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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 21:40

Les sablières (1663), l'entrait (1667)  et les statues de la chapelle de Lanjulitte exposées dans l'église Saint-Magloire  à Telgruc.

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Sur Telgruc, voir :

 

Sur les sablières, voir :

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PRÉLUDE.

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On connaît le mythe de Pygmalion ("poing" — grec qui a donné aussi Pygmée—), sculpteur qui tombe amoureux de la statue qu'il a créé ; il l'étreint et l'embrasse, et aussitôt  Aphrodite  lui confère la vie sous le nom de Galathée ("blanche comme lait"). Il l'épouse, et cette alliance de la force du poignet et de la grâce de la beauté devient féconde.

Je pourrais en proposer la version suivante :  une poignée d'amateurs, séduits par la beauté des trésors d'une chapelle, les ressuscitent et leur passion anime désormais ces sculptures de la vie propre aux belles choses. Ils se nomment, entre autre, Auguste Dizerbo, Dominique de Lafforest, Marie Bideau, Maurice Keravel, Louis Dagorn, Breiz Santel, EOST,  Eric Blanc, ou Christian Moureaux :  le récit de leur amour opiniâtre (sous la plume de Didier Cadiou) est magnifique. Le rôle d'Aphrodite serait tenu par la restauratrice d'art Hélène Champagnac .

Mais il faudrait disposer d'un autre mythe où le simple touriste tombe amoureux d'une statue et la voit  venir l'embrasser de ses lèvres mignardes.  C'est mon histoire, et mes yeux sont encore brûlants de l'azur du regard de la belle Julitte. Ses deux yeux bleus, deux flambeaux de ma vie,  dessus les miens foudroyant leur clarté, ont esclavé ma vieille liberté. Elle m'a rendu la vie et mort d'amour je suis. Transformé en un âne brayant.

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PRÉSENTATION.

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"Chapelle de la fin du 15e siècle construite sur les terres des Rosmadec. Deux socles de statue du transept sud portent des blasons : l'un d'un ecclésiastique ; l'autre, aujourd'hui muet, était peut-être peint aux armes des Rosmadec. La mise en oeuvre en petits moellons réguliers du transept sud ainsi que ses baies (avec remplage gothique) et celles du choeur témoignent de l'ancienneté de l'édifice. En 1677, la chapelle est partiellement reconstruite, notamment le pignon ouest et la charpente, à l'initiative du recteur François de Kerscao, du curé Horellou et du fabricien Jacques Le Monze dont le nom figure sur une pierre remployée à la croisée du transept et sur le pignon ouest, avec la date. C'est sans doute à cette époque que la baie du transept sud est partiellement bouchée pour mettre en place un retable. La fenêtre percée dans le mur sud du choeur est transformée en porte pour accéder à une sacristie construite après 1831, autrefois couverte en appentis. Les ruines de la chapelle ont été consolidées en 2000.

Chapelle construite en moellon de grès et de schiste avec encadrements de baies en granite. Plan en croix latine asymétrique avec aile sud profonde et petite aile au nord. Nef courte sans bas-côtés et chevet plat. Tour carrée avec chambre des cloches ajourée. Au sud, petite pièce accolée au choeur à usage probable de sacristie.

Seule chapelle de la commune conservée après la Révolution sur les quatre existantes, Sainte-Julitte possédait un riche décor de poutres sculptées et de statues en bois polychrome dont un groupe sculpté de sainte Julitte et saint Cyr, classé M.H. en 1994. Après la dernière messe célébrée en 1955, elle est laissée à l'abandon. Les ruines de la chapelle ont été restaurées par l'association Eost de Telgruc grâce à des subventions obtenues par la municipalité en 2000." (Judith Tanguy-Schröer)

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La chapelle a été restaurée au XVIIe siècle sur un édifice précédent du XIVe ou XVe siècle. Son historique a été remarquablement décrit par Didier Cadiou (Avel Gornog 2018) avec une précision de détective, et un dossier iconographique et bibliographique complet.

Les éléments de datation sont :

-1595 : une ancienne maison de prêtre est signalée au Lez voisin de Lanjulitte, avec sur le linteau de la porte nord une inscription, un calice (signalant la demeure d'un prêtre) et cette date.

-Une date de 1618 se trouve sur une pierre posée à l'envers (c'est donc un réemploi) à la base et au revers du clocheton avec la mention "G : HOREL/LOV : 1618."

-l'inscription lapidaire du linteau de la maison voisine portant le nom de "M.G. CADIOV" avec la date de 1646. Il s'agit vraisemblablement de maître Guillaume Cadiou, mentionné dans un acte de 1682 comme redevable d'une chefrente (rente perpétuelle payable en argent ou en nature au seigneur suzerain par le détenteur d'un héritage noble) à Eustache Joseph Marie du Han. 

-l'inscription des sablières avec IACQUES  FABRI et la date de 1663.

-D. Cadiou signale la date de 1663 sur une pierre de taille du chevet avec l'inscription GVIL. BOVSS/ART FAB 1663 soit "Guillaume Boussart fabricien en 1663". [un Guillaume Le Boussart (1652-1721) est mentionné par les généalogistes comme laboureur à Porslous, à moins de 1 km  au sud-ouest de Lanjullite. Il avait épousé Jeanne Le Monze. Il peut s'agir du fils du fabricien]. 

-Une  inscription lapidaire est brisée, le chronogramme est absent,  on ne  lit plus que IACQVESL / FABRI : L, comme sur la sablière de 1663.

-l'inscription lapidaire de la porte d'entrée, dont le plein cintre associe la date de 1677 sur la clef de voûte et les inscriptions gravées I LE MONZE  sur le claveau de gauche et FA --- sur le claveau de droite.

-l'inscription de l'entrait associant le nom du recteur François de Kerscao . Il n'était plus recteur de Telgruc en 1679.

-l'inscription d'un autre entrait, signalé par Dizerbo et photographié, portait l'inscription F: PAR . MOY : IACQVES : LE : MONZE : F : 1677 (Fait par moi Jacques Le Monze fabricien l'an 1677.)

-le pennon généalogique provenant de la chapelle, avec les armes de René de la Porte et Anne-Marie du Han, dont le mariage date de 1656.

-le nom du recteur Monfort sur la cloche : Maurice Monfort (1816-1890) fut recteur de Telgruc de 1865 à 1889.

-le millésime 1880 gravé sur un granite de la face sud du clocheton signalant la date de sa reconstruction.

-Une autre inscription lapidaire est brisée, le chronogramme est absent,  on ne  lit plus que IACQVESL / FABRI:L, comme sur la sablière de 1663.

On peut conclure, avec Didier Cadiou, de ce qui précède que la chapelle de Lanjulitte a fait l'objet d'une première restauration en 1618, à la fin des guerres de la igue, et qu'elle a ensuite été restaurée de façon plus importante entre 1663 et 1677. "On imagine qu'une première tranche de travaux, en 1663, a concerné l'aile sud-est et le chœur, tandis qu'une seconde tranche, en 1677, a concerné le chœur et le clocher" (D. Cadiou). Ces travaux ont été supervisés par les fabriciens Guillaume Boussart et Jacques Le ? en 1663. Ils ont été exécutés alors que René de la Porte et Anne Marie Le Han étaient les seigneurs du lieu.

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I. LES SABLIÈRES SCULPTÉES (1663).

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Les sablières sont des pièces de bois horizontale qui, à la jonction entre les murs et la charpente, reçoivent l'extrémité inférieure des chevrons dans un pan de toiture.

 

Celles de Lanjulitte n'ont pas été étudiées par Sophie Duhem, auteure de référence sur les sablières de Bretagne par sa thèse de 1997, puisque ces sablières de Lanjulitte n'étaient alors ni restaurées ni présentées.

Elles sont aujourd'hui présentées dans l'aile sud de l'église Saint-Magloire.

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Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Première sablière. Deux dragons crachant un rinceau.

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Comme pour les autres pièces qui seront examinées, les identifications des animaux représentés sont imprécises. Les seules raisons de voir ici deux dragons sont d'une part la mise en perspective avec l'iconographie traditionnelle des sablières de Bretagne (et notamment du Finistère) , où les dragons sont prédominants, et d'autre part la queue de serpent. Les deux oreilles rondes sont également traditionnelles dans ces représentations ; les  écailles seraient un indice précieux ... si on ne les trouvaient pas ensuite sur des animaux différents.

Mais libre à chacun d'y voir des crocodiles...

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Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Deuxième sablière. Inscription gravée de 1663.

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Jadis placée dans l'aile sud-est de la chapelle, elle a été restaurée jusqu'en juillet 2013 par Hélène Champagnac de l'Atelier régional de Restauration de Bignan (56), car son état nécessitait un traitement écologique contre les insectes, contre la pourriture cubique causée par les micro-champignons , et une consolidation par injection de résines époxydes.

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Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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L'inscription  est gravée en lettres capitales avec ponctuation de séparation par le deux-points:

MESIRE : HENRI : HORELLOV
PBRE : CURE : 1663.

La graphie MESIRE pour "messire" est attestée dans les manuscrits français. PBRE est l'abréviation très courante pour "prêtre" par le latin presbyter, même sens.

Soit "Messire Henri Horellou, prêtre curé, 1663". Il ne s'agit donc pas du recteur de Telgruc, mais de son vicaire. La plupart des prêtres des paroisses en étaient natifs, mais la base Geneanet ne propose aucun individu portant ce patronyme à Telgruc avant 1663. Le nom, qui dérive du diminutif du breton horell "hochement, ébranlement" ou "balle de bois pour jouer à la crosse" est d'abord attesté à Quimper et  à Primelin vers 1580, puis à Saint-Nic en 1600 et Dinéault (vers 1615).

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Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Troisième sablière. Trois animaux, et inscription  par  le fabricien de 1663.

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Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Inscription :

Elle n'est pas gravée, mais sculptée en réserve, en lettres capitales (sauf le Q), avec un S rétrograde, et une ponctuation de séparation des mots par le deux-points.

IACQVES :

FABRI : 1663.

Il est probable que IACQUES corresponde au prénom Jacques, et que le patronyme soit perdu. Pourtant, la partie brisée ne conserve pas la partie basse d'une inscription de complément, et, d'autre part, la disposition générale en deux lignes achevée par un feuillage n'est pas en faveur de cette hypothèse. Souvent, le prénom du fabricien est en initiale ou en abrégé (I. LE MONZE ou GVILL. Le BOUSSART). Pourtant, aucune autre lecture ne peut être proposée.

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Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.
Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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L'âne.

Là encore, l'identification animale n'est que probable.

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Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Deux autres animaux affrontés (dragon et renard).

Ils différent surtout par leur queue, large, à droite, comme celle d'un renard et longue, fine et enroulée à son extrémité à gauche, comme celle des dragons de la première pièce. D. Cadiou évoque l'hypothèse d'une genette. Aucune certitude n'est possible.

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Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières (1663) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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II. L'ENTRAIT (vers 1677) DE LA NEF.

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Inscription : 

NOBLE ET DISCRET M[ESS]IRE  FRACOYS DE K'SCAO . RECR

Soit "Noble et discret messire François de Kerscao, recteur".

—"La famille de Kerscao est une très vieille maison qu'on voit aux anciennes réformations des XVème et XVIème siècles et dont un membre messire Maurice de Kerscao figure à celle de 1427, marié à noble demoiselle Typhaine Thomas ; ils vivaient en 1415, il était fils de messire Jean de Kerscao et de noble demoiselle Marguerite Le Long. Lors de la réformation de 1660 cette maison fut reconnue noble d'ancienne extraction avec neuf générations. Armes : D'argent à deux dauphins d’azur en pal adossés. (P. A-Grancière).


— Messire François de Kerscao apparaît dans un acte de 1679 (*) comme recteur de Quimper-Corentin, et il est qualifié en 1669 de seigneur de Penanguer.

(*)1679 , à Pluguffan : Mariage de fermiers demeurant au manoir de Kerascouët. Ont signé François de Kerscao, recteur de Quimper-Corentin, Alain de Goulhezre, Jeanne et Anne de Goulhezre, René Louis de Cornouaille." ( AVENEAU DE LA GRANCIÈRE,  1895 -Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, ‎Revue historique de l'Ouest - Volume 11 - Page 585)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k67171p/f590.item.r=kerscao

 

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Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Extrémité à engoulant de la poutre : une gueule de lion ou de dragon.

Je privilégie l'hypothèse du dragon puisque c'est cet animal qui est le plus fréquemment trouvé aux extrémités des entraits des charpentes bretonnes. 

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Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Nœud de l'entrait : un cœur enflammé dans un cartouche à enroulement stylisé.

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Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Extrémité  à engoulant de la poutre : une gueule de lion ou de dragon.

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Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Entrait (1677 ?) de la chapelle de Lanjulitte, église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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DISCUSSION SUR LA CHARPENTE SCULPTÉE.

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Les 4 pièces (3 sablières et 1 entrait) sont datées par inscription de 1663 pour les premières, et par  estimation de 1677 pour la dernière. Si on compare ce créneau de la seconde moitié du XVIIe avec les dates des charpentes sculptées encore conservées en Presqu'île de Crozon et Aulne Maritime, nous constatons que celle de Lanjulitte sont trop tardives pour être attribuées au Maître de Pleyben (auteur des sablières de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom vers 1575) ou au Maître de Plomodiern (auteur des sablières de l'église de Plomodiern en 1564 et de celle de Saint-Nic en 1561-1566).

Par contre, cette charpente est contemporaine de celles de l'église de Landévennec (v.1659), de Trégarvan, et des chapelle Saint-Jean (1653) et Saint-Côme (1641-1675) de Saint-Nic. Pourtant, alors que les sculptures de ces 4 charpentes ont de manifestes points communs stylistiques, — au point que j'ai proposé de les attribuer à un atelier nommé par convention celui du Maître de Saint-Nic), ces caractères stylistiques ne sont par retrouvés à Lanjulitte.

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Peut-être cela est-il dû au trop faible nombre de pièces conservées ici, mais néanmoins et inversement, les sablières de Lanjulitte ont des particularités que nous ne trouvons pas ailleurs :

- importance des représentations animales.

-dessin grossier voire naïf, pauvre en détails anatomiques.

-contraste bicolore entre le fond blanc et le bois (du moins dans la présentation actuelle, mais qui se retrouve sur les photos des sablières avant restauration)

-surtout, remplissage de toute la surface des animaux par des encoches creusées à la gouge (et, dans le cas d'un "dragon", de stries parallèles)pour rendre les écailles des dragons et/ou le pelage de l'âne et du "renard" .

Ce procédé répétitif et invariant quelque soit le sujet est primitif, mais il excelle pourtant à obtenir par le contraste du bois sur le fond blanc un effet décoratif et une lisibilité remarquables.

Nous devons donc, sous réserve d'autres découvertes, conclure à une œuvre isolée (sans équivalent ailleurs), qui pourrait être attribuée à un menuisier local si nous ne constations pas la maîtrise de la réalisation.

Mais nous ne disposons plus des sablières des autres chapelles de Telgruc (celles de Luzéoc, de Saint-Thomas à Kérédan et de la Vierge-Noire à Penhoat-Jardin, déjà absentes du cadastre de 1831), de l'église paroissiale (du XVIe-XVIIe mais détruite par un bombardement en 1944), ou de nombreux édifices religieux des communes voisines, qui auraient pu témoigner d'une activité plus riche de ce sculpteur.

 

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III. LA STATUAIRE.

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Statue de sainte Julitte. Bois polychrome du XVIIe siècle, de 105 cm de haut, restaurée en 2001 à Kerguehennec. 

Classement MH 1991/11/14.

Il pourrait  s'agir d'une œuvre des ateliers de la Marine de Brest.

Un cliché ancien (de 1994 ?) de la Médiathèque du Patrimoine montre qu'il s'agissait à l'origine d'un groupe de Sainte Julitte avec son fils saint Cyr.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001304

Elle tenait un objet (la palme du martyre ?) dans sa main droite ; sa main gauche est posée sur un livre. Un voile est visible sur sa tête, et il passe ensuite derrière sa nuque. Saint Cyr portait une pèlerine à larges rabats, et boutons antérieurs,  et une besace.

 

Sainte Julitte et son fils saint Cyr, âgé de 3 ou 4 ans, subirent le martyre à Tarse au IVe siècle.

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Copyright Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (objets mobiliers), tous droits réservés https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001304

Copyright Ministère de la Culture (France), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (objets mobiliers), tous droits réservés https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001304

Statue de sainte Julitte provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de sainte Julitte provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de sainte Julitte provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de sainte Julitte provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de sainte Julitte provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de sainte Julitte provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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On peut comparer ce groupe à celui de la cathédrale Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Nevers : mais moi, j'ai ma préférée.

Cette cathédrale possède les reliques de saint Cyr et de sa mère depuis la fin du VIIIe siècle.

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Sainte Julitte et saint Cyr, pierre polychrome, XVIe siècle, cathédrale de Nevers. Photo lavieb-aile.

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Statue de sainte Julitte provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de sainte Julitte provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Vierge allaitante ou Virgo lactans, bois polychrome de 75 cm de haut,  XVIe siècle, restaurée en mai 2012.

Vierge couronnée, présentant à travers une fente de sa robe le sein droit à son Fils.

Ce thème est répandu en Bretagne, notamment en Finistère :

 

 

Virgo lactans ou miss Néné ? Les candidates du Finistère. Les Vierges allaitantes.

 

 

Statue de la Vierge allaitante provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de la Vierge allaitante provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Statue de la Vierge allaitante provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de la Vierge allaitante provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Saint Marc. Bois polychrome (4 niveaux successifs), XVIe siècle, restaurée en mars 2014 par l'ARR de Kerguehennec à  Brignan.

Inscrit MH au 21012/12/20

Le saint évangéliste tient un livre dans la main gauche . Il a perdu l'objet qu'il tenait en main droite et qui était peut-être un calame ou une plume de rédacteur.   Il s'identifie par le lion du Tétramorphe à ses pieds. Ce qui est particulier, c'est le bonnet de docteur dont il est coiffé. On retrouve cela en sculpture sur pierre, soit par Le Maître de Plougastel (statue en kersantite de saint Matthieu du Grand calvaire de Plougastel vers 1602 ; statue en kersantite de saint Marc du calvaire de Guipronvel), ou par Roland Doré (statue en kersantite de saint Marc su la façade ouest de Cast).

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004260

http://www.lavieb-aile.com/2020/04/la-fin-d-une-epidemie-le-calvaire-monumental-de-plougastel.html

http://www.lavieb-aile.com/2020/03/le-calvaire-de-l-eglise-de-cast.html

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Statue de saint Marc provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de saint Marc provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de saint Marc provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de saint Marc provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Saint- Yves. Bois polychrome du XVIIe siècle de 107 cm de haut, 34 cm de large et 26 cm de profondeur.

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Inscrit MH 1992/01/21.

Le saint est représenté en juriste (comme avocat ou comme Official) avec la barrette de docteur, le livre de droit en main droite, le rouleau de plaidoirie ou un "placet" (requête de justice) dans la main gauche, la cotte talaire (recouvrant les talons), le surplis, et le camail couvrant les épaules et dont la capuche entoure le cou. Les manches du surplis blanc ont des revers rouges.

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— Voir aussi sur l'iconographie de  saint Yves :

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Statue de saint Yves provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de saint Yves provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de saint Yves provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statue de saint Yves provenant de la chapelle de Lanjulitte, exposée dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Pennon généalogique provenant de la chapelle de Lanjulitte et restauré en avril 2016 par Gilles Mantoux.

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Ce pennon armorié était autrefois accroché au dessus du maître-autel de Lanjulitte. Il est en châtaignier polychrome et mesure 96 cm de haut, 105 cm de large et 12 cm d'épaisseur.

Les armoiries présenté de deux aigles sont timbrés d'une couronne de marquis, et sommée d'une tête d'ange ailée entourée de volutes.

A.H. Dizerbo et D. Cadiou l'ont décrit écartelé au 1 du Han — d'argent à la bande fuselée de sable soutenant un lion morné de sable —, au 2 Le Méneust — d'or à la fasce de gueules chargée d'un léopard d'argent et accompagné de trois roses de gueules—, au 3 d'Artois —de sable au greslier enguiché d'argent — et en 4 de Goulaine —mi-parti d'Angleterre et de France—, sur le tout de la Porte — de gueules au croissant d'hermines —.

Ce sont les armes de René de la Porte, vicomte d'Artois, conseiller au Parlement de Bretagne, qui a épousé en 1656 Anne Marie du Han, fille de Jean du Han et de Claude de Goulaine et petite fille de Le Meneust. C'est elle qui a hérité du comté de Crozon et de la seigneurie de Rosmadec.

Comme on le constate, les émaux (couleurs) d'origine n'ont pas été respectés, et tous les meubles ont été peints en or sauf le croissant central, bleu-gris sur fond blanc.

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Pennon généalogique provenant de la chapelle de Lanjulitte  et exposé dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Pennon généalogique provenant de la chapelle de Lanjulitte et exposé dans l' église de Telgruc. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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SOURCES, LIENS ET REVUE DE PRESSE.

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CADIOU (Didier) 2018,  Les restaurations de la chapelle de Lanjulitte, n°27 de la revue Avel Gornog  : Dossier  Telgruc-sur-Mer (Terrug) de juillet 2018 pages 83-95.
— CHAURIS (Louis), 2018,  La chapelle de Lanjulitte : polylithisme maîtrisé, 
 n°27 de la revue Avel Gornog  : Telgruc-sur-Mer (Terrug) pages 96-98.

— COUFFON (René) & LE BARS (Alfred), 1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8a73db67e2598582bf4670b1179c0215.pdf

CHAPELLE SAINTE-JULITTE A Lanjulitte. Edifice en forme de croix latine avec aile sud profonde, aujourd'hui en ruines. La poutre de gloire portait l'inscription : " FAICT PAR MOI IACQVES LE MONZE. 1677. ", mais la chapelle a gardé une partie de son fenestrage du XVe siècle.  Le mobilier, qui a pu être sauvé, a été transporté à l'église paroissiale (autel de l'aile nord, Crucifix du XVIe siècle de la sacristie, statue de saint Yves) et au presbytère (statues en mauvais état de sainte Julitte, saint Marc, saint Sébastien imberbe, Virgo Lactans). Chapiteau monumental ancien, au presbytère.

— DIZERBO (A.-H.), 1980, Monuments et objets d'art du Finistère. Telgruc, le chapiteau. Bulletin de la Société archéologique du Finistère. tome CVII p.262-264

—DIZERBO, A. Monuments et objets d'art du Finistère - Etudes, découvertes, restaurations. Telgruc, le chapiteau. Société archéologique du Finistère, tome CXXV, 1995, p. 166 et 521-522.

— DOUARD (Christel), 2011,  L'église Saint-Magloire, dossier IA29004999 de l'Inventaire.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-magloire-bourg-telgruc-sur-mer/5726fa3f-adbb-4471-8b54-855ae3ca1ee2

— DUHEM (Sophie), 1997, Sablières sculptées de Bretagne : images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe s.) sous la direction d'Alain Croix, Rennes 2.

— MÉDIATHÈQUE DU PATRIMOINE : la statue de sainte Julitte et de saint Cyr en 1994, 29W04774. Hauteur h =105 ; XVIIe siècle (?). Il pourrait  s'agir d'une œuvre des ateliers de la Marine (de Brest). Classé au titre d'objet 1991/11/14

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001304?base=%5B%22Patrimoine%20mobilier%20%28Palissy%29%22%5D&mainSearch=%22telgruc%22&producteur=%5B%22Monuments%20Historiques%22%5D&idQuery=%228f0b44-786c-db22-812-84a1c56aa71%22

 

—  TANGUY-SCHRÖER (Judith), 2011, Dossier de l'Inventaire général IA29005013 .

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-sainte-julitte-lanjulitte-telgruc-sur-mer/e668da8c-0402-4e2d-be70-f4ca37c3dc55

 

"Chapelle de la fin du 15e siècle construite sur les terres des Rosmadec. Deux socles de statue du transept sud portent des blasons : l'un d'un ecclésiastique ; l'autre, aujourd'hui muet, était peut-être peint aux armes des Rosmadec. La mise en oeuvre en petits moellons réguliers du transept sud ainsi que ses baies (avec remplage gothique) et celles du choeur témoignent de l'ancienneté de l'édifice. En 1677, la chapelle est partiellement reconstruite, notamment le pignon ouest et la charpente, à l'initiative du recteur François de Kerscao, du curé Horellou et du fabricien Jacques Le Monze dont le nom figure sur une pierre remployée à la croisée du transept et sur le pignon ouest, avec la date. C'est sans doute à cette époque que la baie du transept sud est partiellement bouchée pour mettre en place un retable. La fenêtre percée dans le mur sud du choeur est transformée en porte pour accéder à une sacristie construite après 1831, autrefois couverte en appentis. Les ruines de la chapelle ont été consolidées en 2000.

Chapelle construite en moellon de grès et de schiste avec encadrements de baies en granite. Plan en croix latine asymétrique avec aile sud profonde et petite aile au nord. Nef courte sans bas-côtés et chevet plat. Tour carrée avec chambre des cloches ajourée. Au sud, petite pièce accolée au choeur à usage probable de sacristie.

Seule chapelle de la commune conservée après la Révolution sur les quatre existantes, Sainte-Julitte possédait un riche décor de poutres sculptées et de statues en bois polychrome dont un groupe sculpté de sainte Julitte et saint Cyr, classé M.H. en 1994. Après la dernière messe célébrée en 1955, elle est laissée à l'abandon. Les ruines de la chapelle ont été restaurées par l'association Eost de Telgruc grâce à des subventions obtenues par la municipalité en 2000."

—  TANGUY-SCHRÖER (Judith), 2011, Telgruc-sur-mer, Présentation de la commune. Dossier de l'Inventaire général IA29004998

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/presentation-de-la-commune-de-telgruc-sur-mer/38510869-7551-46df-8246-5459936d9f77

— FONDATION DU PATRIMOINE : Les sablières de la chapelle Sainte-Julitte.

https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/sablieres-de-la-chapelle-de-lanjulitte-a-telgruc-sur-mer

— PRESQU-ILE-DE-CROZON.COM

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/telgruc-sur-mer/chapelle-de-lanjulitte-001.php

— WIKI-BREST

http://www.wiki-brest.net/index.php/Chapelle_Sainte-Julitte_de_Telgruc-sur-Mer

Ouest-France avril 2016. Le blason de la chapelle Sainte-Julitte a été restauré :

https://www.ouest-france.fr/bretagne/telgruc-sur-mer-29560/le-blason-de-la-chapelle-de-lanjulitte-ete-restaure-4153985

— Ouest-France mars 2014. La statue Saint-Marc a été restaurée.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/telgruc-sur-mer-29560/la-statue-saint-marc-ete-restauree-2061292

— Le Télégramme 27 juillet 2013

https://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/crozon/telgruc/eglise-une-sabliere-de-lanjulitte-restauree-27-07-2013-2185404.php

— Le Télégramme 2016

https://www.letelegramme.fr/finistere/telgruc-sur-mer/eglise-le-blason-a-retrouve-sa-place-08-04-2016-11023362.php

— Le Télégramme 11 septembre 2017

https://www.letelegramme.fr/finistere/telgruc-sur-mer/patrimoine-des-sablieres-a-restaurer-11-09-2017-11658497.php

— Le Télégramme 22 décembre 2017

https://www.letelegramme.fr/finistere/telgruc-sur-mer/sablieres-lancement-de-la-souscription-22-12-2017-11790919.php

— LE Télégramme février 2019

https://www.letelegramme.fr/finistere/telgruc-sur-mer/patrimoine-une-souscription-pour-restaurer-des-sablieres-08-02-2019-12204521.php

— Le Télégramme mars 2020

https://www.letelegramme.fr/finistere/telgruc-sur-mer/les-entraits-de-lanjulitte-ont-rejoint-les-sablieres-dans-l-eglise-saint-magloire-03-03-2020-12517155.php

 

 

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 11:05

Le calvaire (XVIe et XXe siècle) de l'église de Saint-Hernin.

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Sur les articles sur les calvaires du Finistère, utilisez l'onglet "rechercher".

Sur Saint-Hernin, voir :

 

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PRÉSENTATION.

Alors que la construction de l'église de Saint-Hernin date de 1632, le calvaire de l'enclos  date, selon l'estimation d' Y.-P. Castel, vers 1530. Le site de la commune le situe plutôt entre 1555 et 1575. 

Des rapprochements stylistiques ont été faits par R. Couffon avec le Maître de Brasparts (auteur du calvaire éponyme), tandis que E. Le Seac'h a attribué les deux larrons au Maître de Quilinen ; les deux maîtres relevant de la même veine. Enfin, la Déploration est attribué au Maître de [la Déploration de] Laz.

La proximité resserrée des trois croix se retrouve à Motreff, Mellac, Quilinen et Brasparts, mais aussi au calvaire Saint-Maudez d'Edern.

C'est dire que ce calvaire ne manque pas d'intérêt dans une perspective d'étude comparative des ateliers de sculpture, et des sites paroissiaux.

C'est de toute façon un calvaire composite, tant dans ses matériaux (granite et grès arkosique) que pour ses éléments. Il a été restauré au XXe siècle (marmousets, Jean, saint Michel).

 Il mesure 6 mètres de haut. il comprend un emmarchement à 2 degrès, un soubassement architecturé avec table d’offrande  sur la face ouest, un socle rectangulaire portant 3 fûts rapprochés et une Déploration. Le fût central, octogonal puis cylindrique, est sculpté dans la masse de trois hommes en buste, qualifiés de "marmousets", et d'un archange Michel terrassant le dragon.

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Crucifix (granite, vers 1530).

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La Vierge (grès arkosique, vers 1530).

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La Vierge se tient les mains jointes en prière. Le cou enserré d'une guimpe, elle porte un long voile et une robe longue qui lui cache entièrement les pieds" (Le Seac'h)

Le grès arkosique ou feldspathique :

"D'autres roches [que le granite]  sont plus favorables mais elles sont très localisées dans l'espace. Ainsi le kersanton, que l'on assimile à tort à un granite, serait un peu le marbre de la Bretagne par son grain et sa dureté sans sa couleur sombre et triste. Les filons affleurent au fond de la rade de Brest dans les communes de Plougastel-Daoulas, de Loperhet et de L'Hôpital-Camfrout. À partir du XVe siècle, il contribua grandement à l'éclosion de l'art breton et de la statuaire en particulier, dans les églises et dans les calvaires 23. Des ateliers le travaillèrent dans la vallée de l'Élorn à Landerneau, et leurs œuvres embellirent les enclos paroissiaux de la Basse-Bretagne.

Le grès arkosique (dit aussi feldspathique) du Bassin de Châteaulin (Finistère) est peu connu et sa renommée est loin d'égaler celle du kersanton. Il a pourtant concurrencé avec succès celui-ci et sa place est loin d'être négligeable dans la statuaire de la vallée de l'Aulne à l'époque de la splendeur de l'art breton. C'est une pierre gris-verdâtre, à grain fin, assez tendre, très apte à la sculpture quand elle se présente en bancs suffisamment épais. Elle n'est pas sans rappeler le grès de la Rhénanie qui a donné naissance à une statuaire remarquable dans la région de Trêves à l'époque romaine." (J-Y. Eveillard 1998)

 

 


"Ces grès ont aussi été mis en oeuvre dans la statuaire : parmi bien d’autres, évoquons les statues dressées au chevet de l’église de Laz, la statue de Saint-Maudez au Vieux-Marché (Châteauneuf-du-Faou), celle de Saint-Nicolas dans la chapelle N.-D. de Hellen (Edern), plusieurs personnages du célèbre calvaire de Pleyben… Quelques éléments de la chapelle – ruinée – de Saint-Nicodème, en Kergloff, ont été remployés lors de la reconstruction de la chapelle Saint-Fiacre de Crozon, après la dernière guerre ; en particulier de superbes sculptures d’animaux ont été emplacés à la base du toit dans la façade occidentale (Chauris et Cadiou, 2002).

Cette analyse entraîne quelques remarques de portée générale.

Dans un terroir dépourvu de granite, artisans et artistes locaux ont su mettre en œuvre un matériau qui, au premier abord, ne paraissait pas offrir les atouts de la « pierre de grain » qui affleure au nord et au sud du bassin.

Ce matériau local, utilisé dans les édifices les plus variés, confère au bâti du bassin de Châteaulin une originalité architecturale. Son association fréquente aux granites « importés » induit un polylithisme du plus heureux effet. Parfois, le grès a même été exporté vers les bordures du bassin, au-delà de ses sites d’extraction.

Du fait de ses aptitudes à la sculpture, le grès vert a été très tôt recherché pour la statuaire. Il joue localement le rôle des célèbres kersantons de la rade de Brest, à tel point que, dans un musée dont nous tairons le nom, une statue du xvie siècle, a été rapportée au kersanton, alors qu’en fait elle est en grès vert : hommage inconscient à ce dernier matériau !

L’emploi de cette roche singulière, constant pendant plusieurs siècles (au moins du xvie au début du xxe siècle) paraît aujourd’hui totalement tombé dans l’oubli. Ses qualités devraient susciter une reprise artisanale, tant pour les restaurations que pour les constructions neuves." (L. Chauris

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Les larrons (grès arkosique, Maître de Quilinen, vers 1500).

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"Les larrons ont une jambe repliée en arrière. Le bon, situé à gauche, le corps tordu, lève la tête. Le mauvais  larron est complètement renversé en arrière. Sa barbe est comme celle de l'Apôtre Pierre [du calvaire ] de Quilinen : elle est constituée de petites boules volumineuses placées sur trois rangées et qui remontent haut sur les oreilles. La corde qui les attache au fût est reproduite d'une manière scrupuleuse. " (Le Seac'h)

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Je rappelle que la "jambe repliée en arrière" figure en réalité une jambe brisée, et les contorsions sont celles de l'agonie, par fidélité (très fréquente en Bretagne) au texte évangélique de Jean 19:31-32  Dans la crainte que les corps ne restassent sur la croix pendant le sabbat, -car c'était la préparation, et ce jour de sabbat était un grand jour, -les Juifs demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l'autre qui avait été crucifié avec lui.

J'admire la finesse de sculpture que permet ce matériau (la ceinture de la culotte du mauvais larron, ou le rabat lacé de sa braguette), et sa résistance à l'érosion.

Dossier photo complémentaire ici :

https://monumentum.fr/eglise-saint-pierre-pa00090418.html

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Les trois marmousets servant de consoles (restaurés au XXe siècle).

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"Les marmousets qui servent de consoles sont évidés entre les bras et le fût comme le Maître de Brasparts l'a fait pour ses calvaires. " (Le Seac'h) 

Ils sont qualifiés par les auteurs de "marmousets", terme désignant des statuettes grotesques. Mais ce caractère grotesque n'est pas présent ici. Ils portent sur la tête une console carrée, leurs cheveux bouclés encadrent leur visage, et ils sont vêtus d'un pourpoint à plastron. Bras écartés pour saisir les mains de leur voisin, ils forment une chaîne ou danse pleine de dynamisme.

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Comparaison stylistique avec Braspart, Quilinen, Motreff (et Mellac bien différent) :

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Marmousets du calvaire de Brasparts. Photo lavieb-aile.

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Marmousets du calvaire de Quilinen à Landrévarzec. Photo lavieb-aile.

 

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Marmousets du calvaire de Motreff. Photo lavieb-aile.

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L'un des deux marmousets du calvaire de Mellac. Photo lavieb-aile.

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Saint Michel terrassant le dragon (restauré au XXe siècle).

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"Il est sculpté sur le fût en dessous des marmousets. Ses cheveux s'étalent en mèches. Il porte une armure et un  bouclier, et, comme à Mellac, il enfonce sa lance dans la gueule du dragon dont la queue est représentée par des stries successives. Ses yeux sont d'avantage en amande qu'à Mellac, et bridés ; son visage est plus carré. Il est copié sur le style du Maître de Quilinen." (Le Seac'h)

On le trouve également à Motreff, mais aussi à Brasparts également sculpté dans le même bloc que le fût sous les marmousets. Mais le bouclier est rond dans ces deux calvaires.

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La Déploration (Grès arkosique , Maître de Laz, vers 1527).

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Dans cette Déploration a quatre personnages, "saint Jean est décapité et la Vierge a perdu le haut de sa tête. Le Christ a le bras droit brisé au niveau du poignet. La statue la mieux préservée est celle de Marie-Madeleine qui porte un voile comme la Vierge. Ses cheveux ondulent jusque sur son bras. La Vierge est revêtue d'un voile à franges godronnées  caractéristique et le bord de son manteau fait des gaufrures verticales." (Le Seac'h)

Le Christ est disposé  à l'horizontale, la tête appuyée sur les genoux de Jean, le bassin sur ceux de la Vierge, tandis que les jambes pliées placent les pieds au devant des genoux de Marie-Madeleine. La Vierge lui tient la main gauche, devant l'aine, tandis que Jean soutient la tête. Marie-Madeleine porte le flacon d'aromates.

Les robes de Jean et de Marie se confondent en une seule étoffe aux nombreux plis en volutes, étoffe recouverte sous le corps du Christ d'un linge fortement plissé.

Cette Déploration est comparable à celle du cimetière de Laz, malgré plusieurs différences ; elle évoque aussi la Pietà de l'église de Briec-sur-Odet, et la Déploration de l'église de Plourac'h. Toutes sont en grès arkosique et ont reconnaît immédiatement la main du Maître de Laz par le voile aux bords frisés en petites plissures. Ce sculpteur a été actif vers 1527.

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Pietà de l'église de Briec.

 

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Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire de l'enclos de Saint-Hernin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère

http://croix.du-finistere.org/commune/saint_hernin.html

"Saint-Hernin, église, g. k. 6 m. Vers 1530. Deux degrés. Soubassement architecturé, table d’offrande. Socle rectangulaire portant trois gibets et la Vierge de Pitié. Fût central, saint Georges, marmousets, Vierge et Jean. Croix, crucifix (plus récent). [YPC 1980]"

CHAURIS (Louis), Pour une géo-archéologie du Patrimoine : pierres, carrières et constructions en Bretagne, deuxième partie : Roches sédimentaires Part two: Sedimentary rocks, in For a Geo-Archaeology of Heritage: Stones, quarries and buildings in Brittany p.171-208

https://journals.openedition.org/rao/1384

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/67ae4592ec929b13eab4d173d2b7e36c.pdf

Dans l'enclos, calvaire du XVIè siècle (I.S.), du même atelier que celui de Brasparts. Tandis que le Christ et saint Michel en demi-relief sont en granit à gros grain, les larrons sur leurs croix et le groupe de la Vierge de Pitié posé sur le socle sont en kersantite. Au revers de saint Michel, sur une console, statue de saint Pierre portant l'inscription en caractères gothiques : " F. COENT. FIST. FAIRE. "

— ÉVEILLARD (Jean-Yves), 2001, "Les grès feldspathiques du bassin de Châteaulin dans l’architecture et la sculpture des siècles passés", La pierre en Basse-Bretagne, Brest, Université de Bretagne occidentale, CRBC, p. 41-53.

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne page 656.

— OLLIVIER,( Sophie), 1993 -L'architecture et la statuaire en grès arkosique dans la vallée de l'Aulne centrale. Mém. de maîtrise d'histoire (inédit), J.Y. Eveillard, dir., U.B.O., Brest, 2 vol. Non consulté, cité par E. Le Seac'h.

https://memhouest.nakalona.fr/items/show/17711

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1998_num_105_2_3988

— PATRIMOINE.BZH/GERTRUDE

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-de-saint-hernin-saint-hernin/2ff1320b-fd91-4caa-ba9b-cbaefef6954d

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090418

— SITE DE LA COMMUNE.

http://www.saint-hernin.fr/accueil_st_hernin/tourisme/le_patrimoine_religieux

Le calvaire de l’enclos a été construit entre 1555 et 1575, par le même atelier que celui de Brasparts, semble-t-il. Fait en granit à gros grain et kersantite, il comprend un emmarchement à 2 marches, un soubassement appareillé avec table d’autel saillante sur la face ouest, un socle et 3 fûts rapprochés. Sur le socle, au pied du fût central, la vierge en kersantite est assise, assistée, à gauche, de saint Jean (assis) et à droite de Marie Madeleine (debout). Sur ce fût, saint Michel (en granit) terrasse le dragon en demi-relief. Puis, 3 marmousets, formant les culots du croisillon, portent, à gauche, la vierge, mains jointes, et à droite saint Jean en ronde bosse. Sur la croix, le Christ (en granit) est en haut relief. Sur les fûts latéraux, les larrons (en kersantite) ont le corps rejeté en arrière par-dessus la traverse de la croix.

Il semble, de par sa position, que ce calvaire était destiné à célébrer des offices religieux en plein air.

— Monumentum

Très beau dossier photo.

Le calvaire est du 17e siècle,

MONUMENTUM

 

https://monumentum.fr/eglise-saint-pierre-pa00090418.html

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 10:27

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1. Bannière paroissiale, face principale : St-Onneau. Velours rouge  brodé au fil d'or et d'argent. Frange en cannetille. Début XXe siècle probablement.

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Saint abbé en soie rapportée peinte sous une architecture en plein cintre. L'abbé, mitré, en chasuble et surplis,  tient le livre de son Ordre, et la crosse de son abbaye tenue à droite.

Armoiries de Bretagne timbrées de la couronne ducale et tenues par deux lévriers.

Inscription en breton : ST ONNEAU PEDIT EVIDOMP (Saint Onneau priez pour nous).

Monogramme SO (St Onneau)

Dans le rinceau, mitre, livre, crosse épiscopale et papale. 6 hermines.

Rinceau de vigne à gauche et d'épi de blé à droite, symboles eucharistiques.

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Lire à son propos l'article du Télégramme :

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20031202&article=7152274&type=ar

Le conseil paroissial a fait don à la commune de cette bannière, qui se délabrait. Ce don a permis l'obtention de subventions puis sa restauration par Patricia Hood en son atelier de Mahalon, un travail de plusieurs centaines d'heures. "Cet ouvrage, composé d'applications de tissus, velours et soie et de broderies, a été entièrement démonté : les parties abîmées ont été restaurées avec du fil transparent, les fils d'or noircis ont été nettoyés et enduits d'une cire spéciale, la doublure de jute remplacée par du lin, qui se conserve mieux."

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Cette bannière est proche de celle de saint Magloire en l'église de Mahalon.

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Bannière de saint Magloire à Mahalon. Photo lavieb-aile 2012.

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Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

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2. Bannière  : Saint Michel terrassant le dragon. Velours rouge cramoisi brodé.

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Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

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2. Bannière patriotique de la guerre 1914-1918 : bannière de Jeanne d'Arc. Velours vert brodé, orfroi d'or, franges en cannetille d'or.

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-Phylactère "De par le roy du ciel" sous une colombe radiée.

-Fleurs de lys

-Phylactère entourant une épée :

Domremy Vaucouleurs Chinon Orléans Blois

-Phylactère entourant une croix :

Patay Reims Paris Compiègne Rouen

-écu aux armes de Jeanne d'Arc d'azur à une épée d'argent garnie d'or mise en pal et ferue dans une couronne royale du même, accostée de deux fleurs de lys aussi d'or.

-au centre, soie appliquée sur le velours : Jeanne d'Arc nimbée, en armure, tenant l'étendard.

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Une bannière identique a été brodée pour l'église Saint-Magloire de Mahalon, avec les mêmes inscriptions.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29002430

Une autre bannière identique est présente dans l'église de Goulien et, elle est appariée également à une bannière du Sacré-Cœur avec l'inscription 1914-1918 (mais sans la carte du Monde).

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Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

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 4 . Bannière  patriotique de la guerre 1914-1918 : Le Sacré-Cœur.

C'est l'occasion de rappeler que  100  "enfants" de la commune sont morts pour la Patrie lors de ce conflit selon le Monument aux morts.

https://monumentsmorts.univ-lille.fr/monument/28216/esquibien-presdeleglise/

La bannière porte la date de 1919.

Velours vert brodé et tissu rapporté peint du Christ du Sacré-Cœur adoré par six anges.

Trois lambrequins frangés de cannetilles d'or.

Sous les nuées soutenant le Christ, le globe terrestre montre la France, et l'hexagone est nommé par une inscription.

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Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

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4. Bannière de Sainte Thérèse. Tissu gris.

Inscription SAINTE THERESE DE L'ENFANT JESUS P.P.N.

La sainte, en habit monastique porte une rose, fleur dont elle a annoncé une pluie sur le monde, et la croix. Elle est placé dans un cadre à frange de cannetilles.

Monogramme ST.

Trois lambrequins en pointe.

Rinceaux de lys.

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Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

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5. Bannière de saint Joseph tenant la verge fleurie de son élection. Velours vert brodé au fil d'or. Figure sur un tissu rapporté et peint.

Trois lambrequins en pointe, celle du centre étant crantée.

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Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

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6. Bannière de saint Corentin, patron du diocèse. Velours rouge bordeaux brodé au fil d'or d'un rinceau. Figure de saint évêque peinte sur tissu rapporté.

On identifie le saint au poisson qu'il tient au bout d'une ligne.

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Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

Bannière de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile septembre 2016.

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Published by jean-yves cordier - dans Bannières.
20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 19:30

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PRÉSENTATION.

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L'église Saint-Onneau comprend une nef de six travées avec bas-côtés terminée par un chœur peu profond à chevet polygonal. Deux chapelles en ailes forment un faux transept au droit de la sixième travée qui est plus large ; celle du sud est partagée en deux par deux arcades et une architrave. Elle date de la seconde moitié du XVIe siècle et a été remaniée au XVIIe siècle.

La  charpente de la nef et celle du bras sud qui prolonge le porche montrent un bel ensemble de 22 pièces de sablières. Ces charpentes sont lambrissées , le lambris bleu constellé étant rythmé par le réseau de liernes et les abouts de poinçon.

Les sablières ne sont pas polychromes, et il est difficile de dire si elles l'étaient auparavant car elles sont recouvertes d'une couche monochrome jaune.

Elles ont été restaurées en 1850.

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CLIQUEZ SUR L'IMAGE.

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LE BAS-COTÉ SUD PROLONGEANT L'ENTRÉE PAR LE PORCHE SUD (1620).

Quatre pièces de sablières et quatre blochets figurés.

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A Le coté est.

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1. Première pièce. Inscription de fondation de 1620 présentée par deux hybrides.

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a) l'inscription.

Elle est écrite en lettres capitales sur deux lignes séparées par une moulure, mais n'est pas circonscrite par un cartouche.

 

D : MELGVN 

FVT : F : L : 1620.

Soit "D. MELGUN fut fabricien l'an 1620".

Cette date est cohérente avec celles des inscriptions lapidaires du porche sud, échelonnées entre 1612, 1618 et 1628, et précisant pour chacune des dates le nom du fabricien de l'année. Il y eut une interruption de 30 ans après le début de construction, indiquée, sous ces sablières, par l'inscription I : PARIS : F : 1581. Cette interruption a sans doute un rapport avec les guerres de la Ligue (1588-1598), les destructions et massacres de Guy de la Fontenelle à partir de son repaire de l'île Tristan de Douarnenez, le saccage de Penmarc'h en 1595 (et le surcroît de population d'Audierne qu'il engendre), la prise de Pont-Croix en septembre 1595. 

"Le port d’Audierne et celui de Penmarc'h étaient alors les deux principaux ports de commerce bretons. Cette période dura jusqu’aux désordres de la Ligue (guerres de religion). A cette époque, La Fontenelle, révolutionnaire breton, pille la région. Les industries ferment leurs portent et ne les rouvrent qu’après la signature de l’Edit de Nantes en 1598. Les commerçants, armateurs et maîtres de barque retrouvent alors leur richesse d’antan et participent activement à la construction des églises du Cap-Sizun. Pour que l’origine de leur prospérité marque les esprits, ils font sculpter au-dessus des porches la représentation de leurs navires. " (Audierne, histoire)

Or, Esquibien s'ouvre sur le Goyen (rivière traversant Pont-Croix et Audierne) par l'anse de Suguensou.

Néanmoins, cette date fait problème. Doit-elle qualifier l'ensemble des sablières d'Esquibien ? Simplement celles de ce bas-coté sud (pourtant placées au dessus de la date de 1581)? Simplement une restauration ou un achèvement de celles-ci ?

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Sous le nom du fabricien  MELGUN, il faut comprendre Melguen, nom bien attesté par les généalogistes, même si aucun des individus qu'ils mentionnent ne portent un prénom débutant par D (Daniel ? Denis ?).

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b) Les figures.

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L'inscription est présentée à gauche par un lion (qui tient dans sa gueule la moulure centrale) et à droite par un homme qui la désigne de l'index.

Les traits grossiers de cet homme barbu sont caractérisés par un œil de profil, placé en arrière du visage, et un nez fort, presque un museau, dont la proéminence pointe en triangle devant le front fuyant et le menton en retrait. Il porte une fraise courte, un pourpoint à boutons et des manches à crevés  en V laissant voir la dentelle des poignets : c'est bien le costume masculin de l'époque Henri IV.

La partie inférieure du corps, sous la taille, est remplacée par des feuillages tournoyant en une double volute.

Non sans humour, à la tête bestiale de l'humain répond la tête presque humaine du lion, dotée d'un petit nez, de cheveux bouclés, d'une barbiche ainsi que d'une fraise. Et autant le profil du premier formait un coin convexe, autant celui du second forme un entonnoir, concave. Mais ce "lion" s'achève également, après une crinière de plumes en deux volutes de feuilles.

Nous avons donc réuni, dès cette première pièce, les caractéristiques principales de cet ensemble : la dissolution des limites entre l'espèce humaine, le règne animal et le règne végétal, par des glissements de formes rappelant le succès littéraires des Métamorphoses (d'Ovide et de Lucien).

Ce caractère se retrouve fréquemment dans les sablières sculptées, il n'est donc pas spécifique d'un artisan donné, mais la façon dont il est traité est celle du Maître de Plomodiern, actif dans cette paroisse en 1564, mais, et cela nous concerne d'avantage, en 1544 à Notre-Dame de Pont-Croix, tout proche d'Esquibien. Et elle est aussi celle d'artistes anonymes actifs dans le Cap-Sizun au XVIe siècle.

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Sur les réalisations semblables à celles de l'église de Plomodiern en 1564 ("Jean Brellivet" ou maître de la nef de Plomodiern) :

En proximité avec celles-ci : les artisans anonymes du Cap Sizun au XVIe siècle :

 

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Un autre caractère, thématique cette fois, c'est l'importance donnée à la gueule et à la dévoration.

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Un dernier caractère, c'est le travail "brut", à la gouge, sans souci d'un ponçage de finition ou d'un amortissement arrondi des formes. Les détails sont rendus par des coups de gouge, soit francs avec une empreinte en arc de cercle ou en trait droit, soit glissés en cuillère. Là encore, c'est une façon qui se rencontre sur les sablières du Porzay (Plomodiern et Saint-Nic) comme en Cap-Sizun.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet A : homme tirant les pointes de sa barbe.

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C'est un thème ancien hérité des modillons romans, et fréquent notamment en sculpture sur pierre. On le considère même comme l'expression de la lubricité.

Mais on remarque ici la reprise de la fraise Henri IV, ou des crevés des manches u du pourpoint : c'est le même costume que pour l'homme de la pièce n°1.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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2. Deuxième pièce. Paires de dragons végétalisés avalant d'autres dragons, entourant un masque d'humain central.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet B : tête de dragon.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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B. Le coté ouest.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet C : tête de dragon.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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3. Troisième sablière.  Au centre, un masque léonin crache des têtes animales, qui dévorent des têtes humaines végétalisées. Aux extrémités, têtes de loup dont les langues sont végétalisées.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet D : tête de dragon dévorant un humain.

C'est là encore un motif fréquent du Cap Sizun : on le trouve à Confort-Meilars, à Pont-Croix (chapelle sud), ou à Plouhinec.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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4. Quatrième sablière.  Suite d'animaux, humain et végétaux.

Le thème de la dévoration, ou du motif "craché" de la gueule d'un autre, se poursuit. De gauche à droite, un dragon libère de sa gueule (ou menace d'avaler), un humain à bonnet de fou, lequel souffle/crache d'une tige évasée pourvue de feuilles un masque humain de profil, dont le cou libère des feuillages ou plumages, qui se confondent avec le corps végétalisé d'un autre, lui-même menacé par la gueule d'un loup.

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Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets du bas-coté sud de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LES 18 PIÈCES DE SABLIÈRES, ET LES BLOCHETS DE LA NEF.

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La nef est divisée transversalement par trois entraits (poutres) engoulés (à extrémités sculptés en tête de dragon avalant la pièce de bois) et centrés par un nœud de deux têtes de dragons.

Ces entraits sont complétés par douze blochets, pièces de bois transversales beaucoup plus courtes que les entraits et s'intercalant entre eux.

Les pièces de bois des sablières se trouvent ainsi limités par ces entraits et ces blochets.

Je les décrirai en partant de l'angle sud-ouest de la nef.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LE COTÉ SUD.

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1. Première pièce sud. Anges présentant un médaillon.

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Ces "anges" n'ont rien de bibliques et s'apparentent plutôt à des hybrides humains/oiseaux, et leur corps s'effilochent vite en une queue  emplumée que dévore la gueule d'un lion.

Le visage humain de profil du médaillon est barbu, coiffé d'un casque, et monstrueux par son nez volumineux, et sa grimace.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet A. Tête de dragon.

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2. Deuxième pièce sud. Dragons liés par le cou, et dont la queue est dévorée par un dragon.

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Le dragon de droite est ailé, mais le corps de celui de gauche se déstructure en appendices foliaires et en une queue serpentine pénétrant la gueule dédoublée d'un dragon.

À l'opposé des sculptures du bas-coté sud, celles-ci sont poncées en volumes souples et lisses, tandis que les indentations des plumes et feuilles sont finement arrondies. Les coups de gouge restent utilisées pour rendre les écailles des gueules des dragons.

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Premier entrait engoulé.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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3. Troisième pièce sud. Dragons liés par le cou, et dont la queue est céphalisée en tête de dragon.

Les dragons à queue céphalisée sont légions sur les sablières du Cap Sizun. Les dragons se rapprochent de ceux de Confort-Meilars ou de Pont-Croix par leur nez retroussé, leur langue bouclée, les "nageoires" ou appendices foliaires, et par l'utilisation de trous de forets pour rendre les verrucosités des corps.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet B. L'Acrobate.

Il effectue, jambes et fesses nues, un renversement postérieur et amène sa tête moqueuse entre ses cuisses. Une fois de plus, le motif est très souvent retrouvés, mais plus souvent en about de poinçon.

Il ne faudrait pas croire que les sujets licencieux échappent à la vigilance des recteurs, ou à l'attention des fidèles. Au contraire, ils sont exigés, et les ymagiers doivent doter le nouveau bâtiment des mêmes scènes si appréciées dans les paroisses voisines (pour ne pas dire concurrente). Ils choquent, surprennent ou amusent nos regards mais le mélange des genres n'était pas jugé déplacé, et encore moins scandaleux à l'époque. Ils ne sont pas l'exception, ils sont la règle.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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4. Quatrième pièce sud. Dragons au corps végétalisé, à la  queue céphalisée en tête de dragon, entourant un masque de  femme grimaçant, de face.

La tête des deux dragons est celle de femmes portant une coiffe.

On retrouve  l'utilisation de trous de forets pour rendre les verrucosités des corps.

 

 

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Deuxième entrait.

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5. Cinquième pièce sud. Être hybride au centre, tenant par leur langue deux dragons ailés .

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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BLOCHET C. Homme (ange?) présentant un écu.

Le haut du corps est travaillé par les traits glissés de gouges pour rendre une sorte de plumage . Le plissé du bas de la tunique est traité d'une façon similaire en  rainures parallèles par le fer de la gouge.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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6. Sixième pièce sud. Anges présentant un cartouche à inscription datée.

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Les anges présentent le texte suivant, sur 3 lignes :

15A1 / tête d'homme/ 1850

MM. STANGENNEC.R

RIOU .T . LE BARS M.

Le début est généralement interprété comme étant la date de 1541.Les lettres sont perlées et ornées pour imiter les inscriptions médiévales; Pourtant, le chiffre 4 est indiscutablement doté d'un jambage de A. D'autre part, il est contemporain de l'inscription générale, de 1850. Enfin, si on donne foi à cette date de 1541, cela remet en cause la date habituellement admise pour l'église, dans la seconde moitié du XVIe siècle. Et cela signifierait un écart de 80 ans entre les sablières du bas-coté sud, et celles de la nef : le style en est-il si différent ?

Sophie Duhem a validé la date de 1541 au même titre que celle de 1620. Faut-il la suivre ? 

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La ligne suivante fait mention du recteur Jacques Stanguennec, né le 14‐09‐1802 à Arzano, vicaire à Riec en 1830,  vicaire à Pont‐Aven  en 1838,  recteur de Trégourez en 1839 et , recteur d'Esquibien en 1847  jusqu'en 1875  avant de se retirer à Moëlan ; il est décédé le 26‐10‐1878.

L'inscription est également ambiguë : faut-il comprendre que le recteur Jacques Stanguennec a fit réaliser ces sablières, avec le soutien des (probables) fabriciens Riou et Lebars ? Ou bien qu'il s'est contenter de les faire restaurer ? Mais dans quel proportion ? 

S'il a souhaité indiquer cette date de 1541, l'a-t-il trouvée inscrite sur les sablières avant restauration ? Etc, etc...

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet D : gueule de dragon.

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7. Septième pièce sud. Anges encadrant un masque d'homme barbu.

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L'homme est caricatural par son gros nez, ses cheveux en flammes désordonnées, sa barbiche. On retrouve l'"œil d'Horus", amande d'un œil de face dans un visage de profil, déjà signalé dans les sablières du Maître de Plomodiern.

Il se détache sur une  gloire de rayons divergents qui ressemblent à des tuiles.

Les anges, volants, sont vêtus d'une aube bouffant à la taille autour d'une ceinture cachée. Une lanière marquée d'entailles droites en I traverse obliquement, mais sans de raison d'être, cette tunique. On les retrouve  sous le ciseau du Maître de Pleyben, notamment à Kerjean, mais avec une envolée lyrique de grande qualité.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Troisième entrait engoulé.

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8. Huitième pièce sud. Oiseaux hybrides encadrant un masque d'homme barbu.

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L'homme de profil ressemble au précédent, mais il est coiffé d'un casque. Il se détache sur un cercle. Si l'oiseau de droite est doté d'une aile et d'un début de corps avant sa queue en volutes, celui de gauche n'est qu'une tête, suivie de plumets bouclés. 

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet E : ange tenant un livre ouvert.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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9. Neuvième pièce sud. Trois putti tiennent les spires d'une banderole marquée de tirets.

Les putti sont réduits à des têtes d'enfant, entourés de cornes de feuilles et coiffés de bicornes.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet F : ange tenant un phylactère.

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LE COTÉ NORD.

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Blochet G. : ange aux mains brisées.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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10. Neuvième pièce nord. Hybrides à tête humaine et corps feuillagé.

 

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet H : ange tenant des clous et une fleur.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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11. Huitième pièce nord. Au centre, un homme de face, bras et jambes écartés. À gauche, un dragon ailé. À droite, un grylle, créature fantastique à plusieurs têtes greffées sur un corps feuillu.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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12. Septième pièce nord. Deux grylles aux têtes enlacées par un anneau.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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13. Sixième pièce nord. Au centre, tête coiffé d'un bicorne sur un corps de feuillages cornus. Sur les cotés, êtres à bonnet de fou et corps de feuillages.

 

 

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet : ange tenant un écu.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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14. Cinquième pièce nord. Deux lions entourant une tête feuillagée.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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15. Quatrième pièce nord. Un homme et une femme aux corps feuillagés présentent un médaillon à profil d'homme.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet  K : homme barbu tenant un écu.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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16. Troisième pièce nord. Deux dragons avalant par les oreilles et la chevelure une tête humaine centrale. La queue des dragons est céphalisée.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Premier entrait.

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17. Deuxième pièce nord. Dragons reliés par un anneau entourant leur cou. Les corps feuillagés ou emplumés se transforment  un autre dragon. 

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Blochet L. Personnage encapuchonné.

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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18. Première pièce nord. Dragons "engoulant" un visage de face. 

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Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sablières et blochets de la nef de l'église d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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CONCLUSION.

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La liste des pièces est la suivante :

BAS-COTÉ SUD

 

1. Première pièce. Inscription de fondation de 1620 présentée par deux hybrides.

2. Deuxième pièce. Paires de dragons végétalisés avalant d'autres dragons, entourant un masque d'humain central.

3. Troisième sablière.  Au centre, un masque léonin crache des têtes animales, qui dévorent des têtes humaines végétalisées. Aux extrémités, têtes de loup dont les langues sont végétalisées.

4. Quatrième sablière.  Suite d'animaux, humain et végétaux.

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LES 18 PIÈCES DE SABLIÈRES, ET LES BLOCHETS DE LA NEF.

 

1. Première pièce sud. Anges présentant un médaillon.

2. Deuxième pièce sud. Dragons liés par le cou, et dont la queue est dévorée par un dragon.

3. Troisième pièce sud. Dragons liés par le cou, et dont la queue est céphalisée en tête de dragon.

4. Quatrième pièce sud. Dragons au corps végétalisé, à la  queue céphalisée en tête de dragon, entourant un masque de  femme grimaçant, de face.

5. Cinquième pièce sud. Être hybride au centre, tenant par leur langue deux dragons ailés .

6. Sixième pièce sud. Anges présentant un cartouche à inscription datée.

7. Septième pièce sud. Anges encadrant un masque d'homme barbu.

8. Huitième pièce sud. Oiseaux hybrides encadrant un masque d'homme barbu.

9. Neuvième pièce sud. Trois putti tiennent les spires d'une banderole marquée de tirets.

10. Neuvième pièce nord. Hybrides à tête humaine et corps feuillagé.

11. Huitième pièce nord. Au centre, un homme de face, bras et jambes écartés. À gauche, un dragon ailé. À droite, un grylle, créature fantastique à plusieurs têtes greffées sur un corps feuillu.

12. Septième pièce nord. Deux grylles aux têtes enlacées par un anneau.

13. Sixième pièce nord. Au centre, tête coiffé d'un bicorne sur un corps de feuillages cornus. Sur les cotés, êtres à bonnet de fou et corps de feuillages.

14. Cinquième pièce nord. Deux lions entourant une tête feuillagée.

15. Quatrième pièce nord. Un homme et une femme aux corps feuillagés présentent un médaillon à profil d'homme.

16. Troisième pièce nord. Deux dragons avalant par les oreilles et la chevelure une tête humaine centrale. La queue des dragons est céphalisée.

17. Deuxième pièce nord. Dragons reliés par un anneau entourant leur cou. Les corps feuillagés ou emplumés se transforment  un autre dragon. 

18. Première pièce nord. Dragons "engoulant" un visage de face. 

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Il est facile de constater la forte prévalence des dragons (8 pièces) ou des grylles. Aucune figure n'est indemne d'une métamorphose qui envahit les formes d'appendices aux formes de feuilles-plumes. Les "anges", lorsqu'ils sont ailés, ne sont pas respectés d'avantage. La complexité des figures mi-animales, mi-végétales est telle qu'il est difficile d'en donner une description succincte.

Les anges aptères des blochets sont plus dignes, dans leur fonction de porte-écu, porte-livre ou de présentateur de symbole liturgique.

Il n'y a pas de différence flagrante entre les pièces du bas-coté (dont la datation hésite entre celle de 1620, et celle de 1581 sur le pilier) et celle de la nef (datée peut-être de 1541, plus surement de la  construction de l'église dans la seconde moitié du XVIe siècle, et dont une part relève peut-être d'une restauration en 1850), car ce sont les mêmes thèmes, les mêmes accessoires de feuilles-plumes, et le même style qui s'y déploient.

Ce style (utilisation de la gouge en coup d'arc de cercles et en tirets, perforation au foret, visage au nez proéminent et menton et front fuyant, gros œil de face sur les profils, anges au buste plumés par des empreintes de gouge, etc), et ces thèmes de dragons et grylles dévorants et de transformation végétale, sont ceux que nous trouvons dans le Cap Sizun à Pont-Croix, Confort-Meilars, Saint-Tugen en Primelin, mais néanmoins nous ne trouvons à Esquibien pratiquement aucun élément du vocabulaire de la Renaissance : pas de vrai médaillon à profil à l'antique, pas de cartouche, pas de cuir à enroulement, pas de lanières ou volutes à encoches, pas de corne d'abondance, pas de guirlande, pas de coquille de Vénus, alors que tous ces éléments sont présents sur l'ancien jubé d'Esquibien remonté dans la tribune de la nef.

Par ailleurs, nous ne reconnaissons pas la main du Maître de Plomodiern actif à Pont-Croix et Saint-Tugen.

Ces parentés avec les sablières es paroisses environnantes, et cette absence d'influence de l'art des ornemanistes Renaissance, plaident-elles pour une réalisation plus précoce, avant 1550 ?

La discussion s'affinera sans doute grâce à d'autres compétences et d'autres mises en perspective, mais il importait déjà de mettre en ligne à la disposition de chacun la description reglée et exhaustive de cette charpente sculptée (j'ai seulement omis les abouts de poinçon de bas-coté sud).

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1909, Notice sur Esquibien, BDHA, Quimper.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1099887/f85.image.r=Esquibien

 

— CALVEZ-DUIGOU (Nathalie) l'église Saint-Onneau d'Esquibien.

https://audierne.fr/aud-esq/eglise-esquibien/

— COUFFON (René), 1988, Notice sur Esquibien, Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/a92259a04835f9c68053071304829681.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/ESQUIBIE.pdf

EGLISE SAINT-ONNEAU (I.S.)

Elle comprend une nef de six travées avec bas-côtés terminée par un choeur peu profond à chevet polygonal. Deux chapelles en ailes forment un faux transept au droit de la sixième travée qui est plus large ; celle du sud est partagée en deux par deux arcades et une architrave. Elle date de la seconde moitié du XVIe siècle et a été remaniée au XVIIe siècle.

Le chevet a son fenestrage du XVIe siècle et, près du porche, à l'intérieur, on lit l'inscription : "I. PARIS. F. L. 1581."

L'intérieur, du type à nef obscure, est lambrissé en berceau avec entraits engoulés et sablières. Les grandes arcades en tiers-point pénètrent directement dans les piliers cylindriques ou octogonaux.

Blochets sculptés dans les sablières de la nef et face au porche.

 

— DUCOURET (Jean-Pierre), SERRE (Fabien), 1983, L'église paroissiale d'Esquibien (Esquibien fusionnée en 2016 avec Audierne). Notice de l'Inventaire Général IA00006375

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-onneau-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/7bba1475-a53c-4c9b-92b5-465f992b7088

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ... préface d'Alain Croix. , Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997.  pages 142 à 146.

MEVEL (Gérard), 2018, Les sablières de l'église Saint-Onneau (sablières d'Esquibien filmées par un drone), texte d'Andrée CHAPALAIN.

"Les Films de l'Embarcadère" réalisent un film sur les sculptures des sablières de l'église Saint Onneau au bourg d'Esquibien 29770 AUDIERNE. Un travail des artisans des XVIème et XVIIème siècles présenté au cours des Journées Européennes du Patrimoine le 22 septembre 2019.

https://vimeo.com/361250205

 

Wikipedia : Eglise Saint-Onneau à Esquibien

Fiche Mérimée : PA00089924

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l'édifice :

Confessionnal
Confessionnal n° 2
Statue : Saint Onneau
Autel, retable et tableau du L'Ange gardien
Maître-autel
Chaire à prêcher
Statue : Christ en croix
Autel, retable et tableau du Rosaire

MONUMENTUM

https://monumentum.fr/eglise-saint-onneau-pa00089924.html pop.culture.gouv :

PALISSY

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089924

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières Chapelles bretonnes.
19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 10:17

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I. LE PORCHE OUEST (XVIe siècle).

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L'entrée ouest présente les mêmes caractéristiques architecturales  qu'à Plouhinec (1572), Confort, Saint-Tugen en Primelin , Cléden-Cap-Sizun (v. 1561) et Plogoff (1547), avec deux contreforts et une porte en anse de panier surmonté d' un arc ogival, contre-courbe et faux gable reposant sur des culots.

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À Plogoff et à Saint-Tugen, on trouve, à l'extrémité des lignes du triangle du gable croisant la ligne verticale des pilastres,  deux personnages en demi-relief , soit un ange à gauche, et un "page" ou jeune écuyer à droite, portant des inscriptions AVE MARIA et PAX VOBIS.   

Ici, à Esquibien, ce sont les mêmes personnages, dans la même situation, mais l'ange tient un blason ou un panneau rectangulaire aux motifs effacés, tandis que le texte du phylactère de l'écuyer n'est plus lisible.

 

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LE CLOCHER.

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Le clocher, d'une grande élégance, ne porte pas de galerie ; à la base de la flèche, tympans ajourés et pinacles ; tourelle d'escalier octogonale contre la face nord 

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La tourelle octogonale d'accès à la chambre des cloches.

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La tourelle du clocher porte une inscription et la date de 166-.

--- GVILLOV 166-.

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Les gargouilles cantonnant  la chambre des cloches.

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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II. LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE.

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Si le porche ouest et le chevet datent de la seconde moitié du XVIe siècle, les inscriptions qui sont portées sur le porche sud   témoignent de travaux de remaniements importants au XVIIe siècle. La construction du porche sud  a du débuter  en 1581, puis s'est poursuivie  entre 1611 et 1628 ; le pignon de la baie sud qui suit le porche vers l'est a été construit ou plutôt modifié en 1662.  

Les inscriptions mentionnent ici le nom des fabriciens en tant que maîtres d'ouvrage, et jamais le nom des recteurs  (qui sont alors en 1572-1580 : .... Sergent.; en 1597-1624 : Yves de Rospiec ; et en 1627 : F. Ronsin). Ce qui contraste avec la cure de Jean Le Bis, recteur d'Esquibien de 1633 à 1669, et qui inscrivit trois fois son nom sur la chapelle Sainte-Brigitte et sa fontaine, et sur un calvaire. Ou,  un siècle plus tard, avec celle du recteur Gobert, qui inscrivit au chevet, sur l'élévation est l'inscription M GOBERT RECTEVR 177(?) témoignant du changement des usages en matière d'inscription lapidaire. (photo ici)

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Le rapprochement des inscriptions avec les données généalogiques permet de donner, sinon un visage humain, du moins une réalité à ces noms de paroissiens, souvent les plus aisés et toujours les plus honorables de leur paroisse dans le milieu des cultivateurs, marchands et armateurs. Parfois, il est possible de préciser le hameau où ils vivent, et, plus rarement (et non ici) leur profession. C'est la raison de cette étude.

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1.Intérieur du porche sud (derrière la porte à droite). 1581.

 

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La seule inscription datant de la construction de la seconde moitié du XVIe siècle se trouve à l'intérieur de l'église, sur le mur gauche formant pilier de la porte d'entrée sud. On y lit en effet :

 

"I. PARIS. F. L. 1581."

Soit "I ou J. PARIS, Fabricien l'an 1581". (le dernier chiffre ressemble à un L et est amputé par l'arête du bloc).

Seule mention généalogique sur geneanet : Marie-Marguerite PARIS, née à Esquibien en 1608 .

https://gw.geneanet.org/sali73003?n=paris&oc=&p=marie+marguerite

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

 

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Porche sud : Inscription Y. Gonidec 1612.

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Le porche sud porte plusieurs dates sur sa façade et son contrefort, renvoyant toutes au début du XVIIe siècle, entre 1612 et 1628 : il a donc fallu 16 ans pour le réaliser.

 Contrefort gauche de l'entrée du porche sud.

"Y. GONIDEC. F. 1612"

Soit "Y[ves] GONIDEC fabricien [l'an] 1612".

Les généalogistes décrivent un Yves GONIDEC ou GONIDOU, né le 12 avril 1566 à Esquibien, fis de Yves GONIDEC ca.1536 et de Catherine CLOAREC, et qui épousa Adelice PENNARUN, dont 5 enfants nés entre 1608 et 1620.

https://gw.geneanet.org/lizennwenn?n=gonidec&oc=2&p=yves

https://gw.geneanet.org/rtiec1?n=gonidec&oc=&p=yves

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Porche sud : chronogramme isolé F :1617.

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fragment d'une inscription indiquant le nom du fabricien de l'année 1617.

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Fronton du porche sud : Inscription de 1618.

 

H. IOVRDEN

FVT : F1618.

Soit "H. Jourden fut fabricien l'an 1618."

Il peut s'agir d'Hervé JOURDAIN né le 3 février 1561 de Vingalon Jourdain et d'Adelice PRIOL.

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Pignon de la première baie sud après le porche : Simon Guillou 1662.

On peut voir l'inscription :

SIMON GUILLOU FAB. 1662.

soit "Simon Guillou, fabricien [l'an] 1662"

Il peut s'agir de Simon Le GUILLOU, né à Esquibien, et qui épousa le 18 septembre 1661 à Plozévet Marguerite Le Borgne, née à Plozévet.

https://gw.geneanet.org/everest29?n=le+guillou&oc=&p=simon .

 

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Sommet du fronton du porche sud : 1628.

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M. BRIGNOV .F ; 1628.

soit "M BRIGNOU fabricien [l'an ] 1628".

Il pourrait s'agir de Martin BRIGNOU, né le 30 mai 1576 à Esquibien de Paul Brignou et Marie Gouzarc'h.

https://gw.geneanet.org/mjcoat?n=brignou&oc=3&p=martin

Ou de Martin BRIGNOU, né le 14 septembre 1578 à Brenellec, Esquibien de Rodolphe Brignou et Marguerite Cagean.

https://gw.geneanet.org/mjcoat?n=brignou&oc=2&p=martin

https://gw.geneanet.org/abenard1?n=brignou&oc=&p=martin (armoiries).

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LE PORCHE SUD ET SES POISSONS.

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« Les nombreuses églises et chapelles disséminées le long des côtes [du Cap Sizun] furent justement construites en ce 16e siècle qui vit fleurir intensément l’industrie des pêcheries, des sécheries et de la navigation. Pour bien marquer la part qui leur revenait dans ces bâtisses élevées de leurs deniers, les marins firent sculpter sur les tympans des portails et des porches des bateaux avec leur mât et leurs équipages navigant au milieu des poissons et des oiseaux de mer. » (Daniel Bernard)

On peut s'étonner de ne pas trouver sur les murs de l'église d'Esquibien les poissons et les barques de pêche ou de commerce qui sont si fréquentes dans le voisinage. Mais les poissons sont bien là, à l'intérieur du porche sud. Quand aux navires, ils sont sculptés sur les panneaux en bois de l'ancien jubé, reconverti en tribune, ce qui fera l'objet d'un autre article.

Je rappelle mes précédents articles sur ces bas-reliefs marins :

 

liste qui sera à compléter par :

-Le porche de la tour carrée de Saint-Guénolé. (à paraître)

l'église de Plouhinec (ex Poulgoazec) 

-la chapelle Saint-Julien de Poulgoazec

-Chapelle Saint-Yves (moitié du XVIIe) de Plogoff .

-Chapelle Saint-Trémeur, (façade, deux barques)

-église de Goulien barque de pêche à 3 marins.

-église Saint Codoan de Poullan-sur-mer

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Voir aussi dans la même région du Cap Sizun mes articles sur  les embarcations de pêche sculptées sur bois sur les sablières :

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Revenons au porche sud d'Esquibien. 

Il s'ouvre, entre deux contreforts, par un arc en plein cintre aux piédroits ornés de chapiteaux  et aux moulures non sculptés. Deux  pinacles à crochets ont été disposés sur les cotés, deux autres couronnent les contreforts.

Le fronton est délimité par une corniche, vide. Au total, nous avons là un ensemble simple, sans ornementation sculptée que les inscriptions déjà décrites.

À l'intérieur, la voûte, en forme de coupole, est recoupée de huit nervures, arcs-ogives et liernes. 

Les deux étroites portes jumelles en plein cintre sont séparées par un trumeau doté d'un bénitier à godrons. Le fronton reçoit une petite statue de la Vierge.

Les murs ouest et est sont dotés d'un banc au dessus duquel court une frise de cartouches rectangulaires. Quelques-uns contiennent un poisson, d'autres  contiennent une forme oblongue centrée par un rectangle, que j'interprète comme une navette de tisserand, et d'autres encore sont laissés à l'état brut.

Des croix sur socle en  triangle et rectangle sont grossièrement gravées sur la paroi, comme par graffiti. Alain Perrot me signale qu'il s'agit de trois "graffiti  jacquet", gravés par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle pour attester de leur passage. Il en a observé également trois sous le porche de l'église de Goulien, une sur le mur sud de l'enclos de Saint-Tugen, et deux à Plogoff. On sait que la croix de la chapelle Saint-They, à la Pointe du Van, porte une statue géminée avec saint Jacques le Majeur coté ouest.

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Croix Jacquille d'Esquibien, photo et Copyright Alain Perrot.

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Croix Jacquille d'Esquibien, photo et Copyright Alain Perrot.

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Croix Jacquille d'Esquibien, photo et Copyright Alain Perrot.

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Intrigué, j'en ai retrouvé le témoignage à Saint-Martin de Louzach (Charente) ; ces graffiti, qualifiés de "croix jacquille", ont été relevés par le GRAH, groupe de recherche archéologique et historique, dans un article qui en souligne la valeur patrimoniale :

http://www.graht.fr/print.php?sid=86&archive=0

https://www.sudouest.fr/2014/08/25/les-graffitis-de-l-eglise-racontent-l-histoire-1650611-1196.php

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Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Église Saint-Onneau d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LINTEAU D'UNE MAISON EN FACE DE L'EGLISE.

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CATHERINE 

DES QUATREVEAUX

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Il s'agit probablement de Marie-Catherine des QUATREVAUX, née en 1803 à Esquibien. Elle épousa le 29 janvier 1825 à Esquibien Guillaume Grégoire KERLOC'H (1798-Réuniou Esquibien 1872), dont une fille, Marie Catherine Kerloc'h (Primelin 1827-Primelin 1879).

Son père Antoine des Quatrevaux  (né en 1775  à Quévreville-la-Poterie en Seine-Maritime, était militaire ; il épousa  à Audierne Marie Michelle LOUARN (née en 1776 à Audierne.

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https://gw.geneanet.org/jargor?n=de+quatrevaux&oc=&p=marie+catherine

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Maison d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Maison d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Maison d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Maison d'Esquibien. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie) et PEYRON (Paul), 1909, Notice sur Esquibien, BDHA, Quimper.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1099887/f85.image.r=Esquibien

 

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Esquibien, Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/a92259a04835f9c68053071304829681.pdf

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/ESQUIBIE.pdf

ESQUIBIEN Paroisse de l'ancien diocèse de Cornouaille maintenue lors du Concordat.

EGLISE SAINT-ONNEAU (I.S.)

Elle comprend une nef de six travées avec bas-côtés terminée par un choeur peu profond à chevet polygonal. Deux chapelles en ailes forment un faux transept au droit de la sixième travée qui est plus large ; celle du sud est partagée en deux par deux arcades et une architrave. Elle date de la seconde moitié du XVIe siècle et a été remaniée au XVIIe siècle.

Le chevet a son fenestrage du XVIe siècle et, près du porche, à l'intérieur, on lit l'inscription : "I. PARIS. F. L. 1581."

La façade ouest est de la même famille que Plouhinec, Confort, Saint-Tugen, Cléden et Plogoff, avec sa porte en anse de panier sous un arc ogival, contre-courbe et faux gable reposant sur des culots.

Le clocher, d'une grande élégance, ne porte pas de galerie ; à la base de la flèche, tympans ajourés et pinacles ; tourelle d'escalier octogonale contre la face nord (n.b. : le plan de J. Bigot a été inversé, la tourelle est du côté nord, p.97).

Le porche sud, voûté sur arcs ogives très bombés avec liernes longitudinale et transversale, porte des inscriptions : "LAN. 1611" sur le contrefort de gauche, à côté : "Y. GONIDEC. F. 1612", - "H. IOVDREN. FVT. F. 1618" - "M. BRIGNON. F. 1628" - "F. 1717" sur le pignon.

A l'arcade extérieure, l'arc en plein cintre à clé en console repose sur des chapiteaux. Au-dessus de l'une des fenêtres du midi, inscription : "SIMON. GVILLOV. FAB. 1662" Et au chevet : "I. FLOCH".

 

 

 

— DUCOURET (Jean-Pierre), SERRE (Fabien), 1983, L'église paroissiale d'Esquibien (Esquibien fusionnée en 2016 avec Audierne). Notice de l'Inventaire Général IA00006375

 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-onneau-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/7bba1475-a53c-4c9b-92b5-465f992b7088

—Wikipedia : Eglise Saint-Onneau à Esquibien

 

— MONUMENTUM

https://monumentum.fr/eglise-saint-onneau-pa00089924.html pop.culture.gouv :

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes. Inscriptions
17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 20:09

La deuxième plaque de cocher à Quimperlé, rue de Lorient.

Voir :

Une "plaque de cocher" à Quimperlé, Chemin de Grande Communication n°16.

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Voir aussi  :

La plaque de cocher de Landerneau. Route nationale n° 164 d'Angers à Brest.

La plaque de cocher de Roscoff. Route nationale n°169 de Lorient à Roscoff. 

La plaque de cocher de La Martyre. Chemin de Grande Communication n° 35.

Une "plaque de cocher" à Plougourvest (29) : le chemin d'intérêt commun n°21 de Landivisiau à Cleder.

La "plaque de cocher" de Lanviguer-Ty Croaz à La Martyre, et le calvaire de 1565 qui va bien avec. Le Chemin de Grande Communication n°3.

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Le site remarquable et incontournable de Patrick Rollet avait déjà décrit cette plaque de cocher de Quimperlé, mais je ne l'avais pas repéré; mais en passant hier  rue de Lorient, cette plaque rouillée et dans l'ombre m'a sauté aux yeux. Je me suis arrêté pour prendre à mon tour un cliché.

Elle porte les indications suivantes :

RTE --LE N° 165 FINISTÈRE

QUIMPERLÉ

20 k <----- LORIENT

BANNALEC ----> 15k

 

 

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Plaque de cocher 32 rue de Lorient. Photo lavieb-aile juillet 2020.

Plaque de cocher 32 rue de Lorient. Photo lavieb-aile juillet 2020.

Plaque de cocher 32 rue de Lorient. Photo lavieb-aile juillet 2020.

Plaque de cocher 32 rue de Lorient. Photo lavieb-aile juillet 2020.

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Un site indélicat sur les panneaux routiers reprend mes photos sans en signaler l'origine, malgré mes réclamations ; donc, je  marque ce cliché.

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Plaque de cocher 32 rue de Lorient. Photo lavieb-aile juillet 2020.

Plaque de cocher 32 rue de Lorient. Photo lavieb-aile juillet 2020.

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La route (alors royale) est déjà bien visible sur la carte de Cassini :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095253w/f1.item.zoom

C'est l'ancienne route royale de Nantes à Brest via Hennebont et Quimper puis Lanvéoc où un bateau vous menait à Brest, ou Douarnenez.

On la voit pénétrer les remparts, puis ressortir à l'est, traverser un pont et se diriger vers Guidel. C'est en aval du pont que la plaque se trouve aujourd'hui 32  rue de Lorient, intersection de la rue de Bourgneuf.

Ce pont est le "Pont de la ville" : "Les ouvrages successifs élevés à cet endroit étaient intimement liés à un moulin à eau qui se situait, à l´origine, sur la rive droite de la rivière de l´Isole. Servant de passage entre Nantes et Quimper (ancienne route royale puis route nationale 165), un pont en bois est détruit par une importante crue en 1776. Reconstruit en pierre peu de temps après, il figure comme « pont neuf » sur le cadastre de 1825 et jouxte le « moulin de la ville » déplacé depuis 1777 sur la rive gauche de l´Isole. Le radier du pont a été rectifié en 1895 d´après les plans de l´ingénieur Duperrier. L´ouvrage a été réparé et élargi entre 1931 et 1934 par l´entreprise Marzin, d´après les plan de l´ingénieur Troalen : démolition et reconstruction du parapet et des cordons, réemploi des matériaux, mise en place de poutrelles en fer laminé destinées à former poutres de rive et à constituer l´ossature des nouveaux parapets, poutrelles enrobées en pierre de taille et béton armé. (dossier IA29000274 de l'Inventaire)

Vers le nord-ouest elle traverse Mellac, Bannalec, Rosporden, Saint-Yvi et Quimper.

https://routes.fandom.com/wiki/Route_nationale_fran%C3%A7aise_165  

"A sa création, en 1824, la route nationale n°165 est définie comme la route de Nantes à Audierne avec embranchement sur Douarnenez. Elle succède alors à la Route impériale 185 [Nantes-Audierne tracé de 1811 à1824]

A l'origine, elle ne desservait pas Lorient mais empruntait la route directe entre Hennebont et Quimperlé, via Pont-Scorff. Ce tracé a été modifié par une loi du 14 mai 1837 qui, à la demande des conseils généraux du Morbihan et du Finistère, a interverti la domanialité des itinéraires Hennebont - Quimperlé et Lorient - Quimperlé."

Aujourd'hui, c'est la D6 au nord-ouest de Quimperlé et la D 765 au sud-est.

Voir Google maps :

https://www.google.com/maps/@47.8696863,-3.5434707,3a,90y,197.23h,94.8t/data=!3m6!1e1!3m4!1slaemwcPQCdcqkpKRuQhWQw!2e0!7i16384!8i8192

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BnF Gallica copyright.

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Published by jean-yves cordier
17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 11:19

La chapelle Sainte-Brigitte à Landugentel en Esquibien. Sa fontaine, ses inscriptions lapidaires, ses panneaux sculptés Renaissance, etc.

 

 

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Voir sur Esquibien :

 


Sur les bas-reliefs des panneaux au décor Renaissance en Bretagne, voir :

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PRÉSENTATION.

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Par l'Inventaire général :

 

"Dans le bulletin de la société archéologique du Finistère de 1899, Hyacinthe Le Carguet affirme que la chapelle Sainte-Brigitte « se trouvait autrefois à Lanuign en Beuzec-Cap-Sizun et fut transportée, en 1651, à Traon-Lannugentel, en Esquibien ». La date de 1651 se trouve en effet inscrite au-dessus d’une porte sur la façade sud de l’édifice, accompagnée du nom de IAN LE BIS (recteur d’Esquibien entre 1633 et 1669). On retrouve ce nom sur la fontaine voisine ainsi que sur le croisillon du calvaire associé à la chapelle Sainte-Edwett au village de Landrevet.

D’autres inscriptions datées de l’époque de l’implantation de la chapelle à cet endroit sont visibles sur le bâtiment et à proximité : P CORNOV F : 1651 sur le pignon ouest, à droite de la porte, V : P : M : IEAN / LE BIS : RECTEVR : 1654 et MARTIN : LE : PEVOCH : FAB : LAN : 1654 sur la fontaine située à une vingtaine de mètres au nord-ouest de la chapelle, IVON : MENS : FA : LAN : 1671 sur une dalle funéraire intégrée au sol de l’édifice.

Une restauration importante a probablement eu lieu au 18e siècle comme l’indiquent les autres inscriptions relevées sur le bâtiment : H : H : G : GRIFFOVN / FABRI 1754 (à droite de la porte principale sud), PP l 7(?) / LE : Sr : KOVARNE / FAB, et MAVRICE : CALONEC (sur le clocher).

L’édifice est aujourd’hui en bon état à la suite de deux récentes restaurations (1999 et 2004). Ouverte en période estivale, elle accueille depuis plusieurs années une exposition sur les pardons en Cap-Sizun."

 

"Description : Nichée dans un vallon arboré au sud du village de Landugentel, la chapelle Sainte-Brigitte est un petit édifice en pierres de taille d’une grande simplicité.

De plan rectangulaire avec chevet polygonal, elle porte sur son pignon ouest un clocheton de style classique présentant dans sa partie haute de petites têtes sculptées. Elle arbore deux portes principales, l’une à l’ouest et l’autre au sud, toutes deux en plein cintre avec des pilastres et deux chapiteaux à décor géométrique. Une troisième, en anse de panier et arc mouluré en accolade, se trouve également au sud.

L’éclairage est assuré par deux fenêtres en plein cintre percées dans le chevet ainsi que par deux œils-de-bœuf percés dans la façade sud.

A ses abords se trouve une fontaine en pierres de taille très soignée avec bassin rectangulaire et ouverture en plein cintre. Celle-ci fait l’objet d’un dossier complet.

Plus au nord, vers le centre du village de Landugentel, se trouve une croix monumentale en granite d’environ cinq mètres de haut. Elle trône dans un petit enclos entouré d’un muretin et porte sur son nœud carré l’inscription : STANGUEN-NEC RECTEUR 1869. Son croisillon orienté nord-sud présente, côté avers, un Christ en croix et côté revers une Vierge à l’Enfant." (Ducouret et Serre 1983)

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Par Sauvegarde de l'Art Français :

"La chapelle Sainte-Brigitte est située à Landuguen tel, hameau à 2,5  km au nord-est du bourg  d’Esquibien.  Elle  aurait  été  à l’origine construite à 2 km plus au nord, à Lannuign, en Beuzec-Cap-Sizun, et déplacée sur le site actuel en 1651.

Deux inscriptions portent cette date, l’une au-dessus de la porte sud (V : P : M : IAN : LE / BIS : RECTEVR 1651), l’autre sur le mur ouest, à droite de la porte (P CORNOV F : 16 / 51).

À une vingtaine de mètres au nord-ouest de la chapelle, une fontaine architecturée porte aussi deux inscriptions tendant à rapporter à la même époque l’implantation de la chapelle en ce lieu : V : P : M : IEAN / LE BIS : RECTEVR : 1654, et MARTIN : LE : PEVOCH : FAB : LAN : 1654.

Une restauration fut probablement entreprise au XVIIIe s., comme en témoignent des inscriptions: H : H : G : GRIFFOVN / FABRI 1754 (à droite de la porte principale sud), PP l 7[illisible] / LE : Sr : KOVARNE / FAB, et MAVRICE : CALONEC (sur le clocher).

L’édifice est d’une grande simplicité : le plan est rectangulaire, avec un chevet à trois pans. Le mur occidental porte un clocheton de style classique. Les deux portes principales, à l’ouest et au sud, sont en plein cintre, avec des pilastres et deux chapiteaux à décor géométrique, la porte ouest étant surmontée d’un faux fronton triangulaire. Une troisième porte à linteau en accolade s’ouvre sur le mur sud. Un faible éclairage intérieur est assuré par deux petites fenêtres dans le chevet et deux œils-de-bœuf au sud.

Lors de la deuxième campagne de travaux, le mobilier a été déposé et mis en sécurité : le décor du chœur avec ses boiseries, l’autel et le retable (XVIIe s.) et cinq statues en bois polychrome dont deux de sainte Brigitte.

La statue de la fontaine est aussi une sainte Brigitte. La sainte honoré e en ces lieux est l’abbesse de Kildare, en Irlande, et non la sainte suédoise. En 1998, la Sauvegarde de l’Art français a accordé 90 000 F pour les maçonneries du clocher, le drainage et la réponse en sous-œuvre, la charpente et la couverture en ardoises." (Fondation Sauvegarde art français)

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Par Couffon :

"CHAPELLE SAINTE-BRIGITTE Jadis à Lannuign en Beuzec-Cap-Sizun, elle fut transportée en 1651 à Traon-Landugentel. C'est un édifice de plan rectangulaire à chevet polygonal et porte ouest de style classique. La longère sud porte deux inscriptions : "V. P.K M. IAN. LE BIS. RECTEVR. 1651" au-dessus de la porte, et "H. H. G. GRIFFOVN. FABRI. 1754" à droite de la même porte. Mobilier : Au maître-autel, retable à colonnes torsadées ; dans le fronton brisé, représentation en bas-relief de sainte Brigitte. Le tableau de la sainte en prière a disparu. Poutre de gloire portant le groupe de la Crucifixion ; au pied de la croix, moniale en prière. Deux statues en bois polychrome de sainte Brigitte. * Fontaine avec bassin rectangulaire, deux colonnettes en nid d'abeilles encadrent la niche. Deux inscriptions : "V. P. M. IAN. LE. BIS. RECTEVR. 1654" sur le fronton, et "MARTIN. LE. PEVOCH. FAB. LAN. 1654" sur l'un des versants de la toiture. (R. Couffon 1988)

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Par Abgrall : "les jeunes mères viennent invoquer sainte Brigitte pour avoir un  lait abondant pour leur nourrisson."

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J'ai visité cette chapelle lors de l'excursion de la SAF en 2016, guidée par madame Andrée Chapalain, présidente de l'Association Culture et Patrimoine d'Esquibien. Mes photos veulent rendre compte de la richesse du patrimoine d'inscription lapidaire d'une part, et des panneaux Renaissance de l'autel, mais aussi de tout ce qui a retenu mon attention.

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Toponymie .
 

(Ofis ar Brezhoneg – Office de la Langue Bretonne)

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1°) Landugentel 

Formes anciennes attestées :

  • 1540 : Lannuguentel

  •  1541 : Laniguentel

  • 1573 : Languyntel

  • 1624 : Lanuguentel

  •  1752 : Landuguentel

  • 1815 : Landuguentel

  • 1836 : Landugantel

 

 Variantes orthographiques recensées actuellement : (Landugentel ; Landuguentel ; Landuquentel)

 Autres informations sur le sens du toponyme : Lann (pour le sens voir à Landreved -*-) précède ici un élément noté -uguentel en 1540. Ce terme pourrait contenir la racine ugent, vingt, à moins qu'il ne s'agisse en fait d'un élément - gentel, forme lénifiée à l'initiale de Kentel, leçon et par extension bon conseil. Le rajout de la consonne "d" entre Lann- et -ugentel, sans doute pour faciliter la prononciation, est relativement récent dans l'histoire du nom (milieu XVIIIe siècle). Cette consonne n'est pas étymologique.

 

-*-Landreved  :Nom de hameau qui se compose en première position du terme Lann, qui recouvrent deux réalités différentes : un lieu sacré, une fondation remontant au haut Moyen Age, sur laquelle un moine venu d'outre-Manche a établi un ermitage, un établissement religieux ; la deuxième acception est "lande", terrain pauvre où pousse notamment l'ajonc (qui se dit Lann en breton), toutefois d'une très grande utilité autrefois (en raison de l'exploitation de cette plante pour l'alimentation des chevaux). Le sens du Lann qui nous intéresse ici sera plutôt religieux." (Ofis ar Brezhoneg – Office de la Langue Bretonne)

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2°) Chapel Santez Berc'hed

 Formes anciennes attestées :  1836 : Chapelle Sainte-Brigitte

 Variantes orthographiques recensées actuellement : (Chapelle Sainte Brigitte)

 "Autres informations sur le sens du toponyme : Cette chapelle, chapel en breton, se situe au village de Landugentel (pour le sens voir à cette entrée) elle se trouvait autrefois près du village de Lannuign en Beuzec et fut transférée à Esquibien en 1651. Santez veut dire sainte et Berc'hed, correspond à la forme française "Brigitte", protectrice de l'Irlande, qui fut abbesse du monastère de Kildare au VIe siècle, et dont le culte est relativement répandu en Bretagne. Sur Beuzec-Cap-Sizun les bretonnants prononcent Santez Berc'hed avec un B à l'initiale mais sur la commune d'Esquibien nous avons collecté, deux autres prononciations, Berc'hed mis à part, [santez verc'hed] avec mutation par lénition de B en V et [santez perc'hed] par renforcement de B en P. C'est sous dernière forme que l'on retrouve le nom dans Loperc'hed, commune du Finistère, mais également sous la plume de H. Le Carguet dans un article sur les saints du Cap-Sizun publié dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère en 1899. Dans le doute sur la forme légitime nous conserverons la forme classique du nom qui de surcroît est celle la plus utilisée." (Ofis ar Brezhoneg – Office de la Langue Bretonne)

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES DE LA PORTE SUD.

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Les élévations de la chapelle sont en pierres de taille d'un granite clair, ou leucogranite encore nommé "granulite" : c'est celui qui est largement utilisé pour les bâtiments d'Esquibien (ou, plus largement, du Cap Sizun). Il pourrait être d'extraction locale, et les géologues soulignent sa clarté liée à sa richesse en muscovite :

"Leucogranite à muscovite et biotite de la pointe du Raz—Quimper. Le granite de la pointe du Raz—Quimper représente l'extrémité occidentale de la bande granitique de la pointe du Raz—Nantes (J. Cogné, 1957); il apparaît dès la pointe du Raz, constitue l'armature méridionale du Cap-Sizun (Plogoff, Primelin, Esquibien) avant de s'enfoncer dans l'intérieur des terres à partir de Plouhinec, en formant un vaste plateau qui occupe le centre de la feuille (Plouhinec, Plozévet, Landudec). En dehors des anciennes carrières au Nord-Ouest de Plouhinec et au voisinage de Plozévet, ce sont des affleurements en bordure de Goyen (Guiler, Mahalon, Audierne) et sur la côte entre l'anse du Cabestan et la plage de Guendrez qui sont les plus accessibles. Il s'agit d'un granité clair beaucoup plus riche en muscovite qu'en biotite et à grain millimétrique. Ces caractères sont assez constants, dans l'ensemble du massif ." (carte géologique)

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La porte en plein cintre voit ses piédroits ornés de petits chapiteaux à croisillons.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Inscription au dessus de la porte. 1651.

Elle occupe un double cartouche à réglure par moulure et les lettres (en réserve et non gravées, comme c'est  la règle) sont en belles majuscules à empattement, avec  une I est perlée, et deux lettres conjointes VR. La ponctuation de séparation des mots fait appel au deux-points, en forme de losanges.

Les chiffres de la date sont particulièrement élégants.

On lit :

V : P : M : IAN : LE

BIS : RECTEVR / 1651 .

soit "Vénérable et Puissant Messire Jean Le Bis, recteur l'année 1651" .

La formule nobiliaire VPM plutôt que VDM (vénérable et discret) n'est pas courante.

Jean Le Bis a été recteur d'Esquibien de 1633 à 1669. Il a également inscrit son nom sur la fontaine, et sur le calvaire Sainte-Edwett près de Landrevet.

 

Le nom Le Bis est attesté à Goulien au XVIIe siècle.

 

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Inscription à droite de la porte.  1754.

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L'inscription "H. H. G. GRIFFOVN. FABRI. 1754" prolonge et complète plus d'un siècle plus tard l'inscription précédente à droite de la porte, témoignant d'une probable restauration au XVIIIe siècle.

Elle s'inscrit en majuscules avec des losanges entre les mots.

Il faut lire "Honorable Homme G. GRIFFOUN, fabricien en 1754". 

Il faut selon toute vraisemblance identifier ce personnage avec Guillaume (LE) GRIFFON, né le 16 mai 1692 à Keréyoc'h 'Esquibien) et décédé le 5 février 1779 ... à Landuguentel.

Il avait épousé le 13 février 1719 Marguerite PELLAE (Kersigneau Plouhinec 1698-Landuguentel 1766), dont onze enfants  entre 1720 et 1742-1743. Ses 4 fils Jean, Guillaume, René et Alain étaient témoins à son décès.

Mais il peut aussi s'agir de son fils Guillaume LE GRIFFON, né le 25 mai 1729 à Esquibien, décédé le 26 novembre 1779 à Kervréac'h (Audierne). Il avait épousé le 28 août 1758 Marie CARADEC (1724-1779), dont 4 filles de 1759 à 1766 : seule la dernière, Thérèse, est né à Landuguentel.

En 1754, il était célibataire et âgé de 25 ans. Je pense que son père, âgé alors de 62 ans, est un meilleur candidat pour notre fabricien. Le qualificatif Honorable Homme laisse supposer qu'il était marchand .

 

https://gw.geneanet.org/mlappart?n=griffon&oc=1&p=guillaume

https://gw.geneanet.org/mlappart?lang=fr&pz=martine&nz=lappart&p=guillaume&n=le+griffon

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Inscription de l'angle du mur ouest à droite de la porte, 1651.

P CORNOV F : 16 / 51

Soit "P. CORNOU Fabricien en 1651".

Un Pierre CORNOU est né le 26 février 1637 à Audierne et décédé le 20 avril 1691 à Esquibien. Il avait épousé Marie KERISIT le 17 février 1670.

https://gw.geneanet.org/mjcoat?n=cornou&oc=2&p=pierre

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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LE CLOCHER ET LA CLOCHE.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Inscriptions de la chambre de la cloche :

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1°) Dans un cartouche à moulure, en lettres capitales, :

LE : Sr : KOVARNE / FAB

Soit : "Le sieur Kouarne, fabricien"

Nous pouvons supposer qu'il s'agit de Le SCOUARNEC. Le nom est attesté à Esquibien

https://gw.geneanet.org/cricroc?n=le+scouarnec&oc=&p=jean+marie

2°) Au dessus, en couronnement de la chambre des cloches  :

M. MAVRICE : CALONEC  / RR 17--

S'il faut lire Le Calonnec, le nom n'est pas attesté en Cap Sizun.

Il s'agit, selon une mention manuscrite de la Notice du BDHA, de Maurice ou Marc Le CALONNEC recteur d'Esquibien de 1704 à 1711.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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La cloche.

Elle a été faite par la fonderie Ferrand de Vannes (sur laquelle je n'ai pas de renseignements). Le médaillon représente une sainte (la Vierge) piétinant des serpents.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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LA FONTAINE de 1654.

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"La fontaine Sainte-Brigitte a été bâtie en 1654, soit trois ans après le déplacement de la chapelle qui lui est associée à son emplacement actuel. On trouve cette date portée à trois reprises sur l’édicule : sur le pignon sud, le pan est du toit et le côté sud-est du bassin.

On doit sa construction à IAN LE BIS (recteur d’Esquibien entre 1633 et 1669) dont le nom, accompagné d’un calice en saillie, surplombe l’ouverture et apparaît également sur le mur sud de la chapelle. Le second nom présent sur l’édicule est porté sur le pan est du toit : MARTIN : LE : PEVOCH : FAB.

Notons qu’au moment sa construction, une stèle gauloise christianisée a été intégrée à l’angle sud-ouest de son bassin.

Elle est aujourd’hui bien entretenue et régulièrement fleurie." (Fabien Serre 2019)

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Fontaine de la chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

Fontaine de la chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Inscription du fronton, coté sud. 1654.

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L'inscription est disposée autour d'un calice, comme emblème ecclésiastique.

V : P : M : IAN : LE

BIS : RECTEVR / 1654

soit "Vénérable et Puissant Messire Jean Le Bis, recteur, l'an 1654".

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Je n'ai pas photographié l'autre inscription : MARTIN : LE : PEVOCH : FAB.

soit "Martin Le Peuoch fabricien"

Les généalogistes signalent Martin Le PEOC'H, né à Kersorn (Esquibien) vers 1714 et décédé le 15 mars 1679 à Esquibien. Il avait épousé Marie GOURRET, dont 5 enfants nés entre 1637 et 1648 à Audierne.

Kersorn n'est guère éloigné de la chapelle.

https://gw.geneanet.org/mjcoat?n=peoch+le&oc=&p=martin

https://gw.geneanet.org/mjcoat?n=peoch+le&oc=&p=martin

Le mariage de sa fille Marie à Primelin avec l'honorable homme René Bourdon en présence d'Yves du Ménez, seigneur de Lezurec, montre que Martin Le Peoc'h occupait une belle situation sociale;

https://gw.geneanet.org/mjcoat?lang=fr&pz=olivier&nz=coat&p=marie&n=peoch+le&oc=1782

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Fontaine de la chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

Fontaine de la chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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L'INTÉRIEUR DE LA CHAPELLE.

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L'autel.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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La statue de sainte Brigitte, son livre et son mouton.

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La sainte de Kildare est représentée en habit monastique, tenant un livre, et avec un animal à ses pieds. Je l'identifie pour un mouton, en raison de la croyance en son pouvoir d'accorder à ceux qui la prie un cheptel d'ovins. Elle tenait sans doute le crosse d'abbesse dans la main droite.

On lit dans le Cogitosus :

"Je détaille ici un autre épisode qui prouve sa sainteté; épisode dans lequel ce que sa main fit, correspondait à la qualité de son esprit virginal pur. Elle faisait paître ses moutons sur une pelouse herbeuse de la plaine, quand elle fut inondée par une pluie torrentielle ; elle rentra chez elle avec des vêtements mouillés. Le soleil brillant au travers d’une ouverture dans le bâtiment, jeta un faisceau à l'intérieur qui, lors d’un coup d'œil distrait, lui sembla être une solive en bois massif, installée en travers de la maison. Elle posa son manteau humide dessus comme si elle était bien solide, et le manteau fut suspendu en toute sécurité au rayon de soleil immatériel. Lorsque les habitants de la maison furent frappés par ce grand miracle parmi les voisins, ils exaltèrent l’incomparable Brigitte de dignes louanges.

Et l’œuvre suivant ne doit pas être passé sous silence.

Sainte Brigitte était dans les champs avec des moutons en pâturage, occupée par ses travaux champêtres, quand un certain jeune méchant, qui connaissait sa réputation de donner ses biens aux pauvres, vola habilement et sournoisement puis emporta sept moutons durant une journée, et les dissimula. Mais vers le soir, quand le troupeau fut reconduit comme d'habitude à la bergerie, on les compta avec le plus grand soin trois ou quatre fois, et merveille à raconter, le nombre fut estimé exact et complet, sans pertes. Ceux qui savaient, furent submergés par la bonté de Dieu rendue évidente pour la jeune fille, et ils rendirent les sept moutons au troupeau. Mais le nombre de bêtes du troupeau n’augmenta ni ne diminua, il retrouva exactement sa quantité d'origine."  http://remacle.org/bloodwolf/eglise/cogitosus/brigitte.htm

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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L'autel et son retable sont posés sur un tour d'autel composé de huit panneaux rectangulaires d'un style et d'une composition homogènes, tous centrés par un médaillon, et tous ornés d'un décor Renaissance. Les couleurs bleu, rouge, vert-pâle ou crème sont ternes ou atténuées et contrastent avec le retable.

Cette homogénéité s'explique lorsque l'on apprend (A. Chapalain) que ces panneaux proviennent de l'ancien jubé paroissial. Celui-ci fut démonté après le Concile de Trente, et les panneaux furent ré-employés dans l'église pour une tribune de fond de nef, et pour cet autel.

Leur facture les datent vers 1550 (c'est à cette date, selon Debidour, que les jubés introduisirent le vocabulaire Renaissance dans leur décor), tandis que le Concile de Trente s'est achevé en 1563.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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L'inscription du cartouche. L'énigme du nom du fabricien.

Alors que la tribune de l'église ne comporte aucune inscription (malgré deux cartouches muets au dessus des navires), nous avons ici un cartouche, imitant un rouleau aux extrémités enroulés en cornets (comme ceux de l'église) qui porte une inscription gravée. Hélas, la partie haute est partiellement masquée par une baguette ajoutée en encadrement. 

La fin de l'inscription indique que nous avons affaire au nom du fabricien : F/ABRIC.

La deuxième  ligne se lit ENIQV : (ou ENIOV:)

L'exemple du mot "fabric" montre que le sculpteur n'hésite pas à couper les mots. 

La première ligne résiste à mes tentatives. 

Au total, j'ai pensé à LE NIOU, mais ce nom n'est pas attesté à Esquibien. DENIOU, PENIOU, RENIOU, GUENIOU ?

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Introduction : la Renaissance en Bretagne.

L'art ornemental de la Renaissance, d'origine italienne, est apparu très précocement en Bretagne, dès 1507, à Dol-de-Bretagne pour le Cénotaphe de l'évêque Thomas James sculpté par Jean Juste.

On y trouve déjà, en bas-relief, les dauphins, les putti, les mascarons, les lions et les dragons à corps végétalisés, les vases, les grotesques et les faunes, les bucranes, les rinceaux extravagants et les rubans ou linges suspendus, les coquilles, les figures accouplées par le cou ou la queue par un anneau, les cornucopia, les cartouches rectangulaires inspirés des ruines romaines, et, bien-sûr, les médaillons. 

http://www.lavieb-aile.com/2018/08/le-cenotaphe-de-thomas-james-dans-l-ancienne-cathedrale-de-dol-par-jean-juste-et-1507.html

Tout semble organiser pour dissoudre les frontières entre terrestre et aérien, entre l'humain et l'animal, entre espèces animales, qui sont hybridées, et entre animal et végétal, puisqu'on ne n'y trouve aucune figure qui ne mêle pas ces différents genres. D'où naît une confusion illusionniste  enivrante, entretenue ou accentuée par les volutes de tous genres (tiges, queues, étoffes) qui tournoient autour des figures. La référence à l'antique, et le rôle de modèle des décors découverts à la fin du XVe siècle dans la Domus Aurea, y est évident. Or, la date de 1507 est fort précoce pour l'expression de cet art grotesque en France (et même en Italie, les Loggias du Vatican sont plus tardives, entre 1516 et 1519).

L'art de la Renaissance s'exprima un peu plus tard sous l'influence de François Ier libéré des prisons de Charles Quint à Fontainebleau, par les peintures, panneaux de bas-relief en bois et encadrements en stuc déterminant l'art ornemental bellifontain vers 1530.

La Première Renaissance bretonne débute réellement vers 1560. La chapelle Sainte-Yves de Kerfons en relève (1553-1559), tout comme le tombeau de Guy III d'Espinay, conçu par l'angevin Jean de l'Espine en 1552-1553. Le château de Kerjean en Saint-Vougay (1550-1580) en donne une magistrale expression, tant pour l'architecture que pour la sculpture sur bois des sablières (v.1580)

L'influence des ornemanistes bellifontains est précisément évidente dans les sablières de Kerjean, attribuées au Maître de Pleyben actif, à Pleyben, Plomodiern Saint-Divy, entre 1560 et 1580, et cette influence se reconnaît notamment par les cuirs à enroulement des cartouches.

Un autre sculpteur de sablières, que j'ai nommé Maître de Plomodiern (S. Duhem le nomme Brellivet), a multiplié les éléments Renaissance particulièrement par les figures hybrides et dragons végétalisés, à Plomodiern, et à Saint-Nic, mais aussi — ce qui nous concerne d'avantage ici — dans le Cap Sizun à Pont-Croix à la chapelle Saint-Tugen de Primelin ou à la Chapelle Saint-Trémeur de Beuzec-Cap-Sizun. Il est actif entre 1544 et 1564 environ.

Sur les réalisations semblables à celles de l'église de Plomodiern en 1564 ("Jean Brellivet" ou maître de la nef de Plomodiern) :

En proximité avec celles-ci : les artisans anonymes du Cap Sizun au XVIe siècle :

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Enfin, les sablières de l'église d'Esquibien n'échappent pas à cette influence de l'art de la Renaisssance.

 

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Les panneaux de gauche (mauve et vert céladon).

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— Panneau 1 : médaillons à motif floral ou à étoffe plissée en éventail, losanges à masques aux cheveux et barbes végétalisés.

— Panneau 2 : dauphins affrontés à corps végétalisés en volutes ; coquille dans un temple stylisé ; mascarons barbus à corps végétalisés, affrontés; rinceaux ; médaillon central bûché, repeint en bleu cobalt.

— Panneau 3 : rinceaux affrontés ; médaillon central bûché repeint en bleu cobalt ; paire de dauphins affrontés à corps végétalisés, autour d'une vasque et de tiges.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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— Panneau 4 : 2  losanges à masques aux cheveux et barbes végétalisés, médaillon central bûché repeint en bleu cobalt, 2 couples de dauphins à corps végétalisés et queue enrubannée. Notez le cadre des losanges orné d'encoches en I I . I I . par marques de gouges droites et de trous de foret, comme dans les sablières du Maître de Plomodiern.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Panneaux à droite de l'autre coté de l'autel.

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— Panneau 5 (rouge brique et vert) : masque crachant des feuillages dans une architecture antique à arc en plein cintre ; médaillon central bûché repeint en bleu cobalt ; rinceaux affrontés.

— Panneau 6 (bleu pâle et vert) : rinceaux ; cartouche en feuille à bords enroulés et inscription ; médaillon central bûché repeint en bleu cobalt.

— Panneau 7 (blanc crème et vert) : couple de dauphins séparé par un fleuron ; coquille dans un arc en plein cintre ; médaillon central bûché repeint en bleu cobalt ; mascarons de profil, affrontés autour d'une tige, et à corps végétalisé.

— Panneau 8 : (mauve pâle et vert) : demi-médaillon à plissé rayonnant ; losange à mascaron ; médaillon intact, à mascaron de face ;  losange à mascaron  ;  demi-médaillon à plissé rayonnant.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Discussion sur les médaillons.

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Il reste à s'interroger, avec André Chapalain, sur le contenu des médaillons qui ont été bûchés (ôtés à coup de ciseau à bois). Il persiste sur certains d'entre eux les traces d'implantation qui ne remplissent qu'une partie du cercle, comme le ferait un élément en haut relief ou demi-relief, tandis qu'un élément en bas-relief (comme les mascarons du panneau 8) laisseraient une surface bûchée se confondant avec le médaillon.

Les éléments sculptés en haut relief des médaillons sont le plus souvent, en Italie comme en Bretagne, des têtes d'hommes et de femme; Ce sont ces visages, en costumes Renaissance, qu'on voit sur les dais des bénitiers en kersanton des trumeaux des porches de La Roche-Maurice vers 1530-1550 ou de Landivisiau,

Bénitier du portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.

 

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Mais pour quelle raison les têtes des médaillons d'Esquibien ont-ils été si soigneusement bûchés ? Il est probable que cela ait eu lieu lors de la Révolution. Il y a 12 panneaux sur la tribune d'Esquibien, 8 panneaux à Sainte-Brigitte, et 6 autres n'ont pas été ré-employés. Ce chiffre total de 26 panneaux s'oppose à l'hypothèse de portraits ou de blasons nobiliaires ou de personnalités connues (armateurs et marchands). S'il s'agissait de saintes figures (apôtres et prophètes), pourquoi auraient-ils, plus qu'ailleurs, provoqué la rage iconoclaste? S'agissait-il de figures offensantes pour la pudeur ou la bienséance ? 

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La poutre de gloire.

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Outre le Crucifié , la Vierge et saint Jean, il est émouvant de trouver au pied de la Croix sainte Marie-Madeleine agenouillé, avec son manteau rejeté sur les pieds en un vaste plissé. Émouvant, car c'est exactement la reprise des calvaires du Finistère sculptés en kersanton par les ateliers de Landerneau (Bastien Prigent à Pencran Saint-Ségal, Ste-Marie-du-Ménez-Hom et Lopérec puis Roland Doré, à Ste-Anne la Palud par exemple.

D'autant que le calvaire de Sainte-Anne-la-Palud est daté de 1642.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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Les blochets et leur inscription.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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L'inscription du blochet sud : 

V:P : M : I : BIS 1652.

 

Soit, pour la 3ème fois, "Vénérable et Puissant Messire I. Bis 1652" donc "Vénérable et Puissant Messire Jean Le Bis 1652".  

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

La chapelle Sainte-Brigitte d'Esquibien. Photographie lavieb-aile 2016.

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SOURCES ET LIENS.

 

— ABGRALL (Jean-Marie), PEYRON (Paul) 1909, Notice sur Esquibien, BDHA page 88

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f096b4a373bfb45f5ec65f9f1a363fcf.pdf

— CHAPALAIN (Andrée), 205, "La tribune de l'église Saint-Onneau", Reuz en Esquibien, bulletin n°13 de l'Association Culture et Patrimoine pages 10-13.

—COUFFON, (René), LE BARS, (Alfred), 1988, Notice sur Esquibien. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/ESQUIBIE.pdf

—LE CARGUET (Hyacinte) 1899 « Les chapelles du Cap Sizun. Les saints et les migrations insulaires », Bull. SAF t. XXVI, 1899.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1899_0128_0142.html

— MUSSAT (André), La Renaissance en Bretagne.

— PERENNES (Chanoine Henri), Esquibien, 1940, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon dans, Bulletin de la Commission diocésaine d'histoire et d'archéologie de Quimper. 1940 Archives diocésaines de Quimper

— SAUVEGARDE DE L'ART FRANÇAIS

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/esquibien-chapelle-sainte-brigitte-de-landuguentel/

— SERRE (Fabien), 2019, La fontaine de la chapelle Sainte-Brigitte, notice de l'Inventaire IA29132241.

Base patrimoine.bzh/ GERTRUDE

http://www.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/fontaine-sainte-brigitte-landugentel-esquibien-fusionne-en-audierne-en-2016/4e01571b-c11a-4305-b190-aef1fa5bc188

— DUCOURET (Jean-Claude), SERRE (Fabien), la chapelle Sainte-Brigitte

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-sainte-brigitte-landuguentel-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/d30c2bb2-c7c8-46a3-a75a-61e93d4c38d9

idem, annexe de 1978 :

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00006373_01.pdf

— AUTRES NOTICES DE L'INVENTAIRE GENERAL :

L'église paroissiale d'Esquibien

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-onneau-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/7bba1475-a53c-4c9b-92b5-465f992b7088

Les croix d'Esquibien

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/les-croix-monumentales-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/9f709254-5bd3-419f-a0b5-3f6b874d1889

Calvaire Sainte-Edwett

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/calvaire-sainte-edwett-pres-de-landrevet-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/4a817000-9485-4d46-bc4e-00d8302de810

Calvaire Sainte-Edwett, près de Landrevet (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Croix monumentale dite croix neuve (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Croix monumentale, Trévenoen (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Croix monumentale, près de Keraudierne (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Croix monumentale, près de Kerboul (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Croix monumentale, près de Kerhuon (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Croix monumentale, près de Kervéoc (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Les écarts d'Esquibien

Ecart, Custrein (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Ferme, Custrein (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Ferme, Kerandraon (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Ferme, Kergadou (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Ferme, Kerhuon (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Ferme, Pors Feunteun (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Ferme, Trobey (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Ferme, Tromao (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Maison puis dépendance, Kervreac'h (Audierne)

Maison, Brignéoc'h (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Maison, Keridreuff (Audierne)

Maison, Landrévet (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Maison, Le Créac'h (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Maison, Lervily (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Écart, Cosquer Bihan (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Écart, Kerivoas (Audierne)

Écart, Pors Feunteun (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)

Écart, Tromao (Esquibien fusionnée en Audierne en 2016)


 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/croix-monumentale-trevenoen-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/df918a4a-e0ff-48fc-bbc3-c43c574c541f

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/ecart-cosquer-bihan-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/0e3341f1-4dc9-4d3d-8a78-17292fb5681f

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/maison-le-creac-h-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/6c0204b9-dbcf-4a8c-b966-3aa4e9c5d6c0

http://www.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ecart-tromao-esquibien-fusionnee-en-audierne-en-2016/c1ea5308-7ccb-497c-b21d-04dbfb0b541f

— TOSCER 1985 et TUGORES 1978,

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA29132241_01.pdf

— Carte géologique de la France : Pont-Croix.

http://ficheinfoterre.brgm.fr/Notices/0345N.pdf

Etude normative des toponymes. Esquibien. (Ofis ar Brezhoneg – Office de la Langue Bretonne)

https://p1.storage.canalblog.com/25/87/986343/118848816.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes. Sculpture Renaissance Inscriptions
16 juillet 2020 4 16 /07 /juillet /2020 10:58

La chapelle Saint-Ronan de Plozévet et son sarcophage de granite.

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Voir sur Plozévet :

 

Voir sur saint Ronan :

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PRÉSENTATION.

La chapelle actuelle a dû succéder à une autre bien plus ancienne, à laquelle était adjoint un petit hôpital dont subsistent quelques témoignages (les Décimes de 1783 l'appellent l'Hôpital de Saint-Ronan).

Sur le pignon ouest de l'édifice au dessus de l'œil de bœuf, on peut lire la date de 1720. En fait, ce sont les pierres du manoir de Keringar en Plozévet, vendu en 1702 par son propriétaire de l'époque Guy de Lopriac, chantre et chanoine de Quimper, à la fabrique de la paroisse de Plozévet, qui servirent à rebâtir la chapelle et la sacristie de l'église paroissiale, ainsi que la sacristie de la chapelle de la Trinité.

La croix était accompagnée de quatre pierres ovoïdes (qui passent pour être des pierres de fécondité), près d'un curieux bénitier : elle donne à croire que l'établissement cultuel chrétien s'est installé à l'emplacement d'un lieu de culte païen ou druidique.

Voir la chapelle de la Fontaine-Blanche à Plougastel et sa pierre de fécondité .

En juillet 1795, l'église Saint-Démet et la chapelle Saint-Ronan furent vendues à deux notables, Louis Gourlaouen de Keristin et Jacques Le Goff de Mespirit. Les biens furent restitués à la commune en octobre 1803.

La légende de saint Ronan.

La légende locale dit que saint Ronan, fatigué par les nombreux fidèles qui venaient le visiter et se recommander à ses prières, sur la montagne où il avait établi son ermitage, prit un jour un gros galet et le lança à toute volée devant lui, en faisant le vœu d'aller s'installer, là où la pierre tomberait.

Elle s'abattit à trois lieues au moins de la montagne, dans un recoin écarté du plou de Demet. Saint Ronan la retrouva miraculeusement et se bâtit une nouvel ermitage en cet endroit. Lorsqu'il mourut,les voisins taillèrent pour sépulture le sarcophage de pierre qui se voit encore auprès de la chapelle.

Ses reliques opérèrent tant de miracles que les gens du Porzay, jaloux d'en profiter, vinrent chercher son corps afin de l'enterrer là où il avait d'abord vécu, sur les confins de Plonévez.

C'est pour cela qu'il repose aujourd'hui dans l'église de Locronan et que son sarcophage de Plozévet reste vide. Jadis, les fiévreux s'y étendaient pour obtenir guérison. On prie encore saint Ronan pour la même affection, en faisant un pèlerinage à sa chapelle trois lundis consécutifs. (d'après le cartel affiché dans la chapelle).

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Dessin de L. Le Guennec, 1934 in Chronique médicale.

 

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Chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La fontaine.

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Aujourd'hui (1934) encore, saint Ronan est invoqué pour les rhumatismes et contre les maux de tête.Dans un cantique Pedenn da Zant Ronan, on lit à la troisième strophe :

Riot ive, vel guechall

Yec'hed d'ar glanvourien.

Deuit ato d'hon diouall

Ouz ar veac'h, ar vocen

Donnez aussi, comme autrefois,

Santé aux malades.

Venez toujours nous préserver

De la variole et de la peste.

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Dessin de L. Le Guennec (Chronique médicale, 1934)

 

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Chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La statue de saint Ronan.

Chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LE SARCOPHAGE ANTHROPOMORPHE (GRANITE, HAUT MOYEN-ÂGE ?).

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En 1929, dans le Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Louis Le Guennec signale "l'existence, près de la chapelle de Saint-Ronan, en Plozévet, d'un sarcophage en granit avec logette marquant l'emplacement de la tête et large couvercle. A la tête du sarcophage est gravée une croix fruste; à proximité sont trois gros galets de forme ovoïde. (Bull. SAF 1929). Il publie ailleurs un dessin.

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Ces cercueils de pierre sont connus dans l'est de la Bretagne (Morbihan), le plus souvent au sein de nécropole, alors qu'ils sont plus rares, et isolés, dans l'ouest. Ils sont trapézoïdaux et en calcaire coquillier (une trentaine de site en région rennaise), ou en schiste, ou en granite ; P. Guigon en a dressé l'inventaire en 1994. Le Finistère en compterait une douzaine, et à Telgruc-sur-mer l'un d'eux a été ré-employé en bassin de fontaine. Dans le Cap Sizun ou Cornouaille, on compte quatre sarcophages isolés (trois en sépultures rurales, un (Saint-Ronan) près d'une chapelle.

Suivant l'exemple de son confrère Euzenot qui avait décrit les sarcophages du Morbihan en 1880, le chanoine Abgrall, résolument polymathique, a décrit en 1899  pour le Finistère 5 sites. 

Philippe Guigon déclare qu'elle ne peut être datée. Il ajoute : "Le couvercle du sarcophage anthropomorphe de St-Renan en Plozévet est divisé longitudinalement en deux parties égales par une traverse en faible relief ; la cuve possède quatre tenons, deux pour chaque côté, de destination imprécise, décorative plus qu'utilitaire."

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Sarcophage de la chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sarcophage de la chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sarcophage de la chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sarcophage de la chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sarcophage de la chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sarcophage de la chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sarcophage de la chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Sarcophage de la chapelle Saint-Ronan en Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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autres sarcophages:

-Telgruc-sur-Mer :

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/telgruc-sur-mer/fontaine-de-saint-divy-001.php

-Dol-de-Bretagne "tombeau de saint Budoc"

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo223948

-Landévennec sarcophage en bois

https://www.persee.fr/doc/arcme_0153-9337_1986_num_16_1_1178_t1_0188_0000_3

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SOURCES ET LIENS.

— Site de la commune.

http://commune.plozevet.free.fr/index.php?static10/patrimoine

— ABGRALL J.-M., 1899. - "Sarcophages anciens". Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome XXVI, 1899, p. 3-14, 6 fig.


SARCOPHAGES ANCIENS

Au tome VIlle du Bulletin de notre Société, année 1880, page 175 et seq., notre confrère, M. l'abbé Euzenot, alors.
vicaire à Guidel, maintenant curé-doyen de Cléguérec, a publié un mémoil'e détaillé et très savant sur les sarcopha­ges du Morbihan. Dans notre pays les cercueils en pierre ne sont pas si nombreux que dans le département voisin; les quelques exemplaires que nous connaissons méritent cepen­dant d'être étudiés, précisément' à cause de leur rareté.
M. Euzenot, dans sa notice, commence par faire un classement chronologique des différents sarcophages d'après
leurs dimensions et leurs formes. Il base ce classement sur l'autorité d'illustres archéologues qui ont traité çette ma­tière : l'abbé Martigny, l'abbé Cochet, M. P. Lacroix et M·de Caumont. Selon les données de ces savants, les sarcopha­ges de l'époque mérovingienne, à partir du VIe siècle, ont environ deux mètres de longueur, sont plus étroits à la place des pieds qu'à celle de la tête du mort, mais sont creusés droits ou carrément aux deux extrémités. Les cercueils de l'époque carlovingienne au contraire présentent un ca­ractère qui les distinguent nettement des précédents; ils ont un emboîtement, une entaille, une petite cellule évidée dans la pierre pour loger la tête. . .
Or, c'est ce détail qui semble être en contradiction avec la date que je crois pouvoir assigner au premier sarcophage dont je vais traiter. Ces caractères cités par M. Euzenot et indiqués par les archéologues sur lesquels il s'appuie sont-ils précis, absolus? ou bien n'ont-ils pas pu être employés dans une région avant d'avoir été en usage dans une autre?

M. de Caumont et les autres savants n'ont pas étudié la Basse~Bretagne. Or de même que notre architecture ancienne était différente de celle des autres provinces, de même aussi notre mobilier funéraire pouvait avoir ses formes spéciales, indépendantes de toute autre influence. Quoi qu'il en soit, j'aborde mon sujet, et dans le cours de
l'exposition je me propose de discuter les raisons pour et contre.

Saint-Jaoua .

Le premier sarcophage que .le veux examiner est celui de Saint-Jaoua, dans la chapelle de ce saint, à 500 mètres du bourg de Plouvien .
Ayant reçu commission de Sa Grandeur Monseigneur Valleau, évêque de Quimper, de regrettée mémoire, de faire
l'ouverture du tombeau -de Saint-Jaoua, pour rechercher les quelques reliques que l'on savait par la tradition y être
restées après le transport de son corps, à l'époque des invasions normandes, je m'acquittai de ce mandat le mardi 17 août 1897, en présence de M. l'abbé Léal, recteur de la paroisse, avec le concours de sept hommes requis pour faire le travail et servir en même temps de témoins.
On a commencé par enlever les différentes pièces du monument gothique qui recouvrait le tombeau. Sous ce monu­ment régnait une plate-forme en épaisses dalles de granit, lesquelles ayant été déplacées, on a découvert une longue pierre légèrement cintrée, semblant former couvercle. Sous ce couvercle était un sarcophage ou auge de pierre de faible profondeur, ayant extérieurement 2 m. 10 de longueur, et intérieurement, dans la partie creusée pour recevoir le corps, 1 m. 85. Cette partie excavée offrait à l'une des extrémités une petite logette ou cellule pour la tête, ayant 0 m. 30 de large et 0 m. 20 d'enfoncement. L'endroit des épaules mesurait 0 m. 53 de large, et le tout allait se rétrécissant pour n'avoir plus que 0 m. 40 aux pieds.
La dalle ayant servi à creuser ce cercueil n'ayant que peu d'épaisseur, il s'est trouvé que la profondeur était absolument insuffisante pour le corps qu'on devait y déposer puisqu'elle n'était que de 0 m. 08 aux pieds et de 0 m. 10 à la tête et on s'est trouvé clans l'obligation de creuser également le cou­vercle, de 0 m. 10, de manière à donner un espace total de 0m. 20 à la tête, et 0 m. 18 aux pieds, chose que l'on a pu constater sur place en retournant la dalle qui formait couvercle. Cette particularité que les archéologues n'ont observée dans aucun autre sarcophage, qui est uniquement spéciale peut-être au cas actuel, nous met à l'aise pour discuter l'autre caractère, la logette de la tête qui semble contredire nos données.
Saint J aoua qui a occupé le siège épiscopal de Léon du vivant même de saint Pol, lequel, accablé par l'âge, s'était
démis de cette charge, est mort vers l'an 590, donc en pleine période mérovingienne. Les historiens et la tradition s'accordent pour placer son tombeau à Plouvien, dans la chapelle qui porte son nom. Cette tradition est corroborée par le monument gothique du xv siècle ou du commencement du XVIe siècle qu'on a érigé sur le lieu de sa sépulture, avec son et cette inscription: effigie SAS. JOEVIN . EPUS ' LEONS. FUIT. HIC. SEPULTUS.
De temps immémorial, la vénération s'est attachée à cette tombe comme étant celle du saint évêque; on peut donc
conclure légitimement que le sarcophage trouvé sous le mo­nument sculpté est bien le cercueil en pierre dans lequel a été inhumé son corps et dont ses ossements sacrés ont été retirés pour les soustraire aux profanations des Normands, en y laissant toutefois quelques restes, comme précieux souvenir et comme objet du culte qui pouvait s'y perpétuer . Dans mes recherches, en effet, j'ai eu le bonheur d'y trouver quatre fragments d'os, dont une tête de fémur, la partie médiane du même membre et l'extrémité condylienne fendue en deux.

Donc , malgré la particularité de la petite cellule pour la tête, je me crois autorisé à avancer que ce sarcophage est
vraiment mérovingien, en dépit des observations faites par les archéologues en dehors de notre pays.

Un détail à noter pour ce cercueil, comme pour quelques autres, c'est l'existence d'un trou d'évacuation percé vers le milieu pour laisser filtrer les liquides et les matières provenant de la décomposition du cadavre . .
Il resterait encore une observation à faire à propos du sarcophage de Saint-Jaoua; il existe un autre sarcophage
bien authentique et dont la date est connue, c'est celui de Saint-Gildas, en son église abbatiale de Saint-Gildas de-
Rhuys. Cet illustre abbé est mort en l'an 565, 25 années environ avant saint Jaoua. La tombe se trouvait autrefois
sous le maître-autel dans un enfoncement en forme d'arcade basse et ouverte; actuellement, le maître-autel ayant. Été changé de place et établi plus avant vers l'entrée du sanctuaire, le cercueil de pierre se trouve absolument isolé et posé à fleur de terre. Le couvercle de ce cercueil rappelle par ses dimensions celui de Saint-Jaoua ; par sa forme il en diffère un peu, étant moins fruste, et taillé en figure de toit plat avec pentes des deux côtés et aux deux extrémités . Les dimensions extérieures sont: 2 m. de longueur. 0 m. 70 de largeur à la tête, et 0 m. 30 aux pieds. S'il avait été possible de contrôler. les dispositions intérieures, on aurait pu constater s'il y avait divers ~apports de similitude avec le sarcophage de Saint-Jaoua, tout particulièrement pour ce qui regarde la logette de la tête, et conclure à la contemporanéité des' deux monuments. Cette tombe a été ouverte en 1856, et malheureusement le procès-verbal ne fait pas mention de ce détail particulier qu'il aurait été si précieux constater en la circonstance.
Lochrist.

A l'extérieur de la chapelle de Lochrist, en Plounévez­ Lochrist, au pied du mur nord, se trouve un sarcophage en
granit dont la forme générale rappelle celui de Saint:Jaoua·: il mesure 2 m. 23 de longueur totale, 0 m 60 de largeur à la tête et 0 m. 40 aux pieds. La partie creusée pour recevoir le corps est longue de 1 m 96, large de 0 m. 47 aux épaules et de 0 m 18 aux pieds; un trou d'évacuation existe aussi vers le milieu, et pour la place de la tête est pratiquée une logette la plus caractérisée que j'aie jamais constatée, puisqu'elle mesure 0 m. 26 de longueur sur 0 m. 20 de largeur; au lieu d'être arrondie à son extrémité, cette logette est taillée carré­ment. La profondeur maxi.ma sous le dos est de 0 m 30. Ici aucune tradition ne nous dit à quel personnage a pu appar­tenir ce cercueil et nous indiquer par conséquent quel peut être son âge. Nous savons seulement que la fondation première de la chapelle de Lochrist remonte à l'enfance de saint Guénolé, en mémoire de la victoire de Mil-Guern remportée
par son père Fragan sur les pirates qui voulaient envahir le pays, mais le sarcophage en question peut être de beaucoup postérieur à ce premier établissement .
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Plougonven .
Dans le cimetière de Plougonven, contre le mur ouest, tout près du vieil ossuaire gothique, on remarque une auge
qui sert au couvreur de l'endroit à éteindre de la chaux lorsqu'il a des réparations à faire à la toiture de l'église.
Or, c'est là un vieux sarcophage qui a dû être extrait autre fois du sol de l'église ou de celui du cimetière; sa forme
spéciale et ses dimensions le démontrent bien. Il a comme longueur extérieure 2 m. 08, comme largeur à la tête 0 m. 78 et 0 m. 65 aux pieds. La longueur intérieure est de 1 m. 85, sur 0 m 58 de largeur aux épaules et 0 m. 45 aux pieds; la profondeur est de 0 m. 23. Ici il n'y a qu'un rudiment de cellule pour la tête, une simple entaille large de 0 m 25, mais n'ayant que 0 m. 05 de saillie sur le reste, et, chose remarquable, la même entaille se répète à l'autre extrémité pour les pieds. C'est une disposition exceptionnelle, en dehors des observations ordinaires des archéologues et sem­blant échapper par là même à leurs règles de classification chronologique; mais il faut cependant constater ici une certaine parenté avec les deux monuments qui nous ont occupés précédemment. '

Landeleau.

Avant 1886 existait dans le cimetière de Landeleau, à 7 ou 8 mètres en 'avant du clocher ,un petit oratoire de
4 m. 50 environ de longueur sur 3 mètres de largeur exté­rieure, désigné dans le pays sous la dénomination d' « Ermitage de Saint-Théleau », Saint Théleau ou Thélial, évêque de Landaff, en Cambrie, a, en effet, séjourné dans notre contrée. Il quitta son pays avec les survivants de son troupeau pour échapper à la peste qui avait décimé la population et qui menaçait de faire disparaître tous les habitants. Ils se réfugièrent tous en Armorique, où saint Théleau vint d'abord voir son beau­ frère Budic, comte de Cornouaille, et sa sœur, la comtesse Anaumed, et demeura quelques mois chez eux; après quoi, il poussa jusqu'à Dol pour visiter son ami saint Samson auprès duquel il resta sept ans et sept mois, (Dom Lobineau, p. 28, d'après le Liber landavensis).
Il est probable que pendant son séjour il passa par le territoire de Landeleau, où se construisit une église sous
son vocable. Il est possible même qu'il y ait demeuré quel­que temps et qu'on ait bâti un oratoire sur la place même
où il habita. La construction que j'ai vue debout portait la date de 1684; mais dans les assises du soubassement on
reconnaissait des lignes de moellons appareillés en fougères ou en arêtes de poisson et qui faisaient partie d'un édifice antérieur qui pouvait parfaitement dater du XIe siècle, peut­ être même du IXO ou du VIlle siècle.
C'est dans cet oratoire ou ermitage de saint Théleau que se trouvait le sarcophage connu de tout le monde sous le
nom de lit de saint Theleau. Saint Yves étant de passage dans cette paroisse coucha une nuit dans ce sarcophage par esprit de pénitence et pa~ dévotion pour le saint dont il portait le nom. Depuis la démolition de l'ermitage, le cercueil de pierre a été transporté dans l'église qui, elle-même,
a été récemment reconstruite. Les mesures de ce sarcophage sont: 2 32 de longueur extérieure. 2 de longueur dans la partie creusée, en y comprenant la logette de la tête, Om 50 de largeur aux épaules
et 0 m 30 aux pieds et 0m 32 de profondeur. Deux trous de scellement qu'on remarque de chaque côté de la tête semblent indiquer que le couvercle était solidement fixé sur la partie inférieure, et ces traces de scellement se retrouvent encore dans d'autres cercueils, notamment dans le beau sarcophage de Saint-Pol-de-Léon. Dans le même caractère que ceux que je viens de mentionner, c'est-à-dire avec la cellule pour la tête et largeur plus faible aux pieds, il existe encore deux autres sarcophages en granit, l'un au bas de l'église de Mahalon, servant de réservoir d'eau bénite, l'autre à la chapelle de Saint-Ronan, entre Landudec et Plozévet; on m'en a signalé un autre provenant de l'église de Saint-Trameur de Carhaix; il est à croire qu'il en existe un grand ' nombre cachés dans le sol de nos cimetières et sous le pavé de nos églises.

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Saint-Pol-de-Léon .

Le sarcophage que l'on voit à la cathédrale de Saint-Pol, dans le bas-côté midi, est dans un genre absolument différent. C'est une grande auge carrée, ornementée extérieure­ment de sculptures sur ses deux côtés et ses deux extrémités, ayant comme mesures extérieures 2 m 32 de longueur, 0m 73 de largeur à l'un des bouts et  0 m 67 à l'autre. A l'intérieur elle a pl 83 de longueur, l'extrémité de la tête taillée carrément est large de 0 55 et celle des pieds de 0 m 43 ; la profondeur est de 0 m32. Comme je l'ai dit précédemment, aux quatre angles on trouve les traces de quatre scellements en plomb pour fixer le couvercle. .
L'ornementation consiste en une série de cinq arcades à plein-cintre sur chacun des côtés, en une croix ancrée à l'ex­trémité de la tète, et en un arbuste, ressemblant à la vigne, à l'extrémité des pieds. Toutes ces sculptures sont méplates et très peu saillantes. Sur les côtés ou remarque encore quelques motifs gravés, arbuste,feuillage, chevrons, damiers, losanges. Tous ces caractères semblent devoir faire attribuer ce tombeau au XIe OU XIIe siècle. Le chanoine Toussaint de Saint Luc, en 1664, prétend avoir lu sur le couvercle
aujourd'hui disparu: HIC.JACET.ÇONANUS.BRITONUM REX tout en disant que les lettres étaient presque effacées.
Il est donc probable qu'il aura pu lire le commencement de l'épitaphe, et qu' il aura les  derniers mots. La donnée la plus vraisemblable est que cen'est point le cercueil de Conan-Mériadec, mais d'un évêque Conan dont M. le chanoine Peyron a trouvé le nom sur la liste des évêques de Léon au XlI siècle .

Je ne parle que pour mémoire du grand sarcophage provenant de l'abbaye blanche de Quimperlé ou couvent
des Dominicains devenu maintenant convent des Dames de la Retraite. Cette grande auge en pierre se trouve maintenant dans une des salles du rez-de-chaussée de notre musée départemental et a été décrite et savamment étudiée par M. l'abbé Euzenot au tome XII de notre bulletin, année 1885! page 247.
Le tombeau de Jean de Monfort trouvé dans les ruines de la même église de l'abbaye blanche a fait également l'objet d'un mémoire de M. de la Villemarqué et d'une notice de M. l'abbé Euzenot! tome XI du Bulletin, 1884, pages 278 et

Je termine en disant un mot de la sépulture que l'on dit être le tombeau du roi Grallon dans l'église abbatiale de
Landévennec. A l'angle qui se trouve entre le transept sud et le bas-côté du chœur existe une petite chapelle
carrée de 2 40 de côté à l'intérieur, couverte d'une voûte d'arêtes. On y accède par trois ouvertures donnant sur le
collatéral, sur le transept et sur la sacristie. A environ un mètre de profondeur au-dessous des seuils de ces ouvertures on descend par trois marches à une aire où l'on trouve une
tombe maçonnée en gros moellons, ayant la forme des anciens sarcophages, offrant une logette pour la tête, une
plus grande largeur pour les épaules, et se rétrécissant vers les pieds. La longueur de ce tombeau est de 1 m70.
Si l'on s'en rapporte aux caractères indiqués par M. l'abbé Euzenot, cette sépulture serait de l'époque capétienne, et il est à croire qu'elle est contemporaine de l'église dont la construction remonte à l'abbé Blenlivet, c'est-à-dire vers
l'an 1030. Ce n'est donc pas le tombeau primitif du roi Grallon, mais c'est un monument qui a pu être élevé au lieu
exact de sa sépulture. En tout cas c'est la tombe d'un personnage Important et ce n'est pas celle de saint Guénolé,
que -l'on sait avoir eu sa place dans le transept opposé, c'est-à-dire dans celui du nord .

Ce souvenir me reporte vers les sépultures vénérables de nos vieux saints dont les emplacements sont connus exactement et marqués par des monuments extérieurs: saint Ronan dans son pénity de Locronan, saint- Edern dans son église de Lannédern et saint Herbot dans sa chapelle monumentale de Plonévez-du-Faou; sainte Nonne dans sa chapelle du cimetière de Dirinon; saint Curloës, dans la crypte de Sainte­ Croix de Quimperlé .

J-M. ABGRALL,
chanoine honoraire .

— DUJARDIN (docteur Louis), 1934, "Un saint guérisseur breton, saint Ronan.",La Chronique médicale : revue mensuelle de médecine historique, littéraire & anecdotique, 1934, n° 41 Paris 

https://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/medica/resultats/index.php?do=page&cote=130381x1934x41&p=177

 

— EUZENOT P., 1880-1881. - Les cercueils de pierre du Morbihan. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome VIII, 1880- 1881, p. 175-203.

— GUIGON (Philippe) , BARDEL (Jean-Pierre) , BATT (Michael), 1987, » Nécropoles et sarcophages du Haut Moyen Age en Bretagne « , Revue Archéologique de l'Ouest  Année 1987  4  pp. 133-148

https://www.persee.fr/doc/rao_0767-709x_1987_num_4_1_909

"Les sépultures les plus unanimement datées du haut Moyen Age utilisant des sarcophages de différents types. Les cuves rectangulaires dérivent certainement de "prototypes gallo-romains" (Galliou,1981, p. 349), comme celles de Carhaix ou de St-Lunaire. Mais les tombeaux en granité de forme identique des cathédrales de Dol et de St-Pol, attribués aux saints évêques de ces lieux, remontent à la période romane seulement. Les sarcophages monolithes trapézoïdaux, plus larges à la tête qu'au pied, restent la part du temps caractéristiques de la période mérovingienne, même si ce type de sépulture perdure bien au-delà, comme à Quiberon et à St-Gildas-de-Rhuys (Xlème siècle). Le trapèze n'est que rarement symétrique, les angles droits à la tête et au pied sont situés sur un même côté, ceux de l'autre côté étant respectivement aigu et obtus. Cette façon de tailler deux sarcophages disposés tête-bêche semble plus économe en matériau et plus simple à mettre en oeuvre que celle qui requiert la taille d'angles non droits. Les marques des instruments, herminette ou pic larges d'environ 2 cm demeurent visibles au fond des sarcophages en calcaire ; seules les sépultures du pays nantais possèdent sur les côtés des traces de layage disposées en oblique ou en chevrons, à caractère essentiellement décoratif. La présence d'une logette céphaloïde aménagée dans un sarcophage autorise, d'après certains auteurs, un rajeunissement jusqu'à l'époque carolingienne, voire romane (Salin, 1952, p. 104), même si certains exemples sont connus deux siècles auparavant (Colardelle, 1983, p. 353). En Bretagne, cet aménagement apparaît à Crach, où de minces baguettes encadrent la tête, à St-Donatien-et-Rogatien de Nantes et à St-Lupien de Rezé, toutes des sépultures mérovingiennes. Avec l'accroissement de la cavité pour la tête, l'anthropomorphisation se fait progressivement plus sensible, jusqu'à ce que le sarcophage épouse totalement la forme du corps : un exemple mérovingien (assez douteux) est connu à St-Lupien de Rezé (Cahour et al, 1874, pi. VIII) ; le tombeau similaire de St-Renan en Plozévet demeure indatable. Ceux de Quiberon sont attribués par P.-M. Lavenot (1890) au Xlème siècle (logette céphaloïde rectangulaire) ou au Xllème siècle (extrémité de la tête "pointue", avec logette).

 

.....

La plupart des sépultures du haut Moyen Age en Bretagne, qu'elles soient isolées ou qu'elles fassent partie d'une nécropole, se situent à proximité d'un lieu de culte, cathédrale ou chapelle suburbaine, église paroissiale ou chapelle rurale. Deux fontaines (à Goulven et Telgruc-sur-Mer) réutilisent des sarcophages attribués à des saints (respectivement Goulven et Divy) : faut-il supposer une christianisation de lieux de culte de l'eau protohistoriques ?

— GUIGON (Philippe) 1994, Les sépultures du haut Moyen Age en Bretagne Institut culturel de Bretagne, Skol-uhel ar Vro, 1994 - 113 pages

 

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes.
15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 07:46

Sculptures et inscriptions lapidaires (1695-1704) de l'église de Plozévet. Statues de la Vierge à l'Enfant, de la Vierge de Pitié, de sainte Marie-Madeleine et de saint Alar (Éloi).

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Voir sur Plozévet :

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Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Inscription lapidaire du fronton:

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LE PENNANRVN (?)

P. LE PENNEC F.1695.

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Suggestions généalogiques :

-Jean PENNARUN (1654-1703, vicaire à Plozévet, décédé au presbytère :

https://gw.geneanet.org/mcff?n=pennarun&oc=1&p=jean

-Pierre LE PENNEC (1654-1716), laboureur domicilié à Kermenguy à son mariage en 1702, et décédé à Kervinily.

https://gw.geneanet.org/eguillard1?n=pennec+le&oc=3&p=pierre

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Note : La sacristie porte l'inscription : "V. ET. D. M. I. PEN(NARVN). R/Y. GENTRIC. F. 1701." soit "Vénérable et Discret Messire Jean Pennarun Recteur Yves Gentric fabricien en 1701".

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Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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La tour du clocher : inscription lapidaire.

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V. M. LE PENNARVN ----GOFF P. 1704.

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Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Eglise Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LES ARMOIRIES DE L'ENFEU (BRAS NORD DU TRANSEPT).

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"Sous la fenêtre du bras Nord du transept se trouve un enfeu, c'est une niche funéraire destinée à recevoir une tombe. Il est possible que des seigneurs  y aient été enterrés, mais nous n’en n'avons pas de preuve. Sur le mur au fond  de l’enfeu, une sculpture en bas-relief érodée, et de ce fait difficile à lire, est  placée dans un rectangle bien plus haut que large. Peut-être provient-elle de la tombe haute qui était placée dans le chœur de  l’église, « chargée de cinq écussons des armes pleines ou seigneurs de Lanavan » (Conen de Saint-Luc, notice paroissiale Mahalon 1915). 

La sculpture montre un écu en position oblique, et au-dessus, un heaume surmonté d'un "arraché de cygne" en guise de cimier. Ce type de panneau pouvait être placé sur le côté d’un tombeau.

Actuellement, deux cygnes sont encore visibles sur l'écu, représentation relativement rare en héraldique. Ils doivent être l’emblème d’une famille seigneuriale de Lanavan, manoir du Sud de Mahalon, à la limite de Plozévet. Probablement la famille GEFFROY, qui y a vécu pendant une bonne partie du XVIe siècle."

IPNS Histoire et Patrimoine raconte, Autrefois à Plozévet, n°18, septembre 2016  http://commune.plozevet.free.fr/index.php?static17/autrefois

http://commune.plozevet.free.fr/data/documents/autrefois/autrefoisaplozevet18.pdf

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Peut-on deviner les armoiries qui ont été érodées ou bûchées ? Je vois trois oiseaux  tenant dans leur bec des poissons.

 

 Enfeu des seigneurs de Lanavan dans l' église de Plozévet (Bulletin diocèsain d'Histoire et d'Archéologie , année 1931- Diocèse de Quimper)

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/9789330ac3d730aa7c3378800b833b77.pdf

1 - Le blason des PENFRAT dans l' église de Plozévet et dans la chapelle Saint-Michel de Mahalon

"Parti d’azur, à l’éléphant d’argent portant une tour d’or et au chevron d’argent accompagné de trois cignards de même".  A Mahalon, dans la chapelle Saint-Michel, à droite du choeur, une tombe sur laquelle était sculpté un éléphant portant un château (armes des Penfrat); - A Plozévet, dans le choeur, une tombe haute chargée de cinq écussons des armes pleines ou en alliance des seigneurs de Lanavan et, dans la maîtresse-vitre, un écusson parti au 1, d'azur à l'éléphant d'argent portant une tour d'or ; au 2, d'azur au chevron d'argent accompagné de trois cignards de même, 2, 1. Enfin, le blason de Lanavan se voyait à la Trinité, dans la fenêtre de l'abside, au-dessous des armoiries des Rohan et des Le Barbu.

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Enfeu de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Enfeu de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Enfeu de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Enfeu de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LA VIERGE À L'ENFANT. Bois polychrome, XVIIe siècle (selon pop.culture.gouv).

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Elle mesure 130 cm de haut, 45 cm de large et 50 cm de profondeur.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004501

Inscrit M.h au titre d'objet 1989/04/12.

Elle est remarquable par le bandeau occipital, que je surnomme "chouchou", et qui se retrouve comme un leitmotiv dans tant de statues de la Vierge et de Marie-Madeleine dans la statuaire du Finistère au XVIe et du tout début du XVIIe siècle. Voir l'annexe de mon article sur la Vierge de la chapelle Saint-Sébastien de Saint-Ségal. Ce bandeau est ici large, lissé (comme toujours ou presque), et rassemble le flot de la chevelure avant qu'elle ne se libère derrière les épaules.

Bien que le genou gauche soit fléchi, le corps n'est pas hanché, et seule la tête s'incline vers la gauche.

La main droite retient le pan gauche du manteau bleu, tandis que le pan droit est fixé à la ceinture dorée qui sert de  troussouère.

Les pieds sont nus sous la robe jaune-orangé.

La Vierge ne regarde pas son Fils, mais un point du plancher, avec un regard las ou triste, tandis que Jésus, assis sur l'avant-bras gauche de sa mère, et tenant le globus cruciger des deux mains, fixe un point du plafond. Son visage est un peu gras, un peu disgracieux et trop adulte.

Cette absence de complicité, et même de destination des regards crée un malaise, comme si les deux saints personnages traversaient un moment difficile. C'est théologiquement inconcevable, mais cela confère à cette statue son climat et son originalité.

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Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LA VIERGE DE PITIÉ EN BOIS POLYCHROME, DU XVIe SIÈCLE.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004502

Elle mesure 82 cm de haut, 41 cm de large et 22 cm de profondeur. Elle est placée sur le tabernacle de l'autel du bras sud du transept, devant une grande toile représentant l'Ange gardien (?) ou Tobie guidé par l'ange Gabriel.

Elle est classée M.h au titre d'objet au 1989/04/12.

L'une de ses particularités est de tenir son fils tête à gauche. Elle est assise sur une cathèdre, est vêtue d'un manteau bleu et est coiffée d'un voile rabattu devant la gorge. Son regard est tourné vers la gauche, dans le vide.

Le Christ, de taille proportionnellement plus petite, est allongé sur ses genoux, jambes fléchies, bras droit soutenu par sa Mère et bras gauche pendant. Plus que le sentiment de chagrin ou de douleur, c'est l'impression d'absence, d'anesthésie émotionnelle et de dévastation qui domine.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004502

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Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Demet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.


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MARIE-MADELEINE. BOIS POLYCHROME .

Coté nord du chœur.

Je n'en trouve pas la description sur la base pop.culture.gouv, pourtant je l'admire beaucoup. On sait que la sainte est réputée pour son élégance et sa coquetterie, véritable attribut au même titre que le flacon de parfum ou d'aromate qu'elle porte dans sa main gauche. Cette coquetterie est aussi, subtilement, celle de ses yeux, aux axes légèrement décalés. 

Je retiens d'abord de son costume les crevés de sa manche droite, et où le coude est largement entaillé pour laisser s'échapper une étoffe blanche bouffante de manière excessive et provocatrice.  Nous ne sommes plus sans doute dans la mode Renaissance qui vit apparaître ces taillades, mais dans la seconde partie du XVIe siècle sous Henri II ou un peu plus tard. Le maniérisme est patent également dans le geste précieux et affété de la main droite, ou dans la coiffure sophistiquée dont les nattes serpentines, à peine retenues par un diadème, se nouent et se dénouent.

Le cou est souple et fin, le port de tête délicat. La petite bouche minaude et le nez fin et droit contrastent avec les grands yeux largement ouverts, mais songeurs. Les sourcils et le front sont épilés, cela va sans dire. On ne peut s'empêcher de penser à Ingres.

Couffon la date du XVIIIe.

Finalement, je trouve, mais non sur pop.culture, la notice de la base Palissy (avec une photo de 2010) : selon celle-ci, elle la date du quatrième quart du XVe siècle elle est classée MH au 1991/11/19, et mesure 133 cm de haut, 38 cm de large et 25 cm de profondeur. Le dos est creux.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001352

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Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Sainte Barbe. Bois polychrome.

Coté gauche du chœur, à l'angle du transept.

Elle porte son attribut, la tour témoin de son attachement au dogme de la Trinité. La palme du martyre l'a quittée.

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Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Saint Éloi (sant Alar). Bois polychrome. Fin XVIe siècle (Couffon)

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On connait peut-être la légende de saint Eloi, qui, pour ferrer un cheval, trouva plus commode de sectionner la patte, d'y placer le fer, puis de la remettre en place.

La légende est un peu plus compliquée que cela, je l'ai raconté dans mon article sur le vitrail du Miracle de saint Eloi de la chapelle Notre-Dame-du-Crann à Spézet.

http://www.lavieb-aile.com/2016/06/les-vitraux-de-la-chapelle-notre-dame-du-crann-a-spezet-la-verriere-de-saint-eloi.html

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Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Statuaire de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Une bannière de saint René. Début XXe ?

Saint René correspond à saint Ronan (celui de Locronan par exemple), qui a sa chapelle à Plozévet.

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Bannière de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Bannière de l'église Saint-Démet de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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SOURCES ET LIENS.

 

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COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Plozévet.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f0547dd502285d509467f930ed5105e3.pdf

EGLISE SAINT-DEMET (I.S.) En forme de croix, elle comprend une nef de cinq travées avec bas-côté nord de l'extrême fin du XIVè siècle, séparée par un arc diaphragme de la même époque d'un vaste transept, et un choeur profond à chevet plat, datant du XVIè siècle ainsi que le porche méridional.

Ce dernier est voûté sur croisée d'ogives : sur les parois intérieures, deux niches encadrées de colonnes encastrées en nid d'abeilles ; sur le fronton, inscription : ".../ LE PENNEC. F. 1695." L'arcature séparant la nef du bas-côté et comportant quatre arcades en plein cintre et une en tiers-(point provient d'un édifice antérieur remontant au XIIIe siècle et sensiblement contemporain de Pont-Croix. Les archivoltes, simplement épannelées, reposent au-dessus des chapiteaux sur des culots, dont l'un, contre le pignon ouest, est figuré. La façade ouest est du début du XVè siècle ; le clocheton date de 1793.

La sacristie porte l'inscription : "V. ET. D. M. I. PEN(NARVN). R/Y. GENTRIC. F. 1701." Mobilier : Autel en tombeau galbé installé face au peuple. Deux autels latéraux avec retables classiques à colonnes lisses (XVIIIè siècle ou XIXè siècle) et tableau : le Rosaire au nord et l'Ange gardien (?) au sud. Sur la vasque des fonts baptismaux, représentation de saint Pierre avec ses clefs, l'Ankou avec sa charrette et deux paysans au champ, illustration de l'évangile : "De deux hommes qui travaillent au champ, l'un sera pris, l'autre laissé."

Statues anciennes - en bois polychrome : Vierge à l'Enfant, XVIIè siècle, sainte Anne seule, XVIIIè siècle, sainte Marie Madeleine, saint Joseph, XVIIIè siècle, saint Ronan dit "Sant Reun", XVIIè siècle, saint Démet en évêque, XVIIè siècle, saint Alar ferrant un cheval, fin XVIè siècle, saint Corentin, XVIIè siècle, autre Vierge à l'Enfant, XVIIè siècle, saint Mathurin, XVIIè siècle, saint Jean-Baptiste, XVIIè siècle, saint François d'Assise, XVIIè siècle; - en pierre blanche : Pietà, XVIè siècle.

Vitraux : verrière du transept Nord, verre peint du XIXè siècle. Dans la fenêtre axiale à réseau flamboyant, vitrail d'H. de Sainte-Marie, 1957, qui a remplacé une ancienne Passion. Orfèvrerie : calice en argent, 1673 (C.).

 Le porche sud est entouré de deux fontaines qui sourdent sous les fondations. - A 50 m, à l'angle nord-est de l'église, autre fontaine, dite Feunteun Sant-Délo. Près de l'église, croix de granit avec Christ ressuscité au revers du Crucifix.

MONUMENTUM.FR

 

https://monumentum.fr/eglise-saint-demet-pa00090280.html

PÉRENNÈS ( Henri), 1941, Plozévet (Brest, 1941). 

http://www.infobretagne.com/plozevet.htm

— Pop.culture.gouv

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090280

armoiries

Congrès archéologique de France - Volumes 114 à 115 - Page 228

 

 

 

Société française d'archéologie - 1956 - ‎Extraits

 LA CHAPELLE DE LA TRINITÉ par M. André MUSSAT A la limite des régions du Cap-Caval ... Voici peu encore, la maîtresse vitre gardait des armoiries : Lanavan (3), Mahalon (4) et, en supériorité, Rohan (5) et Le Barbu (6).

nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn

ABGRALL (Jean-Marie), 1909, "Esquibien", BDHA, Quimper, Kerangall.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f096b4a373bfb45f5ec65f9f1a363fcf.pdf

 

nnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn

 

 

l'église Saint-Démet (XIII-XIVème siècle). Il s'agit d'un édifice en forme de croix qui comprend une nef de cinq travées avec bas-côté nord du XIVème siècle, séparée par un arc diaphragme d'un vaste transept et d'un choeur en saillie datant du XVIème. Le porche méridional date du XV-XVIème siècle. L'arcature, séparant la nef du bas-côté et comportant quatre arcades en plein cintre et une en tiers point, provient d'un édifice antérieur remontant au XIIIème siècle. La façade ouest est du début du XVème siècle. Le clocheton date de 1793 et la sacristie, qui date de 1701, porte l'inscription "V. et D. MI. I. Pennarun. R. Y. Centric. F. 1701". Le vitrail de M. Hubert de Sainte-Marie à la maîtresse vitre date de 1957. L'église abrite les statues de saint Démet en évêque, saint Jean-Baptiste, saint Mathurin, saint Corentin, saint Michel, saint Alar (XVIIème siècle), saint Charles, la Vierge-Mère (XVIIème siècle) et une Pietà ;

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Plozévet (Plouzevet) étaient présents :

Henry de Kerboguy, représenté par Henry son fils, en pal et vouge ;

Jehan Gourchat, en pal et vouge.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Plozévet (Plouzevet) apparaissent :

Le sieur de Kersaudy, représenté par Maître Christophe de Kersaudy, garde, dict faire homme d'armes ;  Kersaudy (de). — D'azur, au léopard d'argent.

Jehanne le Flouch, default ;

Henry le Rougeart, default ;

Pierre le Goarec, default ;

La dame de Lescongar, default.

EGLISE SAINT-DEMET (I.S.)

En forme de croix, elle comprend une nef de cinq travées avec bas-côté nord de l'extrême fin du XIVè siècle, séparée par un arc diaphragme de la même époque d'un vaste transept, et un choeur profond à chevet plat, datant du XVIè siècle ainsi que le porche méridional.

Ce dernier est voûté sur croisée d'ogives : sur les parois intérieures, deux niches encadrées de colonnes encastrées en nid d'abeilles ; sur le fronton, inscription : ".../ LE PENNEC. F. 1695." L'arcature séparant la nef du bas-côté et comportant quatre arcades en plein cintre et une en tiers-(point provient d'un édifice antérieur remontant au XIIIè siècle et sensiblement contemporain de Pont-Croix. Les archivoltes, simplement épannelées, reposent au-dessus des chapiteaux sur des culots, dont l'un, contre le pignon ouest, est figuré. La façade ouest est du début du XVè siècle ; le clocheton date de 1793.

La sacristie porte l'inscription : "V. ET. D. M. I. PEN(NARVN). R/Y. GENTRIC. F. 1701."

Mobilier : Autel en tombeau galbé installé face au peuple. Deux autels latéraux avec retables classiques à colonnes lisses (XVIIIè siècle ou XIXè siècle) et tableau : le Rosaire au nord et l'Ange gardien (?) au sud. Sur la vasque des fonts baptismaux, représentation de saint Pierre avec ses clefs, l'Ankou avec sa charrette et deux paysans au champ, illustration de l'évangile : "De deux hommes qui travaillent au champ, l'un sera pris, l'autre laissé."

Statues anciennes - en bois polychrome : Vierge à l'Enfant, XVIIè siècle, sainte Anne seule, XVIIIè siècle, sainte Marie Madeleine, saint Joseph, XVIIIè siècle, saint Ronan dit "Sant Reun", XVIIè siècle, saint Démet en évêque, XVIIè siècle, saint Alar ferrant un cheval, fin XVIè siècle, saint Corentin, XVIIè siècle, autre Vierge à l'Enfant, XVIIè siècle, saint Mathurin, XVIIè siècle, saint Jean-Baptiste, XVIIè siècle, saint François d'Assise, XVIIè siècle; - en pierre blanche : Pietà, XVIè siècle.

Vitraux : verrière du transept Nord, verre peint du XIXè siècle. Dans la fenêtre axiale à réseau flamboyant, vitrail d'H. de Sainte-Marie, 1957, qui a remplacé une ancienne Passion. Orfèvrerie : calice en argent, 1673 (C.). * Le porche sud est entouré de deux fontaines qui sourdent sous les fondations.

- A 50 m, à l'angle nord-est de l'église, autre fontaine, dite Feunteun Sant-Délo.

Près de l'église, croix de granit avec Christ ressuscité au revers du Crucifix.

 

B.S.A.F. Chanoine Abgrall, 16-8-1913. - H. Pérennès : Plozévet (Brest, 1941). - A. Mussat : La chapelle de la Trinité (S.F.A. - C.A. 1957).

1903, 170, 172 (église et chapelles);

1909, 59-60 (église); 1920, 178-179 (monuments historiques);

1928, XXXII (écusson sur un cadran solaire);

1929, XVIII (sarcophage, statue de saint Ronan), XXXVI (chapelle Saint-Démet);

1934, XXVII (manoir de Kerguinaou et croix armoriée);

1956, XIX, XXII (calvaire et manoir du bourg); 1965, CV (maison du corsaire);

1966, XLVI (moulin à vent de Keringar);

1971, 440 (calice, M.C.); 1972, 670 (monuments historiques et sites).

Monumentum

https://monumentum.fr/eglise-saint-demet-pa00090280.html

Fiche Mérimée : PA00090280

Mobilier classé Monument Historique conservé dans l'édifice :

Statue : Vierge à l'Enfant
Statue : Saint Jean-Baptiste
Statue : Saint Démet
Statue : Sainte Anne
Statue : Saint Joseph
Statue : Saint François d'Assise
Statue : Saint Corentin
Statue : Vierge à l'Enfant
Statue : Saint Mathurin
Groupe sculpté : Piéta
Statue : Saint Ronan

Dernière mise à jour de la fiche Monumentum : 2020-07-10

POP

Pietà en bois polychrome  XVIe  https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004502

Vierge à l'Enfant bois polychrome XVIe

Bois : taillé, peint (polychrome)

Vierge à l'Enfant

 

H = 90 ; la = 30 ; pr = 18

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29004501

WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ploz%C3%A9vet

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SOURCES ET LIENS.

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes. Sculptures
14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 14:04

La Pietà aux trois anges de tendresse (calcaire, XVIe siècle) de l'église de Plozévet.

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— Sur les anges de compassion, et la gestuelle de l'ange, voir :

 

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— Sur les statues en calcaire du Finistère :

 

 

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PRÉSENTATION.

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S'il est bien une œuvre absolument remarquable dans l'église Saint-Demet de Plozévet, c'est à mes yeux la Vierge de Pitié. Non pas celle en bois polychrome, bien belle, et que je n'omettrai pas de décrire dans un autre article, qui est classée M.H et qui bénéficie d'une notice sur le site pop.culture.gouv, mais celle en calcaire, décrite par Couffon : "statue en pierre blanche : Pietà, XVIe siècle", et par Le Seac'h, cf infra.

On en trouve une photo dans le recensement des Pietà du Finistère sur Wikipedia, image GO69)

Elle n'est pas placée, comme la Pietà de bois, en évidence sur un autel sud, mais reléguée dans un sombre recoin nord, où il n'est pas possible de l'examiner sous toutes ses faces.

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Emmanuelle Le Seac'h, dans  Sculpteurs sur pierre de Basse-Bretagne, (2014) a souligné tout son intérêt , en lui consacrant 15 lignes de description (cf. Description infra), et une photo :

1. Elle s'intègre dans un ensemble, celui des Pietà aux anges de douceur, suffisamment rare (une vingtaine d'exemples) et homogène pour être isolé. Ces anges soutiennent la tête ou les pieds du Christ.

2. Elle est en calcaire polychrome, une pierre d'importation étrangère (a priori le "tuffeau" de la vallée de la Loire) mais taillée -dans notre cas- sur place. Dans l'ensemble précédent, ce matériau n'est retrouvé que dans quatre œuvres de cet ensemble de Pietà (Plozévet, Plonévez-du-Faou, Penmarc'h et Névez en Finistère). Et le calcaire est de toute façon bien rare dans la statuaire du Finistère.  

3. Elle est très comparable à la Pietà de Plonévez-du-Faou (mais cette dernière a bénéficié d'une restauration en 1997) : ces deux sculptures sont certainement du même auteur. Elle n'est pas étrangère non plus à celle de Ploudiry.

Pourtant, Emmanuelle Le Seac'h ne décrit à la Vierge de Pitié de Plozévet que deux anges, ceux placés à la tête du Christ, et méconnaît le troisième, comme j'ai failli le faire. Car il faut venir se placer dans l'espace exiguë (et, lors de ma visite, encombré de bancs) entre le mur et la statue et recourir à un éclairage d'appoint pour le découvrir caressant les pieds du Christ.

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Si ces arguments étaient jugés trop techniques, il en resterait un qui, pour peu que la statue soit présentée dignement, ne devrait laisser personne indifférent : l'émotion qu'elle suscite est intense, si on veut bien s'extraire du contexte de dévotion et se représenter une femme dévastée par la mort de son fils, et, délicate consolation dans cet océan de chagrin, la présence surnaturelle de trois enfants témoignant par la tendresse inquiète et compatissante de leurs gestes de l'Amour qui, malgré tout, vit encore.

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C'est pour privilégier cette émotion esthétique que je place d'abord ici les photographies, repoussant mes commentaires à la fin.

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Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Vierge de Pitié aux trois anges (calcaire polychrome, XVIe siècle) de l'église de Plozévet. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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COMMENTAIRES.

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1.Les Vierges de Pitié aux  anges de douceur : un thème iconographique breton du XVe et XVIe siècle.

Dans son ouvrage —un catalogue de la production des ateliers de sculpture sur pierre du XVe au XVIIIe siècle, issue de sa thèse —, Emmanuelle Le Seach consacre un chapitre au Maître de Tronoën, auteur du calvaire éponyme à Saint-Jean-Trolimon, en Cornouaille, vers 1470. Remarquant que la Vierge de Pitié de Tronoën  est entourée de deux anges aptères qui tiennent la tête et les pieds du Christ, mais aussi le voile de Marie, dans un geste de douceur, elle développe une étude d'iconographie comparée sur ce thème des "anges de douceur".

Elle décrit alors les quatorze pietà du Maître du calvaire de Tronoën, et parmi ce groupe, les sept qui comportent des anges, ailés ou aptères. Ce sont celles de Tronoën, du calvaire de Collorec, de l'ossuaire de Saint-Hernin, de Béron et du calvaire du Moustoir à Châteauneuf-du-Faou, du jardin de l'ancien presbytère de Laz et de l'église de Plusquellec. Ces œuvres sont en granite avec parfois des traces de polychromie, et les Pietà ont les mêmes caractéristiques stylistiques ; les anges sont au nombre de deux, debout à la tête et aux pieds, et soulèvent généralement le voile de la Vierge.

L'auteure ajoute ensuite un certain nombre d'autres exemples, mais où les anges ne touchent plus le voile de la Vierge. Le catalogue des œuvres de cet atelier donne la liste suivante :

Les  Pietà aux anges de douceur du XVe siècle :
 

  • Châteauneuf-du-Faou (29), calvaire de Béron. Pietà aux deux anges de douceur géminés aux personnages de la Crucifixion. Granite, Maître de Tronoën, vers 1470.
  • Châteauneuf-du-Faou (29) , calvaire de la chapelle du Moustoir. Pietà aux deux anges de douceur géminés aux personnages de la Crucifixion.  Granite, Maître de Tronoën, vers 1470.
  • Collorec (29), église Notre-Dame, vestige de calvaire. Pietà aux deux anges de douceur. Granite, Maître de Tronoën, vers 1470.
  • Laz (29), ancien presbytère, au dessus de la porte d'entrée du jardin. Grès arkosique. Maître de Tronoën, vers 1470.
  • Le Moustoir (22), calvaire. Vestiges de pietà accompagné de deux anges de douceur, celui à la tête du Christ est décapité. Maître de Tronoën, vers 1470.
  • Plusquellec (29), église Notre-Dame-de-Grâces. Pietà aux quatre anges de douceur. Granite polychrome. Maître de Tronoën.
  • Saint-Hernin (29), ossuaire dit "chapelle Sainte-Anne". Pietà aux anges de douceur. Maître de Tronoën, vers 1470.
  • À Carhaix (29), église Saint-Trémeur de Carhaix, une Vierge de Pitié  présente les mêmes caractères qu'à Tronoën, mais les anges ne touchent plus le voile de Marie. Granite, Maître de Tronoën, vers 1470.  https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re#/media/File:Carhaix_38_Eglise_Saint-Tr%C3%A9meur_Pi%C3%A9t%C3%A0_en_granite_(milieu_XVe).jpg
  • La Vierge de Pitié de l'église de Kergloff (près de Carhaix) est en calcaire polychrome, mesure 90 cm de haut et est posée sur l'autel  nord de la nef daté de 1581. Elle porte l'inscription J. SALOMON. Le Seac'h l'attribue au Maître de Tronoën.

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Le Seac'h décrit ensuite les Pietà des "héritiers de la gestuelle de l'ange". Sept autres Pietà également recensées par Le Seac'h  reprennent ce motif des anges autour de la Vierge et du Fils, cette fois-ci au XVIe siècle. Cinq se trouvent en Finistère, et j'ai décrit dans ce blog celle de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou (en calcaire polychrome), ou celle de l'église Saint-Sauveur du Faou (à 3 anges et en granite polychrome). Aucune des sept  n'est en kersanton.

  • Plonévez-du-Faou (29), église Saint-Herbot. Pietà à deux anges. Calcaire polychrome. XVIe siècle.

  • Plozévet (29), Pietà aux trois anges. Calcaire polychrome. XVIe siècle.

  • Penmarc'h (29), église Saint-Nonna, pietà aux six anges. Calcaire polychrome. XVIe siècle.

  • Névez (29), chapelle de Trémorvézen. Pietà à 1 seul ange, placé à la tête du Christ et lui tenant la main. Calcaire polychrome. XVIe siècle.

  • Melgven (29), église paroissiale. inscription de 1499. Pietà à 1 seul ange, placé à la tête du Christ et lui tenant la main. Calcaire polychrome. fin XVe siècle.

  • Le Faouët (29), façade de l'église paroissiale. Pietà à 1 seul ange (décapité), placé à la tête du Christ et lui tenant la main. Granite, fin XVe ou début XVIe.

  • Meslan (56), chapelle Saint-Armel. Pietà à 1 seul ange, placé à la tête du Christ, lui tenant la main et soutenant la tête. Granite polychrome, XVIe.

 

 

L'inventaire de ces anges apportant leur aide et leur tendresse à la scène de la Vierge de Pitié n'est pas clos ; on peut citer ainsi:

  • le calvaire de Plovan (29), non loin de Saint-Jean-Trolimon. (Atlas Plovan 2449), et sa pietà de kersanton.
  • La Pietà de La Feuillée (29), où un ange est à la tête tandis qu'un ange recueille le sang des plaies des pieds du Christ.
  • Ploudiry (29), intérieur de l'église, Déploration avec la Vierge et Marie-Madeleine. Un ange ailé tend la main vers le visage du Christ et le caresse.
  •  Collorec (29), église. Le visage de la Vierge est proche de celui de la Pietà de Plozévet.
  • Pleyben (29) calvaire de la chapelle de la Trinité. Kersanton. Un seul ange à la tête du Christ.

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Pleyben, chapelle de la Trinité. Photographie lavieb-aile.

Pleyben, chapelle de la Trinité. Photographie lavieb-aile.

Saint-Hernin, chapelle Sainte-Anne. Photo lavieb-aile.

Saint-Hernin, chapelle Sainte-Anne. Photo lavieb-aile.

Ploudiry, église.Photo lavieb-aile.

Ploudiry, église.Photo lavieb-aile.

Ploudiry, église. Photo lavieb-aile.

Ploudiry, église. Photo lavieb-aile.

Collorec, église. Photographie lavieb-aile.

Collorec, église. Photographie lavieb-aile.

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DESCRIPTION
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Notice Palissy :

Elle est classée à titre d'objet à la date du 26 novembre 1991 . Elle mesure 82 cm de haut, 41 cm de large et 22 cm de profondeur. Elle a été restaurée en 1999, date d'un cliché après restauration.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM29001800

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP29W03634

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"On retrouve pratiquement la même pietà à Plozévet [qu'à l'église Saint-Herbot de Plonévez-du-Faou] dans l'église Saint-Démet, dans l'angle nord-est du transept nord. Elle est du même sculpteur. La statue, qui mesure 1,14 mètre est aussi en calcaire. La polychromie n'a pas été refaite [?]. Le Christ a ici la tête penchée vers le bas. Mais sa barbe et ses cheveux se divisent en bouclettes comme à Saint-Herbot. Son pagne est aussi rabattu en un plissé harmonieux. La Vierge a le même visage rond à la chair tremblante. Ses cheveux sont rentrés dans le col empesé du manteau. Ils sont retenus par un bandeau qui fait office de couronne. Sa robe forme trois plis cassés sur le devant et le bord en est décoré par un galon doré, relevé par des étoiles rouges au dessus. Deux anges du même coté cette fois, posent leurs mains sur l'épaule droite du Christ et lui tiennent le pouce et l'avant-bras. Cette pietà date aussi du XVIe siècle." (Le Seac'h 2014)

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Les anges sont vêtus, sur l'aube blanc-crème, d'un habit — rouge ou vert — fendu sur le coté en partie basse, à large revers de manche, et ils portent l'amict, replié en petite capuche à l'arrière et s'évasant sous le menton. Deux d'entre eux ont la taille serré par un cordon. Les cheveux sont bouclés et ces boucles courtes forment une petite houppe sur le devant. Les visages sont ronds et poupins. Ces anges sont ailés.

La main droite de l'ange supérieur gauche est tendu vers l'oreille droite du Christ, dans un geste très tendre accordé aux traits inquiets du visage.

L'ange inférieur gauche pose sa main droite sur celle du Christ, et entoure de la main gauche son avant-bras, tandis qu'il pose, très affectueusement, son menton près du coude et qu'il lève les yeux vers le visage défunt. La posture a la grâce des gestes enfantins, tout en étant empreinte de commisération.

L'ange de droite fait symétrie avec celui de gauche, entourant la jambe comme l'autre entourait le bras, et posant la main sur le talon avec plus de douceur que de force. Comme lui, il appuie sa joue contre la jambe et lève les yeux vers le Christ.

Le bloc de pierre est brisé en partie basse au niveau du pied droit du Christ, et à gauche où une partie de la joue de l'ange supérieur est amputé.

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Comparaison avec la Vierge de Pitié de Saint-Herbot.

Je renvoie à ma description :

La Pietà de la chapelle Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou

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L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. La Pietà et les deux anges de douceur (Calcaire polychrome, XVIe siècle). Photographie lavieb-aile.

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. La Pietà et les deux anges de douceur (Calcaire polychrome, XVIe siècle). Photographie lavieb-aile.

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. La Pietà et les deux anges de douceur (Calcaire polychrome, XVIe siècle). Photographie lavieb-aile.

L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou. La Pietà et les deux anges de douceur (Calcaire polychrome, XVIe siècle). Photographie lavieb-aile.

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CONCLUSION.

On ne peut que rêver de la beauté que ce groupe sculpté a  pu connaître, lorsque sa polychromie aux ors rutilants, le damassé de la robe de la Vierge ou son galon étaient dans leur fraîcheur d'origine. 

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 

"Les Pietà les plus anciennes associent parfois des anges pour consoler s'il est possible la douleur maternelle Au calvaire de Tronoën, à Saint-Jean-Trolimon, deux acolytes relèvent délicatement les plis latéraux du voile de tête de la Mère de Dieu. De même à Saint-Hernin, et au calvaire du Moustoir à Châteauneuf-du-Faou. Ces trois oeuvres sortent de toute évidence d'un atelier unique qui travaillait le granite, vers le milieu du XVe siècle et que nous nommons l'atelier du Maître de Tronoën. A Plougoulm un ange " vient, selon la formule de Debidour, en plein vol horizontal " se saisir de la paume percée du Christ . A Langolen, des anges soutiennent le bras et le pied du Christ, sa tête et son bras à Kergloff. A La Feuillée, alors qu'un premier ange se tient près du Christ en prière, un second tend la coupe pour recueillir le sang qui découle de la blessure du pied. A Penmarc'h l'artiste, imprégné d'esprit médiéval, multiplie les angelots qui constituent une cohorte riche d'une demi-douzaine d'acolytes ailés. Au centre du socle, ils sont deux à encadrer un écu à la croix pattée, tandis que, toujours au même niveau, deux autres caressent la main et le pied du Christ. Placés plus haut, les deux derniers exercent leur office auprès de la tête et de la main gauche, une véritable action liturgique... Parmi les autres Pietà aux anges, on signalera celle de Collorec, qui a été exhumée en 1997."

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

— PÉRENNÈS ( Henri), 1941, Plozévet (Brest, 1941). 

http://www.infobretagne.com/plozevet.htm

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Plozévet.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f0547dd502285d509467f930ed5105e3.pdf

EGLISE SAINT-DEMET (I.S.) En forme de croix, elle comprend une nef de cinq travées avec bas-côté nord de l'extrême fin du XIVè siècle, séparée par un arc diaphragme de la même époque d'un vaste transept, et un choeur profond à chevet plat, datant du XVIè siècle ainsi que le porche méridional.

Ce dernier est voûté sur croisée d'ogives : sur les parois intérieures, deux niches encadrées de colonnes encastrées en nid d'abeilles ; sur le fronton, inscription : ".../ LE PENNEC. F. 1695." L'arcature séparant la nef du bas-côté et comportant quatre arcades en plein cintre et une en tiers-(point provient d'un édifice antérieur remontant au XIIIe siècle et sensiblement contemporain de Pont-Croix. Les archivoltes, simplement épannelées, reposent au-dessus des chapiteaux sur des culots, dont l'un, contre le pignon ouest, est figuré. La façade ouest est du début du XVè siècle ; le clocheton date de 1793.

La sacristie porte l'inscription : "V. ET. D. M. I. PEN(NARVN). R/Y. GENTRIC. F. 1701." Mobilier : Autel en tombeau galbé installé face au peuple. Deux autels latéraux avec retables classiques à colonnes lisses (XVIIIè siècle ou XIXè siècle) et tableau : le Rosaire au nord et l'Ange gardien (?) au sud. Sur la vasque des fonts baptismaux, représentation de saint Pierre avec ses clefs, l'Ankou avec sa charrette et deux paysans au champ, illustration de l'évangile : "De deux hommes qui travaillent au champ, l'un sera pris, l'autre laissé."

Statues anciennes - en bois polychrome : Vierge à l'Enfant, XVIIè siècle, sainte Anne seule, XVIIIè siècle, sainte Marie Madeleine, saint Joseph, XVIIIè siècle, saint Ronan dit "Sant Reun", XVIIè siècle, saint Démet en évêque, XVIIè siècle, saint Alar ferrant un cheval, fin XVIè siècle, saint Corentin, XVIIè siècle, autre Vierge à l'Enfant, XVIIè siècle, saint Mathurin, XVIIè siècle, saint Jean-Baptiste, XVIIè siècle, saint François d'Assise, XVIIè siècle; - en pierre blanche : Pietà, XVIè siècle.

Vitraux : verrière du transept Nord, verre peint du XIXè siècle. Dans la fenêtre axiale à réseau flamboyant, vitrail d'H. de Sainte-Marie, 1957, qui a remplacé une ancienne Passion. Orfèvrerie : calice en argent, 1673 (C.).

 Le porche sud est entouré de deux fontaines qui sourdent sous les fondations. - A 50 m, à l'angle nord-est de l'église, autre fontaine, dite Feunteun Sant-Délo. Près de l'église, croix de granit avec Christ ressuscité au revers du Crucifix.

— MONUMENTUM.FR

 

https://monumentum.fr/eglise-saint-demet-pa00090280.html

— WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ploz%C3%A9vet

—Wikipedia, Liste et photo des Pietà du Finistère.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Statues_of_Piet%C3%A0_in_Finist%C3%A8re

 

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