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13 janvier 2022 4 13 /01 /janvier /2022 18:59

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou IX . Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) et leurs miséricordes.

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1°) Voir dans ce blog d'autres articles sur Saint-Herbot :

 


 

 

2°) Voir dans ce blog la description d'autres stalles :

 En Bretagne par ordre chronologique :

 

Hors Bretagne :

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INTRODUCTION.

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Voici un article qui est parfaitement inutile voire déplacé, puisque ces stalles ont été parfaitement décrites par Florence PIAT dans une thèse de 2012 intégralement disponible en ligne, et que ses photographies, bien plus complètes et attentives que les miennes, sont numérisées et disponibles dans son article de l'Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne.

Voici un article qui est un plagiat ou un patchwork de copier-coller du travail de Florence Piat.

Après ce coup de gourdin envers mon article, il me reste à lui tendre la main pour le défendre un peu. D'une part, il rendra hommage aux sites en ligne de cette  auteure. D'autre part,  il viendra compléter mes articles précédents sur les stalles bretonnes, et ma série sur la chapelle Saint-Herbot. Et puis le site de l'Inventaire, remarquable comme je l'ai dit, nécessite de cliquer séparément sur chaque stalle sans pouvoir en faire dérouler l'ensemble. Enfin, mon article sera associé à la description de la clôture elle-même. Tout cela pour ne pas avouer que j'éprouve du plaisir à le publier avec mes propres photos : c'est bien bas. Et je m'en excuse auprès de madame Piat.

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PRÉSENTATION (D'APRÈS F. PIAT).

 

 

"L’ancien duché de Bretagne conserve aujourd’hui dix ensembles de stalles, majoritairement situés dans la partie nord de la région : celles de la cathédrale de Dol-de-Bretagne (77 stalles), de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne (18), de la collégiale de Champeaux (54), de la cathédrale de Tréguier (48), de l’église de Boquého (8), de la chapelle Saint-Quay de Plélo (8), de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (66), celles provenant du château de Kerjean (6), celles conservées dans l’église SaintSymphorien de Couëron et provenant de l’abbaye Notre-Dame de Buzay (10), et enfin, celles de l’église Saint-Herbot de Plonévez-du-Faou (15) . Ces dix groupes, réalisés entre la fin du XIVe siècle et le premier quart du XVIe siècle, offrent un aperçu qualitatif original de ce mobilier liturgique à la fin du Moyen Âge." (F. Piat, thèse)

 

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Ces 15 stalles font partie d'un chancel à claire-voie et balustres tournés, précédemment décrit, et surmonté d'une crucifixion ;elles sont  disposées en U à l'intérieur de ce chancel, mais le tombeau de saint Herbot occupe l'emplacement d'une stalle, sur le côté Nord de l'entrée Ouest du chancel ; tous les appui-mains sont identiques (arabesque ou  volute à l’intérieur de laquelle se trouve une tête à feuilles ) et les dossiers portent un décor en cuvette.
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Les stalles se trouvant dans la chapelle Saint-Herbot sont les plus tardives du corpus des stalles de Bretagne étudié par Florence Piat, avec une datation comprise entre 1550 et 1570. (Les dix groupes recensés sur le territoire de l’ancien duché de Bretagne se caractérisent par une relative homogénéité dans leur période de réalisation. En effet, si les stalles de Dol-de-Bretagne, de Buzay et de Boquého sont les plus anciennes, conçues entre la fin du XIVe siècle et le milieu du XVe siècle, les sept autres groupes ont tous été commandés et confectionnés dans le premier quart du XVIe siècle, exception faite des stalles de Saint-Herbot qui datent du milieu de ce même siècle.)

Leur style appartient complètement au répertoire de la Renaissance et une commande seigneuriale pourrait être à l´origine de leur réalisation. Cette chapelle, auparavant église, était le lieu d´un pèlerinage important en raison de la présence du tombeau de saint Herbot, saint que l´on invoquait - et que l´on invoque toujours - pour la protection des troupeaux. Des autels votifs sont ainsi disposés devant le chancel à balustres tournées qui clôture le chœur et dans lequel sont intégrées les quinze stalles de cette chapelle. L´ensemble est surmonté d´une Crucifixion qui fut rajoutée en 1659. Les portes et le couronnement du chancel sont sculptés de motifs totalement renaissants avec des putti, des grotesques, des masques, mais aussi les douze Sibylles et les Apôtres.

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Pénétration du vocabulaire de  la Renaissance, plus tardive en Basse-Bretagne (Saint-Herbot) qu' Champeaux et LaGuerche de Bretagne.

Le répertoire décoratif italien est expérimenté en Bretagne sensiblement à la même époque que dans le royaume de France, ce dont témoigne des œuvres telles que le tombeau de Thomas James (1507), son missel (1484), le portail de la chapelle du Saint-Sacrement à Vannes (1515-1531), ainsi que la présence, dans la péninsule, d’artistes venus expressément des régions transalpines pour travailler auprès de mécènes influents. Comme dans beaucoup d’autres régions, ce nouveau vocabulaire s’intègre et se mêle jusqu’aux années 1520-1530 à l’architecture et aux images médiévales, sans pour autant profondément modifier les structures issues du Gothique. Dans les stalles de l’ancien duché, le tournant s’opère effectivement en l’espace d’une décennie et, alors qu’un ensemble comme celui de Tréguier réalisé au début des années 1510 présente  encore toutes les caractéristiques iconographiques médiévales, les stalles de La Guerche-de-Bretagne, réalisées à la fin de cette même décennie développent largement de nouveaux motifs directement inspirés de l’art italien. En l’espace d’une dizaine d’années, ces thèmes pénètrent donc le vocabulaire décoratif et iconographique des sculpteurs sous l’action combinée de grands mécènes, comme les Laval et Espinay, la diffusion de gravures provenant de Flandres, d’Allemagne et également du bassin ligérien.

Cependant, cette arrivée des thèmes de la Renaissance ne se fait pas au même rythme partout en Bretagne et une distinction entre la partie occidentale et orientale du duché doit être faite. En effet, si l’on constate que les exemples de stalles situés en Haute-Bretagne et plus généralement le long des marches de Bretagne accueillent ces motifs dès les années 1515-1520, il semble qu’en Basse-Bretagne, ce répertoire ne s’implante véritablement que dans la seconde moitié de ce même siècle, par le biais de la seconde Renaissance comme dans la chapelle de Saint-Herbot. Ainsi, quatre groupes de stalles bretons présentent des éléments décoratifs empruntés à ce nouveau répertoire, cependant associés à des motifs déjà employés dans les exemples de la fin du XVe siècle : les stalles de la chapelle Saint-Quay de Plélo, celles de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne, de la collégiale de La Madeleine de Champeaux et, enfin, celles de la chapelle de Saint-Herbot. (F. Piat)

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Ces quinze stalles constituent probablement l’ensemble le plus complet du corpus breton grâce à la présence de ce chancel. Cependant, il n’est pas exclu qu’une partie d’entre elles aient été remaniées à la fin du XVIe siècle, au fur et à mesure de la construction de la clôture ou encore au moment où le tombeau en granit de saint Herbot fut élevé en table, monté sur quatre piliers et accolé à l’entrée du chancel, occupant ainsi la première stalle N.O . (Le sol de cette chapelle fut exhaussé au XVIIIe siècle et il est probable que les piliers aient été ajoutés à cette occasion. Cependant, la tombe, datant du XVe siècle a été délibérément intégrée au chancel car côté nef, on constate que le panneau du soubassement lui correspondant est monté sur des charnières (d’origine). Cette ouverture permettait aux fidèles de toucher le gisant du saint. Avant la construction de ce chancel, ce tombeau se trouvait à l’extérieur de la clôture. J.-J. RIOULT, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », in Congrès Archéologique de France. Finistère, 2007, p. 203-208. )

Plusieurs des quinze miséricordes représentent des vases ornementaux, tous différents. Une femme et un homme sont également représentés en buste sur deux miséricordes. Il pourrait s´agir des commanditaires de l´ouvrage bien que leurs bras, se finissant en feuillages, indiqueraient plutôt qu´il s´agit de silvani. Un autre personnage masculin, torse nu et allongé, tient dans sa main un fruit et enfin, une des miséricorde montre un Maure, coiffé d´un turban extravagant, des grelots aux oreilles, en train de chanter. Cette dernière miséricorde justifie à elle seule l´inclusion de cet ensemble dans le corpus des stalles « médiévales » de l´ancien duché de Bretagne. En effet, ce motif du Maure chantant est également présent sur les ensembles de La Guerche-de-Bretagne, de Saint-Pol-de-Léon et sur les stalles provenant de Kerjean et conservées à Saint-Pol. Les stalles de Saint-Herbot permettent donc d´apprécier la diffusion d´un motif, d´un modèle à travers une région.

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Ces sièges étaient réservé aux prêtres carmes qui desservaient la chapelle (qui serait un ancien prieuré ducal des Carmes de Rennes, attiré par les seigneurs de Rusquec), et que dirigeait un prêtre-gouverneur.

 

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Les stalles forment un ensemble plutôt bien conservé et entretenu, malgré des problèmes sur plusieurs charnières des battants des sièges (manquantes ou cassées), polychromie dans la partie supérieure du chancel.

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Sur le bord intérieur du chancel, faisant face à l'autel du chœur, un rang médian du coté ouest,  doté de 7 sièges (5 à 11) de part et d'autre de la porte principale de la clôture, est encadré par deux bras latéraux, nord et sud, de quatre sièges chacun.

On accède aussi au chœur par des portes latérales :  une jouée basse débute la série (coté externe de la stalle n°1) est sculpté  sur toute sa hauteur d'un saint André portant sa croix, tandis que la jouée nord, sur le coté externe de la stalle n°15, est sculpté d'unn saint Pierre tenant une clef à longue hampe.

 

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Plan par Florence Piat.

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I. Stalles situées sur le côté sud du chancel : n°1 à 4.

 

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Miséricorde de la stalle n°1. Un vase.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-01/c7526a30-ce63-41c4-a99b-83e2e11a9a38

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C'est le premier exemple d'une série de vase —ou urne— à deux anses en forme de S, ici assez grossièrement taillé sans polissage.

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°2. Un vase.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-02/c83bc727-24f7-4472-a4da-c92eaaa3994a

Dans ce deuxième exemple de vase  à deux anses en forme de S, la base est faite de feuillages finement dentelés tout comme le sommet, tandis que le corps est composé de deux renflements, celui du bas étant comme entouré d'une bande de tissu, comme les turbans. Les formes sont soigneusement polies, et les anses, ou le corps, est orné de rouelles par marquage avec un outil rond.

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°3. Un homme allongé.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-03/ca8304aa-7481-457b-bda9-89cb0e772ece

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"Un homme est représenté en buste, tourné vers sa droite. Il est barbu, les cheveux courts et bouclés, et porte une sorte de toge, nouée sur l'épaule gauche et dont l'extrémité flotte derrière lui. Ses bras ont été remplacés par des feuillages. Il lève les sourcils et son front est barré d'une grande ride. Une arabesque s'enroule derrière lui, au-dessus de son épaule droite." (F. Piat)

On retrouve l'usage de poinçon en O. Il s'agit d'un personnage hybride associant des traits humains et des accessoires végétaux, (voire animaux si "l'écharpe " est vue comme une aile  de chiroptère ), thème typiquement Renaissance en rapport avec le goût de l'époque pour les métamorphoses, et déjà très présent à La Guerche-de-Bretagne et à Champeaux.

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°4. Bouc crachant des feuillages et fruits.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-04/09b0144d-2c75-4744-8225-c75f94551c37

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"Tête de bouc mangeant des herbes et des fruits. L'animal possède de longues cornes recourbées aux extrémités et qui occupent toute la longueur de la miséricorde. Son front est recouvert de poils frisés et son museau est fin et allongé." (F. Piat)

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Les fruits (poires, coings) ou légumes piriformes sont issus des décors en stuc et en bois (Scibec de Capri) de la salle François Ier à Fontainebleau.

https://www.lavieb-aile.com/2020/12/les-lambris-sculptes-par-scibec-de-capri-a-la-galerie-francois-ier-de-fontainebleau.html

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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II. COTE OUEST, au sud de la porte .

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Miséricorde de la stalle n°5. Bucrane hybride.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-05/79f73e7d-f427-45b7-8dcb-ed35801e95f0

"Les cornes d'un bucrane stylisé sont remplacées par deux têtes de lions qui viennent mordre des feuillages sortant des yeux du bovin. Les têtes de lions et la courbure des feuillages forment deux cercles de chaque côté du bucrane." (F. Piat)

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C'est encore un bel exemple du goût pour les métamorphoses, et les compositions chimériques entre règne animal et végétal. Le passage entre le bucrane et les deux petites têtes de lions (ou de boucs ?) est très progressif, tout comme celui entre le bord du crâne et les feuilles. On peut même voir, dans les lanières ponctuées de l'extérieur, l'introduction d'un autre "règne", celui des artéfacts ou productions de l'artisanat humain.

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°6. Un vase.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-06/4f80994f-d58e-4b1e-8e14-e0d7e62c4cb9

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"Vase ou urne à deux anses en forme de S. La base est faite de feuillages tout comme le sommet. Le corps est composé de deux renflements qui semblent contenus par des bandes de tissu et resserrés au milieu." (F. Piat)

Voir la miséricorde n°2.

 

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°7. Visage d'homme barbu.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-07/ae23fd63-ca24-4306-b588-2ed64e004cee

"Un homme est vu en buste, de face. Il est barbu, a la bouche entrouverte et regarde vers le bas. Les pupilles sont creusées. Il porte un chapeau plat orné d'une plume et un costume à manches bouffantes, à la mode sous François Ier. Deux volutes se développent derrière lui, l'enroulement tourné vers sa tête. Des feuilles et des fruits sont sculptés derrière ses épaules." (F. Piat)

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C'est, par une ambiguïté subtile,  un décor intermédiaire entre la métamorphose humain/feuillage, et un buste seulement orné de feuillages.

 

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Chapelle Saint-Herbot : stalle 07 - Miséricorde : homme en buste. Cliché F. Piat.

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Miséricorde de la stalle n°8.

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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COTE OUEST, au nord de la porte à coté du gisant de saint Herbot

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Miséricorde de la stalle n°9. Un chanteur moresque.

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F. Piat identifie ici un "chanteur moresque" qu'elle rapproche du Maure du jeu de cartes de Jean Le Dale (Lyon, dernier quart XVe siècle), et qui est  représenté aussi sur les stalles de Saint-Pol-de-Léon (n°65), de Kerjean (n°2) et de La Guerche-de-Bretagne (n°15), ce qui "rattache encore ce groupe de stalles à une certaine tradition médiévale et à des exemples plus anciens".

Elle se base sur le nez épaté, le bandeau (mais qui est peut-être le bord d'un bonnet à plume) et la bouche entrouverte.

Mais les  grelots suspendus à chaque oreille ne pourraient-ils pas aussi nous orienter vers la piste du Fou?

"Dans tous ces exemples, même si le traitement varie, des caractéristiques inamovibles peuvent être repérées. Ainsi, seule la tête est sculptée à chaque fois, le personnage porte un turban, ses traits sont africains et il ouvre toujours la bouche, laissant voir ses dents. De notre point de vue, ce personnage est en train de chanter, ce qui pourrait le rapprocher des morisques, ces danseurs et chanteurs professionnels qui se produisaient  lors des grandes fêtes et foires. Vêtus d’habits bigarrés, ils pouvaient également porter des grelots, à l’image de l’homme représenté sur la miséricorde de Saint-Herbot dont les oreilles sont ornées de deux gros grelots. C’est d’ailleurs ainsi qu’Erasmus Grasser le représente, vers 1480, dans la série de danseurs morisques conservée au Stadtmuseum de Munich. Présent sur quatre des dix ensembles de stalles bretons, le motif du chanteur moresque étonne par sa pérennité qui n’a de pair que l’adaptation iconographique dont il est l’objet. Car, de prime abord, il est malaisé de faire le lien entre la sobriété de la miséricorde de La Guerche et l’exubérance du costume du chanteur de Saint-Herbot. Si des caractères généraux restent donc employés dans toutes ces figures, le traitement du sujet semble revenir au choix du sculpteur" (F. Piat)

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°10. Un vase.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-10/e848dde0-c2e5-459a-8b86-3c6292b19a00

"Vase ou urne à deux anses en forme de S. La base est faite de feuillages tout comme le sommet. Le corps est composé d'un renflement qui semblent contenus par des bandes de tissu. Le centre et le sommet du corps sont composés d'une partie du fût et du chapiteau d'une colonne polygonale." (F. Piat)

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°11. Bouc mangeant des feuillages.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-11/57e304c2-0b31-4b4c-a084-9cad3b940a7e

"Tête de bouc mangeant des herbes et des fruits. L'animal possède de longues cornes recourbées aux extrémités et qui occupent toute la longueur de la miséricorde. Son front est recouvert de poils frisés et son museau est fin et allongé. Sur le rebord de la sellette, des pointillés sont creusés en arrondi au-dessus de sa tête." (F. Piat)

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°12. Vase ornemental.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-12/6eab6078-3ce3-412a-b339-5b0fa2520986

"Vase ou urne à deux anses en forme de S. La base est faite de feuillages tout comme le sommet. Le corps est composé de deux renflements qui semblent contenus par des bandes de tissu et resserrés au milieu." (F. Piat)

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Coté nord.

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Miséricorde de la stalle n°13. Un acrobate.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-13/65f681f5-57c7-490a-8904-c0430ab636f0

"Un homme barbu, torse nu est représenté couché sur le flanc, tourné vers la droite de la miséricorde. Il porte une culotte bouffante à crevées et à la braguette protubérante. Il appuie sa tête sur sa main gauche et tient un fruit ou une fleur dans sa main droite. Ses jambes sont repliées derrière lui de manière acrobatique, de sorte que les dessous des deux pieds sont visibles. Les cheveux de l'homme sont courts et bouclés." (F. Piat)

" Le personnage possède  de larges crevées. S’arrêtant à mi-cuisses, la braguette ou brayette est très proéminente, détail qui renvoie à la mode des années 1550."

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°12. Buste de femme.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-14/4ed0a2f1-0215-437d-bcd0-f45c1b3fadab

 "Une femme est représentée en buste, de face. Elle est richement vêtue d'une robe à décolleté carré, mais dont la poitrine est recouverte par un voilage plissé. Les manches semblent bouffantes mais ses bras ont été remplacés par des végétaux. Elle est coiffée d'un casque ou d'un chapeau à larges rebords en forme d'oreille. Quelques mèches de cheveux dépassent et viennent onduler le long du visage. Deux grandes gerbes de feuilles et de fleurs jaillissent derrière elle, au niveau de son cou. Son visage est joufflu et elle ne sourit pas." (F. Piat)

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C'est encore une figure hybride, humaine/végétale, malgré la richesse de sa coiffure et de sa robe.

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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Miséricorde de la stalle n°15. Vase ornemental.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-stalle-15/963fd489-22cc-43d5-8f6f-d8dfb09c056c

"Vase ou urne à deux anses en forme de S. La base est faite de feuillages tout comme le sommet. Le corps est composé de deux renflements qui semblent contenus par des bandes de tissu et resserrés au milieu." (F. PIat)

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Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

Les 15 stalles (chêne ciré, vers 1560-1575) de Saint-Herbot et leurs miséricordes. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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Source principale : 

 

 

 

 PIAT (Florence), 2012, Les stalles de l’ancien duché de Bretagne, de la fin de la guerre de Succession jusqu’au concile de Trente, [thèse : Histoire de l’art], Rennes, Université de Rennes 2, 2012, 2 vol.2.

 https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne._De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

Volume 2 Annexes :

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

 PIAT (Florence), 2006, Ensemble de stalles dans la chapelle Saint-Herbot (côté Ouest, Nord et Sud du choeur, contre les parois intérieures du chancel) Dossier IM29005184 réalisé en 2006

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-stalles-dans-la-chapelle-saint-herbot-cote-ouest-nord-et-sud-du-choeur-contre-les-parois-interieures-du-chancel/ef019ff1-4a00-4a00-ae8d-597ce576ee46

Compléments :

— ABGRALL, J.-M. Le mobilier artistique des églises bretonnes. Bulletin de la Société Archéologique du Finistère. Tome 25, Quimper : S.A.F., 1898, pp. 3-13.

— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon, Nouveau Répertoire des Eglises et Chapelles. Quimper : Association Diocésaine de Quimper, 1988.

— ​​​​​​​COUFFON, René. L'église de Saint-Herbot, in Bulletin Monumental, tome CXI, 1953, pp. 37-50.

 

 

 

 

— COUFFON (René), 1953,  L'église de Saint-Herbot. In: Bulletin Monumental, tome 111, n°1, année 1953. pp. 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

 

"De la seconde moitié du xvie siècle, il clôt le chœur sur trois côtés et comprend une série de panneaux sculptés en haut et en bas, séparés par des balustres tournés formant claire-voie. Les panneaux du bas sont décorés d'arabesques Renaissance. Sur ceux du haut regardant la nef sont figurés les douze apôtres en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les faces latérales, au nord les petits prophètes, au sud les sibylles. A l'intérieur, seize stalles font corps avec le chancel. Les panneaux qui les surmontent sont décorés, dans la partie centrale, de douze saints et saintes en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les côtés, de motifs décoratifs. Les jouées d'extrémité des stalles supportent un entablement formant baldaquin décoré de dix-huit bustes des évangélistes, des prophètes et des docteurs. En avant du chancel, deux tables de pierre servent à déposer les offrandes le jour du pardon, d'un côté les crins, de l'autre les mottes de beurre. Une restauration récente a mis au jour l'inscription suivante se rapportant à la Crucifixion qui le couronne : [.'AN 1659 O VOS OMNES QUI TRANSITIS PER VIAM ATTENDITE ET VIDETE SI EST DOLOR SICu(t) DOLOR Me(us) O : VOUS TOUS PASSANS ARRESTEZ VOUS E VOYEZ SIL EST UNE DOULEUR SEMBLABLE A LA MIENNE : LAM..."

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 203-208 

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

 

 

...............................................................................................

Bibliographie complémentaire :

 ALEXANDRE-BIDON (Danièle), 2001, « L’iconographie des stalles : partage et transmissions des modèles (enluminures, gravures...) », in K. Lemé-Hébuterne (dir.), Autour des stalles de Picardie et Normandie. Tradition iconographique au Moyen Âge, Amiens, Encrage, 2001, p. 149-166.

 

—  BILLIET (Frédéric) 2001, « Un mobilier pour le chant. La vie musicale dans les stalles d’Amiens », Autour des stalles de Picardie et de Normandie. Traditions iconographiques au Moyen Âge, (ed. K. LEME-HEBUTERNE), actes du 4e colloque international de Misericordia International, Amiens, septembre 1999, Amiens, Encrage, 2001, p. 29).

http://docplayer.fr/62357535-L-es-etudes-relatives-a-l-iconographie-des-stalles-de-choeur-ne-peuvent-ignorer.html

file:///F:/chapelles/Saint%20Pol%20de%20L%C3%A9on%20stalles/Stalles%20blog/05_billiet_frederic_un_mobilier_pour_le_chant_la_vie_musicale_dans_les_stalles_de_la_cathedrale_dami.pdf

 

—  BILLIET (Frédéric)  Le miroir des miséricordes: XIIIe-XVIIe siècle : actes du colloque Université de Toulouse-Le Mirail. Images et sociétés, Université de Toulouse-Le Mirail. Section d'histoire de l'art Centre européen d'art et de civilisation médiévale, 1996 - 262 pages

 

.—  BLOCK (Elaine C.), 2003,Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 2003,444 p. 

— E. C. Block: 'Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland', ProfaneA. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

.—  BLOCK (Elaine C.), BILLIET (Frédéric)  Stalles de la cathédrale de Rouen (Les)

https://books.google.fr/books?id=7tThdObk0qwC&pg=PA78&lpg=PA78&dq=stalles+saint-pol-de-l%C3%A9on&source=bl&ots=tth0hiC8_3&sig=zZ9bwe1_Qj7cICq9VvvVWu8EHyY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiMjJnC-IvYAhXDDcAKHcx-DRk4FBDoAQhEMAU#v=onepage&q=stalles%20saint-pol-de-l%C3%A9on&f=false

— BOURNOT-DIDIER (Nancy) , 2000, André Sulpice et les stalles du Rouergue Thèse de doctorat en Histoire de l'art soutenue à Toulouse 2

 

— CHARLES (Olivier ), 2004, Chanoines de Bretagne, carrières et cultures d'une élite cléricale au siècle des Lumières, Presses Universitaires de Rennes

http://books.openedition.org/pur/17414

 

—  DURAND (Georges) : Monographie de l'église Notre Dame, cathédrale d'Amiens. Tome II . Yvert et Tellier, 1903.

http://www.stalles-dg.info/Acc/durdescrip.htm

 — KRAUS (Dorothy et Henry), 1968, Le monde caché des miséricordes. Suivi du répertoire de 400 stalles d'églises de France. Paris, 263 p. Les éditions de l'amateur.

— MISERICORDIA INTERNATIONAL MEDIEVAL ICONOGRAPHY

http://misericordia-international.blogspot.fr/

— SITES PHOTO

http://tchorski.morkitu.org/14/stpol-01.htm

— PELAD-OLIVIER (Monique), L'emplacement et l'organisation des stalles de la cathédrale de Rouen des origines à nos jours.

http://docplayer.fr/62033271-L-emplacement-et-l-organisation-des-stalles-de-la-cathedrale-de-rouen-des-origines-a-nos-jours.html

http://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Stalles/Index.htm

— PEYRON (Paul), 1901,  La Cathédrale de Saint-Pol et Le Minihy Léon, Quimper, Imprimeur de l’Évêché, 1901, 248 p. (lire en ligne) ou archive.org

https://archive.org/stream/lacathdraledesa00peyrgoog#page/n12/mode/2up/search/psallette

— PRIGENT (Christiane)   Sculptures de danseurs et de jongleurs dans les édifices religieux, à l’époque romane et à l’époque gothique. « Représentations sculptées de danseurs et de jongleurs comme manifestation de la culture laïque dans les édifices religieux à l'époque romane et à l'époque gothique », in M.S.H.B., tome LXXI, 1994, p. 279-313.

https://hicsa.univ-paris1.fr/documents/pdf/MondeRomainMedieval/Prigent.pdf

— LANGLOIS (E.-H.) 1827, Notice sur les bas-reliefs des stalles de la cathédrale de Rouen et sur le Lay d'Aristote, E.-H. Langlois, Rev. de la ST. Lib. d'Em. de la S.-I., 1827, p.12.
— LANGLOIS (E.-H.)  1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, E.-H. Langlois, 1838.

— LEMÉ (K.) 1994,  Stalles de Haute-Normandie, K. Lemé, Etudes Normandes, 1994/3, p. 21.
—  LEMÉ (Khristiane), 1993, Images de la société à travers les stalles du nord-ouest de la France, XIVe http://www.theses.fr/1993PA040260

— LEMÉ (Kristiane) : Le costume au début du XVI°siècle à travers les stalles de la cathédrale d'Amiens. Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie. 4° trimestre 1996

— LEME-HEBUTERNE, Kristiane. Les Stalles de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Paris : Picard, 2007, tome XXVI.

p. 17-44 ; p. 57-114 ; p. 168-173

— TOURTIER, Guy (de), PRACHE, Georges. Les Stalles de la cathédrale d’Amiens, XVIème siècle. Lyon : Lescuyercz, 1970.

Kristiane Lemé-Hébuterne, Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, Paris, Picard, 2007, 28 cm, 248 p., 213 fig. en n. et b. et en coul., carte, plans, dessin. – ISBN : 978-2-7084-0792-3

— JOURDAIN (Edouard) et DUVAL (Charles) : Les stalles de la cathédrale d'Amiens. Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Amiens, Duval et Herment 1843.

 — AMIENS. 1509 et 1522.

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/stalle-du-choeur-decor-en-bas-relief-d-une-jouee-la-vierge-des-litanies/08160568-5bd4-486b-8dce-04262e6e6f4e

https://inventaire.hautsdefrance.fr/recherche/globale?texte=Amiens+stalles

 

https://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/stalles-de-la-cath%C3%A9drale/

 La visite virtuelle des stalles peut se faire sur le site  http://www.stalles-dg.info/Pag/accueil.htm

— BEAUVAIS : Inscription sur la 10ème stalle du côté gauche en haut sur une miséricorde : DE avec étoile et lune

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ensemble-de-83-stalles/afd61497-aa6e-4021-b20b-5c2f92980865

— SOISSONS

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/serie-de-82-stalles/a873a336-a6d3-42a7-888e-e7f1a5ef3caa

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Published by jean-yves cordier - dans Stalles Sculpture Chapelles bretonnes. Renaissance
21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 21:19

Les vitraux anciens (fin XVe ; 1540-1543) de l'église Saint-Paterne de Louvigné-de-Bais.

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PRÉSENTATION.

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L'église du XVe siècle fut largement modernisée entre 1536 et 1562 par les soins de la fabrique et les libéralités de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine.

Nous retrouvons donc ici les seigneurs d'Espinay, fondateurs de la Collégiale de Champeaux, situé à 17 kms au nord de Louvigné-de-Bais. Et en particulier le couple de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine, qui contribuèrent à introduire en Bretagne l'art de la Renaissance.

C'est cette pénétration de l'art de la  Renaissance en Bretagne qui forme le fil rouge d'une série de mes articles. Elle débute à Dol-de-Bretagne avec le cénotaphe de l'évêque de Dol Thomas James en 1507, se poursuit par  le tombeau de Guillaume Guéguen (évêque de Nantes mort en 1509) à Nantes, et par celui de Thomas Le Roy à Nantes (1515) , puis par les stalles de Guerche-de-Bretagne en 1518-1525 et par celles de Champeaux vers 1530. L'influence d'Yves Mayeuc, évêque de Rennes, est visible par le vitrail de l'Annonciation qu'il offre en 1536 à la collégiale de Guerche-de-Bretagne, un peu avant la maîtresse-vitre de Champeaux exécutée en 1539 pour Guy II d'Espinay et Louise de Goulaine.

L'influence de la famille de Goulaine se retrouve plus tard en Côtes-d'Armor en  la chapelle de Kerfons en Plouzévédé en  1559, et au nord du Finistère au château de Maillé en Plonévez-Lochrist vers 1550 par Maurice de Carman et Jeanne de Goulaine. Elle diffuse alors dans le Léon, d'abord au château de Kerjean à Saint-Vougay vers 1571, puis sur de nombreux édifices religieux des enclos paroissiaux du Léon, en sculpture sur pierre, sculpture sur bois (sablières et jubés) et peinture sur verre.

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Dans le domaine de l'ornementation, cet art se reconnaît entre autre, en simplifiant, pour la Première Renaissance, par ses grotesques, et pour la Seconde Renaissance par ses cartouches à cuirs découpés, ses médaillons et ses termes ou cariatides.

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Voir sur  l'art  de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

 

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Historique de l'église  d'après Couffon 1968.


"Alain, évêque de Rennes (1141-1157), donna l’église de Louvigné-de-Bais et ses dépendances à l’abbaye Saint-Melaine de Rennes, se réservant seulement les droits cathédraux et ceux de l’archidiacre et du doyen, donation approuvée en 1158 par Josse, archevêque de Tours. Cette donation fut confirmée par l’évêque Philippe (1179-1181) à l’abbé de Saint-Melaine, Guillaume Privé, puis en 1185 par le pape.
L'on ne possède cependant aucune preuve que l’abbaye y ait établi un prieuré. Au point de vue féodal, trois seigneuries se partageaient les prééminences, importantes à connaître pour l’identification des vitraux et des autels : la seigneurie de Sauldecourt, qui possédait les droits prééminenciers dans la maîtresse vitre du chevet et la chapelle prohibitive de Saint-Nicolas avec droit d’enfeu, chapelle autrefois sur la façade sud de l’église avant sa démolition au XVIIIe siècle. Elle appartenait à la fin du XVe siècle aux d’Espinay de la Rivière et, en 1513, Catherine d’Estouteville habitait Sauldecourt, qu’elle avait reçue en douaire. La seigneurie de Fouesnel, dont les possesseurs avaient la chapelle à gauche du chœur, côté évangile, chapelle prohibitive avec droit d’enfeu.

Cette seigneurie passa à l’extrême fin du XVe siècle de la maison des Le Vayer dans celle de Poix par le mariage de Jeanne Le Vayer, fille et unique héritière de Jean (décédé le 12 mai 1496) et de Guyonne de Parthenay, avec André de Poix. Au XVIIIe siècle, elle fut transmise par alliance aux Rosnyvinen de Piré.
Enfin les seigneurs de la Touche avaient droit d’enfeu. Cette seigneurie, dès le xv e siècle, appartenait aux Busnel, dont les armes portaient d’argent à l’épervier au naturel, grilleté et becqué d’or, perché sur un écot de sable.
De l’église romane primitive subsistent encore, au nord du chœur, les fondations d’une petite chapelle annexe sous laquelle existe un caveau, découvert en 1775 par suite de l’effondrement du sol, puis, alors, à nouveau obturé sans qu’aucune description en ait été donnée.

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Nous sommes parfaitement renseignés sur la construction de l’édifice actuel par le registre des comptes de la fabrique de 1536 à 1563, volume de 800 pages conservé au presbytère et minutieusement dépouillé par Henri Busson, ainsi que par de nombreux comptes conservés aux Archives départementales.
L’église remonte à 1536, construction à laquelle travaillèrent en 1536 et 1537 quinze maçons sous la direction de Richard Babin, très probablement le même que le constructeur d’une partie de la nef de Saint-Sulpice de Fougères en 1522.
L’un des ouvriers, Jean Chassé, prit en 1537 une tâche à part et fut payé en cette dernière année 65 livres pour l’exécution des trois pignons de l’église : celui du chevet, celui du porche et celui de la chapelle de la Vierge ; la charpente fut exécutée par Louis Courgeon, maître charpentier, et la plomberie par Jean Lambaré de Vitré.
En 1538 et 1539, puis en 1546, on termina la nef « en amortissant les piliers », et l’église fut dédiée le 14 février 1549 (n. st.) par le R. P. en Dieu Gilles de Gand, évêque de Rouanne et suffragant de Nantes, qui bénit le maître-autel, l’autel Saint-Nicolas et un autel portatif. De 1551 à 1554, l’on fit des charrois de pierres en vue de la construction de trois chapelles en équerre sur le bas-côté nord, chacune percée d’une grande fenêtre, ainsi qu’il se faisait à cette époque dans les églises entre Vitré et La Guerche, travaux dont les plans et devis sont dus à Jehan Coury et Jean Perdriel.
L’exécution en fut confiée en 1556 à Jehan Auffray, maître maçon. Mais, celui-ci étant décédé peu après le début des travaux, son fils proposa aux fabriques de les faire continuer par Médard Arthur, maître maçon, ce qui fut accepté. En 1561, celui-ci est qualifié « maçon et maître d’œuvre de la maçonnerie des chapelles neuves ».
Les travaux furent terminés en 1562, les charpentes mises en place par Pierre Iluet et Michel Droyer, et Jean Perdriel abattit alors la muraille séparant la nef de ces chapelles.
En 1560-1561, les fabriques projetèrent de faire édifier un clocher « en daulme » sur les plans de Maître Jullian Cilliart et de Médard Arthur, mais ce projet ne fut pas alors exécuté.
Au XVIIIe siècle, l’on rebâtit presque entièrement le collatéral sud, la sacristie, et l’on construisit sur la façade ouest une tour, travaux exécutés suivant les plans d’Antoine Forestier, le jeune, architecte à Rennes, qui amenèrent la destruction de la grande chapelle de Saint-Nicolas, dite chapelle de Sauldecourt, de la chapelle de la confrérie de Notre-Dame-de-Pitié, du chapiteau (porche midi) et d’un édifice servant alors de sacristie.
La première pierre de cette construction nouvelle fut posée le 1 er mai 1759 par Guillaume Busnel, sieur de la Touche, fils de René et d’Anne d’Espinay, et le recteur de Domagné, M. Le Gendre, fit une nouvelle bénédiction de tout l’édifice le 14 décembre 1760. L’autel de Notre-Dame-de-Pitié fut alors transféré au haut du nouveau bas-côté.


Étude architectonique et plan.

— Précédé d’une tour de plan carré, l’édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non débordant sur les façades et un chœur à chevet droit, plus étroit mais très profond, accosté d’une sacristie et d’une annexe.
Les dimensions intérieures sont les suivantes : nef : largeur 7 m 30 et avec ses bas-côtés 16 m 90, longueur 16 m 40 ; transept : longueur 5m 20 ; chœur : largeur 5 m 80, longueur 9 m 20.

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Les vitraux.

"Malgré leurs avatars, les cinq verrières anciennes de Louvigné-de-Bais sont d’un intérêt capital pour l’histoire de la peinture sur verre en Bretagne, puisque les cinq sont datées et les auteurs de quatre d’entre elles sont connus.
Les comptes de Louvigné nous apportent en outre un renseignement des plus importants. Malgré les démêlés que les fabriques avaient eus avec Gilles de la Croix-Vallée pour obtenir la livraison des verrières commandées, c’est à lui qu’ils confièrent l’entretien annuel, suivant l’usage, de toutes les verrières jusqu’en l’année 1557-1558, sans doute année de son décès.
Or les comptes de 1550-1551 portant des payements à Gilles et Gillequin à Vitré ont fait dédoubler le personnage, et l’on a voulu voir dans le second un ouvrier du premier, alors que celui-ci n’est indiqué dans aucune des procédures faisant connaître les aides de Gilles. Le fait qu’il soit appelé indifféremment Gilles et Gillequin indique ainsi une origine très probable des Pays-Bas. C’est également avec le prénom tantôt de Gilles, tantôt de Gillequin, qu’il figure d’ailleurs dans les comptes de 1545 de la collégiale de Champeaux, avec son associé Guyon Colin, et l’on peut donc attribuer avec certitude à leur atelier la grande verrière de cette dernière église, dont la facture de la chevelure du donateur, Guy d’Espinay, est, entre autres, si caractéristique.
Cette facture très particulière des verrières de Louvigné-de-Bais et de Champeaux permet, semble-t-il, par comparaison, d’attribuer à l’atelier de Vitré la verrière de la Pentecôte de Notre-Dame de Vitré, datée de 1537, ainsi qu’il était naturel, et le vitrail de Javené. Celui-ci porte d’ailleurs sur le panneau de la Circoncision : i. f. g. 1. (« istud fecit Gilles Lacroixvallée »).
Il est également assez probable que les vitraux de la Tentation de la Baussaine et de la Transfiguration des Iffs leur sont dus." (R. Couffon)

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Restauration.

 

"Les vitraux de Louvigné-de-Bais ont été très restaurés au cours des âges ; et, en effet, mentions sont faites dans les comptes de nombreuses restaurations, sur lesquelles nous n’avons que peu de détails. Ces divers travaux furent exécutés, en 1589-1590, par Jean Lizon ; en 1604, par Richard Allaire, maître verrier à Rennes ; en 1671, par Colin, de Vitré ; en 1673, par Guillaume Blancvillain, de Vitré ; en 1699, par Gilles Métayer, maître verrier à Vitré ; en 1721, par François Ruffet, maître verrier à Rennes ; en 1749, par Michel Roulin, maître-verrier à Vitré ; enfin, de 1887 à 1889, d’une façon trop radicale suivant le goût de l’époque, et assez médiocre, par l’atelier rennais Lecomte et Colin. (R. Couffon)

Il faut ajouter la consolidation de trois verrières anciennes par l'atelier Alleaume en 1919 et la restauration des cinq baies du XVIe siècle par l'entreprise Briand de Rennes en 1981-1982.

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La description des verrières reprend largement le texte de référence, celui de Gatouillat et Hérold pour le Corpus Vitrearum.

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LA BAIE I : VERRIÈRE DE LA VIE DE LA VIERGE. 4ème quart XVe, et Gilles de la Croix-Vallée 1544. Coté nord à l'entrée du chœur.

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Cette baie de 3 lancettes trilobées et un tympan à 2 quadrilobes et 4 mouchettes  mesure 5,50 m. de haut et 2,10 m. de large. La verrière de la Vie de la Vierge, seul témoignage d'une campagne de vitrage antérieure,  date, avec son décor d'architecture flamboyant, du quatrième quart du XVe siècle mais a été remaniée par Gilles de la Croix-Vallée en 1544 lors d'une restauration qui y ajoute quelques décors Renaissance.  Les armes des premiers donateurs ou prééminenciers ont été insérés  dans les dais du registre inférieur. 

"Ce vitrail se distingue par des couleurs vives et contrastées où le bleu tient une grande place, par la qualité du dessin des visages, des mains et des drapés. Le verrier qui l'exécuta avait d'ailleurs accédé à la maîtrise, si l'on en croit le sertissage en plomb vif exécuté dans le panneau du Mariage de la Vierge. Ce qui domine dans cette œuvre est bien son inspiration encore toute médiévale ; l'attribution qui en a été faite au verrier Pierre Simon qui travaillait à Fougères au milieu du XVIe siècle, beaucoup trop tardive, nous paraît impossible. " (D. Moirez 1975)

 

 

Gatouillat et Hérold, s'appuyant sur Moirez-Dufief, réfutent également l'attribution par Couffon de cette verrière à Pierre Symon. La documentation par sources permet d'affirmer que c'est Gilles de la Croix-Vallée qui, en 1544, remania la verrière au cours des travaux de rénovation favorisés par Guy III d'Espinay : Il changea en particulier des têtes dans plusieurs des scènes.

Ce Gilles de la Croix-Vallée, avec "Guyon" (Guillaume Collin), tous les deux installés à Vitré, avait déjà réalisé la verrière de la Transfiguration et celle de la Résurrection en 1539-1540, et depuis, La Croix-Vallée avait été chargé de l'entretien des verrières de l'église jusqu'en 1558, peut-être l'année de sa mort. Les deux verriers avaient réalisé en 1539 la maîtresse-vitre de Champeaux pour Guy d'Espinay et Louise de Goulaine.

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"Vitrail de la Vierge. Exécuté en 1544 par Pierre Symon, de Fougères, il est de conception et d’exécution très différentes des précédents vitraux. Il comprend neuf panneaux en trois lancettes, les trois panneaux supérieurs surmontés de hauts dais
Renaissance mais d’inspiration gothique. Il est timbré de trois écus : deux aux armes pleines losangé d’or et de gueules, armes des Le Vayer, sieur de Fouesnel, qui paraît un ramage de Craon, l’autre mi-parti des armes précédentes et d’argent à la croix pattée de sable, armes des Parthenay, rappelant l’alliance de Jean Le Vayer et de Guyonne de Parthenay.
L’exécution de ce vitrail est très soignée et l’on remarquera particulièrement la figure de la Vierge de la scène du Mariage avec son nimbe très ciselé. Pierre Symon était d’ailleurs un peintre réputé à Fougères, où il exécuta plusieurs verrières pour Saint-Sulpice et Saint-Léonard ainsi que pour la Maison de Ville en 1551.
Les restaurations de la verrière sont très visibles : Vierge de l’Assomption, Christ du Couronnement, deux des rois mages de l’Adoration, le saint Joseph des fiançailles et deux têtes des apôtres de la Mort de la Vierge. " (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre inférieur et ses armoiries. Le Mariage de la Vierge, l'Annonciation et la Visitation.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le Mariage de la Vierge.

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La scène se passe dans une église gothique à voûte d'ogive et clefs pendantes, et baies à remplages gothiques.

Sur fond d'un drap d'honneur rouge, le grand prêtre, reconnaissable à son bonnet conique perlé à gland frangé et à sa cape verte au fermail losangique doré, place la main de la Vierge dans celle de Joseph. Celui-ci tient la canne, qui signale son âge, mais aussi le rameau fleuri qui est le signe de son élection divine parmi les autres prétendants. On remarque ses chaussures à bouts fins.

Deux hommes et deux femmes assistent à la scène. L'homme le plus externe porte à l'oreille un grelot d'or, ce qui incite à s'interroger sur sa signification.

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La tête de Joseph a été restaurée par La Croix-Vallée en 1544 ; celle des deux têtes à gauche ont été refaites en 1887.

Le médaillon jaune d'or du bonnet vert du personnage de gauche est monté en chef-d'œuvre.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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L'Annonciation.

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L'ange Gabriel coiffé du diadème, est à demi-agenouillé, et fait le geste de salutation tandis que ses paroles sont en parties visibles sur le phylactère de sa tige fleurdelysée : AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINUS TECUM BENEDICT [A IN MULI] ERIBUS. La colombe de l'Esprit traverse la chambre en diagonale depuis une baie dans un rayon de lumière dorée et se dirige vers le sommet de la tête de Marie.

La Vierge est agenouillée ou assise sur le sol carrelé, sous le pavillon rouge couronnant son lit, à coté du vase dont le lys symbolise sa virginité.

La tête de la Vierge a été restituée en 1887 ; la pièce a été mouchetée de hachures pour simuler une corrosion.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Visitation.

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Dans un paysage extérieur (arbres, rochers, feuillages, mais devant des murailles (vieux-rose) et sous une arche cintrée à voutes ogivales et clefs pendantes, les cousines Marie et Elisabeth adoptent un geste en miroir, à quatre mains : l'une des mains retient le pan du manteau tandis que l'autre se pose sur le ventre. Marie se reconnaît à son nimbe ciselé, à sa tête non fléchie, et aux mèches de cheveux blonds s'échappant du voile.

Le vitrail est bien conservé sauf quelques pièces de drapé.

 

 

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les armoiries.

 

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1°) Echiqueté de gueules et d'or sur les deux panneaux latéraux. Jean Le Vayer, seigneur de Fouesnel

Ces armes figurent aussi sur le retable nord, datant de 1655.

Potier de Courcy :

 Vayer, Voyer ou Véyer (le), sr. de Clayes, par. de ce nom, — de la Clarté, par. de Cornillé, — de Fouësnel, par. de Louvigné-de-Bais, — de la Hussonnière et de Montbouan, par. de Moulins-sur-Roche, — de Goësmes, par. de ce nom, — du Plessis-Raffray, par. de Domagné, — de la Mariais, de la Lande, de la Cour, du Boisgerbaud, de la Villeaugier, de la Garenne, de la Rivière et de Saint-Patern, par. de Soudan, — de Rigné, par. de Rougé, — de Laumondière, par. de Saint-Père-en-Retz.

Réf. et montres de 1427 à 1544, par. de Clayes. Moulins-sur-Roche, Louvigné-de-Bais, Soudan, Rougé et Saint-Père-eu-Retz, év. de Saint-Malo, Rennes et Nantes.

Losangé d'or et de gueules (Sceau 1402).

Jean, sr de la Clarté, ratifia le traité de Guérande en 1381, et fut marié en 1391 à Marguerite Rogier de Beaufort ; Jean, conseiller du duc Jean V en 1404-, Auffroy et François, son neveu, abbés de Saint-Aubin-des-Bois de 1509 à 1532; Olivier, panetier ordinaire de la reine Anne en. 1513; Bertrand, vivant en 1586, épouse: 1° Vincente de Clairefontaine, dont Pierre, auteur des srs de la Morandaye, qui suivent ; 2° Marie Malenfant, mère de Jean, président aux enquêtes en 1619, qui, de Claude le Marchant, laissa entre autres enfants : Louise, dame de Clayes, mariée à Jean Nicolas, sr de Champgérault, autorisé par lettres de 1626 à prendre les nom et armes de sa femme. Voyez Nicolas.

La branche de Coôsmes fondue en 1377 dans Maillé ; la branche de Fouësnel fondue vers 1493 dans de Poix ; la branche de Montbouan fondue en 1615 dans Langan.

Vayer (le) (ramage des précédents), sr de la Hérissaye, — de Montforay, — de Chevigné,

de Quédillac, par. de ce nom, — de la Morandaye, par. de Roisgervilly, — de la Giraudais, — de Raulac.

Anc. txt., réf. 1668, 0 géu.; réf. 1513, par. de Boisgervilly, év. de Saint-Malo.

De gueules à neuf losanges d'or.

Bertrand, vivant en 1586, marié à Vincente de Clairefontaine, père de Pierre, et ce dernier de Jean, marié : 1° à Suzanne le Bouteiller, 2° à Marguerite de Penhoët ; un héraut des États de Bretagne en 1728.

https://fr.wikisource.org/wiki/Nobiliaire_et_armorial_de_Bretagne/V

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c.f484.pagination.langFR.textePage

 

https://www.google.fr/books/edition/Histoire_g%C3%A9n%C3%A9alogique_et_chronologique/TG-mmrVTTUEC?hl=fr&gbpv=1&dq=Vayer++%22louvign%C3%A9%22&pg=PA705&printsec=frontcover

https://www.google.fr/books/edition/Bulletin_et_m%C3%A9moires_de_la_Soci%C3%A9t%C3%A9_ar/X6owAQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Vayer++%22louvign%C3%A9%22&pg=RA2-PA216&printsec=frontcover

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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 2°) Echiqueté de gueules et d'or en alliance avec d'argent à la croix pattée de sable. Jean Le Vayer, seigneur de Fouesnel et son épouse (1452) Guyonne de Parthenay.

https://man8rove.com/fr/blason/2tisd66-parthenay

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Guyonne de Parthenay est la fille de Michel de Parthenay, seigneur du Bois-Briant, et de Perrine de la Bouëxière (-1461), dame de Parigné. Elle eut une fille, Jeanne le Vayer, qui épousa André de Poix (v.1460-1531), seigneur de Saint-Roman. Celui-ci épousa en 1520 Renée du Hallay.

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Le registre intermédiaire. Adoration des Mages, Massacre des innocents, Fuite en Égypte.

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Adoration des Mages.

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Les têtes des deux mages de droite ont été remplacées en 1544.

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La tête de Balthasar, le roi noir  —celui qui offre la myrrhe— est remarquable par son pendentif  en forme de clochette. Cette  marque de marginalité (voire d'exotisme), qui apparaît dans la peinture flamande ou du nord de l'Europe (Memling, 1470) et se retrouve ailleurs sur les vitraux bretons, comme aux Iffs vers 1530. Mais il s'agit plus souvent d'une simple boucle, et cette clochette est très originale. Cet accessoire peut être un signe de judéité, comme celle de la Vierge dans L'Annonciation de Lorenzetti ou celle de Caïphe à La Roche-Maurice, d'africanité comme pour le roi Salomon de l'Arbre de Jessé de Bourg-Achard , mais est toujours un détail significatif en iconographie.

Les cheveux blonds de la Vierge sont retenus par un diadème centré par un cabochon.

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 Massacre des innocents.

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Certaine têtes ont été refaites en 1544, dont celle d'Hérode. Ce dernier lève l'épée et se prépare à frapper un enfant, assez indistinct dans les bras de sa mère. Les cheveux de celle-ci sont retenus par un bandeau dont les extrémités frangées pendent derrière son dos : on notait déjà ce détail sur le Vierge de l'Annonciation.

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La Fuite en Égypte

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Le registre supérieur.

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On regrettera la très large barlotière qui masque la partie la plus importante des trois scènes.

 

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La Dormition.

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Trois apôtres nimbés, assis ou à genoux, comme Jean, mains jointes, occupent le devant du lit. La Vierge, en manteau bleu, est allongée, tête vers notre droite, et tenant le cierge. Elle est entourée d'un apôtre qui tient un livre grand ouvert derrière un autre qui semble tracer une onction. Sa main, cerclée de plomb au sein de la pièce de verre, est réalisée selon la technique du chef-d'œuvre. On devine d'autres apôtres à leur nimbes.

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L'Assomption.

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La Vierge porte une robe violette et un manteau bleu. Elle est emportée dans les Cieux par six anges aux ailes rouges, en tunique blanche et étole rouge, ou aux ailes vertes, vêtus de chapes en velours bordeaux frangés de perles et à fermail losangique.

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Le Couronnement de la Vierge.

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La Vierge, mains jointes, de face, est encadrée par le Christ et le Père, de même taille. Le Fils qui porte le nimbe crucifère et un manteau bleu bénit sa Mère, tandis que le Père est vêtu en pape et tenant le globe (verre bleu teinté au jaune d'argent du cadran jaune d'or) surmonté d'une croix richement travaillée. L'Esprit-Saint vole au dessus, dans des rayons d'or, presque au même niveau que les autres termes de la Trinité.

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Les dais.

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Les scènes sont encadrées d'architecture gothique à dais très élevés en grisaille et jaune d'argent.

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Le tympan.

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Dans les quatre mouchettes, sont figurés au jaune d'argent des anges musiciens (restaurés au XIXe) jouant de la harpe, de la vièle à archet à quatre cordes, du luth, et de la flûte à bec. Dans les quadrilobes, un pélican nourrissant ses petits, et un Agneau Pascal sont encadrés par quatre fleurs. 

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LA BAIE 3 : VERRIÈRE DE LA DESCENTE AUX LIMBES.  Guyon Colin 1567.

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Cette baie d'une lancette  mesure 4,00 m. de haut et 2,00 m. de large. La verrière de la Rédemption ou de la Descente aux Limbes  est datée de 1567 et a été exécutée par Guyon Collin pour Louise de Goulaine ou Jean d'Espinay à la mémoire de ses parents. 

La scène est présentée sous un arc de triomphe à colonnes torses sur celle de gauche un cartouche à cuir à enroulement portant la date de 1567, et sur celle  de droite un cartouche à inscription signalant la restauration par Lecomte et Colin, de Rennes, en 1887. (D'après Gatouillat et Hérold) 

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"Vitrail de la Descente aux limbes. Du même atelier vitréen, cette œuvre de Guyon Colin porte la date de 1567 sur l’un des cartouches décorant les colonnes de l’arc Renaissance qui encadre la scène ; l’autre cartouche portait le nom de Richard Allaire, qui restaura la verrière, et la date 1604 de sa restauration, cartouche rendu fruste par les derniers restaurateurs.
En supériorité, un écu entouré du collier de Saint-Michel est aux armes de Guy d’Espinay et de Louise de Goulaine, seigneurs de la Rivière-en-Champeaux et de Sauldecourt-en-Louvigné, qui figurent également avec les donateurs au bas de la verrière.
On retrouve dans les figures les mêmes chevelures et barbes moutonnées, si caractéristiques de l’atelier, les chevelures très blondes des femmes et leurs figures très rondes qui se voient également dans la Tentation de La Baussaine." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Dans le couronnement à volutes latérales, animées par deux couples d'enfants, une niche à coquille est encadrée par deux termes (supports anthropomorphes) typiques de la Seconde Renaissance. On y trouve à gauche les armes d'Espinay d'argent au lion coupé de gueules sur sinople armé, lampassé et couronné d'or. Et dans un losange (armes féminines), celles de son épouse Louise de Goulaine, mi-parti d'Angleterre et de France. Ces armes figurent sur le tombeau du couple, datant de 1553. Guy III est décédé en 1551 et Louise de Goulaine en 1567, l'année même de réalisation de cette verrière.

Les armes du couple sont surmontées de la couronne perlée : le titre de comte de Durtal ne fut acquis, comme celui de chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, que par leur fils Jean d'Espinay, chambellan du roi Henri II, décédé en 1591. Celui-ci obtint le titre de marquis d'Espinay en 1575.

Selon Gatouillat et Hérold, les écus sont modernes, le cadre est restauré ; les meubles des écus ont été gravés sur la pièce vitrée bleue.

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La grande scène centrale.

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Au centre, le Christ foule la porte de l'Enfer, figuré comme une forteresse habitée de démons multicolores, et en accueille les âmes des Patriarches.

On reconnaît l'influence de la gravure du Christ aux Limbes du cycle de la Petite Passion de Dürer en 1511.

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On cite aussi l'influence de la gravure du monographiste L.D., alias Léon Davent d'après Luca Penni, 1547.

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Mais on pourrait se référer à la représentation de cette scène sur de nombreux vitraux, et sur les calvaires monumentaux bretons dans la version où le Christ libère les âmes retenus par le Léviathan.

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L'inscription centrale.

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Un phylactère part des mains d'un des patriarches avec l'inscription ADVENISTI DESIDERABILIS. Il s'agit d'un fragment d'un cantique Cum rex gloriae Christus infernum, conservé dans l'antiphonaire de l'abbaye de Saint Gall au XIIe siècle, et qui intègre un fragment du psaume 24(23) :

Cum rex gloriae Christus infernum debellatur(us intraret et chorus angelicus ante faciem ejus portas principum tolli praeciperet sanctorum populus qui tenebatur in morte captivus voce lacrimabili clamaverat advenisti desiderabilis quem exspectabamus in tenebris ut educeres hac nocte vinculatos de claustris te nostra vocabant suspiria te larga requirebant lamenta tu factus es spes desperatis magna consolatio in tormentis alleluia

"Quand le Christ, Roi de gloire, fut entré en guerrier dans les enfers, et que les chœurs des anges eurent ouvert les portes des ténèbres, les âmes des saints encore détenues dans les liens de la mort criaient avec larmes et lamentations : Venez le désirable que nous attendons dans les ténèbres, pour nous retirer, cette nuit, de notre prison ; nos soupirs vous y appellent ; nos abondantes lamentations vous réclament ; vous êtes devenu l’espoir de nos désolations, la grande consolation de nos tourments."

https://gregorien.info/chant/id/1723/9/fr

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La trame de l'épisode du Roi de Gloire capable d'abattre les portes de l'Enfer en raison même de sa victoire sur la Mort  est tirée de l'évangile apocryphe grec du Ve siècle traduit en latin par Descendus Christi ad Inferos et rattaché à L'Evangile de Nicodème. 

SKUBISZEWSKI (Piotr), 1996, Le titre de « Roi de gloire » et les images du Christ : un concept théologique, l’iconographie et les inscriptions Civilisation Médiévale  Année 1996  2  pp. 229-258

https://www.persee.fr/doc/civme_1281-704x_1996_act_2_1_887

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L'antienne  qui appartenait à la liturgie pascale, où elle accompagnait les processions, a aussi inspiré les musiciens pour des motets.

Dans la Biblia pauperum, l'épisode, mis en relation typologique, est accompagné du verset rimé Fit Christi morte Baratus destrucio porte.

 

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Gatouillat et Hérold signalent l'utilisation abondante de sanguines. 

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La bordure de gauche et Adam et Ève tenant la pomme de la Tentation.

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La colonne torse et son soubassement sont typiquement Renaissance, de même que le cartouche à cuir à enroulement suspendu par une couronne de lauriers.

 

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La bordure de droite et les Patriarches sortant du Limbus Patrum.

 

 

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Les termes (supports anthropomorphes) des angles.

 

 

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Le registre inférieur et ses armoiries.

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Au centre, un ange tient un cartouche à cuir à enroulement portant l'inscription tirée du Livre  de Zacharie IX:11 :

ZACHAR9

EMISISTI VI[NCTOS DE LACV

IN QVO NON ERAT AQVA

Tu quoque in sanguine testamenti tui emisisti vinctos de lacu in quo non erat aqua : "Et pour toi, à cause de ton alliance scellée dans le sang, je retirerai tes captifs de la fosse où il n'y a pas d'eau".

 

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De chaque coté,  des anges présentent des chapeaux de triomphe contenant à droite les armes pleines d'Espinay, et à gauche les armes mi-parti d'Espinay et de Goulaine (bustes d'origine, écus refaits). 

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On notera les termes ou supports anthropomorphes, qui sont latéralement  des vieillards barbus à oreilles de faune, vêtus d'un pagne, et au centre un couple torse nu.

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LA BAIE 4 : VERRIÈRE DE LA VIE DE LA TRANSFIGURATION.  Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Colin 1540-1543 ; atelier Lecomte et Colin 1886.

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Cette verrière d'une seule lancette est haute de 4,50 m et large de 2,05 m. Elle était conçue pour la maîtresse-vitre à trois lancette et un tympan par Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Colin, et était offerte par Guy III d'Espinay et Louise de Goulaine. Brune, en 1846, l'a décrite dans sa baie d'origine. Elle a été déplacée, complétée et adaptée dans cette vitre par Lecomte et Colin en 1886.

Une aquarelle donne l'état du vitrail avant sa restauration :

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"Vitrail de la Transfiguration. L’exécution de ce vitrail donna aussi lieu à pas mal de péripéties avant sa livraison définitive, le 25 octobre 1544. Gilles et son associé Guyon Colin se plaignirent d’avoir perdu de l’argent et les fabriques leur accordèrent le 28 décembre suivant quatre écus de gratification.
Des parties importantes en ont été refaites, notamment le Christ et les portraits des donateurs, Guy d’Espinay et Louise de Goulaine, mais les figures de Moïse et Élie sont d’excellents documents pour l’étude de cet atelier vitréen. Les fabriques renferment nombre de documents antiques comme les tableaux contemporains d’Antoine Caron et les verrières de Jean Cousin. Ainsi que le précédent, ce vitrail dénote en effet une influence italienne." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Transfiguration.

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Dans un paysage avec fabriques, les apôtres Jean et Jacques, renversés et éblouis, et Pierre, mains jointes et à genoux, contemplent le Christ entouré de Moïse et d'Élie environnés de nuées.

Le Christ a été restitué en 1886. Jean, Jacques et les prophètes sont bien conservés. Seul le visage de Pierre est d'origine.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre inférieur.

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Sous des pavillons à lambrequins (en verre rouge gravé), les donateurs sont vus en mi-corps. Guy III d'Épinay est présenté par un saint guerrier revêtu d'une cotte d'hermines. S'agit-il de saint Guillaume d'Aquitaine ou du bienheureux Charles de Blois ? Louise de Goulaine est présentée par saint Louis. Les panneaux ont été restitués en 1886, sauf quelques pièces de la cotte armoriée du donateur et les bustes de leurs saints patrons. Les panneaux inférieurs ont été perdus.

Au centre se trouve un paysage de ruines, un buste, et l'inscription relative à la restauration de 1886.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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ANNEXE : Description de Brune :

"Les trois vitraux des chapelles du nord ont au contraire été parfaitement conservés. Le plus curieux pour l'iconographie religieuse est sans aucun doute celui qui représente la Descente de Jésus aux enfers. Il doit être de Guyon Colin.  nous avons déjà indiqué que Colin travaillait chez de la Crouezevallée. Il est donc probable que c'est lui qui a succédé au maître vers 1560. La facture, par certains détails, l'apparente aux vitraux sortis de chez de la Grouez-vallée. Le Christ, en particulier, a certainement été fait avec les mêmes cartons que celui de la Résurrection même manteau rouge agrafé par le même cordon, même nimbe fleurdelisé, même croix avec les mêmes plis à l'étendard, même tête majestueuse et un peu dure. ( Même sujet à Saint-Etienne du Mont; mais imité plus directement de Raphaël.)

 

On sait que M. E. Male a suivi l'évolution de ce sujet à travers le moyen âge dans son Histoire de l'Art religieux. C'est à l'aide de ses savants commentaires que je vais analyser ce vitrail, en signalant pourtant quelques détails que M. Male n'a pas expliqués ou que même il n'a pas relevés ailleurs. Notre diocèse possédait autrefois trois Descentes aux enfers, l'une au Mont-Dol, recouverte d'un badigeon; une à Bazouges la-Pérouse (1574), et celle de Louvigné. Peut-être y en avait-il une aussi à La Baussaine, dans un vitrail. Les deux qui nous restent suivraient à illustrer l'étude de M. Male. La fresque du Mont-Dol (31), de la fin du XIIe ou du XIIIe siècle, représente la scène dans sa simplicité primitive. Le Christ tenant sa croix sans étendard pose un pied sur les portes de l'enfer renversées (32) et tend la main à Eve et quelques autres personnages dont on aperçoit la silhouette en contre-bas de la porte de l'enfer. Cette porte est simplement une entrée noire, sans flammes. Mais au cours des âges le sujet s'est enrichi, et Louvigné nous le montre dans toute sa complexité. Les enfers (les limbes) sont devenues l'enfer séjour de souffrances, contre toute vraisemblance théologique. 11 est représenté par une tour pleine de flammes d'où s'élancent par une fenêtre et que surmontent des démons rouges. Le Christ porte de la main gauche une croix surmontée d'une oriflamme; ce dernier détail apparaît dans l'iconographie au XIVe siècle. A la fin du .\]le siècle, un monstre apparaît dans cette scène, c'est le Léviathan, que nous décrit le livre de Job. On trouve ce Léviathan au Mont-Dol, non dans la fresque de la Descente aux enfers mais dans celle qui représente les supplices des damnés en enfer. A Louvigné, il y a aussi un Léviathan; mais il n'a pas la forme d'une gueule énorme que lui a prêtée tout le moyen âge et qu'a popularisée la mise en scène des mystères. Il y est représenté par uns sorte de serpent vert qui s'avance contre le Christ au-dessus des flammes dans l'embrasure du gouffre.

Vers la fin du XIIe siècle aussi Adam et Eve, qui dans les manuscrits orientaux sont habillés, deviennent nus comme aux jours de leur innocence, avant le péché. Au Mont-Dol, tous les justes délivrés par Jésus sont nus. Mais on a dissimulé Eve derrière les autres personnages; on n'aperçoit, que sa tète. A Louvigné, au contraire, Adam et Eve sortis de l'enfer occupent à eux deux la moitié du vitrail. Adam est peint de trois-quarts, mais Eve est vue de face, tenant dans sa main la pomme fatale. Manifestement l'artiste les a posés là pour avoir l'occasion de faire une élude de nu; et, à voir le soin qu'il a mis à modeler les formes et à colorer les chairs, en ne peut s'empêcher de croire qu'il a voulu rivaliser avec les modèles que lui offraient Durer, lan Gossaert, Granach, Raphaël, tant d'autres auteurs d'Eve où la Renaissance a salué la glorification du corps humain et de ses tendances artistiques et païennes.

Quelques détails de ce tableau me paraissent encore inexpliqués ou particuliers à Louvigné. Le Christ enfonce la hampe de la croix clans la gueule d'un démon pris sous la porte de l'enfer. Ce démon pris sous la porte est classique . mais je ne crois pas que M. Male l'ait expliqué. Tous les détails de l'iconographie religieuse ont leur signification, surtout ceux que se transmettent les siècles et les écoles. Voici donc ce que je propose, en suivant la méthode même du grand critique. D'après M. l'abbé Turmel une partie des docteurs chrétiens ont cru que le Christ en mourant a trompé le démon. Le diable ne voyant dans Jésus qu'un prophète l'a fait mourir et il se réjouit de le voir descendre dans les enfers. C'est quand il le voit arriver, plein de force et d'autorité, pour délivrer ses victimes qu'il s'aperçoit de son erreur; il a été joué et pris comme à un hameçon ou à une souricière*39). Dans la Passion du XVe siècle publiée par Jubinal < Satan se plaint que Jésus l'ait « tousjours deceu » et son compagnon Beelzebuth rit de sa naïveté

Comment as tu esté si nices

Que tu as fait Jhesucrist pendre ?

N'est-ce point cette idée théologique qu'ont voulu rendre nos artistes en le faisant prendre sous la porte qu'il barricadait à l'arrivée du Christ ?

La composition du vitrail de Louvigné pose encore un autre problème. Quand on le compare à la fresque du Mont-Dol, ou à celles du haut moyen âge que M. Maie a reproduites, on s'aperçoit qu'au cours des siècles la scène s'est dédoublée. Il n'y a qu'un groupe de personnages dans les miniatures et les vitraux les plus anciens; le musée d'Angers possède du début du XVI" siècle un retable et une tapisserie et le musée de Lyon un tableau d'un maître primitif allemand où un seul groupe de personnages se prépare à sortir des Limbes. Il y en a deux dans celui que nous étudions. Le Christ, placé au centre du tableau, le divise en deux parties. A gauche, derrière lui, libérés de l'enfer, debout sur l'herbe fleurie comme au paradis terrestre, sont Adam et Eve, accompagnés à l'arrière-plan de cinq autres personnages. A droite, dans l'enfer, 6 ou 7 personnes forment un second groupe. Le de ce groupe, prêt à sortir à la Inmirrc, lient la main de Jésus. M. Ottin qui <i pf-snyé une histoire du vitrail signale aussi (autant que j\> puis imagine)' sa description) deux groupes sur la Descente rie Boran. Cette répartition des personnages, je l'ai moi-même notée à Bordeaux, sur le bas-relief Renaissance de Saint-André et sur l'émail de Léonard Limosin (1557) du musée de Cluny, Il est impossible d'y voir deux tableaux différents, comme le veut Guillotin de Corson la chute et la rédemption. Adam et Eve n'avaient pas derrière eux une demi-douzaine de témoins au paradis terrestre Adam et Eve regardent en souriant ceux qui vont à leur suite sortir des Limbes, marquant par cette attitude l'unité du groupement. Peut-être n'y a-t-il là 'qu'un souci de symétrie dans la composition ? Peut-être aussi y a-t-il une idée théologique. Toute une école de théologiens ont cru, à la suite de saint Clément d'Alexandrie, Origène, saint Athanase, saint Jérôme, saint Hilaire, que Jésus délivra les âmes des païens vertueux (en leur donnant la foi posthume) aussi bien que celles des Juifs qui avaient cru à sa venue <41>. Combien cette théorie devait séduire les penseurs de la Renaissance, scandalisés au point d'en faire une objection à la foi chrétienne que la Rédemption n'eût pas profilé aux héros païens Certains humanistes n'hésitaient pas à donner le paradis à Cicéron, à invoquer saint Socrate, à mettre le De o//tcus à côté de l'Evangile, et se refusaient à croire que des hommes comme Aristide, Solon, Platon, Scipion, Caton ne fussent pas sauvés (42>. On sait comment Raphaël dans l'Ecole d'Athènes a voulu rapprocher les sages anciens des théologiens de la Dispute du Saint-Sacrement.

Les Gentils n'avaient-ils pas eux aussi attendu le Messie ? Le drame des Prophètes fait à Virgile et aux Sibylles une place à côté des prophètes juifs. Les oracles sibyllins ont même formé un roman au XIVe siècle et une moralité au XVe. Le Mistére du Yiel Testament les a accueillis et ils ont suscité toute une littérature en marge des cycles chrétiens. Virgile ne paraît pas dans les drames que j'ai pu étudier , mais on invoque sa 4e bucolique dans la Nativité du XVe siècle, et  Reproduite par M. l'abbé J. Descottes dans son album Les curiosités du Mont-Dol, IX, d'après une copie de T. Busnel de 1807. M. Male le signale à côté des prophètes ainsi que la sibylle, dans des Arbres de Jessé du XIIIe siècle. De là à lui donner place dans les Descentes aux enfers, il n'y a qu'un pas. Car les mêmes personnages qui annoncent le Messie dans le Drame d'Adam, ou dans le Viel Testament le saluent à sa descente aux enfers dans les Passions et les Résurrections. Que les plus anciennes descentes aux enfers que nous possédions n'utilisent pas ces personnages, ce n'est pas une preuve qu'au XVIe siècle on n'ait pas mis Virgile et la Sibylle en tête des païens délivrés par le Sauveur. Au vitrail de Louvigné, en tète du groupe que nous éludions se trouvent un homme et une femme. Serait-ce Virgile et la Sibylle J'hésite à le croire, faute de preuves. Et puis le premier personnage est barbu et je ne sais pourquoi je ne puis me figurer qu'on ait représenté Virgile avec cette barbe. Il est plus probable que c'est Platon. La tradition chrétienne depuis Clément d'Alexandrie (48> admettait que les philosophes avaient été la lumière des Gentils comme les prophètes celle des Juifs. C'est pourquoi saint Jean Damascène (") les joint aux Sibylles pour former le groupe des infidèles délivrés des enfers par le Christ. Parmi ces philosophes, le divin Platon paraissait presque un docteur chrétien <48). Quand au début de la Renaissance Marsile Ficin voulut populariser le platonisme, il eut bien soin de rappeler qu'il y avait peu de chose à y changer pour faire des platoniciens des chrétiens . Erasme dans son Eloge de la Folie  essaie un parallèle entre les deux doctrines. Il étail donc tout naturel qu'on lui donnât la première place en tête des païens que leurs vertus naturelles sauvaient des enfers. Dès la fin du XIe siècle Nicelas de Serra, métropolitain d'Héraclée, commentant le sermon de saint Grégoire de Naziance sur Pâques (5|) raconte qu'un chrétien qui avait insulté la mémoire du philosophe eut une vision. Plalon lui apparut et lui révéla qu'à la descente du Christ aux enfers, il fut le premier à croire en lui. La Renaissance, en faisant de Platon l'auxiliaire des Apologistes contre ie rationalisme aristotélicien, dut encore augmenter la vénération qu'inspirait le créateur de l'Académie. Ce personnage porte une banderolle avec ces mots Advenisli desiderabilis Cette formule n'est point dans la Bible. Je soupçonne qu'elle pourrait bien venir de quelque drame. Qui en aura trouvé l'origine aura expliqué ce petit problème d'art. Au-dessous du vitrail est écrit le verset de Zacharie qu'il illustre Emisisti vinctos de lacu in quo non erat aqua. Autour se dresse un splendide portique; le haut surtout, orné de festons de verdure el de fruits est d'une grande richesse décorative. En bas, des anges nus soutiennent les armes d'Espinay et de Goulaine encadrées de couronnes de fleurs.

Je me suis arrêté longuement sur ce vitrail, parce qu'il représente un sujet rarement traité dans l'art breton et qu'il contient quelques détails originaux." https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115330r/f334.item.r=domagn%C3%A9.zoom#

 

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LA BAIE 5 : VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINT JEAN-BAPTISTE.  1578.

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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMo12773

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Cette verrière d'une lancette cintrée de 4 mètres de haut et 2 mètres de large est consacrée, sur deux registres, à la vie de saint Jean-Baptiste. Les armoiries de 1578 en attribue le don à Michèle Le Sénéchal, dame de La Valette épouse de Christophe de Poix depuis 1560.

 

 

"Vitrail de Saint-Jean-Baptiste. Au centre de la verrière, entre les armes des de Poix et d’Espinay, est un écu portant les armes pleines de Michèle Le Sénéchal, entourées de la cordelière, montrant que cette œuvre ne peut être antérieure à la mort de son mari, Christophe de Poix, décédé au manoir de Fouesnel le 17 juillet 1575.
D’ailleurs, sur deux des carreaux au bas du panneau figurant l’inscription du nom de Jean, se lisent les deux dates de 1578 et 1887, de son exécution et de sa restauration. Ce ne peut donc être le second vitrail commandé à Guyon Colin en 1567, ainsi qu’il est répété. Il est d’ailleurs de facture très différente et d’un maître non encore identifié. Plusieurs figures ont été refaites : le saint Jean-Baptiste de la Prédication ainsi que la femme assise devant lui, les figures des anges du Baptême du Christ, celle du témoin de l’inscription, enfin le saint Jean de la Naissance.
Ce vitrail est certainement avec celui de la Vierge le meilleur de cet ensemble très remarquable." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre supérieur : la prédication de Jean-Baptiste. Le baptême du Christ par Jean-Baptiste. Sa décollation.

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L'amortissement associe, sur les cotés, des génies et des rinceaux colorés, et au centre, un panneau moderne où des nuées ont remplacé une figure de Dieu le Père placée au dessus du Baptême et envoyant l' Esprit-Saint.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La prédication de Jean-Baptiste.

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Cette scène a été très restaurée.

Voir : 

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le baptême du Christ par Jean-Baptiste.

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La partie gauche incluant les anges et le paysage est moderne.

La colombe du Saint-Esprit descend depuis des nuées dans un rayon lumineux portant l'inscription HIC EST FILIUS MEUS (Celui-ci est mon Fils).

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Le thème de la vie de saint Jean-Baptiste a été traité au début du  XVIe siècle, notamment  par un atelier rouennais qui lui doit son nom de convention : le "Maître de la vie de saint Jean-Baptiste"  à Louviers,  à Bourg-Achard, à Conches, à Rouen sous forme de vestiges, et à Philadelphie. L'inscription accompagnant la descente de l'Esprit-Saint dans une colonne de lumière est caractéristique de ce Maître.

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Paris , verrières nord de Saint-Merry,  (vers 1500). Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Bourg-Achard (Eure), baie 2 vers 1500. Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Rouen, église Saint-Romain, baie 112 (vers 1500). Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Rouen, église Saint-Vincent, Engrand Le Prince.

Louviers, baie 26 (vers 1500-1510), offert par les tanneurs de Louviers. 

Conches, baie 20 (vers 1500-1510). 

Beauvais, église Saint-Etienne (vers 1550), anonyme

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La décollation de Jean-Baptiste devant Hérode.

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Le festin d'Hérode est figuré au centre en arrière-plan à échelle réduite. Salomé reçoit des mains du bourreau, dans un plat la tête du saint, mais se détourne vers sa mère Hérodiade qui est responsable de cet acte.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre intermédiaire. Annonce de la naissance à Zacharie. Naissance de Jean-Baptiste. Zacharie inscrit le nom de son fils.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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 Annonce de la naissance par un ange à Zacharie dans le Temple. 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Naissance de Jean-Baptiste.

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Gatouillat et Hérold font remarquer l'emploi  d'un émail rouge ou de sanguine  en ton local sur le dais du lit.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Zacharie inscrit le nom de son fils.

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Le buste de Zacharie est moderne, ainsi que le spectateur placé au centre. La date de 1887 est inscrite sur le dallage.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le soubassement.

Un socle architectural surmonté d'une balustrade, est timbré de  trois écus entourés de l'ordre de Saint-Michel. Les armes de Poix et d'Espinay entourent celles de la fondatrice Michelle Le Sénéchal. Le tout é été refait en 1887, sauf quelques fragments de collier à gauche.

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries de Christophe de Poix d'or à deux vols de gueules et de gueules à la bande d'argent accostée de six croix recroisettées d'or, 3 et 3.

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"Christophe de Poix , seigneur de Fouesnel, Brécé, etc., et en outre de la Vallette , le Frétay - Bourdin, Neuville , et Brachet , est né au manoir de Fouesnel; il fut baptisé dans l'église de Louvigné le 2 septembre 1522 :

Cristoffle de poys fils de noble Michel de poys, ser de Fouesnel et damoyselle Regnée du Hallay, sa cpaigne fut baptizé le second jour de septembre lan susdit et fust parain noble lan du Bous chet, si de la Haye de Torcé ; coadjuteur Bertrand de sevigné .

 

Christophe de Poix tint un rang distingué dans la noblesse de la province; un rôle du 14 mars 1569 constate qu'il était à cette date capitaine des gentilshommes de l'arrière-ban de l'évêché de Rennes , titre qui lui avait été conféré par un brevet du 14 janvier précédent. Par lettre de commission du 2 mars 1574, M. de Bouillé, lieutenant du gouverneur de Bretagne , le nomma capitaine du ban et arrière-ban du même évêché, qu'on envoya tenir garnison à Vitré , et dont il fit la revue devant le sénéchal de cette ville le 16 du même mois . Le roi lui envoya le collier de l'Ordre de Saint-Michel , auquel il l'avait associé le 17 juin 1570 ; par lettre du 22 juillet de la même année , le marquis d'Espinay fut chargé de lui remettre cet insigne et de recevoir son serment . Il mourut au manoir de Fouesnel le 17 juillet 1575."

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries féminines (dans un losange)  de Michèle Le Sénéchal, d'azur à neuf macles d'or, 3, 3, 3 accostées et arc-boutées.

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Christophe de Poix  épousa, avant le 20 août 1560, Michelle Le Sénéchal, dame de la Vallette, Neuville, Brachet, etc. , fille unique et héritière de feus Bertrand Le Sénéchal, écuyer, seigneur des mêmes lieux , et de Catherine de Neuville ; elle avait perdu sa mère en 1545, et dès 1547 elle était restée orpheline sous la tutelle de son parent , Renaud de Neuville, seigneur du Plessis -Bardoul, désigné à cette charge par le testament du père . Six enfants au moins naquirent de ce mariage; les lacunes des registres paroissiaux ne nous permettent pas de réparer les omissions probables des mémoires généalogiques , qui mentionnent seulement : 1 ° René , — 2 ° Louise , l'aînée , -3° Louise, puinée, -4° Suzanne, - 5° Perronnelle , 6° Mathurin, baptisé à Louvigné le 16 mars 1563."

Sa mort en 1605 est mentionnée en ces termes dans les registres de l'église de la Vallette : Le mardy vingz et cinquiesme jour de janvier lan mil seix cent cinq deceda noble et puissante dame Michelle Le Senechal, dame de Fouesnel, et fust enterrée le vingtz et septiesme a Loupvigné et faist testament." (F. Saulnier)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries d'Espinay, sommées d'une couronne.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LA BAIE 6 : VERRIÈRE DE LA RÉSURRECTION.  1544-1543 et 1888.

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Cette verrière  d'une seule lancette mesure 4,50m de haut et 2,05 m. de large. Elle a été commandée  en 1540 pour la façade ouest à Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Collin pour 50 livres. Elle a été déplacée et fortement complétée en 1888 par Lecomte et Colin. 

Les pièces d'origine sont : le buste du Christ ; quelques fabriques du paysage ; et l'un des soldats en bas à gauche. Le reste est refait, y compris les saintes femmes en arrière-plan. (Gatouillat et Hérold)

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"Vitrail de la Résurrection. Ce fut le premier prêt. Il devait coûter 50 livres, la paroisse fournissant les matériaux, mais, dès 1540-1541, la fabrique dut intenter un procès au peintre qui se refusait à donner les mesures nécessaires au forgeron Jean
Le Bouteiller. Enfin, après nombreuses procédures, Gilles apporta le vitrail dont le solde lui fut payé le 4 octobre 1543, mais il prétendit que le tympan n’était pas compris dans le prix du marché et réclama trois écus d’or qui lui furent accordés.
Les procédures nous font connaître les noms de ses deux collaborateurs, Guyon Colin et Jehan Limaiger, de Vitré.
Le vitrail fut modifié en 1671 par Guyon Colin, de Vitré ; dans la suite, toute la partie inférieure portant les armes des l’Espinay fut détruite et refaite en 1888.
Le Christ subsiste donc à peu près seul. Sa tête, très caractéristique comme facture, est nimbée avec croix fleurdelysée et de bonne exécution, tandis que le corps, refait d’ailleurs en partie, est de mauvaises proportions." (R. Couffon)

"Le Christ (ancien) témoigne de l'influence des gravures de Dürer et de Lucas de Leyde tandis que l'influence italienne apparaît dans les paysages du registre médian." (D. Moirez 1975)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Sous un dais en pavillon, Guy III d'Espinay en armures et tabard à ses armes présenté comme donateur  par un saint en armure, la poignée de l'épée apparente à droite, tenant une hallebarde, en robe mouchetée d'hermines.

Ce saint breton est-il le bienheureux Charles de Blois ? L'aquarelle témoigne de la fidélité à l'état antérieur . 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Louise de Goulaine présentée par saint Louis.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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 —- Archives d'Ille-et-Vilaine, série G, Louvigné-de-Bais et IF 1619, n° 4.

 

 


 

— ANDRÉ (A), , 1878, De la verrerie et des vitraux peints de l'ancienne province de Bretagne, Rennes, 1878, p. 56-58. p. 56-58

— BANEAT (P.), 1928, Le département d'Ille-et-Vilaine, t. II, Rennes, Larcher, 1928, p. 301-311

— BRUNE (J.), 1846,  Résumé du cours d'archéologie professé au séminaire de Rennes, Rennes, 1846, p. 424 et suiv. 

— BOURDE DE LA ROGERIE, (Henri ) 1924, L'excursion de la Société archéologique, dans Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, t. LI, 1924,  p. 141-143

—BRUNE, 1849, Résumé, p. 29.

— BUSSON (Henri), 1922, "La Renaissance en Bretagne. Dans l'orbe de la Pléiade, Charles d'Espinay, évêque de Dol, poète", Mémoires SHAB, t.III, p. 13-18.

— BUSSON (Henri), 1926, "L'église et la paroisse de Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine)", Annales de Bretagne t. 37, p.321-326 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115330r/f313.image.r=domagn%C3%A9

— COUFFON (René), 1935, p. 222.

— COUFFON (René), 1945, p. 60

— COUFFON (René), 1968, "Eglise Sainte-Paterne de Louvigné-de-Bais", Société française d'archéologie · 1968  Congrès archéologique de France - Volume 126 - Page 81-83

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3212499g/f76.item

 

— FROTIER DE LA MESSELIERE , 1946, Documents héraldiques du département d'Ille-et-Vilaine, page 101

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_35/Documents_Heraldiques_du_DApartement_dIlle_et_Vilaine_.pdf

— GANDREUIL (Pascale), BARBEDOR (Isabelle), ORAIN (Véronique), 1994, dossier IA00130757 

 

 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-patern-place-de-l-eglise-louvigne-de-bais/157e0e1c-b069-47f7-8bb6-c19f8e66ef48

 

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum t. VII, Presses Universitaire de Rennes pages 248 à 250.

— GUIFFREY ( Jules), 1886, La Renaissance en France, 11e et 12e livraisons, par Léon Palustre. [compte-rendu] Bibliothèque de l'École des chartes  Année 1886  47  pp. 125-129

https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1886_num_47_1_447458_t1_0125_0000_2

— GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1884, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, t. V, Rennes,, p. 111-114-

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m.pdf

— HABLOT (Laurent), Au plaisir de Dieu. Présences héraldiques françaises dans la Rome de la Renaissance

https://www.academia.edu/24201319/AU_PLAISIR_DE_DIEU_Pr%C3%A9sences_h%C3%A9raldiques_fran%C3%A7aises_dans_la_Rome_de_la_Renaissance

— JOUBERT (Solen), 2003, Audace et renommée : un réseau de la noblesse bretonne, vecteur d'échanges culturels et artistiques pendant la Renaissance. SHAB pages 205-

https://m.shabretagne.com/scripts/files/54da14d35ff576.88078498/2003_08.pdf

— LEVY (Tania), Projet de recherche. Le beau XVIe siècle en Bretagne - B16B, MCF en histoire de l’art moderne, UBO

https://www.univ-brest.fr/digitalAssets/82/82654_Projet-recherche-beau16e.pdf

 

 

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), 1975, "Communication sur les vitraux de Louvigné-de-Bais", Mém. SHAB t. LIII, p. 195-196.

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f461a0de8f9e7.95056646/1975_14.pdf

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), 1977 "Le vitrail de la Transfiguration à Louvigné-de-Bais", Arts de l'Ouest p. 51-65.

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), et BARRIÉ (Roger), 1983, "Le vitrail et l'influence de la gravure, Artistes, artisans et production en Bretagne au Moyen-Âge p. 255-256.

— MUSEE DE BRETAGNE

http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=louvign%C3%A9

— MUSSAT (  André), 1995, Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Éditions Ouest-France, 380 p.

MUSSAT (André), La Renaissance en Bretagne.

En Haute-Bretagne, ce sont naturellement les châteaux de la grande noblesse qui donnèrent le ton. Ils imitèrent les modèles de la Touraine directement inspirés par l'occupation de l'Italie du Nord. Citons la délicieuse et blanche loggia du château de Vitré et dans la même région, les stalles de la collégiale de Champeaux, commande des Espinay, parents des châtelains d'Ussé en Touraine. Aux Laval encore est dû, vers 1530, au flanc d'un antique donjon l'élégant château de Châteaubriant et sa longue galerie où se marient adroitement la brique, le tuffeau et le schiste.

Aux seigneurs se joignent les ecclésiastiques retour d'Italie. Les neveux d'un prélat humaniste commandent, dès 1507, aux Justi ou Juste, florentins devenus tourangeaux, le grandiose et élégant tombeau de la cathédrale de Dol. Tout ces novateurs suivaient le chemin illustré par la duchesse-reine lorsqu'elle avait confié à Jean Perréal et à Michel Colombe le tombeau de ses parents aujourd'hui à la cathédrale de Nantes, exécuté en marbre d'Italie.

 

—PALLUSTRE (Léon), 1886 La Renaissance en France, par Léon Palustre, illustrations sous la direction de Eugène Sadoux, tome III

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/15916/?offset=6#page=34&viewer=picture&o=download&n=0&q=

— RAMÉ (Alfred), 1883, Notes sur le sceau de Thomas James, évêque de Léon et de Dol, sur l'origine de Michel Columbe et sur le tombeau de Guillaume Gueguen, évêque de Nantes, par M. Alfred Ramé,

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k856630c

— SAULNIER (F), 1883,  La maison de Poix et la seigneurie de Fouesnel en Bretagne, dans Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, t. XV, 2 e partie, 1882, p. 205 et suiv.,

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207768k/f122.item

— SAULNIER (F), 1881, La maison de Poix, Bull. SAH Ille-et-Vilaine

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077676/f243.item

— SAULNIER (F), 1882, Les alliés de madame de Sévigné. La maison de Poix..., H. Champion

https://books.google.fr/books?redir_esc=y&hl=fr&id=0GWLxQEACAAJ&q=s%C3%A9n%C3%A9chal#v=snippet&q=s%C3%A9n%C3%A9chal&f=false

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Renaissance
5 novembre 2021 5 05 /11 /novembre /2021 15:46

Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église Notre-Dame et Saint-Tugen de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés : à attribuer au Maître de Plougastel ?

 

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Voir :

 

 

 

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PRÉSENTATION.

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En 1904, le chanoine Jean-Marie Abgrall  voyait dans ce porche sud de Brasparts un exemple des porches mixtes, encore gothiques et déjà Renaissance, après celui de Lampaul-Guimiliau en 1533, les porches ouest de L'Hopital-Camfrout et Rumengol (1537), et de Daoulas en 1566.

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René Couffon développa cette réflexion, et place ce porche de Brasparts parmi ceux qui, dans le Léon et Nord Cornouaille, témoignent de l'influence d'un "atelier de Kerjean" qui diffusa les modèles architecturaux et ornementaux de la Seconde Renaissance d'abord au château de Kerjean après 1571, puis pour le porche de Lanhouarneau en 1582. Ce style classique se distingue par ses colonnes cannelées et baguées à la française (Philibert de l'Orme), ses volutes affrontées, ses termes et supports anthropomorphes (cariatides), ses agrafes en longues volutes cannelées, ou ses couronnements par dôme et lanternons. Il en donne une vingtaine d'exemples, mais il crée une rubrique spéciale pour les porches de même facture, mais dépourvus de colonnes à la française, à la tête de laquelle il place Brasparts.

Pourtant auparavant, l'atelier des Prigent (Landerneau 1527-1577) avait déjà introduit dans ses porches gothiques des motifs ornementaux Renaissance, comme des rubans formant accolades, et des dais à coquille des niches et bénitiers. Ce sont ces coquilles qui sont reprises ici au dessus des têtes des apôtres.

À Brasparts, l'examen du porche ouest, datant de 1551, permet la comparaison de sa facture entièrement gothique avec celle du porche sud de 1589.

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Si la visite d'un porche peut susciter de l'intérêt, c'est bien dans cette perspective de l'Histoire de l'art, avec le souci (ou plutôt le plaisir) d'y reconnaître les courants, nationaux ou locaux, la reprise des motifs, des traits stylistiques de tel ou tel atelier.

Cet intérêt est renforcé par des petites énigmes (identification des apôtres par exemple), et par des figures qui sortent de la tradition religieuse et introduisent la dimension imaginaire ou fantastique, comme ailleurs sur les sablières et les crossettes, c'est à dire en situation marginale. La frise des supports figurés va combler les amateurs. Le plaisir sera décuplé par la comparaison de cette frise avec ses homologues, par exemple à Bodilis, Guimiliau, ou Guipavas .

Mais  à la jonction entre histoire de l'art et histoire des religions, le Credo des apôtres de ce porche permet d'enrichir l'iconographie de ce thème, d'en préciser les attributs apostoliques, ou les vêtements.

Enfin les deux inscriptions stimulent la curiosité des épigraphistes, mais ne permettent pas de résoudre les interrogations qu'elles suscitent, hormis, mais c'est capital, de nous fournir la date d'exécution de cette série d'apôtres, en 1592.

On n'oubliera pas d'intégrer les peintures murales de la voûte, présentées dans le précédent article, dans un regard global de compréhension du programme : les articles du Credo, fondement de la Foi chrétienne, portés par les douze apôtres, mènent le fidèle vers la porte surmontée du Christ Sauveur ("Je suis la Porte, si quelqu'un entre par moi il sera sauvé", Jn 10:19), tandis qu'au dessus, les quatre évangélistes entourent l'Agneau Pascal, métaphore de la Rédemption. 

On notera que le Credo apostolique avait déjà fait l'objet d'une verrière de l'église de Brasparts, coté sud, commandée en 1543 à Gilles Le Sodec, (de la famille des verriers de Quimper) mais qui n'a pas été conservée : "Le Sodec a promis et doibt faire et construire une vitre en l'église parrochiale de Braspers, devers le midy, en laquelle y aura mis et peint les douze appostles tennant chacun un rollet contenant les articles du Credo et aussy y sera le nom de chacun appostle avecques en haut d'icelle vitre les armes du dit Sr de Bodriec.", selon un contrat passé entre le verrier et Charles de la Marche, sieur de Brasparts et de Bodriec. Sur la verrière figurait aussi les armes de Louis Ansquer sieur de La Forest et de Penguern. Les armoiries de la famille de La Marche sont de gueules au chef d'argent.

 

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Sur les Credo apostoliques :

 

 

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Sur les porches de Basse-Bretagne (ordre chronologique):

 

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DESCRIPTION DE L'EXTÉRIEUR.

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LE PORCHE OUEST (15

"La porte ouest, surmontée d'une accolade toute gothique, porte la date "L.M.VcLI" (1551) ; ses piédroits portent des moulures prismatiques d'une excellente exécution. La première galerie du clocher, également toute gothique, est portée par une corniche très saillante sous laquelle existent des colonnes d'angle en nid d'abeilles. La seconde galerie porte des balustres Renaissance. Au flanc sud de la tour, tourelle d'escalier octogonale à sa base puis de forme cylindrique, couronnée enfin d'une flèche. (Couffon & Le Bras 1988)

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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LA PORTE GOTHIQUE DE L'AILE SUD.

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"Une porte en anse de panier et à colonnettes torsadées portant pinacles et accolade, du XVIe siècle, est remployée dans l'aile sud." (Couffon & Le Bras 1988)

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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LE PORCHE SUD (1589).

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"Le porche latéral sud, daté sur son entablement 1589, présente, lui aussi, une curieuse juxtaposition des deux styles, ainsi que le montrent notamment les culs-de-lampe supportant les statues des Apôtres. Également, tandis que les deux travées de l'intérieur sont voûtées sur arcs ogives et que les portes jumelées du fond ont une décoration toute gothique, les contreforts, ornés de niches, colonnettes et pilastres Renaissance sont amortis par des lanternons pleins à dôme, et le tympan par un lanternon ajouré ; la coquille si caractéristique de l'atelier de Kerjean s'y remarque. Cadran solaire. " (Couffon & Le Bras 1988)

 

 

L'ouverture en plein cintre s'évase en formant à cinquante centimètres du sol un petit banc, lequel est le point de départ de cinq arcades formant moulures. Mais ces moulures, à la différence de nombreux porches (Pencran, Lampaul-Guimiliau, Guimiliau), ne donnent pas abri à des personnages et scènes bibliques.

Elle est limitée des contreforts par deux belles colonnes engagées à rainures torves puis entrecroisées en losanges, supportant un chapiteau corinthien. Deux niches à dais encadrent une architrave, supportant un  fronton également creusé d'une niche Renaissance. Les gables reçoivent des volutes et non des crochets gothiques, et un cadran solaire sculpté dans le gros-œuvre prend place au sommet, sous un clocheton.

La niche centrale abrite une statue de saint Pierre, tenant le livre et la clef, alors qu'un écu muet (jadis peint ?) est placé à ses pieds. Aux armes de La Marche ?

La date sous la corniche a été lue comme étant celle de 1589. C'est la date de l'assassinat d'Henri III, et les guerres de la Ligue ne s'achèveront qu'en 1598. Cette date est encadrée par des pierres en forme d'écu. Rappelons-nous que le porche ouest porte la date de 1551.

La niche latérale gauche contient un personnage barbu, longiligne, vêtu d'un manteau et d'une robe plissés, les mains croisées sur la poitrine. On ne peut l'identifier. Il serait logique de trouver là saint Jaoua, recteur de la paroisse, abbé de Daoulas et neveu et successeur de saint Pol de Léon.

La niche opposée contient une statue bien trop petite ce qui témoigne d'une provenance autre ; et il me semble probable que l'origine en soit un calvaire, puisque la statue représente une femme voilée les bras croisés sur la poitrine et donc une probable Vierge.

 

Les contreforts qui appuient les angles sont agrémentés de niches, colonnettes et pilastres Renaissance et sont couronnés de clochetons de même style. La niche du milieu du fronton abrite une statue de saint Pierre, et le tout est terminé par un clocheton très élancé.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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LA SÉRIE DES DOUZE APÔTRES.

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Le rang de succession des douze apôtres est assez bien fixé par la tradition et par la liturgie, notamment par les versions du Credo apostolique, et les premières statues s'y conforment, avec un début près de la porte intérieure du coté est et la succession de Pierre, de son frère André, de Jacques et de son frère Jean. Mais nous ne pouvons nous fonder sur cet ordre pour identifier les apôtres dont les attributs sont brisés, car ces statues, scellées, peuvent être déplacées lors de restaurations. D'ailleurs, les photos (2009 ?) du forum de Brasparts, montrent saint Simon en 8ème position alors qu'en 2021 elle occupe la 11ème place.

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Attribution.

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Emmanuelle Le Seac'h, la spécialiste des ateliers de sculpture en Basse-Bretagne aux XVIe et XVIIIe siècle ne s'est pas prononcée sur cette série d'apôtres, et n'a pas décrit, plus largement, les porches de Brasparts ; elle ne décrit que le calvaire.

La date de 1592 présente sous la statue de Jean permet d'écarter l'auteur du calvaire de Brasparts (le Maître de Brasparts fin XVe début XVIe), l'atelier des Prigent (1527-1577) ou a priori du Maître de Guimiliau (1575-1589), mais non celui du Maître de Plougastel (1570-1621) et du Maître de Saint-Thégonnec (1550-1610).

Le prolifique Maître de Plougastel a réalisé une partie du porche sud de Guimiliau en 1606-1607, et notamment les apôtres Pierre et Jean. Et les apôtres du porche de la chapelle Saint-Tugen à Primelin, tant à l'intérieur que sous les niches extérieures.

La comparaison avec les sculptures du Maître de Plougastel à Saint-Tugen en Primelin incite, à mon sens, à ne pas l'écarter des candidats à une attribution des sculptures de Brasparts, tant pour les apôtres que pour les supports figurés.

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À Brasparts, les traits stylistiques sont :

Les silhouettes sont sveltes, la hauteur de la tête est égale à 1/7 ou 1/8 de la taille totale.

La chevelure forme trois vagues, comme formées à la douille de pâtissier, modèle épais...

Les rides du lion sont bien marquées par trois barres.

Les yeux forment de larges amandes, cerclées d'un trait.

Le philtrum est marqué.

Les moustaches partent de la partie inférieure ou externe des narines.

Les barbes sont peignées de petits sillons vermiformes.

Les robes sont fermées par une fente sinueuse à deux ou trois boutons ronds. Elles sont serrées par une ceinture dont la boucle n'est pas visible.

Le manteau est rarement fermé par un bouton central, il couvre plus souvent l'arrondi d'une ou des deux épaules et fait un retour par une diagonale plissée.

Les livres sont tantôt ouverts, tantôt fermés, tantôt  tenus sous l'aisselle.

Les phylactères où étaient peints les articles du Credo sont minces, leur largeur est inférieure à celle des 4 doigts longs.

Le "hiératisme", terme caractéristique pour les auteurs de référence (Yves-Pascal Castel et Emmanuelle Le Seac'h), du Maître de Plougastel, mais assez vague dans son acceptation, se retrouve ici.

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I. LE COTÉ EST (À DROITE). LES SIX PREMIERS APÔTRES DU CREDO APOSTOLIQUE.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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1. L'apôtre Pierre tenant sa clef et un livre.

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On reconnaît encore le chef de l'Église à son toupet, petite mèche isolée sur la calvitie frontale. Il est barbu (comme tous les apôtres sauf Jean), avec ces barbes dont les moustaches partent de l'extérieur des narines et dont les mèches sont faites de deux lignes sinueuses s'achevant par un 6.

Egalement habituelles sur les statues de kersanton des ateliers de Basse-Bretagne sont ces robes dont une fente pectorale se ferme avec trois boutons ronds en formant une jolie sinuosité.

La robe est serrée par une ceinture, ses plis parallèles s'évasent en un très discret éventail.

Le phylactère, jadis peint du premier article du Credo, ressemble un peu à une étole. Une inscription est sculptée à son extrémité inférieure, mais son relevé est difficile, aussi les auteurs ne l'ont pas mentionnée. Je lis :

V

KYO

HEA

 

Un calice indique que le nom mentionné est celui d'un prêtre.

Le nom du recteur vers 1592 n'est pas connu. Le dernier recteur du XVIe siècle mentionné dans les archives, Alain Jézéquel , est associé à la date de 1561. Une inscription du transept nord mentionne le nom du recteur de 1623, "messire Tournellec, chanoine de Cornouaille"

 

 

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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2. L'apôtre André tenant sa croix en X.

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Il tient la croix en main droite et un livre en main gauche. Au dessus de la robe à deux boutons frontaux, le manteau est porté sur l'épaule gauche et son retour vers la main gauche forme un beau mouvement de plissé. La banderole descend en diagonale oblique vers le bas et la gauche.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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3. L'apôtre Jacques le Majeur.

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Il tient le bourdon en main gauche, mais la partie haute est brisée. La tête est coiffée du chapeau frappé d'une coquille de Saint-Jacques. La banderole du Credo part du poignet droit.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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4. L'apôtre Jean bénissant la coupe de poison. .

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Les rides du lion, et la bouche concave, donnent au saint un visage buté. Les cheveux en coulée de pâte de guimauve sont ici remarquables.

 La main droite bénit, tandis que la main gauche tient la coupe de poison, comme l'indiquent les têtes de serpents ou dragons qui en sortent.

L'éventail des plis du manteau est très élégant, tout comme l'avancée du pied droit.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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L'inscription.

Elle est portée sur un support distinct de la statue.

On y lit :

L~A 1592 L GO

DO LORS F~AB.

 

Soit, en résolvant les abréviations par le tilde des A, LAN 1592 L. GODO LORS FAB[RIQUE]. 

 

On reconnaît bien la formule mentionnant le nom d'un fabricien (ou fabrique), "En l'an 1592, untel étant pour lors fabrique".

Couffon semble avoir  raison de lire plutôt pour la 2ème ligne  PO LORS FAB, mais cela n'aide pas la compréhension du patronyme. À moins qu'il faille lire L'an 1592, L. Go[ff] po[ur] lors fab[ricien]

Le L précédant GO est douteux, il comporte une boucle supérieure.

La base Geneanet ne mentionne aucun GODEAU, forme de GODO, à Brasparts au XVI et XVIIe siècles.

P. Ciréfice suggère  que "ce L. Godo ou Godu, est vraisemblablement une déformation de Goff, prononcé Gô). 
Il pourrait s'agir de Louis Le Goff, né en 1640, fabricien de l'église." . Mais la date de 1592 s'oppose à cette hypothèse.

La base Geneanet  mentionne plusieurs (le) GOFF,  à Brasparts, mais tous, sauf un prénommé Yvon, sont postérieurs à 1600..

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Je mentionne en passant, car tous les indices sont précieux, l'inscription lapidaire, non datée, d'un pan NE du chevet (daté, lui, de 1724),  A : KDEVES / I : LIDOV . FAB, autrement dit "A. Kerdevez et I. Lidou, fabriciens".

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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5. Un apôtre  tenant une lance (à la pointe brisée).

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Le livre est tenu par sa tranche dans la main droite, la ferrure de la reliure étant visible. Dans sa main gauche, l'apôtre tient la hampe d'une lance, dont le fer n'est brisé que partiellement, ce qui nous permet de déterminer l'attribut avec suffisamment de certitude.

La lance est l'attribut de Thomas, et, dans ce cas, la séquence serait conforme au Calendrier des Bergers (Troyes 1531 par exemple).

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Calendrier des Bergers Troyes 1531, droits réservés Gallica BNF.

Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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6. Un apôtre  tenant un  bâton (à l'extrémité brisée).

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Il peut s'agir  de Jacques le Mineur tenant le bâton à foulon, ce qui s'accorde alors au Calendrier des Bergers. L'extrémité brisée du bâton ne permet pas d'en voir la dilatation caractéristique.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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II. LE COTÉ OUEST (À GAUCHE). LES SIX APÔTRES SUIVANTS DU CREDO APOSTOLIQUE.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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7. Un apôtre   tenant une hampe : saint Philippe ?.

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La hampe montait jusqu'à la hauteur du visage de l'apôtre, puisque le point d'ancrage persiste, associé à une boucle de la chevelure. L'hypothèse de voir ici Saint Philippe et sa croix à longue hampe est crédible. Nous continuons alors à suivre l'ordre du Calendrier des Bergers.

 

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Kalendrier et compost des Bergers, 1510. Droits réservés Gallica BNF.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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8. Un apôtre   tenant le pommeau (d'une possible épée, ou d'une hallebarde, massue etc.).

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Saint Jude Thaddée ?

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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9. L'apôtre  Matthieu tenant la balance du percepteur d'impôts.

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Cet attribut n'est pas celui des Calendriers des Bergers. Mais c'est lui qui caractérise saint Matthieu à Primelin, notamment.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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10. L'apôtre  Barthélémy tenant le couteau à dépecer.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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11. L'apôtre Simon tenant la scie de son supplice .

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La scie en long est tenue par la poignée, mais quoiqu'elle soit brisée, ses indentations se reconnaissent plus bas, au niveau de l'éventail des plis.

Malgré la commodité du moyen mnémotechnique Simon/ scie, cet attribut est celui de saint Jude dans plusieurs calendriers.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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12. Un apôtre  tenant l'équerre.

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Si je respecte mon identification de Thomas pour le 5ème apôtre, j'en suis contrarié, puisque je ne peux plus faire jouer ici le moyen mnémotechnique Thomas = T = équerre.

Certains Calendriers des Bergers montrent saint Philippe portant une croix réduite à la forme d'une équerre, mais il en tient la branche sur l'épaule. Ce ne peut être ici Philippe, qui occupe la place n°6.

L'apôtre qui termine le Credo est, en règle saint Matthias. Mais l'ordre primitif a-t-il été conservé ?

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

 

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Au centre au dessus de la porte : le Christ Sauveur.

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La plupart des porches du Finistère comportant des séries d'apôtres du XVIe et XVIIe siècle sont centrés, au dessus de la porte, par un Christ Sauveur.

Et régulièrement, sa statue, étant la plus haut placée et la plus à l'ombre, est la plus difficile à photographier.

Le caractère très élancé de la statue, déjà noté pour les apôtres, se retrouve ici, avec un canon 1/7 pour la proportion de la tête.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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LA FRISE DES CULOTS FIGURÉS.

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I. LE COTÉ EST (À DROITE).

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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1. Masque humain crachant des feuillages.

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L'homme aux cheveux courts possède un menton bilobé. Les feuilles sont larges et découpés comme celles d'acanthe.

 

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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2. Homme en buste entre deux animaux.

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L'homme est coiffé et vêtu comme un jeune seigneur, il porte un pourpoint aux épais plis, à trois boutons ronds. Les animaux ressemblent vaguement à des chiens, ils approchent leur gueule du cou de l'homme, et posent leurs pattes sur ses bras et son ventre, peut-être en le menaçant de le dévorer, ou en signe d'affection.

Il faut le rapprocher d'un personnage identique, et qui sert également de culot, sous les pieds de saint Herbot, au porche ouest (1516) de la chapelle Saint-Herbot de Plonévez-du-Faou. Dans les deux cas, on peut hésiter entre des chiens et des lièvres, entre une agression, et une scène de chasse.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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2. Démone tenant la pomme de la Tentation.

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Elle a toutes les caractéristiques des Démones de Basse-Bretagne recensées par Louis Le Thomas, Hiroko Amemiya et moi-même. Sa queue céphalisée donne à voir une version masculine de sa nature démoniaque. Voir :

L'enclos paroissial de Brasparts. I. La Démone tentatrice du porche sud.

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Il est curieux de constater qu'une femme-serpent est sculptée à droite du porche ouest de Saint-Herbot, à proximité du groupe de l'homme entouré de deux chiens, qui a inspiré le culot précédent.

porche ouest (1516) de la chapelle Saint-Herbot de Plonévez-du-Faou.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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4. Homme portant les mains à la bouche .

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On peut y voir un homme en train de vomir, figure habituelle du vice de l'Intempérance ou goinfrerie. Je pense aux gargouilles, crossettes ou pièces de sablières rencontres ici ou là, et, sous la forme de culot, mais par un autre motif, à cet exemple   rencontrée à la chapelle de La Magdeleine de Briec-sur-Odet.

La chevelure de cet homme est courte comme celle du culot n°1, et nous distinguons son pourpoint, à manches plissées et au bouton devant le ventre.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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5. Deux hommes se caressant la barbe.

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Le motif de l'homme, souvent âgé, se caressant la barbe est toujours une figure du vice, pour ne pas dire de la lubricité. On le retrouve sur les modillons romans, et fréquemment en sculpture des églises et chapelles bretonnes du XVIe siècle : mon blog en a signalé souvent les exemples.

Ce qui est singulier ici est ce groupement par deux. Ce sont apparemment deux hommes, la tête encapuchonnée (moines ???), et seule la barbe du personnage de gauche est méchée.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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I. LE COTÉ OUEST (À GAUCHE).

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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De la droite (coté porte) vers la gauche (coté sortie).

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8. Feuille d'acanthe.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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9. Ange coiffé d'une plume, portant un écu muet.

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C'est bien un ange, imberbe et jeune, vêtu d'une tunique plissée à la stricte encolure, les ailes écartées; et tenant un écu. Mais je m'explique mal cette plume, qui serait mieux assortie à un bonnet de seigneur, mais dont la présence sur cette tête angélique est pourtant incontestable.

Les grands yeux en amande confirment que cette frise est de la même main que les statues des apôtres, bien que le matériau ne soit plus du kersanton, mais du granite.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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10. Feuillage .

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11. Masque d'homme .

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L'étage supérieur du visage est large, l'étage inférieur très étroit, et le menton est rond.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.
Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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12. Vase à godrons .

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13. Vase  à motifs géométriques .

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14. Vase  à godrons .

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC LA CHAPELLE SAINT-TUGEN DE PRIMELIN. I. LES APÔTRES.

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L'attribution des statues de la chapelle Saint-Tugen est clairement affirmée par Emmanuelle Le Seac'h. Nous trouvons là-bas quatre statues des évangélistes à leur pupitre.

Nous y retrouvons la même chevelure dont les épaisses mèches, comme sorties d'une douille indentée de pâtissier, forment des crans horizontaux. Nous retrouvons la moustache et la barbe également peignée en épais spaghettis. Le manteau qui ne recouvre que la partie extérieure de la robe, et sur celle-ci, les boutons ronds faufilés sur la ligne sinueuse de la boutonnière.

Sur le Maître de Plougastel, voir  encore :

 

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Le Maître de Plougastel (1570-1621).

Ce sculpteur, et son atelier probablement installé à Landerneau sont responsables d'œuvres en kersanton dans une cinquantaine de paroisses, essentiellement situées en Léon au nord de l'Élorn, mais aussi à Plougastel où il réalisa entre autres en 1602-1604 le calvaire monumental qui lui donne son nom, et en Cornouaille à Confort-Meilars et Saint-Tugen de Primelin (voir les articles supra), à Plogoff et Tréguennec.

Il intervient après l'atelier des Prigent (1527-1577) et avant celui de Roland-Doré (1618-1663), également sculpteurs de kersanton à Landerneau.

Il a travaillé pour 4 croix et 24 petits calvaires dont six sont complets, à la chapelle Christ de Guimaëc, pour le calvaire de Corran à Plougasnou en 1594 , à la chapelle Saint-Trémeur de Plougastel en 1600,  à la chapelle de Locmazé au Drennec et enfin au cimetière de Gouesnou. Il est également l'auteur des statues géminées (mais non du Christ) des calvaires de la chapelle Saint-Adrien et de la chapelle Sainte Christine de Plougastel.

"Le style du Maître de Plougastel, dans sa maturité [après 1602] se caractérise par une certaine rigueur et un hiératisme prononcé, visible dans la gestuelle des personnages et les plis des vêtements. La rondeur des traits imprimés aux visages donne aux sculptures une quiétude magnifiée proche de l'ataraxie de pierre." Postérieures aux guerres de la Ligue (1589-1598 et à la peste de 1598 (Plougastel), les créations majeures du Maître de Plougastel ont pu être marquées par les atrocités et la souffrance physiques qu'il a dû voir autour de lui et qui imprègnent son œuvre d'une note d'intériorité froide." (Le Seac'h 2014) 

 

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Saint Matthieu (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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À Saint-Tugen, six apôtres du Credo apostolique sont placés à l'extérieur du porche, sur le fronton, en dessous du saint patron. Les six autres sont placés de part et d'autre du porche. Les phylactères en sont étroits comme à Brasparts. 

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Saint Pierre tient, à Saint-Tugen, sa clef abaissée, et son livre ouvert. Mais le visage, la chevelure au toupet, et les autres détails sont très proches.

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L'apôtre Pierre, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

 

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Le  Saint André de Saint-Tugen conforte également mon hypothèse d'un atelier semblable à celui de Brasparts.

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L'apôtre André, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Saint Jean porte les mêmes attributs à Saint-Tugen et à Brasparts, dans une facture identique.

 

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L'Apôtre Jean, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Saint Jacques le Majeur est plus intéressant à Saint-Tugen, et se remarque à une pèlerine à boutons et un baudrier à coquille.  Cela incite à être dubitatif sur la statue homologue de Brasparts, qui mériterait un nouvel examen plus attentif.

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L'apôtre Jacques le Majeur, Apôtres (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe) du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

 

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L'un des apôtres de Saint-Tugen, identifié comme Matthias, porte ce qui ressemble à une lance ; le fer en est intact, la hampe est brisée entre celui-ci et la main. On comparera l'image avec celle de l'apôtre n°5  ("Thomas") de Brasparts.

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Saint Matthias (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Celui que j'ai identifié ici comme Jacques le Mineur, en position n°6, trouve son équivalent à Saint-Tugen à l'intérieur du porche, coté gauche. Le bâton à foulon ne descend pas jusqu'à terre, mais s'achève par sa dilatation en crosse à hauteur du genou.

Remarquez le pli qui se divise en triangle au dessus du pied droit, comme à Brasparts pour les n° 5 et 6.

 

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L'apôtre Jacques le Mineur, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe) du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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À Saint-Tugen, Jude tient une épée, qui est bien conservée, et conforte mon hypothèse pour le n° 8 de Brasparts.

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L'Apôtre Jude, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Matthieu , notre n°9, porte à Saint-Tugen  la même balance de collecteur d'impôt, mais elle est brisée, et portée plus bas.

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L'Apôtre Matthieu, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Barthélémy tient en main gauche le même couteau à dépecer, et porte son livre sous l'aisselle gauche.

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L'Apôtre Barthélémy, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Simon notre n° 11 (ou du moins l'apôtre titulaire de la scie) se trouve à Saint-Tugen à l'intérieur du porche.

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L'Apôtre Simon, (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe), chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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Le dernier de notre série, celui qui porte en n°12 l'équerre , peut se retrouver à Saint-Tugen, sous le porche du coté gauche. Son équerre est brisée mais probable.

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L'apôtre [Thomas?] (kersanton, Maître de Plougastel, début XVIIe) du porche intérieur de la chapelle Saint-Tugen en Primelin. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC DEUX APÔTRES DU PORCHE DE GUIMILIAU, PIERRE ET JEAN.

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l'apôtre Jean (kersanton, 1606, Maître de Plougastel) du porche de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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l'apôtre Jean (kersanton, 1606, Maître de Plougastel) du porche de Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC LES 13 APÔTRES DE LA FAÇADE DE CONFORT-MEILARS.

Cette attribution est faite par E. Le Seac'h.

Les navires sculptés (leucogranite, v. 1528) de la façade occidentale de l'église de Confort-Meilars. Son inscription. Ses 13 statues d'apôtres en kersanton (Maître de Plougastel, v.1588-1602).

 

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC UN APÔTRE DE LA FAÇADE OUEST DE PLOGOFF.

Cette attribution est faite par E. Le Seac'h.

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Église Saint-Collodan de Plogoff. Photographie lavieb-aile mars 2020.

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L'ATTRIBUTION AU MAÎTRE DE PLOUGASTEL. COMPARAISON AVEC LA CHAPELLE SAINT-TUGEN DE PRIMELIN. II. LES SUPPORTS.

 

Si ces supports ne sont pas disposés en frise sous le porche, mais sous les niches extérieures, ils mériteraient d'être inventoriés et comparés à ceux de Brasparts. Je ne donne que deux exemples.

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ANNEXE.

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René Couffon, L'Architecture classique au pays de Léon. Résumé.

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Le style gothique jusqu'en 1550.

 

L'atelier de l'Elorn (Atelier Prigent à Landerneau, 1527-1577) spécialisé dans les porches en kersanton et issu de l'atelier du Folgoët, a réalisé des porches gothiques dans le Léon ou plus largement la vallée de l'Elorn voire le bassin de la Rade de Brest, à La Martyre, Sizun, Lampaul, Rumengol, L'Hôpital-Camfrout, Pencran, Landivisiau, Daoulas, La Roche-Maurice, Bodilis, Pleudaniel, Landerneau, Le Faou, Saint-Divy, et Guipavas. Mais des éléments Renaissance y sont introduits, principalement dans le décor d'ornementation plutôt que dans l'architecture, de manière  suffisamment précoce par rapport à l'Île de France et la vallée de la Loire pour qu'on puisse, une fois encore, rompre le cou au cliché d'une Basse-Bretagne inculturée et retardataire. Voici la liste qu'en propose René Couffon :

— Goulven portes géminées de 1505

Sizun 1514 (nous nous écartons un peu de la vallée de l'Elorn...)

Pleudaniel

Lampaul-Guimiliau 1533 (mais élément Renaissance : niche du fronton à dais à coquille, et arcature formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade. Bénitier à cuve à godron du trumeau. Dais au dessus de la statue de saint Pierre).

Pencran sud :1553. Voussure du porche décoré de scènes bibliques. Renaissance : dais au dessus des apôtres.

Rumengol, niche des contrefort : dais à coquilles.

Rumengol, porche ouest : arabesques Renaissance de l'accolade. Spirales des pinacles.

 Hôpital-Camfrout, façade : niche des contrefort : dais à coquilles.

Roscoff ouest

Brasparts ouest : 1551

Daoulas : 1556. élément Renaissance : le dessus des portes géminées est formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade

Landivisiau 1554-1563. Voussure du porche décoré de scènes bibliques. Renaissance : le dessus des portes géminées est formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade. Le bénitier à godrons surmonté d'un dais Renaissance ; dais de certaines niches des apôtres.

La Roche-Maurice porche sud 1559 : Renaissance : le dessus des portes géminées est formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade.

 

La Martyre : 1560

Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec 1561

Trémaouézan

Bodilis porte intérieure :1570 :le dessus des portes géminées est formée de rubans plats relevés à leur extrémité en accolade.

Le Faou 1593-1613

Saint-Divy Guipavas : 1563. Gothique et Renaissance (galons, torsades et Masques des culs-de-lampe supportant les apôtres. Carte n°32.

Landerneau , Saint-Houardon vers 1585 : rubans plats relevés à leur extrémité en accolade.

Sizun, porte vers 1585 : rubans plats relevés à leur extrémité en accolade.

 

Note : les rubans plats relevés à leur extrémité en accolade , typiquement Renaissance, sont inspirés de ceux de l' arc de triomphe de l'hôpital Saint-Jacques à Paris par Jean Goujon, élevé en 1549, et portes de la chapelle d'Anet par Philibert de l'Orme, sculptées par Sibec de Carpi.

 

 

Le virage Renaissance après 1588. Introduction de l'art classique. L'atelier de Kerjean.

Tandis que, comme nous l'avons vu,  dans le troisième quart du XVIe siècle, l'atelier de l'Elorn [Prigent] continuait inlassablement les mêmes porches gothiques pour des fabriques traditionnalistes, dans le nord du Léon, un autre atelier [atelier du château de Kerjean], sous l'impulsion de riches prélats, et de quelques grands seigneurs humanistes, édifiait plusieurs monuments d'un décor entièrement nouveau dans cette région.

Ce style s'est introduit déjà en Bretagne sous l'influence de la famille de Goulaine à  Champeau,  à Ploubezre (chapelle de Kerfons) en 1559 et au château de Maillé vers 1550.

Le château de Kerjean reçut son ornementation classique à partir de 1571 (mariage de Louis Barbier et Jeanne de Gouzillon). La porte du manoir de Trébodennic en Ploudaniel, datée de 1584, relève également  de ce style.

 

Dans l'architecture religieuse en Finistère, après  les façades des porches éliminent délibérément  le gothique. Ils introduisent les niches à coquilles ; les volutes accusées ; un couronnement comprenant une lourde table d'attente formant attique, épaulée de volutes en S et surmontées d'une coquille (Lanhouarneau) ; des Termes et supports anthropomorphes (cariatides) ; et une large clef en claveau.

L'exemple le plus précoce est celui de l'église de Lanhouarneau en 1582 : le porche ne renferme plus aucun élément gothique, mais est structuré par deux colonnes françaises inventées par Philibert de l'Orme pour Villers-Cotteret. On y trouvait l'écu mi-parti Maillé et Carman.

Voici à  nouveau la liste relevé par René Couffon :

— Notre-Dame-de-Berven en Plouzévédé (après 1573) : couronnement par dôme et lanternons, repris également à Roscoff.

Pleyben, porche de 1588 (mais les sculptures sont de l'atelier Prigent) à tour-clocher. 1599-1610.

Saint-Thégonnec. Tour-clocher

Lampaul-Ploudalmézeau : 1611-1622 : tour-clocher

Bodilis porche extérieur, 1601. Importante frise de supports des statues des apôtres, et successions de termes et cariatides.

 Guilers, 1601, porche

Saint-Houardon Landerneau 1604, porche sud

Guimiliau, 1606-1617. Mais reprise de la tradition des voussures de l'archivolte extérieure ornées de scènes bibliques, anges et saints personnages comme à Pencran et Landivisiau.

Plougourvest, porche sud de 1616

Ossuaire de La Martyre : 1619

Dinéault

Quimerch, 1621 (porche transporté dans la chapelle du cimetière)

Gouesnou 1640-1642.

Commana : 1645-1650

Loperhet 1645 (détruit)

Locmélar 1664

Ploudiry, inachevé, avec reprise de la tradition des voussures de l'archivolte extérieure ornées de scènes bibliques, anges et saints personnages comme à Pencran ,Landivisiau, et Guimiliau.

Beuzec-Cap-Sizun vers 1670.

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D'autres porches sont  d'inspiration classique mais sont dépourvus de colonnes françaises :

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Brasparts  porche sud, 1589-1592. Niches à coquilles.

Lopérec : 1586

Saint-Thomas de Landerneau : 1607

Plouédern : 1609

Le Tréhou : 1610

Plougourvest : 1619

Guiclan : 1619.

Plouvorn : vers 1660

Pleyber-Christ : 1663

Plabennec : 1674

Plounéventer : 1679

 

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La carte dressée par Couffon des porches Renaissance du Léon et Nord Cornouaille. 

Rond plein noir = porches gothiques à éléments Renaissance

Rond noir et blanc  = porches classiques sans colonnes françaises (Brasparts = n°42)

Rond  blanc  = porches classiques avec colonnes françaises.

Rond coché d'une croix = porche détruit, avec colonnes françaises.

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Les sculptures (1589-1592) du porche de l'église de Brasparts : Apôtres, Christ Sauveur et la frise des supports figurés.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, ABGRALL, " Brasparts." Notices des paroisses du diocèse de Quimper et de Léon. Dans : Bulletin de la commission diocésaine d´architecture et d´archéologie, vol. I, 1904, p. 269-310. 


https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/a9bcd85954569ead5bea76e10871c65e.pdf

— BRETANIA 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/enclos-paroissial-et-eglise-notre-dame-et-saint-tugen-brasparts/1a009404-b5ab-4141-aedd-1f76c635168e

—CIRÉFICE (Patrice), Forum de Brasparts, 

https://ville-brasparts.forum-actif.net/t1497-le-porche-de-l-eglise-de-brasparts

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  "Brasparts", Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/2508776b54549a17f3c01de1b578a15c.pdf

 

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Brasparts, in  Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles , Quimper : Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/BRASPART.pdf

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/BRASPART.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

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—MOREAU (Henri), photographie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Brasparts_12_Porche_de_l%27%C3%A9glise_Saint-TugenLes_six_autres_ap%C3%B4tres.JPG

— WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame-et-Saint-Tugen_de_Brasparts

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27 août 2021 5 27 /08 /août /2021 08:12

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. IX. Le calvaire (granite et kersantite, Maître de Guimiliau) de 1575.

 

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Voir sur la chapelle de Saint-Herbot :

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PRÉSENTATION.

Ce calvaire a été érigé sur le placître au sud de la chapelle lors du gouvernement de Mathieu Cravec, qui fut prêtre-gouverneur de la fabrique de Saint-Herbot de 1575 à 1595, comme en témoigne l'inscription portée sur le pourtour de la base octogonale, en débutant la lecture par le coté nord tourné vers l'église :

CEST CROIX FVT FAICTE N LAN 1575 M[AISTRE] MATHIEV CRAVEC PG [PRETRE GOVVERNEVR] … XXV. (relevé par Castel et Ducouret).

Les dernières lettres sont lues (atlas) NHMNVIXXV, mais restent incomprises.

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Il a été décrit par René Couffon en 1953, par Yves-Pascal Castel en 1980, par Jean-Jacques Rioult en 2009, et enfin par Emmanuelle Le Seac'h en 2014. Cette auteure consacre deux pages entières à sa description, et en attribue la réalisation à l'atelier du Maître de Guimiliau, lequel exécuta ensuite le grand calvaire de Guimiliau entre 1581 et 1588.

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Stylistique.

Le style du Maître de Guimiliau est ici à ses début ; il donne à ses personnages des yeux globuleux, plus ou moins en amande, avec un double contour formant les paupières inférieures qui  disparaitra à Guimiliau, mais qui sera repris par l'émule du Maître vers 1589. Ces yeux de batracien disgracieux ressemblent parfois à des olives dénoyautées, parfois à des pruneaux fendus.

Les visages et les attitudes frisent la caricature et même les personnages sacrés ne brillent pas par leur beauté, car les traits sont grossiers, les nez tous identiques sont d'épaisses pyramides, le tiers médian du visage est élargi par des pommettes accentuées. Si aucun des saints personnages n'est gracieux, les diables sont carrément horribles avec des traits vultueux et gonflés de bourrelets et des rictus ad hoc.

Une autre caractéristique est l'allure longiligne excessive de Marie et de Jean au calvaire, ou des larrons, ou du visage du Christ en croix.

Bien que les décors de la Seconde Renaissance, très présents sur la clôture de chœur pourtant contemporaine (vers 1570-1580), soit absents, (et que la truculence des diableries relève plutôt de la tradition médiévale), le contexte contemporain, celui de la transition Charles IX/Henri III, s'affirme par les crevés des  culottes des larrons, dont la braguette est accentuée. Mais cet indice est faible, alors qu'il s'exprime largement sur le calvaire de Guimiliau dans la tenue et les chapeaux des soldats et bourreaux, ici absents.

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Composition et thématique.

Si on examine la seule face principale, ce sont vingt personnages qui se présentent, rendant l'analyse de la composition laborieuse.

L'habituel croisillon est remplacé par une plateforme à quatre consoles, supportant les gibets sur ses côtés, et Marie et Jean en son centre. Cette plateforme délimite deux étages.

Sur l'étage supérieur, et principal, il faut d'abord isoler la Croix portant le Christ entourée de Marie et de Jean, des deux gibets où sont liés les larrons. Puis on repère les cinq anges autour  du Christ, quatre recueillant le sang des plaies des mains et des pieds, et un voletant et priant au dessus du titulus INRI.

À l'étage inférieur, le Christ ressuscité, assis sur un arc-en-ciel, les pieds sur le globe du Monde,  écarte les bras, entouré par deux anges qui le vénèrent : c'est le Christ du Jugement dernier, qui figurait aussi sur les calvaires de Châteaulin et d'Argol au XVe siècle.

Enfin,  les consoles sont supportées par trois anges, et un diable sous la console du Mauvais Larron.

L'association d'un Calvaire en haut et d'un Jugement dernier ou Parousie en bas forme un discours théologique sur la Rédemption, et ce discours serait, selon les auteurs, renforcé par le seul personnage qui n'a pas encore été décrit, l'homme presque nu (il porte un pagne) placé sur l'axe vertical reliant ces deux scènes, entre les anges hématophores : il représenterait l'humanité sauvée, ou un "Adam régénéré" (Castel). Mais ne peut-on y voir un Christ aux liens (très habituel sur les calvaires) , un Christ à la colonne attaché contre le fût ?

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La face tournée vers l'est associe de haut en bas saint Herbot, patron de la chapelle et protecteur des bêtes à corne, puis une Déploration à quatre personnages (alias "vierge de Pitié" voire Pietà chez nombre d'auteurs), puis Véronique portant le voile.

Il nous reste à reprendre, compléter et illustrer cela.

 

 

 

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Le visiteur aborde le calvaire par le sud-ouest, derrière l'enceinte du placître, munie de ses échaliers. Deux clichés anciens de F. Dagorn ici :

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319662900657v/7e83a5ac-42a9-4f21-bde4-76d5d675fc6b

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319662900655v/1382a3b5-1e1d-460e-beb6-0845f0a207d1

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Le calvaire (granite et kersantite, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (granite et kersantite, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Cette vue qui nous accueille permet de constater que deux colonnes sont placées entre la croix et les gibets. Ils servent de supports aux deux anges qui recueillent le sang du Christ. Ce détail n'est plus visible quand nous nous trouverons de face, mais nous le remarquerons encore sur la vue orientale.

Dans des calvaires antérieurs (ceux des Prigent), beaucoup d'anges hématophores (portant les calices) sont placés en diagonale entre le fût et les bras, parfois par scellement. L'utilisation de ces colonnes est parfaitement originale, et montre comment ce "Maître de Guimiliau" se démarque des autres ateliers, landernéens notamment, avec  liberté et créativité.

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L'autre détail qui se remarque bien dans cette vue de trois-quarts, c'est le losange des deux anges supérieurs, qui volent mains jointes avec leurs ailes en faux très acérée. 

En effet, ces anges se livrent à un exercice de voltige puisque leurs pieds reposent sur une sphère tandis que la pointe de chacune de leurs ailes y maintient une tête humaine moustachue. Il faudrait savoir comprendre le message que ce logo nous adresse.

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Remarquez aussi la croix écotée, soulignant que la croix du Rédempteur est un arbre, avec toute la symbolique chrétienne que les Pères de l'Église et sainte Hélène ont su développer. Et l'extrémité savamment feuillagée de la traverse (les "fleurons") peuvent participer de la même mystique de l'Arbre.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA FACE OCCIDENTALE. 

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Nous voici à pied d'œuvre, tentant de dévider le fil conducteur.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Crucifié.

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Sur le corps longiligne du  Christ, le pagne est animé d'un mouvement de plis tourbillonnant qui crée une sorte de vortex central, renforcé par le tracé dynamique des côtes thoraciques et des échelons du sternum, des lignes de la musculature étirée des bras, de la torsion des pieds et, bien-sûr, du dessin du visage.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le goût du sculpteur pour la "ligne claire" du graphisme, au détriment de la vraisemblance et de l'effet de réel, s'affirme dans son rendu de la moustache et de la barbe sous forme de lignes rayonnantes achevées par des petites boucles. 

Cela m'a évoqué, mais je ne suis pas docteur, l'art roman, dans ses sculptures mais aussi dans ses vitraux  où la grisaille est "enlevée" du bout du pinceau avec un sens maitrisé du contraste.

Et finalement, malgré les yeux de crapaud et le gros nez pataud, j'ai fini par ressentir la spiritualité qui se dégageait de ce visage ; ce qui devait être après tout le but de l'artiste.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les anges tenant les calices.

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L'ange "hématophore" (mais oui, j'aime le charme désuet des vocabulaires spécialisés) placé à la droite du Christ tient deux calices, l'un recueillant le sang de la paume et l'autre celui du flanc droit. 

Son collègue n'a bien-sûr qu'un seul calice, sous la paume gauche. Du coup, il place la main droite sur la poitrine, comme tout servant d'autel ou acolyte lors de l'Eucharistie. Les anges portent la tenue de ces enfants de chœur, avec la tunique plissée et bouffant sous l'effet du cordon, et l'amict, ou col formant plusieurs plis circulaires. Et on pourrait presque dire que les cheveux bouclés sur le côté et le front dégagé par la raie médiane fait partie, du moins dans l'iconographie, de cette tenue d'enfants sages.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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La Vierge au calvaire.

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Elle est voilée et porte la guimpe, un manteau et une robe (serrée par une ceinture) qui descend jusqu'aux pieds. Ses mains sont croisées devant la poitrine.

Tout cela est très habituel. Mais ce qui l'est moins, c'est le corps longiligne, et les mouvements des pans du manteau en vagues de volutes s'imitant en miroir. 

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Jean au calvaire.

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La tête semble refaite. Jean tient son livre (évangile), et sa main droite est posée sur la poitrine. Mêmes remarques que pour la Vierge.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Bon Larron.

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Il a presque la tête du Christ, sauf les égards qu'on doit au Sauveur. Mais les épaisses arcades sourcilières, les pommettes qui tombent en bajoues et n'ont plus rien d'une pomme, les plis naso-géniens profonds comme des ornières nous le rappellent : bon, certes, mais néanmoins larron.

Il porte la culotte à crevés et à rabat triangulaire faisant office de braguette, qu'on trouve chez nous sur les calvaires et les Crucifixions des maîtresse-vitres du XVIe siècle. Ses bras sont liés en arrière sur la traverse en T du gibet, mais ses deux pieds sont libres, comme le confirmera la vue de la face orientale. Les jambes ne sont pas brisées.

Encore un point par lequel on s'écarte de l'iconographie en vigueur : ses yeux sont baissés, et il ne regarde pas le Christ. Mais n'a-t-il pas un bon sourire ? 

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Mauvais Larron.

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Il détourne franchement la tête, et tire la langue comme un vilain. Ses bras sont liés, mais aussi sa jambe gauche, et un diablotin plus hideux encore que lui est à genoux et le tire par cette corde vers les Enfers. Une petite tête apparaît entre les cuisses de ce diable : l'une de ses victimes ? Nous allons voir qu'il s'agit, hélas, de son sexe lubrique.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Démon.

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Sous la console de ce méchant Larron, le Diable aux ailes de chiroptère fait tout pour nous effrayer et se croit sur un Train fantôme : il a les deux cornes vrillées, les deux oreilles pointues, le visage balafré et vultueux,  la langue protruse, il est nu comme un ver, mais un ver laid et velu, son sexe est céphalisé comme celui du diablotin précédent, et il porte sur les épaules les fourches  destinées à se saisir des Damnés. Tremblez, mortels !

E. Le Seac'h fait remarquer que "sur ses yeux ronds ont été rajoutés de petites prunelles, l'une en forme de losange et l'autre cylindrique".

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le Christ aux liens et les anges hématophores.

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Le Christ aux liens : je choisis cette interprétation car rien ne saurait justifier qu'Adam, ou l'Humain, soit en pagne les bras dans le dos. Il résume métonymiquement la Passion. C'est donc en toute logique que les anges placent sur sa tête le calice de son Sacrifice.

 

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le registre inférieur : la Parousie.

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J'en rappelle la description : le Christ bras écartés montrant ses stigmates est assis sur l'arc-en-ciel, les pieds posés sur la sphère du Monde tandis que deux anges de profil le vénèrent, jambes à demi-fléchies.

Voir :

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA FACE ORIENTALE. 

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Au sommet, l'ange descendant en piqué sur terre a les mains écartées (et non jointes comme l'ange occidental).

 

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Herbot.

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Saint Herbot est représenté en ermite à longue barbe soigneusement peignée, tenant le bâton ou bourdon, et désignant de deux doigts  un livre ouvert. Il porte la cuculle et un camail au dessus de la bure. Ce sont les caractéristiques des cinq autres statues du saint patron, sur les porches sud et ouest, sur la tribune du coté nef et du coté chœur, et sur le "gisant" du chœur.

Mais là encore, le corps exagérément long et les flots tumultueux des plis signent le style de l'artiste.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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La Déploration à quatre personnages.

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Alors que les calvaires bretons non monumentaux comportent souvent une Vierge de Pitié (deux personnages, la Vierge et le Christ) au centre du croisillon, les calvaires de  taille et de composition plus importantes incluant de nombreux personnages dans une disposition plus théâtrale proposent plutôt au spectateur une Déploration, à quatre personnages ou d'avantage. Déjà à Tronoën vers 1470 le sculpteur accompagne la Vierge de deux anges de tendresse à ses cotés. Cela se comprend parfaitement sur le plan spatial. Ce blog ne propose qu'une recension bien incomplète de ces Déplorations des grands calvaires et ne pose cette idée que comme hypothèse. À Guimiliau, le Maître a choisi de faire figurer une Mise au Tombeau à neuf personnages, comme les Prigent l'ont fait à Pleyben (1555) et à Plougonven (1554) puis le Maître de Plougastel sur son calvaire de 1602-1604. Les Déplorations se placent donc, par leur volume spatial et leur nombre de personnages, entre les Vierges de pitié des calvaires à croisillons, et les Mises au Tombeau des 7 calvaires monumentaux.

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Voir :
 

 

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Une fois de plus, le corps du Christ est tout en longueur, contrastant avec la faible hauteur donnée à la Vierge agenouillée.

Le Christ, au lieu de former une ligne brisée comme sur de nombreuses œuvres, s'aligne sur une horizontale qui n'est qu'atténuée par l'inclinaison de la tête et la flexion des genoux. Les bras sont allongés le long du corps. Nous retrouvons l'intérêt du sculpteur pour le graphisme dans les lignes parallèles de la barbe, le rendu de la musculature des bras et dans le "vortex" du pagne. La barbe convexe est identique à celle de saint Herbot.

La tête est soutenue (à peine) par saint Jean, le tronc et la main gauche par la Vierge, et les pieds s'appuient sur les genoux de Marie-Madeleine.

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La Vierge est agenouillée, ou semble plutôt assise sur ses talons tant son corps est ramassé. Les genoux enveloppés par le manteau prêtent à confusion, et E. Le Seac'h y a vu la forme d'un petit animal "peut-être un chien léchant la main de Jésus".

Son voile dessine des plis géométriques au dessus de son front, et la guimpe rayonne en plis tuyautés comme une fraise. Le sculpteur ne fait aucune concession à ses marques de fabrique et reprend pour elle les yeux en boule et le nez en poire de manière presque accentuée.

L'ensemble n'est pas en ronde-bosse, mais pour ses deux-tiers, en relief sur un fond rectangulaire.

Saint Jean, à gauche, essuie de son mouchoir ses larmes : voici l'évolution du thème des larmes bien visible des calvaires de l'atelier Prigent  un demi-siècle auparavant. Mais les trois boutons passant à travers des languettes est dans la tradition des ateliers landernéens, même si le sculpteur s'attache à accentuer les traits de tension de l'étoffe pour dynamiser son dessin.

Sainte Marie-Madeleine tient son flacon d'aromates dont elle couvre le couvercle ; c'est un pot à pharmacie creusé de godrons.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Le registre inférieur : sainte Véronique et son voile. Les anges portant les instruments de la Passion.

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Alors que le calvaire de Guimiliau comporte une magnifique statue de Sainte Véronique, nous n'avons ici qu'un bas-relief assez pâle, même si ma photo ne lui rend pas service.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ange présentant la couronne d'épines.

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Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Le calvaire (kersanton, Maître de Guimiliau, 1575) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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 — CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère. Calvaire n° 1641.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/plonevez_du_faou.html

"Plonévez-du-Faou n°1641. Saint-Herbot no 1, granite et kersantite,  7 mètres de haut. 1575. Trois degrés de plan octogonal. Socle carré d’arcatures en plein cintre: CESTE CROIX FVT FAICT EN L AN 1575 M. MATHIEV. CRAVEC PG (prêtre gouverneur) N H MNVIXXV (?). Fût à écots. Croisillon de plan complexe orné, anges, démons, Christ de l’Apocalypse avec les élus. Gibets des larrons, ange et démon aux pieds, statues: Vierge, Jean. Croix centrale fleuronnée, crucifix, anges au calice, ceux du pied posant leur coupe sur la tête de l’Adam régénéré, les autres, juchés sur des colonnes. Au sommet, anges adossés, les pointes de leurs ailes mordues par des masques. Au revers, Vierge de Pitié. Le programme iconographique établi sur la théologie de la Rédemption s’allie avec la liberté d’expression que s’accorde le sculpteur, jusqu’au seuil d’une dérision transfigurée en hiératisme." [YPC 1980]

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

 

— CASTEL (Yves-Pascal), NOVELO, 1967, Notice site POP.culture.gouv. et dossier IA00005155 de l'Inventaire.

Remarque : les notices mélangent les photos et les données sur le calvaire de Saint-Herbot avec celui du cimetière de Plonévez-du-Faou (atlas n°1682), daté de 1552.

 

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00005155

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-saint-herbot-plonevez-du-faou/e902bb3d-7d28-468a-a8ec-0fbf9fbe8159

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005155_01.pdf

 

— CHAUSSEPIED (Charles),1914, Notice sur la chapelle de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou,  Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. XLI pages 128-139

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207714b/f191.image

— COUFFON (René), 1953,  L'église de Saint-Herbot. In: Bulletin Monumental, tome 111, n°1, année 1953. pp. 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

"Croix-calvaire. — Sur la place de l'église se dresse l'une des plus intéressantes croix-calvaires du Finistère ; elle est datée de 1571. Un massif à trois gradins orné d'une plinthe bien moulurée sert de support au fût monolithe en granit figurant un tronc écoté. La base du fût est ornée de deux séries de niches superposées, sans doute destinées à recevoir les statues des apôtres, et son sommet porte une élégante  console formant nœud et décorée, sur sa face principale, du Christ-Juge en bas-relief et, au revers, du voile de la Véronique entouré d'angelots. De cette console émergent les trois croix du Sauveur et des deux larrons, ainsi que deux petites colonnettes intermédiaires servant de socles à la sainte Vierge et à saint Jean l'Évangéliste. Des angelots recueillent le sang du Sauveur et entourent la croix du bon larron, tandis que des démons veillent sur celle du mauvais. Au revers de la croix se trouve, suivant l'usage, la statue du saint patron, saint Herbot ; elle surmonte ici une Pieta encadrée de deux angelots."

 

 

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

 

LECLERC ( Guy), 1973  "l'église de Saint-Herbot", L'écho de Saint-Louis Châteaulin. Bulletin de l'école secondaire privée Saint-Louis. Cité par Le Seac'h, non consulté.

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle, PUR éditions. pages 275-277et 367.

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— PÉRENNÈS (Henri), 1942, Monographie de la paroisse de Plonévez-du-Faou. Imprimerie bretonne (Rennes) 55 p.: ill.; 21 cm.  Pérennès Henri, “Plonévez-du-Faou : monographie de la paroisse,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 19 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9799.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd492284b708d27c6305fbdba8d5639a.pdf

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 207. 

"À la même époque fut érigée, dans l'enclos d'un placitre sud de la chapelle, une étonnante croix formant calvaire qui porte la date de 1575. Au sommet du fût écoté, en granit, la scène du calvaire sculptée en kersantite rassemble sans lourdeur vingt statues sur une plate-forme monolithique évidée dans ses angles et qui semble soutenue par des anges tenant les emblèmes de la Passion. Au revers de la croix, la représentation de saint Herbot au dessus d'une Vierge de Pitié rappelle une disposition fréquente sur les anciennes croix de procession."

 

 

— WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Calvaires Renaissance Kersanton
22 août 2021 7 22 /08 /août /2021 21:59

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. VIIId. La clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) vue de l'intérieur.

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Cet article appartient à plusieurs séries.

1°) Série sur Plonévez-du-Faou  :

Sur cette clôture :

 

Sur la chapelle :

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2°) Série sur les jubés et clôtures de chœur de Bretagne (ordre +/- chronologique) :

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3°) Série  sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

 

4°) Voir sur l'art des "grotesques"  de la Renaissance :

5°) Série sur les Sibylles en France et notamment en Finistère.

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 Voir sur  l'art de la Renaissance et ses "grotesques" en Bretagne par ordre chronologique :

 

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PRÉSENTATION.

 

 

Mon article précédent VIIIa peut servir de préambule. Tout l'intérêt de l'examen détaillé de cette clôture est d'y étudier la pénétration de l'art des ornemanistes de la Seconde Renaissance en Finistère. Et de poursuivre l' iconographie du thème des Sibylles.

On remarquera l'absence de la polychromie visible sur l'extérieure de la clôture.

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LE RETOUR COTÉ SUD, DERNIÉRE TRAVÉE.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si1. Homme posant la main sur la queue et la gueule d'un lion. Hercule ? 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si2. Hercule et l'Hydre. Hercule, casqué, tient une lance avec un étendard.

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Pour H. Pérennès : Oedipe et le Sphinx.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si3. Un cuir découpé, non sculpté. La tunique de Nessus ??.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si4. Homme de science en robe et camail de docteur mais coiffé d'un turban faisant le geste d'argumentation avec l'index. Aristote.

Pour H. Pérennès : Aristote, en robe et camail de docteur, comptant ses arguments sur ses doigts.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si5. Orphée jouant de la lyre.

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Suggestion d'Henri Pérennès. Sur l'autre face (clôture coté extérieure), c'est une femme qui joue de la lyre.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme3. Terme canéphore barbu coiffé d'un turban et portant sur son panier un turban plus épais. Bras amputés en spirales ; pagne feuillagé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme 4. Terme canéphore barbu  et portant sur son panier rempli de fruits. Bras derrière le dos ; pagne feuillagé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT À TRIANGLES FIGURÉS DU COTÉ SUD INTÉRIEUR : QUATRE PREMIERS PERSONNAGES.

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1. Femme élégamment vêtue et coiffée.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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2. Homme élégamment vêtu et coiffé, tourné vers la femme précédente.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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3. Femme élégamment vêtue et coiffée.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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4. Homme barbu, tête nue.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE RETOUR COTÉ SUD, PREMIÉRE TRAVÉE.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ENTABLEMENT COTÉ INTÉRIEUR SUD.

 

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Si6 :  Rinceaux  symétriques au dessous d'un mascaron central. Deux tiges se fondent en tête d'oiseau dont le bec puissant mord la tige.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si7 :  rinceaux symétriques autour d'un candélabre central. Deux lions affrontés tête tournée en arrière.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si8 :    rinceaux symétriques autour d'un candélabre central. Deux oiseaux (aigles) affrontés en partie basse ; deux têtes barbues, de 3/4, en partie haute

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Si9 :  deux jeunes hommes nus dansant en tenant des cornes d'abondance ou flambeaux. Des tiges en sortent, et se transforment en dragons dont la gueule mord un ruban.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES TERMES, ATLANTES ET CARIATIDES DU COTÉ  INTÉRIEUR SUD, T7 à T11.

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Note : deux d'entre eux, T8 et T9,  ne sont pas des termes gainés, leurs jambes sont figurées entièrement.

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T7. Cariatide canéphore mains derrière le dos, portant un pagne feuillagé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T8. Atlante canéphore, nu,  aux bras amputés, portant un pagne feuillagé.  Cartouche sculpté derrière la tête, le bassin et les jambes, à cuir à enroulement pour les deux premiers.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T9. Cariatide canéphore aux bras amputés, la tête encadrée par une coiffe "égyptienne".

On trouve des modèles, à la coiffe indiscutablement égyptienne, dans les modèles d'Androuet du Cerceau.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T10. Cariatide canéphore, bras le long du corps, jambes dissimulées par un drap et par un cartouche.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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T11. Terme gainé canéphore masculin, barbu, tenant un pagne chargé de fruits piriformes.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT À TRIANGLES FIGURÉS DU COTÉ SUD INTÉRIEUR.

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Tous ces personnages sont nimbés (l'auréole est intégrée au décor découpé du fond), et certains peuvent être identifiés comme étant des Apôtres. Ce sont Saint Pierre et son frère saint André, et comme ceux-ci débutent toutes les séries apostoliques, ils nous indiquent que le sens de la lecture du décor intérieur de la clôture se fait en allant de gauche à droite et du sud au nord. Ils sont tous enrubannés, derrière eux, par un phylactère, aujourd'hui muet, mais ils sont, au total sur les trois cotés de la clôture, trop nombreux pour ne constituer qu'un Credo apostolique avec ses 12 articles.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Paul tenant un livre, et  l'épée de sa décollation.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Pierre tenant sa clef et un livre ouvert.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint André tenant la croix en X .

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'invité mystère.

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C'est un saint (auréole) ; il est coiffé d'un chapeau, mais ce n'est pas saint Jacques (qui le suit au centre) ; un indice pourrait nous aider, c'est la tête de cheval sculpté sous la main droite.

Voir du coté nord deux autres personnages tenant des animaux .

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

 

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LA PARTIE PRINCIPALE DE LA CLÔTURE ET SES 12 SIBYLLES.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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L'ENTABLEMENT, SES 12 SIBYLLES ET SES 13 TERMES ET CARIATIDES.

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LES SIBYLLES.

Je reprends ici les commentaires de mon article de mars 2017, sans ses développements.

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1°) La Sibylle Cimmérienne et son biberon.

Elle annonce l'allaitement de Jésus par la Vierge.

Elle est coiffé d'un turban enrubanné d'une étoffe qui se poursuit par une barbette nouée dont les brins passent par l'anneau fermoir de la cape. La robe est plissée à la taille par une ceinture ; les manches sont doubles, et frangées. Le biberon, tel un hanap, s'évase en pavillon et est doté d'une embouchure.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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2°) La Sibylle Phrygienne et l'étendard de la Résurrection.

Elle porte un voile, un manteau à manches bouffantes, une robe serrée par une ceinture.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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3°) La Sibylle Hellespontine et la croix de la Crucifixion.

La tenue vestimentaire est proche de la précédente, hormis le décolleté carré de la robe.

La croix est écotée.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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4°) La Sibylle Persique et sa lanterne du Jardin des Oliviers, terrassant un serpent (le démon dont triomphe le Christ).

 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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5° et 6°) La Sibylle Erythrée et son rameau floral (un lys). La Sibylle Europa et son glaive.

La première annonce par ses vaticinations la virginité de la mère du Sauveur. La seconde a prédit le Massacre des saints innocents ordonné par Hérode.

 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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7° et 8°) La Sibylle de Tibur et son gant du soufflet de la Passion. La Sibylle Libyque et son flambeau.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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9°) La Sibylle Samienne et son berceau de la Nativité.

 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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10°) La Sibylle Delphique et la couronne d'épines.

 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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11°) La Sibylle de Cumes et son coquillage/œuf.

Cet attribut semblable, à Brennilis, à un pain rond, est en réalité un coquillage de type porcelaine, vulgairement appelé Vulve de Vénus, et faisant allusion à la virginité . 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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12°) La Sibylle Agrippa et le fouet de la Flagellation.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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SAINT HERBOT AU CENTRE AU DESSUS DES PORTES.

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Il bénit de la main droite et tient un bâton. Il correspond, sur la face extérieure du même entablement, à une statuette identique du saint. 

Saint Herbot est représenté, avec le même bâton, en gisant sur la table placée dans le chœur ; mais également sur le porche ouest et sur le porche sud, ainsi que sur le calvaire.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES TERMES GAINÉS ENTOURANT LES 12 SIBYLLES.

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Terme chœur 1 : cariatide canéphore .

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 2 :

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 3 : cariatide canéphore coiffée d'un casque (ou coiffe à visière ?).

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 4 :

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Atlante ou cariatide du chœur 5 , à la tête casquée, aux bras abrégés en spirale, portant un pagne feuillagé, et dont les jambes entortillées s'achèvent par un pied placé à angle droit de l'axe habituel.

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C e n'est pas un terme gainé, puisque les jambes sont figurées, mais néanmoins, elles perdent leur anatomie et leur liberté en se transformant en une queue à deux brins tressés, comme le terme Ts2 de l'extérieur du bras sud de la clôture.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Cariatide chœur 6 :  canéphore avec un cartouche en cuir découpé derrière la nuque. Les jambes sont entières, ce n'est pas un terme gainé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 7 : terme canéphore barbu tenant une étoffe devant son bassin.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 8 : cariatide canéphore bras croisés, portant un pagne de fruits ou légumes.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Atlante chœur 9 : torse nu, épaules voilées, tenant une étoffe devant son bassin.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Terme chœur 10 : cariatide canéphore aux bras amputés en spirale portant un pagne feuillagé.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT DE LA FACE PRINCIPALE ET SES CHAPEAUX.

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Nous l'avons vu, l'examen de la série des chapeaux triangulaires du couronnement montre qu'elle poursuit la série des apôtres débutée  au le bas-côté sud. En débutant donc par la gauche, nous voyons successivement Jacques le Majeur, Jean, Thomas, Barthélémy, Jacques le mineur puis quatre autres apôtres non identifiables.

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Saint Jacques au chapeau frappé d'une coquille, mais ayant perdu son bourdon.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Jean bénissant la coupe de poison d'où émergent les dragons.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Thomas tenant l'équerre.

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Saint Barthélémy tenant son couteau à dépecer.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint non identifié.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Saint Jacques le mineur tenant son bâton de foulon.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Quatre autres saints non identifiés.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA CLÔTURE SÉPARANT LE CHOEUR DU BAS-CÔTÉ NORD.

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Seule la première travée est décrite.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ni1. Panneau de grotesques. Autour du candélabre, des rinceaux relient un couple de  têtes feuillagées d'hommes barbus vues de profil avec deux animaux couchés portant une corne feuillagées.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ni2. Panneau de grotesques. Autour du candélabre, des lions et un mascaron cornu s'intègrent aux rinceaux.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ni3. Panneau de grotesques. Autour d'un axe central, deux jeunes hommes assis et placés en miroir jouent de la flûte traversière . En dessous, les rinceaux accueillent des masques feuillagés et un mascaron.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ni4. Panneau de grotesques. En partie supérieure, un cartouche à cuir découpé à enroulement est orné d'un mascaron. Les rinceaux se transforment en tête d'oiseau mordant les tiges.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES TERMES GAINÉS DE L'INTÉRIEUR DU CÔTÉ NORD.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT ET SES CHAPEAUX.

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La série des saints nimbés et entourés de phylactères se poursuit, avec de fréquentes difficultés d'identification.

Premier saint : le seul élément remarquable est la tête animale, comparable à la tête de cheval observée, dans une position symétrique, du coté sud. 

Il est difficile de dire la nature de cet animal ; et encore plus difficile d'y voir l'un des quatre attributs des évangélistes.

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Deuxième saint : un attribut tenu dans la main gauche est brisé. 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Troisième saint : bien qu'il soit nimbé comme les autres, la bourse tenue dans la main gauche incite à y voir Judas. 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Quatrième saint tenant un objet ou animal (oiseau ?) dans la main gauche . 

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Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Face intérieure de la clôture de chœur (bois, vers 1570-1580) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— CHAUSSEPIED (Charles),1914, Notice sur la chapelle de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou,  Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. XLI pages 128-139

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207714b/f191.image

— COUFFON (René), 1953,  L'église de Saint-Herbot. In: Bulletin Monumental, tome 111, n°1, année 1953. pp. 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

 

"De la seconde moitié du xvie siècle, il clôt le chœur sur trois côtés et comprend une série de panneaux sculptés en haut et en bas, séparés par des balustres tournés formant claire-voie. Les panneaux du bas sont décorés d'arabesques Renaissance. Sur ceux du haut regardant la nef sont figurés les douze apôtres en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les faces latérales, au nord les petits prophètes, au sud les sibylles. A l'intérieur, seize stalles font corps avec le chancel. Les panneaux qui les surmontent sont décorés, dans la partie centrale, de douze saints et saintes en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les côtés, de motifs décoratifs. Les jouées d'extrémité des stalles supportent un entablement formant baldaquin décoré de dix-huit bustes des évangélistes, des prophètes et des docteurs. En avant du chancel, deux tables de pierre servent à déposer les offrandes le jour du pardon, d'un côté les crins, de l'autre les mottes de beurre. Une restauration récente a mis au jour l'inscription suivante se rapportant à la Crucifixion qui le couronne : [.'AN 1659 O VOS OMNES QUI TRANSITIS PER VIAM ATTENDITE ET VIDETE SI EST DOLOR SICu(t) DOLOR Me(us) O : VOUS TOUS PASSANS ARRESTEZ VOUS E VOYEZ SIL EST UNE DOULEUR SEMBLABLE A LA MIENNE : LAM..."

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— PÉRENNÈS (Henri), 1942, Monographie de la paroisse de Plonévez-du-Faou. Imprimerie bretonne (Rennes) 55 p.: ill.; 21 cm.  Pérennès Henri, “Plonévez-du-Faou : monographie de la paroisse,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 19 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9799.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd492284b708d27c6305fbdba8d5639a.pdf

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 203-208 

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

— WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

— AUTRE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000688

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plon%C3%A9vez-du-Faou_(29)_Chapelle_Saint-Herbot_-_Int%C3%A9rieur_-_Cl%C3%B4ture_de_ch%C5%93ur_-_14.jpg

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete3.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/chancel-santherbot.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/pelikan.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete1.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete2.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/herbot1.htm

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE SUR L'ART D'ORNEMENT DE LA RENAISSANCE.

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BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549-1550, Termes et cariatides, suite de 12 planches gravées.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R85B.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1545-1547, Compartiments de Fontainebleau, INHA

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1801-compartiments-de-fontainebleau-de-petit-format

— COUFFON (René), 1948," l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

 

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

— DE GRANDE (Angelo), 2014, "De Fontainebleau vers la Lorraine: l’ordre anthropomorphe de la maison «des Sept Péchés capitaux» à Pont-à-Mousson" in Gravures d'architecture et d'ornement au début de l'époque moderne : processus de migration en Europe (sous la direction de S, Frommel et E. Leuschner), pp.205-218, 2014.

https://www.academia.edu/11289409/De_Fontainebleau_vers_la_Lorraine_l_ordre_anthropomorphe_de_la_maison_des_Sept_P%C3%A9ch%C3%A9s_capitaux_%C3%A0_Pont_%C3%A0_Mousson

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

Rares sont les motifs architecturaux qui témoignent d'une persistance telle que les ordres anthropomorphes, depuis l'Antiquité jusqu'à la période actuelle, en passant par le Moyen Âge. Leur évolution s'articule par de subtiles interactions entre les domaines sculptural, architectural et pictural, alors qu'une fortune théorique durable a été instaurée par la description détaillée par Vitruve des "Perses" et des "Caryatides" dans son traité De architectura libri decem. Contrairement aux ordres architecturaux canoniques, ce " sixième ordre " invite à des interprétations et des variations plus souples et plus personnelles. Il put ainsi assimiler des traditions locales très diverses lors de son parcours triomphal dans toute l'Europe. Si la signification originelle de soumission et de châtiment de ces supports reste valable, les valeurs narratives ne cessèrent de s'enrichir et de s'amplifier, en faisant de ce motif un protagoniste abondamment présent dans de multiples genres artistiques, des meubles aux monuments les plus prestigieux, et qui révèle les mutations typologiques et stylistiques au fil du temps. Les contributions réunies dans ces deux volumes fournissent un large panorama européen de ces occurrences, offrant un large éventail de synergies et d'affinités révélatrices.

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

— MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

— MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

— VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

— VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

— VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=


 

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21 août 2021 6 21 /08 /août /2021 10:06

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. VIIIc. La clôture de chœur vue depuis le bas-côté sud (chapelle Saint-Yves).

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Cet article appartient à plusieurs séries.

1°) Série sur Plonévez-du-Faou  :

Sur cette clôture :

 

Sur la chapelle :

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2°) Série sur les jubés et clôtures de chœur de Bretagne (ordre +/- chronologique) :

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3°) Série  sur les Termes, cariatides et atlantes :

-Sculpture en pierre :

-Sculpture en bois :

 

4°) Voir sur l'art des "grotesques"  de la Renaissance :

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 Voir sur  l'art de la Renaissance et ses "grotesques" en Bretagne par ordre chronologique :

 

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PRÉSENTATION.

 

 

Mon article précédent VIIIa peut servir de préambule. Parti du bas-côté nord , je poursuis l'étude des sculptures du coté extérieur de la clôture de chœur de Saint-Herbot : après la nef, voici le bas-côté sud. Son vitrail porte la date de 1556, comme le vitrail du chœur. La datation de la clôture est plus imprécise, estimée entre 1575 et 1580 (J.J. Rioult) ou 1560-1570 (F. Piat).

 

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Peinture.

Je n'ai pas commenté dans les articles précédents la présence de restes de polychromie, pourtant plus remarquable sur les panneaux des apôtres. Cette dernière n'est visible que sur l'entablement, et il est possible que les fuseaux de la claire-voie, le couronnement de l'entablement et les panneaux inférieurs n'aient pas été peints, comme les stalles sur lesquelles aucune trace de peinture n'est visible. Mais sur l'entablement, les panneaux conservent  sur les parties les moins saillantes la sous-couche de peinture blanche, et parfois sur celle-ci des traces de rouge (joues), d'ocre jaune, de bleu-gris (paniers) ou de noir (yeux). J'ignore les dates des restaurations récentes, mais je peux citer cet extrait :

 

« Le cancel, dans son .état primitif, note M. du Cleuziou, n'était recouvert d'aucun enduit ni vernis. Il commençait à souffrir. comment empêcher l'humidité et les vers de faire· leur œuvre? Un excellent menuisier, originaire de Morlaix, fixé depuis longtemps au bourg de Plounévez, le père Le Bail, et son fils, se proposèrent. Il fallait surtout éviter de faire disparaître les fonds colorés ·alternativement bleu et rose pâle. sur lesquels les têtes demi-saillantes des panneaux supérieurs du jubé ressortaient. Le père Le Bail se faisait fort de les conserver, on passa outre à ses offres, et un vernis uniforme a fait disparaître cette disposition de coloris harmonieux. (H. Pérennès 1942)

 

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Thématique.

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Nous retrouvons pour l'entablement la composition du bas-côté nord, avec pour la clôture de la première travée quatre panneaux de grotesques séparés par cinq termes gainés, puis dans la dernière travée cinq panneaux occupés par un personnage (à identifier) séparés par six termes gainés.

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Je décrirai l'entablement en suivant mon parcours de gauche à droite, et en désignant les panneaux dans ce sens de S1 (Sud1) à S9, et les termes gainés de Ts1 (Terme sud 1) à Ts11.

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Partie de la clôture décrite dans cet article.

 

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L'ENTABLEMENT.

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L'entablement est formé de quatre panneaux principaux dont le décor issu du vocabulaire de la Seconde Renaissance s'organise par symétrie autour d'un candélabre central.

 

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I. Les panneaux de la première travée du chœur.

 

 

 

 


 

 

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S1. Panneau de grotesques : au dessus d'un cartouche à cuir découpé à enroulements, et autour d'un candélabre central, se cachent dans le rinceau deux oiseaux et deux têtes de dragons.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S2. Panneau de grotesques à candélabre central et à rinceaux dans lesquels se cachent dans des lames géométriques un mascaron central et quatre têtes de vieillards, et en bas deux formes animales.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S3 et S4.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S3. Panneau de grotesques ; autour du candélabre central, deux hommes barbus et coiffés de turban montrent leur tête à travers les rinceaux, au dessus de lames géométriques et en volutes.

 

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Le turban et les barbes à mèches longues laissent imaginer des personnages bibliques, des vieillards, mais l'artiste préserve le mystère qui libère nos imaginations.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S4. Panneau de grotesques : deux femmes dansant nues sous deux hommes jouant du traverso. Rinceaux encadrant un candélabre ; mascaron  dans un entrelacs de lames géométriques.

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Les deux musiciens sont barbus ; ils sont vêtus de manteaux aux épaules bouffantes à crevés, comme des nobles de l'époque Henri II. 

Le mascaron a une tête vaguement humaine mais dotée de deux longues oreilles.

 

 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

 

 

II. La deuxième travée du chœur et la porte sud de la clôture.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S5. Femme agenouillée mains jointes devant un lutrin et tournée vers la gauche.

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Cette femme qui porte la même tenue vestimentaire que beaucoup d'autres personnages de l'entablement, et notamment ces manches à trois niveaux successifs, et aux cheveux libres, doit-elle être vue comme une Vierge de l'Annonciation, ou comme une donatrice ?

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La bordure à cuirs découpés à enroulement et lames géométriques abrite trois masques, ceux de deux hommes barbus coiffés d'un bonnet en haut, et celui, en bas et au centre, d'un homme barbu sous une volute (corne ou chapiteau ?).

 

 

 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S6. Jeune homme tenant un bâton.

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Je peux suggérer l'hypothèse d'y voir l'ange de l'Annonciation complétant le panneau précédant (les deux panneaux auraient été intervertis) en raison de la tête imberbe aux cheveux bouclés, de la posture une jambe en avant, genou demi-fléchi, des pieds nus, de l'aube bouffant à la taille sous un cordon masquée, du col qui pourrait être un amict, et du bâton de messager de Dieu, intermédiaire entre le lis et le phylactère. 

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Bordure : lames géométriques et cuirs à enroulement.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S7. Homme portant une épée au flanc.

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Cet homme porte un manteau court (restant au dessus des genoux) serré par une ceinture et dont les pans s'évasant en arc forment un vaste col, alors que les manches sont à crevés. Sa barbe (un peu trop longue), son bonnet de travers, sa posture main droite à la taille et main gauche sur le pommeau de son épée, et sa copieuse braguette en font un portrait d'un seigneur à la cour d'Henri II.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Henri_II_roi_de_France.jpg

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Bordure : rinceaux, cartouche à cuir à enroulement, feuilles nouées par un ruban.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S8. Femme ou ange  jouant de la lyre.

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Pieds nus ?

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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S9. Jeune homme ou femme jouant de la viole à trois cordes. Chaussures pointues.

 

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Viola da mano ou guiterne ? Corps apparemment monoxyle creusé de deux C, cordes pincées sans plectre.

https://www.olivierferaudluthier.com/coredes-pincees

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LA PORTE : PARTIE INFÉRIEURE.

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Cette porte qui conserve, comme les deux autres, sa serrure et sa ferrure d'origine, comporte deux panneaux sculptés autour d'un montant central également sculpté.

Sur le panneau de gauche, un bucrane tient dans sa gueule des rubans qui s'entrelacent, passent par un cuir découpé et s'achèvent en rinceaux feuillagés.

Le panneau de droite répond un peu à la même disposition, sous une tête de lion, avec un vase au centre.

Le montant associe des rubans entrelacés en boucles et des feuillages.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES ONZE TERMES GAINÉS.

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Ts1. Terme canéphore féminin (cariatide), torse nu, bras derrière le dos recouverts d'un voile. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts2. Terme canéphore masculin coiffé d'un turban, bras croisés,  au piètement en queue double entortillée. 

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Au lieu d'être doté d'un piètement en tronc de pyramide, ce terme canéphore voit le bas de son corps remplacé par une queue bifide aux brins tressés.

Il rappelle immédiatement plusieurs autres exemples présents en Finistère, notamment à Bodilis et à La Martyre (cf. liens supra).

Mais il renvoie surtout aux modèles proposés par Androuet du Cerceau, notamment la première cariatide de la planche 5 de Termes et cariatides (159-1560), ou les deux termes qui encadrent l'arc selon l'ordre salomonique débutant son Quinque et viginti exempla arcuum de 1554.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts3. Terme canéphore féminin (cariatide) aux cheveux libres, torse nu, bras derrière le dos recouverts d'un voile, et aux pieds croisés. 

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Cette position d'ouverture, genoux légèrement fléchis et pieds à 180°, était déjà celle de la cariatide de l'entablement central (T2 de ma typologie), mais c'était alors le pied gauche qui venait devant.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts3. Terme canéphore féminin (cariatide) aux cheveux nattés et cerclés, tenant un rouleau à volute libérant un voile devant le bassin.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts5. Terme canéphore masculin. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Dans la dernière travée.

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Ts6. Terme canéphore féminin (cariatide). 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts7. Terme canéphore masculin, tête recouverte d'une capuche courte, moustachu et barbu, aux amorces de bras feuillagées, et au pagne feuillagé. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts8. Terme canéphore masculin, tête recouverte d'une capuche courte, moustachu et barbu, aux amorces de bras fleuries et au pagne feuillagé. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts9. Terme canéphore féminin (cariatide) aux cheveux libres sous un voile, et aux bras le long des hanches. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts9. Terme canéphore masculin moustachu, torse nu mais aux épaules voilées,  aux bras derrière le dos. 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts9. Terme canéphore masculin moustachu aux bras amputés, et au pagne feuillagé. Corbeille bûchée.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Ts11. Terme canéphore féminin (cariatide). 

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LE COURONNEMENT ET SES "CHAPEAUX".

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Dans la première travée, les quatre chapeaux triangulaires sont vides, ou ne comportent pour les deux premiers que des ébauches.

Dans la dernière travée, ils montrent les bustes de trois hommes alternés avec deux femmes. Ces cinq personnages sont en costume et coiffure Renaissance, même si l'homme au centre porte un turban et une longue barbe à boules qui l'assimilent à un prophète, ou un personnage antique et oriental.

Nous retrouvons les manches bouffantes et à crevés largement employées sur cette clôture ; les femmes laissent apparaître au dessus d'une encolure ronde non décolleté une courte dentelle tuyautée en fraise .

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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LES MONTANTS ET LA PARTIE INFÉRIEURE.

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Un montant reprend le bucrane et les rubans déjà vus sur le montant de la porte.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

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Les panneaux de la partie basse sont  organisés sur le principe d'objets ou personnages alignés verticalement comme s'ils étaient suspendus à un fil. Parmi les rubans et les feuillages, les fruits piriformes et les mascarons (lion, angelot), un panneau se fait remarquer par un petit garçon nu accroché aux fruits et tenant une marmite contenant deux tiges (louches ? piques ?). Sous la marmite, une broche et un grill enrubannés évoquent les activités de cuisine.

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Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

Clôture de chœur ( chêne, vers 1570) de la chapelle Saint-Herbot. Photographie lavieb-aile 4 août 2021.

 

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

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CHAUSSEPIED (Charles),1914, Notice sur la chapelle de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou,  Bulletin de la Société archéologique du Finistère T. XLI pages 128-139

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207714b/f191.image

— COUFFON (René), 1953,  L'église de Saint-Herbot. In: Bulletin Monumental, tome 111, n°1, année 1953. pp. 37-50

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1953_num_111_1_3732

 

"De la seconde moitié du xvie siècle, il clôt le chœur sur trois côtés et comprend une série de panneaux sculptés en haut et en bas, séparés par des balustres tournés formant claire-voie. Les panneaux du bas sont décorés d'arabesques Renaissance. Sur ceux du haut regardant la nef sont figurés les douze apôtres en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les faces latérales, au nord les petits prophètes, au sud les sibylles. A l'intérieur, seize stalles font corps avec le chancel. Les panneaux qui les surmontent sont décorés, dans la partie centrale, de douze saints et saintes en dix panneaux séparés par des cariatides et, sur les côtés, de motifs décoratifs. Les jouées d'extrémité des stalles supportent un entablement formant baldaquin décoré de dix-huit bustes des évangélistes, des prophètes et des docteurs. En avant du chancel, deux tables de pierre servent à déposer les offrandes le jour du pardon, d'un côté les crins, de l'autre les mottes de beurre. Une restauration récente a mis au jour l'inscription suivante se rapportant à la Crucifixion qui le couronne : [.'AN 1659 O VOS OMNES QUI TRANSITIS PER VIAM ATTENDITE ET VIDETE SI EST DOLOR SICu(t) DOLOR Me(us) O : VOUS TOUS PASSANS ARRESTEZ VOUS E VOYEZ SIL EST UNE DOULEUR SEMBLABLE A LA MIENNE : LAM..."

— COUFFON (René), 1959, Notice de Plonévez-du-Faou, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

http://backup.diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

— MONUMENTS HISTORIQUES.

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/herbot/herbot.html

— PEYRON (chanoine), 1910, Notice, Bull. SAF page 164-167

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1910_0216_0242.html

— PÉRENNÈS (Henri), 1942, Monographie de la paroisse de Plonévez-du-Faou. Imprimerie bretonne (Rennes) 55 p.: ill.; 21 cm.  Pérennès Henri, “Plonévez-du-Faou : monographie de la paroisse,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 19 mars 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9799.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd492284b708d27c6305fbdba8d5639a.pdf

— RIOULT (Jean-Jacques), CASTEL (Yves-Pascal), BONNET (Philippe), DUCOURET, 2010, Chapelle Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou),  Inventaire général, région Bretagne

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-saint-herbot-plonevez-du-faou/7310520a-35ca-4784-91b8-578f98ea65d6

—   BONNET (Philippe), RIOULT (Jean-Jacques), 2010,  « Saint-Herbot. Chapelle Saint-Herbot », dans Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult, Bretagne gothique, Paris, Picard, coll. « Les Monuments de la France gothique », 2010, 485 p.

—  RIOULT (Jean-Jacques), 2009, « Plonévez-du-Faou, chapelle Saint-Herbot », Congrès archéologique de France « Finistère 2007 »,‎ 2009, p. 203-208 

— CASTEL (Yves-Pascal),  DUCOURET, 1966, 1972 et 1986, Dossier IA00005154 Inventaire général, région Bretagne

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005154_01.pdf

— WIKIPEDIA 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Saint-Herbot_de_Saint-Herbot

https://en.wikipedia.org/wiki/Saint-Herbot_Parish_close

 

— AUTRE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000688

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plon%C3%A9vez-du-Faou_(29)_Chapelle_Saint-Herbot_-_Int%C3%A9rieur_-_Cl%C3%B4ture_de_ch%C5%93ur_-_14.jpg

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete3.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/chancel-santherbot.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/pelikan.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete1.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/prophete2.htm

http://an-uhelgoad.franceserv.com/herbot1.htm

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OUVRAGES DE RÉFÉRENCE SUR L'ART D'ORNEMENT DE LA RENAISSANCE.

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BASE DE DONNÉES "ORNEMENTS ANTHROPOMORPHES"

http://www.fr-ornement.com/fr/anthropomorphe?page=8

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1542-1545, Compartiments, ou  Grands cartouches de Fontainebleau. Deux séries de 10 planches.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1807-compartiments-de-fontainebleau-de-grand-format?offset=7

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1548-1549, Cartouches, 12 planches gravées sur cuivre.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1802-cartouches?offset=3

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1559 Livre d’architectvre de Jaques Androvet du Cerceau, contenant les plans et dessaings de cinquante bastimens tous differens : pour instruire ceux qui desirent bastir, soient de petit, moyen, ou grand estat. Auec declaration des membres & commoditez, & nombre des toises, que contient chacun bastiment, dont l’eleuation des faces est figurée sur chacun plan..., Paris, s.n., 1559.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_Masson647.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Second Livre d’architecture, par Iaqves Androvet Du Cerceau. Contenant plusieurs et diverses ordonnances de cheminées, lucarnes, portes, fonteines, puis et pavillons, pour enrichir tant le dedans que le dehors de tous edifices. Avec les desseins de dix sepultures toutes differentes, Paris, André Wechel, 1561.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1582, Livre d’architecture de Jaques Androuet Du Cerceau, auquel sont contenues diverses ordonnances de plants et élévations de bastiments pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs ; mesmes en aucuns d’iceux sont desseignez les bassez courts... aussi les jardinages et vergiers..., Paris, pour Iaques Androuet du Cerceau, 1582. de l’Orme (Philibert), Le Premier tome de l’architecture, Paris, Frédéric Morel, 1567.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1592.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549, Quinque et viginti exempla arcum

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1475.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1549-1550, Termes et cariatides, suite de 12 planches gravées.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R85B.asp?param=

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), 1545-1547, Compartiments de Fontainebleau, INHA

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/1801-compartiments-de-fontainebleau-de-petit-format

— COUFFON (René), 1948," l'architecture classique au pays de Léon, l'atelier de l'Elorn, l'atelier de Kerjean",  Mémoires de la Société d'Histoire et d’Archéologie de Bretagne. 1948, 28.

https://www.shabretagne.com/document/article/2612/de-l-honneur-et-des-epices.php

 

— DELORME (Philibert), 1567  Le premier tome de l'architecture de Philibert de L'Orme conseillier et aumosnier ordinaire du Roy, & abbé de S. Serge lez Angiers , Paris, Federic Morel

 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Notice/ENSBA_Les1653.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/traite/Images/Les1653Index.asp

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k85636g/f1.double

— DELORME (Philibert), 1561  Les Nouvelles Inventions pour bien bastir et a petits frais

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/Masson643Index.asp

— DE GRANDE (Angelo), 2014, "De Fontainebleau vers la Lorraine: l’ordre anthropomorphe de la maison «des Sept Péchés capitaux» à Pont-à-Mousson" in Gravures d'architecture et d'ornement au début de l'époque moderne : processus de migration en Europe (sous la direction de S, Frommel et E. Leuschner), pp.205-218, 2014.

https://www.academia.edu/11289409/De_Fontainebleau_vers_la_Lorraine_l_ordre_anthropomorphe_de_la_maison_des_Sept_P%C3%A9ch%C3%A9s_capitaux_%C3%A0_Pont_%C3%A0_Mousson

— FROMMEL (Sabine), 2018 Supports anthropomorphes peints de la Renaissance italienne, in Frommel, Sabine – Leuschner, Eckhard – Droguet, Vincent – Kirchner, Thomas (dir.) Construire avec le corps humain/ Bauen mit dem menschlichen Korper. Les ordres anthropomorphes et leurs avatars dans l'art europèen de l'antiquité à la fin du XVIe siècle/ Antropomorphe Stùtzen von der Antike bis zur Gegenwart,  Campisano Editore 2 volumes pp 618, 40 ill. 

Rares sont les motifs architecturaux qui témoignent d'une persistance telle que les ordres anthropomorphes, depuis l'Antiquité jusqu'à la période actuelle, en passant par le Moyen Âge. Leur évolution s'articule par de subtiles interactions entre les domaines sculptural, architectural et pictural, alors qu'une fortune théorique durable a été instaurée par la description détaillée par Vitruve des "Perses" et des "Caryatides" dans son traité De architectura libri decem. Contrairement aux ordres architecturaux canoniques, ce " sixième ordre " invite à des interprétations et des variations plus souples et plus personnelles. Il put ainsi assimiler des traditions locales très diverses lors de son parcours triomphal dans toute l'Europe. Si la signification originelle de soumission et de châtiment de ces supports reste valable, les valeurs narratives ne cessèrent de s'enrichir et de s'amplifier, en faisant de ce motif un protagoniste abondamment présent dans de multiples genres artistiques, des meubles aux monuments les plus prestigieux, et qui révèle les mutations typologiques et stylistiques au fil du temps. Les contributions réunies dans ces deux volumes fournissent un large panorama européen de ces occurrences, offrant un large éventail de synergies et d'affinités révélatrices.

https://www.academia.edu/36821730/Supports_anthropomorphes_peints_de_la_Renaissance_italienne_in_Frommel_Sabine_Leuschner_Eckhard_Droguet_Vincent_Kirchner_Thomas_dir_Construire_avec_le_corps_humain_Bauen_mit_dem_menschlichen_K%C3%B6rper_Co_%C3%A9dition_Picard_Campisano_Paris_Roma_2018_?email_work_card=view-paper

— MAITRE DE HENRI II (membre du Groupe de Noël Bellemare) Heures dites de Henri II BnF Latin 1429

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8447767x/f81.item#

— MAITRE DE HENRI II 1546-1547 (offert à Charles IX en 1566), Jean du Tillet Recueil des rois de France BnF fr.2848

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84516158/f189.item#

https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc492956

SAMBIN ( Hugues), 1572 Oeuvre de la diversité des termes dont on use en architecture reduict en ordre : par Maistre Hugues Sambin, demeurant à Dijon, publié à Lyon par Jean Marcorelle ou par Jean Durant.  Bibliothèque municipale de Lyon, Rés 126685.

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/36089-oeuvre-de-la-diversite-des-termes-dont-on-use-en-architecture-reduit-en-ordre-par-maitre-hugues-sambin?offset=1

SERLIO (Sebastiano ), 1551 Liure extraordinaire de architecture, de Sebastien Serlio, architecte du roy treschrestien. Auquel sont demonstrees trente Portes Rustiques meslees de diuers ordres. Et vingt autres d’oeuvre delicate en diverses especes, Lyon, Jean de Tournes, 1551.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_LES1745.asp?param=

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/32769-extraordinario-libro-di-architettura-di-sebastiano-serlio-livre-extraodinaire-de-architecture-de-sebastien-serlio

SERLIO (Sebastiano ), 1540 Il terzo libro ... Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/Serlio1540.asp?param=

https://archive.org/details/ilterzolibronelq00serl

SERLIO (Sebastiano ), 1537 Regole generali di architectura, quatrième livre, Venise F. Marcolini

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/B272296201_A101Index.asp

SERLIO (Sebastiano ), 1547, Livre V, Paris

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/INHA-4R1476.asp?param=

— VIGNOLE 1562, La Règle des cinq ordres d'architecture

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6327303x/f11.planchecontact.r=delagardette.langEN

— VITRUVE 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/ENSBA_01665A0013.asp

— VITRUVE, 1511, De architectura M. Vitruvius per Jocundum solito castigatior factus cum figuris et tabula, traduit par Fra Giovanni Giocondo en 1511 à Venise chez G. da Tridentino avec 136 gravures sur bois 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Notice/CESR_2994.asp?param=

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/CESR_2994Index.asp

— VITRUVE, 1513,  De architectura, traduit par Giovanni Giocondo

https://echo.mpiwg-berlin.mpg.de/ECHOdocuView?url=/mpiwg/online/permanent/library/488D7ND1/pageimg&start=11&viewMode=images&pn=17&mode=imagepath

— VREDEMAN DE VRIES (Hans) [1565]  Caryatidum (vulgus termas vocat) sive Athlantidum multiformium ad quemlibet architecture. Anvers

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/36809/?offset=#page=43&viewer=picture&o=bookmark&n=0&q=

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17 août 2021 2 17 /08 /août /2021 13:29

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou. VIIIb. La clôture de chœur (bois polychrome, v.1575-1580)  vue depuis la nef : les  12 Apôtres et les Termes.

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Cet article appartient à plusieurs séries.

1°) Série sur Plonévez-du-Faou  :

Sur cette clôture :

 

Sur la chapelle :

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2°) Série sur les jubés et clôtures de chœur de Bretag