'on y voit Marie Jacobé ou Marie Salomé, elle pose ses mains sur la couronne d'épines à une place le plus souvent réservé à Joseph d'Arimathie.

Sa tête est recouverte d'un voile, qui, comme pour la Vierge au calvaire de la face principale et comme pour Marie, est cadrée par des plis empesés.

Ainsi, nous avons ici réuni les "Trois Marie" selon un thème de dévotion et d'iconographie bien connu. Les trois visages sont sereins.

 

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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L'ange de compassion.

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Au pied du Christ, un ange  tient tendrement la main blessée du Christ, tandis qu'il pose sa main gauche sur sa poitrine, dans l'attitude du servant d'autel. Il flotte encore dans les airs, les ailes éployées et la tunique longue emportée par l'élan. Sur cette tunique, l'amict ou encolure est marquée de plis en accordéons, comme l'ange du couronnement du Christ.  

Dans son ouvrage, E. Le Seac'h, après avoir décrit le calvaire de Tronoën (vers 1470) et le geste charmant des anges qui y écartent le voile de la Vierge de Pitié, consacre un paragraphe  à cette gestuelle de l'ange de douceur de quelques sept pietà sortis du même atelier (à Kerbreudeur et ossuaire de Saint-Hernin, calvaires de Béron et Moustoir à Châteauneuf-du-Faou, Croas-an-Teurec à Saint-Goazec, Collorec, Laz, Saint-Trémeur de Carhaix, Kergloff, Le Moustoir, Plusquellec, Pennanvern à Gourin).

Puis elle décrit "les héritiers de la gestuelle de l'ange", dans cinq piétà du Finistère à Plonévez-du-Faou, Plozévet, Penmarc'h et Névez — toutes en pierre calcaire polychrome—, au Faouët (granite) et à Meslan (granite polychrome).

Ces anges sont déjà présents sur la Grande Pietà Ronde conservée au Louvre et peinte par Jean Malouel au début du XVe siècle.

Ils ne sont pas étrangers aux anges qui couronnent la Vierge sur le calvaire de Rumengol, et qui couronnent la Vierge et présentent le titulus sur le calvaire du bourg de Dirinon, mais il est remarquable qu'à Plougoulm sont associés le geste du couronnement le geste de compassion à l'égard des plaies du Christ.

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— Sur les anges de compassion, et la gestuelle de l'ange, voir :

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Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Calvaire (kersanton, XVe siècle), cimetière de l'église de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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CONCLUSION.

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Par la fraicheur des visages aux traits sereins malgré le drame auquel ils participent, par la qualité du kersanton, très fin et non altéré, et par le charme des deux anges de tendresse, ce calvaire de Plougoulm saura séduire tous les visiteurs qui y feront une halte.

Les passionnés de la sculpture du kersanton lui réserveront une place de choix par son ancienneté et par les nombreuses citations stylistiques au premier grand atelier de sculpture sur pierre en Basse-Bretagne.

La composition de la Déploration avec Marie-Madeleine et une Sainte Femme, mais sans saint Jean, est originale.

La présence au dessus du porche d'une Vierge allaitante également remarquable et issue de cet atelier ducal du Folgoët renforce l'intérêt de ce site artistique.

Il ne reste plus qu'à souhaiter que les autorités de tutelle se préoccupent de le préserver de l'attaque des lichens.

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal) 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère. Site de la SAF.

  

n°1964. Plougoulm, cimetière no 2, g. k. 4,50 m. XVè s. Deux degrés. Socle à griffes, fût rond. Croix, large noeud portant Vierge et Jean adossés à des personnages du groupe de N.-D. de Pitié; au revers, anges, fleurons, Christ. [YPC 1980]

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/plougoulm.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.( Revue bilingue breton-français  Minihy-Levenez n°69 de juillet-août 2001)

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

"Les Pietà les plus anciennes associent parfois des anges pour consoler s'il est possible la douleur maternelle Au calvaire de Tronoën, à Saint-Jean-Trolimon, deux acolytes relèvent délicatement les plis latéraux du voile de tête de la Mère de Dieu. De même à Saint-Hernin, et au calvaire du Moustoir à Châteauneuf-du-Faou. Ces trois oeuvres sortent de toute évidence d'un atelier unique qui travaillait le granite, vers le milieu du XVe siècle et que nous nommons l'atelier du Maître de Tronoën (7). A Plougoulm un ange " vient, selon la formule de Debidour, en plein vol horizontal " se saisir de la paume percée du Christ (V.-H. Debidour, " La sculpture bretonne ", Rennes 1953, p. 114.). (Castel)

Pietà à quatre personnages dont saint Jean

En fait ces Pietà à trois personnages sont relativement rares, sans doute à cause de l'équilibrage plastique assez peu satisfaisant qu'elles sont amenées à produire. Pour pallier le déséquilibre, les artistes donnent à la Vierge l'assistance de deux acolytes. Sont évidemment tout trouvés pour accomplir un tel office, Marie-Madeleine, saint Jean ou une autre sainte femme, ce qui constitue deux types de Pietà à quatre personnages que l'on va examiner successivement, selon qu'on y voit un saint Jean ou une sainte femme.

La présence de saint Jean l'apôtre bien-aimé, n'a rien que de très normal en référence au récit évangélique de la Crucifixion : "Voyant ainsi sa mère et près d'elle le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère 'Femme, voici ton fils.' Il dit ensuite au disciple : 'Voici ta mère.' Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui." (Jean, 19, 26-27). Ainsi aux calvaires de Plougoulm (cimetière), du Quinquis à Saint-Urbain, et de la chapelle Saint-Eloi à Ploudaniel. Les deux dernières oeuvres en pierre de kersanton datant du XVe siècle, empreintes d'esprit médiéval, sont très proches l'une de l'autre par la facture. (Castel, Les Pietà)

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de Plougoulm, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/PLOUGOUL.pdf

Dans l'enclos, ...un calvaire portant la Vierge et saint Jean sur le croisillon et une petite Descente de croix sous un dais au revers (I.S.).

—— COUFFON (René), 1961, "L'évolution de la statuaire en kersanton" Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc t. LXXXIX, 1961 p. 1-45. 

— DEBIDOUR (Victor-Henri), 1953,  La sculpture bretonne, étude d'iconographie religieuse populaire, Rennes, Plihon, pages 118-130

"A Plougoulm , où la tête du Christ est à gauche de Marie , Jean y est remplacé par une Sainte Femme qui s'apprête à ôter  à ôter d'un geste délicat la couronne d'épines."

— DEBIDOUR (Victor-Henri), Croix et calvaires de Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_149/Croix_et_Calvaires_de_Bretagne__.pdf

— DEBIDOUR (Victor-Henri), La Vierge en Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_146/La_Vierge_en_Bretagne__.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— Wikipedia photo Thesupermat 2011

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Plougoulm_-_Le_calvaire_du_cimeti%C3%A8re_-_003.jpg

Le calvaire gothique et l’ossuaire du cimetière de Plougoulm sont inscrits aux Monuments Historiques par arrêté du 23 septembre 1970.

 

— BASE PALISSY.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090245

Moyen Age, 

Description historique

"Le calvaire gothique se compose de deux gradins carrés supportant le socle dont les arêtes supérieures sont abattues par quatre motifs en acanthe qui déterminent au sommet une section octogonale. La base et le sommet du fût sont carrés, le reste circulaire. A l'avers se trouvent le Christ entre la Vierge et Saint-Jean. Au sommet du croisillon, un ange se penche vers la tête du Christ. Au revers est représentée la Vierge de douleur entre deux saintes femmes. Le corps du Christ est à demi allongé sur les genoux de la Vierge, et soutenu par les trois femmes. Un ange lui tient le poignet gauche. La Pietà est abritée par un dais à pinacles et crochets."

 inscrit MH ; 1970/09/23 

 

 

— ROSCOFF-TOURISME.COM

https://www.roscoff-tourisme.com/fr/fiche/patrimoine-culturel/calvaire-gothique-et-ossuaire-du-cimetiere-plougoulm_TFOPCUBRE029V52PL5J/

D’un hauteur de 4,50 m, datant du XVè siècle, le calvaire gothique présente une croix portant d’un côté une représentation du Christ entourée de la Vierge Marie et Saint- Jean, avec au sommet du croisillon un ange , de l’autre la Vierge Marie, entourée de femmes, qui tient le corps du Christ dans ses bras, là aussi un ange est présent.

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Sculpture Kersanton Chapelles bretonnes. Vierges de Pitié
9 juin 2021 3 09 /06 /juin /2021 14:41

La Vierge allaitant l'Enfant, statue (kersanton, XVe siècle) de l'église de Plougoulm (29).

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Voir dans ce blog sur les Vierges allaitantes (Vierge allaitant l'Enfant, Vierge au sein, Virgo lactans) :

 

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L'église Saint-Colomban est récente (début XXe) bien qu'on ait conservé le porche sud et le clocher du début du XVIIIe. Mais on trouve dans une niche au dessus du porche sud  un statue d'une Vierge allaitant l'Enfant, en kersanton, qui mérite notre intérêt. Haute de 80 cm et large de 30 cm, elle date, selon Le Seac'h, de 1423-1433, dates d'activité du Premier Atelier du Folgoët, auquel cette spécialiste l'attribue. La Vierge est couronnée, elle est drapée dans une robe, tandis qu'un manteau fait office de voile. Seul le sein gauche, haut situé sur le buste,  est dénudé, et présenté à l'Enfant par la main de sa Mère.

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Un modèle ? La Vierge allaitant l'Enfant de l'église Notre-Dame de l'Assomption de Quimperlé.

Selon Le Seac'h, il s'agit de la "copie" de la Vierge allaitante du chevet de l'église Notre-Dame de Quimperlé, qui occupe une niche du contrefort nord. Celle-là daterait de 1420, juste au début de la reconstruction de l'église, malgré le voile qui enveloppe les jambes de l'enfant avant de retomber en un beau plissé, et qui, selon Christel Douard, est caractéristique de la fin du XIVe. [C. DOUARD (sous la dir.), Quimperlé et son canton, Rennes, 2002].  Elle n'est pas attribuée à l'atelier du Folgoët, — à la différence de la statue du duc Jean V, en granite, du contrefort gauche— et le corps large de la Vierge et le drapé épais de son manteau révèleraient une influence bourguignonne, alors que le nimbe qui entoure sa tête ne se retrouve pas dans les représentations locales de la Vierge, ce qui trahit sont influence extérieure. Pour Le Seac'h, les sculpteurs de l'atelier du Folgoët, lors de leur passage à Quimperlé, se seraient inspirés de la plastique de cette Vierge importée et l'auraient reproduite à Plougoulm en inversant le bras où est assis l'enfant. Il resterait à préciser le matériau de la Vierge de Quimperlé sous les traces de polychromie : en kersanton pour C.Douard (ce qui s'oppose à une origine exogène) ou en "un matériau d'importation, peut-être un grès" pour Le Seac'h.

Voir les photos de cette statue de Quimperlé ici : https://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/eglise-notre-dame-assomption--quim-179977.htm

Néanmoins, je trouve que les différences entre les deux statues sont notables, au delà du coté où Jésus est assis. Le nimbe est absent à Plougoulm, le visage de la Vierge y est plus gracieux (le nez est moins pointu), l'Enfant est vêtu d'une tunique assez longue pour que les plis tombent en tourbillons. À Quimperlé, la Mère semble perdue dans ses pensées et ne regarde pas son Fils, elle ne lui présente pas le sein. À Plougoulm, l'Enfant place tendrement sa main droite sur le haut de la poitrine, et sa main gauche sous le sein. Le sein droit est clairement modelé (il est même difficile d'affirmer qu'il est couvert), à la différence de Quimperlé où il est dissimulé par le voile.

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Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

Église Saint-Colomban de Plougoulm. Photographie lavieb-aile juin 2021.

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SOURCES ET LIENS.

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de Plougoulm, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/PLOUGOUL.pdf

"Statues anciennes : Vierge allaitant, en kersanton, au portail ouest"

—— COUFFON (René), 1961, "L'évolution de la statuaire en kersanton" Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc t. LXXXIX, 1961 p. 1-45. 

— DEBIDOUR (Victor-Henri), 1953,  La sculpture bretonne, étude d'iconographie religieuse populaire, Rennes, Plihon, pages 118-130.

— DEBIDOUR (Victor-Henri), La Vierge en Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_146/La_Vierge_en_Bretagne__.pdf

 DOUARD (C.), 2002, (sous la dir.), Quimperlé et son canton, Rennes, 2002

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— PALISSY = POP-CULTURE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29000669

—TANGUY (J.) : Aperçu historique sur la paroisse de Plougoulm (Morlaix, 1901).

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7fbf06b80a0d5ecff8b1681686a2be02.pdf

.


 

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Published by jean-yves cordier - dans Vierge allaitante Kersanton Atelier ducal du Folgoët
8 juin 2021 2 08 /06 /juin /2021 11:24

Zoonymie des Odonates : Platycnemis latipes Rambur, 1842, l'Agrion blanchâtre ou Pennipatte blanchâtre.

.

 

 

 

 

.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a audacieusement employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé.

— Platycnemis, Burmeister 1839. Toussaint von Charpentier, le vrai auteur de ce nom générique, donne lui-même l'étymologie : du grec platys, "large" et knēmis "tibias", il décrit les tibias élargis de l'espèce-type, P. Pennipes, et de la majeure partie des espèces du genre.

— Platycnemis latipes, Rambur 1842, Hist. nat. Nevropt. : 242.  Du latin latus "large" et pes  "pied, patte". Cette espèce se caractérise selon Rambur par une importante dilatation des tibias, supérieure à celle de l'espèce-type, pennipes.

 

— Noms en français :

1. "Platycnème latipède", Selys, 1850.

2. "Agrion blanchâtre", Dommanget 1987

3 "Pennipatte blanchâtre", Jourde in Dijkstra 2007 (par adaptation de la forme anglaise "White Featherleg" (jambe de plume blanc) Dijkstra 2006)

L'INPN retient "Agrion blanchâtre".

 

.

.

Description préalable :

 

http://aramel.free.fr/INSECTES7terter-1.shtml

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65182/tab/taxo

https://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_largespattes/agrion_largespattes.html

 

.

 

.

LE NOM SCIENTIFIQUE.

.

LE NOM DE GENRE PLATYCNEMIS, BURMEISTER, 1839.

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Voir :

Voir : https://www.lavieb-aile.com/2021/05/zoonymie-des-odonates-le-genre-platycnemis-selys-1841.html

.

.

 

LE NOM D'ESPÈCE PLATYCNEMIS LATIPES, RAMBUR, 1842.

Platycnemis latipes, RAMBUR (Pierre Jules), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 242.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f264.item.r=vestalis

 

 

 

 

.

.

Description :

 5, PLATYCNEMIS LATIPES , mihi.

 Albido-rufa; abdomine apice supra viridi æneo; tibiis in fæmina dilatatis, in mare dilatatissimis.

Ressemblant beaucoup à la Platypoda , mais un peu plus petite. Thorax roussâtre, bord postérieur du prothorax ayant l'angle du milieu un peu plus saillant et plus aigu, lobe des côtés moins élevé et plus arrondi. Abdomen en grande partie blanchâtre dans les deux sexes , un peu marque de vert, bronzé postérieurement; appendices supérieurs plus étroits à la base, un peu plus longs, pas sensiblement bifides à l'extrémité, ayant la première division réduite à un très-petit tubercule, la seconde allongée, dépassant de beaucoup la première , plus pointue que dans la Platypoda ; les inférieurs dépassant moins les supérieurs, d'une forme plus cylindrique, épaissis au côté interne, avant l'extrémité , dont l'extrême pointe seule est noirâtre. Pattes plus courtes, beaucoup plus dilatées chez les mâles, plus que dans les femelles , qui les ont aussi un peu plus que la Platypoda. Pterostigma plus petit, plus étroit, roux, plus clair à la circonférence.

Je l'ai prise avec la Diversa dans les environs de Montpellier.

 

.

.

Réception.

Edmond de Sélys-Longchamps décrit cette espèce sous le nom de  Platycnemis latipes, Platycnème pennipède, dans sa Revue des Odonates de 1850 page 168.

Il décrit dans sa diagnose "les quatre tibias postérieurs  blancs, sans ligne noire, extrêmement dilatés chez le mâle, un peu moins chez la femelle."

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/202/mode/1up

.

.

ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE LATIPES.

Du latin latus "large" et pes  "pied, patte" . Rambur décrit pour son espèce  des pattes "beaucoup plus dilatées chez les mâles, plus que dans les femelles , qui les ont aussi un peu plus que la Platypoda [pennipes]".

Cette espèce se caractérise donc selon Rambur par une importante dilatation des tibias, supérieure à celle de l'espèce-type, pennipes.

 

 .

LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

.

POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-blanchatre/

"De latus (lat) = large et pes (lat) = pied : cette espèce se caractérise par une importante dilatation des tibias."

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"from Lat. latus, -a, -um = broad + pes = foot, leg ⮎ for the noticeably broader shins, especially in the male (compared to P. pennipes) "

 

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"- latipes, -pedis = dai piedi larghi. Per la forma delle tibie."

 

.

H. FLIEDNER, 1997, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non étudié

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VAN HIJUM, 2005.

https://natuurtijdschriften.nl/pub/555521

non traité 

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NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS.

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1°) "Platycnème latipède ", Edmond de Sélys-Longchamps, 1850, Revue des Odonates page 166.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/202/mode/1up

On ne s'étonne plus des barbarismes du baron, seulement soucieux de créer un habillage pseudo-français au nom scientifique latin.

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2°) Agrion blanchâtre, Dommanget 1987 puis D'Aguilar et Dommanget Guide des Libellules d'Europe et d'Afrique du Nord, 1998 page 238.

3°) "Pennipatte blanchâtre", Jourde in Dijkstra, 2007,  Guide des Libellules de France et d'Europe.

Les auteurs donnent d'abord ce nom de Pennipatte blanchâtre, puis en plus petit caractère le nom d'Agrion blanchâtre.

Dans le, le genre Platycnemis  "Pennipattes" comporte six espèces, les Pennipattes bleuâtre, maghrébin, orangé, blanchâtre, ivoire et pruineux.

Le traducteur Philippe Jourde a adapté ce nom depuis celui de Featherlegs utilisé pour la version originelle en anglais parue en 2006 (Fields Guide to the Dragonflies..). Dans ce guide, en Annexe (Appendices 3), ce Featherlegs est accompagné du sigle AF signalant qu'il s'agit de l'appellation employée en Afrique [Afrique du Nord ?]. Platycnemis pennipes est nommée dans cette série "Blue Featherleg"  tandis que les anglosaxons utilisent la forme "White-legged Damselflies". Les autres espèces sont Orange Featherleg, Ivory Featherleg, Powdered Featherleg, White Featherleg, et Barbary Featherleg, et ces noms sont  adaptés en français comme Pennipatte orangé, Pennipatte ivoire, Pennipatte pruineux, Pennipatte blanchâtre et Pennipatte maghrébin.

https://www.google.fr/books/edition/Field_Guide_to_the_Dragonflies_of_Britai/lfz5DwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22Featherleg%22+Dijkstra&pg=PA319-IA7&printsec=frontcover

.

Grand et Boudot utilisent le nom Agrion blanchâtre .

Le qualificatif de blanchâtre se justifie par la couleur blanc ivoire du corps de cette espèce, et aussi par l'absence de marques noires sur les tibias. "Avec un abdomen blanc-crème, les mâles sont plus clairs que les autres espèces avec lesquels ils coexistent" (Dijkstra)

3. L'INPN désigne Platycnemis latipes  comme Agrion blanchâtre.

 

 

 .

.

 

 

 

 

NOMS VERNACULAIRES DANS D'AUTRES LANGUES.

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-en anglais : "The  White-legged Damselfly", "White  featherleg" 

-en allemand : "Weiße Federlibelle"

-en néerlandais : "De Witte breedscheenjuffer "

-en catalan : "El Polaines lívid"

-en étonien "Valgesäärik"

-en breton : " pavpluñveg arwenn , pik-aer arwenn " ("pattes-plumeuses blanchâtre ", "piquant du serpent blanchâtre ")

 

 

 

 

.

 

 

 

.

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

— DELIRY (Cyrille) / Worlds Odonata Words

http://deliry.net/odonata/index.php/Platycnemis_latipes_Rambur,_1842

 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076


— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

.
 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 242.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f264.item.r=vestalis

 

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

 

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7 juin 2021 1 07 /06 /juin /2021 15:10

Zoonymie des Odonates : Platycnemis acutipennis Selys, 1841, L'Agrion orangé ou Pennipatte orangé.

 

 

 

 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a audacieusement employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé.

Platycnemis, Burmeister 1839. Toussaint von Charpentier, le vrai auteur de ce nom générique, donne lui-même l'étymologie : du grec platys, "large" et knēmis "tibias", il décrit les tibias élargis de l'espèce-type, P. Pennipes, et de la majeure partie des espèces du genre.

— Platycnemis acutipennis  Selys, 1841, Rev. Zool. : 246 ; du latins  acutus, "pointu, aigu" et penna,  1. "penne, plume",  2. "aile". Ici, penna désigne les ailes,  décrites par l'auteur comme "un peu plus étroites et plus pointues que chez la pennipes".

 

Noms en français :

1. Platycnème acutipenne, Selys, 1850.

2. Pennipatte orangé, Jourde in Dijkstra 2007 (par adaptation de la forme anglaise "Orange Featherleg" (jambe de plume orange) Dijkstra 2006)

L'INPN retient Agrion orangé, puis Pennipatte orangé.

 

.

.

Description préalable :

Pl. acutipennis diffère des espèces du genre par ses yeux bleuâtres, sa teinte orangée et ses tibias peu dilatés.

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65179/tab/taxo

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_orange/agrion_orange.html

https://www.lavieb-aile.com/article-l-agrion-orange-platycnemis-acutipennis-107175824.html

.

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE PLATYCNEMIS, BURMEISTER, 1839.

.

Voir : https://www.lavieb-aile.com/2021/05/zoonymie-des-odonates-le-genre-platycnemis-selys-1841.html

.

.

 

LE NOM D'ESPÈCE PLATYCNEMIS ACUTIPENNIS SELYS, 1841.

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Platycnemis acutipennis, Selys, 1841, Nouvelles Libellulidées d'Europe. - Revue Zoologique, 4 (août) : 246. Il s'agit d'un bref article de trois pages où sept espèces nouvelles sont décrites.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19646#page/253/mode/1up

 

Description originale.

8. Platycnemis acutipennis, Selys. Espèce très-distincte de l'espèce-type Pl. platypoda, en ce qu'elle est plus petite, ses ailes plus étroites et le corps d'un rouge-clair presque sans taches chez le mâle, avec quelques stries dorsales chez la femelle.

Habite le midi de la France.

.

.

 

.

 E. de Sélys-Longchamps a décrit plus longuement son espèce dans la Revue des Odonates de 1850 page 164-165.

Selys-Longchamps, E. D. & Hagen, A. 1850. Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. Mémoires de la Société royale des sciences de Liège, 6: I-XXII, 1-408.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/200/mode/1up

Il écrit notamment que "les ailes sont un peu plus étroites et plus pointues que chez la pennipes".

 

 

.

Rappel.

En 1840, dans sa Monographie des Libellulidées, Edmond de Sélys-Longchamps a distingué (mais non comme un genre à part) parmi ses Agrions un sous-ensemble dont les jambes des quatre pieds postérieurs sont dilatés ou élargis sur les cotés et garnis de cils longs, tandis que les jambes antérieures sont également garnies de cils longs. Il envisage d'en faire un genre distinct, qui porterait le nom de Platycnemis créé par Toussaint de Charpentier avant 1839 (manuscrit) ou 1840 (publication). Il n'y place qu'une seule espèce (espèce-type), l' Agrion platypoda décrite par Vander Linden en 1823.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.item.r=selys.langFR

L'année suivante, il reçoit une nouvelle espèce, Platycnemis acupennis qu'il décrit dans la Revue Zoologique, et la place dans le genre Platycnemis envisagé précédemment. 

Entre 1841 et 1850, la Platypoda de Vander Linden 1823 est rapprochée de la Pennipes décrite par Pallas en 1771. Pl. platypoda devient un synonyme de Pl. pennipes.

En 1850, dans la Revue des Odonates, il crée le genre Platycnème (Platycnemis Charpentier) et y place trois espèces, acutipennis, pennipes et latipes

Voir la synonymie établie par Kirby :

Kirby, W. F. 1890. A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata. Guerney & Jackson, London, page 130.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/4431625#page/145/mode/1up

.

Remarque

Dans la description de 1851, on lit une précieuse indication sur le fonctionnement en réseau de correspondants (français) de l'odonatologie autour de l'auteur belge de Sélys :

  "Cette espèce m'a d'abord envoyée par M. Guinard qui l'a prise aux environs de Montpellier à partir de la fin de mai ; elle a été retrouvée à Aix en Provence par M. de Fonscolombe , et à Hières par M. Cantener. M. Blisson l'a prise près du Mans, et M. Millet dans le département de Maine-et-Loire, en été sur les bords de l'étang de St Nicolas, ainsi que sur ceux du Layon. Elle se trouve aussi aux environs de Bordeaux, d'où M. Perroud me l'a adressée. Elle se trouverait encore en Egypte si la dealbata de Klug n'en est qu'une variété , comme le pense M. Hagen."

 

.

 

.

.

ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE ACUTIPENNIS.

.

Acutipennis vient des mots latins  acutus, "pointu, aigu" et penna,  1. "penne, plume",  2. "aile, aile d'insecte". 3. "flèche".

Voir Gaffiot acutus, a, um

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=acuti

Voir Gaffiot penna, ae :

.

Dictionnaire Gaffiot

.

Sous l'influence de pl. pennipes, dont l'épithète est interprétée comme signifiant "pattes empennées" pour qualifier la forme dilatée en plume des tibias, nous pourrions nous attendre à ce que  la même racine étymologique penna, ae qualifie également les tibias, considérés comme ayant la forme de plumes, ici plus pointues que chez pennipes

Mais lorsqu'il a créé cette épithète, Sélys ignorait l'existence de ce pennipes créé par Pallas. D'autre part, dans sa description de 1841, il ne parle pas des pattes, et ce sont 1. la taille plus petite, 2. les ailes plus étroites et 3. la couleur rouge claire du mâle qui sont remarqués comme des caractères spécifiques. L'épithète acutipennis ne peut alors se référer qu'aux ailes, bien qu'elles soient qualifiées d'étroites et non d'aigues ou pointues. 

Le doute est levé dans la description de 1851, où l'adjectif "pointu" est utilisé : "les ailes sont un peu plus étroites et plus pointues que chez la pennipes".

Pourtant, ce caractère spécifique des ailes n'est pas retenu par Sélys lorsqu'il écrit page 166 "L'acutipennis se distingue de suite de la pennipes et de la latipes à la coloration orangée ou rougeâtre de l'abdomen, aux appendices anals supérieurs du mâle plus bifides, aux lobes latéraux cornus du prothorax de la femelle et surtout aux tibias non dilatés de celle-ci." D'où une légère hésitation dans l'interprétation de cette épithète.

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Conclusion :  acutipennis : du latins  acutus, "pointu, aigu" et penna,  1. "penne, plume",  2. "aile". Ici, penna désigne les ailes, Sélys ecrit en 1841 "ses ailes plus étroites" que pennipes et en 1851 "les ailes sont un peu plus étroites et plus pointues que chez la pennipes".

 

 

 

 

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LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-orange/

"De acutus (lat) = pointu, aigu et penna (lat) = plume, mis ici pour ailes : selon Sélys-Longchamps (1850), cette espèce à des ailes un peu plus étroites et plus pointues que chez P. pennipes."

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"Platycnemis acutipennis Selys, 1841 from Lat. acutus, -a, -um = pointed +penna = feather, wing ⮎ for the narrower and more pointed wings (compared to P. pennipes) "

 

 

 

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"acutipennis (Platycnemis) - acutus, a, um = affilato, aguzzo, sottile + penna, ae = ala; dalle ali affilate. Questa specie presente le ali più appuntite della congenere pennipes"

 

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H. FLIEDNER, 1997, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non étudié

 

 

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VAN HIJUM, 2005.

https://natuurtijdschriften.nl/pub/555521

non traité

 

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NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS.

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1°) "Platycnème acutipenne", Edmond de Sélys-Longchamps, 1850, Revue des Odonates page 165.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/201/mode/1up

On ne s'étonne plus des barbarismes du baron, seulement soucieux de créer un habillage pseudo-français au nom scientifique latin.

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2°) "Pennipatte orangé", Jourde in Dijkstra, 2007,  Guide des Libellules de France et d'Europe.

Les auteurs donnent d'abord ce nom de Pennipatte orangé, puis en plus petit caractère le nom d'Agrion orangé.

Dans le, le genre Platycnemis  "Pennipattes" comporte six espèces, les Pennipattes bleuâtre, maghrébin, orangé, blanchâtre, ivoire et pruineux.

Le traducteur Philippe Jourde a adapté ce nom depuis celui de Featherlegs utilisé pour la version originelle en anglais parue en 2006 (Fields Guide to the Dragonflies..). Dans ce guide, en Annexe (Appendices 3), ce Featherlegs est accompagné du sigle AF signalant qu'il s'agit de l'appellation employée en Afrique [Afrique du Nord ?]. Platycnemis pennipes est nommée dans cette série "Blue Featherleg"  tandis que les anglosaxons utilisent la forme "White-legged Damselflies". Les autres espèces sont Orange Featherleg, Ivory Featherleg, Powdered Featherleg, White Featherleg, et Barbary Featherleg, et ces noms sont  adaptés en français comme Pennipatte orangé, Pennipatte ivoire, Pennipatte pruineux, Pennipatte blanchâtre et Pennipatte maghrébin.

https://www.google.fr/books/edition/Field_Guide_to_the_Dragonflies_of_Britai/lfz5DwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22Featherleg%22+Dijkstra&pg=PA319-IA7&printsec=frontcover

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Grand et Boudot utilisent le nom Agrion orangé .

3. L'INPN désigne P. acutipennis  en premier comme Agrion orangé et en second comme Pennipatte orangé.

 

 

 

 

 

 

NOMS VERNACULAIRES DANS D'AUTRES LANGUES.

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-en anglais : "The Orange White-legged Damselfly", "Orange featherleg" 

-en allemand : "Orange Federbein oder der Orange Weißbeiniger Damselfly"

-en néerlandais : "De oranje breedscheenjuffer"

-en catalan : "El Polaines ruborós "

-en breton : " pavpluñveg orañjez, pik-aer orañjez" ("pattes-plumeuses orangées", "piquant du serpent orangé")

 

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MA GALERIE (Forges-la-Forêt, Ille-et-Vilaine, mai 2012).

 

https://www.lavieb-aile.com/article-l-agrion-orange-platycnemis-acutipennis-107175824.html

 

 

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (cœur copulatoire), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

Platycnemis acutipennis (ponte), Lyons-la-Forêt 27/05/2012. Photographie lavieb-aile.

 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

— DELIRY (Cyrille) / Worlds Odonata Words

http://deliry.net/odonata/index.php/Platycnemis_acutipennis

 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076


— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

.
 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1841 - Nouvelles Libellulidées d'Europe. - Revue Zoologique, 4 : 243-246.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19646#page/254/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 22:32

Zoonymie des Odonates : Platycnemis pennipes (Pallas, 1771), l'Agrion à larges pattes, le Pennipatte bleuâtre .

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née. En 2013 Ümüt Cinar a employé, dans un seul article, le terme d'Odonatonymy.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé.

— Platycnemis, Burmeister 1839. Toussaint von Charpentier, le vrai auteur de ce nom générique, donne lui-même l'étymologie : du grec platys, "large" et knēmis "tibias", il décrit les tibias élargis de l'espèce-type, P. Pennipes, et de la majeure partie des espèces du genre.

P. pennipes (Pallas, 1771), Reise ...I, :469. L'auteur décrit ainsi les pattes de son espèce : Tibiae dilatae, ciliisque subpennatae, albae, rhachi lineari nigra.  "Tibias dilatés, et ciliés comme empennés, blancs avec des lignes noires.". Pennipes qualifie la ressemblance des tibias dilatés et hérissés de soies avec une plume.

— Noms en français :

1. Platycnème pennipède, Selys, 1850.

2. Agrion à larges pattes Paul-André Robert, 1958.

3. Pennipatte bleuâtre, Jourde in Dijkstra 2007 (par adaptation de la forme anglaise "Blue Featherleg" (jambe de plume) Dijkstra 2006)

L'INPN retient Agrion à larges pattes, puis Pennipatte bleuâtre.

 

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Description préalable :

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65184

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_largespattes/agrion_largespattes.html

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE PLATYCNEMIS, BURMEISTER, 1839.

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Voir : https://www.lavieb-aile.com/2021/05/zoonymie-des-odonates-le-genre-platycnemis-selys-1841.html

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LE NOM D'ESPÈCE PLATYCNEMIS PENNIPES (PALLAS, 1771)

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[Libella pennipes]  Pallas, P. S. 1771. Reise durch verschiedene Provinzen des Rußischen Reichs. Erster Theil. pp. [1-12], 1-504, Tab. I-XI [= 1-11], Tab. A-L. St. Petersburg. (Kayserliche Academie der Wissenschaften). Page 469

 http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PID=PPN329913735|LOG_0004&physid=PHYS_0013

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k973339/f481.item

Peter Simon Pallas (1741-1811) est un zoologiste et botaniste allemand qui se mit au service de l'Empire russe. Il a effectué des voyages d'exploration en Russie pour Catherine II. La description de sa Libella pennipes se trouve dans la 1ère partie de ses Voyages dans diverses provinces du Royaume de Russie, en Annexe : Descriptiones fugitivae animalium atque plantarum annis 1768-1769 observatorum. Le site Animalbase dénombre 95 taxons dont Pallas est l'auteur, parmi lesquels sa Libella pennipes est le seul Odonate.

Je m'étonne que Pallas ait placé son espèce sous le genre Libella et non sous le genre Libellula de Linné (Fauna suecica 1746, Systema naturae 1758), alors qu'il fait partie du cercle linnéen par son emploi de la dénomination binominal et par ses amitiés et cercles de correspondants (Thomas Pennant, Samuel Gottlieb Gmelin, ...). Il avait déjà utilisé le qualificatif libellarum, genitif pluriel de Libella, dans sa Spicilegia zoologica de 1767. C'est en fait le terme générique utilisé par Linné dans une version du Fauna suecica publiée dès 1743. Et Libella est le terme scientifique latin utilisé par les naturalistes pré-linnéens comme J. Ray.

En outre, Pallas fait référence à l'espèce décrite par Linné, Libellula puella, mais, à nouveau sous le nom de Libella puella. Il s'agit manifestement d'une contamination des dénominations linnéennes par le terme Libella en usage chez les naturalistes pré-linnéens, et qui se retrouve sous la plume de Charles de Geer en 1779 dans un ouvrage en allemand.

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Description originale.

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Gallica

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Libella pennipes

Forma et magnitudo Libellae Puellae.

Thorax fasciatus, ut in eadem. Caput fascia et striga transversa inter oculos ; ceteroquin corpus albissimum ; levissime rubicundo vel coerulescente varians. Abdomen subtus linea longitudinali atra, quibusdam triplicata ; accedente etiam dorsali, magis minusue interrupta. Pedum femora bilineata, utrinque ciliata ; Tibiae dilatae, ciliisque subpennatae, albae, rhachi lineari nigra. Alae hyalinae, areola versus apicem fusco-lutescente. Circa Volgam et Samaram fluvios passim observata.

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La traduction est assez aisée, je retiens, en bon zoonymiste, surtout la description des pattes (pedum) : "Fémurs bilinéaires, ciliés des deux cotés. Tibias dilatés, ciliés et comme empennés, blancs avec des lignes noires."

Je note : "observée entre les fleuves Volga et Samara". Samara est un affluent de la Volga.

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Réception.

L'espèce pennipes décrite par Pallas est ensuite décrite sous d'autres noms, —aujourd'hui synonymes — par Vander Linden en 1823 (Agrion platypoda, c'est à dire "aux pattes larges") puis par Charpentier en 1825 (Agrion lacteum, sans doute par référence aux pattes blanches).

Agrion platypoda Vander Linden, P. L. 1823. Agriones  bononienses descriptae. Opuscoli Scientifici, IV: 101-106, page 102

Agrion lacteum  Charpentier, T. (von) 1825. Horae entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Wratislaviae. 255 pp, page 11.

En 1850, Sélys-Longchamps décrit dans son genre "Platycnème" l'espèce Platycnemis pennipes, attribué à Pallas.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/204/mode/1up 

Platycnemis latipes bilineata Selys, 1850 :  Selys-Longchamps, E. D. & Hagen, A. 1850. Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. Mémoires de la Société royale des sciences de Liège, 6: I-XXII, 1-408, page 389.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/427/mode/1up

 

Sélys cite en référence  :

  • Agrion platypoda Stephens 1835 ; Curtis ; Eversmann
  • Agrion charis Hansemann, Mus.
  • Agrion punctata Thunberg, Mus.
  • Agrion latipes, Mus. Herol
  • Agrion alba (Pars) Hoffmans
  • Agrion pallens (Hoffmans)

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Cyrille Deliry mentionne :

  • Libellula albidella de Villers, 1789 ; Lise [de Villers 1789]
  • Agrion albicans Samouelle, 1819 (nomen nudum)
  • Agrion corea Samouelle, 1819 (nomen nudum) 
  • Agrion platypoda Vander Linden, 1820 
  • Agrion lacteum de Charpentier, 1825 
  • Puella nitidula Brullé, 1832 
  • Puella hyalinata Brullé, 1832 

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Voir la synonymie établie par Kirby :

Kirby, W. F. 1890. A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata. Guerney & Jackson, London, page 130.

 https://www.biodiversitylibrary.org/page/4431625#page/145/mode/1up

 

 

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE PENNIPES.

.

L'épithète renvoie à l'adjectif subpennatae de la description originale, ou plus précisément à l'expression ciliisque subpennatae.  Du latin pennatus "barbu, ailé, emplumé, empenné", dérivé de penna "penne, grosse plume des oiseaux ; plume". Dans le contexte, il faut retenir pennatus = "empenné". Une penne est (CNRTL) la grande plume des ailes (rémige) et de la queue (rectrice) des oiseaux, constituée d'une tige rigide et de barbes résistantes, serrées les unes contre les autres.

Le préfixe sub- "sous", introduit la mention d'un degré moindre dans la qualification, ou une approximation qui atténue l'adjectif pennata : Je pourrais traduire subpennata par "un peu empenné", ou  "presque empenné". 

Subpennatus est d'emploi bien plus rare, mais en 1976, d'Asis-Fonseca l'a utilisé comme épithète pour une mouche du genre Dolichopus, et aux pattes hérissées de poils disposés obliquement comme des pennes.

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=pennatus

 

Tibiae dilatae, ciliisque subpennatae, albae, rhachi lineari nigra.  "Tibias dilatés, ciliés et comme empennés, blancs avec des lignes noires."

Il reste à savoir si cette comparaison des tibias avec des plumes  se justifie surtout par la forme générale en raquette lancéolée (cf. infra site Poitou-Charentes), ou, comme je le pense, par l'organisation des barbes.

.

 

 

 

LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-a-larges-pattes/

 

"Pennipes de penna (lat) = plume et pes (lat) = pied : qui a les pieds en forme de plume, du fait de la forme lancéolée des tibias."

 

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"Platycnemis pennipes (Pallas, 1771) from Lat. penna = feather + pes = foot, leg ⮎ for the wide tibiae and bristly legs"

 

 

 

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"pennipes (Platycnemis) - pennipes, pedis = che ha le ali ai piedi. Per la forma delle tibie. "

 

.

H. FLIEDNER, 1997, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"- pennipes (Pallas) [l. penna -feather; pes - foot, leg] is another description of the widened tibiae, which with their bristles look somewhat like feathers."

 

 

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VAN HIJUM, 2005.

https://natuurtijdschriften.nl/pub/555521

Platycnemis pennipes penna = veer; pes - poot

.

 

 

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NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS.

.

1°) Platycnème pennipède, Edmond de Sélys-Longchamps, 1850, Revue des Odonates page 168.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/16236365#page/204/mode/1up 

2°) Agrion à larges pattes, Paul-André Robert, 1958, Les Libellules (Odonates) p.124.

 En 1958, Paul-André Robert écrit : "Platycnemis = "jambes élargies ou aplaties", puis pennipes = "pattes ailées ou pennées" . En effet, les tibias des paires médianes et postérieures sont très élargies dans les deux sexes, ce qui permet de reconnaître immédiatement les représentants de ce genre". Mais il ne donne pas de nom français à ce genre, et il nomme l'espèce qu'il décrit ensuite, P. pennipes,  "Agrion à larges pattes".

3°) Pennipatte bleuâtre, Jourde in Dijkstra, 2007,  Guide des Libellules de France et d'Europe.

Les auteurs donnent d'abord ce nom de Pennipatte bleuâtre, puis en plus petit caractère le nom d'Agrion à larges pattes.

Dans le, le genre Platycnemis  "Pennipattes" comporte six espèces, les Pennipattes bleuâtre, maghrébin, orangé, blanchâtre, ivoire et pruineux.

Le traducteur a adapté ce nom depuis celui de Featherlegs utilisé pour la version originelle en anglais parue en 2006 (Fields Guide to the Dragonflies..). Dans ce guide, en Annexe (Appendices 3), ce Featherlegs est accompagné du sigle AF signalant qu'il s'agit de l'appellation employée en Afrique [Afrique du Nord ?]. Platycnemis pennipes est nommée dans cette série "Blue Featherleg"  tandis que les anglosaxons utilisent la forme "White-legged Damselflies". Les autres espèces sont Orange Featherleg, Ivory Featherleg, Powdered Featherleg, White Featherleg, et Barbary Featherleg, et ces noms sont  adaptés en français comme Pennipatte orangé, Pennipatte ivoire, Pennipatte pruineux, Pennipatte blanchâtre et Pennipatte maghrébin.

https://www.google.fr/books/edition/Field_Guide_to_the_Dragonflies_of_Britai/lfz5DwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22Featherleg%22+Dijkstra&pg=PA319-IA7&printsec=frontcover

 

Grand et Boudot utilisent le nom Agrion à larges pattes .

4. L'INPN désigne P. pennipes  en premier comme Agrion à larges pattes et en second comme Pennipatte bleuâtre.

.

 

NOMS VERNACULAIRES DANS D'AUTRES LANGUES.

.

 

-en anglais : "White-legged Damselfly", "Blue featherleg" 

-en allemand : "Blau federlibelle"

-en catalan : "Polaines blau"

-en polonais : "Pióronóg zwykły" 

-en suédois : "Flodflickslända" 

-en norvégien : "Fjærbeinvannymfe"

-en norvégien du nord "Elvevassnymfe"

-en estonien : "Harilik ojasäärik"

-en serbe : "Belonoga potočnica"

-en slovène : "Sinji presličar"

-en hongrois : "Széleslábú szitakötő"

-en finnois : "Sulkakoipikorento"

-en gallois : "Mursen goeswen"

-en breton : "Pavpluñveg arc'hlas, pik-aer arc'hlas" ("pattes plumeuses bleuâtre" ; "piquant du serpent bleuâtre")

- en frison : "Feanbiter Breedskonkjuffer, Platpoat(juffer), Platpoatsje"

 

.

 

 

.

.

SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

—  ÇINAR (Ümüt), 2013, Odonates of Turkey and Odonatonymy The Odonates of Turkey and the Naming of Dragonflies and Damselflies.The Common Names for the Odonates of Turkey

https://www.academia.edu/37324191/Odonates_of_Turkey_and_Odonatonymy_HTML_2013

 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076

— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY / Worlds Odonata Words

http://deliry.net/odonata/index.php/Platycnemis_pennipes

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

 

— SCHAEFFER (Jacob-Christian). 1769,  Icones insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae... = D. Jacob Christian Schäffers natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten...   Regensburg, gedruckt bey Heinrich Gottfried Zunkel. [1766-1769] Illustrations par Johann Jakob Haid, (1704-1767). Johann Nepomuk Maag (1724?-1800). G. P. Trautner, . Johann Gottlieb Friedrich, (1742-1809). et Loibel.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1518402b/f1.item

 

— SCHAEFFER (Jacob-Christian). 1804, D. Jacobi Christiani Schaefferi Iconum insectorum circa Ratisbonam indigenorum enumeratio systematica par Georg Wolfgang Franz, Panzer, 1755-1829  (nomenclature systématique) :

https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/101964

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
6 juin 2021 7 06 /06 /juin /2021 16:42
 

Parmi les 1868 articles de ce blog, j'ai tenté de mettre de l'ordre. Difficile, incomplet et forcément redondant !

Mon blog se donne comme but de donner à voir la beauté du patrimoine culturel et naturel, afin de le préserver. L'émerveillement passe par un apprentissage du regard, et je tente d'apporter, face à une œuvre ou un objet patrimonial, une gerbe  de données techniques, historiques ou scientifiques capables d'affiner et d'accroître notre admiration ; et le biais en est le "détail", tel que défini par Daniel Arasse. Le champ de mon objet d'étude étant infini, je le restreins à  ma proximité, géographique (Crozon-Brest >le Finistère > la France) et  d'intérêt (l'homme et sa langue —le mot et les noms, l'épigraphie, et  les jeux de mots—, et la lumière) . 

Le nom de mon blog, lavieb-aile, en cache un second : lavieb-rêve. En clair, si la vie est belle, ma vie est brève : je cours devant, mais dans la mauvaise direction.

.

Au début, le patrimoine culturel. A la fin, le patrimoine naturel.

.

Les articles de  2020-2021.


 

PATRIMOINE CULTUREL. FINISTÈRE.

PRESQU'ILE DE CROZON.

Les sablières de l'église de Landévennec . 22/01/2020

La chapelle Sainte-Marie du Ménez Hom à Plomodiern : diverses sculptures et les inscriptions.Le corpus de ses inscriptions (1544-1892).

 

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PAYS DU PORZAY

Le calvaire de l'église de Cast, et les statues de Roland Doré. 22/03/2020

Le vitrail de la Passion de l'église St-Thurien de Plogonnec (29). 20/02/2020

La Déploration de l'église de Locronan. 13/06/2020

L'église de Locronan : la statue de saint Roch datant de 1509. 23/05/2020


 

 

CAP SIZUN.

 

Esquibien :

 

.

 

 

PAYS DU LÉON :

.

 

 

 

FINISTÈRE, AUTRE.

La deuxième plaque de cocher à Quimperlé, rue de Lorient.

Le calvaire de l'église de Saint-Hernin. 26/07/2020

Les vitraux de l'église du Relecq-Kerhuon.

Le calvaire (granite, Maître de Quilinen, vers 1500) de l'église de Motreff.

Le calvaire de Saint-Hernin (granite et grès arkosique, XVIe et XXe siècle).

Le calvaire de Mellac. (granite et grès arkosique, Maître de Quilinen, vers 1500)

 

 

 
 


 

 

 

BREST :

"Le Charpentier" de Paul Bloas au chantier du Guip quai du Commandant Malbert à   Brest.


PATRIMOINE CULTUREL. ILLE-ET-VILAINE.

La Guerche-de-Bretagne

 

 

PATRIMOINE CULTUREL. MORBIHAN & CÔTES D'ARMOR

.

PATRIMOINE CULTUREL. NORMANDIE, VAL d'OISE & OISE

 

Rouen.

Chantilly.

Les vitraux en grisaille (1542-1544) de la galerie de Psyché, Musée Condé de Chantilly.  08/07/2020

Les vitraux héraldiques provenant du château d'Ecouen, 1541, de la Galerie Duban à Chantilly.

 

 Musée national de la Renaissance d'Écouen:

Manche

PATRIMOINE CULTUREL. ICONOGRAPHIE.

.

 

 

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Les articles avant 2020.

PLAN:

 

Le Top 10 aujourd'hui

Mon jardin secret : la littérature.

La musique et l'iconographie des instruments

Joris Hoefnagel

Le Hibou harcelé par les oiseaux.

Le retable des Dix Mille Martyrs et le retable de Crozon.

Groupe d'Anne trinitaire et Baiser de la Porte Dorée.

Les Vierges allaitantes.

Les Vierges couchées de Bretagne.

Les Vierges à la Démone de Bretagne

Iconographie de saint Christophe.

Iconographie de Côme et Damien.

Iconographie de saint Hubert et saint Eustache.

Le Credo apostolique et prophétique.

les crossettes des églises et chapelles de Basse-Bretagne.

Les calvaires des églises et chapelles de Basse-Bretagne.

Les sablières des églises et chapelles de Basse-Bretagne.

Tous mes articles sur les vitraux.

Patrimoine hors Bretagne

Divers.

Expositions au FHEL de Landerneau.

Articles sur Landerneau.

Tous mes articles sur la vallée de l'Aulne et le pays du Porzay.

Tous mes articles sur Brest.

Tous mes articles sur la Presqu'île de Crozon.

ENTOMOLOGIE :

Tous mes articles de Zoonymie (histoire passionnante des noms) des Libellules.

Tous mes articles de Zoonymie (histoire passionnante des noms) des Papillons.

 

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229

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MON JARDIN SECRET : LA LITTÉRATURE (Proust, Flaubert, Giono, Aragon, Romans de Bretagne).

LA LITTERATURE

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LA MUSIQUE
 
Liste de mes articles sur la musique et les instruments (anges musiciens).

I. Articles principaux.

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— Sur les anges musiciens :

9 anges musiciens (1360-1380) :Galoubet (flûte à trois trous et tambourin à grelot).Cymbales à mains Monocorde ou trompette marine Harpe Trompette. Triangle à anneaux. Cornemuse. Mandore

9 anges musiciens (1360-1380) Cornemuse. Mandore. Triangle à anneaux. Trompette marine.Mandore. Douçaine.Vase (percussion ?) Harpe. Cymbales à mains .

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Instruments et psallettes:

 

Concert de serpent et clavecin à l'abbaye du Relec : A trace of grace, Michel Godard et Freddy Eichelberger.

La "Chapelle de cour" du duc Albert V et les musiciens de Roland de Lassus, Mus. Ms. A. Deuxième partie.

La caisse d'instrument de musique de Hans-Jacob Fugger.

La fin du bal (le vol arrêté), de Vladimir Vyssotski.

L'aria Warum betrüst du dich BWV 516 : étude de texte.

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II. Et plus accessoirement pour des mentions ponctuelles ou que je n'ai pas recensé: 

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Quelques pièces sculptées de la charpente de l'église de Grâces à Guingamp. Les abouts de poinçons.

Les sablières de la charpente de l'église de Sizun après leur restauration par l'atelier Le Ber en 2012).

Les sablières et la charpente sculptée de l'église de Bodilis. VI. Le bas-coté sud (Maître de Pleyben 1574 et 1659).

La charpente sculptée de l'église de Pleyben (1571) par le Maître de Pleyben : le transept sud.

 

La verrière des saints Pierre, Yves et Barbe à Pont-Audemer.

La Collégiale du Folgoët. I. L'Autel des anges.

L'Annonciation du tympan de la chapelle de Quilinen (Landrévarzec) ...et son double.

L'arbre de Jessé de la chapelle de La Trinité à Cléguerec (56).

Les vitraux du XVIe siècle de la chapelle Ste-Barbe du Faouët (56) : I. Ascension et Pentecôte.

La chapelle Saint-Guen à Saint-Tugdual (56).

Les vitraux de la chapelle Notre-Dame-du-Crann à Spézet : le Baptême de Jésus.

L'église de Guipavas II. Le porche de 1563 : l'extérieur.

Le vitrail de l'Arbre de Jessé de l'église de Bourg-Achard.

Les vitraux du début du XVe siècle de la cathédrale de Dol-De-Bretagne : les pupilles rehaussées de jaune d'argent.

Le vitrail de la chapelle Saint-Exupère de Dinéault au Musée Départemental Breton de Quimper.

La maîtresse-vitre de la chapelle de Kerdévot à Ergué-Gabéric.

Le porche de l'église de Landivisiau III. Les apôtres et leur dais.

Les vitraux du XVIe siècle de la chapelle Ste-Barbe du Faouët (56) : II. la Transfiguration.

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët VI : les crossettes du Doyenné.

Les 17 stalles hautes nord de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Miséricordes et appui-mains.

La chapelle Notre-Dame-de-Berven en Plouzévédé. I. L'Arbre de Jessé du retable de l'autel nord.

Le vitrail de la Création de Chagall à la cathédrale de Metz.

L'église Sainte-Marie-Madeleine de Dinéault. II. La messe de la Chasse.

Vierges allaitantes II : Kergoat à Quéméneven, les vitraux.

Les vitraux anciens de l'église Saint-Étienne de Beauvais. Baie n°19, N.D de Lorette.

Les crossettes de l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz à Roscoff.

Les lambris peints de la chapelle Notre-Dame-du-Tertre à Châtelaudren : la Création.

Les vitraux de la chapelle Notre-Dame-du-Crann à Spezet : la Dormition.

 

Les vitraux de l'église Saint-Armel de Ploërmel.

Les vitraux du XVIe siècle de la chapelle Ste-Barbe du Faouët (56) : IV. Baie 3, le Martyr de sainte Barbe.

Le porche (1554-1559) de l'église de Landivisiau. II. La grande arcade extérieure .

Le vitrail de la Sainte Parenté, chapelle Saint-Fiacre, Le Faouët.

Les vitraux de Notre-Dame-du-Crann à Spézet : l'Adoration des Mages et des Bergers.

La Vierge au buisson de roses : Martin Schongauer et les petits oiseaux.

Les vitraux anciens de l'église Saint-Étienne de Beauvais. Adam et Ève.

Les vitraux anciens de l'église Saint-Étienne de Beauvais. La baie n°14.

Les peintures sur lambris (1676) de l'église de Saint-Divy : la Vie de saint Divy.

La chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal : les sablières et blochets.

Les vitraux anciens de l'église Saint-Étienne de Beauvais : baie n° 6, Le Jugement Dernier .

La charpente sculptée de la chapelle seigneuriale du château de Kerjean (Saint-Vougay, Finistère) par le Maître de Pleyben (vers 1570-1580).

Les statues de l'église de Plourin-les-Morlaix (3).

Les sablières de l'église de Bodilis. III. Le coté nord de la nef.

La charpente sculptée du chœur de l'église Notre-Dame-de Croas-Batz à Roscoff ...par le Maître de Pleyben.

 

Ploéven XI . Le retable de saint Isidore et sa statue dans le transept nord de la chapelle Saint-Nicodème.

L'église Saint-Salomon de La Martyre VI : les sablières.

L'enclos paroissial de Dirinon VI: le gisant de sainte Nonne (vers 1450).

L'arbre de Jessé de l'église de Beignon.

La charpente sculptée de l'église de Pleyben (vers 1571) par le Maître de Pleyben : le chœur et le haut de la nef. Sablières et blochets .

Le sacraire de l'église de Pleyben.

La verrière de la Vierge entre saint André et saint Barthélémy en l'église de Louviers.

La charpente sculptée du collatéral nord de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom en Plomodiern par le Maître de Pleyben (vers 1575).

Les verres roses des vitraux datant vers 1500 de l'église Saint-Fiacre de Guengat : la baie 4.

 

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LE MINIATURISTE FLAMAND JORIS HOEFNAGEL.

Inventaire des papillons (Lepidoptera) figurant dans Animalia rationalia et insecta (Ignis) de Joris Hoefnagel, 1575-1582.

 

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LE HIBOU HARCELÉ PAR LES OISEAUX/ HIBOU AU CADUCÉE.

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Sur le hibou harcelé, voir aussi (et surtout) :

 

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LA LÉGENDE DES DIX MILLE MARTYRS  ET LE RETABLE DE CROZON.

 
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 LES VIERGES À LA DÉMONE DE BRETAGNE

 

 

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ICONOGRAPHIE DE SAINT CHRISTOPHE.

 

 

Saint Christophe en Bretagne :

 

 

En France :

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En Espagne :

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ICONOGRAPHIE DES SAINTS CÔME ET DAMIEN.

 

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LES CROSSETTES DES ÉGLISES DE BASSE-BRETAGNE.

 

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LES CALVAIRES DE BASSE-BRETAGNE.

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Sur les œuvres de Roland Doré, voir : 

 

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LES ATELIERS DE SCULPTURE SUR PIERRE DE BASSE-BRETAGNE.

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Atelier ducal du Folgoët :

 

Sur les réalisations de l'atelier ducal  du Folgoët entre 1423 et 1509, voir :

 

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Atelier de Bastien et Henry Prigent. Taille du kersanton.

 

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Attribution personnelle hors catalogue Le Seac'h :

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Atelier du Maître de Plougastel (actif de 1570  1621). Taille du kersanton.


 

Atelier de Roland Doré. Taille du kersanton.

cf liste des calvaires.

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Tous mes articles sur les sablières et pièces de charpentes sculptées de Bretagne.

 

 

Vous pourrez lire dans ce blog, sur le sujet des corniches ("sablières") et autres pièces de charpente sculptées (blochets, abouts de poinçon)  de Bretagne, les articles suivants :

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MORBIHAN :

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CÔTES D'ARMOR :

 

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FINISTÈRE :

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Sur les réalisations du Maître de Pleyben (1567-1576), attribution par S. Duhem :

 

Attribution personnelle au Maître de Pleyben :

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Sur les réalisations semblables à celles de l'église de Plomodiern en 1564 ("Jean Brellivet" ou maître de la nef de Plomodiern) :

En proximité avec celles-ci : les artisans anonymes du Cap Sizun au XVIe siècle :

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Sur les réalisations d'un hypothétique Maître de Saint-Nic (1641-1676) :

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LES VITRAUX

 

 

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AMIENS.

ANGERS.

BEAUVAIS.

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BÉHUARD

 

Les vitraux anciens de l'église Notre-Dame de Béhuard (49). Révision de la datation par l'héraldique ?

 

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BOURGES.

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CHARTRES.

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LE MANS

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MOULINS

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NOGENT-LE-ROI. (EURE-ET-LOIR)

 

 

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SAINT-DENIS.

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SÉES

 

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SENS.

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SÉVILLE.

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STRASBOURG .

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TOURS.

 

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VENDÔME.

 

 

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NORMANDIE : EURE.

 

ÉVREUX

 

 

 

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BOURG-ACHARD

CONCHES.

GISORS.

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LOUVIERS.

 

 

 

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PONT-AUDEMER.

 

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NORMANDIE : MANCHE.

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MARC CHAGALL.

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VITRAUX EN BRETAGNE.

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FINISTÉRE.

 

QUIMPER.

1. CATHÉDRALE : vers 1417 et vers 1496.

2. KERFEUNTEUN.

3. TY-MAMM-DOUÉ.

 

4. SAINT-MATHIEU

 

 

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VITRAUX DU FINISTÈRE.

D = donateurs

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