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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 15:46

Zoonymie des Odonates : le nom de genre Cordulegaster Leach 1815.

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Voir aussi :

 

 

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Résumé.

Cordulegaster Leach 1815. Eding. Encycl.: 136-137. Cordulegaster vient de deux mots grecs κορδύλη, kordylē- "massue, renflement, bosse, gonflement"; et gastēr - "abdomen", du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen. Le genre Cordulie, également nommé par Leach, est construit sur le même suffixe kordylē-. 

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. LEACH 1815.

 

En 1813, William Elford Leach (1791-1836), diplomé en médecine de l'université St-Andrews (Ecosse) après avoir étudié à Edimbourg, devint responsable des collections zoologiques du British Museum. En 1815, il rédigea la première bibliographie, extraordinairement détaillée, de l'entomologie, dans la partie historique d'un article "Entomologie" de l'Edinburgh Encyclopaedia de D. Brewster. Il publia entre 1814 et 1817 ses Zoological Miscellany, mais en 1822, atteint de dépression et de surmenage, il démissionna de son poste pour voyager.

LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [136-137] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

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GENUS CCCCLXXXI. CORDULEGASTER. Leach's MSS. 

LIBELLULA. Linn. Donovan. 
AESHNA. Latreille. 
Hinder wings of the male angulated at their anal edge. Abdomen of the male clavate, of the female with an acuminated process. 

Sp. 1. Annulatus
Libellula forcipata. Harris. 
Aeshna annulata. Latreille. 
Libellula Boltonii. Donovan. 
Cordulegaster annulatus. Leach's MSS. 

Inhabits Yorkshire, Devonshire, Dorsetshire, Somersetshire, and Cornwall. It likewise occurs amongst the lakes, in the north of England ; amongst the Pentland hills, near Edinburgh ; and on Loch Lomond and Loch Katrine. 

 

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https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/144/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/144/mode/1up

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Descriptions auxquelles Leach fait référence :

1°) Libellula forcipata Harris.

Moses Harris  fut le premier à illustrer et à décrire cette espèce, mais l'identifia à tort comme Libellula forcipata (maintenant Onychogomphys forcipatus), une espèce différente que Linné avait décrite en 1758 . Harris devina la couleur des yeux en bleu; les spécimens vivants ont les yeux verts, les spécimens séchés sont bruns.
Voir la Planche XXIII datée de 1779, dans  "An exposition of English insects ...minutely described, arranged, and named, according to the Linnaean system" London: 1782. Le mâle de   Cordulegaster boltonii est peint en haut, celui d'Aeshna cyanaea en dessous. Source de l'image Université de Glasgow.

 

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Moses HARRIS, "An exposition of English insects",Pl. XXIII,  https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/45/Moses_Harris01.jpg

Moses HARRIS, "An exposition of English insects",Pl. XXIII, https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/45/Moses_Harris01.jpg

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Moses HARRIS, "Libellula forcipata" (sic) "An exposition of English insects",Pl. XXIII,  https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/45/Moses_Harris01.jpg

Moses HARRIS, "Libellula forcipata" (sic) "An exposition of English insects",Pl. XXIII, https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/45/Moses_Harris01.jpg

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2°) Aeshna annulata. Latreille.


 Latreille, P. A. 1805. Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes. Ouvrage faisant suite a l'histoire naturelle générale et particulière, composée par Leclerc de Buffon, et redigée par C. S. Sonnini, membre de plusieurs sociétés savantes. Tome treizième. F. Dufart, Paris. 432 pp. page 6.
https://www.biodiversitylibrary.org/page/15701601#page/12/mode/1up

Latreille renvoie lui-même à la planche XXIII fig. 3 d'Harris.

Pierre André Latreille a décrit le premier en 1805 l'espèce-type du genre, notre Cordulegaster bolti=onii, sous le nom d'Aeshna annulata. cependant, ce nom était un homonyme invalide, puisque Johann Christian Fabricius l'avait déjà attribué à une espèce indienne du même genre en 1798. Le plus ancien des noms valides selon les règles de la nomenclature zoologique est celui de Libellula boltonii, à suivre.

 

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3°) Libellula Boltonii Donovan.

L'entomologiste Edward Donovan (1768-1837) a décrit en 1807 cette espèce dans le volume 12 de son  Histoire naturelle des insectes britanniques, The Natural History of British insects.

Le nom scientifique de l'espèce a été choisi par Donovan en l'honneur de William Bolton (1722-1778) de Halifax (West Yorkshire) . Comme son jeune frère James Bolton, il était un zoologiste amateur avide et un collectionneur naturaliste.

 

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II. ETUDE DU NOM.

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Leach ne justifie pas son nom de genre dans son texte, mais on peut trouver sa source dans la description qu'il en donne : Hinder wings of the male angulated at their anal edge. Abdomen of the male clavate, of the female with an acuminated process., "Le bord anal des ailes postérieures du mâle est anguleux. L'abdomen des mâles est en forme de massue, celui des femelles présente un élément pointu".

Or, le nom Cordulegaster se décompose en deux suffixes grecs,   kordylê qui signifie "massue" et gastêr qui signifie "ventre". Les auteurs de "Libellules de Poitou-Charente" (L. Précigout et al.) ont considéré que cela faisait allusion à   "l’épaississement en forme de massue de l’abdomen" du mâle. C. D'Antonio et H. Fliedner sont plus vagues en écrivant que ce nom se réfère "à la forme typique du corps" de ces Libellules. 

En effet, lorsque W.E. Leach écrit abdomen of the male clavate, et qu'il emploie le terme clavate, il reprend un terme souvent utilisé en entomologie pour qualifier le renflement distal des antennes (de coléoptères), une partie nommée en anglais  clavus, ou club (Glossaire) . Mais le mot latin clavus signifiait "clou", "cheville" [tout comme gomphus ]. Leach fait-il allusion à la "massue" de l'extrémité de l'abdomen, ou bien à la forme plus générale  de l'abdomen, qui évoque celle d' un clou par le rétrécissement qui suit l'ékargissement des oreillettes de S2 ?

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Voir les auteurs suivants : 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

 Cordulegaster : de kordylê (gr) = massue et gastêr (gr) = ventre : du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen ; boltonii en l’honneur de James Bolton (1733-1799), qui a découvert l’espèce dans le Yorkshire.

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

Cordulegaster - χορδυλε, εσ = clava + γαστερ = ventre; ventre a clava. Per la forma generale del corpo.

boltoni (Cordulegaster) – in onore del sig. Bolton che la scoprì per primo nello Yorkshire a inizio secolo XIX [… in compliment to Mr. Bolton, the gentleman to whom we are indebted for is discovery. (Donovan, 1807)].

Cordulia - χορδυλε, εσ = clava. Per la forma generale del corpo.

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

Cordulegaster [gr. kordylē - Keule/ Beule, Geschwulst; gastēr - Bauch ~ Abdomen] beschreibt die typische Körperform dieser Libellen. - boltonii (Donovan) trägt ihren Namen zu Ehren des englischen Malers und Naturkundlers James Bolton († 1799), von dem das Exemplar in Drurys Sammlung stammte, nach dem die Art beschrieben wurde.

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III. RÉCEPTION DU GENRE.

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STEINMANN (Henrik), 1997,  World Catalogue of Odonata n° 110  Walter de Gruyter page 243

Genus Cordulegaster Leach 1815 Cordulegaster Leach, Edinb. Encycl.. 9: 136. Type-species: Aeschna annulata Latreille, 1805 (designated by Kirby. 1890, Syn. Cat. Neur.-Odon., London: 80).

- 1840 Aeschna (Thecaphora) Charpentier (nec Selys, 1854), Libell. Europe. Paris: 14. Type-species: Aeschna lunulata Charpentier, 1825 (monotypy).

- 1854 Cordulegaster - Selys. Synopsis des Gomphines: 82 (with subgenera: Anotogaster, Cordulegaster s.str.

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Steinmann, World Catalogue of Odonata p.243 https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=cordulegaster&f=false

Steinmann, World Catalogue of Odonata p.243 https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=cordulegaster&f=false

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IV. DESCRIPTION.

Parmi les Anisoptères, ce sont des individus de grande taille (70-100 mm), dont les yeux ne se touchent qu'en un seul point (ce qui les diffèrent des Gomphes et des Aeshnes), et de couleur noir et jaune.  L'angle anal des ailes postérieures des mâles est accentué et non arrondi.

Les mâles ont  des oreillettes latérales sur le deuxième segment de l'abdomen (caractère des  mâles de Cordulegastridae).

La lame vulvaire des femelles  est "acuminée" en forme de dague, dépassant nettement l'extrémité de l'abdomen. Elle sert d'ovipositeur  pour déposer les œufs dans les sédiments des ruisseaux ou dans les parties peu profondes des rivières lors de la ponte.

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SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 22:11

Les vitraux de l'église de Moncontour. II. La baie 5 de la Vie de sainte Barbe (1538).

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Sur les vitraux de Moncontour, voir :

 

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Sur les vitraux "du groupe rennais" du XVIe siècle, voir 

 

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Sur les vitraux et œuvres  de la légende de sainte Barbe :

 

Voir aussi :

 

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GÉNÉRALITÉS.

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"Les vitraux de l’église Saint-Mathurin de Moncontour sont parmi les plus remarquables de Bretagne par leur facture, mais aussi par leur histoire. À l’époque médiévale, Moncontour est une des places fortes du duché de Penthièvre. Elle dut ensuite sa prospérité à la vente des toiles de lin et de chanvre qui étaient exportées dans toute l’Europe et qui firent la richesse de la Bretagne. Mais les vitraux tels que nous les voyons aujourd’hui sont le fruit d’une longue histoire. Réalisées sans doute par un atelier rennais, à une époque où ceux-ci sont florissants , les verrières de l’église Saint-Mathurin sont datées de 1537 pour le vitrail de la vie de saint Yves, de 1538 pour celui de la vie de sainte Barbe. Les autres datent sans doute d’une époque légèrement antérieure, vers 1520-1530. On en connaît bien les donateurs : Claude de la Villeblanche, grand pannetier de la reine Claude en 1522 et châtelain du Plessis et Jacques de la Motte, seigneur du Vauclerc, possessionné dans la région et mort en 1531, pour la baie d’axe; Jean le Mintier et Marie le Moine pour la verrière de la vie de saint Jean Baptiste. Ces deux derniers figurent dans le registre inférieur de la baie, agenouillés et présentés par leurs patrons sainte Catherine d’Alexandrie et saint Jean l’Évangéliste. Ces baies n’ont pas traversé le temps sans restaurations ni modifications : on trouve mention de réparations dès la fin du 16e siècle. Lors de la construction au début du 17e siècle du bas-côté sud de l’église, les deux verrières des baies 4 et 6 y sont remployées. Après les épisodes révolutionnaires, l’église semble en mauvais état : une demande de crédits à cause de l’état alarmant de plusieurs verrières anciennes ne trouve pas d’écho. L’édifice est classé parmi les Monuments historiques en 1862. Cependant, et ce malgré la pose de tirants, il faut se décider à démolir une partie de l’édifice : l’église est alors déclassée sauf les vitraux et le clocher. En mai 1890, avant leur dépose, les vitraux sont photographiés en place par Eugène Durand : les clichés montrent certes des lacunes, mais la qualité picturale des verrières est évidente . Ils seront restaurés par l’atelier parisien de Bonnot, peintre-verrier et restaurateur. C’est alors que se fixe la disposition actuelle des verrières. Certains panneaux qui étaient absents ont fait l’objet de créations en accompagnement par l’atelier Laigneau. En 1942, elles sont mises à l’abri au donjon de Dinan, et reposées en 1948. Enfin, la baie 0 a été restaurée en 1993 par l’atelier Le Bihan ." Christine Jablonski et Céline Robert, in 100 ans d'objets historiques en Bretagne, DRAC

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"L'église Notre-Dame et Saint-Mathurin de Moncontour possède six vitraux anciens, qui forment l'un des les plus remarquables ensembles vitrés du XVIe siècle en Bretagne. Cet ensemble a été réalisé entre 1520 et 1540 environ en plusieurs temps et par plusieurs ateliers différents... Les trois verrières nord de l'église (baies 3, 5 et 7) se distinguent de toutes les autres par leur exceptionnelle qualité. Pour cette raison, et par leur caractère "très français", René Couffon comme Jean Lafond (*) proposent de les rattacher à la production rennaise contemporaine. D'eux d'entre elles sont datées, respectivement, de 1537 (baie 7, vie de saint Yves) et de 1538 (baie 5, vie de sainte Barbe) " (Gatouillat et Hérold 2005 p. 82).

(*) Dans Le vitrail français (1958, page 235), Jean Lafond souligne l'importance des peintres verriers de Rennes, auxquels il attribue les "œuvres très françaises" des Iffs, de La Guerche, de La Ferrière et de Moncontour".)

"René Couffon a attribué à Rennes les vitraux du mur nord de l'église de Moncontour,  peut-être les œuvres les plus séduisantes du XVIe siècle breton. Ces trois suites narratives, vies de saint Yves, de sainte Barbe et de saint Jean-Baptiste réalisées vers 1537, sont en effet d'une exceptionnelle richesse, d'une exécution et d'une ornementation brillante. Elles ont la qualité des verrières normandes du temps et pourraient puiser leur source dans la peinture flamande, anversoise peut-être. Antérieures à l'activité documentées de Michel Bayonne, elles ne doivent en aucun cas lui être attribuées, mais semblent être en mesure d'être reconnues comme une manifestation de la façon de rennes, dont seraient soulignées la diversité, aussi bien que les dénominateurs communs : le damas jaune des costumes de Moncontour ne se retrouve-t-il pas identique dans la verrière d'axe de Beignon ?". (Gatouillat et Hérold 2005 p. 40).

 

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Mon article précédent présentait avec admiration la baie 7 de la Vie de saint Yves. À mes yeux, la baie 5 de la vie de sainte Barbe, qui en reprend l'encadrement maniériste à chimères combattant des dauphins,  la dépasse encore sur le plan technique par la luxuriance du travail au jaune d'argent (robe de l'ange, cuirasse, arabesques), par l'emploi de verres rouges gravés et des pièces en chef-d'œuvre, par la finesse des arrière-plans en grisaille sur verre bleu.

L'intérêt pourrait aussi se porter sur les détails vestimentaires, rendus avec précision et mariant les pièces issues de la mode sous François Ier (crevés et taillades, chaussures en pattes d'ours, bonnet à plumet), culottes bouffantes au dessus de collants très ajustés, bottes lacées d'aiguillettes, etc.), rangs de perles à profusion et d'éléments traditionnellement utilisés par les artistes (enlumineurs du XVe siècle) pour signifier que les protagonistes sont "orientaux", comme, ici, les turbans. 

Enfin, le sujet lui-même, la vie et le martyre de sainte Barbe, parfaitement illustré ici, mériterait, pourquoi pas ?, trois denses volumes, ou un Colloque, ou une thèse d'Etat, quelque chose de très savant, de très documenté et de très barbant. Seul ce troisième point relève de mes compétences.

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Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Ce vitrail à deux lancettes trilobées divisées en quatre registre et au  tympan à 7 ajours mesure 7,00 m de haut et 1,187 m de large. 

"Il occupe la seconde fenêtre de la longère nord de la nef, entre vitrail de saint Yves et celui de saint Jean Baptiste.
La fenêtre, divisée en deux par un meneau, renferme huit panneaux historiés de la vie de sainte Barbe, dont les six supérieurs sont seuls anciens. Le tympan renferme cinq mouchettes, également relatives à l'histoire de la sainte. Il faut lire la verrière de bas en haut et de gauche à droite." (Couffon)

 

 Le culte de Sainte Barbe en Europe.

Sainte Barbe, ou Sainte Barbara, Santez Barba en Breton, est une sainte martyre qui aurait vécu au IIIe siècle en Bikini  Bithynie. À Nicomédie, l'actuelle Izmit, en Turquie.

Les premières versions du Mystère de sainte Barbe apparaissent au VIIe siècle en Orient, d'où des reliques sont rapportées en de nombreuses villes d'Europe (Burano à Venise, à Plaisance en Italie, Abbaye de Sainte-Barbe-en-Auge en 1050, cathédrale de Liège, aux Feuillants à Paris,  etc...) La fête catholique est instituée le 4 décembre  dès le XIIe siècle à Rome. Vincent de Beauvais mentionne la sainte dans son Speculum Historiale de 1258, Jacques de Voragine donne le récit de sa vie dans la Legenda aurea en 1261-1266 (traduction française en 1476) mais les principaux témoignages iconographiques de son culte datent du XVe siècle en Flandre puis en Italie : peintures de Jan Van Eyck en 1437 ( Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers), de Robert Campin en 1438, de Cosimo Rosselli en 1468 (Musée des Offices, Florence), de Hans Memling en 1479 (Metropolitan Museum de New York), de Lorenzo Lotti en 1524.

Sainte Barbe est l'une des trois saintes de la liste des 14 Saints Auxiliateurs avec sainte Catherine et sainte Marguerite, et les statues de ces trois saintes sont presque constantes dans les églises et chapelles bretonnes (Les saintes étrangères y sont, par ordre décroissant, Barbe avec 29 figurations, Catherine 19, Marguerite 14, Appoline 3 et Madeleine 2 ; les bretonnes sont minoritaires, Brigitte 2, Gwenn et Tréphine 1 chacune. : Christiane Prigent, Pouvoir ducal, religion et production artistique en Basse-Bretagne (1350-1575), Paris, 1992, p. 402-403.)

Toutes les trois étaient invoquées pour les dangers de la grossesse et de la délivrance, et plus généralement contre les risques de mort subite en état de péché. Sainte Barbe était aussi sollicitée pour protéger de la foudre. Beaucoup de livres d'Heures les mentionnent parmi les Suffrages, comme dans les Heures dites de Henri IV, au folio 86v., celle de Pierre II, duc de Bretagne (BnF lat. 1159  folio 166v, tenant sa tour  et lors de sa décollation) Elle est absente des Grandes Heures d'Anne de Bretagne (qui au folio 3r s'entoure de trois reines, sainte Catherine, Ursule et Catherine) , mais elle est présente dans le Livre d'Heures de sa fille Claude de France, où elle est figurée soit portant sa tour, soit flagellée par les bourreaux (folio 44v) soit décapitée (f. 45).  

C'est en 1557 (à Paris mais pour Bernard de Léau demeurant à Morlaix) qu'est publié le texte en breton du BUHEZ SANTE BARBA, le  Mystère de Sainte Barbe, témoignant des représentations publiques  de ce drame. Ce texte breton  a été publié en 1647 à Morlaix chez Jean Hardouyn (In-8, 208 pages, BnF RES-YN-16).

Mais puisque Moncontour ne se situe pas en Basse-Bretagne, mais en pays gallo, il est peut-être préférable de mentionner les neuf éditions anciennes d'un Mystère de sainte Barbe en deux journées, pièce en vers qui se jouait à 38 personnages,  édité à Paris, Rouen, Lyon, Troyes entre 1512 et 1630 (cf BnF RES-YF 4688). Ou le Mystère de sainte Barbe en cinq journées, en vers également, et à cent personnages datant de la fin du XVe-début du XVIe siècle, et dont témoigne le manuscrit BnF fr. 976  retranscrit (et plus lisible) en cinq manuscrits BnF Français 24335-24339. Ces Mystères furent joués à Amiens dès 1448, à Compiègne en 1475 et 1476, à Angers en 1484, à Metz en 1485, à Laval pendant six jours en 1493, à Nancy en 1505, à Domalain (Ille-et-Vilaine) en 1509, à Limoges en 1533, à Péronne en 1534, à Saint-Nicolas-du-Port en 1537, à Tirepied près d'Avranches en 1539, avant d'être interdites par le Parlement de Paris, le Parlement de Bretagne puis le Concile de Trente.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR.

Le registre inférieur a été créé par l'atelier parisien d'Albert Bonnot (beau-frère d'Adolphe Steinheil) en 1891-1893. Le maître-verrier  a pris le parti d'une fidélité au style de son prédécesseur. Restait-il quelque chose des panneaux anciens, ou une description des sujets jadis représentés sur les photos prises en 1890 ?

Les scènes figurées s'inscrivent dans un cadre de la Seconde  Renaissance, plutôt maniériste, peint au jaune d'argent.


Premier panneau moderne : "Co[mm]e[n]t son père lui fit veoir les idoles" :  Dioscore, père de sainte Barbe, l'exhorte à adorer les idoles. 

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Deuxième panneau moderne : "
"Co[mm]e[n]t Valentin vint à sainte Barbe" : Le prêtre Valentin, disciple d'Origène, expose à sainte Barbe la religion chrétienne.

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Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LE DEUXIÈME REGISTRE.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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"Troisième panneau : Légende : « Co[mm]e[n]t Ste Barbe fut baptissée après [comme]-- ».

"La sainte, entièrement nue, est dans l'eau jusqu'aux genoux près d'une source, tandis que le prêtre Valentin, vêtu d'une robe violette et d'un manteau rouge, lui verse l'eau sur la tête. Un ange, en robe jaune et ailes roses violacées, assiste au baptême. La robe de sainte Barbe, couverte de pierreries est déposée sur le bord de l'eau. Au fond, fabriques, en grisaille sur bleu avec traces de jaune d'argent, représentant une campagne avec un grand rocher surmonté d'un château féodal." (Couffon)

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Dans le Mystère en cinq journée, Barbe est baptisée par saint Jean-Baptiste, et dans le Mystère en deux journées, par un ermite. Le "prêtre Valentin" de Couffon n'est pas nommé comme tel sur le vitrail, mais  sa déduction est juste, car ce Valentin, émissaire du philosophe Origène d'Alexandrie est cité dans  le Mystère breton, qui semble avoir servi de modèle au vitrail.

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Le texte du Mystère breton :

 

— Valentin. Je certifie que vous le serez en peu de temps, si vous le voulez, et que vous comprendrez, sachez-le bien, les Évangiles, pour commencer; mais d'abord je veux vous bien disposer à recevoir le baptême. Jésus a constamment en sa vie ordonné à tous, expressément, de baptiser dans la foi. Voici les évangiles authentiques, qui nous parlent de sa vie dès le commencement. Je vous exposerai ses œuvres. […]

Valentin. Ma chère fille, vous dites vrai ; car quiconque aura bien soin de l'aimer parfaitement, croyez-moi, il ne manquera pas de le secourir de toute façon, pourvu qu'on le prie d'un cœur pur. (Sainte Barbe se met à genoux.)

 Maintenant, je vous baptiserai dans la foi, et de plus, avant de partir, je mettrai tous mes soins à votre service. Je vous baptise dans la foi, sachez-le, au nom du Père, et puis du Fils, et en même temps du Saint-Esprit.

 Sainte Barbe.  Je vous remercie vivement de ce bienfait et de votre peine ; Dieu, mon roi et créateur, bénisse l'heure où vous vîntes au monde et le temps qu'on vous a nourri !

Valentin. Croyez-le bien et de bon cœur, ce fut assurément le fils de Dieu le Père qui daigna, par un moyen surnaturel, venir prendre en ce monde une chair pure, et qui nous a rendus bienheureux en mourant avec un corps semblable aux nôtres.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Notez :

a) le verre rouge gravé de la robe de Barbe, posée sur l'herbe. Ce fin verre rouge est plaqué sur un verre blanc. La couche rouge est "gravée", c'est à dire meulée afin de ne laisser qu'une succession de rectangles blancs.

b) le jaune d'argent, qui permet de "peindre" les cheveux blonds sur la pièce de verre blanc. Ce jaune est aussi utilisé pour la robe et les cheveux de l'ange, mais encore pour la mousse des rochers ou les fleurs sous la source.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Quatrième panneau : Légende : « Co[mm]e[n]t Sainte Barbe devisse la tierce fenestre en la tour ».

"En l'absence de son père qui la contraignait à résider dans un château-fort n'ayant que deux fenêtres, sainte Barbe indique à l'architecte, qui se trouve à côté d'elle, le compas à la main, de percer une troisième fenêtre pour honorer la Sainte Trinité. La sainte porte le costume flamand : robe rouge perlée de jaune, tunique or à perles blanches et cabochons de couleurs, manches doublées de violet, ceinture bleue. Elle est coiffée d'un bonnet flamand à bandes violettes et or perlées. L'architecte porte des chausses bleues à crevés, avec braguette, et une veste rouge ; il tient à la main un bonnet rouge. Près d'eux, un maçon tenant un pic, travaille. Il est en chausses rouges, veste violette à crevés, et tablier jaune. Sa tête est coiffée d'un bonnet rouge orné d'une plume jaune." (Couffon) 

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Le texte du Mystère breton.

https://archive.org/stream/lemystredesain00erna#page/70/mode/2up

— Le Maître ouvrier parle à ses gens. Il faut, sans mentir, nous hâter de travailler de bon cœur; et sachez-le, nous aurons de l'argent et des biens, quand il reviendra à la maison, après avoir fait son affaire. Que chacun aille à ses outils !

Le second ouvrier. Quel était le secret dont vous parliez tout à l'heure avec tant d'animation vous et le prince ?

Le Maître ouvrier (An Mestr Mecherour) . Il m'a recommandé instamment de faire, sans faute, comme c'est son intention arrêtée, deux fenêtres raisonnables, au midi. Voilà, en toute franchise, ce qui s'est passé entre nous.

Le second ouvrier. S'il n'a ordonné que cela, ce sera vite fait. Vous n'avez rien qui vous arrête : puisque nous avons assez de matériaux, nous les mettrons en place avant trois jours d'ici.

Le premier ouvrier. Il faut vite, sans s'arrêter, les faire, et songer d'abord à nous y disposer : puisqu'il nous a recommandé expressément et, avant tout, de les faire, il n'y a pas à tarder, je l'atteste.

Sainte Barbe. Pourquoi ne feriez-vous pas ouvertement trois fenêtres côte à côte? Ce serait plus convenable, je vous l'assure. Je trouve que vous faites des bévues quand je vois que vous n'avez fait que deux fenêtres depuis que vous avez commencé. Vous avez commis là une grande faute, de ne pas faire le plan dès le premier mois ; croyez-moi, vous avez eu tort : dans une tour travaillée avec tant de soin, c'est un défaut, sachez-le, de ne voir que deux fenêtres.

Le premier ouvrier. C'est votre père, sans mentir, c'est notre maître qui nous a commandé de sa propre bouche de n'en point faire d'autre que les deux que nous avions commencées ; et nous n'oserions jamais en faire plus, puisque c'est son ordre.

Sainte Barbe. N'ayez point de peur pour votre vie; mettez-en trois, et dépêchez-vous ; ne tardez point à m'obéir, et je vous dégagerai de tout blâme, et je vous soutiendrai contre tous; je vous garantis que vous n'aurez point de mal.

Le maître ouvrier. Nous serions blâmés si nous en faisions trois : pardonnez-moi, je n'en ferai pas une de plus, car il nous a notifié sa volonté en termes très durs, et nous a défendu absolument la chose, sous peine du feu et de la tête.

Sainte Barbe. J'empêcherai que personne vous inquiète pour ce motif, sous peine d'être bien puni, je vous l'assure; et j'apaiserai certainement mon père, de sorte qu'il ne vous fera aucun reproche : je suis tout à fait sûre de mon fait.

Le Maître. Enfin, puisque vous nous exprimez ce désir, nous en ferons trois, bien mesurées, soyez-en certaine ; mais aussi si l'on nous blâme, si l'on nous fait des reproches et des scènes violentes, il faudra que vous me tiriez d'embarras.

[...] Dioscore est furieux et refuse de payer les ouvriers.

 

— Dioscore parle à sa fîlle. Or cà ! Dites-moi donc, mademoiselle, ce que vous aviez à vous mêler de ma tourelle, et quelle était votre intention, en faisant faire trois fenêtres ? Répondez-moi promptement ; il est manifeste que c'était par haine contre moi. Deux en dessous et une en haut, je ne sais pourquoi vous les avez mises, ni ce que vous songiez en faisant faire trois fenêtres au midi. Qu'est-ce que cela signifie ? Parle-moi franchement, du moins.

Sainte Barbe. Trois donnent plus de clarté que deux, le fait est certain ; c'est pourquoi j'ai ordonné à l'ouvrier d'en faire artistement trois ainsi, selon mon goût : c'est maintenant la mode.

 

Dioscore. Laisse donc ce vain et sot prétexte ; et dis-moi franchement pour quelle raison tu les as ainsi choisies.

Sainte Barbe. Je vais vous le dire tout de suite : trois fenêtres, c'est ce qu'il y a de plus convenable, pour éclairer le mieux, je le sais.

Dioscore. Dis-moi en un mot ce que tout cela signifie et en quoi cela éclaire mieux ; dis ta pensée franchement. Sainte Barbe. Je vais vous répondre à l'instant. Parce qu'il y a trois personnes dans le ciel brillant, qui ont une seule nature, une seule majesté, une seule pensée, une seule puissance, une seule dignité, un seul désir, une seule vertu, une seule volonté, une seule divinité.

Dioscore. Quel fatras me débites-tu là ? Il est bien impossible qu'il existe une pareille merveille.

Sainte Barbe. Je le dis et je le sais parfaitement ; dans le pouvoir divin de la Trinité sont intimement unis le Père et le Fils, sans mentir, avec la même dignité, et le Saint-Esprit, avec la même puissance, sans contredit. Ils sont absolument égaux, sans différence ; c'est une communauté bien unie, une alliance substantielle, une unité tout à fait complète, un seul esprit divin, une seule parole, une seule félicité, sans distinction.. Une seule substance, une seule essence, une seule vertu, une seule beauté, une seule sa- gesse, une seule unité, un seul bien, un seul état, une seule nature, une seule bonté, une seule activité, une seule immensité, une seule mesure infinie, une seule providence.

 Dioscore. Ceci n'est connu, je le sais fort bien, de personne au monde, que de loi ; et dans quel pays demeure cet être ? dis-moi jusqu'au bout ta pensée. Quelle sottise tu racontes là !

 

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Détails.

a) le verre rouge  gravé de la robe et des manches de Barbe.

b) les pièces en chef-d'œuvre, prouesse technique comme l'indique le nom : une pièce de verre coloré est serti à l'intérieur d'un autre verre, ce qui suppose une découpe circulaire . C'est le cas pour deux des pierres précieuses (émeraude et saphir) du tablier de la sainte. Les deux autres pierres étaient peut-être également serties, avant d'être rejoint par un trait de refend qui a bénéficié d'un "plomb de casse" : l'avis d'un professionnel est nécessaire.

c) le compas à pointes sèches tenu par le maître des ouvriers.

 

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LE  TROISIÈME REGISTRE.

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Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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"Cinquième panneau : "Co[mm]e[n]t son père la bailla au prevost".

Sainte Barbe est livrée au juge par son père.

Au premier plan, la sainte, vêtue du même costume que précédemment mais les mains liées, est tenue par un valet, vêtu de vert, dont l'une des mains est posée sur son épaule, tandis que l'autre tient l'extrémité de la corde. Dioscore, coiffé d'un turban rouge, porte une longue tunique rouge, garnie de galons d'or avec perles blanches et à manches bleues. Il est chaussé de botte violettes, et a à la ceinture une bourse d'or à glands bleus. Il livre sa fille au juge Marcien. Celui-ci, assis sous un dais d'or garni de perlages blancs, porte un turban rouge à rayures écossaises blanc-jaunâtres et fond brun rosé. Il est vêtu d'une tunique jaune à perlage blanc, d'un manteau violet, de chausses bleues et de bottes jaunes. 

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Le terme de Prévôt est cité dans la légende du panneau. Cela tend à prouver que c'est le Mystère breton qui a inspiré ce vitrail. [Un prévôt, à la tête d'une prévôté, était  un officier de justice subalterne (ses décisions peuvent être changées par les baillis et sénéchaux) qui jugeait notamment en appel les jugements civils seigneuriaux. L'édit de Crémieu de 1536 lui donne le droit de juger certaines affaires en première instance. Les prévôtés n'existaient pas en Bretagne, hormis brièvement celles de Rennes, de Morlaix et de Lannion.]

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Détails.

a) le verre rouge gravé de la robe (mais non plus des manches).

b) Deux pièces montées  en chef-d'œuvre se trouvent sur le manteau du père de Barbe. Les "diamants" ovales du tablier de la sainte sont simplement rendus par un enlevé du jaune d'argent. 

c) les pompons de l'aumônière, marqués d'orientalisme si ce n'est d'hébraïsme.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Détails.

À gauche, le soldat qui tient ligotée la sainte porte un bonnet à plumet, parfaitement en usage lors du règne de François Ier chez les seigneurs. Un autre soldat porte un casque léonin. Mais les quatre autre hommes sont coiffés d'un turban pour indiquer leur altérité d'étrangers (par extension, ce sont les "méchants"). 

Barbe est également coiffée d'un turban, ou d'un bourrelet entouré d'une étoffe de soie et orné d'un gemme et de perles. Cela la désigne aussi Barbara comme une sainte étrangère, orientale, mais cela est atténué par le fait que cette coiffure, sous le nom de Balzo, était alors, notamment chez les belles italiennes, un accessoire fort à la mode.

Elisabeth de Requescens

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Le couvre-chef du prévôt est inspiré du bonnet conique hébraïque, non pas comme signe confessionnel, mais pour continuer à indiquer que ce juge est un turc, un oriental. Sa partie basse, en turban, est fait en verre rouge gravé pour rendre par les trois lignes blanches cette étoffe à rayures qui était utilisée pour entourer le boudin de bourre.

. Ces vies de martyre répondent à un principe constant, celui du parallèle entre leurs épisodes et ceux de la Passion du Christ. Baptême du Christ par Jean-Baptiste, Comparution devant Caïphe, Flagellation et Outrages trouvent ici leur correspondance, émaillée d'indices et de rappels.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sixième panneau : "Co[mm]e[n]t le prevost la faict battre de verges"

La sainte est battue de verges.

La sainte, entièrement nue et attachée à une colonne, est fustigée par deux bourreaux en présence du juge. Le bourreau de gauche, coiffé d'un béret rouge, porte des chausses bleues à crevés et une armure richement ciselée, blanche et or, sur un pourpoint dont on voit seules les manches à points d'or. Le bourreau de droite, casqué, porte des chausses rouges et une veste verte. Le prévôt est vêtu comme sur le tableau précédent, mais le bourrelet de son turban est rouge, sans rayures ; il porte une bourse rouge à glands bleus." (Couffon)

 

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Texte du Mystère breton.

 

— Le prévôt. En gens experts et habiles, promenez-la en la battant, qu'il ne reste mâchoire ni lèvre qui ne soit vigoureusement frappée; que son sang coule tout de suite, des sourcils à la plante des pieds. Procurez-vous de durs bâtons, et des nerfs de bœuf solides; et avec cela, commencez à la frapper cruellement, sans égard; qu'elle soit, je vous l'ordonne, bien battue, immédiatement et continuellement, tant que vous durerez

Allons ! commencez deux à deux, à présent, à la châtier ; n'y manquez pas, je vous prie; n'épargnez chair ni os, ni bras ni jambe, sans vous arrêter ; qu'elle soit brisée sans aucun repos. Faites-la renoncer absolument à son Dieu et reconnaître tout de suite nos dieux suprêmes; et si elle ne le fait pas, je le dis carrément, il ne restera veine dans son corps qui ne soit déchirée entièrement.

Agripant. Vous allez, sans tarder, la voir promener cruellement, à grands coups de bâton, croyez-le, et de durs nerfs de bœuf; son dos sera si bien battu, qu'il n'y aura pas de remède.

Le prévôt. Sois ferme et je te récompenserai.

Agripant. Vous verrez bien, quand je commencerai, que je la martyriserai cruellement, tant que je pourrai, je n'y manquerai pas ; allons, compagnons, faisons pleuvoir les coups sur ses côtes, qu'elle soit mise en pièces, sans mentir.

Claudin. Je suis bien déterminé, comme vous, sachez-le, à la battre violemment.

— Loupart. Je le jure, par ma foi, je lui en donnerai. Allons ! tenez, entendez-vous, en travers du nez et des lèvres

Glouton. Je veux la faire souffrir de toutes façons, et la tourmenter tant que je pourrai.

 Le Prévôt

Çà ! çà ! mes gens, tenez à l'honneur de la bien châtier ! Battez-la-moi bien dur et bien fort, sans faute, sans tarder et sans vous lasser ; frappez-la à coups redoublés de vos bâtons ; qu'il ne reste pas un coin de main ou de pied qui ne soit meurtri ; faites votre métier en gens consciencieux. Commencez, sans délai, avec les fléaux et les nerfs de bœuf, à l'accabler de plaies ; rendez-la déchirée, méconnaissable ; faites-la subir, sans égard et sans relâche, de cruelles douleurs, jusqu'à lui donner la mort à force de coups violents, si bien qu'on voie à nu les os de ses membres. Ne laissez pas en elle la moindre place qui ne soit déchirée. Hâtez-vous, à quoi pensez-vous donc? Déchargez sur elle une grêle de coups, pendant longtemps ; allez vite chercher de nouveaux fouets, aux nœuds durs, et avec eux, commencez à frapper sans faute. Car moi, je ne puis aucunement souffrir, je le jure, de voir injurier, par elle, nos dieux si purs, si souverainement parfaits ; aussi, à l'instant même, sans vous arrêter, frappez-la à coups redoublés, de la tête aux pieds ; maltraitez-la de votre mieux.

Ici ils se trouvent lassés et Agripant dit :

. Je suis si fatigué, que je n'en puis plus ; seigneur, regardez et voyez si elle n'est pas sérieusement châtiée.

Le prévôt. Faites-moi sa chair pleine de douleurs et sa peau en lambeaux ; frappez-la sans aucun égard.

Claudin. Ne voyez-vous pas les membres de son corps à nu, et aussi ses veines? N'est-elle pas mise en morceaux ?

Loupart. Du diable si une seule veine est restée sans qu'on la voie, tant elle est en effet cruellement martyrisée.

 Glouton. Je crois qu'à présent elle est prête, qu'on peut la montrer à tout homme vivant sans que personne la reconnaisse.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Détails.

a) La pièce montée en chef-d'œuvre se trouve être ici le médaillon du turban de Dioscore.

b) la référence au Christ lié à la Colonne de Flagellation est évidente.

c) un nimbe est apparu au dessus de Barbe, comme si elle gagnait par ce supplice ses galons de sainteté.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LE QUATRIÈME REGISTRE.

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Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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"Septième panneau. Légende : "Co[mm]e[n]t les mamelles de tenailles décire[n]t ".

"La sainte, vêtue comme sur les quatrième et cinquième panneaux, est attachée à une colonne, sa robe défaite jusqu'à mi-corps ; deux bourreaux lui tenaillent les seins. Le bourreau de droite, nu pieds, porte des hauts de chausses rouges et une veste verte ; celui de gauche, caché en partie par le prévôt, est coiffé d'un casque d'or. Le prévôt est vêtu du même costume que sur le cinquième panneau, mais porte un manteau violet à manche doublées de jaune avec le bas rouge. Au dessus de ce panneau est un cartouche avec la date de 1538.

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1512211r/f155.image

Barbe est torturée par quatre bourreaux nommés Agripant, Claudin, Loupart et Glouton, sur ordre du Prévôt  afin de l’obliger à renoncer à sa foi chrétienne. Mais la martyre ne ressent rien, au grand désespoir des tortionnaires.  Voici le texte du Mystère breton :

 

Le PRÉVÔT. "Ah dea! frappez toujours, ne craignez rien : ce n'est qu'un passe-temps pour elle ! Il faut, maintenant, sur ma parole, qu'elle rende l'esprit pour de bon, au milieu des tourments et des souffrances en ce monde ; elle ne trouvera personne qui la guérisse,

Or çà, encore une volée de coups, sur son dos, son ventre et sa tête, car je voudrais la voir raide morte. Fustigez-la, sans aucun respect et sans honte, à grands coups; par ma foi, vous y allez mollement."

(Didascalie : Aman ez troucher he diu bronn  "Ici on coupe ses mamelles.")

Squegiet diff astriff he diu bronn  "Arrachez-moi violemment ses mamelles,"

Quen disacz un ha da un gonn  :  "sans plus de façon qu'à une truie"

Digoar he poull calon gronnet  : "tirez-les de sa poitrine,"

Mar guelher frost he hall costou

Gant trauell hac he bouzellou :  "qu'on voie toutes ses côtes à nu et ses entrailles"

Gruet hy entre dou badouet.  : "que la douleur la fasse défaillir."

 

 "Hâtez-vous, qu'elle soit livrée à une mort froide et douloureuse ; n'épargnez nulle partie de son corps, je vous prie ; car jamais je n'aurai de joie, soyez-en sûrs, tant qu'elle sera en vie et en santé. 595 J'ai grande hâte de voir mettre fin à sa vie en ma présence, avant que je parte d'ici ; maintenant, sur mes ordres, traitez-la le plus mal que vous pourrez, et expédiez-la sans égards.

AGRIPANT  ." Seigneur, j'ai un couteau, voyez, qui les mettrait en pièces devant vous : il vient d'être aiguisé, je crois."

LOUPART. "Mon couteau est de beaucoup le meilleur; vous le verrez les couper parfaitement, tranquillement et en un clin d'œil, sans rien craindre."

CLAUDIN . "Laissez-moi avec elle, sots que vous êtes, j'ai un braquemart, assurément, qui les tranchera très bien, je le sais, à l'instant, devant tout le monde ; elles seront coupées tout net et séparées, il n'y a point de doute."

 

N.B :Les nourrices invoquent parfois Sainte Barbe parce qu'elle eut les mamelles coupées; mais elles s'adressent surtout à Sainte Agathe qui subit le même supplice et dont on conserve encore aujourd'hui l'un des seins à Catane. 

Dans le Mystère en français et en cinq journées, le Prévôt se nomme Marcian et les bourreaux Contrefoy, Marinart, Marpault et Talifart.  Les répliques sont plus sobres qu'en breton :

 

CONTREFOY : Ah Marinart que tu es flasque Retourne , apporte des couteaux.

MARINART : Je leur fais des dents à monceaux Ainsi qu'on fait à une scie.

MARPAULT : Je te supplie et que je scie

Tout le premier cette mamelle

Gentille, imagere et formelle

En beauté parfaite et formée

Vous serez icy difformée

Puisqu'à nous êtes exposée.

TALIFART

Soyez vous faut à reposée

Après me faudra employer

A la scier un bien petit.

MARCIAN

Sciez, sciez, car elle ne dit

Mot ne demi, elle ne sent rien.

BARBARA.

Que dirai-je, trop félon chien

tiran cruel, très dépiteux.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Détails.

Nous retrouvons comme de vieux amis  les verres rouges gravées du bonnet du Prévôt et de la robe de Barbe, et le chef-d'œuvre de l'émeraude de son tablier.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5 (1538), Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Huitième panneau. Légende: "Co[mm]e[n]t elle fut guérie par les anges".

"Après sa torture, la sainte, les mains liées, est condamnée à être conduite nue à travers la ville. Un ange, à ailes d'or et robe violette, pose sur son corps un manteau de damas or, tandis qu'un autre, en robe rouge et ailes d'or, la touche pour la guérir. Le bourreau, tenant la corde lui liant les mains, a des bas jaunes, des chausses bouffantes violettes à crevés, un pourpoint rouge à manches jaunes à crevés ; il est coiffé d'un béret rouge. Un garde, casqué d'une bourguignotte à couvre-nuque et jugulaire, porte un pourpoint vert à col d'or. Dans le fond, le palais en grisaille bleue avec pointes de jaune d'argent." (Couffon)

 

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Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LE TYMPAN.

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"Dans les deux mouchettes du bas du tympan, sainte Barbe a la tête tranchée par son père.

 Puis, dans les deux mouchettes au-dessus, Dioscore est foudroyé et emporté par un démon ; enfin, dans la mouchette supérieure, au haut du vitrail, sainte Barbe est conduite au ciel par deux anges. On a beaucoup discuté sur le carton de ce vitrail que plusieurs auteurs ont attribué à Jean Cousin. Il faut pour cela n'avoir jamais vu un vitrail de cet artiste au « rayé » si spécial, ni n'avoir étudié son oeuvre aux personnages allongés et aux fabriques à pyramides ou colonnades circulaires si caractéristiques. " (Couffon)

 

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Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie n°5, Vie de sainte Barbe, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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COMMENTAIRES.

 


"Ainsi que dans le vitrail voisin de saint Jean Baptiste, nous trouvons sur les costumes une profusion de damas et de perlages, spécifique de l'école des Pays-Bas, que l'on retrouve, par exemple, dans la célèbre parenté de la Vierge de Corneille Van Koninxloo.

"D'autre part, tant les académies que la figure de sainte Barbe dénotent l'influence de Lucas de Leyde. Est-ce à ce dernier artiste qu'il faut attribuer le carton des vitraux de Moncontour, comme plusieurs de ceux de Beauvais utilisés par Enguerrand le Prince, est-ce à l'un des nombreux artistes qui, à Anvers, hésitaient au debut du XVIème siècle entre les tendances de Dürer et celles de Jean Gossaert et de Lucas de Leyde, il est impossible de le dire en l'absence de documents.

"Ces vitraux furent-ils achetés directement en Flandre ou exécutés par un atelier breton ? L'énigme reste également entière. Toutefois, à quelques année de là, nous voyons à Rennes un atelier, dont la production fut très importante, exécuter des œuvres offrant de telles analogies avec les verrières de Moncontour qu'il n'est pas impossible de lui attribuer également ces dernières. Quoiqu'il en soit, l'influence de ces vitraux fut, ainsi que nous le verrons, considérable sur les ateliers régionaux voisins." (Couffon)

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Couffon, BnF Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f270.item

Couffon, BnF Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f270.item

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ANNEXE. PRÉSENTATION DES MYSTÈRES. ( PETIT DE JULLEVILLE)

 

https://ia601409.us.archive.org/9/items/lesmystres02petiuoft/lesmystres02petiuoft.pdf

I SAINTE BARBE (en cinq journées)

Manuscrit. l'Incipit liber béate barbare. Biblioth. nationale, Fr. 976 (anc. 7299,3. Cangé, 11.) Vol. in-4°, medioc. 376 ff, lignes longues. Papier xve siècle . Ce mystère est tout entier en vers français ; mais le titre, les rubriques et toutes les indications de mise en scène sont en latin. Il ne faut pas confondre cette Vie de sainte Barbe, manuscrite, en cinq journées, avec la. Vie de sainte Barbe, imprimée, en deux journées, dont il sera parlé plus loin. Le premier mystère est à cent personnages, le second à trente-huit.

2°. Bibl. nat. Fr. 24335 à 24339 (La Vall. 75, 1 à 5). Copie moderne du précédent. Chaque journée fait un volume. En tout 1 125 pages. Cette copie est intitulée : Vita vel tragaedia bealae Barbarae virginis et martyris, (ilia (sic) Uioscori régis Sisten in Palestina, sub Maximiano imperatore, in quinque dies divisa. Une autre copie, du xviii" siècle, est à la Bibliothèque de l'Arsenal, n"^ 3496 et 3497 (anc. 273).

Cent personnages (parlants) : Au paradis : Dieu ; la Vierge; Anges (Michel, Gabriel, Raphaël, Uriel, Chérubin, Séraphin) ; saint Jean-Bapliste, l'ame de Barbe. Sur la terre : Honorius, pape ; cl trois chapelains ; le roi de Chypre, ses chevaliers (Chanibelloys, Mousset, d'Argouze); son messager (Pontzonnet); son connestable,et les chevaliers du connestable (Jaspar de Ri- chefleur, Bertault, Bruysart); son amiral, et les chevaliers de l'amiral (Yvan de Vausac, le Bourg de la Raque, et Blandchaudin) ; Origene, docteur, evesque d'Alexandrie ; son clerc (Blondelet); Ysachar, prestre; saint Valenlin, prestre; Liepart, capitaine d'Alexandrie; Moradin et Yvroin, soldats; Norain et Maleteste, gardiens des portes d'Alexandrie; Jousquin, pèlerin; l'ymagier; Dioscorus, père de Barbe, roi de Sisten, en Palestine; Barbe, sa fille; Galathée, damoiselle de Barbe; Flori- mond, Laomedon, Adrascus, soldats de Dioscorus; Brandinas et Palaniides, ses chevaliers; Grongnard, Corniberl, Roullarl, bourreaux; Lancevent, messager; Marcien, prevost de Nicomedie; Alimodes, Pcrseus, ses chevaliers; Conlrefoy, Marinart, Marpault, Talifart, ses bourreaux; maistre Amphoras: maistre Alphons docteurs; Amphiteas, Jozas, prestres, payens; le maire de Nicomedie; ses gens (Fervault, Charlin) quatre femmes, Thamaris, Galathea, Cassandra, Athallenta ; ïhescus, Antheon, payens; Josset, orfèvre; Gandeloche, Murgalant, maçons; Gourlant, Bourle, pasteurs; Briffault, démoniaque, Mallepart, chartrannier; Maliverne, aveugle; Malnourry, boiteux; Linart, sourd; Clicquepate, et Malaisé, pauvres ; Dyogene, gouverneur d'Egypte sous Maximien ; Bruant, Frigolant et Gombault, ses chevaliers; Braconnet et Brisevant, ses messagers; Rifflemont, prince persan; Rigault et Brucher, ses chevaliers; l'ame de Dioscorus; Diables : Lucifer, Sathan, Astaroth, Leviathan, Berith, Belial, Belzebuth; le fou (Stultus).

Dans le manuscrit 976, la première journée occupe les feuillets 1-66. La seconde, les feuillets 67-158 (P" 159-160 sont blancs). La troisième les feuillets 161-235 (f» 236 est blanc). La quatrième les feuillets 237-291 (f° 292 est blanc). La cinquième les feuillets 293-376. Le nombre des vers est de vingt mille environ : 11 n'y a ni prologue ni épilogue.

–Premiers vers: 

  REX DYOSCORUS Ha Jupiter et Baratron, Caliu, mon souverain patron, Mercure, Mars, Dieux haullz clamez, Tcrvagaut. Plieton, Licaon, Oncques cueur humain ne m'a lioni Autant que je vous ay aimez.

– Derniers vers :

Or sus, grande révérence, Chappellains, portez ceste ymaige. l'RIMUS CAPPELLANUS Nous le ferons de bon conraige Pour l'onneur de la sainctc vierge. Chacun porte torche ou cierge Et allons sans séjourner plus, Chantant Te Deum laudamus.

Les marges du manuscrit sont remplies d'indications relatives à la mise en scène. La plupart du temps ces rubriques sont en latin. Ainsi, à l'entrevue de Barbe avec son père (folio 6 v") : Veniat Barbara ante patrem et salvet eum se inclinando, et Rex descendat de calefato et slet in ludo prope, super unum scamnum prœparalum, cum suis militibus. Quelques indications sont pourtant en français : « Nota que maistre Amphoras et maistre Alpbons doivent estre ou jeu auprès Nicomedie, et fault qu'ilz ayent une table couverte d'un tappiz et des livres dessus miz, et doivent estudier. » (folio 9).

Plusieurs de ces notes marginales offrent des renseignements curieux. On voit qu'à diverses reprises une véritable cavalcade traversait la scène : « Ascendat super equos Rifflemont cum suis militibus. » Ailleurs il se livre un petit combat de cavalerie.

Au reste l'auteur admettait que son œuvre ne fut pas représentée en tous lieux avec la même mise en scène (f" 136 r) : « Appropinquent Rifflemont, Rigault et Brucher civitatem secundiim exigenciam loci, et maneant ceteri loco pristitio. » La multiplicité des lieux où l'action se passe pour ainsi dire simultanément, rendrait tout à fait inexplicable la représentation de ce mystère, si l'on ne devait tenir compte de cette circonstance qu'il est en cinq journées. Certaines dispositions de la scène, utiles pendant une seule journée, disparaissaient pendant les autres. On lit ainsi (303 b) : Fiat motu in ludo ubi decolatio eril fada. De la même façon le cimetière de Saint-Galixte in medio ludo ne servait que dans la cinquième journée, et ne devait être disposé qu'après que la quatrième était finie, peut-être même pendant une des pauses de la cinquième journée.

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(Première journée.) Dioscorus, roi de Nicomédie, veuf depuis peu et fort affligé, fait pour se distraire, instruire sa fille Barbe par deux docteurs (dont l'un s'appelle maître Alphons et l'autre maître Amphoras). Ces maîtres font lire à la jeune fille cent auteurs, dont Boccace, qui vécut au XIVe siècle. Ils lui exposent toute la mythologie. A la fin Barbe s'endort; et pendant son sommeil la sainte Vierge prie Dieu d'éclairer cette jeune âme. La leçon reprend ; mais cette fois Barbe fait de terribles objections à l'existence des dieux païens et réduit les docteurs au silence.

Peu après le roi célèbre un sacrifice solennel ; pendant la cérémonie, Barbe s'entretient avec un chrétien obscur dont les paroles jettent dans son âme les premiers germes de la foi.

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(Seconde journée.) Rifflemont, prince de Perse, est devenu amoureux de Barbe pendant la cérémonie ; il la demande en mariage; la princesse le refuse, Comme elle demeure dans une sorte de tour que son père lui a fait construire, elle y reçoit en secret un chrétien qui lui est envoyé d'Alexandrie par Origène. Lucifer pour se venger inspire à Dioscorus l'idée de persécuter les chrétiens. Il vient les assiéger dans Alexandrie, qui est presque toute chrétienne ; mais il est repoussé avec perte par Origène.

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(Troisième journée.) Saint Jean-Baptiste en personne vient baptiser Barbe. Dioscorus est de retour, et en fureur contre les chrétiens ; c'est à ce moment que sa fille lui avoue sa foi. Il veut la percer de son épée, elle lui échappe miraculeusement; mais bientôt on la retrouve et on la jette en prison. Le roi la livre au prévôt Marcian, qui la fait cruellement fouetter.

(Quatrième journée.) Barbe, attachée nue à unpoteau, loue Dieu pendant que les bourreaux se fatiguent à la battre. Puis on la ramène en prison, où Dieu et les Anges viennent la visiter. Tirée de sa prison une seconde fois, elle voit son corps déchiré par des peignes de fer, brûlé par des torches ardentes ; on veut écraser sa têle sous des maillets d'acier, mais on n'y peut parvenir ; on lui arrache les seins; on la condamne à être promenée nue par la ville ; au moment où on va la dépouiller, une tunique est jetée sur elle par un ange et ses bourreaux deviennent aveugles. Barbe leur rend la vue par ses prières. Le prévôt déconcerté la renvoie à Dioscorus.

(Cinquième journée.) Dioscorus fait rouler sa fille dans un tonneau armé de clous, sans réussir à la blesser. Alors, la traînant par les cheveux sur une montagne, il lui coupe la tête. Aussitôt il est foudroyé ; son âme est emportée aux enfers pendant que celle de sa fille est conduite au ciel  par les anges. Scène infernale; les diables bafouent Dioscorus en chantant et en dansant un branle. Puis saint Valentin ensevelit le corps de sainte Barbe, et sur son tombeau un aveugle, un boiteux, un sourd, un démoniaque, sont miraculeusement guéris. Un singulier épisode termine la pièce.

Une armée chrétienne vient de Chypre et d'Alexandrie mettre le siège devant Nicomédie ; la ville est prise et tous les païens tués. Deux chrétiens qui ont péri ressuscitent sur le tombeau de Barbe. Le corps de cette sainte est emporté pompeusement à Rome et déposé au cimetière Saint-Galixte en présence du pape Honorius.

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Il y a dans cette pièce un rôle important, mais qui n'est pas mêlé au drame ; c'est celui du stultus ou fou. A différents intervalles, et jusqu'au milieu du martyre de la sainte, il s'avançait en scène, chargé de distraire et d'égayer les spectateurs par les folies qu'il leur débitait, et qu'on lui laissait improviser et varier à son gré ; dans d'autres mystères le rôle du fou est écrit tout entier. Ici, le texte porte seulement plusieurs fois : Stultus loquitur ; mais nous ignorons ce qu'il disait, et s'il improvisait en vers ou en prose.

Notons quelques particularités du texte. Au sacrifice de la première journée, les païens disent quinze prières en vers rétrogrades; c'est-à-dire disposés de telle sorte qu'on peut les lire dans l'ordre inverse, et trouver un sens : nous citerons la plus curieuse de ces prières ; c'est une femme, nommée Athallenta, qui parle.

Dieux infiniz par la vostre puissance,

Bessez ung pou des femmes le langaige.

A leurs mariz mainteffoiz font nuisance

Par trop parler, par fierté de couraige.

Se parloient pou ce seroit avantaige ;

Bon leur seroit avoir humilité.

Les mariz ont deshonneur et dommaige,

Quant femmes ont par foiz auctorité.

Une autre femme, nommée Galatea, répétait ce couplet, en commençant par le dernier vers. Il y a dans ce mystère un grand abus de tirades théologiques, par exemple dans la lettre d'Origène à Barbe, dans les discours d'Ysachar à la jeune fille, et en général dans tous les rôles des personnages chrétiens. La partie pathétique et tragique est presque partout très faible, de style et de pensée. La partie comique ou simplement familière est beaucoup meilleure. Nous citerons un morceau de ce genre. Quand Barbe est demandée en mariage, Dioscorus consulte ses conseillers :

Chacun de vous peult bien scavoir

Que Barbe est encor trop jeunette

Pour marier, et bien tendrette.

Dioscorus, qui aime sa fille pour lui-même plus que pour elle, voudrait la garder auprès de lui, et ne s'en cache point :

C'est toute ma prospérité,

C'est mon solas, c'est mon reffuge

Et pour ceste cause, conclu-je...,. De mon gré ne la mariray.

Les conseillers du roi osent n'être pas de son avis, et blâment assez franchement cet égoïsme paternel. Dioscorus doit sacrifier sa tendresse à l'intérêt de sa fille.

Prenez son bon eur quand il vient,

disent-ils assez heureusement. Le roi n'entend pas ce langage, et ne peut se résigner à se priver de son enfant.

C'est mon trésor, c'est ma richesse ;

C'est la fleur de ma gentillesse ;

C'est ce qui fait mes yeulx repaistre.

Par Apolin qui me fist naistre,

J'aimeroys trop mieulx par fortune

Perdre mes chevauix, ma pecune,

Voyre ma terre grant et lée,

Que d'avec moy s'en fust allée

Et j'en perdisse le regard.

 

Les conseillers reviennent à la charge avec des arguments curieux :

 

Fault-il donc qu'el perde son bien

Pour vostre plaisir seuliement ?

La cuidez vous donc longuement

Garder en une tour enclouse,

Et que jamais ne soit desclouse?

Cela n'est pas bien prouffitable ;

Et ce chemin est trop doubtable.

Quar par garson, ou par meschine,

El pouroit tantost estre incline

A faire mal, ou desraison.

Puis que l'on vous offre raison,

Je vous pry ne le reffuser.

La ferez-vous son temps user

En une tour, en solitude ?

Pensez que s'el mect son estude

A quelque maulvais pensement,

Tousjours continuellement

Y pensera, veuillez ou non....

Femme seulle en tour ou en salle,

Est toute divine, ou brutalle.

L'aventure en est bien doubteuse,

Bien dangereuse, et périlleuse.

Pensez que jeune, et fille, et tendre,

Peult souvent mal faire et mesprendre...

Chacun doibt le plus toust qu'il peult

Sa fille mettre en mariage ;

Qu'on cuydc garder longuement

Ce que l'on pert subitement.

Tel cuyde fille garder bien

A qui la garde n'en vault rien....

Les mêmes conseillers font un portrait peu flatté des filles de leur temps, c'est-à-dire des filles du xve siècle, puisque l'auteur, nous le savons, ne peint jamais que ses contemporains, la scène fut-elle en Nicomédie, et du temps de Maximien, comme il arrive ici. Les défauts qu'ils blâment en elles sont d'ailleurs ceux que de tout temps les moralistes un peu grondeurs aiment à reprendre chez les jeunes femmes.

Voyez les filles du présent.

Comme sont mal morigénées,

Les aulcunes sont inclinées

A joliveté, convoitise,

A jeuz, les quels rien je ne prise,

Aux regards sotz et dissolutz,

A maintiens mauditz et polluz...

Elles contrefont les maistresses,

Et parlent en maintes manières.

Et ont les langues si legieres

Qu'elles semblent estre avocatz,

Tant comptent hardiment ung cas;

Et si advient que père ou mère,

Oncle, tante, seur ou frère

Les reprennent par grant doulceur,

Ilz prennent tout ce par rigueur (folios 70-73)

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II. SAINTE BARBE. (En deux Journées.)

Editions.

— La vie et hystoire de madame saincte barbe par personnaiges avec plusieurs des miracles d'icelle et si est a trente et huit personnaiges dont les noms s'ensuivent. Paris, Vve Trepperel et Jehan Jehannot, in-4° goth. de 30 ff. à 2 col.

— La même, Rouen, Jehan Burges, sans date, pet. in-i" goth., 28 fl\ (vers 1520).

— La même, Paris, Pierre Sergent, pet. In-io goth., 28 ff.

— La même... à quarante personnages. Nouvellement revue et mise en son entier, et corrigée tant au sens que a ia rithrae. Paris, Simon Calvarin, in-4° goth., 30 iï. à 2 col.

— La même, Lyon, Olivier Arnoullet, 1542, pet. in-8» goth., 79 ff.

— La même, Lyon, Pierre Rigaud, 1602, in-16. de 79 ff.

— La même, Troyes, Nie. Oudot, sans date (commencement du XVii« siècle), in-16, 58 ff.

 

3500 vers environ, quarante personnages (la liste de l'édition originale a omis l'aveugle et le boiteux). Sathan; Leviathan; Astaroth ; Crochart; Reliai; Lucifer; la folle femme; le messaigier de Marcian ; le premier chevalier deiMarcian; Marcian empereur; le deuxiesme chevalier de Marcian; le messagier Dioscorus ; le premier chevalier Dioscorus; Dioscorus roy; le deuxiesme chevalier Dioscorus; la royne; Rarbe ; la première, la seconde, la tierce pucelle; le premier, le second, le tiers, le quart tirant; le chartrenier; le premier chevalier du prevost ; le prevost ; le deuxiesme chevalier du prevost; l'evesque de la loy; le prestre de la loy; le premier, le second masson; le premier, le second pastour; Therniite; Dieu; Gabriel; Michel; l'aveugle ; le boiteux. « L'acteur » fait, selon l'ordinaire, la désignation des divers person nages et résume d'avance la pièce. Il paraît y avoir eu onze échafauds dis tincts : le paradis ; l'échafaud de Marcian et de ses gens; celui de Dioscorus; la chambre de Barbe; l'échafaud des quatre tirants; peut-être une place distincte pour les messagers ; la chartre de l'empereur : On n'y voit clarté ne lueur Au parfond quant on y regarde. L'échafaud du prevost ; celui des pauvres ; le gibet ; la chambre où Barbe sera enfermée avec une femme de mauvaise vie; enfin l'enfer.

Devant vous ay tout publié.

Il n'y a plus que cest hermite

Que j'avoys icy oublié.

Puis l'acteur demande le silence, et prend ses précautions contre la censure :

Si nous disons riens contre droit

Et contre la saincte escripture

Nous le revocon cy endroit.

« Ouo finito, meretrix cantet quamdara cantilenam voluntariam etfaciet signa araoris illicite. » Ce que l'édition Caluarin traduit : « Icy la folle femme se présente et commence en chantant la chanson suyvante ou autre, avec gestes d'amour dissoluz et lubriques. »

Voicy la chanson (édition Caluarin) beaucoup plus décente que la note :

Tant que vivray en aage florissant

Je serviray amour, le dieu puissant,

Eu faictz, en ditz, en chansons et accords.

Par plusieurs jours m'a tenu languissant,

Mais puis après m'a fait réjouissant

Car j'ay l'amour de la belle au gent corps.

L'action commence après cette chanson. Dans la première journée l'empereur décrète la persécution contre les chrétiens. Le roi Dioscorus et sa femme s'en vont en voyage, laissant Barbe leur fille enfermée dans une tour très forte ; ce qui n'empêche Barbe, mal gardée par deux pucelles qui s'oublient à jouer au trente et un, d'être convertie et baptisée par un ermite. Les démons pour la perdre sont déchaînés sur la terre.

Dans la seconde journée, Dioscorus revient, apprend que sa fille est chrétienne et tout d'abord veut la tuer ; puis la livre à Marcien qui , après l'avoir torturée d'une horrible façon, la livre à une femme perdue chargée de corrompre la jeune vierge. Mais c'est Barbe qui exorcise et convertit la tentatrice, puis bat le diable, dont elle la délivre.

Alors Marcien renvoie Barbe à Dioscorus, qui décapite lui-même sa fille. L'âme de la sainte est portée au Ciel; des miracles accomplissent sur sa tombe. Les démons emportent ses bourreaux.

L'ermite termine la pièce en disant ces vers :

Or est morte la vraye martire !

Dont je requier Dieu, nostre sire,

Qui luy face pardon a l'ame.

Helas ! c'estoit tant bonne dame !

Je luy donné crestienté,

Et la mis dehors d'orphenté ;

Dont en paradis est saulvée. Elle fut en bonne heure née.

En louant le Dieu de lassus

Chanton Te Deum laudamus.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASSARD (Jean-Christophe), En Bretagne au Moyen Âge, l'impensable sainteté féminine ? In Luc Capdevila, Sophie Cassagnes, Martine Cocaud,  et al.Le genre face aux mutations, p. 55-69

 

COUFFON (René), [1935]  Contribution à l'étude des verrières anciennes du département des Côtes-du-Nord, Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord. T. 67 1935, pages 167-171

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f196.item

— ERNAULT (Emile), 1885, Le Mystère de Sainte Barbe, tragédie bretonne, texte de 1557, publié avec traduction française, introduction  et dictionnaire étymologique du breton moyen, Société de Bibliophiles bretons et de l'histoire de Bretagne, Nantes 1885 404 p, in 4°

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k736792/f11.image.r=Ernault+barbe.langFR

https://archive.org/details/lemystredesain00erna

—  Mystère de sainte Barbe en breton Aman+ ez dezraou buhez santes Barba dre rym , eues maz custumer he hoary en goelet Breiz. Gant euriou an itron sanctes Barba hac he Offic̜ou amplamant, éditeur E Montroulez, gant Ian Hardouyn, MDCXLVII (1647) BnF RES-YN-16

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1512211r

— LE MYSTERE DE SAINTE BARBE en cinq journées BnF Fr 24335-24339

http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc53179v

GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum vol. VII, Presses Universitaires de Rennes.

 

 

MONCONTOUR (SITE DE L'OFFICE DU TOURISME DE) .

http://www.tourisme-moncontour.com/Vitrail-saint-yves_fiche_1796.html

 

MONTAROU (Virginie), Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, in Saint Yves et les Bretons, Culte, image et mémoire (1203-2003).pages 215-228.

http://books.openedition.org/pur/22412?lang=fr

 

— PETIT DE JULLEVILLE (Louis), 1880,     Les Mystères, in Histoire du Théâtre en France, Paris, Hachette.

https://archive.org/stream/lesmystres02petiuoft#page/488/mode/2up/search/barbe

INFOBRETAGNE, Les vitraux de l'église de Moncontour..

http://www.infobretagne.com/moncontour-eglise-vitraux.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 20:05

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Brachytron Evans, 1845.

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Voir aussi :

 

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Résumé.

— Brachytron Evans, Brit. Libell.: 22, 1845. Le nom est expliqué par l'auteur dans sa description : "Nommé à partir du grec brachynô = "court" et êtron= "abdomen"  par allusion à son corps court et trapu" ; ce qui, associé à la forme distincte des ailes et au caractère pileux du corps, m'a conduit à le séparer du genre Aeshna".

Ce genre est monotypique (il ne contient qu'une seule espèce, B. pratense). Evans renvoie à la description d'Aeshna  vernalis de Vanderlinden (Opusc. scient. 4: 159, mais l'espèce avait été décrite sous le nom de Libellula pratensis (Libellule des près) par Müller en 1764 dans Faun. Insect Fridr.:62.  Evans renvoie aussi à Aeshna pilosa ou Aeschne velue de Charpentier ( Hor. ent. 37), et pour une variante, à Libellula aspis de la figure 3 de la  planche XVII de Exposition of English Insect

 

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE.

 

Evans, W. F. (William Frederick), British libellulinae, or, Dragon flies : illustrated in a series of lithograph drawings, with a brief description of the insects, times of appearance, &c., printed for private circulation, London : Printed by J.C. Bridgewater 1845

 

https://archive.org/stream/britishlibelluli00evan#page/22/mode/2up

Named from ---, to abbreviate,---- , abdomen, in allusion  to its being short and stout ; which, together with the different shape of its wings, and the pilose body, has induced me to separate it from AEshna. 


BRACHYTRON vernalis. Vander Lin. plate 13, Jig. 1. mâle 
Figured as pilosa. Charp. Tab. 2L 
Ann. de la Soc. Ent. tome VII., Tab. 5,f. 2. femelle
var, as aspis. Harr. Exp. Eng. Ins. pl. 27,f. 3. 

Length of body, 2 inches to 2 inches 3 lines. 
Expanse of wings, 2 inches 8 lines to 3 inches. 
This species is found in the neighbourhood of London, at Hertford, and near Heme, Kent, during the month of June. 
It appears to be rather variable as regards the brightness of the markings on the body. 
The female has the wings yellow, and the thorax brown, and without the green marks thereon, which characterize the male. 

"Nommé à partir du grec brachynô = "court" et êtron= "abdomen, bas-ventre" [chez Rufus d'Éphèse]    par allusion à son corps court et trapu ; ce qui, associé à la forme distincte des ailes et au caractère pileux du corps, m'a conduit à le séparer du genre Aeshna"

Ce genre est monotypique (il ne contient qu'une seule espèce). Evans renvoie à la description d'Aeshna  vernalis de Vanderlinden (Opusc. scient. 4: 159, mais l'espèce avait été décrite sous le nom de Libellula pratensis  ou Libellule des près  par Müller en 1764 dans Faun. Insect Fridr.:62.  Evans renvoie aussi à Aeshna pilosa ou Aeschne velue de Charpentier ( Hor. ent. 37), et pour une variante, à Libellula aspis de la figure 3 de la  planche XVII de Exposition of English Insect

.Longueur du corps 2 inches à 2 inches 3 lignes

envergure des ailes 2 inches 8 lignes à 3 inches. Cette espèce se trouve dans le voisinage de Londres à Hertford et près de Herne (Kent) durant le mois de juin.

Elle semble être assez variable quand à l'éclat des marques de son corps.

La femelle a les ailes jaunes, et le thorax brun, et sans les marques vertes au dessus, qui caractérisent les mâles.

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Evans accompagne sa description d'une illustration (lithographie par l'auteur) d'un mâle  en planche 13 -1 :


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https://www.biodiversitylibrary.org/item/53510#page/57/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/53510#page/57/mode/1up

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Voici la Libellula aspis de la figure 3 de la planche XVII de Harris :aujourd'hui considérée en synonymie :

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 HARRIS, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects, planche XVII fig 3, GDZ.

HARRIS, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects, planche XVII fig 3, GDZ.

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II. RÉCEPTION DU GENRE :

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Steinmann 1997 :

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World Catalogue of Odonata, Numéro 110 par Henrik Steinmann 1997 page 68

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III. DESCRIPTION.

La plus petite des Aeshnidés d'Europe.

Période de vol printanier, plus précoce que les autres Aeschnes.

Abdomen massif non étranglé au niveau du troisième segment, mais au contraire cylindrique.

Dessin caractéristique du thorax : cotés verts barrés de deux lignes noires complètes (et non une).

Angle anal des ailes postérieures des mâles à peine marqué.

Corps velu, thorax  particulièrement velu.

Nervation : une ou deux rangées de cellules entre les nervures IR3 et Rspl d'une part, M et Mspl d'autre part

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IV. NOMS VERNACULAIRES.

Nom vernaculaire : pour l'espèce, Aeschne-velue, Aeschne-velue printanière (Diskstra), Aeschne printanière (Grand et Boudot). Voir plutôt  la zoonymie de B. pratense

Néerlandais : Glassnijder

Anglais : Hairy dragonfly, Hairy hawker, Spring hawker

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SOURCES ET LIENS.

 

 

ZOONYMIE :

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

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EXTRAIT de BIBLIOGRAPHIE DES ODONATES.

CHARPENTIER (Toussaint de), 1825 - De Libellulinis europaeis In Horae entomologicae. - Wratislaviae. -

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

DELIRY (Cyrille)  Monographie Brachytron pratense :http://www.deliry.com/index.php?title=Brachytron_pratense

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica . Tome second première partie 616 pages, ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

HARRIS, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera & Diptera, or bees, flies & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work.  White & Robson, London. - [Rééd. complète en 1782 ]. 166 pp.

 

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[152],%22panX%22:0.515,%22panY%22:0.796,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:1.541}

 

"Parallel English and French texts printed in two columns.
Digitized in 2010 from SUB Göttingen RMAG <4 ZOOL VI, 3423>. In the Göttingen volume, "plate with explanation of colours" is not present. In the Göttingen volume the title page carries the date 1782.
All taxa listed by Sherborn for 1776. Names of taxa established in this work are often associated with the date 1782, but it seems that the work was first published in 1776. "Text sheets were reissued in 1781; the 1782 edition is reset. With an additional engraved titlepage, dated 1782." (Source: National Library of Australia Catalogue, http://catalogue.nla.gov.au/Record/4848612 [04/2011]).
The 1782 edition of this work was obviously a reprint with probably identical content. We did not see the 1776 edition. It seems that the pages in both editions were either cut differently, or that Sherborn 1902 overlooked a generic name on p. 160 where the 1782 edition says "Tipulae continued", because Sherborn combined the new specific names with the genus Sylvicola from p. 159, and not with the genus Tipula with which we have combined the involved new specific names following the arrangement in the digitised copy.
Sherborn's 1902 extract of taxon names contained many corrections or subsequent misspellings (examples: Musca semulater -> M. semulator, coeo -> coco, ludeus -> ludens, compunctus -> compunctor, Apis vereor -> A. vereror, tacitus -> tasitus, etc.). It is possible that Sherborn had the 1776 edition and that the names were spelled differently there. It is also possible (and seems likely to us) that Sherborn tried to correct errors which we would not correct today under Art. 32.5 because these were not inadvertent errors. If the names were misspelled in the original source because the author did not know correct Latin, the original spelling (in the uncommon or incorrect orthography) must stand, so these putative errors are not to be interpreted as inadvertent errors under Art. 32.5. Only Art. 32.5 allows to correct errors in original spellings.
Species listed in the index were often spelled differently from the names that were established in the text before. This occurs especially with names that were described in the genus Musca. Taxa were entered following the spelling of their first occurrence in the text. Different spelling in the index were mentioned in the comments' field." (Animalbase)

https://www.gla.ac.uk/myglasgow/specialcollections/virtualexhibitions/birdsbeesandblooms/bees/mosesharrisanexpositionofenglishinsects/

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[5],%22view%22:%22info%22}

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[80],%22view%22:%22thumbnails%22}

MÜLLER  O.F. 1764 - Fauna insectorum Fridrichsdalina. - Hafnia & Lipsia. -

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles. http://www.deliry.com/selys1840.pdf
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris. http://www.deliry.com/selys1850.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
20 mars 2018 2 20 /03 /mars /2018 18:41

Les vitraux de l'église de Moncontour (22). I. La baie 7 : la verrière de la vie de saint Yves (1537). 

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Voir aussi  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :


 

 

Les statues de l'église de Plourin-les-Morlaix (3).

Les vitraux de l'église de Saint-Nic (29)....

 

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Sur les vitraux de Moncontour, voir :

 

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Sur les vitraux "du groupe rennais" du XVIe siècle, voir 

 

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Sur les vitraux de Moncontour, voir :

Le vitrail de l'Arbre de Jessé ou baie 6 de l'église de Moncontour, vers 1538.

. Pour tous les 1330 autres articles de ce blog utilisez l'onglet "rechercher".

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"L'église Notre-Dame et Saint-Mathurin de Moncontour possède six vitraux anciens, qui forment l'un des les plus remarquables ensembles vitrés du XVIe siècle en Bretagne. Cet ensemble a été réalisé entre 1520 et 1540 environ en plusieurs temps et par plusieurs ateliers différents... Les trois verrières nord de l'église (baies 3, 5 et 7) se distinguent de toutes les autres par leur exceptionnelle qualité. Pour cette raison, et par leur caractère "très français", René Couffon comme Jean Lafond (*) proposent de les rattacher à la production rennaise contemporaine. D'eux d'entre elles sont datées, respectivement, de 1537 (baie 7, vie de saint Yves) et de 1538 (baie 5, vie de sainte Barbe) " (Gatouillat et Hérold 2005 p. 82).

(*) Dans Le vitrail français (1958, page 235), Jean Lafond souligne l'importance des peintres verriers de rennes, auxquels il attribue les "œuvres très françaises" des Iffs, de La Guerche, de La Ferrière et de Moncontour".)

"Peut-être les œuvres les plus séduisantes du XVIe siècle breton. Ces trois suites narratives, vies de saint Yves, de sainte Barbe et de saint Jean-Baptiste réalisées vers 1537, sont en effet d'une exceptionnelle richesse, d'une exécution et d'une ornementation brillante. Elles ont la qualité des verrières normandes du temps et pourraient puiser leur source dans la peinture flamande, anversoise peut-être. Antérieures à l'activité documentées de Michel Bayonne, elles ne doivent en aucun cas lui être attribuées, mais semblent être en mesure d'être reconnues comme une manifestation de la façon de rennes, dont seraient soulignées la diversité, aussi bien que les dénominateurs communs : le damas jaune des costumes de Moncontour ne se retrouve-t-il pas identique dans la verrière d'axe de Beignon ?".Gatouillat et Hérold 2005 ).

 

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"Il est remarquer que les architectures sont très trapues et même lourdes, telles que l'on en trouve dans certains vitraux d'Ille-et-Vilaine, d'ailleurs excellents, à la Baussaine, Champeaux, etc.
Nous croyons donc que c'est peut-être à un atelier de Rennes qu'il faut attribuer ce beau vitrail, sans toutefois en avoir la moindre certitude.
Ce vitrail a beaucoup d'analogie avec les vitraux voisins de sainte Barbe et de saint Jean, notamment dans la facture des décors des architectures renaissance, où le jaune d'argent est répandu à profusion. Les tons des verres sont également les mêmes, les fabriques des fonds également, peintes en bleu foncé avec touches de jaune d'argent. Il y a cependant, dans certaines parties, de grandes différences d'exécution, peut-être à cause des restaurations, peut-être aussi parce que le maître verrier n'avait dans le premier cas aucun carton et pour les deux autres des cartons flamands.
Par exemple, si l'on compare l'ange assistant saint Yves à sa mort et l'ange du baptême de sainte Barbe, l'on voit aux deux la même robe jaune tandis que la facture des figures et des chevelures diffère profondément." (Couffon)

 

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Ainsi, cette baie 7 offre-t-elle deux sources d'intérêt : l'une, iconographique, est de découvrir des scènes de la Vie de saint Yves complétant le très fréquent tableau d'Yves entre le Riche et le Pauvre. L'autre, stylistique, est d'étudier l'activité de cette production "rennaise" du deuxième quart du XVIe siècle.

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Haute de 7 mètres et large de 1,90 m, la baie 7 comporte 3 lancettes — celles de droite et de gauche cintrées) de 21 panneaux, divisés en trois registres, et un tympan à 5 ajours et 2 écoinçons. Elle a été restaurée et complétée en 1891-1893 par l'atelier parisien d'Albert Bonnot.

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"Ce vitrail, qui orne la dernière fenêtre de la longère nord, près du pignon ouest, est consacré aux oeuvres de miséricorde accomplies par saint Yves.

La fenêtre est divisée verticalement par deux meneaux en trois lancettes. Chacune des lancettes renferme six panneaux de verre peint, réunis deux à deux pour représenter un tableau. Chaque lancette comporte ainsi trois tableaux, séparés entre eux par de lourdes architectures renaissances sur lesquelles s'étale toute la grammaire décorative : arabesques, puttis, bustes de faunes, petits bustes de femmes, dauphins affrontés, coquilles, etc., etc. Des colonnes torses et cannelées supportent ces architectures.
Notons que, dans toutes les scènes à l'exception de la troisième, saint Yves porte le costume d'official, cotte et camail rouge, housse blanche parsemée d'hermines, chaussons violets, et qu'il est coiffé d'un béret rouge. " (Couffon)

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REGISTRE INFÉRIEUR. SAINT YVES ENTRE LE RICHE ET LE PAUVRE.

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Elle est disposée sous une travée d'architecture dont les  supports portent chacun un cartouche  avec la date de 1537. 

"Toute la partie inférieure de ce tableau a été refaite.
Au centre, devant un damas vert bordé d'un galon d'or perlé et frangé de bleu et or, le saint tient à la main le rouleau du procès. A gauche, le pauvre, en souliers blancs, chausses trouées et rapiécées, manteau gris à ceinture rouge, et portant à la main son bonnet jaune.


A droite, le riche, en toque rouge à ornements jaunes, houppelande violette doublée de fourrure, tunique de damas or s'ouvrant sur une fine chemise, ceinture verte, bourse bleue, bas des manches et chausses rouges, fourreau d'épée violet.

A gauche et à droite des deux derniers personnages, fabriques analogues aux précédentes. Les deux colonnes portent chacune un cartouche avec la date de 1537.


L'on a voulu reconnaître dans les lointains des paysages des environs de Tréguier et faire honneur de ce vitrail aux verriers de cette école. Or, si l'on examine attentivement les fabriques, l'on voit qu'il n'en est rien et qu'elles sont semblables à celles des graveurs flamands, qui, comme l'on sait, les avaient eux-mêmes empruntées aux Lombards . D'autre part, les riches perlages des costumes, les angelots, les petits bustes des architectures, dénotent également une influence flamande très caractéristique, influence de Flamands imbus de la Renaissance italienne." (Couffon)

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La scène se déroule sur une tribune  de style Renaissance inspirée par les monuments romains. Une longue architrave de marbre blanc est ornée d'entrelacs contournés dorés, et porte un appareil où alternent les pots à feu, les putti, ou des candélabres. Une tenture verte  y est suspendue, bordée d'orfrois à perles et gemmes, ourlée de franges, et frappée de décors damassés de grenades. Le sol est dallé de marbre bicolore  bleu clair et gris. Le point de fuite de la perspective correspond à la tête du saint. 

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Source BnF Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4541886/f440.item

Source BnF Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4541886/f440.item

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Mathurin Méheut, "Vive la Saint-Yves", crayon gouache, papier, 17 mai 1936. Musée Mathurin Méheut de Lamballe

Mathurin Méheut, "Vive la Saint-Yves", crayon gouache, papier, 17 mai 1936. Musée Mathurin Méheut de Lamballe

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En 1537, l'artiste pouvait avoir accès à l'une des quatre éditions successives des Grandes Croniques de Bretaigne d'Alain Bouchart rédigées à la demande d'Anne de Bretagne et éditées pour la première fois en 1514 par Jehan de la Roche pour Galliot des Près. Le chapitre XX du quatrième livre est consacré à saint Yves, avec une gravure montrant Saint Yves et le Pauvre.

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Il pouvait y lire :

"Et neautmaintz qu'il feust official de Treguer, si fut il advocat des pouvres et miserables personnes, et s'emploioit bien voluntiers à pacifier les parties et à les mectre d'acord ; car par tout où il congnoissoit pouvres gens qui pleidoient, il prenoit la charge de leurs causes, et, s'il les congnoissoit desraisonnables, il les mectoit d'acord et ne les soustenoit en procès ; et où il veoit que les pouvres gens avoient bon droit et n'avoient de quoy poursuivir leurs procès, il  conduisoit à ses dépens les appellations des sentences donnees es bons procès des pouvres jucques à Rennes et à Paris, tellement qu'il en venoit à bon chef, car il avoit tousjours Dieu avceques luy". (Grandes croniques, folio 147)

 

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Saint Yves et le Pauvre, Grandes croniques de Bretaigne d'Alain Bouchart, 1514.

Saint Yves et le Pauvre, Grandes croniques de Bretaigne d'Alain Bouchart, 1514.

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Le Pauvre.

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Déguenillé comme il se doit, il tient respectueusement son chapeau de feutre à la main. Il est vêtu d'une chemise boutonnée sur le devant et serrée par une ceinture rouge, d'une veste bleue, de chausses rapiécetées, et de méchantes chaussures dont les pièces de cuir ne protègent pas les orteils. 

Les deux genoux du Pauvre sont fléchis, ce qui contribue, comme le fait qu'il soit en marche vers la droite et représenté de profil, à s'opposer au Riche, campé de face, jambes écartés, parfaitement d'aplomb. Le pauvre homme est le plus petit des trois protagonistes. Il est voûté, ses cheveux sont blancs et mal peignés, ses lèvres crispées par l'amertume et la peur.

En arrière plan, une montagne domine une vallée où coule un fleuve.

Comparez avec Le Vagabond de Jérôme Bosch (entre 1490 et 1510)

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Saint Yves.

La partie inférieure de la figure du saint refaite.

Le saint  porte le costume d'official, c'est à dire de Juge des affaires ecclésiastiques :  la cotte et le camail rouge, le surplis blanc parsemée d'hermines, les chaussures violettes. Il est coiffé d'un bonnet rouge proche de la barrette. Il est tourné vers le Pauvre et il lit avec un sourire bienveillant sa défense (son placet), qui tient sur une feuille de parchemin. 

 

« Les vitraux de Moncontour et ceux des Iffs présentent ainsi de nombreux points communs, sans que l’on puisse parler de copies : tunique rouge et surplis blanc orné d’hermines pour saint Yves, tenue et posture assez proches pour le riche.

Une autre grande qualité demandée aux prêtres est d’afficher un caractère calme et pacifique. Le visage d’Yves Hélori apparaît ici serein et accueillant, n’exprimant aucune passion mais seulement une certaine béatitude. Enfin, le bon prêtre doit posséder certaines vertus. Les deux premières grandes qualités, particulièrement mises en valeur dans l’iconographie du groupe, sont l’équité et l’incorruptibilité de l’homme de Dieu. Il faut rappeler que le clergé avait des compétences judiciaires et qu’Yves Hélori avait exercé la charge d’official ou juge ecclésiastique. Dans tous les groupes, des plus anciens aux plus récents, saint Yves refuse l’argent du riche ou repousse ses propositions indécentes d’un geste de la main. Le message ainsi illustré est le suivant : la justice divine, matérialisée parfois par la présence de la colombe, symbole du Saint-Esprit, n’est pas accessible à la corruption, par opposition à la justice humaine. Écartant le riche, saint Yves est souvent représenté penché ou simplement tourné vers le pauvre pour mieux l’écouter, pour prendre les éléments de son sac à procès voire pour le protéger des attaques du puissant plaideur. Sur le vitrail des Iffs, le saint tend la main pour prendre le placet du pauvre et sur celui de Moncontour, il lit les plaintes du malheureux. Les hommes sont donc égaux devant la justice divine, même si saint Yves semble s’intéresser prioritairement au pauvre. En fait, le saint homme rééquilibre l’inégalité entre les deux plaideurs et met en confiance le pauvre plus qu’il ne le favorise." (V. Montarou)

 

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le Riche.

Son portrait évoque celui de François Ier par Jean Clouet vers 1530, tel qu'il est décrypté par Anne Sophie Lambert (BnF). On y retrouve la posture de face au visage de trois-quart, la toque de velours rouge, ornée de médailles et barrettes d'or, et d'où émerge des plumes bleue et rouge, les cheveux non bouclés et couvrant l'oreille, la barbe taillée courte, la fine chemise blanche à bordure de dentelle, sans col. Nous admirons aussi la richesse du  pourpoint de drap damassé d'or  et dont deux boutons encadrent une fente médiane formant une taillade, et la jupe doublée d'hermine,qui doit être le prolongement d'une saie. Comme tout seigneur, notre Riche pose la main sur le pommeau de son épée, dont le fourreau est bleu.

Une autre parallèle peut être établi avec le portrait de Henri VIII par Hans Holbein le Jeune, peint en 1537. Nous y trouverons les bas rouges et les chaussures au bout élargies "en pattes d'ours" et à crevés. C'est aussi sur ce portrait que nous observerons la pelisse de drap bleu entièrement doublée de fourrure, aux manches larges et courtes fendues par des taillades aux bords brodés et à l'ouverture resserrée par un bouton. Par ces manches passent les bras d'une tunique rouge, là encore tailladée de crevés en soufflets et issant de dentelle aux poignets. De même, la taille de notre gentilhomme est entourée, un peu comme sur le portrait d'Henri VIII, d'une ceinture, de couleur verte, serrée par un nœud gansée.

L'élément important est la bourse de velours bleu, bien pleine, et dans laquelle le seigneur vient sans doute de prendre une pièce d'or qu'il tend au saint. Je ne distingue pas cette pièce, mais la position des doigts, et la proximité de la main et de la bourse me suffise pour me convaincre qu'elle est bien présente.

En somme, ce Riche n'est pas un nanti local, un marchand qui a réussi, c'est la figure des droits de la Noblesse et du Pouvoir Royal. 

 

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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REGISTRE MOYEN. YVES ET LES PAUVRES.

 

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Source BnF gallica

Source BnF gallica

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"4ème tableau. Au premier plan, saint Yves verse avec une aiguière jaune de l'eau sur les mains d'un infirme, appuyé sur une béquille et vêtu de haillons bleus. Au fond, saint Yves recueille des pauvres à sa table. Le saint est assis à table avec cinq convives. A sa droite, l'un en jaune rouge, à sa gauche, un autre en bleu. Du troisième l'on ne voit que la tête ; un quatrième, de dos, est vêtu de vert, avec bras gauche et épaule nus. Enfin, à côté et de dos également, le cinquième vêtu de bleu. Un serviteur, en bonnet de feutre rouge et veste verte, apporte un plat." (Couffon)

 

"Dans la deuxième travée, la vie toute de charité du saint est figurée. Il lave lui-même les plaies d'un infirme. Puis il admet les mendiants à sa table. Ceux-ci, loin de s'en montrer reconnaissants, se comportent mal. L'un crache dans le plat qu'on lui présente. Un autre a accaparé un pichet qu'il cache derrière son dos, etc. Saint- Yves, qui n'attend pas sa récompense ici-bas, voit tout, ne s'en offense pas, offre à Dieu ces humiliations et garde un visage doux et aimable." (Lorin)

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"Saint Yves partage le repas des pauvres. au premier plan, il leur lave les mains, au second plan il est à table avec eux, l'un crache dans le plat qu'on lui présente, l'autre accapare un pichet et le cache derrière lui." (Gatouillat et Hérold). 

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Un pauvre qui crache dans le plat ? À d'autres ! Je vois plutôt une allusion à la Cène — par la disposition des personnages — , mais aussi un affamé qui ronge un os, je vois une bourse pleine posée sur la table, je vois un démuni à l'épaule nue, "etc."

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"Jamais, dit Yves Catoïc, on ne l’a vu refuser l’aumône. Quand il n’avait plus d’argent, il distribuait le pain de sa maison, souvent la fournée tout entière. Lorsque le pain était distribué, il donnait ses vêtements, et plus d’une fois on l’a vu se dépouiller lui-même pour habiller les pauvres nécessiteux. Comme sa maison ne suffisait pas pour loger tous les malheureux qui s’y pressaient, il fit bâtir, tout auprès, un hôpital pour les recevoir, et là, dit Geffroy, son ancien vicaire, il leur donnait tout le bien qu’il avait reçu du bon Dieu. Avant de dîner lui-même, il distribuait, de ses propres mains, du pain aux pauvres qui se trouvaient à sa porte. S’il n’y en avait pas assez, il allait les chercher et en invitait même un certain nombre à manger avec lui. Il les faisait asseoir à sa table, partageait avec eux son morceau de pain d’orge, les légumes et les fèves de ses champs, et comme il n’y avait chez lui que de l’eau pour toute boisson, il en faisait boire à ses convives improvisés et buvait ensuite dans la même écuelle. Quand j’ai dit qu’il les faisait asseoir à sa table, c’est une manière de parler, car sa table, à lui, c’était la terre nue sur laquelle il s’asseyait avec ses amis, les pauvres, qu’il regardait aussi comme les amis du bon Dieu. Après le repas, il mettait discrètement dans le bissac de chacun un gros morceau de pain pour leur souper.

Si les hôtes de Kermartin étaient des malades ou des infirmes, le saint prêtre savait varier son menu : une soupe au lard, une écuellée de cidre, parfois un peu de vin et d’autres délicatesses, qu’il se refusait impitoyablement à lui-même. Quand la nuit était proche, il les retenait à coucher, leur lavait lui-même les mains, les seules fois sans doute où l’eau touchait à leur épiderme endurci, leur servait tout ce qu’il y avait de friandise dans sa pauvre demeure ; puis après avoir préparé, de ses propres mains, un lit pour les coucher, il leur aidait à s’y mettre. Pour lui, il prolongeait longuement dans la nuit son travail et ses prières, jusqu’à ce que la fatigue ne l’obligeât à s’étendre sur la terre humide, dans un coin quelconque de sa chambre. Un jour, lisons-nous dans son office, un pauvre arriva un peu tard à Kermartin, et de crainte d’importuner la maison, il se coucha sur une pierre qu’on montre encore non loin de la porte. Yves, en sortant le matin de bonne heure, heurta ce pauvre tout glacé et presque mort de faim et de misère. Aussitôt il le fait entrer, le couche dans son lit, le recouvre de ses propres vêtements, et pour se punir de cette faute bien involontaire pourtant, se met lui-même, la nuit suivante, à la place du pauvre et prend son sommeil sur cette pierre dure, sans aucune couverture,  pendant un hiver très rigoureux." (Abbé France, 1893)

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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"5ème tableau. Au premier plan, saint Yves fait l'aumône à deux pauvres. Le premier, en chemise et chausses violettes, porte à son côté une gourde ; l'autre, derrière lui, est vêtu de bleu. Dans le fond, sous un édifice à arcades carrelé en brun et blanc, un malade, le torse nu et la tête bandée, occupe un lit avec draps et couverture verte. A son chevet, banc et récipient jaune. Saint Yves est près de lui et le soigne. A côté, dans une scène coupée, le saint ensevelit un mort." (Couffon )
 

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"Dans le tableau suivant, saint Yves fait l'aumône à deux pauvres. Dans le fond, à gauche, il visite et soigne lui-même les malades, tandis qu'à droite il ensevelit et enterre les morts, avec l'aide d'un frère pénitent." (Lorin)

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"Au premier plan, Yves fait l'aumône à des estropiés. Au second plan, il est au chevet d'un malade" (Gatouillat et Hérold).

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La mort de saint Yves sur une claie, entre deux anges,  et son apothéose où son âme est conduite au ciel par deux anges.

 

"6ème tableau. Mort de saint Yves. Le saint, nu-tête, est couché sur une claie bleue, posée sur un carrelage vert, et veillé par deux anges, l'un en robe jaune avec ailes violettes, l'autre en robe violacée avec ailes rouges. Dans le fond, fabriques en grisaille avec pointes de jaune d'argent. En haut du tableau, l'âme du saint, sous la forme d'un petit personnage nu, est portée au ciel par deux anges, vêtus comme les précédents. " (Couffon)

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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TROISIÈME REGISTRE.

 

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Source BnF Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4541886/f432.item.zoom

Source BnF Gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4541886/f432.item.zoom

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"1er tableau. Saint Yves, au premier plan, écoute les leçons d'un cordelier de Rennes et prend des notes tandis que ses camarades paraissent s'ennuyer [Note : Témoignage 29 du Procès de canonisation de saint Yves : « J'allais au couvent des Frères Mineurs de Rennes entendre expliquer le quatrième livre des Sentences et la sainte Ecriture. Alors, sous l'influence des divines paroles, je me pris à mépriser le monde et à désirer ardemment les biens célestes »].

A côté du saint, un vieillard à barbe blanche, en toque verte et vêtement jaune, puis un jeune homme coiffé d'un chapeau de feutre à fond plat violet et vêtu d'un habit rose violacé à col jaune ; enfin, à droite, un vieillard barbe blanche, en chapeau bleu, robe bleue, pourpoint rouge à bouffants jaunes et manches pendantes vertes. Le cordelier, en froc gris-brun, enseigne dans une chaire brune. Dans le fond de ce tableau, saint Yves sert la messe dans une église aux murailles violettes. L'officiant porte une chasuble bénédictine blanche et or et une aube à parement. L’autel, sans tabernacle, avec retable blanc et or, est surmonté d'un dais rouge. Dans ce panneau, l'emploi abondant du jaune d'argent est à remarquer, la tête de saint Yves et celle du cordelier ont été refaites à l'époque moderne." (Couffon)
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"Dans la perspective, saint Yves, enfant, répond la messe. Il porte déjà le costume qu'il ne quittera plus : la robe et le béret écarlate, fourrés d'hermine, avec le nimbe d'or. — Le saint devenu écolier assiste à un cours fait par un religieux. Assis au pied du maître, il écoute attentivement, prend des notes, tandis que ses condisciples rient, causent, dorment." (Lorin)

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"Au premier plan, saint Yves écoute l'enseignement d'un moine franciscain, au second plan, il sert  la messe, images de saint Jean-Baptiste et de saint Jean l'Évangéliste sur le retable de l'autel." (Gatouillat et Hérold)

 

Ces quelques citations illustrent la liberté imaginative des commentateurs, puisqu'il est évident que saint Yves tourne le dos au prédicateur, qu'il lit mais ne prend aucune note, et qu'il détourne à son profit l'attention d'un jeune garçon. L'homme âgé qui est devant lui porte un habit à franges rituelles. En réalité, je pense que l'artiste a illustré ce passage des Grandes croniques de Bretaigne d'Alain Bouchart  :

 

"Après que le bon sainct Yves eut esté instruyt et parfait es sciences de grammoire, des ars, des droitz canon et civil, et aussi qu'il fut principié en la science de théologie, il se retyra en la ville de rennes et fut official de l'archidiacre de rennes par quelque temps. Et ce pendant qu'il estoit official, il frequentoit les lectures d'un religieulx théologien ou couvent des Freres mineurs de Rennes, soubz lequel il ouyt le quart livre de Sentences et grant partie de la Bible et aprint et retint moult de vertueuse doctrine, car le lecteur estoit sainct homme ; et oncques puis ne fut curieulx sainct Yves des plaisances mondaines ensuyvir."  Bouchart Alain, Grandes croniques de Bretaigne, Paris, 1986, t. 2, ch. XX, p. 14.

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Saint Yves suit sur son livre le commentaire donné  en chaire par le franciscain. J'accède ainsi à une meilleure compréhension du vitrail, ce qui m'amène à lire avec intérêt le passage suivant : 

 

"Ce séjour rennais est également marqué par un événement personnel de grande importance. Yves profite de l'existence d'un studium franciscain dans la ville pour aller y écouter les leçons qu'on y donne. C'est en suivant cet enseignement, comme il le confiera plus tard avec réluctance au frère Guyomar Morel, qu'il commence à envisager de changer radicalement le cours de sa vie. « Il entendait expliquer le quatrième livre des Sentences (de Pierre Lombard) et la Bible, et les divines paroles qu'il écoutait le portèrent à mépriser les choses de ce monde et à désirer passionnément les biens du Ciel. Un studium assure la formation avancée des frères : ce n'est pas une simple école conventuelle à l'intention des novices, mais un centre d'études plus complet où l'on enseigne à la fois la philosophie, la théologie, le droit canon et les Saintes Écritures, éventuellement préparatoires à l'envoi à l'Université des esprits les plus brillants qui seront alors hébergés dans des couvents proches de ses murs et bien équipés . [..]L'enseignement dispensé demeure des plus classiques pour l'époque : les Sentences de Pierre Lombard (mort en 1164) tiennent lieu, pour les universitaires comme pour les professeurs de l'ordre des frères Mineurs, de manuel de base dans les études religieuses, car l'intégralité de la doctrine chrétienne s'y trouve exposée de façon accessible et canonique. Le quart livre des Sentences porte sur l'Église et les Fins dernières : il procure un commentaire ordonné du devenir de l'âme après la mort en étroite relation avec la sacramentaire ecclésiale. L'idée directrice était que c'est dans la mesure où l'homme vit en Jésus-Christ grâce aux sacrements offerts par l'Église qu'il parvient , avec la communauté des croyants, à l'éternelle béatitude. Nous ignorons l'esprit et la teneur exacte des commentaires faits sur cet ouvrage vénérable et sur les Écritures devant l'official Yves Hélori : ils le bouleversèrent en tout cas cette fois car il avait certainement entendu d'autres gloses sur le même livre à Paris. Peut-être est-il plus réceptif à l'argumentation sensible d'un maître franciscain qu'à la rigueur raisonnante d'un scolastique." Yves de Tréguier : un saint du XIIIe siècle. Jean-Christophe Cassard - 1992

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En arrière-plan, Yves  est figuré tenant la chasuble d'un prêtre célébrant la messe, mais son costume et son nimbe s'accorde difficilement à l'hypothèse que cela se réfère à son enfance. Sur le retable, les deux saint Jean encadrent un saint évêque.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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"2ème tableau.

Saint Yves, assis dans la chaire de l'official de Tours, interroge une jeune fille du diocèse de Tréguier qui niait obstinément son mariage à tout autre qu'à saint Yves [Note : On a voulu voir dans ce tableau le procès de l'hôtesse de saint Yves à Tours où celui-ci prononça sa célèbre plaidoirie mais De La Borderie a fait très justement remarquer que dans ce procès il n'était qu'avocat tandis que dans l'autre affaire il était juge, comme représenté sur le vitrail].

Le vêtement de la jeune fille est fort riche. Sa coiffe de drap d’or est brodée de perles, ses manches sont de brocart d'or, sa tunique verte et sa robe rouge sont également garnies de larges rubans d'or à perlages.
Au premier plan, le greffier, vêtu de chausses violettes et d'une robe bleue foncée à col jaune et guimpe blanche, inscrit la déposition. Il est coiffé d'un béret violet. Dans le fond, sur un damas vert bordé d'un riche galon d'or perlé, se détachent deux témoins en robes et bérets respectivement bleus et violets." (Couffon)

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"Cette scène rappelle le miracle de Tours. Official, il siège sur son tribunal. La veuve tient en main la sacoche à elle confiée par deux marchands qui l'avaient assurée pleine d'or, alors qu'elle ne contenait que des pierres. Ils se réjouissent de leur supercherie, mais le saint, qui la reconnue, dicte à son greffier la sentence qui les déboute de leurs exigences." (Lorin)

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"Saint Yves, official, interroge une jeune femme qui tient en main la sacoche qui lui avait été confiée par deux marchands comme étant pleine d'or, alors qu'elle contenait seulement des pierres. (Gatouillat et Hérold).

N.B : la jeune femme ne tient pas "une sacoche", mais un sac à procès. 

 

"Il s’est passé, vers le même temps, un fait extraordinaire dont a parlé Jean de Coëtfrec, et l’abbé de Bégard s’en est fait l’écho durant la procédure. Il s’agissait d’un jeune homme de Louannec qui avait épousé une fille de sa paroisse. Celle-ci se refusant à suivre son mari, en appela aux tribunaux pour faire invalider son mariage. Yves fut encore appelé pour plaider cette affaire et défendre le jeune homme. En sa présence, la fille de Louannec affirmait que réellement elle avait épousé ce jeune homme et qu’elle ne voulait pas d’autre mari que lui. Devant le tribunal, au contraire, elle le niait obstinément. La même scène s’étant répétée plusieurs fois, la cause fut portée jusqu’à Tours. L’official qui était chargé de la juger fut fortement étonné en présence d’un fait qui lui révélait la sainteté de l’avocat. Ne sachant comment en venir à bout, il descendit de son siège et chargea Yves de porter le jugement, ce qu’il fit pour le plus grand bien des deux contestants." (Abbé France)

 

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

"3ème tableau. Miracle de la messe de saint Yves. Au premier plan, saint Yves, revêtu d'une riche chasuble bleue avec croix brodée d'or portant l'écu de Bretagne, célèbre la messe. Au moment de l'Elévation, la colombe blanche du Saint Esprit apparaît et remplit l'église d'une lueur éblouissante, figurée par des rayons d'or. Un assistant, vêtu de rouge, tient un cierge de la main gauche, et de la droite relève la chasuble . Au second plan l'on aperçoit les têtes de trois personnages.
Dans le fond, saint Yves distribue son blé aux pauvres. Le saint regarde un homme, en cotte bleue et chausses vertes, remplir avec une pelle un sac que lui tient un autre personnage vêtu de jaune. Un troisième emporte sur son dos un sac plein. La scène se passe dans un grenier aux murs violets avec oculus bleu." (Couffon)

" Il disoit, tous les jours, fort devotieusement son service & celebroit la Sainte Messe, avant que de se vétir des ornemens Sacerdotaux, il se mettoit à genoux devant ou à costé de l’Autel auquel il devoir dire la Messe, le visage couvert de son chapperon, les mains jointes, le coeur élevé en Dieu, se recolligeoit, &, après la Messe, en faisoit de mesme ; & une fois, en la grande Eglise de Treguer, pendant qu’il faisoit ses Actions de grâces après la Messe, une belle Colombe, environnée d’une grande clarté, s’estant reposée sur son chef, s’envola sur le grand Autel & y demeura quelque temps, puis disparut. "  (Albert le Grand)

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LE TYMPAN.

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Le tympan renferme cinq mouchettes. 

Dans l'ajour sommital, Dieu le Père bénissant (presque entièrement refait).

En dessous, séraphins et chérubins, chœur d'anges dans les nuées, aux patrons retournés.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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DISCUSSION.

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Guidée par d'illustres auteurs, notre découverte de cette verrière s'est laissée happée par le sujet hagiographique, par la description des scènes figurées et par leur interprétation. Rien n'a été dit de la technique, et rien n'a été dit non plus du décor, et rien de l'intégration de cette verrière dans un programme  général des vitraux de Moncontour.

Un programme général.

— La verrière d'axe a été réalisée vers 1520-1530, offerte par Claude de la Villeblanche, grand panetier de la reine Claude de France en 1522, et par Jacques de la Motte, seigneur du Vauclerc. Elle représente l'Enfance du Christ.

— Entre 1500 et 1525 la baie 6 a reçue la verrière de la Vie de saint Mathurin, patron de l'église, offerte par Jacques de la Motte.

— Vers 1530-1540 est posée la baie 4 ou verrière de l'Arbre de Jessé, thème dont on connait la valeur comme défense du dogme de l'Immaculée-Conception.

— Vers 1535-1540 a été vitrée la baie 3, ou Verrière de la vie de saint Jean-Baptiste, offerte par Jean Le Mintier et Marie Le Moine.

— En 1537 la baie 7 reçoit la vitre de la Vie de saint Yves.

— En 1538 la baie 5 reçoit celle de la Vie de sainte Barbe.

Nous constatons donc l'importance des représentants de la noblesse (et le lien avec la cour royale) comme commanditaire ou donateurs pour 3 des 6 vitraux, et l'importance du culte des saints pour 4 des 6 vitraux.

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Un programme théologique ?

Les thèses de Luther ont été placardées sur la porte de l'église de Wittemberg en 1517. Elles condamnent le recours aux Indulgences pour financer la construction de la Basilique Saint-Pierre de Rome.

Entre 1520 et 1538, dates de la réalisation des vitraux de Moncontour, la présence du protestantisme n'est pas attestée en Haute-Bretagne avant les années 1530, puis sera extrêmement discrète jusque en 1550 où un noyau calviniste se forme à Rennes. Mais les thèses calvinistes sont influentes à la cour auprès de François Ier, de Marguerite de Navarre et de Renée de France, sœur de la reine Claude de France. 

La place donnée au culte des saints, et la défense de l'Immaculée-Conception, témoignent-elles pourtant déjà d'un soutien aux idées réformistes ?

En particulier, dans la verrière de la Vie de saint Yves, le miracle de la Messe de saint Yves, véritable équivalent de la Messe de saint Grégoire, défend sans doute le dogme de la Présence Réelle du Christ dans l'Eucharistie.

A contrario, l'insistance sur la valeur de la pauvreté, reprenant les valeurs évangéliques défendues par saint François et par les Franciscains ne témoigne-t-elle pas d'une remise en cause des richesses de l'Église ?

En premier lieu, le triptyque d'Yves entre le Riche et le Pauvre n'est-elle pas une dénonciation des abus du Pouvoir, et de l'injustice fondée sur le pouvoir de l'argent ?

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Saint Yves entre le Riche et le Pauvre : un thème récent et d'influence italienne.

Le groupe à trois personnages d'Yves entre le Riche et le Pauvre est représenté 89 fois en Bretagne, d'après l'inventaire de Virginie Montarou. Mais aucuns sont antérieurs au XVe siècle, seuls 2 d'entre eux datent du XVe siècle, et 33 datent du XVIe siècle. 

Parmi les 13 vitraux de ce Groupe, seuls 6 sont datés et 3 datent du XVIe siècle. Celui de Moncontour est  le plus ancien. Celui de Saint-Herbot date de 1556, et celui des Iffs est daté vers 1587 par les auteurs du Corpus.

[Le Fonds Saint-Yves dénombre en Finistère et Côtes d'Armor  7 vitraux dédiés à saint Yves, dont trois seulement du XV et XVIe siècle  : Boquého (22) Chapelle N-D de la Pitié, fragment, 1460 ;  Moncontour, (22), église N-D et Saint-Mathurin, 1537 ; Saint-Herbot , 1556 ; et Tréméven (29), église Saint-Méen, 1550. Mais seuls ceux de Moncontour et de Saint-Herbot sont des groupes de saint-Yves. J'ajoute à cette liste, pour le Morbihan, le vitrail des Iffs, église Saint-Ouen, de 1587. ]

 

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"Le groupe de saint Yves semble apparaître à la fin du XVe siècle ou au début du xvie siècle dans l’art religieux breton. Ainsi, les vitraux de Moncontour sont datés de 1537 d’après une inscription dans un cartouche. Malheureusement, peu de groupes sont datés avec certitude : on peut s’appuyer alors sur l’étude du costume qui peut donner quelques indices, ainsi que sur les datations stylistiques proposées par les spécialistes de la DRAC. L’examen des œuvres les plus anciennes laisse supposer que la création du groupe a été progressive. Il est intéressant de remarquer que des enluminures de la fin du Moyen Âge et du xvie siècle représentent saint Yves accompagné d’un malheureux, mais sans le riche : ainsi des gravures extraites des Chroniques d’Alain Bouchart datant de 1514 ou encore de l’incunable de la bibliothèque de Solesmes . Le groupe n’est sans doute pas apparu en Bretagne. Les œuvres les plus anciennes semblent être originaires d’Italie. Le thème de saint Yves entre le riche et le pauvre est en effet présent sur des tableaux italiens comme celui qui figurait au centre du retable de Saint-Yves conservé désormais au musée de la cathédrale de Florence (seconde moitié du XVe siècle) ou encore la fresque du Sodoma à l’entrée du palais communal de San Gimignano (1507). Cette présence à l’étranger peut paraître surprenante : une influence franciscaine peut être suggérée. En effet, dans la seconde moitié du XVe siècle, saint Yves se trouva lié aux Franciscains car il incarnait une image du saint prêtre ami des pauvres et zélateur de la justice. De plus, les Franciscains semblent être à l’origine de l’exportation du culte de saint Yves, entre autres au Mexique par le biais de l’évangélisation.

Malgré la reprise d’un certain nombre de stéréotypes, les images du groupe étaient loin d’être anodines aux yeux des fidèles et du clergé. Deux thèmes principaux peuvent être repris : d’un côté celui de l’influence du concile de Trente, de l’autre celui des différences sociales.

Les XVIe et XVIIe siècles sont marqués par le concile de Trente. Le groupe porte la trace de cette grande mutation, au service de laquelle l’iconographie est mobilisée. Les personnages du groupe, surtout saint Yves, sont en adéquation avec le message de la Réforme catholique : ce dernier entend de plus en plus montrer l’image du bon prêtre." (V. Montarou)

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Une nouvelle disposition spatiale des vitraux, assez timide.

Alors que les verrières médiévales sont divisées en panneaux recevant chacun un médaillon, puis que ces panneaux abandonnant les médaillons restent consacrés à un sujet iconographique distinct, le XVIe siècle inaugure l'usage de grands sujets répartis sur un registre entier, voire sur la verrière entière. C'est ici le cas avec le registre inférieur, alors que les autres registres restent cloisonnés dans des unités de temps et de lieux différents.

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Un nouveau décor.

Prenons maintenant le temps de revenir sur le décor peint au jaune d'argent sur verre blanc, décor qui  reprend le vocabulaire inspiré  de l'Antiquité classique et de la Renaissance italienne : rinceaux habités de chimères, mascarons de satyres grimaçants, arabesques, longues tiges d'acanthe ou de vigne à l'enroulement infini abritant une faune inattendue, masques, putti, pots à feu, pilastres. Ce vitrail  est fortement influencée par le répertoire de l’école de Fontainebleau élaboré par le Primatice et ses disciples pour les décors en stuc du château de Fontainebleau, et dont les estampes (Étienne Delaune), les travaux d'orfèvrerie, les armures décorées par les ornemanistes du XVIe siècle ou les volumes de Philibert Delorme assurèrent une large diffusion de l’art raffiné maniériste dans toute l’Europe  . 

rinceaux habités, à échelle variable

Comment ne pas évoquer la citation de Vasari sur l'art grotesque né de la Domus Aurea, palais de Néron à Rome :

 "Les grotesques sont une catégorie de peinture libre et cocasse inventée dans l'Antiquité pour orner des surfaces murales où seules des formes en suspension dans l'air pouvaient trouver place. Les artistes y représentaient des difformités monstrueuses créées du caprice de la nature ou de la fantaisie extravagante d'artiste : ils inventaient ces formes en dehors de toute règle, suspendaient à un fil très fin un poids qu'il ne pouvait supporter, transformaient les pattes d'un cheval en feuillage, les jambes d'un homme en pattes de grue et peignaient ainsi une foule d'espiègleries et d'extravagances. Celui qui avait l'imagination la plus folle passait pour le plus doué " 
Giorgio VASARI, De la peinture, Introduction technique, chapitre XIV, vers 1550

Comment ne pas évoquer aussi le charme léger des Loges Vaticanes peintes par Raphaël !. Ou un peu plus tard la folie des structures molles d'un Cornelis Floris (1514-1575)  à Anvers !

Et comment ne pas retrouver ici les principes de la grottesque, la négation de l'espace, l'apesanteur des formes et la prolifération des hybrides ?

 

« D'abord un monde vertical entièrement défini par le jeu graphique, sans épaisseur ni poids, mélange de rigueur et d'inconsistance qui faisait penser au rêve. Dans ce vide linéaire merveilleusement articulé, des formes mi-végétales, mi-animales, des « figures sans nom » surgissent et se confondent selon le mouvement gracieux ou tourmenté de l'ornement. [...] Un produit pur de l'imaginaire où se condensent les fantaisies, d'une vitalité à la fois trouble et fuyante, nettement érotisée dans le détail » Chastel, André. La Grottesque. Paris : Le Promeneur/Quai Voltaire, 1988.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Baie 7 ou verrière de saint Yves (1537), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— ALBERT LE GRAND La vie des saints de la Bretagne Armorique 1901 (pp. 163-191).

https://fr.wikisource.org/wiki/La_Vie_de_saint_Yves

— CASSARD (Jean-Christophe), 1992, Yves de Tréguier : un saint du XIIIe siècle. Edition Beauchesne, 150 pages, page 58.

https://books.google.fr/books/about/Saint_Yves_de_Tr%C3%A9guier.html?id=oIBsqkM1EbUC&redir_esc=y

— COUFFON (René), [1935]  Contribution à l'étude des verrières anciennes du département des Côtes-du-Nord, Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord. T. 67 1935, pages 167-171

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f192.item

 

— FONDS SAINT-YVES. (attribution erronée à Michel Bayonne)

http://fonds-saintyves.fr/Vitrail-de-saint-Yves-eglise-de

 

FONDS SAINT-YVES Les représentations de saint Yves.

http://fonds-saintyves.fr/Les-representations-de-saint-Yves

— FRANCE (Abbé), 1893,  Saint Yves, ed. René Prud'homme,  (pp. 34-352).

https://fr.wikisource.org/wiki/Saint_Yves/II

 

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum vol. VII, Presses Universitaires de Rennes.

 

HAMON ( Thierry), 2003, "Saint Yves et les Juristes" Revue « Armorik », Editions Anagrammes, Perros-Guirec, 2003, n° 1, pp. 120-139.

http://partages.univ-rennes1.fr/files/partages/Recherche/Recherche%20Droit/Laboratoires/CHD/Membres/Hamon/Saint%20Yves%20et%20les%20Juristes.pdf

 

LE GUILLOU (J-P.) 1989, "Saint Yves : ceux qui l'ont connu témoignent, ceux qu'il a guéris racontent (enquête de canonisation)", Henry, Pédernec, 1989

http://fonds-saintyves.fr/IMG/pdf/enquete_canonisation_avec_illust.pdf

 

— LORIN (F. ), 1908, La légende de saint Yves et les peintres verriers. Mémoires de la Société archéologique de Rambouillet, T. XX pages 425-440, 3 planches.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4541886/f430.image

— SITE DE L'OFFICE DU TOURISME DE MONCONTOUR.

http://www.tourisme-moncontour.com/Vitrail-saint-yves_fiche_1796.html

 

— MONTAROU (Virginie), Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, in Saint Yves et les Bretons, Culte, image et mémoire (1203-2003).pages 215-228.

http://books.openedition.org/pur/22412?lang=fr

— INFOBRETAGNE, Les vitraux de l'église de Moncontour..

http://www.infobretagne.com/moncontour-eglise-vitraux.htm

— Thierry Hamon. L’adjuration à ”Saint Yves de Vérité” : persistance tardive d’une ordalie populaire bretonne. Mémoires de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, 2008, 86, pp.41 - 88.

https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00853408/document.

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 15:40

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Rappel. 

1°) Une première inscription figure sous le fronton du porche de l'église et indique "CESTE . CHAPPELE.  FVT .  COMMENCEE . 1516.  ET .  LA . TOVR . 1566.". Pour Millet, Castel et Huon 1996, l'architecte responsable de la construction du clocher-tour est Jean Le Tallandier, bien qu'il n'ait pas signé ici son travail comme à Plougasnou et à Ploubezre. Ce sont les caractères stylistiques de la construction qui incitent les auteurs à attribuer le clocher et le porche ouest a cet architecte morlaisien. D'autres documents auxquels je n'ai pas eu accès attesteraient que Fiacre de la Haye a travaillé sur Saint-Émilion en 1601. 

2°) Sur la sablière du transept sud figure l'inscription "LE XVI : IOUR : DAPRILL : LAN : MIL : [V]: CENTZ : CINCQUANTE : UNG : LE : BOIS : DE : CHAPELLE : A : ESTE : FAIT ." ("Le seizième jour d'avril de l'an mil [cinq] cent cinquante et un (1551) le bois de cette chapelle a été fait".). Cette inscription encadrée par les bustes d'un homme (portant un casque) et d'une femme voisine les armoiries des Poulgras seigneurs de Trogorre, c'est à dire, en cette année 1551, de Jeanne de Poulgras et de son époux Hervé Le Rouge (ou de son second époux Jean de Kermarquer vers 1560).

3°) Dans la partie occidentale de la nef, au nord, une sablière N4 indique : LE : BOIS : DU : BOUT :DA[N]BAS : DE : CEANS : FAICT / : / AUGTE : G : LAMY ON GOUARN RE : A : P[RESE]NT : L : M : VCZ : LVII ("Le bois du bout d'en bas de céans fait [par ] Augte G. Lamyon Gouverneur à présent l'an mil cinq cent cinquante sept (1557)"). Cette inscription est centrée par un médaillon Renaissance montrant un homme jeune, et est encadrée par deux hommes tenant un phylactère, celui de gauche portant des binocles. On en déduit que "G. Lamyon" (ou pour certains "Auguste G. Lamyon") était gouverneur de la fabrique de Saint-Émilion en 1557.

4°) René Couffon signale avoir lu "en dessous" de cette inscription celle-ci "fet J. Guille". La confiance en ce témoignage est altérée par la lecture défectueuse de Couffon pour le texte précédant où il donne "Auguste Glamyon" au lieu de G. Lamyon.

5°) La sablière nord suivante (N. 5) montre huit médaillons à personnages autour d'un médaillon portant le monogramme G.P autour d'une herminette, suggérant que ce sont là les initiales du maître-charpentier.

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En résumé, nous avons un édifice débuté en 1516, dont la construction a lieu  principalement entre 1551 et 1566 mais s'est poursuivie en 1583, et en 1601. En 1757, une sacristie fut construite, mais elle sera supprimée lors d'une agrandissement du chevet entre 1885 et 1887.

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Plan des localisations des inscriptions datées.

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À propos de G. Lamyon, sur l' inscription de 1557 des sablières de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras.

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J'ai recherché des renseignements sur ce "G. Lamyon", qui se désigne comme gouverneur en 1157 et qui fut donc le maître d'œuvre de la pose de la charpente "du bout d'en bas" de la chapelle, ce que j'interprète comme "de l'extrémité de la partie basse — occidentale— de la chapelle". 

Or, le patronyme "LAMYON" est rare. Il est donné comme disparu de nos jours. Une recherche sur le site FILAE donne neuf résultats, sur des départements divers mais éloignés de la Bretagne. 

Il faudrait se livrer à des recherches d'état-civil sur la commune et le département, mais cela ne relève pas de mes compétences. 

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1. Jehan Layon, relieur à Troyes en 1401-1402.

En ligne, une première mention est celle d'un relieur de livres de Troyes, messire Jehan Lamyon :

Les relieurs de livres à Troyes : Jean LAMYON (1400-1402). Messire Jean Lamyon, écrivain et relieur. 

Il figure sur la liste des écrivains et copistes au service des Ducs de Bourgogne dans l'ouvrage de Léon de Laborde - 1852 - ‎Les Ducs de Bourgogne: études sur les lettres, les arts  ..., Volume 3

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2. Guillaume Lamyon, de Laval, maître-charpentier en 1567.

Ce personnage est cité dans Bibliothèque d'humanisme et renaissance, Volumes 7 à 8,  1945

 https://fr.scribd.com/document/254726789/Bibliotheque-d-Humanisme-Et-Renaissance-Tome-Vii-1945

"Pour la période de 1567 à 1571, le même dossier C4986 contient de précieux renseignements sur un nouveau personnage ….Dès 1er février , les miseurs reçoivent l'ordre de payer l. t à un architecte « mandé et venu exprès pour le faict de navigaige et entreprise que l'on veult faire et entreprendre sur la rivière ». Le 3 février 1567, Pierre Guillot, ingénieur venu de Laval, défrayé de tous frais, parcourt la Vilaine en bateau et note les réparations les plus urgentes. Le 9 du même mois, les habitants, qui voudraient hâter les travaux, délibèrent :

"Il est ordonné et faict commandement à Jehan Cormeir et Guillaume Tual, à présent recepveurs et miseurs des deniers de cette ville de Rennes, bailler et delivrer content et sans delay à Pierre Guillot, sculteur, et Guillaume Lamyon, maistre charpentier, venuz et mandez exprès de la ville de Laval en ceste ville de Rennes pour veoir et visiter le cours de la ripviere de Villaigne y passante, puis ceste ville jusques aux pontz et port de Messac et en faire rapport, description et procès verbal pour entendre le moyen de la rendre navigable si estre peult. A quoy ilsz auront vacqué en compaignie de Jullien Hindre, l'un des bourgeois de ladicte ville, Me Olivier Auleon son homme, et Symon Hubert, batelier. Et de ce ont presentement faict rapport et procès verbal qui est es mains ducict Auleon pour en faire portraict. Scavoir, pour une part, cinquante livres tant pour le service que paines et vacations desdictz Guillot et Lamyon et pour s'en retourner audict Laval. Item, la somme de 20 livres t. pour frayer et desbourser pour leurs despences d'aultres susnommez de leur compaignie audict voyaige qu'ilz ont faict par six jours sur  ladicte ripviere... tout la somme de 71 livres t... sauf à faire raison ausdicts Hindre, Auleon et son homme de leurs paines et vacations lorsque ledi et Auleon aura faict ledict pourtraict... "

La présence de ce Guillaume Lamyon à Rennes en 1567 pour inspecter le cours de la Vilaine jusqu'au port de Messac afin de le rendre navigable et de le réparer, et la mention de sa profession de maître-charpentier, incitent à s'interroger : s'agit-il du "G. Lamyon" mentionné à Loguivy-Plougras ?

On objectera que, sur la sablière, G. Lamyon est qualifié de "gouverneur", qualité qui, si on la comprend dans le sens de "fabricien", suppose qu'il s'agisse d'un membre de la paroisse, propriétaire terrien, agriculteur ou marchand mais non professionnel du bâtiment. Néanmoins, ce patronyme n'est pas attesté, pour ce que j'en sait, dans la paroisse. D'autre part, les travaux semblent avoir été commandités par Jeanne de Poulgras plutôt que par la fabrique. Peut-on envisager que "gouverneur", désigne ici "celui qui préside au bon fonctionnement de quelque chose", (CNRTL), "celui qui a en charge quelque chose" ?

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3. Une précision sur "GOUARNRE "

. Le substantif "gouarneur" n'est pas une forme de "gouverneur" en moyen français, comme je l'avais trop rapidement pensé, mais c'est le mot breton pour "gouverneur". Le dictionnaire françois-celtique (1732)  de Grégoire de Rostrenen donne :

GOUVERNEUR. Gouarneur. р.,gouarnearyen, gouarner. p. gouarneryen. Vannetais gouranour, p. gouarneryon,, gouarnouryan.

Il est attesté en 1499 dans le Catholicon de Jehan Lagadec :

http://www.catholicon.net/telechargement/catholicon_r_f_le_men_1867-rennes.pdf

Il est composé sur le verbe breton  gouarn (gouarnn, gouuarn) "gouverner", présent dans le Catholicon manuscrit de 1464.

Si les bretonnants valident ma lecture, il faudrait comprendre  l'usage d'un terme breton dans une inscription en français. Il faudrait souligner aussi  la rareté d'un terme breton dans une inscription de sablières. D''autre part il faudrait envisager la possibilité que d'autre mots, comme le mystérieux AUGTE (ou AUNTE) , soit aussi issus du breton. Mais "Augte" et Aunte" n'ont aucune signification en breton.

En définitive, la  graphie "GOUARNRE " me semble bien bretonne, mais cela ne me procure pas d'indice dans la compréhension de cette inscription, si ce n'est d'encourager l'idée que ce terme ne vienne pas renvoyer à la fonction de fabricien.

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4. Guillaume Lamyon et Pierre Guillot.

Dans le texte que j'ai extrait de la Bibliothèque d'Humanisme et de Renaissance, le maître-charpentier Guillaume Lamyon accompagne Pierre Guillot, "sculpteur", venant également de Laval. Les commentateurs estiment qu'il s'agit de Pierre Guillot, architecte à Laval  où il construisit en 1575 la voûte à caissons du transept sud, puis le portail sud de la Trinité de Laval. plus tard, en 1575, Pierre Guillot se dit encore « maître maçon » dans le marché par lequel il s'engage à voûter la chapelle neuve de la Trinité. Il est le frère de Jean Guillot, architecte à Angers dès 1550, et qualifié en 1595 de "maître voyeur et visiteur des œuvres de maçonnerie en le duché d'Anjou". ( Isidore Boullier Recherches historiques sur l'église et la paroisse de la Trinité de Laval pages 141-142)

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Il paraît fort hasardeux de proposer de lire dans les deux lettres G.P qui entoure l'herminette dans le médaillon de la sablière N5 de Loguivy-Plougras les initiales (alors inversées) de Pierre Guillot. Certes. 

Mais il est troublant de constater que René Couffon ait lu "Fet J. Guille" dans le voisinage de ces deux inscriptions de 1557.

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CONCLUSION.

Je souhaite donc proposer l'hypothèse que G. Lamyon, qui a pris en charge ("gouverner") la pose de la charpente de l'extrémité occidentale de la chapelle Saint-Émilion en 1557, peu avant la construction de la tour-clocher en 1561,  soit identifié comme Guillaume Lamyon, maître-charpentier présent à Rennes auprès de Pierre Guillot, "sculpteur", en 1567 dans des travaux sur le cours de la Vilaine. La rareté du patronyme plaide en faveur de ce rapprochement.

La seconde hypothèse se plait à imaginer que ce Pierre Guillot qui deviendra ensuite maître-maçon et architecte de l'église de la Trinité à Laval en  1575 est celui qui a placé son monogramme G.P et son emblème professionnelle à coté de l'inscription préservant la mémoire du rôle de G. Lamyon.

Ces propositions sont lancées ici, comme des bouteilles à la mer, sur le flux de la Toile pour susciter les travaux complémentaires qu'elles méritent certainement aux yeux des passionnés du patrimoine de Loguivy-Plougras.

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À propos de G. Lamyon, sur l' inscription de 1557 des sablières de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras.
À propos de G. Lamyon, sur l' inscription de 1557 des sablières de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras.

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SOURCES ET LIENS. 


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— COUFFON (René) 1939,  Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, extrait des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, 1939, p. 233-235.

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f29.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f46.image

— DUHEM (Sophie) 1998, « Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle,  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1998  105-1  pp. 53-69

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_1_3972

— DUHEM (Sophie) 1997, Sablières sculptées de Bretagne : images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérite bretonne (XVe-XVIIe s.). Thèse de doctorat en Histoire. Sous la direction de Alain Croix. Soutenue en 1997. à Rennes 2 .

— DUHEM (Sophie) 1998, Les Sablières sculptées de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 390 pages. Pages  66-69-72-183-232-233-266-267-277-278 : 

— MILLET (Christian), CASTEL (Yves-Pascal), HUON (Michel), 1996, Jean Le Taillandier, architecte de la Renaissance", Bulletin de la Société archéologique du Finistère page 199-215.

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 23:24

Les sablières (1551) des bras du transept et des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras.

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Cet article fait suite à :

Les sablières (1551-1557) de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras (22). I. Le coté nord.

Les sablières (1551-1557) de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras (22). II. Le coté sud.

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

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Pour les autres articles sur les sablières, tapez ce mot sur l'onglet "Rechercher".

 

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Voir la présentation générale dans le premier article, qui a décrit les sablières du coté nord de l'église de Loguivy-Plougras. 

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Une partie des sablières du coté nord de la nef témoignait par ses cuirs découpés et ses médaillons du style Renaissance, et portait, pour "le bout du bois" ou extrémité (occidentale) de la charpente, la date de 1557,  la signature d'un gouverneur, G. Lamyon et celle d'un charpentier, "G.P". Le reste des sablières de la nef, hormis un apport récent venant de Lannion, multipliait les dragons, les grylles et les lions, mais aussi  une scène de chasse énigmatique, une scène de beuverie avec sirène, et autres drôleries, sous l' influence d'une verve médiévale auquel le Concile de Trente (1545-1563) mettra un terme. 

Les sablières des bras du  transept de ce qui était encore une chapelle rompt avec ces deux ensembles : les seigneurs de Plougras y manifestent leurs droits par leurs armoiries, par une oraison à la Vierge et par une inscription de fondation nous informant que la charpente a été posée en 1551.  Nous sommes alors sous Henri II. 

Les bas-cotés  renouent avec les thèmes ludiques, animaliers  et cynégétiques des sablières de la nef, avant de se conclure, à l'ouest, par une spectaculaire scène funéraire. 

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I. LE BRAS NORD DU TRANSEPT : LA MARQUE DES COMMANDITAIRES.

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1°) Le coté est. Tr 1 et Tr 2.

Ses deux pièces séparées par l'entrait montrent les armes des seigneurs de Trogorre entre des lions et des dragons, puis deux dragons affrontés.

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Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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a) la pièce de droite : Tr 1.

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Tr 1. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 1. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Deux lions et deux dragons encadrant les armoiries des Plougras, seigneurs de Trogorre.

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Au centre est figurée une croix  pattée peinte en rouge. Ce sont les armoiries de la famille de Poulgras seigneurs de Trogorre, certes semblables à celles des Templiers, mais se référant aussi à l'origine bretonne du nom Poulgras, "Ploe croes" ou "Ploe kroas", en latin "Plebe Crucis" la "paroisse de la croix".

La famille Plougras (seigneurs de Trogorre), aujourd'hui disparue et qui a donné son nom à la commune, existait dès le XIIIème siècle : Elle portait pour armes : d’argent à une croix pattée de gueules. On mentionne : 

  • Alanus de Plebe Crucis (en 1288),
  • Maurice de Plougras (vers 1330),
  • Guillaume de Plougras (en 1415 et en 1416),
  • Alain I de Plougras (décédé en 1459),
  • Alain II de Plougras (décédé en 1464),
  • Alain III de Plougras seigneur de Trogorre (décédé en 1490), mariée avec Marie Le Rouge (fille de Guy Le Rouge et de Catherine Le Rouge, dame de Bourouguel). Ce sont eux qui ont fait construire dans les années 1470  la chapelle Saint-Yves à Loguivy-Plougras, chapelle qui porte les armes des Plougras et des Le Rouge
  • François de Plougras (décédé en 1536), marié en décembre 1495 avec Gillette Kerouzy (d'or au lion de sable).
  • Claude de Plougras (décédé en 1555), marié avec Françoise Benerven, dame de Trédiec,
  • Jeanne de Plougras (ca 1520-1581) , dame de Trogorre. Elle épouse vers 1540  Hervé Le Rouge, seigneur de Kerdavid (1500-1571),  puis  vers 1560  Jean de Kermarquer (d'azur à la fasce d'or, chargé de trois molettes de sable)

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Voir ‎Jules Lamare, 1869, Archives départementales des Côtes-du-Nord, page 282

"— Aveux fournis, en 1540, à Claude de Ploëcroix, seigneur de Ploëcroix et de Trougor; en 1556, à Jean de Kerguesay, sieur de Guermorvan, propriétaire de la seigneurie de Trogorre; en 1566, à Pierre de Kerguesay, sieur de Coëtdisech et de Trogorre, pour des héritages situés dans les paroisses de Plougras, de Louargat et de Plounévez-Moëdec. 

— Aveu rendu à la seigneurie de Guingamp, en 1583, par Jean de Kermarquer et Jeanne de Poulgroix, son épouse, pour le manoir de Trogore, avec le château dudit lieu en ruines, le fonds où est bâtie l'église de Loguivi-Plougras [chapelle Saint-Ivy], la chapelle de saint Emilion, près du bourg et la chapelle de saint Yves près du manoir; la haute juridiction avec les patibulaires à quatre piliers, les bois de haute futaie, deux moulins blanderets, un moulin foulleret et un moulin à tan sur la rivière du Léguer ; le lieu noble du Trescouët, la métairie de Saint-Emilion, un grand nombre de convenants dans les paroisses de Plougras et Loguivy sa trève , de Plounévez et de Plougonnec ; le fief de la cour et seigneurie de Poulgroix et de Trogorre s'étendant aux paroisses mentionnées ci-après : le lieu noble de Kerrouëc, la métairie de Crauguen, en Loguivy et en Plougras ; la métairie noble du Marquez,. en Plounévez; le lieu noble de Lisle, en Louargat ; des pièces de terre en Plougonver. "

La construction de la chapelle Saint-Emilion a débuté, comme l'atteste l'inscription lapidaire du porche, en 1516, mais le chantier fut sans doute interrompu puisque la charpente n' est posée qu'en 1551, complétée en 1557 et que le clocher-tour ne fut bâti qu'en 1566. On y travaillait encore le 26 juin 1583, comme l'atteste une note dans les aveux rendus à la seigneurie de Guingamp par Jean de Kermarquer et Jeanne de Poulgroix-Trogorre :

"Item au métairie et  maison noble couverte d'ardoise appelée la métairie de Saint-Émilion que Jean Le Gal tient à titre de ferme porte jardin et courtil de jouxte avec deux petites maisons estants jouxte la rivière  et où à présent travaillent les picotteurs et maistres ouvriers pour l'édifice de la tour de Saint-Émilion".

Les ouvriers travaillent donc dans les locaux existant le long de la Rivière de Saint-Émilion, qui provient de l'étang de Beffou et se jette dans le Guic arrosant Loc-Envel. 

Cet aveu confirme le rôle de commanditaire du couple Jeanne de Plougras - Jean de Kermarquer. Ils firent appel en 1566 à l'architecte Jean Le Taillandier, actif dans la région de Morlaix dans la seconde moitié du XVIe siècle et qui a signé de son nom les tours-clochers  des églises de Ploubezre  (22) en 1577 et de Plougasnou (29) en 1582-1584 . Le style de ce dernier — dont le nom a été évoqué dans la réalisation du château de Kerjean, fortement inspiré par Philibert Delorme — est caractéristique de la Renaissance française, et se retrouve aussi dans le deuxième étage de la tour de Lampaul-Guimiliau et sur le bas de celle de Landivisiau (Millet 1996). En 1601, ce sera Fiacre de la Haye qui poursuivra la supervision des travaux.

 

 

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Tr 1.Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 1.Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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La pièce de bois débute à gauche par le buste d'un homme de profil, remarquable par la taille de sa barbe, en collier se terminant par un bouc en bataille. 

Puis vient un dragon, dont certains caractères rappellent ceux de la nef sud, comme des  sortes d'ailes et de cornes en forme de feuilles aux prolongements en spirales. 

Tr 1. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 1. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Au centre, deux lions passants présentent les armoiries à croix pattée. Ils procèdent de la même exubérance que les dragons, avec une queue fleurie et des tiges et feuilles comblant les espaces vides.

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Tr 1. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 1. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Nous retrouvons à droite le dragon et un buste d'homme, ici imberbe.

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Tr 1. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 1. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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b) la pièce de gauche : Tr 2. Deux dragons entourés par un couple d'humains.

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Tr2. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr2. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Au centre, l'artiste a sculpté deux dragons affrontés réunis par une navette.

Ces dragons sont de même style que ceux de la nef sud, avec des queues se terminant par une tête de serpent, et avec des excroissances foliaires  sur l'échine ou sur les pattes.

 

Tr 2 Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 2 Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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De chaque coté, deux personnages sont représentés. Faut-il y voir le couple des commanditaires ? À gauche, une femme en buste, de face. À droite, un homme de profil tient une épée. 

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Tr 2. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 2. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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2°) Le coté ouest. Tr 3 et Tr 4.

En face des pièces précédentes, et en symétrie avec elles, nous trouvons ici les armoiries des Poulgras entre deux cerfs, et deux dragons atour d'un médaillon.

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Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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a) À droite : Tr 3.  deux dragons autour d'un médaillon.

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Tr 3. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 3. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Deux dragons posent une patte sur la périphérie du médaillon, comme deux animaux héraldiques autour d'un blason. Le médaillon est élégant et habilement dessiné, reprenant la courbe des épaules pour tracer un cercle. Une femme au visage rond est représentée en buste, de face. Ses yeux sont ronds, sa bouche petite, dans le style de notre sculpteur. S'agit-il de Jeanne de Plougras ? 

Les deux dragons sont encadrés par un couple.

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Tr 3.Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 3.Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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À gauche, c'est un homme coiffé d'un casque. Sa barbe, qui est rasée sur les joues et forment un balai dru en dessous de la mandibule, évoque immédiatement celle du personnage de la sablière du coté est en Tr 1.

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Tr 3. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 3. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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b) Le coté gauche : Tr 4. Armoiries des Plougras entre deux cerfs.

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Oui, ce sont bien des cerfs comme l'attestent leurs bois, mais métissés avec des dragons ou traités de façon fantastique avec ces appendices foliaires poussant ici ou là, si caractéristiques du style de l'artiste Plougrasien (ou Loguivien). 

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Tr 4. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 4. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 4. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 4. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 4. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 4. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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II. LE BRAS SUD DU TRANSEPT : INSCRIPTIONS ET MARQUES DES COMMANDITAIRES.

 

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1°) Les deux pièces de sablières du mur ouest. Tr 5 et Tr 6. 

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Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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a) La pièce du coté droit : Tr 5. Inscription datée, sur un phylactère encadrée par un couple.

Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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L'inscription de fondation (1551).

 

LE XVI : IOUR : DAPRILL : LAN : MIL : [V]: CENTZ : CINCQUANTE : UNG : LE : BOIS : DE : CHAPELLE : A : ESTE : FAIT .

 "Le seizième jour d'avril de l'an mil [cinq] cent cinquante et un (1551) le bois de cette chapelle a été fait".

Nous retrouvons l'usage du terme de "bois" pour désigner la charpente, comme cela a été discuté pour l'inscription de N4 du coté nord de la nef. Par rapport à cette dernière ( "Le bois du bout d'en bas de céans fait [par] Augte  G. Lamyon Gouverneur à présent l'an mil cinq cent cinquante sept (1557)"), l'inscription concerne ici l'ensemble de la charpente. .

 

 

Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 5. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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b) la pièce du coté gauche : Tr 6. Deux cerfs couchés encadrant les armoiries des Plougras.

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Tr 6. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 6. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 6. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 6. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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2°) Les sablières du coté est. Tr 7 et Tr 8. 

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Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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a) la pièce de droite Tr 7 : deux cerfs couchés encadrant les armoiries des Plougras.

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Tr 7.  Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 7. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 7. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 7. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 7. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 7. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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b) la pièce de gauche : Tr 8.  Inscription sacrée : oraisons (funèbres).  

 

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Tr 8. Sablières du bras sud du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 8. Sablières du bras sud du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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 . O MAT . DEI : MEM[E]NTO MEI : DOMINE : M : ISERE : SVPER : ISTO .

"Ô Mater Dei memento mei Domine misere[re] super isto"

Il s'agit de la succession de deux oraisons différentes.

L'une s'adresse à la Vierge et lui demande sa protection : Ô Mère de Dieu souvenez-vous de moi. R. de Belleval la trouve gravée sur des armures de la fin du XVe siècle. C'est la marque d'imprimeur de Guillaume Le Rouge à Paris.  Nicolas Gombert (1495-1556), compositeur franco-flamand  maître des enfants de chœur de Charles Quint, en composa un motet. L'invocation vient clore l'Ave Maria de Josquin des Prez datant de 1485. Plus tardivement, elle est récitée lors de l'Extrême-onction des Frères Mineurs. 

La seconde ne se rencontre que sous la forme "Domine miserere super isto peccatore (vel peccatrice)", "Seigneur prends pitié de ce pécheur (de cette pécheresse)". Elle se prononce lors de funérailles au cours de l'Office des Morts.

Sont-elles placées ici par les donateurs en prévision de leur heure dernière, ou à l'attention d'un défunt ?

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Tr 8.  Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 8. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Tr 8.  Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Tr 8. Sablières des bras du transept de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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LES BAS-COTÉS.

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Je suis tenté d'opposer les sablières du transept, vouées à une  fonction honorifique et de demande de protection sur les commanditaires en retour de leurs dons,  avec celles des bas-cotés, dont le caractère populaire et dérivatif est évident. Mais ce n'est peut-être pas si simple. Les armoiries des Plougras y figurent aussi en bonne place.

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BAS-COTÉ SUD.

 

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. Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

. Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Femme allongée, bras le long de la tête, seulement vêtue d'un pagne et coiffée d'un (?) diadème.

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BC 1. Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

BC 1. Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Homme (?) allongé sur le dos, bras le long de la tête, à cheveux longs, vêtus d'une veste et de chausse à crevés. 

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Homme la main à l'oreille, désignant de l'index la scène située à sa droite.

Brochet : Homme à la houppe.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Vue générale de l'extrémité du bas-coté sud.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Blochet : homme barbu encapuchonné.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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La scène qui se présente maintenant est difficile à interpréter. Un homme souffle dans une trompe et porte sa main droite contre une volumineuse tuméfaction de sa joue (ou bien, il tient contre sa joue un objet rond, fruit ou pain). Ses épaules sont couvertes par un col festonné. Il est allongé, comme les buveurs des scènes d'ivrognerie, si bien que je dois reconsidérer ma lecture du motif et estimer qu'il boit  dans un hanap. Est-il le propriétaire de la main qui empoigne la corne ? Et, surtout, pourquoi une tête grimaçante montre-t-elle ses dents acérées?

À sa droite, un compagnons est coiffé d'un casque qui s'évase en corne ou en bonnet phrygien. Un oiseau vue de profil semble le regarder.

Le troisième homme est fort élégant avec sa tunique aux manches bouffantes à crevés, et son bonnet, mais pourquoi faut-il que la pointe de ce dernier se transforme en une tête tourné du coté opposé ?

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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L'homme aux oreilles en feuille de saule.

Cet acrobate ou ce scatophile est peut-être un clerc si on remarque sa coupe de cheveux qui ressemble à une tonsure.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Présentation des armoiries des Plougras par deux anges allongés.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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BAS-COTÉ SUD 2. CHASSE BURLESQUE.

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Vue générale. remarquez les armoiries à la croix pattée des entraits.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Chasse burlesque. Trois chiens se précipitent vers un homme qui lève les bras. Un chasseur tente de retenir un mâtin par la queue, tandis qu'un autre chevauche son chien.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Chasse burlesque au renard.

Un renard a attrapé une poule. Un veneur sonne de sa trompe. Un archer atteint de sa flèche un gibier (que je n'ai su identifier) tandis que son chien l'attrape par la patte.

La proie ressemble à un mouton. L'endroit où parvient la flèche relève bien-sûr de la recherche de renversement carnavalesque des valeurs. Les sablières jouent ici le rôle des marges dans les ouvrages pieux enluminés de drôleries.

Le sculpteur a utilisé pour le volume de ces quatre animaux et de ces deux chasseurs une technique de modelé par des traits de gouge parallèles.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Chasse loufoque, suite.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C'est une chaîne de motifs amusants. 

Un quadrupède pose une patte familière sur l'épaule d'un bipède. Ce dernier souffle dans une corne, qui pourrait être une trompe de chasse si son pavillon n'était pas dirigée sous la queue dressée d'un chien. Mettons, néanmoins, qu'il s'agit du maître veneur  menant une chasse à cor et à cri. 

Le chien, un solide  mâtin, porte un collier. Il flaire la piste d'une biche dont le postérieur se trouve sous sa truffe. Le petit de la biche (ou de la daine, le sais-je ?) n'en mène pas large. Le petit de la biche, c'est un faon.

À l'opposé, un autre molosse accourt. Bientôt, on donnera aux chiens le cœur et les entrailles,   ce sera la curée chaude ; et le forhu, et on sonnera les fanfares des plus fameux épisodes.  

La chasse à courre est un loisir de seigneur : l'influence des chatelains de Trogorre reste vive.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Mais qui voici sous sa coiffe ? Jeanne de Poulgras ?

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Dans une autre scène cynégétique, un vigoureux veneur embouche sa trompe pour indiquer par sa fanfare l'action de chasse. Sans-doute souhaite-t-il signifier à Médor qu'il doit se retourner car il tourne le dos au gibier.

 

 

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Notre Nemrod porte en bandoulière une trompette. Il a rasé sa barbe, pour ne garder qu'une barbichette que je trouve assez ridicule, mais que le sculpteur semble affectionner. Tout comme il affectionne les yeux en gros boutons de gendarmes,  comme découpés à l'emporte-pièce, les cheveux ras, et les oreilles patte d'éph. Enfin sa collerette fraisée serait fort seyante, si elle ne ressemblait pas à un collier de dents de requin.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Puis vient un dragon ailé qui s'est trompé de sablière. À gauche, un gentilhomme porte la barbe et la fraise courte, deux accessoires de mode sous Henri II. Il tient en laisse un chien courant (à oreilles tombantes) à la queue en faucille, dont je ne peux certifier qu'il s'agisse d'un Briquet d'Artois. 

Le lapin qui le précède est en train de faire le clown en le singeant.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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BAS-COTÉ NORD.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Encore un chien de chasse au solide collier. 

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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PREMIER BAS-COTÉ NORD.

 

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Les premières pièces sculptées du coté extérieur ressemblent aux sablières N2 et S2 de la nef. L'élément remarquable est la troisième pièce, près de la baie.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Cette troisième pièce sculptée représente un homme allongé, tandis que le blochet voisin montre un homme barbu, les bras pendants le log du corps, et la tête recouverte d'un capuchon.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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L'examen attentif de l'homme couché révèle qu'il s'agit d'un cadavre, aux yeux caves, au nez et à la bouche rongés, les organes génitaux dénudés. Ce qui ressemble aux plis des vêtements correspond sans doute à une tentative de dessiner les os de la jambe et les côtes du thorax.

Dans ce contexte, le blochet peut être interprété comme un personnage affligé par le deuil.

 

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C'est également ainsi que je comprends la pièce de bois montrant deux femmes désloées.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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De même, l'homme couché, portant tunique boutonnée, chausses et chaussures, une main sur la jambe et l'autre près du visage, doit témoigner de son désespoir, alors que les artistes se servent  le plus souvent  de la même posture pour représenter un buveur.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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La posture une main soutenant la tête est depuis longtemps celle du Mélancolique (ou du songeur, comme Jessé).

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Enfin, énigmatique et glaçant comme un tableau de Goya, une femme tient dans la main gauche une tête qu'elle nous désigne comme la préfiguration de sa propre mort, ou de la notre.

On notera aussi le blochet, où une femme, les mains sous les genoux, semblent accoucher, puisqu'une tête apparaît entre ses jambes.  

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Sablières des bas-cotés de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.


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SOURCES ET LIENS. 


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— COUFFON (René) 1939,  Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, extrait des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, 1939, p. 233-235.

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f29.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f46.image

— DUHEM (Sophie) 1998, « Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle,  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1998  105-1  pp. 53-69

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_1_3972

— DUHEM (Sophie) 1997, Sablières sculptées de Bretagne : images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérite bretonne (XVe-XVIIe s.). Thèse de doctorat en Histoire. Sous la direction de Alain Croix. Soutenue en 1997. à Rennes 2 .

— DUHEM (Sophie) 1998, Les Sablières sculptées de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 390 pages. Pages  66-69-72-183-232-233-266-267-277-278 : 

— MILLET (Christian), CASTEL (Yves-Pascal), HUON (Michel), 1996, Jean Le Taillandier, architecte de la Renaissance", Bulletin de la Société archéologique du Finistère page 199-215.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 19:10

Les sablières (1551-1557) de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras (22). II. Le coté sud.

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Cet article fait suite à :

Les sablières (1551-1557) de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras (22). I. Le coté nord.

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

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Pour les autres articles sur les sablières, tapez ce mot sur l'onglet "Rechercher".

 

 

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Voir la présentation générale dans l'article précédent, qui a décrit les sablières du coté nord de l'église de Loguivy-Plougras. 

Poursuivant le tour des sablières de la nef et du chœur dans le sens horaire, je parviens à l'angle sud-est pour examiner les  segments de sablières du coté sud, séparés par les entraits. Je débute par S8. Touché ?

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S8. HUITIÈME SECTION DU COTÉ SUD DE LA NEF . Chaîne de cinq dragons et de deux hommes.

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Cliquez sur l'image. S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Cliquez sur l'image. S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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À gauche, trois "dragons".

Ces dragons sont particulièrement fantasques, et s'éloignent du Drago drago Lavieb 2010 dont ils ne respectent pas les caractéristiques naturelles.
 

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S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le premier, ailé et au bec de pélican, est d'ailleurs un grylle, puisqu'une tête supplémentaire se greffe sur sa patte antérieure. Et ces deux gueules aussi voraces l'une que l'autre se disputent un long morceau de tripes. Cru, à n'en point douter.

La lèvre supérieure du deuxième se déforme en une protubérance nasiforme, tandis que son aile, si tant est que c'en soit une plutôt qu'une crinière, s'agite en vains festons verruqueux. 

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S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le troisième? Il dévore la queue du précédent, qui est son frère car il a hérité de la même tuméfaction labiale rétrograde. Sa crinière fait la révérence, repoussant en arrière l'implantation de l'aile. Ce dragonophage est puni de sa gourmandise car sa propre queue est attrapée par un sauvage. On est souvent puni par où on a péché, mais pas toujours. La Fontaine professait que : 

Toujours par quelques endroits fourbes se laissent prendre.

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S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Au centre, un petit bonhomme tout nu s'est coiffé d'un grand sombrero. Un tricorne ? 

Il a saisi la queue des deux dragons, peut-être pour en faire un nœud, et ce chenapan s'enfuit à toutes jambes. Nous prenons néanmoins le temps de remarquer ses yeux ronds, ses cheveux longs bouclés et sa toute petite bouche. La queue du dragon de droite est agrémentée d'une tête de serpent, comme c'est l'usage chez eux. 

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S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Comme sous l'effet d'une musique endiablée, cette queue-leu-leu se transforme en une ronde folle, où les bêtes se trémoussent et se déhanchent, font voler leurs jupons, crient de joie en éclatant de rire, emmenés par un galopin déguisé en ange. Et on chante !

"C'est la danse des dragons

Qui en sortant du lagon

Se tiennent par la barbichette

Et font pouet-pouet. "

 

Comme ils s'amusent !

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S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S8. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S7. SEPTIÈME SECTION DU COTÉ SUD DE LA NEF. FRISE À ENTRELACS ET PALMETTE.

Retour au calme et à l'ordre après cette soirée mémorable. 

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S7. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S7. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S7. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S7. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S6. SIXIÈME SECTION DU COTÉ SUD DE LA NEF. CROISÉE DU TRANSEPT. RINCEAUX, ENTRELACS, COUPLE DE DRAGONS ÉTREINTS, LION (TÊTE DE), FLEURETTES.

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S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le couple de dragons étreints crachant du feu.

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S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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La tête de lion.

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S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Les rinceaux de quintefeuilles.

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S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S6. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S5. CINQUIÈME SECTION DU COTÉ SUD DE LA NEF. HOMME ENTRE DEUX COUPLES DE DRAGONS STYLISÉS

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S5. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S5. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S5. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S5. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S4 . QUATRIÈME SECTION DU COTÉ SUD DE LA NEF. HOMMES SAUVAGES, ARCHER, CHIENS DE CHASSE, LETTRE A.

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S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Hommes sauvages tenant leur gourdin. Un chat ou dragon portant un escargot sur son dos. L'escargot est visé par un archer.

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S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

L'interprétation est-elle juste ? Sont-ce bien des sortes d'Hercules à gourdin ? 

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S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Un archer ; deux chiens de chasse ; un homme nu tenant la lettre A.

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S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Quel peut être le sens de cet lettre A ? Est-ce un outil, une potence,? 

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S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S4. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S3 . TROISIÈME SECTION DU COTÉ SUD DE LA NEF. TROIS IVROGNES ET UNE SIRÈNE.

 

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S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Visage d'un homme de profil tirant la langue et portant un drôle de bonnet à pompon. Un Fou ?

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S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Une sirène allongée sur le coté droit, accoudée. Cheveux longs, corps mi-écailleux mi-végétal.

Note : cette sirène n'est pas répertoriée dans la thèse d'Hiroko Amemiya Vierge ou démone dans son chapitre "ornement de type sirène". 

On peut y voir l'allégorie de la Luxure, en contrepoint de l'Intempérance du buveur.

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S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Un ivrogne allongé de façon symétrique à la sirène, jambes sous sa queue (à la sirène), main droite sur l'aine près de la braguette, main gauche sous la tête. Il est appuyé sur un tonnelet.

Nous reconnaissons ici les personnages et le style de la scène de taverne des sablières de la nef sud et du bas-coté de l'église de Grâces-Guingamp (1508). Le petit tonneau (individuel ?) en forme de T inversé à goulot central, se retrouve comme le héros familier de ces mémorables "cuites" des sablières bretonnes.

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S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Deux ivrognes allongés nous regarde et nous font signe. L'un  montre son bol vide, et désigne du doigt  le flacon. Veut-il que nous le servions ?

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S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S3. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S2 . DEUXIÈME SECTION DU COTÉ SUD DE LA NEF. AU DESSUS DE LA TRIBUNE. FRISE À MOTIF CENTRAL PARTICULIER. DRAGONS A DROITE.

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S2. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S2. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Les sablières (1551-1557) de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras (22). II. Le coté sud.

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S2. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S2. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S1 . PREMIÈRE SECTION DU COTÉ SUD DE LA NEF. AU DESSUS DE LA TRIBUNE. TROIS HOMMES MENANT DU BÉTAIL. 

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Ils sont tous coiffés d'un chapeau, tiennent un fouet et portent une veste courte et des chausses.  Le premier fume une pipe en terre. 

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S1. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S1. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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S1. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S1. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le deuxième marche derrière une vache qu'il guide du bout de son bâton.

S1. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S1. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le troisième mène fermement un taureau (je me raconte ce que je vois comme ça) par un collier frontal tandis qu'il pose son bâton contre le museau pour le diriger.

S1. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

S1. Sablières du coté sud de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Blochet aux armes des Plougras. Distribution d'un objet rond. 

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Un homme placé devant un panier tend un objet rond (un pain ?) à un homme qui tient de la main gauche un outil cylindrique à poignée. Un autre homme s'éloigne en tenant cet objet qu'il vient de recevoir. Le chapeau, la veste, le pantalon court (chausses ou bagou braz en Basse Bretagne) sont les mêmes que ceux de S1. 

Ce blochet et la pièce S1 semblent être de facture assez récente (XIXe siècle ?).

 

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Blochet sud-ouest  de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Blochet sud-ouest de la nef de l'église de Ploguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS. 
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— COUFFON (René) 1939,  Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, extrait des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, 1939, p. 233-235.

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f29.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f46.image

— DUHEM (Sophie) 1998, « Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle,  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1998  105-1  pp. 53-69

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_1_3972

— DUHEM (Sophie) 1997, Sablières sculptées de Bretagne : images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérite bretonne (XVe-XVIIe s.). Thèse de doctorat en Histoire. Sous la direction de Alain Croix. Soutenue en 1997. à Rennes 2 .

— DUHEM (Sophie) 1998, Les Sablières sculptées de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 390 pages. Pages  66-69-72-183-232-233-266-267-277-278 : 

 

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 12:09

Zoonymie des Odonates : le genre Boyeria, Mac Lachlan 1896.

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Voir aussi :

 

 

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Résumé :

— Boyeria, Mac Lachlan 1896. En 1883, de Sélys avait créé pour ce genre le nom de Fonscolombia en écrivant "J'ai dédié ce genre à feu Boyer de Fonscolombe, qui le premier en France (1837) a étudié sérieusement les Odonates, et découvert l'irene et d'autres espèces." L'entomologiste londonien Robert Mac Lachlan, président puis trésorier de la Société Entomologiste de Londres, à qui de Selys avait dédié l'espèce japonaise Fonscolombia maclachlania, a du modifier le nom générique, qui avait déjà été utilisé par Lichtenstein en 1877 pour une cochenille. Il utilisa alors la première partie, Boyer, du nom d'Étienne de Fonscolombe. Ce dernier avait décrit l'espèce-type du genre Aeschna irene en 1838.

C'est le seul nom de genre des Odonates de France qui se réfère à un nom propre ; pour les Odonates d'Europe, il est rejoint par Selysiothemis Ris, 1897.

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I. La publication originale. Mac Lachlan 1896.

Cette publication est parue  dans le  The Annals and magazine of natural history; zoology, botany, and geology, London,Taylor and Francis, Ltd.

Mc Lachlan (Robert), 1996, "On some Odonata of the subfamilies Aeshnius,"  Ann. Mag. nat. Hist., (6) 17 page 424 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/61862#page/470/mode/1up

Cette "description" du genre Boyeria est très courte, car c'est en réalité une re-dénomination, presque une formalité taxinomique.

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/61862#page/470/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/61862#page/470/mode/1up

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On y lit  : 

BOYERIA (new name). 

 

Fonscolombia, Selys (1883), preoccupied by Lichtenstein in Hemiptera (1877). 

The genus remains named in honour of E. L. J. H. Boyer de Fonscolombe. 

"Fonscolombia, Selys, nom attribué antérieurement par Lichtenstein en 1877 dans l'Ordre des Hémiptères. Le genre reste nommé en l'honneur d'E. L. H. Boyer de Fonscolombe.". Ce dernier est le descripteur de l'espèce-type Aeschna irene en 1838.

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a) La description du genre Fonscolombia par Jules Lichtenstein concerne une cochenille nuisible aux céréales :

En effet, Jules Lichtenstein (Montpellier 1816-Montpellier 1886) avait décrit (*) en 1877 un genre d'Hemiptères sous le nom de Fonscolombia. Lichtenstein est un entomologiste amateur qui a travaillé avec son beau-frère Jules-Émile Planchon sur la zoologie agricole après que ce dernier ait découvert le Phylloxera en juillet 1868.

(*) Lichtenstein, J. 1877. " M. J. Lichtenstein adresse la note qui suit:" Bulletin des séances de la Société entomologique A5 N12 du 27 juin page 148-149 . 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5554163p/f4.item

 

"Les Pucerons des racines des céréales ayant attiré cette année-ci l'attention des agriculteurs, je me mets à les étudier. Le plus grand se rapporte au Coccus radicum-graminis Fonscolombe. Il a été confondu avec plusieurs autres, et M. V. Signorel n'a pu lui assigner exactement sa place dans son grand travail sur les Coccides. Ayant découvert le mâle, qui est aptère, chose très-rare chez les Cochenilles et que je ne connais que chez un seul genre, Gossyparia, je crois pouvoir créer avec 
lui le genre Fonscolombia, et je nomme l'espèce Fonscolombia graminis ; provisoirement son principal caractère sera : mâle aptère, à longs filets caudaux. Chez les Gossyparia le mâle, aptère aussi, n'a pas de filets ;  M. Signoret l'a figuré comme nymphe, trompé par l'absence des ailes.  Je suis, quant à moi, sûr de mon fait, j'ai vu l'accouplement. Le mâle de  la Cochenille de l'orme, dont Latreille a parlé, s'applique à un autre insecte "

Lichtenstein ne dit pas les raisons de son choix, mais on peut remarquer qu'Étienne Boyer de Fonscolombe, à part son intérêt pour les Odonates, se préoccupait des nuisances entraînés par les insectes sur les cultures : il avait publié en 1840 dans les Mémoires de l'Académie d'Aix  "Des insectes nuisibles à l'agriculture principalement dans les départements du Midi de la France ".

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b) Le belge Edmond de Selys-Longchamps avait décrit le genre Fonscolombia en 1883 en ignorant la publication de Lichtenstein.

SELYS, 1883 Bull. Acad. royal  Belg. (3) 5:736.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/111256#page/759/mode/1up

"N.B. Se distinguent facilement des deux autres sous-genres à secteur sous-nodal non bifurqué (Gomphaeschna et Allopetalia) par le ptérostigma long et l'espace basilaire constamment réticulé, et de toutes les Aeschnines à espace basilaire réticulé par le secteur sous-nodal non bifurqué.

J'ai dédié ce genre à feu Boyer de Fonscolombe, qui le premier en France (1837) a étudié sérieusement les Odonates, et découvert l'irene et d'autres espèces."

Dans sa démarche de taxonomie des Aeschnines à espace basilaire réticulé, De Selys avait créé deux sous-genres, dont celui des Amphiaeschna reservé aux espèces de l'Ancien Monde. En 1883, il en retire une espèce, Aeshna irene,  pour laquelle il crée un genre propre, Fonscolombia, différant des Amphiaeschna par le secteur sous-nodal non bifurqué et le ptérostigma long. 

 

c) La même année 1883, Selys avait nommé Fonscolombia machlachlani une espèce japonaise de sa collection.

Annales de la Société entomologique de Belgique, SELYS, 1883, Les Odonates du Japon Ann. Soc. ent. Belg. ,27:126 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/81196#page/490/mode/1up

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Une synthèse est publié dans le World Catalogue of Odonata 1997 :

Henrik Steinmann World Catalogue of Odonata, Numéro 110 Walter de Gruyter, 1997

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c). En 1896, pour respecter les règles de taxonomie , Robert Mac Lachlan remplace le nom Fonscolombia par celui de Boyeria.

Il reste ainsi fidèle à l'hommage rendu par de Selys au descripteur en 1838 de l'espèce-type du Genre, Aeschna irene : Etienne Laurent Joseph Hippolyte Boyer de Fonscolombe. 

 

McLachlan (1837 -1904) était le fils d'un shipchandler de Londres, Hugh Mac Lachlan. Il fait ses études principalement à Ilford et fait un héritage suffisant pour lui permettre de se consacrer à l’étude de l’histoire naturelle et de voyager. Il se consacre d’abord à la botanique avant de se spécialiser dans l’étude des neuroptères. Il est le premier éditeur de la revue Entomologists’ Monthly Magazine. Mac Lachlan devient membre de la Société entomologique de Londres en 1858, son secrétaire de 1868 à 1872, son trésorier de 1873 à 1875 et de 1891 à 1904 et son président de 1885 à 1886. Il est également membre de la Société linnéenne de Londres en 1862, de la Royal Society en 1877, de la Société zoologique de Londres en 1881 et de la Société royale d'horticulture en 1888. Il est également membre du conseil de la Ray Society et membre de diverses sociétés savantes britanniques et étrangères. (Wikipédia)

 

Parmi ses 150 publications, il faut citer :

  • Monograph of the British species of caddis-flies (1865).

  • Monograph of the British Neuroptera-Planipennia (1868).

  • Monograph British Psocidæ (1866-1867).

  • Catalogue of British Neuroptera (1870).

  • Monographic revision and synopsis of the Trichoptera of the European fauna (deux volumes, 1874 et 1880).

 

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Boyeria est un genre appartenant à la famille des  Aeshnidae. Il est nommé     Spectre ou Aeschne en français, Spotted Darners en anglais, Schemerlibellen en néerlandais, Geisterlibelle en allemand. 

Le genre contient huit espèces dont une seule est observée en France :

  • Boyeria cretensis Peters, 1991 – Spectre de Crète, Cretan spectre

  • Boyeria grafiana Williamson, 1907 – Ocellated darner

  • Boyeria irene (Fonscolombe, 1838) – l'Aeschne paisible, Spectre paisible, Aeschne Irène,  Western spectre, Westliche Geisterlibelle.

  • Boyeria jamjari Jung, 2011

  • Boyeria karubei Yokoi, 2002

  • Boyeria maclachlani Selys, 1883

  • Boyeria sinensis Asahina, 1978

  • Boyeria vinosa (Say, 1840) – Fawn darner

La caractéristique du genre est la présence de nervures transverses dans l'espace médian des ailes, entre la base et l'arculus.

 

 

"Le nom du genre honore Étienne Laurent Joseph Hippolyte Boyer de Fonscolombe (1772 - 1853), entomologiste et collectionneur, issu d'une vieille famille établie à Aix-en-Provence, qui fit la détermination de cette espèce en 1838 sous le nom d’Aeshna irene. Il avait choisi l’épithète spécifique d’après Irène, fille de Zeus et Thémis, l'une des trois Heures et qui incarne la Paix dans la mythologie grecque. (Εἰρήνη / Eirếnê) aux cotés d’Eunomie et Dicé, c'est-à-dire le Bon Ordre ou la Législation et la Justice. C’est sans doute le caractère peu craintif de cet odonate qui a orienté le scientifique vers ce choix. Outre Boyeria irene qui nous intéresse, Boyer de Fonscolombe (dont la famille est l'ancêtre, côté maternel, d'Antoine de Saint-Exupéry) aura laissé son nom associé à Orthetrum brunneumCoenagrion caerulescens... et, sous la plume de Selys, à Sympetrum fonscolombii."  Régis Krieg-Jacquier et Cyrille Deliry


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SOURCES ET LIENS :

— Toute ma bibliographie sur les Odonates: 

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

— https://fr.geneawiki.com/index.php/Famille_de_Boyer_de_Fonscolombe

— Régis Krieg-Jacquier et Cyrille Deliry

https://www.biodiversite-savoie.org/ressources/article_2014-02

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 22:50

Les sablières (1551-1557) de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras (22). I. Le coté nord.

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Pour les autres articles sur les sablières, tapez ce mot sur l'onglet "Rechercher".

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PRÉSENTATION.

Malgré deux inscriptions des sablières précisant la pose de la charpente en 1551 (bas-coté sud) et en 1557 (nef nord), les sablières de Loguivy-Plougras forment, selon Sophie Duhem, "un ensemble des plus hétéroclites" puisque "une charpente à la décoration imposante peut avoir été sculptée au cours des siècles par des hommes aux sensibilités artistiques éloignées". 

Effectivement, en 1902, les corniches d'origine et les sablières de l'église de Saint-Jean-du Bally à Lannion, — dont  le chœur est reconstruit  à la même époque, l'abside en arrondi étant remplacée par un chevet plat—,  ont été enlevées et cédées à l'église de Loguivy-Plougras . Elles occupent actuellement la dernière travée du chœur.

D'autre part, des travaux d'agrandissement ont eu lieu de 1885 à 1887.  Comme l'indique l'inscription lapidaire du porche ouest, la chapelle initiale de Loguivy-Plougras  a été commencée en 1516, et sa tour en 1566 ; elle  mesurait 28,5 mètres de longueur. Lorsque l'église de Saint-Yvi fit détruite et qu'en 1856 la chapelle Saint-Émilion fut élevée au rang d'église paroissiale, elle fut agrandie de 1885 à 1887 par le prolongement des bas-côtés au delà des bras du transept et la translation du chevet vers l'est. Le vaisseau central (nef + chœur) atteint 40 mètres de long entre deux séries de 6 arcades supportées par des colonnes cylindriques. Avec ses bas-cotés, l'église est large de 27 mètres hors-tout. 

Les sablières les plus anciennes entourent le transept et longent les bas-cotés. Elles semblent antérieures au monument actuel. Celles qui décorent la nef coté ouest datent de 1557.

 

 

Néanmoins, malgré cet apport exogène et cet agrandissement au XIXe siècle, j'éprouve pour ma part lors de ma visite un sentiment d' homogénéité, car ces corniches sculptées ont en commun un fond rouge bordeaux sur lequel se détachent des motifs figurés en moyen-relief tous peints de la même couleur gris-plomb. Des caractéristiques stylistiques se répètent, comme les yeux ronds et globuleux et le dessin des dragons et des grylles. Enfin, toute la charpente (y compris blochets et abouts de poinçon) porte les armoiries à croix pattée rouge des Poulgras, seigneurs du lieu.

Le développement linéaire de ces sablières, qui suivent comme une frise obstinée la nef,  le chœur, les bras du transept et les bas-cotés, est considérable. Même en divisant leur présentation en plusieurs articles, la visite sera longue, et on sera avisé de prévoir un casse-croûte.

Elles n'ont pas fait l'objet, à ma connaissance, d'une description particulière. La meilleure description générale de l'église est un texte anonyme, dont les trois pages sont  placardées dans l'église, et qui sont reproduites par le site Infobretagne. 

On sait que je ne suis pas photographe et que mes clichés servent de support à mon texte. Avec mon matériel d'amateur, mon dégoût pour la technique, mon éclairage d'appoint improvisé et l'éloignement de mes cibles, j'ai fait ce que j'ai pu ; j'implore qu'on veuille bien m'en excuser et se référer aux travaux de photographes patentés.

La visite .

Après un coup d'œil aux entraits engoulés, je débuterai par l'angle nord-ouest, au dessus d'une tribune qui compliqua encore mes prises de vues, je ferai le tour de  la nef dans le sens horaire, pour me retrouver au pied de la tribune, au sud.

Les inscriptions ont retenu tout mon intérêt. Elles mériteront sans doute un article particulier.

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Porche ouest de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Porche ouest de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Avant d'entrer, remarquons pour placer le cadre chronologique et stylistique,  sous le fronton du porche, l'inscription CESTE . CHAPPELE.  FVT .  COMMENCEE . 1516.  ET .  LA . TOVR . 1566.

Le texte de l'entablement est placé sur deux lignes  dans deux cartouches en réserve. La ponctuation fait appel à des points simples et losangiques. Les lettres sont des majuscules romaines (le Champfleury de Tory date de 1529)  et les chiffres sont arabes.  Les amateurs apprécieront le N rétrograde du verbe COMMENCEE. L'orthographe CHAPPELE reproduite par Couffon n'est pas respectée dans le texte mis en ligne par Infobretagne.

Ce proche est de style Renaissance, avec ses colonnes cannelées à chapiteaux corinthiens, son fronton triangulaire et sa clef de voûte sculpté d'un motif qui serait à définir.

La croix pattée des armoiries des chevaliers de Plougras occupe une place de choix à l'intérieur du fronton.

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Porche ouest de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Porche ouest de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La même croix pattée occupe aussi la pointe du fleuron d'une porte latérale nord :

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Porte de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Porte de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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VUES GÉNÉRALES DU VAISSEAU CENTRAL.

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Vue de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Vue de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Vue de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Vue de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Vue de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Vue de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Proposition de plan (à vérifier) des entraits et sablières.

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Plan de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Plan de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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I. LES ENTRAITS DU VAISSEAU CENTRAL.

Je compte huit entraits engoulés. Les troisième et cinquième portent deux motifs sculptés au tiers de leur longueur. Les sixième, septième et huitième (au dessus du chœur)  portent un motif sculpté en leur milieu. Ce sont ces motifs qui m'ont intéressés. Ils font le tour de la poutre comme une virole, et leur examen supposerait d'en examiner les quatre faces.

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Troisième entrait . Un couple.

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Entrait n° 3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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A gauche : une femme.

Le visage est peu gracieux. Il est coiffé d'un voile qui se prolonge en guimpe ; un autre élément barre la poitrine et se développe latéralement comme deux ailes. En dessous, les deux bras sont croisés devant le milieu d'une robe à gros bouton. Cela pourrait être la Vierge, dans une disposition analogue aux poutres de Gloire, avec Saint Jean à sa droite, mais aucun argument ne vient étayer cette hypothèse.

 

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Entrait n° 3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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A droite, un homme.

Joufflu, les cheveux frisés, ne portant pas la barbe (pourtant à la mode au milieu du XVIe), il s'accroche à la poutre comme à une barre fixe. Il est vêtu d'une tunique à longues manches plissées, fendue au milieu et fermée par des boutons ronds. Son absence de barbe est le seul argument pour identifier ici saint Jean.

Entrait n° 3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le cinquième entrait : un homme et deux dragons.

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Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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A gauche, un homme.

Cet homme barbu (cela pourrai-être le Christ) passe la tête sous un dais ou une gloire. Il est vêtu d'un manteau ouvert sur une tunique ras-du-cou. Il tient dans ses bras un petit enfant. 

Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Si nous observons l'autre face de la poutre, nous découvrons que cet enfant — c'est peut-être un homme nu, ou une âme — est sauvé de l'atteinte d'un serpent qui passe entre ses jambes. L'homme barbu serait-il le Sauveur libérant l'Homme du Mal ?

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Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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A droite, deux dragons affrontés.

Des dragons, ils ont la gueule aux crocs acérés, les oreilles en feuille de figuier, l'échine épineuse, mais surtout la queue qui contourne leur arrière-trains pour se terminer en une petite tête ronde.

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Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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De la même façon, si nous cédons à la curiosité de découvrir la face orientale, nous y découvrons un homme qui tient les pattes des dragons. II est coiffé d'un casque ou d'un bonnet rond, il est vêtu d'une tunique et de hauts de chausse à crevés. Ce serait un damné. 

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Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Entrait n° 8 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Entrait n° 8 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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II. LES SABLIÈRES DU COTÉ NORD DE LA NEF.

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Je les désigne comme des sections séparés par les huit entraits; a priori, chaque section correspond à une "pièce" de sablière. J'en compte neuf de chaque coté. 

N1 : PREMIÈRE SECTION DU COTÉ NORD DE LA NEF.

C'est la pièce la plus difficile à voir car elle est masquée par la tribune. Elle est pourtant d'un grand intérêt. Elle débute par un blochet.

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Blochet nord-ouest. Un homme barbu portant un autre barbu sur son dos. Croix pattée des Plougras.

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Blochet nord-ouest de  la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Blochet nord-ouest de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Du blochet jusqu'au premier entrait. Un animal fantastique.

J'en laisse la description à celui qui aura accès à la tribune.

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Sablière N1  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N1 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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N2. DEUXIÈME SECTION DU COTÉ NORD DE LA NEF. Spirale de vigne.

C'est une succession de huit boucles serpentines, sans caractère zoologique, la tige formant ces boucles contournant à chaque fois huit grappes de raisins. 

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Sablière N2  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N2 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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N3. TROISIÈME SECTION DU COTÉ NORD DE LA NEF. QUATRE DRAGONS

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Le même motif se répète trois fois, celui d' un dragon dont la queue se termine par une tête d'homme barbu. ·À droite, un dragon plus simple tourne sa tête vers nous.

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Sablière N3  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N3  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N3  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N3  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N3 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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N4. QUATRIÈME SECTION DU COTÉ NORD DE LA NEF. INSCRIPTION DE FONDATION (1557).

Elle est constituée d'une inscription en deux parties séparées par un médaillon, et inscrite sur une banderole factice tenue par deux personnages. 


 

Sablière N4  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N4 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N4  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N4 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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A gauche : un homme coiffé d'un bonnet et portant des binocles.

Le bonnet est (peut-être) replié sur le devant en triangle. Un bonnet carré de recteur ? Un bonnet de docteur ? L'encolure de sa tunique est élargie par une courte fente médiane.

On trouve des binocles représentés par les sculpteurs sur bois en Bretagne sur un retable de  Notre-Dame-du-Crann de Spézet (seconde moitié du XVIe siècle). On les trouve aussi, dans l'art du vitrail, sur une Circoncision de l'église Saint-Mériadec en Stival, et sur la Dormition de la chapelle Notre-Dame-du-Crann

Comme je l'ai déjà écrit,  les lunettes, qui avaient été inventées en Italie vers 1300, ont déjà plus de 200 ans d'existence, sous cette forme de deux lentilles convexes en cristal de roche montées sur un pince-nez. En 1434, Van Eyck avait déjà peint le chanoine Van der Paele  tenant ses binocles contre son bréviaire. Les branches de lunettes permettant leur fixation derrière les oreilles attendront le XVIIIe siècle pour être inventées.

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Sablière N4  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N4 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Au centre : un homme de profil dans un médaillon.

Au centre d'un cuir découpé, un médaillon renferme le profil d'un homme jeune, aux cheveux courts (ou portant une calotte), à la large bouche gourmande. Les cuirs découpés et les médaillons sont deux témoins de l'influence de l'art de la Renaissance.

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Sablière N4  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N4 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'inscription (1). 

Elle est formée de lettres minuscules gothiques aux jambages bifides, sans lettres conjointes. La ponctuation de séparation des mots est le deux-points. Le tilde est utilisé en élision de la lettre -N dans les mots a[n]bas et cea[n]s. Les lettres -S  sont ornées. Je lis du coté gauche ceci : 

 

LE : BOIS : DU : BOUT :

DA[N]BAS : DE : CEANS : FAICT

soit :

"Le bois du bout d'en bas de céans fait" ...

Le terme de "bois" pour désigner la charpente est attestée sur les inscriptions des sablières à Arz en 1554, à Belz en 1562, à Berric en 1554, Boquého en 1486, Canihuel en 1598, Le Croisty en 1553, Daoulas en 1529, Elven en 1536, Guestel en 1443, Grâces-Guingamp en 1508, Guégon en 1456, Guénin en 1577 et en 1604, Locoal-Mendon en 1621, Moréac en 1565, Ploérin en 1467, Plouhinec en 1519, Plumelec en 1554, Pluméliau en 1533, Sulniac en 1503, 1567 et 1565, Theix vers 1536, Tréffléan en 1524. (par consultation de l'inventaire de S. Duhem). On trouve aussi l'expression "a été boisée".

Comment comprendre "le bois du bout d'en bas" ? Si le "haut" de la chapelle est son chevet, et le "bas" sa nef (les deux parties étant alors séparés par un jubé ou une clôture), il est possible de l'interpréter comme "l'extrémité occidentale  de la nef ". 

Autrement dit: " la charpente de l'extrémité occidentale de la nef de cette chapelle a été faite " ....

 

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Sablière N4  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N4 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'inscription (2). 

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Elle débute par une clef où sont suspendus deux rubans (j'interprète ainsi les deux marques en X et Y).

Cette clef doit-elle être comprise comme un rébus, en remplacement d'un nom ou d'un mot, doit-elle être considérée comme une marque professionnelle (les clefs figurent parmi d'autres outils dans la liste des diverses marques), ou comme un ornement faisant allusion à une ré-ouverture du sanctuaire ??

 

Je lis pour cette partie :

AUGTE : G : LAMY ON

: GOUARN RES : A : P[RESE]NT : L : M : VCZ : LVII

On remarquera l'utilisation de lettres suscrites à trois reprises, et celle d'un M aux fûts perlés pour "MIL".

Ma leçon est :

""Le bois du bout d'en bas de céans fait [par] Augte  G. Lamyon Gouverneur à présent l'an mil cinq cent cinquante sept (1557)".

Le prénom Auguste, suggéré pour résoudre "Augte"  est douteux, puisqu'un tilde n'est pas placé pour signaler une élision.

Je propose d'identifier ce gouverneur comme étant Guillaume Lamyon, maître charpentier.

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Sablière N4  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N4 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Au total, nous avons : 

LE : BOIS : DU : BOUT : / AUGTE : G : LAMY ON

DA[N]BAS : DE : CEANS : FAICT / : GOUARN RES : A : P[RESE]NT : L : M : VCZ : LVII

"Le bois du bout d'en bas de céans fait [par ] Augte G. Lamyon Gouverneur à présent l'an mil cinq cent cinquante sept (1557)".

 

Elle est proche de celle de Sophie Duhem est exacte:

LE : BOIS : DU : BOUT : DA[N]BAS : DE : CEA[N]S : FAICT : P[AR] J. AVG[US] TE : G : LAMYON GOVARN[NEUR] : A : P[RESE]NT : L[AN] : M : VCZ LVII

Celle de René Couffon est, comme souvent, approximative, mais cet auteur est régulièrement copié aveuglément. 

 

"Enfin, la sablière de la longère nord de la nef porte : « Le bois du bout d'a bas de ceans faict (une tête puis une clef) Auguste Glamyon gouarner à p(rese)nt l'an M V cz L VII (1557) ; et au-dessous : fet J. Guille. "

Dans le même genre, je lis sur l'article Wikipédia :

"Le bout d'en bas de céans fait par Lamy Y. Gouarn à présent l'an 1557" 

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Sablière N4  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N4 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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N5.  CINQUIÈME SECTION DU COTÉ NORD DE LA NEF.  SIGNATURE G.F ET HUIT MÉDAILLONS.

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Huit médaillons de style Renaissance représentent des hommes placés en vis à vis, autour d'un médaillon central à monogramme G.P.

 

Commentaire de Sophie Duhem :

 

"Les sculpteurs italiens développent à la fin du Quattrocento le thème du buste en relief sur médaillon, une figure qui apparaît à plusieurs reprises dans l'ornementation des charpentes. Bien que nous n''ayons pas retrouvé dans les recueils de gravures d'équivalents iconographiques des modèles sculptés sur les sablières, l'origine italienne ne fait aucun doute. Au total, 82 pièces de charpente sont ornés de portraits sur médaillons, principalement regroupés dans les paroisses du Cap Sizun et dans le diocèse de Vannes. Le modèle le plus répandu présente une tête de face ou de profil, disposée au centre d'un médaillon cranté ou marqué d'encoches [Loguivy-Plougras] Cette dernière formule est utilisée par J. Brellivet à Cleder-Cap-Sizun (1554), Primelin, et Saint-Nic (1562). P. Poulichet à Lanonnet (1568) et Le Saint préfère sculpter en très haut relief une succession de personnages en bustes, qui ont manifestement inspiré l'artisan de la chapelle Saint-Sébastien au Faouët."

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Sablière N5  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Qui sont ces hommes ? Il est impossible de le dire. Le quatrième ressemble fortement au médaillon central de  N4. Barbus ou imberbe, coiffés de chapeaux ou nu-têtes, ils évoquent des personnages contemporains. 

Sablière N5  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N5  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Le médaillon central porte un cuir, sur lequel sont inscrites les lettres : G / P :

Je propose de lire dans ces initiales celles de Pierre Guillot.

Elles entourent une herminette, laissant penser qu'il s'agit du maître charpentier. 

 

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Sablière N5  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N5 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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N6.  SIXIÈME SECTION DU COTÉ NORD DE LA NEF. DRAGONS, LION, ANIMAUX ET ÊTRES FANTASTIQUES.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N6  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N6 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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N7.  SEPTIÈME SECTION DU COTÉ NORD DE LA NEF. ENTRELACS ET PALMETTES.

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Sablière N7  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N7 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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N8.  HUITIÈME SECTION DU COTÉ NORD DE LA NEF. PORCS, SIRÈNE, DRAGON AILÉ, CENTAURE, ETC.

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Sablière N8  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N8 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sablière N8  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N8 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Une sirène tenant un serpent, ou une femme sortant d'une conque. Un dragon ailé fantastique.

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Sablière N8  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N8 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Un centaure tenant un bâton est poursuivi par un dragon ailé et par un dragon.

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Sablière N8  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N8 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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N9. SIMPLE ARABESQUE.

C'est cette pièce qui viendrait de l'église Saint-Jean-de-Bally de Lannion.

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Sablière N8  de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière N8 de la nef de l'église Saint-Émilion de Loguivy-Plougras. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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COUFFON (René) 1939,  Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, extrait des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, 1939, p. 233-235.

 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f29.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f46.image

— DUHEM (Sophie) 1998, « Quant li goupil happe les jélines... », ou les représentations de Renart dans la sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle,  Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1998  105-1  pp. 53-69

http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_1_3972

— DUHEM (Sophie) 1997, Sablières sculptées de Bretagne : images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérite bretonne (XVe-XVIIe s.). Thèse de doctorat en Histoire. Sous la direction de Alain Croix. Soutenue en 1997. à Rennes 2 .

— DUHEM (Sophie) 1998, Les Sablières sculptées de Bretagne, Presses Universitaires de Rennes, 390 pages. Pages  66-69-72-183-232-233-266-267-277-278 : 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 21:50

Les crossettes et les gargouilles de l'église de Loc-Envel (22).

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— Sur les crossettes, voir :

Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

Quelques crossettes sculptées de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. 

Les crossettes de l'église de Plougourvest (29).

L'église Sainte-Marie-Madeleine de Dinéault VII. La crossette.

L'église de Guipavas I. Les crossettes.

L'enclos paroissial de Pencran I. Les crossettes du porche (1553).

L'enclos paroissial de Brasparts. II. Le clocher et ses gargouilles. L'ossuaire et les crossettes.

La Collégiale Notre-Dame du Folgoët VI : les crossettes du Doyenné.

L'enclos paroissial de Dirinon. I. Les crossettes.

La charmante petite sirène de Saint-Urbain (29).

L'enclos paroissial de Lannédern I. Les sculptures extérieures : le calvaire, l'ossuaire et les crossettes.

Sculpture sur pierre de l'église de l'Hôpital-Camfrout : les gargouilles et crossettes du clocher, et la façade.

Sur la piste des crossettes de Landerneau.

Les sculptures extérieures de l'enclos paroissial de Sizun (29).

Le porche de l'église de Landivisiau. I. L'extérieur.

Les Sirènes et Démones de l'église de Sizun (29).

L'église Notre-Dame de Rumengol.  V : les gargouilles et crossettes. 

L'église Saint-Salomon de La Martyre. IV. L'ossuaire, les inscriptions et les crossettes.

Les sculptures sur pierre de l'abbatiale de Daoulas.

Les crossettes de l'église Notre-Dame-de-Croas-Batz à Roscoff (1522-1545).

La chapelle Notre-Dame de Berven en Plouzévédé III. Les crossettes (1573-1579).

Les crossettes des maisons du XVIe et XVIIe siècle de Roscoff. (vers 1560)

 

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INTRODUCTION.

Loc-Envel, "lieu saint  (ermitage) de saint Envel", à l'extrémité ouest de la forêt de Coat-An-Hay, domine le Guic, principal affluent du Léguer qu'il rejoint à Belle-Île-en-Terre. Le Léguer poursuit ensuite son cours jusqu'à Lannion et le Yaudet. Loc-Envel cumulait donc jadis les avantages économiques des rivières (pêche, moulins) et des bois (chasse, abattage) ou de l'exploitation ferrifère (Chauris 1990). Voir Géoportail. C'est aujourd'hui, avec ses 69 habitants, la moins peuplée des 1250 communes bretonnes.

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 L'église, le site et ses revenus furent la propriété, en tant que prieuré-cure, de l'abbaye bénédictine de Saint-Jacut-sur-Mer (à l'ouest de Saint-Malo)  de 1163 jusqu'à la Révolution. 

L'église Saint-Envel de Loc-Envel, de style gothique flamboyant, est datée "du XVIe siècle". Puisque ce style s'est exprimé entre 1420 et 1550 au plus tard, nous pouvons préciser "Première moitié du XVIe siècle". Elle a été décrite par René Couffon en 1939, puis par Raymond Cornon en 1950 et par Pierre Barbier en 2005. Elle serait "le prototype des petits édifices religieux de la partie occidentale des Côtes-du-Nord". Son plan consiste en une nef de trois travées avec  collatéraux, un transept non saillant, et une petite abside à trois pans coupés. A une époque indéterminée, elle a été fâcheusement mutilée ; c'est ainsi que les trois fenêtres de l'abside ont été découronnées de leurs gâbles à crochets. Il en a été de même pour deux des lucarnes éclairant les bas-côtés.

Ses gargouilles et ses crossettes, désignées sous le terme de "chimères", font le bonheur des photographes, et d'excellents clichés, que nous devons à Kergoulay illustrent l'article Wikipédia . D'autres, par Gilbert Frey, illustrent l'article d'Infobretagne. C'est dire que la toile n'avait nul besoin que je lui confie mes médiocres clichés, pris au pas de chasseur entre deux averses d'une matinée de septembre, lors de cette Folle Journée du Patrimoine qui allait me conduire ensuite à visiter une dizaine de sites costarmoricains dont Ploguivy-Plougras, Locmaria en Belle-Île, Grâces-Guingamp, Châtelaudren et Lantic.

Mais ces sculptures méritaient, en plus de ces belles photographies, une étude réglée, considérant ces crossettes et gargouilles comme un ensemble stylistique et iconographique déterminé par un projet — non seulement ornemental, mais religieux — dont il fallait chercher la cohérence. Quitte à, plus tard, relier le corpus obtenu pour le comparer sur les modes diachroniques et synchroniques chers à nos universitaires, aux ensembles répertoriés dans les autres édifices religieux (ou civils) de Bretagne.

J'ai donc fait, sous mon parapluie, le tour de l'église en partant de l'angle nord-ouest dans le sens horaire, le nez en l'air, guettant au tombant de chaque rampant des pignons et lucarnes les animaux et personnages qui m'y attendaient. 

J'ai trouvé, hormis ceux qui cantonnent le clocher,  13 éléments sculptés figurés soit 9 crossettes et 4 gargouilles, répartis en 5 être humains et 8 animaux . Ce sont,  dans l'ordre d'apparition sur l'écran :

C1. Un dragon mordant sa queue.

C2 Un homme allongé se caressant la barbe,

C3 Une femme allongée, accoudée à la corniche,

G1, un lion,

G2, un jeune homme en aube (ange?),

G3, un homme barbu rieur en tunique plissée,

G4, une femme grimaçant,

C4, un dragon,

C5, un lion,

C6, un lionceau,

C7, un autre lionceau,

C8, un lion ou chien,

C9, un lion.

Cette prédominance des lions (6) et des dragons (2) est parfaitement en phase avec l'iconographie des crossettes et gargouilles en Bretagne, et notamment en Nord-Finistère où elle a été étudiée par Emmanuelle Le Séac'h. L'originalité, si on me suit dans mes identifications, est de trouver des lionceaux, que je n'ai pas trouvé sur d'autres sites. 

La taille des sculptures est  mixte, en ronde-bosse pour la partie qui fait amortissement en bas-relief ou moyen-relief pour la partie de la pierre engagée dans la construction.

La pierre me semble être du granite. Notez néanmoins que :

"Les orthogneiss de Guimiliau et de Plougonven (Finistère), ainsi que ceux de Loc-Envel (Côtes d’Armor) appartiennent à un complexe comparable aux gneiss de Brest...; Les chapelles de Saint-Eloi et de Luzivilly en Plouigneau présentent des moellons en gneiss de Plougonven. L’église de Loc-Envel montre des dalles gneissiques de provenance locale." Louis Chauris http://journals.openedition.org/rao/1482

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Cliquez sur les images pour une meilleure vision. Clocher-mur de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Cliquez sur les images pour une meilleure vision. Clocher-mur de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C1. CROSSETTE DE L'ANGLE NORD-OUEST. UN DRAGON MORDANT SA QUEUE.

Malgré l'érosion du granite et malgré les lichens, malgré le contre-jour, je propose cette interprétation en m'aidant de l'image de Kergoulay. La tête fine m'évoquait celle d'un lapin, j'ai pensé ensuite que celui-ci emportait dans sa gueule une âme humaine, puis j'ai cru qu'il mangeait un poisson, mais nous distinguons bien une longue queue qui développe des spires autour du corps avant de se terminer entre les dents de la bête. Cela ne peut correspondre qu'au dragon caudophage (je viens de créer sans fierté ce néologisme), qui s'affiche clairement à Landivisiau ou à Pencran, parmi d'autres exemples, la queue souvent terminée par une tête de serpent tenue dans la gueule.

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C1, dragon dévorant, granite, 1ère moitié XVIe siècle, angle nord-ouest de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C1, dragon dévorant, granite, 1ère moitié XVIe siècle, angle nord-ouest de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C1, dragon dévorant, angle nord-ouest de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C1, dragon dévorant, angle nord-ouest de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C2. RAMPANT DROIT DU PIGNON DU BRAS NORD DU TRANSEPT. HOMME ALLONGÉ CARESSANT SA BARBE.


Le rampant à crochets est amorti à droite par une longue crossette qui nous présente, en suivant notre trajet, une tête baissée. C'est celle d'un homme barbu, au front ridé, au crâne lisse ou coiffé d'un bonnet très ajusté. 

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C2, homme caressant sa barbe, granite, 1ère moitié XVIe siècle, rampant du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite, 1ère moitié XVIe siècle, rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Cet homme au front soucieux a les yeux exorbités sous d'épaisses arcades sourcilières, un nez épaté aux narines en manche à air, des sillons naso-géniens en parenthèses, et une barbe bifide qu'il caresse affectueusement.

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C2, homme caressant sa barbe, granite, XVIe rampant du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite, XVIe rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite, XVIe rampant du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite, XVIe rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Une fois que nous sommes sous la baie au remplage à fleur de lys, nous voyons que ce sosie de Socrate en Silène est allongé confortablement à plat ventre. Est-il nu ? Je crois distinguer la ligne transversale d'une manche courte et d'un haut de chausse, ainsi qu'une paire de solides souliers. Mais que ne suis-je Locenvellois pour aller scruter, par tous les éclairages, ces détails cruciaux !

Cette posture rappelle un peu celle des crossettes de Landerneau ou de Le Tréhou, qui sont des soldats. Je me demande si un objet allongé n'est pas discernable le long de la jambe. Son bonnet n'est-il pas un casque ?

Sous ses allures vénérables, cet homme qui nage sur la vague de ce toit n'est peut-être pas un exemple pour l'édification morale des bons chrétiens, car depuis les modillons romans, les hommes qui se caressent la barbe sont des figures d'une auto-sexualité lascive.

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C2, homme caressant sa barbe, granite,1ère partie  XVIe rampant du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite,1ère partie XVIe rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le bras nord du transept et le chevet  vus depuis l'angle nord-est . 

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Angle nord-est du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Angle nord-est du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C3. RAMPANT GAUCHE DU PIGNON DU BRAS NORD DU TRANSEPT. FEMME ALLONGÉE BRAS CROISÉS.

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Elle est allongée de façon symétrique à son compagnon, et semble s'être installée à son balcon. Ses cheveux sont dénoués, ce qui préjuge de son jeune âge, ou de sa moralité élastique. Avec son large nez et sa bouche trop grande sur un menton effacé, elle ne peut prétendre à être élue Miss Loc-Envel. Mais le sculpteur ne l'a pas trop chargé non plus, aussi est-il difficile de la cataloguer clairement. Mais est-elle seulement habillée, au moins ? N'est-elle pas pieds-nus ? Encore une chose à aller examiner de très près.

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C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié  XVIe,  rampant gauche du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié XVIe, rampant gauche du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié  XVIe,  rampant gauche du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié XVIe, rampant gauche du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié  XVIe,  rampant gauche du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié XVIe, rampant gauche du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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LE CHEVET ET SES GARGOUILLES.

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Le chevet a trois pans, percés de trois fenêtres dont l'encadrement sert de pignon à trois petits toits. Ces trois petits toits ne couvrent pas la totalité de l'abside : chacun se raccorde à une classique couverture d'abside à trois pans. Le chevet est orné d'étranges chimères et d'impressionnantes gargouilles. Les gargouilles reposent directement sur les contreforts." (Wikipédia)

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Chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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LE PAN NORD-EST ET SES DEUX GARGOUILLES.

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Pan nord du chevet  de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Les deux gargouilles G1 et G2 du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Les deux gargouilles G1 et G2 du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G1. PREMIÈRE GARGOUILLE : UN LION.

C'est notre brave lion des crossettes et gargouilles de Basse-Bretagne, avec son front frisé, sa gueule débonnaire à la langue bien pendue, à la crinière bouclée, à l'arrière-train lisse, musclé et fin et, arborée comme sa signature, sa longue queue faufilée sous la patte antérieure droite  avant de faire retour sur le dos et se diviser en un fouet souvent à trois pointes. Il rugit volontiers mais n'a jamais fait de mal à personne.

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G1, lion de gargouille ( granite,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G1, lion de gargouille ( granite,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G2, DEUXIÈME GARGOUILLE. UN HOMME TENANT SON MENTON .

De face, avec sa bouche découvrant deux belles rangées de dents et ses yeux en amandes parfaites centrées par des pupilles creuses, il est impressionnant. La pierre, de couleur noire et de grain très fin, évoque le kersanton finistérien. 

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G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Mais en avançant un peu plus il révèle sous des cheveux délicieusement bouclés un profil pur et rieur, à la ligne de nez charmante. Il a placé sa main sous son menton afin de mieux discuter avec son léonin voisin. Il est sagement vêtu d'une aube aux manches lisses, et à l'étoffe aux plis tuyautés sous la ceinture. À ce jouvenceau aux traits angéliques, il  ne  manque que les ailes.

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G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Les deux gargouilles G1 et G2 du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Les deux gargouilles G1 et G2 du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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LE PAN SUD-EST ET SES DEUX GARGOUILLES.

On profitera pour noter la frise qui ceinture la partie basse des trois pans.

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Les deux gargouilles G3 et G4 du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Les deux gargouilles G3 et G4 du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G3 TROISIÈME GARGOUILLE : HOMME BARBU RIANT.

Visage enjoué, cheveux bouclés, barbe méchée, cet homme jaillit en fût monolithique comme un skieur à l'épreuve de saut, bras collés le long du corps pour profiter de la meilleure aérodynamique. Il est passé trop vite devant moi, je n'ai pas eu le temps de voir si, contre son aube plissée, je pouvais distinguer ses bâtons.

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G3, homme monolithique mais rieur, gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G3, homme monolithique mais rieur, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Ce Gargantua n'est-il pas le père de G2 ? Même enthousiasme pour croquer la vie à pleine dents. 

G3, bonhomme monolithique mais rieur, gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G3, bonhomme monolithique mais rieur, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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En passant dans le ciel au dessus de ma tête, il m'a crié : lavieb-aile ! lavieb-aile !

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G3, homme lithique mais heureux, gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G3, homme lithique mais heureux, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Et comme ça ?

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G3, homme lithique mais heureux, gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G3, homme lithique mais heureux, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G4 : QUATRIÈME GARGOUILLE . UNE FEMME...

Moi, le ϕιλογύνης , je me fais violence. Vais-je devoir flétrir le beau sexe en enrôlant dans ces rangs cette matrone ? Allons poète prends ton luth et me donne un baiser !

Ses yeux sont deux cerises, deux perles de jade ! Sa bouche est une fontaine d'où coule un vin excellent ! Ses narines, chacune a sa jumelle, aucune n'est solitaire. Ses pommettes sont les deux poignées d'un seau qui me revient plein de lait et de miel ! Ses dents ressemblent à un troupeau de brebis passées aux mains des bouchers, il n'en restent que deux. Son front est la montagne de myrrhe, bâti comme Sion il veille sur les sourcils ! La courbe de son bras est une gazelle, elle bondit vers la source !

Ses cheveux sont un fleuve de parfum, le henné avec le nard, le nard avec le safran et la cannelle odorante, le cinnamone et l'aloès.

Tu me fais perdre la boule, ô toi ma sœur, la boule tu me fais perdre.

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G4, femme couchée,  gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G4, femme couchée, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Ta natte noire comme le corbeau ? Flottante comme un rameau de palme, c'est un troupeau de chèvre aux flancs du mont Galaad.

 

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G4, femme couchée,  gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G4, femme couchée, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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La ligne de ton nez, une colombe qui vole. Ton cri, un orage qui éclate sur le vallon.

Ton cri, dure grenade cédant à l'excès de ses grains.

 

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G4, femme couchée,  gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G4, femme couchée, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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PIGNON DU BRAS SUD DU TRANSEPT. RAMPANT À FLEURON ET CROCHETS.

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Pignon du bras sud du transept, de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Pignon du bras sud du transept, de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C4, CROSSETTE DU RAMPANT DROIT DU PIGNON DU BRAS SUD DU TRANSEPT. UN DRAGON.

Sur la photo de Kergoulay, bien préférable à celle-ci, nous voyons parfaitement les ailes nervurées et le contour hérissé d'aspérités du corps et de la queue de ce dragon. Il se livre ici à l'un de ses passe-temps favoris, celui qui consiste à faire des boucles et des nœuds avec sa queue. 

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C4, dragon (granite, 1ère moitié XVIe siècle) du rampant droit du bras sud du transept, de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C4, dragon (granite, 1ère moitié XVIe siècle) du rampant droit du bras sud du transept, de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C4, dragon (granite, 1ère moitié XVIe siècle) du rampant droit du bras sud du transept, de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C4, dragon (granite, 1ère moitié XVIe siècle) du rampant droit du bras sud du transept, de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C5. CROSSETTE DU RAMPANT GAUCHE DU PIGNON DU BRAS SUD DU TRANSEPT. UN LION.

Ce lion est un lion de crossette, mais qui fait ici la démonstration de la capacité de sa queue de quitter sa position de repli pour se déployer telle une arme de jet. Les sculpteur s'est amusé ici à la faire passer dessus et dessous la barre qui suit le rampant.

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C5, lion de crossette du rampant gauche du bras sud du transept de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C5, lion de crossette du rampant gauche du bras sud du transept de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C6, RAMPANT DROIT DE LA DEUXIÈME LUCARNE SUD : UN LIONCEAU.

Un lionceau, c'est comme un lion en plus petit, mais sans crinière. Je l'identifie par sa queue, qui passe  sous la patte postérieure gauche comme chez papa. Cette queue est de longueur démesurée (plus de deux fois la longueur du corps), et cette espèce de lions propres à Loc-Envel semble s'en servir de lassos. Elle forme une boucle très loin en avant de l'animal.

 

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C6, lionceau, deuxième lucarne de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C6, lionceau, deuxième lucarne de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Ce lionceau appartenait à la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef. Il en amortissait le tombant du coté droit. Voici maintenant  la lucarne :

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Deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C7. RAMPANT GAUCHE DE LA DEUXIÈME LUCARNE SUD : UN LIONCEAU.

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Il m'a fait un beau sourire lorsqu'il a vu que je le photographiai. C'est le petit frère du précédent, il ne parvient pas encore à faire des bulles avec sa queue, mais il s'entraîne.

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Lionceau, tombant gauche de la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Lionceau, tombant gauche de la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Lionceau, tombant gauche de la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Lionceau, tombant gauche de la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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 LA PREMIÈRE  LUCARNE SUD.

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Première  lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Première lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C8. RAMPANT DROIT DE LA PREMIÈRE LUCARNE SUD : UN CHIEN OU UN LION.

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Oui, je reconnais que j'ai pensé un moment à un phoque. Mon intime conviction, qui ne regarde que moi mais que je partage, est qu'il s'agit encore d'un lionceau. Je ne le crie pas sur les toits pour ne pas lasser les visiteurs, qui aiment la variété.

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Crossette C8 (granite, 1ère moitié XVIe siècle) de la première  lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Crossette C8 (granite, 1ère moitié XVIe siècle) de la première lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C9. RAMPANT GAUCHE DE LA PREMIÈRE LUCARNE SUD : UN LION.

Malgré sa tête de Donald Duck essayant des lunettes, il appartient à cette sous-espèce de lions de crossette qu'un nomenclateur se plairait à qualifier de "xyphosure" tant leur queue est tendue comme un épée, quand elle ne se love pas, nous l'avons dit, en lasso.

Pour se coucher moins bête.

La Queue-de-lion, en botanique, est une Labiée dont le nom scientifique Leonotis leonurus signifie "oreille de lion - queue de lion". Son principe psycho-actif est la léonurine. Le suffixe-ure sert en zoologie  à composer des noms en relation avec la queue des animaux. Le Wallaby de Grey sautait avec sa queue, avant son extinction. 

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Crossette C9 (granite, 1ère moitié XVIe siècle) de la première  lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Crossette C9 (granite, 1ère moitié XVIe siècle) de la première lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

—WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Envel_de_Loc-Envel

— CORNON (Raymond), 1950, , in Congrès archéologique de France : 107e session, Saint-Brieuc, Paris, Société française d'archéologie, 1950.

— BARBIER (Pierre), 1960,, Le Trégor historique et monumental : étude historique et archéologique de l'ancien évêché de Tréguier , Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, p. 342-346.

— COUFFON (René) 1939,  Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, premier fascicule (Allineuc-Lantic), extrait des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, 1939, p. 231-232.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f43.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562107x/f29.image

— INFOBRETAGNE.

http://www.infobretagne.com/loc-envel-eglise.htm

— LE GAC (Christian), 2015, Promenade entre Goelo et Trégor.

http://www.christianlegac.com/2015/09/promenade-entre-goelo-et-tregor.html

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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