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23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 10:23

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PRÉSENTATION.

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Toponymie.

Que signifie « Ménez-Hom » ? Dans le pays, on prononce Ménéhom, parfois Ménéhomb, toujours avec h fortement aspiré. -Corn ou -comb est un terme celtique, qui se trouve en Galles comme en Armorique au début ou à la fin des mots avec l' idée de creux, de vallon. Chez nous, jusqu'à à la fin du XIXe siècle, - kom (ar hom) était l'auge, la pierre creusée, ou munie d'un entourage qui en faisait un creux où l'on pilait l'ajonc. Menez-Hom serait donc « la montagne du creux, de la dépression ». Les documents anciens portent «Notre-Dame de Menez Com », rarement «Come». La mutation de C ou K en H ne s'écrivait pas autrefois; mais on la prononçait. La formule actuelle " Menez-Hom » apparaît pour la première· fois dans une sentence d'ordre du 20 janvier 1708 et dans un «baille à ferme» du 23 juillet 1708. Quant à Saint Côme, il n'a rien à voir avec le nom de Ménez-Hom qui existait bien des siècles avant sa chapelle. (J. Thomas)

" Le mot breton Menez signifie « mont » ou « montagne ». Komm (mutée ici en C'homm) signifie en vieux et moyen breton « vallée », et ressemble au gallois « Cwm » (même définition)." (Wikipedia)

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Données géographiques.

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a) Un croisement routier ?

Le visiteur qui se rend aujourd'hui à Sainte-Marie-du-Ménez-Hom est frappé de voir la route Crozon-Châteaulin D887 traverser ce village en ligne droite (avec des véhicules et poids-lourds roulant rapidement malgré la limitation à 50 km/h) et longer le pignon ouest de la chapelle. Venant de Crozon, il a franchi les vastes landes dénudées couvrant les deux sommets de grès armoricain du Ménez-Hom, le Yed (329 m) et le Yelc'h (298 m) et, juste après la chapelle (193 m) et son parking, il peut continuer vers Châteaulin ou tourner à droite vers Quimper et Douarnenez par la D47.

Il peut alors, et l'examen de la carte ne le démentirait pas, attribuer l'implantation de ce sanctuaire à ce croisement routier situé à 21 km de Crozon, 12 km de Châteaulin et 28 km de Quimper.

Mais il doit alors réaliser que cette départementale rectiligne D887 est fort récente et que le Chemin de Grande Communication n°181 puis CGC n°8 Châteaulin-Camaret n'existait pas sur la carte de Cassini de 1784. Elle ne figure pas non plus sur le cadastre napoléonien de 1810, et elle est postérieure à 1817. Pour se rendre de Crozon à Châteaulin, on empruntait, sous l'Ancien Régime, un trajet qui contournait par le nord le massif difficilement franchissable du Ménez-Hom, et non par le sud comme aujourd'hui ; on descendait vers Le Cosquer, le Moulin du Veyer et on atteignait Dinéault, avant de poursuivre vers Châteaulin, laissant Sainte-Marie-du-Ménez-Hom à 2 km au sud.

C'est en réalité un tout autre axe routier, bien délaissé aujourd'hui, qui doit être considéré, celui qu'emprunte aujourd'hui la D47 et qui reliait Brest et Douarnenez en traversant l'Aulne par un gué ou un passeur au lieu-dit Le Passage. Il suit, pour monter vers Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, le cours du Gavran et ses moulins (notamment Pont-Carvan, le Cosquer, Coz Veil, le Moulin de Lezaff ). C'est cette route qu'empruntaient  les pèlerins en route vers Le Folgoët ou les marchands et fermiers attirés par les grandes foires du Ménez-Hom.

On pouvait gagner aussi Sainte-Marie-du-Ménez-Hom à partir de Saint-Nic. Mais dans tous les cas, en 1830, Jean-François signalait : "Là sont les chemins les plus cahoteux, les plus détestables du Finistère : on n'apporte aucun soin à leur entretien, aucun même pour empêcher leur dépradation, leur destruction."

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b) La source du Gavran ?

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On peut, par hypothèse, proposer que si les calvaires de croisement marquent comme des cairns les trajets routiers, leurs haltes et leurs croisées, les emplacements des chapelles ont plus de rapport avec le réseau hydrographique (mais ce réseau se superpose souvent aux chemins) ; et c'est un lieu commun de remarquer que les fontaines et sources ont fait l'objet d'un culte bien avant la pénétration du christianisme en Bretagne.

"La présence d'une fontaine à proximité du carrefour [d'une voie romaine sud-nord — carte dressée par Picquenard et corrigée par Eveillard —avec la route Le Mans-Camaret] est un élément fondamental de cet ensemble ; elle marque une étape et ajoute aux présomptions que l'on peut avoir de l'existence, à cet emplacement ou à proximité, d'un sanctuaire païen christianisé." (Dizerbo)

Nous pouvons penser, sans preuves tangibles, que la présence des fontaines a favorisé l'implantation des ermitages des saints évangélisateurs de la Bretagne au Ve-VIe siècle, et/ou que les points d'eau vénérés à la période gallo-romaine ont été christianisés et ont vu le développement de pèlerinages amenant ensuite la construction de sanctuaires, d'abord en bois, puis en pierre.

À Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, on constate que la fontaine de dévotion, à 300 m au nord de la chapelle, est située sur la source du Gavran, et que le sanctuaire est au centre du chevelu hydrographique qui ruisselle des pentes du Ménez-Hom. La Montagne elle-même est certes un point haut, solaire, mâle, jovien, mais fort aride en son sommet mais c'est aussi un centre nutritif, délivrant sur ses pentes l'eau indispensable aux cultures. Là encore, l'examen d'une carte est éloquente. Et, on l'a vu, la dénomination Hom, C'hom célèbre plutôt le vallon fertile que le sommet.

Enfin, certains auteurs(le recteur Celton cité par Dizerbo) ont fait remarquer que cette chapelle est, de Camaret à Châteaulin, la seule de la région consacrée à la Vierge, et non à un saint patron ; sa statue portant l'Enfant est au centre du retable. 

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https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.235566&y=48.202709&z=16&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

 

-Carte de Cassini (1784)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53095252f/f1.item.zoom#

-Réseau hydrographique :

https://www.geoportail.gouv.fr/donnees/reseau-hydrographique

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Cette présentation ne peut être plus complète. On se reportera avec le plus grand intérêt à F. Bréjon-Mosser, 1968 et à A.-H. Dizerbo 1987.

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Le Ménez-Hom et la chapelle en 1784 (Cassini). Droits Gallica.

Le Ménez-Hom et la chapelle en 1784 (Cassini). Droits Gallica.

Le site en 1810 : cadastre napoléonien, feuille d'assemblage.

Le site en 1810 : cadastre napoléonien, feuille d'assemblage.

Le site en 1810 : cadastre napoléonien, feuille C1 (détail).

Le site en 1810 : cadastre napoléonien, feuille C1 (détail).

Le site en 1810 : cadastre napoléonien, feuille C1 (la chapelle, détail).

Le site en 1810 : cadastre napoléonien, feuille C1 (la chapelle, détail).

Le réseau hydrographique (Géoportail)

Le réseau hydrographique (Géoportail)

Photo aérienne (IGN remonterletemps).

Photo aérienne (IGN remonterletemps).

Vue générale de l'intérieur de la chapelle. Photographie lavieb-aile.

Vue générale de l'intérieur de la chapelle. Photographie lavieb-aile.

Vue générale de l'intérieur de la chapelle. Photographie lavieb-aile.

Vue générale de l'intérieur de la chapelle. Photographie lavieb-aile.

Vue générale de l'intérieur de la chapelle. Photographie lavieb-aile.

Vue générale de l'intérieur de la chapelle. Photographie lavieb-aile.

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LES SCULPTURES (en dehors du retable, et des sablières).

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I. SAINT HERVÉ AVEUGLE GUIDÉ PAR GUIHARAN. KERSANTON, XVIe SIÈCLE.


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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29001496

Le groupe sculpté de 126 cm de haut et 48 cm de large occupe la deuxième pile nord. Le saint, dont la tête est couverte de la capuche de son habit, s'appuie sur un bâton (brisé) et pose la main droite sur l'épaule de son guide, le jeune Guiharan. Ce dernier tient le loup apprivoisé par une corde passée au cou. Le costume du guide est remarquable, associant une toque, un pourpoint à 5 boutons ronds et ceinture, des hauts de chausse plissés et des chaussures et chaussettes à revers (houseaux ?). 

Selon Dizerbo, "il y a lieu de rapprocher son culte de la protection qu'il assure contre les loups, qui ont persisté ici jusqu'à la fin du XIXe siècle."

Trois foires anciennes se tenaient autour de la chapelle, sur un champ de foire situé à l'est et au sud. Elles se tenaient le 17 juin pour la Saint Hervé, et le 15 août et le 8 septembre en l'honneur de la Vierge, patronne de la chapelle, pour les fêtes de l'Assomption et de la Nativité. Au XVIIe et début du XVIIIe s'institua la foire du 10 août, fête de la Saint-Laurent.

Les saints Hervé et Laurent sont donc représentés par leur statue dans la chapelle.

Selon Jacques Thomas, "cette vénérable statue a été transportée de l'église paroissiale à la chapelle du Ménez-Hom. C'est ici Saint Mahouarn, le patron de Plomodiern."

 

 

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Saint Hervé, son guide et son loup, chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile

Saint Hervé, son guide et son loup, chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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SAINT HERVÉ ET SON GUIDE GUIHARAN, GROUPE SCULPTÉ EXTÉRIEUR. KERSANTON, 

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29001495

Saint Hervé est également présent sur le groupe sculpté (kersanton) de la niche du tympan du portail d'entrée ("arc de triomphe").

L'attitude de l'ermite est comparable à la statue précédente : il tient un bâton et pose la main gauche sur l'épaule de Guiharan. Ses épaules et sa tête sont protégées par un camail à capuche. Il est barbu et ses paupières sont closes.

Guiharan guide son maître par le bras. Il semble franchir un obstacle, le genou gauche forment fléchi. Son pourpoint serré par une ceinture n'est plus boutonnée, mais marquée par des entailles losangiques correspondants aux taillades à la mode sous François Ier et Henri II. Il porte, suspendu au poignet gauche, une bourse ou une gourde. Sous les hauts-de-chausses plissés, les jambes sont couvertes de guêtres au dessus de solides chaussures de marche.

Si nous tenons compte de l'indice de la tunique à crevés, suggérant la mode vestimentaire du règne de Henri II (1547-1559), nous situons ce groupe un peu après la datation du calvaire (1544) et proche des premières datations de la chapelle elle-même (1570). Mais ces crevés se retrouvent encore sous François II, comme le montre le portrait du roi.

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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II. SAINTE BARBE TENANT LA TOUR À TROIS FENÊTRES. BOIS POLYCHROME, DÉBUT XVIe SIÈCLE.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29001487

Cette statue de 126 cm de haut occupe le deuxième pilier nord, au dessus d'une table d'offrande.

Elle est invoquée partout en Finistère, car elle protégeait de la mort brutale (donc sans confession ni sacrement), et sa statue est fréquente dans la plupart des sanctuaires.

Voir par exemple sa Légende ici :

et ses représentations ici :

 

 

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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III. UN SAINT ABBÉ : SAINT BUDOC ? KERSANTON, XVIe SIÈCLE.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29001493

Nef, deuxième pilier sud.

Statue d'applique à revers plat, monolithique,  de 111 cm de haut

Le saint est représenté tête nue, vêtu d'une dalmatique, d'un surplis et d'une cotte talaire, tenant le livre de fondation de son monastère, et la crosse ( brisée) tenue à droite comme tout abbé. Il persiste des traces de polychromie, notamment ocre rouge.

La reliure du livre porte des ferrures ou joyaux en quinconce.

Cette représentation est stéréotypée, et on la retrouve par exemple sur le saint Maudez de la chapelle, ou sur la statue de saint Budoc à Trégarvan.

Je propose par simple hypothèse, l'identification de ce saint abbé avec saint Budoc, puisque celui-ci est un compagnon de saint Maudez (identifié par inscription dans le chœur), et que son culte est attesté à l'église éponyme de Trégarvan, proche de Sainte-Marie du Ménez Hom.

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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IV. SAINT ÉLOI EN FORGERON. BOIS POLYCHROME,  XVIIe SIÈCLE.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29001488

Cette statue de 114 cm de haut  est adossée à l'angle de la deuxième pile sud de la nef. Le saint est représenté, dans la tradition bretonne, avec les attributs rappelant le miracle qu'il opéra en ferrant le cheval d'un inconnu (en fait, le Christ) en lui coupant la patte, puis en la replaçant. Mais il manque cette patte, qui était vraisemblablement tenue par la main gauche. L'enclume (de forme particulière), le marteau et le fer à cheval sont présents. Le saint porte la coiffure et le tablier propres à son métier. Mais la moustache, ou les guêtres et les chaussures, relèvent du style Louis XIII.

Cette statue atteste de l'importance du culte de ce saint comme protecteur des chevaux.

Voir aussi :

 

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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V. SAINT LAURENT AVEC LE GRIL DE SON MARTYRE. KERSANTON.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29001490

Sur le mur de la nef, cette statue d'applique en kersantite, monolithique, mesure 140 cm de haut, avec traces de polychromie. Le saint est tête nue, il porte une tonsure en couronne, est vêtu d'une chasuble aux bords perlés et frangés au dessus d'une cotte ou aube formant autour du cou un épais bourrelet. Ses attributs sont le grill de son supplice et le livre témoignant de sa foi.

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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SAINT LAURENT, STATUE DU RETABLE (1703-1710).

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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SAINT LAURENT SUR UN BAS-RELIEF DU RETABLE (1703-1710).

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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VI. SAINT MAUDEZ EN ABBÉ. KERSANTON POLYCHROME (traces), XVIe SIÈCLE.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29001491

Statue d'applique à revers plat de 131 cm de haut. Inscription en lettres gothiques sur la base : MAUDEZ. 

Le saint d'origine irlandaise a fondé au Ve siècle le monastère de l'île Maudez, près de Bréhat, avec saint Budoc et saint Tudy ou Tugdual. Il est représenté en abbé, avec sa mitre à fanons, sa crosse (brisée et tenue par l'intermédiaire d'un sudarium), et son livre à reliure dotée  de ferrures en quinconce. Il porte le manipule à l'avant-bras gauche. Il est vêtu d'une chape ou chasuble à orfrois, d'un surplis aux bords frangés. La ganse à gland de passementerie de son poignet gauche est peut-être lié à la présence de gants ou chirothèques.

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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VII. SAINT MICHEL ? OU ANGE DU PARADIS. BOIS POLYCHROME.

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https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/IM29001492

Deuxième pile du bas-coté nord. Statue d'applique de 168 cm de haut. 

Les auteurs de la notice de la base Palissy y voient saint Michel et décrivent "un effet de mouvement et une relation bienveillante".

J'y vois plutôt un ange (simple tunique serrée par une ceinture rouge) qu'un archange, armé de l'épée flamboyante, et indiquant d'un geste du bras gauche l'expulsion du Paradis ; mais on ne peut exclure que ce geste soit celui du Jugement dernier.

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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VIII. PERSONNAGE ITHYPHALLIQUE : LE VICE DE LUBRICITÉ. GRANITE.

 

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Ce personnage en buste est vêtu d'un manteau plissé. Ses longs cheveux bouclés, sa calvitie frontale, son nez imposant et ses grosse lèvres au sourire béat attirent l'attention, mais moins que ses deux mains qui caressent un phallus en érection.

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Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Sculptures de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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LE CORPUS DES INSCRIPTIONS.

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- Sur le calvaire, l'inscription  JEHAN LE ALONDER FABRICQVE FEIST CESTE C / ROIX FAIRE L M VCC XLIIII  (1544).

Soit  "Jehan Le Alonder fabrique a fait faire cette croix en l'an 1544."

C'est la seule inscription de la chapelle en lettres gothiques.

Voir mon analyse de ce patronyme : https://www.lavieb-aile.com/2019/09/le-calvaire-de-la-chapelle-sainte-marie-du-menez-hom-en-plomodiern.html

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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LES PREMIÈRES INSCRIPTIONS DE LA CHAPELLE . PIGNON OUEST DE LA "CHAMBRE DES MOINES", 1570 et 1572.

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La plus haute est placée sous un blason. Elles étaient peu apparentes lors de mes visites successives, mais un éclairage plus propice les rend peut-être plus lisibles que sur mes clichés. Quoiqu'il en soit, on les distingue encore, et elles ont été clairement relevées :

H HO MOREAU F EN LAN 1570 ;

H OLIER FA EN LAN 1572 ;

Soit : "Honorable Homme MOREAU fabricien en l'an 1570", et "H. OLIER fabricien en l'an 1572.

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Une première campagne, non fondée sur des chronogrammes  est incertaine mais probable, accompagnant ou précédant le calvaire de 1544 dans la première moitié du XVIe siècle. Il en subsisterait le transept et le chœur dont on remarque les remplages de style gothique flamboyant. Il existait peut-être au départ un bas-coté nord, et la chapelle originelle se présenterait alors suivant un plan en croix latine à deux vaisseaux principaux (transept et nef) avec un chœur peu saillant. Le calvaire est daté par inscription de 1544 et est attribué par éléments stylistiques à un atelier de Landerneau (Prigent) : il relève de cette première campagne, et a ensuite bénéficié d'interventions postérieures.

Puis vient la  première campagne de construction fondée sur datations, lors du dernier tiers du XVIe siècle (1570-1591). La chapelle est alors agrandie au nord, avec la construction de la « chambre des moines » en 1570 et 1572 (inscription au pignon ouest).

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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LE BAS-COTÉ NORD ET LA NEF COTÉ NORD : 1573, 1574 et 1591.

R POLESEC FA LAN 1573 

 l MAUGUEN FAB LAN 1574 

 AV MOREAU FAB LAN 1591 .

Les arcades nord de la nef portent les dates de 1574 et 1591, tandis qu'on relève la date de 1573 à l'écoinçon des arcades est du vaisseau central du bas-coté nord.

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Inscription du bas-coté nord : 1573.

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POLEZEC

FA : LA[N] : 1573

Soit "POLEZEC fabricien l'an 1573."

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Le patronyme POLEZEC ou POLESEC est attesté par les généalogistes à Saint-Nic, à Plomodiern et Plonévez-du-Porzay.

Mais pour la période citée, (élargie à 1550-1650), le site Geneanet ne fournit aucun individu. Ce n'est qu'au XVIIIe siècle que les données apparaissent à Plomodiern (Jean le Polesec né en 1700, Yves le Polesec né en 1706, Corentin né en 1720, etc.  Cette inscription prouve que ce patronyme y est attesté en 1573.

Le calvaire de la chapelle Saint-Jean à Saint-Nic , daté de 1645, porte l'inscription "SEB. POLESEC." La généalogie de Yves Le Floch sur geneanet.org mentionne ainsi Sébastien Polezec, né à Saint-Nic en janvier 1612, marié à Françoise Guern (dont 5 enfants) et décédé  le 1er juillet 1676 au Manoir de Brenalen à Saint-Nic,  à l’âge de 64 ans.

La charpente de la chapelle Saint-Côme et saint-Damien porte une inscription mentionnant Jacques [IAC] Polesec qui a boisé (posé la charpente ) la chapelle et sculpté les sablières, alors que maître Perfezou était recteur de Saint-Nic. Il est vraisemblable que ce soit le même menuisier-charpentier [I. POLESEC]  qui a son nom en 1638 sur l'inscription de la rampe de l'escalier de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien.

Jacques POLEZEC est mentionné dans la généalogie de Louis Brun. Il est né en 1590 et mort le 18 avril 1684 à Saint-Nic, laissant trois enfants, Hervé , Anne et Marguerite.

Il est certain que cette famille était très impliquée au XVI et XVIIe siècle  dans l'édification des chapelles de Saint-Nic et Plomodiern.

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Inscription de la nef coté nord : 1574.

Lettres capitales aux fûts perlés, sculptées en réserve sur le bloc de granite sur deux lignes séparées par une réglure. Ponctuation par deux-points pour la ligne supérieure, par un point seul au dessous d'une lettre suscrite pour la ligne inférieure.

 

I : MAVGVEN

FAB LAN 1574

La base Geneanet indique que Plomodiern est l'une des communes les plus référencées pour  le patronyme [le] MAUGUEN, qu'on retrouve aussi dans les communes voisines comme Saint-Nic, Dinéault, Ploéven, Quéménéven et Cast. https://www.geneanet.org/genealogie/mauguen/MAUGUEN. Il provient du breton mauu- (moderne mav-) suivi de -gwenn, "blanc".

L'initiale I: peut correspondre à Jean ; mais je ne retrouve pas de Jean Mauguen pour l'année indiquée (ou le créneau 1500-1600).

On connait à Plomodiern Jean Le Mauguen (1695-1730), prêtre, demeurant à Keryel en Plomodiern.

Le nom de M.Mauguen est sculpté sur la fenêtre de la sacristie de Ploéven vers 1680.

https://www.lavieb-aile.com/2019/06/ploeven-v-les-statues-de-l-eglise-et-ses-inscriptions-lapidaires.html

 

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Cette inscription date donc la construction de ce mur du coté nord de la nef, entre la nef et le bas-coté nord.

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Inscription de la nef coté nord, près du transept.

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AV : MOREAV

FAB : LAN : 1592

(Le dernier chiffre de la date est lu par certains comme un 1).

Ce fabricien se prénomme-t-il Auguste ? Aurélien ?

Le patronyme MOREAU peut adopter diverses graphies. On le retrouve, dans cette chapelle, sur le pignon ouest de la chambre des moines (H[onorable] H[omme] MOREAU F. EN LAN 1570) ainsi que sur le retable du chœur ( Noël MOROS fabricien en 1703) (voir infra).

Sur la galerie du clocher de Trégarvan (commune voisine) peut se lire le nom du fabricien F. MORO 1696.

https://www.lavieb-aile.com/2018/06/l-eglise-saint-budoc-de-tregarvan.html

 

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Inscription non datée du sommet du pignon de la deuxième lucarne coté nord.

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Elle n'est pas datée, mais on peut la rapprocher, sur le plan stylistique, des trois inscriptions précédentes. Elle comporte trois lignes entre réglures :

GVILLA

VMMEDH

HERVE F

Soit  "Guillaume d'Hervé Fabricien".

Le patronyme est bien attesté à Plomodiern, mais au plus tôt en 1670 (Alain d'Hervé).

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Les inscriptions du retable 1703-1715.

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Ces trois retables qui se développent sur les 21 mètres du chevet de la chapelle ont pu être rapprochés de ceux de l'église Notre-Dame-de-Rumengol au Faou et de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal, où le retable sud est daté de 1706-1707. On y retrouve notamment les deux portes d'accès à la sacristie du retable  de droite (des Apôtres). 

 

Voir :

La chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal : la chaire à prêcher (Jean Le Seven, menuisier, Jean Cevaer sculpteur,  Yves Coquet, recteur 1694-1720) et  le retable sud (Jean Cevaer sculpteur, Yves Coquet, recteur  ,  F. Autret, fabricien,1706-1707) sous les armoiries de René-François de Kergoët 1668-1705 et Marie du Dresnais).

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Or, le retable et la chaire à prêcher de la chapelle Saint-Sébastien porte le nom du commanditaire, le recteur Yves Coquet, qui avait fait construire en l'église de Pleyben en 1698 l'autel du Rosaire par Jean Le Seven, maître-menuisier du Cloître-Pleyben, et Jean Cevaër, maître-sculpteur de Pleyben. Le même style se reconnaît sur le retable du Rosaire de 'église de Lopérec. Il est tentant d'attribuer à ces deux artisans locaux le retable de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom.

J'en donnerai ici un argument supplémentaire.

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Retable central (1703).

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L'inscription se trouve sous la statue de saint Joseph :

NOEL : MOROS  : F : 1703.

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C'est un membre de la famille MOREAU déjà signalée dès 1570 et 1592.

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Retable de gauche (retable des apôtres et évangélistes), 1715.

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Les inscriptions se trouvent de chaque coté du tabernacle, au dessus des bas-reliefs.

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1°) Au dessus du bas-relief de Marie-Madeleine et le Christ ressuscité (Noli me tangere).

N & D : MRE : OL : BOVRDVLOVS : R

Soit "Noble et discret messire Olivier Bourdulous Recteur.", à rectifier en BOURDOULOUS.

Olivier Bourdoulous (1688-1717 ), est né à Plougastel-Daoulas. Il a été nommé à Plomodiern en 1687, il prit possession tout de suite par le recteur de Cléden-Cap-Sizun et par lui-même le 22 août 1688, en présence de «Messeigneurs de Lanvilliau, Tréanna et de Trémaria, ses fils, des Messeigneurs de Moellien, du Vieux-Châtel et de Tronjoly ses enfants ». En 1696 il déclara ses armes à l'Armorial : «d'or à la couronne d'épines de sinople», Il dirige une Grande mission en 1715. Les registres le mentionnent comme témoin de nombreux mariages et décès à Plomodiern entre 1688 et 1712 .

https://gw.geneanet.org/golhena?n=bourdoulous&oc=&p=olivier

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Si on compare cette inscription avec celle du médaillon de la chaire à prêcher de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal, dont le texte est "N : & D : MRE : Y COQVET : DOCFEVR & RECTEVR", nous retrouvons le nom du recteur Yves Coquet commanditaire des retables de Pleyben (1698) et Saint-Sébastien (1706-1707), mais aussi le texte exact de l'inscription présentée ici, ainsi que sa forme, avec ses abréviations et l'usage de l'esperluette &. Mieux, la forme assez originale de cette esperluette, —dont on sait que la graphie est très variée — est strictement identique. On peut affirmer que la même main a sculpté les deux inscriptions, et que cette main est celle de Jean Cevaër.

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Chaire à prêcher, chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal. Photo lavieb-aile.

 

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Au dessus du bas-relief de la rencontre du Christ avec les pèlerins d'Emmaüs (les deux bas-reliefs sont consacrés au thème des Apparitions du Christ ressuscité) :

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GUILLAVME NICOLAS : F : 1715.

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Est-ce Guillaume NICOLAS (Plomodiern 1683-Ty Nast, Plomodiern 1725, ménager ? Le témoin de son mariage en 1722 avec Marie d'Hervé est Guillaume d'Hervé (cf. inscription lapidaire supra) ...

https://gw.geneanet.org/zardoz?n=nicolas&oc=5&p=guillaume

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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L'INSCRIPTION DE L'ARC DE TRIOMPHE : 1739.

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"Un joli arc de triomphe, composé d'une grande porte centrale et de deux petites arcades latérales, forme l'entrée du cimetière. Sur la face ouest, tournée vers la route, on lit la date de 1739. Dans la niche est une statue de la Sainte Vierge. A l'intérieur, une statue de saint Hervé avec Guiharan, mais sans le loup. Au-dessus, cette inscription : HERVE LASTENNET FABRICQUE ... 1739  " (Thomas 1966)

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https://gw.geneanet.org/hamety?n=lastennet&oc=&p=herve

Hervé LASTENNET est né le 26 octobre 1718 à Saint-Nic [Grand-Launay ?] et décédé à Plomodiern,  Lescobet, le 22 juillet 1772.

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription de 1766.

Elle est inscrite en lettres capitales sous le monogramme christique IHS et se dispose, sculptée en réserve, sur quatre lignes régulées.

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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MISSIRE : M : CRAVEC : RECTE[U]R

DE : PLOMODIERN : GUILL : LE

DOARÉ : PRETRE : VICAIRE

C : ROIGNANT : F : 1766.

Soit "Missire M. Cravec recteur de Plomodiern, Guillaume Le Doaré  prêtre vicaire, C. Roignant Fabricien."

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Michel CRAVEC a été curé de Pleyben en 1742 puis recteur de Plomodiern de 1744 à 1769. Son nom est inscrit sur le linteau d'une fenêtre de la sacristie de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal en 1742. 

Il fit bénir la grande cloche de Saint-Mahouarn en l'église de Plomodiern en 1764.

https://www.lavieb-aile.com/2019/07/la-chapelle-saint-sebastien-en-saint-segal.inscriptions-lapidaires-blasons-et-crossettes.html

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Guillaume LE DOARÉ est mentionné sur la généalogie d'Alain Gautier sur Geneanet. Il est le fils d'Yves Le Doaré et de Marguerite SALAUN et est né à Plomodiern le 16 mai 1738, et est décédé le 31 juillet 1769, âgé de 38 ans, à Plomodiern. Il demeurait  à(ou tenait l'exploitation de) La Forest. Les témoins de son décès étaient ses deux frères, mais aussi le recteur de Cast J. ROSPARS, le recteur de Ploéven Joseph LE GUYADER, ainsi que  quatre prêtres, J. LE DHERVÉ, C. RIOU, Jacques LE MARCHADOUR et J. PICLET.

 

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Le fabricien pourrait être rapproché de Corentin ROIGNANT, Plomodiern 1737-Plomodiern 1797. Son père Jacques était né au village de Kervennec à Plomodiern, mais son grand-père Jacques et son arrière-grand-père Alain étaient nés à Saint-Nic (lieu-dit Nézert). Or, les inscriptions relevées sur la chapelle Saint-Côme et sur l'église de Saint-Nic mentionnent le nom d'Alain Roignant en 1675 avec sa profession de charpentier et son rôle de fabricien :

https://gw.geneanet.org/elagathu?lang=fr&pz=eric+jean+jacques&nz=lagathu&p=corentin&n=roignant&oc=1

https://www.lavieb-aile.com/2018/06/l-eglise-saint-nicaise-a-saint-nic-inscriptions-lapidaires-de-datations-et-nominatives.html

https://www.lavieb-aile.com/2018/07/les-sablieres-1641-1675-de-la-chapelle-saints-come-et-damien-a-saint-nic.iii.les-sablieres-des-bas-cotes-et-leurs-blochets.html

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Les inscriptions de la deuxième lucarne.

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Les inscriptions du clocher (1772-1773).

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"Ce qui d'abord attire le regard, c'est le clocher à dômes superposés, l'un des plus jolis monuments de ce genre qui s'échelonnent pour ainsi dire, le long de la chaîne des Montagnes-Noires. On en voit de remarquables exemplaire à Notre-Dame de Châteaulin, Notre-Dame de Kergoat, a Plogonnec, à Edern (église paroissiale, chapelles de Lannien et du Niver), à l'église paroissiale de Châteauneuf, ainsi que plus loin, à Roudouallec et Gourin. Le clocher s'élève sur l'angle sud-ouest de la chapelle, et la porte formidablement voûtée qui est à sa base. constitue le porche latéral. Au centre, très belle clef de voûte avec feuille d'acanthe. De chaque côté, un pilastre ionique avec chapiteau et entablement, style XVIIe siècle. Au-dessus des chapiteaux la frise présente, d'une part, le chiffre 16, d autre part, le chiffre 63 (1663).  Sur le ressaut du milieu de la corniche, au pied de la niche qui la surmonte, on lit: JACQVES- NICOLAs., F. 1670 Immédiatement plus haut, une niche, accostée de deux grandes volutes, abrite une statue de Notre Dame de Pitié, à la figure très expressive, statue montée sur une petite pile en gâtine et cannelée. A 8 mètres de hauteur saillit, sur la face sud; une petite galerie robuste, où l'on aperçoit deux légers édicules en lanternes carrées, correspondant aux contreforts d'angle . Puis à 5 mètres plus haut, une seconde balustrade, portée sur un encorbellement, contourne les quatre côtés et s'orne, aux quatre angles, de canons en pierre servant de gargouilles. Là commence la chambre des cloches. Sur la pierre qui fait linteau, à mi-hauteur des arcades, se détache cette inscription : MISSIRE. MATHIAS JEAN LE QVINQVIS PLASSART. RECTEVR FABRICQVE. 1772 Sur la pile de l'angle sud-ouest de la galerie on lit : GERMAIN. HILLIE. 1773 Une troisième galerie domine les cloches. Elle est surmontée de trois dômes, dont le second forme lanterne octogonal~ et le troisième, de dimension fort réduite, supporte la croix. Le clocher de Sainte-Marie a donc été construit de 1663 à 1773." (Thomas 1966)

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription de la chambre des cloches.

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MISSIRE  : MATHIAS

PLASSART : RECTEVR

:  JEA : LE QVINQVIS

FABRICQVE :1772.

Soit "Missire Mathias Plassart recteur, Jean Le Quinquis fabricien 1772".

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Messire Mathias Plassart  a été curé de Berrien de 1750 à 1774 (sic), et serait né le 23 février 1719 à Berrien.

https://gw.geneanet.org/mjaccottet?lang=fr&pz=anna&nz=bernard&p=mathias&n=plassart

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Jean Le Quinquis peut correspondre à celui cité par les généalogistes comme étant né à Plomodiern le 14 mars 1739 et décédé à Gorre Ribl (Plomodiern) le 18 avril 1796. Il avait épousé le 16 juin 1756 Marie Marzin, d'où 4 enfants. Profession cultivateur, fils d'Alain Quinquis et de Marie Horellou. Son lieu de décès (et probablement sa  ferme) de Gorre Ribl se situe à 1400 m au sud de la chapelle.

https://gw.geneanet.org/hamety?n=quinquis&oc=2&p=jean

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription de la galerie.

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GER

MAIN

HILI.F

1773.

Soit Germain Hily, fabricien en l'an 1773 .

Les généalogistes décrivent Germain HILY, agriculteur, né le 22  avril 1734 à Plomodiern de Alain Hily , et décédé à Plomodiern le 21 octobre 1807. Il épousa le 16 juillet 1754 Anne MARC'HADOUR.

https://gw.geneanet.org/prigentjos?n=hily&oc=&p=germain

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Les inscriptions des cloches (1810 et 1876).

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La chapelle Sainte-Marie possède deux cloches.

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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MARIA VIRGINIA, la cloche de 1810.

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Voici l'inscription que porte la plus ancienne, qui est aussi la plus petite : « J'ai été fondue du temps de Monsieur Gabriel Marc'hadour curé de la paroisse de Plomodiern et de Monsieur Thomas Poquet maire pour servir à la chapelle de Menez Come. Parrain et marraine ont été Monsieur Guillaume Gorec et dame Corentine Seznec qui m'ont nommée Maria Virginia. Monsieur Corentin Boussard marguillier. A Brest en avril l'an 1810. M. Lebeuvriet m'a fait. » (Marraine et marguillier sont de Penfond)." (Thomas 1966)

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Ce que je remarque, c'est l'anse sculptée d'une face d'homme, une caractéristique qui se retrouve sur les cloches fondues par Le Soueff et par Le Beurrier de la Rivière sous l'Ancien Régime. La face visible depuis le sol, et que j'ai photographiée, ne montre pas l'orthographe du fondeur, donnée comme LEBEUVRIET par Thomas et comme  LEBEURRIER par Couffon.

Cette signature atteste de la persistance d'une fonderie à Brest dirigée par la famille Le BEURRIER, ce qui justifierait des recherches. Le dossier photographique devrait être complété par des clichés des faces non visibles ici, et par la recherche de marques ou médaillons supplémentaires. Le calvaire visible ici est à fleurons et à spirales.

Voir : Les fondeurs de cloches actifs dans le Finistère sous l'Ancien Régime

 

Ploéven, la cloche de Jean-Baptiste Le Beurrier de la Rivière 1735

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère I. Thomas Le Soueff 1714

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère II. Viel à Brest 1823

 

Rappel :

Les deux frères Le Beurier. Venus de La Colombe, ils sont arrivés vers 1684 et se sont vite mariés, Jacques avec une Bretonne, Jeanne Le Douarain, qu'il laissa veuve en 1686 et qui contracta en 1689 une nouvelle union avec Thomas Le Souef, un fondeur de cloches quimpérois d'origine normande ; Etienne dont la femme, Suzanne Delabaye, appartenait aussi à une famille de poêliers normands, en eut plusieurs enfants, une fille qui épousa un chirurgien, un fils qui entra dans les ordres et Joseph Le Beurier qui, après la disparition de son père en 1719, continua à fondre des cloches jusqu'à sa mort en 1734.

 

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, Jean. Fondeur du Roi à Brest. II fit; avec Jean-François Beurrier de la Rivière, une cloche à Lampaul-Guimiliau en 1715, deux cloches à Milizac en 1718, une cloche à Bodilis en 1719. Il fondit seul, en 1725, deux cloches à Milizac, en 1726, une à Landerneau, et, en 1729, la cloche de Saint-Eloi de Plouarzel, en 1732, un timbre de 27 livres pour Saint-Melaine, en 1742, une cloche pour Plougonvelin.

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, Jean-François. Fondeur du Roi à Brest, voir ci-dessus ..

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, René. Il fondit à Brest pour Ploumoguer une cloche en 1760 et une autre en 1765.

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Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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MARIE CORENTINE, la cloche de 1876.

"Sur la grande cloche on lit l'inscription suivante : «Je me nomme Marie Corentine. Mon parrain Mr Guillaume Briant et ma marraine Melle Marie Balcon. Bénite par M. Quéré curé archiprêtre de Châteaulin. M. Guill. Deroff recteur de Plomodiern, Celton et Louest vicaires, Balcon maire, Sébastien Colin trésorier, L. Poquet fabricien de Ste Marie de Menez-Hom. Jean fondeur à Quimper 1876. » (Thomas 1966)

L'inscription de trois lignes débute par des manipules tenant une couronne, le passage à la ligne étant indiquée par trois étoiles ou un médaillon.

Le motif est, sur la face visible, un calvaire à spirales.

Voir sur ce fondeur les cloches de l'EHPAD de Châteaulin ,  de la chapelle Saint-André d'Ergué-Gabéric datant de 1854 ou de Guengat 1872.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/illustration/ivr5320142900599nuca/dd408952-06bc-49cf-b9ef-daecf7b47857

http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=La_cloche_Louise-Marie_de_la_chapelle_de_St-Andr%C3%A9_parrain%C3%A9e_par_Nicolas_Le_Mari%C3%A9

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/GUENGAT.pdf

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Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Cloches de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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LA CLÔTURE ET LES STALLES : 1891-1892 .

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"La balustrade et les stalles du choeur sont dues au sculpteur Toularc'hoat, de Landerneau. Inscriptions : "G. GOURLAN. F. 1891." sur la balustrade, - "1892" et les initiales "J. L. D. - M. A. P." (Jean Le Doaré - Marie Anne Péron, donateurs) sur les stalles." (Couffon)

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Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

Inscriptions de la chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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LA SECONDE GUERRE MONDIALE.

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Les réseaux de résistance : le réseau Bordeaux Loupiac.

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"Réseau de récupération et d’évasion du B.C.R.A [Mars/Juin - Octobre 1943]

Jean-Claude Camors arrive à Lyon à partir de mars 1943 sur ordre du B.C.R.A, pour créer un réseau de récupération et d’évacuation des aviateurs alliés et d’agents français. Après avoir étudié les possibilités, le réseau opte pour la création d’une filière de passage vers l’Espagne. A la mi-1943, ce réseau s’implante en Bretagne, notamment à Rennes grâce au pharmacien André Heurtier. Camors est appréhendé dans l’été mais arrive à s’évader et rejoindre Lyon au mois d’août. Le réseau grossit et recrute des patriotes pour loger, nourrir, habiller et fournir des faux papiers aux candidats à l’évasion. Des agents de liaison et de convoyage sont également recrutés pendant que le réseau s’implante également dans le nord de la Belgique.

En octobre 1943, on dénombre plus de 80 aviateurs déjà récupérés par le réseau. Ils sont principalement hébergés dans l’Yonne et dans la région parisienne. La filière d’évasion par l’Espagne échoue, on fait alors évacuer les aviateurs par voie maritime, avions ou par la Suisse. Le 11 octobre 1943, Jean-Claude Camors se rend à Rennes pour faire le point avec ses contacts de la région Bretagne-Normandie. Il est abattu le jour même au café de l’Europe par un agent double au service de la Gestapo. Ce dramatique incident provoque la rupture des liens entre le réseau et la Bretagne, notamment pour les agents brestois qui se tournent alors vers le réseau Bourgogne (*) pour la récupération d’aviateurs et le réseau Jade Fitzroy pour tenter d’organiser le rapatriement de leurs protégés anglo-américains. Le reste du réseau subira entre janvier et mars 1944 une vaste traque, provoquant une hécatombe dans ses rangs, notamment auprès de son comité directeur. La liquidation est prononcée en avril 1944, seuls quelques membres restent actifs dans la région parisienne le temps de confier les aviateurs à d’autres réseaux d’évasion." https://www.resistance-brest.net/mot49.html

(*)  dans ce réseau : Michèle Agniel, ou Claude Leclercq.

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La chapelle Sainte-Marie du Ménez Hom à Plomodiern : diverses sculptures et les inscriptions.

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Le monument de la Libération, Ménez-Hom 2 septembre 1944 FFI-FTPF.

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La chapelle Sainte-Marie du Ménez Hom à Plomodiern : diverses sculptures et les inscriptions.
La chapelle Sainte-Marie du Ménez Hom à Plomodiern : diverses sculptures et les inscriptions.
Monument

Monument

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MISCELLANNÉES

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LES CROSSETTES (vers 1570-1573).

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La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Christ en croix, bois polychrome, XVIIe siècle.

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La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Vitrail à deux lancettes. Saint Joseph et sainte Anne.

Don de la famille Balcon 1872 et des amis de Guy Vourch 1988 

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La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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Bannière de procession (fin XIXe ou XXe siècle ?). Inscription AVE MARIA et monogramme marial.

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La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

La chapelle Sainte-Marie-du-Ménez-Hom. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1896-1902, "Livre d'or des églises de Bretagne."

— ABGRALL (Jean-Marie), 1891, "La chapelle Sainte-Marie du Ménez-Hom", Bulletin de la Société archéologique du Finistère.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1891_0368_0374.html

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f362.item

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Inscriptions gravées sur les églises et monuments du Finistère, Bulletin de la Société archéologique du Finistère

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1916_0122_0159.html

— BACHELOT DE LA PYLAIE (baron ), 1850, études archéologiques et géographiques.

https://www.google.fr/books/edition/%C3%89tudes_arch%C3%A9ologiques_et_g%C3%A9ographique/w39aAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=cravec+recteur&pg=PA158&printsec=frontcover

 

— CADASTRE NAPOLEONIEN (1810)

Feuille d'assemblage 3P 173/1/1

https://recherche.archives.finistere.fr/viewer/viewer/medias/collections/P/03P/3P173/FRAD029_3P173_01_01.jpg

Section C1 Bourg 3P 173 /1/9 

https://recherche.archives.finistere.fr/viewer/viewer/medias/collections/P/03P/3P173/FRAD029_3P173_01_09.jpg

 

— CADIOU (Didier), 2013, "Itinéraires sur le Menez-Hom"  Avel Gornog n°22 pages 40-53

 

— CHAURIS (Louis), 2013, "Nature et provenance des pierres dans trois édifices religieux : Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, Dinéault et Argol", Avel Gornog n°22 pages 30-36.

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, "Plomodiern", Nouveau répertoire des églises de chapelles du diocèse de Quimper

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/PLOMODIE.pdf

CHAPELLE SAINTE-MARIE DU MENEZ-HOM (C.)

Edifice de plan irrégulier par suite d'adjonctions : il comprend une première travée accostée d'une ancienne sacristie au nord et de la tour au sud, - deux travées à bas-côté simple au sud et bas-côté double au nord, - puis deux travées à doubles bas-côtés, un vaste choeur occupant la cinquième et dernière travée. Le chevet plat est peu débordant.

 

Autres statues anciennes

- en pierre : Pietà (tour) ; - en pierre polychrome : saint Maudez, saint Laurent, groupe de saint Hervé et Guic'haran, saint abbé ;

- en bois polychrome : Christ en croix, XVIIe siècle (C.), Ange de l'Eden, sainte Barbe, XVe siècle, saint Eloi.

La balustrade et les stalles du choeur sont dues au sculpteur Toularc'hoat, de Landerneau. Inscriptions : "G. GOURLAN. F. 1891." sur la balustrade, - "1892" et les initiales "J. L. D. - M. A. P." (Jean Le Doaré - Marie Anne Péron, donateurs) sur les stalles.

Le vitrail de la fenêtre axiale consacré à Sainte Marie du Ménez-Hom et signé "J.-L. NICOLAS père et fils, MORLAIX, 1872" n'existe plus.

Cloche portant l'inscription : "... A BREST. EN. AVRIL. 1810. M. LEBEURRIER. MA. FAIT."

* Arc de triomphe à grand fronton cintré et deux ouvertures secondaires (C.). Il porte l'inscription : "HERVE. LASTENNET. FABRICQVE. 1739 (ou 1759 ?)." Statues de la Vierge et du groupe de saint Hervé.

Sur le placitre, calvaire à trois socles disposés en diagonale (C.). Les croix des larrons sont mutilées. La croix du Christ est à double traverse : sur le croisillon inférieur, statues géminées encadrant une Pietà et, au revers, une Vierge à l'Enfant. Sur le croisillon supérieur, cavaliers, anges au calice et, au revers, Christ attendant le supplice. Au pied de la croix, la Madeleine à genoux. Sur le socle, inscription : "IEHAN. LE. ALONDER. FABRICQVE. /FEIST. CESTE. CROIX. FAIRE. L. MVccXLIIII." Fontaine dans une prairie en contrebas, en ruines

DIZERBO (A. H.),1987 -1989,  La chapelle de Sainte-Marie du Ménez-Hom , Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXVI, 1987 (première partie) et tome CXVIII, 1989 (2e partie).

— DUCOURET (Jean-Pierre), BRÉJON-MOSSER (Françoise), 1968, revu 1977, Dossier Inventaire général IA00005276

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-sainte-marie-du-menez-hom-plomodiern/846473f6-3636-47d5-996e-c8b25171ec9b

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005276_01.pdf

— LECLERC (Guy), 1970, Sainte-Marie du Ménez-Hom, ed. Le Doaré.

— LECLERC (Guy), 2013, " La chapelle de Sainte-Marie du Ménez-Hom , une création rurale", Avel Gornog n°22 pages 18-21

— LECLERC (Guy), 2013,  "Les retables de la chapelle de Sainte-Marie-du-Ménez-Hom", Avel Gornog n°22 pages 22-24

— MUSSAT (André), 1957, "La chapelle Sainte-Marie du Ménez-Hom", Congrès archéologique Cornouaille page 139.

https://www.google.fr/books/edition/Congr%C3%A8s_arch%C3%A9ologique_de_France/9CqseGceNSQC?hl=fr&gbpv=1&bsq=cravec+recteur&dq=cravec+recteur&printsec=frontcover

— PÉRENNÈS (Henri) et THOMAS, 1928, Sainte-Marie du Ménez-Hom en Plomodiern.

— PLATE-FORME OUVERTE DU PATRIMOINE POP.

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00005276

— La voie antique de Quimper à Daoulas

http://voies-romaines-bretagne.com/vrom2/quimper-daoulas.html

— THOMAS (Jacques), 1966, Plomodiern en Porzay, la Bretagne en miniature.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/e663f926be69f768695d88ad4add5213.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton Inscriptions
17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 18:07

L'église Saint-Laurent de Kairon (Saint-Pair-sur-Mer) : le vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967) et les deux statues en tuffeau (fin XV ou début XVIe), le Trône de grâce et la Vierge de Pitié.

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Voir aussi :

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PRÉSENTATION.

Le toponyme Kairon (noté Quéron au XVIIIe) dériverait de ker- "habitation, village", (E. Le Hérichier, 1881) et signifierait "le petit monastère". Nous retrouvons ce ker- à Carolles, ker-hoel. Pour certains, ce nom de Kairon semble indiquer que c’était là un des asiles des ermites de Scissy et que dès cette époque très reculée un oratoire a du s’élever sur ce lieu consacré. Ces ermites du V et VIe siècle ont leur tombeau dans l'église de Saint-Pair : les saints Pair,  Gaud, Aroaste, Scubilion et Senier.

Avant la Révolution, l'abbaye du Mont-Saint-Michel dispose à Kairon d'une maison de convalescence pour les religieux infirmes ou âgés. La chapelle de cette maison s'appelle alors « Notre Dame du Petit Monastère » (Ecclesia N.D. de Parvo Monasterio de Quéron, mss du Mont-Saint-Michel n°14) et sert d'église paroissiale aux populations avoisinantes. En 1802, à la restauration du culte, la chapelle est conservée comme chapelle vicariale de Saint-Pair.

Cet édifice fut déplacé et reconstruit au XIIIème siècle et bientôt un curé fut nommé. C’est en 1662 que le curé de Kairon [la cure ? fut supprimé. Le culte ne sera restauré qu’en 1802 et la paroisse rétablie en 1828.

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La carte de Cassini montre la situation de "Queron" sur les hauteurs nord de la vallée du Thar et de la Mare de Bouillon, et sa proximité du littoral. On y lit  au dessus du symbole de l'église la mention Saint-Pair Succursale.

 

 

Carte générale de la France. 127, [Saint-Malo - Grandville]. N°127. établie sous la direction de César-François Cassini de Thury ; 1758-1759

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Le patrimoine mobilier de l'église de Kairon ne semblait d'abord pas avoir fait l'objet d'un recensement ou d'une description disponible en ligne ; l'interrogation des bases Palissy et Pop-culture.gouv, ou de la Liste des Monuments Historiques de la Manche est restée d'abord vaine. La recherche d'une documentation iconographique est peu fructueuse. Le site Wikimanche signale le cadran solaire de 2013, la restauration du coq-girouette, celle d'un Christ en croix du XVIIe, et un vitrail patriotique 1914-1918.

Pourtant, on peut souligner l'intérêt des vitraux du XXe siècle (par Charles Champigneulle entre 1922 (?), 1926 et 1927), mais aussi celui du vitrail de 1967 exécuté en dalle de verre (technique innovante) par Gabriel Loire, et surtout surtout, les très remarquables, très anciennes et très belles statues ( ou groupes sculptés) en pierre calcaire polychrome : ce sont à mes yeux des œuvres majeures.

Avec plus de temps, on noterait la présence d'une bannière (fin XIXe ou XXe siècle) dédiée au patron [depuis quand ?]  de l'église, saint Laurent et une statue du saint avec la grille de son supplice. La bannière de l'autre coté montre une Assomption. Les figures peintes sur toile sont cousues sur un velours rouge et entourées de rinceaux brodés au fil d'or, tandis que les lambrequins et la bordure sont enrichies de cannetilles dorées. Inscrite MH 06/08/199

 
 

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Finalement, la liste des œuvres classées a été fournie par Ludivine Leteurtois, de l'Office Culturel de Saint-Pair-sur-Mer. Je la remercie. Voici la liste classée en fonction de la date d'inscription :

  • Statue Christ en croix XVIIIe siècle Œuvre restaurée Inscrite MH le 04/02/1974
  • Groupe sculpté – « La Pieta » (vierge de pitié) Limite XVe siècle-XVIe siècle ; Bon état ; Inscrite MH le 09/12/1975
  • Retable XVIIe siècle Œuvre restaurée Inscrite MH le 09/04/1975
  • Groupe sculpté – « La Trinité » XVIe siècle Etat moyen Inscrit MH le 06/06/1977

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  • Autel XVIIIe siècle État moyen Répertorié MH le 06/08/1998
  • Bannière Limite XIXe siècle – XXe siècle Bon état Répertoriée MH le 06/08/1998
  • Verrière Premier quart du XXe siècle Bon état Répertoriée MH le 08/08/2011 [Crucifixion]
  •  
  • Verrière Quatrième quart du XXe siècle Bon état Répertoriée MH le 08/08/2011 [Assomption]
  • Verrière Premier quart du XXe siècle Bon état Répertoriée MH le 08/08/2011 [Décor géométrique à rosaces]
  • Verrière Troisième quart du XXe siècle Bon état Répertoriée MH le 08/08/2011 [Baie de Gabriel Loire]

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Enfin, j'aurai eu l'ensemble des informations souhaitées si j'avais su consulter le site Conservation des Antiquités et Objets d'Art de la Manche ou CAOA.

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Église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

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I. LE VITRAIL DE GABRIEL LOIRE (dalle de verre, 1967, 2m²).

 

 

Cette baie placée au coté nord du chœur montre un moine (tonsure en couronne) remettant un drap (suaire?) à une femme voilée (peut-être une moniale) agenouillée devant lui et levant les mains pour recevoir ce drap. Il faut aussi remarquer ce qui ressemble, dans le coin inférieur droit, à un panier d'osier.

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Le sujet.

Le sujet de ce vitrail reste à déterminer. Ce moine est nimbé, c'est donc un saint, et il est vêtu d'un manteau rouge  comme un prêtre célébrant la messe ; il porte une étole. On ne voit ni crosse ni mitre permettant d'évoquer un évêque ou un abbé.

La forme du drap blanc n'est guère compatible avec l'idée que le saint porte un défunt. Il pourrait s'agir de la remise de l'habit monastique. Une hypothèse séduisante, proposée par Christiane Paurd, propose de voir ici saint Vital remettant l'habit à sa sœur Adeline. Saint Vital (1050-1122) fut ermite au Neufbourg avant de fonder en 1105 le monastère de la Sainte Trinité au Neufbourg avec sa parente Adeline. Vers 1110, il fonde le monastère de Savigny selon la règle de Saint Benoit et à proximité, au lieu de "La Prise aux Nonnes", il pose les bases d'une communauté de femmes, à l'image des abbayes doubles fondées par Robert d'Arbrissel.

Source : http://shapfougeres.blogspot.com/2012/02/abbaye-de-savigny-ii-saint-vital_28.html

Par ailleurs, la couleur blanche de l'habit est cohérente avec cette notice Nominis sur sainte Adeline (ou Aline):

"Adeline (ou Aline) fut la première abbesse de l'abbaye des "Dames Blanches" à Mortain dans le département de la Manche en Normandie, au diocèse de Coutances.
"Sœur de saint Vital, abbé de Savigny, elle était comme lui attirée par la vie monastique et fonda un groupe de moniales au Neufbourg près de Mortain. Lorsque Vital fit bâtir un couvent à Mortain, la communauté s'y installa en adoptant la règle et l'habit de Cîteaux. On l'appela " abbaye des Dames Blanches " et plus tard " Abbaye Blanche ". Avec Adeline on fête ce jour les autres saints de Savigny, saint Geoffroy, abbé, et saint Guillaume Niobé, religieux." (diocèse de Coutances et Avranches - calendrier diocésain)
À Savigny en Normandie, vers 1125, sainte Adeline, première abbesse du monastère de Mortain, qu'elle avait construit avec l'aide de son frère saint Vital.
"

Le fait que saint Vital et sainte Adeline appartiennent au calendrier diocésain du diocèse de Coutances et d'Avranches est évidemment un argument important.

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L'inscription :

DON DES PAROISSIENS ET ESTIVANTS. 1967 . A. DOUCET CURÉ

L'abbé Doucet fut curé de Kairon et était le fils d'un Inspecteur de l'Enregistrement.

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La petite inscription

GABRIEL LOIRE CHARTRES FRANCE 1967.

Gabriel Loire fut élève puis associé (1929) du maître-verrier de Chartres Charles Lorin avant de créer son propre atelier à Chartres en 1946 et de participer à la restauration et la réparation par des créations originales de très nombreux sanctuaires de France (on en dénombre 450) dont les baies avaient été victimes de destructions pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Il utilise la peinture sur verre avec sertissage au plomb, mais il excelle dans la technique dite de la dalle de verre.

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La technique : la dalle de verre sur béton:

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La dalle de verre sur béton est une spécialité des ateliers Loire depuis leur fondation : ces vitraux sont réalisés à partir de dalles de verre de 22 mm d'épaisseur (et jusqu'à 30 ou 40 mm), colorées dans la masse.

Le Maître verrier taille la dalle de verre à la marteline et en éclate la surface pour que la lumière soit diffractée. Après avoir disposé les verres sur la table de coulage et réalisé un coffrage aux dimensions du panneau, il "coule" un mortier de ciment avec armature métallique (ou ensuite de résine époxy) pour les sertir. https://www.ateliers-loire.fr/fr/dalle-de-verre.php

https://www.journeesdesmetiersdart.fr/sites/default/files/plaquettes/plaquette_st_leu_v_01_05.pdf

"Mise au point au début des années 30 (Jean Godin, Jules Albertini), les réalisations en Dalles de Verre sont un élément architectural du patrimoine national (religieux et civil) et, néanmoins, un univers peu connu du grand public. Le Métier d’Art associé est une « niche » dans les Métiers d’Art du vitrail. Contemporaine, la Dalle de Verre offre un éventail élargi de visions et de formes où les signatures de peintres, de maîtres verriers et de mosaïstes se sont exercées, dont certaines reconnues sur la scène internationale : Jean Godin [en 1929 dans la verrerie Albertini], Gabriel Loire, Fernand Léger, Henri Guérin, Max Ingrand, Louis Barillet, Jacques Le Chevallier, Joseph Guevel, Jean Lesquibe, Henri Martin Granel, Claude Idoux, Tristan Ruhlmann, Pierre Soulage, Frédérique Duran, et d’autres. Depuis la fin du XXème siècle, une nouvelle dimension artistique contemporaine est en voie de développement grâce à des créateurs de talent dont l’ambition est de redonner ses lettres de noblesse à cette matière et à son Métier d’Art oublié. "

Parmi ces noms, il ne faut pas oublier celui d'Auguste Labouret, qui avait déposé un brevet dès 1933 

Cette technique a été reprise par l'atelier monastique d'En-Calcat et de Saint-Benoit-sur-Loire et se retrouve en Bretagne pour les vitraux de l'Île d'Hoedic, ou en Normandie pour ceux de l'Île de Chausey.

 

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Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vitrail de Gabriel Loire (dalle de verre, 1967), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

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II. LE TRÔNE DE GRÂCE, pierre blanche calcaire (tuffeau ?), larges traces de polychromie, XVIe siècle. Inscrit MH le 06/06/1977

Au fond de la nef coté nord. Hauteur 102 cm, largeur 50 cm. Il manque une aile à la colombe.

 

(On trouve encore l'appellation de "Trinité"). Comme l'explique correctement l'article Wikipédia, le Trône de grâce est une représentation verticale de la Trinité où Dieu le Père vêtu assis sur une cathèdre tient entre ses bras écartés la croix où son Fils est crucifié, tandis que la colombe de l'Esprit-Saint, issu des lèvres du Père comme son Verbe, pose le bec sur la tête du Fils. En peinture, l'exemple-type en est la fresque (1426-1428) de Masaccio pour Santa Novella de Florence. 

J'ai étudié ce motif iconographique ici:

 

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Voir aussi :

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Dieu le Père est tête nue (et non coiffée de la tiare), il est vêtu d'un manteau blanc aux pans croisés et d'une robe rouge aux plis resserrés par une fine ceinture. Son visage assez jeune et  à la barbe taillée le rapproche de son Fils. Celui-ci, vêtu d'un pagne,   a la tête légèrement inclinée ; tous les deux regardent devant eux.

Les couleurs sont le noir, le rouge et le jaune d'or, qui se retrouve aussi en sous-couche.

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Trône de grâce, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Trône de grâce, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Trône de grâce, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Trône de grâce, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Trône de grâce, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Trône de grâce, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

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III. LA VIERGE DE PITIÉ, pierre blanche calcaire (tuffeau ?), traces de polychromie, Fin XVe siècle-début XVIe . Inscrit MH 09/12/1975.

 

Au fond de la nef coté sud. Hauteur 60 cm, largeur 40 cm. 

(On trouve encore l'appellation, italienne, de "pietà").

La Vierge est assise et tient son Fils sur ses deux genoux ; la main droite soutient la tête, la main gauche le bassin. Elle regarde devant elle, c'est à dire qu'elle fixe du regard le spectateur ou fidèle. Elle est coiffée d'un voile formant un large auvent carré, mais sa gorge n'est pas couverte par la guimpe traditionnelle. Le nez est fin, la bouche est petite et triste.

Bien que les données de l'Inventaire donnent à cette Vierge de Pitié une date à cheval entre XVe et XVIe siècle, tandis que le Trône de grâce est daté du XVIe siècle, ces deux œuvres forment une unité tant par leur matériau que par le thème représenté, celui du Père tenant son Fils et celui de la Mère tenant son Fils. Néanmoins, nous n'avons pas ici une Trinité souffrante (où le Père porte le corps de son Fils d'une façon très analogue à celle de la Vierge), mais, avec ce trône de grâce, une affirmation plus théologique, et moins centrée sur le chagrin, du Plan du Salut.

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Vierge de pitié, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vierge de pitié, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vierge de pitié, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vierge de pitié, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vierge de pitié, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Vierge de pitié, calcaire et polychromie, fin XVe, église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

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IV. FRAGMENTS D'UN RETABLE EN BOIS POLYCHROME ET CRUCIFIX DU XVIIe.

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La prédelle de l'ancien tabernacle en bois polychrome et doré (Dimension 106 cm x 64 cm) montre deux saints apôtres (dont celui de gauche dérobé (*)) autour du  Christ Sauveur du Monde. Il s'agirait de saint Pierre et de saint Paul. Les personnages sont séparés par des colonnes torves et enserrés chacun dans une niche et entouré d'un décor végétal.

(*)Vers le 15 août 2019, un voleur dérobe une statue en bois datant du 17e siècle incrustée dans le retable restauré quelques année plus tôt.

Le Christ en croix du 17e siècle de 128 cm de haut a été restauré par l'atelier Frédéric Rouchet de Granville. Il provient de la poutre de gloire (ou perque, ou tref en Bretagne). Les deux pieds ensanglantés reposent sur deux têtes d'anges. La main gauche est mutilée.

 

https://www.wikimanche.fr/Fichier:Kairon-Christ-en-Croix.jpg

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Fragment de retable (bois polychrome, XVIIe)  église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Fragment de retable (bois polychrome, XVIIe) église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Christ en croix (bois polychrome, XVIIe, restauré), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

Christ en croix (bois polychrome, XVIIe, restauré), église Saint-Laurent de Kairon. Photographie lavieb-aile 15 mai 2021.

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SOURCES ET LIENS.

— DUJARDIN (Marius), "Autour de Carolles et Jullouville, extrait de la Revue de l'Avranchin

http://www.portedelabaie.com/index.php?id=152

 

 

 

— HULMEL (L.). 1942-1943 Notes d’histoire sur Saint-Pair-sur-Mer et Kairon, in: Revue de l’Avranchin, tome XXXII, 1942-1943, p. 583-588.

— LECANU (Auguste) 1878 Histoire du diocèse de Coutances - Volume 2 - Page 276

— LE HÉRICHER (Édouard), 1845 « Commune de Saint-Pair », Avranchin monumental et historique, vol.1, imprim. Tostain, 1845, p.567-628

https://books.google.fr/books?id=UWYPAAAAQAAJ&pg=PA567#v=onepage&q&f=false

"Sur une colline , entre la Mare de Bouillon et l'embouchure du Thar, où se trouve le Caillou-du-Thar, rocher d'où saint Pair fit jaillir une eau vive , s'élève l'église de Quéron. C'est une grande chapelle, dont on vient d'allonger la nef, sans : tour ni transept , couronnée seulement d'un campanier. Pla- . cée au milieu d'une bourgade de pêcheurs , elle est sous l'invocation de Notre-Dame, et n'offre que peu d'intérêt pour l'art et l'archéologie. Quéron , jeté entre la mer et le lac de Bouillon , entre de riantes campagnes et les montagnes sévères du Pignon-Butor, est dans un site admirable de grandeur et de variété. L'église est une annexe de celle de Saint-Pair ; mais Quéron forme une commune. Son nom d'Église du-Petit-Monastère semble indiquer que c'était un des asiles des ermites de Sciscy, et dès une époque très - reculée, un oratoire a dû s'élever sur ce lieu consacré. On a vu par les citations précédentes qu'il y avait une église au moins au XIII siècle, puisqu'un manuscrit de ce temps mentionne : « Ecclesia N. D. de Parvo monasterio de Queron . » Nous trouvons une plus ancienne mention de Quéron dans le Cartulaire de la Luzerne : « Unum pratum juxta pratum Geroldi de Cuiron , 11623. » Ce nom de Quéron semble être un nom propre normand, assez commun, Caron, ainsi prononcé à la manière saxonne. Il y avait dans la vicomté de Caen une paroisse de Caron aujourd'hui Cairon ."

— LE HÉRICHER (Édouard), 1881, Etymologie familiales de la topographie de la France... Manche.

https://www.google.fr/books/edition/Etymologies_familiales_de_la_topographie/3DMGAAAAQAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=kairon+ker+%22monast%C3%A8re%22&pg=PA34&printsec=frontcover

 

— NORMAND (Michel), 2012, La longue et riche histoire du patrimoine immobilier et mobilier à Saint-Pair-sur-Mer, Le Saint-Pairais , Bulletin municipal n°51, mai 2012

https://saintpairsurmer.fr/wp-content/uploads/2019/03/saint_pairais_mag_num_51.pdf

— WIKIMANCHE

https://www.wikimanche.fr/%C3%89glise_Saint-Laurent_de_Kairon_(Saint-Pair-sur-Mer)

https://www.wikimanche.fr/Gabriel_Loire

 

— LES VITRAUX

 

Baie n°0 à double lancettes  La Crucifixion, 1897, inscrite 08/08/2011. La fiche CACOA indique une date par inscription de 1897 sur cette verrière n°0 à double lancettes, la signature A. VERMONET, Reims, 1897 et la mention ROBERT DE LA VARDE 1897. Cet officier, saint-cyrien, (Cherbourg 4/03/1878, Saint-Pair 19/03/1961) fut conseiller municipal de Saint-Pair et surtout l'un des plus éminents bryologues — spécialistes des Mousses — européens. Il publia en 1925 une Contribution à la flore du département de la Manche . Il était membre de la Société linnéenne de Normandie depuis 1919. Le maître-verrier est André Vermonet-Pommery.

Baie n° 1 : La Vierge du Rosaire [1922] attribuée à Ch. Champigneulle, Paris. inscrite 08/08/2011.

Baie n°2 Vitrail patriotique 1914-1918 "Ils ont combattu le bon combat" attribuée à Ch. Champigneulle, Paris, inscrite 08/08/2011.

Baie n°4 : Jésus calme les flots 1926, attribuée à Ch. Champigneulle, Paris, inscrite 08/08/2011.

Baie n°5 : L'Assomption. 1927, attribuée à Ch. Champigneulle, Paris, inscrite 08/08/2011.

Baie n°6 : La Sainte Famille de Nazareth 1926. Signée Ch. Champigneulle, Paris, inscrite 08/08/2011.

Baie n° 7 L'Annonciation 1927, attribuée à Ch. Champigneulle, Paris, inscrite 08/08/2011.

Baie n°8 : Mort de saint Joseph 1926, , attribuée à Ch. Champigneulle, Paris, inscrite 08/08/2011.

Baies 9 à 12 : verrières décoratives dont une est datée de 1903, à médaillons et rinceaux, bordure de rinceaux de vigne eucharistique. La verrière portant la date de 1903 indique don de Mr le Commandant DETIEUX et Mme DETIEUX 1903]

 

http://objet.art.manche.fr/

http://vitrail.ndoduc.com/vitraux/htm6601/eg_StLaurent@Kairon_2.php

http://ndoduc.free.fr/vitraux/htm13001/Saint-Laurent@Kairon.php

http://vitrail.ndoduc.com/vitraux/htm6601/eg_StLaurent@Kairon_all.php

https://www.wikimanche.fr/%C3%89glise_Saint-Laurent_de_Kairon_(Saint-Pair-sur-Mer)

 

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1°) Sur le vitrail :

— ATELIER GABRIEL LOIRE

https://ateliers-loire.fr/fr/gabriel-loire-kairon-saint-pair-sur-mer-eglise-saint-laurent.php

— Reconstruction patrimoine de la Manche (vitrail Gabriel Loire)

http://objet.art.manche.fr/xml/images/inventaire_patrimoine_reconstruction_2011.pdf

2°) Sur le Trône de grâce :

BOESPFLUG (François), 2009, , « La Trinité dans l’art breton (xve-xviiie siècle) », Revue des sciences religieuses [En ligne], 83/4 | 2009, mis en ligne le 15 novembre 2013, consulté le 04 octobre 2018. URL : http://journals.openedition.org/rsr/441 ; DOI : 10.4000/rsr.441

BOESPFLUG (François), La Trinité dans l’art d’Occident (1400-1460). Sept chefs d’oeuvre de la peinture, préface de Roland Recht, Strasbourg, Presses Universitaires de Strasbourg, 2000, 22006.

BOESPFLUG (François), « La Trinité dans l’art alsacien (XIIe-XVe siècle). À propos de quelques oeuvres, du Hortus Deliciarum à la tapisserie de Saint-Jean-Saverne », Cahiers alsaciens d’archéologie, d’art et d’histoire, XL, 1997, p. 99-123.

BOESPFLUG (François), ZALUSKA ( Yolanta) , Le dogme trinitaire et l'essor de son iconographie en Occident de l'époque carolingienne au IVe Concile du Latran (1215)  Cahiers de Civilisation Médiévale  Année 1994  37-147  pp. 181-240.

3°) Sur la Vierge de Pitié :

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Vitraux
10 mai 2021 1 10 /05 /mai /2021 19:12

Les statues (kersanton, vers 1620-1660) sculptées par Roland Doré au cimetière de La Forest-Landerneau : un saint évêque et Catherine d'Alexandrie.

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1. Voir à La Forest-Landerneau :

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2. Voir les œuvres de Roland Doré :

 

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PRÉSENTATION.

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Au sommet des rampes de l'escalier qui relie le cimetière bas et le cimetière haut de l'église de La Forest-Landerneau ont été placées deux statues en kersantite dans lesquelles se reconnaît au premier coup d'œil l'art et la manière de Roland Doré, dont l'atelier de Landerneau fut actif à Landerneau entre 1608 et 1663. Elles en ont le visage rond, et le fin sourire qualifié de "doréen" pour ce je ne sais quoi de serein et d'ironique qu'on n'oublie pas.

Occupent-t-elles leur emplacement d'origine, ou bien ont-elles été placées ici en ré-emploi, dans un site riche en calvaires fragmentaires ou remaniés ? En tout cas, elles ne sont pas géminées, et ne proviennent donc pas (a priori) des croisillons d'un calvaire.

Elles ne portent aucune inscription, et aucune archive ne permet d'en préciser la datation. Viennent-elles du même site ? Le faciès du kersanton, gris fin dans les deux cas, ne m'a pas semblé identique (plus jaune pour la Catherine), mais je ne suis pas docteur es géologie. Mes photos rapprochées ne témoignent plus de cette différence qui était convaincante à mon regard in situ.

Ce sont les statues d'un saint évêque, à gauche et de sainte Catherine à droite.

Les pupilles de l'évêque sont creusées, selon un trait caractéristique du sculpteur ayant atteint la maturité de son art. Celles de Catherine ne le sont pas. Est-ce un indice fiable ?

Elles ne sont pas inconnues, et E. Le Seac'h qui les signale en donne un cliché page 209 de son ouvrage ; par contre, elles n'ont jamais été décrites spécifiquement.

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Quoiqu'il en soit, ce sont des œuvres magnifiques, qui confirment une fois de plus du talent du grand Roland. Surtout, ne les loupez pas !

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Statues des piles de l'escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Statues des piles de l'escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le saint évêque.

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Il porte les attributs épiscopaux, que sont la mitre, la crosse tenue à gauche, et le geste de bénédiction. Aucun attribut ne permet de l'identifier parmi les nombreux saints évêques bretons.

Ses cheveux sont longs et tombent sur les épaules. Son visage est d'un ovale très allongé. Les yeux sont comme deux olives dénoyautées entre les paupières saillantes. Le nez, d'abord fin comme une lame, s'évase en narines presque épatées. Le philtrum est visible.  Le sourire doréen, en zig-zag, se reconnaît aux deux fossettes qui creusent les commissures.

La chape, ou manteau, tombe jusqu'au sol, et ses pans sont réunis par un fermail comparable à une sangle, dont le mors est un cabochon prismatique. Il recouvre le surplis au plis fins s'évasant sous le cou comme une petite fraise , et une cotte talaire aux plis plus larges. Le saint, en avançant la jambe droite, fait apparaître en museau de souris la courbe arrondie d'une solide chaussure.

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On peut le comparer aux saints évêques des statues géminées du Passage à Plougastel, de Locmélar d'Irvillac, de Saint-Vendal à Pouldavid-Douarnenez (où un poisson permet d'identifie saint Corentin),  de Saint-Nicodème de Ploéven et de la chapelle Seznec de Plogonnec (voir liens supra).

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Saint évêque, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint évêque, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint évêque, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint évêque, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint évêque, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint évêque, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint évêque, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint évêque, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Sainte Catherine d'Alexandrie.

Roland Doré a représenté cette sainte ici, ainsi que sur le calvaire de Pen ar Feunteun de Guiclan, et sur celui de la chapelle de Sainte-Anne-du Portzic à Plonévez-Porzay.

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Elle porte une couronne à larges fleurons, des cheveux bouclés, et tient ses attributs, l'épée de sa décollation dans la main droite, pointe en haut vers la poitrine, et la roue équipée de lames, mais brisée, dans la main gauche. Elle est vêtue d'un manteau, qui s'entrouvre sur une robe serrée très haut sous la  poitrine par une ceinture. Elle est cambrée et projette le ventre vers l'avant, selon la mode dont témoignent les Vierges gothiques.

Son visage est vraiment rond (et non ovale comme celui de l'évêque), mais le sourire caractéristique est bien là, animant une bouche petite entre les parenthèses des sillons naso-géniens.

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Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Catherine, (kersanton, Roland Doré, v.1620-1660), escalier du cimetière de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1910, "Notice sur La Forest-Landerneau", Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie Quimper, Kerangal. 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/60798cc0c60ed80e4fbabd1443d17155.pdf

— CASTEL ( Yves-Pascal) 1988, Roland Doré et les enclos paroissiaux, exposition au Musée des Jacobins de Morlaix, conservatrice Françoise Daniel.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_233/roland__dore__et__les_enclos__paroissiaux.pdf

 

— CASTEL ( Yves-Pascal), 1985, « Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du xviie siècle) », Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome 94, pages 97-116.

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de LA FOREST-LANDERNEAU, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7fe6b104461be9db56d8ced2650d285a.pdf

"Près de l'église, calvaire : base rectangulaire à pinacles gothiques, croix des larrons sur le croisillon"

—— COUFFON (René), 1961, "L'évolution de la statuaire en kersanton" Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc t. LXXXIX, 1961 p. 1-45. 

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

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4 mai 2021 2 04 /05 /mai /2021 10:30

Zoonymie des Odonates : le genre Sympecma, Burmeister, 1839 ou Sélys, 1840: les Brunettes.

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé :

— Genre Sympecma Burmeister, 1839, Handb. Ent. (2) :1047/823 cité sans description (nomen nudum), puis Sélys-Longchamps, 1840, Mon. Lib. eur. :144 ou Sympycna Charpentier 1840 Libell. europ. Lipsiae : 19. Du grec σνμ, sum,  ensemble et πικνοσ, Pycnos, puknos, "compact" et, dans le contexte, "serré ensemble", par référence aux ailes que ce genre maintient jointes au repos, et non ouvertes. 

Nom en français :

1. "Sympecma"; de Sélys-Longchamps 1840 p.145

2."Sympecme", Paul-André Robert, 1958, Les Libellules ou Odonates p.89.

3."Brunettes", Jourde in Dijkstra 2007

 

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LE NOM DE GENRE SYMPECMA (BURMEISTER, 1839).

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Sympecma, Burmeister, Handbuch der Entomologie (2) page 1047 (Table alphabétique, avec renvoi à la page 823).

À la page 823, nous trouvons la description de l'Agrion phallatum de Charpentier Hor. Entom. :10, mais sans mention du genre Sympecma.

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/1046/mode/2up

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/822/mode/2up

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[Agrion (Sympycna) Charpentier, 1840 Libell. europ. Lipsiae : 19, espèce-type phallatum Charpentier Hor. ent. Paris:10 1825].

a) Dans sa publication de 1840, Charpentier décrit un genre SYMPYCNA page 19, et il en donne l'étymologie : Nomen a Graeco sympecnos, desumtum, propter alarum arcte erectarum situm, quem animal vivens in sedento prae se fert. ("Le nom issu du grec sympecnos "assujeti" [desuo, ere : "fixer solidement, assujettir] en raison des ailes fermement placées [l'une contre l'autre] lorsque l'animal est au repos."

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b) Puis,  il décrit plus loin, et  sans indiquer ce genre Sympycna,  l'Agrion phallatum (avec la référence à l'Agrion fuscum de Vander Linden] et il écrit Inter sedendum hoc Agrion alas non gerit patulas, sed compressas, uti omnes Agrionidum species, quae in sequentibus pagellis describentur. "Au repos les ailes de cet Agrion ne sont pas ouvertes, mais serrées, à la différence des autres espèces d'Agrion décrites dans les pages ci-dessous".

 

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D'après C. Deliry :

"Burmeister (1839) évoque bien le nom de Sympecma et l'attribue à de Charpentier, sur la base d'un manuscrit qu'il avait reçu, mais il n'en donne pas de description (nomen nudum). En conséquence la première description de ce genre se trouve chez de Selys Longchamps (1840) et précède de peu celle donnée par de Charpentier la même année, mais plus tard. Bridges (1993) émet la même opinion. L'ADDO (Dijkstra 2020) utilise aussi de Selys Longchamps (1840) comme descripteur.
On trouve dans de Selys Longchamps (1862) un retour à l'orthographe Sympycna (sous Lestes (Sympycna)) et une attribution à de Charpentier, précisant Sympecma en synonymie utilisée par Burmeister, lui-même et olim. Bechly (2014) précise : Sympecma Selys, 1840 (nec Burmeister, 1839), ce qui est en phase avec notre point de vue [2019]."

"de Selys Longchamps (1840) - L'auteur scinde le genre Libellula en Libellula, Libella et utilise le genre Cordulia déjà présenté par Leach (in Brewster 1815). Pour le genre Aeshna il impose les genres - déjà définis - Lindenia, Gomphus, Cordulegaster, Aeschna et Anax. Il utilise côté Agrion, Calepteryx, Lestes, Sympecma et Agrion. Le genre Sympecma paraît nouveau. En effet, il n'a été que cité par Burmeister (1839), sans description (nomen nudum). - Présence d'un ptérostigma (cf. parastigma). Ailes hyalines, relevées au repos, ptérostigma allongé (cf. Lestes, Agrion)."

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espèce-type Agrion phallatum Charpentier 1825 = Agrion fusca Vander Linden 1823

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De Sélys-Longchamps 1840 Monographie des Libellulidées d'Europe.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f145.item.r=selys.langFR.zoom

On l'a vu, c'est à lui que nous devons la description du genre Sympecma.

Texte.

XI. GENRE SYMPECMA.

SYMPECMA. (CHARP.)

Synonymie. - Subgenus SYMPECMA. T. de Charp. MSS.

Lestes. De Selys. Catal., 1839. .
Agrion. Vander L. Charp. Fonscol. Burm.

Caractères.- Les mêmes que ceux du genre Lestes, avec les modifications suivantes :

1° Les ailes sont relevées perpendiculairement dans le repos;

2° Elles sont plus pointues, et l'espace qui surmonte leur triangle discoïdal est triangulaire régulier, très-étroit et très-allongé transversalement;

3° Les jambes sont moins longues, et les cils qui les garnissent plus courts;

4° Les deux appendices anals de la femelle sont rapprochés l'un de l'autre, grands, lancéolés à peu près comme ceux des Æschnes. Les valvules vulvaires sont petites et n'atteignent pas l'extrémité de l'abdomen.

La coloration des Sympecma est d'un brun plus ou moins métallique, mélangé de roussâtre, et n'offre pas ces teintes vert-doré, qui caractérisent les Lestes. Le parastigma des ailes est aussi plus étroit et plus allongé; mais je ne me serais pas décidé à adopter comme genre distinct le sous-genre proposé par M. de Charpentier , si la manière de porter les ailes relevées ou horizontales dans le repos ne me paraissait d'une importance extrême chez les Libellulidées : par ces caractères, les Sympecma forment le passage des Lestes aux Agriones. L’Agrion zonatum (Burmeister) de l'Océanie est du genre Sympecma."

 

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ETUDE DU NOM DE GENRE SYMPECMA.

"Du grec σνμ, sum,  ensemble et πικνοσ, Pycnos, puknos, "compact" et, dans le contexte, "serré ensemble", par référence aux ailes que ce genre conserve jointes au repos, et non ouvertes. 

Comme l'écrit Charpentier en 1840 pour la forme équivalente Sympycna, "Le nom est issu du grec sympecnos "assujeti" [desuo, ere : "fixer solidement, assujettir] en raison des ailes fermement placées [l'une contre l'autre] lorsque l'animal est au repos."

 

 

Pycnos, du grec ancien puknos, "épais", se réfère à quelque chose de "dense, compact, épais".

https://fr.wiktionary.org/wiki/pycno-#:~:text=Fran%C3%A7ais-,%C3%89tymologie,puknos%20(%C2%AB%20%C3%A9pais%20%C2%BB).

https://el.wiktionary.org/wiki/%CF%80%CF%85%CE%BA%CE%BD%CF%8C%CF%82

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AUTRES PROPOSITIONS ÉQUIVALENTES:

 

a) Wikipedia.

"Du grec σνμ, sum,  ensemble et πικνοσ, puknos, "compact" ; que l'on pourrait traduire par « étroitement réuni » (de par la forme resserrée des ailes)."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sympecma#:~:text=Sympecma%20(les%20brunettes%20ou%20lestes,de%20la%20famille%20des%20Lestidae.

 

 

b) INPN :

"Chez cette demoiselle, le corps des individus jeunes est brun clair cuivré. Pendant la reproduction, le corps devient brun mat. Les ailes sont jointes au repos. Cette caractéristique lui a valu son nom de genre, Sympecma, qui vient du grec « serré ensemble »."

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65192/tab/fiche#:~:text=Chez%20cette%20demoiselle%2C%20le%20corps,du%20grec%20%C2%AB%20serr%C3%A9%20ensemble%20%C2%BB.

c) Paul-André Robert, 1958.

"Sympecma ou Sympycna = serré ensemble : ailes fermées au repos. Les Sympecma se distinguent des Lestes par des ailes plus pointues à nervulation brune et à membrane vaguement laiteuse. Au repos, l'insecte les tient toujours fermées, c'est-à-dire serrées les unes contre les autres. L'insecte lui-même s'applique contre son support. Ce sont les seules Libellules qui, chez nous, passent l'hiver à l'état adulte."

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NOM VERNACULAIRE.

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1. "Sympecma"; de Sélys-Longchamps 1840 p.145

2. "Sympecme", Paul-André Robert, 1958, Les Libellules ou Odonates p.89.

3."Brunettes", Jourde in Dijkstra 2007

Le Guide des libellules d'Europe décrit ainsi la "Brunette hivernale" S. fusca, et la "Brunette sibérienne" S. paedisa. Néanmoins, les espèces reçoivent un deuxième nom, respectivement "Leste brun" et "Leste enfant", proposé par Grand et Boudot 2006 qui reprennent Paul-André Robert 1958..

L'INPN n'accepte que les noms "Leste brun" et "Leste enfant"

 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

— GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076

— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "
Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published 
 Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. 
Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  
Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, 
The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "
The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, 
Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, 
World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862].

— CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY / Worlds Odonata Words

http://www.deliry.net/odonata/index.php/Lestes_virens

— RAMBUR (Pierre), 1842,Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

 

— SCHAEFFER (Jacob-Christian). 1769,  Icones insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae... = D. Jacob Christian Schäffers natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten...   Regensburg, gedruckt bey Heinrich Gottfried Zunkel. [1766-1769] Illustrations par Johann Jakob Haid, (1704-1767). Johann Nepomuk Maag (1724?-1800). G. P. Trautner, . Johann Gottlieb Friedrich, (1742-1809). et Loibel.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1518402b/f1.item

 

— SCHAEFFER (Jacob-Christian). 1804, D. Jacobi Christiani Schaefferi Iconum insectorum circa Ratisbonam indigenorum enumeratio systematica par Georg Wolfgang Franz, Panzer, 1755-1829  (nomenclature systématique) :

https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/101964

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
1 mai 2021 6 01 /05 /mai /2021 19:19

Le calvaire (kersanton, Prigent ?, XVIe siècle ; 1762 ; 1887, mission) du cimetière bas de La Forest-Landerneau.

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— Voir à La Forest-Landerneau :

Fragments d'un calvaire (kersanton, vers 1555, atelier Prigent) au cimetière de La Forest-Landerneau. (3 larmes)

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— Voir  d'autres œuvres de Bastien ou Henry Prigent:

 

et hors blog: 

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Attribution personnelle hors catalogue Le Seac'h :

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PRÉSENTATION.

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Le cimetière de La Forest-Landerneau, qui entoure l'église, est divisé en un cimetière haut, à gauche de l'allée qui mène vers le sanctuaire, et un cimetière bas. C'est dans la partie orientale de ce dernier qu'est érigé le calvaire présenté dans cet article.

Il est décrit ainsi en 1980 par Yves-Pascal Castel dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère (je complète les abréviations) :

"n°534. La Forest-Landerneau cimetière bas, kersanton, haut de 6 mètres, XVIe siècle. Trois degrés, Madeleine à genoux. Socle cubique à griffes: 1762, MISSION 1887. Croisillon, écus aux armes de France et de Bretagne. Statues géminées: Vierge-sainte martyre, Jean-évêque. Croix à branches rondes, crucifix, groupe Notre-Dame de Pitié. [YPC 1980]"

L'abbé Castel, qui avait indiqué pour les fragments d'un calvaire du cimetière haut (Atlas n°533, cf. mon article précédent) la datation vers 1550 et avait évoqué l'atelier des Prigent, ne s'engage pas pour ce calvaire du cimetière bas (alors qu'il est l'un des meilleurs spécialistes des ateliers de sculpture en kersanton du XVI et XVIIe siècle).

Trente quatre ans plus tard, Emmanuelle Le Seac'h, dans sa thèse publiée en 2014, attribue à l'atelier Prigent non seulement les fragments (atlas n°533) du cimetière haut, mais aussi ce calvaire en écrivant dans son catalogue :

"La Forest-Landerneau, Calvaire du cimetière bas (Atlas n°534) :

-Vierge/sainte martyre, Crucifié, / pietà, Jean/évêque

-sur le socle, Marie-Madeleine. Kersanton."

Je suis surpris de cette attribution, hormis celle de Marie-Madeleine, qui s'impose (voir article précédent), voire celles du Crucifié, et de la Vierge de Pitié ("pietà"). En effet, je ne reconnais pas, sur les visages des statues géminées, le style et l'allure de l'atelier Prigent.

L'attribution du calvaire est clairement énoncée dans le Catalogue de fin d'ouvrage (p.326), mais, semble contredite dans le texte principal, page  168, ou le calvaire du cimetière bas est classé dans le paragraphe "Vestiges de croix et de calvaires" avec la phrase "Dans le cimetière bas, sur le socle de la croix, une Madeleine éplorée, les mains levées vers le Christ, est de la même facture [que les vestiges du cimetière haut, sculptés par les Prigent]". En définitive, je crois que Le Seac'h a laissé passer, dans son Catalogue, une coquille.

C'est l'intérêt d'une mise en ligne des photographies détaillées de ce calvaire que d'ouvrir une discussion sur ce point.

Dans cette discussion, nous pourrons nous référer aux différents calvaires à un croisillon et 6 personnages attribués aux Prigent :

 

-Saint Derrien, 1557 ?, Crucifié, Vierge, Jean, saint Georges et pietà.

-Lanhouarneau, Croas-ar-Chor, saint Hervé au revers du Crucifié, le guide et le loup géminé avec la Vierge. Saint Houarneau sous le Crucifié

-Pleyben, chapelle Saint-Laurent, 6 personnages : Crucifié/Christ ressuscité, Vierge / Laurent, Jean/évêque. 

-Bourg-Blanc, calvaire du cimetière, Crucifié/Christ aux liens, et croisillon à 3 personnages Vierge, Jean et Marie-Madeleine géminées aux trois acteurs de saint Yves entre le Riche et le Pauvre.

-Saint-Divy, croisillon vide, le Crucifié/Christ aux liens et pietà en dessous.

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Et d'autre part, nous remarquons que le sculpteur Roland Doré est intervenu à La Forest-Landerneau (statues d'un évêque et de sainte Catherine en haut de l'escalier).

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LE COTÉ OCCIDENTAL. LA VIERGE ET JEAN AUTOUR DU CRUCIFIÉ ; BLASON DE FRANCE.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le Christ crucifié. Le blason aux armes du roi de France.

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Sous un titulus à l'inscription INRI en lettres romaines (alors que les tituli des calvaires du XVIe siècle me semblent porter généralement une inscription en lettres gothiques), le Christ crucifié possède les caractéristiques stylistiques suivantes :

Les mèches de cheveux qui ne sont pas collés au cou, laissant un vide,  un espace ajouré entre les mèches de cheveux et le visage. La mèche droite, épaisse et tubulaire, passe devant la poitrine, celle de gauche au dessus de l'épaule.

La couronne tressée à deux brins dessinant des 8.

Les yeux clos, étirés, les pommettes saillantes,  la bouche petite, aux lèvres fermées et avancées.

Une moustache partant des bords des narines, et une barbiche à deux mèches en parenthèses.

Un torse étiré, aux côtes horizontales déployées en éventail ; le nombril peu marqué ; la plaie du flanc droit peu visible.

Un pagne aux plis croisés sur le devant, avec une extrémité libre sortant du coté gauche tandis que l'extrémité droite est en dessous (les pagnes des Prigent sont noués sur le coté par une grande boucle).

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le blason est aux armes de France sous une couronne royale.

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Les armes de France en alliance avec la Bretagne (coté est) datent au plus tôt de 1499, date du mariage d’Anne de Bretagne à Louis XII , ou de 1532, le rattachement de la Bretagne au royaume. Les armoiries ne sont guère utiles à l'enquête d'attribution, car elles peuvent être très tardives.  

Par contre, bien que je n'ai pu fonder mon affirmation sur une recherche précise, la présence de ces armes de France et Bretagne et l'implication du pouvoir royale sur un calvaire du Finistère me semble être une exception, peut-être due à une restauration.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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La Vierge au calvaire.

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Son allure toute rectiligne et hiératique avec les mains jointes n'est animée que par l'avancée de la jambe droite et du pied. La robe au col rond est serrée par une ceinture, mais celle-ci n'est pas bien visible. Le col du manteau passe au dessus du voile. La guimpe qui entoure soigneusement le bas du visage est discrète car recouverte par l'encolure.

Le visage est très rond et juvénile.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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L'apôtre Jean au calvaire.

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Son beau visage est également remarquable par ses traits juvéniles et angéliques. La robe est serrée par une ceinture et fermée par une fente pectorale à deux ou trois boutons. Jean pose une main gauche sur sa poitrine et ramène à soi le pan de son manteau.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA FACE EST.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le blason est moucheté de 12 hermines sous la couronne royale.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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La Vierge de Pitié.

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La composition triangulaire barrée par la diagonale du corps du Christ est habituelle. La Vierge, agenouillée un seul genou à terre soutient l'épaule droite de son Fils et pose sa main gauche sur sa cuisse. Le visage est une fois encore rond et juvénile, et les pupilles sont creusées (comme le fait Roland Doré). Le lichen ne permet pas de dire si les trois larmes (assez caractéristiques des Prigent) sont présentes, mais il me semble que ce n'est pas le cas.

Le voile forme un repli au sommet de la tête, ce qui est un trait stylistique des Prigent.

Au total, je me garderai de proposer une attribution.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Une sainte, vierge et martyre.

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Ce visage encore naïf ou poupin est celui d'une vierge et martyre, comme l'indique la palme de sa main gauche. Nous ne pouvons aller plus loin dans l'identification.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Un saint évêque.

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Il a la mitre à fanons, la crosse et le geste de bénédiction des évêques.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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La date de 1762 du socle.

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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Sainte Marie-Madeleine éplorée au pied de la croix. Kersanton, atelier Prigent vers 1555.

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Je l'ai décrite dans mon article sur le calvaire fragmentaire du cimetière haut. Il est de la main de l'atelier Prigent. Les trois larmes caractéristiques sont bien visibles.

Fragments d'un calvaire (kersanton, vers 1555, atelier Prigent) au cimetière de La Forest-Landerneau. 

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Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière bas de La Forest-Landerneau. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

 

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ABGRALL (Jean-Marie), 1910, "Notice sur La Forest-Landerneau", Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie Quimper, Kerangal. 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/60798cc0c60ed80e4fbabd1443d17155.pdf

.

 

CASTEL (Yves-Pascal) 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère. Site de la SAF.

 https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/la_forest_landerneau.html

a) La Forest-Landerneau n° 532. cimetière haut.

"532. La Forest-Landerneau, , 1. g. k. 3 m. XVIe s. Trois degrés. Socle octogonal, Christ lié. Fût à pans avec trois petites croix en creux. Croix à pans, crucifix. [YPC 1980]"

 

b) La Forest-Landerneau n°533 La Forest-Landerneau n°2 . cimetière haut.

"533. La Forest-Landerneau, 1550. Trois statues provenant d’un calvaire. Groupe N.-D. de Pitié. Statues géminées: Vierge-Madeleine, Jean-personnage sans attribut. Ces pièces se rattachent à la manière des frères Prigent qui ont sculpté le calvaire de Plougonven. [YPC 1980]"

c) La Forest-Landerneau n°534 La Forest-Landerneau n°3. cimetière bas.

"534. La Forest-Landerneau, k. 6 m. XVIè s. Trois degrés, Madeleine à genoux. Socle cubique à griffes: 1762, MISSION 1887. Croisillon, écus aux armes de France et de Bretagne. Statues géminées: Vierge-sainte martyre (*), Jean-évêque. Croix à branches rondes, crucifix, groupe N.-D. de Pitié. [YPC 1980]"

 

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.( Revue bilingue breton-français  Minihy-Levenez n°69 de juillet-août 2001)

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de LA FOREST-LANDERNEAU, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7fe6b104461be9db56d8ced2650d285a.pdf

"Près de l'église, calvaire : base rectangulaire à pinacles gothiques, croix des larrons sur le croisillon"

—— COUFFON (René), 1961, "L'évolution de la statuaire en kersanton" Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc t. LXXXIX, 1961 p. 1-45. 

— DEBIDOUR (Victor-Henri), 1953,  La sculpture bretonne, étude d'iconographie religieuse populaire, Rennes, Plihon, pages 118-130

— DEBIDOUR (Victor-Henri), Croix et calvaires de Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_149/Croix_et_Calvaires_de_Bretagne__.pdf

— DEBIDOUR (Victor-Henri), La Vierge en Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_146/La_Vierge_en_Bretagne__.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Kersanton Prigent
15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 17:25

​Zoonomie des Odonates : Lestes virens (Charpentier, 1825), "le Leste verdoyant".

  

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé :

— Genre Lestes, Leach, 1815. Entomology, in Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom vient du grec  λῃστής = "voleur, brigand, pirate".  La seule espèce décrite en 1815 étant Agrion barbara de Fabricius, et celle-ci devant son nom à sa provenance du nord-ouest de l’Afrique, région géographique où vivaient les Berbères et dénommée alors Barbarie ou Etats barbaresques, il est logique de considérer que Leach a donné le nom de genre Lestes , "pirate"  par référence aux pirates et corsaires barbaresques basés à Alger.

Espèce Lestes virens (Charpentier 1825) , Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae  : XII & 8. L'épithète, du latin virens, "verdoyant", est justifiée dans la description originale : Agrion supra laete viridi-nitens, subtus luteum : "Agrion d'un beau vert brillant [ ou éclatant] sur le dessus et jaunâtre en dessous". E. de Sélys-Longchamps, dans sa description en français de 1840, insiste sur ce dessus d'un vert bronzé beaucoup plus brillant que celui des espèces voisines, dépassant même en éclat Calopteryx virgo. En 1850, il décrit  l'espèce comme étant  "vert doré en dessus", et en 1862 "vert bronzé doré".

  • L.v vestalis (Rambur 1842), le "Leste verdoyant des Vestales" (Jourde in Dijkstra) ou "Leste verdoyant septentrional" (INPN), présent de l'ouest de la France et de l'Italie à la Sibérie occidentale.

Le nom de la sous-espèce, virens vestalis (Rambur 1842) signifie "relatif aux vestales ou vierges consacrées à Vesta". Il appartient, comme par exemple Lestes sponsa,  à la série  des équivalents  de l'épithète virgo  choisie par Linné en 1758 pour les "Demoiselles". 

Noms en français.

1°) " [La] Lestès verdoyante",  De Selys-Longchamps 1850, Rev. des Odonates :33,

2°) "[Le] Lestes verdoyant", G. du Plessis, Bull. Soc. entom. suisse 1868.

3°) "Le Leste verdoyant", Paul-André Robert 1958 Les Libellules (Odonates)  : 84.

5°) "Leste verdoyant" est le nom vernaculaire utilisé par tous les guides naturalistes et préconisé officiellement par le Museum (INPN), avec ses deux sous-espèces méridionale et septentrionale.

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DESCRIPTION PRÉALABLE :

 

 

-exemples de sites utiles :

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65202

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/leste_verdoyant/leste_verdoyant.html

https://british-dragonflies.org.uk/species/emerald-damselfly/

.

 

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I. LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

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LE NOM DE GENRE LESTES (Leach, 1815).

 

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voir 

Le nom de genre Lestes Leach, 1815.

 

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LE NOM D'ESPÈCE LESTES VIRENS (CHARPENTIER, 1825).

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[Agrion virensCHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages, page XII et page 8

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/18/mode/1up

https://books.google.fr/books?id=knlIAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

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La description est celle d'un Agrion d'un beau vert éclatant sur le dessus et jaunâtre en dessous, à la bouche jaune, aux pattes jaunes ; il vit en Portugal (Lusitanie). Le  spécimen provient du Musée de Berlin (probablement Museum zoologicum Berolinensis), Toussaint von Charpentier étant membre de la Société Naturelle de Berlin.

La description souligne ensuite les similitudes mais aussi les différences avec Agrion forcipula [Lestes sponsa].

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Voir aussi la description de Toussaint von Charpentier en 1840 (avec deux illustrations planche XXXIV fig. 3 et 4) :

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=inVPAAAAYAAJ&q=virens#v=snippet&q=virens&f=false

 

 

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Réception.

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1. Lestes picteti, Lestes de Pictet  SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages. page 139

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f139.item

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2. Lestes virens,  Lestès verdoyante,  SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f188.item.texteImage

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3. Lestes virensSELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 27 page 33

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/37/mode/1up

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ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE VIRENS.

 

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L'épithète, du latin virens, "verdoyant", est justifiée dans la description originale : Agrion supra laete viridi-nitens, subtus luteum : "Agrion d'un beau vert brillant [ ou éclatant] sur le dessus et jaunâtre en dessous". E. de Sélys-Longchamps, dans sa description en français de 1840, insiste sur ce dessus d'un vert bronzé beaucoup plus brillant que celui des espèces voisines, dépassant même en éclat Calopteryx virgo. En 1850, il décrit  l'espèce comme étant  "vert doré en dessus", et en 1862 "vert bronzé doré".

On distingue deux sous-espèces :

  • L. v. virens (Charpentier, 1825), le "Leste verdoyant méridional", présent sur le bassin méridional occidental, — d'où son nom—,  dont de façon dispersée sur une petite moitié sud de la France. 
  • L.v vestalis (Rambur 1842), le "Leste verdoyant des Vestales" (Jourde in Dijkstra) ou "Leste verdoyant septentrional" (INPN), présent de l'ouest de la France et de l'Italie à la Sibérie occidentale.

Le nom de cette sous-espèce, vestalis = "relatif aux vestales ou vierges consacrées à Vesta", est une variation sur les équivalents  de l'épithète virgo  choisie par Linné en 1758 , avec celui de puella, pour les "Demoiselles". Comme par exemple Lestes sponsa.

RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

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LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leste-verdoyant/

De virens (lat) = verdoyant : les mâles de cette espèce présentent une pruinosité bleutée moindre que ceux de L. dryas ou L. sponsa.

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Lestes virens (Charpentier, 1825) from Lat. virere, pres. part. virens = (being) green"

 

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"virens (Lestes) - virens, entis = verdeggiante, verde. Per la colorazione dominante del corpo."

.

H. FLIEDNER, 1997, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

Non étudié

 

 

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VAN HIJUM, 2005.

https://natuurtijdschriften.nl/pub/555521

"virens = groen,"

 

 

 

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II. LES NOMS DE LESTES VIRENS                           EN FRANÇAIS.

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1°) "[La] Lestès verdoyante",   SÉLYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f188.item.texteImage

2°) "Le Lestes verdoyant", G. Du Plessis 1868, Libellules des environs de l'Orbe, in Bull. de la Société entomologique suisse page 320.

Le nom de genre est devenu masculin. Mais l'auteur conserve la lettre -s finale du genre dans ce nom en "français".

3°) Le Leste verdoyant, Paul-André Robert, Les Libellules (Odonates),  1958 page 83.

"Syn. L. vestalis (Rambur 1842); picteti (Selys, 1840). Signification du nom : virens = verdoyant ; vestalis = vestale ; picteti = de Pictet."

Paul-André Robert corrige ou atténue le barbarisme "Lestes".

Le nom "Leste verdoyant" est ensuite repris en 1986 par Dommanget et D'Aguilar dans leur A Field Guide to the Dragonflies of Britain, Europe and  North Africa, puis par les différents auteurs de guides naturalistes francophones.

Il est utilisé par l'INPN.

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III. LES NOMS DE LESTES VIRENS           EN D'AUTRES LANGUES.

 

 

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- en anglais : "Small spreadwing" ou "Small emerald spreadwing" 

-en polonais : "Pałątka mała "

-en catalan : "alaestes menut"

-en suédois : "Mindre smaragdflickslända"

-en néerlandais :  "Tengere pantserjuffer" 

-en allemand : "Kleine Binsenjungfer"

- en hongrois : "Tavi rabló"

en lituanien : "Žalsvoji strėliukė"

-en slovène : "Loška zverca"

- en frison occidental : "Lyts wetterhynderke"  "Fyn wetterhynderke groen wordend Sanhynderke"

-en estonien :

-en finnois : "Hentokeijukorento"

 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076

— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

 — CHARPENTIER (Toussaint von). 1825, Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, , in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, (Toussaint von), 1840, Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY / Worlds Odonata Words

http://www.deliry.net/odonata/index.php/Lestes_virens

— RAMBUR (Pierre), 1842,Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.image.r=vestalis

 

— SCHAEFFER (Jacob-Christian). 1769,  Icones insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae... = D. Jacob Christian Schäffers natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten...   Regensburg, gedruckt bey Heinrich Gottfried Zunkel. [1766-1769] Illustrations par Johann Jakob Haid, (1704-1767). Johann Nepomuk Maag (1724?-1800). G. P. Trautner, . Johann Gottlieb Friedrich, (1742-1809). et Loibel.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1518402b/f1.item

 

— SCHAEFFER (Jacob-Christian). 1804, D. Jacobi Christiani Schaefferi Iconum insectorum circa Ratisbonam indigenorum enumeratio systematica par Georg Wolfgang Franz, Panzer, 1755-1829  (nomenclature systématique) :

https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/101964

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 13:53

Fragments d'un calvaire (kersanton, vers 1555, atelier Prigent) au cimetière de La Forest-Landerneau.

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— Voir  d'autres œuvres de Bastien ou Henry Prigent:

 

et hors blog: 

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Attribution personnelle hors catalogue Le Seac'h :

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PRÉSENTATION.

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On a réuni à l'entrée du cimetière de La Forest-Fouesnant trois groupes sculptés en kersanton (soit au total six personnages) dont l'une des particularités est que chaque personnage est en pleurs. 

Face au spectateur, une Vierge de Pitié est ainsi entourée par sainte Marie-Madeleine et par saint Jean, comme dans les Déplorations. 

Mais les statues de Marie-Madeleine et de Jean sont en réalité géminées, c'est à dire qu'elles présentent, au dos, un autre personnage. Au dos de Marie-Madeleine, on reconnaît aisément la Vierge éplorée au pied du Calvaire, alors que Jean au calvaire est adossé à Jean en évangéliste (non identifié comme tel par Castel ou Le Seac'h).

Les larmes sculptées dans la pierre sous chaque paupière ont une forme caractéristique, en long filet d'eau s'achevant en perle : c'est l'un des traits stylistiques de l'atelier de Bastien et Henry Prigent, installés à Landerneau (proche du lieu d'extraction de la kersantite, principalement en Rade de Brest) et actifs entre 1527 et 1577.

On connaît plusieurs Vierges de Pitié présentant ces larmes. Les Prigent les placent aussi sur les visages de Marie et Jean debout au pied de la Croix, sur les calvaires qu'ils ont laissés, notamment en Léon, mais aussi sur ceux de Marie, Jean et Marie-Madeleine en déploration autour du corps du Christ, et, enfin, sur celui de Marie-Madeleine agenouillée au  pied de la Croix.

Cet indice a permis à Yves-Pascal Castel de remarquer vers 1980 que "Ces pièces se rattachent à la manière des frères Prigent qui ont sculpté le calvaire de Plougonven" et de proposer la datation de 1550 [le calvaire de Plougonven est daté de 1554, celui de Pleyben de 1555] .

Cette attribution a été validée de  façon  formelle en 2014 par E. Le Seac'h dans son catalogue raisonné des œuvres des Prigent (page 326), sans se prononcer sur la datation. Elle leur attribue aussi les personnages du calvaire du cimetière bas (Vierge et sainte martyre géminées, le Crucifié ; Jean et un saint évêque géminés ; Vierge de Pitié ; Marie-Madeleine agenouillée). Mais sur ce dernier calvaire, seul le visage de Marie-Madeleine porte les larmes caractéristiques.

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La réelle réussite de la disposition actuelle des statues, dont les personnages éplorés accueillent les familles se rendant sur la tombe de leurs proches, fait oublier qu'il s'agit ici de fragments d'un calvaire. Il faut se référer aux exemples (assez nombreux) de calvaires préservés pour imaginer les groupes géminés de chaque coté d'un croisillon entourant un Crucifix. La Vierge et Jean sont tournés, comme le Christ en croix, vers l'ouest, et par le fait même, Marie-Madeleine et Jean évangéliste sont tournés vers l'orient.

Au milieu du croisillon (le "nœud") se place alors, du coté est, la Vierge de Pitié, qui est creusée pour s'appliquer contre le fût.

Ce schéma est  assez facile à se représenter sur place puisque c'est celui du calvaire du cimetière de contre-bas (à la différence près que les personnages géminés avec la Vierge et Jean sont un évêque et une sainte).

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Cette reconstitution mentale du calvaire d'origine peut être enrichie par d'autres statues, c'est ce que nous verrons plus bas : un Christ aux liens pouvait être placé du coté opposé à la Vierge de Pitié, et une Marie-Madeleine pouvait être agenouillée au pied de la croix.

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Six personnages d'un ancien calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Six personnages d'un ancien calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Six personnages d'un ancien calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Six personnages d'un ancien calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Six personnages d'un ancien calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Six personnages d'un ancien calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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LA VIERGE DE PITIÉ (KERSANTON, v.1555, ATELIER PRIGENT).

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La Vierge, dont le corps forme un triangle, est agenouillée genou gauche à terre, tandis que le genou droit supporte le dos du corps de son Fils.

Le Christ est presque assis  sur le genou gauche de sa Mère, et les jambes repliées mais non croisées reposent au sol par la pointe des pieds. Le dos se cambre sur le chevalet de la cuisse de Marie, en un arc qui est accentué par la chute de la tête qui se tourne vers sa droite.

La Vierge soutient son Fils par la main droite passée sous le flanc droit, tandis que sa main gauche soulève légèrement le bras du défunt. Elle est voilée, et porte la guimpe (cf. la Vierge du calvaire). Son visage est en larmes.

La plaie du flanc et celle de la main droite sont exposées au regard du fidèle.

À son dos, on constate un évidemment rectangulaire, correspondant à la forme du fût de la croix contre laquelle elle était posée.

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Bien que chaque Pietà du Finistère soit différente des autres, la posture du corps et des bras du Christ est semblable à celle des deux Vierges de Pitié de Plouvorn, attribuées à l'atelier Prigent, et marquées des trois larmes. Elle est comparable également à celle de Tal-ar-Groas en Crozon, à celle de Saint-Divy et celle du Folgoët. Les jambes du Christ sont souvent croisées.

La Vierge de Pitié du calvaire du bas répond aussi au même schéma, mais elle est d'une facture plus naïve.

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La Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge de Pitié, détail, (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

 

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LES VIERGES DE PITIÉ DU FINISTÈRE.

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Yves-Pascal Castel en a dénombré une centaine, en bois et en pierre, mais il englobe sous ce terme les Pietà proprement dites à deux personnages (La Vierge et le Christ) avec ce qu'il faut désormais nommer des Déplorations, où la Mère et le Fils sont entourés de Jean, Madeleine, les Saintes Femmes, Joseph d'Arimathie et Nicodème, ou Gamaliel et son fils...

Elles sont assises, ou agenouillées, et parfois debout (Brasparts) .

 

 Sur les Pietà :

 

 

 

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Les Déplorations.

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Liste des Vierges de Pitié de l'atelier Prigent (Catalogue par Le Seac'h):

  • Brignogan, chapelle Saint-Pol
  • Dinéault, calvaire de l'église
  • Le Folgoët, calvaire (3 larmes)
  • La Forest-Landerneau, fragments, cimetière haut. (3 larmes)
  • La Forest-Landerneau, cimetière bas,
  • Landerneau, calvaire dit Croix de la Vierge atlas n°998
  • Lanhouarneau, croix de Kerlaouéret
  • Loc-Brévalaire, calvaire de l'église
  • Lothey [Gouezec], croix de Kerabri 1556 (3 larmes)
  • Plourin-Ploudalmézeau
  • Saint-Derrien, calvaire
  • Saint-Divy, calvaire oriental
  • Saint-Nic, intérieur église [en réalité Déploration]
  • Saint-Renan, hôpital Lejeune
  • Lopérec, calvaire [attribué à Fayet, compagnon de l'atelier Prigent]

Auquel j'ajoute :

  • Plouvorn, cimetière (3 larmes)
  • Plouvorn, chapelle de Lambader, fontaine (3 larmes)
  • Crozon, Tal ar Groas, calvaire chapelle Saint-Laurent (3 larmes)

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GROUPE GÉMINÉ MARIE-MADELEINE/VIERGE (KERSANTON, v.1555, ATELIER PRIGENT).

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1°) la Vierge.

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C'est, je l'ai dit, Marie au pied de la Croix, pleurant la mort de son Fils crucifié, la tête recouverte d'un voile et la gorge dissimulée par la guimpe du deuil, les mains jointes doigts croisés sous l'effet de la douleur et les jambes qui semblent fléchir : c'est Marie du Stabat Mater dolorosa.

Son voile, sa guimpe, son visage et ses larmes, son manteau, sa robe, ses chaussures sont ceux de la Vierge de Pitié.

L'une des caractéristiques des femmes voilées de l'atelier Prigent est que le voile est épais, rigide, à plis cassés, et nous retrouvons cela ici, mais parfois, et ce n'est pas le cas, le voile fait un pli au dessus de la tête.

Nous retrouvons le visage rond, les yeux ourlés d'un double trait, et surtout la petite bouche concave dont la lèvre inférieure s'avance en moue amère.

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La Vierge au calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge au calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge au calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge au calvaire (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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2°) Marie-Madeleine.

 

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Elle semble également chanceler, la tête est inclinée, mais aussi le torse, le genou gauche cède, et tout vient confirmer la crispation de la bouche réprimant un cri.

Comme d'habitude, la chevelure de Marie-Madeleine n'est pas recouverte d'un voile, et ruisselle dans son dos, seulement rassemblée au niveau de la nuque par le bandeau occipital si habituel à l'atelier Prigent, bien qu'il ne lui soit pas spécifique. 

Elle tient des deux mains le flacon d'aromates destiné à l'embaumement. Elle est vêtue d'un manteau dont le pan gauche, qui a glissé de l'épaule, fait retour vers une agrafe de la ceinture, d'une robe à décolleté rectangulaire et aux manches plissées, d'une chemise à col rond.

Son visage est proche de celui de la Vierge, mais le front très dégagé en arrière par la raie médiane accentue la rondeur très douce des traits, et malgré la lèvre inférieure qui s'éverse vers le menton, ce visage est d'une  beauté émouvante.

Ces statues géminées sont vues d'habitude en place, en haut de leur croisillon, mais lorsque nous les découvrons  à notre hauteur,  il se dégage de ces deux femmes adossées un fort sentiment de sororité ou de rapprochement entre deux générations ; et ce groupe devient une icone exemplaire de la solidarité qui scelle les corps et les âmes dans l'épreuve.

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Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Sainte Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge Marie et Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge Marie et Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge Marie et Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

La Vierge Marie et Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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GROUPE GÉMINÉ JEAN AU CALVAIRE/JEAN L'EVANGELISTE (KERSANTON, v.1555, ATELIER PRIGENT).

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Jean au calvaire, le disciple préféré de Jésus qui lui  dit du haut de la croix  "Fils, voici ta mère" et le charge par cela de veiller sur Marie,  est adossé ici avec son double, Jean comme évangéliste. Ce n'est pas un cas unique, et cela s'observe par exemple sur le calvaire de l'église de Cast.

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1°) Jean au Calvaire.

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Nous retrouvons le visage très rond dont la hauteur de l'étage inférieur est réduite, la bouche petite à lèvre inférieure avancée, le petit menton rond, le regard baissé, et, bien entendu, les trois larmes sous la paupière inférieure. Nous retrouvons aussi le manteau (ne couvrant que le dos), la robe aux manches plissées, le genou fléchi.

La chevelure est soigneusement peignée en mèches rejetées concentriquement vers l'arrière.

Les détails de la boucle de ceinture avec son aiguillon, ou du bouton rond fermant le col de la robe, ont cette précision qui est habituelle aux sculpteurs de kersanton, et que l'on observe facilement sur les séries d'apôtres des porches bretons (cf. liens supra, les porches réalisés par les Prigent).

Je suis surpris par la taille malhabile des mains, et par la position étonnante des paumes tournées vers nous.

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n.b. On pourrait m'objecter que ce personnage ne porte aucun attribut permettant de l'identifier avec certitude. Néanmoins, les trois larmes sont, par elles-mêmes, un attribut. Et la posture est celle de Jean au calvaire. En outre, les  visages des deux saint Jean sont spéculaires, tout comme leur tenue vestimentaire. Enfin, un autre indice vient des pieds nus, qui sont propres aux apôtres ; et Jean est le seul apôtre imberbe...

 

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L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

L'apôtre Jean (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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2°) Jean l'évangéliste.

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L'attribut de l'évangéliste est accroché à sa ceinture, c'est le plumier, associé à l'encrier.

La tête est légèrement inclinée vers la droite. La main droite est posée sur la poitrine. Tout le reste (visage rond, 3 larmes, jambe avancée, pieds nus, ceinture à la boucle et à l'aiguillon détaillée, manteau porté en arrière, robe dont les pointes du revers de col sont larges, etc.) est semblable à la statue de son alter ego.

On verra sur le calvaire de la chapelle Saint-Laurent à Pleyben un Jean au calvaire de l'atelier Prigent, aux trois larmes, portant plumier et encrier à la ceinture.

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Saint Jean l'évangéliste (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Jean l'évangéliste (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Jean l'évangéliste (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Jean l'évangéliste (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Jean l'évangéliste (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Jean l'évangéliste (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Jean l'évangéliste (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Saint Jean l'évangéliste (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Cimetière de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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SUGGESTION N° 1 : LE CHRIST AUX LIENS DU CALVAIRE HAUT.

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Le calvaire du cimetière haut (atlas n°532) de La Forest-Landerneau, daté du XVIe siècle, est simple, et ne porte qu'un crucifix,  ainsi qu'un Christ lié.

Il est douteux qu'il soit à son emplacement d'origine, et la plupart des Christ aux liens de ce type trouvent place en hauteur, entre les croisillons d'un calvaire.

Ne pourrait-on imaginer qu'il appartienne au même calvaire que les pièces étudiées précédemment ? La Vierge de Pitié serait placée en situation diamétralement opposée.

Une étude lithologique pourrait nous dire s'il s'agit  d'un kersanton de faciès identique. 

Et une étude comparative des Christ aux liens sortis de l'atelier Prigent pourrait fournir des éclaircissements.

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 Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Christ aux liens (kersanton, Prigent, XVIe siècle). Calvaire du cimetière haut de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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SUGGESTION N°2 : MARIE-MADELEINE AU PIED DE LA CROIX DU CIMETIÈRE BAS.

Je défendrais cette hypothèse avec plus de conviction. Car, bien que ce calvaire (avec son Crucifix et ses statues géminées sur une crossette) soit également attribué à l'atelier Prigent par E. Le Seac'h, l'unité stylistique me semble plus importante entre cette Marie-Madeleine et les fragments présentés plus haut, non seulement en raison des trois larmes que ces personnages ont en commun, mais aussi en raison de la proximité des visages et des vêtements.

Je m'appuierai sur l'avis d'E. Le Seac'h, qui écrivait page 168 :

"À La Forest-Landerneau, dans le cimetière haut, trois vestiges sont disposés sur des dalles de schiste : deux statues géminées, celle de Jean et d'un saint indéterminé, de la Vierge et Madeleine avec une pietà au milieu. Dans le cimetière bas, sur le socle [sic] de la croix, une Madeleine éplorée, les mains levées vers le Christ, est de la même facture".

Ces statues de la Madeleine éplorée qui trouvent leurs sources dans les Crucifixions des peintures de chevalet, des fresques (Fra Angelico) et des enluminures, puis des vitraux (Passions finistériennes contemporaines de la production de l'atelier Prigent) étaient certainement placées à l'origine immédiatement au pied de la croix, contre le fût, et le geste des bras de la sainte, écartés dans la posture du ravissement, paumes se faisant face, ne trouve toute sa cohérence que lorsqu'on sait qu'ils entouraient et enlaçaient presque — plus ou moins étroitement — le pied de cette croix. (Les rapports de Madeleine avec les pieds du Christ ouvriraient un long chapitre).

Marie-Madeleine, avec son flacon d'aromates, est aujourd'hui placée sur la deuxième marche d'un calvaire qui a été remanié en 1762 et 1887, ce qui est certainement l'emplacement le plus satisfaisant, puisque son regard et sa tête en extension sont levés vers le Christ. Mais on peut penser que sur le calvaire initial (celui-ci ou, pour moi, un autre) elle était placée sur le socle. 

On sera sans doute plus convaincu par mon hypothèse après avoir visité, par exemple, le calvaire de l'église de Dinéault sculpté par Bastien Prigent. On y trouve sur le croisillon la Vierge (3 larmes), saint Jean (3 larmes). Du coté est, la Vierge de Pitié ( larmes ?), et au pied de la croix Marie-Madeleine (3 larmes).

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Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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Ses modèles ou semblables (qui ont perdu très souvent eux aussi leur rapport initial avec la croix) sont nombreux et situés majoritairement en Finistère sur le bassin de l'Élorn (Léon):

 

-Pelouse nord de l'église de Pencran (Prigent v.1553).

-Calvaire monumental de Pleyben (Prigent 1554)

-Calvaire monumental de Plougonven (Prigent 1555)

-Calvaire de Sainte-Marie du Ménez-Hom (Prigent vers 1550)

-Calvaire de l'église de Lopérec (Prigent ou "fayet", 1542 ou 1552)

-Calvaire est de l'église de Saint-Divy

- Calvaire du bourg de Saint-Ségal

-Calvaire de la chapelle Saint-Sébastien en Saint-Ségal

-chapelle Saint-Tugen en Primelin, contrefort sud-ouest.

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Les points communs (avec des exceptions à chaque fois) sont la posture agenouillée bras écartés, regard et tête levée ; les trois larmes ; le bandeau occipital ; la robe serrée par une ceinture nouée ; le manteau retombant en un éventail plissé derrière les reins ; le pot d'aromates.

Parfois (Plougonven), la sainte regarde vers le bas, et ouvre son flacon).

 

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Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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Détails. 

Les trois larmes.

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Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le bandeau occipital ou voile.

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Il recouvre l'arrière des cheveux au niveau de l'occiput, puis revient en avant, rassemblant ainsi la longue chevelure qui, ensuite, ruisselle dans le dos presque jusqu'à la taille. Mais ce voile, au lieu de passer derrière la nuque (comme un bandeau), glisse de chaque coté ses extrémités sous une natte antérieure.

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Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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L'encolure.

Sous la robe au décolleté carré et  au col à pans larges et pointus se voit le col en V et sans rabat d'une chemise.

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Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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Le bouton de la manche.

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Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

Marie-Madeleine (kersanton, Prigent, v.1555). Calvaire du cimetière bas de La Forest-Fouesnant. Photographie lavieb-aile 2021.

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SOURCES ET LIENS.

 

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1910, "Notice sur La Forest-Landerneau", Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie Quimper, Kerangal. 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/60798cc0c60ed80e4fbabd1443d17155.pdf

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— CASTEL (Yves-Pascal) 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère. Site de la SAF.

 https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/la_forest_landerneau.html

a) La Forest-Landerneau n° 532. cimetière haut.

"532. La Forest-Landerneau, , 1. g. k. 3 m. XVIe s. Trois degrés. Socle octogonal, Christ lié. Fût à pans avec trois petites croix en creux. Croix à pans, crucifix. [YPC 1980]"

 

b) La Forest-Landerneau n°533 La Forest-Landerneau n°2 . cimetière haut.

"533. La Forest-Landerneau, 1550. Trois statues provenant d’un calvaire. Groupe N.-D. de Pitié. Statues géminées: Vierge-Madeleine, Jean-personnage sans attribut. Ces pièces se rattachent à la manière des frères Prigent qui ont sculpté le calvaire de Plougonven. [YPC 1980]"

c) La Forest-Landerneau n°534 La Forest-Landerneau n°3. cimetière bas.

"534. La Forest-Landerneau, k. 6 m. XVIè s. Trois degrés, Madeleine à genoux. Socle cubique à griffes: 1762, MISSION 1887. Croisillon, écus aux armes de France et de Bretagne. Statues géminées: Vierge/sainte martyre, Jean/évêque. Croix à branches rondes, crucifix, groupe N.-D. de Pitié. [YPC 1980]"

 

 

CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère.( Revue bilingue breton-français  Minihy-Levenez n°69 de juillet-août 2001)

http://patrimoine.du-finistere.org/art2/ypc_pieta.html

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Répertoire des églises : paroisse de LA FOREST-LANDERNEAU, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/7fe6b104461be9db56d8ced2650d285a.pdf

"Près de l'église, calvaire : base rectangulaire à pinacles gothiques, croix des larrons sur le croisillon"

—— COUFFON (René), 1961, "L'évolution de la statuaire en kersanton" Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc t. LXXXIX, 1961 p. 1-45. 

DEBIDOUR (Victor-Henri), 1953,  La sculpture bretonne, étude d'iconographie religieuse populaire, Rennes, Plihon, pages 118-130

DEBIDOUR (Victor-Henri), Croix et calvaires de Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_149/Croix_et_Calvaires_de_Bretagne__.pdf

DEBIDOUR (Victor-Henri), La Vierge en Bretagne, photos de Jos Le Doaré

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_146/La_Vierge_en_Bretagne__.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

— PHOTOS.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:La_Forest-Landerneau_Restes_d%27un_ancien_calvaire.jpg

https://mapio.net/pic/p-48048484/

https://mapio.net/pic/p-48048171/

https://mapio.net/pic/p-48048324/

https://mapio.net/pic/p-48047998/

 

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Kersanton Prigent
9 avril 2021 5 09 /04 /avril /2021 17:27

​Zoonymie de Chalcolestes viridis (Vander Linden, 1825), "le Leste vert".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

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Résumé :

— Genre Chalcolestes Kennedy, 1920, Ohio J. Sci. 2:84. Du grec khalkos "cuivre", par référence à la couleur vert métallique de l'espèce type, C. viridis, ou "Leste vert" dont le corps vert aux reflets cuivrés n'est jamais recouvert de pulvérulence bleue, à la différence des Lestes.

Espèce Chalcolestes viridis (Vander Linden, 1825) : du latin signifiant "vert, verdoyant, verdi" . Comme l'indique Vander Linden dans sa description originale, le dessus et les cotés du  thorax  et de l'abdomen de cette espèce sont entièrement vert-bronze (Thorax et abdomen supra et lateribus viridi-aenea). 

Noms en français.

1°) " [La] Lestes verte", De Selys-Longchamps 1840, Monog. Libellulidées :137.

2°) "[La] Lestès verte " De Selys-Longchamps 1850, Revue des Odonates :148.

3°)  "Le Leste vert", Paul-André Robert, 1936 Les Insectes ; Coléoptères, orthoptères Névroptères  puis 1958, Les Libellules (Odonates)  : 76.

4°)   "Leste vert" est le nom vernaculaire préconisé officiellement par le Museum.

5°) Nom d'usage : "[Le] Leste vert."

 

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DESCRIPTION PRÉALABLE :

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https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65219

http://www.nature22.com/odonates22/zygopteres/leste_vert/leste_vert.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chalcolestes_viridis

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I. LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

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LE NOM DE GENRE CHALCOLESTES (KENNEDY, 1920).

 

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Voir

 https://www.lavieb-aile.com/2021/04/zoonymie-du-genre-chalcolestes-kennedy-1920

 

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LE NOM D'ESPÈCE CHALCOLESTES VIRIDIS (VANDER LINDEN, 1825) .

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[Agrion viridis], Vander Linden, 1825, Monographiae libellulinarum  Europaearum specimen, Frank, Bruxelles, 42 pages, page 36-37.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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Traduction.

"Agrion vert-bronze au dessus et sur les cotés, jaunâtre en dessous, tête couleur bronze de la même façon en arrière."

Vander Linden renvoie en référence à Libellula puella variété alpha du Systema Naturae de Linné ed. 1758, (et à son équivalent dans l'Entomologia de Charles de Villers 1789), vers Gmelin, et vers la variété C de l'Encyclopédie méthodique d'Olivier.

Le mâle a la tête vert-bronze, la bouche jaune, l'apex noir. Le dessus et les cotés du thorax et de l'abdomen sont vert-bronze, le dessous jaunâtre ; le dernier segment de l'abdomen est complètement de couleur bronze. Les appendices anals supérieurs sont blancs avec la pointe brune, les appendices anals  inférieurs plus petits sont entièrement bruns.  (etc.;)

On comparera cette description à celle de l'Agrion viridis donnée par Vander Linden en 1823 dans son Aeshnae Bolonienses, Opuscoli scientifici, Bolognepage 102 :

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Synonymie :

  • Agrion leucopsallis Charpentier, 1825 Horae entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Wratislaviae. 255 pp. page 5. Le nom renvoie à la couleur blanche des appendices anals.

 

 

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Réception.

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Agrion viridis : Stephens F.J. 1835 - Illustrations of British Entomology. - London, vol. 10.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34083#page/279/mode/1up

Agrion viridis : Boyer de Fonscolombe, 1838, Monographie des Libellulines des environs d'Aix. Troisième partie.  page 556

https://books.google.fr/books?id=pgBMAQAAMAAJ&dq=Boyer+de+Fonscolombe+1838+Monographie+des+Libellulines+des+environs+d%27Aix.+Deuxi%C3%A8me+et+troisi%C3%A8me+parties.&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

Lestes viridis "Lestes verte " De Sélys-Longchamps, , M. E. (1840), Monographie des Libellulidées d'Europe n°1 page 137

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f137.item

 

— Lestes viridis, RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.item.texteImage

 

— Lestes viridis "Lestes verte", Boitard 1843; Nouveau manuel complet d'entomologie.

https://books.google.com.bn/books?hl=fr&id=G29ByAEACAAJ&q=viridis#v=snippet&q=viridis&f=false

 

— Lestes viridis "Lestès verte", De Selys-Longchamps, , M. E. (1850) : Revue des Odonates ou Libellules d’Europe page 148 n°1

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f180.image.r=viridis

 

 

 

 

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.

 

ÉTUDE DE L'ÉPITHÈTE VIRIDIS.

 

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Du latin viridis, e "vert, verdoyant" (Gaffiot), du verbe vireo, es, ere "être vert". Comme l'indique Vander Linden dans sa description originale, le dessus et les cotés du  thorax  et de l'abdomen de cette espèce sont vert-bronze (Thorax et abdomen supra et lateribus viridi-aenea), tandis que le dessous est jaunâtre. 

.

LES AUTRES AUTEURS AYANT ÉTUDIÉ CE NOM.

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.

POITOU-CHARENTE NATURE.

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leste-vert/

De viridis (lat) = vert, verdoyant : les mâles de cette espèce ne présentent pas de pruinosité bleutée et demeurent vert (contrairement à L. dryas et L. sponsa par exemple).

 

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Chalcolestes: Kennedy, 1920 from Grk. χαλκός = copper, bronze + λῃστής = robber, thief

Chalcolestes viridis (Vander Linden, 1825) from Lat. viridis, -is, -e = green"

 

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearu

"viridis  - viridis, e = verde. Per la colorazione dominante del corpo."

 

.

H. FLIEDNER, 1997, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

Non étudié

 

 

.

VAN HIJUM, 2005.

https://natuurtijdschriften.nl/pub/555521

 

"viridis = groen"

 

 

.

II. LES NOMS DE CHALCOLESTES VIRIDIS                             EN FRANÇAIS.

 

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1°) " [La] Lestes verte", De Selys-Longchamps 1840, Monog. Libellulidées :137.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f137.item

Selon son habitude, de Sélys-Longchamp donne la traduction la plus littérale du nom scientifique ; le genre Lestes est alors féminin.

Le nom est repris par Boitard en 1843; Nouveau manuel complet d'entomologie.  Lestes viridis "Lestes verte".

https://books.google.com.bn/books?hl=fr&id=G29ByAEACAAJ&q=viridis#v=snippet&q=viridis&f=false

2°) "[La] Lestès verte" De Selys-Longchamps 1850, Revue des Odonates :148.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f180.item.texteImage

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3°)  "Le Leste vert", Paul-André Robert, 1936 Les Insectes ; Coléoptères, orthoptères Névroptères  puis 1958, Les Libellules (Odonates)  : 76.

https://www.google.fr/books/edition/Les_insectes_Col%C3%A9opt%C3%A8res_orthopt%C3%A8res/mp8eAQAAMAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=%22Leste%20vert%22&kptab=overview

Le genre Lestes est devenu masculin. L'auteur est convaincu que son nom, choisi  "d'après les anciens auteurs français",  renvoie à l'adjectif français "leste" et il le rapproche de son synonyme Anapetes (Charpentier, 1825), qu'il traduit par "s'envoler rapidement". Il écrit : "Ces deux noms s'appliquent très bien à ces insectes, qui se posent légèrement sur des objets bien dégagés, avec les pattes tendues, le corps obliques, les ailes à demi-ouvertes, semblant toujours prêts à s'envoler. Lorsqu'ils le font, la rapidité de leurs mouvements, leurs ailes transparentes et leur corps fin les font bien vite disparaître aux regards." 

Il ajoute, pour l'espèce en question : "Viridis = vert, couleur générale de l'insecte".

Le nom "Le Leste vert" est repris en 1960 (Vie et Milieu vol.11, ed. Masson), en 1985 (Revue Martinia), en 1986 (D'Aguilar et Dommanget, A Field Guide of the Dragonflies of Britain...), 1987 (Dommanget, Etude faunistique ...),  en 1996 (D'Aguilar et Dommanget, Guide des Libellules d'Europe).

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4°) Nom officiel pour INPN/MNHN :  "Leste vert"

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65219

5°) Nom d'usage : « [Le]Leste vert. » pour l'ensemble des guides de vulgarisation.

 

 

III. LES NOMS DE CHALCOLESTES VIRIDIS       EN D'AUTRES LANGUES.

 

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- en anglais : " willow emerald damselfly", "western willow spreadwing"  "green emerald damselfly"

-en suédois : "Västlig trädflickslända  (des arbres, de l'Ouest)

-en néerlandais :  "Houtpantserjuffer" ("Leste des bois")

-en allemand : "Die Weidenjungfer",  "Gemeine Weidenjungfer", "Westliche Weidenjungfer" "Große Binsenjungfer"

-en polonais : "Pałątka zielona"

-en catalan : "alaestès menut ("le petit Leste")

- en gallois : "Murssen werdd yr helyg"

-en breton : "Dimezell an haleg" (Demoiselle du saule, d'après le gallois Helyg "saule ")

- en hongrois : "Zöld rabló"

en lituanien : "Didžioji strėliukė"

-en slovène : "Zelena pazverca"

- en frison occidental :  Hynderke, Houthynderke

-en estonien : "Paju-lõunakõrsik" (du saule, du sud)

 

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SOURCES ET LIENS.

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.

— Animalbase

http://www.animalbase.org/

— A Dictionary of Prefixes, Suffixes, and Combining Forms from Webster!s Third New International Dictionary, Unabridged ! 200

http://www.mrjonathan.com/mxrm9files/GrammarPages/prefixes%20&%20Sufixes%20Dictionary.pdf

— [Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.]
 

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R. ), 2006). Field guide to the Dragonflies of Britain and Europe. British Wildlife Publishing, 1-320.

— DIJKSTRA (K.-D.B.), et LEWINGTON, (R.) 2015. Guide des libellules de France et d'Europe. Guide Delachaux. Delachaux et Niestlé. Paris. 320 p. [http://www.delachauxetniestle.com/ouvrage/guide-des-libellules-de-france-et-d-europe/9782603021538]

— DIJKSTRA K.-D.B., LEWINGTON, R. et JOURDE (P.), traducteur (2007), Guide des Libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé.

GBIF

https://www.gbif.org/species/1424076

— GRAND (D.) & BOUDOT (J.P.) ,2007 Les libellules de France, Belgique et Luxembourg. Biotope, Mèze. Collection Parthénope. 480 pp.— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe) 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, "Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard", F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I:1-111. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— KIRBY, W. F. (William Forsell), 1890 A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata, or dragon-flies. With an appendix of fossil species. London,Gurney & Jackson; [etc. etc.]1890.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25894#page/5/mode/1up

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

 — ROBERT (Paul-André), 1958, Les Libellules: (Odonates), Delachaux & Niestlé, - 364 pages

https://books.google.fr/books?id=jvQVvAEACAAJ&dq=ROBERT+(Paul-A.),+Les+Libellules:+(Odonates),+Delachaux+%26+Niestl%C3%A9,+1958&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjpiuPbl7zgAhWOnhQKHURrDboQ6AEIKTAA
— STEINMANN (Henrik), 1997, World Catalogue of Odonata, Zygoptera Walter de Gruyter, - 521 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA307&dq=tenellum,+World+Catalogue+of+Odonata,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwilrrz33bjgAhVD2OAKHbcWAsUQ6AEILDAA#v=onepage&q=tenellum%2C%20World%20Catalogue%20of%20Odonata%2C&f=false
  — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE : 

— BURMEISTER  H. 1839 - Handbuch der Entomologie. - Enslin, Berlin [Libellulina : 805-862]. -

https://archive.org/details/handbuchderentom222burm/page/842/mode/2up

 — CHARPENTIER. Horae Entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Vratislaviae, 1825, in-4, avec 9 pl. coloriée, 261 pages.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

— CHARPENTIER, 1840, (Toussaint von) Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae, Lipsiae, Leopold Voss .

https://books.google.fr/books?id=inVPAAAAYAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY / Worlds Odonata Words

http://www.deliry.net/odonata/index.php/Chalcolestes_viridis

— RAMBUR (Pierre), 1842, Histoire naturelle des insectes: névroptères, n°25 page 250

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61025298/f272.item.texteImage

 

 

— SCHAEFFER (Jacob-Christian). 1769,  Icones insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae... = D. Jacob Christian Schäffers natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten...   Regensburg, gedruckt bey Heinrich Gottfried Zunkel. [1766-1769] Illustrations par Johann Jakob Haid, (1704-1767). Johann Nepomuk Maag (1724?-1800). G. P. Trautner, . Johann Gottlieb Friedrich, (1742-1809). et Loibel.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1518402b/f1.item

 

— SCHAEFFER (Jacob-Christian). 1804, D. Jacobi Christiani Schaefferi Iconum insectorum circa Ratisbonam indigenorum enumeratio systematica par Georg Wolfgang Franz, Panzer, 1755-1829  (nomenclature systématique) :

https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/101964

— SELYS-LONGCHAMPS (Michel Edmond, Baron de), 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

 — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1862 Synopsis des Agrionines,  deuxième légion : Lestes, Extrait des Bulletins de l'Académie royale de Belgique 2. sér., t. XIII, no 4

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132902#page/3/mode/1up

 

— VANDER LINDEN (Pierre Léonard) 

 -1820 Aeshnae Bononienses descriptae, adjecta ejusdem annotatione ad Agriones Bononienses., Typographiae Annesii de Nobilibus, Bononiae 1-11, incl. pl. 1-1

-1823 Aeshnae Bononienses descriptae, Opuscoli scientifici, volume 4 158-167

https://books.google.fr/books?id=kcQ-AAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

-1825 sa Monographiae Libellulinarum europaearum specimen  de 42 pages.

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

 

—VILLERS (Charles de), 1789, Entomologia ... Neuroptera

https://www.biodiversitylibrary.org/item/83103#page/7/mode/1up.

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
8 avril 2021 4 08 /04 /avril /2021 11:31

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SAINTE MARGUERITE ISSANT DU DRAGON. BÉNITIER. BLASON DES LE BORGNE DE KERUZORET.

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La statue en kersanton se trouvait, selon la description de J.M. Abgrall en 1897 puis en 1904, en haut du trumeau des portes du porche nord.

La sainte sort (on dit qu'elle "isse") du dos du dragon qui a commis l'erreur d'avaler toute entière cette vierge (et future martyre) sans prendre garde qu'elle était armée de sa foi dans le Christ et d'un petit crucifix dont elle se serait servie, dit-on, pour se tailler une sortie. 

Ces statues de Marguerite d'Antioche étaient très fréquentes dans les églises et chapelles, en raison de sa vénération dans la protection des femmes enceintes.

Selon une tradition iconographique bien établie, la traîne de la robe de la sainte dépasse de la gueule du monstre, qui n'a pas encore eu le temps de l'avaler que déjà Marguerite effectue sa sortie miraculeuse. C'est mieux visible sur les statues peintes, où la robe rouge tranche avec la gueule noirâtre (voir par exemple sur le jubé de La Roche-Maurice), mais c'est néanmoins observable ici.

Comparer aussi (car cet atelier fut  actif à Lambader) avec la statue réalisée par Henri Prigent à Dinéault entre 1527 et 1577.

https://www.lavieb-aile.com/2017/02/l-eglise-sainte-marie-madeleine-de-dineault-iv.la-statue-de-sainte-marguerite.html

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Les cheveux de la sainte sont retenues par le bandeau occipital qui recouvre l'arrière de la tête avant de passer entre la nuque et les cheveux : on sait que je m'attache à recenser les occurrences de ce "chouchou" pour évaluer sa valeur de marqueur iconographique spatial et temporel ( a priori XVIe et début XVIIe et Basse-Bretagne) qu'on retrouve, parmi tant d'exemples, sur la Vierge de la Nativité et sur la Vierge à l'Enfant du fond de la chapelle de Lambader, ou sur la Marie-Madeleine du calvaire de Croas-Lambader.

 

 

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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Le bénitier en kersanton  a été offert en 1876 (Bull. arch. assoc. bret. 1889) par la famille Audren de Kerdrel (qui possédait alors le château de Keruzoret). Amaury de Kerdrel, qui était alors maire de Plouvorn (entre 1880 et 1921) et conseiller général du Finistère, fut, avec M. de Réals, très influent dans la restauration de la chapelle.

Il porte les armes aux trois huchets liés en sautoir de la famille Le Borgne de Keruzoret.

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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Blason aux armes des Le Borgne de Keruzoret.

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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SAINT PATERN EN ÉVÊQUE (kersanton, XVIe siècle).

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Inscription S.PATERNE. Tête brisée rescellée.

Saint Patern ou Paterne est le premier évêque de Vannes au Ve siècle. Il est assimilé au gallois saint Padarn, l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne. On estime que le toponyme Lambader (anciennement Lanbader) pourrait signifier "le monastère de saint Patern".

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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SAINT GOUESNOU (kersanton, XVIe siècle).

 

Inscription gothique :  S.GOUESNOU

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Il s'agit d'un des premiers évêques du Léon (le 8ème selon la tradition), et l'un des premiers compagnons de saint Pol Aurélien, premier évêque.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Goueznou#:~:text=Ses%20vertus%20le%20firent%20choisir,sur%20le%20cr%C3%A2ne%20du%20saint).

La majorité  des saints évêques bretons n'ont pas d'attributs spécifiques, ce qui donne toute sa valeur à l'inscription nominative.  Comparer à la statue du saint à la fontaine Saint-Gouesnou de Gouesnou.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint_Goueznou#/media/Fichier:Gouesnou_08_Fontaine_de_saint_Gouesnou_Statue_de_saint_Gouesnou.JPG

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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SAINT ÉVÊQUE (kersanton, XVIe siècle).

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Inscription S.GOUNEIE ?

Abgrall y voyait saint Guénolé.

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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SAINT DIVY (kersanton, XVIe siècle).

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Inscription : S:DIVI .

Saint Divy  fils de sainte Nonne, a des statues à Dirinon, une à Plomelin, provenant de son église de Bodivit, une à Saint-Yvi, à Saint-David de Ouimperlé, et à Brennilis.

Voir La chapelle Saint-Divy à Dirinon.

Il tient sa crosse par l'intermédiaire d'un sudarium.

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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SAINT JEAN ÉVANGÉLISTE (kersanton, XVIe siècle).

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On retrouve ici, plus facilement que sur les statues précédentes, le style des ateliers landernéen de taille du kersanton.

Porche de Pencran (Prigent, v. 1553).

Le visage est particulièrement fin et allongé, avec des cheveux méchés depuis une raie médiane, des yeux ourlés,  un nez long aux narines bien ouvertes, une petite bouche faisant la moue au dessus d'un menton pointu. Il tient un phylactère témoignant de ses écrits (Evangile selon saint Jean et Livre de l'Apocalypse) et est accompagné de l'aigle du Tétramorphe, tenant dans son bec le plumier. Il est vêtu d'une robe dont la  fente nous est familière tant elle est fréquente sur les saints et les séries d'apôtres des statues de kersanton du Finistère, et cette fente est croisée par la boutonnière du manteau, à l'unique bouton.

L'inscription portée sur le socle, en lettres gothiques porte le nom S : JOHÃNES, avec une ponctuation par deux-points, une hampe fourchue de la H, des lettres stéréotypées proches d'une textura, et un tilde abréviatif du N. Globalement, cette inscription se rapproche de celles des trois saints évêques et de celle de la Vierge à l'Enfant du porche ouest. Alors que la statue de saint Christophe, provenant de Lambader, et datée de 1600, porte une inscription en lettres romaines.

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La statuaire de la chapelle de Lambader en Plouvorn. II, poursuite de l'inventaire.
Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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NOTRE-DAME DE LAMBADER. Bois polychrome, XVIe siècle.

Restaurée en 1998

 

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Elle porte sur son bras gauche l'Enfant, figuré en Sauveur du Monde, dont il tient le globe dans la main. Mais la Mère et son Fils ne se regardent pas, et Marie a un regard pensif et même déjà un peu triste. Sa posture est légèrement hanchée, sa ceinture dorée est portée très haute sous la poitrine.

Elle porte aussi le bandeau occipital, ou plutôt une variante, car le voile, qui se glisse bien entre la nuque et les cheveux, recouvre largement la tête, ne laissant visible que le haut des cheveux, et retombe sur les épaules et le haut du dos.

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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Vierge à l'Enfant, bois doré,  bas-coté nord de la nef.

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Elle tient également l'Enfant bénissant le globe en Salvator Mundi.

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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Les évangélistes.

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Saint Marc devant son lutrin.  bois polychrome, XVIe siècle ?. Pilier sud devant le jubé.

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Il est figuré en docteur (en théologie) et porte le bonnet rouge à quatre pointes ou "barrette" et le manteau rouge liés à ce titre. Plus exactement, ce serait là la tenue d'un docteur en médecine, (qui serait plus adapté pour saint Luc) mais le lion qui est à ses pieds l'identifie sans ambages.

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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Saint Matthieu, bois polychrome.  XVIe siècle ? Pilier nord devant le jubé.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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Sainte Geneviève. bois polychrome.

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Je reprends l'identification donnée par Couffon, mais l'attribut le plus précieux, le cierge, n'est pas représenté.

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Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Les statues de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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LE PORCHE OUEST. NOTRE-DAME DE LANBADER ADORÉE PAR LES PÈLERINS.

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Le clocher de Lambader est très connu, et sa hauteur de près de 58 mètres lui permettrait presque de rivaliser avec celui  Notre-Dame-du-Kreisker de Saint-Pol-de-Léon. Il a été classé dès 1840, mais s'est trouvé menacé par la suppression en 1830 d'un arc triomphal qui l'étayait et le reliait à  la maison Ar Presbytal, tandis qu'au sud la maison du Gouverneur dont  il était mitoyen  disparut dès 1825. Une tempête vient l'ébranler le 2 juin 1836, et  la flèche et la partie supérieure de la tour durent finalement être démontées de 1837 à 1841. À  partir de 1881, il fut reconstruit par l'entreprise Le Naour. 

C'est un clocher-porche qui orienté vers l'ouest, et le porche proprement dit est ouvert sur trois cotés par des arcs ogivaux s'appuyant sur deux solides piles à contreforts.

On se base, pour le dater, sur la donation de Jean V en 1432, ce qui reste une hypothèse.

Note : le clocher-porche de Pleyben date de 1588 à 1591, celui de Saint-Thégonnec (sud)  a été construit entre 1599 et 1637. Celui de Goulven de 1593 à 1639. Celui de Lampaul-Ploudalmézeau de 1611-1622.

René Couffon (L'architecture classique dans le pays du Léon SHAB 1948 p.52) a dressé la liste des clochers léonards ayant imité le clocher du Kreisker. 

Voir aussi ceux de :

-Bodilis (ouest),construit vers 1564-1570 qui, comme celui de Lambader avait sa base ouverte sur ses quatre faces par quatre arcades brisées. https://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1958_num_116_2_3832.pdf

-Landivisiau,

-Sizun. coté ouest, 54 mètres, 1723 ?

-Saint-Vougay, 1635

 

 

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Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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« La porte qui donne entrée dans l'église, sous le clocher, est orné de belles colonnettes, et l'archivolte en plein cintre est composée de moulures et de tores avec dos-de-carpe. Au dessus, un cul-de-lampe portait autrefois une statue de la Sainte- Vierge et aux deux cotés sont sculptés deux groupes de petits personnages agenouillés, six moines et six religieuses, avec l'inscription Interveni pro devoto foemino sexu, et la date de 1598. Ce bas-relief est donc de beaucoup postérieur au clocher et à la chapelle, qui sont du XVe siècle. » (Abgrall 1897)

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C'est pour moi la part la plus intéressante de cet article, du moins sur le plan documentaire, en raison de la forme orthographique de l'inscription centrale (Nostre Damme de Lanbader), en raison de la date portée par une inscription latérale (1598) et par la citation liturgique qu'on y trouve, et par la représentation, peut-être unique en sculpture bretonne, d'une scène de dévotion.

Par contre,  la prospection photographique est pénalisée par l'obscurité relative (les rayons du soleil ne s'y glissent que timidement et seulement à leurs heures), et par les grillages de protection placés devant les deux moyen-reliefs.

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La Vierge à l'Enfant.

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Elle est couronnée, et ses pieds reposent — c'est un élément important — sur un croissant de lune comme les Vierges de l'Apocalypse ou de l'Immaculée Conception. Elle avance la main droite (qui présente ou présentait un objet ?) à l'Enfant vêtu d'une tunique et aux cheveux courts. Deux fragments sont manquants, à partir de la main gauche et du pied gauche.

Le pan droit du  manteau de Marie fait retour vers le poignet ou le flanc gauche, sans doute fixé par une troussouère (ceinture ou agrafe de robe). Ce mouvement d'étoffe crée une succession de plis en becs.

La robe est à encolure carrée.

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Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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Le socle cylindrique en kersanton (qui est apparemment solidaire de la statue) porte une inscription en lettres gothiques sur deux lignes.

Celle-ci  a fait l'objet de tentatives de descriptions :

"A la base du clocher est une porte gothique, surmontée d'une Vierge-Mère en granit, et d'une inscription où on peut lire : N. DAMME : DE : LAMBADER." (H. Pérennès)

"Dans le fond est la porte d'entrée de l'église, couronnée d'une statue de la Vierge en kersanton avec ces mots : NOTRE DAME DE LANBADER »."  (Kerdanet 1837)

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La vérité doit être placée entre ces deux propositions. En variant les angles de vue, je parviens à lire ceci :

NOSTRE  DAMME DE LANBADER (deux dernières lettres devinées plus que lues)

---OUR NOUS NV ----

On pourrait sans doute la déchiffrer entièrement par estampage en y accédant, ou en disposant d'une source de lumière adaptée.

La graphie Nostre Damme est attestée en France en 1287 à Reimsen 1480 en Anjou, ou à Liège dans la Chronique de Jean d'Oustremeuse, en Pays de Hainaut en 1461, à Rennes en 1526, à la chapelle de Quilinen en Landrévarzec,   mais aussi en 1776 dans l'appellation "Nostre-Damme de Kerdévot" en Ergué-Gabéric et sur un ex-voto de Notre-Dame de Quelven (56) . C'est dire qu'elle ne permet pas une datation précise.

On peut deviner pour la seconde ligne la demande  l'invocation "priez pour nous".

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Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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De chaque coté de la Vierge sont figurés deux groupes sculptés en demi-relief. Nous pouvons en trouver les descriptions suivantes :


 

"Sur la porte étroite de la chapelle, on a figuré une petite assemblée de moines, et vis-à-vis des religieuses à genoux et les mains jointes, avec cette légende : Intercede pro devoto foemineo sexii »." 'Cyrille Pennec 1825)

"À ses cotés, sont deux encadrements, l'un représentant six moines à genoux, sur trois lignes, et l'autre six religieuses dans la même position. Le dernier encadrement offre le millésime de 1598, et la légende : INTERCEDE P. DEVOTO FEIÕ SEXU »" (Miorcec de Kerdanet 1837)

." A gauche figurent six religieux agenouillés, à droite six religieuses, au-dessous desquelles on voit la date de 1592 et l'inscription: INTERVENI : P [RO] : DEVOTO : FE [M] I [N] EO : SEXY. " (H. Pérennès 1943)

On constate un désaccord sur le relevé de l'inscription et de la date. Mais la bonne lecture est celle de Miorcec de Kerdanet, comme le montrent les clichés qui suivent. La date est placée au dessus des derniers mots de l'inscription.

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1°) Les six dévots.

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Ils sont agenouillés et quatre d'entre eux tiennent devant eux un livre ouvert; Le dernier tient une canne ou une crosse.

Je ne discerne pas comment mes prédécesseurs (qui n'étaient pas gênés par le grillage de protection) ont reconnu ici des moines ; et les cheveux des personnages ne me semblent pas tonsurés.

Existait-il auparavant une inscription symétrique à celle de l'autre groupe, et portant les mots INTERVENI PRO CLERO ?

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Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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2°) Les six dévotes.

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Six femmes sont agenouillées, la  tête recouverte d'un voile (ou plutôt d'une coiffe). Trois ont les mains jointes, les trois autres portent un livre ouvert.

Le principal intérêt vient de l'inscription, dont j'ai déjà donné ma leçon : INTERCEDE P. DEVOTO FEIÕ SEXU

qui se transcrit par Intercede pro devoto foemino sexu.

En effet, la simple consultation d'un moteur de recherche identifie ici la fin du cantique dédié à la Vierge :

Virgo perpetua, templum Domini,
sacrarium Spiritus Sancti,
sola sine exemplo placuisti Domino Iesu Christo;
ora pro populo,
interveni pro clero,
intercede pro devoto femineo sexu.

Bienheureuse Marie, mère de Dieu,
vierge éternelle, temple du Seigneur,
sanctuaire de l'Esprit Saint,
toi seule as plu au Seigneur Jésus Christ;
prie pour ton peuple,
intercède pour le clergé,
interviens pour les femmes dévouées.

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On trouve aussi ce cantique :

Sancta Maria Succurre miseris Juva pusillanimes Refove flebiles Ora pro populo
Interveni pro clero
Intercede pro devoto femineo sexu
Sentiant omnes Tuum juvamen Quicumque celebrant tuam sanctam commemorationem

 

Sainte Marie Viens au secours des malheureux Aide les timides Console les affligés Prie pour le peuple
Interviens pour le clergé
Intercède pour les femmes consacrées
Qu'ils ressentent tous ton aide Ceux et celles qui célèbrent ta sainte mémoire

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"Dans certains textes, ce dernier cantique est attribué à Saint Augustin (354-430). Le texte complet se trouve dans la Patrologie latine de Migne, t.39, col. 2104-07: " Sermo CXCIU " (Sermon 194) , alias " St Augustin, Sermon 18 de Sanctis " : De Annuntiatione Dominica. Il se trouve aussi dans les Œuvres Complètes de St Augustin, Paris 1893, p.318

Les paroles du " Sancta Maria " sont donc attribuées à Saint Augustin, évêque d'Hippone. Cependant une note du Patrologiae Latinae Supplementum (vol.2, Paris 1960, col.854) déclare qu'il s'agit des paroles d'Ambroise Autpert, un Bénédictin mort en 784, ou une compilation sur un texte d'Ambroise ...

Finalement il est impossible de savoir avec certitude qui est l'auteur de ce cantique, ni la date de sa composition.

Le texte du " Sancta Maria ". L'auteur exalte d'abord la Vierge Marie, en qui la malédiction portée sur Eve, pécheresse, s'est changée en bénédiction. Puis il présente Marie, par qui le salut nous est venu, et enfin Marie, Vierge et Mère, acquiesçant à la parole de l'ange par son " Ecce Ancilla Domini ". L'auteur termine par une prière dont la partie principale a été reprise par l'Église romaine, comme antienne à l'office du commun de la Vierge au bréviaire ." http://peresblancs.org/sancta_maria.htm

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Selon d'autres sources, le Sancta Maria, succurre miseris a été écrit par l'évêque  Fulbert of Chartres (c.952-1028), et est souvent associé à la fête du 5 août de la Dédicace de la basilique de Sainte-Marie-Majeure.

Le verset Intercede pro devoto femineo sexu se trouve aussi, sous le titre Beata Dei Genetrix Maria dans les antiphonaires de chants grégoriens ou dans les motets mis en musique par Luca Marenzio, Claudio Monteverdi , Cristóbal de Morales, Franciscus Strus , Ivo de Vento , Philippe Verdelot , Tomás Luis de Victoria , ou Samuel Webbe 

http://cantus.edu.pl/chant/31346

http://cantus.edu.pl/image/31296

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Au total, cette invocation  des six "femmes dévotes" ou "femmes consacrées" s'adresse directement à la Vierge et renvoie à la liturgie de l'office commun de la Vierge. Il reste à interpréter le fait que les pieds de la Vierge sont posés sur le croissant lunaire : est-ce un indice de l'importance croissante de l'attachement au dogme de l'Immaculée-Conception ?

Il faut aussi rappeler, face à ces 12 religieux agenouillés devant Notre-Dame de Lanbader, l'importance des pèlerinages signalée par Cyrille Le Pennec : "Ce lieu est fort consideré par les personnes devotieuses , &, estant limitrophe à plusieurs paroisses de cest Evesché, les pèlerins y arrivent en affluence aux festes de la Vierge, & surtout le lundy de la Pentecoste.".

Je peux penser que les six hommes et six femmes ne soient pas des moines et des religieuses, mais des "personnes devotieuses", venus en pèlerinage.

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Enfin, la date de 1598 fournit le témoignage d'une période d'aménagement de la chapelle, comme aussi la statue de saint Christophe datée de 1600.

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Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

 

 

 

 

 

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

Le porche ouest de la chapelle de Lambader en Plouvorn. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1897, Le Livre d'or des églises de Bretagne,  Lambader, Berven, Lochrist, Goulven, illustrations de Charles Géniaux, Rennes pages 1-3.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_201/lambader__berven__lochrist__goulven.pdf

« La porte qui donne entrée dans l'église, sous le clocher, est orné de belles colonnettes, et l'archivolte en plein cintre est composée de moulures et de tores avec dos-de-carpe. Au dessus, un cul-de-lampe portait autrefois une statue de la Sainte- Vierge et aux deux cotés sont sculptés deux groupes de petits personnages agenouillés, six moines et six religieuses, avec l'inscription Interveni pro devoto foemino sexu, et la date de 1598. Ce bas-relief est donc de beaucoup postrérieur au clocher et à la chapelle, qui sont du XVe siècle. » 

"On est heureux de retrouver encore dans cette chapelle quelques vieilles statues en pierre représentant la nativité de Notre-Seigneur, l'adoration des bergers et des mages, Notre-Dame de Pitié, saint Goueznou, saint Divy, saint Patern et saint Guénolé."

 

ABGRALL (Jean-Marie), 1904, L'Architecture bretonne, Quimper, de Kerangal éditeur

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/f20eb990fd763d232327db92aeeb6869.pdf

 

"Dans la paroisse de Plouvorn, la chapelle de LAMBADER a été entièrement reconstruite avec son clocher, en 1877- 1881,. et malgré cela on peut toujours la considérer comme ancienne, c.ar on a reconstitué aussi fidèlement que possible l'édifice primitif en se servant des anciens matériaux, de sorte que la chapelle, rajeunie et consolidée, possède cependant l'aspect digne et respectable d'un monument des vieux âges. Ce qui est le plus remarqué et le plus vanté à Lambader, c'est le clocher, dont la vanité locale ose presque faire un rival du Creisker. Comme détails particuliers d'architecture il y a à observer la porte sous le clocher, ornée de belles colonnettes, et dont l'archivolte à plein-cintre est composée de moulures et de tores avec dos de carpe; puis le petit porche Nord percé de deux portes ornées de colonnettes et séparées par un léger trumeau, au haut duquel est une Sainte-- Marguerite agenouillée sur son dragon. Au chevet, sous la -grande fenêtre, est une petite sacristie ou chambre du trésor, toute bâtie en pierres de taille, en y comprenant même le toit. A l'intérieur on est agréablement surpris à la vue des belles dimensions et des belles proportions de l'édifice, qui se compose d'une nef et de deux bas-côtés donnant une largeur de 13 m. 90 sur une longueur de 28 mètres, le tout divisé en huit travées."

 

— COUFFON, (René), LE BARS, Alfred), 1988, "Plouvorn",  Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

https://www.diocese-quimper.fr/wp-content/uploads/2021/01/PLOUVORN.pdf

"Statues anciennes en bois polychrome : Vierge à l'Enfant dite Notre Dame de Lambader, sainte Geneviève, saint Vincent Ferrier, saint non identifié (Guénolé ?), et les statuettes de la Vierge (dorée) et des quatre Evangélistes.

"Statues en kersanton, dont plusieurs proviennent d'un calvaire monumental détruit : groupe de la Présentation au Temple, Fuite en Egypte, XVIè siècle (C.), Adoration des mages, XVIè siècle (C.), Vierge de l'Annonciation, Notre Dame des Sept Douleurs, Vierge Mère assise sur un trône, les trois Marie au Calvaire, sainte Marguerite, saint Jean l'Ev., saint Divy (S:DIVI), saint évêque (S.GOUYNIE), saint Gouesnou (S.GOUESNOU), saint Patern (S.PATERNE), Ange de l'Annonciation (décapité), Christ de calvaire (mutilé).

 

— DEBIDOUR (Victor-Henri), 1953,  la sculpture bretonne.

DANIEL (Tanguy), 1996, La chapelle de Lambader en Plouvorn,   Comptes rendus, procès-verbaux, mémoires - Association bretonne et union régionaliste bretonne,  Congrès de Saint-Pol-de-Léon juin 1996 tome CV p. 50.

https://books.google.fr/books/about/Comptes_rendus_proc%C3%A8s_verbaux_m%C3%A9moires.html?id=Ka0iAQAAIAAJ&redir_esc=y

 

DUCOURET (Jean-Pierre), 1971, Inventaire pour le Patrimoine dossier IA00005484

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chapelle-notre-dame-lambader-plouvorn/8e820a5c-91e6-410a-9857-c05679006ec6

http://inventaire-patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/public/annexes/IA00005484_01.pdf

— FRÉMINVILLE ((chevalier Christophe-Paulin de La Poix de Fréminville) 1832, Antiquités de la Bretagne: Finistère, Volume 1, Lefournier et Deperiers, 1832 p. 69

https://books.google.fr/books?id=d04bAAAAYAAJ&dq=lambader&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

"Plusieurs statues ornaient jadis l'église de Lambader, elles ont été renversées et mutilées, leurs débris gisent sur le gazon dans le préau ou cour du monastère. J'en remarquai une qui me frappa par le fini et la précision de son travail, elle représente un chevalier armé de toutes pièces , tenant l'épée nue sur l'épaule ; la forme de son armure indique la fin du quatorzième siècle. On remarque au bas de la cuirasse l'assemblage de pièces de lames transversales qui recouvre le défaut des cuissards et que l'on nommait tasseltes ou braconnière. La tête de cette statue a malheureusement été brisée ( Pour préserver cette statue de mutilations plus considérables, M. le marquis du Dresnay en a fait récemment l'acquisition et l'a fait transporter à Saint-Pol de Léon , où elle est placée dans son jardin. ) : je présume qu'elle représentait quelqu'un des commandeurs de Malte titulaires de la commanderie de Lambader. Ce ne peut être un templier, car, lors de la destruction de l'ordre du temple, les .chevaliers portaient encore le haubert ou armure entièrement en mailles, celle que l'on voit ici est celle de plaque et de lames adoptée au quatorzième siècle."

 

— LE GUENNEC (Louis), Le Finistère monumental tome 1,  Morlaix et sa région, page 308. Droits réservés. Ouvrage numérisé avec l'aimable autorisation de la Société des Amis de Louis Le Guennec.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/items/show/9845

"On vénère à Lambader une belle statue en kersanton de Notre-Dame. Au bas de la chapelle sont de nombreuses statues mutilées, en granit, provenant de l'ancien Calvaire. La maîtresse vitre contenait un brillant vitrail de 1543, qui a été brisé vers 1845 et remplacé, dans sa partie basse, par une maçonnerie, et dans sa partie haute, par un voile rouge. On en voit quelques débris à la chapelle de Keruzoret, ainsi qu'un saint Christophe et un saint Trémeur portant sa tête entre ses mains."

— LE GUENNEC (Louis), 1911, La chapelle de Lambader, Morlaix, Lajat, in-8°, 88 pages. Non consulté.

"La plus ancienne mention de la chapelle se trouve dans un acte de 1333; les documents conservés aux Archives du Finistère, et que M. Le Guennec a savamment commentés, remontent à 1432 : ils lui ont permis d'écrire une histoire complète de cet intéressant monument."

 https://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1911_num_27_2_4166

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

MIORCEC DE KERDANET (L.), 1837, Les vies des Saints de la Bretagne-Armorique De Albert LE GRAND (Morlaix 1637) ... Avec des notes et observations historiques et critiques par D. L. Miorcec de Kerdanet et revues par M. Graveran. Brest 1837 Page 502

https://books.google.fr/books?id=PIhhAAAAcAAJ&pg=PA502&dq=lanbader&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwiF4dfrsr_vAhXH3oUKHbu0B1UQ6AEwA3oECAQQAg#v=onepage&q=lanbader&f=false

 

Texte principal (C. Le Pennec Morlaix 1647, liste des églises et chapelles de N.D. basties en l'évesché de Léon) : "Si vous entrez dans Ploumorn (Plouvorn), vous ne pouvez faire beaucoup de chemin , sans remarquer la belle Eglise priorale de N. D. de Lanbader tant pour l'excellence du bastiment, qu'à raison de la grande devotion du peuple qui y aborde de plusieurs endroits. Ceste chappelle est construicte non loin du bourc parrochial , sur la pente d'une colline , prés d'un agreable ruysseau qui fait moudre nombre de moulins, avant de se rendre à l'ocean. Ce lieu est fort consideré par les personnes devotieuses , &, estant limitrophe à plusieurs paroisses de cest Evesché, les pelerins y arrivent en affluence aux festes de la Vierge, & surtout le lundy de la Pentecoste."

Note de Kerdanet : "Cette église est construite dans le style de l'architecture gothique arabe : elle a huit arcades élégantes dans chacun de ses bas-cotés., son clocher est très beau, c'est une tour carrée, ornée d'une balustrade légère et surmontée d'une flèche élevée, de forme prismatique hexagonale, flanquée de quatre clochetons. Cette flèche, toute en pierres de taille, est travaillée à jour, ainsi que les clochetons qui l'accompagnent, dont l'un a été renversé par l'ouragan du 2 février 1836. Le clocher est supporté par des piliers formant trois arcades. Dans le fond est la porte d'entrée de l'église, couronnée d'une statue de la Vierge en kersanton avec ces mots : NOTRE DAME DE LANBADER ». À ses cotés, sont deux encadrements, l'un représentant six moines à genoux, sur trois lignes, et l'autre six religieuses dans la même position. Le dernier encadrement offre le millésime de 1598, et la légende : INTERCEDE P. DEVOTO FEIÕ SEXU » On remarque, de plus, autour de l'église, diverses statues curieuses, telles que celle de saint Christophe, ainsi désignée SXDÕPLE 1600 », et la statue de N.D de Pitié dans l'attitude la plus recueillie et la plus expressive.

Le jubé en bois de Lanbader est aussi fort renommé ; c'est un réseau de sculpture, presque aussi remarquable dans son genre que celui du Folgoët dans le sien : il a 16 pieds ½ de long sur 3 pieds , 9 pouces de large ; ses éventails ont 8 pieds 3 pouces de développement, et sa porte 4 pieds ½ d'ouverture ; son escalier tournant compte 22 marches ; le tout orné de petites statues d'anges, parmi lesquels vient figurer, on ne sait pourquoi, un joueur de biniou (musette)

M. de Fréminville pense que Lanbader était une ancienne commanderie ; il n'en n'est cependant fait aucune mention dans celles du duc Conan IV, de 1160 ; mais on trouvait autrefois, autour de cette chapelle, les propugnacula, turricula et alias munitiones dont parle Pierre Mauclerc dans sa charte aux chevaliers du Temple. V. D. Morice, Pr. t. 1er col.638 et 850. Le gouvernement de Lanbader possédait, en 1790, 900 livres de revenu. »

PENNEC (Cyrille) 1825, Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët Vatar-Jausions, 1825 - 122 pages

https://books.google.fr/books?pg=PA46&dq=lanbader&id=OQszcnHk2lEC&hl=fr&output=text

L'église de LANBADER, avec un très-beau clocher.

« On trouve en cet endroit plusieurs jolies statues en Kersanton, entre autres celle de S. Christophe, portant la date de 1600. Sur la porte étroite de la chapelle, on a figuré une petite assemblée de moines, et vis-à-vis des religieuses à genoux et les mains jointes, avec cette légende : Intercede pro devoto foemineo sexii ».

 

 

— PÉRENNÈS (Henri) 1943 Plouvorn Monographie de la paroisse, Rennes, Imprimerie du Nouvelliste, 1943, 86p., Réédition Le Livre d'histoire-Lorisse, Paris, 2004, 83p., p. 50-51.

http://www.infobretagne.com/plouvorn-chapelle-lambader.htm

 

—  REALS (Vicomte de, 1890, "La restauration de Lambader", in Bulletin archéologique de l'Association bretonne,  31e congrès tenu à Saint-Pol-de-Léon du 10 au 15 septembre 1888, Troisième série, Vol.8, Saint-Brieuc, Imprimerie-Librairie R. Prud'homme, 1890, 202p., p. 54-58. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074856/f95.image

"Dans le fond de la chapelle on a recueilli une trentaine de statues en pierres de taille qui doivent être les débris d'un ancien calvaire. Plusieurs de ces statues ont beaucoup d'expression dans la physionomie ; malheureusement presque toutes ont été mutilées pendant la Révolution. Elles ressemblent comme travail aux statues du calvaire de Guimiliau et doivent être de la même époque."

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— L'UNIVERS 27 septembre 1877 Inauguration de la chapelle restaurée sur l'initiative du recteur Hellard. Bénédiction par l'évêque en présence de la comtesse de Kerdrel. Promesse d'indulgence le jour du Pardon le lundi de Pentecôte.

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DIVERS: ARCHIVE 1442.

Lettres et mandements de Jean V: duc de Bretagne, publiés ..., Volumes 4 à 5

Ordre de laisser les chapelains de Lambader et du Merzer jouir des dons qui leur ont été faits.

Vidimus du 10 oct. 1442 (Ar. Loire-Inf., E 83; anc. Ch. des comptes de Nantes).

A Redon, 1433, 13 mars. « Jehan... A nostre bien amé et feal conseiller Auffroy Guinot, nostre tresorier et receveur general, et aux fermiers de cest present impot par nous ordonné de XX s. par pipe estre levé en l'evesché de Leon, salut. De la partie de noz chappelains et orateurs dom Guillaume Baeleuc et dom Jehan le Saux, presbtres et gouverneurs des chapelles de Nostre Dame de Lanbader et du Merzer, nous a esté presentement exposé que, comme puix nagueres nous eussions donné en aulmosnes et de nostre devocion à lad. chapelle de Lambader, dont led. Guillaume est administrator, pour aider à l'eupvre et edifficacion d'icelle chapelle, la somme de quinze 1., à estre poiée sur et dud. impot, en mandant à vousd. fermiers d'en fere le paiement au desir de noz lettres sur ce données le vile jour de decembre darrein; mesmes à lad. chapelle du Merzer eussions voulu et octroié que tout le vin qui fust vendu en detaill en la maison de lad. chapelle par led. dom Jehan et ses commis, qui en est gouverneur, feust quicte de tout devoir d'impot, tant du temps que avenir, pour estre cellui devoir mis et emploié au bien et augmenttacion d'icelle chapelle, comme peust aparoir par noz lettres sur ce données en ceste nostre ville, dabtées du xuie jour de may, l'an mill mcc trante et un; ce neanmoinz, vousd. fermiers n'avez voulu oboir au contenu de nosd. lettres, ainczois les avez contrariées et contrariés, en disant icelles ne vous valoir pas descharge; par quoy lesd. suplians ne ont peu jouir de nosd. dons et octroitz, en grand retardement et prejudice du bien et augmentacion d'icelles chapelles... Pour ce est il que nous..., en ratiffiant nosd. premieres lettres..., octroions ausd. suplians et gouverneurs que ilz joissent desd. dons et octroiz... Et affin de se imformer du numbre desd. vins qui sont et seront venduz aud. lieu du Merzer..., avons commis nostre bien amé et feal conseiller Hervé le Ny, qui de ce vous baillera relacion... Si vous mandons, etc.

Ainxin signé, Par le duc, de sa main. - Par le duc, de son commandement et en son conseill, ouquel : Vous, l'evesque de Triguer, le president, le seneschal de Rennes, messire Pierres Eder et autres estoint. - J. PIRON. »

 


— WIKIPEDIA

Famille Audren de Kermel

https://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Audren_de_Kerdrel

Chapelle Notre-Dame de Lambader

https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_Notre-Dame_de_Lambader

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Kersanton
5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 09:24

​Zoonymie du genre Chalcolestes (Kennedy, 1920).

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. La "zoonymie populaire" (et volontiers extra-européenne) était  jusqu'à présent la seule branche un peu développée de cette science à peine née.

 

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 ZOONYMIE DES ODONATES.

 Les articles précédents : 10 articles de généralités et 41 études de noms d' Anisoptères.

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ZYGOPTÈRES

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BIBLIO :

  • Bibliographie des articles de zoonymie des Odonates.

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Résumé :

— Genre Chalcolestes Kennedy, 1920, Ohio J. Sci. 2:84. Du grec khalkos "cuivre", par référence à la couleur vert métallique de l'espèce type, C. viridis, ou "Leste vert" dont le corps vert aux reflets cuivrés n'est jamais recouvert de pulvérulence bleue, à la différence des Lestes.

 

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I. LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

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LE NOM DE GENRE CHALCOLESTES (KENNEDY, 1920).

 

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The Phylogeny of the Zygopterous Dragonflies as Based on the Evidence of the Penes The Ohio Journal of Science. v21 n1 (Novermber, 1920), 19-32

KENNEDY (Clarence Hamilton), 1920 "Forty-two hitherto unrecognized genera and subgenera of Zygoptera" The Ohio Journal of Science. XXI n°2 , page 84.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/3747472#page/92/mode/1up

L'auteur (un entomologiste et ichtyologiste américain (1879-1952)  décrit en six pages 42 nouveaux genres et sous-genres de Zygoptères en se basant principalement sur une étude des genitalia, comme il l'explique en introduction:

 

"During the past two years the writer has been engaged in a revision of the genera of the Zygoptera. The following new genera and subgenera have been in manuscript form for from two to five years. In nearly every case the characters of the penis have been the primary indicators that a new generic term might be advisable. In nearly every case other characters, usually venational, were found to parallel the penis character."

Il avait publié la même année et dans la même revue "The Phylogeny of the Zygopterous Dragonflies as Based on the Evidence of the Penes" The Ohio Journal of Science. v21 n1 (November, 1920), 19-32. Et il avait précédé cette réflexion sur le rôle des genitalia sur la classification des Zygoptères de trois autres articles dans d'autres revues entre 1916 et 2919.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/3747472#page/27/mode/1up

Sa description du genre est la suivante :

 

                       Chalcolestes genus nov.

 Type : Lestes viridus Lind.

 Differs from Lestes in that the upper segment of the arculus equals the lower and that the penis lacks the internal fold.

Ainsi, les Chalcolestes "diffèrent des Lestes en ce que le segment supérieur de l'arculus est égal à celui du bas et que le pénis n'a pas de pli interne."

Aujourd'hui, la distinction entre Lestes et Charcolestes est basée sur des différences entre leurs larves (Wikipédia), et les auteurs des guides naturalistes du début du XXIe siècle ne l'avait pas établie.

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ORIGINE DU NOM DE GENRE.

Le préfixe Chalco- qui précède le nom de genre Lestes vient du grec khalkos  αλκός = "cuivre, bronze", et on le retrouve dans notre langue dans le mot chalcographie ou gravure sur cuivre. C'est ici un préfixe de couleur signifiant "Lestes de couleur  vert-métallique", ce qui est cohérent avec le fait qu'il ne contenait qu'une seule espèce, C. viridis ou "Leste vert", connu en anglais comme la Demoiselle émeraude des Saules (Willow Emerald Damselfly). En 1929, Artobolevsky décrira Charcolestes parvidens le "Lestes italien" (parfois considéré comme sous-espèce), qui est également de couleur vert-métal.

Certes les Lestes sont également reconnaissables à leur couleur vert-métal, mais le corps des Charcolestes demeure constamment sans pulvérulence bleue.  Pour Dijkstra 2007,  qui ne distingue pas les deux genres,   "Lestes viridis et parvidens sont deux lestes "originaux", et qui se distinguent par leur apparence et leur comportement. Ils sont plus grands, leur abdomen est plus long, leur corps vert métallique brillant sans coloration bleue prend des colorations cuivrées avec l'âge. Ils  ne sont jamais pruineux, le bout de leur abdomen demeure entièrement vert métallique sombre, contrastant avec  les appendices blanchâtres. Contrairement aux autres Lestes, ils pondent systématiquement dans les bois et autres supports compacts, principalement des branches surplombant l'eau. C'est le leste le plus tardif."

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En 1958, Paul-André Robert (Les Libellules ou Odonates, page 76) écrit à propos de C. viridis : "signification du nom : viridis, = vert, couleur générale de l'insectes ; Chalco = cuivre, couleur des reflets, surtout sur l'abdomen".

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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