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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 22:37

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Rappel chronologique.

Les inscriptions lapidaires de l'enclos (en rouge infra) permettent de documenter la construction de l'église et des autres parties de l'enclos, et parfois d'en connaître les commanditaires, qui sont les deux "fabriques" en exercice pour l'année. J'ai indiqué en bleu les éléments datés de l'intérieur de l'église.

La construction de l'église a débuté par celle de la nef (peut-être en remplacement progressif d'une église romane dont il ne subsiste aucune trace).

1530 : Déploration en bois.

1533 : début argumenté  de la construction de l'église, par son tiers sud-ouest.

1573 : tour-clocher (ouest), le 19 avril.

XVIe siècle : retable anversois de la Passion

1609 : les travaux se poursuivent sur l'élévation nord et sa porte datée du 31 mai 1609.

1622 : progression  de la nef vers l'est : date sur la porte sud.

1627 : construction du chevet et dédicace (consécration) de l'église.

1634 : Bannière de Saint-Pol.

1650 : Fonts baptismaux : dais et dôme par Millio ROPARZ et Hervé ABGRALL fabriques

1651 : Fonts baptismaux par Laurens ROPARTZ et L. ABGRAL

1660 : tribune ouest par G. BRAS et Y. POULIQUEN.

1662 : tableau de la Sainte Famille pour le retable de Sainte Anne, peint par Nicolas FLOCH.

1667 : construction de l'ossuaire par I. GOFF et I. GUILLOU fabriques.

1667 : Bannière de la Vierge.

1669 : construction de l'arc de triomphe donnant accès au placître et à son cimetière, par A. RANNOU et C KERTANGUY fabriques.

1673-1679 : sacristie, par  A et Y POVLIQVEN fabriques, H. GVILLERM étant recteur. Porte intérieure faite en 1679 par le menuisier PAVL LE GOFF, POVLIQVEN étant  fabrique. 

1676 : Mise au Tombeau sculpté par Anthoine Chavagnac, par commande des fabriques I. LEGAT et H. POVLIQVEN  , H. GVILLERM étant recteur et C. ABGRALL curé.

1684 : lambris du chœur peints par François LERREL

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le porche sud : 1533.

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"L'église de Lampaul-Guimiliau, autrefois Lampaul-Bodénès, trève de Guimiliau, dédiée à Notre Dame et à saint Pol, premier évêque de Léon, est bâtie sur l'emplacement d'un monastère fondé par ce Saint dans le cours de ses pérégrinations à travers le pays qu'il évangélisait.

L'édifice actuel, qui a dû remplacer une église romane dont on ne trouve plus aucun vestige, a été construit par parties à des époques diverses, comme le constatent le style et les dates inscrites en différents endroits. C'est par le porche et l'angle Ouest du bas-côté Sud qu'on a commencé cette reconstruction, remontant à 1533, Là, l'ornementation et la structure sont encore absolument gothiques, avec quelques mélanges cependant de détails indiquant l'influence de la Renaissance." (Abgrall)


 

L'inscription fondatrice est étudiée ici :

http://www.lavieb-aile.com/2019/04/la-facade-du-porche-sud-de-lampaul-guimiliau.html

J'en rappelle le texte : "L'an 1533" :

LAN MIL Vc XXX III

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Deux contreforts, posés sur les angles, accostent cette arcade, et sur les faces intérieures de chacun sont deux petits anges tenant une banderole avec ces légendes en caractères gothiques : Bonnes gens qui ycy passez priez Dieu pour les trépassés. Benedictus qui venit in nomine Domini.

Les inscriptions sont étudiées ici :

http://www.lavieb-aile.com/2019/04/le-porche-de-l-eglise-de-lampaul-guimiliau-ii-les-anges.html

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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La tour-clocher : 1573.

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Le clocher, bâti 40 ans après le porche, était avec ses 70 mètres l'un des plus hauts du Finistère, après le Kreisker (78 m.). Il doit sa forme tronquée à la foudre qui en a détruit la flèche en 1809, et l'a amputé de 18 mètres.

Le bas de la tour s'ouvre sur l'extérieur par trois arcades de style classique, formant un porche. Elle porte deux inscriptions datées de 1573.

La première occupe le coté sud-ouest,  à l'angle d'un contrefort à coté du dais d'une niche. Elle  est dégradé et je ne lis plus que :

L'A[N] / M : V : [XX]X 

III

Le [N] est restitué d'après le tilde inscrit sur le A : Ã. Les deux X entre crochets [XX] sont ceux qui s'imposent mais qui sont manquant en raison d'une entaille. Elle est gravée sur un bloc de kersanton détérioré sur son quart droit,  en lettres gothiques et en chiffres romains. Si nous la comparons aux inscriptions de l'église du Faou, où celle de 1593 est également en lettres gothiques et chiffres romains, alors que celles de 1603 et 1613 sont en chiffres arabes, et que les suivantes à partir de 1628 adopte les majuscules classiques, nous constatons une cohérence dans la chronologie d'un style à un autre en Basse-Bretagne.

La dégradation du bloc de pierre est-elle consécutive à l'écroulement de la flèche du clocher en 1809 ?

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Deuxième inscription de la tour-clocher.

On lit sur  l'architrave :

ANNO : D[OM]INI : 1573 : DIE : 19 : APRILIS : FV[N]DATA : FVIT : HEC : TVRRIS

"L'an du Seigneur 1573, le 19ème jour d'avril, fut fondée cette tour". (les lettres entre crochets sont abrégées par un tilde ~ sur l'inscription).

Si la date du jour et du mois est indiquée, c'est qu'e cette précision est importante. Si j'en crois ce site, le jour de Pâques était, en 1573, le 22 mars.

http://5ko.free.fr/fr/easter.php?y=16

Le 19 avril 1573 correspond alors au quatrième dimanche du Temps Pascal.

 

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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La  porte nord : 1609.

La porte percée dans le bas-côté nord est encadrée par deux colonnes cannelées, le cintre est formé de claveaux saillants et la frise est ornée de cette inscription qu'a lu le chanoine Abgrall :  ANNO : DOMINI : 1609 : DIE : VLTIMA : MAII Au-dessus est une niche qui abrite actuellement une statue en kersanton de saint Jean l'Evangéliste. 

Je n'ai pu lire ni photographier correctement l'inscription, mais il faut la traduire  ainsi : "l'an du Seigneur 1609, le dernier jour de mai".

En suivant le raisonnement et le site précédent, Pâques tombait en 1609 (calendrier grégorien depuis le 15-10-1582) le 19 avril, et la date indiquée ici correspond au septième dimanche du Temps Pascal, juste après l'Ascension.

 

La porte est surmontée d'une plaque en kersanton qui portait des armoiries aujourd'hui huchées.

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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La petite porte sud : 1622. 

En avançant vers l'abside, on trouve dans le bas-côté Sud une porte dont le pilastre et le couronnement présentent un curieux mélange de gothique et de Renaissance. Sur l'entablement se lit cette date :

A : D : 1622 :

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Le chevet de l'église : 1627.

Sous la fenêtre sud du chevet, près du contrefort, la date de 1627 est inscrite, en chiffre arabes, assez discrètement et dans un cartouche à peine marqué.
 

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Dans le pignon qui couronne la fenêtre Sud du chevet, un cartouche porte cette inscription :

BENE : FVNDATA : EST : DOMUS : DOMINI.

Il s'agit d'un extrait d'une antienne du Commun de la dédicace d'une église (Bréviaire romain) : Bene fundata est domus Domini supra firmam petram , "La maison de Dieu a été bien fondée sur un roc solide". Elle a été particulièrement étudiée par  Robert Favreau  dans les Études d'epigraphie medievale, Volume 1 : Lors de la dédicace, après avoir consacré l'autel, l'évêque faisait trois fois le tour de l'église à l'intérieur, en aspergeant les murs chaque fois un peu plus haut, et on chantait Haec est dommus etc, texte inspiré de l'Ecriture (Matthieu 7:24-25 et Luc 6:48) mais d'expression liturgique. On la trouve sur l'église romane de Civaux, à Châteauneuf -sur-Charente au XVe s, à Saint-Frutos en Castillle en 1100, à la commanderie du Fouilloux à Neuville -les-Decize, sur un chapiteau du XIIe de saint-Etienne de Romorantin-Lanthenay.

Elle était chantée en grégorien et appartient aux antiphonaires les plus anciens, comme celui de l'abbaye de Saint-Gall.  

https://gregorien.info/chant/id/996/0/fr

https://www.e-codices.unifr.ch/fr/csg/0391/135

Son texte entier est le suivant : 

Haec est domus domini firmiter edificata, bene fundata est super

Bene fundata est domus Domini supra firmam petram

Lapider preciosi omnes muri tui exturres hierusalem gemmis aedifi

Mane surgens iacob erigebat lapidem intitulum.

En 1627, l'évêque de Cornouaille qui procéda à cette consécration était Guillaume Le Prestre  de Lezonnet. Il faut imaginer l'affluence attirée par cette cérémonie, la procession autour de l'église, les chants, les sonneries des cloches, ...

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Deuxième inscription du chevet.

 

De l'autre côté, au-dessus de la fenêtre Nord se trouve un cartouche de même taille et de même forme que la précédente, mais dont l'inscription est érodée. Le chanoine Abgrall y a lu en 1891 :

 O : QVAM : METVENDVS : EST : LOCVS ; ISTE.

Cette inscription se retrouve aussi à Guimiliau et à Saint-Sauveur du Faou :

-Le Faou, porche ouest, vers 1628 :

http://www.lavieb-aile.com/2016/11/les-dix-inscriptions-lapidaires-de-l-eglise-saint-sauveur-du-faou-29.html

- Gouesnou, porche  :

http://www.lavieb-aile.com/article-eglise-de-gouesnou-inscriptions-et-armoiries-117905766.html

Elle correspond également à un chant grégorien dont le texte est le suivant :

 

O quam metuendus est locus iste!
vere non est hic aliud,
nisi domus Dei et porta caeli.

 

Que ce lieu est redoutable !
vraiment, ce n’est ici rien d’autre
que la maison de Dieu et la porte du ciel.

 

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Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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LA SACRISTIE : 1679 .

 

 

La sacristie à deux étages sur plan rectangulaire à chevet à trois pans, et à chacun des angles monte un contrefort puissant et très orné, couronné aussi d'un clocheton. "Autrefois, cette sacristie avait un aspect plus pittoresque et plus artistique, lorsqu'elle était couverte d'une toiture en pavillon avec deux beaux épis ou deux belles urnes en plomb au-dessus des poinçons des Groupes. Le toit de la tourelle d'escalier était également surmonté d'un épi en métal." (Abgrall)

Elle porte deux ensembles d'inscriptions, l'un sur le pan nord, l'autre sur les pans nord-ouest.

a) Sur le pan nord-est, sous la fenêtre à épais barreaux (la sacristie contenait le coffre-fort), on lit :

A : ET : Y : POVLIQUEN : LORS : FABRIQVES : 1679.

Y[ves] POULIQUEN était également fabrique en 1660 puisque son nom figure (avec celui de G. BRAS) sur le coté nord de la tribune des orgues.

Le patronyme POULIQUEN est parfaitement attesté dans la paroisse à cette date . "A. POULIQUEN" peut correspondre à un  Alain Pouliquen.

http://lesgall.pagesperso-orange.fr/ff540.htm#P_6209

http://lesgall.pagesperso-orange.fr/ff538.htm

http://lesgall.pagesperso-orange.fr/ff537.htm#P_3150

Nous retrouvons le nom de cette famille  sur la porte intérieure de la sacristie :

 PAVL. LE. GOFF. FLOCH, FAIT. FAIRE : P : POVLIQVEN : FABRIQVE. 1679.

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Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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b) sur les pans nord et nord-ouest de la sacristie, on lit , en deux inscriptions distinctes:

1. Sous une fenêtre à barreaux au dessus de la porte, dans un cartouche, en lettres majuscules droites :

FAIT: FAIRE : DV : TEMPS : DE MESSIRES : H

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2. Sous la troisième fenêtre à barreaux, la suite : 

 

GVILLERM RECTEV

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Le pluriel Messires annonce deux noms, celui du recteur et celui de son "curé" ou vicaire, mais je ne trouve pas ce dernier nom, qui est celui d'Abgrall.

Le recteur H. [Henri ?] Guillerm est en effet également connu par une  inscription de l'intérieur de l'église , celle de la Mise au Tombeau de 1676 :

M : H : GVILLERM : P : M : C / ABGRALL : CVRE

FAIT: F : PAR: I : LEGAT : H: POVLIQVEN

FABR[QVE· 1676.

Mais ce recteur "H. GVILLERM" (Henri Guillerm ?) est aussi celui dont le nom est inscrit à Guimiliau, puisque Lampaul-Guimiliau était alors une trève de Guimiliau. On le trouve nommé sur la chaire  à prêcher (1677), et sur le baptistère (1675) :   RE :M:H: GVILLERM : SIEVR : RECTEVR : LORS: IAN: TANGVY: E: HERVE :LE MEVR :FABRIQVES : 1677:" (chaire)  et :  1675 F : DV : TEMPS : DV : VENERABLE : M : H : GVILLERM : RECTEVR ..... LORS : DERIEN : POVLIQVEN : & : IACQVES : QVOTAYN : FABRIQVE. (Baptistère). 

http://www.lavieb-aile.com/2016/11/les-huit-sibylles-de-l-eglise-de-guilmiliau-finistere.html

Le chanoine Abgrall a relevé de nombreuses inscriptions, à Guimiliau et à Lampaul-Guimiliau notamment, mais il n'a pas relevé celle-ci sur la sacristie.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_divers/abgrall_inscriptions-gravees.pdf

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Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Sacristie de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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L'OSSUAIRE.

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L'ossuaire de 1667.

 

 

Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Au dessus de la porte est : MEMENTO MORI.

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Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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La porte de l'ossuaire et l'Arbre de vie.

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Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Au dessus de la porte : la statue en kersanton du Christ-Sauveur.

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Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Sur le pan sud-est du chevet :  I. GOFF : Y : GVILLOV : F: 1667.

 

 

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Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

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Sur un lanternon : PARZ HANR.

avec un N rétrograde.

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Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

 

Sur l'un des gables : "C. KGOAT... KBRAT. 1669." . 

soit C. KERGOAT (et) KERBRAT 1669.

Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire  de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Ossuaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

 

L'ARC DE TRIOMPHE (1668).

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  Du coté de l'enclos : A. RANNOV. Y.KTANGVY : F : 1668 .

a) Le nom de RANNOV se trouve aussi gravé sur un calvaire de la paroisse, à Cosquer-Bihan, Croaz-Kernévez avec la date de 1621 sur le socle et l'inscription RANNOV , sous une des premières réalisations en kersanton du sculpteur Roland Doré.

Les généalogistes connaissent bien cette famille RANNOU sur la paroisse, dès le XVIe siècle.

https://gw.geneanet.org/oberthele?lang=fr&v=RANNOU&m=N

b) K.TANGUY se lit KERTANGUY. Yves ou Yann Kertanguy

 

Arc de triomphe de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Arc de triomphe de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Arc de triomphe de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Arc de triomphe de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile.

Les inscriptions lapidaires de l'enclos de Lampaul-Guimiliau.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page 65 .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 189 à 216

— ARMET (Alain), photos

http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=%22lampaul-guimiliau

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

PELLETIER (Yannick), 1991, Lampaul-Guimiliau, ed. Jean-Paul Gisserot, 32 p.

- Y.-P. Castel : Lampaul-Guimiliau (Rennes, 1979) Non consulté.

- M.-M. Tugorès : Le retable de saint Jean-Baptiste de Lampaul-Guimiliau (B.S.A.F. 1980)  Non consulté.

- Christel Douard et Roger Barrié : Lampaul-Guimiliau : Un enclos paroissial du Léon (Châteaulin, 1987), Photos de D. Le Doaré et D. Soret. . Broché. 32 pages. Non consulté.

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes.
14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 21:37

Zoonymie des Odonates : les noms d'Erythromma viridulum (Charpentier, 1840), "la Naïade au corps vert".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé :

 

—  Erythromma, Hansemann, 1823 Wiede. Zool. Mag. 2(1).  Du grec erythros "rouge" et ómma "œil", en raison des yeux rouges des mâles de l'espèce-type E. najas décrite par Hansemann. Tous les Erythromma ont des yeux soit rouges, soit bleus mais tous de couleur vive et non surmontés de noir, contrastant avec la tête noire.

viridulum (Charpentier, 1840), Libell. Europ. Lipsiae. : 149  diminutif issu du latin viridis, "vert", donc ici "petit vert, verdelet", car l'espèce est plus petite que E. najas, et que la couleur verte y est présente, soit dans les reflets vert-bronze des parties sombres de l'abdomen des deux sexes, soit, dans la teinte des yeux, du thorax et du dessous de l'abdomen chez la femelle.

— noms en français : 1°) "L'Agrion verdelet", Sélys, 1850 ; 2°) "La Naïade au corps vert", P.-A. Robert, 1958.

— noms en d'autres langues :

- en anglais : The small red-eyed damselfly  (la petite demoiselle aux yeux rouges)

-en polonais Oczobarwnica mniejsza 

-en catalan L'Ullroig petit

-en suédois : Mindre rödögonflickslända 

-en néerlandais : de kleine roodoogjuffer

-en allemand : Das Kleine Granatauge 

- en gallois : Mursen lygatgoch fach

- en hongrois : A zöld légivadász 

- en frison occidental : Lytse hynstepoat

 

 

 

LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE ERYTHROMMA (HANSEMANN, 1823).

Voir 

http://www.lavieb-aile.com/2019/04/zoonymie-des-odonates-les-noms-d-erythromma-lindenii-selys-1840.html

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LE NOM D'ESPÈCE E. VIRIDULUM (CHARPENTIER, 1840).

[Agrion viridulum],  CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 149 n°49.

 

Description originale.

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49. AGRION VIRIDULUM. Tab. XXXVII. Fig. infer. mas et foem.

Agr. superne fusco-aeneum, subtus coerulescens: maris viventis oculis rubris, foeminae viridibus: in collari utriusque sexus strigis duabus fulvis.

Habitat in Silesia.

Praecedenti aliquanto minus, gracilius, oculis maris rubris, formaque appendicum illi affine. 

Caput. Os, genae et frons rutilo-flava: nasus, vertex et totum occiput atro-viridia, cupreo-subsplendentia. Os valde prominens, pilis parvis, flavidis sparsum. Oculi magni, marium rubri, foeminarum virescentes.

Truncus. Prothorax parvus, globularis, viridi-aeneus, antice coeruleus, cum macula laterali flavida. Foeminarum macula prothoracis antica et margo posticus tenuissime flavida sunt. Alitruncus ad latera coerulescens, cum linea sesquialtera atra. Collare atro-viride, aenei vel cuprei splendoris, cum strigis duabus fulvis, plerumque continuis: foeminarum latioribus et in viridem colorem transeuntibus.

Alae subbreves, hyalinae, ad apicem paullulum acuminatae; parastigmata rhombea, fuscescentia.

Pedes cum tarsis flavidi: femoribus in exteriore, tibiis in interiore latere atris.

Abdomen cylindricum, longiusculum, gracile; maris subtus coerulescens, superne aeneum, idque in hunc modum: segmentum primum laete coeruleum, cum macula basali quadrata, atro-viridi: secundum coeruleum, margine postico et macula magna, basin non attingente, versus eam latiore et postice quasi stylo, cum margine postico cohaerente, atro-viridi. Segmentum tertium et sequentia usque ad septimum superne macula maxima, atro-viridi, anticam segmentorum singulorum partem non attingente, et ante marginem posticum ad latera coarctata. Ultima tria segmenta pulchre coerulea seu azurea, octavum et decimum cum macula magna dorsali, atra, quae in medio valde coarctata est. Margo posticus segmenti ultimi in medio paullulum excisus est, et in latere ventrali flavus.

— Foeminarum abdomen simili modo coloratum, colore coeruleo magis in viridem abeunte, et penultima duo segmenta superne atro-viridia, Ultimi segmenti margo posticus profunde excisus est.

Appendices maris speciei praecedenti similes, ultimi segmenti longitudinem-aequantes, compressae, valde divergentes, ad basin latae, quasi membranam luteam efficientes, et ad marginem crassiores, atrae, ad apicem bifidae: inferiores in abdomine absconditae; foeminarum brevissimae, conicae, obtusae, atrae.

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La planche 37 figure inférieure : mâle et femelle.

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Zoonymie des Odonates : Erythromma viridulum.

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE VIRIDULUM.

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L'épithète viridulum est un diminutif de l'adjectif latin viridis, "vert" et Sélys le traduira astucieusement par "verdelet" . Il  n'apparaît que chez les naturalistes, à partir de la fin du XVIIIe siècle,  à la suite de Linné qui, en Botanique, a donné le nom de Bryum viridulum à une mousse de son Herbier, le "Dicrame verdoyant".  Il est repris par Fabricius en 1780 pour un gastéropode marin,   Tritonium viridulum, Fauna groenlandica 1780 p. 402, nom synonyme d'Admete viridula. On trouve aussi en 1810  un mousse nommée  Lycopodium viridulum Bory  ex Willd. En 1810 toujours, Péron et Lesueur ont décrit La "Dianée viridule" Dianea viridula, une hydro-méduse connue aujourd'hui sous le nom d'Eirene viridula . D'autres exemples pourraient être fournis, comme Hyalinia viridula Mencke, 1830, mais globalement, cette épithète est rare et plutôt choisi pour des espèces, on l'admettra, de second ordre.

Mais l'emploi d'un adjectif latin sous une forme diminutive peut s'expliquer sous la plume de Charpentier de deux façons :

a) la nécessité, lorsqu'il faut choisir un adjectif de couleur, d'éviter les reprises d'épithètes déjà utilisés. En 1825, Vander Linden avait créé le nom d'Agrion viridis, le Leste vert aujourd'hui du genre Chalcolestes, ainsi que celui d'Agrion virens, "le Leste verdoyant" (Lestes virens). Dans sa publication de 1840, Charpentier a décrit Aeshna virens (syn. Aeshna viridis).

b) l'attrait des diminutifs pour qualifier des espèces animales, les Zygoptères, remarquables par leur taille fine et leur assimilation à des Demoiselles.

Charpentier avait donné en 1825 à Bratislava une première publication de 261 pages et 9 planches, Horae entomologicae, où le chapitre qui nous concerne, De Libellulinis Europaeis, décrit 43 espèces dont 15 Agrions. Parmi ceux-ci, page 14, il décrit  "Agrion chloridion",  une espèce reconnue ensuite comme synonyme d'Erythromma najas, la "Naïade aux yeux rouges", décrite 2 ans auparavant par Hansemann. Chloridion vient des mots  grecs chloros "vert-jaune" et ion "allant", soit "tirant vers le vert". Effectivement, l'auteur décrit l'abdomen vert-bronze sombre. 

https://books.google.fr/books?id=knlIAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

En 1840, Charpentier décrit à nouveau cet "Agrion chloridion",  puis son Agrion viridulum avec laquelle il la compare : Praecedenti aliquanto minus, gracilius, "plus petite, plus fine que la précédente" avant de mentionner les points communs : oculis maris rubris, formaque appendicum illi affine,  "les yeux rouges du mâle et la forme des appendices anaux". Dans la diagnose initiale, il la décrit comme "un Agrion brun-bronze au dessus, et bleu en dessous, le mâle vivant avec des yeux rouges et la femelle des yeux verts" (viridibus).

Cette mention de la couleur verte des yeux des femelles est reprise dans la description, mais avec l'adjectif virescentes : "verdâtre, verdissant" : Oculi magni, marium rubri, foeminarum virescentes. "les yeux grands, rouge .chez les mâles, tirant vers le vert chez les femelles".

L'adjectif revient ensuite pour qualifier certaines parties de la tête atro-viridi  vert-sombre, cuivré, ; puis le prothorax viridi-aeneus "vert-bronze", le collier du tronc vert-sombre comme le bronze ou le cuivre, les marques des segments de l'abdomen du mâle atro-viridi vert-sombre, bien que les taches des trois derniers segments soient d'un beau bleu azur.

Enfin, l'abdomen des femelles possède les mêmes couleurs, mais "le bleu y vire plutôt au vert, et les deux derniers segments sont vert-sombre au dessus" :  colore coeruleo magis in viridem abeunte, et penultima duo segmenta superne atro-viridia.

On voit qu'il est difficile de dire exactement pourquoi Charpentier nomme son espèce viridulum, mais c'est soit pour qualifier la couleur verte propre — selon l'auteur — aux yeux des femelles ou à leur abdomen, soit pour qualifier la couleur du dessus de l'abdomen des deux sexes, si on admet que le vert-sombre bronze correspond au noir des auteurs actuels . 

Conclusion : viridulum, diminutif issu du latin viridis, "vert", donc "petit vert, verdelet", car l'espèce est plus petite que E. najas, et que la couleur verte y est présente, soit dans les reflets vert-bronze des parties sombres de l'abdomen des deux sexes, soit, dans la teinte des yeux, du thorax et du dessous de l'abdomen chez la femelle.

Voir les images de l'article du site Odonates Costarmoricains

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/naiade_vert/naiade_vert.html

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LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

"Viridulum, diminutif de viridis (lat) = vert, verdâtre. La femelle a souvent le thorax teinté de vert."

 

 

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"from Lat. viridulus, -a, -um = somewhat green, presumably for the greenish reflections on the black parts of the abdomen."

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"- da viridis, e = verde. Per la colorazione dominante del corpo."

 

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non étudié
 

 

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"viridulum — groenig, beetje groen"

 

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LES NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

 

 

LES NOMS D'ERYTHROMMA VIRIDULUM EN FRANÇAIS.

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1°) "L'Agrion verdelet", Sélys 1850.

Revue des Odonates page 175 n°2. Sélys donne ici une traduction particulièrement bien inspirée de viridulum, puisque, en reprenant l'un des surnoms du Verdier d'Europe, elle en rappelle la forme diminutive ou atténuée (CNRTL verdelet = "vert tendre, un peu vert, qui tire vers le vert").

2°) "La Naïade au corps vert", P.-A. Robert 1958.

Robert nomme les espèces du genre Erythromma des "Erythrommes", mais un heureux remords l'amène à y substituer le nom de Naïade : Naïade aux yeux rouges pour E. najas, et Naïade au corps vert pour E. viridulum.

Ce nom a été adopté par tous depuis lors, "Naïade" devenant en quelque sorte le nom commun du genre Erythromma en français.

 

 

 

LES NOMS D'ERYTHROMMA VIRIDULUM EN D'AUTRES LANGUES.

 

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- en anglais : The small red-eyed damselfly  (la petite demoiselle aux yeux rouges)

-en polonais Oczobarwnica mniejsza 

-en catalan L'Ullroig petit

-en suédois : Mindre rödögonflickslända 

-en néerlandais : de kleine roodoogjuffer

-en allemand : Das Kleine Granatauge 

- en gallois : Mursen lygatgoch fach

-en breton : Dimezellig daoulagad ruz (la petite demoiselle aux yeux rouges) (en attente de validation)

- en hongrois : A zöld légivadász 

- en frison occidental : Lytse hynstepoat

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SOURCES ET LIENS.

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_vanderlinden/agrion_vanderlinden.html

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— DIJKSTRA K.-D.B., et Lewington, R. (2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 — CHARPENTIER. Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, 1825, in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

— RAMBUR (Pierre), 1842,Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 264 et Planche 6, fig. 2,b : lindeni ♂

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f286.image.texteImage

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6104159n/f17.item.zoom

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
10 avril 2019 3 10 /04 /avril /2019 08:35

Le calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau.

 

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Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

L'extérieur de l'enclos :

Le porche :

 

 

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Les œuvres de l'atelier Prigent en plus des porches cités:

 

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Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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PRÉSENTATION.

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Ce calvaire prend place au centre du placître de l'enclos paroissial, devant le porche sud, tandis qu'un second calvaire se dresse sur l'Arc de triomphe, l'entrée d'honneur de l'enclos. 

Il a été très peu étudié. Je trouve dans la littérature ceci :

 

"Devant le porche de l'église, autre calvaire, du XVIè siècle : Croix des larrons sur le croisillon, anges au calice et, au revers, Pietà très mutilée." (Couffon & Le Bars 1988).

"Franchissant l'arcade d'entrée, on fait pratiquement face à la croix-calvaire du XVIe siècle, dressée au sommet d'un fût écoté. Au pied du Christ, deux anges présentent le Graal qui recueillit le sang divin. Sous la croix du bon larron, un ange reçoit son âme, alors qu'un démon (aujourd'hui mutilé) guette celle du mauvais larron. Au revers, un groupe de Notre-Dame de Pitié, ne reste plus que le cadavre du Christ dont le visage porte nettement les affres de l'agonie et de la Passion" (Y. Pelletier, 1991)

 "Le calvaire (XVIème siècle) en kersanton, très simple, présente le Christ en croix entre le bon larron apaisé, et le mauvais, au visage tourmenté. Sous la croix, 2 anges recueillent le précieux sang. Sur la face arrière, une piéta restaurée en 1993." (auteur non spécifié, rapporté sur le site Infobretagne)

La meilleure description est sans doute celle de l'Atlas des croix et calvaires du Finistère par Yves-Pascal Castel. Elle propose un dossier de six photos de "Barbetorte", un croquis de l'abbé Castel, et cette description :

http://croix.du-finistere.org/commune/lampaul_guimiliau.html

 

"925. Lampaul enclos no 1, g. k. 5,50 m. XVè s. Trois degrés de plan octogonal. Socle carré. Fût rond, écots. Croisillon, ange et démon, anges au calice, gibets des larrons, deux consoles carrées vides, Vierge de Pitié, très mutilée. Croix, branches rondes, crucifix. [YPC 1980]"

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croquis par Y.-P. Castel 1980

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— La datation proposée par Castel, du XVe siècle, est étonnante puisque le début de la construction de l'église elle-même daterait de 1533. Couffon propose au contraire le XVIe siècle. 

— Le fût rond à ergot est traditionnellement mis en relation avec les épidémies de peste, les ergots étant comparés à des bubons.

— les deux consoles vides accueillaient vraisemblablement les statues de Jean et de la Vierge. (Je peux juste mentionner que deux statues de ces personnages sont placés au sommet du lanternon du porche, de manière étrange car le crucifix qu'elle devraient encadrer est absent ; ces statues sont de l'atelier Prigent et datent de 1533).

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Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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LA FACE ORIENTALE.

Ce calvaire est correctement "orienté", au sens littéral, puisque la scène de la crucifixion fait face à l'ouest, comme c'est la règle.

Le coté est reçoit une Déploration (souvent appelée "Pietà") en kersanton. Si on en juge par la description de pelletier 1991, la plus grande partie de ce groupe est due à l'artiste qui a été chargé de la restauration de 1993. Jean à genoux soutenant la tête du Christ après sa Déposition de la croix, tandis que Marie-Madeleine, une main sur la poitrine et tenant le flacon de parfum ou de myrrhe destiné à l'embaumement, est agenouillé aux pieds de Jésus. Marie soutient de ses deux bras le corps de son Fils. Les visages sont très ronds malgré un menton pointu, les yeux sont saillants, les bouches petites et en arc concave. 

Enfin, n'oublions pas le soleil qui domine la scène.

Un détail m'intrigue beaucoup : venant de la droite, et se faufilant devant les genoux de la sainte, un serpent vient mordre le pied du Christ. Est-ce un artefact de ma photo ? On sait que cette "pietà" a été restaurée en 1993 : ce détail était-il noté auparavant ? S'il était confirmé, il poserait un problème ardu d'interprétation.

Au dessous, un personnage tient une épée levée dans sa main droite et un livre dans la main gauche : le Christ du Jugement Dernier.

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Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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En contournant le calvaire, nous admirons ce diable de la face latérale. Il a les pieds fourchus, les oreilles en pointe, la face hideuse et grimaçante de l'emploi, et tient en main une petite fourche.

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Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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À son opposé, un ange tient un cœur sur sa poitrine. Tunique plissée, cheveux longs mais sages, il vole, il va passer.

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Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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II. LA FACE OCCIDENTALE.

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Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Les deux anges recueillant dans un calice le Précieux Sang.

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Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Le Christ en croix entre les deux larrons.

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Le Bon Larron ne tourne pas la tête vers Jésus, il ne le regarde pas non plus. Sa barbe est courte et bien taillée. Son pagne simple et lisse est nouée par une rosette. Ses jambes en grenouille (seule la gauche est liée) sont celles de nombreux larrons des calvaires bretons. 

Le Mauvais Larron, plus musculeux, a une barbe plus tourmentée, tout autant que les plis de son pagne.

Le Christ a la tête inclinée à droite ; ses cheveux longs descendent, à droite devant l'épaule, tandis qu'ils forment une sorte de voile derrière l'épaule gauche. Le tronc est étroit, aux pectoraux peu soulignés et aux cotes horizontales seulement marquées par des rainures. Le pagne court, aux plis peu visibles, est noué sur les deux cotés. Les jambes sont parallèles mais les pieds se superposent, le droit au dessus du gauche.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Calvaire de l'enclos de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page 65 .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 189 à 216

ARMET (Alain), photos

http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=%22lampaul-guimiliau

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— PELLETIER (Yannick), 1991, Lampaul-Guimiliau, ed. Jean-Paul Gisserot, 32 p.

- Y.-P. Castel : Lampaul-Guimiliau (Rennes, 1979) Non consulté.

- M.-M. Tugorès : Le retable de saint Jean-Baptiste de Lampaul-Guimiliau (B.S.A.F. 1980)  Non consulté.

- Christel Douard et Roger Barrié : Lampaul-Guimiliau : Un enclos paroissial du Léon (Châteaulin, 1987), Photos de D. Le Doaré et D. Soret. . Broché. 32 pages. Non consulté.

 

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 22:06

Zoonymie des Odonates : étude des noms d' Erythromma najas (Hansemann, 1823, "La Naïade aux yeux rouges".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé :

najas, Hansemann 1823, Wiede. Zool. Mag. 2(1) : 158, du latin naias, "naïade". Hansemann a choisi ce nom désignant les nymphes des sources et fontaines parce que cette espèce fréquente les eaux calmes et stagnantes où les mâles se posent sur des feuilles flottantes, mais certainement aussi parce que les zygoptères (alors groupées dans le genre féminin Agrion) ont reçu depuis Linné des noms les assimilant à des Demoiselles. Najas appartient donc à la série virgo, puella, nymphula, à laquelle Hansemann ajoute dans sa publication, outre najas, les épithètes de sponsa (fiancée), et d'autre qui ne sont plus valides comme amazon, pupa (fillette), et pupilla (petite fille).

noms en français : 1°) L'Agrione naïade", Sélys, 1840 ; 2°) « L'Agrion naïade", Sélys, 1850 ; 3°)"La Naïade aux yeux rouges", P.-A. Robert 1958.

noms en d'autres langues.

- en allemand : Das Große Granatauge

- en suédois Större rödögonflickslända

- en néerlandais : De grote roodoogjuffer 

-en finnois : Grutte hynstepoat

- en anglais : The red-eyed damselfly

- en gallois : mursen lygatgoch fawr

 

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE ERYTHROMMA (HANSEMANN, 1823)

Voir 

http://www.lavieb-aile.com/2019/04/zoonymie-des-odonates-les-noms-d-erythromma-lindenii-selys-1840.html

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LE NOM D'ESPÈCE E. NAJAS (HANSEMANN, 1823).

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[Agrion najas], Hansemann, 1823,  Anfang einer Auseinandersetzung der deutschen Arten der Gartung Agrion F. von J.W. A Hansemann, prediger zu Lense in der Grafschaft Hoya [Début d'une discussion sur les espèces allemandes du  genre   Agrion par F. von J.W. Hansemann, prédicateur à Lense dans le comté de Hoya] , Wiedemann's Zoologisches Magazin 2(1) : 158-159.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51678#page/162/mode/1up

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Description originale.

 

6. Agrion Najas. 

A. alis erectis petiolatis hyalinis, earum interstilio laete coeruleo, stigmatibus rhombeis fuscis, capite immaculato, thorace maris supra immaculato , foeminae sub-bilineato. 


"Diese nur einzeln vorkommende, besonders beim männlichen Beschlechte ausgezeichnete Art sicht man in den Frühlings-monaten über stillstehenden Gewässern flattern, und sie entfernt sich selten weit vom Ufer.

Sie hat die Länge der vorigen Arten, ist aber in allen Theilen gedrungener.

Seltsam stechen die auf der hinterseite graublauen Augen des Männchens durch ihre kirschrothe Farbe ab. Die Mundtheile sind gelbraun. Der oen ungefleckte Kopf ist arünlich schwarz mit mattem Kupferschimmer. Die Fühler sind schwarz, das halschild desgleichen. Das oben zeichnungslose, erz oder kupferschimmernd schwarz gemischt. Die beiden ersten Gelenke des hinterleibes sind hochblau, wie die folgenden bis zum achten oben bei kaum verhärteten Exemplaren grünlich schwarz, späterhin aber mit einem milchblauen Reise mehr oder weniger überzogen. In der Mitte sind die Seiten gelblich schattirt. Die drei letzen Gelenke sind hochblau, das achte mit zwzi dreieckligen Pünctchen besetzt. Am ende zeigt sich nur das obere Paar der häkchen, weit abstehend, kurz, dick, stumpf und bräunlich. Die Flugel sind bedeutend länger und laufen spitzer zu, als die Arten drei, vier und fünf. Das Adernetz ist schärzlich, die Menbran bläulich wasserhell, das Stigma etwas grösser und länglicher, als bei obigen und schwarzbraun. Die startken deutlich gefranzten Füsse sind schwärlich, milchblau berift, innen und an der Basis heller gefärbt.

- Das Weibchen macht sich, als zu dieser Art gehörig, durch den hochblauen Zwischenraum der Flügel kenntlich, weicht aber vom Männchen sehr ab. Ihm fehlt der bläuclichweisse Reif. Die Augen sind grünlich dunckelbraun, welches nach unten in's Gelbe übergeht. Die Mundtheile sind hellgelb, die sogenannte Oberlippe mit einem schwarzen Queerstreif. Das Bruststück hat fast immer zwei verloschen und hell olivengrüne Längsstreiche, welche nicht bis an di Flügel reichen. Doch steht ost, wie bei A. Puella m., noch ein Punct darüber. Die Seiten des Brusttheils und des oben grünlich schwarzen hinterleibes sind hellgrün, meist trüb mit Gelb germischt. Die Gelenke sieben bis neun sind hinten schmal hell-blau gerandet. . Das Stigma nist braungrau. Die Füsse sind blasser gefärbt, zweilen die Schienen, wie bei den drei vorigen Arten hell, doch trüber."

.

Je laisse chacun traduire ce texte, après l'avoir laborieusement transcrit depuis sa typographie gothique. Je soulignerai seulement la qualification rouge-cerise des yeux ( ihre kirschrothe Farbe), et surtout, pour les besoins de la zoonymie, je tenterai de rendre  la première phrase en langue vernaculaire : " Cette espèce se rencontre souvent individuellement, notamment les mâles qui se posent sur les eaux calmes et s'éloignent rarement de la rive."

.

.

ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE NAJAS.

.

najas : du latin naias, adis (du  grec ancien Ναϊάς, Naïás  ) : "Naïade" (nymphe des fontaines et des fleuves.

L'étude de cet épithète choisi par Hansemann ne peut s'en tenir là. Il faut considérer la liste des 8 espèces citées dans sa publication. Ce sont : 

1. Agrion Virgo : c'est notre Calopteryx virgo Linnaeus, 1758

2. Agrion Amazon  (nom créé par Hansemann : aujourd'hui synonyme de Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776))

3. Agrion Puella : Linnaeus, 1758

4. Agrion Pupa (nom créé par Hansemann : aujourd'hui synonyme de C. puella (Linnaeus, 1758).)

5. Agrion Pupilla (nom créé par Hansemann : aujourd'hui synonyme d' Ischnura elegans (Vander Linden, 1820).)

6. Agrion Najas (nom créé par Hansemann)

7. Agrion Sponsa (nom créé par Hansemann, c'est notre Lestes sponsa)

8. Agrion Nympha (nom créé par Hansemann : aujourd'hui synonyme de Lestes barbarus Fabricius, 1798))

.

Au moment où Hansemann écrit, le genre Agrion renferme tous les Zygoptères. Linné, en nommant les deux premières  Libellula virgo et puella, a montré la voie assimilant ces libellules fines aux yeux écartés et aux ailes fermées au repos à des Demoiselles : "vierge" dans la premier cas, "jeune fille pour le second. Sulzer a suivi le Maître suédois en nommant son espèce Libellula nymphula, "petite nymphe" (avec un écho de Libellula et puella).  Fabricius est le seul  à avoir déroger à ce qui sera une règle pour les premiers auteurs et a nommé une espèce Libellula barbarus en 1798, puis Vander Linden a exploité la même veine en 1820 avec Agrion elegans (l'Agrione élégante, car Agrion est alors, bien entendu, féminin). Nous en sommes là lorsque Hansemann se lance dans sa description des espèces de ce genre Agrion en Allemagne. Peut-être méconnaît-il la publication de Sulzer, et peut-être n'a-t-il pas reconnu dans sa collection la barbarus de Fabricius, toujours est-il qu'il crée six nouveaux noms en complément de la L. virgo et de la L. puella de Linné. Chacun de ces noms est variation sur virgo et puella, sur "vierge" et "jeune fille", que ce soit amazon (les femmes guerrières rétives au mariage), Pupa = "petite fille" (Gaffiot), Pupilla = "petite fille" (Gaffiot), naias "naäide), sponsa "fiancée" et nympha "nymphe".

https://www.lexilogos.com/latin/gaffiot.php?q=pupa

Ces noms seront complétés par Agrion pulchella (l'Agrione jolie) Vander Linden 1825, puis le thème sera épuisé et les auteurs opteront pour des épithètes souvent descriptifs des formes, des marques et des couleurs.

.

Mais les Libellules ont reçu dans les différentes langues des noms vernaculaires évoquant la féminité, mais aussi leur milieu aquatique. Le choix de "najas" associe par la référence aux nymphes des eaux douces ces deux évocations.

Voir en langue souabe Fröschenhüeter [allemand Froschen Hütter = mère des grenouilles"), en France du sud gardo d'aigo , en Istrie   guardia del pozzo, paron d'aqua "gardien de l'eau" , en France du sud Trenco-l'aigo = tranche-eau (Gard) , Gira-panta (Ascoli-Piceno) Rota-cibbie (Rogliano), Pissa-in-fontana (Pirano) Cura-pess "Le pêcheur" (Comasco), en  Istrie . S. Pietro (cf. Saint-Pierre le pêcheur) et  Marinara (Reggio di Calabria).

http://www.lavieb-aile.com/2018/02/zoonymie-des-odonates.les-noms-vernaculaires.html  

Cet attrait pour le milieu aquatique est bien souligné dans la description originale, où Hansemann décrit les mâles posés sur les eaux calmes à proximité immédiate des berges. K.-D. B. Dijkstra décrit en 2007 "les mâles généralement posés sur des feuilles flottantes, effectuant de brefs vols au dessus de l'eau", puis ajoute qu'il s'observe classiquement posé sur une feuille de nénuphar, ou il apparaît gris sombre avec trois taches colorées, yeux rouges, thorax et extrémité de l'abdomen bleu-vif".

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Conclusion : najas, Hansemann 1823, Wiede. Zool. Mag. 2(1), du latin naias, "naïade". Hansemann a choisi ce nom désignant les nymphes des sources et fontaines parce que cette espèce fréquente les eaux calmes et stagnantes (il le souligne d'emblée dans sa description) où les mâles se posent sur des feuilles flottantes, mais certainement aussi parce que les zygoptères (alors groupées dans le genre féminin Agrion) ont reçu depuis Linné des noms les assimilant à des Demoiselles. Najas appartient donc à la série virgo, puella, nymphula, à laquelle Hansemann ajoute dans sa publication, outre najas, les épithètes de sponsa (fiancée), et d'autre qui ne sont plus valides comme amazon, pupa (fillette), et pupilla (petite fille). D'autres suivront, comme scitula (mignonne) de Rambur 1842 ou  dryas (Kirby, 1890), les dryades étant des nymphes des arbres .

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LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

.

 

.

POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/naiade-aux-yeux-rouges/

"Najas de naïades, déesses grecques protectrices des sources et rivières."

 

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

" after Ναιάς = Naiad, a freshwater nymph in Greek mythology "

 

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

 

"- Najas, Najades = Naiade, ninfa delle fonti. Nome mitologico "

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf


"najas (Hansemann) [gr. naias - water nymph] suits very well a creature being nice and bound to water. "

 

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"najas : waternymph"

.

 

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LES NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

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LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) L'Agrione naïade", Sélys, 1840.

Monographie des libellulidées page 151 n°2.

https://books.google.fr/books?id=8aBIt4TdIM0C&dq=najas+agrione&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

2°)L'Agrion naïade, Sélys 1850.

Sélys et Hagen, Revue des Odonates page 177 n°3. Le genre Agrion, d'abord féminin lorsqu'il fut créé par Fabricius, et dans la Monographie de Sélys 1840, est devenu neutre lorsque Sélys le décrit avec Hagen en 1850.

https://books.google.fr/books?redir_esc=y&hl=fr&id=Xa98vgAACAAJ&q=viridulum#v=snippet&q=viridulum&f=false

 

3°) "La Naïade aux yeux rouges", Paul-André Robert 1958.

Ce nom a été adopté par tous les auteurs, et validé par la SFO et l'INPN.

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LES NOMS d'E. NAJAS  EN D'AUTRES LANGUES.

- en allemand : Das Große Granatauge

- en suédois Större rödögonflickslända

- en néerlandais : De grote roodoogjuffer 

-en finnois : Grutte hynstepoat

- en anglais : The red-eyed damselfly

- en gallois : mursen lygatgoch fawr

- en breton : Dimezell daoulagad ruz « Demoiselle aux yeux rouges » (en attente de validation)

et selon http://www.hlasek.com/erythromma_najas.html

UK:  Large Red eye

DK: Rødøjet Vandnymfe

IT: Ninfa dagli occhi rossi

PL: Oczobarwnica większa

CZ: Šidélko rudoočko

SE: Rödögonflickslända

NO: Rødøyevannymfe

RU: Стрелка красноглазая

UA: Червоноочка-наяда

SI: Veliki rdečeokec

HU: Fürge légivadász

JP: ゴトウアカメイトトンボ

 

 

 

,"

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— DIJKSTRA K.-D.B., et Lewington, R. (2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— HANSEMANN 1823,  Anfang einer Auseinandersetzung der deutschen Arten der Gartung Agrion F. von J.W. A Hansemann, prediger zu Lense in der Grafschaft Hoya [[Début d'une discussion sur les espèces allemandes du  genre   Agrion par F. von J.W. Hansemann, prédicateur à Lense dans le comté de Hoya] , Wiedemann's Zoologisches Magazin 2(1) : 148-161

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51678#page/152/mode/1up  

 

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

 

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 19:32

La façade  du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau.

.

 

.

 

 

.


 

.

Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

L'extérieur de l'enclos :

Le porche :

 

Sur les porches de Bretagne :

.

Les œuvres de l'atelier Prigent en plus des porches cités:

 

 .

 

 

 

 

 
 

 

.

PRÉSENTATION.

 

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Voir article Le porche II, les quinze anges.

" C'est par le porche et l'angle Ouest du bas-côté Sud qu'on a commencé cette reconstruction, remontant à 1533, Là, l'ornementation et la structure sont encore absolument gothiques, avec quelques mélanges cependant de détails indiquant l'influence de la Renaissance. Ce porche, comme la plupart de ceux de la contrée datant de la même époque, semble avoir été préparé en carrière ou dans les ateliers d'un tailleur de pierre et imagier, du moins pour ce qui regarde toutes les parties sculptées en kersanton, comme l'indiquent les marques d'appareilleurs gravées sur ces pierres, pour leur mise en place. La grande entrée consiste en une arcade composée de moulures prismatiques séparées par des gorges profondes, lesquelles gorges sont tapissées de feuilles découpées, chardons, choux frisés et pampres de vignes. Les tiges de ces plantes sortent, comme dans les autres œuvres analogues, de la gueule de monstres variés : souris, lézards, dragons ailés. Deux contreforts, posés sur les angles, accostent cette arcade, et sur les faces intérieures de chacun sont deux petits anges tenant une banderole avec ces légendes en caractères gothiques : Bonnes gens qui ycy passez priez Dieu pour les trépassés. Benedictus qui venit in nomine Domini.

Le tympan porte un cadran solaire, au haut duquel deux anges gras et joufflus tiennent une tête de mort. Plus haut, est la date : A. D. m Ve XXXIII. Au-dessus, une sirène cornue, à queue contournée, forme cul-de-lampe pour une jolie statue de saint Michel terrassant le dragon. Ce saint Michel est couronné par un dais Renaissance sur lequel est portée la statue de saint Paul Aurélien, tenant en laisse un dragon ailé, au cou duquel il a passé son étole. Cette statue est abritée par une belle niche Renaissance, surmontée das statues de la Sainte Vierge et de saint Jean, qui accompagnaient autrefois un Christ en croix, maintenant disparu. ." (Abgrall, 1891)

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"Ce porche latéral est encore tout gothique de conception, bien que portant la date de 1533. L'arcade extérieure à moulures prismatiques et accolade à fleuron est flanquée de deux pinacles à crochets. Cependant, au sommet du pignon qui la surmonte, la niche abritant la statue de saint Paul Aurélien présente quelques éléments de la Renaissance ; elle est flanquée de pilastres. Au dessous, statue de saint Michel terrassant le dragon sous un dais Renaissance, inscription : "LAN. M. Vc XXXIII" et cadran solaire. A l'intérieur, tandis que les niches et dais abritant les Apôtres sont gothiques, le dais surmontant saint Pierre est Renaissance." (Couffon,& Le Bars, 1988)

 

Matériau :

Pour les statues, kersantite (extraite de la Rade de Brest et transportée par l'Elorn jusqu'à Landerneau), "un très beau kersanton noir , tandis que l'ensemble de l'édifice est en granite de Plounéour-Ménez, comme à Saint-Thégonnec et à Guimiliau" (Louis Chauris)

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Datation : inscrite sur le fronton extérieur du porche : 1533.

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Attribution (statues) : Bastien et Henri Prigent.

L'atelier de sculpture sur pierre expert en taille du kersanton en activité dans la région entre 1527 et 1577  est celui des frères Prigent, à Landerneau, auteurs des statues du lanternon et de la partie haute du porche, et Emmanuelle Le Seac'h se demande  "si il n'a pas réalisé aussi l'arc d'entrée du porche".

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Menu : je le déroulerai de haut en bas, depuis le sommet du lanternon jusqu'au portail.

-les statues en pleurs de Jean et de la Vierge

-la statue de saint-Paul-Aurélien tenant par son étole le dragon .

-la statue de saint Michel

-La sirène et l'inscription de 1533

- le cadran solaire

-le porche.

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Au dessus du gable qui a perdu  plusieurs de ses crochets, un lanternon sommital tranche par sa teinte gris sombre : du kersanton. 

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Le  porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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Ce lanternon se termine par un pinacle gothique, à crochets, à la pointe brisée, mais qui se raccorde imparfaitement à une base rectangulaire devant lequel est agenouillé un ange aux mains jointes. Cet ange, ainsi surtout que les deux statues latérales, composent en fait un calvaire, et tout indique que ce pinacle a remplacé, comme l'a vu Abgrall, un Christ en croix.

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Le lanternon sommital du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Le lanternon sommital du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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 1°) les statues en pleurs de Jean et de la Vierge du lanternon (kersanton, Henri Prigent, 1533).

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Ces deux statues qui encadrent le pinacle y sont reliées par deux fins croisillons et reposent sur des culots à motifs de feuilles. Elles sont dues à Henri Prigent.

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Le lanternon sommital du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Le lanternon sommital du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Le lanternon sommital du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Le lanternon sommital du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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La Vierge éplorée.

 l'arcade sourcilière nette et le visages pointu appartient au style des Prigent et se retrouveront dans la statue de saint Jean. La forme en amande des yeux, soulignée par un trait précis, est accentuée pra l'extrémité en pointe de ce trait, de chaque coté. La bouche est concave, l'ensemble du visage est figé et défait par le chagrin. La Mère du Christ porte une guimpe couvrant ses épaules, et une grande cape au capuchon plissé en Z et orné d'un galon qui apparaît à gauche du visage : cette cape de deuil ou manteled se portait encore en Bretagne au début du XXe siècle.

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo220521

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La Vierge (kersanton, 1533, Henri Prigent ) du lanternon du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

La Vierge (kersanton, 1533, Henri Prigent ) du lanternon du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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Saint Jean.

Ses mains sont jointes en symétrie de la Vierge, alors qu'il adopte plus souvent une gestuelle expressive, main sur la poitrine.

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Saint Jean (kersanton, 1533, Henri Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Saint Jean (kersanton, 1533, Henri Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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Les trois larmes.

Le détail important, mais visible seulement avec de bonnes jumelles, ce sont les trois larmes qui s'écoulent des yeux de Jean et de Marie : 

"Le trait commun aux deux Prigent se repère à un détail qui devient leur signe distinctif  : trois larmes en relief roulent sur les joues de leurs Vierges éplorées au calvaire (et de Jean, qui peut leur être associé), leurs Vierges de pitié ou leurs Marie-Madeleine. On peut y voir une réminiscence du "don des larmes", pratique spirituelle qui met en acte la parole du Christ : "Bienheureux ceux qui pleurent car ils seront consolés". Leur style est donc imprégné de tradition médiévale, tradition que l'on retrouve dans la position conventionnelle des personnages, et de modernité, perceptible notamment au souci de parer les personnages de vêtements du temps." (Le Seac'h 2014 p.140)

J'en ai donné des illustrations avec la Pietà de Saint-Nic, le calvaire de Dinéault ou celui du Folgoët, et je présenterai plus tard les exemples des calvaires monumentaux de Plougonven ou de Pleyben, ou des statues de Pencran. Mais les calvaires de Lothey ou de Guisseny, parmi d'autres ( 27 calvaires et 17 vestiges de calvaire sont sortis de l'atelier des Prigent) montreraient le même détail touchant.

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La Vierge (kersanton, 1533, Henri Prigent ) du lanternon du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

La Vierge (kersanton, 1533, Henri Prigent ) du lanternon du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Saint Jean (kersanton, 1533, Henri Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Saint Jean (kersanton, 1533, Henri Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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2°) La niche centrale du lanternon et la statue de Saint Paul-Aurélien (kersanton, Bastien Prigent, 1533).

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La niche décorée de pilastres ornés de rosettes ou de chapiteaux composites.

Le saint représenté en évêque de Léon, mitré mais non ganté, tient la crosse épiscopale (brisée) dans la main droite et un livre dans la main gauche. Surtout, dans cette main gauche, il tient en laisse par le biais de son étole un dragon ailé, tandis qu'il lui enfonce le bâton pastoral dans la gueule. La bête (symbole du paganisme de l'île de Batz, et du Léon  dont il délivra le pays au VIe siècle) se débat et lève une queue entortillée, selon le principe médiéval que tout ce qui est courbe est malin, alors que la vertu est droite.

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Une comparaison s'impose avec le lanternon de Landivisiau, du même atelier mais plus tardif (1554-1565),  richement orné, dans un style plus franchement Renaissance.

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/le-porche-de-l-eglise-de-landivisiau.html

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Saint Paul-Aurélien (kersanton, 1533, Bastien Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Saint Paul-Aurélien (kersanton, 1533, Bastien Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Saint Paul-Aurélien (kersanton, 1533, Bastien Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Saint Paul-Aurélien (kersanton, 1533, Bastien Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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3°) la statue de saint Michel terrassant le dragon (kersanton, Bastien Prigent, 1533).

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En dessous mais comme en miroir avec  la statue de saint Paul-Aurélien, se trouve la statue de saint Michel terrassant le dragon. L'archange est en armure, recouverte d'une cape, et il se protège par une rondache, tandis qu'il soumet le dragon en plaçant l'extrémité de la hampe dans sa gueule. Nous retrouvons bien-sûr les traits stylistiques des Prigent, avec les yeux effilés aux extrémités et les arcades orbitaires creusées. 

Le dragon n'est pas ailé, les mèches du pelage ne couvrent que l'arrière-train (l'inverse d'un lion) et comiquement  il n'attrape avec sa queue que sa propre patte. Comme partout ailleurs, ce combat n'est jamais terrifiant, le dragon ne suscite jamais la peur, mais la scène participe à une représentation théâtralisée des mythes.

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Saint Michel et le dragon (kersanton, 1533, Bastien Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

Saint Michel et le dragon (kersanton, 1533, Bastien Prigent ) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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4°) La sirène et l'inscription  (kersanton, Bastien Prigent, 1533.

La sirène ou démone-poisson est cornue et sa queue est recouverte de grosses écailles. Sa poitrine est imposante. Elle a tous les caractères de Ève-démone qui sont foulées du pied par les  Vierges de l'Apocalypse, et comme elles, elle remonte la tête de façon arrogante en s'appuyant sur son coude, elle tient le fruit de la Tentation et dresse la queue : elle est le double féminin du dragon de saint Michel.

Comme H. Amemiya et Louis Le Thomas, je les ai recensées dans ce blog ainsi que ses consœurs non démonisées ; outre la sirène de ce porche , et la sirène au miroir (crossette du rampant droit de la 2ème fenêtre passante) de cette église de Lampaul-Guimiliau, je mentionne :

 

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H. Amemiya la décrit ainsi :

"Sirène couchée sur le ventre, tête à droite. Buste redressé de face. S'appuie sur le coude gauche. Visage carré. Deux cornes émergent des cheveux raides qui tombent sur ses épaules. La partie inférieure du corps  a la forme d'une queue de poissons à écailles apparentes. Elle fait une grande boucle, et l'extrémité bifurique est redressé à la verticale. Cette représentation est classée dans le type Sirène [20 exemples] pour la pointe bifurique de sa queue. Néanmoins, son apparence est plus proche de l'ornement du type Femme-Serpent [11 exemples], notamment de ceux qui se trouvent à l'église Notre-Dame de Bodilis, de celle de Notre-Dame-et-saint-Sujan de Braspart, au Musée de l'église Saint-Suliau de Sizun, dans le Finistère." (Amemiya p. 211)

Le Seac'h  écrit pour sa part :

"Le thème de la sirène est courant dans la vallée de l'Élorn  au XVIe siècle et a beaucoup été utilisé pour les crossettes et les gargouilles. Les deux sont à différencier de la démone-serpent que l'atelier Prigent a aussi représentée, écrasée par la Vierge à l'Enfant sur la façade occidentale du Folgoët . La démone-poisson de Lampaul-Guimiliau est le symbole de la volupté, discrète allusion aux plaisirs de la chair." (p. 156)

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Il est évident que nous avons sur cette façade une triple déclinaison du même thème : le combat contre le Mal, qu'il soit local et breton par un moine anglo-saxon évangélisant le Léon avec l'image du saint saurochtone, ou bien céleste et cosmique avec saint Michel terrassant Satan  à la fin des temps, ou bien inscrit dans l'histoire du Salut où le Christ (au sommet du lanternon) délivre par sa mort l'humanité du Péché : l'identification du Péché avec l'acte sexuel et "la chair", ou Démon tentateur avec la lubricité qu'illustre la femme nue, coquette et ambivalente par sa moitié animale et très ancienne, ancrée sur les écrits de saint Augustin. Seule manque ici (mais très présente pour les esprits) la Vierge dans son rôle de Nouvelle Ève salvatrice.

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La sirène (kersanton, 1533) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

La sirène (kersanton, 1533) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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L'inscription :

Abgrall, Couffon et Le Seac'h en donnent chacun une leçon erronée. Il faut lire 

LAN MIL VC XXXIII.

Le sens reste le même : "l'an 1533".

Pour fixer le contexte, nous sommes sous le règne de François Ier, et le dauphin François de France est duc de Bretagne sous le titre de François III de Bretagne jusqu'à son décès en 1536. En  1533, le futur Henri II épouse Catherine de Médicis tout en restant l'amant de Diane de Poitiers.

Cette date est celle qui est admise pour le début de la construction de l'église (bien que sa localisation suppose que la partie principale du porche ait débuté plusieurs années auparavant). La participation de l'atelier landernéen des frères Prigent précède leur chantier des porches de Pencran (1553), de Landivisiau (à partir de 1554) et de Guipavas (1563), ou du grand calvaire de Plougonven en 1554.

La sirène (kersanton, 1533) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

La sirène (kersanton, 1533) du porche de l'église de Lampaul-Guimiliau . Photographie lavieb-aile 2019.

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5°) Le cadran solaire.

Inventaire de la S.AF  : 2909701-1

Il est décrit par Abgrall en 1891 (cf supra)

Il est décrit par Michel Lalos comme un cadran méridional [placé au sud], gravé sur ardoise, circulaire, dégradé, avec des lignes en triangles, sans chiffres visibles, au style absent.

 

" Quant à passer à l’iconographie, au «visuel» comme on dit aujourd’hui, on constate que l’image funèbre elle-même évoquée par crânes et tibias qui se voient ailleurs, est rare sur nos cadrans solaires. Elle s’impose néanmoins à Lampaul-Guimiliau, au fronton du porche de l’église , «Décor d’une tête de mort encadrée de deux personnages». Ces deux-là ont tout l’air d’être des ignudi ailés." (Y.-P. Castel)

Personnellement, je ne vois pas d'ange ni d'ailes, mais deux personnages, dont l'un tient une palme. J'y vois deux allégories féminines du Temps.

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Le cadran solaire de l'église de Lampaul-Guimiliau (ardoise, s.d). Photographie lavieb-aile 2019.

Le cadran solaire de l'église de Lampaul-Guimiliau (ardoise, s.d). Photographie lavieb-aile 2019.

Le cadran solaire de l'église de Lampaul-Guimiliau (ardoise, s.d). Photographie lavieb-aile 2019.

Le cadran solaire de l'église de Lampaul-Guimiliau (ardoise, s.d). Photographie lavieb-aile 2019.

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6°) L'arcade du porche (kersanton, vers 1533, atelier Prigent ?).

J'ai déjà décrit les deux anges des contreforts, qui sont les seuls éléments figurés sculptés avec les quatre animaux des volutes.

Comme ce sera le cas à Landivisiau, l'arc est en plein cintre, avec deux piédroits suivis de moulures en rejoignant une troisième moulure à l'aisselle des pinacles. Cette dernière, à crochets, libère une petite accolade sommée d'un fleuron.

Les frères Prigent (si ce sont bien eux les auteurs) reprennent des éléments de décoration des porches de l'atelier ducal du Folgoët, au Folgoët, à la cathédrale de Quimper, à Rumengol, à Saint-Herbot, etc..  avec la triple moulure à feuilles de vignes dont la tige s'échappe de la gueule d'un monstre animal. Ici, la première moulure porte un rinceau de feuilles de vigne, la deuxième des feuilles d'acanthe, et la troisième des pampres avec leurs grappes. Mais ces feuillages se succèdent de manière assez répétitive, sans être peuplés d'animaux (oiseaux, escargots, serpents), de petits personnages ou de saynètes comme ce sera le cas ensuite.

L'un des intérêts du porche de Lampaul-Guimiliau est d'avoir conservé les marques de taille des pierres d'appareillage constituant les piédroits et moulures, avec le principe que les lettres A, B et C signalent la rangée, et les chiffres le numéro de l'assise, en débutant en bas à gauche. Les pierres sont numérotées A1 à A22 pour la rangée extérieure, puis B1 à B18 pour la rangée médiane, et C1 à C15 pour la rangée intérieure.

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Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau (kersanton, 1533). Photographie lavieb-aile 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau (kersanton, 1533). Photographie lavieb-aile 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau (kersanton, 1533). Photographie lavieb-aile 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau (kersanton, 1533). Photographie lavieb-aile 2019.

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Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau (kersanton, 1533). Photographie lavieb-aile 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau (kersanton, 1533). Photographie lavieb-aile 2019.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page 65 .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 189 à 216

— ARMET (Alain), photos

http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=%22lampaul-guimiliau

— CASTEL (Yves-Pascal), l'iconographie religieuse sur les cadrans solaires du Finistère

http://docplayer.fr/60408777-L-iconographie-religieuse-sur-les-cadrans-solaires-du-finistere.html

— CORNEC (Jean-Paul),  Labat-Ségalen (Pierre), 2010, «Cadrans solaires de Bretagne, horolajou heol Breizh» ( Skol-Vreizh, nov. 2010),

 

http://jean-paul.cornec.pagesperso-orange.fr/cs_itineraire.htm

— CHAURIS (Louis), 2009, Aperçu lithologique sur l'église de Lampaul-Guimiliau., Chapitre de l'ouvrage de H. Le Gall et P. Toullec, Lampaul-Guimiliau. Autopsie d'un clocher. 2009, pp.16-31

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

— LALOS (Michel), Cadrans solaires.

http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/autres_depts/finistere/cs_finistere_morlaix.php

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

Sur les sirènes démones :

— AMEMIYA (Hiroko) 2005, Vierge ou démone, exemple dans la statuaire bretonne, Keltia éditeur, Spézet. 269 p. page 68-69. Version remaniée de la thèse de 1996.

— AMEMIYA (Hiroko), 1996,  Figures maritimes de la déesse-mère, études comparées des traditions populaires japonaises et bretonnes . Thèse de doctorat d'études littéraires, histoire du texte et de l'image  Paris 7 1996 sous la direction de Bernadette Bricout et de Jacqueline Pigeot. 703 pages Thèse n° 1996PA070129 .

— LE THOMAS (Louis), 1961 "Les Démones bretonnes, iconographie comparée et étude critique", Bulletin de la société Archéologique du Finistère t. 87 p. 169-221.

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes.
6 avril 2019 6 06 /04 /avril /2019 16:11

Zoonymie des Odonates : les noms d'Erythromma lindenii (Sélys, 1840), "La Naïade aux yeux bleus".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé :

 Erythromma, Hansemann, 1823 Wiede. Zool. Mag. 2(1).  Du grec erythros "rouge" et ómma "œil", en raison des yeux rouges des mâles de l'espèce-type E. najas décrite par Hansemann.Tous les Erythromma ont des yeux soit rouges, soit bleus mais tous de couleur vive et non surmontés de noir, contrastant avec la tête noire.

lindenii (Sélys, 1840) Monog. Lib. Eur. :167, du nom de l'entomologiste belge Pierre Léonard Vander Linden (1797-1831) auteur de 9 Odonates entre 1820 et 1825, dont 5 Zygoptères, comme l'indique Sélys dans sa description : "Décrite sur un seul individu de Belgique que je dédie à la mémoire de Vander Linden, mon compatriote, qui , le premier, a éclairci l'histoire des Agriones d'Europe.".

— Noms en français :  1°) L'Agrione de Vander Linden, Sélys, 1840 ; 2°) L'Agrion de Vander Linden, Paul-André Robert, 1958 ; 3°) Naïade aux yeux bleus, Jourde in Dijkstra 2007.

— Noms en d'autres langues :

-en catalan : L'Ullprès comú 

-en anglais, Goblet-marked damselfly, Blue-eye

-en néerlandais : Kanaaljuffer

- en allemand : Die Pokaljungfer, Pokal-Azurjungfer, das Saphirauge 

-en polonais :  Łątka jeziorna, oczobarwnica jeziorna 

-en russe : Стрелка Линдена

- En tchèque Šidélko azurové

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ERYTHROMMA, HANSEMAN, 1823.

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2019/04/zoonymie-des-odonates-les-noms-d-erythromma-lindenii-selys-1840.html

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NOM D'ESPÈCE E. LINDENII (SELYS, 1840).

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[Agrion lindenii], SELYS-LONGCHAMPS (baron Edmond de), 1840, Monographie des libellulidées d'Europe n°10 pages 167-169.

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Description originale.

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N° 10. AGRION LINDENII. (Nobis.)

AGRIONE DE VANDER LINDEN.

Diagnose. — Le bord postérieur du collier presque droit ; une tache oblongue derrière chaque œil et l'abdomen du mâle azurés; les segments annelés de noir; le second avec une tache noire un peu en croix , touchant les deux bords du segment. Appendices anals supérieurs grands, semi-circulaires (mâle).

Dimensions. — (Voyez le tableau.)
Synonymie. — (Espèce inédite.)

. Tête comme chez Pulchella et Hastulata. Collier comme celui d'Hastulata, mais le bord postérieur encore moins prolongé et un peu plus relevé. Thorax comme Hastulata. Abdomen à peu près comme Hastulata, mais le premier segment avec une grande tache noire en-dessus; la tache dorsale noire du deuxième segment prolongée depuis le bord antérieur jusqu'au postérieur, croisée par une sorte de tache de même couleur qui rappelle la tête du T de l'A. hastulata. Les autres segments colorés à peu près comme Hastulata, avec cette différence que la tache noire postérieure des 5°, 4° et 5° offre un prolongement ou pointe dorsale antérieure qui occupe les 3/4 du segment. Le dixième segment un peu échancré. Les deux appendices anals supérieurs aussi longs que le dernier segment , noirs, semi-circulaires ou en forme de cornes tournées en dedans , leur pointe mousse , un peu fléchie en bas ; les deux inférieurs ayant à peine le tiers des supérieurs, réniformes, blancs , à pointe noire tournée en dedans. Pieds et ailes comme A. hastulata, mais le parastigma d'un brun jaunâtre.

♀. Je ne connais pas la femelle, mais j'ai reçu de M. Curtis une note sur un individu qui pourrait bien la désigner. Le collier est noir , légèrement prolongé; en entier bordé de bleu comme celui du mâle. Le premier segment de l'abdomen est bleu avec une bande dorsale noire; le deuxième de même , mais la bande rétrécie au milieu ; le dixième bleu , noir à la base, assez échancré à son bord postérieur. Les deux appendices anals coniques , rapprochés, à pointes noires. M. Curtis pensait que c'était la femelle de l'A. annulare de Leach , qui répond, je crois , à Puella ou Pulchella.

Décrite sur un seul individu de Belgique que je dédie à la mémoire de Vander Linden, mon compatriote, qui , le premier, a éclairci l'histoire des Agriones d'Europe.

Cette espèce est sans doute fort rare , car je n'en ai encore trouvé qu'un seul individu. Sa coloration se rapproche de celle de l'A. hastulata, mais la forme des taches dorsales noires l'en distingue ainsi que des deux espèces précédentes. Les appendices anals supérieurs sont aussi tout différents, et rappellent, par leur forme semi-circulaire. ceux du genre Lestes. Dans l'A. hastulata, les appendices inférieurs sont semi-circulaires et plus grands que les supérieurs : dans l'A. Lindenii, le contraire a lieu. Cette proportion ne se retrouve dans aucune autre Agrione de ce groupe.

 

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Illustration : Rambur 1842 :

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Rambur 1842, Erythromma lindenii mâle, planche 6 fig2

Rambur 1842, Erythromma lindenii mâle, planche 6 fig2

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RÉCEPTION.

Le Lindenii, d'abord placé dans le genre Agrion puis Coenagrion  KiRBY, Syn. Cat. Neur.-Odon. London: 150 , a  été rangé en 1907 comme générotype  dans le genre Cercion par Navas (Broteria 6:55). Le nom Cercion dérive de cercus, "cerque", car Navas base sa création sur des critères de cerques et sur la nervation alaire. Il se trouve que les cercoïdes d'E. lindenii sont remarquables par leur longueur et leur visibilité.

"Many black-and-blue coenagrionids were originally lumped into the genus Agrion, later renamed Coenagrion. Things changed when NAVAS (1907: 55) placed Coenagrion lindenii, described by SELYS (1840) in honour of VanderLinden and with Belgium as type locality, in a new monotypic genus, Cercion. He founded this move on the fact that in lindenii males, the superior appendages are longer than the inferiors. In a footnote he explains the name of the new genus as meaning: “close to Agrion but with forcipate superior appendages, resembling those of a Lestes”. Many authors originally rejected this position, and kept lindenii in Agrion, later Coenagrion. They argued that, if such a character was to be given generic rank, species like C. armatum and C. glaciale would also needto be moved to different genera. Only alter 1970 (ST. QUENTIN, 1970) the name Cercion gained a wider acceptance, and it is currently used in a variety of local and European faunas. " P.H.H. Weekers* and H.J. Dumont, 2004, A molecularstudy of therelationship betweenthecoenagrionid generaErythromma andCercion, with thecreationof Paracercion gen.nov. fortheEast Asiatic “C ercion” (Zygoptera: Coenagrionidae), Odonatologica33(2): 181-188 June 1, 2004

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document;docid=592469

"Selon HEIDEMANN et SEIDENBUSCH (2002) et WEEKERS & DUMONT (2004), cette espèce appartient au genre Erythromma par plusieurs caractères morphologiques (adultes et larves) et génétiques. En 2012, il était toujours placé dans le genre Cercion dans la Fauna Europaea, qui n'a pas été mise à jour." (Dommanget et Boudot 2012)

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE LINDENII.

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lindenii : du nom de l'entomologiste belge Pierre Léonard Vander Linden (1797-1831), comme l'indique Sélys dans sa description : "Décrite sur un seul individu de Belgique que je dédie à la mémoire de Vander Linden, mon compatriote, qui , le premier, a éclairci l'histoire des Agriones d'Europe.". Pierre Léonard Vander Linden  est un entomologiste belge (1797-1831). Il obtint son doctorat en médecine à Bologne en 1821, puis à l’université de Louvain en 1823, puis devint  le premier professeur de zoologie de Belgique. Sa première publication concernant les Odonates, en 1820 comprend 11 pages et a été éditée à Bologne, puis elle a été republiée dans cette ville en 1823 :

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae ..., Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

On y trouve, en latin,  une description — complétée par une Note —, sur les Agrions de Bologne (Agriones Bolonienses) avec 7 +1 espèces, puis une description des Aeschnes de Bologne (Aeshnae bolonienses) avec 7 espèces.

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Enfin, il publia en 1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

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On lui doit 9 espèces d'Odonates dont 5 Zygoptères :

-Aeshna affinis Vander Linden, 1820

-Sympecma fusca (Vander Linden, 1820),

-Ischnura elegans(Vander Linden, 1820),

-Onychogomphus forcipatus unguiculatus Vander Linden, 1823 (Gomphe à pinces méridional) 

-Coenagrion pulchellum (Vander Linden, 1825),

-Leucorrhinia dubia(Vander Linden, 1825),

-Chalcolestes viridis (Vander Linden, 1825),

-Somatochlora metallica(Vander Linden, 1825),

-Somatochlora flavomaculata (Vander Linden, 1825),

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LES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-de-vander-linden/

"Lindenii vient du nom de l’entomologiste P.L. Vander Linden (1797-1831). "

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"after Pierre Léonard Vander Linden (1797-1831), Belgian entomologist"

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"in onore del prof. Pierre Leonard Vander Linden (1797 - 1831), naturalista fiammingo."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

non étudié.
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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

".-vernoemd naar P.L. v.d. Linden"

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NOMS EN LANGUES VERNACULAIRES.

 

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NOM D' ERYTHROMMA LINDENII EN FRANÇAIS.

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1°)" L'Agrione de Vander Linden", Sélys, 1840.

Monographie des Libellulidées page 167. Le nom de genre scientifique Agrion étant alors féminin depuis Fabricius et  Latreille, Sélys le traduit par "Agrione".

2°) "L'Agrion de Vander Linden", Paul-André Robert, 1958.

Le genre Agrion étant devenu neutre, il est traduit en français par "Agrion" par le naturaliste suisse P.A. Robert.

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3°) "Naïade aux yeux bleus", Jourde in Dijkstra 2007.
 

Dans la traduction par Philippe Jourde en 2007 du Guide des Libellules de K.-D. B.  Dijkstra,  le nom des espèces du genre Erythromma se composent à partir du dénominatif commun "Naïade", certes inspiré par l'espèce-type (najas : du latin naias, "nymphe des eaux douces"), mais rappelant, tout comme le nom "Nymphe" commun aux espèces du genre Pyrrhosoma, la très ancienne comparaison entre les Zygoptères et les Demoiselles. Il nomme ainsi   E. najas "la Naïade aux yeux rouges", E. viridulum "la Naïade aux corps vert" , et  E. Lindenii  "la Naïade aux yeux bleus".

L'avantage est de créer des ensembles cohérents par genre : tandis que les 3 espèces du genre Erythromma sont nommées "Naïades", que celles du genre Ischnura sont nommées "Ischnures", que les deux espèces d'Enallagma décrits dans ce Guide sont nommées "Porte-coupe", le nom français d' "Agrion" est réservé aux 13 espèces du genre  Coenagrion.

La SFO n'a pas adopté ce nom et utilise celui d'"Agrion de Vander Linden". L'INFN donne les deux noms.

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/645873

 

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NOMS D'ERYTHROMMA LINDENII  EN D'AUTRES LANGUES.

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-en catalan : L'Ullprès comú (coquille commune)

-en anglais, Goblet-marked damselfly, Blue-eye

-en néerlandais : Kanaaljuffer

- en allemand : Die Pokaljungfer, Pokal-Azurjungfer, das Saphirauge (Oeil de saphir)

-en polonais :  Łątka jeziorna, oczobarwnica jeziorna 

-en russe : Стрелка Линдена

- En tchèque Šidélko azurové

-en breton : Dimezell daoulagad c'hlas (Demoiselle aux yeux bleus)

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SOURCES ET LIENS.

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_vanderlinden/agrion_vanderlinden.html

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

DIJKSTRA K.-D.B., et Lewington, R. (2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 21.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/518/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

— RAMBUR (Pierre), 1842,Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 264 et Planche 6, fig. 2,b : lindeni ♂

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f286.image.texteImage

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6104159n/f17.item.zoom

 — SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 15:05

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau II : les Apôtres, la Vierge et les Saints (kersanton, vers 1533).

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Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

L'extérieur de l'enclos :

Le porche :

 

Sur les porches de Bretagne :

Sur les Credo apostolique, utiliser l'onglet "recherche" ou voir infra Sources et liens.

 

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PRÉSENTATION.

Voir article Le porche II, les quinze anges.

" A l'intérieur du porche, les niches des Apôtres sont très variées dans leurs sculptures et leurs découpures flamboyantes.  Au fond, les deux portes séparées par un trumeau sont encadrées de fines moulures et couronnées d'accolades ornées de feuilles frisées. Un riche bénitier, avec torsades, modillons, perles et feuillages, est fixé dans le trumeau. Au-dessus, un personnage, tenant une légende PAX VOBIS, soutient la statue de Notre-Dame de Lampaul. Des deux côtés, sur des colonnettes prismatiques tournées en spirale, sont saint Fiacre tenant une bêche et un autre Saint tenant un livre. Un détail à noter c'est, auprès de la statue de saint Pierre, un petit brûle-cierges en fer, sur lequel il est d'usage d'allumer un flambeau quand un malade est à l' agonie, afin qu'il soit bien accueilli par le Portier du ciel. Les portes ont conservé leurs vantaux primitifs, et l'on ne peut trop admirer celte menuiserie si bien assemblée, solide et parfaitement raisonnée." (Abgrall, 1891)

Matériau : kersantite (extraite de la Rade de Brest et transportée par l'Elorn jusqu'à Landerneau).

Datation : par approximation, celle inscrite sur le fronton extérieur du porche : 1533.

Attribution : non établie.

L'atelier de sculpture sur pierre expert en taille du kersanton en activité dans la région vers 1533 est celui des frères Prigent, à Landerneau, auteurs des statues du lanternon et de la partie haute du porche  de Lampaul-Guimiliau, mais Emmanuelle Le Seac'h précise que si "les Apôtres de l'intérieur du porche et les trois statues au dessus des portes jumelles ne sont pas de l'atelier", néanmoins  "on peut se demander si il n'a pas réalisé aussi l'arc d'entrée du porche".

Menu :

Le bénitier

La Vierge, saint Jean et saint Fiacre.

Le Credo apostolique (les 12 Apôtres).

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I. LE  PORTAIL INTÉRIEUR AUX PORTES GÉMINÉES.

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Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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1°) Le bénitier en kersanton.

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"Un riche bénitier, avec torsades, modillons, perles et feuillages, est fixé dans le trumeau." (Abgrall)

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Le bénitier du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le bénitier du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Le tympan du portail : les trois statues.

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Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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La Vierge à l'Enfant.

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Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Saint Jean l'Evangéliste.

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Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Saint Fiacre (tête brisée) tenant sa bêche.

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Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les statues du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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I. LES SIX APÔTRES DE DROITE.

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Tous les apôtres sont pieds nus, sont barbus (sauf Jean) et tiennent (sauf Jean) un livre, le Livre des Apôtres. Ils tiennent tous un phylactère (vertical ou diagonal) où était peint jadis un article du Credo, c'est en ce sens que nous devons parler ici d'un Credo apostolique. Tous (sauf Jacques le Majeur qui est en habit de pèlerin) sont vêtus d'une robe longue, sans col, pourvus d'une fente d'une dizaine de cm fermée par deux ou trois boutons, serrée par une ceinture plate, et par dessus d'un manteau passé sur l'épaule gauche ou boutonné par un fermail central.

Toutes ces statues ont eu la tête brisée (à la Révolution probablement), et recollée à une date que j'ignore (avant la visite d'Abgrall en 1891 a priori).

Les traces de polychromie, nettes pour l'ocre des niches, sont discrètes sous forme d'aplats rouges . Chaque dais est différent, récitant le catéchisme de l'ornementation gothique avec des gables à fleurons, des arcatures ogivales ou cintrées polylobées ou à fin réseau, des pinacles et des fleurons, des oculi à bilobes ou trilobes, des balustres à branches écotées, parfois des motifs animaliers (André : dragons) ou humains (quatre têtes Renaissance au dessus du dais de Pierre), etc...

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Éléments stylistiques.

  • Niches à clef pendante sous des dais gothiques, différents : trois dais hauts atteignent le sommet de l'ogive.
  • Rides frontales en deux plis, fréquentes mais non constantes,
  • Yeux en amande sans que les pupilles ne soient dessinées,
  • Sourcils en large arc au dessus de l'excavation de l'orbite
  • Nez droit et fort, narines creusées, sans excès.
  • Philtrum bien marqué au dessus de lèvres étroites
  • Moustache sortant des narines en deux volutes.
  • Barbe à mèches verticales sinueuses puis bouclées à leur extrémité
  • Cheveux mi longs touchant les épaules.
  • Boutonnières des tuniques dessinant une forme en 8, le tissu étant tendu par les boutons  ronds ou plats.
  • Plissé des tuniques verticaux et épais
  • Genou gauche légèrement ployé .
  • Le livre est ouvert ou fermé, présenté de face ou sur la tranche, tenu dans une main ou sous l'aisselle, etc., de façon différente dans les 11 cas.
  • Les bouts de pieds nus dépassent des tuniques avec des orteils ronds et réguliers.
  • Identité des Apôtres nos spécifiée par une inscription sculptée, mais par un attribut le plus souvent interprétable sans ambiguïté.

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Pour moi, le seul détail, très caractérisé, de la fente aux deux ou trois boutons, m'évoque fortement les porches aux Apôtres des frères Bastien et Henri Prigent, mais en ce domaine j'suis pas méd'cin.

cf. Landivisiau.

L'ordre dans lequel ils sont placés n'est sans doute pas l'ordre initial, car saint André n'occupe jamais la dernière place du Credo, qui est celle de Matthias. 

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1. Saint Pierre (clef).

2. Saint Thomas (équerre).

3. Saint Philippe (croix à longue hampe).

4. Saint Jean (coupe de poison).

5. Saint Jacques le Mineur (bâton de foulon).

6. Saint Jacques le Majeur (pèlerin de saint Jacques).

7. Saint Simon (scie).

8. Saint Matthias (le glaive) sous réserve .

9. Saint Matthieu (balance).

10. Saint Barthélémy (coutelas)

11. Saint Jude-Thaddée (la lance) sous réserve : la lance est souvent attribuée à Thomas.

12. Saint André (croix en X).

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

 

 

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1°) Saint Pierre tenant sa clef.

Son "toupet" caractéristique est ici représenté par deux boucles en macarons.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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2°) Saint Thomas tenant son équerre (brisée).

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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3°) Saint Philippe et sa croix à longue hampe.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Saint Jean l'évangéliste bénissant et  tenant la coupe de poison (brisée).

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Voir l'apôtre Jean à Landivisiau : le pied de la coupe, mieux préservé, confirme ma suggestion.

 

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Saint Jacques le Mineur et son bâton de foulon.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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6. Saint Jacques le Majeur en pèlerin de Saint-Jacques.

Il tenait en main son bourdon, aujourd'hui brisé. Il porte encore son chapeau timbré au centre d'une coquille ou coustille, et il est ceint du baudrier à coquilles de la besace, qui est suspendue à son coté gauche. Enfin, il est vêtu de la pèlerine, un long manteau qui n'est pas ouvert en avant. C'est exactement ce contraste entre la tenue des autres apôtres et celle de Jacques que constate   Humbert Jacomet vers 1320 : " 

"De fait, au moment même où l' adoption du livre, du bâton et du sac au rabat timbré d'une unique coquille paraît chose acquise au point de reléguer l'épée dans l'ombre, une véritable révolution se produit dans l'économie vestimentaire de saint Jacques. D'un côté, la statuaire monumentale, fidèle au prestige qui s'attache aux mouvements de toge, poursuit sa course et donne naissance à force de virtuosité au "gothique international" qui impose au vitrail et à la peinture murale l'élégance de la tunique et du manteau drapé propres à ennoblir la figure des apôtres; de l'autre, le Majeur renonce soudain à la somptuosité de ces jeux d'étoffe pour endosser un uniforme rigide coupé dans du drap ordinaire. Celui-ci se compose  d'une cote qui lui tombe jusqu'aux pieds et d'un surcot à larges manches échancrées sous les aisselles, exactement moulé sur la cote dont il adopte les plis tuyautés, raides et verticaux."

Quand au baudrier, le même auteur remarque que "Le baudrier orné de coquilles a rencontré un tel succès en Bretagne que, pour un peu, il y ferait l'effet d'un trait autochtone. Saint Jacques arbore presque toujours ce type de baudrier dans les collèges apostoliques bretons du XVIe siècle dans lesquels , étant entendu qu'il s'agit de la courroie du sac. L'exemple le plus ancien connu en France se trouve à l'abbatiale de Mimizan, dans les Landes."

J'ai remarqué ce baudrier :

à la collégiale du Folgoët

à Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou vers 1509

à l'abbaye de Daoulas vers 1560-1566

à Sizun (ossuaire) vers 1585-1588

à Bodilis  en 1601,

etc.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les six apôtres du coté gauche.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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7. Saint Simon et sa scie.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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8. Saint Matthias et son glaive.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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9. Saint Matthieu et sa balance de pesage de l'or en tant que publicain.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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10. Saint Barthélémy et son coutelas.

Barthélémy subit le martyre du dépeçage.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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11. Saint Jude-Thaddée  et la lance.

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12. Saint André et sa croix en X.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page 65 .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie), 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 189 à 216

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— JACOMET (Humbert), l'image de saint Jacques en France (XIIe-XIXe siècles)

https://www.academia.edu/27207006/Limage_de_Saint_Jacques_en_France_XIIe_-_XIXe_si%C3%A8cle_

 

Sur le Credo apostolique voir ici  :

 

 

 

Site http://idlespeculations-terryprest.blogspot.fr/2014/02/the-apostles-creed.html

— Grant Kalendrier et compost des bergiers , 1529, imprimé à Troyes.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86095054/f89.item.zoom

 

— Émile Mâle : http://patrimoine.amis-st-jacques.org/documents/000135_e_male_credo_des_apotres_2.pdf

—Denis Pichon Note sur les peintures murales de Notre-Dame-du-Tertre à Châtelaudren : présence d'un Credo prophétique Société d'émulation des Côtes-d'Armor, 2000, 130, p. 115-122

— Robert Favreau Les autels portatifs et leurs inscriptions, Cahiers de civilisation médiévale 2003 Volume   46 pp. 327-352 :http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ccmed_0007-9731_2003_num_46_184_2865

 — Baptistère de Sienne : http://www.viaesiena.it/fr/caterina/itinerario/battistero/articoli-del-credo/articoli-della-seconda-campata

 — Psautier de Jean de Berry, Enluminures de André Beauneveu 1380-1400 : gallica 

— RANSON (Lynn) 2002 A franciscan program of illumination Insights and Interpretations: Studies in Celebration of the Eighty-fifth .publié par Colum Hourihane  ..pp 84-89 En ligne

 

— GAY (Françoise) 1993, Le choix des textes des prophètes face aux apôtres au Credo", in Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— HASENORH (Geneviève), 1993 "Le Credo apostolique dans la littérature française du Moyen-Âge", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— LACROIX (Pierre) , Renon, Andrée,  Mary, Marie-Claude, Vergnolle, Éliane [Publ.] Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993).Sommaire en ligne 

 — GAULTIER DU MOTTAY (Joachim) Répertoire archéologique du département des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, 1883-1884, extrait des Mémoires de la Société archéologique et historique des Côtes-du-Nord, nouvelle série, T.I, 1883-1884.

 

— RENON F, relevé du Credo du chœur de la cathédrale de Cambray en 1404 Revue de l'art chrétien: recueil mensuel d'archéologie religieuse, Volume 8 Arras ; Paris 1864 page 262.

—  RITZ-GUILBERT, Anne 1993 ; "Aspects de l'iconographie du Credo des apôtres dans l'enluminure médiévale", Pensée, image & communication en Europe médiévale : à propos des stalles de Saint-Claude; Besançon; Asprodic L'auteur analyse les Credo typologiques apparus dans l'enluminure du 13e siècle, puis la version originale qu'en donne Jean Pucelle dans le Bréviaire de Bellevill (Paris, B. N., ms lat. 10483) aux environs de 1323-1326. Le peintre a utilisé le Credo des apôtres comme attribut de la vertu personnifiée de la Foi

SCHMITT (Jean-Claude), 1989  "Les images classificatrices", in Actualité de l'histoire à l'Ecole des chartes: études réunies à l'occasion publié par Société de l'Ecole des charte 1989 pp.311-341.

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Published by jean-yves cordier - dans Porches Chapelles bretonnes.
3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 21:31

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Résumé :

— Nom de genre Erythromma, Hansemann, 1823 Wiede. Zool. Mag. 2(1).  Du grec erythros "rouge" et ómma "œil", en raison des yeux rouges des mâles de l'espèce-type E. najas décrite par Hansemann. Tous les Erythromma ont des yeux soit rouges, soit bleus mais tous de couleur vive et non surmontés de noir, contrastant avec la tête noire.

— Nom du genre en français : le nom des espèces se composent à partir du dénominatif commun Naïade, certes inspiré par l'espèce-type (najas : du latin naias, "nymphe des eaux douces"), mais rappelant, comme le nom Nymphe commun aux espèces du genre Pyrrhosoma, la très ancienne comparaison entre les Zygoptères et les Demoiselles.

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ERYTHROMMA HANSEMANN, 1823.

Erythromma, Hansemann, 1823,  Anfang einer Auseinandersetzung der deutschen Arten der Gartung Agrion F. von J.W. A Hansemann, prediger zu Lense in der Grafschaft Hoya [[Début d'une discussion sur les espèces allemandes du  genre   Agrion par F. von J.W. Hansemann, prédicateur à Lense dans le comté de Hoya] , Wiedemann's Zoologisches Magazin 2(1) : 148-161

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51678#page/152/mode/1up  

 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51678#page/162/mode/1up

https://en.wikipedia.org/wiki/Johann_Wilhelm_Adolf_Hansemann

Johann Wilhem Adolf Hansemann (14 Mai 1784, Finkenwerder Hamburg– 26 Juillet 1862, Diepholz) était un entomologiste et marchand d'insectes,   pasteur à  Leese dans le comté de Samtgemeinde Hoya en Basse-Saxe, qui est l'auteur de cet article sur le genre Agrion, et d'un autre article en 1862, Vertilgung der Eier und Raupen des ungleichen Spinners und anderer Ungezieferarten.Zeitschrift für deutsche Landwirthe, N. F., Leipzig - 13 167

http://www.online-ofb.de/famreport.php?ofb=NLF&ID=I198803

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Son article, difficile à lire pour moi, ne semble pas contenir le mot erythromma, ou du moins je ne l'y ai pas trouvé. Il divise les Agrions en trois catégories A, B, et C selon leurs ailes. C'est dans cet article que Hansemann décrit E. najas page 158, qui est l'espèce type du genre.

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Le genre a longtemps été attribué à Charpentier 1840 ; en effet, Toussaint von Charpentier a décrit ce nom comme sous-genre des Agrionides page 20 de Libellulinae europaeae descriptae et depictae , et il en a justifié le nom (cf. infra). K.-D.B. Dijkstra 2007 attribue le genre à Charpentier, mais le site INPN 2019 l'attribue à Hansemann.

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_book_other_versions_r&cad=3#v=onepage&q=erythromma&f=false

 

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ÉTUDE DU NOM ERYTHROMMA.

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Charpentier donne l'étymologie de ce nom :

E Graecis vocabulis erythros et όμμα nomen est compositum, cum mares, dum vivunt, oculorum habeant colorem mire rubrum.  Le nom est composé des mots  grecs  erythros ["rouge"]et ómma ["œil] car les yeux des mâles tant qu'ils sont en vie sont d'une couleur rouge intense."

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Pourtant, tous les yeux des mâles ne sont pas rouges, mais ils sont tous de couleur brillante (rouge ou bleu), non surmontés de noir, contrastant donc fortement avec le noir de la tête. (Dijkstra, 2007).

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LES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-de-vander-linden/

"Erythromma du grec erythros signifiant rouge et omma signifiant yeux ; les deux autres espèces du genre [autre que E. lindenii] ont en effet les yeux rouges. "

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

"Erythromma: Charpentier, 1840 from Grk. ἐρυθρός = red + ὄμμα = eye"

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

 

"Erythromma - ερνυροσ, ον = rosso + ομμα, τοσ = occhio; dagli occhi rossi."

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf


"Erythromma [gr. erythros - red; omma - eye] reflects a conspicuous feature of the males in this genus. "

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"erythros rood, omma = ogen,"

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RÉCEPTION.

En 1840, Sélys-Longchamps classe l'espèce najas parmi les Agrions (Monographie page 151). La même année, Charpentier crée son sous-genre Erythromma avec deux espèces, Agrion (Erythromma) chloridion [synonymie avec najas] et viridulum.

En 1850, Sélys & Hagen introduisent pour la Revue des Odonates dans son genre Agrion plusieurs groupes,  Nehalennia (Selys),  Erythromma (Charpentier), Pyrrhosoma (Charpentier)... J'en profite, dans cette étude zoonymique, pour remarquer l'étymologie donnée par le belge Sélys au nom Nehalennia : "Nom d'une déesse de la Gaule Belgique dont on a trouvé un temple dans l'île Walcheren en Zelande" (p. 172). Il place dans le groupe Erythromma les espèces najas et viridulum.

En 1890, Kirby reconnait le genre Erythromma et son espèce-type E. najas.

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NOM DU GENRE ERYTHROMMA EN FRANÇAIS.

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Depuis la traduction par Philippe Jourde en 2007 du Guide des Libellules  de K.-D. B. Dijkstra les noms des espèces du genre Erythromma se composent à partir du dénominatif commun Naïade, certes inspiré par l'espèce-type (najas : du latin naias, "nymphe des eaux douces"), mais rappelant, tout comme le nom Nymphe commun aux espèces du genre Pyrrhosoma, la très ancienne comparaison entre les Zygoptères et les Demoiselles.

 

Nous avons ainsi la Naïade aux yeux rouges E. najas, la Naïade aux corps vert E. viridulum, la Naïade aux yeux bleus (ou Agrion de Vander Linden en deuxième nom) E. Lindenii.

La SFO et l'INPN ont adopté ces noms (mais la SFO utilise "Agrion de Vander Linden" pour lindenii).

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NOMS DU GENRE ERYTHROMMA EN D'AUTRES LANGUES.

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-en allemand Granataugen "yeux grenat"

- en néerlandais :  Roodoogjuffers 

- en frison occidental :  Hynstepoaten

-en anglais : Erythromma lindenii (Selys, 1840) = Blue-Eye ; Erythromma najas (Hansemann, 1823) = Large Redeye ; Erythromma viridulum Charpentier, 1840 = Small Redeye.

- en suédois : Mindre rödögonflickslända (E. viridulum)  et Större rödögonflickslända (E. najas)

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SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— DIJKSTRA K.-D.B., et Lewington, R. (2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

— CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 21.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/518/mode/1up

RAMBUR (Pierre), 1842,Histoire naturelle des insectes: névroptères, page 264 et Planche 6, fig. 2,b : lindeni ♂

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f286.image.texteImage

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6104159n/f17.item.zoom

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 11:08

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau II : les quinze anges.

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Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

L'extérieur de l'enclos :

Sur les porches :

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Rappel chronologie et attribution de quelques porches du Finistère :

Premier atelier ducal du Folgoët :

  • Notre-Dame du Folgoët, porche occidental : 1423
  • Notre-Dame du Folgoët, porche sud : 1423-1433
  • Quimper, cathédrale : 1424-1442
  • Saint-Pol-de-Léon, Kreisker : 1436-1472
  • Châteauneuf du Faou : Notre-Dame-des-Portes : 1436-1472
  • Kernascleden : 1433-1463
  • Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre : 1450
  • Quimperlé, porche nord : 1420-1450
  • La Martyre porche sud : 1450-1468
  • Le Faou, Rumengol, porche sud : 1468.

Deuxième atelier ducal du Folgoët :

  • Plourach, porche sud : 1458-1488
  • Plonevez-du-Faou, Saint-Hernot porche sud : apôtres 1481/porche 1498-1509

Atelier des frères Prigent à Landerneau :

  • Pencran, porche sud : 1553
  • Landivisiau, porche sud : 1554-1565
  • Guipavas, porche nord : 1563

Maître de Plougastel :

  • Bodilis, 1601
  • Guimiliau, 1606-1617

non attribué :

  • Landerneau , Saint Houardon (1604)
  • Guimiliau (1606-1617)
  • Gouesnou (1640-1664)

Roland Doré (1618-1663) :

  • Guimiliau, apôtres 
  • Pleyber-Christ, apôtres
  • Plestin-les-Grèves, apôtres
  • Trémaouezan (1610-1623), apôtres
  • Le Tréhou, apôtres;

Jacques Mazé :

  • Plouneventer, apôtres 1679

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"Lampaul-Guimiliau. C'est par le porche et l'angle Ouest du bas-côté Sud qu'on a commencé cette reconstruction, remontant à 1533, Là, l'ornementation et la structure sont encore absolument gothiques, avec quelques mélanges cependant de détails indiquant l'influence de la Renaissance. Ce porche, comme la plupart de ceux de la contrée datant de la même époque, semble avoir été préparé en carrière ou dans les ateliers d'un tailleur de pierre et imagier, du moins pour ce qui regarde toutes les parties sculptées en kersanton, comme l'indiquent les marques d'appareilleurs gravées sur ces pierres, pour leur mise en place." (Abgrall 1891)

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Datation : antérieure ou égale à 1533.

Attribution : non établie.

L'atelier en activité dans la région vers 1533 est celui des frères Prigent, à Landerneau, auteurs des statues du lanternon et de la partie haute du porche  de Lampaul-Guimiliau, mais Emmanuelle Le Seac'h précise que si "les Apôtres de l'intérieur du porche et les trois statues au dessus des portes jumelles ne sont pas de l'atelier", néanmoins  "on peut se demander si il n'a pas réalisé aussi l'arc d'entrée du porche".

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LE PORCHE EXTÉRIEUR.

"La grande entrée consiste en une arcade composée de moulures prismatiques séparées par des gorges profondes, lesquelles gorges sont tapissées de feuilles découpées, chardons, choux frisés et pampres de vignes. Les tiges de ces plantes sortent, comme dans les autres œuvres analogues, de la gueule de monstres variés : sourds, lézards, dragons ailés." (Abgrall 1891)

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Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Moulure  (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Moulure (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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A. LES DEUX ANGES DES CONTREFORTS .

 

 

"Deux contreforts, posés sur les angles, accostent cette arcade, et sur les faces intérieures de chacun sont deux petits anges tenant une banderole avec ces légendes en caractères gothiques : Bonnes gens qui ycy passez priez Dieu pour les trépassés. Benedictus qui venit in nomine Domini. "(Abgrall, 1891).

 

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1°) L'ange de droite : 

 

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B[E]NEDICT[US] QUI VE[N]IT

IN NO[M]I [N]E D[OMI]NI

Les lettres entre crochets correspondent aux tildes, ces tirets horizontaux suscrits. Le -US final de BENEDICTUS est abrégé par le signe 9.

Traduction : "Béni soit celui qui vient an nom du Seigneur." Il s'agit du verset 26 du psaume 117, chanté en grégorien et présent dans les antiphonaires les plus anciens. Il appartient au texte du Sanctus, après les mots Hosanna in excelsis, et il reprend l'acclamation des rameaux dans l'évangile de Mathieu Mt 21:9

https://gregorien.info/chant/id/1093/2/fr

Dans l'esprit des paroissiens de l'époque, elle s'associe naturellement et indissociablement  au chant, à la liturgie, mais aussi aux anges qui sont souvent représentés entonnant le Sanctus en l'honneur de Dieu.

Placée à l'entrée du sanctuaire, elle devient une formule d'accueil des fidèles.

Son écriture en minuscules gothiques aux fûts droits  réguliers à brefs empattements en losange, aux hampes non bifides sans ornementation la rapproche de la textura quadrata, ce qui est cohérent avec le style gothique du porche souligné par Abgrall.

Le visage de l'ange est très rond, la tête est inclinée, la bouche est petite, les cheveux sont longs et bouclés. Il porte une aube qui descend sur les pieds, lesquels sont chaussé. Un surplis recouvre l'aube. L'amict se replie en un boudin circulaire, avec un créneau sous le menton.

La  main droite inoccupée est placée sur la poitrine, à la manière des enfants de chœur thuriféraires, tandis que la main gauche tient le phylactère.

 

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Ange  (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange  (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange  (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort droit du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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2°) L'ange de gauche .

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La tête a été brisée ; l'habit est le même, quoique l'amict ne soit plus roulé sous le cou. La main qui ne tient pas la banderole est levée en signe de salutation.

Curieusement, l'écriture est bien différente de celle du premier ange : elle est gothique, à fûts droits, mais elle fait usage du deux-points de séparation des mots, et l'extrémité de certains jambages est bifide, tandis que le jambage des Y s'enroule ce qui donne une allure plus contournée, et plus ancienne que la précédente. . 

L'inscription dit :

BONES : GENZ : QUE : YCY : PASSEZ

PRIEZ : DIEU : POUR : LEs : TREPASSEZ

"Bones gens qui ycy passez, priez Dieu pour les trépasséz"

Le premier N ne porte pas de tilde, l'orthographe est donc Bones et non Bonnes.

Ce distique rimé est fréquemment rapporté, sous des formes proches, mais, — et c'est cela qui est ici singulier — toujours sur un ossuaire, un cimetière ou dans le cadre d'une épitaphe. Je ne résiste pas à débuter par cet exemple tiré des Reflexions sur les grands hommes qui sont morts en plaisantant d'Andre Francois Boureau Deslandes :

 

"Bonnes gens, qui par cy passez

Priez Dieu pour les Trépasses :

Bonnes gens qui passez par icy,

Priez pour ce pauvre homme-cy :

Qui par cy passsez, bonnes genz,

A prier soyez diligens

Pour le pauvre frère GREGOIRE

Qui ne mourut que de trop boire."

 

Mais nos bons auteurs rapportent l'existence de ce distique sur les ossuaires de Trémaouezan  et de Ploudiry.  Je citerai d'abord cet extrait : 

"Cette inscription était la plus répandue sur les ossuaires tant de Bretagne que du reste de la France. Elle se lisait notamment sur la porte d’entrée du cimetière de Montfort l’Amaury, qui possédait deux très curieux charniers convertis en galeries (plusieurs crânes, formant métopes, sont encore encastrés entre les arceaux des piliers). À l’aide des quelques lettres qui en subsistent, M. A. de Dion l’a ainsi restituée :

Vous tous qui icy passez
Priez Dieu pour les trépassez.
Ce que êtes ils ont étez ;
Ce que sont un jour serez. " Charles Le Goffic, 1908, L’Âme bretonne Honoré Champion (série 2, p. 120-132).

 Alfred Lebars dans  Les ossuaires bretons, signale cet exemple à Sizun :

VOUS NOS ANFENS QUI PAR ICY PASSES

SOUVENEZ VOUS QUE NOUS SOMMES TREPASSES

HIRIO DIME VARHOAS DIDE (aujourd'hui à moi, demain à toi)

Il ajoute :

"Il subsiste de l'ossuaire Saint-Melaine de Morlaix une plaque en pierre de Locquirec dont l'inscription gothique maintenant en grande partie illisible était ainsi conçue :

BONES GENS QUI PAR ILLEC PASSES

PRIES DIEU POUR LES TREPASSES.

L'ossuaire de la cathédrale de Quimper, détruit vers 1842, comportait une inscription du même genre :

VOUS QUI PAR ILLECQUES PASSEZ

SOUVENEZ VOUS QUE NOUS SOMMES TREPASSES

Des inscriptions à peu près semblables rappelant l'idée de la mort, de la prière pour les trépassés, se lisaient autrefois sur l'ossuaire de Marville (Meuse), ; à Monfort-l'Amaury (Seine-et-Oise), au cimetière des Innocents et à la porte de celui de Saint-Séverin à Paris ; à l'entrée du grand canal d'Orléans ; contre le mur extérieur de l'église de Beauval (Somme) et sans doute dans les cimetières de la plupart des régions de France."

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On trouve encore :

Bonnes gens, qui en ce moustier

venez chascun jour pour prier

Pour Dieu, ne vueillez oublier les Trepassez.

Cet exemple est cité par A de la Borderie (L'Imprimerie en Bretagne), comme tiré de Les Loys des Trepassés, Bréant-Loudéac, 1484-1485, mais je ne le retrouve pas dans l'exemplaire de la Bnf

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1511301d/f15.image

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Ange  (kersanton) du contrefort gauche du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort gauche du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange  (kersanton) du contrefort gauche du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) du contrefort gauche du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE.

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À l'intérieur du porche, vous pouvez organiser pour les groupes scolaires ou du troisième âge un concours : dix points pour chaque ange trouvé ! J'ai ainsi gagné 130 points.

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Intérieur du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Intérieur du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

 

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B. LES  ANGES DE LA FRISE DES CULOTS SOUS LES APÔTRES DU PORCHE.

 

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À l'intérieur du porche, les statues des douze apôtres sont disposées de chaque coté sur des culots dont un sur deux est sculpté d'un ange tenant une banderole, l'autre étant sculpté d'un chou frisé. Si j'ai bien compté, cela nous donne six anges, trois de chaque coté.

Ces banderoles portaient jadis des inscriptions, du temps où tout cela était peint de belles couleurs.

Je les décrirai en partant de saint Pierre (à droite près de la porte d'entrée) et en tournant comme si j'étais l'aiguille de quelque montre posée au sol, vers la voûte.

Ils sont chacun différents par la posture, par la prise manuelle des parchemins, etc.

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Intérieur du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Intérieur du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°1. sous saint Pierre.

Il tient sa banderole par les pouces entre ses deux bras étendus.

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Ange  (kersanton) des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange (kersanton) des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°2 sous saint Philippe tenant sa croix. 

Une demi-colonne l'oblige à ne dérouler le rouleau que vers sa droite.

Ses cheveux sont bouclés non seulement en deux volutes sous les oreilles, comme les autres, mais en vaguelettes. Sa tunique est bouffante au dessus d'une ceinture.

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Au passage : un beau chou frisé.

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Culot des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Culot des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°3, levant la main gauche sous saint Jacques le Mineur.

Il est placé à l'entrée du porche, et il accueille les fidèles par ce signe. Il tient le phylactère entre le pouce, écarté, et l'index et le majeur. Ses cheveux frisés forment une suite de petits macarons, jusqu'à l'alsacienne finale. 

L'amict forme, comme l'ange du contrefort droit, un créneau sous le menton. Il existe dans tous ces anges un détail ou un autre qui les relient et nous permet d'affirmer qu'ils sortent du même atelier.

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Les anges du coté gauche.

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Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Les Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°4 sous saint Barthélémy tenant son coutelas.

Il a le bras droit étendu, tandis que le bras gauche est fléchi. La tenue de la bande de parchemin est inversée, pouce au dessus avec la paume en arrière du coté droit, l'inverse à gauche.

Les cheveux forment des mèches plus ou moins bouclées. Sa tunique serrée par une ceinture fait des plis épais parallèles sur le buste, et froissés sur les manches. Bien-sûr, Le détail est dans ces deux sangles croisées sur la poitrine, et dont nous ignorons l'usage. 

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°5 sous saint XX avec son glaive.

Celui-ci ne s'est pas laissé embêter par la demi-colonne : hop, il a lancé sa banderole par dessus, et il a demandé à un lionceau de saisir l'extrémité dans sa gueule.

La chevelure est plus rétive aux boucles.

Il porte les sangles entrecroisées comme son collègue. 

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Ange n°6 sous saint André et sa croix en X.

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Il présente la banderole coudes fléchis, mais l'élégance presque précieuse tient à la prise par trois doigts (index à annulaire)  placés sur la tranche supérieure du parchemin. Chacun son truc !

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Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots des Apôtres du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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C. LES  ANGES  DES CULOTS AU DESSUS DES PORTES DU PORCHE.

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1°) Au centre sous la Vierge à l'Enfant : le messager Pax Vobis.

Ses ailes ne sont pas bien visibles, mais je le tiens néanmoins pour un ange, qui se serait coiffé d'un bonnet de feutre. Il tient une banderole avec les mots PAX VOBIS, "La paix soit avec vous". Vraiment, les anges de Lampaul-Guimiliau ont le sens de l'accueil.

Mais il sort de la meilleure école hôtelière des anges, là où on vous apprend à tenir, à la sortie des voyageurs d'un aérodrome, les panonceaux Mr INTEL d'une main, index et majeur au recto, les autres doigts au verso, le corps bien droit, le visage à peine marqué d'un sourire tout en  saluant l'heureux Intel de deux doigts sur le bord de la casquette. So class, so chic !

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Ange des culots  du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Sous la statue de saint Jean.

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Ange des culots  du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Sous la statue de saint Fiacre.

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Ange des culots  du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Ange des culots du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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En prime : deux scènes animalières

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Tout leur intérêt provient de leur motif : un quadrupède passant entre les spires d'un parchemin torsadé. En effet, ce motif rappelle fortement celui de l'hermine passant de la même façon à travers une banderole, et qui, accompagnée de la devise A MA VIE, affirme le rôle du duc de Bretagne comme commanditaire de la collégiale du Folgoët, par exemple, ou de l'église de Quimperlé.


On retrouve un aspect analogue sur les sablières de Notre-Dame-de-Grâces près de Guingamp en 1506-1508, avec une hésitation sur l'identification de l'animal, un renardeau a priori.

De même, le motif est repris sur les sablières de l'église de l'Hôpital-Camfrout.

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Ici, il est difficile d'identifier l'animal : un loup ? Un renard ? Une hermine ?

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1°) Du coté gauche des portes.

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Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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2°) Du coté droit des portes.

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Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Hermine ou renard passant entre les spires, porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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D.  LES  QUATRE ANGES  DES  CLEFS DE VOÛTE.

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"Dans les clefs de voûte, deux anges tiennent, l'un les instruments de la Passion, l'autre cette légende : Bonum est sperare in Domino. (Abgrall, 1891)"

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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1°) Les deux anges tenant deux banderoles entrelacées.

L'une des banderoles porte BON[U]M EST, et l'autre SPERARE IN D[OMI]NO. Elles se réunissent autour d'une fleur verte. Les banderoles sont vertes sur fond ocre rouge, les lettres sont jaunes.

Le visage des anges est rond, encadré par les boucles des cheveux. La tunique est plissée, bouffante sur les manches ; l'amict est arrondi en demi cercle mais non roulé.  Leurs ailes sont bien écartées.

Un tilde sur le M signale l'absence du U de BONUM, un autre sur le O celle de OMI de Domino. Les lettres RE de Sperare sont plus petites car elles s'inscrivent sous la main de l'ange.

L'écriture est celle de l'ange de droite du contrefort de l'entrée : une gothique textura régulière, claire, à empattements en losange, dont la hampe du b et le jambage du p sont bifides.

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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Le texte Bonum est sperare in Domino, "Il est bon d'espérer en Dieu" est le début du verset 9 du psaume 117, ce même psaume dont le verset 26 était tenu par l'ange de l'entrée. Le texte complet est : Bonum est confidere in Domino, quam confidere in homine, Bonum est sperare in Domino quam sperare in principibus. : "Il est bon de mettre sa confiance dans le Seigneur, plutôt que de mettre sa confiance en l'homme. Il est bon de mettre son espérance dans le Seigneur, plutôt que de mettre son espérance dans les princes".

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Ce verset chanté en grégorien appartient aux plus anciens antiphonaires, comme celui de l'abbaye de Saint-Gall.

https://gregorien.info/chant/id/1113/2/fr

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https://www.e-codices.unifr.ch/fr/csg/0339/88

https://www.e-codices.unifr.ch/fr/csg/0339/88

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau II : les anges.
Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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2°) Les deux anges porteurs des instruments de la Passion.

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L'un porte la couronne d'épines, un marteau et trois clous.

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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L'autre porte la colonne de la Flagellation, les verges et le flagellum.

Les anges ont le même visage poupon que les précédents, mais on remarquera la tunique à plis tubulaires, et serrée à la taille par une ceinture autour de laquelle elle vient bouffer.

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Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

Clef de voûte (kersanton) du porche sud de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 29 mars 2019.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page 65 .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

"C'est par le porche et l'angle Ouest du bas-côté Sud qu'on a commencé cette reconstruction, remontant à 1533, Là, l'ornementation et la structure sont encore absolument gothiques, avec quelques mélanges cependant de détails indiquant l'influence de la Renaissance. Ce porche, comme la plupart de ceux de la contrée datant de la même époque, semble avoir été préparé en carrière ou dans les ateliers d'un tailleur de pierre et imagier, du moins pour ce qui regarde toutes les parties sculptées en kersanton, comme l'indiquent les marques d'appareilleurs gravées sur ces pierres, pour leur mise en place. La grande entrée consiste en une arcade composée de moulures prismatiques séparées par des gorges profondes, lesquelles gorges sont tapissées de feuilles découpées, chardons, choux frisés et pampres de vignes. Les tiges de ces plantes sortent, comme dans les autres œuvres analogues, de la gueule de monstres variés : sourds, lézards, dragons ailés. Deux contreforts, posés sur les angles, accostent cette arcade, et sur les faces intérieures de chacun sont deux petits anges tenant une banderole avec ces légendes en caractères gothiques : Bonnes gens qui ycy passez priez Dieu pour les trépassés. Benedictus qui venit in nomine Domini.

Le tympan porte un cadran solaire, au haut duquel deux anges gras et joufflus tiennent une tête de mort. Plus haut, est la date : A. D. m Ve XXXIII. Au-dessus, une sirène cornue, à queue contournée, forme cul-de-lampe pour une jolie statue de saint Michel terrassant le dragon. Ce saint Michel est couronné par -un dais Renaissance sur lequel est portée la statue de saint Paul Aurélien, tenant en laisse un dragon ailé, au cou duquel il a passé son étole. Cette statue est abritée par une belle niche Renaissance, surmontée das statues de la Sainte Vierge et de saint Jean, qui accompagnaient autrefois un Christ en croix, maintenant disparu. A l'intérieur du porche, les niches des Apôtres sont très variées dans leurs sculptures et leurs découpures flamboyantes. Dans les clefs de voûte, deux anges tiennent, l'un les instruments de la Passion, l'autre cette légende : Bonum est sperare in Domino. Au fond, les deux portes séparées par un trumeau sont encadrées de fines moulures et couronnées d'accolades ornées de feuilles frisées. Un riche bénitier, avec torsades, modillons, perles et feuillages, est fixé dans le trumeau. Au-dessus, un personnage, tenant une légende PAX VOBIS, soutient la statue de Notre-Dame de Lampaul. Des deux côtés, sur des colonnettes prismatiques tournées en spirale, sont saint Fiacre tenant une bêche et un autre Saint tenant un livre. Un détail à noter c'est, auprès de la statue de saint Pierre, un petit brûle-cierges en fer, sur lequel il est d'usage d'allumer un flambeau quand un malade est à T agonie, afin qu'il soit bien accueilli par le Portier du ciel. Les portes ont conservé leurs vantaux primitifs, et l'on ne peut trop admirer celte menuiserie si bien assemblée, solide et parfaitement raisonnée."

— ABGRALL (Jean-Marie), 1915, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, Société Archéologique du Finistère - SAF 1915 tome 42 - Pages 189 à 216

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

— COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes.
1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 14:29

Zoonymie des Odonates : étude des noms d'Enallagma cyathigerum (Charpentier, 1840), "L'Agrion Porte-coupe ". 

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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http://www.lavieb-aile.com/article-trois-zygopteres-a-crozon-agrion-joli-agrion-elegant-agrion-portecoupe-71617863.html

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Résumé.

Enallagma Charpentier, 1840, Libell. europ. Lipsiae : 21 du grec enallagma "changement en" . Charpentier (1840: 21) avait initialement prévu de nommer Enallagma [ du grec "changer" et ici peut-être "intervertir, confondre"] le sous-genre qu'il nomma finalement Agrion, pour inclure tous les coenagrionidés européens à abdomen uniformément cylindrique dans lesquels la coloration de l'abdomen des mâles est bleue avec des marques noires, c'est-à-dire qu'en plus du genre Enallagma, on y trouverait les Coenagrions et Erythromma lindenii. Il voulait exprimer par ce nom la "possibilité de confusion" entraînée par la similitude de ces espèces. Mais sa proposition n’a eu aucun effet jusqu’à la description valable du sous-genre par Selys en 1876 (d'après H. Fliedner) 

cyathigerum Charpentier, 1840, Libell. europ. Lipsiae :163 :  du grec kyathos  "coupe", et du latin gerulus  " porteur",  donc "porte-coupe".  Dans sa description, Charpentier ne compare pas explicitement les marques de S2 et celles de S3 à S7 à des coupes, mais décrit des contours arrondis, et une tige qui devient progressivement plus longue.

 

— noms en français : 1°) "L'Agrion cyathigère", Sélys 1850 ; 2°) "L'Agrion porte-coupe", Paul-André Robert, 1958 ; 3°) "Le Porte-coupe holarctique", Jourde in Dijkstra 2007.

— noms en d'autres langues : 

-En catalan : El Coper del rei 

-en espagnol : La libélula común azul 

-en allemand Die Gemeine Becherjungfer , Becher-Azurjungfer

-en anglais : The Common blue damselfly, Common bluet, Northern bluet)

-en gallois : Mursen las gyffredin

-en finnois : Okatytönkorento 

en suédois : Sjöflickslända 

en norvégien Stor blåvannymfe

- en néerlandais : Watersnuffel

-en frison occidental : Blauhynderke Wetterjufferke, Sneupjufferke, Wettersneupe

-en hongrois ;  A kéksávos légivadász 

-en dannois : Almindelig Vandnymfe

- en italien : Agrion coppiere

-en polonais : Nimfa stawowa

- en tchèque : Šidélko kroužkované

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NOM SCIENTIFIQUE.

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NOM DE GENRE ENALLAGMA CHARPENTIER, 1840.

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— CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 21.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/518/mode/1up

Description.

Charpentier définit trois genres dans la famille LIBELLULINA :

Genus A : Libellulis, B. Aeschna et C. Agrionis.

Le genre Agrionis est divisé en sous-genres :

. Agriomidum:
1) Epallage.
2) Calopteryx.
3) Anapetes.
4) Sympycna.
-5) Pyrrhosoma.
6) Erythromma.
7) Ischnura.
8) Agrion.
9) Platycnemis.

Chacun est décrit dans un paragraphe. Dans le paragraphe Agrion, il écrit :

8. AGRION.

Nomen, a clarissimo Fabricio toti Agrionidum generi impositum, ad hoc subgenus significandum retinui. Vocabulum « Agrion » cl. vir fortasse a Graeco àyasis „venator“, aut ab άγοιος « ferus » desumsit, cui opinioni Illiger (Magazin I. I. p. 126) adstipulatur.

Species huius subgeneris inter se congruunt abdominis crassitudine aequali: marium colore ex atro-virescente cum laete-coeruleo alternante. Foeminae aut simili modo pictae, (sed colore viridi superante), aut obscuro-virides et in inferiore corporis parte laete flavo-virescentes.

Omnes species permagnam, quod ad colorem et picturam attinet, inter se habent similitudinem (— qua de causa prius hoc subgenus , « Enallagma » vocavi —) et utriusque sexus segmenta abdominis, imprimis priora, thoraci propiora, accurate sunt examinanda, quia eorum pictura diversa optime illae species distingui et secerni poterunt.

Traduction :

"8. Agrion. Le nom donné par le très illustre Fabricius, à tout le genre des Agrionidae, est choisi pour ne désigner que les espèces de ce sous-genre. Le terme Agrion, considéré comme venant du grec signifiant en latin venator, "chasseur", ou du grec άγοιος « bêtes sauvages » selon l'opinion d'Illiger (Magazin I.I p.126).

Les espèces de ce sous-genre se reconnaissent à leur abdomen d'épaisseur constante. Les mâles alternent des couleurs vert-sombre et bleu clair. Les femelles sont soit colorées de manière similaire, (mais où prédomine la couleur verte), soit vert sombre avec la partie inférieure du corps jaune-vert vif.

Tous les espèces sont grandement similaires entre elles, tant par leurs couleurs que par leur motif (c'est pourquoi j'avais d'abord nommé ce sous-genre Enallagma ) et dans les deux sexes les segments abdominaux d'abord, thoraciques en suite, doivent être examinés avec beaucoup d'attention pour pouvoir discerner ces espèces entre elles."

Nous voyons que Charpentier n'a pas réellement créé et décrit ce sous-genre Enallagma dans cette publication. Ce sera  Sélys qui (après avoir utilisé le nom Aenallagma) le reprendra comme sous-genre en 1876, mais en laissant la paternité à Charpentier. Dans sa description, il ne revient pas sur la justification du nom.

SÉLYS, 1876, Synopsis des Agrionines, 5me légion: Agrion (suite). Le grand genre Agrion Bulletins de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des ..., Hayez, 1876, Volume 41 page 496.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/34716922#page/504/mode/1up



Enallagma (sous-genre) Charp. (Pars). 

Secteur inférieur du triangle naissant avant la nervule basale postcostale (tout au moins aux ailes supérieures) ; 8 à 10  nervules postcubitales; ptérostigma en losange, semblable aux quatre ailes. 
Des taches post-oculaires claires, ordinairement cunéiformes (quelquefois linéaires, rarement punctiformes). 
Lèvre inférieure fendue dans son quart ou son tiers apical. à branches rapprochées ou peu distantes. Prothorax à bord postérieur peu ou point redressé. 
Abdomen médiocre ou grêle. 
Pieds à cils courts (longs chez E. aduncum); 5-7 aux tibias postérieurs. 
♂ : Coloration généralement bleue. Le 10e segment à bord émarginé, non redressé en tubercule. Appendices anals variables, les supérieurs souvent dilatés en dedans. 
♀ : Épine vulvaire aiguë. Coloration généralement dissemblable, verte ou jaune, quelquefois bleue. Abdomen bronzé en dessus. 
Patrie: Hémisphère froid et tempéré des Deux-Mondes; quelques espèces dans les Antilles, l'Afrique et l'Asie tropicale. 

 

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"Enallagma was proposed as a subgenus of Agrion by Charpentier (1840) to contain the widely distributed holarctic species A. cyathigerum. Selys (1875) described Aenallagma boreale from Newfoundland, but in 1876 corrected it to Charpentier's usage, Enallagma. Cowley (1934) credited the genus to Selys because he believed that Charpentier did not "adopt the name", whereas Selys' (1875) specific descriptions were "sufficient to characterize the genus". Other unadopted generic names do exist (e.g., Orthetrum Newman, 1833), but they have generally been credited to their original authors. Modern usage credits Enallagma to Charpentier." Garrisson 1984  https://www.cdfa.ca.gov/plant/ppd/PDF/Garrison1984-Enallagma_western_US.pdf

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ÉTUDE DU NOM ENALLAGMA.

 

https://fr.wiktionary.org/wiki/%E1%BC%90%CE%BD%CE%B1%CE%BB%CE%BB%CE%AC%CF%83%CF%83%CF%89

https://lsj.gr/wiki/%E1%BC%90%CE%BD%CE%AC%CE%BB%CE%BB%CE%B1%CE%B3%CE%BC%CE%B1

Le terme grec enallagma Ἐνάλλαγμα ,  composé de ἐν, en (« en- ») et de ἀλλάσσω, allássô (« changer, altérer »), signifie "changement en", donc "interchanger" et de là éventuellement  "confusion" :  Charpentier qualifie ainsi les coenagrionidés bleus particulièrement difficiles à identifier.

Plus précisément, Charpentier (1840: 21) avait initialement prévu de nommer Enallagma [ du grec "changer" et ici peut-être "intervertir, confondre"] le sous-genre qu'il nomma finalement Agrion, pour inclure tous les coenagrionidés européens à abdomen uniformément cylindrique dans lesquels la coloration de l'abdomen des mâles est bleue avec des marques noires, c'est-à-dire qu'en plus du genre réel Enallagma, on y trouverait les Coenagrion et Erythromma lindenii. Il voulait exprimer par ce nom la "possibilité de confusion" entraînée par la similitude de ces espèces. Mais sa proposition n’a eu aucun effet jusqu’à la description valable du sous-genre par Selys en 1876 (d'après H. Fliedner) 

Accessoirement, notons que le nom a été employé en Botanique pour des Bignoniacées : Enallagma cucurbitina (L.), nomen nudum, E. latifolia, E. obovata.
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—Nom du genre en français : "Portecoupe" (Jourde in Dijkstra). Il n'existe qu'une seule espèce en France, E. cyathigerum.

—Nom du genre en anglais : "Bluets".

Le genre contient selon Garrisson 75  espèces mondiales : ITIS

https://www.itis.gov/servlet/SingleRpt/SingleRpt?search_topic=TSN&search_value=102102#null

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NOM D'ESPÈCE ENALLAGMA CYATHYGERUM (CHARPENTIER, 1840).

CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 163 et Planche XLII fig. 1 mas et foem.

https://books.google.fr/books?printsec=frontcover&id=NTgjmPiyV1sC&hl=fr#v=onepage&q&f=false

C'est l'espèce-type du genre, désignée par Kirby 1890:145.

Description originale.

Agr. coeruleum, atro-viridi-maculatum: in maris segmento secundo macula orbicularis, postice cum margine cohaerens: foeminae maculis dorsalibus gracilioribus.

Habitat in Silesia .

Pictura constante et foeminae colore lucide coeruleo insigne.

Caput ut in congemericis.

Truncus. Prothorax triangularis, margine postico pauxillum rotundato; undique coeruleo-limbato: maculis duabus lateralibus coeruleis, distinctis. Alitruncus atro-aeneus, lateribus coeruleis: in collari strigae duae valde distinctae, coeruleae. Reliquae alitrumci partes, sicuti alae et pedes, uti in specie praecedente comparatae.

Abdomen paullo longius et gracilius, quam in Agr. lunulato: coeruleum. In segmento marium primo macula est basalis minima, atra. , Secundum habet marginem posticum atrum, et in parte postica maculam magnam, orbiculatam, atram, stylo cum margine postico segmenti cohaerentem. Similes maculae in segmentis tertio et sequentibus usque ad septimum, maculae autem in his sunt magis elongatae, et in posticis acuminatae, longiores. Octavum et nonum segmentum coeruleum totum. Decimum superne atrum, postice profunde excisum.

— Foeminarum segmentum primum uti in maribus est comparatum: secundum insigne est macula antice posticeque margini annata, antice paullulum latiore, et ad postica, ante finem, in lobulum orbicularem dilatata. Sequentia segmenta media macula magna, elongata, antice acuminata, postice, ante finem, dilatata picta sunt. Septimum et octavum postice atro-viridia fere tota, qui color acumine tenui marginem segmenti anticum tangit. Ultima duo segmenta in medio dorso atra.

Appendices marium superiores brevissimae, vix extra abdomen conspicuae, globulares, subpilosae, fuscae. Inferiores longiores, laterales curvatae, cylindricae, atrae. Foeminarum appendices brevissimae, conicae, obtusae, et (ut videtur) coerulescentes.

 

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La planche  42 fig. 1 mâle et femelle dessinée et peinte par Charpentier, avec le détail de S2.

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https://books.google.fr/books?pg=PA19&id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q&f=false

https://books.google.fr/books?pg=PA19&id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q&f=false

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE CYATHIGERUM.

Du grec kyathos  "coupe", et du latin gerulus  " porteur",  donc "porte-coupe".

Charpentier décrit la marque du 2ème segment abdominal S2 du mâle dans sa diagnose ainsi: in maris segmento secundo macula orbicularis, postice cum margine cohaerens: "Chez le mâle le deuxième segment est orbiculaire [arrondi, de contour circulaire], relié avec des prolongements à l'arrière. "

Dans la description, il écrit :  Secundum habet marginem posticum atrum, et in parte postica maculam magnam, orbiculatam, atram, stylo cum margine postico segmenti cohaerentem. Similes maculae in segmentis tertio et sequentibus usque ad septimum, maculae autem in his sunt magis elongatae, et in posticis acuminatae, longiores. : je traduis avec incertitude : "le deuxième segment a une bordure  postérieure noire, et, dans la partie postérieure, une grande marque   noire, arrondie, réunie par une tige avec des prolongements  arrières segmentaires. Des marques semblables se trouvent sur les segments 3 à 7, mais elles sont plus allongées, et, dans les pointes postérieures, plus longues."

La comparaison entre ces marques et la forme d'une coupe n'y est donc pas explicite, mais évoquée. Mais il la précise dans l'encart de sa planche 42.

Dijkstra compare la marque de S2 à un champignon, et celles de S3 à S7 à des torpilles. Mais "le champignon de S2 peut être arrondi ou pointu, et présenter des extensions latérales en forme d'ailes ; son pied peut manquer". Grand et Boudot décrivent le dessin noir dorsal de S2 du mâle comme "une petite coupe posée sur un socle". Précigout, Prud'homme et Jourde le comparent à "une coupe ou un calice". L'auteur de Nature22.com.odonates22 écrit plus précisément  : "On observe la plupart du temps sur son deuxième segment abdominal un dessin en forme de petite coupe posée sur une soucoupe, ou de champignon, suivant l'imagination de chacun... Ce dessin est parfois réduit à un simple trait, non relié à la ligne noire de jonction entre les segments 2 et 3."

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/agrion_porte_coupe/agrion_porte_coupe.html

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LES AUTRES AUTEURS EN ZOONYMIE.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/agrion-porte-coupe/

"Enallagma : De enallagma (gr) = confusion : Charpentier dénommait ainsi les coenagrionidés bleus, particulièrement difficiles à identifier ;

- cyathigerum de cyathus (gr) = coupe et ger(um) (lat) = porter : porte-coupe du fait du dessin noir du 2e segment abdominal, qui ressemble à une coupe ou à un calice."

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Enallagma: Charpentier, 1840 from Grk. ἐνάλλαγμα = (risk of) confusion originally intended as a genus to subsume all (potentially confusing) Bluet species
-cyathigerum, from Grk. κύαθος = cup, beaker +Lat. -ger, -gera, -gerum = -bearing for the cup-shaped mark on the male's S2"

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"Enallagma - εναλλαγμα, τοσ = inversione, confusione; perché confusa con altri Ceniagrionidi.

cyathigerum : cyathus, i = coppa + gero, es = portare, mostrare; che porta la coppa. Per la presenza di un disegno a forma di coppa sul secondo tergite"

 

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"CHARPENTIER (1840: 21) originally had planned a genus Enallagma [gr. change] to comprise all European coenagrionids in which the coloration of the males abdomen is blue with black markings, i.e. besides the actual genus E. also Coenagrion and Erythromma lindenii as well. He wanted the name to be understood as ‘possibility of confusion’ because of the similarity of the species comprised. But his proposal had no effect until the valid description of the genus by Selys in 1876 (COWLEY 1934a: 241)."

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"enallagma = verwisseling cyathigerum kyathos = beker; gerere = dragen (duidt op de zwarte figuur op het tweede achterlijfsegment van het mannetje)"

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LES NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

 

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LES NOMS EN FRANÇAIS.

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1°) "L'Agrion cyathigère", Sélys 1850.

Revue des Odonates page 205

https://books.google.fr/books?id=6NAyAQAAMAAJ&dq=1850%C2%A0-+Revue+des+Odonates+ou+Libellules+d%27Europe.&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

"Diagnose. — 1er segment de l’abdomen , avec une tache basale, carrée, bronzée ; bord postérieur du prothorax arrondi , entier, un peu relevé.

. 2° segment de l'abdomen avec une seule tache hastiforme , à tête épaisse , touchant ordinairement le bord postérieur. 10e largement et très-profondément échancré. Appendices anals courts.

. 8e segment portant en dessous une épine très-longue,- échancrure du 10e assez large , assez aiguë.

Cette espèce ressemble beaucoup à l’A. hastulatum. ".

Fidèle à lui-même, Sélys donne un nom "français" en traduisant le nom scientifique dans un baragouin plus proche du barbarisme que du néologisme.

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2°) "L'Agrion porte-coupe", Paul-André Robert, 1958.

Synonyme : "l'Enallagma porte-coupe".

Heureusement, le suisse Paul-André Robert est intervenu pour ne pas laisser passer le "cyathigère" de Sélys, et pour le remplacer par la vraie traduction, si simple, de "porte-coupe". 

Le nom a été adopté par la majorité des auteurs, et par la liste de référence de la SFO en 2012.

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

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3°) "Le Porte-coupe holarctique", Jourde in Dijkstra 2007.

Philippe Jourde, dans sa traduction du guide de Dijkstra, a placé le nom de "Porte-coupe holarctique" en premier, suivi en plus petit de celui de "Agrion porte-coupe".

L'avantage est de créer des ensembles cohérents par genre : les deux espèces d'Enallagma décrits dans ce Guide sont nommées Porte-coupe holarctique et Porte-coupe du désert (E. desertii), alors que le nom français d'Agrion est reservé aux 13 espèces du genre  Coenagrion, tandis que les 3 espèces du genre Erythromma sont nommées Naïades, celles du genre Ischnura sont nommées Ischnures, etc. Au contraire, dans la nomenclature de la SFO, les noms vernaculaires de tous les Coenagrionidae, et des  Platycnemididae sont composés sur "Agrion".

L'adjectif holarctique (de toutes les régions terrestres au nord du tropique du Cancer) rappelle que l'espèce se rencontre "du cercle arctique à l'Atlas Marocain, de l'Atlantqiue au Kamtchaka".

 

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LES NOMS EN D'AUTRES LANGUES.

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Le qualificatif "commun" renvoie à la distribution holarctique de l'espèce. Les allemands comparent la marque de S2 à une tasse (becher), les catalans à une coupe royale, espagnols 

 

-En catalan : "El Coper del rei"  : La coupe du roi

-en espagnol : "La libélula común azul"  

-en allemand "Die Gemeine Becherjungfer , Becher-Azurjungfer ": la demoiselle commune à la tasse, la demoiselle bleue porte-tasse..;

-en anglais : "The Common blue damselfly, Common bluet, Northern bluet"

-en gallois : "Mursen las gyffredin" (Demoiselle bleue commune)

-en breton : "Dimezell c'hlas voutin" (Demoiselle bleue commune), en attente de validation

-en finnois : "Okatytönkorento "

en suédois : "Sjöflickslända "

en norvégien "Stor blåvannymfe"

- en néerlandais : "Watersnuffel"

-en frison occidental : "Blauhynderke Wetterjufferke, Sneupjufferke, Wettersneupe"

-en hongrois ;  "A kéksávos légivadász "

-en dannois : "Almindelig Vandnymfe"

- en italien : "Agrion coppiere"

-en polonais : "Nimfa stawowa"

- en tchèque : Šidélko kroužkované"

-en russe : "Стрелка голубая"

-SE: "Sjöflickslända"

-SI: "Bleščeči zmotec Sijajni"

http://www.hlasek.com/enallagma_cyathigerum.html

 

 

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SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

 

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA


— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false


  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 

CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss page 21.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28491#page/518/mode/1up

— GARRISON (Rosser W. Garrison ), 1984, Revision of the Genus Enal/agma of the United States West of the Rocky Mountains and Identification of Certain Larvae by Discriminant Analysis (Odonata: Coenagrionidae) , Entomology Volume 105

https://www.cdfa.ca.gov/plant/ppd/PDF/Garrison1984-Enallagma_western_US.pdf

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  première légion : Pseudostigma

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1860 Synopsis des Agrionines,  dernière légion :  Protonevra.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132906#page/1/mode/1up

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines, deuxième légion : Lestes.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates

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