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7 janvier 2022 5 07 /01 /janvier /2022 17:56

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Saint Corentin assis (vers 1530), et divers fragments (XVe et XVIe siècles).

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L'évêché de Quimper conserve, dans la chapelle privée de l'évêque au premier étage,  et répartis sur deux baies, deux ensembles de fragments de vitraux anciens. Ils ont été remontés en 1914, mais étaient signalés  dans les collections de l'évêché avant 1907 , date de son transfert depuis l'ancien palais de Rohan (aujourd'hui occupé par le Musée départemental breton) vers la rue de Rosmadec. La restauration et le remontage de ces fragments sont signés de Fernand Rosey, peintre verrier parisien, et de son successeur Rabion.

Je remercie Monsieur Yann Celton , archiviste et bibliothécaire diocésain de Quimper et Léon, qui m'a permis de découvrir et de photographier ces vitraux.

Je m'inspire, souvent littéralement, de la description donnée par Gatouillat et Hérold pour le Corpus Vitrearum en 2005.

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I. DEUX SCÈNES DE LA VIE DE SAINT YVES (vers 1510-1515 et 1914).

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La baie B, la plus à droite est rectangulaire et mesure 1,80 m et 1,20 m de large. Dans la vitrerie en verre cathédrale avec filet coloré et double ogive en haut,  sont insérés deux scènes de la vie de saint Yves en forme d'ajours provenant de l'église Saint-Mathieu, peintes sur fond rouge vers 1510-1515.

Voir Paul Peyron, Bull. SAF 1893 pour la datation, et Jean-Marie Abrall, Bull. SAF 1893 pour la description des vitraux de Saint-Mathieu. "Une fenêtre du fond du bas-coté nord, timbrée aux armes des L'Honoré conservait quelques éléments figurés, un saint solitaire (Fiacre) avec 2 personnages agenouillés, et 2 scènes de la vie de saint Yves avec une longue inscription."

Voir mon article sur la description des vitraux de Saint-Mathieu :

https://www.lavieb-aile.com/2020/03/la-maitresse-vitre-de-saint-mathieu-a-quimper.html

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Les illustrations hagiographiques de saint Yves, hormis le fameux Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, sont rares. 

La base Mandragore  de la BNF ne propose qu'une image issue du Bréviaire de Charles V par Jean le Noir (1334-1370, Latin1052 f. 378).

La base Enluminures en propose quatre ; mais aucune n'illustre un épisode de sa vie.

Cette recension échappe au sommaire de Saint Yves et les Bretons (1303-2003) de Cassard et coll.

La Vita b. Yvonis, Latin 17008 folios142 bis v°-145, de Pierre de Dinteville qui a fondé à Orléans en 1357 une chapelle Saint-Yves  n'est pas illustrée.

La baie 7 de Moncontour, datant de 1537, est construite sur une succession d'épisodes narratifs, mais ce miracle n'est pas figuré.

Claude Berger traite des Représentations de saint Yves en Finistère et côtes d'Armor pour le Fonds Saint-Yves. Mais je n'y retrouve pas ce sujet (et le vitrail de l'évêché n'est pas cité).

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Les bases scripturaires reposent essentiellement sur le dossier de canonisation, repris par Albert le Grand. Plusieurs épisodes sont décrits dans lesquels Yves donne aux pauvres son habit, et notamment son chaperon.

"Yves Menguy, de la paroisse de Louannec, dont saint Yves fut recteur, témoin 35, raconte une scène qu’il n’a jamais oubliée : « Chaque fois qu’il voyait un pauvre du Christ dans le besoin, il lui faisait cadeau d’un de ces vêtements-là. Il arriva un jour que voulant acheter un habit pour ma femme je dis à dom Yves : « Messire, j’ai l’intention de me rendre à Lannion acheter un habit pour ma femme ». « Achète-moi de l’étoffe, me dit alors dom Yves, de la même que d’habitude, pour me faire une cotte et un chaperon ». Ce que je fis. Comme on avait confectionné dans la maison de dom Yves la cotte et le chaperon, le tailleur lui dit : « Messire, voyez si cette cotte est bien faite ». Tandis qu’il voulait essayer la cotte, il regarda du côté de la porte et vit un pauvre sans vêtement et dans une très grande détresse. Sur le champ il le héla : « Enfile cette cotte, et vois si elle te va bien ». « Messire, lui dit le pauvre tout craintif, je ne suis pas digne de porter un tel habit ». « Tu le feras, lui dit dom Yves ». Et tout de suite notre pauvre mit la cotte. Yves lui dit alors : « Prends le chaperon ». Quand le pauvre se fut coiffé du capuchon, dom Yves lui dit : « Va gagner ton pain avec la bénédiction de Dieu, et ne commets pas le mal ». Et notre pauvre s’en alla avec cotte et chaperon. J’ai vu et entendu tout cela, puisque j’étais présent. » https://fonds-saintyves.fr/connaitre-saint-yves/saint-yves-et-les-pauvres-3-10-saint-yves-au-plus-pres-des-besoins-des-pauvres/

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Mais les deux scènes du vitrail décrivent un miracle, dans lequel Dieu restitue à Yves le vêtement qu'il avait donné au pauvre.

Elle est rapportée par Sigismond Ropartz  dans son "Histoire de saint Yves, patron des gens de justice (1253-1303)" de 1856. Il s'agit d'une traduction des Actes de saint Yves, en latin, des Acta sanctorum des Bollandistes. Selon Roparz,  "Les Actes de. saint Yves ont été édités par le Père Daniel Papebroch, le plus érudit et le plus exact des Bollandistes . Le P. Papebroch nous apprend qu'Il a travaillé· sur une copie qui lui était venue de Tréguier, en 1665. Un des chanoines de la cathédrale s'était. chargé de surveiller cette copie et de la collationner . La procédure contenait deux enquêtes distinctes. La première, comprenant cinquante deux témoignages relatifs à la vie et aux vertus du Bienheureux, était entière. La seconde comprenant les témoignages, beaucoup plus nombreux, relatifs aux miracles, était incomplète·"

"En l'an 1300, le lundi de la Pentecôte, deux femmes de Lanmeur, Margile, qui avait épousé le fils de Thaor, et Mahaut , qui était mariée à Rivallon Leizone, entreprirent de compagnie un pèlerinage aux basiliques des Sept-Saints de Bretagne. Cette dévotion, très populaire au moyen-âge, consistait à visiter successivement les sanctuaires de saint Corentin., à Quemper, de saint Pol Aurelien, à Saint-Pol-de-Léon , de saint Tugdual à Tréguier, de saint Sanson, à Dol, de saint Patern, à Vannes , de saint Brieuc et de saint Malo , dans les deux villes qui portent leur nom, Sur la route, entre Tréguier et Lannion , les deux pèlerines rencontrèrent saint Yves. Elles en éprouvèrent une grande joie , car elles avaient appris avec quelle éloquence et quel zèle il prêchait en toute occasion la parole de Dieu. Elles le saluèrent donc et marchèrent à ses côtés l' écoutant' les divins enseignements qu'il leur donnait. Après qu'ils eurent cheminé quelque temps ensemble, ils trouvèrent , sur le bord du chemin , un mendiant couché sous un auvent de chaume et qui demandait l'aumône aux passants Saint Yves se détourna et s'approcha de ce pauvre , qui sollicita sa charité , en disant qu'il mourait de faim. Saint Yves lui parla quelque temps à voix basse , puis il tira son chaperon et le lui donna , en disant : «Prends ceci, car je n'ai pas , pour l'heure , autre chose que je puisse te donner." II continua ensuite son chemin tête nue et récitant son bréviaire. Les deux femmes étaient toujours près de lui et à une demi-lieue plus loin , levant les yeux sur le saint prêtre , elles · virent qu'il avait sur la tête ce même chaperon qu'il avait donné au mendiant . Il se mit à genoux, les mains jointes , au milieu de la route, et il dit à - haute voix :  "Seigneur Jésus-Christ, je vous rends grâces de votre présent » ; puis il se frappait la poitrine. Les femmes commencèrent à pleurer à chaudes larmes , ravies en admiration par le miracle qui venait de s'opérer sous leurs yeux; et saint Yves leur dit : « Allez; et continuez-votre route avec la bénédiction de Dieu ; faites le bien , et Dieu vous le rendra. " .Et il prit un sentier détourné pour gagner son manoir de Kermartin." 

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Voir aussi  Saint-Yves, juge avocat et prêtre, Léonce Roumain de la Rallaye 1861

 

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Ce texte nous permet de comprendre les deux panneaux et leurs inscriptions.

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Panneau de gauche. Yves donnant son chaperon à un pauvre.

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Emploi de sanguine et de jaune d'argent léger, nimbes ornés. Peu restauré.

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Le saint, nimbé, tonsuré, en surplis frappé d'hermines au dessus de sa cotte talaire d'étoffe sombre, tend au pauvre son "chapouroy", qu'on traduit par "chaperon". Ce n'est pas la coiffure à bourrelet terminé par une queue que portaient les hommes et femmes aisés du Moyen-Âge, mais un capuchon, ou, d'après l'image, un vêtement à capuchon, ici de couleur bleue et centré par une partie jaune à identifier. ( Roparz : "Désormais, et jusqu'à sa mort, il adopta pour vêtement une tunique avec des manches larges et amples, sans boutons, et un manteau avec un chaperon, long et tout à fait modeste, le tout en grosse bure blanche de Léon")

Le pauvre, agenouillé, barbu, tête nue (son chapeau semble serré entre ses bras), porte un long manteau rouge aux manches à larges rabats, qui serait peut-être confortable s'il n'était en guenilles. Son bâton de marche signale son âge, voire son handicap. Il est pieds nus. Il porte en bandoulière une besace, elle-aussi bien usée.

Les deux personnages échangent un regard plein d'humanité.

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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L'inscription du phylactère.

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Je l'avais déchiffré ainsi en me basant sur l'illustration du Corpus Vitrearum : COMAIN S. Y. DONNE SON CHAPOUROY A UNG POUVRE HOME POUR DIEU ET NAVOIT AULTRE QUE CREUT DOUUEZ (cf. Albert Le Grand, " Dieu fit paroistre, par plusieurs miracles, combien luy estoit agreable la charité dont S. Yves assistoit ses membres. Nous avons dit cy-dessus, que, trouvant un jour un pauvre en son chemin, n'ayant que luy donner, il luy donna son chapperon, mais Dieu le luy remist sur la teste, avant qu'il fust arrivé en l'Eglise où il alloit".) On évaluera la valeur du terme CHAPOUROY, qui ne semble pas attesté en moyen- français ailleurs.

J'ai peu de correction à apporter :

COMANT S Y DONE SON CHAPOUROY A UN POUVRE HOME POUR DIEU ET NAVOIT AULTRE QUE CREUT DONNER

"Comment saint Yves donne son chaperon à un pauvre homme et n'avait rien d'autre qu'il crut donner." La deuxième partie s'éclaire si on la confronte à la Vita : "car je n'ai pas , pour l'heure , autre chose que je puisse te donner."

La phrase latine correspondante est : 

Et cum D. Yvo diu locutus fuisset eum eo in secreto , extraxit capucium suum de capite, et dedit pauperi supra dicto, et dixit: Accipe , quia non habeo aliud de quo tibi faciam eleemosynam in praesenti .

Saint Yves ôte son capucium (capuchon) de la tête et le donne au pauvre en disant Accepte-le, car je n'ai rien d'autre pour te faire aumône (eleemoysyna, du grec ancien eleemosunê,"don charitable").

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

 

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.
Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Panneau de droite. Yves reçoit un chaperon d'un ange.

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Le panneau diverge un peu du texte cité par Roparz, ou bien il le commente, car saint Yves est agenouillé devant une ange aux ailes vertes  et dont le  front porte un diadème. L'objet qu'il remet au saint  s'est obscurci depuis la pose, et n'est plus très distinct, mais c'est à l'évidence un chaperon, comme le précise l'inscription. (Des analyses sont en cours pour déterminer l'origine de cette altération du verre et pour y remédier).

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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L'inscription est moins lisible que la précédente.

----YADIS --NE  UNG

CHAPOUROY -SEREUT------QUIL AI QUE SON CHAPOUROY POUR 

(sous réserve).

 

 

 

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Deux scènes de la vie de saint Yves (vers 1510-1515). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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II. SAINT CORENTIN ASSIS ; QUATRE TÊTES ( XVe s. XVIe s. ,1914).

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La baie A est de taille et format identique à la baie B : elle est rectangulaire et mesure 1,80 m et 1,20 m de large, et comporte une  vitrerie en verre cathédrale avec filet coloré et double ogive en haut.

 

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Au centre : Saint Corentin en évêque assis dans une cathèdre (vers 1530).

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Ce panneau, venant peut-être du sommet d'une niche, provient probablement de la chapelle des Fonts de la cathédrale, comme le suggérait Abgrall. Ce travail en jaune d'argent et grisaille a été remonté sur un fond bleu moderne. Elle correspond  à une petite figure de saint Corentin décrite par Guilhermy dans la chapelle des Fonts.

Inscription SANTU9 / CORE[N]TIN°

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper.  Saint Corentin assis dans une cathèdre (vers 1530). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Saint Corentin assis dans une cathèdre (vers 1530). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper.  Saint Corentin assis dans une cathèdre (vers 1530). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Saint Corentin assis dans une cathèdre (vers 1530). Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Deux anges volant (XVe siècle) en grisaille et jaune d'argent.

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper.  Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper.  Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Deux têtes (XVIe siècle) en grisaille et jaune d'argent.

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Tête d'une femme ou d'un ange. Panneau altéré par les micro-organismes. XVIe siècle.

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper.  Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Tête d'une sainte. Voile en bandeau occipital. Milieu du XVIe siècle.

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Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper.  Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Les vitraux anciens de l'évêché de Quimper. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (chanoine Jean-Marie), 1893, Saint-Mathieu de Quimper, description du monument. Bull. Société archéologique du Finistère tome XX pages 198-205 (page 203).


 

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1893_0282_0289.html

"Verrière nord. 

Au haut de cette fenêtre sont trois panneaux historiés.

-Saint Yves, vêtu d'une robe bleue ou violette, sur laquelle est un autre vêtement blanc, plus court, en forme de surplis et camail, avec mouchetures d'hermines. Devant lui, à genoux, un pauvre portant besace. Au-dessous est une longue inscription gothique.

-Saint Yves, costumé comme précédemment, à genoux . devant un ange vêtu d'une robe bleue, avec ailes vertes.

-Un saint solitaire, probablement saint Fiacre, prêchant deux petits personnages agenouillés à ses pieds. Les blasons qui surmontent ces scènes sont: En supériorité, de Bretagne. Au-dessous: 1 Un écu portant de sable au chevron d'argent accompagné de 3 annelets d'or . Plus bas, dans le même panneau, un autre écu mi parti de sable à un demi-chevron d'argent et à un annelet et demi d'or et losangé d'argent et de sable (L'Honoré). 2. Ecu brisé, et au-dessous un autre écu portant parti: de sable à un demi-chevron d'argent et à un annelet et demi d'or et d'azur à une demi croix pattée d'argent."


 

ALBERT LE GRAND, Vie de saint Yves

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Vie_de_saint_Yves

"Il ne pouvoit endurer de voir lea pauvres nuds ; un jour estant allé (selon sa coustume) visiter les pauvres à l’Hospital de Land-Treguer, voyant plusieurs pauvres fort mal vétus, il leur bailla la pluspart de ses habits. de sorte qu’il luy fallut s’envelopper dans un loudier, attandant qu’on luy en eust apporté d’autres.

Une autre fois, il fit la même chose ; &, comme un jour son cousturier luy fut venu vestir une robbe & capuchon gris, il apperceut en la court un pauvre à demy nud ; il ne le peut endurer ; mais, retenant ses vieux habits, luy donnna cet accoustrement neuf.

Allant une fois à l’Eglise, disant son Breviaire, un pauvre, luy demanda l’aumône, n’ayant que luy donner, tira son capuchon & le luy donna.

Dieu fit paroistre, par plusieurs miracles, combien luy estoit agreable la charité dont S. Yves assistoit ses membres. Nous avons dit cy-dessus, que, trouvant un jour un pauvre en son chemin, n’ayant que luy donner, il luy donna son chapperon, mais Dieu le luy remist sur la teste, avant qu’il fust arrivé en l’Eglise où il alloit.

Un pauvre estant arrivé tard à Ker-Martin & n’osant fraper à la porte se coucha auprés & y passa la nuit ; saint Yves, sortant de bon marin, le trouvant là, le fit entrer, le revétit de ses propres habits, luy donna bien disner & à souper, le fit coucher en un bon lict, alla se coucher au mesme lieu où il l’avoit trouvé et y passa la nuict."


 

 

 

ANDRÉ (Auguste), 1877, "De la verrerie et des vitraux peints de l'ancienne province de Bretagne",  Bulletin et mémoires de la Société archéologique du Département d'Ille-et-Vilaine, Volumes 11 à 12 tome IX, Rennes Ch. Catel, 1877 page 309 et sv

https://books.google.fr/books?id=Q8wwAQAAIAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false


 

Les trois autres compartiments de la vitre contiennent divers épisodes de la vie de saint Yves, official de Tréguier, mort en 1303. Dans le premier, le saint, revêtu de son costume d'official, donne son capuchon à un pauvre qui lui demandait l'aumône (Albert Legrand, Vies des Saints de Bretagne, p. 161). Le second le représente vêtu de même, à genoux devant un ange. Dans le troisième, deux personnages sont à genoux devant lui; derrière le saint on aperçoit une maison ; ce sujet rappelle sans doute la charité de saint Yves, qui logeait et nourrissait les pauvres dans ses presbytères de Trédrez et de Lohannec'h, et qui fonda pour eux un hôpital dans son manoir de Kermartin (ibid.). Ainsi qu'on l'a dit plus haut, le style du dessin, l'agencement des figures, le coloris de cette vitre lui assignent la date de la fin du xv° siècle !. »


 

CASSARD (Jean-Christophe) 1992 Saint Yves de Tréguier: un saint du XIIIe siècle - Page 59

 

GATOUILLAT (Françoise), HEROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum VII, Presses universitaires de Rennes page 185.

LE BIHAN (Jean-Pierre), blog

http://jeanpierrelebihan2.over-blog.com/article-18485675.html

http://lebihanvitraux.over-blog.fr/article-19178513.html

 

ONFROY KERMALQUIN 1846 Etudes sur les villes de Bretagne Guingamp page 360

 

 

ROPARZ (Sigismond) 1856 Histoire de saint Yves, patron des gens de justice (1253-1303)

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_21/Histoire_de_Saint_Yves_.pdf

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux saint Yves
3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 10:53

Cherchez le Pauvre ! Saint Yves et le Riche : les huit poteaux d'une maison de Quimper datant de la fin du XVe siècle, conservés au Musée départemental breton.

 

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— Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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Et aussi Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

 

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PRÉSENTATION.

Le Musée Départemental Breton présente aux visiteurs six poteaux en chêne de plus de 80 cm de haut ornés de figures en haut-relief. Elles proviennent d'une maison de la fin du XVe siècle qui s'élevait en face du palais épiscopal, aujourd'hui Musée départemental breton, dans l'actuelle rue du Roi Gradlon. Elle fut détruite à la fin du XIXe siècle et vers 1930, l'immeuble de la Société Générale situé à l'extrémité de la rue s'éleva à son emplacement. Maps.

Lors de la destruction, la Société archéologique du Finistère en fit déposer au Musée le décor sculpté, dont ce fut l'une des premières acquisitions.

On y trouve un dragon, un ange portant un phylactère, saint Michel terrassant le dragon, saint Yves, le Riche, et saint François, ainsi que deux personnages non exposés, dont un saint Roch (?).

Puisque je m'attache, dans ce blog, à dresser une petite iconographie des groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, je me propose de présenter, malgré l'absence du Pauvre, les poteaux de saint Yves et du Riche, et, tant qu'à faire, les autres poteaux de cette maison.

Néanmoins, une gravure de 1845 représente cette maison  à colombage, avec ses huit poteaux figurés : malgré le dessin forcément trop imprécis des figures, on identifie saint Yves et le Riche au centre,  séparés des autres par deux fenêtres à croisillons losangés. Le Pauvre était obligatoirement présent, à la droite d'Yves rendant la justice. 

Donc, le Pauvre pourrait être l'un des deux personnages des poteaux conservés en réserve, et dont la photographie est heureusement disponible sur le site du Musée.

Pourtant, sur ce site, il n'est pas identifié comme tel, et semble donc absent des collections.

C'est cette petite énigme que j'expose ici, à défaut de la résoudre péremptoirement.

 

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La gravure de 1845 représentant la maison . Numéro d'inventaire : 1993.43.1.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1993-43-1-maiso-d89ce

Extrait de l'Album "Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - La Bretagne", J. TAYLOR, Ch. NODIER, Alph. CAILLEUX (Les principaux collaborateurs sont E. Cicéri, Mayer, Gaucherel, Dauzats, Jacottet), Paris, 1845, page 177

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Photographie sur gélatino-bromure posé sur verre

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1998-7-45-repro-7bfe3

 

 

Description par le musée :

"Cette estampe "Maison à Quimper" fut publiée en 1843 par Taylor et Nodier dans les "Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - La Bretagne". Elle représente la façade d'une maison à colombages de la fin du XVe siècle à Quimper. Située en face du Palais épiscopal, au coin de la place Saint-Corentin et de la rue de l'Evêché, cette maison fut détruite vers 1846-1848 et, en partie, reconstituée au Musée Breton. Une enseigne porte l'inscription en breton "MARC'HADOUREZ / MARC'HAD MAD"."

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La gravure est également présentée sur le site du Musée de Bretagne. Le commentaire donne la traduction de la pancarte accrochée à l'entretoise : "Marchandise bon marché". Une femme en coiffe, berçant son bébé emmailloté est assise sur le banc, tandis qu'un homme coiffé d'un chapeau rond sur des cheveux longs, et en costume local (veste sans manche, gilet, chemise blanche, bragou braz bouffant,  sabots, et peut-être guêtres et ceinture)) attend le client les bras croisés.

Les draps ou étoffes sont exposés à travers les quatre étroites fenêtres. Deux statues en moyen relief encadrent la porte de plein cintre.

L'étage, en avancée sur la boutique, est orné de deux rangs de 18 colonnes au total. Les fenêtres sont divisées en deux parties, supérieure à montant fixe, et inférieure ouverte, les deux étant vitrées par des croisillons losangées. Ce sont vraisemblablement d'anciennes fenêtres à meneaux, ceux-ci ayant été supprimés après la loi de 1798 sur l'imposition des portes et fenêtres. Un  drap noir est exposé par la fenêtre de gauche.

Au pignon, partiellement protégé par des rangs d'ardoises sur un encorbellement, une fenêtre à deux battants est également ouverte : une grande cruche est placée dans l'embrassure, tandis qu'une perche assez frêle laisse pendre une vague poche qui excite ma curiosité.

Enfin, sous ce pignon crédenté, sont représentées les huit poteaux figurés qui en soutiennent l'avancée. Toutes les figures font face à la rue.

 

"L'une des plus belles pièces du musée archéologique n'a pu encore recevoir d'emplacement définitif : c'est la façade à pans de bois dune maison située naguère en face de l'évêché. Traverses et montants, tout est sculpté. Sur la partie supérieure des montants se trouvent de petites statuettes d'hommes, de femmes, d'animaux fantastiques traitées avec beaucoup de verve." (Henri Waquet)

 

 

 

 

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

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Les cartels explicatifs.

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Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

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Le groupe d'Yves et le Riche.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Saint Yves. Inv. 1847-1-3.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1e4488d1-0e3a-4e2f-894c-ae566b77f397

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-3-saint--d14aa

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Description par le musée :

Poteau représentant saint Yves: Chêne sculpté et peint. Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 20 ; Profondeur en cm : 42

"Saint Yves est représenté debout sur une console moulurée. Souriant et les bras légèrement ouverts, il tient de sa main gauche un rouleau qui fait rôle de procès. Le pilier est taillé dans un bloc principal auquel la main droite (non originale) a été fixée par clouage et collage. La façon dont a été taillée la partie supérieure se justifie par l'intégration de ce pilier à une architecture aujourd'hui démolie."

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Le saint est présenté en Official de Tréguier, portant la cotte talaire et le camail, et coiffé d'un haut chapeau évasé et non de l'habituel bonnet carré. Cette coiffure rappelle les mortiers des juges, cette toque de velours noir. La main droite n'est pas d'origine mais nous retrouvons globalement la posture de l'éloquence judiciaire, le bras droit écarté et la main gauche serrant les pièces du procès. L'autre posture habituelle, celle de l'argumentation avec les deux mains rapprochées pour énumérer les arguments, doit être écartée.

La tête du saint est penchée vers le bas, sans doute par l'impératif — majeur!— de le représenter plus grand que les plaideurs alors que les poteaux sont, eux, de taille identique.

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Les poteaux sont en chêne peint de cette peinture chocolat dont on abusa au XIXe siècle par souci de protection, souci d'autant plus justifié que le bois était exposé aux intempéries. Mais il est plus que vraisemblable que ces poteaux bénéficiaent d'une polychromie vive et séduisante.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Le Riche. Inv. 1847-1-4.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-4-riche--40bfc

 

 

Description :

Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 18 ; Profondeur en cm : 33

"Ce pilier de maison fait partie du groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre. Il s'agit du Riche figuré sous un baldaquin, les pieds posés sur une console moulurée. L'homme est vêtu d'une tunique à large col, il porte un chapeau orné de cabochons et il est chaussé de bottes. A sa ceinture est accrochée une bourse sur laquelle il pose la main gauche. Dans l'autre main, tendue vers la droite, repose une pile de trois pièces. Le pilier est taillé dans un bloc de bois monoxyle. Seul l'élément situé au niveau de l'épaule gauche est rapporté d'origine. Le bois est du chêne. La partie supérieure présente un épaulement servant à loger une pièce d'appui et un tenon assurant l'assemblage avec la sablière haute. Il existait aussi un tenon dans la partie basse pour permettre l'assemblage avec la salière basse, mais il a été scié."

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Je n'ai rien à ajouter à cette description, les détails manquants s'observeront sur la photographie.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Le dragon ailé . Inv 1847-1-1

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https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-1-dragon-9e08a

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Ce serait, sur la gravure, la deuxième figure en partant de la gauche.

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Description par le Musée.

"Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 19 ; Profondeur en cm : 35

Ce pilier rectangulaire figure sous un baldaquin sommairement esquissé, une statue de dragon debout, gueule ouverte, langue sortie, ailes repliées de chaque côté. Il repose sur une console moulurée. Il semble fouler aux pieds une sorte de serpent aux yeux ronds tirant la langue. L'ensemble est sculpté dans un seul bloc. La partie supérieure est creusée d'encoches pour l'assemblage dans la maison. La partie inférieure présentait à l'origine le même type d'encoches d'assemblage, celles-ci ont été sciées afin de présenter une base plane et stable facilitant la présentation muséale."

 

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Je pense que le dragon ne foule pas un serpent, mais sa propre queue serpentiforme. Le corps et la queue sont couverts de verrucosités en boutons. C'est le type même du dragon débonnaire si fréquent, en bois, sur les sablières ou, en pierre, sur les crossettes.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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L'ange au phylactère. Inv 1847-1-2.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-2-ange-a-fc2e8

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Ce serait, sur la gravure, la sixième figure en partant de la gauche.

 

Description par le musée :

Hauteur en cm : 84 ; Largeur en cm : 19 ; Profondeur en cm : 39

"Ce pilier de maison de forme rectangulaire représente un ange. Il est debout sous un baldaquin sommairement esquissé, et sur une console octogonale moulurée, à trois niveaux. Il tient en main un phylactère. Vêtu d'une longue robe à collerette, plissée et ceinturée à la taille, il porte de longs cheveux bouclés et de longues aîles repliées dans le dos. Son pied droit est nu, son pied gauche ne possède plus d'orteils et présente une forme arrondie de chaussure. Il pourrait s'agir de saint Gabriel, ange de l'Annonciation, venant annoncer à Marie la venue prochaine de son enfant. Le pilier sculpté représentant la Vierge et faisant pendant à l'ange aurait été perdu.
L'ensemble est sculpté dans un seul bloc de chêne. La partie supérieure présente des encoches destinées à l'assemblage sur la façade, et des traces d'outils."

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On comparera cet ange, pour ses cheveux bouclés et on aube à amict, à ceux du porche sud de la cathédrale, 1423-1433. Alors à moins de 50 mètres de cette façade. 

Je ne retiens pas l'hypothèse  d'un ange de l'Annonciation, et moins encore d'une Vierge dont le poteau aurait été perdu, puisque tous les poteaux sont visibles sur la gravure, et que le Musée en conserve la totalité.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Saint Michel terrassant le dragon. Inv. 847-1-7.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-7-saint--5eadd

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Peut-être le septième en partant de la gauche ?

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Description par le Musée.

"Saint Michel est représenté debout en armure, foulant un dragon à ses pieds. De sa main droite, il tient une épée qui devait se ficher dans la gueule du monstre. L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un bloc principal. On constate cependant que trois éléments non originaux sont rapportés : le premier représentant le haut de l'épée et le second le prolongement des pieds du saint ainsi qu'une partie du corps du monstre. Il est probable que ces parties aient été retaillées suite à une importante attaque par les insectes xylophages. Le troisième élément consiste en une longue baguette ajustée à l'arrière du profil gauche, destinée peut-être à faciliter la présentation du pilier. La façon dont a été taillée la partie supérieure ainsi que la présence de trous disposés régulièrement sur le profil droit témoignent de l'intégration de ce pilier à une architecture aujourd'hui démolie."
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Je corrigerai "épée" par "lance".

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Saint François d'Assise. Inv. 1847-1-5.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-5-saint--83169.

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Le huitième ??

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Description par le musée :

Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 18 ; Profondeur en cm : 39

"Ce pilier de maison représente saint François d'Assise debout, habillé d'une robe de bure avec capuche et une cordelière nouée à la taille. L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un seul bloc de chêne de bonne qualité. On constate cependant la présence de deux petits morceaux de bois rapportés à l'arrière. Il est probable que ces éléments aient servi à fixer la sculpture sur la structure architecturale."

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Il expose ses stigmates en présentant les paumes de ses mains.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Deux autres poteaux, non exposés. Inv. 1847-1-6. Saint Roch ? Le Pauvre ?

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-6-saint--9290c

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Sous un seul numéro d'inventaire et le titre "Saint Roch, poteau de maison à pans de bois. Pilier", le site du Musée place une photo principale d'un homme grimaçant, les yeux écarquillés,  au visage tourné vers sa droite, vêtu d'une tunique descendant sous les genoux. Sa main droite vient saisir un objet long (une bourse? ) placé du coté gauche, près de la taille. Les éléments d'identification de saint Roch, et notamment le roquet et la cuisse gauche blessée, sont absents.

Mais dans l'ensemble des sept photos placées en registre inférieur, six montrent un deuxième personnage, main droite près de l'oreille, vêtu d'une robe longue et plissée, et dont la main gauche est placée sur le genou gauche, fléchi. On peut y voir un saint Roch remontant sa robe pour dévoiler le bubon de sa cuisse. Mais en fait, la jambe droite est également nue, avec un pan d'étoffe entre les deux jambes. Le personnage est peut-être accroupi.

La description donnée en notice par le musée est compatible avec le premier ("édenté" ; "tenant une bourse dans la main droite"), ou avec le second ("l'autre main — mais c'est la main droite— dans la chevelure chignon").

Il est impossible de les identifier parmi les personnages de la gravure.

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Description par le musée :

Saint Roch. Chêne sculpté et peint. Hauteur en cm : 86 ; Largeur en cm : 20 ; Profondeur en cm : 40

Ce pilier de maison représente un personnage non identifié édenté, debout, tenant une bourse de sa main droite, l'autre dans la chevelure (chignon). L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un seul bloc de chêne de bonne qualité. On constate cependant la présence de deux petits morceaux de bois rapportés à l'arrière. Il est probable que ces éléments aient servi à fixer la sculpture sur la structure architecturale. porte une étiquette portant son ancien numéro de montage (32).

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Au total, le Musée possède bien la totalité des huit poteaux figurés. Et il est inconcevable que le Pauvre n'accompagne pas saint Yves et le Riche, et n'occupe pas la troisième place, à droite du saint breton.

Néanmoins, je ne peux aller plus loin dans ma réflexion, et je suis incapable de désigner le Pauvre parmi les deux derniers personnages. S'il faut choisir, j'opte pour le second, dont peut se convaincre qu'il soit déguenillé.

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Note : j'ai copié les photos du site du Musée, mais je les ai éclaircies pour mieux les examiner.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

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Détail du troisième personnage, à l'emplacement attendu du Pauvre. Et une réflexion tardive.

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix.zoom#

En regardant la gravure, je constate que sous le rythme des accolades, ce sont dix supports qui sont disposés, mais que   les fenêtres ont pu en faire disparaître deux, dont, précisément, le poteau placé à droite de saint Yves. Y a-t-il eu  percement des fenêtres hautes, découpe de la corniche inférieure, et suppression de deux poteaux ?

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Saint Yves entre le Riche... Cherchez le Pauvre! À Quimper au Musée départemental Breton.

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Le décor à gueules de monstre, écailles et torsades. Inv. 1847-1-26. Non exposé.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-26-potea-f3dcf

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Décor

 

Description par le musée :

Hauteur en cm : 98,5 ; Largeur en cm : 17 ; Profondeur en cm : 16

"Décor à gueules de monstres, écailles et torsades."

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Là encore, je n'ai pu photographier les œuvres, et j'ai donc téléchargé les photos du Musée.

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Poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

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TENKAYAITRE : LES POTEAUX À DÉCOR SCULPTÉ D'UNE MAISON DE MORLAIX.

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"Le Musée expose dans la même salle quatre poteaux d'une maison du XVe siècle qui s'élevait à Morlaix  à l'angle des rues du Pavé et du Pont Notre-Dame. Elle fut démolie en 1866-1867 lors des travaux d'élargissement du centre-ville. Seul l'élément décoratif du rez-de-chaussée, un joueur de cornemuse,  est resté en place. Ces décors témoignent de la qualité des ateliers morlaisiens de la fin du Moyen-Âge et du début de l'époque moderne.

La thématique religieuse prédomine dans le décor des maisons "à pans de bois" de Morlaix : Vierge, saints porteurs de leurs attributs occupent les éléments importants de la façade , et laissent peu de place aux sujets profanes. Les figures de saint Martin et de saint Michel étaient placés à l'encoignure de l'édifice, comme le montre une lithographie des Voyages pittoresques et romantiques (1845). Leur taille monumentale a peu d'équivalent dans les autres villes de Bretagne.

L'homme buvant et le porteur de tonneau étaient situés sur des poteaux d'huisserie du deuxième étage de la façade du Pont-Notre-Dame, qui abritait sans doute une auberge." (Cartel du musée départemental breton)

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Copiés-collés :

"Jusqu’au milieu du 18è siècle, le principal carrefour de la ville se nommait le Pavé. Là se rejoignaient les routes venant de Brest (par la porte de Bourret) et de Paris (par la porte de l’hôpital), ainsi que les 2 principales artères de la ville close, la Grand-Rue et la rue des Nobles. Une dernière rue, celle du Pont-Notre-Dame, menait vers la porte du pont Notre-Dame, donnant sur la confluence des 2 rivières (Jarlot et Queffleuth), où fut construit la maison de ville à partir de 1610, et le port." https://histoiresdemorlaix.wordpress.com/2014/09/07/le-pave-a-morlaix/

"Les deux maisons qui s’élevaient avec une double façade aux angles de la rue du Pont-Notre-Dame, étaient des plus originales. La première, au nº 9, était ornée au rez-de-chaussée d’une petite figure qui semblait supporter avec peine tout l’édifice. Au-dessus, dans une niche à pinacles, se détachait la statue de saint Roch, accompagné de son chien fidèle, qui s’élevait sur ses pattes de derrière pour regarder son maître d’un air attendri. Au second se trouvait la figure de saint François qui montrait ses stigmates, on y voyait encore la Vierge et sainte Catherine. La façade, qui se trouvait sur la rue du Pont-Notre-Dame, était ornée de quinze personnages, parmi lesquels on distinguait un saint Nicolas, un Bateleur, qui, de ses deux mains, relevait la jambe gauche pour porter son pied jusqu’au menton, et un Homme sauvage armé d’une main d’un bouclier, sur lequel était gravé une tête de Méduse et de l’autre, d’un bâton noueux. La maison moderne n’a conservé qu’un bonhomme en chemise qui semble grelotter de froid.

L’autre maison qui était vis-à-vis de celle que nous venons de décrire, et qui avait le nº 7, portait à l’angle un Joueur de biniou ; cette figure grossière de sculpture, mais charmante de naïveté, d’attitude et d’expression, a été conservée et on la voit encore à l’angle de la nouvelle maison qui porte aussi le nº 7. La musique municipale, tenait tous les ans, le soir de la Sainte-Cécile, donner une sérénade au vieux sonneur, patron des ménétriers, qui font danser depuis des siècles les filles et les garçons dans les pardons de l’Armorique ; les amateurs trouveront cette figure curieuse dans l’ouvrage que le baron Taylor a consacré à la Bretagne. Au-dessus du joueur de biniou, était l’image de saint Martin, et au second étage était placée la statue de saint Michel. Ces saints personnages étaient accompagnés de grotesques, parmi lesquels figuraient des Buveurs d’une bonne facture, une Vieille qui filait et un Homme barbu.

Si on repassait devant le nº 9, on arrivait au nº 11 ; cette maison avait aussi deux figurines qui ne manquaient pas de mérite : l’une  représentait un Fou jouant avec sa marotte et un autre grotesque qui se tirait la barbe en faisant une horrible grimace. Le peuple les désignait sous le nom de Comus et de Momus ; ces deux caricatures semblaient servir d’enseigne à la librairie de M. Lédan, à qui appartenait cette maison. «  (Source http://www.mda-morlaix.com/images/pdf/1879aallier.pdf)

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Maps.

 

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Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

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On trouve une illustration de cette maison dans la gravure sur acier coloriée "Morlaix (L'ancien pavé)", in  "Histoire des villes de France avec une introduction pour chaque province" - Tome I : Bretagne, Touraine / Aristide Guilbert.- Paris : Furne ; Perrotin ; H. Fournier, 1844.- 12-456 p. ; 27 cm.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

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Morlaix, l'ancien Pavé en 1844. https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

Morlaix, l'ancien Pavé en 1844. https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-joueur-de-biniou-manque-cruellement-de-soutien-663409

 

 

 

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Saint Martin en évêque, bénissant.

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Je reprends la dénomination habituelle, mais je remarque que rien ne permet d'identifier cet évêque.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Sculptures_in_Mus%C3%A9e_d%C3%A9partemental_breton#/media/File:053.Saint_Martin_b%C3%A9nissant.jpg

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-1-sain-de9e8?isPdf=1

Description par le musée : R.1885.4.1

"Bois sculpté en haut relief Mesures : Hauteur en cm : 140 ; Largeur en cm : 34 ; Profondeur en cm : 28,5 Description : Saint Martin est habillé en évêque, avec une robe recouverte d'une chape retenue sur la poitrine par une barrette; sa tête est recouverte d'une mitre. Il bénit de la main droite, la main gauche tient une crosse ornée de trois boules. Il offre un visage encadré de courtes boucles régulières."

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Saint Michel terrassant le dragon.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-2-sain-d0ff3

 

Description par le musée . R.1885.4.2

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 144 ; Largeur en cm : 32 ; Profondeur en cm : 31

Ce pilier de maison représente saint Michel terrassant le dragon. Le groupe est figuré sous un dais à rinceaux de type gothique et sur une console ornée de feuillages; il est encadré par deux colonnettes torsadées. Saint Michel, aîlé, est vêtu d'une lourde armure; des cheveux mi-longs bouclés encadrent son visage. Il se tient debout sur le dragon et lui enfonce sa lance dans la gueule, tandis qu'il brandit une épée de la main droite pour lui donner le coup fatal. Le monstre aux yeux exorbités et à la gueule terrifiante semble se débattre et essaie de retenir la lance de sa patte antérieure droite.
Le pilier est constitué d'une bille de bois de chêne dans laquelle est sculptée la représentation. Seuls quelques éléments étaient rapportés : l'extrémité supérieure de la lance et la moitié de la lame de l'épée. A l'avant, de chaque côté de la console, des orifices circulaires ont été creusés dans la paroi du pilier, ils correspondent à l'arrière avec de grandes encoches. Ces éléments font partie du système d'assemblage du pilier à la structure de la maison."

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Homme buvant au tonnelet.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:055._Buveur_et_porteur_de_tonneau.jpg

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-4-homm-3ea01

Les deux pièces suivantes sont sans doute celles qu'on devine, en culot de corniches au dessus d'une enseigne "[Au] Bon Vin" signalant une auberge.

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Description par le musée R. 1885.4.4:

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 56 ; Largeur en cm : 16 ; Profondeur en cm : 19

L'homme est en génuflexion, le genou gauche posé sur le sol ; il porte entre ses deux mains un tonnelet. La partie renflée de celui-ci se prolonge en un goulot, que son personnage porte à ses lèvres. L'homme est imberbe, a des cheveux mi-longs bouclés. Il est coiffé d'un chapeau dont les pans sont relevés sur les oreilles et vêtu d'une robe longue ceinturée à la taille. Il repose sur une console et s'intègre dans une architecture voûtée. Le personnage est sculpté dans un seul bloc de bois (chêne)."

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Cet homme buvant au tonnelet est un motif fréquent des sculpteurs sur bois (sablières, miséricordes) et sur pierre (crossettes):

 

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Homme tenant un pichet et buvant au gobelet.

 

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-3-homm-1fb5b

 

 

Description par le musée :R.1885.4.3

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 58 ; Largeur en cm : 22 ; Profondeur en cm : 19

L'homme en génuflexion (genou gauche au sol), est habillé d'une robe longue drapée, ceinturée à la taille et porte des chaussures au bout carré. Il tient dans la main droite un pichet, posé sur son genou. De son pouce, il ouvre le couvercle du pichet. De la main gauche, il tient un verre, qu'il porte à ses lèvres. Ses cheveux sont mi-longs et bouclés; il est imberbe. Le personnage se tient sur une console, directement taillé dans la masse de bois. Le personnage est sculpté dans un seul bloc de bois (chêne), non évidé au dos. Le haut de l'objet semble avoir été retaillé (élimination de zones trop vermoulues ?)."

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C'est là encore un motif fréquent des huchiers et sculpteurs sur pierre. Voir par exemple  au 6 rue des Boucheries à Landerneau :

 

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Quimper Saint Yves
8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 14:32

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre et le retable nord (XVIIe siècle ; XIXe siècle) de la chapelle de Trévarn en Saint-Urbain.

 

 

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Voir sur Saint-Urbain :

 

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— Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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PRÉSENTATION.

La chapelle de Trévarn est dédiée à Notre Dame. Ancienne église tréviale de Dirinon jusqu'en 1792, puis rattachée à Saint-Urbain, elle était au XVIIIe siècle sous le vocable de Notre-Dame de Pitié.

En forme de croix latine avec chevet à pans coupés, elle date de la fin du XVIIe siècle et des débuts du XVIIIe siècle (1682-1701) mais son mobilier fut complété jusqu'à la fin du XVIIIe.

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LE RETABLE NORD.

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C'est un ensemble composite du XVIIIe et XIXe siècle rassemblant autour d'un élément central jadis dédié à Notre-Dame du- Rosaire  divers statues ou groupes d'origine extérieure et inconnue.

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Une partie centrale forme un rectangle entouré de treize médaillons consacrés aux mystères (joyeux, douloureux et glorieux) du Rosaire. Ces mystères étant toujours au ombre de quinze, il en manque donc deux.

Le panneau central  a peut-être été occupé par la Remise du Rosaire à saint Dominique Guzman et sainte Catherine de Sienne, comme partout ailleurs, mais ce sujet a été remplacé par une peinture sur bois représentant l'Enfant Jésus en Sauveur du Monde, debout sur le globe sous la bénédiction de Dieu le Père et entouré d'anges portant la colonne et la croix des Instruments de la Passion.

Sous ce panneau, un autre porte une inscription peinte en breton  datant du XIXe siècle : 

Ra zeuio en hano Jesus / Peb glin da staouet en ÂÂ / var an Douar ac en ifern / a ra zeui peb Teod da anzao / penaus on autrou Jesus Christ / a so asezet e gloar Doue an Tad 

« Qu’en vienne, au nom de Jésus, / chaque genou à plier, au ciel, / sur la terre et en enfer, / et qu’en vienne chaque langue à reconnaître / comment Notre Seigneur Jésus-Christ / est assis dans la gloire de Dieu le Père »

De part et d’autre, des niches encadrées de colonnes torses à pampres abritent, à gauche un groupe de sainte Anne (ou Elisabeth ?) et de la Vierge à l’Enfant, à droite un groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre (groupe qui, à l’origine, ne figurait probablement pas dans ce retable, puisqu’on peut lire sous la niche le nom de Joseph) ; chacune de ces niches est elle-même surmontée d’une niche plus petite servant de cadre à des statuettes d’évêques non identifiés. (d'après T. Daniel)

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Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

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LE GROUPE DE SAINT YVES ENTRE LE RICHE ET LE PAUVRE. BOIS POLYCHROME, 1ERE MOITIÉ XVIIe SIÈCLE.

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Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

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Saint Yves, au centre et placé sur une estrade qui le surélève, porte sur la tête la barrette des recteurs (il a été recteur de Louannec les onze dernières années de sa vie) et il est vêtu d'une cotte talaire (qui descend jusqu'aux talons, mais laisse voir ses solides chaussures ) de couleur noire, d'un surplis blanc et d'un camail noir  qui couvre ses épaules. Autrement dit, il n'est pas représenté en juriste, conforme à ses fonctions d'official du diocèse de Tréguier, juge des affaires relevant des compétences religieuses. Néanmoins, il écarte les bras, jambe droite avancée, dans un geste d'éloquence judiciaire. Il n'est tourné ni vers le Riche, ni vers le Pauvre.

Saint Yves, —comme les médecins anargyres Côme et Damien qui soignaient gratuitement —, exerce la justice en toute indifférence des sommes qu'on lui propose : il juge "en droit". 

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Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

 

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Le Pauvre.

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À sa droite, le Pauvre est pieds nus, tête nue, vêtu d'un sarrau jaune ouvert devant les cuisses (pour faciliter les travaux des champs) et serré par une ceinture. Il ne porte ni braies (bragou), ni guêtres (huseaux), c'est donc la version minimale du costume paysan.

Mais à l'inverse, l'artiste n'a pas versé dans le misérabilisme et n'a montré ni empiècement ni déchirures et pas d'avantage de blessure, d'amputation, de déformation des membres, d'orthèses ou de cannes, à l'inverse de divers groupes analogues.

Il porte sur le bras gauche un bissac dont le fond est moulé sur des objets arrondis. Il s'agit très vraisemblablement des pièces de son procès. La rhétorique est la suivante : le Pauvre s'épuise à défendre la justesse de sa cause par de nombreux écrits (dont la rédaction par des officiers et auxiliaires le ruine), tandis que le Riche se contente de tendre au juge une simple pièce d'or, et gagne le procès. 

Aujourd'hui, le Pauvre, monsieur Casauce,  sera défendu par l'Aide juridictionnelle, mais gagnerait-il face au brillant et influent avocat d'affaire largement rétribué ?

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Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

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Le Riche.

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Ce dernier, et c'est la loi du genre, est haut en couleurs, fort pittoresque, et attire nos regards. Nous admirons son couvre-chef et son volumineux bijou central, sa perruque bouclée et poudrée, sa moustache Louis XIII, son pourpoint rouge (ne porte pas cette couleur qui veut) à large col blanc rabattu et à parements bleus, fermée par devant par une série de petits boutons ronds, ses hauts-de-chausse cramoisis, ses bas noués par un ruban bleu, et ses chaussures vernis et à tige.

Sa posture ne témoigne pas de l'éloquence judiciaire, mais de l'éloquence financière : la main gauche sur son aumônière bien mal nommée, mais bien pleine et bien ornée de glands de passementerie, et les doigts de la main droite tendant au juge un louis d'or, aujourd'hui perdu.

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Les colonnes.

Elles sont ornées de rinceaux de vigne, symbole eucharistique, et dont les oiseaux viennent picorer les grappes.

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Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Retable nord (XVIIe siècle), chapelle de Trévarn en Saint-urbain. Photographie lavieb-aile 4 juillet 2021.

Photo Brigitte Thibault 4 juillet 2021.

Photo Brigitte Thibault 4 juillet 2021.

Photo Brigitte Thibault 4 juillet 2021.

Photo Brigitte Thibault 4 juillet 2021.

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Remarque.

Si nous nous basons sur la moustache, la perruque et le vêtement du Riche, nous datons le groupe d'Yves et les Plaideurs du règne de Louis XIII, soit avant 1643. Ce qui suppose qu'il soit antérieur à la chapelle actuelle, dont la construction a débuté vers 1682 (date inscrite sur le clocher). Mais tout indique que l'édifice actuelle était précédé d'autres sanctuaires.

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SOURCES ET LIENS.

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— AVRIL (Yves), DE CHARNACÉ (Suzanne), 2021, Saint Yves en images. Ed. Hugues de Chivré.

 

 

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice de Saint-Urbain

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/185205eb407bd5b842b7d8155b41425a.pdf

 

 — DANIEL (Tanguy), 2003, La sauvegarde de l'art français , cahier · Numéro 16 - Page 161

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/saint-urbain-chapelle-notre-dame/

"La commune de Saint-Urbain, située à quelques kilomètres au sud de Landerneau, a été constituée, lors de la Révolution, par la réunion de deux trèves détachées de la paroisse de Dirinon et devenues communes en 1790 : la trève de Saint-Urbain et la trève de Trévarn. En 1792, la commune de Trévarn fut rattachée à Saint-Urbain. Après le Concordat, Saint-Urbain devint paroisse, Trévarn n’étant plus que simple chapelle, dédiée à Notre-Dame.

C’est son statut d’ancienne église tréviale qui explique sans doute l’importance de cette dernière. L’existence d’une église en ce lieu est attestée depuis le Moyen Âge : en 1219 est mentionnée là une ecclesia sancti Baharni (nom de saint obscur) ; en 1324, le village portait le nom de Treffbarn. Ultérieurement, l’église fut dédiée à Notre-Dame-de-Pitié. Aujourd’hui, le placitre est entouré d’un mur d’enclos que l’on franchit par une ouverture encadrée de deux piliers supportant les statues en kersanton de saint Sébastien et de l’ermite saint Antoine. Un calvaire du XVIe s. porte une représentation du Christ aux Liens, une autre du Christ en Croix, le groupe d’une Pietà et, sur les extrémités de la traverse, deux saints dont saint Pierre. Les têtes du Christ en Croix et d’une sainte Femme, dont le style diffère de celui des autres, portent la marque de l’atelier du sculpteur landernéen Roland Doré (première moitié du XVIIe siècle). Hors de l’enclos, une fontaine de dévotion est l’indice, très vraisemblablement, de l’origine ancienne du lieu de culte.

L’église, en pierre de Logonna aux chaudes couleurs, a été construite à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe s. (plusieurs inscriptions portent les dates de 1666, 1683, 1700, 1701, 1719), selon un plan simple de croix latine, avec une abside à pans coupés. La façade occidentale est très dépouillée : un grand mur-pignon dans lequel s’ouvre un portail en plein cintre avec entablement en faible saillie, reposant sur deux colonnes en kersanton, le tout surmonté d’un clocher à une seule galerie, deux chambres de cloches et une courte flèche. Du côté sud, le transept fait une énorme saillie sur le mur gouttereau : de façon inhabituelle, il est percé d’une grande fenêtre et d’une porte en plein cintre datée 1700, (dont l’agrafe représente un angelot) ; elle est flanquée de deux pilastres ; son fronton cintré abrite une statuette de la Vierge. Une porte identique s’ouvre sur la nef, mais l’agrafe est ici constituée d’une simple volute. Une petite sacristie d’angle a été construite entre le bras sud du transept et le chevet.

Les travaux récents n’ont pas encore permis la remise en place de la totalité du mobilier. Le maître-autel en tombeau galbé n’est plus surmonté du retable qui datait de 1781 ; le groupe de la Pietà à quatre personnages, en bois polychrome (XVIIe s.), ainsi qu’une statue de saint Étienne, revêtu de sa dalmatique de diacre, tenant d’une main la palme du martyre et de l’autre les pierres de sa lapidation, reposent sur le plancher du chœur.

La chaire à prêcher a été démontée, et une partie de ses éléments sont remisés dans le bras nord du transept, où un autel est surmonté d’un grand retable du Rosaire, en bois polychrome : dans le corps central, le tableau qui représentait l’Enfant Jésus debout sur le globe du monde, a disparu – il avait lui-même succédé à une représentation du groupe du Rosaire -, mais subsistent treize médaillons sur les quinze traditionnels, et une longue inscription en breton, datant du xixe siècle : Ra zeuio en hano Jesus / Peb glin da staouet en ÂÂ / var an Douar ac en ifern / a ra zeui peb Teod da anzao / penaus on autrou Jesus Christ / a so asezet e gloar Doue an Tad (« Qu’en vienne, au nom de Jésus, / chaque genou à plier, au ciel, / sur la terre et en enfer, / et qu’en vienne chaque langue à reconnaître / comment Notre Seigneur Jésus-Christ / est assis dans la gloire de Dieu le Père ») ; de part et d’autre, des niches encadrées de colonnes torses à pampres abritent, à gauche un groupe de sainte Anne et de la Vierge portant l’Enfant Jésus, à droite un groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre (groupe qui, à l’origine, ne figurait probablement pas dans ce retable, puisqu’on peut lire sous la niche le nom de Joseph) ; chacune de ces niches est elle-même surmontée d’une niche plus petite servant de cadre à des statuettes d’évêques non identifiés.

Le reste de la statuaire, dans le transept, comprend un panneau de bois polychrome représentant l’Ascension, une statue de la Vierge tenant un livre ouvert sur les genoux de l’Enfant qu’elle porte sur le bras gauche (c’est Notre-Dame de Trévarn), et la statue d’un saint non identifié.

Au fond de la nef, près de la porte occidentale, deux bénitiers en pierre : l’un, en forme de vasque ovale décorée d’un angelot et d’un écusson martelé, porte la date de 1666, un autre, de forme cylindrique, celle de 1776 ; une pierre tombale en ardoise remonte à 1719.

D’importants travaux de restauration ont été entrepris au cours de la dernière décennie. Entre 1992 et 1996, avec l’aide d’une association locale, la commune a fait procéder à des interventions sur le clocher et la nef. À cette occasion, de graves désordres sont apparus dans la charpente, et un échafaudage de soutien fut placé dans le chœur ; par la suite, la charpente a été entièrement reprise, en gardant le maximum d’éléments d’origine ; arbalétriers, entraits, voliges, couverture d’ardoises ont été changés.

La Sauvegarde de l’Art français a participé au financement de ces travaux pour une somme de 24 392 € qui ont été versés en 2001. "T. D.

 

LE GUENNEC (Louis), 1981,  Le Finistère monumental, t. III. Brest et sa région, Quimper, 1981, p. 562-564.

— POL DE COURCY signale à Trévarn la présence d'une roue de la fortune comme à Confort

— POP-CULTURE. PA29000036 (2000-2001)

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP12R01767

"L'existence d'un lieu de culte à Trévarn est attestée au 12e siècle : lors de la seconde fondation de l'abbaye de Daoulas en 1172 par Guiomar de Léon et sa femme Nobile, l'église Sanctii Baharnii lui fut donnée à perpétuité. Jusqu'en 1805 elle constituait une trêve de Dirinon. L'édifice présente un plan en croix latine avec transept saillant et chevet à trois pans. Sur le bras sud du transept se trouve une petite sacristie de plan carré, greffée à l'est. L'édifice actuel est daté par inscriptions intérieures et extérieures. Les travaux de construction s'échelonnent entre 1682 et 1701. Dans le placître, côté sud, se trouve un calvaire à personnages restauré partiellement par le sculpteur Landernéen Roland Doré vers 1630."

 

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Chapelles bretonnes. Saint Yves
27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 19:07

Saint Yves en l'église de Guimiliau : deux statues en ronde-bosse. Entre le Riche et le Pauvre (bois polychrome, XVIIe siècle,  retable de Saint- Joseph, chapelle sud). Et en official de Tréguier (bois polychrome, 2ème moitié XVIIe siècle, par le sculpteur Antoine, 1er pilier nord du chœur).

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 Cet article fait suite à :

 

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— Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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— Et aussi Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

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I. SAINT YVES ENTRE LE RICHE ET LE PAUVRE (BOIS POLYCHROME, XVIIe SIÈCLE), RETABLE DE SAINT-JOSEPH, CHAPELLE SUD.

 

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001213

Sur l'autel du croisillon sud, le retable de Saint-Joseph montre en haut saint Laurent, dans le registre principal saint Joseph tenant la main à l'Enfant Jésus  entre la Vierge et sainte Anne, et en bas, entourant saint Yves, saint François d'Assise et saint Hervé accompagné de son guide Guicharan et de son loup. 

Ce retable a été restauré par Christian Karoutzos (Arts et Bâtiment) en 1991.

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Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Saint Yves, au centre, est plus grand que les deux plaideurs, et il est rehaussé par son support plus épais. Il écarte les bras, comme saisi en pleine plaidoirie et avance avec assurance le pied gauche. Sa tête est tournée sur la droite, et son regard semble fixer quelque auditoire.

Le sculpteur, sans souci d'anachronisme, lui a donner la perruque, la moustache Louis XIII et l'habit de la première moitié du XVIIe siècle. Il est coiffé du bonnet carré (ou barrette) de son rang de docteur en droit et est vêtu d'un manteau noir doublé de satin blanc, au revers dorés, et aux manches spectaculairement larges : À lui les effets de manche!

Sous ce manteau, la soutane blanche égrène ses boutons ronds cousus par groupe de trois. La rigueur du  collaro est contredite par la richesse de la sorte de lavallière à glands de passementerie nouée sous le cou, par la ceinture dorée, et par le repli brodé d'or du manteau, qui précède les manches molletonnées.

Saint Yves tient en main deux sacs à procès, qui contiennent les dépositions et requêtes des deux parties.

Au total, il affiche l'aisance et la superbe des orateurs ou prédicateurs à succès, et rien n'indique qu'il porte une attention particulière au Pauvre, ni qu'il refuse l'argent que le Riche lui tend. On peut imaginer (et on le trouve ailleurs) une meilleure illustration de l'intégrité morale et du sens d'une justice attentive à ceux qui n'ont pas les moyens de défendre financièrement  leur cause, qui ont fait la sainteté d'Yves de Kermartin.

 

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Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le Riche porte également la perruque et le costume Louis XIII. Son chapeau placé sous le bras droit est d'un rouge éclatant, que seuls les puissants peuvent s'autoriser à afficher. L'attache de ses bas blancs s'orne d'un pompon de même couleur, et nous retrouvons ce vermillon sur la languette de ses chaussures. Ses hauts de chausse sont larges et bouffantes. Le justaucorps, aux longues basques montre une option de boutonnage assez recherché.

Il présente au magistrat un sac rempli d'espèces sonnantes et trébuchantes.

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Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le Pauvre.

C'est bien le pauvre hère : il est pieds nus, et doit s'appuyer sur une canne, ou plutôt sur un méchant bout de bois. Sa tunique est de couleur brun-noir. Ses jambes sont couvertes, sous les braies, par des houseaux. Il porte un bissac sur l'épaule gauche.

La manière dont il tient son chapeau est une marque de déférence.

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Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, Retable de saint Joseph, église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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II. SAINT YVES EN OFFICIAL DU DIOCÈSE DE TRÉGUIER.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001479

H = 180 ; la = 75 ; pr = 40

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Rappel.

"Saint Yves est un savant et un lettré. Il donne douze ans de sa vie à l'étude des lettres, du droit, de la théologie, dans les célèbres universités de Paris et d'Orléans. Après quoi il passe vingt ans dans les grandes magistratures ecclésiastiques, et pendant tout ce temps, comme l'usage d'alors l'y autorise, il ne cesse de plaider avec éclat devant tous les tribunaux autres que le sien — pour les pauvres et gratis, sans doute, mais il n'en a que plus de clients. — Il ne cesse point non plus, pendant tout ce temps, d'éclaircir, d'approfondir la science du droit, prenant même la nuit pour oreiller ses livres de jurisprudence. Comme avocat et comme official il va suivre ses causes et ses sentences aux juridictions d'appel, à Tours à Paris. Aussi son action, sa renommée de grand jurisconsulte ne se borne point à la Bretagne, elle court toute la France." (Arthur de la Borderie)

De 1280 à 1284. Séjour d'Yves à Rennes comme official de l'archidiacre Maurice. En 1281, Il suit l'enseignement théologique des Cordeliers de Rennes et conçoit le premier dessein de sa vie ascétique.  Puis en 1284 . Yves Hélory   quitte Rennes, et est nommé vicaire judiciaire (official) c'est-à-dire « juge ecclésiastique » du diocèse de Tréguier par l'évêque Alain de Bruc .

En 1290, il commence ses prédications.

C'est en 1292 qu'il adopte son costume de bure blanche et embrasse les hautes pratiques de l'ascétisme. Il laisse la cure de Trédrez pour celle de Louannec, qu'il occupe jusqu'à sa mort. En 1293, il fonde la chapelle de Notre Dame de Ker Martin, et en 1297 Il confirme et complète cette fondation. Il résigne les fonctions d'official de l'église de Tréguier en 1298 ; il meurt le 19 mai 1303.

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La posture.

La "gestuelle oratoire" (Castel) n'est pas celle, souvent rencontrée en statuaire sur pierre (kersanton) au XVIe siècle, de l'argumentation — index contre le pouce opposé — mais celle, plus fastueuse, de l'éloquence, la jambe gauche avancée, pied en rotation externe (allumant le fanal rouge de la languette de la chaussure), la tête haute et tournée vers la droite, les bras écartés. La main droite, paume vers le haut, présente une pièce du procès tandis que la gauche souligne le discours par un mouvement, sans doute circulaire, de la barrette orientée avec sa face rouge vermillon et son pompon tournés vers les auditeurs.

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Le costume.

Les épaules sont couvertes d'un chaud et douillet camail en fourrure frappé d'hermines. Le manteau noir brille des dorures de ses revers et de sa doublure de satin blanc. La soutane noire (qui a inspiré la robe des avocats) décline sa rangée de 33 boutons (on en compte 27, les autres étant cachés), en relation avec le nombre des années terrestres du Christ. Mais ces boutons au lieu d'être noirs, sont dorés comme des pièces de monnaie. Dorée également est la ceinture, dont le nœud laisse pendre de longues et voyantes extrémités. Que de richesses !

La barrette, ou bonnet carré indique le rang de docteur (en droit)

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Cette posture et ce costume tendent certainement à se rapprocher du modèle ecclésiastique ou juridique de l'éloquence nourri de rhétorique sous Mazarin. Et, en s'en rapprochant, elle s'éloigne de la sainteté d'Yves Hélory, soucieux bien au contraire d'humilité, de modestie, de pauvreté et de proximité avec les petits éloignés du pouvoir. 

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Saint Yves en Official de Tréguier, chœur de l' église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves en Official de Tréguier, chœur de l' église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves en Official de Tréguier, chœur de l' église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Yves en Official de Tréguier, chœur de l' église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), Saint Yves et ses statues, in Saint Yves et les Bretons, Culte, images, mémoire (1303-2003), Jean-Christophe Cassard et Georges Provost (dir.) Presses universitaires de Rennes

https://books.openedition.org/pur/22388?lang=fr

—CHARVET (Jean-Louis), Biographie de saint Yves.

https://ledroitcriminel.fr/dictionnaire/noms_propres/biographies/saint_yves.htm

— HAMOURY (Maud), Saint Yves dans la peinture aux XVIIe et XVIIIe siècles en Bretagne, in Saint Yves et les Bretons, Culte, images, mémoire (1303-2003), Jean-Christophe Cassard et Georges Provost (dir.) Presses universitaires de Rennes

https://books.openedition.org/pur/22409

— LA BORDERIE (Arthur de)

http://www.infobretagne.com/vie-saint-yves.htm

— MONTAROU (Virginie) Saint Yves entre le riche et le pauvre, in Saint Yves et les Bretons, Culte, images, mémoire (1303-2003), Jean-Christophe Cassard et Georges Provost (dir.) Presses universitaires de Rennes

https://books.openedition.org/pur/22412

 MONTAROU,Saint Yves entre le riche et le pauvre : évolution de sa représentation iconographique en Bretagne aux xvie et xviie siècles, mémoire de maîtrise d’histoire (G. Provost, dir.), université Rennes 2, 1998.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Saint Yves Chapelles bretonnes.
23 janvier 2021 6 23 /01 /janvier /2021 22:30

Le porche de Guimiliau. Saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, , traces de polychromie, 1606, Valet du Maître de Plougastel).

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Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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Et aussi Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

 

 

 

 

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INTRODUCTION.

 

Dans l'enclos paroissial  Saint-Milau de Giumiliau, deux éléments sont bien connus pour témoigner de la réalité du culte de saint Yves de Kermartin : une statue, géminée avec Jean, du saint sur le calvaire (1581-1588) ; et le groupe du saint entre le Riche et le Pauvre sur le retable de Saint-Joseph (XVIIe siècle).

Mais un troisième éléments est plus confidentiel, c'est  le panneau de kersanton en bas-relief qui inaugure, à l'ouest,  la frise intérieur du porche, juste avant une scène plus fameuse de la Création d'Ève. 

René Couffon (et avec lui de nombreux auteurs) passe la scène sous silence.

a) Dans sa description de 1883 (reprise en 1912 et 1924) le chanoine Abgrall décrit ce panneau, mais n'identifie pas le saint :

"Dans la même frise du côté gau­che en entrant, il faut noter deux scènes singulières sculptées en bas-relief: d'abord un petit personnage presque en ronde-bosse, portant une aumusse et une tunique couvertes d'hermines ; puis deux personnages à genoux ou estropiés: l'un crie et est surmonté d'une tête cornue et à longues oreilles, la femme prie et porte un chapelet; ensuite un estropié n'ayant qu'une jambe, marchant à l'aide de béquilles; enfin une sorte de Père-Eternel, les mains levées ."

b) Il est par contre bien identifié par Victor-Henry Debidour en 1953, mais ce dernier ne décrit que partiellement la scène :

"Il [Saint Yves] se fait plus petit encore sous le porche de Guimiliau , sous les apôtres , pour protéger une bonne femme à genoux qui dit son chapelet et un éclopé."

 

c) Emmanuelle Le Seac'h la décrit ainsi :

"Sur le bas-relief mitoyen [ de la Création d'Ève], un homme [sic] à genoux égrène son chapelet accompagné d'un personnage agité. Celui-ci, qui s'arrache les cheveux, est surmonté d'une tête cornue. Un estropié s'appuie sur ses béquilles. Un dernier personnage lève les bras au ciel. Les quatre compères reçoivent la bénédiction de saint Yves vêtu d'une chasuble à capuchon rabattu. Des hermines sont plaquées sur le camail et sur le bas du surcot. " (p. 196-197).

Je ne peux prétendre avoir lu tous les auteurs, mais je ne parviens pas à trouver d'autres descriptions que ces trois là. Yves-Pascal Castel, dans son article Saint Yves et ses statues, identifie bien ici saint Yves par les hermines de son camail, mais ne décrit pas la scène.

Pourtant, il me paraît clair que saint Yves, dont on ne peut dire s'il est à genoux ou si le bas du corps est tronqué, est tourné vers le personnage à sa gauche vers lequel il tend une main. La main droite est brisée, mais nous pouvons supposer un geste de bénédiction.

Il me paraît également clair que le deuxième personnage est une femme, vêtue d'une tunique longue, qui est tombée à demi à terre et qui s'arrache les cheveux, tous en criant avec la bouche ouverte en "o".

Il est non moins indiscutable que la "tête cornue à longues oreilles" est celle d'un démon, qui s'échappe du crâne de la malheureuse comme dans toutes les scènes d'expulsion du diable sous l'effet d'un exorcisme, ou du moins de la guérison miraculeuse d'un ou une possédée.

Il faut donc conclure ici à une représentation de saint Yves guérissant une possédée en pleine crise de convulsion.

Or, je ne trouve aucun autre exemple de cette scène, ni en iconographie (laquelle est consacrée en majorité au saint rendant la justice, le plus souvent entre le Riche et le Pauvre), ni dans les textes, et notamment pas dans la Vie de saint Yves d'Albert Le Grand, qui énumère les 29 miracles de sa canonisation. L'abbé France fait mention d'un possédé, du nom d'Alain de Tresleveur, mais le récit de sa guérison ne correspond pas  à la scène ici représentée.

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Il ne me reste plus qu'à soumettre cette hypothèse à mes lecteurs et à les supplier de me faire connaître leur point de vue.

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Datation .

Sur cette frise, le troisième panneau ouest porte la date de 1606. Celle-ci détermine forcément, au minimum, toute la frise ouest.

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Attribution.

Emmanuelle Le Seac'h attribue à l'atelier landernéen du Maître de Plougastel (1570-1621) le porche sud, ou du moins une partie des piédroits et toutes les voussures de l'arcade extérieure ; les 14 masques des contreforts ; et à l'intérieur le bénitier, les termes gainés et deux apôtres Pierre et Jean, le tout en kersanton.

Elle attribue à son assistant, qu'elle nomme "le Valet du Maître de Plougastel", et pour ce porche sud, quatre scènes de l'arcature du porche, tous les bas-reliefs de la frise intérieure, et deux chapiteaux de la porte d'entrée. En kersanton également.

 

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le troisième personnage est, à mon sens, la mère de la jeune fille : agenouillée, mains jointes, le chapelet à la ceinture, elle prie, et montre sa confiance dans les pouvoirs du saint.

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le quatrième personnage est un "estropié", amputé de la jambe gauche sous le genou, et qui se déplace entre deux béquilles. Il est barbu, et vêtu comme un paysan, d'un chemise, d'une cotte à manches courtes (plissée à la taille au dessus d'une ceinture), de braies et de guêtres. Les détails de la coiffure peuvent correspondre à un béret.

Demande-t-il au saint une improbable guérison, ou plutôt l'assistance pour se nourrir et se vêtir ?

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le dernier personnage, barbu et les cheveux longs dressés en épi sur la tête ou encadrant le visage , n'est certainement pas " le Père-Eternel" qu'y voyait Abgrall. Il est maigre,  torse nu et ne porte qu'un pagne. Il est agenouillé et lève les deux mains, dont il nous présente les paumes.

J'y verrais un "ravi", un pauvre émerveillé par le miracle auquel il assiste. On ne peut exclure un Christ montrant les plaies de ses mains, mais cela n'a aucune cohérence avec le reste du panneau.

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Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

Panneau de saint Yves exorciste et thaumaturge (kersanton, 1606) du porche de l'église de Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1883, L'église de Guimiliau, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1883_0145_0161.html

— ABGRALL (Jean-Marie), 1912, Notice sur Guimiliau, BDHA

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/afef0cf82b371a72f35a42200cb9a127.pdf

— ABGRALL (Jean-Marie) 1924,  L'église de Guimiliau, porche, calvaire, ossuaire,  (Brest 1906, Morlaix, 1924 et 1935)

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/4c94b42ee1cf842a818f30319dac78c2.pdf

"La corniche qui soutient ces statues est couverte de fines sculptures dans les intervalles qui séparent les modillons. Ces modillons eux-mêmes sont ornés de représentations variées. Sous cette corniche est une frise où l'on remarque des têtes saillantes ayant un caractère étrange. On croit y reconnaître la personnification des différents vices : orgueil, jalousie, avarice, colère, moquerie, vanité ou coquetterie accompagnée d'un paon.

Dans la même frise, du côté gauche en entrant, il faut noter deux scènes singulières sculptées en bas-relief : d'abord, un petit personnage presque en ronde-bosse, portant une aumusse et une tunique couvertes d'hermines ; puis, deux personnages à genoux ou estropiés : l'un crie et est surmonté d'une tête cornue et à longues oreilles, la femme prie et porte un chapelet ; ensuite, un estropié n'ayant qu'une jambe, marchant à l'aide de béquilles; enfin, une sorte de Père-Eternel, les mains levées.

La seconde scène représente le Seigneur créant Eve, qui sort du côté d'Adam endormi. Tout autour, se voient les animaux de la création. Dans le panneau suivant, on lit la date de 1606. Enfin, au côté opposé, dans le dernier panneau, près de la porte, se trouve saint Jean baptisant Notre Seigneur. Au fond du porche, deux portes séparées par un trumeau donnent accès dans l'église. Sous les chapiteaux des chambranles, on voit d'un côté deux personnages nus, représentant les pécheurs retenus captifs par un lion qui figure le démon ; de l'autre, deux hommes sont liés ou semblent lutter ; leurs jambes sont couvertes de poils épais et sont terminés par des sabots fourchus. Les arcs des portes sont divisés par des claveaux saillants et par une clef sculptée. Au trumeau est adossé un joli bénitier porté sur une colonnette cannelée. Au-dessus du bénitier, un ange à genoux tient deux goupillons; il est surmonté d'un dais orné de pilastres, gaines, cariatides, petites niches, etc... Dans les côtés, deux colonnes à tambours cannelés, bagues sculptées et chapiteaux ioniques, supportent l'entablement, et dans le tympan, une niche, accostée de deux gaines et cariatides, renferme une statue de Notre Seigneur bénissant, revêtu dune robe longue aux plis raides et serrés presque analogues à ceux des statues romanes de Chartres et d'Angers. Le porche est couvert d'une voûte découpée par de belles nervures, qui forment au milieu un pendentif assez remarquable."

— ALBERT LE GRAND La vie des saints de la Bretagne Armorique 1901 (pp. 163-191).

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Vie_de_saint_Yves

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 2004,   "Saint Yves et ses statues", in Saint Yves et les Bretons, culte, images, mémoire, (1303-2003) sous la direction de Georges Provost, Presses Universitaires de Rennes.

https://books.openedition.org/pur/22411?lang=fr

"On signalera, revendication d’une appartenance bretonne, les hermines héraldiques brodées sur le surcot du bas-relief dans le porche de Saint-Houardon à Landerneau, celles qui se devinent dans les plis de la tunique à la porte d’entrée de Bodilis, et telles autres sur le camail au porche de Guimiliau, des œuvres qui datent toutes du xviie siècle."

— DEBIDOUR (Victor-Henry), 1953, La sculpture bretonne: étude d'iconographie religieuse populaire, Plihon, 1953 - 245 pages, page 208.

 

Saint Yves est couramment placé au rang des saints les plus honorés : par exemple, en pendant de saint Pierre sur les croix. (Notre-Dame de Lorette en Irvillac, Sainte-Marie du Ménez-Hom. Il est encore à la place d'honneur à la croix de Commana, du Port-Blanc, à Saint-Adrien de Plougastel, à Guimiliau, etc.).

Il se loge discrètement aux piedroits des porches, reconnaissable à son collet d'hermines, délicat insigne à la fois de sa justification et de sa province. On l'y trouve à Landivisiau, Bodilis, Kergris-Mëlou, où il est même flanqué, dans les deux gorges voisines du piedroits, des deux plaideurs, au porche ouets.

Il se fait plus petit encore sous le porche de Guimiliau , sous les apôtres , pour protéger une bonne femme à genoux qui dit son chapelet et un éclopé."

Groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre sur les Calvaires de Plougonven, de Kergrist-Moëlou, de Pestivien, de Lanrivain. Ou sur la façade de Notre-Dame du Folgoët. Au Cloître-Pleyben.

Niches ou retables : Dinéault, Saint-Herbot, Gouézec, Minihy-Tréguier, Saint-Vénnec, à la Trinité de Melgven, Locmélard en Plounéventer, Tréguier, Evéché de Quimper, Pleybn, Tréguennec, Trémarec, Huelgoat, Sainte-Avoye.Plonéis, Saint-Thois.

Vitraux : Moncontour

—FRANCE (Abbé), 1893, Vie de saint Yves

https://fr.wikisource.org/wiki/Saint_Yves/II

 

"Un jour, dit Yves L’Hauspice ou L’Hostis, j’entendis parler de quelqu’un qui était possédé du démon. Je l’amenai au recteur de Louannec, et il me suivit sans difficulté. Yves l’interrogea et lui demanda si c’était vrai que le diable le possédait. — Oui, répondit ce malheureux, et très souvent il me tourmente en me faisant entendre sa voix. — Commencez, lui dit le saint, par confesser tous vos péchés. — Après sa confession, continue le témoin, interrogé de nouveau, il répondit : Je sens la présence du démon, il me menace de toutes sortes de tourments et me demande pourquoi je l’ai conduit ici, promettant de me faire bien expier ma faute, la nuit prochaine. — Il en a menti, dit le saint ; vous resterez ici, vous mangerez et dormirez chez moi, et l’on verra si le démon ose encore vous attaquer. »

Ce malheureux prit donc l’hospitalité chez le bon recteur ; Yves bénit le lit où il le fit coucher et veilla toute la nuit dans l’étude et la prière. Le possédé dormit très bien, ce qui ne lui était pas arrivé depuis trois ans, et se trouva complètement guéri. — «  Rendez grâce à Dieu, dit le saint prêtre, et de mon côté j’en ferai autant. Retournez ensuite chez vous, aimez à entendre la messe et les sermons et faites l’aumône autant que vous le pourrez. Priez Dieu et observez ses commandements, afin que le démon n’ait plus recours sur vous. »

Ce possédé s’appelait Alain de Tresleveur, du diocèse de Tréguier. Plusieurs témoins ont attesté ce prodige, entre autres Hamon Le Flem, reclus de la paroisse de Louannec, et Guillaume, le propre fils du possédé, qui entre dans les détails les plus affreux sur les souffrances que son père endurait de la part du démon. Cette guérison ne fut pas sans doute la seule opérée par le saint prêtre, mais c’est celle dont les circonstances ont été relatées avec le plus de développements par un témoin oculaire."

— LE GUILLOU (J-P.) 1989, "Saint Yves : ceux qui l'ont connu témoignent, ceux qu'il a guéris racontent (enquête de canonisation)", Henry, Pédernec. Non consulté

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Guimiliau,  Extrait de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/c5585b77d35c16ac2fe4dc3004e36d8f.pdf

—  LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle , 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm . Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395 Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014 Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut. 

—  NANTEUIL (Alfred DE LA BARRE DE ), 1914,   Guimiliau (S.F.A. - C.A. 1914) Non consulté.

PRIGENT (Christiane) 1986, Guimiliau (Châteaulin, 1986). Non consulté.

ROYER (E.)1979 : Guimiliau (Rennes, 1979) . Non consulté.

TUGORES (M.M.) 1979 : Eglise Saint-Miliau, la tribune des orgues (B.S.A.F. 1979) Non consulté.

WAQUET (H.), 1952, Guimiliau (Châteaulin, 1952) - Guimiliau (Châteaulin, 1977) - Non consulté.

 

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