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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 20:57

Les entraits sculptés à engoulants (1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis.

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

.Sur les autres réalisations du Maître de Pleyben, voir :

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

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La nef de l'église de Bodilis est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le quatrième entrait porte en son milieu la date 1567, et le sixième celle de 1576. J'ai numéroté les entraits de 1 à 8 en allant de la nef vers le chœur.

Après avoir étudié les sablières de la nef et découvert leurs éléments décoratifs déployant tout le répertoire maniériste de l'école de Fontainebleau créé par le Primatice et ses disciples  et d'inspiration italienne : cuirs découpés, légumes, mascarons, satyres grimaçants, petits animaux et putti cachés dans des rinceaux, tête de lion, etc., après avoir signalé l'attribution de ces sculptures au Maître de Pleyben, actif vers 1564-1580 en Léon et Cornouaille nord, je procède à l'examen des entraits, certainement dus au même artiste.

Cette étude paraîtra plus fastidieuse et plus compliquée que les précédentes, mais pas autant qu'au photographe car les 24 pièces (3 faces sculptés par entraits) lui ont offert un casse-tête plus diabolique qu'un Rubik's Cube.

D'autre part, les motifs seront moins attrayants, car dépourvus de scènes figurés.

Comme précédemment, je débute du fond de la nef et je progresse vers le chœur, dans une patiente procession les yeux levés.

Comme, en bon amateur, j'ignore tout du vocabulaire spécialisé, je nomme "virole" l'élément nodal central, et "bras" les deux parties qui encadrent cette virole.

Bon courage !

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Vue générale des entraits n° 1 à 3.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°1 (et le n°2).

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole,  vue de l'est : un masque tirant la langue, dans un cuir découpé à enroulement.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras de l'entrait n°1. Rinceaux à extrémités zoomorphes et  masques ailés.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°2, vue de l'est.

Virole : cuir découpé à enroulement .

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras gauche de l'entrait n°2 : cartouche (vide), épis, fleurs, légumes et rubans.

 

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras droit de l'entrait n°2 : cartouche (vide), épis, rinceaux, masque de profil crachant des rinceaux, volutes noués, légumes.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait n°2, suite.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait engoulé n°3, vue orientale. Virole : cuir découpé à enroulement, tenu par deux paires de mains.
 

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait engoulé n°3, vue occidentale.

Bras gauche : masque de profil et masque de face crachant des tiges florales, cartouche . Frise inférieure : masque de face et frise d'oves. 

Bras droit : idem.

Face inférieure : masque, cuir, cartouche, rubans gaufrés serpentant autour d'une baguette.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole de l'entrait n°3 : cuir découpé à enroulement, tenu par deux paires de mains.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole de l'entrait n°3 : cuir découpé à enroulement, tenu par deux paires de mains.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Vue générale tournée vers le chœur.

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Les entraits sculptés à engoulants (1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis.

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L'entrait n° 4.

Virole vue de l'ouest : cartouche à chronogramme 1567.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole vue de l'ouest : cartouche à chronogramme 1567.

Notez la banderole dont les spires portent une inscription : FIAT ...

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entrait n°4, vue de l'est.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Vue générale des entraits n°4 à n°7 et des deux blochets.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°5 vue de l'ouest. Masques coiffés, cuirs, rubans, volutes, légumes.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°5 vue de l'est. 

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°5 vue de l'est : virole au cuir découpé centré par une tête de bélier.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n° 6, vue de l'ouest.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole de l'entrait n°6, vue de l'ouest. Cuir découpé.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras gauche de  l'entrait n°6, vue de l'ouest. Cuir découpé à  tête d'animal (bélier ?) .

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Bras droit  de  l'entrait n°6, vue de l'ouest. Masque à palmettes, cuir découpé, rinceaux et volutes.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Vue orientale de l'entrait n°6.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Vue orientale de l'entrait n°6 : virole. Masque dans un cartouche articulé par des sangles factices à un cuir découpé.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

 

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Les entraits n°7  et n°8.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°7.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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L'entrait n°8.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Virole de l'entrait n°8, vue occidentale. Cuir découpé.

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Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Entraits (Maître de Pleyben, 1567-1576) de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

 

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau,  [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

— AUCLAIR ( Valérie), 2007, . L'invention décorative de la galerie François Ier au château de Fontainebleau. In: Seizième Siècle, N°3, 2007. pp. 9-35; doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2007.917 https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2007_num_3_1_917

— DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

— FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

— VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— Ecole de Fontainbleau:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Fontainebleau

— Cuir auriculaire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_d%C3%A9coup%C3%A9

— Sur les ornemanistes

http://www.meublepeint.com/delaune_etienne.htm

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2°) Sur les sablières :

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : ET thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes 2 en 1997. 

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3°) Sur Bodilis.

 

— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

 

 

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 23:02

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Crocothemis  Brauer, 1868.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

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Résumé : CrocothemisBRAUER, 1868,  Verh. zool.-bot. Ges. Wien 18 :367 . Du grec krokos "crocus, safran", probablement du fait des larges taches ambrées de la base des ailes postérieures, et themis, du nom de la déesse grecque tenant la balance  de la Justice. Ce suffixe étant propre à de très nombreux genres de Libellulidae, il  pourrait avoir été choisi comme une référence   à l'étymologie alors admise du genre  Libellula, "petite balance".

 

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L'AUTEUR : FRIEDRICH MORITZ BRAUER (1832-1904).

 

Friedrich Moritz Brauer est un médecin et  entomologiste autrichien, né le 12 mai 1832 à Vienne et mort le 29 décembre 1904 dans cette même ville.

Il a été parmi les fondateurs de la prestigieuse Société zoologique et botanique à Vienne en 1851. À partir de  1876 , il fut le conservateur des collections de  Diptères et Neuroptères, (qui comprennent alors  les Odonates) du Musée d'Histoire Naturelle de Vienne , dont il fut également le directeur de 1898 jusqu'à sa mort. À partir de 1884, il était professeur titulaire de Zoologie à l' Université de Vienne. Entre 1850 et 1901 il a écrit 189 publications. Son premier travail, une révision du genre Chrysopa, fut suivi par de nombreux articles sur la biologie des espèces de Neuroptères, ordre dont il devint l'un des meilleurs spécialistes européens.

Il fait paraître une importante mise à jour de la classification des insectes en 1885.

 

 

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http://hbs.bishopmuseum.org/dipterists/images/brauer.gif

 

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II. LA PUBLICATION ORIGINALE. CROCOTHEMIS, BRAUER, 1868.

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BRAUER (F.M) , 1868 Verh. zool.-bot. Ges. Wien 18 :367 

Verhandlungen der Kaiserlich-Königlichen Zoologisch-Botanischen Gesellschaft in Wien.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/81414#page/533/mode/1up

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Crocothemis, Brauer : Nur der 2. und 3. Ring mit einer Querkante, ♀  mit dreieckig abstehender Scheidenklappe (Europa, Asien, Neuholland). 

"Seulement les 2ème et 3ème anneaux avec un bord transversal, ♀ avec lame vulvaire triangulaire proéminente."

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Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Crocothemis  Brauer, 1868.

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ÉTUDE DU NOM CROCOTHEMIS.

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La première constatation est que Brauer n'a donné aucune explication sur le choix ou l'étymologie du nom qu'il a créé.

Son article est intitulé Verzeichniss der bis jetzt bekannten Neuropteren im Sinne Linne's. "Catalogue des  Neuroptères — au sens de Linné — actuellement connus. Elle donne une mise à jour de la classification des Neuroptères, après les publications de Hagen, de De Sélys, de MacLachlan, de Pictet "senior et junior" (François-Jules Pictet de la Rive 1809-1872 et ? son fils Alphonse Auguste), de Schneider, car "la littérature concernant les Neuroptères a toujours connu le sort d'être dispersée dans une grande variété d'ouvrages" et que "depuis 25 ans, depuis Rambur, aucune vue d'ensemble n'a été donnée; car les catalogues du British Museum de Walker passent sur une grande partie des Odonates, bien qu'ils soient par ailleurs assez complets. " (page 359)

Les Neuroptera sont divisés en Pseudoneuroptera ( Odonata, Ephemerina, Perlidae, Psocidae, Embidae, Terbidana) et en Neuroptera.

La famille des Odonata est divisée en 6 Tribus :  Libellulina, Cordulina, Aeschnina, Gomphina, Calopterygina, et Agrionina.

Brauer décrit 43 genres de la tribu Libellulina, . Parmi ceux-ci, 21 sont construits avec le suffixe -themis final. 10 avaient été créés précédemment par Hagen : Ryothemis, Tholymis, Perithemis, Plathemis, Orthemis, Celithemis, Dythemis, Leptemis, Erythemis, Mesothemis

Brauer a ajouté 10 à 11 noms sur ce modèle : Lyriothemis, Neurothemis, Urothemis, Trithemis, Brachythemis, Crocothemis, Microthemis, Tetrathemis, [Nannothemis] et Nannodythemis.

Le choix du suffixe -themys revient donc à Hermann August Hagen, entomologiste américain d'origine allemande, qui en a fait le premier usage en 1861 (Synopsis ... p. 147-185) en créant 8 noms :  Celithemis, Plathemis,  Orthemis, Lepthemis, Dythemis,  Erythemis, Mesothemis, et  Perithemis. Sans d'ailleurs commenter ce choix. Nous pouvons juste constater que le suffixe final est associé à des adjectifs, et que trois d'entre eux, Plathemis, Orthemis et Lepthemis, sont à l'évidence inspiré des trois sous-genres créés par Newman en 1833, Plathetrum, Orthetrum et Leptetrum. Le suffixe -etrum "abdomen" a été remplacé par -themis féminin (et donc accordé avec Libellulina), plus général et vague. 

Themis renvoie soit au nom d'un déesse grecque, soit aux valeurs que celle-ci représentent : la Justice, l'Ordre et l'Équité

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"Dans la mythologie grecque, Thémis (en grec ancien Θέμις / Thémis de θέμις / thémis, « la loi divine »), fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), est une des Titanides. Elle donne à Zeus, de qui elle est la deuxième épouse après Métis, les Moires, les Heures et Astrée auxquelles viennent parfois s'ajouter les trois Hespérides, les trois nymphes du fleuve Éridan et Homonoia, la déesse de la Concorde. Déesse de la Justice, de la Loi et de l'Équité, Thémis assiste Zeus dans l'Olympe. Elle est souvent représentée dans l'art ancien tenant les plateaux d'une balance avec laquelle elle pèse les arguments des parties adverses." (Wikipédia)

Il est impossible de savoir si Hagen a vu en -themis une référence à la déesse, ou beaucoup plus généralement à la notion d'ordre, capitale en taxonomie et de règle établie par les dieux (par la Nature). Nous pourrions  imaginer remplacer ce suffixe par le mot "loi naturelle" et presque par celui de "taxon". Mais nous voyons bien que ces hypothèses sont vagues et poeu convaincantes. 

J'ai pourtant une suggestion. Ces 8 genres construits sur -themis appartiennent aux 13 genres de la sous-famille  Libellulina, de la Tribu Libellulina, qui doit son nom au fait qu'elle accueille le genre Libellula créé par  Linné en 1758. Une des étymologies communément admises pour le nom de ce genre était d'en faire un diminutif de Libella, "balance".    Il me paraît vraisemblable que Hagen ait choisi le nom de la déesse dont l'attribut est la balance pour former le nom de la plupart des genres entourant le genre Libellula dans la sous-famille Libellulina, en rappel de l'étymologie alors admise du nom formé par Linné. En Italie, les libellules étaient parfois désignées sous le nom de Bilancetta, "petite balance". Ce n'est que depuis N.A Kemner 1942 que  nous savons que "le mot ne provient ni du latin libella « petite balance », ni de  libella « le niveau », ni de libella « petit livre », mais qu'il fut appliqué d'abord à la larve de l'odonée à cause de la ressemblance avec le niveau et la zygène. Le mot libella, appliqué à un insecte, se rencontre pour la première fois en 1555 dans l'ouvrage de Rondéletius « Universae aquatilium Historiae pars altera », En Hollande, J. Swammerdam l'applique en 1669 à l'odonée. C'est Linnée qui lança le diminutif libellula en 1746. Le mot Perla, employé jusqu'ici pour désigner le même insecte, disparaît dès lors."( Lychnos, annuaire de la Société suédoise d'histoire des Sciences, publié à Uppsala, sous la direction du professeur J. Nordstrom (Almqvist et Wiksell, 1942, 469 pp., rapporté dans Rev. belge de philologie 1944 ).

 

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La déesse Thémis : image http://www.greekboston.com/culture/mythology/themis/

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L'emploi de -themis par Brauer.

 

Brauer à son tour accole le suffixe -themis à des adjectifs de taille (brachy-, micro-), de nombre (dy-, tri-, tetra-) ou de couleur (croco-). 

À la page 367, il sépare son paragraphe 20 en une clef à deux entrées, pour Brachythemis et Crocothemis

Dans le premier cas, le suffixe brachy-, "court" se trouve justifié dans la description :

" 2., 3. und 4. Hinterleibsring beim ♂ und ♀ mit einer Querkante Scheide unbedeckt, weniger als 10 Antecubitales. Leib kegelig, beim ♀ dick, kurz, die 2 letzten Ringe sehr kurz (Ostindien)."

2ème, 3ème et 4ème anneau abdominal chez le ♂ et la ♀ avec un fourreau à bord transversal non couvert, moins de 10 antécubitales. Corps conique, chez la ♀ épais, court, les 2 derniers anneaux très courts (Inde de l'Est).

Par contre, dans le deuxième cas, pour Crocothemis, la description ne fait aucune allusion à la couleur orange "crocus" ou safran à laquelle renvoie le suffixe crocos-.

. C'est donc par présomption, parce qu'à l'époque de la description, toutes les espèces connues, et en particulier l'espèce-type du genre, Crocothemis erythraea Brullé, 1832, possèdent une tache jaune-ambrée bien visible à la base des ailes postérieures, qu'il est possible de considérer que cette caractéristique a inspiré le nom Crocothemis.

"À tous les âges, les ailes sont hyalines, à l'exception d'une grande tache ambrée à la base des postérieures. Cette tache, et l'absence de noir sur la tête, le thorax et les pattes différencient les crocothemis de tous les autres libellulidés." K.-D.B. Dijkstra, p290) 

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/crocothemis-ecarlate/

"Crocothemis de krokos (gr) = safran, orange : probablement du fait des larges taches alaires basales orangées et themis (gr) = règle, coutume : terminaison « inventée » par l’entomologiste allemand H.A. Hagen (1817-1893) et appliquée à plusieurs espèces sans qu’il ne semble y avoir de signification claire."

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

Crocothemis: Brauer, 1868
from Grk. κρόκος = saffron-coloured  + Θέμις or θέμις = (Greek Titaness of) divine order, law as established by custom.

 

ENDERSBY & FLIEDNER, 2015

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia's_Dragonflies

"Fliedner (2006) deduces that the derivation of the genus name is from Gr. κρόκος = crocus, the source of saffron + θέμις = laws, decrees, ordinances, judgements (see Synthemis). All species which comprised the genus at the time of its first description have the wings marked with saffron spots at the base.

Brauer (1868b) first introduces the name in the couplet of a dichotomous key which separates Brachythemis and Crocothemis but there is no mention of the saffron wing coloration. “Nur der 2. und 3. Ring mit einer Querkante, mit dreieckig abstehender Scheidenklappe (Europa, Asien, Neuholland). Crocothemis Brau.” [Only the second and third [abdominal] segment with a transverse edge, ♀ with triangular protruding vaginal ap (Europe, Asia, New Holland). Crocothemis Brau.]. {Feminine}."

 

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Synthemis : "Themis was the Goddess of Divine Law, Order and Justice, a wife of Zeus (Bray 1964). The first occurrence of this name is in Hagen (1861). He created eight genera ending in –themis, most probably choosing it to match other names of divine beings established in Odonata and because of its connotation of reflecting classification. Fliedner (2006) has ascertained that there are more than 50 names which contain –themis in combination. He adds the nice comment that “Being the goddess of order, Themis is a suitable patroness of taxonomists.” Recognising that at the time of its inception, Odonata taxonomy comprised only the families Libellulidae, Æschnidae and Agrionidae, –themis is effectively a synonym for the Libellulidae of the time. "

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"Alle Arten von Crocothemis [gr. krokos - Safran; - th. s.o. (MS5)], die bei der Erstbeschreibung der Gattung zugeordnet wurden, weisen an der Flügelbasis einen safranfarbenen Fleck auf.

 

Der dritte hier behandelte Bestandteil war nie ein eigener Gattungsname, ist aber in mehr als 50 enthalten. In HAGEN (1861) finden sich die ersten 8 Namen auf -themis [gr. themis - Festgesetztes, Satzung, Brauch, Gesetz/ Göttin der Ordnung]. Höchstwahrscheinlich schuf Hagen diesen Namen in Anlehnung an andere Götternamen für Libellengattungen wie Echo oder Nehalennia. Als Göttin der Ordnung eignet sich Themis gut als Patronin für Taxonomen. Seine Namenswahl begründet HAGEN (1888) nur grammatisch: bei der Suche nach neuen Namen fielen ihm drei ein, die NEWMAN (1833) zusammen mit Sympetrum vorgeschlagen hatte, nämlich Orth-etrum [gr. orthos - gerade, ētron - Unterleib~Abdomen], Lept-etrum [gr. leptos - dünn, fein] und Plat-etrum [gr. platys - breit, platt, flach], die er für verfügbar hielt, da nie jemand sie seit der Publikation verwendet hatte. Doch er wollte sie nicht unverändert beibehalten, da dann für die Übernahme von Namen aus dem Genus Libellula in die von Newman das grammatische Geschlecht der Artnamen hätte geändert werden müssen. So nahm er ein Morphem, das grammatisch im Geschlecht mit der älteren Gattung übereinstimmte, so dass sich Namen wie Or[th]-themis, Lep[t]-themis und Pla[t]-themis ergaben, und schuf so ein Element, das in zusammengesetzten Namen die Bedeutung ‘Libellulide’ annahm

The third element discussed here has never been a genus name of its own, but more than 50 names are combinations with it. HAGEN (1861) created eight names ending in -themis [gr. themis - law as established by custom / the goddess of order]. Most probably Hagen chose this denomination starting from other names of divine beings established in Odonata, e.g.Echo or Nehalennia. Being the goddess of order Themis is a suitable patroness of taxonomists. HAGEN (1888) only explains grammatically why he chose this special word: When he was seeking genus names for libellulids three names NEWMAN (1833) had proposed together with Sympetrum, i.e. Orth-etrum [gr. orthos - straight; ētron - abdomen], Lept-etrum [gr. leptos - thin, lean] and Plat-etrum [gr. platys - flat, depressed], came to his mind which he thought to be available as no one had ever used them after their publication. But he did not want to employ them directly, for the adaption of names from the genus Libellula to Newman’s genera which differred in gender would have made changes inevitable. So he took an element, which shared gender with the previous genus, forming names like Or[th]-themis, Lep[t]-themis and Pla[t]-themis thus creating an equivalent to ‘libellulid’ in compound names. 

 

"Le troisième élément ici n'a jamais été un nom de genre en lui-même, mais il participe à plus de 50 noms qui sont formés avec lui. HAGEN (1861) a créé huit noms se terminant par -themis [gr. themis - loi établie par la coutume / la déesse de l'ordre]. Très probablement, Hagen a choisi cette dénomination à partir d'autres noms d'êtres divins établis dans Odonata, par exemple Echo ou Nehalennia. En tant que déesse de l'ordre,  Thémis est une patronne bien  appropriée pour  les taxonomistes. HAGEN (1888) explique seulement grammaticalement pourquoi il a choisi ce mot spécial : Quand il cherchait des noms de genre pour les trois noms de libellulidés NEWMAN (1833) avait proposé avec Sympetrum, i. Orth-etrum [gr. orthos - droit; ētron - abdomen], lept-etrum [gr. leptos - mince, mince] et Plat-etrum [gr. Platys - plat, déprimé], lui est venu à l'esprit qu'il pensait était également disponible car personne ne les avaient utilisés depuis  leur publication. Mais il ne voulait pas les employer tels quels, car l'adaptation des noms du genre Libellula avec les genres de Newman , qui en différait par le genre (masculin)  aurait rendu les changements inévitables. Il prit donc  l'élément, accordé avec le féminin du genre préexistant Libellula , formant des noms similaires ou Or[th] -themis, Lep [t] -themis et Pla [t] -themis qui créaient des noms équivalents   aux « libellulidés » dans les noms composés."

 

VAN HIJUM, 2005

krokos = saffraan; themis = gebruik of gewoonte (règle ou coutume)

 

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— HAGEN, H.A. (1888) : On the genus Sympetrum, Newman. Entomologica Americana 4: 31-34. New York.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/42499#page/39/mode/1up

— HAGEN, H.A. (1861): Synopsis of the Neuroptera of North America, with a list of the South American species. Smithonian Miscellaneous Collections 4: 1-347. Philadelphia

https://www.biodiversitylibrary.org/item/62578#page/340/mode/1up

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RÉCEPTION.

.https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA34&lpg=PA34&dq=brauer+Verh.+zool.-bot.+Ges.+Wien+18,+Abh.&source=bl&ots=1APx7qeSko&sig=vqN6v7ZD5uShOh0UnFq-u0iHnsY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwicnuDAjLPaAhUGuRQKHRC2DXAQ6AEIQDAD#v=onepage&q&f=false

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SOURCES ET LIENS.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie 

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— LIBELLULES DE FRANCE ET D'AILLEURS

http://odonatas69a.blogspot.fr/2013/09/tout-sur-les-aeshnides-ou-presque.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 21:36

Les sablières de l'église de Bodilis. IV. Le coté sud de la nef. (Maître de Pleyben, 1567-1576).

 

 

 

 

 

Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

.Sur les autres réalisations du Maître de Pleyben, voir :

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

 

 

 

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567, et le 6ème celle de 1576. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits, ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

 

Après avoir étudié les deux sablières figurées  centrales N5 (semailles et labour) et S5 (attelage fantastique de barriques), puis les sablières du coté nord de la nef, je poursuis ma visite par le coté sud. Voir la présentation sur le Maître de Pleyben et l'ornementation inspirée de l'école de Fontainebleau dans l'article précédent.

On se retrouve au fond de l'église.

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Sablières de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablières de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablières S1 à S3.

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Sablières du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablières du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S1. Palmettes ou coquilles alternativement  inversées.

Bon. passons à la suivante.

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Sablière S1 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S1 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S2. Cuir découpé à enroulement, et deux hommes présentant des cornes d'abondance.

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Les cuirs découpés par une fente ou une découpe desquels sortent des rubans, des étoffes torsadés, la queue d'un dragon (comme nous ne verrons plus loin), ou, comme ici, des rinceaux font partie des motifs favoris du Maître de Pleyben. Un œuf ou ove centre le  cartouche. Deux hommes semblent peiner à supporter le poids de deux cornucopia qui libèrent leurs fruits, les inévitables fonds de courges divisés en quatre quartiers autour d'un bourgeon charnu. Ce légume est, à lui seul, une signature monomaniaque du Maître.

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Sablière S2 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S2 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S2 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S2 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S3. Cartouche des Cinq Plaies du Christ présenté par deux anges.

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Les deux anges couchés supportant un cartouche occupent les sablières N3 et N4, et une parodie se retrouve en N7. C'est là encore un leitmotiv de l'artiste, que chacun pourra recenser à Pleyben, à Saint-Divy, à Sainte-Marie-du-Ménez-Hom et, somptueusement, à Kerjean, afin de savourer l'art et la manière avec lesquels le thème est traité avec ingéniosité dans une palette de variations étonnantes. 

Mais un autre thème, c'est celui des Cinq Plaies. Le cœur transpercé du Christ est entouré des deux mains et des deux pieds portant la marque des clous. On le trouve aussi à Kerjean  et  à Pleyben.

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Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S3 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S4. Rinceaux de rubans hachurés ; un masque.

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Sablière S4 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S4 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S5 : attelage de barriques tiré par un lion, une licorne et un animal fantastique.

http://www.lavieb-aile.com/2018/04/les-sablieres-de-l-eglise-de-bodilis.ii.s5.l-attelage-fantastique-du-cote-sud.html

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Sablière S5 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le blochet : un prophète ?

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Blochet du coté sud de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Blochet du coté sud de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Blochet du coté sud de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

Blochet du coté sud de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile avril 2018.

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Vue générale S5 à S8.

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Sablières S5 à S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablières S5 à S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S6 : cuir découpé complexe centré par un masque qui en tient les sangles dans la bouche.

Le génie maniériste, qui se complaît à troubler le spectateur, à jouer avec ses sens, à lui tendre des pièges et à susciter l'illusion se manifeste ici en beauté. Au centre, le masque d'un homme coiffé d'un foulard noué latéralement. Il tient dans sa bouche deux sangles, qui passent dans les trous d'un cartouche incurvé. Mais quelles sont les relations spatiales du masque, et du cartouche ? Le visage transperce-t-il le cuir ? 

Les sangles rejoignent — ou plutôt se perdent dans — un cuir découpé aux  enroulements diaboliques, dont il serait difficile de suivre le trajet et les volumes. En haut, il libère un voile qui se confond avec le foulard noué.

 Notez aussi l'ange, les cucurbites et les cuirs de la frise inférieure.

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Sablière S6 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S6 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7. Deux cuirs découpés et deux dragons à tête anthropomorphe.

Nouvelle prouesse. Deux dragons (attestés par leur échine épineuse) retournent l'un vers l'autre leur tête, semblable à celle de quelque roi babylonien. Leur queue passe par la trouée du cuir découpé à enroulement  placé au centre. Par un tour de passe-passe, elle ressort par l'autre trou pour se métamorphoser en la volute d'un autre cuir. J'y perds mes repères, l'artiste se frotte les mains. Bien joué.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Frise inférieure de S7 : escargot, courges, masque dans un cuir, etc.

La frise inférieure est particulièrement riche. Un masque émerge de linges qui singent des ailes. Les courges vues par leur fond sont bien-sûr présentes. Un escargot, à la coquille verruqueuse, est placée au centre. À Kerjean, un escargot était aussi présent en frise inférieure.

On trouve aussi un masque animal presque écartelé par les bras d'un cuir découpé, etc.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S7 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S8. Masque à faciès porcin crachant des rinceaux. Trois oiseaux. 

Un masque aux yeux exorbités, aux narines épatées et aux oreilles d'âne crache des rinceaux. Leurs feuilles s'enroulent en boules succulentes, et des courges naissent de leurs dilatations. Le pavillon d'une corne d'abondance en émerge. Deux oiseaux  se contorsionnent et tirent des langues en spirales. Ces courbes et contre-courbes animales et végétales se confondent. Un troisième oiseau se redresse, mais là encore, sa huppe en forme de bec vient nous leurrer.

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Sablière S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S8 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S9. Deux anges tenant un cuir découpé.

Nouvelle occurrence du thème des deux anges porteur de cuir. À Pleyben ou Kerjean, ces cuirs servent de cartouches à motifs religieux, mais ici, ce sont de purs exercices de style, et les anges tendent vainement ces dépouilles aux bords recroquevillés. Gratuité, vacuité et mutisme de l'art pour l'art. Il semblerait logique que le sculpteur en soit venu à ces extrémités en fin de carrière, et que le chantier de Bodilis fusse postérieur aux autres chantiers. 

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Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S9 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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S10. Le Jugement dernier (suite de N10).

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En N10, un ange soufflait de la trompe, deux hommes et une femme se soulevaient, drapés du suaire, et un homme ou ange levait les bras avec un enthousiasme à réveiller les morts.

Ici, nous retrouvons notre bonhomme aux bras levés (peut-être s'étire-t-il après sa longue sieste) et nous voyons deux trompes. Donc, c'est la suite logique de la Seconde Parousie.

Sauf que l'un des buccinateurs n'a pas la gueule d'un ange, mais d'un monstre difforme doté d'une crinière.

Et qu'il voisine une femme — à coiffe —  qui se tient le ventre, un abdomen dilaté et nu.

Tout n'est pas clair, comme si la belle et sainte logique des scènes religieuses de Pleyben et de Kerjean avaient  été renversées en arrivant à Bodilis. 

On pourrait s'attendre à ce que ces énigmes fassent débat et que les auteurs compétents surenchérissent en éclaircissements et savantes interprétations, mais cela n'est pas le cas.

Pour l'instant.

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Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S10 du coté sud de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La partie sud du chœur.

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Le chœur  de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Le chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le chœur  de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Le chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Blochet sud  du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet sud du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Blochet sud du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Blochet sud du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

 

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

— ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau,  [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

AUCLAIR ( Valérie), 2007, . L'invention décorative de la galerie François Ier au château de Fontainebleau. In: Seizième Siècle, N°3, 2007. pp. 9-35; doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2007.917 https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2007_num_3_1_917

— DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

— FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

— VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

Ecole de Fontainbleau:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Fontainebleau

Cuir auriculaire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_d%C3%A9coup%C3%A9

Sur les ornemanistes

http://www.meublepeint.com/delaune_etienne.htm

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2°) Sur les sablières :

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : ET thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes 2 en 1997. 

.

3°) Sur Bodilis.

 

— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

 

 

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 08:28

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Sympetrum, Newman, 1833.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

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Résumé .

Sympetrum, Newman, 1833.Des deux suffixes grecs σύμπυκνος, sympiezein   "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement".  En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum  "à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

 

 

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. SYMPETRUM NEWMAN 1833 ENT. MAG. , 1:511.

Newman, Entomological Magazine vol. 1, London, F. Westley & A.H. Davis, page 511.

En ligne.

 

 

Genus.—SYMPETRUM (d). Newman.

Caput metathorace latius: propodeon, podeonque in commisura incrassata: segmenta sequentia lateribus compressa: protelum ac adjacentia plus minusve incrassata: tetum minutum: teli appendices notas caeteris distinctas vix praebent: alarum stigma utrinque convexum. [c'est moi qui souligne "comprimé latéralement"]

The remaining species of Dr. Leach's genus, Libellula, widely differ from each other in the form of the posterior segments, and in the length of the superior caudal appendages of the male; but in none of them are these segments compressed as in the genus Sympetrum; they will, in all probability, resolve eventually into three distinct genera, and as such I had once prepared them for publication, together with Sympetrum, as below, (e) but a dislike to name-giving induced me to relinquish them.

............

(d) σύμπυκνος   comprimo, ἦτρον, abdomen.

(e) Sympetrum; abdomen laterally compressed. Ex. Vulgatum, Linn. &c.

 Orthetrum; abdomen laterally parallel. Ex. Caerulescens, Fab. Cancellatum, Linn. 

Platetrum; abdomen depressed and dilated. Ex. Depressum, Linn.Conspurcatum, Linn.

 Leptetrum; abdomen conical and pointed. Ex. Quadrimacutum, Linn. Praenubilum, Newman.

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II. ÉTUDE DU NOM.

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Newman commence par créer le nom Sympetrum, et il en donne l'étymologie : "σύμπυκνος   comprimo, ἦτρον, abdomen.", puis il donne le développement suivant :

"Les espèces restantes du genre du Docteur Leach, Libellula, diffèrent largement l'une de l'autre par la forme des segments postérieurs et par la longueur des appendices caudaux supérieurs du mâle; mais dans aucun d'eux, ces segments ne sont comprimés comme dans le genre Sympetrum; ils se résoudront vraisemblablement en trois genres distincts, et à ce titre, je les avais préparés d'abord pour la publication, avec Sympetrum, comme ci-dessous (e), mais une aversion pour la création de noms m'engage à les abandonner."

Il ajoute ensuite en note :

"(e) Sympetrum; abdomen comprimé latéralement : exemple Vulgatum Linn. &c.

 Orthetrum; abdomen aux bords latéraux parallèles: Ex. Caerulescens, Fab. Cancellatum, Linn. 

Platetrum; abdomen aplati et dilaté  . Ex Depressum, Linn. Conspurcatum, Linn.

 Leptetrum; abdomen conique et pointu. Ex. Quadrimaculum, Linn. Praenubilum, Newman."

Les quatre noms de genre, dont ne resteront que les deux premiers, sont tous composés sur le même suffixe grec  ἦτρον, êtron, abdomen.". Liddell et Scott 1889  indiquent pour êtron : ἦτρον, êtron : the part below the navel, the abdomen, Plat., Xen., etc.  ἦτρον, ου, τό,

En Zoologie, d'autres noms reprennent cette construction en -etrum comme Gymnetrum Agassiz 1846 (le Gymnètre), ou très récemment dans les Libellulidae le genre Trithetrum Dijkstra & Pilgrim 2007. Concernant ce nom, les auteurs précisent dans leur publication : 

"Etymology The name Trithetrum (a neuter) is an analogy to the -hemis names derived from -etrum names (e.g. Orthemis from Orthetrum); the probable origin of the suffix themis, now frequent in Libellulidae (Fliedner 1997). The reversed’ derivation fromTrithemis to Trithetrum conveys the deceptive similarity of T. navasi and T. congoense to Trithemis Brauer, 1868 (red and dark species, respectively) in the field. Trithetrum is also an amalgamation of Trithemis and Sympetrum." Dijkstra, K.-D.B.; Pilgrim, E.M. 2007: Trithetrum, a new genus of African dragonflies formerly placed in Sympetrum (Odonata, Libellulidae). Journal of  Afrotropical zoology, 3: 77–81

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Conclusion .

Sympetrum Newman 1833 : Des deux suffixes grecs σύμπυκνος, sympiezein    "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidés en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

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LES AUTEURS EN ZOONYMIE.

Tous les auteurs sont unanimes dans leur interprétation de ce nom de genre, sauf Précigout et Prud'omme qui, dans Les Libellules de Poitou-Charentes, montrent qu'ils n'ont pas consulté la publication originale de Newman. 

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/sympetrum-noir/

 "Etymologie. Du grec sym = avec et petra = pierre, rocher = pour évoquer l'habitude de ce genre à se poser sur les pierres et les rochers. "

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

Sympetrum : Newman,1833 from Grk. συμπιέζω = to squeeze together +
ἦτρον = abdomen
⮎ Newman described Sympetrum species as having the 'abdomen laterally compressed' (as distinct from Orthetrum species, which have the 'abdomen laterally parallel')

ENDERSBY & FLIEDNER, 2015

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia's_Dragonflies

"Orthetrum Newman, 1833: 511 Gr. ὀρθός =straight + ἦτρον = abdomen. Newman (1833) wrote: “The remaining species of Dr. Leach’s genus, Libellula, widely differ from each other in the form of the posterior segments, and in the length of the superior caudal appendages of the male; … they will, in all probability, resolve eventually into three distinct genera, and as such I had prepared them for publication, together with Sympetrum as below, but a dislike to name-giving induced me to relinquish them

Sympetrum; abdomen laterally compressed.

Orthetrum; abdomen laterally parallel.

Platetrum; abdomen depressed and dilated.

Leptetrum; abdomen conical and pointed.” {Neuter}"

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FLIEDNER 2009.

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"Orthetrum [gr. orthos - gerade; ētron - Unterleib~Abdomen] erhielt den Namen, weil das Abdomen gerade sei. Newman kannte keine Arten von anderer Gestalt.

Aber selbst, wenn ein Name aus dem Griechischen oder Lateinischen hergeleitet ist, bleibt er unverständlich, wenn seine Bestandteile nicht richtig erkannt sind. So ist Sympetrum oft erklärt worden aus gr. sym- [zusammen (mit)] und petros [Stein]. Aber das ist unzutreffend: NEWMAN (1833) weist ausdrücklich darauf hin, dass er es verstanden wissen möchte als gr. sympiezein [zusammendrücken] und ētron [Unterleib~Abdomen]."

Mais même si un nom est dérivé du grec ou du latin, il reste incompréhensible si ses constituants ne sont pas sont reconnus correctement. Ainsi Sympetrum a souvent été expliqué à partir de gr. Sym- [ensemble (avec)] et petros [pierre]. Mais c'est faux: NEWMAN (1833) déclare expressément qu'il a voulu comme gr. sympiezein [comprimer] et ētron [Abdomen ].

Der Name Sympetrum  soll auf ein seitlich zusammengedrücktes Abdomen hinweisen, ein Merkmal, das nicht einmal für alle Arten gilt, die NEWMAN kannte (vgl. HAGEN 1888).  Le nom Sympetrum  devrait se rapporter à des espèces à  l'abdomen comprimé latéralement, une caractéristique qui ne s'applique même pas à toutes les espèces, comme Newman lui-même le savait (voir HAGEN 1888).

 

VAN HIJUM, 2005

 

sym-piezein = samengedrukt; etron = achterlijf (duidt op het smalle achterlijf)
(sym-piezein = compressé; etron = abdomen (se réfère à l'abdomen étroit))

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RÉCEPTION.

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Le genre a longtemps porté le nom de Diplax (Charpentier, 1840). En 1887, De Sélys proposa de le remplacer par Sympetrum, et Hagen en 1888 s'y opposa dans une argumentation particulièrement étayée :

HAGEN, H.A. (1888): On the genus Sympetrum, Newman. Entomologica Americana 4: 31-34. New York.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/42499#page/39/mode/1up

 

Mr. E. Newman, 1833, in Entomological Magazine, vol. I, p. 511 to 514, in a paper named "Entomological Notes," after treating some other subjects, published a new genus Sympetrum, belonging to the genus Libellula of Dr. Leach. Of the British species, belonging to this genus, are described : S. scotica, Donovan ; S. rufostigma, Newman (= L. sanguinea, Muell.) ; S. vulgatum, L. (= non, Linn. ; striolata, Chp.); S. basale, Newm. (= L. sanguinea, Muell.); S. flavolata, Newm. (= L. flaveola, L. ). The remainder of Libellula he divided into three genera, as Mr. Newman states. In a foot note the characters are given as follows :

Svmpetrum, abdomen laterally compressed — Ex. vulgatum, L.

Orthetrum, abdomen laterally parallel-- Ex. coerulescens, F., cancellatum, L.

Platerum, abdomen depressed and dilated — Ex. depressum, L. , consparcatum. E.

Leptetrurn, abdomen conical and pointed — Ex. quadrimaculatum. L. , proenubilum, Newm.

 

"They will," the author adds, "in all probability resolve eventually into three distinct genera, and as such I had once prepared them for publication together with Sympetrum as below, but a dislike to name-giving induced me to relinquish them." I think by this statement it is evident, that the three last genera, which Mr. Newman has himself later, during 43 years, never used, not even mentioned, have certainly no right of priority.

Indeed, Ento. Mag., I, p. 416, he speaks of Libellula proenubila and L.quadrimaculata, and ibid., vol. Ill, p. 151, prints in a paper of his friend Ed. Doubleday, Lib. quadrimaculata, L. depressa, L. proenubila. The characters given for the genus Sympetrum are : Caput metathorace latius (so it is in every species of Odonata) ; propodeon podeonque in commissura incrassata (common to every species of Odonata. but stronger in the males) ; segmenta sequentia lateribus compressa (among the species of Sympetrum only in the females, mostly cylindrical in the males) ; protelum ac adjacentia plus minusve incrassata (common to nearly every species of Odonata, because these parts contain the internal genitals) ; telum minutum (common to all Odonata) ; teli appendices notae caeteris distinctae vix proebent ; alarum stigma utrinque convexum (without value).

Mr. Newman, as far as I am able to ascertain, mentions only twice more the name Sympetrum. In Ento Mag., V, 484, where he concludes : "the species of Sympetrum are perfectly distinct ; the remainder of the genera and species will, I believe, stand."

In Zoologist, 1845, vol. Ill, p. 1044, he mentions Sympetrum rufostigma. Entomologist, vol. I, 1841, p. 159 and p. 205, .S. rubicunde is mentioned by Mr. Doubleday.

I find Mr. Newman's genera only twice quoted by British Scientists. Mr. J. F. Stephens, Mandibulata, vol. IV, 1836, gives not as genera but as subgenera or subgroups the four names with the short characters of

Mr. Newman, and of the new species of the monograph of Sympetrum he quotes only one. Mr. J. O. Westwood, in " Synopsis of the Genera of British Insects,"' 1839, p. 48, after the genus Libellula puts in brackets the four names and one species to each of them. As he has counted for Libellula 15 specimens it is evident that he did not accept Newman's genera.

It is difficult to understand now why some of Mr. Newman's papers were not acknowledged or at least not mentioned bv English Scientists ; however it seems to me out of place to speak here about things happily forgotten fifty years ago.

Mr. W. E. Evans British Libellulinae, London, 1845, uses Diplax from the nomenclature of Charpentier, and mentions nowhere Sympetrum.

It is impossible that this work was unknown to Mr. Newman. Zoologist, 1845, p. 1044, he speaks of the presence "of Mr. Selys in London, engaged in examining the cabinets of the London collectors, for the purpose of correctly ascertaining under what names the various species of Libellula have been described by British Entomologists." Baron De Selys paper, published Annals and Mag. of Nat. Hist.,1846, p. 217, is reprinted by Mr. Newman, Zoologist, 1846, p. 1522, but nothing is said in favor of his genera, which are not even mentioned in this paper.

 

Entomologists nowadays will scarcely be able to understand the difficulties, which impeded the working fifty years ago. There was no connection to speak of between Scientists of Great Britain and the continent.

In 1843 I found Stephens' Brit. Entom. and Curtis wanting in the libraries of Berlin, Vienna, Paris and of the Jardin des Plantes. The only copy in Germany belonged to the Senator von Hayden in Frankfurt a. M., which Erichson was allowed to consult. There did not exist any yearly Record ; the first was published 1834 in Wiegman's Archiv by Burmeister.

The first Presidents Address of the Entomological Society by Mr. Children was published for distribution among the members : the first Adress of the Secretary, Mr Westwood, contain nothing on Sympetrum. The existence of the Entomological Magazine was nearly unknown on the continent. Percheron, Bibliography, p. 225, quotes it ''per Walker the 8 numbers, and in the catalogue of the Library of Victor Andouin, p. 55, we find the same statement. In the catalogues of the libraries of old prominent Scientists, Charpentier. Dejean, Guerin, Meneville, Klug, Lacordaire, Sturm, the Entomological Magazine is wanting. Burmeister, Handbuch, vol. II, p. 14, quotes ilic first volume and one number as seen by him, and this is the only copy mentioned for Germany. The first copy I saw myself, 1839, belonged to Mr. G. Marxlin in Upsala. As it was my custom, I copied for my own use all belonging to Odonata, but by a curious chance out of the copy still before me the part on Sympetrum must have been lost during my travels, and is therefore not quoted in my dissertation, 1840, and in my Review on the recent literature of Neuroptera, Stett. Ento. Zeit., 1849, p. 68, only as not seen by me. 

When in 1857 I went to London by invitation of Mr. J. E. Gray to study the British Neuroptera in the collections, I applied to Mr. E. Newman for the permission to see his own collection and that of the Entomological Club. I will never forget the kindness with which I was received by him. He spent the larger part of a whole day in showing me the collections, and as in the meantime I had made myself thoroughly acquainted with his writings, we had a detailed conversation about them, and of course also on the nomenclature of the Libellula. Zoologist, 1857, p. 5879, he speaks about my visit and says : " the Neuroptera have been recently examined and the nomenclature rectified by Dr. Hagen." 
He did not take any exception to the nomenclature used by De Selys and myself in the Revue, of which, contrary to his former intentions, he has never made a report. So I had the conviction he had relinquished Sympetrum as well as the other genera. I considered the names free and used three of them with a different character, converting them in a femmine combination, to avoid the tedious change of the species name to a neutrum. 
After all, it was not the fate of English papers only to be overlooked in those times. Mr. E. Newman himself, when he published, 1852, his paper on the classification of Neuroptera, entirely overlooked the papers of Klug, Erichson, and Stein published twelve years before. 
The names of Mr. E. Newman have not been used by any one of the many writers on Libellula during the long time since their publication, and ]\Ir. E. Newman has never taken any exception to vindicate his rights, though all important works were well known to him. He has never objected to the use of his names modified and accompanied by a different character by myself in the
Synopsis of the Neuroptera of North America, in 1860. 

Mr. McLachlan introduced these names again in his List of British Neuroptera, and Baron De Selys now in his
Odonates de I'Asie mineure, 1887, has replaced Diplax by Sympetrum ; "quelques facheux que soient actuellement les changements de nomenclature — par une application exagérée du droit de priorité, il me semble juste d'adopter le nom de Sympetrum au lieu de Diplax." 
I have shown before that three of the genera were relinquished bv the author directly, and that the names were never used by himselfor anybody else, and that they could not be consideretl therefore to have the right of priority to supersede other names 37 years later. Concerning Sympetrum the analysis of its characters given shows that the character is entirely insufficient, and that Mr. Newman has never taken an exception against the non-acceptance of this genus by his own countrymen, Stephens, Westwood, Evans, and de Fonscolombe (1837) Baron De Selys, Hagen, and every writer upon Odonata since 1833. Further, that Hagen after conversing with Mr. Newman about this genus had the decided conviction, that it has been relinquished by the author also. It was at least in former years always considered that monographs in preparation, because the plates needed so much tune, had a right to supersede names published during the time. The first plate of Charpentier is dated 1828, and in 1837 Westwood saw in Bonn the big volume of plates, and therefore the name
Diplax was everywhere accepted. Probably Mr. Newman was of the same opinion as he did not object to Baron De Selys papers in 1846 and 1850. 

I think therefore the names of the genera given by Mr. Newman should not be accepted. "

 

 

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Heinrik Steinmann, World Catalogue of Odonata n° 110 .

Heinrik Steinmann, World Catalogue of Odonata n° 110 .

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SOURCES ET LIENS.

[Sympetrum sp.] Etymolotest pour odonatologiste

https://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?t=106647

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie 

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 19:15

Les sablières de l'église de Bodilis. III. Le coté nord de la nef (Maître de Pleyben, 1567-1576).

 

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

.Sur les autres réalisations du Maître de Pleyben, voir :

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

 

 

 

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567, et le 6ème celle de 1576. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits, ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

Après avoir étudié les deux sablières figurées  centrales N5 (semailles et labour) et S5 (attelage fantastique de barriques), nous examinerons les autres sablières de la nef : coté nord, puis coté droit dans un autre article.

Il ne s'agit plus, hormis la scène religieuse N10, de représentations figurées et narratives, mais d'éléments décoratifs déployant tout le répertoire maniériste de l'école de Fontainebleau créé par le Primatice et ses disciples  et d'inspiration italienne : cuirs découpés, légumes, mascarons, satyres grimaçants, petits animaux et putti cachés dans des rinceaux, tête de lion, etc.  La découverte de la façon ingénieuse avec laquelle ce répertoire est déployé à Bodilis va justifier une étude pièce par pièce, motif par motif. Cela formera une passionnante initiation à la diffusion du modèle bellifontain en Bretagne dans le troisième quart du XVIe siècle.

Pour l'amateur d'histoire de l'art, cette découverte va en entraîner une autre : tout ce vocabulaire est propre à un artiste-sculpteur qui a travaillé sur les sablières et les pièces de charpente de Pleyben en 1571, de la chapelle du château de Kerjean vers 1570-1580, de l'église de Saint-Divy vers 1570-1580, de la chapelle de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom vers 1575, et sans doute de l'église de Roscoff. L'unité de style, de lieu ( le Léon et le nord de la Cornouaille) et de temps (1567-1580) donne toute sa cohérence à la notion d'un seul atelier, celui qui porte le nom de convention de Maître de Pleyben (Duhem, 1997). Et comme  cette auteure ne rattache pas directement Bodilis à cet atelier, c'est l'occasion de défendre cette hypothèse par une iconographie précise.

Rappel : LE SCULPTEUR SUR BOIS DIT LE "MAÎTRE DE PLEYBEN".

Vers 1580, un sculpteur anonyme, désigné aujourd'hui sous le nom de convention de "Maître de Pleyben", réalisa les sculptures de la charpente de la chapelle du château de Kerjean, en Saint-Vougay, à la demande de Louis Barbier, seigneur de Kerjean. Un véritable chef-d'œuvre, influencé par l'École de Fontainebleau qui avait introduit vers 1535 le motif décoratif du cuir découpé à enroulement, et par la diffusion du style de la Seconde Renaissance française dans des recueils de gravures : le prospère Léon était largement ouvert à l'Europe par ses ports de Landerneau, Morlaix et Roscoff.

Cet artiste a reçu ce nom car on lui attribue aussi une partie des sablières de l'église de Pleyben, en haute Cornouaille vers 1564 et 1571.  On reconnaît aussi son style sur la charpente de l'église de Saint-Divy, dans le Léon, et  dans la chapelle de Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern, située à 23 km de Pleyben et 70 km de Kerjean.

Son style ? On le distingue à ces cuirs découpés à enroulements, car il  faufile dans les découpes des linges et des cordages dont il confie les extrémités à des anges ou autres personnages. Ses anges aussi sont caractéristiques, avec une coiffure faite de mèches rondes cerclant  la périphérie du visage, et avec une tunique aux plis prononcés, bouffante à la taille en formant une ligne sinueuse, avant de s'évaser vers les pieds avec une grande liberté. Ajoutons que les manches de ses tuniques s 'évasent en larges couronnes au dessus des coudes, qui sont globuleux. Ses personnages en pieds (Évangélistes ou Sibylles, notamment) ont en commun un visage fin, ovale, avec des nez longs et fins, de grands yeux aux pupilles en creux,  des bouches fines, des manches bouffantes, ou, pour les femmes, des bandeaux de cheveux. 

Mais ce sont surtout ses motifs iconographiques qui se répètent en tableaux stéréotypés :  mascarons zoomorphes ou anthropomorphes sur le plan profane, guirlandes et frises à courges et petits pois, musiciens, et, sur le plan religieux, des thèmes plus christiques que mariaux :  Sainte Face, Tunique du Christ, Plaies du Christ, Instruments de la Passion, Rencontre de la Samaritaine. Et les Sibylles, à Kerjean et à Pleyben. 

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale des sablières N1, N2 et N3.

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La sablière N1. Frise à masque, rubans de cuirs découpés et légumes.

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L'image est médiocre, mais cette pièce d'allure répétitive est pourtant un bon exemple des cuirs découpés à enroulement, sous forme de lanières  et des courges ou autre légume, vus par dessous.

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Sablière du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2. Masques, rinceaux, faune et femme, têtes de dragons.

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Elle est beaucoup plus animé. Au centre, un masque crachant des feuillages qui vont s'enrouler sur eux-mêmes ou se transformer en deux têtes de dragons (ou de dauphins) au museau en trompe et spirale, avant de s'épanouir en une très large feuille incisée comme celles du figuier. 

Puis viennent en périphérie deux personnages. Une femme nue, cheveux longs, regard inquiet et seins lourds. Et un satyre, barbu, dansant peut-être. Enfin, deux masques grimaçants.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N3. Deux anges présentant un cartouche en cuir découpé, muet.

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Le motif des anges allongés présentant un cartouche est très fréquent dans les réalisations du Maître de Pleyben, et nous y retrouvons avec constance les avant-bras nus au dessus de manches aux plis circulaires emphatiques, les coudes osseux, le plissé d'une très longue tunique qui bouffe au dessus d'une ceinture, de longs pieds nus trouvant difficilement à se loger dans l'espace exigu.

Le cartouche orné en cuir découpé est rectangulaire, très classique avec ses huit enroulements. Il ne porte plus la date, l'inscription, la devise,  les armoiries ou peut-être le symbole religieux qui devait y figurer.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N4. Deux anges tenant un cuir découpé complexe, entre deux cornes d'abondance.

Nous retrouvons ici nos deux anges mais leurs manches sont agrémentées de lamelles. Ils tiennent le cuir selon un procédé familier au maître de Pleyben : des bandes de tissu (brisées partiellement à gauche) servent de sangles. Le cuir est ici complexe, et cette complexité délibérée est sans doute destinée à susciter, chez le spectateur, un trouble déstabilisant et un effet d'ironie. Un long rectangle à pattes ou oreilles enroulées laisse passer, par un orifice central, un fragment de guirlande dans une mandorle. 

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale : N3, N4, N5 et N6.

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Sablières N3, N4, N5 et N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablières N3, N4, N5 et N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N5 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N5 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N6. Masque crachant des bandes à enroulement.

Le masque libère de sa bouche deux bandeaux, auxquels sont fixées des courges. Ces bandeaux informes se transforment en rubans, martelés régulièrement de traits (un procédé très fréquent), dotés de bords rabattus, tournant sur eux-mêmes avant de se diviser en deux boucles enroulées, tout en laissant échapper des bandes accessoires. 

La frise inférieure déroule une succession de feuilles sagittées, de courges ou poires, et de volutes autour du masque d'un garçonnet joufflu.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N7. Masque léonin présenté par deux femmes.

L'artiste ne saurait mieux s'amuser de nos attentes pour les déjouer. Reprenant le motif des deux anges tenant un cartouche, il défait le cartouche et le transforme un en enchevêtrement de rubans crachés par le monstre central. Les anges deviennent des jeunes femmes, peut-être, car leur aspect androgyne ne nous permet pas d'y voir avec certitude des Allégories. Le si classique masque de lion est métamorphosé en un improbable animal, dont la crinière est faite, comme dans un tableau d'Arcimboldo, de spires de rubans, et ses oreilles, de cornets. Les bandes d'enroulement s'ingénient à singer, derrière ces dames, l'éventail d'une aile.

Je peux même me demander si le sculpteur ne se moque pas du fameux motif des hermines passant dans le tunnel des spires de phylactères — un motif emblématique des ducs de Bretagne — en demandant à ces deux jeunes femmes de se prêter à leur tour à ce jeu.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

 

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Nous n'oublierons pas d'observer la frise inférieure, où se poursuit  la farandole des fruits et des légumes, des feuilles et des rubans à enroulement cachant des drôles aux oreilles en rubans, juste interrompue par un cartouche  traversé en trompe l'œil par un lacet.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N8. Masque crachant des feuillages

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles, et des branches, et puis voici un masque vomissant ces productions printanières. 

 La figure du masque, de ses rinceaux, d'une trompe coiffée d'un fruit, se dédouble  en deux parties spéculaires, puis le motif suivant est un oiseau, la patte posée sur une tête de serpent. Aux extrémités, un aigle à droite, et un masque de profil à gauche.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N9. Masque crachant des feuillages.

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Ce n'est pas, tant s'en faut, la copie de la pièce précédente, c'est sa parodie. Tout d'abord, le maître du ciseau à bois s'amuse de notre attente de la symétrie pour la tromper. Plus de reproduction en miroir de la droite par la gauche, mais au contraire des inversions, du haut vers le bas et de la droite vers la gauche. L'essentiel, c'est de produire à profusion des lignes serpentines, à courbe et contre-courbe. Mais les ailes des oiseaux précédents se métamorphosent en échines de monstre, ou en coquilles.

Au centre, le masque, coiffé d'un mouchoir, fait les gros yeux.

Dans la frise inférieure, un ange bat des ailes. Délicieux parce que parfaitement déplacé ici.

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Sablière N9 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N9 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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J'ai tenté de montrer par ce schéma les infernales  inversions de symétrie.  

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Sablière N9 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N9 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N10. Un Jugement dernier (Seconde Parousie).

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Nous quittons la nef pour atteindre le chœur, ses retables, ses statues et ses ors. Cette rupture spatiale s'accompagne d'une rupture iconographique, puisque le répertoire bellifontain s'interrompt au profit d'une scène religieuse. 

 

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Cinq personnages se succèdent. Les trois premiers (deux hommes et une femme) lèvent la main et se redressent, nus dans leur suaire. C'est la Résurrection des morts. Puis vient un ange soufflant dans la trompe du Jugement. Enfin, un personnage, de face, et vêtu d'une aube, lève les bras. J'y vois un ange proclamant sur terre le temps du Jugement : un héraut de la Résurrection.

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le blochet du chœur. Un prophète.

Parce qu'il tient un phylactère qu'il désigne de l'index, qu'il est barbu, qu'il est coiffé d'un bonnet turriforme de l'ancien temps, j'y vois un Prophète, Isaïe par exemple. C'est vous qui voyez.

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Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale de l'angle nord du chœur  de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue générale de l'angle nord du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Du coté sud, en vis à vis de la sablière N10, la pièce S10 poursuit le thème du Jugement dernier.

Ce sera pour l'article suivant.

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SOURCES ET LIENS.

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

 

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau,  [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

— AUCLAIR ( Valérie), 2007, . L'invention décorative de la galerie François Ier au château de Fontainebleau. In: Seizième Siècle, N°3, 2007. pp. 9-35; doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2007.917 https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2007_num_3_1_917

 

DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

 

FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— Ecole de Fontainbleau:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Fontainebleau

— Cuir auriculaire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_d%C3%A9coup%C3%A9

— Sur les ornemanistes

http://www.meublepeint.com/delaune_etienne.htm

.

2°) Sur les sablières :

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : ET thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes 2 en 1997. 

3°) Sur Bodilis.

 

.

— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

 

 

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

 

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 11:12

Zoonymie des Odonates. Le nom du genre Somatochlora, Sélys-Longchamps 1871.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 


 

 

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Résumé:

— Somatochlora, Selys-Longchamps, 1871,   Bull. Acad. r. Belg., (2) 31: 279. Du grec sôma = le corps et khlôros = vert : "qui a le corps vert". En 1840, Charpentier avait nommé ce genre Chlorosoma, même sens, mais le nom était déjà utilisé pour un genre de reptile (Wagler, 1830), et  Sélys a du le modifier.

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I.PUBLICATION ORIGINALE. SOMATOCHLORA, SÉLYS-LONGCHAMPS, 1871.

Sélys-Longchamps, Bull. Acad. r. Belg., (2) 31: 279.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28089#page/289/mode/1up

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Zoonymie des Odonates. Le nom du genre Somatochlora, Sélys-Longchamps 1871.

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II. ÉTUDE DU NOM.

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Du grec sôma = le corps et khlôros = vert : "qui a le corps vert". En 1840, Charpentier avait nommé son sous-genre Chlorosoma, même sens, mais il était déjà utilisé pour un genre de reptile (Wagler, 1830), et de Sélys a du le modifier, comme il l'indique en note de bas de page. Charpentier y plaçait C. aenea, C. metallica et C flavomaculatum. De Sélys y plaçait 19 espèces mondiales dont, en Europe, S. metallica ou Cordochlorulie métallique, S. flavomaculata ou Cordulie à taches jaunes,  S. arctica ou Chlorocordulie arctique, S. alpestris ou Chlorocordulie alpestre.

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Les sous-genres de Charpentier 1840

 

Précigout & Prud'homme, Libellules de Poitou-Charentes.

"Somatochlora du grec sôma = le corps et khlôros = vert. "

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Dragonpix :

"Somatochlora: Selys, 1871 from Grk. σῶμα (stem: σωματ-) = body + χλωρός = green"

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Antonio & Végliante :

"Somatochlora - σομα, τοσ = corpo + χλορ∫σ, α, ον = verde. Per la colorazione dominante del corpo."

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Fliedner :

 

"Somatochlora [gr. sōmat* - Körper; chlōros - grün] verweist auf die charakteristische Farbe der Arten, die Charpentier kannte, als er sein Genus Chlorosoma vorschlug. Da dieser Name präokkupiert war, änderte Selys (1871: 45) ihn in die heutige Form um."

Traduction : "Somatochlora,  [du grec  Sōmat * "corps" et, chlōros - "vert"] fait référence à la couleur caractéristique de l'espèce que Charpentier connaissait quand il a proposé pour son  son genre le nom Chlorosoma." Puisque ce nom était préoccupé, Selys  le changea en la forme que nous connaissons aujourd'hui.

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IV ILLUSTRATIONS.

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Somatochlora arctica, Lucas, 1900, http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12709

Somatochlora arctica, Lucas, 1900, http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12709

Somatochlora metallica, in Lucas, 1900. http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/list/thumbnails?taxon_id=50553

Somatochlora metallica, in Lucas, 1900. http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/list/thumbnails?taxon_id=50553

Libellula metallica, Charpentier 1840, numérisation Google

Libellula metallica, Charpentier 1840, numérisation Google

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SOURCES ET LIENS.

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— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

 

— CHARPENTIER(Toussaint von) , 1840, Libellulinae  europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages. https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s.

— HISTOIR'NAT.

http://www.deliry.com/index.php?title=Odonata

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 11:10

Les sablières de l'église de Bodilis. II. S5. L'attelage fantastique du coté sud (anonyme, 1567-1576).

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

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Voir aussi les cinq autre scènes de labour à la charrue des sablières de Bretagne : celles de La Martyre, de La Roche-Maurice, celle du Tréhou, celle de Sainte-Marie-du Ménez-Hom et de Pleyben. 

 

 

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

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PRÉSENTATION.

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567, et le 6ème celle de 1576. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits, ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

Selon ce procédé, la scène des semailles et du labour occupe la sablière N5, au nord de la nef, entre le quatrième entrait et le blochet nord, et en vis à vis et donc au sud, en S5,  un autre attelage, tirant des tonneaux, lui répond.  C'est à ce dernier que je consacre cet article.

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 Numérotation des sablières de la charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Numérotation des sablières de la charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S5 répond par symétrie à la scène de semailles et labour N5 car on y voit un attelage, tiré par trois animaux, qui semblent menés par un guide. Mais vous n'y trouverez ni laboureur ni charrue, et ni semeur.

Les différentes sautent au yeux avec autant de vivacité que les ressemblances. La charrette — réduite à un support sans ridelles entre deux roues à sept rayons — porte deux tonneaux, sans doute remplis de vin. Elle est tirée par trois animaux sauvages et fantastiques. Elle n'est conduite  ni par un cocher, ni par un conducteur qui, à pied, mènerait l'attelage de son fouet. Et l'homme qui, en tête, donne la direction, ne tient pas les guides.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La charrette, disais-je, est un simple assemblage de madriers posés entre deux roues. Ses deux bras incurvés rentrent dans les boucles d'une dossière. Sur le dos de l'animal tracteur, cette dossière est renforcée par deux arceaux ( à boucle supérieure), qui semblent soutenir aussi les bras du brancart, et qui forment à eux deux comme une bâtière. Ce dispositif était celui du premier cheval de l'attelage de N5.

Il n'y a par contre ni collier d'épaule, ni harnachement, ni rènes.

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Sur le harnachement et les attelages à l'époque médiévale, voir Bardoneschi, et BnF fr. 1538 f.32r

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La surprise est de découvrir que c'est une licorne qui est attelée ici. De l'Unicorne, elle possède les caractéristiques fabuleuses décrites dans le Physiologus, non seulement sa corne frontale, mais sa barbiche de bouc, et ses sabots de chèvre.

Sur les licornes en général, voir :

 

Sur les licornes des sablières, voir :

 

 

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Les bras, anormalement longs, du brancard se prolongent pour être soutenus par la dossière d'un deuxième animal. Cette dossière, à sous-ventrière, maintient aussi une sellette de fourrure, mais dont l'interprétation est difficile.

En effet, cette sorte de crinière dorsale se poursuit vers le haut en un buste et une tête humaine. 

Enfin, le quadrupède a une tête de lion (de chien, de chameau), et des sabots bifides.

Comment interpréter cette composition ?

Soit il s'agit d'un animal fabuleux à tête humaine, comme le manticore. Ou bien comme le centaure. Mais dans les deux cas, le buste humain n'est pas greffé sur le dos, mais tient lieu de tête à l'animal.

Soit il s'agit d'un être humain qui apparaît en arrière-plan, un paysan qui accompagne l'attelage sur son coté droit. 

Soit ce buste est porté par l'animal, comme un trophée, fixé par la dossière.

Dans tous les cas, cette tête affronte la licorne. Il ne semble pas possible d'associer cet affrontement aux scènes de chasse à la licorne où celle-ci est attirée par une jeune vierge.

Si l'artiste, en se plaçant dans le domaine fantastique, libère son imagination, il a parfaitement "le droit" de créer à son grée ce que lui inspire sa créativité ludique et onirique et de nous le soumettre afin de susciter un effet de rupture avec le réel et une entrée dans le féerique. 

Selon une autre possibilité, déjà évoquée pour comprendre l'étrange  "labour" de N5, l'artiste illustrerait ici un proverbe, un récit légendaire ou une chanson, qui ne nous seraient pas parvenus.

Dernière hypothèse, le sculpteur créerait ici des portraits en rébus ou caricatures des paroissiens ou des commanditaires par des allusions à leur patronyme ou à leur surnoms. Je n'y crois guère.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le troisième animal est un lion, supportant les bras du brancard par une dossière incomplète. Du lion, il possède la crinière, la queue terminée par un fouet, les pattes velues, et la gueule.. léonine. 

Il lève la patte droite vers l'homme qui se trouve devant lui, et ce dernier se défend en levant sa massue.

Par sa tenue vestimentaire, par sa coiffure, par sa posture tournée vers l'arrière, il est très proche des deux personnages (le semeur et le guide d'avant) de la sablière N5. Il est même, par ses traits butés, le frère jumeau du guide des chevaux.

Le couple du lion et de la licorne affrontés est fréquent, mais nos trois animaux ne rentrent pas dans ce schéma

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Voici donc cette sablière S5 et son étrange charroi de barriques. Là encore, je ne trouve aucun auteur à s'être interroger avant moi sur sa signification. Sauf l'auteur anonyme de l'APEVE, qui écrit à propos de N5 et S5 ceci :

"Sur une sablière sculptée en haut relief, trois imposants chevaux de trait tirent une charrue à roue que conduit un laboureur. Devant l’attelage, un homme sème des céréales. Cette poutre rappelle la vocation agricole de la terre léonarde, l’arrivée précoce des innovations techniques dans la contrée et la richesse des laboureurs. Peut-être fut-elle commandée par l’un d’eux. L’artiste se joue des contraintes liées au type de support. Les chevaux sont bien proportionnés et les hommes semblent plus courbés par l’âpreté du labeur que par l’exiguïté de la poutre.

Face à cette corniche, un homme conduit un curieux attelage formé d’un lion, d’une licorne et d’un animal difficilement identifiable. Ils tirent une charrette chargée de grandes barriques. Celles-ci évoquent les quantités de vin parfois importantes que commandait la fabrique en vue de rassemblements paroissiaux.

On peut aussi imaginer que ces deux poutres forment un ensemble, allégorie du pain et du vin de l’Eucharistie, « fruits de la vigne et du travail des hommes »." (APEVE)

 L'interprétation naturaliste ou réaliste qui se propose le plus facilement à nous, et qui y voit à gauche le travail de semailles et de labours de cette paroisse agricole du Léon consacrée à la culture et la vente des toiles, et à droite le transport de tonneaux de vin rappelant le rôle de Landerneau et de Roscoff dans le commerce maritime des vins d'Espagne et de Bordeaux vers le Nord, ne résiste pas à l'examen attentif des sculptures. 

En définitive, je place cet attelage fantastique dans le cadre des drôleries et les grimaces que les artistes sculpteurs savent créer, en partant d'un répertoire ou des catalogues pour imaginer des œuvres pleines d'audace et de fantaisie. Loin de s'autoriser des écarts ou des libertés personnelles, ils répondent ainsi aux attentes des commanditaires. Le contrat des stalles de la cathédrale de Tréguier en témoigne clairement. 

Il me reste à dire que ces deux scènes figuratives N5 et S5 sont entourées d'éléments inspirés de l'ornementation de Fontainebleau et qui relèvent du style du Maître de Pleyben (cf. articles suivants). Seul en témoigne, de façon minimale, ici, la frise inférieure de feuillages bagués deux à deux.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997. 

BARDONESCHI (Floriana ),2015, « Les images du cheval attelé au travail dans les campagnes : réalités anatomique et morphologique et construction artistique à travers les enluminures (Europe, XIIe-XVIe siècle) », In Situ [En ligne], 27 | 2015, mis en ligne le 02 novembre 2015, consulté le 04 avril 2018. URL : http://journals.openedition.org/insitu/12073 ; DOI : 10.4000/insitu.12073

LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 20:40

Zoonymie des Odonates : le nom du genre Oxygastra Sélys-Longchamps, 1870.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, Patronymie,  ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 


 

 

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Résumé:

Oxygastra, Selys-Longchamps,  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14 page v.

Du grec oxys, " fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

.

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. OXYGASTRA, SÉLYS-LONGCHAMPS 1870.

 

Oxygastra, Sélys-Longchamps,  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14. C.R. page v.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

"2° Sous-genre : Oxygastra, Sélys. — Cordulia (pars) Auct. 
Tous les triangles libres. Le discoïdal des supérieures à côtés presque égaux ; celui des inférieures court. Secteurs de l'arculus naissant séparés aux quatre ailes. Le 10ème segment abdominal des mâles prolongé en une pointe longue penchée en bas. "

.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

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ÉTUDE DU NOM OXYGASTRA.

Du grec oxys, "étroit, fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

Sur le même suffixe oxys, aigu, pointu, acide,  voir l'Oxyrhinque, mais aussi Oxygène, Oxyde, Oxydase, Dioxyde, Protoxyde, Hydroxyle, Oxyure (Nématodes dont l'arrière du corps est pointu),

 Oxime ; Oxymore, Paroxysme ; Oxalique, Oxalis, Oxamide, Anoxie ; Amphioxus, Désoxyribose, Désoxyribonucléique. Oxyton (mot dont l'accent est placé sur la dernière syllabe)

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Précigout & Prud'homme, Libellules de Poitou-Charentes.

"Oxygastra de oxys (gr) = étroit, fin, aigu, pointu et gaster (gr) = ventre : du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de la présence d’une carène aiguë sur le 10° segment abdominal du mâle"  

Dragonpix :

"Oxygastra: Selys, 1870. Latinized feminine form from Grk. ὀξύς = sharp, pointed + -γαστρος = -bellied : for the male's elongated, downward-pointed abdominal segment 10"

Antonio & Végliante :

"Oxygastra - οξυσ, οξεϕα, οξυ = aguzzo, appuntito + γαστηρ, γαστροσ = ventre. Per la forma del ventre"

 

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III. RÉCEPTION.

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The World Catalogue of Odonata, Heinrik Steinmann 2010 page 285. 

Zoonymie des Odonates : le nom du genre Oxygastra Sélys, 1870

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SOURCES ET LIENS.

 

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo


 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 22:18

Les sablières de l'église de Bodilis. I. La scène des semailles et du labour (anonyme, 1567).

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Voir aussi les cinq autre scènes de labour à la charrue des sablières de Bretagne : celles de La Martyre, de La Roche-Maurice, celle du Tréhou, celle de Sainte-Marie-du Ménez-Hom et de Pleyben. 

 

 

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

 

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PRÉSENTATION.

"Du type à nef obscure, l'édifice de 6 travées a ses grandes arcades pénétrant directement dans les piliers. A l'exception de la petite chapelle Notre-Dame, à gauche du choeur, voûtée sur ogives, il est entièrement couvert par un lambris dont les sablières, entraits et têtes des blochets, sont très finement sculptés. On retrouve notamment sur les premières une scène de labourage semblable à celle de Sainte-Marie du Menez-Hom et une scène d'ivrognerie également visible à Saint-Thomas de Landerneau." (Couffon & Le Bars)

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"Il y a encore dans l'église de Bodilis d'autres détails qui méritent l'attention des archéologues, ce sont les sculptures très riches et très variées qui couvrent les poutres apparentes et les sablières ou corniches ; elles reproduisent des motifs d'ornementation, des monstres, des serpents, des griffons, puis des scènes de la vie journalière à la campagne, des attelages traînant des charrettes, des labourages à la charrue, des convois funèbres, etc., tout cela sculpté avec verve et entrain. Une corniche à l'intérieur de la sacristie haute porte cette inscription : F : IURA HERGOVARCH : FABRIQUE : 1687 ." (J.M. Abgrall, 1903)

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La charpente a été restaurée entre 2000 et 2002, notamment par Thierry Laudren :

 "La restauration de la charpente (2000-2002) permet aujourd'hui de découvrir la richesse extraordinaire des multiples sculptures des sablières - " les plus remarquables par le nombre et la variété des sujets représentés " (3) - des entraits à engoulants, des blochets, des culots de poinçon (diverses pièces de bois constituant une charpente). Scènes mythologiques et bibliques, sujets profanes et sacrés s'y entremêlent étrangement. Licornes et lions tirent des attelages, des gueules béantes s'apprêtent à dévorer des hommes et des femmes aux pieds de bouc, des anges portent les instruments de la passion ou les plaies du Christ, la Vierge Marie, enceinte de Jésus, rend visite à Elisabeth, bientôt mère de Jean-Baptiste, etc…" (APEVE)

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"Cette Renaissance foisonnante se retrouve à l'intérieur de l'église, où les charpentiers se sont donnés à cœur joie sur plus de 100 mètres de sablières, 14 poutres et 20 blochets extraordinairement fouillés, dans une inspiration religieuse, mythologique et profane." Jacky Questel

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L'atelier du Maître de Pleyben ?

"Plusieurs sanctuaires semblent avoir été sensibles au rayonnement de Pleyben. Les sablières de l'église de Bodilis, décorées au XVI et et XVIIe siècle, se distinguent par la prédominance des thèmes religieux dont certains s'apparentent à ceux de notre sculpteur [le Maître de Pleyben, actif en ce lieu, mais aussi à Kerjean, Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, Roscoff [?] et Saint-Divy vers 1570 et 1580]." (S. Duhem)

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VUE GÉNÉRALE.

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

Selon ce procédé, la scène du labour occupe la sablière N5, au nord de la nef, entre le quatrième entrait et le blochet nord. C'est donc une place centrale. Observons d'emblée que la sablière S5, en vis à vis, est sculptée également d'un attelage à trois animaux, un décor énigmatique mais dont le labour de N5 ne peut être trop facilement séparé.

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Cette scène est composée par un laboureur, qui conduit une charrue à deux roues. La charrue est tractée par un attelage à trois chevaux (du moins à première vue) guidés par un homme qui tient les rênes de l'animal de tête.  Devant cet attelage, un paysan sème des graines. Un aimable mais vigoureux tableau campagnard, une Bucolique célébrant la vertu des travaux de la terre. Travaillez, prenez de la peine, le Royaume des Cieux est à vous !

À  première vue.

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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I. LE SEMEUR.

Il est plié en deux (hauteur de la corniche oblige), les jambes progressant vers la gauche tandis que le tronc s'oriente de profil pour semer le grain de coté, et que la tête et les yeux se retournent en arrière et en haut pour observer ceux qui le suivent. C'est une très belle posture en torsion, souvent utilisée pour représenter saint Christophe. Il me semble être tête nue, et sa chevelure laisse échapper du capuchon deux rouleaux à hauteur des oreilles.  Il est barbu, ses pommettes sont saillantes, ses traits sont forts. Il porte une culotte  moulante, descendant jusqu'au dessus des genoux, et des chausses si serrées qu'on n'en voit pas les détails.  Une veste aux pans croisés complète cette tenue ; les manches en sont relevées.

Ses graines, de grosse taille, sont réunies dans une poche de tissu  tenue dans le poing gauche. 

La consultation des exemples iconographiques de semeurs sur le site Enluminures.fr fournit 68 réponses, la plupart pour illustrer le mois de septembre (parfois octobre ou novembre) des calendriers, d'Heures ou d'autres ouvrages entre le XIIIe siècle et la première moitié du XVIe siècle. Beaucoup de semeurs ont placé le grain dans la poche d'un tablier blanc noué autour du cou comme une grande serviette. Beaucoup, mais non tous, ont la tête couverte d'un chapeau. Beaucoup se tiennent bien droit, absorbés par leur tâche,  le regard dirigé vers l'avant. La stéréotypie du personnage le transforme en un équivalent de signe zodiacal de septembre-octobre. 

Aucun n'adopte la torsion à 180 ° de notre personnage, et aucun ne précède, dieu merci,  un attelage labourant la terre qui vient d'être semée, alors qu'il faudrait herser.

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On aura remarqué le crochetage du pied gauche par celui, également gauche et postérieur, du paysan placé derrière lui. À eux deux, se tournant le dos, ils forment un couple chorégraphique bien insolite parmi les sillons. 

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Sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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II. LE GUIDE D'ATTELAGE.

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Ce jeune et  robuste gaillard — peut-être le Grand Valet du maître laboureur, ou le chef d'attelage— tient la bride du cheval de tête.  Les guides  rejoignent  le mors,  les montants (sans œillères) et les frontales. 

Il y a deux façons de mener un attelage, soit le menage à la tête, comme ici, soit le menage aux guides et au fouet.  

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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III. L'ATTELAGE À TROIS CHEVAUX.

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le premier  cheval est équipé d'un collier d'épaule, de traction, relié à une sangle qui longe ses flancs jusqu'à son train. 

Il semble fort agité : il lève la tête, ses oreilles pointent et sa queue est dressée. Que se passe-t-il ?

Il ne semble pas solidaire de l'attelage, puisqu'aucune sangle ne l'y relie.

Plus intrigant encore, le cheval qui est en arrière-plan, à demi masqué, ne porte aucun harnachement. Il semble plus docile.

La logique que je m'étais construit, qu'un équipage de trois chevaux attelés à la même charrue, vient de voler en éclat. 

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le dernier cheval reçoit le brancard de la charrue sous la forme de deux bâts (apparemment en fer forgé torsadé au milieu).

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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IV. LA CHARRUE MENÉE PAR LE LABOUREUR.

 

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Je comparerai cette charrue à celle donnée en illustration par F. Bardoneschi selon Les Heures Rostchild (vers 1500) :

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Scène de labours avec une paire de chevaux. Reproduction d’après l’enluminure originale : Londres, BL, ms. add. 35313, f°5 v°. Heures à l’usage de Rome (The London Rothschild Hours ou Hours of Joanna I of Castile), Flandre, Gand/Bruges, maître de Jacques IV d’Écosse et son atelier (décoration), vers 1500. Calendrier, mois de septembre.

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Plan d'une charrue médiévale (Document INSHEA-SDADV-2006/2007)

 

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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LE LABOUREUR.

Le paysan a fort à faire pour tenir les deux mancherons tout en maniant le manche du coutre, ou une autre poignée, de la main droite. 

Il est coiffé d'un chaperon, et vêtu comme les deux hommes précédents. Son regard est étrange, c'est un peu celui d'un aveugle. Est-il en train de perdre le contrôle de l'attelage ? 

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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V. LE BLOCHET. SAINT JEAN ?.

Cet homme, imberbe, vêtu d'une longue robe, et tenant un phylactère, est-il saint Jean (l'évangéliste, bien-sûr), comme je le suggère ?.

Par la finesse de sa silhouette, ses longs doigts, son visage gracile, il m'évoque les blochets du Maître de Pleyben, ceux de Kerjean par exemple.

À Pleyben, le laboureur regarde franchement en arrière et en haut vers le blochet, faisant ainsi preuve d'une distraction coupable dans la conduite de l'attelage. Ce n'est pas tout a à fait le cas ici, mais lorsque je regarde le laboureur au pied du blochet, je m'interroge.

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Blochet nord, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Blochet nord, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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DISCUSSION.

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La tendance spontanée est de voir ici un désir des membres de la fabrique paroissiale (le plus souvent choisis parmi les plus aisés et les plus généreux des propriétaires terriens de la trève) de mettre en valeur leur activité et leur profession agricole. Une scène naturaliste. 

"Les charpentiers semblent avoir été particulièrement sensibles aux activités agricoles et à l'image du paysan affairé dans son champ. Ce qui n'apparaît pas singulier si l'on considère la place de cette activité dans la vie des populations sous l'Ancien Régime. L'agriculture est la pierre d'angle de cette économie fondamentalement rurale. À la veille de la révolution, précise L. Élégoët, l'agriculture occupe plus de 75% de la population de la zone toilière. La culture des céréales – froment, avoine, seigle, mil et sarrasin – assure une place importante de la production vivrière. Les scènes de labours représentées sur quelques sablières attestent l'utilisation de la charrue à roue au XVIe siècle, un détail, selon A. Croix, qui « (…) place la Bretagne au premier rang des provinces développées ». Les sablières de La Martyre, de La Roche-Maurice, de Bodilis, de Pleyben, et du Tréhou donnent des indications précises sur la conception de ces instruments. Plusieurs sculpteurs ont réalisés ces images, dans des styles très différents, mais toutes sont représentées avec force précisions : la charrue du Tréhou est vue à la fois de profil et de face, par exemple.Ce détail est révélateur du souci des artisans d'être fidèle aux modèles reproduits, ce qui garantit une certaine authenticité des images.

Par delà ces clichés « photographiques » d'épisodes de la vie agricole courante, on mesure le poids d'une réalisation économique locale. Le Léon est une région agricole prospère, et plus encore une grande zone d'élevage et la première région exportatrice de chevaux, avec le Trégor, au XVIIe siècle. Les représentations de bœufs attelés et de chevaux sur les charpentes apparaissent à plusieurs reprises sur les sablières léonardes. Les animaux sont non seulement utilisés pour les labours, par deux, voire par quatre, ils conduisent également le chariot du cortège funèbre et participent au transport des fûts, à la Roche-Maurice et à Pencran." (S. Duhem)

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Pourtant, le rapprochement (incontournable) des cinq scènes de labour sculptées sur sablières, oblige à s'interroger, puisque trois de ces scènes montrent des accidents, peut-être par la faute du conducteur, peut-être par l'emballement des animaux de traits, concernant les guides de coté ou d'avant. 

La Roche-Maurice (vers 1560). Un laboureur, charrue à roues, quatre chevaux 2x2, un guide d'avant. Pas d'accident.

Pleyben (vers 1571) : un laboureur (regardant en arrière et en haut), un guide d'arrière, charrue à roues, 3 chevaux 2 puis 1 en pointe, une victime écrasée par la roue droite. 

http://www.lavieb-aile.com/2017/07/la-charpente-sculptee-de-l-eglise-de-pleyben-vers-1571-par-le-maitre-de-pleyben-le-choeur-et-la-fin-de-la-nef.sablieres-blochets-et

Sainte-Marie-du-Ménez-Hom (vers 1575) : Un laboureur, un guide d'arrière,  charrue à roues, quatre chevaux 2x2, un faucheur à l'avant, une victime entre les deux groupes de chevaux. Punition lors de la Fuite en Égypte , selon une hypothèse locale  qui me semble peu étayée.

http://www.lavieb-aile.com/2017/07/la-charpente-sculptee-du-collateral-nord-de-la-chapelle-sainte-marie-du-menez-hom-en-plomodiern-par-le-maitre-de-pleyben-vers-1575.h

— Le Tréhou (entre 1555 et 1610). Un semeur sur la pièce de bois voisine. Un laboureur, une charrue à roue, quatre bœufs 2x2, un animal monstrueux en pointe, écrasant ou renversant le guide d'avant.

— La Martyre (vers 1560). Un laboureur (regardant ailleurs), une charrue à roue, deux chevaux en couple, quatre bœufs accouplés deux à deux, un guide d'avant tenant les guides et levant son fouet. Pas d'accident (mais le guide d'avant est très incliné en arrière).

http://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre-vi-les-sablieres.html

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D'autre part, l'analyse de la sablière N5 de Bodilis révèle de nombreuses incongruités : semeur précédant un labourage, et se retournant vers l'arrière. Cheval de pointe non relié à l'attelage. Deuxième cheval non harnaché. Regard bizarre et détourné du conducteur de la charrue.

Enfin, la sablière N5 est située en vis à vis de la sablière S5, qui est, quant à elle, d'un registre franchement fantastique avec son attelage tiré par une licorne, un lion, et une troisième bête qui ne vaut guère mieux.

Curieusement, cette énigme n'a pas stimulé les esprits, puisque depuis le travail de S. Duhem, qui date tout de même de plus de vingt ans, personne n'a exposé ses observations ou ses cogitations.

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Ma réflexion provisoire.

J'ai abandonné la piste naturaliste, champêtre et paysanne. Comme Dali  jadis devant l'Angélus de Millet, je subodore "le mythe tragique"  caché derrière ces saynètes rurales.

Les cinq Labours sont-elles les cinq versions d'une même histoire, d'un dramatique fait-divers ayant marqué les esprits dans les campagnes toilières du Léon ? À Bodilis et à La Roche-Maurice, l'artiste se serait dispensé de représenter le malheureux guide d'attelage écrasé sous la charrue, et aurait donné un tableau fonctionnant comme un rappel plus sobre.

Sont-ils l'illustration, par un exemple bien adapté à ces paroissiens, du danger de la mort accidentelle, pour les inciter à la vigilance? L'un des points communs semble être la distraction du conducteur. 

Ou ces cinq sablières finistériennes seraient-elles les images d'un proverbe, d'une expression proverbiale, d'un conte ou d'une gwerz (les gwerziou sont des chants bas-bretons tristes, parfois construits autour d'un événement local) qui n'auraient pas été collectés et ne nous seraient pas parvenus, tout en étant parfaitement compris à l'époque ?

 

Comme je suis convaincu qu'il ne faut pas considérer un fragment d' œuvre  (une pièce de sablière) isolément du programme iconographique total; il me reste à présenter les autres éléments sculptés de cette charpente, dont certains sont tout aussi passionnants que celui-ci. 

 

(J'ai encore à mettre en ligne mes images des "labours" de La Roche -Maurice et du Tréhou, pour disposer d'une série complète). 

À suivre. 

 

Sablière (1560)  du bas-coté nord , église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière (1560) du bas-coté nord , église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997. 

— BARDONESCHI (Floriana ),2015, « Les images du cheval attelé au travail dans les campagnes : réalités anatomique et morphologique et construction artistique à travers les enluminures (Europe, XIIe-XVIe siècle) », In Situ [En ligne], 27 | 2015, mis en ligne le 02 novembre 2015, consulté le 04 avril 2018. URL : http://journals.openedition.org/insitu/12073 ; DOI : 10.4000/insitu.12073

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 21:28

Les vitraux de Moncontour. V. la verrière de la Vie de  saint Mathurin (vers 1500-1525).

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Sur les vitraux de Moncontour, voir :

 

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Sur les vitraux "du groupe rennais" du XVIe siècle, voir 

 

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Voir aussi :

  • La liste de mes 160 articles sur les vitraux.

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Pour tous les 1330 autres articles de ce blog utilisez l'onglet "rechercher".

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Pour la présentation générale de ces exceptionnels vitraux par un atelier rennais de cette période 1535-1540 pour l'église de Moncontour, voir  les articles sur la verrière de saint Yves (1537) et celle de sainte Barbe (1538).

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Plan de l'église : ses vitraux du XVIe siècle.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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PRÉSENTATION GÉNÉRALE.

C'est une baie cintrée, divisée par un meneau en deux lancettes, et mesurant 4,20 m de haut et 1,40 m de large. Lors de la reconstruction du bas-coté nord, en 1891-1893, les panneaux anciens ont été photographiés puis déposés, restaurés et recomposés par l'atelier parisien d'Albert Bonnot. Ils ont été redistribués dans une baie nouvelle, dont le dessin est sans rapport avec celui de la baie originale et dans des encadrements d'architecture tous neufs" (d'après Gatouillat).

Son étude, d'abord un peu décevante car c'est la moins bien conservée des verrières anciennes, va s'avérer passionnante par la découverte de sa source : six bois gravés des éditions, entre 1500 et 1530, de la Vie historiée de saint Mathurin. Ce qui est rarissime.

 


"C'est le plus ancien vitrail de l'église. Si l'on s'en tenait au premier panneau, sur lequel le donateur Jacques de la Motte–Vauclerc paraît âgé de vingt à vingt cinq ans ; il pourrait être daté avec certitude des premières années du XVIème siècle. Malheureusement, la tête a été refaite et les costumes indiquent que c'est plutôt aux environs de 1520 qu'il faut en fixer l'exécution. Suivant M. Male, ce vitrail fut vraisemblablement inspiré par une image de piété populaire. De fait, si le trait en grisaille brune est assez net, le dessin est assez fruste et la composition grossière." (Couffon)

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Le vitrail ne comprend plus actuellement que huit panneaux dont les encadrements et les inscriptions sont modernes.  Les légendes modernes sont les suivantes : Lancette gauche : Saint Mathurin intercédez pour nous — Entendez nous — Soyez nous propice. Lancette droite : Saint Mathurin — Ecoutez nous — Priez pour nous — Suppliez pour nous.

 L'ordre primitif des panneaux a été modifié ; ils se lisent actuellement de haut en bas et de gauche à droite.

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 Saint Mathurin, patron de l'église, est invoqué à Moncontour contre la folie et comme protecteur des bêtes à cornes. Le remarquable site de Damien Jullemier recense 11 autres églises consacrées à ce saint en France, 1 basilique (à Larchant, Seine-et-Marne), 13 chapelles en Bretagne et 4 autres en France. Il ne faut pas oublier la statue conservée à Carolles (Manche), où le saint exorcise Théodora. C'est celle-ci qui m'appris que le saint exorciste était invoqué non seulement contre la folie, mais aussi contre le rabonnissement des mègères. Je relis ce que j'avais écrit lors de ma visite de l'église carollaise :

 

  "Ce "rabonnissement des mégères" a toujours fait notre bonheur. "Rabonir", c'est "bonifier, rendre meilleur", et le terme était plus souvent utilisé, comme par Balzac dans Eugénie Grandet, à propos du vin que les bonnes caves amélioraient, jusqu'à ce que Louis Réau, dans son Iconographie de l'art chrétien (1955) ne l'applique aux talents de saint Mathurin à l'égard des méchantes femmes. Quand aux "mégères", femmes acariâtres et méchantes, elles englobaient les mauvaises épouses, les belles-mères ou les belles-filles, ce qui laisse à penser que nombreux sont ceux qui souhaitaient invoquer le saint à l'intention d'une parente proche...

  On sait en général que Mathurin est natif de la commune de Larchant, et qu'après sa conversion au christianisme, il  fut ordonné prêtre par l'évêque Polycarpe. Il développa vite un don particulier pour chasser les démons des possédés et hystériques. Lorsqu'à Rome, tous les exorcistes s'avérèrent incapable de soigner  Théodora de sa folie, et que le démon lui-même, lors d'une séance, eut déclaré "Je ne sortirai point, si Mathurin le sénonais ne me chasse ; et c'est lui qui délivrera le peuple romain de la pestilence présente", on convoqua le saint. Il imposa les mains, fit avaler une cuillère d'huile, et Théodora fut guérie.

  Mais ce que l'on connaît moins, c'est Saint Pipe. Le compagnon de Mathurin, un simple diacre qui accéda à la sainteté après la mort du saint exorciste  pour avoir ramené le corps de son ami de Rome à Larchant. Lui-même mourût le 2 octobre 306. On ne le prie pas assez. "

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Premier panneau : Jacques de la Motte Vauclerc présenté par son patron saint Jacques le Majeur.

Composition très perturbée  et restaurée : tête du donateur restaurée, nombreux bouche-trous et pièces déplacées, partie droite "recousue".(Gatouillat)

" Sur un phylactère « Sancte Jacob deum pro me ora ». Panneau entièrement refait sauf la partie inférieure de l'armure du donateur." (Couffon
 

[Note : Jacques de la Motte était fils aîné de Jean de la Motte, sr. du Vauclerc et de Françoise du Perrier, fille de Jean du Perrier, sr. du Plessix Balisson, et de Jeanne de Quélen. Jean de la Motte, sr. du Vauclerc fut lui-même fils de Guyon de la Motte sr. de l'Orfeil puis du Vauclerc par héritage de son oncle Guy Bouetel, et de Louise de Montauban fille de Guillaume et de Bonne Visconti de Milan. Jacques de la Motte épousa Jeanne de Tréal, fille de Jean sr. de Tréal et de Marie des Rames. Il perd ses parents avant 1506 et fit le 17 septembre de cette dernière année partage de la succession de sa mère avec Jean de la Villeblanche. Acte dans lequel il est qualifié sr. de l'Orfeil et du Vauclerc. Il mourut le 9 avril 1531] (Couffon)

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Jacques de la Motte figure également comme donateur sur la maîtresse-vitre, ce qui témoigne de son importance. Mais, dans cette mosaïque confuse, la seule pièce signifiante est le verre rouge gravé de ses armoiries, de gueules engrêlée d'argent.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Deuxième panneau : Saint Mathurin convertit son père et sa mère.

"Au centre du panneau, le saint, nimbé, est vêtu d'une soutane violette. A gauche, son père, coiffé d'un casque d'or, porte une robe rouge à galons d'or et des chausses bleues. A droite, sa mère est en cotte verte, robe d'or et manteau rouge ; dans le fond débris épars." (Couffon)

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Détails.

1°) saint Mathurin tient un bâton incurvé en club, et élargi : tous ceux qui ont vu des enluminures ou peintures de l' Adoration des Bergers peuvent reconnaître l'outil des gardiens de troupeau, élargi en cuillère pour, dit-on, prendre des pelletées de terre et les lancer vers un animal. La tradition veut en effet que Mathurin, comme son ami Pipe, avait été berger. Sur ce vitrail, — et non sur les gravures — cette crosse pastorale va se retrouver, comme un véritable attribut du saint.

En réalité, notre Mathurin n'était pas plus gardien de troupeau que moi, mais cet attribut, comme la crosse épiscopale, est métaphorique de la fonction de berger des âmes à laquelle il fut appelé. C'est le père de Mazthurin, qui se prénommait Marin, qui eut un rêve prémonitoire, , comme le raconte la Légende Dorée de Jacques de Voragine : "Et laquelle le père dit ainsi "j'ai cette nuit vu en vision que notre fils Maturin était entré en une bergerie et lui bailla-t-on à garder grande multitude de brebis". 

2°) La cape de la mère du saint, surchargée de dorures, serrée par une ceinture d'étoffe bleue, courte et laissant dépasser une robe rouge, rappelle fortement la tenue vestimentaire de sainte Barbe de la baie 5, de la servante, ou de Salomé et d'Hérodiade de la baie 3, ce qui est un argument pour la contemporanéité de ces baies.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Troisième panneau : Les envoyés de l'empereur romain viennent à Larchant prier saint Mathurin d'aller à Rome délivrer la fille de l'empereur qui est possédée du démon.

"Au premier plan, le saint, dont la tête a été refaite, est à genoux, en aube blanche et chasuble blanche et or. Derrière lui, saint Jacques, en robe bleue et manteau rouge, est coiffé d'un chapeau rouge et blanc orné de la coquille. Au milieu du panneau, devant saint Mathurin, l'un des envoyés, un prélat, en robe rouge et manteau violet et or. Il est accompagné d'un autre personnage en robe rouge. Il y a également dans ce panneau des débris épars. " (Couffon)

Nous pouvons commencer par corriger une première fois René Couffon : ce n'est pas saint Jacques qui est figuré derrière le saint, mais un ambassadeur, et son chapeau est orné d'un joyau perlé et non d'une coquille.

Mais je pense aussi qu'il ne s'agit pas ici de la rencontre de Mathurin avec les ambassadeurs de l'empereur. Nous voyons à droite un clerc, tonsuré, et son voisin qui porte une croix pastorale : ou à gauche, la moitié d'un visage féminin. Je suggérerai d'y voir l'évêque Polycarpe ordonnant prêtre  le jeune Mathurin entouré de ses parents. Tenons compte que ces panneaux sont très fortement recomposés. Mais mon "Polycarpe" est nimbé.

 

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparez avec la gravure de la Vie historiée de Mathurin (1500-1530) :

 

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

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Quatrième panneau : Baptême par immersion du père et de la mère de saint Mathurin (ce panneau devrait être le troisième).

"A gauche, saint Mathurin, en soutane violette. Au centre, les fonts baptismaux verts avec les néophytes ; à droite l'évêque, mitre d'or en tête et vêtu d'une aube blanche, d'une dalmatique rouge et d'une chape bleue doublé de vert. L'intérieur de l'église est violet avec fenêtres vertes." (Couffon)

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C'est la réplique exacte de la gravure, mais Mathurin tient son bâton de berger.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparez avec la gravure sur bois de la Vie historiée de saint Mathurin.

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http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

Idem, in Thoison 1888.

Idem, in Thoison 1888.

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Cinquième panneau : Saint Mathurin est reçu par l'empereur.

"A droite, l'empereur, portant une longue barbe blanche et coiffé d'une couronne d'or, est vêtu d'une robe violette et d'un grand manteau d'or damassé doublé en vert. Il porte des chaussures rouges. Derrière lui deux personnages en chaperons. Devant lui, à gauche du panneau, saint Mathurin, nimbé d'or, est à genoux. Il porte une soutane violette et un surplis blanc. Derrière lui se tient un premier seigneur, en robe bleue galonnée de vert et en chausses violettes, et un second, portant un bonnet vert à bords relevés. Au fond de la scène, tenture damassée rouge ; sur le sol, carrelage vert. " (Couffon)

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Les détails.

Là, Couffon a tout bon, mais il passe encore à coté de la crosse du bâton du saint.

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Le texte de la fin du XVe siècle.

"L'empereur Maximien envoie des soldats à la recherche de Mathurin. En arrivant aux frontières de la Gaule, cette ambassade ,se partage en trois troupes, afin de parcourir plus vite toute la contrée. 
A Larchant les ungs arrivèrent, 
Qui sainct Mathurin y trouvèrent, 
Le saluèrent humblement, 
Si fist-il eulx pareillement. 

Le saint, prévenu par un ange la nuit précédente, savait déjà ce que les soldats lui venaient demander. Il consent à les suivre. « Mais avant que de partir, il fit jurer à ces messieurs Romains que s'il avenoit qu'il trépassât à Rome, en allant ou en venant, ils reconduiroient son corps jusqu'au lieu même où ils l'avoient trouvé priant et résidant. »

 Ils partent pour Rome.

Ses dévotions faites en la chapelle de Saint-Honorat ou Honoré, il continue son voyage et arrive enfin à Rome où il est reçu avec acclamations. Mais, se mettant à genoux avec tout le peuple, il fit oraison pour eux à Dieu, Père de miséricorde, laquelle étant finie », Amen, répondent les Romains. 
Son oraison là accomplie, 
De la Grace de Dieu remplie, 
Fut la commune entièrement. 
De toute leur peine et tourment, 
De toutes maladies quelconques 
Furent sains et guaris adoncques. 
L'Empereur, prévenu de son arrivée, le fait amener en son palais, le reçoit avec de grands honneurs, ayant auprès de lui toute sa noblesse et lui dit « Si u peux délivrer ma fille du démon qui la tourmente, je te donnerai une grande somme d'argent. Le saint homme répond Non in me sed in Domino est virtus sanitatis, etc. » 

Cependant pour ne mécontenter pas l'Empereur, il accepte ses présents et distribue aussitôt cet argent aux pauvres. " (Eugène Thoison)

 

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparez avec le bois gravé de la Vie historiée (1489).

 

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Les vitraux de Moncontour.  V. la verrière de la Vie de  saint Mathurin (vers 1500-1525).

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Sixième panneau : Saint Mathurin exorcise la princesse. 

"Au premier plan, debout à gauche du panneau, le saint, nimbé d'or, en soutane violette, aube blanche et riche chape d'or doublée de rouge, exorcise la princesse, à genoux devant lui. Il est accompagné d'un personnage, coiffé d'un bonnet rouge et vêtu de chausses rouges et d'un manteau bleu. La princesse porte une riche couronne d'or sur sa coiffe blanche. Elle est vêtue d'une robe violette à manches rouges et vertes à crevés, et, par-dessus, d'une tunique d'or damassée, à ceinture bleue. Au–dessus d'elle, sur un fond violet, le démon s'enfuit. Sa tête, ses ailes et le haut de son corps sont rouges, tandis que le bas du corps et les jambes sont verts. Derrière la princesse, l'empereur, reconnaissable à sa couronne et à sa longue barbe blanche. Il porte une robe violette et un manteau de damas ou à grand col d'hermines." (Couffon)

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Nous retrouvons la tenue vestimentaire d'Euphémie, mère de Mathurin, dans le deuxième panneau, dorée avec la ceinture bleue nouée. En recopiant la gravure (ou plus tard, en restaurant le vitrail), la tonsure de Mathurin a été transformée en une couronne malencontreuse. 

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Le texte de la fin du XVe siècle.


"Lors fut la pucelle amenée. 
De l'huile tantost demanda; 
Et ainsi qu'il le commanda 
On luy en apporta à coup, 
Non pas qu'il en eut prins beaucoup 
Mais un peu, laquelle il bénit, 
Et dedans la bouche luy mit, 
Luy faisant la croix seulement, 
Fut délivrée de tourment. "

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparer avec le bois gravé de la Vie historiée (1489).

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Les vitraux de Moncontour.  V. la verrière de la Vie de  saint Mathurin (vers 1500-1525).

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Comparez avec diverses enluminures :

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Arsenal 5070 Gallica

Arsenal 5070 Gallica

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BnF Français 242 f 169v Gallica.

BnF Français 242 f 169v Gallica.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Septième panneau : Saint Mathurin guérit, les malades et les infirmes.

"Au centre, le saint, nimbé d'or et vêtu d'une soutane violet rouge et d'un surplis blanc, se détache sur une tenture violette. A gauche et à droite de celle-ci, arbres verts sur ciel bleu. Derrière saint Mathurin, à gauche du panneau, sur un cheval harnaché d'or, se tient un seigneur portant une robe bleue avec collier d'or et coiffé d'un bonnet à bords relevés. A côté de lui, un homme d'armes en bleu est coiffé d'une salade verte sans visière. Devant le saint, des infirmes. L'un, au premier plan, est coiffé d'une toque violette et vêtu d'une robe rouge et de chausses bleues. Il porte une calebasse et un bâton d'or. Un second est vêtu d'une robe verte ; quant au troisième, l'on aperçoit seulement sa tête coiffée d'un béret bleu." (Couffon)

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On notera surtout l'appareillage de la jambe gauche, en pilon de "jambe de bois". Et bien-sûr le bâton du saint.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparez avec la gravure sur bois de la Vie historiée : on y retrouve le même infirme à la jambe de bois.

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http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

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Huitième panneau : En route vers Rome, saint Mathurin s'endort dans le bateau et une tempête se lève. Il l' apaise et aborde à l'île St-Honorat (Lèrins) où deux anges le conduisent à la chapelle.

 

"En réalité, trois épisodes sont peints sur ce panneau. Au premier plan, la mer avec des poissons en grisaille. A droite, à l'avant d'une barque d'or à cordages blancs, le saint, en robe rouge, surplis blanc, bonnet carré et nimbe d'or, dort profondément. Un personnage barbu, en robe bleue bordée de rouge, s'approche de lui pour le réveiller, car un diable rouge est en train de briser le mât portant leur grande voile blanche. A gauche de ce premier épisode, le saint, en même costume, mais sans bonnet, est en prières à la proue du bateau, seule figurée. Enfin, à la gauche du panneau, le saint est reçu par les moines. Au fond, sur un ciel bleu, se détache au milieu d'une verte prairie une chapelle à toit bleu figurant l'abbaye de Lèrins." (Couffon)

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Le texte.

Le saint, se rendant de Larchant à Rome sur la demande de l'empereur (ou à son retour, comme le raconte Couffon pour respecter la chronologie des vitraux), décide de s'arrêter aux îles de Lèrins.

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Ils partent pour Rome, mais Mathurin ..;

Voulant aller voir la chapelle 
De Monseigneur sainct Honoré, 
Dans l'une des îles de Lérins, 
S'endormit dans le vaisseau. 

Il s'élève alors une violente tempête; une troupe de diables s'abattent sur le vaisseau qui est près de s'abîmer. Ses compagnons effrayés l'éveillent, le suppliant de les sauver. 

 

"Elevans oculos in cœlum, ingenuit et ait :  Deduc me Domine in vitâ tuâ et ambulabo in veritate  tuâ". 
Tout à coup cessa la tempête. En débarquant dans l'île de Saint-Honorat, Mathurin rencontre deux hommes qui le saluent Benedictus qui venit in nomine Domini, etc. et  disparaissent. 

Ses dévotions faites en la chapelle de Saint-Honorat ou Honoré, il continue son voyage et arrive enfin à Rome où il est reçu avec acclamations." (E. Thoison)

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Comparer la gravure sur bois de la Vie historiée (en ou après 1531) :

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Les vitraux de Moncontour.  V. la verrière de la Vie de  saint Mathurin (vers 1500-1525).
Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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La fin de la Vie historiée.
 

 


"Depuis, saint Mathurin demeura dans Rome l'espace de trois ans continuels pendant lequel temps il visitoit les sépulchres et les châsses des saints apôtres et martyrs de Jésus-Christ, jeûnant, faisant aumônes sans cesse, secourant par compassion et charité chrétienne les malades, jettant les  diables hors des corps et faisant plusieurs autres miracles et bonnes œuvres en nombre infïny. Puis lui-même, atteint de fièvres, rendit son âme à Dieu le jour des kalendes de novembre. L'Empereur ordonna de l'enterrer avec honneurs et diligences 

Très grand service lui fist faire. 
Mais le lendemain, 
Il fust trouvé tout déterré 
Ensevely dessus la terre. 

Stupeur des assistants. Un des soldats qui l'avaient été chercher en Gaule se souvient du serment que le saint avait exigé. 
Ceci fust à l'Empereur dit, 
Lequel tost et sans contredit 
Commanda qu'il fust ramené. 

Et le fist à Larchant conduire 
Par des plus grands de son empire. 
Après qu'à Larchant il fut mis, 
Rendu au lieu de ses amys, 
Fut solennellement inhumé. 

Après cela chacun s'en retourna à Rome, excepté quatre bons catholiques venus avec ce corps bienheureux de Rome scavoir Antoine le Diacre, le damoiseau Félix, filleüil de saint Mathurin, qu'il avoit même baptisé à Rome avec deux jeunes filles vierges, très dévotes et religieuses, l'une nommée Anastasie et l'autre Grégoria ils avoient tous résolu par voeu irrévocable de demeurer le reste de leur vie à faire l'Office divin au sépulchre du saint. De fait ils y trépassèrent et leurs corps furent enterrez à Larchant, proche de son tombeau où alors et depuis aussi beaucoup de miracles furent faits dont tout le monde parle. " (Eugène Thoison 1888).

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DISCUSSION.

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C'est Eugène Thoison, en 1888, qui remarqua la similarité des panneaux du vitrail de Moncontour et des gravures de l'édition de 1489 par Jean Trepperel de la Vie Historiée de saint Mathurin. 

 "Le second vitrail, en date, que nous ayons à étudier est celui qui, dans l'église de Moncontour,  retrace en un certain nombre de médaillons les traits principaux de la vie de saint Mathurin. Or, chose remarquable, il y a entre cette verrière et les bois gravés pour la Vie hystoriée une ressemblance qui touche presque à la similitude. Grâce à l'extrême obligeance de M. Hamonic, de Moncontour, qui a bien voulu dessiner pour nous deux des scènes les plus caractéristiques de la verrière, nos lecteurs sont à même de juger de cette ressemblance; elle n'est pas d'ailleurs particulière à ces deux médaillons les scènes représentées par nos fig. 5 et 6  (t. IV, pages 14 et 15) se retrouvent dans la verrière de Moncontour. La question est celle-ci le peintre verrier a-t-il copié les bois, ou le graveur s'est-il inspiré du vitrail? Je ne crois pas qu'il soit possible de répondre d'une façon absolument décisive. En effet les bois et le vitrail sont à peu près de la même époque la fin du XVe siècle. Pour les bois  sauf pour un ce n'est pas douteux le livre du curé Jehan a été imprimé en novembre 1489, et rien n'autorise à penser que les bois aient déjà servi antérieurement à cette date, bien voisine de celle de l'introduction de l'imprimerie à Paris. Pour le vitrail, nous allons donner l'avis motivé de l'artiste verrier qui l'a restauré et qui a pu l'étudier à loisir, M. Laigneau. "

N.B : Si la mairie de Moncontour avait désigné l'atelier Laigneau de Saint-Brieuc pour procéder aux restaurations, l'État a imposé l'atelier parisien d'Albert Bonnot, vers 1893. Mais Laigneau a pu s'y intéresser et les examiner.
 

« Le vitrail de saint Mathurin est plus vieux que  ceux de saint Yves [1537 ], de saint Jean-Baptiste et de sainte Barbe [1538] (qui ornent aussi l'église de Moncontour). Il est de la transition entre le gothique de la troisième époque et la Renaissance. D'après le très mauvais état de ce vitrail, dont le verre est beaucoup plus abimé que celui des autres, on pourrait  même le considérer comme étant bien plus vieux;  mais son orientation peut expliquer sa détérioration plus grande. Dans la verrière de saint Yves et dans les deux autres, il y a des verres rouges gravés de la même manière, ce qui prouve que ces trois verrières sont à peu près de la même époque; dans celle de saint Mathurin il n'y a pas de gravure, et le dessin des personnages est plus gothique que Renaissance. »

 "M. Carlo complète cette appréciation par ce détail qui a son poids La verrière de saint Mathurin est absolument de la même époque qu'un arbre de Jessé qui dut être remis en plomb en 1597; et cette opération suppose au vitrail au moins un siècle d'existence ». 

Donc, le vitrail de Moncontour serait contemporain des bois de Paris et si, comme on peut le constater, les figures de la verrière sont moins barbares que celles du livre, il faut tenir compte de la différence du procédé. » Nous ajouterons tenir compte aussi de ce qu'avec son instinct d'artiste . Hamonic a pu avantager un peu ses dessins. 

Mais voici qui complique la difficulté notre bois déjà publié, reproduit ci-dessous (fig. B') et qui a son correspondant dans le vitrail (fig. B'), n'existe pas dans l'édition de 1489, et nous l'avons emprunté à une réimpression postérieure à 1530. Y eut- il, entre 1489 et 1531, très près de 1489, une réimpression aujourd'hui perdue et dans laquelle ce bois figurait? Ce n'est pas impossible.. L'éditeur de 1531 a-t-il utilisé un bois gravé en 1489 et négligé alors, peut-être faute de place? Notez que l'édition de 1531 est augmentée. Ce n'est pas invraisemblable, bien qu'il nous semble que ce bois ne soit pas du même burin que les autres. 

En somme, pour que le livre eût copié le vitrail, il faudrait qu'il s'y fût pris à deux fois pour y puiser des inspirations. On admettra que c'est bien douteux. " (E. Thoison)

Une fois écartée l'hypothèse que c'est le graveur parisien qui a copié les scènes du vitrai breton, l'absence de la gravure correspondant au 8ème panneau (la tempête et Lérins) dans l'édition de 1489 et sa présence dans celle de 1530 inciterait à dater cette verrière de la période postérieure à 1531, et donc d'affirmer que l'ensemble des baies anciennes avait été composé en une seule campagne, vers 1535-1540. Cette hypothèse est stylistiquement plausible, car la verrière de saint Mathurin est si dégradée qu'on ne peut mettre sur le compte de son antériorité sa pauvreté.  Néanmoins, il faudrait vérifier l'existence ou l'absence de la gravure de la tempête à Lérins dans les éditions antérieures à 1530, c'est à dire celles de 1489 (plutôt 1500), 1502-1505, et 1526. Je n'ai pas trouvé l'accès à ces éditions.

Quoiqu'il en soit, il est rare de pouvoir établir un parallèle aussi  étroit entre des gravures et une série de panneaux historiés de verrières du XVIe siècle. C'est un élément majeur de l'intérêt de cette baie malgré sa dégradation.

 

L'Association culturelle de Larchant  a mis en ligne le texte suivant.

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-biblio.html

 

Larchant, Bibliographie de saint Mathurin

La « Vie de saint Mathurin de Larchant hystoriée », imprimée à plusieurs reprises au XVe siècle, est un de ces nombreux exemples de livrets hagiographiques que l’imprimerie diffusa dès la fin du XVe siècle et qui continuèrent à être édités jusqu’en plein XVIIe siècle et même au-delà. La première édition connue, « La vie et légende de saint Mathurin de Larchant », éditée par Jean Trepperel vers 1500, comprend 16 feuillets et 6 gravures sur bois (seul exemplaire connu à la B.N.).

— Vers 1502-1505 paraît « La vie de saint Mathurin de Larchant hystoriée »,  éditée par Marion de Malaunoy, veuve de Guillaume le Caron, comprenant 18 feuillets et 19 gravures sur bois (certaines inspirées de Trepperel), dont l’unique exemplaire connu se trouve à la bibliothèque d’Aix-en-Provence. 

—Une troisième édition de cette vie « hystoriée » est parue à Paris chez Jacques Nyverd vers 1526 (16 feuillets, 15 gravures) (Bibliothèque de l’Arsenal)

— et une quatrième édition, intitulée cette fois-ci « La vie de monseigneur sainct Mathurin » est parue, toujours à Paris, vers 1530 (24 feuillets, 15 gravures) (seul exemplaire connu à la bibliothèque Colombina de Séville).

— Vers la fin des années 1570, Claude de Monteuil publie une 5e édition « La vie, légende, miracle & messe de St. Mathurin de Larchant hystoriée » (40 feuillets, 19 gravures) (seul exemplaire connu à la bibliothèque nationale)

— et le même éditeur produit, dans les années 1585-90, une dernière édition (dont le seul exemplaire connu se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal), « La Vie, légende, miracle et messe de monseigneur St Mathurin de Larchant. Avec les figures mises & adaptées en la fin de chacune histoire ».

— Le texte que véhiculent, avec quelques variantes, ces six éditions, est un poème de 914 vers octosyllabes, à rimes plates, composé par un mystérieux prêtre de Larchant, Jehan le Bestre. Jean Trepperel l’aurait acheté en 1489. En ce qui concerne l’illustration, une permanence éditoriale existe durant près d’un siècle, de la même série de 16 bois gravés qui devaient être légués ou rachetés avec la boutique.

— Signalons, pour en terminer, une édition de 42 pages, rédigée par un vicaire de Larchant, Etienne Boiteur, en 1640, « La Vie, mort et miracles de Sainct Mathurin », qui n’a aucun rapport avec la version en vers du XVIe siècle.

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ANNEXES

1°) Le texte français de Vincent de Beauvais : maladroite adaptation (!) 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55000813g/f561.item.zoom

"Saint Maturin fut né du diocèse de Sens et appelait-on son père Marin qui par le commandement de l'empereur Maximien persécutait moult fort les chrétiens. Mais le fils était occultement disciple de Notre-Seigneur et était dolent de la perdition de ses parents et dépriait Dieu pour leur conversion. Et il oy en dormant une voix disant Maturin mon servant viez ci que tu as loiaument requis tu las empetre e effet. Et si comme ils efforçant soi rendit grâces à Dieu sntere amonestéee par la devine violences eurunt la et li dist. Fil : que nous sera il de mieux se nous croyons en Dieu si comme tu requiers souvent. Ases dist il quant ton cors sera renouvelé de gloire de surrection et l'âme sera renouvelée par connaissance de vérité de grâce de baptême. Et si comme elles eut raconté à son mari le debonnaire amonnestement de son fils il lui dit. Et je me isine m en ceste mut en mision que notre filz était entre un tort et l'en li avait bailhe grant multitude douailles Et ainsi les 2 reçurent baptême de saint Policarpe évêque duquel icelui Maturin encore en son vingt ans fut ordonné en prêtre.

 

Et si comme l'en dit ce Mathurin était en France après la mort de saint Maurice et de ses compagnons le peuple de Rome était tourmenté par diverses pestilences et la fille de Maximilien empereur était tourmentée du malin esprit et son père s'efforçait de la délivrer par ses arts magiques. Le diable criait parmi la bouche de la pucelle. « Empereur délaisse tes maléfices tant que Mathurin servant de Jésus-Christ vienne de France qui par ses prières rétablira ton peuple et ta fille au salut. » Et il fut quis de l'empereur et mandé par ses chevaliers et alla avec eux à Rome. Et ils furent auparavant serment que toutes fois si il advenait qu'il trépassa en cette contrée, ils rapporteraient son corps à être enterré en son lieu.

Et il vint à Rome où il fut reçu à grande gloire des compagnies qui li allèrent encontre. Et donc il guérit la fille de l'empereur et la délivra du diable, et il guérit tous les autres malades qui lui furent amenés. Et après ce il rendit liessement l'esprit à Notre Seigneur. Duquel corps orne de précieux oignements fut enseveli et enterré. Et sitôt comme il retournait au matin ils retrouvaient le corps sus tréstout hors. Et iceulz ébahis ne savaient que faire. Adonc l'un des chevaliers qui l'avait amené de France remembrant du serment qu'il avait fait leur raconta la cause et du commandement de l'empereur le corps fut porté à son lieu honorablement là où Dieu fait moult de miracles au sépulcre de celui."

 

2°) Le texte de la Légende dorée transcrite à nouveau comme j'ai pu :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8426005j/f636.item.zoom

"Saint Maturin fut né du diocèse de Sens et appelait-on son père Marin qui par le commandement de l'empereur Maximien persécutait moult fort les chrétiens. Mais Maturin son fils dés le temps de son enfance pernicieusement en cœur et en volonté était disciple de Jésus-Christ. Et était moult dolent de la perdition de son père et de sa mère pour tant qu'ils étaient mécréants. Diont maintes fois en priait Jésus-Christ que par la bénigne grâce il les voulut convertir. Si advint que une nuit ainsi qu'il dormait une voix lui dit "Maturin ta pétition est exaucée". Le quel tantôt se leva et en rendit grandes grâces à Notre-Seigneur. La mère de saint Maturin inspirée du Saint Esprit vint à lui tantôt. Ô mon enfant quelle rémunération aurons nous à ne quelles mérites si nous croyons en Jésus-Christ comme par plusieurs fois se nous as admonesté. Adonc saint Maturin lui répondit mère sachez que après la générale résurrection l'âme et le corps auront joie et gloire pardonnable sans fin et telle que cœur humain ne le saurait penser ni langue dire ni prononcer. Tantôt la mère saint Maturin s'en a son père lui dire ce que leur fils si lui avait dit. Et laquelle le père dit ainsi j'ai cette nuit vu en vision que notre fils Maturin était entré en une bergerie et lui bailla-t-on à garder grande multitude de brebis. Et donc tous deux reçurent ensemble de saint sacrement de baptême d'un saint évêque que l'on nommait Policarpe. Lequel ordonna et fit prêtre Maturin quant il eut vingt ans." etc..

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Le texte latin  du BnF latin 4897. Vincent de Beauvais, Miroir historial Livre XIII chapitre 158, folio 109v. (traduction supra)

 

Passio sancti Maturini martyris.

Ex gestis ejus Fuit etiam sanctus Maturinus diocesis Senonensis accola, cujus pater Marinus ex praecepto Maximiani Christianos persequebatur sed filius, a pueritia Christi disci- 
pulus, de parentum perditione dolens, pro eorum conversione Deum exorabat. Et audivit in somnis vocem dicentem sibi « Maturine famule meus, ecce quod fideliter petisti, efficaciter impetrasti. Qui consurgens' gratias egit et mater ejus divino instinctu admonita supervenit, dicens « O fili, quid nobis erat commodi si, ut frequenter postulas, credam in Christum? Magnum, inquit, cum et corpus innovatum' fuerit gloria resurrectionis, et anima per gratiam baptismatis. agnitione veritatisi » Cumque iila piam. suggestionem filii viro retulisset, ille ait vidi et ego hac nocte in visione, quod hic filius noster ovile quoddam ingressus esset, et multitudinis ovium grex ei traditus fuisset. Ambo itaque a quodam sancto Polycarpo episcopo susceperunt baptismum, a quo et ipse Maturinus XXm agens annum ordinatus est in presbyterum. Hic ut fertur, cum post
beati Mauritii sociorumque ejus martyrium, Romanus populus diversis cladibus afficeretur, filia quoque Maximiani immundo spiritu ageretur, et pater magicis artibus ageret', ut eam liberaret, clamante Dsemone per os puellae « O Imperator, deficient maleficia tua, donec ex partibus Gallise Maturinus servus Christi veniat, qui precibus suis populum et filiam tuam saluti restituat. Accersitus'ab Imperatore cum militibus Romam perrexit, prius tamen ab eis sacramento accepto, quod si in regionibus illis eum migrare contingeret, corpus ejus terrae humandum ad locum suum referrent. Romam igitur perveniens obvia turba cum gloria susceptus, Imperatoris filiam a dœmonio' liberavit, alios autem infirmos sibi oblatos curavit, et tandem ipso die kal. novembris laetus Domino spiritum reddidit. Cujus corpus aromatibus conditum cum sepelissent et humatum reliquissent, mane revertentes invenerunt illud super terram rejectum et stupefacti' nesciebant quid agerent. Tunc unus militum qui eum de Gallia adduxerunt, pacti sui reminiscens, causam retulit, et ad locum suum corpus cum honore relatum est jussu Imperatoris, ubi ad ejus sepulchrum Deus multa miracula declaravit. 

 

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SOURCES ET LIENS.

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— ASSOCIATION CULTURELLE DE LARCHANT.

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/vie-saint-mathurin.html

 

— BANNIER (Chanoine Y.M.), 1929, Monographie de saint Mathurin, Saint-Brieuc

Arsenal 5090 folio 277v http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55000813g/f560.image

— COUFFON (René), [1935]  Contribution à l'étude des verrières anciennes du département des Côtes-du-Nord, Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord. T. 67 1935, pages 167-171

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f196.item

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum vol. VII, Presses Universitaires de Rennes.

— MONCONTOUR (SITE DE L'OFFICE DU TOURISME DE) .

http://www.tourisme-moncontour.com/Vitrail-saint-yves_fiche_1796.html

— MONCONTOUR (SITE DE LA MAIRIE DE) .

http://moncontour.bzh/eglise-saint-mathurin/

— INFOBRETAGNE, Les vitraux de l'église de Moncontour..

http://www.infobretagne.com/moncontour-eglise-vitraux.htm

— Congrès archéologique de France 1950 vol.107

— DESCRIPTION DES VERRIERES DATANT DE 1874 : Mémoires de la Société archéologique et Historique des Côtes-du-Nord.

https://books.google.fr/books?id=dFdj-oEI7pMC&pg=PA164&dq=de+la+Motte++Vauclerc+armoiries&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjBl7yrlIfaAhVRaVAKHX4IAuoQ6AEIODAD#v=onepage&q=de%20la%20Motte%20%20Vauclerc%20armoiries&f=false

— THOISON (Eugène), 1886 et 1888, Saint Mathurin, son culte dans les différents diocèses de France, ses souvenirs dans la littérature religieuse et profane Légend. Reliques, pèlerinages. Iconographie. Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais Société historique et archéologique du Gâtinais.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2206573/f7.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84525491/f1132.item.zoom

— NDODUC

 

http://ndoduc.free.fr/vitraux/htm7601/eg_StMathurin@Moncontour.php

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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