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17 octobre 2022 1 17 /10 /octobre /2022 13:11

 

 

Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.

 

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—Sur Plouézoc'h, voir :

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PRÉSENTATION.

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Saint Mélar est le fils de saint Miliau, roi  de Cornouailles (future Bretagne d'Armorique) et de la reine celte Awrilia ou Aurélia fille de Winnoc,  roi de Domnomée (aujourd'hui pays de Léon et de Tréguier). 

Miliau a un petit frère, Riwod, qui voudrait être roi à la place du roi : ce dernier lui coupe la tête. À Ploumiliau, ou sur un retable de Guimiliau, on voit la statue de saint Miliau portant sa tête coupée : c'est un saint "céphalophore".

Le petit Mélar a alors sept ans ; en tant que prince, il menace le pouvoir de son oncle, lequel envoie un de ses hommes pour le tuer ; mais ceux-ci, face à la douceur de la reine, y renoncent. D'autres soldats sont envoyés, qui coupent la main droite de Mélar (pour qu'il ne puisse plus tenir une épée) et son pied gauche (pour qu'il ne puisse monter à cheval). Mais miraculeusement, il bénéficia d'une main d'argent et d'un pied d'airain, capables de se mouvoir. Sous la protection de l’évêque de Cornouailles, il  reçoit du comte Kerialtan l’éducation qui sied à un prince.

Toujours poursuivi par Rivod, Mélar se réfugie en Domnomée, entre Plouézoc'h et Lanmeur. Mais c'est là que Kerialtan et son fils Justin le rejoigne ; lors d'un repas, Justin tranche la tête de Mélar et la met dans un sac pour la ramener à Rivod. 

"Après le trépas du jeune saint, son meurtrier porta la tête de la victime en Cornouaille où l'évêque de Quimper la fit mettre comme relique dans sa cathédrale. « Mais les habitants de la Domnonée ne cessant de la réclamer, on finit par convenir que Cornouaillais et Domnonéens, nu pieds, se rendraient sur la montagne d'Arez (Monts d'Arrée), à la limite des deux provinces, les uns avec le corps, les autres avec la tête, afin de mettre en face ces deux parties vénérables (....). À la vue de tous, la tête se mit en mouvement d'elle-même et alla rejoindre le corps ».

Mélar  devint pour le coup un autre saint céphalophore.

"Son oncle, le prince Conomor, fit alors embaumer le corps de saint Mélar et le conduisit près de ses ancêtres à Léxobie (non loin de Lannion). Malgré toutes les tentatives pour les faire aller au bon endroit les chevaux tirant le char funéraire se dirigèrent vers Lanmeur. Sur la grande place le chariot se brisa, dans l'impossibilité de déplacer le défunt, on dit que Dieu aurait décidé qu'il serait inhumé en ces lieux. Saint Samson, évêque de Dol, le fit donc inhumer à l'endroit même de l'incident.

Les moines de Saint Samson édifièrent un monument dédié à Mélar : la crypte de l'église Saint-Mélar de Lanmeur." (Wikipédia)

 

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Mais cet article n'est pas consacré aux légendes, mais à la réalité de deux statues, qu'il faut examiner avec soin.

 

 

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I. La statue de saint Mélar dans l'église de Plouezoc'h.

 

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La statue du saint montre clairement la main et le pied coupés, et les articles prothétiques clairement séparés, qui du poignet, qui de la cheville, la main pendante et inerte, et le pied tors, tourné vers l'intérieur, et donc peu fonctionnel.

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Les vêtements et la coiffure sont empruntés aux statues de saint Yves (très vénéré ici) : bonnet de docteur, camail rouge, cotte talaire noire au dessus des solides chaussures rouges.

Le sculpteur a même emprunté à Yves Hélory le "livre de ceinture" :

https://www.lavieb-aile.com/2022/08/trois-statues-de-saint-yves-a-la-chapelle-de-kerfons-en-ploubezre-le-livre-de-ceinture-et-le-geste-d-argumentation-juridique.html

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Ici, il est suspendu au poignet droit, et si les lanières de fixation sont visibles, la boule de retenue est cachée.

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Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.
Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.

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1. La tête coupée.

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Saint Mélar appartient aux saints céphalophores, comme saint Denis, et en Bretagne, saint Trémeur ou saint Miliau, sainte Noyale et sainte Tréphine, ou encore saint Gohard, et sainte Haude.

Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.

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2. La main droite coupée. Le livre-ceinture.

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Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.
Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.
Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.
Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.
Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.

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3. Le pied gauche coupé.

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Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.

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II. La statue de saint Mélar dans l'église de Lanmeur.

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Elle est bien différente, puisque Mélar garde solidement la tête sur les épaules.

Le modèle est celui d'un saint Louis adapté  aux emblèmes bretons, avec un camail d'hermine, des robes d'or, une chape à fleurons d'or, une couronne et un sceptre. Le pied gauche ne diffère en rien du droit, mais Mélar tient dans sa main d'argent la main de chair, tranchée.

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Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.
Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.
Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.
Les statues de saint Mélar dans les églises de Plouezoc'h et de Lanmeur.

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SOURCES ET LIENS.

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Cartel proposé aux visiteurs de l'église de Plouezoc'h.

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ABGRALL (Jean-Marie) 1918, Notice sur Lanmeur, Bulletin diocésain d’histoire et d’architecture 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/b75728d8f75abed64d2cf70a1e92f324.pdf

 

"lorsque saint Mélar fut décapité par ordre de Rivod, en une maison dont on montre encore l'emplacement, dans la ville de Lanmeur, il fut enseveli dans l'oratoire de Kerfeunteun, et devint, dès lors, le patron de la paroisse. La vie de saint Mélar le fait pourtant mourir assassiné dans le château de Beuzit ou de la Boissière, non loin de Lanmeur. Toujours est-il que ses reliques furent déposées dans un cercueil en pierre, dont on voyait encore des fragments, à la fin du XVIIIe siècle. Les reliques furent exhumées, pour les sauver des Saxons, à la fin du IXe siècle, et dispersées à Paris, à Orléans et à Meaux.

[...]

Le monument le plus ancien de Lanmeur et de tout le diocèse est la crypte de saint Mélar, édifiée immédiatement après la mort violente de ce jeune prince, et destinée à recevoir ses restes précieux, qui furent vénérés dès lors comme ceux d'un martyr. Cet événement arriva, d'après M. de la Borderie, vers l'année 544, et les caractères de cette crypte semblent, en effet, la faire remonter à cette époque lointaine. Elle affecte les dimensions et les dispositions des Confessions ou Marigna des premiers siècles de l'Eglise, mesurant 8 m. 18 de longueur, 5 m. O7 de largeur, divisée en trois petites nefs par deux rangs de quatre colonnes qui sont hautes seulement de 1 m. 30 et soutiennent des arcades surbaissées et des voutes en calotte informe dont la hauteur ne dépasse pas 1 m. 97. Six de ces colonnes monolithes ont O m. 40 de diamètre, deux autres, plus épaisses, mesurent O m. 60 et sont couvertes, jusqu'à la moitié de Ieur hauteur, d'une sculpture barbare et primitive qui semble représenter des tiges et des branches végétales avec insertions, mais où M. Ernest Bosc, architecte, déclare avoir reconnu le Linga, symbole mystérieux venant de l'Inde. Il est à croire que le tombeau du jeune Saint était placé entre ces deux piliers ornementés, et ce qui porte à cette conclusion ce sont les quatre fenestelles latérales percées vers cet endroit, ouvertures par lesquelles le peuple pouvait voir de l'extérieur et vénérer le tombeau, car cette crypte était primitivement dégagée dans une partie de sa hauteur et n'a été complètement enfoncée en terre que postérieurement, lorsqu'on a exhaussé le sol et le pavé des bas-côtés de l'église. Cette crypte a dû être surmontée d'une église bâtie à la même époque, mais qui a été détruite par les Normands ; il en subsistait cependant quatre grosses piles, avec leurs arcades, dans l'église dépourvue de style qui, dans le cours de 1904-1905, a été remplacée par l'édifice actuel. On pouvait aussi remarquer, à l'abside de ce bâtiment disparu, deux ou trois contreforts romans, probablement du XIIe siècle, comme au bas du collatéral Midi, une porte offrant des chapiteaux et des voussures d'une sculpture fine et curieuse."

BOURGÉS (André-Yves)  "Mélar prince de breton" édition Skol Vreizh 

BOURGÉS (André-Yves), 1996,  "Le dossier hagiographique de Saint Melar, prince et martyr, en Bretagne armoricaine (VIe siècle ?)". In: École pratique des hautes études. 4e section, sciences historiques et philologiques. Livret 12. 1996-1997. 1998. pp. 263-265;

https://doi.org/10.3406/ephe.1998.10767 https://www.persee.fr/doc/ephe_0000-0001_1996_num_12_1_10767

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Plouezoc'h, Nouveau répertoire des églises du diocèse de Quimper et Léon.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/266fa1c809751eb71efa70b653415c0f.pdf

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Lanmeur, Nouveau répertoire des églises du diocèse de Quimper et Léon.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/a1686cc048971b00b88d51f885646c6d.pdf

 

"Statues anciennes en bois polychrome : Christ en croix, XVe-XVIe siècle, Vierge Mère debout sur une console ornée de têtes d'anges, XVIIIe siècle, saint Mélar tenant sa main coupée, XVIIe siècle, autre saint Mélar (crypte)"

"Fonts baptismaux : cuve octogonale de granite, décor de mascarons, XVIe siècle".

GREMONT (D.B) 1973, "Recherches sur Saint Mélar , mélor ou Méloir"  Bulletin de la société archéologique du Finistère Tome CI 1973

—  LA MONNERAYE (C. De ) , 1849, Essai sur l’histoire de l’architecture religieuse en Bretagne pendant la durée des XIème et XIIème siècles  Bulletin de la société archéologique de Finistère Tome I 

LE BRAZ (Anatole) Les sociétés Bretonnes d’après la tradition populaire Annales de Bretagne tome X 1894-1895

LE GRAND (Albert), 1636,   La vie des saints de la Bretagne Armoricaine par Première édition Morlaix 1636

— LE GUENNEC (Louis), 1906, "Excursion dans la commune de Plouézoc'h" (B.S.A.F. 1906).

— LE GUENNEC (Louis), "Monographie de Lanmeur"

— Monumentum, Plouezoc'h.

https://monumentum.fr/eglise-saint-etienne-pa00090229.html

WIKIPEDIA

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:316_Plouezoc%27h_saint_M%C3%A9lar.jpg

Plouezoc'h : chapelle du Mouster, statue de saint Mélar (bois polychrome). Fils de saint Millau, son oncle Rivod lui fit couper la main droite et le pied gauche afin qu'il ne puisse plus monter à cheval ni tenir l'épée, puis il fut décapité Les fidèles l'invoquent contre les rhumatismes.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Chapelles bretonnes
7 octobre 2022 5 07 /10 /octobre /2022 09:46

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h.

 

 

 

 

 

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Sur les fonts baptismaux :

 

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PRÉSENTATION

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Définition générale.

Fonts baptismaux : cuve qui sert à recevoir l'eau du baptême.

Les fonts baptismaux furent d'abord des cuves larges et profondes, enfoncées dans le sol pour le baptême par immersion. Vers le XIe s., l'usage de baptiser les enfants par infusion prévalut ; ils furent alors placés sur des supports de formes variées. La bénédiction des fonts au cours de la veillée pascale est plus exactement une bénédiction de l'eau baptismale.

Les actes de baptême devinrent obligatoire par l'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 qui institua l'état-civil religieux : les actes signés par les parents, parrain et marraine permirent le recensement de la population.

Les fonts étaient placés à l'ouest, et souvent, comme ici, dans la première chapelle.

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Description.

Dans la chapelle sud-ouest de l'église, ces fonts baptismaux à cuve octogonale en granite de  90 cm de haut et 130 cm de large se remarque par les  sept mascarons de ses faces, chacun  séparé par des épis de blé ou des grains empilés. Ils sont classés à titre d'objet depuis le 30 décembre 1930.

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Une série de huit fonts à mascarons de la région de Morlaix au XVIe siècle.

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Ces fonts de Plouezoc'h appartiennent, par leurs mascarons et leur décor végétal, à un groupe stylistique (ou plutôt thématique) de sept autres fonts de la région de Morlaix, groupe étudié par Emmanuelle Le Seach, autrice d'une thèse sur la sculpture sur pierre  en Basse-Bretagne, dans un article de 2004.

Elle a choisi comme prototype de cette série ceux de Plougasnou les motifs floraux sont omniprésents   : grains de raisins, boutons de rose, feuilles de lierre ou de chou, de hêtre, de chêne séparant les 5 mascarons et les 2 écus, feuilles de marronnier ou de feuillage inconnu séparant les 6 masques du bras de vidange. Les mascarons sont marqués par les yeux tirés en amande, au contour tracé en méplat. Les visages sont pointus avec un front rétréci. Le tout donne un air oriental aux masques. Les lèvres sont dessinées avec une légère ouverture, les nez sont droits et épatés. Les coiffures varient d'un masque à l'autre : mitre, couettes soulignées d'une calotte, frange monacale lisse ou à mèches. L'un des masques esquisse un sourire énigmatique, et un autre tire la langue.

Les huit fonts diffèrent par le nombre des masques : ce sont ceux de   Plougasnou (11 masques dont 5 sur la piscine et 6 sur le bras de vidange), Saint-Jean-du-Doigt (28 masques dont 20 sur la piscine), Plourin-Lès-Morlaix (7),  Plouezoc'h (7), Plouégat-Guérand (7), Plougonven (7), Guimaëc (3) et Morlaix-Ploujean (1). Ceux de Plougasnou portaient selon Abgrall une inscription A MA VIE. A MA VIE. J. ALBI FECIT ISTVM, mais le nom J. Albus, transcription possible d'un Jean Le Guen, qui peut indiquer le nom du sculpteur avec la formule x fecit, "m'a fait", pourrait aussi être le patronyme du commanditaire ou fabricien (mais on aurait alors la précision F. ou FAB). 

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Datation.

 

Les 8 fonts de la série sont datés par estimation de la fin du XVe ou début du XVIe : "la forme et le modelé des visages sont traités de manière simple et schématique qui se rapprochent d'une technique de sculpture de l'époque romane caractérisée par son dépouillement, des traits justes et économes dans la ligne pour un rendu précis et sans fioritures. On est malgré tout bien ici en présence de sculptures médiévales comme on en rencontre énormément dans le Finistère servant d'ornementations décoratives dans les chœurs, l'appareillage des murs, sur les consoles à l'intérieur des églises et des chapelles mais aussi à l'extérieur, sur les crossettes, les gargouilles, les fleurons à personnages, les acrotères..." (Le Seac'h)

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Six sculpteurs différents.

Pour E. Le Seac'h, les six sculpteurs ont un style différents, même si celui de Saint-Jean-du-Doigt est le plus doué, suivi de celui de Plourin-lès-Morlaix pour sa maîtrise des chapeaux, alors que ceux de Plouégat-Guérand et Plouezoc'h, les deux "naïfs" viennent en queue de peloton et que celui de Plougasnou, "l'oriental" à cause des yeux de ses masques, se place au milieu.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Liste :

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Masque n°1 : Homme à cheveux courts en torsade .

 

Masque n°2 : Homme à cheveux courts en torsade .

 

Masque n°3 : Homme à cheveux courts en torsade et à menton à fossette.

 

Masque n°4 : personnage à face de lune, à cagoule plissée.

 

Masque n°5 : femme portant une coiffe carrée.

 

Masque n°6 : homme à cheveux torsadés (ou femme à coiffe plissée?).

 

Masque n°7 : femme portant une coiffe.

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Masque n°1 : Homme à cheveux courts en torsade.

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Les cheveux sont stylisés en torsades formant une couronne radiante. La bouche est très petite.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Masque n°2 : Homme à cheveux courts en torsade .

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Masque assez identique au premier. Les yeux ne sont pas à la même hauteur, et conservent, comme la bouche, des traces de polychromie ocre rouge.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Masque n°3 : Homme à cheveux courts en torsade, et à menton à fossette.

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Le visage est d'un ovale longiligne qui se retrouvera dans le masque féminin n°5.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Masque n°4 : personnage à face de lune .

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E. Le Seac'h le décrit comme un "masque à la cagoule plissée". Le style naïf, presque primitif, est patent.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Masque n°5 : femme portant une coiffe à bords droits.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Masque n°6 : homme à cheveux torsadés (ou femme à coiffe plissée?).

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Masque n°7 : femme portant une coiffe.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Décor floral du fût de la piscine.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Vue supérieure : la cuve octogonale, et le système de fixation du couvercle.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

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Vue supérieure : la piscine, hexagonale, et son orifice de vidange.

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Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

Les fonts baptismaux (granite, traces de polychromie, XVIe siècle) de l'église Saint-Étienne de Plouezoc'h. Photographie lavieb-aile oct. 2022.

 

 

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DOSSIER COMPLÉMENTAIRE SUR LA SÉRIE THÉMATIQUE.

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Liens :

—Plouégat-Guérand : Ces fonts conservent leur cuve intérieure en plomb et leur couvercle en bois.

 https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29000707.

 

—Plouégat-Guérand :

https://www.letelegramme.fr/finistere/plouegat-guerand/une-tres-ancienne-armoire-eucharistique-retrouvee-dans-l-eglise-saint-agapit-a-plouegat-guerand-12-05-2022-13024138.php

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Les photos et l'illustration de l'article d'E. Le Seac'h.

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Photos complémentaires : Plougasnou :

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Fonts baptismaux de Plougasnou. Photographie lavieb-aile 2012.

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SOURCES ET LIENS.

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Plouezoc'h, Nouveau répertoire des églises du diocèse de Quimper et Léon.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/266fa1c809751eb71efa70b653415c0f.pdf

"Fonts baptismaux : cuve octogonale de granite, décor de mascarons, XVIe siècle".

— LE GUENNEC (Louis), 1906,Excursion dans la commune de Plouézoc'h (B.S.A.F. 1906).

 

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2004, "Un art original : les fonts baptismaux sculptés du Trégor finistérien autour de 1500",  Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 109-118.

Résumé :
"Les églises du Trégor fïnistérien possèdent six fonts baptismaux sculptés. Ils présentent une constante dans le décor, unique dans le Finistère : soixante-trois masques, sculptés vers 1500 attendent le visiteur. Même si les fonts baptismaux ne sont pas signés - comme c'est le cas de la majeure partie de la statuaire de l'époque - il ressort de l'étude que six mains différentes peuvent être distinguées, les styles variant du naïf au méditatif, de l'orientaliste au chapelier, jusqu'à la maîtrise parfaite. Ils permettent de découvrir un art original sur du mobilier caché dans l'obscurité des églises.
Sur la cuve baptismale de l'église de Plougasnou, est inscrite le nom du maître de l'œuvre "J : albi fecit istu(m)" et la devise des Montfort "A ma vie".  L’hermine de Bretagne, le lys de France, et une autre feuille, avoisinent ce texte. Serait-ce un don de la reine ou un hommage des habitants de Plougasnou à leur souveraine?"

 

— Monumentum

https://monumentum.fr/eglise-saint-etienne-pa00090229.html

 

— Ouest-France

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plouezoch-29252/des-panneaux-explicatifs-dans-leglise-st-etienne-88b63976-1639-4ab8-9d1e-a72e9508648d

— POP culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004007

—Wikipedia

https://commons.m.wikimedia.org/wiki/File:Plouezoc%27h_(29)_%C3%89glise_Saint-%C3%89tienne_-_Int%C3%A9rieur_12.jpg

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Fonts baptismaux. Chapelles bretonnes
4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 22:03

Les sablières (bois, Raoul Begyvin [Beguivin], 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

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— Sur Saint-Jean-du-Doigt, voir :

— Sur les sablières et blochets : 

— Et notamment :

Sur les réalisations du Maître de Pleyben (1567-1576), attribution par S. Duhem :

 

Attribution personnelle au Maître de Pleyben : Bodilis, Saint-Sébastien,  et Roscoff

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PRÉSENTATION.

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Dans la paroisse de Plougasnou, Saint-Jean-du-Doigt était un  lieu de pèlerinage très renommé en raison de la possession depuis 1437 d'une relique de l'index de saint Jean-Baptiste. L'affluence était telle, notamment lors du grand Pardon de juin, qu'il fallut construire un oratoire, ouvert sur trois côtés et doté d'un autel, au haut du cimetière pour que les fidèles puissent assister à la messe.

La construction, décidée le 26 août 1576, fut confiée en 1577 à l'architecte Michel Le Borgne : elle  se fit sous sa direction et celle  de Pierre Guyader, en français Pierre Texier, l'un et l'autre qualifiés tailleurs de pierre. Elle fut terminée en 1577 quant à la maçonnerie de granite. La charpente et les sculptures furent alors confiées à Yvon Le Lavyec, qui en dressa le devis, et à Raoul Begyvin, ouvrier du pays.

À l'est, un oculus éclaire l'autel jadis orné des statues du sculpteur morlaisien Jacques Chrétien.

Les qualités architecturales de cet édifice Renaissance furent soulignées par de nombreux auteurs (cf. Sources et liens). 

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Les sablières elles-mêmes, qui font le tour de l'oratoire sur ses quatre côtés, furent elles aussi décrites, mais de façon générale :

 "Les fermes sont entretoisées par deux entraits engoulés et dissimulés par un lambris en berceau brisé, cloué sur quatre aisseliers dans la partie droite, six arêtiers au chevet, cinq du côté de l'entrée et une lierne centrale. Les sablières sculptées, qui font à l'intérieur le tour du monument, sont interrompues par des bustes saillants d'anges portant des écus ou les instruments de la Passion et sont traitées avec cette fantaisie si répandue dans le pays à cette époque." (De Kergrist 1896)

 

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"Les sablières sculptées, qui font à l'intérieur le tour du monument, sont interrompues par des bustes saillants d'anges portant des écus ou les instruments de la Passion et sont traitées avec cette fantaisie si répandue dans le pays à cette époque.

L'artiste a figuré au chevet des petits personnages arrachant la langue ou mordant la gueule de dragons, marchant sur la tête ; ailleurs, un ivrogne, des personnages allongés dans le sens de la poutre, dont l'un se tient le pied, un homme luttant avec un chien, deux autres se battant entre eux et, çà et là, des motifs décoratif, tels que monstres, chimères, « rencontres » d'animaux (bœuf, lion) dans des cartouches." (De La Barre de Nanteuil)

 

"A l'intérieur, petit autel en pierre, deux entraits à gueules de dragon et sablières sculptées à cinq blochets." (Couffon 1988)

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La description de Sophie Duhem, dans l'ouvrage de 1997 qui rend compte de sa thèse sur les sablières de Bretagne est plus détaillée :

"Les sablières de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt sont tout à fait intéressantes et uniques dans leur genre. L'ensemble présente des motifs isolés, dont des masques, des végétaux, et des cuirs alternant avec des saynètes sculptées à l'intérieur de médaillons. L'état de conservation rend malaisée l'identification des personnages : on reconnaît cependant Hercule qui étrangle le lion de Némée. (figure 116)(*)

(*) Curieusement, la photographie n° 116 page 184, où figure le médaillon qui débutera ma présentation côté sud, est légendée ainsi: « Plougasnou,. Oratoire. Anonyme, 1er quart XVIIe siècle. Décor de style renaissant. Samson et le lion. »

"Sans doute est-ce le héros qui apparaît sur la scène suivante, dans un combat à bras nus l'opposant à un autre personnage, peut-être Diomède, à moins qu'il s'agisse de Cacus, l'être monstrueux.

Ces images sont associées à des figures chrétiennes, notamment à Isaac et Abraham, et à Lucrèce étendue, le couteau planté dans la poitrine. Ce tableau est complété par l'image d'un personnage allongé dans une position lascive, que nous n'avons pas identifié.

Malgré la diversité des scènes et motifs sculptés, cet ensemble original présente un programme relativement élaboré, peu commun dans la décoration des charpentes. Mais comment interpréter les choix du sculpteur ? Doit-on considérer ces figures comme les représentations allégoriques des combats et sacrifices qui attendent le chrétien dont la foi est mise à l'épreuve, ou l'artisan s'est-il simplement contenté de recopier quelque modèle en sa possession, peut-être sur la demande du commanditaire ?" (S. Duhem p. 184-185)

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Enfin, le site Infobretagne propose 22 photographies des sculptures de la charpente par Roger Frey, soit un relevé presque exhaustif, mais sans description ou interprétations.

http://www.infobretagne.com/saintjeandudoigt-oratoire.htm

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MA CONTRIBUTION.

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Je propose dans cet article un relevé complet des pièces de sablières de l'oratoire.

a) Je décrirai ces pièces les unes après les autres, mais je suis confronté au même embarras que Sophie Duhem pour décrire les sujets. Je serai même plus prudent dans mon interprétation, et je n'ai su reconnaître (les sculptures se sont peut-être dégradées en trente ans, et mes conditions d'éclairage étaient médiocres) ni Abraham, ni Isaac. Je découvre bien une femme allongée tenant un poignard, et l'hypothèse d'y voir Lucrèce est plausible. Je proposerai une hypothèse pour le "personnage allongé dans une position lascive".

Quand à l'interprétation des choix du sculpteur, je penche vers l'hypothèse que l'artisan, ou le commanditaire, a puisé dans un catalogue thématique : en effet, le recours à un tel catalogue est manifeste dans le choix du décor.

b) C'est l'examen du décor qui m'apparaît riche d'enseignement. En effet, il occupe une place majeure, bien plus importante en surface occupée que les sujets eux-mêmes, et il reprend tous les motifs ornementaux de la  Renaissance, ce qui prouve que le sculpteur d'origine locale (Plougasnou ou Saint-Jean-du-Doigt) connaît parfaitement ce vocabulaire, soit par sa formation en France ou du moins en Bretagne, soit par les catalogues qui lui ont été fournis. Mais il le traite de façon originale, et avec une maîtrise très sûre.

On trouve ici en effet des médaillons, des masques crachant des végétaux, des rubans marqués de hachures en I, des entrelacs géométriques, des volutes, mais surtout, avec profusion, des cartouches à cuirs découpés à enroulement. 

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Rappel : un cartouche est un cadre destiné à recevoir une inscription, des armoiries ou un motif. Il imite souvent un rouleau de papier déployé (une carte) aux bords encore enroulés. Il est en vogue en France dans les ornements ( boiserie, stucs) depuis la Grande Galerie de Fontainebleau.

Un cartouche à cuir découpés et enroulement imite, en Italie où il apparaît, une peau de tanneur dont les bords s'enroulent sur eux-mêmes, puis il s'enrichit de découpes périphériques géométriques ou en volutes, puis de découpes centrales, souvent traversées par des rubans qui semblent servir à les suspendre.

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Ces cartouches, sous forme de simples encarts rectangulaires à "poignées" latérales, apparaissent dans les sablières du Finistère réalisées par le Maître de la nef de Plomodiern (Sophie Duhem le nomme Jean Brélivet, tandis que je considère que c'est là le nom du fabricien) au milieu du XVIe siècle notamment à Plomodiern, Saint-Nic, Pont-Croix.

 

Mais les cartouches à cuir découpé à enroulement apparaissent plus tard dans les sablières de Basse-Bretagne, associés aux autres motifs Renaissance, dans les réalisations du Maître de Pleyben, à l'église de Pleyben vers 1571, à la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom en Plomodiern en 1575, à Saint-Divy entre 1570 et 1580, et, avec splendeur, dans la chapelle seigneuriale du château de Kerjean à Saint-Vougay. On les retrouve aussi à Bodilis vers 1567-1576, à la chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal, ou à Roscoff.

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Autrement dit, la présence de cartouches à cuir découpés à enroulement sur les sablières de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt, dans des formes très complexes plus élaborées encore qu'au château de Kerjean, incitent à envisager les liens et influences entre le charpentier-sculpteur local et l'équipe de charpentiers active à Kerjean, à 45 km au sud-ouest.

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Le sculpteur Raoul Begyvin.

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Les archives fournissent des renseignement précis sur les comptes du chantier de l'oratoire, et nous indiquent le nom du charpentier-sculpteur qui fut choisi par le charpentier Yvon Le Layec : Raoul BEGYVIN. Il faut rapprocher cette graphie de celle du nom BEGUIVIN, parfaitement attesté en Bretagne et tout particulièrement à Plougasnou et, plus tard, à Saint-Jean-du Doigt. (Geneanet). Nous pouvons donc être  certain que cet artisan était local.

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Je place ici deux calques essayant de faire mieux visualiser les cartouches, leurs découpes et leurs enroulements. Mais il y a presque autant d'enroulement que de bigoudis sur une mise en plis des années 1950. Ou 60.

En rouge, le motif : qui ne prend pas vraiment toute la place.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

 

  

 

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Vue générale du côté est de l'oratoire.

 

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On voit la charpente partiellement lambrissée,  l'un des entraits à engoulants, trois blochets (des anges dont l'un présente la couronne d'épine), et six pièces de sablières. Celle par laquelle je débute ma description est à l'extrême droite.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Je débute ma description par le milieu du côté sud, et je ferai le tour de l'oratoire jusqu'à mon retour au point de départ.

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Première pièce, côté sud.

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Avant de s'interroger sur le contenu du premier médaillon, nous pouvons constater l'importance données aux volutes dont les spires répondent aux enroulement des cartouches. Malgré l'usure, nous voyons le nombre des petits rouleaux ou cornets formés par les découpes du "cuir".

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Dans le médaillon, un personnage debout affronte un lion dressé sur ses pattes arrières, et dont l'arrière-train semble cerné par une ceinture. La tête du lion se confond avec celle du lutteur. On peut y voir Hercule et le lion de Némée, ou bien Samson tuant un lion à mains nues dans Juges, 14:6.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Dans cette scène, deux hommes luttent. L'un est à terre et repousse son adversaire en plaçant son pied dans l'entre-jambe. L'autre, qui domine pour l'instant, repousse du pied, jambe tendue, l'épaule de son petit camarade. On ne peut dire s'ils sont nus, je crois qu'un pied est chaussé.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Dans ce médaillon, ce sont peut-être des serpents qui s'enroulent en formant des huit. Ouroboros ??

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Malgré la virulente attaque des vrillettes, je devine, au centre, une tête dont le front est ceint d'un bandeau noué de chaque côté, et qui fait ensuite le tour du menton. C'est un thème extrêmement fréquent de l'ornementation Renaissance.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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L'angle sud-ouest.

Sur un départ de poutre d'angle, qui a été sciée, un entrelacs.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Ce médaillon est pour moi un vrai test de Rorschach : je ne me hasarde pas à rendre public mon interprétation.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Les cuirs découpés, encore et toujours, foisonnants, et tous différents.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Un visage peut-être au centre de ce très beau cartouche ?

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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L'angle nord-ouest.

Un nouveau poteau d'angle aux entrelacs, surmonté d'un ange.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Un personnage allongé.

Il est coiffé d'un bonnet, peut-être barbu,  et vêtu d'une tunique, de hauts de chausses bouffants et plissés et de bas au dessus de bottines.

Il tient dans la main gauche un objet semblable à un maillet, dont le manche est de section carré.

Mon hypothèse, purement intuitive, est d'y voir un musicien. Il tiendrait dans la main droite un objet identique au "maillet". Et j'identifie la calebasse qui est entre ses jambes comme un tambour.

La position en forme rotation de ses pieds témoignerait de ses trémoussements rythmiques.

Et pourquoi pas ?

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

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Ensemble de cartouches aux trois lions.

Au centre, un masque de lion, encadré par deux lions de profil, gueule ouverte et langue tirée.

De tels masques sont présents sur les sablières du "Maître de Pleyben" (que je désigne, pour mon usage interne, comme "Maître de Kerjean")

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Quatre personnages : l'un est allongé, puis vient un enfant agenouillé mains jointes, puis un homme courant, le bras levé (tenant une arme), et enfin une femme allongée tenant un poignard pointé sur son ventre.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Lucrèce ? Admirez les cartouches !

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt.

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Femme (?) faisant le grand écart, et tenant dans ses mains écartées les extrémités des langues de deux dragons.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Deux blochets : anges tenant les instruments de la Passion (couronne d'épines et ?).

L'ange tenant la couronne est dans l'axe médian de l'oratoire. Les sablières qui l'encadrent, et qui dominent l'oculus éclairant l'autel, sont de thème profane faisant appel au bestiaire fantastique.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Masque de lion entre deux dragons.

Le lion tient un anneau dans la gueule.

Ces "dragons" au nez retroussé sont proches des "dauphins" Renaissance. Ils portent un collier.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Créature hybride tête en bas, crachant les queues de deux dragons ailés à tête anthropomorphe, et maintenant leur longue langue dans ses mains écartées.

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On peut comparer la créature hybride à un crapaud, et son épine dorsale est hérissée de nodosités. Elle était peut-être velue. Mais ses jambes aux pieds nus, ses bras sont presque humains, tandis que sa tête est vultueuse et bestiale.

Les dragons ailés ont le corps couvert d'écailles (coups de gouge en C et en I) et sont dotés d'un appendice en forme de feuille.

Bien que ces dragons n'ont pas leur équivalent ailleurs, ils reprennent les façons de faire des prédécesseurs, et notamment de l'atelier du Maître de la nef de Plomodiern".

Cette pièce est parfaitement représentative du courant qui, depuis l'introduction de l'art de la Renaissance en Bretagne, illustre par ses chimères et ses hybridations l'attachement pour les métamorphoses entre les règnes végétal, animal et humain par contamination réciproque et dissolution des frontières.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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Tête de bouc en masque au centre d'un cartouche à évidement carré.

On admirera la façon dont les éléments humain (le cartouche = artéfact), animal (la tête) et végétal (les appendices foliaires) s'intriquent. Ainsi des langues sortent de la gueule, se transforment en larges feuilles, mais ces feuilles sont marquées de I comme des rubans et s'enroulent en cornets : ils se sont transformés en cartouches. Par la découpure de ces rouleaux de cartouche s'échappe une tige à deux feuilles et un fruit, élément totalement végétal.

De même, le cartouche central est percé de trous bien carrés (excluant une origine naturelle), traversés par les tiges de feuilles ... qui pourraient évoquer des palmes emblématiques.

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Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

Les sablières (bois, Raoul Begyvin, 1578) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt. Photographie lavieb-aile octobre 2022 .

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CONCLUSION.

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Les éléments de charpente sculptés (engoulant, blochets et sablières) de l'oratoire de Saint-Jean-du-Doigt ont un décor associant un encadrement Renaissance à médaillons et cuirs découpés à des personnages aujourd'hui trop énigmatiques pour qu'on puisse les interpréter (thème mythologique ? Biblique ?) et à des créatures hybrides et fantastiques.

Elles sont de première importance  dans l'histoire de la sculpture de Basse-Bretagne au XVIe siècle, pour plusieurs raisons :

Par la connaissance précise de leur auteur, de la date et du contexte de leur commande.

Par les rapports qu'elles entretiennent avec les autres ensembles de sablières contemporaines, et en premier lieu avec celles du château de Kerjean, à peine antérieures, même si elles sont trop originales pour être attachées à un atelier extérieur.

Par la richesse extraordinaire de l'utilisation des cartouches à cuirs découpés, dont la première apparition en Finistère est peut-être le cartouche héraldique du château de Maillé, vers 1545.

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SOURCES ET LIENS.

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COUFFON (René), Le Bars (Alfred), 1988, "Saint-Jean-du-Doit", Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/cbdd68212c48e4b0967ee9e4c8dcd422.pdf

Oratoire du cimetière (Couffon)
 "Sa construction fut décidée par les paroissiens le 26 août 1576. Il fut exécuté par l'architecte Michel Le
Borgne en 1577 (millésime au-dessus de la porte). C'est un charmant édicule ouvert sur trois côtés permettant de célébrer la messe en plein air les jours d'affluence. Les petits piliers en gaine, posés sur un soubassement, soutiennent une toiture à quatre pans couronnée d'un clocheton. A l'intérieur, petit autel en pierre, deux entraits à gueules de dragon et sablières sculptées à cinq blochets."

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe s.), Presses universitaires de Rennes, 1997 - 385 pages, pages 36,44, 72, 109, 184.

 

KERGRIST (François de), 1896, L'église de Saint-Jean-du-Doigt (S.F.A. - C.A., 1896). -L'église de Saint-Jean-du-Doigt, histoire et description (Caen, 1899).

http://www.infobretagne.com/saintjeandudoigt-relique.htm



 

 

LA BARRE DE NANTEUIL (vicomte Alfred de), 1914, Saint-Jean-du-Doigt (S.F.A. - C.A., 1914).

 

 

 


 

http://www.infobretagne.com/saint-jean-du-doigt-oratoire.htm

Oratoire. — Le cimetière renferme un monument dont l'histoire est élucidée grâce à M. de La Rogerie. C'est une petite chapelle ouverte sur trois côtés, qui permettait aussi de célébrer les offices en plein air les jours d'affluence tout en mettant le prêtre à l'abri des intempéries. Ce avantage expliquerait assez l'abandon et la destruction consécutive de la plate-forme de l'entrée.

Palustre pensait qu'on n'y disait la messe que le jour des morts. M. Le Guennec a justement conclu d'une appellation ancienne, « l'oratoire du sacre », qu'elle servait de reposoir le jour de la Fête-Dieu [Note : M. de la Rogerie a fait remarquer qu'à Plouzelambre, un oratoire du XVIIème siècle, analogue, quoique plus simple, est appelé le reposoir]. Il est probable qu'on l'utilisait, en outre, chaque fois qu'il était utile, et notamment les jours de pèlerinage.

L'honneur de la fondation en revient aux paroissiens, qui résolurent, le 26 août 1576, d'ériger un oratoire au bout « susain » du cimetière. Maître Michel Le Borgne, architecte, que nous retrouvons à la tour Saint-Mathieu de Morlaix, fit le « pourtraict et prothocole » de l'œuvre. La construction se fit sous la direction dudit Le Borgne et de Pierre Guyader, en français Pierre Texier, l'un et l'autre qualifiés tailleurs de pierre, et fut terminée en 1577 quant à la maçonnerie. Le granit employé provenait des carrières de l'île Grande et de Trevezvor.

La charpente et les sculptures furent alors confiées à Yvon Le Lavyec, qui en dressa le devis, et à Raoul Begyvin, ouvrier du pays.

La couverture, remplacée depuis, se fit d'un mélange habile de grosses ardoises de la région et d'ardoises fines d'Angleterre. Enfin maître Aubin Morin, pintier, couvrit le clocheton, « l’aiguillon » de lames de plomb, qui furent transportées par terre « à cause de la dorure ». Une cloche y fut pendue et une croix, avec une girouette en forme de croissant, en termina la pointe. Un peintre-verrier, nommé Salaun Geffroy, vitra l'oculus du chevet et Jacques Chrétien, statuaire à Morlaix, meubla l'oratoire de « deux imaiges » dorées de la Vierge et de saint Jean-Baptiste.

Les consoles qui supportaient ces statues, à droite et à gauche de l'autel de pierre, en conservent le souvenir. Le mur plein du chevet, auquel cet autel s'adosse, sous un oculus profilé en doucine, dessine un hémicycle. Les trois autres côtés rectilignes qui ferment le monument sont à jour et se composent d'un bahut mouluré où s'appuient les sept balustres en gaîne de section carrée qui supportent l'entablement aux quatre angles et au milieu de chaque face. Cette dernière particularité n'a pas permis à l'architecte de placer son entrée dans l'axe. Une simple interruption du soubassement à gauche du balustre central en tient lieu.

Au-dessus, un cartouche, portant la date de 1577, coupe la torsade le long de l'entablement qui supporte la charpente du toit pyramidal. Les fermes sont entretoisées par deux entraits engoulés et dissimulés par un lambris en berceau brisé, cloué sur quatre aisseliers dans la partie droite, six arêtiers au chevet, cinq du côté de l'entrée et une lierne centrale. Les sablières sculptées, qui font à l'intérieur le tour du monument, sont interrompues par des bustes saillants d'anges portant des écus ou les instruments de la Passion et sont traitées avec cette fantaisie si répandue dans le pays à cette époque.

L'artiste a figuré au chevet des petits personnages arrachant la langue ou mordant la gueule de dragons, marchant sur la tête ; ailleurs, un ivrogne, des personnages allongés dans le sens de la poutre, dont l'un se tient le pied, un homme luttant avec un chien, deux autres se battant entre eux et, çà et là, des motifs décoratif, tels que monstres, chimères, « rencontres » d'animaux (bœuf, lion) dans des cartouches.

A droite de l'autel se creuse une petite-piscine, flanquée de pilastres gaînés et amortie par deux doubles volutes affrontées."

 

— LA ROGERIE (H. Bourde de la), 1909 : L'église de Saint-Jean-du-Doigt (B.S.A.F., 1909).

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1909_0374_0416.html

 

_ Oratoire. Tous les écrivains qui ont étudié Saint-Jean­ du-Doigt ont décrit le joli  oratoire du cimetière : c'est une construction gracieuse et très originale : un soubassement de granit orné de quelques reliefs dans le goût de la Renais­sance porte des piliers en gaine qui eux-mêmes soutiennent une frise sculptée et le toit . On célébrait probablement la messe dans cet édifice les jours de grande fête : les fidèles qui, n'ayant pu entrer dans l'église s'entassaient dans le cimetière, pouvaient ainsi assister au Saint Sacrifice.( D'après PALUSTRE, l'oratoire n'aurait servi qu'un jour pal' an: «c'est tout simplement un oratoire destiné à célébrer la messe le jour des morts.)

Les comptes donnent les renseignements les plus complets sur la construction de ce charmant monument.
 

Compte de 1576-1577. Dépense de 20 sols pour frais d'un acte notarié constatant que le dimanche 26 août 1576, les paroissiens résolurent de fonder un oratoire au bout "susain" du cimetière.
7-1 s. 8 d. « payé à Me Michel Le Borgne, architecte, pour salaire d'avoir, luy et Yvon Tanguy, son compaire, esté par deux jours l'un visiter le lieu de l'œupvre et délivrer ausdits paroissiens en leur prosne le pourtraict et prothocole que ledit Borgne avait faict dudit œupvre  .

50 s. au même Le Borgne, architecte, à raison de 12 s. 6 d. par jour, « pour avoir été quatre jours, tant à prendre la
place dudit oratoire, que donner instruction et pourtraicture aux autres ouvriers pour y besoigner  .
. 118 s. 11 d. « pour ce que dès le ... jour de mars dernier lesdits comptables par l'advis de certains apparans personnaiges de ladite paroisse firent marché vers lesdits Mes Michel Le Borgne et Pierre Texier pour parachever l'oratoire susdit. pour 200 1. - monnoie, laquelle somme auraient lesdits parois­siens, ayant agréable ledit marché, ordonné estre payée aux ouvriers. _. payèrent en despens ausdits personnages et ouvriers , tant en concluant le marché et en dressant l'acte d'icell uy ... que en vins et despens ausdits ouvriers le jour qu'ils commencèrent et mirent les pierres fondamentales d'i cellui oratoire la somme de 118 s. 11 d.
—Comptes de 1577-1578. Le maître architecte Michel Le Borgne n'est plus appelé que tailleur de pierre, ainsi que son compagnon Pierre Guyader, dont le nom avait été traduit en français (Pierre Texier) par les comptables de l'année précédente. Les marguilliers demandèrent qu'une indemnité de 20 1. fut accordée à Le Borgne et Guyader « parce qu'il fut trouvé par les députés à voir le renable du dit œuvre que iceux ouvriers avaient fait plusieurs honnêtes décorations entour icelluy oratoire oultre leur marché . La gratification qui avait été d'abord accordée fut plus tard réduite à 101. Le renable (procès-verbal de réception de l'ouvrage) fut dressé en présence du scholastique de Tréguier, de trois gentils­ hommes Penanguern, Thoumelin et Kerlaziou, et de deux tailleurs de pierre Paul Bégal et Yvon Guillesser (Guillesser travailla à la construction de la tour de Plougasnou, en 1604; un de ses parents, Jean Guillasser, était menuisier et sculpteur.). La maçonnerie de l'oratoire était terminée: on dépensa 55 sous« en despens ausditz Le Borgne et Guyader et leurs compaignons après la perfection d'icelle maçonnerie pour leur vin de parachèvement ».
Yvon Le Lavyec vint dresser le devis de la charpente qui fut adjugée à un ouvrier du pays, Raoul Bégyvin.

 

Les sablières et les poutres de l'oratoire ont grandement souffert de l'humi­dité ; les frises sculptées par Le Lavyec et Bégyvin ont en partie disparu : ce qui subsiste est cependant encore fort remarquable et donne une haute idée du talent de ces imagiers .
 L'édifice fut couvert en ardoises et comme la couverture est très haute, on eut soin de d'orner en employant des ardoises de forme et de natures diverses et de les disposer de façon agréable à l'œil. Il reste quelque chose de cette recherche ornementale mais aujourd'hui toute la couverture est formée de grosses ardoises du pays. En 1578, on employa aussi des ardoises bretonnes tirées de la perrière de Jehan Henry au Dourdu, mais les dessins et les imbrications furent formés d'ardoises beaucoup plus fines apportées d'Angleterre (La pierre nécessaire à la construction fut extraite des carrières de l'ile Grande et de Trévezvor ; la chaux fut apportée de Roscoff, le bois fut acheté il. l{eranCl'as, à Kerlémareè et à Kerm'ldeza: l'ardoise d'Angle­terre, achetée à Morlaix, coûta 50 sous le mille, celle du Dourdu valait ...).




— Compte de 1578-1579. Sur le sommet du toit s'éleva un clocheton. Maître Aubin Morin, pintier, couvrit « l'aiguillon  avec des lames de plomb qui furent en partie dorées, ce qui coûta environ 80 livres plus quelques frais accessoires: on paya dix sous pour le transport des « timbres et plomb doré que Aubin ne voulait être porté par mer à ca use de la dorure" .
Une cloche payée 18 livres, fut placée dans le clocheton, qui ne fut jamais destiné, comme on l'a dit, à abriter un fanal. ­ Un chaudronnier vendit pour deux réaux (8 s. 4 d.) une croix et un e girouette en forme de croissant. Salaun Geffroy, peintre-verrier, plaça une vitre dans la petite fenêtre circulaire qui est au fond de l'oratoire coût 5 livres 5 sols. Une somme plus importante 36 1. 5 s. fut versée à Jacques Chrétien, statuaire à Morlaix, tant pour deux imaiges mis audit oratoire, l'une de Notre-Dame, l'autre de Saint-Jean­ Baptiste, que pour avoir doré lesdits imaiges, timbres ou autres choses dudit oratoire .
Quelques détaillés que soient les comptes il est impossible de savoir de façon précise ce que coûta la construction de l'ora­toire. Le total ne dut guère dépense r 1100 livres ' Le revenu annuel de la chapelle était à cette époqu e d'environ 900 livres . Ce petit monument fut sans doute fort admiré dans ce pays; ca r peu après les paroissiens de Plougasnou construisirent un oratoire près de leur église et en 1611, Jeanne de Kerédan fit bâtir dans le champ des Méjou le petit oratoire de Notre-Dame de Lorette qui est encore plus élégant et plus original que celui de Saint-Jean-du-Doigt ( Un oratoire beaucoup plus simple fut construit à Plouzelambre au XVIIe siècle: on l'appelle le Reposoir. En Cornouaille et en Léon nous ne connaissons aucun édifice de ce genre : la chapelle de Notre-Dame des Fontaines à Daoulas qui s'en rapproche un peu n'est ouverte à l'air libre que d'un seul côté. - L'oratoire de Saint-Jean fut reproduit en 1900 au) .

Il est heureux que les comptes nous aient conservé les noms des auteurs de ce petit chef-d'œuvre, l'architecte Michel Le Borgne, le tailleur de pierre, Pierre Le Guyader, les charpen­tiers-sculpteurs, Yvon Le Lavyec et Raoul Bégyvin.

Michel Le Borgne fut en HiSI et 1582 « maître de l'œuvre  de la tour de Saint-Mathieu de Morlaix. Le dessin de ce monument avait été donné en 15~8, par Yve!i. Croazec . qui dirigea la construction pendant quelques années seulement. Les maîtres qui lui succédèrent modifièrent son plan de façon fâcheuse; Michel Le Borgne paraît avoir été particulièrement mal inspiré: la construction de l'oratoire montre que cet architecte était cependant un homme de talent.
Le charpentier, Yvon Le Lavyec ou Le Layec qui vint donner le dessin de la charpente, était probablement un
Morlaisien ou un Trécorrois. On doit cependant remarquer qu'il portait le même nom que le charpentier-sculpteur Jehan Le Layec, auteur de remarquables sculptures exécutées de 1524, à 1545 pour la chapelle de Saint-Nicolas-des-Eaux en Pluméliau, de Notre-Dame de Burgo en Grandschamps et de Saint-Yvi en Moréac (1) . Layec ne donna peut-être que le dessin général de la charpente; Raoul Bégyvin fut en grande partie chargé de l'exécution matérielle; il appartenait à une famille qui est encore représentée dans le pays.
Le sculpteur J. Chrétien sera plusieurs fois cité au cours de cette étude, car de 1562 à 1581 il ne cessa d'être employé par les marguilliers de Saint-Jean-du-Doigt. Nous retrouverons aussi plus loin le nom du peintre-verrier Geffroy,

 

(1) On trouve la description détaillée de l'oratoire, de la fontaine, de l'arc de triomphe, dans les ouvrages de MM. DE KERGRIST, P ALUSTRE, A BG IULL, cités supra. BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ ARCHÉO. - TOME XXXVI (Mémoires 22)



 

 

— LE GUENNEC (Louis)

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières Sculptures Renaissance. Blochets Chapelles bretonnes.
2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 11:21
Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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LES DEUX NICHES À VOLETS DU CHOEUR.

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LA VIERGE À L'ENFANT (Bois polychrome, XVIIe siècle, hauteur 1,30 m.).

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29005170

Remarquez le bandeau occipital, caractéristique de la statuaire mariale finistérienne. La statue a été repeinte assez grossièrement ; la statue de l'Enfant, qui tient un livre, est brisé à plusieurs endroits. La Vierge tient une pomme de pin (?).

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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SAINT PABAN (Bois polychrome, XVIIe siècle, hauteur 1,05 m.)

 https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29005171

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Le saint patron de l'église est représenté tenant un livre dans la main gauche, faisant un geste d'éloquence du bras droit. Il est vêtu d'une soutane ou cotte talaire noire avec son rabat noir à bordure blanche, d'un surplis, et d'une chape. Il porte l'étole.

Son nom, qui a donné le toponyme Lababan, anciennement Lanbaban,  est la forme tendre et affectueuse ("hypochoristique") propre à saint Tugdual, au même titre que "Pabu" (en vieux breton "père", voire "pape"), qu'on retrouve à Trébabu (anciennement Lanpapbu) près du Conquet, à la chapelle de Lambabu en Plouhinec, à la chapelle de Saint-Tugduale Kerbabu de Plounévez-Moëdec, etc.

Voir Bernard Tanguy 1986 :

http://tudy.chez-alice.fr/Article_Tanguy.pdf

 

 

 

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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STATUE DE SAINT YVES (Bois polychrome, XVIIe siècle, hauteur 1,38 m.).

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29005173

Inscription :

FAIT : FAIRE : PAR : Me : Y : JOLIVET

Fait faire par messire Y[ves] Jolivet

Il est représenté avec une moustache Louis XIII et vêtu de la cotte talaire noire au rabat identique à celui de saint Paban, du surplis, d'un camail noir. Il fait, en symétrie de saint Paban, un geste d'éloquence du bras gauche, et tient un rouleau de papier en main droite, évoquant ses fonctions d'official de Tréguier, et d'avocat.

Yves Jolivet n'est pas le sculpteur (comme indiqué sur POPculture) et la formule "fait faire par" désigne le commanditaire. En outre le titre de Messire est réservé, dans ces inscriptions, au prêtre de la paroisse, son curé.

La base Geneanet signale un Yves Jolivet né vers 1660 et décédé en 1710 à Kereben,Pouldreuzic.

https://gw.geneanet.org/titoune29?n=jolivet&oc=&p=yves

Le patronyme Jolivet est attesté à Landudec ( à 6 km au nord de Pouldreuzic) et à la commune voisine, Plogastel-Saint-Germain. Un Yves Jolivet, laboureur, né en 1620, marié en 1658, est attesté à Landudec.

https://gw.geneanet.org/audreyeva1?n=jolivet&oc=&p=yves.

Geneanet signale d'autres Yves Jolivet à Landudec, mais pas de prêtres.

Yves Jolivet ne figure pas dans la liste, incomplète,  des curés de Lababan entre 1529 et 1790 donnée par le chanoine Abgrall page 275.

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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ÉLÉMENTS HÉRALDIQUES.

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Blason en bannière présenté par des tenants un genou à terre.

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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Bas-côté nord.

On discerne dans les quartiers une tour, et un lion.

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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LES BANNIÈRES DE PROCESSION.

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Saint Paban en évêque (mitre et crosse) mais avec les emblèmes papaux brodés en dessous.

XXe siècle ; velours violet et fils d'or, lambrequins arrondis, cannetilles.

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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Vierge de l'Immaculée Conception, les pieds sur un croissant de lune et foulant le serpent.

Inscription KALONN DINAMM MARI PEDIT EVIDOMP. ("Cœur immaculé de Marie, priez pour nous")

Monogramme marial AM.

Le style évoque celui de Seiz Breur (après 1923).

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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Bannière de saint Alain ou Alar.

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Inscription ST ALAR PEDIT EVIDOMP.

Velours vert, broderie de rinceaux fleuris et cornes d'abondance.

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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Bannière de sainte Thérèse

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Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Église de Lababan en Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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SOURCES ET LIENS.

 

— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) et PEYRON ( Chanoine ) , 1915,  "Notice sur Lababan" Bulletin diocésain d'histoire et, Bull. Diocésain d'histoire et d'archéologie BDHA, pages 34 et suivantes.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7985bcf61d3df7aee5988d08dd5558ee.pdf

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— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Pouldreuzic, in Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/94d03f33184b2275aa89e7bcad064c8c.pdf

« Vitraux de Pierre Toulhoat, dont une Adoration des mages dans le transept nord. » 

— POPCULTURE

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00005699

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes Sculptures Bannières. Héraldique
28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 20:20

Les vitraux (Quimper, 1956 et 1957) de Pierre Toulhoat pour l'église de Lababan à Pouldreuzic.

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Voir aussi :

 

 

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La baie 3 : Nativité, Adoration des Mages et des Bergers.

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inscription  : EUR BUGEL A 'Z' OANET EVIDOMP ; GLOAR DA ZOUE MA PEDC'H WAR AN DOUAR DAN DUD A VOLONTE VAD .

Signature : 1956 PER TOULHOAT KEMPER.

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Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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La baie n°2 : Sant Telo et sant Herbot (Saint Thelleau et saint Herbot).

 

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Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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L'Annonciation.

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inscription  : AN AOTROU DOUE A ZO GANEOC'H BENNIGET OC'H DREIST AN OLL GRACEZ .

Trad !"Le Seigneur soit avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes"

inscription sur le livre : ISAI VII EUR VERC'H A ZOUGO EUR GUGALE HAG E HAND HA VO EMMANUEL ;

Trad : Livre d'Isaïe chap. VII : "Elle enfantera un fils qu'elle nommera Emmanuel".

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Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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La baie n°6  : Sant Korantin et sant Paban.

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Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

Les vitraux de Pierre Toulhoat (1956-1957) de l'église de Lababan à Pouldreuzic. Photographie lavieb-aile 2022.

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Non photographiées : la baie 1 : apparition de la Vierge à sainte Bernadette le 11.2.1858 (Inscription AR VERC'HEZ VARI ENEM ZISKOUEZ DA SAN BERNADET 11.2.1858 ) ; les baies  4 et 7 en  grisailles losangiques.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) et PEYRON ( Chanoine ) , 1915,  "Notice sur Lababan" Bulletin diocésain d'histoire et, Bull. Diocésain d'histoire et d'archéologie BDHA, pages 34 et suivantes.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7985bcf61d3df7aee5988d08dd5558ee.pdf

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— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Pouldreuzic, in Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/94d03f33184b2275aa89e7bcad064c8c.pdf

« Vitraux de Pierre Toulhoat, dont une Adoration des mages dans le transept nord. » 

 

 

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, p. 183.

— POP culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29000302

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Chapelles bretonnes.
28 septembre 2022 3 28 /09 /septembre /2022 16:16

La Crucifixion de 1573 de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Paban de Lababan à Pouldreuzic.

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Voir les 29 Passions des verrières du Finistère au XVIe siècle  dont beaucoup  sont dues à l'atelier Le Sodec à Quimper. Le Corpus Vitrearum VII permet d'en dresser une chronologie :

et dans le Morbihan :

 

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On attribue aussi à l'atelier des Le Sodec les vitraux suivants :

 

Et enfin :

Liste des 308 articles de mon blog décrivant des vitraux 

 

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PRÉSENTATION.

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"Le chevet de cette église de la fin du XIIIe siècle a été rebâtie au XVIe siècle. Sa maîtresse-vitre de la Passion datée de 1573 présente un écho lointain des verrières du groupe qui s'articule autour de celle  de La Roche-Maurice, en particulier celle du Juch." (Gatouillat et Hérold)

 

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Parmi les Passions finistériennes il faut distinguer les verrières comportant  des scènes de la Vie du Christ dont la Passion, ou bien des scènes successives de la Passion, ou bien de Grandes Crucifixions  occupant toute la vitre. La maîtresse-vitre de Lababan appartient à ces dernières.

On la comparera donc avec intérêt aux verrières de La Roche-Maurice, La Martyre  et Tourc'h — et Saint-Mathieu de Quimper qui en est la copie—, mais surtout avec celles du Juch, de Guengat, Guimiliau, Gouezec,  Quéménéven et Ploudiry. Tous ces vitraux sont attribués à l'atelier Le Sodec de Quimper. Ils ont, outre cette composition, et leur proximité géographique,  des points communs temporels (entre 1535 et 1560 environ) et stylistiques. 

On notera en particulier   la fréquence des inscriptions de lettres, souvent dépourvues de sens, sur les galons des vêtements et les harnachements, et d'autre part, la représentation de larmes sous les yeux de Marie, Jean et Marie-Madeleine au pied du calvaire.

A Lababan, "lointain écho" de ce dernier groupe, la composition est semblable, les personnages sont le mêmes, avec les mêmes postures, et on retrouve, au même endroit (harnachement du cavalier à l'extrême droite) les mêmes inscriptions à lettres aléatoires. Les chevaux si caractéristiques de cet atelier y sont très semblables, tout comme les détails de l'harnachement. La peinture des visages y est remarquable, et de nombreuses photos de détail tenteront de le démontrer. Des verres rouges gravés sont employés, témoin de la maîtrise technique du verrier.

Mais je remarque que les larmes si spécifiques de plusieurs Passions du groupe de référence sous les paupières de la Vierge, de Jean et de Marie-Madeleine y sont absentes. D'autre part, le visage de Marie-Madeleine au pied de la Croix s'écarte, par des yeux très effilés, des cartons souvent repris des Passions antérieures.

On peut aussi classer ces Crucifixions en deux catégories : celles où le ciel est rouge, et celles, comme ici, où le ciel est bleu.

 

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Description.

Cette baie axiale à trois lancettes et un tympan à 6 ajours mesure 3,30 m. de haut et 2,20 m. de large. Les lancettes sont consacrées à une grande Crucifixion , assez bien conservée bien que la partie inférieure d la lancette centrale (lancette B) soit moderne. Des compléments ont été ajoutés en bas des lancettes B et C en 1934.

"L'œuvre était, au début du XXe siècle, mutilée dans sa partie inférieure. En 1934, grâce au mécénat de l'industriel local Corentin Hénaff, elle fut restaurée et complétée par l'atelier Gaudin pour figurer à l'exposition La Passion du Christ dans l'art français, organisée à Paris la même année.

Mis à l'abri en 1942, ce vitrail subit une autre restauration en 1947 chez Jean-Jacques Gruber, qui l'a reposé en 1950 : la plus récente, due à Michael Messonnet, date de 2000." (Gatouillat et Hérold)

L'intervention de Michael Messonnet (formé aux ateliers HSM à Quintin) se remarque par la suppression des plombs de casse grâce à un collage bout à bout des fragments brisés.

Au tympan, l'atelier Gaudin a représenté les instruments de la Passion.

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On peut discerner une composition à trois étages. En haut, le ciel bleu sert de fond aux trois croix, chacune entourée de lances, (ou d'une hallebarde, d'une oriflamme et de l'éponge de vinaigre), et où se détachent les corps, en verre blanc, des suppliciés.

Au milieu, la troupe des soldats, en verre bleu clair, des chevaliers, en verre coloré, et des chevaux, en verre blanc.

En bas, les quatre saints personnages éplorés, dont les visages en verre blanc contrastent avec les vêtements de couleur vive.

Tous ces verres, blancs, bleu clairs, et de couleurs vives, sont peints à la grisaille, rehaussée au jaune d'argent et à la sanguine.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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LA LANCETTE A (première à gauche).

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Le bon larron entouré de cavaliers. Un ange emporte son âme au Paradis.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Technique.

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La chevelure et la ceinture de l'ange sont peints au jaune d'argent, de densité plus ou moins soutenue.

Les traits du visage du larron sont dessinés à la grisaille concentrée et noire, d'un pinceau plein d'élan et de souplesse. Les nuances sont apportés par des aplats de grisaille diluée, et (rides) par des traits à la sanguine. La grisaille de la  chevelure et de la barbe est animée par des mèches en "enlevé" par le manche du pinceau ou un autre outil. Le peintre n'a pas recours aux modelés par hachure.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Un verre bleu clair (rehaussé au jaune) rend compte des reflets métalliques de l'armure et du casque de ce soldat romain, mais le visage est aussi englobé dans cette teinte.

Les chevaux de l'atelier quimpérois ont toujours une allure bien reconnaissable, avec leur harnachement et leurs mors à balancier crénelé.

Le reflet cornéen des yeux des personnages et des chevaux est punctiforme, à peine marqué.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Ce cavalier vue de dos, en verre bleu clair, contraste avec la croupe de sa monture, en verre blanc circonscrit par un plomb circulaire faisant écho aux cercles de la cuirasse et de la rondache. Ces portraits de chevaux, et notamment cette vue de dos, évoque les travaux et dessins d'après nature de Pisanello, ainsi que son Saint-Georges et la Princesse (1433-1438) et la Bataille de San Romano (v.1440) de Paolo Ucello.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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La Vierge soutenue par  Jean et une sainte femme.

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Les trois visages, nimbés, sont alignés sur le même niveau. La Vierge en manteau bleu et robe rouge à ceinture jaune, croise ses mains sur la poitrine, et ces mains blanches répondent à celles, sur l'épaule droite et sur les hanches, de Jean et de la sainte Femme. Celle-ci, qui essuie ses larmes, pourrait être Marie-Madeleine, car il est fréquent qu'elle apparaisse deux fois, autour de Marie, et au pied de la Croix, dans d'autres vitraux où son identité est assurée. 

Les photos de détail des visages permettent d'étudier la technique de cet artiste,  l'absence de reflet cornéen mais l'existence d'un cercle blanc péri-cornéen. Ces gros-plans m'ont permis aussi de m'assurer de l'absence de larmes, bien que sous la paupière que la sainte femme essuie, une tache blanche, mal discernable des artefacts de l'usure, soit présente.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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L'inscription de 1573 .

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EN L'AN 1573 FUT FAIT CESTE VITRE.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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LA LANCETTE B (au centre).

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Le Christ en croix.

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Le nimbe est en verre rouge gravé.

La partie supérieure du visage et sa couronne est restaurée.

L'éponge imbibé de vinaigre se trouve à droite.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Longin perçant de sa lance le flanc droit du Christ pour s'assurer de sa mort.

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Longin est représenté à la fois comme officier romain (armure des jambes), et à la fois comme un notable  (barbe fournie, cheveux longs, manteau fourré et doublé).

Les inscriptions dépourvues de sens indiquent :

N---

MRZP--

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Le Bon Centenier.

Le cavalier romain en armure qui est figuré en vis à vis de Longin et qui lève les yeux vers le Christ, la main en visière, pourrait être le Centenier converti, conformément aux deux cavaliers représentés sur les croisillons des calvaires bretons, ou sur les enluminures.

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La Crucifixion de la maîtresse-vitre de l'église de Lababan à Pouldreuzic.
La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Dans ces Crucifixions finistériennes, Marie-Madeleine est figurée constamment, agenouillée au pied de la Croix dont elle étreint le fût, élégamment vêtue et coiffée d'un bonnet perlé, alors que son manteau est rejeté derrière ses épaules et tombe au sol. Le même motif est fréquemment présent sur les calvaires contemporains, notamment ceux sculptés par l'atelier Prigent de Landerneau. 

Mais sur un grand nombre des verrières du groupe prototype, des larmes s'écoulent de ses yeux. D'autre part, à Lababan, l'artiste (ou un restaurateur ultérieur ?) a donné à la sainte un visage fort singulier, aux yeux asymétriques très effilés, aux narines peu gracieuses et avec une  bouche entrouverte très petite.

Des hachures accentuent les ombres du modelé, simples ou entrecroisées.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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LA LANCETTE C (à droite).

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Le mauvais larron dont l'âme est emportée par un diable. Le gibet est entouré de cavaliers et soldats.

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Comme le bon larron, le mauvais larron est vêtu d'une culotte à taillades (fentes qui laissent voir la doublure), propre au style vestimentaire Henri II, bien qu'elle se retrouve déjà sous François Ier et, avec des fentes plus larges, sous Henri IV. Ce qui est particulier, c'est que ce motif, associé à la braguette volumineuse au rabat fixé par des lacets, est présent dans toutes les verrières de l'atelier quimpérois, dès le prototype (La Roche-Maurice en 1539) : il est repris tel quel sur les Grandes Crucifixions pendant 35 ans, plutôt que de s'adapter aux variations de la mode contemporaine.

Dans tous les cas les bras sont liés au dessus de la traverse du T du gibet, et les deux jambes sont liées séparément, afin d'indiquer qu'une des deux jambes a été brisée (et donc repliée à angle droit), comme l'indique le texte évangélique.

De même, il est de règle que le mauvais larron détourne le visage et le regard dans la direction opposée au Christ, signifiant ainsi son refus d'être sauvé : un démon s'empare de son âme vers l'Enfer.

Gatouillat et Hérold font remarquer que le verre employé pour ce démon est un verre "plaqué pourpre brun". Un verre plaqué associe un verre coloré, fin, et un verre transparent. Le verre rouge dans sa partie basse a été éclairci. Il a été gravé à la molette pour le rendre transparent au niveau des yeux et de la langue.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Le cavalier de gauche .

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Le cavalier de gauche, qui tient une lance, n'est pas en armure et son turban vert à pompon rose, sa longue barbe et ses cheveux laissent imaginer qu'il s'agit d'un notable Juif.

Il tend la main gauche vers un deuxième cavalier qui porte une tenue vestimentaire analogue.

 

 

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Le cavalier en bas à droite et les inscriptions. Le chronogramme 1573.

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Les inscriptions :

AMEN dans le dos du cavalier.

NOSPBR/NSRT sur l'harnachement.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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Un soldat.

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La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale (atelier quimpérois, 1573, Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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LE TYMPAN (1934). LES INSRUMENTS DE LA PASSION.

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La Crucifixion de la baie axiale, tympan ( Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale, tympan ( Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale,  tympan ( Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale, tympan ( Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale,  tympan ( Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale, tympan ( Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale ,  tympan (  Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale , tympan ( Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale ,  tympan (  Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

La Crucifixion de la baie axiale , tympan ( Gaudin 1934, Gruber 1947, Messonnet 2000) de l'église de Lababan. Photographie lavieb-aile 2022.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Chanoine Jean-Marie) et PEYRON ( Chanoine ) , 1915,  "Notice sur Lababan" Bulletin diocésain d'histoire et, Bull. Diocésain d'histoire et d'archéologie BDHA, pages 34 et suivantes.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7985bcf61d3df7aee5988d08dd5558ee.pdf

Paroisse succursale du canton de Plogastel-SaintGermain, conservée quelque temps après le Concordat comme commune, mais annexée bientôt, vers 1808, à la commune de Pouldreuzic. Le Patron est saint Paban, d'où le nom de la paroisse Lan-Paban. Paban ne serait autre que saint Pabu ou saint Tugdual.

EGLISE PAROISSIALE À un kilomètre et demi, Nord-Ouest du bourg de Pouldreuzic, est la petite église de Lababan, blottie et presque cachée sur la déclivité, Nord d'un profond vallon ; et elle est là depuis longtemps, dans son humilité, puisqu'elle date en grande partie de la deuxième moitié du XIIesiècle.

Au mur absidal de l'église de Lababan, est une fenêtre à trois baies enfermant un vitrail daté de 1573, lequel est un peu délabré. Il représente une crucifixion. La Madeleine est au pied de la croix ; saint Longin tient sa lance ; un autre soldat tient une pique surmontée de l'éponge imbibée de vinaigre. Autour de la croix, d'autres soldats, les bourreaux, officiers et pharisiens à cheval. — Dans une des baies latérales, on voit la Sainte Vierge en pâmoison (spasimo), entre saint Jean et une des Saintes-Femmes.

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Pouldreuzic, in Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/94d03f33184b2275aa89e7bcad064c8c.pdf

— COUFFON (René), 1945, La peinture sur verre en Bretagne, Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne (SHAB) pages 27 à 64.

https://www.shabretagne.com/document/article/2531/La-peinture-sur-verre-en-Bretagne-Origine-de-quelques-verrieres-du-XVIe-siecle

 

René Couffon est celui qui, en 1945, dans son article "La peinture sur verre en Bretagne. Origine de quelques verrières au XVIe siècle", a étudié et dénombré les Passions du Finistère où la Crucifixion occupe une superficie six fois plus importante que celle des autres scènes.

Il en décrit un premier groupe qualifié de prototype,  associant la maîtresse-vitre de La Martyre, choisit comme type, de La Roche-Maurice (1535), de Saint-Mathieu de Quimper et de Tourc'h. Auquel il ajoute les vitres aujourd'hui perdues, mais connues par description, de l'abbaye de Daoulas (vers 1530), et de Trémaouezan (v. 1555).

Ces vitraux sont aujourd'hui attribués à un atelier quimpérois, celui des Le Sodec,.

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À ce premier groupe René Couffon associe d'abord les vitres "aux costumes rajeunies" de Ploudiry, Le Juch et La Véronique à Bannalec [malgré sa date de 1622], puis celles de  Gouezec (1571), Guengat (1571), Lababan en Pouldreuzic (1573), Langolen (1575), Pleyben, et Tréflénevez (vers 1590).

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Depuis cet article de 1945, aucune étude critique et approfondie de cette trentaine de Crucifixions n'a été conduite, et aucun travail de synthèse sur l'atelier quimpérois  qu'on s'accorde à nommer Le Sodec n'a été publié.

L'ensemble des articles de ce blog souhaite y contribuer, mais chaque découverte d'un site pas encore visité, ou chacune des re-visites d'un site déjà étudié, montre combien il faut approfondir l'examen, et, a contrario, combien il faut se laisser saisir par l'enthousiasme admiratif.

 

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, p. 183.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Chapelles bretonnes Renaissance.
21 septembre 2022 3 21 /09 /septembre /2022 16:48

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Les bannières anciennes (début XXe) de Pouldreuzic.

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Voir :

 

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 LA BANNIÈRE LE MINOR (2017).

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Le bolduc ou certificat d'authenticité cousu au dos de la bannière .

 

"Cette bannière dédiée à la chapelle Notre-Dame de Penhors a été entièrement brodée à la main aux ateliers de (sic) Minor à Pont-L'Abbé par Jean-Michel Pérennec d'après un dessin de Jakez Derouet. Cette bannière a été réalisée à l'initiative du père Désiré Larnicol curé doyen, du père Joseph Poulhazan en charge de l'ensemble paroissial de Haute Bigoudénie et des équipes paroissiales du doyenné : Cap-Sizun-Douarnenez-Haute Bigoudénie.

-Sarl Le Minor : Gildas Le Minor.

-Le brodeur : Jean-Michel Pérennec.

-L'artiste : Jakez Derouet.

Mai 2017 "

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La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

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Les informations complémentaires.

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1. Ouest-France.

"L’idée d’une nouvelle bannière est venue en 2015, lors du pardon qui se déroule chaque année le premier dimanche de septembre. « On a été inspiré par la bannière dédiée à Saint-Trémeur, au Guilvinec, poursuit Joseph Herry. Françoise Puget, de la commission art sacré du diocèse, nous a conseillé de choisir un graphiste plutôt qu’un peintre. D’où le choix de Jakez Derouet, de Plomelin ».Ce dernier s’est attaché à représenter Notre-Dame de Penhors au recto, et cinq chapelles de la Pointe du Raz à Notre-Dame de la Joie au verso, auxquelles s’ajoute la statue de Notre-Dame des Naufragés. « Je dessine d’abord à la main, avant de scanner et de retoucher. Ensuite, j’implante sur le fond », précise Jakez Derouet.

Après agrandissements, les dessins sont reportés sur le tissu par Jean-Michel Pérennec, le brodeur. « La bannière mesure un mètre de large sur 1,52 m de haut. Le support, épais, est composé de viscose à 90 % et de lin. Ainsi, il est protégé des mites », précise Gildas Le Minor, à la tête de l’entreprise.

L’année 2017 s’annonce chargée pour l’entreprise pont-l’abbiste. Plusieurs bannières sont d’ores et déjà en préparation : Plougastel-Daoulas, Saint-Brieuc, Nantes, Pont-Croix… « Ces ouvrages sont des créations à quatre mains, où le brodeur relaie l’artiste, tous les deux étant conscients de la valeur de l’œuvre issue de la complicité de leur travail », insiste Gildas Le Minor.

Des bannières, cette entreprise septuagénaire en a confectionné 45 depuis 1953. « La première, c’était une commande de la paroisse de Locronan, relate Gildas Le Minor. Le dessin avait été conçu par l’artiste Pierre Toulhoat ». De véritables œuvres signées d’illustres artistes tels André Bouler, Jos Le Corre, Jean Renault, Bruno Le Floch notamment. Une bannière coûte entre 7 000 et 8 000 € minimum, mais peut atteindre 15 000 à 20 000 € en fonction des motifs et broderies. Celle de Penhors revient à 16 000 €. " (Ouest-France 23-12-2016).

 

2. Le Télégramme.

"La chapelle de Notre-Dame de Penhors, retenue en tant que pardon du doyenné en 2011, change à ce moment-là d'envergure. Il faut un signe de rassemblement, une expression de la culture du territoire concerné : les ensembles paroissiaux de Haute Bigoudénie, du Cap-Sizun et de Douarnenez. Le « déclic » se fait en septembre 2015, lors de la procession aux bannières des trente paroisses du doyenné. Le brodeur Jean-Michel Pérennec, qui travaille chez Le Minor, défile avec la bannière de la chapelle Saint-Trémeur, située au Guilvinec. Joseph Herry et Pierre Cochou de l'ensemble paroissial du Haut Pays bigouden, conquis, constituent une équipe avec trois autres représentants des ensembles paroissiaux concernés, pour la création d'une nouvelle bannière. « L'ancienne date du début du XXe siècle ». Ils se mettent en contact avec la commission d'arts sacrés du diocèse, à Quimper, et aux termes de plusieurs réunions, leur choix se porte sur un graphiste, Jakez Derouet, qui a déjà réalisé - entre autres -, la bannière de la Madeleine, à Penmarc'h, en 2010 et de Saint-Trémeur, en 2013.

Cinq chapelles représentées

Ce dernier va voir chacune des chapelles sur place, prend des photos, quelques croquis au crayon, puis les « dessine à la maison ». S'ensuivent plusieurs ajustements entre le graphiste et les responsables de la nouvelle bannière de Penhors
, avant d'arriver à un résultat qui satisfait tout le monde. Sur le recto, apparaît une représentation de Notre-Dame de Penhors. Cinq chapelles sont représentées sur le verso, « de la Pointe du Raz à Notre-Dame de la Joie », ainsi que la statue Notre-Dame des Naufragés. « On a souhaité représenter la mer et la terre », explique Joseph Herry. « C'est une zone ventée, il y a des ondulations pour l'effet du vent, enchaîne Jakez Derouet, "Penhors" signifie l'extrémité des roseaux ». Un motif bigouden vient orner le bas de la bannière, recto comme verso. Les dimensions ? « Un mètre de large pour 1,52 m de haut ». Le graphisme de la bannière est terminé en octobre.

Direction les ateliers Le Minor

Le dessin, imprimé sur du papier-calque, échelle grandeur nature, avec toutes les nuances de couleurs, prend alors la direction des ateliers Le Minor, situés à Pont-l'Abbé, pour tomber entre les mains de Jean-Michel Pérennec, son brodeur attitré. Logique : Jakez Derouet a déjà conçu une dizaine de barrières avec la maison. Le brodeur est à l'ouvrage depuis le début du mois, installé près d'une fenêtre, au 1e r étage du magasin
. La bannière est réalisée sur une toile d'ameublement, composée de lin et de viscose, « pour résister aux mites et aux intempéries ». Jean-Michel Pérennec a déjà réalisé des piqûres au poncif sur chaque ligne du dessin par lesquelles passera la poudre de marquage. Après avoir faufilé l'ensemble, il attaque actuellement le travail de broderie, au fil de coton mat et coton perlé.
Le brodeur ne connaît pas encore la date de fin de l'ouvrage. Une chose est sûre : « La bannière sera prête pour le premier de dimanche de septembre, pour le pardon ». « Elle sera bénie à cette occasion », conclut Joseph Herry.

À savoir
Le coût global de la réalisation de la bannière se situe aux alentours de 16.000 €. Ceux qui le souhaitent peuvent faire un don. Paroisse de Plozévet au tél. 02.98.91.38.88. Le Télégramme 23-12-2016.

 

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3. La bannière lors du pardon de 2018 :

https://www.letelegramme.fr/finistere/pouldreuzic/n-d-de-penhors-le-pardon-ce-week-end-29-08-2018-12062964.php

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4. Le pardon.

 

Le Pardon de Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic fait partie des grands pardons du Finistère, et tombe la même date que le pardon du Folgoët. A chaque dimanche son pardon, et qu’après le pardon de Kergoat puis de Sainte Anne-la-Palud, les fidèles enchaîne avec ceux de Penhors ou Le Folgoët.

Per-Jakez Hélias évoque le pèlerinage de Penhors dans Le Cheval d’Orgueil :

« Son pardon fut institué peu après que le pape, en 1482, eut accordé de pleines indulgences pour le grand pardon de Reims. Au 13e siècle, il y avait déjà une chapelle à cet endroit. Elle a été maintes fois remaniée, agrandie, frappée de la foudre, mais la Vierge a tenu bon. En 1970, le toit menaçait ruine. Malgré la dureté des temps, on a trouvé le moyen d’y remédier. Pouvait-on laisser s’écrouler un édifice autour duquel des marées de fidèles, depuis 600 ans, ont changé les louanges de Marie et imploré sa protection !  Des marées de fidèles qui ont déversé assez d’écus pour faire à la Vierge un toit d’or ! »

https://www.argedour.bzh/pouldreuzic-grand-pardon-de-notre-dame-de-penhors-2/

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I. LA BANNIÈRE DE VERSO : NOTRE-DAME DE PENHORS.

 

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Inscription :

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ITRON VARIA PENCH'ORZ. (Notre-Dame — littéralement "Dame Marie"— de Penhors)

PEDIT EVIDOMP. AVE AVE AVE MARIA (Priez pour nous, ave, ave ave Maria)

2017

Le Minor.

 

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La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

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Pendant le pardon où cette bannière est portée en procession, les fidèles chantent le cantique suivant, en breton (anonyme, 1859) :

Fac-similé du texte intégral (29 couplets): https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/4eca210ff12a3b175...

Mari, hor mamm e-harz ar mor

A zo evidomp un teñzor

Burzhudoù a ra bep mare

Amañ evit he bugale

 

Etre Penmarc'h ha Beg ar Raz

'Zo savet e pleg ar Mor bras

Ur chapelig eus ar bravañ

Evidoc'h, Itron Varia.

Mari hor mamm...

 

Chapel Pennc'horz eo he anv.

Amañ gwir sikour ho pezo

evit ho korf hag hoc'h ene

Digant ar Werc'hez, Mamm Doue.

Mari hor mamm...

 

Hon tadoù kozh e pep amzer

A gave amañ o mamm ger;

Ennoc'h, Mari, a holl-viskoazh

O doa lakaet ur fiziañs bras.

Mari hor mamm...

 

 

traduction en français

 

Notre-Dame de Penhors

Marie, notre mère du bord de la mer

est un trésor pour nous.

Elle accomplit sans cesse des miracles

ici, pour ses enfants.

 

Entre Penmarc'h et la Pointe du Raz 

est bâtie, sur une baie de l'Océan,

une petite chapelle des plus jolies

pour vous, Notre Dame.

Marie, notre mère...

 

Elle s'appelle Chapelle de Penhors .

Là, vous trouverez un secours véritable

pour votre corps et votre âme

de la part de la Vierge, Mère de Dieu.

Marie, notre mère...

 

En tous temps nos ancêtres

retrouvaient ici notre chère mère.

En vous, Marie, depuis toujours

ils avaient placé une grande confiance.

Marie, notre mère...

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La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

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Le pardon de Penhors a été peint par Mathurin Méheut en 1948.

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Mathurin Méheut, Le pardon de Penhors, 1948, caséine sur toile, 91 x 152 cm. Exposition Musée de Pont-Aven. Photo lavieb-aile 2022.

 

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Mathurin Méheut, Le pardon de Penhors (détail), 1948, caséine sur toile, 91 x 152 cm. Exposition Musée de Pont-Aven. Photo lavieb-aile 2022.

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Mathurin Méheut, Le pardon de Penhors, 1948, caséine sur toile, 91 x 152 cm. Exposition Musée de Pont-Aven. Photo lavieb-aile 2022.

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La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

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II. LA BANNIÈRE DE RECTO : LES CINQ CHAPELLES.

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Inscriptions :

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AVE MARIA.

ND DES NAUFRAGÉS. (Il s'agit d'une statue de Cyprien Godebski datant de 1904 et située à la Pointe du Raz — Beg ar Raz—) Un pardon y est célébré le dernier dimanche d'août).

 ITRON VARIA BEG AR RAZ (Notre-Dame de la Pointe du Raz)

ITRON VARIA KERINEC (chapelle Notre-Dame de Kerinec à Poullan-sur-Mer)

ITRON VARIA ROSKUDON (église Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix)

ITRON VARIA KONFORZH (église Notre-Dame de Confort à Confort-Meilhars)

ITRON VARIA PENC'HORZ (chapelle Notre-Dame de Penhors à Pouldreuzic)

ITRON VARIA AR JOA (chapelle Notre-Dame de la Joie à Penmarc'h)

PENMARC'H

J. Derouet         JM Pérennec.

2017

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La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

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La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

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La chapelle Notre-Dame de la Joie à Penmarc'h.

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Son pardon a été peint par Mathurin Méheut :

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Mathurin Méheut, Le pardon de Notre-Dame de la Joie, Exposition du Musée de Pont-Aven, photo lavieb-aile 2022

 

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Mathurin Méheut, Le pardon de Notre-Dame de la Joie. Exposition Musée de Pont-Aven. Photo lavieb-aile 2022.

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Mathurin Méheut, Le pardon de Notre-Dame de la Joie, Exposition du Musée de Pont-Aven, photo lavieb-aile 2022

 

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

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La signature du brodeur Jean-Michel Pérennec.

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La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

La bannière Le Minor (mai 2017, carton Jakez Derouet/broderie Jean-Michel Pérennec) de la chapelle Notre-Dame de Penhors en Pouldreuzic. Photo lavieb-aile 2022.

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 LA  BANNIÈRE ANCIENNE DE NOTRE-DAME DE PENHORS.

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Cette bannière  de procession en velours bleu brodé de fils d'or  peut être datée entre 1922 et 1939 grâce à ses armoiries. Elle porte l'inscription ITROUN VARIA PENHORS PEDIT EVIDOMP.

La Vierge à l'Enfant posée sur des nuées est placée au centre d'une niche à colonnes sous le blason de la Bretagne. Le décor associe les emblèmes hiérarchiques (mitre et croix archiépiscopales) et les symboles eucharistiques (épis de blé, pampres de vignes et ostensoir).

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Ses lambrequins sont rectangulaires ornées de fleurs de lys et d'épi de blé sur le monogramme marial. 

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Bannière de procession de Notre-Dame de Penhors, vers 1922-1939. Photographie lavieb-aile 2022.

Bannière de procession de Notre-Dame de Penhors, vers 1922-1939. Photographie lavieb-aile 2022.

Bannière de procession de Notre-Dame de Penhors, vers 1922-1939. Photographie lavieb-aile 2022.

Bannière de procession de Notre-Dame de Penhors, vers 1922-1939. Photographie lavieb-aile 2022.

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Les armoiries pontificales de Pie XI, pape de 1922 à 1939, coupé en 1 d'or à l'aigle de sable et en 2 d'argent à trois tourteaux de gueules.

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Bannière de procession de Notre-Dame de Penhors, vers 1922-1939. Photographie lavieb-aile 2022.

Bannière de procession de Notre-Dame de Penhors, vers 1922-1939. Photographie lavieb-aile 2022.

 

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Les armoiries épiscopales de monseigneur Duparc, évêque de Quimper et Léon de février 1908 à mai 1946.La devise en breton dit : MEULET RA VEZO JEZUZ KRIST.

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Bannière de procession de Notre-Dame de Penhors, vers 1922-1939. Photographie lavieb-aile 2022.

Bannière de procession de Notre-Dame de Penhors, vers 1922-1939. Photographie lavieb-aile 2022.

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Bannière en velours rouge brodé d'or au saint évêque. Saint Faron ??. Vingtième siècle.

 

Bannière de procession, XXe siècle.. Photographie lavieb-aile 2022.

Bannière de procession, XXe siècle.. Photographie lavieb-aile 2022.

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15 septembre 2022 4 15 /09 /septembre /2022 22:03

Yves Picquet expose ses œuvres au Comoedia de Brest en septembre  octobre 2022.

 

Le Comoedia, espace d'art, 35 rue du Château à Brest, ouvert le jeudi, vendredi et samedi de 14h à 18h.

Yves Picquet expose en compagnie de Vincent de Montpezat, sculpteur, Jean-Bernard Susperregui, sculpteur, Matthieu Venot, photographe, et Martine Kerbaol.

Il guidera la visite de ses œuvres le samedi 8 octobre de 11h à 12H (sur inscription).

 

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Note : cet article repose sur les notes prises lors de ma visite et peut comporter de belles erreurs qui n'engagent que moi.

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Yves Picquet. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

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LES SÉRIES "AR BILI" (2003-2011).

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Yves Picquet explique que cette série a débuté à partir d'une photographie des rochers de Brignogan, station littorale du Finistère nord dont est originaire son épouse. Il a traité cette photographie avec un logiciel de dessin vectoriel et a obtenu des ensembles de lignes (contours des "blocs" et failles composant le massif de roche). En isolant ces lignes brisées et en les réduisant à leur essence, telles des signes calligraphiques,  et en les recomposant, plusieurs fois répétées, il a créé des structures spatiales. 

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Copie d'ouvrage.

 

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Exposition musée Musée Richard Anacréon, Granville, 2008

 

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Les lignes ont été découpées dans du contreplaqué, lequel fut marouflé de toiles soigneusement assemblées puis peintes au brou de noix, passé à la toile émeri et peint de plusieurs couches de peintures, noires notamment. Ainsi, par ce travail, aucun montant n'est strictement "noir", car les sous-couches travaillent la dernière couche : il s'agit d'un authentique travail de peintre.

Ces œuvres ne sont pas destinées à être placées en avant du mur et à susciter un jeu avec leurs ombres, mais tout en étant plaquées sur le support, elles bénéficient d'un effet de relief par la superposition des plans colorées, ou par l' entrecroisement des lignes.

 

La série fut nommée en breton "ar bili", ce qui signifie "roche" ou "galet" : ce terme est fréquemment utilisé en toponymie nautique pour désigner les roches remarquables du littoral (par exemple Karreg ar bili, le rocher aux galets).

Dans la série Ar bili n°60 (2010), des toiles sont tendues sur les montants et peintes, en jaune, bleu ou rouge mais avec une prédominance de teintes sombres, presque noires . Il existe des petits formats, comme celui-ci :

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Yves Picquet, Sans titre, Bleu, 2010. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Sans titre, Bleu, 2010. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Sans titre, Bleu, 2010 (détail). Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Sans titre, Bleu, 2010 (détail). Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

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Et des grands formats, comme celui-là :

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Yves Picquet, grand format, Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, grand format, Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

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Dans la série Ar bili n°58 de 2007-2008, les lignes de bois marouflées ne sont presque plus réunies par de la toile, et délimitent, par le volume qu'elles découpent sur le mur blanc, des formes complémentaires.

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Yves Picquet, Ar bili n°58-17, 2007. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-17, 2007. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-17, 2007. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-17, 2007. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Détail, Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Détail, Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-6, 2007. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-6, 2007. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58 7 et 8, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58 7 et 8, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-8, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-8, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-8, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-8, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-7, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-7, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-7, 2008.  Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, Ar bili n°58-7, 2008. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

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Ces œuvres ont été exposées aux Ursulines de Quimperlé en 2011 dans l'exposition "Ce qu'il reste d'un tas de pierres".

https://yvespicquet.wordpress.com/chapelle-des-ursulines-quimperle-2011/

Le peintre avait réalisé un premier montage, mais lorsqu'il le mit en place sur les murs de la chapelle, il constata que cela ne fonctionnait pas : il réalisa un deuxième ensemble, mais plaça au centre de la pièce toutes les montants démontés.

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D'autres séries ont été présentées, plus anciennes ("Le chant du signe, 1999) ou plus récentes comme "Mémoire enfouie" (2013), "Plis-relis" (2018), "Fouillage" (2019), "Effacement" (peinture sur tissu, 2021) et "Soustractions", (2021).

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Yves Picquet, "Le chant du signe, 1999. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, "Le chant du signe, 1999. Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, "Le chant du signe, 1999 Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, "Le chant du signe, 1999 Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

 Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

(détail). Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

(détail). Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Fouillage vert, 2019. (détail). Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Fouillage vert, 2019. (détail). Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Fouillage, 2019. (détail). Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Fouillage, 2019. (détail). Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, "Soustractions". Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, "Soustractions". Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, "Soustractions". Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Yves Picquet, "Soustractions". Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

Photographie lavieb-aile 14 septembre 2022.

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SOURCES ET LIENS.

https://www.artcomoedia.fr/artiste/yves-picquet/

https://yvespicquet.wordpress.com/

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Published by jean-yves cordier - dans Brest
13 septembre 2022 2 13 /09 /septembre /2022 15:39

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails.

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Voir :

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PRÉSENTATION.

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Malgré mes efforts conséquents pour faire partager mon admiration pour l'atelier de broderie de la Maison Le Minor de Pont-l'Abbé, et pour réunir afin de les proposer aux amateurs les photos et explications sur les 45 bannières de procession, c'est parfaitement par hasard, sans y être convié, que je découvris l'existence d'une exposition "Le Minor et ses artistes, entre tradition et création" au Fort de Sainte-Marine en cet été 2022. 

 

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Cela ne m'empêchera pas de renvoyer l'ascenseur que je n'ai pas reçu et de continuer à faire la promotion de ces belles œuvres d'art brodées.

http://www.amis-musee-faience-quimper.fr/index.php/2022/07/02/le-minor-et-ses-artistes-entre-tradition-et-creation-au-fort-cet-ete-ouest-france/

https://www.leminor.com/fr/content/10-l-artisanat-d-art

Je renvoie, pour l'historique et l'analyse de ces créations et de cet atelier, à ma synthèse récapitulative :

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Mon plaisir est de donner à voir les détails des poissons, des oiseaux, des papillons, des fleurs et autres éléments naturels stylisés dans la grande tradition de la broderie bigoudène.

On pourra  comparer ces photos à celles de la tapisserie de Mathurin Méheut, récemment publiées.


 


 

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I. Jean COROLLER, La Grande Volière, vers 1950.

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Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

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II. Jean Picart Le Doux (1902-1982), Les Mouettes vers 1930?

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Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

 

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II. Jean Picart Le Doux (1902-1982), L'Aquarium.

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Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

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III. Pierre Toulhoat, Combat de coqs. Tissu brodé, 1954-1955.

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https://www.leminor.com/fr/content/25-pierre-toulhoat

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Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

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IV. Pierre Toulhoat, La Sirène, Tissu brodé, vers 1950.

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https://www.leminor.com/fr/content/25-pierre-toulhoat

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Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

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V. Patrice Cudennec, Les Marins.

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Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

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VI. Dom Robert. La Chasse aux papillons.

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Déjà présenté sur ce blog :

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Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

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VII. Dom Robert. Le Jardin aux Sirènes, tissu brodé, 1975.

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Déjà présenté sur ce blog :

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Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries brodées par l'atelier Le Minor : détails. Photo lavieb-aile 2022.

Quelques tapisseries de l'atelier Le Minor.
Quelques tapisseries de l'atelier Le Minor.
Quelques tapisseries de l'atelier Le Minor.

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VII. Simon Chaye, Au fil du temps, tissu brodé, vers 1970.

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Quelques tapisseries de l'atelier Le Minor.

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VIII. A attribuer. Les Poissons.

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Quelques tapisseries de l'atelier Le Minor.
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Published by jean-yves cordier - dans Le Minor Tentures
12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 13:42

Un lion portant un masque FFP contre la Covid :  les étonnantes crossettes de la façade nord de l'église de Plougonven restaurées par le groupe ART-Villemain de Plélo en 2020 .

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Tous mes remerciement à madame Sophie Hérault pour ses informations.

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— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère (ou de Bretagne) destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

 

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PRÉSENTATION.

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En 2019, la restauration de l'église Saint-Yves de Plougonven, classée Mh le 7 mars 1916, a débuté sous la maîtrise d'ouvrage de madame Marie-Suzanne de Ponthaud, ACMH, suite à son diagnostic de 2016. Elle se poursuivra pour 48 mois jusqu'en 2025.

Selon la Fondation du Patrimoine, "Le projet de restauration a pour ambition de restituer l’esthétique de l’église Saint-Yves en rétablissant les éléments de sculpture manquants et en intégrant des éléments contemporains afin d’améliorer la présentation, la lisibilité du monument ainsi que son usage. "

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Après un démarrage en 1481, l'édifice a été construit entre 1511 et 1523 par Philippe Beaumanoir sur le modèle de l'église de Ploumiliau (22). Au XVIIe siècle, une sacristie fut placée contre le porche. Pour agrandir le chœur, son chevet initialement plat a été  déplacé vers l'Est et modifié en1702. Au XIXe siècle, l'ancienne sacristie a été détruite et remplacée par une nouvelle sacristie polygonale contre le transept nord. L'édifice a  presque entièrement brûlé dans un incendie du 1er mars 1930 (voir les impressionnantes photos des ruines ici) puis presque exactement rétabli dans son état ancien jusqu'en 1933. La sacristie a été détruite et réaménagée dans une chapelle.

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Chacun des rampants  des lucarnes ou pignons de ses sept chapelles, et des autres baies (sacristie, chevet), chacun de ses angles, et chaque contrefort du porche sont décorés de crossettes, ou, du côté est, de gargouilles. Le nombre de ces éléments sculptés, auquel s'ajoute celui des gargouilles de la tour clocher, est donc considérable, mais ce sont les lions et les chiens qui y sont très largement représentés : l'absence de dragons est notable. Les seules façades nord et sud en comptent une vingtaine.

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Le lot n°1, Maçonnerie et taille de pierre, a été attribué à l'entreprise ART, GROUPE VILLEMAIN de Plélo (35).

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J'ai fait un premier inventaire photographique des crossettes en 2016 et en 2017 avant restauration, et j'ai ré actualisé mes clichés en juin 2022 après restauration des 41 crossettes et gargouilles.  Une comparaison est donc possible, et instructive.

La façade nord voit se succéder, comme le montre le plan, les deux lucarnes des  baies 19 et 21, puis, la nef s'élargissant,  les trois pignons des chapelles N1, N2 et N3,  puis, après un nouvel élargissement, la baie 11 de la sacristie.

Les crossettes sont les suivantes, en partant de l'ouest :

  • Cn1 (Crossette nord 1), Rampant de l'angle nord-ouest : un lion masqué.
  • Cn2 : rampant droit de la baie 21 : un porc.
  • Cn3 : rampant gauche de la baie 21 : un chien.
  • Cn4 : rampant droit de la baie 19 : un chien.
  • Cn5 : rampant gauche de la baie 19 : un chien.
  • Cn6 : rampant droit du pignon de la baie 17, chapelle N1 : un lion.
  • Cn7 : rampant gauche du pignon de la baie 17, chapelle N1 : un lion.
  • Cn8 : rampant droit du pignon de la baie 15, chapelle N2 : un lion.
  • Cn9 : rampant gauche du pignon de la baie 15, chapelle N2 : un chien.
  • Cn10 : rampant gauche du pignon de la baie 11, chapelle N3 : un chien.
  • Cn11 : rampant gauche du pignon de la baie 11, chapelle N3 : une femme nue (brisée).

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Je ne présenterai dans cet article que les deux crossettes Cn1 et Cn2 qui accueillent le visiteur qui, étant passé devant l'ossuaire et le porche ouest, parvient à l'angle nord-ouest de l'église, car ces deux pierres d'amortissements sont modernes.

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La restauration de l'église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

La restauration de l'église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

Plan de l'église de Plougonven sur le cartel. Photo lavieb-aile 2022.

Plan de l'église de Plougonven sur le cartel. Photo lavieb-aile 2022.

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La crossette Cn1 du rampant du pignon, angle nord-ouest. Granite, entreprise ART 2020.

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En 2016, seul l'arrière-train d'un animal et  sa queue sinueuse étaient visibles, toute la partie saillante de la pierre d'amortissement étant brisée et perdue.

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Par assimilation avec la crossette intacte Cn6, il était possible d'attribuer cette queue à un lion.

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Crossette Cn6, cliché 2017 lavieb-aile.

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Crossette Cn1 avant restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2017.

Crossette Cn1 avant restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2017.

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Ce bloc a été conservé après sa dépose en 2020 : on la voit posée sur le terre-plein précédant l'ossuaire.

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Un lion portant un masque FFP contre la Covid :  les étonnantes crossettes restaurées de l'église de Plougonven.

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Le sculpteur de l'entreprise ART-Groupe VILLEMAIN a créé une nouvelle crossette figurant un lion, globalement semblable aux autres lions assis de l'édifice, mais sans souci de copie d'ancien, ce qui est parfaitement conforme aux principes de restauration modernes.

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La crossette Cn1 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

La crossette Cn1 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

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Le fouet de la queue est bien représenté, ainsi que la fourrure bouclée des pattes. La crinière est plissée en deux (et même trois) étages. La gueule  ouverte laisse pendre une longue langue. La toison bouclée du front est présente.

Il y fait référence aux deux lions les plus spectaculaires, celui de l'angle sud-ouest de l'église (qui sert d'emblème à l'Association de restauration), et celui de l'ossuaire.

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Crossette de l'ossuaire de Plougonven. Cliché lavieb-aile 2022.

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La crossette Cn1 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

La crossette Cn1 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

La crossette Cn1 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

La crossette Cn1 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

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Néanmoins, malgré ces références à l'existant, le sculpteur a accentué la profondeur des yeux, et, surtout, il a placé un masque  sur la gueule de son lion, avec ses élastiques entourant ses oreilles. Il fait ainsi allusion au contexte sanitaire de pandémie par le coronavirus 2019 [Covid-19] qui a concerné notre pays depuis janvier 2020, a imposé un confinement strict du 17 mars au 11 mai 2020, puis en octobre-novembre 2020. Le port d'un masque" chirurgical" a été recommandé aux français mais ce conseil s'est initialement heurté à la situation de pénurie nationale.

En août 2020, le port du masque a été obligatoire dans les lieux publics, et le 1er septembre à l'école aux enfants de plus de 10 ans, puis hors domicile et dans les milieux clos.

Nous pouvons donc dater cette crossette de 2020 ou 2021 (ou jusqu'en 2022?). J'ai demandé par mail des informations complémentaires à l'Association pour la restauration de l'église.

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La crossette Cn1 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

La crossette Cn1 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

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La crossette Cn2 du rampant du gable de la première lucarne baie 21 : un porc. Granite, entreprise ART-VILLEMAIN 2020.

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1°) Avant restauration. Cliché de 2017.

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La baie 21 avant restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2017.

La baie 21 avant restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2017.

Crossette Cn2 avant restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2017.

Crossette Cn2 avant restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2017.

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1°) Après restauration.

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La même "main" de sculpture, reconnaissable à ses yeux en lunettes, a créé ce cochon grimaçant. Il a pu s'inspirer de la crossette qui, en façade orientale, vient juste après la sacristie. Pourtant, l'agrandissement de mon cliché de la lucarne (je n'avais pas pris ce qui restait de la crossette en gros-plan) montre que la queue de l'animal n'était pas en tire-bouchon, mais ressemblait à celle d'un chien ou d'un renard.

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Crossette de la façade est, en 2017. Photo lavieb-aile.

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Crossette Cn2 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

Crossette Cn2 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

Crossette Cn2 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

Crossette Cn2 après restauration. Église de Plougonven. Photo lavieb-aile 2022.

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PROLOGUE.

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Je reçois de madame Sophie HERAULT, adjointe municipale à la culture et présidente de l'Association pour la restauration de l'église, toutes les précisions souhaitées sur notre Cn1. 

L'Association a fait appel, pour le projet de restauration de cette crossette — désignée comme "chimère"— aux artistes de la commune. Elle a reçu trois propositions, qui ont été soumises aux autorités de tutelle, madame Marie-Suzanne de PONTHAUD, madame Maryline QUÉRO de la Drac de Rennes, et monsieur Olivier THOMAS, architecte en chef des bâtiments de France pour l'antenne Nord-Finistère à Brest. Le dessin qui a été retenu fut celui de monsieur Charlick d'AVIAU de THERNAY, sculpteur, et vice-président de l'Association.

Ce dessin daterait de septembre 2020, ce qui est parfaitement cohérent avec l'actualité de la fin d'été 2020 concernant les obligations et contraintes du port du masque et la progression de la pandémie dans notre pays, connue sous le nom de "deuxième vague" (nouvelle hausse de cas de septembre à novembre 2020 entrainant le deuxième confinement).

La décision prise, la réalisation du  dessin fut confié aux sculpteurs du groupe Villemain et réalisé en leurs ateliers de Plélo. Mais le sculpteur, mal informé de la disposition des lieux, a créé un lion dont la tête était tournée vers l'est : cet essai fut écarté (il est encore conservé et exposé dans les locaux du Point Information).

Le deuxième essai fut accepté, et mis en place en mai 2022. Comme je l'avais présumé, il suscita les réactions, jamais négatives, des visiteurs et les demandes d'informations concernant le lion masqué arrivent presque  en tête, juste après les questions concernant le calvaire.

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Madame HÉRAULT a rédigé, pour le dernier bulletin municipal, une page dans lequel elle publie cinq photographies de la réalisation de la sculpture.

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Bulletin municipal été 2022, page 7.

 

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N.b. On pourra se demander de quel accessoire prophylactique le lion aurait hérité si  sa restauration aurait été entreprise dans les années 1983-1995.

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SOURCES ET LIENS.

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— ASSOCIATION POUR LA RESTAURATION DE L'EGLISE SAINT-YVES DE PLOUGONVEN.

http://www.plougonven.com/1/association_pour_la_restauration_de_l_eglise_saint_yves_de_plougonven_3109645.html

 

—BLANCHARD (Romain), 2015, Dossier IA29131782 réalisé en 2015 , Inventaire du patrimoine

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/enclos-paroissial-eglise-paroissiale-calvaire-et-chapelle-funeraire-plougonven/78a19ab6-6fb5-4f5a-ae48-54be97237057

 

—CASTEL (Yves-Pascal), 2002 "Le calvaire de Plougonven", Actes du Congrès de Morlaix, Mémoires de la société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, Tome LXXX, 2002, p.755-760.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/plougonven.pdf

—COUFFON, René. "Un atelier architectural novateur à Morlaix à la fin du 15e siècle", Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, t. XIX, 1938, p. 65-89.

 

COUFFON, René, LE BARS, Alfred. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

BARBIER, Pierre. Le Trégor historique et monumental : étude historique et archéologique sur l´ancien évêché de Tréguier. Bouhet, la Découvrance, L´amateur averti, 2005, 468 p. Non consulté

 

— LE GUENNEC (Louis) L'église de Plougonven  (Plougonven, étude archéologique, historique et ethnographique, p.133-136,1922).

 

"La chapelle funéraire  offre une ordonnance assez fréquente de petites baies ouvertes dans le mur, au-dessus d'un soubassement. L'édicule se termine par deux pignons dont les gâbles sont ornés de crochets et s'amortissent sur des animaux.

L'église est un édifice de la fin du 15e et du début du 16e siècle. Le clocher et le portail latéral sont les parties les plus intéressantes.

 

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    "L'église de Plougonven, achevée en 1523, est une construction en bel appareil de granit. Son plan dessine une croix latine, avec nef et bas-côtés flanqués de huit chapelles, où les seigneurs de la paroisse avaient leurs bancs et leurs sépultures. Ces chapelles découpent au dehors une double série de pignons garnis de fleurons et de crochets, et ajourés de fenêtres à soufflets flamboyants. Aux angles des rampants sont des lions ou des dragons artistement galbés.

  • "Sur la façade Sud fait saillie un porche carré percé d'une large arcade, à moulures prismatiques et archivolte décorée de crossettes végétales. Plus haut s'ouvre la fenêtre d'une chambre d'archives, et les angles sont garnis de deux figures grotesques.

    Le chevet, remanié en 1702, a conservé sa grande vitre magistrale, au tympan découpé en lobes nombreux affectant la forme de coeurs, de flammes ou de larmes ; mais la régularité de l'abside est altérée, à droite par une chapelle latérale à trois pans surmontés de gâbles aigus, et à gauche par une laide sacristie moderne, qui dépare cet élégant, ensemble. Le porche du bas, voûté en croisée d'ogive et daté de 1841, est surmonté d'un joli clocher accosté d'une tourelle ronde. De la plate-forme, bordée d'une balustrade flamboyante, se dégage un léger beffroi que termine une flèche pyramidale aux arêtes hérissées de crochets, et appuyée par des arcs-boutants sur les pinacles de la galerie.

    En pénétrant dans l'église par le porche de la tour, on remarque à la clef de celui-ci un écusson écartelé aux 1 et 4 d'une aigle éployée, qui est Kerloaguen ; aux 2 et 3 d'un lion accompagné de 7 billettes, qui est Garspern ou Gaspern. Courcy l'attribue à Guillaume de Kerloaguen, sieur de Rosampoul, lieutenant du capitaine de Morlaix en 1481, et à Aliette, dame du Garspern, sa compagne (Voy. Bretagne Contemporaine - Le Finistère, p. 61). Mais le savant héraldiste tombe ici dans l'une de ses erreurs coutumière, car Guillaume de Kerloaguen avait pour femme Alix de Kermellec (Voy. Archives de la Loire-Inférieure, B. 1702), et non cette Aliette de Garspern qui semble imaginaire. Les nervures de la voûte s'amortissent sur quatre statuettes d'anges tenant des cartouches où on lit en caractères gothiques : Xps (Christus) vincit.Xps regnat - Xps imperat - Xps nos benedicat.

    Au fond du porche, au-dessus de la porte, un autre angelot supporte un écusson chargé des armoiries de Garspern. Au portail latéral, la clef de voûte est timbrée du blason de Pierre de Garspern, sieur du Cosquer, panetier de la reine Claude de France en 1518, qu'entoure la devise gothique de cette famille : En bon espoir. Au-dessus de l'élégante porte géminée du fond, datée de 1518, est une Pitié ancienne et dans le pavé, il y a une dalle tumulaire assez fruste qui semble avoir porté, soit les trois pommes de pin des Keraudren, soit les trois trèfles des Le Lagadec de Mezédern.

    La nef, à voûte de bois apparente et poutres terminées en têtes de dragons, est partagée en six travées par deux rangées de piliers octogonaux sans socles ni chapiteaux, soutenant des arcades en tiers-point, d'un tracé très pur, à moulures prismatiques pénètrant dans le corps des colonnes. Au maître-autel, Vierge-Mère XVIIème siècle, noblement drapée et d'un beau visage, supportant sur son genou droit l'Enfant-Jésus, avec, à ses pieds, deux gracieux angelots. La verrière de M. Ely, figurant plusieurs scènes de la vie de Saint-Yves, qui a une vieille statue assise au premier pilier à gauche du sanctuaire, laisse déplorer, malgré son brillant coloris, la destruction des anciens vitraux peints du XVIème siècle, dont presque toutes les fenêtres étaient garnies autrefois, et qu'on a fait disparaître peu à peu, sous prétexte de réparations, de 1804 à 1859.

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    "En 1679, on voyait en supériorité dans la maîtresse-vitre l'écusson des Kerloaguen, qui se trouvait mi-parti avec diverses alliances : Kersauson, Loz, Kerguiziau, Goudelin, dans seize autres blasons. Le reste du tympan était occupé par treize écussons aux armes pleines et mi-parti des Le Lagadec de Mezédern.

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    "La première chapelle à gauche du choeur, que distingue en dehors son triple chevet, était en 1679 dédiée à Notre Dame et à Saint Joseph, et dépendait du manoir de Kerloaguen. Plusieurs seigneurs et dames du lieu y reçurent la sépulture, mais leurs tombes n'existent plus, et l'on n'y remarque que des frises sculptées, analogues à celles qui règnent sur toutes les sablières des bas-côtés. Elles portent des têtes grotesques, des mascarons, des enroulements de feuillage, et sont coupées aux angles de corbels figurant des anges, des vieillards, des personnages en costume du XVIème siècle tenant des banderoles ou des écussons. Ces sujets sont d'ailleurs grossièrement traités et un vilain badigeon brunâtre en a éteint les vieilles couleurs.

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    "Dans la seconde chapelle, dédiée en 1679 à Sainte Marguerite et Saint Gildas, est l'autel de Saint Vincent de Paul, en marbre et kersanton, oeuvre du sculpteur Yan Larhantec, enfant de Plougonven, qui, de 1855 à 1874, exécuta plusieurs retables de pierre pour l'église. A l'époque, on admira beaucoup ces autels, et une notice anonyme insérée en 1864 dans le journal l'Echo de Morlaix [Note : Je la crois de Pol de Courcy, en raison de la prédilection et aussi de la science avec lesquelles il relève et blasonne tous les écussons existant alors dans l'église ; la plupart ont depuis disparu] salue en eux « de véritables bijoux de la sculpture chrétienne à la fin du XVème et au commencement du XVIème siècle. Leurs arcatures, leurs frises, tout cet ensemble de clochetons, d'accolades, de guirlandes, de crochets, de panaches est traité avec un vif sentiment de l'art gothique et une hardiesse de véritable tailleur d'ymaiges des temps passés ». Aujourd'hui que l'engouement pour le néo-gothique a beaucoup diminué, on ne peut s'empêcher, tout en rendant justice au mérite réel des oeuvres de Larhantec, de les trouver un peu froides et austères, et de regretter les bons vieux retables du XVIIème siècle si gaiement peints et dorés, avec leurs colonnes torses enlacées de pampres, leurs niches à coquille, leurs anges joufflus, leurs festons, leurs pots à feu, leurs corbeilles de fruits, qui ont dû céder la place à ces nouveaux venus pour devenir la proie de brocanteurs ou être transformés en bois de chauffage.

    A la clef de voûte de l'arcade de la nef correspondant à cette chapelle, est un écusson aux armes des Goudelin, seigneurs de Kerloaguen au XVIème siècle (une épée en pal). A droite de l'autel, un autre écusson de pierre est écartelé de Kerloaguen et de Goudelin.

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    "La troisième chapelle était jadis celle de Saint-Yves, patron de la paroisse ; son vocable actuel est le Sacré-Cœur, dont la statue repose sur un coffre décoré de sculptures Renaissance assez fines ; au bas, un cartouche porte la date 1673. A la clef de voûte de l'arcade, on distingue le blason des Salaün de Lesven, une hure de sanglier couronnée.

    "La quatrième et dernière chapelle de l'aile gauche était en 1679 dédiée à Notre-Dame de Pitié ; elle abrite aujourd'hui un affreux petit autel de N.-D. de Lourdes. L'arcade située en face est armoriée des trois trèfles des Le Lagadec, mais la chapelle avait été fondée par les seigneurs de la Tour, et, les seigneurs de Kerloaguen y revendiquaient aussi des prééminences. Elle est éclairée d'une large verrière à quatre panneaux qui pourrait être, en admettant une modification du devis de 1511, l'ancienne maîtresse-vitre d'une église antérieure. Plus bas, on voit l'enfeu du manoir de Corvez, possédé jadis par les seigneurs de Coatelant-Plourin.

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    "Dans le bas-côté droit, la première chapelle, aujourd'hui mutilée par l'adjonction de la sacristie, contenait en 1679 les autels de Saint Roch, de Saint Laurent et de Saint David, et l'enfeu des seigneurs de la Tour. De cet enfeu, où repose depuis 1590 l'évêque de Cornouaille, puis de Tréguier, François de la Tour, il ne subsiste qu'un pilastre et un fragment de l'arcade feuillagée. Les armes de Keraudren, trois pommes de pin, se distinguent toujours à la clef de l'arcade voisine.

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    "La seconde chapelle a conservé son vocable du Rosaire, mais l'autel de cette confrérie, établie en 1650 et dotée de 90 livres de rente par la libéralité de François du Parc, seigneur de Rosampoul, conseiller au Parlement de Bretagne, n'existe plus. Le retable actuel est dû au ciseau de Yan Larhantec. En face, au-dessus d'un pilier, une console offre un écusson blasonné de l'aigle éplorée des Kerloaguen de Rosampoul, anciens prééminenciers de la chapelle.

    Un autre écusson aux mêmes armes orne la clef de voûte ; et au-dessus de l'arcade, du côté de la nef, sont les armoiries des Carné : d'or à deux fasces de gueules. Consacrée en 1679 à Saint-Jean-Baptiste, la troisième chapelle l'est aujourd'hui à Sainte-Anne. L'aigle héraldique des Kerloaguen chargeait l'écusson incliné à l'antique et timbré d'un heaume, qui surmonte l'enfeu situé sous le vitrail. Un bas-relief en marbre blanc de Saint Joachim, Sainte Anne et la Sainte Vierge décore l'autel, oeuvre, comme tous les autres, de Yan Larhantec. On voit à la clef de l'arcade, l'écusson des Goudelin, mi-parti d'un chevronné.

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    "En descendant vers le porche, on trouve la chapelle de Saint-Isidore, autrefois de Sainte-Anne, fondée en 1511 par Jean du Méné, sieur de Goasvalé. Ses armoiries, une fasce surmontée d'un lambel, s'y remarquent toujours sur le bénitier et à gauche de l'autel, tout entier de kersanton. A côté est une jolie crédence gothique, et dans la frise, un ange soutient un écusson aux armes des du Méné. Près du porche, un bénitier octogonal, en granit, avec une tête humaine en saillie sur chaque face, doit être l'ancienne cuve baptismale.

    Outre le Saint Yves assis mentionné plus haut, quelques vieilles statues se voient adossées aux piliers de la nef. A gauche, il y a une Vierge-Mère gothique en granit, et, un beau grand Christ de bois entre la Sainte-Vierge et Saint Jean, groupe qui doit provenir de l'ancien jubé ou chancel fermant autrefois le choeur. A droite, Sainte Barbe portant sa tour sur sa main et, placée sur une console qui offrait, avant un récent grattage, l'écusson burelé d'argent et de gueules des Penfeunteniou du Cosquer. — Saint-Joseph, tenant un lys et un livre, statue en granit du XVIème siècle, provenant de la chapelle du manoir de Kerloaguen et sans doute la plus ancienne image qui existe dans le diocèse du saint Patriarche, — saint moine cordelier à genoux.

    Le trésor de l'église ne conserve rien d'antérieur à la Révolution. Il subsiste encore une vieille bannière de procession, montrant sur un fond brodé de rameaux fleuris et feuillus, l'image d'une Vierge-Mère tenant à la main un sceptre terminé par une fleur de lys, et se détachant au milieu d'un cadre ovale de nuages parsemés de têtes ailées de séraphins. Cette bannière, de l'époque de Louis XIV, a été parfaitement restaurée.

    Naguère existait à la sacristie un magnifique ornement de drap d'or, portant l'aigle de Napoléon III avec la couronne impériale ; il avait, été offert par l'impératrice Eugénie à l'église de Plougonven, sans doute à la recommandation de l'abbé de Lezéleuc, ancien recteur de la paroisse, mort évêque d'Autun. Cet ornement, qui aurait dû être gardé en témoignage d'une illustre munificence, a été cédé en 1919 à l'Oeuvre des Tabernacles en échange d'ornements neufs."

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

 

—MILLET, Christian. "Regards renouvelés sur l'atelier Beaumanoir". Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, tome CXXVII, 1998.

TOSCER, G. Le Finistère pittoresque. Brest : A. Kaigre, 1916-1910.

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Gargouilles et crossettes

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