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14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 22:50

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LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES  (1592-1761 [1735]).

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Corpus chronologique :

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Élévation sud, à droite de la porte  Y : GORIE / FA : 1592.

Inscription non datée et peu lisible sur le coté gauche du clocher.

Pignon du transept sud, à droite de la baie. B : QVERR / FA : 1593.

Au sommet du pignon du transept sud : I : DA /VOL :FA :1607.

Calvaire : M : H : S: MARZIN : R / Y : QVEMENER : / FA : 1637  et sur le nœud Y : QVE /MENER : /FABRI

Fontaine : M : Y : CV / ER : RECTVER / I : PRIGANT : / FABRIQUE : 1667.

Linteau de la fenêtre sud de la sacristie : N : ET : D : M : P. /FVRIC :R. /H : QVEMENER : F. 1712.

Chambre des cloches : 1735 ?

Chœur de l'église, intérieur, coté nord . [QVI]NQVIS / ---TEANT 1754. puis M: IACQVES V[EM]AR / RECTEVR

Chœur de l'église, intérieur, mur sud. M : IOSEPH LE GUIADER REC / TEUR 1761

Chœur de l'église, intérieur, mur sud : GILLE EVZEN FABRIQVE 1761.

Cloche fin XVIIIe ou vers 1816  : Fondue à Brest --pour servir à la chapelle St-Nicodème ---Savina recteur et nommée -- par Mr Jean-Pierre -- propriétaire de Kerampochet et Dame Corentine --- de Kergoulouarn.

 

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Déduction :

Ces inscriptions tracent l'histoire d'une chapelle dont la construction a débuté en 1592 par la nef sud, un peu après l'église paroissiale (dates de 1547 et 1574) et la chapelle Sainte-Barbe ( 1585 sur la calvaire). Après s'être un peu attardée (guerre de la Ligue ?) au transept sud de 1593 à 1607, elle a du être achevée afin de se doter d'un calvaire en 1637 par Roland Doré (les calvaires de Sainte-Barbe et de l'église datent de 1585 environ), puis d'édifier  en 1667 l'édicule d'une fontaine certainement préexistante. En 1712, la chapelle obéit à l'injonction (post Concile de Trente) de s'équiper d'une sacristie aux fenêtres à barreaux car elle sert à protéger la trésorerie . Elle précède en cela Sainte-Barbe (1736), tandis que l'église avait fait construire sa sacristie en 1680. 

Par estimation, la chapelle reçoit son mobilier au XVIe (statue de saint Éloi et Vierge "de la vraie vertu"), au XVIIe (statues de Nicodème et de la Vierge) ou au 1er quart du  XVIIIe (retables de saint Éloi et saint Isidore de 1720-1725).

En 1735, une violente tempête, qui touche aussi l'église paroissiale, abat le clocher et impose de refaire le pignon ouest. 

Entre 1754 et 1761,  les murs du chœur sont reconstruits, d'abord au nord, puis au sud, juste avant que la charpente ne soit lambrissée. 

Une nouvelle cloche est réalisée entre 1816 et 1826 (probablement après la dépose des cloches du département à la Révolution).

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La forte présence des recteurs.

Ici, comme à l'église Saint-Méen ou à la chapelle Sainte-Barbe, mais seulement à partir du XVIIe siècle, les recteurs successifs tiennent à faire inscrire leur nom à coté de celui du fabricien en exercice pour l'année (alors que les inscriptions de nombreux sanctuaires de Basse-Bretagne ne mentionnent souvent que les fabriciens). Cinq recteurs et neuf fabriciens sont nommés ici, laissant ainsi des données historiques très précieuses, surtout lorsqu'elles peuvent être croisées avec les données géographiques (habitat) et généalogiques.

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INVENTAIRE.

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Élévation sud, à droite de la porte  : 1592.

L'inscription, en réserve dans un cartouche, n'est peut-être pas complète car le cartouche n'est pas fermé sur le coté droit.

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Y : GOVRIE

FA : 1592

"Peut-être COURTE, fréquent à Kergonan au XVIIIe et XIXe siècle et apparenté aux QUEMENER du calvaire".

On peut penser aussi à GOURVEST, etc.

 

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Inscription non datée sur le coté gauche du clocher.

L'érosion et les lichens en rendent la lecture périlleuse.

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------S

DEM ----

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Pignon du transept sud, à droite de la baie. 1593.

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B : QVERR

FA : 1593.

Meilleur cliché sur linteauxdefrance, qui commente :

"membre de la fabrique, sans doute membre de la fabrique, sans doute QUERRE dont l'initiale du prénom pourrait être N H ou A"

 Donc : [B]. QUERRÉ, fabricien , 1593.

 

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Au sommet du pignon du transept sud : 1607.

La période de la Ligue — Fontenelle s'installe à l'île Tristan en 1595 et pille Pouldavid, Penmarc'h, Névet en Locronan— pourrait expliquer le délai écoulé avec la datation précédente.

 

 

I : DA

VOL :FA :

1607

Soit I. DAVOL, fabricien, 1607.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Calvaire : 1637.

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inscription du socle :

M : H : S: MARZIN : R

Y : QVEMENER :

FA : 1637

Messire H. MARZIN, recteur, Yves QUEMENER fabricien.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Inscription du nœud :

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Y : QVE

MENER :

FABRI

Yves QUEMENER fabricien.

 

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Fontaine : 1667.

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Sous un blason aux trois fers d'épieu (de Kerluz), le fronton de l'édicule porte :

 


M : Y : CV

ER : RECTVER


I : PRIGANT :

FABRIQUE : 1667.

 

Messire Y. CUER, recteur, I. PRIGANT fabrique 1667.

La famille PRIGENT est attestée à Ploéven à Keragonan [ou Kergonan,]  et à Kermerrien (immédiatement à l'est de la chapelle) .

Jean (IAN) PRIGENT, fils de René, décédé le 6 janvier 1646 à Kermerrien, épouse Guillemette Le DROFF le 24 novembre 1733, d'où Pierre, décédé en 1782.

https://gw.geneanet.org/marsouin4?n=prigent&oc=7&p=jean

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Linteau de la fenêtre sud de la sacristie : 1712.

Difficilement lisible en éclairage habituel : je me fonde sur le relevé de Couffon :

N : ET : D : M : P.

FVRIC :R.

H : QVEMENER : F. 1712.

Soit Noble et discret messire P. FURIC recteur, H. QUEMENEUR fabricien 1712.

Pierre FURIC de SAINT-MORAN fut recteur de Ploéven de juillet 1710 à janvier 1731 .Il fut enterré sous la croix [calvaire] du cimetière. La famille Furic est mentionnée à Plonévez-Porzay, où un Corentin Furic fut recteur de 1702 à 1710, mais les Furic, sieurs de Saint-Moran, seraient plutôt de Lambour en pays bigouden (voir René, né en 1630, conseiller du roi au présidial de Quimper). Pierre Furic serait de la branche cadette, possessionnée à Sainte-Marine. Il est impliqué dans la commande des retables à l'atelier Mozin de Quimper.

Il est 

https://gw.geneanet.org/pierreb29?lang=en&pz=anna+et+edern&nz=bienvenu&ocz=2&p=rene.+sieur+de+saint+moran&n=furic&oc=2

H. QUEMENER est vraisemblablement apparenté à Y. QUEMENER, fabricien dont le nom est mentionné deux fois sur le calvaire de 1637 de la chapelle.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Transept nord, angle avec le chœur : 1754. Reste de polychromie ocre.

Elle est masquée par le bord du retable :

----NQVIS

----TEANT

1754.

Il serait nécessaire d'explorer la partie cachée. En 1754, le recteur était Jacques Vémar. cette inscription se prolonge peut-être avec la suivante.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, coté nord . Recteur Jacques Vémar (1744-1755). Reste de polychromie ocre-rouge.

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M: IACQVES V[EM]AR

RECTEVR

Messire Jacques VEMAT, recteur..

Recteur de mars 1744 à janvier 1755, il fit faire les lambris de la nef nord (de l'église paroissiale), selon les peintures disparues sous les peintures de 1889.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, mur sud. 1761, recteur Joseph Le Guyadeur.

M : IOSEPH LE 
GUIADER REC 
TEUR 1761

Messire Joseph Le Guiader recteur 1761.
Ou Joseph LE GUYADEUR, recteur de Ploéven de 1758 à 1770, décédé à 60 ans. Il "fit faire le lambris  de Saint-Nicodème en 1763" selon le tableau affiché dans l'église.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, coté sud : 1761.

Elle complète la précédente en donnant le nom du fabricien :

GILLE EVZEN

FABRIQVE

1761.

D'après D. le Quéré 2011, Gilles Euzen habite Kerrien et décède en 1762. Il est peut-être apparenté aux Euzen de Penhoat, donateurs de la croix.

La généalogie d'Yves Hamet donne un  Gilles Euzen, fils de Jean,  né en  1754 à Keryen  et décédé le lendemain. Ou son frère Gilles Euzen né en 1755 (donc trop jeune pour être fabricien en 1761) à Keryen, Ploéven.  Ou son grand-père Gilles EUZEN né en 1698 [à Plonévez-Porzay ?], marié en 1722 avec Madeleine LE DOARÉ. Mais la famille de ce Gilles, puis de son fils Jean, n'a quitté Plonévez-Porzay qu'en 1755 pour Keryen.

https://gw.geneanet.org/hamety?n=euzen&oc=&p=gilles

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=fr&iz=3841&p=gilles&n=euzen&oc=1

 

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chambre des cloches : 1735 ?

En 1735, une violente tempête malmena le clocher de l'église et en fit tomber les cloches. À Saint-Nicodème, il en alla de même, et la lecture des murs de l'édifice montre qu'il manque une première travée orientale. La date de l'inscription de la chambre des cloches (qui n'a pas été relevée par les auteurs précédents) est difficile mais les premiers chiffres semblent bien être 173-. On complète donc par : 1735.

NB : Couffon donne pour cette tempête la date de 1712.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

https://fr.calameo.com/read/005065810ba8c05f9a59c

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

"En forme de croix latine avec chevet à pans coupés, c'est un édifice de construction soignée. Au chevet, la corniche au-dessus des trois fenêtres flamboyantes se relève ainsi qu'à l'église de Plomodiern ; on y retrouve les mêmes denticules. Le clocher, renversé par la tempête, fut refait ainsi que le pignon ouest en 1712 ; la chambre de cloche est amortie par un dôme. La porte en plein cintre est surmontée d'un fronton triangulaire brisé. Escalier sur le rampant sud. La porte du transept sud est en anse de panier avec des piédroits en nid d'abeilles ; sur cette aile se lisent deux inscriptions : "H. QVEM(ENER?). FA. 1593" et "I. DAVOL. FA. 1607". A droite de la porte sud, de même style que la précédente, on lit : "E. GOVRTE. FA. 1592." La sacristie octogonale, construite hors oeuvre à l'angle S.-E. du choeur, porte l'inscription : "N. ET. D. M. P. /FVRIC. R. /H. QVEMENER. F. 1712."

Mobilier : Trois autels : maître-autel à boiseries peintes du XVIIIè siècle. - Aux autels latéraux, retables du début du XVIIIè siècle, peints vers 1720-1725 par Jean Mozin, peintre et doreur de Quimper. Sur ces retables, outre les statues des saints Isidore (au nord) et Eloi (au sud), trois bas-reliefs polychromes évoquent la vie de chacun de ces saints. La date de 1829 sur l'autel de saint Isidore indique une restauration des peintures. Statues - en bois polychrome : saint Nicodème coiffé d'un turban et tenant la Couronne d'épines et deux clous (oeuvre de Pierre Le Déan ? - sur la console, un ange tient trois clous et un fouet), Christ en croix, Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Sikour, saint Isidore en bragou-bras, saint Eloi tenant le pied coupé du cheval ; - en pierre polychrome : autre Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Vertu, saint Alar ou Eloi à son enclume, XVIe siècle. 

Sur le placitre, calvaire de Roland Doré : inscription sur le socle : "M. S. H. MARSIN. R. /Y. QVEMENER. FA. 1637" et au-dessus du Crucifix : "QVEMENER. FABRI." Statues géminées sur les consoles.

Fontaine de dévotion : inscription sur le fronton : "M. Y. CV/ER. RECTEVR. /I. PRIGANT. /FABRIQVE. 1667", et statue de saint Nicodème avec la Couronne d'épines dans la niche. Naguère, le jour du pardon, les chevaux faisaient le tour de la chapelle puis allaient en procession boire à cette fontaine."

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

DUCOURET  (Jean-Pierre), QUILLIVIC, (Claude), 1978, notice pour l'Inventaire général

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER_TITLE&LEVEL=1&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&SYN=1&IMAGE_ONLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

— LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

—LE QUÉRÉ (David), 2011, Bâtisseurs et fabriciens de Ploéven, in Les Nouvelles du village, Ploéven  , n°117 pages 14 à 17.

https://fr.calameo.com/books/005065810ba8c05f9a59c

— PÉRÉNNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

 

"De mêmes dimensions que la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle Saint-Nicodème comprend une nef, un transept, une abside à pans coupés. A l'extérieur, au sommet du croisillon Sud du transept, on lit : DAVOL . F A . 1607. Immédiatement au-dessous de cette inscription était fixé un cadran solaire, qui a disparu. Plus bas, au mur du transept : j . QVEMENEVR . FA . 1593. Sur la paroi latérale Sud de la chapelle : s. COVRIE . 1592. Au-dessus de la fenêtre de la sacristie : 1712. Le mur de l'abside est percé de trois fenêtres flamboyantes dont les arcades, terminées par une corniche moulurée, s'élèvent au-dessus de la toiture. Le clocher renversé par la tempête, fut refait, ainsi que le pignon Ouest de l'édifice, en 1712. Quatre portes donnent accès dans la chapelle. Au total Saint-Nicodème appartient au xvie et au début du xviie siècle, sauf les remaniements de la sacristie et du pignon Ouest en 1712. Le maître-autel, en granit revêtu de bois, semble du xviiie siècle. Derrière cet autel apparaît une grande statue en pierre de la Vierge : Intron Varia a guir vertu, Du côté de l'Evangile, c'est une autre statue en bois de Marie : Intron Varia Sikour ; du côté de l'épître, figurent un petit Christ assis, les mains liées , puis "saint Nicodème tenant la couronne d'épines et deux clous.

 Au croisillon Nord du transept on voit l'autel en pierre de saint Isidore, patron des cultivateurs. Le retable en est sculpté. II. présente en relief, le Saint, grandeur naturelle, en bragou-braz, un chapelet au bras droit, conduisant une charrue attelée de deux bœufs. Sur la gauche apparaît le manoir de son maître, à droite un parterre. Au-dessus de la scène, un ange montre le ciel, d'où s'échappent des rayons de lumière. De part et d'autre deux médaillons. Celui de gauche représente saint Isidore, les mains jointes ; l'homme et la femme qui se tiennent près de lui doivent être ses patrons. Dans Ie médaillon de droite, le saint, de son bâton, fait jaillir, devant son patron, une source du sol. Contre la paroi, un peu plus loin, est une belle statue en bois de notre saint, qui tient en main un instrument de labour. Le retable porte la date de 1829, qui marque une restauration. Au coin du croisillon est une grande statue en kersanton de Saint Alar ou Eloi, avec tenailles et enclume. I>u côté Midi le transept est réservé à saint Alar qui y a son autel, en granit revêtu de bois. Tout autour, dans des panneaux ou médaillons du retable, sont présentées, en relief, des scènes de Ia vie du Saint. Ici, costumé en évêque et accompagné d'un prêtre, il guérit un aveugle et un sourd ; plus haut il brise la corde et le carcan qui retenaient un jeune homme condamné à la potence ; là c'est une femme qu'il protège contre un oiseau de proie survolant la forêt. Plus loin il ferre un cheval dont il a détaché le pied ; ailleurs enfin, le Saint présente au roi Dagobert, entouré de ses gardes de corps, des ouvrages d'orfèvrerie .

Ici encore le retable présente la date de 1829, qui dut marquer un rafraîchissement de la peinture. A droite et à gauche, au fond du transept, sont deux bahuts, dont l'un est destiné à recevoir Ie beurre donné en offrande au jour du pardon de Saint Nicodème ; l'autre, à mettre les queues de cheval ou de vaches offertes en la même occasion. Ce pardon a lieu le deuxième dimanche après Pâques ; un autre pardon a lieu en l'honneur de Saint Isidore le cinquième dimanche après Pâques.

Dans le placitre du côté Midi se dresse un calvaire où nous lisons deux inscriptions : au-dessous du Christ : Y. QVEMENEUR . FABR i. — sur le socle : : M : G : H : MARZIN .. R . QVEMENEVR . FA . 1667.

La fontaine de dévotion se trouve à quelque 300 mètres, Sud-Est, de la chapelle. Une vieille route, aujourd'hui obstruée par Ies broussailles, y conduisait. La fontaine est maçonnée et présente l'inscription suivante : M : Y : CVER : RECTVER . i : PRIGANT ; FABRQVE : 1667. Une niche à l'intérieur contient la statue de Saint Nicodème, le front ceint d'un turban et tenant la couronne d'épines.

— WIKIPEDIA

 

En forme de large croix latine, avec chevet à pans coupés, elle présente au Nord une façade en schiste et granite.

Datant du xvie siècle, elle a fait l'objet de plusieurs extensions et restaurations. Une porte en anse de panier donne accès au transept sud sur lequel deux inscriptions se remarquent : "H QUEMENER FR : 1593" et "DAVOL FA 1607".

Sur le mur Sud de la nef, s'ouvre une porte semblable portant la date de 1592, avec des piédroits prismatiques.

Le pignon ouest est surmonté d'un clocher à dôme et lanternon. L'un des rampants présente un escalier extérieur.

La sacristie, de plan hexagonal date de 1712.

Cet édifice renferme un très beau mobilier dont des statues du xvie siècle, des autels en bois polychrome et une clôture de chœur en bois peint du xviiie siècle.

Cette chapelle fut restaurée après les importants dégâts causés par l'ouragan de 1987.

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Inscriptions Gargouilles et crossettes
12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 14:31

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DESCRIPTION.

Ce calvaire en granite (degrés et socle) et kersanton datant de 1637 (inscription) et attribué à Roland Doré  s'élève sur un soubassement à trois degrés, le premier étant doté d'une corniche. Puis vient le socle cubique gravé de canaux et portant l'inscription  M: S: H: MARZIN: R: Y: QVEMENER: FA: 1637. Le fût rond porte des écots. Ceux-ci sont souvent interprétés comme témoignant d'épidémies de peste (écôts = bubons), mais ils peuvent aussi relever de la tradition médiévale  qui veut  (d'après l'évangile de Nicodème puis la Légende Dorée)  que le bois de la croix provient de l'arbre qui a poussé sur la tombe d'Adam.

À sa base,  les  griffes sont timbrées de fleurs de lis. Le croisillon à culots, supporte, après un écu carré où se lit l'inscription Y QVEMENER FABRI, les statues géminées  Vierge-évêque et  Jean-Pierre. Le crucifié s'inscrit sur  une croix à fleurons en boules godronnés et à titulus gravé.

Hauteur 5,10 m. Hauteur des personnages 0,80 m.

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I. L'INSCRIPTION DE LA FACE SUD DU SOCLE.

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Inscrite sur granite, elle est érodée et sa lecture se base sur les relevés antérieurs , bien que ceux-ci diffèrent. La graphie est maladroite, les lettres sont de taille différente, mêlant les minuscules et les majuscules. Lorsqu'on se familiarise avec cette écriture,  la lecture en devient plus assurée.

Pérénnès a lu : M : G : H : MARZIN .. R . QVEMENEVR . FA . 1667.

Couffon a lu : "M. S. H. MARSIN. R. /Y. QVEMENER. FA. 1637"

Ducouret et Quillivic lisent : M: S: H: MARZIN: R: Y: QVEMENER: FA: 1637
Castel (repris par Le Seac'h) lit :  M: S: H: MARTIN: R: Y: QVEMENER: FA: 1637

La lecture la plus crédible à mes yeux est :

M:S: H: MARZIN : R

Y : QVEMENER :

FA : 1637.

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Les recteurs de Ploéven, dont la liste est affichée dans l'église furent J. MARZIN , arrivé en 1612, puis H. MARZIN (Hervé ? Hubert ?) arrivé en 1626, et en poste jusqu'en 1644, date de l'arrivée de son successeur BOURGUENNEC. La date de 1637 est donc cohérente.

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Le nom du fabricien, Y[ves] QUEMENER, est confirmé par l'inscription du nœud du croisillon. Sa famille semble très impliquée dans cette chapelle, puisque nous trouvons les inscriptions "H. QVEM(ENER?). FA. 1593": (mur du transept sud) et "N. ET. D. M. P. /FVRIC. R. /H. QVEMENER. F. 1712. (sacristie)" .

Un Tanguy QUEMENER est attesté à Kergonan lors de son décès  en 1832 , une Jeanne LE QUEMENER également à son décès en 1803, etc.

Rappelons que le sculpteur Roland Doré fut actif de 1618 à 1663. Parmi la centaine de croix et calvaires qu'il réalisa (cf. annexe), celui de Saint-Nicodème est l'un des 41 qui comportent en date. Il appartient au cercle plus réduit des 15 calvaires qui sont encore complets. L'artiste landernéen est ici au milieu de sa carrière.

Cette date de 1637 place le calvaire à une date postérieure à la construction de la chapelle  (avec ses chronogrammes 1592, 1593, 1607). Et postérieure aussi aux calvaires du bourg et de la chapelle Sainte-Barbe, de la fin du XVIe siècle.

 

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.
Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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côts et Fleurs de lys.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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LA FACE OCCIDENTALE : CRUCIFIX, VIERGE, JEAN.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le Christ en croix.

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E. Le Seac'h et Yves-Pascal Castel ont  décrit les caractéristiques des Crucifix de Doré ; j'ai repris ces informations dans mes précédents articles sur les calvaires de cet artiste.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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La Vierge.

Notez les pupilles creusées, caractéristiques de Roland Doré.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Saint Jean.

Parmi les saint Jean de Roland Doré , il appartient à ceux (*) qui ont les deux bras croisés sur la poitrine (ici, c'est plus rare, main gauche en dessus), mais dont seul un pan du manteau est vertical, l'autre pan formant des plis obliques.

(*) avec Seznec  à Plogonnec, Kerluan à Châteaulin, Commana, Saint-Vendal à Douarnenez, Saint-Claude à Plougastel, Tinduff à Plougastel, Moudennou à Dinéault, Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay, Cast, Saint-Nic.

De même, il appartient au groupe à  chevelure bouclée triangulaire, très caractéristique, en perruque comme sur les gisants  avec ceux de Seznec et Saint-Pierre à Plogonnec ; Commana ; Saint-Claude à Plougastel,  Tinduff à Plougastel ; Moudennou à Dinéault, Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay , Saint-Vendal à Douarnenez, Cast, Saint-Nic.

On remarque alors que toutes ces localités sont en Cornouaille, au sud de l'Elorn (et aucune en Léon), comme s'il y avait un sous-atelier chargé de ce secteur géographique. Mais il faudrait vérifier cela de façon plus approfondie.

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On retrouve le demi-sourire, —que je peux qualifié de "sourire de bienveillance" —, également vite reconnaissable.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le nœud du croisillon : inscription.

Elle occupe un carré et réserve quelques difficultés, car le sculpteur a employé le Q en forme de P rétrograde, ainsi que des lettres conjointes (deux lettres qui ont en commun une partie de leur corps).

Y QVE

MENER

FABRI

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Néanmoins, le sens est clair : Y QVEMENER FABRI, c'est à dire "Yves QUEMENER, fabricien".

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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LA FACE ORIENTALE. SAINT PIERRE ET UN EVÉQUE (MÉEN ?).

C'est la face la plus ardue à photographier, car elle reste à l'ombre le matin.

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Saint Pierre.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Un évêque : saint Méen?

Je l'assimile à saint Méen (un abbé, et non un évêque) puisque, à Pléven (Plou de saint Méen), c'est l'éventualité la plus probable. Mais rien, dans cet évêque ou abbé, n'en permet la détermination (à la différence de la statue au dragon et au monopalium de l'église). Il bénit de la main droite et tient la crosse de la main gauche. Je remarque les plis tubulaires du surplis.

De la même façon que, sur les bannières, les brodeurs ont représentés un "saint évêque de la Réforme" stéréotypé pour représenter tous les différents saints patrons des paroisses, on peut penser que l'atelier reproduit un modèle type de saint évêque sans aucun attribut spécifique quelque soit le titulaire (exception à Saint-Vendal où saint Corentin porte son poisson).

On note que Nicodème n'est pas représenté sur ce calvaire.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Le calvaire (kersanton, 1637, Roland Doré) de la chapelle Saint-Nicodème de Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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ANNEXE.

ROLAND DORÉ ET SES 50 CALVAIRES.

Le sculpteur landernéen dont l'atelier de taille du kersanton est le plus renommé du XVIIe siècle a travaillé pour 82 paroisses (Finistère, Côtes d'Armor) essentiellement pour la sculpture religieuse (et 9 gisants). Il a réalisé les séries d'apôtres de 4 églises, partiellement de 4 autres et quantité de statues isolées. Selon E. Le Seac'h, il a réalisé 98 croix, calvaires ou vestiges dont 21 croix, 50 calvaires, 26 vestiges. Seuls 12 croix et 15 calvaires sont encore complets. 41 croix et calvaires sont datés, entre 1618 à Penmarc'h et 1662 à Saint-Thégonnec.

Voici une liste de 75 croix et calvaires  (en gras : décrits dans ce blog)

  • Brennilis : croix de calvaire du cimetière (vers 1625) . Ange, Crucifix, Pietà,

  • Briec de l'Odet, Croix de la chapelle de Trolez (Seul le crucifix est de Roland Doré)

  • Cast, calvaire de l'église Saint-Jérôme : (1660), GLINEC, recteur, Jacob CROISSANT, fabricien. Vierge, Madeleine, crucifix, Jean, saint au livre.

  • Châteaulin, calvaire (1639) de la chapelle de Kerluan : Vierge, crucifix, Jean (et sur le fût saint Sébastien et saint Roch, hors atelier).

  • Cléden-Cap-Sizun : calvaire (1630) de la chapelle Saint-They. Vierge, Jacques le Majeur en haut du fût .

  • Cleder, croix de Kerzuoc'h (1625), Messire PRISER, procureur

  • Commana : calvaire du cimetière (1624), signé. Vierge/saint Hervé et son guide ; crucifix ; moine au livre ; Jean/moine, écu martelé

  • Crozon, presbytère, vestige de calvaire, saint Pierre.

  • Dinéault, calvaire (1648 et 1650), A. LE BUILLER, L. GARO,fabriciens. Crucifix, Christ aux liens.

  • Dirinon, calvaire de la Croix-Rouge, Jean/saint Roch ; crucifix, Vierge/Sébastien

  • Douarnenez, calvaire de la chapelle Saint-Vendal (1655), GAVRANT, recteur de Pouldregat, I. LE BIAN. Vierge/Corentin ; crucifix ; Vierge à l'enfant/Jean ; évêque

  • Douarnenez-Tréboul, vestige de calvaire, Jean/Corentin, Vierge/Nicolas

  • Esquibien : calvaire de Landrevet Jean/ saint indéterminé ; crucifix /Vierge à l'Enfant ; Pierre/Vierge

  • Le Folgoët, croix du Champ de Foire. Crucifix

  • Guiclan, croix de Kerizamel

  • Guiclan, calvaire de Kerlaviou (1622)

  • Guiclan, calvaire de Pen-ar-Feuteun (1642), [Jean/Yves par Yan Larhantec 1889] ; crucifix ; Vierge/Catherine.

  • Hanvec : croix de la forêt du Cranou (1627), vestige. Il appartenait à la chapelle Saint-Conval mais il ne subsiste que le fût portant l'inscription : « R. Dore : ma : faict : 1627 ».

  • Hanvec, Croas-ar-Huré (1621-1622) M. MICHEL, P. BRIS CVRE. Crucifix, écu au calice, anges à phylactères.

  • Hanvec, calvaire de Quillafel (1638), NICOLAS JACQUES, prêtre

  • Hanvec, croix de Lanvoy ; seul le crucifix /Vierge à l'enfant est de Roland Doré

  • L'Hôpital-Camfrout, Croix du Run (1627), Crucifix/Vierge à l'Enfant

  • L'Hôpital-Camfrout, Calvaire du Troan, vestiges : anges au calice

  • Irvillac : calvaire (1644) avec deux bras courbes situé devant la chapelle Notre-Dame-de-Lorette au lieu-dit Coatnan. Larrons, Vierge/Yves ; Jean/Pierre

  • Irvillac, calvaire de Clénunan (1640), Messire Jean LIDOU.

  • Irvillac, calvaire (1628) de la chapelle de Locmélar : Jean/Pierre ; Vierge/évêque

  • Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven , crucifix. (En complément du travail du maître de Plougastel qui a réalisé les couples Vierge/Yves ; Jean/Etienne).

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire (1621) de Cosquer-Bihan dit Croaz-Kernevez : crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire de Kerjaffrès (1626), Mathieu LIVINEC fabricien, Y. KERBRAT, fabricien

  • Lannilis, calvaire de Kerosven. Vierge ; crucifix/Jean-Baptiste, Jean

  • Lantic, calvaire de l'église Notre-Dame-de-la-Cour. Crucifix/Vierge à l'enfant. Armoiries des Rosmadec et Gouarlot.

  • Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec, calvaire du cimetière , crucifix (en complément du travail du Maître de Plougastel :Vierge/sainte Femme Pietà/Madeleine ;

  • Logonna-Daoulas, Croix de Cléménéhy (?), SALOMON PIERRES DE PORS AN . Crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Logonna-Daoulas, calvaire de Rulivet. Crucifix. [Saint Nicodème sur le fût, saint Jean, blason des Rosmorduc, hors atelier.]

  • Loqueffret, calvaire de Bilirit (1625), Y. et Louis BELERIT, fraires. Crucifix/Vierge à l'Enfant ; [et Yves ; Geneviève ; Edern, hors atelier].

  • La Martyre, vestige (fût) du calvaire de Kerlavarec (?), Béatrice CABOUN.

  • Penmarc'h, croix de Lescors (1618), crucifix.

  • Plabennec, calvaire de Scaven, crucifix.

  • Pleyber-Christ, calvaire de Kervern (1647), Yvon INISAN et Marie MADEC. Vierge/Marguerite

  • Ploéven, chapelle Saint-Nicodème : calvaire (1667) Messire S.H. MARTIN, recteur Yves QUEMENEUR, fabricien. Vierge/évêque ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1644) de la chapelle Saint-Pierre. Vierge/Paul ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1641) de la chapelle Seznec, Guillaume TOULGUENGAT, recteur de 1624 à 1642, René SEZNEC, recteur de 1643 à 1697.

  • Plomodiern calvaire de la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom, tête de la Vierge de la Pierà et Vierge à l'Enfant, tout le reste étant hors atelier.

  • Plonévez-Porzay : calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud [1630-1656], Guillaume VERGOZ, recteur de 1630 à 1656, lucas BERNARD, fabricien ?. Vierge/Pierre, Crucifix/Pietà ; Jean/Jacques

  • Ploubazlanec, calvaire de l'ancienne chapelle de Loguivy-de-la-Mer. Vierge et Jean

  • Ploudiry, calvaire (1633) de l'église : Crucifix et Marie-Madeleine

  • Plougastel-Daoulas, Le Passage, calvaire (1622), Jean GUIGORUS, fabricien. François d'Assise/Vierge ; crucifix/Pietà ; évêque/Jean.

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (v.1630) de la chapelle Saint-Claude. Vierge/Yves, Pietà ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1654) de la chapelle Saint-Guénolé. Vierge/Guénolé, crucifix/Vierge à l'Enfant ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1639) du Tinduff : Le Seac'h p. 228. n. 78 et 79.

  • Ploumilliau (22), calvaire (1622) de Coz-Douar. Crucifix/Vierge à l'Enfant.

  • Plounéour-Ménez : le calvaire (1641) de l'église . Vierge/Pierre et Jean/Paul.

  • Plounéour-Ménez : croix de Kersimonnet. Vierge à l'Enfant

  • Plourin-les-Morlaix ? Vestiges d'un calvaire sur le mur de l'enclos

  • Port-Launay, calvaire (1651) de Lanvaïdic. Crucifix, culots vides.

  • Poullan-sur-Mer, calvaire (1640) de Kervignac vestiges

  • La Roche-Maurice, croix (1625) de Penmarc'h. Crucifix, macles des Rohan.

  • Rosnoën : calvaire (1648) Pierre/évêque ; Crucifix/Vierge à l'Enfant (hors atelier) ; Paul/évêque

  • Saint-Nic, calvaire de la chapelle Saint-Côme : crucifix.

  • Saint-Nic, calvaire de l'église Vierge/diacre ?; Crucifix ; Jean/diacre ?

  • Saint-Renan, croix de Quillimerrien ( ?), ADENOR AR COR et IVET AR COR, Vierge

  • Saint-Sauveur : croix de Kerbouzard Crucifix.

  • Saint-Ségal, calvaire du bourg : Vierge, Marie-Madeleine et Jean sur le socle

  • Saint-Servais, calvaire de l'église. Crucifix/Christ aux liens.

  • Saint-Servais, croix (1640) de Bréties dite Croas-Vossoc. Crucifix.

  • Saint-Thégonnec, grand calvaire de l'enclos paroissial ; Christ aux outrages

  • Saint-Thégonnec, calvaire de Bodéniry (1632), Anna BREST et Jean GUILLERM. Vierge/François d'Assise ; Jean/Yves

  • Saint-Thégonnec, croix du Broustou (1662); Crucifix

  • Saint-Thégonnec, croix de Coslen. Crucifix/Saint Joseph et l'Enfant

  • Saint-Thégonnec, croix de Hellin, 1638, Crucifix / Vierge à l'Enfant écu sur le nœud lion et calice

  • Saint-Thégonnec, croix (1629) de Pennalan. Crucifix/Vierge , écu au calice et M.H.C.P.

  • Saint-Thégonnec, croix du Keff, Vierge à l'Enfant de la niche.

  • Saint-Thégonnec, croix (1647) de Pennavern. Crucifix/Vierge à l'Enfant, écu avec fasces des Chastel en alliance avec des armoiries indéterminées.

  • Saint-Urbain : calvaire du Quinquis. Crucifix

  • Senven-Léhart : calvaire près de l'église Notre-Dame de Senven. Une douzaine de personnages.

  • Trézilidé, calvaire de l'église. Bon Larron, Pierre, Pietà, Mauvais Larron.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère, en ligne et interactif sur le site de la Société archéologique du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/ploeven.html

COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

"En forme de croix latine avec chevet à pans coupés, c'est un édifice de construction soignée. Au chevet, la corniche au-dessus des trois fenêtres flamboyantes se relève ainsi qu'à l'église de Plomodiern ; on y retrouve les mêmes denticules. Le clocher, renversé par la tempête, fut refait ainsi que le pignon ouest en 1712 ; la chambre de cloche est amortie par un dôme. La porte en plein cintre est surmontée d'un fronton triangulaire brisé. Escalier sur le rampant sud. La porte du transept sud est en anse de panier avec des piédroits en nid d'abeilles ; sur cette aile se lisent deux inscriptions : "H. QVEM(ENER?). FA. 1593" et "I. DAVOL. FA. 1607". A droite de la porte sud, de même style que la précédente, on lit : "E. GOVRTE. FA. 1592." La sacristie octogonale, construite hors oeuvre à l'angle S.-E. du choeur, porte l'inscription : "N. ET. D. M. P. /FVRIC. R. /H. QVEMENER. F. 1712."

Mobilier : Trois autels : maître-autel à boiseries peintes du XVIIIè siècle. - Aux autels latéraux, retables du début du XVIIIè siècle, peints vers 1720-1725 par Jean Mozin, peintre et doreur de Quimper. Sur ces retables, outre les statues des saints Isidore (au nord) et Eloi (au sud), trois bas-reliefs polychromes évoquent la vie de chacun de ces saints. La date de 1829 sur l'autel de saint Isidore indique une restauration des peintures. Statues - en bois polychrome : saint Nicodème coiffé d'un turban et tenant la Couronne d'épines et deux clous (oeuvre de Pierre Le Déan ? - sur la console, un ange tient trois clous et un fouet), Christ en croix, Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Sikour, saint Isidore en bragou-bras, saint Eloi tenant le pied coupé du cheval ; - en pierre polychrome : autre Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Vertu, saint Alar ou Eloi à son enclume, XVIe siècle. 

Sur le placitre, calvaire de Roland Doré : inscription sur le socle : "M. S. H. MARSIN. R. /Y. QVEMENER. FA. 1637" et au-dessus du Crucifix : "QVEMENER. FABRI." Statues géminées sur les consoles.

Fontaine de dévotion : inscription sur le fronton : "M. Y. CV/ER. RECTEVR. /I. PRIGANT. /FABRIQVE. 1667", et statue de saint Nicodème avec la Couronne d'épines dans la niche. Naguère, le jour du pardon, les chevaux faisaient le tour de la chapelle puis allaient en procession boire à cette fontaine."

DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

— DUCOURET  (Jean-Pierre), QUILLIVIC, (Claude), 1978, notice pour l'Inventaire général

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&NUMBER=3&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

 

PÉRÉNNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

 

"De mêmes dimensions que la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle Saint-Nicodème comprend une nef, un transept, une abside à pans coupés. A l'extérieur, au sommet du croisillon Sud du transept, on lit : DAVOL . F A . 1607. Immédiatement au-dessous de cette inscription était fixé un cadran solaire, qui a disparu. Plus bas, au mur du transept : j . QVEMENEVR . FA . 1593. Sur la paroi latérale Sud de la chapelle : s. COVRIE . 1592. Au-dessus de la fenêtre de la sacristie : 1712. Le mur de l'abside est percé de trois fenêtres flamboyantes dont les arcades, terminées par une corniche moulurée, s'élèvent au-dessus de la toiture. Le clocher renversé par la tempête, fut refait, ainsi que le pignon Ouest de l'édifice, en 1712. Quatre portes donnent accès dans la chapelle. Au total Saint-Nicodème appartient au xvie et au début du xviie siècle, sauf les remaniements de la sacristie et du pignon Ouest en 1712. Le maître-autel, en granit revêtu de bois, semble du xviiie siècle. Derrière cet autel apparaît une grande statue en pierre de la Vierge : Intron Varia a guir vertu, Du côté de l'Evangile, c'est une autre statue en bois de Marie : Intron Varia Sikour ; du côté de l'épître, figurent un petit Christ assis, les mains liées , puis "saint Nicodème tenant la couronne d'épines et deux clous.

 Au croisillon Nord du transept on voit l'autel en pierre de saint Isidore, patron des cultivateurs. Le retable en est sculpté. II. présente en relief, le Saint, grandeur naturelle, en bragou-braz, un chapelet au bras droit, conduisant une charrue attelée de deux bœufs. Sur la gauche apparaît le manoir de son maître, à droite un parterre. Au-dessus de la scène, un ange montre le ciel, d'où s'échappent des rayons de lumière. De part et d'autre deux médaillons. Celui de gauche représente saint Isidore, les mains jointes ; l'homme et la femme qui se tiennent près de lui doivent être ses patrons. Dans Ie médaillon de droite, le saint, de son bâton, fait jaillir, devant son patron, une source du sol. Contre la paroi, un peu plus loin, est une belle statue en bois de notre saint, qui tient en main un instrument de labour. Le retable porte la date de 1829, qui marque une restauration. Au coin du croisillon est une grande statue en kersanton de Saint Alar ou Eloi, avec tenailles et enclume. I>u côté Midi le transept est réservé à saint Alar qui y a son autel, en granit revêtu de bois. Tout autour, dans des panneaux ou médaillons du retable, sont présentées, en relief, des scènes de Ia vie du Saint. Ici, costumé en évêque et accompagné d'un prêtre, il guérit un aveugle et un sourd ; plus haut il brise la corde et le carcan qui retenaient un jeune homme condamné à la potence ; là c'est une femme qu'il protège contre un oiseau de proie survolant la forêt. Plus loin il ferre un cheval dont il a détaché le pied ; ailleurs enfin, le Saint présente au roi Dagobert, entouré de ses gardes de corps, des ouvrages d'orfèvrerie .

Ici encore le retable présente la date de 1829, qui dut marquer un rafraîchissement de la peinture. A droite et à gauche, au fond du transept, sont deux bahuts, dont l'un est destiné à recevoir Ie beurre donné en offrande au jour du pardon de Saint Nicodème ; l'autre, à mettre les queues de cheval ou de vaches offertes en la même occasion. Ce pardon a lieu le deuxième dimanche après Pâques ; un autre pardon a lieu en l'honneur de Saint Isidore le cinquième dimanche après Pâques.

Dans le placitre du côté Midi se dresse un calvaire où nous lisons deux inscriptions : au-dessous du Christ : Y. QVEMENEUR . FABR i. — sur le socle : : M : G : H : MARZIN .. R . QVEMENEVR . FA . 1667.

La fontaine de dévotion se trouve à quelque 300 mètres, Sud-Est, de la chapelle. Une vieille route, aujourd'hui obstruée par Ies broussailles, y conduisait. La fontaine est maçonnée et présente l'inscription suivante : M : Y : CVER : RECTVER . i : PRIGANT ; FABRQVE : 1667. Une niche à l'intérieur contient la statue de Saint Nicodème, le front ceint d'un turban et tenant la couronne d'épines."

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Calvaires Roland Doré
12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 10:58

Ploéven V : Les statues de l'église et ses inscriptions lapidaires (ou non), ses blasons.

 

 

 

 

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Sur Ploéven, voir :

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LES STATUES DE L'ÉGLISE.

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  • Saint Méen en abbé et le dragon de Saint-Florent, pierre polychrome, XVIe siècle, dans une niche à dais. Chœur.
  • Saint Corentin en évêque et son poisson, pierre polychrome, XVIe siècle. Nef, coté nord.
  • Saint Jean-Baptiste, bois polychrome, XVe ?, nef coté sud.
  • Christ aux liens, kersanton, chapelle sud.

sans oublier la Piéta du porche et la Déploration du chœur, déjà décrites.

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1°) Saint Méen en abbé et le dragon de Saint-Florent, pierre polychrome, XVIe siècle, dans une niche à dais. Coté droit du chœur.

Cette statue du patron de l'église est peut-être contemporaine de la Déploration de 1547, placée du coté gauche du chœur. 

Il tient dans la main gauche un livre, qui honore en lui le fondateur de l' abbaye éponyme (ou Saint-Jean de Gaël) en Ille-et-Vilaine. Le livre, la mitre,  la chape et son fermail sont enrichis de pierreries et orfrois. Il porte un surplis blanc frangé d'or au dessus d'une tunique longue, qui recouvre les chaussures.

Les plus attentifs remarqueront le gland doré de passementerie qui, aux poignets, traduit l'existence des gants (ou chirothèques), ou bien les deux anneaux passés aux majeurs.

Il est mitré et tient une crosse (en main droite) en tant qu'abbé.  Ce bâton pastoral est restitué et l'extrémité de sa hampe  ne parvient plus dans la gueule du dragon ailé qu'il terrasse.  C'est à Saint-Florent-de-Saumur, en se rendant à Rome, qu'il chassa le dragon qui infestait la région. Le dragon, au corps verruqueux, dresse une tête encore rebelle vers le saint mais c'est en vain qu'il tire sa langue rouge, car il est asservi par un collier doré, qui n'est autre que l'étole de Méen. (C'est le même motif hagiographique que pour saint Pol-Aurélien.)

La Vie de saint Méen  a d'abord été  rédigée en latin : on la trouve dans divers manuscrits du XIV et XVe.

  •   Bnf lat. 9889 f. 109v-121r , l'Orbituaire de saint Méen, postérieur à 1544 et repris dans Vita sancti Mewenni (BHL 5944). Il a été étudié par  Ch. POULAIN, ( mémoire de maîtrise d'histoire sous la direction de B. Merdrignac)
  • Bnf lat. 6003, f. 50r-52r (début XVe ) et Bnf lat. 9888, f. 52v-54v (fin XVe ), Chronicon Briocense (1389/94-1415/19)
  • Angers BM 115 (107), f. 354r-357v, bréviaire à l’usage de Saint-Méen, XIVe s.
  • Saumur BM 16, f. 316v-317r, Bréviaire à l’usage de SaintFlorent de Saumur, après 1450
  •  Rouen BM 215, f. 283v-284r, Bréviaire à l’usage de Saint-Florent de Saumur, XVe s.

 

Sous forme imprimée, on la trouve dans un bréviaire de Dol de 1519  (BNF Res. B-24022) . L'épisode du dragon est raconté ainsi :

Qui ad supplicationes predicte sanctimonialis inclinatus, petens ubi esset, dixit illa : « Domine, inter Sanctum Florentium, Clarum montem, et Naneticam civitatem. » Tune mane facto, ductores longe rémanentes ostenderunt manu ubi fore intendebant. Qui intrepidus serpentem aggrediens, in dominoque confisus, collum serpentis monopalio suo circumligans, eumque post se tanquam canem trahens, in Ligerim precipitavit, dicens : « Nusquam in perpetuum alicui créature noceas. »

Les effarouchés du latin vont trouver bientôt une traduction. Au contraire, les latinistes remarqueront le terme monopalium qui est un hapax (on ne le trouve que dans cette Vie) que du Cange comprend comme synonyme de « stola » et « manipulus ». Ce que Méen passe autour du cou du serpent, c'est le "monopale", rencontre de l'étole et du manipule, proche du sudarium. C'est là un point qui le distingue de saint Pol-Aurélien et dont Méen a le monopole.

Enfin , dans le BnF fr. 22321 page 657 se trouve la Vita sancti Mevenni que chacun pourra lire à loisir avant de retrouver le monopalium en haut de la page 661:

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062166p/f654.image

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b9062166p/f661.image

 

 

 

Roland de Neufville, évêque de Léon en Basse-Bretaigne, fit écrire la Vita en français par Pierre Viel, docteur en théologie  : "La vie de sainct Méen, abbé au pays de Bretaigne, le 15 juin, mise en français du latin escrit à la main, pris des martyrologes et histoires anciennes dudict pays,". Le texte fut réédité en 1587.

 

 

« Une femme noble et riche, et qui faisait profession de religion estroicte, pour s’être consacrée au service de Dieu, elle soit garantie de la peur d’un horrible serpent, lequel faisait sa demeure en certain boccage, situé au plus beau endroit de ses terres et domaine. De façon que pour crainte de luy, ses terres n’estoient cultivées et desjà il avoit dévoré beaucoup d’hommes qui passoient leur chemin auprès. Le fidèle serviteur de Dieu ne refusa entreprendre cette commission, et d’autant que la lieu ou gisoit tel serpent estoit au destroit d’entre Saint-Florent et Clermont, sur le diocèse et chemin de Nantes, il se fit là conduire ».  (Récit du chroniqueur René Benoît, éditeur de la vie de Saint-Méen écrite par Pierre Viel, dans sa deuxième édition de 1587 )

Ce n'est qu'en 1637 qu'Albert le Grand publia sa Vie des Saints de la Bretagne Armorique à Morlaix : l'épisode du dragon de Saint-Florent y est narrée page 222  de l'édition de 1659 complétée par Guy Autret de Missirien.

 

"Ce serpent avait sa caverne en un détroit qui est près de l'abbaye Saint-Florent, sur le bord de la Loire. Saint Méen s'y fit mener, mais ses guides et le peuple qui le suivait pour voir l'issue de l'affaire, étant arrivés à vue du lieu, le lui montrèrent du doigt, n'osant en approcher plus près. Le saint Abbé fléchit les genoux en terre, et ayant fait sa prière à Dieu et célébré la sainte messe en l'église prochaine, s'en alla droit à la caverne du dragon, et lui commanda de sortir, ce qu'il fit incontinent, étincelant des yeux, froissant la terre de ses écailles et faisant un sifflement si extrêmement horrible que tout le pays voisin en retentit : il s'approcha de lui, et lui noua son étole au col, et le mena ainsi comme une bête domestique jusque sur les bords de la Loire, où il lui commanda de la part de Dieu de s'y précipiter, ce qu'il fit devant tout le peuple». C’est alors qu’il lui mit son étole autour du cou et le conduisit vers le fleuve où il lui ordonna de s’y jeter et de disparaître à jamais."

 

Voir :

— DUINE F. Bio-bibliographie de saint Méen. In: Annales de Bretagne. Tome 19, numéro 2, 1903. pp. 214-240; doi : https://doi.org/10.3406/abpo.1903.1175 https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1903_num_19_2_1175

— Le Huërou (Armelle), 2013, . De quand date la Vita S. Meuenni (BHL 5944) ?. Britannia Monastica, CIRDoMoC, 2013, Mélanges offert au professeur Bernard Merdrignac, 17. ffhalshs-01343276f

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01343276/document

 

— ​​​​​​BOURGÈS (André-Yves),, Le dossier littéraire des saints Judicaël, Méen et Léri, Corona Monastica, PUR

https://books.openedition.org/pur/20139?lang=fr


 

 

 

 

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Méen, chœur de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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2°) Saint Corentin en évêque tenant son poisson, pierre polychrome, XVIe siècle. Nef, coté nord.

Si Méen a son monopalium, Corentin a son poisson, qui le nourrit miraculeusement durant son ermitage au pied du Ménez-Hom, à deux pas d'ici.

Les mêmes détails de paramentiques se retrouvent ici que pour saint Méen, même si la main droite de Corentin porte plus d'anneaux d'or.

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Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Corentin, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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3°) Saint Jean-Baptiste, bois polychrome, XVe ?, nef coté sud.

 

 

Bois polychrome. h= 90 cm, l = 40 cm, ep. = 20 cm. Anonyme, vers 1500 (?)

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Statue de saint Jean-Baptiste, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Statue de saint Jean-Baptiste, nef de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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4°) Christ aux liens, kersanton, chapelle sud. 

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92 cm, pierre (kersanton?), XVIe siècle.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/statue-christ-aux-liens-eglise-saint-meen-ploeven/2ea91796-d9cf-4863-ae4a-f07d8bb3c491

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Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Christ aux liens, église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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INSCRIPTIONS PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE.

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Sur la Déploration du chœur : 1547.

Au sommet de l'accolade du porche ouest : 1574.

Sur un pilier nord de la nef sous la statue de Corentin : 1574.

Sur l'armoire à bannières : F : DVBLAIS : FAB : 1616.

Sur la fenêtre nord : 1635 : N : HEMON :FAB

Sur la fenêtre de la sacristie : [1680] M :G : MOENAN : RECTEVR / M. MAVGVEN : FAB 

Sur le clocher : I. BOVRVEAV :F 1735.

Sur la cloche : 1735.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Au sommet de l'accolade gothique du porche ouest : 1574.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur, sur un pilier nord de la nef sous la statue de Corentin : 1574.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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ARMOIRE À BANNIÈRE DE 1616.

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F. DVBLAIS . FAB . 1616.

Sans doute un François du Blais.

la famille BLAIS est attestée :

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=en&pz=marc&nz=havet&p=marie&n=blais&oc=1

La famille BLAISE est attestée à Cast :

https://mbaudry13.pagesperso-orange.fr/fiches/fiche71.htm#f1423

On trouve aussi LE BLAIS; BLAIZE ; etc

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Au dessus de la fenêtre nord :

1635 : N : HEMON

: FAB

Notez les N rétrogrades.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Peintures sur lambris du porche sud de 1660.

Ces peintures représentent les quatre docteurs de l'Église. Elles portent l'inscription suivante sous saint Ambroise et saint Jérôme :

Mre YVEZ SOLIEC : R

S : LE QUER-- : -LE

soit Messire Yves Soliec recteur,  et ???

Mais Jean-Marie Abgrall a lu en 1904 : Mre YVES SOLIEC :R : S : LE QUERRE : F :LAN 1660.

En 1940, Henri Pérénnès a lu : "Mre Yvez Soliec R. J. Le Querr. F. L'an 1660".

Yves SOLYEC ou SOLIEC fut recteur de Ploéven à partir de 1648. Il fit aussi faire en 1666 les lambris au dessus du chœur. Son vicaire était Yves MARZIN. H. Pérénnès indique : 

Yves Soliec etait originaire de Pluguffan, où i1 fut prêtre habitué et curé. Devenu recteur de Ploéven, ll venait souvent à Pluguffan à l'occasion de baptêmes, de mariages et d'enterrements. Ses parent habitaient à Kernizien une maison qui porte encore la date de 1503. La fondation de Jean Le Soliec, à Pluguffan, s'acquittait le jour de la fête de saint Cuffan, tantôt le 3, tantôt le 23 Octobre.

Le patronyme Le QUERRE se retrouve à Plomodiern en 1690.

https://mbaudry13.pagesperso-orange.fr/fiches/fiche69.htm

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Sacristie (1680)

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M: G : MOEN--- RE

CTEVR --------

M :MAVGVEN :

 FAB :

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Soit "Messire Guillaume MOENAN recteur, M. MAUGUEN Fabricien."

Le recteur Guillaume Moenan n'exerça son ministère à Ploéven qu'une seule année à partir du 19 août 1680. 'Il fit une fondation de deux lits sur les terres qu'il ajouta à la ferme et construisit la sacristie".

Le patronyme est attesté à Lennon, Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou, ...

La famille MAUGUEN, LE MAUGUEN ou LE MOGUEN est bien implantée à Ploéven.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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CLOCHER : 1735.

I : BOVRVEAV : F  1735.

Ce nom est en relation avec celui de I. BOVRVOS mentionné sur la cloche de 1735 comme fabricien. Voir l'article dédié à cette cloche pour Jean BOURVEAU.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Inscriptions de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Cloche : 1735

voir l'article dédié à cette cloche pour les noms du recteur Jacques Mazeo, du parrain PIERRE LAROUR, de la marraine MARIE MARZIN, du fabricien I. BOVRVOS et du fondeur I.B.B. de la RIVIERE (Jean-Baptiste La Beurriée de la Rivière). Voir l'article sur la chapelle Sainte-Barbe pour la mention du recteur Jacques Mazéo sur la sacristie.

Ploéven I. L'église de Ploéven, la cloche de 1735

La chapelle Sainte-Barbe de Ploéven. Son calvaire, son vitrail, sa statuaire, son Pardon.

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Cloche de 1735 de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Cloche de 1735 de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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LES BLASONS MARTELÉS.

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Données héraldiques.

http://tudchentil.org/spip/spip.php?article792

Les seigneurs prééminenciers ont été la famille Le Gentil, seigneurs de Barvédel en Ploéven, fondue en Hirgraz puis Le Chastel. Leurs armoiries d'azur au dragon volant d'or [alias d'azur au serpent vollant d'or] figuraient sur le vitrail.

Jean II Le Gentil (v.1400-v.1451), seigneur de Barvédel en Ploéven, épousa Marie de Lescuz (1405-1493), de gueules à 3 fers d'épieu d'argent.

Ils eurent deux fils : Guillaume, l'aîné, seigneur de Barvédel en Ploéven, et Yves, seigneur de Coëtinon en Plomodiern et de Pontlez en Quéménéven, qui fondit la branche des Le Gentil de Coëtninon.

De ces deux fils, Guillaume Le Gentil , seigneur de Barvédel en Ploéven est celui qui nous concerne ici. Il épousa Aliz de Pontlez.

 

 

Un Yvon Le Gentil, seigneur de Barvédel, connu en 1480, 1489 épousa Marguerite de Poules (d'argent au greslier de sable accompagné de trois molettes de même).

"Yves le Gentil sr de Barvedel vivoit aux anées 1480, 1483, 1489. Il espousa damoeselle Marguerite de Poulès (d'argent au grelier enguiché de sable accomp de 3 moletes de mesme) fille aisnée d'Yvon sr de Poullès & seur d'autre Yvon sr de Poullès qui décéda sans enfans l'an 1510, ledit premier Yvon filz d'autre Yvon de Poullès qui vivoit en l'an 1470, lequel estoit filz de Gefroy sr de Poullès qui vivoit en l'an 1450, filz d'Yvon sr de Poullès, duquel je veu acte de l'an 1426.

Yves le Gentil sr de Barvedel vivoit aux anées 1503, 1509 & recueillit la succession de Poullès (Poullès est une terre située en l'éveché de Cornouaille parroesse de Quemeneven soubs la juridiction de Chasteaulin à une lieue de Barvedel) l'an 1510. Il vivoit encore et se qualifioit sr de Poullès & de Barvedel l'an 1518. "

Yves  III Le Gentil (1481-1528 ? ), seigneur de Barvédel est l'époux le 1er avril 1476 de Louise de Tréanna (d'argent à la mascle d'azur), fille d'Alain de Tréanna, seigneur de Tresseaul.  Leur fille Louise, dame d'honneur d'Anne de Bretagne,  épousa au château de Blois en février 1507 en présence de la famille royale, Charles d'O, seigneur d'O, de Fresne et de Maillebois, premier écuyer de la reine Anne de France.

 

Son fils Jean III Le Gentil, seigneur de Bardevel en Ploéven et sieur de Pontlez en Quéménéven, grand Bailli de Cornouaille, décède en 1537. Sa veuve Louise de Tyvarlen 1485-1544  (d'azur à une tour donjonnée d'une tourelle d'or) décède en 1544.

Dans la période 1547-1574 des premières datations de cette église, nous trouvons dans cette famille :

Jean IV Le Gentil (v. 1500-1562), fils de Jean III  et époux de Louise Quelennec (D'hermines au chef de gueules chargé de trois fleurs-de-lis d'or) . Sans descendance. En 1540 Jean le Gentil en rend aveu et en 1569, son frère Louis Le Gentil est son héritier (ADLA, B 1152).

Louis Le Gentil , frère et héritier des titres du précédent, meurt en 1571 sans descendance.

—  Jean Le Gentil, autre fils de Jean III, est recteur de Cast et de Plogonnec (1532).

— Marguerite Le Gentil, fille de Jean III, hérite du titre. Elle épouse Jehan de Hirgarz, seigneur de Hirgarz en Crozon, qui porte d'or à trois pommes de pin d'azur

Puis vinrent Jean de Hirgarz leur fils qui épouse Catherine de Kerlec'h, Maurice leur petit-fils qui épouse Marie de Kerléan et Alain leur arrière-petit-fils, qui n'épouse personne. Il meurt en 1647. La seigneurie passe alors à la famille du Chastel (fascé d'or et de gueules). Le manoir de Hirgarz à Crozon porte aujourd'hui un blason mi-parti Hirgarz/Chastel.

http://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=557

Par ailleurs :

— Les armoiries pleines des Le Gentil se trouvent sur le calvaire de la chapelle sainte-Barbe en Ploéven.

—Les armoiries écartelées se trouvent sur la maîtresse-vitre de Notre-Dame de Quillidoaré en Cast :

http://www.lavieb-aile.com/article-vierges-allaitantes-iii-quillidoare-a-cast-la-chapelle-et-les-vitraux-98057206.html

 

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Extérieur. Porche ouest, de chaque coté de l'accolade du porche.

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A gauche, nous pouvons imaginer un greslier.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Du coté droit.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pignon est.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur de l'église, pilier du chœur coté sud.

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Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Blasons de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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À l'intérieur de l'église, pilier du chœur coté nord : un calice et un ? livre.

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Marque ecclésiastique de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Marque ecclésiastique de l'église Saint-Méen de Plouéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

— RAVRAD (Guy-Jean), Saint-Cellier fondateur d'un prieuré au Cellier vers 600.

 https://www.lecellier.fr/decouvrir-et-sortir/patrimoine-et-tourisme/tourisme/sites-et-monuments/saint-meen/

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

 

PÉRENNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 20:33

Ploéven IV. Les Pietà de l'église : celle du calvaire et celle du porche. Le Christ mort assis au sol, jambes à l'équerre.

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Sur Ploéven, voir :

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PRÉSENTATION.

Outre la Déploration de 1547, qui peut aussi être désignée sous le nom de "pietà à quatre personnages", l'église de Ploéven possède deux Vierges de Pitié. L'une, évidente, se voit au pied du calvaire du placître. L'autre, plus petite et discrète, est placée au dessus de la porte d'entrée, sous le porche. Cette proximité permet de comparer deux postures différentes du Christ mort.

Dans la première, il est assis à terre, le dos soutenu par la jambe de sa Mère, et les jambes à l'équerre par rapport au tronc. La tête est renversée en arrière, la face tournée  vers le ciel. Le bras droit pend, parallèle à la jambe de Marie, l'aisselle appuyée sur son genou. Le bras gauche, fléchi, place la main contre le flanc.

C'est une posture  rarement rencontrée. La sculpture y est globalement construite sur la forme d'un triangle isocèle (la Mère enveloppée dans son manteau), triangle sur lequel s'inscrit la ligne brisée, presque en L, de son Fils. 

À y regarder de près, les deux jambes ne sont pas parallèles, la jambe gauche est un peu fléchie, et la pointe du pied s'abaisse, tandis que la pointe du pied droit s'élève comme sous l'effet d'un spasme. 

Quoique mort, le corps du Christ semble se tendre et son visage clamer une douleur intolérable. Tout, dans la Mère, est rondeur, silence, résignation passive et muette ou chagrin intériorisé, le ruissellement des étoffes exprimant seul l'effusion retenue des larmes. Tandis que l'angulation des membres et du tronc du Fils trace  les signes graphiques  d'un cri.

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Dans la deuxième pietà, les deux genoux de Marie portent le tronc, le bassin et les cuisses du Christ , alors que le bras droit pend le long de la jambe droite et que les jambes pendent de l'autre coté La forme générale reste  en triangle, mais celui-ci est  plus haut, plus aigu. Le corps du Christ prend la forme d'un U renversé qui a perdu tout dynamisme

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1. La pietà du calvaire.

Dimension  h = 111, la = 85. Kersanton a priori ( la coloration rougeâtre de la pierre disparaît au niveau du visage par exemple) . Main de Marie partiellement brisée.

Rien  n'affirme qu'elle appartient dès l'origine au calvaire, et qu'elle a été sculptée par le même artiste. 

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Calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La Vierge, assise,  est voilée par son manteau et porte la guimpe. Ses mains sont croisées. Ses yeux sont ouverts, et sa bouche est entrouverte. Le visage triangulaire, aux narines larges, est juvénile. La robe apparaît au niveau des manches, qui sont larges, plissées, et peut-être dotée d'un bouton rond. 

Le Christ est assis sur le manteau de sa Mère, lequel trace des indentations en coquille d'huître. La main droite repose sur la chaussure de la Vierge. 

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du calvaire, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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2. La pietà du porche.

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Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pietà du porche, église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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3. Autres exemples de pietà Christ "jambes à l'équerre".

— Cast, chapelle de Quillidoaré, calvaire. Milieu XVIe siècle. Les jambes sont croisées (droite au dessus de gauche), les pieds sont parallèles. Tronc adossé au genou droit de Marie, tête tournée vers le ciel. Le caractère naïf de cette posture du Christ y est le plus prononcé.

— Locronan, Pénity : Déploration à 6 personnages (vers 1520). Les jambes sont petites (jambes = hauteur assise). Les pieds sont parallèles.

— Pont-L'Abbé. Pietà vraie (Mère + Fils) du XVIe siècle. Jambes parallèles, pieds parallèles.

— Landudec. Pietà en bois polychrome, non daté.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re#/media/File:IMGP7212c.jpg

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On imagine l'intérêt de suivre ce fil thématique afin de voir la distribution géographique et temporelle de ce motif.

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 Cast, chapelle de Quillidoaré, calvaire. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Cast, chapelle de Quillidoaré, calvaire. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Déploration (vers 1520), Locronan, chapelle du Pénity. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Déploration (vers 1520), Locronan, chapelle du Pénity. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Pont-L'Abbé, église des Carmes. Photographie lavieb-aile.

Pont-L'Abbé, église des Carmes. Photographie lavieb-aile.

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Pour mémoire, et pour compléter ce survol, voici la disposition de la Déploration de l'église de Ploéven.

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Déploration (kersanton polychrome, 1547) de l' église de Ploéven. Photographie lavieb-aile .

Déploration (kersanton polychrome, 1547) de l' église de Ploéven. Photographie lavieb-aile .

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SOURCES ET LIENS.

— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

Wikipédia, collection de 80 Pietà

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re

 

 

 

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 18:52
L'église de Ploéven et son cimetière aujourd'hui aménagé. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

L'église de Ploéven et son cimetière aujourd'hui aménagé. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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DESCRIPTION.

 

C'est un calvaire de 6 mètres de haut débutant par trois degrés de granite (le premier doté d'une corniche) et un socle cubique à pans coupés. Puis s'élève le fût chanfreiné qui supporte le chandelier gris sombre (en kersantite) du crucifix et du croisillon à deux groupes de statues géminées associant saint Jean avec saint Pierre et la Vierge avec Marie-Madeleine. Le croisillon est à culots et à bras feuillagés, tandis que la croix est fleuronnée de boules godronnées. Sous le nœud sont sculptés, vers l'ouest, la Sainte-Face, et, vers l'est, un ange tenant les clous de la Passion. L'ensemble réunit une dizaine de pièces de kersantite, parfois brisées, la croix étant consolidée par des arceaux de métal.

 La hauteur exacte est de 6,36 m, celle des statues géminées de 0,80 m environ.

L'une des originalités de ce calvaire repose sur les anges recueillant le sang du Christ dans des calices : si les deux anges placés au pied de la croix sont habituels, ceux des cotés, qui volent, sont supportés par des branches qui partent de la base de la croix et rejoignent la traverse ; et ces anges-ci tiennent les pans  du pagne.

Comme c'est souvent le cas, les statues géminées n'ont pas été remontées convenablement, et la Vierge, qui se doit d'être à la droite du Christ, se retrouve à sa gauche, inversant les prééminences avec saint Jean. Pour une fois, nous avons un témoignage ancien de la disposition ancienne, sous la forme d'un texte d'archive de 1735 mentionnant comment, lors d'une tempête, ce groupe Jean/Pierre a été abattu :   "Le neuf février mil sept cent trente cinq il y eut une si grande tempête pendant 24 heures que la curie et la pierre triangulaire vinrent à bas vers les trois heures après midy et les deux images qui sont st Pierre et st Jean placés du coté gauche sur la croix dans le cymetière ". Il reste à comprendre ce que l'auteur entend par "du coté gauche"...

Le calvaire est classé au titre immeuble à la date du 28 octobre 1926.  Nous disposons d'une description de 1980 (sur laquelle je me base)  par Yves-Pascal Castel dans son Atlas (désormais en ligne), et d'une description de 1978 pour l'Inventaire général  IM29001377 par Jean-Pierre Ducouret et Claude Quillivic. 

Chacun des calvaires bretons possède son intérêt. Mais ce calvaire n'est pas attribué à un auteur particulier (même si Ducouret et Quillivic estiment que "Les figures sculptées qui ornent le Calvaire, sont l'oeuvre de l'auteur ou de l'atelier ayant exécuté le Calvaire de la chapelle Sainte-Barbe en Ploéven". Il ne porte ni inscription, ni élément héraldique, ni date. Y-P. Castel le date "vers 1550" (et c'est la date approximative du début de construction de l'église, dont la Déploration date de 1547). Alors, quel intérêt ? Ce sera l'examen rapproché de chaque statue qui nous le dira peut-être.

C'est la Vierge de Pitié (ou Pietà) qui m'a retenu d'avantage, par un motif iconographique singulier, celui du Christ aux jambes "à l'équerre". Je lui consacrerai un article propre.

Contexte comparatif :

Les autres calvaires de la paroisse sont celui de la chapelle Sainte-Barbe, de 1585, anonyme et celui de la chapelle Saint-Nicodème, de 1637 par Roland Doré .

Les autres calvaires des paroisses voisines sont ceux de Cast (église, 1660 par Roland Doré , et chapelle de Quillidoaré vers 1550 atelier Fayet ?), de Sainte-Anne-La Palud (1630-1656 par Roland Doré), de Saint-Nic (église vers 1630, chapelle Saint-Jean  1645 et  chapelle Saint-Côme vers 1630 par Roland Doré), et de Sainte-Marie du Ménez-Hom 1554 et 1630 par Roland Doré).

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LA FACE OCCIDENTALE : LE CRUCIFIX ENTRE SAINT JEAN ET LA VIERGE.

 

 

 

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven . Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le Christ en croix et les anges hématophores.

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La tête du Christ, longiligne, est légèrement penchée sur la droite. Elle est couronnée d'épines semblables à des maillons de chaîne. La moustache débute sur les ailes du nez, la barbe aux contours doux et arrondis dessine des mèches finement bouclées.

Le pagne est une étoffe dont les pans se croisent au centre avant de s'échapper en ailes de chaque coté.

L'ange de notre gauche, aux cheveux en boule, tient deux calices, l'un sous la main droite et l'autre pour le sang qui s'échappe de la plaie du flanc. 

L'autre recueille dans son calice le sang de la main clouée à la traverse, tandis qu'il maintient le pan du pagne.

Deux anges sont aux pieds, avec chacun un calice.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La Sainte-Face (ou Voile de Véronique).

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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La Vierge.

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La tête, légèrement inclinée, les yeux ouverts, la bouche entrouverte, est recouverte par le manteau et entourée d'une guimpe.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

 

 

 

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Saint Jean.

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Jean, imberbe bien-sûr, incline légèrement la tête. Ses cheveux mi-courts sont bouclés. Il porte un manteau à gros plis cassés et bouffants d'où s'échappent les deux mains croisées. Sa robe remonte jusqu'au ras du cou en un bourrelet, lequel se prolonge autour de la fente pectorale qui forme une boucle autour d'un bouton. 

 

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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LA FACE ORIENTALE : SAINT PIERRE ET MARIE-MADELEINE.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Sainte Marie-Madeleine.

Tête brisée, restaurée.

La jambe droite est avancée, comme saisie lors de la marche du matin de Pâques.

Elle tient le flacon d'aromate au couvercle entrouvert.

Le manteau épais, serré par un fermail, aux plis lourds formant des torons autour du poignet gauche s'affine autour de la tête pour former une coque aux plis cassés sinueux. Vue de profil, cette coiffure évoque la cape de deuil des femmes bretonnes par sa découpe près de l'angle de la mâchoire. 

Le cou est couvert par une guimpe. La robe comporte un corselet lisse et serré mais aux manches larges aux épaules et aux poignets puis une jupe à plis légers.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Saint Pierre.

Il est pieds nus, il tient la clef dans la main gauche et le pan de son manteau dans la droite. Le visage est lourd, au nez  massif et les traits ne sont pas affinés par la moustache torsadée qui débute, selon une mode (capillaire ou iconographique?), des coins des narines. La barbe laisse pendre de grosses mèches en virgule devant le menton. Le toupet frontal (l'un des attributs dont on orne la calvitie  du saint) se compose de deux houppes.

Le manteau est ample et évoque une étoffe épaisse. La robe aux plis tubulaires se ferme, comme celle de saint Jean, au ras du coup par un bouton serrant une courte fente (c'est là un détail qu'affectionnent les frères Prigent de Landerneau, mais sans que nous retrouvions leur style, plus fluide). 

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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L'ange tenant les clous et le flagellum.

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Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

Le calvaire (kersanton, vers 1550) de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 8 juin 2019.

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CONCLUSION.

Malgré une parenté thématique avec le calvaire de la chapelle Sainte-Barbe (anges hématophores reliés aux pans du pagne, ange aux instruments de la Passion du nœud, etc.), les personnages possèdent plus de différences que de points communs.

La datation proposée par Y-P. Castel (vers 1550) peut-elle être maintenue ? Cela fait de ce calvaire le contemporain de la Déploration de 1547, laquelle permet les comparaisons entre les quatre personnages du Christ, de la Vierge, de Jean et de Madeleine.  Le sculpteur est-il le même ? 

L'hypothèse d'une attribution à un atelier proche de celui de Bastien et Henri Prigent (déjà évoquée à propos des larmes de la Déploration) doit-elle être approfondie ?

C'est en mettant en ligne des documents iconographiques suffisamment détaillés que ces questions pourront être étudiées par les personnes compétentes.

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SOURCES ET LIENS.

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CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère, actuellement en mode participatif sur le site de la Société archéologique du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/ploeven.html

COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

—  DILASSER (Maurice), 1979,  Un pays de Cornouaille, Locronan et sa région (Paris, 1979) ; Nouvelle Librairie de France., page 521.

INVENTAIRE GENERAL, IM 29001383, Jean-Pierre Ducouret et Claude Quillivic 1978

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&NUMBER=51&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes .

 

PÉRENNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Calvaires
7 juin 2019 5 07 /06 /juin /2019 11:16

Ploéven II. L'église de Ploéven, la Déploration (pierre polychrome, 1547 ).

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Sur Ploéven, voir :

Sur les Déplorations du Finistère :

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Et aussi :

 

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PRÉSENTATION.

En histoire de l'art, on donne le nom de Déploration aux représentations des lamentations au pied de la Croix réunissant la Vierge, saint Jean, Marie-Madeleine, parfois  les autres Sainte Femmes, Nicodème et Joseph d'Arimathie, et on réserve le terme de Pietà aux représentations isolées de la Vierge et du Christ. Cet usage ne faisait pas consensus au moment où Yves-Pascal Castel a écrit son article sur les Pietà du Finistère. 

Il s'agit ici d'une Déploration à quatre personnages, la Vierge, tenant sur ses genoux son fils mort, étant entourée de saint Jean et de Marie-Madeleine. Le bloc sculpté en une seule pièce porte sur son socle l'inscription de la date,  M Vcc XLVII , soit 1547. Il est placé dans une niche en bois polychrome, dont seul le dais est aujourd'hui sculpté et doté de pilastres. Le fond de cette niche est peint en bleu à larmes blanches. 

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On notera l'intérêt de cette date de 1547, puisque c'est la plus précoce parmi toutes celles qui sont portées en inscriptions dans et sur cette église ; elle est antérieure à celle de 1574 du pilier nord.

Dimensions : 132 cm de haut, 115 cm de large , 88 cm de profondeur. (source : Inventaire)

Matériau : granite (source : Inventaire)

Classé au titre d'objet 1924/08/30

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Le bloc de pierre  est posé sur une large console de pierre portant l'inscription en lettres gothiques  MARIA : MATER : GRATIE : TU : NOS : ABHOSTE : PROTEGE . On reconnait là un extrait de l'hymne parfois attribuée à Venance Fortunat  (VIe siècle) :  "Marie, Mère de la Grâce, protège-nous de l'ennemi.". Cette citation partielle a servi d'invocation de protection sur des images, gravée sur des médailles, ou inscrite sur une cloche, parfois complétée de "et in hora mortis suspice",  afin d'être protégé de tous les dangers, et en tout premier bien-sûr de celui de la mort brutale, même si le terme HOSTE désigne en réalité l'Ennemi, le Mal.

(Jean-Marie Abgrall, en 1897, a relevé presque correctement l'inscription [GRATIAE au lieu de GRATIE], Henri Pérénnès la relève sans faute, René Couffon a omis MARIA placé dans l'angle et n'a pas transmis la ponctuation par deux-points, Maurice Dilasser a lu FIT au lieu de UT. Les auteurs de l'enquête de 1978 pour l'Inventaire général cumulent les fautes en donnant "MATER GRATIAE TU NOS AB HOSTE PROTEGE ").

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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La partie inférieure est ornée d'une frise à rinceaux épineux dont les tiges s'échappent d'un masque à grandes oreilles.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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LES PERSONNAGES.

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Le Christ.

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Il faudrait continuer à classer les Pietà et les Déplorations, comme Debidour et Castel,  selon la posture du corps du Christ. Le site Wikipédia qui réunit 80 pietà du Finistère est, en ce sens,  précieux.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re

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Je définirai cette posture par le schéma suivant. Le corps trace un arc  brisé, cambré autour du genou de Marie, tandis que les bras forment avec cet axe  une croix rappelant la Crucifixion.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Les autres personnages.

L'élément le plus remarquable est sans doute la présence de trois larmes verticales s'écoulant de chaque œil de la Vierge. On sait que c'est un des traits caractéristiques des sculpteurs Bastien et Henri Prigent, actifs dans le Léon et en Cornouaille à partir de leur atelier de Landerneau entre 1527 et 1577, et auteurs de la Déploration de Saint-Nic, paroisse  proche de Ploéven. Je renvoie à l'article sur cette œuvre pour l'analyse du style de l'atelier et sur le "don des larmes".

Ici, les larmes sont plus discrètes, et elles ne coulent pas des yeux de Jean et de Marie-Madeleine. Emmanuelle Le Seac'h ne décrit pas, dans son ouvrage sur les sculpteurs de Basse-Bretagne, cette Déploration de Ploéven, et ne la place donc pas dans son catalogue raisonné des œuvres attribuables aux Prigent. Cette attribution reste donc en suspens en attendant de nouveaux experts.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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Marie -Madeleine  porte un voile qui entoure entièrement son visage juvénile. Elle tient dans la main gauche le flacon d'aromates destiné à l'embaumement. Si j'interprète correctement  l'objet brun qu'elle tient dans sa main droite et s'il s'agit bien d'un voile, ou mouchoir, dont elle essuie ses yeux, cela participe à nouveau de cette esthétique de l'effusion  et de ce mysticisme des larmes propre à ce thème, notamment chez les frères Prigent.  

On retrouve les larmes, et le geste d'essuyage des yeux éplorés, dans le retable en bois de Bodilis, du XVIe siècle, et le mouchoir sans les larmes dans le groupe sculpté en pierre du Pénity de Locronan.

C'est l'époque (1524, 1530) où Joos Van Clève peint sur ses Déplorations les larmes de la Vierge et de Marie-Madeleine.

https://www.anticstore.com/deploration-christ-entourage-joos-van-cleve-vers-1530-60226P

http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=24144

http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=obj_view_obj&objet=cartel_24144_24893_p0005495.002.jpg_obj.html&flag=false

Auparavant le Maître de Chaource (assimilé à  Jacques Bachot (actif en Champagne et en Lorraine entre 1493 et 1526) réalise des Déplorations et Mise au Tombeau reprenant ce geste d'affliction.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_de_Chaource#/media/Fichier:D%C3%A9ploration.JPG

La Déploration, groupe sculpté de l'église Saint-Jean-au-Marché de Troyes

http://inventaire-patrimoine.cr-champagne-ardenne.fr/dossier/groupe-sculpte-christ-mort-soutenu-par-la-vierge-saint-jean-et-marie-madeleine/e3a290d9-fd0c-4b3f-b1c9-78aee2d6b04f#description

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AEtre_de_Chaource#/media/Fichier:D%C3%A9ploration.JPG

Voici ce qu'écrivait Yves-Pascal Castel en 2001 :

"LES LARMES DE MARIE On sait combien le Moyen Age a apprécié le don des larmes, un don que des temps prétendument policés se sont ·attachés à refuser. Nos sculpteurs sur pierre du XVIe siècle, dans les ateliers de kersanton, pour mieux marquer la douleur de la Vierge et parfois celle des personnages qui l'assistent dans les grandes Pietà, quant à eux, se sont emparés de ce moyen expressionniste fort populaire, n'hésitant pas à sculpter sur les joues des larmes en relief. Coulant sous les paupières, ces larmes marquent le haut de chaque joue d'un triple jet, formé de traits bien symétriques. A Brignogan, Chapelle-Pol , à La Forest-Landerneau, au Bourg-Blanc, Saint-Urfold, à Plomodiern, Sainte-Marie du-Ménez-Hom, à Lothey, croix de Kerabri, dont nous avons parlé plus haut. A Plouvorn, Lambader la Vierge de Prigent élargit ses larmes en gouttes qui s'étalent sur les joues. On remarque, dans la grande Pietà de Plourin-Ploudalmézeau que si les quatre personnages d'accompagnement portent les mêmes triples larmes, en flots exactement mesurés, la Vierge en a le visage tout couvert, de la même manière qu'en avait usé le sculpteur de la pietà du calvaire du Folgoët, un siècle plus tôt. Les larmes qui ne sont pas en relief sur les statues en bois viennent agrémenter la polychromie, à Logonna-Daoulas et au Huelgoat. Ces larmes peintes coulent de manière naturelle et réaliste sur le visage penché de la Vierge de Pencran. Alors que ces larmes peintes sont plutôt rares, on les voit dans la très belle Pietà de Plouarzel où la Vierge approche de sa joue un grand mouchoir pour les sécher."

 

 

 

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Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

Déploration (1547), église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 5 juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.  numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

—  DILASSER (Maurice), 1979,  Un pays de Cornouaille, Locronan et sa région (Paris, 1979) ; Nouvelle Librairie de France., page 521.

 

—  ESCHER (Conrad) 1912, : Le tombeau de saint Ronan à Locronan Le Tombeau de Saint-Ronan à Locronan, par Conrad Echer (traduction de l’allemand) Abbé PhilipponPages 123 à 154 (B.S.A.F. 1912 tome 39) file:///E:/blog/saf1912_0189_0228.pdf

— GENDRY (Mickaël) 2010, « Les minihis en Bretagne entre le ixe et le xiie siècle : des territoires monastiques sacralisés ? », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 117-2 | 2010, mis en ligne le 10 juillet 2012, consulté le 15 novembre 2017. URL : http://abpo.revues.org/1766 ; DOI : 10.4000/abpo.1766

— INVENTAIRE GENERAL, IM 29001383, Jean-Pierre Ducouret et Claude Quillivic 1978

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&NUMBER=51&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=200&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

— NAGY (Piroska), 2000, Le Don des larmes au Moyen-Âge : un instrument spirituel an quête d'institution (Vie-XIIIe siècle, Albin-Michel.

— PÉRENNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

— Wikipédia, collection de 80 Pietà

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re

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Published by jean-yves cordier - dans Déplorations Ploéven
6 juin 2019 4 06 /06 /juin /2019 20:55

Les peintures sur lambris (1676) de l'église de Saint-Divy: la Vie de saint Divy.

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 Sur l'église de Saint-Divy, voir aussi :

Sur les lambris peints figurés  , voir dans ce blog :

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Et on pourra visiter aussi des lambris peints figurés à :

 

  • Mûr-de-Bretagne : chapelle Sainte-Suzanne. Accusation et condamnation de sainte Suzanne (chœur) et Passion (nef).
  • Saint-Barthélémy : chapelle Saint-Adrien. Martyre de saint Adrien (chœur)
  • Douarnenez : chapelle Saint-Michel. Voûte peinte de 56 panneaux inspirés par les taolennou de Michel de Nobletz. 1667.
  • Carnac, église Saint-Cornély. Vie de saint Corneille (nef) par Jean-Baptiste Le Corre v. 1716.
  • Ploerdut :  peintures par Jean-Baptiste Le Corre v. 1716
  • Plougrescant : chapelle Saint-Gonery
  • Ploéven, église Saint-Méen . Passion

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On sait que saint Divy est le fils de sainte Nonne. Pour témoigner de sa vie, l'artiste qui a peint en 1676  la voûte lambrissée de l'église de Saint-Divy ne s'est pas inspiré de la Buez Santez Nonn ou Vie de sainte Nonne composée  en Bretagne (vers 1588 par un moine augustin de l'abbaye de Daoulas ?), mais d'une version de la Vita sancti Dauid siue Dewi episcopi et confessoris, écrite par le moine gallois Rhygyfarch à la fin du XIeme siècle , en reproduisant parfois mot pour mot la formulation. On y relève des noms que ne connaît pas la Buez, comme Teraeus, Port Maugan, Belve, Mobus, Brevy. 

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LES LAMBRIS PEINTS DE L'EGLISE SAINT-DIVY.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Il s'agit de six panneaux de 10 m2 en bois résineux :

 

"Le lambris de plafond au-dessus du choeur de l'église de Saint-Divy relate en six grands panneaux de peinture sur bois la vie de saint Divy, le patron local. La qualité de l'oeuvre, composition, couleur, mouvement, fait regretter que le peintre, qui n'a pas négligé de dater son oeuvre (1676), ait omis de la signer. On peut penser qu'il s'agit d'un peintre local, venu de Saint-Pol-de-Léon, de Morlaix ou de Lesneven.

On connaît mieux les restaurateurs des peintures, du moins les plus récents. Une inscription relevée sur le dernier panneau fait état de la restauration faite en 1961 : NETTOYE ET RESTAURE PAR PENICAUD EN 1961. Suite aux travaux exécutés récemment sur la charpente, le lambris a été déposé, traité et replacé en 1998, par l'entreprise Art et Bâtiment d'Issoire.

   Les six grands tableaux sont simplement séparés par le couvre-joint du lambris en voligeage jointif. Chacun d'entre eux remplit ainsi l'espace, sous un couronnement en forme de large dais flottant qui revêt l'allure d'un grand fronton architecturé. Sous sa corniche pendent des draperies, rouges, bleues ou blanches, aux pans volants, les dernières terminées par de gros nœuds, comme un manteau de théâtre à l'italienne. Deux douzaines d'angelots, auxquels s'ajoutent ceux qui volètent dans la gloire autour du Christ diffusent partout une note de franche jubilation. Sur  les ailes du fronton ils déroulent des partitions, tiennent en main la flûte, embouchent la trompette, ou pincent le luth. S'accrochant aux rideaux sous le cintre des deux premiers tableaux, deux angelots énoncent des prophéties écrites sur des banderoles tandis que les autres cueillent des roses qui leur échappent parfois des mains en pluie céleste.

Les épisodes de la vie de saint Divy, à partir de la gauche au fond du chœur, se succèdent de manière ingénieuse, la chronologie des événements s'entremêlant à leur signification symbolique.

Ainsi, rappelant les prophéties faites trente ans avant la naissance du saint, Xanthus, averti de la venue au monde de son fils fait face à l'injonction divine faite, dans le même temps, à Saint Patrick de passer en Irlande pour céder la place à saint Divy. La venue au monde de l'enfant, suite à la rencontre de Xanthus et de Nonne, fait face à sa dernière heure, conjuguant ainsi sa vie et sa mort. Le baptême de saint Divy, où la vue est rendue au parrain aveugle relié à la prédication du saint au concile de Brévy, associe l'illumination baptismale à l'éclat de la vérité qui terrasse l'hérésie. ·

Les légendes développées, en latin dans l'architrave, en français dans les cartouches du bas, les phrases inscrites sur les banderoles, les précisions qui émaillent les scènes sont autant de clés explicatives qui ouvrent à l'interprétation de ce qui est donné à voir. Ici, il n'y a guère à chercher, malgré quelques difficultés de lecture, d'autres explications que celles qui sont fournies par l'oeuvre elle-même qui prend son origine dans la Vie galloise de saint David. Il suffit de lire et de tout transcrire jusque dans le moindre détail." (Y-P. Castel)

 

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I .  Le songe de Xanthus annonçant  la naissance de Divy et les trois dons lors d'une chasse .

En haut à gauche, sous un dais rouge, le roi Xanthus, père de Divy, fait un songe, entouré de ses courtisans.

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Inscription dans le cartouche noir au bas du tableau :

"L'ange apparaît à Xanthus, roy de Walles, père de Monsievr Sainct Divy et lui annonce qve le lendemain, chassant, il rencontrerait vn cerf, vn poisson et vn essaim d'abeilles qui pronostiqueraient la sainteté de sainct Divy son fils. Le cerf pronostiqverait son zèle, le poisson son avstérité et l' abeille sa sagesse."

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CLIQUEZ SUR LES IMAGES.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Attention, ici, "David" désigne le prénom Divy.

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Inscription sur la corniche cintrée :

SANCTVS DAVID VVLGO DIVI.AB.ANGELO.PAEDICITVR / TERDENIS.PRIVSQVAM. NASCITVR ANNIS.

"S(anc)tvs David, vulgo Divi ab angelo paedicitvr terdenis privsquam nascitvr annis."

(Saint David, appelé couramment Divi, est annoncé par un ange trente ans avant sa naissance). "

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Sur le phylactère tenu par les anges :

CRAS EXPERGE FACTVS VENATVM IBIS ET INVENIES TRIS DONA IVXTA AMNEM TERAEI CERVVM SCILICET PISCEM ET APVM EXAMEN QVAE DIVI VITAM PRAENVNTIANT

 "Cras experge factvs venatvm ibis et invenies tris dona ivxta amnem Teraei, cervvm scilicet piscem et apvm examen qvae Divi vitam praenvntiant".

(Demain, à ton réveil, pars à la chasse. Tu trouveras trois dons près du fleuve Téréus, à savoir un cerf, un poisson, un essaim d'abeilles, qui présagent la vie de David).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Au-dessus de Xanthus étendu sur sa couche :

"Xaqto Patri" (à Xanthus, le père).

Au-dessus et en dessous du monastère :

"Monasterivm trivm donorvm" (le monastère des trois dons).

Au pied de l'arbre :

"His mvneribvs innotvit" (il comprit (le songe) par ces dons).

Dans la fourche de l'arbre :

"Melle" (miel).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Comparaison avec les textes-sources :

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1. Vie par Rhygyvarc'h :

"For on a certain occasion, his father, Sant by name and merits, who relied on his royal power over the people of Ceredigion, which subsequently he laid aside to procure a heavenly kingdom, was warned in dreams by an angelic voice, which he heard, "Tomorrow on waking you shalt find there three gifts by the river Teivi, namely, the stag which you pursue, a fish, and a swarm of bees settled in a tree in the place which is called Llyn Henllan. Of these three, therefore, reserve a honeycomb, a part of the fish, and of the stag, which send to be kept for a son, who shall be born to you, to the Monastery of Maucannus," which till now is called the Monastery of the Deposit. These gifts foretell his life, for the honeycomb proclaims his wisdom, for as honey in wax, so he held a spiritual mind in a temporal body. And the fish declares his aquatic life, for as a fish lives in water, so he, rejecting wine and beer and everything that can intoxicate, led a blessed life in God on bread and water only, wherefore David is also named "of the Aquatic Life." The stag signifies his power over the Old Serpent, for as a stag, having deprived serpents of their food, seeks a fountain of water and is refreshed as in youth with the strength received, so he, borne on high as on stags' feet, deprived the Old Serpent of the human race of his power of hurting him and fled to the fountain of life with constant flowings of tears, and, being renewed from day to day, so brought it to pass that in the name of the Holy Trinity, by the frugality of moderate repasts, he began to have saving knowledge [and] the power of governing demons."

(Pour une certaine occasion, son père, Sant par son nom et mérite, qui s'appuyait sur son pouvoir royal sur le peuple de Ceredigion, qu'il a ensuite laissé de côté pour procurer un royaume céleste, a été averti en rêve par une voix angélique, qu'il a entendu :  "Demain, au réveil, vous trouverez trois cadeaux près de la rivière Teivi, à savoir le cerf que vous poursuivez, un poisson, et un essaim d'abeilles installées dans un arbre à l'endroit qui s'appelle Llyn Henllan. De ces trois là,   réservez un nid d 'abeilles, une part du poisson et une du cerf, qui devront être gardés pour un fils, qui vous sera né, au monastère de Maucannus ", qui s'appelle jusqu'à présent le monastère du gisement. Ces cadeaux annoncent sa vie, car le rayon de miel proclame sa sagesse, car, comme le miel dans la cire, de même il  conservera un esprit spirituel dans un corps temporel. Et le poisson déclare que  sa vie sera aquatique, car comme un poisson vit dans l’eau,de même il rejetera le vin, la bière et tout ce qui pourrait enivrer. Il mènera une vie bénie en Dieu en mangeant le pain et l’eau, raison pour laquelle David fut également nommé "de Vie Aquatique".  Le cerf signifie son pouvoir sur le vieux serpent, car comme un cerf, ayant privé les serpents de leur nourriture, cherche une fontaine d'eau et se rafraîchit comme dans la jeunesse avec la force reçue, de même, lui, né porté sur des pieds de daim,  privera le Vieux Serpent de la race humaine de son pouvoir de le blesser et s' enfuira à la source de la vie avec des larmes constantes, et, se renouvelant de jour en jour, si bien qu'il se passera qu'un nom de la Sainte Trinité, par la frugalité de ses repas, il aura la connaissance salvatrice et le pouvoir de gouverner les démons.)


 

2. Buez sant Nonn : (traduite du breton par Y. Le Berre)

 

Un ange s'adresse au roi : "Entends-moi, Keritic béni, tandis que tu dors.  Pars à la chasse et sans faute tu trouveras près de la rivière et cerf et bon poisson assurément, des abeilles : un essaim bien plein. Tu les y trouveras au lever du jour posées sur l' arbre. Porte-les de bon coeur (à) l'abbaye nommée Pontir. Par les offrandes qu'elle sache que cela signifie sans aucun doute quand vivra saint Dévi, qui est expressément annoncé. Par les abeilles et le miel sera révélé et signifié, également Faire savoir qu'il sera saint et qu'il sera sage, savant. Par les poissons de rivières, qui sont savoureux, la nourriture frugale qu'il consomment, qui fut de pain et d'eau ... Ni vin ni autres aliments il ne désirera. Par ce cerf qu'il restera ferme, qu'il vaincra, il sera pur par ses œuvres, tous ses ennemis et à tout ... de l'amour."

Puis vient une description d'une chasse à cour avec 4 veneurs.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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II -Saint Patrick passe en Irlande pour laisser la place à saint David.

 

 

Dans le cartouche au bas du tableau :

SAINCT PATRICE EST ADVERTY PAR VN ANGE DE QVITTER LE VALLON TRES

AGREABLE RESERVE A MONSIEVR SAINCT DIVY QVI DEVOIT NOISTRE

DELA A TRENTE ANS ET PASSER EN HYBERNIE POVR ESTRE L'APOSTRE ET S'EMBARQVER

AV PORT MAVGAN. IL RESSVSCITE RVNITHER QV'IL AMENA AVEV LUY.

 

"Saint Patrice est averty par un ange de quitter le vallon très agréable réservé à Monsieur Sainct Divy qui devoit noistre de là à trente ans, et passer en Hybernie povr estre l'apôtre, et s'embarquer au Port-Maugan. Il ressuscite Rvnither qu'il amena avec luy".

Dans la Buez Santez Nonn, Vie de sainte Nonne en breton, Patricius, évêque en Grande Bretagne, reçoit d'un ange l'injonction divine de quitter la Bretagne insulaire (Grande-Bretagne) pour gagner l'île Rhosina en Irlande (Hibernie) afin de laisser la place au futur saint Divy, dont la naissance lui est annoncée dans trente ans. Il ressuscite auparavant un homme nommé Runiter, qui l'accompagnera et le guidera. 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sur la corniche cintrée :

 

EODEM TEMPORE SANCTVS PATRICIVS ANGELI IVSSV RHOSINAM / VALLEM DIMITIT. TENDENS . HYBERNIAM LINQVENS DAVID MENEVIAM

 

"Eodem tempore, S(anc)tvs Patricivs angeli ivssv Rhosinam vallem dimitit tendens Hyberniam linquens David Meneviam."

(A la même époque, saint Patrick sur l'ordre de l'ange quitte la vallée de Rhosina pour passer en Hibernie afin de laisser Ménévie à David).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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— Sur le phylactère qui sort de la bouche de l'angelot:

"Tibi non istvm locvm Devs disposvit sed David qvi nvndvm est natvs, nec nisi peractis trigintvm annis nascetvr."

(Ce lieu, Dieu ne te l' a pas destiné, il est réservé pour David dont la naissance nous est séparée par trente années).

— Sous l'homme qui s'éveille du tombeau :

"Crvnither, a XV annis hic sepvltvm resvscitat"

(Crunither enseveli ici depuis 15 ans, ressuscite).

— Au-dessus de l'évêque :

"Tv eris apostolvs Hiberniae",

(tu seras l'apôtre de l'Irlande).

Indications topographiques: "Hybernia" (Irlande), "Vallis Rhosina", "Traon Rhozn." répété, (la vallée Rhosina), "Portvs Mavgan" (Port-Mavgan). On notera Traon, seul mot breton retenu par le peintre.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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III.. La rencontre de Xanthus et de sainte Nonne.

Dans le cartouche au bas du tableau :

"Xantvs, roy de Corneovaille, à présent Valles en Angleterre faisant rencontre de saincte Nonne engendre son filz sainct Divi entre devx rochs miracvlevsement apparvs : la pierre s' amolit sovs les covdes de saincte Nonne en enfentant sainct David son filz."

 

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Sur la corniche cintrée :

"Gignit Xantvs rex S(anc)tvm David de b(ea)ta Nonita et tempore conceptionis duo grandes lapides apparvervnt de novo." ( Le roi Xantus engendre David de la bienheureuse Nonnita. Au temps de la naissance apparurent deux grandes pierres soudainement). 

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Sur le phylactère au-dessus de sainte Nonne debout :

"Nonnita oppressa concepit" (Nonnita accablée conçoit).

Au-dessus de la sainte agenouillée :

"Petra partvs dolore se divisit" (Devant la douleur de l'enfantement, la pierre se divisa).

 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

 

 

 

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4. Le baptême et l'éducation de saint Divy.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

 

 Dans le cartouche au bas du tableau :

"Belve, évesqve de Ménévie baptiza sainct Divi. Mobvs avevgle, son parain, fvst illvmine se lavant les yevx de l' eav de la novvelle fontaine : S. Di vi etant escalier rendit la veve à son maistre Pavlinvs par le signe de la croix". 

A l'intérieur de la scène elle-même :

"Belve episcopvs baptizans" (L'évêque Belve baptisant)

"Fons novvs" (fontaine vive)

 "Mobvs patrinvs" (le parrain Mobus).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sur la corniche cintrée :

"Pver hic qva bapizatvr aqva coeco modo (Mobo?) lvmen datvr ocvlos qvi respersit, 1676"

(Lenfant est baptisé et par l'eau qui jaillit la lumière est rendue à l'aveugle Mobus).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sous le tableautin dans l'angle droit de la scène :

" Pavlino magistro svo lvmen restitvit"

(il rend la vue à son maître Paulinus).

Sur le phylactère qui émane de la bouche du maître :

"David, tange ocvlos meos et sanabor"

(David, touche mes yeux et je serai guéri). 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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5 Saint Divy au concile de Brévi.

Le concile de Brévi se tint en 519 en Angleterre pour lutter contre le Pélégianisme.

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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 Dans le cartouche au bas du tableau :

"La terre se leva sovs les pieds de Monsievr sainct Divy en forme de montaigne lors qv'il prêcha dans le concile de Brévi (pour répondre à) des pélagiens : & vn ange descendit (comme vn aigle) et lvi inspira ce qu'il devoit prêcher".

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sur la corniche cintrée :

"Dvm predicat incredvlis hvmvs tvnc colli similis svrgitens privs hvmile ac error evanvit"

(alors qu'il prêche aux incroyants, le sol s'élève tel une colline, alors qu'auparavant il était plat et l'erreur se dissipe).

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Source : la Vie de saint David par Rhygyvarch.

 


LE SYNODE ANTI-PÉLAGIEN DE BREVI.

Parce que, après l’aide de Saint Germain pour la deuxième fois, l’hérésie pélagienne a repris vie, introduisant la vigueur de son entêtement, comme le venin d’un serpent venimeux, dans les jointures les plus reculées du pays, un synode universel de tous les évêques de Britannia. En conséquence, cent dix-huit évêques s'étant rassemblés, une multitude innombrable de presbytres, abbés et autres ordres, rois, princes, laïcs, hommes et femmes, en sorte que cette vaste armée couvrait tous les lieux environnants. Les évêques murmurent entre eux, en disant: "La multitude est si grande que non seulement une voix, mais même l'appel de la trompette ne parviendra pas à résonner dans les oreilles de tous. mais la plupart ne l'entendent pas. L'un après l'autre tente d'exposer, mais ils ne servent à rien. La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " L'un après l'autre tente d'exposer, mais ils ne servent à rien. La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " L'un après l'autre tente d'exposer, mais ils ne servent à rien. La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " La difficulté augmente. Ils craignent que les gens ne rentrent chez eux avec l'hérésie non discutée. "Nous avons prêché", disent-ils, "et n'avons aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul." Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait lu autrefois et disait: "Il y en a un, fait évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc de l'inviter. " et n'ont aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul. "Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait auparavant lu et dit:" Il y en a un, nommé évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, au trait agréable, à la forme distinguée, de taille droite, de la taille de quatre coudées. Mon conseil est donc que vous l'invitiez. " et n'ont aucun gain. Et ainsi notre travail est rendu nul. "Un des évêques, appelé Paulinus, se lève, avec qui le pontife Saint David avait auparavant lu et dit:" Il y en a un, nommé évêque par le patriarche, qui n'est pas encore apparu à notre synode, un homme éloquent, plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, au trait agréable, à la forme distinguée, de taille droite, de la taille de quatre coudées. Mon conseil est donc que vous l'invitiez. " plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc que vous l'invitiez. " plein de grâce, approuvé dans la religion, qui a un ange pour camarade, un homme aimable, de caractère agréable, de forme distinguée, de taille droite et de quatre coudées. Mon conseil est donc que vous l'invitiez. "

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Les messagers sont envoyés immédiatement. Ils viennent chez le saint évêque. Ils annoncent dans quel but ils étaient arrivés. Le saint évêque refuse en disant: "Que personne ne me tente. Ce qu’ils ne peuvent pas faire, qui suis-je pour le faire? Je reconnais mon humilité. Partez en paix." Les messagers sont envoyés une deuxième et une troisième fois, mais il n'y consent pas non plus. Enfin, les hommes les plus saints et les frères les plus fidèles, Daniel et Dubricius, sont envoyés. Saint David, l'évêque, prévoyant cela par l'esprit de prophétie, dit à ses frères: "Aujourd'hui, frères, des hommes très saints nous rendent visite. Recevez-les avec un esprit joyeux. Procurez des poissons avec du pain et de l'eau." Les frères arrivent. Ils se saluent. Ils entament une sainte conversation. Un repas est placé devant eux. Ils affirment qu'ils ne mangeront jamais dans ce monastère sans son retour au synode. À cela, le saint répond: "Je ne peux pas te refuser. Mange et nous visiterons le synode ensemble, mais je suis incapable de prêcher à cette occasion. Pourtant, avec des prières, j'apporterai le peu d'aide que je pourrais."

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Ils commencent et arrivent à un endroit très proche du synode, et voilà! ils entendent un deuil déplorable tout près. Le saint dit à ses compagnons: "J'irai là où se trouvent ces grandes plaintes." Ses compagnons répondirent et dirent: "Nous irons à l'assemblée de peur que notre retard ne vexe ceux qui nous attendent." Mais l'homme de Dieu s'avança et vint à l'endroit où se lamentait la plainte, près de la rivière Teivi. Et voilà! une mère veuve surveillait le corps de son fils décédé, qui s'appelait Magnus. Le bienheureux David a consolé la mère et l'a réconfortée avec des avertissements salutaires, mais, après avoir entendu parler de sa renommée, elle s'est jetée à ses pieds et a supplié de lui lancer des appels pénibles alors qu'il devrait avoir pitié d'elle. L'homme de Dieu, compatissant à la faiblesse humaine, s'est approché du corps du défunt, a arrosé le visage de larmes, s'est jeté sur le corps du défunt, a prié le Seigneur et a dit: "Seigneur, mon Dieu, qui a fait descendons dans ce monde pour nous, pécheurs du sein du Père, pour nous racheter de la gueule du vieil ennemi, ayez pitié de cette veuve, redonnez vie à son fils unique et respirez en lui le souffle de vie que votre nom peut être magnifié dans toute la terre ". Puis les membres sont devenus chauds, l'âme est revenue, le corps remué. Et prenant la main du garçon, il le rendit vivant à sa mère. La mère transforme ses larmes en larmes de joie et dit: "Pour moi, mon fils était mort, mais pour vous et pour Dieu, laissez-le vivre désormais." Le saint homme prit le garçon et posa sur son épaule la copie de l'Évangile qu'il portait toujours sur sa poitrine, et le fit l'accompagner au synode. Par la suite, tant qu'il a vécu, il a mené une vie sainte pendant de nombreuses années. Et tous ceux qui virent ce miracle louèrent le Seigneur et saint David.

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Puis il entre dans le synode. La compagnie des évêques se réjouit. Les gens sont contents. Toute l'armée exulte. On lui demande de prêcher. Il rejette pas le souhait du conseil. Ils lui ont demandé de monter le tas de vêtements, mais il a refusé. Il ordonne donc au jeune garçon nouvellement ressuscité de lui étendre son mouchoir. Sur ce, il se tient debout et expose l'évangile et la loi comme une trompette. En présence de tous, un pigeon blanc comme neige, envoyé du ciel, s'est posé sur ses épaules, qui sont restées aussi longtemps qu'il a prêché. Alors qu'il se tenait d'une voix claire pour tous, à la fois pour ses proches et pour ceux qui étaient au loin, le sol sous lui gonfle et s'élève sur une colline. Placé au sommet, il est vu de tous, de sorte que, debout sur une haute colline, il élève la voix comme une trompette. Au sommet de cette colline se trouve une église. L'hérésie est expulsée. La foi est confirmée dans des cœurs sains. Tous sont d'accord. Ils rendent grâce à Dieu et à Saint David.

 

Puis, béni et exalté par la bouche de tous, il est avec le consentement de tous les évêques, rois, princes, nobles et tous les grades de la race britannique, fait archevêque, et son monastère est également déclaré la métropole de l'ensemble pays, de sorte que celui qui le dirigera soit considéré comme archevêque.

 

Dès lors que l'hérésie a été expulsée, des décrets de gouvernement catholique et ecclésiastique ont été confirmés, lesquels, du fait d'attaques fréquentes et cruelles d'ennemis, sont devenus nuls et ont cessé d'être, ils ont presque été oubliés. Par ceux-ci, comme tirés d'un lourd sommeil, ils combattirent tous avec zèle les batailles du Seigneur. On les trouve en partie dans les plus anciens écrits du père, ordonnés de sa propre main sacrée.

 

Puis, lorsque plusieurs saisons se sont écoulées, un autre synode se réunit, appelé Victory, dans lequel une foule d’évêques, de prêtres et d’abbés s’étaient réunis pour renouveler ce qu’ils avaient confirmé dans le premier, après un examen minutieux et rigoureux. questions utiles étant ajouté. Ainsi, à partir de ces deux synodes, toutes les églises de notre pays se conforment à l'autorité romaine. Aux décrets qu'il avait affirmés de sa bouche, l'évêque s'était seul engagé à écrire de sa propre main sacrée.

 

En conséquence, partout dans le pays, les frères ont construit des monastères. Partout des indications d'églises sont entendues. Partout des sons de prières sont élevés vers les étoiles. Partout les miracles sont rapportés au sein de l'Église sur des épaules inépuisables. Partout les offrandes de charité sont distribuées aux nécessiteux avec une main ouverte. Saint David, l'évêque, devint le surveillant en chef de tous, le protecteur en chef, le principal porte-parole de qui tous reçurent la règle et le modèle du droit à la vie. Il était la norme pour tous, il était la consécration, il était la bénédiction, il était l'absolution et la correction, apprenant aux lecteurs, la vie aux nécessiteux, la nourriture aux orphelins, le soutien aux veuves, la tête au pays, la règle aux moines, une manière aux laïcs, tout à tous les hommes. Quels essaims de moines il a engendré! Avec quel avantage il a profité à tous! Avec quelle flamme de miracles il brillait!

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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 Au-dessus de saint David

"S. David arhiepiscopvs (sic)"

(saint David archevêque).

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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6.La mort de saint Divy

 

 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Dans le cartouche au bas du tableau :

"Dieu avertit saint Divy de sa mort qui arriva l'an 167 de son âge".

Remarque :

Cet âge est de 147 ans dans la Vie de Rhygyvarch.

 

 

 

"Tous les évêques se soumirent à saint David, monarchie et primauté, et ils consentirent à l'octroi de son droit de sanctuaire, selon lequel il s'appliquait à tout ravisseur, homicide et pécheur, ainsi qu'à toute personne perverse volant d'un endroit à l'autre, en priorité tous les saints, rois et personnages de toute l'île britannique, dans chaque royaume et dans chaque région, où qu'il y ait des terres consacrées à saint David. Et ne laissez aucun roi, ancien ou gouverneur, ni même évêque, supérieur ou saint, oser donner le droit de sanctuaire en priorité à saint David. En effet, il fournit le droit de sanctuaire devant chaque personne, et il n'y en a pas, car il est le chef, le leader et le primat de tous les Britanniques.


Et continuant ainsi dans la vieillesse, il fut reconnu comme le chef de toute la race britannique et l’honneur de son pays, qu’il termina dans ses cent quarante-sept ans environ.


 

Quand le jour approchait pour compenser les récompenses sacrées des bonnes actions, le huitième jour avant le 1er mars, alors que les frères observaient des matines, un ange lui adressa la parole en annonçant à haute voix: "Le jour tant désiré, "dit-il," est maintenant compté à proximité. " Le saint évêque reconnut la voix amicale et lui dit avec un esprit joyeux: "Seigneur, laisse maintenant ton serviteur partir en paix." 

Les frères ont simplement reçu le son dans leurs oreilles sans distinguer les mots, car ils les avaient entendus converser ensemble et étaient tombés à terre avec terreur. Ensuite, tout le monastère est rempli d'harmonies angéliques et d'un parfum odorant. Le saint évêque appelant à haute voix, avec l'esprit concentré sur le ciel, dit: "Seigneur Jésus-Christ, reçois mon esprit." De nouveau, l'ange parle d'une voix claire, les frères le comprenant bien, "Préparez-vous et ceignez-vous. Le premier mars, le Seigneur Jésus-Christ, accompagné d'une foule d'anges, viendra à votre rencontre."

 

Quand ces choses ont été entendues, les frères se sont lamentés avec des sanglots violents. Là commence un grand chagrin. Le monastère déborde de larmes en disant: "O Saint David, évêque, enlève notre tristesse." Lui, les caressant et les soutenant avec des consolations réconfortantes, dit: "Frères, soyez constants. Le joug que vous avez emporté avec un seul esprit porte jusqu'à la fin; et tout ce que vous avez vu avec moi et entendu, gardez et accomplissez." Depuis cette heure-là, donc, jusqu'au jour de sa mort, il resta dans l'église et prêcha à tous.

 

Le rapport a donc été emporté plus rapidement en un jour dans toute la Grande-Bretagne et l'Irlande par l'ange, en disant: "Sachez que la semaine prochaine votre maître, saint David, émigrera de cette lumière vers le Seigneur".

 

Puis arrivent de toutes parts des assemblées de saints, comme des abeilles dans une ruche à l’approche d’une tempête, qui s’empressent de rendre visite au saint père. Le monastère déborde de larmes. La lamentation retentit aux étoiles. Les jeunes le pleurent en père, les vieillards en fils. Le dimanche entre-temps, alors qu'une très grande foule l'écoutait, il prononça un sermon des plus nobles et consacra le Corps du Seigneur à mains nues. Ayant pris part au Corps et au Sang du Seigneur, il fut immédiatement saisi de douleur et devint malade. Quand il eut fini son office et béni le peuple, il s’adressa à tous en disant: «Mes frères, persévérez dans ces choses que vous avez apprises de moi et que vous avez vues de moi. Le troisième jour de la semaine du 1er mars, je suivrai le chemin de mes pères. Adieu dans le Seigneur. Je partirai. Nous ne reverrons plus jamais sur cette terre. "Alors la voix de tous les fidèles s'éleva en pleurs et en gémissant:" Oh, que la terre nous engloutisse, que le feu nous consume, que la mer nous couvre! O que la mort par une soudaine irruption nous atteigne! Est-ce que les montagnes tomberaient sur nous! Presque tous se sont livrés à la mort. Du dimanche soir au quatrième jour de la semaine où il était mort, tous ceux qui sont venus sont restés pleurant, jeûnant et surveillant."

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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Sur la corniche cintrée :

"Esto praesens, o patrone, desolatis in agone, salutem fer pastor bone nostrae semper treviae"

(demeure présent o saint patron près de ceux que désole l'agonie, bon pasteur, apporte toujours le salut à notre trève). 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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 Sur le phylactère qui part de la bouche du saint :

"Tolle me post te"

(prends moi auprès de toi !).

 

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Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

Lambris peints (1676) du chœur de l'église de Saint-Divy. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

— APEVE

http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=4&id_article=252

— BARRALT I ALTET (Javier), 1987,  Décor peint et iconographie des voûtes lambrissées de la fin du Moyen-Âge en Bretagne

http://rcppm.org/download/biblio/Barralt_voutes-lambrissees.pdf

— HAMOURY (Maud), 2010, La peinture religieuse en Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, Presses Universitaires de Rennes.

 

— Rhygyvarch 's Life of Saint David, by the Rev. A. W. Wade-Evans, in Y Cymmrodor, vol. XXIV, 1913

http://www.povertystudies.org/Links/Rhwymbooks/StDavidHome.htm

—CASTEL (Yves-Pascal), TANGUY (Bernard), LE BERRE (Yves),  BUEZ SANTEZ NONN MYSTÈRE BRETON Vie de sainte Nonne  Co-édition C.R.B.C.- Minihi-Levenez Embannet a-gevred gand Kreizenn an Enklaskou Brezoneg ha Keltieg ha Minihi-Levenez,

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/80d88f81a9a064fda9b122ff0d667bbc.pdf

— SIONNET, Le GONIDEC, 1837,  BUEZ SANTEZ NONN MYSTÈRE BRETON Vie de sainte Nonne 

https://archive.org/stream/buhezsanteznonn00gonigoog/buhezsanteznonn00gonigoog_djvu.txt

— https://arts-et-batiment.pagesperso-orange.fr/web-content/realisation_fr.html#lp

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Published by jean-yves cordier - dans peinture sur lambris. Saint-Divy
5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 20:56

Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan. Bas-relief en kersanton et traces de polychromie, soubassement de la Déploration.

Élément d'un cycle des Apparitions du Christ après sa Résurrection. XVIe siècle.

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— Voir sur Locronan :

 

 

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PRÉSENTATION.

La chapelle du Pénity ("ermitage") de l'église de Locronan a été construite sous le règne de François II (1458-1488) et de la duchesse Anne (1488-1514). Elle abrite le cénotaphe de saint Ronan, et le regard du visiteur est happé par cette œuvre monumentale d'un kersanton sombre et lustré. Pourtant, on prend le temps d'admirer la statue du saint (XVIe), dans sa niche à droite de la maîtresse-vitre, ou celle de saint Michel en archange pesant les âmes (XVe), et la Déploration à six personnages en pierre polychrome (v.1520) à gauche de l'autel.

C'est dire si on pardonnera le visiteur qui négligera un peu le soubassement de cette Déploration : ce fut mon cas lors de mes visites successives.

Et pourtant ! Aujourd'hui, alors que j'ai pris le temps de m'accroupir devant ce qui fut une contretable d'autel, je l'élève à la dignité de coup de cœur du mois  et je like frénétiquement ce chef d'œuvre de kersanton. 

Ah oui alors, cela vaut la peine de se pencher sur cette plaque de 118 cm de long et  54 cm de large (depuis mon inoubliable rencontre avec Louis Chauris, j'essaye de ne pas oublier mon mètre ruban) et de l'examiner de près.

L'encadrement d'abord : ce sont deux niches délimitées en haut par des arcatures liées (avec une sorte de poireau ou fenouil tronqué en fleuron à leur aisselle), sur le coté par des pilastres rectangulaires et en bas par un bandeau à losanges (mais non, ce ne sont pas des macles !). L'Hercule ... Poirot qui sommeille d'un seul œil en chacun de nous a tôt fait de remarquer à gauche le départ d'une autre arcade : nous n'avons ici qu'un fragment de la plaque originelle. 

À gauche, c'est l'Apparition du Christ à Marie-Madeleine juste après sa Résurrection. À droite, c'est le Repas d'Emmaüs. Donc, le sujet d'ensemble, qui se poursuivait certainement, c'est celui des Apparitions du Christ, auquel j'ai été initié dans ma visite des vitraux de Strasbourg puis de Louviers : il comprend jusqu'à huit épisodes, qui s'intègrent dans ce qui est parfois appelé la "Vie glorieuse du Christ". Les autres épisodes les plus représentés sont les apparitions à saint Thomas incrédule,  à saint Pierre sur les bords du lac, aux Apôtres lors d'un repas, ou aux Apôtres sur une montagne.

 

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Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan.

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CLIQUEZ, CLIQUEZ, MAIS CLIQUEZ DONC !

 

 

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Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan.

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1°) Noli me tangere : apparition du Christ-Jardinier à Marie-Madeleine .

Je ne reviens pas sur l'iconographie d'un thème qui m'a toujours séduit et qui est basée sur le texte évangélique de Jean XX :11-18. Voir les deux articles précédemment cités, ainsi que :

Marie-Madeleine est  agenouillée à gauche, cheveux défaits, tenant sur sa poitrine le flacon d'aromate qu'elle avait amené au tombeau. Une main au dessus du couvercle, une main soutenant le fond, l'artiste connaît bien la tradition. De son vêtement, nous ne voyons que le manteau qui l'enveloppe, mais aussi une robe plissée, et des manches non moins plissées, et bouffantes au poignets.

Cela est accessoire, car ce qui compte dans cette scène, c'est l'échange des regards : c'est, pour un sculpteur s'il ne veut pas faire appel à des inscriptions, le moyen de graver la fameuse phrase NOLI ME TANGERE, "ne me touche pas" ou "Ne me retiens pas" (Jn 20:17). L'intense envie de Madeleine de s'approcher de son Maître, et l'impérieuse nécessité du respect dû au corps glorieux de Jésus. La rencontre d'un homme et d'une femme, d'une marcheuse matutinale et d'un jardinier ... Et la fulgurance de la transcendance qui trace, entre eux, une démarcation irrévocable.

Mais auparavant, les deux cris du verset 16 se sont fait entendre, où Jésus appelle  : "MARIE!". Et la femme répond en hébreu : "RABOUNNI !", ce qui veut dire "Maître".

 

 

 

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Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan.
Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan.

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Le Christ, debout, tourné de trois-quart vers Madeleine, est vêtu d'une longue tunique qui tombe sur ses pieds nus. Il tient la bêche qui le caractérise comme jardinier (kepouros dans le texte grec, "gardien du jardin").

C'est son chapeau en cloche qui se remarque. C'est bien un chapeau de jardinier, si on veut, mais il évoque surtout le chapeau de pèlerin, celui que porte souvent le Christ dans l'épisode suivant à Emmaüs. 

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Baie 32, cathédrale de Strasbourg. Photo lavieb-aile

 

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Nous n'avons ici ni la posture de recul du Christ, si sa main droite paume en avant dans un geste de mise en garde. L'artiste a représenté ici un geste de bénédiction.

Les cheveux longs, la moustache et la barbe seront détaillés sur la scène suivante.

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Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan.

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Le visage de Marie-Madeleine est peut-être l'un des plus beaux de la statuaire en kersanton. Les traces craquelées de la polychromie jaune et ocre font ressortir le grain gris-noir de la pierre de kersantite de façon hallucinante. Le corps de la sainte est comme aspiré par le visage, et tout ce visage est aspiré par le regard éperdu, comme dans la fascination amoureuse. Rien, dans la pureté de l'ovale, dans la ligne du nez, dans celle de la bouche, ne détourne de ce regard.

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Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan.

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2°) Apparition du Christ aux Pèlerins d'Emmaüs.

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L'artiste n'a pas représenté le moment de la rencontre des pèlerins mais celui de la fraction du pain lors du repas de Luc: 24:30-31 : Pendant qu'il était à table avec eux, il prit le pain et, après la bénédiction, ils le rompit et le leur donna. Alors, leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, mais il disparut de devant eux.

C'est encore une histoire de regard : "leurs yeux s'ouvrirent". Le texte grec emploie les mots ophtalmos (œil) et dianoigo δι-ανοιγω - διανοίγω "ouvrir complètement (ce qui a été fermé)" (comme pour un enfant ouvrant la matrice, le premier-né ; ou ouvrir les yeux et les oreilles ; ou ouvrir l'esprit de quelqu'un, lui faire comprendre une chose, donner la faculté de comprendre ou le désir d'apprendre. Anoigo, c'est "ouvrir", donc dianoigo apporte une accentuation du verbe.

Mais ici, on ne peut pas dire que cette ouverture des yeux et des esprits soit bien représentés. Les trois personnages sont de face, les paupières à demi baissées, avec des visages presque endormis ou morose. Réveillez-vous, les gars!

Jésus tient entre ses mains les deux morceaux du pain : donc le moment crucial a eu lieu. Cléophas tient une cruche, tandis que Lucas est devant une assiette contenant un poisson. 

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Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan.

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Les trois visages ont des caractères communs : frange médiane, yeux en amande à paupière supérieure basse, nez droit, bouche légèrement convexe dont la lèvre inférieure est la plus charnue. La moustache du Christ débute des narines et trace un V inversé dégageant la lèvre supérieur et le philtrum, tandis que la barbe s'épaissit au niveau du menton en cinq épaisses mèches bouclées.

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Le Noli me tangere et le Repas d'Emmaüs du Pénity de Locronan.

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ATTRIBUTION.

L'attribution à l'un des grands ateliers de sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne n'a pas été affirmée par les différents auteurs, notamment pas par Emmanuelle Le Seac'h qui ne mentionne pas cette œuvre.

Je remarque néanmoins les points de convergence avec l'atelier de Bastien et Henri Prigent , actif à partir de  Landerneau entre 1527 et 1577 dans le Léon et la Cornouaille. Le souci du détail réaliste propre à cet atelier, et notamment du bouton de tunique ou de robe sur la ligne en S de l'encolure, se retrouve ici.

Le rapprochement s'impose aussi avec le sculpteur anonyme qui réalisé le porche de l'abbaye de Daoulas en 1566 : on y retrouve les arcades nouées au dessus des niches, les moustaches en V, la barbe à 5 mèches bouclées, et le bouton de robe sur le rabat en S (apôtres, Christ Sauveur).

Quelques articles pour se forger une opinion :

 

 

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SOURCES ET LIENS.

 

 

ABGRALL (Jean-Marie), PÉRÉNNES (Henri), 1925, Notice sur Locronan. Bull. dioc. Archit. Archéol. Quimper, pages 131-143.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4a4d765983806659ef1eeb10debc7f76.pdf

— BOCCARD (Michèle), 2009, "Locronan, église Saint-Ronan", Congrès Archéologique de France, 165ème session (Finistère, 2007), Paris, Société Française d'archéologie pages 185-189.

https://www.academia.edu/26540787/_Locronan_%C3%A9glise_Saint-Ronan_Congr%C3%A8s_Arch%C3%A9ologique_de_France_165%C3%A8me_session_Finist%C3%A8re_2007_Paris_SFA_2009_p._185-189

— COUFFON (René), LE BRAS (Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de LOCRONAN, Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 2 novembre 2017, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/920.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/55a0099976c148cb034b4323cf0497e5.pdf

— DEBIDOUR (V.H), 1953, La sculpture bretonne, Plihon, Rennes.

—  DILASSER (Maurice), 1979, M. Dilasser : Un pays de Cornouaille, Locronan et sa région (Paris, 1979) ;

—  DILASSER (Maurice), 1981,Locronan (Rennes, 1981)

DIVERRES (Henri) : 1886, Notice sur la chapelle du Pénity, Bull. SAF XIII p. 9-26.


— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle, 1 vol. (407 p.) - 1 disque optique numérique (CD-ROM) : ill. en coul. ; 29 cm ; coul. ; 12 cm; Note : Index. - Notes bibliogr., bibliogr. p. 373-395. Rennes : Presses universitaires de Rennes , 2014. Éditeur scientifique : Jean-Yves Éveillard, Dominique Le Page, François Roudaut

— PÉRÉNNES (Henri), 1933, "La maîtresse-vitre de l'église de Locronan". 7 pages.

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1933.pdf

WAQUET (Henri), 1919, "Locronan", Congrès archéologique Brest-Vannes, p. 554-576.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35688p/f670.image

 

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes.
5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 11:28

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Voir sur les cloches :

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PRÉSENTATION.

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Selon le chanoine Pérénnès (1940),

"L'église paroissiale, de forme rectangulaire et de style flamboyant, est du XVIe siècle, Ses murs latéraux sont penchés et lézardés. Elle a subi divers remaniements. Sur le mur, côté Nord, se trouve l'inscription : 1634 Hémon fabricien. Un pilier à l'intérieur porte la date de 1574. La sacristie a été faite en 1680, par M. Moënan, recteur. Le clocher fut foudroyé en 1735. Brisée par la chute des pierres, la cloche fut refondue la même année chez de Larivière aîné, à Brest. Elle eut pour parrain Pierre Larour, pour marraine Marie Marzin.

Abattu une seconde fois par une tempête, le clocher fut reconstruit du temps de M. Souètre, recteur en l'an 1893, sous la direction de Mr le chanoine Abgrall, architecte."

Cette  cloche de 1735, refonte d'une cloche de 600 livres réalisée sans doute vers 1675 (à l'époque, le clocher avait été foudroyée et les cloches brisées), est vraisemblablement tombée lors de la nouvelle chute du clocher vers 1893, puisqu'elle est conservée à l'intérieur de l'église, dans la chapelle sud. Elle est donc facile à examiner, du moins pour la face principale (qui porte l'inscription et le calvaire, et qui devait être orientée vers l'ouest). En effet, l'autre coté est si proche du mur que les photographies sont presque impossibles ; c'est cette face qui est ornée d'un petit médaillon de la Vierge. Elle semble intacte, hormis le sommet de l'anse. 

Le clocher de l'église de Ploéven était, en 1735,  doté de trois cloches, l'une, "la grosse" de 600 livres, l'autre de 450 livres et la troisième, toute petite, de 30 livres.

Le Finistère n'a pas conservé beaucoup de cloches de l'Ancien Régime, en raison de la fréquence des accidents ( clocher brisé ou atteint par la foudre, fissure des cloches ), mais aussi parce que les paroisses furent obligées, à la Révolution, de les faire fondre pour soutenir l'effort de guerre par la fabrication de canons. Je peux citer :

 

  • Quimper 1312. Réinstallée sur la cathédrale.
  • Pencran, 1365. En place ?
  • Landévennec 1513, (cloche de l'abbaye, en place sur le clocher de l'église paroissiale)
  • Daoulas 1568 chapelle Sainte-Anne. (déposée et exposée dans la chapelle)
  • Lampaul-Guimiliau 1715 La cloche de 1715 a été réalisée par Jean Le Beurrier et Jean François Le Beurrier, fondeurs à Brest. Encore en place ?
  • Le Faou : Thomas Le Soueff 1714, toujours à son poste.
  • Roscanvel 1781, en place.

 

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Cette rareté justifie à elle-seule l'intérêt qui peut être porté à la cloche de Ploéven. Sans compter que celle-ci est aussi une mine d'informations.

L'échantillon d'épigraphie campanaire qu'elle propose donne accès à des renseignements sur les tournures locales du français de l'époque, sur l'orthographe, sur les usages  (le nom de la cloche est omis), sur la ponctuation de séparation faisant appel aux manicules, fleurs de lys et hermines., tandis que l'iconographie campanaire renseigne sur les modèles transmis dans les ateliers .  L'inscription de dédicace fournit les noms du recteur, du parrain, de la marraine et du fabricien, précieux témoins de la vie de la paroisse lorsqu'ils sont rapprochés des données généalogiques. Enfin, la mention du nom du fondeur, I.B. B. de la Rivière, de sa localisation à Brest et de la date, permet de documenter un sujet d'étude important, celui des fondeurs de cloche dans le Finistère sous l'Ancien Régime.

Bref, elle permet un exercice de "campanographie", cette  "l'étude descriptive des cloches dans leur contexte géographique et historique. L'étude descriptive peut être menée par le biais d'une observation in situ de la cloche, elle peut s'appuyer et être complétée par une étude historique par le biais d'une exploitation des documents ou textes d'archives." (Eric Sutter). Cette discipline reste à développer en Finistère.

Quant à la "campanologie" ou étude de la dimension acoustique et musicale, des règles d'usage de cette cloche ouvrant à une dimension ethnographique, elle n' a pas pu être menée ici.

 Malgré son intérêt exceptionnel,  la cloche de Ploéven n'a pas fait l'objet de publication spécifique. Sur place, un panneau manuscrit donne diverses informations.

Elle ne semble pas avoir fait l'objet d'un classement M.H.

(Finalement, je trouve la notice de l'Inventaire général par Castel et Quillivic de 1971 IM 29001393)

Elle mesure 83 cm de diamètre à la pince et 70 cm de haut. Les lettrines ont 15 mm de haut.

 

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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L'INSCRIPTION DE DÉDICACE.

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Elle apparaît en majuscules entre les cordons sous le cerveau . Une élégante manicule (petite main à l'index tendu) indique le début de chaque ligne (comme sur la cloche de 1823 fondue par Viel au Faou). Mais les manicules ne sont pas centrées les unes au dessous des autres, il y a un décalage entre le début des lignes.

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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Les mots sont séparés alternativement par une hermine (emblème de la Bretagne) et une fleur de lys (emblème du roi de France). Nous trouvions cette alternance sur les cloches de 1714 fondues par Thomas Le Soueff (Plouha et le Faou), et sur la cloche de Lampaul-Guimiliau de 1715 fondue par Jean et Jean-François Le Beurrier. Les deux ateliers sont apparentés (cf. infra).

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(manicule) SANTE * MEVEN * ORA * PRONOBIS * IE * ESTE * FAITTES * POVR * SERVIR * A LEGLISE * PARROISSIEALLE * DE * PLOVEVEN * DV * TEMPS * DE *

 

(manicule) VENERABLE * DISCRET * MISSIRE * IACQVES * MAHEE * RECTEVR DV DIT PLOVEVEN * ET *MON * PARAIN * EST * HONORABLE * HOMME * PIERRE *

manicule) LA * ROUR * ET * MA  MARAINE * EST * MARIE * MARZIN * MON * NOMMEE * ET *EST  JEAN * BOVRVOS * FABRIQVE * [puis frise géométrique]

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Soit :
 

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SANTE s MEVEN s ORA s PRONOBIS s IE s ESTE s FAITTES s POVR sSERVIR s A  s LEGLISE s PARROISSIEALLE s DE s PLOVEVEN s DV s TEMPS s DE s VENERABLE s ET s DISCRET sMISSIRE s IACQVES s MAHEE s RECTEVR s DV  s DIT s PLOVEVEN s ET  s MON s PARAIN sEST s HONORABLE s HOMME s PIERRE s LA sROVR s ET  s MA s MARAINE s ESTs MARIE s MARZIN s & MON s NOMMEE sET s EST s JEAN s BOVRVOS s FABRIQVEs 

ss LE s B s DE s LA s RIVIERE s LAINEE s MA s FAIT s A s BREST s LAN s 1753  s

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Transcription :

"Saint Meen ora pro nobis. J'ai été faite pour servir à l'église paroissiale de Ploéven du temps de vénérable et discret messire Jaques Mahéo recteur du dict Ploéven et mon parrain est honorable homme Pierre Larour et ma marraine est  Marie Marzin m'ont nommée et est [lors] Jean Bourvos fabrique. "

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Elle débute donc par une invocation au saint patron de l'église, SANTE MEEN ORA PRO NOBIS , Saint Méen priez pour nous.

Elle est suivie par la mention de la destination de cette cloche pour l'église paroissiale. L'orthographe PARROISSIEALLE n'est pas attestée ailleurs en ligne, mais on trouve, au XVII et XVIIIe, l'orthographe "parroissialle". La graphie PLOVEVEN pour Ploéven (le plou de l'ermite Even) n'est pas signalée non plus ailleurs.

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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Vient ensuite le nom du recteur IACQUES MAHEE, c'est à dire Jacques Mahéo.

Jacques Mahéo a été recteur de Ploéven du 15 mars 1732 à décembre 1739, en succédant à Pierre Furic. On trouve son nom inscrit sur la sacristie de la chapelle Sainte-Barbe et sur celle de Saint-Nicodème. Son évêque était alors Hyacinthe de Plœuc du Timeur (1707-1739). La formule "vénérable et discret" , fréquente en épigraphie locale, est bien commentée  par les membres d'un forum des généalogistes du Finistère :

 

"L'historien Fanch Roudaut a expliqué l'expression "vénérable et discret messire" qui s'appliquait à tous les prêtres : 
- "vénérable" s'explique par le respect dont ils devaient faire l'objet. 
- "discret" : cet adjectif ne s'expliquait pas par leur obligation d'observer le secret de la confession (ils y entendaient tous les péchés de nos ancêtres !), mais signifie la sagesse comme le prouve le dictionnaire de Grégoire de Rostronen (fur, avised-mad, segred) 
- "messire" désignait un notable, appellation partagée avec les nobles. 

Informations tirées des actes du colloque "Elites et notables en Bretagne de l'Ancien Régime à nos jours", éd. CRBC et UBO, 1999.

-DISCRET : Titre honorifique donné aux prêtres et docteurs de l'Eglise. Ex : Vénérable et discrète personne ou Vénérable et discret Missire (voir Missire) 

-MISSIRE : Terme honorifique donné aux ecclésiastiques (voir aussi Messire de sens différent). Le recteur, qui est le responsable de la paroisse est souvent qualifié dans les actes de « Vénérable et discret Missire ». Quant au curé, qui en Bretagne est le second du recteur, il lui sera donné seulement le titre de « Missire ».

Pour le grade au dessus, (les chanoines, par exemple) on trouve "noble & circonspet missire...". "

http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=1186

 

Sur l'inscription lapidaire mentionnant Jacques Mahéo à la chapelle Sainte Barbe de Ploéven :

http://www.lavieb-aile.com/2018/07/la-chapelle-sainte-barbe-de-ploeven.son-calvaire-son-vitrail-sa-statuaire-son-pardon.html

 

Jacques Mahéo occupa ce poste après avoir été débouté de celui de recteur de Mellionnec  ; il y avait été nommé par son évêque le 21 mars  1730 mais René-Louis Le Pen, prêtre du diocèse et chanoine de la collégiale de Guémené, y avait été pourvu par le Pape, le 31 août 1730, d'où un long procès jusqu'au  6 janvier 1732.

Le 4 février 1719, un certain Missire Jacques Mahéo, prêtre, (peut-être donc notre personnage) assiste au mariage de sa sœur Perrine Mahéo avec Jan Odic à Neuillac (56). Le 9 mars 1721, il assiste en tant que curé de Saint-Michel (trève de Guern,56) aux funérailles de René Odic, époux de Janne Mahéo. Il occupe cette cure tréviale en mai 1721.

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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Le parrain et la marraine sont ensuite mentionnés :  Pierre Larour et Marie Marzin.

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Les données de généalogie sont nombreuses concernant ces deux noms. 

 

http://h2-online.heredis.com/fr/alaing44/genealogie_gautier/individus#66644

https://gw.geneanet.org/elagathu?lang=fr&n=marzin&oc=0&p=marie

 

Imprimer son arbre

Un certain Pierre Larour, "ménager", fils de Jean Larour 1607-30 mars 1691 et de Catherine Tudel  1620-1691,  né à Pouldergat , s'est marié le 5 juillet 1676, à Pouldergat, avec Marie MARZIN de Ploéven. Celle-ci est née en  1655 et est décédée en 1725. Ce couple Pierre Larour/Marie Marzin  ne peut être celui des parrain et marraine de cette cloche.

Mais ce couple eut  5 enfants dont Pierre LAROUR (ou LAROUR LAMOUR), né le 1er ou 2 mars 1683 à Plouergat et décédé le 25 novembre 1763 au manoir de Kergoulouarn à Ploéven. Il s'est marié le 25 novembre 1706 à Ploéven, avec Magdeleine Le PICLET  Saint-Nic,1681-/1752. Il aurait 52 ans en 1735. Dans l'inscription, il est qualifié d' honorable homme. Selon le Dictionnaire de Furetière (1690), c'est là "le titre que l'on donne dans les contrats à ceux qui n'en ont point d'autres, et qui n'ont ni charge ni Seigneurie qui leur donne une distinction particulière. C'est celle que prennent les petits bourgeois, les Marchands, et les Artisans. Ce titre est à présent avili, et est en quelque façon opposé à noblesse. Il se donnoit quelquefois à ceux qui avoient passé par les Magistratures, qu'on appelloit personnes honorables, de même que ceux dont il est fait mention dans le Code Theodosien, de comitibus vacantibus, qui sont maintenant nos Vétérans ou Conseillers honoraires." Il suppose néanmoins une certaine notoriété. Sa résidence (lors de son décès) au manoir de Keroulouarn peut en être un indice.

Il doit certainement se confondre avec Pierre Larour 1678-1763, mentionné sur le panneau dans l'église, et qui  est qualifié de chevalier  portenseigne, capitaine de garde-côte ; il est dit aussi capitaine de paroisse. 

Ce Pierre LAROUR 1683-1763 épousa le 25 novembre 1706 à Ploéven Magdeleine Le PICLET (Saint-Nic, 1681-av.1752) et   ils eurent six enfants. Ils baptisèrent l'aîné Pierre, bien-sûr. 

Ce 3ème Pierre Larour de notre série est né vers 1710 à Ploéven, au manoir de Keroulouarn et décéda le 2 novembre 1774 à Saint-Nic. Il fut lieutenant de la milice garde de côte au bataillon de Crozon. Marié le 26 novembre 1737, à Saint-Nic  avec Anne POLEZEC (LE) 1718-1772, ils  nommèrent également leur aîné  Pierre LAROUR LAMOUR 1738-1804, . Mais nous pouvons écarter la candidature de ce dernier 4ème Pierre Larour  comme parrain en 1735.

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En résumé, le parrain de cette cloche est vraisemblablement Pierre LAROUR 1683-1763. Il est intéressant de pouvoir situer géographiquement son "manoir" à 2,3 km au nord-est de l'église, sur une hauteur ( 50 m) avec les toponymes Kegoulouarn Izella (du bas) et Huella (du haut) et son moulin. Les Larour quittèrent Kergoulouarn en 1738.

https://www.google.com/maps/dir/Plo%C3%A9ven,+29550/Kergoulouarn,+29550+Plo%C3%A9ven/@48.1658079,-4.215615,15.67z/data=!4m13!4m12!1m5!1m1!1s0x4816d2808cdb2459:0x3a46a16a875ecec4!2m2!1d-4.232907!2d48.1571659!1m5!1m1!1s0x4816cd5e05a9f8e7:0x6c16535b81e79da1!2m2!1d-4.214003!2d48.166796

plan cadastral 3 P 167/1/4 Section B 1 de Kergoulouarn. 

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?label_v2_geogname=Lieu&form_search_v2_geogname=Plo%C3%A9ven&form_req_v2_geogname=%7B%3Ageogname%7D__VAL_&form_op_geogname=ET&label_genreform=Type+de+document&form_search_genreform=&form_op_genreform=ET&label_dao=Avec+document%28s%29+num%C3%A9ris%C3%A9%28s%29&form_search_dao=oui&btn_valid=Rechercher&action=search&id=recherche_cadastre

Il est possible de consulter la carte Cassini et la carte d'Etat-Major

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.217907&y=48.162835&z=15&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&mode=doubleMap

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MARIE MARZIN

Selon les travaux de Jean Le Bris (qui inspirent les panneaux affichés dans l'église, Marie Marzin épousa en 1730 Jean BOURVEAU, habitant Kerlasiou ou Kerlaziou, à l'est immédiat du bourg. Ils eurent 8 enfants. A partir de 1808, ils s'allient aux Le DROFF, Le NAM et ROIGNANT.

Je ne trouve ces informations en ligne :

https://gw.geneanet.org/fazery?lang=en&pz=kilian&nz=monsart&p=jean&n=bourveau&oc=7

https://gw.geneanet.org/aperson?lang=fr&iz=10449&p=joseph&n=le+bourveau&oc=2

JEAN LE BOURVEAU (1697-1769), Kerlasiou (Kerlaziou)

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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Enfin, c'est le fabricien de l'année en cours qui est nommé : JEAN BOURVOS.

Il est tentant d'y lire JEAN BOURVEAU, le mari ou le fils de Marie Marzin.

Par ailleurs, le clocher porte l'inscription I : BOVRVEAU : F juste au dessus de la galerie, coté sud. Juste au dessus, une date est inscrite, on aimerait y lire 1735, mais elle est érodée. 

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Chambre des cloches de  l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Chambre des cloches de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Chambre des cloches de  l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Chambre des cloches de l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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L'INSCRIPTION DU  FONDEUR DE CLOCHE. Jean-Baptiste LE BEURRIEE DE LA RIVIERE.

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Derrière l'inscription "I * B * LE * B * DE * LA * RIVIERE * LAINEE * MA * FAIT * A *BREST * EN L'AN * 1735", nous pouvons identifier un membre de la grande lignée de fondeurs de cloches, les Beurier (orthographié parfois Beurrié, parfois Beurrier ou Le Beurrié, ou encore Le Beurriée, le nom fut définitivement fixé par le tribunal civil de Brest, le 2 septembre 1824, sous la forme Le Beurriée. ) de la Rivière.  Les initiales I.B. peuvent correspondre à "Jean-Baptiste" . La mention "l'aîné" indique qu'un autre fondeur du même nom est actif en même temps : son frère.

La seule mention d'un "Jean-Baptiste Beurier de la Rivière" est signalée sur une cloche de la chapelle Saint-Roch de Daoulas, avec la date de 1732 et la qualification de Fondeur du roi à Brest. Mais je n'ai pu vérifier cette information. La cloche actuelle de cette chapelle  a été fondue par Alphonse Viel.

Je pense que nous pouvons assimiler ce "Jean-Baptiste" à "Jean Le Beurrier de la Rivière", frère aîné de Jean-François, également fondeur. Ils ont fondu en commun la cloche de Lampaul-Guimiliau en 1715, qui comporte le même type d'inscription (mais en latin). Ils signent JOANNES LARIVIERE LE BEVRIEE ET IOANNES FRANCISCVS LE BEVRIEE. C'est le bourdon, qui pèse 4000 livres et a 1,62 m de diamètre.

De même, ils co-signent les cloches suivantes :

  • Deux cloches à Milizac (dont une de 900 livres) le 18 avril 1717.
  • Une cloche à Plouguerneau en 1718 (pour 224 livres 5 sols puis 420 livres)
  • La cloche de Bodilis en 1719 JOANNES . LE .BEVRRIEE . DE . LA . RIVIERE JOANNES . FRANCISCVS . LE . BEVRRIEE . DE . LA . RIVIERE ME .FECERVNT 
  • la cloche de Guiclan en 1729

Jean[-Baptiste] et Jean-François sont qualifiés de fondeurs du Roi à Brest.

 Jean-Baptiste fondit seul :

  • Des cloches à Saint-Pierre-Quilbignon (Brest) en 1720,
  • à Saint-Thomas de Landerneau en 1822 : une cloche de  800 livres de poids, payée 600 livres, "d'un bon timbre sonnante,  d'un bon ton qu'elle s'accommode avec les deux autres cloches"
  • à la chapelle Notre-Dame-des-Anges à Landivisiau en 1725
  • à Plougastel-Daoulas en 1726 (refonte de la cloche de l'horloge, qui était fondue)
  • à Milizac le 9 octobre 1727  (poids 500 livres, payée 650 livres)
  • à Pleyber-Christ en 1727 (grosse cloche payée à 5 sols la livre de métal)
  • à la chapelle Sainte-Anne de Milizac, le 23 décembre 1727
  • à Bodilis en 1727 encore, une cloche payée 296 livres 8 sols, fondue à Landerneau 
  • à la chapelle Saint-Eloi de Plouarzel, en 1729
  • à Plouzévédé en 1730, payé 451 livres 25 sols "pour avoir fondu la grosse cloche, remis à sa place et le palan pour la monter)
  • à la chapelle Saint-Roch à Daoulas (cf supra) en 1732
  • à Sainte-Mélaine de Morlaix en 1732 (un timbre de 27 livres)
  • à Plougonvelin en 1742, une cloche payée 353 livres
  • à Camaret en 1754.

Castel et Thomas reproduisent sa signature, dont on constate qu'elle n'emploie que le prénom "Jean" :

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Signature de Jean-Baptiste Le Beurriée de la Rivière (in Castel et Thomas 1987)

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Ce sont tous les deux les fils de Jacques BEURRIER DE LA RIVIÈRE, né vers 1656 à La Colombe (Manche) tout près de Villedieu-les-Poêles, qui s'installa à Vannes où il épousa Jeanne Le Douarain (1665-1726). Il décéda à l'âge de 30 ans le 24 octobre 1686 , à Saint-Patern de Vannes.

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Jacques I BEURIER DE LA RIVIÈRE (v.1656-1686), père de Jean-Baptiste et de Jean-François.

"Jacques BEURIER DE LA RIVIÈRE, (alias LE BEURIER). Fondeur à Brest [?], puis à Vannes, et époux de Jeanne Le Douarain. Il fit, en 1683, deux cloches pour l'abbaye de Lanténac, et mourut en 1686. Son fils posthume, Jean-François, né à Vannes le 15 novembre 1686, devint fondeur à Vannes. Quant à sa femme, Jeanne Le Douarain, elle se remaria au fondeur Le Soueff. Le frère de Jacques, Etienne Beurier, était également fondeur. "

Selon la généalogie de David Dousse, Jacques LE BEURIER DE LA RIVIERE, Maître fondeur de cloches, dindandier, et Jeanne Douarain eurent trois fils, Jean-Baptiste, Yves  et Jean-François :

 

  • ♀ Vincente LE BEURIER 1683-1685

  •  Jean Baptiste LE BEURRIER, Sieur de la Rivière ca 1684-/1754 marié avec ? ?

  • Yves LE BEURIER 1685-

  • Jean François BEURIER, Saint-Patern - Vannes 15 novembre 1686-Brest Saint-Louis, 20 octobre 1756, Maître fondeur, marié entre 1710 et 1728 avec Marie PILOT 1697-1759

     

 

 

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L'installation à Brest de Jean [-Baptiste] Le Beurrier, sieur  de la Rivière.

Il avait 2 ans au décès de son père. Sa mère Jeanne Le Douarain épousa un autre fondeur de cloches venu de la région de Villedieu-les-Poêles, Thomas LE SOUEFF, et on peut penser que celui-ci lui fut un père adoptif (tout comme pour son frère Jean-François). En effet, on le retrouve à Brest, quartier des Sept-Saints, comme Thomas Le Soueff, et c'est comme maître-fondeur de cloche à Brest qu'il se fit connaître.  

Il épouse en 1718 Françoise Sandon, fille d'un maître tapissier. Neuf enfants naissent de cette union, dont Jacques [II].

Sous le prénom de Jean, il est mentionné dans un acte du  août 1718 à Brest : Liste et estimation des meubles et objets que veut mettre en loterie Marie-Jeanne Audinay, veuve de J.B Sandon, marchand-tapissier, et qui sont déposés chez son gendre, Jean Le Beurier de la Rivière, maître-fondeur du roi au port de Brest, six pièces de tapisserie de haute tisse, fine, à verdure, 600 ¹, un tourne-broche, 36 ¹, etc. 

On signale aussi que le 26 Novembre 1720, Jean Le Beurier, sieur de la Rivière, maître fondeur pour le Roy, demeurant à Brest paroisse des Sept-Saints, visite les quatre cloches du Creisker (Bulletin diocèsain d'Histoire et d'Archéologie).

 

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Jacques [II] LE BEURRIER LA RIVIERE, fils de Jean-Baptiste.

Notre Jean-Baptiste LE BEURRIER LA RIVIERE, Sieur de la Rivière, né vers 1684, décédé avant 1754, Maître fondeur, marié avec Françoise Sandon, eut 6 (ou 9 ?) enfants :

  •  Marie Jeanne LE BEURRIER 1719-1734

  • Jeanne Barbe Thérèse LE BEURRIER 1720-1776

  • Jacques LE BEURRIER LA RIVIÈRE 1724-1797

  • Élie François LE BEURRIER 1726-

  • Michel Philippe LE BEURRIER 1728-

  • Jeanne Marie Françoise LE BEURRIER 1731-

Parmi ceux-ci, c'est Jacques qui reprit le métier familial :

 LE BEURRIER LA RIVIÈRE Jacques (Brest, 21 février 1724 - Brest, 1797), fondeur : Fils de Jean, maître fondeur, Jacques Le Beurrier épouse en août 1754 Marie-Josèphe La Test. Veuf, il se remarie avec Françoise Noëlle Ursule de La Mare qui lui donne un fils. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, il est fondeur du roi, fournisseur au port et partenaire de la marine, ayant obtenu le marché pour les clous de cuivre . En 1772, il est expert à Saint-Thégonnec pour une cloche de 3670 livres fondue par Guillaume de Morlaix, "cloche vissée [viciée] en son couronnement et défectueuse". et que des ouvriers maladroits ont fêlée en la hissant dans la tour. Il fond une cloche pour Saint-Thomas de Landerneau en 1776. Il est expert à Tréflez en 1777 et à Saint-Thomas de Landerneau en 1784 (il est dit alors "fondeur et fournisseur du roi"). En avril 1789, il participe à l'assemblée générale du tiers-état de la ville en tant que député de plusieurs habitants qui ne forment ni corps ni corporation.  Membre du conseil général révolutionnaire dès juillet 1789, il est élu notable du conseil général de la commune en mars 1790.  Mais en août 1790, il est promu officier municipal pour remplacer Gabriel Duplessis-Smith et il conserve cette fonction sans discontinuer jusqu'en janvier 1793. Au cours de cette période, il est notamment administrateur de l'hôpital de septembre 1790 à février 1792. Durant la Convention, il est détenteur du marché pour la fonte du cuivre de la marine et est un temps attaché à la fonderie des canons. Il meurt en thermidor an V (juillet 1797). 

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Jean-Baptiste, présent à un baptême le 19 mars  1718 à Brest, quartier des Sept-Saints : 

Famille « le soueff de Montalembert

https://gw.geneanet.org/jmignon2?lang=fr&p=rene+francois+marie&n=soueff+le+de+montalembert

http://lemarois.free.fr/jlm/data/r32malherbe.html

1711 - Catherine-Jeanne (ou Jeanne-Catherine) SOUEFF x Louis ROBERT d'où

1. Louis-Thomas °21.7.1711 Brest les Sept Saints (parrain: Thomas LE SOUEFF sieur signr le SOUETT, Jean LE DOARIN signe LE DOUARIN)

2. Marie-Françoise °4.8.1712 Brest les Sept Saints (parrain: François RABBY marchand, Marie-Anne PERRIER veuv de DE BELOIS chirurgien major de la marine elle signe Perrier Beloy, signatures: Antoine Raby Le Soueff Jan La Rivier La Beurrié)

3. Marie-Louise °19.3.1718 Brest les Sept Saints (parrain: Louise Sébastien de LACRAMPE lieutenant dans le régiment de Louvigny, marraine: Marie-Perrine ROME, jeune fille, signatures : Jan La Beurriée de la Rivière Jean François Le Beurriée Janne Le Duc Josèphe Romé François Larivière Elisabeth Soueff Caum Lévesque)

 

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Jean-François Le Beurrié de la Rivière, frère de Jean-Baptiste.

Né à Vannes le 15 novembre 1686 et mort à Brest le 27 octobre 1753. Il épouse à Brest Marie PILLOT, née à Londres, élevée en France depuis 1697 et à Brest depuis 1720, qui lui a donné 5 enfants entre 1723 et 1731. 

Il a fondu seul :

  • deux cloches à Tréflez en 1716
  • une à Bodilis en 1718 (acompte de 150 livres)
  • à Quimerc'h en 1720
  • à Saint-Pol-de-Léon en 1721 (il reçoit 164 livres puis 151 livres 15 sols)

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Les autres fondeurs de cloche de la famille LE BEURRIÉE.

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A. LES BEURIER de VANNES

Joseph Le Beurier, maître fondeur à Vannes, marié à Madeleine Chevrier, dont il a au moins cinq enfants entre 1715 et 1723. Fond deux cloches à Vannes en 1715, avec Etienne, qui suit. Décédé à Vannes, le 19 septembre 1733. Et fondeur de la cloche de Carmesse en Neuillac. 

Etienne Le Beurier, sieur des Jardins -dit Le Beurrier des Jardins-, maître-fondeur à Vannes,  demeurant au quartier du Méné à Vannes,  fils de Joseph et frère de Jacques I (et donc oncle de Jean-Baptiste) . Décédé le 2 avril 1719. Son épouse Suzanne Delabaye appartenait aussi à une famille de poêliers normands, en eut plusieurs enfants, une fille qui épousa un chirurgien, un fils qui entra dans les ordres et Joseph Le Beurier qui, après la disparition de son père en 1719, continua à fondre des cloches jusqu'à sa mort en 1734 (Le Pesant). Il fond deux cloches pour la paroisse de Bignan en 1695 et 1698, et deux autres pour Vannes avec Joseph.

A. D Morbihan. 6E 765 : 18 octobre 1694 : Bail de 7 ans passé entre Dlle Jeanne Gainche demeurant rue Saint Gwénaël paroisse Sainte Croix et Etienne Le Beurier Me fondeur.

Archives départementales du Morbihan : 6E 765 http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/immeuble-6-place-cabello-vannes/49dddd7c-90ba-4007-8bb5-8fa0aac60f48#historique

 

 

Jeanne Le Beurier épouse en 1718 Julien Huet, fils de Guillaume Huet, fondeur établi à Sainte-Melaine à Morlaix. Paroisse du Méné à Vannes

Il fond en 1721 les cloches de Neuillac et de Mûr ; en 1728 celle de Saint-Jean de Mûr ; en 1732 de Sainte-Suzanne de Mûr ; le 16 mai 1745 celle de la chapelle du Pont-d'Ars en Saint-Jacut ; en 1763 celle de Saint-Eloi en Ploudaniel (29) ; le 13 janvier 1765 une cloche pesant 1377 livres pour Noyal-Pontivy ; le 26 octobre 1766 une cloche pour Mohon ; in 1773, il refond la cloche de la chapelle de Saint-Cado en Nostang.

 Jeanne Le. Beurrier, supposée soeur de Joseph deuxième du nom, épouse un de ses voisins de la paroisse du Mené, nommé Julien Huet, né à Morlaix, évêché de Tréguier. Guillaume Huet, établi maître fondeur à Morlaix est présumé d'origine normande. Il n'est pas possible de dénombrer les cloches sorties des mains de Julien Huet, car durant une soixantaine d ' années, il exerça son art à travers nos campagnes, faisant étape à Missiriac,- Plouhinec, Saint-Jacut, Noyal-Pontivy, Saint- Goustan, Nostang, Inizio... et beaucoup d'autres-paroisses. Après une si longue et noble tâche, il s'éteignit, en 1777, rue des Douves du Mené à Vannes, laissant après lui au moins une fille. Renée, cette fille, avait contracté mariage avec un normand du diocèse de Coutances, Joachim-François Châtel, en résidence à Lorient (1774). - Hervé du Halgouet

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B. LES LE BEURRIÉE de BREST.

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Cette famille venue de Vannes passa du quartier des Sept-Saints (au pied du château, contre la Penfeld) à celui de Saint-Louis, l'église des Sept-Saints ayant été désaffectée en 1702 au profit de celle de Saint-Louis.

René-Claude LE BEURRIÉE (Brest 15 décembre 1731-1774), fils de Jean-François. Il épouse à Brest (Saint-Louis) le 26 novembre 1756 Hélène Jeanne GILBERT originaire de Paramé, dont il eut 2 enfants en 1759 (Julien, qui suit)et 1763. Il a fondu 2 cloches pour Ploumoguer, en 1760 et en 1765.

— Julien François Marie LE BEURRIÉE (24 septembre 1759 Saint Louis - Brest, décédé le 20 Mars 1818 à Brest), fils de rené-Claude,  Fondeur; Conseiller Municipal de Brest (1809-1818), Membre de La Fabrique de St Louis (1810-1818). Il épousa Marie-Olive Pincemin (1760-1828), fille de Noël Pincemin, maître pilote, baptisé aux Sept-Saints en 1712 et décédé à Saint-Louis de Brest en 1770. Il a 7 enfants entre 1784 et 1798. En 1789, il habite rue d'Aiguillon et paie 36 livres de capitation. En 1790, est commissaire des pauvres à Brest. Lors de la fête de la déesse Raison, célébrée à l'église Saint-Louis le 30 novembre 1793, de nombreux objets religieux étant mis en vente, il acquiert les chandeliers du maître-autel, deux grands candélabres et le lutrin, qu'il cache soigneusement dans sa cave. Le 14 janvier 1804, il les restitue à la fabrique au prix qu'il les avait achetés. En 1793, il reçoit 57 livres 3 sols pour supprimer les armes, écussons au pupitre et à un chandelier ainsi qu'à la grosse lampe de cuivre. Le 6 janvier 1794 (décret du 17 nivôse an II), il est chargé avec un autre fondeur, Neveu (nommé officier municipal après Thermidor), de fondre toutes les cloches du Finistère, du Morbihan, d'Ille-et-Vilaine, des Côtes du Nord et de la Manche. Ces cloches devaient, à la demande de Jean Bon Saint-André, qui voulait développer la fonderie de canon du port de Brest, être transformées en 50 canonnades et en canons. Toutes les cloches, sauf une par paroisse, avaient été descendues. Brest reçut les cloches du district de Pont-Croix, 146 de celui de Châteaulin, 100 de celui d'Auray. Celles du Haut-Léon furent rassemblées sur le quai de Léon à Landerneau. Au début de l'Empire, 100 cloches avaient échappé à la fonte. Elles furent restituées à leur paroisse ... ou à d'autres.

https://gw.geneanet.org/garric?lang=en&p=julien+francois+m&n=le+beurriee  

— Julien Marie Le BEURRIÉE (Brest 1790 -), fondeur, 

etc.

 

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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LES FIGURES : CROIX ET MÉDAILLON DE LA VIERGE À L'ENFANT.

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La croix en calvaire , sur trois degrés, et décorée de rinceaux est commune à la plupart des fondeurs de cloche du XVIII et XIXe siècle en Finistère.

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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Le médaillon rectangulaire de la face opposée représente une Vierge à l'Enfant, au dessus de rinceaux.

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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La couronne.

Elle est à six anses, ornées de  têtes. Le nombre habituel d'anses est de 4, le nombre de 6 tient compte du poids de la cloche.

 

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Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

Cloche de 1735 conservée en l'église de Ploéven. Photographie lavieb-aile 2 juin 2019.

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LES CLOCHES ACTUELLES.

Elles sont au nombre de deux. Leur inscription est difficilement lisible du sol. Je peux dire que pour l'une  l'inscription est :

 

St MEEN PATRON DE PLOEVEN

PRIEZ POUR NOUS

PARRAIN  C. PHILIPPOT

MARRAINE  M. DOARÉ.

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L'autre porte le nom de MARIE JEAN au dessus d'une Vierge à l'Enfant couronnée.

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Sur la face exposée à l'est, je lis sur "Marie Jean" :

JADIS COMME DEMAIN

PLOEVEN

[crucifix]

MARIE-THERESE QUINNIOU, MARRAINE

JEAN MARZIN  PARRAIN

ANNA DENNIEL

JEAN FOREY MAIRE

FRANÇOIS SAVINA, RECTEUR

ETS ----------------------

Jean Forey fut maire de 1989 à 2001.

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Sur la voisine, je lis :

MARIE-THERESE FOREY, MARRAINE

ANDRÉ BRESOT PARRAIN

MARIANNE ----

RENE ----

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On notera enfin que la Liste des recteurs affichée dans l'église signale qu'après la tempête de 1735,  la plus grosse des cloches de Ploéven "a été refondue chez BRIENS LOUVIERE, à Morlaix en 1735". Cette erreur témoigne néanmoins peut-être d'une cloche qui provenait de cette fonderie active au XIXe siècle.

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Ploéven.  I. Église de Ploéven, la cloche de 1735.

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ANNEXE.

extrait des archives : la chute de la cloche en 1735.

 

"Le neuf février mil sept cent trente cinq il y eut une si grande tempête pendant 24 heures que la curie et la pierre triangulaire vinrent à bas vers les trois heures après midy et les deux images qui sont st Pierre et st Jean placés du coté gauche sur la croix dans le cymetière et vers les quatre heures trois quart la grande cloche de la tour, pesant environ six cent livres fut levée en l'air et jettée sur les tombes des MARZIN du coté du reliquaire [ossuaire] et les deux autres dans le reliquaire dont l'une pesait environ quatre cent cinquante et l'autre environ trente et la tour sur les cloches depuis la plateforme et environ 1700 [17 heures?] la pointe de la tour avoit esté encore jetté sur l'église d'un coup de tonner et les bannières dans l'église après avoir esté tirées de leur armoires mais les cloches n'eurent point de mal. Voilà pourquoi il n'est pas à propose de relever la tour aussi haute comme auparavant. Il y a encore environ 60 ans au dire des anciens que la tour fut encore jettée a bas au gros temps et les cloches furent encore toutes brisées comme cette année cy."

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 1987, Artistes en Bretagne, dictionnaire des artistes artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien-Régime. avec Tanguy Daniel et Georges-Michel Thomas. 

 

— LE BRIS (Jean), CGF 797 : panneaux explicatifs généalogiques dans l'église

— PÉRENNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

— SUTTER (Eric) 2006, La campanographie française

http://campanologie.free.fr/pdf/La_Campanographie_francaise.pdf

— TCHORSKI, épigraphie campanaire

http://tchorski.morkitu.org/1/epigraphie-01.htm

Hervé du Halgouet 1949, Vieux sons de cloches

https://broceliande.brecilien.org/IMG/pdf/spm_1949_cloches.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans cloches Ploéven
1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 21:21

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Pour  l'Ensemble vocal de Catherine, Warum bëtrust du dich fait partie du répertoire. Mais moi, qui suis débutant, je me retrouve à ânonner et à tâtonner de la voix  sans progresser. 

Comme tous les cancres, je contourne la difficulté en cherchant à comprendre les paroles, puis à chercher pourquoi elles sont arrivées sur la partition à laquelle je suis soumis.

Première découverte : ce Warum appartenait au "Petit livre d'Anna Magdalena Bach". Enquêtons.

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Jean-Sébastien Bach est arrivé à la cour de Köthen en 1717. Trois ans plus tard, le 17 juillet 1720, sa première épouse, Maria Barbara, décéda, le laissant veuf avec 4 enfants de 6 à 13 ans. La même année, la jeune soprano Anna Magdalena Wilcke est engagée, à 19 ans, à la cour du prince Léopold d'Anhalt-Köthen et elle chante, comme prima-donna sous la direction du maître de chapelle du prince, qui la remarque : elle devient madame Bach le 3 décembre 1721. Ils auront ensemble 13 enfants entre 1723 et 1742.

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En 1722, Jean-Sébastien offre à son épouse un cahier de musique (klavierbüchlein) afin qu'ils y copient la musique qu'elle affectionne. C'est le premier de ses deux Notenbüchlein. 25 pages sont perdus mais on y trouve aujourd'hui les cinq premières Suites françaises pour clavecin. Toutes les pièces sauf 2 sont de la main du compositeur.

Le 22 mai 1723, la famille s'installe à Leipzig. Naissance de Christiana Sophia Henrietta, qui décédera 3 ans plus tard. En février 1724, naissance de Gottfried Heinrich, le premier fils du couple. Bien que doué pour la musique, il s'avère "arriéré mental".

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En 1725, Jean-Sébastien arrive à la maison avec un cadeau . Anna-Magdalena l'ouvre  et découvre un livre, à la couverture verte avec deux rubans jaunes pour marquer les pages. 

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L'aria Warum betrüst du dich  BWV 516 : étude de texte.

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Sur la couverture, ses trois initiales A M B (*) , ont été gravées  au fer en lettres d'or. L'année 1725 est aussi gravée en dessous en chiffres très gais, le 1 a la forme d'un petit bonhomme . Un cadeau d'anniversaire de mariage ? On ne sait pas. Mais Anna-Mag saute au cou de Jean-Seb :  Danke Schatz, merci chéri !

(*) complétées plus tard à l'encre A nna M agdal. B ach.

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L'aria Warum betrüst du dich  BWV 516 : étude de texte.

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Plus grand que le livre de 1722, il renferme 67 feuillets, dorés sur tranches et tous vierges. La soprano a compris, ce sera son deuxième Notenbüchlein. Le premier était peut-être déjà terminé ?

J-S.B n'attend pas, il l'inaugure le jour même en inscrivant à la première page sa partita en fa mineur  (première version de la Partita n°3 BWV 827).  Puis viendra en page 2 la sixième partita, puis — on n'est pas sectaire —les compositions d'autres musiciens, comme les menuets de Petzold, le rondeau "Les Bergeries" de Couperin avant que le petit livre ne devienne l'album familial où les enfants (Johann Christian, né en 1735, Carl Philipp Emmanuel, né en 1714 du premier mariage) n'y placent leurs essais de composition (CPE pages 18 à 21). C'est le plus souvent Anna-Magdalena qui tient la plume, elle copie très bien la musique, puisque c'est elle qui trace déjà les partitions de toutes les compositions de son mari. Mais d'autres pages  sont écrites par la main de Jean Sebastien, certaines par les fils Johann Christian et Carl Philipp Emanuel, et d'autres par quelques amis de la famille tels que Johann Gottfried Bernhard et Johann Gottfried Heinrich. 

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Hormis les pièces pour clavecin, le Petit Livre contient 9 airs à chanter BWV 508 à 518

Ainsi, l''air So oft ich meine Tobackspfeife, la "chanson de la pipe à tabac", BWV 515 est anonyme, mais c'est peut-être une composition ou une copie de Gottfried Heinrich, car l'écriture est enfantine ou maladroite .

Et, j'y viens, c'est à la page 102 que se trouve l'aria Warum betrüst du dich,  BWV 516.

Comme c'est émouvant de le découvrir ainsi !
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L'aria Warum betrüst du dich  BWV 516 : étude de texte.

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La partie de dessus ne correspond pas à ma partition, mais la partie pour basse continue, c'est exactement ma partie de basse ! 

Je crois ressentir un vague frémissement de motivation pour en reprendre l'étude. 

Presque.

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L'aria Warum betrüst du dich  BWV 516 : étude de texte.

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C'est un air composé pour soprano ( pour Anna-Magdalena ) et basse continue. On parvient à déchiffrer les paroles, mais les voici avec la traduction en français.

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Warum betrübst du dich und beugest dich zur Erden,
Pourquoi es-tu si triste et penchée vers la terre,
Mein sehr geplagter Geist, mein abgematter Sinn?
Mon âme si torturée, mon cœur si fatigué ?
Du sorgst, wie will es doch noch endlich mit dir werden,
Tu t'inquiètes de ce qui finalement t'arrivera,
Und fährest über Welt und über Himmel hin.
Et tu vas à travers le monde et le ciel.
Wirst du dich nicht recht fest in Gottes Willen gründen,
Si sur la volonté de Dieu tu ne t'appuies pas fermement,
Kannst du in Ewigkeit nicht wahre Ruhe finden.
Tu ne pourras pas trouver le repos dans l'éternité.

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Je ne me vois pas du tout apprendre ça par cœur. Déjà  l'Erlkönig en classe d'allemand avait fait l'objet d'une impasse...

Voyons voyons comment amadouer ce texte. Six vers, c'est un sizain. Douze ou treize syllabes. Et des rimes ABABAA, en -en et -in.

Et des sons qui scandent les vers : Be- dans le premier vers, Ge- et -Ter dans le deuxième, Or- dans le troisième, ü dans le quatrième.

Des mots qui se répètent comme dich dans le premier, mein dans le deuxième, 

Ou un rappel entre Wirst du et Kannst du.

Et le chiasme "in Gottes Willen" / "in Ewigkeit".

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Warum betrübst du dich / und beugest dich zur Erden, D

Mein sehr geplagter Geist, / mein abgematter Sinn? E. couple Geist/Sinn

Du sorgst, wie will es doch / noch endlich mit dir werden, O -I

Und fährest über Welt / und über Himmel hin. U -Ü

Wirst du dich nicht recht fest / in Gottes Willen gründen,

                                  Kannst du in Ewigkeit / nicht wahre Ruhe finden.

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Mais tous les spécialistes sont formels : l'auteur de ce texte est inconnu.

Je retrouve pourtant des sizains avec cette structure ABABAA dans les six strophes d'octosyllabes de Meinen Jesum laß' ich nicht de Christian Keimann, repris dans les cantates BWV 70 et 70a, 124, 154 et 157 de Bach . Voici la première strophe et ses rimes -icht et -en.

Meinen Jesum laß' ich nicht.
Weil er sich für mich gegeben,
So erfordert meine Pflicht,
Klettenweis' an ihm zu kleben;
Er ist meines Lebens Licht;
Meinen Jesum laß' ich nicht.

Les rimes -icht et -en  seront encore celles des strophes 2 , 3, et 6,tandis que les strophes 4 et 5 seront en -icht et -et.

Qui est ce Christian Keimann ou Keymann (1607-1662)  ? Il fut en 1634 directeur-adjoint du lycée de Zittau, en Saxe (et recteur en 1638). Ses hymnes, au nombre de 13, passent pour les meilleurs de son temps : "ils respirent une ferme conviction de foi religieuse, et se caractérisent par une exceptionnelle beauté poétique : "They rank high among those of the 17th century, being of genuine poetic ring, fresh, strong, full of faith under manifold and heavy trials, and deeply spiritual."

Je remarque aussi que Bach lui emprunta la 1ere et 6eme strophes de son poème de 1658 pour sa cantate BWV 124 en 1725, à Leipzig, pour le 1er dimanche après l'Epiphanie, le 7 janvier 1725. L'année où il offrit à son épouse son carnet de chant. Quoique ses emprunts débutent en 1716 (BWV 70a) et se poursuivent jusqu'en 1727 (BWV 157).

Outre ce Meinen Jesum laß' ich nicht, Jean-Sébastien Bach a aussi utilisé son Freuet euch, ihr Christen alle  pour son BWV 40 ,mvt 8, 1723 et  son Sei gegrüßet, Jesu gütig (des sizains là encore, au nombre de 7) pour le BWV 410 et 499. Dans ce dernier poème, la structure des rimes est principalement  AABBBB ou AAAAAA, mais sur 42 vers, 28 se terminent en -en : une véritable manie! Que dis-je ? Une signature !

Conclusion : j'ai l'intime conviction que l'auteur anonyme de Warum betrüst du dich  avec ses rimes ABABAA est bel et bien  sorti aujourd'hui grâce à moi de son anonymat.

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Et le sens profond du poème ? Pourquoi es-tu si triste et penchée vers la terre, Mon âme si torturée, mon cœur si fatigué ? On ignore à quelle date Anna Magdalena a copié sur son Notenbüchlein cet Aria, mais cette date peut correspondre à une période d'abattement après les décès en bas âge de sept des enfants des époux Bach. Ou relever de la posture religieuse calviniste ou luthérienne qui incitait les gens à chanter  Komm, süßer Tod, komm selge Ruh (Viens douce mort, viens bienheureux repos) BWV 478 plutôt que des chansons d'amour.

 

 

Bon, ma récréation est terminée, je reprends ma leçon avec courage. WA-A-RUM, etc... Ça va rentrer.

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SOURCES ET LIENS.

https://imslp.org/wiki/Category:Keymann%2C_Christian

https://www.bach-digital.de/receive/BachDigitalSource_source_00001136

https://digital.staatsbibliothek-berlin.de/werkansicht?PPN=PPN862771390&PHYSID=PHYS_0102&DMDID=DMDLOG_0038

http://www.bach-cantatas.com/Texts/Chorale054-Eng3.htm

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Published by jean-yves cordier - dans musique

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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