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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 18:52

La verrière des Miracles de l'Eucharistie (1500-1525) ou baie 9 de l'église de Nogent-le-Roi sur des cartons du Maître d'Anne de Bretagne (Jean d'Ypres) .

 

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Voir :

 

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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PRÉSENTATION.

La baie 9 occupe le coté nord du déambulatoire construit, comme l'ensemble du chœur, dans la dernière décennie du XVe siècle (v.1494), et vitré au début du XVIe siècle. Elle mesure 3,20 m de haut et 2,40 m de large et comporte 3 lancettes trilobées à deux registres et un tympan à 7 ajours.

Sa description vient compléter celle de la baie 20 de Pont-Audemer, puisqu'elle est consacrée, comme celle-ci, aux Miracles de l'Eucharistie, selon des cartons originaux attribués à l'atelier parisien du Maître d'Anne de Bretagne — Jean D'Ypres— tout comme la tenture de l'abbaye de Ronceray. Avec ses 9 scènes (6 dans les lancettes et 3 au tympan),  elle partage avec Pont-Audemer trois Miracles, tandis que chacune trouve sur la tapisserie de Ronceray  son homologue parmi les 22 pièces, ainsi que les inscriptions versifiées.  Néanmoins, ces cartons originaux ont été modernisés par un autre atelier parisien, celui du Maître de Montmorency, pour les adapter aux dimensions de chaque support.

Elle a été fort bien décrite, quant à son sujet, par Yves Delaporte : j'en donne ici la transcription (en retrait). Quelques éléments techniques ont été précisés par les auteurs du Recensement II du Corpus vitrearum en 1981. 

"  Ce vitrail est un des plus intéressants et des mieux conservés. Comme ceux des autres fenêtres du déambulatoire, il comprend six tableaux principaux, deux dans chacune des trois grandes ouvertures, et trois autres plus petits dans les soufflets du tympan. 
Le sujet est la glorification de l'eucharistie. Travaillant pour un public sans doute plus curieux d'histoires que de 
théologie, l'artiste a représenté divers miracles souvent mentionnés dans les recueils d'exemples de la fin du moyen âge. Les six grands tableaux étaient accompagnés de légendes en forme de quatrains, dont trois ont disparu. Ce vitrail est à rapprocher d'une œuvre d'art où les mêmes sujets sont traités : l'ensemble de tapisseries, malheureusement dispersé en 1888, qui avait été exécuté, entre 1505 et 1518, pour l'abbaye du Ronceray à Angers. Cette tenture, qui se déployait sur plus de vingt-quatre mètres de longueur, comprenait vingt-deux tableaux, dont treize représentaient des miracles au nombre desquels sont les sept de notre vitrail. 
Pour les six grandes compositions, ce sont les mêmes sujets expliqués par les mêmes quatrains. Et à cela ne se borne pas la similitude : la composition est à peu près identique : mêmes personnages dans les mêmes attitudes. Il est invraisemblable que le tapissier, probablement flamand, qui a fait la tenture du Ronceray ait copié une partie de ses compositions sur le vitrail de Nogent ; il est plus croyable que le vitrail imite, directement ou indirectement, la tenture. 
Mais il est possible, et cette hypothèse est sans doute la plus probable, que les deux œuvres d'art reproduisent un 
même original, peut-être un livre à gravures. Quoiqu'il en soit, la tenture donne le texte des inscriptions qui ont 
disparu du vitrail et précise ainsi le sens des scènes qu'elles accompagnaient. Nous indiquons brièvement les sujets, en allant de gauche à droite et de bas en haut." 

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Situation de la baie 9 fléchée sur le plan Delaporte 1958.

Situation de la baie 9 fléchée sur le plan Delaporte 1958.

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CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR ÉCHAPPER À MON COMMENTAIRE OU ACCÉDER AU DIAPORAMA.

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I. LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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1. Le cheval, l'âne et le bœuf agenouillés devant le Saint-Sacrement.

 

 

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Description d'Y Delaporte.




"1. En présence d'un incrédule, des animaux s'agenouillent devant le Saint-Sacrement. L'inscription a presque totalement disparu, mais la tenture du Ronceray la fait connaître : 

Ung cheval ung bœuf et ung asne 
Adorèrent leur créateur 
Dont un héréticque prophane 
Fut gecté hors de son erreur. "

 

Ma description.

fragment d'inscription.

En arrière plan, dans la verdure, sont peints des murailles, des tours, une église et des maisons. Une foule (une procession ?) arrive de la droite : trois hommes portant un bonnet, puis un clerc en soutane violette et voile rouge sur les épaules. Ensuite, un évêque, mitré, à chirothèques, mais sans sa crosse. Sa chape en étoffe rouge à damas d'or est réalisée par un verre rouge sur lequel les rinceaux de damas ont été gravés puis peints au jaune d'argent (ce procédé se retrouve aussi dans cet emploi  à Louviers baie 11, chape de Saint Nicolas). 

Un prêtre vêtu d'une aube blanche est agenouillé. Il porte une étole rouge. Cette étole marquée de la croix est portée par tout prêtre qui célèbre la messe, ou encore qui administre les sacrements : ici, elle désigne le prêtre comme portant l'eucharistie qu'il s'apprêtait à administrer. Effectivement, il porte un panier tressé contenant une grande hostie blanche (et plusieurs plus petites).

Là encore, le verrier a utilisé la technique du verre rouge gravé pour tracer, sur la même pièce de verre, les croix d'or  et les perles blanches de cette étole. 

Nous allons la retrouver quatre autre fois, comme un leitmotiv témoignant de l'eucharistie.

Les trois animaux sont agenouillés dans l'herbe du coté gauche.

Le cheval est harnaché avec des brides et des guides ornées de pierreries ou de pièces d'or. C'est le troisième exemple de verre rouge gravé.

L'âne porte une longe ; le bœuf a les cornes liées.

J'ai gardé pour la fin le personnage barbu coiffé d'un bonnet vert : c'est "l'hérétique profane" du quatrain (infra), et il écarte les bras en signe d'émerveillement et de conversion.

L'élément remarquable vient de l'utilisation de verre "vénitien" pour rendre sa tunique rayée. Ce verre est obtenu par fusion de baguettes rouges sur un verre blanc. Il a été rehaussé de jaune d'argent ensuite.

Cet emploi n'est pas fortuit. Dans le code des couleurs médiévales, où le vert et surtout le jaune sont suspectes, les rayures servent à indiquer les personnages marginaux ou malsains (cf. encore les matelots, les prisonniers). 

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La pièce de tenture de Ronceray est la suivante :

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Tenture de l'abbaye de Ronceray. Museum of Fine Arts of Boston

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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2. Le miracle des abeilles.

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Description d'Yves Delaporte :

"Pour guérir ses abeilles malades, une femme leur avait donné en pâture une hostie consacrée. Les abeilles élevèrent une chapelle de cire pour abriter le corps du Sauveur. Voici le texte de la tapisserie : 

Une femme au pays de pourvence 
Jecta ès monches l'hostie sacrée 
Lesquelles lors en grande révérence 
Luy firent une chapelle ornée.  "

"Au bas de la deuxième scène, celle des abeilles, est un écusson au champ d'azur chargé de trois annelets de gueules dont le milieu est incolore. Nous ne savons de qui sont ces armoiries, d'ailleurs non conformes aux règles du blason." 

Ma description.

La scène semble se passer en dehors de la ville, dont on aperçoit les murailles  Une femme et deux voisins écartent les bras en signe d'émerveillement face à une chapelle miniature renfermant un ciboire. Il s'agit de l'œuvre des abeilles  qui se distingue (avec une bonne vue, on en trouve une dizaine) devant l'entrée de la "ruche". Au support est accrochée la guiche d'un écu armoirié. 

Verre rouge gravé  utilisé pour la guiche et le centre des annelets des armoiries.

Les fleurettes rouges, jaunes, jaunes et blanches, ou blanches et jaunes correspondent à celles de la tapisserie. Elles sont rendues par des  pièces rondes de verre de couleur serties de leur plomb, ce qui ne doit pas être facile à faire.

La pièce correspondante de la tenture de Ronceray permet de voir la  correspondance assez stricte entre  les cartons :

 

 

 

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Le miracle des abeilles, tenture de Ronceray.

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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3. Guérison miraculeuse d'un "démoniaque".

 

Description d'Yves Delaporte :

" Un homme tenant des verges amène un possédé à un prêtre. Dès que celui-ci a présenté la sainte hostie au possédé, le démon s'enfuit. La scène est ainsi commentée sur la tapisserie : 

Pas la vertu du sacrement 
Fut desmontré un grant miracle 
Car le dyable visiblement 
Sortit hors d'ung démoniacle. " 


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Ma description.

Le tiers inférieur, brisé, a été remplacé par une "macédoine". Nous sommes ici dans une église, dont la porte cintrée donne sur la campagne et les murailles de la ville. Ce cadre crée une continuité entre les différentes scènes. La composition se fait selon un triangle à sommet au milieu du bord droit, qui englobe les personnages, mais les lignes de perspective convergent vers un point supérieur droit, qui est la direction de la fuite du démon vers le ciel.

 

Le "démoniaque" est vêtu de vert, ce qui n'est plus un détail si on s'avise que cette couleur est réservée, dans cette verrière, aux adversaires de la Foi (et au diablotin). Les  spectateurs ébahis  sont vêtus ou coiffés de bleu et de rouge, voire de violet, et le prêtre conserve son surplis blanc et son étole rouge à croix et perles (verre gravé).

Voir la scène correspondante de la baie 20 de Pont-Audemer ici.

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La comparaison avec la pièce homologue de la tenture  de Ronceray montre que la composition y est semblable. Elle nous donne accès aux détails perdus à Nogent-le-Roi. Le mauvais esprit qui avait élu domicile dans le corps du possédé est un animalcule intermédiaire entre le rat et le kangourou.

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Guérison d'un démoniaque, tenture de Ronceray, Museum of Fine Arts, Boston.

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

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4. La Conversion d'un païen dont le cheval s'incline devant le Saint-Sacrement.

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La description du chanoine Delaporte.

 

 

 "Un païen à cheval rencontre un prêtre portant le viatique à un malade ; le cheval fléchit les genoux. Le vitrail 
a conservé l'inscription, identique à celle de la tapisserie : 

Ung payen sans honneur passa 
Par devant le saint sacrement 
Mais son cheval se humilia 
Puys creut le payan fermement. "

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Ma description.

La scène se passe devant une architecture de ville, dont les remparts et la porte cintrée nous deviennent familiers. Nous retrouvons aussi la construction triangulaire englobant les personnages, dont la pointe se trouve au centre du bord gauche ; la foule sort sans doute de l'église en procession, guidée par deux clercs porteurs de torchères (les "céroféraires"). Autre retrouvaille, le prêtre vêtu de son surplis (sur une robe rouge) et portant son étole (mais ici, le verre n'est pas gravé, mais peint). Ce prêtre présente un ciboire à un cavalier, mais celui-là n'en a cure et donne force coups de bâton à son cheval pour passer son chemin. Las, le cheval fléchit les antérieurs et s'incline devant le vase sacré avec un regard obstiné

Un  trait de virtuosité du verrier doit être remarqué, c'est l'insertion de pièces en chef d'œuvre sur le verre vert du gazon pour représenter les fleurs jaunes .

Pas de verre gravé ? Si fait, la flamme de la deuxième torche.

 

 

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Miracle du cheval qui salue le Saint-Sacrement, tenture de Ronceray. Museum of Fine Arts , Boston.

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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5. Après une communion sacrilège un pécheur est puni de mort subite, et l'hostie sort par sa gorge ouverte.

 

La description d'Yves Delaporte.

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 Après une communion sacrilège un pécheur est puni de mort subite, et l'hostie sort par sa gorge ouverte.

L'inscription, la même que celle de la tapisserie, est intacte :

Ung pécheur qui indignement 
Receut la très sacrée hostie 
Mourut tost et visiblement 
Par la gorge fist sa sortie. 

 

Il est à noter que si la composition est la même que celle de la  tapisserie, le dessin est retourné. Cependant, aussi bien dans le vitrail que dans la tenture, le dessinateur a eu soin , par respect de la vraisemblance, de mettre le ciboire dans la main gauche du prêtre. On ne saurait donc dire  laquelle des deux images est plus proche de l'original." (Yves Delaporte)

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Ma description.

Les personnages forment deux triangles inversé, celui du prêtre et des fidèles derrière lui, et, accentué par la diagonale de la table blanche, les communiants agenouillés à la table de communion. La partie haute (retable au crucifix, autel sous le dais dans une abside, devant d'autel damassé, prêtre, ciboire et foule) s'oppose par sa disposition frontale et statique à la violence du premier plan, où le sacrilège (un pêcheur qui n'a pas reçu absolution par la confession, ou un excommunié) tombe à la renverse, la face convulsionnée, tandis que l'hostie sort de sa gorge. Comment est-il vêtu ? D'une robe lie-de-vin au revers diaboliquement vert...

Deux verres rouge gravés : l'un, superbe, pour le devant d'autel, et l'autre, minuscule, pour la flamme du cierge porté (c'est un pléonasme) par le clerc céroféraire. Qui n'a point d'acolytes.

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La scène est inversée sur la pièce de tenture de Ronceray mais les éments s'y retrouvent ; l'aspect dramatique est ici rendu par les plis cassés du pécheur  et de la femme qui se penche vers lui. Les thuriféraires sont deux, comme cela devrait toujours être le cas.

 

Le miracle du communiant sacrilège, tenture de Ronceray.



 

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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6. Deux hérétiques qui, avec l'aide du démon, marchaient sur l'eau, s'y enfoncent par la vertu du Saint-Sacrement qu'un prêtre a laissé tomber dans la rivière et que des anges recueillent.

Description d'Yves Delaporte.

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"Deux hérétiques qui, avec l'aide du démon, marchaient sur l'eau, s'y enfoncent par la vertu du Saint-Sacrement qu'un prêtre a laissé tomber dans la rivière et que des anges recueillent.

L'inscription est incomplète, mais la tapisserie nous fait connaître les mots disparus :

Nayés furent deux héréticques 
Par la vertu du sacrement 
Lesquels devant par ars magicques 
Marcheoient sur l'eau franchement. "

 

 

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Ma description.

Même composition en triangle, soulignée par le cours de la rivière. Verre rouge  gravé pour l'étole et pour la robe du magicien. 

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Voir la scène correspondante à Pont-Audemer.

La tenture de Ronceray :

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Miracles des magiciens hérétiques, tenture de Roncheray. Museum of Fine Arts, Boston.

 

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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LE TYMPAN.

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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"Les compositions des trois soufflets illustrent l'histoire bien connue du « miracle des Billettes ». Un Juif s'est procuré une hostie consacrée ; il la perce à l'aide d'un canif, et il en sort du sang ; il la fait bouillir dans une chaudière, mais elle s'élève au-dessus de l'eau bouillante, tandis qu'apparaît une image de crucifix. L'hostie est recueillie par une pieuse voisine qui la porte à l'église. Le Juif expie son impiété par le supplice du feu ; il est conduit au bûcher sur une charrette. " (Yves Delaporte)

Camille Salatko Petryszcze a consacré un mémoire sur ce Miracle des Billettes et ses rapports avec l'antisémitisme, tandis que Laurence Riviale  l'étudie, dans les vitraux de Normandie, dans plusieurs paragraphes de son ouvrage Le Vitrail de Normandie entre Renaissance et Réforme en y voyant le Juif comme un prête-nom des Protestants. 

Il figure en une seule scène (celle du chaudron) dans la tenture de Ronceray, mais il est plus développé dans six lancettes de l'église Saint-Eloi de Rouen (aujourd'hui au Musée des Antiquités de la Seine-Maritime. Neuf verrières de Champagne lui sont également consacrées.

Des trois scènes présentes à Nogent-le-Roi, seule celle du chaudron peut trouver sa source dans les cartons communs avec la tenture de Ronceray, et il reste à identifier les sources de deux autres mouchettes.

 

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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7. Le miracle "des Billettes" (1) : Un Juif voit une hostie qu'il avait coupée se mettre à saigner.

 

Description.

Intérieur de la maison du Juif, juste en face d'une fenêtre : l'homme, vêtu d'une robe verte et portant l'aumônière à la ceinture, plante son canif dans l'hostie posée sur sa table. Sa main gauche levée témoigne de sa surprise, surprise partagée par son épouse (aux manches vertes, et au turban orientalisant) et par les deux enfants (la fillette : coiffe à rayure).

"Une fois en possession de l’hostie, le Juif place celle-ci sur un coffre et la perce à l’aide d’un canif. Soudain du sang se met à jaillir. Surpris, il appelle sa femme, son fils et sa fille. Très vite horrifiés par ce spectacle, ils l’implorent de ne pas continuer. Mais leurs plaintes ne font qu’accentuer la fureur du bourreau. A partir de là vont se succéder, accompagnées par les pleurs et les cris de sa famille, une multitude de tortures sur l’hostie sanglante, rappelant la Passion du Christ. Il lui enfonce un clou à coups de marteau, elle saigne. Il la flagelle, elle reste entière. Il la jette dans le feu, intacte, elle se met à voler dans toute la pièce. Muni d’un grand couteau de cuisine, c’est en vain qu’il tente de la découper puisqu’elle reste toujours entière. Hors de lui, il la fixe contre le mur et la transperce, le sang jaillit de plus belle." Camille Salatko Petryszcze

 

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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8. Le miracle "des Billettes" (2) : le Juif  fait bouillir l'hostie dans une chaudière, mais elle s'élève au-dessus de l'eau bouillante, tandis qu'apparaît une image de crucifix.

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Quatrain :

« Ung Juif ayant à Paris pans achet(és)

l’hostie au sang la ferrit d’ung coute(au)

puys la mettant bouillir saillant hor(s)

ung crucifix sest dedans présenté. »

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Nous reconnaissons les personnages à la couleur de leurs vêtements et à leurs accessoires (aumônière ; turban) ; la femme en bleu est une voisine qui découvre la scène.

La tenture de Ronceray. L'illustration proposée par Camille Salatko Petryszcze est tronquée et ne montre pas le crucifix s'élevant de la marmite. Voir en complément www.gettyimages.fr.

 

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Miracle "des Billettes", tenture de Ronceray.

 

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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9. L'hostie est recueillie par une pieuse voisine qui la porte à l'église. Le Juif expie son impiété par le supplice du feu ; il est conduit au bûcher sur une charrette.

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La scène figure aussi dans la baie 2 de l'église d'Aumale (L. Riviale planche XXXIX) , et on y retrouve le détail des flammes s'échappant en langues de feu entre les rayons des roues.

Le vitrail sembla avoir été remanié et la tête du Juif  se confond avec les cuisses du personnage en manteau rouge et vert. Néanmoins, ce sont ces couleurs verte et rouge qui occupent aussi  le centre de la charrette. Notez le livre, que le profanateur tient dans ses bras, et qui joue un rôle important dans la Légende : il s'agirait du Talmud :

"L’évêque de Paris, Simon Matifas, prévenu par le curé, réunit les personnalités ecclésiastiques les plus réputées pour faire comparaître le Juif et sa famille. Alors que toute sa famille se déclare convertie, le Juif ne se repent pas et raconte ses actes dans le détail. Après un long procès, il est condamné à la peine du feu sur la place de Grève pour sacrilège obstiné et déicide, et se retrouve livré au prévôt.

Lié sur le bûcher le Juif réclame un livre grâce auquel il prétend ne craindre ni le feu, ni le Dieu des Chrétiens. Intrigué, le prévôt envoie chercher ce livre. Mais cela ne changea en rien le devenir du Juif. Lui et son livre, dit la relation, brûlèrent avec une rapidité incroyable." (C. Salatko Petryszcze)

Verre bleu gravé : Le livre .

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Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

Verrière des miracles de l'Eucharistie (1500-1525), baie 9 de l'église de Nogent-Le-Roi. Photographie lavieb-aile.

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"Nous devons à notre savant ami, M. Jean Lafond, particulièrement compétent en tout ce qui concerne l'histoire 
de la peinture sur verre, la connaissance d'un vitrail de Pont-Audemer où figurent plusieurs miracles eucharistiques traités au Ronceray et à Nogent-le-Roi : le tabernacle bâti par les abeilles, les hérétiques marchant sur l'eau, la libération du possédé, la communion sacrilège. Les deux dernières scènes, la dernière surtout, présentent des ressemblances indéniables avec notre vitrail, ce qui laisse supposer que les deux œuvres ont été exécutées dans un atelier normand, rouennais probablement, mais dont l'origine paraît parisienne."  
(Yves Delaporte, 1958) 

La comparaison des trois œuvres (Nogent-le-roi, Ronceray et Pont-Audemer a été poursuivie par F. Gatouillat et par Guy-Michel Leproux :

..."Seuls trois miracles peuvent utilement être comparés : la Mort du pêcheur qui communie, les Hérétiques noyés et la Guérison d'un démoniaque . Dans le premier, c'est le vitrail de Pont-Audemer qui reste le plus fidèle aux modèles originaux, tels qu'ils apparaissent à Nogent-le-Roi. La composition est seulement resserrée pour occuper une lancette plus étroite, alors que dans la tenture du Ronceray, elle est inversée, et que deux figures ont été rajoutées au premier plan. Pour l'épisode suivant, c'est le contraire : les attitudes des deux hérétiques sont modifiées dans le vitrail et non dans la tapisserie. On pourrait donc penser à des adaptations indépendantes à partir des mêmes maquettes, mais la troisième scène s'oppose à cette interprétation. Dans la Guérison d'un démoniaque, en effet, certaines libertés prises avec les anciens cartons sont identiques : le bras du gardien, par exemple, est dans les deux cas, ramené sur la poitrine, alors qu'il ne l'était pas initialement. Une certaine parenté stylistique, qui transparait malgré la médiocrité du tissage, confirme cette observation : c'est bien le même atelier qui a produit les deux séries de cartons modifiés, et il s'agit encore du Maître de Montmorency. On retrouve en effet le même gardien, le bras tenant les verges replié, dans l'épisode de saint Rémi guérissant un possédé de la tenture de Robert de Lenoncourt, où l'on voit aussi un diable rappelant les démons de Pont-Audemer et, tout à fait à l'arrière-plan, des assistants comparables à ceux de Ronceray. De plus , le schéma de la scène est repris dans une autre pièce, au centre de laquelle est représentée la dernière messe célébrée par le saint. Ce ne sont d'ailleurs pas les seuls liens que l'on peut établir avec les tapisseries attribuées au Maître de Montmorency : le Melchisédech se penchant vers Abraham est, par exemple, le jumeau du Grand Prêtre des scènes de la Présentation de Jésus au Temple des tentures de Reims et de Saint-Bertrand-de-Comminges.

Le Maître de Montmorency, auteur des cartons de la Vie de la Vierge de Saint-Gervais, possédait dans son atelier des modèles et des cartons issus d'un atelier parisien actif à la fin du XVe siècle, celui du Maître d'Anne de Bretagne. Lui-même était à Paris depuis le début du XVIe siècle puisqu'on a pu lui attribuer les plus anciens vitraux de Ferrières-en-Gâtinais et la tenture de Saint-Etienne offerte avant 1505 par Jean Baillet à la cathédrale d'Auxerre. Enfin, il était sans contexte le fournisseur de cartons le plus prolifique de son époque, aussi bien pour les lissiers que pour les verriers, et qu'une production suppose des collaborateurs ou, à défaut, de multiples associations de confrères."

Le Maître de Montmorency est identifié comme étant Gauthier de Campes actif à Paris jusque vers 1530 et dont le nom est lié à la Tenture de l'Histoire de saint Etienne (Musée de Cluny).

 

 

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SOURCES ET LIENS.

— ARMINJON (Catherine), 2004, Saints de chœurs: tapisseries du moyen âge et de la renaissance : [Toulouse, Ensemble conventuel des jacobins, 24 avril-31 août 2004; Aix-en-Provence, Musée des tapisseries, septembre 2003-décembre 2004; Caen, Musée de Normandie, janvier-mai 2005, 5 continents, 2004 - 191 pages

— DELAPORTE, Yves). 1958- L'église Saint-Sulpice de Nogent-le-Roi, In: Bulletin de la Société Archéologique d'Eure-et-Loir vol. 21 (1958/61) p.33-80.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97712770/f47.item.r=eglise%20saint%20sulpice%20nogent%20le%20roi

— GRODECKI (Louis), PERROT (Françoise), CHAUSSÉ (Véronique), 1981, Les vitraux du Centre et des pays de la Loire, Recensement II, Corpus Vitrearum, edition du CNRS, Paris page 75.

LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, 1969 ;

—  LEPROUX Guy-Michel, 2001,  La peinture à Paris sous le règne de François Ier, Presses Paris Sorbonne, 223 pages, p.39-85

https://books.google.fr/books?id=Qj3gePI5adsC&dq=%22leproux%22+%22pont-audemer%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

MARILLIER (H. C.), The Ronceray Tapestries of the Sacraments, The Burlington Magazine for Connoisseurs , Vol. 59, No. 344 (Nov., 1931), pp. 232-235+238-239

https://www.jstor.org/stable/864915

MUSEUM OF FINE ARTS OF BOSTON : Tapestry, the story of Holy Sacrament

https://www.mfa.org/collections/object/tapestry-the-sacreligious-jew-from-the-series-the-story-of-the-holy-sacrament-123736

NASSIEU MAUPAS ( Audrey), 2000,

« Peinture, vitrail et tapisserie au début du XVIe siècle : l’exemple du Maître de Montmorency », Cahiers de la Rotonde, n° 22, 2000, p. 45-60.

SALATKO PETRYSZCZE (Camille), Le Mistere de la Saincte Hostie, introduction, édition du texte et notes , mémoire de Master sous la direction de D. Hüe, , préparé pour la mise en ligne par Camille Salatko Petryszcze

https://www.sites.univ-rennes2.fr/celam/cetm/Edition%20Hostie/ostie.html

 

TERVARENT (Guy de ), 1938, Les énigmes de l'art du Moyen Âge, Volumes 1 à 2 “Les” Éditions d'Art et d'Histoire, 1938 - 137 pages

—  Le Mistere de la Saincte Hostie Première édition connue et conservée imprimée à Paris chez la veuve Trepperel (1512-1519)

Paris B.N.F. Réserve p Yf 564

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6355669x/f8.image

Le Mistere de la Saincte Hostie nouvellement imprimé à Paris Seconde édition connue et conservée imprimée chez Alain Lotrian ou Jean II Trepperel (1530-1537)

Aix-en-Provence Bibliothèque Méjanes Rés. S. 60.

Le Jeu et Mystere de la Saincte Hostie par personnages Troisième et dernière édition connue et conservée imprimée à Paris chez Jean Bonfons (1547-1566)

Paris B.N.F. Réserve Yf 2915

https://data.bnf.fr/16648387/mystere_de_la_sainte_hostie/

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 23:41

La verrière des Miracles de  l'Eucharistie (vers 1515) ou baie 20 de l'église de Pont-Audemer.

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PRÉSENTATION.

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La baie 20 éclaire la première chapelle du bas-coté sud de l'église.

Son sujet est très intéressant : c'est celui des "Miracles de l'Eucharistie" commandé par la Confrérie du Saint-Sacrement de Pont-Audemer.  L'intérêt est historique d'une part, et iconographique d'autre part.

I. Sur le plan historique.

a) Les confréries du Saint-Sacrement.

Les confréries étaient  nombreuses au XV et XVIe siècle, et plus nombreuses encore aux XVIIe et XVIIIe : on comptait 80 confréries à Rouen au XV-XVIe, dont 19 dans les paroisses, et 267 confréries à Rouen, (contre 337 à Paris) en 1621 . Elles étaient souvent, en Normandie, désignées sous le nom de « Charités ». La moitié des paroisses de Rouen avaient leur confrérie du Saint-Sacrement. 

Les données concernent surtout les XVIIe et XVIIIe siècle, après la réforme tridentine et après leur multiplication dans le cadre de la lutte contre les hérésies.  On distingue les confréries professionnelles (de corporation) et les confréries de dévotion. Ces dernières peuvent être réparties en confréries d'agonisants, mariales (du Rosaire), christologique (du Saint-Sacrement), et de saints.  Elles associent un culte privé — récitation régulière d'oraison, adoration et autres exercices de piété,— et un culte public. Ce dernier repose sur la création d'une chapelle propre et d'un autel où seront allumés des flambeaux, ainsi que sur l'organisation de processions. Des Indulgences sont accordées aux participants. Les confréries du Saint-Sacrement réunissent une  élite paroissiale et sociale. 

Le but des confréries du Saint-Sacrement est la diffusion du culte eucharistique, c'est à dire de la lutte contre le doute à l'égard de la présence réelle du corps du Christ dans l'hostie consacrée : c'est le dogme de la transsubstantiation, promulgué par Innocent III en 1215, et officialisé par Jean XXII en 1317. Ce dernier officialisa la fête du Corps du Christ, ou Fête-Dieu, 60 jours après Pâques, fondée par Urbain IV et la bulle Transiturus.  L’Eucharistie y est présenté dans un ostensoir sous un dais porté par quatre notables au milieu des rues et des places qui étaient  richement pavoisées.

Afin de convaincre les fidèles de la réalité de cette présence réelle, les prédicateurs avaient recours à un certain nombre de miracles de l'Eucharistie

b) Le contexte de la Réforme.

Cinq ans après ce vitrail, en 1520, Luther opposa à ce dogme  la doctrine de la consubstantiation (la présence réelle du corps du Christ ne modifie pas la substance de l'hostie ou du vin). À la même époque,  le suisse Zwingli ne voit dans la communion qu'une commémoration et dans les espèces eucharistiques qu'un symbole. Pour Calvin la rémanence du Christ dans l'hostie est d'ordre spirituelle, et il ne peut y avoir de sacrilège concernant les espèces eucharistiques.

Dès 1525, la remise en cause de la transsubstantiation permet de distinguer les hérétiques. En 1551, le Concile de Trente réaffirme ce dogme.

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II. Sur le plan iconographique

a) La procession du Saint-Sacrement lors de processions des charitons et/ou lors de la Fête-Dieu.

Elle est représentée dans huit vitraux de Haute-Normandie au XVIe siècle dont :

  •  Louviers baie 26, 1480-1500 et baie 9, disparue
  • Montchaux-Soreng (disparu)
  • Offranville, baie 17
  • Gisors (baie détruite), en 1571
  • Caudebec-en-Caux  (baie 28) en 1530 : 
  • Rouen, Saint -Nicolas-le-Painteur après 1520

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b) Les Miracles eucharistiques.

Ces miracles forment le sujet de quelques verrières de Haute-Normandie

  • Rouen, église Saint-Vincent, baie 7, 1520-1530 : génuflexion d'une mule devant une hostie.

  • Rouen, Saint-Nicolas-le-Painteur 1542, disparue

  • Nonancourt, baie 107, 1525 : Messe de saint Grégoire 

  • Pont-Audemer

Un miracle particulier, celui des Hosties profanées dit "des Billetttes" est représenté dans 3 verrières de Haute-Normandie, la principale étant :

  • Rouen, église saint-Eloi (Musée des antiquités de la Seine-Maritime) vers 1540-1550

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Mais surtout, trois des scènes des Miracles de la baie 20 de Pont-Audemer trouvent leurs équivalents  sur une tenture de l'abbaye de Ronceray (1505-1520 ) et dans une verrière de l'église saint-Sulpice  de Nogent-le Roy (1510-1515) . Ces trois œuvres (Pont-Audemer, Nogent-le-Roy et Ronceray) partagent des cartons communs provenant d'un même peintre parisien,  Gauthier de Gampes , alias le Maître de Montmorency,  le Maître des Privilèges de Tournai, le maître de saint Gilles : le  peintre le plus fécond à Paris sous François Ier.

Les scènes du tympan sont attribuées à un autre peintre, rouennais, auteur de la baie 18.

La tapisserie de la grande et riche abbaye du Ronceray, située dans un faubourg d’Angers, était exposée lors de la célèbre procession du Saint-Sacrement. Ses 22 pièces  sont aujourd'hui dispersées au Louvre, au Château de Langeais, au Museum de Boston, au château de Leeds, etc. A chaque tableau correspond un quatrain en vers français de dix pieds, expliquant la scène. Ces inscriptions sont tissées en lettres gothiques blanches sur fond rouge dans la partie inférieure de la tapisserie.

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DESCRIPTION.

Haute de 5 m et large de 1,70 m, cette baie a vu sa troisième lancette, à droite, être obstruée par un mur de séparation. 

— Registre inférieur: la procession du Saint-Sacrement. (suite en baie 18).

— Registre moyen et supérieur, et tympan : 6 scènes des Miracles eucharistiques :

1. Mort d'un pêcheur qui a communié sans avoir reçu l'absolution. L'hostie le blesse en sortant de sa gorge.

2. Guérison par la communion d'un possédé que son gardien tient enchaîné dans l'église.

3. Le Saint-Sacrement jeté à la rivière par un prêtre provoque la noyade de 2 magiciens qui marchaient sur l'eau, tandis que deux anges récupèrent le ciboire.

4. La communion miraculeuse d'Archambaud de Bourbon à son lit de mort.

. Mouchette gauche : un Juif est mordu par un chien à qui il avait jeté une hostie.

6. Mouchette  droite : miracle des abeilles qui construisent une ruche-tabernacle pour protéger une hostie.

— Sommet du tympan : la Cène.

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Le registre inférieur : la procession du Saint-Sacrement.

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Lancette gauche : le prêtre portant l'ostensoir marche en procession sous un dais porté par quatre notables de la Confrérie.

Lancette droite : la foule des fidèles et des bourgeois de la ville suit la procession derrière quatre notables, portant bonnet.

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Inscription : elle a été déchiffrée par Montier, qui signale  que la vitre a été donnée pendant que Leroy était prévost et Jehan Lepetit eschevin de cette confrérie.    Je lis

[o]ST JEHAN LE PETIT D~ CE LIEUE ES LI 

MAISTER MAIL---CESTE ---

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Voir la suite sur la baie 18.

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Registre intermédiaire.

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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1. Mort d'un pêcheur qui a communié sans avoir reçu l'absolution. L'hostie le blesse en sortant de sa gorge.

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Quatrain de la tenture de Ronceray :

UNG PECHEUR QUI INDIGNEMENT RECEUT LA TRES SACREE HOSTIE MORUT TOST ET VISIBLEMENT PAR LA GORGE FIST LA SORTIE.

Le vitrail de Pont-Audemer est le plus fidèle aux modèles originaux (les cartons du Maître de Montmorency), tels qu'ils apparaissent à Nogent-le-Roi. La composition est seulement resserrée pour occuper une lancette plus étroite, alors que dans la tenture du Ronceray, elle est inversée, et  deux figures y ont été rajoutées au premier plan. (G. Leproux)

 

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Verrière de Nogent-le-Roy. Photographie lavieb-aile.

 

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tenture de l'abbaye de Ronceray.

 

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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2. Guérison par la communion d'un possédé que son gardien tient enchaîné dans l'église.

Devant le possédé, un garde tenant une lance porte le trousseau de clés d'une probable prison.

Inscriptions (lettres en désordres et parfois à l'envers) sur le bas de la robe du "démoniaque".

 

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Quatrain de la tenture de Ronceray :

PAR LA VERTU DU SACRAMENT FUT DEMONSTRE UNG GRAND MIRACLE CAR LE DYABLE VISIBLEMENT SORTIT HORS DUNG DEMONIACLE.

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Verrière de Nogent-le-Roy. Photographie lavieb-aile.

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Registre supérieur.

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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3. Le Saint-Sacrement jeté à la rivière par un prêtre provoque la noyade de 2 magiciens qui marchaient sur l'eau, tandis que deux anges récupèrent le ciboire.

Inscriptions en lettres capitales romaines dépourvues de sens sur la bordure du manteau bleu du seigneur placé à gauche ; verre rouge gravé pour sa toque.

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Quatrain de la tenture de Ronceray :

NOYES FURENT DEUX HERETIQUES PAR LA VERTU DU SACREMENT LESQUELZ DEVANT PAR ARS MAGIQUES MARCHOIENT SUR LEAU FRANCHEMENT.

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, baie 9, Nogent-le-Roy. Photographie lavieb-aile.

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Tenture de Roncheray

 

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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4. La communion miraculeuse d'Archambaud de Bourbon à son lit de mort.

La communion miraculeuse d'Archambaud de Bourbon ne figure ni à Nogent-le-Roy, ni sur la tenture de Ronceray, mais elle  est représenté dans la tenture bruxelloise de Trajan et Herkenbald, d'après Van der Weyden conservé au musée d'histoire de Berne. Un auteur en fait le commentaire suivant :

 

 "Le troisième sujet est la justice d'Herkinhal, plongeant un poignard dans le cœur de son neveu qui avait fait violence à une jeune fille. Herkinbal saisit de la main gauche par les cheveux son neveu agenouillé au pied de son lit, et de la main droite, lui enfonce un couteau dans la gorge.
4° Herkinbal se sentant près de mourir fait venir, un évêque pour l'administrer ; le prélat part en refusant de donner la sainte communion.  Herkinbal qui ne voulait pas se confesser, comme d'un crime, du meurtre de son neveu,  rappelle l'évêque et lui montre l'hostie sortie du ciboire qui est venue se placer d'elle-même dans sa bouche. Le prélat entonne les louanges du Seigneur."


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La Justice de Trajan et Herkinbald, tenture, vers 1450 d'après Van der Weyden Musée Historique de Bern.

 

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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LE TYMPAN.

 

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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5. Mouchette gauche : un Juif est mordu par un chien à qui il avait jeté une hostie.

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Au premier plan, le juif a jeté l'hostie à terre, pour que son chien la mange. Au lieu de cela, l'animal ploie les genoux et en même temps mord son maître à la main.

. ... Une xpiene vendit la saincte h(ostie)

 A ung faulx iuif cruel et inhum(ain) 

Qui a son chien iecta par mocque(rie)

Lequel ladore mort le iuif en la m(ain)

UNG XPRETRE VENDIT LA SAINTE HO [STIE] A UNG FAULX JUIF CRUEL ET INHUM [AIN] QUE A SON CHIEN JECTA PAR MOQUERIE LEQUEL LADORE MORT LE JUIF EN LA MAIN.

 

 L'histoire du juif sacrilège, mordu par son chien figure généralement parmi les « exemples moraux » de   Jean Mansel  : "le recueil d'exemples moraux", de Jean Mansel (1401-1500)  BnF fr. 911 f.276-277 :

 

"Un Juif acheta une fois le corps de notre seigneur d'une fausse chrétienne elle lui bailla. Sitôt comme le Juif le tint il le donna à son chien pour le manger. Mais le chien s'agenouilla et n'y toucha oncques. Lors le Juif par grand dépit voulut battre son chien . Il advint par vengeance que le chien prit son maître par un bras et le fit crier moult haut à grande angoisse et e le laissa aller jusqu'à ce que les chrétiens y accourent et le Juif qui était repentant de son péché leur dit toute la vérité de cette chose et fit baptiser lui et toute sa famille et la chrétienne fut punie qui lui avait baillé le corps de notre seigneur. »

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10720727t/f296.item.zoom

 

 

 

 

 

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Le Juif mordu par son chien, tenture de l'abbaye de Roncheray, Boston Museum of Art

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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6. Mouchette  droite : miracle des abeilles qui construisent une ruche-tabernacle pour protéger une hostie.

Lettres inscrites sur le col du personnage barbu agenouillé.

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Quatrain de Roncevay  (les "mouches" désignent les abeilles)

 

« Une femme au pays de Pourvence

jecta es mouches l’hostie sacrée

Lesquelles lors en grande révére(n)ce

Luy firent une chapelle ornée. »

cf :  https://www.sites.univ-rennes2.fr/celam/cetm/Edition%20Hostie/ostie.html#DOCUMENT5

  

 L'histoire des abeilles figure également, comme la précédente, parmi les « exemples moraux » de   Jean Mansel  : "le recueil d'exemples moraux", de Jean Mansel (1401-1500)  BnF fr. 911 f.273 : La femme décide de nourrir ses abeilles, qui se mourraient, d'une hostie, mais celles-cu firent "une moult belle chapelle, et avait dedans un autel et sur l'autel était le corps de notre seigneur".

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10720727t/f293.item.zoom

 

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Nogent-le Roy, baie 9 (1500-1525), Miracle des abeilles. Photographie lavieb-aile.

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  Le Miracle des Abeilles , tenture de l'  abbaye de Ronceray, 1505-1520,  laine et soie, Château de Langeais, Chambre des carreaux verts

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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7. Mouchette sommitale : la Cène, institution de l'Eucharistie.

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Quatrain de Roncevay :

DEVANT SA MORT SACRA SON SANG ET CORPS ET PRESBRES FAIT SES APOTRES A LHEURE DE FAIRE AINSI LEUR DIST ET SOIENT RECORS QUE SOUBS CE PAIN SON CORPS ENTIER DEMEURE.

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Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Verrière des Miracles de l'Eucharistie, vers 1515. Baie 20 de l'église de Pont-Audemer. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Annexe I . La tenture de Roncheray.

"Quant au lieu de confection, plusieurs hypothèses ont été suggérées. Pour certains historiens, comme Guiffrey, Göbel ou Marillier (97), elle aurait été confectionnée dans la Vallée de la Loire. Pour d’autres, comme Barbier de Montault, de Coupigny, de Tervarent (98), il s’agirait d’un tissage flamand. Quoi qu’il en soit, on peut affirmer que ces tapisseries se rattachent, par leur format et par leur style, à un groupe de tapisseries commandées pour décorer les stalles d’églises. A ce jour, elle reste la seule suite de tapisseries conçue d’après ces cartons. Cependant, on sait, qu’en 1539, la cathédrale de Tours possédait une série de tapisseries comportant presque les mêmes sujets de l’Ancien Testament. « D’autre part, on sait que Jacques Fourré, évêque de Châlons, commanda deux grandes tapisseries (exécutées entre 1573 et 1578), pour le chœur de l’église, l’une représentait le symbole du Saint-Sacrement et l’autre la Vérité du Saint-Sacrement » (99). Reste à savoir ce que représentaient exactement ces tapisseries. La série à laquelle appartient la tapisserie des Miracles comprenait à l’origine un nombre inconnu de pièces longues et étroites divisées en quatre ou six grands tableaux qui étaient accrochés de part et d’autre du chœur. En 1888, onze fragments existaient, en 1941, le fragment de la Cène et de la Crucifixion avait été divisé en deux parties. Aujourd’hui, ne sont conservés au château de Langeais que deux pans de cette fresque, Les Miracles de la sainte Hostie et Abel, Melchisédech et la Pâque juive. Les dix autres fragments ont été dispersés en 1971 dans différentes collections ." SALATKO PETRYSZCZE (

 

1°Abel, Melchisédech et la Pâque juive, Château de Langeais.

2°Moïse frappant le rocher. / David et le passage de la mer rouge. Elie enlevé par les anges. New-York, The Century Association.

3°La Cène. Boston, Museum of Fine Arts.

4°La Crucifixion. Ohio, Allen Memorial Art Museum. Oberlin College.

5°L’idole renversée. Paris. Musée des Gobelins.

6°Saint Grégoire et la femme incrédule. / Doute et vision d’un prêtre. Leeds Castle.

7°Guérison d’un démoniaque./  Le cheval d’un païen rend hommage à l’Eucharistie. Boston. Museum of Fine Art.

8°Le Miracle des Abeilles. / Le Miracle des Billettes. Château de Langeais.

9°La mort d’un pêcheur qui communie./  Châtiment d’un prêtre coupable. Paris. Louvre.

10°Hérétiques noyés. /  Des animaux s’agenouillent devant l’hostie. Leeds Castle.

11°Le Miracle du Lendit. Musée des Gobelins.

12°Le Juif sacrilège mordu par son chien. Leeds Castle. 

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Description par le Museum of Arts de Boston :

I. Panel of 3 subjects, acquired by M. Siegfried, of the ChAteau de Langeais, and still there. [PLATE I, A].

(1) Adam and Eve. Cain and Abel. The scene shows Adam delving and Eve spinning, with the two boys at play beside an incongruous rustic cottage. On the left is a stone altar with Cain and Abel sacrificing and God appearing in a cloud. The foreground contains the murder of Abel. The verse along the bottom, in black letters on a red band, runs as follows :

CY COMANCE LYSTOIRE ET LA FIGURE DE' JHU CHRIST ET SON SAINCT SACREMENT DEPUIS ABEL ET LA LOY DE LA NATURE' JUSQUES A SON CRUEL CRUCIFIEMENT.

(2) Abraham and Melchizedek. The subject is divided from the last by a tree. Before the inscription below are the arms of Ysabelle de Jaille 3 and her initial Y twice. Abraham is dressed as a warrior of the period, in a jewelled helmet with red and white plumes. From his lance hangs a blue oriflamme. He is accompanied by a bravely clad suite. Melchizedek issues from an ornamental palace bearing bread and a gold wine-cup, and one of his staff carries an ewer. In the second plane are seen Abraham and the three angels, and the Sacrifice of Isaac. The verse runs:

MELCHISEDECH PBRE DU DIEU DIVIN OFFRIT AU BON PRIARCHE ABRAHAM ET LE RECONFORTANT DU PAIN ET VIN A SON RETOUR DE LARMEE DE SALAM.

(3) The Passover. This scene is divided from the last by the door from which Melchizedek appears. A pheasant is perched upon a balustrade. The Passover is represented by nine persons standing round a table with staves in their hands. One is adjusting his footgear. On the table is the paschal lamb and a dish of bitter herbs. In the background Moses is seen keeping his sheep, and God in the burning bush. The verse runs:

LE PEUPLE DISRAEL CHAUSSE ET CEINT TENANT ES MAIS BASTONS BLANS ET HONNESTES MANGEOIT IADIS P. MISTERE TRESAINCT LAIGNEL PASCHAL AUX LAICTUES AGRESTES. II. Panel of three subjects, acquired by M. Jumel, Avocat of Amiens. [PLATE I, B.]

(4) Moses striking the Rock. In the foreground a richly robed woman bends before Moses and offers him a wicker basket filled with manna. Half of the subject and the inscription is missing. The remainder of the latter is as follows: AU DIT PEUPLE QUI AUX DESERS ESTOI[ DESIROIT CELUI QUI EN GOUSTOIT.

(5) David and the Shew-bread. The High-priest wears a white brocaded robe edged with pearls and little bells, and has on his breast the ephod of twelve coloured stones representing the tribes. He offers the shew-bread on a linen cloth to David, who is dressed in a Burgundian costume of blue velvet beneath an ermine-trimmed cloak, and a hat adorned with crown and jewels. A subordinate scene shows the decapitation of Ahimelech, and in the distance is David dancing and playing before the Ark. The verse runs :

ACHIMELECH A DAVID DOULCEMENT DONNA DU PAIN DE PROPOSICION POURQUOI SAUL LE FIST CRUELLEMENT DECAPITER ET SANS DILACION.

(6) Elijah fed by an angel. A holly bush divides this scene from the last. Below, as in various other panels, are the arms on a lozenge of Dame Loyse le Roux. Elijah is reclining in the foreground tended by the angel. Behind, he is taken up in the chariot of fire, watched by Elisha. The verse runs: DE CHEMINER HELYAS SI TRES FORT FUT TRAVAILLE ET LAS QUIL ENDORMIT AUQUEL DIEU POUR LUY DONER RECONFORT PAR UNG ANGE PAIN ET EAU LUY TRANSMIT. III. Double panel, acquired by M. IUvy of Paris.

(7) The Last Supper. Christ, surrounded by the disciples, is seated beneath a canopy, holding the cup. In a subordinate scene, He is washing their feet. The quatrain runs:

DEVANT SA MORT SACRA SON SANG ET CORPS ET PRESBRES FAIT SES APOTRES A LHEURE DE FAIRE AINSI LEUR DIST ET SOIENT RECORS QUE SOUBS CE PAIN SON CORPS ENTIER DEMEURE.

(8) The Crucifixion. The Calvary, with the three crosses; St. John and the Virgin at the foot of the centre cross, and mounted men insulting the Saviour. The quatrain runs:

PUIS EN CALVAIRE IL FUT SACRIFIE AU SAINCT AUTEL DE LA CROIX PAR MISTERE QUANT DES JUIFS IL FUT CRUCIFIE POUR LES HUMAINS SOUFFRIT MORT TRES AUSTERE.

Below this inscription is the name of the donor, " Dame Loyse le Roux, doyenne et dame de chambre céans," who is depicted embracing the foot of the cross itself.

IV. Single subject, acquired by the Musée des Gobelins. (20)

A sacrilegious theft. The subject is the theft from St. Gervais of a Host, which floats miraculously above the head of the thief in the plain of St. Denis. The Bishop of Paris, the abbot of St. Denis, and the curb of St. Gervais bearing a communion cloth, come to seek it. The quatrain runs:

A SAINCT GERVAIS UNG LARRON PRINT LOSTIE QUE AU LENDICT MIST OU SEN ALLA LEVESQUE DE PARIS L ABBE SAINCT DENYS AVECQUE MAIS AU CURE DUDIT LIEU EST SORTIE.

V. Single subject, acquired by Comte de L'Estoile, of Château la Colletrie, Anjou. Now at Leeds Castle with Nos. VII and VIII. [PLATE I, C.] (21)

Punishment of a sacrilegious Jew. A Christian having sold the Host to a jew, the latter throws it to his dog, which bites him in the hand. The quatrain runs:

UNG XPRETRE VENDIT LA SAINTE HO [STIE] A UNG FAULX JUIF CRUEL ET INHUM [AIN] QUE A SON CHIEN JECTA PAR MOQUERIE LEQUEL LADORE MORT LE JUIF EN LA MAIN.

 

According to M. de Farcy, there was attached to this piece a fragment of No. 22, the Birth of Christ, which has disappeared. It showed God the Father overhead, with the words " Ab initio et ante secula creata sum." Below was a town with the seated Virgin, probably holding the Infant, and to her left a nun (possibly the donor) reading her Hours. The only words remaining of the inscription were de BETH . . . SAINCT . . . DONT. . . BROU . . .

VI. Single subjects, acquired by the Musbe des Gobelins.

(9) An Idol overthrown. A pagan stands beside an altar on which is an idol of a crowned King, which is overthrown from its pedestal on the arrival of the Host, borne by St. Antony. A franciscan in blue-grey habit accompanies him. The quatrain runs:

UNG IDOLATRE QUI LA FOI REGNIA AVOIT UNG FILZ SAINCT ANTHOINE CORDELIER DEVANT LYDOLE LOSTIE SACREE PORTA SOUDAINEMENT ON LA VIT TREBUCHER.

VII. Double panel, acquired by Comte de L'Estoile. Now at Leeds Castle. [PLATE II, A.]

(18) Two heretics drowned. It is recorded that in the era of the Albigenses, heretics walked on the water by the aid of Satan. Two of these are shown in the act, but a priest cast the Host upon the water and the heretics were drowned. Angels recovered the Host. The quatrain runs:

NOYES FURENT DEUX HERETIQUES PAR LA VERTU DU SACREMENT LESQUELZ DEVANT PAR ARS MAGIQUES MARCHOIENT SUR LEAU FRANCHEMENT.

(19) Conversion of a heretic. An ox, an ass, and a horse prostrate themselves before a priest bearing the Host. A heretic is converted by the sight. The quatrain runs:

UNG CHEVAL UNG B(EUF ET UNG ASNE ADORENT LEUR CREATEUR DONT UNG HERETIQUE PROPHANS FUT GECTE HORS DE SON ERREUR.

VIII. Double panel, acquired by Comte de L'Estoile. Now at Leeds Castle. [PLATE II, B.] (io)

St. Gregory converts the sacrament into flesh. The pope is communicating a man and a woman, assisted by a cardinal and a priest bearing the double cross, when the Host is transformed into a figure of Christ crucified. The quatrain runs:

SAINCT GREGOIRE COMMUNIOIT UNE FEMME MAL ADVERTIE DONT AINSI QUELLE SENS SOUBZRIOIT FUT LOSTIE EN CHAIR CONVERTIE.

(I I) A sceptical priest converted. Miracle of the transubstantiation; a vision of the Virgin and Child appearing to a doubting celebrant. The quatrain runs:

UNG PBTRE DOUBTA LA HOSTIE POUR QUOY ELLE SE DISPARUT MAIS LA SACREE VIERGE MARIE TENANT SON FILS LUY APPARUT.

 

IX. Double panel, acquired by M. Helft, Paris. Now at the Louvre. [PLATE II, C.] 

10. Death of an unworthy communicant. A priest in a blue chasuble with gold orphreys is preparing to communicate a sinner who has not received absolution, when the latter falls back dead. The quatrain runs:

UNG PECHEUR QUI INDIGNEMENT RECEUT LA TRES SACREE HOSTIE MORUT TOST ET VISIBLEMENT PAR LA GORGE FIST LA SORTIE.

(11) Punishment of a sinful priest. During the profane administration of the sacrament, a sinful priest is consumed by fire from heaven. The quatrain runs:

UNG PRESTRE IMMONDE CELEBRANT NON CRAIGNANT DIEU NI LES HUMAINS FUT DU FEU DU CIEL DESCENDANT EMBRASE' LES BRAS ET LES MAINS.

Double panel, acquired by M. Bailly, of Paris. This figured later in the Tollin sale of 1897, and is now in the possession of the Boston (Mass.) Museum of Fine Arts. [PLATE II, D.]

(I2) Deliverance of a demoniac. The possessed man is kneeling before a priest, who administers to him the sacred wafer, whereupon the devil escapes from his mouth in the shape of a small black goblin. A man provided with whips stands on the right, in case they should be required. The quatrain runs:

PAR LA VERTU DU SACRAMENT FUT DEMONSTRE UNG GRAND MIRACLE CAR LE DYABLE VISIBLEMENT SORTIT HORS DUNG DEMONIACLE.

(13) Conversion of an infidel. A priest bearing the Host, and accompanied by three acolytes carrying candles, meets a mounted pagan in the street. The pagan takes no notice, but his horse kneels down under him. The quatrain runs:

UNG PAYEN SANS HONNEUR PASSA PAR DEVANT LE SAINCT SACREMENT MAIS SON CHEVAL SE HUMILIA ET CREUT LE PAYEN FERMEMENT.

XI. Double panel, acquired by M. Siegfried, of Chateau de Langeais. [PLATE I, D.]

(14) The bees build a chapel. A wicked woman throws the sacred wafer into a hive of bees, and marvels when the bees build from it a tiny chapel. The quatrain runs:

UNE FEMME AU PAYS DE POURUECE JECTA ES MOUCHES LHOSTIE SACREE LESQUELLES LORS EN GRANDE REUERECE LUY FIRENT UNE CHAPELLE ORNEE.

(15) Story of the jew Jonathas. A jew pierces the holy wafer with a knife and blood gushes from it. He boils it in a pot and an image of the crucified Christ emerges. The quatrain runs:

UNG JUIF AYANT A PARIS PAINS ACHEPTE LHOSTIE AU SANG LA FERUT DUNG COUTEAU PUYS LA JECTANT BOUILLIR SAILLANT HO . . . UNG CRUCIFIX SEST DEDANS PRESENTE.

 

Boston Museum Bulletin, Volumes 72 à 74, Museum of Fine Arts, 1974.

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ANNEXE II.  Gauthier de Gampes , alias le Maître de Montmorency, le Maître des Privilèges de Tournai, le maître de saint Gilles. Peintre le plus fécond à Paris sous François Ier. Guy LEPROUX.

https://books.google.fr/books?id=Qj3gePI5adsC&pg=PA212&lpg=PA212&dq=%22leproux%22+%22pont-audemer%22&source=bl&ots=f64m_c2v7A&sig=EqvhRsUUQfXAP3rQYbN8tI5jO7E&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiC35r2pYjfAhXCaFAKHUIaBiYQ6AEwBnoECAIQAQ#v=onepage&q=%22pont-audemer%22&f=false

a) Notes de lecture : Le Maître de Montmorency est à l'origine des oeuvres suivantes

 

-six ou 7 verrières de la Collégiale Saint-Martin de Montmorency, 1524-1525

-Repas chez Simon de Triel

-Vie de la Vierge de la chapelle d'axe de Saint-Gervais à Paris

-Tenture de la Vie de la Vierge et de la Vie de saint Rémi de Reims (1530)

-Tenture de la Vie de saint Martin d'Angers

-Tenture de la Vie de saint Gervais et Protais le Mans

-Tenture de  saint Julien le Mans

-Tenture de la  Vie de saint Jean-Baptiste Angers

-Tenture de Ronceray près d'Angers

-Verrière Ferrières-en-Gâtinais, Vie de la Vierge et Vie de saint Aldric

-Verrières de HERBLAY

 

carton —>saint Merry, nef et Saint-Gervais tympan de la Vie de Sainte-Madeleine

- église Saint-Gervais de Paris : verrière où étaient figurés les Miracles de l'Eucharistie, avait été offerte en 15 10 par Marie Favart, veuve de Nicolas Lecler. Elle a disparu.

- Verrières de Nogent-le Roy église saint-Sulpice

"À Pont-Audemer, seules les quatre scènes des lancettes sont imputables à un artiste parisien. Elles ont été complétées, dans le tympan, par un peintre rouennais, auquel on doit aussi la verrière voisine ainsi que la procession du Saint-Sacrement qui occupe le soubassement des deux baies. Il apparaît donc que les cartons « modernisés » qui ont servi n'ont pas été créés pour l'édifice, mais que ce sont des remplois adaptés localement. La communion miraculeuse d'Archambaud de Bourbon n'existant ni dans les tapisseries de Ronceray ni à Nogent-le-Roy, seuls trois miracles peuvent utilement être comparés : la Mort du pêcheur qui communie, les Hérétiques noyés et la Guérison d'un démoniaque . Dans le premier, c'est le vitrail de Pont-Audemer qui reste le plus fidèle aux modèles originaux, tels qu'ils apparaissent à Nogent-le-Roi. La composition est seulement resserrée pour occuper une lancette plus étroite, alors que dans la tenture du Ronceray, elle est inversée, et que deux figures ont été rajoutées au premier plan. Pour l'épisode suivant, c'est le contraire : les attitudes des deux hérétiques sont modifiées dans le vitrail et non dans la tapisserie. On pourrait donc penser à des adaptations indépendantes à partir des mêmes maquettes, mais la troisième scène s'oppose à cette interprétation. Dans la Guérison d'un démoniaque, en effet, certaines libertés prises avec les anciens cartons sont identiques : le bras du gardien, par exemple, est dans les deux cas, ramené sur la poitrine, alors qu'il ne l'était pas initialement. Une certaine parenté stylistique, qui transparait malgré la médiocrité du tissage, confirme cette observation : c'est bien le même atelier qui a produit les deux séries de cartons modifiés, et il s'agit encore du Maître de Montmorency. On retrouve en effet le même gardien, le bras tenant les verges replié, dans l'épisode de saint Rémi guérissant un possédé de la tenture de Robert de Lenoncourt, où l'on voit aussi un diable rappelant les démons de Pont-Audemer et, tout à fait à l'arrière-plan, des assistants comparables à ceux de Ronceray. De plus , le schéma de la scène est repris dans une autre pièce, au centre de laquelle est représentée la dernière messe célébrée par le saint. Ce ne sont d'ailleurs pas les seuls liens que l'on peut établir avec les tapisseries attribuées au Maître de Montmorency : le Melchisédech se penchant vers Abraham est, par exemple, le jumeau du Grand Prêtre des scènes de la Présentation de Jésus au Temple des tentures de Reims et de Saint-Bertrand-de-Comminges.

Le Maître de Montmorency, auteur des cartons de la Vie de la Vierge de Saint-Gervais, possédait dans son atelier des modèles et des cartons issus d'un atelier parisien actif à la fin du XVe siècle, celui du Maître d'Anne de Bretagne. Lui-même était à Paris depuis le début du XVIe siècle puisqu'on a pu lui attribuer les plus anciens vitraux de Ferrières-en-Gâtinais et la tenture de Saint-Etienne offerte avant 1505 par Jean Baillet à la cathédrale d'Auxerre. Enfin, il était sans contexte le fournisseur de cartons le plus prolifique de son époque, aussi bien pour les lissiers que pour les verriers, et qu'une production suppose des collaborateurs ou, à défaut, de multiples associations de confrères."

Le Maître de Montmorency est identifié comme étant Gauthier de Campes actif à Paris jusque vers 1530 et dont le nom est lié à la Tenture de l'Histoire de saint Etienne (Musée de Cluny).

Note : j'ai pu commettre des erreurs : on se reportera au texte de Guy-Michel Leproux.

 

— LEPROUX (Guy-Michel) La peinture à Paris sous le règne de François Ier, Presses de l'Université Paris-Sorbonne (collection Corpus Vitrearum), Paris, 2001, chapitre II, Gauthier de Campes alias le Maître de Montmorency, alias le Maître des Privilèges de Tournai, alias le Maître de Saint-Gilles, p. 39-110

https://books.google.fr/books?id=Qj3gePI5adsC&pg=PA39#v=onepage&q&f=false

— NASSIEU MAUPAS ( Audrey), 2000,

« Peinture, vitrail et tapisserie au début du XVIe siècle : l’exemple du Maître de Montmorency », Cahiers de la Rotonde, n° 22, 2000, p. 45-60.

 

  •  

 


 

 

.

— France ? entre 1505 et 1518 Deux Miracles de l'Hostie de la tenture L'Histoire du saint Sacrement aux armes d'Isabelle de La Jaille, abbesse de 1505 à 1518 de l'abbaye du Ronceray, près d'Angers  Tapisserie, laine

http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not&idNotice=14640

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— tapisserie de Ronceray

https://www.abbaye-chaise-dieu.com/IMG/pdf_Le_patrimoine_francais.pdf

— GATOUILLAT ( Françoise) 2001, Eglise Saint-Ouen : Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France, Paris, CNRS, 2001. p. 194-195.

 

— GATOUILLAT  (Françoise),, "L'utilisation de modèles graphiques dans le vitrail parisien au début du XVIe siècle", dans Michel Hérold et Claude Mignot (dir.), Vitrail et arts graphiques XVe-XVIe siècles, actes de la table ronde de Paris, Ecole nationale du patrimoine, 29-30 mai 1997, Paris, 1999, p. 159.
Michel Hérold, "A propos du "Maître de la Vie de saint Jean-Baptiste : recherches sur l'usage des patrons à grandeur au début du XVIe siècle", dans Michel Hérold et Claude Mignot (dir.), Vitrail et arts graphiques XVe-XVIe siècles, actes de la table ronde de Paris, Ecole nationale du patrimoine, 29-30 mai 1997, Paris, 1999, p. 182.

— GATOUILLAT  (Françoise), 1996, Eglise paroissiale Saint-Ouen, Pont-Audemer : les verrières, inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, commission régionale Haute-Normandie, Rouen, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, Itinéraires du patrimoine n°103, 1996 ;

— GATOUILLAT  Françoise,Notice © Monuments historiques, 2005,

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Pont-Audemer&NUMBER=4&GRP=0&REQ=((Pont-Audemer)%20%3ALOCA%20)&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

"L'ensemble est constitué de 14 verrières des 15e et 16e siècles : le Saint Sacrement, Légende de saint Ouen et procession de la Charité, l'Annonciation, Saint Pierre et Saint Paul, Saint Eustache, saint Léon, saint Nicolas et donateur de Freville et sa famille (vitrail allemand), Dormition de la Vierge, Vie de saint Jean-Baptiste, Saint Pierre, saint Yves, sainte Barbe, Saint Mathurin, saint Sébastien, saint Jacques le Majeur, saint Jean-Baptiste, l'Apparition du Christ aux Apôtres, Légende de saint Honoré, Martyre de saint Vincent, Légende de saint Nicolas, Histoire de la Rédemption.

Verrière consacrée à la vie de Saint Ouen (baie 18) offerte par la confrérie du Saint-Sacrement de Pont-Audemer. Le peintre verrier pourrait être un élève d'Arnoult de Nimègue, grand maître néerlandais.

Légende de saint Nicolas, Histoire de la Rédemption (1556).

Chaque baie de l'église Saint-Ouen est ornée d'un vitrail ancien ou moderne. Elles présentent une grande diversité du fait de leur chronologie, de leurs sujets et de leur facture. La plupart d'entre elles sont d'un haut niveau de qualité. Les deux verrières les plus anciennes de cet ensemble décoraient l'église précédente, l'une demeurée dans le choeur non rebâti, l'autre datée de 1475 ayant été réadaptée dans la première chapelle du bas-côté nord. Les douze autres ont été conçues pour le nouvel édifice, offertes principalement par la bourgeoisie locale et des confréries. Toutes ces oeuvres portent témoignage de la vitalité des ateliers de peinture sur verre implantées à Rouen et de l'influence de différents centres de production français. Par exemple, la vie de saint Jean-Baptiste (baie 8) est une réplique voulue par le donateur d'une des verrières des Le Prince à Saint-Vincent de Rouen (1525-1526) commandée au peintre verrier rouennais Mausse Hertault en 1535."

"Une autre (baie 13) reflète aussi par sa facture, l'influence d'un grand atelier de Beauvais. Du point de vue iconographique, les verrières ne comportent pas de programme d'ensemble. Les vitraux sont commandés pour orner les chapelles privatives. Le sujet est le choix du donateur. On peut noter toutefois plusieurs cycles hagiographiques rarement illustrés, ceux dédiés à saint Ouen (baie 18), à saint Mathurin (baie 12) et à saint Honoré (baie 13). [...] Après la seconde guerre mondiale, Max Ingrand (1908-1969) replace les verrières anciennes mises à l'abri en 1939, sans intervention notable car elles étaient en bon état, et complète les baies 9 et 11 ; ce peintre verrier crée aussi, pour remplacer des oeuvres du XIXe siècle détruites, un cycle marial et christique, pratiquement absent du programme iconographique ancien. Les nouvelles verrières ont pris place vers 1950 dans le choeur et dans les baies de la façade."

 

— LAFOND, (Jean), 1969, Les vitraux de l'arrondissement de Pont-Audemer, Nouvelles de l'Eure, n°36, 1969 ;

—  LEPROUX Guy-Michel, 2001,  La peinture à Paris sous le règne de François Ier, Presses Paris Sorbonne, 223 pages, p.39-85

https://books.google.fr/books?id=Qj3gePI5adsC&dq=%22leproux%22+%22pont-audemer%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— MARILLIER (H. C.), The Ronceray Tapestries of the Sacraments, The Burlington Magazine for Connoisseurs , Vol. 59, No. 344 (Nov., 1931), pp. 232-235+238-239

https://www.jstor.org/stable/864915

 

— MONTIER, (Armand), 1895,Les vitraux de Saint-Ouen de Pont-Audemer, Pont-Audemer, Impr. du Commerce, G. Hauchard, 1895 ;

— MONTIER, (Armand), 1896, "L'église Saint-Ouen à Pont-Audemer", Normandie monumentale et pittoresque p. 105.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f141.item.texteImage

— MUSEUM OF FINE ARTS OF BOSTON : Tapestry, the story of Holy Sacrament

 

https://www.mfa.org/collections/object/tapestry-the-sacreligious-jew-from-the-series-the-story-of-the-holy-sacrament-123736

— NASSIEU MAUPAS ( Audrey), 2000,

« Peinture, vitrail et tapisserie au début du XVIe siècle : l’exemple du Maître de Montmorency », Cahiers de la Rotonde, n° 22, 2000, p. 45-60.

 

— OTTIN, sd. 1896, p. 223

— PERROT (Françoise), 1972, M. Baudot et J. Lafond. Églises et vitraux de la région de Pont-Audemer, numéro spécial des Nouvelles de l'Eure, 3e trimestre 1969 , [compte-rendu], Bulletin Monumental  Année 1972  130-1  pp. 87-88

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1972_num_130_1_5138_t1_0087_0000_3

— PHILIPPE-LEMAITRE (Delphine)  en 1853, non consulté

— REGNIER (Louis)  en 1899, non consulté

 

— SALATKO PETRYSZCZE (Camille), Le Mistere de la Saincte Hostie, introduction, édition du texte et notes , mémoire de Master sous la direction de D. Hüe, , préparé pour la mise en ligne par Camille Salatko Petryszcze

https://www.sites.univ-rennes2.fr/celam/cetm/Edition%20Hostie/ostie.html

 

Le Mistere de la Saincte Hostie fait partie des nombreux mystères français conservés dans une édition imprimée entre la fin du XVe et le début du XVIIe siècle. Ce mystère figure dans les principaux répertoires du théâtre médiéval français, mais jamais ne fit l’objet d’une édition critique moderne. Trois éditions datées du XVIe siècle sont aujourd’hui connues et conservées. Pour la seconde et la troisième, on parlera d’avantage de réimpression dans la mesure où chacun de ces deux textes ne sont qu’une recomposition quasi fac-similé de la première. C’est la raison pour laquelle on ne relèvera entre les trois textes que des variantes essentiellement de type graphique. En revanche, et ce sans grande surprise, les trois ouvrages présentent un format et une présentation identiques. Les 1581 vers du mystère sont à chaque fois imprimés sur les 36 feuillets non chiffrés d’un petit volume in-octavo. Sur chacun de ces feuillets figure une colonne de texte centrée de 27 octosyllabes à rimes plates rédigés en caractères gothiques.

 La première édition, intitulée Le Mistere de la Saincte Hostie, fut imprimée à Paris, chez la Veuve Trepperel, approximativement entre 1512 et 1519. Ces dates, qui correspondent bien à la période durant laquelle exerçait ce libraire, apparaissent dans une petite note manuscrite rédigée à l’intérieur de la couverture. Un exemplaire de cette édition est conservé à la B.N.F. sous la cote Réserve p Yf 564. 
    La seconde édition, intitulée Le Mistere de la Saincte Hostie nouvellement imprimé à Paris, fut publiée à Paris entre 1530 et 1537 par Jean II Trepperel ou Alain Lotrian (l’incertitude vient du fait qu’ils exerçaient tous deux à l’enseigne de l’écu de France rue Neuve-Notre-Dame). Dans son Inventaire Chronologique des Editions Parisiennes du XVIe siècle, B. Moreau date approximativement cette impression de 1531 d’après l’illustration. Un exemplaire de cette édition se trouve actuellement à la Bibliothèque Méjanes d’Aix-en-Provence sous la cote Rés. S. 60. 

    La troisième et dernière édition qui nous est parvenue se démarque des éditions antérieures par la prolixité de son titre : Le Jeu et Mystere de la Saincte Hostie par personnages. A Paris pour Jehan Bonfons, libraire demourant en la rue Neufve Nostre Dame a l’enseigne sainct Nicolas. Le nom de l’éditeur et du lieu de l’impression y sont mentionnés. En revanche, comme pour les précédentes la date fait défaut. La période durant laquelle exerçait le libraire définit tout de même une période, 1547-1566. Deux exemplaires sont aujourd’hui conservés. Le premier à la B.N.F. coté Réserve Yf 2915, le second à la bibliothèque du Musée Condé à Chantilly sous la cote IV.D.76.

— TERVARENT (Guy de ), 1938, Les énigmes de l'art du Moyen Âge, Volumes 1 à 2 “Les” Éditions d'Art et d'Histoire, 1938 - 137 pages

—  Le Mistere de la Saincte Hostie Première édition connue et conservée imprimée à Paris chez la veuve Trepperel (1512-1519)

Paris B.N.F. Réserve p Yf 564

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6355669x/f8.image

— Le Mistere de la Saincte Hostie nouvellement imprimé à Paris Seconde édition connue et conservée imprimée chez Alain Lotrian ou Jean II Trepperel (1530-1537)

Aix-en-Provence Bibliothèque Méjanes Rés. S. 60.

— Le Jeu et Mystere de la Saincte Hostie par personnages Troisième et dernière édition connue et conservée imprimée à Paris chez Jean Bonfons (1547-1566)

Paris B.N.F. Réserve Yf 2915

https://data.bnf.fr/16648387/mystere_de_la_sainte_hostie/

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 13:19

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"Une œuvre d'homme n'est rien d'autre que ce long cheminement pour retrouver par les détours de l'art les deux ou trois images simples et grandes sur lesquelles le cœur, une première fois, s'est ouvert." Albert Camus, préface à la réédition de L'Envers et l'Endroit. Oeuvres complètes I, Pléiade p. 38

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J'ai rêvé d'une plage allongée à mes pieds,

Vibrant paisiblement au couteau qui la fend,

Ou égrenant ses plaintes en longs soupirs blancs,

J'ai rêvé d'une plage allongée à mes pieds,

.

J'ai rêvé d'une plage éveillée à mes pieds,

Vents, vents, cors assourdissants

Et la nuit déployée Oh cette nuit glacée,

J'ai rêvé d'une plage éveillée à mes pieds.

.

J'ai rêvé d'un ami qui s'y était noyé,

Cris, cris, appels désespérants

La réponse lugubre de l'obscurité,

J'ai rêvé d'un ami qui s'y était noyé.

.

J'ai rêvé d'une plage frissonnant à mes pieds,

Vagues, vagues, aux mouvements incessants,

déferlants en mon cœur en coups désordonnés,

J'ai rêvé d'une plage frissonnant à mes pieds.

.

J'ai rêvé d'un caillou que j'y ai ramassé,

Blanc, blanc, dans son questionnement,

Et le jour qui se lève, privé de lendemain,

J'ai rêvé d'un caillou que j'y ai ramassé,

.

Quand l'oiseau sur le sable  s'envole en gémissant

De cette plage en feu enfouie dans mon passé.

 

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Published by jean-yves cordier
4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 10:01

Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758), le Gomphe vulgaire.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé.

— Genre Gomphus, Leach, 1815. Entomology, in Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Il doit son nom au latin gomphus, issu de grec gomphos, "clou, coin, cheville", du fait de la forme en massue  de l'abdomen des mâles. (Fleidner, 2009 ; Endersby 2012). La racine gomph- se retrouve ailleurs, avec le même sens de "en forme de clou", en Zoologie, en Mycologie et en Botanique.

— espèce Gomphus vulgatissimus Linnaeus, 1758, Syst. nat. 12e  :544 . L'épithète vulgatissimus est la forme superlative de l'adjectif vulgatus, " répandu, connu partout". Il doit donc se comprendre, vu le contexte, comme "très répandu", ce qui était vrai du temps de Linné mais moins de nos jours où elle est menacée par la pollution et l’aménagement des cours d’eau.

— Nom en français : 1°) "la Justine", Geoffroy, 1762 ; 2°) "La Libellule très-commune", Latreille 1802 ; 3°) "Le Gomphus très-commun", Sélys 1850 ; 4°) "Le Gomphe vulgaire", Paul-André Robert 1936, puis tous les auteurs contemporains. Il s'agit malheureusement d'un contre-sens que les auteurs précédents avaient évité. 5°) "Le Gomphe à pattes noires", Jourde in Dijkstra, 2007, a le mérite d'éviter cette confusion et d'apporter une information utile au grand public.

 

— Noms communs en d'autres langues :

-Espagnol : La libélula vulgar

-Allemand : Die Gemeine Keiljungfer , Schiemenz, 1953

-Néerlandais :   Beekrombout

-Frison : Tongerbout ,Beektongerbout

-Suédois : Sandflodtrollslända

-Anglais : The common clubtail.

 

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NOM SCIENTIFIQUE.

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I. LE NOM DE GENRE GOMPHUS, (LEACH, 1815).

 Le genre Gomphus, Leach, 1815.

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B. LE NOM D'ESPÈCE GOMPHUS VULGATISSIMUS, LINNAEUS, 1758.  

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[Libellula vulgatissima],  Linnaeus, Carl. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824 : 544.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/25034355#page/554/mode/1up

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Description originale :

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6. vulgatissima. L. thorace strigis octo flavicantibus. 

-Fn. fvec. 767. 

-Swamm. quart. t. 8. f. 6.

-Roes. aquat. 2. t. 5. f. 3. 
Habitat in Europa. 

Traduction : "N°  6. Libellula vulgatissima. Thorax à 8 sillons jaunâtres. [références à trois auteurs] Habite en Europe."

Voir le Spécimen de la collection linnéenne : http://linnean-online.org/19713/

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Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758).

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LES RÉFÉRENCES DE LINNÉ POUR LIBELLULA VULGATISSIMA.

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1°) Fauna suecica 1746 n°767.

Il s'agit de la "Faune suédoise" rédigée par Linné, et dans laquelle la dénomination binominale n'est pas encore adoptée. On constate que les références y renvoient à John Ray (1710) alors que la référence à Roesel n'est pas mentionnée. La diagnose est différente : "Libellula aux cotés jaunes et aux ailes blanches". La description de l'habitat, ad aquas vulgaris  "commune dans les milieux aquatiques" est peut-être une indication pour le choix de l'épithète vulgatissimus dans le Systema natura de 1758.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/263/mode/1up

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767, LIBELLULA lateribus flava ; alis albis. 
-Raj. Ins. 50, n. 7. Libella major, praecedenti congener, 
-Swam. quart. t. 8 f. 6 
Habitat ad Aquas vulgaris
DESCR, Latera thoracis & abdominis flava; Ala albae, nullo modo flavescentes ut in Rajana ; a dorso longitudinaliter fusca. puncta marginalia alarum fusco-ferruginea

Traduction : côtés du corselet et de l’abdomen jaunes; ailes blanches, et point du tout jaunâtres, comme dans l’espèce de Ray  ; dos brun longitudinalement;, taches marginales des ailes d’un ferrugineux brun.

 

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2°) Swammerdam, 1738 

Swamm. quart. t. 8. f. 6.

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3°) Roesel , Insecten belustigung tome II planche V figure 3  (Roes. aquat. 2. t. 5. f. 3.) 

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN369099737?tify={%22pages%22:[275],%22panX%22:0.253,%22panY%22:0.529,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:1.05}

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Roesel, Insecten belustigung 2, planche V fig. 3

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ÉTUDE DU NOM : G. VULGATISSIMUS.

L'épithète vulgatissimus est la forme superlative de l'adjectif vulgatus, "a) habituel, ordinaire, b) répandu, divulgué, connu partout" (Gaffiot). Il doit donc se comprendre, vu le contexte, comme "très commun et très répandu", mais en aucun cas comme "vulgaire".  

Dijkstra 2007  présente effectivement ce gomphe comme "le plus commun et le plus réparti des gomphes de notre région" (France et Europe), justifiant  ainsi les deux acceptations de l'épithète spécifique.

Gomphus vulgatissimus est bien encore " l’espèce de gomphe la plus fréquente en Europe du Nord et centrale", mais pour l'auteur de l'article Wikipédia,  elle  est menacée de déclin par la pollution (produits phytosanitaires, polluants industriels ...) et l’aménagement des cours d’eau (empierrement des berges, suppression de la ripisylve, creusement et rectification du lit ...). Elle est inscrite sur la liste rouge régionale des odonates du Nord-Pas-de-Calais comme espèce en danger.

La forme superlative vulgatissima permet aussi à Linné de distinguer cette espèce de sa Libellula vulgata (notre Sympetrum vulgatum) décrite au numéro 3 de sa liste.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

On appréciera l'analyse de Fliedner, qui ne se contente pas d'une traduction de l'adjectif, mais justifie son choix au XVIIIe siècle.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/gomphe-vulgaire/

"Vulgatissimus = très commun ; l’essentiel d’une population se transforme en quelques jours et l’espèce devient alors très abondante."

 

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 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

" Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758) from Lat. vulgatus, superl. vulgatissimus, -a, -um = most widespread, most familiar".


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D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"vulgatissimus (Gomphus) - superlativo di vulgatus, a, um = comune, noto. Molto comune nella località tipica."

 

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H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

 

"- vulgatissimus (Linnaeus) [l. most ordinary, most common] is a statement no longer valid. But the sagacious hypothesis of SCHMIDT (1989), that this species name originally had been given to Sympetrum danae, the damaged type specimen of Linnaeus however had erroneously been replaced by the species bearing the name now, is not necessary to explain the denomination, because there is evidence that in earlier centuries the species was very common (BURMEISTER 1839: 854; FLIEDNER 1998b: 206)."

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VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 "vulgatum =algemeen bekend, verspreid"

 

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NOMS VERNACULAIRES.

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II. NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS. 

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1°) La Justine, Geoffroy 1762.

 

Étienne-Louis GEOFFROY, 1762, Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris ; dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome second,  A Paris, chez Durand, rue du Foin, le premiere porte cochere en entrant par la rue S. Jacques, au Griffon. M. DCC. LXII. Avec approbation et privilège du Roi. pages 227

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51067#page/236/mode/1up

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1043241t/f238.item

 

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11. LIBELLULA lateribus flava , alis albis. Linn. 

faun. fuec. n. 767. 

Linn. syst . nat. edic. 10 , p. 744  n. 6. Libellula vulgatissima. 

Raj. ins. p. 50,n. 7. Libella major, praecedenti congener. 

Swammerd. 4n° . p. I71 T.8, f.6 

La justine. 

Longueur 17 lignes. 

Elle est brune , mais son front est jaune , ainsi que les côtés de sa poitrine & de son ventre. Ses ailes font très- diaphanes , & n'ont que la petite tache du bord extérieur, qui est oblongue , d'une couleur brune un peu cendrée , avec les bords noirs , ce qui fait le caractère spécifique de cette espèce , que l'on trouve avec les précédentes. 

 

Pour nommer en français ses 15 espèces de Libellules, Geoffroy a commencé par reprendre les noms données par Linné, dans Fauna suecica, à deux espèces rendant hommage à la reine Louise-Ulrique de Suède, puis il a poursuivi cette veine des prénoms féminins, avec des intentions parfois devinables. Ce n'est pas le cas ici.  Le plus probable est que Geoffroy reprend le prénom d'un personnage de théâtre  ou de roman.

Geoffroy latin par Fourcroy : https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n235/mode/2up

Le nom est repris par Charles de Villers 1789 : https://www.biodiversitylibrary.org/item/45855#page/19/mode/1up

 

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2°) "La Libellule très-commune", Latreille [1797] et 1802.

Pierre André Latreille, 1802, Histoire naturelle: générale et particulière des crustacés et des insectes, Volume 13, F. Dufart, an x-an xiii, page 10.

Précédé par les planches dessinées par Olivier en 1797 pour l'Encyclopédie méthodique page 30 et planche 94 : la libellule est copiée de l'illustration de Roesel. 

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Latreille et Olivier, Encyclopédie méthodique, 1797, numérisation Google

 

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Latreille, la plus haute autorité française en entomologie à l'aube du XIXe siècle, fait clairement le point sur la description de Linné, et sur l'embarras qu'elle suscite pour celui qui tient compte de la description (diagnose) confrontée aux 3  références proposée par l'auteur suédois. 

https://books.google.fr/books?id=9ZZTAAAAcAAJ&dq=%22Libellule+tr%C3%A8s-commune%22+latreille&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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"Linnæus , dans la première édition de sa Faune suédoise, l’avait ainsi caractérisée: côtés du corps jaunes; ailes blanches. C’est d’après cela que Geoffroy y a rapporté l’espèce qu’il nomme justine. Linnæus a ensuite changé sa phrase spécifique de cette autre manière : « corselet jaune à huit raies noires. » Il n’a point modifié la description, et il a cité de plus une figure de Rœsel, qui ne convient qu’à l’aeschne à tenailles. La figure de Swammerdam, que Linnæus a toujours citée , ne peut lever l'embarras qui naît de cette ambiguité ; le synonyme de [John] Ray ne peut s’appliquer à la libellule de Linnæus, puisque l’auteur anglais dit, en parlant de son espèce, que les ailes sont jaunâtres, et que le naturaliste suédois assure que celles de son insecte sont blanches, et qu’il contredit à cet égard Ray ; il s’ensuit que de tout cela il est presque impossible de savoir quelle est l’espèce que Linnæus nomme vulgatissima. Celle que Geoffroy prend pour telle pourrait bien être la libellule à treillis, cancellata. Voici, au reste la description donnée par Linnæus de sa libellule très-commune : côtés du corselet et de l’abdomen jaunes; ailes blanches, et point du tout jaunâtres, comme dans l’espèce de Ray (n° 7) ; dos brun longitudinalement;, taches marginales des ailes d’un ferrugineux brun."

 

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Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758).
Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758).

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3°) "Le Gomphus très-commun", de Sélys, 1850.

Selys-Longchamps, Edmond de (1813-1900), 1850, Revue des odonates ou libellules d'Europe / par Edmond de Selys-Longchamps,... ; avec la collaboration de M. le Dr H. A. Hagen,...ed C. Muquardt (Bruxelles), Roret (Leipzig), page 82.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f126.image

Comme nous l'avons déjà vu avec les autres espèces, Sélys, toujours soucieux de traduire-transcrire le nom scientifique dans une forme française qui lui est identique, s'autorise le barbarisme ou néologisme "Gomphus" , mais il traduit correctement l'épithète vulgatissimus par "très-commun". 

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4°) Le  Gomphe vulgaire, P.A. Robert 1936 et 1958 .

ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé page 106.

https://books.google.fr/books?id=mp8eAQAAMAAJ&q=%22gomphe+vulgaire%22&dq=%22gomphe+vulgaire%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJgs-oh4bfAhVIxhoKHdkeDMkQ6AEINzAD

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=NDOitQEACAAJ&dq=ROBERT+%28Paul+Andr%C3%A9%29+libellules+1958&focus=searchwithinvolume&q=vulgaire

 

Paul-André Robert (1901-1977) était un artiste et naturaliste suisse. Paul-André Robert est né en 1901, en Suisse, près d'Orvin, au «Jorat». D'une famille de peintres - Léopold, son grand-père ; Aurèle, son grand-oncle, Léo-Paul, son père - Paul-André Robert, neuvième enfant d'une famille de dix, commença très tôt à dessiner. Son père, non seulement l'initia à l'art mais l'encouragea aussi à l'observation des petites bêtes. Il avait aménagé dans sa maison une véritable «cité de cages à chenilles» qu'il présenta, avec son fils, à des expositions.  Dès l'âge de 16 ans il avait commencé à travailler sur une monographie monumentale sur les larves de libellules d’Europe . Très jeune, séduit par la lecture de Fabre, Paul-André observe avec passion les insectes et, en particulier, les libellules sur lesquelles il publiera un livre de qualité qui lui vaudra, en 1973, le titre de Docteur honoris causa de l'université de Neuchâtel.
En Europe, on le connaît principalement pour son ouvrage Les Libellules, paru en 1958.

C'est le premier auteur a se soucier de créer des noms vernaculaires d'insectes en langue française au XXe siècle, bien avant les efforts de H. SCHIEMENZ, en 1953, pour proposer des noms de libellules en allemands.

Hélas, c'est lui qui commet cette erreur de traduction du latin vulgatissimus par "vulgaire", tombant dans le piège de ce "faux-ami" de l'adjectif "vulgatus" que Latreille et Sélys avait brillamment évité. 

Ce nom est malheureusement repris actuellement par de nombreux auteurs contemporains, notamment Grand et Boudot 2006,  Boudot et Dommanget 2012 pour la SFO, et  pour l'INPN/ MHN ( site consulté ce jour).

 

— Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— INPN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65225/tab/taxo

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5°) Le Gomphe à pattes noires (Jourde in Dijkstra, 2007).

Jourde in Dijkstra 2007 p. 182 propose ce nom  et place "le gomphe vulgaire" en position de synonyme. Ce nom est astucieux puisqu'il répond au "Gomphe à pattes jaunes" (G. Flavipes) et place en évidence un caractère plus utile, pour la vulgarisation, que celui d'être "commun".

Jourde in Précigout et Prud'homme 2009 reprend ce nom mais le place en deuxième place, comme synonyme de "Gomphe vulgaire"

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LES NOMS COMMUNS EN D'AUTRES PAYS.

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-Espagnol : La libélula vulgar

-Allemand : Die Gemeine Keiljungfer , Schiemenz, 1953

-Néerlandais :   Beekrombout

-Frison : Tongerbout ,Beektongerbout

-Suédois : Sandflodtrollslända

-Anglais : The common clubtail.

 

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SOURCES ET LIENS.
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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html
 
 
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OUTILS DE  ZOONYMIE.
— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— LINNÉ 1758 Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824

http://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/494/mode/1up

 

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/45855#page/15/mode/1up

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 12:13

Crucifixion entre la Vierge à l'Enfant et saint Nicolas  baie 17 de l'église de Louviers.

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Voir aussi  sur Louviers :

Voir aussi : Tous mes articles sur les vitraux.

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La baie 17 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 2018.

La baie 17 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 2018.

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La baie 17 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 2018.

La baie 17 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 2018.

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La baie 17 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 2018.

La baie 17 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 2018.

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 12:09

La verrière de saint Nicolas, offerte par les mégissiers vers 1495, ou baie 11 de l'église de Louviers.

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Voir aussi  sur Louviers :

Voir aussi : Tous mes articles sur les vitraux.

 

 

 

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PRÉSENTATION.

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La baie 11 figure, avec les baies 13, 17 et 19, parmi celles qui ont été vitrées vers 1493-1495 lors de la campagne d'agrandissement et de remise au goût du jour de l'église qui a conduit à l'ouverture des chapelles nord de la nef dans une sorte de second bas-coté. 

Haute de 4,20 m et large de 2,40 m, elle comporte 3 lancettes trilobées et un tympan à 4 mouchettes et 3 écoinçons ; elle est consacrée à la légende de saint Nicolas .

Des confréries et de riches particuliers (où les Le Roux, famille de magistrats,  tiennent une place éminente) sont à l'origine de l'ensemble des vitraux anciens de l'édifice ; les drapiers figurent en procession sur la baie 26, tandis que cette baie 11 aurait été offerte par les mégissiers. Néanmoins, cette information présente dans Hérold 1995 mais , accompagnée dans "Les Vitraux de Haute-Normandie", d'un point d'interrogation (?), est effectivement à prendre avec prudence d'autant que je n'en ai pas retrouvé la source. Le patron des mégissiers était saint Roch, guérisseur de maladies de peau,,  ou parfois l'apôtre Barthélémy, dont la légende dit qu'il a été écorché vif :  c'était le cas pour les maîtres mégissiers de Chartres. Le vitrail comporte, sur le soubassement de la lancette médiane un écu rouge en bouche-trou, avec des armoiries qui on été interprétées comme celles des mégissiers (information accompagné d'un nouveau (?) dans la notice du Vitraux de Haute Normandie.

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Emplacement.

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La baie 11 fléchée sur un plan photographié in Hérold 1995.

La baie 11 fléchée sur un plan photographié in Hérold 1995.

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Les trois lancettes.

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Une grande figure centrale de saint Nicolas est encadrée par quatre scènes narratives dans les lancettes latérales et d'autres vignettes narratives dans le tympan. La couleur prédominante est le bleu, associé au blanc et au jaune pour les éléments architecturaux.

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette centrale : Saint Nicolas bénissant les trois enfants sortant du saloir.

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La niche architecturale gothique est très riche, avec sa tenture bleue damassée de rinceaux et pommes de pins, son sol carrelé jaune et blanc, et surtout ses piédroits où six personnages tiennent des phylactères (inscriptions SANTE NICOLA) : sont-ce des prophètes, des apôtres, ou plutôt des pèlerins (plusieurs portent chapeaux et pèlerines) ?

Le saint est figuré en évêque de Myre, avec sa chape rouge à orfrois et à fermail en pierre précieuse sur une tunique dorée : il bénit les trois enfants qui ressuscitent dans leur saloir en joignant les mains (têtes des enfants restituées).

Le verre rouge gravé se remarque (discrètement) sous forme de perles sur le col du saint et de motifs de damas sur son épaule droite.

 

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Le visage est remarquable par ses yeux en étroite amande effilée, aux paupières inférieures bouffies.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Les scènes narratives.

 

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Pour suivre l'ordre proposé par Hérold 1995, il faut grimper au tympan et débuter par la troisième mouchette gauche. 

Légende de la coupe.

Partie supérieure restituée.

Sujet : un enfant tenant une coupe d'or tombe à l'eau d'une nef, sous les yeux de deux passagers aux mains jointes.

Interprétation :

"Un noble avait prié saint Nicolas de lui faire obtenir un fils, promettant qu’en récompense il se rendrait avec son fils au tombeau du saint et lui offrirait un vase d’or. Le noble obtient un fils et fait faire un vase d’or. Mais ce vase lui plaît tant qu’il le garde pour lui-même et, pour le Saint, en fait faire un autre d’égale valeur. Puis il s’embarque avec son fils pour se rendre au tombeau du saint. En route le père ordonne à son fils d’aller lui prendre de l’eau dans le vase qui d’abord avait été destiné à saint Nicolas. Aussitôt le fils tombe dans la rivière et se noie. Mais le père, malgré toute sa douleur, n’en poursuit pas moins son voyage. Parvenu dans l’église de saint Nicolas, il pose sur l’autel le second vase ; au même instant une main invisible le repousse avec le vase, et le jette à terre : l’homme se relève, s’approche de nouveau de l’autel, est de nouveau renversé. Et voilà qu’apparaît, au grand étonnement de tous, l’enfant qu’on croyait noyé. Il tient en main le premier vase, et raconte que, dès qu’il est tombé à l’eau, saint Nicolas est venu le prendre, et l’a conservé sain et sauf. Sur quoi le père, ravi de joie, offre les deux vases à saint Nicolas." (Légende dorée)

Il s'agit d'un miracle posthume, et non d'un épisode de la vie du saint. Il mériterait en fait d'être placé plus tardivement.

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Saint Nicolas dotant les trois pucelles pour leur éviter la prostitution. Tympan, deux mouchettes gauche .

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"À la mort de ses parents, devenu très riche, il chercha un moyen d’employer ses richesses, non pour l’éloge des hommes, mais pour la gloire de Dieu. Or un de ses voisins, homme d’assez noble maison, était sur le point, par pauvreté, de livrer ses trois jeunes filles à la prostitution, afin de vivre de ce que rapporterait leur débauche. Dès que Nicolas en fut informé, il eut horreur d’un tel crime, et, enveloppant dans un linge une masse d’or, il la jeta, la nuit, par la fenêtre, dans la maison de son voisin, après quoi il s’enfuit sans être vu. Et le lendemain l’homme, en se levant, trouva la masse d’or : il rendit grâces à Dieu, et s’occupa aussitôt de préparer les noces de l’aînée de ses filles. Quelque temps après, le serviteur de Dieu lui donna, de la même façon, une nouvelle masse d'or. Le voisin, en la trouvant, éclata en grandes louanges, et se promit à l’avenir de veiller pour découvrir qui c’était qui venait ainsi en aide à sa pauvreté. Et comme, peu de jours après, une masse d'or deux fois plus grande encore était lancée dans sa maison, il entendit le bruit qu’elle fit en tombant. Il se mit alors à poursuivre Nicolas, qui s’enfuyait, et à le supplier de s’arrêter, afin qu’il pût voir son visage. Il courait si fort qu’il finit par rejoindre le jeune homme, et put ainsi le reconnaître. Se prosternant devant lui, il voulait lui baiser les pieds ; mais Nicolas se refusa à ses remerciements, et exigea que, jusqu’à sa mort, cet homme gardât le secret sur le service qu’il lui avait rendu." (Légende dorée)

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Autres mouchettes à droite du tympan. Saint Nicolas calmant la tempête ; le jugement de trois soldats innocents ; le saint suspendant leur exécution.

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette de gauche. Le débiteur parjure.

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette gauche, scène supérieure. Le débiteur parjure.

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Certain homme avait emprunté de l’argent à un Juif, en lui jurant, sur l’autel de saint Nicolas, de le lui rendre aussitôt que possible. Et comme il tardait à rendre l’argent, le Juif le lui réclama : mais l’homme lui affirma le lui avoir rendu. Il fut traîné devant le juge, qui lui enjoignit de jurer qu’il lui avait rendu l’argent. Or l’homme avait mis tout l’argent de sa dette dans un bâton creux, et, avant de jurer, il demanda au Juif de lui tenir son bâton. Après quoi il jura qu’il avait rendu son argent. Et, là-dessus, il reprit son bâton, que le Juif lui restitua sans le moindre soupçon de sa ruse. Mais voilà que le fraudeur, rentrant chez lui, s’endormit en chemin et fut écrasé par un chariot, qui brisa en même temps le bâton rempli d’or. Ce qu’apprenant, le Juif accourut : mais bien que tous les assistants l’engageassent à prendre l’argent, il dit qu’il ne le ferait que si, par les mérites de saint Nicolas, le mort était rendu à la vie : ajoutant que lui-même, en ce cas, recevrait le baptême et se convertirait à la foi du Christ. Aussitôt le mort revint à la vie ; et le Juif reçut le baptême." (Légende dorée)

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette gauche, scène inférieure. Le débiteur parjure (suite).

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La lancette droite a été restituée par M. Muraire, lequel y a placé quelques éléments de la tête de lancette et des bordures d'origine.

Lancette droite, scène supérieure.

Tandis qu'un roi donne un banquet, un enfant vêtu d'une robe verte  survient, tenant un vase et une coupe en or.

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette droite, scène inférieure.

Un couple et leurs enfants sont agenouillés devant une statue du saint, qui apparaît dans une nuée, accompagné de l'enfant en robe verte tenant la vaisselle d'or de la scène précédente.

 

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Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Nicolas (v.1495), baie 11, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

— CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001,"Les vitraux de Haute-Normandie", Corpus vitrearum Recensement VI, CNRS éditions, page 171

— FOSSEY (abbé Jules), 1896, L'église Notre-Dame à Louviers, La Normandie monumentale.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f7.image.texteImage

— HÉROLD (Michel), 1995,  Louviers, église Notre-Dame, les verrières, Rouen, 16p

— LAFOND Jean, 1963, Les vitraux de Notre-Dame de Louviers, par Jean Lafond . Louviers et Pont-de-l'Arche. Nouvelles de l'Eure, n° 15, Pâques 1963. (pp. 42-47). Non consulté.

— LE MERCIER (E.)  Monographie de l'église Notre-Dame de Louviers Ch. Hérissey et fils, 1906 - 212 pages 

Image Wikipédia : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/37/Louviers_-_Eglise_Notre-Dame_-_Vitrail_de_la_l%C3%A9gende_de_saint_Nicolas_%28baie_n%C2%B011%29.jpg

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 16:35

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1°) Kleier Kemper, un chant mis en musique en 1951 par Polig Monjarret. 

(sur des paroles de Per Jakez Hélias ?)

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LES CLOCHES DE QUIMPER (Kleier kemper), P. Monjarret 1951

 

Ce chant fait partie du répertoire du Chœur du Kador (dir. Christel Barbey).

Mouezh kleier meur Sant Kaourintin 
Ding, daing, dong (RÉ SI RÉ)
Pa sko ar mailh war an arem sklintin 
Ding, daing, dong (SI SOL SI)
Ivez a skei, a skei e donder hor c'halon 
Ding, daing, dong (SOL RÉ SOL)
Hag en o mouezh ar vro a son 
Ding, daing, dong (RÉ SOL RÉ)

Ma petite traduction (sous réserve de l'avis d'un bretonnant)  : 

Les voix des cloches du grand Saint-Corentin, Ding, Ding, Dong,

Quand les marteaux frappent sur l'airain éclatant, Ding, Ding, Dong,

frappent,frappent aussi profondément notre cœur, Ding, Ding, Dong,

Et alors résonne en nous la voix du Pays, Ding, Ding, Dong.

Mouezh = la voix ; kleier =cloche ; meur = grand ; pa = quand ; sko et ske (cf. sklentin) = frapper ; aremm = airain, métal ; sklentin = éclatant, perçant ; ivez = aussi ; donder = profond ; c'halon = cœur  ; Hag= et ; ar vro = le pays ; ar son = le son.

 

 

Source :

— Yaouankiz a gan 15 kanaouenn eiltoniet gant Polig Monjarret. (15 chants bretons harmonisés par Paul Monjarret) [A 1, 2, 3 et 4 v.]  Kemper : Ti-moulerezh Bro-C'hall-Breizh, Collection Kendalc'h  1951 

https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39724988x

— les paroles :  http://per.kentel.pagesperso-orange.fr/kleier_kemper1.htm

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2°) Les cloches de la cathédrale de Quimper.

Dans le passé :

  • En 1701, Thomas Le Soueff et Le Moyne ont fondu une cloche nommée Corentin : elle pesait 3901 livres.
  • En 1735; le lorrain Joly réalisa Renée Mauricette, un deuxième bourdon de 4200 livres.
  • En 1745, François Joly fit un nouveau bourdon, la Renée-Marguerite.
  • En 1823, Raynal, de Lorient, fondit Marie, un second bourdon conservé jusqu'en 1877.

 

La cathédrale Saint-Corentin de Quimper possède aujourd'hui deux jeux de cloches : le carillon de six cloches réparties dans les deux tours, et trois petites cloches utilisées pour sonner l'heure à l'extérieur derrière la statue de Gradlon entre les deux tours. 

L'électrification date de 1933, et elles sont actionnées de manière électronique depuis 1958

 

Les deux bourdons la tour sud : SI bémol et DO:

 

 

Les bourdons, sorte d'énormes cloches, sonnent les heures, par un simple tintement, et servent lors des célébrations des grandes fêtes religieuses : Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, l'Assomption et la Noël.

 

Le premier bourdon donne le si bémol grave. Fondu une première fois en 1669, rompu par accident, il fut refondu en 1823. Même cause, même remède en 1837 par Briens Frères de Morlaix. . Poids 3000 kg. Diamètre 1,66 m.

Le deuxième bourdon, donne le do naturel grave. Béni en 1880 il répond au petit nom de Marie. Fondu au Mans par Bollée et Fils (Amédée et Ernest), il pèse 2,2 tonnes. Diamètre 1,55 m.Son parrain est Joseph de La Lande de Calan. Sa marraine est Ernestine de la Pallière.  Il sonne les heures.

Mis en branle ensemble, les deux bourdons développeraient 12 tonnes de poussée (un bourdon de trois tonnes triple son poids en poussée ).

Entendre les cinq premières cloches lors de la messe de 18h30 le soir de la Pentecôte :https://www.youtube.com/watch?v=MYZbeIAnPcQ

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Les quatre cloches de chant de la tour nord : MI bémol, FA, SOL, SI bémol.



Dans la tour nord, les cloches de chant ou de carillon, bénies en 1923, sont plus petites. 

Ces quatre cloches de chant sortent des ateliers de Cornille Havard, fondeur à Villedieu dans la Manche.

Marie-Joseph (mi bémol). Poids : 1.098 kg. Diamètre 1,25m .Parrain : M. du Feigna et Keranforêt. Marraine : Mme de Jacquelot du Bois Rouvray. 

Eugénie (fa naturel). 805 kg. Diamètre 1,11 m.Parrain Corentin Marzin. Marraine : Mlle Dumarnay. 

Marguerite-Marie (sol naturel). 564 kg. Diamètre :0,99 m. Parrain : Gustave Mauduit. Marraine Marie du Vergier de Kerhorlay.

Pia (si bémol aigu). Elle est à l'octave du premier bourdon. Poids 305 kg. Diamètre :0,81 m. Parrain : Arsène Le Gal de Kerangal (imprimeur de l'évêché). Marraine : Mme Manière, née Maria-Pia Le Pontois.

 

Les trois premières sont sonnées à la volée le dimanche à 10h45 lors du petit carillon (Mi bémol, Fa, Sol), la dernière se joint à elles lors du grand carillon des mariages et baptêmes (Mi bémol, Fa, Sol, Si bémol).

L'angélus de midi et de 19h est donné par Marguerite-Marie puis Pia (l'angélus se sonne  par trois fois trois coups avant le tintement horaire, suivis d'une « pleine volée » (Sol puis Si bémol aigu).

Entendre l'angélus de midi : https://www.youtube.com/watch?v=s236Vc4Adfw

Le glas est sonné en tintements lents par Marie, le bourdon n°2 et par Eugénie en Do naturel et Fa naturel.

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Les trois cloches de la plateforme derrière le roi Gradlon : MI bémol, LA bémol et SOL.

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—La cloche de l'ancienne chapelle du Guéodet, classée Monuments historiques en 1922 et datant de 1312, se prénomme Marie. Elle fut bénie par Mgr Morel. donne un Mi bémol ; son diamètre est de 0,97 m. Elle frappait l'heure jadis à l'horloge municipale.

 

— La cloche placée au sud, fondue par « Viel aîné fondeur à Quimper le 20 décembre 1830 », elle donne le La bémol.

— La cloche placée au nord ne porte aucune inscription ,mais sonne le Sol et mesure 0,48 m de diamètre.

Elles serviraient exclusivement au marquage des heures .

Présentation sur You Tube : https://www.youtube.com/watch?v=DnccKA-F1zk

 

SOURCES :

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— LE MEN 1877, Monographie :

http://www.infobretagne.com/quimper-fondeurs.htm

— CELTON (Yann), 2013, Les cloches, in Quimper, coll. La grâce d'une cathédrale, ed. La Nuée bleue

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3°) Conclusion : la mélodie de Kleier Kemper ne reprend pas un carillon de la cathédrale de Quimper, dont aucune cloche ne donne le RÉ !

 

CQFD

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Published by jean-yves cordier
29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 11:30

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PRÉSENTATION.

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Les chapelles nord de la nef ont été ouvertes , selon le "Mémorial" de l'abbé Pelet, sous la direction du maître d'œuvre Jehan Gillot, à partir de 1493, formant ainsi une sorte de second bas-coté. Cette baie 13, qui est restée, comme sa voisine la baie 11, en place, doit donc être datée vers 1495.

Son auteur (rouennais ?) est resté anonyme, mais le carton à grandeur de la Vierge se retrouve utilisé dans la baie 6 de l'église de  Saint-Pierre-d'Autils, près de Vernon.

Cette baie de 4,20 m de haut et 2,35 m de large se compose de 3 lancettes trilobées et d'un tympan à 6 mouchettes et un soufflet supérieur. Trois personnages y figurent, la Vierge à l'Enfant au centre, entourée de deux apôtres, saint André à gauche et saint Barthélémy à droite.

"Les regards des saints convergent vers la Vierge, placée dans la niche la plus somptueuse sous le cortège des anges musiciens du tympan" (M. Hérold)

Ces trois personnages sont placés dans des niches d'architecture gothique, dont le soubassement est remarquable car il repose sur un gazon à petites fleurs.

Pour continuer à décrire ces niches, disons que leur sommité  se détache sur un fond alternativement rouge, bleu et rouge, qu'elle reçoivent une tenture damassée tombant sur un sol carrelé de motifs géométriques, et que les piédroits sont creusés de niches à pinacles à crochets, vides ou occupées.

Enfin, la photographie est compliquée par la présence d'un obstacle central ; et le photographe, dans son embarras,  a oublié de prendre le tympan, ses quatre musiciens et séraphins.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette droite : saint André.

L'apôtre est vite identifié par sa croix en X. Il est en grande partie restitué par Maurice Muraire en 1903, pour la tête et le panneau inférieur. Les écritures coufiques de la bordure de la robe bleue sont sans doute d'origine.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette centrale : la Vierge et son Fils tenant un œillet et un fruit.

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Cette lancette fait mon bonheur, tant j'aime partir à la recherche des petits détails. C'est d'abord le charmant œillet blanc tenu par l'Enfant comme s'il offrait la fleur à sa mère, c'est ensuite la pomme (ou quelque fruit qui pommelle) ; je ne m'attarde pas aux jambes un peu malingres tenues par une main maladroitement peinte, pour observer le verre rouge gravé du nimbe du Jésus. 

Mais l'amateur de verres gravés va s'émerveiller devant la robe damassée dont les grenades sont peintes au jaune d'argent sur les espaces gravés.

De part et d'autre du nimbe de Marie couronnée, la bordure de la tenture porte des lettres A entourées de croix.

Le visage incliné, pensif et doux, est admirable également dans son encadrement de cheveux blonds.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Les quatre personnages des niches des piédroits n'ont pas été identifiés par les auteurs de Vitraux de Haute-Normandie : libre à nous d'y voir deux soldats, dont un archer, et deux prophètes. À notre guise.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Pour être complet, signalons le cartouche mentionnant la restauration de 1903 :

RESTAURATION OFFERTE PAR M. G. HUVEY

RECONNAISSANCE A MARIE.

G. Huvey, entrepreneur à Louviers, a été chargé de la restauration de l'église de Louviers, et aussi de celle de Saint-Etienne du Vauvray en 1855.

C'est l'occasion d'observer les petites fleurs du gazon.

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Lancette de droite : saint Barthélémy.

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Je ne décrirai ici, pour le seul plaisir de placer ici un vocabulaire tout récemment découvert, que la mitre de tête et la mitre de pied frappée d'un rivet, tout deux peints au jaune d'argent, du coutelas du saint. 

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Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Vierge entre deux apôtres, (vers 1495), baie13, église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

 

.

— CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001,"Les vitraux de Haute-Normandie", Corpus vitrearum Recensement VI, CNRS éditions, page 171

— FOSSEY (abbé Jules), 1896, L'église Notre-Dame à Louviers, La Normandie monumentale.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f7.image.texteImage

— HÉROLD (Michel),1995,  Louviers, église Notre-Dame, les verrières, Rouen, 16p

— LAFOND Jean, 1963, Les vitraux de Notre-Dame de Louviers, par Jean Lafond . Louviers et Pont-de-l'Arche. Nouvelles de l'Eure, n° 15, Pâques 1963. (pp. 42-47). Non consulté.

— LE MERCIER (E.)  Monographie de l'église Notre-Dame de Louviers Ch. Hérissey et fils, 1906 - 212 pages 

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28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 16:54

Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus simillimus (Sélys, 1840), "le Gomphe semblable".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé.

Genre Gomphus, Leach, 1815. Entomology, in Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Il doit son nom au latin gomphus, issu de grec gomphos, "clou, coin, cheville", du fait de la forme en massue ("clavate") de l'abdomen des mâles. (Fleidner, 2009 ; Endersby 2012). La racine gomph- se retrouve ailleurs, avec le même sens de "en forme de clou", en Zoologie, en Mycologie et en Botanique.

espèce Gomphus simillimus Sélys, 1840 Monogr. Libell. Eur. :85. L'épithète latin simillimus superlatif de similis "semblable" est traduit par l'auteur lui-même par son nom en français, "Gomphus très-semblable", et il en donne l'explication :"Cette espèce est tellement semblable au G. Pulchellus qu'il faut un œil exercé pour les distinguer.". C'est à partir d'un spécimen de la collection de Boyer de Fonscolombe, capturé près d'Aix-en-Provence et adressé par ce dernier, que Sélys-Longchamps s'est livré à une comparaison avec G. pulchellus,.

Nom en français : 1°) "[Le] Gomphus très-semblable" , Sélys 1840, Monogr. Libell. Eur. page 85. 2°) "Le Gomphe semblable", Grand et Boudot, 2006.

Noms communs en d'autres langues :

-allemand  : "Gelbe Keiljungfer"

-catalan : "el Rodadits groc"  (groc = jaune)

-néerlandais : De gele rombout" 

-gallois : "Gwas neidr o deulu'r " 

-anglais : "Yellow clubnail "

 

 

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE GOMPHUS.

Voir http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates-le-genre-gomphus-leach-1815.html

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NOM D'ESPÈCE GOMPHUS SIMILLIMUS  (SELYS, 1840).

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 Selys-Longchamps, (Edmond de) 1840. Monographie des Libellulidées d'Europe. Roret, Paris. 220 pp. + 4 pls. page 8(

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n

Description originale.

 

"N° 5. GOMPHUS SIMILLIMUS. (Nobis.)

GOMPHUS TRÈS-SEMBLABLE.

Diagnose. - Thorax jaune avec six raies noires courbées en dessus. Abdomen dilaté à son extrémité, noir avec une ligne dorsale jaune prolongée jusqu'à l'extrémité. Pieds jaunes, rayés de noir. Tous les tarses noirs. Appendices anals supérieurs du mâle noirs; l'inférieur double, presque jaune, de la longueur du dernier segment. Parastigma court, long de 1 ligne #.

Dimensions. —(Voyez le tableau.)

Synonymie. - AESCHNA FORCIPATA. B. de Fonscol. (Exclusis synonymis.)

Cette espèce est tellement semblable au G. Pulchellus qu'il faut un œil exercé pour les distinguer. Voici les seules différences que j'aie trouvées sur les individus mâles :

1° Les tarses postérieurs sont tout noirs comme les antérieurs. (Ils sont jaunes en dehors dans le G. pulchellus.)

2° Le parastigma est plus court, brun, presque noirâtre , et la coupe du bord anal des secondes ailes est un peu différente.

3° L'extrémité de l'abdomen vers les 7me, 8me et 9me segments est dilatée sur les côtés, et il y a un petit cercle jaune à la base de chacun : enfin, vers ces segments, la ligne jaune dorsale est très-étroite, excepté vers le neuvième où elle forme une tache ovale, assez large. (Dans le Pulchellus, l'abdomen n'est pas élargi, mais cylindrique, et la raie dorsale est à peu près égale partout.)

4° Les deux branches de l'appendice anal inférieur ne sont pas plus écartées que les appendices supérieurs, leur pointe est à peine noirâtre et les supérieurs sont cylindriques, terminés subitement en une petite pointe aiguë bien visible à la loupe. (Dans le Pulchellus l'appendice inférieur a ses deux branches terminées de noir, plus divergentes que les appendices supérieurs, qui sont terminés en pointe arrondie, et dont les côtés portent un sillon enfoncé bien visible à la loupe.)

La femelle, d'après M. de Fonscolombe, est analogue au mâle.

C'est entièrement à M. Boyer de Fonscolombe que je dois la découverte de cette espèce, puisque je n'ai pu constater les différences minutieuses qui la séparent du G. pulchellus qu'après avoir pu lui comparer chez moi l'individu mâle qu'il a eu l'obligeance de m'envoyer. M. de Fonscolombe m'écrit que tous les individus qu'il a pris , ont les tarses noirs , et le caractère tiré de la forme des appendices supérieurs suffit pour prouver à l'évidence la différence spécifique. On peut s'en convaincre en examinant les dessins que j'en donne. Par cette forme et la dilatation des derniers segments de l'abdomen , le G. simillimus ressemble étonnamment au G. flavipes. Mais ce dernier à les tarses postérieurs jaunes en dehors, l'appendice inférieur en partie noir, le bord de la côte noir, le parastigma allongé et la coloration du thorax et du front très-différente.

Le Gomphus simillimus se trouve aux environs d'Aix en Provence, dans les endroits les plus secs et éloignés des eaux. D'après M. de Fonscolombe il est peu commun.

Après avoir écrit cet article, j'en ai reconnu un individu en tout semblable dans la collection de M. Robyns, qui l'a pris dans la forêt de St-Germain, près de Paris, ce qui prouve qu'il est répandu dans toute la France. Il vole à la même époque que le G. pulchellus."

A propos de la collection de Robyns, à Bruxelles, voir mon article sur Somatochlora flavomaculata.

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ÉTUDE DU NOM SIMILLIMUS.

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L'épithète latin simillimus superlatif de similis "semblable" est traduit par l'auteur lui-même par son nom en français, "Gomphus très-semblable", et il en donne l'explication :"Cette espèce est tellement semblable au G. Pulchellus qu'il faut un œil exercé pour les distinguer.".

C'est à partir d'un spécimen de la collection de Boyer de Fonscolombe, capturé près d'Aix-en-Provence et adressé par ce dernier, que Sélys-Longchamps s'est livré à une comparaison avec G. pulchellus,.  "C'est entièrement à M. Boyer de Fonscolombe que je dois la découverte de cette espèce, puisque je n'ai pu constater les différences minutieuses qui la séparent du G. pulchellus qu'après avoir pu lui comparer chez moi l'individu mâle qu'il a eu l'obligeance de m'envoyer. M. de Fonscolombe m'écrit que tous les individus qu'il a pris , ont les tarses noirs , et le caractère tiré de la forme des appendices supérieurs suffit pour prouver à l'évidence la différence spécifique. On peut s'en convaincre en examinant les dessins que j'en donne. Par cette forme et la dilatation des derniers segments de l'abdomen , le G. simillimus ressemble étonnamment au G. flavipes. Mais ce dernier à les tarses postérieurs jaunes en dehors, l'appendice inférieur en partie noir, le bord de la côte noir, le parastigma allongé et la coloration du thorax et du front très-différente.'

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Voir les auteurs suivants : 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/gomphe-semblable/

"De similimus (lat)=extrêmement semblable, Sélys-Longchamps, le descripteur faisait référence à Gomphus pulchellus."

 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

".simillimus (Gomphus) - superlativo di similis, e = simile. Molto somigliante al congenere pulchellus."

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NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

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I. LES NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS.

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1°) "[Le ] Gomphus très-semblable", Sélys, 1840.

Monographie des Libellulidées d'Europe, page 85.

Comme il le fait pour les 7 espèces que Sélys place dans son genre Gomphus, l'auteur belge fait suivre le nom scientifique de sa  transcription  littérale en français au prix d'un barbarisme (*) : "Gomphus très-semblable".

(*) ou du moins, d'un néologisme désagréable car entaché d'une terminaison latine incongrue.

Le nom est repris en 1843 par Pierre Boitard . Sélys-Longchamps reprend ce nom dans sa Revue des Odonates de 1850, page 89, et dans sa Monographie des Gomphines de 1857 page 134.

Puis le nom français tombe en désuétude (le moteur de recherche le trouve, presque par inadvertance, dans une publication de 1990 de Boudier et Levasseur pour Martinia).

Il échappe, en 1958,  à l'effort du suisse Paul-A. Robert  de proposer un nom en langue vernaculaire pour les francophones (ce dernier ne décrit pas G. Simillimus dans son guide Les Libellules, ou Odonates).

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2°) Le Gomphe semblable, Grand et Boudot 2006.

En 2006-2007, la parution d'ouvrages grand-public entraîne la correction de "Gomphus"en "Gomphe", et la simplification du superlatif , avec la forme "Gomphe semblable". Quel en est le créateur exact ? 

—Grand et Boudot, Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg, avril 2006 page 338

— Jourde traducteur de Dijkstra, , Guide des Libellules,  avril 2007, page 186

— Précigout, Prud'homme et Jourde, novembre 2009, Libellules de Poitou-Charente.

C'est désormais le nom commun admis pour les auteurs français par la SFO (Boudot & Dommanget 2012), mais uniquement "lors des opérations de sensibilisation et de vulgarisation", ainsi que par l'INPN/MNHN ("nom latin ou vernaculaire").

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II. LES NOMS COMMUNS EN D'AUTRES LANGUES.

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-allemand  : "Gelbe Keiljungfer"

-catalan : "el Rodadits groc"  (groc = jaune)

-néerlandais : De gele rombout" 

-gallois : "Gwas neidr o deulu'r " 

-anglais : "Yellow clubnail "

-breton (en cours de validation) : lost penngod melen (queue renflée jaune)

 

 

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SOURCES ET LIENS.

[BOUDOT J.-P., DOMMANGET J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.] 

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

INPN;

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/653291/tab/taxo

ROBERT (Paul-A.), 1958, Les Libellules (Odonates), Delachaux et Niestlé, 364 pages.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=NDOitQEACAAJ&dq=paul+robert+1958+libellules&focus=searchwithinvolume&q=gomphe

 

DIJKSTRA (K.-D. B. ), illustrations: R. Lewington,2007,  Guide des libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé, Paris, 2007, 

— GRAND (Daniel), BOUDOT (Jean-Pierre), 2006 Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, Biotope 479 pages

https://books.google.fr/books?id=cYwSCwAAQBAJ&dq=inauthor:%22Daniel+Grand%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 — LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, Roret, 220 pages.

https://books.google.fr/books?id=8aBIt4TdIM0C&dq=AEschna&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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OUTILS ZOONYMIE.

— LSJ Site de traduction grec/anglais Liddell  Scott Jones

https://lsj.translatum.gr/wiki/Main_Page

https://lsj.translatum.gr/wiki/LSJ:GreekEnglishLexicon

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

 — FLIEDNER (Heinrich),  MARTENS (Andreas ), 2008, The meaning of the scientific names of Seychelles dragonflies (Odonata) , Phelsuma 16 (2008); 49-57

https://www.researchgate.net/publication/228819379_The_meaning_of_the_scientific_names_of_Seychelles_dragonflies_Odonata [accessed Jan 04 2018].

Derivatio nominis libellularum europaearum (Téléchargement PDF disponible). Available from: https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum[accessed Jan 08 2018].

LISTE DES LIBELLULES DE BRETAGNE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_libellules_de_Bretagne

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 14:44

La verrière de saint Claude (?) ou baie 19 offerte vers 1495 par Guillaume Le Roux pour l' église de Louviers.

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Voir aussi  sur Louviers :

Voir : Tous mes articles sur les vitraux.

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PRÉSENTATION.

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À l'extrémité ouest du bas-coté nord de la nef, et difficile d'accès, cette baie comporte une seule lancette trilobée de 4,30 m de haut et 0,70 m de large. Elle a été offerte par Guillaume II Le Roux vers 1495, et provient de la chapelle propre à cette grande famille dont le mécénat permis la reconstruction de la façade sud de l'église. Le registre principal montre un saint archevêque, qui serait a priori saint Claude, puisque le fils et successeur de Guillaume II est Claude Ier Le Roux (voir la baie 24 où figure également saint Claude, et Claude Le Roux).

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Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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L'archevêque et les donateurs occupent une niche d'architecture, dont le soubassement et les piédroits portent des panneaux ornés de prophètes, et dont le fond est tendu d'un étoffe damassée rouge (motif à trois feuilles découpées).

Le prélat est figuré selon Recensement VI en archevêque, mais ne peut-on dire qu'il est ici en abbé, avec son bâton pastoral tenu à droite, et doté d'une croix latine à une seule traverse ? Le saint porte les gants ou chirothèques (avec houppe dorée au poignet) avec, sur le dos de ces gants, la plaque de métal ouvragée en quadrilobe. Une bague est portée au pouce gauche (première phalange). Saint Claude est vêtu d'une chape au dessus d'une dalmatique verte à fentes latérales frangées d'or. Les fanons (théoriquement réservés aux évêques et non aux abbés)  de la mitre sont larges et descendent assez bas sur les épaules.

La plus grande attention peut être portée aux détails de ces panneaux : non pas tant aux délicats rehauts de jaune d'argent de l'architecture qu'au verre rouge gravé de la mitre , et, surtout, aux nombreuses pièces en chef d'œuvre, ces verres colorés insérés à l'intérieur d'une autre pièce de verre grâce à une découpe audacieuse. 

C'est un plaisir de les recenser sous forme de rubis, d'améthystes, de saphir,   d'émeraudes et autres joyaux, en cabochon sur les pointes de la mitre précieuse , sur la croix, sur les orfrois de la chape.

On retrouvera cette technique pour les croisettes des armoiries.

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Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LES DONATEURS.

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Au premier plan, le couple est vêtu du même manteau rouge fourrée. C'est un manteau identique que porte Claude Le Roux en donateur sur la baie 24 : renvoie-t-elle à une fonction honorifique ? Guillaume, comme Claude, fut Lieutenant-général du vicomte d'Elbeuf, et Conseiller au Parlement normand, l'Échiquier. Les Conseillers portaient-il un manteau rouge, long et fourré d'hermine  ?

Il s'agit de Guillaume II Le Roux et de son épouse Jeanne Jubert, comme l'indique le blason sous-jacent : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois têtes de léopard d'or (Guillaume Le Roux) et écartelé aux 1 et 4 d'azur à une croisette d'or qui est du Thil ; aux 2 et 3 d'azur à cinq fers de lance d'argent, 3 et 2 qui est de Jubert (Jeanne Jubert ). Ce blason est donc celui de Jeanne Jubert, 

Sur Guillaume Le Roux, je renvoie à mon article sur la baie 24.

Jeanne Jubert est née le 15 août 1469 de  Guillaume Jubert (mort en 1503),  lieutenant général à Vernon du bailli de Gisors, puis conseiller à l'échiquier de Normandie. Elle épousa Guillaume Le Roux à 17 ans,  le 27 juin 1486, et eut seize enfants. 

Derrière eux, nous voyons quatre enfants, deux garçons (tête nue) et deux filles. Trois fils nous sont connus, Guillaume, Claude et Nicolas.

Les Le Roux et le Parlement de Normandie.

rappel :

 

En 1499, l’Echiquier est composé de quatre présidents, compris le premier président, de treize conseillers clercs et de quinze conseillers laïcs (ou lays) ; choisis parmi les hommes « vertueux, justes, coustumiers, sachans, cognoissans et intendans les coustumes et usages, styles et chartes dudit pays » de Normandie, ils sont majoritairement originaires de la province et tout particulièrement de Rouen, du pays de Caux et du Vexin normand. Les membres du Parlement sont pourvus d’une charge publique qui prend la forme d’un office. Malgré une interdiction ancienne, l’office devient un élément du patrimoine et, comme tel, transmissible moyennant rémunération. En résignant leurs offices, présidents et conseillers désignent leurs successeurs ; par la vénalité des charges, ils garantissent leur inamovibilité. De véritables dynasties se constituent ainsi. En février 1515, quelques jours après son avènement, François Ier confirme la création de son prédécesseur, en modifiant toutefois sa titulature : le terme d’échiquier, symbole de l’identité normande, disparaît, la Cour devient un parlement à l’instar des autres cours souveraines du royaume. Son ressort géographique, son rôle juridictionnel et politique, son pouvoir réglementaire et son organisation interne sont alors en partie définis.

— Guillaume Le Roux, Conseiller au parlement en 1499, alors que Jacques Calenge était président. Je note qu'il fut prince (président) des Palinods de Rouen, ou en tout cas, il fut le premier à doter   d'un fonds fixe cette confrérie vouée à l'Immaculée Conception. Le concours de poésie (ou Puy, ou Palinod) en l'honneur de la Conception de la Vierge avait été institué en 1489. C'est un argument de poids pour interpréter certains vitraux de Louviers comme une défense de l'Immaculée Conception.

 

— Claude Le Roux : conseiller du parlement de Normandie en 1520.

— Nicolas Le Roux (frère de Claude), conseiller du parlement de Normandie en 1537

— Robert (fils de Claude), conseiller clerc au parlement de Normandie en 1553.

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L'inscription placée en légende au pied de la vitre n'a pas été(à ma connaissance) décryptée. Dommage !

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Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Le couronnement du dais et les anges de la tête de lancette ont été composés en 1903 par Maurice Muraire. Les philactères portent les inscriptions TE DEUM LAUDAMUS et IN DOMINUM CONFITEMUR.

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Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de saint Claude (vers 1495), baie 19 de l'église de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

SOURCES ET LIENS.

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 Office du tourisme Seine-Eure :

http://www.tourisme-seine-eure.com/images/06-QUE-FAIRE/1-culture-patrimoine/B1.2-ND-Louviers/Circuit-Bilingue-EGLISE-ND-LOUVIERS.pdf

 

— CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001,"Les vitraux de Haute-Normandie", Corpus vitrearum Recensement VI, CNRS éditions, page 171

FOSSEY (abbé Jules), 1896, L'église Notre-Dame à Louviers, La Normandie monumentale.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f7.image.texteImage

 

— HÉROLD (Michel),1995,  Louviers, église Notre-Dame, les verrières, Rouen, 16P

— LAFOND Jean, 1963, Les vitraux de Notre-Dame de Louviers, par Jean Lafond . Louviers et Pont-de-l'Arche. Nouvelles de l'Eure, n° 15, Pâques 1963. (pp. 42-47). Non consulté.

— LE MERCIER (E.)  Monographie de l'église Notre-Dame de Louviers Ch. Hérissey et fils, 1906 - 212 pages 

—  PREVOST (Gustave-Amable ), 1896, L'influence de la fortune et de l'initiative privées sur l'architecture : une famille normande et la Renaissance en Haute-Normandie, impr. de C. Hérissey (Évreux) pages34 et suiv.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5502915c/f37.image

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63528p/texteBrut

 

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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