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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 23:51

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529) : Adam et Eve. Les Sibylles. Caïn et Abel.

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— Sur les Sibylles hors Finistère, voir dans ce blog :

— Sur les Sibylles du Finistère, voir :

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— Sur l'Aître Saint-Maclou, voir le premier article , qui comporte la présentation générale.

L'Aître Saint-Maclou à Rouen. I. La charpente sculptée (sablières et potelets) de 1526-1533 et de 1651 (galerie sud). 

 

Les colonnes des galeries sont numérotées à partir du côté ouest, qui en comporte 11. La colonne n°12 se trouve à l'intérieur, dans l'entrée de l'angle nord-ouest, près de la chapelle des Trépassés, elle représente la Création d'Adam et la Faute d'Adam et Ève. Puis viennent les Sibylles, deux par deux sur chaque colonne extérieure de la galerie nord, et enfin, à l'angle nord-est, et à nouveau à l'intérieur, la colonne sculptée du Meurtre de Caïn et Abel. Si on se souvient que les douze sibylles annoncent par leurs prophéties (ou "vaticinations"), pour les Chrétiens, douze étapes de l'Incarnation et de la Rédemption, nous avons là un programme iconographique assez complet de l'Histoire du Salut, face au Calvaire central de la cour.

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Plan par Sylvie Bethmont-Gasserand.

Plan par Sylvie Bethmont-Gasserand.

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LA COLONNE DE LA CRÉATION ET DE LA FAUTE D'ADAM ET ÈVE.

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L'entrée dans l'Aître Saint-Maclou. © Explor Visit

 

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1. La Création d'Ève.

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"Alors, yhvh elohim fit tomber un sommeil profond sur l'homme, et il s'endormit.

Alors il prit l'un de ses côtés et il referma la chair en dessous.

Alors, yhvh elohim  bâtit le côté qu'il avait pris de l'homme en forme de femme et il la présenta à l'homme." (Genèse 2:21-22, trad. M.A. Ouaknin)

 

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Dieu se tient debout à gauche et lève la main droite, tandis que, de la main gauche, il aide la jeune Ève à se redresser et à s'extraire du flanc droit d'Adam, dont elle naît. De celle-ci, au corps en grande partie brisée, nous voyons les mains jointes, les fesses, le ventre  et les jambes : leurs formes laissent préjuger de la beauté du visage.

Adam est allongé sur le coté gauche, jambes fléchies, et cachant son sexe de la main droite.

À droite, derrière la tête d'Adam, une montagne est couronnée d'un édifice, vers lequel se dirige divers animaux : lion (?), renard (?) ou gallinacé (?). Ce n'est pas exactement ce qu'on attend d'une scène de création du monde et des animaux, ce qui excite la curiosité sur l'interprétation de cette partie.

Dieu est vêtu d'une robe, serrée à la taille par un cordon noué, et à larges manches. Une ample cape est fermé par un cabochon carré. La tête (hormis un morceau de la barbiche), et les bras sont brisés. Les drapés sont particulièrement élégants.

La pierre blanche, ici comme sur les autres colonnes que nous allons examiner,  est calcaire, et il serait intéressant d'en connaître l'expertise géologique, qui pourrait indiquer la provenance.

On comparera ce sujet avec celui du quadrilobe du portail de la Sainte-Chapelle par Geoffroy-Dechaume, peut-être inspiré du portail de la cathédrale de Lyon.

https://www.citedelarchitecture.fr/fr/oeuvre/creation-deve-quadrilobe-du-soubassement-cote-gauche-du-trumeau-du-portail-de-la-chapelle

https://books.openedition.org/purh/845?lang=fr

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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La Faute d'Adam et d'Ève.

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"La femme contempla . Oui, l'arbre était bon à manger et enviable pour les yeux ! Oui, l'arbre engendrait le désir de devenir intelligent ! Alors elle prit de son fruit et elle mangea. Et elle en donna aussi à son homme qui était avec elle, et il mangea." (Genèse 2:5-6, trad. M.A. Ouaknin).

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Cette représentation du serpent à la poitrine (et au visage, même s'il est ici brisé) féminine, mais à la queue qui s'enroule autour du tronc de l'arbre, je la connais bien, tant elle est fréquente, taillée en kersanton à l'entrée des porches bretons contemporains de cette colonne !  Et toujours, le serpent-femme est tournée vers Ève. Je l'ai décrite par exemple  à Pencran, à Guimiliau, à Sizun et à Ploudiry, et on en retrouve la source dans des enluminures comme celle du Livre d'Heures  dites de Henri IV BnF Latin 1171 , au folio 20v (sauf que, pour me contredire, le serpent regarde Adam). Ces enluminures sont peintes par le Maître des Triomphes de Pétrarque. Or ce livre provient de la bibliothèque du château de Gaillon, et ce peintre a laissé "une empreinte durable sur le milieu rouennais" (E. Adam).

 

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Sans chercher une science exacte, on peut créer des liens entre le cardinal Georges d'Amboise, commanditaire du château de Gaillon qui a introduit en Normandie le vocabulaire de la Première Renaissance, son neveu Georges II d'Amboise qui fut archevêque de Rouen en 1511 et prolongea l'œuvre de son oncle (chapelle de Gaillon et ses stalles), l'église Saint-Maclou dont ils favorisèrent tous deux la reconstruction (dédicace en 1521), et cette Aître Saint-Maclou.

Et examiner, pour se rapprocher plus encore de Georges Ier d'Amboise, et de Rouen, voici une enluminure attribuée à Robert Boyvin, actif entre 1480 et 1536, et qui avait été formé par le Maître de l'échevinage de Rouen . Et cette fois-ci, Dame-serpent regarde Dame-Ève.

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Robert Boyvin, Heures à l'usage de Rouen, Rouen, vers 1500. Paris, BNF, Arsenal, Ms. 416, f.10

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Mais ici (et combien on regrette le vandalisme des exaltés qui ont fracassé ces colonnes), la femme-serpent dont les formes généreuses et la chevelure établissent un rapport de rivalité spéculaire avec Ève, lui posent la main gauche sur l'épaule, tandis que la main droite, toujours en imitation symétrique, se pose sur une spire de la queue en face de la main de la première femme, laquelle est posée sur son sexe. 

Et s'il est fâcheux de ne pas voir l'œuvre d'art déployer la splendeur probable du temps où elle était intacte, par contre, cela libère l'imaginaire. Si bien que j'ai cru voir les deux visages se rapprocher dans leur entreprise de séduction, et s'embrasser.

J'ai ainsi pu bénéficier d'un unicum dont les perspectives spirituelles ou artistiques renouvelait le thème élimé de la Tentation.

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La main droite d'Ève, qui est brisée, tenait jadis la pomme. Dans certaines enluminures et sculptures, le serpent la tient, et la propose au désir. Dans d'autres, le fruit est encore tenu par les deux mains. Mais ici, le serpent ne l'a plus, Ève l'a saisi. Les jeux sont faits.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé d'Eustache-Hyacinthe Langlois en 1837, gravure d'après le dessin d'Espérance Langlois.

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E.-H. Langlois Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche V. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Il ne reste plus rien d'Adam, sauf une paire de pieds nus. Et à côté du pied droit, un pied de forte taille sort d'un drapé, laissant deviner un autre personnage :qui donc à cette époque, si ce n'est Dieu ou son messager ?

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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L'un des côtés de la colonne porte deux panneaux en bas-reliefs Renaissance. En haut, un couple nu entouré d'arbres stylisés (Adam et Ève dans l'Eden ?) au dessus d'une vasque. La femme qui nous tourne le dos a des cheveux très longs. L'homme, barbu, tient un objet (la pomme...?). En bas, un décor semblable à celui du château de Gaillon, avec une chimère au dessus de rinceaux. Entre les deux, un enfant, habillé, tient un fruit.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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LES 7 COLONNES DES SIBYLLES.

 

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Cette série de sept colonnes, dont la plupart conservent encore, quoique mutilées, leurs personnages féminins assemblés par deux, pose un problème délicat.

En effet, il est certains que nous avons affaire à une série des  sibylles, prophétesses de l'Antiquité dont le nombre, par parallélisme avec les prophètes bibliques, venait d'être fixé à douze à la fin du XVe siècle par  Filippo Barbieri  en Italie, et dont les attributs et l'association avec des épisodes de l'Enfance et de la Vie du Christ avait été durablement fixé par les Heures de Louis de Laval vers 1480-1485.

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Les Sibylles à Gaillon et à Rouen.

1. On sait l'influence des deux cardinaux Georges d'Amboise sur le développement artistique de Rouen et de sa région, à commencer par leur château de Gaillon. Or, les stalles de la chapelle du château de Gaillon, commanditées par Georges II d'Amboise qui y a placé ses armes et devises, montrent sur le premier registre des dorsaux le Dialogue des Sibylles et des Vertus. Les vaticinations des sibylles répondaient aux prophéties des 12 Prophètes.  Persique est associée à la Prudence, Érythrée à la Force, Tiburtine à la Justice, Agrippa à la Tempérance, Delphique à la Foi, Hellespontique à la Charité.  La Phrygique , associée à l' Espérance, était prévue dans le programme. (source)

Ces stalles ont été remontées dans le chœur de la basilique de Saint-Denis. Georges d'Amboise avait fait enluminer le manuscrit des Institutions divines de Lactance, texte qui décrit les Sibylles. Cf C. Meneau d'Anteroches 2020 et Wikipédia. Plus précisément, c'est Alphonse le Magnanime, roi d'Aragon et de Sicile, qui pourrait avoir commandé le manuscrit vers 1455 à Naples, et il aurait été acheté à Frédéric d'Aragon roi de Naples, avant sa mort en 1504,  par Georges Ier d'Amboise pour sa bibliothèque de Gaillon. Voir BnF Lat. 1674, qui a perdu son frontispice, ainsi que BM Besançon MS 170 dont le frontispice armorié est intact. Les miniatures du BnF lat. 1674 sont huit initiales dorées entrelacées avec des bianchi girari, et non des enluminures où auraient pu figurer des sibylles...

2. Le portail Notre-Dame de la cathédrale de Rouen  a été réalisé en 1512-1513. Les voussures portent, de l'intérieur vers l'extérieur, 12 Patriarches, 12 Sibylles et 12 Prophètes.  Les sibylles sont sculptées par Nicolas Quesnel, tandis que Pierre Des Aubeaux a sculpté les Prophètes, et Richard Le Roux les Patriarches.

3. La Tour de Beurre de la cathédrale date de la in du XVe siècle. Elle comporte deux sibylles et deux prophètes au sud, et deux sibylles dont la Tiburine face à Auguste à l'est. (Source)

 

 

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L'idéal serait, pour disposer cette série, que la galerie nord ne compte que six colonnes. Hélas, elle en compte sept, en comptant les deux extrêmes qui sont aujourd'hui partiellement incluses dans l'entrée et dans l'escalier de droite.

Certains ont proposé de reconnaître ici quelques Vertus. Celles-ci sont, dans l'iconographie traditionnelle au nombre de sept, en associant les Vertus théologales et cardinales. Elles se distinguent par leur attribut. Mais cela complique encore le problème, et aucune n'est identifiée ici (sur la colonne n° 13, les auteurs voient la Prudence, Vertu portant un miroir, mais les rayons qui diffusent autour du cercle m'incitent à y voir une lampe, attribut de la sibylle Persique ou Lybique). J'écarte cette hypothèse.

L'autre possibilité est de penser que la série n'est pas complète, et que le personnage est dédoublé. C'est la solution envisagé pour expliquer qu'une femme tienne une colonne, à coté de la sibylle Agrippa tenant son attribut bien connu, le fouet de la Flagellation. Sa voisine porterait la colonne, l'un des Instruments de la Passion, où le Christ est lié. L'hypothèse résout ce cas particulier de la colonne 18, et éventuellement celui de la colonne n°18, mais il est très surprenant que le commanditaire ait choisi cette option, attestée nulle part ailleurs, et qui lui impose de ne pas présenter la série, au chiffre très fort symboliquement, de 12 alors qu'il dispose de sept colonnes.

On peut penser qu'il y a eu des modifications lors de réaménagements ou de restaurations.

La colonne n°17 fait exception par rapport aux autres, car elle est la seule à présenter un blason qui occupe une place importante. Les deux personnages, détruits et dont on ne voit que l'emplacement, étaient-ils des sibylles.

Si on exclut cette colonne, nous avons bien douze personnages féminins, dont trois sont détruits, quatre n'ont pas d'attribut permettant de les identifier, quatre ont un attribut caractérisé (lampe ; rameau fleuri ; fouet ; croix).

Enfin, la revue des iconographie montre (comme pour les 12 apôtres et leurs attributs) un certain nombre de variantes.

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Rappel des attributs : Les 12 Sibylles françaises issues des Heures de Louis de Laval s'organisent  en deux sous-ensembles :

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— Vie de la Vierge :

1. La Persique tenant une lanterne et foulant un serpent : annonce la Vierge  de l' Immaculée Conception foulant le serpent.  : Incarnation : la Vierge donne naissance à celui qui se dira Lumière du Monde.

2. La Libyque tenant un cierge annonce la Vierge et l'Enfant apportant cette Lumière. Manifestation aux Gentils. 

3. L'Erythréenne tenant la fleur prophétise l' Annonciation et la Conception virginale.

4. La Cuméenne tenant un bol (une boule)  annonce la Virginité (ou Venue d'un enfant).  Naissance dans une crèche

5. La Samienne tenant un berceau  annonce la  Nativité  et l'Annonce aux Bergers.

6. La Cimmérienne tenant une corne (biberon) annonce l' allaitement de l'Enfant  par la Vierge 

7. L'Européenne tenant une épée annonce la Fuite en Égypte pour fuir le Massacre des saints Innocents.

— Passion et Christologie :

8. La Tiburtine tenant une main  annonce les gifles infligées à Jésus lors de sa Passion.

9. L'Agrippine  avec son fouet annonce la Flagellation.

10. La Delphique tenant une couronne :annonce le Couronnement d'épines de la Passion. Incarnation.

11. L'Hellespontine tenant une croix  annonce la Crucifixion. Incarnation et Passion

12. La Phrygique tenant un étendard crucifère annonce la Résurrection

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On pourra lire ici les réflexions de E.-H. Langlois :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110051h/f70.item

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Liste des statues des colonnes :

Colonne n° 13. Sibylle à la lampe (Persique) ; sibylle au rameau fleuri (Erythrée).

Colonne n°14. Deux sibylles indéterminées.

Colonne n°15. Deux personnages détruits.

Colonne n°16. Sibylles à la colonne. Sibylle au fouet (Agrippa).

Colonne n° 17. Deux personnages détruits. Grand blason central.

Colonne n°18. Sibylle à la lance. Sibylle à la croix (Hellespont).

Colonne 19. Un personnage détruit, une sibylle.

 

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Colonne n° 13 contre l'escalier.  Sibylle tenant la lampe (Persique ? ) et sibylle Erythrée tenant le rameau fleuri.

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La tenue de ces deux jeunes femmes aux allures dansantes de Ménades est tout à fait celle que l'on retrouve sur les autres séries iconographiques de Sibylles, sous le signe de l'élégance, de la jeunesse et de l'exotisme. Les têtes étant brisées, nous ne pouvons pas chercher ici les turbans et coiffures à glands qui sont un attribut général de ces dames vaticineuses. Leurs chaussures sont à bout pointu.

Mais leur duo dansant en ronde poursuit aussi le thème des autres galeries, à l'ouest et à l'est, celui de la Danse Macabre des Laïcs et des Clercs.

La sibylle Persique (identifiée par les autres auteurs comme la Prudence tenant un miroir) tient la lampe dont l'éclat est manifesté par des rayons. C'est bien sûr une hypothèse.

La sibylle Erythrée tient le rameau fleuri  (ailleurs une simple fleur) prophétisant la tige vierge qui fleurit et porte un fruit, virga et virgo.

 

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Relevé de Langlois en 1837 :

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E.-H. Langlois Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche V. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 14. Deux sibylles.

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Quelle grâce ! Quel charme juvénile, presque insolent  dans ce cimetière ! Quelle taille fine sous le corselet contrastant avec les manches bouffantes, les flots de plissé, les jupons, les frou-frous et les traines !

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Mais dans cette Aître où tout est destiné à rappeler au visiteur que le Temps passe, mais l'attend, la pierre usée, ces têtes brisées, ces accessoires de beauté qui ont perdu leur lustre, cette vétusté incitent à une méditation sur les Ruines et à une nostalgie du temps où ces Dames sculptées du temps Jadis venaient de surgir du ciseau du sculpteur.

La Beauté a deux ennemis : les vandales, et le vieillissement.

La Bêtise, et le Temps.

Mais elle montre ici, malgré tout, à qui sait en rêver, son triomphe : quelle grâce ! quelle charme juvénile !

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé de Langlois 1837 :

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche V. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen II, la galerie nord : Adam et Eve. Les Sibylles. Caïn et Abel.
L'Aître Saint-Maclou de Rouen II, la galerie nord : Adam et Eve. Les Sibylles. Caïn et Abel.
L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 15. Sculpture trop abimée.

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Voilà à quoi cela ressemble sur l'application du Site pour mon portable :

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Colonne n° 16. Deux sibylles dont Agrippa tenant le fouet de la Flagellation.

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.La sibylle de gauche est difficile à identifier, elle porte  une colonne brisée, qui est un symbole de la Passion (Ecce Homo, Outrages et Flagellation)

La sibylle de droite porte un fouet, par lequel elle annonce  la Flagellation. C'est Agrippa.

Là encore, on remarque leur beauté, et l'allure dansante de leur procession.

 

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé de Langlois en 1837 :

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Il faudrait revenir pour faire une étude de tous les chapiteaux.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 17. Les sibylles ont été détruites. Un blason.

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Sur cette colonne, les sibylles sont effacées. Seul subsiste le blason qu'elles devaient  tenir. Peut-être le blason d'un riche marchand ou bourgeois de Rouen, d'un clerc ou d'un membre de la fabrique qui n'a pas été identifié.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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On comparera ce que nous avons sous les yeux avec le relevé qu'en donne Langlois ; En 1 deux ou trois animaux  ; en 3,  trois fers à cheval  ou fers de mule ; à droite Deux quartiers avec 5 étoiles 2;1;2 (et des coquilles en chef ?).

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche V. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le chapiteau de la colonne n°17.

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Les boules rondes sont-ils des fruits, ou plutôt des grelots ?

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 18. Deux sibylles dont l'Hellespontine tenant la croix.

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La sibylle de gauche relève sa robe et tient la lance. 

https://studioaix.pagesperso-orange.fr/cathedrale/sib_lance.htm

La sibylle Hellespontine est à droite, et avance d'un pas décidé. Elle porte la croix annonçant la Crucifixion du Christ.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé par Langlois 1837 :

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche VI. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le chapiteau aux oiseaux ailes déployés.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Colonne n° 19 .

Elle est aujourd'hui incluse dans l'escalier.

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Celle de gauche presque entièrement brisée.

La sibylle de droite est  bien conservée, mais si on admire sa pose gracieuse on ne peut l'identifier à défaut d'attribut..

 

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le relevé par Langlois 1837 :

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Gravure d'E.H. Langlois 1837 Essai historique, philosophique et pittoresque sur les danses des morts planche VI. Dessin Espérance Langlois. Gallica

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

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LA COLONNE DU MEURTRE D'ABEL PAR CAÏN.

 

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Elle reprend la composition de la Colonne d'Adam et Ève.

On devra se contenter de ces médiocres images.

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L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.

L'Aître Saint-Maclou de Rouen. Les colonnes de pierre sculptées du côté nord (1526-1529). Photographie lavieb-aile août 2020.


 

SOURCES ET LIENS.

AÎTRE SAINT-MACLOU

https://www.aitresaintmaclou.fr/histoire/un-cimetiere-a-galeries/

EXPO VIRTUELLE

https://my.matterport.com/show/?m=kjUCC7ra6RC

— BETHMONT-GALLERAND (Sylvie), 2003, "Un autre travail du bois à Rouen : Les sablières de l’aître saint-Maclou", in Les stalles de la cathédrale de Rouen, C. Elaine Block, Frédéric Billiet p. 199-220 Presses universitaires de Rouen et du Havre 

https://books.openedition.org/purh/7435?lang=fr

https://books.openedition.org/purh/7437

— LANGLOIS (E.-Hyacinthe ), 1833, "Rouen au XVIe siècle et la danse des morts", Bulletin de la Société libre d’émulation de Seine-Maritime, 6 juin 1832, Rouen, Baudry, 1833, p. 70. Non consulté.

« Dans les statuettes du cimetière de Saint-Maclou, tantôt la mort se montre dans une action d'entraînement plus ou moins brusque; tantôt, affectant une pose tranquille, elle parait employer le raisonnement plutôt que la violence. Sur quelques colonnes des plus mutilées, on retrouve des pieds décharnés dont l'élévation au-dessus du plan sur lequel posaient les figures atteste que plusieurs de ces cadavres symboliques gambadaient en s'emparant de leurs victimes. Quant à ces derniers personnages, ils montrent généralement, par leurs poses simples et calmes, plus de résignation que de résistance, » Langlois,

 

LAFOND ( Jean), 1969, « L'iconographie des portes de Saint-Maclou de Rouen ». In: Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1969, 1971. pp. 283-294; doi : https://doi.org/10.3406/bsnaf.1971.2239 https://www.persee.fr/doc/bsnaf_0081-1181_1971_num_1969_1_2239

LANGLOIS (Eustache-Hyacinthe), 1837, réed 1852, Essai historique, philosophique et pittoresque sur les Danses des Morts. Rouen, Lebrument, deux volumes I p.10-30, II p.10-61.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110051h/f66.item.zoom#

— LEVASSEUR (P.), 2003, « Observations sur l’iconographie de l’aître saint-Maclou : une synthèse de l’art macabre et des apports de la Renaissance », Actes du onzième congrès international d’études sur les Danses Macabres et l’art macabre en général , Rouen du 1er  au 5 octobre 2003,éditions Danses Macabres d’Europe, p. 41. Non consulté.

 

LOTH (Julien), 1910, L'Aître de Saint-Maclou, Rouen, Léon Gy, 28 p. Non consulté.

MÂLE (Emile) 1922, L’art religieux de la fin du Moyen-Age en France, étude sur l’art religieux du Moyen Age et sur ses sources d’inspiration, Paris, Armand Colin, 1922, p. 253-sq.

METROPOLE

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/sites/default/files/publication/2020/Focus-aitre-st-maclou.pdf

— PAVIA (Amélie), 2011,  L’aître Saint-Maclou de Rouen. Monographie historique et technique d’une construction à pans de bois du XVIe siècle. Étude stylistique et iconographique de ses sablières Mémoire de master 2 en histoire de l’art moderne, (LEUTRAT E. dir.), Rennes 2, 2011, 633 p. Voir p.30 à35 :

https://www.academia.edu/31770552/La_symbolique_macabre_dans_les_sabli%C3%A8res_de_la%C3%AEtre_saint_Maclou_%C3%A0_Rouen

PILLET ( Maurice ), 1924, L'Aître Saint-Maclou : ancien cimetière paroissial de Rouen, Paris, Édouard Champion, 1924, 224 p. Non consulté.

https://www.google.fr/books/edition/L_Aitre_Saint_Maclou_ancien_cimeti%C3%A8re_p/8hEgAAAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22sibylle%22+Maclou+rouen&dq=%22sibylle%22+Maclou+rouen&printsec=frontcover

PREVOST (Chanoine Louis), 1970 Histoire de la paroisse et des curés de Saint-Maclou, depuis la Fondation jusqu'à nos jours (1219-1966), Rouen, Éditions Maugard. Non consulté.

VENOT ( Bernard), MOUILLESEAUX (Jean-Pierre), 1980,, L'Aître Saint-Maclou de Rouen : petit guide à l'usage des habitués du lieu et de ceux qui le découvrent, Rouen,  73 p. Non consulté.

— LAQUERRIÈRE) (A.), 1986, « L'aître Saint-Maclou et les anciens charniers », dans Églises, hôtels, vieilles maisons de Rouen, Rouen, Société des amis des monuments rouennais, 518 p., p. 323-330 Non consulté.

THOMANN (Aminte), CHAPELAIN DE SEREVILLE-NIEL (Cécile),2021 « Rouen – Aître Saint-Maclou » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 04 juin 2021, consulté le 12 février 2022. 

https://journals.openedition.org/adlfi/76013

 

"La campagne 2018 a permis la fouille et l’étude d’environ 250 sépultures, le corpus total sur l’ensemble de l’aître s’élevant à environ 500 sépultures. La densité funéraire est telle que le sol géologique (situé entre 4 et 6 m de profondeur par un précédent sondage géotechnique) n’a pu être atteint, même dans un petit sondage effectué jusqu’à 3,5 m de profondeur. La fouille de cet espace a mis en évidence une partie du cimetière paroissial utilisé jusqu’à la fin du xviiie s., mais aussi des fosses communes, accueillant jusqu’à six individus déposés simultanément. Des traces de fondation d’un bâtiment en bois inédit, probablement postérieur à l’occupation funéraire, ont également pu être observées directement au sud du calvaire.

L’étude en cours de cette collection ostéo-archéologique se fait grâce à une approche pluridisciplinaire impliquant plusieurs approches biologiques : analyses paléopathologiques macroscopiques, menées en partie dans le cadre d’une recherche doctorale, pour appréhender l’état sanitaire de la population, analyses isotopiques, particulièrement informatives sur le régime alimentaire des défunts, analyses paléoparasitologiques, renseignant notamment sur les conditions de vie et analyses paléomicrobiologiques, détectant la présence de l’ADN ancien de certains pathogènes dans le matériel dentaire et osseux, tels que la tuberculose, la syphilis ou la peste. Des analyses paléomicrobiologiques préliminaires, menées sur le corpus provenant du diagnostic de 2016, ont déjà permis de détecter la présence très probable du bacille de la peste chez un individu daté du début du xve s.

Les résultats archéologiques et anthropologiques issus de cette fouille vont permettre de développer de manière significative les connaissances concernant la population rouennaise et la gestion de ce cimetière de la fin du Moyen Âge et de l’époque moderne."

FOUILLES.

https://www.aitresaintmaclou.fr/histoire/la-restauration-et-la-nouvelle-vie-du-lieu/

THOMANN (Aminte), CHAPELAIN DE SEREVILLE-NIEL (Cécile), 2019, 

https://journals.openedition.org/archeomed/24586

https://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/rouen/si-squelettes-aitre-saint-maclou-pouvaient-parler-1305877.html

— INRAP La boîte en plomb de l'Aître Saint-Maclou. Une boîte en plomb a été retrouvée dans une pierre sous la colonne (galerie ouest ?), contenant la plaque commémorative déposée en 1859 avec quelques pièces de monnaie contemporaines.

Dans le cadre des journées européennes de l’archéologie 2020, l’Inrap vous propose une vidéo inédite sur une curieuse boîte en plomb, découverte à l'aître Saint-Maclou, à Rouen. Que contient-elle ?

En 2019, lors des travaux de restauration du cimetière de l’aître Saint-Maclou, un site de la Métropole Rouen Normandie, des ouvriers trouvent une pierre évidée sous une colonne sculptée datant de la Renaissance. Et ils découvrent, enchâssée dans la pierre, une boîte en plomb.
Par ailleurs, on sait grâce aux archives qu’une plaque de cuivre portant une inscription a été laissée en dépôt dans l’édifice en 1859, lors d’une restauration antérieure.
Le service régional de l’archéologie (Drac Normandie) confie l’ouverture de la boîte à l’Institut national de recherches archéologiques préventives. La boîte contient-elle la plaque commémorative ou est-elle bien plus ancienne ?

Durée : 00:06:58 Sous-titres automatiques disponibles en français. Réalisation, montage : Serge Le Maho, Inrap Avec la participation de Sylvain Mazet Directeur-adjoint scientifique et technique Normandie (Seine-Maritime et Eure), Inrap

 

https://journees-archeologie.fr/c-2021/Archeorama/fiche-archeorama/61/La-boite-en-plomb-de-l-aitre-Saint-Maclou


 


 

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Published by jean-yves cordier - dans Sibylles Sculpture Renaissance Héraldique
14 février 2022 1 14 /02 /février /2022 14:37

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PRÉSENTATION (D'APRÉS LES CARTELS EXPOSÉS ET AUTRES SOURCES).

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L'aître Saint-Maclou est un ancien aître charnier datant du XVIe siècle, situé 186, rue de Martainville à Rouen. Il constitue un des rares exemples d'ossuaire de ce type subsistant en Europe. L'aître Saint-Maclou fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862

L'ossuaire se compose de quatre galeries encadrant une place centrale ; il est large de 32 mètres pour une longueur de 48 mètres. Les trois premières galeries sont réalisées en pans de bois au-dessus d'un soubassement en pierre, les fûts des colonnes sont sculptés de décors de la première Renaissance. La galerie du sud du XVIIe siècle est en revanche dépourvue de soubassement et de sculptures. Les galeries sont fermées par des cloisons en pans de bois maçonnés et des fenêtres lors de la construction d'un étage au XVIIIe siècle.

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Cliquez sur les images.

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Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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"Le conseil de fabrique de la paroisse de saint Maclou décide, dès 1526, la construction de trois galeries qui entoureraient le cimetière : à l’Ouest, au Nord et à l’Est. La galerie Ouest mesure 45,50 mètres, 31,90 mètres pour celle du côté Nord et 44,35 mètres pour la galerie de l’Est. La décision n’a pas été envisagée sans lien avec les terribles épidémies de peste des années 1521 et 1522 qui ont ravagé le pays, la Normandie mais surtout sa capitale : Rouen, et qui fut particulièrement meurtrière.

Les galeries ont été édifiées les unes à la suite des autres de 1527 à 1533 par les maçons, ymagiers et huchiers placés sous la direction des maçons Jehan Louvel et Guillaume Ribert. Le corps de bâtiment situé à l’Ouest ouvrit le chantier, puis celui du Nord, et enfin les travaux se terminèrent par celui de l’Est. "

 

En 1526, la paroisse décide la construction de trois galeries ouvertes sur le cimetière, formant un U autour de celui-ci. Les travaux débutent en 1527 par la galerie ouest (celle qui permet d’aller de la rue Géricault à la rue Martainville). S’ensuivent l’édification de la galerie nord achevée en 1529 puis de la galerie est, dont la fin des travaux est estimée à 1533. La galerie nord possède une chapelle située à son extrémité du côté de la galerie ouest, la chapelle des Trépassés. Des messes y étaient données pour les morts.

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Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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"L’Aître Saint-Maclou se présente comme un parallélogramme presque régulier, limité, dans sa plus grande longueur, par la rue Martainville à l’ouest et sur un petit côté par la rue Géricault (ancienne rue du Chaudron) au nord. La première entrée se faisait par la porte de l’ancienne rue du Sac ou du Chaudron (actuelle rue Géricault), cette porte disparaît en 1924. Les galeries entourent l’espace central du cimetière où les morts, au Moyen Age, sont ensevelis en pleine terre. Des restes osseux sont mis au jour à mesure que l’on ouvre de nouvelles fosses au sein du terrain déjà utilisé. Par respect pour les défunts, ces restes, des ossements rendus à l’anonymat par la décomposition du corps, peuvent être entreposés dans les charniers. Dans ce cas, sous la toiture à double pan, munie de lucarnes, les os sont empilés sur le plancher des combles.

Au centre de l’Aître s’ouvraient des fosses individuelles, comme le montrent les enluminures de l’Office des Morts.

Lors des inhumations successives, ou lors de la levée des restes après disparition des chairs, les os sont disposés au-dessus des galeries. Ainsi se remplissent les charniers, sortes de galetas reposant sur des piliers de bois. Les empilements d’ossements montent jusqu’à la charpente du toit à double pente, ouverte, de place en place, par des lucarnes. Cette disposition, similaire à celle du charnier des Innocents à Paris, se retrouve au cimetière de Montvilliers, près du Havre, ou à celui de Vienne à Blois. Un autre cimetière à galeries, datant de la fin des XVe et XVIe siècles, existe encore à Montfort-Lamaury, dans les Yvelines. Mais le décor de l’Aître Saint-Maclou est unique, par la richesse et la complexité de son programme iconographique, et surtout par l’ensemble des motifs ornant les sablières et les potelets de bois. " (Bethmont-Gallerand)

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© Kosept. Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

© Kosept. Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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L'image qui suit permet de comprendre la disposition du décor sculpté : des colonnes  en pierre soutiennent une galerie ajourée.

— Les maisons à pans de bois associent deux éléments : 1. le colombage désigne l' ensemble des poutres formant la charpente d'un mur. Cette ossature de bois est constituée de pans de bois dont les poutres délimitent des compartiments appelés carreaux ; 2. le hourdage, qui forme les murs et qui a un rôle de remplissage et de raidisseur.

—Les poutres horizontales supérieures et inférieures portent le nom de "sablières" dans le vocabulaire propre à la construction des maisons à pans de bois (ou à colombage). Ces sablières sont, pour les demeures des notables en milieu urbain, et ici  en particulier, le support de sculptures en bas ou moyen-relief.

— Les montants verticaux ou "potelets" assemblés aux sablières, sont régulièrement aussi le support de sculptures.

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Les sculptures des colonnes, hélas très dégradées, portent une remarquable Danse macabre  qui fera l'objet d'un second article, et des chapiteaux souvent décorés de grotesques. 

Les sablières et potelets reçoivent des frises de symboles macabres, certes communs et répétitifs (crânes et os entrecroisés), mais aussi plus divers et plus originaux, ce qui justifie leur examen détaillé le long des quatre galeries.

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"À cette époque, l’élévation des galeries se compose d’un soubassement en pierre, rythmé par des colonnes sculptées, surmonté d’une ossature en pan-de-bois servant de comble. Cette ossature forme une grille constituée de deux poutres horizontales nommées sablières et de potelets verticaux. L’ossuaire prend place dans ces combles. D’anciennes recherches (Laquerrière) donnent une interprétation de l’aspect de cet ossuaire : un espace ajouré, rythmé de petites colonnes en bois, où les ossements sont apparents ; au-dessus une toiture percée de lucarnes permettant au fossoyeur d’accéder à ce "grenier" au moyen d’une échelle. Toutefois, les archives et les recherches archéologiques récentes ne permettent pas de confirmer pleinement cette hypothèse. "

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Hypothèse d’élévation d’une des galeries de l’aître Saint-Maclou. Dessin d’Anatole Laquerrière, 1909. Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Hypothèse d’élévation d’une des galeries de l’aître Saint-Maclou. Dessin d’Anatole Laquerrière, 1909. Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Seuls les galeries ouest, nord et est datent de 1526-1533. Les éléments sculptés de la galerie sud sont bien plus tardifs ( 1650-1652), mais reprennent le même vocabulaire macabre.

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"L'AILE SUD. La construction de l’aile sud ferme la cour de l’aître Saint-Maclou en 1652. Elle est réalisée grâce à des donations dont la plus importante est due à Robert Duchesne, prêtre de la paroisse Saint-Maclou. Le chêne sculpté sur la façade rappelle peut-être ce donateur. Une volonté d’harmonisation avec les galeries antérieures se ressent : usage de matériaux semblables, colonnes, ossature en pan-de-bois, décor similaire. Quelques différences toutefois : le bâtiment est conçu avec un étage ; les colonnes ne reposent pas sur un soubassement et leurs sculptures restent, pour une raison inconnue, inachevées. Il comprend des logements sur plusieurs niveaux destinés aux prêtres, dont l’accès se faisait à l’arrière du côté de la cour des prêtres, ainsi qu'une galerie sur cour. Une chapelle dédiée à saint Michel est aménagée dans cette galerie du côté ouest." (Métropole)

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Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Une vue de l'Aître au XVIe siècle, imaginée par Langlois (1833).

© Bibliothèque municipale de Rouen (Est.A.Langlois 124 12301)

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Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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"LES AMÉNAGEMENTS DU 18e SIÈCLE Face au nombre croissant d’enfants fréquentant les écoles, un étage est ajouté aux galeries ouest, nord et est, de 1745 à 1766, afin d’y accueillir des classes. L’avancée des travaux se fait peu à peu selon les ressources financières dont dispose le curé Adam Charles Esmangard, celui-ci ayant décidé de prendre personnellement en charge ce coût. En 1758 un incendie touche l’angle sud-ouest de l’aître freinant les travaux. Quatre escaliers extérieurs couverts sont installés aux angles des galeries. Ils permettent d’accéder à l’étage (l’escalier à l’angle sud-est de la cour a été démoli au début du 20e siècle puis plus tard celui situé à l’angle sud-ouest). Cette surélévation suppose la destruction des combles servant d’ossuaire. Les ossements ont été préalablement retirés et enterrés dans le cimetière en 1705. Les galeries seront ensuite peu à peu fermées du 18e à la fin du 19e siècle." (Métropole)

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Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

Cartel de l' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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LES PHOTOGRAPHIES DE MA VISITE (2020).

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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"UN FUNÈBRE DÉCOR.

 Le décor de l’aître illustre son activité. Sur les sablières et sur les potelets, se déroulent des frises d’objets macabres, aperçu de l’univers quotidien d’un charnier : ossements (crânes, mâchoires, fémurs, omoplates, côtes, os iliaques) ; instruments liés à la cérémonie religieuse de l’office des morts (étoles*, missels*, croix, cierges, ciboires*, bénitiers, cloches), instruments de la Passion (clous et fouets) ; outils du fossoyeur (pelle, pioche, bêche, cercueil). …" (Métropole)

 

 

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Sur la photographie qui suit, nous avons successivement :

-Un cercueil entrouvert

-Un fémur entrecroisé avec un tibia.

-Un os iliaque

-Un crâne et sa mandibule

-Une mandibule (brisée).

 

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Un potelet montant orné d'une couronne de laurier à l'antique où figure un buste. Galerie ouest (1526-1533).

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Ces potelets au décor Renaissance sont tous centrés par une couronne à l'antique et enrubannée, rappelant la  pratique de déposer dans la tombe des couronnes de fleurs fraîches, ou bien de lierre ou de laurier, semper virens, comme le préconise Guillaume Durand, évêque de Mende au XIIe siècle.

Les couronnes reçoivent soit des instruments de fossoyeurs parfois entrecroisés ; soit des ossements ; soit des bustes, qui ne sont pas des portraits d’êtres vivants, mais le rappel des formes antiques de portraits funéraires.

Un autre rappel de l’Antiquité, des têtes de putti ailés ornent les chapiteaux."

 Sur la sablière haute, un tibia. Sur la sablière basse, une côte, et un livre.

Les bases des potelets sont constamment sculptés d'une tête de mort, motif qui se retrouvent moins constamment sur le chapiteau, où on trouve parfois des ossements, comme ici avec cette mandibule, ou des têtes de putti ailés.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Frise d'une sablière inférieure, galerie sud (1651). 

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Flambeau et instrument croisés,

Mandibule dentée,

Cercueil fermé,

Côte.

Fémur et tibia entrecroisés.

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Le flambeau (on en trouve ailleurs, entrecroisés) rappelle ceux qui accompagnent le corps porté en procession jusqu’à l’église, puis ensuite jusqu’à la terre bénite du cimetière.

Voir la procession des Charitons aux Andelys :

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Verrière de la Création et de la Procession des charitons, 150-1560 en baie 120 de l'ancienne collégiale du Grand-Andelys. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Voir l'Office des Morts des Heures d'Etienne Chevalier :

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Office des Morts, Jean Fouquet, Heures d'Etienne Chevalier.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Montant vertical encadrant une porte  de la galerie sud (1651). Crâne  démantibulé "crachant" un ruban où s'entrecroisent fémur et tibia puis  deux houes.

n.b "démantibulé", étymologiquement "démandibulé", sans mandibule.

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On trouve ailleurs des pioches, des pelles, des bêches et des louchets à fer plus allongé. "Les fossoyeurs figurent souvent dans les illustrations non bibliques de l’office des morts. Ils ramassent les os, les rassemblent dans les ossuaires. Dans les cimetières situés autour des églises, ils les déposent sous les gouttières. L’eau ruisselant du toit de l’édifice saint est bénite, ceux qui ne peuvent bénéficier d’une sépulture à l’intérieur de l’édifice en profitent." (Bethmont-Gallerand)

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Montant vertical encadrant une porte de la galerie sud (1651). Crâne démantibulé "crachant" un ruban où s'entrecroisent deux os indistincts puis une côte et un os iliaque.

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À la différence d'autres pièces sculptées où la précision anatomique des ossements est remarquable et laisse supposer que les sculpteurs disposaient des modèles du charnier, les os sont moins bien rendus. L'os iliaque, semblable à une palette de peintre, se reconnaît au trou obturateur. Les côtes thoraciques ont toujours une large tête arrondie, et la tubérosité n'est jamais omise.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Montant vertical encadrant une porte de la galerie sud (1651). Crâne démantibulé "crachant" un ruban où s'entrecroisent deux os indistincts puis un sablier, symbole du temps qui passe (Tempus fugit) et une faux symbolisant la Mort.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Montant vertical encadrant une porte de la galerie sud (1651). Crâne démantibulé "crachant" un ruban où s'entrecroisent deux os (fémur et tibia stylisés) puis une pelle et une houe.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Potelet  dont la couronne est ornée d'une mandibule. Galerie ouest (1526-1533).

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La couronne enrubannée est suspendue à un anneau, et supporte ensuite des rameaux de chêne avec leurs glands.

Sur la sablière inférieure autour du crâne central, une pelle à bout carré  et une bêche à bout triangulaire renforcé par une ferrure ; une côte ; un fémur et un tibia entrecroisés.

Sur la sablière haute, autour du crâne central, un fémur et une pioche  puis un fémur et une côte.

Cette image montre la précision anatomique des fémurs, où la tête fémorale, le col, le grand et le petit trochanter ainsi que les deux condyles sont parfaitement rendus. Sur d'autres exemples, la qualité anatomique des tibias est également remarquable, avec les plateaux tibiaux à une extrémité, et la malléole externe bien sculptée de l'autre.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Potelet  dont la couronne est ornée d'un crâne. Galerie ouest (1526-1533).

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Ce crâne est singulier. Eustache-Hyacinthe Langlois y voyait « une tête de mort à triple face entourée d’une couronne », mais pour Sylvie Bethmont-Gallerand, " en fait, il n’en est rien, les trous des maxillaires aussi réguliers que les orbites donnent l’illusion d’une triple face".

Sous la couronne, un groupe végétal : des chardons?

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Sur la sablière supérieure : un fémur, deux côtes affrontées ; une omoplate (scapula) ; une houe ; un fémur et un tibia entrecroisés ; une mandibule ; une pelle .

Sur la sablière inférieure : deux côtes affrontées (comme sur le grill costal), deux torchères, une cloche symbolisant les heures. Puis après le crâne central viennent un goupilllon et le seau d'eau bénite, puis une croix de procession.

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— La cloche est un rappel du Temps, et de la dernière heure de survenue incertaine, mais S. Bethmont-Gallerand pense aussi aux sonnailles des morts et cloches à l’usage des crieurs des morts, ou crieurs des corps, ou des "clocheteurs". Le tintinabulum est une petite clochette agitée par le crieur, mais il y a aussi les tinterelles, petites cloches portées en tête des processions, pour accompagner le viatique et alerter les passants. La mort est annoncée par le glas et par les crieurs, salariés qui « crient le pater noster » et le nom du défunt, en invitant à la prière. Comme la croix, ces clochettes, parfois agitées par des anges dans les images aux marges des manuscrits, servent à faire fuir le diable. "

— Le goupillon ou "aspersoirs, aspergès"  est identifié par S. Bethmont-Gasserand : "Ces objets servent aux aspersions nombreuses qui précédent la mort et lui succèdent. Avant d’être incorporé à la terre bénite le corps est longuement aspergé. Des vases à eau bénite peuvent faire partie du mobilier funéraire, plantés dans la terre du cimetière, à proximité de la tombe.".

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Sablières de la Galerie ouest (1526-1533).

Sixièmes sablières depuis l'entrée à l'angle nord-ouest.

Sablière haute : Croix de procession, potelée ; côte ; fémur ; scapula. Crâne central. Cercueil entrouvert ; croix ; reliquaire ; fémur.

Sablière basse : Fémur et houe croisés ; cloche ; étole et instrument de procession ; côte ;  crâne central ; pioche et pelle croisées ; livre ouvert ; cercueil fermé ; côte ou mandibule.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Escalier de l'angle nord-est.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

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Montant (détail) de cet escalier : crâne, fémurs croisés, pelles.

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L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

L' Aître de Saint-Maclou. Photo lavieb-aile août 2020.

 

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POST-SCRIPTUM.

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J'aurai aimé photographier tous les motifs funéraires de ces sablières et de ces potelets. Je ne l'ai pas fait, mais j'ai retrouvé dans mes photos une incitation à bénéficier d'une visite virtuelle de l'Aître. 

Elle est remarquable, et permet de se livrer, comme je l'ai fait, à une recension du décor de chacune des sablières, de chaque potelet, de chaque colonne, et d'en faire pour des fins privés une belle série de captation d'écran.

Mais pourquoi vouloir être exhaustif ?

Je dirai seulement qu'en numérotant chaque sablière dans le sens anti-horaire à partir de l'entrée (angle nord-est) par S1, S2, S3 etc. j'ai repéré d'autres motifs que ceux que j'ai présenté ici :  en S2 un calice, en S3 un miroir, en S5 un reliquaire, en S10 et S12 un globe crucigère, etc...Ou qu'en désignant selon le même procédé chaque potelet (P1, P2, etc.), j'ai vu se succéder dans les couronnes de ces potelets des écus, des mandibules, des crânes, des os croisés, et en P10 des peaux de tanneurs, et ailleurs le visage rond d'un personnage sans doute féminin, etc.

Donc, je ne peux que conseiller à chacun de vivre cette très passionnante et très riche expérience :

https://my.matterport.com/show/?m=kjUCC7ra6RC

 et souligner la qualité   de l'article de Sylvie Bethmont-Gallerand, qui est accompagné de quelques illustrations.

Merci aux organisateurs du site, et à leurs remarquables cartels d'exposition, car il est rare que le visiteur soit aussi bien guidé.

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SOURCES ET LIENS.

— AÎTRE SAINT-MACLOU

https://www.aitresaintmaclou.fr/histoire/un-cimetiere-a-galeries/

EXPO VIRTUELLE

https://my.matterport.com/show/?m=kjUCC7ra6RC

— BETHMONT-GALLERAND (Sylvie), 2003, "Un autre travail du bois à Rouen : Les sablières de l’aître saint-Maclou", in Les stalles de la cathédrale de Rouen, C. Elaine Block, Frédéric Billiet p. 199-220 Presses universitaires de Rouen et du Havre

 

https://books.openedition.org/purh/7435?lang=fr

https://books.openedition.org/purh/7437

LANGLOIS (E.-Hyacinthe ), 1833, "Rouen au XVIe siècle et la danse des morts", Bulletin de la Société libre d’émulation de Seine-Maritime, 6 juin 1832, Rouen, Baudry, 1833, p. 70. Non consulté.

« Dans les statuettes du cimetière de Saint-Maclou, tantôt la mort se montre dans une action d'entraînement plus ou moins brusque; tantôt, affectant une pose tranquille, elle parait employer le raisonnement plutôt que la violence. Sur quelques colonnes des plus mutilées, on retrouve des pieds décharnés dont l'élévation au-dessus du plan sur lequel posaient les figures atteste que plusieurs de ces cadavres symboliques gambadaient en s'emparant de leurs victimes. Quant à ces derniers personnages, ils montrent généralement, par leurs poses simples et calmes, plus de résignation que de résistance, » Langlois,

 

—LANGLOIS (Eustache-Hyacinthe), 1837, réed 1852, Essai historique, philosophique et pittoresque sur les Danses des Morts. Rouen, Lebrument,deux volumes I p.10-30, II p.10-61.Non consulté.

 

LEVASSEUR (P.), 2003, « Observations sur l’iconographie de l’aître saint-Maclou : une synthèse de l’art macabre et des apports de la Renaissance », Actes du onzième congrès international d’études sur les Danses Macabres et l’art macabre en général , Rouen du 1er  au 5 octobre 2003,éditions Danses Macabres d’Europe, p. 41. Non consulté.

 

LOTH (Julien), 1910, L'Aître de Saint-Maclou, Rouen, Léon Gy, 28 p. Non consulté.

—MÂLE (Emile) 1922, L’art religieux de la fin du Moyen-Age en France, étude sur l’art religieux du Moyen Age et sur ses sources d’inspiration, Paris, Armand Colin, 1922, p. 253-sq.

— METROPOLE

https://www.metropole-rouen-normandie.fr/sites/default/files/publication/2020/Focus-aitre-st-maclou.pdf

PAVIA (Amélie), 2011,  L’aître Saint-Maclou de Rouen. Monographie historique et technique d’une construction à pans de bois du XVIe siècle. Étude stylistique et iconographique de ses sablières Mémoire de master 2 en histoire de l’art moderne, (LEUTRAT E. dir.), Rennes 2, 2011, 633 p. Voir p.30 à35 :

https://www.academia.edu/31770552/La_symbolique_macabre_dans_les_sabli%C3%A8res_de_la%C3%AEtre_saint_Maclou_%C3%A0_Rouen

 

 

PILLET ( Maurice ), 1924, L'Aître Saint-Maclou : ancien cimetière paroissial de Rouen, Paris, Édouard Champion, 1924, 224 p. Non consulté.

PREVOST (Chanoine Louis), 1970 Histoire de la paroisse et des curés de Saint-Maclou, depuis la Fondation jusqu'à nos jours (1219-1966), Rouen, Éditions Maugard. Non consulté.

VENOT ( Bernard), MOUILLESEAUX (Jean-Pierre), 1980,, L'Aître Saint-Maclou de Rouen : petit guide à l'usage des habitués du lieu et de ceux qui le découvrent, Rouen,  73 p. Non consulté.

LAQUERRIÈRE) (A.), 1986, « L'aître Saint-Maclou et les anciens charniers », dans Églises, hôtels, vieilles maisons de Rouen, Rouen, Société des amis des monuments rouennais, 518 p., p. 323-330 Non consulté.

 

THOMANN (Aminte), CHAPELAIN DE SEREVILLE-NIEL (Cécile), « Rouen – Aître Saint-Maclou » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 04 juin 2021, consulté le 12 février 2022. URL : http://journals.openedition.org/adlfi/76013

— Maison à colombage vocabulaire :

https://books.openedition.org/pufr/7923

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières Renaissance Sculpture Stalles
12 février 2022 6 12 /02 /février /2022 17:35

La verrière de sainte Anne (J. Le Vieil ? 1520-1530), baie 2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen, provenant de l'église Saint-Vincent.

 

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Voir :


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PRÉSENTATION.

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Les 13 verrières provenant du chœur de l'église Saint-Vincent de Rouen  et magnifiquement remontées  en 1979 dans l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, sont parfaitement présentées en ligne sur le site patrimoine-histoire.fr. La description de référence, dont je m'inspire largement,  est celle du volume du Corpus Vitrearum VI consacré aux Vitraux de Haute-Normandie.

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L'église Saint-Vincent a été détruite par les bombardements de 1944, mais ses verrières avaient été mises à l'abri dès la fin 1938. Cette paroisse connue depuis le XIIIe siècle était devenue l'une des plus riches de Rouen, notamment grâce au privilège sur la vente du sel accordé en 1409 par Charles VI. L'église fut réaménagée à partir de 1458, et notamment en 1470 sous l'impulsion d'Ambroise Harel, puis de 1478 à 1483 sous celle de Thomassin et à partir de 1512 sous la direction de Guillaume Touchet secondé par Vincent Gaillard.

Le fenestrage de la chapelle Saint-Nicolas est repris de 1512 à 1514, puis un nouveau chœur est conçu ; au sud, la chapelle Saint-Anne est terminé en 1519 et le déambulatoire l'est en 1523.

En 1519, avant la démolition de la dernière partie du chœur, abattue à mesure que progressaient les fondations, Richart Le Voirrier a désassemblé les vitres de l'église et les a remis en état. En 1523, les fenêtres sont vitrées avant l'achèvement des voûtes, et la fabrique verse 20 livres "au gendre Barbe (*), verynier, pour deux verrières assise aux galeries". 

(*) On reconnait sous cette désignation Olivier Tardif, qui épousa vers 1525 Jeanne Barbe, fille du verrier Jehan Barbe.

https://www.wikiwand.com/fr/Guillaume_Barbe

Avant la dédicace de l'église le 1er août 1531, l'église est nettoyée et le peintre verrier Maure Heurtault reçoit plus de 10 livres pour la réfection de toutes les verrières brisées.  En en 1528-1529 les verrières ont été  qui déposées puis reposées.

Les verrières basses du chœur de Saint-Vincent, qui avaient été posées entre 1520 et 1530, ont été remontées à l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, construite en 1979 sur la Place du Vieux-Marché par l'architecte Louis Arretche en forme de carène renversée. Elles sont toutes placées au nord et numérotées de 1 à 13 de gauche à droite. Ces treize verrières avaient été réalisées par deux ateliers, dont le plus célèbre est celui des Le Prince de Beauvais. on retrouve les initiales d'Engrand Le Prince sur le vitrail des Chars.

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Liste des vitraux.

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  1. Verrière de la Vie de saint Pierre,  atelier rouennais, 1520-1530, don des Boyvin, seigneurs de Bonnetot . Provient de la baie 11 de Saint-Vincent, au nord. 

  2. Verrière de Sainte Anne, 1520-1530, œuvre de Jean (?) Le Vieil  et probablement offerte par la confrérie de Compostelle ; Provient de la baie n°8 de Saint-Vincent, au Sud.

  3. Verrière du Triomphe de la Vierge ou vitrail des Chars, commandée en 1515 et réalisée vers 1522, œuvre de Jean et Engrand Le Prince ; Provient de la baie n°10 de Saint-Vincent, au Sud

  4. Verrière de la Parenté de sainte Anne, atelier rouennais,  1520-1530 ; Provient de la baie n°6 de Saint-Vincent, au Sud

  5. Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste, réalisée en 1525-1526, œuvre d'Engrand Le Prince ; Provient de la baie n°13 de Saint-Vincent, au Nord.

  6. Verrière des Œuvres de Miséricorde, réalisée en 1520-1530, œuvre d'Engrand et peut-être de Jean Le Prince ; Provient de la baie n°7 de Saint-Vincent, au Nord

  7. Verrière de Saint Antoine de Padoue, atelier rouennais,  1520-1530, seule verrière uniquement en grisaille et jaune d'argent ; Provient de la baie n°5 de Saint-Vincent, au Nord

  8. Verrière des  six Saints, atelier rouennais,  1520-1530 ; Provient de la baie n°9 de Saint-Vincent, au Nord

  9. Verrière de l'Enfance et de la Vie publique du Christ, atelier rouennais,  1520-1530, don des Le Roux de Bourgtheroulde ; Provient de la baie n°3 de Saint-Vincent, au Nord.

  10. Verrière de la Passion, atelier rouennais, 1520-1530 ; Provient de la baie n°1 de Saint-Vincent, au Nord.

  11. Verrière de la Crucifixion, atelier rouennais, 1520-1530, ancienne verrière axiale ou baie 0 de l'église Saint-Vincent ;

  12. Verrière de la Vie glorieuse du Christ, atelier rouennais, 1520-1530 ; Provient de la baie n°2 de Saint-Vincent, au Sud

  13. Verrière du martyre de saint Vincent, atelier rouennais, 1520-1530, don des Le Roux, seigneurs de l'Esprevier. Provient de la baie n°4 de Saint-Vincent, au Sud.

 

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"L'atelier rouennais".

"Cet atelier regroupe en réalité l'œuvre de plusieurs peintres verriers dont le seul identifié est le rouennais Le Vieil auteur de la verrière de sainte Anne n°2. Ce pourrait être Jean Le Vieil, ancêtre des peintres verriers qui ont travaillé au XVIIe siècle à Saint-Vincent, et qui est mentionné à Saint-Maclou en 1519 et 1520.

Des caractères communs rassemblent ces verrières comme la densité des compositions, la vivacité de la gamme colorée ou l'emploi de verres soufflés en plateau (nombreuses traces de cives). Des techniques savantes sont mises en œuvre, notamment dans la verrière de saint Vincent, la plus richement travaillée de la série : ainsi la chape de l'évêque Valère est ornée de petites figures de saints gravés, la colonne de la comparution est faite en verre vénitien et même les fleurs sont l'occasion de raffinement technique puisqu'elles sont montées en chef d'œuvre.

Selon un procédé courant, l'atelier emploie souvent les mêmes cartons pour exécuter plus rapidement les anges symétriques des tympans ou pour reprendre des silhouettes, comme celle de l'enfant jouant avec un chien, utilisées à la fois dans la verrière de la Passion et dans celle de saint Vincent.

Ces peintres verriers ont repris des formules mises au point par Arnoult de Nimègue pour les types de personnage et le répertoire ornemental, hérité de Gaillon. Ainsi dans la verrière de la Crucifixion, les petits anges, les rinceaux peuplés de putti et de chimères ou bien, dans la verrière des saints, le décor du registre supérieur animé de putti et de pots à feu, les visages au contour hésitant, le traitement des carnations à la sanguine pure ou mêlée de grisaille, rappellent la verrière de l'Arbre de Jessé à l'église Saint-Godard de Rouen ou celle des Trois-Marie à l'église Notre-Dame de Louviers peintes par Arnoult de Nimègue.

Il serait vain de vouloir distinguer une personnalité distincte à l'origine de chacune de ces verrières ; plusieurs artistes peuvent collaborer à la même œuvre, comme on peut l'observer de façon spectaculaire , sur la verrière des saints où les deux registres inférieurs sont traités beaucoup plus simplement que le registre supérieur,..." (Corpus Vitrearum VI p. 403)

 

 

 


 

 

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Annotation lavieb-aile

Annotation lavieb-aile

Les vitraux 1 à 4 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Les vitraux 1 à 4 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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L'examen du plan  de situation des verrières de Saint-Vincent montre la cohérence du programme iconographique de l'ancienne église : au centre l'abside du chœur est consacrée, de gauche à droite n°3, 1, 0 , 2, à la Vie et à la Passion du Christ, et enfin n°4 au saint patron de l'église, saint Vincent.

Le coté sud est réservé à sainte Anne (n°6 et 8) avant la verrière des Chars ou Triomphe de la Vierge.

Le coté nord est consacré aux saints, avec successivement saint Antoine (n°5), les Oeuvres de Miséricorde (n°7), les 6 Saints dont saint Nicolas (n°9), saint Pierre (n°11) et saint Jean-Baptiste (n°13).

 

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Plan Corpus Vitrearum annoté lavieb-aile

Plan Corpus Vitrearum annoté lavieb-aile

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DESCRIPTION.

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La baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc  de Rouen mesure 6,60 m. de haut et 3,24 m. de large. Ses 4 lancettes trilobées s'organisent en deux registres de deux scènes de la vie de sainte Anne, tandis que les 6 soufflets et 6 mouchettes de son tympan témoignent, par l'épisode du "pendu dépendu" de la légende de saint Jacques, de la donation probable par une confrérie de  Saint-Jacques de Compostelle.

 

Une gravure de la Vie de la Vierge de Dürer, publiée vers 1511, est la source de la scène de l'apparition de l'ange à Joachim.

La dernière restauration de cette verrière très bien conservée est celle de Sylvie Gaudin en 1975.

Base Palissy : IM76001491

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM76001491

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Le maître-verrier : Jean Le Vieil.

Une inscription LEVIEL du galon du costume de Joachim a incité les auteurs à lire le nom de Jean Le Vieil et d'y voir la signature du verrier : nous jugerons sur pièce tout à l'heure. Caroline Blondeau,  dans son Catalogue, apporte des éléments très convaincants sur ce verrier qui justifient cette attribution malgré la faiblesse de l'indice :

" Installé à Rouen sur la paroisse Saint-Vincent, la plus ancienne trace de son activité remonte à 1499, date à laquelle il est désigné avec sa femme Jeanne, trésorière de sa paroisse (ADSM, G7671.En 1519, la fabrique de Saint-Maclou le sollicite pour une verrière [...] puis en 1520 il insère plusieurs panneaux de verre peints pour la chapelle Sainte-Barbe.

En 1507, il est sollicité par le cardinal Georges Ier d'Amboise au château de Gaillon. Jean Barbe, alors seul intervenant sur le chantier, est sans doute dépassé par la charge de travail : le prélat fait alors appel à d'autres peintres verriers rouennais dont Jean Le Vieil [...].

Entre 1520 et 1530, il participe au grand chantier de renouvellement des verrières du chœur de Saint-Vincent de Rouen. Il en subsiste une verrière illustrant la vie de sainte Anne. Si la signature sur le galon de Joachim indique seulement LEVIEIL [note personnelle : on lit seulement sur ce galon VIEL, et LE VIEL, sans I, sur le galon de la Nativité] , il n'existe aucun membre de sa famille en activité  à cette époque. Marqué par l'art d'Arnoult de Nimègue, il s'inscrit parmi ses "suiveurs" en reprenant à la fois des poncifs techniques et iconographiques. Les archives sont muettes quant à la suite de ses activités. Il fonde un atelier familial : dès 1546, Richart Le Vieil reprend l'affaire de son parent, puis Guillaume, François, Martin, Jacques, Abraham, Robert, Louis et Pierre avec la postérité qu'on lui connait. Jean Le Vieil meurt autour de 1555, il est inhumé à Saint-Vincent ; c'est même la fabrique qui paie l'épitaphe de cuivre placé sur sa sépulture (ADSM, G 7714, non folioté : "A ung graveur qui a parachevé l'espitatle de cuivre de Jehan Vieil, 15 sous."

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Pour respecter la chronologie de la narration, je commence par le registre supérieur.

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Verrière  (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Verrière (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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1. L'apparition de l'ange à Joachim.

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Je ne reviens pas sur la Vie de sainte Anne, représentée sur de nombreux vitraux dans le cadre de la Vie de la Vierge. La stérilité du couple d'Anne et de Joachim, le rejet de leur offrande au Temple, la retraite de Joachim, offensé et se jugeant impur,  dans la montagne pour garder ses troupeaux, ou le chagrin d'Anne restée seule à Jérusalem sont les épisodes qui précèdent la présente scène où un ange apparaît en songe  à Joachim pour lui annoncer que son épouse va enfanter, s'il veut bien la rejoindre aux portes de Jérusalem.

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La verrière s'inspire de la gravure réalisée en 1505 par Albert Dürer pour la série de la Vie de la Vierge (1500-1511). Mais ici Joachim est  assis, tenant sa houlette de berger, même s'il témoigne de sa surprise par un geste de la main droite. Un chien et quatre moutons ou brebis sont au premier plan, l'un portant une clochette bleue.

Quelques fabriques (tourelles de châteaux et toits) occupent le fond bleu.

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Albert Dürer, gravure sur bois, 1505, Apparition de l'ange à Joachim, cycle de la Vie de la Vierge n°2.

 

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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L'ange est splendide, et les motifs damassés de sa tunique, peints au jaune d'argent, évoquent ceux de l'atelier des Le Prince, notamment le motif de la rouelle.  

L'ange tend à Joachim un papier où sont gribouillées trois lignes indéchiffrables. Un sceau d'or y est appendu.

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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Les galons du manteau rouge doublé de bleu de Joachim sont ornés d'une succession de lettres romaines capitales, qui sont dépourvues de sens, selon une tradition qui se retrouvent dans les enluminures et dans les vitraux de l'atelier Le Prince, ou les vitraux de l'atelier quimpérois Le Sodec.

On peut lire : 

TEASOVXNTADFHRT C

NEEVNSVFAMTOEVIRMVIEL METE N

/ NN

NVRVETINAEICSAE / REVTA

MESANETIMXDVTDMRVE

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C'est dans cette séquence qu'on a isolé les lettres VIEL pour y voir la signature d'un atelier LE VIEL, et par une nouvelle extrapolation, celle de JEAN LE VIEL.

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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L'image du berger jouant de la cornemuse en gardant ses moutons est reprise de Dürer, mais est classique par ailleurs.

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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2. La rencontre de la Porte Dorée.

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La tête de sainte Anne est restituée.

Les deux époux sont face à face, mais séparés quoiqu'ils se tendent la main. Joachim tient encore sa houlette, tandis que son chapeau est rejeté sur sa nuque. La houlette est bien détaillée, avec son crochet permettant d'attraper les brebis par la patte.

Anne est nimbée (verre rouge gravé), voilée et la gorge couverte de la guimpe.

Le plus intéressant est peut-être la porte de Jérusalem, évoquant les arcs de triomphe de l'antiquité romaine avec leurs médaillons à l'antique , mais plus encore les pilastres et architraves du château de Gaillon, premier édifice à introduire le vocabulaire Renaissance en Normandie en 1506-1510, ou du tombeau de Thomas James à Dol (1507-1508). On retrouve les cuirasses suspendus par des rubans, les volutes striés de I, les guirlandes, les putti, les candélabres, et un cartouche. De nombreux verres rouges sont gravés.

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR. NAISSANCE DE LA VIERGE, et PRÉSENTATION DE LA VIERGE AU TEMPLE.

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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3. Nativité de la Vierge.

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La restauration porte sur la main gauche et la partie inférieure de la femme assise à gauche, la tête de la femme debout à droite tenant un vase, et la partie supérieure de la crédence.

Dans la partie gauche, sainte Anne est allongée, dans cette posture classique de l'accouchée à qui trois femmes servent le brouet. Une quatrième, assise sur un tabouret, vient sans doute de tendre l'écuelle.

Dans la partie droite, nous sommes, en haut, devant un buffet de toilette, portant un miroir (double) et un vase, rendus par des verres bleu-clair, puis un broc et d'autres vaisselles.

Au dessous, une femme procède à la toilette de la petite Marie en trempant une éponge dans un baquet.

Le galon du bas d'une robe verte porte les lettres : VONIC/ VA--SE --VRCVRTS  .

Le voile d'une femme  porte les lettres : CHADLEVIELVE puis MRV / MXM . On y a isolé la séquence VIEL pour confirmer l'hypothèse de la signature. Pourquoi retenir ces lettres, sans déchiffrer les autres ?

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

La verrière de sainte Anne  de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen.)
Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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4. Présentation de la Vierge au temple.

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Les marches et l'autel, comme les têtes de sainte Anne et de la Vierge, sont restituées.

La première marche porte les lettres ERIS I. REA SS ---

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Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Vie de sainte Anne, lancettes (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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LE TYMPAN.

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Voir aussi la photo publiée par Sebylmay en 2014 : https://fr.wikipedia.org/wiki/Miracle_du_pendu-d%C3%A9pendu#/media/Fichier:RouenVitrauxStVincent_01d%C3%A9tail.jpg

Voir mes articles :

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Le thème de ce tympan, celui de la légende du Pendu-dépendu des pèlerins de Compostelle, appartient à un  corpus iconographique que H. Jacomet a recensé en 1992 : il  dénombre 22 vitraux (pour la plupart au nord de la Loire). Le plus précoce (voir ma description) est celui de la cathédrale de Tours au XIIIe siècle. "Saint-Léon" correspond à la maîtresse-vitre de Merléac que j'ai décrite en 2017.

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H. Jacomet, Iconographie du miracle du Pendu, la lettre V désigne les vitraux.

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Laurence Riviale retient, pour le XVIe siècle,  13 verrières dont les exemples clairement lisibles ou dont la description ne prête pas à équivoque. En voici la liste par ordre chronologique (j'ai mis en italique les vitraux disparus, et j'ai souligné les cinq qui ont été, soit de façon certaine, soit selon toute probabilité, offertes par une confrérie de Saint-Jacques : 

 

  • les vitraux de Féricy (Seine-et-Marne), église Sainte-Osmane, baie 2, 2e quart du xvi* siècle;
  • Rouen (Seine- Maritime), église Saint-Vincent , baie 8, vers 1520-1530 ;
  • Cour-sur-Loire (Loir- et-Cher), église Saint-Vincent, baie 5, 1495-1515
  • Lisieux (Calvados), église Saint-Jacques, 1526
  • Triel (Yvelines), église Saint-Martin, baie 3, 1554
  • Vendôme (Loir-et-Cher), vitrail provenant de la chapelle Saint-Jacques de la ville, acquis par la paroisse de Villiers à la Révolution, conservé ensuite au musée de Vendôme, aujourd’hui disparu, connu par des textes, premier quart du xvie siècle ?
  • Courville (Eure-et-Loir), église Saint-Pierre, baie 11, 1525-1550, disparu
  • Châtillon-sur-Seine (Côte d’Or), église Saint-Nicolas, baie 6, 1546-1548
  • Châlons-sur-Marne (Marne), église Notre-Dame-en-Vaux, baies 24 et 26, vers 1525-1530 (provenant de la chapelle de la Maladrerie,
  • Roye (Somme), église Saint-Pierre, vers 1520, vitrail disparu en 1914-1918
  • Sully-sur-Loire (Loiret), baie 4, 1953
  • Suèvres (Loir-et-Cher), église Saint-Christophe, baie 1, 2 et 4, vers 1490-1515
  • Lestiou (Loiret), 1603 

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Sur cet ensemble du XVIe siècle, tous ou presque ne suivent pas le récit donné par Jacques de Voragine mais des variantes populaires.

Je ne présenterai pas à nouveau cette légende, et je renvoie aux auteurs de référence, ou à mes descriptions de Tours ou Merléac, ou à l'article Wikipédia. Mais les cinq mouchettes de ce tympan consacrées à cette légende sont loin d'en donner un parcours narratif complet, et fonctionnaient, chez les fidèles qui le contemplaient d'assez loin, comme des rappels édifiants.

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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La rangée inférieure.

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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Une famille de trois pèlerins devant un autel ou apparaît saint Jacques  .

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La scène est facile à décrire : saint Jacques, en manteau rouge et tenant son bourdon (donc semblable à sa figure centrale) apparaît, assis ou accroupi  sur un autel, devant trois pèlerins (ils portent le bourdon et la pèlerine et l'homme une besace) en prière. Ce sont manifestement un père, une mère et leur fils, donc les protagonistes de la légende du Pendu-rependu. 

Mais où la scène se situe-t-elle dans cette légende ?

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"Prière commune de la famille" (Corpus)

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"La dernière scène se trouve dans le panneau de gauche de la rangée du bas. Le père et la mère sont en prière devant un saint Jacques en gloire au dessus de l’autel. C’est de façon évidente celui de l’autel de Compostelle. Le jeune qui se trouve près des parents est sans doute le fils ; ses habits ne sont plus les mêmes que ceux des autres représentations dans lesquelles il est représenté en blanc, couleur du linceul. Nos trois pèlerins semblent repartis à Compostelle pour remercier saint Jacques. C’est le seul exemple que je connaisse. Y aurait-il eu inversion des lancettes ? La disparition de l’accusation et du jugement pose également question. Y aurait-il eu une recomposition de ce récit lors de travaux de réparation ou de déplacement de vitraux, avec suppression de certaines scènes ? Nous savons qu’en 1541, des vents violents ont endommagé gravement quelques verrières et qu’en 1562, les Calvinistes ont saccagé l’église. Est-ce là la cause ? Ces modifications posent question.

Dans la composition (ou recomposition ?), c’est le miracle de saint Jacques soutenant le pendu qui est central et qui est l’élément essentiel. Dans la représentation, il n’y a pas de jugement, ni pour le pendu, ni pour celui qui accuse injustement. L’auteur de cette verrière (ou celui qui l’a recomposée ?) a préféré mettre en évidence les pèlerins et les chanoines en prière. Les donateurs de ce vitrail sont anonymes, il n’y a pas d’armoiries. F. Perrot suppose qu'ils pourraient être les membres d’une confrérie de saint Jacques." (Hébert)

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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Saint Jacques au centre.

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"Le personnage central est saint Jacques . Il est représenté marchant avec le bourdon et le livre, comme l'a vu l’abbé Edmond Renaud qui fut curé de Saint-Vincent de Rouen avant 1885 (Renaud (abbé Edmond), Eglise Saint-Vincent, Librairie Charles Métérie, Rouen, 1885, page 54-57 ).." (Hébert)

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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 "Arrestation de saint Jacques accusé de vol [??] ou disciples de saint Jacques échappant à une poursuite grâce à la rupture miraculeuse d'un pont ? Même sujet sur le vitrail disparu de Saint-Jacques de Lisieux." (Corpus Vitrearum VI p. 403)

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"La scène, en bas à droite, ne fait pas partie du miracle du Pendu-Dépendu. Il s'agit de la représentation d'un autre miracle de la légende de saint Jacques. Les disciples de saint Jacques poursuivis par l'armée du mari de la reine Luppa sont sauvés par l'effondrement d'un pont." (Hébert)

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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Partie supérieure.

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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Le Pendu.

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"Pendaison du jeune homme au désespoir de ses parents qui  poursuivent cependant leur pèlerinage." (Corpus Vitrearum VI)

"La scène représente le fils pendu à la poutre du gibet. Les parents sont à genoux implorants. On constate qu’il n’y a ni présentation de l’accusation ni jugement." (Hébert)

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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Le miracle du coq qui ressuscite devant le juge.

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En 1130, Hugonel, jeune pèlerin germanique en route avec ses parents vers Saint-Jacques-de-Compostelle, passa la nuit dans une auberge de Santo Domingo de la Calzada. Une jeune servante lui fit des avances, qu’il repoussa. Éconduite, elle cacha dans son bagage de la vaisselle d'argent. Au moment du départ, elle l’accusa du vol du plat. Il fut condamné et pendu pour ce vol qu’il n’avait pas commis.

Les parents éplorés continuèrent leur pèlerinage et prièrent saint Jacques. À leur retour de Compostelle, ils entendirent leur fils dire du haut du gibet qu'il vivait, car saint Jacques le protégeait. Émerveillés, ils s'adressèrent à l’alcalde (de l’arabe al cadi : le juge) alors qu'il était en train de déguster un coq et une poule rôtis, qui leur répondit avec ironie : « Si votre fils est vivant, cette poule et ce coq se mettront à chanter dans mon assiette. » Ce qu’il advint : le coq chanta et la poule caqueta. L’alcalde bouleversé fit dépendre le jeune homme et pendre à sa place la fautive. (Version de Santo Domingo de la Calzada, Wikipédia)

"La scène suivante, représente les parents en prière à genoux implorants de dépendre leur fils ; devant eux, se tient un juge debout qui montre un coq à la broche en train de rôtir. Le coq est arrivé au milieu de la salle." (Hébert)

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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"À leur retour, [les parents] retrouvent leur fils vivant, soutenu par saint Jacques." (Corpus)

"La scène  représente le fils encore pendu au gibet. Le père et la mère arrivent et on aperçoit saint Jacques assis (en gloire) un bâton sur l’épaule et le livre sur les genoux ; il soutient le fils. " (Hébert)

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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Les pèlerins en tenue de Jacquet,  prosternés. 

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Les cartons sont inversés en symétrie à droite et à gauche. En bas, ce sont des laïcs. Ils sont vêtus d'une tunique lacée par devant, portent des guêtres, le bourdon, la besace en bandoulière, et une ceinture. Ils effectuent une génuflexion.

En haut, les pèlerins sont agenouillés, leur chapeau rejeté sur la nuque ; ils sont vêtus d'un surplis et d'une cape, ce sont des membres du clergé. Leur calebasse munie d'une sangle occupe la partie inférieure du soufflet.

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"Dans deux mouchettes, de part et d'autre, deux pèlerins sont à genoux mains jointes, (en admiration ou en prière ?) Plus bas à l’extérieur, à genoux encore se trouvent deux chanoines ou prélats également en prière, le regard tourné vers ces tableaux." (Hébert)

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

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Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

Tympan (1520-1530, atelier rouennais) de la baie n°2 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen. Photographie lavieb-aile 2017.

 

SOURCES ET LIENS.

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BLONDEAU (Caroline), "L'escu de voirre", le vitrail à Rouen 1450-1530

— CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD ( Michel) 2001,  Les vitraux de Haute-Normandie, Corpus Vitrearum -p. 399-411, Monum, Éditions du patrimoine, Paris, 2001 (ISBN 2-85822-314-9) ; p. 495

— CALLIAS-BEY (Martine), 1997, « A l'Escu de voirre » : un atelier rouennais de peinture sur verre aux XVe et XVIe siècles. In: Bulletin Monumental, tome 155, n°3, année 1997. pp. 237-242; doi : https://doi.org/10.3406/bulmo.1997.917000 https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1997_num_155_3_917000

DAVID (Véronique), 2004, Rouen, église Sainte-Jeanne d'Arc : les verrières, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, coll. « Itinéraires du patrimoine », 16 p. (ISBN 2-910316-03-3)

— DELSALLE (L.), 1998, "A St-Vincent de Rouen, vitrail dit des Œuvres de Miséricorde", Bull. CDA, 1998, p. 119-130.

— HÉBERT (Pierre)  Le Pendu-Dépendu en Normandie

http://lodel.irevues.inist.fr/saintjacquesinfo/index.php?id=281

Saint Jacques en Normandie Colloque des 23 et 24 janvier 2004 aux Archives départementales de la Manche

https://www.saint-jacques.info/progstLO.htm

JACOMET (Humbert), 1992, « Un miracle de Saint Jacques : le pendu dépendu », Archéologia, no 278 (Avril 1992), pp. 36 47.

https://www.academia.edu/28174718/Un_miracle_de_Saint_Jacques_le_pendu_d%C3%A9pendu

— LAFOND (Jean), 1958, "Les vitraux de l'église St-Vincent et l'aménagement du Vieux-Marché",  Bull. AMR, 1958-1970, p. 147-167.

LANGLOIS (E.H), 1832, Essai historique et descriptif sur la peinture sur verre, Rouen, page 67-68.

https://archive.org/details/memoiresurlapein00lang

LAQUERRIERE (E. De) 1843, Eglise Saint-Vincent de Rouen, les vitraux,  Revue de Rouen et de Normandie vol.11 page 359.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=FNYwAQAAIAAJ&dq=bas-reliefs+de+la+%22rue+de+l%27Ecureuil%22+rouen&q=boyvin#v=onepage&q=pierre&f=false

PALISSY (Base) https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM76003070

— PERROT (Françoise ) 1995, Vitraux retrouvés de Saint-Vincent de Rouen, Catalogue d'exposition Musée des Beaux-arts, Rouen, 190 p.

— PERROT (Françoise ), « Les vitraux de l'ancienne église Saint-Vincent remontés place du Vieux-Marché » , Bulletin des Amis des monuments rouennais, 1979, p. 49-98

— PROUIN (Norbert), PRÉAUX (André), JARDIN (Anne), 1983, Rouen place du Vieux-Marché, L'Église Jeanne-d'Arc et ses vitraux, Charles Corlet, 36 p.

RIVIALE (Laurence) 1996,   Les verrières de l’église paroissiale Saint-Vincent de Cour-sur-Loire,  mémoire de maîtrise  à l’Université François Rabelais, Tours, Centre d’études supérieures de la Renaissance (C.E.S.R./C.N.R.S.), sous la direction de MM. Claude Mignot et Michel Hérold.

RIVIALE (Laurence), (1998), Les vitraux du XVIe siècle consacrés à la légende du « pendu-dépendu » : nouvelles informations iconographiques, Histoire de l'art  Année 1998  40-41  pp. 113-125.

https://www.persee.fr/doc/hista_0992-2059_1998_num_40_1_2802

RIVIALE (Laurence), 2003, « Les verrières de l’église Saint-Vincent de Rouen remontées à Sainte-Jeanne d’Arc », Congrès archéologique de France, 161e session, 2003, Rouen et Pays de Caux, Paris, Société archéologique de France, 2006, p. 262-268.

RIVIALE (Laurence), 2007, Le vitrail en Normandie, entre Renaissance et Réforme (1517-1596), Presses universitaires de Rennes, coll. Corpus Vitrearum .

 

 

TANGUY (Jacques) 2003. Rouen-histoire.com

http://www.rouen-histoire.com/SteJA/fenetre_01.htm

Divers

 

http://www.rouen-histoire.com/SteJA/index.html

http://www.rouen-histoire.com/Eglises_Rouen/St-Vincent.htm

https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Rouen/Rouen-Sainte-Jeanne-d-Arc.htm

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Jeanne-d%27Arc_de_Rouen

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Renaissance Inscriptions
10 février 2022 4 10 /02 /février /2022 21:38

La verrière de la Vie de saint Pierre (v.1520-1530), baie 1 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen, provenant de l'église Saint-Vincent.

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Voir :

Le vitrail des Chars ou verrière du Triomphe de la Vierge (Jean et Engrand Le Prince, v.1522-1524), baie 3 de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc de Rouen, provenant de l'église Saint-Vincent.

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PRÉSENTATION.

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Les 13 verrières provenant du chœur de l'église Saint-Vincent de Rouen  et magnifiquement remontées  en 1979 dans l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, sont parfaitement présentées en ligne sur le site patrimoine-histoire.fr. La description de référence, dont je m'inspire largement,  est celle du volume du Corpus Vitrearum consacré aux Vitraux de Haute-Normandie.

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L'église Saint-Vincent a été détruite par les bombardements de 1944, mais ses verrières avaient été mises à l'abri dès la fin 1938. Cette paroisse connue depuis le XIIIe siècle était devenue l'une des plus riches de Rouen, notamment grâce au privilège sur la vente du sel accordé en 1409 par Charles VI. L'église fut réaménagée à partir de 1458, et notamment en 1470 sous l'impulsion d'Ambroise Harel, puis de 1478 à 1483 sous celle de Thomassin et à partir de 1512 sous la direction de Guillaume Touchet secondé par Vincent Gaillard.

Le fenestrage de la chapelle Saint-Nicolas est repris de 1512 à 1514, puis un nouveau chœur est conçu ; au sud, la chapelle Saint-Anne est terminé en 1519 et le déambulatoire l'est en 1523.

En 1519, avant la démolition de la dernière partie du chœur, abattue à mesure que progressaient les fondations, Richart Le Voirrier a désassemblé les vitres de l'église et les a remis en état. En 1523, les fenêtres sont vitrées avant l'achèvement des voûtes, et la fabrique verse 20 livres "au gendre Barbe (*), verynier, pour deux verrières assise aux galeries". 

(*) On reconnait sous cette désignation Olivier Tardif, qui épousa vers 1525 Jeanne Barbe, fille du verrier Jehan Barbe.

https://www.wikiwand.com/fr/Guillaume_Barbe

Avant la dédicace de l'église le 1er août 1531, l'église est nettoyée et le peintre verrier Maure Heurtault reçoit plus de 10 livres pour la réfection de toutes les verrières brisées.  En en 1528-1529 les verrières ont été  qui déposées puis reposées.

Les verrières basses du chœur de Saint-Vincent, qui avaient été posées entre 1520 et 1530, ont été remontées à l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, construite en 1979 sur la Place du Vieux-Marché par l'architecte Louis Arretche en forme de carène renversée. Elles sont toutes placées au nord et numérotées de 1 à 13 de gauche à droite. Ces treize verrières avaient été réalisées par deux ateliers, dont le plus célèbre est celui des Le Prince de Beauvais. on retrouve les initiales d'Engrand Le Prince sur le vitrail des Chars.

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Liste des vitraux.

 

  1. Verrière de la Vie de saint Pierre,  atelier rouennais, 1520-1530, don des Boyvin, seigneurs de Bonnetot . Provient de la baie 11 de Saint-Vincent, au nord. 

  2. Verrière de Sainte Anne, 1520-1530, œuvre de Jean (?) Le Vieil et probablement offerte par la confrérie de Compostelle ; Provient de la baie n°8 de Saint-Vincent, au Sud

  3. Verrière du Triomphe de la Vierge ou vitrail des Chars, commandée en 1515 et réalisée vers 1522, œuvre de Jean et Engrand Le Prince ; Provient de la baie n°10 de Saint-Vincent, au Sud

  4. Verrière de la Parenté de sainte Anne, atelier rouennais,  1520-1530 ; Provient de la baie n°6 de Saint-Vincent, au Sud

  5. Verrière de la Vie de saint Jean-Baptiste, réalisée en 1525-1526, œuvre d'Engrand Le Prince ; Provient de la baie n°13 de Saint-Vincent, au Nord.

  6. Verrière des Œuvres de Miséricorde, réalisée en 1520-1530, œuvre d'Engrand et peut-être de Jean Le Prince ; Provient de la baie n°7 de Saint-Vincent, au Nord

  7. Verrière de Saint Antoine de Padoue, atelier rouennais,  1520-1530, seule verrière uniquement en grisaille et jaune d'argent ; Provient de la baie n°5 de Saint-Vincent, au Nord

  8. Verrière des Saints, atelier rouennais,  1520-1530 ; Provient de la baie n°9 de Saint-Vincent, au Nord

  9. Verrière de l'Enfance et de la Vie publique du Christ, atelier rouennais,  1520-1530, don des Le Roux de Bourgtheroulde ; Provient de la baie n°3 de Saint-Vincent, au Nord.

  10. Verrière de la Passionatelier rouennais, 1520-1530 ; Provient de la baie n°1 de Saint-Vincent, au Nord.

  11. Verrière de la Crucifixionatelier rouennais, 1520-1530, ancienne verrière axiale ou baie 0 de l'église Saint-Vincent ;

  12. Verrière de la Vie glorieuse du Christatelier rouennais, 1520-1530 ; Provient de la baie n°2 de Saint-Vincent, au Sud

  13. Verrière du martyre de saint Vincentatelier rouennais, 1520-1530, don des Le Roux, seigneurs de l'Esprevier. Provient de la baie n°4 de Saint-Vincent, au Sud.

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"L'atelier rouennais".

"Cet atelier regroupe en réalité l'œuvre de plusieurs peintres verriers dont le seul identifié est le rouennais Le Vieil auteur de la verrière de sainte Anne n°2. Ce pourrait être Jean Le Vieil, ancêtre des peintres verriers qui ont travaillé au XVIIe siècle à Saint-Vincent, et qui est mentionné à Saint-Maclou en 1519 et 1520.

Des caractères communs rassemblent ces verrières comme la densité des compositions, la vivacité de la gamme colorée ou l'emploi de verres soufflés en plateau (nombreuses traces de cives). Des techniques savantes sont mises en œuvre, notamment dans la verrière de saint Vincent, la plus richement travaillée de la série : ainsi la chape de l'évêque Valère est ornée de petites figures de saints gravés, la colonne de la comparution est faite en verre vénitien et même les fleurs sont l'occasion de raffinement technique puisqu'elles sont montées en chef d'œuvre.

Selon un procédé courant, l'atelier emploie souvent les mêmes cartons pour exécuter plus rapidement les anges symétriques des tympans ou pour reprendre des silhouettes, comme celle de l'enfant jouant avec un chien, utilisées à la fois dans la verrière de la Passion et dans celle de saint Vincent.

Ces peintres verriers ont repris des formules mises au point par Arnoult de Nimègue pour les types de personnage et le répertoire ornemental, hérité de Gaillon. Ainsi dans la verrière de la Crucifixion, les petits anges, les rinceaux peuplés de putti et de chimères ou bien, dans la verrière des saints, le décor du registre supérieur animé de putti et de pots à feu, les visages au contour hésitant, le traitement des carnations à la sanguine pure ou mêlée de grisaille, rappellent la verrière de l'Arbre de Jessé à l'église Saint-Godard de Rouen ou celle des Trois-Marie à l'église Notre-Dame de Louviers peintes par Arnoult de Nimègue.

Il serait vain de vouloir distinguer une personnalité distincte à l'origine de chacune de ces verrières ; plusieurs artistes peuvent collaborer à la même œuvre, comme on peut l'observer de façon spectaculaire , sur la verrière des saints où les deux registres inférieurs sont traités beaucoup plus simplement que le registre supérieur,...

... ou encore sur la verrière de saint Pierre où les deux scènes pleines de verve et de rivalité de saint Pierre et de Simon le Magicien contrastent avec celles, beaucoup plus placides, de la vocation de saint Pierre et de la pêche miraculeuse." (Callias-Bay & al. Corpus Vitrearum, page 403)

 

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 lavieb-aile 2022.

lavieb-aile 2022.

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L'examen du plan  de situation des verrières de Saint-Vincent montre la cohérence du programme iconographique de l'ancienne église : au centre l'abside du chœur est consacrée, de gauche à droite n°3, 1, 0 , 2, à la Vie et à la Passion du Christ, et enfin n°4 au saint patron de l'église, saint Vincent.

Le coté sud est réservé à sainte Anne (n°6 et 8) avant la verrière des Chars ou Triomphe de la Vierge.

Le coté nord est consacré aux saints, avec successivement saint Antoine (n°5), les Oeuvres de Miséricorde (n°7), les 6 Saints dont saint Nicolas (n°9), saint Pierre (n°11) et saint Jean-Baptiste (n°13).

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 lavieb-aile 2022.

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DESCRIPTION.

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La baie n°1 de l'église Jeanne-d'Arc mesure 6,60 m de haut et 3,36 m de large. Ses 4 lancettes trilobées  s'organisent en deux registres soit 4 épisodes de la Vie de saint Pierre, tandis que les 6 soufflets et 6 mouchettes du tympan moderne (1869) proposent d'autres épisodes, entourés d' anges.

À la partie inférieure, trois écus attribuent la donation de cette verrière aux Boyvins, seigneurs de Bonnetot. 

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La verrière a été restaurée par Guillaume Le Vieil en 1721 et par Duhamel-Marette en 1869 (cf. inscription infra dans l'écu du bas de la 3ème lancette).

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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1. La vocation de saint Pierre et de saint André.

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La tête des apôtres a été restituée.

La Vie de saint Pierre commence par le début : comment il fut, avec son frère André, appelé par Jésus alors qu'il pêchait ,comme le raconte l'Évangile de Matthieu 4:18-20, sur le lac de Galilée,  :

 Un jour qu'il marchait au bord du lac de Galilée, il vit deux frères: Simon (qu'on appelle aussi Pierre), et André, son frère, qui lançaient un filet dans le lac, car ils étaient pêcheurs.  Il leur dit:
    ---Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.

Ils abandonnèrent aussitôt leurs filets et le suivirent.

On comparera ce panneau, de même que le suivant, à ceux de la baie n°16 de l'église Saint-Etienne de Beauvais, réalisé par l'atelier Le Prince en 1548. 

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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En arrière-plan, un navire (pas du tout adapté à la navigation sur le Lac de Tibériade ...) est représenté.

C'est une "galée" portant trois mâts chacun gréé d'une voile ferlée sur une antenne ou une vergue. Les châteaux avant et arrière sont excessivement élevés. Ce qui est remarquable, c'est la précision de tracé des haubans, où la garniture de protection des voiles contre le ragage est figurée. 

Ce navire rappelle que saint Pierre est le saint patron des marins-pêcheurs. Mais il témoigne aussi de la vocation commerciale maritime et fluvial de Rouen dans les échanges de draps, de pastel ou de guède, et de vins. Le port du Havre est créé en 1517 par François Ier comme avant-port sur la Seine.

On trouve aussi à Beauvais sur la verrière de la baie N°16 des paysages maritimes similaires en arrière-plan, et j'avais déjà indiqué lors de ma description un certain nombre de données auxquelles je renvoie.

 

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"L'essor économique de la ville à la fin du xve siècle est dû essentiellement aux draperies, mais aussi à la soierie et à la métallurgie.

Les pêcheurs de Rouen allaient jusqu'à Terre-Neuve pêcher la morue et en Baltique pêcher le hareng. Le sel venait du Portugal et de Guérande.

Les draps étaient vendus en Espagne, qui fournissait alors la laine, et les Médicis ont fait de Rouen le principal point de revente de l'alun romain.

Au début du XVIe siècle, Rouen est devenue le principal port français de commerce avec le Brésil, principalement pour les colorants de draperies. En effet, les manufactures de Rouen utilisent des teintures directement importées du Nouveau Monde, le rouge tiré de l'essence du bois-brésil, le bleu issu de la culture et la transformation de l’indigo. Cette fonction teinturière de la ville est confirmée par la présence des Florentins qui en font la plaque tournante de l'alun romain dans le Nord de la France. L'alun est un minéral permettant la fixation des pigments sur les textiles. " (Wikipedia)

Rouen dispose d'un chantier naval : le "port aux Galées", même si la fondation du Havre mit un terme à son activité, le dernier bateau a en être sorti datant de 1532.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Clos_aux_gal%C3%A9es

Malgré son caractère schématique, cet arrière-plan est  un document ethnographique qui peut être rapproché des autres documents iconographiques concernant les navires du XVIe siècle, provenant par exemple des enluminures, mais aussi des graffiti normands, ou des sculptures sur pierre et sur bois des édifices religieux.

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La Grande vue de Rouen, 1525, vue du faubourg d'Emendreville (Saint-Sever). Le Livre des Fontaines de Jacques le Lieur, planche 15.

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Frédéric Vivien, Le Clos aux Galées de Rouen

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Une caravelle et son équipage, verrière datée de 1586.église Saint-Aubin de Neuville-les-Dieppe.

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Navire de la verrière de Neuville-les-Dieppe.

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Voir les graffiti normands :

-Dives-sur-mer, église : 400 graffiti

-Saint-Vaast la Hougue, chapelle des Marins, graffito,  XVIe

http://www.saintvaast.fr/pageLibre000125fc.aspx

-Vatteville-la-rue graffiti des murs de l'église

http://www.jpdugene.com/camping_car/normandie_2012/2012-08-07.htm

-Fécamp, abbatiale Ste-Trinité, graffiti

http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/sites/default/files/forge/vignettes/abbatialeFecamp.jpg

-Région de Fécamp :

http://www.fecamp-terre-neuve.fr/GalerieGraffiti.html

-Honfleur, Maison Erik Satie, graffiti XVIe-XIXe

-Eglise d'Hénouville:

http://perso.numericable.fr/~arnaudser/serander/Henouville/Graffiti.htm

-Dreux, beffroi, graffiti de 1537 :

https://www.sagaphoto.com/photo.asp?from=liste&id=PF008391#.XlEHBWhKiM8

-Couvent Sainte-Barbe de Canteleu près de Rouen:

https://rouen.blogs.com/photo/2007/11/o-trouver-ce-gr.html


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Voir  sur les carvelles ou les embarcations de pêche sculptées sur pierre en Finistère : 

Voir les embarcations de pêche sculptées sur bois sur les sablières du Finistère:

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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2. La pêche miraculeuse.

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Jésus, en bleu, est figuré derrière les deux frères Pierre et André qui remontent leurs filets bien remplis.

 

 

 

 

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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Derrière la tête du Christ, nous retrouvons figurés trois navires, et une barque à trois rameurs. Aucun navire  n'est entièrement représenté, mais par contre, nous découvrons des détails très vivants, comme des haubans rompus par la tempête et qui battent au vent, un matelot en train de ferler la voile en bout de vergue, tandis qu'un équipier monte, par l'échelle disposée entre deux haubans pour accéder au poste de vigie en forme de panier (gabion) .

 

 

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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3. Chute de Simon le Magicien.

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Bien que les Actes des Apôtres (Ac 8. 4-25) mentionnent Simon le Magicien, sa conversion et son baptême, l'épisode représenté trouve sa source dans un texte apocryphe, les Actes de Pierre, selon lequel Simon aurait séduit la foule en s'envolant dans le ciel (Actes de Pierre, 32). L'Apôtre Pierre aurait alors invoqué le nom de Jésus et provoqué sa chute. 

"Selon les Actes des Apôtres (VIII, 9-24), Simon était un magicien, qui opérait en Samarie et se faisait appeler la Puissance de Dieu, la Grande. Converti par la prédication de Philippe, il reçut le baptême. Mais, quand il offrit de l'argent à Pierre pour obtenir le pouvoir de donner lui aussi le Saint-Esprit en imposant les mains (de là vient le nom de simonie), Pierre le repoussa violemment. Les discussions de Simon avec Pierre et leur fin dramatique sur le Forum sont une légende qui remonte aux livres apocryphes intitulés Actes de Pierre et aux romans pseudo-clémentins, plus connus sous le nom d'Homélies pseudo-clémentines. Ces dernières résument la doctrine (III, 2) que Simon prétendait démontrer par les Écritures : le Dieu suprême est un dieu autre que celui qui a créé le ciel et la terre ; il est inconnu et ineffable et il pourrait être appelé le Dieu des dieux. Irénée et Hippolyte font de lui le père du gnosticisme et le fondateur d'une secte gnostique ; mais on peut se demander s'il s'agit du même personnage." (Universalis.fr)

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Le peintre a représenté Pierre levant la main (une des postures rhétoriques de l'Orateur) tandis que Simon qui s'était envolé retombe dans le Ciel, tête et mains dirigées vers le sol, environné de trois démons. Trois disciples contemplent la scène.

En partie basse, à une échelle plus petite, un homme vêtu (comme les "disciples") comme un bourgeois ou noble de Rouen à la Renaissance fait face à un démon enflammé et s'en protège de la paume.

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Plusieurs détails sont remarquables :

-le verre rouge gravé à l'acide du démon, qui permet de rendre les reflets éclatants du vermillon métallique de la créature bestiale (ailes de chiroptères, échine épineuse du dragon, oreilles d'âne et doigts ou orteils dilatés de  crapaud) .

-Le verre rouge gravé d'un rond pour figurer le médaillon du bonnet d'un disciple.

-Les verres bleus gravés qui, après peinture au jaune d'argent, donnent les coloris verts.

-Le réseau de plomb, qui est traité par le peintre comme des branchages sur lesquelles il peint des ramifications et de petites feuilles.

-l'architecture du fond (détail infra), censé représenter un monument romain, mais dans laquelle nous serions tenter de reconnaître un monument local, exercice auquel invitent aussi les vitraux des Le Prince ici ou à Beauvais. 

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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4. Dispute de Pierre et de Simon le Magicien en présence de la foule.

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Scène qui précède l'épisode précédent. Saint Pierre reprend là aussi une posture de l'éloquence rhétorique , celle de l'exposé des arguments. Simon déchire ou piétine des livres.

Le livre à reliure rouge présente le double intérêt d'une part d'être en verre gravé, et d'autre part de porter un motif Renaissance, celui des "dauphins" affrontés. Un décor introduit en Normandie sur les pilastres du château de Gaillon pour Georges d'Amboise, archevêque de Rouen entre 1502 et 1509.

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Le fond architecturé montre une vue d'une cathédrale, qu'on comparera aux églises de sur la Grande Vue  du Livre des fontaines de Jacques Le Lieur, contemporaine de cette verrière. La Querrière y reconnait par sa tour "l'église de l'abbaye de Saint-Ouen, et à coté à main droite une autre église ressemblant à Saint-Maclou".

Mais Saint-Ouen n'était-elle pas en pleine reconstruction? Voir les images suivantes :

http://www.rouen-histoire.com/Eglises_Rouen/Ste-Croix_St_Ouen.php

http://www.rouen-histoire.com/Saint-Ouen/Saint-Ouen/Abbaye_Saint-Ouen.htm

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Grande vue de Rouen, Jacques de Lieur, 1525, Le livre des fontaines, BM de Rouen Gallica

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La tour de l'église de l'abbaye de Saint-Ouen.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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Les armoiries des donateurs, et le cartel de la restauration.

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La lancette B montre, présentées par un ange, des armoiries d'azur , à Trois croisettes d'or , 2 et 1 qui sont celles des Boyvin seigneurs de Bonnetot.

La lancette A montre deux anges présentant les mêmes armoiries en alliance avec d'autres, d'azur à trois [?] d'argent. 

La lancette D montre les armes des Boyvin en alliance avec d'autres, d'or à deux ou trois merlettes de sable.

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Les informations sur la famille de Boyvin ou Boisvin que je réunis ici sont postérieures à la date de cette verrière. 

 

 

 

On lit dans l'Histoire de la ville de Rouen divisée en six parties, Volume 1 de François Farin, et dans le Dictionnaire de la Noblesse de La Chesnaye des Bois  ceci :

 

"BOYVIN, Seigneur de Saint-Ouen & de Tourville en Normandie, Généralité de Rouen, famille maintenue dans sa Noblesse le 28 Août 1668. On trouve dans l'Hift. de Rouen , que Noel Boyvin, Sieur de Tourville, obtint des Lettres de Noblesse en 1574. Messire Noël de Boyvin, II. son fils, Seigneur de Tourville, Saint, Claville & de Boisguilbert, fut reçu Président en la Chambre des Comptes de Rouen, l'an 1582. Jena-baptiste Boyvin, Seigneur de Bonnetot, fut Premier Président de la même Chambre des Comptes en 1692. Il avoit épousé Marie Mallet de Graville. Charles Boyvin, Seigneur de Canonville, l'aîné de cette famille est mort au service du Roi, Capitaine de Vaisseau, & fut tué dans un combat naval. Il avoit épousé Antoinette de Nicolaï, fille d’Antoine de Nicolai, Premier Président de la Chambre des Comptes de Paris. Ses freres, Guillaume & Antoine Boyvin, furent tués au siège de Namur, & à la bataille de Nerwinde, Lieutenans dans le Régiment des Gardes. Les armes : d'azur , à trois croix d'or, 2 & 1."

 

Bin qu'aucun rapport n'ait été établi entre cette famille et l'enlumineur Robert Boyvin, je ne peux éviter de noter les informations qui concernent ce dernier :

"Robert Boyvin appartient à une famille de gens du livre rouennais installés depuis au moins le début du xve siècle. Un Jean Boyvin, écrivain et vendeur de livre est en effet installé à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, du côté du portail des libraires. C'est le cas également d'un Thomas Boyvin, mentionné dans les sources en 1479, à nouveau un Jean Boyvin en 1487-1488 puis, sans doute son fils, Robinet (petit Robert) à partir de 1487. Il occupe alors la quatrième échoppe du côté de l'archevêché. Il est indiqué sur place jusqu'en 1502. Son mariage est également documenté en 1480 avec la fille du libraire Jean Coquet.

À partir de 1503, il est indiqué comme prestataire pour Georges d'Amboise, archevêque de Rouen dans les comptes de son château de Gaillon.  Les plus anciens manuscrits attribués à Robert Boyvin permettent de dire que ce dernier a probablement été formé au sein de l'atelier du Maître de l'Échevinage de Rouen, le plus important enlumineur rouennais du milieu du xve siècle. "(Wikipedia)

Cf Elliot Adam :

 https://www.academia.edu/36296926/Retour_sur_l%C5%93uvre_de_Robert_Boyvin_enlumineur_%C3%A0_Rouen_vers_1500

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Je ne peux accéder à la généalogie  de ces  Boyvin seigneurs de Bonneville à l'époque qui nous concerne, ce qui ne me permet pas d'élucider les alliances des écus mi-parti.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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Inscription de restauration dans un écu.

 

 

Texte : "Cette verrière a été restaurée et complétée à l'aide des deniers de M. B.L [Bernard Leduc] pour lors membre de la fabrique de S. Vincent. 1869."

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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Lancette D : armoiries des Boyvin et alliance.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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4. Prédication de saint Pierre.

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Depuis une chaire de l'intérieure d'un édifice d'inspiration romaine, et à galerie, saint Pierre expose ses arguments à quatre hommes en tenue de riches bourgeois de Rouen(verre rouge gravée d'une toque et d'une aumônière).

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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Dans les galeries de l'édifice (dont on aimerait que les érudits rouennais recherchent des modèles dans les hôtels particuliers ou autres construction Renaissance), des personnages apparaissent aux rampes des balustrades à colonnes,  tandis qu'une niche contient une statuette.

Une femme, à sa fenêtre, réalise un tableau charmant, très vivant par son impromptu, mais réservé aux curieux armés de jumelles. 

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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Dans la partie inférieure est peinte une scène qui semble un peu étrangère à la scène principale, dans laquelle une femme, assise contre la chaire, tient un enfant qui regarde vers le haut, ou qui est aveugle. Il tend le bras gauche vers un personnage accroupi, peut-être un artisan, qui sort d'un panier en osier au couvercle rabattu une planchette indistincte, peut-être un jouet.

Les bandes jaunes des manches et le galon de l'encolure sont gravés sur le verre rouge, et peints au jaune d'argent.

Comment sont faites les bandes jaunes et noires du plastron de l'enfant ?

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

 

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5. Miracles opérés par saint Pierre.

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Le peintre semble décidé à nous présenter, à travers Pierre, une part du catalogue des gestes décrits dans le De institutione oratoria (De l’institution oratoire) de Quintilien.

— Catherine VERMOREL, « De la rhétorique au geste : l’actio dans le portrait peint de la Renaissance italienne », Laboratoire italien [En ligne], 25 | 2020, mis en ligne le 14 décembre 2020, consulté le 10 février 2022. URL : http://journals.openedition.org/laboratoireitalien/5357 ; DOI : https://doi.org/10.4000/laboratoireitalien.5357

Car le geste qu'il adopte à l'égard des scrofuleux, des paralytiques tenant leur béquille, d'un aveugle à la longue canne, et d'autres encore, n'est pas exactement un geste de bénédiction.

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Les prouesses techniques et les détails à découvrir abondent :

-verre rouge gravé de la culotte "à crevés" (dont la mode débute) et de la bourse du mendiant, ou du bol rouge à reflets du paralytique.

-verre rouge ponceau de la masse de feuillage s'éclaircissant en périphérie en  rose.

-verre bleu gravé du buisson aux dégradés de verts et de bleu.

-feuilles rondes bourgeonnants autour des plombs.

-façade gothique vieux rose, et sa fenêtre où paraît un vieillard (??)

-scène d'extérieur en jaune d'argent dans laquelle un homme barbu court en portant sur ses épaules un homme handicapé, devant un pauvre homme s'aidant de deux béquilles d'aisselles,

-architecture civile, etc.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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6. Remise des clés à saint Pierre.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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7. Apparition du Christ à  saint Pierre.

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Tête de saint Pierre restituée.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le fond bleu nous réserve encore une vue architecturée, une "fabrique", en ruine ou en construction, devant laquelle passe, une main sur la hanche et s'appuyant à un long bâton, un homme. Mon imagination, que ces détails enchantent, y voit un soudard, un soldat barbu, casqué et éreinté.

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Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre, Rouen 1520-1530), de l'église Sainte-Jeanne-d'Arc. Photographie lavieb-aile 2020.

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LE TYMPAN (DUHAMEL-MARETTE, 1869).

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Saint Pierre marchant sur les flots.

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Ange présentant les clefs emblématiques.

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Résurrection de Tabitha.

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Crucifiement de Saint Pierre .

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Rencontre du Christ et de saint Pierre.

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Saint Pierre délivré de prison par un ange.

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Ange tenant un cartouche : PASCE AVES MEOS (Jn 15:17 Pais mes brebis).

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Ange tenant un livre.

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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Saint Pierre dans une gloire entouré d'anges.

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Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

Tympan de la baie n°1 (verrière de la Vie de saint Pierre), Duhamel-Marette 1869. Photographie lavieb-aile 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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— BLONDEAU (Caroline), "L'escu de voirre", le vitrail à Rouen 1450-1530

— CALLIAS-BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD ( Michel) 2001,  Les vitraux de Haute-Normandie, Corpus Vitrearum -p. 399-411, Monum, Éditions du patrimoine, Paris, 2001 (ISBN 2-85822-314-9) ; p. 495

DAVID (Véronique), 2004, Rouen, église Sainte-Jeanne d'Arc : les verrières, Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie, coll. « Itinéraires du patrimoine », 16 p. (ISBN 2-910316-03-3)

— DELSALLE (L.), 1998, "A St-Vincent de Rouen, vitrail dit des Œuvres de Miséricorde", Bull. CDA, 1998, p. 119-130.

— LAFOND (Jean), 1958, "Les vitraux de l'église St-Vincent et l'aménagement du Vieux-Marché",  Bull. AMR, 1958-1970, p. 147-167.

— LAFOND (Jean), 1908, "Un vitrail de Engrand Leprince à l'église Saint-Vincent", Bull. AMR, 1908, p. 22, 23, 157-167.

 

LANGLOIS (E.H), 1832, Essai historique et descriptif sur la peinture sur verre, Rouen, page 67-68.

LAQUERRIERE (E. De) 1843, Eglise Saint-Vincent de Rouen, les vitraux,  Revue de Rouen et de Normandie vol.11 page 359.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=FNYwAQAAIAAJ&dq=bas-reliefs+de+la+%22rue+de+l%27Ecureuil%22+rouen&q=boyvin#v=onepage&q=pierre&f=false

— PALISSY (Base) https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM76003098

— PERROT (Françoise ) 1995, Vitraux retrouvés de Saint-Vincent de Rouen, Catalogue d'exposition Musée des Beaux-arts, Rouen, 190 p.

— PERROT (Françoise ), « Les vitraux de l'ancienne église Saint-Vincent remontés place du Vieux-Marché » , Bulletin des Amis des monuments rouennais, 1979, p. 49-98

— PROUIN (Norbert), PRÉAUX (André), JARDIN (Anne), 1983, Rouen place du Vieux-Marché, L'Église Jeanne-d'Arc et ses vitraux, Charles Corlet, 36 p.

RIVIALE (Laurence), 2007, Le vitrail en Normandie, entre Renaissance et Réforme (1517-1596), Presses universitaires de Rennes, coll. Corpus Vitrearum .

RIVIALE (Laurence), 2003, « Les verrières de l’église Saint-Vincent de Rouen remontées à Sainte-Jeanne d’Arc », Congrès archéologique de France, 161e session, 2003, Rouen et Pays de Caux, Paris, Société archéologique de France, 2006, p. 262-268.

— TANGUY (Jacques) 2003. Rouen-histoire.com

http://www.rouen-histoire.com/SteJA/fenetre_01.htm

Divers

 

http://www.rouen-histoire.com/SteJA/index.html

http://www.rouen-histoire.com/Eglises_Rouen/St-Vincent.htm

https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Rouen/Rouen-Sainte-Jeanne-d-Arc.htm

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Jeanne-d%27Arc_de_Rouen

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Héraldique
7 février 2022 1 07 /02 /février /2022 18:22

 

 

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Voir sur Guengat :

 

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 PRÉSENTATION.

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Cette plaque gravée est vissée (au moins depuis 2011) sur le mur à la gauche de l'enfeu nord et du gisant du couple de Saint-Alouarn. Elle était auparavant conservée au presbytère, selon Pérennès (1941) cité par C. Jouin. 

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J'emprunterai à René Couffon son relevé :

 "Une plaque de cuivre, frappée des armes de Guengat, porte l'inscription :"Nous, haut et puissant Messire Charles, Joseph François Quemper, chevalier, Seigneur de Lanascol, de Guengat et autres lieux, permettons au général de la paroisse de Guengat de baisser notre tombe, existant au milieu du choeur de l'église de Guengat, à la hauteur de deux pieds et demi, et de la mettre au ras du pavé. Mais la pierre supérieure sera mise en même état au niveau des autres pierres du dit pavé, nous réservant la faculté de la rétablir à notre volonté à la hauteur où elle est aujourd'hui. A Lanascol, le 4 juillet mil sept cent quatre vingt un. Charles Quemper comte de Lanascol, Hamon recteur, Louboutin curé, Alain Le Garz fabrique."

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Il faut compléter cette description en précisant que les armes des Guengat, d'azur à trois mains dextres appaumées d'argent en pal 2.1, sont timbrées de la couronne de marquis et ornées de lambrequins principalement végétaux.

Ni Diverrès en 1891 ni   Abgrall en 1906 n'en font  mention.

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Elle pose à mon sens trois petites énigmes aux curieux.

1°) Pour quelles raisons ce sont les armes des premiers seigneurs prééminenciers de l'église, la famille de Guengat, qui figurent ici, et non celles des Quemper de Lanascol, d'argent au léopard de sable à  trois coquilles de même en chef ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_Famille_Quemper_de_Lanascol.svg

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2°) Qui est ce "Messire Charles, Joseph François Quemper, chevalier, Seigneur de Lanascol, de Guengat et autres lieux" ? 

A priori, la réponse est facile, mais à condition de bien vouloir modifier les prénoms et y substituer Charles Claude Yves Joseph Quemper, chevalier , comte de Lanascol, lieutenant des maréchaux de France, colonel de la maréchaussée, grand voyer de Bretagne, né le 11 juillet 1723 à Keraudy, Ploumiliau, Côtes d'Armor et décédé le 4 novembre 1781 au château de Lanascol, même lieu.

La plaque datée de juillet 1781 précède de peu celle du décès du comte.

Il est le fils d'Yves Joseph  Jacques Quemper, chevalier , seigneur de Lanascol, et de Marie Marquise de Cleuz.

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=en&iz=3808&p=yves+joseph+jacques&n=quemper

https://man8rove.com/fr/profile/spf8bqvh9-charles-claude-yves-joseph-de-quemper-de-lanascol

Et c'est le père de Jacques Yves Joseph Marie, seigneur marquis de Lanascol, dont le nom apparait sur la cloche de 1773.

 

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3°) Pour quelle raison ce seigneur accepte-t-il d'abaisser la pierre tombale familiale, dont nous apprenons l'existence par cette inscription, et qui était placée au milieu du chœur, surélevée de 75 centimètres, pour la placer au ras du sol ? Pour des raisons pratiques qui s'imposent par leurs nécessités ? Par un nouvel équilibre des prétentions des trois Etats ?

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Les co-signataires :

— Le recteur HAMON est déjà en poste en 1773, puisque son nom apparaît sur la cloche ; son curé (vicaire) est alors un certain Kerlen.

— Le curé est Nicolas Louboutin, sur lequel les archives rapportées par Christian Jouin apporte de nombreuses informations. C. Jouin indique qu'il est né à Guengat le 1er mai 1754, qualifié de prêtre le 24 octobre 1778, et qui signe un baptême dès le 13 mars 1783. Il prêta serment, puis se rétracta en 1791 en même temps que son recteur Le Gorgeu. "Mais il se refusa à émigrer. Il resta sur le terrain, cinq années (de 1792 à 1797) durant, caché, exerçant un ministère clandestin". (C. Jouin)

— Alain Le Garz est sans doute celui que mentionnent les généalogistes : né le 2 septembre 1735 à Langolen (29), et marié le 5 février 1760 à Kerfeuteun avec Jeanne Thomas, il est décédé le 13 mars 1787 à Crinquellic, Guengat. Mais les généalogies sont confuses :

https://gw.geneanet.org/herveline29?n=le+garz&oc=&p=alain

https://gw.geneanet.org/jeannettepelliet?n=le+garz&oc=&p=alain

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Plaque de 1781 apposée dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Plaque de 1781 apposée dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Plaque de 1781 apposée dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Plaque de 1781 apposée dans l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

 

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1911, Notice sur la paroisse de Guengat, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, BDHA, Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/344

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Notice sur les paroisses,...

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/GUENGAT.pdf

 

 

— DILASSER (Maurice), 1979 : Locronan et sa région (Paris, 1979)

DIVERRÈS (Henri), 1891,  "Monographie de la commune de Guengat ", Bull. S. A. F., pages 42-61).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f115.image

 

— JOUIN (Christian), s.d, Tout sur l'histoire de Guengat.

https://www.guengat.com/

 

 

PÉRENNÈS (Henri), 1941 : Guengat (Rennes) non consulté

— POP.CULTURE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089983

— WAQUET (Henry ), 1957,  Guengat (S.F.A. - Congrès archéologique de France CXVe session 1957 Cornouaille.) -

— WAQUET (Henry ), 1942, Art breton, 2è éd., 1942, pp.145-151

— Site Infobretagne : http://www.infobretagne.com/guengat.htm

http://www.guengat.fr/patrimoine/leglise

 

— WIKILAND

https://www.wikiwand.com/fr/Guengat

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions Héraldique
4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 14:02

Les sculptures extérieures des façades sud et ouest de l'église de Guengat. Les gargouilles, et crossettes (granite, XVIe siècle). Les  inscriptions (1557 et 1706). Les cloches (1773 et 1872).

 

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Voir sur Guengat :

 

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— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère (ou de Bretagne) destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

 

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L'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

L'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

L'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

L'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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LES TROIS GARGOUILLES.

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Rappel : les gargouilles servent à l'évacuation des eaux pluviales afin qu'elles ne ruissellent pas sur les murs ou qu'elles ne favorisent l'humidité des fondations. Elles diffèrent donc par leur fonction des crossettes, pierres d'amortissement à l'union du toit et des murs.

Dans son Dictionnaire raisonné,  Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc a consacré à la gargouille (ou « gargolle, guivre, canon, lanceur ») une notice détaillée et illustrée.  « Beaucoup de ces gargouilles sont des chefs-d’œuvre de sculpture ; c’est tout un monde d’animaux et de personnages composés avec une grande énergie, vivants, taillés hardiment par des mains énergiques et sûres. Ces êtres s’attachent étroitement aux larmiers, se soudent à l’architecture et donnent aux silhouettes des édifices un caractère particulier, marquant leurs points saillants, accusant les têtes des contre-forts, faisant valoir les lignes verticales » (Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, Paris, A. Morel, 1868, tome VI p. 22).

 

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1°) Un dragon ailé.

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La gargouille est creusée ici en canalisation sur sa face supérieure, et elle reçoit les eaux pluviales par un trou du mur, communiquant avec les  toitures des deux premières chapelles, puisqu'elle est placée au dessus du contrefort séparant les deux pignons.

Le motif du dragon (ou animal fantastique ailé) des  gargouilles est certainement le plus courant.

Date-t-elle de la construction initiale (XVIe) ou de la restauration de 1706 ? 

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Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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Deux écuyers jumeaux enlacés.

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C'est l'un des éléments sculptés les plus remarquables de cette façade, par son originalité.

La situation au dessus d'un contrefort séparant le pignon de la première chapelle de celui du porche et de sa chambre d'archives, est semblable à celle de la gargouille précédente, mais est plus élevée.

Une canalisation rectangulaire (recevant les eaux par un orifice du mur) est soutenue par deux personnages identiques. Ils évoquent les écuyers armés d'une épée et allongés horizontalement avec une jambe fléchie qui se retrouvent (mais sans ce doublement gémellaire) sur nos édifices en tant que crossettes, à Landerneau, Plougourvest, Notre-Dame-de-Berven, Le Tréhou, Locmélar et Saint-Servais.

Ils évoquent aussi les "acrobates" qui ont la même posture, mais tenant sa cheville empoignée, à La Martyre, en "acrobate lubrique" (Dirinon, Confort-Meilars, chapelle Saint-Nicodème de Ploéven, Doyenné du Folgoët) et en "acrobate-buveur" à Pontivy ou Roscoff.

Leur coude extérieur est fléchi, et je ne parviens pas à préciser si la main tient la poigne d'une épée ou d'une dague.

Ils n'ont d'autre coiffure que leurs cheveux mi-longs, mais sont vêtus d'un pourpoint dont l'encolure à larges rabats est bien visible.

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Le plus surprenant n'apparait que pour le visiteur qui se place juste en dessous et observe la face inférieure de la gargouille. On découvre que leurs bras (gauche pour celui de gauche et droit pour celui de droite) se croisent si bien que les mains se retrouvent au niveau de la ceinture ... ou un peu en dessous. Cet enlacement est-il d'ordre érotique ?

L'iconothème des jumeaux est présent sur les édifices de Bretagne, mais il n'y est pas fréquent. Pourtant, à l'intérieur même de l'église de Guengat, deux masques jumeaux sont sculptés en bois comme blochet de la chapelle Saint-Michel. Faut-il rappeler l'ancienneté du mythème des jumeaux divins  cavaliers proto-indo-européens et la présence des Dioscures Castor et Pollux? J'avais trouvé dans le duo des saints Côme et Damien, duo presque jamais séparé en iconographie bretonne, un premier début de réflexion sur ce sujet.

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Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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3°) Une gargouille anthropomorphe lubrique. Pignon ouest.

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Le thème érotique est ici incontestable. Un homme nu (?) porte un doigt de la main gauche au coin de sa bouche, tandis que sa main droite est placée dans l'entrejambe ; le sexe n'est pas visible.

Les exemples identiques sont fréquents, à Brasparts notamment. Et d'une manière générale, les gargouilles sont souvent inconvenantes, ce qui assure un fond de commerce à de nombreux auteurs sûrs de trouver leur public.

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Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Gargouilles de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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LES CROSSETTES : TROIS LIONS.

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Les "lions de crossettes", comme je les nomme, sont légions en Bretagne, et particulièrement en Basse-Bretagne. Ils tiennent parfois un petit être, une "âme" entre leurs pattes ou dans leur gueules. 

Ici, l'un tient un écu qui portait peut-être jadis les armes de Guengat.

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1. Lion de l'angle sud-est.

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Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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2. Lion de la façade sud.

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En dessous de l'extrémité des gables des pignons du porche et de la première chapelle, au dessus des écuyers jumeaux. 

Le lion semble tenir quelque chose entre les pattes.

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Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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3. Lion tenant un écu.

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On peut penser que cet écu (comme celui placé au faîte du pignon de la chapelle Saint-Michel) portait les armes des seigneurs de Guengat, comme s'en réclame Jacques de Kergorlay dans son aveu de 1681.

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Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Lions de crossettes de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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L'inscription de l'ossuaire.

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1557 RESPICE FINEM.

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https://www.guengat.com/8/eglise02.html

 

Ossuaire de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Ossuaire de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Ossuaire de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Ossuaire de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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L'inscription du  pignon de la troisième lucarne, correspondant à la chapelle du Rosaire (1706) .

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1. Sur la première pierre , sur trois lignes  en réserve dans un cartouche à cupule latérale :

V : ET : D : MI :

I : LHOSTIS :

RECTEVR

soit : "« Vénérable et Discret Messire Jean LHOSTIS, recteur"

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2. Sur la pierre rectangulaire placée dans le prolongement, et également sur trois lignes  en réserve dans un cartouche à cupule latérale :

V : MI : M : QVEMENER : C

UR  : MI : F : IVZEAV : P :

G : LIZEN : F : LAN : 1706

Soit : 

Ce qui signifierait : « Vénérable Messire M. QUÉMÉNER, curé ; Messire F. JUZEAU, prêtre - G. LIZEN, fabrique - l'an 1706  » .

 

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J'ai modifié le relevé (la "leçon") donnée par les auteurs précédents.

Comme l'indique C. Jouin, cette année là, au cours d'un orage, le clocher s'effondra, endommageant fort le bas-côté sud. Une inscription, sur le pignon de la chapelle du Rosaire, rappelle les travaux de restauration qui durent y être effectués .

a) Le recteur Jean L'Hostis n'a pu être clairement identifié ; On mentionne un Jan L'Hostis, prêtre, décédé à 45 ans à Plounéaour-Trez en 1710.

 

https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=30356

b) Ma lecture de l'initiale du prénom du curé, M, est fiable. La famille QUEMENER est bien attestée à Guengat,ais je ne trouve aucun Michel (par exemple) QUEMENER à Guengat à cette époque sur Geneanet.

c) La famille LUZEAU est bien attestée à Guengat, et les généalogistes signalent  François LUZEAU né en 1675 à Guengat :

https://gw.geneanet.org/fazery?n=juzeau&oc=&p=francois

d) Le membre de la fabrique Guillaume LIZEN est parfaitement cerné par le forum CGF : il réside   sans doute à Keranmarrec, Guengat, il est né de Yvon et de Adelice KERLEGAN,  a été baptisé le 18 juillet 1660 à Plogonnec (paroisse voisine de Guengat), est mentionné comme parrain en 1697 et  comme témoin de décès en 1705 ou de mariage en 1710, ou du décès de son beau-père en 1719. Il a épousé Marin (Marie) ROLLAND de Guengat le 9 février 1706 au Juch, et est décédé à Guengat, village de Keramarec.*

https://gw.geneanet.org/loicleroy?n=lizen&oc=&p=guillaume

Il est mentionné sous le nom de Guillaume Le LIGEN, décédé en 1719, marié avec Marie ROLLAND (1664-1708), dont un fils Jean marié en 1711 avec Catherine LE MOENNER

https://gw.geneanet.org/momos?n=rolland&oc=&p=marie

Voir toutes les mentions :  ici https://forum.cgf.bzh/forum/phpBB3/viewtopic.php?t=30356

Les cartes mentionnent Kergaradec et Keramarch, Kermarc.

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.189278&y=48.041867&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.PLANIGNV2&mode=doubleMap

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Inscription de 1706 de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Inscription de 1706 de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Inscription de 1706 de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Inscription de 1706 de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Inscription de 1706 de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Inscription de 1706 de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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LES CLOCHES (1773 et 1872).

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Leur inscriptions ont été fidèlement relevées par Diverrès en 1871 et Pérennès en 1941 puis plus complètement par  C. Jouin. Je complète ces informations par des photographies de la partie visible depuis l'ouest. Cela permet d'en préciser le décor et notamment les médaillons.

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Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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1. La petite cloche de 1773.

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La date la fait appartenir à la liste assez restreinte des cloches du Finistère qui ont échappé aux ordres de faire fondre les cloches lors de la Révolution. Elle est donc fort précieuse.

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Elle porte, selon les auteurs,  l'inscription sur les deux lignes supérieures :

« F. PAR JACQUES Y. L. M. QUIMPER. 1773. C. DE LANASCOUET. LOUIS CADIC. ALÉNO DE SAINT-ALOUARN. M. HAMON. RECTEUR. P. KERLEN. CURE »

 (B.S.A.F. : 1890 - p. 284 ; DIVERRÈS (H.) : Monographie de la commune de Guengat - B.S.A.F. 1891 )

Je lis pour ma part (il faut débuter les lignes par la petite main à l'index tendu) :

LAN 1773 J'AI ETE NOMMEE PAR IACQUES --------

HAMON RRE ------------------------- ALENO DE ST ALOUARN

 

Et sur la ligne inférieure :

 J.FS GUILLAUME F.

 

 


Soit : L'an 1773, j'ai été nommée par Jacques L. Y. M. QUIMPER DE LANASCOL, Marie-Sophie ALÉNO DE SAINT-ALOUARN, HAMON : Recteur, KLEN : Curé, Louis CADIC, Jean QUÉAU : Fabriques, J. Fs Guillaume F.(fondeur)" ( in PÉRENNES (H., Chanoine) : Guengat - Rennes, 1941)

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Il est mentionné dans les registres : « 29/VIII/1773 a été bénite la deuxième cloche nommée Marie-Renée-Sophie-Jacquette, par Monsieur Jacques QUIMPER DE LANASCOL, représenté par Monsieur DE KERGADIO, et par Sophie ALÉNO DE SAINT-ALOUARN, qui ont signé. Ont signé en outre : Alain DE ROSMADEC, BARBIER DE LESCOET (*), de Reymond NOEL DE CARNE, J. LE GALL, recteur de Plonéis » " (C. Jouin)

 (*)BARBIER : Seigneur de Lanarnuz (en Tréflez), Marquis de Kerjan en 1618 (en Saint-Vougay), Seigneur de Lanorgant (en Plouvorn), de Nernaou et de Quilimadec (en Ploudaniel), de Landouzan (au Drénec), Vicomte de Trouzilit (en Plouguin), Châtelain de Lescoët en 1656 (en Lesneven), Seigneur de Mezarnou (en Plounéventer), de Kerc'hoënt (en Minihy), de Rodalvez (en Languengar), de Kernatoux (en Ploudalmézeau), du Lescoat (en Lanarvily), de Kergoff et de Tromelin (en Kernouëz), de Kerhuon, de Kerannou, de Lesquiffiou (en Pleyber-Christ), de Kerally, de la Fontaine-Blanche, de Coëtmenec'h (en Plouider). In POTIER DE COURCY (DE) (Pol) : Nobiliaire et armorial de Bretagne - t. I. - p. 39 )

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Le fondeur "J. FS GUILLAUME".

Il s'agit sans doute  de :

Jean-François GUILLAUME,  Fondeur à Morlaix. Il fit, entre autres, en 1769, une cloche à Kersaint-Plabennec, en 1772, une cloche pour les Etats de Bretagne réunis à Morlaix, et une cloche pour Saint-Thégonnec ; en 1775, une cloche pour Locmaria-Plouzané, une pour Le Ponthou .. et une pour Plogastel-Saint-Germain (J.F. MA FAIT) ; en 1776; une pour Treflez ; en 1777, une pour Guilers Brest et une pour Milizac ; en 1778, une pour Plouézoch et une pour Kergloff ; en 1779, une cloche pour Saint-Mathieu ; en 1783, une pour Saint-Houardon de Landerneau ; en 1784, une :pour Le Ponthou ; en 1785, une pour Saint-Servais ; en 1791, une pour Saint-Jean-du-Doigt.

Voir :

Les fondeurs de cloche actifs dans le Finistère sous l'Ancien-Régime.

 

 

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Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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Le médaillon armorié.

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Malgré le téléobjectif, il est difficile d'en avoir une image parfaite, mais néanmoins, nous avons la certitude que ce médaillon est surmonté d'une couronne de marquis (fleurons et perles), et que les meubles sont assez effacés pour qu'on ne distingue que deux ou trois traits horizontaux non alignés.

Ces armes ne peuvent se rapporter qu'aux familles citées sur la cloche:

— QUEMPER DE LANASCOL : D'argent, au léopard de sable, acc. de trois coquilles du même, rangées en chef

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Blason_Famille_Quemper_de_Lanascol.svg

Jacques Yves Joseph Marie Quemper , chevalier marquis de Lanascol, est né en 1759 à Keraudy, Côtes d''Armor, et décédé en 1813 à Guingamp. Il émigra en 1791, combattit la France en 1792 dans les armées des princes et revint en France en 1801. Il épousa en 183 Marie Françoise  Julie de la Boessière, d'où huit enfants.

En 1773, date de la cloche, il avait donc 14 ans.

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=en&pz=jeanne&nz=biard&p=jacques+yves+joseph+marie&n=quemper

— ALÉNO DE SAINT-ALOUARN :  D'argent à trois hures de sanglier de sable, arrachées de gueules 

https://man8rove.com/fr/blason/17xx7h2-alleno

Marie-Renée Sophie Aléno de Saint-Alouarn, fille de Louis, et de Marie Drouallen, est née à Quimper en 1763 et décédée en 1849. Elle épousa en 1791 François Pierre Marie Le Veyer. 

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=francois+pierre+marie&n=le+veyer

https://gw.geneanet.org/henribernard?lang=en&pz=alexis+stephane&nz=bernard&p=marie+renee+sophie&n=alleno+de+saint+alouarn

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Et moins probablement aux familles suivantes, citées dans les archives :

—DE KERGADIO (représentant de Jacques de Lanascol) : D'argent au lion morné de sable, accompagné de trois molettes de même.

—DE ROSMADEC, palé d'argent et d'azur

https://man8rove.com/fr/blason/cwcqm22-rosmadec

—BARBIER DE LESCOET : d'argent à deux fasces de sable.

DE CARNE, d'or à deux fasces de gueules.

https://man8rove.com/fr/blason/rgqxb13-carne

 

.La seule figure compatible serait celle des armoiries de la marraine, Sophie Aléno de Saint-Alouarn (Quimper 1763-Saint-Pol-de-Léon 1849, les trois traits horizontaux étant alors les bases des hures de sanglier.

Néanmoins la couronne de marquis  impose le choix du parrain,  Jacques-Yves-Joseph-Marie DE QUEMPER, IIème du nom, marquis, de Lanascol et du Guérand, seigneur de Kerhallin, de la châtellenie de Lanascol, de la Lande, de Ploumilliau, de Guengat et Lezarcoet, du Gage, du Cleux, de Chemillé, de Kermartin et de beaucoup d'autres lieux dont l'énumération serait trop longue, fils du précédent, naquit le 25 septembre 1759, et épousa, le 28 avril 1783, Marie-Marguerite-Françoise-Julie de la Boessière, fille de Bertrand-Pierre-Marie, IIIème du nom, marquis de la Boessière, seigneur de Lennuic, etc. et de Marie-Jeanne de Tavignon, dont les armes sont : de sable, au sautoir d'or.

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Un indice que j'ai omis de remarquer jusqu'alors est que ce blason est un losange, c'est un blason féminin.

Ce ne peut être celui de l'épouse de Jacques Quemper de Lanascol, car celui-ci se maria en 1783. Ni celui de sa mère, décédée en 1749.

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Enfin, il est intéressant de rapprocher ce motif héraldique de celui que porte une plaque en cuivre datée du 4 juillet 1781 et portant le nom de  "Charles Joseph François Quemper, chevalier seigneur comte de Lanascol de Guengat et autres lieux", personnage que les généalogistes ignorent, du moins dans cette séquence de prénom. Les armes sont celles de Guengat et la couronne est celle de marquis.

Les trois marques verticales des armes de la cloche pourraient être compatibles avec la base des paumes.

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Photo lavieb-aile 2022.

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La mise en ligne des descriptions des cloches du Finistère est très incomplète, et éparpillée sur de très nombreux sites. Dans le meilleur des cas, on trouve le relevé (plus ou moins fidèle) des inscriptions, mais bien plus rarement la description, pourtant très précieuse, des médaillons et des décors. 

La documentation photographique est encore plus souvent absente.

Je ne peux me baser que sur mon expérience pour indiquer que ce médaillon armorié est un cas unique, sauf à y ajouter les armoiries abbatiales de Landévennec sur la cloche de l'église de cette paroisse.

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Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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2. La grande cloche de 1872.

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Selon Christian Jouin : 

"Réparée en 1866, car elle était fêlée, il fallut cependant la refondre en 1872, pour 480,62 francs ( Délibérations du conseil de fabrique - A.D.F. - V. Dépôt Guengat 1. ). Il fut même question de la remplacer (« Achat d'une cloche pour la tour en place de celle qui est fêlée » : (Budget et comptes de fabrique (1860-1879) - A.D.F. - V Dépôt Guengat 3 )). Cette cloche porte les inscriptions suivantes (H. Pérennes PÉRENNES 1941) :

Parrain : Jean-Louis NIHOUARN

Marraine : Marie-Catherine PHILIPPE

Recteur : Jean ROHOU

Maire : Jacques PLOUZENNEC

1872

Jean : Fondeur à Quimper."

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a) Le début des trois lignes supérieures est indiqué par une main tenant une couronne, et tournée vers la droite.

Première ligne :PARRAIN JEAN-[LOUIS NIHOUARN ]----------[PLOUZENNEC] JACQUES MAIRE 1872

Les autres lignes ne sont pas visibles du coté ouest.

b) La ligne inférieur montre bien JEAN  FONDEUR / A QUIMPER, de part et d'autre d'un crucifix.

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Jean, fondeur à Quimper, est le nom du fondeur de cloches, comme l'atteste un moulage en plâtre d'une marque d'une cloche de Morlaix fondue en 1862.

L'église de Trégarvan, toute proche, possède deux cloches de Jean Fondeur, l'une de 1859 et l'autre nommée Marie Joseph Anna, de 1880.

Voir la cloche de la chapelle Saint-Jean de Saint-Nic, datant de 1875 :

 

 

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Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches  de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

Cloches de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile 2022.

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SOURCES ET LIENS.

 

— ABGRALL (Jean-Marie), 1911, Notice sur la paroisse de Guengat, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, BDHA, Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/344

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Notice sur les paroisses,...

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/GUENGAT.pdf

"En 1706, la chute du clocher causa de graves dégâts, notamment aux pignons des chapelles sud dont les fenestrages furent brisés - d'où leurs réseaux simplifiés. L'inscription de l'aile sud se rapporte aux travaux de restauration : "V. ET. D. MI. LHOSTIS. RECTEVR. / V. M. QVEMENER. C. Y. M. F. IVZEAV / P. G. LIZEN. F. L. AN. 1706.". Le clocher ne fut reconstruit qu'en 1892 par le spécialiste Le Naour sur les plans du chanoine Abgrall ; galerie à balustrade classique, chambre de cloches et flèche octogonale à crochets. Le porche est voûté sur ogives avec liernes. Les arcs s'appuient sur des colonnettes couronnées de petits chapiteaux, mais dont le profil est prismatique. Il est surmonté d'une chambre d'archives A l'ouest du porche et accolé également à la façade ouest, est un ossuaire surmonté d'une chambre à laquelle on accède par un escalier extérieur. Il porte la date de 1557 et l'inscription : "RESPICE FINEM". Deux baies jumelées avec accolades simplement moulurées s'ouvrent sur sa face sud ; il porte à la base une plinthe à talon bien moulurée. Vue de l'ouest, l'église paraît être à trois nefs; le comble ne pouvait couvrir sous deux rampants continus le vaisseau élargi. Des arcs en accolade couronnent les cintres brisés des fenêtres du chevet et de la chapelle sud.

Cloche datée "LAN 1773... J Fs. GVILLAVME. F.". - L'acte de baptême :" le 29 août a été bénite la 2ème cloche nommée Marie Renée Sophie Jacquette, parrain Jacques Quimper de Lanascol, représenté par M. de Kergadio et par Sophie Aleno de Saint-Alouarn qui ont signé. Ont signé en outre : Alain de Rosmadec, Barbier de Lescoët, de Raymond, Noël de Carné, J. Le Gall, recteur de Ploneis." La grosse cloche de 1872 de Jean, fondeur à Quimper, a remplacé une précédente de 1790."

"

— DILASSER (Maurice), 1979 : Locronan et sa région (Paris, 1979)

DIVERRÈS (Henri), 1891,  "Monographie de la commune de Guengat ", Bull. S. A. F., pages 42-61).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f115.image

Infobretagne

http://www.infobretagne.com/guengat.htm

— JOUIN (Christian), s.d, Tout sur l'histoire de Guengat.

https://www.guengat.com/

— KERGORLAY (Jacques de), 1681, Extrait de l'aveu de Jacques DE KERGORLAY :1681 : [AN P/1689] - Quimper (Finistère, France) - Terriers | 1678 - 1682 - Geneanet

« A cause de laquelle terre et Seigneurie de guengat cy devant déclarées ledit Seigneur déclarant est patron fondateur et le premier préminancier de l'églize parroissialle de guengat, laquelle parroisse a tousiours porte le nom de la Maison de guengat comme estants Véritablement les seigneurs patrons et fondateurs d'Icelle, ainsy qu'il Se Justiffie par la déclaration cy devant où l'on a employé plusieurs tenues Situées audit bourg appartenantes audit Seigneur déclarant, en laquelle Église parroissialle de guengat tant en la maistresse Vitre aux plus haults Soufflets tant en la Maistresse Vitre, qu'aux autres Vitres de ladite Église et chapelles d'Icelle, mesme en bosse et relief autour des murailles tant par dehors que au dedans en plusieurs endroicts et en la tour et clocher d'Icelle Sont les arbres timbrés et alliances de ladite Maison de guengat et dans le coeur &  chanceau de ladite Église, au milieu proche le balustre du grand autel est Un tumbeau de pierre de taille Enlevé de terre d'Environ deux pieds et demy armoyé par dessus et à l'entour des Armes et timbres de ladite Maison de guengat, Lequel tumbeau est l'ancienne Sépulture et Enfeu prohibitif des Seigneurs de guengat proche duquel tumbeau du costé de l'Évangille est Un banc à queue et Accoudouers Aussy Armoyé des Armes de ladite Maison appartenant audit Seigneur déclarant lequel et Ses prédécesseurs Seigneurs de guengat Sont En droict et possession Immémorialle de faire mettre Une ceinture et Lizière avec leurs Armes tant par dedans que par dehors à l’entour d'Icelle Églize parrochialle de guengat à chaque décéds des Seigneurs de guengat"

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm. 

PÉRENNÈS (Henri), 1941 : Guengat (Rennes) non consulté

— WAQUET (Henry ), 1957,  Guengat (S.F.A. - Congrès archéologique de France CXVe session 1957 Cornouaille.) -

— WAQUET (Henry ), 1942, Art breton, 2è éd., 1942, pp.145-151

— Site Infobretagne : http://www.infobretagne.com/guengat.htm

http://www.guengat.fr/patrimoine/leglise

— WIKILAND

https://www.wikiwand.com/fr/Guengat

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Inscriptions Héraldique
2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 15:51

Les ailes des moulins de "Pontaven[t]" et le nom de Pont-Aven selon Proust : un malentendu au départ ?

Voir :

 

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Chacun connait  sans doute la rêverie onomastique de Proust concernant Pont-Aven,  et la citation figure en grandes lettres au Musée de cette ville :

"Pont-Aven, envolée blanche et rose de l’aile d’une coiffe légère qui se reflète en tremblant dans une eau verdie de canal." (Recherche du temps perdu ed. Pleiade  I, Nom de Pays : le Nom, Du côté de chez Swann, 1913,   page 382).

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Pourtant, si nous nous référons aux avant-textes, nous lisons (< > désigne un ajout) : (c'est moi qui surligne en gras) :

1.« Comment ce rêve, cette douce image < en camaïeu > blanche de Lamballe, cette image fraîchement verdie de Pontaven, obscurément murmurante de Quimperlé elles existent. [...] Pont Aven, aile blanche et rose et d’une coiffe bre (trégorroise ?) qui tremble au vent et se reflète dans l’eau secrète et verdie de ta rivière, entre les ailes des moulins, Ponta Ven Benodet, noms à peine amarrés < aux >, noms qui flottent entre les algues, Quimperlé qui ruisselle s’emperle [...]  » (Cahier 29, f° 25r°   ) ;

Ou pour le même cahier, la transcription de C. Quémar  où les mots et les phrases barrés par Proust sont en italique. Les ratures successives sont séparées par des barres obliques. 2) Les additions sont placées entre soufflets : < >. 3) Les crochets droits [ ] encadrent un fragment de mot restitué par l'éditeur, ou bien un mot ajouté par lui pour une meilleure compréhension. 4) Le passage d'un folio à l'autre est indiqué dans le texte par une double barre verticale. L'indication du folio figure à hauteur dans la marge. 5) La ponctuation est toujours respectée. :

" Comment ce rêve, cette douce image blanche en camaïeu blanc de Lamballe, cette image fraîchement verdie de Pontaven, obscurément murmurante de Quimperlé elles existent. [...] Pont Aven, aile blanche et rose et d’une coiffe bre (trégoroise ?) qui tremble au vent et se reflète dans l’eau secrète et verdie de ta rivière, entre les ailes des moulins, Ponta Ven Benodet, noms à peine amarrés , noms qui flottent entre les algues, Quimperlé qui ruisselle s’emperle [...]  Pont Aven Quimperlé il va y avoir un moment réel de ma vie, demain presque à l'heure du dîner où f° 26r° j'entrerai, Quimperlé, dans le || gazouillis emperlé de vos charmes du moyen-âge, de vos délices romans, restés si divinement frais, où, Pontaven, sauté en bas du wagon, je respirerai enfin l'air qui circule entre vos syllabes et les fait tourner doucement, toutes verdies — Pont-Aven... — comme les ailes de vos moulins. […] Et de là nous irions aux pays poétiques (PEUT-ÊTRE METTRE ICI PONTAVEN ETC. APRÈS AVOIR MIS VITRE) nous irions aux pays poétiques, passant en souriant en jetant sur le chemin un sourire à ces lieux naïfs qui y sont éparpillés [tels] que de blanches oies, comme des béjaunes, de vulgaires auberges, Pontorson, Questambert! < METTRE ICI SEULEMENT LES NOMS BRETONS > "

 

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2. « [...] j’arrivais enfin < un soir à aux Pontaven, à Benodet à Quimperlé ! > : Pont Aven, aile légère d’une coiffe légère blanche et rose qui se reflète en tremblant dans l’eau < secrète et > verdie de la rivière, aux sept moulins < de Benodet >, où < Quimperlé, Benodet [en marge] > Pontaven, Benodet, noms à peine amarrés que semble vouloir entraîner la rivière au milieu de ses algues, Quimperlé mieux assis fixé [...] » (Cahier 32, f° 9r°  ) 

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3.«[...] Même à Pontaven comment retrouver l'atmosphère verdie par la sonorité unie de la dernière syllabe [...]» (Cahier 32, f° 15r°  ).

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4.« [...] < Benodet, nom à peine amarré que semble vouloir entraîner la rivière au milieu de ses algues, Pontaven aile envolée blanche et rose de l’aile d’une coiffe légère qui se reflète en tremblant dans l’eau verdie en tremblant dans une eau verdie d’un canal, [en marge] > [...] » (Cahier 20, N. a. fr. 16660, f° 8r°   ).

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Le cahier 29 et le cahier 32,  sont datés par C. Quémar de 1910 : "ces brouillons datent d'une époque où le roman proustien avait déjà bien progressé dans son voyage au long cours (qui a dû commencer pendant le premier semestre de 1909). Il est probable qu'ils ont été rédigés tous les deux en 1910."

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Remarques.

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1°) Dans le cahier 29, Proust fait une erreur notable en évoquant dans son premier avant-texte "les ailes des moulins", puisque les 14 moulins proverbiaux de Pont-Aven  sont des moulins à eau, et non à vent. Les meules sont entrainées par des roues verticales, et non par des ailes. Les moulins sont situés sur le cours de l'Aven ou de ses affluents.

Il est probable à mes yeux que Proust ne connaissait cette ville que par ces lectures, qu'il ne l'a jamais visité (*), qu'il situait même d'abord Bénodet et Pont-Aven sur la même rivière et que sa connaissance de ces villes ne se basait que sur la lecture des guides Joanne. Lisant dans l'édition de 1905 "nombreux moulins", il aurait imaginé des moulins à vent.

(*) C. Quémard est convaincue du contraire, tandis que S. Kawamoto est sceptique. Certes Marcel séjourna à Beg-Meil, au Finistère sud, en septembre - octobre 1895, mais il ne reverra plus la Bretagne malgré les aspirations dont témoignent ses lettres, sauf lors d’une visite à Saint-Malo, Dinard et Dinan après une croisière autour du Cotentin en août 1904. 

 

Dès les brouillons suivants, il corrige cette erreur, mais conserve l'image des moulins, désormais au nombre de sept. Pourtant, ces moulins ne participent plus (sauf dans la  trace mnésique du premier brouillon) à l'évocation du vent, qui est, nous allons le voir, centrale avec la reprise de "l'aile légère d'une coiffe légère", laquelle, en dépit de l'absence de toute logique, "se reflète en tremblant dans l'eau secrète et verdie de la rivière". Seules, dans la réalité, pourraient se refléter dans l'eau de la rivière les roues des moulins, à moins d'imaginer une bretonne en coiffe penchée au dessus du pont. 

Claudine Quémar, pour expliquer cette bévue, imagine que cette mention dans les guides des moulins de Pont-Aven, associée à l'image sonore du vent,  a attiré ici un paysage de Hollande, ses moulins à vent, et ses canaux.

Ce qui expliquerait la présence d'un canal dans le troisième brouillon.  Par celui-ci (qui dissimule la Hollande), la trace des moulins à vent persiste en filigrane. (S. Kawamoto ouvre la possibilité que ce "canal" puisse désigner en réalité le "bief" d'un moulin, même si celui-ci a totalement disparu de la citation.)

 

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2°) La deuxième "erreur" est encore plus surprenante et témoigne elle aussi des connaissances purement livresques de Proust. Car, si on croit Claudine Quémar, la métaphore centrale du nom de Pont-Aven est le vent. Ses arguments sont extrêmement convaincants, presque imparables,  mais ils supposent que Marcel Proust prononçait, dans sa lecture du nom, celui-ci comme Pontavant et non comme Pontavène ( en phonétique :  pɔ̃.ta.vɑ̃ et non la forme correcte pɔ̃.ta.vɛn).

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Ce qui montre une méconnaissance totale du lieu, de son environnement, de sa vocation, et une incompréhension ou un refus de l'étymologie (très simple) du toponyme, "Pont-Aven", le pont sur la rivière Aven. Ce n'est pas un hasard si il écrit le plus souvent Pontaven, un peu comme Pouliquen et Ségalen, Rosporden et Elven [in], sans se douter des particularités des prononciations bretonnes où Kernascleden et Pont-Aven  requièrent le [ènn] et Tréffendel le [an]. 

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C. Quémar souligne que Proust orthographie « Benodet » au lieu de Bénodet, et elle y voit à l’origine une assonance en [ɛn] avec « Pont-Aven».  Kawamoto 2015  renvoie à son étude exhaustive sur les correspondances phonétiques et graphiques entre les « Noms », où il note un « Questambert » au lieu de Questembert.

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Voici ce que nous apprend Erwan Vallerie :

"En français, -en se prononce [an]. Que ceux qui en douterait prennent la peine de voir ce qu'il en est dans la phrase suivante : j'ai entendu cent fois la sentence de ces gens qui vilipendent le renvoi d'ascenseur mais n'en pensent pas moins". Fort bien, dira-t-on, mais examen, lichen. ? Eh oui, il existe quelques mots français où -en se prononce [in] ; examen, pentagone, benjoin ... et quelques autres où il se prononce [ènn] : lichen, abdomen, pollen ... mais ces mots ont tous un point commun : ils n'appartiennent pas au vieux fonds roman de la langue : ce sont des mots savants empruntés à diverses époques au latin ou au grec, parfois à d'autres langues."

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La direction de Pontavent ? Dessin de Nono

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Revenons à la réflexion de C. Quémar :

 

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"On aura remarqué le jeu graphique auquel Proust se livre sur ce Nom dans cet avant-texte I. Il l'écrit en effet de quatre manières différentes : outre la graphie correcte « Pont-Aven » et celle très proche de « Pont Aven », on trouve « Pontaven » (qui pourrait s'expliquer par une simple négligence, à la rigueur), mais aussi « Ponta Ven » (car il n'y a là aucun doute possible quant au déchiffrement : la syllabe « Ven » est nettement séparée et commence bien par une majuscule). De ces quatre manières d'écrire le Nom, la plus intéressante est évidemment cette dernière : « Ponta Ven », parce que la plus fantaisiste; donc la plus ludique; et par là même la plus significative : celle qui montre à l'évidence l'importance pour Proust des éléments proprement phoniques du Nom. Cette graphie isole dans « PontAven » la syllabe « ven », au mépris et de l'étymologie, et de la réalité géographique qui la fonde; c'est-à-dire en détruisant, en faisant éclater le Nom de la rivière sur laquelle est située la ville, l'Aven. Ainsi détachée, affectée d'une majuscule, bref devenue autonome, la syllabe « Ven » prend une valeur sonore nouvelle [va] (et non plus [van]), grâce à laquelle elle évoque irrésistiblement l'idée du « vent ». Rapprochement qui par ailleurs est favorisé sur le plan visuel par la présence des mêmes lettres dans l'unité « Ven » et le vocable « vent ». Or dans l'image de Pont-Aven, telle qu'elle se dessine et s'organise au fil de l'avant-texte I, nous avions constaté la prédominance précisément du sème « vent ». Si ce sème se développe par la suite à travers des expressions diverses (« l'air qui circule » et « fait tourner » les syllabes comme des ailes de moulin), notons qu'il est introduit d'abord, et très vite, par le signifiant « vent » lui-même : « qui tremble au vent ». Il nous semble donc assez manifeste que le traitement ludique auquel l'écrivain a soumis le Nom de « Pont-Aven », dans l'écriture ou/et dans l'imaginaire, a fait de la ville, à la lettre, un « pont » sur une rivière, que balaye le « vent » : un pont où souffle un vent perpétuel, « Ponta Ven », « Pont a Ven », « Pont à Vent »."

 

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Le rapprochement de "pontaven" avec  "vent" est-il d'abord sonore, ce qui suppose une méconnaissance de la prononciation usuelle, ou visuelle en glissant de la graphie pontaven à pontavent, le pont aux vents faisant tourner les ailes des moulins ?

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Il est quand même amusant, et même ironique, que le logo littéraire formé par Proust —et que la ville revendique comme une bannière— trouve sa source cachée sur une image fantasmée de l'envol d'une   coiffe sur fond d'un plat pays où le vent fait tourner les ailes de moulins ... à vent. Et sur une prononciation erronée du toponyme. Et sur un rejet , par fragmentation/destructuration de ce dernier (Pont-Aven devenant Ponta -Ven prononcé Ponta-Vent), de la rivière Aven, laquelle ne subsiste que dans l'image d'un canal aux eaux verdies, suprême  flétrissure faite à  l'image touristique d'une rivière capricieuse traversant la ville en rebondissant entre de gros blocs arrondis de granite, traversée par des passerelles secrètes, alimentant des lavoirs,  des biefs complexes et les roues de moulins aux pierres dorées.

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Paul Gauguin, Moulin à Pont-Aven (1894), Paris, musée d'Orsay.

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Je souhaite seulement souligner ce paradoxe, pour le plaisir du sourire intérieur qu'il suscite.

Aller plus avant, c'est explorer le champ immense et passionnant de la critique littéraire concernant ces rêveries onomastiques. Je vous ai conduit au seuil.

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COMPLÉMENTS.

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1°) Consulter les manuscrits (cliquez).

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Cahier 29 f°15r

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Cahier 29 f°26r

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Cahier 32 f°9r

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Cahier 32 f°15r

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3°) Si Le chemin de fer arrive dans le sud de la Bretagne et le Finistère le 8 septembre 1863, lors de l'ouverture de la section de Lorient à Quimper, via la gare de Quimperlé, la ligne Quimperlé-Concarneau ne fut mise en service par tronçons que de 1903 à 1909. Les 21 km de Quimperlé à Pont-Aven furent mises en service en  mars 1903. Pont-Aven n'était pas desservie par le train lors du séjour de Proust à Beg-Meil.

En 2021, Kasuyoshi Yoshikawa a montré comment les références de Proust à la Peinture (Giotto, Watteau, Botticelli, Mantegna, Vermeer, etc. etc.) trouvaient leur support dans les reproductions de monographies des " Grands artistes" publiés chez Laurens. Mais il ajoute :

"Qu'il s'agisse de tableaux ou d'autres objets de rêverie, l'événement déterminant n'est pas la première rencontre [avec le tableau, l'objet], mais son ressouvenir après des années d'oubli. Les plus belles rêveries ne sont pas le fruit de l'expérience du pays réel, mais le produit de l'indicateur de chemin de fer. C'est à l'évocation du train d'"une heure vingt-deux que le jeune protagoniste se berce des plus beaux rêves poétiques sur plusieurs villes de Normandie et de Bretagne" (RTP,I,381-382)

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Pourtant ce train qui combine les itinéraires du Chemin de fer de l'Ouest et ceux de la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (P.O) est entièrement fictif. Voici la citation :

 

 

« J’aurais  voulu prendre dès le lendemain le beau train généreux d’une heure vingt-deux dont je ne pouvais jamais sans que mon cœur palpitât lire, dans les réclames des Compagnies de chemin de fer, dans les annonces de voyages circulaires, l’heure de départ : elle me semblait inciser à un point précis de l’après-midi une savoureuse entaille, une marque mystérieuse à partir de laquelle les heures déviées conduisaient bien encore au soir, au matin du lendemain, mais qu’on verrait, au lieu de Paris, dans l’une de ces villes par où le train passe et entre lesquelles il nous permettait de choisir ; car il s’arrêtait à Bayeux, à Coutances, à Vitré, à Questembert, à Pontorson, à Balbec, à Lannion, à Lamballe, à Bénodet, à Pont-Aven, à Quimperlé, et s’avançait magnifiquement surchargé de noms qu’il m’offrait et entre lesquels je ne savais lequel j’aurais préféré, par impossibilité d’en sacrifier aucun. Mais sans même l’attendre, j’aurais pu en m’habillant à la hâte partir le soir même, si mes parents me l’avaient permis, et arriver à Balbec quand le petit jour se lèverait sur la furieuse, contre les écumes envolées de laquelle j’irais réfugier dans l’église de style persan.[« Du coté de chez Swann, III ». Page.378, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, Paris 2009. ] »

"Donc nous partirions simplement de Paris par ce train de une heure vingt-deux que je m'étais plu trop longtemps à chercher dans l'indicateur des chemins de fer où il me donnait chaque fois l'émotion, presque la bienheureuse illusion du départ, pour ne pas me figurer que je le connaissais."

Le narrateur le reconnaît : 

"bien que [son] exaltation  eût pour motif un désir de jouissances artistiques, les guides l'entretenaient encore plus que les livres d'esthétiques, et, plus que les guides, l'indicateur de chemin de fer." (RTP,I)

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Et je me plais à penser que le narrateur Marcel, grand amateur de jeunes laitières, puisait l'inspiration de ses rêveries dans les indicateurs, mais aussi dans les affiches des compagnies ferroviaires :

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2°) Présence ou absence de la synopsie ? Blanc, rose et vert.

La synopsie, c'est selon Robert une " forme de synesthésie appelée aussi audition colorée dans laquelle le sujet perçoit un son associé à une couleur déterminée."

Elle est associée au cratylisme dont Proust se réclame dans sa théorie des Noms Propres. Si nous nous référons au propos de Socrate dans le  Cratyle de Platon " Tous les objets n’ont-ils pas une forme et un son ; la plupart n’ont-ils pas aussi une couleur ? [...] Ne penses-tu pas que chaque objet a son essence, aussi bien que sa couleur et que les autres qualités dont nous venons de parler ? Et d’abord la couleur et le son n’ont-ils pas eux-mêmes leur essence, ainsi que toutes les autres choses qui méritent le nom d’êtres ?" (Trad. Victor Cousin)

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Son influence sur la rêverie onomastique proustienne suppose donc que l'auteur ait entendu ("audition") un interlocuteur prononcer le nom "Pont-Aven". Cette hypothèse peut être exclue, ou presque, car un locuteur breton aurait respectée la prononciation en usage.

À moins de l'appliquer à la prononciation intérieure que suscite la lecture. Mais dans ce cas, l'audition ne peut être séparée de la vision.

Plutôt que de synopsie, il faudrait parler de cratylisme : chaque Nom Propre a une forme, un son, et parfois une couleur.

Proust choisit (ou ressent) trois couleurs : le blanc, le rose et le vert.

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Le blanc et le rose.

Les deux premières qualifient l'envolée de l'aile de la coiffe. Elle sont liées (suscitées ?) à une image féminine. Dans La Recherche, ces couleurs, et notamment le rose, sont extrêmement communes et liées aux aubépines, à la sensualité et la sexualité. Elles sont donc très peu propres à Pont-Aven.

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Le vert.
Le vert est affaibli par le choix de la forme "verdie" des cinq textes. Gérard Genette a remarqué le lien phonique avec "ven", et

le Cahier 32 (f° 15 r°) prouve bien que c'est à la dernière syllabe « ven » que se rattache le sème du « vert » : « Même à Pontaven comment retrouver l'atmosphère verdie par la sonorité unie de la dernière syllabe ». Proust semble  hésitee entre plusieurs prononciations de cette fameuse dernière syllabe et y entendre désormais le son [vɛ] de vert, qui se répète en triple assonance au cahier 29 dans  « image frchement verdie de Pontaven ».

Selon Jean-Paul Richard, la couleur verte est reliée chez Proust aux notions de fraicheur, d'éclairement, de clarté lumineuse.

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Pour C. Quémar, (note 48) Proust qui pratiquait les Guides Joanne a pu lire par exemple cette présentation de Pont-Aven dans l'Itinéraire général de la France : la Bretagne de Paul Joanne (Hachette, 1904, p. 350) : « Pont-Aven [...] est bâti dans une charmante situation, au fond d'une vallée agreste, dont les coteaux boisés et verdoyants sont de-ci, de-là hérissés de blocs de granit. La rivière, aux eaux vives et limpides, arrive à Pont-Aven à travers les charmants ombrages du Bois d'Amour; elle court dans un lit encombré de gros rochers arrondis et d'Ilots touffus. Sur ses bords se succèdent sans interruption des moulins, ombragés d'aulnes et de peupliers, fort pittoresques avec leurs vieilles roues, leurs vannes [...] ». Signalons toutefois que dans ce guide (comme dans d'autres) Quimperlé est présenté comme un lieu tout aussi verdoyant : comme « l'Arcadie de la Basse-Bretagne».

Mais si Proust a lu ce texte, il n'a aucune raison de croire que Pont-Aven soit remarquable par ses moulins à vent. À moins qu'il n'en ait mémorisé que ces qualificatifs soulignant la fraîcheur, les ombrages verdoyants, en oubliant les eaux limpides (et non "verdies") et .. les vieilles roues des moulins.

L'influence de ces guides est attestée :

 

« Et, bien que mon exaltation eût pour motif un désir de jouissances artistiques, les guides l’entretenaient encore plus que les livres d’esthétique et, plus que les guides, l’indicateur des chemins de fer» (RTP, I, p. 384)

Dans une lettre de juillet 1907, on trouve une mention avec quelques noms bretons, mais sans précisions de titre ni de série : «Princesse, demander des titres à moi qui ne lis rien depuis des années, que des guides Joanne, des géographies, des annuaires de châteaux, tout ce qui me permet de combiner des voyages, de rechercher des villes et... de ne pas partir"  (Cf. Corr., VII, p. 224. Lettre datée du « 20 ou peu après » juillet 1907 à Mme de Caraman-Chimay 

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SOURCES ET LIENS.

 

— QUÉMAR (Claudine), 1977, "Rêverie(s) onomastique(s) proustienne(s) à la lumière des avant-textes", Littérature pp.77-99.

https://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_1977_num_28_4_2077

— JOANNE (Paul), 1909, Bretagne, les routes les plus fréquentées. Un volume, 224 pages ; 11 cartes, 6 plans. In-32.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5529707v/f342.item.texteImage.zoom

— JOANNE (Adolphe), RICHARD,1905, Guide  du voyageur en France. Réseau de l'Ouest. 2 volumes in-16

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57014397/f158.item.r=pont%20aven.zoom#

— KAWAMOTO (Shinya), 2016, "La réalité géographique de la rêverie onomastique : Proust, lecteur de Guides-Joanne et de Par les champs et par les grèves" , Gallia. 55 P.75-P.84

https://ir.library.osaka-u.ac.jp/repo/ouka/all/61961/gallia_55_075.pdf

— KAWAMOTO (Shinya), 2015, Poétique toponymique proustienne ̶ l’organisation des noms de villes dans la rêverie onomastique », Gallia, no 54, bulletin de l’université d’Osaka, 2015.

RICHARD (Jean-Pierre), 1974, , Proust et le monde sensible, Seuil, page 77.

— VALLERIE (Erwan), La prononciation des noms de lieux bretons.

http://bcd.bzh/becedia/fr/la-prononciation-des-noms-de-lieux-bretons

—s.n. Marcel Proust et ses trains imaginaires et réels.

https://trainconsultant.com/2019/04/21/marcel-proust-et-ses-trains-imaginaires-et-reels/

— S.n, Marcel Proust le plus enivrant des romans d'amour, l'indicateur des chemins de fer.

https://marcel-proust.com/extrait/701

— SITE DE PONT-AVEN ; LES MOULINS

https://www.pontaven.fr/Les-moulins

"Le Finistère a compté jusqu’à 3000 moulins à eau dont des moulins à farine, à poudre, à huile, à papier, à tan, à teiller le lin, à foulon, des scieries, des usines électriques et environ 600 moulins à vent et une centaine de moulin à marée.

Parmi tous les sujets d’étonnement que procure aux voyageurs le site de Pont-Aven, le plus frappant était certainement l’accumulation, en un espace restreint, d’un nombre imposant de moulins. "Bro goz ar milinou, le vieux pays des moulins" ou « Pont-Aven, ville de renom, 14 moulins, 15 maisons. » En amont et en aval du pont principal s’échelonnaient une quinzaine de moulins. Ainsi bien avant les peintres, ce sont les moulins et leur étonnante concentration qui ont fait la réputation de Pont-Aven.

Descendant des Montagnes noires, l’Aven voit sa course ralentie par d‘énormes blocs de granit formant des barrages naturels. Profitant de cette situation idéale, de nombreux moulins se sont installés et ont travaillé à plein régime jusqu’au début du XXème siècle – le dernier a fermé en 1925. Une minoterie perpétue encore la tradition des meuniers à Pont-Aven. Les ouvrages de pierre et aménagements ingénieux du cours de l’Aven composés de biefs, chaussées, déversoirs… sont un ensemble hydraulique sans doute unique en Bretagne."

— MOULIN A PAPIER KERMENTEC

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/moulin-a-papier-kermentec-pont-aven/4b86c252-6cb9-4e6e-9fef-9e20447a13ab

— LES 14 MOULINS DE PONT-AVEN

https://www.deconcarneauapontaven.com/decouvrir/moulins-pont-aven/#:~:text=Les%20moulins%20proches%20du%20viaduc%20de%20Pont%2DAven&text=Plus%20connu%20sous%20le%20nom,voie%20de%20chemin%20de%20fer.&text=Il%20a%20%C3%A9galement%20%C3%A9t%C3%A9%20peint,au%20Mus%C3%A9e%20de%20Pont%2DAven.

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Published by jean-yves cordier
30 janvier 2022 7 30 /01 /janvier /2022 16:41

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PRÉSENTATION.

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Le calvaire de Guengat est remarquable par son ancienneté puisqu'il date du XVe siècle. Alors que les sculpteurs de l'atelier ducal du Folgoët utilisait alors déjà le kersanton (porches de la cathédrale de Quimper 1424-1433) , il est en granite, ce qui le rattache (E. Le Seac'h) à la production de l'atelier qui a réalisé vers 1470, en granite et kersanton, le calvaire monumental de Tronoën à Saint-Jean-Trolimon en Cornouaille, à 25 km plus au sud.

Mais ce rattachement n'est pas étroit, et le sculpteur de Guengat, à qui ce seul calvaire est attribué, est qualifié par Le Seac'h de "suiveur de Tronoën" — comme celui du calvaire de Quéménéven et de Langonnet, ou des croix de Guiscriff et Quéménéven — sans qu'on y retrouve, notamment, les "anges de compassion" et "anges eucharistiques" très caractéristiques de l'atelier de Tronoën (mais qu'il a pu emprunter au calvaire de Rumengol issu de l'atelier du Folgoët). La Déploration de Guengat, par exemple, n'a pour moi pas grand chose à voir avec la Vierge de Pitié de Tronoën, malgré l'assertion de Le Seac'h jugeant que son " style est inspiré de l'atelier de Tronoën". Mais on retrouvera peut-être d'autres traits stylistiques, comme "les têtes rondes" et, malgré l'érosion du granite, les "barbes au menton glabre et qui s'arrête au philtrum" (Joseph d'Arimathie et Nicodème ?).

Il n'y a pas non plus beaucoup de trait commun, hormis le matériau, entre la Déploration à 6 personnages de Guengat et celle, à 4 personnages, de Guengat, bien plus compacte.

 

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Denis Parcou, "Le Maître de Tronoën", Wikipedia. Le calvaire de Guengat n'y figure pas.

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 Il a été restauré par le chanoine Abgrall au XIXe siècle (date ? Abgrall a reconstruit le clocher en 1892). En 1891, Diverrès avait décrit "les débris d'un ancien calvaire" dont le Christ en croix était déjà moderne, les deux larrons, et la Déploration, sans mentionner d'autres statues.   La statue de saint Fiacre a été ajoutée après 1908 (photos et tableaux).

En 1911, Abgrall écrivait :

"Dans le cimetière, assez près du porche, se trouve un calvaire de granit comprenant : la croix de Notre-Seigneur, travail de la fin du XIX siècle. — Sujets anciens : les deux larrons; Notre-Dame-de-Pitié et les trois Marie; sur un angle, l'Ecce-Homo; derrière, saint Jean-Baptiste et saint Fiacre. — Autrefois, on y voyait aussi saint Michel, qui a été renversé et brisé."

On  trouve une  description antérieure à  celle de Le Seac'h dans l'Atlas des croix et calvaires du Finistère d'Yves-Pascal Castel n°600 : il en indique la taille (7,40 m) et la date (XVe) avant de décrire le massif architecturé complexe sur lequel se dressent les croix des larrons, la croix centrale et des statues: groupe de N.-D. de Pitié, Christ roi avec une croix à écots, statue de saint Fiacre. Et la Croix centrale au fût à pans, à chapiteau et à croix fleuronnée portant crucifix (moderne). 

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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LA FACE PRINCIPALE ORIENTÉE VERS L'OUEST.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le Christ en croix (moderne).

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Le calvaire de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Les larrons sur leur gibet.

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Par une erreur probable de restauration, les deux larrons regardent vers le Christ (alors qu'en règle, le Mauvais Larron se reconnaît à ce qu'il détourne la tête et le regard du Sauveur). Ils ont chacun une jambe repliée (pour rappeler le passage de l'Evangile où il est indiqué qu'on leur brisa les jambes pour achever leur agonie) et l'autre jambe liée par une corde au gibet, et ils adoptent une  position symétrique, le Bon Larron ayant la jambe gauche repliée et le Mauvais, la jambe droite. Une autre corde fixe en même temps les bras, sous la traverse, et la jambe repliée. Ils portent un pagne à l'entrejambe généreux ; l'un a les cheveux longs et bouclés, et l'autre est coiffé d'un curieux turban lisse.

On remarquera que les Larrons de Tronoën, en kersanton, n'ont pas la jambe repliée.

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Le Bon Larron à droite du Christ.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le Mauvais Larron à gauche du Christ.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Sur le massif architecturé au pieds des croix : le Christ Sauveur, le groupe de la Déploration, et saint Fiacre.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le Christ Sauveur ou Christ-Roi, couronné, bénissant, et tenant un bâton écoté (une croix brisée ?).

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Il est pieds nus, vêtu d'un grand manteau, et la couronne pourrait être la couronne d'épines, ce qui explique qu'on ait pu y voir un Ecce Homo. Mais le geste de bénédiction n'est pas cohérent avec cette hypothèse. Le tronc écoté pose problème, ne permettant pas d'y voir la colonne de la Flagellation. 

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Saint Fiacre du coté gauche.

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Cette statue est signalée en 1911 par le chanoine Abgrall, mais du coté est du calvaire, à côté de saint Jean-Baptiste. Effectivement, les tableaux et photographies du début du XXe siècle (vers 1908) du calvaire, face principale, ne la montre pas tandis qu'elle apparait sur les documents et descriptions de 1980 (Castel puis Couffon).

Le saint patron de l'église est représenté en habit monastique, tête nue et tonsurée, tenant la bêche en main droite et le livre en main gauche.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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La Déploration à six personnages. Joseph d'Arimathie, Jean, Marie, Marie-Madeleine, Nicodème autour du Christ.

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Voir  (classé par ordre chronologique approximatif) :
 

 

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Joseph d'Arimathie soutient la tête du Crucifié. En arrière-plan, Jean assiste Marie.

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Joseph d'Arimathie, membre respecté du Sanhédrin, ayant réclamé à Pilate le corps de Jésus afin de le déposer dans un tombeau avant le repos pascal, a acheté un linceul pour envelopper le corps. (Marc 15:42-47). Le sculpteur indique l'appartenance de Joseph aux notables Juifs par la barbe, les cheveux longs, le chapeau (une toque), le camail et la robe descendant jusqu'aux pieds.

Il soutient le corps défunt par une main droite placée sous la tête. L'autre main soutient le bras gauche sous l'aisselle.

La barbe forme comme deux favoris descendant assez bas et s'interrompant sur le menton et entre les lèvres supérieures (le "philtrum"), un trait stylistique du Maître de Tronoën, qui se retrouve sur Nicodème. L'érosion du granite (ou la médiocrité de mes photos) ne me  laissent qu'un léger doute. Je compare avec le Christ de la Flagellation de Tronoën :

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Calvaire de Tronoën. Photo lavieb-aile

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Saint Jean est peu visible, mais suffisamment pour que nous puissions vérifier qu'il est imberbe : c'est bien lui.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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La vierge, la tête recouverte d'un long voile, place une main sous le thorax de son Fils et place la main gauche au dessus ; elle est légèrement penchée et tournée vers la droite, et donc vers le visage de Jésus. Il est impossible de dire si elle est debout, ou demi-assise pour mieux soutenir le corps sur ses cuisses.

Nous ne discernons pas de guimpe. Le corsage est, selon la mode du temps, très ajusté aux volumes de la poitrine, tandis que la jupe retombe en plis parallèles jusqu'aux pointes des chaussures. 

Le corps du Christ est émacié, ses côtes sont encore visible malgré l'usure de la pierre. La tête s'incline franchement sur le coté droit. La barbe, très érodée, ne permet pas d'y rechercher les particularités tronoënesques...

Le bras droit tombe horizontalement tandis que le bras gauche,  vertical est soutenu  par Nicomède. Les plaies des mains et des pieds sont visibles, ainsi que celle du flanc droit.

Les jambes, sous le pagne, forment une diagonale rejoignant les pieds de Nicodème. Les jambes ne sont pas croisées et restent parallèles, mais le pied droit recouvre le pied gauche, tourné vers l'intérieur.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Juste après la Vierge, et en retrait, vient Marie-Madeleine. Tient-elle, sur le côté droit, derrière la Vierge, le flacon d'aromates, comme l'un de mes clichés me le laisse penser ?

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Enfin, Nicodème, le corps un peu incliné sur sa gauche, soutient la main gauche de Jésus. Lui aussi est, comme Joseph, représenté en Juif, avec chapeau, cheveux longs, barbe, robe serrée par une ceinture, et, détail significatif, l'aumônière.

On sait que dans les Dépositions, c'est lui qui, armé de tenailles, ôte les clous de la Croix. On a cru que le  sculpteur avait représenté de (longue) tenailles passées à sa ceinture, dans son dos. Mais c'est à mon sens le nœud de sa ceinture. J'appuierai mon avis sur ce détail  de la Mise au tombeau (attribué au Maître de Jouvenel) des Heures à l'usage d'Angers (1450-1455) BnF NAL 3211 : c'est clairement une ceinture nouée à l'arrière qui y est peinte.

D'ailleurs les prétendues tenailles forment une boucle, et non deux mors distincts.

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Nicodème, Mise au Tombeau (Maître de Jouvenel, v. 1450-1455), Heures à l'usage d'Angers BnF NAL 3211.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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LA FACE  ORIENTÉE VERS L'EST.

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Seuls les personnages disposés sur la plateforme nous retiendront, puis le côté oriental de la croix n'est pas peuplé de figures.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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1. Saint Jean-Baptiste. 

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Il est vêtu d'un manteau fermé sous le menton par une attache, et d'une robe, dont le bord inférieur  irrégulier sur les pieds nus cherche à évoquer le vêtement en poils de chameau de l'homme du désert. Il désigne de son index l'agneau posé sur un livre, illustrant ainsi les paroles Ecce Agnus Dei, Voici l'Agneau de Dieu, voici celui qui ôte le péché du monde de l'Évangile de Jean (Jn,1:29), tandis que le livre, dont les 7 sceaux ne sont pas figurés, renvoient au livre de l'Apocalypse (de Jean l'Evangéliste) où l'Agneau immolé et rédempteur est la figure centrale.

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Jean-Baptiste a sans doute été le premier patron, ou le co-patron de la paroisse, avec saint Divy et le patron actuelle saint Fiacre, puisque le Baptême du Christ par Jean figure au tympan du porche, que Jean-Baptiste est peint sur le cabochon de la croix processionnelle, et que sa statue est actuellement placée dans la niche du chœur, côté épître tandis que saint Fiacre occupe la niche la plus honorable côté de l'évangile.

La barbe semble bien montrer ce V inversé dégageant les lèvres et le menton qui confirme l'attribution proposée par Le Seac'h.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Saint Michel archange terrassant le dragon.

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En 1911, la statue était brisée. Elle a été remontée (par qui ?) mais on lui a attribué une tête qui n'est peut-être pas la sienne. Avec son turban, ses cheveux longs et son visage poupon, elle conviendrait plus à Marie-Madeleine. Tenant son flacon.

Ce qu'il reste de l'archange  porte sous une vaste cape  l'armure, tient une hampe, pose le pied droit sur la bête du Mal et en comprime la gorge avec le bord de son bouclier. Rebondissement, le dragon saisit ce dernier et redresse la tête. Comment ce combat finira-t-il ?

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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Les bustes d'un saint évêque et de Marie-Madeleine.

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Le saint est mitré (les fanons retombent sur ses épaules), il bénit et et porte la crosse épiscopale. Puisque nous sommes à Guengat, qui voue un culte ancien à saint Divy, pourquoi ne pas l'identifier ici ?

À ses côtés pour les besoins de la restauration, la sainte ne peut être que Marie-Madeleine, puisqu'elle tient son attribut, le flacon d'aromates ? 

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Toutes ces statues sont de la même pierre, un granite clair (leucogranite) à grain moyen. Les visages sont ronds, et tout particulièrement ceux de ce côté est.

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Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

Le calvaire (granite, fin XVe siècle "suiveur de l'atelier de Tronoën") de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022.

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CONCLUSIONS.

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L'examen attentif de ce calvaire me convainc de la justesse de détermination d'Emmanuelle Le Seac'h, et de sa datation à la fin du XVe siècle. Il m'apprend à mieux en estimer la valeur. 

Espérons que la municipalité et les autorités de tutelle sauront le préserver des lichens et des mousses vertes qui, déjà, en altèrent la lecture.

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DOCUMENTS ICONOGRAPHIQUES.

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Ecole Française début Xxème « Calvaire de Guengat », miniature à l’aquarelle, monogrammée « HC » bas droite, située bas gauche et datée « 24 janvier 1908 », 13 x 4,5 cm (sous verre 19,5 x 10 cm). Quimper.enchères.com

 

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Carte postale E. Hamonic, cliché Jean-Marie Le Doaré 1906-1909 :

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Fin XIXe-début XXe. Coll. chanoine Abgrall.

 

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Liens :

Photographie du XXe siècle au Musée départemental breton:

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1998-7-44-gueng-24d8d

https://www.dastum.bzh/notice/guengat-le-calvaire/

Max Jacob : 

https://www.wikiart.org/en/max-jacob/le-calvaire-de-guengat

Norbert Lambart Inventaire vers 1981 : calvaire de face

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319812900757x/cc8706df-3bec-4893-9d3a-5d9cc9c30a2a

Idem, vers 1981 revers du calvaire

Inventaire, cliché couleur Sn :

 http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319812900762za/038c3b4b-46c1-4fbf-89dc-b68191adfe84

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319812900749x/7df01793-0bea-412f-b460-7291a93fe85c

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1911, Notice sur la paroisse de Guengat, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, BDHA, Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/344

 

ABGRALL (Chanoine Jean-Marie), 1902, Les croix et les calvaires du Finistère , Bulletin Monumental  Année 1902  66  pp. 176-209

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1902_num_66_1_11302

"Notre-Seigneur en croix (travail nouveau). Les deux larrons. Notre-Dame-de-Pitié et les trois Marie. Sur un angle, Ecce Homo. Derrière, saint Jean-Baptiste et saint Fiacre. Autrefois saint Michel qui a été renversé et brisé."

—CASTEL (Yves-Pascal, 1980-1984 : Notice IA00005871 et IA00005871-01 de l'Inventaire Général

 

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005871_01.pdf

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-fiacre-guengat/7b67b318-39ed-451e-9ea5-48923998fa4c

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Notice sur les paroisses,...

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/GUENGAT.pdf

— DILASSER (Maurice), 1979 : Locronan et sa région (Paris, 1979)

DIVERRÈS (Henri), 1891,  "Monographie de la commune de Guengat ", Bull. S. A. F., pages 42-61).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f115.image

—Infobretagne

http://www.infobretagne.com/guengat.htm

— JOUIN (Christian), s.d, Tout sur l'histoire de Guengat.

https://www.guengat.com/

http://www.guengat.com/8/eglise05.html.


 

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculptures sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2014. pages 128 et 323.

 

PÉRENNÈS (Henri), 1941 : Guengat (Rennes) non consulté

 

— WAQUET (Henry ), 1957,  Guengat (S.F.A. - Congrès archéologique de France CXVe session 1957 Cornouaille.) -

— WAQUET (Henry ), 1942, Art breton, 2è éd., 1942, pp.145-151

— Site Infobretagne : http://www.infobretagne.com/guengat.htm

http://www.guengat.fr/patrimoine/leglise

— WIKILAND

https://www.wikiwand.com/fr/Guengat

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Sculpture Chapelles bretonnes. Déploration.
27 janvier 2022 4 27 /01 /janvier /2022 21:45

Les statues, culots  et masques de l'église de Guengat.

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Voir sur Guengat :

 

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I. LE PORCHE. LE BAPTÊME DU CHRIST. Granite, XVIe siècle.

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Aucune inscription ne permet de dater ce porche. L'ossuaire qui s'y adosse à l'ouest porte l'inscription en lettres gothiques Respice finem 1557. Je postule donc pour le porche la première moitié du XVIe siècle.

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La porte de plein cintre à trois rangs de moulures est soulignée par une accolade à crochets et pilastres gothiques. À la place du fleuron, un groupe de deux anges portant un écu et deux phylactères sert de console à un Baptême du Christ.  Jean Baptiste se tient à gauche, barbu, pieds nus, vêtu d'un manteau et d'une robe, tient un livre ; le bras droit, qui devait s'élever pour verser l'eau du Jourdain, est absent. Le Christ mains jointes, vêtu d'un pagne, est plus bas, car plongé jusqu'aux cuisses dans le fleuve. Un ange ailé tient sur ses avants bras la robe du Christ.

À droite de l'accolade, un ange tient un glaive enflammé, tandis qu'à gauche, un dragon ailé montre ses dents.

Dans l'aisselle de l'accolade est sculpté une tête de jeune homme, coiffé par un bonnet "florentin".

Un écu muet occupe l'intersection des huit nervures de la  voûte, mais on trouve aussi sur ces nervures des sortes d'écus très allongés.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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À L'INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE : LES STATUES.

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LA VIERGE À L'ENFANT. Granite polychrome, XVIe siècle.

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Classée Mh 24 juin 1988 . Base Palissy PM29004388

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004388

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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LA VIERGE À L'ENFANT EN BOIS POLYCHROME (XVIIe siècle).

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Classée Mh au 24 juin 1988, elle mesure 1,10 m de haut, 35 cm de large et 37 cm de profondeur.


PM29004390

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004390

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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LA VIERGE DE PITIÉ.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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LE CHRIST SAUVEUR. Granite polychrome.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004394

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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LE CRUCIFIX DE LA NEF, MUR NORD.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINTE MARGUERITE ISSANT DU DRAGON.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINTE CATHERINE.

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Coté nord de la nef. Elle tient la roue de son supplice.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINTE BARBE.

 angle nord-est de la chapelle Saint-Roch.

C'est la statue que j'admire le plus.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINT FIACRE. Calcaire polychrome

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H = 121 ; la = 40 ; pr = 26

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004385

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINT DIVY

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Photographié dans cette niche en 2014. Aujourd'hui, la statue est déposée et mise en attente dans la chapelle du Rosaire.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINT VINCENT FERRIER. Bois polychrome, XVIe siècle.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004392

 

Saint Vincent Ferrier (Sant Visant en breton), moine dominicain, est honoré à Vannes. Le prénom Visant vient de "vincere" qui en latin signifie vaincre . Il est vêtu de la robe blanche des dominicains et du scapulaire brun. Il tient un bojet (un cœur) dans la main droite et un livre dans la main gauche. On y lit Ecce Agnus Dei miserere nobis.

 

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINT ROCH.

Le saint pèlerin (bourdon, chapeau frappé de la coquille, pèlerine), atteint par l'épidémie, et qui s'est isolé,  est assisté par un ange qui lui apporte un pain rond, et par un chien, le fidèle Roquet.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINT HERBOT. Pierre polychrome, XVIe siècle.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004391

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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SAINT MICHEL. Calcaire polychrome, XVIe siècle.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004393

L'archange menace de son épée le dragon qu'il terrasse sous son pied. 

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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JEAN-BAPTISTE. Pierre polychrome.

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Dans sa niche, à droite du maître-autel de l'église.

Saint Jean-Baptiste porte sous le bras gauche le livre sur lequel est couché l'agneau. La statue mesure 1,37 m de haut, 47 cm de large et 41 cm de profondeur.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004393

 

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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BAS-RELIEFS DES PANNEAUX DU CHOEUR. SAINT FIACRE ET SAINT JEAN-BAPTISTE.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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AUTEL DE LA CHAPELLE NORD.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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LES MASQUES ET CULOTS. Granite, XVIe.

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Personnage tenant un écu muet.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

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Sculptures figuratives de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile.

 

 

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1911, Notice sur la paroisse de Guengat, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, BDHA, Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/344

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Notice sur les paroisses,...

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/GUENGAT.pdf

 

"en pierre :

- en pierre polychrome : saint Fiacre (chevet) calcaire , coiffé, en robe et scapulaire et tenant une bêche - 1 m -, Vierge à l'Enfant voilée et couronnée qui tient son enfant sur le bras gauche - 1 m.-,

le Christ "Saint Sauveur" du monde provenant de la chapelle détruite du Saint Sauveur : couronné d'épines, barbe longue, manteau rouge, tient contre lui un globe surmonté d'une croix et lève l'index droit - 1 m.4O -,

saint Herbot, cheveux et barbe ondulés, forte corpulence, tient un livre de la main gauche - 1 m.75 -

saint Michel terrassant le dragon : de la main droite il brandit une épée, de la gauche il tient son écu sur le cou du monstre,

sainte Catherine - O m.65 -;

- en bois polychrome : groupe du Christ en croix entre la Vierge et saint Jean - Christ 1 m.80 aux bras horizontaux et à la chevelure retombant sur l'épaule droite, Vierge inclinant la tête à droite, retenant son manteau d'une main et désignant son fils de l'autre et Jean levant le visage vers le Christ, tenant son manteau d'une main et son livre de l'autre. 1 m.2O - (cf la Crucifixion d'Ergué-Gabéric) ,

Pietà, XVIe siècle ; la Vierge porte sur ses genoux le Christ au torse dressé, à la tête rejetée, le bras droit pendant; elle le tient sous l'aisselle droite et lui prend le bras gauche -1 m.10 (C.),

autre Vierge à l'Enfant à la longue chevelure ondulée et au grand manteau; de la main droite elle présente à son fils un fruit (pomme ou grenade) - 1 m. -,

saint Jean-Baptiste (chevet) - 1 m.10 -,

saint Roch au chapeau sans rebord orné d'une coquille, cheveux longs et barbe, manteau et bottes, tient un bâton; un ange en dalmatique agenouillé touche la plaie de sa cuisse droite; un chien assis à sa gauche lève la tête vers lui - 1 m.15 -,

Sainte Barbe (XVIe siècle) à la coiffure retenue par un turban qui revient sous le menton, tresses, robe au drapé élégant, ceinture, tient un livre ouvert de la main droite et s'appuie sur sa tour - 0 m.7O - ,

saint Ivy en évêque - 1 m.50 -,

saint Vincent Ferrier dit "Sant Visant" en robe avec scapulaire qui tient un livre et lève le bras droit - 1 m.20 -.

Autres statues : sainte Marguerite, saint Joseph, sainte Thérèse, sainte Anne, Notre-Dame de Lourdes (plâtres)

 

— DILASSER (Maurice), 1979 : Locronan et sa région (Paris, 1979)

DIVERRÈS (Henri), 1891,  "Monographie de la commune de Guengat ", Bull. S. A. F., pages 42-61).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f115.image

 

— JOUIN (Christian), s.d, Tout sur l'histoire de Guengat.

https://www.guengat.com/

http://www.guengat.com/8/eglise05.html.

 

 

PÉRENNÈS (Henri), 1941 : Guengat (Rennes) non consulté

— POP.CULTURE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004858

— WAQUET (Henry ), 1957,  Guengat (S.F.A. - Congrès archéologique de France CXVe session 1957 Cornouaille.) -

— WAQUET (Henry ), 1942, Art breton, 2è éd., 1942, pp.145-151

— Site Infobretagne : http://www.infobretagne.com/guengat.htm

http://www.guengat.fr/patrimoine/leglise

 

— WIKILAND

https://www.wikiwand.com/fr/Guengat

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Chapelles bretonnes.
26 janvier 2022 3 26 /01 /janvier /2022 16:10

L'armoire à bannières ( 2ème moitié du XIXe siècle) de l'église de Guengat. La croix processionnelle de 1584. Les bannières de procession (XIXe).

 

 

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Voir sur Guengat :

 

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Voir sur les bannières :

 

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PRÉSENTATION.

 

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La Bretagne conserve dans ses églises un certain nombre d'armoires permettant le rangement et la protection des bannières paroissiales lorsque celles-ci n'étaient pas utilisées lors des processions (fêtes et pardons) ou pour pavoiser le chœur.

L'Inventaire Général et la base Palissy en recensent plusieurs, toutes globalement sur le même plan, celui d'une armoire à deux battants.

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Certaines sont anciennes, comme celle de Melesse (1579) de La Martyre (1633), Hédé (1663), de Locmélar (XVIIe siècle) ou de Lassy (XVIIe), de Sizun (XVIIe), d'Esquibien (milieu XVIIe), de Carnac (fin XVIIe) ou de Baulon (fin XVIIe-début XVIIIe) , ou celle de la chapelle Saint-Tugen en Primelin (1703) de Vignoc (1773) d'autres datent du XIXe siècle, comme celles de Moutiers, de Cornillé (1845) ou Erbrée (non datée), Visseiche (id).

À Locmélar, ce sont deux armoires qui sont côte à côte.

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Elles ne semblent pas très différentes des autres armoires conservées en Normandie, Pays de Loire, ou Rhône-Alpes sur la base Palissy.

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Leur recensement n'est pas complet, et il n'est pas rare d'en découvrir lors de nos visites. J'en ai donné la photographie de quelques-unes ici (Dirinon). Il faudrait en dresser une typologie, et le premier critère que je me forge est de séparer des autres celles qui ont, en soubassement, un long coffre plus ou moins étroit et vertical où se logent les hampes, comme à Sizun ou Moutiers. Le meuble a alors une forme en T.

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Armoire à bannière de Locmélar. Photo lavieb-aile.

 

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Dans les autres cas, soit elles reposent sur le sol, ou au dessus d'un coffre, soit elles sont suspendues. Elles sont équipées  de crémones, et de serrures.

Elles sont parfois très banales comme à Moulins (35).

Leurs panneaux sont souvent à caissons, ou sont peints (Saint-Tugen) et portent très rarement, comme celle que nous allons découvrir, des sculptures figuratives. Celle de Cornillé comporte l'inscription Vexii ia regis pro devnt.

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En fait, je n'ai trouvé jusqu'à présent aucune armoire à panneaux en bas-reliefs comparables à celle de Guengat.

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L'armoire à bannière de Guengat daterait de la deuxième moitié du XIXe siècle, et serait ainsi presque contemporaine des confessionnaux de 1840 et de la chaire à prêcher de 1843 (dont les panneaux subsistent dans l'autel face au peuple) dont le nom du menuisier a été conservé, Vincent Garrec. Comme ces derniers, l'armoire est remarquable par ses panneaux soigneusement sculptés en bas-relief. Elle a été classée au titre d'objet le 15 juin 1999 et fait l'objet d'une notice PM29004858.

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Elle mesure 2,10 m de haut, 1,80 m de large et 44 cm de profondeur. L'essence utilisée est très probablement le chêne. Elle est soutenue par deux supports en équerre. Les hampes passent par un évidement du fond jusqu'à terre. Elle est adossée au mur nord de la "chapelle de Lanascol", au bas-côté nord, à côté du confessionnal n°2.

Il existe une deuxième armoire à bannière, dans l'ossuaire (fermé au public) avec des bannières de moindre valeur.

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Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Les panneaux supérieurs : dessin inspiré de baies gothiques à six lancettes et tympan.

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C'est un rappel stylisé de la baie axiale de Guengat et de ses six lancettes, mais avec des différences notables dans le remplage de la baie, et l'adjonction de rangs de quadrilobes.

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Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Le panneau sculpté en bas à gauche : la croix processionnelle de 1584.

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La logique du sculpteur (ou du commanditaire, la fabrique ou le recteur) est évidente : évoquer les processions avec en tête la croix, suivie de la bannière du saint patron de l'église Saint-Fiacre.

Ces processions avaient lieu lors des fêtes  les plus marquantes (deux processions du Saint-Sacrement) et lors des six  pardons.

« Il y a foire à Guengat une fois par an, le dernier lundi de Février.

Les pardons sont : Saint-Yvi, le deuxième dimanche de mai ; Saint-Jean, le 24 juin ; la fête patronale, le dernier dimanche d'août ; Saint-Fiacre, le dimanche qui suit le 3 septembre ; et celui du Rosaire, le premier dimanche d'octobre. Il y a aussi le pardon de la chapelle de Sainte-Brigitte, qui se célèbre le deuxième dimanche d'octobre." (H. Diverrès)

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« Il n'y a à Guengat que deux processions du Saint-Sacrement. Le premier dimanche la procession va à un quart de lieue du bourg et là il y a un reposoir. Le second dimanche la procession va à trois quarts de lieue d'une chapelle dédiée à sainte Brigitte et sur la route il y a toujours deux reposoirs. La bannière que l'on porte est rouge et porte d'un coté l'image de la sainte Vierge et de l'autre l'image de saint Fiacre.

Confréries. Il n'y a à Guengat que la confrérie du Rosaire qui est suivie avec ferveur et la confrérie des trépassés. La confrérie du Rosaire remonte à 1830 à l'occasion d'une mission. (Abbé Jean Keranguéven, recteur de Guengat, “Enquête diocésaine sur le culte marial en 1856 : réponse de la paroisse de Guengat)

 

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Le sculpteur a représenté de façon fidèle la croix processionnelle de 1584 conservée dans le "trésor", ou armoire vitrée sécurisée de l'église. Il y a associé l'image d'un chapelet, entourant la croix, certainement pour rappeler l'importance du culte du Rosaire à Guengat. Ce culte a été diffusé par le dominicain breton Alain de la Roche dès 1473, en Flandres, entrainant le développement de confréries, sous l'effet de larges indulgences accordées par le pape Sixte IV. Le pape Pie V attribua à Notre-Dame du Rosaire sa victoire inattendue sur les Ottomans à Lépante en 1571. Son importance a pu se développer en Bretagne  avec l'implantation du couvent dominicain de Quimperlé, et après  le "vœu de Louis XIII" en 1638. Mais rien n'indique qu'une confrérie du Rosaire existait à Guengat au XVIe siècle lorsque la croix fut offerte à la paroisse.

Outre ce chapelet, des lacs à glands de passementerie sont placés dans les angles.

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La croix cylindrique à extrémités en boules à godrons est fidèlement représentée, ainsi que le croisillon en chandelier portant la Vierge et Jean (moins identifiable bien-sûr que sur le modèle) et le médaillon qui en occupe le nœud (avec une ressemblance avec le crâne et les ossements entrecroisés évoquant le Golgotha). Le soubassement à trois étages est également conforme, avec ses deux niches, bien que les saints personnages que celles-ci abritent ne soient pas identifiables ici.

Voir infra les clichés de la croix elle-même.

La croix est encadrée en bas par deux ceps portant feuilles de vigne et grappes, en un évident symbole eucharistique.

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Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Le panneau sculpté en bas à droite : la bannière de saint Fiacre.

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La bannière est figurée de façon réaliste avec son motif (le saint patron tenant sa bêche et son livre, dans une niche) et ses rinceaux,  avec sa hampe, avec sa traverse à extrémités pommées, ses trois lambrequins frangés, et ses sept glands de passementerie. Elle est entourée de trois fleurs de lys et de six hermines.

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Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Armoire à bannière (XIXe) de l' église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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La croix processionnelle de 1584. Argent doré repoussé et âme de bois.

Classée au 18 janvier 1891.

René Couffon la décrit ainsi : "Croix processionnelle de type finistérien, en argent doré ( 1 m.32 ), tige et bras cylindrique, portant les statuettes de la Vierge et de saint Jean sur des consoles; au-dessous un gros noeud formé de deux étages de niches à coquilles occupées par les 12 apôtres; au pied du Christ , un médaillon ovale avec un gros cabochon. Elle est marquée du poinçon Y.S. et, au haut de la niche de la face antérieure, de la date de 1584. Cette dernière, postérieure au décès de l'amiral Alain de Guengat, prouve que celui-ci n'en fut pas le donateur, ainsi qu'il est souvent répété."

Les initiales Y.S. également présentes sur un reliquaire de Lennon (F. Salet 1965) n'ont pu être attribuées à un orfèvre.

La notice Palissy : https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000322

 

"Bras cylindriques, terminés par de grosses boules, garnis de deux consoles latérales qui portent les figures de la Vierge et saint Jean, portant une clochette, suspendue à chaque bras et reposant sur un noeud hexagone à deux étages. La face de la croix est ornée du Christ couronné d'épines, fixé par trois clous. Sur le revers, un saint évêque est fixé sur la hampe sous un dais. Date (au-dessus de la niche de la face antérieure) : 1584. Poinçon non identifié : les initiales YS. H = 132 ; la = 77."

 

 

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On consultera : 

—Yves-Pascal Castel, Denise Dufief-Moirez, Jean-Jacques Rioult et al., Les orfèvres de Basse Bretagne, Rennes, Association pour l'Inventaire de Bretagne, coll. « Inventaire générale des monuments et richesses artistiques de la France, Région de Bretagne », 1994, 440 p

— Wikipedia, "Croix de procession finistériennes". https://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_de_procession_finist%C3%A9rienne

— L'excellente description de Christian Jouin, Tout sur l'église de Guengat

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Je n'ai pas trouvé en ligne comment les occupants des niches ont été identifiés. Je propose ici quelques pistes.

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La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Le médaillon et sa peinture polychrome : saint Jean-Baptiste et l'inscription IOANNES BAPTISTA.

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Cliché C. Jouin

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La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Saint Pierre. La date de 1584.

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La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Saint Jacques le Majeur tenant le bourdon et la pèlerine.

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Mais l'objet tenu dans la main gauche reste à déterminer. Un livre selon ce site. Ce qui est plausible.

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La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Saint Jean identifié par la coupe de poison qu'il bénit. Poinçon YS.

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La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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Saint André doit se trouver à proximité de saint Pierre sur une autre face.

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Sur les niches du rang supérieur. Pas de suggestion d'identification.

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La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

La croix processionnelle de 1584. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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LES BANNIÈRES DE PROCESSION.

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Les bannières de Guengat ne sont pas classées Mh, et ne présentent aucun élément de datation facile, tel que des armoiries épiscopales ou papales. La bannière principale ou "banniel braz", associant sur une face la figure de saint Fiacre et sur l'autre celle du Rosaire, date néanmoins sans doute du XIXe siècle, puisque l'enquête de Monseigneur Sergent sur les bannières de son évêché en 1856 la mentionne (Guillou 2013 page 209). Et les visites canoniques de 1847 indiquent 3 bannières en 1847 dont deux passées, et en 1852 2 bannières usées. En outre, l'abbé Abbé Jean Keranguéven, recteur de Guengat, mentionne en 1856 que "La bannière que l'on porte est rouge et porte d'un coté l'image de la sainte Vierge et de l'autre l'image de saint Fiacre.".

 

 

 

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LA BANNIÈRE DE SAINT FIACRE.

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Saint Fiacre est le patron de la paroisse, et des statues (dans le chœur, sur le calvaire, etc.), des statuettes des autels, des bas-reliefs des sablières, lui sont consacrés, ainsi qu'une fontaine datée de 1666 , où sa statue porte un écu sur le bas de la robe.

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Les archives de l'évêché conservent deux cantiques en breton dédiés à saint Fiacre, la Gwerz Sant Fiakr et Meuleudi ha peden da zant Fiacr

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Il est possible (C. Jouin) qu'il ait succédé comme saint patron  à saint Jean-Baptiste, qui est représenté baptisant le Christ sous le porche du XVIe siècle.

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Croquis de la fontaine Saint-Fiacre par Yves-Pascal Castel. Courrier du Léon.

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Croquis de l'écu du saint, en la fontaine Saint-Fiacre par Yves-Pascal Castel. Courrier du Léon.

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Cette bannière est de velours rouge, principale couleur des "banniel braz". Le saint, en motif peint sur étoffe rapporté au centre, occupe un médaillon entouré de rinceaux brodés au fil d'or, et de  l'inscription en breton SANT FIAKR PATRON AR BARREZ SIKOURIT AC'HANOMP : "Saint Fiacre patron de la paroisse secourez-nous".

Les trois lambrequins (où des clochettes étaient traditionnellement dissimulées) sont frangés de cannetille dorées. Les deux bras sont terminés par des glands frangés.

Il s'agit sans doute d'une production semi-industrielle, où, sur un schéma de base,  la figure du saint est rapportée, et l'inscription est adaptée. Cette figure est peinte sur tissu (visage, mains jointes) sur un corps en étoffe rembourrée et ponctuée de rouelles dorées. La cape qui entoure ses épaules est rare dans son iconographie, où seule l'habit monastique de bure ceint d'une cordelière est habituelle.

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Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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LA BANNIÈRE DU ROSAIRE.

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Voir sur ce thème :


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C'est à la fois une bannière mariale, et une bannière de confrérie :

" Il n'y a à Guengat que la confrérie du Rosaire qui est suivie avec ferveur et la confrérie des trépassés. La confrérie du Rosaire remonte à 1830 à l'occasion d'une mission." Abbé Jean Keranguéven, recteur de Guengat, 1856.

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Ses couleurs sont celles de la Vierge, le blanc et le bleu, et elle est frappée en bas du monogramme MA.

Au centre, la Vierge, les pieds sur des nuées, remet un chapelet du Rosaire à saint Dominique, agenouillé, tandis que son Fils en remet un à sainte Catherine de Sienne, selon une iconographie très habituelle. Les personnages sont placés dans une niche dorée et entourée des 15 médaillons des Mystères joyeux, douloureux et glorieux du Rosaire, dans des rinceaux aux fleurs à cinq pétales.

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Leur dénomination se succède en français dans des médaillons : L'Annonciation. La Visitation. La Nativité. La Présentation. Le Recouvrement. L'Agonie. La Flagellation. Le Couronnement d'Epines. Le Portement de Croix. Le Crucifiement. La Résurrection. L'Ascension. La Pentecôte. L'Assomption. Le Couronnement de la Vierge.

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Deux anges volent mains jointes au dessus de la scène du Don du Rosaire.

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Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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LA BANNIÈRE DE SAINT DIVY.

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Voir sur ce saint :

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Le culte de saint Divy (nommé par certains Yvi) est ancien à Guengat, puisqu'à Pont Kervern,  une Fontaine de saint Divy y porte la date de 1560 ainsi que les armoiries de Jacques de Guengat et Jeanne de Talhouët dame de Langueouez, qui se sont mariés en 1529.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/10332

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/fontaine-de-devotion-saint-yvi-pont-kervern-guengat/c2a5317b-085f-4b85-acd2-edf4864af9f3

 

 

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Fontaine de saint Divy à Guengat. Croquis d'Yves-Pascal Castel.

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Armoiries Guengat/Talhouët sur la fontaine (1560) de Saint-Divy. d'azur à trois mains dextres appaumées d'argent ; à senestre armories famille de Langueouez : fascé ondé d'or et d'azur au chef de gueules .Croquis Y.-P. Castel.

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Certains y voient le premier patron de la paroisse. J. Gaultier du Mottay, en 1869, signale qu'il existait une chapelle qui était dédiée à saint Yvi. Ce serait une "chapelle" votive de l'intérieur de l'église. Le co-patronage Fiacre/Divy expliquerait qu'en 2011, nous trouvions dans les niches du chœur à gauche (côte de l'Evangile, côté noble) saint Fiacre, et du côté de l'épître à droite saint Divy, en évêque comme sur la bannière. Sa statue a été mise au rebut (dans un coin de la chapelle du Rosaire) et remplacée par celle de Jean-Baptiste.

 

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Statue de saint Divy en évêque, chœur de l'église. Photo lavieb-aile.

 

 

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La bannière de velours rouge porte le monogramme SD sur le lambrequin central, brodé al d'or parmi des rinceaux.

Une inscription en breton indique SANT DIVY PEDIT EVIDOMP, "Saint Divy priez pour nous".

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Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

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J'ai dans mes archives une photo plus ancienne (15-11-2011) d'une bannière assez proche.

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Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2011  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2011 .

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LA BANNIÈRE DES JEUNES FILLES. LA VIERGE (IMMACULEE CONCEPTION ?).

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Drap blanc, rinceaux, personnage traité comme le saint Fiacre de la bannière.

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Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022  .

Bannières de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile janvier 2022 .

 

 

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1911, Notice sur la paroisse de Guengat, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, BDHA, Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/344

— ABGRALL (Jean-Marie), 1914, excursion à Guengat,la croix processionnelle, Bull. SAF page 236.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1914_0283_0309.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 1982, Pèlerinage aux sources. Fontaines à Guengat, Courrier du Léon du 4 septembre 1982.

0114 Pèlerinages aux Sources - Fontaines à Guengat. 4.09.82.,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2022, https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/1594.

 

 
 

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Notice sur les paroisses,...

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/GUENGAT.pdf

— DILASSER (Maurice), 1979 : Locronan et sa région (Paris, 1979)

DIVERRÈS (Henri), 1891,  "Monographie de la commune de Guengat ", Bull. S. A. F., pages 42-61).

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f115.image

GUILLOU-HERMELIN (Christiane) 2016, « Les bannières de Basse-Bretagne, ed. Les amis de Louis Le Guennec.

GUILLOU (Christiane) 2010," Les bannières religieuses en Basse-Bretagne aux XIXe et XXe siècles : Les ”vieilles” bannières." 2010. ffhal-00546728v2f

https://hal.univ-brest.fr/hal-00546728/document

GUILLOU (Christiane) 2013," Les bannières religieuses : une approche du catholicisme bas-breton 1805-2012."

 

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01231402/file/These-2013-SHS-Histoire-GUILLOU_Christiane.pdf

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01231402

http://www.theses.fr/2013BRES0070

 

— JOUIN (Christian), s.d, Tout sur l'histoire de Guengat.

https://www.guengat.com/

http://www.guengat.com/8/eglise05.html.

 

— KERANGUÉVEN (Jean), 1856,  “Enquête diocésaine sur le culte marial en 1856 : réponse de la paroisse de Guengat,”, Abbé Jean Keranguéven, recteur de Guengat, Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2022, https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/10332.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/10332

” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 23 janvier 2022, https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/10332.

— LE GUENNEC, Note sur quelques orfèvres bas-bretons, Bull. SAF 1928 p. 82

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1928_0143_0155.html

PÉRENNÈS (Henri), 1941 : Guengat (Rennes) non consulté

— POP.CULTURE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004858

— WAQUET (Henry ), 1957,  Guengat (S.F.A. - Congrès archéologique de France CXVe session 1957 Cornouaille.) -

— WAQUET (Henry ), 1942, Art breton, 2è éd., 1942, pp.145-151

— Site Infobretagne : http://www.infobretagne.com/guengat.htm

http://www.guengat.fr/patrimoine/leglise

 

— WIKILAND

https://www.wikiwand.com/fr/Guengat

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Chapelles bretonnes. Bannières.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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