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6 janvier 2022 4 06 /01 /janvier /2022 23:42

 Les vitraux armoriés (quatrième quart XVIe siècle ; XXe ; 1957) de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven lors d'une excursion de la Société archéologique du Finistère.

 

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Le 26 novembre 2021, les Journées d'études de la Société archéologique du Finistère, menées par le président Yves Coativy, ont débuté par une visite du four à pain et de l'enclos mégalithique de Kerambris à Névez, et se sont poursuivies par une visite du Musée de Pont-Aven, où Daniel Le Feuvre, qui venait de publier dans le dernier bulletin de l'association une étude très approfondie des œuvres du peintre  André Joly (1882-1969), a enrichi de ses commentaires la présentation de la médiatrice.

Le soleil était déjà couché lorsque nous terminâmes la journée par la découverte, incontournable, de la chapelle de Trémalo. Nous y admirâmes, bien sûr, et à nouveau sous la guidance de Daniel Le Feuvre,  le Christ Jaune qui a donné à la chapelle sa renommée internationale. Mais pas que.

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PRÉSENTATION.

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La chapelle, qui est privée, a été restaurée en  1755,  par Jean-Baptiste Mahé, recteur de Nizon, et  en 1957 à l'initiative du  propriétaire du Plessis, le  vicomte Patrice de la Villemarqué de Cornouaille. Après lui, son fils Xavier a présidé  l’Association pour la sauvegarde de la chapelle de Trémalo, laquelle a, en 2009,  fait procéder au drainage, au rejointoiement des maçonneries de la façade est, de la voûte de la porte sud et de l’escalier du clocher.

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L’intérieur de la chapelle est composé d’une nef et de deux bas-côtés. Il est divisé en six travées soulignées par des arcades gothiques. Les poutres sont sculptées d'engoûlants et et les sablières  de figures humaines et animales. Un (et peut-être deux) motifs héraldiques y sont présents.

 

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La maîtresse-vitre comportait jadis un Arbre de Jessé, déjà absent lors de la visite du chanoine  Pérennès en 1938 .  Le tympan lui-même ne conservait que quelques pièces anciennes, la seule intacte étant une précieuse Messe de saint Grégoire, et il a été  restauré et largement complété en 1957 par Etienne Scaviner, verrier de Pont-Aven.

La description qu'en donnent Françoise Gatouillat et Michel Hérold en 2005 pour le Corpus Vitrearum est brève, et ces auteurs n'avaient pas identifié les éléments héraldiques. Je m' appuierai néanmoins sur leur travail pour décrire les panneaux. Mais c'est Yves-Pascal Castel et Catherine Puget qui , en 2007, en ont décrypté les armoiries, sans doute aidée par le propriétaire de la chapelle dont le père avait commandité les panneaux récents en 1957. Leur notice est reprise en ligne sur le site municipal Pont-Aven Histoire et Patrimoine. Je me suis appuyé sur ces descriptions, non sans les vérifier et les commenter.

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Mais puisque ces verrières nous conduisent à une étude héraldique, il nous faut présenter les données connues sur l'histoire de la chapelle seigneuriale du manoir de Plessis en Nizon, et étudier les blasons sculptés à l'extérieur.

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HISTORIQUE (d'après T. Daniel et C. Puget, etc.).

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Étymologie.

— Plessis (Plessix) est la forme française de Quinquis.

Quinquis est un toponyme très fréquent, parfois sous la graphie kenkis, issu du moyen-breton kenkist "maison de plaisance" désignant à l'origine des maisons entourées d'une haie de branches entrelacées (on a rapproché le préfixe kenkis du radical gallois cainc- , "branche"). Le vieux français plesse avait un sens identique et a donné plessis, "entrelacement". Le toponyme s'applique souvent, en Bretagne, à d'anciennes mottes féodales ou castrales, dont le sommet est défendu par de fortes palissades. Pour F. Tournier, "Kenquiz, quenquis (plessis, clôture), équivalent de "haia" (enceinte faite de haies) peut dénoter aussi bien des enclosures à vocation agricole qu'à vocation défensive militaire." Mais la situation du manoir (cf. topologie) permet d'évoquer un site idéal pour une vocation défensive. Mon opinion se trouve confirmée dans un article de J. Le Goff-Ruiz 2011.

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—Trémalo.

"Du point de vue étymologique, la particule “Tré-” désigne, selon Bernard Tanguy, non une trève dépendant d’une paroisse, mais un village d’origine ancienne qui tirerait son nom d’un personnage, un certain Malo dont la silhouette se perd dans la nuit des temps. Paradoxalement, si un acte de 1653 donne à la chapelle le titre de “Notre-Dame de Saint-Malou, en laditte paroisse de Nizon”, aucune statue n’évoque ici le patron de la cité des corsaires. A moins que Malo étant bien loin, on lui ait, à une époque donnée, attribué le nom de Corentin, fondateur du diocèse de Cornouaille. Ce ne serait pas la seule fois qu’une statue ait été rebaptisée pour les besoins de la cause locale." (Castel et Puget)

Je note sur la carte IGN le toponyme Pontic-Malo ("petit pont Malo"), mais il doit être récent, n'est pas attesté sur les cartes antérieures, et doit se rattacher au nom de la chapelle qui le domine.

 

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Les seigneurs de Quinquis ou Quenquis/Plessis et le manoir de Plessis-Nizon.

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La seigneurie du Plessix à Nizon appartint successivement aux familles du Plessis, Feydau et Hersart de la Villemarqué.

"La Réformation de 1426 (pour 1427?) révèle, dans la paroisse de Nizon, l’existence des manoirs suivants : Le Quenquis ou Plessix ; Kerazret appartenant à Guillaume de la Rue Neuve ; Penboutou possédé par Yvon du Plessix ; Penisquin, à Pierre du Hautbois ; Penalen, à Jehan Penquelen. Celle de 1536 mentionne quelques autres manoirs, au nombre desquels figure celui de Rustéphan .

La réformation de 1427 sous le rapport de paroisse de Nizon mentionne "le manoir de Paubatoux (?), Yvon du Plessix, noble, et Jehan du Plessix, noble.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, est présent Maurice le Quinquis, représenté par Guillaume son fils, archer en brigandine ;

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1536 qui s'est tenue à Quimper le 10 et 11 mai est présent  Guillaume du Plessix, sieur dudit lieu, à deux chevaux et armé

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Nizon apparait : François du Plessix, sieur du Plessix, présent, dict faire corselet suivant sa déclaration .

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"Plessix (du), en breton Quenquis (du), sieur dudit lieu, paroisse de Nizon, - de Missirien, paroisse de Kerfeunteun, - de Kerfrez  [39], paroisse d’Ergué-Gabéric, - de Kerminihy et de Penbuel, paroisse d’Elliant, - de Kervidal, paroisse de Tourc’h.

Ancienne extraction., réf. 1669, huit générations, références et montres de 1426 à 1562. dites paroisses, évêché de Cornouaille.

D’argent au chêne de sinople englanté d’or ; au franc canton de gueules, chargé de deux haches d’armes adossées d’argent en pal.

-Yves, vivant en 1427, épouse Marie de la Villeblanche.

La branche aînée fondue en 1690 dans Feydeau, puis Hersart ; la branche de Missirien fondue dans Autret ; la dernière branche fondue dans la Marche.

Le sr de Kerhouaz, paroisse de Lesbin-Pontscorff, débouté à la Réformation de 1671.

Le sr de Penfrat, débouté au conseil en 1700.

Pol Potier de Courcy édition de 1895, tome II, page 397. Correction 2005"  https://www.tudchentil.org/spip.php?article738

 

Remarque.

Les armoiries des Quenquis figurent sur la baie 107 de la cathédrale de Quimper où se voit un chanoine qui les porte. Il s'agit de Pierre de Quenquis :

 

 

Pierre de Quenquis fut reçu chanoine de la cathédrale le 20 janvier 1415. Il décéda en 1459, et son tombeau fut placé dans la chapelle Saint-Corentin ( depuis, chapelle Saint-Paul).   Ses armes sont aussi sculptées sur l'un des deux écussons des clefs de voûte du bas-coté nord de la nef, et en deux écussons accolés, à la naissance de la voûte du porche du  portail nord. 

https://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-vitraux-du-choeur-de-la-cathedrale-de-quimper-vi-la-baie-n-107.html

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Généalogie (des aînés) de la famille du Plessix : https://www.tudchentil.org/spip.php?article583

  • Yves du Plessix x Amice de la Villebranche [Montre 1427]
  • Maurice x Clemence Kergoet [ décédés en 1502]
  • Guillaume I x Constance Kerjequel [Montre 1481. Lui ou son fils :Montre 1536]
  • Guillaume II x Marguerite du Rinquier du Poulguin (fille de Louis du Rinquier et Louise Didoueget). Ils fondent l'actuelle chapelle de Trémalo, datée de 1550.
  • François I x Marguerite Le Glas (décédée en 1582). [Montre 1562. Existe en 1568]
  • François II x Marie Du Moulin [mariage en 1574]
  • Nicolas x Hélène Guimarho [Existe en 1602 ; Marié en 1638 ]
  • Georges-Joseph (1640-1669) x Mauricette de Bouvans . [ Marié en 1659 ; Existe en 1659]. Ils ont une fille unique Anne du Plessix, héritière, épouse en 1690 Charles Feydeau de Saint-Remy, cf. infra.
  • Jacques du Plessix, frère de Georges, héritier du nom. [Existe en 1669]

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Généalogie des descendants : Feydeau et Hersart :

  •  Marie-Anne du Plessix, fille et héritière de Georges du Plessix, x 1690 Charles Feydeau de Saint-Remy, chevalier de Malte.
  • Louis-Charles  Feydeau (1732-1786) x Marie-Josèphe Briant Du Stang, d'où
  • Jean-Marie Feydeau de Vaugien, seigneur du Plessis Nizon, officier de marine,  x  1774 Marie-Thérèse de Talhouët-Grationnaye.
  •  Marie-Ursule  Feydeau de Vaugien (1776-1847) dame du Plessis-Nizon x  9 Novembre 1798, le comte Pierre Michel François Marie Toussaint Hersart de la Villemarqué (1775-1843)
  • De ce mariage naquirent huit enfants, dont le plus jeune fut Théodore-Claude-Henri, l’auteur du Barzaz Breiz ( Plessix-Nizon 1815 - 1895 manoir de Keransquer, près de Quimperlé). Le manoir du Plessix , la chapelle de Trémalo et le Bois d'Amour appartiennent encore  à la famille de la Villemarqué. Mais  la propriété passent à :
  • Roland Eleonore Marie Cyprien Armand (Quimperlé 1861-Kermaria Pont-Aven 1937 X Jeanne Marcetteau du Brem 1867-1958
  • Patrice (1904-1959) x Anne-Marie de Grimoüard (1907-1990). https://gw.geneanet.org/fperrach?lang=fr&iz=4&p=patrice+albert+michel+armand&n=hersart+de+la+villemarque+de+cornouaille
  • Xavier de la Villemarqué de Cornouaille (-décédé au manoir de Plessis 19 septembre 2018)
  • Yann Hersart de la Villemarqué de Cornouaille

(sous réserve)

 

 

 

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Le manoir.

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Un article illustré de photos de J. Le Goff-Ruiz permet de le découvrir, avec un bâtiment rectangulaire de style classique bien éclairé par de nombreuses fenêtres et datant de la seconde moitié du XVIIe, et l'ancien manoir contemporain de la chapelle (1550), et "dont les pierres énormes servant de linteaux aux portes et fenêtres, toutes curieusement dissemblables, et où figurent quelques belles accolades" incitaient Bertrand Queinec (*) à évoquer "très facilement la réutilisation des matériaux d'un manoir primitif, peut-être victime d'un incendie". Une chapelle du début du  XIXe siècle, des écuries et un puits ancien complètent cet ensemble.

(*) Bertrand QUEINEC, 1992, page 187

 

 

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Situation : topologie.

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L'examen des cartes est, comme toujours, très utile. 

La carte IGN et la photo aérienne permettent de repérer la proximité du château (ancien manoir) et de la chapelle, reliés par une route traversant Quistilliau et Trémalo-Kerhuil en restant sur la crête. En effet, le château est à 67 m d'altitude, à la pointe d'un quadrilatère aux pentes abruptes, tracées par le cours de l'Aven et d'un  ruisseau prenant sa source vers Kerhuil (étymologie non retrouvée). Et la chapelle est à la même altitude approximativement.

Cette situation en hauteur mais dominant directement un cours d'eau est évidemment très avantageuse sur le plan militaire et  économique. Plus précisément, il permet l'établissement d'un moulin (associé aux droits seigneuriaux), "le moulin du Plessis", aujourd'hui démoli mais où un bief subsiste. Le zoom de la carte IGN en détaille l'implantation (le site Pont-Aven signale une installation de pisciculture ; cela rappelle que les seigneurs percevaient des droits sur la pêche). Ce n'est qu'un des nombreux moulins qui ont fait la prospérité de Pont-Aven.

Juste en face, un site symétrique porte le nom de Colline Sainte Marguerite, témoignant d'une ancienne chapelle et donc d'une sanctification de ces promontoires.

La situation de la chapelle est celle que je retrouve presque constamment  : point haut, proximité d'une rivière, moulin. On peut l'expliquer par les avantages économiques et politiques, ou par la reprise d'anciens cultes, les deux ne s'excluant pas. 

On peut observer la situation des ruines de Rustéphan, deuxième manoir de Nizon.

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La carte d'Etat-Major  (1820-1866) rend plus visible, par le hachurage des pentes, les reliefs et l'hydrologie. La carte de Cassini dressée en 1783, permet de repérer tous les moulins indiqués par une petite roue dentée, d'examiner la modification du paysage, et de relever les toponymes (ici : Trémalo ?) 

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Carte IGN Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN et Etat-Major Géoportail Remonterletemps.

Carte IGN et Etat-Major Géoportail Remonterletemps.

Carte de Cassini Gallica https://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/france-en-cartes/la-carte-de-cassini?mode=desktop

Carte de Cassini Gallica https://gallica.bnf.fr/html/und/cartes/france-en-cartes/la-carte-de-cassini?mode=desktop

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"L’édifice, situé sur les hauteurs qui dominent Pont-Aven (mais sur le territoire de la paroisse de Nizon), se trouve sur le chemin qui monte du bourg vers le manoir du Plessis-Nizon  et, d’autre part, vers le hameau de Trémalo. On y accède par une longue allée de chênes et de châtaigniers, dans ce qu’on appelle localement le Bois d’amour, et la majesté de ce parcours contraste avec la simplicité de la chapelle, formant un ensemble réellement harmonieux.

Construite en 1550 (comme en témoigne une inscription au-dessus de la porte sud), elle est de fondation seigneuriale : le blason des du Plessis  figure en plusieurs endroits de l’édifice : sur la façade ouest, sur la maîtresse-vitre, sur les sablières. Le style relève encore du gothique flamboyant, ce qui n’a rien d’étonnant dans cette région où la tradition médiévale persiste en même temps que pénètrent les nouveautés de la Renaissance.

Le plan est rectangulaire, orienté est-ouest. La longueur de l’édifice est de 24 m, la largeur de 13 m. À l’extérieur, les murs en granit sont soigneusement appareillés en pierre de taille ; le chevet plat comporte trois baies flamboyantes, celle de gauche étant murée ; la façade occidentale est d’une grande simplicité : une porte en anse de panier, quatre contreforts (deux droits de part et d’autre de la porte, et deux biais aux extrémités nord et sud), un blason sculpté au milieu de la façade, un petit clocher de type cornouaillais, à une seule cloche.

Du côté nord, une seule petite fenêtre passante, contrastant avec les ouvertures du côté sud : deux portes en anse de panier (l’une toute simple, l’autre surmontée d’une accolade et de pinacles latéraux), et quatre fenêtres (deux ouvertes dans le muret, deux passantes, la première du XVIe siècle avec son remplage d’origine, la seconde construite en 1755). L’ensemble est couvert d’une imposante toiture dissymétrique qui descend, au nord, jusqu’à hauteur d’homme." (T. Daniel)

D'après Castel et Puget citant Bertrand Quéinec I, 1992:

La chapelle était desservie par les prêtres de la paroisse de Nizon. La fabrique était tenue d'y célébrer deux messes, l'une à l'intention du seigneur de/u Plessis "le jour de Monsieur saint Marc", l'autre  à l'intention du sieur Troguidic (un patronyme qui échappe à mes recherches) à la Saint Grégoire. Ces clauses n'ayant pas été respectée, il fallut une sentence de la cour royale de Concarneau en 1624 pour obliger la fabrique à reprendre ces célébrations à l'intention du sieur du Plessis à la Saint-Marc, et à l'intention du même sieur du Plessis, héritier des Troguidic, à la Saint Grégoire.

Trémalo fondée par la famille du Plessis est considérée par eux comme leur chapelle privée où sont célébrés les baptêmes de la famille, mais cette appropriation était contestée par Charles de la Roche-Rouxe, du manoir voisin de Penanroz, qui déclarait  en 1653 "avoir le droit de faire figurer ses armoiries  dans la maîtresse-vitre de Saint-Malou en la paroisse de Nizon, comme elles figuraient depuis longtemps dans l'église paroissiale."

C'est sans doute le même différend qui entraîna un affreux scandale le 11 septembre 1661, le jour du pardon, quand un groupe de cinq gentilhommes pénétra dans le sanctuaire avec à leur tête Alain de Guer, marquis de Pont-Callec, seigneur de la Porte-Neuve en Briec. Ce dernier bondit l'épée à la main dans le chœur pour attaquer le jeune Georges du Plessis, qui aurait manqué de respect au procureur fiscal du puissant marquis. 

Tout le long du XVIIIe siècle les finances de la fabrique de Trémalo sont saines, et les revenus permettent un bon entretien de la chapelle.

Le 3 messidor an III (juin 1795), on procéda à la vente aux enchères des biens de la fabrique de Nizon, dont la chapelle de Trémalo, la chapelle Saint-André et la chapelle Saint-Maudez devenus biens nationaux. La chapelle de Trémalo, son petit placître au sud planté de trois chênes et de deux châtaigniers, ainsi que les matériaux en pierre de taille d'une croix écroulée, est adjugée pour 5320 livres au citoyen Pierre Caudan, riche cultivateur de Keramperchec et maire de Nizon. L'intention de ce dernier, dont deux de ses fils seront prêtres dont l'un vicaire à Nizon) est de rendre au culte la chapelle après les troubles. C'est après 1805 que la famille de la Villemarqué y effectue des travaux et édifie un nouveau calvaire en 1807.

Au cadastre de 1832, la chapelle est indiquée avec ses 300 m² de superficie comme propriété de la commune.

En 1852, Cyprien de la Villemarqué fait donation à la fabrique de "l'église succursale de Nizon" d'une rente annuelle pour la célébration des messes à Trémalo.

Le grand pardon était célébré à la Nativité de la Vierge le 8 septembre, et un autre avait lieu le dimanche le plus rapproché de la Sainte-Anne, le 26 juillet. Plus tard on institua une troisième célébration le 15 août, jour de l'Assomption.

Le 11 mai 1932, la chapelle est classée "monuments historiques".

Le groupe de Sainte-Anne, la statue de la Vierge et le Christ Jaune sont classés "monuments historiques" à titre d'objet le 16 août 1957.

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Je note sur la base Geneanet que Trémalo figure comme lieu de décès sur les actes paroissiaux dans la deuxième moitié du XVIIe siècle pour les familles Couric ou Gouric (Pierre Coric 1630-Trémalo1690), Le Calvez, Le Du, Le Deuff, Le Tallec, Quénéhervé.

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Le pignon ouest.

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Sur le pignon ouest, sous le clocher à gables aigus, pinacles et pointe à crochets,  et au dessus de la porte cintrée flanquée de contreforts,  un ange aux ailes éployées tient un blason des armoiries de la famille des Seigneurs Plessis Nizon, fondateurs de la chapelle. La pierre étant érodée, on devine les meubles (notamment le chêne) plus qu'on ne les distingue avec certitude.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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La façade sud et sa porte flamboyante.

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L’élément architectural le plus intéressant est la porte sud en anse de panier, où l'ocre rouge qui rehaussait jadis les contours du panneau d'inscription a laissé quelques traces.

L'accolade à fleurs d'acanthes et fleuron s'appuie sur deux culots qui supportent des pinacles à fleurs ampulliformes et masques.

Deux blocs de pierre, de chaque coté du fleuron, sont sculptés d'inscriptions en réserve. Leur lecture est difficile, surtout pour un visiteur qui ne bénéficie pas des meilleurs conditions d'ensoleillement et de lumière rasante (chaque inscription, comme les personnages des horloges astronomiques, ne livre son message qu'à une heure et parfois une date bien précise et la réserve aux fidèles patients et persévérants). La première, à gauche, est en lettres gothiques sur deux lignes, et on y a lu :

ALAIN AUDREN 

FABRIQUE DE CEANS

La seconde porte, sur une ligne, la date : LAN 1550. Numérotation en chiffre arabe.

La base Geneanet ne fournit aucune donnée sur ce nom AUDREN à Nizon ou Pont-Aven  avant 1743, et encore moins avec ce prénom.

C'est la lecture la plus assurée. Citons d'autres leçons : GUILQUENQUIS 1558 (renvoyant à Guillaume de Quenquis), pour la notice de l'exposition Gauguin et le Christ Jaune du Musée d'Orsay et de Pont-Aven (Puget, 2000), ou bien LAN 1556 (pour René Couffon).

Néanmoins, Castel estime que sa lecture de 1550 est "claire".

"Le “fabrique”, paroissien en charge de l’édifice, assure les rentrées d’argent et pourvoit aux dépenses. On sait, mais par ailleurs, que le recteur de Nizon, est alors Jacques Le Vescoz . Pourvu de son poste en 1549, il s’y maintient jusqu’en 1580 (“Bulletin diocésain d’histoire et d’Archéologie”, 1938, p. 47)." C. Puget.

Je me demande s'il ne s'agit pas d'une coquille pour Le Vergoz ou Le Vergos, patronyme bien plus attesté en Finistère. Mais cette hypothèse ne permet pas d'aller plus loin. Le corpus épigraphique finistérien conserve la mention d'un  recteur Guillaume Le Vergoz (Kerlaz, Sainte-Anne-la-Palud) dans les années 1653 et 1654.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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La crossette d'angle sud-est : un lion tenant un blason.

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C'est un lion de crossette typique, avec la gueule débonnaire, la langue tirée, la crinière bouclée et la queue faisant retour sur l'arrière-train. Sa tête est tournée vers l'est, et donc vers le manoir et ses seigneurs. Mais il tient un blason bien érodé et défiguré ("démeublé") par les lichens. Y.-P. Castel y reconnaît les armes du Plessis.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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On remarque aussi ce bloc sculpté.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Nous pouvons maintenant entrer dans la chapelle et nous diriger vers le chœur.

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La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

La chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mais avant d'examiner la maîtresse-vitre, nous remarquerons le blason intégré dans la frise des sablières, du coté gauche près du chœur.

Ce sont les armes de la famille du Plessis. Le chêne et ses glands pourraient renvoyer au nom quinquis. Le chêne est figuré par un tronc central, trois feuilles de chêne vertes, et des glands au bout de leurs tiges ou pétioles (gland et petioles rouges et non jaune d'or comme il siérait) ; ce serait alors un chêne pédonculé Quercus robur. Les deux haches en pal occupent une place un peu exagérée. Voici le modèle  :

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https://www.tudchentil.org/spip.php?article583

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Castel, citant apparemment Bertrand Quéinec, décrit page 2 "les deux écussons de bois peint sur une poutre au dessus du chœur, la place d'honneur,  montrent les armes de Guillaume du Plessis et de Catherine de Botigneau son épouse." Mais je n'ai pu trouver une confirmation de ce couple. Il ajoute : "on retrouvait d'ailleurs dans un vitrail disparu les armes du même Guillaume du Plessis accolées à celles de sa deuxième épouse Marguerite du Rinquier du Poulgwin." Je n'ai pas trouvé confirmation d'un deuxième mariage de Guillaume II du Plessis.

Annotation d’un descendant de la famille Keransquer, Mikaël Ansker (comm. pers.) :

"Concernant la chapelle de Trémalo, située à Pont-Aven, le blason situé dans l’un des vitraux (d’argent à deux haches de gueules adossées), est celui des Keransker ou Kerasker. Il est donc possible qu’il y ait eut une fusion de cette famille Hersart avec les Ansquer (Ansker), primitivement propriétaires de cette terre (la donation ayant été effectuée par le duc de Bretagne afin de disperser les moines dans les grands espaces pour transmettre leur foi. Ces haches d’armes font sans doute référence à un Anscher virgiferi, cité dans le Cartulaire de Kemperlé au XIème siècle (*), et l’on sait que leurs attributs étaient, déjà au temps des Romains, un faisceau de deux haches entouré de verges."

(*) page 172.  Le virgifer était le sergent chargé des contraintes et de la recette des devoirs et rentes.  https://www.bannalec.fr/medias/2015/10/bpt6k1138272.pdf

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Les armoiries des Botigneau ou Botigno sont d'azur à l'aigle éployée d'or à deux têtes becquées et membrées de gueules . Voir la lancette B de la baie 110 de la cathédrale de Quimper où la dame de Botigneau est présenté par sainte Catherine ; Le portail sud de la cathédrale de Quimper ; ou les Dronou de Bodigneau à N.-D. du Folgoët.

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Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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A noter cet aigle bicéphale des sablières, aux têtes becquées de gueules.

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Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Sablières de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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LA MAÎTRESSE-VITRE.

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Cette baie  d' 1,80 m de haut et 1, 50 m de large comporte  3 lancettes et un tympan à 6 ajours — dont deux soufflets  et 4 mouchettes — et deux écoinçons. Elle a été presque complètement détruite, et seule le soufflet du rang inférieur consacré à la Messe de saint Grégoire, et la mouchette placée à droite représentant les Saintes Femmes au tombeau sont du quatrième quart du XVIe siècle (Corpus Vitrearum)  ou de 1550 environ (Y.-P. Castel). Les lancettes sont occupées par des vitreries à bornes modernes, et les autres ajours du tympan de tableaux héraldiques dont certains datent de 1957.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Les trois ajours supérieurs.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Le soufflet du sommet.

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Le Corpus Vitrearum le qualifie "d'écu de fantaisie  (XXe siècle) sommé d'une couronne ancienne".

Ce sont les armoiries d'or à la herse sarrasine de sable de la famille Hersart de la Villemarqué qui sont placées en prééminence, témoignant du fait qu'elle est présente au Plessis depuis 1798. L'écu est  surmonté d'un casque fermé et timbré de la couronne comtale posée sur un bourrelet.

La devise des Hersart, evertit et oequat (sic, pour evertit et æquat) "Il bouleverse et aplanit", en accord avec la métaphore de la herse de labourage, n'a pas été retenue dans la restauration. 

Si on consulte en ligne les représentations de ce meuble héraldique,  on trouve très généralement la représentation d'une herse rectangulaire et quadrillée, qui ne correspond pas à ce qui est représenté ici où deux traverses se croisent comme le tipi qui sert de logo pour annoncer un camping.

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copyright wikipedia

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La herse héraldique est décrite ainsi :

HERSE SARRASINE. Ce meuble, qui prend aussi le nom de coulisse, est composé de six pals alésés, aiguisés par le bas, et de cinq traverses horizontales, jointes par des clous aux intersections, enfin, la traverse du haut est munie d'un anneau dans sa partie du milieu.

HERSE, subst. fém., meuble de l'écu, qui représente un instrument propre à renverser les terres entre les sillons sur les grains, pour les couvrir après qu'ils ont été semés.

D'après le Manuel héraldique ou Clef de l'art du blason », une herse symboliserait un commandement de place forte.

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Pol Potier de Courcy écrit dans son Nobiliaire : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381).Il faut retrouver les sceaux de la famille pour retrouver cette forme en X, et notamment ceux conservés au musée Dobrée de Nantes :

 

 

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/les-collections/bases-de-donnees-en-ligne/sigillographie/origine/bretagne/hersart-de-la-villemarque-fr-eja_91840

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/collections/online-databases/sigillography/origin/bretagne/hersart-du-buron-/-breil-du-buron-du-en-eja_91843

https://www.musee-dobree.fr/jcms/navigation/les-collections/bases-de-donnees-en-ligne/sigillographie/origine/bretagne/hersart-de-la-villemarque-/-cornouailles-de-fr-eja_91841

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Hersart du Buron

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Hersart du Buron

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Hersart du Buron / Ferron du Quengo (De)

 

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Hersart de la Villemarqué / Cornouailles (de) :

D'or à la herse de sable. (Potier de Courcy : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381). / Parti, au 1 d'hermine plein, Bretagne : au 2 d'azur au mouton passant d'argent, accorné et onglé d'or, Cornouailles. (Potier de Courcy : écartelé aux 1 et 4 : de Cornouailles ancien ; aux 2 et 3 : de Kerguern ; sur le tout : d'argent au croissant de gueules, qui est Kernéau ; alias : fretté d'argent et d' azur qui est Kerguern, chargé d'un croissant de gueules qui est Kernéau; sceau 1313).

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En alliance :

Hersart du Buron / Breil du Buron (Du)

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Bréart de Boisanger / Hersart de la Villemarqué

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Ecartelé au 1 de gueules à trois fasces échuiquetées d'argent et d'azur, Cambout ; au 2 d'argent au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, du Breil ; au 3 d'azur à la croix engeslée d'or, au 4 de gueules semé de fleurs de lys d'or, Chateaubriand ; sur le tout d'or à la herse de sable, Hersart. (Potier de Courcy : d'or à la herse sarrasine de sable; sceau 1381).

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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La mouchette supérieure gauche : du Plessis.

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Le blason des du Plessis, déjà présenté dans la sablière,  est  d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal.

"Armes pleines  d'argent à l'arbre de sinople sous un heaume empanaché  couronné et cimé d'une tête de lion : assez bien conservé (Gatouillat et Hérold)

"Sous un casque fermé, cimier au lion sur le bourrelet, lambrequins tailladés en volutes feuillagées, un détail emprunté à l’héraldique germanique : “d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi d’argent chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal. ” (Castel et Puget)

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette supérieure droite.

Placé lors de la restauration, l’écu d’azur au chevron d’or cantonné de coquilles de même , 2, 1, évoque les Feydeau de Vaugien, qui ont été les propriétaires du Plessis de 1690 à 1798.

Il trouve place dans un chapeau de triomphe ancien orné de mascarons et de rubans rehaussés de bandes au jaune d'argent. Le mascaron supérieur, une femme au voile en bavoir,  est un motif typique de la Seconde Renaissance, repris très largement après la construction vers 1571 du château de Kerjean.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette inférieure gauche.

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En alliance, les armes de Guillaume du Plessis et de Marguerite du Rinquier du Poulguin de gueules au lion rampant morné d’or, fondateurs de la chapelle en 1550.  Selon Castel, un blason analogue occupait l’oculus qui éclairait l'autel de Sainte-Anne, avant qu'on le remplace par une large baie en 1755.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Mouchette centrale de la rangée inférieure : Rare vitrail représentant la Messe de saint Grégoire


 Quasi intacte, “la Messe de Saint Grégoire” est datée du 4ème quart du XVIe siècle . Gatouillat et Hérold signalent la présence de verres colorés et l'emploi de sanguine.

Le thème a joui d’une vogue prodigieuse aux XVe et XVIe siècles, pour affirmer, contre les thèses de la Réforme, la présence réelle du Christ lors de la Consécration, dans sa chair (hostie) et dans son sang (vin du calice). C'est dire l'importance du sang qui s'écoule des  plaies du Christ qui apparaît nu, sortant du Tombeau, au pape Grégoire  (540-604) qui célèbre à  la messe entre deux acolytes céroféraire (porteurs de cierge). Le Christ est  nimbé, couronné d’épines, flanc percé, mains liées, le fouet de la flagellation et autres instruments  posés à son côté. 

Selon la légende , pendant qu'il célèbre la messe, une des personnes de l'assistance doute de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. Quand Grégoire se met à prier, l'assistance aurait eu la vision du Christ sur l'autel, entouré des instruments de la Passion et versant dans le calice eucharistique le sang de sa plaie au côté.. L'iconographie montre souvent le pape assistant à la messe, sans la célébrer lui-même. Le détail important est le jet de sang qui, depuis le flanc, rempli le calice. (Ici)

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Le jubé de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët (1480 à 1492) . I. Le coté de la nef (Ouest).

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Maître de Flémalle (Robert Campin ?) (d'après?) La messe de saint Grégoire (dernier quart XVe siècle)

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Les vitraux armoriés de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven.

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Mouchette droite de la rangée inférieure . “Visite des saintes femmes au tombeau”. Deux des trois têtes restaurées en 1957. Fragment d'un panneau réutilisé en réemploi. 4ème quart XVIe, provenant peut-être des lancettes.

Les trois femmes portant les aromates d'empressent de se rendre, au matin de Pâques, au Tombeau où leur maître a été enseveli après la Crucifixion. Il y avait là selon Luc 24:10 Jeanne, Marie, mère de Jacques et Marie de Magdala (Marie-Madeleine), qui porte le vase de parfums ou d'aromates.

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Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

Maîtresse-vitre de la chapelle de Trémalo. Photographie lavieb-aile 28 décembre 2021.

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Les vitraux modernes.

Celui qui éclaire l'autel Sainte-Anne a été réalisé en 2013 par Charles Robert de Pluguffan, après que la baie, qui avait été bouchée au XVIIIe siècle, ne soit réouverte, et son meneau restauré.

https://fr.calameo.com/read/002543322c6a51fe49f82

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SOURCES ET LIENS.

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Association de sauvegarde

https://www.pontaven.fr/Association-de-sauvegarde-et-de

 

CASTEL (Yves-Pascal), PUGET (Catherine), 2007 La chapelle de Trémalo,  Association des amis du musée de Pont-Aven éditeur au profit de l'Association de sauvegarde de la chapelle de Trémalo, 60 pages couleurs.

Un ouvrage coécrit par Catherine Puget, ancien conservateur du musée des Beaux-Arts de Pont-Aven et Yves Pascal Castel, docteur en histoire de l'art et ancien vicaire de la paroisse de Pont-Aven, de 1952 à 1955. Photos de Michel Thersiquel

Les bénéfices de la vente de cet ouvrage serviront à la restauration de la chapelle. Cet ouvrage est le premier livre complet sur la chapelle; outre les très belles photos des sablières et des oeuvres réalisées par des peintres des XIX e et XX e siècles inspirés par la chapelle, le lecteur peut y découvrir l'histoire de la chapelle, l'étude de l'architecture et la statuaire.

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20070422&article=20070422-730986&type=ar

 

—COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1980,  Notice sur Nizon, Nouveau répertoire des églises et chapelles,  Diocèse de Quimper et Léon Quimper, 1988


 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7ef28aa3252c41c6080f5f943dd7dfa1.pdf

 

"PONT-AVEN-NIZON Depuis la fusion en 1955 des deux communes de Pont-Aven et de Nizon, le territoire de la nouvelle commune comprend deux paroisses : 1. Pont-Aven - 2. Nizon. 

CHAPELLE DE TREMALO (I.S.) Dédiée à Notre Dame. Edifice de plan rectangulaire comprenant une nef de six travées avec bas-côtés. Il date du XVIe siècle ; les grandes arcades sont à pénétration directe dans les piliers cylindriques, les poutres et les sablières sont sculptées. Une inscription en petits caractères gothiques est encore lisible au-dessus de l'arcade flamboyante de la porte sud : le nom du fabrique et la date : "LAN. 1556". Des armoiries tenues par un ange sur le pignon ouest et un escalier sur le rampant sud du même pignon.

Mobilier : Maître-autel en tombeau droit, avec tabernacle surmonté d'un dais à colonnettes torses ; sacraire muni de sa porte dans le mur du chevet. - L'autel latéral sud est dédié à sainte Anne ; dans le petit retable à deux colonnes corinthiennes qui bouche la fenêtre du chevet, groupe sculpté de l'Education de la Vierge. La balustrade est encore en place. Statues anciennes en bois polychrome : Crucifix du XVIIe siècle qui a inspiré à Gauguin son "Christ jaune" (C.), groupe de sainte Anne et de la Vierge, XVIe siècle (C.), saint Etienne portant des cailloux, saint Laurent, saint Corentin, saint portant un livre ouvert, saint moine en chasuble gothique ; - en pierre blanche polychrome : Vierge à l'Enfant dite Notre Dame de Trémalo, XVe siècle (C.).

Dans le remplage de la fenêtre d'axe, débris de vitraux anciens : armoiries, messe célébrée devant un Christ ressuscité (?).

Dans le placitre, deux croix de granit, sans sculptures, la plus grande, côté du midi, posée sur un marchepied octogonal, la petite contre le chevet. "

DANIEL (Tanguy) Pont-Aven, chapelle Notre-Dame de Trémalo, Sauvegarde  de l'Art Français 

https://www.sauvegardeartfrancais.fr/projets/pont-aven-chapelle-de-tremalo/

 

La chapelle de Trémalo, c’est la chapelle du Christ jaune de Gauguin. C’est à celui-ci qu’elle doit sa renommée, qu’on peut dire internationale : en 1889, le peintre, frappé par le caractère fruste du Christ en croix fixé sur un mur (alors) chaulé, en face de la porte d’entrée sud, en fait le sujet d’une toile célèbre (aujourd’hui conservée à l’Albright-Knox Art Gallery de Buffalo aux États-Unis) et, l’année suivante, reproduit cette même figure hiératique dans son Autoportrait au Christ jaune (musée d’Orsay à Paris). Cependant, avant Gauguin, bien des artistes avaient été inspirés par la chapelle de Trémalo (mais non par le Christ en croix) : l’Allemand Otto Weber vers 1863, l’Américain Frederick A. Bridgmann entre 1866 et 1871, le Français Auguste Anastasi vers 1869-1870, le Suisse Henri Girardet en 1871, l’Anglais George Sherwood Hunter en 1873, l’Irlandais Augustus Burke en 1876, l’Américain Franck C. Penfold vers 1880, la Finlandaise Hélène Schjerfbeck en 1884. C’est dire que l’édifice a séduit nombre de peintres et de dessinateurs de toutes nationalités avant 1889, et a continué à les attirer jusqu’à nos jours.

Il est juste de dire que la chapelle de Trémalo ne peut laisser indifférent, et qu’elle doit son charme particulier à son environnement naturel et au caractère à la fois simple et recueilli du sanctuaire. L’édifice, situé sur les hauteurs qui dominent Pont-Aven (mais sur le territoire de la paroisse de Nizon), se trouve sur le chemin qui monte du bourg vers le manoir du Plessis-Nizon (résidence du propriétaire de la chapelle, M. Xavier de La Villemarqué) et, d’autre part, vers le hameau de Trémalo. On y accède par une longue allée de chênes et de châtaigniers, dans ce qu’on appelle localement le Bois d’amour, et la majesté de ce parcours contraste avec la simplicité de la chapelle, formant un ensemble réellement harmonieux.

Construite en 1550 (comme en témoigne une inscription au-dessus de la porte sud), elle est de fondation seigneuriale : le blason des du Plessis (d’argent au chêne arraché et tigé de sinople, englanté d’or au franc-canton aussi chargé de deux haches d’armes de gueules adossées et posées en pal) figure en plusieurs endroits de l’édifice : sur la façade ouest, sur la maîtresse-vitre, sur les sablières. Le style relève encore du gothique flamboyant, ce qui n’a rien d’étonnant dans cette région où la tradition médiévale persiste en même temps que pénètrent les nouveautés de la Renaissance. Le plan est rectangulaire, orienté est-ouest. La longueur de l’édifice est de 24 m, la largeur de 13 m. À l’extérieur, les murs en granit sont soigneusement appareillés en pierre de taille ; le chevet plat comporte trois baies flamboyantes, celle de gauche étant murée ; la façade occidentale est d’une grande simplicité : une porte en anse de panier, quatre contreforts (deux droits de part et d’autre de la porte, et deux biais aux extrémités nord et sud), un blason sculpté au milieu de la façade, un petit clocher de type cornouaillais, à une seule cloche. Du côté nord, une seule petite fenêtre passante, contrastant avec les ouvertures du côté sud : deux portes en anse de panier (l’une toute simple, l’autre surmontée d’une accolade et de pinacles latéraux), et quatre fenêtres (deux ouvertes dans le muret, deux passantes, la première du xvie s. avec son remplage d’origine, la seconde construite en 1755). L’ensemble est couvert d’une imposante toiture dissymétrique qui descend, au nord, jusqu’à hauteur d’homme.

L’intérieur comporte une nef à six travées, séparée des deux bas-côtés par des arcades en arc brisé, à l’exception de deux qui sont en plein cintre). Les colonnes sont cylindriques (sauf une, octogonale) et à pénétration directe, c’est-à-dire sans chapiteaux, ce qui est commun dans les édifices de cette époque. La voûte est couverte d’un lambris de bois, et la solidité de l’ensemble est assurée par des entraits engoulés reliés entre eux, en haut des murs, par des sablières ornées de nombreuses sculptures représentant des animaux, réels ou fabuleux, et des têtes de personnages aux expressions les plus diverses. La maîtresse-vitre a conservé quelques éléments anciens, de la fin du xvie s., en particulier une Messe de saint Grégoire (sujet iconographique rare en Bretagne), les Saintes Femmes au tombeau, et plusieurs écus armoriés.

Le mobilier est constitué de trois autels adossés au chevet, simples coffres en bois peu ornés, séparés de la nef par une grille de communion d’un bout à l’autre du chœur. Curieusement, la statuaire ne comporte pas d’image de saint Malo, que l’on attendrait par référence au nom du lieu : au xviie s., la chapelle était appelée « Notre-Dame de Saint-Malou ». En revanche, on y trouve, outre le célèbre Christ jaune (bois, fin du XVe s., cl. M.H. 1957), des statues de bonne facture : Notre-Dame de Trémalo (en pierre tendre du Val de Loire, XVe s., cl. M.H. 1957), un groupe de sainte Anne éducatrice (Anne assise, un livre sur les genoux, et la Vierge debout à ses côtés, bois polychrome, xviie s., cl. M.H. 1957), et d’autres d’un style rustique, toutes en bois polychrome : saint Corentin, saint Laurent, saint Étienne, saint Léger, sainte Madeleine (?).

La chapelle a connu bien des restaurations depuis sa construction : on connaît celle de 1755, entreprise par Jean-Baptiste Mahé, recteur de Nizon, celle de 1957, effectuée par le vicomte Patrice de La Villemarqué. En 2009 enfin, l’Association pour la sauvegarde de la chapelle de Trémalo, présidée par M. Xavier de La Villemarqué, a fait faire le rejointoiement des maçonneries de la façade est, de la voûte de la porte sud et de l’escalier du clocher. Pour le drainage de la chapelle, la Sauvegarde de l’Art français a fait un don de 5 000 € en 2008. Tanguy Daniel

— GUEGUEN, Michel, 1997, "Pont-Aven. Nizon. Chapelle de Trémalo" in Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Vol. CXXVI, , p.154-155.

 

LE BIHAN (Jean-Pierre)

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17951976.html

—LE GOFF-RUIZ (Jacqueline), 2011,  le manoir de Plessis-Nizon. Pont-Aven-Nizon, bulletin communal décembre 2011, pages 6 et 7.

https://fr.calameo.com/read/00254332211270b969826

 

— MONUMENTUM

https://monumentum.fr/chapelle-notre-dame-tremalo-pa00090288.html

 

—PERENNES, Henri, 1938, "Notices sur les paroisses : Nizon" in Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Vol. 37, 

"NOTRE-DAME DE TRÉMALO Enfoui sous les arbres qui l'enveloppent de toutes parts, ce charmant édifice du xvr siècle, à clocher à jour, s'élève à l'orée du Bois-d'Amour, à un kilomètre E.N.E. de Rustéphan. ll comporte trois nefs, et douze arcades gothiques. Les poutres sont ornées de sablières sculptées, La fenêtre du chevet a encore quelques restes du vitrail, où figurait un arbre de Jessé. Le maître autel est encadré de deux statues : N.-D. de Trémalo et Saint Etienne qui porte des cailloux dans sa dalmatique. Un vieux tableau présente le Christ et deux saintes femmes dont l'une est la Madeleine. La chapelle a deux autels secondaires. L'un possède les statues de sainte Anne et de saint Laurent, l'autre celles de saint Corentin et de saint Léger. Au Sud de la chapelle se dresse une petite croix de granit. Les pardons de N.-D. de Trémalo ont lieu le dimanche après le 26 Juillet (en l'honneur de sainte Anne), le 15 Août, et le dimanche après le 8 Septembre."

http://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/3c650c05ef86fe15d59ddb6b528d5f93.pdf

Pont-Aven-Nizon, bulletin communal juillet 2006.

https://fr.calameo.com/read/002543322996922075012

Pont-Aven-Nizon, bulletin communal décembre 2013.

https://fr.calameo.com/books/002543322c6a51fe49f82

Eugène Cadel (1862-1940).

En 1885, Eugène Cadel entre dans l'atelier de Luc-Olivier Merson puis, en 1886 devient l'élève de Léon Bonnat. En 1889, admis au salon des artistes français, il côtoie Messonier et Puvis de Chavannes et obtient en 1899 une mention honorable. Aujourd'hui, l'artiste es surtout connu comme illustrateur de la revue l'Assiette au beurre publiée dans les années 1900.Cette peinture sur bois, sans date, exécutée sans doute au tournant des XIXe et XXe siècles, représente l'intérieur de la chapelle de Trémalo à Pont-Aven

Au premier plan, sont représentés deux prie-Dieu nimbés par la lumière du vitrail et placés sous l'arcature de la nef, et devant la table de communion. A l'arrière-plan, on remarque, sur la droite, l'autel sud surmonté du bois polychrome situé dans la niche, qui représente sainte Anne et la Vierge Marie. À gauche de l'autel, se trouve sur une console sculptée d'un large masque, la statue en bois polychrome de saint Léger. Tout personnage est absent de cette composition, m^me si la disposition des prie-Dieu laisse à penser qu'ils viennent d'être occupés ou qu'ils le seront bientôt. Ce site d'inspiration a été peint par de nombreux autres artistes, tels que Pierre-Eugène Clairin, Emile Jourdan ou Otto Weber, dont les œuvres sont exposées au Musée de Pont-Aven.

Estelle Guille des Buttes-Fresneau, Directrice des équipements culturels CCA, Conservatrice en chef du Musée de Pont-Aven et du Musée de la Pêche de Concarneau.

« Chapelle de Trémalo », Eugène Cadel, Huile sur panneau Ht : 22 cm, L:27 cm. Don des Amis du Musée de Pont-Aven. Collection du Musée de Pont-Aven

 

— POUDOUVRE.over-blog.com

http://poudouvre.over-blog.com/2021/07/quelques-notes-sur-les-possesseurs-de-la-seigneurie-du-plessis-nizon.html

PUGET (Catherine), 2000, "La chapelle de Trémalo en Nizon", in "Gauguin et le Christ jaune",  Musée de Pont-Aven, Pont-Aven, 31 pages. Plaquette de l'exposition éponyme  du Musée de Pont-Aven.

https://www.google.fr/books/edition/Gauguin_et_le_Christ_jaune/PKZNAAAAYAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22Guilquenquis%22&dq=%22Guilquenquis%22&printsec=frontcover

 QUEINEC (Bertrand ), 1992, Nizon Histoire d'une paroisse rurale tome I page 187

— TOURNIER (Fanny) 1993, Les fortifications de terres médiévales à l'est du Trégor (Côtes d'Armor)

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/4088d3a60b94617a5772717738dc2e64.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique Chapelles bretonnes. Vitraux
23 décembre 2021 4 23 /12 /décembre /2021 14:19

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec, son cimetière de bateaux, et son Rouge-Gorge.

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C'est une belle journée de décembre qui s'achève.

Je déambule parmi les coques échouées.

La marée descend, 

comme descend sur l'horizon le soleil,

il ne me reste que peu de temps.

Un oiseau vient se poser sur le plat-bord,

puis se faufile à travers les membrures,

retourne les algues desséchées,

réapparaît, se cache, et m'observe de son œil rond.

C'est le Rouge-Gorge, à la barbe rousse,

qui m'a accompagné de ses insolents commentaires pendant ma séance photo et se moque de mon impatience devant l'astre qui achève sa course.

Salut à toi, petit malin !

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Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier Auguste Tertu à Rostellec ... et son Rouge-Gorge.
Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

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Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

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Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

Le chantier naval Auguste Tertu à Rostellec. Photographie lavieb-aile 17 décembre 2021.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 21:19

Les vitraux anciens (fin XVe ; 1540-1543) de l'église Saint-Paterne de Louvigné-de-Bais.

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PRÉSENTATION.

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L'église du XVe siècle fut largement modernisée entre 1536 et 1562 par les soins de la fabrique et les libéralités de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine.

Nous retrouvons donc ici les seigneurs d'Espinay, fondateurs de la Collégiale de Champeaux, situé à 17 kms au nord de Louvigné-de-Bais. Et en particulier le couple de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine, qui contribuèrent à introduire en Bretagne l'art de la Renaissance.

C'est cette pénétration de l'art de la  Renaissance en Bretagne qui forme le fil rouge d'une série de mes articles. Elle débute à Dol-de-Bretagne avec le cénotaphe de l'évêque de Dol Thomas James en 1507, se poursuit par  le tombeau de Guillaume Guéguen (évêque de Nantes mort en 1509) à Nantes, et par celui de Thomas Le Roy à Nantes (1515) , puis par les stalles de Guerche-de-Bretagne en 1518-1525 et par celles de Champeaux vers 1530. L'influence d'Yves Mayeuc, évêque de Rennes, est visible par le vitrail de l'Annonciation qu'il offre en 1536 à la collégiale de Guerche-de-Bretagne, un peu avant la maîtresse-vitre de Champeaux exécutée en 1539 pour Guy II d'Espinay et Louise de Goulaine.

L'influence de la famille de Goulaine se retrouve plus tard en Côtes-d'Armor en  la chapelle de Kerfons en Plouzévédé en  1559, et au nord du Finistère au château de Maillé en Plonévez-Lochrist vers 1550 par Maurice de Carman et Jeanne de Goulaine. Elle diffuse alors dans le Léon, d'abord au château de Kerjean à Saint-Vougay vers 1571, puis sur de nombreux édifices religieux des enclos paroissiaux du Léon, en sculpture sur pierre, sculpture sur bois (sablières et jubés) et peinture sur verre.

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Dans le domaine de l'ornementation, cet art se reconnaît entre autre, en simplifiant, pour la Première Renaissance, par ses grotesques, et pour la Seconde Renaissance par ses cartouches à cuirs découpés, ses médaillons et ses termes ou cariatides.

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Voir sur  l'art  de la Renaissance en Bretagne par ordre chronologique :

 

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Historique de l'église  d'après Couffon 1968.


"Alain, évêque de Rennes (1141-1157), donna l’église de Louvigné-de-Bais et ses dépendances à l’abbaye Saint-Melaine de Rennes, se réservant seulement les droits cathédraux et ceux de l’archidiacre et du doyen, donation approuvée en 1158 par Josse, archevêque de Tours. Cette donation fut confirmée par l’évêque Philippe (1179-1181) à l’abbé de Saint-Melaine, Guillaume Privé, puis en 1185 par le pape.
L'on ne possède cependant aucune preuve que l’abbaye y ait établi un prieuré. Au point de vue féodal, trois seigneuries se partageaient les prééminences, importantes à connaître pour l’identification des vitraux et des autels : la seigneurie de Sauldecourt, qui possédait les droits prééminenciers dans la maîtresse vitre du chevet et la chapelle prohibitive de Saint-Nicolas avec droit d’enfeu, chapelle autrefois sur la façade sud de l’église avant sa démolition au XVIIIe siècle. Elle appartenait à la fin du XVe siècle aux d’Espinay de la Rivière et, en 1513, Catherine d’Estouteville habitait Sauldecourt, qu’elle avait reçue en douaire. La seigneurie de Fouesnel, dont les possesseurs avaient la chapelle à gauche du chœur, côté évangile, chapelle prohibitive avec droit d’enfeu.

Cette seigneurie passa à l’extrême fin du XVe siècle de la maison des Le Vayer dans celle de Poix par le mariage de Jeanne Le Vayer, fille et unique héritière de Jean (décédé le 12 mai 1496) et de Guyonne de Parthenay, avec André de Poix. Au XVIIIe siècle, elle fut transmise par alliance aux Rosnyvinen de Piré.
Enfin les seigneurs de la Touche avaient droit d’enfeu. Cette seigneurie, dès le xv e siècle, appartenait aux Busnel, dont les armes portaient d’argent à l’épervier au naturel, grilleté et becqué d’or, perché sur un écot de sable.
De l’église romane primitive subsistent encore, au nord du chœur, les fondations d’une petite chapelle annexe sous laquelle existe un caveau, découvert en 1775 par suite de l’effondrement du sol, puis, alors, à nouveau obturé sans qu’aucune description en ait été donnée.

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Nous sommes parfaitement renseignés sur la construction de l’édifice actuel par le registre des comptes de la fabrique de 1536 à 1563, volume de 800 pages conservé au presbytère et minutieusement dépouillé par Henri Busson, ainsi que par de nombreux comptes conservés aux Archives départementales.
L’église remonte à 1536, construction à laquelle travaillèrent en 1536 et 1537 quinze maçons sous la direction de Richard Babin, très probablement le même que le constructeur d’une partie de la nef de Saint-Sulpice de Fougères en 1522.
L’un des ouvriers, Jean Chassé, prit en 1537 une tâche à part et fut payé en cette dernière année 65 livres pour l’exécution des trois pignons de l’église : celui du chevet, celui du porche et celui de la chapelle de la Vierge ; la charpente fut exécutée par Louis Courgeon, maître charpentier, et la plomberie par Jean Lambaré de Vitré.
En 1538 et 1539, puis en 1546, on termina la nef « en amortissant les piliers », et l’église fut dédiée le 14 février 1549 (n. st.) par le R. P. en Dieu Gilles de Gand, évêque de Rouanne et suffragant de Nantes, qui bénit le maître-autel, l’autel Saint-Nicolas et un autel portatif. De 1551 à 1554, l’on fit des charrois de pierres en vue de la construction de trois chapelles en équerre sur le bas-côté nord, chacune percée d’une grande fenêtre, ainsi qu’il se faisait à cette époque dans les églises entre Vitré et La Guerche, travaux dont les plans et devis sont dus à Jehan Coury et Jean Perdriel.
L’exécution en fut confiée en 1556 à Jehan Auffray, maître maçon. Mais, celui-ci étant décédé peu après le début des travaux, son fils proposa aux fabriques de les faire continuer par Médard Arthur, maître maçon, ce qui fut accepté. En 1561, celui-ci est qualifié « maçon et maître d’œuvre de la maçonnerie des chapelles neuves ».
Les travaux furent terminés en 1562, les charpentes mises en place par Pierre Iluet et Michel Droyer, et Jean Perdriel abattit alors la muraille séparant la nef de ces chapelles.
En 1560-1561, les fabriques projetèrent de faire édifier un clocher « en daulme » sur les plans de Maître Jullian Cilliart et de Médard Arthur, mais ce projet ne fut pas alors exécuté.
Au XVIIIe siècle, l’on rebâtit presque entièrement le collatéral sud, la sacristie, et l’on construisit sur la façade ouest une tour, travaux exécutés suivant les plans d’Antoine Forestier, le jeune, architecte à Rennes, qui amenèrent la destruction de la grande chapelle de Saint-Nicolas, dite chapelle de Sauldecourt, de la chapelle de la confrérie de Notre-Dame-de-Pitié, du chapiteau (porche midi) et d’un édifice servant alors de sacristie.
La première pierre de cette construction nouvelle fut posée le 1 er mai 1759 par Guillaume Busnel, sieur de la Touche, fils de René et d’Anne d’Espinay, et le recteur de Domagné, M. Le Gendre, fit une nouvelle bénédiction de tout l’édifice le 14 décembre 1760. L’autel de Notre-Dame-de-Pitié fut alors transféré au haut du nouveau bas-côté.


Étude architectonique et plan.

— Précédé d’une tour de plan carré, l’édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept non débordant sur les façades et un chœur à chevet droit, plus étroit mais très profond, accosté d’une sacristie et d’une annexe.
Les dimensions intérieures sont les suivantes : nef : largeur 7 m 30 et avec ses bas-côtés 16 m 90, longueur 16 m 40 ; transept : longueur 5m 20 ; chœur : largeur 5 m 80, longueur 9 m 20.

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Les vitraux.

"Malgré leurs avatars, les cinq verrières anciennes de Louvigné-de-Bais sont d’un intérêt capital pour l’histoire de la peinture sur verre en Bretagne, puisque les cinq sont datées et les auteurs de quatre d’entre elles sont connus.
Les comptes de Louvigné nous apportent en outre un renseignement des plus importants. Malgré les démêlés que les fabriques avaient eus avec Gilles de la Croix-Vallée pour obtenir la livraison des verrières commandées, c’est à lui qu’ils confièrent l’entretien annuel, suivant l’usage, de toutes les verrières jusqu’en l’année 1557-1558, sans doute année de son décès.
Or les comptes de 1550-1551 portant des payements à Gilles et Gillequin à Vitré ont fait dédoubler le personnage, et l’on a voulu voir dans le second un ouvrier du premier, alors que celui-ci n’est indiqué dans aucune des procédures faisant connaître les aides de Gilles. Le fait qu’il soit appelé indifféremment Gilles et Gillequin indique ainsi une origine très probable des Pays-Bas. C’est également avec le prénom tantôt de Gilles, tantôt de Gillequin, qu’il figure d’ailleurs dans les comptes de 1545 de la collégiale de Champeaux, avec son associé Guyon Colin, et l’on peut donc attribuer avec certitude à leur atelier la grande verrière de cette dernière église, dont la facture de la chevelure du donateur, Guy d’Espinay, est, entre autres, si caractéristique.
Cette facture très particulière des verrières de Louvigné-de-Bais et de Champeaux permet, semble-t-il, par comparaison, d’attribuer à l’atelier de Vitré la verrière de la Pentecôte de Notre-Dame de Vitré, datée de 1537, ainsi qu’il était naturel, et le vitrail de Javené. Celui-ci porte d’ailleurs sur le panneau de la Circoncision : i. f. g. 1. (« istud fecit Gilles Lacroixvallée »).
Il est également assez probable que les vitraux de la Tentation de la Baussaine et de la Transfiguration des Iffs leur sont dus." (R. Couffon)

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Restauration.

 

"Les vitraux de Louvigné-de-Bais ont été très restaurés au cours des âges ; et, en effet, mentions sont faites dans les comptes de nombreuses restaurations, sur lesquelles nous n’avons que peu de détails. Ces divers travaux furent exécutés, en 1589-1590, par Jean Lizon ; en 1604, par Richard Allaire, maître verrier à Rennes ; en 1671, par Colin, de Vitré ; en 1673, par Guillaume Blancvillain, de Vitré ; en 1699, par Gilles Métayer, maître verrier à Vitré ; en 1721, par François Ruffet, maître verrier à Rennes ; en 1749, par Michel Roulin, maître-verrier à Vitré ; enfin, de 1887 à 1889, d’une façon trop radicale suivant le goût de l’époque, et assez médiocre, par l’atelier rennais Lecomte et Colin. (R. Couffon)

Il faut ajouter la consolidation de trois verrières anciennes par l'atelier Alleaume en 1919 et la restauration des cinq baies du XVIe siècle par l'entreprise Briand de Rennes en 1981-1982.

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La description des verrières reprend largement le texte de référence, celui de Gatouillat et Hérold pour le Corpus Vitrearum.

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LA BAIE I : VERRIÈRE DE LA VIE DE LA VIERGE. 4ème quart XVe, et Gilles de la Croix-Vallée 1544. Coté nord à l'entrée du chœur.

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Cette baie de 3 lancettes trilobées et un tympan à 2 quadrilobes et 4 mouchettes  mesure 5,50 m. de haut et 2,10 m. de large. La verrière de la Vie de la Vierge, seul témoignage d'une campagne de vitrage antérieure,  date, avec son décor d'architecture flamboyant, du quatrième quart du XVe siècle mais a été remaniée par Gilles de la Croix-Vallée en 1544 lors d'une restauration qui y ajoute quelques décors Renaissance.  Les armes des premiers donateurs ou prééminenciers ont été insérés  dans les dais du registre inférieur. 

"Ce vitrail se distingue par des couleurs vives et contrastées où le bleu tient une grande place, par la qualité du dessin des visages, des mains et des drapés. Le verrier qui l'exécuta avait d'ailleurs accédé à la maîtrise, si l'on en croit le sertissage en plomb vif exécuté dans le panneau du Mariage de la Vierge. Ce qui domine dans cette œuvre est bien son inspiration encore toute médiévale ; l'attribution qui en a été faite au verrier Pierre Simon qui travaillait à Fougères au milieu du XVIe siècle, beaucoup trop tardive, nous paraît impossible. " (D. Moirez 1975)

 

 

Gatouillat et Hérold, s'appuyant sur Moirez-Dufief, réfutent également l'attribution par Couffon de cette verrière à Pierre Symon. La documentation par sources permet d'affirmer que c'est Gilles de la Croix-Vallée qui, en 1544, remania la verrière au cours des travaux de rénovation favorisés par Guy III d'Espinay : Il changea en particulier des têtes dans plusieurs des scènes.

Ce Gilles de la Croix-Vallée, avec "Guyon" (Guillaume Collin), tous les deux installés à Vitré, avait déjà réalisé la verrière de la Transfiguration et celle de la Résurrection en 1539-1540, et depuis, La Croix-Vallée avait été chargé de l'entretien des verrières de l'église jusqu'en 1558, peut-être l'année de sa mort. Les deux verriers avaient réalisé en 1539 la maîtresse-vitre de Champeaux pour Guy d'Espinay et Louise de Goulaine.

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"Vitrail de la Vierge. Exécuté en 1544 par Pierre Symon, de Fougères, il est de conception et d’exécution très différentes des précédents vitraux. Il comprend neuf panneaux en trois lancettes, les trois panneaux supérieurs surmontés de hauts dais
Renaissance mais d’inspiration gothique. Il est timbré de trois écus : deux aux armes pleines losangé d’or et de gueules, armes des Le Vayer, sieur de Fouesnel, qui paraît un ramage de Craon, l’autre mi-parti des armes précédentes et d’argent à la croix pattée de sable, armes des Parthenay, rappelant l’alliance de Jean Le Vayer et de Guyonne de Parthenay.
L’exécution de ce vitrail est très soignée et l’on remarquera particulièrement la figure de la Vierge de la scène du Mariage avec son nimbe très ciselé. Pierre Symon était d’ailleurs un peintre réputé à Fougères, où il exécuta plusieurs verrières pour Saint-Sulpice et Saint-Léonard ainsi que pour la Maison de Ville en 1551.
Les restaurations de la verrière sont très visibles : Vierge de l’Assomption, Christ du Couronnement, deux des rois mages de l’Adoration, le saint Joseph des fiançailles et deux têtes des apôtres de la Mort de la Vierge. " (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre inférieur et ses armoiries. Le Mariage de la Vierge, l'Annonciation et la Visitation.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le Mariage de la Vierge.

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La scène se passe dans une église gothique à voûte d'ogive et clefs pendantes, et baies à remplages gothiques.

Sur fond d'un drap d'honneur rouge, le grand prêtre, reconnaissable à son bonnet conique perlé à gland frangé et à sa cape verte au fermail losangique doré, place la main de la Vierge dans celle de Joseph. Celui-ci tient la canne, qui signale son âge, mais aussi le rameau fleuri qui est le signe de son élection divine parmi les autres prétendants. On remarque ses chaussures à bouts fins.

Deux hommes et deux femmes assistent à la scène. L'homme le plus externe porte à l'oreille un grelot d'or, ce qui incite à s'interroger sur sa signification.

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La tête de Joseph a été restaurée par La Croix-Vallée en 1544 ; celle des deux têtes à gauche ont été refaites en 1887.

Le médaillon jaune d'or du bonnet vert du personnage de gauche est monté en chef-d'œuvre.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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L'Annonciation.

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L'ange Gabriel coiffé du diadème, est à demi-agenouillé, et fait le geste de salutation tandis que ses paroles sont en parties visibles sur le phylactère de sa tige fleurdelysée : AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINUS TECUM BENEDICT [A IN MULI] ERIBUS. La colombe de l'Esprit traverse la chambre en diagonale depuis une baie dans un rayon de lumière dorée et se dirige vers le sommet de la tête de Marie.

La Vierge est agenouillée ou assise sur le sol carrelé, sous le pavillon rouge couronnant son lit, à coté du vase dont le lys symbolise sa virginité.

La tête de la Vierge a été restituée en 1887 ; la pièce a été mouchetée de hachures pour simuler une corrosion.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Visitation.

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Dans un paysage extérieur (arbres, rochers, feuillages, mais devant des murailles (vieux-rose) et sous une arche cintrée à voutes ogivales et clefs pendantes, les cousines Marie et Elisabeth adoptent un geste en miroir, à quatre mains : l'une des mains retient le pan du manteau tandis que l'autre se pose sur le ventre. Marie se reconnaît à son nimbe ciselé, à sa tête non fléchie, et aux mèches de cheveux blonds s'échappant du voile.

Le vitrail est bien conservé sauf quelques pièces de drapé.

 

 

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les armoiries.

 

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1°) Echiqueté de gueules et d'or sur les deux panneaux latéraux. Jean Le Vayer, seigneur de Fouesnel

Ces armes figurent aussi sur le retable nord, datant de 1655.

Potier de Courcy :

 Vayer, Voyer ou Véyer (le), sr. de Clayes, par. de ce nom, — de la Clarté, par. de Cornillé, — de Fouësnel, par. de Louvigné-de-Bais, — de la Hussonnière et de Montbouan, par. de Moulins-sur-Roche, — de Goësmes, par. de ce nom, — du Plessis-Raffray, par. de Domagné, — de la Mariais, de la Lande, de la Cour, du Boisgerbaud, de la Villeaugier, de la Garenne, de la Rivière et de Saint-Patern, par. de Soudan, — de Rigné, par. de Rougé, — de Laumondière, par. de Saint-Père-en-Retz.

Réf. et montres de 1427 à 1544, par. de Clayes. Moulins-sur-Roche, Louvigné-de-Bais, Soudan, Rougé et Saint-Père-eu-Retz, év. de Saint-Malo, Rennes et Nantes.

Losangé d'or et de gueules (Sceau 1402).

Jean, sr de la Clarté, ratifia le traité de Guérande en 1381, et fut marié en 1391 à Marguerite Rogier de Beaufort ; Jean, conseiller du duc Jean V en 1404-, Auffroy et François, son neveu, abbés de Saint-Aubin-des-Bois de 1509 à 1532; Olivier, panetier ordinaire de la reine Anne en. 1513; Bertrand, vivant en 1586, épouse: 1° Vincente de Clairefontaine, dont Pierre, auteur des srs de la Morandaye, qui suivent ; 2° Marie Malenfant, mère de Jean, président aux enquêtes en 1619, qui, de Claude le Marchant, laissa entre autres enfants : Louise, dame de Clayes, mariée à Jean Nicolas, sr de Champgérault, autorisé par lettres de 1626 à prendre les nom et armes de sa femme. Voyez Nicolas.

La branche de Coôsmes fondue en 1377 dans Maillé ; la branche de Fouësnel fondue vers 1493 dans de Poix ; la branche de Montbouan fondue en 1615 dans Langan.

Vayer (le) (ramage des précédents), sr de la Hérissaye, — de Montforay, — de Chevigné,

de Quédillac, par. de ce nom, — de la Morandaye, par. de Roisgervilly, — de la Giraudais, — de Raulac.

Anc. txt., réf. 1668, 0 géu.; réf. 1513, par. de Boisgervilly, év. de Saint-Malo.

De gueules à neuf losanges d'or.

Bertrand, vivant en 1586, marié à Vincente de Clairefontaine, père de Pierre, et ce dernier de Jean, marié : 1° à Suzanne le Bouteiller, 2° à Marguerite de Penhoët ; un héraut des États de Bretagne en 1728.

https://fr.wikisource.org/wiki/Nobiliaire_et_armorial_de_Bretagne/V

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5406239c.f484.pagination.langFR.textePage

 

https://www.google.fr/books/edition/Histoire_g%C3%A9n%C3%A9alogique_et_chronologique/TG-mmrVTTUEC?hl=fr&gbpv=1&dq=Vayer++%22louvign%C3%A9%22&pg=PA705&printsec=frontcover

https://www.google.fr/books/edition/Bulletin_et_m%C3%A9moires_de_la_Soci%C3%A9t%C3%A9_ar/X6owAQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Vayer++%22louvign%C3%A9%22&pg=RA2-PA216&printsec=frontcover

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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 2°) Echiqueté de gueules et d'or en alliance avec d'argent à la croix pattée de sable. Jean Le Vayer, seigneur de Fouesnel et son épouse (1452) Guyonne de Parthenay.

https://man8rove.com/fr/blason/2tisd66-parthenay

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Guyonne de Parthenay est la fille de Michel de Parthenay, seigneur du Bois-Briant, et de Perrine de la Bouëxière (-1461), dame de Parigné. Elle eut une fille, Jeanne le Vayer, qui épousa André de Poix (v.1460-1531), seigneur de Saint-Roman. Celui-ci épousa en 1520 Renée du Hallay.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre intermédiaire. Adoration des Mages, Massacre des innocents, Fuite en Égypte.

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Adoration des Mages.

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Les têtes des deux mages de droite ont été remplacées en 1544.

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La tête de Balthasar, le roi noir  —celui qui offre la myrrhe— est remarquable par son pendentif  en forme de clochette. Cette  marque de marginalité (voire d'exotisme), qui apparaît dans la peinture flamande ou du nord de l'Europe (Memling, 1470) et se retrouve ailleurs sur les vitraux bretons, comme aux Iffs vers 1530. Mais il s'agit plus souvent d'une simple boucle, et cette clochette est très originale. Cet accessoire peut être un signe de judéité, comme celle de la Vierge dans L'Annonciation de Lorenzetti ou celle de Caïphe à La Roche-Maurice, d'africanité comme pour le roi Salomon de l'Arbre de Jessé de Bourg-Achard , mais est toujours un détail significatif en iconographie.

Les cheveux blonds de la Vierge sont retenus par un diadème centré par un cabochon.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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 Massacre des innocents.

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Certaine têtes ont été refaites en 1544, dont celle d'Hérode. Ce dernier lève l'épée et se prépare à frapper un enfant, assez indistinct dans les bras de sa mère. Les cheveux de celle-ci sont retenus par un bandeau dont les extrémités frangées pendent derrière son dos : on notait déjà ce détail sur le Vierge de l'Annonciation.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Fuite en Égypte

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Le registre supérieur.

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On regrettera la très large barlotière qui masque la partie la plus importante des trois scènes.

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Dormition.

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Trois apôtres nimbés, assis ou à genoux, comme Jean, mains jointes, occupent le devant du lit. La Vierge, en manteau bleu, est allongée, tête vers notre droite, et tenant le cierge. Elle est entourée d'un apôtre qui tient un livre grand ouvert derrière un autre qui semble tracer une onction. Sa main, cerclée de plomb au sein de la pièce de verre, est réalisée selon la technique du chef-d'œuvre. On devine d'autres apôtres à leur nimbes.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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L'Assomption.

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La Vierge porte une robe violette et un manteau bleu. Elle est emportée dans les Cieux par six anges aux ailes rouges, en tunique blanche et étole rouge, ou aux ailes vertes, vêtus de chapes en velours bordeaux frangés de perles et à fermail losangique.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le Couronnement de la Vierge.

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La Vierge, mains jointes, de face, est encadrée par le Christ et le Père, de même taille. Le Fils qui porte le nimbe crucifère et un manteau bleu bénit sa Mère, tandis que le Père est vêtu en pape et tenant le globe (verre bleu teinté au jaune d'argent du cadran jaune d'or) surmonté d'une croix richement travaillée. L'Esprit-Saint vole au dessus, dans des rayons d'or, presque au même niveau que les autres termes de la Trinité.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les dais.

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Les scènes sont encadrées d'architecture gothique à dais très élevés en grisaille et jaune d'argent.

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Le tympan.

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Dans les quatre mouchettes, sont figurés au jaune d'argent des anges musiciens (restaurés au XIXe) jouant de la harpe, de la vièle à archet à quatre cordes, du luth, et de la flûte à bec. Dans les quadrilobes, un pélican nourrissant ses petits, et un Agneau Pascal sont encadrés par quatre fleurs. 

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LA BAIE 3 : VERRIÈRE DE LA DESCENTE AUX LIMBES.  Guyon Colin 1567.

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Cette baie d'une lancette  mesure 4,00 m. de haut et 2,00 m. de large. La verrière de la Rédemption ou de la Descente aux Limbes  est datée de 1567 et a été exécutée par Guyon Collin pour Louise de Goulaine ou Jean d'Espinay à la mémoire de ses parents. 

La scène est présentée sous un arc de triomphe à colonnes torses sur celle de gauche un cartouche à cuir à enroulement portant la date de 1567, et sur celle  de droite un cartouche à inscription signalant la restauration par Lecomte et Colin, de Rennes, en 1887. (D'après Gatouillat et Hérold) 

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"Vitrail de la Descente aux limbes. Du même atelier vitréen, cette œuvre de Guyon Colin porte la date de 1567 sur l’un des cartouches décorant les colonnes de l’arc Renaissance qui encadre la scène ; l’autre cartouche portait le nom de Richard Allaire, qui restaura la verrière, et la date 1604 de sa restauration, cartouche rendu fruste par les derniers restaurateurs.
En supériorité, un écu entouré du collier de Saint-Michel est aux armes de Guy d’Espinay et de Louise de Goulaine, seigneurs de la Rivière-en-Champeaux et de Sauldecourt-en-Louvigné, qui figurent également avec les donateurs au bas de la verrière.
On retrouve dans les figures les mêmes chevelures et barbes moutonnées, si caractéristiques de l’atelier, les chevelures très blondes des femmes et leurs figures très rondes qui se voient également dans la Tentation de La Baussaine." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Dans le couronnement à volutes latérales, animées par deux couples d'enfants, une niche à coquille est encadrée par deux termes (supports anthropomorphes) typiques de la Seconde Renaissance. On y trouve à gauche les armes d'Espinay d'argent au lion coupé de gueules sur sinople armé, lampassé et couronné d'or. Et dans un losange (armes féminines), celles de son épouse Louise de Goulaine, mi-parti d'Angleterre et de France. Ces armes figurent sur le tombeau du couple, datant de 1553. Guy III est décédé en 1551 et Louise de Goulaine en 1567, l'année même de réalisation de cette verrière.

Les armes du couple sont surmontées de la couronne perlée : le titre de comte de Durtal ne fut acquis, comme celui de chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, que par leur fils Jean d'Espinay, chambellan du roi Henri II, décédé en 1591. Celui-ci obtint le titre de marquis d'Espinay en 1575.

Selon Gatouillat et Hérold, les écus sont modernes, le cadre est restauré ; les meubles des écus ont été gravés sur la pièce vitrée bleue.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La grande scène centrale.

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Au centre, le Christ foule la porte de l'Enfer, figuré comme une forteresse habitée de démons multicolores, et en accueille les âmes des Patriarches.

On reconnaît l'influence de la gravure du Christ aux Limbes du cycle de la Petite Passion de Dürer en 1511.

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On cite aussi l'influence de la gravure du monographiste L.D., alias Léon Davent d'après Luca Penni, 1547.

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Mais on pourrait se référer à la représentation de cette scène sur de nombreux vitraux, et sur les calvaires monumentaux bretons dans la version où le Christ libère les âmes retenus par le Léviathan.

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L'inscription centrale.

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Un phylactère part des mains d'un des patriarches avec l'inscription ADVENISTI DESIDERABILIS. Il s'agit d'un fragment d'un cantique Cum rex gloriae Christus infernum, conservé dans l'antiphonaire de l'abbaye de Saint Gall au XIIe siècle, et qui intègre un fragment du psaume 24(23) :

Cum rex gloriae Christus infernum debellatur(us intraret et chorus angelicus ante faciem ejus portas principum tolli praeciperet sanctorum populus qui tenebatur in morte captivus voce lacrimabili clamaverat advenisti desiderabilis quem exspectabamus in tenebris ut educeres hac nocte vinculatos de claustris te nostra vocabant suspiria te larga requirebant lamenta tu factus es spes desperatis magna consolatio in tormentis alleluia

"Quand le Christ, Roi de gloire, fut entré en guerrier dans les enfers, et que les chœurs des anges eurent ouvert les portes des ténèbres, les âmes des saints encore détenues dans les liens de la mort criaient avec larmes et lamentations : Venez le désirable que nous attendons dans les ténèbres, pour nous retirer, cette nuit, de notre prison ; nos soupirs vous y appellent ; nos abondantes lamentations vous réclament ; vous êtes devenu l’espoir de nos désolations, la grande consolation de nos tourments."

https://gregorien.info/chant/id/1723/9/fr

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La trame de l'épisode du Roi de Gloire capable d'abattre les portes de l'Enfer en raison même de sa victoire sur la Mort  est tirée de l'évangile apocryphe grec du Ve siècle traduit en latin par Descendus Christi ad Inferos et rattaché à L'Evangile de Nicodème. 

SKUBISZEWSKI (Piotr), 1996, Le titre de « Roi de gloire » et les images du Christ : un concept théologique, l’iconographie et les inscriptions Civilisation Médiévale  Année 1996  2  pp. 229-258

https://www.persee.fr/doc/civme_1281-704x_1996_act_2_1_887

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L'antienne  qui appartenait à la liturgie pascale, où elle accompagnait les processions, a aussi inspiré les musiciens pour des motets.

Dans la Biblia pauperum, l'épisode, mis en relation typologique, est accompagné du verset rimé Fit Christi morte Baratus destrucio porte.

 

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Gatouillat et Hérold signalent l'utilisation abondante de sanguines. 

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La bordure de gauche et Adam et Ève tenant la pomme de la Tentation.

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La colonne torse et son soubassement sont typiquement Renaissance, de même que le cartouche à cuir à enroulement suspendu par une couronne de lauriers.

 

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La bordure de droite et les Patriarches sortant du Limbus Patrum.

 

 

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Les termes (supports anthropomorphes) des angles.

 

 

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Le registre inférieur et ses armoiries.

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Au centre, un ange tient un cartouche à cuir à enroulement portant l'inscription tirée du Livre  de Zacharie IX:11 :

ZACHAR9

EMISISTI VI[NCTOS DE LACV

IN QVO NON ERAT AQVA

Tu quoque in sanguine testamenti tui emisisti vinctos de lacu in quo non erat aqua : "Et pour toi, à cause de ton alliance scellée dans le sang, je retirerai tes captifs de la fosse où il n'y a pas d'eau".

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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De chaque coté,  des anges présentent des chapeaux de triomphe contenant à droite les armes pleines d'Espinay, et à gauche les armes mi-parti d'Espinay et de Goulaine (bustes d'origine, écus refaits). 

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On notera les termes ou supports anthropomorphes, qui sont latéralement  des vieillards barbus à oreilles de faune, vêtus d'un pagne, et au centre un couple torse nu.

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LA BAIE 4 : VERRIÈRE DE LA VIE DE LA TRANSFIGURATION.  Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Colin 1540-1543 ; atelier Lecomte et Colin 1886.

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Cette verrière d'une seule lancette est haute de 4,50 m et large de 2,05 m. Elle était conçue pour la maîtresse-vitre à trois lancette et un tympan par Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Colin, et était offerte par Guy III d'Espinay et Louise de Goulaine. Brune, en 1846, l'a décrite dans sa baie d'origine. Elle a été déplacée, complétée et adaptée dans cette vitre par Lecomte et Colin en 1886.

Une aquarelle donne l'état du vitrail avant sa restauration :

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"Vitrail de la Transfiguration. L’exécution de ce vitrail donna aussi lieu à pas mal de péripéties avant sa livraison définitive, le 25 octobre 1544. Gilles et son associé Guyon Colin se plaignirent d’avoir perdu de l’argent et les fabriques leur accordèrent le 28 décembre suivant quatre écus de gratification.
Des parties importantes en ont été refaites, notamment le Christ et les portraits des donateurs, Guy d’Espinay et Louise de Goulaine, mais les figures de Moïse et Élie sont d’excellents documents pour l’étude de cet atelier vitréen. Les fabriques renferment nombre de documents antiques comme les tableaux contemporains d’Antoine Caron et les verrières de Jean Cousin. Ainsi que le précédent, ce vitrail dénote en effet une influence italienne." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La Transfiguration.

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Dans un paysage avec fabriques, les apôtres Jean et Jacques, renversés et éblouis, et Pierre, mains jointes et à genoux, contemplent le Christ entouré de Moïse et d'Élie environnés de nuées.

Le Christ a été restitué en 1886. Jean, Jacques et les prophètes sont bien conservés. Seul le visage de Pierre est d'origine.

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Le registre inférieur.

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Sous des pavillons à lambrequins (en verre rouge gravé), les donateurs sont vus en mi-corps. Guy III d'Épinay est présenté par un saint guerrier revêtu d'une cotte d'hermines. S'agit-il de saint Guillaume d'Aquitaine ou du bienheureux Charles de Blois ? Louise de Goulaine est présentée par saint Louis. Les panneaux ont été restitués en 1886, sauf quelques pièces de la cotte armoriée du donateur et les bustes de leurs saints patrons. Les panneaux inférieurs ont été perdus.

Au centre se trouve un paysage de ruines, un buste, et l'inscription relative à la restauration de 1886.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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ANNEXE : Description de Brune :

"Les trois vitraux des chapelles du nord ont au contraire été parfaitement conservés. Le plus curieux pour l'iconographie religieuse est sans aucun doute celui qui représente la Descente de Jésus aux enfers. Il doit être de Guyon Colin.  nous avons déjà indiqué que Colin travaillait chez de la Crouezevallée. Il est donc probable que c'est lui qui a succédé au maître vers 1560. La facture, par certains détails, l'apparente aux vitraux sortis de chez de la Grouez-vallée. Le Christ, en particulier, a certainement été fait avec les mêmes cartons que celui de la Résurrection même manteau rouge agrafé par le même cordon, même nimbe fleurdelisé, même croix avec les mêmes plis à l'étendard, même tête majestueuse et un peu dure. ( Même sujet à Saint-Etienne du Mont; mais imité plus directement de Raphaël.)

 

On sait que M. E. Male a suivi l'évolution de ce sujet à travers le moyen âge dans son Histoire de l'Art religieux. C'est à l'aide de ses savants commentaires que je vais analyser ce vitrail, en signalant pourtant quelques détails que M. Male n'a pas expliqués ou que même il n'a pas relevés ailleurs. Notre diocèse possédait autrefois trois Descentes aux enfers, l'une au Mont-Dol, recouverte d'un badigeon; une à Bazouges la-Pérouse (1574), et celle de Louvigné. Peut-être y en avait-il une aussi à La Baussaine, dans un vitrail. Les deux qui nous restent suivraient à illustrer l'étude de M. Male. La fresque du Mont-Dol (31), de la fin du XIIe ou du XIIIe siècle, représente la scène dans sa simplicité primitive. Le Christ tenant sa croix sans étendard pose un pied sur les portes de l'enfer renversées (32) et tend la main à Eve et quelques autres personnages dont on aperçoit la silhouette en contre-bas de la porte de l'enfer. Cette porte est simplement une entrée noire, sans flammes. Mais au cours des âges le sujet s'est enrichi, et Louvigné nous le montre dans toute sa complexité. Les enfers (les limbes) sont devenues l'enfer séjour de souffrances, contre toute vraisemblance théologique. 11 est représenté par une tour pleine de flammes d'où s'élancent par une fenêtre et que surmontent des démons rouges. Le Christ porte de la main gauche une croix surmontée d'une oriflamme; ce dernier détail apparaît dans l'iconographie au XIVe siècle. A la fin du .\]le siècle, un monstre apparaît dans cette scène, c'est le Léviathan, que nous décrit le livre de Job. On trouve ce Léviathan au Mont-Dol, non dans la fresque de la Descente aux enfers mais dans celle qui représente les supplices des damnés en enfer. A Louvigné, il y a aussi un Léviathan; mais il n'a pas la forme d'une gueule énorme que lui a prêtée tout le moyen âge et qu'a popularisée la mise en scène des mystères. Il y est représenté par uns sorte de serpent vert qui s'avance contre le Christ au-dessus des flammes dans l'embrasure du gouffre.

Vers la fin du XIIe siècle aussi Adam et Eve, qui dans les manuscrits orientaux sont habillés, deviennent nus comme aux jours de leur innocence, avant le péché. Au Mont-Dol, tous les justes délivrés par Jésus sont nus. Mais on a dissimulé Eve derrière les autres personnages; on n'aperçoit, que sa tète. A Louvigné, au contraire, Adam et Eve sortis de l'enfer occupent à eux deux la moitié du vitrail. Adam est peint de trois-quarts, mais Eve est vue de face, tenant dans sa main la pomme fatale. Manifestement l'artiste les a posés là pour avoir l'occasion de faire une élude de nu; et, à voir le soin qu'il a mis à modeler les formes et à colorer les chairs, en ne peut s'empêcher de croire qu'il a voulu rivaliser avec les modèles que lui offraient Durer, lan Gossaert, Granach, Raphaël, tant d'autres auteurs d'Eve où la Renaissance a salué la glorification du corps humain et de ses tendances artistiques et païennes.

Quelques détails de ce tableau me paraissent encore inexpliqués ou particuliers à Louvigné. Le Christ enfonce la hampe de la croix clans la gueule d'un démon pris sous la porte de l'enfer. Ce démon pris sous la porte est classique . mais je ne crois pas que M. Male l'ait expliqué. Tous les détails de l'iconographie religieuse ont leur signification, surtout ceux que se transmettent les siècles et les écoles. Voici donc ce que je propose, en suivant la méthode même du grand critique. D'après M. l'abbé Turmel une partie des docteurs chrétiens ont cru que le Christ en mourant a trompé le démon. Le diable ne voyant dans Jésus qu'un prophète l'a fait mourir et il se réjouit de le voir descendre dans les enfers. C'est quand il le voit arriver, plein de force et d'autorité, pour délivrer ses victimes qu'il s'aperçoit de son erreur; il a été joué et pris comme à un hameçon ou à une souricière*39). Dans la Passion du XVe siècle publiée par Jubinal < Satan se plaint que Jésus l'ait « tousjours deceu » et son compagnon Beelzebuth rit de sa naïveté

Comment as tu esté si nices

Que tu as fait Jhesucrist pendre ?

N'est-ce point cette idée théologique qu'ont voulu rendre nos artistes en le faisant prendre sous la porte qu'il barricadait à l'arrivée du Christ ?

La composition du vitrail de Louvigné pose encore un autre problème. Quand on le compare à la fresque du Mont-Dol, ou à celles du haut moyen âge que M. Maie a reproduites, on s'aperçoit qu'au cours des siècles la scène s'est dédoublée. Il n'y a qu'un groupe de personnages dans les miniatures et les vitraux les plus anciens; le musée d'Angers possède du début du XVI" siècle un retable et une tapisserie et le musée de Lyon un tableau d'un maître primitif allemand où un seul groupe de personnages se prépare à sortir des Limbes. Il y en a deux dans celui que nous étudions. Le Christ, placé au centre du tableau, le divise en deux parties. A gauche, derrière lui, libérés de l'enfer, debout sur l'herbe fleurie comme au paradis terrestre, sont Adam et Eve, accompagnés à l'arrière-plan de cinq autres personnages. A droite, dans l'enfer, 6 ou 7 personnes forment un second groupe. Le de ce groupe, prêt à sortir à la Inmirrc, lient la main de Jésus. M. Ottin qui <i pf-snyé une histoire du vitrail signale aussi (autant que j\> puis imagine)' sa description) deux groupes sur la Descente rie Boran. Cette répartition des personnages, je l'ai moi-même notée à Bordeaux, sur le bas-relief Renaissance de Saint-André et sur l'émail de Léonard Limosin (1557) du musée de Cluny, Il est impossible d'y voir deux tableaux différents, comme le veut Guillotin de Corson la chute et la rédemption. Adam et Eve n'avaient pas derrière eux une demi-douzaine de témoins au paradis terrestre Adam et Eve regardent en souriant ceux qui vont à leur suite sortir des Limbes, marquant par cette attitude l'unité du groupement. Peut-être n'y a-t-il là 'qu'un souci de symétrie dans la composition ? Peut-être aussi y a-t-il une idée théologique. Toute une école de théologiens ont cru, à la suite de saint Clément d'Alexandrie, Origène, saint Athanase, saint Jérôme, saint Hilaire, que Jésus délivra les âmes des païens vertueux (en leur donnant la foi posthume) aussi bien que celles des Juifs qui avaient cru à sa venue <41>. Combien cette théorie devait séduire les penseurs de la Renaissance, scandalisés au point d'en faire une objection à la foi chrétienne que la Rédemption n'eût pas profilé aux héros païens Certains humanistes n'hésitaient pas à donner le paradis à Cicéron, à invoquer saint Socrate, à mettre le De o//tcus à côté de l'Evangile, et se refusaient à croire que des hommes comme Aristide, Solon, Platon, Scipion, Caton ne fussent pas sauvés (42>. On sait comment Raphaël dans l'Ecole d'Athènes a voulu rapprocher les sages anciens des théologiens de la Dispute du Saint-Sacrement.

Les Gentils n'avaient-ils pas eux aussi attendu le Messie ? Le drame des Prophètes fait à Virgile et aux Sibylles une place à côté des prophètes juifs. Les oracles sibyllins ont même formé un roman au XIVe siècle et une moralité au XVe. Le Mistére du Yiel Testament les a accueillis et ils ont suscité toute une littérature en marge des cycles chrétiens. Virgile ne paraît pas dans les drames que j'ai pu étudier , mais on invoque sa 4e bucolique dans la Nativité du XVe siècle, et  Reproduite par M. l'abbé J. Descottes dans son album Les curiosités du Mont-Dol, IX, d'après une copie de T. Busnel de 1807. M. Male le signale à côté des prophètes ainsi que la sibylle, dans des Arbres de Jessé du XIIIe siècle. De là à lui donner place dans les Descentes aux enfers, il n'y a qu'un pas. Car les mêmes personnages qui annoncent le Messie dans le Drame d'Adam, ou dans le Viel Testament le saluent à sa descente aux enfers dans les Passions et les Résurrections. Que les plus anciennes descentes aux enfers que nous possédions n'utilisent pas ces personnages, ce n'est pas une preuve qu'au XVIe siècle on n'ait pas mis Virgile et la Sibylle en tête des païens délivrés par le Sauveur. Au vitrail de Louvigné, en tète du groupe que nous éludions se trouvent un homme et une femme. Serait-ce Virgile et la Sibylle J'hésite à le croire, faute de preuves. Et puis le premier personnage est barbu et je ne sais pourquoi je ne puis me figurer qu'on ait représenté Virgile avec cette barbe. Il est plus probable que c'est Platon. La tradition chrétienne depuis Clément d'Alexandrie (48> admettait que les philosophes avaient été la lumière des Gentils comme les prophètes celle des Juifs. C'est pourquoi saint Jean Damascène (") les joint aux Sibylles pour former le groupe des infidèles délivrés des enfers par le Christ. Parmi ces philosophes, le divin Platon paraissait presque un docteur chrétien <48). Quand au début de la Renaissance Marsile Ficin voulut populariser le platonisme, il eut bien soin de rappeler qu'il y avait peu de chose à y changer pour faire des platoniciens des chrétiens . Erasme dans son Eloge de la Folie  essaie un parallèle entre les deux doctrines. Il étail donc tout naturel qu'on lui donnât la première place en tête des païens que leurs vertus naturelles sauvaient des enfers. Dès la fin du XIe siècle Nicelas de Serra, métropolitain d'Héraclée, commentant le sermon de saint Grégoire de Naziance sur Pâques (5|) raconte qu'un chrétien qui avait insulté la mémoire du philosophe eut une vision. Plalon lui apparut et lui révéla qu'à la descente du Christ aux enfers, il fut le premier à croire en lui. La Renaissance, en faisant de Platon l'auxiliaire des Apologistes contre ie rationalisme aristotélicien, dut encore augmenter la vénération qu'inspirait le créateur de l'Académie. Ce personnage porte une banderolle avec ces mots Advenisli desiderabilis Cette formule n'est point dans la Bible. Je soupçonne qu'elle pourrait bien venir de quelque drame. Qui en aura trouvé l'origine aura expliqué ce petit problème d'art. Au-dessous du vitrail est écrit le verset de Zacharie qu'il illustre Emisisti vinctos de lacu in quo non erat aqua. Autour se dresse un splendide portique; le haut surtout, orné de festons de verdure el de fruits est d'une grande richesse décorative. En bas, des anges nus soutiennent les armes d'Espinay et de Goulaine encadrées de couronnes de fleurs.

Je me suis arrêté longuement sur ce vitrail, parce qu'il représente un sujet rarement traité dans l'art breton et qu'il contient quelques détails originaux." https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115330r/f334.item.r=domagn%C3%A9.zoom#

 

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LA BAIE 5 : VERRIÈRE DE LA VIE DE SAINT JEAN-BAPTISTE.  1578.

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http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMo12773

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Cette verrière d'une lancette cintrée de 4 mètres de haut et 2 mètres de large est consacrée, sur deux registres, à la vie de saint Jean-Baptiste. Les armoiries de 1578 en attribue le don à Michèle Le Sénéchal, dame de La Valette épouse de Christophe de Poix depuis 1560.

 

 

"Vitrail de Saint-Jean-Baptiste. Au centre de la verrière, entre les armes des de Poix et d’Espinay, est un écu portant les armes pleines de Michèle Le Sénéchal, entourées de la cordelière, montrant que cette œuvre ne peut être antérieure à la mort de son mari, Christophe de Poix, décédé au manoir de Fouesnel le 17 juillet 1575.
D’ailleurs, sur deux des carreaux au bas du panneau figurant l’inscription du nom de Jean, se lisent les deux dates de 1578 et 1887, de son exécution et de sa restauration. Ce ne peut donc être le second vitrail commandé à Guyon Colin en 1567, ainsi qu’il est répété. Il est d’ailleurs de facture très différente et d’un maître non encore identifié. Plusieurs figures ont été refaites : le saint Jean-Baptiste de la Prédication ainsi que la femme assise devant lui, les figures des anges du Baptême du Christ, celle du témoin de l’inscription, enfin le saint Jean de la Naissance.
Ce vitrail est certainement avec celui de la Vierge le meilleur de cet ensemble très remarquable." (R. Couffon)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre supérieur : la prédication de Jean-Baptiste. Le baptême du Christ par Jean-Baptiste. Sa décollation.

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L'amortissement associe, sur les cotés, des génies et des rinceaux colorés, et au centre, un panneau moderne où des nuées ont remplacé une figure de Dieu le Père placée au dessus du Baptême et envoyant l' Esprit-Saint.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La prédication de Jean-Baptiste.

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Cette scène a été très restaurée.

Voir : 

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le baptême du Christ par Jean-Baptiste.

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La partie gauche incluant les anges et le paysage est moderne.

La colombe du Saint-Esprit descend depuis des nuées dans un rayon lumineux portant l'inscription HIC EST FILIUS MEUS (Celui-ci est mon Fils).

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Le thème de la vie de saint Jean-Baptiste a été traité au début du  XVIe siècle, notamment  par un atelier rouennais qui lui doit son nom de convention : le "Maître de la vie de saint Jean-Baptiste"  à Louviers,  à Bourg-Achard, à Conches, à Rouen sous forme de vestiges, et à Philadelphie. L'inscription accompagnant la descente de l'Esprit-Saint dans une colonne de lumière est caractéristique de ce Maître.

. En voici quelques exemples :

Paris , verrières nord de Saint-Merry,  (vers 1500). Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Bourg-Achard (Eure), baie 2 vers 1500. Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Rouen, église Saint-Romain, baie 112 (vers 1500). Maître de la vie de saint Jean-Baptiste

Rouen, église Saint-Vincent, Engrand Le Prince.

Louviers, baie 26 (vers 1500-1510), offert par les tanneurs de Louviers. 

Conches, baie 20 (vers 1500-1510). 

Beauvais, église Saint-Etienne (vers 1550), anonyme

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La décollation de Jean-Baptiste devant Hérode.

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Le festin d'Hérode est figuré au centre en arrière-plan à échelle réduite. Salomé reçoit des mains du bourreau, dans un plat la tête du saint, mais se détourne vers sa mère Hérodiade qui est responsable de cet acte.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le registre intermédiaire. Annonce de la naissance à Zacharie. Naissance de Jean-Baptiste. Zacharie inscrit le nom de son fils.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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 Annonce de la naissance par un ange à Zacharie dans le Temple. 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Naissance de Jean-Baptiste.

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Gatouillat et Hérold font remarquer l'emploi  d'un émail rouge ou de sanguine  en ton local sur le dais du lit.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Zacharie inscrit le nom de son fils.

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Le buste de Zacharie est moderne, ainsi que le spectateur placé au centre. La date de 1887 est inscrite sur le dallage.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Le soubassement.

Un socle architectural surmonté d'une balustrade, est timbré de  trois écus entourés de l'ordre de Saint-Michel. Les armes de Poix et d'Espinay entourent celles de la fondatrice Michelle Le Sénéchal. Le tout é été refait en 1887, sauf quelques fragments de collier à gauche.

 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries de Christophe de Poix d'or à deux vols de gueules et de gueules à la bande d'argent accostée de six croix recroisettées d'or, 3 et 3.

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"Christophe de Poix , seigneur de Fouesnel, Brécé, etc., et en outre de la Vallette , le Frétay - Bourdin, Neuville , et Brachet , est né au manoir de Fouesnel; il fut baptisé dans l'église de Louvigné le 2 septembre 1522 :

Cristoffle de poys fils de noble Michel de poys, ser de Fouesnel et damoyselle Regnée du Hallay, sa cpaigne fut baptizé le second jour de septembre lan susdit et fust parain noble lan du Bous chet, si de la Haye de Torcé ; coadjuteur Bertrand de sevigné .

 

Christophe de Poix tint un rang distingué dans la noblesse de la province; un rôle du 14 mars 1569 constate qu'il était à cette date capitaine des gentilshommes de l'arrière-ban de l'évêché de Rennes , titre qui lui avait été conféré par un brevet du 14 janvier précédent. Par lettre de commission du 2 mars 1574, M. de Bouillé, lieutenant du gouverneur de Bretagne , le nomma capitaine du ban et arrière-ban du même évêché, qu'on envoya tenir garnison à Vitré , et dont il fit la revue devant le sénéchal de cette ville le 16 du même mois . Le roi lui envoya le collier de l'Ordre de Saint-Michel , auquel il l'avait associé le 17 juin 1570 ; par lettre du 22 juillet de la même année , le marquis d'Espinay fut chargé de lui remettre cet insigne et de recevoir son serment . Il mourut au manoir de Fouesnel le 17 juillet 1575."

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries féminines (dans un losange)  de Michèle Le Sénéchal, d'azur à neuf macles d'or, 3, 3, 3 accostées et arc-boutées.

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Christophe de Poix  épousa, avant le 20 août 1560, Michelle Le Sénéchal, dame de la Vallette, Neuville, Brachet, etc. , fille unique et héritière de feus Bertrand Le Sénéchal, écuyer, seigneur des mêmes lieux , et de Catherine de Neuville ; elle avait perdu sa mère en 1545, et dès 1547 elle était restée orpheline sous la tutelle de son parent , Renaud de Neuville, seigneur du Plessis -Bardoul, désigné à cette charge par le testament du père . Six enfants au moins naquirent de ce mariage; les lacunes des registres paroissiaux ne nous permettent pas de réparer les omissions probables des mémoires généalogiques , qui mentionnent seulement : 1 ° René , — 2 ° Louise , l'aînée , -3° Louise, puinée, -4° Suzanne, - 5° Perronnelle , 6° Mathurin, baptisé à Louvigné le 16 mars 1563."

Sa mort en 1605 est mentionnée en ces termes dans les registres de l'église de la Vallette : Le mardy vingz et cinquiesme jour de janvier lan mil seix cent cinq deceda noble et puissante dame Michelle Le Senechal, dame de Fouesnel, et fust enterrée le vingtz et septiesme a Loupvigné et faist testament." (F. Saulnier)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Armoiries d'Espinay, sommées d'une couronne.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LA BAIE 6 : VERRIÈRE DE LA RÉSURRECTION.  1544-1543 et 1888.

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Cette verrière  d'une seule lancette mesure 4,50m de haut et 2,05 m. de large. Elle a été commandée  en 1540 pour la façade ouest à Gilles de la Croix-Vallée et Guyon Collin pour 50 livres. Elle a été déplacée et fortement complétée en 1888 par Lecomte et Colin. 

Les pièces d'origine sont : le buste du Christ ; quelques fabriques du paysage ; et l'un des soldats en bas à gauche. Le reste est refait, y compris les saintes femmes en arrière-plan. (Gatouillat et Hérold)

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"Vitrail de la Résurrection. Ce fut le premier prêt. Il devait coûter 50 livres, la paroisse fournissant les matériaux, mais, dès 1540-1541, la fabrique dut intenter un procès au peintre qui se refusait à donner les mesures nécessaires au forgeron Jean
Le Bouteiller. Enfin, après nombreuses procédures, Gilles apporta le vitrail dont le solde lui fut payé le 4 octobre 1543, mais il prétendit que le tympan n’était pas compris dans le prix du marché et réclama trois écus d’or qui lui furent accordés.
Les procédures nous font connaître les noms de ses deux collaborateurs, Guyon Colin et Jehan Limaiger, de Vitré.
Le vitrail fut modifié en 1671 par Guyon Colin, de Vitré ; dans la suite, toute la partie inférieure portant les armes des l’Espinay fut détruite et refaite en 1888.
Le Christ subsiste donc à peu près seul. Sa tête, très caractéristique comme facture, est nimbée avec croix fleurdelysée et de bonne exécution, tandis que le corps, refait d’ailleurs en partie, est de mauvaises proportions." (R. Couffon)

"Le Christ (ancien) témoigne de l'influence des gravures de Dürer et de Lucas de Leyde tandis que l'influence italienne apparaît dans les paysages du registre médian." (D. Moirez 1975)

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Sous un dais en pavillon, Guy III d'Espinay en armures et tabard à ses armes présenté comme donateur  par un saint en armure, la poignée de l'épée apparente à droite, tenant une hallebarde, en robe mouchetée d'hermines.

Ce saint breton est-il le bienheureux Charles de Blois ? L'aquarelle témoigne de la fidélité à l'état antérieur . 

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Louise de Goulaine présentée par saint Louis.

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Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Vitraux anciens de Louvigné-de-Bais. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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 —- Archives d'Ille-et-Vilaine, série G, Louvigné-de-Bais et IF 1619, n° 4.

 

 


 

— ANDRÉ (A), , 1878, De la verrerie et des vitraux peints de l'ancienne province de Bretagne, Rennes, 1878, p. 56-58. p. 56-58

— BANEAT (P.), 1928, Le département d'Ille-et-Vilaine, t. II, Rennes, Larcher, 1928, p. 301-311

— BRUNE (J.), 1846,  Résumé du cours d'archéologie professé au séminaire de Rennes, Rennes, 1846, p. 424 et suiv. 

— BOURDE DE LA ROGERIE, (Henri ) 1924, L'excursion de la Société archéologique, dans Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, t. LI, 1924,  p. 141-143

—BRUNE, 1849, Résumé, p. 29.

— BUSSON (Henri), 1922, "La Renaissance en Bretagne. Dans l'orbe de la Pléiade, Charles d'Espinay, évêque de Dol, poète", Mémoires SHAB, t.III, p. 13-18.

— BUSSON (Henri), 1926, "L'église et la paroisse de Louvigné-de-Bais (Ille-et-Vilaine)", Annales de Bretagne t. 37, p.321-326 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115330r/f313.image.r=domagn%C3%A9

— COUFFON (René), 1935, p. 222.

— COUFFON (René), 1945, p. 60

— COUFFON (René), 1968, "Eglise Sainte-Paterne de Louvigné-de-Bais", Société française d'archéologie · 1968  Congrès archéologique de France - Volume 126 - Page 81-83

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3212499g/f76.item

 

— FROTIER DE LA MESSELIERE , 1946, Documents héraldiques du département d'Ille-et-Vilaine, page 101

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_35/Documents_Heraldiques_du_DApartement_dIlle_et_Vilaine_.pdf

— GANDREUIL (Pascale), BARBEDOR (Isabelle), ORAIN (Véronique), 1994, dossier IA00130757 

 

 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-patern-place-de-l-eglise-louvigne-de-bais/157e0e1c-b069-47f7-8bb6-c19f8e66ef48

 

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum t. VII, Presses Universitaire de Rennes pages 248 à 250.

— GUIFFREY ( Jules), 1886, La Renaissance en France, 11e et 12e livraisons, par Léon Palustre. [compte-rendu] Bibliothèque de l'École des chartes  Année 1886  47  pp. 125-129

https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1886_num_47_1_447458_t1_0125_0000_2

— GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1884, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, t. V, Rennes,, p. 111-114-

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m.pdf

— HABLOT (Laurent), Au plaisir de Dieu. Présences héraldiques françaises dans la Rome de la Renaissance

https://www.academia.edu/24201319/AU_PLAISIR_DE_DIEU_Pr%C3%A9sences_h%C3%A9raldiques_fran%C3%A7aises_dans_la_Rome_de_la_Renaissance

— JOUBERT (Solen), 2003, Audace et renommée : un réseau de la noblesse bretonne, vecteur d'échanges culturels et artistiques pendant la Renaissance. SHAB pages 205-

https://m.shabretagne.com/scripts/files/54da14d35ff576.88078498/2003_08.pdf

— LEVY (Tania), Projet de recherche. Le beau XVIe siècle en Bretagne - B16B, MCF en histoire de l’art moderne, UBO

https://www.univ-brest.fr/digitalAssets/82/82654_Projet-recherche-beau16e.pdf

 

 

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), 1975, "Communication sur les vitraux de Louvigné-de-Bais", Mém. SHAB t. LIII, p. 195-196.

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f461a0de8f9e7.95056646/1975_14.pdf

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), 1977 "Le vitrail de la Transfiguration à Louvigné-de-Bais", Arts de l'Ouest p. 51-65.

— MOIREZ-DUFIEZ (Denise), et BARRIÉ (Roger), 1983, "Le vitrail et l'influence de la gravure, Artistes, artisans et production en Bretagne au Moyen-Âge p. 255-256.

— MUSEE DE BRETAGNE

http://www.collections.musee-bretagne.fr/resultat.php?type_rech=rs&index%5B%5D=fulltext&bool%5B%5D=&reset=1&nr=1&value%5B%5D=louvign%C3%A9

— MUSSAT (  André), 1995, Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Éditions Ouest-France, 380 p.

MUSSAT (André), La Renaissance en Bretagne.

En Haute-Bretagne, ce sont naturellement les châteaux de la grande noblesse qui donnèrent le ton. Ils imitèrent les modèles de la Touraine directement inspirés par l'occupation de l'Italie du Nord. Citons la délicieuse et blanche loggia du château de Vitré et dans la même région, les stalles de la collégiale de Champeaux, commande des Espinay, parents des châtelains d'Ussé en Touraine. Aux Laval encore est dû, vers 1530, au flanc d'un antique donjon l'élégant château de Châteaubriant et sa longue galerie où se marient adroitement la brique, le tuffeau et le schiste.

Aux seigneurs se joignent les ecclésiastiques retour d'Italie. Les neveux d'un prélat humaniste commandent, dès 1507, aux Justi ou Juste, florentins devenus tourangeaux, le grandiose et élégant tombeau de la cathédrale de Dol. Tout ces novateurs suivaient le chemin illustré par la duchesse-reine lorsqu'elle avait confié à Jean Perréal et à Michel Colombe le tombeau de ses parents aujourd'hui à la cathédrale de Nantes, exécuté en marbre d'Italie.

 

—PALLUSTRE (Léon), 1886 La Renaissance en France, par Léon Palustre, illustrations sous la direction de Eugène Sadoux, tome III

https://bibliotheque-numerique.inha.fr/viewer/15916/?offset=6#page=34&viewer=picture&o=download&n=0&q=

— RAMÉ (Alfred), 1883, Notes sur le sceau de Thomas James, évêque de Léon et de Dol, sur l'origine de Michel Columbe et sur le tombeau de Guillaume Gueguen, évêque de Nantes, par M. Alfred Ramé,

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k856630c

— SAULNIER (F), 1883,  La maison de Poix et la seigneurie de Fouesnel en Bretagne, dans Mémoires de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, t. XV, 2 e partie, 1882, p. 205 et suiv.,

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207768k/f122.item

— SAULNIER (F), 1881, La maison de Poix, Bull. SAH Ille-et-Vilaine

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077676/f243.item

— SAULNIER (F), 1882, Les alliés de madame de Sévigné. La maison de Poix..., H. Champion

https://books.google.fr/books?redir_esc=y&hl=fr&id=0GWLxQEACAAJ&q=s%C3%A9n%C3%A9chal#v=snippet&q=s%C3%A9n%C3%A9chal&f=false

 

 

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Renaissance
20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 21:16

Le Spote, terrain de street art sur l'ancienne Poste rue Algésiras à  Brest.

 

 

Voir sur ce thème :


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PRÉSENTATION.

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La partie désormais inoccupée de la  Poste centrale de Brest, rue Algésiras, son ancienne plateforme de distribution, est vouée à la destruction. Bombardé pendant la guerre en 1944, l'ancien Hôtel des Postes fut reconstruit en 1950 (les façades rue de Siam et d'Algésiras en appareil de granite de Huelgoat comme toute la place de la Liberté) elle  deviendra une résidence sénior de 93 appartements, et sa verrière sera conservée. Elle occupera les étages (sur la rue de Siam notamment) et la partie arrière de l'actuelle Poste, qui a été rénovée en 2020, sera conservée.

Mais avant que n'entre en jeu le ballet des bulldoozer, La Poste a a confié cette "friche postale" à une association d'artistes, "Projet 0.0" et notamment aux brestois Wen2 (Gwendal Huet), Worm et Cart1 ( Guillaume Duval). 4000 m² étaient ainsi offerts à ces directeurs artistiques et à leurs collègues du graff qui ont pris possession des lieux , et les ont ouverts au public depuis août  2021. Le dimanche 19 décembre était le dernier jour ouvert au public.

C'est ainsi que les visiteurs, à raison de plus de 1000 par jour, peuvent admirer les graf, photos, collages, ou installations  d'une cinquantaine d'artistes-graffeurs de réputation nationale et internationale : ADOR, AGRES 2, AKWA, ASTRO, ATELIER TÉMÉRAIRE, BORIS, BULEA, BUSH, CANNIBAL LETTERS, CART 1, CARTEL 29, COLLECTIF XYZ, CRAZY PARTNERS, GUY DENNING, DMS, FRESH, JONE, KORSÉ, LEZ MITES, NAZEEM, PERSU, POM Z, RICAR, ROYALTI, SABIO, SAMP, SARIM, SOEM, JULIEN SOLÉ, TSF CREW, WEN 2, WIDE, WORM.

Mais ils profitent aussi de leur visite pour parcourir les lieux patrimoniaux, répartis sur deux étages, et se laisser surprendre par l'alignement de cassiers de tri, que les organisateurs ont su conserver.

Les graffeurs aiment jouer avec les images, mais aussi avec les mots. "LE POSTE" devint donc "Le SPOTE", mais aussi pour certains le convivial "LES POTES". Tout comme le légendaire "Tonnerre de Brest" peut se retrouver transformer en "Ton air de Brest". Etc.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Tonnerre de Brest" par CRAZY.P.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Inscription TG FAV ; ODF TSH : FUSA (chat).

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Un autre.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"MOKER" Signatures :  MOKER CREW et  MITES. LEZ. SAMP

Alias MITES & SAMP. 

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"CRAZY ----ERS" par WEN2 et WORM.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"GARDE LA PÊCHE" par WORM. Inscription WORM COMICS EB 21c + ancre marine.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Encore un autre ici.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Encore un autre là.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Ces deux-là, j'aime bien : mais de qui sont-ils?

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Et celui-ci, qu'en pensez-vous?

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"TON AIR DE BREST".

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Les couloirs. Chaque bureau réserve des surprises.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.
"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.
"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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BRISTA COLÈRE...

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On verra mieux l'ensemble de la pièce sur le compte instagram qui suit ; on y trouvera l'origine des inscriptions, et plusieurs photos.

https://www.pixwox.com/post/6858442943506068586950/

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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LES  ESCALIERS BLEUS.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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LA POSTE. LE SPOTE. LES POTES. 2021.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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L'ÉTAGE ; LES CASIERS.

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Nous sommes apparemment dans un coté de la pièce accessible aux détenteurs de casiers fermés à clefs, anonymes mais désignés par un numéro. J'ai pensé à des boites postales, mais on lit sur la toile que ce serait les casiers "des renseignements généraux"... " de la police judiciaire". Ils sont remplis par les préposés qui opèrent dans la pièce adjacente, où, nous le verrons, le titulaire du casier est indiqué. Souvent des associations ou des "personnes morales". Ils ont été conservés car ils ont servi à ranger, teintes par teintes, les bombes mises à la disposition des graffeurs.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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La salle des casiers coté fenêtres.

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Julien Solé CDM. LA POSTIÈRE EN BIKINI ET LE REQUIN.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien/CDM

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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La chanteuse Sarah Vaughan, le contrebassiste (Curly Russell ?), et le saxophoniste (Charlie Parker ? Lester Young ?), et un pianiste, œuvres signées par JAVA.

Est-ce Céleste Java ?

Superbe en tout cas.

http://www.street-heart.com/PA-Celeste%20Java.htm

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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La pièce des casiers, coté préposés.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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J'aime la poésie nostalgique des étiquettes des casiers, car elle est très riche, pour les brestois du quartier, en souvenirs de magasins, de commerçants, (le bijoutier-joailler ! mon ancien syndic immobilier!), d'adresses qui peuvent être utiles (les alcooliques anonymes, ou Bonjour le Pub ? Le presbytère Saint-Louis, ou le groupe Action Défense personnes seules ?), ou de l'APECS, Association de défense et de conservation des Sélaciens , qui borde le guichet par lequel apparaît La Postière et le Requin de Julien Solé ! Et on peut sourire en observant les couleurs associées à Radio Bleue Breizh Izel, ou aux groupes politiques.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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LE CERCLE FERMÉ.

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Celui-ci vous plait-il?

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Ou celui-là ?

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UN PREMIER KORSÉ. (un autre suivra plus bas)

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https://nantes-streetart-graffiti.com/content/korse

https://www.weneedart.com/fr/les-street-artistes/artiste/22-kors%C3%A9

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Géométrique...

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BREIZH POST NUKL.

 

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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GUY DENNING (MON COEUR BEAU).

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https://nantes.streetartcities.com/artworks/mon-coeur-beau-charles-beaudelaire-7462

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guy-denning-est-juste-un-artiste-3780037

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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FRESH

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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FRESH

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Anonymes

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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WEN2. BREST 2056

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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PAKONE (et TSF ; PAPY ; MILOUZ ?)

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Un DEUXIÈME KORSÉ. "LE CAPITALISTE" ? (titre personnel) au haut-de-forme cheminée.

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https://nantes-streetart-graffiti.com/content/korse

https://www.weneedart.com/fr/les-street-artistes/artiste/22-kors%C3%A9

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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LE BONUS : LES CARTES POSTALES. Suspendues devant les fenêtre de l'étage. Les œuvres voisines servent de timbre.

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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Les "timbres".

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"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

"Le Spote" à Brest le 19 décembre 2021. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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https://actu.fr/bretagne/brest_29019/brest-en-images-decouvrez-la-future-residence-seniors-dans-les-locaux-de-la-poste-centrale_46200413.html

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/brest/brest-le-spote-terrain-de-jeu-pour-le-street-art-accueille-une-derniere-fois-les-visiteurs-avant-la-demolition-des-locaux-2385004.html

http://www.wiki-brest.net/index.php/Exposition_:_En_Suspens_de_Wen_2

https://www.pixwox.com/tag/lespote/

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Published by jean-yves cordier - dans Brest Street art
3 décembre 2021 5 03 /12 /décembre /2021 10:53

Cherchez le Pauvre ! Saint Yves et le Riche : les huit poteaux d'une maison de Quimper datant de la fin du XVe siècle, conservés au Musée départemental breton.

 

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— Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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Et aussi Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

 

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PRÉSENTATION.

Le Musée Départemental Breton présente aux visiteurs six poteaux en chêne de plus de 80 cm de haut ornés de figures en haut-relief. Elles proviennent d'une maison de la fin du XVe siècle qui s'élevait en face du palais épiscopal, aujourd'hui Musée départemental breton, dans l'actuelle rue du Roi Gradlon. Elle fut détruite à la fin du XIXe siècle et vers 1930, l'immeuble de la Société Générale situé à l'extrémité de la rue s'éleva à son emplacement. Maps.

Lors de la destruction, la Société archéologique du Finistère en fit déposer au Musée le décor sculpté, dont ce fut l'une des premières acquisitions.

On y trouve un dragon, un ange portant un phylactère, saint Michel terrassant le dragon, saint Yves, le Riche, et saint François, ainsi que deux personnages non exposés, dont un saint Roch (?).

Puisque je m'attache, dans ce blog, à dresser une petite iconographie des groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, je me propose de présenter, malgré l'absence du Pauvre, les poteaux de saint Yves et du Riche, et, tant qu'à faire, les autres poteaux de cette maison.

Néanmoins, une gravure de 1845 représente cette maison  à colombage, avec ses huit poteaux figurés : malgré le dessin forcément trop imprécis des figures, on identifie saint Yves et le Riche au centre,  séparés des autres par deux fenêtres à croisillons losangés. Le Pauvre était obligatoirement présent, à la droite d'Yves rendant la justice. 

Donc, le Pauvre pourrait être l'un des deux personnages des poteaux conservés en réserve, et dont la photographie est heureusement disponible sur le site du Musée.

Pourtant, sur ce site, il n'est pas identifié comme tel, et semble donc absent des collections.

C'est cette petite énigme que j'expose ici, à défaut de la résoudre péremptoirement.

 

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La gravure de 1845 représentant la maison . Numéro d'inventaire : 1993.43.1.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1993-43-1-maiso-d89ce

Extrait de l'Album "Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - La Bretagne", J. TAYLOR, Ch. NODIER, Alph. CAILLEUX (Les principaux collaborateurs sont E. Cicéri, Mayer, Gaucherel, Dauzats, Jacottet), Paris, 1845, page 177

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Photographie sur gélatino-bromure posé sur verre

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1998-7-45-repro-7bfe3

 

 

Description par le musée :

"Cette estampe "Maison à Quimper" fut publiée en 1843 par Taylor et Nodier dans les "Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France - La Bretagne". Elle représente la façade d'une maison à colombages de la fin du XVe siècle à Quimper. Située en face du Palais épiscopal, au coin de la place Saint-Corentin et de la rue de l'Evêché, cette maison fut détruite vers 1846-1848 et, en partie, reconstituée au Musée Breton. Une enseigne porte l'inscription en breton "MARC'HADOUREZ / MARC'HAD MAD"."

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La gravure est également présentée sur le site du Musée de Bretagne. Le commentaire donne la traduction de la pancarte accrochée à l'entretoise : "Marchandise bon marché". Une femme en coiffe, berçant son bébé emmailloté est assise sur le banc, tandis qu'un homme coiffé d'un chapeau rond sur des cheveux longs, et en costume local (veste sans manche, gilet, chemise blanche, bragou braz bouffant,  sabots, et peut-être guêtres et ceinture)) attend le client les bras croisés.

Les draps ou étoffes sont exposés à travers les quatre étroites fenêtres. Deux statues en moyen relief encadrent la porte de plein cintre.

L'étage, en avancée sur la boutique, est orné de deux rangs de 18 colonnes au total. Les fenêtres sont divisées en deux parties, supérieure à montant fixe, et inférieure ouverte, les deux étant vitrées par des croisillons losangées. Ce sont vraisemblablement d'anciennes fenêtres à meneaux, ceux-ci ayant été supprimés après la loi de 1798 sur l'imposition des portes et fenêtres. Un  drap noir est exposé par la fenêtre de gauche.

Au pignon, partiellement protégé par des rangs d'ardoises sur un encorbellement, une fenêtre à deux battants est également ouverte : une grande cruche est placée dans l'embrassure, tandis qu'une perche assez frêle laisse pendre une vague poche qui excite ma curiosité.

Enfin, sous ce pignon crédenté, sont représentées les huit poteaux figurés qui en soutiennent l'avancée. Toutes les figures font face à la rue.

 

"L'une des plus belles pièces du musée archéologique n'a pu encore recevoir d'emplacement définitif : c'est la façade à pans de bois dune maison située naguère en face de l'évêché. Traverses et montants, tout est sculpté. Sur la partie supérieure des montants se trouvent de petites statuettes d'hommes, de femmes, d'animaux fantastiques traitées avec beaucoup de verve." (Henri Waquet)

 

 

 

 

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix

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Les cartels explicatifs.

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Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

Copyright musée départemental breton. Photographie lavieb-aile.

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Le groupe d'Yves et le Riche.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Saint Yves. Inv. 1847-1-3.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1e4488d1-0e3a-4e2f-894c-ae566b77f397

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-3-saint--d14aa

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Description par le musée :

Poteau représentant saint Yves: Chêne sculpté et peint. Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 20 ; Profondeur en cm : 42

"Saint Yves est représenté debout sur une console moulurée. Souriant et les bras légèrement ouverts, il tient de sa main gauche un rouleau qui fait rôle de procès. Le pilier est taillé dans un bloc principal auquel la main droite (non originale) a été fixée par clouage et collage. La façon dont a été taillée la partie supérieure se justifie par l'intégration de ce pilier à une architecture aujourd'hui démolie."

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Le saint est présenté en Official de Tréguier, portant la cotte talaire et le camail, et coiffé d'un haut chapeau évasé et non de l'habituel bonnet carré. Cette coiffure rappelle les mortiers des juges, cette toque de velours noir. La main droite n'est pas d'origine mais nous retrouvons globalement la posture de l'éloquence judiciaire, le bras droit écarté et la main gauche serrant les pièces du procès. L'autre posture habituelle, celle de l'argumentation avec les deux mains rapprochées pour énumérer les arguments, doit être écartée.

La tête du saint est penchée vers le bas, sans doute par l'impératif — majeur!— de le représenter plus grand que les plaideurs alors que les poteaux sont, eux, de taille identique.

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Les poteaux sont en chêne peint de cette peinture chocolat dont on abusa au XIXe siècle par souci de protection, souci d'autant plus justifié que le bois était exposé aux intempéries. Mais il est plus que vraisemblable que ces poteaux bénéficiaent d'une polychromie vive et séduisante.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Le Riche. Inv. 1847-1-4.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-4-riche--40bfc

 

 

Description :

Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 18 ; Profondeur en cm : 33

"Ce pilier de maison fait partie du groupe de saint Yves entre le Riche et le Pauvre. Il s'agit du Riche figuré sous un baldaquin, les pieds posés sur une console moulurée. L'homme est vêtu d'une tunique à large col, il porte un chapeau orné de cabochons et il est chaussé de bottes. A sa ceinture est accrochée une bourse sur laquelle il pose la main gauche. Dans l'autre main, tendue vers la droite, repose une pile de trois pièces. Le pilier est taillé dans un bloc de bois monoxyle. Seul l'élément situé au niveau de l'épaule gauche est rapporté d'origine. Le bois est du chêne. La partie supérieure présente un épaulement servant à loger une pièce d'appui et un tenon assurant l'assemblage avec la sablière haute. Il existait aussi un tenon dans la partie basse pour permettre l'assemblage avec la salière basse, mais il a été scié."

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Je n'ai rien à ajouter à cette description, les détails manquants s'observeront sur la photographie.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

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Le dragon ailé . Inv 1847-1-1

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https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-1-dragon-9e08a

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Ce serait, sur la gravure, la deuxième figure en partant de la gauche.

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Description par le Musée.

"Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 19 ; Profondeur en cm : 35

Ce pilier rectangulaire figure sous un baldaquin sommairement esquissé, une statue de dragon debout, gueule ouverte, langue sortie, ailes repliées de chaque côté. Il repose sur une console moulurée. Il semble fouler aux pieds une sorte de serpent aux yeux ronds tirant la langue. L'ensemble est sculpté dans un seul bloc. La partie supérieure est creusée d'encoches pour l'assemblage dans la maison. La partie inférieure présentait à l'origine le même type d'encoches d'assemblage, celles-ci ont été sciées afin de présenter une base plane et stable facilitant la présentation muséale."

 

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Je pense que le dragon ne foule pas un serpent, mais sa propre queue serpentiforme. Le corps et la queue sont couverts de verrucosités en boutons. C'est le type même du dragon débonnaire si fréquent, en bois, sur les sablières ou, en pierre, sur les crossettes.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle),. Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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L'ange au phylactère. Inv 1847-1-2.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-2-ange-a-fc2e8

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Ce serait, sur la gravure, la sixième figure en partant de la gauche.

 

Description par le musée :

Hauteur en cm : 84 ; Largeur en cm : 19 ; Profondeur en cm : 39

"Ce pilier de maison de forme rectangulaire représente un ange. Il est debout sous un baldaquin sommairement esquissé, et sur une console octogonale moulurée, à trois niveaux. Il tient en main un phylactère. Vêtu d'une longue robe à collerette, plissée et ceinturée à la taille, il porte de longs cheveux bouclés et de longues aîles repliées dans le dos. Son pied droit est nu, son pied gauche ne possède plus d'orteils et présente une forme arrondie de chaussure. Il pourrait s'agir de saint Gabriel, ange de l'Annonciation, venant annoncer à Marie la venue prochaine de son enfant. Le pilier sculpté représentant la Vierge et faisant pendant à l'ange aurait été perdu.
L'ensemble est sculpté dans un seul bloc de chêne. La partie supérieure présente des encoches destinées à l'assemblage sur la façade, et des traces d'outils."

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On comparera cet ange, pour ses cheveux bouclés et on aube à amict, à ceux du porche sud de la cathédrale, 1423-1433. Alors à moins de 50 mètres de cette façade. 

Je ne retiens pas l'hypothèse  d'un ange de l'Annonciation, et moins encore d'une Vierge dont le poteau aurait été perdu, puisque tous les poteaux sont visibles sur la gravure, et que le Musée en conserve la totalité.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Saint Michel terrassant le dragon. Inv. 847-1-7.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-7-saint--5eadd

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Peut-être le septième en partant de la gauche ?

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Description par le Musée.

"Saint Michel est représenté debout en armure, foulant un dragon à ses pieds. De sa main droite, il tient une épée qui devait se ficher dans la gueule du monstre. L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un bloc principal. On constate cependant que trois éléments non originaux sont rapportés : le premier représentant le haut de l'épée et le second le prolongement des pieds du saint ainsi qu'une partie du corps du monstre. Il est probable que ces parties aient été retaillées suite à une importante attaque par les insectes xylophages. Le troisième élément consiste en une longue baguette ajustée à l'arrière du profil gauche, destinée peut-être à faciliter la présentation du pilier. La façon dont a été taillée la partie supérieure ainsi que la présence de trous disposés régulièrement sur le profil droit témoignent de l'intégration de ce pilier à une architecture aujourd'hui démolie."
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Je corrigerai "épée" par "lance".

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Saint François d'Assise. Inv. 1847-1-5.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-5-saint--83169.

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Le huitième ??

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Description par le musée :

Hauteur en cm : 82 ; Largeur en cm : 18 ; Profondeur en cm : 39

"Ce pilier de maison représente saint François d'Assise debout, habillé d'une robe de bure avec capuche et une cordelière nouée à la taille. L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un seul bloc de chêne de bonne qualité. On constate cependant la présence de deux petits morceaux de bois rapportés à l'arrière. Il est probable que ces éléments aient servi à fixer la sculpture sur la structure architecturale."

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Il expose ses stigmates en présentant les paumes de ses mains.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Photographie lavieb-aile.

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Deux autres poteaux, non exposés. Inv. 1847-1-6. Saint Roch ? Le Pauvre ?

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-6-saint--9290c

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Sous un seul numéro d'inventaire et le titre "Saint Roch, poteau de maison à pans de bois. Pilier", le site du Musée place une photo principale d'un homme grimaçant, les yeux écarquillés,  au visage tourné vers sa droite, vêtu d'une tunique descendant sous les genoux. Sa main droite vient saisir un objet long (une bourse? ) placé du coté gauche, près de la taille. Les éléments d'identification de saint Roch, et notamment le roquet et la cuisse gauche blessée, sont absents.

Mais dans l'ensemble des sept photos placées en registre inférieur, six montrent un deuxième personnage, main droite près de l'oreille, vêtu d'une robe longue et plissée, et dont la main gauche est placée sur le genou gauche, fléchi. On peut y voir un saint Roch remontant sa robe pour dévoiler le bubon de sa cuisse. Mais en fait, la jambe droite est également nue, avec un pan d'étoffe entre les deux jambes. Le personnage est peut-être accroupi.

La description donnée en notice par le musée est compatible avec le premier ("édenté" ; "tenant une bourse dans la main droite"), ou avec le second ("l'autre main — mais c'est la main droite— dans la chevelure chignon").

Il est impossible de les identifier parmi les personnages de la gravure.

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Description par le musée :

Saint Roch. Chêne sculpté et peint. Hauteur en cm : 86 ; Largeur en cm : 20 ; Profondeur en cm : 40

Ce pilier de maison représente un personnage non identifié édenté, debout, tenant une bourse de sa main droite, l'autre dans la chevelure (chignon). L'ensemble repose sur une console moulurée. Le pilier est taillé dans un seul bloc de chêne de bonne qualité. On constate cependant la présence de deux petits morceaux de bois rapportés à l'arrière. Il est probable que ces éléments aient servi à fixer la sculpture sur la structure architecturale. porte une étiquette portant son ancien numéro de montage (32).

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Au total, le Musée possède bien la totalité des huit poteaux figurés. Et il est inconcevable que le Pauvre n'accompagne pas saint Yves et le Riche, et n'occupe pas la troisième place, à droite du saint breton.

Néanmoins, je ne peux aller plus loin dans ma réflexion, et je suis incapable de désigner le Pauvre parmi les deux derniers personnages. S'il faut choisir, j'opte pour le second, dont peut se convaincre qu'il soit déguenillé.

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Note : j'ai copié les photos du site du Musée, mais je les ai éclaircies pour mieux les examiner.

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Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Les huit poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

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Détail du troisième personnage, à l'emplacement attendu du Pauvre. Et une réflexion tardive.

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f371.item.r=morlaix.zoom#

En regardant la gravure, je constate que sous le rythme des accolades, ce sont dix supports qui sont disposés, mais que   les fenêtres ont pu en faire disparaître deux, dont, précisément, le poteau placé à droite de saint Yves. Y a-t-il eu  percement des fenêtres hautes, découpe de la corniche inférieure, et suppression de deux poteaux ?

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Saint Yves entre le Riche... Cherchez le Pauvre! À Quimper au Musée départemental Breton.

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Le décor à gueules de monstre, écailles et torsades. Inv. 1847-1-26. Non exposé.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/1847-1-26-potea-f3dcf

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Décor

 

Description par le musée :

Hauteur en cm : 98,5 ; Largeur en cm : 17 ; Profondeur en cm : 16

"Décor à gueules de monstres, écailles et torsades."

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Là encore, je n'ai pu photographier les œuvres, et j'ai donc téléchargé les photos du Musée.

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Poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

Poteaux d'une maison de Quimper (fin du XVe siècle). Copyright musée départemental breton.

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TENKAYAITRE : LES POTEAUX À DÉCOR SCULPTÉ D'UNE MAISON DE MORLAIX.

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"Le Musée expose dans la même salle quatre poteaux d'une maison du XVe siècle qui s'élevait à Morlaix  à l'angle des rues du Pavé et du Pont Notre-Dame. Elle fut démolie en 1866-1867 lors des travaux d'élargissement du centre-ville. Seul l'élément décoratif du rez-de-chaussée, un joueur de cornemuse,  est resté en place. Ces décors témoignent de la qualité des ateliers morlaisiens de la fin du Moyen-Âge et du début de l'époque moderne.

La thématique religieuse prédomine dans le décor des maisons "à pans de bois" de Morlaix : Vierge, saints porteurs de leurs attributs occupent les éléments importants de la façade , et laissent peu de place aux sujets profanes. Les figures de saint Martin et de saint Michel étaient placés à l'encoignure de l'édifice, comme le montre une lithographie des Voyages pittoresques et romantiques (1845). Leur taille monumentale a peu d'équivalent dans les autres villes de Bretagne.

L'homme buvant et le porteur de tonneau étaient situés sur des poteaux d'huisserie du deuxième étage de la façade du Pont-Notre-Dame, qui abritait sans doute une auberge." (Cartel du musée départemental breton)

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Copiés-collés :

"Jusqu’au milieu du 18è siècle, le principal carrefour de la ville se nommait le Pavé. Là se rejoignaient les routes venant de Brest (par la porte de Bourret) et de Paris (par la porte de l’hôpital), ainsi que les 2 principales artères de la ville close, la Grand-Rue et la rue des Nobles. Une dernière rue, celle du Pont-Notre-Dame, menait vers la porte du pont Notre-Dame, donnant sur la confluence des 2 rivières (Jarlot et Queffleuth), où fut construit la maison de ville à partir de 1610, et le port." https://histoiresdemorlaix.wordpress.com/2014/09/07/le-pave-a-morlaix/

"Les deux maisons qui s’élevaient avec une double façade aux angles de la rue du Pont-Notre-Dame, étaient des plus originales. La première, au nº 9, était ornée au rez-de-chaussée d’une petite figure qui semblait supporter avec peine tout l’édifice. Au-dessus, dans une niche à pinacles, se détachait la statue de saint Roch, accompagné de son chien fidèle, qui s’élevait sur ses pattes de derrière pour regarder son maître d’un air attendri. Au second se trouvait la figure de saint François qui montrait ses stigmates, on y voyait encore la Vierge et sainte Catherine. La façade, qui se trouvait sur la rue du Pont-Notre-Dame, était ornée de quinze personnages, parmi lesquels on distinguait un saint Nicolas, un Bateleur, qui, de ses deux mains, relevait la jambe gauche pour porter son pied jusqu’au menton, et un Homme sauvage armé d’une main d’un bouclier, sur lequel était gravé une tête de Méduse et de l’autre, d’un bâton noueux. La maison moderne n’a conservé qu’un bonhomme en chemise qui semble grelotter de froid.

L’autre maison qui était vis-à-vis de celle que nous venons de décrire, et qui avait le nº 7, portait à l’angle un Joueur de biniou ; cette figure grossière de sculpture, mais charmante de naïveté, d’attitude et d’expression, a été conservée et on la voit encore à l’angle de la nouvelle maison qui porte aussi le nº 7. La musique municipale, tenait tous les ans, le soir de la Sainte-Cécile, donner une sérénade au vieux sonneur, patron des ménétriers, qui font danser depuis des siècles les filles et les garçons dans les pardons de l’Armorique ; les amateurs trouveront cette figure curieuse dans l’ouvrage que le baron Taylor a consacré à la Bretagne. Au-dessus du joueur de biniou, était l’image de saint Martin, et au second étage était placée la statue de saint Michel. Ces saints personnages étaient accompagnés de grotesques, parmi lesquels figuraient des Buveurs d’une bonne facture, une Vieille qui filait et un Homme barbu.

Si on repassait devant le nº 9, on arrivait au nº 11 ; cette maison avait aussi deux figurines qui ne manquaient pas de mérite : l’une  représentait un Fou jouant avec sa marotte et un autre grotesque qui se tirait la barbe en faisant une horrible grimace. Le peuple les désignait sous le nom de Comus et de Momus ; ces deux caricatures semblaient servir d’enseigne à la librairie de M. Lédan, à qui appartenait cette maison. «  (Source http://www.mda-morlaix.com/images/pdf/1879aallier.pdf)

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Maps.

 

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Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

Voyage romantique... BnF Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97223066/f115.item.r=morlaix.zoom#

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On trouve une illustration de cette maison dans la gravure sur acier coloriée "Morlaix (L'ancien pavé)", in  "Histoire des villes de France avec une introduction pour chaque province" - Tome I : Bretagne, Touraine / Aristide Guilbert.- Paris : Furne ; Perrotin ; H. Fournier, 1844.- 12-456 p. ; 27 cm.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

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Morlaix, l'ancien Pavé en 1844. https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

Morlaix, l'ancien Pavé en 1844. https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/hrzsvqhzx5rwzddefxvqyxums5k2jd7r2l54h39x9h0v21a4jc

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/le-joueur-de-biniou-manque-cruellement-de-soutien-663409

 

 

 

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Saint Martin en évêque, bénissant.

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Je reprends la dénomination habituelle, mais je remarque que rien ne permet d'identifier cet évêque.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Sculptures_in_Mus%C3%A9e_d%C3%A9partemental_breton#/media/File:053.Saint_Martin_b%C3%A9nissant.jpg

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-1-sain-de9e8?isPdf=1

Description par le musée : R.1885.4.1

"Bois sculpté en haut relief Mesures : Hauteur en cm : 140 ; Largeur en cm : 34 ; Profondeur en cm : 28,5 Description : Saint Martin est habillé en évêque, avec une robe recouverte d'une chape retenue sur la poitrine par une barrette; sa tête est recouverte d'une mitre. Il bénit de la main droite, la main gauche tient une crosse ornée de trois boules. Il offre un visage encadré de courtes boucles régulières."

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Saint Michel terrassant le dragon.

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-2-sain-d0ff3

 

Description par le musée . R.1885.4.2

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 144 ; Largeur en cm : 32 ; Profondeur en cm : 31

Ce pilier de maison représente saint Michel terrassant le dragon. Le groupe est figuré sous un dais à rinceaux de type gothique et sur une console ornée de feuillages; il est encadré par deux colonnettes torsadées. Saint Michel, aîlé, est vêtu d'une lourde armure; des cheveux mi-longs bouclés encadrent son visage. Il se tient debout sur le dragon et lui enfonce sa lance dans la gueule, tandis qu'il brandit une épée de la main droite pour lui donner le coup fatal. Le monstre aux yeux exorbités et à la gueule terrifiante semble se débattre et essaie de retenir la lance de sa patte antérieure droite.
Le pilier est constitué d'une bille de bois de chêne dans laquelle est sculptée la représentation. Seuls quelques éléments étaient rapportés : l'extrémité supérieure de la lance et la moitié de la lame de l'épée. A l'avant, de chaque côté de la console, des orifices circulaires ont été creusés dans la paroi du pilier, ils correspondent à l'arrière avec de grandes encoches. Ces éléments font partie du système d'assemblage du pilier à la structure de la maison."

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Homme buvant au tonnelet.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:055._Buveur_et_porteur_de_tonneau.jpg

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-4-homm-3ea01

Les deux pièces suivantes sont sans doute celles qu'on devine, en culot de corniches au dessus d'une enseigne "[Au] Bon Vin" signalant une auberge.

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Description par le musée R. 1885.4.4:

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 56 ; Largeur en cm : 16 ; Profondeur en cm : 19

L'homme est en génuflexion, le genou gauche posé sur le sol ; il porte entre ses deux mains un tonnelet. La partie renflée de celui-ci se prolonge en un goulot, que son personnage porte à ses lèvres. L'homme est imberbe, a des cheveux mi-longs bouclés. Il est coiffé d'un chapeau dont les pans sont relevés sur les oreilles et vêtu d'une robe longue ceinturée à la taille. Il repose sur une console et s'intègre dans une architecture voûtée. Le personnage est sculpté dans un seul bloc de bois (chêne)."

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Cet homme buvant au tonnelet est un motif fréquent des sculpteurs sur bois (sablières, miséricordes) et sur pierre (crossettes):

 

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Homme tenant un pichet et buvant au gobelet.

 

https://musee-breton.finistere.fr/fr/search-notice/detail/r-1885-4-3-homm-1fb5b

 

 

Description par le musée :R.1885.4.3

"Bois sculpté en haut relief. Hauteur en cm : 58 ; Largeur en cm : 22 ; Profondeur en cm : 19

L'homme en génuflexion (genou gauche au sol), est habillé d'une robe longue drapée, ceinturée à la taille et porte des chaussures au bout carré. Il tient dans la main droite un pichet, posé sur son genou. De son pouce, il ouvre le couvercle du pichet. De la main gauche, il tient un verre, qu'il porte à ses lèvres. Ses cheveux sont mi-longs et bouclés; il est imberbe. Le personnage se tient sur une console, directement taillé dans la masse de bois. Le personnage est sculpté dans un seul bloc de bois (chêne), non évidé au dos. Le haut de l'objet semble avoir été retaillé (élimination de zones trop vermoulues ?)."

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C'est là encore un motif fréquent des huchiers et sculpteurs sur pierre. Voir par exemple  au 6 rue des Boucheries à Landerneau :

 

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Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

Poreaux d'huisserie de la maison du XVe siècle rue du Pavé à Morlaix. Photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Quimper Saint Yves
28 novembre 2021 7 28 /11 /novembre /2021 17:34

Le moulin de Kereuzen à Crozon, les propriétaires, IV . En 1824,  Hervé Savina rachète la rente censive à Julie-Françoise Charlotte de Sevin, veuve de E.H. de Grandsaigne. En 1834, les meuniers de Kereuzen en signent la reconnaissance à Hervé Savina. En 1863,  Noël Hervé Savina hérite des droits sur le moulin par son père Hervé Savina.

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 Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XIXe  et la censive (droit foncier). III. 1805.

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Voir :

 

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 Rappel.

Le but de cette série d'article est d'étudier l'application de la censive en Finistère sur un moulin, sa reconnaissance par les meuniers tous les 30 ans environ depuis 1743 (premier document d'archive disponible)  1773  et encore après la Révolution en 1805, son montant, sa vente en 1824 par un notaire de Telgruc-sur-Mer, et son évolution jusqu'en 1834.

Les archives permettent de suivre la transmission familiale de l'activité de meunier sur l'Aber, notamment parmi les descendants d'Yves COLIN (1705-1766) sur quatre générations au moins.

Elles suivent aussi la transmission héréditaire du droit seigneur de la famille DE MARTEIL, seigneur de Trébéron (manoir surplombant l'Aber à l'ouest) jusqu'au réseau de leurs descendants, notamment les familles de GOULHEZRE et de KERHONTENANT, implantées en presqu'île de Crozon où leurs manoirs sont conservés (manoirs de Tréyer, de Kerhontenant, de Lamboëzer) dans un périmètre assez proche autour du moulin.

 

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Résumé.

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Il s'agit du "transport" de trois rentes censives et foncières par le sieur Barazer de Lannurien procurateur de Dame Julie-Françoise Charlotte de Sevin, veuve de Mr Hypolite Etienne de Grandsaigne adjudant-commandant chevalier de la légion d'Honneur au sieur Hervé Savina, notaire à Telgruc, la dite dame de Grandsaigne par représentation de feue Dame Corentine Guillemette de Kerhontenant, vivant sa mère.

1° une rente de 125 francs sur le moulin de Kereuzen de dépendance Crozon

2° une rente de 27 Francs due sur le lieu de Poraon Crozon

3° une rente de 23Francs 45 centimes due sur le lieu de Queffelec Huella autrement de Bosserf à Kervon Crozon.

Ces rentes sont sujettes à la déduction du 5e.

Dans cet acte figure la copie de la procuration de Madame de Grandsaigne à Mr François Etienne Barazer de Lannurien car elle a 4 enfants mineurs Hypolite-Louis-Jean-Baptiste, Oscar-Charles-Gilles, Constant-Jean-Andoche et Laure-Joséphine de Grandsaigne

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La transcription de l'acte du 1er août 1824 (Papier timbré : acte de vente).

"Par devant Me RIOU, notaire royal du département du Finistère, à la résidence de Crozon, canton de Crozon, arrondissement de Châteaulin, soussigné, assisté des témoins ci-après nommés, furent présents Mr François-Etienne BARAZEC, baron de Lannurien, avocat à Morlaix, y demeurant rue Courte n° premier, procurateur aux fins d'être reçu le dix-neuf novembre mil huit cent treize par Mr LAZENNEC son collègue, notaire à Morlaix, y enregistré le vingt deux du même mois, et dont une expédition pour servir de minute est annexée au présent, de dame Julie-Françoise Charlotte de SÉVIN, veuve de Mr Hypolite Etienne de GRANDSAIGNE, adjudant-Commandant , chevalier de la Légion d'Honneur, d'une part Mr Hervé SAVINA, notaire royal, demeurant au chef-lieu de la commune de Telgruc, d'autre part, le dit-sieur BARAZEC LANNURIEN et la dite qualité vend et transport au dit lieu SAVINA acceptant, trois rentes censives foncières sujettes à la retenue du cinquième, et dues à la dite dame de GRANSAIGNE par représentation de feue dame Corentine Guillemette HENRY DE KERHONTENANT, vivant sa mère, savoir la première de cent vingt cinq francs par an sur le moulin à eau de Kereuzen et ses dépendances, mairie de Crozon, par les enfants de défunts Isidore KERAUDREN et Anne COLIN, ainsi qu'il résulte d'une déclaration fournie par devant le dit Me SAVINA et son collègue le premier pluviôse an treize enregistré à Crozon le quinze du même mois, la seconde de vingt sept francs aussi par an, par les héritages immobiliers formant la moitié du lieu de Poraon, dite mairie de Crozon, par Michel SÉNÉCHAL et les enfants de feu Marie Jeanne DANIEL veuve Pierre LE CORRE, suivant titre nouvel rapporté le dix neuf octobre mil huit cent onze par Me PERRIN et son collègue notaires à Crozon, y enregistré le vingt six du même mois, et la troisième de vingt trois francs quarante cinq centimes par an sur les droits immobiliers dépendant d'une tenue, dite Quéffelec-Huella, autrement Bosserff, située aux dépendances du lieu de Kervon, commune de Crozon, par les enfants de défunts Allain NICOLAS et autres, en vertu d'une déclaration reçue le vingt octobre mil huit cent onze par ledit Me PERRIN et son collègue et enregistré au dit Crozon le vingt huit du même mois.

Le dit sieur BARAZEC LANNURIEN en ladite qualité a remis au dit Me SAVINA les grosses des titres nouvel et déclaration sur référé, et autres actes antérieurs de reconnaissance des dites rentes et l'a subrogé dans tous les droits, noms, raisons, privilèges et hypothèques de la dite commettante, concernant la propriété d'icelle, transférée garnie de la levée courante.

Le présent transport fait moyennant la somme de deux mille six cent trente et un francs soixante quinze centimes que le dit Me SAVINA a comptant en numéraire au dit sieur BARAZEC LANNURIEN près et vérifiés par le dernier au vu de nous notaire et témoins et desquels il a donné quittance au dit Me SAVINA

Dont acte fait et passé à Crozon en l'étude en présence des sieurs Yves-Pierre Marie CARRAZ, huissiers et Pierre-Marie GARINEC, praticien, demeurant séparément cité et mairie de Crozon, témoin ont les dits comparants et témoin signé avec nous notaires , lecture faite ce jour premier août mil huit cent vingt quatre . Signé sur la minute, BARAZER LANNURIEN , SAVINA, CARRAZ, GARNIER et RIOU notaire."

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Les meuniers et leur famille.

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Sont cités "les enfants de défunts Isidore KERAUDREN et Anne COLIN". Ces enfants étaient énumérés dans l'acte de 1805 :

— Julien KERAUDREN, meunier

 Marie KERAUDREN (1770-), veuve d'Henry LE BOUSSARD (Crozon 1759-) qu'elle épousa en 1788.

 Anne KERAUDREN (1776-1844) et son mari Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

 Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est meunier au moulin de La Palue. 

Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859), épouse de Pierre Marie GOURMELEN (Crozon 1777-Crozon bourg 1808). Il est qualifié de meunier sur l'acte de mariage tout comme sur cet acte de 1805.

 

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Les détenteurs des droits.

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Les héritières bénéficiaires en 1805 étaient  Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT, veuve de Henry de KERMADEC et Marie-Anne PERCHOT, dame PRIGENT.

En 1824, les droits sont détenus par "Julie-Françoise Charlotte de SÉVIN, veuve de Mr Hypolite Etienne de GRANDSAIGNE, adjudant-Commandant , chevalier de la Légion d'Honneur". Il s'agit de la fille de Marie Guillemette Corentin HENRY de KERHONTENANT. Julie Françoise Charlotte DE SEVIN, née en 1778 à Quimper,  avait épousée en 1795 à Crozon un lieutenant de vaisseau, Joseph Jacques LIDIER dont elle avait divorcé l'année suivante, puis en 1800, à Crozon, Etienne Hipolyte Gilles de GRANDSAIGNE (Millau 1776). Elle n'eut pas d'enfants, ce qui peut expliquer qu'elle vende ses droits au notaire qui avait rédigé, en 1805, l'acte notarial.

Autrement dit, elle est le dernier maillon de la transmission nobiliaire que nous avons suivi depuis 1743.

 

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Le montant, de 125 francs, est exactement le même que celui mentionné en 1805 pour Marie-Guillemette Corentine HENRY de KERHONTENANT.

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La reconnaissance en 1834 de la redevance de censive par Corentin Le Cap et Anne Keraudren envers Hervé Savina.

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En 1834, donc près de 30 ans après la reconnaissance de censive de 1805, les héritiers et successeurs d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN doivent à leur tour effectuer la même démarche. Je ne recopierai pas cette fois l'ensemble de l'acte, mais seulement les parties qui renseignent mon enquête.

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Résumé.

"Le 8 juin 1834 devant Riou, notaire.

Titre nouvel d'une rente censive et foncière par Corentin le Cap et consorts au profit de Me Hervé Savina, la dite rente portant à 125 Fr."

Reconnaissance de dettes d'une rente annuelle foncière et censive de 125 francs par Corentin Le Cap, meunier, Anne Keraudren veuve de Pierre le Mignon, cultivateur, Pierre Gourmelen forgeron demeurant et domiciliés ensemble et séparément au moulin de Kereuzen mairie de Crozon. Ledit Me Savina aux droits de Dame Julie Françoise Charlotte De Sevin veuve de Monsieur Hypolite Etienne Grandsaigne et représentant Dame Marie Guillemette Corentine Henry de Kerhontenant veuve en premier mariage du sieur de Sevin, en second mariage du sieur Claude Pierre, Jean Henry de Kermadec sa mère .

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Extrait.

« Furent présents Corentin LE CAP, meunier, Anne KERAUDREN veuve de Pierre Le MIGNON, cultivateur, Pierre GOURMELEN forgeron demeurant et domiciliés ensemble et séparément au moulin de Kereuzen mairie de Crozon. Lesquels se sont par ces présentes reconnus débiteurs le dit LE CAP pour une moitié et des dits veuve LE MIGNON et GOURMELEN pour l'autre moitié et solidairement pour le tout envers Me SAVINA Hervé notaire royal à la résidence du chef-lieu de la mairie de Telgruc à ce présent et acceptant, d'une rente annuelle foncière et censive de la somme de cent vingt francs [sic] sujette a retenue au principal de deux mille cinq cents francs […] laquelle rente de cent vingt cinq francs les dits LE CAP veuve LE MIGNON et GOURMELEN s'obligent à payer et continuer au dit Mr SAVINA chacun dans les proportions sus dites et sous la solidarité exprimée ci-dessus quant à l'hypothèque, la moitié le premier avril et l'autre moitié le vingt neuf septembre de chaque année [...] Suit la description du moulin et de ses surfaces, reprenant textuellement celle de 1805 (surface totale calculée par moi 211 ares 7ca)

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Les meuniers ou héritiers du moulin de Kereuzen en 1834.

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Corentin LE CAP, cultivateur et meunier, est né en 1794 à Crozon et décédé à Kereuzen, Crozon en 1860. Il est le fils de Jean LE CAP et d'Anne LE CORP. Il a épousé en 1819 à Crozon Marie-Perrine KERAUDREN, laquelle décéda en 1821 à 18 ans. Celle-ci était la fille de  Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est signalé comme meunier au moulin de La Palue. Elle est donc la petite fille d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN, ce qui place Corentin LE CAP comme héritier du moulin.

En novembre 1821, il épousa Jeanne KERMARREC (Crozon 1802-Crozon 1885), d'où 9 enfants nés entre 1824 et 1839. Parmi ces enfants notons :

Marie Anne (1824-1846), qui épousa en 1844 Jean-Pierre LE MONZE, dont un fils Louis Marie (1846-1856)

Marie Perrine (1827-1895), qui épousa en 1850 son beau-frère Jean-Pierre LE MONZE, d'où 2 enfants, puis en 1857 Jean-Marie BILLANT, d'où 8 enfants. En 1841, Jean- Pierre LE MONZE apparaît, avec son père Louis, comme meunier au moulin de Pont-Men, voisin de Kereuzen.

Pierre Marie (1832, Kereuzen -)

François (1835, Kereuzen -)

Corentin (1838, Kereuzen -)

Jean-Claude, (1839, Kereuzen -)

 

https://gw.geneanet.org/aperson?n=le+cap&oc=&p=corentin

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—  Anne KERAUDREN (1776-1844) est veuve de Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

Pierre Marie GOURMELEN (1805-1863) est le fils de Pierre Marie GOURMELEN,(Crozon 1777-Crozon bourg 1808), époux de Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859) . 

Il est déclaré ici comme forgeron, mais il est domicilié au moulin comme les précédents.

Il épousa Marie-Jeanne POSTIC (Perros-Trébéron, à Crozon 1810- moulin de "Keuren" à Crozon 1850), d'où 11 enfants nés au moulin de "Keuren" de 1830 à 1848.

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Le 11 octobre 1863, Noël Hervé SAVINA hérite par son père Hervé SAVINA des droits de censive sur le moulin.

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Acte  du 11 octobre 1863 en l'étude de Me Balcon notaire. Papier timbré

Mr Noël Hervé Marie Pascal SAVINA, ancien notaire, propriétaire, sans profession demeurant au moulin du Jeune en la commune de Telgruc hérite les droits sur cette rente de son père Hervé Savina. Les débiteurs légaux sont Jean Marie Billant et Marie Perrine Le Cap sa femme, meuniers et cultivateurs demeurant au moulin de Kereuzen, Jean Pierre Gourmelen cultivateur & meunier demeurant au lieu de Kerballiou, Jean François Postic tuteur datif de Bernard Gourmelen piqueur de pierres, demeurant à Locronan et de Bernardine Gourmelen, sans profession demeurant aux Ursulines à Quimper, les deux enfants mineurs de défunt Pierre Gourmelen.

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Les meuniers en 1863.

 

— Jean Marie BILLANT et Marie Perrine LE CAP sa femme, sont meuniers et cultivateurs demeurant au moulin de Kereuzen, Marie-Perrine est (supra) la fille de Corentin LE CAP.

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Les autres "débiteurs légaux" sont :

 

— Jean Pierre GOURMELEN cultivateur & meunier demeurant au lieu de Kerballiou,. C'est le fils de Pierre Marie GOURMELEN (supra), et il est né en 1830 au moulin de Keuren (je suggère de lire Kereuzen). Il a épousé Anne RAOUL, née en 1822 à Kerbaliou.

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?lang=fr&pz=francois+edouard&nz=harmegnies&p=yves+marie&n=gourmelen

 

— "Jean François POSTIC tuteur datif de Bernard GOURMELEN piqueur de pierres, demeurant à Locronan et de Bernardine GOURMELEN, sans profession demeurant aux Ursulines à Quimper ". Bernard et Bernardine sont les frère et sœur de Jean-Pierre, nés au moulin de Kereuzen en 1845 et 1848.

— "les deux enfants mineurs de défunt Pierre GOURMELEN."

 

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Published by jean-yves cordier - dans Moulins Crozon
24 novembre 2021 3 24 /11 /novembre /2021 18:54

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L'ACTE NOTARIÉ DE 1805.

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"Déclaration d'une rente censive par Julien KERAUDREN et consorts aux dames KERMAREC et PRIGENT."

 

1er pluviôse  an 13

[21 janvier 1805]

Napoléon par la grâce de Dieu et la constitution de la République empereur des français, à tous ceux qui les présentes verrons, salut ; savoir faisons que par devans Auguste CARADEC et Hervé SAVINA notaires soussignés à la résidence de Telgruc et Crozon, furent présents Isidore KERAUDREN veuf d'Anne COLIN, tant en privé que comme père et garde naturel d'Yves KERAUDREN, son fils mineur de leur mariage, Julien KERAUDREN, tous les deux meuniers, Marie KERAUDREN veuve d'Henry LE BOUSSARD, sans profession, demeurant en même commensalité, au moulin de Kereuzen, Pierre LE MIGNON, cultivateur et Anne KERAUDREN sa femme, Joseph KERAUDREN meunier du moulin de la Palue, Pierre GOURMELEN meunier et Jeanne KERAUDREN sa femme de la cité de Crozon. Les dites femmes de leurs dits maris, elles le requérant autorisées et tous de la mairie de Crozon, Le – qui tant en privé qu'aux dites qualités. Connaissent et confessent d'avoir par an de rente foncière de censive à Dame Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT veuve de Claude Pierre Jean  HENRY DE KERMADEC et Marie-Anne PERCHOT veuve de Pierre Marie PRIGENT, le moulin à eau de Kereuzen, appartenance et dépendances situé mairie de Crozon et dont la description suit.

Savoir est le moulin à eau de Kereuzen couvert d'ardoises, avec ses crèches, autre moulin nommé le Moulin Blanc biais de mur donnant de tous côtés sur terre aux avouants et contenant ensemble sous fonds six are cinquante trois centiares

Un fenier avec un petit bois taillis donnant du levant sur le pont de Pors Salus, du midi sur le canal qui conduit au dit moulin , du nord sur les terres du village de Kereuzen, et du couchant sur terre aux avouants contenant sous fond un hectare quatre vingt quatorze ares quarante huit centiares

Une parée de terre froide nommée Parc Du moulin donnant du levant couchant et midi sur terre aux avouants, du nord sur terre de Kereuzen, contenant sous fond soixante douze ares quatre vingt treize centiares,

Un petit jardin au couchant et nord du dit moulin contenant sous fond un are quatre vingt deux centiares

Deux champs terre chaude, l'un nommé parc Boedic et l'autre Parc ar Breton, donnant du midi sur la montagne de Tréboul, du couchant sur terre aux héritiers de Jean DANIELOU, du nord sur les terres de Poraon et du levant sur terre aux avouants contenant sous fonds vingt trois ares cinq centiares

Et finalement une garenne de terre grise et froide donnant du couchant sur les dits parcs, du midi sur la montagne de dit Tréboul, du nord sur le village de Poraon et du levant sur terre aux avouants contenant sous fonds de terre grise douze ares seize centiares

Et de terre froide aussi douze ares seize centiares

Dessus lesquels moulins et dépendances les dits avouants connaissent et confessent devoir par an de rente censive aux dites dames veuves HENRY et KERMADEC et PRIGENT cent quarante francs payables de moitié de six mois en six mois, la première moitié le deux pluviôse de chaque années et la seconde moitié le deux thermidor aussi de chaque année, savoir à la dite dame de KERMAREC cent vingt-cinq francs et à la dite dame PRIGENT quinze francs, le tout par an faisant le total de cent quarante francs que les dits avouants promettent et s'obligent de payer aux ditsusdites dames aux dites dames avouées sous l'obligation générale et solidaire de tous leurs biens meubles et immeubles en pour hypothèque spéciale des droits susdécrits ainsi a été voulu consenti après lecture donnée aux parties fait et passé à Telgruc en l'étude et au rapport de SAVINA --- CARADEC son collègue présent et sous nos seings et ceux des dits Julien KERAUDREIN, Pierre LE MIGNON, Pierre GOURMELEN et Jeanne KERAUDREN chacun pour soi, les autres comparants ayant déclaré ne pas savoir signer de ce interpeller, le premier pluviôse an treize de la République signé à la minute Julien KERAUDREN, Pierre LE MIGNON, Pierre GOURMELEN, Jean KERAUDREN, CARADEC et Hervé SAVINA notaire ce dernier rédacteur et saisi de la minute. En marge est écrit enregistré à Crozon le quinze pluviôse  an treize, reçu un franc dix centimes signé DUVAL.

Mandons et ordonnons à tous huissiers sur le requis de mettre les présentes à exécution à tous commandants et officiers de la force publique d'y prêter main forte lorsqu'ils seront légalement requis, aux commissaires généraux impériaux et aux commissaires impériaux d'y tenir la main, en foi de quoi nous avons fait sceller la présente.

SAVINA notaire

Pour tous frais du présent dix-huit francs reçus d'Isidore KERAUDREN.

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I. LES MEUNIERS DE KEREUZEN ASSUJETTIS EN 1805.

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Rappel. 

La déclaration semble se renouveler tous les trente ans.

En 1743, le meunier assujetti était Tanguy RIVIDIC.

En 1773, il s'agissait de Marie LE ROUX, veuve d'Yves COLIN (1705-1766) et de deux de ses enfants,  Marie COLIN (1743-) (avec son mari Jean CORRE 1742-1825) et Corentin (1747-1783). 

En 1761, Anne COLIN, deuxième fille d'Yves et  soeur jumelle de Marie COLIN, a épousé Isidore KERAUDREN (1741-1813). Elle décéda en 1802.

En 1795, Isodore Keraudren a fait graver son nom sur un linteau du moulin, en guise d'inscription de fondation d'une construction ("fait fait par Joseph Kerinec) . Une autre pierre, aujourd'hui intégrée aux murs du moulin reconverti en habitation, et en pierre de Logonna, porte le nom d'ANNE COLIN. Ces deux inscriptions attestent que le couple avait repris le moulin de Kereuzen et y avait fait faire des travaux.

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Les meuniers en 1805.

En 1805, Anne COLIN est décédée, et son mari Isidore KERAUDREN a 64 ans. Il est présent à la convocation — qu'il signe—, et il exerce toujours la profession de meunier à Kereuzen. Il signale un fils encore mineur, Yves qui serait donc né vers 1785. C'est Isidore qui règle la censive.

—Puis vient son fils Julien KERAUDREN (Crozon 1772, Crozon 1808), également meunier. Il a 33 ans. La généalogie d'Alain Person signale qu'il s'est marié à Crozon en 1802 avec Marie-Anne LE CORRE, dont il n'est pas fait état dans cet acte.

Viennent ensuite les autres enfants d'Isidore KERAUDREN et d'Anne COLIN :

—Leur fille Marie KERAUDREN (1770-), veuve d'Henry LE BOUSSARD (Crozon 1759-) qu'elle épousa en 1788.

—Leur fille Anne KERAUDREN (1776-1844) et son mari Pierre LE MIGNON (1782-), épousé en 1799.

— Leur fils Joseph KERAUDREN (1767-moulin de Kereuzen 1841), qui a épousé Marie-Françoise ROLLAND et est meunier au moulin de La Palue. 

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?n=keraudren&oc=2&p=joseph

—Jeanne KERAUDREN (Crozon  Kereuzen 1783-Crozon Kereuzen 1859), qui épousa en février 1802 à Crozon Pierre Marie GOURMELEN (Crozon 1777-Crozon bourg 1808). Il est qualifié de meunier sur l'acte de mariage tout comme sur cet acte de 1805. Sans doute à Kereuzen.

https://gw.geneanet.org/fharmegnies?lang=fr&pz=francois+edouard&nz=harmegnies&p=jeanne&n=keraudren&oc=1

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II. LES AVOUÉS de 1805, HÉRITIERS BÉNÉFICIAIRES DE LA RENTE DE CENSIVE.

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Rappel.

En 1743, il s'agissait des héritiers de Marie-Françoise de MAREIL et d'Anne-Gilette de MAREIL, épouse de François de Mareil sieur de Trébéron : soit Claude-Sébastienne de Damas de Marillac, et Jean-Baptiste de GOULHEZRE ainsi que ses sœurs Marie-Corentine (mariée en 1710 à Gabriel Giraud du Poyet) et Corentine Françoise, mariée en 1714 à Guillaume MITTERN.

En 1773, la même logique de droits héréditaires place comme bénéficiaire Marie-Claude MITTERN, fille de Corentine Françoise de GOULHEZRE (supra), devenue l'épouse de Louis HENRY DE KERHONTENANT. Les autres bénéficiaires sont Gabriel GIRAUD DU POYET, veuf de Marie Corentine de GOULHEZRE (supra), et le négociant brestois Yves-Augustin BERSOLLE ayant-droit (héritier) de [Jean-Baptiste] de GOULHEZRE.

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En 1805, la Révolution n'a pas éteint ces droits fonciers, dont se réclament les héritiers des familles nobles ou riches précédentes.

Marie-Guillemette Corentine HENRY DE KERHONTENANT, veuve de Claude Pierre Jean Henry DE KERMADEC est la fille de Marie-Claude MITTERN et de Louis HENRY DE KERHONTENANT. Après avoir épousé en 1776 François Charles SEVIN de la POMMERAYE, décédé en 1782, et avoir eut cinq enfants, elle épousa en 1784 Claude Pierre Jean HENRY DE KERMADEC (752-1802). Elle est veuve à la date de l'acte qui nous intéresse.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=corentine+guillemette&n=henri+de+kerhontenant

—Le couple Marie-Corentine de GOULHEZRE et Gabriel GIRAUD du POYET s'est éteint sans descendance.

— Plus énigmatique est la présence comme héritière de  "Marie-Anne PERCHOT veuve de Pierre Marie PRIGENT". Il faut certainement lire PERCHOC.

Mais je ne trouve la trace dans les généalogies que de Marie Anne Perrine PERCHOC, époux de Pierre PRIGENT (?-avant 1818)

https://gw.geneanet.org/frenchmagpie?lang=fr&iz=4648&p=marie+anne+perrine&n=perchoc

Ce serait une impasse, mais je note que ce couple eut un fils, Jean-Marie PRIGENT, né en 1767, et qui épousa en 1818 une Marie Catherine de GOULHEZRE (1790-). Cette dernière est la fille de Charles François Jean de GOULHEZRE, petit fils de notre Jean-Baptiste de GOULHEZRE. 

Cela ne résout pas la difficulté, mais indique qu'il y a anguille sous roche.

Je remarque que la "dame PRIGENT" ne reçoit que 15 francs sur 140, cette portion congrue correspond volontiers à la part due à l'héritier de Jean-Baptiste, 10 livres sur 150.

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III. LE MONTANT ET LA DATE DE PAIEMENT DE LA RENTE DE CENSIVE.

Elle était fixée à 150 livres, elle est en 1805 de 140 francs. 

Elle reste à payer au 22 janvier et au 22 juillet, mais on ne dit plus "à la Madeleine".

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IV. LA DESCRIPTION DU MOULIN.

Nous retrouvons la mention d'un Moulin Blanc inclut dans celui de Kereuzen.

La surface totale est de 211 ares 7 ca. J'avais évalué (en convertissant les toises en ares, exercice périlleux) la surface indiquée en 1773 à 180 ares 61 ca. C'est "à peu près" cohérent.

La référence géographique aux hameaux de Poraon et de Pos Salut, à la montagne de Tréboul ou aux parcelles nommées Parc Boédic et Parc ar Bretton persiste.

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Published by jean-yves cordier - dans Moulin Crozon
23 novembre 2021 2 23 /11 /novembre /2021 15:13

Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XVIIIe  et la censive (droit seigneurial). II :1773.

Voir :

 

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L'ACTE NOTARIÉ DE 1773.

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14 août 1773. Déclaration fournie par Corentin COLIN et consorts à Madame MITTERN KERHONTENANT pour paiement par an 125. Moulin à eau de Kereuzen.

Devant nous notaire

de la juridiction du comté de Crozon avec soumission aj celle ont personnellement comparus Marie LE ROUX veuve feu Yves COLLIN et Jean CORRE et Marie COLLIN sa femme icelle à la requête de son dit mari bien dûment autorisés aux fins d'icelle,

et Corentin COLLIN demeurant ensemble au moulin de Kereuzen paroisse de Crozon lesquels connaissent et confessent tenir comme de fait et tiennent à titre de Cens final de ----dame Marie Claude MITTERN épouse et séparée quant aux biens d'écuyer Louis HENRY chevalier seigneur de KERHONTENANT et autres lieux, messire Gabriel GIRAUD du POYET officier des colonies en Amérique en privé ---------- Et co-héritiers, héritiers de défunte dame comtesse de CHOISEUL et noble homme Yves Augustin BERSOLLE, Négociant à Brest comme cause ayant de monsieur de GOULHEZRE. Le moulin à eau de Kereuzen et ses appartenances, dépendances dont la description suit, savoir, est :

Le dit moulin de Kereuzen couvert d'ardoises avec ses crèches autre moulin nommé le moulin Blanc ---- issues donnant de tous côtés sur terre ---- contenant ensemble dix cordes et trois quartiers.

Un fenié avec un petit bois taillis donnant du levant sur le pont de Port-Salut du midi sur le canal qui conduit au dit moulin , au nord sur les terres de Kereuzen et au couchant aux advouants comptant trois cent vingt corde et 20 une parée terre froide nommée parc du moulin donnant du levant couchant midi à terre desdites advouant et au nord sur les terres de Kereuzen contenant cent vingt cordes

Un petit jardin au couchant au nord dudit moulin donnant du couchant au nord aussi –dits advouants contenant trois cordes

Deux champs terre chaude l'un nommé Parc Boédic et l'autre Parc ar Bretton donnant au midi sur la montagne de Tréboul du couchant sur terre héritiers de Jean DANIELLOU du nord sur les terres de Poraon et du levant eux advouants contenant trente cinq cordes.

Et finalement une garenne terre froide et grise donnant du couchant sur le dit parcs du midi sur la montagne dudit Treboul du nord sur le village de Poraon et au levant aux dits advouants contenant de terre grise vingt cordes

Et de terre froide aussi vingt cordes.

Dessus lesquels moulins et dépendances lesdits advouants connaissent et confessent devoir par an de rente censive aux dits dame et seigneurs advouants la somme de Cent cinquante Livres payable de six mois en six mois savoir la moitié en chaque vingt-deux de janvier l'autre moitié à chaque vingt-deux de juillet savoir à ladite dame de KERHONTENANT cent vingt cinq Livres , au dit sieur du POYET quinze Livres et au dit sieur BERSOLLE dix Livres, le tout par an faisant le tout Cent cinquante Livres. 

Lesquelles dites sommes les dits advouants promettent et s'obligent de payer aux susdits terme aux dits seigneur et dame advoués sous l'obligation générale et solidaire de tous leurs biens meubles et immeubles resants et futurs et sur hypothèque spéciale des dits droits ainsi fait le passe- au bourg de Crozon en l'étude et aux rapport du soussignant TEPHANY notaire. L'un de nous sous le signe des dits Corentin LE FEREC pour la dite ROUX et celui de Jean CADIOU pour laquelle Marie COLLIN jieux Le Requérants disants et affirmants ne savoir signer ou interpellés . Le Nôtres Notaires le jour quatorzième août mil sept cent soixante treize au signe endroit Le FEREC Jean Le ROUX [CORRE] Corentin COLIN TEPHANY collègue notaire dûment contrôlé le vingt --- dudit mois --- pour vingt trois Livres d'enregistrement

TEPHANY

 

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LES NOMS DES MEUNIERS de KEREUZEN en 1773.

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Rappel : le précédent acte, de 1743, indiquait comme meunier Tanguy RIVIDIC, à la suite de son père Jean. Tanguy, né en 1705 décéda en 1753 à Landévennec. Il n'est pas inconcevable qu'Yves COLIN ait repris le moulin de Kereuzen cette année là.

En 1783, la carte de Cassini indique "Moulin Colin" pour le désigner.

Les données de l'acte de 1773 indiquent :

—Marie LEROUX veuve d'Yves COLLIN

— Jean CORRE et son épouse Marie COLLIN

— Corentin COLLIN

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Yves COLIN né avant 1705 et décédé le 24 juillet 1766 au moulin de Kereuzen, eut deux mariages. 

https://gw.geneanet.org/aperson?n=colin&oc=4&p=yves

1°) en 1721 à Lennon avec Corentine NEDELEC, d'où 3 enfants en 1722, et 1725.

2°) en janvier 1743 à Landévennec avec Marie LE ROUX (Landévennec 1715-Moulin de Kereuzen 28 mars 1779), d'où 4 enfants.

--L'ainée Marie est née le 4 août 1744 à Landévennec . Elle épousa à Crozon  le 29 juillet 1765 Jean CORRE . Ce dernier a été baptisée à Kereuzen le 26 septembre 1742 et décédé le 31 décembre 1825 à Lanvoc [Lanveoc ?]. Puis il se remaria en 1775 avec Françoise LANVAUC.

https://gw.geneanet.org/harmegniesmad?n=le+corre&oc=8&p=jean

--La sœur jumelle de Marie COLIN, Anne  épousa en 1761 à Crozon Isidore KERAUDREN (1741-1813), qui reprendra la succession comme meunier.

--Leur frère Corentin est né en 1747, il épousa le 8 juillet 1782 à Telgruc-sur-Mer Jeanne KERSPERN mais décéda le 27 mai 1783 au moulin de Kereun (sic) à Crozon.

 

Les documents généalogiques sont donc cohérents avec les données de l'acte de 1773.

Note. Je remarque que non seulement Jean CORRE (né en 1742), mais aussi sa sœur Marie (1738), et son frère Tanguy (1739) sont nés à Kereuzen, les frères et sœurs suivants étant nés à Kereun (sic). Leurs parents Pierre CORRE et Anne LARGEANTON semblent avoir demeuré à Kereuzen au moins de 1738 à 1742, peut-être comme meuniers.

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Conclusion : ce document apporte des précisions supplémentaires sur les meuniers de Kereuzen sous l'Ancien Régime, par rapport à  celles de mon premier article.

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LES NOMS DES PROPRIÉTAIRES de KEREUZEN en 1773.

1°) Dame Marie Claude MITTERN épouse et séparée quant aux biens d'écuyer Louis HENRY chevalier seigneur de KERHONTENANT.

L'acte de 1743 faisait apparaître, comme bénéficiaire de la censive de Kereuzen, outre Claude-Sébastienne de DAMAS DE MARILLAC héritière de Françoise de MAREIL, les enfants d'Anne-Gilette de MAREIL,  Jean-Baptiste de GOULHEZRE et ses deux sœurs Marie Corentine et Corentine Françoise.

Cette dernière (Crozon 1690-Crozon manoir de Lamboëzer 1775) était l'épouse en 1714 de Guillaume MITTERN, écuyer, sieur de Rosambey ou Rosamblay, gouverneur de l'île d'Yeu, sieur de Lamboëzer, Ranvédan, capitaine de la milice garde-côte de Crozon..

 

Mais nous avons maintenant affaire à leur fille Marie Claude (connue par les généalogistes comme Marie Claudine) MITTERN, épouse de Louis HENRY de KERHONTENANT.

[La base Pierfit précise "au manoir de Labëzer", lieu de décès de Corentine Françoise, mais donne comme parents (avec la mention : ascendance à confirmer) Marc Joseph Mittern et Marie Guillemette Duval. Il faut privilégier la généalogie ckerjosse]

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=marie+claudine&n=mitern

Marie Claudine MITTERN, née à Crozon en 1727 d'Anne Corentine Françoise de GOULHEZRE et de Guillaume MITTERN, épousa à Crozon le 14 avril 1750 Louis HENRY de KERHONTENANT, écuyer. Leur fille Corentine Guillemette HENRY naquit en 1750 et épousera François-Charles de SÉVIN : elle héritera des droits sur le moulin de Kereuzen qu'elle transmettra à sa fille Julie de GRANDSAIGNE. Elle décéda à Crozon le 21 septembre 1794.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=en&pz=claude&nz=kerjosse&p=corentine+guillemette&n=henri+de+kerhontenant

Le manoir de Kerhontenant, au sud de Lanvéoc, est bien connu en Presqu'île de Crozon et a été décrit par l'Inventaire. "Ancienne ferme dépendante en 1535 de la seigneurie du Poulmic ; devenue manoir lors de l'anoblissement du propriétaire Jean Henry en 1565.  Au 17e siècle, un nouveau logis est construit, contigüe au porche. Jusqu'à la Révolution le manoir est assez prospère avant d'être quelque peu abandonné. Appartient à la même famille jusqu'à la mort de Guillemette de Kerhontenant en 1818."

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/manoir-kerhontenant-lanveoc/49406630-e67b-4c79-a591-3016db20b58d

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/lanveoc/manoir-de-kerhontenant-001.php

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2°) Messire Gabriel GIRAUD du POYET.

Il est le fils du célèbre Robert Giraud du Poyet (1659-1740) qui fut gouverneur de Grenade puis de la Guadeloupe.

Lui-même est né à Port-Royal en Martinique le 26 septembre 1688, sa mère étant Marie-Madeleine Le Vassor de la Touche.

Il devint capitaine des vaisseaux du roi, sans doute à Brest puisqu'il rencontra et épousa Marie-Corentine de GOULHEZRE, à l'église des Sept-Saints de Brest le 13 mars 1710. Le décret de mariage spécifie qu'elle est la fille de Anne-Gilette de MAREIL et de Corentin de GOULHEZRE, de son vivant lieutenant des vaisseaux du roi, capitaine de compagnie franche de la marine. 

Marie-Corentine de GOULHEZRE est née et baptisée à Crozon  le 29 juin 1688, son parrain étant Corentin de MAREIL sieur de Trébéron et sa marraine Marie de GOULHEZRE dame de Kernaval.

https://gw.geneanet.org/cedriclharidon?lang=fr&iz=2&p=marie+corentine&n=goulhezre

Elle est décédée après 1730. On ne lui connait pas d'enfants.

Elle est la sœur de Jean-Baptiste de GOULHEZRE et de Corentine Françoise, épouse MITTERN.  

En résumé, Gabriel GIRAUD DU POYET, veuf en 1773, est héritier, par son épouse, de la succession d'Anne Ginette de MAREIL, et apparaît donc ici sur cet acte au même titre que sa nièce Marie-Claude (supra).

https://gw.geneanet.org/leamarthe?n=giraud+du+poyet&oc=&p=gabriel

https://gw.geneanet.org/leamarthe?lang=en&pz=mireille&nz=gille&p=gabriel+corentin&n=giraud+du+poyet

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?n=de+goulhezre&oc=&p=marie+corentine

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3°) Yves-Augustin BERSOLLE (1702-74), négociant et directeur des postes.

Ce riche négociant brestois apparaît ici comme "ayant cause" de "Monsieur de GOULHEZRE", dans lequel je propose de voir Jean-Baptiste, déjà mentionné avec ses sœurs dans l'acte de 1743 comme bénéficiaire de la censive de Kereuzen. Jean-Baptiste de GOULHEZRE aurait connu des difficultés financières, et aurait cédé une partie de ses bénéfices et droits à Yves-Augustin BERSOLLE.

"L'ayant cause est la personne qui a reçu un droit d'une autre personne dite "son auteur" tel un héritier qui a reçu par testament ou en vertu des dispositions de la Loi, un bien, une quotité ou l'ensemble du patrimoine du défunt. Dans ces exemples le bénéficiaire des droit qui lui ont été ainsi transmis est, dans le premier cas, un "ayant cause particulier", dans le second cas, un "ayant cause à titre universel" et in fine, un "ayant cause universel". (Dictionnaire du droit privé)

 

 Son fils Yves-Emmanuel BERSOLLE devint   l'un des négociants les plus imposés du port de Brest, avec Berthomme, Lécuyer ou Gaudelet, Riou-Kerhallet

Yves-Emmanuel (Brest, 1750 – Brest, 1812), négociant : Fils de Yves-Augustin, Yves-Emmanuel Bersolle se lance à son tour dans le négoce au cours des années 1770. Il obtient très rapidement des marchés avec la marine qui portent aussi bien sur du chanvre, des toiles à voile, du fer blanc, des suifs, des planches de sapin, du goudron ou des fournitures de bureau. Il arme également des navires qui se rendent à Bordeaux, La Rochelle, la Nouvelle-Angleterre, en Chine ou à Hambourg. Marié à Jeanne Millot (fille d’un négociant marseillais), ils ont six enfants. Initié à la franc-maçonnerie en 1784 au sein de l’Heureuse Rencontre, Bersolle est député des négociants à l’assemblée générale du Tiers-état de la ville au début du mois d’avril 1789. En juillet 1789, il intègre le conseil général révolutionnaire et en septembre, il est choisi pour réceptionner la souscription volontaire destinée à subvenir aux besoins urgents de l’État . Élu officier municipal en mars 1790, il reste en poste jusqu’en novembre de la même année, ce sera là son unique expérience politique. Malgré les évènements révolutionnaires, Bersolle continue à faire fructifier son entreprise en fournissant la marine en brai, goudron ou charbon. Devant les difficultés rencontrées pour commercer par mer, il s’adapte et met en place un réseau d’échanges routiers qui lui permet d’échanger avec Rouen, Paris ou Le Havre. A la fin de l’an II, il s’associe avec son cousin Joseph-Denis Torrec-Bassemaison , tous deux développent leurs affaires et achètent des navires, souvent mis en vente en tant que prise de course. Bersolle fait partie des plus grosses fortunes brestoises car lors de la déclaration réalisée dans le cadre de l’emprunt forcé de l’an II, il admet posséder des biens immobiliers à hauteur de 236 100 livres et avoir touché des bénéfices d’un montant de 42 650 livres sur ses activités de 1793. Sous l’Empire, il réduit son commerce et se contente le plus souvent d’apporter le cautionnement pour l’armement de corsaires. Il meurt en septembre 1812

 

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/724666/filename/These-2012-SHS-Histoire-BARON_Bruno.pdf

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LA DESCRIPTION DES BIENS.

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L'unité de superficie, la corde, mesure 16 toises carrées soit 0,61 are (eric havel).

La surface totale de Kereuzen est de 188 cordes, ce qui correspond alors à 180,61 ares ou 18061 m².

Le moulin et ses crèches ainsi qu'un "moulin Blanc" (pour le froment  ) mesurerait 660 m².

Les terres sont réparties en jardin bois, terres chaudes et terres froides, et leurs situations correspondent aux repères que nous avons, avec le hameau de Poraon au nord-est et l'ancien hameau (et chapelle) de Port-Salut  à l'est. (Cartes). Seule la "montagne de Tréboul" au sud, a perdu sa dénomination, elle correspond aux hameaux de Kersaniou et Kerbaliou, mais on retrouve cette appellation dans celle de la Pointe du Guern, voisine, nommée Pointe de Tréboulle sur les cartes de Cassini et de l'E.M., ou dans celle du hameau de Kerglintin-Tréboul , en bord de falaise, sur la carte IGN.

Lexique

"Fenier : "qui a un rapport avec le foin"

"Terres froides : terres pauvres mises en culture de loin en loin parfois après un brulis; les terres froides prennent le reste du temps la forme de landes qui servent de pâturage d'appoint, et fournissent divers végétaux utiles : bruyères et fougères pour la litière, ajoncs pour la nourriture des chevaux, genets pour la couverture de la toiture. Les terres froides représentaient une grande partie des terres potentiellement cultivables. Chaque exploitation agricole possède une certaine proportion de terre froide. Celles ci ne seront mises systématiquement en culture qu'au cours du 19ème siècle."

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LE NOTAIRE TEPHANY.

Pierre Le Mignon et Pierre Téphany, notaires furent électeurs du canton de Crozon aux assemblées du département et du district de Châteaulin, le premier en 1792 et le second en 1791 et 1792.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon Moulin
21 novembre 2021 7 21 /11 /novembre /2021 10:52

 

Zoonymie des Odonates : "Observations anatomiques sur cette sorte d' insectes qui s'appellent ordinairement Demoiselles" , par  Guillaume Homberg en 1699. Mémoire de l'Académie Royale des Sciences de Paris

Voir :

Zoonymie des Odonates : le nom "Demoiselle" (1682)

 

PRÉSENTATION.

En 1699, Guillaume Homberg livre à l'Académie des Sciences un mémoire décrivant l'accouplement de ce qui sera désigné sous le nom de Calopteryx splendens, mais qu'il désigne comme une des différentes espèces de "Demoiselles". C'est là, dit-il, l'appellation ordinaire (vernaculaire) de ces insectes.

Le nom est apparu dans les documents scientifiques en 1682 dans la traduction de l'Histoire générale des Insectes de Swammerdam. Il est repris dans le Dictionnaire de Furetière en 1690. Puis Réaumur le reprendra en 1738 et 21742.

Dans l'étude des noms (zoonymie) des Odonates, ce Mémoire de 1699 pose donc un jalon supplémentaire.

Dans l'histoire de l'Entomologie, il est important par la description précoce de l'accouplement des Libellules et des organes sexuels. 

La figure, qui nous permet d'identifier l'espèce examinée, est également précieuse.

J'ai donc transcris en français moderne (non sans quelque négligence sans doute) l'article mis en ligne par biodiversitylibrary.org.

 

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/87344#page/315/mode/1up

OBSERVATIONS SUR CETTE SORTE D' INSECTES QUI S'APELLENT ORDINAIREMENT
DEMOISELLES. Par M. Homberg.



"Je ne donnerai pas ici une description entière de tout l'animal , la figure ci jointe pouvant suffire pour le distinguer d'avec les autre Insectes. J'en décrirai seulement les parties qui ont principalement du rapport à mon observation & comme il y a différentes espèces de Demoiselles ,tant pour la grandeur & pour la couleur , que pour la structure du corps , il fera bon de spécifier d'abord celles dont je parle ici ; car je n'ai pu faire mon observation que sur une seule espèce.

Les mâles & les femelles y sont d'une même grandeur ont de vingt lignes environ de long ; le corps de l'un & de l'autre est également grêle ; excepté que le bout de la queue, ou l'extrémité du ventre de la femelle b, est plus gros que n'est celui du mâle a. L'un & l'autre sont d'une grande vivacité , & se tiennent ordinairement sur les bords des rivières.
Les mâles sont de couleur violette luisante par tout leur corps : leurs quatre ailes sont transparentes , un peu dorées, avec une grande tache presqu'au milieu de chaque aile du même violet que leurs corps j ce qui rend cet endroit des ailes opaque. "Voyez fig. e.

Les femelles sont par tout leur corps d'un gris doré luisant , tirant sur le vert. Leurs quatre ailes sont transparentes , de la même couleur & sans tache. Voyez fig. f.

Lorsqu'elles sont en repos, ou qu'elles ne volent point leurs quatre aîles s'approchent & se tiennent si prés les unes des autres , qu'elles ne paraissent qu'une seule aîle, au lieu que plusieurs autres espèces de Demoiselles tiennent toujours leurs aîles étendues, aussi bien pendant leur repos, que lorsqu'elles volent.
La tête de cet animal, qui est fort grosse en comparaison de son corps, ne tient à sa poitrine que par un filet fort menu. Son ventre à savoir cette partie qui règne depuis l'endroit sur lequel sont plantées ses ailes jusqu'à l'autre extrémité , est divisé en dix articles , dont le mouvement n'est que du haut en bas & du bas en haut , & non pas d'un côté à l'autre.

L'endroit sur lequel sont plantées ses aîles, je l'appellerai sa poitrine. Il a ses poumons environ au milieu de son ventre vers ce qui paraît en ce que cette partie s'enfle un peu & s'affaisse continuellement par de petits intervalles , comme sont ordinairement ceux de la respiration.
L'extrémité du ventre du mâle a , ou le dixième article de son ventre , est un anneau simple qui fait son anus ; il est garni de quatre crochets , deux plus gros en dessus de la longueur environ d'une ligne, & deux plus petits en dessous, qu'il peut ouvrir & fermer , comme les Ecrevisses font leurs pattes. Voyez fig. a.

L'extrémité du ventre de la femelle b. paraît consister en deux tuyaux placés l'un au dessous de l'autre. (voyez fig) Celui de dessus est l'anus par où elle rend ses excréments, & il est placé comme celui des mâles 5 l'autre qui est au dessus , est sa partie féminine , ou l'entrée à la matrice. Ce dernier ci est environ d'une ligne de long, & prend son origine dans la partie basse du huitième article du ventre. Ces deux tuyaux sont garnis au bout chacun de deux fort petites pointes; au lieu que l'anus du mâle est garni de quatre crochets. Ces deux bouts de tuyau placés l'un au dessus de l'autre , font que l'extrémité du ventre de la femelle est plus grosse, & ne se termine pas tant en pointe qu'au mâle.

Jai vu faire une action à ces animaux qui m'a paru fort extraordinaire , & qui ma donné la curiosité de les examiner avec attention ; c'est que le mâle trouvant la femelle assise sur quelque feuille ou branche sur le bord de l'eau, il la prit en volant avec les crochets de son anus par le col entre la tête & la poitrine, & emporta ainsi la femelle pendue par la tête au bout de sa queue.
Je crus d'abord , que c'étaient deux différentes espèces d'animaux qui se chassaient; mais comme je ne vis aucune résistance de l'une pour empêcher son enlèvement au contraire que l'une se présentait & paraissait attendre l'autre pour être plus commodément emportée , j'en jugeai autrement.



En les suivant , je vis que le mâle s'assit non loin de là sur une feuille de jonc , & en même temps il haussa sa queue avec laquelle il tenait la femelle par le col, pour la mettre sur la même feuille où il était. La femelle étant ainsi assise derrière le mâle, elle courba son ventre, qu'elle fit passer entre ses jambes , & avec le bout de son ventre, elle porta ses parties contre la poitrine du mâle , qui a ses parties génitales en cet endroit : (voyez la figure) le mâle soutenant pendant toute cette action la tête de la femelle avec le bout de sa queue. aux mâles dans la troisième jointure , & se continue jusques
à l'anus. Le premier article de son ventre , qui tient à la poitrine , n'est qu'un anneau rond & fort étroit , de la largeur environ d'une grosse épingle ; & il ne parait pas avoir d'autre usage que de donner un mouvement plus libre & plus grand au reste du ventre.



Le second article au mâles c. est de la longueur de deux lignes , creusé fort avant en dessous , qui fait une espèce de cul-de sac dont les bords sont garnis de poil , & dont le fond est vers la poitrine. Voyez fig. c.


Du fond de ce cul-de-sac sort un petit corps dur & noir de la grosseur d'une soie de porc, de la longueur de deux lignes avec une petite perle au bout , laquelle est dure et fort blanche. Ce petit corps paraît être implanté dans la poitrine du mâle , & faire la fonction de la verge. Elle est couchée en long dans ce cul-de-sac ; en sorte que la petite perle blanche est toujours visible ; lorsqu'on presse un bout de plume dans ce cul- de fac, la verge en fort d'elle-même de la longueur environ d'une ligne; ce qui arrive aussi quand on presse son anus. J'ai coupé transversalement la poitrine du mâle avec des ciseaux au-dessus des aîles, il s'est trouvé dans la partie charnue du dedans de la poitrine un creux en cône , dont la base était vers la tête de l'animal , & dont la pointe aboutissait intérieurement à la racine de la verge ; j'ai poussé un petit stylet dans la pointe de ce cône creux , ce qui a fait sortir la verge du cul-de-sac de toute sa longueur.


J'ai ouvert la poitrine à plusieurs mâles pour y examiner ce creux , mais je ne l'ai trouvé qu'en deux seulement tous les autres avaient la poitrine pleine. L'un de ces deux servait immédiatement de l'accouplement lorsque je l'ai pris ; & l'autre je l'ai pris au hasard. Cette différence m'a fait penser, que ce creux pourrait bien être le réservoir de la semence de cet animal , lequel étant nouvellement vidé , sa cavité a été encore sensible mais avant l'accouplement , cet endroit étant plein , ou quelque temps après, l'accouplement , les parois de ce vaisseau , étant affaissés il n'en a paru aucun vestige sensible.

Le cul-de-sac qui fait la loge de la verge , n'est qu'une continuation de la gouttière qui règne le long de presque tout le ventre en dessous , avec la différence que dans cet endroit , la gouttière est plus profonde & plus large que dans tout le reste de son étendue , & qu' elle y est garnie de poils, au lieu que tout le reste est fans poils.



La partie de dessous du ventre des femelles est plissée pareillement en gouttière. Cette gouttière commence aux femelles dans le fécond article de son ventre, qui n'est point garni de poils comme aux mâles. Voir la fig. d. & continue pendant six articles de suite.

Les deux pénultièmes articles de la femelle portent en dessous ses parties génitales externes. Voyez fig.. h. Elles sont figurées de cette manière : Le neuvième article en dessous a une ouverture garnie de chaque côté d'un petit aîleron gris blanchâtre. Ces deux ailerons couvrent cette ouverture , & ont un mouvement pour s'ouvrir & pour se fermer, & lorsqu'ils font fermés, ils paraissent former un petit tuyau. Voir la fig. i.

A la racine du huitième article s'élève une bosse jusques à la racine du neuvième article. Sur l'extrémité de cette bosse sont plantées deux petites cornes crochues , noires , fort dures , un peu plus longues qu'une ligne , figurées à peu près comme les défenses de la vipère, mais un peu plus courbées, dont les pointes font tournées vers l'anus. Elles sont articulées , & ont un mouvement de tout sens elles sont ordinairement couchées sous les ailerons que je viens de décrire , & en sont entièrement cachées ; elles sont couchées si proches l'une de l'autre, qu'elle ne paraissent qu'un seul crochet.


Je crois que ces deux petites cornes peuvent avoir les deux usages suivants. Premièrement, comme elles sont couchées entre les deux ailerons qui couvrent les parties féminines , & qu'elles ont un mouvement en tout sens , elles peuvent en s'écartant l'une de l'autre, ouvrir les deux ailerons , & par la découvrir l'ouverture de ces parties, Le second usage peut être de diriger les parties de la femelle dans l'accouplement, vers les parties du mâle, & cela de cette manière.

Nous avons vu que les parties du mâle font fort proche de sa poitrine, c'est à dire, dans le second article de son ventre en c. au lieu que celles de la femelle sont placées à l'autre extrémité du ventre b , en sorte que dans l'accouplement la femelle est obligée de recourber son ventre, de le plier entre ses jambes & dessous sa poitrine , pour pouvoir atteindre les parties du mâle , comme il se voit dans la figure c, ce qui est une posture fort gênante, dans laquelle elle pourrait souvent manquer les parties du mâle , fans le secours de ces, deux cornes; mais lorsque ces cornes s'élèvent de dessous les ailerons, elles présentent leur convexité à la gouttière qui occupe tout le dessous du ventre du mâle . dans laquelle elles s'engagent fort aisément ; & après être entré dans cette gouttière, elles servent de conducteur infaillible aux parties de la femelle, pour arriver sûrement à celles du mâle.

J'ai enfermé plusieurs de ces femelles, pour voir, si elles produiraient des œufs ; mais comme elles avaient besoin de nourriture, qu'elles ne voulaient pas prendre dans leur prison , elles sont toutes mortes, en sorte que je n'ai pas pu étendre mon observation plus loin.

Je n'en ai ouvert aucune qui ait eu des œufs, ce qui me fait croire, que les femelles se cachent peu de temps après l'accouplement pour faire leurs œufs, qu'elles périssent ensuite. Il faut aussi que les mâles périssent bientôt après l'accouplement ce que j'ai conjecturé en ce que j'ai trouvé en différent s endroits quantité d'ailes de mâles , qui sont apparemment morts dans ces endroits là, & comme je n'ai pas trouvé de corps , il y a apparence que ces corps ont été mangés par d'autres insectes.

Je me suis aperçu, que les premiers de ces animaux que j'ai pris, environ vers le dix huit de Juillet de cette année , particulièrement les mâles, étaient plus longs & plus forts que ceux que j'ai pris quinze jours après ; que trois semaines ensuite il n'y en avait presque plus , & que ceux qui se trouvaient encore étaient fort chétifs ce qui me fait croire , que ces animaux pouvaient bien ne pas éclore tous en même temps , & que la première couvée est meilleure que la dernière."

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Biographie de Guillaume Homberg (Jakarta 1652-Paris 1715)

Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Homberg

Extrait :

Néerlandais, docteur en médecine à Witteberg. il s'installe sur la proposition du Roi de Suède à Stockholm. Il y travaille avec M Hierna, qui devient plus tard Premier Médecin de la cour.

En 1682 Colbert lui offre de s'installer à Paris. De famille protestante Calviniste - il sait même l'hébreu - il abjure et annonce qu'il se convertit au catholicisme. 

Pendant cinq ans, de 1685 à 1689 il part à Rome exercer comme médecin. Il ne retourne définitivement à Paris qu'en 1691. Il est élu membre de l'Académie des Sciences le 28 décembre 1697.

En 1708, à 56 ans, il épouse Marguerite-Angélique Dodart, fille d'un botaniste de l'Académie des Science et auteur des Mémoires pour servir à l'histoire des plantes, Denis Dodart, décédé l'année précédente. 

Il meurt sept ans plus tard, le 24 septembre 1715, à Paris.

En 1691 l'Abbé Bignon le fait entrer à l'Académie Royale des Sciences. Il y obtient le laboratoire de l'Académie, ce qui lui laisse une grande liberté de recherche. Il collabore avec Étienne-François Geoffroy et Louis Lémery.

N.B : Etienne-François Geoffroy est le père d'Etienne-Louis Geoffroy, médecin  auteur de l'Histoire des insectes, 1762. (la notice Wikipedia en fait un pharmacien, et cette erreur n'est toujours pas corrigé depuis 2014.

Guillaume Homberg construit ses propres microscopes.

Le duc d'Orléans en fait son protégé en 1702, lui offre une pension et un merveilleux laboratoire. Homberg lui donne des cours particulier de Chimie. En 1704 il est gratifié par le Prince du titre de Premier Médecin.

https://www.academie-sciences.fr/pdf/dossiers/Fontenelle/font_pdf/p82_93_vol3592.pdf

 

 

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Published by jean-yves cordier
20 novembre 2021 6 20 /11 /novembre /2021 23:41

Le moulin de Kereuzen à Crozon : les propriétaires au XVIIIe et XIXe siècle et la censive. I :1743. 

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Voir :

L'article précédent a permis de découvrir ce moulin situé sur la Rivière de l'Aber, et ses meuniers successifs. Des pièces d'archives nous permettent aujourd'hui de connaître ses propriétaires, par les actes de reconnaissance, par les meuniers, de leur assujettissement à la censive.

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PREMIÉRES PIÉCES  : 1er octobre 1743 : TANGUY LE RIVIDIC meunier / Claude-Sébastienne de DAMAS.

Ce jour premier octobre mil sept cent quarante trois après midi devant nous notaire de la juridiction de Crozon, et annexe avec soumissions à – juré, et rem, a comparu en sa personne Tanguy LE RIVIDIC, fils de, et héritier de défunt Jean LE RIVIDIC et Anne DAINCUFF ses père, et mère demeurant au moulin à eau de Guisen [Kereusen] paroisse de Crozon, lequel fournit et confesse par cette tenir et posséder à titre de cense final de, et sous dame Claude Sébastienne DAMAS dame de CHOISEUL ET BEAUPRÉ épouse de messire Nicolas-Martial de CHOISEUL DE BEAUPRÉ son mari séparée de biens et d'habitation, et autorisée de justice pour suite de -----, ladite dame de CHOISEUL, héritière de défunte dame Françoise DEMAREIL en son vivant épouse de messire Charles COEURET sieur d'Estry Lieutenant des vaisseaux du roi, en son vivant, et encore la dite dame de CHOISEUL héritière bénéficiaire de défunte Suzanne de VILLEROY LIGNAGE, et de, et sous messire Jean-Baptiste de GOULHEZRE, dame Corentine Françoise de GOULHEZRE ---- épouse de noble homme Guillaume MITERN sieur de Rosemblay, et dame Marie Corentine de GOULHEZRE épouse de messire Gabriel GIRAULT sieur du POYET, et son in fondée en procuration – aussi héritiers et d'ESTRY, ainsi que la dite défunte demoiselle Suzanne de LIGNAGE ET VILLEROY, savoir est en la paroisse de Crozon au village issue et dépend --- de Geusen [Kereuzen] un moulin à eau nommé le moulin de Geuzen [Kereuzen], couvert d'ardoises avec une écurie, crèches à cochons et à vaches, couverts de bleds, jardin, et [sointac], près, et prairies, bois de taillis, appartenances et dépendances dépendants dudit Cens final, pour en payer par chacun aux dépens les dits droits sols à la dite dame de CHOISEUL comme héritière de la dite dame d'ESTRY, savoir, cent treize livres huit sols quatre deniers [113L. 8 s. 6 d.] de la rente globale de Cent cinquante Livres dubs depuis le dit moulin appartenances et dépendances, laquelle somme de Cent treize livres huit sols quatre deniers se paye en deux termes par chacun an savoir la moitié le jour de la Madeleine [22 juillet] et l'autre moitié au mois de janvier à pareils jours que la Madeleine.

Et les trente six livres onze sols restants se payeront au bout de six mois, en six mois par chacun an aux dits sieurs de GOULHEZRE et les dames ses sœurs , laquelle dite somme de cent treize livres huit sols et quatre deniers, ladite dame de CHOISEUL demeurant au Petit Couvent à Brest, et à présent au manoir de Tryer au dit Crozon pour la suite de ses droits, reconnait comme étant aussi présente devant nous notaires avoir reçu dudit LOINTIER  Jacques, jusque et compris le dernier terme de janvier, réservant le terme de la Madeleine échu qui en cinquante six livres quatorze [sols] deux deniers que le dit RIVIDIC promet, et s'oblige de lui payer de jour à l'autre, ainsi que la dite somme de cent treize livres huit sols quatre deniers par an, et de six mois en six mois à tout quoi RIVIDIC s'oblige, et affecte tous ses biens, meubles, immeubles présents et futures exécution et vente Et notamment le moulin appartenance et dépendance. Comme aussi s'oblige de payer si fait ne l'a les dits sieurs de GOULHEZRE et dame ses sœurs de leur part et la dite somme de cent cinquante Livres aussi de six mois en six mois par chacun. Laquelle présente déclaration le dit RIVIDIC déclare fournir tant pour elle que pour ses consorts, ainsi fait, et passé au manoir de Treyer au dit Crozon au rapport de soussignant LOINTIER. L'un demande sous les signes de la dite dame de CHOISEUL et dudit RIVIDIC chacun pour soi au nom dits no res. Les dits jour et an ainsi signés Tanguy RIVIDIC, DAMAS DE CHOISEUL et LOINTIER et collègue notaire, ledit Lointier registrateur, dûment contrôlé à Crozon le 5ème jour d'octobre mil sept cent quarante trois par le --- pour la somme qui a --- dix huit Livres douze sols . Moulin à eau nommé le moulin dede K[er]euzen , int et signé approuvé. J. LOINTIER Notaire

 

 

 

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Commentaires.

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1°) La censive  est de 150 Livres.

Elle se paye en deux traites en janvier à la Madeleine, le 22 juillet.

Pour comparaison, en 1693,  la censive du moulin de Roudouglas en Kernével est de 120 Livres, et celui de Kernivedel de 60 Livres (Bull. SAF 1903). En 1766, le fermage des neuf moulins appartenant à l'abbaye de Landévennec lui rapportait 1773 Livres. Le rentier de Crauzon de 1773, compulsé par Didier Cadiou,  donne le montant des baux de  12 moulins, tous passés entre 1761 et 1763. Ils s'échelonnent entre 100 livres (Moulin Blanc, moulin à eau de Kerloch) à 200 livres (moulin de Lanvéoc) pour les moulins isolés, et de 160 livres (moulin de Calédan, à eau et de Kéréon, à vent ) à 386 livres (moulins du Gorre, à vent et Neuf, à eau) pour les paires de moulins.

Info : 

La censive, ou terre censale, est un fonds qu'un seigneur de fief a concédé contre le paiement perpétuel d'un cens. Il en a vendu la propriété utile (dominium utile), propriété qui pourra passer aux héritiers qui, à leur tour, et solidairement, devront continuer à payer le cens. Le censitaire, celui qui tient le fonds à cens, est responsable de cette terre et propriétaire de sa production. Le seigneur censier, celui qui a droit de lever les cens, conserve la directivité, la propriété éminente (dominium directum). (Wikipedia)

Cens (s. m.) : redevance première de la tenure, c’est-à-dire de la terre concédée. Le cens est fixé une fois pour toutes pour une tenure et ne peut être révisé tant que demeurent le bénéficiaire du bail initial et ses héritiers, même lointains.

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2°) Cette censive est versée à Claude Sébastienne de Damas d'une part, comme héritière de sa mère "dame Françoise Demareil", et à Jean-Baptiste de Goulhezre et ses deux sœurs d'autre part. Ce qui laisse supposer un lien d'hérédité entre la première et les trois autres.

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Données généalogiques et biographiques.

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1°) Claude-Sébastienne de Damas de MARILLAC (1699-1740) .

Nous lisons dans le bulletin de la Société archéologique de Brest, de 1902, ceci : 

https://archive.org/details/bulletindelasoc53bresgoog/page/n161/mode/2up

"La maison numéro 38 [rue de la Rampe à Brest] était, en 1740, la propriété de Claude-Sébastienne de Damas de Marillac, née à Brest, le 29 mars 1699, du mariage de Claude de Damas de Marillac, capitaine de vaisseau, décédé le 4 juillet 1740, et de Marie-Françoise de Mareil, morte le 16 septembre 1722. Le 3 mai de la même année Claude-Sébastienne avait épousé Nicolas-Martial de Choiseul de Beaupré, marquis de Praslin, capitaine de vaisseau, fils de Louis de Choiseul, comte de Beaupré, commandant des chevaux-légers de S. A. Monseigneur le duc de Lorraine et de défunte Catherine de La Barre, veuve de Marie-François de Choiseul, native de la paroisse de la Chasse, évêché de Toul, en Lorraine, Claude-Sébastienne était veuve lorsqu'elle mourut, le 26 mars 1753, à l'âge de 50 ans."

Le papier timbré indique qu'elle demeurait avant l'acte de 1743 "au Petit Couvent à Brest". Or ce Couvent est proche de la rue de la Rampe :

"Quelques années après l'installation des Jésuites, en 1694 — la communauté des Dames de l'Union Chrétienne vient s'établir dans un endroit reculé et solitaire, au milieu des champs pour ainsi dire, sur les terrains qui furent appelés le Petit-Couvent, par opposition au grand couvent des Carmes.

L'institution avait pour but d'offrir un asile aux femmes et aux veuves de qualité, sans fortune ; de convertir les filles et les femmes protestantes et de leur donner les moyens de se préparer à leur abjuration ; enfin, d'apprendre à lire, écrire et travailler aux petites filles pauvres.

Cette communauté devint très prospère. Nous la trouvons, en effet, au moment de la Révolution, quand elle fut dissoute, propriétaire de tout ce vaste îlot compris entré les rues de la Rampe et d'Aiguillon, la rue Voltaire et le Champ-de-Bataille."

 

http://www.infobretagne.com/brest-autrefois.htm

Le même document indique qu'elle est domiciliée, en 1743, au manoir de Treyer. Celui-ci se trouvait — se trouve encore—  au nord immédiat du bourg de Crozon.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/ancien-manoir/fd7bbab2-ba9e-454e-ad48-f1dbc305371d

https://www.google.com/maps/place/ZAC+du+Bourg,+29160+Crozon/@48.2523928,-4.4888374,215m/data=!3m1!1e3!4m5!3m4!1s0x4816c148eecf58b9:0xa1d89e4efed4642f!8m2!3d48.2482718!4d-4.4886914

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Nicolas-Martial de Choiseul, fils de Louis, baron de Beaupré, et de Catherine de la Barre, épousa d'abord, en 1711, Marie-Françoise de Choiseul, marquise de Praslin (1652-1721) ce qui lui valut le titre de marquis de Praslin. Il épousa en 1721 Clause-Sébastienne de Damas.  Cette famille vient de la Meuse et n'est pas possessionnée en Bretagne, a fortiori en Presqu'île.

https://gw.geneanet.org/ofeyssac?iz=13748&n=de+choiseul&oc=0&p=nicolas+martial

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Les droits sur le moulin de Kereuzen proviennent de la mère de Claude-Sébastienne, "dame Françoise Demareil, épouse de messire Charles COEURET sieur d'Estry Lieutenant des vaisseaux du roi". Ce qui entre en contradiction avec les données de l'article de 1904 qui mentionnent Marie-Françoise de Mareil, épouse de Claude de Damas de Marillac.

Mes recherches ne sont pas aussi concluantes que je le souhaitais. L'existence de Charles COEURET est signalée par les généalogistes : il est cité comme lieutenant du roi en 1747. Mais il n'est pas signalé qu'il soit marié.

Penchons-nous sur Claude de Damas de Marillac. Il est attesté comme capitaine des vaisseaux du roi en 1707. Il est chevalier de Saint-Louis. En 1730, il est le parrain du baptême de Corentin de GOULHEZRE de l'Isle, tandis que la marraine est Marie-Corentine du POYET (source). Celle-ci est l'une des sœurs de Jean-Baptiste de GOULHEZRE.

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=en&p=charles&n=coeuret&oc=1

Mais je ne trouve pas de trace de son mariage avec Marie-Françoise de Mareil.

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2°) Je dois donc faire un saut de coté, et m'intéresser à Jean-Baptiste de GOULHEZRE.

Cette fois-ci, les documents abondent.

https://www.tudchentil.org/IMG/pdf/Goulhezre_de_l_Isle_-_Preuves_pour_Saint-Cyr_1706_.pdf

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?lang=fr&pz=claude&nz=kerjosse&p=jean+baptiste&n=de+goulhezre

Jean-Baptiste de GOULHEZRE, seigneur de l'Isle est né à Crozon en 1688 et décédé à Crozon le 1er juillet 1758. Il fut inhumé au château de Trébéron, comme son épouse. Il est le fils de Corentin de Goulhezre (Crozon 1660-1707, sieur de l'Isle, lieutenant de vaisseau du roi, capitaine de compagnie franche de la marine, et de Anne Gilette de MAREIL, dame de Trébéron, baptisée le 6 juin 1660 à Lesneven et décédée en 1723 ; ceux-ci se sont mariés  le 14 janvier 1687 à Crozon.

Il épousa à Châteauneuf-du-Faou Anne Louise Jacquette FURIC (1697, Châteaulin-1756 Crozon), d'où 13 enfants de 1723 à 1738. Il est l'héritier d'Anne Gilette de Mareil.

Anne Gilette de MAREIL est la fille de François de MAREIL (Crozon 1643-Crozon 1698), procureur et notaire, sieur de Trébéron et de Treboull, et de Claude BOHIER. Elle eut dix enfants, dont Pierre-Claude (Crozon 1684) puis Jean-Baptiste,  puis :

  • Marie-Corentine (1688-), mariée le 3 janvier 1710 à Crozon avec Gabriel du POYET.
  • Corentine Françoise, (Brest paroisse des Sept-Saints (ou Crozon) 1690-Manoir de Laboezer 1775), dame de Rosanbec épouse de Guillaume MITTERN (v 1688-1758) mariage le 28-12-1714 à Saint-Pol-de-Léon. Guillaume MITTERN, sieur de Rosemblay, fut le parrain de son neveu Guillaume Corentin fils de Jean-Baptiste en 1728 à Crozon.
  • Anne et François Louis, 1692
  • Corentin Laurent, 1693-1699, inhumé au manoir de Lanvagen
  • Anne Nonne, 1694
  • Joseph, 1698-1705
  • Guillaume, 1701.

http://bas-sablons.org/soret/asc/fiches/fiche419.htm#f2096

Ces données confirment qu'en 1743, les seuls héritiers d'Anne Gilette de MAREIL sont Jean-Baptiste et ses sœurs Marie-Corentine et Corentine Françoise. Elles révèlent que les deux familles GOULHEZRE et de MAREIL sont des familles nobles de Crozon depuis plusieurs générations, susceptibles toutes deux de posséder des droits sur le moulin de Kereuzen. Mais comme nous le voyons, ce moulin provient de la famille de MAREIL.

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A ce stade, il semble clair que "Françoise DEMAREIL", ou "Marie-Françoise de MAREIL", épouse de Claude de Damas de Marillac, est apparentée avec  Anne-Gillette de MAREIL, mère de Jean-Baptiste de GOULHEZRE. Mais elle elle n'apparaît pas comme sa sœur et ne figure pas parmi les enfants de François de MAREIL. Ce dernier eut de son épouse Claude BOHIER 4 enfants, dont 2 survécurent.

https://gw.geneanet.org/ckerjosse?n=de+mareil&oc=&p=corentin+claude

Anne Gilette eut en effet une sœur aînée, Claude de MAREIL, mariée en 1679 à Crozon avec Guillaume GUYOMAR puis en 1687 à Crozon avec Nicolas DE LIGNAGE, sieur de Villeroy. On reconnaît ici le nom mentionné dans l'acte de 1743, mentionnant comme héritière la défunte "Suzanne de LIGNAGE ET VILLEROY".

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CONCLUSION.

 

Le but de cette enquête était de trouver quelle famille noble était à l'origine  la propriétaire du moulin de Kereuzen. Les héritières et héritiers remontent tous à la famille de MAREIL, de Crozon. Ils résidaient en leur château (ou manoir) de Trébéron. Il s'agit, non pas de l'Ilôt de Trébéron en Roscanvel, mais du manoir et hameau de la pointe qui encadre, avec celle de Raguenez, la plage de l'Aber. Sa proximité avec le moulin de Kereuzen et avec la rivière de l'Aber est géographiquement évidente. Cet ancien manoir existe toujours et fait l'objet d'une notice de l'Inventaire du Patrimoine. Il est attesté dès 1426 dans les réformations de la noblesse. Il apparaît sur la carte de Cassini. En 1536, il appartient à Jacques de Kerdren (Kerdrein) sieur de Kerdren Kerbiriou et Trébéron.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-manoirs-et-metairies-nobles-de-la-commune-de-crozon/a2d8d040-53eb-451f-97ec-3145b80c23f5

En 1562, c'est un membre de la famille de Provost, père de Jehan, qui est sieur de Trébéron.

https://www.tudchentil.org/spip.php?article491

Le titre a pu avoir été apporté  à François de MAREIL par son épouse BOHIER, car De Courcy signale :

Bohier , sr de Kerboyer, par. de Lambézellec, — de Kerroc’h, — du Cosquer, — de Belair, — de Coaténez, par. de Flouzané, — de Trébéron, par. de Crozon, — de Pratanlouët, — de Pencrec’h, — de Kerferré.

Ext. réf. 1670, six. gén., montre de 1534, par. de Lambézellec, év. de Léon.

d’or, au lion d’azur

Mais Philippe de MAREIL, père de François, est dit déjà sieur de Trébéron. Il avait épousé Gilette de ROSPIEC, née à Pont-Croix en 1608. Son fils Corentin épousa à Crozon le 13 avril 1670 Michelle BOHIER.

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Pol de Courcy signale que la famille de MAREIL, portant échiqueté d'hermines et de gueules et sieurs de Kerrun, de Trébéron, de Keramprovost, de Keraudren et de Hauteville, paroisse de Crozon ont été déboutés à la réformation de 1671 face à une famille portant même nom et mêmes armes.

Enfin, parmi les titres de la famille de Goulhezre  décrits par Pol de Courcy, on trouve — sans doute , pour Trébéron, par cette alliance avec François de MAREIL —, "sieurs de Trémet, de Quélern et de Trébéron, paroisse de Crozon". On a vu que Jean-Baptiste de GOULHEZRE et son épouse y furent inhumés.

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DERNIÉRE MINUTE : le marquisat de KERMAREC, propriétaire de Kereuzen en 1708.

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Je lis dans l'article de Didier Cadiou (2000) qu'en 1708, "à Crozon, les moulins à eau de Pont-Men et de Kereuzen dépendent également de la seigneurie de Rosmadec. ". L'information provient d'un aveu au roi de François-Louis Rousselet marquis de Châteaurenault et comte de Crozon (Arch. dep. Loire-Atlantique, B.2010).

Neuf moulins dépendaient du marquisat de Rosmadec, parfois difficiles à identifier et parmi lesquels, outre Kereuzen, les moulins à eau de Kernon, Milin-Nevez, Milin ar Mab-bihan, Porzh ar-Milin,  à Telgruc.

Note.

Le vicomte de Rohan céda en 1603  à Sébastien de Rosmadec Crozon et le Porzay. Celui-ci en vendit en 1647 une partie à Jean du Han, époux de Claude de Goulaine baronne du Poulmic. (SAF 1930).

« La presqu'île de Crozon étant un ensemble de seigneuries – Comté de Crozon – Baronnie de Poulmic – Marquisat de Rosmadec – Seigneurie de Launay – Seigneurie du Lez – Seigneurie abbatiale de Landévennec, sachant que 20% des revenus financiers de chacune sont liés à la production de farine grâce aux banalités (versements monétaires réguliers), chaque seigneur se fait construire des moulins à vent, à eau, à foulon ou à marée pour assurer à son fief un rayonnement incontestable. Chaque rang de noblesse offre des prérogatives d'installation du moulin. Les vassaux se contentent de construire leurs propres moulins à 4466 mètres minimum de leur seigneur. « 

https://www.presqu-ile-de-crozon.com/histoire-locale/moulins-001.php

 

 

 

Carte de Cassini https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom#

Carte de Cassini https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom#

SOURCES ET LIENS.

Site Geneanet

 

Brice Rabot. La comptabilité d’une seigneurie foncière bretonne à la fin du Moyen Âge : la Blanchardais. Brice Rabot. 2018. ffhal-01883205f

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01883205/document

— CADIOU (Didier), 2000, "Les moulins de la presqu'île de Crozon", Avel Gornog n°8, juin 2000, pages 4-14.

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Published by jean-yves cordier - dans Moulins Crozon

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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