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28 juin 2022 2 28 /06 /juin /2022 10:41

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan.

 

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Voir sur Runan :

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PRÉSENTATION.

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Données historiques.

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L'église de Runan, construite au XIV et XVe siècle est une  ancienne fondation des Templiers, devenue une commanderie  des Hospitaliers de Saint-Jean, mais dédiée à Notre-Dame,  est surtout redevable de sa magnificence aux fondations qu'y firent les ducs de Bretagne en raison de leur proche résidence de Châteaulin-sur-Trieux, et dès  1381, Jean IV y fonda une chapellenie d'une messe chaque jour, dans la "chapelle de Ruzargan". Cette fondation se traduit par la restauration du transept et l'ajout d'un bas-côté nord.

Puis Jean V concéda  une nouvelle foire à la fabrique le 2 juin 1414, à la fête de Notre-Dame.

Une nouvelle foire au jour de la Saint-Barnabé est octroyée le 19 mai 1421, son administration étant confiée à Henry du Parc. Ce dernier fera établir son gisant avec celui de son épouse Catherine de Kersaliou.

La nouvelle foire est établie "pour l'augmentation de la dite chapelle, et dès 1423, l'ancien plan en tau des templiers est modifié par la création du chevet et de la tour-porche. Sur la maîtresse-vitre à six lancettes de 1423, les nobles de Runan témoignent de leur participation au chantier et aux prééminences qu'ils y exercent : les familles Le Goales, de Lestrézec, Le Caourcin Le Saint de Kerambellec, de Lezversault, Kergrist et Plusquellec ont leurs armes sur les lancettes, Henry du Parc et Catherine de Kersaliou placent les leurs en tête de lancette; tandis que le tympan reçoit celles des Rostrenen, de Jean du Perrier (et de sa femme Constance Gaudin), avec celles des Kerchenériou dans les ajours. Enfin, en supériorité sur le tympan viennent les armes du duc Jean V et de son épouse Jeanne de France.

L'abondance de ces armoiries, et de celles que nous allons découvrir, amène à relativiser l'importance du mécénat ducal et de donner plus de poids à celui des bienfaiteurs locaux. En témoignent les chapellenies  mentionnés dans les aveux hospitaliers, appartenant  principalement aux prestigieux lignages établis à Runan et Plouëc, dont certains furent associés à la haute administration du duché dès la seconde moitié du XIVe siècle. (S. Lemaître)

 

Le 28 mars 1435 est accordée une nouvelle foire. 

Une enquête du 15 août 1439, relative à l'enlèvement par Olivier de Kernechriou des armes du commandeur du Palacret, Pierre de Keramborgne, indique, d'autre part, que la chapelle de la Commanderie, au sud de l'église, venait d'être terminée l'année précédente, ainsi que le porche méridional.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile  2013.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile 2013.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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LE TYMPAN DU PORCHE.

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Le tympan du porche sud, édifié par Pierre de Keramborgne entre 1435 et 1438, en arc brisé, porte un décor sculpté en moyen-relief sur deux registres.

Le registre principal s'inscrit sur une corniche moulurée de part et d'autre du fleuron de l'accolade. Elle associe une Annonciation à gauche et une Déploration à quatre personnages à droite. Une frise de sarment la surmonte.

Le registre supérieur, encadré de la frise de rinceaux, n'a qu'un tableau, consacré à un ange aux ailes déployées, qui écarte les bras en signe d'accueil ou de salutation.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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La Déploration.

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Au centre, la Vierge, un genou à terre et peut-être assise, vêtue d'un manteau qui la voile, tient son Fils, dont le corps vu de face les bras parallèles au tronc, forme une diagonale.

À sa droite, saint Jean offre la particularité de tenir la palme, celle que, dans les récits apocryphes, lui sera remis par la Vierge pressentant sa mort., et qu'on voit dans les Dormitions.

À sa gauche, sainte Marie-Madeleine, la tête inclinée et les cheveux longs tombant sur ses épaules,  tient le flacon d'aromates de la main gauche.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile  2013.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile 2013.

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L'Annonciation.

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À droite, l'archange Gabriel, de trois-quarts, est agenouillé un seul genou à terre, ses cheveux sont rassemblés par un bandeau puis forment deux masses latérales polylobées, et ces boucles angéliques rappellent fortement  la manière de l'atelier ducal du Folgoët tant à la collégiale du Folgoët, qu'à Rumengol , à Saint-Herbot et sur le porche sud de la cathédrale de Quimper.

De grosses joues arrondies encadrent une bouche très petite.

Il est vêtu d'une tunique longue dont le large revers (ou l'amict) descend en pectoral.

Il est séparé de la Vierge par un vase d'où s'élève comme une colonne fleuronnée le lys métaphorique de la fleur de pureté et du vase clos de la virginité.

D'une main droite placée en avant paume vers le haut et d'une main gauche tendue en arrière, il déploie un phylactère (celui de l'Ave Maria), mais si nous voulons suivre le déroulé de ce dernier, nous le voyons à la fois à la base du vase, s'enroulant autour de la colonne, passant en diagonale et se retrouvant en haut à droite devant l'une des ailes.

L'autre aile, la droite, montre son bord crénelé entre l'épaule, et la colonne.

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Devant lui, et sculpté sur un bloc séparé, la Vierge est représenté de face, faisant de la paume gauche le geste d'acceptation du Fiat, tandis que la main droite est encore posée sur le lutrin et le livre dont elle récitait les prières avant d'être surprise par l'irruption du messager divin. Un phylactère se retrouve sur le piètement du lutrin, et une inscription peinte courait peut-être sur l'ensemble de la banderole.

Là encore, le visage de la Vierge est particulièrement joufflue ; un bandeau ou un cordon passe autour de son voile.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile  2013.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile 2013.

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L'Ange aux bras écartés.

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Il semble agenouillé et donc en adoration ; sa tunique est serrée par une ceinture.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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LES CONTREFORTS ET LEURS ÉCUS.

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Ils sont décrits par S. Lemaître comme "des contreforts obliques armoriés  qui se détachent de la file de pignon". 

Ces contreforts à orientation obliques sont une innovation que se retrouvera une décennie plus tard à La Martyre.

Couffon écrit : "Les contreforts sont ornés d'écus d'une très belle sculpture, mais que les lions servant de supports permettent, d'après l'enquête de 1439, d'attribuer au commandeur Pierre de Keramborgne."

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Pierre de Keramborgne et ses armoiries.

Une enquête du 15 août 1439 est relative à l'enlèvement par Olivier de Kernechriou des armes du commandeur du Palacret, Pierre de Keramborgne, sur le pignon sud, après qu'elle y soient restée au moins une année avant le procès, soit un chantier débuté entre le milieu de  l'année 1437 et le début de l'année 1438.

 

Cette enquête d'un procès dont on ignore l'aboutissement , "en cette chapelle et église de Runazhan, devers le midi, [qui] a esté puis nagueres commancee et facte ou près de faicte" disait: "Led. exposant avoir fait mestre et entailler un escuczon ouquel estoient mises et entaillees les armes d'icelui exposant, avecques son timbre au dessus d'icelles armes, et y estoient entaillez et figurez deux leons tenoient led. escuçon ou estoient celles armes."

Ces armes se retrouvent avec celles de l'Ordre de Malte sur les ajours trilobés de la maîtresse-vitre. On les trouve aussi sur la maîtresse-vitre de la chapelle de Keramanach en Plounevez-Moëdec. Elles se blasonnent de gueules à un heaume de profil d'or accompagné de trois coquilles d'argent.

http://www.infobretagne.com/plounevez-moedec-keramanach.htm

La famille de Keramborgne était établie près de Vieux-Marché. Pierre était le fils de Guillaume, homme d'armes lors de la montre de Tréguier de 1481, et de Catherine de Coëtvoult.

"Cette famille a notamment fondée la chapelle de Sainte-Barbe à Plouaret. Leurs armoiries sont d'ailleurs visibles sur le calvaire daté de 1612. Cette seigneurie possédait un droit de haute, moyenne et basse justice qu'elle exerçait au bourg de Plouaret. On peut citer dans cette famille : Merien de Keramborgne (1437), Jean de Keramborgne (époux d'Anne Loz), Guillaume de Keramborgne (époux de Catherine de Coatvoult, il comparait à Tréguier en 1481 avec 400 livres de revenu comme homme d’armes) et Pierre de Keramborgne (1498). La seigneurie passe ensuite entre les mains des familles La Haye (suite au mariage de Jeanne de Keramborgne avec Jean de La Haye), de Bellisle (cité en 1526 et 1556), Perrien (en 1583, suite au mariage de Louise de Bellisle avec Charles de Perrien)." http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ferme-de-keramborn-le-vieux-marche/6ce960cc-2062-46c6-8112-69871cafefc6

 

Les pinacles de ces contreforts ont été ajoutés selon Couffon  pendant  les restaurations de 1895.

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Le complexe armorié de gauche.

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Je n'en n'ai pas trouvé de description précise. Les gens ne sont-ils point curieux ? Gardent-ils le fruit de leurs recherches pour eux ?

Les supports en sont deux lions, dressés sur les pattes arrières, et présentant entre leurs pattes antérieures le complexe héraldique. Mais celui de gauche a la tête de profil ("lion" héraldique) et l'autre, à droite, a la tête de face ("léopard" héraldique). Leur queue se dresse verticalement derrière leur corps.

L'écu est-il réduit à la partie rectangulaire inférieure (muette), ou inclut-il le heaume, comme meuble, heaume représenté ici de face ?

Dans ce dernier cas, peu convainquant, l'écu est surmonté d'une couronne, puis vient le cimier que je compare à un vase (c'est difficile à décrire) et à une fleur à plusieurs boutons. À la réflexion le "vase" est un coussin (ou un tortil, mais qui ferait double emploi avec la couronne.

Je penche plutôt pour un (petit) écu aujourd'hui muet, surmonté d'un heaume de face et d'une couronne, puis d'un coussinet d'un cimier en fleur stylisé.

L'écu étant muet, nous ne pouvons en déterminé le possesseur.

Au secours les amis experts !!

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le complexe armorié de droite.

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Il ressemble fort au premier, mais pourtant...

1. Le lion de notre gauche est de profil mais sa tête est tournée vers nous, le support est un léopard à dextre. Et inversement, le support senestre est un lion.

2. Leurs queues passent entre les jambes puis devant le ventre.

3. L'écu est couché, la pointe vers notre droite.

4. Le coussin se prolonge en une tige, cerclée d'un anneau, et le cimier ressemble à un arbre.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Les armoiries ducales du faîte.

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C'est ballot. J'ai oublié de prendre en gros plan l'écu rectangulaire couronné, paraît-il, en bannière. Ce serait l'écu du duc. Je n'y vois rien de précis, hormis la couronne. 

Ma photo montre en arrière-plan le cadran solaire qui surmonte la rosace.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le cadran solaire.

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 Michel Lalos cite l'inventaire de la SAF [inv. SAF : 2226901-1]  et décrit un cadran peu déclinant de l'après-midi, semi-circulaire, gravé sur pierre, aux  lignes chiffrées dans demi-couronne, avec un moignon de style

 

 

Il existe un autre cadran solaire, "canonial" (*), à dix secteurs égaux, en réemploi sur le soubassement d'une banquette du porche.

(*) CORNEC (Jean-Paul), LABAT-SEGALEN (Pierre), ROUXEL ( Bernard), 2010 Cadrans solaires en Bretagne Skol Vreizh

https://www.sahpl.asso.fr/site_sahpl/Cornec%20-%20S%C3%A9galen%20-%20Rouxel%20-%20Cadrans%20solaires%20en%20Bretagne.pdf

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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RAPPROCHEMENT AVEC LA CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-LA-CLARTÉ DE PERROS-GUIRREC.

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S. Lemaître a souligné les ressemblances  entre ce décor et celui du tympan de la chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté ( à 25 km au nord-ouest), datant du milieu du XVe siècle et décrite en 2010 par Philippe Bonnet et Jean-Jacques Rioult. Elle peut être datée entre 1445 (inscription sur un pilier) et 1485.

Malgré l'absence d'ange aux bras écartés en partie haute, la composition 'apparente dans tous ses détails à celle de Runan, tant pour l'Annonciation et la Déploration séparées par l'imposant fleuron d'accolade que pour les choux frisés des rampants au dessus du gable et que pour  les deux panneaux des armes   présentées par deux lions, et avec des heaumes.

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Chapelle de la Clarté à Perros-Guirec.

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LES PIÉDROITS ET VOUSSURES DU PORCHE : DOUZE PERSONNAGES ASSIS ET DES ANGES BANDEROLÉS.

 

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S. Lemaître décrit ici les piédroits, la triple voussure en tiers point, le cortège des anges banderolés, et l'archivolte en accolade rehaussée de choux frisés. 

Je retrouve bien, de l'intérieur à l'extérieur, une voussure à sarments, puis une voussure à douze personnages, puis l'accolade s'appuyant sur une console feuillagée et sculptée de douze anges enrubannés du côté interne et  de feuilles côté externe, et des deux pinacles engagés à denticules.

Les auteurs, lorsqu'ils se prononcent sur ces personnages, les tiennent, comme Lemaître, pour des apôtres. Parce qu'ils vont par douze sans doute. Je n'y crois pas. Les apôtres sont rarement assis. Leurs barbes ne sont pas taillées en pointe, et ils ne sont pas coiffés de bonnets. J'inclinerait pour des prophètes. C'est drôle comme dès qu'on approfondit un peu l'examen des sites, on se retrouve avec plus de questionnements et moins de certitudes. 

L'usure du granite ne facilite pas les choses. Ce n'est pas ici le beau kersanton de Basse-Bretagne. 

Certains de ces messieurs ont un point commun, celui de lever la main vers le haut, pour désigner le ciel, ou plutôt un saint personnage (Christ ou Vierge) qui les dominerait . Comme les rois de Juda et les Prophètes dans les Arbres de Jessé.

Ceux qui débutent les séries, en bas à droite et à gauche (n°1 et n°12), s'encadrent dans les moulures transformées en colonnes à chapiteaux.

J'ai pris mes photos des personnages en débutant par la gauche, ce qui reste arbitraire tant qu'aucun d'eux n'est identifié. En tout cas, je ne vois nulle part un saint Pierre tenant sa clef.

Des restes de polychrome ocre sont visibles.

 

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°1.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°2.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°3.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°4.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°5.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°6.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°7. On redescend vers la droite.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°8.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°9.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°10.

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N°11.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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N°12.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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L'INTÉRIEUR DU PORCHE.

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"À l'intérieur du porche, la porte en tiers-point est simplement soulignée aux piédroits par deux colonnettes qui s'effacent dans les claveaux de la voussure supérieure. L'entrée du porche est couverte d'une voûte octopartite reposant sur de fines arcatures qui ont pour clé une rose couronnée d'angelots." (S. Lemaître)

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L'ange à phylactère du côté ouest. 

On remarquera la coiffure à boules ou macarons, si typique des sculpteurs de l'atelier ducal, au Folgoët, à Quimper et à Rumengol.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Une console feuillagée du côté est.

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Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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La rose feuillagée ou nuée entourée de huit anges à phylactères.

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Mes photos des têtes d' anges ne sont pas excellentes, mais tendent à montrer les coiffures en macarons, largement illustrés dans mes articles sur l'atelier ducal dit "du Folgoët" (E. Le Seac'h).

 

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le porche sud (granite, vers 1437) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

 

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SOURCES ET LIENS.

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ALAIN (Agnès), 2020, Sortie fontaines et petits patrimoines

https://docplayer.fr/189176009-Sortie-fontaines-et-petits-patrimoine-du-9-mars-2020-pontrieux-runan.html

—BLANCHARD (René), 1895, Lettres et mandements de Jean V, duc de Bretagne: étude sur les sources du recueil. n°. 2218 et 2371

Lettres du duc concédant à la chapelle de N. D. de Runan une foire qui devait se tenir le samedi précédant le pardon de la chapelle, fixé au dernier dimanche de juillet. Par le duc, de son commandement, présents : l'archidiacre d'Acreleon, Yvon Roscerf et autres. — Cador.

https://archive.org/details/lettresetmandem02blangoog/page/n137/mode/2up

Mandement d'enquérir de l'injure faite au commandeur de la Feuillie en enlevant ses armoiries de l'église de Runan. Orîg. jad. scellé sur s. q. (Ar. CÔtes-du-Nord, H, f. de Malte).

A Vannes, 1439, 15 août. — « Jehan... A noz seneschalx, alloez et procureurs du ressort de Goelou, de Guigamp et de Lannuyon et à leurs lieutenans, à noz bien amez et fealx conseillers Eon de Roscerf, nostre maistre d'ostel, Jehan de Vennes, nostre contrerolleur gênerai, Robert Cador, nostre secrétaire, Alain Raison et Guillaume Labbé, salut.

De la partie de nostre bien amé et féal religieux et cher frère Pierres de Kaerenborgne, commandeur de la commanderie de la Feuillée et du Palacret, nous a esté exposé engrièvement complaignant, disant que l'église ou chapelle de N. D. de Runarzhan, tref ou fillete de la paroesse de Ploeuc, du diocèse de Treguer, est, comme on tient et dit on communeement, fondée et située en la terre ou fé de lad. commanderie, et ce est assez vroysemblable à croire, car celle chapelle est cernée et environée pour la plus grant partie, des fiez et terres d'icelle commanderie, et aussi en celle chapelle a telle et semblable indulgence et remission comme il a es aultres églises et chapeles fondées et situées es fonds, fiez et terres de lad. commanderie et des autres samblables commanderies de l'ordre de l'ospital Mr saint Jehan Baptiste de Jherusalem ; et que en celle chapelle et église de Runazhan, devers le midi, a esté puis nagueres une chapelle commancée et faicte ou près de faicte, et que au pingnon d'icelle nouvelle chapelle, devers led. midi, est assise et levée une belle fenestre de pierre de taille, et que en une belle pierre de taille assise ou hault d'un costé d'icelle fenestre, par dehors devers midi, led. exposant avoit fait mectre et entailler un escuczon ouquel estoient mises et entaillées les armes d'icellui exposant, avecques son timbre au dessus d'icelles armes, et y estoient entaillez et figurez deux leons, l'un d'un costé et l'autre de l'autre costé d'icelles armes, semblans en figure que celx deux leons tenoient led. escuçon où estoient celles armes, et que tout estoit bien et notablement figuré, entaillé et fiait de et en bel et bon ouvrage de pierre ; et ilecques mis, assis, souffert et laissé par le temps d'un an ou environ ou plus, et tellement que les voisins et demourans en celles mettes et celx qui aloient à lad. église ou passoient par auprès d'elle, au moins devers le midi, le povoient veoir et savoir ; et mesmes Rollant de Kernechriou, Phelipe de Kernechriou son frère et Alain de Kernechriou, oncle desd. frères, le savoient et povoient assez savoir, ainsi que sera déclaré et trouvé si mestier est, comme dit celui exposant ; disant oultre que lui, avecques ses biens, saisines et possessions quelxconcques estoient de piecza et encore sont en noz seurté, proteccion et sauvegarde générale et especiale, pupliés et faictes açavoir tellement que lesd. de Kernechriou ne autres d'icelles parties n'en porroient prétendre ignorance.

Et neantmoins tout ce que dit est, lesd. armes dud. exposant ont esté, puis un mois encza ou environ et que que soit nouvelement et puis nagueres, rompues, arrasées, deffaictes, desentaillées et ostées, et ou lieu et endroit où elles estoient, sont mises, figurez et peintes les armes desd. de Kernechriou ou des aucuns d'elx, car en icelui lieu, puis le démolissement desd. armes dud. exposant, furent mises et assises en peinture et colleurs les armes dud. de Kernechriou, o un cressant d'avantage qui sambloit estre manière de diferance, et que celles armes de Kernechriou o celle diferance furent ilecques par aucuns jours, et après ce en fut ostée lad. diference, et y demeurèrent les plaines armes dud. de Kernechriou, savoir dud. Rollant de Kernechriou, teles comme il les porte, car il est l'aisné de celx de Kernechriou ; et dit celui exposant que lad. offense a esté principalement procurée, pourchacée et faicte par lesd. Rollant et Phelipes de Kernechriou, et que de ce faire ilz et leurs adhérez et complices ont esté agens, consentens et participans, ainsi que plus à plaîn sera déclaré en lieu et temps ; quelle chose, si elle n'estoit reparée, seroit en grant foule, vitupère, deshoneur, préjudice, grief et domage dud. exposant ainsi qu'il dit, et nous a très humblement supplié de lui pourvoir sur ce de convenable remède.

Pour ce est il que nous, desirans justice estre faicte et ne voulanz tieulx deliz demeurer impuniz, quelx, s'ilz sont vroiz, sont cas de mal exemple et dignes de granit punicion, comme de violence faicte à l'iglise, commectant sacrilège et infraccion de nostre sauvegarde et grant offense faicte aud. commandeur et à son estât et honeur, qui est issu de bon et grant lignage appartenant à plusieurs des barons et autres grans nobles de nostre duchié  et grandement et dignement bénéficié..., Vous mandons... que vous vous transportez sur le lieu où l'en dit lesd. excès avoir esté faitz, et vous imformez et enquerez du cas sommairement et de plain...; et si vous trouvez lesd. de Kernechriou... coulpables, les requérez... d'en faire reparacion... et remectre les armes dud. commandeur es lieu et estât que trouverez [que] elles estoient avant lad. demolicion d'icelles... Par le duc, en son conseil, ouquel : Vous, l'evesque de S» Brieuc, le maistre d'ostel, Pierres Ivete, le seneschal de Moncontour et autres estoint. — Gunemar. »

https://archive.org/details/lettresetmandem02blangoog/page/n225/mode/2up

— BONNET ( Philippe), RIOULT ( Jean-Jacques), 2010 , "Chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté,", in Bretagne gothique : l'architecture religieuse, Paris, Picard, 2010, 485 p. 

— COUFFON René Couffon, « Runan », Congrès archéologique de France, Société française d'archéologie « 107e session, 1949, Saint-Brieuc »,‎ 1950, p. 150-164. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f154.image.r=runan

Infobretagne

http://www.infobretagne.com/runan-eglise.htm

—LALOS (Michel)

 http://michel.lalos.free.fr/cadrans_solaires/autres_depts/cotes_d_armor/cs_22_guingamp.php

 

— LASCAUX (Michel), 1987, Runan l'église des Chevaliers de Malte.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_106/Runan_lEglise_des_Chevaliers_de_Malte_.pdf

— LE FLOC'H (Loieiz), La chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_175/notre__dame__de__la__clarta__perros__guirec.pdf

— LEMAÎTRE (Stéven), 2015, « Runan, église Notre-Dame-de-Miséricorde », Congrès archéologique de France, Société française d'archéologie « Monuments des Côtes d'Armor, le « Beau Moyen Âge », 173e session, 2015 »,‎ 2017, p. 313-326. 

MAN8ROVE

https://man8rove.com/fr/blason/dul7nwn-parc

https://man8rove.com/fr/profile/yru34x5gc-henry-du-parc

MONNIER (Louis), 1900, « L'église de Runan, ses origines, son histoire », Revue de Bretagne, de Vendée et d'Anjou, vol. 24,‎ 1900, p. 195.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411436v/f387.image.r=runan?rk=21459;2

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411436v/f285.image.r=runan

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411435g/f134.image.r=runan?rk=42918;4

 

MONUMENTUM

https://monumentum.fr/eglise-notre-dame-cimetiere-pa00089576.html

PATRIMOINE

https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/22-C%C3%B4tes-dArmor/22269-Runan/138124-EgliseNotre-Dame

ROLLAND (Jean-Paul), 2016, L'église Notre-Dame de Runan.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_242/eglise__notre__dame__runan.pdf

ROPARTZ ( Sigismond), 1854, « Notice sur Runan », Annuaire des Côtes d'Armor,‎ 1854.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1107857/f87.item

— SPREV

http://www.sprev.org/centre-sprev/runan-eglise-notre-dame-de-misericorde/

— WIKIPEDIA

 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_Runan

 

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Published by jean-yves cordier - dans Sculptures Héraldique Chapelles bretonnes
25 juin 2022 6 25 /06 /juin /2022 18:46

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan.

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— Voir sur Runan :

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— Voir sur l'art tumulaire hors Bretagne:

 

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Sur les gisants de Bretagne, voir (approximativement par ordre chronologique) :

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Hors de ce blog :

 

 

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PRÉSENTATION.

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Ce gisant en pierre est placé dans l'angle sud-ouest de la nef, à droite de l'entrée, à l'angle de la tour, dans un endroit assez sombre et empoussiéré, et le recul nécessaire à son examen est limité par la présence d'une ancienne cloche conservée devant lui. 

Il était placé jadis, selon Monnier, au centre du bas-côté sud ; un couple de seigneur y est représenté mais leurs  visages  ont été martelés à la Révolution, de même que tout indice d'identification. Les propositions n'ont pas manquées, et Benjamin Jollivet avait suggéré d'y voir le tombeau de Jean V et de sa femme Jeanne de France, tandis que J.-M. Luzel suggérait d'y voir les seigneurs de Lestrezec, ou Monnier ceux de Kerambellec.  En 1936, René Couffon, toujours péremptoire, n'affirme y distinguer "encore nettement" les armes des du Parc de la Roche-Jagu. Puisque le tympan de la maîtresse-vitre porte les armes en prééminence de Henry du Parc d’azur au léopard d’or, brisé d’un lambel de gueules et et de Catherine de Kersaliou  d’argent à trois fasces de gueules au lion brochant, cela lui permit d'affirmer, dans une publication aussi sérieuse que celle de la Société archéologique de France, qu'il s'agissait du gisant de ce couple, dont l'épouse est décédée en 1433. C'est ce qu'on retrouve aujourd'hui repris partout.

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Ou presque. Seven Lemaître, dans la 173e cession du Congrès archéologique de France de 2015, ne cite son prédécesseur devant le même Congrès qu'avec prudence et au conditionnel. Pas plus que moi, il ne semble avoir pu constater  les armoiries des du Parc. Voici sa description :

"René Couffon a cru reconnaître l'écu de Henri du Parc seigneur de la Roche-Jagu, cité en 1421 comme garde de la foire de Saint-Barnabé  en Runan. Il serait accompagné de sa femme Catherine de Kersaliou, décédée en 1433, dix ans après son mari. Elle est enterrée le 15 novembre 1433 à Runan (René Couffon, "La Roche-Jagu", Soc. d'Emul. des Côtes-du-Nord p. 38). 

Leurs têtes reposent sur des coussins tenus par des anges. Henri du Parc, écimé,  porte une armure de plates complètes aux genouillères bien tracées et Catherine de Kersaliou porte une longue robe au drapé lourd et  ceinturée au dessus de la taille, selon la mode du XVe siècle."

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Pour respecter les conventions, j'adopte dans ma description, comme le fait S. Lemaître, l'hypothèse de René Couffon, qui reste plausible.

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Qui est Henry du Parc ?

Il est le fils de Maurice du PARC, seigneur du Parc ca 1321-1383..1390, Capitaine de Quimper, chambellan du duc de Bretagne, et de Catherine de TROGUINDY, dame de la Roche-Jagu ca 1340-1418. Catherine de Troguindy mourut en 1418 et son fils aîné , Henri du Parc , rendit au duc minu de sa succession le 25 juin de la même année.

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DU PARC d'azur au léopard d'or, au lambel de gueules. Et Morice du Parc, un escuier hardy. MAURICE DU PARC, seigneur du dit lieu, Paroisse de Rosnoën, Evêché de Cornouailles, ainsi qu'il le dit lui-même dans l'enquête pour la canonisation de Charles de Blois, en 1371 (D. Morice, T. II., Pr., col. 9), ne doit point être confondu, comme on l'a fait, avec une autre famille du Parc, sr. du dit lieu, Paroisse du Gouray, et de Locmaria, Paroisse de Ploumagoër, qui s'armait d'argent à trois jumelles de gueules.

Les du Parc de Rosnoën,, issus en ramage des vicomtes du Faou, portaient les armes de ceux-ci, brisées d'un lambel.

Maurice, l'un des champions du combat des 30, puis capitaine de Quimper pour Charles de Blois, contribua, en 1359, pour la somme de 5.000 écus, à la rançon de son maître prisonnier en Angleterre, et, à sa mort, passa au service de France. Suivant l'enquête susdite, il était âgé, en 1371, d'environ 50 ans, ce qui lui donne l'âge de 20 ans lorsqu'il fit ses premières armes au chêne de Mi-Voie. En 1372, il conduisait, avec Alain de Beaumont, l'aile gauche de l'armée du connétable à la déroute des Anglais devant Chisey, en Poitou, et était gouverneur de La Rochelle, en Aunis, en 1373 (Le Laboureur, p. 54). Les anciennes Réformations et Montres de Cornouailles mentionnent plusieurs membres de la même famille, savoir :

Henry, sr. du Parc, employé dans la Réformation de 1426, Paroisse de Rosnoën (*) ; Jean, archer en brigandine dans la Montre générale de 1481 ; autre Jean, sr. du Parc, Réformation de 1536, père de 1° Jean, mineur en 1562 et représenté à une Montre de cette année, par Jacques du Parc, son oncle paternel, en équipage d'arquebusier à cheval ; 2° Jeanne, Dame du Parc, après son frère mort sans hoirs, mariée, vers 1560, à Jean Troussier, sr. de la Gabetière. De ce mariage naquit une fille, Jeanne Troussier, Dame du Parc, mariée, en 1581, à Charles de Penmarc'h, sr. de Coëténez, Paroisse de Plouzané, dont la petite-fille, Marie-Françoise de Penmarc'h, Dame de Coëténez et du Parc, épousa, vers 1675, François Le Veyer, sr. de Kerandantec, Paroisse de Plouzané, et du Ster, Paroisse de Cléden-Poher.

Gabriel Le Veyer, fils des précédents, seigneur du Parc, de Coëténez et du Ster, mourut au Parc et fut enterré, en 1724, à Rosnoën, laissant de son mariage avec Marie-Perronnelle de Kerléan :

Roberte-Angélique Le Veyer, Dame du Parc, de Coëténez et du Ster, épouse de Claude-René de Guer, marquis de Pontcallec, frère de Clément décapité, en 1720, pour sa participation à la conspiration de Cellamare.

(*) Je n'ai pu vérifier cette information.

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Henry du Parc Sr de la Roche-Jagu épousa Catherine de Kersaliou. Il décéda en 1423 entre le 2 octobre et le 19 décembre. Certains auteurs indiquent qu'il décéda à Runan, ce que je n'ai pas pu confirmer et que je tiens comme douteux, ou basé sur la présence de ce gisant.

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Son nom apparait en 1495 dans un acte ducal qui concède à Runan l'établissement d'une foire le jour de la  saint Barnabé (le 11 juin), et qui attribue la garde et le gouvernement de cette foire à Henry du Parc et à ses héritiers :

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1495 Concession d'une foire annuelle au bourg de Runan . Copie de 1683 ( Ar . paroissiales de Runan )

A Vannes, 1421, 19 mai. « Jehan. A tous, salut. Comme à nous de nos droicts royaux et ducheaux, souverainetez et noblesses appartiennent la creatiuon et institution des foires et marchez en nstre duché et non à aultre, et nous ayant suplié et requis les tresoriers et fabriques de l'eglise et chapelle de Nostre Dame de Runargan, en la chatellenie de Chateaulin sur Trieu, pour augmentation de lad. Chapelle et du service divin en icelle, et pour le bien de la chose publique, leur donner et octroyer une foire annuelle et perpetuelle, au jour et feste de la St Barnabé apostre, o les debvoirs, esmoluements et prerogatives y appartenances, Scavoir faisons que nous avons aujourd'hui creé et octroyé aud. Fabrique d'icelle chapelle une foire annuelleet perpetuelle aud. Lieu de Runargan, aud. Jour de St Barbabé, à en jouir avec des debvoirs, esmoluements et prerogatives appartenantz a droitct de foire ; et à ce qu'elle soit seure et en puisse mieux valloir, avons voullu e octroyé, voulons et octroyons que nostre bien amé et feal ch[evali]er et chambellan messire Henry du Parc, s[eigneu]r de la Roche Jagu, ait la garde, gouvernement et juridiction et seigneurye de lad. Foire avec les sequelles et deppandances d'icelle juridiction, à en jouir luy et ses heritiers en perpetuel. Sy mandons et commendons à nos seneschaux, allouez et procureurs de Treguier et du resotrt de Gouelo, etc. etc. En tesmoign de ce, nous avons fait sceller cestes nos presantes en las de soye et cire verte.

Signe, Par le duc. Par le duc, de son commandements et en son conseil, présents : l'evesque de Dol, l'abbé de St Mahé, le sire de Molac, Pierre Eder, chevalier et Jehan de Kermellec.

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Ses armes, et celle de Catherine de Keraliou, se trouvent dans le tympan de la maîtresse-vitre datée de 1423 par déduction héraldique, sous celle des du Perrier 

 

"Au troisième rang, un écu aux armes des du Perrier et un autre losangé mi-parti : au I, du Perrier, au II, écartelé Gaudin et Brienne de Beaumont, armes de Jean du Perrier, sire de Quintin et du Perrier et de Constance Gaudin sa femme, fille de Péan et de Jeanne Riboule. Enfin au dessus des troisième et quatrième panneaux, un écusson losangé mi-parti du Parc de la Rochejagu et de Kersaliou et autre des armes pleines des du Parc, armes de Henry du Parc Sr de la Rochejagu et de sa femme Catherine de Kersaliou.

Ces grandes armoiries permettent de dater avec une très grande précision la verrière. En effet, l'on sait, d'une part, que c'est par contrat du 3 janvier 1423 que Jean du Perrier, veuf d'Olive de Rougé, épousa Constance Gaudin, et d'autre part, qu'Henry du Parc Sr de la Rochejagu décéda en cette même année 1423 entre le 2 octobre et le 19 décembre. L'on peut donc dater la commande de cette verrière de l'an 1423, les armes d'Alain du Parc, frère et héritier d'Henry, et de sa femme Miette de Tréal n'y figurant pas. Cependant les armes de Catherine de Kersaliou précédant les armes pleines des du Parc indiquent que lors de son exécution, Catherine était sans-doute veuve. Probablement était-elle même la donatrice de la verrière, comme semble l'indiquer la présence de sainte Catherine, elle mourut le 15 novembre 1433.". (R.C.)

 

https://www.laperenne-zine.com/articles.php?lng=fr&pg=646

 

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Vue générale.

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Le plateau de granite clair (leucogranite ?) sculpté en haut relief des deux membres du couple est la réunion de deux pièces de pierre, au bord arrondi mais sans moulure, celle de Henri du Parc étant près de deux fois plus large que celle de son épouse. Elles sont posées sur un soubassement fait d'un appareillage de bloc maçonnées, et nous n'avons accès qu'à deux des côtés.

Du côté est, ces pierres sont de taille irrégulières.

Du côté nord, elles sont régulières et les quatre blocs font toute la hauteur du soubassement. La pierre la plus à gauche porte les traces d'un écu martelé, mais ces traces sont ininterprétables. Un nouvel examen à jour frisant y distinguerait peut-être le blason des du Parc , mais la photo que j'ai prise peine à m'en convaincre. Les autres faces, inaccessibles, seraient-elles plus parlantes?

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Armes de la famille du Parc,  d’azur au léopard d’or, brisé d’un lambel de gueules .

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Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Les deux époux ont les mains jointes, et leur tête encadrée d'anges repose sur un coussin .

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Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Les pieds des époux reposent sur deux animaux opposés par l'arrière-train et dont la tête et le haut du tronc ont été martelés : cela souligne l'importance de ces animaux comme indice de privilège seigneurial. Il pourrait s'agir de deux lévriers pour Catherine de Kersaliou et de deux lions (ou deux chiens de chasse ?) pour Henri du Parc.

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Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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L'écu martelé.

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Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Henri du Parc.

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Il est figuré mains jointes, en armure de plates complète non recouverte d'un tabard mais sans casque, et deux anges de tendresse l'entourent. À sa droite comme à sa gauche, les anges, tournés vers lui, posent leurs mains sur le moignon de l'épaule et sur le bras.

La présence de ces anges entourant le défunt est presque constante sur les gisants des nobles bretons. On les voit déjà sur le gisant de Roland de Dinan, le plus ancien (1222).

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Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Il ne reste vraiment rien de la tête, et de la chevelure.

Les deux spalières (protection des épaules) ont trois lames articulées, et une forme très oblique, sans arrondi d'épaule.

Puis viennent les cubitières et les brassards, concernés par le martèlement.

Les mains jointes ont été martelées mais devaient être nues.

Sous les bras, se voit la sangle de fixation, bien détaillée, de la cuirasse.

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La tête des anges a été également martelée. Nous distinguons les ailes et leur plumes. Les anges sont vêtus d'une tunique qui descend jusqu'aux pieds, qui semblent nus.

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Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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L'armure décline ensuite la braconnière, les cuissardes, les grèves et les solerets, à bouts pointus.

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Le seigneur porte une épée courte le long de sa jambe droite, et une épée longue du coté gauche.

L'épée longue est dans son fourreau, et sa taille approche un mètre, si on la compare à la distance entre la ceinture et la cheville du défunt. Elle évoque donc l'épée de taille.

En Occident, le plus courant est l'épée de taille, longue (près d'un mètre) et plate, à deux tranchants. Au XIIe siècle, le pommeau rond se répand et remplace les pommeaux ovales ou lobés des épées normandes. Des modèles à la garde recourbée apparaissent. L'estoc (pointe) peu prononcé (bien que fonctionnel) tend à s'effiler : l'épée d'estoc, plus fine et plus courte (mesurant entre 60 et 75 cm du talon à la pointe), à l'extrémité acérée, plus adaptée aux coups de pointe, devient plus usitée dès la fin du XIIIe siècle de l'épée d'estoc. Son talon est large (jusqu’à 10 cm) et l'estoc très pointu permet de transpercer l'armure entre les plates qui apparaissent alors. À la fin du XIIIe siècle apparaissent les épées longues (à deux mains) telles que le brand d'arçon qui, comme son nom l'indique, est porté sur la selle et est utilisé par le chevalier démonté. Les épées bâtardes (dites à une main et demi) se développent au XVe siècle. Leur longueur et leur masse modérées ainsi qu'un excellent équilibrage (notamment grâce aux pommeaux en ampoule) en permettent l'usage à cheval et à pied, à une ou deux mains. Les épées très longues telles que les espadons restent d'usage au XVe siècle et jusqu'au début du XVIe (Zweihänder des Lansquenets)." (Wikipedia)

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L'épée courte va de la ceinture au genou, soit 50 cm environ. Elle n'a pas de fourreau, il s'agit plutôt d'une dague. Voir les deux épées et la dague de Jehan de Kerouzéré (1460) ou de son père Éon (mort en 1435)  :  la proximité des dates des deux gisants en rend la comparaison précieuse.

 

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Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Catherine de Kersaliou.

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Sa tête et ses cheveux, ses mains jointes, une partie de ses avant-bras, la tête des anges et celles de ses animaux emblématiques (lévriers ?) ont été martelés.

Elle est vêtu d'une robe descendant jusqu'aux pieds, à décolleté en V souligné par un épais revers, et dont la ceinture, une bande d'étoffe large, sépare un bustier d'une "jupe" plissée. L'ourlet inférieur forme une jolie courbe festonnée au dessus de l'extrémité des chaussures, qui sont pointues.

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Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le gisant (granite ?, après 1433 ?) de Henry Du Parc (?) et Catherine de Kersaliou (?) à l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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CONCLUSION.

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Il semble indispensable de soumettre ce gisant à un nouvel examen qualifié, afin de tenter de préciser si, oui ou non, les armes des du Parc, avec leur léopard et leur lambel, peut être découvert par un éclairage adapté ou par un examen plus attentif.

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SOURCES ET LIENS.

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—ALAIN (Agnes), 2020, Sortie fontaines et petits patrimoines

https://docplayer.fr/189176009-Sortie-fontaines-et-petits-patrimoine-du-9-mars-2020-pontrieux-runan.html

L'auteur cite Rolland 2016 : "À droite en rentrant, les gisants d'Henry Du Parc , seigneur de La Roche-Jagu (mort en 1 423), et de  son épouse Catherine de Kersaliou (décédée en 1433). On devine à leurs pieds des corps de chiens qui sont le symbole de la fidélité. L’épée du seigneur Henry du Parc est située le long de son corps ce qui signifie qu’il est mort dans son lit et non pas au combat."

https://docplayer.fr/189176009-Sortie-fontaines-et-petits-patrimoine-du-9-mars-2020-pontrieux-runan.html

BONNET ( Philippe), RIOULT ( Jean-Jacques), 2010 , Bretagne gothique : l'architecture religieuse, Paris, Picard, 2010, 485 p. 

COUFFON René Couffon, « Runan », Congrès archéologique de France, Société française d'archéologie « 107e session, 1949, Saint-Brieuc »,‎ 1950, p. 150-164. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f154.image.r=runan

 

Tombe élevée du XVe siècle.

Cette tombe, reléguée au bas de l'église a été extrêmement mutilée pendant la Révolution. L'on y distingue, cependant, deux gisants en ronde bosse portant les costumes du début du XVe siècle.

Quoique les écus qui la décorent aient été soigneusement martelés, on y distingue, cependant, encore nettement les armes des du Parc de la Roche-Jagu, ce qui permet d'affirmer que ce tombeau est celui d'Henry du Parc et de Catherine de Kersaliou, dont nous avons mentionné les prééminences [sur le tympan de la maîtresse-vitre].

 

DURAND ( Gildas), 1999,, « Nouvelle théorie sur le retable de Runan. Ses conséquences pour la connaissance de l'art gothique breton », Les dossiers du Centre de Recherche et d'Archéologie d'Alet, no 18,‎ 1999, p. 91-104.

Infobretagne

http://www.infobretagne.com/runan-eglise.htm

LEMAÎTRE (Stéven), 2015, « Runan, église Notre-Dame-de-Miséricorde », Congrès archéologique de France, Société française d'archéologie « Monuments des Côtes d'Armor, le « Beau Moyen Âge », 173e session, 2015 »,‎ 2017, p. 313-326. 

— MAN8ROVE

https://man8rove.com/fr/blason/dul7nwn-parc

https://man8rove.com/fr/profile/yru34x5gc-henry-du-parc

MONNIER (Louis), 1900, « L'église de Runan, ses origines, son histoire », Revue de Bretagne, de Vendée et d'Anjou, vol. 24,‎ 1900, p. 195.

"Il y a quelques années s'érigeait au milieu de l'une des nefs latérales un sarcophage élevé, représentant un chevalier armé de toutes pièces, mains jointes, couché près de sa femme en habits de châtelaine, les pieds reposant sur des lévriers, la tête soutenue par des anges. M. Luzel (Revue De Bretagne 1868) assure reconnaître dans ces personnages des seigneurs de Lestrézec. Ou bien encore des seigneurs de Kerambellec, les restaurateurs de la chapelle du Rosaire ?. Ce tombeau, aujourd'hui placé à l'angle de la tour et des fonts baptismaux occupait jadis le centre de la nef méridionale.

Mais quelque mystère dont il demeure entouré, ce n'est certes pas là le monument funéraire de Jean V et de Jeanne de France comme le prétend, dans sa «Géographie des Côtes-du-Nord, M. B. Jollivet."

MONUMENTUM

https://monumentum.fr/eglise-notre-dame-cimetiere-pa00089576.html

— PATRIMOINE

https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/22-C%C3%B4tes-dArmor/22269-Runan/138124-EgliseNotre-Dame

ROLLAND (Jean-Paul), 2016, L'église Notre-Dame de Runan.

 

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_242/eglise__notre__dame__runan.pdf

ROPARTZ ( Sigismond), 1854, « Notice sur Runan », Annuaire des Côtes d'Armor,‎ 1854.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1107857/f87.item

SPREV

http://www.sprev.org/centre-sprev/runan-eglise-notre-dame-de-misericorde/

WIKIPEDIA

 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_Runan

 

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Published by jean-yves cordier - dans Gisants Sculpture Héraldique
22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 19:37

Le bestiaire — zodiacal, religieux, et général — des sablières ornées (bois polychrome, Le Mérer, v.1895) de l'église de Runan.

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Voir :

 

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PRÉSENTATION.

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Ces sablières ornées et polychromes de la charpente sont contemporaines de la restauration de l'église de Runan en 1895. Elles sont signées de LE MERER sculpteur et réalisées sur commande de la fabrique paroissiale. Elles n'ont jamais fait l'objet de descriptions détaillées et monographiques, malgré leur intérêt, bien que la thèse de référence sur les sablières bretonnes par Sophie Duhem les mentionnent. L'hypothèse souvent reprise d'une description des péchés et des vices a été réfutée par S. Duhem pour la raison (discutable ?) qu'il ne s'agit pas d'une production médiévale, mais moderne. Ces animaux de bestiaire restent inséparables de leur valeur allégorique traditionnelle.

Jean-Paul Rolland, en 2016,  les analyse avec soin, les illustre de 12 photographies, en propose une interprétation allégorique du bestiaire, mais il les date du XVIe siècle ; son interprétation séparant les représentations négatives, au nord, orientés vers le fond de la nef, et positives, au sud, orientés vers le chœur n'est pas validée par la réalité, puisque ces orientations sont opposées à celles qu'il décrit.

Le site Infobretagne en présentait jusqu'à présent le relevé photographique le plus complet.

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Depuis le chœur vers le fond de la nef, nous trouvons :

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I. Du côté sud :

1 à 4 : Les quatre éléments du Tétramorphe caractérisant les quatre évangélistes : Taureau, Lion, Aigle, Ange.

5. Un cheval

6. Un dragon couronné à 7 têtes et à queue étoilée (bête de l'Apocalypse)

7 à 19 : dix des douze signes du Zodiaque (en désordre), les deux autres étant supposés cachés par la tribune. Et un intrus, le homard!!

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II. Du côté nord :

1. Un éléphant

2. Un dromadaire

3. Un perroquet

4. Un mouton

5. Un pélican nourrissant ses petits de son sang

6. Un aigle

7. Un coq 

8. Un chien

9. Un dauphin

10. Une tortue.

11. Un cochon

12. Un serpent

13. Un bouc 

14. Une grenouille

15. Un paon

16. Une inscription de signature

17. Un crocodile

18. Un bœuf (?).

19 et 20 : cachés.

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Le sculpteur Le Mérer.

François-Marie Luzel  mentionne dans son Journal de route un artiste de ce nom cà qui il  rend visite à Lanvellec (au sud de Lannion) en mai 1865 :

"Nous allons voir un menuisier artiste du pays, nommé Le Mérer. Il travaille assez habilement le bois, restaure les vieux meubles, fait des chaires à prêcher et des confessionnaux sculptés pour les églises du pays, et généralement tout ce qui concerne son état. Son père, Phulupic ar Mérer, était aussi un menuisier renommé et, en outre, tournait assez agréablement une chanson bretonne."

https://www.persee.fr/docAsPDF/abpo_0003-391x_1910_num_26_2_4208.pdf

Un autel de Notre-Dame de la Pitié de La Chapelle-Neuve (22) est attribué à "Ph. Le Mérer" qui l'a réalisé avec des panneaux du XVIe siècle

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5729535z/texteBrut

Le site Patrimoine.bzh recense plusieurs pièces de mobilier religieux attribués à Philippe Le Merer de Lannion (vers 1870) et ses fils. Parmi ceux-ci, un Philippe Le Mérer, toujours de Lannion, effectue des boiseries d'un couvent de Tréguier en 1890, tandis qu'un Le Merer de Lannion travaille en 1902 et en 1923 à Ploubezre.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/recherche/globale?texte=%22Le+Merer%22

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-pierre-ploubezre/149720d3-8825-4964-afa3-a3e44dec9005

Enfin, une exposition de 2002 apporte toutes les données nécessaires à la synthèse de ces informations :

"En créant l'exposition Le Mérer, les bénévoles, réunis autour de Joël Vandenberghe, ont voulu faire connaître une grande famille d'ébénistes qui a oeuvré à Lannion pendant un siècle, de 1848 à 1950.

Jean-Philippe Le Goareguer, descendant direct de Philippe Le Mérer, a mis à disposition plans, photos, documents sur la famille et les ateliers Le Mérer, situés à Brélevenez. Cette histoire commence aux alentours de la fin du XVIIe siècle, à Plestin-les-Grèves, où est installée la famille Le Mérer, meunier de son état. Elle va se poursuivre au moulin du Roudour, à Plouzélambre, où va naître Philippe 2, fils du meunier Philippe 1, qui abandonnera le moulin pour se consacrer à la menuiserie et aux poèmes. C'est aux environs de 1780 que les premiers Le Mérer s'installent à Lanvellec, avec le mariage de Philippe 2.

Ebénistes sculpteurs au service de l'église

Vers 1848, Philippe 4, petit-fils de Philippe 2, abandonne ses deux frères Jean-Baptiste et Pierre-Marie, menuisiers sculpteurs à Lanvellec, et part s'installer à Lannion où il se mariera. Il remporte le premier prix de sculpture à Saint-Brieuc, en 1846, et se fait remarquer par l'évêque de Saint-Brieuc - Tréguier, Mgr David, qui va lui passer commande de plusieurs mobiliers d'église. En effet, à cette époque (1865-1900), les constructions d'église sont importantes et le style néo-gothique inspiré par les travaux de Viollet-Le Duc est principalement utilisé. Les ateliers vont ainsi construire bon nombre d'autels, de chair à prêcher, de stalles que l'on retrouvera un peu partout, en Trégor mais aussi à l'étranger, et même au Vatican, puisque Philippe 4 offre, en 1888, un porte-missel au pape Léon XIII, à l'occasion de son jubilé sacerdotal. Un présent qui lui vaudra une médaille d'argent à l'exposition vaticane.

Une oeuvre qui subsiste au travers de l'orgue

Toute l'oeuvre de la famille Le Mérer subsiste et l'on peut la découvrir dans bon nombre d'églises des Côtes-d'Armor (Paimpol, Lannion, Bégard, Tréguier, Ploubezre, Yvias, Bulat, etc.). Bien entendu, l'église Saint-Brendan, de Lanvellec, abrite quelques-unes de leurs réalisations, dont la plus fameuse, la chair qui a vu la participation de toute la famille à sa fabrication. La Première Guerre mondiale et la séparation du Clergé et de l'Etat ont mis à mal l'atelier, qui fermera ses portes dans les années 1950, après avoir employé pas loin d'une cinquantaine de personnes. La famille Le Mérer est étroitement liée à l'orgue de Dalham, qui fait les beaux jours du festival de musique ancienne, car ils ont été pendant des années organistes de l'église Saint-Brendan. Constance Le Mérer publiera même quelques vers acides sur le démantèlement de l'orgue." Le Télégramme 10 juillet 2002

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20020710&article=4686434&type=ar

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Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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DESCRIPTION : LE CÔTÉ SUD DEPUIS LE CHOEUR.

 

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Tous les éléments sont reliés par un rinceau à larges feuilles.

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Les quatre emblèmes des évangélistes, issus du Tétramorphe.

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Ils montrent plus de souci de vérité naturaliste que de référence à l'iconographie chrétienne, et les deux premiers ne sont pas ailés.

 

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1. Le taureau de saint Luc.

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Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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2. Le lion de saint Marc.

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Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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3. L'aigle de saint Jean.

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Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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4. L'ange de saint Matthieu.

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Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le cheval, et la Bête de l'Apocalypse.

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5. Le cheval.

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Je ne sais comment l'insérer dans cette séquence à thématique chrétienne, à moins d'y voir une figure métonymique des quatre Cavaliers de l'Apocalypse.

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Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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6. La Bête de l'Apocalypse.

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Sa queue, dardée en flèche,  est entourée de quatre étoiles. Les sept têtes sont couronnées.

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Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Les douze signes zodiacaux.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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7. Le Verseau.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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8. Les Poissons.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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9. Le Bélier.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières de l'église de Runan.
Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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10. Le Taureau.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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11. Les Gémeaux.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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12. Le homard.

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Il n'est mentionné ni dans la description de Jean-Paul Rolland ni dans celle de Michel Lascaux. J'ai hésité avec la langoustine, en raison de sa couleur. On fera comme on voudra. Mais ce n'est pas la langouste, qui n'a pas de grosses pinces.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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13. Le Lion.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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14. Le Sagittaire.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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15. La Balance.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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16. Le Cancer.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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17. Le Centaure.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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18 et 19 : la Vierge et le Capricorne ? On admettra qu'ils sont cachés par la tribune.

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On voit en effet le début d'une figure zodiacale, qui montre que la sablière se poursuit jusqu'au fond de la nef.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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DESCRIPTION : LE CÔTÉ NORD DEPUIS LE CHOEUR.

 

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1. L'éléphant.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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2. Le dromadaire

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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3. Le mouton.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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4. Le Perroquet.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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5.Le Pélican.

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Comme dans le symbole chrétien du Christ et de l'Eucharistie, il se blesse la poitrine avec son bec pour nourrir ses petits.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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6. L'aigle.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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7. Le coq.

 

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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8. Le chien.

 

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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9.  Le dauphin.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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10. La tortue.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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11. Le cochon.

 

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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12. Le serpent.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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13. Le bouc.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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14. La grenouille.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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15. Le paon.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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16. L'inscription.

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LE MERER SCULPTEUR FAIT PAR LE SOIN DE LA FABRIQUE.

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Je rappelle que la "fabrique" désigne les administrateurs (souvent au nombre de deux) désignés pour l'année pour gérer les biens et revenus de la paroisse et décider des travaux à effectuer.

L'inscription est sculptée, en lettres gothiques peintes en rouge, sur un phylactère blanc dont l'extrémité de gauche se fond ou se superpose avec la gueule d'un animal (évoquant une belette par exemple). Celui-ci mord la queue du dragon qui suit.

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Les sablières de l'église de Runan.

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17. Le crocodile.

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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18. Le bœuf (ou chien ??).

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Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Les sablières ornées (bois polychrome, Le Merer, v.1895) de l'église de Runan. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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19 et 20. Il nous reste à deviner les deux animaux cachés par la tribune.

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Note : cette tribune date de la fin du XIXe siècle, elle est donc contemporaine des sablières, mais légèrement postérieure.

 

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SOURCES ET LIENS.

— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne (XVe-XVIIe s.), Presses universitaires de Rennes, 1997 - 385 pages, pages 2, 19, 39, 46, et 265.

— WIKIPEDIA

"L'ensemble de l'église est couvert par une voûte lambrissée. Dans le vaisseau central, les sablières qui portent le lambris sont sculptées et représentent, côté nord [sic ], les signes du Zodiaque, côté sud, des animaux symbolisant les vices, tirés d'un bestiaire. Cette voûte de bois, ainsi que celles qui la contrebutent dans le bas-côté sud, date de la restauration du xixe siècle "

 https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_Runan

— BONNET ( Philippe), RIOULT ( Jean-Jacques), 2010 , Bretagne gothique : l'architecture religieuse, Paris, Picard, 2010, 485 p. 

— COUFFON René Couffon, « Runan », Congrès archéologique de France, Société française d'archéologie « 107e session, 1949, Saint-Brieuc »,‎ 1950, p. 150-164. 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k32118665/f154.image.r=runan

— DURAND ( Gildas), 1999,, « Nouvelle théorie sur le retable de Runan. Ses conséquences pour la connaissance de l'art gothique breton », Les dossiers du Centre de Recherche et d'Archéologie d'Alet, no 18,‎ 1999, p. 91-104.

—Infobretagne

http://www.infobretagne.com/runan-eglise.htm

LASCAUX (Michel), 1987, Runan l'église des Chevaliers de Malte.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_106/Runan_lEglise_des_Chevaliers_de_Malte_.pdf

— LEMAÎTRE (Stéven), 2015, « Runan, église Notre-Dame-de-Miséricorde », Congrès archéologique de France, Société française d'archéologie « Monuments des Côtes d'Armor, le « Beau Moyen Âge », 173e session, 2015 »,‎ 2017, p. 313-326. 

— MONNIER (Louis), 1900, « L'église de Runan, ses origines, son histoire », Revue de Bretagne, de Vendée et d'Anjou, vol. 24,‎ 1900, p. 195.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k411435g/f134.image.r=runan?rk=42918;4

 

—MONUMENTUM

https://monumentum.fr/eglise-notre-dame-cimetiere-pa00089576.html

https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/22-C%C3%B4tes-dArmor/22269-Runan/138124-EgliseNotre-Dame

 

—ROLLAND (Jean-Paul), 2016, L'église Notre-Dame de Runan.

 

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_242/eglise__notre__dame__runan.pdf

—ROPARTZ ( Sigismond), 1854, « Notice sur Runan », Annuaire des Côtes d'Armor,‎ 1854.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1107857/f87.item

— SPREV

http://www.sprev.org/centre-sprev/runan-eglise-notre-dame-de-misericorde/

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Published by jean-yves cordier - dans Sablières Sculpture Chapelles bretonnes
22 juin 2022 3 22 /06 /juin /2022 11:38
La sirène (Kaldea, 2020) de la rue  Villeneuve à Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

La sirène (Kaldea, 2020) de la rue  Villeneuve à Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Inscriptions :

Mx29

MON COEUR MON ÂME MORLAIX

Street art à Morlaix : la sirène de la rue  Villeneuve par Kaldea.
La sirène (Kaldea, 2020) de la rue  Villeneuve à Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

La sirène (Kaldea, 2020) de la rue  Villeneuve à Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Street art à Morlaix : la sirène de la rue  Villeneuve par Kaldea.
La sirène (Kaldea, 2020) de la rue  Villeneuve à Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

La sirène (Kaldea, 2020) de la rue  Villeneuve à Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Kaldea Nakajima est une artiste plasticienne et muraliste française née à Paris.
Elle a vécu 2 ans en Angleterre et a exposé à Paris et en Allemagne depuis quelques années maintenant.
Kaldea Nakajima a travaillé pendant un an en Allemagne en tant qu'artiste résidente dans le cadre du projet européen "artwork lift".
Elle a voyagé dans de nombreux pays et a été invitée dans de nombreux festivals d'art urbain. Elle a un style unique et reconnaissable qui rend son art mystérieux, moderne et singulier et elle essaie toujours d'améliorer, d'élargir son art à travers de nombreux médias différents.
Le travail de Kaldea Nakajima est plus que de l'Art, c'est tout un univers, tout un royaume et elle aime le partager.

2011 - cooltour im schrott (boblingen)
2011 - Usine Bubblegum (paris)
2012 - ARTWORK LIFT (boblingen)
2015 - Stroke art 2015 (munich)
2015 - confiture de howa (munich)
2015 - blue print cession jam (Stuttgart)
2016 - Stroke art 2016 (Munich)
2016 - Festival nuit des arts et des mondes (Pantin)
2016 - Street art à saint merri (Paris)
2016 - ID ROOM (Genève)
2016 - Donnez leurs des ailes fRANCE-Népal (Paris)
2017 - collaboration avec Wom création (Paris)
2017 - EXPOSITION COLORZ À LA GALERIE 18 bis (paris)
2017 - exposition à l'aquarium de Paris pour l'association bloom
2017 - STREET ART CITY (LURCY LEVY)
2017 - SALON STROKAR (BRUXELLES)
2017 - Rencontre de style croatie ( ZAgreb)
2017 - Réhab 2 (Paris)
2017 - concept farbe jam (stuttgart)
2017 - EXPOSITION BURNIN GALLERY (VIENNE)
2017 - STROKAR CHEZ aGNÈS b (Paris)
2017 - festival des arts de la rue (villejuif)
2017 - festival caps attack (cergy)
2017 - Stroke art 2017 (mUNICH)
2017 - Capucine des arts (paris)
2017 - Peinture ON ! (Paris)
2018 - ALL GIRL STREET ART FESTIVAL (BELGRADE)
2018 - Festival Upest (BRISTOL)
2018 - RISE UP FESTIVAL (Croydon)
2018 - FESTIVAL DU GRAFFICART (PUTEAUX)
2018 - Festival Ceci n'est pas un tag (saint quentin)
2018 - BANGKOK STREET ART FESTIVAL (Bangkok)
2019 - FESTIVAL DE RUE ARMAGNAC (EAUZE)
2019 - street dream gallery exposition collective 5saint ouen)
2019 - Festival des couleurs vivantes de l'OURcq (paris)
2019 - festival mx 29 (morlaix)
2019 - festival arkedia (turckheim)
2019 - live painting pour kantar media (station F)
2019 - Exposition collective pour le secours populaire
2020 - EXPOSITION COLLECTIVE A LA GALERIE wawi
2020 - festival Mx29 (morlaix)
2020 - mur 3 couronnes (paris)
2020 - ourcq living color jam (paris)

 

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LIENS :

Site de Kaldea :

https://www.kaldeanakajima.com/home

Compte FB

https://www.facebook.com/Kaldeanakajimavisualart/

ET AUSSI :

 

http://street-heart.com/PM-D29600-16%20Kaldea%20Morlaix.htm

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/avec-kaldea-la-premiere-etape-du-morlaix-graffiti-tour-s-acheve-en-beaute-06-06-2020-12562333.php

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Published by jean-yves cordier - dans Street art
21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 14:37

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart.

 

 

 

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 Voir les œuvres de Roland Doré :

 

 

 

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PRÉSENTATION.

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Senven-Léhart est un démembrement de l’ancienne paroisse primitive de Plésidy . Le nom de la localité est attesté sous la forme Saint Neven en 1543 : Senven-Léhart vient du breton Néven (vieux breton Numin) et de Léhart, nom du fief des seigneurs de Léhart, eux-mêmes juveigneurs de la maison d'Avaugour. 

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Le calvaire de Senven-Léhart est un calvaire en granite et kersantite datant du milieu du XVIIe  siècle. Il est classé monument historique depuis le 12 octobre 1964.

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Avec le calvaire de Senven-Léhart, Roland Doré réalise une œuvre importante sans renouer avec la tradition du grand calvaire monumental (Plougonven, Pleyben, Plougastel, ...) dont l'époque est révolue. "Il peut, avec ses 18 personnages, être qualifié de calvaire de taille moyenne" (Le Seac'h) ; on le comparera aux vestiges du calvaire de Plourin-lès-Morlaix, dont 15 statues sont conservées.

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Premières descriptions :  deuxième moitié du XIXe et début du XXe.
 

— JOLLIVET (Benjamin ) 1856, Les Côtes-du-Nord: histoire et géographie,  Page 221

https://www.google.fr/books/edition/Les_C%C3%B4tes_du_Nord/GvNAAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22senven-l%C3%A9hart%22+calvaire&pg=PA221&printsec=frontcover

« On admire, dans le cimetière, un magnifique calvaire en pierre de Kersanton, sur lequel sont sculptés dix-huit ou vingt personnages d'une assez grande dimension. On a eu la malencontreuse idée de badigeonner de rouge ce calvaire, de telle sorte que vu à quelques pas seulement, il semble fait de bois peint, ce qui détruit évidemment tout l'intérêt qui s'attache à ce monument. Nous conseillons de le faire gratter par un ouvrier intelligent ; ce sera une opération peu coûteuse, dont la paroisse ne refusera certainement pas de faire les frais."

 

— Société archéologique et historique des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc · 1884, Mémoires de la Société archéologique et historique des Côtes du Nord.. - Page 48

 

 

https://www.google.fr/books/edition/M%C3%A9moires_de_la_Soci%C3%A9t%C3%A9_arch%C3%A9ologique/cVczcqmipTUC?hl=fr&gbpv=1&dq=%22senven-l%C3%A9hart%22+calvaire&pg=PA48&printsec=frontcover

"Trois croix entourés de vingt personnages dont deux à cheval"

— LE GOFFIC (Charles), 1902, L'Âme bretonne, Honoré Champion ed. tome I.

https://www.google.fr/books/edition/L_%C3%82me_bretonne_Tome_Ier/B4KrDgAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22+l%27un+des+chevaux+est+litt%C3%A9ralement+noy%C3%A9+...%22&pg=PA113&printsec=frontcover

"Ajoutons que le nombre des statues qui décorent le calvaire de Senven-Lehart est exactement de 12 et non de 18 ou 20, comme dit Jollivet. « Quant au badigeon dont il est question chez cet auteur, m'écrit M. l'abbé Le Febvre, les morsures du temps lui ont bien fait perdre de sa crudité... En 93, craignant pour leur calvaire, les habitants détachèrent Christ, larrons, chevaliers et statues et les enterrèrent dans un champ près de la chapelle. Le monument, quoique fort beau, ne porte que trop de traces de cet enlèvement . précipité: les deux chevaux et quatre des statues ne tiennent que par le ciment qui relie leurs parties brisées; l'un des chevaux est littéralement noyé  jusqu'au ventre dans le ciment ".

 

— DESPORTES (P. ),  1914,  Ma Bretagne: de la Rance au Douron - Page 72

"Après le calvaire de Lanrivain , le plus monumental des Côtes - du - Nord , il faut citer celui de Senven-Léhart que décorent une douzaine de personnages , dont deux statues équestres . En 1793 , les habitants enlevèrent eux - mêmes  les statues de leur calvaire, pour les mettre à l'abri des démolisseurs. Mais il reste des traces malheureuses de cet de cet enlèvement trop hâté ."

— STANY-GAUTHIER (Joseph) 1950, Les calvaires bretons - Page 26.

"SENVEN - LÉHART Conçu suivant un parti différent , il présente un soubassement très simple avec trois croix aux fûts cylindriques portant d'intéressantes figures mais le morceau sculptural capital est la Pietà placée au pied du fût central. A la base des croix des larrons il y a, d'un côté la Madeleine, de l'autre une Sainte-Femme [sic]. Aux deux extrémités du socle se dressent les cavaliers."

https://www.google.fr/books/edition/Les_calvaires_bretons/9mk9AQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=1&bsq=capital+est+la+Piet%C3%A0+plac%C3%A9e+au+pied+du+f%C3%BBt&dq=capital+est+la+Piet%C3%A0+plac%C3%A9e+au+pied+du+f%C3%BBt&printsec=frontcover

— La description la plus complète est celle des pages 212-214 d'Emmanuelle LE SEAC'H dans son ouvrage sur les sculpteurs en pierre de Basse-Bretagne paru en 2014, et illustré de plusieurs clichés détaillés.

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Décompte des 18 personnages.

Il est écrit partout, y compris dans les articles officiels, ou de référence (Le Seac'h) que le calvaire ne conserve que 11 , ou 12 (C. Le Goffic) statues contre 19 à l'origine. Mais personne ne cite la source de ce décompte initial ("Seules onze statues demeurent sur les dix-neuf qu'il comporte à l'origine. La disposition actuelle des personnages sculptés serait due à une reconstruction après la Révolution." Wikipedia). D'autre part, je compte aujourd'hui (juin 2022) 17 personnages. 13 sur la face ouest (ne pas oublier les deux anges) et quatre sur la face est. On peut ajouter un ange au calice agenouillé placé sous les pieds du Christ sur un culot sur la face occidentale du fût. Lors de ma visite, et donc sur mes clichés, le culot était vide, comme sur le cliché du site monumentum.fr. Mais il est décrit par Le Seac'h p. 212), et on le voit sur les CPA et autres documents photographiques récents dont celui de Le Seac'h. Si on compte ce personnage, cela porte le total à 18. Donc proche du chiffre donné par le premier descripteur, Jollivet, qui indiquait 18 à 20 personnages.

L'ange au calice, actuellement manquant, avait été scellé par un procédé sensible au gel et sa fixation n'était plus assuré :  le maire de la commune, monsieur Gilbert Burlot, l'a placé en lieu sûr et le fera remettre  en place avant la fin 2022 (communication personnelle).

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Reconstitution.

Ce calvaire adoptait-il jadis la composition, habituelle, d'un calvaire à un croisillon ( avec Marie et Jean de chaque côté) ou à deux croisillons (les deux cavaliers occupant le second) ? On peut objecter que, dans ce cas, les statues de la Vierge et de Jean seraient géminées respectivement à celle des saints Pierre et Yves.

 

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Commanditaire.

Le commanditaire pourrait être selon Le Seac'h (*) Maurice de Perrien de Crénan qui a érigé la chapelle de Léhart [celle de Saint-Tugdual en Pen Léhart ?] en église tréviale en 1614. La seigneurie de Léhart appartenait  aux Nepvou, une branche lointaine des ascendants des Perrien, depuis 1565 environ. 

(*)Le Noir de Tournemine (H.), Aperçu de l'histoire de Crénan, Saint-Brieuc 1911, réimp. Paris 2003 p. 250.

Pourquoi ne pas penser plutôt à Pierre de Perrien (1616-1670), son fils, seigneur de Léhart et marquis de Crénan ? Grand échanson du roi et maréchal de camp en 1649, gouverneur de la Bretagne, il épousa en 1644-1645 Madeleine du Bueil. 

En effet, c'est probablement lui qui commanda à Roland Doré (après 1645) les quatre sculptures en kersanton conservées dans la cour du château de Trécesson à Campénéac, où le comte Henri de Pontbriant, descendant de la famille de Perrien de Crénéan les installa. Elles provenaient du parc du château de Crénan au Fœil près de Quintin. Les quatre statues en pied seraient celles de Pierre de Perrien et de son épouse, ainsi que de ses parents Maurice, et Anne d'Urvoy. Les visages aux pupilles creusées sont typiques du sculpteur, au même titre que les statues de ce calvaire. 

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Le sculpteur.

Je ne reviens pas sur la biographie et le corpus des œuvres de Roland Doré, installé à Landerneau et actif de 1618 à 1663, puisque ce blog s'attache à en découvrir les sculptures si caractéristiques les unes après les autres et  a déjà donné toutes ces précisions. J'ai l'habitude de le surnommer le Michel-Ange du kersanton, certes avec exagération mais pour souligner l'importance, dans l'art monumental de Bretagne, de celui qui, obtint le sculpteur royal, et a travaillé, uniquement en kersantite extrait en Rade de Brest, pour plus de 82 paroisses une centaine de croix et de calvaires, 54 apôtres et une kyrielle de statues de saints et de saintes.

Je renvoie à  CASTEL et à LE SEAC'H.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Roland_Dor%C3%A9

Ici, seuls les personnages sont en kersantite, les fûts, leurs socles et le soubassement étant en granite.

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Présentation.

Édifié sur le placître de l'église paroissiale, le calvaire est constitué d'un massif en pierre de granite local avec un autel ou table d'offrande sur le côté ouest. Trois croix jaillissent de la plateforme, celles du Christ entouré des Larrons. Sur le socles au pied des fûts des Larrons, les statues de Jean et de la Vierge encadrent une Déploration adossée au fût central. Les deux cavaliers de la Passion (Longin et le  Centenier) sont placés sur le dernier degré du soubassement.

"Les expressions des personnages varient, passant de la sérénité pour le Christ, à l'affliction pour les saintes Femmes, sans oublier la caricature grotesque pour le mauvais larron. Le sculpteur fait preuve ici d'un indéniable talent dans la représentation des sentiments humains.

Les traits fins des personnages et la maîtrise des drapés font de ce calvaire une œuvre majeure dans le catalogue du sculpteur." (Le Seac'h p.213)

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DESCRIPTION.

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— LE CÔTÉ OUEST.

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Sur la croix principale dont il manque le sommet (et le titulus INRI) depuis le XXe siècle (elle est intacte sur les CPA), le Christ est entouré  de deux anges au calice, taillés dans le même bloc, ou du moins solidaire de celui-ci. Un autre ange au calice était posé plus bas sur la console du fût. L'ange à la droite du Christ tient deux calices, l'un pour le sang de la main droite, l'autre pour l'eau (aqua lateris) du flanc droit. 

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Les croix des larrons en forme de tau encadrent le crucifié. Le Bon Larron, les bras liés à la traverse, regarde vers le centre du calvaire. Il est vêtu de chausses plissées et dont la braguette proéminente est dotée de deux ou trois languettes arrondies et de deux boutons ronds . Le Mauvais Larron, lié de la même façon, détourne le regard et tire la langue. Ses chausses sont à crevés (*), la braguette est à trois boutons. Tous les deux sont barbus et ont les cheveux longs, mais le Bon Larron porte une barbe peignée à moustache horizontale alors que le Mauvais Larron a une barbe Louis XIII ou Richelieu (moustache et barbichette pointue) portée vers 1635. L'une des jambes est fléchie, —mais moins que sur les calvaires du XVIe siècle — pour rappeler que selon les évangiles les soldats leur brisèrent les jambes pour mettre un terme à leur agonie.

(*) La mode des crevés est propre au XVIe siècle (François Ier, Henri II) et témoigne d'un anachronisme délibéré de la part du sculpteur et du maintien des traditions hérités des calvaires bretons des ateliers landernéens du XVIe siècle, celles des Prigent (1527-1577) et du Maître de Plougastel (1570-1621) notamment, mais aussi de l'atelier de Brasparts (fin XVe), de Saint-Thégonnec (1550-1610) et de  Guimiliau (1575-1589).

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La statue de la Vierge est placée contre le fût du gibet du Bon Larron, et celle de Jean contre celui du Mauvais Larron. Entre eux, contre le fût de la croix, une Déploration à quatre personnages (le terme de "pietà" sera évité, et réservé à la Vierge portant le corps de son Fils, sans autre personnage) associe à Marie une Sainte Femme et Marie-Madeleine, selon le thème des "trois Marie".

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Le cavalier de notre gauche, devant la Vierge, tient en main droite le manche d'une lance, dont la hampe est perdue (mais son trou de fixation atteste de son existence). Il porte l'index de la main gauche sous sa paupière. C'est donc Longin, le cavalier et lancier  de l'évangile Jean 19:34, promu centurion dans la tradition médiévale et qui transperça le flanc droit du Christ pour s'assurer de sa mort en faisant jaillir de la plèvre le liquide ("eau" mêlé de sang) d'un épanchement.

Selon la tradition, ce liquide, en s'écoulant le long de la lance ou par projection, vint atteindre l'œil du lancier, qu'il guérit d'un trouble de la vision (taie ?), métaphore de sa conversion à la foi chrétienne : il fut considéré comme un saint : voir Jean de Vignay, traduction (1348) de la Légende dorée de Jacques de Voragine chap. 50 :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84260044/f161.item

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Le cavalier à notre droite n'est pas Stéphaston, comme on le lit trop souvent, mais le Centurion converti, celui qui s'est écrié lors de la Passion Vere filius Dei erat iste, "vraiment celui-ci était le fils de Dieu", la première déclaration de foi cité par les évangiles après la mort du Christ Mt 27:54. On le trouve représenté, en symétrie de l'axe de la croix avec Longin, dans les enluminures et les verrières peintes de la Passion, avec souvent le visage et le doigt levé vers le Christ, et un phylactère qui cite ses paroles. Dans Marc ou Luc il s'écrie  Vere hic homo justus erat :

Matthieu 27 :54 A la vue du tremblement de terre et de ce qui venait d'arriver, l’officier romain et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus furent saisis d'une grande frayeur et dirent: «Cet homme était vraiment le Fils de Dieu.» Centurio autem, et qui cum eo erant, custodientes Jesum, viso terraemotu, et his quae fiebant, timuerunt valde, dicentes: Vere Filius Dei erat iste. (Vulgata)

Luc 23 47 Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit: Certainement, cet homme était juste. Videns autem centurio quod factum fuerat, glorificavit Deum, dicens: Vere hic homo justus erat. (Vulgata). 

Marc 15:39 :  Le centenier, qui était en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré de la sorte, dit: Assurément, cet homme était Fils de Dieu. Videns autem centurio, qui ex adverso stabat, quia sic clamans expirasset, ait: Vere hic homo Filius Dei erat.

 

Malgré la constance de cette figure du cavalier au phylactère qui l'identifie avec certitude, je ne parviens pas à lutter contre Stéphaston, que des auteurs éminents reconnaissent ici. Je pourrais produire les liens vers touts mes études des Passions du Finistère que je serai impuissant contre ce virulent virus, ce mème  qui contamine les mémoires, les livres et la toile.

Un seul exemple : sur le calvaire monumental de Plougonven (Prigent), les mots vere filius dei erat sont sculptés sur le côté gauche du cavalier. 

Je clame en vain dans le désert. Seule une projection divine saurait laver les yeux des savants prompts à reproduire les dires de leurs pairs. 

 

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Notre cavalier est bien un officier : son armure et son manteau en atteste. Mais, et c'est là encore une tradition iconographique médiévale très établie, des détails suggèrent qu'il ne s'agit pas d'un militaire romain, mais d'un soldat Juif : son scapulaire, mais surtout sa barbe et ses cheveux longs, et plus encore son turban (détail qui, en iconographie de l'époque,  indique aux contemporains une origine orientale) sur un chapeau vaguement conique, mais bien différent d'un casque. Il associe les traits d'un centurion et ceux d'un grand prêtre.

Le texte grec, donc originel, utilise le terme hekatontarches, "chef d'une centaine", un officier romain, un centurion. Il n'y a pas d'ambiguïté dans le texte évangélique sur l'appartenance de cet officier à l'armée romaine.

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Les pièces de harnachement des chevaux sont rendus avec un goût moins prononcé pour ces détails que sous le burin des Prigent. L'extrémité de la queue des chevaux est tressée.

 

 

 


 

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le Christ sur la croix.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Les anges hématophores.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le bon  Larron .

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le Mauvais Larron .

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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La Vierge au calvaire .

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Saint Jean au calvaire.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Longin tenant sa lance et portant son index sous l'œil gauche.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le Centenier convaincu de la divinité du Christ.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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La Déploration à quatre personnages.

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Voir les Déplorations de Bretagne (classé par ordre chronologique approximatif) :

 

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De Roland Doré, on retiendra la Déploration, bien différente, du calvaire de Brennilis, et celle, plus proche, de l'église de Châteaulin (avec saint Jean et Marie-Madeleine). Ses Vierges de Pitié (ou pietà) sont plus fréquentes, à Cast, Sainte-Anne-la-Palud, Saint-Claude en Plougastel, Plourin-lès-Morlaix.

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La Déploration (kersanton, Roland Doré, milieu XVIIe siècle) de l'église Saint-Idunet de Châteaulin. Photographie lavieb-aile août 2021.

 

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Ici, la construction générale est plus proche d'un trapèze que d'un triangle, et le Christ est presque allongé, le tronc cambré sur le chevalet du genou droit de Marie. Les deux bras forment avec le corps une croix. La Sainte Femme soutient la tête et le bras gauche, la Vierge a les mains croisées, et Marie-Madeleine, qui tient le flacon d'aromates de l'embaumement, a la tête baissée vers les pieds de son Maître (Rabouni) : on sait le lien privilégié qu'elle a, dans les évangiles ou la tradition iconographique, avec les pieds du Christ.

Les visages (surtout les deux premiers) sont figés, inexpressifs, intériorisés : le groupe est comme plongé dans le silence du chagrin inexprimable.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Une Sainte Femme (Marie Salomé ou Marie Cleophas).

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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La Vierge Marie.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Marie-Madeleine.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le Christ.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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II. LE CÔTÉ EST.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Saint Yves, le livre-ceinture et le signe d'argumentation juridique.

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a. Le costume.

Saint Yves porte la "barrette" ou bonnet carré (de recteur ou de docteur), le camail  dont la capuche est rabattue, et le surplis au dessus de la cotte talaire. 

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b. Le livre-ceinture.

Un livre (l'ouvrage de droit canon, condensé des Décrétales, qu'il doit posséder comme Official, c'est à dire comme juges aux affaires ecclésiastiques du diocèse de Tréguier) est suspendu à son poignet  droit)  car il est enveloppé dans un étui de transport dont il est relié, et suspendu par un lien s'achevant par une boule.

Cet accessoire est désigné aujourd'hui en histoire de l'art sous le terme de "livre ceinture". 
Voir mes commentaires sur celui-ci ici :https://www.lavieb-aile.com/2020/07/le-calvaire-de-motreff.html

On  trouve aussi ce livre-ceinture parfois sur les statues de saint Jean (Mellac, Motreff, Quilinen), sur  les figures des apôtres (saint Philippe sur le Calendrier des Bergers 1498), et,  porté par Yves, sur le calvaire de Pencran, sur celui de Saint-Thégonnec et sur des vestiges d'un calvaire de Guipavas. Entre autre.

On le trouve également, sculpté par Roland Doré, sur le calvaire de Plourin-lès-Morlaix.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix.

Sur le calvaire de Saint-Thégonnec :

https://www.lavieb-aile.com/2021/03/le-calvaire-de-saint-thegonnec.ii-les-croix.html

 

 

c. Le geste de l'argumentation.

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Yves de Kermartin pose la pulpe de l'index sur celle du pouce, geste précis, qui est repris dans de nombreuses représentations du saint, si bien qu'il devient un véritable attribut, le symbole de ses compétences dans la défense juridique et de sa maîtrise de la rhétorique et de l'éloquence.

—  Saint Yves et le geste de l'argumentation :

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Roland Doré a représenté saint Yves sur les calvaires d'Irvillac (Coatnan), de la chapelle Saint-Claude à Plougastel, de Plourin-lès-Morlaix et de Bodeniry à Saint-Thégonnec. La statue de la chapelle Saint-Claude (v.1630) est très proche de celle-ci, mais les pouvoirs publics y laissent prospérer les lichens.

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Calvaire (Kersanton, 1630, Roland Doré) de la chapelle Saint-Claude à Plougastel. Photographie lavieb-aile.

 

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Vue sur le positionnement de la pulpe de l'index sur celle du pouce.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Gros plan sur les iris aux pupilles creusées.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Un roi couronné tenant la main de justice. Saint Louis ? Un saint roi breton (Mélar, Judicaël ou Salomon)?

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Il est impossible de départager les tenants des différentes hypothèses face à ce roi, couronné, tenant la main de justice et vêtu d'une armure et d'une cape.

On se souvient, en admirant la précision avec laquelle sont détaillées les pièces des jambières, que Roland Doré excelle aussi dans l'art funéraire des gisants. Les plaques articulées superposées et rivetées des cuissots, genouillères, grèves et solerets (à bouts ronds) est remarquable.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le Christ de dérision (Ecce Homo).

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Le Christ, dont les soldats se moquent d'une prétention à être "roi des Juifs" a les poignets liés devant la poitrine, la main gauche tient le roseau dont les bourreaux l'ont affublé en guise de sceptre, et on lui fait porter, sur le corps ensanglanté par la flagellation, un manteau "royal" tandis qu'on l'a couronné d'épines. Les pieds nus témoignent de son dénuement. C'est dans cette tenue que, selon Jean 16:5, Pilate l'a présenté au peuple en s'écriant Ecce Homo, "Voici l'homme!".

Il est très fréquent de voir, sur les calvaires bretons, une Vierge de Pitié (ou une Déploration) placée du côté ouest, et en correspondance du côté est, un Christ aux liens, ou un Ecce Homo.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Saint Pierre tenant sa clef et le livre (Acte des Apôtres).

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Saint Pierre se reconnaît à sa clef, mais aussi à son "toupet", touffe de cheveux isolés sur la calvitie frontale, que les sculpteurs n'omettent jamais de figurer. Comme tous les apôtres (Roland Doré en a sculpté un grand nombre aux porches des églises), il est barbu (seul Jean est imberbe), il  tient un livre, ses pieds sont nus, et il porte une robe boutonnée de boutons ronds.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire (kersantite et granite, v. 1630-1650, Roland Doré) de Senven-Léhart. Photographie lavieb-aile juin 2022.

ANNEXE

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ROLAND DORÉ ET SES 50 CALVAIRES.

Le sculpteur landernéen dont l'atelier de taille du kersanton est le plus renommé du XVIIe siècle a travaillé pour 82 paroisses (Finistère, Côtes d'Armor) essentiellement pour la sculpture religieuse (et 9 gisants). Il a réalisé les séries d'apôtres de 4 églises, partiellement de 4 autres et quantité de statues isolées. Selon E. Le Seac'h, il a réalisé 97 croix, calvaires ou vestiges dont 21 croix, 50 calvaires, 26 vestiges. Seuls 12 croix et 15 calvaires sont encore complets. 41 croix et calvaires sont datés, entre 1618 à Penmarc'h et 1662 à Saint-Thégonnec.

Voici une liste de 75 croix et calvaires  (en gras : décrits dans ce blog)

 

  • Brennilis : croix de calvaire du cimetière (vers 1625) . Ange, Crucifix, Pietà,

  • Briec de l'Odet, Croix de la chapelle de Trolez (Seul le crucifix est de Roland Doré)

  • Cast, calvaire de l'église Saint-Jérôme : (1660), GLINEC, recteur, Jacob CROISSANT, fabricien. Vierge, Madeleine, crucifix, Jean, saint au livre.

  • Châteaulin, calvaire (1639) de la chapelle de Kerluan : Vierge, crucifix, Jean (et sur le fût saint Sébastien et saint Roch, hors atelier).

  • Cléden-Cap-Sizun : calvaire (1630) de la chapelle Saint-They. Vierge, Jacques le Majeur en haut du fût .

  • Cleder, croix de Kerzuoc'h (1625), Messire PRISER, procureur

  • Commana : calvaire du cimetière (1624), signé. Vierge/saint Hervé et son guide ; crucifix ; moine au livre ; Jean/moine, écu martelé

  • Crozon, presbytère, vestige de calvaire, saint Pierre.

  • Dinéault, calvaire (1648 et 1650), A. LE BUILLER, L. GARO fabriciens. Crucifix, Christ aux liens.

  • Dirinon, calvaire de la Croix-Rouge, Jean/saint Roch ; crucifix, Vierge/Sébastien

  • Douarnenez, calvaire de la chapelle Saint-Vendal (1655), GAVRANT, recteur de Pouldregat, I. LE BIAN. Vierge/Corentin ; crucifix ; Vierge à l'enfant/Jean ; évêque

  • Douarnenez-Tréboul, vestige de calvaire, Jean/Corentin, Vierge/Nicolas

  • Esquibien : calvaire de Landrevet Jean/ saint indéterminé ; crucifix /Vierge à l'Enfant ; Pierre/Vierge

  • Le Folgoët, croix du Champ de Foire. Crucifix

  • Guiclan, croix de Kerizamel

  • Guiclan, calvaire de Kerlaviou (1622)

  • Guiclan, calvaire de Pen-ar-Feuteun (1642), [Jean/Yves par Yan Larhantec 1889] ; crucifix ; Vierge/Catherine.

  • Hanvec : croix de la forêt du Cranou (1627), vestige. Il appartenait à la chapelle Saint-Conval mais il ne subsiste que le fût portant l'inscription : « R. Dore : ma : faict : 1627 ».

  • Hanvec, Croas-ar-Huré (1621-1622) M. MICHEL, P. BRIS CVRE. Crucifix, écu au calice, anges à phylactères.

  • Hanvec, calvaire de Quillafel (1638), NICOLAS JACQUES, prêtre

  • Hanvec, croix de Lanvoy ; seul le crucifix /Vierge à l'enfant est de Roland Doré

  • L'Hôpital-Camfrout, Croix du Run (1627), Crucifix/Vierge à l'Enfant

  • L'Hôpital-Camfrout, Calvaire du Troan, vestiges : anges au calice

  • Irvillac : calvaire (1644) avec deux bras courbes situé devant la chapelle Notre-Dame-de-Lorette au lieu-dit Coatnan. Larrons, Vierge/Yves ; Jean/Pierre

  • Irvillac, calvaire de Clénunan (1640), Messire Jean LIDOU.

  • Irvillac, calvaire (1628) de la chapelle de Locmélar : Jean/Pierre ; Vierge/évêque

  • Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven , crucifix. (En complément du travail du maître de Plougastel qui a réalisé les couples Vierge/Yves ; Jean/Etienne).

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire (1621) de Cosquer-Bihan dit Croaz-Kernevez : crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire de Kerjaffrès (1626), Mathieu LIVINEC fabricien, Y. KERBRAT, fabricien

  • Lannilis, calvaire de Kerosven. Vierge ; crucifix/Jean-Baptiste, Jean

  • Lantic, calvaire de l'église Notre-Dame-de-la-Cour. Crucifix/Vierge à l'enfant. Armoiries des Rosmadec et Gouarlot.

  • Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec, calvaire du cimetière, crucifix (en complément du travail du Maître de Plougastel :Vierge/sainte Femme Pietà/Madeleine ;

  • Logonna-Daoulas, Croix de Cléménéhy (?), SALOMON PIERRES DE PORS AN . Crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Logonna-Daoulas, calvaire de Rulivet. Crucifix. [Saint Nicodème sur le fût, saint Jean, blason des Rosmorduc, hors atelier.]

  • Loqueffret, calvaire de Bilirit (1625), Y. et Louis BELERIT, fraires. Crucifix/Vierge à l'Enfant ; [et Yves ; Geneviève ; Edern, hors atelier].

  • La Martyre, vestige (fût) du calvaire de Kerlavarec (?), Béatrice CABOUN.

  • Penmarc'h, croix de Lescors (1618), crucifix.

  • Plabennec, calvaire de Scaven, crucifix.

  • Pleyber-Christ, calvaire de Kervern (1647), Yvon INISAN et Marie MADEC. Vierge/Marguerite

  • Ploéven, chapelle Saint-Nicodème : calvaire (1667) Messire S.H. MARTIN, recteur Yves QUEMENEUR, fabricien. Vierge/évêque ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1644) de la chapelle Saint-Pierre. Vierge/Paul ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1641) de la chapelle Seznec, Guillaume TOULGUENGAT, recteur de 1624 à 1642, René SEZNEC, recteur de 1643 à 1697.

  • Plomodiern calvaire de la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom, tête de la Vierge de la Pietà et Vierge à l'Enfant, tout le reste étant hors atelier.

  • Plonévez-Porzay : calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud [1630-1656], Guillaume VERGOZ, recteur de 1630 à 1656, lucas BERNARD, fabricien ? Vierge/Pierre, Crucifix/Pietà ; Jean/Jacques

  • Ploubazlanec, calvaire de l'ancienne chapelle de Loguivy-de-la-Mer. Vierge et Jean

  • Ploudiry, calvaire (1633) de l'église : Crucifix et Marie-Madeleine

  • Plougastel-Daoulas, Le Passage, calvaire (1622), Jean GUIGORUS, fabricien. François d'Assise/Vierge ; crucifix/Pietà ; évêque/Jean.

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (v.1630) de la chapelle Saint-Claude. Vierge/Yves, Pietà ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1654) de la chapelle Saint-Guénolé. Vierge/Guénolé, crucifix/Vierge à l'Enfant ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1639) du Tinduff : Le Seac'h p. 228. n. 78 et 79.

  • Ploumilliau (22), calvaire (1622) de Coz-Douar. Crucifix/Vierge à l'Enfant.

  • Plounéour-Ménez : le calvaire (1641) de l'église . Vierge/Pierre et Jean/Paul.

  • Plounéour-Ménez : croix de Kersimonnet. Vierge à l'Enfant

  • Plourin-les-Morlaix  Vestiges d'un calvaire sur le mur de l'enclos. 15 personnages dont Yves, Marie-Madeleine, les 4 évangélistes, saint Grégoire, une Piétà et une Fuite en Égypte

  • Port-Launay, calvaire (1651) de Lanvaïdic. Crucifix, culots vides.

  • Poullan-sur-Mer, calvaire (1640) de Kervignac vestiges

  • La Roche-Maurice, croix (1625) de Penmarc'h. Crucifix, macles des Rohan.

  • Rosnoën : calvaire (1648) de l'église Pierre/évêque ; Crucifix/Vierge à l'Enfant (hors atelier) ; Paul/évêque

  • Saint-Nic, calvaire de la chapelle Saint-Côme : crucifix.

  • Saint-Nic, calvaire de l'église Vierge/diacre ?; Crucifix ; Jean/diacre ?

  • Saint-Renan, croix de Quillimerrien ( ?), ADENOR AR COR et IVET AR COR, Vierge

  • Saint-Sauveur : croix de Kerbouzard Crucifix.

  • Saint-Ségal, calvaire du bourg : Vierge, Marie-Madeleine et Jean sur le socle

  • Saint-Servais, calvaire de l'église. Crucifix/Christ aux liens.

  • Saint-Servais, croix (1640) de Bréties dite Croas-Vossoc. Crucifix.

  • Saint-Thégonnec, grand calvaire de l'enclos paroissial ; Christ aux outrages

  • Saint-Thégonnec, calvaire de Bodéniry (1632), Anna BREST et Jean GUILLERM. Vierge/François d'Assise ; Jean/Yves

  • Saint-Thégonnec, croix du Broustou (1662); Crucifix

  • Saint-Thégonnec, croix de Coslen. Crucifix/Saint Joseph et l'Enfant

  • Saint-Thégonnec, croix de Hellin, 1638, Crucifix / Vierge à l'Enfant écu sur le nœud lion et calice

  • Saint-Thégonnec, croix (1629) de Pennalan. Crucifix/Vierge , écu au calice et M.H.C.P.

  • Saint-Thégonnec, croix du Keff, Vierge à l'Enfant de la niche.

  • Saint-Thégonnec, croix (1647) de Pennavern. Crucifix/Vierge à l'Enfant, écu avec fasces des Chastel en alliance avec des armoiries indéterminées.

  • Saint-Urbain : calvaire du Quinquis. Crucifix

  • Senven-Léhart : calvaire près de l'église Notre-Dame de Senven. 18 personnages.

  • Trézilidé, calvaire de l'église. Bon Larron, Pierre, Pietà, Mauvais Larron.

 

 

Mais aussi : Dinéault, croix de Ty-ar-Névez

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-calvaire-de-ty-ar-nevez-ou-croaz-moudennou-a-dineault.html

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STYLISTIQUE DE ROLAND DORÉ (d'après E. Le Seac'h)

 Voir aussi infra Y.-C. Castel.

Roland Doré a sculpté uniquement dans le kersanton. Son style dépouillé, facilement reconnaissable et proche de l'épure, a contribué à établir sa réputation. Il se distingue par son souci de replacer la réalité des formes dans l'espace en allant à l'essentiel. Sa virtuosité à sculpter les visages doux de ses Vierges ou à donner un tempérament à ses œuvres profanes en fait un sculpteur d'exception. Il a débuté comme compagnon dans l'atelier du Maître de Plougastel (1585-1617) puis a entrepris une carrière prolifique à Landerneau.

— Le Christ :

Les représentations du Crucifié sont caractérisés par des corps allongés, aux longs bras noueux et aux torses presque rectangulaires avec les muscles de l'abdomen en forme de poire. Les veines du cou sont saillantes. Les Christ penchent la tête du coté droit, les yeux clos. Leurs pagnes plats sont noués sur le coté gauche. Les visages sont presque émaciés, les joues creuses mangées par une barbe et une moustache aux mèches fines. Les crucifix courts dont le canon est à cinq têtes se différencient des crucifix longs à sept têtes (Y-P. Castel).

La couronne d'épines est caractéristique, aux deux brins entrelacés en forme de carré.

 

— Les Vierges à l'Enfant : elles portent leur enfant sur le bras gauche, la main droite tenant une pomme. Elles ont le visage poupin , les yeux en amande au sillon palpébral bien dessiné. et arborent le fin sourire « doréen ». 

— Les personnages de Roland Doré se reconnaissent aussi à leurs yeux dont l' amande presque losangique est soulignée d'un trait creux et aux  pupilles creusées. Les visages sont ronds au dessus d'un étage inférieur triangulaire à petit menton rond. La bouche, très caractéristique, est fine, figée en demi-sourire énigmatique, avec des commissures creusées en fossettes.

— Saint Jean accompagne la Vierge sur les croix et calvaires. Sa gestuelle varie peu : les deux mains posées sur la poitrine, (Seznec à Plogonnec, N.D de Kerluan à Châteaulin, Commana, Saint-Nicodème à Ploéven (1637), Tinduff à Plougastel, Saint-Vendal à Douarnenez) ou simplement une seule main, l'autre étant cachée sous sa tunique (Sainte-Anne-la-Palud à Plonévez-Porzay). Plus rarement, il serre le pan de sa tunique et appuie un livre fermé contre sa poitrine (Coatnan à Irvillac) . Parfois il joint les mains, les doigts entrelacés (Plogonnec) ou il tient un livre dans le creux formé par sa main gauche (Cast, 1660). Sa physionomie est partout similaire. Le seul changement appréciable se voit dans sa chevelure lisse (Seznec ou Saint-Pierre à Plogonnec, Commana, Tinduff à Plougastel, à l'ouest de l'église de Plounéour-Ménez en 1641) ou bouclée (Saint-Nicodème à Ploéven en 1637, Coatnan à Irvillac en 1644, Saint-Vendal à Douarnenez (1655) , Sainte-Anne-la-Palud à Ploénevz-Porzay, Saint-Nic, Cast) comme sur les gisants mais d'une manière aléatoire sans que l'on puisse repérer une évolution chronologique.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

— CASTEL (Yves-Pascal), 1985, Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du XVIIè siècle) , Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Pages 97 à 156.

— CASTEL (Yves-Pascal), 1996, Du nouveau sur Roland Doré

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/52e804fd7d01573ff17156ea10bcef19.jpg

 

— COUFFON, René, 1961, L'évolution de la statuaire en Bretagne après la guerre de succession du Duché - In: Mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 97 (1961) p. 1-16

 — CASTEL in DANIEL, (Françoise), 1988, Roland Doré et les enclos paroissiaux : [exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, juillet 1988] / [exposition conçue et réalisée par Françoise Daniel] Jacobins, juillet 1988] 1 vol. (56 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm  D'après les travaux d'Yves-Pascal  CASTEL  .

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_233/roland__dore__et__les_enclos__paroissiaux.pdf

"Doré s'est forgé un style si reconnaissable que certains amateurs se refusent à y déceler ces variations, subtiles mais réelles, qui font d'un simple praticien un artiste véritable qui s'attache à renouveler sa manière.

Les anatomies des personnages se cachent sous des étoffes lourdes, les mains sont stylisées, les pieds nus dépassant la tombée des plis des tuniques se réduisent à un rang de billes inégales... Tout cela pourrait faire illusion sur le talent de l'artiste encore que nous le verrons, on repère des exceptions.

Mais il y a les visages !

Fronts bombés, lisses ou creusés de rides, selon l'âge ou le sexe des personnages, ligne des arcades sourcilières larges et franches, pommettes pleines et arrondies, un visage de Doré se reconnaît presque toujours.

Les yeux, où se réfugient la manière et les intentions de l'artiste, tout comme ses manies et ses tics, sont particulièrement typés. Les paupières en amande ont le sillon palpébral toujours indiqué. En ceci, Doré se démarque franchement du maître du calvaire de Plougastel-Daoulas, qui , supprimant tout sillon, donne toute l'importance au globe oculaire. Au contraire, dans une option naturaliste

, Doré concentre l'intérêt sur l'iris. Il marque la pupille d'un creux expressif, dont la direction invite le regard de l'observateur à une mobilité qui participe à la vie de ces faces minérales.

Le sillon naso-labial est creusé, plus ou moins, s'articulant sur des lèvres relativement fines.

L'étonnant, dans ce traitement des visages, est qu'il contraste, mis à part les traits incisifs des chevelures et des barbes, avec l'agencement des drapés des vêtements et de leurs plis.

Des étoffes opaques qui masquent les corps, nous l'avons dit, dissimulant les anatomies, en quoi Doré s'engage dans un hiératisme qui l'éloigne du style de l'époque dans laquelle il s'insère. Encore que certaines grandes pièces, telle la Vierge de l'Annonciation de Saint-Thégonnec, invitent à tempérer ce jugement.

Les drapés, calmes et amples, se déploient en pans sculpturaux soulignant la majesté des volumes, tels ceux de la Madeleine du groupe de Notre-Dame-de Pitié si fascinant de Senven-Lehart.

Si les drapés sont stylisés, l'origine de leurs plis n'en demeure pas moins naturelle, structurant, en les animant tout à la fois, les silhouettes. Les plis, formés sur des étoffes épaisses et fermes, captent avec vigueur les ombres d'une sculpture destinée à vivre en plein vent, plus qu'à habiller des corps qui se font oublier.

Plis en becs caractéristiques sur les flancs des blocs sculptés. Plis en volutes, simples ou composés, aux lisières latérales. Plis en volutes simples à queue d'aronde, à étages et bouillonnants dans les pans des manteaux rebrassés. Plis couchés et repassés se chevauchant les uns les autres. Plis en accordéon, sur les manches ajustées. Plis en éventail sur les bras qui portent le manteau."

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

— AUTRES LIENS (Clichés)

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Calvaire_de_Senven-L%C3%A9hart

https://www.bretagneweb.com/photos-22/22-senvenlehart.htm

http://www.infobretagne.com/senven-lehart.htm

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00089662

https://famille-madore.fr/guillaumefol/senven.php

https://monumentum.fr/calvaire-pa00089662.html

https://www.paroissespaysdeguingamp.catholique.fr/blog/2022/04/05/le-calvaire-de-senven-lehart/

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Roland Doré Kersanton Calvaires
14 juin 2022 2 14 /06 /juin /2022 22:23

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix.

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Voir sur l'église de Plourin-lès-Morlaix :

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.. Voir les œuvres de Roland Doré :

 

 

 

 

 

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PRÉSENTATION.

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Le beau calvaire de Plourin-lès-Morlaix, de mémoire d'homme, n'a jamais été connu que sous la  forme des diverses statues qui le composaient, d'abord éparpillées, puis regroupées pour six d'entre elles (qui ont conservées leur polychromie) dans l'ancien ossuaire, et pour les autres, sur le mur d'enceinte de l'enclos. Il avait été détruit à la Révolution, et le crucifix "a été soustrait par un particulier" (Castel).

Mais le style du sculpteur est si facilement identifiable (notamment sur les deux Vierges) qu'on peut l'attribuer au meilleur sculpteur breton de kersantite (une roche remarquable par la finesse de son grain et sa résistance à l'altération), Roland Doré, actif de 1618 à 1663, et auteur d'une petite centaine de croix et calvaires des paroisses de Léon, de Cornouaille et du Trégor.

Nos calvaires ne font presque jamais l'objet d'études monographiques, si on excepte les calvaires monumentaux comme ceux de Pleyben, Plougonven ou Plougastel. A fortiori lorsque ces calvaires sont réduits à l'état de vestiges.

C'est bien dommage, puisqu'à Plourin-Lès-Morlaix sont conservées de très belles pièces : trois des quatre groupes géminés, soit six personnages, qui occupaient les croisillons (la Vierge / saint François d'Assise, Marie-Madeleine / saint Paul, et saint évêque / saint Yves [groupe qui n'est pas signalé par Le Seac'h 2014 mais qui est décrit par Castel :les personnages ont été désunis, saint Yves étant conservé dans la nef et l'évêque (?) dans l'ossuaire], six statues en ronde-bosse (les quatre évangélistes, saint Grégoire et un saint évêque), deux groupes qui occupaient sans doute les nœuds des croisillons (la Vierge de Piété et la Fuite en Égypte). 

Soyons juste, Yves-Pascal Castel consacre 4 doubles pages de son catalogue d'exposition Roland Doré et les enclos paroissiaux aux photographies de ces statues, et y signale leurs mensurations en légende. 

C'est bien dommage que ces œuvres n'aient pas été étudiées et décrites une par une, mais cela m'a permis d'apporter mon grain de sel (ou de sénevé), et de découvrir un détail truculent sur la Fuite en Égypte. Et il faut bien que mon blog ait un peu de grain à moudre, non ?

 

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Les deux cartels explicatifs (pléonasme?) sont néanmoins remarquables, et fournissent de précieux renseignements.

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le père Y.-P. Castel avait publié une proposition de reconstitution, avec deux croisillons (afin de placer les statues géminées) et une console pour la Fuite en Égypte, tandis qu'il imaginait que les quatre évangélistes encadraient le piètement du fût . Il signale des "corrections" auxquelles je n'ai pas eu accès.

Le Seac'h indique une reconstitution dessinée par Jean-Michel Le Goff, et en donne une illustration partielle, qui ne diffère pas du schéma de Castel.

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CASTEL (Yves-Pascal) 1985, La reconstitution du calvaire de Plourin-Lès-Morlaix, .  articles du Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon 2 11 85.

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I. SUR LE MUR D'ENCEINTE, À DROITE DU MONUMENT AUX MORTS.

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1. LA FUITE EN ÉGYPTE À LA VIERGE ALLAITANTE.

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Kersanton . H= 67 cm, l = 67 cm, pr = 25 cm.

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La Vierge est assise transversalement sur le bât de l'âne, les pieds appuyés sur un repose-pieds. Elle est recouverte d'un manteau très couvrant, laissant à peine voir l'extrémité des chaussures, et formant entre les jambes des plis en V. Elle est coiffée de ce qui semble être une couronne.

Son visage très rond et les fossettes des commissures labiales, sont caractéristiques de Roland Doré, et on retrouve cela sur le visage de l'Enfant. Le hiératisme de l'ensemble rappelle de l'artiste est un élève du Maître de Plougastel.

La Mère ne regarde pas son enfant, mais chacun d'eux fixe le lointain, devant eux. Pourtant, le geste de la main droite, qui présente le mamelon du sein dénudé entre index et majeur, permet de constater qu'elle s'apprête à allaiter son Fils.

Ce thème, un épisode de la Fuite, est connu depuis le XVIe siècle, et répond au titre de "Le Repos pendant la Fuite en Égypte".

On peut créer une sous-division de ce thème sous le titre : "La Vierge allaitant pendant le Repos (la Halte) de la Fuite en Égypte". Il est très représenté en peinture, et le dossier Wikipédia réunit 71 fichiers en rapport avec ce sujet.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Madonna_lactans_of_the_Rest_on_the_Flight_into_Egypt?uselang=fr

 Plusieurs peintures ont été réalisées par le peintre flamand Gérard David en 1490 puis en 1512-1515.

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_of_Madonna_lactans_of_the_Rest_on_the_Flight_into_Egypt?uselang=fr#/media/File:1490_David_Maria_mit_dem_Kinde_anagoria.JPG

https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:Paintings_of_Madonna_lactans_of_the_Rest_on_the_Flight_into_Egypt?uselang=fr#/media/File:Gerard_david_(attr.),_riposo_durante_la_fuga_in_egitto,_1515_ca._01.JPG

https://fr.wikipedia.org/wiki/Repos_pendant_la_fuite_en_%C3%89gypte_(G%C3%A9rard_David)#:~:text=Le%20Repos%20pendant%20la%20fuite,of%20Art%20%C3%A0%20New%20York.

Ou par un artiste de l'école hollandaise vers 1500.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Repos_pendant_la_fuite_en_%C3%89gypte#/media/Fichier:Netherlandish_School_-_Rest_on_the_Flight_into_Egypt_-_Google_Art_Project.jpg

 

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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2.  LA VIERGE AU PIED DU CALVAIRE (Géminée avec Saint François d'Assise).

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Kersanton . H= 67 cm, l = 24 cm, pr = 24 cm.

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La Vierge, qui occupait un croisillon à la droite du crucifix, est voilée, et porte la guimpe. Sa tête est légèrement inclinée vers la droite, et ses mains sont croisées sur la poitrine (mais la main gauche n'est pas sculptée). 

Son manteau forme un pan qui tombe horizontalement du côté droit, tandis que le pan gauche est repliée en dessinant un S.

La robe est plissée et serrée par une ceinture.

Le visage est typique du style de Roland Doré, très rond malgré un menton pointu, avec un nez dont la crête acérée s'achève par des narines dilatées, et des yeux en amande dont la paupière inférieure est ourlée. Les iris sont comme des cerises, et les  pupilles en  sont creusées, ce qui est un trait stylistique vraiment caractéristique du maître sculpteur.

 

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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3. SAINT FRANÇOIS D'ASSISE (géminé avec la Vierge).

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Kersanton . H= 67 cm, l = 24 cm, pr = 24 cm.

 

 

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Le saint est identifié par sa bure franciscaine, sa ceinture en corde à nœuds "de capucin", et surtout par sa posture présentant les paumes trouées par les stigmates.

Nous retrouvons les caractéristiques du visage rolandéen , les yeux sont ici ourlées s'un double trait sur les deux paupières. Le creusement des pupilles est bien apparent. La bouche a ce demi-sourire crispé caractéristique, qu'encadre des sillons naso-géniens  accentués, permettant d'indiquer la masculinité de son personnage.

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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II. SUR LE MUR D'ENCEINTE, À GAUCHE DU MONUMENT AUX MORTS.

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4. LA VIERGE DE PITIÉ (FRAGMENT).

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Kersanton . H= 65 cm, l = 35 cm, pr = 20 cm.

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Ce groupe est très curieux. Il est difficile de dire si la Vierge est debout, ou plutôt assise comme à la chapelle  Saint-Claude de Plougastel, dont la Pietà attire la comparaison. Par contre, il est clair que le Christ est assis sur le genou gauche de sa mère (la chaussure gauche apparaît sous la jambe de la Vierge, qui est bizarrement assimilable à une colonne, un montant). Marie le tient ainsi, appuyé flanc contre flanc, en le soutenant sous l'aisselle  par sa main gauche. Elle soutient avec une tendre sollicitude le bras droit du Christ par une élégante prise du poignet.

  Cette disposition verticale du Christ, contraire à la tradition où la Mère tient le cadavre du Fils entre ses bras, se retrouve, je l'ai dit, à la chapelle Saint-Claude, ainsi qu'à la chapelle de Sainte-Anne-La-Palud de Plonévez-Porzay. Les trois œuvres sont de Roland Doré, et sont datés par estimation  vers 1630, ou vers 1642 pour Sainte-Anne-la-Palud. Également de Roland Doré, la Vierge de Pitié de Cast reprend la même disposition, mais elle pose un genou à terre, et la tête de son Fils est placée plus bas que dans les autres exemples.

Dans tous les cas, la Vierge est penchée sur son Fils, qu'elle entoure dans l'arc de son buste et de sa tendresse.

 

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Calvaire (Kersanton, 1630, Roland Doré) de la chapelle Saint-Claude à Plougastel. Photographie lavieb-aile.

 

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Le calvaire (kersanton, vers 1642, Roland Doré) de Sainte-Anne-la-Palud. Photographie lavieb-aile juin 2020.

 

La Pietà (kersantite, Roland Doré, 1660) du calvaire de Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020.

 

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Le Christ diffère des autres groupes (et de nombreuses Pietà) car il est placé à la gauche de sa mère. En outre, il  présente ici une particularité intrigante.

Sa main gauche repose sur un volume rectangulaire qui pourrait en abuser pour un livre. C'est en réalité l'extrémité du pan du pagne, noué à gauche.

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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5. SAINTE MARIE-MADELEINE TENANT LE FLACON D'AROMATES.

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Kersanton . H= 67 cm, l = 22 cm, pr = 27 cm.

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On remarquera l'élégance du manteau, dont l'épaisse étoffe est presque palpable, et dont les pans descendent en plis symétriques sous la manche droite. 

Mais on remarquera aussi le bandeau occipital, ici large et à deux plis, cette coiffure assez propre aux sculpteurs de Basse-Bretagne au XVe-XVIIe siècle, sculpteurs qui la réservent sauf exception à la Vierge et à Marie-Madeleine, en équivalent de nos "chouchous".

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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6. SAINT PAUL ET SON ÉPÉE.

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Kersanton .

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Chacun  appréciera selon son point de vue la propagation des lichens sur nos statues. Quand à moi, je continue à être choqué par la manière dont ces dartres (c'est l'étymologie de "lichen") défigurent les saints personnages de notre patrimoine.

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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III. DANS L'ANCIEN OSSUAIRE.

Six des statues de kersanton  polychromes (on corrigera le texte du cartel qui parle de granite) ont été placées dans chacune des arcades de l'ancien ossuaire, derrière des vitres, excellente protection contre les lichens et autres dégradations, et belle idée d'animation de l'ossuaire. Mais cela ne fait pas l'affaire du photographe, qui doit ruser et fractionner ses clichés.

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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7.UN SAINT ÉVÊQUE.

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Kersanton polychrome. H= 85 cm, l = 26 cm, pr = 18 cm. Revers sculpté, trou de fixation.

Comme tous les personnages suivants, ce saint est en train d'écrire un livre. Si on pense aux Pères de l'église, dont les textes sont fondateurs, on peut suggérer saint Augustin ou saint Ambroise. Si on veut y voir un des grands saints évêques bretons (Corentin, Pol-Aurélien), peu sont réputés être l'auteur d'ouvrages notables. 

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Les six personnages de l'ossuaire. Photo Castel, in Daniel 1988.

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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8.L'ÉVANGÉLISTE  SAINT MATTHIEU  ET SON ANGE.

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Kersanton polychrome. H= 84 cm, l = 39 cm, pr = 20 cm. Revers sculpté, trou de fixation.

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Chaque évangéliste est représenté en train d'écrire avec un crayon sur un phylactère. Ceux-ci portent des inscriptions peintes, qui ne correspondent peut-être pas aux textes initiaux, mais parfois à l'incipit (premiers mots) de leur évangile.

Chacun est accompagné de son attribut, l'un des quatre éléments du Tétramorphe.

Ici, Matthieu est accompagné de l'ange. On lit : PASIO DOMI[NI], renvoyant à la Passion selon saint Matthieu, (Passio Domini nostri Jesu Christi secundum Evangelistam Matthaeum).

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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9.L'ÉVANGÉLISTE  SAINT MARC  ET SON LION.

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Kersanton polychrome. H= 83 cm, l = 35 cm, pr = 23 cm. 

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L'inscription énonce : SEQUENTIA SAN[CTI] EVANG[ELII].

Le texte correspond à Sequentia sancti Evangelii secundum [Marcum. In illo tempore..]., "Suite de l'évangile selon saint [Marc. En ce temps là].

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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10.L'ÉVANGÉLISTE  SAINT LUC ET SON TAUREAU.

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Kersanton polychrome. H= 85 cm, l = 40 cm, pr = 20 cm. Revers sculpté, trou de fixation.

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Sur le phylactère : IN ILLO TEMP [ORE].

In illo tempore (En ce temps-là) n'est pas l'incipit de Luc, qui est Quoniam quidem multi conati. Mais on trouve la formule dans les évangiles, notamment de Luc, notamment dans la séquence "En ce temps là Jésus dit à ses apôtres".

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire de Plourin-lès-Morlaix.
Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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11.L'ÉVANGÉLISTE  SAINT JEAN ET SON AIGLE.

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Kersanton polychrome. H= 82 cm, l = 34 cm, pr = 20 cm. Revers sculpté, trou de fixation.

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Inscription : IN ILLO TEMP[O]RE CUM ESS[ET]

Il s'agit d'une citation de l'évangile de Matthieu 3: In illo tempore. Cum esset desponsata Mater Jesu Maria Joseph. Ou de Luc In illo tempore cum esset Iehsu in una civitatum. Ou, plutôt ici,  de Jean :  In illo tempore cum esset  sero die illo una  sabbatorum.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52000464r/f146.item

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000718s/f7.item

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Le calvaire de Plourin-lès-Morlaix.
Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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12.SAINT GRÉGOIRE PÉRE DE L'ÉGLISE EN PAPE.

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Kersanton polychrome. H= 85 cm, l = 40 cm, pr = 20 cm. Revers sculpté, trou de fixation.

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Le pape Grégoire Ier (vers 540-604) est l'un des quatre pères de l'église d'Occident avec saint Amboise, saint Augustin et saint Jérôme. Le chant grégorien a été nommé en son honneur

 

Il est également figuré, comme les évangélistes, en train d'écrire. Le livre qu'il tient ouvert dans sa main gauche ne porte pas de titre ; je choisis son Moralia in Job.

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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IV. STATUES CONSERVÉES DANS L'ÉGLISE

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13. SAINT YVES ET LE GESTE D'ARGUMENTATION.

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— Voir  sur les groupes de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre :

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Kersanton polychrome. Statue géminée avec une sainte femme : h = 66 cm, l = 27 cm, pr = 20 cm.

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a. Le costume.

Saint Yves porte la "barrette" ou bonnet carré (de recteur ou de docteur), le camail noir à revers rouge dont la capuche est rabattue, et le surplis au dessus de la cotte talaire. 

b. Le livre-ceinture.

Un livre (l'ouvrage de droit qu'il doit posséder comme Official, c'est à dire comme juges aux affaires ecclésiastiques du diocèse de Tréguier) est suspendue à sa ceinture ou à son poignet gauche car il est enveloppé dans un étui de transport dont il est relié. 

Cet accessoire est désigné aujourd'hui en histoire de l'art sous le terme de "livre ceinture". 
Voir mes commentaires sur celui-ci ici :https://www.lavieb-aile.com/2020/07/le-calvaire-de-motreff.html

On  trouve aussi ce livre-ceinture parfois sur les statues de saint Jean (Mellac, Motreff, Quilinen), sur  les figures des apôtres (saint Philippe sur le Calendrier des Bergers 1498), et,  porté par Yves, sur le calvaire de Pencran, sur celui de Saint-Thégonnec et sur des vestiges d'un calvaire de Guipavas. Entre autres.

Sur le calvaire de Saint-Thégonnec :

https://www.lavieb-aile.com/2021/03/le-calvaire-de-saint-thegonnec.ii-les-croix.html

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c. Le geste de l'argumentation.

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Yves de Kermartin pose la pulpe de l'index sur celle du pouce, geste précis, qui est repris dans de nombreuses représentations du saint, si bien qu'il devient un véritable attribut, le symbole de ses compétences dans la défense juridique et de sa maîtrise de la rhétorique et de l'éloquence.

 Saint Yves et le geste de l'argumentation, etc. :

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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Cliché Castel in Daniel 1988 p.13

 

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Photo (éclaircie) Y.-P. Castel in Daniel 1988 p. 13.

 

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14. SAINTE FEMME.

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Kersanton (sans polychromie). Statue géminée avec saint Yves . Photo d'Yves-Pascal Castel dans Daniel 1988 page 13, où la légende indique "saint évêque".

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Cliché Castel in Daniel 1988.

 

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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15. SAINT ANNE TRINITAIRE.

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Kersanton polychrome. H= 79 cm, l = 30 cm, pr = 18 cm. Revers évidé, trou de fixation.

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Je ne reviens pas sur ce thème iconographique que j'ai largement développé dans ce blog. Ici, nous avons sainte Anne, de taille "vraisemblable", qui tient dans ses bras et assise sur le berceau de son coude gauche sa fille Marie, couronnée, mais de la taille d'une poupée. Celle-ci tient sous les aisselles le petit Jésus, seulement vêtu d'un pagne, et dont les pieds sont soutenus par la grand-mère.

Les visages, et notamment les yeux, sont à nouveau parfaitement représentatifs du style de Roland Doré.

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GROUPES DE SAINTE ANNE TRINITAIRE de BRETAGNE.

-ailleurs : 

 

Photo Yves-Pascal Castel in Daniel 1988 p. 14.

 

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Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2014.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2014.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2022.

Le calvaire démantelé (kersanton, Roland Doré, vers 1630) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile 2022.

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CONTREPOINT : LE MONUMENT AUX MORTS DE JEAN-GUILLAUME DONNART (1925).

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https://monumentsmorts.univ-lille.fr/monument/30290/plourin-les-morlaix-presdeleglise/

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Le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

Le monument aux morts de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile juin 2022.

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SOURCES ET LIENS.

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CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des croix et calvaires du Finistère n° 2319.

https://societe-archeologique.du-finistere.org/croix/plourin_les_morlaix.html

2319. Plourin-lès-Morlaix, église, mur d’enclos et intérieur de l’église, k. Vers 1630, par Roland Doré. Ensemble de statues dont Vierge de Pitié, statues géminées: Madeleine-Paul, Vierge-François d’Assise (mur d’enclos). Statue géminée: Yves-évêque, statues: quatre évangélistes, sainte Anne, saint Grégoire (niches dans le haut du mur de la nef, intérieur église). De cet ensemble, le crucifix a été soustrait par un particulier. [YPC 1980]

CASTEL (Yves-Pascal) 1985, La reconstitution du calvaire de Plourin-Lès-Morlaix, .  articles du Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon 2 11 85.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/817dd792c67b867af65174754c8d2222.jpg

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

— CASTEL (Yves-Pascal), 1985, Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du XVIIè siècle) , Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Pages 97 à 156.

— CASTEL (Yves-Pascal), 1996, Du nouveau sur Roland Doré

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/52e804fd7d01573ff17156ea10bcef19.jpg

COUFFON (René), 1988, Notice.Couffon, Le Bars, Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, 1988 

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/d280b76f0261c21ebfdd95f7a887fff9.pdf

— COUFFON, René, 1961, L'évolution de la statuaire en Bretagne après la guerre de succession du Duché - In: Mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 97 (1961) p. 1-16

 — DANIEL, (Françoise), 1988, Roland Doré et les enclos paroissiaux : [exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, juillet 1988] / [exposition conçue et réalisée par Françoise Daniel] Jacobins, juillet 1988] 1 vol. (56 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm  D'après les travaux d'Yves-Pascal  CASTEL  .

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_233/roland__dore__et__les_enclos__paroissiaux.pdf

"Doré s'est forgé un style si reconnaissable que certains amateurs se refusent à y déceler ces variations, subtiles mais réelles, qui font d'un simple praticien un artiste véritable qui s'attache à renouveler sa manière.

Les anatomies des personnages se cachent sous des étoffes lourdes, les mains sont stylisées, les pieds nus dépassant la tombée des plis des tuniques se réduisent à un rang de billes inégales... Tout cela pourrait faire illusion sur le talent de l'artiste encore que nous le verrons, on repère des exceptions.

Mais il y a les visages !

Fronts bombés, lisses ou creusés de rides, selon l'âge ou le sexe des personnages, ligne des arcades sourcilières larges et franches, pommettes pleines et arrondies, un visage de Doré se reconnaît presque toujours.

Les yeux, où se réfugient la manière et les intentions de l'artiste, tout comme ses manies et ses tics, sont particulièrement typés. Les paupières en amande ont le sillon palpébral toujours indiqué. En ceci, Doré se démarque franchement du maître du calvaire de Plougastel-Daoulas, qui , supprimant tout sillon, donne toute l'importance au globe oculaire. Au contraire, dans une option naturaliste

, Doré concentre l'intérêt sur l'iris. Il marque la pupille d'un creux expressif, dont la direction invite le regard de l'observateur à une mobilité qui participe à la vie de ces faces minérales.

Le sillon naso-labial est creusé, plus ou moins, s'articulant sur des lèvres relativement fines.

L'étonnant, dans ce traitement des visages, est qu'il contraste, mis à part les traits incisifs des chevelures et des barbes, avec l'agencement des drapés des vêtements et de leurs plis.

Des étoffes opaques qui masquent les corps, nous l'avons dit, dissimulant les anatomies, en quoi Doré s'engage dans un hiératisme qui l'éloigne du style de l'époque dans laquelle il s'insère. Encore que certaines grandes pièces, telle la Vierge de l'Annonciation de Saint-Thégonnec, invitent à tempérer ce jugement.

Les drapés, calmes et amples, se déploient en pans sculpturaux soulignant la majesté des volumes, tels ceux de la Madeleine du groupe de Notre-Dame-de Pitié si fascinant de Senven-Lehart.

Si les drapés sont stylisés, l'origine de leurs plis n'en demeure pas moins naturelle, structurant, en les animant tout à la fois, les silhouettes. Les plis, formés sur des étoffes épaisses et fermes, captent avec vigueur les ombres d'une sculpture destinée à vivre en plein vent, plus qu'à habiller des corps qui se font oublier.

Plis en becs caractéristiques sur les flancs des blocs sculptés. Plis en volutes, simples ou composés, aux lisières latérales. Plis en volutes simples à queue d'aronde, à étages et bouillonnants dans les pans des manteaux rebrassés. Plis couchés et repassés se chevauchant les uns les autres. Plis en accordéon, sur les manches ajustées. Plis en éventail sur les bras qui portent le manteau."

 

 

 

 

 

?? in Infobretagne et Monumentshistoriques

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/plourin/plourin.html

 

 

 

 

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

 

— LE GUENNEC(Louis), 1979, l'église de Plourin-lès-Morlaix, in Morlaix et sa région, p.60

" On remarque, en outre, plusieurs curieuses statues anciennes, dont un groupe triple de sainte Anne, saint Yves argumentant, saint Sébastien, les Evangélistes, saint Fiacre en jardinier, sainte Marguerite, etc. Le cimetière, dont les piliers d'entrée sont surmontés des statuettes mutilées d'un ancien calvaire, possède une petite chapelle, ancien ossuaire, dont la façade est percée d'une porte et d'une série d'arcades. A l'intérieur, on remarque les statues de sainte Barbe avec sa tour et de saint Mathurin, costumé en prêtre."

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10 juin 2022 5 10 /06 /juin /2022 14:33

Street art brestois : les poules de Jean-Yves Le Fourn.

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Voir sur ce thème :

 

 

 

 

 

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PRÉSENTATION.

Présentation ? Voilà qui serait bien inutile, car  Jean-Yves Le Fourn est connu à Brest comme le loup coq blanc, c'est lui le papa poule dont les pochoirs, collages et stickers gallinacées se multiplient dans la ville, la région, et le monde entier, pour le plus grand plaisir des amateurs. 

C'est lui qui fait le bonheur des journalistes, des curieux et des bloggeurs séduits par un personnage haut en couleur dont le visage radieux respire la bonne humeur.

Il raconte à chacun comment lui est venu cette production légendaire :

"La réalisation de ces poules remonte à il y a plus de sept ans sur la cale du Relecq- Kerhuon, un village situé à 5 km de Brest. La poule est née d’une anecdote très simple : dans les années 1900, des pêcheuses kerhorres allaient à la pêche à pied dans le village de Plougastel et en revenant, elles chapardaient pommes et fraises dans les vergers de ce village. La création de mes poules est un hommage à ces femmes kerhorres. Cela a commencé lorsqu’un ami m’a demandé de décorer le mur de son association située à Relecq-Kerhuon. J’ai voulu faire un clin d’œil à leurs chers voisins de Plougastel. Les poules ne cessent de susciter la curiosité car elles s’étendent jusqu’à mon atelier, dans le quartier de Saint-Martin à Brest. Elles nous rappellent la nature dans des milieux urbains, ce qui est apprécié par les habitants."

Ou de façon plus explicite selon le journaliste du Télégramme :

"Tout est parti d’une bonne blague avec ses copains de la cale du Relecq-Kerhuon (Finistère). En clin d’œil à ceux de la rive d’en face, les Kerhorres, surnommés « voleurs de poules » par les Plougastels, décidaient de passer à l’action en dessinant quelques gallinacés bien sentis et parfaitement visibles de leurs rivaux sudistes. Jean-Yves Le Fourn dégaine ses pochoirs. Succès immédiat. Ses poules le suivent jusqu’à la place Guérin, à Brest, et font des petits dans tout le quartier Saint-Martin. « On a commencé par me demander d’en faire sur les murs et sur les portes de garage. Parfois sans trop d’explications, parce qu’on les trouvait sympathiques »."

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À mon tour de pondre mon petit article.

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Car voilà ; je descendais de la place de Kerfautras, lorsque je suis tombé sur cette façade à l'angle de la rue Navarin et de la rue Bruat.

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Ou plutôt, ceci, pour ne pas oublier le chat.

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Si le garçon donne du grain aux poules, la fille tient un ballon rouge. Un ballon-cœur qu'une poule a adopté comme moyen de transport.

Mais mon amour des détails me conduit à remarquer la signature de l'artiste (élève des Beaux-arts de Rennes et de l'EESAB durant 5 ans, illustrateur et caricaturiste, docteur-es-rire), le logo JYLF.

Et surtout peut-être, outre l'escargot faisant l'éloge de la lenteur et du Carpe diem, une petite souris noire portant un baluchon. J'en apprendrai bientôt la signification.

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le ballon m'ayant incité à regarder en l'air, invitation poétique trop rare pour être négligée,  je découvre d'autres ballons, non plus captifs, mais dérivant au vent léger.

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Je comprends le message : ici, on ne pratique pas la chasse aux œufs, mais, tels les renards, la chasse aux poules. Une chasse fort fructueuse.

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Poursuivez votre lecture en musique :

 

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Ce jeu de piste me fait remonter la rue Bruat, où je découvre un véritable nichoir. 

Le 42 rue Bruat, voilà le poulailler !  Des poules par milliers, grimpant sur la gouttière, picorant les rambardes !

 

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le stickers JYLF.FR collé sur la fenêtre aurait pu me faire deviner qu'il s'agissait de l'atelier de l'artiste, mais voici qu'il paraît, qu'il m'invite à rentrer, me fait découvrir ses productions, ses cocottes de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Je l'identifie immédiatement par la poule jaune de son tee-shirt (mais où est le costume pied-de-poule?). L'homme est volubile autant qu'il est affable.

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Il tient à me faire découvrir la décoration du coffret électrique, et j'y retrouve la souris courant avec son paquetage sur l'épaule. Jean-Yves (nous passons vite au tutoiement et aux prénoms...) me raconte alors les aventures baluchonesques de Yann QUENET, marin breton qui effectue le tour du monde sur un voilier de 4 mètres, construit de ses mains pour 4000 euros dans son garage de Saint-Brieuc et nommé... BALUCHON.

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/croisiere/grande-croisiere/video-comment-yann-quenet-a-construit-baluchon-voilier-de-4-metres-pour-faire-son-tour-du-monde-cfb43804-0f02-11eb-a094-4f55046af2d6

https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/croisiere/grande-croisiere/expedition/exploit-yann-quenet-arrive-en-afrique-du-sud-sur-son-minuscule-voilier-je-m-attendais-au-pire-f325e0f2-4170-11ec-ae86-14a22ee1af82

Jean-Yves Le Fourn a crée ce logo de la souris voyageuse à son intention, et à l'inverse, Yann Quenet affiche sur sa voilure une belle poule brestoise qu'il fait découvrir aux nombreux admirateurs à chaque escale. 

Comme l'écrit un journaliste à propos de cet exploit minimaliste et musardeur: 

"Les aventures de Yann Quenet sont suivies avec assiduité, humour et poésie par son ami Jean-Yves Le Fourn, un artiste brestois dont les poules (comme celle dessinée sur la voile de Baluchon) parcourent le monde, un peu à l’image du nain de jardin dans le film « Amélie Poulain »."

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Yann Quenet et son piège à filles à Jacaré Bresil , vu par JYLF

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Petit voilier, grand bonhomme.

 

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Il s'apprêterait désormais à rentrer en Bretagne en juillet 2022. Combien de coups de vent va-t-il devoir affronter ? J'en ai la chair de poule.

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https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/croisiere/grande-croisiere/expedition/yann-quenet-rentre-en-bretagne-sur-son-minuscule-voilier-pas-presse-de-finir-mon-tour-du-monde-526b3b42-7980-11ec-9401-ff60eafba62b

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Je dois quitter Jean-Yves pour poursuivre mon propre périple , car dans le voisinage, rue Paul Masson, une maison a été décorée par le Maître.

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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La basse-cour de Jylf s'étend aussi place Saint-Martin, et je ne peux rendre l'expression gourmande, fière et potache de l'artiste lorsqu'il m'a confié : "vas-y voir, j'y ai mis mes poules sur les pissotières !".

Et effectivement, picorant au pied de la cage à poules bleue ...

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Rappel : au port de commerce :

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Scrabble : on écrit omelette en casant ses E.

Je m'étais procuré une poignée de stickers de cette poule de Brest en passe de devenir plus célèbre que la poule de Bresse. Après un trajet en TGV à 273 km/h, qu'elles ont très bien supportées, on  plaça ces dames à l'arrière d'un véhicule grenoblois (quoiqu'immatriculé 29, on tient à ses racines) qui fit sensation dès le lendemain sur le campus où chacun caqueta à leur propos. Gageons que les augustes volailles emprunteront de concert le téléphérique, les unes de Brest, les autres de Grenoble. 

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn à Grenoble. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn à Grenoble. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Merci Jean-Yves !

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Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les poules brestoises de Jean-Yves Le Fourn. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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PORT-FOLIO.

 

J'ai reçu ce mail après la rédaction de mon article : 

"Jean yves     comme tu t'intéresse à mon travail   voici  des liens  intéressants.     dont une vidéo de fr3 de plus de 6 ans  . Sur  la petite poule   est souvent passée  sur des  chaînes Tv  outremer  voir d'autres pays  et cela grâce  à mon ami Yann Quenet et son bateau Baluchon .  A surveiller de près quand  il arrivera   en mer d'Iroise .  Beaucoup de personnes  aiment bien ma petite poule elle  ne prétend à rien  si ce n'est de faire plaisir au  petit et grand enfants  :) 

Le site  Lumière de la ville à Paris lui a consacré un article . mais bien d'autres articles  sont déja paru  la petite poule   dont  ton Blog    et encore,   dommage pas vu  les  ptites  poules sur le tgv :)  la c'est du rapide :)      ci - joint lien plus photos ci cela peut te servir pour ton blog  j'ai   des photos tellement intéressant    qu'il m'est difficile de choisir  :) car  mes petites  poules non pas le mal de mer n'y le vertige :)"

Le portfolio de Lumièresdela ville

https://lumieresdelaville.net/portfolio-view/des-poules-colorees-envahissent-le-monde/

Le voilier Amapola (À ma poule là ?) de Raymond décoré par JYLF

https://www.youtube.com/watch?v=QQxwUtZbwLg

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La Porsche de Thierry Alain.

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L'opéra de Sydney en 2019

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Rue Frégate La Belle Poule à Brest.

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Où ça déjà ?

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La Tour-Eiffel est devenue célèbre en raison de la poule de Jean-Yves.

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À Berlin, Porte de Brandebourg.

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LES PEINTURES DE JYLF A CROZON: DU POISSON À LA POULE :

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En équilibre sur la roue arrière d'un vélo, faut le faire.

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Je croyais avoir terminé, mais, de même que je ne pouvais plus quitter l'atelier de Jean-Yves tant il est chaleureusement bavard, je reçois à 21h59 le message suivant :

jeans  yves   fais de beau rếve avec une des plus grosse poules de mon quartier e, que tu  n'avais pavu   elle  ce trouvée sur la porte du garage ouvert en face de mon atelier .       demain  je vais sur Paris revoir mes petites  la  bas j'ai des perles au  cimetière du père lachaise  :)  sur     j'ai des perles aussi au port de commerce  de Brest   notamment  sur l'abeille Bourbon dit l'abeille poule  si si  .   moi je vais me coucher de bonheur comme les poules  :)  rappelle  plus tard  pour  des photos     perles du port et autres  Bonne  nuit  Yar Yar   

Des beaux rêves ? Je vais plutôt compter les poules... (n.b : pour les non bretonnants, yar = "poule")

Avec trois  photos :

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La grille du garage située exactement en face de l'atelier de JYLF.

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Essaouira (Maroc)

Hydra (Grèce), 25 mai 2021.

Il reste à en placer au Pouldu, à Pouldreuzic, Pouldergat, Pouldouran, Poullan-sur-Mer et Poullaouen

Sans oublier, mais c'est plus loin de chez nous, Poule-les-Écharmeaux , dans le Haut-Beaujolais. Ou Mandelieu-la-Napoule, capitale du mimosa. Et bien-sur Liverpoule. Cocorico Cot-cot-cot !

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Mais inutile par contre de se rendre à Jouques, les habitants ont déjà choisi de placer notre poule sur leur blason, sans, bien-sûr, le talent du dessinateur brestois.

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Ou à Savenès, où les armes sont de gueules à une poule d'or, accompagnée en chef d'une croix occitane du même.

 

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Savenès 82600 Tarn-et-Garonne

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Du coq à l'âne : Voir aussi comment tricoter des poules over :

https://buzzly.fr/poule-pull-laine-tricot.html

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LES (AUTRES) FÉLÉS DE LA POULE .

1. Le navigateur breton  autour du monde Guirec Soudée et sa poule mouillée Monique présente son film "du pôule nord au pôule sud":

https://www.youtube.com/watch?v=pPaIU_gAj-o

https://www.youtube.com/watch?v=DzjjjtEGGnY
2. Félix et sa poule voyagent sans argent ni contrainte de temps, à la rencontre des gens :

https://www.youtube.com/watch?v=4_nDsGYrxdc

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SOURCES ET LIENS.

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Les photos, articles et sites sont innombrables. Juste les principaux :

—Blog :

https://arfourn.blog4ever.com/photos

—Compte FB

https://www.facebook.com/jylefourn

— WIKI-Brest

http://www.wiki-brest.net/index.php/Jean_Yves_Le_Fourn,_artiste_peintre

 

— JÉZÉQUEL (Stéphane ) 2019, Street art. Le papa poule, c’est lui !, Le Télégramme du 28 janvier 2019

https://www.letelegramme.fr/soir/street-art-le-papa-poule-c-est-lui-28-01-2019-12194623.php

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Published by jean-yves cordier - dans Street art Brest
8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 22:21

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix.

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— Voir sur l'église de Plourin-lès-Morlaix :

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— Sur les fonts baptismaux :

 

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PRÉSENTATION.

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Louis Le Guennec (1878-1935) a signalé le premier ces fonts aux visiteurs, mais en qualifiant le décor de la cuve de "feuillagée". C'est Yves-Pascal Castel qui en a donné la première description attentive  en 1991, dans l'un de ses passionnants articles du Courrier du Léon, en y découvrant les masques de sept personnages aux coiffures variées "médiévales" et en tentant de les interpréter comme  autant de portraits des âges de la vie, ou de différentes conditions sociales. 

Il en précisait le matériau, le granite, et la datation au début du XVIe siècle.

Il remarquait la présence d'un huitième personnage, celui qui, allongé, présente un écu dont le motif a été bûché à la Révolution : il pourrait s'agir des armes des Coatanscour, puisqu'en 1501, Yves de Coatanscour, sieur du dit lieu en Plourin, épousait Jeanne de Kersulguen (*). Yves-Pascal Castel indique que ces armoiries intactes ornent le baldaquin en bois , mais celui-ci est plus tardif.

(*) Les armoiries de Kermerc'hou, seigneur des Salles à Plougasnou, en alliance avec celles des Kersulguen (d'or au lion de gueules couronné, armé et lampassé d'azur ; au franc-canton écartelé d'or et de gueules) se trouvaient sur le blason des fonts de Plougasnou.

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Ces Coatanscour étaient seigneurs de Plourin, de Kermorvan, de Rozalec, de Kerbuzic en la paroisse de Locquémeau, de Kerduff en Ploumilliau, du Rest, de Launay en Ploubezre, du Roscouët, de Kervény  et de  Tromelin en Plougasnou.  Leurs armes sont d'argent au chef endenché de gueules à cinq pointes. Elles figuraient sur un vitrail de l'Annonciation (daté de 1400??)  où ils étaient présentés (J.P. Le Bihan) agenouillés en donateurs : "Jacques De Coatanscour et son fils Yvon,  près de leurs femmes, Marguerite de Kerbuzic et Jeanne Barbier, avec leur blason mi parti timbrant l’armure du chevalier comme le surcot de la châtelaine." De même, et toujours selon Le Bihan, "Au-dessous un saint Yves présente un  donateur en orant portant sur sa cotte d’arme d’azur à la fasce d’or et sur le tout, parti au premier d’argent au chef endenché de gueules au deuxième fretté d’or et de sable."

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Après Le Guennec et Castel, Emmanuelle Le Seach, autrice d'une thèse sur la sculpture sur pierre  en Basse-Bretagne, s'intéresse en 2004 aux fonts de Plourin-lès-Morlaix, pour les regrouper stylistiquement avec ceux, porteurs de masques,  de Plougasnou (11 masques dont 5 sur la piscine et 6 sur le bras de vidange), Saint-Jean-du-Doigt (28 masques dont 20 sur la piscine), Plouezoc'h (7), Plouégat-Guerrand (7), Plougonven (7), Guimaëc (3) et Morlaix-Ploujean (1). Ceux de Plougasnou portaient selon Abgrall une inscription A MA VIE. A MA VIE. J. ALBI FECIT ISTVM, mais le nom J. Albus, transcription possible d'un Jean Le Guen, qui peut indiquer le nom du sculpteur avec la formule x fecit, "m'a fait", pourrait aussi être le patronyme du commanditaire ou fabricien (mais on aurait alors la précision F. ou FAB). 

Selon E. Le Seac'h, les motifs floraux sont omniprésents sur ces  fonts de Plougasnou, qui sert de type pour la série : grains de raisins, boutons de rose, feuilles de lierre ou de chou, de hêtre, de chêne séparant, les 5 mascarons et les 2 écus, feuilles de marronnier ou de feuillage inconnu séparant les 6 masques du bras de vidange. Les mascarons sont marqués par les yeux tirés en amande, au contour tracé en méplat. Les visages sont pointus avec un front rétréci. Le tout donne un air oriental aux masques. Les lèvres sont dessinées avec une légère ouverture, les nez sont droits et épatés. Les coiffures varient d'un masque à l'autre : mitre, couettes soulignées d'une calotte, frange monacale lisse ou à mèches. L'un des masques esquisse un sourire énigmatique, et un autre tire la langue.

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Définition

 

 

Fonts baptismaux : cuve qui sert à recevoir l'eau du baptême.

Les fonts baptismaux furent d'abord des cuves larges et profondes, enfoncées dans le sol pour le baptême par immersion. Vers le XIe s., l'usage de baptiser les enfants par infusion prévalut ; ils furent alors placés sur des supports de formes variées. La bénédiction des fonts au cours de la veillée pascale est plus exactement une bénédiction de l'eau baptismale.

Les actes de baptême devinrent obligatoire par l'ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539 qui institua l'état-civil religieux : les actes signés par les parents, parrain et marraine permirent le recensement de la population.

Les fonts étaient placés à l'ouest, et souvent, comme ici, dans la première chapelle nord.

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Datation.

 

Les 8 fonts de la série sont datés par estimation de la fin du XVe ou début du XVIe : "la forme et le modelé des visages sont traités de manière simple et schématique qui se rapprochent d'une technique de sculpture de l'époque romane caractérisée par son dépouillement, des traits justes et économes dans la ligne pour un rendu précis et sans fioritures. On est malgré tout bien ici en présence de sculptures médiévales comme on en rencontre énormément dans le Finistère servant d'ornementations décoratives dans les chœurs, l'appareillage des murs, sur les consoles à l'intérieur des églises et des chapelles mais aussi à l'extérieur, sur les crossettes, les gargouilles, les fleurons à personnages, les acrotères..." (Le Seac'h)

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Six sculpteurs différents.

Pour E. Le Seac'h, les six sculpteurs ont un style différents, même si celui de Saint-Jean-du-Doigt est le plus doué, suivi de celui de Plourin-lès-Morlaix pour sa maîtrise des chapeaux, alors que ceux de Plouégat-Guerrand et Plouezoc'h, les deux "naïfs" viennent en queue de peloton et que celui de Plougasnou, "l'oriental" à cause des yeux de ses masques, se place au milieu.

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Le sculpteur chapelier de Plourin-lès-Morlaix.

Les visages du sculpteur de Plourin-Lès-Morlaix sont plus aboutis qu'ailleurs.. Il organise les volumes avec facilité : fossettes rondes, mentons creusés au milieu, yeux avec une paupière. Les coiffures sont élaborées : capuchon, cagoule, aumusse et faluches (*) médiévaux incitent Le Seac'h à le surnommer « le sculpteur chapelier ». Les sexes des personnages peuvent êtres distingués.

n.b : le mot "faluche" ne désigne une coiffure d'étudiant que depuis la fin du XIXe siècle.

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Description. 

La cuve est octogonale (comme c'est la règle depuis le XVe siècle) et posée sur un fût lui-même octogonal. L'une des 8 faces est occupée par le bras de vidange, également soutenu par un fût octogonal plus fin. Chacune des 7 autres faces est ornée d'un masque haut d'une vingtaine de centimètres. La pierre conserve les traces d'une peinture rouge foncée dont il semble douteux qu'elle puisse relever de la polychromie d'origine. (on retrouve des restes de polychromie bleu-clair à Plouégat-Guerrand, marron à Guimaëc et rouge à Plouézoc'h.

Il n'y a ici aucun décor végétal, mais de simples moulures et rebords droits. Cette exception par rapport au type se retrouve à Plouégat-Guerrand.

Le bras de vidange vers la petite cuve accolée, également octogonale, est   taillée dans le même bloc de pierre, et elle est sculptée d'un ange (?) allongé et horizontal pour présenter entre ses deux mains un écu. La tête de ce personnage est bûchée, au moins partiellement, tout comme l'écu qu'il tient.

N.B Selon Le Seac'h, "les fonts baptismaux (de son étude) possèdent huit cotés dont un est occupée par la piscine qui renferme le conduit d'évacuation de l'eau". Mais la définition et l'usage de ce terme de piscine m'ont semblé imprécis et variables dans la littérature spécialisée (cf. biblio) et j'ai préféré celui de "petite cuve", accostée à la grande cuve. 

 "C’est vraisemblablement à la fin du XIVe siècle, que l’on prend l’habitude de juxtaposer à la cuve principale une seconde cuve de plus petite taille destinée à conserver l’eau lustrale utilisée pour le baptême par infusion, si la cuve principale n’est pas divisée en deux bassins. Cette réserve d’eau bénite peut être portée par un support accolé à celui de la cuve principale ; son décor s’inscrit alors dans la continuité du support principal comme à Nointel (60) (fig. 38). Mais chacune des cuves peut être posée sur un support différent comme à La Baussaine (35) où un petit héraut en bas-relief réunit les deux cuves hexagonales décorées d’une double torsade entourant une frise végétale. Ces fonts sont de plus intéressants à un deuxième titre : ils sont un des 4 fonts baptismaux du XIVe siècle à conserver les armoiries de leurs commanditaires, la famille de Tinténiac, pratique qui deviendra plus courante au siècle suivant." (source)

La grande cuve est fermée par un couvercle en bois de forme octogonale.

Un baldaquin est porté par quatre piètements en pierre et quatre colonnes galbés en bois polychrome sculptés de vignes en spirales. Le toit octogonal est coiffé d'un Baptême du Christ. La base Palissy indique que ces fonts (seul le baldaquin  est décrit par la notice) sont classés MH au 24-12-1924, datent du XIXe siècle et mesurent 3,60 m de haut et 2,30 m de diamètre.

Il faut dire encore que les fonts, et les masques en particulier, ne sont pas très accessibles et que les photographies sont de réalisation difficile à l'amateur non équipé pour vaincre l'obscurité et le manque de recul.

 

 

 

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Vue générale

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le baldaquin.

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Les deux cuves et le couvercle en bois fermé et ouvert .

Vestige d'un gond en plomb sur la petite cuve, la seule à être équipée d'un orifice de vidange.

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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La polychromie ocre rouge.

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Vestige de peinture murale dans une niche.

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Les fonts baptismaux de Plourin-lès-Morlaix.

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Le premier masque, à l'ouest, après la petite cuve, est féminin. 

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Il ne porte pas de chapeau, et les cheveux, libres, encadrent le visage ; une mèche est arrêtée par un simple nœud. 

La bouche esquisse une moue. Le nez est droit . Les yeux sont moins schématiquement ourlés en amande que les suivants.

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le deuxième masque porte un chaperon à larges plis regroupés vers sa droite. 

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Ces plis partent d'un bourrelet frontal en "turban".

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le troisième masque porte également le chaperon à bourrelet frontal,  dont un pli couvre l'oreille gauche, alors que trois plis partent vers sa droite. 

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le quatrième masque porte un chaperon dont les plis forment un panache au dessus du bourrelet. 

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Il est plus jeune, avec un menton bifide, et un regard étonné.

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le cinquième masque porte un mince bandeau frontal, et ses cheveux sont ramassés sur le côté en deux coques ou macarons : ce serait une femme. 

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Le menton est triangulaire et pointu, sous une bouche petite et des pommettes saillantes.

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Le sixième masque porte un chaperon dont les plis forment un panache vers la gauche au dessus du bourrelet. 

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Sa coiffure est retenue par une sangle sous la mâchoire. Il ou elle  a une lèvre supérieure épaisse (ou une moustache ?), au dessus d'un petit menton rond. 

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Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

Les fonts baptismaux (granite, vers 1500 ?) de Plourin-lès-Morlaix. Photographie lavieb-aile mai 2022.

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Les photos et l'illustration de l'article d'E. Le Seac'h.

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L'article d'Y-P. Castel.

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SOURCES ET LIENS.

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— CASTEL (Yves-Pascal) 1991, Plourin-Lès-Morlaix, les masques des Fonts Baptismaux...  articles du Progrès de Cornouaille / Courrier du Léon 11.05.91.

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/12951b0d32f8fe20518a66334e2eccbf.jpg

 

— COUFFON (René)

https://bibliotheque.diocese-quimper.fr/files/original/d280b76f0261c21ebfdd95f7a887fff9.pdf

 

"Fonts baptismaux, première chapelle nord : cuve de granit à décor de mascarons et de feuillages sculptés, baldaquin en bois sculpté portant le groupe du Baptême du Christ, XIXè siècle."

— ?? in Infobretagne et Monumentshistoriques

http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/plourin/plourin.html

" Le baptistère. Sur la cuve des fonts baptismaux, visages sculptés de sept personnages portant de grandes coiffes du XVème siècle. Cette cuve est surmontée d'un baldaquin de type Renaissance, aux armes de la famille de Coatanscour, qui serait bienfaitrice de l'église. Une colombe, symbole de l'Esprit Saint, domine l'ensemble. Sur le pilier, de l'autre côté de l'allée, statue polychrome, en chêne, de saint Fiacre (XVIème siècle). "

— LE GUENNEC (Louis), 1979, l'église de Plourin-lès-Morlaix, in Morlaix et sa région page 60.

 

"L'écusson des Coatanscour, un chef endanché, est sculpté sur l'un des piliers. On le retrouve sur une dalle tumulaire mi-parti d'un lion. Ce sont sans doute les armes d'Yves de Coatanscour, sieur dudit lieu en Plourin, et de sa femme Jeanne de Kersulguen, mariés en 1501. Une autre dalle offre le blason de la famille de la Boixière, un buis arraché. On remarque, en outre, plusieurs curieuses statues anciennes, dont un groupe triple de sainte Anne, saint Yves argumentant, saint Sébastien, les Evangélistes, saint Fiacre en jardinier, sainte Marguerite, etc. L'arbre de Jessé, qui existe dans une des chapelles latérales, n'est qu'une copie moderne plus ou moins fidèle d'un autre arbre de Jessé du xvie siècle que, sous prétexte de vétusté, un ancien recteur de Plourin crut devoir céder à un antiquaire à condition qu'on lui en fabriquât une réplique toute neuve. Les cuves feuillagées des fonts baptismaux sont surmontées d'un baldaquin aux armes des Coatanscour, que couronne un groupe du baptême de Notre-Seigneur. Sur les panneaux de la chaire, figures des quatre Evangélistes et bas-reliefs de l'Annonciation, de la Nativité et de l'Assomption. Le cimetière, dont les piliers d'entrée sont surmontés des statuettes mutilées d'un ancien calvaire, possède une petite chapelle, ancien ossuaire, dont la façade est percée d'une porte et d'une série d'arcades. A l'intérieur, on remarque les statues de sainte Barbe avec sa tour et de saint Mathurin, costumé en prêtre."

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Au sud de la commune, à cinq kilomètres du bourg, on trouve le vieux manoir de Coatanscour, massive construction du XVIe siècle, convertie en ferme. Elle domine un joli étang entouré de verdure, en un frais paysage qui forme contraste avec les croupes dénudées de l'Arrée. Le manoir, édifice du xvie siècle, flanqué d'une tourelle tronquée, est fort délabré, mais son moulin seigneurial conserve encore fort bon air, avec sa lucarne Renaissance. A l'intérieur du manoir, il faut voir quelques belles cheminées sculptées. Celle d'une salle, au premier étage, est ornée de deux diaboliques cariatides de granit, taillées en grandeur naturelle, complètement nues et portant, en guise de feuille de vigne, un masque humain appliqué sur le bas-ventre. Une motte féodale existe à l'est du manoir. La famille de Coatanscour portait pour armes : d'argent au chef endanché de gueules. Sa devise était : A galon mad (de bon cœur). Cette maison a possédé par alliance, au XVIIIe siècle, le marquisat de Kerjean, en Saint-Vouguay; elle s'est éteinte tragiquement en Mmes Suzanne-Augustine et Marie-Anne de Coatanscour, veuves de Kersauzon et Launay de l'Estang, arrêtées en 1793 à Saint-Pol-de-Léon. Conduites à Brest et traduites devant le tribunal révolutionnaire, pour incivisme, elles périrent sur l'échafaud, à l'âge de 70 et 65 ans, le 27 juin 1794. La terre de Coatanscour avait droit de haute et basse justice. On voit encore, dans Goarem arlustiçou, sur une colline de 240 mètres d'altitude, le soubassement en pierre des fourches patibulaires. De ce point se découvre au nord le magnifique panorama de la fertile campagne morlaisienne, fermée à l'horizon par la mer et l'île de Batz, dont le phare s'aperçoit à peine le jour, mais qui, la nuit venue, projette ses éclats intermittents jusqu'aux crêtes déchiquetées des Cragou, dans la montagne d'Arrée."

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2004, "Un art original : les fonts baptismaux sculptés du Trégor finistérien autour de 1500",  Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 109-118.

— PALISSY (base)

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/OA029_20202902908

— WIKIWAND

https://www.wikiwand.com/fr/Plourin-l%C3%A8s-Morlaix

— Site Bretania "Fonts Baptismaux" (387 réponses)

Sur les fonds baptismaux :

Dossier pdf "Cuves baptismales et fonts baptismaux : évolution formelle avant le XVIe siècle"

http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/CATALOGUES/fontsbapt/fontsbapt_histav16e/html/fontsbapt_histav16e.html

Dossier pdf "Cuves baptismales et fonts baptismaux : environnement des fonts"

 http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/CATALOGUES/fontsbapt/fontsbapt_envir/html/fontsbapt_envir_image_1.html

Dossier pdf : "Cuves baptismales et fonts baptismaux : évolution formelle au XVIe siècle"

http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/CATALOGUES/fontsbapt/fontsbapt_hist16e/html/fontsbapt_hist16e.html#fig5

Dossier pdf : "Cuves baptismales et fonts baptismaux : évolution formelle au XVIIe siècle"

http://www.culture.gouv.fr/documentation/memoire/CATALOGUES/fontsbapt/fontsbapt_hist17e/html/fontsbapt_hist17e.html#fig12

— https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonts_baptismaux

Les Fonts baptismaux d'Hildesheim (Ier tiers XIIIe) :

 

https://en.wikipedia.org/wiki/Baptismal_font_(Hildesheim)

Les fonts de Saint-Clément (Aisne) :

https://inventaire.picardie.fr/dossier/fonts-baptismaux-cuve-baptismale-a-infusion/395d3f40-a71e-4372-88ef-07dc9b844074

— A_Twelfth_Century_Baptismal_Font_from_Wellen_The_Metropolitan_Museum_Journal_v_44_2009 (1).pdf

Baptismal font. Wellen, Limburg, Belgium, 1155–70. Bluestone . The Metropolitan Museum of Art, The Cloisters Collection

 

— FAVREAU (Robert), 1995, Les inscriptions des fonts baptismaux d'Hildesheim, Baptême et quaternité Cahiers de civilisation médiévale  Année 1995  Volume 38  Numéro 150  pp. 116-140

http://www.persee.fr/doc/ccmed_0007-9731_1995_num_38_150_2609

MÂLE ( Émile), 1922 L'art religieux du XIIe siècle en France : étude sur les origines de l'iconographie du moyen age

https://archive.org/details/lartreligieuxdux00mluoft

MÂLE ( Émile),  L'art religieux du XIIIe siècle en France: étude sur l'iconographie du Moyen ... 1898

https://archive.org/stream/lartreligieuxdu00mlgoog#page/n7/mode/2up

page 20 : https://archive.org/stream/lartreligieuxdu00mlgoog#page/n45/mode/2up/search/lion

page 55 Honorius d'Autin  :https://archive.org/stream/lartreligieuxdu00mlgoog#page/n79/mode/2up/search/lion

page 149 Fonts baptismaux 4 fleuves https://archive.org/stream/lartreligieuxdu00mlgoog#page/n175/mode/2up/search/fonts

MÂLE ( Émile), 1922, L'art religieux de la fin du Moyen Age en France : étude sur l'iconographie du Moyen Age et sur ses sources d'inspiration, 1922,

https://archive.org/stream/lartreligieuxdel00mluoft#page/n7/mode/2up

BOGAERT (P-M.) J.-Fr. Gilmont La première Bible française de Louvain (1550)  Revue théologique de Louvain  Année 1980  Volume 11  Numéro 3  pp. 275-309

http://www.persee.fr/doc/thlou_0080-2654_1980_num_11_3_1779

REUSENS, (Edmond Henri Joseph),1885, Éléments d'archéologie chrétienne :

https://archive.org/stream/lmentsdarchologi01reus#page/178/mode/2up/search/fleuves

VIOLLET-LE-DUC "Fonts", in Dicionnaire raisonné de l'architecture française

https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Fonts_(Baptismaux)

Fonts baptismaux de la Somme :

http://www.richesses-en-somme.com/patrimoine-des-%C3%A9glises/fonts-baptismaux/fonts-bapt-du-10e-au-13e-si%C3%A8cle/

Fonts de saint Barthélémy à Liège

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fonts_baptismaux_de_Saint-Barth%C3%A9lemy

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Published by jean-yves cordier - dans Sculpture Chapelles bretonnes Fonts baptismaux.
8 juin 2022 3 08 /06 /juin /2022 10:07

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec, exposée au château des Rohan à Pontivy.

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Voir :

 

— Voir aussi sur le château de Pontivy :

 

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PRÉSENTATION.

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Il faudrait disposer d'un vocabulaire plus spécialisé que le mien pour décrire correctement ce décor. Les termes "manteau" et "linteau" sont souvent confondus, mais le manteau, qui encadre le foyer, associe le linteau, horizontal, et les pièdroits ou montants verticaux latéraux : il forme donc un U renversé.

La hotte est le coffrage du conduit de cheminée ; il est souvent en forme de cône, mais ici, il s'élargit dans son étage supérieur. Et le début de cette "hotte" est peinte d'un décor armorié.

Comment définir les deux parties du linteau, lorsqu'une corniche la divise en deux étages ?

Les deux auteurs qui m'ont précédé, Louis Rosenzweig et Hervé du Halgouet, se sont débrouillés de cette difficulté, à mon tour de relever mes manches.

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Les cheminées armoriées sont rares en Bretagne : à noter celle du château de Maillé à Plounévez-Lochrist, datant de 1560-1570 dans la "chambre de Judith". Ou celle du château de Trévarez.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/illustration/ivr5319862900675va/f42dab3e-0c2e-48ac-bfca-dccf93643e76

https://www.google.com/search?q=chateau+de+maill%C3%A9+chemin%C3%A9e+judith&tbm=isch&rlz=1C1JZAP_frFR996FR996&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwi76OezqIz4AhVHX_EDHQHMBh0QBXoECAEQMQ&biw=1903&bih=880#imgrc=CA67k-UqojL1hM

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Sur cette cheminée, les ensembles armoriées, qui n'ont pas été entièrement décryptés par les auteurs de référence, correspondent aux alliances de six ou sept générations des CHOHAN DE COETCANDEC, originaires de la paroisse de Grand-Champ:

-Pierre I +1390/v1375 Marie Leziou 

-Pierre II (1380-?)/ Alanette d'ARS dame de Rulliac (1389-?)

-Eon (1420-1476/ Jehanne de Lestrelin (1420-?)

-Pierre III (?- 1420)/ Jeanne Phelippot

-Jean (1460-1502) /1481 Guillemette du Bino, dame du Rest en Sarzeau

-Pierre IV (1488-1577)/1516 Jeanne le Grillon dame de Rosnarho en Crach (1493-1571) : constructeurs du manoir.

-Guillaume (1532-1598)/1577 Nicole du Breil de la Mauvaisinière (?-1604) [Parents : Christophe DU BREIL, Seigneur de la Mauvaisinière Chevalier de l'Ordre du Roi 1509-1594 & Catherine DU BELLAY, Dame de Liré 1505-1575]. Ils poursuivent la construction du manoir

D'où :  -Pierre V (1550) / 1600 Jeanne de Kerambarh.

Si on tient compte de la présence des armoiries Chohan x du Breil, cet arbre généalogique armorié est postérieur à 1577.

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Note : n'étant pas compétent en héraldique, je présente ici  les informations que j'ai pu réunir sur la toile.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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LA PARTIE BASSE DE LA HOTTE ET LA PARTIE HAUTE DU LINTEAU.

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Description de haut en bas des registres en les numérotant de 1 à 6.

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La hotte en pierre appareillée vient en surplomb sur le linteau, et ce surplomb est souligné sur les deux côtés par une frise de branches écotées entrelacées. Ce simple motif est significatif, (j'ai étudié ailleurs comment les Rohan l'avait exploité ) et peut renvoyer, comme le motif de l'homme sauvage fréquent en héraldique, à la fois aux origines ancestrales que revendiquent les familles nobles, et à la fois au milieu sylvestre, terrain d'expression de leur passion cynégétique.

Cette partie basse de la hotte est ornée d'une inscription (1) et d'une frise armoriée (2).

 

 

 

1. L'inscription en lettres majuscules or sur fond rouge.

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QVEMADMODVM /. DESIDERAT . CERVVS .  AD FONTES .  AQVARUM . SCIVT DESIDERAT /.  ANIMA MEA AD TE DEVM

"Comme le cerf languit après les sources d’eaux : ainsi languit mon âme après vous, mon Dieu."

Il s'agit du premier verset du psaume 42 (41), repris en cantique grégorien et qui sera ensuite (1680) mis en musique par Dietrich Buxtehude.

https://gregorien.info/chant/id/6665/0/fr

Ce choix se réfère bien-sûr au cerf des armoiries des Chohan.

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2. La frise alterne  trois blasons, de Pierre IV Chohan (d'argent au cerf passant de gueules), de Jeanne Le Grillon de Rosnarho  son épouse (d'azur à la croix ancrée d'or),  et  non identifié (de gueules au lion rampant d'argent  au chef d'argent chargé d'un---d'argent)

 

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Sous le surplomb vient le haut linteau, arrondi sur ses angles, et dont le décor se divise en deux registres armoriés.

 

3. Le registre supérieur central. Le blason de la famille des Chohan, d'argent au cerf passant de gueules, entre Minerve et Bellone.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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3a. Minerve.

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 Inscription MINERVA . La déesse romaine de la sagesse et des arts (et de la guerre sur son versant stratégique) est figurée  casquée et tenant une lance à pennon (aux couleurs des Chohan). Sa  nudité est partiellement voilée d'une tunique bleue étoilée. De sa main gauche, elle présente un trophée d'instruments de musique (harpe, tambour et ses baguettes, ??, viole, hautbois, flûtes) et des arts (équerres). 

 

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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3c. Bellone (Bellona).

La déesse romaine de la guerre est casquée, sa nudité est partiellement voilée par une tunique rouge étoilée, et elle tient une hallebarde. Elle présente un trophée d'armes ( épées entrecroisées avec un bouclier, cuirasse, trompe coudée en épingle à cheveux, tambour et fourches, carquois).

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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3b. Le panneau héraldique central.

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L'écu des Chohan , d'argent au cerf passant de gueules, est encadré par deux cornes d'abondance portant sur un ruban la devise TIMENTIBVS (à gauche) et  AOTAPKYA (à droite)  et les deux lettres G (ou, le chiffre GG).

La devise complète, Timentibus YHWH AOTAPKYA, ("l'immortalité appartient à ceux qui craignent Dieu") se retrouve sur le passe-plat et sur la cheminée de la chambre du château des Coëtcandec. 

Les lettres GG sont  attribuées par les auteurs à Guillaume Chohan.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4. Le registre inférieur central.

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Quatre carrés armoriés, justement qualifiés de pennons généalogiques entourent un cœur armorié entouré de la cordelière.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4a. À gauche. Écu losangique de Nicole du Breil entouré de l'inscription V V / POVR GVIDE.

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Il faut interpréter la devise en y lisant  VERTV POVR GVIDE, "Vertu pour guide". On la trouve peinte dans l'escalier du château de Messilhac. Et sur un portrait de 1663 conservé au British Museum.  Ou autour d'un blason du château de Rodava avec la version Ayes la vertv povr gvide. Ou comme devise d'Isabelle de la Houardrye princesse de Croysette

https://fr.tripadvisor.ch/LocationPhotoDirectLink-g6513717-d10729862-i485081693-Chateau_de_Messilhac-Raulhac_Cantal_Auvergne_Rhone_Alpes.html

https://www.britishmuseum.org/collection/object/P_1880-0508-142

http://www.rodava.be/patrimoine/escalier-rodava

https://www.google.fr/books/edition/Benjamin_campioen_voor_d_onbevleckte_ont/mBZcAAAAQAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22Vertv+POVR+GVIDE%22&pg=PP5&printsec=frontcover

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Ces armes  de gueules à trois lions d’or ; à la bordure d’argent, chargée de huit merlettes de sabledéjà présentes sur la cheminée de la chambre sont celles de Nicole du Breil de Liré (v.1550-Vannes 1604), cousine du poète Joachim du Bellay, et  qui épousa en 1577 Guillaume  Chohan (1532 - 1598), seigneur de Coët Candec et  fils de Pierre IV. Elle  est la fille de  Christophe (1509 - 1594), chevalier, seigneur du Breil ✕ (1546) Catherine du Bellay (1505 - 1575), dame de La Turmelière

 

Voir leur dessin ici :

https://man8rove.com/fr/blason/da7y2q9-breil

https://gw.geneanet.org/ccailloce?lang=fr&pz=camille+marie&nz=cailloce&p=guillaume&n=chohan+de+coetcandec

Et ici (manoir de Crac'h)

https://www.sahpl.asso.fr/SITE_SAHPL/images/H%C3%A9raldique/Crach%20-%20Manoir%20de%20Rosnarho.pdf

Voir Guillaume Chohan :

https://gw.geneanet.org/ygarnier?lang=fr&n=chohan+de+coetcandec&oc=0&p=guillaume

https://man8rove.com/fr/blason/da7y2q9-breil

 

Potier de Courcy signale pour cette famille du Breil : . Seigneurs dudit lieu (Freigné), de La Seilleraye (Carquefou), du Theil (Trans-sur-Erdre), du Bois Renaud (Riaillé), de Vair (Anetz), des Dervalières (Chantenay), de La Turmelière (Château-Thébaud), de Coëtcandec (Grandchamp), du Doré (Le Puiset-Doré), du Mesnil-Bouteille, de Liré et de La Mauvoisinière (Bouzillé).

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4b. Pennon carré  .

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Je n'identifie aucun des quartiers (de gueules à la croix pattée de sable, et de vair à la croix de gueules qui serait LA FONCHAIE ), mais ce sont les armoiries du Breil qui brochent le tout.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4c. Écu en cœur, féminin, aux armes mi-parti de Guillaume Chohan et de Nicole du Breil, entouré de la cordelière.

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Cet écu suggère que le couple est le commanditaire de cette cheminée monumentale.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4d. À droite. Écu carré .

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L'écartelé montre en 1 et 3 les armes d'argent à la bande de fusées de gueules accompagnée de six fleurs de lys d'azur rangées en orle de Catherine du Bellay, mère de Nicole du Breil

https://man8rove.com/fr/profile/w75n9s2x6-catherine-du-bellay

et en 2 et 4 je reconnais les chabots des armes parlantes d'or aux trois chabots de gueules de Renée Chabot, mère de Catherine du Bellay, associé à des armes de gueules à l'aigle éployé d'or (Beaumont ?)

https://man8rove.com/fr/profile/q5ch31ph9-renee-chabot

Au centre du pennon, "broché sur le tout", les armes mi-parti des Du Breil à senestre sont en alliance avec des armes indéterminées.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4e. À droite. Écu losangique entouré de l'inscription V V POVR GVIDE.

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Il s'agit du même blason qu'en 4a, losangique (féminin) avec la même devise, mais mi-parti du Breil et du Bellay.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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LA PARTIE BASSE DU LINTEAU.

 

 

5. L'inscription en lettres romaines capitales gravées et peintes en or.

BEATUS . VIR . CVIVS . EST . NOMEM . DOMINI . SPES. EIVS. 

"Bienheureux est l'homme dont le nom du Seigneur est l'espérance".

C'est un verset du psaume 40 (39)

Beatus vir cujus est nomen Domini spes ejus, et non respexit in vanitates et insanias falsas. (Ps. 3 : 5)  : "Heureux l’homme qui place en l’Éternel sa confiance, et qui ne se tourne pas vers les hautains et les menteurs !"

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6a. L'écu de gauche est un écartelé en 1 et 4 des Chohan (d'argent au cerf passant de gueules) et en 2 et 3 de Quifistre (d'argent à trois fasces de sable). 

De Quifistre . D’argent à trois fasces de sable.  

 Jacquette de Quiffistre, dame de Kerleau et fille de Nicolas de Quifistre et de Catherine de Languéoüez,  est l'épouse d'Alain de Bino, seigneur du Rest, c'est la mère de Guillemette de Bino (-1515) qui épousa en 1481 à Locmaria-Grand-Champ Jean Chohan, seigneur de Coëtcandec . 

Cet écartelé présent également sur la cheminée de la chambre seigneuriale renvoie,  indirectement, et un peu étrangement, aux parents de Pierre Chohan.

Il est entouré de la cordelière franciscaine, ce qui indique un blason féminin.

https://man8rove.com/fr/profile/wn83ibnna-pierre-chohan

 

https://man8rove.com/fr/profile/a9hc9ztoa-n-de-quifistre

Voir le manoir de Kerlo ou Kerleau dans la commune d'Elven, qui  appartenait d'abord à la famille de Quifistre . Après Sylvestre de Quifistre, Nicolas en hérite, il eût deux frères, Guy et Bertrand deviennent chanoines de Vannes et de Nantes. Guy et Bertrand de Quifistre étant décédés sans descendance, le manoir de Kerlo passe aux héritiers de leur sœur Nicole, la famille Chohan, 

https://www.tudchentil.org/spip.php?article784

https://man8rove.com/fr/blason/u7u3sx5-quifistre

 

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6b) Le complexe héraldique central.

Cet écartelé  plaçant en 1 et 4 les armes des Chohan et en 2 et 3 celles de Grillon est placé dans un chapeau de triomphe. Il renvoie au couple Pierre IV  Chohan (1488-1577) et Jeanne Grillon ou Le Grillan, dame de Rosnarho, les parents de Guillaume Chohan. Jeanne Le Grillan, née en 1493, est décédée à Crach en 1571.

 

 

6c) Le blason de droite est également un blason féminin, entouré de la cordelière.

 

Les quartiers 1 et 4 sont aux armes des Chohan, tandis que les quartiers 2 et 3 sont  d'argent à trois têtes de loup arrachées de sable, lampassées de gueules. Ce sont les armes de la famille de Bino dont voici la notice par Potier de Courcy

Bino ou Binot, sr du Chauchix et de l’Isle-Baussan, par. de Ménéac, — de la Touche, par. de Gaël, — des Noës, par. de la Chapelle-Launay, — de la Koberie, par. de Donges, — de Quillivala, par. de Merdrignac, — du Resto et de Kergall, par. de Grandchamp.

Anc. ext. réf. 1670, cinq gén., réf. et montres de 1426 à 1536, par. de Ménéac et Gaël, év. de Saint-Malo, et Grandchamp, év. de Vannes.

François épouse, en 1513, Julienne de Guitté, dame de l’Isle-Baussan.

La branche du Resto fondue vers 1500 dans Chohan.

Cet écartelé se réfère donc aux parents de Pierre IV  Chohan, Jean Chohan et Guillemette Bino (Grand-Champ vers 1470- Locmaria-Grand-Champ 1515), dame du Resto et de Kergall, paroisse de Grand-Champ. 

Guillemette Bino était la fille de Guillaume Alain et de Jacquette de Quifistre, dame de Kerleau en Elven.

 

https://gw.geneanet.org/toubhansy?n=bino&oc=&p=guillemette

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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LE CÔTÉ GAUCHE formant arrondi.

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1. le début de l'inscription du psaume 42.

2. La frise peinte aux trois blasons.

3. La frise sculptée aux branches écotées.

4a , le blason losangique écartelé en 1 et 4 ---, en 2 et 3

4b et 5b, le pennon aux 16 blasons formant l'arrondi.

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5a. le blason losangique écartelé en 1 et 4 ---, en 2 et 3

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6. Sous la corniche, le début de l'inscription du psaume 40.

7a. Le blason d'un évêque ou abbé.

Un cartouche Renaissance à cuir découpé à enroulement, de couleur verte, présente le blason sommé d'une mitre et d'une étole rouge, avec une crosse en pal. Cet écartelé en 1 et 4 des armes de Bino et en 2 et 3  de Quifistre (mais chacune brisée d'un lambel), et brochant sur le tout d'argent à la croix engrelée de sable, portant aussi un lambel à trois pendants de gueules, est également présent sur la cheminée de la chambre, et il est plus clair ici que la mitre, la crosse et l'étole s'y rapportent directement.

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7b. formant l'arrondi, le blason d'un évêque. 

Le blason est aux armes des Chohan, mais brisées d'un lambel. Il est coiffé du chapeau (galero) de couleur verte (sinople en langage héraldique) et dont les cordons portent 12 glands, ce qui correspond aux armoiries épiscopales. 

La même composition occupe l'arrondi de la cheminée de la chambre.

 

 

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4b et 5b, le pennon aux 16 blasons formant l'arrondi.

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C'est en réalité un écartelé

-En 1 et 4 : Philippot ? de gueules à neuf besants d'or au chef endenché d'argent / ? d'or à deux fasces de gueules

-En 2 et 3 l'alliance de Querisec d'argent à six hermines de sable, 3, 2 et 1, au chef cousu d'argent chargé de deux coquilles de gueules /du Chaffault de sinople au lion d'or.

 Françoise de Querisec  ou Querizec, est la fille de Jehan de Querisec et de Jeanne du Chaffault, 

-Brochant sur le tout : Chohan /Grillon.

 

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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LE CÔTÉ DROIT formant arrondi.

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1. la fin de l'inscription du psaume 42.

2. La frise peinte aux trois blasons.

3. La frise sculptée aux branches écotées.

4a. le blason losangique écartelé en 1 et 4 ---, en 2 et 3 ---

4b et 5b, le pennon aux 16 blasons formant l'arrondi.

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5a. le blason losangique écartelé en 1 et 4 ---, en 2 et 3 ---

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6. Sous la corniche, la fin de l'inscription du psaume 40.

7a. Le blason d'un évêque ou abbé aux armes brisées de Bino et de Quifistre, identique au côté gauche.

 

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7b. formant l'arrondi, le blason d'un évêque aux armes brisées des Chohan, identique au côté gauche. 

 

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4a. le blason losangique écartelé en 1 et 4 ---, en 2 et 3 de Quifistre-, et brochant sur le tout Chohan/Bino

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Le couple central est celui de Jean Chohan et Guillemette de Bino, fille de N. de Quifistre.

Les armoiries en 1 et 3 montrent un sanglier de sable et un chêne (?) de sinople. (D'argent au chêne vert de sinople, au sanglier brochant sur le fût) . Pol de Courcy donne les familles Benerven, Le  Grand, Guéguen, Kerboutier Kerfaréguin, Kerpaën

 

 

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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5a. le blason losangique écartelé en 1 et 4 Phelippot, en 2 et 3 Lestrelin, et brochant sur le tout Chohan/Grillon

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— Phelippot ou Philippot :  De gueules à onze besants d'or au chef endenché d'argent. Le nombre précis de besants est difficile à préciser pour moi.

— De Lestrelin  : d'argent à la fasce nouée d'azur accompagnée de six merlettes de gueules 3 & 3   Elles  renvoient à Jehanne de Lestrelin, de Saint-Avé épouse vers 1459 d'Eon de Chohan (1420-1476). C'est l'arrière-grand-mère de Pierre Chohan époux de Jeanne Le Grillon, couple dont les armes sont placées sur le tout.

https://gw.geneanet.org/amadeus?lang=fr&iz=4395&p=janne&n=de+lestrelin

https://lesamisdecoetcandec.fr/histoire/famille-lestrelin/

 

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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4b et 5b, le pennon aux 16 blasons formant l'arrondi.

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C'est en fait un écartelé.

J'en montre deux clichés, l'un pour la partie gauche, l'autre pour la moitié droite.

L'élément le plus remarquable est en 1 et 4 les armes de la famille de Goulaine, mi parti d'Angleterre et de France.

En 2 et 3, mi parti d'azur aux trois fasces ondées d'or (BERNARD selon H. du Hascouet) / d'argent aux trois quintefeuilles  de gueules (ARS).

 

Pierre I Chohan de Coetcandec a épousé Alanette  ARS, dame de Rulliac-Saint-Avé  vers 1409

https://gw.geneanet.org/amadeus?n=chohan+de+coetcandec&oc=2&p=pierre

Brochant sur le tout : un nouvel écartelé où se reconnaissent les armes de Bino et de Rosnarho. Le cerf des Chohan brochant lui-même cet écartelé.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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7a. Le blason d'un évêque ou abbé.

Un cartouche Renaissance à cuir découpé à enroulement, de couleur verte, présente le blason sommé d'une mitre et d'une étole rouge, avec une crosse en pal. Cet écartelé en 1 et 4 des armes de Bino et en 2 et 3  de Quifistre (mais chacune brisée d'un lambel), et brochant sur le tout d'argent à la croix engrelée de sable, portant aussi un lambel à trois pendants de gueules, est également présent sur la cheminée de la chambre, et il est plus clair ici que la mitre, la crosse et l'étole s'y rapportent directement.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

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7b. formant l'arrondi, le blason d'un évêque. 

Le blason est aux armes des Chohan, mais celles-ci sont brisées d'un lambel. Il est coiffé du chapeau (galero) de couleur verte (sinople en langage héraldique) et dont les cordons portent 12 glands, ce qui correspond aux armoiries épiscopales. 

La même composition occupe l'arrondi de la cheminée de la chambre.

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La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

La grande cheminée  (v. 1577-1584) du manoir de Coëtcandec. Photographie lavieb-aile.

 

 

SOURCES ET LIENS.

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— LES AMIS DE COETCANDEC

https://lesamisdecoetcandec.fr/cheminees/

 

https://lesamisdecoetcandec.fr/cheminee-de-la-chambre/

https://lesamisdecoetcandec.fr/cheminees/

https://lesamisdecoetcandec.fr/le-passe-plats/

https://franceboisforet.fr/la-fondation-france-bois-foret-pour-notre-patrimoine/les-projets/manoir-historique-de-coetcandec-2/

 

  • https://lesamisdecoetcandec.fr/histoire/famille-chohan-lestrelin/

— Tombeau de Guillaume Chohan en l'église de Locmaria-Grand-champ

 

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM56000540

— GARNIER (Yvette), site généalogique

https://gw.geneanet.org/ygarnier?lang=fr&n=chohan&oc=0&p=pierre+iv

— HALGOUET (Hervé du ), 1944, La Bretagne inconnue. Demeures seigneuriales. Coëtcandec, Le Plessis Josso, Les Ferrières, Cadoudal.". Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne ou SHAB .

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f467d5d20f416.31435422/1944_05.pdf

http://www.infobretagne.com/locmaria-grandchamp-coetcandec.htm

"Sur une cheminée, haute de 4,30 m, — dont le manteau, y compris le linteau et les faces latérales, occupe près de 14 mètres carrés de surface,— se développe une véritable tapisserie de pierre, brodée en relief d'écussons tirés de la filiation des seigneurs de Coëtcandec.

À la place la plus évidente, réservée généralement aux constructeurs, sur le linteau, au centre d'une ravissante guirlande de fleurs, le blason écartelé de Pierre Chohan et de Jeanne Grillon ; autour de cette pièce majeure figurent, encadrés de la cordelière d'Anne de Bretagne, le blason des auteurs (Jean Chohan et Guillemette Bino) et celui des enfants des constructeurs (Guillaume marié à Nicole du Breil et Perrot marié à Jeanne de Kerambartz).

En éminence de la cheminée, le cerf des Chohan, plein de ramures et de majesté, dans un encadrement composé de cornes d'abondances, de la devise Timentibus et d'instruments musicaux. Minerve, déesse de la sagesse et des arts, et Bellone, déesse de la guerre, sont les tenants de ce tableau.

Par ailleurs, la trame est chargée d'écus appartenant à l'ascendance de Pierre Chohan, depuis le début du XVe siècle. Des attributs y évoquent un prélat, un abbé mitré : une devise se lit : V pour guide.

Enfin sur la corniche de la hotte, et à la partie inférieure courent, en grands caractères dorés, les versets suivants de l'Ecriture : Quemadmodum desiderat servus [sic ] fontes aquarum sicut desiderat anima mea ad te Deus, « comme le cerf désire les sources d'eau, ainsi mon âme te désire, mon Dieu". Et Beatus vir cuius est nomen Domini spes eius ; « Bienheureux est l'homme dont le nom du Seigneur est l'espérance".

Linteau et hotte, ainsi historiés, sont supportés par des piédroits, qui paraissent bas et comme écrasés par cette charge. Ils sont moulurés dans le style du XVe plutôt que du XVIe siècle. Peut-être proviennent-ils d'une construction précédente.

Ce pennon héraldique, de dimension inusitée, suppose une science consommée du blason. En outre, les armoiries dont les figures et les signes sont aussi variés que réduits —un écu porte jusqu'à dix partitions — ont été traités avec une habileté qui révèle le talent d'un maître. L'artiste a su modeler la pierre et la soumettre à son gré."

 

ROSENZWEIG (Louis), 1863, 

https://archive.org/details/rpertoirearchol00morbgoog/page/n96/mode/2up

ROSENZWEIG (Louis), 1862 Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075153/f84.item

TRISTE (Alain), 1998, 

http://bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr/files/original/2b5311efea5287b52743eb22f311617c.pdf

 

https://www.google.fr/books/edition/Bulletin_de_la_Soci%C3%A9t%C3%A9_Polymathique_du/wiFKAAAAcAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=sicut+desiderat+cervus+coetcandec&pg=PA82&printsec=frontcover

VERNOT (Nicolas) Les linteaux de cheminée en Haute-Saône : fonctions emblématiques et symboliques (XVIe-XVIIIe siècles).

https://www.academia.edu/6703298

"De l’écu au cœur : les linteaux de cheminée entre décor et discours

"L’inventaire des linteaux, pierres gravées, plaques de cheminées... actuellement mené par la SALSA et la SHAARL, avec le concours de l’ARCHEE, n’a de sens que s’il dépasse l’accumulation de relevés pour déboucher sur des analyses nouvelles permettant une compréhension globale des pratiques sémiologiques liées à l’habitat ancien. Par conséquent, l’un des objectifs de cette étude est de montrer tout l’intérêt qu’il peut y avoir, pour l’historien, à considérer les éléments architecturaux

marqués ou figurés (linteaux de porte ou de cheminée, platines, armoiries et emblèmes divers…) non seulement comme des éléments patrimoniaux, mais aussi comme des sources d’histoire à part entière, venant bien souvent compléter les archives écrites lorsque ces dernières sont silencieuses."

 

 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Héraldique
31 mai 2022 2 31 /05 /mai /2022 17:22

Le Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme à Saint-Nic. Quelque images.

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—Voir sur la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien :

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Voir sur la commune de Saint-Nic :

— L'église :

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— La chapelle Saint-Jean :

 

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Après deux années durant lesquelles le Pardon avait dû être annulé, la chapelle peut voir se dérouler le Pardon en l'honneur de ses saints, les jumeaux Côme et Damien, médecins anargyres (qui n'acceptaient pas de paiement de leurs soins), et martyrs. 

Et le très beau temps est au rendez-vous, tout comme les fidèles, dans leurs plus beaux costumes.

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CLIQUEZ SUR LES IMAGES.

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Les derniers préparatifs : Jean-Yves Larour s'entretient avec les sonneurs.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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La procession vers la fontaine de dévotion.

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L'eau qui y sera puisée servira au baptême du jeune Noé, précédant  la messe de Pardon.

La croix et les bannières de Saint-Nic sont accompagnées par celle des délégations des paroisses voisines.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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L'arrivée à la fontaine, autour de laquelle les paroissiens en costume, les croix et les bannières font former un beau cercle d'hommage. Les statues de saint Côme et de saint Damien sont placées dans la niche de l'édicule.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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Les porteurs du reliquaire.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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Le retour vers la chapelle.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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Dans la chapelle avant le début du baptême de Noé, et de la messe.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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Jean-Yves Larour, l'un des organisateurs du Pardon, et animateur principal de "sa"chapelle.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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Jean-Yves Golhen, président du Comité de sauvegarde  de la chapelle Sainte-Marie-de-Ménez-Hom, est l'organiste qui soutient les chants de l'assemblée.

https://www.letelegramme.fr/finistere/plomodiern/a-plomodiern-un-livret-inedit-sur-la-chapelle-sainte-marie-du-menez-hom-25-03-2022-12959641.php

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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À la sortie de la chapelle, chacun se félicite de la qualité de la cérémonie,  échange des photos à grand renfort de portables, ou pose pour les photographes amateurs de costumes et de broderies.

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Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

Pardon 2022 de la chapelle Saint-Côme et saint Damien de Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 29 mai 2022.

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SOURCES ET LIENS.

https://www.letelegramme.fr/finistere/saint-nic/a-saint-nic-le-calvaire-de-la-chapelle-saint-come-et-saint-damien-devrait-retrouver-ses-statues-apres-travaux-26-05-2022-13043891.php

https://www.letelegramme.fr/finistere/saint-nic/pardon-de-saint-come-un-beau-spectacle-03-06-2019-12301544.php

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes Bannières. Côme et Damien Crozon

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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