Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
1 mars 2019 5 01 /03 /mars /2019 21:14

Les stalles de la cathédrale de Tréguier : les inscriptions des musiciens et des enfants de la psallette.

 

.

Voir :

Les stalles de la cathédrale Saint-Pol-de-Léon Les inscriptions des enfants de la psallette.

.

Découvrir, sur les dossiers de leurs sièges, les inscriptions que des enfants ont laissé voici 300 ou 400 ans  est une émotion semblable à celle qui naît à la lecture des graffiti de Pompéi. Retrouver, dans les archives de la cathédrale de Tréguier, l'identité et la biographie de ces enfants majore encore cette émotion. Comprendre, grâce à ces lettres jadis gravés à la pointe d'un couteau, la vie des "psallettes", ces écoles de musique formant de jeunes garçons au chant choral pour les collégiales et les cathédrales, et deviner la l'austérité  de leurs conditions de vie, la sévérité de leurs maîtres ou des chanoines, et inversement, leurs chahuts et leurs espièglerie, partager leurs espoirs d'entrer au séminaire ou, surtout, de devenir chantre ou instrumentiste de la cathédrale une fois adulte, voilà ce que peut susciter ces images : comme tout document épigraphique, c'est le bruit lointain du passé qui nous parvient et nous bouleverse.

Et je crois entendre, sur les stalles basses du milieu de rang, des voix de séraphins s'élever soudain des visages des petits chenapans : et, comme leurs maîtres des rangs supérieurs qui les regardaient d'un air courroucé , tout leur pardonner soudain de leurs fredaines.

Je crois entendre aussi, derrière l'orgue, retentir le serpent, instrument majeur des chœurs, et désormais totalement oublié. Est-ce Pierre Bidement qui en joue vers 1630 ? Berthélémy  en  1645 ? Laurans Bequet en 1735 ? Ou François-Ignace Le Gorrec qui accompagne son fils Isaac  à la veille de la Révolution ?

 

.

CLIQUEZ SUR LES IMAGES pour les agrandir.

.

Les stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Les stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

Plan et numérotation des stalles de Tréguier in Florence Piat :

.

 

Florence PIAT http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-stalles-dans-la-cathedrale-saint-tugdual-contre-les-piliers-nord-et-sud-du-choeur/7f42329b-0365-497e-aedf-80f29a0e327a

Florence PIAT http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-stalles-dans-la-cathedrale-saint-tugdual-contre-les-piliers-nord-et-sud-du-choeur/7f42329b-0365-497e-aedf-80f29a0e327a

.

Généralités :

Les stalles de Tréguier sont réparties en deux ensembles mobiliers, l'un au sud et l'autre au nord ; chaque ensemble comprend deux rangs de 12 sièges, l'un supérieur et l'autre inférieur.  48 sièges, ou stalles, étaient ainsi disponibles pour accueillir 19 membres du Chapitre, 8 musiciens et 6 enfants de chœur accompagnés de leur maître, mais aussi des dignitaires et des membres de la noblesse.

"Pour les offices solennels, il fut décidé qu'après que les ecclésiastiques, tant du haut que du bas du choeur, auraient occupé leurs places, les juges et magistrats de la ville, les gentilshommes et autres personnes de considération seraient admis dans le choeur et placés dans les chaires vacantes."

Le chœur a été édifié vers 1400, avec un premier ensemble de stalles, perdu. Puis il fut séparé de la nef, en 1485 par un chanceau monumental.  De nouvelles stalles et un grand lutrin furent commandées, par actes des 22 mars 1508 et 20 juillet 1509,  à deux artisans de la ville,  Gérard Dru et Tugdual Kergus .  Le contrat en est toujours conservé aux Archives Départementales des Côtes-d´Armor (2 G 364 et 2 G 456). Ce document, très rare, donne des indications précieuses quant à la commande et à l´exécution de ces stalles. Daté de 1508, il décrit les exigences, iconographiques principalement, des chanoines trégorois . Gérard Dru  est probablement un artiste d´origine rhénane comme l´indique la consonance germanique de son nom. Les thèmes et le style qu´il développe sur ces stalles, mais aussi sur un retable de cette même cathédrale, est par ailleurs caractéristique de cette région.

Réalisé de 1508 à 1512, cet ensemble fut remanié au cours du 17e siècle, époque où les dorsaux ainsi que quelques stalles furent supprimés. Non-adossées, elles sont reliées entre elles par des barres de fer boulonnées au revers. Plusieurs scènes représentant principalement des sodomites furent « purgées » à cette même époque. Au moment de la Révolution et un an avant que la cathédrale ne soit transformée en « Temple de la Raison », les chanoines réussirent à cacher leurs précieuses stalles chez certains habitants de Tréguier, les sauvant d´une destruction quasi certaine. Cet ensemble imposant par le nombre de stalles est certainement un des plus beaux de Bretagne, par la grande qualité de la sculpture autant que de l'iconographie. La richesse de cet ensemble est encore augmentée par la conservation du contrat d'origine. Les sujets eux-mêmes sont surprenants par leur aspect scatologique. ( Je reprends le dossier IM22005668 des services du Patrimoine)

 

Les stalles que nous voyons sont bien celles sculptées en 1509, mais elles ont été modifiées, elles ont perdu leur dais (qui persiste à Saint-Pol-de-Léon où on peut se former  une idée de leur aspect), et leurs rangs ne sont plus complétées par le chanceau, qui fut détruit en 1790.

 

.

 

 

 

1°) Les hommes : le Chapitre, les musiciens et la psallette.

a) Le chapitre : 16 à 19 membres.

 Le chapitre de la cathédrale de Tréguier était composé de 5 dignitaires — le grand chantre, les archidiacres de Plougastel et de Tréguier, le trésorier et le scholastique — et de 14 chanoines. 

 

Le Grand chantre. L'office de chantre (cantor ou prœcentor) fut érigé en dignité par Grégoire IX au commencement du XIIIème siècle, et devint la deuxième des cinq dignités de l'Eglise de Rennes. Faire apprendre le chant aux officiers du bas-choeur, le diriger dans les solennités, dresser un tableau de ce que chacun devait lire ou chanter au choeur pendant la semaine, corriger ceux qui s'acquittaient mal de leurs devoirs aux offices, exercer la police sur le choeur et aux cérémonies religieuses, telles étaient les attributions du chantre. Comme insigne de sa dignité, il avait aux cérémonies la chappe et le bâton cantoral, avec lesquels il se promenait dans le choeur et portait les antiennes aux dignitaires qui devaient les entonner. — Rennes, sa stalle, au choeur, était la deuxième du côté de l'évangile. Il avait pour coadjuteur et suppléant le sous-chantre (succentor),  ce qui, pour le distinguer, lui fit donner le titre de grand-chantre. 

Le scholastique ou écolâtre, était originairement chargé d'instruire les enfants destinés au service de l'église et vivant en commun sous les yeux de l'évêque. « Jouissant en France d'une grande considération, cet officier n'enseigna bientôt plus lui-même, mais présida à l'instruction et nomma les maîtres de grammaire. D'ailleurs, ses attributions s'étendirent d'un autre côté : il fut chargé, jusqu'à la forme stable des offices, de composer ou de choisir les hymnes, les antiennes et les répons qui se chantaient au chœur ; d'examiner les jeunes gens que le Chapitre présentait à l'ordination ; de faire, jusqu'à l'établissement des théologaux, des leçons de théologie aux chanoines et des sermons au peuple. Le pape Innocent III l'éleva au rang de dignitaire. Aux derniers siècles, il n'était tenu qu'à faire quelques discours latins devant le Chapitre à matines, aux veilles des plus grandes fêtes, et à s'assurer que les employés inscrits par lui au tableau de la semaine étaient en état de bien lire aux offices du choeur les parties qui leur incombaient. Ses revenus étaient nuls à la fin du XVIIIème siècle ; aussi avait-il depuis longtemps, et malgré les réclamations de l'évêque et du Chapitre, cessé de faire ses discours » (L'abbé Luco, Personnages ecclésiastiques d'un diocèse, p. 46).

OU selon Morice : Le chapitre de Tréguier était composé du grand chantre qui le présidait, d'un trésorier, d'un archidiacre, celui de Tréguier, d'un écolâtre et de douze chanoines, dont l'évêque était le premier, et jouissait, en cette qualité de la prébende attachée à son siège. Ou encore : Le chapitre de la cathédrale Saint-Tugdual se compose de cinq dignitaires et de onze chanoines prébendés assistés de six vicaires et d’un «chœur de musique» ; le maître de psallette a six enfants de chœur sous son autorité.

.

b) les musiciens : jusqu'à huit.

Les musiciens (nom sous lequel sont désignés aussi les chantres) étaient au nombre de  huit en 1790 :

 

  • Le Maître de musique qui est alors aussi l'organiste 
  • Deux serpents :  François-Ignace LE GORREC et son fils François Isaac LE GORREC,
  • trois "musiciens", François LE CORRE, Guy LE GUILLOU (celui-ci chantant la haute-contre) et Yves LE QUÉMENT,
  • le "premier chantre" et chapier , Yves LE GOFF (le seul clerc du groupe).
  •  le "second chantre" et chapier, Guillaume LE CUN.

"Après la clôture du concile, les cardinaux Charles Borromée et Vitellozo Vitelli, chargés de la chapelle pontificale, y favorisèrent le style dit « a capella », mis au point surtout par Palestrina, style plein de retenue, de calme, de plénitude, et qui donne une importance égale à chaque voix. C'est ce style qui régnera en Europe catholique pendant tout le XVIIe siècle et le début du XVIIIe.  C'est lui que nous trouvons à Tréguier pour les messes chantées, avec la présence de quatre voix de solo : la haute contre, la basse contre, la haute et la basse taille (Basse contre : voix d'homme la plus grave. Basse taille : ancien nom de la basse chantante, moins puissante mais plus souple que la basse contre. ). Cette dernière voix, qui était la voix de prédilection de l'école italienne, n'apparaît toutefois qu'en 1685, avec l'engagement par le chapitre d'un chanteur parisien, Jean Guerrier."  (G. Minois) 

Les orgues étaient primitivement dans l'aile nord du transept, contre la tour Hasting , mais il fut décidé en 1665, de les transporter au bas de la nef à l'emplacement actuel. Elles furent détruites en 1794.  Les instruments étaient initialement  les orgues, le serpent et le cornet : 

"L'influence de l'Italie est donc présente dès ce moment dans le Trégor, et va se renforcer dans les années suivantes avec l'introduction des messes concertantes. Jusque là en effet, et en accord avec le style « a capella », les seuls instruments utilisés dans la cathédrale de Tréguier sont, outre l'orgue, le serpent et le cornet (*), instruments à vent dont le seul rôle est de soutenir le chant, qui reste l'élément essentiel.

(*) : cornet à bouquin, 1624 (ADCA, 2 G 440)


Mais dès 1685 le chapitre engage un joueur de basse continue, François Couarde, de Saint Pol de Léon, et dès lors la place des instruments devient plus importante. En 1731, avec l'adjonction d'un violon et d'une viole, c'est un quintette de trois cordes et deux instruments à vent qui accompagne le chant : toutes les messes jouées à Tréguier sont alors des messes concertantes, alors que cette mode italienne rencontrait encore beaucoup d'opposition en France comme en témoignent les oeuvres de Lecejrf de la Viéville de Fresneuse. La dizaine de messes composées par les chantres et maîtres de musique de Tréguier de 1700 à 1740 est de, ce style, ainsi celle que présenta le basse taille Le Roy, de Lannion, le 17 août 1736, pour la saint Hyacinthe, fête de l'évêque. Quelques manuscrits de ces œuvres subsistent, prouvant que du point de vue de la musique religieuse Tréguier était en accord avec son temps, voire en avance sur lui par l'adoption précoce des modes italiennes dès 1685-1690..

La diffusion rapide des modes musicales aux XVIIe et XVIIIe siècles était assurée par les déplacements des chantres et musiciens, qui accomplissaient un véritable tour de France pour compléter leur formation, se mettant tout à tour au service des cathédrales qu'ils rencontraient. C'est ainsi qu'à Tréguier de 1650 à 1700 tous les chantres et musiciens sont d'origine extérieure au Trégor, venant d'aussi loin que Calais, Cambrai, Paris, Agen, Clermont ou Langres.... La mobilité diminue toutefois à partir du deuxième tiers du XVIIIe siècle et l'origine géographique se restreint à l'ouest de la France. " (G. Minois) 

c) La psallette. Six enfants et un maître.

En 1444, Mathieu du Cozker avait établi la psallette de Tréguier, approuvée par une bulle du pape Nicolas V, en 1449, et par son successeur, Calixte III, en 1456. 

Les enfants vivent dans la Maison de la psallette de Tréguier, sous la férule du Maître ou économe et de deux servantes.

"Les chants : la réforme de la psalette La solennité des offices exigeait des chants et une musique de qualité. Un effort particulier sera fait dans ce domaine aux XVIIe et XVIIIe siècles. Institution médiévale, la psalette, composée de six enfants de chœur, joue un rôle important dans les cérémonies. La direction en est confiée à un économe avec lequel la fabrique de la cathédrale signe un bail de neuf ans et qui se charge de la vie matérielle et spirituelle des enfants. Le recrutement de ces derniers se fait par « concours » : lorsqu'une place est vacante, le chapitre demande aux recteurs de Tréguier et des environs d'envoyer tous les garçons de moins de huit ans pour une audition par le maître de musique, qui choisit le meilleur candidat. Les postulants sont nombreux et viennent parfois d'assez loin : au XVIII' siècle le quart des enfants de chœur provient de Tréguier même, la moitié des paroisses voisines et le reste de Lannion, de l'extrême sud du Trégor ou même du diocèse voisin de Saint Pol dei Léon. En effet, les membres de la psalette bénéficient d'avantages matériels appréciables pour leurs parents, qui n'ont à fournir qu'un mince trousseau alors que leur fils va être nourri et logé gratuitement pendant six ou sept ans. Cependant la vie de l'enfant de chœur est austère. Faisant partie du personnel de la cathédrale, il est considéré comme un ecclésiastique mineur et doit se conduire comme tel. Les règlements se durcissent même dans la deuxième moitié du XVIIe siècle : pensionnaires à la maison de la psalette à partir de l'âge de sept ou huit ans, les choristes assistent chaque jour à la messe, à matines, laudes, vêpres et compiles, où ils se rendent en rang, deux par deux, les bras croisés, en robe rouge et bonnet carré. Lorsqu'ils entrent dans l'église ils doivent réciter un Pater, un Ave et un Credo devant le crucifix, faire une génuflexion devant le Saint Sacrement, une révérence à ceux qui sont dans l'église et à chaque chanoine qui entre ou sort. Ils restent debout pendant les offices, récitent un De Profondis avant de sortir. Ils se confessent et communient le premier dimanche de chaque mois, chantent le salut tous les soirs et répètent les chants du lendemain avant de se coucher. Chaque jour ils ont des leçons de catéchisme, de grammaire et de musique, apprennent à chanter, à jouer de la viole et de l'épinette. Ils donnent un concert par semaine. Leur distraction est la promenade du jeudi, mais toujours en robe et en bonnet carré et accompagnés par le maître. Nourris « de pain de froment et de beurre frais », ils bénéficient d'une certaine surveillance médicale, surtout en période d'épidémie, et on leur coupe les cheveux deux fois par mois, pour des raisons d'hygiène. En fait, la psalette était plus ou moins un pré-séminaire, et l'enfant qui y entrait était destiné dans la plupart des cas à une» carrière ecclésiastique. Lorsque sa voix commence à muer il est congédié et reçoit une pension pour lui permettre d'aller étudier au collège de Tréguier, qui lui ouvrira les portes du séminaire. Il reste d'ailleurs en même temps chantre ou musicien dei la cathédrale. Les conditions de vie à la psalette sont aggravées par les difficultés matérielles de la fabrique. [...]

"La maison de la psalette, située dans la rue Neuve, est en mauvais état malgré les réparations de 1723, 1725, 1728, 1734, 1750, 1763. Aux rigueurs provoquées par le règlement et par la pauvreté s'ajoutent parfois celles de certains maîtres de psalette irascibles.  : en 1629 les enfants se plaignent au chapitre « d'un excès commis en leur personne par le maistre de lad. psalette, les ayant battus et frappés à coups de poing sur le visage et sur la teste sans aucun subjept ny faute de leur part » (délibération du 16 février) ; en 1676 il est à nouveau question de mauvais traitements et de mauvaise nourriture (délibération du 11 septembre). Mais à côté de ces défauts il faut insister, du point de vue liturgique, sur l'attention croissante que le chapitre apporte aux XVIIe et XVIIIe siècles au bon fonctionnement de la psalette et à la formation des enfants de chœur afin d'assurer une meilleure qualité des cérémonies. L'amélioration est lente mais continue : en 1655 les chanoines, déplorant l'ignorance des choristes et leur peu d'application à l'étude des lettres et de la musique, les exemptent des offices de fondations afin qu'ils puissent travailler davantage avec le maître de grammaire (4 janvier). En 1667 on se plaint de la mauvaise qualité de leur chant : ils connaissent mal les versets et les répons (30 septembre), et comme ils n'ont pas progressé en ce domaine en 1735 on exige qu'ils apprennent leur texte par cœur (9 septembre). En 1736 on double le nombre des leçons de musique (20 février). Parallèlement la discipline se renforce ; les désordres et tumultes se font plus rares, les derniers signalés datant de 1686 (agression contre la gouvernante ; 24 mai) et 1694 où on signald les « friponneries » des enfants de chœur qui ont cassé du matériel (15 octobre). Au XVII? siècle on n'aura à se plaindre que du bruit qu'ils font dans la sacristie (4 janvier 1748). La sévérité croissante se manifeste par des renvois plus fréquents et pour des motifs moins graves : au XVIIe siècle on ne congédiait que les cas extrêmes, comme le jeun© Henry, « attendu l'imbécilité de son esprit, estant dénué du bon sens » (25 juin 1663), alors que dans les années 1730-1740 il suffit d'être « peu doué », d'avoir des « aptitudes insuffisantes » pour être renvoyé. Aussi le recrutement s'accélère-t-il : 1 engagement en 1726, 2 en 1727, 1 en 1(728, 1 en 1730, 2 en 1731, 4 en 1733, 1 en 1734, 1 en 1736, 2 en 1737, 1 en 1739, 1 en 1740, soit 17 en 15 ans, alors que la moyenne était inférieure à 10 en 1660-1675. La psalette devient ainsi à partir de 1740 environ un « corps d'élite », du point de vue moral, intellectuel et musical. Le terme d' « enfant de chœur », volontiers associé jusque là à « chahuteur » et « turbulent », va prendre son sens contemporain d' « enfant modèle ». (G. Minois)

.

Le corpus des inscriptions.

24 stalles sur 48 portent des inscriptions et 3 des dessins (croix, rosace).

Les 12  stalles hautes gravées ne  portent qu'un seul nom (ou une abréviation) écrit en grandes lettres sur la partie haute du dossier comme par l'autorité d'un titulaire officiel et investi d'une notabilité remarquable. Les noms sont précédés de titres abrégés comme M., Mr, Mri. Aucune de ces inscriptions  hautes n'est datée (sauf S.12) et leur titulaire n'a pu être identifié. La qualité de la gravure peut laisser penser à une réalisation récente, au XIXe siècle. Alors que ces places hautes étaient réservé aux dignitaires du chapitre cathédrale (le Haut-chœur) et aux chanoines , aucun des noms de chanoine n'est retrouvé sur les stalles.

Les 12  stalles inférieures gravées s'opposent point par point aux précédentes. Elles reçoivent en général de nombreux noms, placés sur le corps du dossier, sur le siège ou sur la sellette, sous forme variées allant des belles lettres jusqu'aux graffiti timides, maladroits ou interrompus ; beaucoup accompagnent le nom (et l'initiale du prénom) d'une date allant de 1604 à  1776. Beaucoup de noms peuvent être identifiés grâce aux archives de la cathédrale comme des musiciens et enfants du chœur de la Psallette. Inversement, aucun nom n'est identifié qui ne soit pas celui d'un musicien ou chantre.

Les textes sont exclusivement la citation de noms, prénoms et dates, sans mention de qualité (sauf "chappier" ), aucune inscription religieuse, aucun monogramme, ... et, contrastant avec le caractère des miséricordes et appuis-mains, aucune inscription graveleuse.

Parmi la cinquantaine de noms de ces rangées basses, 26 ont été identifiés. 

 

Le plan annoté suivant a tenté d'indiquer en rouge le nom d'autorités supposés, en noir les inconnus, en bleu les "musiciens" (chantre et instrumentistes adultes) et en vert les enfants. C'est bien-sûr un simple schéma.

.

 

 

 

 

 

Les stalles de la cathédrale de Tréguier : les inscriptions des musiciens et des enfants de la psallette.

.

.

 

LES 24 STALLES  SUD.

.

.

Les stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Les stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

 

 

LE HAUT RANG DES STALLES SUD (n° 1 à 12) : CELUI DES DIGNITAIRES.

.

Stalle  n°1. Sur le haut du dossier et sur le rebord supérieur "DUPORZOU" en grandes lettres majuscules régulières.

.

.

Je n'ai trouvé aucun renseignement sur un membre du chapitre de Tréguier portant ce nom. L'élément le plus notable est que le Chapitre possédait depuis 1400 (Ogée) le manoir du Porzou à Tonquédec, qui lui rapportait en 1574 30 boisseaux de froment, mesure de Lannion. Par ailleurs, une famille DENIS DU PORZOU tient son titre d'une seigneurie du Porzou située dans la Paroisse de Saint-Gilles-le-Vicomte.

 

 

 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

 

Stalle  n°3  :

 Sur le dossier : "J: QUILLIEN". en grandes lettres majuscules régulières.

Je n'obtiens aucune information sur ce nom..

.

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle  n°4  :

Sur le dessus du dossier : "DUPORZOU" , exactement dans la même graphie que la stalle n°1 évoquant l'usage d'un poinçon.

.

Stalle n° 4

.

.

Stalle n° 5 : "H : QUILLIEN" en très grandes lettres majuscules régulières

Là encore, la maison  noble Quillien ne se signale pas par un ecclésiastique de la cathédrale de Tréguier.

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 6 :

Sur le haut du dossier:"M. DIEULEVEULT" en grandes lettres majuscules régulières.

Cette famille normande ne s'établit en Bretagne qu'au XVIIe siècle, et à Tréguier, il faut surtout cité François-Marie Dieuleveult, né le 19 août 1749 à Carhaix-Plouguer, décédé le 14 avril 1821 à Tréguier, docteur en médecine, médecin en chef des hôpitaux de Tréguier, et son fils Paul de Dieuleveult (1799-1867), maire de Tréguier. 

.

Les stalles de la cathédrale de Tréguier : les inscriptions des musiciens et des enfants de la psallette.

.

 

Stalle n° 8. "M. DE BOISGELIN" : le siège d'un chanoine ou du moins d'un ecclésiastique. 

Sur le haut du dossier:"M. DE BOISGELIN", en grandes lettres majuscules régulières. 

Il s'agit du nom d'une famille de la noblesse de Tréguier et du Goèlo : les frères Mathelin et Prigient DE BOESGELIN sont présent en brigandine lors du serment de 1437. Jacques de Boegeslin est mentionné à Châtelaudren. Mieux, Bertrand de Boegeslin était recteur de Ploubezre en 1469  et procureur de la fabrique de la cathédrale de Tréguier.

.

 

 

 

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n°11 .

Sur le dossier : "S"et "RAOVL 1769"

.

.

.

.

LA RANGÉE INFÉRIEURE DES STALLES SUD (13 à 24) : LES MUSICIENS.

.

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

 

.

La stalle n° 14 : deux choristes,  Guy GUILLOU, haute contre, et Guillaume LE CUN, chappier puis second chantre.

.

Les deux inscriptions principales  du dossier sont : "GUILLOV 1763" "G : LL : LECUN 1766". La seconde est soigneusement gravée, avec les deux-points de séparation, et des lettres régulières ornées d'empattements.

.

1°) "GUILLOV 1763" renvoie à Guy GUILLOU v. 1701-Tréguier 1829.

Les archives mentionnent Yves GUILLOU  fils  de F. Guillou et Jeanne Le Bizet, ménagers à Trédarzec, Reçu à la Psallette (7/8 ans)  le  12 juillet 1709, est "cy devant enfant de la psalette" et joueur de basse de viole en la cathédrale de Tréguier en avril 1720, il est  congédié de la Psallette ayant fait son temps le 20 août 1717. Il tient également la partie de haute-contre en 1723, 1724, 1726. Cela ne peut être l'auteur de cette inscription de 1763.

Par contre, Guy Guillou, fils de Guillaume Guillou et Catherine Liard, de Minihy-Tréguier fut reçu enfant de la Psallette, 8 ans et 3 mois le 10 février 1764 . Il est mentionné comme musicien en la cathédrale de Tréguier 1774, 1775, 1778, 1780 

 

En septembre 1773 , Guy LE GUILLOU reste à la cathédrale de Tréguier en tant que musicien après y avoir été enfant de chœur durant 9 ans et 7 mois. Le jeune musicien de presque 18 ans est alors rémunéré 10 livres par mois. C'est très peu, et il s'agit sans doute d'une allocation d'étude plus que de gages au sens strict. Il épouse le 13 novembre 1780 à Tréguier  Marie-Yvonne Hamon dans l'église paroissiale de Saint-Sébastien-de-la-Rive en présence de Pierre Charles BOULLAY organiste de la cathédrale. 
De 1781 à 1800, en 19 ans, le couple GUILLOU aura neuf enfants. Deux d'entre eux ont pour parrain un musicien : le sieur Pierre BOULLAY, ancien maître de musique de la cathédrale (29 mai 1783), et son fils Pierre-Charles BOULLAY organiste et maître de musique (1er novembre 1785). En 
 1790, Guy GUILLOU est toujours musicien à la cathédrale Saint-Tugdual et ce depuis 28 ans. Les documents disponibles le disent toujours "musicien", sans plus de précision. Cependant le baptême du 29 mai 1783 avait révélé une précision importante en qualifiant le père de l'enfant, le sieur Guy GUILLOU, de "musicien haute Contre de l’église cathedralle de Tréguier".  Le corps de musique de Saint-Tugdual comprend alors, outre Pierre Charles BOULLAY, maître de musique et organiste, deux serpents, François Ignace LE GORREC et son fils François Isaac LE GORREC, trois "musiciens", lui-même Guy LE GUILLOU, François LE CORRE et Yves LE QUÉMENT, ainsi que le "premier chantre", Yves LE GOFF et le "second chantre", Guillaume LE CUN. 

Le 31 décembre 1812 à Tréguier  Guy GUILLOU, alors "âgé de 57 ans", toujours musicien de profession, partage la même activité que son jeune fils de 20 ans, Henry-Marie GUILLOU, sûrement dans le même édifice puisque les deux musiciens habitent Tréguier. Le père et le fils se retrouvent, là encore, au mariage du jeune musicien. Le patriarche a donc transmis sa profession à son fils bien après la Révolution. En effet, ce dernier était né le 25 mai 1792 et son père était avéré musicien le 20 mai 1796 alors qu'il n'avait que 4 ans. Sans doute n'avait-il pas cessé de l'être, dans des conditions plus ou moins confortables. Il décède le 12 mars 1829 ,  "âgé de 75 ans, profession de musicien, domicilié de Tréguier" . Il était alors veuf de Marie-Yvonne Hamon. Son fils Henry-Marie GUILLOU, toujours dit musicien, signe l'acte de décès de son père. 

Notice MUSEFREM Guy le GUILLOU

 

http://philidor.cmbv.fr/Publications/Bases-prosopographiques/MUSEFREM-Base-de-donnees-prosopographique-des-musiciens-d-Eglise-en-1790/Cotes-d-Armor

.

 

2°) Guillaume Le CUN (Trédarzec 1745- Tréguier v.1795), chappier  et  second chantre.

.
 

 

 

Guillaume LE CUN fit toute sa carrière à la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier en tant que chapier et chantre. Il subit de plein fouet les événements et les conséquences de la Révolution puisque, contrairement à de nombreux musiciens, il embrassa le camp contre-révolutionnaire, allant jusqu'à participer en 1795 au débarquement de Quiberon. Il fut – peut-être – fusillé auprès de l'évêque de Dol en juillet 1795. Il est né le 13 avril 1745 à Trédarzec du mariage d’Yves Le Cun et de Catherine Le Du. Il se marie le 15 avril 1766 à Trédarzec  à l'âge de 21 ans avec Marguerite Saint-Jalm. Courant 1767,  Guillaume LE CUN devient chapier de la cathédrale Saint-Tugdual. Il sera ensuite qualifié de second chantre ou de chantre, et le restera pendant 25 ans. Le jeune chapier de 22 ans reçoit 151 livres pour l'année 1767. Le  1er décembre 1787 : Le "sieur Guillaume LE CUN chapier de la cathédralle" est témoin au mariage de son collègue Yves LE QUÉMENT, "chantre de la cathédrale", avec Marie Michelle Deremond. En Juillet 1795, Quiberon : Guillaume LE CUN, émigré, débarque à Quiberon pour soutenir Mgr. de Hercé, dernier évêque de Dol (exécuté le 28 juillet). Il aurait été exécuté à la suite de ce dernier selon l'Abbé Tresvaux. D'après la notice MUSEFREM Guillaume Le Cun http://philidor.cmbv.fr/Publications/Bases-prosopographiques/MUSEFREM-Base-de-donnees-prosopographique-des-musiciens-d-Eglise-en-1790/Notices/LE-CUN-Guillaume

 

Le terme de chapier ou chappier, qui désigne ailleurs un meuble renfermant les chasubles, est une fonction ou un titre parmi les chantres, définie comme "celui qui porte la chape pour faire l'office de chantre", "et  qui se promène vêtu d'une chape  dans le chœur pendant certaines parties de l'office , tant pour gouverner et maintenir le chant, que pour faire taire les causeurs". Voir plus de développement dans l'Encyclopédie de J.P. Migne.  Un autre chantre occupait également cette fonction à la même époque, Yves le Goff (cf. stalle n°48, à l'autre extrémité des stalles nord).

 

.

 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 15 : occupée par  des musiciens du XVIIe siècle  : haute-contre et enfant de la psallette.

.

Je lis "IACQ POCHEL--" (ou POCHET) / "I : GALESNE 1692" / "R : DROUET R" /" IAN BIDEMENT" / "RIEL".

1°) I : GALESNE 1692 renvoie à un certain GALLENNE qui apparaît comme Musicien en la cathédrale de Tréguier en  1693 (ADCA, 2 G 442)

.
2°) René DROUET  est mentionné comme Chantre, haute-contre en 1671, et juillet  1676

.

3°)  Jean BIDEMENT, fils de Gilles Bidement appartenait à la psallette jusqu'en octobre 1639 (ADCA, 2 G 441) 

.

 

 

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

La stalle 16 : deux enfants de la psallette en 1702 et 1722.

.

Je lis sur le dossier" IACQ LE PIVAIGN 1722 1722" ,  sur la sellette "IVE : IAC" : et  sur le siège rabattu : "IACQ LE PIVAIGN" / "F:AVBAVDI : 1702" / "YVON" / NELL / PH

.
1°)  "F. AVBAVDI : 1702" renvoie à  AUBAUD connu par les archives comme probable ancien de la Psallete de Tréguier (mention "Cy devant aisné de la Psallette" le 16 août 1715),  chante la haute-contre en cette cathédrale avec une mention d'archive le 4 octobre  1717 (ADCA, 2 G 229). L'inscription de 1702 correspondrait alors à son séjour à la psallette. 

 

http://www.plenumorganum.org/histoire/organistes-musiciens-deglise-et-artisans-de-la-musique-en-cotes-du-nord-avant-1930/base-de-donnees-des-musiciens-deglise/?listpage=16&instance=1

Ollivier Aubaud, présent à la Montre de Tréguier de 1481

.

2°) Jacques LE PIVAIGN  (ou LE PIVAIN)  est mentionné comme ancien de la Psallette de Tréguier engagé comme joueur de basse de viole au même lieu  le 8 novembre 1728 avec des mentions dans les archives en 1730, 1731 (ADCA, 2 G 301). La date de 1722 de l'inscription indique qu'il a gravé son nom lorsqu'il était à la Psalette. 

.

 

 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

 

Stalle n° 19.

Sur le dossier : "Md LETOURNEUR" en grandes lettres majuscules régulières . Je ne trouve pas de renseignement sur ce personnage, dont les lettres Md indique un titre, donc un dignitaire.

.

.


 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 22 Croix en pointillées sur le dossier.

.

Stalle n° 23 :  2 croix en pointillées et une rosace.

.

.

.

.

LES STALLES NORD.

 

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

 

LE HAUT RANG DES STALLES NORD n° 25-36.

.

.

Comme leurs homologues du nord, elles ne comportent, à une exception près aucun nom d'enfants ou de musiciens, et aucun nom attribuable à un membre du chapitre cathédrale ; elles sont gravées en partie haute du dossier, en "caractère d'imprimerie" et précédées pour deux d'entre elles de titre (Mr et Mri): cela confirme que ce rang était réservé à des notables ; les inscriptions les plus larges sont peut-être récentes.

.

  • DELANGLE.
  • SA.
  • Mrt T.
  • Mr KMARC
  • Y. BAST.

 

.

Stalle n° 25 .

Florence Piat a observé pour ce premier siège : "DELANGLE"

cf http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-tugdual-stalle-25/6fbc70af-ecde-49ac-ad12-cd447060a93d

Elle est gravée en très grandes lettres capitales sur le haut du dossier. Il est très peu vraisemblable, au vu de l'emplacement, que cela ait un rapport avec Michaud DESLANDES, "le plus ancien enfant de la Psallette" mention dans les archives le 21 septembre 1568 . Elle pourrait dater du XIXe siècle.

.

.

.


 

 

.

.

Stalle 29.

Sur le haut du dossier : Mri T.

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 30.

Encore plus laconique que la précédente : "SA"

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.
Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 35

Selon Florence Piat, les inscriptions apparaissent sur la planche centrale du dossier, les deux autres devant être plus récentes. Les inscriptions sont donc tronquées : " Mr. KMAR(..)""MD"

J'a lu "Mr KMAR/C" écrit en grandes lettres capitales, ce qui évoque  Mr KERMAREC : probablement un dignitaire.

.

 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 36

Florence Piat a relevé divers inscriptions dont "Y. BAST" "1687".

Yves BASTIOU   fils de Joseph Bastiou et Marie-Anne Le Gaspem de Pontrieux (trêve de Ploëzal).  Il est reçu enfant de la Psallette,  le 8 décembre 1758  à l'âge de  7 ans et demi. (ADCA, 2 G 304 )

La présence d'un enfant de la psallette sur cette stalle, la plus proche de l'autel et du coté de l'évangile, est surprenante.

.

Cathédrale Saint-Tugdual : stalle 36 - Vue d'ensemble, copyrignt F. Piat

.


.

.

.

LE  RANG INFÉRIEUR DES STALLES NORD n° 37 à 48.

 

 

.

.
 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

 

Stalle n° 37.

F. Piat relève divers inscriptions dont : "IANDVRECHOVM 17 (?)".

Je lis LANDVPECHOYT ? Le seul patronyme approchant serait DUPECHOT : Jean Dupéchot

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 38 .

"AM. GAC"

Ce patronyme n'apparaît pas parmi les musiciens et enfants de la cathédrale de Tréguier.

 

.

 


 


 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 40.

 

Je lis , Inscrit  à l'envers (destinées à être lues d'en haut, tête en bas) YVES LARMET / CESSON

.

 

.

 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

Je donne le cliché pivoté :

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 41.

Différents graffiti sur le dossier dont :"DXSC"et"GAREL".


.

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Sur le siège de la stalle n°41  : "PHILIPPE –LL" [Grall?] / "FRANCOIS AUBAUD 1716" / "ALEXANDRE NAYROD LAN 1765" /

1°) FRANÇOIS  AUBAUD  1716 est sans doute cet enfant de la Psallette jusqu'en 1717 puis admis à chanter la haute-contre au chœur,   qui a gravé son nom en 1702 sur la stalle n°16 : cf.

2°) ALEXANDRE NAYROD LAN 1765 est mentionné dans les archives comme Alexandre-Fiacre NAYROD, fils de François-M. Nayrod et Jeanne Valentine Conan, de Lanvellec, qui fut reçu enfant de la Psallette, à 6 ans le 14 avril 1758 et qui en sortit le 13 avril 1767 (ADCA, 2 G 304)

.

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

 

Stalle n° 42

 

 

Je lis : "GVILLAVME GERO" "RENE I. CLAV : N" "1722" "VINCENT  PERR 1691" « DESMARAT «  « CHAPPIER 1709 « JACQUES HAVDAYE 1722" "RENE GRAL" "YVON LE GOFF" "RHI LEVOT 16--" et sur le rabat du siège "IACQVES HAVDAYE 1723" / "RENE GVILLOV" /" T. LASAL".

DESMARAT correspond-il à Desmaretz dont on lit que "comme le maître de musique, l'organiste change souvent et vient de l'extérieur du diocèse : Alain Desmaretz, de Dol, engagé le 2 octobre 1719, est remplacé dès le 2 avril 1720 par Jean le Marié, de Saint-Malo."

Doit-on comprendre que DESMARAT était chappier en 1709 ?

1°) "GVILLAVME GERO" correspond à Guillaume GERAULT (GIRO / GIROU), fils d'autre Guillaume Gérault demeurant Le Merzer, reçu enfant de la Psallette le 22 juin 1646 puis  congédié le 15 mars 1651. ( ADCA, 2 G 288)


2°) "RENE GRAL " correspond à  René GRALL, qui devient second enfant de la Psallette en avril 1648 et est déclaré Aîné des enfants de la Psallette dès le 30 octobre 1652 et en 1654. (ADCA, 2 G 288, 289)

3°) "IACQVES HAVDAYE 1723" correspond à HAUDAYE Jacques, fils de Nicolas Haudaye et Jeanne Le Hont de Pleubian, reçu enfantde la Psallette  à 8 ans et six mois le 3 septmebre 1717 et congédié le 11 février 1724 à sa demande (ADCA, 2 G 299 et 300).

4°) "RHI LEVOT 16--" correspond à  Philippe LE VOT, enfant de la Psallette en juin 1658 (ADCA, 2 G 289) 

5°) "VINCENT  PERR 1691" correspond à Vincent  PERROT , Congédié de la Psallette, n'étant "plus propre pour le service" le  22 juin 1646 (ADCA, 2 G 287) .

6°) "YVON LE GOFF"  correspond à l'un des Yves Le Goff, cf. stalle 48.

.

.

 

.

 

 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 43
 

Beaucoup d'inscriptions sur cette stalle  :

"MICHEL" / F / "YVE:O" /" IACQ" / PH:L / Y/ "PIERRE DE MONFORT" / E / "DERIEN" / "PIERRE BIDEMENT 1615" / PH / "PIERRE IVEL-- 1610" / IACQ /" OLLIVIER" / "DVAVLT??" ou DVVIBLE /" VERBOYS"

1°)  "PIERRE DE MONFORT" renvoie  àPierre Monfort , fils de Jacque de Montfort, sieur de Kermenou à Trésezny a été reçu enfant de la Psallette après audition le 3 février 1634 et sorti de la Psallette ("du tout inutile à la musique") le 29 juillet 1641 ( ADCA, 2 G 286 et 287)

 

2°) "PIERRE BIDEMENT 1615" renvoie à  Pierre BIDEMENT  est  joueur de serpent en la cathédrale de Tréguier en 1622, 1624, 1625, 1630, 1635, 1643. (ADCA, 2 G 286, 439) . "PIERRE BIDEMENT 1615" semble indiquer qu'il était présent (à la psallette ?) en dehors de ces dates.

À propos de l'instrument de musique nommé  serpent, voir ici :

http://www.lavieb-aile.com/article-un-lutrin-au-joueur-de-serpent-eglise-saint-louis-brest-99268565.html


3°) " VERBOYS" renvoie à Me Ollivier VERBOIS musicien en la cathédrale de Tréguier (haute-contre) est mentionné en  1611, 1620, 1622, 1626, 1627, 1633, † 1636 (ADCA, 2 G 285, 286, 439, 440)

.

 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

Stalle n° 44.

 

Beaucoup d’inscriptions sur cette stalle dont : "FRANCOIS LE MANACH 1604" "GILLES LOBLEZ 1617" "GV. EE (?) MARELLEC 1744".

Je lis sur le dossier : MATH / PIER / TH / IACQ GVEL / LALLEMAND ? / YVON LE PROVOST 1619

et sur le rabat du siège : GV / LE / MARELLEC 1744 1744 17-- en grandes capitales.

1°) "FRANCOIS LE MANACH 1604" renvoie à Maître François Le Manach qui  est mentionné en 1616 et 1620 comme  Maître et administrateur de la psalette de la cathédrale de Tréguier (ADCA, 2 G 439, 447). L'inscription indique qu'il était déjà dans le chœur de la cathédrale en 1604 (à ce poste ?).

2°) L'inscription "IACQ GVEL" évoque la mention d'un GUIEL comme Aîné de la Psallete en 1701 (ADCA, 3 G 443)

3°) L'inscription "GILLES LOBLEIZ" évoque la mention d'un Gilles LE BLEIZ  en juin 1620 comme  "naguère sorti de la Psallette" (ADCA, 2 G 439).

4°) L'inscription "YVON LE PROVOST 1619" évoque la mention d'un  Missire Yves LE PROVOST, fils de François Le Provost et Jacquette Gauvic, demeurant à Tréguier comme  "Receu en la Psallette" en juillet 1608 (ADCA, 2 G 305) puis "autrefois enfant de la Psallette" le 10 septembre 1629 (ADCA, 2 G 286)

4°) L'inscription "GV / LE / MARELLEC 1744 " évoque la mention d'un LE MARELLEC Guillaume, fils de Ollivier Le Marellec et Blaize Hamon demeurant à Tréguier, comme "reçu enfant de la Psallette, 7 ans et demi" le 20 décembre 1737 (ADCA, 2 G 462) puis sorti de la Psallette le 14 novembre 1746 (ADCA, 2 G 303) et ensuite engagé au chœur comme joueur de basse en la cathédrale (mention en 1746 21 nov, 1748, 1750. Un LE MARELLEC est Haute-contre en la cathédrale de Tréguier en 1751, 1752, 1753, 1756, 1757, 1758.

Son frère Jean le Marellec a été reçu enfant de la Psallette, 7 ans le 14 novembre 1750, puis sorti de la Psallette à la demande de son père le 7 mai 1752.

L'inscription a donc été gravée par Guillaume Le Marellec à l'âge de 14 ans lorsqu'il était à la psallette.

.

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

Stalle n° 47 Inscriptions des enfants de la psallette .

 

L'inscription paraît tronquée car elle est uniquement présente  sur la planche centrale du dossier. Les deux autres planches doivent être plus récentes, à l’image de la stalle n°35.

Je lis : "GVILLAUME.CO", "CHAR.", et "[YV]ES LE QUEMENT 1776" 

1°) "[YV]ES LE QUEMENT 1776" renvoie à Yves  LE QUEMENT (1750-1813) qui   est Musicien en la cathédrale de Tréguier  depuis le 25 juillet 1776 , en 1778, et 1780. Yves LE QUÉMENT est chantre jusqu'à la fermeture du chapitre cathédral de Tréguier. Il se reconvertit alors en boulanger (négoce familial) mais redevient chantre dans les dernières années de sa vie à l'église Saint-Jean du Bally de Lannion. ; la base MUSEFREM lui consacre une notice.

http://philidor.cmbv.fr/Publications/Bases-prosopographiques/MUSEFREM-Base-de-donnees-prosopographique-des-musiciens-d-Eglise-en-1790/Cotes-d-Armor

Il est né le 10 décembre 1750, La Roche-Derrien, dans une famille où le père, le parrain et la marraine signent.

Il est reçu chantre à la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier le 25 juillet 1776 . Puis,  le 1er décembre 1787 , toujours "Chantre de la cathédrale", Yves LE QUÉMENT épouse Marie Michelle Deremond en présence du "sieur Guillaume LE CUN chappier de la cathédralle", son collègue (stalle n°14). Le chantre Yves Le QUÉMENT est toujours en exercice en 1790 à la cathédrale Saint-Tugdual de Tréguier.  Il a 40 ans. Le corps de musique de Saint-Tugdual comprend alors, outre Pierre Charles BOULLAY, maître de musique et organiste, deux serpents, François Ignace LE GORREC et son fils François Isaac LE GORREC, trois "musiciens", lui-même Yves Le QUÉMENT, François LE CORRE et Guy LE GUILLOU (celui-ci chantant la haute-contre), ainsi que le "premier chantre" Yves LE GOFF et le "second chantre" Guillaume LE CUN. En 1791 : À la suppression du chapitre cathédral, après "14 ans de services", il obtient une gratification de 800 livres puis une pension viagère de 100 livres qui lui sera payée par quartiers tous les trois mois. Il exerce ensuite la profession de boulanger à Tréguier de 1796 à 1807 aumoins.  Mais en janvier 1813 , à 66 ans, Yves LE QUÉMENT est de nouveau considéré comme chantre, dans l'église de Lannion, au mariage de son fils François, chantre également . À cette époque, trois Le Quément exercent en tant que chantres dans le même établissement religieux : son fils François, son neveu Jacob et lui-même. L'église de Lannion n'étant pas aussi conséquente qu'une cathédrale, il est possible qu'Yves LE QUÉMENT ait toujours été chantre à temps partiel ou peut-être seulement depuis son déménagement à Lannion tout en continuant l'exercice de la boulange. Il décède le  4 novembre 1813 à Lannion.

L'inscription a été gravée dès la première année d'entrée comme chantre à Tréguier.

2°) "GVILLAUME.CO", "CHAR." permet d'évoquer  Guillaume CHARLES, fils dYves Charles et Marie Rolland de Tréguier, a été reçu enfant de la Psallette (6 ans et demi) le 29 décembre 1756 et a obtenu son congé le 28 avril 1766.

.

.
 

 

 

 

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

.

 

Stalle 48.

 

Je lis "I.R" en grandes majuscules sur le haut du dossier et  « V : LE GOFF » en lettres plus petites.

« V : LE GOFF » correspont-il à  Yves ou  Yvon LE GOFF, fils de Noble homme Charles Le Goff, sieur de Traougicquel et Guillemette Guisnou de Tréguier, a été reçu enfant de la Psallette le 21 juin 1641 et congédié le 20 avril 1648. 

Un autre Yves Le Goff est cité  comme chapier puis premier chantre au chœur de la cathédrale de Tréguier en 1764, 1766, 1774, 1775, 1777, 1778, 1780. Un Le GOFF est mentionné comme Basse-taille en la cathédrale de Tréguier en 1740 et 1741, un autre musicien gagé à la cathédrale de Tréguier, en 1743, 1746, 1748, 1750, 1751, 1752, 1753, 1754 ;  un autre  comme reçu  au chœur de Tréguier le 12 juillet 1756,  et un autre  chapier en juin 1759. Ou bien sont-ce le même ?

 

 

cf :Yves le GOFF : premier chantre http://philidor.cmbv.fr/Publications/Bases-prosopographiques/MUSEFREM-Base-de-donnees-prosopographique-des-musiciens-d-Eglise-en-1790/Cotes-d-Armor

.

Inscriptions des  stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

Inscriptions des stalles du chœur de la cathédrale de Quimper. Photographie lavieb-aile 1er mars 2019.

.

SOURCES ET LIENS.

.

— BILLAUD, Sophie. "Iconographie et culture folklorique en Bretagne à la fin du Moyen âge : l'exemple des stalles de Tréguier". Mémoire de Maîtrise : Hist. de l'Art. Rennes : université Rennes 2, 1990. Non consulté

— BILLAUD, Sophie. "Figures grotesques, figures sacrées, les stalles de Tréguier". Ar Men, N°2, 1991 pp. 64-75

— "La cathédrale de Tréguier". in : Congrès Archéologique de France, 107e session, 1949. Paris : SAF, 1950 pp. 102-123

— MINOIS (G.), 1982, Réforme catholique et liturgie en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles : le cas de la cathédrale de Tréguier  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1982  89-4  pp. 451-478

— PIAT (Florence), 2012, Les stalles de l’ancien duché de Bretagne, de la fin de la guerre de Succession jusqu’au concile de Trente, [thèse : Histoire de l’art], Rennes, Université de Rennes 2, 2012, 2 vol.2.

 

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne._De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-tugdual-stalle-01/8f9c774e-d69b-4e48-9974-d08ce13d859b

http://perso.numericable.fr/tessonmic/Les%20Stalles%20en%20Bretagne.pdf

http://monumentshistoriques.free.fr/cathedrales/treguier/interieur/stalle-misericorde.html

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_82/La_CathAdrale_de_Treguier_et_Port-Blanc_.pdf

 

http://www.plenumorganum.org/histoire/organistes-musiciens-deglise-et-artisans-de-la-musique-en-cotes-du-nord-avant-1930/base-de-donnees-des-musiciens-deglise/?listpage=8&instance=1

 

 

.

MUSEFREM - Base de données prosopographique des musiciens d'Église en 1790 

http://philidor.cmbv.fr/Publications/Bases-prosopographiques/MUSEFREM-Base-de-donnees-prosopographique-des-musiciens-d-Eglise-en-1790/Cotes-d-Armor

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 19:56

Zoonymie des Odonates. Les anciens noms vernaculaires des libellules  d'après Eugène Rolland, et Hanns Bächtold-Stäubli.

 

.

Voir :

Zoonymie (étude du nom) des Odonates de l'Ouest de la France : liste des articles : 1. Généralités ; 2. les Anisoptères.

.

 

.

Je "me contente" (ce fut malgré tout un bon paquet de travail) de présenter quatre  publications du XXe siècle traitant des noms traditionnels des Libellules et des traditions qui s'y réfèrent : les deux chapitres qui consacre Eugène Rolland dans sa Faune populaire de France (1881-1911), les lignes dispersées puisées dans le Folk-lore de la France, la Faune et la Flore de Sébillot (1906), et enfin  le chapitre  du Dictionnaire des superstitions du folkloriste  Hanns Bächtold-Staübli de 1974. Je donne les extraits des deux premiers auteurs, et une  traduction de l'ouvrage en allemand, assez approximative bien-sûr, épurée des notes,  mais suffisante à mon goût pour fournir au chercheur une documentation : chacun se tournera ensuite vers la publication originale.

Pour le domaine breton, il faudra compléter ce corpus par Traditions populaires de Bretagne : Le Folklore des Insectes et autres petites bêtes, de Daniel GIRAUDON 2011, Yoran Embanner.

.

I. LA FAUNE POPULAIRE D'EUGÈNE ROLLAND

.

Parmi les 12 volumes de cette œuvre qui s'échelonne de 1877 à 1911, le tomes consacré aux Insecte est  le tome III datant de 1881 : il  est numérisé sur Gallica.

 

 

—  ROLLAND Eugène‎, GAIDOZ (Henri), 1911 : Faune populaire de France  (noms vulgaires, dictons, proverbes, contes et superstitions), en XIII volumes.‎ Paris, Maisonneuve & Cie, 1877-1911. Tome III :Les reptiles, les poissons, les mollusques, les crustacées et les insectes,, 1881, 365 pages. 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5758343b/f306.item.r=libellule.texteImage

 


 
LIBELLULA (Genre). — LA DEMOISELLE. 
Noms français.
DEMOISELLE, f. français. 
DAMEISELLO, DAMEISELLETO, Bouches-du-Rhône, Villeneuve. 
DAMAYSELLE, Landes, Métivier. 
DEMOSELLE, MOSSIEU, Sarthe, com. par M. Aug. Besnard. 
DOUMAÎZELO, Tarn, Gary. — Gard, com. par M. P. Fesquet. 
DAME DE PARIS, St-Germain-de-Modéon (Côte-d'Or), communiqué par M. H. Marlot. 
PRÊTRE, Gien, com. par M. J. Poquet. 
MOINE, Saintonge, Jônain. — Melle, com. par M. Ed. Lacuve. — Orléans, com. par M. J. Poquet. 
CAVOLUÉ, MOUNGETO, MOUSCOULO, ROUMPO VEIRÉ, prov. mod., Cast. 
MOURDJÊTO, Languedoc, Sauvages. 
TREMPO-QUIOU, TRENCO L'AIGO, TRENQUIEIRO, MOURGUETO, DAMÉTO, Gard, com. par M. P. Fesquet. 
ESPUGO-SERS, m. (m., à m. : peigneur de serpents) Gers, Cénac-M. 
CHEVAU-AU-DIABLE, Chef-Boutonne, Beauchet-Filleau. 
MÂRTAI-DIÀL, MÀRTAI D'DIAL, wallon, Grandgagnage. 
MAURTIA D'ÀRM, Namur, Grandgagnage. 
ARROUTRESSE, f. Guernesey, Métivier. Dictionnaire des rimes. 
GODE D'U, picard, Corblet. 
PAHH ARAILLE (= perce oreille), Vagney, com. par M. D. Pierrat. 
PISSE EN Z'YEUX, Lyon, Molard.   Le peuple attribue à la libellule la faculté de faire jaillir une matière liquide dans les yeux de ceux qui la poursuivent. — MOLARD. 

SAUTERALLE AI OLE (m. à m. : sauterelle à aile), Montigny-sur- Armançon (Côte-d'Or), com. par M. H. Marlot. 
BIRACHE, picard, Romania, VIII, 230. 
GARDO D'AIGO, Lauragais, com. par M. P. Fagot. 
GUIRLET, Eure-et-Loir, com. par M. J. Poquet. 
AIGUILLETTE, français du Finistère, com. par M. Sauvé. 
NADOZ EAR, f. (m. à m. : aiguillé de l'air), breton, Troude. 
NADOZ AER (= aiguille-serpent), toute la Bretagne, com. par M. Sauvé. 
DANTROSS, environs de Lorient, recueilli personnellement. 

Noms étrangers : 

en italien :.

Corrogolo, Brendola, Donnola, Barbello. it., Duez.

 Cevettone, Libella, Saetta. it., Nemn.  

Zittone, Ravenne, Nemn.

en espagnol

Nadadora, Nadadera, esp., Nemn.
Caballito del diablo, Aragon, Nemn.

 en anglais

Dragon fly, Lady fly, Ballance fly, Adderbolt, angl. Nemn.

Bullstang, Cumberland, Nemn.; Hundred of Londsd. Peacock.

Hoss stinger (2), Dorset, Barnes.

en suédois :

Trollstanda, suéd., Nemn. 
 

en danois :

Guldsmed, Jomfrue, danois, Nemn.

en norvgien :

 Ormstyng, norvég., Nemn.

en néerlandais :

 Juffer, Juffertje, Libel, Puistebyter, Rambout, Sparren, Koorebout, Skarbout, Nayer, holl., 
Nemn.

en allemand :

Die Libelle, Die Nympfe, Die Jungfer, Die Wassernympfe, Die Wasserjungfer, all., Nemn.; Provinzialbenennungen sind : Schillebold, Schillerbold, Schillebolz, Wasserhure, Wasserdocke, Drachenhure , Grasmetze , Teufelspolz , Teufelsnadeln, Bolz,  Gaaspeerd, Ridderpeerd, Reerer, Mohrman, Kornbeisser, Schlangenstecher, Glaser, Schneider, Schleifer, Wildpferd, Wassermann, Wasserpfau, Pfaufliege, Pfaff, Pfaffenköchin, Perle, Wägle, Wagkerderle, Augenschiesser, Kameel, Otterkopf, Schuhflicker, Hure, Verfluchte jungfer, Teufelspferd, Des Teufels Reitpferd, Heupferd, Gottessperling, Spinnejungfer, Schurschotte, all., Nemn. 

Teufelsgrossmutter, Meggen (Suisse all.), Lütolf.

On trouve aussi la référence suivante, posthume :

Rolland, Eugène (1846-1909). Faune populaire de la France. Tome XIII, les insectes [Texte imprimé] : noms vulgaires, dictons, proverbes, légendes, contes et superstitions / Eugène Rolland Paris : Maisonneuve et Larose, 1967 1 vol. (217 p.) ; 22 cm http://www.sudoc.fr/005927579. J'y trouve la liste suivante  pages 82 et suiv.

giggion , cava-oci , beca-oeucc , furalaès , pestocch , damigella , sposo , sposina , mariànna , viola , sior , scioretta , muinie , prèdi , frae , prit cogô , massapraeve , bilancella , bilancetta , zenzara , zenzaron , frulon , cul longh , anzoleto del Signor , svuarbe voj , dial . ital . calul dracului ( = cheval du diable ) , cobilitsa , roumain . bayo , cabalo d ' o dèmo , espia - dimonis , talla - nassos , llevadits , Péninsule ibérique . seejungfer , jumfer Sibold , jumfer Lischen , veruviûnschte junfer .

.

.

II. LA FAUNE POPULAIRE DE LA FRANCE, TOME XIII D'EUGÈNE ROLLAND, 1967.

— ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France. Noms vulgaires, dictons, proverbes, légendes, contes et superstitions. Tome XIII, Les Insectes. Paris, ed. G-P. Maisoneuve et Larose, 217 pages. Libellula pages 79-83, in Classes des Névroptères pages 78-85.

J'ai complété quelques abréviations. Comme des erreurs ont pu se glisser, je donne le scan de l'original.

.

[p.78]

Libellula (Genre), (LINNE). — LA DEMOISELLE.


 

— Perla, nomencl. d'ALDROVANDE.— libella, pavo, musca mulei, nomencl. de MOUFET, Insect. theatr., 1634, p. 64.

[p. 79]

damo, f., f., languedoc, limousin. 

  • dame, f. pas-de-Calais, Vosges, Cher.
  • damo dé vala (= dame de ruisseau), Vaucluse,
  • belle dame, Loir et Cher
  • dèmatte, Pays messin

damoiselle, f. demoiselle, f. français, Duez, 1678 [note personnelle : voir Dictionnaire italien & françois de Nathanaël Düez page 126 pour ba icola : " 1. une brouëtte ; 2. une sorte d'insecte appelée demoiselle".

  • demoiselle de Paris, Nièvre
  • damizèlo, daméy'zèlo, daméy'zelèto, damyèlo, démézèlo, doumày'zèlo, douméy'zèlo, doumoy'jèlo, midi de la France
  • doum'rèl', f. Haumont l. la Ch[aussée?] (Meuse), r. p. 
  • mamizèle, f. landes.
  • mam'zèle, Belgique wallone.
  • amazèlë, f. Palaiseau (Seine-et-Oise), r.p.
  • mouazèle, Somme, Aisne
  • damizèlun, m. Bouches-du-Rhône
  • damizèlo de valà, Vaucluse
  • belle demoiselle, Oise, Poitou
  • demoiselle du diable, Cher, Poitou
  • dame de nëches, Tourcoing (Nord)
  • mariée, Meurthe-et-Moselle, Eure-et-Loire, Loir-et-Cher
  • reine, f. Deux-Sèvres
  • monsieur, m. Anjou, Maine, Orléanais, Normandie, Picardie, Belgique wallone (en divers endroits, on appelle monsieur la grande libellule ou la libellule jaune, et demoiselle la libellule bleue)
  • prêtre, curé, Somme
  • capélan, m. Hérault
  • moungéto, f. provençal
  • mouin-ne, m. (la grande espèce), demouézèle, f. (la petite espèce), vendée, c.p. M. Ph. TELOT
  • mouène, m. Charente-Inférieure, c.p. M. Ed. EDMONT

.

pimprenelle, f. ancien français, DUEZ, 1678.

fanfiole, f. Dôle (Jura), r.p.

papillon d'amour, m. Pissy-Poville (Seine-Inférieure), r.p.

couturière, f. Haite-Saône, Jura, r.p. (Elle est habile couturière puisqu'elle s'habille magnifiquement)

  • coudrèle (= couturière), Nièvre
  • hilèro, f. Lot-et-Garonne
  • tayan, m. tayan-cousin, m. Namur, PIRS.
  • vouayante, f. jargon de razy près de Xertigny (Vosges), r.p. (On l'appelle ainsi à cause de ses belles couleurs).

cousin (la grosse espèce), m.,

  • cousine (la petite espèce), f. 
  • jardinière (certaine espèce), Haute-Saône, Doubs, r.p.

.

 ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 78-79. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 78-79. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

.

[p. 80]

gardo d'ay'go, gardo l'ay'go, Haute-Garonne.

poule d'eau, f. Varengeville-sur-Mer (Seine-Inférieure), r.p.

— coq d'îl, m. wallon, Questionnaire de folklore, 1891, p.11.

— agüyo, f. Gard.

  • agulhe, f. agülhè, Pyrénées-Atlantiques, Landes
  • aiguille du diable, f. Côtes-d'Armor.
  • esplinghè, m, Lembeye (Pyrénées-Atlantiques) 
  • ciseau, Nord.
  • cisètte, coutê, m. wallon
  • coupa-vey'ré, m. Nice
  • roumpo-vèy'ré, m. Provence
  • talho-fèrré, Aveyron.

arrigo-gouélh, m. Luchon (Haute-garonne), c.p. de m. B. SARRIEU.

  • crève-œil, Doubs
  • cure'èl, m. Lot.
  • cavo-uè, m. provençal.
  • tire-zyeux , Genève, Doubs, Mayenne.
  • pisse-zyeux, Rhône.
  • tiro-sang, m. Drôme.

pou de serpent, m. 

  • poulh de sâpan, m. ; pio d'serpin, m. ; piu d'sarpan, en divers patois de Suisse romande, Jura, Savoie, Isère.

ésptéougo-sèr, espougo-sèr, éspéouyo-sèr, en divers patois de Provence, Languedoc, Limousin.

  • épulhi-sarpin, pulhisarpin, pyoulhi-sarpin, Rhône
  • ipiodza-seûr (=épluche-serpent), m. Vinzelles (Puy-de-Dôme), DAUZAT, dans revue de trad. populaire, 1898, p. 392.
  • pùyo-sèr, m. Thiers  (Puy-de-Dôme), 
  • pougna-sèr, m. Var.
  • péntsé dé chèr, Lot.

cap dé sèr, m. Aveyron.

  • fisso-sèrp (= qui pique le serpent), m. Tarn-et-Garonne
  • pico-sèrp, m. Tarn-et-Garonne, c.p. M.A. PERBOSC

molinê, m. mârté du diâl (=marteau du diable), macrê (= sorcier), m. wallon.

  • diable, Morbihan
  • chevau du diable, Allier
  • chêva de calêve, m. Côtes d'Armor
  • dragon, Mons (Belgique)

tièrcëlé, m. Clerval (Doubs), r.p.

biouloun, m. Aude.

midi, m. Crotelles (Indre-et-Loire)

frêle, f. Normandie, METIVIER, Dictionnaire des rimes,

  • fûlon, m. Bernières-sur-Mer (Calvados)

 

.

[p. 81]

.

— négo-fol, m., languedocien.

mouscolo, f. provençal, CASTOR.

bébo, f., Gibel (Haute-Garonne)

calèl (= lampe rustique), m. Lavilledieu (Tarn-et-Garonne), c.p. M.A. PERBOSC

nadoz-aer (= aiguille-serpent ou serpent en aiguille), adoue èr,  marc'h aer (= cheval de serpent ou serpent de cheval), breton [E.E]

filangroca, centre de la Corse, FILIPPI

perla, cavalocchio, cavaleta, coriogolo, carozzina, siton, gügella, güggion, cava-oci, beca-oeucc, furalaes, pestocch, damigella, sposo, sposina, marianna, viola, sior, scioretta, muinie, prèdi, frae, prît cogo, massapraeve, bilancella, bilancetta, zenzara, zenzaron, frulon, cul longh, anzoleto del Signor, svuarbe voj, dialectes italiens

cacul dracului (= cheval du diable), cobilitsa, roumain

 — bayo, cabalo d'o dèmo, espia-dimonis, talla-nassos, llevadits, Péninsule ibérique;

seejungfer, jumfer Sibold, jumfer Lischen, verwünschtre junfer, frû medder, wassermutter, engelken, teufelsnadel, teufelsharrnadel, augenstechter, spillebold, schillebold, rosenggen, rosenschiesser, rösschen, päerd, päerdje, goldpäerd, Gottespferdlein, görgenpferdlein, himmerspferdchen, Hans Peter päerd, härenpäerd, rüter päerd, goldschmid, feddernedder, bressem, morgengrätzchen, bruthaomelmann, reereert, kohsteert, bleienbiter, Peter Hingst, Klaus Hingst, Gäspard, spinnjumfer, skürskot, dialectes allemands.

peerdeken, peerdenrijder, biezenpeerd, deezekenspeerd, Lieve-Vrouwpeerd, koetse-peerd, savooi-perd, vliegende-peerd, peerdenwatcher, ridder van Maltha, waterjuffer, akkernaalde, naaldenkoker, speldenmaker, korenbijter, flamand (A. de C.)

.

 

ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 80-81. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 80-81. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

.

[p. 82]

adderbolt, adder-fly, fluying-adder, fleing aither, fleeing snake, fleeing ask, edther, ather-cap, ather-bill, ether's mon, ether's mild, snake stang, stangin ether, bull ader, horse-stinger, horse-stang, horse-adder, bull-stang, horse-long-cripple (= vipère de cheval), hobby-horse, coach-horse, leather-wing, heather-bill, devil's needle, deil's-darning-needle, granny's needle, silver-pin, breese, jacky-breezer, tom breeser, merry-may, kingfisher, dialectes anglais.

— atsa, magyar

tarbh-nathrach, gaélique écossais

gwas y neidr (= le jeune ou le serviteur du serpent), galois [E.E]

Que de noms pour un seul insecte en toutes espèces de langues ! Et dire qu'on n'en retrouve aucun en grec ancien, en latin ancien et du moyen-âge, en ancien français, en ancien allemand, en anglo-saxon !

.

La larve de la libellule est appelée :

  • scorpion, m. Belgique wallone (On la croit venimeuse).
  • porte-faix, m. français
  • chazette, f. wallon, DEFR.
  • chalubèr, m., chalibèr, m. Maine-et-Loire
  • bouatin, en Mayenne

.

Dictons :

"Voir des libellules est un mauvais présage", Brülon (Sarthe)

"Si, quand on rapporte une libellule à la maison, elle meurt avant l'arrivée, c'est un mauvais présage d'amour" Pissy-Poville (Seine-Inférieure)

"Si une libellule vous frappe au front, vous devez mourir dans l'année" Belgique wallone

"Mettre des ailes de libellule bleue dans un livre de messe, porte-bonheur" Nièvre.

La libellule, au moment où elle arrive à l'état parfait, porte sur le dos, pendant quelque temps, la dépouille de sa chrysalide qui est noire et de forme étrange. De là vient qu'on l'appelle dans divers pays : le cheval du diable.

"La libellule est l'amante lesbienne de la femme du diable"Naintré (Vienne), r.p.

"Pour empêcher les enfants d'aller au bord de l'eau, on leur dit : "Die Wassermutter zieht Kinder ins Wasser." Prusse.

Les enfants récitent à la libellule, quand ils la voient, les formulettes suivantes :

"prît cogô, S'tan di la mass at pecc in cô". = "Si la libellule remue la bouche, on dit qu'elle dit la messe".Bologne, UNGARELLI

"Herrgottspferdchen, pfliege, Dein Vater est im Kriege", Prusse, FRISCHB

"Fru Medder, Sett ju nedder", id.

"Feddernedder, ha hi sett di", id.

Voir une formulette anglaise dans Long, Isle of Wight-dialect, 1886 p. 70.

Héraldique.

Pour le doublet dans l'héraldique, voir Renesse, III, p. 112 (le doublet, selon Renesse, est le nom de la libellule en héraldique"

[voir aussi : http://www.blason-armoiries.org/heraldique/tables-heraldiques/figures-naturelles/animaux/insectes/doublet.htm

.

ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 82-83. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

ROLLAND (Eugène), 1967, Faune populaire de la France, Tome XIII, Les Insectes. pages 82-83. Exemplaire Bibliothèque universitaire de Rouen.

 

III. LE FOLK-LORE DE LA FRANCE. LA FAUNE ET LA FLORE DE PAUL SÉBILLOT.

— SÉBILLOT (Paul), 1906  Le Folk-lore de la France. La faune et la flore

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1230197.texteImage#

 

"On prétend aux environs de Liège, que le scorpion [lézard ou salamandre] se transforme en libellule ; à Lyon le peuple attribue à la libellule la faculté de lancer une matière liquide dans les yeux de ceux qui la poursuivent. 

La libellule est, en divers pays, un sujet de crainte; plusieurs de ses noms l'assimilent â un reptile: en Basse-Normandie, on appelle mouron {salamandre) celle de la grosse espèce et sa morsure est tout aussi dangereuse que celle de la salamandre en Basse-Bretagne, on nomme la demoiselle Nadoz aer, aiguille-serpent, dans les Côtes-du-Nord, aiguille du diable, en Wallonie scorpion. En Haute-Bretagne les lavandières qui ont peur de sa piqûre, récitent une conjuration pour éloigner cet  agent du diable » en Wallonie, où on l'appelle martnl-diale, marteau du diable, il faut pour éviter la mort, faire l'ablation de la partie qu'elle a atteinte ; au pays de Liège on prétend que ses ailes sont tranchantes comme un couteau; de là son nom de Kouté.

  En Wallonie, si la libellule qui s'appelle Mârtè de dyâl, marteau du diable, ou makrè, (sorcier), frappe quelqu'un au front, il doit mourir dans l'année. 

Dans les Vosges lorsqu'il doit pleuvoir les abeilles se tiennent & porte de leurs ruches, les libellules volent il la surface de l'eau,l'araignée tisse sa toile avec précipitation, les papillons voltigent près des fenêtres avant l'orage les puces piquent ou les mouches se servent dès le matin de leur aiguillon."

 

IV. LE TOME 5 DU DICTIONNAIRE DE HANNS BÄCHTOLD-STÄUBLI

BÄCHTOLD-STÄUBLI (Hanns) Hoffmann-Krayer  (Eduard )1974, Handwörtebuch des deutschen aberglaubens Walter de Gruyter, Tome 5 Knoblauch-Matthias - 940 pages (Dictionnaire des superstitions allemandes ?)

Numérisation partielle sur Google :

https://books.google.fr/books?id=EjNo48GTZ0sC&pg=PA129&dq=Papillon+d%27amour+(Pissy-&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiG7bavqd7gAhUImhQKHU74CVwQ6AEILzAB#v=onepage&q=Papillon%20d'amour%20(Pissy-&f=false

Des erreurs de traduction ou de transcription sont probables, mais j'ai fait de mon mieux.

 

.

L'histoire naturelle distingue plusieurs espèces (plus grands et plus petits) d'après la couleur et  la forme d'un insecte saisissant et agréable. La riche superstition qui s'est formée autour de ces animaux, stimulant l'imagination du peuple, est largement exprimée dans le nom vernaculaire, raison pour laquelle ils devraient être examinés plus en détail ici. Dans les cas les plus rares, il peut être déterminé, à partir des sources, de quelle manière se réfère le nom du dialecte correspondant. Il est certain qu'en français et en italien, certains noms diffèrent entre les grandes et les petites espèces. Ainsi chez les français Cousin désigne le plus gros, et Cousine désigne le plus petit genre. La même relation existe en italien entre Cavalocchio et Damigella.

1. Extérieur, activité.

L'aiguille et la couture.
L'insecte est appelé d'après la forme fine et allongée de l'abdomen Teufelsnadel (aiguille du diable).    Le va-et-vient du vol de la libellule est interprété comme celui d'une une couturière. En Amérique du Nord, cela donnait à croire  qu'elles cousaient ensemble les becs de la chamaille .

En allemand Gofenschisser, Gluftenschisser, Spellenschisser,  en flamand Speldenmaker, en anglais  Silver-pin,  "aiguille d'argent", en anglo-américain Darning needle "aiguille à repriser", en français Aiguille , en breton Nadoz aer  (Finistère) ou "aiguille de l'air",  en  italien Gügella (Milan), ou Spülett (Mantoue), tous deux  désignant des "aiguilles de dentellière".

La fileuse.

De la façon dont  les libellules s'accouplent sur le sol , en faisant une roue et en produisant   un son de roue en rotation lorsque les ailes sont frappées contre le sol, provient les noms de Spinner ou "fileuse" (Asiago), en suédois Trollslända  "Fuseau de Troll", en Apulie Matassaire, Mattassäro "bobine"", en corse Filancroca "fileuse ?". Ou aussi l'appellation  aquil. Tissi-tissi (tessere = "tisser ") 

Les ailes de verre.

Les ailes vitreuses des Libellules se cassent facilement, d'où en provençal  Roumpo-veire "Casse-vitre". En allemand   Gläsermäker, en néerlandais Glazenmaker, en autrichien Glaser, tous cités par  Leithaeuser.

Le brillant irisé des ailes inspire les noms de  Schillebold, Schillerbold, Schillebolz, (de l'allemand schiller, "chatoyant", Perle, Pfaufliege, Wasserpfau, (de l'allemand  pfau = paon), Goldspierken,  Goldpferdchen "(Weismar), Goldspinner (Prusse). 

Les ailes étendues : la balance, le niveau.

La forme ressemblant à un niveau de maçon, qui a donné son nom à l'insecte, lorsqu'il est avec des ailes déployées horizontalement sur une branche  se retrouve dans le  latin Libella (diminutif de libra,  "niveau d'eau"), dans le terme  allemand  de "libelle", mais aussi dans les termes   Balanssete (Trévise en Italie) ,  Bilancelle (Pise, Italie), ou Ballance-fly  en anglais .

.

2. Nom évoquant un danger, une menace.

a)  Pour les yeux

La croyance populaire est largement répandue que la Libellule s'en prend aux yeux de la population. De là provient  Augensteche  ("perçante pour les yeux" ), berg. Ogenstüater "Augenstößer", Ogenstêker "Augenstecher , analogue au français Crève-œil (Doubs), au provençal Cavo-ue', ou à  Tire-z-yeux . Le nom Pisse-en-z'yeux (Lyon) est basé sur la conviction que la libellule apporte un liquide dans les yeux de ses poursuivants. Analogues italiens : Cavalocchio , Crevaoei (Val di Sarca), Brusa-oci "brûle-œil", Sbusaoci "crève-œil" (Verone)

Danger pour les oreilles

Elles semblent rarement les menacées : Vorarlberg. Ohrenschießer ("Tireur d'oreille") , en français Pahh araille = perce-oreille", Ohrendurchbohrer" ; au contraire, dans le Trieste nous trouvons Cura-rece "guérisseur d'oreille". En Amérique du Nord, les enfants évitent les Libellules parce qu'ils pensent qu'ils cousent leurs oreilles ensembles ou qu'ils y passe pour pénétrer dans leur cerveau.

 

3. Résidentes du milieu aquatique.

Les Libellules aiment rester près de l'eau, à la fois dans les eaux stagnantes et courantes. D'où le schwab Fröschenhüeter, en France du sud gardo d'aigo , en Istrie   guardia del pozzo, paron d'aqua "gardien de l'eau" , en France du sud Trenco-l'aigo = tranche-eau (Gard) , Gira-panta (Ascoli-Piceno) Rota-cibbie (Rogliano), Pissa-in-fontana (Pirano) Cura-pess "Le pêcheur" (Comasco), en  Istrie . S. Pietro (cf. Saint-Pierre le pêcheur) et  Marinara (Reggio di Calabria).

 

4. Noms d'après le serpent.

Ils sont basés d'après Garbini sur la vitesse du vol et la longueur du corps. . Donc, dans les dialectes anglais: Aying adder "serpent volant" ou inversement Adderfly .

Dans le même sens: « Fleeing snake », « Fleeing ask, Adderbolt  », De même, dans le Trieste « Spada-madrac(c) » = latin mataris "javelot") .

En outre: Bull-adder ", Stiernatter", Horse-adder, ,Horse-long-cripple , «Stangin ether » "stinging snake", Snake's stang, ,Ather-bill, Ather-cap tous cités par  Rolland

Sur « Ather-cap » voir l'allemand « Otterkopf  ou le français du sud  Cap de sèr »  (Aveyron).

Alors que dans les noms précédents, le terme "serpent" est un sujet, il devient  l'objet dans les exemples suivant, où toute activité de la Libellule est dirigée vers le serpent, comme dans l'allemand Schlangenstecher , dans le même sens norvégien Ormstyng, steir. Natterhalter, Fisso-serp ou pico-serp en dialecte de Françe du sud-est, (dans le Gers), et « espugo sers » ("Schlangenkämmer") 95). Particulièrement frappant: est le gallois « Gwas y Neidr "le garçon ou le serviteur du serpent.". "Serviteur du serpent" ou "nourrisseur de serpents" sont les noms des Libellules en Pennsylvanie, où ils rejoignent les serpents et les aident à obtenir de la nourriture et  les avertissent du danger imminent ;  en reconnaissance, le serpent se venge du meurtrier des Libellules.

 Ceca-fusillo, littéralement un fuseau éblouissant.

.

5. Nom d'après le cheval.

La comparaison avec un cheval est évidente en allemand : Rößchen, ndd. päerd, päerdje, goldpaerd, Ritterperd (Brême), Liebheilandspiardken, Engelspirken, Blauspirken, Gottespferdlein (Gadspirken), Himmelspferdchen, Görgenpferdlein, tous cités par Rolland.

Le cavalier saint Georges apparaît dans le nom sarde Caddu e santu Giuanne, le flamand Peerdecks, l'allemand Frauen Rössel, dans Lieve-Vrouwpeerd,  (voir Istre,  Cavaleta de la Madona),  Vliegende peerd, Koetse-peerd , pomm. Hatzpferd.

 Le terme "cheval" apparaît en flamand dans  Peerdenwachier, dans l'italien Scanna-cavaddi , dans le dialecte de Trieste Sgorbacavai, ou dans Pferdstecher (voyez en dialecte anglais Horsestinger.

.

6. Désignation d'après d'autres animaux.

Autour de Liège, on croit que les scorpions, les lézards, les salamandres se transforment en Libellules. Voir "Salamandre" (Basse-Normandie) utilisé pour les grandes Libellules. Par contre les noms fréquents à d’autres animaux, comme par exemple Bachstelze, Sperling, Habicht , Wasserhuhn , Eisvogel , Schmetterling, Grille, Heuschrecke, Bremse, Fliege (Bergeronnette, Moineau, Faucon, Foulque, Martin-pêcheur, Papillon, Grillon, Sauterelle, Mouche, etc.) s'expliquent par l'intermédiaire d’un tertium comparationis. Le nom de Balarinna "Bergeronnette" dans le Piemont , ou en France celui de Poule française (Varengeville ) ", ou de Martin-pêcheur sont pris d' oiseaux qui fréquentent comme les Libellules les milieux aquatiques.

Gardini rapporte les surnoms italiens liés à la proximité des Libellules et des Papillons, comme Jarfala d’Aqua, Poejo (Vérone), Bellora (Toscane) .Voir le français Papillon d'amour (Pissy-Poville en Seine-Maritime), l'anglais Water-butterfly. Holstein est Particulièrement remarquable est le Speckfrêter rencontré en Hollstein, interprété comme speck(en)-fräter, Speckenbiter, car il semble y avoir une double substitution : Speckfreter = chauve-souris> papillon> Libellule.

Enfin, le surnom Pipistrielle observé par Garbini en Campanie signifie "chauve-souris".

7. Personnification.

La finesse gracieuse des Libellules. rappelle celle d'une jeune femme, d'où l'appellation "dame" ou "mademoiselle" : en francais Demoiselle , Dame de Paris (Côte d'or) , Damo (Languedoc), Reine (Deux-Sèvres) , Couturière française (H.-Saône, Jura), en italien Datnigdla , Signora (Vérone et ailleurs), Signorella (Campagnie).

Une distinction est également faite entre les grandes et les petites espèces comme deux personnes de sexe différents, de telle sorte que nous les voyons nommer Monsieur, et Demoiselle, ou Cousin et Cousine (H.-Saône, Doubs). Nous l’avons vu plus haut, Sposi, Morosi (= (a) tnorosi) désignent la libellule accouplée, qui se trouve lors de la reproduction.

Le mouvement étrange des mâchoires fait penser à une personne qui murmure une prière (ecclésiastique ou religieuse). À Bologne, dans la comptine de la Libellule., elle lit la messe. D'où les noms Pfäff en allemand, prêtre en français, Capäan (Her.), Moine (Saintonge, Orléans), ainsi que les formes italiennes de Priest "(Pavfa), Prede, (Marques), Fratre. Elles sont comparées aussi à des religieuses, d'ou l'allemand ou Nönnchen, le provençal Moungito, l'italien à Verone Moneghela.

Les noms d'artisan sont communs: en allemand Schneider (à cause de la silhouette élancée ou de la "couture"), Blinnesnider ou "tailleur aveugle", Bachschneider en Alsace , Schuhflicker, Schoniaker, Scholapper, l' italien Ciavatin , à Vérone Scarpar.

Quand elle est posée sur un rameau de branche avec les ailes déployées et le dos proéminent, la Libellule. ressemble à un cordonnier tirant un fil enduit de poix, d'où en allemand Pechdraht. Nous trouvons aussi à Lübeck Farwer (= teinturier) en référence à la couleur bleu ou jaune.

Après la récolte, on voit la Libellule posée sur le chaume le plus haut, d'où son nom de Schnitter à Caserte. Les formes Guldstned (danois ) ou Goldsmäd s'expliquent par ses ailes brillantes.

.

8. Animisme.

Alors que les noms donnés ci-dessus ne sont que des personnifications rationalisées, les humanisations suivantes sont basées sur des idées mythiques anciennes. Que les surnoms de Seejungfer, Wasserjungfer, Vattenjungfer , néerlandais Waterjuffertje, suédois Sjö-rd (sirène) , soient considérés comme des influences mythiques et animistes, est attestée par Jungfer. Kornjungfer, Roggenmoder  qui rappelle Roggenmuhme des temps passés qui, avec ses longs cheveux effraye les enfants comme un fantôme terrifiant.

Et il y a encore Jumfer Sibold, Jumfer Lischen, Frut Medder, ("Frau Mutter" = Femme de la mère), ou l'obscène Wasserhure (également tout simplement Hure), Pfaffenköchin.

.

9.  Manifestation de sorcière.

Le suédois  Horshomara "cheval de sorcière" nous conduit à la sorcière (Hexe en allemand ) avec les appellations  Wasserhex "sorcière des eaux" , Hexenvögel "oiseau de sorcière", ou en dialecte français  macrê (Rolland, Faune 13:80) et en dialecte d'Istrie strigo , tous deux signifiant  "sorcier". "Hexenpferd" est le nom de la Libellule à Teramo: Cavalle de li straje (Garbini,: 57) et dans les Pouilles: Cavaddu di stréa (Erb).  De même dans la tribu indienne des Dakota, la Libellule est considérée comme un animal de sorcière. Elle a le pouvoir de conjurer un coup, et ni l'homme, ni l'animal, ni la foudre ne peuvent la blesser (Knortz ,Insekten: 134.)

 

 

10.  Manifestation du Diable.

La sorcière est en relation très proche avec le diable. Si la Libellule en allemand est un Hexentier, c'est aussi un Teufelstier. D'où leur nom de Diable dans le Morbihan, de Dragon , de Drache, (anglo-americain), de Dragonfly en tant que représentant du diable. Les noms allemands  sont Teufels Großmutter , Teufelsbraut,  Teufelsmagd (finn.), Teufels-buhle, Drachenhure (La grand-mère du diable, la fiancée du diable, La servante du diable (en finlandais), la grotte du diable, la putain de Dragon).

À Naintrè (Vienne), la Libellule  est considérée comme l'amante lesbienne de l'épouse de Satan.
Nous trouvons encore Espia-dimonis «l'espion du Diable)".

Si la Libellule émerge elle porte. pendant un certain temps, la peau dénudée de sa nymphe au dos, d'où le surnom imagé de Teufelspferd , Hexenpferd, Teufels Reitpferd ; on a en français Chevau du diable (Allier), ailleurs Port cavallo d 'o demo , Calul dracului ou l' anglais Dragon-fly, Drachenfliege.

Garbini signale l'appellation Nordböhm (fossoyeur), où la Libellule est comparée à cet artisan, et la peau dénudée de l'exuvie avec un cadavre.

 

La comparaison de la Libellule avec une aiguille a été mentionnée ci-dessus ; d'où le surnom de Tüfelsnodle en Aargau pour les grandes Libellules, qui cousent les lèvres des enfants qui hurlent. De même, l'anglais Devil's needle et le français Aiguille du diable.(Côtes d'Armor).

.

.

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
28 février 2019 4 28 /02 /février /2019 09:56

La verrière d'Adam et Ève et Caïn et Abel (vers 1550-1560) ou baie 122 de l'ancienne collégiale du Grand-Andely aux Andelys.

 

.

 

.

Voir aussi :

.

.

PRÉSENTATION.

.

 

Les verrières de l'ancienne collégiale Notre-Dame (d'après Gatouillat 2001)

 

L'église Notre-Dame des Andelys, appelée collégiale à cause de la présence d'un collège de chanoines au Chapitre, a été construite, — alors que le duché normand avait été rattaché à la France par Philippe-Auguste par la prise de Château-Gaillard en 1204 —,  en 1215-1220 sur les ruines d'une abbaye de femmes fondée en 511, par sainte Clotilde, épouse de Clovis Ier, et détruite vers 900 par les vikings . Il ne reste rien des vitraux du XIIIe siècle où fut bâti l'essentiel de la nef et du chœur Une seconde grande campagne de construction vers 1330-1345 concerna l'achèvement des façades est et ouest, et la mise en place des voûtes . Au tout début du XVIe siècle, l'édifice connut de grandes transformations , dont témoignent en baie 16 des éléments d'un vitrail dû au verrier Arnoult de Nimègue. 

La campagne concerna le coté sud de l'édifice, correspondant à la reconstruction  des baies et à l'ouverture des chapelles. L'ensemble des baies sud furent vitrées de couleur entre 1510 et 1560. 

Les six  baies hautes du coté sud de la nef illustrent les premiers Livres de la Bible  se succèdent ainsi :

  • baie 120 : Genèse : la Création ; offerte par la Confrérie de la Charité vers 1540-1560.

  • baie 122 : Genèse, l'histoire d'Adam et Ève et de Caïn et Abel, vers 1550-1560.

  • baie 124 :  Genèse,  l'histoire de Noé, offerte vers 1550-1560 par Georges Le Picart de Radeval.

  • baie 126 : Genèse et  Exode : Isaac, Joseph et Moïse, datée de 1560, réalisée par Romain Buron.

  • baie 128 : Exode et Deutéronome : histoire de Moïse, datée vers 1560.

  • baie 130 : Deutéronome, Moïse , datée vers 1560, offerte par donateurs non identifiés.

.

Cette baie 122 mesure 5,20 m de haut et 3,80 m de large et est divisée en 4 lancettes et un tympan à 3 carrés posés sur la pointe, 2 ajours ovales et 3 écoinçons. Elle illustre les chapitres 3 et 4 du Livre de la Genèse. Elle a été restaurée par Eugène Oudinot vers 1864.

L'histoire débute au tympan : 

0. La Tentation d'Adam et Ève par un serpent à tête humaine, dans un pommier.

Les quatre lancettes présentent :

1. Adam et Ève chassés par l'Ange du Paradis terrestre.

2. Adam et Ève avec leurs deux enfants : Adam coupant du bois, Ève allaitant tandis que la Mort grimace en jouant de l'archer. dans le  fond, un paysage devant un château.

3. Sacrifices d'Abel et Caïn. 

4. Caïn tue Abel avec une machoire d'âne;  châteaudans le lointain.

 

Dans la  brève description qu'en donne Edouard Didron en 1862, les inscriptions étaient jugées illisibles.

Aujourd'hui, les inscriptions placées au niveau inférieur des lancettes, de gauche à droite, sous chacune des scènes répondent au texte suivant :

ADAM APRES SA DESOBEISSANCE FUIT TRISTEMENT LA COLERE DE DIEU QUI TIENT EN SIGNE DE VENGEANCE UN DOME TOUT DE FEU ;

SUR SES GENOUX DANS SA DOULEUR AMERE EU A SON FILS TOUT BAIGNE DE SES PLEURS, ADAM LE FRONT INCLINE VERS LA TERRE, OUVRE LE SOL L'ARROSE DE SUEUR ;

ABEL OFFRIT DES FRUITS EN SACRIFICE LEQUEL LUI FUT UNE OFFRANDE ACCEPTABLE MAIS QUANT A CAIN TOUT PLEIN DE MALICE SON SACRIFICE FUT À DIEU DETESTABLE ;

ABEL ETANT TRES SIMPLE ET ROBUSTE AVEC SON FRERE IL ALLAIT EN MAINT LIEU (...) COMME (...) TUA SON FRERE BON ET JUSTE (...) FUT AUX YEUX DE DIEU

On lit également  au niveau de l'ogive :

ADAM FUT PAR EVE TENTE A PECHER CONTRE DIEU ; IL MANGEA LA POMME ; ONT TOUS DEUX LA MORT ENCOURUS ET DE (...) ; A TOUT HOMME

.

..

 

 

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

.

 

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

.

Notez l'emploi de verre rouge gravé et peint au jaune d'argent pour les petites fleurs rouges de la lancette A.

.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

.

La Mort tient-elle une faux, ou un archet ?

.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

.

 

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Verrière de la Genèse Gn 3 et 4, baie 122 des Andelys. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

.

SOURCES ET LIENS.

— HÉROLD  (Michel) ; Verdier Hélène ; Thomas Sarah ; Chéron Philippe : Notice PM27001972 © Monuments historiques, 2005

 

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=DENO&VALUE_98=verri%e8re&NUMBER=26&GRP=7&REQ=%28%28verri%e8re%29%20%3aDENO%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

— BROSSARD DE RUVILLE, 1863, Histoire de la ville Andelis et de ses dépendances,Volume 1, Delcroix, 987 pages, page 435.

https://books.google.fr/books?id=IEIbAAAAYAAJ&dq=armoiries+longuemare+d%27azur&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

et les statuts page 385:

https://books.google.fr/books?pg=PA386&dq=ruville+andelys+%22Le+jour+du+Saint+Sacrement%22,&id=IEIbAAAAYAAJ&hl=fr&output=text

— DIDRON (Edouard), 1862, Les vitraux du Grand-Andely, dans Annales archéol., XXII (1862), 260-293. ou édition de 1863 par V. Didron, page 13

https://archive.org/details/annalesarcholo22pariuoft/page/260

https://books.google.fr/books?id=1AMtAAAAYAAJ&dq=%22saint+l%C3%A9ger%22+andelys&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— FOSSEY (abbé Jules) 1914, L'Art religieux dans les diocèses de Rouen et d'Evreux.. La Bible illustrée par les vitraux et bas-reliefs de la Haute-Normandie : Evreux, Impr. de l'Eure , 1914. In-8°, 129 p.

— GATOUILLAT ( Françoise), CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), HÉROLD (Michel), 2001, Eglise Notre-Dame du Grand-Andely, ancienne collégiale  in Les Vitraux de Haute-Normandie, Corpus vitrearum / Recensement des vitraux anciens de la France vol. VI, Paris, CNRS, 2001. p. 103.

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 21:28

Lanvéoc : quelques clichés. Une bulle Consopitensis inhibition contra piratas  du pape Paul II en 1470 contre les pirates attaquant Camaret, Crozon et Roscanvel.

.

Sur Lanvéoc, voir aussi :

 

.

1°) Une plaque émaillée ancienne.

.

Rue de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Rue de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

.

2°) Les reflets d'un vitrail.

.

Eglise  de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Eglise de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

.

3°) Trois panneaux de céramique sur les murs de la Mairie.

.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

Mairie de Lanvéoc. Photographie lavieb-aile 26 février 2019.

.

Le professeur Lavieb s'est attaché à obtenir, auprès de la Chancellerie du Vatican, la copie  de  la bulle Consopitensis inhibitio contra piratas, mais hélas, les copistes ne sont plus ce qu'ils furent, et cette copie fourmille de fautes, attribuées à l'OCR. Ce sigle ne cache rien d'autre de la Reconnaissance Optique des Caractères. Rien n'aurait été plus facile au professore de corriger, grâce à sa maîtrise du latin, le texte pontifical, mais d'exigeants scrupules le lui ont interdit ; et il a pensé que cela serait un excellent exercice pour le lecteur en même temps qu'il se livrerait à sa traduction ; Donc, voici la Bulle :



Consopitensis inhibitio contra piratas. 1470, 1 janvier, Rome. Arch. du Vatican, Reg. Vat. 504 fol. 113
Pius, etc. Ad futuram rei memoriam. Ad compescendos  ansus nepharios perversorum qui, Dei timore postposito, 
manns improbas et rapaces ad personas et bona inocentium extendere non verentur, tanto magis nos deeet oportuno remedio providere, quanto per amplius tendunt in divine majestatis offensam et dispendium plurimorunt, Sane pro parte dilectorum filiorum universorum incolarum et habitatorum locorum et portuum maritimorum de Gameret, Crauzon et Rosquanvel in littoribus maris Britanie Gorisopitensis diocesis consistentium, nobi nuper exhibita petitio continehat q uod, licet predicti por­tus singulis annis quam plurimis mercatoribus et aliis fidelibus per illa maria navigantibus corumque navigiis saluti existant, si quidcm in maris tempestatibus et procellis, propter loci oportli.nitatem, mercatores et alii navigantes in illis fretis, que maxime periculosa Bunt, ao eosdem portus se recipere et salvare consueverint, necnon iidem incole et hahitores cosdem mercatores et alios navigantes in hujusmodi periculis et alias semperhumana mansue­tudine receptare et pacifiee tractare ac in eos magne humanitalis et benivolentie signa ostendere soliti sint, lumen interd um nonnulli pirate et predone:s maritimi, a quorum oculis Dei limor abseessit, pel' illa maria cum eorum navigiis disseurrentes, non attendentes ad pre­missa, dictos portus qui menibus vallati non sunt, ut eis­dem incolis et habitoribus nosceant, hostiliter invadere et absque ulla differentia tam clericos quam et personas ecclesiasticas quamque etian1 seeulares ex ineolis et habitatorihus antedictis, prout cos habere possunt, non absque violenta manuum injectione, captivare, detinere el carcerare, interdum etiam interficere et vulnerare ant alias crudelitcr tractare et ad se redimcndum verterè, necnon fractis ecclesiarum et aliorum locorum eeclesias­ticorum necnon domorum ipsorum ineolarum et habita­torum foribus hujusmodi ecclesiarum et locorum ac inco­larum et habitatorum hona et, quod eliam detestabilius est, calices, jocalia, libros, paramenta et alia ornamenta ecclesiastica oivino cultui deputata in predam abducere, habilatoresque earundem partium alias diripere et Ilonnunqt1am etiam igne concremare et alia Inala inibi perpètrare minime formidarunt, propter quod incole et habitatores prefati tot hactenus passi fuerunt incommoda atque damna, ut in eisdem portibus secure et absque metu habi­tare non possint, quidam etiam alii, non immunes ab excessibus antedictis, prefatos piratas in suis civitatibus, castris, villis aut locis cum personis captivatis et rebus in hujusmodi predam abductis, scienter receptare, alii etiam eis in premissis auxilium, consilium vel favorem prestare, quandoque presumpserunt, prout formidare ne de cetero presumant, in gravem divine majestatis offensam ac ipsorum incolarum et habitatorum prejudicium non modicum et jacturam. Quare pro parte incolarum et habitatorum predictorum nobis fuit humiliter supplicatum ut super hiis eorum stalui . et indemnitatibus oportune providere paterna diligentia curaremus. Nos igitur, qui fidelium quo­rumlibet quietem et tranquillum statum inlensis deside­riis exoptamus et ad quorum officium pertinet hujusmodi ausus quo ad possumus coercere, hujusmodi supplicatio­nibus inclinati, omnes et singulos piratas ac quorumcum que navigiorum ductores, cujuscunque Ilobililatis status, gradus, preeminentie, nationis, ordinis vel conditionis . existant et quacunque dignitate prefulgeant, sub excom­municationis et anathematis ac interdicti penis quas, si scienter contrafecerint, incidant eo ipso, auctoritate apostolica tenore presentium Inonemus eisque districtius injungimus ne de cet~ro prefatos portus ut ipsis incolis et habitatoribus noceant hostiliter intrare aut incolas et ha bpitatores prefatos vel eorum aliquem invadere, captivare, detinere vel ad redemptionem coercere aut ipsos vel pre­dictas ecclesias et pia loca bonis eorum spoliare vel alla premissa facere et perpetrare aut talia facientibus et per­petrantibus receptum, auxilium, consilium vel favorem prestare directe vel indirecte, publice vel occulte quoquo modo presumant, alioquin, si scienter contra fecerint, aut, postguam de monitione hujusmodi notitiam habuerint infra mensem ablata a se non restituerint, ipsos ex nunc 
prout extunc excommunicatos et anathematizatos eorllm­gue ci vitates et castra et loca interdicta existere eorundem tenore ,presentium declaramus, et nichilominus, ut de premissis nemo ignoriantam pretendere valeat, venerabili fratri episcopo Adurensi et dilectis filiis abbati monasterii Beate Marie de Doulas dicte diocesis ac officiali Corisopitensi pel' apostolica scripta mandamus quatinus ipsivel duo aut unus eorum,' pel' se vel alium seu alios, monitionem, mandatunl et declarationem nostram hujus-modi. ubi et quando et guotiens expedire viderint, solemniter publieantes, quoscungue piratas et navium ductores aliosque prelnissa vel eorum aligna facientes, eisque receptum, auxilium, consilium vel favorem, ut prefertllr, prestantes, quos propter premissa hujusmodi excommu­ nicationis et anathematis sententiam incurrisse, guorumgue loca propter hoc interdiela pel' facti evidentiam aut famam publicam ' aut summariam et extrajudicialiter super hUs pel' eos reeipiendam informatione ipsi constite­rit, tam nominatim quanl in genere excommunicatos et anathematizatos, ac ipsorum civitates castra et loca inter­dicta essa, infra civitatem et diocesem Corisopitenses duntaxat, in ecclesiis et aliis lods de quibus eis videbi­tur, publicenllntient faciantque ab aliis nuntiari et abomnibus arctius evitari, donec ad cor reversi spiritu resum plo amoris consilii de damnis et injuriis per eos incolis et habitatoribus prefatis illatis debite satisfecerint ac ab eisrlem sententiis ab apostolica sede vel aliguo ipsiusdelegatorum absolutionis, relaxationis et reconciliationis beneficiurri meruerint obtinere, et si pirate et alii predicti ad loca, civitates vel diocesem predictas aut alia in quibus hoc commode fieri possit quandocunque declinaverint, ipsos seu ipsorum bona capi et 'arrestari et tarrdiu detineri faciant, donec integre satisfecerint ut prefer­tur, contradictores per censuram ecclesiasticam appellatione posposita compeseendo, invocato ad hoc si OpllS fuerit auxilio brachii secularis, non obstantibus t'elicis recordationis Bonifacii pape VIII, qua cavetur ne aliquis extra suam curtatem et diocesem, ni si in certis exceptis easibus, et in iUis ultra unam dictam a fine sue diocesis, ad .]udicium evocetur seu ne judicp-s, a Sede dcputati pre­dicta, extra eivitatem et diocesem, in quibus 'deputatifuel'int, contra quoscunque proeedere aut alii vel aliis vices suas committere sen aliquos ultra unam dietama fine diocesis earundem trahere presumant, ac de duabus dietis in concilia ge'netali et personis ultra certum numerllm 'ad jncUcium non vocandis et a]iis apostolicis litteris contrariis quibuscunque, aut si aHquibus, communiter vel divisim, ab apostolica sit Sede indultum quod interdici, suspenc1i vel excommunicari non possint pel' HUeras apostolicas non facientes plenam et expressam ac de vetbo ad verhum de indulto hujmnnodi mentionem. Nulli ergo, etc., nos­trorum monitionis, injunctionis, declarationis et mani­festi infringere etc., Si quis, · etc... Datum Roma, apud Sanctum Petrum, anno, etc... n'lillêsimo quadringentesimo sexagesimo decimo, Kat. Januarii, ponti­ficatus nostri anno tertio. 

 

.

En outre, monsieur Lavieb a demandé à son ami Henrici Waquetus la traduction qu'il avait donné à la SAF en 1913 : je crois que cela aidera beaucoup d'entre nous :  

« De la part de nos chers fils, les habitants des lieux et ports maritimes de Camaret, Crozon et Roscan­vel, établis sur les rivages de la mer de Bretagne au dio­cèse de Quimper, nous a été dernièrement présentée une supplique portant que, bien que les dits ports procurent le salut chaque année à quantité de marchands et d'autres fidèles naviguant à travers ces mers, ainsi qu'à  leurs navires, attendu que dans les tempêtes et les orages de mer, ces marchands et autres personnes naviguant dans ces parages particulièrement dangereux, ont coutume de se réfugier dans ces ports, dont la disposition est avantageuse, et que les dits habitants reçoivent toujours ces navigateurs avec humanité et mansuétude dans le péril et dans les autres circonstances, les traitent paci­fiquement et leur donnent les marques de la plus grande bienveillance, néanmoins, on a vu des pirates, des écu­meurs de mer, sans égard à ces considérations, se jeter, dans le dessein de nuire à ces gens, sur leurs ports, qui ne sont pas fortifiés, et, sans aucune distinction, saisir, retenir emprisonner les clercs et les personnes ecclésiastiques comme les séculières, parfois même les tuer et blesser ou leur infliger de cruels traitements, et les contraindre à payer rançon, non sans avoir forcé les portes des églises et des maisons, et, forfait plus détestable encore, emporté comme butin les calices, joyaux, livres et ornements réservés au culte divin, parfois même sans craindre de mettre le feu aux habitations et d'y perpétrer d'autres crimes. Pal' suite, les habitants de cette région ont subi de tels préjudices qu'ils ne peuvent demeurer en pleine sécurité dans leurs ports. D'autre part, certaines gens, qui, d'ailleurs, n'étaient pas à l'abri de ces excès, ont eu l'audace de recevoir sciemment dans leurs cités, châteaux et villages les pirates avec leurs captifs et leur butin, d'autres, bien plus, de leur prêter main-forte et conseil. » En conséquence, le pape enjoignait aux pirates, ainsi qu'à ceux qui consentiraient à les aider, de renoncer, au plus tôt, à leurs habitudes de violence ou de lâcheté. Si un mois après avoir eu connaissance de cet avertissement, ils n'en avaient tenu nul compte et s'é­taient refusés à restituer le fruit de leurs rapines, ils seraient excommuniés et frappés· d'anathème; l'interdit pèserait sur leurs villes, leurs châteaux et leurs terres; leurs biens seraient saisis, où qu'ils fussent. L'évêque d'Aire, l'official de Cornouaille et l'abbé de N.-D. de Daoulas étaient chargés de faire appliquer toutes les disposi­tions de la bulle. "

.

SOURCES ET LIENS.

WAQUET (Henri), 1913, Pêcheurs cornouaillais et XVe siècle, Bulletin de la SAF 1913 tome 40 : 

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1913_0351_0362.html

.

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Presqu'île de Crozon
27 février 2019 3 27 /02 /février /2019 21:13

Quand la plage s'embrase : février à Crozon.

.

Cliquez pour activer le diaporama.

.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Plage de l'Aber à Crozon. Photographie lavieb-aile 27 février 2019.

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
26 février 2019 2 26 /02 /février /2019 15:25

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Coenagrion mercuriale (Charpentier, 1840), "L'Agrion de Mercure".

.

 

.

 

.

 

 .

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

.

.

 ZOONYMIE DES ODONATES.

 

Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

Résumé. 

— genre Coenagrion, Kirby (W.F), 1890, Syn. Cat. Neur. Odon., London, :148. Du suffixe coen- "commun à, relatif au plus grand nombre, général", accolé au nom de genre Agrion [Fabricius 1775 puis Sélys] 1850, que Kirby réorganise complètement.  Parmi les Zygoptères (nommés alors Agrionidae), Kirby a réservé l'ancien nom de genre Agrion  aux Calopterygidae dans la sous-famille Agrioninae , et il a placé tous les autres (auparavant nommés Agrions) dans la sous-famille des Coenagrioninae  : Coenagrion doit, dans ce contexte, être interprété comme "l'ensemble des Agrions"  à l'exception des Calopterygides. 

mercuriale, Charpentier 1840,  Libell. europ. Lipsae :159. De l'adjectif latin mercurialis, e, "du mercure, de Mercure", car les mâles portent sur S2 un dessin noir que Charpentier a comparé au symbole alchimique du mercure (☿), lui-même repris du symbole de la planète Mercure en astrologie, tirant son nom du dieu romain ; ce symbole dont la partie haute est en croissant est rapproché du caducée ou du casque d'Hermès.

 

— Nom en français. 1°) L'Agrion mercure, Sélys 1850, par transcription du nom scientifique ; 2°) l'Agrion de Mercure, P.-A. Robert 1958 . Ce nom est adopté par tous.

 

— Noms en d'autres langues.

-en catalan : El Donzell mercurial (Coenagrion mercuriale) , « La Demoiselle mercuriale »

-en allemand: Die Helm-Azurjungfer  « La Libellule bleue à casque »

-en néerlandais : De mercuurwaterjuffer, l'Agrion de mercure"

-en frison : Klynjufferke, Helmjufferke

-en anglais : the southern damselfly,  "la Demoiselle du Sud »

- en espagnol : El Corta narices, « le Nez court »

.

.

.

NOM SCIENTIFIQUE.

.

NOM DE GENRE COENAGRION, KIRBY 1890.

 

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2019/02/zoonymie-des-odonates-le-nom-de-genre-coenagrion-kirby-1890.html

.

NOM D'ESPÈCE COENAGRION MERCURIALE (CHARPENTIER, 1840).

[Agrion mercuriale] Charpentier (de Toussaint von), 1840, Libellulinae europaeae ac depictae, L. Voss, 180 pages ​​​​​​, page 159 et planche XLII figure 2 mâle et femelle

Spécimen-type : mâle, Museum National d'Histoire naturelle, Paris. Localité-type : Allemagne.

Description originale :

 

55. AGRION MERCURIALE.
Tab. XLII. Fig.2. mas et foem.

Agr. mas subtus coeruleum (foemina flavescens), superne atroviridi-aeneo-maculatum: maris segmentum secundum macula, signum Mercurii referente, notatum.

A claro Entomologo Lunaeburgensi, illustr. Heyer, sub illo nomine mecum communicatum, in illis regionibus degit.

Agrio interrupto et Agr. furcato paullo brevius, magnitudine sequentibus speciebus accedit.

-Caput ut in praecedentibus; temporibus valde tumidis, vertice atro-viridi, maculis duabus lateralibus et linea intermedia coeruleis (aut virescentibus) in occipite.

-Truncus. Prothorax perbrevis, antice angustatus, postico margine in media parte paullisper ascendente, atro-viridis, undique coeruleo-marginatus. Alitruncus ut in Agr. furcato.

-Abdomen maris coeruleum, superne maculis atro-viridibus, in aeneum colorem conversis. Segmentum primum maculam quadratam, magnam habet. Secundum insigne est macula magna, antice cornua tria referente, medio brevissimo, lateralibus longioribus, curvatis (vid. figuram fundamentalem, Tabulae XLII. adiectam): postice quasi petiolo armata, et ad marginem segmenti ipsum dilatata, quae haud inepte cum signo Mercurii chemico comparari potest. Segmentum tertium postice macula magna, biloba, lobo anteriore angustiore, acuminato. Quartum, quintum et sextum macula magna postica, antice triacuminata; in his segmentis intermediis macula atro-viridis dimidiam fere dorsi partem implet. Septimum superne atro-viride fere totum. Octavum coeruleum, punctis duobus posticis atris.. Ultima segmenta superne atra. -

-Foeminae abdomen subtus virescens, superne atro-viridi-maculatum: in segmento primo macula magna, quadrata, atra. Secundum macula magna, oblonga, biloba, marginem anticum non attingente, instructum est: reliqua segmenta maculis dorsum fere implentibus, in medio paullulum angustioribus.

-Species, cum pauca tantum eius exempla examinare potuerim, non penitus a me cognita.

 

.

.

.

La Planche XLII figure 2, Agrion mercuriale mas. et foem.

 

.

 

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Coenagrion mercuriale.

.

LES DEUX PLANCHES DE LUCAS, 1900.

1°) Le mâle.

.

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12767

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Coenagrion mercuriale.

.

2°) La femelle.

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12766

.

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Coenagrion mercuriale.

.

ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE MERCURIALE.

.

mercuriale, issu de l'adjectif du latin classique mercurialis,e "de Mercure" (Gaffiot), le dieu romain messager des dieux, dieu du commerce, de l'éloquence . 

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=Mercurialis

Mais une référence à la planète en latin classique peut être imaginée, puisqu'elle a été nommée par les Grecs du nom du dieu Hermès, puis par les Romains selon le dieu Mercure, parce qu'elle se déplaçait plus vite que les autres et leur rappelait ainsi le dieu aux sandales ailées.

Enfin, à l'époque médiévale, par développement de la pensée alchimiste reprenant la science des Chaldéens, les éléments chimiques furent chacun associés à une planète. Le cercle (soleil) est l'or, le croissant (lune), est l'argent. Le signe du cuivre reprend le miroir de Vénus, celui du mercure reprendrait la forme du caducée.

L'épithète serait un peu ambiguë (le dieu ? la planète ? l'élément chimique ?)  s'il n'était accompagné, dans la description originale, de la mention dans la diagnose : maris segmentum secundum macula, signum Mercurii referente, notatum , "la marque du 2ème segment est remarquable par sa ressemblance avec le signe de  Mercure.

Charpentier précise cela dans sa description :  

Secundum insigne est macula magna, antice cornua tria referente, medio brevissimo, lateralibus longioribus, curvatis (vid. figuram fundamentalem, Tabulae XLII. adiectam): postice quasi petiolo armata, et ad marginem segmenti ipsum dilatata, quae haud inepte cum signo Mercurii chemico comparari potest.

"Le deuxième segment se distingue par une grande marque, avec une partie antérieure comparable en avant  à trois cornes, celle du milieu plus courte, et celles des cotés plus longues, (voyez la planche 42) et une partie caudale quasiment comme un pétiole [un petit pied]  armé [barré]  et dilaté sur la marge du segment, marque qu'il n'est pas absurde de comparer au symbole de l'élément chimique Mercure".

C'est donc clair : mercuriale fait référence au symbole alchimiste de l'élément chimique mercure, qui reprend lui-même celui de la planète. Il est donc logique que Charpentier n'attribue pas à son épithète une majuscule (dans la légende de sa planche XLII), réservée aux noms propres et non aux adjectifs. La traduction en français serait donc soit "mercuriale" (mais le terme a déjà une acceptation autre), soit plutôt "du (métal) mercure" pour être fidèle au texte de Charpentier en latin scientifique post-linnéen, ou "de Mercure" en latin classique.

Le symbole ☿ est rapproché du caducée d'Hermès, ou de son casque. Il associe un croissant cornes vers le haut au symbole de Vénus ♀ (un miroir : un cercle et une croix).

Conclusion : De l'adjectif latin mercurialis, e, "du mercure, de Mercure", car les mâles portent sur S2 un dessin noir que Charpentier a comparé "au symbole de l'élément chimique Mercure", lui-même repris du symbole de la planète Mercure en astrologie, tirant son nom du dieu romain ; ce symbole est rapproché du caducée ou du casque d'Hermès.

 

 

 

 

Cette épithète appartient à la catégorie des adjectifs descriptifs morphologiques. Le dessin de la marque de S2 donne aussi son nom, chez les Zygoptères,  à  :

  • Enallagma cyathigerum  (Charpentier 1840) (en forme de coupe) ,

  • Coenagrion ornatum (Sélys, 1850)  (ornée d'une pointe de broche ou d'ailes),

  • Coenagrion lunatum (Charpentier 1840) (en forme de croissant de lune),

  • Coenagrion hastulatum (Charpentier 1825) (en fer de lance hasté) .

et parmi les Anisoptères à :

  • Aeshna isocèle
  • Anax epiphigger

.

.

René Ponot, Les signes alchimiques, Communication & Langages  Année 1971  12  pp. 65-79 https://www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_1971_num_12_1_3903

René Ponot, Les signes alchimiques, Communication & Langages  Année 1971  12  pp. 65-79 https://www.persee.fr/doc/colan_0336-1500_1971_num_12_1_3903

.

.

.

LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

.

POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-de-mercure/

 

"mercuriale de mercurialis (lat) = qui appartient à Mercure : le dessin noir du 2ième segment abdominal ressemble au symbole de Mercure."

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Coenagrion mercuriale (Charpentier, 1840) after the Mercury symbol (☿)  for the shape of the black mark on the male's S2

 

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"mercuriale (Coenagrion) - Mercurialis, e = di Mercurio. Per la presenza sul secondo tergite di un disegno che ricorda il simbolo di Mercurio"

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

Non traitée

 

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"van mercurius = kwik (dit metaal is genoemd naar de Romeinse"


 

.

.

LES NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

.

.

LES NOMS EN FRANÇAIS.

.

1°) L'Agrion mercure, Sélys 1850.

Sélys, Revue des Odonates page 221. L'auteur décrit le 2ème segment de l'abdomen "avec une tache dorsale arrondie , appuyée en arrière sur le bord postérieur de même couleur, et prolongée en avant en trois cornes à-peu-près comme le signe de la planète Mercure ".

Comme à son habitude, Sélys-Longchamps propose comme nom français une traduction littérale du nom scientifique. Or, Charpentier n'avait pas placé de majuscule à son Agrion mercuriale (dans la légende de sa planche XLII).  Dans le texte de Sélys, tout  le nom est écrit en majuscule, ce qui ne permet pas de préciser s'il entend L'Agrion Mercure ou l'Agrion mercure.De toute façon, ce nom vernaculaire n'apparaîtra plus dans aucune publication depuis celle de 1850.

Sélys-Longchamps reprend en 1860  la description d'Agrion mercuriale sans nom français dans le Synopsis des Agrionines

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/271/mode/1up

 

2°) l'Agrion de Mercure, P.-A. Robert, 1958.

ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages  page 120

Par l'introduction de l'article "de", et d'une majuscule pour Mercure, Paul-André Robert reprend la traduction donnée par Gaffiot, et on ne peut lui donner tort, bien qu'il trahisse un peu la référence au métal mercure de Charpentier. Il faut comprendre : "L'Agrion du signe de Mercure" ...

Ce nom a été repris en 1985 par d'Aguilar et Dommanget, puis par tous les auteurs, avant d'être officialisé par la Liste de référence de la SFO en 2012 et par le site INPN. 

.

.

LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

.

-en catalan : El Donzell mercurial (Coenagrion mercuriale) , « La Demoiselle mercuriale »

-en allemand: Die Helm-Azurjungfer  « La Libellule bleue à casque »

-en néerlandais : De mercuurwaterjuffer, l'Agrion de mercure"

-en frison : Klynjufferke, Helmjufferke

-en anglais : the southern damselfly,  "la Demoiselle du Sud »

- en espagnol : El Corta narices, « le Nez court »

 

.

.

.

.

 SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— CHARPENTIER (Toussaint von), 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis nomen coloratis ; apud A. Gosohorsky, Wratislaviae. 225 pages, page 24.

Numérisé par Google.

— CHARPENTIER (TOUSSAINT DE ), 1840, Libellulinae europaeae ac depictae, L. Voss, 180 pages

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

CORBET (P.S° , 1991, Adv. Odonatol. 5 : 21-44 December, 1991 A brief history of odonatology P.S. Corbet Departmentof Zoology, University ofEdinburgh, Edinburgh, EH9 3JT, United Kingdom

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document;docid=593082

FABRICIUS, 1775, Systema entomologiae : sistens insectorvm classes, ordines, genera, species, adiectis synonymis, locis, descriptionibvs, observationibvs / Flensbvrgi et Lipsiae :In Officina Libraria Kortii,1775. page 425 :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/82400#page/443/mode/1up

HÄMÄLÄINEN (Matti), 2017, Agrion 21(1) - January 2017 Stories from social and cultural odonatology: The genus name Kirby-Gomphus – the ironic culmination of Ferdinand Karsch’s critical polemic on W.F. Kirby’s work Matti Hämäläinen [matti.hamalainen@helsinki.fi]

http://www.caloptera.com/pdf/Hamalainen%202017%20The%20genus%20name%20Kirby-Gomphus.pdf

KIRBY (, W.F.) 1889. A revision of the Subfamily Libellulidae, with descriptions of new genera and species. Transactions of the Zoological Society of London 12(9): 249–348, pls. 51–57 excl.

http://www.biodiversitylibrary.org/ item/97233#page/393/mode/1up

 

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890, A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London, Gurney & Jackson; page 148 .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. 
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1848, "Liste  des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles", Revue  Zoologique par la Société Cuvierienne, vol. 9 page 15

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19656#page/23/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1854, Synopsis des Caloptérygines, Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. n°20

https://www.biodiversitylibrary.org/page/2728662#page/1/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1858, Monographie des Gomphines

https://www.biodiversitylibrary.org/item/123072#page/11/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1871, Synopsis des Gomphines

https://www.biodiversitylibrary.org/page/5497402#page/248/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 16:51

.

.

 

.

.

Les vitraux de Roscanvel ont été réalisés entre 1949 et 1952 par le maître-verrier Auguste Labouret à la demande du recteur Pierre Tuarze. Ils résistèrent à l'incendie du 5 septembre 1956 tout en étant détériorés par l'eau de mer qu'il fallut utiliser pour l'extinction, et qui corroda les fers de béton. Ils ont été déposés en 2006 et remplacés par des "copies" (voir discussion) réalisées à Rennes, hormis l'oculus de la Trinité du porche sud, qui est un original datant de 1952.

 

Le vitrail de sainte Catherine, vendu aux enchères à Douarnenez, a été acquis pour 4300 Euros avec divers fragments par la municipalité d'Hirson (Aisne) pour son Musée Alfred Desmasures (dans le château ayant appartenu à Labouret). 

 

Les vitraux originaux de Saint Éloi et de saint Louis sont exposés depuis 2015 dans une vitrine lumineuse dans l'église.  C'est l'AVPR  (Association pour la Valorisation du Patrimoine de Roscanvel ) qui est à l'initiative de la restaurations par Jacques Soubigou de ces deux vitraux .

Il s'agit de 11 vitraux dont 9 baies à deux panneaux et 2 oculi. Ils ont été réalisés en dalle de verre sertie dans le béton, une technique innovante pour laquelle Labouret avait déposé un brevet en 1933, mais qui avait déjà été tentée par Jean Gaudin en 1929 dans la verrerie Albertini. D'épaisses dalles de verre (3 à 4 cm)  de couleurs juxtaposées, taillées avec la « marteline » sont incluses  dans une gangue de ciment coulé sur une armature métallique. 

Cette technique a été reprise par l'atelier monastique d'En-Calcat et de Saint-Benoit-sur-Loire et se retrouve en Bretagne pour les vitraux de l'Île d'Hoedic, ou en Normandie pour ceux de l'Île de Chausey.

.

L'atelier des "Maîtres-verriers Rennais" actif de 2001 à 2014, était  établi à Boisgervilly , autour de  Sébastien et  Frédéric Rault.

 

.

Je décrirai les 11 verrières en partant de l'angle nord-ouest  (au fond de l'église à gauche). Toutes les photos des vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel sont la propriété de   lavieb-aile et ont été prises le 23 février 2019.

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

 

 

1°) BIENHEUREUSE FRANÇOISE D'AMBOISE.

.

Françoise d'Amboise (1427-1485)  était l'épouse du duc de Bretagne Pierre II. Elle fonda en 1463 le premier carmel féminin, à Vannes, au Bondon. Figurée en coiffe à deux bonnets de dentelle, elle  est accompagnée par une croix, une ancre, un bateau, une branche fleurie.

.


 

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

.

.

2°) SAINT LOUIS (1214-1270).

Sa présence rappelle la chapelle militaire élevée dans l'enceinte du fort de Quélern et réservée à la garnison. Il tient la couronne d'épines dont il acheta la relique pour laquelle il fit élever la Sainte-Chapelle.  Il est entourée d'un livre (cf. la Bible de Saint-Louis), d'une tour rappelant sa mère Blanche de Castille dont l'emblème est le château, de la fleur de lys, et de pétales jaunes (ajonc ?).

.

.

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

.

3°) SAINT JOSEPH MODÈLE DES TRAVAILLEURS.

.

Il est représenté avec les outils de menuisier, mais aussi de maçon ou de terrassier, avec l'Enfant-Jésus qui lui tend les bras (" à bras, à bras") et à nouveau l'ancre et l'ajonc, symboles de la situation bretonne et maritime de Roscanvel. À cette verrière répond, du coté sud, celle de la Vierge-Marie, modèle des mères.

.

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

.

.

.

LES TROIS  VITRAUX DU CHOEUR.

.

Sainte Anne Trinitaire à gauche, le Christ crucifié au centre, et le Couronnement de la Vierge à droite.

.

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
 
 

.

4°) SAINT ANNE TRINITAIRE.

La Mère de Marie se tient devant la Vierge et l'Enfant. Celui-ci lui tend les bras et la grand-mère (la Mamm Goz ar Vretoned des Bretons) s'apprête à l'accueillir.

Dans la partie basse, au centre, c'est une caravelle qu'il faut reconnaître, vue de 3/4 arrière : elle symboliserait "le navire qui unit la Bretagne et le Canada" : celui de Jacques Cartier ?

.

 

 

 

.

 

Voir aussi : GROUPE DE SAINTE ANNE TRINITAIRE de BRETAGNE.

 

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
.
.

5°) LE CHRIST EN CROIX ENTOURÉ DE MARIE ET DE MARIE-MADELEINE.

Au pied de la croix, un crâne rappelle que le Golgotha signifie "le lieu du crâne".

.

 
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
 
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
 
.
L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

.

.

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.
 

.

.

6°) LE COURONNEMENT DE LA VIERGE PAR LA TRINITÉ.

 

.

 

 

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

7°) "STE VIERGE-MARIE MODÈLE DES MÈRES".

.

Dans le vitrail original, la maisonnette en arrière-plan rappelait la chaumière dite La Divine, la demeure du poète Saint-Pol-Roux (voir mon article), avec une fenêtre à rideaux et une barrière en bois. À droite, un broc et des fruits symbolisaient les taches ménagères de la cuisine, et à gauche, une navette, des ciseaux, des aiguilles à tricoter et des pelotes de laine les taches de couture, tandis qu'un coq était placé à gauche de la chaumière.

La Mère, assise sur une chaise,  regardait tendrement son Fils qu'elle semblait allaiter. Sa robe était rouge, et le fond était pourpre.

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

.

8°) OCULUS "PASTOR ET RECTOR". 

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

.

9°) SAINT ÉLOI.

Saint Éloi, patron des orfèvres et des forgerons,  célèbre pour le miracle réalisé en ferrant un cheval, est le patron de l'église de Roscanvel. Il était sollicité pour protéger les chevaux. Mitré, il est représenté en saint évêque de Noyon  (mais il est aussi assimilé à sant Alar, troisième évêque de Quimper), et il tient, outre la crosse épiscopale, une sorte de flambeau. Sur le vitrail original de A. Labouret, il s'agissait du marteau du forgeron, surmonté d'une couronne royale rappelant sa fonction de ministre des finances auprès du  roi Dagobert . Il était entouré d'un calice (une pièce d'orfèvrerie), d'une enclume à sa gauche et d'un autre outil à sa droite, mais l'enclume ressemble aujourd'hui à une mitre et l'autre objet, peut-être à un flacon muni d'un couvercle.

 

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

.

.

10°) OCULUS DE LA SAINTE TRINITÉ. "PATER ET FILIUS ET SPIRITUS SANCTUS."

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

11°) SAINTE CATHERINE D'ALEXANDRIE.

.

Elle rappelle la chapelle Sainte-Catherine, détruite, qui se situait près de Men-Caer (Kerguiniou-Le Disloup).

.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53014969t/f1.item.zoom

Carte 1771-1785 copyright BnF https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53014969t/f1.item.zoom

Carte 1771-1785 copyright BnF https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53014969t/f1.item.zoom

 
.
.

 

 

.

.

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

L'église de Roscanvel : son épigraphie, ses cloches et ses vitraux.

.

 

.

 
 
 

 

.

 

 

.

DISCUSSION. LES VITRAUX ORIGINAUX DE 1950 ET LES "COPIES" de 2007.

.

L'Association AVPR a eu une excellente idée de présenter deux des vitraux altérés de Labouret en témoignage à coté des verrières réalisées par les Maîtres-Verriers Rennais 50 ans plus tard. Celles-ci sont présentées comme des "copies", mais un examen un peu attentif (et passionnant) montre qu'il faut plutôt parler d'œuvres fidèlement  inspirées des originaux, mais sans en reprendre la technique.

La même Association a placé un grand panneau montrant les onze vitraux originaux, tels qu'ils sont photographiés par Georges Boulestreau dans la publication de M. Burel. 

Vitraux de Labouret photographiés par G. Boulestreau , exposés dans l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de Labouret photographiés par G. Boulestreau , exposés dans l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

Hélas, nous ne disposons pas du dossier technique de l'atelier MVR, dont le travail est pourtant récent, alors qu'on souhaiterait savoir s'il s'agit de dalle sur béton, ou sur un mortier de résine époxy.

Info 2020 : je reçois ce message :

"L'entreprise LES MAITRES VERRIERS RENNAIS existe toujours et nous sommes toujours à Boisgervilly dans le 35.
Pour répondre à votre question, les vitraux sont réalisés en dalle de verres mais sous plomb et non sous résine ou béton.
Nous sommes les seuls à utiliser cette technique qui à été trouvée par mon grand-père André Rault.
Le principe étant de taille les dalles de verres en biais pour les mettre ensuite dans des plombs et d'étamer à l'étain l'ensemble pour donner de la rigidité.
Concernant les vitraux de Labouret, en effet ils étaient martelés mais je peux vous confirmer que c'est également l'incendie et l'eau de mer qui à aggravé leur détérioration. En effet les tiges métalliques dans le béton ont rouillé et fait éclater les dalles de verres qui se sont obscurcies avec le temps perdant de leur clarté. Vous pouvez constater la différence avec le seul oculus de LABOURET encore présent dans l'église.
Cordialement
RAULT Sébastien
Gérant
SARL LES MAITRES VERRIERS RENNAIS"

La première différence concerne en effet  l'appareillage des morceaux de verre. Il est possible de la comparer en examinant de l'extérieur les deux oculi, celui de 2007 et celui de 1952. On en profitera pour admirer la belle réalisation de l'œil en pierre de Logonna.

Dans le premier oculus (1952), nous constatons que le mortier est d'épaisseur irrégulière, comme si les morceaux de verre avaient été placés dans la masse de béton. Une autre différence est importante à constater, car les conséquences pour le rendu visuel sont majeures, c'est que l'inscription est tracée par de fins bâtonnets de verre.

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

Dans l'oculus Pastor et Rector de 2007, le verre est retenu par un réseau fin et régulier qui évoque plus le châssis de plombs que la pâte précédente. D'autre part, l'inscription n'est pas apparente, car elle est peinte en grisaille au lieu d'être faite de lettres de verre.

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

Pour un autre exemple, voici Sainte Catherine (MVR 2007) :

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

L'examen des panneaux originaux est également riche en découverte.

Pour en revenir aux inscriptions, elles donnent un effet beaucoup plus  fort lorsqu'elles jaillissent en lettres de lumière de différentes couleurs que lorsqu'elles sont peintes en grisaille.

Voici Saint Éloi (Labouret 1950) :

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

On comparera aussi la précision du dessin, et le choix des couleurs dans les deux cas, pour s'assurer que nous n'avons pas affaire à une "copie". Chacun peut préférer l'une ou l'autre des versions. Soulignons qu'elles ne s'adresse pas au même édifice, l'église reconstruite après l'incendie étant plus claire et lumineuse avec des volumes bien différents de l'église initiale.

.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

Même démonstration pour Saint Louis . On en profitera pour constater que le verre est éclaté comme un pare-brise en Securit, et que le  verre blanc est devenu gris. J'ai pensé que cela était du à l'incendie, mais le texte de Catherine Plessis cité en annexe indique que c'est l'effet recherché obtenu par martelage.

 

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

 

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

Vitraux de l'église Saint-Éloi de Roscanvel. Photographie lavieb-aile 23 février 2019.

.

ANNEXE.

Pour débuter par la fin, mais aussi par une donnée qui concernent les Finistériens, Auguste Labouret, s'il est né le 20 mars 1871 à Laon dans l'Aisne, près de la cathédrale d'Hirson, il est décédé  le 13 février 1964 à Crozon, plus précisément dans sa maison de Kervéron (au dessus de Postollonec).

Une conférence de Catherine Plessis (extrait) : 

http://association-sages-lens.fr/conference-de-catherine-plessis-sur-auguste-labouret-1-3-2018

"Labouret est un chercheur, c’est un restaurateur théoricien.

Il est frustré par le manque d’étanchéité du plomb qui est le support du vitrail.
Dépose un brevet: n°756065 en France, en Suisse, en Belgique, en Allemagne et en Angleterre.
Pour un vitrail en dalle de verre cloisonné en ciment au lieu de baguettes de plomb.
Système utilisé jusque dans les années 60-70. Le verre (le cristal) en fusion est coulé sur une surface plane.
La galette de verre refroidie lentement et on y découpe les morceaux de verre voulus.
On taille les morceaux de 2 à 3cm à la taille et forme voulues avec un coin et un marteau.
Il utilise la marteline qui est un vieux marteau qu’utilisaient les mosaïstes romains et grecs pour tailler le verre, il obtient ainsi une transparence colorée qui s’oppose au ciment opaque.
C’est le martelage ou l’écaillage qui provoque des microfissures dans la masse qui reflètent d’où une brillance et des nuances très riches. (comme un diamant).
La marteline est toujours utilisée en verrosaïque pour le travail du smati, du marbre et de la pierre. Le manche est en bois et la tête en acier.
Puis on dépose ces morceaux dans un coffrage de tasseaux de bois où on coule du béton, qui forme l’armature. C’est donc très lourd. Aujourd’hui on utilise de l’époxy. (polymère- résine) (4cm contre 1cm).

En 1932, il présente cette nouvelle technique au salon des artistes décorateurs avec la vitrail appelé le St Hubert.
Il remet aussi au goût du jour le granito-ciment avec des joints de dilatation en cuivre ou en aluminium. Grains ou éclats de marbre liés avec un ciment blanc ou gris qui peut être coloré.
« Après 15 ans d’études, d’essais, d’améliorations constantes, je puis vous affirmer que ma nouvelle technique est durable pour 1000 ans, contre toute contradiction par le froid ou de la dilatation par la chaleur ». il avait raison!"

 

Il a travaillé pour le paquebot le Normandie, symbole de la France  des années 30, dans la salle à manger de 1ere classe: des murs de verre.Le verre est gravé, ciselé, bosselé, soit bouchardé. 1500m2 en 1935.
Dans la salle, il y a aussi 6 grands cylindres pyramidaux de verre et 30 appliques de 5 m de hauteur qui se reflètent dans les murs de verres.
Ceci est important car la salle à manger est aveugle.

En 1937, il participe à l’expo universelle Il est président de la classe vitraux.

En 1938, il est fait chevalier de la Légion d’Honneur

En 1938, il commence les mosaïques de la Basilique Sainte Anne de Beaupré au Canada Visitée par plus d’un million de visiteurs par an. C’est la 2eme plus grande d’Amérique du nord. Pour lui son chef d’œuvre. 2600m2. Les voûtes du choeur et de la nef ainsi que les mur du déambulatoire sont consacrés à Ste Anne. ,
Les 240 vitraux évoquent la dévotion de Ste Anne au Québec et son rayonnement en Amérique. Les murs du déambulatoire. Parti en 1940 pour en surveiller la pose, il ne rentrera qu’en 1945 à cause de la guerre. En 1945, il a alors 74 ans il obtient un prix pour la réalisation des 240 vitraux de Ste Anne.

Il est intervenu
♦ Dans les grands magasins:
décoration des Galeries La Fayette Haussmann à Paris, au Bon marché à Paris, il décore le pavillon en 1925,

Pour l’Etat
– À l’office du tourisme de Paris (le sol en mosaïque), L’hôtel du ministère des affaires étrangères à Paris. En 1938, il redécore pour la venue des souverains britanniques, George VI et sa femme, les salles de bains des appartements du quai d’Orsay
« L’or étant réparti à profusion dans les appartements contigus, trois taches d’or rappellent cette tonalité dominante: la baignoire, le lavabo et le grand panneau de verre gravé, placé comme une tapisserie derrière la baignoire. Comme fond, le sol et la plinthe de marbre noir, et les murs laqués de teinte mordorée.
La baignoire entièrement revêtue de mosaïque de Venise, forme un bloc d’or étincelant se détachant sur un large socle de marbre noir, incrusté de motifs de cuivre. Le lavabo comporte un pied den verre taillée… La pièce capitale, le grand panneau décoratif en dalles de verre de 4 cm d’épaisseur… »
extrait de la Revue Glaces et verres d’octobre 1938.
– L’hôtel consulaire de la chambre de commerce et d’industrie à Cambrai.
– La mairie du XVIème arrondissement de Paris l’hôtel de ville de Béthune entre 1926 et 1928 avec des vitraux en verre martelé.
– Pour la mairie de Bois-Colombes en 1936.

Pour des banques
Il fait les vitraux de la Caisse d’Epargne de Cambrai.

Dans les églises
– à l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle de l’Hôpital-Camfrout, de l’église st Julien de Courville dans la Marne,
– Celles de Ste Odile de Paris, il réalise un autel en verre sculpté et les cabochons de la grille d’entrée,
– de St Léon à Paris finie par Claire en 1943, aidée de Pierre Chaudière un dessinateur très vite embauché par Auguste.
– de st Louis de Grenay: De la Chapelle de Bon Sauveur de Picauville dans la Manche, de St Eloi d’Hautmont dans le Nord, en 1959 , de l’église Ste Thérèse de Poitiers. – la cité 5 de la compagnie des Mines de Béthune,
– Celle de Ste Eugénie de Soissons dans l’Aisne: il avait proposé à l’abbé Raviart de Soissons sa nouvelle technique des 1932. En 1933 il présente 3 vitraux du transept: annonciation, adoration de la vierge et nativité. Il réalise aussi les mosaïques et les verrières de cette église. De 1950 à 1958, il remplace les vitraux endommagés par la guerre.
il fait les 14 vitraux de l’église d’Hirson dès 1909.
– A propos de l’église St Eloi de Roscanvel dans le Finistère: elle date du XIIème siècle. Elle été bombardée durant la 2nde Guerre. par les Américains Le recteur Pierre Tuarze commande des vitraux après la guerre pour les pays il organise des kermesses demande des dons, des subventions. Labouret fait 11 vitraux en 5 ans. (1950) au prix du verre.
Mais le 3 septembre 1956 l’église brûle.une vierge en sort indemne ainsi que les 11 vitraux. Ils ont quand même souffert car les pompiers ont utilisé de l’eau de mer… donc salée! Cependant ce sont les mêmes vitraux encore en 2006.

Dans les restaurants et les hôtels
– Le restaurant Prunier 16 avenue Victor Hugo à Paris. Les tables sont en mosaïque. Et la façade. Les mosaïque du restaurant Drouant.
– L’hôtel Plazza de Biarritz en 1928 dont l’architecte est Boileau.

Dans les écoles
– L’école des filles à paris dans le 13eme arrondissement
– De 1932 à 1936, le lycée Marie Curie de Sceaux. 8 mosaïques arts déco les joies des arts et du sport, explications sur la photocopie.
– L’école polytechnique

Dans les gares
– Il travaille pour la compagnie du Nord
– La gare de st Quentin : décoration du Hall, le bureau de poste et le buffet.
Lire le passage du fascicule remis par l’office du tourisme de ST Quentin.
–  Mais aussi les gares de Paris-St Lazare, d’Albert, Chauny, Lens, Lyon, Noyon, Longueau et de Tergnier.
– Pour la gare de Lens, il crée des mosaïques en grès cérame sur le travail des mineurs et l’importance du charbon.et de l’industrie. Il a foi dans le progrès. (influence de Jules Verne).
On y voit l’influence de l’art Déco.
Des mineurs se dirigent vers la fosse avec la barrette sur la tète, le pic sur l’épaule et la lampe dans la main. derrière on voit les terrils, les chevalements et les cheminées. . De l’autre côté les mineurs rentrent chez eux la tète basse ils sont fatigués.
Sur les autres on voit les nouveaux moyens de transport: le train, le bateau à vapeur.

Dans les casinos
Vittel, Dieppe, paris-Plage, Vichy.

Dans les théâtres, les cinémas (le Rex) , les Folies Bergères.

Dans les musées:
Comme le musée océanographique de Biarritz.

Dans les paquebots:
– le Normandie mais aussi le Cambodge, le Pierre Loti, le de Grasse, le Chichibu pour le Japon.

Il a travaillé en France, en Angleterre, Italie, Allemagne, Portugal, Cuba, Japon, Canada, Amérique du Sud.

Il a fait aussi beaucoup de rénovations.

Lire la suite http://association-sages-lens.fr/conference-de-catherine-plessis-sur-auguste-labouret-1-3-2018

.

 

.

.

SOURCES ET LIENS.

.

— BUREL (Marcel) s.d. Les vitraux d'Auguste Labouret dans l'église de Roscanvel. Photographies de Georges Boulestreau. publication de la Paroisse de Roscanvel. En vente dans l'église.

 

— GARGADENNEC, (Isabelle), 2002, "Les vitraux de l'église Saint-Eloi de Roscanvel dans le Finistère par Auguste Labouret" in JABLONSKI (Christine), Regards sur le vitrail, Actes sud, 2002. p. 111-116. Non consulté.

— PLESSIS (Catherine), 2018, Conférence sur Auguste Labouret.

http://association-sages-lens.fr/conference-de-catherine-plessis-sur-auguste-labouret-1-3-2018

 

 

 

.

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 22:53

Jeu de piste épigraphique à Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.

.

À Arlette Cadalbert, amoureuse des mots du français et du breton, infatigable choriste, dont les cendres  reposent désormais au cimetière de Roscanvel, face à la mer.

 

Voir aussi :

.

 

La recherche des inscriptions lapidaires du XVIIe et XVIIIe siècle sur la commune de Roscanvel est un jeu tout aussi passionnant que fructueux. Ce parcours de découverte va vous inciter à sillonner la campagne et le bourg et à pousser des Ah Ah Ah de satisfaction à chaque heureuse surprise. Le point de départ, telle une épingle sur une carte, sera le clocher de l'église et son inscription qui saute aux yeux : une piste bleue, pour débuter.

Et chaque relevé épigraphique vous offrira, en bonus, des œuvres d'art périphériques.

Ce sera notre Chasse au Snark à nous : farouche, opiniâtre, et palpitante ; et nous poursuivrons la mythique Pierre Gravée with forks and hope ; et with smiles and soap.

They sought it with thimbles,

They sought it with care;

They pursued it with forks and hope ;

They threatened its life with a railway-share ;

They charmed it with smiles and sloap. (Lewis Caroll, 1876, The hunting of the Snark ).

 

Pour vous aider, la Notice de Couffon indique : 

"Le clocher à une seule galerie est posé sur le pignon ouest ; sous la balustrade du clocher, inscription : " V. ET. D. M. I. HARVEL. RTR/M. R. STEPHAN CVRE/1686 ", écussons des Poulmic-Goulaine et des Le Gentil de Quélern, ainsi qu'un cartouche où on lit : " IEAN. PENFRAT. IEAN. PALUD. LAN : 1651." Cloche fondue à Brest et datée 1781, " DU TEMPS DE MESSIRE JAFFRE PRIEUR ET RECTEUR DE ROSCANVEL . Près de l'église, fontaine : statue mutilée de saint Yves, date de 1666 et, à l'intérieur, inscription : " MESIRE TEFANI LVCAS CVRE ET MESIR CLAVDA MOCAER. RR. "

 

 

.

Menu épigraphique à rechercher :

1. Face sud du clocher : "Vénérable et discret H. Harvel, recteur, M. R. Stéphan, curé, 1686".

2. fronton du porche ouest : "Jean Penfrat et Jean Palut fabriques l'an 1651"

3. contrefort du porche ouest : PS LAN / RE : HARV[EL] / : HERIAN

4. Héraldique : armoiries des Poulmic-Goulaine et  dragon volant des Gentil de Quélern.

5. Cloche : "J'ai été faite du temps de Messire Jaffré prieur-recteur de Roscanvel [-] le sieur Pierre Allain commissaire Parein et Mareine [-] Marie Catherine Fraboulet ---sa sœur --- de la marine et de / François Salaun Marguillier. Faite à Brest l'an 1781."

6. Pierre tombale à gauche : CI GIT HERVE CARN : MORT LE : 27 JANVIER 1750 AGE DE 77 ANS R[EQUIESCAT] : IN PACE AMEN.

7. Pierre tombale à à droite de l'entrée : CI GIST LES CORPS DE CATHERINE ET ETIENNETTE PEROT DECEDEE LE 27 JANVIER 1801 AGEE DE 59 ANS ET DE GUILLAUME FRANÇOIS JAOUEN GARDE DU GENIE A QUELERNE DECEDE LE 27 FEVRIER 1812 AGE DE 71 ANS PRIEZ POUR LE REPOS DE LEURS ÂMES

8 . Dates à découvrir  : 1672. 1767.

9. Fontaine : 1666. MESIRE TEFANI LVCAS CVRE /  MESIR CLAVDA MOCAER. RP.

10. Fontaine. Statue de saint Yves (fontaine) : 1690.

11. Manoir de Lodoën : H. HARVEL ET M. GUEGUENIAT SA FAMME 1617 et H. HARVEL A FAICT CESTE P. LAN 1622

12. Maisons du bourg : M:P: PALUT 1611 et C. TANIOV 1618.

 

.

 

 

.

1°) LE CLOCHER DE L'ÉGLISE, 1686.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

À l'exception du clocher (qui porte les dates de 1651 et 1686), l'édifice datait des XVIIIe et XIXe siècle et comportait une nef de cinq travées avec bas-cotés, terminée par un chœur à chevet polygonal ; mais il a été détruit (hormis les murs, les vitraux et le clocher) par un incendie dans la nuit du 2 au 3 septembre 1956. L'édifice a été restauré en 1957 sur les plans de l'architecte Philippe, qui a supprimé les bas-côtés, les piliers, les arcades et remodelant entièrement l'intérieur du bâti, la toiture étant soutenue par des arcs en béton.

L'église est aujourd'hui  à plan allongé avec une nef unique et un chevet en cul de four. Le  gros-oeuvre est en moellon de grès et de schiste d'extraction locale, l'intérieur est récent sous une charpente lambrissée, et l'ensemble n'avait pas attiré mon attention, hormis les vitraux de Labouret bien-entendu. Seul un éminent géologue comme Louis Chauris sait s'extasier devant le polylithisme polychrome de l'édifice et en décrire le microgranite beige clair de Trébéron ou de l'Île des Morts voisine, voisinant avec le calcaire bleu-gris — d'age dévonien— aux veinules de calcite blanche, provenant d'un affleurement proche du bourg, et  avec quelques moellons de quartzites de Plougastel, parcourus de veines de quartz blanchâtre. 

Mais un soleil  d'une  matinée de février m'a fait découvrir, en lumière oblique, la belle inscription  du clocher et sa date de 1686 !  Finalement, un jeu de piste passionnant m'attendait.

.

.

LE CLOCHER : SON ÉPIGRAPHIE , SES ÉVANGÉLISTES, SES CLOCHES.

.

 

 

.

.

Contrastant avec le gros-œuvre, l'élévation ouest de l'édifice, de la tour et du clocher sont  en pierre de taille alternant microdiorite quartzique (la belle et blonde pierre de Logonna ), kersantite (le  kersanton dans son faciès noir et fin) provenant chacun du fond de la rade de Brest,  et et plus rarement granite blanchâtre de Tréganna ou "pierre de Bertheaume" provenant des rives méridionales du Léon et granite blanc et rose de l'Aber-Ildut.  Le  pignon ouest  fait remarquer son  escalier aménagé dans l'épaisseur du mur pour accéder à la tour .

La  chambre des cloches  est coiffée  une flèche polygonale à gâbles, aux arêtes édentée par des crochets, et cantonnée de quatre pinacles. Sa base est  délimitée par une balustrade. 

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

C'est sous la balustrade , sur la face sud de l'amorce de tour, que l'inscription de 1686 me fait les yeux doux : une scène de balcon, comme celle de Juliette et de Roméo.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

1°) L'inscription de 1686.

.

Je vérifie le relevé de Couffon : je propose de lire plutôt HHARVEL (deux H conjoints) ; par ailleurs, le chronogramme est inscrit sur un bloc de pierre différent du premier, tout en restant dans le même matériau, qui est, I presume, de la pierre de Logonna. 

.

V. ET. D. M. HHARVEL. RTR/M. R. STEPHAN CVRE/1686

 

.

Je propose la leçon "Vénérable et discret H. Harvel, recteur, M. R. Stéphan, curé, 1686". Cette lecture du mot "recteur"ne semble pas avoir de précédent, mais elle incite à rechercher le noms des recteurs de Roscanvel. Peut-être  retrouverait-on ce recteur sur les actes de baptêmes ?  
De toute façon, la famille Harvel est bien connue à Roscanvel, pour avoir fait construire le manoir de Lodoën (à 1,7 km au sud-ouest de l'église) en 1617  pour Henri Harvel et sa femme M. Guegueniat.  Eh, silence, c'est notre prochaine étape !
 

.

Donc : en 1686, les commanditaires des travaux n'ont pas été la fabrique mais le recteur et son curé, et ces deux derniers sont issus de familles de la paroisse : non pas des familles nobles, mais issues de la bourgeoisie.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

L'inscription est en lettres majuscules droites, en réserve , sans cartouche, avec une séparation des mots à base de point unique. Les U sont encore en V ; les lettres sont sobres, la seule fioriture venant des deux A à traverse en V.  L'inscription est très bien conservée, peu érodée.

On ne manquera pas de remarquer le beau N rétrograde de STEPHAN.

.
 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

.

LES QUATRE ÉVANGÉLISTES CANTONNANT LA BALUSTRADE.

 

Ils n'ont ni la fonction de gargouilles, ni celle d'amortissement des crossettes, mais seulement d'ornementation allégorique plaçant la voix des cloches dans sa fonction de rappel de la voix de Dieu.

Ils sont en pierre de kersanton, et ils représentent les quatre évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean assis face à leur pupitre respectif, la plume (plutôt le calame) à la main. Ce motif est très courant, notamment dans le Finistère où Roland Doré, virtuose de la taille du kersanton,  en a donné un bel exemple à Saint-Thégonnec en 1625. Avant lui, le Maître de Guimiliau en avait sculpté quatre pour les contreforts de l'église du même nom. On les retrouve sur le Grand Calvaire de Plougastel vers 1602-1604 par le Maître éponyme qui en plaça aussi au calvaire de Guipronvel. On les avait déjà à Landivisiau sous le ciseau des frères Prigent. 

Dans l'aventure des ateliers  de sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne qui a débuté en  1423 au Folgoët, il faudrait chercher leur attribution parmi les ateliers les plus tardifs comme celui de Julien Ozanne (1650) ou de Jean Le Bescont (1664-1682), mais le talent et les compétences d'Emmanuelle Le Seach, qui en dressa le catalogue, nous manquent.

D'habitude, ils sont identifiables par leur attribut issu de Tétramorphe, mais il manque ici. par contre, quatre figures, animale ou humaine, sont sculptés dans la corniche (en microdiorite)   juste à leur pied. J'ai souhaité y reconnaître un taureau (Luc), puis un aigle (Jean), puis un lion ailé (Marc), puis un ange (Matthieu).

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Saint Luc et son  Taureau ailé.

Il est assis devant un pupitre (une cuve entre deux pieds en S) où son livre est posé. Il est vêtu d'une cape serrée sous le cou par un fermail rond, et qui laisse les pans s' envoler  de chaque coté. Sa barbe est sculpté comme un colombin de potier autour du menton. Sa bouche est courte, fine et convexe. Le nez est droit. Les pupilles des yeux sont comme des billes creuses (comme le faisait Roland Doré). Les cheveux font deux révérences bouclées sur les épaules.

Le plus curieux est la coiffure, en barrette à quatre cornes.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

.

Saint Jean et son aigle.

La description est assez identique à celle du précédent, mais il n'est pas barbu, il a la tête nue, et sa main gauche est posée sur sa poitrine.

.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.
Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Saint Jean, son aigle... et sa mésange bleue.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

3. Saint Marc et son lion ailé.

Mêmes caractéristiques que saint Luc (barbu, coiffé d'une barrette, pupilles creusées, etc) il est en train d'écrire.

.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

.

4°) Saint Matthieu et l'Homme.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Les visages sculptés sur le clocher.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

.

LA FAÇADE OCCIDENTALE.

.

Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.
Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Couffon signale les  écussons des Poulmic-Goulaine et des Le Gentil de Quélern. Cela correspond-il à ces blocs de kersanton très érodés ?

1°) L'écusson parti au I de Goulaine, au II de Poulmic.

Poulmic :   échiqueté d'argent et de gueules.

Goulaine :  Mi parti d'Angleterre et de France (mi-parti de gueules à trois léopards d'or passant l'un sur l'autre et d’azur à trois fleurs de lys d'or.

Malgré l'érosion, nous devinons encore la couronne au dessus de l'écu, et  les deux moitiés différentes (Poulmic à droite avec ses carrés).

Ces armoiries se retrouvent aussi sur l'église de Telgruc et sur la chapelle Rocamadour de Camaret : c'est le  blason d'Anne de Ploeuc épouse de Jean de Goulaine ou plutôt de Claude de Goulaine, comtesse de Crozon, vicomtesse de Porzay, baronne de Poulmic, qui épousa le 4 mai 1634 Jean III du Han (1593-1649), seigneur de Launay du Han de Bertry. Elle est décédée à Rennes le 17 septembre 1660 . Ce blason est donc cohérent par rapport à la date de construction de la façade occidentale en 1651.

.

Rappel par le chevalier de Fréminville "Anne du Chastel , dame héritière de Poulmic , transporte ce fief par mariage à Vincent de Plœuc, seigneur du Tymeur. Anne de Plœuc , héritière de Poulmic , transporte par mariage ce fief à Jean de Goulaine , baron du Faouet.   Claude de Goulaine , dame héritière de Poulmic, (5 juin 1593 à Rennes, Rennes 22 décembre 1649)  transporte ce fief par mariage à Jehan du Ham, président au Parlement de Bretagne. Joseph-Marie du Ham, seigneur de Poulmic, épouse N. de Coëtlagon, dame de Vauluisant."

L'écu de l'église de Telgruc, mieux conservé, nous aidera à reconnaître les formes effacées de celui de Roscanvel :

 

.

Telgruc, Porche sud, détail du blason aux armes des Poulmic et Goulaine. Photo Bernard Bègne (c) Région Bretagne

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

2°) L'écusson de Gentil de Quélern, d'azur au dragon volant d'or.

Il est placé au dessus des armoiries  précédentes, témoignant de la prééminence de cette famille dans cette église. La famille possédait le manoir de Quélern.

Il faut un peu d'imagination pour reconnaître dans les formes érodées celle d'un dragon ailé.

https://fr.wikisource.org/wiki/Nobiliaire_et_armorial_de_Bretagne/G

Gentil (le),_sr de Barvédet, par. de Ploëven, — du Pontlez et de Kercaradec, par. de Quéménévon, — de Coëtninon, par. de Plomodiern, — de Kerléven, par. de Ouimerc’h, — de  Rosmorduc, par. de Logonna, -- de Penanvern, — de Quélern, par. de Crozon, — des Rochers, — de Pencran, — de Kerougant. — du Tromeur, — de la Barbinais et marquis de Paroy, en Brie en 1754.

Ane ext., réf. 1668, huit gén., et maint, par les commissaires en 1699 ; réf. et montres de 1426 à 1536, par. de Ploëven-Porzay, Quéméneven et Plomodiern, év. de Cornouaille.

D’azur au serpent volant d’or. Devise : Spargit undèquague venenum et Suis nititur alis.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-manoir/6bdcae57-7e69-47e8-926b-78f8a98d5c64

Un peu à l’écart du bourg de Quélern et non loin des fameuses fortifications érigées par Vauban, se dressent encore, face aux îles Trébéron et des Morts, les vestiges du manoir de Quélern (Kerlern en breton), ancien logis seigneurial de la paroisse .

Le bâtiment d’origine  est en partie ruiné ; il subsiste une forte tour carrée en gros moellons et un corps de logis qui a fait l’objet d’une restauration récente ; des dépendances, un petit pavillon en bordure d’un ancien chemin et de vieux murs couverts de lierre complètent le tableau .

Possession de la famille Goulhezre (armes : d’or au chevron d’azur accompagné de trois trèfles de gueules) puis par alliance de la famille Le Gentil de Quélern (armes : d’azur au dragon volant d’or), branche cadette de la famille Le Gentil de Rosmorduc, famille d’antique noblesse et puissamment établie en Léon et en Cornouaille, le manoir de Quélern appartenait au XVIIIème siècle au maréchal de camp Emmanuel-Jean l’Evangéliste Le Gentil, baron de Quélern (1773-1843), officier général du Génie et conseiller général du Finistère .

.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

.

3°) L'ange de kersanton.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

L'inscription de 1651 du fronton : 

Couffon l'avait relevé comme " IEAN. PENFRAT. IEAN. PALUD. LAN : 1651.". Mais il faut lire :

IEAN : PENF / RAT : E : IEAN / PALVT : FABR / IQVES : LAN : 1651

soit : "Jean Penfrat et Jean Palut fabriques l'an 1651".

Notez les trois N rétrogrades et la lettre Q écrite comme un P rétrograde. On s'interroge depuis longtemps sur cette inversion de la lettre N, dans laquelle on a pu voir le manque d'instruction des graveurs et tailleurs de pierre, ou des messages ésotériques. Je pense plutôt (après en avoir examiné un grand nombre d'exemples) qu'il s'agit d'une ornementation, une façon jugée élégante d'écrire un texte pour en signaler l'importance. Cette mode est limitée dans le temps.

Notez aussi la graphie PALUT (au lieu de PALUD), car nous allons la retrouver : en effet, Jean Palut avait sa maison à deux pas d'ici, et ses ancêtres  avaient fait graver ce nom et les dates de 1611. 

.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Dans le muret d'enceinte : la date de 1672.

C'est manifestement un réemploi.

Il est important de noter que c'est durant l'année 1671 que le Père Maunoir vint prêcher une mission à Crozon, Camaret et Roscanvel et y raviva la foi si bien que trois mille personnes apprirent à méditer la Passion en chantant les vers breton qu'il venait de rédiger.

.

 

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

.

LES DEUX CLOCHES.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

1°) La grosse cloche de 1781 .

En l'absence d'un accès à la chambre des cloches, la lecture de l'inscription est fragmentaire :

 IAI * ETE *  FAITE * [DU TEMPS DE ME]SSIRE * JAFFRE * PRIEUR *  ET [RECTEUR DE ]  ROSCANVEL

 LE *  SIEUR * PIERRE *  ALLAIN *  COMMISSAIRE * PAREIN ET MAREINE /

E MARIE * CATHERINE * FRABOULET * / ---SA SOEUR ------- * DE * LA * MARINE * ET DE

FRANÇOIS * SALAUN * MARG[UILLIER]  / FAITE A * BREST * LAN *  1781  [fin de l'inscription]

( * = fleur de lys)

Sur un soubassement à trois degrés, un crucifix fleuronné de fleurs de lys. Les marches et la croix sont ornées de lignes entrelacées.

Sur l'autre face, un médaillon contient la Vierge de l'Immaculée-Conception, cantonnée de quatre têtes d'anges.

Les personnages cités sont :

 

  • Messire Jaffré, prieur et recteur de Roscanvel. Il est attesté, sous ce titre de prieur-recteur, en 1774 (où il livre un état de la population de la paroisse")
  • Le sieur Pierre Allain, commissaire  (et ? parrain de la cloche).
  • Marie-Catherine Fraboulet : en 1795, le (premier) maire de Roscanvel se nommait Fraboulet.
  • François Salaun, marguillier (= fabrique) figure parmi les signataires du cahier de doléances de Roscanvel en 1789. https://roscanvel.presquile-crozon.com/histoire/doleances-roscanvel.htm

Quel est le fondeur de cette cloche ? Les fondeurs du roi à Brest ont été Thomas Le Soueff (actif jusqu'en 1714), Etienne Le Moyne jusqu'en 1760 et les Beurrier de la Rivière (Jean, Jean-François puis René), et enfin à la fin du XVIIIe siècle Jacques Le Beurrier La Rivière (1724-1797)  et son neveu Julien Le Beurrier (1759-1818). Un élément de détermination vient du médaillon de l'Immaculée-Conception, exactement identique à celui placé par Thomas Le Soueff sur la cloche du Prêcheur (Martinique), fondue à Brest en 1712. Voir :

 

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-cloche-fondue-en-1712-par-le-soueff-a-brest-pour.html

Or, Thomas Le Soueff était apparenté avec la vaste famille de fondeur Beurrier la Rivière, puiisqu'il avait épousé en 1689 Jeanne Le Douarin, veuve d'un Jacques le Beurrié. On peut penser que ses moules d'ornementation sont parvenus à sa mort (à Brest) dans l'un des ateliers des Beurrier-la-Rivière de Brest.

En définitive, il n'est pas possible d'attribuer cette cloche fondue à Brest en 1781 à un atelier précis, mais le nom de Jacques Beurrier La Rivière peut être proposé. Seule la collecte des motifs stylistiques de l'ensemble des cloches du Finistère et leur catalogue permettrait d'aller plus loin.

On remarquera enfin que la couronne à anses n'est pas ornée (à la différence des motifs de têtes humaines de Le Soueff) .

.

Complément :

.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

La petite cloche.

Elle ne porte pas d'inscription, mais un crucifix sur une face, et la Vierge de l'autre.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

La date du contrefort intérieur ouest : 1767 (en haut à droite).

Elle pourrait correspondre à une consolidation du massif occidental.

 

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

LES PIERRES TOMBALES.

.

Pierre tombale à gauche de l'entrée.

CI GIT HERVE CARN : MORT LE : 27 JANVIER 1750 AGE DE 77 ANS R[EQUIESCAT] : IN PACE AMEN.

.

Un long calcul permet de dire que ce défunt était né en 1673.

Que dit la généalogie ? Elle parle d'un Hervé Carn de Roscanvel né en 1649 et mort le 22 décembre 1691, époux de Clémence Le Treut et père de Bernard C. qui épousa Marie Le Treut, et de Marguerite (1718-1758). Ce n'est pas notre homme, mais c'est peut-être son père.

Un autre auteur parle d'Hervé Carn né à Roscanvel, époux de Madeleine Lochore puis d'Anne Le Bris, père d'Anne Carn née à Lambezellec en 1690. 

Mais les Carn sont nombreux à Roscanvel. Que celui-ci repose en paix.

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Pierre tombale à droite de l'entrée.

.

CI GIST LES CORPS DE CATHERINE ET ETIENNETTE PEROT DECEDEE LE 27 JANVIER 1801 AGEE DE 59 ANS ET DE GUILLAUME FRANÇOIS JAOUEN GARDE DU GENIE A QUELERNE DECEDE LE 27 FEVRIER 1812 AGE DE 71 ANS PRIEZ POUR LE REPOS DE LEURS ÂMES.

Ce couple est connu du généalogiste Luc Le Gall, de Plougastel, qui indique qu'ils eurent deux enfants, Marie-Yvonne Jaouen décédée à 3 mois (Brest 1765-Plougastel 1765) et Jean-Marie Jaouen, décédé à 6 mois  (Brest Saint-Louis 1768-Plougastel Pedel 1769). Il donne à Guillaume-François la profession de maître-maçon.

https://gw.geneanet.org/everest29?lang=fr&pz=luc+gerard+philippe+jacques&nz=le+gall&p=guillaume+francois&n=jaouen

.

 

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. L'église. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

LA FONTAINE.

.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

L'inscription de 1666 (fontaine).

Couffon a relevé : MESIRE TEFANI LVCAS CVRE ET MESIR CLAVDA MOCAER. RR.  : "Messire Lucas Tefani curé et Messire Claude Mocaer prieur-recteur."

La date de 1666 est sculptée sur le sommet de la niche.

 

L'inscription est portée sur les deux parois latérales de l'édicule.

1°) à droite, elle occupe un cartouche à deux lignes inégales : TEFANI / MESIRLVCASCVRE

2°) à gauche, elle s'étend sur une seule ligne : MESIRECLAVDAMOCAERRP

Soit : "Messire Lucas Tefani curé, /  Messire Clauda Mocaer Recteur-Prieur", ou bien : "Tefani Messire Lucas curé /  Messire Clauda Mocaer Recteur-Prieur". Comme le patronyme TEFANY très connu à Camaret, le patronyme LUCAS est bien attesté à Roscanvel, à la différence du prénom Lucas associé à Tefany. Pourtant, une inscription de Camaret, sur la maison devant l'église  indique ATEPHANI LK / DRU LAN 1650, ou LK pourrait correspondre à Lucas (?).

Voir l'inscription http://www.lavieb-aile.com/article-visite-de-camaret-et-de-ses-inscriptions-lapidaires-ses-tildes-86992145.html

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

.
La fontaine : le fût de croix avec la statue mutilée de saint Yves, 1690.

L'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère donne :

2652. Roscanvel, fontaine au sud de l’église, k. 1,80 m. XVIe s. Fût fuselé, statue de saint Yves, motif en forme de harpon sous le culot. La date gravée sur le socle (1692) n’est pas à attribuer au fût. Un second socle de croix gît aussi près de la fontaine. [Yves Pascal Castel 1980]

Il faut corriger la date (en réalité 1690) et le "motif en forme de harpon", en réalité une paire de ciseaux ou des forces de laine. 

Le saint se reconnaît à son sac contenant soit un livre de droit, soit les pièces du procès qu'il doit instruire en son titre d'Official de Tréguier, mais également à son vêtement à larges manches, recouvert d'un camail retombant sur les épaules.

Ce type de fûts de croix, où la statue d'un saint patron en haut relief est sculpté dans la masse monolithique, au 1/3 inférieur, est répandu en Presqu'Île de Crozon.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. La fontaine. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Statue de saint Yves. La fontaine de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Statue de saint Yves. La fontaine de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Le manoir de Lodoën.

Trois familles y vécurent, qui ont marqué l'histoire de Roscanvel : les Harvel, Taniou et Le Mignon, familles bourgeoises qui exercèrent les métiers de procureur et notaire. Or, nous avons déjà rencontré à deux reprises le nom de Harvel dans les inscriptions de l'église, à propos  de H. Harvel, recteur en 1686, et de RE. Harvel, possible membre de la fabrique. C'est d'autant plus intéressant de se rendre sur place (propriété privée)  que le manoir, qui fait l'objet d'une étude du Patrimoine est toujours présent, et qu'il possède  lui aussi deux belles inscriptions : 

1°) Sur la façade sud sur kersanton : H HARVEL / ET M :  GVEGVENIAT SA FAMME  1617.

On ne peut que souligner la beauté de cette inscription, avec la finesse du grain de la pierre, sa ponctuation de séparation à base de deux-points en losange (un procédé remontant aux inscriptions en caractères gothiques), le mélange parfaitement harmonieux des proportions des lettres  capitales (le E et le T par ex.), l'élégance d'un R , le charme des deux différents G. 

 

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

2°) Linteau du portail de cour , sur pierre de Logonna :

HHARVEL A FAICT CESTE P [ORTE?] / LAN 1622.

Dans les deux inscriptions, l'initiale du  prénom,  le  H,  est identique à celui du recteur,  et peut correspondre à Henri ou à Hervé. Il est courant de reprendre le même prénom à chaque génération.

Le manoir figure sur la carte de Cassini sous le nom de Laudoen.

Les généalogistes (poirrier78) connaissent bien la famille HARVEL de Roscanvel. Je note aussi une alliance avec la famille STEPHAN. L'auteur mentionne :

 Henry /1637-1682/ &1659 Hélène TANIOU ca 1633-1699

 Henry 1662-1738 &/1693 Catherine STEPHAN 1661-1741

 Hervé ca 1656-1682/

Plus tard, on signale un René Harvel (1671-1753), "matelot",  fils de Jean,  dont il est intéressant de lire les actes 

https://gw.geneanet.org/fcamar?n=harvuel+ou+harvel&oc=&p=rene

- Acte de naissance - Harvel René - Roscanvel - 1671 - 

Ce jour 3me avril 1671 fut baptisé sur le fond batismal de Roscanvel par le soussignant curé ... René fils naturel et légitme de Jean Harvel et Marie Harvel son parain... par la nomination de Jean Herian et Jeanne Haruel qui ne signe et témoins de quoy avons signé.

On remarque ici ce patronyme de HERIAN rencontré à coté de celui de Harvel sur le contrefort de l'église.

- Acte de mariage - Harvel René - Largenton Marie - Roscanvel - 1691 --

Ce jour quatorzieme may 1691 après les fiancailles faites et les trois proclamation de ban par trois dimanche consécutifs aux prosnes de grande messe entre honorable personnes René fils de décédé Jean Harvel décrété en mariage par décret du 13e du courant par la juridiction de Crauzon, et Marie fille a Bernard Largenton et Marguerite Treut tous de la paroisse de Roscanvel. Sans opposition canonique , ont esté conjoint en mariage par soussignant resteur le dit jour en présence de Bernard Harvel, Bernard Largenton, Hervé Le Treut, Olivier .. . et plusieurs autres et de leurs parents. 

 

-Acte de décès - Harvel René - Roscanvel - 1753 - 
- Le vingt sept juillet mil sept cent cinquante trois mourut au Kervian René Harvel muni de tous les sacrements âgé d'environ quatre vingt ans et a été enterré le lendemain dans le cimetière de cette église ont assisté au convoy Claude Stephan, Joseph Palut, Tanguy Le Treut et autres qui signent.

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Les maisons de maître dans le bourg. TANIOU 1618 et PALUT 1611.

.

La commune abrite également rue Saint-Pol-Roux  une  maison de 1618 qui a été construite pour C. TANIOU, maître de barques qui assurait la liaison maritime avec Brest. On y lit sur le porche de kersantite  l'inscription C. TANIOV. 1618.

 

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

 

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Un peu plus haut, Venelle du Centre. une belle maison ouvre sa cour par une porte en anse de panier où le linteau montre l'inscription : M.P. PALUT 1611. Une autre inscription sur un porche intérieur en kersantite répète cette date de 1611

.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

Relevé épigraphique de Roscanvel. Photographies lavieb-aile février 2019.

.

Terminons par un clin d'œil au XXe siècle, avec cette très belle restauration de l'ancienne poste. Un document épigraphique remarquable. Cet ancien bureau de poste doit être rapproché de celui du Fret : 

"Le bureau de poste du Fret dit "Le Fret-Crozon" est réalisé sur les plans de l'architecte Pierre Baillet de Brest, en 1954. L'entreprise adjudicataire des travaux est celle de L. Dieutegard à Camaret.  Situé à l'entrée du Fret, ce petit bureau de poste en béton enduit adopte un plan en L avec une avancée à étage. L'ensemble est couvert d'un toit à longs pans et pignon découvert en ardoise. Un porche précède l'entrée du bureau de poste situé au rez-de-chaussée tandis que l'étage est réservé à l'habitation du receveur des Postes. Conçu au début des années 1950, ce bâtiment public est de conception néo-régionaliste avec son avancée et ses pignons découverts. Deux autres bureaux de poste à Roscanvel et Lanvéoc ont été construits à la même époque, dans un style comparable. Ils témoignent de l'époque où les bureaux de poste constituaient un véritable réseau sur l'ensemble du territoire. "  Christel Douard FlorentMaillard . Judith Tanguy-Schröer

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancien-bureau-de-poste/9161575b-d8c6-4888-a2d1-e15d9273a720

.

Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.
Épigraphie de Roscanvel : son église et ses cloches, sa fontaine, ses manoirs et demeures.

.

SOURCES ET LIENS.

.

n.b la fabrique de la paroisse est attestée en 1814 avec les signatures du curé Domin, et de Le Braz, Jaffré, Legevalo, Le Guen et J.M Penfrat.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/41435db200985eab52db539aa8a815e8.pdf

— SITE www.presqu-ile-de-crozon.com

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/roscanvel/index.php

— BUREL, (Marcel) 1980, "Roscanvel : le manoir de Lodoën aux 17e et 18e siècle", les cahiers de l'Iroise, avril-juin 1980.

 — BUREL, (Marcel), 1995. Roscanvel dans la presqu´île de Crozon. Bannalec : Impr. Régionale, 1995.

— CHAURIS, (Louis), 2009. "L´église Saint-Eloi à Roscanvel. Un polylithisme exacerbé". Dans : Avel Gornog , N° 17, juillet 2009.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred, 1988. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 369.

— GARGADENNEC, (Isabelle), 2002, Les vitraux de l'église Saint-Eloi de Roscanvel dans le Finistère par Auguste Labouret in Regards sur le vitrail, Actes sud, 2002. p. 111-116

— Région Bretagne (Service de l'Inventaire du patrimoine culturel) :

Manoir de Lodën :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/manoir-de-lodoen-roscanvel/0205d4b3-a75d-4275-ab54-f0bef5926730

Eglise :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-eloi-roscanvel/cd58c89c-419e-4550-802a-ba657b20c77f#historique

Fontaine :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/fontaine-de-devotion-saint-eloi-place-de-l-eglise-roscanvel/70e7dd5c-d1a0-4765-b558-b6a2cd584b5d

.

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions
20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 12:36

Zoonymie des Odonates : le nom de genre Coenagrion, Kirby, 1890. 

 

 

.

 

.

 

 .

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

.

.

 Zoonymie des Odonates.

 GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

 

.

ZYGOPTÈRES

Calopterygidae

 

Coenagrionidae.

BIBLIO :

.

Résumé :

— genre Coenagrion, Kirby (W.F), 1890, Syn. Cat. Neur. Odon., London, :148. Du suffixe coen- "commun à, relatif au plus grand nombre, général", accolé au nom de genre Agrion [Fabricius 1775 puis Sélys] 1850, que Kirby réorganise complètement.  Parmi les Zygoptères (nommés alors Agrionidae), Kirby a réservé l'ancien nom de genre Agrion  aux Calopterygidae dans la sous-famille Agrioninae , et il a placé tous les autres (auparavant nommés Agrions) dans la sous-famille des Coenagrioninae  : Coenagrion doit, dans ce contexte, être interprété comme "l'ensemble des Agrions"  à l'exception des Calopterygides. 

— Nom commun en français : "Agrion" Jourde in Diskstra 2007, adopté par tous.

— Noms communs en d'autres langues : 

Leur élément commun est de souligner leur couleur, majoritairement  bleue. : "Die Azurjungfern "en allemand, "the Bluets" en anglais.

.

.

LE NOM SCIENTIFIQUE.

.

LE NOM DE GENRE COENAGRION KIRBY, 1890.

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890, A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London, Gurney & Jackson; page 148 .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

 

1°) Présentation de l'auteur, William Forsell Kirby (Leicester 1844-Londres 1912).

William Forsell Kirby est un entomologiste britannique, né le 14 janvier 1844 à Leicester et mort le 20 novembre 1912 à Londres.

Il fait ses études auprès d’un précepteur et très tôt s’intéresse aux papillons. Il fait paraître, dès 1862, un petit Manual of European Butterflies. En 1867, il devient conservateur du muséum  de la Société royale de Dublin. Kirby fait paraître en 1871 un Synonymic Catalogue of Diurnal Lepidoptera qu’il complète en 1877. En 1879, il rejoint le personnel du British Museum comme assistant après la mort de Frederick Smith (1805-1879). Il fait paraître alors plusieurs catalogues d’espèces comme Rhopalocera Exotica (1887-1897) ainsi qu’un Elementary Text-book of Entomology. Il prend sa retraite en 1909.

Ses types sont aujourd’hui conservés au Muséum d'histoire naturelle de Londres et une partie de sa collection au muséum national de Dublin.

Les principales contributions de William Forsell Kirby à l'odonatologie ont été une révision de la sous-famille des Libellulidae (Kirby 1889) et son Catalogue synonymique des Odonates du monde (Kirby 1890). La première publication classait les membres de la « sous-famille » des Libellulidés (pour nous, la famille) dans 88 genres, dont 39 nouveaux, et où  53 nouvelles espèces y ont été décrites.

Le catalogue synonymique mondial des odonates de Kirby (1890) donne la liste des quelques 1800 espèces existantes et de 103 espèces fossiles. Pour le rédiger, il a compilé les ouvrages de 122 auteurs (dont 24 auteurs spécialisés dans les fossiles d'Odonates). Il y introduit 

Kirby est également l'auteur pour les Odonates, outre le genre Coenagrion, des genres Devadatta et Caconeura ou  de l'espèce Lestes dyas, mais aussi du genre Somabrachys pour les Lépidoptères (en 1892), ou de 7 noms de Phasmatodea. (source : Animalbase)

.

2°) Rappel de taxonomie au XIXe siècle avant Kirby.

Les Odonates forment un Ordre propre depuis Fabricius 1793, ou plutôt, ils ne sont encore alors qu'un sous-ordre des Nevroptera.  Ce sous-ordre est séparé en trois familles, les Libellulidae (2 sous-familles,  Libellulinae et Cordulinae), les Aeshnidae (s.-f. Aeshninae et Gomphinae) et les Agrionidae (s-f. Agrioninae et Calopterynae).

L'entomologiste belge de Sélys-Longchamps (1813-1900), après avoir rédigé la Monographie des Libellulidées d'Europe en 1840 et la Revue des Odonates en 1850,  a consacré une série de monographies ou de Synopsis à ces sous-familles. Ce furent les Synopsis des Calopterygines, en 1853, des Gomphines en 1858, et des Cordulines en 1871  ; et en 1860-1864, il a décrit les  les  Agrionines qu'il divise en trois Légions, les Pseudostigma, les Lestes et les Protonevra.

Kirby reprend la division  en 3 familles Libellulidae / Aeshnidae / Agrionidae, mais il  sépare les AGRIONIDAE en deux sous familles, les Agrioninae (33 genres) et les Coenagrioninae (85 genres). 

Les Agrioninae débutent par le genre Agrion Fabricius 1775, synonyme de ce qui est notre genre Calopteryx. Aucun des noms des 32 autres genres n'est bâti sur le nom Agrion

Les Coenagrioninae sont divisés en Pseudopterostigmatina (5 genres, dont Pseudostigma) et Normostigmatina  (80 genres). Le genre Coenagrion qui donne son nom à la sous-famille occupe la 56ème place de ces 80 genres. Il accueille 43 espèces mondiales, dont  C. puella Linnaeus 1758 qui est l'espèce-type du genre. Un grand nombre des noms des Normostigmatinae (17 d'entre eux) est composé sur -Agrion en final.
.

.

Les Odonates réparties par Kirby

.

.

 

Description originale :

Genus 56. Coenagrion. 

†  Agrion, Fabr. Syst. Ent, p. 425 (1775); Leach, Edinb. Encycl. ix. p. 137 (1819); Steph. 111. Brit. Ent., Mand. vi. p. 71 (1836) ; Charp. Lib. Eur. p. 21 (1840) ; Selvs, Mon. Lib. Eur. p. 146 (1840); Rev. Odon. p. 171 (1850) ; Bull. Acad. Belg. (2) xli. p. 1246 (1876). 

Puis suit les 43 espèces mondiales.

 

Le détail important est la petite croix ou obèle placée au début . En tête d'ouvrage, Kirby indiquait que cette obèle "denotes that the section of the genus to wich it is prefixed is not regarded as typical". Cela concerne :

  • 1775 Agrion Fabricius, Syst. Ent. :425
  • 1815 Agrion  Leach Edinb. Encycl. 9 :137
  • 1836, Agrion, Stephens, Ill. Brit. Ent. 6:71
  • 1840, Agrion, Charpentier, Lib. Eur. :21
  • 1840, Agrion, Selys, Monog. Lib. :146
  • 1850, Agrion,  Selys et Hagen, Rev. Odon. :171
  • 1876, Agrion, Selys, Bull. acad. Belg. 41:1246.

.

 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

 

 

 

ÉTUDE DU NOM COENAGRION.

Du suffixe coen- "commun à, relatif au plus grand nombre, général", accolé au nom de genre Agrion Fabricius 1775 puis Sélys 1850, que Kirby réorganise complètement. 

Les suffixes coen- ou coeno- ou aussi cen- ou ceno- ou caen- ou caeno- proviennent du grec   koin-, koino-,  "koinos"  signifiant "commun, général"  comme dans coenoblaste, ou coenocyte, dans   coenesthesie ou cénesthésie (sensibilité commune), dans cénobite (vivant en commun), etc.. L'exemple le plus connu de l'emploi du terme grec est celui de la koinè , langue commune du monde grec aux époques hellénistique et romaine, et, par extension, toute langue véhiculaire commune à des locuteurs ayant des langues maternelles différentes.

Kirby a accolé au nom de genre Agrion de Fabricius ou de Sélys,   le suffixe coen- qui signifie "commun, général, rassemblé". C'est un nom "taxonomique", choisi pour des motifs de progression de la classification, et non "descriptif",  qu'il ne faut pas interpréter en traduisant les deux mots coen- et agrion (du grec agrios, "agreste") par : "répandu dans les champs".  Si on tient compte du fait que ce genre donne son nom à la sous-famille des Coenagrioninae, ou qu'il appartient à un groupe de 17 genres dont le nom est aussi construit sur un suffixe précédant "-agrion" (Pseudagrion, Megalagrion, Leptagrion, Leptagrion, Anisagrion, Argiagrion, Cénagrion, etc.), il me semble que Coenagrion doit être interprété comme "la plus grande partie des Agrion dénommés auparavant par Fabricius, Stephens ou Sélys" . Voir infra l'interprétation de Fliedner pour qui " Coenagrion, du grec Koinos, "commun" devait remplacer le nom Agrion de Fabricius en raison des vives dissensions pour savoir lesquels des Zygoptères avaient le droit de revendiquer ce nom". Initialement, le nom  Agrion de Fabricius comprenait tous nos Zygoptères. Puis ce genre a été divisé en de nombreux autres, dont beaucoup se terminaient par -agrion. Mais plus tard, des controverses ont éclatés pour savoir si le nom d'Agrion devait être attribué aux seules  Calopterygides ou aux autres Demoiselles. Pour mettre fin à tous les malentendus, Kirby a nommé Agrion les Calopterygides, et Coenagrion tous les autres genres. Mais le nom de genre Calopteryx était bien établi depuis Burmeister 1839, et le nom de genre Agrion de Kirby a finalement été invalidé."

 En résumé : Parmi les Zygoptères (nommés alors Agrionidae), Kirby a réservé l'ancien nom de genre Agrion  aux Calopterygidae dans la sous-famille Agrioninae , et il a placé tous les autres (auparavant nommés Agrions) dans la sous-famille des Coenagrioninae  : Coenagrion doit, dans ce contexte, être interprété comme "l'ensemble des Agrions"  à l'exception des Calopterygides. Mais il est bien difficile d'exprimer en une seule phrase la complexité de ces changements de portefeuilles.

Aujourd'hui, le sous-ordre Zygoptera comprend les super-familles des Calopterygoidea et des Coenagrionoidea, mais aussi des super-famille des Lestoidea et des Hemiphlebioidea. Parmi les  Coenagrionoidea se trouve la famille des Coenagrionidae Kirby, 1890, qui comprend, dans  la sous-famille des Coenagrioninae Kirby, 1890,  13 genres dont Coenagrion, Erythromma, Pyrrhosoma et Nehalenniale .

 

 

 

 

.

.

LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

.

POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-de-mercure/

 

"Coenagrion de coen dérivation probable de koinos = ensemble ; les Coenagrionidae volent souvent en tandems, et agrion, d’agrios = qui vit dans les champs ; en période de maturation, ces insectes fréquentent souvent les prairies."

Je ne partage pas cette interprétation.

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Coenagrion: Kirby, 1890 from Grk. κοινός = common, widespread + ἄγριος = wild, living in the fields."

Je ne partage pas cette interprétation, avec un contre-sens sur "commun" : coen- ne signifie pas "commun" au sens B du CNRTL, "répandu, habituel, banal" mais "partagé par tout un ensemble".

 

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"Coenagrion - κοινος, η, ον = nuovo, recente + αγριος = agrestis (Agrion). Nuovo genere simile ad Agrion (v. Cercion)"

Je ne partage pas cette interprétation, pourtant séduisante, car il n'est pas attesté que le suffixe coen- puisse se traduire par "neuf, recent". 

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"Coenagrion [gr. koinos - common] was to replace the name Agrion Fabricius because of a heavy dissension which Zygoptera had a right to claim that name ."

"Agrion was a name by Fabricius to comprise all Zygoptera. It is derived from gr. agrios [living on the fields, wild] and it might have been chosen, because zygopterans unlike e.g. flies do not live in the domestic area. This genus was split into numerous others many of which got names ending in -agrion. But later on controversies arose whether calopterygids or the other damselflies were the true agrionids. So to end all misunderstandings KIRBY (1890: 148) proposed the genus name Coen-agrion [gr. koinos - common] for all genera that were no calopterygids. But the name Calopteryx was well established since BURMEISTER (1839): so the elder name Agrion eventually was repressed (cf. FLIEDNER 1997: 41 sq.)."

Voir supra.

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"koinos = gewoon: agrios = landelijk"

 

La traduction que j'obtiens de gewoon est "ordinaire, courant" ;  la traduction littérale de Coenagrion passe à coté de son  sens taxonomique.

.

 

 

 

 

.

NOM VERNACULAIRE DU GENRE COENAGRION.

.

 

LE NOM EN FRANÇAIS : COENAGRION.

.

 

La communauté des entomologistes francophones choisit, depuis Sélys,  son nom commun français au plus près du nom scientifique : on s'attendait à ce qu'elle choisisse de "traduire" Coenagrion par Coenagrion ou Cénagrion. Mais non : elle a choisi "Agrion". 

Dans l'annexe 3 du Guide de Jourde traducteur de Dijkstra, qui est la Liste des espèces traitées dans le guide, les choix nomenclaturaux de ces auteurs apparaissent clairement, avec des noms vernaculaires formés sur le moule binominal. Un "nom de genre" vernaculaire, en un seul mot,  est décliné selon les espèces de ce genre avec des qualificatifs idoines. La correspondance entre noms de genre scientifique et noms de genre vernaculaires est régulière et s'adapte aux changements taxonomiques survenus depuis Sélys. 

Ainsi, parmi les Coenagrionidae, toutes les espèces du genre Coenagrion portent le nom commun d'Agrion, etc, avec les translations suivantes :

  • Coenagrion = Agrions (13 espèces) dont Agrion de mercure, Agrion jouvencelle, Agrion exclamatif, Agrion mignon, etc.
  • Ceriagrion = Ceriagrions (2 espèces)
  • Ennalagma = Portecoupes (2 espèces)
  • Erythromma = Naïades (3 espèces)
  • Ischnura = Ischnures (7 espèces)
  • Nehalennia = Nehalennie (1 espèce)
  • Pseudagrion = Pseudagrion (1 espèce)
  • Pyrrhosoma = Nymphes ( 2 espèces)

.

 

NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

Leur élément commun est de souligner leur couleur, majoritairement  bleue.

 

-en allemand : "Die Azurjungfern" = "les demoiselles bleues ou Demoiselles d'azur" . Dans cette langue, les Zygoptères sont "les petites libellules" (der Kleinlibellen), et  les membres de la famille des Coenagrionidae "les libellules minces" (der Schlanklibellen).

-en néerlandais le nom de genre est le même que le nom de la famille des Coenagrionidae : "De waterjuffers" .

-en frison  : les  Coenagrioidae sont nommées "Smelle libellen". 

- en catalan, pas de nom commun générique , mais toutes les espèces de Coenagrion sont composés sur le modèle Donzell + qualificatif : 

  • Donzell del ratpenat (Coenagrion pulchellum).
  • Donzell de la ferradura (Coenagrion puella).

  • Donzell mercurial (Coenagrion mercuriale).

  • Donzell del trinxant (Coenagrion scitulum).

  • Donzell del gat (Coenagrion caerulescens).

  • Donzell llancer (Coenagrion hastulatum).

-en anglais : le nom commun du genre Coenagrion n'est pas univoque.  Ce serait  pour certains"the Eurasian Bluets". Quoiqu'il en soit,   le nom commun de "Bluets" apparaît dans le nom composé de nombreuses espèces de Coenagrion . Voir  la liste suivante :

 

  • Coenagrion armatum (Charpentier, 1840) – Norfolk Damselfly or Dark Bluet

  • Coenagrion angulatum Walker, 1912 – Prairie Bluet

  • Coenagrion caerulescens (Fonscolombe, 1838) – Mediterranean Bluet

  • Coenagrion hastulatum Charpentier, 1825 – Northern Damselfly, Spearhead Bluet

  • Coenagrion hylas (Trybom, 1889) – Siberian Bluet

  • Coenagrion intermedium Lohmann, 1990 – Cretan Bluet

  • Coenagrion interrogatum (Hagen in Selys, 1876) – Subarctic Bluet

  • Coenagrion johanssoni (Wallengren, 1894) – Arctic Bluet

  • Coenagrion lunulatum (Charpentier, 1840) – Irish Damselfly,Crescent Bluet

  • Coenagrion lyelli (Tillyard, 1913) – Swamp Bluet

  • Coenagrion mercuriale (Charpentier, 1840) – Southern Damselfly, Mercury Bluet

  • Coenagrion ornatum (Selys, 1850) – Ornate Bluet

  • Coenagrion puella (Linnaeus, 1758) – Azure Damselfly

  • Coenagrion pulchellum (Van der Linden, 1823) – Variable Damselfly

  • Coenagrion resolutum (Hagen in Selys, 1876) – Taiga Bluet

  • Coenagrion scitulum (Rambur, 1842) – Dainty Damselfly, Dainty Bluet

  • Coenagrion syriacum (Morton, 1924) – Syrian Bluet

 

 

 

.

.

 SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

[Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— CHARPENTIER (Toussaint von), 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis nomen coloratis ; apud A. Gosohorsky, Wratislaviae. 225 pages, page 24.

Numérisé par Google.

— CORBET (P.S° , 1991, Adv. Odonatol. 5 : 21-44 December, 1991 A brief history of odonatology P.S. Corbet Departmentof Zoology, University ofEdinburgh, Edinburgh, EH9 3JT, United Kingdom

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document;docid=593082

— FABRICIUS, 1775, Systema entomologiae : sistens insectorvm classes, ordines, genera, species, adiectis synonymis, locis, descriptionibvs, observationibvs / Flensbvrgi et Lipsiae :In Officina Libraria Kortii,1775. page 425 :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/82400#page/443/mode/1up

— HÄMÄLÄINEN (Matti), 2017, Agrion 21(1) - January 2017 Stories from social and cultural odonatology: The genus name Kirby-Gomphus – the ironic culmination of Ferdinand Karsch’s critical polemic on W.F. Kirby’s work Matti Hämäläinen [matti.hamalainen@helsinki.fi]

http://www.caloptera.com/pdf/Hamalainen%202017%20The%20genus%20name%20Kirby-Gomphus.pdf

— KIRBY (, W.F.) 1889. A revision of the Subfamily Libellulidae, with descriptions of new genera and species. Transactions of the Zoological Society of London 12(9): 249–348, pls. 51–57 excl.

http://www.biodiversitylibrary.org/ item/97233#page/393/mode/1up

 

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890, A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London, Gurney & Jackson; page 148 .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/164/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840 - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. 
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1848, "Liste  des Libellules d'Europe et diagnose de quatre espèces nouvelles", Revue  Zoologique par la Société Cuvierienne, vol. 9 page 15

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19656#page/23/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1854, Synopsis des Caloptérygines, Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. n°20

https://www.biodiversitylibrary.org/page/2728662#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1858, Monographie des Gomphines

https://www.biodiversitylibrary.org/item/123072#page/11/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1871, Synopsis des Gomphines

https://www.biodiversitylibrary.org/page/5497402#page/248/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 14:11

Zoonymie (étude du nom) des Odonates de l'Ouest de la France. Liste des articles rédigés (oct. 2021).

 

.

 GÉNÉRALITÉS

 

 

.

.

ANISOPTÈRES. N=41

 

Libellulidae : n=19

 

Le nom de genre Leucorrhinia Brittinger, 1850.

Aeshnidae : n=10

 

 

 

Gomphidae n=7

 

 

 

Cordulegastridae n=1

 

Corduliidae, n=4.

 

 

 

 

 

.

.

 

ZYGOPTÈRES

.

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates

Présentation

  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
  • Contact

Profil

  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

Recherche