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24 mai 2022 2 24 /05 /mai /2022 22:29

Le phare peint par Pakone à Roscanvel en 2020.

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— Sur Roscanvel :

 

 

— Sur Pakone :

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En consultant le compte Facebook du graffeur et street artiste Pakone (Yann Métivier) pour prépare mon artiste sur ses Sakura, que j'apprécie fort, j'ai découvert qu'il avait réalisé la peinture d'un phare sur une maison individuelle de Roscanvel. Roscanvel, c'est presque chez moi, j'ai voulu y faire un tour pour prendre ma petite photo.

La maison se situe rue Saint-Pol-Roux. Mais ça, c'est la photo qu'il a posté sur son compte :

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Peinture murale par Pakone, photo de novembre 2020 du compte Facebook de l'artiste.

 

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Finalement, j'ai été un peu déçu. Aucun petit arbre rose, aucune plaque de trottoir ou d'asphalte soulevé violemment par la force de création artistique. Aucun personnage savoureux, aucune anecdote, aucun second degré, aucun détournement subversif d'une image de phare assez standard et presque carte-postale.

Je n'ai même pas retrouvé le blaze PAKONE. Je ne suis pas rentré chez les gens bien entendu, mais la photo du compte Facebook est prise depuis le jardin, et ne montre pas de signature.

Bon, c'est joli quand même, c'est bien fait, ça lui a pris du temps, ça va bien avec le paysage.

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Mais j'ai voulu retoucher sa photo et ajouter du linge à sécher sur les fils électriques, bien réels, qu'on voit s'éloigner  à gauche sur son cliché.

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Le même cliché retouché comme j'ai pu sur Paint .

 

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Bon, assez rigolé, maintenant, voici mes photos.

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La vue générale,

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Peinture murale (Pakone 2020) rue Saint-Pol-Roux à Roscanvel. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Peinture murale (Pakone 2020) rue Saint-Pol-Roux à Roscanvel. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Voici le phare à pull marin blanc et rouge (mais ce n'est ni celui de la Pointe Saint-Mathieu, ni celui de Pencran, ni celui des Pierres Noires).

Moi qui ai souvent mouillé mon petit bateau à Hoëdic au nord  du Grand Mulon et du port de la Croix, j'ai reconnu celui des Grands Cardinaux, qui déborde le sud-est de l'île  sur la chaussée des Cardinaux. Un monument de 28 mètres, dont le feu blanc (4 éclats toutes les 15 secondes) porte à 13 miles nautiques. Il a été automatisé en 1973.

La ressemblance n'est pas complète, les Grands Cardinaux sont rouge-blanc-rouge, et non rouge-blanc-rouge-blanc, et le petit cabanon qui est adossé n'existe pas, heureusement parce que le temps n'est pas toujours calme là-bas. 

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Oui, c'est un scoop, vous ne trouverez pas ailleurs ce genre de détails.

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Peinture murale (Pakone 2020) rue Saint-Pol-Roux à Roscanvel. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Peinture murale (Pakone 2020) rue Saint-Pol-Roux à Roscanvel. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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L'adresse, et les jolis  fils électriques  qui vont prendre leur départ pour le ciel grâce au beau pylône.

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Rue Saint-Pol-Roux à Roscanvel. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Rue Saint-Pol-Roux à Roscanvel. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Published by jean-yves cordier - dans Street art Crozon
23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 14:19

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec, son cimetière de bateaux, et son Rouge-Gorge.

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C'est une belle journée de décembre qui s'achève.

Je déambule parmi les coques échouées.

La marée descend, 

comme descend sur l'horizon le soleil,

il ne me reste que peu de temps.

Un oiseau vient se poser sur le plat-bord,

puis se faufile à travers les membrures,

retourne les algues desséchées,

réapparaît, se cache, et m'observe de son œil rond.

C'est le Rouge-Gorge, à la barbe rousse,

qui m'a accompagné de ses insolents commentaires pendant ma séance photo et se moque de mon impatience devant l'astre qui achève sa course.

Salut à toi, petit malin !

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Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier Auguste Tertu à Rostellec ... et son Rouge-Gorge.
Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 17:34

Le moulin de Kereuzen à Crozon, les propriétaires, IV . En 1824,  Hervé Savina rachète la rente censive à Julie-Françoise Charlotte de Sevin, veuve de E.H. de Grandsaigne. En 1834, les meuniers de Kereuzen en signent la reconnaissance à Hervé Savina. En 1863,  Noël Hervé Savina hérite des droits sur le moulin par son père Hervé Savina.

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 Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XIXe  et la censive (droit foncier). III. 1805.

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Voir :

 

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 Rappel.

Le but de cette série d'article est d'étudier l'application de la censive en Finistère sur un moulin, sa reconnaissance par les meuniers tous les 30 ans environ depuis 1743 (premier document d'archive disponible)  1773  et encore après la Révolution en 1805, son montant, sa vente en 1824 par un notaire de Telgruc-sur-Mer, et son évolution jusqu'en 1834.

Les archives permettent de suivre la transmission familiale de l'activité de meunier sur l'Aber, notamment parmi les descendants d'Yves COLIN (1705-1766) sur quatre générations au moins.

Elles suivent aussi la transmission héréditaire du droit seigneur de la famille DE MARTEIL, seigneur de Trébéron (manoir surplombant l'Aber à l'ouest) jusqu'au réseau de leurs descendants, notamment les familles de GOULHEZRE et de KERHONTENANT, implantées en presqu'île de Crozon où leurs manoirs sont conservés (manoirs de Tréyer, de Kerhontenant, de Lamboëzer) dans un périmètre assez proche autour du moulin.

 

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Résumé.

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Il s'agit du "transport" de trois rentes censives et foncières par le sieur Barazer de Lannurien procurateur de Dame Julie-Françoise Charlotte de Sevin, veuve de Mr Hypolite Etienne de Grandsaigne adjudant-commandant chevalier de la légion d'Honneur au sieur Hervé Savina, notaire à Telgruc, la dite dame de Grandsaigne par représentation de feue Dame Corentine Guillemette de Kerhontenant, vivant sa mère.

1° une rente de 125 francs sur le moulin de Kereuzen de dépendance Crozon

2° une rente de 27 Francs due sur le lieu de Poraon Crozon

3° une rente de 23Francs 45 centimes due sur le lieu de Queffelec Huella autrement de Bosserf à Kervon Crozon.

Ces rentes sont sujettes à la déduction du 5e.

Dans cet acte figure la copie de la procuration de Madame de Grandsaigne à Mr François Etienne Barazer de Lannurien car elle a 4 enfants mineurs Hypolite-Louis-Jean-Baptiste, Oscar-Charles-Gilles, Constant-Jean-Andoche et Laure-Joséphine de Grandsaigne

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La transcription de l'acte du 1er août 1824 (Papier timbré : acte de vente).

"Par devant Me RIOU, notaire royal du département du Finistère, à la résidence de Crozon, canton de Crozon, arrondissement de Châteaulin, soussigné, assisté des témoins ci-après nommés, furent présents Mr François-Etienne BARAZEC, baron de Lannurien, avocat à Morlaix, y demeurant rue Courte n° premier, procurateur aux fins d'être reçu le dix-neuf novembre mil huit cent treize par Mr LAZENNEC son collègue, notaire à Morlaix, y enregistré le vingt deux du même mois, et dont une expédition pour servir de minute est annexée au présent, de dame Julie-Françoise Charlotte de SÉVIN, veuve de Mr Hypolite Etienne de GRANDSAIGNE, adjudant-Commandant , chevalier de la Légion d'Honneur, d'une part Mr Hervé SAVINA, notaire royal, demeurant au chef-lieu de la commune de Telgruc, d'autre part, le dit-sieur BARAZEC LANNURIEN et la dite qualité vend et transport au dit lieu SAVINA acceptant, trois rentes censives foncières sujettes à la retenue du cinquième, et dues à la dite dame de GRANSAIGNE par représentation de feue dame Corentine Guillemette HENRY DE KERHONTENANT, vivant sa mère, savoir la première de cent vingt cinq francs par an sur le moulin à eau de Kereuzen et ses dépendances, mairie de Crozon, par les enfants de défunts Isidore KERAUDREN et Anne COLIN, ainsi qu'il résulte d'une déclaration fournie par devant le dit Me SAVINA et son collègue le premier pluviôse an treize enregistré à Crozon le quinze du même mois, la seconde de vingt sept francs aussi par an, par les héritages immobiliers formant la moitié du lieu de Poraon, dite mairie de Crozon, par Michel SÉNÉCHAL et les enfants de feu Marie Jeanne DANIEL veuve Pierre LE CORRE, suivant titre nouvel rapporté le dix neuf octobre mil huit cent onze par Me PERRIN et son collègue notaires à Crozon, y enregistré le vingt six du même mois, et la troisième de vingt trois francs quarante cinq centimes par an sur les droits immobiliers dépendant d'une tenue, dite Quéffelec-Huella, autrement Bosserff, située aux dépendances du lieu de Kervon, commune de Crozon, par les enfants de défunts Allain NICOLAS et autres, en vertu d'une déclaration reçue le vingt octobre mil huit cent onze par ledit Me PERRIN et son collègue et enregistré au dit Crozon le vingt huit du même mois.

Le dit sieur BARAZEC LANNURIEN en ladite qualité a remis au dit Me SAVINA les grosses des titres nouvel et déclaration sur référé, et autres actes antérieurs de reconnaissance des dites rentes et l'a subrogé dans tous les droits, noms, raisons, privilèges et hypothèques de la dite commettante, concernant la propriété d'icelle, transférée garnie de la levée courante.

Le présent transport fait moyennant la somme de deux mille six cent trente et un francs soixante quinze centimes que le dit Me SAVINA a comptant en numéraire au dit sieur BARAZEC LANNURIEN près et vérifiés par le dernier au vu de nous notaire et témoins et desquels il a donné quittance au dit Me SAVINA

Dont acte fait et passé à Crozon en l'étude en présence des sieurs Yves-Pierre Marie CARRAZ, huissiers et Pierre-Marie GARINEC, praticien, demeurant séparément cité et mairie de Crozon, témoin ont les dits comparants et témoin signé avec nous notaires , lecture faite ce jour premier août mil huit cent vingt quatre . Signé sur la minute, BARAZER LANNURIEN , SAVINA, CARRAZ, GARNIER et RIOU notaire."

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Les meuniers et leur famille.

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Sont cités "les enfants de défunts Isidore KERAUDREN et Anne COLIN". Ces enfants étaient énumérés dans l'acte de 1805 :

— Julien KERAUDREN, meunier

 Marie KERAUDREN (1770-), veuve d'Henry LE BOUSSARD (Crozon 1759-) qu'elle épousa en 1788.

 Anne KERAUDREN (1776-1844) et son mari Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

 Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est meunier au moulin de La Palue. 

Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859), épouse de Pierre Marie GOURMELEN (Crozon 1777-Crozon bourg 1808). Il est qualifié de meunier sur l'acte de mariage tout comme sur cet acte de 1805.

 

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Les détenteurs des droits.

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Les héritières bénéficiaires en 1805 étaient  Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT, veuve de Henry de KERMADEC et Marie-Anne PERCHOT, dame PRIGENT.

En 1824, les droits sont détenus par "Julie-Françoise Charlotte de SÉVIN, veuve de Mr Hypolite Etienne de GRANDSAIGNE, adjudant-Commandant , chevalier de la Légion d'Honneur". Il s'agit de la fille de Marie Guillemette Corentin HENRY de KERHONTENANT. Julie Françoise Charlotte DE SEVIN, née en 1778 à Quimper,  avait épousée en 1795 à Crozon un lieutenant de vaisseau, Joseph Jacques LIDIER dont elle avait divorcé l'année suivante, puis en 1800, à Crozon, Etienne Hipolyte Gilles de GRANDSAIGNE (Millau 1776). Elle n'eut pas d'enfants, ce qui peut expliquer qu'elle vende ses droits au notaire qui avait rédigé, en 1805, l'acte notarial.

Autrement dit, elle est le dernier maillon de la transmission nobiliaire que nous avons suivi depuis 1743.

 

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Le montant, de 125 francs, est exactement le même que celui mentionné en 1805 pour Marie-Guillemette Corentine HENRY de KERHONTENANT.

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La reconnaissance en 1834 de la redevance de censive par Corentin Le Cap et Anne Keraudren envers Hervé Savina.

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En 1834, donc près de 30 ans après la reconnaissance de censive de 1805, les héritiers et successeurs d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN doivent à leur tour effectuer la même démarche. Je ne recopierai pas cette fois l'ensemble de l'acte, mais seulement les parties qui renseignent mon enquête.

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Résumé.

"Le 8 juin 1834 devant Riou, notaire.

Titre nouvel d'une rente censive et foncière par Corentin le Cap et consorts au profit de Me Hervé Savina, la dite rente portant à 125 Fr."

Reconnaissance de dettes d'une rente annuelle foncière et censive de 125 francs par Corentin Le Cap, meunier, Anne Keraudren veuve de Pierre le Mignon, cultivateur, Pierre Gourmelen forgeron demeurant et domiciliés ensemble et séparément au moulin de Kereuzen mairie de Crozon. Ledit Me Savina aux droits de Dame Julie Françoise Charlotte De Sevin veuve de Monsieur Hypolite Etienne Grandsaigne et représentant Dame Marie Guillemette Corentine Henry de Kerhontenant veuve en premier mariage du sieur de Sevin, en second mariage du sieur Claude Pierre, Jean Henry de Kermadec sa mère .

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Extrait.

« Furent présents Corentin LE CAP, meunier, Anne KERAUDREN veuve de Pierre Le MIGNON, cultivateur, Pierre GOURMELEN forgeron demeurant et domiciliés ensemble et séparément au moulin de Kereuzen mairie de Crozon. Lesquels se sont par ces présentes reconnus débiteurs le dit LE CAP pour une moitié et des dits veuve LE MIGNON et GOURMELEN pour l'autre moitié et solidairement pour le tout envers Me SAVINA Hervé notaire royal à la résidence du chef-lieu de la mairie de Telgruc à ce présent et acceptant, d'une rente annuelle foncière et censive de la somme de cent vingt francs [sic] sujette a retenue au principal de deux mille cinq cents francs […] laquelle rente de cent vingt cinq francs les dits LE CAP veuve LE MIGNON et GOURMELEN s'obligent à payer et continuer au dit Mr SAVINA chacun dans les proportions sus dites et sous la solidarité exprimée ci-dessus quant à l'hypothèque, la moitié le premier avril et l'autre moitié le vingt neuf septembre de chaque année [...] Suit la description du moulin et de ses surfaces, reprenant textuellement celle de 1805 (surface totale calculée par moi 211 ares 7ca)

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Les meuniers ou héritiers du moulin de Kereuzen en 1834.

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Corentin LE CAP, cultivateur et meunier, est né en 1794 à Crozon et décédé à Kereuzen, Crozon en 1860. Il est le fils de Jean LE CAP et d'Anne LE CORP. Il a épousé en 1819 à Crozon Marie-Perrine KERAUDREN, laquelle décéda en 1821 à 18 ans. Celle-ci était la fille de  Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est signalé comme meunier au moulin de La Palue. Elle est donc la petite fille d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN, ce qui place Corentin LE CAP comme héritier du moulin.

En novembre 1821, il épousa Jeanne KERMARREC (Crozon 1802-Crozon 1885), d'où 9 enfants nés entre 1824 et 1839. Parmi ces enfants notons :

Marie Anne (1824-1846), qui épousa en 1844 Jean-Pierre LE MONZE, dont un fils Louis Marie (1846-1856)

Marie Perrine (1827-1895), qui épousa en 1850 son beau-frère Jean-Pierre LE MONZE, d'où 2 enfants, puis en 1857 Jean-Marie BILLANT, d'où 8 enfants. En 1841, Jean- Pierre LE MONZE apparaît, avec son père Louis, comme meunier au moulin de Pont-Men, voisin de Kereuzen.

Pierre Marie (1832, Kereuzen -)

François (1835, Kereuzen -)

Corentin (1838, Kereuzen -)

Jean-Claude, (1839, Kereuzen -)

 

https://gw.geneanet.org/aperson?n=le+cap&oc=&p=corentin

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—  Anne KERAUDREN (1776-1844) est veuve de Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

Pierre Marie GOURMELEN (1805-1863) est le fils de Pierre Marie GOURMELEN,(Crozon 1777-Crozon bourg 1808), époux de Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859) . 

Il est déclaré ici comme forgeron, mais il est domicilié au moulin comme les précédents.

Il épousa Marie-Jeanne POSTIC (Perros-Trébéron, à Crozon 1810- moulin de "Keuren" à Crozon 1850), d'où 11 enfants nés au moulin de "Keuren" de 1830 à 1848.

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Le 11 octobre 1863, Noël Hervé SAVINA hérite par son père Hervé SAVINA des droits de censive sur le moulin.

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Acte  du 11 octobre 1863 en l'étude de Me Balcon notaire. Papier timbré

Mr Noël Hervé Marie Pascal SAVINA, ancien notaire, propriétaire, sans profession demeurant au moulin du Jeune en la commune de Telgruc hérite les droits sur cette rente de son père Hervé Savina. Les débiteurs légaux sont Jean Marie Billant et Marie Perrine Le Cap sa femme, meuniers et cultivateurs demeurant au moulin de Kereuzen, Jean Pierre Gourmelen cultivateur & meunier demeurant au lieu de Kerballiou, Jean François Postic tuteur datif de Bernard Gourmelen piqueur de pierres, demeurant à Locronan et de Bernardine Gourmelen, sans profession demeurant aux Ursulines à Quimper, les deux enfants mineurs de défunt Pierre Gourmelen.

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Les meuniers en 1863.

 

— Jean Marie BILLANT et Marie Perrine LE CAP sa femme, sont meuniers et cultivateurs demeurant au moulin de Kereuzen, Marie-Perrine est (supra) la fille de Corentin LE CAP.

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Les autres "débiteurs légaux" sont :

 

— Jean Pierre GOURMELEN cultivateur & meunier demeurant au lieu de Kerballiou,. C'est le fils de Pierre Marie GOURMELEN (supra), et il est né en 1830 au moulin de Keuren (je suggère de lire Kereuzen). Il a épousé Anne RAOUL, née en 1822 à Kerbaliou.

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?lang=fr&pz=francois+edouard&nz=harmegnies&p=yves+marie&n=gourmelen

 

— "Jean François POSTIC tuteur datif de Bernard GOURMELEN piqueur de pierres, demeurant à Locronan et de Bernardine GOURMELEN, sans profession demeurant aux Ursulines à Quimper ". Bernard et Bernardine sont les frère et sœur de Jean-Pierre, nés au moulin de Kereuzen en 1845 et 1848.

— "les deux enfants mineurs de défunt Pierre GOURMELEN."

 

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Published by jean-yves cordier - dans Moulins Crozon
24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 18:54

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L'ACTE NOTARIÉ DE 1805.

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"Déclaration d'une rente censive par Julien KERAUDREN et consorts aux dames KERMAREC et PRIGENT."

 

1er pluviôse  an 13

[21 janvier 1805]

Napoléon par la grâce de Dieu et la constitution de la République empereur des français, à tous ceux qui les présentes verrons, salut ; savoir faisons que par devans Auguste CARADEC et Hervé SAVINA notaires soussignés à la résidence de Telgruc et Crozon, furent présents Isidore KERAUDREN veuf d'Anne COLIN, tant en privé que comme père et garde naturel d'Yves KERAUDREN, son fils mineur de leur mariage, Julien KERAUDREN, tous les deux meuniers, Marie KERAUDREN veuve d'Henry LE BOUSSARD, sans profession, demeurant en même commensalité, au moulin de Kereuzen, Pierre LE MIGNON, cultivateur et Anne KERAUDREN sa femme, Joseph KERAUDREN meunier du moulin de la Palue, Pierre GOURMELEN meunier et Jeanne KERAUDREN sa femme de la cité de Crozon. Les dites femmes de leurs dits maris, elles le requérant autorisées et tous de la mairie de Crozon, Le – qui tant en privé qu'aux dites qualités. Connaissent et confessent d'avoir par an de rente foncière de censive à Dame Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT veuve de Claude Pierre Jean  HENRY DE KERMADEC et Marie-Anne PERCHOT veuve de Pierre Marie PRIGENT, le moulin à eau de Kereuzen, appartenance et dépendances situé mairie de Crozon et dont la description suit.

Savoir est le moulin à eau de Kereuzen couvert d'ardoises, avec ses crèches, autre moulin nommé le Moulin Blanc biais de mur donnant de tous côtés sur terre aux avouants et contenant ensemble sous fonds six are cinquante trois centiares

Un fenier avec un petit bois taillis donnant du levant sur le pont de Pors Salus, du midi sur le canal qui conduit au dit moulin , du nord sur les terres du village de Kereuzen, et du couchant sur terre aux avouants contenant sous fond un hectare quatre vingt quatorze ares quarante huit centiares

Une parée de terre froide nommée Parc Du moulin donnant du levant couchant et midi sur terre aux avouants, du nord sur terre de Kereuzen, contenant sous fond soixante douze ares quatre vingt treize centiares,

Un petit jardin au couchant et nord du dit moulin contenant sous fond un are quatre vingt deux centiares

Deux champs terre chaude, l'un nommé parc Boedic et l'autre Parc ar Breton, donnant du midi sur la montagne de Tréboul, du couchant sur terre aux héritiers de Jean DANIELOU, du nord sur les terres de Poraon et du levant sur terre aux avouants contenant sous fonds vingt trois ares cinq centiares

Et finalement une garenne de terre grise et froide donnant du couchant sur les dits parcs, du midi sur la montagne de dit Tréboul, du nord sur le village de Poraon et du levant sur terre aux avouants contenant sous fonds de terre grise douze ares seize centiares

Et de terre froide aussi douze ares seize centiares

Dessus lesquels moulins et dépendances les dits avouants connaissent et confessent devoir par an de rente censive aux dites dames veuves HENRY et KERMADEC et PRIGENT cent quarante francs payables de moitié de six mois en six mois, la première moitié le deux pluviôse de chaque années et la seconde moitié le deux thermidor aussi de chaque année, savoir à la dite dame de KERMAREC cent vingt-cinq francs et à la dite dame PRIGENT quinze francs, le tout par an faisant le total de cent quarante francs que les dits avouants promettent et s'obligent de payer aux ditsusdites dames aux dites dames avouées sous l'obligation générale et solidaire de tous leurs biens meubles et immeubles en pour hypothèque spéciale des droits susdécrits ainsi a été voulu consenti après lecture donnée aux parties fait et passé à Telgruc en l'étude et au rapport de SAVINA --- CARADEC son collègue présent et sous nos seings et ceux des dits Julien KERAUDREIN, Pierre LE MIGNON, Pierre GOURMELEN et Jeanne KERAUDREN chacun pour soi, les autres comparants ayant déclaré ne pas savoir signer de ce interpeller, le premier pluviôse an treize de la République signé à la minute Julien KERAUDREN, Pierre LE MIGNON, Pierre GOURMELEN, Jean KERAUDREN, CARADEC et Hervé SAVINA notaire ce dernier rédacteur et saisi de la minute. En marge est écrit enregistré à Crozon le quinze pluviôse  an treize, reçu un franc dix centimes signé DUVAL.

Mandons et ordonnons à tous huissiers sur le requis de mettre les présentes à exécution à tous commandants et officiers de la force publique d'y prêter main forte lorsqu'ils seront légalement requis, aux commissaires généraux impériaux et aux commissaires impériaux d'y tenir la main, en foi de quoi nous avons fait sceller la présente.

SAVINA notaire

Pour tous frais du présent dix-huit francs reçus d'Isidore KERAUDREN.

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I. LES MEUNIERS DE KEREUZEN ASSUJETTIS EN 1805.

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Rappel. 

La déclaration semble se renouveler tous les trente ans.

En 1743, le meunier assujetti était Tanguy RIVIDIC.

En 1773, il s'agissait de Marie LE ROUX, veuve d'Yves COLIN (1705-1766) et de deux de ses enfants,  Marie COLIN (1743-) (avec son mari Jean CORRE 1742-1825) et Corentin (1747-1783). 

En 1761, Anne COLIN, deuxième fille d'Yves et  soeur jumelle de Marie COLIN, a épousé Isidore KERAUDREN (1741-1813). Elle décéda en 1802.

En 1795, Isodore Keraudren a fait graver son nom sur un linteau du moulin, en guise d'inscription de fondation d'une construction ("fait fait par Joseph Kerinec) . Une autre pierre, aujourd'hui intégrée aux murs du moulin reconverti en habitation, et en pierre de Logonna, porte le nom d'ANNE COLIN. Ces deux inscriptions attestent que le couple avait repris le moulin de Kereuzen et y avait fait faire des travaux.

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Les meuniers en 1805.

En 1805, Anne COLIN est décédée, et son mari Isidore KERAUDREN a 64 ans. Il est présent à la convocation — qu'il signe—, et il exerce toujours la profession de meunier à Kereuzen. Il signale un fils encore mineur, Yves qui serait donc né vers 1785. C'est Isidore qui règle la censive.

—Puis vient son fils Julien KERAUDREN (Crozon 1772, Crozon 1808), également meunier. Il a 33 ans. La généalogie d'Alain Person signale qu'il s'est marié à Crozon en 1802 avec Marie-Anne LE CORRE, dont il n'est pas fait état dans cet acte.

Viennent ensuite les autres enfants d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN :

—Leur fille Marie KERAUDREN (1770-), veuve d'Henry LE BOUSSARD (Crozon 1759-) qu'elle épousa en 1788.

—Leur fille Anne KERAUDREN (1776-1844) et son mari Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

— Leur fils Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est meunier au moulin de La Palue. 

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?n=keraudren&oc=2&p=joseph

—Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859), qui épousa en février 1802 à Crozon Pierre Marie GOURMELEN (Crozon 1777-Crozon bourg 1808). Il est qualifié de meunier sur l'acte de mariage tout comme sur cet acte de 1805. Sans doute à Kereuzen.

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?lang=fr&pz=francois+edouard&nz=harmegnies&p=jeanne&n=keraudren&oc=1

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II. LES AVOUÉS de 1805, HÉRITIERS BÉNÉFICIAIRES DE LA RENTE DE CENSIVE.

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Rappel.

En 1743, il s'agissait des héritiers de Marie-Françoise de MAREIL et d'Anne-Gilette de MAREIL, épouse de François de Mareil sieur de Trébéron : soit Claude-Sébastienne de Damas de Marillac, et Jean-Baptiste de GOULHEZRE ainsi que ses sœurs Marie-Corentine (mariée en 1710 à Gabriel Giraud du Poyet) et Corentine Françoise, mariée en 1714 à Guillaume MITTERN.

En 1773, la même logique de droits héréditaires place comme bénéficiaire Marie-Claude MITTERN, fille de Corentine Françoise de GOULHEZRE (supra), devenue l'épouse de Louis HENRY DE KERHONTENANT. Les autres bénéficiaires sont Gabriel GIRAUD DU POYET, veuf de Marie Corentine de GOULHEZRE (supra), et le négociant brestois Yves-Augustin BERSOLLE ayant-droit (héritier) de [Jean-Baptiste] de GOULHEZRE.

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En 1805, la Révolution n'a pas éteint ces droits fonciers, dont se réclament les héritiers des familles nobles ou riches précédentes.

Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT, veuve de Claude Pierre Jean Henry DE KERMADEC est la fille de Marie-Claude MITTERN et de Louis HENRY DE KERHONTENANT. Après avoir épousé en 1776 François Charles SEVIN de la POMMERAYE, décédé en 1782, et avoir eut cinq enfants, elle épousa en 1784 Claude Pierre Jean HENRY DE KERMADEC (752-1802). Elle est veuve à la date de l'acte qui nous intéresse.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=corentine+guillemette&n=henri+de+kerhontenant

—Le couple Marie-Corentine de GOULHEZRE et Gabriel GIRAUD du POYET s'est éteint sans descendance.

— Plus énigmatique est la présence comme héritière de  "Marie-Anne PERCHOT veuve de Pierre Marie PRIGENT". Il faut certainement lire PERCHOC.

Mais je ne trouve la trace dans les généalogies que de Marie Anne Perrine PERCHOC, époux de Pierre PRIGENT (?-avant 1818)

https://gw.geneanet.org/frenchmagpie?lang=fr&iz=4648&p=marie+anne+perrine&n=perchoc

Ce serait une impasse, mais je note que ce couple eut un fils, Jean-Marie PRIGENT, né en 1767, et qui épousa en 1818 une Marie Catherine de GOULHEZRE (1790-). Cette dernière est la fille de Charles François Jean de GOULHEZRE, petit fils de notre Jean-Baptiste de GOULHEZRE. 

Cela ne résout pas la difficulté, mais indique qu'il y a anguille sous roche.

Je remarque que la "dame PRIGENT" ne reçoit que 15 francs sur 140, cette portion congrue correspond volontiers à la part due à l'héritier de Jean-Baptiste, 10 livres sur 150.

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III. LE MONTANT ET LA DATE DE PAIEMENT DE LA RENTE DE CENSIVE.

Elle était fixée à 150 livres, elle est en 1805 de 140 francs. 

Elle reste à payer au 22 janvier et au 22 juillet, mais on ne dit plus "à la Madeleine".

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IV. LA DESCRIPTION DU MOULIN.

Nous retrouvons la mention d'un Moulin Blanc inclut dans celui de Kereuzen.

La surface totale est de 211 ares 7 ca. J'avais évalué (en convertissant les toises en ares, exercice périlleux) la surface indiquée en 1773 à 180 ares 61 ca. C'est "à peu près" cohérent.

La référence géographique aux hameaux de Poraon et de Pos Salut, à la montagne de Tréboul ou aux parcelles nommées Parc Boédic et Parc ar Bretton persiste.

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Published by jean-yves cordier - dans Moulin Crozon
23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 15:13

Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XVIIIe  et la censive (droit seigneurial). II :1773.

Voir :

 

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L'ACTE NOTARIÉ DE 1773.

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14 août 1773. Déclaration fournie par Corentin COLIN et consorts à Madame MITTERN KERHONTENANT pour paiement par an 125. Moulin à eau de Kereuzen.

Devant nous notaire

de la juridiction du comté de Crozon avec soumission aj celle ont personnellement comparus Marie LE ROUX veuve feu Yves COLLIN et Jean CORRE et Marie COLLIN sa femme icelle à la requête de son dit mari bien dûment autorisés aux fins d'icelle,

et Corentin COLLIN demeurant ensemble au moulin de Kereuzen paroisse de Crozon lesquels connaissent et confessent tenir comme de fait et tiennent à titre de Cens final de ----dame Marie Claude MITTERN épouse et séparée quant aux biens d'écuyer Louis HENRY chevalier seigneur de KERHONTENANT et autres lieux, messire Gabriel GIRAUD du POYET officier des colonies en Amérique en privé ---------- Et co-héritiers, héritiers de défunte dame comtesse de CHOISEUL et noble homme Yves Augustin BERSOLLE, Négociant à Brest comme cause ayant de monsieur de GOULHEZRE. Le moulin à eau de Kereuzen et ses appartenances, dépendances dont la description suit, savoir, est :

Le dit moulin de Kereuzen couvert d'ardoises avec ses crèches autre moulin nommé le moulin Blanc ---- issues donnant de tous côtés sur terre ---- contenant ensemble dix cordes et trois quartiers.

Un fenié avec un petit bois taillis donnant du levant sur le pont de Port-Salut du midi sur le canal qui conduit au dit moulin , au nord sur les terres de Kereuzen et au couchant aux advouants comptant trois cent vingt corde et 20 une parée terre froide nommée parc du moulin donnant du levant couchant midi à terre desdites advouant et au nord sur les terres de Kereuzen contenant cent vingt cordes

Un petit jardin au couchant au nord dudit moulin donnant du couchant au nord aussi –dits advouants contenant trois cordes

Deux champs terre chaude l'un nommé Parc Boédic et l'autre Parc ar Bretton donnant au midi sur la montagne de Tréboul du couchant sur terre héritiers de Jean DANIELLOU du nord sur les terres de Poraon et du levant eux advouants contenant trente cinq cordes.

Et finalement une garenne terre froide et grise donnant du couchant sur le dit parcs du midi sur la montagne dudit Treboul du nord sur le village de Poraon et au levant aux dits advouants contenant de terre grise vingt cordes

Et de terre froide aussi vingt cordes.

Dessus lesquels moulins et dépendances lesdits advouants connaissent et confessent devoir par an de rente censive aux dits dame et seigneurs advouants la somme de Cent cinquante Livres payable de six mois en six mois savoir la moitié en chaque vingt-deux de janvier l'autre moitié à chaque vingt-deux de juillet savoir à ladite dame de KERHONTENANT cent vingt cinq Livres , au dit sieur du POYET quinze Livres et au dit sieur BERSOLLE dix Livres, le tout par an faisant le tout Cent cinquante Livres. 

Lesquelles dites sommes les dits advouants promettent et s'obligent de payer aux susdits terme aux dits seigneur et dame advoués sous l'obligation générale et solidaire de tous leurs biens meubles et immeubles resants et futurs et sur hypothèque spéciale des dits droits ainsi fait le passe- au bourg de Crozon en l'étude et aux rapport du soussignant TEPHANY notaire. L'un de nous sous le signe des dits Corentin LE FEREC pour la dite ROUX et celui de Jean CADIOU pour laquelle Marie COLLIN jieux Le Requérants disants et affirmants ne savoir signer ou interpellés . Le Nôtres Notaires le jour quatorzième août mil sept cent soixante treize au signe endroit Le FEREC Jean Le ROUX [CORRE] Corentin COLIN TEPHANY collègue notaire dûment contrôlé le vingt --- dudit mois --- pour vingt trois Livres d'enregistrement

TEPHANY

 

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LES NOMS DES MEUNIERS de KEREUZEN en 1773.

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Rappel : le précédent acte, de 1743, indiquait comme meunier Tanguy RIVIDIC, à la suite de son père Jean. Tanguy, né en 1705 décéda en 1753 à Landévennec. Il n'est pas inconcevable qu'Yves COLIN ait repris le moulin de Kereuzen cette année là.

En 1783, la carte de Cassini indique "Moulin Colin" pour le désigner.

Les données de l'acte de 1773 indiquent :

—Marie LEROUX veuve d'Yves COLLIN

— Jean CORRE et son épouse Marie COLLIN

— Corentin COLLIN

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Yves COLIN né avant 1705 et décédé le 24 juillet 1766 au moulin de Kereuzen, eut deux mariages. 

https://gw.geneanet.org/aperson?n=colin&oc=4&p=yves

1°) en 1721 à Lennon avec Corentine NEDELEC, d'où 3 enfants en 1722, et 1725.

2°) en janvier 1743 à Landévennec avec Marie LE ROUX (Landévennec 1715-Moulin de Kereuzen 28 mars 1779), d'où 4 enfants.

--L'ainée Marie est née le 4 août 1744 à Landévennec . Elle épousa à Crozon  le 29 juillet 1765 Jean CORRE . Ce dernier a été baptisée à Kereuzen le 26 septembre 1742 et décédé le 31 décembre 1825 à Lanvoc [Lanveoc ?]. Puis il se remaria en 1775 avec Françoise LANVAUC.

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?n=le+corre&oc=8&p=jean

--La sœur jumelle de Marie COLIN, Anne  épousa en 1761 à Crozon Isidore KERAUDREN (1741-1813), qui reprendra la succession comme meunier.

--Leur frère Corentin est né en 1747, il épousa le 8 juillet 1782 à Telgruc-sur-Mer Jeanne KERSPERN mais décéda le 27 mai 1783 au moulin de Kereun (sic) à Crozon.

 

Les documents généalogiques sont donc cohérents avec les données de l'acte de 1773.

Note. Je remarque que non seulement Jean CORRE (né en 1742), mais aussi sa sœur Marie (1738), et son frère Tanguy (1739) sont nés à Kereuzen, les frères et sœurs suivants étant nés à Kereun (sic). Leurs parents Pierre CORRE et Anne LARGEANTON semblent avoir demeuré à Kereuzen au moins de 1738 à 1742, peut-être comme meuniers.

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Conclusion : ce document apporte des précisions supplémentaires sur les meuniers de Kereuzen sous l'Ancien Régime, par rapport à  celles de mon premier article.

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LES NOMS DES PROPRIÉTAIRES de KEREUZEN en 1773.

1°) Dame Marie Claude MITTERN épouse et séparée quant aux biens d'écuyer Louis HENRY chevalier seigneur de KERHONTENANT.

L'acte de 1743 faisait apparaître, comme bénéficiaire de la censive de Kereuzen, outre Claude-Sébastienne de DAMAS DE MARILLAC héritière de Françoise de MAREIL, les enfants d'Anne-Gilette de MAREIL,  Jean-Baptiste de GOULHEZRE et ses deux sœurs Marie Corentine et Corentine Françoise.

Cette dernière (Crozon 1690-Crozon manoir de Lamboëzer 1775) était l'épouse en 1714 de Guillaume MITTERN, écuyer, sieur de Rosambey ou Rosamblay, gouverneur de l'île d'Yeu, sieur de Lamboëzer, Ranvédan, capitaine de la milice garde-côte de Crozon..

 

Mais nous avons maintenant affaire à leur fille Marie Claude (connue par les généalogistes comme Marie Claudine) MITTERN, épouse de Louis HENRY de KERHONTENANT.

[La base Pierfit précise "au manoir de Labëzer", lieu de décès de Corentine Françoise, mais donne comme parents (avec la mention : ascendance à confirmer) Marc Joseph Mittern et Marie Guillemette Duval. Il faut privilégier la généalogie ckerjosse]

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=marie+claudine&n=mitern

Marie Claudine MITTERN, née à Crozon en 1727 d'Anne Corentine Françoise de GOULHEZRE et de Guillaume MITTERN, épousa à Crozon le 14 avril 1750 Louis HENRY de KERHONTENANT, écuyer. Leur fille Corentine Guillemette HENRY naquit en 1750 et épousera François-Charles de SÉVIN : elle héritera des droits sur le moulin de Kereuzen qu'elle transmettra à sa fille Julie de GRANDSAIGNE. Elle décéda à Crozon le 21 septembre 1794.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=corentine+guillemette&n=henri+de+kerhontenant

Le manoir de Kerhontenant, au sud de Lanvéoc, est bien connu en Presqu'île de Crozon et a été décrit par l'Inventaire. "Ancienne ferme dépendante en 1535 de la seigneurie du Poulmic ; devenue manoir lors de l'anoblissement du propriétaire Jean Henry en 1565.  Au 17e siècle, un nouveau logis est construit, contigüe au porche. Jusqu'à la Révolution le manoir est assez prospère avant d'être quelque peu abandonné. Appartient à la même famille jusqu'à la mort de Guillemette de Kerhontenant en 1818."

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/manoir-kerhontenant-lanveoc/49406630-e67b-4c79-a591-3016db20b58d

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/lanveoc/manoir-de-kerhontenant-001.php

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2°) Messire Gabriel GIRAUD du POYET.

Il est le fils du célèbre Robert Giraud du Poyet (1659-1740) qui fut gouverneur de Grenade puis de la Guadeloupe.

Lui-même est né à Port-Royal en Martinique le 26 septembre 1688, sa mère étant Marie-Madeleine Le Vassor de la Touche.

Il devint capitaine des vaisseaux du roi, sans doute à Brest puisqu'il rencontra et épousa Marie-Corentine de GOULHEZRE, à l'église des Sept-Saints de Brest le 13 mars 1710. Le décret de mariage spécifie qu'elle est la fille de Anne-Gilette de MAREIL et de Corentin de GOULHEZRE, de son vivant lieutenant des vaisseaux du roi, capitaine de compagnie franche de la marine. 

Marie-Corentine de GOULHEZRE est née et baptisée à Crozon  le 29 juin 1688, son parrain étant Corentin de MAREIL sieur de Trébéron et sa marraine Marie de GOULHEZRE dame de Kernaval.

https://gw.geneanet.org/cedriclharidon?lang=fr&iz=2&p=marie+corentine&n=goulhezre

Elle est décédée après 1730. On ne lui connait pas d'enfants.

Elle est la sœur de Jean-Baptiste de GOULHEZRE et de Corentine Françoise, épouse MITTERN.  

En résumé, Gabriel GIRAUD DU POYET, veuf en 1773, est héritier, par son épouse, de la succession d'Anne Ginette de MAREIL, et apparaît donc ici sur cet acte au même titre que sa nièce Marie-Claude (supra).

https://gw.geneanet.org/leamarthe?n=giraud+du+poyet&oc=&p=gabriel

https://gw.geneanet.org/leamarthe?lang=en&pz=mireille&nz=gille&p=gabriel+corentin&n=giraud+du+poyet

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?n=de+goulhezre&oc=&p=marie+corentine

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3°) Yves-Augustin BERSOLLE (1702-74), négociant et directeur des postes.

Ce riche négociant brestois apparaît ici comme "ayant cause" de "Monsieur de GOULHEZRE", dans lequel je propose de voir Jean-Baptiste, déjà mentionné avec ses sœurs dans l'acte de 1743 comme bénéficiaire de la censive de Kereuzen. Jean-Baptiste de GOULHEZRE aurait connu des difficultés financières, et aurait cédé une partie de ses bénéfices et droits à Yves-Augustin BERSOLLE.

"L'ayant cause est la personne qui a reçu un droit d'une autre personne dite "son auteur" tel un héritier qui a reçu par testament ou en vertu des dispositions de la Loi, un bien, une quotité ou l'ensemble du patrimoine du défunt. Dans ces exemples le bénéficiaire des droit qui lui ont été ainsi transmis est, dans le premier cas, un "ayant cause particulier", dans le second cas, un "ayant cause à titre universel" et in fine, un "ayant cause universel". (Dictionnaire du droit privé)

 

 Son fils Yves-Emmanuel BERSOLLE devint   l'un des négociants les plus imposés du port de Brest, avec Berthomme, Lécuyer ou Gaudelet, Riou-Kerhallet

Yves-Emmanuel (Brest, 1750 – Brest, 1812), négociant : Fils de Yves-Augustin, Yves-Emmanuel Bersolle se lance à son tour dans le négoce au cours des années 1770. Il obtient très rapidement des marchés avec la marine qui portent aussi bien sur du chanvre, des toiles à voile, du fer blanc, des suifs, des planches de sapin, du goudron ou des fournitures de bureau. Il arme également des navires qui se rendent à Bordeaux, La Rochelle, la Nouvelle-Angleterre, en Chine ou à Hambourg. Marié à Jeanne Millot (fille d’un négociant marseillais), ils ont six enfants. Initié à la franc-maçonnerie en 1784 au sein de l’Heureuse Rencontre, Bersolle est député des négociants à l’assemblée générale du Tiers-état de la ville au début du mois d’avril 1789. En juillet 1789, il intègre le conseil général révolutionnaire et en septembre, il est choisi pour réceptionner la souscription volontaire destinée à subvenir aux besoins urgents de l’État . Élu officier municipal en mars 1790, il reste en poste jusqu’en novembre de la même année, ce sera là son unique expérience politique. Malgré les évènements révolutionnaires, Bersolle continue à faire fructifier son entreprise en fournissant la marine en brai, goudron ou charbon. Devant les difficultés rencontrées pour commercer par mer, il s’adapte et met en place un réseau d’échanges routiers qui lui permet d’échanger avec Rouen, Paris ou Le Havre. A la fin de l’an II, il s’associe avec son cousin Joseph-Denis Torrec-Bassemaison , tous deux développent leurs affaires et achètent des navires, souvent mis en vente en tant que prise de course. Bersolle fait partie des plus grosses fortunes brestoises car lors de la déclaration réalisée dans le cadre de l’emprunt forcé de l’an II, il admet posséder des biens immobiliers à hauteur de 236 100 livres et avoir touché des bénéfices d’un montant de 42 650 livres sur ses activités de 1793. Sous l’Empire, il réduit son commerce et se contente le plus souvent d’apporter le cautionnement pour l’armement de corsaires. Il meurt en septembre 1812

 

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/724666/filename/These-2012-SHS-Histoire-BARON_Bruno.pdf

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LA DESCRIPTION DES BIENS.

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L'unité de superficie, la corde, mesure 16 toises carrées soit 0,61 are (eric havel).

La surface totale de Kereuzen est de 188 cordes, ce qui correspond alors à 180,61 ares ou 18061 m².

Le moulin et ses crèches ainsi qu'un "moulin Blanc" (pour le froment  ) mesurerait 660 m².

Les terres sont réparties en jardin bois, terres chaudes et terres froides, et leurs situations correspondent aux repères que nous avons, avec le hameau de Poraon au nord-est et l'ancien hameau (et chapelle) de Port-Salut  à l'est. (Cartes). Seule la "montagne de Tréboul" au sud, a perdu sa dénomination, elle correspond aux hameaux de Kersaniou et Kerbaliou, mais on retrouve cette appellation dans celle de la Pointe du Guern, voisine, nommée Pointe de Tréboulle sur les cartes de Cassini et de l'E.M., ou dans celle du hameau de Kerglintin-Tréboul , en bord de falaise, sur la carte IGN.

Lexique

"Fenier : "qui a un rapport avec le foin"

"Terres froides : terres pauvres mises en culture de loin en loin parfois après un brulis; les terres froides prennent le reste du temps la forme de landes qui servent de pâturage d'appoint, et fournissent divers végétaux utiles : bruyères et fougères pour la litière, ajoncs pour la nourriture des chevaux, genets pour la couverture de la toiture. Les terres froides représentaient une grande partie des terres potentiellement cultivables. Chaque exploitation agricole possède une certaine proportion de terre froide. Celles ci ne seront mises systématiquement en culture qu'au cours du 19ème siècle."

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LE NOTAIRE TEPHANY.

Pierre Le Mignon et Pierre Téphany, notaires furent électeurs du canton de Crozon aux assemblées du département et du district de Châteaulin, le premier en 1792 et le second en 1791 et 1792.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon Moulin
20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 23:41

Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XVIIIe et XIXe siècle et la censive. I :1743. 

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Voir :

L'article précédent a permis de découvrir ce moulin situé sur la Rivière de l'Aber, et ses meuniers successifs. Des pièces d'archives nous permettent aujourd'hui de connaître ses propriétaires, par les actes de reconnaissance, par les meuniers, de leur assujettissement à la censive.

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PREMIÉRES PIÉCES  : 1er octobre 1743 : TANGUY LE RIVIDIC meunier / Claude-Sébastienne de DAMAS.

Ce jour premier octobre mil sept cent quarante trois après midi devant nous notaire de la juridiction de Crozon, et annexe avec soumissions à – juré, et rem, a comparu en sa personne Tanguy LE RIVIDIC, fils de, et héritier de défunt Jean LE RIVIDIC et Anne DAINCUFF ses père, et mère demeurant au moulin à eau de Guisen [Kereusen] paroisse de Crozon, lequel fournit et confesse par cette tenir et posséder à titre de cense final de, et sous dame Claude Sébastienne DAMAS dame de CHOISEUL ET BEAUPRÉ épouse de messire Nicolas-Martial de CHOISEUL DE BEAUPRÉ son mari séparée de biens et d'habitation, et autorisée de justice pour suite de -----, ladite dame de CHOISEUL, héritière de défunte dame Françoise DEMAREIL en son vivant épouse de messire Charles COEURET sieur d'Estry Lieutenant des vaisseaux du roi, en son vivant, et encore la dite dame de CHOISEUL héritière bénéficiaire de défunte Suzanne de VILLEROY LIGNAGE, et de, et sous messire Jean-Baptiste de GOULHEZRE, dame Corentine Françoise de GOULHEZRE ---- épouse de noble homme Guillaume MITERN sieur de Rosemblay, et dame Marie Corentine de GOULHEZRE épouse de messire Gabriel GIRAULT sieur du POYET, et son in fondée en procuration – aussi héritiers et d'ESTRY, ainsi que la dite défunte demoiselle Suzanne de LIGNAGE ET VILLEROY, savoir est en la paroisse de Crozon au village issue et dépend --- de Geusen [Kereuzen] un moulin à eau nommé le moulin de Geuzen [Kereuzen], couvert d'ardoises avec une écurie, crèches à cochons et à vaches, couverts de bleds, jardin, et [sointac], près, et prairies, bois de taillis, appartenances et dépendances dépendants dudit Cens final, pour en payer par chacun aux dépens les dits droits sols à la dite dame de CHOISEUL comme héritière de la dite dame d'ESTRY, savoir, cent treize livres huit sols quatre deniers [113L. 8 s. 6 d.] de la rente globale de Cent cinquante Livres dubs depuis le dit moulin appartenances et dépendances, laquelle somme de Cent treize livres huit sols quatre deniers se paye en deux termes par chacun an savoir la moitié le jour de la Madeleine [22 juillet] et l'autre moitié au mois de janvier à pareils jours que la Madeleine.

Et les trente six livres onze sols restants se payeront au bout de six mois, en six mois par chacun an aux dits sieurs de GOULHEZRE et les dames ses sœurs , laquelle dite somme de cent treize livres huit sols et quatre deniers, ladite dame de CHOISEUL demeurant au Petit Couvent à Brest, et à présent au manoir de Tryer au dit Crozon pour la suite de ses droits, reconnait comme étant aussi présente devant nous notaires avoir reçu dudit LOINTIER  Jacques, jusque et compris le dernier terme de janvier, réservant le terme de la Madeleine échu qui en cinquante six livres quatorze [sols] deux deniers que le dit RIVIDIC promet, et s'oblige de lui payer de jour à l'autre, ainsi que la dite somme de cent treize livres huit sols quatre deniers par an, et de six mois en six mois à tout quoi RIVIDIC s'oblige, et affecte tous ses biens, meubles, immeubles présents et futures exécution et vente Et notamment le moulin appartenance et dépendance. Comme aussi s'oblige de payer si fait ne l'a les dits sieurs de GOULHEZRE et dame ses sœurs de leur part et la dite somme de cent cinquante Livres aussi de six mois en six mois par chacun. Laquelle présente déclaration le dit RIVIDIC déclare fournir tant pour elle que pour ses consorts, ainsi fait, et passé au manoir de Treyer au dit Crozon au rapport de soussignant LOINTIER. L'un demande sous les signes de la dite dame de CHOISEUL et dudit RIVIDIC chacun pour soi au nom dits no res. Les dits jour et an ainsi signés Tanguy RIVIDIC, DAMAS DE CHOISEUL et LOINTIER et collègue notaire, ledit Lointier registrateur, dûment contrôlé à Crozon le 5ème jour d'octobre mil sept cent quarante trois par le --- pour la somme qui a --- dix huit Livres douze sols . Moulin à eau nommé le moulin dede K[er]euzen , int et signé approuvé. J. LOINTIER Notaire

 

 

 

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Commentaires.

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1°) La censive  est de 150 Livres.

Elle se paye en deux traites en janvier à la Madeleine, le 22 juillet.

Pour comparaison, en 1693,  la censive du moulin de Roudouglas en Kernével est de 120 Livres, et celui de Kernivedel de 60 Livres (Bull. SAF 1903). En 1766, le fermage des neuf moulins appartenant à l'abbaye de Landévennec lui rapportait 1773 Livres. Le rentier de Crauzon de 1773, compulsé par Didier Cadiou,  donne le montant des baux de  12 moulins, tous passés entre 1761 et 1763. Ils s'échelonnent entre 100 livres (Moulin Blanc, moulin à eau de Kerloch) à 200 livres (moulin de Lanvéoc) pour les moulins isolés, et de 160 livres (moulin de Calédan, à eau et de Kéréon, à vent ) à 386 livres (moulins du Gorre, à vent et Neuf, à eau) pour les paires de moulins.

Info : 

La censive, ou terre censale, est un fonds qu'un seigneur de fief a concédé contre le paiement perpétuel d'un cens. Il en a vendu la propriété utile (dominium utile), propriété qui pourra passer aux héritiers qui, à leur tour, et solidairement, devront continuer à payer le cens. Le censitaire, celui qui tient le fonds à cens, est responsable de cette terre et propriétaire de sa production. Le seigneur censier, celui qui a droit de lever les cens, conserve la directivité, la propriété éminente (dominium directum). (Wikipedia)

Cens (s. m.) : redevance première de la tenure, c’est-à-dire de la terre concédée. Le cens est fixé une fois pour toutes pour une tenure et ne peut être révisé tant que demeurent le bénéficiaire du bail initial et ses héritiers, même lointains.

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2°) Cette censive est versée à Claude Sébastienne de Damas d'une part, comme héritière de sa mère "dame Françoise Demareil", et à Jean-Baptiste de Goulhezre et ses deux sœurs d'autre part. Ce qui laisse supposer un lien d'hérédité entre la première et les trois autres.

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Données généalogiques et biographiques.

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1°) Claude-Sébastienne de Damas de MARILLAC (1699-1740) .

Nous lisons dans le bulletin de la Société archéologique de Brest, de 1902, ceci : 

https://archive.org/details/bulletindelasoc53bresgoog/page/n161/mode/2up

"La maison numéro 38 [rue de la Rampe à Brest] était, en 1740, la propriété de Claude-Sébastienne de Damas de Marillac, née à Brest, le 29 mars 1699, du mariage de Claude de Damas de Marillac, capitaine de vaisseau, décédé le 4 juillet 1740, et de Marie-Françoise de Mareil, morte le 16 septembre 1722. Le 3 mai de la même année Claude-Sébastienne avait épousé Nicolas-Martial de Choiseul de Beaupré, marquis de Praslin, capitaine de vaisseau, fils de Louis de Choiseul, comte de Beaupré, commandant des chevaux-légers de S. A. Monseigneur le duc de Lorraine et de défunte Catherine de La Barre, veuve de Marie-François de Choiseul, native de la paroisse de la Chasse, évêché de Toul, en Lorraine, Claude-Sébastienne était veuve lorsqu'elle mourut, le 26 mars 1753, à l'âge de 50 ans."

Le papier timbré indique qu'elle demeurait avant l'acte de 1743 "au Petit Couvent à Brest". Or ce Couvent est proche de la rue de la Rampe :

"Quelques années après l'installation des Jésuites, en 1694 — la communauté des Dames de l'Union Chrétienne vient s'établir dans un endroit reculé et solitaire, au milieu des champs pour ainsi dire, sur les terrains qui furent appelés le Petit-Couvent, par opposition au grand couvent des Carmes.

L'institution avait pour but d'offrir un asile aux femmes et aux veuves de qualité, sans fortune ; de convertir les filles et les femmes protestantes et de leur donner les moyens de se préparer à leur abjuration ; enfin, d'apprendre à lire, écrire et travailler aux petites filles pauvres.

Cette communauté devint très prospère. Nous la trouvons, en effet, au moment de la Révolution, quand elle fut dissoute, propriétaire de tout ce vaste îlot compris entré les rues de la Rampe et d'Aiguillon, la rue Voltaire et le Champ-de-Bataille."

 

http://www.infobretagne.com/brest-autrefois.htm

Le même document indique qu'elle est domiciliée, en 1743, au manoir de Treyer. Celui-ci se trouvait — se trouve encore—  au nord immédiat du bourg de Crozon.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/ancien-manoir/fd7bbab2-ba9e-454e-ad48-f1dbc305371d

https://www.google.com/maps/place/ZAC+du+Bourg,+29160+Crozon/@48.2523928,-4.4888374,215m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x4816c148eecf58b9:0xa1d89e4efed4642f!8m2!3d48.2482718!4d-4.4886914

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Nicolas-Martial de Choiseul, fils de Louis, baron de Beaupré, et de Catherine de la Barre, épousa d'abord, en 1711, Marie-Françoise de Choiseul, marquise de Praslin (1652-1721) ce qui lui valut le titre de marquis de Praslin. Il épousa en 1721 Clause-Sébastienne de Damas.  Cette famille vient de la Meuse et n'est pas possessionnée en Bretagne, a fortiori en Presqu'île.

https://gw.geneanet.org/ofeyssac?iz=13748&n=de+choiseul&oc=0&p=nicolas+martial

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Les droits sur le moulin de Kereuzen proviennent de la mère de Claude-Sébastienne, "dame Françoise Demareil, épouse de messire Charles COEURET sieur d'Estry Lieutenant des vaisseaux du roi". Ce qui entre en contradiction avec les données de l'article de 1904 qui mentionnent Marie-Françoise de Mareil, épouse de Claude de Damas de Marillac.

Mes recherches ne sont pas aussi concluantes que je le souhaitais. L'existence de Charles COEURET est signalée par les généalogistes : il est cité comme lieutenant du roi en 1747. Mais il n'est pas signalé qu'il soit marié.

Penchons-nous sur Claude de Damas de Marillac. Il est attesté comme capitaine des vaisseaux du roi en 1707. Il est chevalier de Saint-Louis. En 1730, il est le parrain du baptême de Corentin de GOULHEZRE de l'Isle, tandis que la marraine est Marie-Corentine du POYET (source). Celle-ci est l'une des sœurs de Jean-Baptiste de GOULHEZRE.

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=en&p=charles&n=coeuret&oc=1

Mais je ne trouve pas de trace de son mariage avec Marie-Françoise de Mareil.

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2°) Je dois donc faire un saut de coté, et m'intéresser à Jean-Baptiste de GOULHEZRE.

Cette fois-ci, les documents abondent.

https://www.tudchentil.org/IMG/pdf/Goulhezre_de_l_Isle_-_Preuves_pour_Saint-Cyr_1706_.pdf

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=fr&pz=claude&nz=kerjosse&p=jean+baptiste&n=de+goulhezre

Jean-Baptiste de GOULHEZRE, seigneur de l'Isle est né à Crozon en 1688 et décédé à Crozon le 1er juillet 1758. Il fut inhumé au château de Trébéron, comme son épouse. Il est le fils de Corentin de Goulhezre (Crozon 1660-1707, sieur de l'Isle, lieutenant de vaisseau du roi, capitaine de compagnie franche de la marine, et de Anne Gilette de MAREIL, dame de Trébéron, baptisée le 6 juin 1660 à Lesneven et décédée en 1723 ; ceux-ci se sont mariés  le 14 janvier 1687 à Crozon.

Il épousa à Châteauneuf-du-Faou Anne Louise Jacquette FURIC (1697, Châteaulin-1756 Crozon), d'où 13 enfants de 1723 à 1738. Il est l'héritier d'Anne Gilette de Mareil.

Anne Gilette de MAREIL est la fille de François de MAREIL (Crozon 1643-Crozon 1698), procureur et notaire, sieur de Trébéron et de Treboull, et de Claude BOHIER. Elle eut dix enfants, dont Pierre-Claude (Crozon 1684) puis Jean-Baptiste,  puis :

  • Marie-Corentine (1688-), mariée le 3 janvier 1710 à Crozon avec Gabriel du POYET.
  • Corentine Françoise, (Brest paroisse des Sept-Saints (ou Crozon) 1690-Manoir de Laboezer 1775), dame de Rosanbec épouse de Guillaume MITTERN (v 1688-1758) mariage le 28-12-1714 à Saint-Pol-de-Léon. Guillaume MITTERN, sieur de Rosemblay, fut le parrain de son neveu Guillaume Corentin fils de Jean-Baptiste en 1728 à Crozon.
  • Anne et François Louis, 1692
  • Corentin Laurent, 1693-1699, inhumé au manoir de Lanvagen
  • Anne Nonne, 1694
  • Joseph, 1698-1705
  • Guillaume, 1701.

http://bas-sablons.org/soret/asc/fiches/fiche419.htm#f2096

Ces données confirment qu'en 1743, les seuls héritiers d'Anne Gilette de MAREIL sont Jean-Baptiste et ses sœurs Marie-Corentine et Corentine Françoise. Elles révèlent que les deux familles GOULHEZRE et de MAREIL sont des familles nobles de Crozon depuis plusieurs générations, susceptibles toutes deux de posséder des droits sur le moulin de Kereuzen. Mais comme nous le voyons, ce moulin provient de la famille de MAREIL.

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A ce stade, il semble clair que "Françoise DEMAREIL", ou "Marie-Françoise de MAREIL", épouse de Claude de Damas de Marillac, est apparentée avec  Anne-Gillette de MAREIL, mère de Jean-Baptiste de GOULHEZRE. Mais elle elle n'apparaît pas comme sa sœur et ne figure pas parmi les enfants de François de MAREIL. Ce dernier eut de son épouse Claude BOHIER 4 enfants, dont 2 survécurent.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?n=de+mareil&oc=&p=corentin+claude

Anne Gilette eut en effet une sœur aînée, Claude de MAREIL, mariée en 1679 à Crozon avec Guillaume GUYOMAR puis en 1687 à Crozon avec Nicolas DE LIGNAGE, sieur de Villeroy. On reconnaît ici le nom mentionné dans l'acte de 1743, mentionnant comme héritière la défunte "Suzanne de LIGNAGE ET VILLEROY".

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CONCLUSION.

 

Le but de cette enquête était de trouver quelle famille noble était à l'origine  la propriétaire du moulin de Kereuzen. Les héritières et héritiers remontent tous à la famille de MAREIL, de Crozon. Ils résidaient en leur château (ou manoir) de Trébéron. Il s'agit, non pas de l'Ilôt de Trébéron en Roscanvel, mais du manoir et hameau de la pointe qui encadre, avec celle de Raguenez, la plage de l'Aber. Sa proximité avec le moulin de Kereuzen et avec la rivière de l'Aber est géographiquement évidente. Cet ancien manoir existe toujours et fait l'objet d'une notice de l'Inventaire du Patrimoine. Il est attesté dès 1426 dans les réformations de la noblesse. Il apparaît sur la carte de Cassini. En 1536, il appartient à Jacques de Kerdren (Kerdrein) sieur de Kerdren Kerbiriou et Trébéron.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-manoirs-et-metairies-nobles-de-la-commune-de-crozon/a2d8d040-53eb-451f-97ec-3145b80c23f5

En 1562, c'est un membre de la famille de Provost, père de Jehan, qui est sieur de Trébéron.

https://www.tudchentil.org/spip.php?article491

Le titre a pu avoir été apporté  à François de MAREIL par son épouse BOHIER, car De Courcy signale :

Bohier , sr de Kerboyer, par. de Lambézellec, — de Kerroc’h, — du Cosquer, — de Belair, — de Coaténez, par. de Flouzané, — de Trébéron, par. de Crozon, — de Pratanlouët, — de Pencrec’h, — de Kerferré.

Ext. réf. 1670, six. gén., montre de 1534, par. de Lambézellec, év. de Léon.

d’or, au lion d’azur

Mais Philippe de MAREIL, père de François, est dit déjà sieur de Trébéron. Il avait épousé Gilette de ROSPIEC, née à Pont-Croix en 1608. Son fils Corentin épousa à Crozon le 13 avril 1670 Michelle BOHIER.

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Pol de Courcy signale que la famille de MAREIL, portant échiqueté d'hermines et de gueules et sieurs de Kerrun, de Trébéron, de Keramprovost, de Keraudren et de Hauteville, paroisse de Crozon ont été déboutés à la réformation de 1671 face à une famille portant même nom et mêmes armes.

Enfin, parmi les titres de la famille de Goulhezre  décrits par Pol de Courcy, on trouve — sans doute , pour Trébéron, par cette alliance avec François de MAREIL —, "sieurs de Trémet, de Quélern et de Trébéron, paroisse de Crozon". On a vu que Jean-Baptiste de GOULHEZRE et son épouse y furent inhumés.

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DERNIÉRE MINUTE : le marquisat de KERMAREC, propriétaire de Kereuzen en 1708.

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Je lis dans l'article de Didier Cadiou (2000) qu'en 1708, "à Crozon, les moulins à eau de Pont-Men et de Kereuzen dépendent également de la seigneurie de Rosmadec. ". L'information provient d'un aveu au roi de François-Louis Rousselet marquis de Châteaurenault et comte de Crozon (Arch. dep. Loire-Atlantique, B.2010).

Neuf moulins dépendaient du marquisat de Rosmadec, parfois difficiles à identifier et parmi lesquels, outre Kereuzen, les moulins à eau de Kernon, Milin-Nevez, Milin ar Mab-bihan, Porzh ar-Milin,  à Telgruc.

Note.

Le vicomte de Rohan céda en 1603  à Sébastien de Rosmadec Crozon et le Porzay. Celui-ci en vendit en 1647 une partie à Jean du Han, époux de Claude de Goulaine baronne du Poulmic. (SAF 1930).

« La presqu'île de Crozon étant un ensemble de seigneuries – Comté de Crozon – Baronnie de Poulmic – Marquisat de Rosmadec – Seigneurie de Launay – Seigneurie du Lez – Seigneurie abbatiale de Landévennec, sachant que 20% des revenus financiers de chacune sont liés à la production de farine grâce aux banalités (versements monétaires réguliers), chaque seigneur se fait construire des moulins à vent, à eau, à foulon ou à marée pour assurer à son fief un rayonnement incontestable. Chaque rang de noblesse offre des prérogatives d'installation du moulin. Les vassaux se contentent de construire leurs propres moulins à 4466 mètres minimum de leur seigneur. « 

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/histoire-locale/moulins-001.php

 

 

 

Carte de Cassini https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom#

Carte de Cassini https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom#

SOURCES ET LIENS.

Site Geneanet

 

Brice Rabot. La comptabilité d’une seigneurie foncière bretonne à la fin du Moyen Âge : la Blanchardais. Brice Rabot. 2018. ffhal-01883205f

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01883205/document

— CADIOU (Didier), 2000, "Les moulins de la presqu'île de Crozon", Avel Gornog n°8, juin 2000, pages 4-14.

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Published by jean-yves cordier - dans Moulins Crozon
13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 20:57

Les vitraux de Félix Razin (dalle de verre éclaté sur béton, 1931) de la nef de  l'église Saint-Rémy de Camaret.

 

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Voir sur l'église Saint-Rémy :

Voir sur Camaret :

Voir sur Camaret-sur-mer, coté mer :

 

 

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La technique : la dalle de verre sur béton:

Les vitraux  en dalle de verre sur béton  réalisés à partir de dalles de verre de 22 mm d'épaisseur (et jusqu'à 30 ou 40 mm), colorées dans la masse.

Le Maître verrier taille la dalle de verre à la marteline et en éclate la surface pour que la lumière soit diffractée. Après avoir disposé les verres sur la table de coulage et réalisé un coffrage aux dimensions du panneau, il "coule" un mortier de ciment avec armature métallique (ou ensuite de résine époxy) pour les sertir. https://www.ateliers-loire.fr/fr/dalle-de-verre.php

https://www.journeesdesmetiersdart.fr/sites/default/files/plaquettes/plaquette_st_leu_v_01_05.pdf

"Mise au point au début des années 30 (Jean Godin, Jules Albertini), les réalisations en Dalles de Verre sont un élément architectural du patrimoine national (religieux et civil) et, néanmoins, un univers peu connu du grand public. Le Métier d’Art associé est une « niche » dans les Métiers d’Art du vitrail. Contemporaine, la Dalle de Verre offre un éventail élargi de visions et de formes où les signatures de peintres, de maîtres verriers et de mosaïstes se sont exercées, dont certaines reconnues sur la scène internationale : Jean Godin [en 1929 dans la verrerie Albertini], Gabriel Loire, Fernand Léger, Henri Guérin, Max Ingrand, Louis Barillet, Jacques Le Chevallier, Joseph Guevel, Jean Lesquibe, Henri Martin Granel, Claude Idoux, Tristan Ruhlmann, Pierre Soulage, Frédérique Duran, et d’autres. Depuis la fin du XXème siècle, une nouvelle dimension artistique contemporaine est en voie de développement grâce à des créateurs de talent dont l’ambition est de redonner ses lettres de noblesse à cette matière et à son Métier d’Art oublié. "

Parmi ces noms, il ne faut pas oublier celui d'Auguste Labouret, qui avait déposé un brevet dès 1933 et qui a créé les vitraux de Roscanvel. 

Cette technique a été reprise par l'atelier monastique d'En-Calcat et de Saint-Benoit-sur-Loire et se retrouve en Bretagne pour les vitraux de l'Île d'Hoedic, ou en Normandie pour ceux de l'Île de Chausey.

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Voir sur les vitraux en dalle de verre :

 

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Parmi ces  ateliers, celui de Félix Razin, installés à Nantes a réalisé en Bretagne des vitraux pour les églises de Camaret et de Crozon, pour celle de Landeleau en 1944, celle de l'Île de Batz,  pour celle de Saint-Malo, ou dans le Morbihan pour celle  de Noyalo, de Saint-Avé, de Saint-Laurent-su-Oust ou de Glénac, dans une liste non exhaustive.

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Notre conseil :

CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR ÉCHAPPER AUX BLA-BLA RASOIRS DU GUIDE ET RESTEZ DANS LA MUSIQUE COLORÉE DU RECUEILLEMENT.
 

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Bas-coté sud de la nef.

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1. Les Litanies de la Vierge : Maison dorée, porte du ciel, arche d'alliance.

Voir les Litanies de Lorette :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Litanies_de_Lorette

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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2. Les Litanies de la Vierge :Reine des anges, Tour d'ivoire, reine des martyrs .

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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3. Baie non figurative. 

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Élévation ouest (fond de la nef), coté sud.

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4. Baie non figurative. 

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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5. Saint Joseph. Ses attributs sont la hache de charpentier et le lis blanc de son élection.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Élévation ouest (fond de la nef), coté nord.

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6. La Vierge terrassant le serpent. Signature R. RAZIN.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Le fond de la nef, au dessus de la tribune.

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7. Panneau non figuratif, teintes vertes, jaunes et brunes.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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8. Panneau à médaillons rectangulaires figuratifs (croix, calice,), teintes vertes, jaunes, rouges  et brunes.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Le bas-coté nord.

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9. Les Litanies de la Vierge, suite. Vase d'honneur, Rose mystique, étoile du matin.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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Stella matutina.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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10. Les Litanies de la Vierge, suite. Reine des apôtres, miroir de justice, Reine des prophètes.

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Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

Vitraux (dalle de verre, Félix Razin, 1931) de la nef de l'église Saint-Rémy de Camaret-sur-Mer. Photographie lavieb-aile 13 juillet 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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Camaret, son histoire, ses monuments religieux. Sans auteur ni date.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_222/Camaret_Son_Histoire_Ses_Monuments_religieux_.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Camaret Crozon
26 juin 2021 6 26 /06 /juin /2021 08:43
Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

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Le langoustier "quateur" CM 231648.

Voir : http://www.bateaux-de-camaret.com/pgA/v3detail.php?RecordID=1706

 

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

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Le sillon de Camaret  et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile 1983.

Le sillon de Camaret et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile 1983.

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Un langoustier à quai.

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Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

Le sillon de Camaret en 1983 et ses langoustiers. Photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 22:28

Le moulin de  Ronvarc'h à Telgruc-sur-Mer sur le ruisseau de l'Aber et son inscription en kersanton de 1802.

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— Voir :

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— Sur les inscriptions lapidaires de la Presqu'île de Crozon, voir :

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Et

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​​​​​​Remerciements à Jean-Yves Marchadour pour son accueil.

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Jean Marchadour, le dernier meunier du moulin à eau de Ronvarc'h à Telgruc, sur le cours du ruisseau de l'Aber,  a cessé son activité en 1959 puis l'étang de retenue du moulin a été comblé,  ses installations fonctionnelles ont été rasées (et enfouies sans doute pour le comblement) et  Jean-Yves Marchadour a créé une exploitation agricole de vaches laitières Holstein en 1981, avant de prendre sa retraite. 

Le promeneur découvre malgré tout encore, à coté des trois hangars et  étables désaffectées, à droite, et la maison d'habitation crépie au ciment (sans doute du XIXe ou XXe) à gauche, trois bâtiments en pierre : deux servent de dépendance (garages), mais le troisième, orienté obliquement par rapport à la route, attire le regard par l'appareillage en pierre de taille des ouvertures : c'est l'ancien moulin et les ruines de l'ancienne habitation.

Si, avec l'accord du propriétaire, il s'en approche, il découvre ceci :

 

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Photo Tanguy-Schröer Judith, copyright région Bretagne

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Le bâtiment principal (l'ancien moulin) possède encore sa jolie porte cintrée à encadrement en pierre jaune, et deux ouvertures également en pierre de taille. Mais les murs effondrés du premier plan correspondent à l'ancienne maison des meuniers, dont, au nord, la porte basse cintrée est encadrée de kersantite.  Le mur mitoyen avec le moulin conserve une vaste cheminée, au dessus de laquelle a été placée, en réemploi, une pièce de kersantite tranchant par sa couleur gris sombre avec les autres pierres. Elle était auparavant le linteau de la porte d'entrée sud de la maison d'habitation (une maison disposant jadis d'un grenier auquel on accédait par un escalier intérieur). La pierre de kersanton  porte une inscription.

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Photo Judith Tanguy-Schröer, copyright région Bretagne pour l'Inventaire général.

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Ce blog est complet comme l'indique son cartouche à moulures limitant deux lignes de lettres majuscules ; la première ligne est elle-même séparée en trois compartiments. Nous pouvons lire ceci:

 

FET PAR / JEAN MORE / ET (oiseau)/ FRANCOISSEGOVRVES 1802.

 et nous pouvons transcrire l'inscription ainsi : "Fait par Jean MORÉ et Françoise GOURVES en 1802."

Je note l'oiseau sculpté en fin de ligne, une ornementation qui n'est pas courante.

Les généalogistes nous donnent les renseignements nécessaires sur ce couple.

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-Jean MORÉ est né le 23 août 1742 à Kergoff-Portsalut (juste au dessus de Ronvarc'h) [ou à Saint-Nic] et est décédé au Moulin de Ronvarc'h le 21 juillet 1805.

Ses parents sont Yves MORÉ (baptisé  le 16 février 1704 à Kergoff-Tréboul,Crozon) et Marie RIOU (mariage le 28 juillet 1740 à Crozon) .

Sa tante paternelle Marie MORÉ (née à Kergoff-Portsalut le 17 octobre 1709 et mariée en 1730 à Jean LASTENNET) est décédée le 5 octobre 1779 à Pont Men (Crozon) le dernier moulin en aval sur la rivière de l'Aber. Au décès de Jean Lastennet, le moulin de Pont Mean est affermé à sa veuve Marie et à Etienne Lastennet  par bail du 13 septembre 1763 : ils doivent payer 150 livres en avril et pour la Saint-Michel (29 septembre), ce qui donne une idée des baux des moulins sous l'Ancien Régime.

Il avait un frère Yves (1741), une sœur Catherine (1747) et surtout une sœur Marie-Françoise née le 22 novembre 1752 à Kergoff-Port-Salut (témoins Jacques Riou et Marie Lastennet).  Elle épousa Hervé HORELLOU, meunier au moulin de Brenalen en Saint-Nic et y décéda le 17 novembre 1816. Son fils Jean et sa petite-fille Jeanne furent meunier de Brenalen.

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fetatcivil2020%2FFRAD029_etatcivilnumerise%2Exml&page_ref=14532&lot_num=1&img_num=1&index_in_visu=

 

Ses grands parents paternels étaient Budoc MORÉ (?v.1676, Trégarvan- 2 février 1734 à Kergoff-Portsalut, Crozon, couturier puis laboureur) et Marie THOMAS (mariée le 13 février 1702 à Argol, décédée le 4 avril 1740 à Kergoff Tréboul). Ce couple eut un autre fils Alain MORÉ (1707-1787). Quatre générations plus tard, Marie-Jeanne MORÉ son arrière-petite fille s'étant mariée avec Jean LE CORRE, leur fils Joseph Marie LE CORRE reprend le moulin de Ronvarc'h avec Marie Jeanne LE DOARÉ. 

On n'aura pas tout suivi de cet écheveau, mais on pourra retenir que les réseaux familiaux s'entrecroisent pour fournir des meuniers à divers moulins de la Presqu'île de Crozon.

 

Note : il faut sans doute assimiler Kergoff-Tréboul à Kergoff-Portsalut.

Enfin ,le grand-père paternel de Jean MORÉ est Simon MORÉ.

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-Françoise GOURVES (GOURVEZ) est née au moulin de Péran (également un moulin à eau sur l'Aber) le 12 avril 1749 et est décédée, au moulin de Ronvarc'h le 18 mai 1802, l'année même de cette inscription. Est-elle apparentée à Jean GOURVEST, meunier du moulin de Kérrédan, qui procéda en 1725 à l'expertise du moulin de Pont-Mean ?

Son père Jean GOURVEZ (Né ?, décédé le 10 mai 1775 au moulin de Péran, était donc meunier. Il était le fils de Jean GORVES (décédé en 1746) et de Marguerite LE GARREC. Sa mère était Françoise POUDOULLEC (1726?-1779) est décédée au moulin de Péran (comme ses deux parents Nicolas POUDOULLEC en 1751 et Catherine THOMAS en 1759).

 

-Le couple s'est marié le 26 novembre 1770 à Telgruc. Ils eurent (au moins) trois enfants, Pierre (né en 1772 et qui travaillera  comme meunier à  Ronvarc'h), Jean Budoc (né en 1778 et qui reprendra le moulin), et Marie-Françoise, née en 1780. J'y reviendrai.

Ils avaient acheté le moulin de Ronvarc'h le 30 mai 1791 ; j'ignore où ils demeuraient avant cette date, depuis leur mariage en 1770, et s'ils exerçaient le métier de meunier.

La date de pose de ce linteau ne correspond donc ni à l'achat du moulin, ni au mariage du couple, mais peut-être à une restauration de la maison d'habitation. Remarquons que les propriétaires-meuniers du moulin de Kereuzen, (à peine éloigné de 850 mètres en aval) avaient posé une inscription similaire en 1795. Une prospection plus large de ces inscriptions montrerait sans doute qu'elles répondent au désir des nouveaux propriétaires d'affirmer leur statut, après des siècles où les meuniers étaient assujettis aux baux consentis par la Noblesse et l'Eglise.

Avant de raconter ce que nous pouvons connaître de ce moulin aux XIXe et XXe siècle, je propose de détailler les éléments historiques qui le concernent depuis le XVIIe siècle.

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Données toponymiques : le toponyme RONVARCH.

Le moulin est certainement bien plus ancien que le XVIIe siècle, et une installation humaine doit remonter à l'époque médiévale (les premiers moulins à eau en Bretagne apparaissent au XIe siècle), mais la première attestation du toponyme date de 1636 (moulin de ronvarch) et de 1642 (moulin de ronarch). Albert Deshayes estime que c'est l'élément -marc'h, "cheval" qui s'y cache comme dans l'anthroponyme Ronarch (Quimper, 1699), l'incitant à envisager le nom ancien Roenmarch formé sur roen "royal" (ou "lignée, parentage, noblesse").

À proximité (2 km à l'est), on trouve le lieu-dit Brenvarc'h, peut-être de bren-, ancien breton brenn, "colline" (forme Brennevrac'h sur la Carte d'Etat-Major 1820-1866, Brenerarh sur la carte de Cassini).

À Saint-Nic, nous trouvons Coativrac'h.

Quand au moulin de Ronvarc'h, il est mentionné (symbole) mais n'est pas nommé sur la carte de Cassini, apparaît sous le nom de la chapelle de Port-Salut, ou sur la carte d'Etat-Major, où son symbole est en dessous du lieu-dit Kergoff-Portsalut. La carte du "Scan historique 1950" (synthèse de cartes antérieures) donne le nom de moulin de Rouvarch.

Curieusement, un autre nom est souvent cité, et il est même porté, peint à la main  sur une pancarte fléchant l'entrée, à coté du panneau officiel : "Meilh Gouarc'h". La sonorité finale est la même, mais gouarc'h renvoie au vieux-breton comarch "salut, exigence, défi" après son évolution en -convarch, couarch, gonvarch. Il se  qui se retrouve dans les anthroponymes HELGOUARC'H ou ARGOUARC'H, HARGOUARC'H (Argoarch Quimper 1628). Didier Cadiou rapporte l'usage de Meilh Gorré, un bulletin de l'AFM celui de Meil Gouar. Néanmoins, je ne les trouve ni sur les cartes, ni dans les archives et BMS.

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Une possession de l'abbaye de Landévennec.

Jusqu’à la révolution, posséder un moulin est un privilège seigneurial : les paysans sont contraints d’y venir moudre leur grain et payent une taxe en nature ou en argent (souvent les deux) contre ce « service ». « Dans un rayon d'une lieue [4.66 km], ils sont tenus de venir faire moudre leurs grains. Le meunier leur retient 1/16 de la mouture. Chacun attend normalement un jour et une nuit », Coutume de Bretagne art. 386.

Aussi ce moulin est une possession de l'abbaye de Landévennec, de la seigneurie de Landévennec, comme de nombreux lieux-dits de Telgruc, dont le nom Plebs Telchruc est cité en 1050 dans le Cartulaire de Landévennec. Les lieux-dits de Telgruc  dont il est fait mention dans les divers aveux et rentiers de Landevennec sont ceux de Brenvarch, Camran, Caon, Cozquérou, Douar an Abad, Goasglas, Guen- danet, Keranguéven, Keranpran, Kerbriant, Kerdrein, Kercoztylinec, Kerferman, Ker- goat, Kergoualch, Kergariou, Kergreiz, Kergustoc, Kerguiridic, Kerhuel, Kerian uhella et izella, Kerliver, Kerloch, Kernévez, Kernon, Kerouanguen, Kérrédan, Launay, Lescataouen, Lesdaffa, Lespiguet, Lyntan, , Mengleuff, Mesanplanguen, Pen An Coat, Pen ar guer, Pennarun, Péran, Porzlous, Quynyvel, Rabidan, Roskerloch, Rostégo, Rulan, Rumeing, Ty ar Han, et les trois moulins de Ronvarch, de Péran et du Yeun.

L'abbaye possédait  sept moulins, répartis sur les territoires de Landévennec, Telgruc, Argol et Trégarvan: Pen-ar-Poul, Bourg d'Argol, Trégarvan, Péran, Le Yeun, Ronvarc'h, Le Loch, auxquels viendront s'ajouter au XVe ou début XVIe le Moulin à mer (Le Folgoat, Landévennec).

 

Le moulin devait faire l'objet d'un bail à domaine congéable (ou bail à convenant) entre la seigneurie et les meuniers. Le meunier paye les rentes, cure l'étang et entretient le moulin.

À la Révolution, les moulins et les fermes seront déclarés Biens nationaux et vendus. Premier vendu, le moulin de Pen-ar-Poul (Argol) le 27 mai 1791 ; puis la ferme de Guernevez (Villeneuve) tenue par l'abbaye elle-même, et vendue le 30 mai 1791 ; puis le moulin de Caméros et le moulin neuf d'Argol, le 1er juillet ; puis le convenant des Le Roy à Caméros, le convenant Bideau à Lézargon, et ainsi de suite... Pour vaincre les réticences, la loi multipliait les conditions avantageuses, dont le paiement à l'achat réduit à 12%, le reste étant réparti en douze annuités égales.Rares étaient les surenchères, les acquéreurs éventuels ayant bien soin de se mettre d'accord au préalable. Un moment,  les ventes furent interrompues, pour ne reprendre qu'en floréal an VII (avril-mai 1799).

Roger Marzin (Une page de notre histoire en presqu'île de Crozon, 2003)  mentionne la vente du 30 mai 1791 des moulins nationaux de Ronvarch à Jean Moré, et de celui du Yeun à C. M. Le Monze, tandis que celui de Péran [celui où est née Françoise Gourvez] sera acquis le 11 messidor an 4e par C. M. Le Monze. Il signale aussi que pour la rente convenancière sur le village de Kérampran, les convenants Fertil et du Chesne au dit village provenant de l’ex-abbaye, "un seul enchérisseur, adjugé à Jean Moré de Moulin Ronvarch qui a porté le prix à 1889 livres 10 sols 10 deniers, lequel présent promet de payer la somme de 228 livres pour quinzaine et le surplus en 12 termes égaux d’année en année jusqu’à parfait paiement. Il est probable que Jean Moré a acheté pour Marie Anne Riou veuve Boussard."

 

"Un certain nombre de fermiers deviendront ainsi propriétaires des dépouilles de leurs anciens maîtres. Ils le deviendront d'ailleurs facilement, grâce à la dépréciation rapide des assignats. En effet, « par un contraste très naturel, l'assignat qui ruinait les villes enrichissait les campagnes. Les biens nationaux étaient payables en assignats et les acquéreurs avaient douze ans pour se libérer. Comme l'Etat reprenait son papier au pair, il suffisait d'attendre la baisse, pour profiter de la différence entre la valeur nominale et la valeur réelle..
En 1796, un assignat de 100 livres, qui valait six sous, était accepté aux guichets officiels en paiement de 100 livres de bonne terre. Les paysans qui, en échange de leur blé ou de leur beurre, recevaient des quantités croissantes de vignettes, pouvaient avoir une ferme au prix d'un pigeonnier. Plus le mouvement de dégringolade s'accéléra, plus grand fut leur bénéfice... Les ruraux furent les grands profiteurs de l'affaire... »". (Corentin Parcheminou)

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Les meuniers de Ronvarc'h au XVIIIe siècle.

Nous connaissons le noms du meunier de Ronvarc'h au XVIIe siècle : Bernard JACOBY (1709-3 novembre 1741 à Ronvarc'h) est né de Jean JACOBY (décédé en 1718 au moulin de Poutren (?) à Crozon) et de Catherine DINCUF (1653-8 janvier 1742 à Ronvarc'h).

Bernard Jacoby épousa en 1728  Marguerite LE GARREC (1704-Ronvarc'h 29 janvier 1769), dont sept enfants tous nés à Ronvarc'h entre 1732 et 1741.

Ces mentions de lieux de naissance et de décès assurent que le moulin fut habité par la famille Jacoby au moins entre 1732 et 1741.

Ces enfants sont :

-Guillaume, Ronvarc'h 1732

-Claude, Ronvarc'h 22 juillet 1733 /28 avril1789 à Roscanvel, Du Lez)

-Anne, Ronvarc'h, 9 mars 1736

-Allain JACOBY, Ronvarc'h 1738- Kervenguy (Crozon)1820

-Yves, Ronvarc'h, 29 janvier 1740

-Petronille, Ronvarc'h 27 janvier 1741 qui épousa en 1759 Jacques Gélébard.  Ce couple reprit sans doute le  travail de meunier, puisque leur fille Anne GÉLÉBARD est née le 8 juillet 1772 à Ronvarc'h.

https://gw.geneanet.org/cheroll?lang=fr&pz=roland&nz=cheri+zecote&p=anne&n=gelebard

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?n=jacoby&oc=1&p=allain

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Une situation sur la Rivière de l'Aber.

La rivière de l'Aber, qui prend sa source à Argol, se dirige vers l'ouest en traversant Telgruc et se jette en baie de Douarnenez près de l'île de l'Aber à Crozon, a servi à faire tourner de nombreux moulins à eau. Ce sont les moulins de Kerenpren ou Moulin-Neuf à Argol, ceux de Kereuzen et de Pont-Men à Crozon, et, sur Telgruc, 8 moulins successifs. En 1845, A. Marteville et P. Varin mentionnent sur la commune  ceux  de Rouvac'h, de Launay, du Yeun, de Kerrédan, de Péran, de Kernon, de Rosmadec, du Lez . Il y en aurait eu jusqu'à quinze (AMF). Le cadastre de 1831 en montre dix , tandis le recensement de 1841 et celui de 1896   décrivent comme des lieux d'habitation ceux de Ronvarc'h, de Moulin Jeune (Meil jeun, moulin du Yun) et de Kerloc'h.

En 1951, on compte seulement 7 moulins à eau en activité : Rosmadec, Porzh-Lous, Kerloc'h (Meilh Fouest), Peran (près de Kerampran), Keredan, Meilh ar Yeun, Meilh Gouar (Moulin Ronvarc'h), mais ils ne servent plus qu'à moudre les céréales pour l'alimentation des animaux jusqu'à l'arrivée des moteurs à essence ou électriques dans les fermes.

http://moulinsdufinistere.free.fr/fichiers/2016/Echo%20des%20Moulins%2074.pdf

En résumé, je retiens la liste suivante sur la rivière de l'Aber depuis sa source jusqu'à l'embouchure :

-Moulin-Neuf (Argol

-Kerloc'h (Telgruc).

-Kernon (Telgruc).

-Péran  (Telgruc).

-Kérrédan  (Telgruc).

-Moulin Jeune ou Yeun  (Telgruc).

-Le Launay  (Telgruc).

-Ronvarc'h  (Telgruc).

-Kereuzen (Crozon)

-Pont-Men (Crozon).

A contrario, les moulins du Caon, de Rosmadec, de Rostegoff et/ou Porzh-Lous et de Cameros étaient alimentés par des cours d'eau se jetant sur les plages  de Telgruc, tout comme ceux de Bernal, de la chapelle Saint-Jean et de Keroland et de Kermarsilly (Kergoat , Fontaine de la chapelle-neuve) sur le ruisseau nord de la plage de Pentrez en Saint-Nic, ou ceux  de Kergustans, La Forêt (Moulin-l'Abbé), ou du Rible (Menezkob) sur le ruisseau sud.

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Situer le moulin de Ronvarc'h dans cet ensemble incite à une lecture du paysage sensibilisée à l'idée que l'activité meunière a été à l'origine d'une organisation spécifique des fonds de vallée et de leur anthropisation ; de la maîtrise du cours d'eau pour en assurer un débit optimal  et une qualité suffisante ; de la conjugaison de l'activité meunière avec une activité agricole d'appoint par la culture des parcelles périphériques ; du couplage (particulièrement manifeste à Ronvarc'h) avec les axes routiers, à la fois parce que les routes utilisent les trajets plats des cours d'eau, et à la fois parce que les habitants doivent amener facilement leur blé à moudre , mais aussi parce que les moulins sont souvent l'occasion de franchir la rivière par des ponts.

Situer le moulin de Ronvarc'h dans l'ensemble de l'aménagement d'une rivière, c'est aussi comprendre la nécessité de maîtriser son trajet par la construction pour chaque moulin de bief d'arrivée et d'un canal de fuite pour le retour de l'eau vers le cours naturel, d'un bief de décharge en cas de débit excessif, d'une retenue ou étang (avec ses rapports avec la pêche) et de l'installation et l'entretien de la vanne ouvrière et de la vanne de décharge.

Sur le plan humain, cela incite à imaginer les relations d'entente ou de tension entre meuniers, dépendants ou solidaires pour le débit de l'eau.

Situer le moulin de Ronvarc'h dans l'ensemble de l'aménagement d'une rivière, c'est comprendre que chaque moulin est un microcosme équivalent à un hameau, n'abritant pas qu'un meunier, mais une ou deux familles complètes de meuniers, des domestiques, des cultivateurs occupant des bâtiments proches. 

Enfin, les Bulletins de naissance, Mariages et Décès montrent que lors d'une déclaration en mairie, les voisins des fermes satellites sont présents comme témoins : pour Ronvarch, ce sera par exemple celles du village de Mengleuff.

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Approche topographique du moulin de Ronvarc'h.

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La rivière de l'Aber et ses moulins.

En jaune, Ronvarc'h. En rouge, les autres moulins de l'Aber.

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a. La carte de Cassini.

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Le moulin  Ronvarc'h à Telgruc.

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b. La carte d'Etat-Major 1820-1866.

En jaune, Ronvarc'h. En rouge, les autres moulins de l'Aber.

Comme sur la carte de Cassini, il est intéressant de visualiser le tracé de la route Quimper-Brest via Lanvéoc : un axe de grande circulation qui passe juste au sud du moulin.

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Quelques moulins sur la carte d'Etat-Major Geoportail.

Quelques moulins sur la carte d'Etat-Major Geoportail.

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c.Le réseau hydrographique de la rivière de l'Aber. Carte Geoportail.

En jaune, Ronvarc'h. En rouge, les autres moulins de l'Aber.

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Hydrographie de la rivière de l'Aber. Geoportail.

Hydrographie de la rivière de l'Aber. Geoportail.

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Idem, centré.

En jaune, Ronvarc'h.

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Hydrographie de la rivière de l'Aber. Geoportail.

Hydrographie de la rivière de l'Aber. Geoportail.

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Photo aérienne MAPS.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photo aérienne MAPS

Le moulin de Ronvarc'h. Photo aérienne MAPS

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Photo aérienne MAPS.

En jaune, le bâtiment ancien.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photo aérienne MAPS

Le moulin de Ronvarc'h. Photo aérienne MAPS

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Le plan cadastral de 1831.

Les bâtiments sont au bord de la route Quimper-Lanvéoc. 

Le ruisseau est dérivé une centaine de mètres en amont vers un bief d'abord perpendiculaire, et qui revient en aval du  moulin en formant un trapèze. Ce trajet est complété par un bief supplémentaire de décharge juste avant le moulin. Le ruisseau est élargi en étang de retenue n°842 puis passe sous la partie droite du moulin. On peut supposer une roue horizontale, une quasi exclusivité du Finistère.

Il y avaient en réalité (J.Y. Marchadour) deux roues horizontales à pales courbes en bois (dites à cuillères), dont l'axe vertical transmet directement le mouvement à  deux jeux de meules sur deux canaux traversant le moulin. L'une servait au blé, à l'orge et à l'avoine, tandis que l'autre était réservé au sarrasin, ou blé noir. La sortie de ces canaux sont encore visible aujourd'hui en partie arrière, tandis qu'ils sont comblés sur la face avant (c'est également le cas à Kerlédan).

 

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Le moulin de Ronvarc'h. Plan cadastral de 1831 (archives départementales).

Le moulin de Ronvarc'h. Plan cadastral de 1831 (archives départementales).

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Plan cadastral de 1831, détail. Moulin Rouvarch.

Huit bâtiments sont représentés en rose. Ils portent les numéros 836, 840, 843, 844 (le moulin), et 845.

Les parcelles portent les numéros 839, 846.

L'état de section de 1832  (3P 282/2 Tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus : sections A-K. 15 mai 1832. ) indique :

838 : maison (occupée par) Luzen Veuve, Crozon, moulin Ronvarch

839 : courtil Liors an Ty. Jean Budoc MORÉ

840: maison, Jean Budoc MORÉ.

841 sol de maison et dépendance. Jean Budoc MORÉ

842 : canal.

843 : dépendance et courtil. Jean Budoc MORÉ

845 : moulin et sol de moulin, Jean Budoc MORÉ

846 :  courtil Liors an Ty. Jean Budoc MORÉ

847 : foennec ar pont. Jean Budoc MORÉ

848 : foennec ar falek. Jean Budoc MORÉ

849 : foennec lanee = lande

850 : foennec coste ar lann = pré

851 : foennec ar veil [prairie du moulin]. Jean Budoc MORÉ

866 : paturage. Jean Budoc MORÉ

867 : lande. Jean Budoc MORÉ

888 : pré. Jean Budoc MORÉ

895, pré ar raledan = lande.  Jean Budoc MORÉ

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Le recensement de 1841 (après le décès de Jean Budoc MORÉ en 1833)  indique pour le Moulin de Ronvarch :

-Jean MORÉ Meunier

Yves MORÉ Meunier, fils

Barbe MORÉ Meunier, fille,

-Pierre Marie MORÉ Meunier,

Marguerite FOUEST sa femme

Jean MORÉ son fils.

-Jacques ALIX domestique,

Malo MEVEL domestique

Marie-Jeanne LAOUENAN, domestique.

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L'axe oblique des bâtiments 838(?), 840 et 844 est bien celui des bâtiments anciens que nous connaissons . 

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Le moulin de Ronvarc'h. Plan cadastral de 1831 (archives départementales).

Le moulin de Ronvarc'h. Plan cadastral de 1831 (archives départementales).

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Nous apprenons donc par ce cadastre et par le recensement que les deux fils du couple  Jean Budoc MORÉ-Barbe LE STUM, c'est-à dire Jean  et Pierre (ou Pierre-Marie), ont exercé la fonction de meuniers et se sont établis ensemble à Ronvarc'h.

Reprenons la généalogie. Le couple fondateur Jean MORÉ et Françoise GOURVEZ (GOURVES) ont eu 3 enfants :

Pierre MORÉ, né en 1772 et marié le 8 février 1792 à Marie-Marguerite RIOU (Telgruc 1765-). Ce couple exerça comme meuniers au moulin de Ronvarc'h comme en témoignent les actes de naissance de leurs enfants 1. Pierre, né le 27 septembre 1793 à Telgruc, Décédé le 29 janvier 1847 - Camaret-sur-mer, à l'âge de 53 ans marié le 29 janvier 1813 à Jeanne Sénéchal (née le 25 mai 1789 à Crozon), dont une fille Marie Perrine 1814-1886, 2. Jean-Claude 18 floréal an XII, né moulin de Ronvarc'h et 3. Marie-Claude 20 frimaire an XIV, (décembre 1805) née au moulin de Ronvarc'h.

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/319376/27

https://gw.geneanet.org/guedec?lang=fr&pz=sosa&nz=xx&p=pierre&n=more

Jean Budoc MORÉ, né en 1778, décédé à Telgruc le 22 novembre 1833, marié à Barbe LE STUM (vivante en 1836), meunier à Ronvarch et dont les 5 enfants sont nés au moulin : à suivre.

Marie-Françoise MORÉ, née en 1780 et mariée le 18 janvier 1809 à Jean EUZEN.

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Parmi ces trois enfants, détaillons ce que nous savons de Jean Budoc MORÉ, mentionné sur l'état de section cadastral de 1831. Ses 6 enfants furent :

— Françoise, née le 2 floréal an XI (décédé jeune?)

— André, né le 17 ventôse an XIII  (décédé jeune?)

— Barbe, née le 3 juillet 1809

Mathurin meunier à Telgruc, épousé en 1836 Urbane Le Mignon (1816-1859), dont  4 enfants Emilie, Marie-Michèle Jean-Pierre et Jean-Guillaume qui épousa Marie-Olive Salaun.

Jean né le 5 mars 1807, marié le 12 juillet 1830 à Marie-Jeanne Gourmelen, dont deux enfants Yves né en 1832 et Barbe Perrine née en 1831 (lls sont notés au recensement  de 1841)

Pierre-Marie, né le 9 juillet 1811, marié le 11 septembre 1836 à Marguerite LE FOUEST (Telgruc, 3 décembre 1816), dont un fils Jean. (lls sont notés au recensement  de 1841)

 


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UN CHANGEMENT DE PROPRIÉTAIRE : LA FAMILLE LE DOARÉ/LATREILLE (vers1850) puis LE CORRE .

Je perds la trace des deux meuniers de 1841, Jean MORÉ et Pierre-Marie MORÉ, pour constater qu'au recensement de 1896, le meunier est alors Joseph Marie LE CORRE.

Selon Jean-Yves Marchadour, le moulin aurait été acquis par son aïeule Corentine LATREILLE dans les années 1850. Je vais explorer cette piste parmi les généalogies.

Corentine LATREILLE est née le 12 février 1833 à Saint-Nic de Hervé LATREILLE cultivateur décédé le 6 septembre 1850 à Saint-Nic et de Corentine LE DOARÉ, cultivatrice à Saint-Nic. Je vais détailler sa lignée du coté LATREILLE car son grand-père fut meunier à Pentrez (Saint-Nic) et domicilié à Kéréon, lieu-dit de Pentrez. Le moulin de Pentrez, dépendant du manoir de Pentrez appartenant alors à la famille de Brézal-Tinténiac, est peut-être celui de Brénéal. À la Révolution, Hervé Latreille, meunier de Kéréon (Pentrez) à Saint-Nic  (Kéréon 1776-Pentrez 1829) devint procureur de Saint-Nic pour le Conseil municipal.

"L'un des premiers soins de la nouvelle municipalité est d'exécuter les décrets contre les Emigrés. Leurs biens sont confisqués. Et un décret de la Convention, en date du 1er Février 1793, ordonne aux municipalités de dresser sans délai l'état des biens des Emigrés de leurs communes. Il y a certainement parmi eux de Moellien-Gouandour, propriétaire de Porzandour ; de Kergariou, propriétaire de Porzamborgne ; de Brézal-Tinténiac, propriétaire du manoir et du moulin de Pentrez ; de Bouteville, propriétaire du Petit-Launay, et enfin de Kersauzon." (Corentin Parcheminou)

Je pose l'hypothèse que Hervé Latreille a fait l'acquisition du manoir de Pentrez (ou / et de son moulin) puisque nous voyons qu'il y est décédé [et que ses enfants sont nés à Pentrez].

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fetatcivil%2FFRAD029_etatcivilnumerise%2Exml&page_ref=83962&lot_num=1&img_num=57

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=viewer&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fetatcivil%2FFRAD029_etatcivilnumerise%2Exml&page_ref=83774&lot_num=1&img_num=69

Naissance Hervé le 12 février 1825

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/319355/19

Marie-Jeanne LE DOARÉ 

https://www.geneanet.org/archives/registres/view/319357/66

https://gw.geneanet.org/cleon29?n=latreille&oc=4&p=herve

 

1. Hervé LATREILLE I 

Né le 3 juin 1695 - Manoir de Pentrez - Saint Nic, Décédé le 23 juillet 1720 - Pentrez - Saint Nic, à l'âge de 25 ans, Marié le 17 février 1716, Saint Nic, , avec Marie LE DROFF 1698-1756 dont

  •  Thomas LATREILLE 1716-1780 (à suivre)

  •  Pasquier LATREILLE 1719-1767

1. Thomas LATREILLE, né le 21 décembre 1716 -  Saint-Nic décédé le 17 novembre 1780 Saint-Nic à l'âge de 63 ans; Marié le 19 avril 1743 , Saint-Nic  avec Marie LE DROFF, née le 5 août 1720 - Saint-Nic décédée le 13 février 1755 - Saint-Nic

2. Hervé LATREILLE II Né le 24 février 1748 à  Pentrez- Saint-Nic  Décédé le 31 octobre 1821 Saint-Nic à l'âge de 73 ans,  Marié le 28 juillet 1768 , ST-NIC, , avec Marie QUIRINEC 1746-1772 puis marié le 21 mars 1775 à Saint-Nic  avec Anne LASTENET, née le 10 décembre 1756 - Saint-Nic et décédée le 23 février 1818  - Saint-Nic à l'âge de 61 ans (Parents :  Jacques LASTENET 1712-1774 &   Louise CORREOCH 1724-1764) dont

  •  Hervé LATREILLE 1776-1829 Avec Marguerite MARCHADOUR 1770-1824 (à suivre)

  •  Anne LATREILLE 1783-1853/ Mariée le 26 novembre 1810 ), ST-NIC, avec Corentin ROIGNANT 1789-1853/

  •  Thomas LATREILLE 1786-

  • Marie (Kéréon 1792-Pors-en-Gall Saint-Nic 1840), marié à Corentin LAROUR né à Brenalen en Saint-Nic.

  • Yves LATREILLE 1797-1872  Marié le 1er octobre 1826 , Plomodiern, , avec Anne FERTIL 1799-1844 dont Marie Anne LATREILLE 1832-1862 Mariée le 5 janvier 1848  Plomodiern, , avec Nicolas SEZNEC 1828-1869 dont : Yves SEZNEC 1850-1884

3 Hervé LATREILLE III  né à Kéréon le 8 février 1776-décédé à Pentrez le 14 juin 1829 (Meunier à Saint-Nic) épousa  Marguerite MARHADOUR 1769-Pentrez 1824, dont

  •  Marguerite LATREILLE 1796

  •  Jeanne LATREILLE 1798

  •  Hervé LATREILLE 1800-1850 (à suivre)

  •  Marie Françoise LATREILLE 1803-1885  Mariée le 7 juillet 1829 (mardi), Saint Nic, avec Jean-Francois DAMOY 1801-1862 dont  9 enfants.

4. Hervé Latreille IV Né le 8 frimaire an IX (29 novembre 1800) - Kereon, Saint-Nic, et décédé le 6 septembre 1850  (décès : noyade accidentelle en mer)- Pentrez, Saint-Nic, à l'âge de 49 ans, Meunier à Pentrez, cultivateur à Pentrez​​​​​.Marié le 17 novembre 1822, à Saint-Nic avec Corentine DOARE 1799-1883 (Parents : Jean DOARE & Marie LASTENNET) dont

  •  Anne LATREILLE Pentrez, 1824-1875 Mariée le 25 février 1840, Saint-Nic,, avec Corentin DIDAILLER 

  •  Hervé LATREILLE Pentrez 1825-

  •  Marie LATREILLE 28 décembre 1826- (Témoin Hervé Latreille 50 ans cultivateur)

  •  Thomas LATREILLE Pentrez 1828-1849

  •  Françoise LATREILLE 1830-1920 Mariée le 5 octobre 1851, Saint-Nic,  avec Corentin BIDEAU 1829-1891

  •  Corentine LATREILLE Pentrez 1833-, à suivre.


 

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5. Corentine LATREILLE mariée le 3 octobre 1859 à Corentin LE DOARÉ, cultivateur à Saint-Nic, (né  à Saint-Nic le 5 novembre 1835 d'Yves LE DOARÉ et de Sophie Perrine DAMOY) dont :

  • Yves LE DOARE, marié à Marie-Perrine GOURMELEN née à Pen ar Guer

  • Marie-Jeanne LE DOARÉ, mariée le 5 août 1888 à Joseph Marie LE CORRE (à suivre)

Note : Sophie-Perrine DAMOY était la fille de Michel François DAMOY, né le 9 mars 1770 à Irreville (Eure) qui s'installa à Argol en 1797 puis à Saint-Nic où il devint maire de la commune du 1er vendémiaire an 9 à 1815. Il acquit l'ancien presbytère qu'il nomma Kerdamoy.  https://gw.geneanet.org/antoinelucas?lang=fr&pz=antoine+paul+marie+laurent&nz=lucas&p=michel+francois&n=damoy

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6. Joseph-Marie LE CORRE et Marie-Jeanne LE DOARÉ, dont :

  • Hervé, marié le 25 janvier 1890 à Marie-Anne THOMAS

  • Marie-Jeanne, 1894.

Remarque sur Joseph-Marie Le Corre : il est le fils de Jean et de Marie-Jeanne ... MORÉ, fille de Claude MORÉ né à Kergoff-Portsalut le 7 mars 1790 et de Marie Mérour. Son père Jean LE CORRE est le fils de Jean LE CORRE et de ... Marguerite JACOBY.

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LE RECENSEMENT DE 1896.

Il mentionne au moulin Ronvarc'h :

-LE CORRE Joseph, meunier, chef (de famille ou de l'exploitation), 39 ans

-DOARÉ Marie-Jeanne, ménagère, femme du précédent, 34 ans

-LE CORRE Marie-Jeanne, leur fille, 26 mois

-et KTHAL [??] Louis, "en pension", 54 ans.

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Le recensement de 1901 :

 

-LE CORRE Joseph, meunier, chef (de famille ou de l'exploitation), meunier

-LE DOARÉ Marie-Jeanne, ménagère, femme du précédent, ménagère

-LE CORRE Marie-Jeanne, leur fille, 

-LE CORRE Jean Joseph Marie, leur fils

-LE CORRE Marie, fille

-LE CORRE Yves, leur fils

-LATREILLE Corentine, belle-mçre, cultivatrice,

-UTHAL ? , Louis, retraite de la marine

-PLOUZENNEC Jean-Emile, 9 ans, domestique, cultivateur.

-GUIVARCH Francine, 13 ans, domestique, cultivatrice

- RIOU Corentin, 41 ans, journalier

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Le recensement de 1906 :

-LE CORRE Joseph, né en 1859 à Crozon, chef, meunier

-LE DOARÉ Marie-Jeanne née en 1860 à à Saint-Nic, son épouse

-LE CORRE Jean Joseph, né en 1896 à Telgruc, fils, cultivateur.

-LE CORRE Marie-Jeanne, née en 1894, fille

-LE CORRE Jean Marie, né en 1902, fils

-LE FOUEST Philippe, né en 1849 à Landévennec, domestique cultivateur

-BONNEU Auguste, né en 1889 à Brest, domestique cultivateur.

 

 

Le recensement de 1911 :

-LE CORRE Joseph, né en 1859 à Crozon, chef

-LE DOARÉ Marie-Jeanne née en 1860 à à Saint-Nic, son épouse

-LE CORRE Yves, né en 1902 à Telgruc, fils, cultivateur.

-MARCHADOUR Hervé, né en 1888, "beau-fils"

-MARCHADOUR Marie-Jeanne son épouse

-MARCHADOUR  Marie née en 1914 leur fille.

-MARCHADOUR Jean, né en 1921, leur fils

 

 

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7. Marie Jeanne LE CORRE 

Marie Jeanne LE CORRE 1894-  s'est mariée le 9 novembre 1913, à Telgruc-sur-Mer,  avec Hervé Corentin Marie MARCHADOUR, cultivateur  (né le 26 décembre 1888 à Cosquérou, Telgruc de Magloire MARCHADOUR et Marie-Jeanne LE BOUSSARD) - dont

  •  Marie MARCHADOUR 1914  Mariée le 17 mai 1937 (lundi), Telgruc-sur-Mer, 29280, Finistère, Bretagne, France, avec Auguste Marie POSTIC marin d'Etat infirmier 1909-

  • Jean-Yves MARCHADOUR Telgruc 1921-Ronvarc'h 2015

  • Magloire MARCHADOUR Telgruc 1923

https://gw.geneanet.org/j438?lang=fr&p=herve+marie&n=marchadour

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Le recensement de 1921 ; Moulin Ronvarc'h

-LE CORRE Joseph, né en 1859 à Crozon, chef, meunier

-LE CORRE Marie-Jeanne née en 1860 à Saint-Nic, son épouse

-LE CORRE Yves, né en 1902 à Telgruc, fils.

-MARCHADOUR Hervé-Marie, né en 1888 à Telgruc, beau-fils, cultivateur

-MARCHADOUR Marie-Jeanne, née en 1894, leur fille, cultivatrice,

-MARCHADOUR Marie née en 1914, petite-fille

-MARCHADOUR Jean, née en 1921, petit-fils.

 

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Le recensement de 1926 pour le Moulin Ronvarc'h.

 

-MARCHADOUR Hervé-Marie, né en 1888 à Telgruc, "chef", cultivateur

-LE CORRE Marie-Jeanne née en 1894 à Telgruc son épouse

-MARCHADOUR  Marie née en 1914 leur fille.

-MARCHADOUR Jean Yves Marie, né en 1921 à Telgruc, leur fils,

-MARCHADOUR Magloire, né à Telgruc en 1923, leur fils,

-LE CORRE Joseph, né en 1859 à Crozon, beau-père, meunier

-LE DOARÉ Marie-Jeanne née en 1860 à Saint-Nic, son épouse, meunière.

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Le recensement de 1931 est presque identique.

 

 

 

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8. Hervé MARCHADOUR Telgruc 1888) marié à Marie-Jeanne LE CORRE (Telgruc 1893). Ils apparaissent sur le recensement de 1921 et sont  mentionnés sur le recensement de 1936 pour le Moulin Ronvarc'h avec leur fille Marie, née en 1915, leur fils Jean-Yves, né en 1921, et leur fils Magloire, né en 1923, ainsi que Marie-Jeanne Veuve LE CORRE, "belle-mère" et cultivatrice.

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?label_geogname=Lieu&form_search_v2_geogname=Telgruc-sur-Mer&form_req_v2_geogname=%7B%3Ageogname%7D__VAL_&form_op_geogname=ET&label_unitdate=Date+%28ann%C3%A9e+uniquement%29&form_search_unitdate=&form_op_unitdate=ET&label_dao=Avec+document%28s%29+num%C3%A9ris%C3%A9%28s%29&form_search_dao=oui&form_search_v2_acache=recensement+de+population&form_req_v2_acache=%7B%3Asubject%7D__VAL_&form_search_v2_bcache=liste+nominative&form_req_v2_bcache=%7B%3Agenreform%7D__VAL_&btn_valid=Rechercher&action=search&id=recherche_recensement

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9. Jean [Yves?] MARCHADOUR ( 1921-3 mai 2015) fut le dernier meunier de Ronvarc'h jusqu'en 1959.

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RETOUR SUR LE SITE : DOSSIER PHOTOGRAPHIQUE.

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I. L'APPROCHE.

Il faudrait pouvoir avoir survolé la vallée de l'Aber comme le fait le Busard des roseaux pour bien voir ses deux pentes au damier des champs et de pâtures (vaches laitières, vaches allaitantes, chevaux) dans un maillage encore serré de haies de feuillus, pour suivre au ras de l'aile ses courbes douces, éviter son habitat, plus clairsemé sur les pentes sud, et constater la résistance des espaces naturels, ou du moins cultivés, face à l'urbanisation à partir de Talar Groas.

Il faudrait aussi avoir participé aux randonnées de découverte pour repérer les villages anciens, signaler l'existence d'une chapelle et d'un hameau à Kergoff Port-Salut (d'où vient Jean MORÉ) dont il ne reste rien, repérer les maison de Kerun, celles de Poraon et de Trélannec, sur la pente nord du vallon, ou celles de Mengleuff ou de Kersaniou, par exemple, sur la pente sud. Et, bien sûr, avoir marché sur les routes et les chemins pour y avoir senti la présence douce et fraternelle mais omniprésente des deux croupes du Menez Hom.

Que l'on vienne du moulin de Kereuzen ou, par la D887, de Telgruc ou de Crozon, on empruntera  la route bien modeste aujourd'hui qui passe en fond de vallée, mais dont il faut se rappeler qu'elle fut jadis la route Quimper Lanveoc (et, via le bac, Brest), et deviner le passage de la rivière par le moutonnement des arbustes, où prédominent des aulnes et des saules, tandis qu'au premier plan ce sont de belles prairies qui accueille le visiteur.

S'il vient de l'est, il sera passé devant le croisement où les panneaux indicateurs portent les noms de MENGLEUFF et de LESPIGUET, lui permettant de s'imprégner de la topoymie locale : ces noms  signalent les hameaux les plus accessibles au moulin de Ronvarch.

 

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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II. VENIR DE L'EST EN SUIVANT LE COUR DE LA RIVIÈRE : LE MOULIN.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Ce moulin en rez-de-chaussée est construit en moellon de grès avec encadrement des baies en pierre de taille de granite (fenêtre) et de microdiorite quartzite (porte). Le toit à longs pans est couvert d'ardoise.  Un canal de dérivation de l'Aber alimentait une réserve d'eau ou "étang" aménagée devant le moulin. Un système de vannes à décharges et de canaux d'amenée permettait à l'eau de passer sous le bâtiment.  En jaune, l'arrivée présumée de l'eau sous le moulin. Le pignon ouest à chaînages en pierre de taille s'élève pour recevoir la maison d'habitation qui s'y adosse.

 

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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La porte en quasi plein cintre est encadrée par des pierres de taille en Pierre jaune de Logonna (microdiorite quartzique).

Cet encadrement, orné sur le claveau d'une fine arcade, est fréquent par exemple à Crozon et à Lanvéoc au XVIIe siècle.

 

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Un bloc du coté gauche porte une inscription, au dessus d'un autre blog également gravé.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Je ne parviens pas à lire l'inscription. Mon imagination me souffle les réponses LE CORRE DOARÉ, mais je ne peux raisonnablement les adopter. Je la soumets donc aux talents des internautes.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Un appentis plus bas, couvert de tôle, complète le bâtiment.

Nous allons le contourner pour observer l'élévation nord-ouest.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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Les deux canaux de fuite de la façade nord-ouest.

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L'eau de chaque canal faisait tourner une roue à pirouette (horizontale, à pales courbes, en bois) dont l'axe vertical activait directement les deux paires de meules, l'une pour le sarrasin, l'autre pour l'avoine, l'orge et le blé. Exactement comme au moulin de Kereuzen.

L'usage de ces roues horizontales est répandu en Finistère (50% des moulins), ce en quoi le département fait exception avec le reste de la France du Nord où le modèle à roue verticale est largement majoritaire.

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Les moulins à eau en 1809 : en abscisse, moulins à roue horizontale . En ordonnée, moulins à roue verticale.

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Si je me réfère aux données générales sur les moulins à eau (ou, mieux, sur les moulins à eau de Bretagne), Les  meules (l'une dormante en dessous, l'autre mobile) étaient faites depuis les années 1820-1830 d'un assemblage de blocs de silex, cerclées d'acier comme une roue (auparavant elles étaient monolithiques).

Voir : La chapelle Sainte-Christine de Plougastel et son calvaire : avec la pierre de meule autour du cou.

Ces pierres étaient une spécialité de La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), mais aussi, pour la Bretagne, de Cinq-Mars-la-Pile (Indre et Loire).

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/laferte.htm

La meule de Moulin Jeune (moulin à eau en amont de Ronvarc'h sur la rivière de l'Aber) est exposée au Moulin Luzoc : d'un poids de 2 tonnes, d'un diamètre de 1,50 m et d'une épaisseur de 35 cm, elle est en pierre meulière assemblée avec du mortier. Elle peut donner une idée de celles de Ronvarc'h.

 

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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III. VENIR DE L'OUEST EN VENANT DU MOULIN DE KEREUZEN : LA MAISON DU MEUNIER.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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La maison d'habitation a conservé son mur mitoyen du moulin et son mur nord-ouest avec sa porte cintrée, tandis qu le mur sud-est, qui était percé d'une porte rectangulaire et de fenêtres, n'existe plus. J'imagine que le sol était en terre battue et  a été dallé récemment pour former une courette. 

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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L'inscription de kersanton.

Je n'y reviens pas. Elle a été placée ici lorsque Mr Prigent, maçon de Kereuzen, a restauré les lieux (vers 1970?).

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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L'inscription du mur de gauche.

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Elle est inscrite en réserve en lettres capitales romaines en français dans un cartouche rectangulaire de granite ceinturé par un cordon (donc, elle est entière). 

IESVMARIEJOSEPH--VEC

soit "Jésus Marie Joseph ---ec"

Les mots ne sont pas séparés entre eux. Les premières lettres de MARIE sont conjointes. Le plus curieux est le nom JOSEPH, où le O s'inscrit sur le jambage du J et où le H est conjoint à un petit P.

La partie peut-être la plus riche en information est sa finale, que je n'ai pas interprétée. Il ne semble pas que ce soit YVES.

Elle est un réemploi, mais vient-elle de ce moulin, ou de la chapelle de Portsalut?

Son texte a-t-il un rapport avec le prénom Joseph Marie du meunier LE CORRE ?

Autant de question qu'il faut léguer aux amateurs qui viendront s'y intéresser.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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La porte nord et son encadrement de kersantite.

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Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

Le moulin de Ronvarc'h. Photographie lavieb-aile 6 juin 2020.

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CONCLUSION.

Au même titre que le moulin de Kereuzen, son voisin le moulin de Ronvarc'h méritait largement une étude spécifique, car même si les installations fonctionnelles ont disparu, les bâtiments en place, et surtout la belle et précise inscription de fondation de 1802 ont encore beaucoup de choses à raconter, surtout si on les confrontent aux archives de la commune. 

J'ai reconstitué une partie de la liste des meuniers qui y ont travaillé depuis le XVIIIe siècle, et cette liste complétée des données généalogiques fait apparaître  des lignées de meuniers prenant en charge les différents moulins à eau sur plusieurs paroisses puis communes (Crozon, Telgruc, Argol, Saint-Nic) sans se limiter à un seul réseau hydrographique (celui de l'Aber). D'autres recherches centrés sur les nombreux moulins de la Presqu'île de Crozon témoigneraient certainement davantage de cette communauté fluctuante et aux fortes capacités d'adaptation.

La date de 1802 témoigne dans la pierre d'un moment crucial dans l'exercice de cette profession, celui de la Révolution où ils cessèrent d'être bailleurs des abbayes et des familles nobles pour accéder à la propriété de leur outil de production. Si le travail est resté le même (compliqué par l'absence d'obligation pour les habitants de faire moudre sa farine dans le moulin de son seigneur), c'est bien la fierté qui est à l'origine de cette affirmation inscrite dans le kersanton: "fait par Jean Moré et Françoise Gourves".

Chacun apporte ses compétences et bute sur ses limites. Il est évident que mon travail n'est qu'une ébauche, et qu'un collectage des mémoires encore vives des familles, de même que l'exploitation d'autres registres d'archives, la recherche de documents photographiques, et surtout la mise en perspective avec les autres moulins de l'Aber doit permettre de mieux préciser la vie des meuniers, qui ont modelé de leur industrie le paysage qui est aujourd'hui le nôtre.

En un mot, il ne sort plus de farine du moulin de Ronvarc'h, mais il reste beaucoup de pain sur la planche.

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SOURCES ET LIENS.

(je n'ai pu consulter l'ensemble  des sources nécessitant l'accès aux bibliothèques encore fermées en ce mois de juin 2020).

TANGUY-SCHRÖER (JUDITH) :

Les moulins  de la commune de Crozon.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-de-la-commune-de-crozon/d6bfedd7-0a26-4800-af22-4a6456c63836

Les moulins sur la commune de Trégarvan.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-sur-la-commune-de-tregarvan/443d850d-fe90-41f2-8b56-8f1690fb47c1

Moulin de Kérédan (Telgruc). 1811 et 1905. Roue horizontale "à cuillers".

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-farine/469c74d2-b72f-48c7-9fe5-c90a153265a7

Moulin de Rosmadec (Telgruc)

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-farine/bc94c3fe-6e98-46df-b209-2506b9be7511

Moulin-mer au Folgoat (Landévennec):

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-maree-le-folgoat-landevennec/92ab4602-eb35-4e47-afad-5507516a46d1

LECUILLIER (Guillaume)

 Les moulins de Ploubezre.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-a-eau-sur-la-commune-de-ploubezre/d5b35403-adba-42c3-8361-549b1c52ec2f

Les moulins du Trégor

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-moulins-du-territoire-du-schema-de-coherence-territoriale-du-tregor-lannion-tregor-communaute/33cabc81-9054-4637-9505-d7d2ff445600

Les substrat géologique et les matériaux de construction de la presqu'ile de Crozon

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/le-substrat-geologique-et-les-materiaux-de-construction-de-la-communaute-de-communes-de-crozon/c839572c-5238-418c-9be2-48a75541dbcc

GARREC (Roger), 2001,  Moulins et meuniers de Plonévez-Porzay au XVIIIe siècle » in bulletin de la Société archéologique du Finistère.

—ROUDAUT (Fanch), 1989,  « Moulins et meuniers dans les cahiers de doléances de Bretagne » in « La Bretagne, une province à l'aube de la Révolution », CRBC, Société archéologique du Finistère, 1989.

KERDONCUFF, Didier. 1995, Moulins et meuniers dans la région d'Irvillac au XVIIIème siècle (Irvillac, Daoulas, Dirinon, Hanvec, Hôpital-Camfrout, Logonna, Rumengol, Saint-Eloy, Saint-Urbain, Trévarn), maîtrise d'histoire, 1995. Université de Bretagne Occidentale

CHASSAIN, (Maurice), 1993. Moulins de Bretagne. Keltia Graphics. Spézet, 1993.

CROGUENNEC (André), Moulin de Brezal, article numérique

http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/moulin-brezal4.htm

DURAND-VAUGARON, 1969 "Technologie et terminologie du moulin à eau en Bretagne", Annales de Bretagne. Tome 76, numéro 2-3, 1969. pp. 285-353.

KERDONCUFF, (Didier), 2012. "Moulins à foulon du Pays de Landerneau-Daoulas". Les Cahiers de Dourdon, novembre 2012, n°6, pp.20-29.

LE BOULICAUT (Annick), 1993, Moulins et meuniers du Morbihan sous l'ancien régime, Vannes, Ed. Conseil général du Morbihan : Archives départementales, Coll. Connaissance du Morbihan, 1993, 238p

Bibliothèque de Rennes Métropole

—LEFRANC (Jean), s.d. Les Limbour, une dynastie de meuniers de Pont-Aven

http://www.adu-brest.fr/Les%20Limbour2.pdf

— POULIQUEN (Gilles), Moulins en Bretagne, Coop Breizh.

QUERREC (Loïc), 1998, « Être meunier dans la région quimpéroise au XVIIIe » mémoire de maîtrise, CRBC Brest.

RIVALS Claude, 2000, Le moulin histoire d'un patrimoine, Fédération française des Amis des moulins, Paris 2000 - Quatre Livres : Le moulin à vent, le moulin à eau, le moulin à marée, le moulin à nef.

LE MOULIN DE LA MOUSQUERE

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/sommaire.htm

Les meules en silex

https://fdmf.fr/la-mouture-du-ble-chapitre-2/

https://www.ouest-france.fr/bretagne/saint-jacut-les-pins-56220/restauration-des-meules-du-moulin-de-la-vallee-4072524

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/autres-meules/meules-tella.htm

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/glossaire/glossaire-mn.htm

— BELMONT (Alain) Une industrie au service du pain : les carrières de meules de Cinq-Mars-la-Pile (Indre-et-Loire), au xviie siècle p. 47-66

https://journals.openedition.org/abpo/3141

— Les roues pirouettes.

Wikipédia Le moulin à Rodet :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_%C3%A0_rodet

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/capsizun/plouhinec/moulin-de-treouzien-decouverte-d-une-roue-pirouette-24-08-2013-2211437.php

https://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/roue-horizontale.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
6 juin 2020 6 06 /06 /juin /2020 22:52

La ponte de la Calopteryx vierge : une affaire mouvementée et très surveillée. Calopteryx virgo (Linnaeus, 1758) ♀, ruisseau de Kerloc'h à Crozon.

 

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Voir :

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Cliquez sur l'image pour bénéficier du diaporama et éviter mes commentaires stupides.

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Un coin tranquille pour pondre.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Une rivale arrive juste sur la même tige. Elle veut pondre sur moi ou quoi?  Elle va me faire boire la tasse ! 

Allo le 15 ? Envoyez vos hélicos !

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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C'est l'émoi chez mon mâle à moi (qui veut contrôler la ponte de SES œufs) et chez les mâles concurrents mais aucun pour me tirer de là.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Mais elle continue, la vache !

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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J'en peux plus, j'abandonne, je me jette à l'eau.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Reste pas comme ça ! Lance-moi une corde ou envoie un pompier plongeur tout musclé !

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Au secours ! La folle revient !

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Les deux pondeuses.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Ça va mieux, on s'est trouvé des amies communes.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Elles ne vécurent pas très longtemps mais elles eurent beaucoup d'enfants.

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Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Calopteryx virgo, Kervon, ruisseau de Kerloc'h. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Published by jean-yves cordier - dans Odonates. Crozon

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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