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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 08:28

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Sympetrum, Newman, 1833.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

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Résumé .

Sympetrum, Newman, 1833.Des deux suffixes grecs σύμπυκνος, sympiezein   "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement".  En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum  "à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

 

 

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. SYMPETRUM NEWMAN 1833 ENT. MAG. , 1:511.

Newman, Entomological Magazine vol. 1, London, F. Westley & A.H. Davis, page 511.

En ligne.

 

 

Genus.—SYMPETRUM (d). Newman.

Caput metathorace latius: propodeon, podeonque in commisura incrassata: segmenta sequentia lateribus compressa: protelum ac adjacentia plus minusve incrassata: tetum minutum: teli appendices notas caeteris distinctas vix praebent: alarum stigma utrinque convexum. [c'est moi qui souligne "comprimé latéralement"]

The remaining species of Dr. Leach's genus, Libellula, widely differ from each other in the form of the posterior segments, and in the length of the superior caudal appendages of the male; but in none of them are these segments compressed as in the genus Sympetrum; they will, in all probability, resolve eventually into three distinct genera, and as such I had once prepared them for publication, together with Sympetrum, as below, (e) but a dislike to name-giving induced me to relinquish them.

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(d) σύμπυκνος   comprimo, ἦτρον, abdomen.

(e) Sympetrum; abdomen laterally compressed. Ex. Vulgatum, Linn. &c.

 Orthetrum; abdomen laterally parallel. Ex. Caerulescens, Fab. Cancellatum, Linn. 

Platetrum; abdomen depressed and dilated. Ex. Depressum, Linn.Conspurcatum, Linn.

 Leptetrum; abdomen conical and pointed. Ex. Quadrimacutum, Linn. Praenubilum, Newman.

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II. ÉTUDE DU NOM.

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Newman commence par créer le nom Sympetrum, et il en donne l'étymologie : "σύμπυκνος   comprimo, ἦτρον, abdomen.", puis il donne le développement suivant :

"Les espèces restantes du genre du Docteur Leach, Libellula, diffèrent largement l'une de l'autre par la forme des segments postérieurs et par la longueur des appendices caudaux supérieurs du mâle; mais dans aucun d'eux, ces segments ne sont comprimés comme dans le genre Sympetrum; ils se résoudront vraisemblablement en trois genres distincts, et à ce titre, je les avais préparés d'abord pour la publication, avec Sympetrum, comme ci-dessous (e), mais une aversion pour la création de noms m'engage à les abandonner."

Il ajoute ensuite en note :

"(e) Sympetrum; abdomen comprimé latéralement : exemple Vulgatum Linn. &c.

 Orthetrum; abdomen aux bords latéraux parallèles: Ex. Caerulescens, Fab. Cancellatum, Linn. 

Platetrum; abdomen aplati et dilaté  . Ex Depressum, Linn. Conspurcatum, Linn.

 Leptetrum; abdomen conique et pointu. Ex. Quadrimaculum, Linn. Praenubilum, Newman."

Les quatre noms de genre, dont ne resteront que les deux premiers, sont tous composés sur le même suffixe grec  ἦτρον, êtron, abdomen.". Liddell et Scott 1889  indiquent pour êtron : ἦτρον, êtron : the part below the navel, the abdomen, Plat., Xen., etc.  ἦτρον, ου, τό,

En Zoologie, d'autres noms reprennent cette construction en -etrum comme Gymnetrum Agassiz 1846 (le Gymnètre), ou très récemment dans les Libellulidae le genre Trithetrum Dijkstra & Pilgrim 2007. Concernant ce nom, les auteurs précisent dans leur publication : 

"Etymology The name Trithetrum (a neuter) is an analogy to the -hemis names derived from -etrum names (e.g. Orthemis from Orthetrum); the probable origin of the suffix themis, now frequent in Libellulidae (Fliedner 1997). The reversed’ derivation fromTrithemis to Trithetrum conveys the deceptive similarity of T. navasi and T. congoense to Trithemis Brauer, 1868 (red and dark species, respectively) in the field. Trithetrum is also an amalgamation of Trithemis and Sympetrum." Dijkstra, K.-D.B.; Pilgrim, E.M. 2007: Trithetrum, a new genus of African dragonflies formerly placed in Sympetrum (Odonata, Libellulidae). Journal of  Afrotropical zoology, 3: 77–81

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Conclusion .

Sympetrum Newman 1833 : Des deux suffixes grecs σύμπυκνος, sympiezein    "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidés en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

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LES AUTEURS EN ZOONYMIE.

Tous les auteurs sont unanimes dans leur interprétation de ce nom de genre, sauf Précigout et Prud'omme qui, dans Les Libellules de Poitou-Charentes, montrent qu'ils n'ont pas consulté la publication originale de Newman. 

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/sympetrum-noir/

 "Etymologie. Du grec sym = avec et petra = pierre, rocher = pour évoquer l'habitude de ce genre à se poser sur les pierres et les rochers. "

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

Sympetrum : Newman,1833 from Grk. συμπιέζω = to squeeze together +
ἦτρον = abdomen
⮎ Newman described Sympetrum species as having the 'abdomen laterally compressed' (as distinct from Orthetrum species, which have the 'abdomen laterally parallel')

ENDERSBY & FLIEDNER, 2015

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia's_Dragonflies

"Orthetrum Newman, 1833: 511 Gr. ὀρθός =straight + ἦτρον = abdomen. Newman (1833) wrote: “The remaining species of Dr. Leach’s genus, Libellula, widely differ from each other in the form of the posterior segments, and in the length of the superior caudal appendages of the male; … they will, in all probability, resolve eventually into three distinct genera, and as such I had prepared them for publication, together with Sympetrum as below, but a dislike to name-giving induced me to relinquish them

Sympetrum; abdomen laterally compressed.

Orthetrum; abdomen laterally parallel.

Platetrum; abdomen depressed and dilated.

Leptetrum; abdomen conical and pointed.” {Neuter}"

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FLIEDNER 2009.

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"Orthetrum [gr. orthos - gerade; ētron - Unterleib~Abdomen] erhielt den Namen, weil das Abdomen gerade sei. Newman kannte keine Arten von anderer Gestalt.

Aber selbst, wenn ein Name aus dem Griechischen oder Lateinischen hergeleitet ist, bleibt er unverständlich, wenn seine Bestandteile nicht richtig erkannt sind. So ist Sympetrum oft erklärt worden aus gr. sym- [zusammen (mit)] und petros [Stein]. Aber das ist unzutreffend: NEWMAN (1833) weist ausdrücklich darauf hin, dass er es verstanden wissen möchte als gr. sympiezein [zusammendrücken] und ētron [Unterleib~Abdomen]."

Mais même si un nom est dérivé du grec ou du latin, il reste incompréhensible si ses constituants ne sont pas sont reconnus correctement. Ainsi Sympetrum a souvent été expliqué à partir de gr. Sym- [ensemble (avec)] et petros [pierre]. Mais c'est faux: NEWMAN (1833) déclare expressément qu'il a voulu comme gr. sympiezein [comprimer] et ētron [Abdomen ].

Der Name Sympetrum  soll auf ein seitlich zusammengedrücktes Abdomen hinweisen, ein Merkmal, das nicht einmal für alle Arten gilt, die NEWMAN kannte (vgl. HAGEN 1888).  Le nom Sympetrum  devrait se rapporter à des espèces à  l'abdomen comprimé latéralement, une caractéristique qui ne s'applique même pas à toutes les espèces, comme Newman lui-même le savait (voir HAGEN 1888).

 

VAN HIJUM, 2005

 

sym-piezein = samengedrukt; etron = achterlijf (duidt op het smalle achterlijf)
(sym-piezein = compressé; etron = abdomen (se réfère à l'abdomen étroit))

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RÉCEPTION.

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Le genre a longtemps porté le nom de Diplax (Charpentier, 1840). En 1887, De Sélys proposa de le remplacer par Sympetrum, et Hagen en 1888 s'y opposa dans une argumentation particulièrement étayée :

HAGEN, H.A. (1888): On the genus Sympetrum, Newman. Entomologica Americana 4: 31-34. New York.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/42499#page/39/mode/1up

 

Mr. E. Newman, 1833, in Entomological Magazine, vol. I, p. 511 to 514, in a paper named "Entomological Notes," after treating some other subjects, published a new genus Sympetrum, belonging to the genus Libellula of Dr. Leach. Of the British species, belonging to this genus, are described : S. scotica, Donovan ; S. rufostigma, Newman (= L. sanguinea, Muell.) ; S. vulgatum, L. (= non, Linn. ; striolata, Chp.); S. basale, Newm. (= L. sanguinea, Muell.); S. flavolata, Newm. (= L. flaveola, L. ). The remainder of Libellula he divided into three genera, as Mr. Newman states. In a foot note the characters are given as follows :

Svmpetrum, abdomen laterally compressed — Ex. vulgatum, L.

Orthetrum, abdomen laterally parallel-- Ex. coerulescens, F., cancellatum, L.

Platerum, abdomen depressed and dilated — Ex. depressum, L. , consparcatum. E.

Leptetrurn, abdomen conical and pointed — Ex. quadrimaculatum. L. , proenubilum, Newm.

 

"They will," the author adds, "in all probability resolve eventually into three distinct genera, and as such I had once prepared them for publication together with Sympetrum as below, but a dislike to name-giving induced me to relinquish them." I think by this statement it is evident, that the three last genera, which Mr. Newman has himself later, during 43 years, never used, not even mentioned, have certainly no right of priority.

Indeed, Ento. Mag., I, p. 416, he speaks of Libellula proenubila and L.quadrimaculata, and ibid., vol. Ill, p. 151, prints in a paper of his friend Ed. Doubleday, Lib. quadrimaculata, L. depressa, L. proenubila. The characters given for the genus Sympetrum are : Caput metathorace latius (so it is in every species of Odonata) ; propodeon podeonque in commissura incrassata (common to every species of Odonata. but stronger in the males) ; segmenta sequentia lateribus compressa (among the species of Sympetrum only in the females, mostly cylindrical in the males) ; protelum ac adjacentia plus minusve incrassata (common to nearly every species of Odonata, because these parts contain the internal genitals) ; telum minutum (common to all Odonata) ; teli appendices notae caeteris distinctae vix proebent ; alarum stigma utrinque convexum (without value).

Mr. Newman, as far as I am able to ascertain, mentions only twice more the name Sympetrum. In Ento Mag., V, 484, where he concludes : "the species of Sympetrum are perfectly distinct ; the remainder of the genera and species will, I believe, stand."

In Zoologist, 1845, vol. Ill, p. 1044, he mentions Sympetrum rufostigma. Entomologist, vol. I, 1841, p. 159 and p. 205, .S. rubicunde is mentioned by Mr. Doubleday.

I find Mr. Newman's genera only twice quoted by British Scientists. Mr. J. F. Stephens, Mandibulata, vol. IV, 1836, gives not as genera but as subgenera or subgroups the four names with the short characters of

Mr. Newman, and of the new species of the monograph of Sympetrum he quotes only one. Mr. J. O. Westwood, in " Synopsis of the Genera of British Insects,"' 1839, p. 48, after the genus Libellula puts in brackets the four names and one species to each of them. As he has counted for Libellula 15 specimens it is evident that he did not accept Newman's genera.

It is difficult to understand now why some of Mr. Newman's papers were not acknowledged or at least not mentioned bv English Scientists ; however it seems to me out of place to speak here about things happily forgotten fifty years ago.

Mr. W. E. Evans British Libellulinae, London, 1845, uses Diplax from the nomenclature of Charpentier, and mentions nowhere Sympetrum.

It is impossible that this work was unknown to Mr. Newman. Zoologist, 1845, p. 1044, he speaks of the presence "of Mr. Selys in London, engaged in examining the cabinets of the London collectors, for the purpose of correctly ascertaining under what names the various species of Libellula have been described by British Entomologists." Baron De Selys paper, published Annals and Mag. of Nat. Hist.,1846, p. 217, is reprinted by Mr. Newman, Zoologist, 1846, p. 1522, but nothing is said in favor of his genera, which are not even mentioned in this paper.

 

Entomologists nowadays will scarcely be able to understand the difficulties, which impeded the working fifty years ago. There was no connection to speak of between Scientists of Great Britain and the continent.

In 1843 I found Stephens' Brit. Entom. and Curtis wanting in the libraries of Berlin, Vienna, Paris and of the Jardin des Plantes. The only copy in Germany belonged to the Senator von Hayden in Frankfurt a. M., which Erichson was allowed to consult. There did not exist any yearly Record ; the first was published 1834 in Wiegman's Archiv by Burmeister.

The first Presidents Address of the Entomological Society by Mr. Children was published for distribution among the members : the first Adress of the Secretary, Mr Westwood, contain nothing on Sympetrum. The existence of the Entomological Magazine was nearly unknown on the continent. Percheron, Bibliography, p. 225, quotes it ''per Walker the 8 numbers, and in the catalogue of the Library of Victor Andouin, p. 55, we find the same statement. In the catalogues of the libraries of old prominent Scientists, Charpentier. Dejean, Guerin, Meneville, Klug, Lacordaire, Sturm, the Entomological Magazine is wanting. Burmeister, Handbuch, vol. II, p. 14, quotes ilic first volume and one number as seen by him, and this is the only copy mentioned for Germany. The first copy I saw myself, 1839, belonged to Mr. G. Marxlin in Upsala. As it was my custom, I copied for my own use all belonging to Odonata, but by a curious chance out of the copy still before me the part on Sympetrum must have been lost during my travels, and is therefore not quoted in my dissertation, 1840, and in my Review on the recent literature of Neuroptera, Stett. Ento. Zeit., 1849, p. 68, only as not seen by me. 

When in 1857 I went to London by invitation of Mr. J. E. Gray to study the British Neuroptera in the collections, I applied to Mr. E. Newman for the permission to see his own collection and that of the Entomological Club. I will never forget the kindness with which I was received by him. He spent the larger part of a whole day in showing me the collections, and as in the meantime I had made myself thoroughly acquainted with his writings, we had a detailed conversation about them, and of course also on the nomenclature of the Libellula. Zoologist, 1857, p. 5879, he speaks about my visit and says : " the Neuroptera have been recently examined and the nomenclature rectified by Dr. Hagen." 
He did not take any exception to the nomenclature used by De Selys and myself in the Revue, of which, contrary to his former intentions, he has never made a report. So I had the conviction he had relinquished Sympetrum as well as the other genera. I considered the names free and used three of them with a different character, converting them in a femmine combination, to avoid the tedious change of the species name to a neutrum. 
After all, it was not the fate of English papers only to be overlooked in those times. Mr. E. Newman himself, when he published, 1852, his paper on the classification of Neuroptera, entirely overlooked the papers of Klug, Erichson, and Stein published twelve years before. 
The names of Mr. E. Newman have not been used by any one of the many writers on Libellula during the long time since their publication, and ]\Ir. E. Newman has never taken any exception to vindicate his rights, though all important works were well known to him. He has never objected to the use of his names modified and accompanied by a different character by myself in the
Synopsis of the Neuroptera of North America, in 1860. 

Mr. McLachlan introduced these names again in his List of British Neuroptera, and Baron De Selys now in his
Odonates de I'Asie mineure, 1887, has replaced Diplax by Sympetrum ; "quelques facheux que soient actuellement les changements de nomenclature — par une application exagérée du droit de priorité, il me semble juste d'adopter le nom de Sympetrum au lieu de Diplax." 
I have shown before that three of the genera were relinquished bv the author directly, and that the names were never used by himselfor anybody else, and that they could not be consideretl therefore to have the right of priority to supersede other names 37 years later. Concerning Sympetrum the analysis of its characters given shows that the character is entirely insufficient, and that Mr. Newman has never taken an exception against the non-acceptance of this genus by his own countrymen, Stephens, Westwood, Evans, and de Fonscolombe (1837) Baron De Selys, Hagen, and every writer upon Odonata since 1833. Further, that Hagen after conversing with Mr. Newman about this genus had the decided conviction, that it has been relinquished by the author also. It was at least in former years always considered that monographs in preparation, because the plates needed so much tune, had a right to supersede names published during the time. The first plate of Charpentier is dated 1828, and in 1837 Westwood saw in Bonn the big volume of plates, and therefore the name
Diplax was everywhere accepted. Probably Mr. Newman was of the same opinion as he did not object to Baron De Selys papers in 1846 and 1850. 

I think therefore the names of the genera given by Mr. Newman should not be accepted. "

 

 

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Heinrik Steinmann, World Catalogue of Odonata n° 110 .

Heinrik Steinmann, World Catalogue of Odonata n° 110 .

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SOURCES ET LIENS.

[Sympetrum sp.] Etymolotest pour odonatologiste

https://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?t=106647

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie 

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
8 avril 2018 7 08 /04 /avril /2018 19:15

Les sablières de l'église de Bodilis. III. Le coté nord de la nef (Maître de Pleyben, 1567-1576).

 

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

.Sur les autres réalisations du Maître de Pleyben, voir :

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

 

 

 

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567, et le 6ème celle de 1576. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits, ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

Après avoir étudié les deux sablières figurées  centrales N5 (semailles et labour) et S5 (attelage fantastique de barriques), nous examinerons les autres sablières de la nef : coté nord, puis coté droit dans un autre article.

Il ne s'agit plus, hormis la scène religieuse N10, de représentations figurées et narratives, mais d'éléments décoratifs déployant tout le répertoire maniériste de l'école de Fontainebleau créé par le Primatice et ses disciples  et d'inspiration italienne : cuirs découpés, légumes, mascarons, satyres grimaçants, petits animaux et putti cachés dans des rinceaux, tête de lion, etc.  La découverte de la façon ingénieuse avec laquelle ce répertoire est déployé à Bodilis va justifier une étude pièce par pièce, motif par motif. Cela formera une passionnante initiation à la diffusion du modèle bellifontain en Bretagne dans le troisième quart du XVIe siècle.

Pour l'amateur d'histoire de l'art, cette découverte va en entraîner une autre : tout ce vocabulaire est propre à un artiste-sculpteur qui a travaillé sur les sablières et les pièces de charpente de Pleyben en 1571, de la chapelle du château de Kerjean vers 1570-1580, de l'église de Saint-Divy vers 1570-1580, de la chapelle de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom vers 1575, et sans doute de l'église de Roscoff. L'unité de style, de lieu ( le Léon et le nord de la Cornouaille) et de temps (1567-1580) donne toute sa cohérence à la notion d'un seul atelier, celui qui porte le nom de convention de Maître de Pleyben (Duhem, 1997). Et comme  cette auteure ne rattache pas directement Bodilis à cet atelier, c'est l'occasion de défendre cette hypothèse par une iconographie précise.

Rappel : LE SCULPTEUR SUR BOIS DIT LE "MAÎTRE DE PLEYBEN".

Vers 1580, un sculpteur anonyme, désigné aujourd'hui sous le nom de convention de "Maître de Pleyben", réalisa les sculptures de la charpente de la chapelle du château de Kerjean, en Saint-Vougay, à la demande de Louis Barbier, seigneur de Kerjean. Un véritable chef-d'œuvre, influencé par l'École de Fontainebleau qui avait introduit vers 1535 le motif décoratif du cuir découpé à enroulement, et par la diffusion du style de la Seconde Renaissance française dans des recueils de gravures : le prospère Léon était largement ouvert à l'Europe par ses ports de Landerneau, Morlaix et Roscoff.

Cet artiste a reçu ce nom car on lui attribue aussi une partie des sablières de l'église de Pleyben, en haute Cornouaille vers 1564 et 1571.  On reconnaît aussi son style sur la charpente de l'église de Saint-Divy, dans le Léon, et  dans la chapelle de Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern, située à 23 km de Pleyben et 70 km de Kerjean.

Son style ? On le distingue à ces cuirs découpés à enroulements, car il  faufile dans les découpes des linges et des cordages dont il confie les extrémités à des anges ou autres personnages. Ses anges aussi sont caractéristiques, avec une coiffure faite de mèches rondes cerclant  la périphérie du visage, et avec une tunique aux plis prononcés, bouffante à la taille en formant une ligne sinueuse, avant de s'évaser vers les pieds avec une grande liberté. Ajoutons que les manches de ses tuniques s 'évasent en larges couronnes au dessus des coudes, qui sont globuleux. Ses personnages en pieds (Évangélistes ou Sibylles, notamment) ont en commun un visage fin, ovale, avec des nez longs et fins, de grands yeux aux pupilles en creux,  des bouches fines, des manches bouffantes, ou, pour les femmes, des bandeaux de cheveux. 

Mais ce sont surtout ses motifs iconographiques qui se répètent en tableaux stéréotypés :  mascarons zoomorphes ou anthropomorphes sur le plan profane, guirlandes et frises à courges et petits pois, musiciens, et, sur le plan religieux, des thèmes plus christiques que mariaux :  Sainte Face, Tunique du Christ, Plaies du Christ, Instruments de la Passion, Rencontre de la Samaritaine. Et les Sibylles, à Kerjean et à Pleyben. 

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale des sablières N1, N2 et N3.

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La sablière N1. Frise à masque, rubans de cuirs découpés et légumes.

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L'image est médiocre, mais cette pièce d'allure répétitive est pourtant un bon exemple des cuirs découpés à enroulement, sous forme de lanières  et des courges ou autre légume, vus par dessous.

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Sablière du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2. Masques, rinceaux, faune et femme, têtes de dragons.

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Elle est beaucoup plus animé. Au centre, un masque crachant des feuillages qui vont s'enrouler sur eux-mêmes ou se transformer en deux têtes de dragons (ou de dauphins) au museau en trompe et spirale, avant de s'épanouir en une très large feuille incisée comme celles du figuier. 

Puis viennent en périphérie deux personnages. Une femme nue, cheveux longs, regard inquiet et seins lourds. Et un satyre, barbu, dansant peut-être. Enfin, deux masques grimaçants.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N2 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N2 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N3. Deux anges présentant un cartouche en cuir découpé, muet.

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Le motif des anges allongés présentant un cartouche est très fréquent dans les réalisations du Maître de Pleyben, et nous y retrouvons avec constance les avant-bras nus au dessus de manches aux plis circulaires emphatiques, les coudes osseux, le plissé d'une très longue tunique qui bouffe au dessus d'une ceinture, de longs pieds nus trouvant difficilement à se loger dans l'espace exigu.

Le cartouche orné en cuir découpé est rectangulaire, très classique avec ses huit enroulements. Il ne porte plus la date, l'inscription, la devise,  les armoiries ou peut-être le symbole religieux qui devait y figurer.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N3 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N3 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N4. Deux anges tenant un cuir découpé complexe, entre deux cornes d'abondance.

Nous retrouvons ici nos deux anges mais leurs manches sont agrémentées de lamelles. Ils tiennent le cuir selon un procédé familier au maître de Pleyben : des bandes de tissu (brisées partiellement à gauche) servent de sangles. Le cuir est ici complexe, et cette complexité délibérée est sans doute destinée à susciter, chez le spectateur, un trouble déstabilisant et un effet d'ironie. Un long rectangle à pattes ou oreilles enroulées laisse passer, par un orifice central, un fragment de guirlande dans une mandorle. 

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N4 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N4 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale : N3, N4, N5 et N6.

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Sablières N3, N4, N5 et N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablières N3, N4, N5 et N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N5 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N5 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N6. Masque crachant des bandes à enroulement.

Le masque libère de sa bouche deux bandeaux, auxquels sont fixées des courges. Ces bandeaux informes se transforment en rubans, martelés régulièrement de traits (un procédé très fréquent), dotés de bords rabattus, tournant sur eux-mêmes avant de se diviser en deux boucles enroulées, tout en laissant échapper des bandes accessoires. 

La frise inférieure déroule une succession de feuilles sagittées, de courges ou poires, et de volutes autour du masque d'un garçonnet joufflu.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N6 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N6 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N7. Masque léonin présenté par deux femmes.

L'artiste ne saurait mieux s'amuser de nos attentes pour les déjouer. Reprenant le motif des deux anges tenant un cartouche, il défait le cartouche et le transforme un en enchevêtrement de rubans crachés par le monstre central. Les anges deviennent des jeunes femmes, peut-être, car leur aspect androgyne ne nous permet pas d'y voir avec certitude des Allégories. Le si classique masque de lion est métamorphosé en un improbable animal, dont la crinière est faite, comme dans un tableau d'Arcimboldo, de spires de rubans, et ses oreilles, de cornets. Les bandes d'enroulement s'ingénient à singer, derrière ces dames, l'éventail d'une aile.

Je peux même me demander si le sculpteur ne se moque pas du fameux motif des hermines passant dans le tunnel des spires de phylactères — un motif emblématique des ducs de Bretagne — en demandant à ces deux jeunes femmes de se prêter à leur tour à ce jeu.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

 

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Nous n'oublierons pas d'observer la frise inférieure, où se poursuit  la farandole des fruits et des légumes, des feuilles et des rubans à enroulement cachant des drôles aux oreilles en rubans, juste interrompue par un cartouche  traversé en trompe l'œil par un lacet.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N7 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N7 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N8. Masque crachant des feuillages

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles, et des branches, et puis voici un masque vomissant ces productions printanières. 

 La figure du masque, de ses rinceaux, d'une trompe coiffée d'un fruit, se dédouble  en deux parties spéculaires, puis le motif suivant est un oiseau, la patte posée sur une tête de serpent. Aux extrémités, un aigle à droite, et un masque de profil à gauche.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N8 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N8 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N9. Masque crachant des feuillages.

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Ce n'est pas, tant s'en faut, la copie de la pièce précédente, c'est sa parodie. Tout d'abord, le maître du ciseau à bois s'amuse de notre attente de la symétrie pour la tromper. Plus de reproduction en miroir de la droite par la gauche, mais au contraire des inversions, du haut vers le bas et de la droite vers la gauche. L'essentiel, c'est de produire à profusion des lignes serpentines, à courbe et contre-courbe. Mais les ailes des oiseaux précédents se métamorphosent en échines de monstre, ou en coquilles.

Au centre, le masque, coiffé d'un mouchoir, fait les gros yeux.

Dans la frise inférieure, un ange bat des ailes. Délicieux parce que parfaitement déplacé ici.

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Sablière N9 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N9 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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J'ai tenté de montrer par ce schéma les infernales  inversions de symétrie.  

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Sablière N9 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N9 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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N10. Un Jugement dernier (Seconde Parousie).

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Nous quittons la nef pour atteindre le chœur, ses retables, ses statues et ses ors. Cette rupture spatiale s'accompagne d'une rupture iconographique, puisque le répertoire bellifontain s'interrompt au profit d'une scène religieuse. 

 

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Cinq personnages se succèdent. Les trois premiers (deux hommes et une femme) lèvent la main et se redressent, nus dans leur suaire. C'est la Résurrection des morts. Puis vient un ange soufflant dans la trompe du Jugement. Enfin, un personnage, de face, et vêtu d'une aube, lève les bras. J'y vois un ange proclamant sur terre le temps du Jugement : un héraut de la Résurrection.

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Sablière N10 du coté nord  de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Sablière N10 du coté nord de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le blochet du chœur. Un prophète.

Parce qu'il tient un phylactère qu'il désigne de l'index, qu'il est barbu, qu'il est coiffé d'un bonnet turriforme de l'ancien temps, j'y vois un Prophète, Isaïe par exemple. C'est vous qui voyez.

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Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vue générale de l'angle nord du chœur  de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue générale de l'angle nord du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Blochet gauche du chœur de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Du coté sud, en vis à vis de la sablière N10, la pièce S10 poursuit le thème du Jugement dernier.

Ce sera pour l'article suivant.

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SOURCES ET LIENS.

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1°) Les cartouches et cuirs découpés.

 

 

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), Le premier volume des plus excellents bastiments de France : Le Louvre, Vincennes, Chambord, château de Madrid (Philibert Delorme 1548-1559), Covussi, Folambray, Montargis, La Muette, Saint-Germain, Creil, Vallery, Verneuil, Ancy-le-Franc, Gaillon, Manne.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k10411354/f45.image

Le second volume : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3137097/f12.image

Blois, Amboise, Fontainebleau, Villiers, Charleval, Les Tuileries, St-Mort, Chenonceau, Chantilly, Anet, Ecouen, Challueau, Dampierre, Beauregard, Bury.

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques), s.d, Termes et cariatides, 

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-4R85BIndex.asp

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1542 et 1545] Grands cartouches,  [20] pl., Eau forte ; 38 cm [S.l.], [s.n.] 2 suites sans titre ni inscription. 7 des 20 planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées vers 1542-1543.

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1807/?offset=#page=5&viewer=picture

ANDROUET DU CERCEAU (Jacques) (1510?-1585?), [Entre 1545 et 1547] Petits cartouches de Fontainebleau,  [31] pl., Eau forte ; 26 cm, [S.l.], [s.n.]Suite sans titre d'ornements inspirés par l'art de Fontainebleau et destinés à servir de modèles. Certaines planches reprennent des compositions de Fantuzzi connues par des estampes publiées entre 1542 et 1545 ; D'autres figurent déjà dans la première ou la seconde suite des grands compartiments

http://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/1801/?offset=#page=5&viewer=picture

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb40564725t

— AUCLAIR ( Valérie), 2007, . L'invention décorative de la galerie François Ier au château de Fontainebleau. In: Seizième Siècle, N°3, 2007. pp. 9-35; doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2007.917 https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2007_num_3_1_917

 

DIETTERLIN (Wendel), 1598, Architectura, Nuremberg.

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

FLORIS (Cornelis II de Vriendt ,dit) 1556, Veelderley Veranderinghe van grottisen  avec HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

https://collections.vam.ac.uk/item/O977184/veelderley-veranderinghe-van-grotissen-ende-engraving-floris-cornelis-ii/

https://www.nationalgalleries.org/art-and-artists/60572/plate-veelderley-veranderinhe-van-grottissen-ende-compartimenten-design-fantastic-fountain-published

 

FLORIS (Cornelis), 1557, Veelderley Niewe Inuentien,  HIERONYMUS COCK (graveur et éditeur) 

VREDEMAN DE VRIES (Hans), 1557 Architectura ou batiments prins de Vitruve, Anvers,  

http://architectura.cesr.univ-tours.fr/Traite/Images/INHA-Res207Index.asp

— Ecole de Fontainbleau:

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Fontainebleau

— Cuir auriculaire :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuir_d%C3%A9coup%C3%A9

— Sur les ornemanistes

http://www.meublepeint.com/delaune_etienne.htm

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2°) Sur les sablières :

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : ET thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes 2 en 1997. 

3°) Sur Bodilis.

 

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— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

 

 

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 11:12

Zoonymie des Odonates. Le nom du genre Somatochlora, Sélys-Longchamps 1871.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 


 

 

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Résumé:

— Somatochlora, Selys-Longchamps, 1871,   Bull. Acad. r. Belg., (2) 31: 279. Du grec sôma = le corps et khlôros = vert : "qui a le corps vert". En 1840, Charpentier avait nommé ce genre Chlorosoma, même sens, mais le nom était déjà utilisé pour un genre de reptile (Wagler, 1830), et  Sélys a du le modifier.

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I.PUBLICATION ORIGINALE. SOMATOCHLORA, SÉLYS-LONGCHAMPS, 1871.

Sélys-Longchamps, Bull. Acad. r. Belg., (2) 31: 279.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/28089#page/289/mode/1up

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Zoonymie des Odonates. Le nom du genre Somatochlora, Sélys-Longchamps 1871.

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II. ÉTUDE DU NOM.

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Du grec sôma = le corps et khlôros = vert : "qui a le corps vert". En 1840, Charpentier avait nommé son sous-genre Chlorosoma, même sens, mais il était déjà utilisé pour un genre de reptile (Wagler, 1830), et de Sélys a du le modifier, comme il l'indique en note de bas de page. Charpentier y plaçait C. aenea, C. metallica et C flavomaculatum. De Sélys y plaçait 19 espèces mondiales dont, en Europe, S. metallica ou Cordochlorulie métallique, S. flavomaculata ou Cordulie à taches jaunes,  S. arctica ou Chlorocordulie arctique, S. alpestris ou Chlorocordulie alpestre.

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Les sous-genres de Charpentier 1840

 

Précigout & Prud'homme, Libellules de Poitou-Charentes.

"Somatochlora du grec sôma = le corps et khlôros = vert. "

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Dragonpix :

"Somatochlora: Selys, 1871 from Grk. σῶμα (stem: σωματ-) = body + χλωρός = green"

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Antonio & Végliante :

"Somatochlora - σομα, τοσ = corpo + χλορ∫σ, α, ον = verde. Per la colorazione dominante del corpo."

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Fliedner :

 

"Somatochlora [gr. sōmat* - Körper; chlōros - grün] verweist auf die charakteristische Farbe der Arten, die Charpentier kannte, als er sein Genus Chlorosoma vorschlug. Da dieser Name präokkupiert war, änderte Selys (1871: 45) ihn in die heutige Form um."

Traduction : "Somatochlora,  [du grec  Sōmat * "corps" et, chlōros - "vert"] fait référence à la couleur caractéristique de l'espèce que Charpentier connaissait quand il a proposé pour son  son genre le nom Chlorosoma." Puisque ce nom était préoccupé, Selys  le changea en la forme que nous connaissons aujourd'hui.

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IV ILLUSTRATIONS.

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Somatochlora arctica, Lucas, 1900, http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12709

Somatochlora arctica, Lucas, 1900, http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12709

Somatochlora metallica, in Lucas, 1900. http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/list/thumbnails?taxon_id=50553

Somatochlora metallica, in Lucas, 1900. http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/list/thumbnails?taxon_id=50553

Libellula metallica, Charpentier 1840, numérisation Google

Libellula metallica, Charpentier 1840, numérisation Google

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SOURCES ET LIENS.

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— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

 

— CHARPENTIER(Toussaint von) , 1840, Libellulinae  europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages. https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s.

— HISTOIR'NAT.

http://www.deliry.com/index.php?title=Odonata

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Published by jean-yves cordier
7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 11:10

Les sablières de l'église de Bodilis. II. S5. L'attelage fantastique du coté sud (anonyme, 1567-1576).

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Sur les sablières de Bodilis, voir :

 

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Voir aussi les cinq autre scènes de labour à la charrue des sablières de Bretagne : celles de La Martyre, de La Roche-Maurice, celle du Tréhou, celle de Sainte-Marie-du Ménez-Hom et de Pleyben. 

 

 

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

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PRÉSENTATION.

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567, et le 6ème celle de 1576. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits, ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

Selon ce procédé, la scène des semailles et du labour occupe la sablière N5, au nord de la nef, entre le quatrième entrait et le blochet nord, et en vis à vis et donc au sud, en S5,  un autre attelage, tirant des tonneaux, lui répond.  C'est à ce dernier que je consacre cet article.

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 Numérotation des sablières de la charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Numérotation des sablières de la charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La sablière S5 répond par symétrie à la scène de semailles et labour N5 car on y voit un attelage, tiré par trois animaux, qui semblent menés par un guide. Mais vous n'y trouverez ni laboureur ni charrue, et ni semeur.

Les différentes sautent au yeux avec autant de vivacité que les ressemblances. La charrette — réduite à un support sans ridelles entre deux roues à sept rayons — porte deux tonneaux, sans doute remplis de vin. Elle est tirée par trois animaux sauvages et fantastiques. Elle n'est conduite  ni par un cocher, ni par un conducteur qui, à pied, mènerait l'attelage de son fouet. Et l'homme qui, en tête, donne la direction, ne tient pas les guides.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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La charrette, disais-je, est un simple assemblage de madriers posés entre deux roues. Ses deux bras incurvés rentrent dans les boucles d'une dossière. Sur le dos de l'animal tracteur, cette dossière est renforcée par deux arceaux ( à boucle supérieure), qui semblent soutenir aussi les bras du brancart, et qui forment à eux deux comme une bâtière. Ce dispositif était celui du premier cheval de l'attelage de N5.

Il n'y a par contre ni collier d'épaule, ni harnachement, ni rènes.

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Sur le harnachement et les attelages à l'époque médiévale, voir Bardoneschi, et BnF fr. 1538 f.32r

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La surprise est de découvrir que c'est une licorne qui est attelée ici. De l'Unicorne, elle possède les caractéristiques fabuleuses décrites dans le Physiologus, non seulement sa corne frontale, mais sa barbiche de bouc, et ses sabots de chèvre.

Sur les licornes en général, voir :

L'Annonciation à la Licorne, ou Chasse mystique de Martin Schongauer (v.1480).

Le vitrail de l'Arbre de Jessé de la cathédrale de Sens, II : la Vierge et la Licorne.

 

Sur les licornes des sablières, voir :

Les sablières, les blochets et les statues de l'église de Le Tréhou. I.

Les sablières de la nef centrale de l'église Notre-Dame de Grâces (22).

Les sablières de la chapelle Notre-Dame-du-Tertre à Châtelaudren.

L'église de Guengat II : Statues, sablières et inscriptions.

 

 

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Les bras, anormalement longs, du brancard se prolongent pour être soutenus par la dossière d'un deuxième animal. Cette dossière, à sous-ventrière, maintient aussi une sellette de fourrure, mais dont l'interprétation est difficile.

En effet, cette sorte de crinière dorsale se poursuit vers le haut en un buste et une tête humaine. 

Enfin, le quadrupède a une tête de lion (de chien, de chameau), et des sabots bifides.

Comment interpréter cette composition ?

Soit il s'agit d'un animal fabuleux à tête humaine, comme le manticore. Ou bien comme le centaure. Mais dans les deux cas, le buste humain n'est pas greffé sur le dos, mais tient lieu de tête à l'animal.

Soit il s'agit d'un être humain qui apparaît en arrière-plan, un paysan qui accompagne l'attelage sur son coté droit. 

Soit ce buste est porté par l'animal, comme un trophée, fixé par la dossière.

Dans tous les cas, cette tête affronte la licorne. Il ne semble pas possible d'associer cet affrontement aux scènes de chasse à la licorne où celle-ci est attirée par une jeune vierge.

Si l'artiste, en se plaçant dans le domaine fantastique, libère son imagination, il a parfaitement "le droit" de créer à son grée ce que lui inspire sa créativité ludique et onirique et de nous le soumettre afin de susciter un effet de rupture avec le réel et une entrée dans le féerique. 

Selon une autre possibilité, déjà évoquée pour comprendre l'étrange  "labour" de N5, l'artiste illustrerait ici un proverbe, un récit légendaire ou une chanson, qui ne nous seraient pas parvenus.

Dernière hypothèse, le sculpteur créerait ici des portraits en rébus ou caricatures des paroissiens ou des commanditaires par des allusions à leur patronyme ou à leur surnoms. Je n'y crois guère.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le troisième animal est un lion, supportant les bras du brancard par une dossière incomplète. Du lion, il possède la crinière, la queue terminée par un fouet, les pattes velues, et la gueule.. léonine. 

Il lève la patte droite vers l'homme qui se trouve devant lui, et ce dernier se défend en levant sa massue.

Par sa tenue vestimentaire, par sa coiffure, par sa posture tournée vers l'arrière, il est très proche des deux personnages (le semeur et le guide d'avant) de la sablière N5. Il est même, par ses traits butés, le frère jumeau du guide des chevaux.

Le couple du lion et de la licorne affrontés est fréquent, mais nos trois animaux ne rentrent pas dans ce schéma

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Voici donc cette sablière S5 et son étrange charroi de barriques. Là encore, je ne trouve aucun auteur à s'être interroger avant moi sur sa signification. Sauf l'auteur anonyme de l'APEVE, qui écrit à propos de N5 et S5 ceci :

"Sur une sablière sculptée en haut relief, trois imposants chevaux de trait tirent une charrue à roue que conduit un laboureur. Devant l’attelage, un homme sème des céréales. Cette poutre rappelle la vocation agricole de la terre léonarde, l’arrivée précoce des innovations techniques dans la contrée et la richesse des laboureurs. Peut-être fut-elle commandée par l’un d’eux. L’artiste se joue des contraintes liées au type de support. Les chevaux sont bien proportionnés et les hommes semblent plus courbés par l’âpreté du labeur que par l’exiguïté de la poutre.

Face à cette corniche, un homme conduit un curieux attelage formé d’un lion, d’une licorne et d’un animal difficilement identifiable. Ils tirent une charrette chargée de grandes barriques. Celles-ci évoquent les quantités de vin parfois importantes que commandait la fabrique en vue de rassemblements paroissiaux.

On peut aussi imaginer que ces deux poutres forment un ensemble, allégorie du pain et du vin de l’Eucharistie, « fruits de la vigne et du travail des hommes »." (APEVE)

 L'interprétation naturaliste ou réaliste qui se propose le plus facilement à nous, et qui y voit à gauche le travail de semailles et de labours de cette paroisse agricole du Léon consacrée à la culture et la vente des toiles, et à droite le transport de tonneaux de vin rappelant le rôle de Landerneau et de Roscoff dans le commerce maritime des vins d'Espagne et de Bordeaux vers le Nord, ne résiste pas à l'examen attentif des sculptures. 

En définitive, je place cet attelage fantastique dans le cadre des drôleries et les grimaces que les artistes sculpteurs savent créer, en partant d'un répertoire ou des catalogues pour imaginer des œuvres pleines d'audace et de fantaisie. Loin de s'autoriser des écarts ou des libertés personnelles, ils répondent ainsi aux attentes des commanditaires. Le contrat des stalles de la cathédrale de Tréguier en témoigne clairement. 

Il me reste à dire que ces deux scènes figuratives N5 et S5 sont entourées d'éléments inspirés de l'ornementation de Fontainebleau et qui relèvent du style du Maître de Pleyben (cf. articles suivants). Seul en témoigne, de façon minimale, ici, la frise inférieure de feuillages bagués deux à deux.

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Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

Sablière S5 de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

http://www.apeve.net/spip/spip.php?article127

COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997. 

BARDONESCHI (Floriana ),2015, « Les images du cheval attelé au travail dans les campagnes : réalités anatomique et morphologique et construction artistique à travers les enluminures (Europe, XIIe-XVIe siècle) », In Situ [En ligne], 27 | 2015, mis en ligne le 02 novembre 2015, consulté le 04 avril 2018. URL : http://journals.openedition.org/insitu/12073 ; DOI : 10.4000/insitu.12073

LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 20:40

Zoonymie des Odonates : le nom du genre Oxygastra Sélys-Longchamps, 1870.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, Patronymie,  ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 


 

 

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Résumé:

Oxygastra, Selys-Longchamps,  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14 page v.

Du grec oxys, " fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. OXYGASTRA, SÉLYS-LONGCHAMPS 1870.

 

Oxygastra, Sélys-Longchamps,  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14. C.R. page v.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

"2° Sous-genre : Oxygastra, Sélys. — Cordulia (pars) Auct. 
Tous les triangles libres. Le discoïdal des supérieures à côtés presque égaux ; celui des inférieures court. Secteurs de l'arculus naissant séparés aux quatre ailes. Le 10ème segment abdominal des mâles prolongé en une pointe longue penchée en bas. "

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/44639#page/143/mode/1up

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ÉTUDE DU NOM OXYGASTRA.

Du grec oxys, "étroit, fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

Sur le même suffixe oxys, aigu, pointu, acide,  voir l'Oxyrhinque, mais aussi Oxygène, Oxyde, Oxydase, Dioxyde, Protoxyde, Hydroxyle, Oxyure (Nématodes dont l'arrière du corps est pointu),

 Oxime ; Oxymore, Paroxysme ; Oxalique, Oxalis, Oxamide, Anoxie ; Amphioxus, Désoxyribose, Désoxyribonucléique. Oxyton (mot dont l'accent est placé sur la dernière syllabe)

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Précigout & Prud'homme, Libellules de Poitou-Charentes.

"Oxygastra de oxys (gr) = étroit, fin, aigu, pointu et gaster (gr) = ventre : du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de la présence d’une carène aiguë sur le 10° segment abdominal du mâle"  

Dragonpix :

"Oxygastra: Selys, 1870. Latinized feminine form from Grk. ὀξύς = sharp, pointed + -γαστρος = -bellied : for the male's elongated, downward-pointed abdominal segment 10"

Antonio & Végliante :

"Oxygastra - οξυσ, οξεϕα, οξυ = aguzzo, appuntito + γαστηρ, γαστροσ = ventre. Per la forma del ventre"

 

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III. RÉCEPTION.

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The World Catalogue of Odonata, Heinrik Steinmann 2010 page 285. 

Zoonymie des Odonates : le nom du genre Oxygastra Sélys, 1870

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SOURCES ET LIENS.

 

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo


 

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 22:18

Les sablières de l'église de Bodilis. I. La scène des semailles et du labour (anonyme, 1567).

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Voir aussi les cinq autre scènes de labour à la charrue des sablières de Bretagne : celles de La Martyre, de La Roche-Maurice, celle du Tréhou, celle de Sainte-Marie-du Ménez-Hom et de Pleyben. 

 

 

 

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Vous pourrez lire aussi, sur le sujet des sablières de Bretagne, les articles suivants :

 

 

 

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PRÉSENTATION.

"Du type à nef obscure, l'édifice de 6 travées a ses grandes arcades pénétrant directement dans les piliers. A l'exception de la petite chapelle Notre-Dame, à gauche du choeur, voûtée sur ogives, il est entièrement couvert par un lambris dont les sablières, entraits et têtes des blochets, sont très finement sculptés. On retrouve notamment sur les premières une scène de labourage semblable à celle de Sainte-Marie du Menez-Hom et une scène d'ivrognerie également visible à Saint-Thomas de Landerneau." (Couffon & Le Bars)

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"Il y a encore dans l'église de Bodilis d'autres détails qui méritent l'attention des archéologues, ce sont les sculptures très riches et très variées qui couvrent les poutres apparentes et les sablières ou corniches ; elles reproduisent des motifs d'ornementation, des monstres, des serpents, des griffons, puis des scènes de la vie journalière à la campagne, des attelages traînant des charrettes, des labourages à la charrue, des convois funèbres, etc., tout cela sculpté avec verve et entrain. Une corniche à l'intérieur de la sacristie haute porte cette inscription : F : IURA HERGOVARCH : FABRIQUE : 1687 ." (J.M. Abgrall, 1903)

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La charpente a été restaurée entre 2000 et 2002, notamment par Thierry Laudren :

 "La restauration de la charpente (2000-2002) permet aujourd'hui de découvrir la richesse extraordinaire des multiples sculptures des sablières - " les plus remarquables par le nombre et la variété des sujets représentés " (3) - des entraits à engoulants, des blochets, des culots de poinçon (diverses pièces de bois constituant une charpente). Scènes mythologiques et bibliques, sujets profanes et sacrés s'y entremêlent étrangement. Licornes et lions tirent des attelages, des gueules béantes s'apprêtent à dévorer des hommes et des femmes aux pieds de bouc, des anges portent les instruments de la passion ou les plaies du Christ, la Vierge Marie, enceinte de Jésus, rend visite à Elisabeth, bientôt mère de Jean-Baptiste, etc…" (APEVE)

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"Cette Renaissance foisonnante se retrouve à l'intérieur de l'église, où les charpentiers se sont donnés à cœur joie sur plus de 100 mètres de sablières, 14 poutres et 20 blochets extraordinairement fouillés, dans une inspiration religieuse, mythologique et profane." Jacky Questel

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L'atelier du Maître de Pleyben ?

"Plusieurs sanctuaires semblent avoir été sensibles au rayonnement de Pleyben. Les sablières de l'église de Bodilis, décorées au XVI et et XVIIe siècle, se distinguent par la prédominance des thèmes religieux dont certains s'apparentent à ceux de notre sculpteur [le Maître de Pleyben, actif en ce lieu, mais aussi à Kerjean, Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, Roscoff [?] et Saint-Divy vers 1570 et 1580]." (S. Duhem)

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VUE GÉNÉRALE.

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La nef est divisée par 8 entraits (ces poutres qui la traversent), et, entre le  4ème et le 5ème entrait, par deux blochets. Le 4ème entrait porte en son milieu la date 1567. J'ai numéroté les sablières (ces pièces de bois formant corniche, entre deux entraits ou un entrait et un blochet) de N1 à N10 au nord de la nef vers le chœur, et, bien-sûr, de S1 à S10 au sud de la nef, dans le même sens.

Selon ce procédé, la scène du labour occupe la sablière N5, au nord de la nef, entre le quatrième entrait et le blochet nord. C'est donc une place centrale. Observons d'emblée que la sablière S5, en vis à vis, est sculptée également d'un attelage à trois animaux, un décor énigmatique mais dont le labour de N5 ne peut être trop facilement séparé.

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Cette scène est composée par un laboureur, qui conduit une charrue à deux roues. La charrue est tractée par un attelage à trois chevaux (du moins à première vue) guidés par un homme qui tient les rênes de l'animal de tête.  Devant cet attelage, un paysan sème des graines. Un aimable mais vigoureux tableau campagnard, une Bucolique célébrant la vertu des travaux de la terre. Travaillez, prenez de la peine, le Royaume des Cieux est à vous !

À  première vue.

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Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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I. LE SEMEUR.

Il est plié en deux (hauteur de la corniche oblige), les jambes progressant vers la gauche tandis que le tronc s'oriente de profil pour semer le grain de coté, et que la tête et les yeux se retournent en arrière et en haut pour observer ceux qui le suivent. C'est une très belle posture en torsion, souvent utilisée pour représenter saint Christophe. Il me semble être tête nue, et sa chevelure laisse échapper du capuchon deux rouleaux à hauteur des oreilles.  Il est barbu, ses pommettes sont saillantes, ses traits sont forts. Il porte une culotte  moulante, descendant jusqu'au dessus des genoux, et des chausses si serrées qu'on n'en voit pas les détails.  Une veste aux pans croisés complète cette tenue ; les manches en sont relevées.

Ses graines, de grosse taille, sont réunies dans une poche de tissu  tenue dans le poing gauche. 

La consultation des exemples iconographiques de semeurs sur le site Enluminures.fr fournit 68 réponses, la plupart pour illustrer le mois de septembre (parfois octobre ou novembre) des calendriers, d'Heures ou d'autres ouvrages entre le XIIIe siècle et la première moitié du XVIe siècle. Beaucoup de semeurs ont placé le grain dans la poche d'un tablier blanc noué autour du cou comme une grande serviette. Beaucoup, mais non tous, ont la tête couverte d'un chapeau. Beaucoup se tiennent bien droit, absorbés par leur tâche,  le regard dirigé vers l'avant. La stéréotypie du personnage le transforme en un équivalent de signe zodiacal de septembre-octobre. 

Aucun n'adopte la torsion à 180 ° de notre personnage, et aucun ne précède, dieu merci,  un attelage labourant la terre qui vient d'être semée, alors qu'il faudrait herser.

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On aura remarqué le crochetage du pied gauche par celui, également gauche et postérieur, du paysan placé derrière lui. À eux deux, se tournant le dos, ils forment un couple chorégraphique bien insolite parmi les sillons. 

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Sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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II. LE GUIDE D'ATTELAGE.

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Ce jeune et  robuste gaillard — peut-être le Grand Valet du maître laboureur, ou le chef d'attelage— tient la bride du cheval de tête.  Les guides  rejoignent  le mors,  les montants (sans œillères) et les frontales. 

Il y a deux façons de mener un attelage, soit le menage à la tête, comme ici, soit le menage aux guides et au fouet.  

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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III. L'ATTELAGE À TROIS CHEVAUX.

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le premier  cheval est équipé d'un collier d'épaule, de traction, relié à une sangle qui longe ses flancs jusqu'à son train. 

Il semble fort agité : il lève la tête, ses oreilles pointent et sa queue est dressée. Que se passe-t-il ?

Il ne semble pas solidaire de l'attelage, puisqu'aucune sangle ne l'y relie.

Plus intrigant encore, le cheval qui est en arrière-plan, à demi masqué, ne porte aucun harnachement. Il semble plus docile.

La logique que je m'étais construit, qu'un équipage de trois chevaux attelés à la même charrue, vient de voler en éclat. 

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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Le dernier cheval reçoit le brancard de la charrue sous la forme de deux bâts (apparemment en fer forgé torsadé au milieu).

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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IV. LA CHARRUE MENÉE PAR LE LABOUREUR.

 

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Je comparerai cette charrue à celle donnée en illustration par F. Bardoneschi selon Les Heures Rostchild (vers 1500) :

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Scène de labours avec une paire de chevaux. Reproduction d’après l’enluminure originale : Londres, BL, ms. add. 35313, f°5 v°. Heures à l’usage de Rome (The London Rothschild Hours ou Hours of Joanna I of Castile), Flandre, Gand/Bruges, maître de Jacques IV d’Écosse et son atelier (décoration), vers 1500. Calendrier, mois de septembre.

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Plan d'une charrue médiévale (Document INSHEA-SDADV-2006/2007)

 

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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LE LABOUREUR.

Le paysan a fort à faire pour tenir les deux mancherons tout en maniant le manche du coutre, ou une autre poignée, de la main droite. 

Il est coiffé d'un chaperon, et vêtu comme les deux hommes précédents. Son regard est étrange, c'est un peu celui d'un aveugle. Est-il en train de perdre le contrôle de l'attelage ? 

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Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Le labour, sablière N5, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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V. LE BLOCHET. SAINT JEAN ?.

Cet homme, imberbe, vêtu d'une longue robe, et tenant un phylactère, est-il saint Jean (l'évangéliste, bien-sûr), comme je le suggère ?.

Par la finesse de sa silhouette, ses longs doigts, son visage gracile, il m'évoque les blochets du Maître de Pleyben, ceux de Kerjean par exemple.

À Pleyben, le laboureur regarde franchement en arrière et en haut vers le blochet, faisant ainsi preuve d'une distraction coupable dans la conduite de l'attelage. Ce n'est pas tout a à fait le cas ici, mais lorsque je regarde le laboureur au pied du blochet, je m'interroge.

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Blochet nord, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile  août 2017.

Blochet nord, charpente de la nef de l'église de Bodilis. Photographie lavieb-aile août 2017.

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DISCUSSION.

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La tendance spontanée est de voir ici un désir des membres de la fabrique paroissiale (le plus souvent choisis parmi les plus aisés et les plus généreux des propriétaires terriens de la trève) de mettre en valeur leur activité et leur profession agricole. Une scène naturaliste. 

"Les charpentiers semblent avoir été particulièrement sensibles aux activités agricoles et à l'image du paysan affairé dans son champ. Ce qui n'apparaît pas singulier si l'on considère la place de cette activité dans la vie des populations sous l'Ancien Régime. L'agriculture est la pierre d'angle de cette économie fondamentalement rurale. À la veille de la révolution, précise L. Élégoët, l'agriculture occupe plus de 75% de la population de la zone toilière. La culture des céréales – froment, avoine, seigle, mil et sarrasin – assure une place importante de la production vivrière. Les scènes de labours représentées sur quelques sablières attestent l'utilisation de la charrue à roue au XVIe siècle, un détail, selon A. Croix, qui « (…) place la Bretagne au premier rang des provinces développées ». Les sablières de La Martyre, de La Roche-Maurice, de Bodilis, de Pleyben, et du Tréhou donnent des indications précises sur la conception de ces instruments. Plusieurs sculpteurs ont réalisés ces images, dans des styles très différents, mais toutes sont représentées avec force précisions : la charrue du Tréhou est vue à la fois de profil et de face, par exemple.Ce détail est révélateur du souci des artisans d'être fidèle aux modèles reproduits, ce qui garantit une certaine authenticité des images.

Par delà ces clichés « photographiques » d'épisodes de la vie agricole courante, on mesure le poids d'une réalisation économique locale. Le Léon est une région agricole prospère, et plus encore une grande zone d'élevage et la première région exportatrice de chevaux, avec le Trégor, au XVIIe siècle. Les représentations de bœufs attelés et de chevaux sur les charpentes apparaissent à plusieurs reprises sur les sablières léonardes. Les animaux sont non seulement utilisés pour les labours, par deux, voire par quatre, ils conduisent également le chariot du cortège funèbre et participent au transport des fûts, à la Roche-Maurice et à Pencran." (S. Duhem)

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Pourtant, le rapprochement (incontournable) des cinq scènes de labour sculptées sur sablières, oblige à s'interroger, puisque trois de ces scènes montrent des accidents, peut-être par la faute du conducteur, peut-être par l'emballement des animaux de traits, concernant les guides de coté ou d'avant. 

La Roche-Maurice (vers 1560). Un laboureur, charrue à roues, quatre chevaux 2x2, un guide d'avant. Pas d'accident.

Pleyben (vers 1571) : un laboureur (regardant en arrière et en haut), un guide d'arrière, charrue à roues, 3 chevaux 2 puis 1 en pointe, une victime écrasée par la roue droite. 

http://www.lavieb-aile.com/2017/07/la-charpente-sculptee-de-l-eglise-de-pleyben-vers-1571-par-le-maitre-de-pleyben-le-choeur-et-la-fin-de-la-nef.sablieres-blochets-et

Sainte-Marie-du-Ménez-Hom (vers 1575) : Un laboureur, un guide d'arrière,  charrue à roues, quatre chevaux 2x2, un faucheur à l'avant, une victime entre les deux groupes de chevaux. Punition lors de la Fuite en Égypte , selon une hypothèse locale  qui me semble peu étayée.

http://www.lavieb-aile.com/2017/07/la-charpente-sculptee-du-collateral-nord-de-la-chapelle-sainte-marie-du-menez-hom-en-plomodiern-par-le-maitre-de-pleyben-vers-1575.h

— Le Tréhou (entre 1555 et 1610). Un semeur sur la pièce de bois voisine. Un laboureur, une charrue à roue, quatre bœufs 2x2, un animal monstrueux en pointe, écrasant ou renversant le guide d'avant.

— La Martyre (vers 1560). Un laboureur (regardant ailleurs), une charrue à roue, deux chevaux en couple, quatre bœufs accouplés deux à deux, un guide d'avant tenant les guides et levant son fouet. Pas d'accident (mais le guide d'avant est très incliné en arrière).

http://www.lavieb-aile.com/2016/12/l-eglise-saint-salomon-de-la-martyre-vi-les-sablieres.html

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D'autre part, l'analyse de la sablière N5 de Bodilis révèle de nombreuses incongruités : semeur précédant un labourage, et se retournant vers l'arrière. Cheval de pointe non relié à l'attelage. Deuxième cheval non harnaché. Regard bizarre et détourné du conducteur de la charrue.

Enfin, la sablière N5 est située en vis à vis de la sablière S5, qui est, quant à elle, d'un registre franchement fantastique avec son attelage tiré par une licorne, un lion, et une troisième bête qui ne vaut guère mieux.

Curieusement, cette énigme n'a pas stimulé les esprits, puisque depuis le travail de S. Duhem, qui date tout de même de plus de vingt ans, personne n'a exposé ses observations ou ses cogitations.

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Ma réflexion provisoire.

J'ai abandonné la piste naturaliste, champêtre et paysanne. Comme Dali  jadis devant l'Angélus de Millet, je subodore "le mythe tragique"  caché derrière ces saynètes rurales.

Les cinq Labours sont-elles les cinq versions d'une même histoire, d'un dramatique fait-divers ayant marqué les esprits dans les campagnes toilières du Léon ? À Bodilis et à La Roche-Maurice, l'artiste se serait dispensé de représenter le malheureux guide d'attelage écrasé sous la charrue, et aurait donné un tableau fonctionnant comme un rappel plus sobre.

Sont-ils l'illustration, par un exemple bien adapté à ces paroissiens, du danger de la mort accidentelle, pour les inciter à la vigilance? L'un des points communs semble être la distraction du conducteur. 

Ou ces cinq sablières finistériennes seraient-elles les images d'un proverbe, d'une expression proverbiale, d'un conte ou d'une gwerz (les gwerziou sont des chants bas-bretons tristes, parfois construits autour d'un événement local) qui n'auraient pas été collectés et ne nous seraient pas parvenus, tout en étant parfaitement compris à l'époque ?

 

Comme je suis convaincu qu'il ne faut pas considérer un fragment d' œuvre  (une pièce de sablière) isolément du programme iconographique total; il me reste à présenter les autres éléments sculptés de cette charpente, dont certains sont tout aussi passionnants que celui-ci. 

 

(J'ai encore à mettre en ligne mes images des "labours" de La Roche -Maurice et du Tréhou, pour disposer d'une série complète). 

À suivre. 

 

Sablière (1560)  du bas-coté nord , église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Sablière (1560) du bas-coté nord , église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Chanoines Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1903,  "[Notices sur les paroisses] Bodilis", Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie, Quimper, 3e année, 1903, p. 192-208.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k109982z/f180.image

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1903.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf_notices/bodilis.pdf

— APEVE, Association pour la promotion des enclos paroissiaux de la vallée de l'Elorn

http://www.bodilis.org/patrimoineetsites.php

— COUFFON (René), 1958,  Notre-Dame de Bodilis. In: Bulletin Monumental, tome 116, n°2, année 1958. pp. 121-133; doi : 10.3406/bulmo.1958.3832 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

— COUFFON  (René), LE BARS (Alfred)  1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, : paroisse de Bodilis,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, 

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/fdf52c93c4ad292cf14cbf5068677c87.pdf

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ; préf. d'Alain Croix, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997. 

— BARDONESCHI (Floriana ),2015, « Les images du cheval attelé au travail dans les campagnes : réalités anatomique et morphologique et construction artistique à travers les enluminures (Europe, XIIe-XVIe siècle) », In Situ [En ligne], 27 | 2015, mis en ligne le 02 novembre 2015, consulté le 04 avril 2018. URL : http://journals.openedition.org/insitu/12073 ; DOI : 10.4000/insitu.12073

— LAUDREN (Thierry), dossier photo de son travail de restauration de la charpente

https://www.thierrylaudren.fr/pages/monuments-historiques.html

http://thierrylaudren.pagesperso-orange.fr/monumentshistoriq2.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières
31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 21:28

Les vitraux de Moncontour. V. la verrière de la Vie de  saint Mathurin (vers 1500-1525).

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Sur les vitraux de Moncontour, voir :

 

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Sur les vitraux "du groupe rennais" du XVIe siècle, voir 

 

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Voir aussi :

  • La liste de mes 160 articles sur les vitraux.

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Pour tous les 1330 autres articles de ce blog utilisez l'onglet "rechercher".

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Pour la présentation générale de ces exceptionnels vitraux par un atelier rennais de cette période 1535-1540 pour l'église de Moncontour, voir  les articles sur la verrière de saint Yves (1537) et celle de sainte Barbe (1538).

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Plan de l'église : ses vitraux du XVIe siècle.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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PRÉSENTATION GÉNÉRALE.

C'est une baie cintrée, divisée par un meneau en deux lancettes, et mesurant 4,20 m de haut et 1,40 m de large. Lors de la reconstruction du bas-coté nord, en 1891-1893, les panneaux anciens ont été photographiés puis déposés, restaurés et recomposés par l'atelier parisien d'Albert Bonnot. Ils ont été redistribués dans une baie nouvelle, dont le dessin est sans rapport avec celui de la baie originale et dans des encadrements d'architecture tous neufs" (d'après Gatouillat).

Son étude, d'abord un peu décevante car c'est la moins bien conservée des verrières anciennes, va s'avérer passionnante par la découverte de sa source : six bois gravés des éditions, entre 1500 et 1530, de la Vie historiée de saint Mathurin. Ce qui est rarissime.

 


"C'est le plus ancien vitrail de l'église. Si l'on s'en tenait au premier panneau, sur lequel le donateur Jacques de la Motte–Vauclerc paraît âgé de vingt à vingt cinq ans ; il pourrait être daté avec certitude des premières années du XVIème siècle. Malheureusement, la tête a été refaite et les costumes indiquent que c'est plutôt aux environs de 1520 qu'il faut en fixer l'exécution. Suivant M. Male, ce vitrail fut vraisemblablement inspiré par une image de piété populaire. De fait, si le trait en grisaille brune est assez net, le dessin est assez fruste et la composition grossière." (Couffon)

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Le vitrail ne comprend plus actuellement que huit panneaux dont les encadrements et les inscriptions sont modernes.  Les légendes modernes sont les suivantes : Lancette gauche : Saint Mathurin intercédez pour nous — Entendez nous — Soyez nous propice. Lancette droite : Saint Mathurin — Ecoutez nous — Priez pour nous — Suppliez pour nous.

 L'ordre primitif des panneaux a été modifié ; ils se lisent actuellement de haut en bas et de gauche à droite.

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 Saint Mathurin, patron de l'église, est invoqué à Moncontour contre la folie et comme protecteur des bêtes à cornes. Le remarquable site de Damien Jullemier recense 11 autres églises consacrées à ce saint en France, 1 basilique (à Larchant, Seine-et-Marne), 13 chapelles en Bretagne et 4 autres en France. Il ne faut pas oublier la statue conservée à Carolles (Manche), où le saint exorcise Théodora. C'est celle-ci qui m'appris que le saint exorciste était invoqué non seulement contre la folie, mais aussi contre le rabonnissement des mègères. Je relis ce que j'avais écrit lors de ma visite de l'église carollaise :

 

  "Ce "rabonnissement des mégères" a toujours fait notre bonheur. "Rabonir", c'est "bonifier, rendre meilleur", et le terme était plus souvent utilisé, comme par Balzac dans Eugénie Grandet, à propos du vin que les bonnes caves amélioraient, jusqu'à ce que Louis Réau, dans son Iconographie de l'art chrétien (1955) ne l'applique aux talents de saint Mathurin à l'égard des méchantes femmes. Quand aux "mégères", femmes acariâtres et méchantes, elles englobaient les mauvaises épouses, les belles-mères ou les belles-filles, ce qui laisse à penser que nombreux sont ceux qui souhaitaient invoquer le saint à l'intention d'une parente proche...

  On sait en général que Mathurin est natif de la commune de Larchant, et qu'après sa conversion au christianisme, il  fut ordonné prêtre par l'évêque Polycarpe. Il développa vite un don particulier pour chasser les démons des possédés et hystériques. Lorsqu'à Rome, tous les exorcistes s'avérèrent incapable de soigner  Théodora de sa folie, et que le démon lui-même, lors d'une séance, eut déclaré "Je ne sortirai point, si Mathurin le sénonais ne me chasse ; et c'est lui qui délivrera le peuple romain de la pestilence présente", on convoqua le saint. Il imposa les mains, fit avaler une cuillère d'huile, et Théodora fut guérie.

  Mais ce que l'on connaît moins, c'est Saint Pipe. Le compagnon de Mathurin, un simple diacre qui accéda à la sainteté après la mort du saint exorciste  pour avoir ramené le corps de son ami de Rome à Larchant. Lui-même mourût le 2 octobre 306. On ne le prie pas assez. "

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Premier panneau : Jacques de la Motte Vauclerc présenté par son patron saint Jacques le Majeur.

Composition très perturbée  et restaurée : tête du donateur restaurée, nombreux bouche-trous et pièces déplacées, partie droite "recousue".(Gatouillat)

" Sur un phylactère « Sancte Jacob deum pro me ora ». Panneau entièrement refait sauf la partie inférieure de l'armure du donateur." (Couffon
 

[Note : Jacques de la Motte était fils aîné de Jean de la Motte, sr. du Vauclerc et de Françoise du Perrier, fille de Jean du Perrier, sr. du Plessix Balisson, et de Jeanne de Quélen. Jean de la Motte, sr. du Vauclerc fut lui-même fils de Guyon de la Motte sr. de l'Orfeil puis du Vauclerc par héritage de son oncle Guy Bouetel, et de Louise de Montauban fille de Guillaume et de Bonne Visconti de Milan. Jacques de la Motte épousa Jeanne de Tréal, fille de Jean sr. de Tréal et de Marie des Rames. Il perd ses parents avant 1506 et fit le 17 septembre de cette dernière année partage de la succession de sa mère avec Jean de la Villeblanche. Acte dans lequel il est qualifié sr. de l'Orfeil et du Vauclerc. Il mourut le 9 avril 1531] (Couffon)

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Jacques de la Motte figure également comme donateur sur la maîtresse-vitre, ce qui témoigne de son importance. Mais, dans cette mosaïque confuse, la seule pièce signifiante est le verre rouge gravé de ses armoiries, de gueules engrêlée d'argent.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Deuxième panneau : Saint Mathurin convertit son père et sa mère.

"Au centre du panneau, le saint, nimbé, est vêtu d'une soutane violette. A gauche, son père, coiffé d'un casque d'or, porte une robe rouge à galons d'or et des chausses bleues. A droite, sa mère est en cotte verte, robe d'or et manteau rouge ; dans le fond débris épars." (Couffon)

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Détails.

1°) saint Mathurin tient un bâton incurvé en club, et élargi : tous ceux qui ont vu des enluminures ou peintures de l' Adoration des Bergers peuvent reconnaître l'outil des gardiens de troupeau, élargi en cuillère pour, dit-on, prendre des pelletées de terre et les lancer vers un animal. La tradition veut en effet que Mathurin, comme son ami Pipe, avait été berger. Sur ce vitrail, — et non sur les gravures — cette crosse pastorale va se retrouver, comme un véritable attribut du saint.

En réalité, notre Mathurin n'était pas plus gardien de troupeau que moi, mais cet attribut, comme la crosse épiscopale, est métaphorique de la fonction de berger des âmes à laquelle il fut appelé. C'est le père de Mazthurin, qui se prénommait Marin, qui eut un rêve prémonitoire, , comme le raconte la Légende Dorée de Jacques de Voragine : "Et laquelle le père dit ainsi "j'ai cette nuit vu en vision que notre fils Maturin était entré en une bergerie et lui bailla-t-on à garder grande multitude de brebis". 

2°) La cape de la mère du saint, surchargée de dorures, serrée par une ceinture d'étoffe bleue, courte et laissant dépasser une robe rouge, rappelle fortement la tenue vestimentaire de sainte Barbe de la baie 5, de la servante, ou de Salomé et d'Hérodiade de la baie 3, ce qui est un argument pour la contemporanéité de ces baies.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Troisième panneau : Les envoyés de l'empereur romain viennent à Larchant prier saint Mathurin d'aller à Rome délivrer la fille de l'empereur qui est possédée du démon.

"Au premier plan, le saint, dont la tête a été refaite, est à genoux, en aube blanche et chasuble blanche et or. Derrière lui, saint Jacques, en robe bleue et manteau rouge, est coiffé d'un chapeau rouge et blanc orné de la coquille. Au milieu du panneau, devant saint Mathurin, l'un des envoyés, un prélat, en robe rouge et manteau violet et or. Il est accompagné d'un autre personnage en robe rouge. Il y a également dans ce panneau des débris épars. " (Couffon)

Nous pouvons commencer par corriger une première fois René Couffon : ce n'est pas saint Jacques qui est figuré derrière le saint, mais un ambassadeur, et son chapeau est orné d'un joyau perlé et non d'une coquille.

Mais je pense aussi qu'il ne s'agit pas ici de la rencontre de Mathurin avec les ambassadeurs de l'empereur. Nous voyons à droite un clerc, tonsuré, et son voisin qui porte une croix pastorale : ou à gauche, la moitié d'un visage féminin. Je suggérerai d'y voir l'évêque Polycarpe ordonnant prêtre  le jeune Mathurin entouré de ses parents. Tenons compte que ces panneaux sont très fortement recomposés. Mais mon "Polycarpe" est nimbé.

 

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparez avec la gravure de la Vie historiée de Mathurin (1500-1530) :

 

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

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Quatrième panneau : Baptême par immersion du père et de la mère de saint Mathurin (ce panneau devrait être le troisième).

"A gauche, saint Mathurin, en soutane violette. Au centre, les fonts baptismaux verts avec les néophytes ; à droite l'évêque, mitre d'or en tête et vêtu d'une aube blanche, d'une dalmatique rouge et d'une chape bleue doublé de vert. L'intérieur de l'église est violet avec fenêtres vertes." (Couffon)

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C'est la réplique exacte de la gravure, mais Mathurin tient son bâton de berger.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparez avec la gravure sur bois de la Vie historiée de saint Mathurin.

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http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

Idem, in Thoison 1888.

Idem, in Thoison 1888.

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Cinquième panneau : Saint Mathurin est reçu par l'empereur.

"A droite, l'empereur, portant une longue barbe blanche et coiffé d'une couronne d'or, est vêtu d'une robe violette et d'un grand manteau d'or damassé doublé en vert. Il porte des chaussures rouges. Derrière lui deux personnages en chaperons. Devant lui, à gauche du panneau, saint Mathurin, nimbé d'or, est à genoux. Il porte une soutane violette et un surplis blanc. Derrière lui se tient un premier seigneur, en robe bleue galonnée de vert et en chausses violettes, et un second, portant un bonnet vert à bords relevés. Au fond de la scène, tenture damassée rouge ; sur le sol, carrelage vert. " (Couffon)

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Les détails.

Là, Couffon a tout bon, mais il passe encore à coté de la crosse du bâton du saint.

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Le texte de la fin du XVe siècle.

"L'empereur Maximien envoie des soldats à la recherche de Mathurin. En arrivant aux frontières de la Gaule, cette ambassade ,se partage en trois troupes, afin de parcourir plus vite toute la contrée. 
A Larchant les ungs arrivèrent, 
Qui sainct Mathurin y trouvèrent, 
Le saluèrent humblement, 
Si fist-il eulx pareillement. 

Le saint, prévenu par un ange la nuit précédente, savait déjà ce que les soldats lui venaient demander. Il consent à les suivre. « Mais avant que de partir, il fit jurer à ces messieurs Romains que s'il avenoit qu'il trépassât à Rome, en allant ou en venant, ils reconduiroient son corps jusqu'au lieu même où ils l'avoient trouvé priant et résidant. »

 Ils partent pour Rome.

Ses dévotions faites en la chapelle de Saint-Honorat ou Honoré, il continue son voyage et arrive enfin à Rome où il est reçu avec acclamations. Mais, se mettant à genoux avec tout le peuple, il fit oraison pour eux à Dieu, Père de miséricorde, laquelle étant finie », Amen, répondent les Romains. 
Son oraison là accomplie, 
De la Grace de Dieu remplie, 
Fut la commune entièrement. 
De toute leur peine et tourment, 
De toutes maladies quelconques 
Furent sains et guaris adoncques. 
L'Empereur, prévenu de son arrivée, le fait amener en son palais, le reçoit avec de grands honneurs, ayant auprès de lui toute sa noblesse et lui dit « Si u peux délivrer ma fille du démon qui la tourmente, je te donnerai une grande somme d'argent. Le saint homme répond Non in me sed in Domino est virtus sanitatis, etc. » 

Cependant pour ne mécontenter pas l'Empereur, il accepte ses présents et distribue aussitôt cet argent aux pauvres. " (Eugène Thoison)

 

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparez avec le bois gravé de la Vie historiée (1489).

 

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Les vitraux de Moncontour.  V. la verrière de la Vie de  saint Mathurin (vers 1500-1525).

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Sixième panneau : Saint Mathurin exorcise la princesse. 

"Au premier plan, debout à gauche du panneau, le saint, nimbé d'or, en soutane violette, aube blanche et riche chape d'or doublée de rouge, exorcise la princesse, à genoux devant lui. Il est accompagné d'un personnage, coiffé d'un bonnet rouge et vêtu de chausses rouges et d'un manteau bleu. La princesse porte une riche couronne d'or sur sa coiffe blanche. Elle est vêtue d'une robe violette à manches rouges et vertes à crevés, et, par-dessus, d'une tunique d'or damassée, à ceinture bleue. Au–dessus d'elle, sur un fond violet, le démon s'enfuit. Sa tête, ses ailes et le haut de son corps sont rouges, tandis que le bas du corps et les jambes sont verts. Derrière la princesse, l'empereur, reconnaissable à sa couronne et à sa longue barbe blanche. Il porte une robe violette et un manteau de damas ou à grand col d'hermines." (Couffon)

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Nous retrouvons la tenue vestimentaire d'Euphémie, mère de Mathurin, dans le deuxième panneau, dorée avec la ceinture bleue nouée. En recopiant la gravure (ou plus tard, en restaurant le vitrail), la tonsure de Mathurin a été transformée en une couronne malencontreuse. 

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Le texte de la fin du XVe siècle.


"Lors fut la pucelle amenée. 
De l'huile tantost demanda; 
Et ainsi qu'il le commanda 
On luy en apporta à coup, 
Non pas qu'il en eut prins beaucoup 
Mais un peu, laquelle il bénit, 
Et dedans la bouche luy mit, 
Luy faisant la croix seulement, 
Fut délivrée de tourment. "

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparer avec le bois gravé de la Vie historiée (1489).

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Les vitraux de Moncontour.  V. la verrière de la Vie de  saint Mathurin (vers 1500-1525).

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Comparez avec diverses enluminures :

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Arsenal 5070 Gallica

Arsenal 5070 Gallica

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BnF Français 242 f 169v Gallica.

BnF Français 242 f 169v Gallica.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Septième panneau : Saint Mathurin guérit, les malades et les infirmes.

"Au centre, le saint, nimbé d'or et vêtu d'une soutane violet rouge et d'un surplis blanc, se détache sur une tenture violette. A gauche et à droite de celle-ci, arbres verts sur ciel bleu. Derrière saint Mathurin, à gauche du panneau, sur un cheval harnaché d'or, se tient un seigneur portant une robe bleue avec collier d'or et coiffé d'un bonnet à bords relevés. A côté de lui, un homme d'armes en bleu est coiffé d'une salade verte sans visière. Devant le saint, des infirmes. L'un, au premier plan, est coiffé d'une toque violette et vêtu d'une robe rouge et de chausses bleues. Il porte une calebasse et un bâton d'or. Un second est vêtu d'une robe verte ; quant au troisième, l'on aperçoit seulement sa tête coiffée d'un béret bleu." (Couffon)

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On notera surtout l'appareillage de la jambe gauche, en pilon de "jambe de bois". Et bien-sûr le bâton du saint.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Comparez avec la gravure sur bois de la Vie historiée : on y retrouve le même infirme à la jambe de bois.

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http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-icone.html

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Huitième panneau : En route vers Rome, saint Mathurin s'endort dans le bateau et une tempête se lève. Il l' apaise et aborde à l'île St-Honorat (Lèrins) où deux anges le conduisent à la chapelle.

 

"En réalité, trois épisodes sont peints sur ce panneau. Au premier plan, la mer avec des poissons en grisaille. A droite, à l'avant d'une barque d'or à cordages blancs, le saint, en robe rouge, surplis blanc, bonnet carré et nimbe d'or, dort profondément. Un personnage barbu, en robe bleue bordée de rouge, s'approche de lui pour le réveiller, car un diable rouge est en train de briser le mât portant leur grande voile blanche. A gauche de ce premier épisode, le saint, en même costume, mais sans bonnet, est en prières à la proue du bateau, seule figurée. Enfin, à la gauche du panneau, le saint est reçu par les moines. Au fond, sur un ciel bleu, se détache au milieu d'une verte prairie une chapelle à toit bleu figurant l'abbaye de Lèrins." (Couffon)

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Le texte.

Le saint, se rendant de Larchant à Rome sur la demande de l'empereur (ou à son retour, comme le raconte Couffon pour respecter la chronologie des vitraux), décide de s'arrêter aux îles de Lèrins.

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Ils partent pour Rome, mais Mathurin ..;

Voulant aller voir la chapelle 
De Monseigneur sainct Honoré, 
Dans l'une des îles de Lérins, 
S'endormit dans le vaisseau. 

Il s'élève alors une violente tempête; une troupe de diables s'abattent sur le vaisseau qui est près de s'abîmer. Ses compagnons effrayés l'éveillent, le suppliant de les sauver. 

 

"Elevans oculos in cœlum, ingenuit et ait :  Deduc me Domine in vitâ tuâ et ambulabo in veritate  tuâ". 
Tout à coup cessa la tempête. En débarquant dans l'île de Saint-Honorat, Mathurin rencontre deux hommes qui le saluent Benedictus qui venit in nomine Domini, etc. et  disparaissent. 

Ses dévotions faites en la chapelle de Saint-Honorat ou Honoré, il continue son voyage et arrive enfin à Rome où il est reçu avec acclamations." (E. Thoison)

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Comparer la gravure sur bois de la Vie historiée (en ou après 1531) :

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Les vitraux de Moncontour.  V. la verrière de la Vie de  saint Mathurin (vers 1500-1525).
Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Mathurin (vers 1520), église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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La fin de la Vie historiée.
 

 


"Depuis, saint Mathurin demeura dans Rome l'espace de trois ans continuels pendant lequel temps il visitoit les sépulchres et les châsses des saints apôtres et martyrs de Jésus-Christ, jeûnant, faisant aumônes sans cesse, secourant par compassion et charité chrétienne les malades, jettant les  diables hors des corps et faisant plusieurs autres miracles et bonnes œuvres en nombre infïny. Puis lui-même, atteint de fièvres, rendit son âme à Dieu le jour des kalendes de novembre. L'Empereur ordonna de l'enterrer avec honneurs et diligences 

Très grand service lui fist faire. 
Mais le lendemain, 
Il fust trouvé tout déterré 
Ensevely dessus la terre. 

Stupeur des assistants. Un des soldats qui l'avaient été chercher en Gaule se souvient du serment que le saint avait exigé. 
Ceci fust à l'Empereur dit, 
Lequel tost et sans contredit 
Commanda qu'il fust ramené. 

Et le fist à Larchant conduire 
Par des plus grands de son empire. 
Après qu'à Larchant il fut mis, 
Rendu au lieu de ses amys, 
Fut solennellement inhumé. 

Après cela chacun s'en retourna à Rome, excepté quatre bons catholiques venus avec ce corps bienheureux de Rome scavoir Antoine le Diacre, le damoiseau Félix, filleüil de saint Mathurin, qu'il avoit même baptisé à Rome avec deux jeunes filles vierges, très dévotes et religieuses, l'une nommée Anastasie et l'autre Grégoria ils avoient tous résolu par voeu irrévocable de demeurer le reste de leur vie à faire l'Office divin au sépulchre du saint. De fait ils y trépassèrent et leurs corps furent enterrez à Larchant, proche de son tombeau où alors et depuis aussi beaucoup de miracles furent faits dont tout le monde parle. " (Eugène Thoison 1888).

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DISCUSSION.

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C'est Eugène Thoison, en 1888, qui remarqua la similarité des panneaux du vitrail de Moncontour et des gravures de l'édition de 1489 par Jean Trepperel de la Vie Historiée de saint Mathurin. 

 "Le second vitrail, en date, que nous ayons à étudier est celui qui, dans l'église de Moncontour,  retrace en un certain nombre de médaillons les traits principaux de la vie de saint Mathurin. Or, chose remarquable, il y a entre cette verrière et les bois gravés pour la Vie hystoriée une ressemblance qui touche presque à la similitude. Grâce à l'extrême obligeance de M. Hamonic, de Moncontour, qui a bien voulu dessiner pour nous deux des scènes les plus caractéristiques de la verrière, nos lecteurs sont à même de juger de cette ressemblance; elle n'est pas d'ailleurs particulière à ces deux médaillons les scènes représentées par nos fig. 5 et 6  (t. IV, pages 14 et 15) se retrouvent dans la verrière de Moncontour. La question est celle-ci le peintre verrier a-t-il copié les bois, ou le graveur s'est-il inspiré du vitrail? Je ne crois pas qu'il soit possible de répondre d'une façon absolument décisive. En effet les bois et le vitrail sont à peu près de la même époque la fin du XVe siècle. Pour les bois  sauf pour un ce n'est pas douteux le livre du curé Jehan a été imprimé en novembre 1489, et rien n'autorise à penser que les bois aient déjà servi antérieurement à cette date, bien voisine de celle de l'introduction de l'imprimerie à Paris. Pour le vitrail, nous allons donner l'avis motivé de l'artiste verrier qui l'a restauré et qui a pu l'étudier à loisir, M. Laigneau. "

N.B : Si la mairie de Moncontour avait désigné l'atelier Laigneau de Saint-Brieuc pour procéder aux restaurations, l'État a imposé l'atelier parisien d'Albert Bonnot, vers 1893. Mais Laigneau a pu s'y intéresser et les examiner.
 

« Le vitrail de saint Mathurin est plus vieux que  ceux de saint Yves [1537 ], de saint Jean-Baptiste et de sainte Barbe [1538] (qui ornent aussi l'église de Moncontour). Il est de la transition entre le gothique de la troisième époque et la Renaissance. D'après le très mauvais état de ce vitrail, dont le verre est beaucoup plus abimé que celui des autres, on pourrait  même le considérer comme étant bien plus vieux;  mais son orientation peut expliquer sa détérioration plus grande. Dans la verrière de saint Yves et dans les deux autres, il y a des verres rouges gravés de la même manière, ce qui prouve que ces trois verrières sont à peu près de la même époque; dans celle de saint Mathurin il n'y a pas de gravure, et le dessin des personnages est plus gothique que Renaissance. »

 "M. Carlo complète cette appréciation par ce détail qui a son poids La verrière de saint Mathurin est absolument de la même époque qu'un arbre de Jessé qui dut être remis en plomb en 1597; et cette opération suppose au vitrail au moins un siècle d'existence ». 

Donc, le vitrail de Moncontour serait contemporain des bois de Paris et si, comme on peut le constater, les figures de la verrière sont moins barbares que celles du livre, il faut tenir compte de la différence du procédé. » Nous ajouterons tenir compte aussi de ce qu'avec son instinct d'artiste . Hamonic a pu avantager un peu ses dessins. 

Mais voici qui complique la difficulté notre bois déjà publié, reproduit ci-dessous (fig. B') et qui a son correspondant dans le vitrail (fig. B'), n'existe pas dans l'édition de 1489, et nous l'avons emprunté à une réimpression postérieure à 1530. Y eut- il, entre 1489 et 1531, très près de 1489, une réimpression aujourd'hui perdue et dans laquelle ce bois figurait? Ce n'est pas impossible.. L'éditeur de 1531 a-t-il utilisé un bois gravé en 1489 et négligé alors, peut-être faute de place? Notez que l'édition de 1531 est augmentée. Ce n'est pas invraisemblable, bien qu'il nous semble que ce bois ne soit pas du même burin que les autres. 

En somme, pour que le livre eût copié le vitrail, il faudrait qu'il s'y fût pris à deux fois pour y puiser des inspirations. On admettra que c'est bien douteux. " (E. Thoison)

Une fois écartée l'hypothèse que c'est le graveur parisien qui a copié les scènes du vitrai breton, l'absence de la gravure correspondant au 8ème panneau (la tempête et Lérins) dans l'édition de 1489 et sa présence dans celle de 1530 inciterait à dater cette verrière de la période postérieure à 1531, et donc d'affirmer que l'ensemble des baies anciennes avait été composé en une seule campagne, vers 1535-1540. Cette hypothèse est stylistiquement plausible, car la verrière de saint Mathurin est si dégradée qu'on ne peut mettre sur le compte de son antériorité sa pauvreté.  Néanmoins, il faudrait vérifier l'existence ou l'absence de la gravure de la tempête à Lérins dans les éditions antérieures à 1530, c'est à dire celles de 1489 (plutôt 1500), 1502-1505, et 1526. Je n'ai pas trouvé l'accès à ces éditions.

Quoiqu'il en soit, il est rare de pouvoir établir un parallèle aussi  étroit entre des gravures et une série de panneaux historiés de verrières du XVIe siècle. C'est un élément majeur de l'intérêt de cette baie malgré sa dégradation.

 

L'Association culturelle de Larchant  a mis en ligne le texte suivant.

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/saint-mathurin-biblio.html

 

Larchant, Bibliographie de saint Mathurin

La « Vie de saint Mathurin de Larchant hystoriée », imprimée à plusieurs reprises au XVe siècle, est un de ces nombreux exemples de livrets hagiographiques que l’imprimerie diffusa dès la fin du XVe siècle et qui continuèrent à être édités jusqu’en plein XVIIe siècle et même au-delà. La première édition connue, « La vie et légende de saint Mathurin de Larchant », éditée par Jean Trepperel vers 1500, comprend 16 feuillets et 6 gravures sur bois (seul exemplaire connu à la B.N.).

— Vers 1502-1505 paraît « La vie de saint Mathurin de Larchant hystoriée »,  éditée par Marion de Malaunoy, veuve de Guillaume le Caron, comprenant 18 feuillets et 19 gravures sur bois (certaines inspirées de Trepperel), dont l’unique exemplaire connu se trouve à la bibliothèque d’Aix-en-Provence. 

—Une troisième édition de cette vie « hystoriée » est parue à Paris chez Jacques Nyverd vers 1526 (16 feuillets, 15 gravures) (Bibliothèque de l’Arsenal)

— et une quatrième édition, intitulée cette fois-ci « La vie de monseigneur sainct Mathurin » est parue, toujours à Paris, vers 1530 (24 feuillets, 15 gravures) (seul exemplaire connu à la bibliothèque Colombina de Séville).

— Vers la fin des années 1570, Claude de Monteuil publie une 5e édition « La vie, légende, miracle & messe de St. Mathurin de Larchant hystoriée » (40 feuillets, 19 gravures) (seul exemplaire connu à la bibliothèque nationale)

— et le même éditeur produit, dans les années 1585-90, une dernière édition (dont le seul exemplaire connu se trouve à la bibliothèque de l’Arsenal), « La Vie, légende, miracle et messe de monseigneur St Mathurin de Larchant. Avec les figures mises & adaptées en la fin de chacune histoire ».

— Le texte que véhiculent, avec quelques variantes, ces six éditions, est un poème de 914 vers octosyllabes, à rimes plates, composé par un mystérieux prêtre de Larchant, Jehan le Bestre. Jean Trepperel l’aurait acheté en 1489. En ce qui concerne l’illustration, une permanence éditoriale existe durant près d’un siècle, de la même série de 16 bois gravés qui devaient être légués ou rachetés avec la boutique.

— Signalons, pour en terminer, une édition de 42 pages, rédigée par un vicaire de Larchant, Etienne Boiteur, en 1640, « La Vie, mort et miracles de Sainct Mathurin », qui n’a aucun rapport avec la version en vers du XVIe siècle.

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ANNEXES

1°) Le texte français de Vincent de Beauvais : maladroite adaptation (!) 

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55000813g/f561.item.zoom

"Saint Maturin fut né du diocèse de Sens et appelait-on son père Marin qui par le commandement de l'empereur Maximien persécutait moult fort les chrétiens. Mais le fils était occultement disciple de Notre-Seigneur et était dolent de la perdition de ses parents et dépriait Dieu pour leur conversion. Et il oy en dormant une voix disant Maturin mon servant viez ci que tu as loiaument requis tu las empetre e effet. Et si comme ils efforçant soi rendit grâces à Dieu sntere amonestéee par la devine violences eurunt la et li dist. Fil : que nous sera il de mieux se nous croyons en Dieu si comme tu requiers souvent. Ases dist il quant ton cors sera renouvelé de gloire de surrection et l'âme sera renouvelée par connaissance de vérité de grâce de baptême. Et si comme elles eut raconté à son mari le debonnaire amonnestement de son fils il lui dit. Et je me isine m en ceste mut en mision que notre filz était entre un tort et l'en li avait bailhe grant multitude douailles Et ainsi les 2 reçurent baptême de saint Policarpe évêque duquel icelui Maturin encore en son vingt ans fut ordonné en prêtre.

 

Et si comme l'en dit ce Mathurin était en France après la mort de saint Maurice et de ses compagnons le peuple de Rome était tourmenté par diverses pestilences et la fille de Maximilien empereur était tourmentée du malin esprit et son père s'efforçait de la délivrer par ses arts magiques. Le diable criait parmi la bouche de la pucelle. « Empereur délaisse tes maléfices tant que Mathurin servant de Jésus-Christ vienne de France qui par ses prières rétablira ton peuple et ta fille au salut. » Et il fut quis de l'empereur et mandé par ses chevaliers et alla avec eux à Rome. Et ils furent auparavant serment que toutes fois si il advenait qu'il trépassa en cette contrée, ils rapporteraient son corps à être enterré en son lieu.

Et il vint à Rome où il fut reçu à grande gloire des compagnies qui li allèrent encontre. Et donc il guérit la fille de l'empereur et la délivra du diable, et il guérit tous les autres malades qui lui furent amenés. Et après ce il rendit liessement l'esprit à Notre Seigneur. Duquel corps orne de précieux oignements fut enseveli et enterré. Et sitôt comme il retournait au matin ils retrouvaient le corps sus tréstout hors. Et iceulz ébahis ne savaient que faire. Adonc l'un des chevaliers qui l'avait amené de France remembrant du serment qu'il avait fait leur raconta la cause et du commandement de l'empereur le corps fut porté à son lieu honorablement là où Dieu fait moult de miracles au sépulcre de celui."

 

2°) Le texte de la Légende dorée transcrite à nouveau comme j'ai pu :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8426005j/f636.item.zoom

"Saint Maturin fut né du diocèse de Sens et appelait-on son père Marin qui par le commandement de l'empereur Maximien persécutait moult fort les chrétiens. Mais Maturin son fils dés le temps de son enfance pernicieusement en cœur et en volonté était disciple de Jésus-Christ. Et était moult dolent de la perdition de son père et de sa mère pour tant qu'ils étaient mécréants. Diont maintes fois en priait Jésus-Christ que par la bénigne grâce il les voulut convertir. Si advint que une nuit ainsi qu'il dormait une voix lui dit "Maturin ta pétition est exaucée". Le quel tantôt se leva et en rendit grandes grâces à Notre-Seigneur. La mère de saint Maturin inspirée du Saint Esprit vint à lui tantôt. Ô mon enfant quelle rémunération aurons nous à ne quelles mérites si nous croyons en Jésus-Christ comme par plusieurs fois se nous as admonesté. Adonc saint Maturin lui répondit mère sachez que après la générale résurrection l'âme et le corps auront joie et gloire pardonnable sans fin et telle que cœur humain ne le saurait penser ni langue dire ni prononcer. Tantôt la mère saint Maturin s'en a son père lui dire ce que leur fils si lui avait dit. Et laquelle le père dit ainsi j'ai cette nuit vu en vision que notre fils Maturin était entré en une bergerie et lui bailla-t-on à garder grande multitude de brebis. Et donc tous deux reçurent ensemble de saint sacrement de baptême d'un saint évêque que l'on nommait Policarpe. Lequel ordonna et fit prêtre Maturin quant il eut vingt ans." etc..

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Le texte latin  du BnF latin 4897. Vincent de Beauvais, Miroir historial Livre XIII chapitre 158, folio 109v. (traduction supra)

 

Passio sancti Maturini martyris.

Ex gestis ejus Fuit etiam sanctus Maturinus diocesis Senonensis accola, cujus pater Marinus ex praecepto Maximiani Christianos persequebatur sed filius, a pueritia Christi disci- 
pulus, de parentum perditione dolens, pro eorum conversione Deum exorabat. Et audivit in somnis vocem dicentem sibi « Maturine famule meus, ecce quod fideliter petisti, efficaciter impetrasti. Qui consurgens' gratias egit et mater ejus divino instinctu admonita supervenit, dicens « O fili, quid nobis erat commodi si, ut frequenter postulas, credam in Christum? Magnum, inquit, cum et corpus innovatum' fuerit gloria resurrectionis, et anima per gratiam baptismatis. agnitione veritatisi » Cumque iila piam. suggestionem filii viro retulisset, ille ait vidi et ego hac nocte in visione, quod hic filius noster ovile quoddam ingressus esset, et multitudinis ovium grex ei traditus fuisset. Ambo itaque a quodam sancto Polycarpo episcopo susceperunt baptismum, a quo et ipse Maturinus XXm agens annum ordinatus est in presbyterum. Hic ut fertur, cum post
beati Mauritii sociorumque ejus martyrium, Romanus populus diversis cladibus afficeretur, filia quoque Maximiani immundo spiritu ageretur, et pater magicis artibus ageret', ut eam liberaret, clamante Dsemone per os puellae « O Imperator, deficient maleficia tua, donec ex partibus Gallise Maturinus servus Christi veniat, qui precibus suis populum et filiam tuam saluti restituat. Accersitus'ab Imperatore cum militibus Romam perrexit, prius tamen ab eis sacramento accepto, quod si in regionibus illis eum migrare contingeret, corpus ejus terrae humandum ad locum suum referrent. Romam igitur perveniens obvia turba cum gloria susceptus, Imperatoris filiam a dœmonio' liberavit, alios autem infirmos sibi oblatos curavit, et tandem ipso die kal. novembris laetus Domino spiritum reddidit. Cujus corpus aromatibus conditum cum sepelissent et humatum reliquissent, mane revertentes invenerunt illud super terram rejectum et stupefacti' nesciebant quid agerent. Tunc unus militum qui eum de Gallia adduxerunt, pacti sui reminiscens, causam retulit, et ad locum suum corpus cum honore relatum est jussu Imperatoris, ubi ad ejus sepulchrum Deus multa miracula declaravit. 

 

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SOURCES ET LIENS.

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— ASSOCIATION CULTURELLE DE LARCHANT.

http://www.larchant.com/pages/saint-mathurin/vie-saint-mathurin.html

 

— BANNIER (Chanoine Y.M.), 1929, Monographie de saint Mathurin, Saint-Brieuc

Arsenal 5090 folio 277v http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55000813g/f560.image

— COUFFON (René), [1935]  Contribution à l'étude des verrières anciennes du département des Côtes-du-Nord, Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord. T. 67 1935, pages 167-171

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f196.item

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum vol. VII, Presses Universitaires de Rennes.

— MONCONTOUR (SITE DE L'OFFICE DU TOURISME DE) .

http://www.tourisme-moncontour.com/Vitrail-saint-yves_fiche_1796.html

— MONCONTOUR (SITE DE LA MAIRIE DE) .

http://moncontour.bzh/eglise-saint-mathurin/

— INFOBRETAGNE, Les vitraux de l'église de Moncontour..

http://www.infobretagne.com/moncontour-eglise-vitraux.htm

— Congrès archéologique de France 1950 vol.107

— DESCRIPTION DES VERRIERES DATANT DE 1874 : Mémoires de la Société archéologique et Historique des Côtes-du-Nord.

https://books.google.fr/books?id=dFdj-oEI7pMC&pg=PA164&dq=de+la+Motte++Vauclerc+armoiries&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjBl7yrlIfaAhVRaVAKHX4IAuoQ6AEIODAD#v=onepage&q=de%20la%20Motte%20%20Vauclerc%20armoiries&f=false

— THOISON (Eugène), 1886 et 1888, Saint Mathurin, son culte dans les différents diocèses de France, ses souvenirs dans la littérature religieuse et profane Légend. Reliques, pèlerinages. Iconographie. Annales de la Société historique & archéologique du Gâtinais Société historique et archéologique du Gâtinais.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2206573/f7.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84525491/f1132.item.zoom

— NDODUC

 

http://ndoduc.free.fr/vitraux/htm7601/eg_StMathurin@Moncontour.php

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 20:09

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Orthetrum, Newman 1833.

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Voir aussi :

 

 

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Résumé .

Orthetrum Newman 1833 : Des deux suffixes grecs  orthos  "droit" et êtron "abdomen". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

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I. QUI ÊTES-VOUS EDWARD NEWMAN ?

 

"Edward Newman est un entomologiste, un botaniste et un écrivain britannique, né le 13 mai 1801 à Hampstead et mort le 12 juin 1876 à Peckham près de Londres.

Ses parents, des quakers passionnés d’histoire naturelle, l’encouragent dans son intérêt pour le monde naturel. Il quitte l’école de Painswick à seize ans pour rejoindre l’entreprise paternelle de Guildford. Il part à Deptford en 1826 pour prendre une affaire de cordonnerie. Là, il rencontre de nombreux entomologistes dont Edward Doubleday (1810-1849) et participe à la fondation de l’Entomological Club. En 1832, il est élu au poste d’éditeur du journal du club, The Entomological Magazine. L’année suivante, il devient membre de la Société linnéenne de Londres et l’un des fondateurs de la Société entomologique de Londres.

En 1840, Newman se marie et fait paraître la première édition d’A History of British Ferns and Allied Plants. Il devient un associé d’une entreprise d’impression de Londres, Luxford & Co. Il devient imprimeur et fait paraître des livres d’histoire naturelle et de sciences. Il devient l’un des plus importants éditeurs dans ce domaine avec la parution de The Field, de The Entomologist, il est coéditeur de The Zoologist. Parmi ses livres, il faut citer Birds-nesting (1861), New Edition of Montagu's Ornithological Dictionary (1866), Illustrated Natural History of British Moths (1869) et Illustrated Natural History of British Butterflies (1871).

Il définit, dans sa publication de 1834, “Attempted division of British Insects into natural orders”, de nombreuses familles d’insectes et marque une étape importante dans leur classification. (Wikipédia)

On lui doit, selon Animalbase, 3 noms de genre, Orthetrum 1833 et Sympetrum 1833 (Odonata), et Myrmecopsis 1850 (Lepidoptera), mais, il faut aussi citer un nom d'espèce, Athous campyloides, 1833 (Coleoptera)

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II. LA PUBLICATION ORIGINALE. ORTHETRUM NEWMAN 1833 ENT. MAG. , 1:511.

Newman, Entomological Magazine vol. 1, London, F. Westley & A.H. Davis, page 511.

En ligne.

Le genre est créé par une note en bas de page dans la description du genre SYMPETRUM.

 

Genus.—SYMPETRUM (d). Newman.

Caput metathorace latius: propodeon, podeonque in commisura incrassata: segmenta sequentia lateribus compressa: protelum ac adjacentia plus minusve incrassata: tetum minutum: teli appendices notas caeteris distinctas vix praebent: alarum stigma utrinque convexum.

The remaining species of Dr. Leach's genus, Libellula, widely differ from each other in the form of the posterior segments, and in the length of the superior caudal appendages of the male; but in none of them are these segments compressed as in the genus Sympetrum; they will, in all probability, resolve eventually into three distinct genera, and as such I had once prepared them for publication, together with Sympetrum, as below, (e) but a dislike to name-giving induced me to relinquish them.

............

(d) σύμπυκνος   comprimo, ἦτρον, abdomen.

(e) Sympetrum; abdomen laterally compressed. Ex. Vulgatum, Linn. &c.

 Orthetrum; abdomen laterally parallel. Ex. Caerulescens, Fab. Cancellatum, Linn. 

Platetrum; abdomen depressed and dilated. Ex. Depressum, Linn.Conspurcatum, Linn.

 Leptetrum; abdomen conical and pointed. Ex. Quadrimacutum, Linn. Praenubilum, Newman.

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Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Orthetrum, Newman 1833.

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Voici la note en bas de page où apparaît le nom Orthetrum :

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Orthetrum, Newman 1833.

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II. ÉTUDE DU NOM.

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Newman commence par créer le nom Sympetrum, et il en donne l'étymologie : "σύμπυκνος   comprimo, ἦτρον, abdomen.", puis il donne le développement suivant :

Les espèces restantes du genre du Docteur Leach, Libellula, diffèrent largement l'une de l'autre par la forme des segments postérieurs et par la longueur des appendices caudaux supérieurs du mâle; mais dans aucun d'eux, ces segments ne sont comprimés comme dans le genre Sympetrum; ils se résoudront vraisemblablement en trois genres distincts, et à ce titre, je les avais préparés d'abord pour la publication, avec Sympetrum, comme ci-dessous (e), mais une aversion pour la création de noms m'engage à les abandonner.

Il ajoute ensuite en note :

(e) Sympetrum; abdomen comprimé latéralement : exemple Vulgatum Linn. &c.

 Orthetrum; abdomen aux bords latéraux parallèles: Ex. Caerulescens, Fab. Cancellatum, Linn. 

Platetrum; abdomen aplati et dilaté  . Ex Depressum, Linn. Conspurcatum, Linn.

 Leptetrum; abdomen conique et pointu. Ex. Quadrimaculum, Linn. Praenubilum, Newman.

Les quatre noms de genre, dont ne resteront que les deux premiers, sont tous composés sur le même suffixe grec  ἦτρον, êtron, abdomen.". Liddell et Scott 1889  indiquent pour êtron : ἦτρον, êtron : the part below the navel, the abdomen, Plat., Xen., etc.  ἦτρον, ου, τό,

En Zoologie, d'autres noms reprennent cette construction en -etrum comme Gymnetrum Agassiz 1846 (le Gymnètre), ou très récemment dans les Libellulidae le genre Trithetrum Dijkstra & Pilgrim 2007. Concernant ce nom, les auteurs précisent dans leur publication : 

Etymology The name Trithetrum (a neuter) is an analogy to the -hemis names derived from -etrum names (e.g. Orthemis from Orthetrum); the probable origin of the suffix themis, now frequent in Libellulidae (Fliedner 1997). The ‘reversed’ derivation from Trithemis to Trithetrum conveys the deceptive similarity of T. navasi and T. congoense to Trithemis Brauer, 1868 (red and dark species, respectively) in the field. Trithetrum is also an amalgamation of Trithemis and Sympetrum.


 

Dijkstra, K.-D.B.; Pilgrim, E.M. 2007: Trithetrum, a new genus of African dragonflies formerly placed in Sympetrum (Odonata, Libellulidae). Journal of Afrotropical zoology, 3: 77–81

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Connaissant le sens de la seconde moitié du nom Orthetrum, et la définition de Newman "abdomen aux bords latéraux parallèles, il est facile de trouver le premier suffixe grec, ortho, "droit".

Conclusion .

Orthetrum Newman 1833 : Des deux suffixes grecs ὀρθός,  orthos  "droit" et  ἦτρον, êtron "abdomen". En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidés en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum " à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

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LES AUTEURS.

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FLIEDNER.

Orthetrum [gr. orthos - gerade; ētron - Unterleib~Abdomen] erhielt den Namen, weil das Abdomen gerade sei. Newman kannte keine Arten von anderer Gestalt.

 

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME :

"Orthetrum de orthos (gr) = droit et êtron (gr) = abdomen : les orthétrums ont l’abdomen étroit, aux côtés plus ou moins parallèles (droits), ce qui les différencie du genre Libellula à l’abdomen large, dont les côtés sont courbés ."

DRAGONFLYPIX

 

Orthetrum: Newman, 1833 from Grk. ὀρθός = straight, parallel + ἦτρον = abdomen. Newman described Orthetrum species as having the 'abdomen laterally parallel' (as distinct from Sympetrumspecies, which have the 'abdomen laterally compressed')

ENDERSBY

 

Orthetrum Newman, 1833: 511 Gr. ὀρθός =straight + ἦτρον = abdomen. Newman (1833) wrote: “The remaining species of Dr. Leach’s genus, Libellula, widely differ from each other in the form of the posterior segments, and in the length of the superior caudal appendages of the male; … they will, in all probability, resolve eventually into three distinct genera, and as such I had prepared them for publication, together with Sympetrum as below, but a dislike to name-giving induced me to relinquish them

Sympetrum; abdomen laterally compressed.

Orthetrum; abdomen laterally parallel.

Platetrum; abdomen depressed and dilated.

Leptetrum; abdomen conical and pointed.” {Neuter}

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III. RÉCEPTION.

 https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA408&lpg=PA408&dq=orthetrum+newman+1933&source=bl&ots=1APw6o5Ugm&sig=gr7zki7DnNLZg_vOK5ofV_ea3q0&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwju1tqen5LaAhWCcRQKHYUnBu0Q6AEIVzAI#v=onepage&q=orthetrum%20newman%201933&f=false

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Heinrik Steinmann, World Catalogue of Odonata n° 110 page 408

 

 

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IV. DESCRIPTION.

Aujourd'hui, la clef de détermination (Grand & Boudot) des Anisoptères n'attribue aucun intérêt à la forme de l'abdomen et s'appuie sur la couleur et la nervation des ailes, la couleur des ptérostigmas, etc .

Pour K.D. B Dijkstra, "quasiment tout odonate pruineux bleu gris dont la base des ailes est hyaline est un mâle d'Orthetrum".

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SOURCES ET LIENS.

— [Sympetrum sp.] Etymolotest pour odonatologiste

https://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?t=106647

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 19:59

Les vitraux de Moncontour. IV. La verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste ou baie 3 (vers 1535-1540).

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Sur les vitraux de Moncontour, voir :

 

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Sur les vitraux "du groupe rennais" du XVIe siècle, voir 

 

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Voir aussi :

  • La liste de mes 160 articles sur les vitraux.

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Pour tous les 1330 autres articles de ce blog utilisez l'onglet "rechercher".

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Pour la présentation générale de ces exceptionnels vitraux par un atelier rennais de cette période 1535-1540 pour l'église de Moncontour, voir  les articles sur la verrière de saint Yves (1537) et celle de sainte Barbe (1538).

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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LE TYMPAN.

Trois anges (créations par Albert Bonnot 1891-1893).

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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"De même facture et certainement du même atelier que le précèdent [verrière de sainte Barbe], le troisième vitrail de la longère nord est consacré à l'histoire de saint Jean Baptiste." (Couffon)

La lecture se fait de haut en bas.

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PREMIER REGISTRE (EN HAUT).

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Premier panneau : apparition de l'ange Gabriel à Zacharie. CO[MM]E[NT] LA[N]GE SAPARUT A ZACHARIE.

 

" L'ange Gabriel, en robe violette et ailes vertes, apparaît à saint Zacharie. Celui-ci, en robe violette, tunique d'or à riches perlages, aumônière rouge et chaussures rouge, encense l'autel qui porte plusieurs pièces d'orfèvrerie sur une nappe blanche ornée de glands et perlages. L'autel est surmonté d'un ciel or à perlages avec rideaux rouges. Le sol est recouvert d'un carrelage vert recouvert en partie d'un tapis rose." (Couffon)

 

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Détails.

Le bouton de l'aumônière est monté en chef d'œuvre.

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Texte évangélique. Luc 1: 5-23

 

 " Il y avait, à l’époque où Hérode était roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, qui appartenait à la classe sacerdotale d’Abiya. Sa femme était une descendante d’Aaron; elle s’appelait Elisabeth.  Tous deux étaient justes aux yeux de Dieu et observaient tous les commandements et toutes les lois du Seigneur de façon irréprochable.  Ils n’avaient pas d’enfant, car Elisabeth était stérile et tous deux étaient déjà très âgés.

  Un jour, Zacharie assurait son service devant Dieu: c’était le tour de sa classe sacerdotale.  Suivant la coutume des prêtres, il avait été désigné par le sort pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y offrir l’encens.  A l’heure de l’offrande des parfums, toute la multitude du peuple se tenait en prière à l’extérieur.  Tout à coup, un ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel des parfums.  Quand Zacharie le vit, il en fut bouleversé et la peur s’empara de lui.

 Mais l’ange lui dit: N’aie pas peur, Zacharie, car Dieu a entendu ta prière: ta femme Elisabeth te donnera un fils. Tu l’appelleras Jean.  Il sera pour toi le sujet d’une très grande joie, et beaucoup de gens se réjouiront de sa naissance.  Il sera grand aux yeux du Seigneur. Il ne boira ni vin, ni boisson alcoolisée. Il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein maternel. 16 Il ramènera beaucoup d’Israélites au Seigneur, leur Dieu.  Il accomplira sa mission sous le regard de Dieu, avec l’Esprit et la puissance qui résidaient en Elie, pour réconcilier les pères avec leurs enfants, pour amener ceux qui sont désobéissants à penser comme des hommes justes et former ainsi un peuple prêt pour le Seigneur.

 Zacharie demanda à l’ange: A quoi le reconnaîtrai-je? Car je suis moi-même déjà vieux et ma femme est très âgée.

  L’ange lui répondit: Je suis Gabriel. Je me tiens devant Dieu, qui m’a envoyé pour te parler et t’annoncer cette nouvelle.  Alors, voici: tu vas devenir muet et tu resteras incapable de parler jusqu’au jour où ce que je viens de t’annoncer se réalisera; il en sera ainsi parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront au temps prévu.

 Pendant ce temps, la foule attendait Zacharie; elle s’étonnait de le voir s’attarder dans le sanctuaire. Lorsqu’il sortit enfin, il était incapable de parler aux personnes rassemblées. Elles comprirent alors qu’il avait eu une vision dans le sanctuaire. Quant à lui, il leur faisait des signes et restait muet.  Lorsqu’il eut terminé son temps de service, il retourna chez lui."

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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 Deuxième panneau : La Visitation. CO[MM]E[NT] MARIE VISITA SAINCTE ELISABETH.

"  La Vierge est vêtue d'une robe rouge à manches or et d'un manteau bleu ; sainte Elisabeth d'une robe rouge à manches vertes et d'un manteau d'or damassé. Dans le fond, deux personnages : celui de gauche, se détachant sur le ciel bleu, est coiffé d'un turban et porte une robe verte à manches rouges et une tunique d'or à pierreries ; celui de droite, devant une architecture, est coiffé d'un turban or à fond rose, et porte une veste bleue." (Couffon)

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Détails.

Tête d'Elisabeth refaite.

Une première distinction est introduite dans les costumes féminins et les coiffures. Marie est nimbée, les cheveux non voilés sont soigneusement peignés, avec des anglaises le long des joues, une natte placée en arc, et une coiffe courte, blanche et rejetée très en arrière.  Ce n'est pas un turban, ce qui la différencie de l'ensemble des autres femmes de ce vitrail. Sa robe et son manteau sont d'une couleur pure, sans dessins ni accessoires. Elisabeth a la tête recouverte d'un voile enturbanné, ce qui souligne qu'elle est âgée, et mariée. Son manteau est damassé, sa robe est chargée en son bord inférieur d'un galon d'orfroi ; et les manches vertes introduisent une bigarrure des couleurs. Malgré l'empathie de leurs postures et de leurs regards, malgré leur cousinage, malgré qu'Elisabeth soit une sainte de l'Église catholique, (sainteté qui n'est pas indiquée par un nimbe), ces différences créent une distinction de statut entre les deux femmes : Marie est universelle et intemporelle, extraite de sa judéité, tandis qu'Élisabeth reste marquée par une certaine altérité et par son appartenance au temps passé. D'ailleurs, elle, qui est descendante d'Aaron, est appariée au prêtre juif Zacharie du panneau précédent, qui porte le même manteau damassé bordé de pierreries, et l'aumônière à frange.

Ces différences de représentation seraient discutables si elles n'allaient pas s'accentuer dans les panneaux suivantes où des femmes d'un monde païen vont apparaître.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Texte évangélique Luc 1:39-56

"Quelque temps après, sa femme Elisabeth devint enceinte et, pendant cinq mois, elle se tint cachée. Elle se disait: C’est l’œuvre du Seigneur en ma faveur: il a décidé d’effacer ce qui faisait ma honte aux yeux de tous! "[...]

 

"Peu après, Marie partit pour se rendre en hâte dans une ville de montagne du territoire de Judée.Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Au moment où celle-ci entendit la salutation de Marie, elle sentit son enfant remuer en elle. Elle fut remplie du Saint-Esprit et s’écria d’une voix forte: Tu es bénie plus que toutes les femmes et l’enfant que tu portes est béni.Comment ai-je mérité l’honneur que la mère de mon Seigneur vienne me voir? Car, vois-tu, au moment même où je t’ai entendu me saluer, mon enfant a bondi de joie au-dedans de moi. Tu es heureuse, toi qui as cru à l’accomplissement de ce que le Seigneur t’a annoncé.

Alors Marie dit:

Mon âme chante la grandeur du Seigneur et mon esprit se réjouit à cause de Dieu, mon Sauveur.
 Car il a bien voulu abaisser son regard sur son humble servante.
C’est pourquoi, désormais, à travers tous les temps, on m’appellera bienheureuse.
Car le Dieu tout-puissant a fait pour moi de grandes choses; lui, il est saint.
Et sa bonté s’étendra d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Il est intervenu de toute sa puissance et il a dispersé les hommes dont le cœur était rempli d’orgueil.
 Il a précipité les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles.
Il a comblé de biens ceux qui sont affamés, et il a renvoyé les riches les mains vides.
Oui, il a pris en main la cause d’Israël, il a témoigné sa bonté au peuple qui le sert, comme il l’avait promis à nos ancêtres, à Abraham et à ses descendants pour tous les temps.

Marie resta environ trois mois avec Elisabeth, puis elle retourna chez elle."

 

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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DEUXIÈME REGISTRE.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Troisième panneau : Naissance de saint Jean. CO[MM]E[NT] S JEHAN  BAPTISTE FUT NE.

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"Au premier plan, une servante en robe rose à manches jaunes, tient l'enfant qu'elle va baigner. Une autre, en robe rouge galonnée d'or, porte une tunique violette avec manches à gigot or et argent à riche perlage et une coiffure rose à large galon d’or. Elle verse l'eau d'une aiguière d'or. Sainte Elisabeth, en bleu, appuyée sur les coussins d'or d'un lit à couverture rouge, reçoit un breuvage des mains d'une servante en corsage et coiffure or et argent. Au fond, tenture verte à bordure rouge." (Couffon)
 

 

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Détails.

Verre rouge gravé : la partie basse de la robe de la servante qui verse l'eau.

Si je tente de confirmer mon hypothèse sur la valeur des différences de costume, je constate que l'opposition robe de couleur unie /  vêtements bigarrés s'établit maintenant "en faveur" d'Élisabeth (qui ne porte néanmoins toujours pas de nimbe). Les deux servantes (ou amies) portent le turban franchement orientalisant. La femme accroupie est peut-être la sage-femme ou matrone, avec ses cheveux rassemblés par une natte nouée au sommet du crâne.

La robe de la femme qui tient l'aiguière est alourdie par une large bande de pierreries et de gemmes, où sont suspendues des franges ou breloques.  Ce n'est qu'un début.

 

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Texte évangélique Luc 1:57-58. 

 "Le moment arriva où Elisabeth devait accoucher. Elle donna naissance à un fils. Ses voisins et les membres de sa famille apprirent combien le Seigneur avait été bon pour elle, et ils se réjouissaient avec elle."

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Iconographie.

Le motif de la Naissance de saint Jean-Baptiste est, si j'ose dire, vieux comme Hérode : on le trouve enluminé précocement. Elisabeth est couchée et des servantes lui apportent le brouet de l'accouchée, un bouillon mélangé d'œufs et de lait. Sur d'autres miniatures, une servante donne le premier bain au nouveau-né, dans une cuvette, qu'une aide remplit d'eau chaude. Souvent, Zacharie est assis au pied du lit et écrit — puisqu'il a été frappé d'aphasie — le nom de son fils sur un papier. 

Le Bréviaire de Charles de Neufchâtel (Besançon BM 0069) a été peint pour l'archevêque de Besançon par l'atelier du  Maître de l'échevinage de Rouen avant 1498. Le folio 632 montre cette scène d'intérieur, avec le bain, mais non le brouet. Il est en train de cuire dans le chaudron du fond. Deux des femmes ou sages-femmes portent le turban.

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Naissance de saint Jean-Baptiste, Besançon - BM - ms. 0069 f.632

 

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Le manuscrit BnF Italien 115 Meditationes vitae christi , a été illustré à Sienne vers 1330-1340. Son  folio 14v montre que parmi les deux femmes servant le brouet à l'accouchée, l'une est Marie, nimbée. Un plat contenant un  poulet est posé sur le banc.  Au pied du lit, deux servantes donne le bain au petit Jean et une autre apporte le broc d'eau. Inscription maria / elizabet come ae parturito johanni battista.

 

Naissance de saint Jean-Baptiste, BnF Italien 115.

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Le Missale et horae ad usum Frates Minorum BnF latin 757 du XIVe siècle contient un Office de saint Jean-Baptiste dont le folio 337v est superbement enluminé. Trois femmes présentent à Élisabeth un brouet, précédé d'une toilette des mains, et suivi par un plat de viande. La servante agenouillé s'apprête à langer l'enfant, mais celui-ci est déjà vêtu de sa tunique en poils de chameau, et débute sa prédication.

Naissance de saint Jean-Baptiste, BnF Latin 757 folio 337v Gallica

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Le ms. 0412 Missel à l'usage de Paris de la  Bibl. Mazarine contient une Miniature pour la Nativité de saint Jean-Baptiste folio 298. Peinte par le Maître de Jacques de Besançon / Maître des Très petites Heures d'Anne de Bretagne, elle associe la présentation du brouet par une servante à turban et le bain donné à Jean par une autre servante. Zacharie écrit sur un phylactère "Johannes est nomen eius" ("Luc 01, 63").
Inscription sur le ciel de lit : "De ventre matris mee voc[avit]" (début de l'introït, cf. "Is 49, 01"). 

 

 

Paris - Bibl. Mazarine - ms. 0412 Missel à l'usage de Paris folio 298

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Voir aussi BnF fr.244 folio 174, Légende Dorée de Jacques de Voragine, XVe siècle.

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L'évangéliaire à l'usage de Sainte-Geneviève (Bibl. Sainte-Geneviève ms 0106) est, par sa date vers 1520-1530, le plus proche du vitrail de Moncontour. Pas de brouet ici, mais la scène du bain est proche de celle de la baie 3 notamment par la similarité des deux brocs à couvercle. Les coiffures diffèrent mais la permanence du turban (ou du bourrelet entouré de spires d'étoffes) est remarquable. L'enlumineur serait Etienne Collaud, documenté entre 1523 et 1541 à Paris.

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Paris, Bibliothèque Sainte-Geneviève ms. 0106 folio 201. Irht.cnrs

 

 

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Quatrième panneau : Inscription du nom. CO[MM]E[NT] LANBA[N]T FUT JEHAN APPELE.

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"Le greffier, en turban bleu, robe violette et riche manteau d'or damassé, est assis devant une table à tapis vert et ornements roses posée sur un sol vert clair. Zacharie est en robe bleue perlée à manche à crevés or et blancs avec aumônière d'or, chausses rouges, bottes jaunes, turban rouge à fond or. La femme qui l'accompagne porte une coiffure verte à ornement or, une robe violette, dont on ne voit que le bas, et un riche manteau rouge à perlages. La scène se détache sur un fond violet damassé." (Couffon)

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Détails.

Partie supérieure restaurée.

Le bouton de l'aumônière est monté en chef-d'œuvre.

Fonds damassé mauve pâle, aux motifs à couronne, oeillet, palmette.

Les coiffures à turbans et le bonnet conique, ou les  franges  des aumônières et de la robe de Zacharie,  indiquent que Zacharie et Elisabeth, tout comme le greffier, sont des Juifs et que la scène se passe dans le passé. Mais ces signes de double altérité temporelle et spatiale et d'exotisme orientalisant, parfaitement codés dans l'iconographie, sont tempérés par leur association à des pièces de costume parfaitement contemporains comme les taillades, les bottes montantes, la coiffe courte d'Élisabeth, etc.

Le scribe écrit avec un calame taillé qui prendra place avec le godet d'encre, dans l'écritoire dénoué posé sur la table .

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Texte évangélique Luc 1:69-80.

 

"Le huitième jour après sa naissance, ils vinrent pour la circoncision du nouveau-né. Tout le monde voulait l’appeler Zacharie comme son père,  mais sa mère intervint et dit: Non, il s’appellera Jean.

– Mais, lui fit-on remarquer, personne dans ta famille ne porte ce nom-là!

Alors ils interrogèrent le père, par des gestes, pour savoir quel nom il voulait donner à l’enfant. Zacharie se fit apporter une tablette et, au grand étonnement de tous, il y traça ces mots : Son nom est Jean.

A cet instant, sa bouche s’ouvrit et sa langue se délia: il parlait et louait Dieu.

Tous les gens du voisinage furent remplis de crainte, et l’on parlait de tous ces événements dans toutes les montagnes de Judée.Tous ceux qui les apprenaient en étaient profondément impressionnés et disaient: «Que sera donc cet enfant?» Car le Seigneur était avec lui.

 Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint et prophétisa en ces termes:

Loué soit le Seigneur, Dieu d’Israël, car il est venu prendre soin de son peuple et il l’a délivré.
Pour nous, il a fait naître parmi les descendants du roi David, son serviteur, un Libérateur plein de force.
Il vient d’accomplir la promesse qu’il avait faite depuis les premiers temps par la voix de ses saints prophètes qu’il nous délivrerait de tous nos ennemis, et du pouvoir de ceux qui nous haïssent.
Il manifeste sa bonté à l’égard de nos pères et il agit conformément à son alliance sainte.
Il accomplit pour nous le serment qu’il a fait à notre ancêtre, Abraham, de nous accorder la faveur, après nous avoir délivrés de tous nos ennemis, de le servir sans crainte en étant saints et justes en sa présence tous les jours de la vie.
Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car, devant le Seigneur, tu marcheras en précurseur pour préparer sa route, en faisant savoir à son peuple que Dieu lui donne le salut et qu’il pardonne ses péchés.
Car notre Dieu est plein de compassion et de bonté, et c’est pourquoi l’astre levant viendra pour nous d’en haut, pour éclairer tous ceux qui habitent dans les ténèbres et l’ombre de la mort[m],
et pour guider nos pas sur la voie de la paix.

Le petit enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Plus tard, il vécut dans des lieux déserts jusqu’au jour où il se manifesta publiquement au peuple d’Israël."

 

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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TROISIÈME REGISTRE.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Cinquième panneau : Saint Jean reproche à Hérode Antipas d'avoir violé la loi en épousant la femme de son frère. CO[MM]E[NT]  S. JEHAN VINT A HERODE.

"Sous un ciel bleu et sur une prairie verte, saint Jean, vêtu d'une peau de bête au naturel, s'adresse à Hérode. Celui-ci, en turban violet surmonté d'une couronne d'or, porte une robe verte perlée à grand col d'hermines, un manteau damassé d'or et des bottes jaunes à crevés. Hérodiade porte une coiffure rouge et or, une robe rouge à points d'or, une tunique verte à grands perlages et manches rouges à crevés blancs, et un manteau violet garni de fourrure." (Couffon)

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Détails :

Le balzo d'Hérodiade, de même que ses manches et sa robe, sont rendus par un verre rouge gravé.  La robe à mouchetures ovales se retrouvent à l'identique dans la baie 7 de 1538 (robe de sainte Barbe)

Saint Jean et Hérodiade se livrent à une joute verbale qu'ils scandent par des gestes issus du comput digital scholastique. Leur opposition sous les yeux furibonds d'Hérode annonce le drame à venir. Elle est soulignée par le contraste entre le dénuement ascétique du Prophète du désert, le le luxe ostentatoire d'Hérodiade. 

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Texte évangélique.

 "En ce temps-là, Hérode le tétrarque, ayant entendu parler de Jésus, dit à ses serviteurs: C'est Jean Baptiste ! Il est ressuscité des morts, et c'est pour cela qu'il se fait par lui des miracles. Car Hérode, qui avait fait arrêter Jean, l'avait lié et mis en prison, à cause d'Hérodias, femme de Philippe, son frère, parce que Jean lui disait: Il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme. Il voulait le faire mourir, mais il craignait la foule, parce qu'elle regardait Jean comme un prophète" Matthieu 14:1-5

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" Le roi Hérode[c] entendit parler de Jésus, car sa réputation se répandait partout. On disait de Jésus: C’est Jean-Baptiste qui est ressuscité! C’est pour cela qu’il détient le pouvoir de faire des miracles. D’autres disaient: C’est Elie. D’autres encore: C’est un prophète comme il y en avait autrefois. De son côté, Hérode, qui entendait tout cela, se disait: C’est celui que j’ai fait décapiter, c’est Jean, et il est ressuscité!

 En effet, Hérode avait fait arrêter Jean, l’avait fait enchaîner et jeter en prison, à cause d’Hérodiade, la femme de Philippe, son demi-frère, qu’il avait épousée[Hérode Philippe vivait à Rome. Antipas avait répudié sa femme pour épouser Hérodiade, femme de Philippe. ].Car Jean disait à Hérode: Tu n’as pas le droit de prendre la femme de ton frère. Hérodiade, furieuse contre lui, cherchait à le faire mourir, mais elle n’y parvenait pas, car Hérode craignait Jean. Il savait que c’était un homme juste et saint. Il le protégeait donc. Quand il l’entendait parler, il en restait fort perplexe. Et pourtant, il aimait l’entendre." Marc 6:14-20

 

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Sixième panneau : Saint Jean est mis en prison. CO[MM]E[NT]  S. JEHAN FUT MIS E[N PRISON.

"Le saint et Hérodiade sont vêtus comme dans le panneau précédent, mais Hérodiade a une tunique d'or. Le geôlier, en turban jaune, a une tunique également jaune et des chausses rouges, ses clefs sont gris bleu. Le second bourreau porte une veste verte sur sa chemise blanche, des chausses bleues à crevés et des bottes également bleues. Il a une dague or à attache rouge." (Couffon)

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Détails.

Verre rouge à nouveau sur la robe d'Hérodiate.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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QUATRIÈME REGISTRE.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Septième panneau : Le festin d'Hérode et la danse de Salomé. LA DEMANDE DU CHEF DE ST JEHAN BA..

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"Devant une tenture de damas vert à galons d'or et perlages, Hérode est assis à table. Il est coiffé d'une toque rouge avec couronne d'or, et porte une robe violette, à broderies d'or et à grand col de fourrure, ainsi que des chausses bleues. A sa gauche, Hérodiade, en robe violette et coiffure rouge et or ; à sa droite, un personnage porte une robe bleue à perlages et bordure or, toque rouge et chausses rouges. Devant la table, près d'une levrette couchée, est Salomé. Elle porte une robe rouge et or, une tunique or à perlages et un surcot vert à manches rouges et crevés or. " (Couffon)

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Détails.

 

Tête d'Hérode refaite.

Les crevés des deux manches de Salomé sont des pièces montés en chef d'œuvre.

C'est avec Salomé que la robe à breloque devient une vraie expression métonymique de la lubricité de son comportement. Dans l'expression de la misogynie chrétienne, où Salomé et sa mère appartiennent au cortège des femmes qui, comme Ève, incitent au péché. Dans les enluminures que j'ai pu consulter, Salomé porte une robe longue et moulante, mais non une telle quincaillerie. Seule, la Salomé de Lucas Cranach l'Ancien, dans un tableau peint en 1530 et donc presque contemporain de ce vitrail, lui fait porter autant d'or et de perles.

Voir Benozzo Gozzoli, Danse de Salomé, 1461-1462.

Voir Mare historiarum, BnF Latin 4915 folio 174r.

Voir Le Mirouer historial de Vincent de Beauvais, BnF Français 50, folio 222v XVe siècle,

etc.

 

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Texte évangélique.

"Or, lorsqu'on célébra l'anniversaire de la naissance d'Hérode, la fille d'Hérodias dansa au milieu des convives, et plut à Hérode, de sorte qu'il promit avec serment de lui donner ce qu'elle demanderait. A l'instigation de sa mère, elle dit: Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean Baptiste. Le roi fut attristé; mais, à cause de ses serments et des convives, il commanda qu'on la lui donne, et il envoya décapiter Jean dans la prison. Sa tête fut apportée sur un plat, et donnée à la jeune fille, qui la porta à sa mère. Les disciples de Jean vinrent prendre son corps, et l'ensevelirent. Et ils allèrent l'annoncer à Jésus."Matthieu 14:1-12.

 

"Un jour cependant, Hérodiade trouva une occasion favorable, lors de l’anniversaire d’Hérode. Celui-ci organisa ce jour-là une grande fête à laquelle il invita les hauts dignitaires de sa cour, les officiers supérieurs et les notables de la Galilée. Au cours du banquet, la fille d’Hérodiade entra dans la salle: elle dansa, Hérode et ses invités étaient sous son charme. Le roi dit alors à la jeune fille: Demande-moi ce que tu voudras et je te le donnerai. Il alla même jusqu’à lui faire ce serment: Tout ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c’est la moitié de mon royaume. Elle sortit pour prendre conseil auprès de sa mère: Que vais-je lui demander?

 – La tête de Jean-Baptiste, lui répondit celle-ci.

Aussitôt la jeune fille se hâta de retourner auprès du roi pour lui exprimer son vœu en ces termes: Je veux que, tout de suite, tu me donnes sur un plat la tête de Jean-Baptiste.

Le roi en fut consterné, mais à cause de son serment et de ses invités, il ne voulut pas le lui refuser. Il envoya donc aussitôt un garde en lui ordonnant de rapporter la tête de Jean. Celui-ci s’en alla décapiter Jean dans la prison. Il apporta la tête sur un plat et la remit à la jeune fille, et celle-ci la donna à sa mère. Lorsque les disciples de Jean apprirent ce qui s’était passé, ils vinrent prendre son corps pour l’ensevelir dans un tombeau." (Marc 6:21-29)

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Les Pères de l'Église.

 

"les Pères de l’Église chrétienne vont exploiter les ellipses des trois récits fondateurs bibliques pour conférer à cet épisode une portée didactique moralisatrice et faire de Salomé un personnage au service d’un discours patricien misogyne. Dès les premiers siècles de l’Europe chrétienne, la femme est considérée comme une menace, une dangereuse tentatrice, voire une auxiliaire de Satan. La figure d’Ève s’impose comme l’archétype de cet imaginaire du féminin. Or, le Nouveau Testament ne contient pas de personnages féminins adéquats : Marie est la mère du Christ, la « Bienheureuse », l’élue choisie pour racheter la figure pécheresse d’Ève ; les femmes qui accompagnent Jésus dans les derniers moments du Calvaire et qui seront témoins de sa résurrection sont qualifiées de « saintes » ; quant à Marie-Madeleine, elle symbolise la femme repentie. Restent donc Hérodiade et sa fille, responsables de la condamnation à mort du prophète Jean-Baptiste."(Crdp-ac-paris)

 

Jean Chrysostome dans son Homélie sur l’Évangile de Marc précise son âge : « quinze ans ». Il en fait alors une « jeune fille » capable de raison, et donc responsable de ses actes et inévitablement consciente de leur portée. Il s’écarte ainsi du texte évangélique qui met seulement en évidence le caractère obéissant de Salomé, son rôle de simple adjuvante inconsciente dans le projet de vengeance de sa mère. Dans un autre de ses sermons, L’Homélie sur l’Évangile de Matthieu, Jean Chrysostome définit les deux crimes de Salomé : celle-ci est tout d’abord coupable par sa danse elle-même, parce qu’elle adopte une attitude impudique pour une jeune vierge qui, selon les critères des moralistes de l’époque, se doit d’être austère dans son vêtement, de rester voilée et de ne dégager aucun esprit de coquetterie ; mais surtout, en séduisant Hérode, elle obtient comme prix de sa prestation artistique un homicide. Salomé apparaît donc aux yeux de Jean Chrysostome comme une figure terriblement scandaleuse parce que l’érotisme qu’elle dégage en dansant se trouve finalement lié au sang et à la mort.

Augustin d’Hippone, dans son Quinzième Sermon pour la décollation de saint Jean-Baptiste, revient sur ce pouvoir terriblement séducteur et érotique de la danse qu’accomplit Salomé devant le tétrarque :

« Aussitôt elle se tord pour décrire des circuits insensés ; elle tourne avec la rapidité d’un tourbillon ; on la voit parfois se pencher d’un côté jusqu’à terre, et parfois renverser sa tête et se pencher en arrière, et, à l’aide de son léger vêtement, trahir ainsi ses formes voluptueuses. »

Le Seizième Sermon pour la décollation de Saint Jean-Baptiste est l’occasion de prolonger cette description de la chorégraphie de Salomé :

« Sous sa tunique légère, la jeune fille apparaît dans une sorte de nudité : car pour exécuter sa danse, elle s’est inspirée d’une pensée diabolique : elle a voulu que la couleur de son vêtement simulât parfaitement la teinte de ses chairs. Tantôt elle se courbe de côté et présente son flanc aux yeux des spectateurs ; tantôt, en présence de ces hommes, elle fait parade de ses seins que l’étreinte des embrassements qu’elle a reçus a fortement déprimés. »" (Crdp-ac-paris)

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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8°) Huitième panneau : Décollation de saint Jean. CO[MM]E[NT]  ST JEHAN FUT DECOLLE.

 

" Le saint est vêtu d'une peau de bête, le bourreau est en veste violette et chausses rouges à crevés blancs. Salomé porte une robe rouge à pois d'or et un surcot vert à perlage d'or. A côté d'elle, une compagne dont on n'aperçoit que la tête. Sur ce panneau, il est à remarquer un homme tenant une pique et une grande banderole, probablement la marque du verrier." (Couffon)

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Détails.

Tête du saint refaite.

Manches et robe de Salomé et hauts de chausse du bourreau : verres rouges gravés.

L'homme "tenant une pique et une grande banderole" remarqué par Couffon dans le fond bleu est intrigant.

La servante à coté de Salomé crée un rappel du motif de Judith et Holopherne.

La fontaine a double bassin ne peut avoir ici qu'une valeur allégorique : rappel de l'eau du baptême, ou de la fontaine eucharistique ?

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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DERNIER REGISTRE : LE COUPLE DE DONATEURS.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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9°) Sainte Catherine présentant une donatrice.

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"Donatrice. Elle est à genoux sur un prie-Dieu recouvert de damas or. Derrière elle, se détachant sur un fond damassé vert et sur des fabriques analogues aux précédentes, sainte Catherine, en robe bleu pâle et manteau de damas or.
La donatrice porte un surcot violet à manches à crevés bleus à l'avant bras et riche garniture de fourrure. On a voulu reconnaître en elle Catherine du Couedro, dont on ne retrouve aucune trace. Les armoiries de sa robe, détruites en 1791, paraissent avoir été rétablies de façon fantaisiste en un écartelé Le Mintier et Millon et la Motte Vauclerc. Il faut voir là, croyons-nous, Marie Le Moine, dame de Kercouedro et femme de Jean Le Mintier sieur des Granges, comme le prouvent les deux actes suivants : Le 28 janvier 1555, Francois Le Mintier, sieur des Granges, assigne à Marguerite, sa soeur, six livres dix huit sols de rentes des droits lui appartenant de la succession de Marie, dame de Kercouédro, leur mère.
D'autre part, par acte du 28 juin 1575, nobles gens Pierre Le Mintier et François Le Mintier font accord avec Jean Le Mintier, leur frère aîné, de la succession d'Antoine Le Mintier, sieur de la Villeseon, leur père, et de la succession à échoir de Marguerite Le Mintier, dame de la Tour, leur mère. Mention est faite de ce qui était dû à Pierre Le Mintier sieur des Granges, et à la même Marguerite Le Mintier, de la succession de demoiselle Marie Le Moine, veuve de Jean Le Mintier sieur des Granges, père et mère de la dite dame de la Tour, leur mère, et de François Le Mintier sieur des Granges." (Couffon)

 

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Détails.

Composition refaite par Albert Bonnot avec remploi de parties originales.

Sainte Catherine était (avec sainte Marguerite et sainte Barbe) la sainte dont l'intercession était la plus demandée par les femmes de la noblesse. Rien n'impose que la donatrice se prénomme Catherine.

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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10°) Saint Jean présentant Jean Le Mintier.

" Saint Jean, en robe d'or relevée sur la jambe par une agrafe perlée, en manteau vert, et nimbé d'or, se détache sur un damas vert qui occupe la moitié du panneau, le reste du fond étant constitué par une fabrique flamande bleue avec touches de jaune d'argent. Il présente un donateur, en armure et à genoux sur un prie Dieu recouvert de damas vert. Ce personnage porte sur sa cotte les armes des Le Mintier et sans doute est ce là Jean Le Mintier, seigneur des Granges, fils de Pierre et de Jeanne Le Sénéchal." (Couffon)

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Détails.

En arrière-plan, un fleuve que descendent deux nefs.

Composition refaite par Bonnot avec remploi d'importantes parties originales, dont la tête et les armoiries du donateur.

Héraldique.

Pol de Courcy, dans son Nobiliaire et armorial de Bretagne, indique :

" Mintier (Le), sr des Granges, de la Villesion et de la Touche, par. d'Hénon, — de la Ville-Normé, par. De Plémy, — de la Ville-Morvan, par. de Ploufragan, — de Carméné, par. de Plessala, — de Beauchesne et de la Fontaine-Saint-Père, par. de Quessoy, — de la Motte-Basse, — du Bois de la Touche, — de Saint-André, — de la Motte-Gloret, par. d'Iffiniac, — de Léhélec, du Quenhouët et du Lestier, par. de Béganne, — du Boisgnorel, — du Bourgneuf, — du Chalonge, par. de Plédran, — de la Villeblanche, — de la Villeoser, — du Bignon, — de la Perrière, — de la Pommeraye, — des Aulnais-Caradreux, par. de la Nouée, — de la Grée-Saint-Laurent, par. de ce nom, — de la Villeauffray, — de Kerancloarec, par. de Plounévez-Quintin , — du Perret.

Anc. ext. chev., réf. 1668, dix gén., et maint. à l'intend. en 1699; réf. et montres de 1423 à 1535, par d'Hénon, Ploufragan, Plémy, Quessoy, Iffiniac et Plédran, év. de Saint-Brieuc.

De gueules a la croix engreslée d'argent. Devise: Deus meus.... omniasunt, et Tout ou rien.

Honoré et Olive Visdelou , sa compagne, vivants en 1330, père et mère de : 1° Guillaume, sénéchal de Chatelaudren en 1383, auteur de la branche des Granges; 2° Charles, auteur des branches de la Ville-Sion et de la Motte-Basse.

Cette famille a encore produit: Guillaume, commissaire pour la réformation des fouages en 1441; Pierre, qui obtint lettres d'abolition en 1485 pour sa participation a la mort du trésorier Landais; un chevalier de Saint-Michel en 1637; des pages du Roiet des filles à Saint-Cyr, de 1718 à 1787; un lieutenant des maréchaux de France en 1771, un abbé de Boquen en 1757; un abbé de Meilleray en 1776, évêque de Tréguier en 1780, t 1801 ; un écuyer cavaleadour du prince de Condé dans les guerres de l'émigration; un chef de division des armées royales en Bretagne et deux maréchaux de camp nommés par le Roi en 1797 et 1814."

Le château des Granges, à Hénon, au nord immédiat de Moncontour, est le berceau de la famille Le Mintier depuis le XIVe siècle..

Jean Le Mintier (v.1471 -?).

https://gw.geneanet.org/turnegouet?lang=fr&n=le+mintier&oc=4&p=jean

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Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste (vers 1535-1540), baie 3, mur nord de l'église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 17 septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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 — COUFFON (René), [1935]  Contribution à l'étude des verrières anciennes du département des Côtes-du-Nord, Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord. T. 67 1935, pages 167-171

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f196.item

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum vol. VII, Presses Universitaires de Rennes.

— MONCONTOUR (SITE DE L'OFFICE DU TOURISME DE) .

http://www.tourisme-moncontour.com/Vitrail-saint-yves_fiche_1796.html

— INFOBRETAGNE, Les vitraux de l'église de Moncontour..

http://www.infobretagne.com/moncontour-eglise-vitraux.htm

— Congrès archéologique de France 1950 vol.107

DESCRIPTION DES VERRIERES DATANT DE 1874 : Mémoires de la Société archéologique et Historique des Côtes-du-Nord.

https://books.google.fr/books?id=dFdj-oEI7pMC&pg=PA164&dq=de+la+Motte++Vauclerc+armoiries&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjBl7yrlIfaAhVRaVAKHX4IAuoQ6AEIODAD#v=onepage&q=de%20la%20Motte%20%20Vauclerc%20armoiries&f=false

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 11:11

Les vitraux de Moncontour (22). III. La maîtresse-vitre (vers 1538) de l'Enfance du Christ.

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Sur les vitraux de Moncontour, voir :

 

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Sur les vitraux "du groupe rennais" du XVIe siècle, voir 

 

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Sur les vitraux et œuvres  de la légende de sainte Barbe :

 

Voir aussi :

 

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Pour tous les 1330 autres articles de ce blog utilisez l'onglet "rechercher".

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Voir la présentation générale de ces exceptionnels vitraux de cette période 1535-1540 pour l'église de Moncontour par un atelier rennais dans les articles sur la verrière de saint Yves (1537) et celle de sainte Barbe (1538).

La baie 0, ou "maîtresse-vitre" selon la dénomination bretonne, était initialement à 4 lancettes organisées en 3 registres, et surmontées d'un tympan. Elle a été déposée et réparée en 1588 par Gilles Blaubo et Vincent Desportes, et reçut alors les armoiries du duc de Mercœur, —Gouverneur de Bretagne en 1582 avant de prendre la tête de la Ligue contre le roi —.

Le remplage a été supprimé à une date inconnue, et la baie a alors adopté sa forme cintrée actuelle. Non concernée par la restauration des autres baies entre 1891 et 1893, elle bénéficia en 1993 d'une intervention importante menée par l'atelier de Jean-Pierre Le Bihan de Quimper.

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Les vitraux de Moncontour. III. La maîtresse-vitre (vers 1538) de l'Enfance du Christ.

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Le jugement de Couffon est sévère ; le partagerez-vous ? :

 

 "C'est un vitrail extrêmement confus, où l'on trouve plusieurs scènes de l'enfance du Christ, non séparées les unes des autres ; c'est déjà la décadence au point de vue de la composition. Les coloris des verres demeurent par contre superbes, notamment le bleu, qui domine, ainsi que le rouge et le vert. L'on y trouve quelques touches de jaune d'argent. Le dessin n'est pas de premier ordre et souvent gauche. Il est, de plus, très inégal, ce qui tient, sans doute, aux multiples restaurations dont cette vitre a été l'objet. Dans le panneau représentant la fuite en Egypte, par exemple, la Vierge et saint Joseph sont d'un dessin acceptable, tandis que l'ange, juché dans l'arbre, et l'idole, tombant de sa colonne, sont d'une très mauvaise facture. Il y a lieu de remarquer, dans les fonds, des architectures classiques, dénotant déjà la Renaissance, et des fenêtres encore toutes gothiques. La verrière est d'inspiration nettement néerlandaise. En 1884 elle fut entourée d'une large bordure, pour l'augmenter ; et au sommet l'on y incorpora, assez malencontreusement d'ailleurs, un médaillon moderne représentant le Père Eternel." (Couffon)

 


 

 

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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I. LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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À gauche : Claude de la Villeblanche, donateur, présenté par saint Claude.

 

Saint Claude est figuré en évêque, avec mitre et chape dont le fermail est en verre rouge gravé. Quelques lettres sont inscrites sur le coté droit de cette chape : [CL]AUDE PRIE PO[UR MOI]. Le saint porte sous la chape un manteau bleu, un surplis pourpre, et une aube.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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"Le donateur de gauche, Claude de la Villeblanche, porte sur sa cotte des armes écartelées au I et III de la Villeblanche, aux II et IV du Chastellier d'Eréac ["d'or, au chef de sable"], et, en abîme, sur la poitrine, un écu d'azur semé de fleurs de lys d'or, sans doute pour rappeler la charge de grand pannetier dont la reine Claude l'avait gratifié en 1522. Il avait reçu le collier [de l'Ordre de Saint-Michel] à Marignan."

"La verrière fut donc exécutée entre 1522 et 1531, date de la mort de Jacques de la Motte que l'on voit à droite, et sans doute non loin de cette dernière année, puisque Claude de la Villeblanche et Jacques de la Motte ont les cheveux grisonnants." (Couffon)

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Remarques

1°) L'écu placé en abîme est bien d'azur semé de fleurs de lys d'or, mais est semé aussi de dauphins de même — selon la description de 1874—  ou centré par un lion d'or passant  .

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2°) Le collier de l'Ordre de Saint-Michel a été remis à Claude de Villeblanche en 1538. Ce qui reculerait la datation de ce vitrail proposée par Couffon et reprise par Gatouillat et Hérold et le rendrait contemporain de la baie 5. 

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a) Pol de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne :

Villeblanche (de), sr dudit lieu, — du Plessis-Balissou, par. de ce nom, — de la Porte et de la Motte, par. de Maumusson, — de Broous, par. de ce nom, — de Bagalz. par de Guichen,—dn Mesnil, — de Martigné-Fercbaud, par. de ce nom, — de Brancien, — de Ploësquellec, par. de ce nom, — de TrogofF, par. de Plouégat-Moytan, — de Callac, par. de ce nom, — du Pontblanc, par. de Plouaret, — du Plessix-au-Noir, par. de Trédaniel.

Réf. de 1454 à 1543, par. de Maumusson, Broons, Ploësquellec, Plouégat et Plouaret, év. de Nantes, Saint-Malo, Cornouaille, Tréguier et Saint-Brieuc.

De gueules à la fasce d'argent, accomp. de trois hures de saumon de même (Sceau M20).

Pierre, capitaine de Rennes en 1440

 Henry, chevalier de Porc-Epic en 1448, grand-maître de Bretagne en 1451 ;

Guillaume, abbé Sainte-Croix de Quimperlé en 1453, + 1483;

 Claude, panetier de la reine Claude de France en 1522, chevalier de l'ordre en 1538.

Fondu dans Espinay.

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b) Les chevaliers de l'Ordre de Saint-Michel par Gaston de Carné (1884) page 421 :

 

VILLEBLANCHE (Claude de) , s. du Plessis-Balisson, de Broon, de Maumusson, de Bagaz, du Menil, de Martigné-Ferchaut, de la Porte, de Calac, du Châtelier d'Eréac, de Branxian, de Plusquellec, de Tourgouff, du Pontblanc, etc. , premier pannetier de la Reine Claude de France, par lettres du 3 avril 1522, fut fait chevalier. de l'Ordre Du Roi à cause de sa valeur, hardiesse et dextérité aux armes d'après A. du Paz en son Hist. des Maisons illustres de Bretagne. De plus, on lit qu'il fut chevalier de l'Ordre sous François 1er en 1538 dans le Recueil ms. des ch. de l'O. de S.-M. fait en 1620, par P. d'Hozier. (Bibl. du Roy.). Fils de Jean, s. du Plessis-Balisson, et de Catherine du Châtelier. [Jean, décédé en 1510, épousa Catherine du Châtelier le 18 août 1482]

Armes : De gueules à une fasce d'argent accomp. de trois hures de brochet de même, 2 en chef et 1 en pointe.

* Pierre de Villeblanche, aieul de Claude qui précède, fut ch. des O. du R. (ch, de l'O. du R.) en 1500, d'après Ogée. Dict. Géog. de Bret. art. Broons.) Mais le P. du Paz, qui a composé sur titres la généalogie des Villeblanche, ne mentionne nullement cette distinction.

*Claude de Villeblanche épousa Anne Vernon, fille de Raoul, s. de Montreuil-Bonin, Grand-Fauconnier de France, et d'Anne Gouffier. (P. Ans.)

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c)

Il  assista en sa qualité de premier panetier  à Rennes en 1532 au couronnement du dauphin Henri II, comme duc de Bretagne. Il portait alors le carreau de drap d'or sur lequel devait s'agenouiller le duc.

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d) Couffon n'a pas inventé la notion que Villeblanche a été fait chevalier par François Ier au soir de Marignan :

 

 

 " Ce messire Claude de Villeblanche,sieur de Bron, avoit esté aux batailles de Ravanne (Ravenne), la Bicoque et des Suysses ( L'auteur appelle ainsi la bataille de Marignan, livrée en 1515, parce que François Ier y défit les Suisses.); et à cette derniere le Roy le fit chevalier, seul de son rang, puis remit son épée au fourreau. Mais luy demandant le duc de Bourbon pourquoy il n'avoit fait chevaliers cinquante ou soixante autres qui estoient à genoux devant luy, Sa Majesté répondit qu'il ne vouloit pas que I'on dist du sieur de Bron qu'il estoit des chevaliers à la douzaine, et qu'il sçavoit bien, pour l'avoir vu, que son épée estoit tainte du sang des Suysses, et n'en estoit pas si certain des autres ; toutefois qu'il les feroit chevaliers le lendemain : et ajouta qu'il y avoit beaucoup de villes en son royaume, mais qu'il ne s'en trouvoit gueres de blanches, voulant inferer par-là ce mot de ville, et qu'il y en avoit bien peu qui luy fussent comparables : et n'en exceptoit Sa Majesté que huit ou dix, et trois ou quatre qu'il mettoit au-dessus." Mémoires de Vieilleville, 1541,, I, p. 138, cité  in Claude-Bernard Petitot, Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France vol. 26

Il faut distinguer "être fait chevalier" et "être fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel".

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Détails.

Les trois bagues d'or du donateur sont portées aux trois derniers doigts de la main droite.

Claude de Villeblanche, agenouillé mains jointes devant son livre d'Heures posé sur un prie-dieu, porte une armure dont il a posé le casque à plumet et les gants devant lui. Le gorgeret du casque semble porter une inscription. (Je note à tout hasard la devise de Villeblanche : ATAO LEAL, "Toujours fidèle"). Il est à genoux sur un coussin de velours rouge à glands d'or.

 

 

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Au dessus de cette scène : "la Visitation".

 

"La Visitation. Sur un fond fait de morceaux épars, dans lesquels on distingue deux angelots blancs à ailes violettes, se détache sainte Elisabeth en robe verte et manteau rouge, la tête couverte d'une grande coiffe cachant ses cheveux. La Sainte Vierge, au contraire, porte deux longues nattes dépassant sa coiffe ; elle est vêtue d'une robe violette à galons d'or et d'un manteau bleu." (Couffon) 

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Devant une porte, comme dans la Visitation de Ghirlandaio (1491),  Elisabeth, la tête recouverte d'un voile et de la guimpe, est à genoux et pose la main sur le ventre de Marie. Deux anges volent en écartant les bras, comme pour reprendre l'exclamation : " Élisabeth fut remplie du Saint Esprit. Alors elle poussa un grand cri et dit : « Tu es bénie entre les femmes, et béni le fruit de son sein ! Et comment m'est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car, vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! »" (Luc)

Je note aussi la guirlande , accessoire de la rRenaissance italienne, tendue sous le rempart,.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Registre inférieur (suite) : les trois panneaux de l'Adoration des Bergers et des Mages.

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" L'adoration des anges, des bergers et des rois mages. Ce panneau est de surface triple de l'autre. Il est à rapprocher, comme composition, de la verrière de Pont-Croix. Au centre, la crèche ; à gauche, agenouillée devant l'Enfant, la Vierge, nimbée d'or, en manteau bleu. Elle est entourée d'angelots à ailes d'or en robes rouges et blanches. 
En face et lui faisant pendant, saint Joseph, également nimbé et vêtu d'une robe violette à manches vertes, tient une chandelle [Note : Rappelons que M. Male a montré qu'il fallait chercher l'origine de cette chandelle dans les mystères où elle était allumée pour montrer que c'était la nuit]. Il est entouré des rois mages. Agenouillé au premier plan, Gaspar, portant une barbe grise, et vêtu d'une robe bleue à manches violettes et d'un riche manteau rouge et or sur la bordure duquel on lit : AVE MARIA. GR.

Derrière lui, près de saint Joseph, le roi nègre porte une robe blanche et or à manches violettes et un manteau vert. [...]
Dans le fond du panneau, sous une arcature renaissance ornée de guirlandes vertes, des bergers, en pèlerines violettes, sont avertis de la naissance du Sauveur par deux anges en robes rouges, celui de gauche ayant des ailes vertes, celui de droite des ailes jaunes."(Couffon)

 

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Scènes centrales : Nativité, Bergers et Mages.

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La "Crèche" associe, comme dans les Nativités ou Adorations de Rogier van der Weyden, de Domenico Ghirlandaio de Boticelli (1476) ou d'Albrecht Altdorfer (1530) des architectures antiques témoignant de la ruine d'une époque déchue, des fortifications (les murailles de Béthléem ?), et la charpente sans couverture évoquant la pauvreté de l'étable où naît le Sauveur. Mais ces constructions sont hétéroclites, quoique structurées par trois arcs de plein cintre. Des guirlandes vertes y sont suspendues. 

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Au centre, dans la première arcade, deux anges jouent l'un de la viele et l'autre de la cornemuse.

Les arcades latérales sont occupées par des anges en adoration.

Le registre moyen est animé par sept bergers regardant soit les anges annonçant le Rédempteur, soit l'Enfant.

Ce dernier, dans un berceau de paille et d'osier, est honoré par deux anges qui tiennent un flambeau, métaphore de la Lumière donnée au Monde. On note bien-sûr le verre rouge gravé de la robe de l'ange.

La Vierge et Joseph, tous les deux nimbés, se font face. Marie a les mains jointes et la tête inclinée en recueillement face à son Fils, tandis que Joseph, appuyé sur un bâton, abrite de sa paume la flamme d'une bougie, comme dans la Nativité de Robert Campin (1420). Entre Marie et le berceau, trois personnages (bergers ?) se discernent.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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L'adoration des Bergers.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Comparaison :

Les jeunes bergers émerveillés accoudés derrière l'enceinte de la Crèche, encapuchonnés, les mains écartés ou désignant  les anges qui leur apparaissent, rappellent instantanément ceux d'un fragment d'Adoration conservé à Plogonnec, dans le Finistère.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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L'Adoration des Rois et des Bergers de Plogonnec (baie 5, vers 1520-1525). Atelier de Quimper.

 

L'Adoration des Rois et des Bergers de Plogonnec (baie 5, vers 1520-1525). Atelier de Quimper. Photographie lavieb-aile

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L'Adoration des Rois et des Bergers de Plogonnec (baie 5, vers 1520-1525). Atelier de Quimper. photographie lavieb-aile

 

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L'Adoration des Rois et des Bergers de Plogonnec (baie 5, vers 1520-1525). Atelier de Quimper. Photographie lavieb-aile

 

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L'Adoration des Rois et des Bergers de Notre-Dame-du-Crann à Spézet (Baie 3, 1546).

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http://www.lavieb-aile.com/2016/06/les-vitraux-de-notre-dame-du-crann-a-spezet-l-adoration-des-mages-et-des-bergers.html

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Les deux premiers rois mages.

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Conformément à la tradition, le premier, et le plus âgé, Melchior, est agenouillé et présente son offrande, des pièces d'or. Il porte un manteau rouge sur lequel se détache le baudrier de son épée. Son bonnet sommé d'une couronne est posée au sol. Le manteau est un verre rouge gravé de petites lignes verticales. Le galon porte (en verre rouge gravé à nouveau)  l'inscription AVE. MARIA. G, incipit de l'oraison Ave Maria gratia plena, "Je vous salue Marie, pleine de grâces".

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le visage et la main  du deuxième roi sont sombres, faits d'un verre bleu plombé. Est-ce Balthazar, ou bien Gaspard, "jeune encore, imberbe et rouge de peau", qui offre l'encens ?

Nous admirons son large chapeau (verre rouge gravé) orné de perles et d'un diamant, et de fleurs sous sa couronne.

Sur les tympans des porches de Rumengol (vers 1470), ou du Folgoët (1423), ce deuxième roi a la main levé et l'index tendu, mais c'est pour désigner à celui qui le suit, vers lequel il se retourne, l'étoile au dessus de Bethléem. Il est étrange qu'ici, ce roi se retourne également, qu'il tende l'index également, mais que cet index ne désigne que le vase d'encens. 

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Partie droite. Le troisième roi mage sous un pavillon ouvert par deux anges.

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"Le troisième roi, portant une grande barbe blanche, est vêtu d'une robe bleue et d'un manteau rouge. Au-dessus de lui, riche tente à pavillon, à courtines rouges et blanches doublées de vert et ornées de galons d’or. Ces courtines sont soutenues par deux angelots, à chevelure d'or et ailes rouges vêtus de blanc. C'est là un détail bien flamand, que l'on retrouve notamment, à cette époque, dans l'école de Tournai. " (Couffon).

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On a compris que, décidément, René Couffon verrait une influence flamande ou néerlandaise partout. Soit. Ces pavillons se retrouvent couramment dans les Arbres de Jessé ... français.

Il est difficile de dire si ce pavillon recouvre le roi, ou bien sert de dais pour le donateur et son saint patron.

Le troisième roi est, depuis Bède le Vénérable, nommé Balthazar, il porte la barbe, et il offre la myrrhe. Il a souvent la peau noire. Celui-ci, à la barbe blanche vénérable et au visage grisâtre, tient un calice d'or. Il est coiffé d'un large chapeau rehaussé de la couronne royale.

"Bien que le thème du « roi noir » apparaisse dès l'époque de Bède le Vénérable, les Rois mages représentés sur les fresques et les tableaux, presque toujours, ont tous trois la peau claire. Il faut attendre le XVe siècle et surtout le XVIe siècle pour que l'un des trois ait systématiquement la peau foncée. Certains tableaux de cette période montrent d'ailleurs des repeints où Balthazar a été initialement figuré en Européen, puis réinterprété en Africain. L'explication de cette évolution tiendrait au fait que, si Balthazar est noir au-delà de toute ambiguïté, il prouve par là même que le message de Jésus-Christ s'adresse aux hommes de tous les continents. Balthazar en tant que roi noir devient donc, à la Renaissance, le symbole de l'universalité du christianisme." (Wikipédia)

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Détails.

Le verre rouge gravé est ici évident, dans ces carreaux blancs à pois des tentures. 

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Partie droite. Le donateur présenté par saint Jacques.

" Le second donateur, Jacques de la Motte, Sr. du Vauclerc, présenté par saint Jacques en robe rouge et manteau bleu et portant son bourdon." (Couffon)

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Héraldique.

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Jacques de la Motte (1479- 9 avril 1531), seigneur de Vauclerc, également donateur de la verrière de saint Mathurin (baie 6), épousa Anne de Tréal en 1505, dont il eut une fille, Catherine de la Motte Vauclerc.

"Jacques de la Motte était fils aîné de Jean de la Motte, sr. du Vauclerc et de Françoise du Perrier, fille de Jean du Perrier, sr. du Plessix Balisson, et de Jeanne de Quélen.

Jean de la Motte, sr. du Vauclerc fut lui-même fils de Guyon de la Motte sr. de l'Orfeil puis du Vauclerc par héritage de son oncle Guy Bouetel, et de Louise de Montauban fille de Guillaume et de Bonne Visconti de Milan.

Jacques de la Motte épousa Jeanne de Tréal, fille de Jean sr. de Tréal et de Marie des Rames. Il perd ses parents avant 1506 et fit le 17 septembre de cette dernière année partage de la succession de sa mère avec Jean de la Villeblanche. Acte dans lequel il est qualifié sr. de l'Orfeil et du Vauclerc. Il mourut le 9 avril 1531." (Couffon)

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Son tabard porte les armes écartelées de gueules à trois bandes engrêlée d'argent au 1 et 3, d'argent à la guivre d'azur, annelé et bandé de gueules au 2 , et enfin au 3 de gueules à six macles d'or au lambel d'argent.

a) Les armes de gueules bandé engrêlé d'argent sont celles de La Motte, seigneur de Mauclerc, (rapportées comme "d'argent à trois barres de gueules engrelées" à Pléneuf, où Christophe de la Motte possédait dès 1536 le Manoir de Vauclerc, et où Guyon de la Motte avait bénéficié d'un droit de foire en la chapelle Saint-Jacques.).

 

b) les armes d'argent à la guivre d'azur, associées à celles aux macles d'or, renvoient à la famille de Montauban.

"Jean de Montauban fils de Guillaume, & de ceste Bonne de Milan, eut à femme Anne de Kaëranrais, & de ce mariage issit leur fille unique mariee à Louis de Rohan seigneur de Guemené, puisné de la maison de Rohan, lequel escartela ses armes qui sont de gueulles à neuf macles d'or, de celles de Milan (ainsi que les Princes de la maison d'Orleans) à cause de l'aieule de sa femme." (André Favyn, Histoire de Navarre

Il faut donc voir dans cette guivre d'azur celle des armoiries du duché de Milan d'argent à la guivre d'azur engoulant un enfant de gueules. "On dit qu'Otton, Bourggraf de Milan, ayant tué en 1100 un géant Sarasin, nommé Pollux, qui portoit sur son casque de serpens de cette sorte, appellés guivres, il en prit un pour ses armes".

Pol de Courcy donne dans son Nobiliaire :

MONTAUBAN (DE) (ramage de Rohan), sr dudit lieu, par. de ce nom, — vicomte du Bois-de-la-Roche, par. de Néant, — sr de Landal, par. de La Boussac, — de Binio, — du Boisbasset, — de Vauvert, — de Sens, par. de ce nom, — de Romilly, de Marigny, de Grenonville et de Queneville, en Normandie, — de Saint-Brice, par. de ce nom, — de la Sucraye, par. de Saint-Ouen, — du Goust, par. de Malville, — du Port-Durand et de la Verrière, par. de Saint-Donatien, — des Perrines, par. de Doulon, — de Rochefort-sur-Sèvre, par. de la Haie-Fouassière.

Réf. et montres de 1426 à 1544, par. de Néant, év. de Saint-Malo, Sens, Saint-Brice et Saint-Ouen-des-Alleux, év. de Rennes, et la Haie-Fouassière, év. de Nantes.

De gueules à sept macles d'or, 3. 3 et 1 , au lambel de quatre pendants d'argent( sceau 1314) ;

aliàs : écartelé : d'argent à la guivre d'azur en pal, dévorant un enfant issant de gueules, couronné de même, qui est Milan.

Alain de Rohan, sire de Montauban, vivant en 1150, père de Josselin, marié à Mabille de Monfort, dont :

1° Olivier, qui garda le nom de Montauban et qui a continué la filiation;

2° Josselin, évêque de Rennes, t 1234;

Jean, prit les armes en 1202, pour venger la mort du duc Artur;

Guillaume, l'un des écuyers du combat des Trente en 1350;

Artur, trempa dans le meurtre du prince Gilles de Bretagne en 1450, se fit moine pour éviter les poursuites du duc Pierre II, et mourut archevêque de Bordeaux en 1478;

Jean, maréchal de Bretagne, grand-maître des eaux et forêts, puis amiral de France sous Louis XI en 1461, i 1466, laissa d'Anne de Keranraiz :

Marie, dame de Montauban , mariée en 1443 à Louis de Rohan, sr de Guémené;

Philippe, chancelier de Bretagne, en 1516, père de

Catherine, dame du Bois-de-la-Roche,mariée à René de Volvire,baron de Ruffec, vers 1535. (Famille éteinte.)"

Conclusion : nous avons ici les armes de la famille de La Motte-Mauclerc et de celle de Montauban, renvoyant au couple Guyon  de La Motte / Louise de Montauban fille de Guillaume et de Bonne Visconti de Milan. C'est l'identité du saint patron, saint Jacques le Majeur, qui permet d'identifier Jacques de La Motte, petit-fils de ce couple.

 

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Détails.

Saint Jacques est clairement identifiable par son bourdon auquel est suspendu la besace, mais aussi par la coquille de Saint-Jacques ornant l'avant de son chapeau, rabattu sur son dos.

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Jacques de la Motte est représenté agenouillé sur un coussin de velours rouge à glands d'or à son prie-dieu exactement comme Claude de la Villeblanche, son tabard armorié recouvrant une armure identique dont nous voyons la cubitière, le canon d'avant-bras, les cuissots, les genouillères, les solerets en patte d'ours, et les molettes des éperons. De même, les gants et le casque à plumet sont posés devant lui.   Cette armure n'a rien d'anachronique en 1539, date de l'armure équestre de François Ier.

Il porte, comme son collègue, trois bagues d'or, à l'index, à l'annulaire et à l'auriculaire.

Le visage est également semblable à celui de Villeblanche : imberbe, avec des cheveux mi-longs dont les boucles recouvrent le haut des épaules. Comme sur les gisants, il n'est pas nécessaire d'y voir un portrait ressemblant, et encore moins un portrait contemporain de la date de réalisation du vitrail, mais plutôt, une représentation idéale du seigneur témoignant à la fois (par sa posture) de sa dévotion et à la fois (par son armure) de son attachement au service de son roi.

Ce panneau contient des verres rouges gravés (macles et des armoiries) mais aussi un verre bleu gravé pour le plumet du casque. Ce plumet est plein de panache, avec ses quatre couleurs blanc et or, or, rouge et bleu et or.  

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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II. LE REGISTRE SUPÉRIEUR. 

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le Massacre des innocents.

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" Au premier plan, à gauche, un soldat casqué transperce un enfant. Il porte une tunique rouge à manches bleues, des hauts de chausses violets à bandes rouges, et est nu pieds-dans des sandales. A droite, une femme en robe rouge et manteau bleu ; elle est coiffée d'une résille ornée de perles formant bonnet. Au second plan, autre soldat en tunique rouge, homme vêtu de vert et portant un court collier de barbe, et femme en robe bleue et corsage jaune. Sur le fond, fabriques gris-bleu et or." (Couffon)

 

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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 La Circoncision.

"Cette scène occupe le centre du rang supérieur et est d'une largeur double des deux autres.
Devant l'autel supporté par des colonnes roses et recouvert d'une nappe blanche damassée avec broderie d'or, se tient à gauche le grand prêtre, coiffé d'une mitre d’or et vêtu d'une chape rouge à lourd fermoir. A côté de lui, un personnage en tunique jaune et manteau rouge. Devant la table, grand chandelier d'or et un personnage en violet et vert, sans doute le vieillard Siméon.
A droite de la table, la Vierge, nimbée d'or et en manteau bleu ; puis, appuyé sur une canne, saint Joseph en robe violette ; enfin une vieille femme en robe rouge et manteau vert, sans doute la prophétesse Anne. Ces trois derniers personnages se détachent sur une draperie rouge. Au-dessus, voûtes d'église à clefs pendantes de couleurs variées. Derrière le grand prêtre et le vieillard Siméon, fonds bleus et débris de vitraux." (Couffon)

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Les vitraux de Moncontour. III. La maîtresse-vitre (vers 1538) de l'Enfance du Christ.

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La Fuite en Égypte.

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"Sur un âne gris, bridé de jaune et portant un harnais de poitrail rouge, se tient la Vierge, en robe rose et grand manteau bleu qui lui recouvre la tête. Elle tient l'enfant dans ses bras. Saint Joseph conduit l'âne. Il est coiffé d'un chapeau rouge, vêtu d'une robe violette, de chausses rouges et d'un manteau rouge, et chaussé de sabots violets.
Un ange, juché dans un arbre vert et, portant des fruits jaunes et rouges, l'incline au passage. A droite, une colonne d'or d'où choit une idole d’or ; et, plus loin, un monument rose violacé. Dans le fond, fabriques en grisaille gris-bleu. " (Couffon).

Voir, sur la suggestion de Jean-Pierre Le Bihan, la gravure de La Fuite en Egypte d'Albrecht Dürer (1504), planche 14 de la série de la Vie de la Vierge. Et   La Fuite en Egypte d'Albrecht Dürer (1494-1497).

La chute de l'idole est difficilement visible, et il faut rendre compte de la perspicacité de René Couffon. Gwendoline de Mûelenaere   a donné une excellente revue iconographique de ce thème pour la revue Koregos. J'en retiens seulement un exemple, l'enluminure de la Fuite en Egypte par le Maître de Bedford, Heures de Bedford, Paris 1423. British Library Add. ms 1885.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Sainte Barbe et sainte Catherine.

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"Au-dessous de ce médaillon, l'on trouve dans le tympan deux saintes. A gauche, sainte Barbe tenant de la main gauche la palme verte du martyre et de la droite la tour symbolique. Elle est vêtue d'une robe rouge semée de billettes d'or et porte un surcot argent et or à ceinture violette ; les manches sont bleues et vertes. A droite, sainte Catherine, avec épée et roue, est vêtue d'une robe violette, d'une tunique argent et or et d'un surcot rouge. Dans le fond, fabrique bleues et vertes." (Couffon)

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Couffon a presque tout dit. Je rajoute, pour sainte Barbe, le livre témoignant de sa connaissance de la pensée d'Origène d'Alexandrie, acquise grâce à son ami Valentin. La tenue qu'elle porte, associant un tablier à pierreries et perles et une robe en verre rouge gravé, est exactement la même que sur la verrière de la baie 5, datée de 1538. J'y vois un argument supplémentaire pour penser que la verrière d'axe a été réalisée en 1538 ou 1539 par le même atelier que les baies 3, 5 et 7.

Près du bord de la robe, un visage. Celui de Dioscore, terrassé par la foudre ?

Concernant sainte Catherine, elle tient également un livre ouvert, gainé d'une couverte à glands. Instruite dans tous les arts libéraux, elle était l'égale des philosophes d'Alexandrie. Elle porte la même tenue vestimentaire que sainte Barbe, avec ce tablier perlé noué d'aiguillettes. et cette tunique rouge serrée d'une ceinture d'étoffe. L'altération du verre ne permet pas de rendre compte de la beauté du visage de la sainte, à la coiffure très savante.

Surtout, Couffon a oublié de noter la présence de la tête, dûment couronnée,  du roi Costus, qui est presque un attribut de la sainte en plus de sa roue et de son épée dans la statuaire bretonne.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Verrière de l'Enfance du Christ (vers 1538), Baie 0, église de Moncontour. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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 — COUFFON (René), [1935]  Contribution à l'étude des verrières anciennes du département des Côtes-du-Nord, Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord. T. 67 1935, pages 167-171

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f196.item

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum vol. VII, Presses Universitaires de Rennes.

— MONCONTOUR (SITE DE L'OFFICE DU TOURISME DE) .

http://www.tourisme-moncontour.com/Vitrail-saint-yves_fiche_1796.html

— INFOBRETAGNE, Les vitraux de l'église de Moncontour..

http://www.infobretagne.com/moncontour-eglise-vitraux.htm

Congrès archéologique de France 1950 vol.107

— DESCRIPTION DES VERRIERES DATANT DE 1874 : Mémoires de la Société archéologique et Historique des Côtes-du-Nord.

https://books.google.fr/books?id=dFdj-oEI7pMC&pg=PA164&dq=de+la+Motte++Vauclerc+armoiries&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjBl7yrlIfaAhVRaVAKHX4IAuoQ6AEIODAD#v=onepage&q=de%20la%20Motte%20%20Vauclerc%20armoiries&f=false

  — LE BIHAN (Jean-Pierre),2009, La Nativité dans le vitrail, blog 9 novembre 2009.

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-lanativite-dans-le-vitrail-39733349.html

Moncontour. Côte d'Armor, XVIe.

"Il s’agit ici d’une grande Nativité, où apparaît , ce qui est plutôt rare,le seigneur donateur de ce vitrail qui  serait un dénommé Claude de France, accompagné dans ce don d'un Jacques de la Motte. regroupant bergers, rois mages, anges, dans un décor de pilastres, de guirlandes, de porches renaissances, sur cinq panneaux. Tout cela avec une débauche de couleurs rouges , vertes jaunes et bleues. Dans tout cela, l’enfant Jésus disparaît, de plus très effacé, la grisaille ayant disparue.
Les deux premiers personnages en commençant par le bas et les moins importants pour l’histoire sont d’abord un ange, à genoux dans une robe rouge aux gravures en étoiles, en filets de perles et graphismes de courbes. Il porte de la main gauche un cierge allumé, la droite tombant le long du corps. En face de lui, un petit personnage à tête d’homme aux cheveux longs et roux, qui est en fin de compte un second ange vêtu de blanc aux ailes certes, portant de la main droite un bougeoir. Le tête  est une replique.

Le groupe des rois mages prend la partie droite et le deuxième panneau de l’extrême droite. Le premier est à genoux, un objet à la main, il porte un sabre et divers colliers. Sa robe en verre rouge est semée de gravures de perles. Dans la bas, entre deux filets, toujours en gravure, on peut lire:  A. VE.MTRIA.GR, possible Ave maria Gratia. Son chapeau couronne est posé par terre ? Il porte barbe grise à deux petites pointes, Ses cheveux sont distribués en grosses ondulations, l’œil est vif, le nez fin et  pointu. Tout cela est travaille à la grisaille grise et à la sanguine.…
Le second roi mage est noir de visage et porte un chapeau rouge au large rebord aux gravures perlées, sur lequel est posé une couronne et un nœud de tissu vert. Chemise ou robe jaune, manteau vert doublé de rouge, il offre un grand calice.  Le troisième sort d’une tente à pavillon dressée dont deux anges vêtus de blanc et aux ailes rouges soutiennent ou ouvrent les courtines d’étoffe de couleur rouge, doublée de verre et ornées de galons d’or  portant sur la face extérieure un graphisme de filets gravés composant des carrés au milieu desquels est gravée une grosse perle. Type de tente que l’on retrouve dans les Arbres de Jessé.  Grand chapeau avec couronne il porte de la main gauche un vase avec couvercle de grande taille, tandis que la droite est ouverte. Manteau rouge sur robe bleu, le bas de son corps passe derrière le donateur et son saint patron. Les autres personnages sont des bergers, au nombre de six. Certains regardent le ciel où voltigent des anges, d’autres sur la droite s’extasient.
Autre étape: la Circoncision suivi de la Fuite en Egypte avec les anges qui ici offriraient des fruits à l'enfant, action que l'on retrouve à Pont-Croix, ci-dessous.
Elle est une copie d'une gravure  de Durer avec un arbre fruitier à la place des palmiers - la seule dans la région aussi proche de la gravure et en rappel de la légende dorée.

Inventaire des nativités de Bretagne.
Brennilis XVe.  Concarneau,XVe. Ergué- Gabéric,, 29, église XVIe + Kerdevot 1489. Gouézec, 29, N.D. de Tréguron, XVIe. , Gouézec, 29 N.D.des trois Fontaines. XVIe.,+ Tréguron XVIe. Guengat,29, 1528 . Les Iffs, 35 VD ? Lantic, 22, XVe . ... Malestroit, 56, XVe. Moncontour, 56, XVIe Paule, 22, 1526 ; Ploubezre. 22, Ch. ND de Kerfaoues.1469. Pont-Croix, 29, XVIe.. Quéménéven, Kergoat.29, baie 8 XVe.   Remungol- N.D.des Fleurs. 56. VD ?. Rochefort en Terre, 56, ch. du Château. XVIe, emmailloté. Saint-Thuriau XVe Ch. du Gohazé. Spézet, 29,  N.D du Crann. XVIe.  Stival, 56 . VD.  Trégunc, 29,  Chapelle Notre-Dame.de Kerven.O% où dans la baie du chevet on trouve du XVI°siècle La fuite en Egypte et L'adorations des Mages."

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Théraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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