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28 avril 2026 2 28 /04 /avril /2026 18:30

Les fresques (peinture Taddeo Zuccari & Prospero Fontana et atelier ; stuc Federico Brandani, 1553)  de la Salle des sept collines de la Villa Giulia /Musée Étrusque de Rome. L'emblématique du pape Jules III.

Voir :

 Sur les pergolas illusionnistes, voir dans ce blog :

 

 

PRÉSENTATION

Située aujourd'hui dans le Musée National Étrusque de la Villa Giulia, la Salle des sept collines offre au visiteur, en frise supérieur des murs, huit vues urbaines de Rome, ou veduta, représentation des sept collines de Rome et de la Villa Giulia, assimilée ainsi par le pape Jules III Del Monte à la huitième colline. Ces vues s'insèrent dans un conséquent ensemble de sculpture en stuc voué aux emblèmes revendiqués par le commanditaire,  à ses armoiries présentées par quelques uns des Arts libéraux, et par des divinités romaines. 

La salle , ainsi que la salle nord voisine, s'ouvre sur le hall d'entrée, et leur décor propose aussi aux quatre angles des voûtes des Vertus cardinales (salle nord) et des Vertus théologales, auxquelles s'ajoute l'allégorie de la Religion (salle sud) ( F. Montuori)

La première partie de l'article passera en revue les veduta elles-mêmes des "huit" collines de Rome. Les emblèmes, les divinités, les allégories des Arts libéraux entourant les armoiries papales et les Vertus viendront ensuite .

 

LES HUIT COLLINES

 Sur les 7 "monte" ou collines de Rome  s’étaient établies, sur les ruines des monuments antiques , les familles romaines les plus anciennes et les plus prestigieuses. Aux vues de  celles-ci, Jules III ajoute celle de sa propre villa.

 

I. LA VUE DE LA VILLA GIULIA

Dans les années précédant son élection, Jules III avait exprimé à plusieurs reprises son désir d'agrandir le vignoble familial. Aussi, en 1551, il chargea son frère Baudouin d'acquérir des terres supplémentaires.

La vue ne montre pas la Villa elle-même, ni sa façade extérieure , ni son hémicycle, mais son accès depuis le Tibre et la Via Flaminia. 

Elle est proche, par son point de vue depuis la Via Flaminia, de la vue correpondante du palais du Vatican, et lorsqu'elle fut peinte, en 1550-1551, le palais lui-même n'était qu'à l'état de projet.

 

Façade extérieure de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile.
Façade intérieur avec l'hémicycle. Cliché lavieb-aile.

Comme au Vatican, elle ne montre la villa que dans le lointain et en hauteur, pour représenter la Fontana Publica, et la voie qui mène, par une montée, à la villa.

 

"L’idée que le domaine papal vienne compléter la liste des illustres collines repose évidemment sur le nom du pape Monte, signifiant mont ou colline. Les vers composés par Annibal Caro jouaient sur cette homonymie, comme plus tard d’innombrables poèmes et fresques célébrant le pape. Le rapport entre le pape del Monte et les sept collines de Rome avait été exploité une première fois dans le prologue d’une comédie composée pour le couronnement de Jules III en février 1550 par son secrétaire Anton Francesco Rainerio. Les sept collines y sont décrites comme sette monti, devenues avec le temps stériles et mal cultivées, et peu à peu dépassées par un huitième monte, aujourd’hui devenu leur seigneur9. Comme chez Annibal Caro, le huitième monte désignait le pape, mais aussi le mont Parioli, la colline escarpée au pied de laquelle le casino de la villa Giulia était en train d’être construit. Le pape était personnifié par son propre domaine – comme l’attestera aussi, en 1553, une médaille associant le portrait du pape et l’image de sa villa –, tandis que la topographie la plus illustre de la ville annonçait et célébrait son avènement. Grâce à ses « armes parlantes », l’image du pape était « enracinée » dans la topographie et l’histoire de la Rome antique, dont la villa devait égaler et surpasser la magnificence. (Denis Ribouillault)

La première suite des huit collines de Rome commandées par Jules III se trouve dans ses anciens appartements à la villa du Belvédère au Vatican (*). Datée vers 1551, elle se compose, comme à la Villa Giulia, de huit vues de Rome, de figures allégoriques et des armes du pape. Attribuées à Prospero Fontana et à son atelier, s ept vues figurent les célèbres collines de la ville avec leurs monuments antiques les plus remarquables. La huitième montre le domaine de la villa Giulia (construite entre 1551 et 1553), célébrée comme ottavo monte, huitième colline de Rome, flanquée, à gauche, par l’allégorie de la Fortune et, à droite, par les trois monts des armes de Jules III del Monte. Quelques années plus tard, un décor presque identique fut peint dans le salon principal de la villa Giulia, la salle dite « des Sept Collines » .

(*) Situées dans des salles depuis longtemps privées du palais du Vatican, aujourd’hui appartement de la Guardia Nobile  dans l’angle sud-est de la grande cour du Belvédère. (Ribouillault 2011)

La vue présentée par des putti est entourée des figures de la Fortune et de la Prudence (cf. infra)

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

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Le point de vue de la veduta (fleche rouge). Plan restitué , in Ribouillault 2012, de la vigna Giulia (d’après Stanislao Cocchia, Alessandra Palminteri, Laura Petroni, « Villa Giulia : un caso esemplare della cultura e della prassi costruttiva nella metà del Cinquecento », Bollettino d’arte, 42, 1987, p. 47-90).

 

En 1552, deux fontaines furent construites à l'angle de la Via Flaminia et de la Via Iulia Nova (aujourd'hui Via di Villa Giulia, l'avenue menant à la Villa Giulia) : une fontaine monumentale, La Fontana Pubblica et un abreuvoir pour animaux (conçu par Vignola et Ammannati). Alimentée par l'Aqueduc  de la Vierge  (Acqua Vergine)​ et destinée à « l'utilité publique » (« PVBLICAE COMMODITATI »), la Fontana Pubblica rappelait les jeux d'eau de l'époque romaine : statues, sculptures antiques, pyramides et colonnes ornaient l'œuvre, qui s'inscrivait dans un cadre scénographique majestueux.

La peinture indique clairement l'inscription en latin gravée sur la fontaine : IVLIVS III PO. MAXIMVS ANO III, soit Julius III pontifex optimus maximus anno III, version abrégée de l'inscription réelle JULIUS III PONT. MAX. PUBLICÆ COMMODITATI ANNO III. Le titre de Pontifex Maximus est une référence à celui des grands prêtres de la Rome antique, et plus précisément à celui que porta Jules César de -63 à - 44, le pape se plaçant par son nom papal sous le parrainage de ce dernier en s’inscrivant au sein de la généalogie julio-claudienne, la prestigieuse gens Julia et en  rattachant sa mémoire à celle de son illustre prédécesseur Jules II. "Anno III" correspond-il à la troisième année du pontificat de Jules III, élu pape en 1550 ? 
 

 

"Lorsque ce pontife, élu en 1550, décida de construire une maison de plaisance sur le vignoble de la Via Flaminia, hérité de son oncle, le cardinal Monte l'Ancien, il acquit les propriétés voisines auprès de divers propriétaires terriens, si bien que son domaine s'étendit finalement du Tibre vers l'est, remontant la Valle Giulia et les pentes adjacentes du Monte Parioli. Les limites méridionales n'ont pas encore été entièrement définies, mais celles du nord s'étendaient jusqu'à la chapelle Saint-André, un charmant petit édifice érigé par Vignola pour commémorer la délivrance du pape Jules (alors cardinal Monte) des soldats lors du sac de Rome en 1527.

La Via Flaminia était alors l'avenue à la mode. Bordée de belles villas et de palais, elle est qualifiée par Amannati de « belle Via Flaminia ». 

Le pape Monte (Jules III appartenait à la famille romaine des Monte) quittait le Vatican par le passage menant au château Saint-Ange, y prenait une magnifique barge et remontait le Tibre jusqu'à l'embarcadère au pied de l'Arco Oscuro. Là, un bel escalier menait à une pergola voûtée qui traversait les champs entre le Tibre et la Via Flaminia. La pergola, véritable havre de verdure, se terminait par un élégant bâtiment et une porte donnant sur la rive tibétaine de la Via Flaminia. Il fallait traverser la grande voie pour entreprendre l'ascension de l'Arco Oscuro, qui menait directement à sa nouvelle ville. La route était poussiéreuse et la montée longue et abrupte ; le pape décida donc d'y aménager un lieu de repos. 

Il avait commencé très tôt à creuser pour trouver de l'eau, tout en cultivant son vignoble, « sans jamais avoir eu le moindre indice qu'on puisse en trouver à cet endroit ». Finalement, il parvint à ses fins en s'emparant des eaux de fuite de l'aqueduc de la Vierge (Acqua Vergine) pour alimenter son vignoble. Ces « fuites » s'apparentaient davantage à un détournement, et la méthode employée était, d'une certaine manière, autoritaire et répréhensible. Le pontificat de Jules III ne dura que cinq ans ; mais dès l'année suivant sa mort, l'aqueduc de la Vierge avait cessé d'alimenter la ville, et ses successeurs, Pie IV, Pie V et Grégoire XIII, furent contraints d'entreprendre et de mener à bien une restauration et un agrandissement systématiques et complets de l'aqueduc. Pour Jules III, cette eau merveilleuse n'était qu'un privilège, un « don précieux de la papauté », et il consacra son court pontificat à son exploitation et à son embellissement, étouffant peut-être ses scrupules en pensant que la construction d'une fontaine publique sur cette voie justifiait la manière dont il se la procurait.

Aux deux angles opposés de la Via Flaminia et de l'Arco Oscuro, là où commençait l'ascension vers sa villa, il fit ériger deux fontaines, adoucissant l'extrémité aiguë de chaque angle par une façade d'où jaillissait l'eau. La fontaine de droite servait d'abreuvoir pour les chevaux, tandis que celle de gauche était l'une des plus belles et des plus intéressantes de toute Rome. Elle fut l'œuvre de Bartolomé Amannati, peut-être assisté de Vignola ; et le jeune Domenico Fontana dut l'étudier à maintes reprises, car la célèbre « Fontaine Fontana » n'est qu'une modification de cette œuvre d'une grande beauté, témoin de la fin de la Renaissance.

Il est à noter que la fontaine d'Amannati n'est ni un jubé ni une porte ; son bassin se détache sur un fond uni, flanqué de deux ailes d'une grande sobriété, de même hauteur, disposées en angle. Cet exemplaire est en pierre de taille corinthienne, les colonnes soutenant un entablement et un fronton classiques de belle facture. Le sommet du fronton était surmonté d'une statue colossale de Neptune, et ses angles se terminaient par deux piédestaux portant, l'un une Minerve, l'autre une Rome. Entre ces deux figures et Neptune se trouvaient deux piédestaux plus petits marquant la fin architecturale de la grande partie centrale de la fontaine, sur lesquels se dressaient deux petits obélisques, un élément repris par Fontana pour sa fontaine de Moïse. L'arc du corps central soutenait, entre ses piliers corinthiens, l'immense dalle carrée portant l'inscription : JULIUS III PONT. MAX. PUBLICÆ
COMMODITATI ANNO III

Les niches de part et d'autre de cette dalle abritaient autrefois des statues, l'une représentant le Bonheur et l'autre l'Abondance, un motif repris deux siècles plus tard à l'arrière-plan de la fontaine de Trevi. Le bassin destiné à recueillir l'eau ne s'étendait pas sur toute la largeur de l'élément central, mais était, et est toujours (car il subsiste encore), un noble bassin en granit blanc, situé au pied du corps central, sous l'inscription. Il était initialement alimenté par une magnifique tête antique d'Apollon. Tout ceci est décrit dans une lettre écrite par l'architecte lui-même, Amannati, de Rome en 1555, suivie d'une description de l'arcade située derrière la fontaine. Celle-ci se compose de trois loggias à colonnes corinthiennes, formant un plan semi-hexagonal et supportant une voûte ornée de peintures et de stucs d'une grande finesse. C'est là que « sa Sainteté trouvait le repos sans gêner le public », lequel, de l'autre côté du mur, se désaltérait avec ses bêtes de somme à la fontaine publique. Les colonnes étaient reliées par une balustrade, et la colonnade à trois côtés abritait un grand bassin à poissons agrémenté de jets d'eau. Au-delà de cette merveille architecturale s'étendaient de longues allées bordées d'arbres fruitiers et d'espaliers, et c'est sur ces chemins que le Pape, reposé après son long voyage depuis le Vatican et impatient de voir le travail accompli par ses ouvriers durant la nuit, se rendait enfin à la villa sur la colline."

La construction de l'immense villa de Jules III, commencée en 1551, fut le fruit d'un travail d'équipe complexe, auquel participèrent Giorgio Vasari, Michel-Ange, Vignola et Bartolomeo Ammannati. La présence souterraine de l'aqueduc de la Vierge permit l'aménagement d'un magnifique nymphée (dans le bâtiment principal) et de plusieurs fontaines le long de la Via Flaminia. Ces aménagements furent cependant financés par les contribuables, qui virent ainsi le débit d'eau de l'ancienne fontaine publique de la place de Trevi, alimentée par l'aqueduc de la Vierge, diminuer.

Via Flaminia. Fontaine monumentale de la Villa Giulia (dessin de 1553).

 

Aujourd'hui, la fontaine apparaît parfaitement intégrée à la structure du Palazzo Borromeo, propriété de l'État italien et siège de l'ambassade d'Italie près le Saint-Siège.

 

https://www.turismoroma.it/fr/places/la-fontaine-de-jules-iii-de-laqua-virgo-dans-la-flaminia

 

 

 

 

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Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LES SEPT COLLINES DE ROME

Sur ce plan des sept collines, dont trois dominent le Tibre, la Villa Giulia est tout au nord, en dehors de la carte.

Par Cassius Ahenobarbus, Wikipédia

 

L'AVENTIN

Inscription : Aventinus

On voit sur la colline l'église Santa-Maria de Aventino, prieuré de l'Ordre de Malte, et des fortifications. Le Tibre coule au pied de la colline. En bas à gauche, un homme presque nu et sortant d'une grotte tire un taureau par la queue, fait référence à Aventinus, fils d’Hercule et de la prêtresse Rhéa, ou plus précisément à l'épisode suivant:

Le géant Cacus vit dans une caverne située au sommet du mont Aventin, aux détours multiples et si bien cachée qu'elle est difficile à trouver, même pour les bêtes sauvages.

Or un jour, comme il s'en revient avec les bœufs dérobés à Géryon, Hercule met le pied sur son territoire. Fatigué, le héros ne tarde pas à s'endormir. Cacus profite de son sommeil pour détacher quatre taureaux et autant de génisses. Afin d'effacer toutes traces, il tire jusqu'à son antre les bêtes par la queue.

 

 

L'Aventin, gravure d'Étienne Dupérac, de 1569-1575 environ
Bartolomeo Pinelli, L'Aventin, gravure. 1825

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LE CAPITOLE

Inscription Capitolinus.

Elle est présentée par deux putti, entre les peintures des dieux Zeus (avec la foudre) et Neptune (avec son trident).

Comparez avec la peinture correspondante du Palais du Vatican in Ribouillault figure 12a

La vue du Capitole est clairement séparée en deux « monts » par une dépression  avec d’un côté le Capitolium avec le temple de Jupiter Capitolin restitué pour l’occasion, et de l’autre l’Arx, la citadelle dont s’emparèrent les Sabins grâce à la trahison de Tarpeia, la fille du commandant de la garnison, figurée au premier plan. La colline était aussi désignée comme monte Tarpeo à la Renaissance, mais elle était aussi connue sous le nom de monte Caprino, d'où les chèvres qu'on voit brouter sur les pentes. Les marches de l'Escalier aux Gémonies, où les corps des suppliciés étaient exposés publiquement avant d’être jetés dans le Tibre, donne accès à l'Ars.

Le buste monumental au premier plan fait allusion à celui de Constantin II, et à sa statue colossale (haute de 13 mètres)  dont les fragments avaient été installés au Capitole en 1486. Il serait représenté sous les traits de Jupiter, dont les fondations du temple se trouvent au sommet de la colline

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LE CELIO OU CAELIUS

Inscription "Coelius"

 Dans la vue du mont Caelius, peinte depuis le nord, le peintre a représenté au premier plan le Colisée,  et sur la colline un portique arrondi soutenu par des cariatides, ainsi que, selon Ribouillault, un ancien réservoir (castellum) et les ruines d’un aqueduc.

 

 

 

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

L'ESQUILIN

Inscription "Exquilinus".

 

On remarque les trois monts  des armes du pape, qui s'intègrent dans la forme d'une fontaine,  dans un bassin, reposant sur ce qui semble être un chapiteau corinthien ; au-dessus, l'eau jaillit d'une couronne d'olivier : les trois monts apportent l'eau et la fertilité. C'est peut-être un rappel du fait que l'Esquilein est composé de trois collines, Cispian, Oppian et Fagutal.

En arrière se voit une autre fontaine dominée par une statue d'un dieu, dans une niche. Allusion au  Nymphaeum Alexandri ou Trofeo di Mario ?? "Dans la vue de l’Esquilin, à côté de la reconstruction fantastique de la Domus Aurea de Néron, le nymphée avec les « Trophées de Marius » apparaît comme la mostra de l’ancienne Acqua Giulia et constituait une allusion supplémentaire à Jules César qui avait restauré le monument (il est identifié comme mostra de l’Acqua Giulia dans le plan de la Rome antique de Pirro Ligorio de 1561). La curieuse fontaine en forme du trimonzio papal qui lui est accolée fait très certainement référence à ces homonymies." (D. Ribouillault)

 

Cliché Sailko, détail. Wikipedia


On reconnaît, au centre, sur une terrasse,  le groupe du Laocoon, qui avait été découvert en 1506 sur l'Esquilin avant d'être acheté par Jules II.

L'Esquilin abritait  les jardins de Mécène, la tombe de Marcus Vergilius Eurysaces, la Domus aurea de Néron, ou le grand gymnase du Ludus Magnum.

 

 

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LE VIMINAL

Inscription : Viminalis. La colline tire son nom du latin vimen "osier" en raison du saule des vanniers qui poussait sur ses pentes.

Dans la vue du Viminal, centrée sur les thermes de Dioclétien, on voit en bas à gauche un nymphée avec des statues de dieux-fleuves, qui fait écho au nymphée de la villa Giulia avec les statues du Tibre et de l’Arno. À côté, une statue en marbre de Zeus tenant la foudre et de son aigle.

 

 

 

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LE QUIRINAL

Inscription : Quirinalis

La colline du Quirinal est également connue sous le nom de Monte Cavallo (colline aux chevaux) en raison de ses imposantes statues de chevaux . On reconnaît les statues des Dioscures et de leurs chevaux, hautes de 5,6 mètres,  des dresseurs de chevaux, autrefois appelés Castor et Pollux (les Dioscures). Elles  pourraient provenir d'un ancien temple de Sérapis situé à proximité, mais  ont cependant été découvertes dans les thermes de Constantin. Entre 1469 et 1470, le pape Paul II les fit restaurer. En 1588, le pape Sixte V les fit transférer à la Fontaine de Monte Cavallo nouvellement créée.

En arrière-plan les ruines des Thermes de Constantin, qu'on peut comparer à la vue qu'en donnait Etienne Dupérac en 1575.

Thermes de Constantin, Etienne Duperac, 1575

 


 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LE PALATIN

Inscription : Palatinus

 

Le paysage  du Palatin, montre  le Tibre qui serpenteà droite du Mont : la vue serait alors prise du Capitole, sauf si on croit reconnaitre au loin l'île Tiberine, et son temple de Jupiter.

En bas à droite, le peintre a représenté la grotte du fameux Lupercale, avec Romulus et Remus allaités par la Louve.

Sur la colline, les ruines seraient celles du palais impérial d'Auguste; et au premier plan les trois colonnes sont celles de l'Aedes Castoris ou Temple de Castor, sur le Forum Romanum

En 1550, les jardins Farnèse sont créés sur la partie nord de la colline, provoquant les excavations du terrain antique et les fouilles destinées à enrichir les collections de sculptures.

 

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LES ARMOIRIES DES QUATRE ANGLES ET LEURS ALLÉGORIES

Les armes du pape Jules III del Monte sont présentées aux quatre coins, avec ses trois monts d'or sur fond de gueules, entourés de deux branches d'oliviers, dans un cartouche ovale en cuir découpé encadré de deux supports anthropomorphes (deux femmes de profil à la poitrine dénudée). Au sommet, un crâne de bouc, et en bas un masque de comédie, grimaçant.

On les retouve aussi dans la salle voisine parmi les grotesques de la Salle des Arts et des Sciences du piano nobile.

Moins visibles et à vocation essentiellement décorative, les armoiries papales  apparaissent également dans les fresques de la Loggia, dans les stucs des grottes, dans les quelques carreaux de majolique subsistants du sol de la Loggia de Vénus du nymphée.

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Chacun de ces cartouches armoriés est présenté par deux femmes qui sont des allégories. 

Dans un cas, on reconnaît avec certitude la Géométrie, brandissant une équerre devant un rouleau où sont inscrites des figures géométriques, et l'Astronomie, assise sur un globe terrestre et tenant une sphère armillaire. Ces deux Arts libéraux appartiennent, avec l'Arithmétique et la Musique, au Quadrivium : nous sommes donc incités à  chercher ces deux derniers Arts.

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Dans un autre angle, une femme tient un grande feuille couverte d'écriture, ce pourrait être alors la Grammaire, un autre Art Libéral appartenant au trivium, ou, mais les indices manquent, à l'Arithmétique. 

Devant elle, une allégorie tient une trompe, ou du moins une longue tige qui se termine par un bref pavillon : la Musique?

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Dans le troisième angle, une femme tient, pointé vers le sol, une sorte de sceptre se terminant par un évasement pyramidal, tandis que sa voisine, qui tend ses bras en arrière, tient un objet arrondi (vase ? Miroir ?) que je n'identifie pas.

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Enfin, deux autres se contentent de sourire en prenant dans leurs mains la tête féminine du support  du cartouche. 

Cliché par Sailko, Wikipédia

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Ce thème des Arts libéraux, qui est peint aussi sur les murs du piano nobile de la Villa d'Este à la même époque, se retrouve dans une autre salla, la salle D photographiée par Sailko pour Commons wikimedia.

L'Astronomie, Sala D, cliché Sailko modifié
Géométrie, Sala D, cliché Sailko modifié
Musica, Sala D, cliché Sailko modifié
Grammatica ? Sala D, cliché Sailko modifié

 

LES EMBLÈMES  

I. LA FORTUNE

Elle figure à gauche de la peinture de l'Esquilin : elle est en équilibre instable sur une sphère et tient une grande voile gonflée par le vent. Une figure semblable illustre le Dialogo de Fortuna d'Antonio Fregoso, paru à Venise en 1521.

Cet emblème de la Fortune se retrouve ailleurs, notamment sur les panneaux à l'antique de la Loggia, associée à la Prudence tenant un miroir, témoignant de son importance pour Jules III.

 

Antonio Fregoso 1521

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

De l'autre côté de la vue de l'Esquilin, une figure allégorique représente une femme entourée d'un voile. Elle lève la main droite, qui tient l'extrémité du voile, et  regarde un objet qu'elle tient mais que je ne distingue pas. La Prudence ?

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Sur le mur opposé, centré sur la vue de la villa Giulia, se retrouve la même figure, à droite.

À gauche, c'est encore Fortuna qui tient une voile ferlée à une vergue, mais elle a ici les pieds posés sur un dauphin nageant dans la mer. Une longue mèche est emportée par le vent. Cet emblème se retrouve sur des médailles italiennes vers 1495, attribuées au "médailleur de la Fortune". 

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LES DIVINITÉS.

 

ZEUS ET NEPTUNE

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

MERCURE ET MARS.

 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

LES PUTTI 

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

Salle des sept collines de la Villa Giulia. Cliché lavieb-aile

COMPLÉMENT.

Les quatres médaillons allégoriques de ce salon des Sept Collines , dont deux représentent la Fortune, doivent être rapprochés des sculptures en stuc de Federico Brandani réalisés pour les plafonds des deux salles qui s'ouvrent sur le hall d'entrée, l'une au nord et l'autre au sud, la Salle à Manger et la Salle de bal.

Chacun de ces plafonds rectangulaires est centré par une représentation sculptée de la Fortune saisissant l'Occasion par les cheveux. En périphérie, les angles sont ornés de médaillons sculptés des 4 Vertus cardinales et des 3 vertus théologiques, séparant des peintures mythologiques.

Les photos sont celles de Commons Wikimedia, recentrées sur le motif.

A. La Salle à Manger (Salone de pranzo) ou salle nord, ou salle des Vertus cardinales.

Les peintures montrent Bacchus et des Bacchanales.

 

Salle à manger ornée de stucs de Federico Brandani d'Urbino et de fresques de Taddeo Zuccari et Prospero Fontana.Wikimediacommons cliché Sailko

1. Fortuna saisissant l'Occasion par les cheveux. 

Kairos, ou l'Occasion (la Bonne fortune) tient les deux extrémités de la voile fermée, tandis qu'une femme (Fortuna), couronnée, s'en apporche, et attrape la mèche de cheveux de Kairos.

 Kairos/Occasion (féminine ici),  c'est l'opportunité propice qu'il faut savoirssaisir rapidement, sans laisser passer le moment opportun. Ripa écrit : « Les cheveux, tous dirigés vers le front, nous enseignent qu' il faut anticiper l'opportunité, l'attendre discrètement, et non la suivre, pour la saisir lorsqu'elle nous a tourné le dos, car elle passe rapidement.» Mais ici, le sculpteur ne s'est pas attaché à montre que Kairos est chauve par derrière.

Parfois, Fortuna est assimilée à Kairos, comme sur cette enluminure :

Michele Riccio, Changement de fortune en toute prospérité, entre 1507 et 1509 – Bibliothèque nationale autrichienne ; Cod. 2625, fol. 2v, détail

Mais ici, son côté instable (en équilibre précaire sur une roue qui tourne) n'est pas retenu, au profit de sa valeur de Bonne Fortune, promesse d'Abondance et de Réussite. Nous avons vu que dans les niches de la Fontaine Publique de la Villa Giulia était présentés le Bonheur et l'Abondance.

La Fortune saisissant l'Ocasion, Villa Giulia, salle à manger avec stucs de Federico Brandani d'Urbino et fresques de Taddeo Zuccari et Prospero Wikimedia cliché Sailko

 

2. Médaillon : Allégorie de la Force, vertu cardinale.

Son attribut, la colonne, est associé au lion.

 

La Force (F. Brandani, 1553), villa Giulia, salle à manger. Commons Wikimedia cliché Sailko (détail)

 

3. Médaillon : Allégorie de la Prudence, vertu cardinale.

La Prudence se reconnaît à ses deux visages, l'un jeune qu'elle regarde dans le miroir, et l'autre âgé. Elle tient également dans l'iconographie traditionnelle, deux serpents, mais ici ils s'enroulent autour du manche du miroir, et ce manche est ailé pour lui donner l'apparence du caducée de Mercure. Francesca Montuori en indique l'origine dans l'emblème d'Alciat publié en 1550, où la Virtuti fortuna comes  est associée à l’image d’un caducée avec le pétase, la coiffe ailée de Mercure, et deux cornes d’abondance. "Comme l'indique l'épigramme qui l'accompagne, la Fortune récompense les hommes à l'esprit fort et à la parole éloquente, c'est-à-dire ceux qui possèdent les vertus changeantes que sont l'ingéniosité et l'éloquence."

L La Prudence (1553, F. Brancani), Villa Giulia, salle à manger.

 

 

4: Allégorie de la Tempérance, vertu cardinale.

Sa représentation est classique, avec le geste de verser de l'eau d'un premier récipient vers un second, pour en tempérer le contenu.

 

La Tempérance, 1553, salle à manger de la Villa Giulia, Federico Brandani. Cliché Commons Wikimedia cliché Sailko (détail)

 

5. Médaillon : Allégorie de la Justice, vertu cardinale.

Justice tenait une épée, aujourd'hui brisée.

 

La Justice, 1553, Villa Giulia, salle à manger, cliché Commons Wikimedia cliché Sailko (détail)

 

B. La Salle de la danse (Salone della danza) ou salle sud salle des Vertus théologales.

Les peintures sont consacrées à Diane et à ses nymphes dansant autour d'elle.

 

1. Fortuna saisissant la voile de l'Occasion, qu'elle maintient par les cheveux. 

Fortune domine Kairos, l'Occasion, qui a un genou à terre. Tout en tenant la mèche de cheveux, elle s'empare de la voile gonflée du vent favorable. Kairos tient encore la vergue mais a laché l'extrémité libre de la voile. C'est la victoire de la Bonne Fortune.

Selon Matteo Procaccini l'emblème de la Fortune et de la Vertu (la Prudence) avait  été adopté par Jules III dès les années précédant son pontificat, durant son mandat de vice-légat à Bologne (1534-1537). On le retrouve en effet au revers de deux de ses médailles, créées par le Bolonais Giovanni Zacchi, l'une à l'occasion de sa nomination comme vice-légat (1534), l'autre entre sa nomination comme cardinal et la fin de son mandat à Bologne (1536-1537).

Francesca Montuori donne en illustration une médaille du pape Jules III de 1550 (lors de son accession à la tiare)  par  Giovanni Antonio De’ Rossi et une autre de 1552-1553 d' Alessandro Cesati qui soulignent l'importance de cet figure de Fortune poursuivant l'Occasion pour le pape. Dans les deux cas le miroir-caducée de Prudence y est associé, comme si Jules III fondait la conduite de sa vie, qui visait la réussite, dans une attitude prudente et avisée. Il existe trois autres médailles semblables d'A. Cesati durant le pontificat.

 

La Fortune s'emparant de la voile de l'Occasion, 1553, Villa Giulia, salon de la danse avec stucs de F. Brandani, peinture de Prospero Fontana aidé de Taddeo Zuccari . Commons Wikimedia cliché Sailko

3. Médaillon : une vertu théologale, l'Espérance.

Elle lève les mains vers le ciel.

 

L'Espérance, (1553),

 

2. Médaillon : une vertu théologale, la Charité.

Représentation classique, où la femme prend soin de trois enfants.

 

La Charité (1553), Villa Giulia, salle de danse.

 

4. Médaillon : une vertu théologale, la Foi.

Une femme verse le liquide d'une coupe sur la tête d'un enfant nu agenouillé à ses pieds, tandis qu'elle tient haut le vase sacré. Ce geste d'onction rappelle le baptême.

 

Commons Wikimedia cliché G. Saverio

 

5. Médaillon : allégorie de la Religion.

Ce médaillon porte sur les clichés le titre de "La Loi mosaïque", mais on peut penser à la Religion tenant d'un côté l'Ancienne Loi et de l'autre la Nouvelle Loi.

La Religion (1553), Villa Giulia, salle de danse. Commons Wikimedia cliché Sailko (détail)

 

DISCUSSION.

Au total, les choix de décor pictural et sculptural de la Villa Giulia par Jules III et ses conseillers sont les suivants :

—L'eau, source de fécondité  : la villa est fondé sur la dérivation de l'Acqua Virgo pour ailmenter le nymphée et la Fontana Publica. Pour D. Ribouillault 2020, le programme est entièrement subordonné à l'eau.

— Les plaisirs de la nature : fleurs et fruits —jasmin, roses liées à Vénus et raisin lié à Bacchus— , tant dans l'aménagement des jardins que dans les  pergolas factices, oiseaux des volières  et des fresques. C'est ce que montre avec érudition et brio N. Nonaka.

— Les plaisirs du corps : putti érotiques ou transgressifs de la Loggia, putti encadrant les stucs de la villa, surprises architecturales et lieux dissimulés, bains. C'est l'éclairage passionnant apporté par la lecture de l'article de N. Pezzella, qui sait montrer que cet érotisme n'est pas seulement en lien avec les mœurs du pape, mais aussi à la notion d'Eros néoplatonicien, aux écrits d'Ovide de Catulle ou de Martial, ou aux décors découverts à la Domus aurea.

— revendication du titre de sa villa comme Huitième colline de Rome.

— référence à la Rome antique, tant celle de Jules César (choix du nom de Jules III) que celle des riches propriétaires de villa, et celle de Néron par le choix de grotesques inspirés de la Domus aurea, ou par la profusion de putti malicieux, mais aussi référence à la mythologie romaine et à ses divinités, parmi lesquelles Vénus et Bacchus surtout ne sont pas oubliés. 

—référence aux thèmes alors inévitables parmi les Princes de l'Église, ceux des Arts Libéraux, des Vertus cardinales et théologales, basés sur un riche corpus littéraire.

— Complexes héraldiques

— théâtralité, art de l'illusion et de l'expérience sensorielle immersive :

 "Le nymphée, le cœur architectural central du complexe était initialement destiné aux banquets d'été, où l'eau de l'acqua Virgo créait des jeux d'eau qui baignaient les invités de jets d' intensité variable, induisant ces « chocs perceptuels » que le chercheur Fausto Testa a décrits comme élément essentiel de l'expérience de la villa. Ces banquets n'étaient pas de simples réunions, mais de véritables rites de sociabilité exclusive où nourriture, vin, musique, jeux d'eau et décorations érotiques se combinent pour créer une expérience unique totalisante.

Les fresques du portique faisaient partie de cette orchestration sensorielle : les chérubins des tableaux dialoguaient avec de vrais enfants jouant d'instruments de musique, les oiseaux peints avec les plantes vivantes dans les cages, les plantes peintes avec les vraies plantes qui poussaient dans le jardin. Tout contribuait à créer une illusion de continuité entre l'art et la vie, entre la représentation et la réalité, où le le visiteur perdait la capacité de distinguer ce qui relevait de la fiction de ce qui était une expérience directe. [...]  la Villa d'Este à Tivoli, la Villa Lante à Bagnaia, la Villa Farnese à Caprarola : toutes ces résidences ont développé des programmes décoratifs complexes où jardins, fontaines, grottes artificielles et fresques s'harmonisaient pour créer des parcours symboliques à travers le où le visiteur était guidé d'un thème à l'autre, d'un état émotionnel à l'autre. " (N. Pezzella)

 

Aucun de ces thèmes ne peut être vraiment privilégié, et on ne peut omettre ni sous-estimer l'émulation rivalitaire de chaque pape vis à vis de ses prédécesseurs, de chaque cardinal et de chaque fils et "neveux" des grandes familles. Jules III imite dans les pergolas fictives celle de Léon XIII au Vatican, chacun veille à créer son propre nymphée, à afficher sa maîtrise hydraulique. Les Arts libéraux et les sept Vertus se retrouvent à la Villa d'Este d'Hippolyte II d'Este.

La rivalité s'exerce aussi dans l'art de l'illusion et de la théâtralité, du trouble naissant du mélange entre objet de la nature et objet peint ou sculpté, entre bruit de la nature et bruit né d'un artéfact.

Mais la présence insistante de Fortuna, présente sur les peintures à l'antique de la Loggia et dans les trois salles, présentées ici, de la Villa, ou sur ses médailles, semble révéler l'importance majeure qu'elle eut pour Jules III, soit sur sa forme en équilibre sur une sphère (renvoyant à une morale hédoniste de "La roue tourne profite aujourd'hui de ton sort" et au sentiment de la fragilité du bonheur), soit surtout, puisqu'elle prédomine, sous la forme de Fortune arrachant à Kairos la voile gonflée par le Vent favorable, presque toujours associée à la vertu de la Prudence : l'art du choix avisé, rapide et heureux. C'est Fortune qui est, à deux reprises, au sommet de la voûte des plafonds, au dessus des Vertus.

 

 

 

 

 

 

SOURCES ET LIENS

— GRANT (Katrina), 2022, Landscape and the Arts in Early Modern Italy, Theatre, Gardens and Visual Culture , Amsterdam University Press

https://www.academia.edu/102266006/Landscape_and_the_Arts_in_Early_Modern_Italy

—MAC VEAGH (Charles), 1915, Fountains of papal Rome

https://www.gutenberg.org/files/75707/75707-h/75707-h.htm

—MONTUORI (Francesca) simboli ed emblemi di papa giulio iii

https://www.horti-hesperidum.com/hh/wp-content/uploads/2024/10/12.HH_.20231-Villa-Giulia_compressed.pdf

—NATSUMI NONAKA, 2013, Green Architecture at the Villa Giulia: The Pergola as Leitmotiv

https://www.academia.edu/9644903/Green_Architecture_at_the_Villa_Giulia_The_Pergola_as_Leitmotiv?sm=b&rhid=39490082799

—PEZZELLA (Nicolas) 2025, La fresque érotique des putti de la villa Giulia : symbolisme et transgression dans le jardin idéal de Jules III, pages Édition Pezzella Arte

https://www.academia.edu/144700927/LAFFRESCO_EROTICO_DEI_PUTTI_A_VILLA_GIULIA_SIMBOLOGIA_E_TRASGRESSIONE_NEL_GIARDINO_IDEALE_DI_GIULIO_III

 

— PROCACCINI (Matteo), 2019, Federico Brandani «eccellentissimo plasticatore»: tra l’Urbe, la Marca e il ducato di Savoia

https://www.horti-hesperidum.com/hh/wp-content/uploads/2020/02/15.Procaccini.HH-2019-1Stucchi.pdf

https://iris.unito.it/retrieve/handle/2318/1848884/961607/HH-2019-1(Stucchi)%20ULTIMO_compressed.pdf

—RIBOUILLAULT (Denis),  2011, Jeux de mots et d’images : les frises peintes de l’appartement de Jules III au Vatican (vers 1550 – 1553), in  Frises peintes. Les décors des villas et palais au Cinquecento, colloque.

https://www.academia.edu/30836854/Jeux_de_mots_et_dimages_les_frises_peintes_de_lappartement_de_Jules_III_au_Vatican_vers_1550_1553_

—RIBOUILLAULT (Denis), 2012, La villa Giulia et l’âge d’or augustéen, in Le miroir et l'espace du prince dans l'art italien de la Renaissance Morel, Philippe, éditeur Presses universitaires François-Rabelais, Presses universitaires de Rennes, 2012,

https://books.openedition.org/pufr/7877

—RIBOUILLAULT (Denis), 2013, "Rome en ses jardins. Paysage et pouvoir au XVIe siècle", Paris, INHA-CTHS, 2013 

https://www.academia.edu/31770107/Rome_en_ses_jardins_Paysage_et_pouvoir_au_XVIe_si%C3%A8cle_Paris_INHA_CTHS_2013_PRE_PROOF_VERSION_

—RIBOUILLAULT (Denis),  2020, La fortune poétique du nymphée de la Villa Giulia, in Jardins en images. Stratégies de représentation au fil des siècles, ed. Michael Jakob & Jacques Berchtold, Geneva, MētisPresses, 2020, p. 98-157.

https://www.academia.edu/44840345/La_fortune_po%C3%A9tique_du_nymph%C3%A9e_de_la_Villa_Giulia

— Autres liens

https://www.innamoratidiroma.it/2021/04/11/le-fontane-di-via-flaminia/

—WIKIMEDIA

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Villa_Giulia_(Rome)_-_Frescos_by_Taddeo_Zuccari_and_Prospero_Fontana

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?search=villa+giulia+piano+nobile+sala+A&title=Special%3AMediaSearch&type=image

— VIDEO : VILLA GIULIA Taddeo Zuccari & Prospero Fontana Ceiling frescoes and stucco work by Federico Brandani 2024

https://www.youtube.com/watch?v=EpCYGgNvfuY

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24 avril 2026 5 24 /04 /avril /2026 13:53

La loggia (1551-1555, Pietro Venale, peintre) de la villa Giulia à Rome : une pergola illusionniste,  féérique.. et érotique, suite. II, le bras sud.

Voir :

Sur les pergolas illusionnistes, voir dans ce blog :

 

PRÉSENTATION

voir le premier article.

 

 

 

S1 : pergola fictive à roses, à droite en entrant dans la villa.

Comme N1 à laquelle elle répond par symétrie, cette pergola peinte présente un treillage recouverte de roses rouges et blanches, aéré par trois ouverture, l'une octogonale au centre et deux losangiques sur les côtés.
 

 

 

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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Au centre, un octogone montre deux putti ailés penchés au dessus de l'ouverture, sur fond de ciel nuageux où volent des oiseaux.

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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Sur le côté extérieur, un putto à califourchon sur le cadre cueille des roses rouges.

 

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Vers l'intérieur, deux putti composent des bouquets de roses.

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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La peinture du mur intérieur sur fond ocre jaune : Mars.

Sous un portique traité selon l'art pompéien avec suspension d'objets à des rubans, le dieu Mars, en armure, est figuré sur un podium à 4 éros sous des guirlandes. Ainsi, les dieux romains sont représentés sur la Loggia : Diane et Vénus, Zeus, Saturne, Neptune, Mercure. ils sont associés à des figures allégoriques, dont Fortuna, que nous retrouvons sur les fresques de la Salle des Sept Collines de la Villa Giulia (Musée d'Art Etrusque)

Dans les côtés, des cartouches verticaux sur fond vert sont ornés de figure, dont celle-ci accessible sur Wikipédia :

Cliché par G. Saverio, Wikipedia

 

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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S2 : grande pergola fictive à vigne étendue sur cinq "anneaux" de la voûte.

On retrouve comme en N2 les quatre ouvertures de chaque bord longitudinal, succesivement octogonale, circulaire, circulaire et octogonale, les cinq ouvertures du sommet, successivement circulaire, losangique, ovale, losangaire et circulaire, et les deux ouvertures supplémentaires en losange.

Les personnages sont souvent des petits faunes, identifiables soit à leur queue soit à leurs pattes de boucs, ce qui est compréhensible puisque la vigne renvoie à Bacchus et à son cortège.

 

 

 

 

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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Deux faunes et une perdrix.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Villa_Giulia_(Rome)_-_Frescos_by_Pietro_Venale?uselang=fr#/media/File:Villa_giulia,_portici_con_affreschi_di_pietro_venale_e_altri_17.jpg

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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Deux faunes s'échangeant une grappe dans une coupe, à laquelle l'un des faunes boit ; une perdrix.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Villa_Giulia_(Rome)_-_Frescos_by_Pietro_Venale?uselang=fr#/media/File:Villa_giulia,_portici_con_affreschi_di_pietro_venale_e_altri_18.jpg

 

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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Faune tirant sur une liane et tenant une grappe de raisins blancs.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Villa_Giulia_(Rome)_-_Frescos_by_Pietro_Venale?uselang=fr#/media/File:Villa_giulia,_portici_con_affreschi_di_pietro_venale_e_altri_19.jpg

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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Deux putti cueillant du raisin ; un oiseau ; un rat grimpe sur le cadre.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Villa_Giulia_(Rome)_-_Frescos_by_Pietro_Venale?uselang=fr#/media/File:Villa_giulia,_portici_con_affreschi_di_pietro_venale_e_altri_16.jpg

 

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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Putto ailé, accroupi sur le cadre et cueillant une grappe.

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Un oiseau.

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 Trois putti, dont un est ailé, semblent suspendus au cadre ovale.

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Deux rapaces.

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Deux faunes s'échangeant une grappe de raisins noirs.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Villa_Giulia_(Rome)_-_Frescos_by_Pietro_Venale?uselang=fr#/media/File:Villa_giulia,_portici_con_affreschi_di_pietro_venale_e_altri_12.jpg

 

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Un putto se penchant hors du cadre pour observer l'intérieur de la pergola ; quatre oiseaux.

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Les peintures du mur intérieur du portique.

Quatrième style pompéien

Panneau rouge. Mercure ; portique avec suspensions de lampes et de grotesques.

Le dieu Mercure porte le casque ailé (pétase) et les sandales ailées (talaria), il tient le caducée et est enveloppé d'un voile.

 

 

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Sous un dais, Fortune en équilibre sur un pied sur un globe. Femmes hybrides à ailes de papillons. Fond ocre jaune.

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Au dessus de la porte, une bacchanale (complétant le Cortège de Bacchus de la porte nord).

Bacchus, ivre, tenant du raisin, est porté par un grand bouc et entouré de faunes qui dansent.

Cliché par Mongolo 1984, Commons wikimedia

 

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Sous un dais,  femme (allégorie) tenant un disque ou miroir. Fond ocre jaune.

Une allégorie de Prudenza, la Prudence , comme à la Villa d'Este, et dans la Salle des Sept collines de la Villa Giulia ?

 

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Sur fond rouge, Apollon jouant de la lyre, portant un carquois et drapé dans un voile.

Par Dbnero — Travail personnel, Wikipédia

 

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S3 :  pergola fictive à roses.

Ouverture octogonale au centre, en losange sur les côtés.

 

 

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Deux putti cueillant des roses. Un huppe fasciée au dessus d'eux. 

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Deux putti dont l'un se penche vers l'intérieur. Quatre oiseaux blancs fuyant un rapace.

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Deux putti. L'un grimpe au cadre, l'autre se penche pour attraper un oiseau.

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Peinture du mur extérieur : une pergola au dessus d'un motif effacé (putto?).

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S4 :  pergola fictive à jasmin.

Nous retrouvons la composition du segment central O, avec un carré central et quatre demi-lunes.

 

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Au centre, des nuages.

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Dans une demi-lune, deux putti se tenant la main, l'un jouant de la flûte ; un oiseau.

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Dans une demi-lune, deux putti ailés s'embrassant; deux oiseaux et un insecte.

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Dans une demi-lune, deux putti jouant ; deux oiseaux et un papillon.

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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Dans une demi-lune, deux putti, l'un pissant sur la main de l'autre ; une huppe fasciée et un autre oiseau .

Cliché par Sailko (détail), Commonswikipedia

 

Loggia de la Villa Giulia à Rome. Cliché lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS

—MONTUORI (Francesca) simboli ed emblemi di papa giulio iii

https://www.horti-hesperidum.com/hh/wp-content/uploads/2024/10/12.HH_.20231-Villa-Giulia_compressed.pdf

 

—NATSUMI NONAKA, 2012, The illusionistic pergola in Italian Renaissance architecture : painting and garden culture in early modern Rome, 1500-1620

https://www.academia.edu/109759988/The_illusionistic_pergola_in_Italian_Renaissance_architecture_painting_and_garden_culture_in_early_modern_Rome_1500_1620

—NATSUMI NONAKA, 2013, Green Architecture at the Villa Giulia: The Pergola as Leitmotiv

https://www.academia.edu/9644903/Green_Architecture_at_the_Villa_Giulia_The_Pergola_as_Leitmotiv?sm=b&rhid=39490082799

"La lettre de Bartolomeo Ammanati à Marco Mantova Benavides (2 mai 1555) constitue une précieuse description d'une villa, rédigée par un architecte et sculpteur à l'intention d'un mécène intellectuel, antiquaire et collectionneur. Ammanati, artiste cultivé, y décrit en italien la Villa Giulia, à laquelle il a participé à Rome, à Benavides, juriste à Padoue. L'accent est mis davantage sur la sculpture et les matériaux de pierre que sur les détails architecturaux et les décorations picturales, mais une attention tout aussi particulière est portée aux plantations, au mobilier végétal, aux aménagements agricoles et aux vues. La lettre est surtout remarquable pour sa mention de la pergola monumentale reliant l'embarcadère du Tibre à la fontaine publique. Cette structure de charpente recouverte de végétation, mentionnée dans les comptes pontificaux et figurant sur les cartes de l'époque, servait non seulement de passage couvert, mais aussi d'accès cérémoniel et de prélude à la découverte de la villa. Construite en matériaux légers, diaphanes et translucides, elle offrait une perspective sur le bâtiment de la villa, anticipant la pergola peinte du portique semi-circulaire. Le motif de la pergola se prolongeait sur la toiture de la loggia flanquée de volières, à l'est du nymphée, comme le montre une gravure d'Hieronymus Cock, faisant écho aux deux pergolas précédentes. Maximisant la sensation de nature, la pergola, tel un leitmotiv, jouait un rôle essentiel dans l'expérience sensorielle de la villa. L'association de pergolas réelles et fictives, également observée à la Villa d'Este à Tivoli et à la Villa Médicis à Rome, était probablement un concept courant chez les architectes. La lettre d'Ammanati aurait servi de vecteur de diffusion des idées architecturales de Rome vers d'autres centres culturels, par le biais des réseaux sociaux. Elle révèle les relations entre commanditaires et architectes au XVIe siècle, qui partageaient la même culture intellectuelle et contribuaient à façonner l'art architectural."

— PERRIN ( Y.) 1982, Êtres mythiques, êtres fantastiques et grotesques de la domus aurea de Néron. In: Dialogues d'histoire ancienne, vol.8, 1982. pp. 303-338;

https://www.persee.fr/doc/dha_0755-7256_1982_num_8_1_1591

—PEZZELLA (Nicolas) 2025, La fresque érotique des putti de la villa Giulia : symbolisme et transgression dans le jardin idéal de Jules III, pages Édition Pezzella Arte

https://www.academia.edu/144700927/LAFFRESCO_EROTICO_DEI_PUTTI_A_VILLA_GIULIA_SIMBOLOGIA_E_TRASGRESSIONE_NEL_GIARDINO_IDEALE_DI_GIULIO_III

 

—RIBOUILLAULT (Denis), 2012, La villa Giulia et l’âge d’or augustéen, in Le miroir et l'espace du prince dans l'art italien de la Renaissance Morel, Philippe, éditeur Presses universitaires François-Rabelais, Presses universitaires de Rennes, 2012,

https://books.openedition.org/pufr/7877

—RIBOUILLAULT (Denis),  2011, Jeux de mots et d’images : les frises peintes de l’appartement de Jules III au Vatican (vers 1550 – 1553), in  Frises peintes. Les décors des villas et palais au Cinquecento, colloque.

https://www.academia.edu/30836854/Jeux_de_mots_et_dimages_les_frises_peintes_de_lappartement_de_Jules_III_au_Vatican_vers_1550_1553_

— PHOTOGRAPHIES :

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Villa_Giulia_(Rome)_-_Frescos_by_Pietro_Venale?uselang=fr

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Published by jean-yves cordier - dans XVIe siècle. Rome Trompe-l'œil pergolas illusionnistes
23 avril 2026 4 23 /04 /avril /2026 10:49

La loggia (1551-1555, Pietro Venale, peintre) de la villa Giulia à Rome : une pergola illusionniste, féérique ... et érotique. I, le bras nord.
 

Sur les pergolas illusionnistes, voir dans ce blog :

Sur la Villa Giulia :

 

PRÉSENTATION

Les pergolas (du latin pergo, ere, "avancer" et  pergula "construction légère devant la maison", puis "treille") peuvent être définies, par emprunt à l'italien signifiant "treille", comme des construction légère placée dans un parc, un jardin ou sur une terrasse dont la toiture est faite de poutres espacées reposant sur des piliers ou des colonnes et qui sert de support à des plantes grimpantes (CNRTL)

Voir l'article pergula du Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines  DAGR de Daremberg et Sablio

Elles sont attestées dans l'antiquité romaine soit par des textes (Pline), soit par des vestiges archéologiques, par exemple dans 19 des jardins de Pompéi et Herculanum (Maison de l'Éphèbe, Maison du Centenaire, Villa de Diomède ,Casa dei Cervi, etc., sous forme de piliers de maçonnerie ou de poteaux en bois. Ce sont soit des pergola couvrant le triclinium, soit des passages arborés, soit des tonnelles décoratives ombrageant, par exemple, une piscine. On y faisait grimper principalement la vigne (notamment une vitis pergulana), mais aussi des courges.

Villa de Fannius, Boscoreale, in Society for Promotion of Roman Studies

Elles sont figurées aussi sur les fresques des villas (Pompei, Herculanum, , villa de P. Fannius Synistor à Boscoreale), et sont alors déjà des représentations illusionnistes de faux jardins.

Villa de Fannius Synistor, Boscoreale, compte FB Merike Joosep

Ces pergolas ou tonnelles ou treilles ne disparaissent pas à l'époque médiévale, comme l'attestent les manuscrits et leurs enluminures, tout comme l'art de nouer l'osier et autres arbustes en treillis ou plessis. Au XVe siècle, les peintures de Mantegna (1431-1506), Correggio (1489-1534) et Parmigianino(1503-1540) dans le  nord de l'Italie témoigne de l'existence de structures éphémères qui étaient mises en place à des fins processionnelles ou théâtrales, et qui n'ont survécu que dans ces peintures et ces décorations en trompe-l'oeil.

Les pergolas deviendront un élément structurant et de décor essentiel de l'art des jardins, et, en France,  Jacques Androuet Du Cerceau, dans  Les plus excellents Bastiments de France (vol. I de 1576, vol. II de 1579) les décrit dans ses planches gravées  des châteaux de  Blois (1499-1515), Gaillon (1502-1510), ou Montargis (1560).

Mais c'est à Rome et ses environs proches qu'apparaissent les pergolas illusionnistes (Natsumi Nonaka), terme désignant "le décor pictural d'une pergola ( un treillis recouvert de plantes grimpantes et peuplé d'oiseaux et de petits animaux ) dans l'espace architectural des loggias, portiques et pavillons de jardin dans les villas et palais de l'Italie moderne". Ces pergolas fictives peintes généralement en fresque ont survécu en grand nombre, d'abord dans les années 1510, puis de 1550 à 1580, puis de 1600 à 1620. ( D'autres exemples existent en Toscane, Émilie-Romagne, Vénétie et Lombardie, mais limités au mécénat d'une seule famille, ou de façon sporadique).

Elles sont indissociables de l'engouement des architectes et des "princes de l'Église" pour les loggias, ces galeries à arcades ouvertes sur le jardin : un espace couvert mais ouvert, ombragé mais aéré, lieu de jouissance et d'élection, car réservés aux privilégiés qui y avait accès. Les plus notables sont les Loges des trois étages du palais du Vatican, créées par Bramante pour Jules II et décorées par Raphaël. Leurs arcades exposent aux visiteurs un point de vue recherché (et savamment construit) témoignant de la domination et du statut élevé du propriétaire

Natsumi Nonaka décrit les trois périodes de leur diffusion à Rome :

-La première période correspond au désir des mécènes et des peintres d'imiter le grandeur de l'antiquité classique, que des fouilles mettaient à jour pour enrichir les collections des papes, cardinaux de l'entourage papal et seigneurs. Raphaël et son atelier dominaient alors la production artistique. Les premières Loggias à pergolas illusionnistes de Rome sont peintes par Giovanni da Udine. Ce sont  la Loggia de Cupidon et Psyché à La Farnesina (1517); la Loggetta du cardinal Bibbiena (1517-1519) au Vatican; et surtout la première loggia de Léon X (1519). Giovanni da Udine était un peintre spécialisé dans la représentation de la nature et des grotesques, et également un stucateur de talent ; il peut être considéré comme le premier peintre de la Renaissance romaine maîtrisant la représentation de la nature et des motifs décoratifs.

-ces fictions picturales réapparaissent de 1550 à 1580, cette fois dans les villas des environs et dans les villages des collines autour de Rome pour les puissantes familles aristocratiques - les Médicis, les Este et les Farnèse - ainsi que les cardinaux et les aristocrates dans le cadre de ces familles, qui avaient acquis une base sociale à Rome à partir de la première moitié du XVIe siècle. Ce sont la Villa Giulia (1551-1555) pour le pape Jules III, la Villa d'Este à Tivoli (1550-1570)  pour le cardinal Hippolyte II d'Este et et la Villa Farnèse à Caprarola 1557-1580) pour Alexandre Farnèse, petitf-fils du pape Paul III. Chacune comporte à la fois de vraies pergolas dans les jardins et des pergolas peintes dans leurs loggias.

-enfin on les retrouvent vers 1620, commandées par les familles nouvellement émergées comme les Borghese et les Aldobrandini.

 

La villa Giulia.

Elle a été commandée par le pape Jules III (1550-1555), et fut  construite entre 1551 et 1553 sur le Mont Valentino, au sortir de Rome sur la via Flaminia. Organisée, après de lourds travaux de terrassement et d'adduction d'eau, selon l'axe de la vallée descendant vers le Tibre après diverses expropriations, elle comporte une grande cour à hémicycle, des loggias, et une nymphée. 

 Giovanni Maria Ciocchi del Monte, devenu pape Jules III en 1550, conçut la Villa Giulia comme un refuge estival et un théâtre de délices sensoriels, un lieu où l'on peut échapper à la rigidité des cérémonies de la cour papale. La villa était accessible par bateau depuis le Vatican et disposait d'un embarcadère privé conférant un  caractère isolé et intime à la résidence.

Le projet architectural a impliqué les plus grands artistes de l'époque : Michel-Ange a corrigé le dessin original, tracé par le pontife lui-même, tandis que Jacopo Barozzi da Vignola et Bartolomeo Ammannati a agrandi le complexe, avec cette sagesse scénographique qui allait faire de la villa un modèle de résidences suburbaines de la fin de la Renaissance. Pour la décoration picturale, Jules III confia la tâche principalement à Prospero Fontana, un peintre bolonais de culture humaniste raffinée, probablement avec l'aide de Pietro Venale d'Imola, pour les grotesques et la Loggia, et par le jeune Taddeo Zuccari, pour certaines sections internes.

 

 

Les loggias du portique semi-circulaire.

 

cliché lavieb-aile.

Le long du portique semi-circulaire de la Villa se présente l'un des cycles décoratifs les plus extraordinaires et les plus ambigus de la Renaissance italienne. Peint entre l'automne 1552 et le printemps 1553, cet ensemble de fresques représente un moment singulier dans l'histoire de l'art du XVIe siècle, où la célébration de l'abondance naturelle et l'intérêt pour la nature, propre à Giovanni da Udine s'entremêle à un érotisme explicite, qui remet en question les conventions de l'époque et anticipe les tensions qui allait bientôt marquer l'avènement de la Contre-Réforme.

Le portique semi-circulaire de la Villa Giulia forme une voûte annulaire articulé par des bandes  blanches à intervalles réguliers, qui la divisent  en neuf sections : une travée centrale à voûte d'arêtes à l'entrée du portique depuis le vestibule (notée ici "O"), et quatre sections symétriques s'étendant de part et d'autre des bras (S1 à S4 au sud, N1 à N4 au nord). Les neuf pergolas fictives se caractérisent selon les espèces des plantes représentées : le  jasmin ; les  roses ; et la vigne.  La Première Loggia de Léon X présente également ces trois espèces, auxquelles s’ajoute une espèce d’agrume, le melangoli ou orange amère, ici absente. Ces trois plantes sont  palissées sur les pergolas. Les sections S2 et N2, couvertes de vigne aux grappes de raisin noir, sont plus étendues et s'ouvrent sur le jardin par des colonnades et non par des arcades. Les sections couvertes de roses sont étroites, comme des espaces intermédiaires. Les murs intérieurs, opposés aux arcades et colonnades, sont peints à fresque de panneaux 

 

 

Cliché lavieb-aile.



Le peintre

Pietro Venale travailla au Vatican de 1541 à 1568 et fut membre de l'Accademia di San Luca de 1576 à 1583. Comme Giovanni da Udine, créateur de la pergola illusionniste de la Première Loggia de Léon X, il excelle dans la représentation des plantes et notamment des oiseaux.

 

Restauration.

 Les fresques du portique, exposées à l'humidité et à la dégradation, se sont détériorées. progressivement au XIXe siècle jusqu'à devenir presque illisibles. Le tournant survint en 1870, lorsque la villa devint la propriété du Royaume d'Italie avec la prise de Rome. Felice Barnabei, inspecteur des fouilles, proposa de l'utiliser comme site de stockage des matériaux des sites archéologiques qui étaient découverts dans la région située entre les monts Cimini et le Tibre, en particulier dans la région de l'ancienne Falerii Veteres (aujourd'hui Civita Castellana).

 En 1889, la villa fut officiellement transformé en une section du Musée national romain consacrée aux antiquités extra-urbaines de Province de Rome, d'Ombrie et de Sabine. Deux ailes extérieures ont été ajoutées dans les années 1930. Pour abriter les collections et les services, et dans la cour de droite, une reproduction d'un temple fut construite. Étrusque, qui accueille encore aujourd'hui des visiteurs. Mais les fresques du portique sont restées dans un état déplorable pendant presque tout le XXe siècle. Le mauvais état de conservation a empêché une lecture claire de l'ensemble pictural jusqu'aux années 1900. Dans les années soixante-dix, les premières études systématiques furent enfin entreprises.

La restauration décisive eut lieu dans les années 1990, une équipe de restaurateurs a fait ressurgir les couleurs d'origine et les scènes étaient à nouveau lisibles.

 

 

 

La travée centrale O de l'entrée, palissée de jasmin.

La voûte d'arêtes centrale reprend le motif d'une pergola à treillage recouverte de jasmin. Le bâti associe des lattes de bois dessinant une ouverture carrée au centre et quatre demi-lunes sur les côtés, avec des baguettes en croisillons. Plusieurs oiseaux sont peints dans la pergola fleurie elle-même.


 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Sur l'arcade donnant vers l'entrée, Mars et Vénus écarte un rideau théâtral.

 

Vue générale de la pergola.

 

"La pergola centrale présente une forme ressemblant au type diagonal des peintures de catacombes, que l’on retrouve également dans la forme en treillis de certaines voûtes de la Première Loggia de Léon X. À partir d’une ouverture carrée au centre, des nervures diagonales peintes, épousant la trame de la voûte, s’étendent vers l’extérieur, divisant l’espace pictural en quatre compartiments triangulaires. Chaque compartiment possède une fenêtre en forme de lunette délimitée par des nervures de menuiserie peintes laissant entrevoir le ciel. Des paires de putti, Éros et Antéros, sont assises sur les bords des fenêtres en forme de lunette, comme s'il s'agissait d'appuis de fenêtre.
Des nuages ​​vermillon parsèment le ciel bleu pâle, évoquant l'aube ou le crépuscule. L'oculus représente un ciel d'or flamboyant avec huit putti sur son pourtour, dont deux semblent jouer à cache-cache. Les espaces restants sont entièrement recouverts d'un treillis en losanges composé de fines tiges liées par des fils de bois." (Natsuki Nonaka 2012)

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Au centre.

L'ouverture carrée centrale forme un balcon depuis lequel huit angelots jouent ou nous observent. Elle évoque le faux oculus de la chambre des Époux du palais de Mantoue, peint par Mantegna vers 1465.

Au dessus d'elle, une voûte à l'enduit ocre jaune est centrée par un oculus ou puits de lumière où apparaît Apollon dirigeant le quadrige du char du soleil.

On ne le distingue qu'en clignant des yeux, et j'ai dû contraster fortement mon cliché.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Demi-lune : deux putti à cheval sur la rambarde, nous observant. Dans le ciel, quatre colombes.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Demi-lune : deux putti à cheval sur la rambarde, jouant à se battre. Dans le ciel, deux hirondelles.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Demi-lune : deux putti à cheval sur la rambarde parmi le jasmin. Dans le ciel, deux oies blanches (ou cygnes).

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Demi-lune : deux putti à cheval sur la rambarde. Dans le ciel, quatre oiseaux blancs.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Les peintures à l'antique sur fond rouge de l'entrée.

On y voit des fruits (raisins) suspendus par des rubans et des fins portiques, dans le quatrième style pompéien de la Domus auréa de Néron à Rome.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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N1,  pergola illusionniste, à roses, située à gauche de l'entrée.

"Les pergolas à roses présentent le motif d’une pergola à treillage recouverte de roses rouges et blanches. Le treillage est peint comme une grille de grands carrés formés par des nervures de charpente, remplies d’un treillis losangé de fines tiges liées par du fil de fer.
Trois ouvertures sont représentées dans le treillis : une octogonale au centre et une carrée pivotée de quarante-cinq degrés près des hanches de la voûte. Une paire de putti occupe chaque ouverture octogonale. " (Natsumi Nonaka 2012)
 

Séparé de la pergola centrale et de la pergola N2 par des frises à la grecque parcourue d'un rinceau et d'une bande blanche parcourue d'épis de maïs, N1 présente dans l'octogone central deux éros ailés occupés à cueillir des branches de rosier, accompagnés par une caille et un oiseau aux ailes brunes.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Le losange ouest montre un putto cueillant des roses, et deux oiseaux. Dans le treillage, un autre oiseau blanc, perruche ou perroquet.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Tenant le cadre du losange est , un putto tient un bouquet, à côté d'un gallinacé ; deux cailles occupent le treillis.

 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Les roses sont au moins de trois types, rouge à cœur clair, blanche à cœur jaune et roses.

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Sur le mur ouest, un panneau jaune à l'antique : une superbe composition grotesque autour du dieu Neptune.

Sur l'autel orné de putti et de guirlandes, Neptune brandit son trident et dirige son char en coquille tiré par deux chevaux ; deux poissons sont suspendus par des rubans.

 

 

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N2,  longue pergola illusionniste, à vigne, éclairée par une suite de quatre colonnes.

À la suite des roses se trouve une longue section dont les pergolas fictives sont couvertes de vigne. Elle correspond à cinq "anneaux" de voûte des autres sections 1 et 3.

"Elle présente le motif d’une pergola de vigne chargée de raisins noirs et blancs. Certaines feuilles de vigne ont jauni, annonçant les vendanges d'automne. Le treillage est peint comme une grille de grands carrés formés de nervures de charpente remplies d'un treillis diagonal fait de fines tiges liées par du saule. Le long de chaque bord longitudinal de la section, on trouve quatre ouvertures : octogonale, circulaire, circulaire et octogonale, chacune révélant un ciel bleu. Au sommet de la voûte annulaire se trouvent cinq ouvertures : circulaire, losange, elliptique, losange et circulaire. L'ouverture elliptique est en outre flanquée de deux autres ouvertures losanges." (Natsumi Nonaka)


 

 

 

 

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On compte donc quinze ouvertures, qu'il est difficile de détailler ici.

Pour les quatre ouvertures les plus basses, du côté ouest (celui qui ne donne pas vers l'extérieur), on trouve successivement :

—octogonale : trois putti. Deux se battent, accrochés aux lattes, tandis que le troisième pisse devant lui... donc sur les spectateurs. À droite, un héron.

—circulaire : deux putti se battant. À gauche, un paon faisant la roue

—circulaire : deux faunes cueillant les grappes, l'un est monté sur les épaules de l'autre. A droite, un "héron" blanc, à gauche un rapace blanc tenant dans ses serres un poisson.

—octogonale : deux faunes aux oreilles pointues et aux pattes de bouc. Le premier tient par une ficelle un oiseau blanc (échassier) au bec long et courbé? le second soufflant dans une conque et tenant une grappe de raisins noirs.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Du côté opposé, dans un octogone, deux putti tentent de se protéger de l'attaque d'une volée d'oiseaux harcelant un hibou. On trouve cette scène fameuse dans d'autre pergolas, dont celle de la Farnesina. 

Iconographie de ce motif : 

 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Les cinq peintures du mur ouest.

Ce sont encore des peintures imitant le décor des villas antiques romaines.

Depuis l'entrée :

-Panneau rouge : Vénus

-Panneau jaune : Zeus

-Au dessus de la porte : Bacchus et son cortège.

-Panneau jaune : Saturne tenant la faux.

-Panneau rouge : Diane tenant une lance et portant un diadème au croissant de lune

1. Panneau rouge : Vénus, à peine voilée, les pieds posés sur un demi globe, sous un portique dans un décor de grotesque

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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2. Zeus chevauchant l'aigle, sous un dais à 9 rayons en éventail, dans un décor de grotesque à femmes nues ailées.

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3. Au dessus de la porte, le Cortège de Bacchus.

Le rapport est évident avec les faunes des ouvertures de la pergola, juste au dessus.

 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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 4. Panneau jaune : Saturne tenant la faux, sous un dais.

On retrouve comme dans le panneau de Zeus le style grotesque de la Domus aurea, avec les candélabres, et les femmes ailées suspendues par des rubans.

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5. Sur fond rouge, Diane tenant une lance et portant un diadème au croissant de lune

 

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N3, pergola illusionniste à roses.

Comme en N1, trois ouvertures sont représentées dans le treillis : une octogonale au centre et deux en losange.

 

 

 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Au centre, un putto lève les bras, comme pour chasser les oiseaux qui harcèle la chouette posée sur le cadre.

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Dans le losange,  deux putti jouent, parmi les oiseaux ; l'un tend une rose vers la bouche de l'autre, et se saisit de son sexe. Il semble le montrer à un oiseau au long bec courbé. Un aigle est visible dans le treillis.

Nicolas Pezzella 2025 décrit ainsi la scène :

"Deux chérubins nus sont représentée dans une interaction indubitablement sexuelle.  Le putto passif est allongé sur le dos sur une branche courbée, le corps arqué dans une pose qui évoque à la fois abandon et extase. Ses cheveux blonds bouclés encadrent un visage dont l'expression oscille. Entre béatitude et surprise, les lèvres entrouvertes et les yeux à peine clos. Ses jambes sont à demi ouverts, les organes génitaux exposés avec ce naturel que la Renaissance revendiquait comme célébration de la forme humaine idéale. Une main est tendue vers le bas, peut-être pour se soutenir. L'une en équilibre sur la branche, l'autre semble abandonnée sur le côté. L'absence totale de la réciprocité est l'élément qui définit la scène : l'enfant du bas reçoit l'acte sans le rendre. En tout cas, complètement abandonnée à la sensation, dans une posture qui suggère à la fois vulnérabilité, abandon et plaisir passif.

Le putto actif se penche en avant, s'agrippant à une branche supérieure de sa main gauche. Le corps est légèrement plus robuste, les jambes musclées rappellent celles des satyres, qui peuplent d'autres sections du cycle, avec ces poils de chèvre, qui dans l'iconographie de la Renaissance évoquait une nature sauvage et instinctive. Les cheveux bruns sont plus ébouriffés, presque sauvages, et l'expression de son visage trahit sa concentration et son intention. De la main droite, il fait un geste explicite de masturbation sur le sexe du garçon ci-dessous : le mouvement est clairement visible.

[...]  Pour bien comprendre le caractère transgressif des fresques de la Villa Giulia, il est nécessaire considérons la figure du mécène. Giovanni Maria Ciocchi del Monte était un pape controversé, dont la vie privée a engendré le scandale homosexuel le plus sensationnel de l'histoire de la papauté lorsque Jules III nomma cardinal son amant de dix-sept ans, Innocenzo Del Monte, le faisant auparavant adopté par son frère Baudouin, pour lui donner une apparence de légitimité famille.

[...] Ce contexte biographique éclaire les fresques de la Villa Giulia d'une lumière particulière. Le cycle  décoratif n'était pas simplement une célébration de l'abondance naturelle selon les formes de l'art de la Renaissance, mais elle constituait aussi une déclaration personnelle de liberté érotique, un manifeste visuel des « goûts personnels du pape », comme le déclarent modestement les sources officielles du musée. L'érotisme des chérubins, leurs interactions sexuelles explicites, les gestes d'intimité charnelle, tout cela acquiert une signification autobiographique si on le lit à travers l'histoire personnelle du commanditaire. La Villa Giulia devint ainsi un espace où Jules III put donner une forme visible aux désirs que sa position publique l'obligeait à masquer, un théâtre privé où Éros Le paganisme célébré sans honte offrait une alternative symbolique à la rigidité morale de l'institution." (N. Pezzella 2025)

 

 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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À l'opposé, deux putti jouent, l'un portant l'autre sur son dos.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

La peinture du mur côté ouest.

Sur un fond ocre jaune, elle imite une peinture de maison romaine, à nouveau selon le quatrième style pompéien. Dans un encadrement de marbres feints et de médaillons, une pergola vient ombrager de sa vigne une sorte d'atrium où s'élève une statue de divinité. Le reste du décor, aux candélabres excessivement fins, est improbable et fantastique, avec deux sphinges et deux cygnes.

On appréciera la référence en abyme aux pergolas romaines.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

N4, pergola illusionniste à jasmin.

On retrouve la structure centrale O de l'entrée, avec ses  5 ouvertures, l'une carrée au centre et quatre en demi-lunes.

 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Au centre : des vols d'oiseaux dans un ciel nuageux.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Un putto joue de la cornemuse tandis qu'un autre le couronne de jasmin. Trois oiseaux dont une perdrix grise posée sur la latte de bois.

L'instrument est représenté avec son porte-vent dans lequel souffle le putto, son chalumeau sur les trous desquels il pose ses doigts, et son long bourdon appuyé sur l'épaule et orné d'un lacet pomponné.

 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Deux putti enlacés, un aigle, une hirondelle de cheminée, deux autres oiseaux et un papillon ocellé fantaisiste.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Deux putti ailés (éros) remplissant de jasmin un panier. Une hirondelle posée sur un rameau, un autre oiseau et un papillon ocellé fantaisiste.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Deux putti autour d'une coupe de jasmin, dont l'un tient un moulinet. Trois oiseaux dont une perdrix.

Le moulinet, ou tourniquet, ou  scopperel, scopperil, ou whirligig  est un jouet d'enfant médiéval qui apparaît en iconographie par exemple en 1500 dans le Bréviaire d'Eléonore du Portugal, ou dans les mains du jeune Jean-Baptiste, sur un tableau de Bernhard Strigel (1520-1528), ou dans le tableau l'Escamoteur de Jérôme Bosch vers 1475-1505, ou dans les Jeux d'enfants de Brueghel où deux filles s'affrontent en duel. On le trouve aussi sur les stalles de Villefranche-de-Rouergue (1473-1487).

Il porte les trois monts des armes de Jules III  Del Monte. Ces armes parlantes sur le nom de sa famille, signifiant "mont" ou "colline" renvoie au souhait du pape que la colline sur laquel il élève sa villa soit la huitième des sept collines de Rome.

 


 

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Les bandes blanches intermédiaires.

Les bandes blanches qui séparent les sections montrent des roseaux des marais — théoriques car interminables — sur lesquels s'enroulent une plante grimpante. On y découvre avec joie quantité  de petits oiseaux, de papillons, de libellules et d'escargots.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

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Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

Loggia de la villa Giulia, Rome. Cliché lavieb-aile.

CONCLUSION

Bien que nous ne nous soyons pas arrêtés à chaque détail, à chaque oiseau et même que nous ayons omis certaines des scènes des ouvertures, nous avons pu pénétrer dans cet espace fictif de la Loggia avec sa double référence à l'antiquité romaine, par les grotesques et panneaux à l'antique des murs de la convexité du portique et par sa voûte simulant, non seulement une pergola de jasmin, de roses ou de vignes, mais aussi une volière riche en oiseaux communs comme les hirondelles et les perdrix, mais aussi aux oiseaux de collection comme le paon, les aigles, le héron, les perroquets ou les huppes, sans parler des hiboux et chouettes.

La villa Giulia disposait de pergolas et de volières bien réelles. Une pergola monumentale menait du débarcadère sur le Tibre à la Fontana Pubblica (dotées de volières) sur la via Flaminia, servant de corridor cérémoniel d'accès à la villa  à travers un tunnel de végétation, accompagné par la présence naturelle des oiseaux. Des volières étaient présentes aussi de part et d'autre de la loggia.

La représentation d'oiseaux sur la pergola peinte de la Villa Giulia s'inspirait en partie de l'idée de créer une atmosphère vivante en plein air. Les oiseaux étaient conçus comme un élément parmi d'autres pour créer et enrichir une expérience sensorielle du plein air résultant de l'interaction entre l'eau, la flore et la faune. L'artifice est mis au service d'une reproduction non seulement visuelle, mais physique de la nature.

Certes les putti apportent un démenti à l'illusion de réel, mais le but du décor n'est pas de duper le visiteur — qui reste conscient de l'artifice, comme au cinéma—, mais, par la fiction, de susciter l'émerveillement et donc de l'introduire au merveilleux, de le charmer. Ces putti, certains ailés, d'autres non, semblent inspirés de l'art romain (un précédent particulièrement charmant dans l'Antiquité est l'oecus de la Maison des Vettii à Pompéi, où une frise représente des putti occupés à des activités artisanales) mais cependant, à la Villa Giulia, les putti sont représentés par couples, souvent dans des postures tendres ou intimes, voire amoureuses, voire sexuelles, et souvent aussi avec espièglerie. Ils étaient peut-être là aussi pour répondre aux goûts du commanditaire.

 

Cette visite du bras nord du portique se prolongera, côté sud, dans un second article.

SOURCES ET LIENS

—NATSUMI NONAKA, 2012, The illusionistic pergola in Italian Renaissance architecture : painting and garden culture in early modern Rome, 1500-1620

https://www.academia.edu/109759988/The_illusionistic_pergola_in_Italian_Renaissance_architecture_painting_and_garden_culture_in_early_modern_Rome_1500_1620

— PERRIN( Y.) 1982, Êtres mythiques, êtres fantastiques et grotesques de la domus aurea de Néron. In: Dialogues d'histoire ancienne, vol.8, 1982. pp. 303-338;

https://www.persee.fr/doc/dha_0755-7256_1982_num_8_1_1591

—PEZZELLA (Nicolas) 2025, La fresque érotique des putti de la villa Giulia : symbolisme et transgression dans le jardin idéal de Jules III, pages Édition Pezzella Arte

https://www.academia.edu/144700927/LAFFRESCO_EROTICO_DEI_PUTTI_A_VILLA_GIULIA_SIMBOLOGIA_E_TRASGRESSIONE_NEL_GIARDINO_IDEALE_DI_GIULIO_III

Extrait : "À la Villa Giulia, les chérubins s'adonnent à des jeux qui oscillent entre l'innocence enfantine et provocation sensuelle. Certains grimpent aux treilles de la pergola pour vendanger, d'autres jouent d'instruments de musique ou dansent, mais beaucoup sont impliqués dans des actes qui transgressent ouvertement les normes de bienséance de la Renaissance. Comme en témoignent les sources historiques et d'après les descriptions du musée, ces « coquins » célestes font des gestes explicites : ils urinent sur les visiteurs. En bas, dans un geste interprété comme une métaphore de la fertilité et de l'abondance, ils se touchent. Leurs parties génitales s'entrelacent dans des poses langoureuses qui se muent en érotisme. Cette liberté de représentation était possible précisément parce que la villa ne faisait pas partie de la représentation officielle papal, à l'intérieur des murs de Rome, mais constituait un espace privé et rustique, où les règles de la censure ecclésiastique pourrait être assouplie."

—RIBOUILLAULT (Denis), 2012, La villa Giulia et l’âge d’or augustéen, in Le miroir t l'espace du prince dans l'art italien de la Renaissance Morel, Philippe, éditeur Presses universitaires François-Rabelais, Presses universitaires de Rennes, 2012,

https://books.openedition.org/pufr/7877

—RIBOUILLAULT (Denis),  2011, Jeux de mots et d’images : les frises peintes de l’appartement de Jules III au Vatican (vers 1550 – 1553), in  Frises peintes. Les décors des villas et palais au Cinquecento, colloque.

https://www.academia.edu/30836854/Jeux_de_mots_et_dimages_les_frises_peintes_de_lappartement_de_Jules_III_au_Vatican_vers_1550_1553_

 

—ROUBO (André Jacob),1775, Lart du menuisier . Concernant la fabrication des pergolas et des pavillons de jardin,  Lart du treillageur ou menuiserie des jardins .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1067212w/f9.item

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15 avril 2026 3 15 /04 /avril /2026 13:33

Le décor peint (1614, Giovanni Ferri et Rinaldo Lombardo) du  Salon de la Chasse — Stanze della Caccia— de la Villa d'Este à Tivoli : un art de l'illusion.

 Voir : 

PRÉSENTATION

Cette salle termine la succession des salons de réception du rez-de-chaussée de la Villa d'Este, face au jardin, toutes reliées par les portes de l'enfilade. Elle est étroite pour laisser de la place à l'escalier sur lequel elle s'ouvre. Au sud-ouest s'étend l'esplanade du jeu de paume. Deux fenêtres ouvrent sur le jardin.

 

 

Le Salon de la Chasse doit son nom aux scènes de chasse sur terre ou en mer des fresques des quatre murs. Deux larges panneaux peints accompagnent quatre tapisseries en trompe-l'œil et alternent avec des trophées (ours, cerfs, lièvres et volatiles) et des guirlandes de fleurs et de fruits.

D'autres petits paysages sont peints sur le renfoncement des portes et des fenêtres.

Parmi les scènes se trouve une aristocratique chasse à courre. Le cerf est acculé par les chiens vers une rivière, dans les eaux de laquelle se reflète les châteaux et résidences du Nord.

Une autre scène montre une bataille navale et un naufrage. Une scène d'incendie permet d'illustrer, parmi les Quatre éléments, le Feu.

Sur commande d'Allesandro d'Este, les fresques ont été créées en 1614 par Giovanni Ferri et Rinaldo Lombardo, qui se sont librement inspirés de gravures d'Antonio Tempesta et du Cavalier d'Arpin. Giovanni Maria Ferri de Sienne est un peintre de genre actif entre les années 1520 et 1530 pour les familles Mattei, Barberini et Borghese.

Selon Patrizia Tosini, " Les fausses tapisseries de la salle de chasse présentent également des points de convergence intéressants avec le répertoire d'un autre artiste, lui aussi lié à l'entourage des Barberini, Teodoro Filippo di Liaño, dit Filippo Napoletano, qui, en 1614, quitta Naples pour Rome (où il était né) afin de travailler avec le cardinal Del Monte. Dans les fenêtres en saillie, des vues marines avec navires, mers déchaînées, ports et tours côtières rappellent les premières œuvres de Filippo, étroitement liées aux peintures de Paul Bril et de son collègue Agostino Tassi, bien que dans un style plus brouillon et simplifié."

Des scènes de chasse similaires, par  Giovanni Ferri et Rinaldo Lombardo, se retrouvent dans les encadrements de fenêtres des appartements de Luigi d'Este au rez-de-chaussée (piano nobile) de la villa (Tosini 2010).

 

Comme pour les articles précédents, j'ai complété mes propres photos avec celles du site du ministère italien de la Culture.

Tapisserie en trompe-l'œil : chasse à courre.

Un couple noble, sur leurs chevaux, est précédé par trois piqueurs  dont l'un désigne le cerf (et lance le taäut?), l'autre sonne de sa trompe et le troisième excite la meute, qui poursuit l'animal. La scène se passe (bizarrement à mes yeux) sous les murs d'un palais, et de nombreuses spectattrices sont aux fenêtres, tandis que trois hommes et un chien, sur l'autre rive aménagée en escalier, attendent le cerf. La biche, ) droite, semble moins menacée.

 

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Chasse au canard, depuis une barque.

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Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

 

Sous une fenêtre : tryptique, scènes navales.

 

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Naufrage par tempête, Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Naufrage par tempête, Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Trophée de chasse entre deux guirlandes: des lièvres, un renard, un chevreuil.

 

 

 

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Détail d'une guirlande : un melon.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Chasse, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.

Vues générales de la salle.

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Diverses autres scènes.

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Trompe -l'œil : orangers dans des vases en cuivre avec un singe ; chien en laisse aboyant sur un cerf portant un collier.

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SOURCES ET LIENS

—TOSINI (Patrizia) , 2010, Esercizi di stile: pittori all’opera sui ponteggi di Villa d’Este tra Cinque e Seicento Studi di Memofonte 5/2010 

https://www.memofonte.it/home/files/pdf/V_%202010_TOSINI.pdf

— Site du Ministère de la Culture

https://fotografia.cultura.gov.it/va-ve/resource/IT-ICCD-PHOTO-0157-000320

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Published by jean-yves cordier - dans XVIIe siècle.
8 avril 2026 3 08 /04 /avril /2026 10:23

Le décor peint (Federico Zuccari, 1566-1567) du Salon de la Noblesse de la Villa d'Este de Tivoli. Un art de l'illusion et de la théâtralité.

 Voir : 

 

 

PRÉSENTATION

Dans l'enfilade des salles de l'étage de la Villa, le Salon de la Noblesse vient après le Salon de la Fontaine et le Salon d'Hercule.

La Sala della Nobiltà (Salle ou Salon de la Noblesse) fut peinte par Federico Zuccari et ses assistants en 1566. Sur les murs, le décor s'inspire des fresques romaines antiques, avec des bandeaux et des encadrements au centre desquels se détachent des figures féminines sur un fond rouge pompéien, ce qu'on retrouvera dans le Salon de la Gloire.

En partant du nord-est et en tournant dans le sens des aiguilles d'une montre, on y voit des allégories de l'Amitié et de la Tempérance, puis de la Prudence et  de la Géométrie.

Au-dessus de portes réelles et factices sont peints les bustes de philosophes et de législateurs grecs comme Platon, Socrate, Diogène, Pythagore ou Solon.

Sur la voûte ornée de figures grotesques, des cadres ovales renferment les personnifications de l'Honneur et de Rerum Natura, ou Diane d'Éphèse, tandis que des cadres rectangulaires contiennent l'Opulence et l'Immortalité. Dans le panneau central sont représentées trois autres personnifications des Vertus : la  Noblesse entourée de la Libéralité, et de la Générosité.

 

 

 

 

 

 

I. LES PEINTURES DES MURS.

A. Les quatre allégories.

Elles occupent les murs nord-est et sud-ouest. Je suis frappé par le manque de cohérence du programme iconographique, du moins si on s'en tient aux interprétations admises. À la différence des autres salles, ces quatre personnifications ne composent aucune série.

 

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

L'Amitié ?

C'est ainsi qu'est interprété ce tableau qui réunit trois femmes nues, couronnées, aux voiles transparents, et tenant des bouquets, assises en se tenant par les épaules au dessus de deux putti. J'y verrai trois Muses, ou les trois Grâces.

 

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La "Tempérance", tenant une baguette ou lance, et une cruche qui se vide.

La Tempérance est représentée, avec trois autres Vertus cardinales, dans le Salon de la Gloire, mais avec ses attributs que sont le mors, et le geste de verser de l'eau d'un récipient dans un autre. Ici, le personnage féminin se contente de faire couler de l'eau vers le sol. Ne peut-on penser plutôt à l'allégorie d'une rivière (un Fleuve est représenté dans cette salle sur le retour de la fenêtre donnant vers le jardin) ?

Allégorie d'un Fleuve. fotografia.cultura.gov.it

 

 

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Le mur opposé : la Géométrie et la "Prudence".

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La Géométrie.

C'est à coup sûr la personnification d'un des quatre arts libéraux du Quadrivium, la Géométrie, puisqu'elle tient en main droite une feuille où sont tracées des figures géométriques et en main gauche une équerre et un compas. Le globe (terrestre?) qui est devant elle renvoie peut-être à la cartographie. 

On aurait aimé qu'elle soit accompagnée de l'Arithmétique, de l'Astronomie et de la Musique, pour compléter le Quadrivium. En tout cas, on retrouve parmi les références aux auteurs antiques (comme au portail de Chartres et au Puy-en-Velay) celle de Pythagore dans les bustes des autres murs.

Voir :

 

Buste de Pythagore, Salon de la Noblesse. fotografia.cultura.gov.it

 

 

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

La Prudence (?)

Qu'est-ce qui justifie cette identification? La Prudence, l'une des quatre Vertus cardinales, est représentée au Salon de la Gloire, mais avec tous ses attributs, alors qu'ici, nous somme devant une femme assise, les pieds sur des ouvrages reliés, et tenant en main un recueil. Il s'agit manifestement d'un recueil de partitions de musique. Alors, n'est-ce pas Musica, l'un des quatre arts libéraux du Quadrivium? Hippolyte II était le mécène de Palestrina et d'Adrien Willaert.

Motettorum quae partim quinis, partim senis, partim octonis vocibus concinnantur. Palestrina 1577 BnF

 

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

La Justice ??.

Retour de la fenêtre donnant sur le jardin. Cette femme nue semble plutôt une déesse qu'une allégorie, ce pourrait être Vénus accompagné d'Eros, mais pourquoi tient-elle une balance? La chèvre sur laquelle elle pose la main tandis qu'un enfant nu la tête pourrait être Amalthée, nourrice de Zeus.

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Quelques bustes.

SOCRATE, fotografia.cultura.gov.it

 

PLATONE, fotografia.cultura.gov.it

 

SOLON, fotografia.cultura.gov.it

 

 

LE PLAFOND

Aux quatre coins du plafond, des cartouches tenus par des putti montrent soit les armes du cardinal Hippolyte II d'Este, —frappées de son chapeau cardinalice et portant en pal la croix d'archevêque—, soit seulement l'aigle blanc emblématique, accompagné de la devise Ab insomni non custodita draccone, une allusion au onzième des travaux d'Hercule, la cueillette des pommes d'or du Jardin des Hespérides, que gardait Ladon. 

 

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Un article de La Nuova Ferrara commente cette devise :

"La devise « Ab insomni non custodita dracone » fait allusion à l'un des travaux d'Hercule, le héros bien-aimé de la famille d'Este, qui, par sa ruse, obtint les précieuses pommes d'or gardées par le dragon Ladon (qui ne dormait jamais) dans le jardin paradisiaque habité par les belles Hespérides. Parmi les nombreuses versions du mythe, la nature des fruits d'or fait débat : coing, agrumes, grenade et pêche se disputent la première place. Ce passage est tiré d'Ovide ( Métamorphoses IX, 190) dans la version disponible au XVIe siècle, différente de celle que nous connaissons aujourd'hui, où l'on lit « concustodita » (bien gardée) et non noncustodita, et donc avec une signification opposée.

Mais pour Hippolyte II d'Este, la première interprétation était la bonne. Il ne s'agit nullement d'un emblème héraldique à connotation galante et amoureuse, comme on l'interprète parfois ; en réalité, c'est tout le contraire. C’est ce qu’affirme Pirro Ligorio, antiquaire et conseiller artistique au service de la famille d’Este du milieu du XVIe siècle jusqu’à sa mort à Ferrare en 1583. Parmi ses manuscrits d’une grande érudition, on lit qu’Hercule (et donc Hippolyte), grâce aux pommes, « vainquit les trois penchants qui troublent l’homme : la colère, l’avidité et le plaisir, par la philosophie, représentée par la massue, symbole de sa force d’esprit. La peau du lion et le dragon tué symbolisent la maîtrise des appétits sensuels » ( Antiquités romaines , Bibliothèque biblique de Naples, ms. XIII.B.7, c.41v). Dans le même écrit (c.112r), Ligorio décrit une sculpture sur ce thème, ornant la porte de la résidence du cardinal romain de Monte Giordano. Une fois en possession, les trois pommes confèrent « calme, tranquillité et joie », qualités convenant à la chaste Diane, bien qu'associées à Vénus dans d'autres cas ( Antiquités romaines , livre XII, Archives d'État de Turin, vol. 11, cc. 26r-30r). Le poète français Muret chantait souvent la chasteté (idéale plutôt que réelle) d'Hippolyte II, son protecteur, par opposition à celle du mythique Hippolyte qui, portant le même nom, résista à la passion de sa belle-mère Phèdre ." (La Nuova Ferrara, 2011)

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Dans le panneau central est représentée sous un dais tenu par des putti  la  Noblesse entourée de la Libéralité, et de la Générosité.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Rerum Natura, la Diane d'Ephèse.

Cette peinture représente la Diane ou Artemis d'Éphèse symbolisant la Mère Nature, dont la statue du 2ème siècle ap. J.C appartenait aux collections Farnése, aujourd'hui au Musée archéologique de Naples. Le titre fait allusion au poème de Lucrèce, De rerum Natura, "De la nature des choses", reflet de l'épicurisme.

Jardin de la Villa d'Este, Statue de la Diane d'Ephèse par Gillis Van den Vliete en 1568. Cliché lavieb-aile .

Ici, la déesse  aux multiples seins, symbole de fertilité, tient une corne d'abondance.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Noblesse, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Autres cartouches.

L'Opulence

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L'Honneur.

 

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L'Immortalité.

 

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SOURCES ET LIENS.

 —BARISI (Isabella), 2003,Guide, De Lucca

https://archive.org/details/guidetovilladest0000isab/page/n1/mode/2up

— DESNOYERS (Gérard), 2015, la Villa d'Este ou le songe d'Hippolyte, ed Mirobolan page 73 et suiv.

https://books.google.fr/books?id=wvd0BgAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

—Ministère italien  de la culture:

https://fotografia.cultura.gov.it/va-ve/resource/IT-ICCD-PHOTO-0157-000318

— UNESCO World Heritage Centre

https://whc.unesco.org › document pdf

https://whc.unesco.org/uploads/nominations/1025.pdf

 

 

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Tivoli,_Villa_d%27Este,_Stanza_della_Nobilt%C3%A0.jpg

https://personalitascritturaartefantasia.blogspot.com/2019/04/iii-parte-villa-deste-in-tivoli-le.html

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans XVIe siècle. Arts libéraux. Emblématique Villa d'Este
8 avril 2026 3 08 /04 /avril /2026 09:27

Le décor peint (Durante Alberti, 1570-1571) du Salon de Noé de la Villa d'Este de Tivoli. Un art de l'illusion et de la théâtralité.

 

 Sur la villa d'Este, voir : 

 

1°) Sur les pergolas illusionnistes de Rome, voir dans ce blog :

 

 

PRÉSENTATION

La grande pièce est placée à un angle de la villa et jouit d'un double point de vue : d'un côté, il domine par deux fenêtres le jardin principal et ses grandioses fontaines, et de l'autre, par trois fenêtres il donne sur le jardin secret avec ses statues, ses petites fontaines et ses carrés d'herbes médicinales. Trois portes donnent soit sur l'enfilade , soit sur le corridor, soit sur le Salon de Moïse. Le Salon de Noé fait partie, avec le Salon de Moïse, des deux seules  salles à thème religieux.

 

 

Les fresques imitent de grandes tapisseries bordées des lis des Este et peintes avec de vastes scènes de paysages rassemblant des villages et des collines, des rivières et des lacs. Ces scènes donnent l'illuision de larges espaces ouverts dans toutes les directions. L'eau est l'élément central de ce décor, auquel fait écho la scène centrale de la voûte, où est peint le thème religieux de l'alliance entre Yahvé et Noé après le Déluge.

Noé se tourne vers Dieu dans un geste de prière tandis que sur la droite des animaux sont groupés, et qu'à l'arrière-plan l'arc-en-ciel luit sur le Mont Ararat. Le Déluge a témoigné du pouvoir de Dieu sur les Eaux, et de même les jardins d'Este démontrent la maîtrise du cardinal Hippolyte II sur les flots de la rivière Aniène dévalant en cascade à Tivoli, l'ancienne ville thermale des Romains : Hippolyte apparaît comme une figure actualisée du patriarche Noé. Le plafond est orné de grotesques, tandis qu'à chacun des quatre coins, deux putti embouchant des trompettes de la renommée et flanqués de colonnes-hermès présentent les armes du cardinal, sous son chapeau à fiocci. Les personnifications des Quatre Saisons apparaissent en monochrome dans des cartouches ovales, accompagnés sur les petits côtés des allégories de la Tempérance et de la Prudence, déjà rencontrés dans les salles voisines.

Les fresques ont été probablement créées entre 1570 et 1571 par Durante Alberti et ses assistants, peutêtre sur les dessins de Girolamo Muziano.

 

 

Comme pour les autres articles, j'ai complété mes photos avec les clichés du site ministériel italien.

 

I. LES FRESQUES DES MURS.

Vue sur un port et ses ruines romaines, à déterminer.

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

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Vue sur une rivière, et la mer au loin.

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

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Vue sur une rivière, l'Aniène et les propriétés de Tivoli ??.

 

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Au centre du petit côté de la pièce : un paysage avec un un pont à neuf arches ; un temple coiffé d'une statue tenant un trident (Neptune?) ; un horizon marin et le soleil couchant.

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Autre paysage dans l'angle.

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LE PLAFOND

 

 

 

Les armoiries des angles.

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La fresque centrale de la voûte : l'Alliance de Yahvé ave Noé.

Apr-s que le déluge ait cessé, que l'arche se soit posée sur le sommet du mont Ararat, que les couples d'animaux  puis les membres de la famille de Noé, avec ses trois fils, en soient débarqués, le patriarche dresse un autel et offre un sacrifice à Yahvé :

Genèse 8:20-9:16

"Noé construisit un autel en l’honneur de l'Eternel. Il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs et offrit des holocaustes sur l'autel. L'Eternel perçut une odeur agréable et se dit en lui-même: «Je ne maudirai plus la terre à cause de l'homme, car l’orientation du cœur de l'homme est mauvaise dès sa jeunesse, et je ne frapperai plus tous les êtres vivants comme je l'ai fait. Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l'été et l'hiver, le jour et la nuit ne cesseront pas.»

Dieu bénit Noé et ses fils. Il leur dit: «Reproduisez-vous, devenez nombreux et remplissez la terre. [...] Dieu dit encore à Noé et à ses fils:  «J'établis mon alliance avec vous et avec votre descendance après vous, [...]: «Voici le signe de l'alliance que j'établis entre moi et vous, ainsi que tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour toutes les générations:  j'ai placé mon arc parmi les nuages et il servira de signe de l'alliance conclue entre moi et la terre. "

Dans l'angle inférieur droit, l'aigle blanc est l'emblème d'Hippolyte II, issu de ses armoiries.

 

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Les quatre saisons.

L'Automne.

 

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L'Hiver.

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

 

 

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L'Eté.

Les allégories des Vertus cardinales : Prudence et Tempérance.

Prudence.

Prudence tient un serpent, et se regarde dans un miroir. Comme dans le Salon de la Gloire. Et comme dans les pièces de la Villa Giulia de Rome.

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Tempérance.

Elle verse de l'eau d'un récipient dans un autre. Comme dans le Salon de la Gloire.

 

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Le décor à la  grotesque.

Inspirés de ceux découverts à la Domus aurea de Néron à Rome à la fin du XVe siècle, avec des candélabres, des sphinges, des guirlandes, des masques, des objets (miroirs, paniers fleuris) suspendus à des rubans.

 

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

Salon de Noé, villa d'Este. Cliché lavieb-aile

SOURCES ET LIENS.

—RIBOUILLAULT (Denis), 2011, Toward an Archaeology of the Gaze: Perception and Function of Garden Views in Italian Renaissance Villas, in Clio in the Italian garden : twenty-first-century studies in historical methods and theoretical perspectives, Éditeur Dumbarton Oaks Research Library and Collection.

 https://www.academia.edu/3429818/Toward_an_Archaeology_of_the_Gaze_the_Perception_and_Function_of_Garden_Views_in_Italian_Renaissance_Villas

—Ministère italien  de la culture:

https://fotografia.cultura.gov.it/va-ve/resource/IT-ICCD-PHOTO-0157-000313

— UNESCO World Heritage Centre

https://whc.unesco.org › document pdf

https://whc.unesco.org/uploads/nominations/1025.pdf

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans XVIe siècle. Grotesques Villa d'Este Vertus cardinales
7 avril 2026 2 07 /04 /avril /2026 10:15

Le décor du Salon de la Gloire ou Stanza della Gloria (Federico Zuccari, 1566) de la Villa d'Este de Tivoli : un art maniériste de l'illusion et de la théâtralité.

 Voir : 

 

PRÉSENTATION

La villa d'Este, en son 1er étage, l'étage de réception (piano nobile), forme une succession d'une douzaine de pièces ou salons, dont huit donnent, par des porte-fenêtres, sur le jardin. Une longue enfilade de portes  les font toutes communiquer entre elles, près du jardin, tandis que, du côté opposé, une autre pseudo-enfilade voit se succéder des portes en trompe-l'œil. Cette pseudo-enfilade longe le vrai corridor du sud-est.  Les premières pièces à avoir été réalisées à partir de 1565 ont été le Salon de la Fontaine et le Salon d'Hercule, donnant directement sur la Loggia par laquelle on descend vers le jardin. Vinrent ensuite, vers le sud-ouest, le Salon de la Noblesse, puis, avec une surface diminuée de moitié par rapport aux précédentes, le Salon de la Gloire, précédent le Salon de la Chasse.

 

 

Ce Salon de la Gloire est traversé comme les autres par l'enfilade des portes aux vantaux de bois, mais on ne trouve vers le sud-est qu'une seule fausse-porte, occultée par un faux rideau, juste à côté de la porte donnant sur une pièce  arrière qui ne porte pas de nom. À l'opposé, dans l'angle sud, c'est un surprenant ensemble de deux placards en trompe-l'œil qui remplace la fausse-porte des autres pièces. Enfin, une seule porte-fenêtre donne sur le jardin.

Comme déjà  dans le Salon de la Noblesse, on ne trouve pas ici les fausses colonnes, ou les fausses ouvertures donnant sur des vues feintes de la ville et de la campagne environnant la villa, comme dans les deux salons de la Fontaine et d'Hercule inspirés du triclinium romain, mais  de lourdes tentures vertes qui s'écartent théâtralement sur des panneaux peints évoquant les décors des maisons de Pompéi, par leur fond blanc orné de grotesques d'une part, et par leur panneaux à fond rouge "pompéien" encadrés de cariatides qui donnent l'illusion d'être dans les chambres romaines ou cubiculum. 

On retrouve la tripartition horizontale de la peinture romaine avec une plinthe en marbre feint, puis les tableaux rouge sur fond blanc, puis une succession de panneaux centrés par des médaillons à l'antique de nobles romains de profil. Mais la dignité digne de la virtus  romaine est tournée en dérision par des masques facétieux relevant, cette fois, de la Commedia dell'arte.

Je ne dis pas, bien-sûr, que l'architecte s'est inspiré ni des peintures pompéiennes, qui seront découvertes bien plus tard (XVIIIe siècle), ni même sans doute de celles de la Domus aurea de Néron, hormis pour les  peintures à la grotesque, et je ne suis pas suffisamment informé de ce que pouvait connaître de la peinture romaine un archéologue italien du XVIe siècle : je dis seulement que les quatre figures allégoriques sur fond d'ocre rouge m'évoquent ce que j'ai pu découvrir à la Villa de Ménandre, des Vettii ou des Mystères à Pompei, mutans mutandi.

J'ai complété mes propres photos avec celles du site ministériel italien.

 

fotografia.cultura.gov.it/va-ve/item/VE_dgt_001207
Pompei, maison de Menandre. Cliché lavieb-aile.
Pompei, maison des Vettii. Cliché lavieb-aile.

 

 

La Salle de la Gloire célèbre et exalte les Vertus cardinales  (Force, Tempérance, Justice et Prudence) qui conduisent à la Gloire, tandis que le plafond montre des allégories de la Religion, de la Magnanimité, du Temps et de la Fortune, autour de l'allégorie de la Gloire qui occupait le centre du plafond (aujourd'hui non conservée). La pièce fut décorée par Federico Zuccari et ses assistants entre 1566 et 1568 et probablement retouchée plus tard.  Comme la Salle de la Noblesse, elle célèbre les vertus morales de la Maison d'Este et du cardinal Hippolyte, symboliquement représenté  par la mitre d'évêque et le chapeau cardinalice peints en trompe-l'œil dans un faux placard. Sur les murs, de fausse draperies vertes s'ouvrent sur des fonds ornés de grotesques, au centre desquels sont peints des carrés rouges portant les quatre Vertus cardinales. 

 

 

LES MURS DE LA PIÈCE.

 

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Les quatre  vertus cardinales  forment, avec les  trois vertus théologales le septenaire des vertus de l'Église . Elles sont peintes par exemple, avec leurs attributs, par Giotto à la chapelle des Scrovegni de Padoue en 1303-1306. Elles encadrent le tombeau de François II réalisé en 1502-1504 dans la cathédrale de Nantes. Etc.

https://portail.biblissima.fr/ark:/43093/desc842275b58a2e226fb2f857735bf5de83d128f6a3

 

La Force (force d'âme) appuyée à une colonne.

La colonne comme symbole de la force d’âme (Fortitudo en latin) trouve sa source dans un passage de l’Apocalypse (3, 11-12) : « Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. Celui qui vaincra, j’en ferai une colonne dans le temple de mon Dieu. »

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

La Prudence (ou Sagesse, phrónēsis) tenant un serpent, se regardant dans un miroir, et présentant un double visage, jeune et beau devant le miroir, et âgé et enlaidi au revers.

 

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

La Tempérance (le contrôle de soi, la retenue) tenant un mors au bout d'une rêne, et versant un liquide d'un récipient dans un autre, posé au sol.

voir : https://www.jepense.org/allegorie-temperance/

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

La Justice tenant une épée et la balance.

 

 

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Les deux placards ou étagères de l'angle sud.

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Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

L'étagère au livre et au bougeoir.

Des trois rayonnages, celui du bas reste voilé par un drap vert. Celui du haut, partiellement dévoilé par le rideau vert retenu par une embrasse, contient un bougeoir en laiton (piètement tripode aux gueules de lions) à la bougie éteinte. Le trompe-l'œil laisse penser qu'un occupant de la pièce, très vraisemblablement le cardinal Hippolyte II d'Este, a passé ici un moment et y a consulté un ouvrage avant de s'en aller. Un cartellino (hélas illisible) fait croire à une lettre qu'il vient d'écrire ou de recevoir. On devine peut-être le nom du correspondant, un certain Di porto.

 

 

 

 

 

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Le rayonnage du milieu est complètement dégagé, il contient un épais coussin de velours grenat à glands de passementerie dorés, et deux livres. Celui du fond est fermé et ne dévoile pas son titre. Au premier plan, le second ouvrage est ouvert et nous montre une illustration, et, à droite, une lettrine en rubrique, la lettre D. On devine même le n° de la page, 1211. Gérard Desnoyers a reconnu (p. 75)  dans la gravure "un âne cotoyant un personnage couché dans un lit sous le regard de trois comparses", illustrant l'Âne d'or des Métamorphoses d'Apulée fable dans laquelle le hros Lucius est métamorphosé en âne, compagnon d'une bande de brigants. Il précise que la gravure illustre le livre X, celui où une femme amoureuse de l'âne, l'achète et l'accueille dans son lit. Plus précisément, il s'agit du chapitre 35, où l'âne doit, devant la foule amassée devant la scène d'un cirque, s'unir à une femme accusée de meurtre. Lucius décide au dernier moment de ne pas avoir de relation avec celle-ci, et il s'enfuit à Cenchrées, où il s'endort sur la plage.

Cette fable, très prisée des humanistes néoplatoniciens, renferme aussi le récit du mythe d'Eros et de Psyché, représenté entre autre à Rome par Raphael vers 1513 dans  la Lggia de Psyché de la Villa Farnesina. 

 

Salon de la Gloire, Villa d'Este. Cliché lavieb-aile.
Illustration de l'Âne d'Or d'Apulée, cliché lavieb-aile.

Je n'ai pu trouver ce livre dans l'inventaire de la librairie du cardinal , sa guardarobba, mais il était tellement courant, qu'Hippolyte ne pouvait pas en posséder un exemplaire. Sa première édition connue, à Rome, date de 1469.

https://www.tibursuperbum.it/ita/note/docantiquaria/TestiEreticiVilladEste.pdf

https://www.robinhalwas.com/n07-ippolito-destes-library

 

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

L'étagère au galero et à la mitre.

Sur l'autre mur de l'angle, l'étagère factice ne dévoile qu'une petite partie du rayonnage supérieure, qui semble remplie d'ouvrages reliés ; l'un d'eux porte sur la tranche les lettres -LA.

Le rayonnage du milieu montre un coussin de velours grenat, jumeau du précédent, une mitre blanche aux bords perlés et au bonnet orné d'un emblème doré, et un galero, ou chapeau cardinalice, accompagné d'une de ses houppes. Hippolyte II était cardinal diacre de Santa Maria d Via Lata (1564) puis  de Santa Maria de Nuove (de 1563 à 1572), mais aussi évêque succesivement de Tréguier, d'Autun, et de Maurienne , et archevêque, de Lyon, de Narbonne, d'Auch, ou de Milan. Lors de la construction de la Villa d'Este, il était archevêque d'Arles (de 1562 à 1567) et évêque de Maurienne (de 1563 à 1567). Lors de sa mort, c'est coiffé de la mitre que son corps fut exposé.

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Les masques italiens et les médaillons à l'antique.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

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Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

Autres détails. L'encadrement des porte-fenêtres

 

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LE PLAFOND

Les quatre cartouches : la Fortune, le Temps, la Magnanimité et la Religion.

 


 

FORTUNA, la Fortune

Elle est assise sur un oiseau (une oie, une autruche, un aigle?) et elle brandit un sceptre à trois grelots. Elle tient dans son bras gauche des symboles de richesse et de puissance, dont une couronne, mais ces joyaux partent dans les airs au dessus de sa tête en formant une roue. Et on voit, dans cette valse des vanités, le galero cardinalice et la tiare papale, à côté de breloques et de colliers de perles. Une couronne impériale, un sceptre et un vase gisent à terre, tandis que six amours jouent entre eux ou ramassent des vases.

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

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Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

RELIGIO, La Religion.

C'est une jeune femme nimbée d'or vêtu d'une chape d'or qui tient une baguette et deux clefs. Deux enfants nus tiennent soit un livre ouvert, soit deux demi-volumes séparées.

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

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MAGNANIMITAS, la Magnanimité

Dans un décor urbain en perspective, une femme est juchée sur un piedestal entre des colonnes de marbre, et assise sur un lion. Elle est couronnée d'or et tient une baguette en guise de sceptre . Deux enfants jouent à ses pieds, l'un tient un récipient, l'autre une balance.

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

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TEMPUS, le Temps.

C'est un vieillard barbu qui est assis sur le cercle du Zodiaque. Ailé, couronné de guirlandes, il temps les bras écartés vers deux miroirs que lui présentent des enfants. À ses pieds, deux autres enfants consultent le grand livre du temps : l'un est coiffé du globe solaire, l'autre du croissant de lune.

 

 

Salon de la Gloire de la Villa d'Este à Tivoli. Cliché lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS

 —BARISI (Isabella), 2003,Guide, De Lucca

https://archive.org/details/guidetovilladest0000isab/page/n1/mode/2up

— DESNOYERS (Gérard), 2015, la Villa d'Este ou le songe d'Hippolyte, ed Mirobolan page 73 et suiv.

https://books.google.fr/books?id=wvd0BgAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

—RIBOUILLAULT (Denis), 2011, Toward an Archaeology of the Gaze: Perception and Function of Garden Views in Italian Renaissance Villas, in Clio in the Italian garden : twenty-first-century studies in historical methods and theoretical perspectives, Éditeur Dumbarton Oaks Research Library and Collection.

 https://www.academia.edu/3429818/Toward_an_Archaeology_of_the_Gaze_the_Perception_and_Function_of_Garden_Views_in_Italian_Renaissance_Villas

— RIBOUILLAULT (Denis), 2006 ‘Paesaggio dipinto, Paesaggio reale’ : notes sur une fenêtre de la Villa d’Este à Tivoli, Actes du colloque international (Ferrare, Castello Sforzesco, 2006). Collection : Ferrara Paesaggio estense ; 4

https://www.academia.edu/3430314/_Paesaggio_dipinto_Paesaggio_reale_notes_sur_une_fen%C3%AAtre_de_la_Villa_d_Este_%C3%A0_Tivoli?sm=b&rhid=38794173488

—Ministère italien  de la culture:

https://fotografia.cultura.gov.it/va-ve/resource/IT-ICCD-PHOTO-0157-000319

— Site TIBURSUPERBUM

https://www.tibursuperbum.it/ita/museo/CascataWittel3.htm

—TUCKER (George Hugo ) 2018, Camenae n°22- décembre 2018 1 La description de la villa d'Este à Tivoli chez M. A.A Muret (Poematia, 1575)

https://www.saprat.fr/wp-content/uploads/2023/03/camenae-22-article-9-g-h-tucker.pdf

— UNESCO World Heritage Centre

https://whc.unesco.org › document pdf

https://whc.unesco.org/uploads/nominations/1025.pdf

 

 

 

 

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4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 15:10
Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

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Corallina caespitosa ? Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

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Lomentaria articulata, ou algue saucisson. Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

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Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

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Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

La Padine à queue de paon Padina pavonica.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Padina-pavonica-Padine-queue-de-paon-1337

Padina pavonica, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Padina pavonica, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Padina pavonica, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Padina pavonica, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

La "voleuse d'huître" Colpomenia peregrina : elle se gonfle d'air et emporte son substrat de fixation, algue ou parfois huître.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Colpomenia-peregrina-Voleuse-d-huitres-1885

Colpomenia peregrina. Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Colpomenia peregrina. Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Colpomenia peregrina. Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Colpomenia peregrina. Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Ceramium sp.

avec ses apex en forme de tenaille.

 

 

 

Ceramium sp, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Ceramium sp, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Ceramium sp, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Ceramium sp, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Ceramium sp, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Ceramium sp, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

La très commune Caulacanthus okamurae, une Algue Rouge, qu'on observe souvent en pompons enrobant la base des moules.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Caulacanthus-okamurae-Caulacanthe-d-Okamura-5556/(rOffset)/12

J'aime bien son nom vernaculaire anglais, "Okamura's pom-pom weed".

Caulacanthus okamurae, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Caulacanthus okamurae, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Caulacanthus okamurae,Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Caulacanthus okamurae,Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Quelques déterminations (sortie Bretagne vivante/Patricia Moulin le 1/4/26, inventaire de 54 espèces d'algues).

À fleur d'eau.
À fleur d'eau.
À fleur d'eau.
À fleur d'eau.
À fleur d'eau.
À fleur d'eau.
À fleur d'eau.
À fleur d'eau.
À fleur d'eau.
À fleur d'eau.

LA FAUNE

Les œufs de la Nasse réticulée.

Oeufs de la Nasse réticulée Tritia reticulata. Cliché lavieb-aile.

Oeufs de la Nasse réticulée Tritia reticulata. Cliché lavieb-aile.

La Nasse réticulée.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Tritia-reticulata-Nasse-reticulee-845

Deux nasses réticulées Tritia ou Nassia reticulata. Cliché lavieb-aile.

Deux nasses réticulées Tritia ou Nassia reticulata. Cliché lavieb-aile.

Les oursins violets  Paracentrotus lividus (sous réserve).

Ils sont amusants à observer, tant ils s'efforcent de se camoufler derrière des débris de coquilles, d'algues ou de rochers qu'ils serrent bien fort avec leurs épines (ou plutôt parait-il "avec leurs podia et leurs pédiculaires"). Ils se logent dans des cavités de la roche, en rangées ou en immeubles, qu'ils creusent patiemment,  à raison de 32 grammes/an sur du calcaire. Sur du granite, il mettraient 37 fois plus de temps. Mais ici, en plein terrain volcano-sédimentaire ordovicien de la Formation de Rozan (tufs à lapili et grés fins), disons qu'ils creusent leurs trous en cinq ans. Leurs enfants héritent-ils du logement?

https://doris.ffessm.fr/Especes/Paracentrotus-lividus-Oursin-violet-1437

 

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Pointe de Raguenez à Crozon. Cliché lavieb-aile 2026.

Les anémones.

composition d'anémones, cliché lavieb-aile

Anemonia viridis, l'Anémone verte.

 

 Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Anemonia viridis, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Anemonia viridis, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Corréjou, Camaret.  Cliché lavieb-aile.

Corréjou, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Actinia equina, l'Anémone chevaline, l'Anémone tomate.

 Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Actinia equina, et un chiton (polyplacophore).

https://nature22.com/estran22/mollusques/polyplacodentale/chitons.html

Grotte de Pen Hat, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Grotte de Pen Hat, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Actinia fragacea, l'anémone fraise.

Actinia fragacea, Corréjou, Camaret. Cliché lavieb-aile avril 2026

Actinia fragacea, Corréjou, Camaret. Cliché lavieb-aile avril 2026

Actinia fragacea, Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile avril 2026

Actinia fragacea, Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile avril 2026

Bunodactis verrucosa, la belle Anémone Gemme.

avec son disque oral vert olive.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Bunodactis-verrucosa-Anemone-gemme-1103

 

Bunodactis verrucosa, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Bunodactis verrucosa, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

L'Anémone solaire Cereus pedunculatus

Cereus pedunculatus, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Cereus pedunculatus, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Cereus pedunculatus, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Cereus pedunculatus, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Autre anémone.

Portzic,  Crozon. Cliché lavieb-aile.

Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Clibanarius erythropus, un Bernard-l'Ermite, le Pagure des rochers

https://doris.ffessm.fr/Especes/Clibanarius-erythropus-Pagure-des-rochers-748

Clibanarius erythropus, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Clibanarius erythropus, Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Les Pouce-pieds Pollicipes-pollicipes de Camaret.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Pollicipes-pollicipes-Pouce-pied-ou-pousse-pied-533

Grottes de Pen Hat, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Grottes de Pen Hat, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Ponte de calmar

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Pointe de Raguenez, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Des vers rouges très mobiles dans une mare : Néphtys spp, la Gravette rose (Annélide, polychète errante)

https://doris.ffessm.fr/Especes/Nephtys-spp.-Gravette-blanche-ou-rose-3786

 

Il fuse comme un éclair dans la mare, comme s'il explorait chaque cavité, se déplace en  ondulant sans s'arrêter.

 

 

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

La bouche ?

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Au repos, il se met en boule.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Eulalia clavigera, l'Eulalie, un autre annélide polychète errant, de couleur verte, trouvé parmi les moules.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Eulalia-clavigera-Eulalie-215

On voit ses "parapodes " qui hérissent en deux rangs latéraux ses segments.

 

 

À fleur d'eau.
À fleur d'eau.

Massif d'hermelles, Sabellaria alveolata, autre ver annélide polychète, mais sédentaire.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Sabellaria-alveolata-Hermelle-1373

À fleur d'eau.

Les œufs de la Pourpre Petite-pierre Nucella lapillus parmi les moules.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Nucella-lapillus-Pourpre-petite-pierre-1359

https://www.lavieb-aile.com/2023/06/estrange-estran-i-le-bigorneau-perceur-nucella-lapillus-linnaeus-1758-la-pourpre-petite-pierre.html

 

Pen Hat, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Pen Hat, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Turritella communis ou Turritellinella tricarinata (Gasteropode), et ses squatteurs

https://www.mer-littoral.org/14/turritellinella-tricarinata.php

https://nature22.com/estran22/mollusques/gasteropodes/gasteropodes2.html

https://doris.ffessm.fr/Especes/Turritellinella-tricarinata-Turritelle-commune-4723

Les œufs (de Nasse réticulée probablement, comme supra)  sont  rassemblés sur la tige d'une algue épiphyte, et je n'ai pas compris si l'organe en forme de siphon que la Turritelle a sorti devant nous tentait de s'en nourrir, ou de le chasser.

Les capsules en forme de petite bouteille ovale contiennent des centaines d'œufs qui deviendront des larves.

https://doris.ffessm.fr/Forum/Oeufs-de-Nasse-reticulee2

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Ponte de Natice (N. porte-chaîne ou porte-collier)

Les œufs de ce gastéropode qui vit enfoui dans le sable sont mélangés avec du mucus et du sable pour former des rubans épais.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Euspira-catena-Natice-porte-chaine-1471

https://bioobs.fr/blog/fiche-espece/?id_espece=3558

https://brigoudou.fr/Pages_documentation/Natice.htm

 

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques de Postollonec, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Les étoiles de mer ou Asterias rubens.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Asterias-rubens-Etoile-de-mer-commune-132

Elles me paraissaient rejetées en haut de l'estran, dans les dernières flaques avant la plage, et je les croyais mortes. Que nenni, elles semblent brouter avidement  les algues alors qu'en réalité, elles mangent des huitres, moules et oursins.

Elles sont rouge-orange, violettes, blanches ou jaunes, mais ce sont toutes des Asterias rubens (du latin signifiant "rouge".

On voit très bien leur plaque madréporique au centre de la face dorsale et les "piquants" entourés de pédicellaires terminées par des pinces moins visibles. On voit aussi, à l'œil nu, des tubes qui s'allongent comme des tentacules pour leur permettre d'explorer les rochers, ils permettent la déambulation, on les nomme "pieds ambulacraires". Mous, cylindriques et creux, contractiles ou rétractiles, ils forment l'ambulacre de l'étoile.

 

Au bout de chaque bras, le podion ou podia, de couleur rouge, signe la présence de cellules photosensibles du "pied ambulacraire". Le bras se redresse lorsque l'étoile marche, comme pour s'éclairer, mais le podia fournit aussi des informations tactiles et olfactives.

 

 

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Flaques du Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Une éponge (?) jaune à l'aspect de peau d'orange, en zone infratidale (à peine émérgée par BM de coef 104).

 

Pen Hat, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Pen Hat, Camaret. Cliché lavieb-aile.

Des Comatules ?

 

Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Portzic, Crozon. Cliché lavieb-aile.

Revenu chez moi, j'ai mis quelques échantillons d'algues dans ma baignoire, et j'y ai plongé avec masque et tuba : quel aquarium !

 

 Cliché lavieb-aile.

Cliché lavieb-aile.

 Cliché lavieb-aile.

Cliché lavieb-aile.

 Cliché lavieb-aile.

Cliché lavieb-aile.

 Cliché lavieb-aile.

Cliché lavieb-aile.

 Cliché lavieb-aile.

Cliché lavieb-aile.

Ulve tubulaire du 1er avril , ou Popeye. Cliché lavieb-aile.

Ulve tubulaire du 1er avril , ou Popeye. Cliché lavieb-aile.

Lomentaria articulata du 1er avril. Cliché lavieb-aile 2026.

Lomentaria articulata du 1er avril. Cliché lavieb-aile 2026.

Speculos, autre algue rouge du 1er avril. Cliché lavieb-aile 2026.

Speculos, autre algue rouge du 1er avril. Cliché lavieb-aile 2026.

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Published by jean-yves cordier - dans Algues. Crozon
4 avril 2026 6 04 /04 /avril /2026 09:59

Les sculptures en bois des maisons à pondalez de Morlaix II : la Grand-Rue. Les 9 statues de la façade du musée au 9 Grand'Rue (1er quart du 16e siècle), les statues des autres maisons à pan de bois de la rue.

Voir aussi :

PRÉSENTATION

Voir pour les généralités l'article précédent sur la Maison de la Duchesse Anne.

"Rare exemple, encore assez complet, de ce type de maison typiquement morlaisienne, dite à lanterne, construit entre le 15e et le 17e siècle et réservée à la bourgeoisie locale, parmi laquelle on trouvait surtout des tisserands et des armateurs. Sa particularité est d'être divisée en trois parties : un bâtiment donnant sur la rue et dont la façade en encorbellement est ornée de statues, une cour intérieure éclairée en partie par une toiture vitrée et d'où part un grand escalier à vis en bois qui dessert tous les étages, et enfin, le bâtiment relié par des passerelles en bois appelées ponts d'allée. L'édifice est entièrement construit en pan de bois, hormis le rez-de-chaussée en granit. Les sablières sont moulurées, les montants sont décorés de colonnettes et les pièces principales sont ornées de niches et de statuettes parmi lesquelles la Vierge et l'Ange de l'Annonciation, Saint-Jacques, Saint-Laurent, Saint-Nicolas et Sainte-Barbe. L'escalier placé sur la cour intérieure, est composé d'un noyau d'une seule pièce, et est complètement ouvert sur l'extérieur. Les rampes sont à panneaux décorées de serviettes, le poteau qui les relie aux galeries des étages comporte des sculptures, et il se termine par une jolie statue de Saint-Jean l'Evangéliste." Palissy 00090133

La Maison à pondalez du 9 Grand Rue, est classé Monument Historique. Elle a été restaurée de 1993 à 1997 et  elle possède un des deux escaliers à pondalez les mieux conservés de Morlaix qui en font, avec la maison de la Duchesse Anne, rue du Mur, les témoins exceptionnels de ces maisons des nobles marchands de toile de lin et armateurs. Une cheminée monumentale en granite et un escalier en vis et ses passages en bois s’inscrivent dans un vaste espace central.

Seules seront décrites ici les sculptures de la façade extérieure.

 

I. LE MUSÉE DE MORLAIX, AU 9 GRAND'RUE.

Liste des 9 statues de la façade :

-Poteaux corniers :

Annonciation, l'ange Gabriel

Annonciation , la Vierge

Saint Jacques (2ème étage)

Sainte Barbe (2ème étage)

 

-Poteaux d'huisserie :

Ange musicien jouant du luth

Ange musicien sonnant dans une trompe

Saint Laurent (2ème étage)

Saint Nicolas (2ème étage)

Ange (faîte, 3ème étage)

 

 

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Le premier étage.

1. L'Annonciation : l'ange Gabriel. Poteau cornier.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

2. L'ange musicien jouant du luth (moderne).

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

3. L'ange musicien jouant de la trompe (moderne).

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

4. L'Annonciation : la Vierge. Poteau cornier.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Le 2ème étage.

5. Saint Jacques le Majeur. Poteau cornier.

Les différents angles de vue permettent de décrire le chapeau à large bord, timbré de la coquille, le bourdon tenu en main droite, le livre tenu en main gauche, et la besace avec son  gland de passementerie. Comparez avec le personnage homologue de la Maison de la Duchesse Anne.

 

 

 

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

6. Saint Laurent tenant son grill et un livre.

Il est tonsuré et porte l'habit monastique, il tient un livre et l'instrument de son martyre.

 

 

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

7. Saint Nicolas en évêque de Smyrne bénissant les trois enfants au saloir.

Les détails du gant épiscopal ou chirotèque ne sont pas oubliés : ni la plaque d'orfèvrerie  en losange du dos de la main, ni le gland qui pend au poignet.

 

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

8. Sainte Barbe. Poteau cornier.

La protectrice des dangers du feu et de la foudre, mais aussi de la mort brutale, tient la palme du martyr et la tour à trois fenêtres attestant de sa foi dans le dogme trinitaire. On la retrouve sur le poteau cornier de la Maison de la Duchesse Anne, où sa coiffure (un turban oriental) et ses cheveux dénoués sont mieux détaillés.

 

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Le troisième étage.

9. Un ange (moderne).

 

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue de la façade du 9, Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

II. LES FAÇADES DES AUTRES MAISONS À PANS DE BOIS DE LA GRAND'RUE.

 

1. un homme accroupi en atlante. Angle de la Grand'rue et de la Place Allende (place des Halles).

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

2. Un saint tenant une lance. L'apôtre Thomas?  32 Grand'rue. Poteau cornier, 1er étage.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

3. Sainte Marguerite issant du dragon. N° 32 Grand'rue. Poteau cornier, 2ème étage.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

4. Sainte Anne avec sa fille Marie entourée d' une mandorle rayonnante dans son ventre. N° 32 Grand'rue. Poteau cornier, 2ème étage.

Le même sujet, rare, se trouve représenté dans la baie n°1 de l'église de Brennilis daté de 1500-1510. J'en détaille l'iconographie dans mon article.

 

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

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Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

5. Saint Jean-Baptiste tenant l'Agneau de Dieu. N° 32, Grand'rue. 

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

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6. Saint évêque. N° ? Grand'rue.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

7. Vierge allaitant l'Enfant.  N° 26 Grand'rue, 2ème étage.

Marie présente le mamelon de son sein droit vers l'Enfant qui tend sa main et ses lèvres.

 

 

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

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Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

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8. Homme déguenillé accroupi en atlante. 1er étage

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

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9. Saint en armure tenant une lance. Saint Georges?  N° 26 Grand'rue, 2ème étage.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

10. Saint Christophe portant l'Enfant. N° 26 Grand'rue, 1er étage.

 

 

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

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11. saint François montrant ses stigmates.  N° 19 Grand'rue, 3ème étage.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

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11 bis. En culot : ange scutifère.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

12. Sainte Catherine, couronnée, tenant l'épée de sa décollation. N° 19 Grand'rue, 2ème étage.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

13. Statue trop abîmée. Reste d'un saint Antoine? Tenant le battant d'une cloche ?

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

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Les sculptures des maisons à pondalez de Morlaix II : la Grand-Rue.
Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

13. Jean-Baptiste désignant de l'index l'Agneau de Dieu. 15 Grand'Rue  1er étage.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

14. Homme en fonction d'atlante. 15 Grand'Rue  2ème étage.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de la Grand'rue de Morlaix. Cliché lavieb-aile.

15. n°2, place des Halles. Sonneur de trompe

Maisons à pan de bois de Morlaix. 2, Place des Halles. Cliché lavieb-aile.

Maisons à pan de bois de Morlaix. 2, Place des Halles. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de Morlaix. 2, Place des Halles. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de Morlaix. 2, Place des Halles. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de Morlaix. 2, Place des Halles. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de Morlaix. 2, Place des Halles. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de Morlaix. 2, Place des Halles. Cliché lavieb-aile.

Statue des maisons à pan de bois de Morlaix. 2, Place des Halles. Cliché lavieb-aile.

SOURCES ET LIENS.

—DE LA BARRE DE NANTEUIL (Vicomte Alfred de).

http://www.infobretagne.com/morlaix-maisons-pans-de-bois.htm#google_vignette

— Base PALISSY PA00090133, 34 photos

https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00090133

— LELOUP (Daniel), 2015, Demeures remarquables en Bretagne. Les maisons à pondalez du siècle d'or, Morlaix. Ed Skol Vreizh

— MUSEE DE MORLAIX Dossier de presse

https://musee.ville.morlaix.fr/wp-content/uploads/2015/05/Dossier_Presse_Maison%C3%A0Pondalez_2015.pdf

 

 

 

 

 

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31 mars 2026 2 31 /03 /mars /2026 17:22

Les peintures (G. Muziano, 1565-1568) du Salon d'Hercule de la Villa d'Este à Tivoli : un art de l'illusion.

Voir :

 

PRÉSENTATION

Hippolyte II D'Este

Comptant parmi les cardinaux les plus fortunés de son temps, le cardinal Hippolyte II d'Este (1509-1572), collectionneur insatiable d'antiquités et d'œuvres d'art de toutes sortes, était issu d'une famille à forte tradition d'érudition et de mécénat. Il avait reçu de Fulvio Pellegrino Morato et Celio Calcagnini une éducation humaniste traditionnelle et avait été élevé dans l'appréciation de l'art et de la musique. Il s'était nourri de la lecture d'Aristote, Thucydide, Xénophon, Ésope, César, Cicéron, Tite-Live, Martial, Appien, Virgile, et Horace, etc. Son intérêt pour l'archéologie de la Rome Antique l'amena à s'intéresser aux fouilles menées sur la Villa d'Hadrien, et son Théâtre d'Hercule. C'est l'auteur de ces fouilles, Pirro Ligorio, qu'il choisit comme architecte de sa villa d'Este. Il étudiait avec enthousiasme l'astronomie et les instruments, et possédait la Géographie de Ptolémée, en grec, les Ephémérides de Luca Gaurico, deux ouvrages de Sebastian Münster ( Organum uranicum ; Horologiographia ), quatre d'Oronce Finé Parmi sa collection de cartes se trouve « La descriptione del mondo in carta pecora scritta a mano miniata » du cartographe dieppois Pierre Desceliers, datée de 1543. 

Grand protecteur des arts, il était le mécène des musiciens Adrien Willaert et Palestrina.

Le Salon d'Hercule.

Tout le décor et la conception de la villa d'Este —notamment ses jardins— étaient consacrés à Hercule, ancêtre mythique de la famille d'Este, et  Tivoli  était désignée par le nom de "ville d'Hercule", Herculei Tiburis. 

La salle célèbre donc Hercule, associé à la création mythologique de Tivoli et l'ancêtre légendaire de la famille d'Este. 

La partie inférieure du plafond en voûte est divisée en quatre sections ornées de figures grotesques par des corniches et des bandeaux en stuc blanc et or. On y trouvent 12 scènes tirées des aventures du héros et notamment des 12 travaux d'Hercule. Elles sont inspirées du Genealogia Deorum gentilium libri de Boccace ou Généalogie des Dieux et héros païens, rédigés à la fin du XIVe siècle, ouvrage dont Hippolyte II d'Este possédait une copie dans sa bibliothèque, riche de 200 volumes selon un inventaire réalisé à Tivoli en 1555.

La légende d'Hercule joue un rôle central dans la conception du plan iconographique de la villa, qui renvoie au Jardin des Hespérides, où poussaient les pommes d'or, gages d'immortalité.

Le lien entre Hercule et le cardinal d'Este est renforcé par ses armes, présentées dans des blasons en stuc aux quatre coins du plafond supportées par deux cupidons ailés sous le chapeau de cardinal.

La fresque centrale montre l'épilogue de la vie d'Hercule, lorsque qu'après avoir accompli ses 12 travaux, il est accueilli parmi les dieux de l'Olympe. Il fait face à Jupiter et Junon.

Mais le salon lui-même, en faisant abstraction du plafond, est, comme le salon de la Fontaine, un espace illusoire, et, alors qu'il n'est ouvert vers les jardins que par deux portes fenêtres, il laisse croire au visiteur qu'il se trouve dans une pièce agrémentée de tous les côtés par des paysages de la campagne et des monts de Tivoli avec ses villas antiques et sa rivière, l'Aniène.

 

 

LE PLAFOND : LES TRAVAUX D'HERCULE

A. Hercule et le Lion de Némée.

B : au centre : Hercule capture le bétail de Géryon

C : Hercule et l'Hydre de Lerne

 

 

 

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

D : Hercule combat le Minotaure

E : Hercule et la toison de Nessus (au centre)

F : Hercule et les oiseaux du lac Omphale

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

G. Hercule se saisit des colonnes fermant le détroit de Gibraltar

H : Hercule devient fou lorsqu'il apprend la mort de ses enfants et de Mégara.

I : Hercule soutient le globe terrestre pour relayer Atlas.

 

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

L : Hercule combat le chien à trois têtes Cerbère qui garde les Enfers.

M : Hercule triomphe d'Antée en le soulevant de terre (cartouche du centre)

A la poursuite des pommes d'or, Héraclès rencontre en Libye Antée, fils de Poséidon et de la Terre. Lutteur acharné, Antée obligeait les voyageurs à se mesurer à lui, sachant que, si l'un d'eux réussissait à lui faire toucher la terre, sa mère lui donnait de nouvelles forces. Héraclès, pour une fois, comprit l'avantage de son adversaire, et l'étouffa en le maintenant au-dessus du sol.

N : Hercule combat le Centaure.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

O: L'apothéose d'Hercule sur le mont Olympe.

Cliché wikipédia

 

 

P : Les vertus cardinales. 

Prudence (Sagesse) tenant un miroir et un serpent

Justice tenant un glaive et une balance

Force tenant un sceptre fleuri

Tempérance tenant un mors attaché à des rênes.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

II. LES PEINTURES EN TROMPE L'OEIL DE LA SALLE.

Le Salon d'Hercule communique par trois portes avec le Salon de la fontaine, avec le Salon de la Noblesse, et, à l'arrière, avec le long corridor. Deux fenêtres donnent sur le jardin.

Une succession élégante de faux pilastres corinthiens encadrent des fausses portes et des fausses fenêtres en fausses encoignures peintes de grotesques, reprenant l'art illusionniste maniériste déjà décrit dans le Salone della Fontana. Au centre des murs, au dessus de marbres feints ou sous de fausses tentures suspendues, les paysages avec des ruines antiques et des architectures rustiques ont été peints par Girolamo Muziano.

Il est évident que le but de ces trompe-l'œil

mur sud-est (donnant sur le corridor).

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Mur nord-est mitoyen avec le Salon de la Fontaine)

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Mur sud-ouest (mitoyen avec le Salon de la Noblesse)

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Le paysage est une vue de Tivoli, où serpente l'Aniène, avec un moulin dominant une cascade, et, au fond le temple de Vesta. Ce point de vue pourrait correspondre à celui qui donne sur la Petite et la Grande Cascatelle, où il est dit qu'un moulin avait été établi sur les ruines de la villa de Mécène ou villa Mecenate. Mais je n'ai pas les compétences d'un Denis Ribouillault pour aller plus loin dans cette suggestion.

Cette vue de l'Aniène complète les vues de la rivière et de ses ponts, peints dans le Salon de la Fontaine juste voisin.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

Peinture (1565, G. Muziano) du Salon d'Hercule, villa d'Este, Tivoli. Cliché lavieb-aile 2024.

SOURCES ET LIENS

—RIBOUILLAULT (Denis), 2011, Toward an Archaeology of the Gaze: Perception and Function of Garden Views in Italian Renaissance Villas, in Clio in the Italian garden : twenty-first-century studies in historical methods and theoretical perspectives, Éditeur Dumbarton Oaks Research Library and Collection.

 https://www.academia.edu/3429818/Toward_an_Archaeology_of_the_Gaze_the_Perception_and_Function_of_Garden_Views_in_Italian_Renaissance_Villas

— RIBOUILLAULT (Denis), 2006 ‘Paesaggio dipinto, Paesaggio reale’ : notes sur une fenêtre de la Villa d’Este à Tivoli, Actes du colloque international (Ferrare, Castello Sforzesco, 2006). Collection : Ferrara Paesaggio estense ; 4

https://www.academia.edu/3430314/_Paesaggio_dipinto_Paesaggio_reale_notes_sur_une_fen%C3%AAtre_de_la_Villa_d_Este_%C3%A0_Tivoli?sm=b&rhid=38794173488

—Ministère italien  de la culture:

https://fotografia.cultura.gov.it/va-ve/resource/IT-ICCD-PHOTO-0157-000316

— Site TIBURSUPERBUM

https://www.tibursuperbum.it/ita/museo/CascataWittel3.htm

—TUCKER (George Hugo ) 2018, Camenae n°22- décembre 2018 1 La description de la villa d'Este à Tivoli chez M. A.A Muret (Poematia, 1575)

https://www.saprat.fr/wp-content/uploads/2023/03/camenae-22-article-9-g-h-tucker.pdf

— UNESCO World Heritage Centre

https://whc.unesco.org › document pdf

 

 

 

 

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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