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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 21:37

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PRÉSENTATION : SAINT PIAT, SON CULTE, SA CHAPELLE,  SON VITRAIL.

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Je présenterai d'abord saint Piat :

"Originaire de Bénévent en Italie, il évangélisa la région de Chartres mais, selon la légende, il n'y rencontra que des cœurs endurcis. Il se rendit à Tournai et là, en deux mois, trente mille païens se convertirent à sa parole qu'ils ne comprenaient pas... Les villes de Tournai, Douai, Orchies et Seclin sont ainsi évangélisées. A la troisième heures du jour des calendes d’octobre, Piat est martyrisé par un soldat de l’armée romaine qui lui tranche le haut du crâne." "Tenant entre ses mains le haut de son crâne, tranché par les soldats romains sur la route menant de Tournai à Arras, Piat selon la légende serait parvenu jusqu'à Seclin et inhumé à l'endroit de sa chute." Chartres se souvint tout de même de lui, recueillit ses reliques à l'époque des invasions normandes et lui consacra une localité: 28130 Saint-Piat." (Nominis)

Les chartrains firent une belle châsse pour les reliques du saint, qui s'avérèrent très efficaces pour faire venir le beau temps, en association avec celles de saint Taurin, qui procuraient la pluie par temps de sécheresse. Une chapelle fut construite au sud du déambulatoire, mais les pèlerins se montrèrent si zélés et si nombreux à honorer le saint qu'il fallut, en 1324, construire une nouvelle chapelle, desservie par pas moins de 12 chanoines.    Je citerai ensuite la monographie de l'abbé Bulteau page 273 et suiv. 

 

"Les reliques de saint Piat ont été apportées de Seclin à Chartres vers 880, afin de les soustraire à la fureur des Normands. — Depuis bien longtemps Chartres et Seclin se disputent l'honneur de posséder le corps de saint Piat : dans une vie du saint Martyr écrite au XII e siècle par Hériman, abbé de saint Martin de Tournay, on voit déjà « qu'une très grande question était agitée, parce que les Seclinois disaient que le corps de saint Piat avait été reporté au lieu de son martyre à Seclin ; tandis que les Chartrains, au contraire, affirmaient qu’il était conservé chez eux jusqu’à ce jour . Au XVIIe siècle, les Bollandistes ont pris parti pour les Seclinois et ont essayé de réfuter le bon Rouillard. En 1816, M. Hérisson a publié un savant mémoire où il prouve que Chartres possède véritablement les sacrés restes de saint Piat. — Depuis un temps immémorial, on expose la châsse qui renferme les reliques de saint Piat pour obtenir le beau temps dans les années pluvieuses. Rien de plus édifiant que de voir alors les populations des villages voisins de la ville venir en procession solennelle invoquer le saint martyr, qui les exauce toujours (Voyez les anciens Bréviaires de Chartres, au ler octobre et le nouveau au 3 octobre.). La seconde châsse contient quelques ossements de saint Taurin, évêque d’Évreux, et les différentes reliques qui avaient été brutalement profanées et enfouies en 1793. On expose cette sainte châsse pour. demander de la pluie durant les sécheresses." (pages 311-312)

La Chapelle de Saint-Piat.

"La grande chapelle de Saint-Piat, bâtie en hors d’œuvre, derrière l'abside de la Cathédrale, est une belle et solide construction du XIVe siècle ; on y arrive par un escalier de vingt-neuf marches commençant dans l’ancienne petite chapelle de Saint-Piat.

« Le chapitre de Chartres ha esté le premier fondateur de ladicte Chapelle environ l’an 1349, que le corps dudict S. Piat par la dévotion que les gens de bien y avoient, üorissoit en miracles. Cause qu’on y arrivoit de toutes parts, et s’y faisoient de grandes aulmosnes et oblations, desquelles ladicte Chapelle auroit este presque toute bastie. Et portent les tiltres de ladicte fondation, en datte que dessus, que messire Aimeri de Chasteau-Luisant, lors évêque de Chartres,... aïant ouï la renommée des dévotions qui se faisoient audict miraculeux corps de S. Piat, en l'église de Chartres : et que les Chanoines d'icelle, lui faisoient bastir une Chapelle excellente, après s’estre informé du tout par gens féables. envoïez par exprès, fonda douze Chanoines en icelle Chapelle de S. Piat, dont y en auroient huict prebstres, deux diacres et deux soubs-diacres (1) ». Toutes ces chanoines et toutes les autres fondations de la chapelle ont été violemment supprimées en 1793.

 

La chapelle Saint-Piat a été construite de 1324 à 1353. On y accède par deux escaliers et deux portes successives. La première porte s’ouvre dans la Cathédrale même, à côté de la chapelle de la Communion, et on y arrive obliquement par quelques marches que protège une rampe en fer." (page 320 et suiv.)

Aujourd'hui (2017), la chapelle Saint-Piat est en cours d'aménagement pour accueillir le public qui y découvrira le Trésor de la cathédrale. Les vitraux du XIVe siècle sont actuellement restaurés, pour une ouverture en 2019. Mais la baie n°6 reste visible, puisqu'elle est en dehors de la chapelle.

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Plan de situation :  la chapelle Saint-Piat.(source image)

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http://www.chartres-csm.org/wp-content/uploads/2016/07/chapelle-st-piat-vitraux.pdf

http://www.chartres-csm.org/wp-content/uploads/2016/07/chapelle-st-piat-vitraux.pdf

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La baie n°6 (1350-1360).

 

 

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"L’ancienne chapelle absidale de Saint-Piat, a été supprimée en 1324 pour y établir la porte et l’escalier donnant accès à la nouvelle chapelle Saint-Piat. [...]

Ce vitrail [baie n°6], qui ne date que du XIVe siècle, est placé au-dessus de la belle porte qui mène à la chapelle de Saint- Piat ; c’est une grisaille enrichie de médaillons aux fleurs de lys d’or: au centre de la grisaille, on voit la figure de saint Piat, debout, vêtu sacerdotalement et tenant un livre en ses mains. Ce vitrail a été donné par Aimeri de Chateau-Luisant, évêque de Chartres.(*)" (Abbé Bulteau)

(*) Aymery de Châlus  fut évêque de Chartres de 1332 à 1342 avant de devenir cardinal.

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Le site culture.org précise que cette verrière exécutée entre 1350 et 1360 a sans doute été offerte par Jean II le Bon. Ce dernier fut roi de France de 1350 à 1364 ; il épousa Bonne de Luxembourg (1332-1349) puis Jeanne d'Auvergne (1350-1360). Il fut capturé en 1356 à la bataille de Poitiers et emmené en captivité en Angleterre.

La voici au dessus de la porte, et à gauche de la verrière de saint Sylvestre (photo micheletb-Wikipédia) : la comparaison entre la baie n°8, du XIIIe siècle, entièrement occupée par des verres colorés, et la claire baie n°6 du XIVe, est éloquente.

Photo micheletb : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitrail_de_saint_Sylvestre_%C3%A0_Chartres#/media/File:Vitrail_Chartres-006_%26_008.jpg

Photo micheletb : https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitrail_de_saint_Sylvestre_%C3%A0_Chartres#/media/File:Vitrail_Chartres-006_%26_008.jpg

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C'est une baie d'une seule lancette ogivale, sans tympan, divisée par les barlotières en 23 panneaux. Elle mesure 3,00 m de haut et 2,30 m de large. Elle a été  restaurée par Gaudin en 1921.

On peut lui décrire trois ensembles :

— La large bordure aux verres rouges unis et de croisillons bleus, à losanges blancs. Ces losanges peints en grisaille sont centrés par une fleur de lys d'or. (jaune d'argent).

— Un espace de vitrerie en verre blanc, qui répond au souci de l'époque de mieux éclairer le déambulatoire (voir la baie de saint Nicolas et la baie de l'Annonciation de la cathédrale). Ses panneaux sont centrés par des médaillons bleus.

— Au centre, saint Piat se détachant sur le même fond losangé, mais encadré par un une niche  architecturée.

Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

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Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

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Le saint "sacerdotalement vêtu" porte une chasuble à  orfrois recouvrant l'aube. Au poignet gauche, il porte le manipule. 

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Cette photographie permet aussi d'examiner le motif contenu dans les losanges. Au centre, un fleuron. Autour, quatre feuilles de chêne. Sur certains losanges, l'une des feuilles est remplacée par un gland.

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Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

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Dans les couronnes de feuillage vert à quatre roses, trois fleurs de lys sur fond bleu : ce sont les armes du roi de France, un indice qui plaide, comme la bordure fleurdelisée,  pour le rôle de Jean II le Bon comme donateur.

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Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

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Dans la construction à trois fenêtres qui domine le dais architectural, trois fonds damassés, à trois motifs différents : un quadrillage de losanges, sur fond rouge. Des rinceaux sur fond vert. Des cercles et losanges sur fond rouge.

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Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

Verrière de saint Piat, baie n°6, cathédrale de Chartres. Photographie lavieb-aile.

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CONCLUSION.

Cette baie n°6 offre un nouvel exemple de cette nouvelle organisation, plus lumineuse et aérée, qui place le personnage, figuré en pied et de face, dans une niche simplifiée, au centre d'une vitrerie seulement occupée par une grisaille décorative dans un réseau de losanges. On la retrouve dans la baie 10 de Saint-Nicolas (1375-1400 et 1417) et dans la baie 26 de l'Annonciation (1325-1350). 

Elle illustre aussi l'utilisation du jaune d'argent, assez récente puisque cette technique probablement inventée à Paris vers 1300 est attestée aujourd'hui en France dans un premier exemple daté en 1313 dans un petit vitrail de Mesnil-Villeman (50) par un atelier rouennais. Ici, il souligne la blondeur des cheveux, enrichit l'orfroi de la chasuble, précise le relief de l' architecture; et donne aux "étoiles" des feuilles de chêne l'éclat de l'or ou crée la dorure héraldique des feuilles de lys. Sa teinte varie de l'orange au jaune.

On pourra en voir d'autres exemples datant de la même période ici :

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Dans deux ans, nous pourrons découvrir d'autres exemples de ces vitraux du XIVe à Chartres dans la chapelle Saint-Piat elle-même, lorsque les vitraux seront restaurés et la chapelle ouverte au public :

Chartres, sanctuaire du monde. La chapelle Saint-Piat et ses vitraux.

http://www.chartres-csm.org/wp-content/uploads/2016/07/chapelle-st-piat-vitraux.pdf

 "L’édifice appelé Chapelle Saint-Piat est une construction à deux niveaux, primitivement isolée de la cathédrale et accostée de deux tourelles, à l’est du chevet, réalisé durant le deuxième tiers du XIVe siècle. Le niveau inférieur constituait la salle capitulaire des chanoines de la cathédrale. Au-dessus de cette salle basse de trois travées, a été construite vers 1335, une nouvelle chapelle destinée à abriter les reliques de saint Piat."

 

"L’extraordinaire ensemble de verrières des XIIe et XIIIe siècles de la cathédrale se poursuit avec les vitraux ajoutés ultérieurement à la cathédrale au XIVe siècle. Dans une étude récente, Françoise Gatouillat précise que «selon René Merlet , sept des neuf fenêtres de la chapelle Saint- Piat reçurent des vitraux dès les années 1340. Les fenêtres des trois travées primitives, dont la vaste baie orientale, conservent des panneaux contemporains de la construction, à l’inverse de celles de la quatrième travée, renouvelées au début du XVIe siècle. Bien qu’altéré par des pertes et déplacements, et fortement remanié entre 1915 et 1926, ce qui en subsiste donne une juste idée du goût qui prévalait en la matière au cours du XIVe siècle .Ces verrières, conformes à la mode en usage depuis le règne de Philippe le Bel, présentent une grande proportion de losanges aux ornements teintés de jaunes d’argent. Dans les lancettes des baies latérales s’inscrivent, au milieu des vitreries blanches, des silhouettes de pleine couleur, dont la réunion forme parfois des scènes – la Lapidation de saint Etienne, l’Annonciation-et des saints tels que Denis et Laurent… Des restes d’armoiries indiquent la diversité des contributeurs, parmi lesquels le roi Philippe VI de Valois et son frère Charles II, comte d’Alençon et du Perche, seigneur de Chartres de 1325 à sa mort en 1346 ». 

Françoise Gatouillat, «La chapelle Saint-Piat », in Notre-Dame de Chartres, dir. Michel Pansard, dir. sc. Jean-Paul Deremble et Jean-François Lagier, Strasbourg/Paris, La Nuée bleue/Place des Victoires, coll. «La grâce d’une cathédrale », vol. 7, 2013, p. 106-107 

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SOURCES ET LIENS.

— BULTEAU (abbé Marcel Joseph), 1901, Monographie de la Cathédrale de Chartres, Volume 3. R. Selleret. 

https://archive.org/details/MonographieDeLaCathedraleDeChartresV3

— BULTEAU  (l'abbé Marcel Joseph) Description de la cathédrale de Chartres: suivie d'une courte notice sur les ..

https://books.google.fr/books?id=oVEAAAAAYAAJ&pg=PA211&dq=vitrea+colini+de+cama+regi&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi03qHqvYLXAhWBahoKHWCBCGwQ6AEIJzAA#v=onepage&q=piat&f=false

— http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PM28000819

 

http://www.chartres-csm.org/wp-content/uploads/2016/07/chapelle-st-piat-vitraux.pdf

https://dartagnans.fr/fr/projects/cathedrale-de-chartres-restauration-des-vitraux/campaign

 

http://www.vitraux-chartres.fr/vitraux/06_vitrail_grisaille/index.htm

http://www.lavieb-aile.com/article-vitrail-de-l-annonciation-de-la-cathedrale-de-chartres-123049018.html

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PM28000819

https://fr.wikipedia.org/wiki/Verri%C3%A8re_de_l%27Annonciation_%C3%A0_Chartres

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitraux_de_Chartres

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 12:44

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Cette baie n°18 de la Légende de saint Jacques le Majeur ,  haute de 6,00 m et large de 1,20 m éclaire la troisième chapelle du déambulatoire sud. Elle forme une lancette unique, divisée en 5 grands médaillons en forme d'octolobes irréguliers, et chacun de ces médaillons est subdivisé en quatre compartiments autour d'un losange central. Le fond est bleu pour l'ensemble de la baie, et celle-ci est entourée d'un rang de perles blanches. Les espaces complétant les médaillons sont remplis de carrés contenant un quadrilobe.

La vitre a été restaurée par Coffier après 1853 : le registre inférieur et tous les panneaux de gauche datent du XIXe siècle.

De bas en haut :

Vie de saint Jacques

Prédication et confrontation avec Hermogène ; Conversion de Philetus.

Miracles.

Décollation du saint et de Josias.

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Mes photographies prises dans de mauvaises conditions sont toutes affectées par des défauts de centrage dont je m'excuse.

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La verrière de la Vie de saint Jacques (vers 1210-1215) de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

La verrière de la Vie de saint Jacques (vers 1210-1215) de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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Le premier médaillon.

 

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La verrière de la Vie de saint Jacques (vers 1210-1215) de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

La verrière de la Vie de saint Jacques (vers 1210-1215) de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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1. Le magicien Hermogène et son disciple Philetus (XIXe siècle).

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1. Le magicien Hermogène et son disciple Philetus (XIXe siècle),  verrière de la Vie de saint Jacques  de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

1. Le magicien Hermogène et son disciple Philetus (XIXe siècle), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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2. Prédication de saint Jacques aux Juifs (vers 1210-1215).

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2. Prédication de saint Jacques aux Juifs (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

2. Prédication de saint Jacques aux Juifs (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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3. Saint Jacques convertit (ou délivre de son envoûtement) Philetus (XIXe siècle).

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3. Saint Jacques convertit Philetus (XIXe siècle),  verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

3. Saint Jacques convertit Philetus (XIXe siècle), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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4. Philetus paralysé ou endormi par la magie d'Hermogène (vers 1210-1215).

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 4. Philetus paralysé ou endormi par la magie d'Hermogène (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

4. Philetus paralysé ou endormi par la magie d'Hermogène (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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Le deuxième médaillon.

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5. Philetus devant saint Jacques (XIXe siècle).

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5. Philetus devant saint Jacques (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

5. Philetus devant saint Jacques (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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6. Hermogène envoie un démon vers saint Jacques ?.

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 6. Hermogène envoie un démon vers saint Jacques ?, verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

6. Hermogène envoie un démon vers saint Jacques ?, verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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7. Danse des démons (le départ ), XIXe siècle.

 7. Danse des démons (1), XIXe, verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

7. Danse des démons (1), XIXe, verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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8.  Danse des démons (ils inversent leur mission), vers 1210-1215 ?.

8.  Danse des démons (2), vers 1210-1215 ?. , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

8.  Danse des démons (2), vers 1210-1215 ?. , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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Le troisième médaillon.

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9. Les démons lient Hermogène (XIXe siècle).

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 9. Les démons lient Hermogène (XIXe siècle), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

9. Les démons lient Hermogène (XIXe siècle), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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10. Hermogène est conduit corde au cou par un démon devant saint Jacques (vers 1210-1215).

10. Hermogène est conduit corde au cou par un démon devant saint Jacques (vers 1210-1215) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

10. Hermogène est conduit corde au cou par un démon devant saint Jacques (vers 1210-1215) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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11. La conversion d'Hermogène par saint Jacques (XIXe siècle).

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11. La conversion d'Hermogène par saint Jacques (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

11. La conversion d'Hermogène par saint Jacques (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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12. Hermogène jette au feu ses traités de magie sur l'injonction de saint Jacques (vers 1210-1215).

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12. Hermogène jette au feu ses traités de magie sur l'injonction de saint Jacques (vers 1210-1215) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

12. Hermogène jette au feu ses traités de magie sur l'injonction de saint Jacques (vers 1210-1215) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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Le quatrième médaillon.

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13. Hermogène jette à l'eau ses traités de magie sur l'injonction de saint Jacques (XIXe siècle).

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 13. Hermogène jette à l'eau ses traités de magie sur l'injonction de saint Jacques (XIXe siècle), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

13. Hermogène jette à l'eau ses traités de magie sur l'injonction de saint Jacques (XIXe siècle), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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14. La remise du bâton (bacculus) à Hermogène par saint Jacques (vers 1210-1215).

 14. La remise du bâton  à Hermogène par saint Jacques (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

14. La remise du bâton à Hermogène par saint Jacques (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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15. Arrestation de saint Jacques.

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15. Arrestation de saint Jacques (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

15. Arrestation de saint Jacques (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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16. Une foule de disciples suit (ou une foule  poursuit de ses huées) saint Jacques (vers 1210-1215).

16. Une foule de disciples suit (ou une foule  poursuit de ses huées) saint Jacques (vers 1210-1215) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

16. Une foule de disciples suit (ou une foule  poursuit de ses huées) saint Jacques (vers 1210-1215) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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Cinquième médaillon.

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17. Saint Jacques fait des miracles après son arrestation : il guérit un paralytique (XIXe siècle).

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17. Saint Jacques fait des miracles après son arrestation : il guérit un paralytique (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

17. Saint Jacques fait des miracles après son arrestation : il guérit un paralytique (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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18. Saint Jacques procède à un baptême après son arrestation.

 

Notez les coquilles de Saint-Jacques en fermaillet sur le fond bleu.

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 18. Saint Jacques procède à un baptême après son arrestation 18. Saint Jacques procède à un baptême après son arrestation (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

18. Saint Jacques procède à un baptême après son arrestation 18. Saint Jacques procède à un baptême après son arrestation (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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19. La décollation de Josias (XIXe siècle)

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19. La décollation de Josias (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

19. La décollation de Josias (XIXe siècle) , verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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20. La Décollation de saint Jacques (vers 1210-1215).

Notez les coquilles de Saint-Jacques en fermaillet sur le fond bleu.

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 20. La Décollation de saint Jacques (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

20. La Décollation de saint Jacques (vers 1210-1215), verrière de la Vie de saint Jacques de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2016.

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SOURCES ET LIENS.

— GRODECKI (Louis) et al. 1981, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, Corpus Vitrearum, éditions du CNRS, Paris, page 173.

http://www.xacobeo.fr/ZF2.02.b-a.vitr.Bourges.Montereau.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 11:29

Les vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale Saint-Gatien de Tours : la baie 210 de la Vie de saint Jacques et de la légende du pendu dépendu (entre 1257 et 1270).

Voir aussi : 

La liste de mes 154 articles sur les vitraux.

Les vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Tours. Baie 214, légende de saint Eustache.

La maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac (1402) et sa Vie de saint Jacques.

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La baie 210 est l'une des 15 verrières hautes du chœur : la cinquième à droite de la verrière d'axe. Elle fut installée avec ses voisines lorsqu'en 1267, les reliques de saint Maurice furent transférées dans le nouveau chœur. L'archevêque de Tours (qui offrit la baie 213) était Vincent de Pirmil, de 1257 à 1270, mais Jacques de Guérande, ancien doyen de l'église de Tours qui offrit la baie 203, était évêque de Nantes de 1264 à 1267.

Haute de 10,50 m et large de 3,20 m, elle comporte 4 lancettes trilobées (2 x 2)  à 6 registres, consacrées à la Vie de saint Jacques et à la Légende du pendu-dépendu,  et un tympan. Les lancettes reçoivent 24 médaillons ovales (ronds avec deux dilatations latérales) à fonds bleus sur des mosaïques de motifs circulaires et une bordure de fleurettes.

Elle est datée par le Corpus du 3ème quart du XIIIe siècle. Elle est donc postérieure de plus d'un demi siècle à la verrière homologue de la cathédrale de Bourges (vers 1210-1215) et de la cathédrale de Chartres (1210-1225), et ces deux sites ne font pas de place à la légende du pendu.

Par contre, elle est la première à accueillir, en vitrail, cette légende, dont les représentations iconographiques  sont multiples en Europe du XIIIe au XVIe siècles (fresques, retables), mais qui ne se retrouve en verrière qu'à Merléac en 1402, et plus tard à Lisieux (1526), Saint-Nicolas de Châtillon-sur-Seine (vers 1530), Saint Vincent de Rouen, Triel (1554), dans l’église de Courville (Eure-et-Loir) et dans l’église de Villiers (Loir-et-Cher). Ou à Cour-sur-Loire (XVIe), à Notre-Dame-en-Vaux de Châlons-sur-Marne.

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Plan de la cathédrale Saint-Gatien de Tours.

Plan de la cathédrale Saint-Gatien de Tours.

Baie 210 (flèche), chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 (flèche), chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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De gauche à droite et de bas en haut.

1. La rencontre de Jacques de Zébédée et de son frère Jean devant le Christ au lac de Tibériade.

Rappel : 

 Jacques de Zébédée, ou Jacques le Majeur, est mentionné dans les Évangiles synoptiques (par exemple en Mc 3:17, Mt 10:2 et Lc 6:14) ainsi que dans les Actes des Apôtres (Ac 1:13). Il est le frère de l'apôtre Jean, et tous deux sont surnommés Boanerges, ce qui d'après l'évangile selon Marc veut dire « fils du tonnerre » (Mc 3,17). Le plus ancien des évangiles, celui de Marc, présente les deux frères comme des pêcheurs du lac de Tibériade qui laissent leur barque pour suivre Jésus, épisode repris par Matthieu et Luc.

2. Jacques devant le Christ.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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3. Saint Jacques devant Philète et Hermogène.

C'est après avoir prêché en Espagne et être revenu en Judée que Jacques fut confronté au docte pharisien, et magicien, Hermogène, qui s'oppose au christianisme en prétendant que Jésus n'est pas le vrai fils de Dieu. Philète est son disciple.

4. Saint Jacques convertit Philète.

Hermogène ayant envoyé son disciple à Jacques pour le convaincre, c'est l'inverse qui se produit. hermogène va être furieux.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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DEUXIÈME REGISTRE.

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5. Apparition du Christ à l'apôtre.

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6. Le Christ remettant le bâton à l'apôtre assis.

Le bâton, c'est le baculus, insigne qui confère à celui qui le porte un statut respectable. Il sera remis plus tard aux pèlerins de saint Jacques en même temps que la besace dans une cérémonie religieuse avec la formule Accipe baculum, "reçois le bâton". Cette formule est ici implicite. Le Christ confie à Jacques la mission de prêcher en Espagne.

Le même thème est traité sur la baie 05 de Chartres, panneau 3 :

https://www.vitraux-chartres.fr/vitraux/05_vitrail_vie_st_jacques_majeur/scene_03.php

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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7. La prédication de saint Jacques.

On peut y voir la prédication de l'apôtre en Espagne, mais aussi celle qui eut lieu en Judée. Cette scène se retrouve sur la verrière de Chartres

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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8. Philète devant le saint.

 

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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TROISIÈME REGISTRE.

9. Jacques convertit Hermogène.

 

 

10. Un soldat avertit Hérode Agrippa.

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Les vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Tours : la baie 210 de la Vie de saint Jacques et de la légende du pendu dépendu.

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11. Comparution de Jacques devant Hérode.

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12. Saint Jacques convertit et baptise après sa condamnation.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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QUATRIÈME REGISTRE.

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13. Saint Jacques est maltraité par les bourreaux .

L'un le frappe avec une massue et lui tire les cheveux, l'autre le bat et lui donne une gifle. Les bourreaux sont vêtus de chausses très ajustés et d'une tunique.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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ICI COMMENCE LA LÉGENDE DU PENDU DÉPENDU (PANNEAUX 14 À 22).

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Vous connaissez l'histoire ? Tant pis, je vous la remémore : 

 

"Il est bon de transmettre à la postérité le souvenir de certains Allemands qui, en l’an 1090 de l’incarnation de notre Seigneur, se rendant en pèlerins sur le tombeau de saint Jacques, arrivèrent dans la ville de Toulouse avec beaucoup de moyens et se logèrent chez un riche aubergiste. " Miracle V du Livre des miracles de saint Jacques (XIIe siècle) . Du pèlerin pendu auquel saint Jacques porta secours pendant trente-six jours sur son gibet.

Trad. B. Gicquel, La légende de Compostelle, Paris, Tallandier, 2003, p. 478, pour ce passage et pour les citations suivantes. http://www.saint-jacques.info/castillon.htm

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14. Un jeune homme et ses parents partent en pèlerinage à Compostelle.

Les trois pèlerins tiennent un bourdon et portent une besace, celle du fils est marquée d'une croix pattée. Le père, en pèlerine rouge et scapulaire vert,  est coiffé d'un chapeau blanc, la mère, en pèlerine jaune, est coiffée  d'un touret sur une barbette nouée sous le menton. Le garçon, en tunique rouge et chausses, se coiffe d'un bonnet .

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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15. L'hôtelier cache une coupe d'or dans le sac du jeune homme endormi.

Cette besace se repère à sa croix, elle est placée, suspendue à un bourdon, à coté du petit sac dorée de madame. Papa a accroché son beau chapeau rouge.

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"Ce méchant, qui simulait sous un extérieur avenant la douceur d’un agneau, les accueillit avec sollicitude et, sous couvert d’hospitalité, les incita traîtreusement à s’enivrer en leur servant diverses boissons. Ô, avarice aveugle, ô, mauvais esprit enclin au mal ! Tandis que les pèlerins dormaient d’un sommeil encore alourdi par l’ivresse, l’hôte malhonnête, poussé par l’esprit de cupidité, cacha en secret dans l’un des sacs des dormeurs une coupe d’argent, afin de les convaincre de vol et de s’approprier ensuite leur pécule."

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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16. La famille a repris la route.

Dans la nuit, un peu de remue-ménage a fait que la couleur du bourdon du père s'est modifiée, de même que celle de la pèlerine de la mère, tandis que fiston a perdu son bonnet. Ou bien ils s'ont accompagné par des bagages qui les attendent à l'étape, et ils se changent chaque jour. Est-ce que je sais ?

 

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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17. La coupe d'or est découverte dans le sac du jeune homme.

Pourtant, ce n'est pas sa sacoche, mais le baise-en-ville de sa maman qu'il porte ici. O tempora, o mores !. Fermons les yeux sur ces broutilles pour ne pas perdre le fil narratif.

" Le lendemain, lorsqu’ils furent partis après le chant du coq, cet hôte inique les poursuivit avec une troupe armée, vociférant : « Rendez-moi, rendez-moi l’argent que vous m’avez dérobé ! » Ceux-ci lui répondirent : « Si tu trouves quelque chose sur l’un d’entre nous, tu n’auras qu’à le faire condamner. » On les fouilla, trouva la coupe dans le sac de l’un et, confisquant injustement les biens du père et du fils, on les traduisit tous les deux en justice."

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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18. Le jeune homme est pendu mais saint Jacques le soutient.

 

 

"Le juge cependant, avec une certaine indulgence, ordonna de libérer l’un et de conduire l’autre au supplice. Ô entrailles de miséricorde ! Le père, voulant libérer son fils, se rendit au supplice, tandis que le fils, au contraire, estimait injuste que son père perdît la vie pour son fils et que c’était au fils de subir la peine à la place de son père. Ô vénérable joute de bonté ! Finalement le fils est pendu à sa propre demande pour que son père soit libéré. Quant au père, il poursuit son chemin jusqu’à Saint-Jacques dans les pleurs et l’affliction. "

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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19. Ses parents, qui le croient mort, sont bien malheureux.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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20. Enfin libre ! Saint Jacques chevauche avec le jeune garçon en croupe.

Saint Jacques ne quitte jamais son bâton de marche, même lorsqu'il monte à cheval. Et comme c'est un apôtre, il reste pieds nus.

Le garçon, fort riche ou fort élégant, a encore changé de tenue : sac bleu, pèlerine jaune et chausses rouges.

Où vont-ils ? À la maison bien-sûr ! Qui c'est qui va être bien content ?

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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SIXIÈME REGISTRE.

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21 et 22 : l'enfant est rendu à ses parents par saint Jacques.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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21.  Saint Jacques conduit l'enfant devant la porte de ses parents.

Saint Jacques a garé son destrier et encourage l'ex-pendu, qui a trouvé le temps de revêtir une tunique pourpre-fuchsia et des chausses fleur de soufre. Il semble hésiter à reprendre la vie de famille.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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22. Les parents sont agenouillés dans l'église de Compostelle et prient saint Jacques lorsque soudain on frappe à la porte. La maman se retourne.

Tout cela s'écarte un peu du texte de la légende, que je donne malgré tout :

 

"Après avoir été sur le vénérable tombeau de l’apôtre, le père prit le chemin du retour et, alors que trente-six jours s’étaient écoulés, fit un détour pour voir le corps de son fils encore pendu. Pleurant, gémissant et se plaignant à fendre le cœur, il disait : « Malheureux que je suis de t’avoir engendré ! Comment puis-je continuer à vivre en te voyant pendu ! » Comme tes œuvres sont magnifiques, Seigneur ! Le fils pendu console le père, lui disant : « Ne t’afflige pas, père très aimant, de mon châtiment, car ce n’en est pas un. Mais réjouis-toi plutôt, car ma vie est plus suave maintenant qu’elle ne l’a été dans toute mon existence passée. En effet, saint Jacques, me soutenant de ses mains, me réconforte avec plein de douceurs. » Entendant cela, le père se rendit en hâte à la ville et rassembla le peuple pour qu’il soit témoin d’un tel miracle de Dieu. Venant et voyant que le pendu vivait encore après un tel laps de temps, les assistants comprirent que l’insatiable cupidité de l’aubergiste était à l’origine de cette accusation et que sa victime devait son salut à la miséricorde divine. Cela a été fait totalement par le Seigneur et c’est admirable à nos yeux. Ils descendirent alors le pendu de son gibet en grand honneur. Quant à l’aubergiste, comme il avait démérité, un jugement unanime le condamna à mort et il fut pendu sur-le-champ. C’est pourquoi quiconque porte le nom de chrétien doit veiller très attentivement à ne pas tromper ses clients ni ses proches, de cette manière ni en quelque façon. Qu’il s’attache au contraire à témoigner aux pèlerins une bienveillance charitable et obligeante, afin de mériter la récompense de la gloire éternelle que Dieu leur donnera."

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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23. Papa, maman et leur fils repartent, dans un ordre inversé à celui de leur départ.

ICI SE TERMINE (bien) LA LÉGENDE DU PENDU-DÉPENDU.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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24. La Décollation de saint Jacques.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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SOURCES ET LIENS.

—La baie 05 des vitraux de Chartres :

https://www.vitraux-chartres.fr/vitraux/05_vitrail_vie_st_jacques_majeur/indexa.htm

— Baie 22 (18 in Corpus) de la cathédrale de Bourges, vers 1210-1215. 

http://www.xacobeo.fr/ZF2.02.b-a.vitr.Bourges.Montereau.htm

— GRODECKI (Louis) & al. 1981, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, Corpus Vitrearum, ed. du CNRS Paris, pages 120-132.

— JACOMET (Humbert)

http://darbois.francois.free.fr/fresques/miracle_du_pendu/miracle_du_pendu.htm

— DEVILLE 

http://www.bmlisieux.com/normandie/devill09.htm

http://www.xacobeo.fr/ZF2.01.leg.SDC.Tours_v.htm

http://saintjacquesinfo.eu/detail_pm.php?id=PM83

http://www.saint-jacques-compostelle.info/Le-Livre-de-saint-Jacques-et-le-Codex-Calixtinus_a75.html

http://www.xacobeo.fr/ZF2.01.leg.SDCalzada_3.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 20:56

La chapelle Saint-Jacques de Merléac: les lambris peints des bas-cotés : anges musiciens et Légende de saint Jacques. Premier quart XVe (?).

 

— Sur cette chapelle, voir :

— Sur les peintures et sur les anges musiciens, voir :

 

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— Sur la Légende de Saint Jacques et l'exorcisme d'Hermogène, voir :

 

 

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Disposition générale.

Au nord et au sud, la voûte est divisée en deux registres par une ligne médiane ponctuée de gros points noirs.

Au bas-coté sud, cette ligne sépare un registre latéral consacré à cinq  scènes de la vie de saint Jacques, du coté du mur gouttereau, et un registre central, entre la nef et le bas-coté et rythmé par les arcatures, représentant 9 anges musiciens au dessus de nuages. La partie la plus occidentale a perdu son décor.

Au bas-coté nord, où le décor est perdu par endroits, la voûte est divisée par des compartiments peints en jaune en un registre périphérique du coté du mur, contenant des scènes diverses dont une Annonciation, et nous retrouvons sur le versant séparant le bas-coté de la nef principal les anges musiciens, au nombre de huit.

Le dessin est appliqué directement sur les planches du lambris, apprêtées ou non (je ne dispose pas du dossier technique de restauration (2001) et de l'analyse des pigments), à large et amples traits noirs, puis les habits, les ailes des anges et leurs instruments sont rehaussés à l'ocre jaune et rouge.

Je citerai Barral I Altet Javier qui écrivait en 1987 :.

"Les sources ne mentionnent pas souvent cet édifice, avec lequel on met en relation l'évêque de Saint-Pol-de-Léon (1428) et de Vannes (1433), mort en 1448, Jean Validire, originaire de Saint-Léon. On lui attribue habituellement la commande du décor de l'église Saint-Jacques sans que l'on puisse apporter d'autres preuves à cette attribution que le lieu d'origine de cette personnalité.

La chapelle Saint-Jacques est un édifice de plus de 20 m de long qui forme un grand rectangle divisé dans le sens de la longueur en trois nefs, dont la centrale double la largeur des latérales. Une très grande baie vitrée ouvre le chevet plat à l'est. Les murs intérieurs de l'édifice et les arcades brisées qui séparent les nefs étaient ornés de peintures murales. Des lambris peints couvraient les trois voûtes, depuis le mur de façade jusqu'au chevet. Cet ensemble exceptionnel qui combine les peintures murales, les lambris peints et les vitraux, dans un édifice au plan régulier et homogène, dénote probablement une exécution rapide. Nous connaissons l'état de cet ensemble au XIXe siècle grâce à un rapport de J. Geslin de Bourgogne qui apprit l'état de dégradation des toitures, des charpentes et des lambris en 1860. (J. Geslin de Bourgogne, Église Saint-Jacques à Saint-Léon, en Merléac, dans Bull, et mém. de la Soc. d'émul. des Côtes-du-Nord, II, 1865, p. 1-17. ). Malgré ce rapport, expédié au Ministère, et sans attendre la visite de l'architecte Lambert, la commune commença la démolition des toitures mais, ne possédant pas les ressources nécessaires pour continuer les travaux, l'édifice resta sans protection jusqu'à ce que Geslin de Bourgogne fasse démonter d'urgence les vitraux et les lambris. D'après le devis de l'architecte Lambert les toitures de la nef furent refaites entre 1864 et 1865, et les lambris refixés sur des planches neuves. Le classement de la chapelle intervint en 1908. L'état de conservation actuel de cet ensemble est très mauvais, notamment dans la nef principale et le bas-côté septentrional. L'humidité et l'absence d'entretien ont effacé presque complètement le décor qui nous est cependant connu dans ses grandes lignes grâce à la description de Geslin de Bourgogne. Les lambris mesurent en moyenne 1,50 m de long sur 0,15 m de large et sont fixés au centre et aux extrémités. La peinture est appliquée directement sur le bois sans aucune couche préparatoire, et souvent seuls les contours noirs des figures permettent d'apprécier la qualité du dessin qui posséda à l'origine une polychromie vive, dont on conserve des traces ocres, rouges et vertes.

[...] "La voûte, divisée dans le sens de la longueur, présente, au nord, huit anges blonds disposés par paires et, au sud, une série de tableaux rectangulaires dans lesquels se déroule l'histoire de Jacques. Celui-ci est vêtu en pèlerin avec sa tunique, son chapeau et le sac caractéristique garni d'une coquille. La synthèse iconographique des trois voûtes comprend quatre programmes différents : la Genèse, sur la nef principale, la légende de la Vierge et l'enfance du Christ, sur la voûte du bas-côté septentrional et la légende de Jacques le Majeur, sur le bas-côté méridional. L'ensemble était complété par le décor peint de la nef principale, aujourd'hui pratiquement perdu, mais qui comportait un cycle de la Passion figurant au moins les épisodes compris entre l'entrée à Jérusalem et la Résurrection. Dans l'état actuel de conservation de ce décor, il est difficile de proposer une date précise. Les peintures et les lambris de la nef principale appartiennent très vraisemblablement au xve siècle, tandis que ceux des nefs latérales ont certainement été repris au cours des siècles suivants."

Barral I Altet Javier. Décor peint et iconographie des voûtes lambrissées de la fin du Moyen Âge en Bretagne. In: Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 131ᵉ année, N. 3, 1987. pp. 524-567; doi : 10.3406/crai.1987.14524 http://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1987_num_131_3_14524

http://www.persee.fr/docAsPDF/crai_0065-0536_1987_num_131_3_14524.pdf

 

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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LES 15 ANGES MUSICIENS.

Nous trouverons successivement  :

Au sud

1 et 2 :  anges jouant de la trompette.

3 et 4 :  anges jouant de la flûte à bec

5  : ange joueur de timbales.

6. ange jouant d'un instrument non identifié

7. Trompette

8. Sacqueboute ou cornemuse ?

9. Trompette.

Au nord :

1 : non conservé

2 : Mandore

3. Vièle à archet.

4. non conservé

5. Guitare

6. Trompette marine ???

7. Vielle à roue.

8. Triangle.

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Note : j'ai trouvé de l'intérêt à comparer cet ensemble avec celui, sans-doute assez contemporain (vers la dernière décennie du XIVe ou 1er quart du XVe), de la chapelle du château de La Clayette en Bourgogne : 

http://www.groupepatrimoines71.fr/index_htm_files/article-entier.pdf

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mdp_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LMER,LPAL&VALUE_98=PA00113218

 

I. Le coté sud.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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1 et 2. Les deux anges jouant de la trompette.

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Les anges, nimbés, dotés d'ailes très longues et implantées très haut, sont vêtus d'une aube –bouffante à la taille sous l'effet d'une ceinture– , et d'un amict. Les carnations sont peintes en jaune grisâtre, les cheveux (remarquables car peignés à la diable comme des gerbes de paille) sont ocres à reflets roux. Le dessin est très expressif, les corps sont légers, naturels, enjoués, et les postures semblent inspirés de musiciens réels.

La seconde trompette se termine, comme une trompette bouchée, par un manchon cylindrique.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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3 et 4. Les deux anges jouant de la flûte à bec (ou hautbois ? ).

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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5. Ange jouant des timbales.

La paire de timbale est fixée à la ceinture par une sangle de tissu et les caisses sont  frappées par des bâtons.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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6. Ange  à instrument non identifié.

 

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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7. Ange jouant de la trompette.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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8. Ange jouant d'un instrument coudé.

L'ange, vu de face, souffle dans un tuyau. Le dessin est perdu au niveau du tronc, puis nous retrouvons notre tuyau qui, après un raccord, se courbe en U. La main droite semble se diriger vers ce tube.

La main gauche est posée sur une autre partie. Enfin, sous l'aisselle gauche, un autre coude en U mais dont les bords ne sont pas parallèles. 

J'ai pensé à une cornemuse ou à une sacqueboute.

 

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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9. Puis venait un autre joueur de trompette.

On ne voit plus que le pavillon de son instrument.

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Les anges musiciens du  coté nord.

 

De ce coté, les anges occupent des loges individuelles cernées d'un cadre jaune. 

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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1. 1er ange :  non conservé.

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2 . L'ange joueur de mandore ou de luth.

L'instrument est ventru, en forme de demi-poire, à cinq cordes (visibles) et il est joué avec un plectre. La table est percée d'une rosace. Le cheviller rectangulaire aux chevilles non visibles, fait un angle droit avec le manche.

On comparera cet instrument, ainsi que le suivant à ceux qui figurent dans le tympan de la maîtresse-vitre (1402) de cette chapelle.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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3. Ange joueur de vièle à archet.

La vièle à archet (au tympan, j'avais opté pour le terme de rebec) est caché par le bras de l'ange, curieusement couronné, et nous ne voyons que le manche et la crosse formée par le cheviller avant de se terminer en tête de femme.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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4. Non conservé.

5. Ange joueur de guitare ?

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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6. Ange dont seul un tiers est conservé.

Je propose de voir l'extrémité supérieur d'une trompette marine.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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7. Ange joueur de vielle à roue.

On voit l'instrument suspendu au cou du joueur par une sangle, la manivelle actionnée par la main droite; peut-être le cordier, mais aucune touche. Le cheviller porte quatre chevilles.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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8. Ange joueur de triangle.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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LA LÉGENDE DE SAINT JACQUES. BAS-COTÉ SUD.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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1. La prédication de saint Jacques et la conversion de Philétus devant la foule.

Saint Jacques est tête nue ; il se reconnaît à la coquille placée sur l'épaule. Il est monté sur une estrade, derrière une barre. Prêche-t-il en Espagne, ou en Judée, à la Synagogue, devant les Juifs ?  

En face de lui un homme (?) debout argumente (gestes d'argumentation). Est-ce Philétus ?

 

"Saint Jacques, apôtre, fils de Zébédée, après l'ascension du Seigneur, prêcha en Judée et dans le pays de Samarie ; il vint enfin en Espagne, pour y semer la parole de Dieu ; mais comme il voyait que ses paroles ne profitaient pas, et qu'il n'y avait gagné que neuf disciples, il en laissa deux seulement pour prêcher, dans le pays, et il revint avec les autres en Judée. Cependant maître Jean Beleth dit qu'il ne convertit qu'un seul homme en Espagne.

Pendant qu'il prêchait en Judée, la parole de Dieu, un magicien nommé Hermogène, d'accord avec les Pharisiens, envoya à saint Jacques un de ses disciples, nommé Philétus, pour prouver à l'apôtre que ce qu'il annonçait était faux. Mais l'apôtre l'ayant convaincu devant une foule de personnes par des preuves évidentes, et opéré en sa présence de nombreux miracles, Philétus revint trouver Hermogène, en justifiant la doctrine de saint Jacques : il raconta en outre les miracles opérés par le saint, déclara vouloir devenir son disciple et l'exhorta lui-même à l'imiter."

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Au pied de l'estrade, on voit trois bâtons et un objet cylindrique, sans-doute un bassin. 

L'assistance est composée de femmes, coiffées pour trois d'entre elles de chapeau noués sous le menton. La coiffure de la dernière est remarquable.

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Comparer avec la scène équivalente de la maîtresse-vitre :

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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2. Scène difficile à interpréter. Philetus et cinq personnages.

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À gauche, un homme vêtu d'une robe grise sur des chausses rouges et coiffé d'un long chaperon tient la hampe d'un ustensile qui se termine par un cylindre. De la main droite, il tient un bâton, dont il frappe peut-être la hampe. Il fixe du regard et dirige ses pas vers un groupe de cinq personnes, qui le regardent aussi, mais qui partent dans la direction opposée, qu'ils désignent de la main.

Les bâtons, et l'objet cylindrique, rappellent ceux qui se trouvaient devant l'estrade dans la première scène. Et la tenue vestimentaire est la même que celle de celui que j'ai assimilé à  Philetus, 

Les cinq personnes (cinq hommes ?) sont vêtus de la même façon que Philetus, d'une robe, de chausses rouges, et sont coiffés pour la plupart de chaperons. Mais l'un d'eux, en noir, a des grandes oreilles, comme un diable.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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3. Saint Jacques exorcisant Hermogène.

Jacques porte ici tous les attributs qui permettent de l'identifier : Le nimbe, la barbe  et les pieds nus le caractérisent comme apôtre, tandis que le bâton (le bourdon), le chapeau à larges bords frappé d'une coquille, la pèlerine et la besace lui font revêtir la tenue des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.

Un diable rouge (aux oreilles pointues) lui présente, tenues par une corde, trois personnages, qui se prosternent à genoux, presque à plat ventre.

Il est tentant d'identifier les membres de l'assistance de la prédication, mais l'iconographie développée depuis le XIIIe siècle conduit à reconnaître là la scène de l'exorcisme du mage Hermogène. On la comparera au panneau B6 de la verrière de Chartres.

 

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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4. Saint Jacques prêchant à  Hermogène, amené lié par un diable .

Un diable conduit Hermogène ligoté devant saint Jacques, qui lui prêche la bonne parole. En noir, derrière le magicien, ce serait Philetus. Pourtant, Hermogène est ici vêtu comme Philetus des scènes 1 et 2. J'y perd mon petit latin .

Voici le texte de la Vie de saint Jacques selon Jacques de Voragine, "traduit" par l'abbé Roze en 1900. Voyons comment vous allez vous y retrouver ! :

"Pendant qu'il prêchait en Judée, la parole de Dieu, un magicien nommé Hermogène, d'accord avec les Pharisiens, envoya à saint Jacques un de ses disciples, nommé Philétus, pour prouver à l'apôtre que ce qu'il annonçait était faux. Mais l'apôtre l'ayant convaincu devant une foule de personnes par des preuves évidentes, et opéré en sa présence de nombreux miracles, Philétus revint trouver Hermogène, en justifiant la doctrine de saint Jacques : il raconta en outre les miracles opérés par le saint, déclara vouloir devenir son disciple et l'exhorta lui-même à l'imiter.

Mais Hermogène en colère, le rendit tellement immobile par sa magie qu'il ne pouvait remuer un seul membre : "Nous verrons, dit-il, si ton Jacques te déliera." Philétus informa Jacques de cela par son valet, l'apôtre lui envoya son suaire et dit : "Qu'il prenne ce suaire et qu'il dise : "Le Seigneur relève ceux qui sont abattus ; il délie ceux qui sont enchaînés (Ps. CXLV)." Et aussitôt qu'on eut touché Philétus avec le suaire, il fut délié de ses chaînes, se moqua des sortilèges d'Hermogène et se hâta d'aller trouver saint Jacques.

Hermogène irrité convoqua les démons, et leur ordonna de lui amener Jacques garrotté avec Philétus, afin de se venger d'eux et qu'à l'avenir les disciples de l'apôtre n'eussent plus l'audace de l'insulter. Or, les démons qui vinrent vers Jacques se mirent à hurler dans l'air en disant : "Jacques, apôtre, ayez pitié de nous ; car nous brûlons dès avant que notre temps soit venu." Saint-Jacques leur dit : "Pourquoi êtes-vous venus vers moi ?" Ils répondirent : "C'est Hermogène qui nous a envoyés pour vous amener à lui, avec Philétus ; mais à peine nous dirigions-nous vers vous que l'ange de Dieu nous a liés avec des chaînes de feu et nous a beaucoup tourmentés." "Que l'ange du Seigneur vous délie, reprit l'apôtre; retournez à Hermogène et amenez-le moi garrotté, mais sans lui faire de mal."

Ils s'en allèrent donc prendre Hermogène, lui lièrent les mains derrière le dos et l'amenèrent ainsi garrotté à saint Jacques, en disant : "Où tu nous as envoyés, nous avons été brûlés et horriblement tourmentés." Et les démons dirent à saint Jacques : " Mettez-le sous notre puissance, afin que nous nous vengions des injures que vous avez reçues et du feu qui nous a brûlés." Saint Jacques leur dit : "Voici Philétus devant vous, pourquoi ne le tenez-vous pas ?" Les démons répondirent : "Nous ne pouvons même pas toucher de la main une fourmi qui est dans vôtre chambre." Saint Jacques alors dit à Philétus . "Afin de rendre le bien pour le mal, selon que J. C. nous l'a enseigné, Hermogéne vous a liés; vous, déliez-le."

Hermogène libre resta confus et saint Jacques lui dit : "Va librement où tu voudras ; car nous n'avons pas pour principe de convertir quelqu'un malgré soi."

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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5. L'exorcisme d'Hermogène par saint Jacques.

Nous ne voyons que la moitié gauche du panneau, avec quatre diables nus qui quittent les lieux, mais là encore, l'iconographie rattache cela à la scène d'exorcisme, où les démons chassés quitte le corps et l'esprit du magicien. C'est ce qui est représenté dans la maîtresse-vitre.

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Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté sud, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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LES SCÈNES DU BAS-COTÉ NORD.

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1. L'Annonciation.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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2. Procession avec un saint évêque et une sainte.

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Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Voûte lambrissée du bas-coté nord, chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Published by jean-yves cordier
3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 21:05

La "plaque de cocher" de Lanviguer-Ty Croaz à La Martyre, et le calvaire de 1565 qui va bien avec. Le Chemin de Grande Communication n°3.

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Voir ici :

La plaque de cocher de Landerneau. Route nationale n° 164 d'Angers à Brest.

La plaque de cocher de Roscoff. Route nationale n°169 de Lorient à Roscoff. 

La plaque de cocher de La Martyre. Chemin de Grande Communication n° 35.

Une "plaque de cocher" à Plougourvest (29) : le chemin d'intérêt commun n°21 de Landivisiau à Cleder.

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Cette plaque de cocher est fixée sur le  muretin d'une bande de terre à l'intersection de la route D35 venant de La Martyre en direction de Le Tréhou, au lieu-dit Ty-Croaz (ou Lanviguer) à l'intersection avec la départementale D764. Ce n'est évidemment pas son emplacement d'origine.

En breton, Ty-Croaz peut se comprendre comme "la maison près de la croix", mais aussi comme "la maison près du croisement". J'ai déjà étudié ce toponyme à propos de la croix de Ty-Croas à Dirinon. Comme la plupart des croix sont placées à des embranchements de chemin, et qu'ils fonctionnaient comme des amers de navigation vicinale, les deux acceptations de sens du toponyme sont souvent confirmés sur place.

C'est bien le cas à Ty-Croaz de La Martyre, où nous trouvons une maison (et même un hameau), un croisement, et une croix. Néanmoins, les cartes anciennes indiquent "Lanviguer" et non "Ty-Croaz", et c'est ce nom (dérivé de Lann, "lande"?) qui est employé dans les écrits anciens. C'est ce toponyme qui est indiqué dans les actes civils d'Yves Cessou, Marie Cessou, Marguerite Rogues, Marie Le Guen, au XVIIIe siècle ou Jean Guillou au XIXe.

Je note que dans le premier dictionnaire breton-français, le Catholicon, (ici p. 63)  Croaz est mentionné par un item géographique,  Croashent, littéralement  'le croisement de chemin" avec la traduction "carrefour, ensemble de plusieurs voies, alors que le sens chrétien est renvoyé au mot crucifiaff.

Le carrefour de Ty-Croaz est donc situé à l'intersection des départementales D764 et D35. On les visualise bien en rouge et blanc sur ce "scan historique de 1950".

La Départementale D764 La-Roche-Maurice/Sizun//Ty-Douar (Commana) /La-Feuillée/Carhaix suit le trajet de la Route Nationale n°164 de Brest à Angers, déjà présentée à son passage à Landerneau, mais signalée aussi à La Martyre (carrefour du Queff) . Elle suit une direction générale ouest-est. La Route royale Landerneau-Carhaix est indiquée sur la carte de Cassini de la fin du XVIIIe e t passe par le lieu-dit Lanviguer.

La Départementale D35 Plouescat/Plouzévédé/Plougourvest/Landivisiau/La Martyre/ Le Tréhou / Saint-Eloy/ suit une direction générale Nord-Sud. Elle dessert  la zone toilière du Léon consacrée à la culture, la transformation du lin et du chanvre et à la  commercialisation des toiles dites "crées" exportées depuis Roscoff.

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La plaque émaillée, fraîchement repeinte, porte les indications suivantes :

CHEMIN DE GRANDE COMMUNICATION N°3.

LA MARTYRE ----->1 km 947.

Station de LANDIVISIAU ----> 11km 927.

LE TREHOU  <---- 4Km 886 

ST ELOY <----- 8 km 881.

La Station de Landivisiau est bien-sûr celle de la ligne ferroviaire, mentionnée en 1864 par Pol de Courcy ainsi : "La station de Landivisiau dessert la commune de Ploudiry, chef-lieu de canton, à 8 kilomètres au sud, et celle de la Martyre, limitrophe de Ploudiry, où se tient, le deuxième lundi de juillet, la plus importante foire de chevaux de tout le Finistère.". Elle a été mise en service en 1865.


 

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Plaque de cocher de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Plaque de cocher de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Plaque de cocher de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Plaque de cocher de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Un carrefour sur un ancien chemin gaulois ?

Le chemin en question a été étudié par André Croguennec dans sa portion entourant Pont-Christ. Il cite l'article de Stephane Le Pennec :  Voies et habitats antiques au sud et à l'est de l'Elorn (BSAF 1995 p. 117 à 133).

 Il faut signaler le tracé d'une voie de direction nord-sud venant de Kerilien et se prolongeant vers La Martyre, le Trehou et Saint-Eloi (n° 11). En fait, elle se détache de l'axe Carhaix-Plougerneau à proximité de Bellevue en Saint-Derrien puis traverse la commune de Plouneventer en passant par Clezever et Kerdannoc. Au-delà, elle s'infléchit vers le sud-est et rejoint Pont-Christ où elle franchit l'Elorn. [...]

Au bourg de La Martyre, tandis que s'écarte vers le sud-ouest un itinéraire desservant la presqu'île de Plougastel-Daoulas (n° 13), nous empruntons la D35 jusqu'au nord de Ty-Croaz. A cet endroit, il s'en séparait, croisait la voie Carhaix-Landerneau (n° 3) et prenait la direction de Roudouguenvez où il franchit le ruisseau de la Boissière. Au Trehou, on peut penser que son tracé correspond à celui de la D35 filant vers Saint-Eloi. Au-delà R. Sanquer et P. Galliou proposaient un prolongement vers Quimerc'h et l'embouchure de l'Aulne et ajoutaient : "Elle ne semble pas correspondre au réseau romain et pourrait dater de l'époque gauloise."

En fait, on peut se demander si, au nord de Saint-Eloi, il n'y avait pas une patte d'oie antique qui séparait cet itinéraire joignant les environs de Kerilien et la voie se dirigeant vers Landerneau. La réintroduction partielle de celle-ci (n° 9), dans une première liaison gallo-romaine vers Le Faou et Quimper, pourrait montrer qu'il s'agit de deux branches contemporaines, issues d'un axe préromain mettant probablement en relation les environs de Pleyben d'un côté et le centre (Kerilien) et le nord-ouest du Leon (Landeda) de l'autre. "

 

André Croguennec illustre son article de la carte des voies antiques au sud et à l'est de l'Elorn, de Stéphane Le Pennec. On y repérera, entre La Martyre et Le Tréhou, le croisement avec la voix Landerneau-Carhaix (n°3).

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Des voies anciennes jalonnées par des croix.

La commune de La Martyre compte 13 calvaires, recensées dans l'Atlas des croix et calvaires du Finistère (en ligne) et regroupés sur cette carte. Quatre sont placées sur l'actuelle D764 (Ty-Croaz, Rosquervel, Poulbroch et Le Kerff). Deux autres sont sur la D87 (Kerlavarec, vers 1630, er Croas-ar-Born, datée de 1520).

 

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LE CALVAIRE DE 1565.

http://patrimoine.dufinistere.org/commune/index.php?groupe=croix&art=la_martyre

Il est placé, par rapport à notre plaque de cocher,  de l'autre coté de la D764. Haut de 4,50 m, il élève son fût à pans, son croisillon recevant deux statues géminées (à deux personnages fusionnés  dos à dos) et son crucifix.

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Il a perdu son orientation (où le Christ fait face à l'ouest), et le groupe principal est tourné vers le nord-est.

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Calvaire  de Ty-Croaz (kersanton, 1565)  à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz (kersanton, 1565) à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Sur le culot droit du croisillon, la Vierge, mains jointes, tête couverte par un voile, épaules protégées par un scapulaire.

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La Vierge, kersanton, 1565, Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

La Vierge, kersanton, 1565, Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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De l'autre coté, saint Jean

tenant le pan de sa cape de la main gauche. Robe plissée serrée par une ceinture.

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Saint Jean, kersanton, 1565, Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Saint Jean, kersanton, 1565, Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Le coté opposé (en contre-jour).

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Saint François d'Assise présentant ses stigmates.

en robe de bure à scapulaire, serrée par la cordelière à trois nœuds. 

 

Saint François kersanton, 1565, Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Saint François kersanton, 1565, Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Sainte Claire d'Assise.

fondatrice de l'ordre des Clarisses, sur le modèle des ordres mineurs ou franciscains. Je ne peux distinguer ce qu'elle tient sur une sorte de plateau.

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Sainte Claire, kersanton, 1565, Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Sainte Claire, kersanton, 1565, Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Le soubassement à deux degrés porte un socle où sont sculptées les dates de 1565, de 1872 et de 1950. 

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

https://www.google.fr/maps/dir//la+martyre/@48.432039,-4.1507142,304m/data=!3m1!1e3!4m9!4m8!1m1!4e2!1m5!1m1!1s0x48114c4f9c29410b:0x40ca5cd36e56850!2m2!1d-4.159296!2d48.448623

http://plaquedecocher.fr/article-finistere-122411197/

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.145127&y=48.428610&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS&mode=doubleMap

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Published by jean-yves cordier
29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 21:54

Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges (vers 1395-1400) reposés dans la crypte de la cathédrale. Sibylle, Apôtres et Prophètes  par André Beauneveu (v.1335-1400) sous le mécénat de Jean de Berry.

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Voir la Liste des 152 articles de ce blog décrivant les vitraux.

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Comme l'a chanté Claude François, "c'est curieux l'existence", et c'est bien vrai. J'avais travaillé une longue semaine sans jours fériés à tenter de décrire les vitraux de l'ancienne Sainte-Chapelle de Bourges (ou du moins les 20 lancettes qui nous en restaient) parce que j'avais besoin de consulter les images des visages des personnages pour préciser le style d'André Beauneveu leur auteur, ou de me renseigner sur le fonds damassés employés, ou de compléter ma collection d'œuvres traitant du Credo apostolique. Chacun ses loisirs, non ? Or,  je n'avais trouvé aucune photographie valable en ligne. Ni description spécialisée, puisque le volume du Corpus Vitrearum traitant de Bourges date de 1981, avant la repose dans la Crypte des vitraux restés en caisse depuis 1939. 

J'avais pris rapidement quelques clichés lors de l'une de ces visites guidées de la crypte de la cathédrale, dans lesquelles il est convenu que vous suiviez le groupe et que vous écoutiez l'exposé qui vous est fait. Traversant les froides salles voûtées sans vouloir courir le risque d'y être abandonné, m'étonnant de voir surgir une paire de fesses (cf. photo), puis m'intéressant au tombeau de marbre blanc de Jean de Berry, les pieds posés sur son ours fétiche (bear en anglais, comme Berry), je shootais au plus vite les verrières que je découvrais dans le dos de la conférencière avant de courir reprendre ma place dans les rangs. 

Ce sont ces photos du bonheur la chance que j'avais retrouvées dans mes archives pour combler, pour mes contemporains, ce manque manifeste d'informations sur les vitraux de ce qui fut un véritable joyau du tout début du XVe siècle.

Lorsque ce fut achevé, je découvris la série complète des photos, agrandissable à volonté, présente sur le site Regards des Monuments nationaux

Et enfin, je retrouvais l'ouvrage de Des Méloizes, que j'avais pourtant acquis le jour même de ma visite. La description de ces vitraux "conservés dans la cathédrale souterraine" m'y attendait, avec le  sourire ironique des pages 21 à 24.

Le coup de grâce fut donné par les planches en couleur V, VI et VII du même ouvrage, où chaque baie était dessinée et peinte avec une précision qu'aucune photographie ne pourrait égaler. Même les fonds damassés, surtout les fonds,  avaient retenu l'attention méticuleuse et passionnée du marquis Des Méloizes ! 

Mais Cloclo continuait sa chanson : 

C'est curieux, l'existence, quelques-uns ont de la chance
Et d'autres ont perdu d'avance, c'est comme ça depuis
toujours, oh oui.

Tant pis, roule toujours. Oh oui.

 

Mais savez-vous que le marquis avait failli  laisser sa vie dans cette aventure à la poursuite de sa marotte ? Le jour où il était tombé de l'échafaudage sur lequel il s'était perché pour faire les calques qui lui servirent ensuite à exécuter ses dessins. Merci à lui car le résultat est très précieux.

La la la... La la la...
C'est vraiment un drôle de jeu, la vie, drôle de jeu
dangereux, oh oui.

Je n'ai plus qu'à donner d'avance les conclusions de mon étude :

Du vaste programme à 48 personnages présenté initialement dans les verrières de la Sainte-Chapelle construite dès 1391 et consacrée en 1405, nous ne gardons que 20 personnages répartis sur 10 baies.

La disposition initiale qui devait comporter un Credo apostolique et prophétique à 12 apôtres et 12 prophètes, chacun portant un phylactère l'article ou le verset qui lui est propre,  thème cher à Jean de Berry et à son surintendant artistique André Beauneveu, est totalement perdue sous le jeu des bris, pertes et recompositions de ces vitraux.

Aucun personnage n'est identifiable par un attribut ou un phylactère, avec une certitude absolue. On identifie avec une forte présomption une Sibylle, le prophète Isaïe, et l'apôtre Jean.   En partant du principe que les apôtres sont figurés pieds nus et tête nue, on en compte 15, soit 3 de plus que le nombre canonique. Et selon le principe analogue que les Prophètes sont barbus, coiffés d'un bonnet, et ont les pieds chaussés, on en dénombre 4. Le site des Monuments nationaux trouve parmi eux 2 Pères de l'Église, selon des critères que j'ignore.

 5 phylactères sont conservés. Un seul texte appartient au corpus du double Credo, celui qui permet d'identifier Isaïe. 2 phylactères portent le même verset du psaume 31, mais leur titulaire n'est nullement un roi David convaincant. Un autre porte un verset du psaume 101.  Un phylactère annonçant la conception du Verbe par une vierge identifie sa titulaire à la Sibylle (de Cumes ou de Tibur). 

Les visages et coiffures sont suffisamment conservés pour permettre une étude stylistique et tenter d'y reconnaître la participation et l'art d'André Beauneveu, auteur de 24 enluminures des Apôtres et Prophètes du Psautier de Jean de Berry, mais aussi des statues des mêmes personnages jadis en place sous les vitraux. Ou de servir de base de données pour d'autres comparaisons. 

La présence de fonds damassés d'une richesse  et d'une préciosité fabuleuses est pour moi l'aspect le plus fructueux de l'examen de ces  verrières. Mais ces fonds n'apparaissent que sous la forme de minces languettes verticales entre les personnages et l'architecture, sauf autour des parties supérieures des dais. Ils se distinguent mal sur les verres rouges, toujours plus sombres. La mise au point et le centrage de mes photographies n'ayant pas été réglés sur ces dessins de damas, je ne peux rendre suffisamment compte de leurs motifs. Mais les planches en couleurs relevés par calques par Des Méloizes permet d'y palier et de révéler leur intérêt considérable. La comparaison avec les fonds de la cathédrale de Quimper m'en a convaincu, et la poursuite de ces comparaisons avec d'autres verrières du XVe siècle est une perspective très excitante.

Les fonds damassés des vitraux du chœur de la cathédrale de Quimper (vers 1417).

Même s'il s'avère, une fois fini, parfaitement superflu,  cet article m'a bien fatigué : on voudra bien en pardonner les étourderies et les bavures.

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Et maintenant, en avant la visite.

 

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La descente vers la crypte. La guide a refermé les grilles derrière nous. Photo lavieb-aile 2014.

La descente vers la crypte. La guide a refermé les grilles derrière nous. Photo lavieb-aile 2014.

Un des culots des arcades ogivales, en descendant vers  la crypte. Photo lavieb-aile 2014.

Un des culots des arcades ogivales, en descendant vers la crypte. Photo lavieb-aile 2014.

Dans la crypte : le gisant de Jean de Berry. Photo lavieb-aile 2014.

Dans la crypte : le gisant de Jean de Berry. Photo lavieb-aile 2014.

Dans la crypte : l'ours de Jean de Berry. Photo lavieb-aile 2014.

Dans la crypte : l'ours de Jean de Berry. Photo lavieb-aile 2014.

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INTRODUCTION.

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a) Le Psautier de Jean de Berry et le Credo apostolique et prophétique.

En 1380-1400, l'artiste André Beauneveu (Valencienne vers 1335-vers 1400 à Bourges)  réalisa pour le Psautier du duc Jean de Berry 24 miniatures à pleine page représentant des prophètes et des apôtres se faisant face et accompagnées de phrases en latin et en français. Les figures, peintes en grisaille sur des trônes très élaborés, constituent un Credo apostolique et prophétique, où douze prophéties tirées de l'Ancien Testament sont mises en parallèle avec les douze articles du Credo, présentés chacun par l'un des douze apôtres. En effet, depuis un sermon alors attribué à saint Augustin, il était admis que chaque article avait été inspiré lors de la Pentecôte par le Saint-Esprit à chaque apôtre. Ainsi, un verset attribué à Jérémie Patrem invocabitis qui fecit et condidit coelos   répond à ou annonce le premier article tenu par saint Pierre Credo in Deum Patrem omnipotentem creatorem celi et terra.  

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Liste des douze  prophéties en latin et en moyen français:

Jérémie,  : Patrem invocabitis qui terram fecit et condidit celos. Le pere vous apeleres qui a fet le chiel et la terre. folio 7v.  Associé à saint Pierre et au 1er article

David : Dominus dixit ad me : Filius meus es tu (Psalm. 2, 7). Le Seigneur ma dit : Tu es mon fix. Folio 9v. Associé à André, 2ème article.

 Isaïe : Ecce virgo concipiet et pariet filium (Isaïe, 7, 14). Vechy une vierge qui conchevra et un fix enfentera. Folio 11v .  Associé à Jacques + et au 3ème article.

Zacharie : Aspicient in me Deum suum quem confixerunt (Zach. 12, 10). En moi regarderont leur Dieu lequel cruchefièrent.. Folio 13v. Associé à Jean et au 4ème article.

Osée : O mors, ero mors tua, morsus tuus ero, inferne (Osée, 13, 14), Mors, tu es trop dure; enfer, par moy sera mors. Folio 15v. Associé à [Philippe]? et au 5ème article.

Sophonie :  Invocabunt omnes nomen Domini et servient ei. Tous l'apeleront et bien le serviront. (So.3, 9) Folio 17v. Associé à ? (épée) et au 6ème article.

Joël : Effundam de spiritu meo super omnem carnem (Joel. 2, 28). Sur tous je donray de mon esprit, folio 19v. Associé à Philippe? (croix)  et au 7ème article

Malachie : Accedam contra vos in judicio, et ero testis velox (Malach. 3, 5). Contre vous en jugement je venray comme tesmoign apert. Folio 21v. Associé à Barthélémy  ? (couteau)  et au 8ème article.
 Amos : Ipse est qui edificat ascensionem suam in celo (Amos, 9, 6). Ch'est cheluy qui edefie ou chiel son assencion. Folio 17v. Associé à Matthieu ? (lance) et au 9ème article.

Daniel Evigilabunt omnes, alii ad vitam, alii ad obprobium (Dan. 12, 2), Tous se resvelleront, lez uns en gloere, lez autres en obprobre. Folio 25v. Associé à  Simon et au 10ème article  Remissionem peccatorum

 Ezéchiel : Educam de sepulcris tuis, popule meus (Ezéch. 37, 12). Je remueray mon pueple hors de vos sepulcrez. Folio 27v. Associé à Jude Thaddée et au 11ème article Carnis resurrectionem .

Michée (mais attribué à Malachie par les manuscrits anciens) :  Deponet Dominus omnes iniquitates nostras (Mich. 7, 19). Toutes nos iniquités il ostera. Folio 29v. Associé à Mathias et son 12ème article.

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Ce thème iconographique avait déjà été représenté vers 1323-1326 par les enluminures de Jean Pucelle pour le Bréviaire de Belleville (mutilé). Il est repris dans les Grandes Heures de Jean de Berry.

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b) Les Grandes Heures de Jean de Berry ( 1409) et le Credo apostolique et prophétique.

Bnf latin 919 Horae ad usum parisiensem.

A la différence du Psautier, les couples Prophète/Apôtre ne sont pas en pleine page, mais ils occupent, exactement comme le Bréviaire de Belleville, la partie inférieure droite des douze pages  du calendrier. Les noms des prophètes et des apôtres sont indiqués (ce n'est pas le cas dans le Psautier). Leur association participe à un scénario dans lequel, de janvier à décembre, du 1er au 12ème article, les prophètes démolissent pierre par pierre un édifice qui s'écroule : la Synagogue. Dans la partie supérieure gauche de la page, l'Église tenant l'étendard du ressuscité est solidement abritée  dans la forteresse de la Foi sous l'effet des citations des épîtres de saint Paul. Les apôtres sont pieds nus et les prophètes chaussés... de poulaines. Si la Notice indique que "le manuscrit présente aujourd’hui 24 miniatures d’allégories bibliques dans le calendrier et 28 miniatures illustrant le texte. Trois artistes ont collaboré à la décoration subsistante : le pseudo-Jacquemart (Jacquemart de Hesdin pour A. Châtelet), le Maître de Boucicaut et le Maître du duc de Bedford", on constate néanmoins la proximité du portrait des prophètes avec ceux du Psautier. 

La liste des personnages et de leur verset est la suivante :

 

"Jérémie" tenant Patrem invocabitis ... + Pierre et le 1er article

 David tenant Ps. 2:7 + André et le 2ème article

Isaïe tenant Is 7:14 + Jacques le Majeur et le 3ème article

Zacharie tenant Zach. 12:10 + Jean l'évangéliste et le 4ème article 

Osée tenant Osée 13:14 + Thomas et le 5ème article descendit ad inferna

Amos avec Amos 9:6 + Jacques le Mineur et le 6ème article

Sophonias avec le verset Malachie 3:5 + Philippe et le 7ème article

Joël avec Joel 2:28 + Barthélémyet le 8ème article

Michée associé par erreur au verset de Daniel 12,2 + Matthieu 9ème article

Malachie associé par erreur au verset de Michée Deponet Dominus omnes iniquitates nostras  + Simon 10ème article 

Ézéchiel + Jude Thadee (Thadeus) 11ème article

Daniel + Mathias 12ème article

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c) les Sainte-Chapelles de Bourges et de Riom.

En 1372, Jean de Berry, avait reçu de son frère Charles V deux morceaux de la Vraie Croix, découpés de la propre main du roi sur la relique de la Sainte-Chapelle de Paris. Il en déposa un au trésor de Riom et l'autre à celui de Bourges avant de faire entreprendre par Guy de Dammartin la construction de deux Sainte-Chapelles attenantes à ses palais de Bourges et Riom (comme, à Paris, la Sainte-Chapelle est attenante au Palais-Royal).

Les premiers vitraux de la Sainte-Chapelle de Riom n'ont pas été conservés, mais ceux qui les ont remplacés, vers 1450, offerts par le petit-fils de Jean de Berry Charles de Bourbon, comportent un Credo apostolique et prophétique ... inspiré peut-être par les premières vitres.

Les treize baies de la Sainte-Chapelle du palais ducal de Bourges avait reçu des vitraux conçus sous la direction et en partie peints par André Beauneveu sur le même thème du "Double Credo", mais les deux fois douze personnages du Psautier étaient complétés par vingt-quatre autres. De ces quarante-huit personnages, seuls vingt ont été récupérés aujourd'hui, et reposés depuis 1986 dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Parmi ceux-ci, quinze "Apôtres", quatre Prophètes et une Sibylle. Le nombre excessif des Apôtres montre bien que les identifications de personnages qui n'ont ni attribut, ni dénomination ni article du Credo (aucun n'est retrouvé), basées seulement sur leur tête et leurs pieds nus, est très hypothétique. Par contre, la présence d'une Sibylle montre que la préoccupation typologique a été élargie,  cherchant à montrer que le Saint-Esprit a inspiré non seulement les Apôtres lors de la Pentecôte et les Prophètes dans le temps vétérotestamentaire, mais aussi les prophétesses de l'Antiquité païenne.

Il est notable que le duc Jean de Berry avait imposé au chapitre de la Sainte-Chapelle " Sa vie durant, pour lui, une messe solennelle du Saint-Esprit, le premier jour de chaque mois. Le 16 décembre, une messe du Saint-Esprit sa vie durant, qui devait être changée en un anniversaire solennel après sa mort.". Il serait intéressant de se pencher sur l'importance de l'Esprit-Saint dans le choix des commandes artistiques du duc.

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L'Annonciation des Heures d'Étienne Chevalier par Jean Fouquet (entre 1452 et 1460)  : le décor en serait la Sainte-Chapelle de Bourges. La disposition des douze baies latérales de 16,50 m de haut  au dessus d'une statue, et de la baie d'axe au dessus de la statue de Moïse, est bien visible

 

 

 

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PRÉSENTATION .


 

L'article de 1986 dans le Bulletin Monumental juste après la repose:

"La crypte de la cathédrale date de la première campagne de construction de l'édifice au XIIe siècle. Elle est construite sur le rempart gallo-romain, dénivellée de 6 mètres par rapport au niveau du sol, d'où la présence de douze baies. Cette crypte reprend le plan du niveau supérieur du chevet de la cathédrale. Les dispositions anciennes ont été modifiées lors de la restauration de 1905 (dirigée par l'architecte diocésain Paul Boeswilwald), mais on sait d'après les textes d'archives qu'il n'y avait sans doute ni vitraux iconographiques, ni autels dans la crypte, avant le XVIIIe siècle.

C'est dans les douze baies de la crypte que furent reposés récemment les vitraux provenant de la Sainte Chapelle détruite au XVIIIe siècle. Cette chapelle, élément essentiel du Palais du Duc, était située à quelques centaines de mètres de la cathédrale, à l'emplacement de l'actuelle Préfecture qui a englobé les restes du Palais dont l'ancienne grande salle subsiste, appelée encore « Salle du Duc Jean ». Chapelle reliquaire, destinée à recevoir un fragment de la Vraie Croix, vouée à la sépulture du Prince, la Sainte Chapelle de Bourges fut construite en 1391 sur le modèle de la Sainte Chapelle de Paris. Ses dispositions sont connues par des documents figurés anciens. Elle était éclairée par deux séries de vitraux superposés, l'une représentant, entre autres, les Apôtres, l'autre, les Prophètes, et qui garnissaient ses treize baies, composées selon deux groupes de soixante-cinq lancettes géminées. Ces vitraux étaient l'œuvre d'André Beauneveu, peintre et sculpteur, à qui Jean de Berry confia également le décor de la Sainte Chapelle de Riom. Incendiée au XVIIe siècle, la Sainte Chapelle sera de nouveau sinistrée en 1756. L'Archevêque et le Chapitre de Bourges en obtiendront la démolition dès 1757, démolition qui durera dix ans ; le mobilier, dont les vitraux, leur étant dévolu. Dès cette date, les vitraux garnissaient les douze baies de la crypte de la cathédrale à raison de quatre personnages par baie. Ils se trouvaient donc dans la crypte à la Révolution. A la reprise du culte en 1804, seuls vingt des quarante-huit personnages subsistaient. Ils furent disposés à nouveau dans les baies de la crypte [par Thévenot en 1839] à raison de quatre par baie ; cinq baies furent alors garnies selon une disposition qui demeurera jusqu'à la dépose préventive de 1939. Les vitraux restèrent en caisse dans la crypte de la cathédrale jusqu'en 1982, date à laquelle on envisagea d'entreprendre le chantier de repose définitive. La repose des vitraux de Beauneveu, étudiée dès 1950, fut fondée sur les études que M. Louis Grodecki avait pu faire à partir des notes laissées par M. Gauchery, architecte des Monuments historiques du Cher.

Sur les vingt personnages, douze sont des Apôtres reconnaissables à leur tête et leurs pieds nus, huit sont des Prophètes, barbus. Par ailleurs, les personnages sont soit représentés devant des niches ouvertes surmontées de grands pignons, soit dans des niches fermées à petits pignons. D'autre part, on peut penser que l'orientation de leur regard devait correspondre à la direction de l'autel de la Sainte Chapelle. Aux incertitudes iconographiques que ces quelques données laissaient subsister ne serait-ce que parce que le nombre de baies originales (65) laissait ouvertes les hypothèses sur les autres personnages (Saints, Docteurs de l'Église), s'ajoutait le problème de la présentation des vitraux du XVe siècle sur des fonds modernes. Dès 1950, des essais avec maquettes et panneaux-échantillons furent réalisés et confrontés in situ en 1978. Leur témoignage illustre bien l'évolution du goût et des doctrines, vers la simplification dictée par un souci de modestie dans le rendu si délicat de la « vitrerie d'accompagnement ». Après 1978, une dizaine d'autres essais sont faits et en 1982, c'est à M. Jean Mauret que sera confié le chantier qui commencera en 1983. Au travail de création de la vitrerie, s'ajouta bien sûr celui de la restauration des vitraux originaux que leur séjour de près de quarante ans en caisse n'avait pas préservé de l'humidité et des micro-organismes préjudiciables aux grisailles si raffinées qui font leur caractéristique. "(C. di Matteo.)

Restaurations (selon le Corpus Vitrearum).

Guillaume Le Vieil intervint pour remplacer plusieurs têtes au début du XVIIIe. Francis  Chigot (Limoges 1879 - 1960) restaura au XXe siècle les panneaux parvenus jusqu'à nous.

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Les figures sont debout sous un grand dais architectural, dont les montants sont à l'avant-plan des personnages. Le Corpus de 1981 (avant la repose) décrivait 5 baies d'une lancette, mesurant 3,00 m de haut  sur 2,30 m de large avec quatre personnages, des apôtres (pieds nus) ou des prophètes (barbus, têtes couvertes), portant parfois un phylactère. 

La disposition des personnages profondément enfoncés à l'intérieur d'une niche, voire même derrière un pilier, est peut-être inspirée par le soubassement du tombeau du duc de Berry (Jean de Cambray entre 1405 et 1416), tel qu'il a été dessiné dans l'article de Gauchery 1919 planche VIII  : 44 ou 45 pleurants encapuchonnés  sont placés sous des dais architecturés très semblables à ceux des verrières. Une disposition analogue au tombeau de Philippe le Hardi, frère de Jean de Berry, réalisé en 1381-1410 par Jean de Marville, Claus Sluter et Claus de Werve. 

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La baie 2. Sibylle et Prophète dans un cadre architectural.

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges. André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur de la baie ancienne 3,20 x 2,20 (Corpus Vitrearum) et actuelle 3,00 x 1,00 (CMN)

Jaune d'argent : cheveux de la Sibylle, phylactère, architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64769

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Les fonds damassés.

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Fond damassé vert pâle à gauche. Motif complexe à rinceaux à feuilles trilobées, feuillages, rosettes, losanges dans lequel s'inscrit une croix de pétales, cercles crénelés où s'inscrit une fleur. Puisque c'est le premier que je rencontre,  je le désignerai sous le terme de Damas Sainte-Chapelle 1. Des fois que je le revois.

Il apparaît sur la planche VI de Des Méloizes, en tout petit.

Le fond rouge à droite porte le motif le plus fréquemment repris ici. Des Méloizes le décrit comme  portant "des médaillons circulaires renfermant des sortes d'oiseaux chimériques et de tiges entrecroisées avec des feuilles contournées", et en donne le pochoir complet dans sa Planche E, et une autre vue dans la Pl. II "Vitrail dans la chapelle d'Etampes". Il signale qu'on l'observe aussi dans la chapelle des Trousseau de la cathédrale. Je le désignerai comme "Méloizes 1" (voir Annexe).  Comme nous n'en voyons que des fragments, je le reconnais devant des pignons de pins inscrits dans des mandorles, et couronnés en virole par une fleur de lys. Ou devant l'aspect penniforme des ailes des oiseaux stylisés.  On le retrouvera autour de11 personnages au moins,  en 2D, 3  G et D, 5 G et D, 6 G et D, 7G et D, 8G et 10D.

 

 

 

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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En voici le motif plus complet emprunté au dais de la baie 9 gauche (peut-être moderne), mais qui montre les médaillons à oiseaux, et les autres dessins.

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Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges reposés dans la crypte de la cathédrale.

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Voici le même motif sur la planche E n°I de Des Méloizes (détail après scan) :

Damassés du commencement du XVe siècle, Des Méloizes, 1891-1897, Pl. E n°I (détail).

Damassés du commencement du XVe siècle, Des Méloizes, 1891-1897, Pl. E n°I (détail).

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2G. La Sibylle annonçant qu'une Vierge concevra un enfant.

La Sibylle : tient un phylactère et lève l'index droit en signe d'énonciation de sa vaticination. Robe bleue, manteau vieux-rose, chaussures jaunes à bouts pointus.

Dessinée et peinte sur la Planche VI de Des Méloizes : 2ème figure en haut.

Inscription du phylactère :

VIRGO VERBO CONCEPIT VERBO

Ces mots correspondent presque à un chant cité depuis le XIe siècle dans les antiphonaires, et particulièrement de l'antiphonaire dit d'Hartker, réunissant les  chants des moines de Saint-Gall (Suisse) pour la liturgie des heures, copié et annoté de neumes par le moine et reclus Hartker de Saint-Gall ; cet Antiphonarium officii est le plus important de tous les manuscrits choraux du Moyen Age, datant de 990-1000.  Sankt-Gallen, Stiftsbibliothek 390 p. 053

Virgo verbo concepit,
virgo permansit,
virgo peperit Regem omnium regum

"La Vierge a conçu par le Verbe, Elle est restée vierge, La vierge engendra le roi des rois"

Manifestement, une erreur de copie est survenue à la création ou lors d'une restauration de cette baie.

On trouve aussi ces versets comme antienne pendant l'octave de Noël du Brevarium rivipullense  ou Bnf Latin 742 (Lemarié p. 50).

Voir :

http://gregorien.info/chant/id/8714/0/de

http://gregorien.info/chant/id/8714/9/fr

http://cantus.uwaterloo.ca/chant/492516

Au début du XVe siècle, la série des douze Sibylles (autant que d'Apôtres) et leurs attributs n'est pas encore constituée — elle le sera vers 1461-1465 comme en témoignent les bois gravés conservés à l'abbaye de Saint-Gall qui  en sont la première expression— et la Sibylle la plus connue pour annoncer l'enfantement d'un Sauveur par une Vierge est la Sibylle de Cumes (dans la 4ème Églogue des Bucoliques de Virgile) , ou la Sibylle de Tibur censé avoir annoncé à l'empereur Auguste la naissance du Christ.

 

 

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Des Méloizes, relevé du vitrail en 1891-1897, Pl.. VI.

Des Méloizes, relevé du vitrail en 1891-1897, Pl.. VI.

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2D : Le prophète.

Prophète : bonnet vert (hébraïque), barbe, robe jaune, manteau bleu, main droite tenant le phylactère entre pouce et index. Texte CUM ou SUM.

 

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Je veux maintenant comparer cette tête de prophète à celle de deux prophètes du Psautier de Jean de Berry et d'un prophète des Grandes Heures. Dans tous les cas (vitrail ou manuscrits), la forme du bonnet est la même, coiffant des cheveux longs s'achevant en boucles. La barbe longue et sale mangeant le visage est semblable. L'iris des yeux est une bille noire bien ronde. On notera les fonds damassés à feuillages des enluminures.

La première est celle de Malachie  puis vient celle d'Ézéchiel

Voir aussi celle de Zacharie Fr 13091 folio 13v 

Voir aussi Isaïe : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f24.item.zoom

Sophonie 17v

 

La dernière est celle de Jérémias dans les Grandes Heures.

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Prophète Malachie, Psautier de Jean de Berry, Gallica.

Prophète Malachie, Psautier de Jean de Berry, Gallica.

Prophète Ézéchiel, Psautier de Jean de Berry, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f56.item.zoom

Prophète Ézéchiel, Psautier de Jean de Berry, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f56.item.zoom

Jeremias, Grandes Heures de Jean de Berry, Gallica.

Jeremias, Grandes Heures de Jean de Berry, Gallica.

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La baie 3 de la crypte : deux apôtres dans une architecture (vers 1400-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges. André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur de la baie ancienne 3,20 x 2,20 (Corpus Vitrearum) et actuelle 3,00 x 1,00 (CMN)

Les fonds damassés, rouge des deux cotés (plus sombre à droite), sont de type "Des Méloizes 1" à pommes de pin et fleurs de lys, médaillons à deux oiseaux se tournant le dos, etc.. 

Jaune d'argent : chevelure, architecture, sol de gauche.

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Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64770

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64771

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Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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3G. L'apôtre de gauche.

 

Robe blanche, manteau bleu. La chevelure et la barbe particulièrement longues et bouclées pourraient évoquer un autre personnage qu'un apôtre, mais pourtant, ce type de portrait se retrouve dans le Psautier d'André Beauneveu, et je donne ici l' exemple du folio 22r (Barthélémy ?) 

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

L'apôtre du folio 22r du Psautier de Jean de Berry.

L'apôtre du folio 22r du Psautier de Jean de Berry.

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3D. Un apôtre.

Le personnage de droite pourrait être le Christ, mais la comparaison avec l'apôtre Simon du Psautier montre que rien ne s'oppose à y voir un apôtre. Son manteau jaune est fait en partie d'ailes empruntées sans-doute lors d'une restauration à quelque ange (ou moins probablement à un aigle). La main droite est replacée là après coup. 

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Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

L'apôtre Simon, André Beauneveu, Psautier de Jean de Berry.

L'apôtre Simon, André Beauneveu, Psautier de Jean de Berry.

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Baie 4 : Prophète  et autre personnage dans un cadre architectural (vers 1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges et conçu par André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur de la baie ancienne 3,20 x 2,20 (Corpus Vitrearum) et actuelle 3,00 x 1,00 (CMN)

Fond damassé rouge à gauche, bleu à droite. Le motif est difficile à analyser sur fond rouge, mais l'examen de la Pl. VI de Des Méloizes, révèle ainsi qu'il porte un médaillon contenant une tête de lion. Il s'avère que ce lion tire la langue. Je le désignerai ainsi : "Médaillon à la tête de lion", également présent en 9G. .

Jaune d'argent : sol, architecture, phylactère.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64772

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Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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4G. Le Prophète ? de gauche.

 

Le premier personnage est pieds nus, mais ce n'est peut-être pas un apôtre. Très légèrement tourné vers la gauche, il a la tête enveloppée par son manteau bleu à revers blanc qui le couvre presque entièrement au dessus d'une robe blanche.  Il porte la barbe, mais cela suppose un examen attentif car elle est taillée court. 

Le phylactère porte les mots [L]AETAMINI DOMIN / O ET

Cela ne peut être une citation du prophète Joël  Filii Syon, laetamini in Domino quia dabit vobis doctores justitiae, pourtant attestée sur le reliquaire de Saint Héribert conservé dans l'église de Saint-Héribert à Cologne (1160-1170), qui associe les apôtres à 14 prophètes.

C'est donc le verset 11 du Psaume 31/32 : Laetamini in domino et exultate justi et gloriamini omnes recti corde "Justes, réjouissez vous au Seigneur et soyez transportés de joie".

Faut-il en déduire que ce personnage est DAVID ? 

Faut-il prendre en compte l'inscription basse ISAIE P[RO]PHE[TE] ? Le verset Laetamini cum Jerusalem et exultate in ea  Is 66:1 ne convient pas. 

Pour Des Méloizes, "Un autre prophète, dissimulé en partie derrière l'encadrement d'architecture, est vêtu d'une robe blanche et d'un manteau bleu doublé de blanc ;  il tient à la main un phylactère sur lequel est reproduit le texte du psaume qui a semblé plus haut devoir caractériser le roi David. Mais ce texte paraît ici provenir  d'une réparation mal entendue et avoir pris la place d'une autre inscription ; de sorte qu'on ne peut en tenir compte  pour l'attribution du personnage ici représenté. De plus, le nom ISAIE PROPHETE qu'on lit sur le soubassement peut provenir d'une transposition faite à l'époque des remaniements déplorables qui ont suivi la translation de ces vitraux dans la Cathédrale et dont les traces ne sont que trop nombreuses" (p. 24) .

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Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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4D. Le personnage de droite.

Il  est presque la copie du précédent : même manteau enveloppant la tête, même visage impassible, qui semble vraiment imberbe ici. Mais le texte du phylactère résiste à mes tentatives de déchiffrement. IN ME DO-- GEN- NOM-----M. On peut penser à ce verset du Psaume 101 Ps 101 :16 TIMEBUNT GENTES NOMEN TUUM "Alors les nations craindront le nom de l'Éternel, Et tous les rois de la terre ta gloire."

Une fois de plus, ce verset est aussi le titre d'un chant grégorien. 

http://gregorien.info/chant/id/8121/3/fr

 Des Méloizes ne le décrit pas.

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Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 5. Deux apôtres (pieds nus, tête nue) dans un cadre  architectural (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges , André Beauneveu (v1335-v1400), hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Jaune d'argent :  sol, architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64774

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64775

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Fond damassé

Le fond damassé est bleu à gauche et rouge à droite, type "Des Méloizes 1".

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 6. Deux apôtres (pieds nus, tête nue) dans une architecture (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges ; André Beauneveu (v1335-v1400). Hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé rouge des deux cotés. On y retrouve le "Des Méloizes 1".

Jaune d'argent : sol, architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64776

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Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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6D. Le deuxième "apôtre" semble avoir la tête recouverte par son manteau.

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Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 7. Saint Jean l'évangéliste et un autre apôtre dans une architecture (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges

André Beauneveu (v1335-v1400)

hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé "Des Méloizes 1" rouge et  bleu.

Jaune d'argent :  architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64778

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Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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7G. L'apôtre saint Jean,

identifié parce qu'il ne porte pas de barbe. Fond  damassé "Des Méloizes 1" 

 

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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7D. Un apôtre, vu de trois-quart.

On remarquera sur le fond damassé "Des Méloizes 1"  la fleur de lys fermant la forme en amande pointue, qui se divise latéralement en deux bras fleuri, et qui contient une graine en pignon.

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Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 8 de la crypte : deux  apôtres (pieds nus, tête nue) dans une architecture (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges

André Beauneveu (v1335-v1400)

hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé "Des Méloizes 1" à gauche

Jaune d'argent : , architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64780

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64781.

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Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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L'apôtre de droite.

 

"Il est à moitié caché par les pilastres qui soutiennent la voûte de l'édifice. Son attitude assez tourmentée résulte peut-être d'accidents mal réparés. Les deux pieds nus qui se voient sous la robe appartiennent à un personnage vu de face, tandis que la tête est tournée complètement de profil vers la gauche. Le mouvement du buste, sous un manteau bleu qui couvre l'épaule, se comprend mal. On ne voit pas les bras ni les mains. Aucun indice ne permet de nommer ce personnage. " (Des Méloizes p. 23)

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 9 de la crypte : Isaïe et un autre prophète dans un cadre architectural  (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges

André Beauneveu (v1335-v1400)

hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé rouge à gauche, vert à droite. Le damassé rouge est du même motif à tête de lion tirant la langue que la baie 2 coté droit, du moins dans la niche, car pourtant, le damassé du dais de 9G est différent, de type "Des Méloizes 1", alors que ce n'est pas ce qui apparaissait sur la Planche V de Des Méloizes en 1897.

Le damassé vert comporte des médaillons où un aigle aux plumes déployées en éventail se penche vers le sol pour y picorer. C'est le damassé de la Pl. G n°1 de Des Méloizes, son n°4.

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Jaune d'argent : , architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/search/crypte+bourges/nobc/1/node/52/slug/tour-et-crypte-de-la-cathedrale-de-bourges/page/1/sorting/oldest

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/62053

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64782

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Damassés du commencement du XVe siècle, in Des Méloizes, Pl. G n°I.

Damassés du commencement du XVe siècle, in Des Méloizes, Pl. G n°I.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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9G. Le prophète de gauche se prend pour le roi David.

 Tourné vers sa droite, un pardessus bleu jeté sur sa robe de nuit blanche, le regard hagard, penché en avant et prenant appui sur un phylactère qu'il confond avec sa canne, se tenant les reins, ce pauvre homme est si égaré sur cette verrière qu'il a, précipitamment, lacé sur sa tête la cuvette de sa table de nuit. Perplexe,  il cherche sur le chambranle  la sonnette de son appartement. Ses chaussures aussi devenaient idéales. Il les a jeté.

Que ne lit-il la consigne du jour, inscrite sur le rouleau de papier qu'il a laissé se dévider !

LETAMINI [IN] DOMINO : ET EXULTATE 

Laetamini in Domino et exultate iustis et gloriamini omnes recti corde  "Justes, réjouissez-vous! Mettez votre joie en l’Eternel et poussez des cris de joie, vous qui êtes droits de cœur! " est le verset 11 du psaume 31.

Sous la forme Laetamini in Domino et exultate iustis, "Réjouissez-vous dans le Seigneur, et tressaillez d’allégresse, vous, les justes.", c'est un cantique déjà présent dans l'Antiphonaire d'Hartker Stiftsbibliotek Sant-Gallen Cod.Sang. 390 p.66. (990-1000) 

Voir : http://gregorien.info/chant/id/4793/0/fr

C'est le même verset que présentait le prophète de gauche de la baie 4. Gênant.

Une fois de plus, pouvons-nous en déduire que le prophète est le Psalmiste en personne, le roi David ? Rien n'est moins sûr, en l'absence de harpe et de couronne.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Le même prophète relevé par Des Méloizes entre 1891 et 1897, dans sa planche V.

Le même prophète relevé par Des Méloizes entre 1891 et 1897, dans sa planche V.

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Le motif "à la tête de lion" du damassé de 9 D :

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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9D. Le prophète de droite : Isaïe.
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Son voisin de chambre se tient bien de face, le visage aux petits yeux futés à peine tourné vers la droite. Il présente un phylactère qui est une vraie carte de visite : 

VIRGO CONCEPIET ET PARIET FILIUM.

Pas d'ambiguité, c'est Isaïe.

Nous reconnaissons en effet son verset Is. 7:14, 

Ecce virgo concipiet et pariet filium et vocabitur nomen eius Emmanuel. "Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel."

C'est le plus fameux de toute la typologie biblique. Celui qui est cité par Matthieu dans l'incipit de son évangile Mt 1:23 "Tout cela arriva afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: La vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et on l’appellera Emmanuel, ce qui signifie «Dieu avec nous»."

Et c'est ce verset qui est cité dans le Credo apostolique et prophétique du Psautier de Jean de Berry et dans ses Grandes Heures. Dans ces manuscrits, Isaïe est associé avec saint Jacques le Majeur, et ici, sur les verrières de la Sainte-Chapelle, il le serait encore si, après moult autres malheurs, le clocher ne s'était effondré le 18 février 1756, à  sept heures du soir.

Voir aussi :

http://gregorien.info/chant/id/2736/0/fr

Antiphonaire d'Hartker : http://www.e-codices.unifr.ch/fr/csg/0339/37

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Mais alors, pourquoi lisons nous inscrit dans le soubassement : DANIEL ?

"Le nom de Daniel inscrit à ses pieds sur une moulure de soubassement provient évidemment d'un déplacement de panneau, et il n'y a aucun doute que le personnage représenté est Isaïe" (A. Des Méloizes)

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 10 de la crypte : deux apôtres dans un cadre architectural (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges, par André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé : type "Des Méloizes 1"

Jaune d'argent : cheveux et barbe, sols, architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/search/crypte+bourges/nobc/1/node/52/slug/tour-et-crypte-de-la-cathedrale-de-bourges/page/1/sorting/oldest

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64783

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64784

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 11 de la crypte : apôtre et prophète dans un cadre architectural (1395-1405).

 

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges, par André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé : "à fleur de lys" au sommet d'un pignon de pin et médaillons à 2 oiseaux. C'est le motif de la Pl. E n°1 de Des Méloizes.

Jaune d'argent : collier, architecture, sol fleuri.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/12429

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64785

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Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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ANNEXES 

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I. Les statues des apôtres et prophètes  sculptées vers 1400 par André Beauneveu, conservées au musée du Berry à Bourges. 

1) "Prophète tourbillonnant".

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0497/m023086_0001369_p.jpg

Notice Chancel-Bardelot de Béatrice© Bourges, musée du Berry, © Service des musées de France, Photographie 2009 Philippe Motte, Zoom Studio, 2004 :

"La Sainte-Chapelle construite à Bourges par le duc Jean de Berry devait être la démonstration de la présence du pouvoir royal en Berry. Elle reçut un riche décor, ainsi qu'un trésor, dont les éléments sont en partie demeurés à Bourges après la destruction du monument, en 1757-1758. Cinq statues de prophètes, aux attitudes variées, illustrent l'élégance des créations artistiques dans l'entourage de Jean de Berry"

2) Prophète.

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0498/m023086_0001370_p.jpg

"La statue présente des caractéristiques techniques qui la rattachent incontestablement au même ensemble : emploi de la pierre de Charly, mode de fixation au dos, avec de grosses boucles de fer, scellées au plâtre."Notice Chancel-Bardelot de Béatrice© Bourges, musée du Berry

 

3)  Prophète au tablier.

 http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0497/m023086_0001367_p.jpg
"Entre 1392 et 1405 "Souvent attribué à André Beauneveu, en raison de ses affinités avec les figures du psautier du duc de Berry, le "prophète au tablier" a aussi été considéré comme une oeuvre de Jean de Cambrai. Son attitude et l'agencement "en tablier" de son manteau l'inscrivent dans la tradition de la sculpture du XIVe siècle, tandis que le traitement et l'expressivité du visage appartiennent bien à l'art des environs de 1400". Notice Chancel-Bardelot de Béatrice© Bourges, musée du Berry,

 

4) / Prophète au phylactère. 4ème quart XIVe. Jean de Cambray ou André Beauneveu

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0497/m023086_0001366_p.jpg

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II. La planche VI de l'article de Gauchery 1919 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57493315/f94.image

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III. Les pleurants du tombeau de Jean de Berry :

http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/deux-pleurants-du-tombeau-de-jean-de-berry

PRADEL (Pierre ), 1957, Nouveaux documents sur le tombeau de Jean de Berry, frère de Charles V , Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot  Année 1957  Volume 49  Numéro 1  pp. 141-157

http://www.persee.fr/doc/piot_1148-6023_1957_num_49_1_1465

— ERLANDE-BRANDENBURG (A.) 1974 "Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges [compte-rendu]" Bulletin Monumental  Année 1974  Volume 132  Numéro 2  p. 164http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1974_num_132_2_5334

"La découverte, par M. Stephen K. Scher, au Musée de Bourges, d'un fragment de vitrail provenant vraisemblablement de la Sainte-Chapelle de Bourges l'a incité à revenir sur l'étude de sa vitrerie, tant sur le plan historique que stylistique. On connaît les difficultés auxquelles se heurte tout historien pour cette étude, puisque les vitraux, déposés en 1757, lors de la démolition de l'édifice et installés dans la crypte de la cathédrale, ont été changés d'emplacement au milieu du siècle dernier et mis en 1939 en caisses où ils se trouvent toujours. La découverte aux Archives du Cher par M. Ribault de documents nouveaux a permis à M. Scher de mieux préciser la translation de 1757 et leur mise en place dans la cathédrale. On sait maintenant que la totalité des douze fenêtres de la crypte fut garnie de cette vitrerie. A la Révolution un certain nombre de vitraux furent brisés, si bien qu'au début du xixe siècle une restauration ne put reconstituer que cinq fenêtres avec vingt personnages. Tout ceci ne permet guère de reconstituer la disposition originelle de la vitrerie à la Sainte-Chapelle, puisque les documents antérieurs à 1757 sont peu explicites. Les douze apôtres et les huit prophètes subsistants invitent à penser à. une concordance entre l'Ancien et le Nouveau Testament, cependant la présence de deux docteurs permet d'élargir considérablement ce thème qui devait être aussi vaste que celui qui fut exécuté à Riom dans le dernier tiers du xve siècle. Il s'y ajoutait enfin des scènes narratives comme le laissent penser une description et un panneau figurant la Pentecôte, présenté dans la crypte. Le fragment découvert par M. Scher au Musée de Bourges appartiendrait selon lui à une scène narrative, puisqu'il veut y voir un Saint Joseph (1). L'analyse stylistique de tous ces fragments révèle l'existence de plusieurs mains. Ainsi l'auteur du vitrail du Musée de Bourges (Le maître de la tête de saint Joseph) ne se retrouve pas dans les autres verrières conservées, même s'il appartient au même milieu stylistique. Cette unité serait l'œuvre d'André Beauneveu, qui paraît la personnalité dominante à cette date. Il a dû fournir quantité de projets d'oeuvres qu'il ne réalisait pas lui-même. Or, on retrouve certains des caractères des prophètes du psautier du duc de Berry qu'on sait qu'il décora, dans les statues des prophètes qui passent pour provenir de la Sainte-Chapelle. Même si ces sculptures présentent entre elles des nuances, il s'en dégage une unité d'ensemble qui ne peut s'expliquer que par la direction d'un seul maître. Les verrières de la Sainte-Chapelle comme les statues de prophètes offrent, malgré des différences de mains, des caractères qui appartiennent à, Beauneveu. On en tire la conclusion que l'artiste participa au moins à, la conception de l'ensemble. Quant à la tête du Musée de Bourges, elle paraît si proche de certains des prophètes du psautier et de la plus belle des statues que sa participation directe à son exécution n'est pas à, rejeter. — Stephen K. Scher, Note sur les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges, Ibid., p. 23-44, 14 fig."

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ANNEXE, SUITE : Les fonds damassés.

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Des Méloizes p. 23.

" Des damassés variés sur verre rouge, bleu ou vert, sont employés comme fond général dans tous les tableaux [des vitraux de la Sainte-Chapelle] : 

1. Le dessin le plus fréquent (Pl. E n° 1) est formé de médaillons circulaires renfermant des sortes d'oiseaux chimériques et de tiges entrecroisées avec des feuilles contournées. Nous l'avons déjà rencontré (Pl. II) dans des vitraux qui passent pour provenir aussi de la Sainte-Chapelle. Ce damassé se trouve aussi dans un vitrail de la cathédrale d'Évreux dont j'ai eu l'occasion de parler à propos du vitrail des Trousseau (voir p. 6).

2 et 3 : Deux autres, ayant entre eux une certaine analogie, sont composés de deux sortes de rosaces alternées : l'un (Pl. D n° 1) a déjà été signalé dans le vitrail des Trousseau (Pl. II); on a vu l'autre employé dans le vitrail d'Aligret (Pl. III).

4 : Un quatrième (Pl. G n°1) montre des aigles entourés de cercles de feuillages.

Il procède de la même inspiration qu'un autre damassé (Pl. A, n°2) dont la cathédrale possède quelques fragments isolés.

5. Un cinquième sert de fond que je ne reproduis pas en raison de son état de détérioration : on y voit l'ours et le cygne, supports des armoiries du duc Jean, et le monogramme qui forme avec eux une sorte de rébus traduisant la devise du duc de Berry. La Planche A, n°1, reproduit en grandeur naturelle ce damassé sur lequel j'aurai à revenir avec quelques détails dans un Chapitre consacré à l'étude des damassés aux différentes époques."

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Le damassé à l'ours et au cygne, in Beaurepaire.

Le damassé à l'ours et au cygne, in Beaurepaire.

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SOURCES ET LIENS.

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— Deux très beaux articles généraux :

http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/images/Berry/tombeau.htm

http://patrimoinebourges.weebly.com/bourges-gothique/les-vestiges-de-la-sainte-chapelle-de-bourges

— BEAUREPAIRE (Eugène de) 1898, Les Vitraux peints de la cathédrale de Bourges, Henri Delesques imprimeur-éditeur, Caen, 1898 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1437564/f5.item.r=.zoom

— Auguste de Girardot et Hippolyte Durand, La Cathédrale de Bourges: description historique et archéologique, P-A. Desrosiers et Victor Didron, Moulins, Paris et Bourges, 1849, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6517933b/f8.item.r=.zoom

— Arthur Martin, Charles Cahier, Monographie de la cathédrale de Bourges. Première partie : Les Vitraux du xiiie siècle, Poussielgue-Rusand éditeur, Paris, 1841-1844 ; pp. 303 (volume de texte) http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/martin1841texte/0007

 (volume de planches) http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/martin1841planches/0008

— Catalogue La Sainte-Chapelle de Bourges une fondation disparue de Jean de France, duc de Berry : [exposition, Bourges, Musée du Berry, 26 juin 2004-31 octobre 2004] / [catalogue sous la dir. de Béatrice de Chancel-Bardelot et de Clémence Raynaud] Paris : Somogy ; Bourges : Musée du Berry, 2004  impr. en Italie 222 p. : ill. en noir et en coul., jaquette ill. ; 28 cm (non consulté)

— Lectionnaire de la Sainte-Chapelle de Bourges, Bourges, BM, ms. 0035 , http://initiale.irht.cnrs.fr/ouvrages/ouvrages.php?imageInd=2&id=-1

— DI MATTEO ( C), 1986. Cher. Repose des vitraux de la Sainte-Chapelle à la cathédrale de Bourges. In: Bulletin Monumental, tome 144, n°4, année 1986. p. 337; doi : 10.3406/bulmo.1986.2836 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1986_num_144_4_2836

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1986_num_144_4_2836.pdf

http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_2006_num_164_4_1405_t1_0409_0000_3

— ERLANDE-BRANDENBURG (A.) 1974 "Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges [compte-rendu]" Bulletin Monumental  Année 1974  Volume 132  Numéro 2  p. 164

http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1974_num_132_2_5334

— GIRARDOT ( Auguste de) , 1850,  La Sainte-Chapelle de Bourges : sa fondation, sa destruction , impr. de Crapelet (Paris)

 

"Le plan de la Sainte-Chapelle de Bourges est le même que celui de la Sainte-Chapelle de Paris.

On n'a point fait, il est vrai, à Bourges comme a Paris, d'église au rez-de-chaussée, et il y a moins de perfection dans l'architecture de l'ensemble; mais ce sont les mêmes dispositions: une seule nef éclairée par de grandes fenêtres, les nervures de la voûte reposant sur des colonnettes engagées dans la muraille et contre ces colonnettes les statues des douze apôtres.

Ces fenêtres étaient ornées de vitraux au sujet desquels un auteur du XVI" siècle, Geoffroy Thory, de Bourges, s'exprime ainsi dans la préface de son livre intitulé : L'Art et la Science de la vraye proportion des lettres attiques (Paris, 1549) : « Le noble ouvrier des vitres de la Saincte-Chapelle de Bourges, que le duc de Berry, nommé Jehan, feit faire, fut si ingrat et glout de son savoir, qu'il ne le voulut onques enseigner à homme n'à son filz, ce dit-on. Les vitres qu'il fist sont de tel art, que le soleil, tant luysant peult-il estre, ne les peult de ses rayons aucunement pénétrer, qui est une chose très-belle et sans autre semblable. S'il eust volontiers enseigné cela, mille autres hommes eussent depuis luy faict maintes belles et bonnes opérations qui ne sont pas faites et ne seront jamais. 

L'une et l'autre chapelle étaient desservies par un chapitre spécial, enrichies d'un trésor .

Le 14 août 1392 le pape Clément VII accorda la bulle d'institution. Cette pièce contient le nombre des membres du nouveau chapitre ainsi répartis : douze chanoines présidés par un trésorier, treize chapelains, treize vicaires et six clercs de chœur, en tout quarante-cinq personnes.

Le duc imposa au chapitre de la Sainte-Chapelle plusieurs services solennels conformes au but de son institution, pour lui, sa famille et quelques-uns de ses serviteurs les plus affidés.

Sa vie durant, pour lui, une messe solennelle du Saint-Esprit, le premier jour de chaque mois. Le 16 décembre, une messe du Saint-Esprit sa vie durant, qui devait être changée en un anniversaire solennel après sa mort. [..]

4. - Suppression de la Sainte-Chapelle.

Au milieu du XVIe siècle, la Sainte-Chapelle avait déjà subi des dégradations considérables; la charpente du clocher, recouverte de plomb, s'était pourrie ; la foudre avait brisé deux piliers, Maîtres Jacques Beaufilz, Jehan d'Amboyse et Jehan Levez, massons ; Étienne Chaboureau et Biaise Du Duylien, maîtres charpentiers; Estienne Saulceron, maître couvreur, établirent un projet de réparation, qui fut exécuté au moyen d'un secours accordé par le roi, par lettres données à Paris le 25 novembre 1549. Près de 10 000 livres furent employées à refaire les terrasses, gargouilles, etc,, et à reconstruire le grand escalier de vingt-quatre marches, par lequel on arrivait au porche.

En 1562, les protestants, maîtres de Bourges, pillèrent et dévastèrent la Sainte-Chapelle.

Le 31 juillet 1693, un incendie détruisit la couverture, la charpente et le clocher, ainsi que la grande salle du palais. Le clocher ne fut jamais refait. On rétablit à grands frais la toiture ; mais elle resta moins élevée que l'ancienne, et le pignon , qui la dépassait d'une assez grande hauteur, ayant été renversé par un violent ouragan, le 18 février 1756, à sept heures du soir, sa chute brisa la nouvelle couverture, quatre croisées et une statue d'apôtre, deux autels et le côté gauche des stalles.

Cet événement fut aussitôt exploité par la mauvaise volonté d'un prélat tout-puissant, peu scrupuleux en fait de suppression d'établissements religieux, et qui l'êvaitdepuis longtemps la destruction de la Sainte-Chapelle. Le cardinal de La Rochefoucauld, alors archevêque de Bourges, avait pris en aversion l'église fondée par le duc Jean.

La haute dignité du trésorier, l'indépendance du chapitre de la Sainte-Chapelle, exempt de sa juridiction , lui avaient toujours fait ombrage. Il ne pouvait oublier qu'entrant un jour dans le chœur de cette église pendant l'office, il avait vu les chanoines cesser leurs chants sur l'ordre du trésorier, et ne les reprendre qu'après son départ. L'accident du 18 février fut pour lui une occasion de satisfaire ses rancunes."

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65189112/texteBrut

GAUCHERY (Paul) 1921 , "Le palais du duc Jean et la Sainte-Chapelle de Bourges. Nouveaux documents sur leur état primitif, leur mutilation ou leur destruction", Mémoires de la Société des Antiquaires du Centre, XXXIX, 1919 - 1920, p.37 - 77.  



"Les vitraux de cette immense lanterne, comme dit Chaumeau, avaient frappé tous ceux qui les avaient vus et nous ne comprenons pas aujourd'hui, par les débris qui nous en restent, les qualités qu'ils y trouvaient.  Nous citerons, par ordre chronologique, les divers admirateurs qui ont vu le travail dans tout son ensemble : 

1° Les ambassadeurs florentins (1461) (ils vont visiter le roi Louis XI à Tours). Ils passent une seule journée à Bourges, le 19 décembre, et, dans cette journée, visitent et décrivent sur leur journal : la cathédrale, l'hôtel Jacques-Coeur, la Sainte-Chapelle, mentionnant, dans ces courtes visites, ce qui les a le plus frappé. Pour la Sainte-Chapelle qui était terminée depuis 45 ans : « Elle a des verrières figurées admirables dont les couleurs, 
« très lumineuses, sont si foncées que le soleil ne peut les « traverser. » 

2° Geoffroy Tory (1549) : « Le soleil, tant luisant peut-il estre, ne les peut de ses rayons aucunement pénétrer, qui est une chose très belle, et sans autre semblable. » 

3° Chaumeau (1566) : « Faites par un si subtil artifice et lavement que les rayons  du soleil ne peuvent aucunement passer à travers, ni faire nuisance à la veue des personnes. » 

4° Catherinot (1675) :  « Splendeur des fenêtres impénétrable aux rayons du soleil. » 

5° La Thaumassière (1689) :« Faites d'un verre qui est impénétrable aux rayons du soleil quoiqu'il en reçoive la clarté. » 

L'historien le plus compétent, aujourd'hui, en ces matières, M. le Marquis des Méloizes en parle d'après les débris qui restent à l'église souterraine : 

« De tels éloges conviennent d'autant plus mal à ces vitraux,  que leur grave défaut, commun d'ailleurs à tous les vitraux  de la même époque, est précisément une translucidité exagérée. Les verres incolores y tiennent la plus grande place, en constituant les niches architecturales qui encadrent et surmontent les personnages ; ceux-ci, isolés dans chaque panneau, ont des manteaux de diverses couleurs ; et le fond général damassé des tableaux, peut arrêter, à la vérité, dans une large mesure, les rayons du soleil ; mais à côté de ces parties relativement sombres qui occupent peu de surface, de grandes étendues de verre blanc, sobrement ombré, laissent passer la lumière presque sans atténuation et peuvent, quoiqu'en dise Chaumeau, éblouir les spectateurs. » (Des Méloizes, Les vitraux de la cathédrale de Bourges postérieurs au XIIIe siècle. Lille, 1891-1894 p. 22 ).

En examinant ce qui nous reste dans l'église souterraine, nous trouvons des représentations de niches contenant chacune un personnage: 1° Un prophète ayant la tête et les pieds couverts.  2° Un apôtre ayant les pieds nus. 
Ils étaient disposés, dans la Sainte-Chapelle de Bourges, en deux registres superposés dans les trois fenêtres de l'abside, et dans des niches alternativement plates et polygonales. 
Les niches polygonales étaient obtenues par un dessin perspectif très adroit. On avait donné ainsi un contour plus harmonieux à ces longues théories de personnages. (
1. Les apôtres et les prophètes garnissaient les trois fenêtres de l'abside ; mais les autres verrières de l'édifice avaient leurs niches meublées de figurations de saints, de docteurs de l'église, de saintes femmes, de patriarches, comme nous les voyons à la Sainte-Chapelle de Riom. ) 

Nous pensons que les lancettes des fenêtres, de 12 mètres de hauteur, contenaient à leur partie supérieure les deux registres d'apôtres et de prophètes qui représentaient une hauteur totale de 5 m. 50 ; il restait donc 7 mètres pour les autres vitraux compris entre les prophètes et le bas de la fenêtre. 

Nous croyons qu'il ne faut pas juger aujourd'hui l'ensemble des vitraux de la Sainte-Chapelle par la partie supérieure qui, seule, a été transportée à l'église souterraine, mais bien par ce qui frappait le visiteur qui ne regardait pas seulement au sommet de la nef  (
2. On s'explique comment les chanoines du XVIIIe (de la cathédrale) n'utilisèrent que les parties supérieures des lancettes où seulement étaient des personnages pour meubler les fenêtres de l'église souterraine qu'ils ont ainsi éclairée. L'inventaire de 1757 indique en plus un lot considérable de vitraux pour raccommoder ceux de la cathédrale.). Dans tout le périmètre de l'édifice son regard s'arrêtait sur ces grandes statues d'apôtres, si belles de forme et de décor, nous disent nos historiens du XVIe et XVIIe siècles. 

Il nous paraît que l'architecte de la Sainte-Chapelle, pour faire un éclairage reposant dans cette immense salle vitrée, avait cherché une gradation de lumière du sol jusqu'aux voûtes.  Sur la hauteur des allèges, c'est-à-dire à plus de 3 m. 30 du sol, la lumière était absolument nulle : il n'y avait pas d'ouvertures, mais seulement les allèges des fenêtres recevant les dossiers des stalles. 

Au niveau des appuis commençait le vitrail en damassé qui était relativement sombre, comme le dit M. des Méloizes,    mais là ce n'étaient plus des petites surfaces, des bandes étroites  qui remplissaient les vides à côté des parties si claires de l'architecture, comme nous le voyons à l'église souterraine, c'était un damassé continu de 6 à 7 mètres de hauteur, devant lequel se détachaient les statues d'apôtres. Le soleil, disent les auteurs que nous avons cités, ne pouvait traverser ce damassé ni faire nuysance à la vue. M. des Méloizes a fait les relevés très complets de ces damassés, représentant en tons foncés des étoffes où on reconnaît des rosaces, des ornements, des oiseaux  fantastiques et surtout les termes de la devise du duc Jean . (I. On en trouve des fragments rouges au vitrail de la chapelle de Montigny et bleus à celui de l'oratoire de la chapelle Jacques-Coeur à la Cathédrale.
 ) 
Le dessin de ces vitraux avait frappé l'ingénieur Trezaguet, en 1756, alors qu'il procédait au démontage du tombeau, il parle de ce dessin qu'il constaté dans les vitraux. 

Dans la partie supérieure de chaque fenêtre, les damassés de la base se continuent comme dessin en couleur faisant ressortir chaque prophète et apôtre avec l'architecture claire qui les encadre. Ainsi tout se tient dans le vitrail qui part de l'allège et devient très lumineux au sommet où sont les personnages ; la lumière se réfléchit sur les voûtes qui sont ainsi très éclairées. 

Les verrières aux armes du duc Jean, placées dans la chapelle d'Étampes, à la cathédrale, viennent aussi de la Sainte-Chapelle ; ce sont probablement celles qui étaient dans les oratoires. M. des Méloizes, qui parle aussi de cette probabilité, explique comment l'opacité de certaines couleurs est atténuée à distance  dans le rayonnement d'une couleur vive. Il dit (p. 7 de son ouvrage) : 

" L'écu de Berry semé de fleurs de lys sans nombre avec la bordure engrêlée de gueules est composé, comme dans le vitrail des Trousseau ; des lames de verre bleu encadrent les fleurs de lys réservées sur verre jaune au milieu d'une grisaille opaque. La teinte sombre de cette grisaille s'atténue beaucoup à distance dans le rayonnement du bleu et celui-ci paraît remplir tout le champ. » Cet artifice a dû être employé dans les damassés des vitraux.
"

— GRODECKI (Louis) et al. 1981, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, Corpus Vitrearum vol.II, Ed. du CNRS, pages 184-186.

— MÉLOIZES (Marquis Albert des), Vitraux peints de la cathédrale de Bourges postérieurs au XIIIe siècle / texte et dessins par le marquis A. Des Méloizes ; avec une introduction par M. Eugène de Beaurepaire. Paris : Desclée, de Brouwer & cie, 1891-1897.viii, 82 p., [29] planches en couleur : ill. ; 75 cm. Imprimé par Desclée, de Brouwer & co., Bruges (Belgique)

— RAYNAUD (Clémence ), 2004, « Ad instar capelle regie parisiensis » : la Sainte-Chapelle de Bourges, le grand dessein du duc de Berry , Bulletin Monumental  Année 2004  Volume 162  Numéro 4  pp. 289-302

http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_2004_num_162_4_1553

— REGARDS, Banque d'images des monuments nationaux : Tour et crypte de la cathédrale de Bourges.

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/search/crypte+bourges/nobc/1/node/52/slug/tour-et-crypte-de-la-cathedrale-de-bourges/page/1/sorting/oldest

— L'art européen vers 1400: huitième exposition sous les auspices du Conseil de l'Europe [au Kunsthistorisches Museum de Vienne, 7 mai 1962-31 juillet 1962 The Museum, 1962 - 470 pages

— WIKIPEDIA  Les vitraux de Bourges.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitraux_de_Bourges

 

— Kurmann-Schwarz, Brigitte (2003): La Sainte-Chapelle de Riom et ses vitraux. Présenté pendant: Congrès archéologique de France - Monuments en Basse-Auvergne Grande-Limagne, 158éme session, pp. 339-349.

— Whiteley, Mary (2003): Riom: le palais de Jean, duc de Berry. Présenté pendant: Congrès archéologique de France - Monuments en Basse-Auvergne Grande-Limagne, 158éme session, pp. 333-337.

— Billot, Claudine (1998): Les Saintes Chapelles royales et princières. Editions du patrimoine, Paris (France), pp. 55-59.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 21:23

La maîtresse-vitre de la Passion (vers 1550) de l'église de Guengat (29).

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Voir la liste de mes 152 articles sur les vitraux.

Mon précédent article (2014) sur les vitraux de Guengat.

 

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Première lancette. Le Portement de croix / Le Christ ressuscité apparaissant à Marie-Madeleine (?) .

 

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Le fond damassé "à la rouelle" identique à La Roche Maurice et à La Martyre réapparaît en sixième lancette.

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Deuxième lancette. Le Bon Larron / La Vierge en pâmoison entre Jean et une Sainte Femme.

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Inscription MIOINOVERE MIO

SVE IOSEF / NOEOT / ORE

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Inscriptions : 

Ceinture : HLPOREILETA

Galon : MOSCO NAVE

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Troisième lancette. Le Christ en croix / Sainte Marie-Madeleine. : Saint Pierre tranchant l'oreille de Malchus.

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Inscription : SVOAN.

 

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Quatrième lancette.

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Inscription MDSVCC / SVOE / SVEMCVS.

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Cinquième lancette. La Déposition de croix.

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Sixième lancette. La Résurrection / Saint Fiacre.

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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LE TYMPAN.

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 21:50

La chapelle saint-Jacques de Merléac : la maîtresse-vitre IV : le tympan.

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Sur cette chapelle, voir :

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Sur les vitraux, voir : Les articles de mon blog traitant des vitraux. (152 articles )

Sur le thème du Credo apostolique, voir :

 

 

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La maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La verrière de Saint-Jacques, quartier de Saint-Léon en Merléac, a de belles  proportions. Haute de huit mètres cinquante mètres, elle est large de  quatre mètres quarante cinq. Elle porte à sa base le nom de son créateur, G. Béart, et la date de sa réalisation en 1402. C'est l'une des plus anciennes baies vitrées conservées en Bretagne.

Rappel : En ce début du XVe siècle, le roi de France est Charles VI, mais la Bretagne est un duché dirigé, après la Guerre de Succession, par un Monfort, Jean V (1399-1442), très soucieux d'affirmer son pouvoir et son image par un large programme de mécénat religieux. Les grands seigneurs de son duché rivalisent pour l'imiter, et notamment le plus grand d'entre eux, Alain VIII vicomte de Rohan de 1396 à sa mort en 1429 et son fils Alain IX.

Or, Saint-Léon (Merléac) (qui dépend du diocèse de Cornouaille   où, en 1402, l'évêque est Thébaud de Malestroit)  appartient à  la vicomté de Rohan.

Enfin, la fin du XIVe et le début du XVe correspondent à cette phase tardive du gothique, nommée gothique international, que l'on reconnaît par exemple dans les mouchettes du remplage de ce tympan. Cette période est marquée par le mécénat de princes soucieux de splendeur démonstrative, et le Prince des mécènes fut alors Jean de Berry, favorisant la carrière d'artistes majeurs de l'enluminure, de la peinture et de l'architecture.

Le haut pavé rectangulaire des huit lancettes trilobées consacrées à la Passion et à la Légende de saint Jacques est couronné par un tympan ogival, centré par une rose à douze rayons et complété, pour remplir la base de la pointe d'ogive, de deux rhombes à quatre quadrilobes, d'écoinçons latéraux et d'un rang  de six  trilobes aux armes des Rohan.

Son programme iconographique est simple et cohérent. Au centre, la Sainte Face. Tout autour, les douze Apôtres affirmant les fondements de la Foi des douze articles du Credo. Et douze anges soit musiciens, soit porteurs de couronnes, soit  proposant la lecture des louanges de leurs chants.

Cette simplicité ne doit pas nous inciter à n'attribuer à cette rose qu'un regard distrait. Son examen aux jumelles révèle toute la beauté des vitraux anciens, conservés presque par miracle jusqu'à nous. Mais surtout, le choix iconographique, celui du Credo apostolique, est remarquable par ses rapports avec les autres productions artistiques de son temps : ce qui fera l'objet de ma Discussion.

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Tympan de la maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le remplage vu de l'extérieur.

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Tympan de la maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'œil de la rose du tympan : 

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Il est découpé en un cercle sur lequel se greffent six cercles plus petits . Au centre, la Sainte Face (en partie restaurée), est en verre bleu sur un fond rouge où des rayons serrés sont tracés. Le Christ porte des cheveux longs et une barbe ; son regard se tourne vers la gauche.

Dans les oculi secondaires, le soleil et la lune anthropomorphe se clignent de l'œil, cantonnés par quatre étoiles blanches.

Cet œil est encadré par six trilobes en verre rouge uni.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LA ROSE : LE CREDO APOSTOLIQUE.

Sur chacun des douze rayons en mouchettes bilobées du premier cercle est peint un apôtre déroulant un phylactère. Sur celui-ci s'inscrit l'un des douze articles du Symbole des Apôtres qui lui est attribué, selon la tradition iconographique du Credo apostolique. Mais ici, aucun attribut ne permet d'identifier à coup sûr chaque apôtre, et notamment pas saint Jacques le Majeur, le patron de la chapelle,  qui  tient traditionnellement le troisième article.

Les inscriptions sont en lettres gothiques minuscules avec lettres ornées, lettres conjointes et tildes de remplacement de certains -N-.

 

Je me fonde, pour désigner les apôtres, sur la tradition qui trouve son origine dans un texte du Pseudo-Augustin et s'est appliquée avec quelques variantes pendant tout le Moyen-Âge et la Renaissance  (cf E. Mâle) :

1 Pierre: Credo in Deum patrem omnipotentera, creatorem cœli et terrae.

2. André : Et in Jesum Christum, Filium ejus.

3. Jacques (majeur) : Qui conceptus est de Spiritu Sancto, creatus ex Maria Virgine

4. Jean : Passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus et sepultus est. 

5. Thomas : Descendit ad inferna. Tertia die resurrexit a mortuis.

6. Jacques (mineur) : Ascendit ad cœlos, sedet ad dexteram patris omnipotentis

7. Philippe : Inde venturus est judicare vivos et mortuos.

 8. Barthélémy : Credo in Spiritum Sanctum.

9. Mathieu : Sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem.

10. Simon : Remissionem peccatorum

11. Thaddée : Carnis resurrectionem

12 . Mathias : Vitam eternam.

Mais j'ai mis aussi en variante les attributions du Mystère de la Résurrection joué à Angers en 1456 (cf Annexe).

Le Credo débute en haut à gauche (à 11 heures de cette grande horloge liturgique).

 

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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1. Saint Pierre. CREDO IN [DEUM] PAT-EM MNI POTENT CREATOREM CELI ET

Credo in Deum, Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. "Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,"

Nimbe à décor foliaire rayonnant

Le seul critère pour identifier saint Pierre (mais ce ne peut être que lui, il ne laisserait à personne d'autre le rôle de tenir le Premier article) serait sa calvitie, mais elle est rompue ici par une sorte de tonsure monastique en couronne.

Fond rouge damassé à feuilles nervurées, larges, à indentations rondes comme les feuilles d'érable. (F1)

Jaune d'argent : cheveux et barbe.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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2. [Saint André ou saint Jean ]. ET IN IH~US XPUM FILIU EIUS

 

Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum "et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur" 

Fond rouge : rinceau à tiges files formant des boucles circulaires R1.

Jaune d'argent : chevelure, barbe, mais aussi la partie droite du visage sur le front, l'œil et l'arête du nez, sans que je sois certain qu'il ne s'agisse pas ici d'une altération brune du verre. Si il s'avérait qu'il s'agisse bien d'un rehaut de jaune d'argent, cela constituerait un exemple de ce qui sera observé à Quimper, Runan, etc.

Visage : le dessin à la grisaille est très précis, traçant les plis horizontaux du front, les sourcils en plusieurs traits sinueux, la petite excroissance charnue entre les sourcils (ride du lion), les deux plis palpébraux, l'iris (un arc de cercle pour l'œil  gauche, un "camembert" pour l'œil droit) et la pupille noire, les rides en "patte d'oie",  le nez fort à la narine puissante, les plis naso-géniens très soulignés,  l'ombre du philtrum, les deux lèvres d'épaisseur différente. Le résultat est un "portrait" plein de vie et un regard bon et humain.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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3. [Saint Jacques le majeur] . QUI CONCEPT / US EST / SPIR / CTO NATUS

qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, "qui est conçu du saint-Esprit, et né de la Vierge Marie", 

Fond rouge : rinceaux R1.

Jaune : cheveux, barbe, robe.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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4. [Saint Jean ou saint André]. PASSUS SUB P / PILATO CRU / CIFIXUS MORT- ET SEPULTUS.

passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, "(il) a souffert sous Ponce Pilate, (il) a été crucifié, (il) est mort, (il) a été enseveli,"

Fond rouge : Feuilles "d'érable" F1 et feuilles "en laminaire, en lanières" F2.

Jaune d'argent : chevelure, barbe.

L'attribution d'une barbe à saint Jean est incongrue, sauf si on admet le parti-pris d'une indétermination des personnages. Main moderne.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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5. [Saint Thomas ou saint Philippe]. TERCIA DIE / RESUREXIT A MO

descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, "(il) est descendu aux enfers ;  le troisième jour, (il) est ressuscité des morts ;"

Fond rouge : feuilles F1.

Jaune : cheveux et barbe.

Visage : comme Van Eyck pour le chanoine Van der Paele en 1434, ou pour le cardinal Albergati,  Memling en 1480, ou Joseph dans le Triptyque Mérode de Robert Campin vers 1425  le peintre excelle à rendre les traits témoignant de l'âge respectable des apôtres, peints comme des patriarches. Il participe donc du mouvement de réalisme pictural illustré par les maîtres Flamands. Il nous livre un vrai traité de dermatologie ou d'esthétique gériatrique de la face, ne faisant grâce à ses modèles ni de   l'épaississement de la région interoculaire, ni des plis de la racine du nez, ni des autres plis du front ou des joues, ni de l'amincissement des lèvres. Mais dans ce portrait d'apôtres, je note surtout comment l'œil perd sa forme en amande sous l'effet de la ligne en cuvette rectangulaire qu'adopte la paupière inférieure. Pour l'œil droit, l'épaississement irrégulier du bord palpébral est saisissant, révélant un relâchement des tissus cutanés comme on l'observe dans l'entropion sénile.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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 6. [Jacques (le mineur) ou Thomas] : ASCENDIT AD CELOS SEDET ADEXTERAM DEI

Ascendit ad cœlos, sedet ad dexteram patris omnipotentis. "(il) est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant."

 

La formulation "ad dexteram Dei" se retrouve dans le Mystère de la Résurrection de 1456 (Annexe)

Fond rouge : feuilles F1 ou F2.

Jaune : barbe et chevelure. 

Visage : il confirme l'appartenance du peintre (Guillaume Béart) au mouvement de réalisme pictural. On croit observer même une miliaire de points de crasse sénile, même s'il est, là encore, important de faire la part de l'altération du verre par attaque chimique.


 

 


 

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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7. [Saint Philippe ou Barthélémy . INDE  VE[N]TURUS JUD-

inde venturus est iudicare vivos et mortuos "d'où il viendra pour juger les vivants et les morts."

Fond rouge : longues lanières F2.

Jaune : cheveux et barbe. Panneau restauré.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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8. [Saint Barthélémy ou Matthieu. CREDO IN SPIRITUM SANCT

Credo in Spiritum Sanctum, "Je crois en l'Esprit-Saint".

Fond rouge : F2.

Jaune : cheveux, barbe, col.

Visage : notez la coiffure avec un tortillon central, comme saint Jean. Les yeux rectangulaires par deux lignes en L. Le discret rehaut de l'œil gauche au jaune d'argent.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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9. [Saint Matthieu ou Jacques le mineur]. SANCTAM ESIAM CHATO / LICAM.

sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, "à la sainte Église catholique, à la communion des saints".

Fond rouge : F1.

Jaune : cheveux, barbe.

Visage : très nombreuses rides et ridules, hachures sur les épais sourcils et le nez ; œil droit rectangulaire.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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10. [Saint Simon]. 

remissionem peccatorum, "à la rémission des péchés".

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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11. [Saint Jude-Thaddée : CARNIS RESURRECTIONEM.

 

carnis resurrectionem "à la résurrection de la chair".

Fond rouge : feuillages F1 ou F2.

Jaune : cheveux, barbe.

Chevelure à tourbillon central. Sourcils en lignes brisés, nombreuses rides, œil rectangulaire, etc.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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12. [Saint Matthias]. VITAM ETERNAM AMEN.

vitam aeternam Amen "à la vie éternelle amen".

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LES ANGES DES QUADRILOBES .

On trouve de chaque coté, dans le carré qui les réunit, deux anges porteurs de phylactères mentionnant le Sanctus et, en haut et en bas, deux anges porteurs de couronnes. Dans les deux écoinçons qui les bordent, deux anges musiciens sont peints.

1°) Quatre quadrilobes d'anges porteurs de phylactères.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

 

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Quadrilobe à l'extrême gauche : ange à phylactère.

La banderole porte les mots SANCTUS DOMINUS DEUS SABAOTH PLENI

C'est bien-sûr l'incipit du Sanctus :

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt caeli et terra glória tua.
Hosánna in excélsis.
Benedíctus qui venit in nómine Dómini.
Hosánna in excélsis.

 

Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux !

Jaune d'argent : chevelure, galon de l'amict, nuées du lobe inférieur.

L'ange porte au dessus de l'aube finement plissée sous l'effet d'un cordon  un amict ourlé d'un galon d'or.  Sa tête, imperceptiblement inclinée vers la droite, présente un visage rond au front droit, aux yeux rectangulaires, ourlés et cernés, au nez un peu épaté, aux lèvres fines. Sa chevelure mi-longue aux boucles fortement ondulées est volumineuse à la hauteur des tempes et aplaties sur le haut du crâne.

http://la.revue.item.free.fr/main3d2.htm

http://www.fligny-haute-epoque.com/fr/tete-dange-37

Reliquaire de Saint-Férreol 1346  : http://www.culture.gouv.fr/emolimo/chef.htm

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=REF&VALUE_98=PM87000246

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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SANC[TU]S, SNCX, SNCX D[OMI]N[U]S EIUS.

Sanctus Sanctus Sanctus Dominus eius

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La chapelle saint-Jacques de Merléac : la maîtresse-vitre IV : le tympan.

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D[OMI]N[U]S S--US DEUS EIUS DOMINUS D-US.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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S[ANC]TUS S[ANC]TUS S[ANC]TUS DOMINUS DEUS.

 

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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2°) Quatre quadrilobes aux chérubins porteurs d'une couronne.

La couronne d'or est celle d'un couronnement spirituel. Il s'agit vraisemblablement de celle du Christ ("mon Royaume n'est pas de ce monde", Jn 18:36), puisque toute cette vitre est christique, à la différence des baies latérales où Marie recevait son couronnement dans les Cieux après son Assomption. Elle vient faire un glorieux contre-point à la Couronne d'épines. Mais elle renvoie aussi aux couronnes répétées sur la bordure des lancettes.

Les anges méritent toute notre attention ; nous remarquons alors qu'ils ont deux paires d'ailes de deux couleurs bleue ou verte, et que leur corps est couvert de plumes. Ils flottent sur des nuées. Ce sont des chérubins. 

Fond rouge à feuilles en lanières dans les interstices.

Jaune d'argent sur le corps, la chevelure et parfois les ailes des chérubins, et sur les couronnes.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LES ANGES MUSICIENS  DES ÉCOINÇONS.

Deux cartons sont repris après inversion, et nous avons donc, en double, deux anges jouant l'un d'une mandore et l'autre d'une vièle à archet. Dans les deux cas, les instruments sont piriformes, monoxyles ou bien à côtes  et leur table est sculptée d'une rosace centrée, a priori décorative sculptée sans fonction d'ouïe. Dans les deux cas encore, le cheviller est recourbé sur lui-même et son extrémité est sculpté d'une tête d'animal. Il reste à les détailler.

 

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1°) L'ange joueur de  rebec.

Ce qu'on observe, c'est un instrument piriforme étroit et long, à six cordes (six chevilles), dont on peut décrire trois parties. La première, formant l'arrondi de la poire, est creux, puisqu'elle est dotée de deux ouïes en forme de C. Elle est plus basse que la suivante, et séparé de celle-ci par une crête. Vient ensuite la partie moyenne, centrée par une rose décorative, et sur lequel l'archet vient jouer sur les cordes. Enfin, le chevillier, creusé, forme un demi-cercle et s'achève par une tête d'animal (un dragon). L'instrument est tenu sur la poitrine, son fond calé sur la face interne du bras. 

L'ange tient un archet bombé, le poignet en pronation, la main tenant un manche.

Les deux instruments de droite et de gauche sont quasi identiques, celui de gauche est plus facile à observer.
 Dois-je y voir un rebec ? Le distinguer d'une vièle ?

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Les anges portent l'amict brodé d'orfrois dorés sur une aube plissée qui retombe en un feston bouffant au dessus de la ceinture. Les poignets sont bordés par un galon doré. Le jaune d'argent utilisé pour ces broderies d'or se retrouve aussi employé pour la chevelure, mais peut-être aussi pour rehausser l'œil gauche de l'ange de droite (voir la vue rapprochée).

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Je vais d'abord m'attacher à retrouver, sans succès, des exemples de vièle ou rebec présentant ce chevillier bien particulier, puis à trouver des illustrations à peu près contemporaines de cette verrière de 1402.. Les vièles que je vais trouver sur la voûte de la Chapelle de la Vierge (Jean de Bruges, vers 1377), ont un cheviller droit (Luc Chanteloup utilise à son sujet le terme de rebec ou pochette). De même pour celles ornant les enluminures des Très Belles Heures de Notre-Dame, (1375-1400), peintes par le Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans).

De même, le rebec des anges  des Très Belles Heures de Notre-Dame est à chevillier droit (folio 67v, Noces de Cana).

 

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Ange joueur de rebec,  voûte de la Chapelle de la Vierge (Jean de Bruges, vers 1377), photographie lavieb-aile 2014.

Ange joueur de rebec, voûte de la Chapelle de la Vierge (Jean de Bruges, vers 1377), photographie lavieb-aile 2014.

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Ange joueur de rebec, Très Belles Heures de Notre-Dame est à chevillier droit (folio 67v, Noces de Cana).

Ange joueur de rebec, Très Belles Heures de Notre-Dame est à chevillier droit (folio 67v, Noces de Cana).

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2°) L'ange joueur de mandore.

L'instrument est une mandore, un instrument à la caisse en demi-poire, plus étroit que le luth, et dont les trois, quatre ou six cordes (comme ici si j'en juge par le nombre de chevilles) produit un son plus aigu. La table est décorée d'une rosace. Le cheviller décroche du corps de l'instrument à angle droit avant de décrire un demi-cercle et de s'achever en tête de dragon. 

Mais surtout, la peinture sur verre montre parfaitement le plectre, cet accessoire qui ressemble ici à un haricot vert en S allongé, mais qui est habituellement confectionné grâce à une plume d'oie ou une fine tranche de corne. Tenu entre pouce et index, il prend  appui sur la première commissure.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La recherche iconographique d'instruments identiques, avec la tête d'animal, est plus fructueuse. 

— Parmi les 47 anges des voûtains de la Chapelle de la Vierge en la cathédrale du Mans, peinte par Jean de Bruges vers 1377, l'un joue d'une mandore. Les doigts de la main gauche appuient sur chacune des trois doubles cordes, la main droite, munie d'un plectre, sorte de stylet tenu entre le pouce et le majeur, pince les cordes. Le cheviller, en forme de crosse recourbée vers l'avant, distingue la mandore du luth. Il se termine par une tête de monstre sculptée.  (Voir Jean-Marcel Buvron, Luc Chanteloup, Philippe Lenoble, Les anges musiciens de la cathédrale du Mans, 2005, ou Luc Chanteloup, , Les anges musiciens de la cathédrale du Mans, un concert céleste, Ed. de la reinette 2009).

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Voûte de la chapelle de la Vierge, Le Mans, par Jean de Bruges vers 1377. Photographie lavieb-aile.

Voûte de la chapelle de la Vierge, Le Mans, par Jean de Bruges vers 1377. Photographie lavieb-aile.

Voûte de la chapelle de la Vierge, Le Mans, par Jean de Bruges vers 1377. Photographie lavieb-aile.

Voûte de la chapelle de la Vierge, Le Mans, par Jean de Bruges vers 1377. Photographie lavieb-aile.

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Sur le coin supérieur de l'enluminure du Couronnement de la Vierge, peint en 1375-1400 pour les Très Belles Heures de Notre-Dame, folio 75v, on trouve un ange joueur de mandore. L'instrument est monté avec quatre cordes, et quatre chevilles ; le chevillier en crosse se termine par une tête de femme. La tenue du plectre se fait entre pouce et index, tandis que le majeur semble posé sur la corde la plus basse. La position des doigts de la main gauche est peinte de façon si précise qu'un musicien pourrait sans doute en tirer des conclusions sur l'accord ou le jeu. 

Au total, ces trois représentations du même instrument (avec quelques variantes) se valident mutuellement, d'autant qu'elles sont toutes datées de la fin du XIVe ou tout début du XVe (entre 1375 et 1402). Ce qui pourrait même permettre d'étudier les rapports entre Jean de Bruges, Jean d'Orléans (Maître du Parement de Narbonne)  et l'auteur de la maîtresse-vitre de Saint-Jacques de Merléac.  

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Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400), enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans), Couronnement de la Vierge folio 75v. Gallica.

Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400), enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans), Couronnement de la Vierge folio 75v. Gallica.

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Dans les marges des folios 67v et  161v des Très Belles Heures de Notre-Dame, se trouve un nouvel exemple de cet ange joueur de mandore. Associé à un joueur de rebec.

Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400),  enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans),  Noces de Cana. Gallica.

Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400), enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans), Noces de Cana. Gallica.

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Folio 161v, Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400),  enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans),  Noces de Cana. Gallica.

Folio 161v, Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400), enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans), Noces de Cana. Gallica.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Précision sur les amicts des anges.

Ces amicts sont bien particuliers par le savant repli du tissu sur lui même qui, comme pour les serviettes pliées dans un restaurant, transforment le banal carré d'étoffe en un accessoire particulièrement élégant. Ce raffinement tient à l'évasement des formes sur les épaules, mais surtout au dessin en U ballonisé des deux pointes de col qui tendent à se rejoindre. Plus tard, à partir de 1423, ce dessin en U adoptera la forme de la lettre oméga minuscule ou d'un W arrondi, dans les sculptures sur pierre des anges du Maître du Folgoët.

Pourrait-on en déceler les sources ?

J'en trouve un exemple dans un Trône de Gloire lorrain du XVe siècle restauré par Muriel Oiry en 2010 (Salle lapidaire du Musée d’art et d’histoire de Toul,  déposée de la façade occidentale de l’église Saint-Gengoult de Toul ). Les photos proviennent de son article et sont sa propriété :

 

 

Muriel Oiry, Le Trône de Grâce : étude et la restauration d’une Trinité lorraine du XVe siècle, https://ceroart.revues.org/1748
Muriel Oiry, Le Trône de Grâce : étude et la restauration d’une Trinité lorraine du XVe siècle, https://ceroart.revues.org/1748

Muriel Oiry, Le Trône de Grâce : étude et la restauration d’une Trinité lorraine du XVe siècle, https://ceroart.revues.org/1748

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Remarque complémentaire sur le duo rebec / mandore.

Deux anges musiciens jouant face à face l'un d'un rebec, l'autre de la mandore (avec un plectre), est représenté aussi dans la chapelle Saint-Jacques, sur les lambris peints du bas-coté nord, au sein d'un instrumentarium plus étoffé.

De plus, si le chevillier de la mandore est droit, perpendiculaire au manche, celui du rebec est en crosse terminé par une tête féminine. 

Voilà les photos qui les concernent, en attendant l'article consacré à ces peintures.

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Peintures murales du bas-coté nord, de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Peintures murales du bas-coté nord, de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Ange jouant du rebec , peintures murales du bas-coté nord, de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Ange jouant du rebec , peintures murales du bas-coté nord, de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LES TRILOBES.

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1) Aux fleurs de lys.

Si ces fleurs de lys sont d'origine, et non le fruit d'une création par un restaurateur, elles inciteraient à rechercher leur signification héraldique en association avec les macles des Rohan.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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2. Trilobe aux armes des Rohan .

de gueules aux macles d'or.

En 1402, le vicomte de Rohan en titre était Alain VIII de Rohan, fils de Jean Ier de Rohan et de Jeanne de Léon (morte en 1372). Vicomte de Rohan de 1396 à sa mort en 1429. Il était l'époux, depuis 1380, de Béatrix de Clisson, fille du connétable Olivier V de Clisson. 

Son fils, le comte de Porhoet, était né vers 1382 et avait donc 20 ans. Il deviendra vicomte de Rohan en 1429 sous le nom d'Alain IX.  A l'époque de la création de ce vitrail, il était célibataire, puisque son mariage avec Marguerite de Bretagne sera célébré en 1407.

 Le commanditaire, ou du moins le seigneur qui exerça ses droits prééminence sur cette verrière axiale était donc Alain VIII de Rohan.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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DISCUSSION.

 Autant les panneaux des lancettes et des tympans des  baies latérales contemporains de cette maîtresse-vitre étaient voués au culte de la Vierge, de son Assomption et de son titre de reine, autant la vitre axiale de la chapelle Saint-Jacques est dédié, mis à part le registre consacré à saint Jacques comme patron de l'édifice, à la Christologie. Les lancettes de la Passion sont complétées par le tympan, dont la rose est centrée par le visage du Christ, entouré de ses douze disciples et adoré par un cortège d'anges qui chantent ses louanges et sa divinité par les accents du Sanctus.

Mais c'est surtout l'importance des douze articles de la Foi, piliers de son Église, qui est affirmée.

Il est si courant de voir, en franchissant les porches des églises et chapelles bretonnes, les deux groupes de six apôtres portant en écharpe l'article de ce Credo apostolique qu'on oublierait volontiers que toutes ces sculptures de pierre sont postérieures au premier quart du XVe siècle, puisque les premiers porches suivent la construction de la collégiale du  Folgoët en 1423. Le porche de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou, qui en est un superbe exemple, date de 1481-1509, et son homologue de Plourach de 1458-1488.

De même, l'autre exemple de Credo apostolique (et prophétique) sur un vitrail de Bretagne, celui de Quemper-Guézennec, date de 1460-1470. 

Ce cortège des douze apôtres tenant leur phylactère serait, sous réserve d'inventaire, la première manifestation dans notre Région de cette tradition iconographique. 

Dans les provinces voisines, il faut attendre 1430-1435 pour voir ce Credo apostolique traité en vitrail à la cathédrale Saint-Julien du Mans, sous la Rose de la baie 217.

Seule, la cathédrale de Metz peut s'enorgueillir de sa baie occidentale de 1384 qui traite, sous la grande Rose, du Credo apostolique et prophétique. Elle n'est antérieure que  de moins de vingt ans à la verrière de Merléac.

Cela lui confère donc un intérêt manifeste. Mais nous pouvons aller plus loin dans nos considérations.

En effet, s'il faut rechercher des exemples iconographiques dans les autres arts, et après avoir écarté les œuvres postérieures à ce vitrail de 1402 (comme le Baptistère de Sienne de 1450, ou les ouvrages imprimés comme les Calendriers des Bergers), nous trouvons des manuscrits comme le Verger de Soulas ou Speculum Theologiae de la fin du XIIIe siècle folio 13v,  le Livre d'heures de Jeanne II de Navarre, enluminé à Paris vers 1330 (Bnf NAL3145), ou le Bréviaire de Belleville Bnf Latin 10483  (1323-1326)   mais c'est surtout dans les manuscrits  du duc  Jean de Berry (1340-1416)  que nous trouvons l'expression de ce thème :

a) Le Psautier de Jean de Berry peint vers 1380-1400, enluminé par André Beauneveu, et où chaque apôtre et chaque prophète occupe une page particulière, avec le texte de son article ou de sa prophétie en latin et en français. Ce serait un psautier à l'usage de Bourges.

b) Les Grandes Heures de Jean de Berry, peintes vers 1400-1410, où un apôtre tenant un phylactère et un prophète affilié est représenté en bas de chaque page du calendrier, comme dans le Bréviaire de Belleville. Mais ce dernier manuscrit est déjà postérieur au vitrail de Merléac.

Il faut ajouter que l'on voit encore en la crypte de  la cathédrale de Bourges les vitraux des apôtres et des prophètes qui éclairaient jadis la Sainte-Chapelle de Bourges, consacrée en ...1405. Ces vitraux avaient été peints par André Beauneveu.

En conclusion, il existe un faisceau d'argument pour penser que le choix iconographique de la verrière de Saint-Jacques de Merléac a été influencé par les vitraux et les enluminures commandés par le duc Jean de Berry entre 1380 et 1410. Plus précisément, l'influence d'André Beauneveu a pu être déterminante, en tant que peintre d'enluminure et de vitraux à Bourges vers 1486-1488.

Il resterait à étudier les voies de cette influence du Centre-Val de Loire sur la Bretagne et des liens entre les Rohan et la cour de Bourges. Ces liens peuvent passer aussi par les Clisson en raison du mariage, en 1380, de Béatrix de Clisson, fille du connétable Olivier V de Clisson, avec Alain VIII de Rohan.

Un argument peut être évoqué : c'est la ressemblance entre les fonds damassés des vitraux de Saint-Jacques de Merléac et ceux des tentures derrière les apôtres et prophètes du Psautier de Jean de Berry à feuilles F1 ou F2. Les rinceaux R1 s'y observent dans les lettrines des pages suivantes.

 

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f44.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f45.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f48.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f49.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f52.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f53.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f56.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f57.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f61.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f355.item

Les lettrines à rinceaux polycycliques R1

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f63.item.zoom

Par contre, ces fonds damassés sont très simples, si on les compare à ceux de vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges, eux aussi consacrés à un Credo apostolique (complété par les Prophètes, une Sibylle, etc). 

 

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ANNEXE.

Un Mystère de la Résurrection a été joué à Angers en 1456, copié sur un manuscrit conservé au musée Condé de Chantilly, sur un manuscrit de la Bnf français 972 daté de 1491 et imprimé par Antoine Vérard en 1499.

Le manuscrit de Chantilly contient, à la fin du Mystère, un Credo en allemand et un Credo en breton. Ce Credo breton étudié par P. Le Nestour est très précieux puisqu'il précède, comme témoignage du breton armoricain, le Catholicon de Lagadeuc (1464), mais aussi, pour mon sujet, parce qu'il atteste du culte du Credo en Bretagne, et de la forme qu'il prenait au début du XVe siècle.

Le Mystère de la Résurrection de 1456 montre d'une part comment est mis en scène l'énonciation des articles du Credo par chaque apôtre lors de la Pentecôte dans l'enceinte du Cénacle. Les vers 19316 à 19319 donnent l'attribution des articles à chaque disciple par saint Pierre, qui s'exprime :

Si je pense chascun en son cueur

D'entre nous douze, d'en dicter

Ung article et le rapporter

Par escript, desquelz je seray

Celluy qui le premier feray,

Et Jehan Zebedee sera

Celluy qui le second fera,

E Jacques son frere le tiers,

Et mon frere André volentiers

Fera le quart, comme il advient,

Et Phelippe fera le quint

Et Thomas fera le VIe,

Et Berthelemé le VIIe

Mace le VIIIe dictera

Et Jacques Alheus ara

La charge du neufme faire

Et Simon Zelotes, son frere

Escrira le dizieme a plain

Et son autre frere germain,

Judas Thedëus, escripra

Le Xie article et baillera,

Et Mathias, nouvellement,

receu, fera l'achevement

Du XIIe article dicter.

Les vers suivants 13340-13367 donnent le texte latin des articles.

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SOURCES ET LIENS.

http://www.patrimoines.lorraine.eu/fileadmin/illustrations/C006198_291-93.pdf

— MÂLE (Emile) Le Credo des apôtres in L'art religieux à la fin du Moyen-Âge en France  page 246-296

https://archive.org/stream/lartreligieuxdel00mluoft#page/250/mode/2up/search/credo

— MÂLE (Emile) Le Credo des apôtres

http://patrimoine.amis-st-jacques.org/documents/000135_e_male_credo_des_apotres_2.pdf

— Wikipédia André Beauneveu

https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Beauneveu

— PSAUTIER DE JEAN DE BERRY, Bnf fr. 13091, 1380-1400. Enluminures d'André Beauneveu.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f16.image.zoom

— GRANDES HEURES DE JEAN DE BERRY  ou Horae ad usum Parisiensem , 1400-1410

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b520004510/f11.item

— BREVIAIRE DE BELLEVILLE : Breviarium ad usum fratrum Predicatorum, dit Bréviaire de Belleville. Bréviaire de Belleville, vol. I (partie hiver), 1323-1326

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8451634m/f13.image

PICHON (Denis) , 2000, Note sur les peintures murales de Notre-Dame-du-Tertre à Châtelaudren : présence d'un Credo prophétique Société d'émulation des Côtes-d'Armor, 2000, 130, p. 115-122

— Jean-Marcel Buvron, Luc Chanteloup, Philippe Lenoble, 2003, Les anges musiciens du Mans. Textes de Jean –Marcel Buvron, Luc Chanteloup et Philippe Lenoble – Conception et maquette : Philippe Maillet et Jean-Luc Prou. Editions de la Reinette, 9 rue des frères Gréban - 72009 - Le Mans Cedex 

 — Baptistère de Sienne : http://www.viaesiena.it/fr/caterina/itinerario/battistero/articoli-del-credo/articoli-della-seconda-campata

 

— RANSON (Lynn) 2002 A franciscan program of illumination Insights and Interpretations: Studies in Celebration of the Eighty-fifth .publié par Colum Hourihane  ..pp 84-89 En ligne

 —COUFFON (René)  1935, "Les verrières anciennes des Côtes-du-Nord" Bulletins et Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord t.67 pp.115-117. En ligne. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f141.image

— GATOUILLAT (Françoise), HEROLD (Michel) 2005 , Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum VII, Presses Universitaires de Rennes pp.100-102.

DONNART (Mireille)  La maîtresse-vitre de Quemper-Guézennec (fin XVe siècle) Mémoire de maîtrise Paris X-Nanterre 1990. (non consulté)

DONNART (Mireille), 1993 "Prophètes et apôtres dans la La maîtresse-vitre de Quemper-Guézennec (fin XVe siècle)", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993). L'auteur reprend les assertions de René Couffon, ses transcriptions erronées des phylactères et ses fausses identifications des auteurs des versets prophétiques, de même que l'évocation de l'influence de Maître Francke.

GAY (Françoise) 1993, Le choix des textes des prophètes face aux apôtres au Credo", in Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— HASENORH (Geneviève), 1993 "Le Credo apostolique dans la littérature française du Moyen-Âge", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— LACROIX (Pierre) , Renon, Andrée,  Mary, Marie-Claude, Vergnolle, Éliane [Publ.] Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993).Sommaire en ligne 

— LE BIHAN (Jean-Pierre) "Vitraux disparus et comment ? Quemper -Guézennec, un Credo des apôtres découvert", Blog 

 

RENON F, relevé du Credo du chœur de la cathédrale de Cambray en 1404 Revue de l'art chrétien: recueil mensuel d'archéologie religieuse, Volume 8 Arras ; Paris 1864 page 262.

 

ANGES ET AMICTS

—  OIRY (Muriel), « Le Trône de Grâce : étude et la restauration d’une Trinité lorraine du XVe siècle », CeROArt [Online], EGG 1 | 2010, Online since 18 November 2010, connection on 29 September 2017. URL : http://ceroart.revues.org/1748

—Vente Laurence Fligny : tête d'ange

http://www.fligny-haute-epoque.com/fr/tete-dange-37/

— Chef-reliquaire de Saint-Férreol

http://www.culture.gouv.fr/emolimo/chef.htm

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 17:47

La chapelle Saint-Jacques à Merléac (22) : la maîtresse-vitre (1402) III : le registre inférieur.

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— Sur cette chapelle, voir :

— Sur les vitraux du XIVe à grisaille losangée, voir:

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— Sur les vitraux, voir : Les articles de mon blog traitant des vitraux. (160 articles).

 

 

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Nota bene : on trouvera en fin d'article ma discussion sur les M gothiques couronnées et le mécénat éventuel des Clisson...ou des Rohan.

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Le chœur de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Le chœur de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Description par Couffon en 1935 :

 

"Le vitrail proprement dit est divisé par les sept meneaux de la fenêtre en huit lancettes comprenant chacune sept panneaux, soit au total cinquante six panneaux. Les trois derniers de chaque lancette, soit vingt-quatre panneaux, forment une vaste tenture formée de petits losanges sur lesquels sont représentés en grisaille des chouettes et divers oiseaux. Sur les bordures des lancettes, l'on trouve des couronnes d'or surmontant un M gothique, lettre chère aux Rohan et aux Clisson, ou la lettre M seule, alternant avec des coquilles de saint Jacques." (René Couffon, 1935)

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Présentation.

Dans le courant du XIIIe siècle, les ateliers de verriers abandonnèrent la disposition des vitraux en succession verticale de médaillons, entièrement  en verre de couleur et donc assez sombres, et eurent l'idée de placer le sujet principal en verre coloré (un ou plusieurs saints personnages en pied, sous des dais) dans un vaste espace de verre blanc ou "vitrerie". Comme une nouvelle technique de peinture, le jaune d'argent, venait d'être découverte à Paris et d'être appliquée largement à partir des années 1330, permettant de colorer en jaune sans placer un verre de couleur jaune entre des plombs, cette vitrerie reçut une décoration mariant la grisaille et le jaune d'argent. 

Les solutions pour encadrer la plage colorée centrale sont diverses. Soit la vitrerie l'entoure sur ses quatre cotés, comme à la cathédrale de Chartres pour les baies 6, 10 et 26 . Soit le verrier choisit une disposition "en litre", la zone colorée occupant une bande horizontale médiane au dessus et au dessous d'une bande de vitrerie, comme à la cathédrale d'Évreux dans la chapelle du Rosaire vers 1360-1370. Soit encore, comme à Saint-Jacques de Merléac en 1402, en réalisant dans la moitié supérieure deux registres de huit scènes colorées (éclaircies par des supports et des dais en grisaille), au dessus de toute la partie basse traitée en vitrerie. Cette solution garantit l'entrée de la lumière sur le chœur et son autel, mais laisse suffisamment de place pour illustrer la Vie de saint Jacques et la Passion du Christ.

Dans tous les cas, il fut d'usage 1) que cette vitrerie soit cloisonnée par un quadrillage sous la forme de losanges sertis dans des plombs, 2) que la bordure fasse alterner des verres blancs et des verres colorés, 3) que des fermaillets ou des médaillons de verre coloré ponctuent de place en place l'espace vitré en blanc.Et c'est donc le cas à Saint-Jacques.

La chapelle montre d'autres exemples de ce choix dans les baies latérales 5 et 7 actuelles, qui résulte d'une recomposition moderne, mais où l'on retrouve des bordures, une vitrerie de losanges et des fermaillets semblables à ceux de la maîtresse-vitre.

L'intérêt de l'examen de cette partie basse de la maîtresse-vitre s'accroît donc lorsqu'on le situe dans une démarche de comparaison des verrières analogues, notamment sous l'influence des ateliers de Rouen travaillant en Haute et Basse-Normandie et de ceux travaillant en Centre-Val-de-Loire. Une démarche à laquelle les damas à oiseaux affrontés ou le rehaut de jaune d'argent sur les yeux des personnages sur les deux registres de la Passion et de la Vie de saint Jacques nous avait déjà initiés.

 

 

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La partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LES QUATRE LANCETTES DE GAUCHE.

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Lancettes gauche de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancettes gauche de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette A (celle la plus à gauche).

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a) La bordure alterne, entre deux lignes de perles blanches (enlevées sur la grisaille)  des rectangles de couleur rouge et des carrés de verre blanc. Ces verres sont peints à la grisaille de coquilles Saint-Jacques et de couronnes. Les coquilles, emblème de saint Jacques patron de la chapelle et marque des pèlerins y faisant halte sur le Chemin partant de l'abbaye de Beauport, sont de signification transparente. Les couronnes ne peuvent être attribuées à un commanditaire royal, ni chez les Rohan ni chez les Clisson mentionnés par Couffon en introduction. Y voir la couronne ducale est peu probable ; mais signalons qu'en 1402, le duc de Bretagne est Jean V , époux de Jeanne de France, fille de Charles VI. Ces couronnes sont-elles seulement empruntées à la baie 17 d'Évreux (qui alterne couronne et fleur de lys) ? Aucune de ces hypothèses n'est satisfaisante. Je rappelle que ces couronnes se voient aussi sur la bordure de la baie n°5 alors que des fleurs de lys occupent celle de la baie n°3, mais aussi que ces baies latérales honorent largement la Vierge et son couronnement. Ces couronnes pourraient donc avoir une signification liturgique et mariales plutôt que héraldique ou temporelle.

En bas et à gauche de la bordure du deuxième panneau, une M gothique couronnée. On a lu que Couffon  qualifie ce M de lettre chère aux Rohan et aux Clisson. F. Gattouillat et M. Hérold décrivent avec un point d'interrogation prudent "La lettre M de Marguerite de Rohan (?)". 


 

b) l'ornementation végétale

Les losanges entiers sont occupés soit par un oiseau, soit par un motif floral. On y trouve alors en majorité une fleur à inflorescence jaune centrale ronde entourée de quatre pétales blancs en étoile et quatre fins folioles jaunes.

Les demi-losanges périphériques montrent la moitié d'un décor qui sera mieux visible ensuite, sous la forme d'un groupe de quatre feuilles de chêne en croix ou en svastika autour d'un centre à quadrilobe. 

c) le décor aux oiseaux.

Seize losanges sont décorés d'oiseaux. Ils s'agit soit de hiboux (qui se distinguent des chouettes par la présence d'"oreilles") dessinés de face,  soit de passereaux, soit  d'oiseaux de proie, dessinés ailes déployées ou repliées, tête dressée ou baissée. Les mêmes cartons se retrouvent répétés, inversés ou non. Le fait que le nom Merléac viennent apparemment du latin merulius "merle" n'a sans-doute aucune importance. Les trois baies de la chapelle du Rosaire de la cathédrale de Chartres, réalisées en 1360-1370, portent également, dans les losanges de leur vitrerie, des paires d'oiseaux ressemblant peu ou prou à des merles ou des grives. 

d) Le médaillon central est une figure géométrique intégrant des dessins de feuilles ou de pétales, dans un encadrement en grisaille et jaune. Les verres sont rouges, bleus, bleu clair, verts, jaunes, et oranges.

 

Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette A de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette B.

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La bordure ne change que par la couleur verte des pièces colorées. Là encore, une lettre M gothique couronnée occupe le bas du coté gauche.

Les losanges gardent la même ornementation, mais le motif à quatre feuilles de chêne occupe des losanges entiers.

Les oiseaux sont les mêmes : les fermaillets, bien que tous différents, répondent au même modèle.

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Lancette B de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette B de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette B de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette B de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette B de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette B de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette C.

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La couleur des pièces colorées de la bordure devient, par règle d'alternance, rouge. On retrouve à coté des couronnes et des coquilles  le M gothique couronné cité, à droite dans le premier panneau. Dans le panneau inférieur se trouvent deux lettres M gothiques non couronnées.

Les losanges gardent la même ornementation, mais le motif à quatre feuilles de chêne occupe des losanges entiers.

Les oiseaux sont les mêmes : les fermaillets, tous différents, répondent au même modèle que dans les lancettes précédentes.

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Lancette C de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette C de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette C de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette C de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette C de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette C de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette D.

Les verres colorés de la bordure sont bleus. A coté des couronnes d'or et des coquilles, ou de couronnes agrémentées d'une fleur, les lettres M gothiques sont présentes 7 fois, et les M couronnées 2 fois .

Lancette D de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette D de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette D de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette D de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette D de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette D de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LES QUATRE LANCETTES DE DROITE.

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Elles se distinguent des précédentes par la présence de trois écus, et d'une inscription.

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Lancettes droites  de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancettes droites de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette E.

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La bordure accueille des verres bleus et les couronnes, les coquilles et une M couronnée. Les oiseaux et fleurs des losanges sont les mêmes que du coté gauche.

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Panneau supérieur :  un blason.

Il porte les armoiries mi-parti en 1 d'azur à la croix engreslée d'or et en 2 de gueules aux six burelles d'or. Le Corpus propose de voir les armes "attribuées aux du Houlle en alliance avec les Trogoff (ou Rosmadec)" . Voir Discussion.

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Lancette E de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette E de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette E de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette E de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette E de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette E de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette F.

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Bordure bleue. Coquilles, couronnes,  5 lettres M gothiques couronnées, 1 M gothique.

Le blason porte sur un fond rouge à feuillages les armes des du Houlle :  D'azur, à la croix engreslée d'argent. 

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Lancette F de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette F de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette F de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette F de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette F de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette F de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette G.

Bordure en verres rouges avec 3 M couronnées.

Le blason porte les armes des du Houlle :  D'azur, à la croix engreslée d'argent. 

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Lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Inscription du bas de la lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Inscription du bas de la lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette G, panneau inférieur : l'inscription de création.

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On y lit : 

: G : BEART  . FIST . CESTE . VITRE .
LAN . M . IIIIC . E . II .

"G[uillaume] Béart fist faire ceste vitre l'an 1402 (Mil quatre cent et deux)"

 

"La Maîtresse vitre est très importante pour l'histoire des verrières bretonnes puisqu'elle est datée et signée. On lit en effet, au bas et à droite de la vitre, dans un cartouche, l'inscription suivante en lettres gothiques : G béart fist ceste vitre l'an M IIIIc e II (1402).

Ce nom de Béart est bien connu. Imagier et doreur à Rennes, Guillaume Béart travaillait en 1408 pour Saint-Pierre de Rennes. Il appartenait à une famille de peintres verriers rennais. En 1375, Perrot Béart et Raoul Béart travaillaient à la grande vitre de la cathédrale de Rennes ; et, en 1435, autre Perrot Béart travaillait au Rheu, en compagnie de son fils Jamet Béart qui n'était âgé que de 15 ans." (René Couffon 1935).

 

"L'artiste, Guillaume Béart, est membre d'une illustre famille de peintres verriers connus pour leurs travaux à la .cathédrale de Rennes dans le dernier quart du XIVe siècle, et un siècle plus tard à la cathédrale de Tours... Gilles, passe contrat avec Charles de La Marche en 1543 pour exécuter un vitrail, malheureusement disparu, destiné à l'église" .Xavier Barral i Altet - 1983

 

"Cette famille Beart était, paraît-il, douée pour les arts d'une aptitude toute spéciale, car un autre compte du Chapitre de Rennes fait connaître, en 1408, l'existence d'un Guillaume Beart imagier et doreur, qui travaillait aussi pour la cathédrale de saint-Pierre"  Bulletin archéologique et agricole de l'Association bretonne, Volume 4 1852

" L'auteur de la verrière de Merléac est identifié par la présence d'une signature généralement interprétée comme celle de Guillaume Béart, plusieurs fois mentionné dans les archives rennaises, membre d'une famille de peintres et peintres verriers  documentés depuis 1375, notamment à la cathédrale. Près de Rennes, à l'église de Rheu, une grande verrière avait été exécutée en 1435 par Perrot Beart pour les seigneurs de la Freslonnière." (Gatouillat et Hérold 2005)

 

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Inscription du bas de la lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Inscription du bas de la lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Inscription du bas de la lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Inscription du bas de la lancette G de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette H. 

Bordure à verres bleus, à couronnes et à coquilles.

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La lancette H de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La lancette H de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette H de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La lancette H de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette H de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La lancette H de la partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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VUES DE DÉTAILS.

Les fermaillets.

Les oiseaux.

les fleurs.

La bordure :

les coquilles

les couronnes

le M couronné.

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1. Les fermaillets.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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2. Les oiseaux.

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a) Le hibou.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) un autre oiseau dans un motif floral.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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3. Les fleurs.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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4. Les bordures.

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a) Couronnes et coquilles Saint-Jacques.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) Le M couronné.

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Partie inférieure de la maîtresse-vitre de  la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Partie inférieure de la maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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DISCUSSION I. LES M  COURONNÉS.

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F. Gatouillat et M. Hérold 2005 désignent (page 27) comme donateurs de la chapelle le connétable Olivier de Clisson (1336-1407) et son épouse Marguerite de Rohan :

"Dans le décor alors mis en place [après les considérables travaux menés vers 1400 dans la chapelle construite en 1317] l'emblématique de l'épouse d'Olivier de Clisson est largement déployée dans la chapelle d'axe, datée de 1402 : les M de Marguerite jalonnent les bordures, et les macles des Rohan occupent la totalité des ajours inférieurs du tympan."

Ces auteurs attribuent à ce couple deux autres donations religieuses de prestige à Saint-Brieuc  et à la chapelle Saint-Gobrien de Saint-Servant de l'Oust.

La chapelle Notre-Dame de la Fontaine à Saint-Brieuc.

 Ils écrivent " À Notre-Dame-de-la-Fontaine de Saint-Brieuc,  Dubuisson-Aubenay vit, lors de son "itinéraire" de 1636, les armes de Marguerite de Rohan  accompagnées de la devise POUR CE QUI ME PLEST."

Or, le texte de Dubuisson-Aubenay (Itinéraires, Tome I, p. 71) est un peu différent.

"Outre ces 3 églises, il y a des chapelles, comme celle de St Gilles proche la grande église; celle de Nostre Dame, au bout de laquelle, soubz un portique, sourt une belle fontaine qui mesle son ruisselet avec celuy de la fontaine St Brieu, et s'en vont en celuy de l'Ingoguet, et tous ensemble tombent en la rivière de Gouct. La chapelle est fort jolie et a un vitrait fait de l'an 1447 où sont les armes des cadets d'Avaugour. Au grand vitrail sont des armes, comme il y en a au vitrail du bout boréal de la croisée de St Brieu, à savoir de gueules au lyon d'argent coronné d'or, mi-parties de gueules à neuf macles d'or. Et partout ce sont M [écrit en onciale gothique dans le texte] d'or et d'azur, coronnés d'or avec cette devise Pour ce qui me plest. C'est, en bonne orthographe : "Pour ce qui me plait". La tradition porte que ce fut une Margot de Clisson, mariée à un de Rohan, qui la feit bastir. Mais cela seroit fort estrange que les armes de la femme fussent devant et au costé droit de celles du mary, veu que maisme le mary estoit de plus ancienne et illustre maison. "

Ce qu'a vu l'auteur, ce sont, "partout" des M en onciale gothique,  d'or et d'azur, couronnés d'or :

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Dubuisson-Aubenay n'écrit nulle-part qu'il s'agit, comme l'extrapolent les auteurs du Corpus, des armes de Marguerite de Rohan.

Et pour cause. Ce M, écrit en onciale gothique, couronné d'or ou non, est propre à Olivier de Clisson, et non à son épouse, et le M n'est pas — du moins à l'origine — l'initiale de Marguerite mais celle de la Vierge Marie.  Ce que je souhaite démontrer maintenant. 

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1°) La bague signet et les trois sceaux d'Olivier de Clisson.

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LA BAGUE-SIGNET DE JANVIER 1370.

Selon Bruel commentant Quicherat, "La première pièce que nous ayons, scellée par Clisson de la bague-signet à laquelle il est fait allusion, est antérieure de quelques mois à celle du 21 juillet 1370, que Quicherat cite d'après Dessalles. C'est une protestation de fidélité faite à Charles V, au nom du duc Jean IV, par les deux ambassadeurs bretons Hugues de Montalais, évèque de Saint-Brieuc, et Olivier de Clisson, le 26 janvier 1370 (n. st.). (Arch. nat., J241b, n° 50 bis.) " (Bruel)

 

LES SCEAUX (OU SIGNETS)

 Les trois sceaux conservés d'Olivier de Clisson,  de 1370 à 1397,  portent plusieurs  M en onciale gothique, alors qu'il n'épousa Marguerite de Rohan qu'en 1378. Ils ont été décrits dans la Collection de sceaux de   Louis Douët d'Arcq en  1803. https://archive.org/stream/collectiondescea01douuoft#page/294/mode/2up

 

PREMIER SCEAU D' OLIVIER DE CLISSON. (1370).

Sceau carré arrondi, de 15 mill. — Arch. de l'Emp. J 400, n° 66.

Ce sceau remarquable est probablement l'empreinte d'un chaton de bague. On y voit un heaume vu de face,couronné et cimé d'un vol, et accompagné de chaque côté de trois M gothiques mises en pal.(Sans légende.) Appendu à une promesse d'«Olivier, sire de Cliçon,» au roi, de lui rendre à première sommation le château de « Chastel-Jocelin. » — Paris, 21 juillet 1370. — Olivier de Clisson n'était pas encore connétable.

DEUXIÈME SCEAU (1387).

Fragment de sceau. rond, d'env. 35 mill. — Arch. de l'Emp. J 186,n° 69 bis.

Sceau armoriai. Ecu au lion; penché, timbré d'un heaume de face cimé d'un vol, qui est accosté de deux M gothiques ; supports, deux griffons.(Légende détruite. )Appendu à un acte où s Olivier, seigneur de Cliçon et de Belleville, connestable de France,» ordonne de lever dans ses terres de Poitou les aides mises par le roi pour le fait de la guerre. — 2 août 1387.

—  TROISIÈME SCEAU (1397).

Sceau rond, de 38 mill. — Arch. de l'Emp. K 57, n° 9 . Un homme de guerre debout, vu à mi-corps issant d'une tour, coiffé d'un heaume cimé d'un vol, tenant une épée nue à main droite, et à gauche un bouclier au lion couronné. Dans le champ cinq M gothiques, et sur une banderole la devise POUR CE QU'IL ME PLEST.

+ SEEL OLIVIER DE CLISON ET DE BELLEVILLE. Appendu à une lettre d'Olivier de Clisson, écrite eu français, où il s'engage à prendre le parti du duc d'Orléans. «Ce fut fait en nostre chastel de Chastel-Jocelin,» le 10 octobre 1897.

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M.G. Demay, dans Le Blason d'après les sceaux du Moyen-Âge page 83, donna une illustration du  sceau d'Olivier de Clisson  de 1397 avec "l'homme armé, issant à demi d'une tour crénelée" . On compte 4 M gothiques sur les ailes du heaume, et une autre plus discrète sous la couronne.

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4412859/f127.image

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2°) Une ornementation par M gothique des immeubles construits par Clisson.

Olivier de Clisson se fit construire un hôtel  à Paris en 1371,  un château à Blain (sur les ruines de la forteresse rasée en 1260), et fit aménager le château de Clisson, où il était né. Tous ces bâtiments portent la lettre M en onciale gothique.

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a) L'hôtel de Clisson, aujourd'hui Hôtel de Soubise  rue des Archives à Paris, quartier du Marais.

« En 1371, Olivier de Clisson, Connétable de France, entreprend la construction d'un hôtel particulier sur les terrains qu'il vient d'acquérir à l'extérieur des remparts de Philippe Auguste. De ce premier hôtel n'est conservée aujourd'hui que la porte fortifiée avec ses tourelles en encorbellement coiffées en poivrières, donnant sur la rue des Archives, seul vestige encore visible de l'architecture privée du XIVe siècle à Paris." (Wikipédia

"Au-dessus de l'arcature sont sculptés deux médaillons, portant un M couronné, avec les mots gravés : pour ce qui me plel, qui était la devise d'Olivier de Clisson. Ces médaillons nous dit l'auteur de l'article, sont modernes, et furent composés  par Mr Letronne afin de commémorer l'origine de l'hôtel : ancien hôtel de Soubise, reconstruit de fond en comble par François de Rohan prince de Soubise en 1702" (Commission du Vieux-Paris, 1922)

.  " L'M, restaurée à la façade par les soins de M. Letronne et de l'architecte Lelong, y était répétée à profusion, au dire des vieux historiens de Paris. Une lucarne du comble de la tourelle de gauche est encore décorée d'une M." (Bruel)

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Détail d'après une photo de "mbzt" de l'article Wikipédia)

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Jules Quicherat dans sa notice sur "La porte de l' Hôtel Сlisson" [Revue archéologique de 1847, t. IV, p. 760-769. ], signale que la lettre M gothique "était répétée de mille manières dans la décoration tant intérieure qu'extérieure" de l'Hôtel de Clisson  et en indique la présence. Puis il s'interroge sur sa signification, tord le cou à  la fausse interprétation qui voulait y voir la première lettre du mot Misericordia. L'hôtel dit de la Miséricorde n'aurait pu, d'après cette version même, être offert à Clisson par les Parisiens reconnaissants qu'en 1383, au retour de Roosebeke, après la répression des Maillotins. En définitive, il juge que cette énigme est et restera insoluble. Voici son texte :

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"En dehors de l'arcade gothique, on voit sur le mur de face du bâtiment deux médaillons sculptés et peints, l'un à droite et l'autre à gauche, avec une M onciale couronnée au milieu, et les mots pour ce qu'il me plet gravés sur une banderolle. Ces ornements n'existaient pas autrefois ; c'est M. Letronne qui les a fait faire pour rappeler l'illustre origine du monument. Le médaillon de droite figure en effet l'écu d'Olivier de Clisson (un lion vermeil en champ d'argent), et celui de gauche est la copie de son cachet, ou, comme on disait au XIVe siècle, de son signet, tel qu'il existe au bas d'un titre original qui fait partie du Trésor des Chartes (3). On y voit un heaume surmonté d'une  paire d'ailes au vol. Le champ tout autour est semé d'M. Pour ce qu'il me plet est la devise de Clisson, tirée de son grand sceau de connétable, où elle est gravée avec accompagnement d'M pareilles à celles du signet.

Au dire des vieux historiens de Paris, la même lettre était répétée de mille manières dans la décoration tant intérieure qu'extérieure de l'hôtel. La confirmation du fait s'est trouvée dans les derniers travaux. La lucarne établie dans le comble de la tourelle de gauche est ornée d'une M couronnée dont on n'a eu qu'à raviver la dorure pour lui rendre l'effet qu'elle produisait il y a quatre cent cinquante ans ; elle a servi de modèle pour celle qu'on a gravée au dessus de la porte.

D'autres M décorent des carreaux employés à un ancien pavement dont les débris existaient sous la cage du grand escalier de Soubise. Enfin le même emblème se trouve entremêlé avec des feuillages dans une frise peinte dont l'ancienne chapelle présente encore quelques vestiges. On peut voir sur la planche 83 un dessin de la lucarne en même temps que des échantillons, tant du carrelage que de la frise (fig. 2, 4 et 5). Celle-ci, large de quatorze centimètres, est composée d'un fond brun sur lequel les ornements se détachent en bleu d'azur; elle a pour bordures deux cordons d'un vermillon extrêmement tendre. Au-dessus sont posés en saillie les abouts des pièces de bois qui portaient les arceaux d'une couverture en charpente. Ces abouts, sculptés avec un art remarquable, offrent des figures d'hommes accroupis sous un tailloir bordé d'astragales, le tout enluminé des couleurs les plus vives. Pour ce qui est des carreaux, ils sont en terre cuite, les uns carrés, les autres en losange, ces derniers recouverts d'un émail vert, les autres d'un jaune pareil à celui du marbre antique. 
Sur ces fonds sont exécutés les dessins et les M au moyen d'une pâte d'un beau brun rouge incrustée à deux millimètres de profondeur. Le dessin résultant de l'assemblage de ces carreaux se verra mieux par la gravure que par aucune description qu'on en pourrait faire. 


La lettre  M signifie-t-elle "Miséricorde" ?

Il ressort de tout ceci que l'M était l'ornement par excellence de la demeure de Clisson. Dieu sait combien de contes on a fait à l'occasion de cette lettre. On a prétendu qu'elle était là comme initiale du mot miséricorde, et que l'hôtel dans l'origine s'était appelé Hôtel de la miséricorde. La ville de Paris, ajoute-t-on, l'avait offert à Olivier de Clisson, voulant que ce cadeau fut un monument de son humanité, après qu'il eut par ses supplications adouci Charles VI, irrité contre les Parisiens, en 1383. Cette tradition n'est, comme toutes les traditions, que de l'histoire travestie. Il est bien vrai que Charles VI vainqueur à Roosbeek, vint achever la défaite des Flamands sur les Parisiens ; bien vrai qu'il les désarma, qu'il abolit leur gouvernement de la marchandise, qu'il les fit emprisonner par centaines, confisquer les uns et pendre les autres. Il est très-vrai encore qu'après plusieurs  semaines de cette terreur, on convoqua le peuple au Palais, pour lui faire entendre, le roi présent, que tout ce qu'on avait fait jusque-là n'était rien et qu'on aurait à en supplicier bien d'autres. Sur quoi les princes et princesses du sang qui avaient le mot, se jetèrent aux pieds du monarque en criant miséricorde, tellement que le gracieux souverain fut touché, et consentit à ce que le criminel fût converti en civil, c'est-à-dire à ce que la coupable cité se rachetât par des écus au lieu de se racheter par le sang . 

Telle fut la miséricorde de 1383. Les Parisiens auraient-ils été assez sots pour en consacrer la mémoire par un monument? Et quand ils l' auraient voulu, auraient-ils pu le faire, puisqu'après leur avoir pris leurs deniers communs, on se mit à les écraser d'amendes? Voilà pour ce qui est de la donation de l'hôtel par la ville.

Quant à la popularité de Clisson en 1383, elle est encore plus problématique. Non-seulement ce capitaine ne passe pas pour avoir adouci le courroux du roi, mais au contraire il est nommé expressément comme l'un des conseillers de la rigueur . C'est lui qui suggéra et opéra le désarme- ment de Paris, et en infligeant cette humiliation aux habitants, il prit à tâche de la leur faire sentir le plus qu'il put. Il alla jusqu'à ordonner que les portes de ville fussent déposées et couchées par terre pour être piétinées par les hommes et par les animaux. Un vainqueur impitoyable faisait cela le jour qu'il entrait dans une place rendue à merci : les Parisiens subirent neuf années durant cet outrage  sans exemple. Leurs portes étaient encore par terre lorsque Clisson faillit périr assassiné par Pierre de Craon en 1392 : ce qui fait dire à Froissart que « le connétable fut battu de la verge qu'il avait cueillie, » car, les portes fermant de nuit, l'attentat n'aurait jamais eu lieu. 

Arrivons à une hypothèse plus raisonnable sur l'origine de l'hôtel Clisson.

L'auteur de l'Histoire généalogique de la maison de France mentionne deux allocations de quatre mille livres que Charles V fit en 1370 et 1371 à Olivier Clisson pour se pourvoir d'un hôtel à Paris. N'est-il pas très-supposable que la demeure achetée en conséquence de ce don royal fut celle de la rue du Chaume? C'est vers  1370 que la vieille enceinte de Philippe Auguste, qui passait à peu près dans la direction de la rue des Quatre-Fils, fut supprimée comme inutile à cause que la nouvelle fortification, établie un millier de pas plus loin, venait d'être terminée. C'est en ce temps aussi que la noblesse commença à habiter le Marais, attirée de ce côté par le séjour de Charles V à l'hôtel Saint-Paul. Un quartier neuf, où le terrain coûtait nécessairement moins cher qu'ailleurs, dut fixer tout naturellement le choix d'un étranger au début de sa fortune. Cette hypothèse admise, le palais des archives ne cesse d'être un monument de nos révolutions que pour devenir un monument de nos victoires, car la première des sommes spécifiées ci-dessus fut accordée au capitaine breton peu après la bataille de Pontvallain, au gain de laquelle il contribua puissamment sous les ordres de Duguesclin. 
Pour qu'il ne reste rien de la légende qui a voulu faire Clisson miséricordieux, j'ajoute que bien avant 1383 il avait adopté l'M pour emblème. Le fait a été établi déjà d'une manière incontestable (Dessalles, Paris pittoresque 1837  T.II p. 101) à l'aide de ce même signet dont nous avons fait reproduire le dessin. L'acte scellé de ce signet est une obligation relative à la saisine du château de Josselin nouvellement acquis par Olivier de Clisson. Il est daté du 21 juillet 1370; ce qui fait remonter les M au temps même où il est si vraisemblable que l'hôtel fut construit. Maintenant, est-ce le mot miséricorde que cette lettre veut exprimer? Ceux qui le prétendent n'ont qu'à produire le texte sur quoi ils fondent leur opinion.

Précisément du temps de Clisson, c'est-à-dire à la fin du XIVe siècle, la mode s'établit entre les nobles d'ajouter à leurs armoiries et à leur devise une lettre qui depuis a été appelée chiffre. Le chiffre était une sorte d'hiéroglyphe, une allusion cachée a quelque aventure, ordinairement de galanterie. Les contemporains n'en savaient pas le mot la plupart du temps. Nous qui sommes postérieurs de tant de siècles, comment le devinerions- nous? " Jules Quicherat

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9739601m/f335.item.texteImage

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Les illustrations de l'article de Quicherat :

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b) le château de Blain 1380-1383  : 

 Blain qui commande la route de Nantes à Redon et Vannes d'une part, il rajeunit le château, élève la haute tour dite du Connétable ainsi que le logis qui le jouxte à l'ouest et qui sera repris plus tard par Jean II de Rohan, puis il entreprend le doublement de la forteresse en utilisant l'ancien baile : tout le front méridional en est encore le témoignage car les tours gardent le M couronné qui sert de chiffre. " (A. Mussat)

 

"Au-dessus de la voûte d'entrée [de la Tour du Portal du château de Blain] est l'écusson des Clisson « avec la lettre M couronnée et le lion d'argent armé, couronné et lampassé d'or"

 Henri SORIN, Post-Scriptum à l'Histoire de Blain de Bizeul,  Bulletin de la Société archéologique et historique de Nantes et de la Loire-inférieure 1932 T72 page 37

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"Sous l'appui de la fenêtre du second étage de la tour du pont-levis, est un écusson sculpté sur une pierre calcaire de la dimension d'un mètre. Cet écusson est parti : à dextre il porte de gueules au lion d'argent, armé, couronné et lampassé d'or ; à senestre, une M onciale couronnée de fleurons fleurdelisés séparés par une perle.

Cette M est reproduite, mais seule, sur une autre pierre calcaire de 33 centimètres, placée sous l'appui de la fenêtre du même étage, donnant au nord-est sur la cour intérieure.. Annales de la Soc. acad. de Nantes et de la Loire-Inférieure, t-. XL, 1869, article de L. Prével sur le château de Blain. page 28 ].

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c) Le Donjon-châtelet du château de Clisson .

 

 "La personnalité d'Olivier de Clisson a de son côté joué un rôle certain dans les grands travaux de fortification : à Clisson, c'est le curieux parti d'un donjon-châtelet." (Mussat) 

Je n'ai pas de témoignage sur la présence de M couronnée à Clisson.

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d) Les tours du château de Josselin. / La chapelle Sainte-Marguerite de l'église Notre-Dame-du-Roncier.

"A Josselin, Clisson est l'auteur des grandes tours qui dominent la rivière et auxquelles  Jean II de Rohan adossa son célèbre logis. Le château communiquait avec l'église du Roncier par la chapelle Sainte-Marguerite dans laquelle, selon M. Grand en 1919, "on voyait, jusqu'à ces dernières années, des restes de peinture à fresque, que l'on peut attribuer au temps d'Olivier de Clisson, car une frise, chargée d'M couronnés, reproduisait, sur des phylactères, la célèbre devise du connétable : Pour ce qu'il me plest."

 

"La chapelle Sainte-Marguerite [Note], faisant communiquer le château de Josselin avec la paroisse Notre-Dame, était ornée d'une fresque d'M gothiques encadrées de branches de marguerites ; les châtelains y assistaient aux offices derrière une sorte de jubé en granit ajouré partagé en deux formes : l'une, correspondant à la place du connétable, était ornée d'une fleur de lys ; celle au travers de laquelle Marguerite de Rohan, seconde femme de Clisson., entendait l'office, était décorée de l'М énigmatique. Et ceci nous induisit à supposer [faussement, voir infra la suite de cet article de Bruel] que le chiffre pris pour emblème par le connétable n'était autre que la première lettre du prénom de sa femme, galanterie légitime associant en l'honneur de Marguerite de Rohan l'M et les branches et fleurs de marguerites. Il nous paraît difficile d'expliquer autrement l'abus parallèle de ces deux motifs de décoration."

"Note : "Clisson avait fait décorer cette chapelle de peintures murales reproduisant, à côté de scènes pieuses empruntées au Nouveau Testament et à la Vie de sainte Marguerite, des sujets profanes tels que le château de Josselin lui-même, reposant sur d'immenses blocs de rochers, avec sa ceinture de tours et sa galerie de créneaux peuplée de nombreux guetteurs. La fresque d'M gothiques était à fond rouge ; des phylactères portaient la devise du châtelain : Por ce qu'il me plest ; dans leurs enroulements fleurissaient des marguerites."]  (Bruel 1905 page 200)

 

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f) Les meubles et objets du château de Josselin.

... d'après l'inventaire dressé après le décès d'Olivier de Clisson le 23 avril 1407 et publié par Bruel  en 1905 :


"Nous voudrions seulement rappeler l'attention sur un petit problème qui, il y a un demi-siècle déjà, exerçait la sagacité d'un des fondateurs de la science archéologique française.  [celui de la M gothique, couronnée ou non...Cf Quicherat.]

Faut-il néanmoins renoncer à découvrir l'origine de ce chiffre ? Il revient à chaque page de l'inventaire de Josselin.

Nous trouvons, il est vrai, reproduits sur son orfèvrerie, ses vêtements, ses étendards et attestant les rapports qui l'unissaient au Saint- Siège, aux rois de France ses protecteurs, au roi de Sicile son protégé, à Bureau de la Rivière son ami, grand nombre d'emblèmes variés décorant des présents par eux faits à Clisson : une « clef de pape, » les fleurs de lys de France, le cerf-volant de Charles VI, les armes d'Anjou, celles de la Rivière, et aussi celles des Rohan et des Beaumanoir, des Laval et des Belleville, ses parents et alliés. Nous rencontrons aussi le lion des Clisson, l'épée de connétable, sa devise : « Por ce qu'il me plest, » l'homme armé, issant à demi d'une tour crénelée, que Clisson avait pris pour emblème; de pieux sujets, le Crucifié, la benoîte mère de Dieu, la face de Véronique ; ou de profanes assez amusants, petits chiens, cigognes, ou perroquets. Mais c'est encore l'М qui domine, simple ou plus souvent couronnée, gravée sur les écuelles, les plats, les tasses, les gobelets, les hanaps, les madrés, les pots, les flacons, les aiguières, les chandeliers, brodée sur les vêtements dont les boutons eux-mêmes sont timbrés d'une M , sur les courtines et tentures des lits et des chambres, suspendue en guise de breloque aux colliers des lévriers.

Détail qui a son importance, l'М est presque toujours accompagnée de branches ou de fleurs de marguerites. Citons seulement dans la garde-robe de Clisson « un. .. jaques de veluau vermoil o ix boutons d'argent esmaillez a margarites, brodé a M et a margarites » parmi sa vaisselle, « vi henaps d'or a tour de lampe merchées ou fons a M et margarites ; » au chapitre ameublement, « un lit d'Engleterre a M perses et grises en un chapellet de margarites, ciel, tredos, sarge, ш courtines sarge d'Irlande, brodé a margarites ; » et aussi « v tapiz vers a M perses et grisses et ouvré a margarites. » La fréquence de cette décoration (nous pourrions en citer d'innombrables exemples) nous est une preuve évidente que le choix de cette fleur n'était pas sans une signification et une intention particulières.

 

"[La présence de cette M accompagnée de marguerites dans la chapelle de Notre-Dame-de-Roncier à Josselin] nous induisit à supposer que le chiffre pris pour emblème par le connétable n'était autre que la première lettre du prénom de sa femme, galanterie légitime associant en l'honneur de Marguerite de Rohan l'M et les branches et fleurs de marguerites.

 

"L' M eut-elle toujours la même signification ? Le mariage d'Olivier de Clisson et de sa seconde femme, de date encore inconnue, est très probablement postérieur à 1379 ; or, nous l'avons vu, l'М paraît dès 1370 sur le signet de Clisson; bien plus, elle figure, objection décisive, sur un nouveau document antérieur, presque à coup sûr, à l'année 1360. Heureusement, s'il détruit en partie une hypothèse, ce monument nous offre une interprétation nouvelle, la vraie cette fois, croyons-nous.

C'est un jeton de compte de la collection Rouyer , attribué très justement par M. H. de la Tour à Olivier de Clisson. De travail anglais, il date de l'époque où celui-ci, non encore rallié au parti français, séjournait à la cour d'Edouard III; le genre de frappe de la pièce [ce genre de frappe, alors seulement usité en Angleterre, se reconnaît à la dépression centrale de la pièce frappée. ] ne laisse aucun doute sur son origine ; elle est donc antérieure à 1360 .

Le droit est un écu au lion à la queue fourchue et passée en sautoir, dans une rosace à six lobes; tout autour court une bordure de couronnes et d'M gothiques. Le revers, qui représente une croix fleurdelisée, centrée d'une fleur de lys, cantonnée de quatre lions, porte cette légende : « MARIA G[RATIA] PLENA. » Si l'on rapproche de cette légende la bordure du droit, il semble difficile de nier que l'М soit la première lettre du mot « Maria ».

Rien de très étonnant du reste qu'à une époque où le culte de la Vierge jouissait d'une faveur spéciale dans une région aussi dévouée à ce culte que le duché de Bretagne, un chevalier dont les débuts furent pénibles et aventureux se soit voué à porter comme emblème le chiffre de sa protectrice, la « benoîte mère de Dieu. » A Cocherel, les gens de du Guesclin, autre Breton, frère d'armes de Clisson, montaient bien à l'assaut aux cris de « Notre-Dame Glaiekin ! ». Olivier fît broder sur ses étendards le М couronnée, chiffre de la Vierge; il la fit sculpter dans la pierre, graver sur l'or et l'argent. Telle fut, à notre sens, l'origine symbolique de cet emblème; tel fut son sens primitif. Que Marguerite de Rohan l'ait adopté, qu'en son honneur Glisson y ait associé un nouveau motif, la marguerite, et que la signification en ait ainsi dévié, nous le croyons volontiers, comme il est très probable que Marguerite de Penthièvre, fille du connétable qui, suivant la tradition paternelle, faisait graver une M gothique couronnée sur le signet dont elle usait en 1418, y vit bientôt elle-même l'initiale de son propre prénom." François-L. Bruel 1905 

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Il me reste à donner ici les références citées dans le texte de F.L. Bruel :

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1°) Le jeton antérieur à 1360 de la Collection Rouyer [Bibliothèque nationale. Catalogue de la collection Rouyer, léguée en 1897 au département des médailles, par Henri de la Tour, lre partie, n° 494 (p. 84); gravé pi. XIII, n° 7. ] :


 

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Description :.

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Planche :

 

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. 2°) L'utilisation de la M couronnée par Marguerite de Clisson comtesse de Penthièvre en 1418 :

Extraits analytiques , BnF Fr. 22331, [ Papiers de dom Morice. ]

"Le contrescel ou signet de Marguerite Comtesse de Penthièvre l'année 1418"

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Conclusion.

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Le jeton de 1360, alors qu'Olivier de Clisson n'avait que 24 ans, et qui comporte déjà la réunion des M gothiques onciales et des couronnes avec la prière MARIA G[RATIA] PLENA, montre que le "chiffre" dont il fit un si grand usage dans les objets de son environnement,  dans les immeubles qu'il fit construire ou embellir, et dans les sanctuaires qu'il gratifia de ses donations, témoigne de l'ardeur de sa dévotion à la Vierge, et peut-être même à la Vierge couronnée.

La coïncidence entre l'usage de  cette lettre et l'initiale de sa seconde épouse, puis de  Marguerite de Clisson, fille qu'il eut de sa première épouse, fut sans doute accueillie favorablement et exploitée.

J'aurais pu faire l'économie de ces longues recherches si j'avais consulté l'article Wikipédia Olivier de Clisson  où je lis :

"La devise d'Olivier V de Clisson est : « Pour ce qui me plaist ». Sur les édifices qu'il fait construire, il fait apposer un « M » majuscule. La première trace de ce symbole apparaît avant 1359 sur une pièce frappée en Angleterre. Cette pièce figure « un lion à queue fourchue et passée en sautoir, dans une rosace à six lobes ». Le tout est bordé « de couronnes et de M gothiques ». Sur l'autre face apparaît une croix fleurdelysée et quatre lions, ainsi que la légende : « Maria Gratia Plena ». Le M serait donc à l'origine celui de Maria. "

  Yvonig Gicquel, Olivier de Clisson, connétable de France ou chef de parti breton ?, 1981. p. 163-164. .

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Les frises de couronnes alternant avec des coquilles Saint-Jacques dans la bordure des trois lancettes dans leur moitié basse  auraient donc, ce qui semble tomber sous le sens, une pure signification religieuse. Les M onciales gothiques couronnées distribuées dans ce décor témoigneraient d'un culte marial comme un monogramme honorant le nom MARIA , parfaitement en accord avec les représentations de la Vierge couronnée et de scènes de la Vie de Marie dans les baies latérales.

Néanmoins, cette lettre mariale est trop associée à Olivier de Clisson pour ne pas y voir sa marque, comme donateur de la maîtresse-vitre de Saint-Jacques, comme à Notre-Dame du Roncier ou dans la maîtresse-vitre de Notre-Dame de la Fontaine à Saint-Brieuc.

Comme, en 1402, date de cette baie 0 de Saint-Jacques, Olivier de Clisson (1336-1407) et son épouse Marguerite de Rohan (vers 1330-1406) étaient tous les deux en vie, il semble logique d'admettre le couple à ce titre de donateur.

Néanmoins, les seules marque héraldiques sont, au tympan, les neuf macles des Rohan (de gueules aux neuf macles d'or), qui possédaient Saint-Jacques de Merléac. Tandis que les peintures des murs portent ces macles associées au semis d'hermines liées au couple formé à partir de 1407  par Alain IX de Rohan avec Marguerite de Bretagne. 

Pendant la rédaction de cette discussion, j'ai pris le temps de publier mon article sur le gisant (le cénotaphe) d'Olivier de Clisson et de Marguerite de Rohan en la chapelle Sainte-Marguerite de Notre-Dame-du-Roncier à Josselin. C'est cadeau.

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DISCUSSION II. LES BLASONS.

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Note : Sous la Révolution, les verrières de Saint Jacques furent enduites de fiente de vache et d'argile pour les soustraire aux déprédations des colonnes mobiles, ce qui les a malheureusement fort dégradées. Elles ont été déposées pour remise en plomb en 1860 et replacées quelques années plus tard. L'analyse héraldique devrait être précédée par une analyse de l'authenticité des verres. Néanmoins, "l'aveu de 1774 rendu par le seigneur du Houlle au duc de Rohan affirme qu'alors il y avait dans la chapelle d'autres armes que celles du Houlle, lesquelles M. Barthélémy les y a vues encore en 1852. Voici ce que dit cet aveu à ce sujet : il y a dans la vitre au derrière du grand autel trois écussons placés un peu plus bas que le milieu de ladite vitre, le premier desquels est d'azur à une croix engrelée d'or, le second une partie à ladite croix engrelée d'or, le troisième a une face de trois pièces burlées d'or qui sont les armes du Houlle et des alliances sans qu'il ait d'autres armoiries ou marques de prééminence appartenant à autres seigneurs." (Abbé Gilles Jarno)

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Alors que le tympan porte des blasons aux armes des Rohan, et que les peintures murales portent également les macles des Rohan associées aux hermines de Bretagne, et alors que la lettre M propre à Olivier de Clisson figure dans les bordures basses, trois blasons s'inscrivent dans la partie inférieure des 5e, 6e et 7e lancettes. Deux aux armes  D'azur, à la croix engreslée d'argent et un autre dans la 5e lancette portant ces les armoiries en alliance avec  d'autres de gueules aux six burelles d'or.

 Les auteurs du Corpus VII proposent de voir les armes "attribuées aux du Houlle en alliance avec les Trogoff (ou Rosmadec)" . Ils ajoutent : "Joachim Gaultier du Mottay [ l'un des fondateurs de la Société d'Émulation des Côtes du Nord ] en a conclu, un peu hâtivement, que le donateur pouvait être Gilbert de la Houlle, époux de Marguerite de Tronscoff (*), ce qui est impossible, leur mariage ayant eu lieu en 1427 seulement ; ces armoiries ont probablement été intégrées à la verrière postérieurement à sa réalisation et ne désignent donc pas ses donateurs.

(*) On trouve Tronscorff, Trogoff, Trongoff.

Voici quelques données sur ces familles :

1°) DU HOULLE

Selon l'Armorial de Pol de Courcy :

Houlle (du), sr dudit lieu et du Vaugaillard, par. de Merléac, — du Val, par. de Huégon, — de Tronscorff et de Goësformant, par. de Langoëlao, — de la Garenne, — de la Vigne, par. de Languidic, — de Kerespertz.

Anc. ext., réf. 1671, huit gén.; réf. et montres de 1426 à 1562, par. de Merléac, év. de Cornouaille, Guégon et Langoëlan, év. de Vannes. D'azur à la croix engreslée d'argent.

Gilbert, alloué de Rohan en 1322;

Gilbert, écuyer dans une montre d'Olivier de Clisson en 1375;

Gilbert, épouse vers 1427 Marguerite, dame de Tronscorff "

 

2°) DE TRONSCORFF / DE TROGOFF.

La famille de Tronscorff possède leur manoir  à Langoëlan, canton de Guéméné-sur-Scorff, (à 40 km au sud-ouest de Merléac). 

Ce manoir passa, en 1427, à Gilbert du Houlle par son mariage avec Marguerite de Tronscorff en 1427. Gilbert mourut en 1433 et laissa sa succession à son fils Geoffroy qui épousa Clémence de la Villeneuve et qui vivait encore en 1490. 

Geoffroy du Houlle de Tronscoff était présent à la "montre" de Vannes du 8 septembre 1464. Il  fit hommage au sire de Guémené le 15 décembre 1491 et mourut un ou deux ans après ; sa veuve, Isabeau de Saint-Noay, rendit aveu à Louis de Rohan au nom de son fils, Louis du Houlle, encore enfant, qui vécut jusqu'en 1528 ; Françoise de Quenechquivillic, veuve de Louis, rendit aveu, l'année suivante, à Marie de Rohan, mère et tutrice de Louis de Rohan, seigneur de Guémené, et leur fils, Jean du Houlle, épousa Guillemette Le Gal, et mourut avant 1571, laissant son fils Abel sous la tutelle de François de Baud, sieur de Ménézorval. (Société Polymathique du Morbihan 1867 )

Marguerite de Tronscorff , d'argent à 3 fasces de gueules au lambel d'azur, est née vers 1380. Voici son ascendance :

  • Geoffroy de Lanvaux ca 1230,  d'argent à trois fasces de gueules épousa Typhaine de Rohan fille d'Alain V de Rohan

  • Alain II de Lanvaux-Trogoff : les armoiries de Lanvaux sont alors affectées d'un lambel d'azur.

  • Pierre de Trogoff ca 1300 gouverneur de Bordeaux

  • Yves (Éon) de Tronscorff (ca 1340 -ca 1400) épousa Marguerite de Léon, fille d'Hervé VII de Léon

  • Marguerite de Trogoff, dame de Tronscorff

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Dans l'église Saint-Pierre d'Inzinzac, avant sa destruction, la maîtresse-vitre portait des fragments d'armoiries avec dans l'ordre 1°) celles des Rohan en alliance avec celle  des Clisson de gueules au lion rampant d'argent, puis 2°) un échiqueté au 1 et 4 d'azur à la croix engreslée d'argent (du Houlle) et au  2 et 3 losangé d'argent et de gueules (Spinefort), 3°) Spinefort, du Houlle et Boudoul, 4°) un parti comprenant des armes d'argent à trois fasces de gueules(Lanvaux)   (Bull. Sté Archéol. Morbihan 1857

Les seigneurs du Houlle avaient aussi armoiries et prééminences en l'église de Merléac  :

"D’après l’aveu de 1774 : Comme fondateurs ils avaient droit à la prière et autres honneurs de l’église de Merléac après le duc de Rohan. Dans le sanctuaire, au bas du marchepied du maître-autel, ils avaient un banc avec accoudoirs décoré de leurs armoiries lequel, depuis la reconstruction de l’église et de leur consentement, fut mis en dehors du balustre du côté de l'Evangile et portait les armes du Houlle, de Marboeuf, de Pépin. Ils avaient en outre un second banc du côté de l’épître. [...]. Dans la vitre du sanctuaire, du côté de l'Evangile, était un écusson portant leurs armoiries. On y voyait aussi sur la même vitre les armes des anciens seigneurs de Merléac, du Quéllénec et du Vaugaillard. Dans la chapelle Sainte-Marguerite, accosté au choeur, à côté de l'épître, était un enfeu des seigneurs du Houlle et une pierre tombale relevée à l’entrée de ladite chapelle. Dans la chapelle du Saint-Sépulcre, du côté de l'Evangile, était un écusson en relief sur tuffeau aux armes des de Marboeuf. Il y avait encore plusieurs autres armoiries des anciens seigneurs de Merléac tant au-dedans qu’au-dehors de l’église."

 

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SOURCES ET LIENS.

BRUEL (François-L.), 1905, Inventaire de meubles et de titres trouvés au château de Josselin à la mort du connétable de Clisson (1407). In: Bibliothèque de l'école des chartes. 1905, tome 66. pp. 193-245; doi : 10.3406/bec.1905.448236

http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1905_num_66_1_44823

— COUFFON (René), 1936, Contribution à l'étude des verrières anciennes du Département . ... Extrait des Mémoires de la société d'émulation des Cotes-du-Nord. 1936 n°67 pages 65-228, ill. Noir et blanc Sur Merléac : pp 95-101 (retranscrit sur Infobretagne)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f90.image

— DOÜET D'ARCQ (  Louis), 1803, Inventaires et documents . Collection de sceaux France. Ministère d'État. Archives de l'Empire Tome I, 1803, page 295. https://archive.org/stream/collectiondescea01douuoft#page/294/mode/2up

— GATOUILLLAT (Françoise), HÉROLD ( Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, 365 p. (Corpus vitrearum France, série complémentaire. Recensement des vitraux anciens de la France, VII) pages 144-146.

— GESLIN DE BOURGOGNE (Jules-Henri), "l'église Saint-Jacques à Saint-Léon de Merléac",Bull. et Mém. Soc. Émulation Côtes du Nord, t. II, 1865, p.1-17.

— JUREZ (Yann), 1992, Les vitraux de la chapelle Saint-Jacques à Merléac (Côtes d'Armor),  Mémoire de DEA, Paris-Sorbonne,. 1992 80 p 221 ill. (non consulté)

— LA TOUR (Henri de), 1899-1910,  Catalogue de la collection Rouyer léguée en 1897 au département des médailles et antiques, rédigé par Henri de La Tour,.... Partie 1 Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, 4-Q-870 (1)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784465v/f117.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5784465v/f342.item

— MUSSAT  André. Le château de Vitré et l'architecture des châteaux bretons du XIVe au XVIe siècle. In: Bulletin Monumental, tome 133, n°2, année 1975. pp. 131-164; doi : 10.3406/bulmo.1975.5456 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1975_num_133_2_5456

— QUICHERAT 1847  La porte de l'Hôtel de Clisson, Revue archéologique, vol. 2 15 octobre 1847 pages 765-768

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9739601m/f333.item

Infobretagne : 

http://www.infobretagne.com/merleac-chapelle-saintjacques-vitraux.htm

http://chapelle-merleac.weebly.com/verriegraveres.html

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=PA00089327

 

http://www.infobretagne.com/merleac-chapelle-saintjacques-vitraux.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 16:54

La chapelle Saint-Jacques de Merléac : la maîtresse-vitre (1402) II. La Passion.

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Sur cette chapelle, voir :

Sur les vitraux, voir : Les articles de mon blog traitant des vitraux. (154 articles)

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Comme pour les articles précédents, l'un de mes intérêts principaux se porte sur les fonds damassés, et notamment ceux dans lesquels se dissimulent des couples de perruches, comme sur les soieries de Lucques. Exceptionnel. J'en ai trouvé le premier exemple sur un panneau du registre moyen consacré à la Vie de saint Jacques, mais, dans ce registre de la Passion, ces volatiles m'attendaient sur deux panneaux, la Flagellation et la Crucifixion. Je ne vous en dis pas plus.

Mais quand j'aurais constaté, en plus, que les yeux de nombreux personnages étaient rehaussés de jaune d'argent, mon émotion de retrouver ici, quinze ans avant, les caractéristiques qui font toute la somptuosité des vitraux du chœur de la cathédrale de Quimper sera particulièrement intense.

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"La maîtresse vitre de Saint-Léon est très importante pour l'histoire des verrières bretonnes puisqu'elle est datée et signée. On lit en effet, au bas et à droite de la vitre, dans un cartouche, l'inscription suivante en lettres gothiques : G béart fist ceste vitre l'an M IIIIc e II (1402).

Ce nom de Béart est bien connu. Imagier et doreur à Rennes, Guillaume Béart travaillait en 1408 pour Saint-Pierre de Rennes. Il appartenait à une famille de peintres verriers rennais. En 1375, Perrot Béart et Raoul Béart travaillaient à la grande vitre de la cathédrale de Rennes ; et, en 1435, autre Perrot Béart travaillait au Rheu, en compagnie de son fils Jamet Béart qui n'était âgé que de 15 ans.

Le vitrail proprement dit est divisé par les sept meneaux de la fenêtre en huit lancettes comprenant chacune sept panneaux, soit au total cinquante six panneaux. Les trois derniers de chaque lancette, soit vingt-quatre panneaux, forment une vaste tenture formée de petits losanges sur lesquels sont représentés en grisaille des chouettes et divers oiseaux. Sur les bordures des lancettes, l'on trouve des couronnes d'or surmontant un M gothique, lettre chère aux Rohan et aux Clisson, ou la lettre M seule, alternant avec des coquilles de saint Jacques." (Couffon)

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Maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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"Les panneaux supérieurs de la seconde rangée représentent huit scènes de la Passion surmontées de dais architecturaux qui constituent la première rangée des panneaux. Ces scènes reposent elles-mêmes sur des architectures qui les séparent des huit autres panneaux historiés à qui elles servent de dais, panneaux sur lesquels sont figurés huit scènes de la vie de saint Jacques d'après la légende dorée. Il est très remarquable de rencontrer dès le début du XVème siècle cette disposition qui deviendra à peu près générale en Bretagne pendant tout le XVème siècle et durera même au XVIème." (Couffon)

Examinons maintenant plus en détail les panneaux en allant de gauche à droite.

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Registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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1. — L'Arrestation de Jésus.

 

Description de R. Couffon :

"Fond de damas rouge ; dessous du dais vert ; fond de tête de lancette bleu. Le Christ, en robe blanche et manteau bleu, est embrassé par Judas, vêtu d'une robe rouge violacée. Derrière celui-ci, un soldat, en armure avec cotte verte et camail rosé ; à terre, Malchus, en cuirasse bleue, chaperon rouge et chausses rouges. Deux apôtres assistent à la scène, l'un est en robe blanche et manteau vert, l'autre en robe bleue et nimbé de vert." (Couffon)

Étude du panneau.

La scène de l'Arrestation du Christ au jardin des Oliviers par une troupe de soldats guidés par l'apôtre Judas trahissant son Maître est bien connue, et sa représentation est conforme à tous les poncifs. Les "bons" sont à droite avec un apôtre nimbé en arrière plan, et saint Pierre (barbu, pieds nus, rengainant son glaive après avoir tranché l'oreille de Malchus, le serviteur du principal sacrificateur, Caïphe. Malchus est coiffé d'une cervelière rouge rabattue sur l'arrière de la tête, d'une brigandine bleu-métal aux rivets dorés et de chausses rouges. Il porte un poignard dans un fourreau suspendu à une chaîne.  Le Christ, au nimbe crucifère, remet cette oreille à sa place, tout en recevant le baiser de son disciple. Un officier, semblable à celui de l'Arrestation de Jacques au registre moyen, place sa main sur la poignée de son épée ; il est coiffé d'une cervelière de peau ou de toile, qui descend sur sa nuque et ses épaules. Il porte un surcot sur son armure complète, qui est plutôt celle d'un chevalier aux longs solerets peu adaptés à la marche. En arrière, son compagnon porte le casque, l'armure, et une hallebarde. 

Mes points d'intérêt :

Le rehaut de jaune d'argent sur les yeux des personnages. Ce n'est qu'une goutte du liquide qui est déposée, comme un collyre, sur l'un ou les deux yeux des personnages, sans égard à leur statut. Elle est à peine visible, mais pourtant certaine.

l'application du jaune d'argent sur les chevelures, les barbes, le nimbe,  le galon et les poignets de certaines tuniques, les décorations métalliques des armures,  les architectures du dais et en ornement sur certaines parts des armes et des fourreaux.

les fonds damassés rouges : rinceaux à feuilles de trèfle en bas, longues feuilles nervurées à découpes rondes, en tête de lancette.

les dais architecturés : empilement de tours crénelées aux baies rectangulaires ou en plein cintre, grillagées, coiffées de tours rondes à toits coniques rouges séparées par des pinacles. Jaune d'argent sur chaque moulure, chaque baie, et sur les pinacles. Le dais forme au dessous une niche à feuilles d'acanthes et clef de voûte pendante sphérique.

 

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Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tête de lancette, L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tête de lancette, L'Arrestation de Jésus, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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2.  — La Flagellation.

 

 

Description par R. Couffon :

"Fond damas bleu, dessous du dais vert. Le Christ, attaché à une colonne bleue claire, porte une auréole rouge. Le bourreau de gauche est vêtu d'une tunique rouge à bandes jaunes et à manches roses ; ses chausses sont de deux couleurs, verte pour la jambe droite et blanche pour la jambe gauche. Le bourreau de droite porte un bonnet vert, une tunique bleue à manches vertes, des chausses rouges et une écharpe violette. Le sol est rose brun." (Couffon)

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Étude du panneau.

En réalité, ce sont les deux bourreaux qui ont des chausses mi-parti, comme le bourreau de sainte Barbe en baie 2 de la chapelle. Bien que l'article Wikipédia  anglais sur les hoses (chausses) assure  que cette coloration différente des deux jambes, ou même d'une moitié de jambe, était répandue dans toute la société –  and 15th century hose were often made particolored or mi-parti, having each leg a different colour, or even one leg made of two colors – (ce que nous vérifions sur les pages du Calendrier des Très Belles Heures du duc de Berry), le choix de Guillaume Béart est bien de réserver cette mode aux bourreaux, aux soldats marginalisés par la fonction qu'ils exercent. À la valorisation du pur, de l'uni et de l'entier à l'époque médiévale  vient s'opposer le choix du dépareillé, du fragmenté, du tacheté ou du polychrome. 

Le bonnet conique vert du soldat de droite, réservé par les artistes de l'époque médiévale aux Juifs, accentue la volonté discriminante sous-jacente, quoique la Flagellation ait été, selon les évangiles, le fait des soldats romains obéissant à un ordre de Pilate, et se soit déroulée à l'intérieur de son palais (Mt 27:27, Mc 15:16-20 ; Lc 23:11 ; Jn 19:2-3) 

 

On retrouve aussi ici le fourreau de dague déjà figuré par l'artiste pour le bourreau chargé de la décapitation de saint Jacques, en registre inférieur.

Les trois fouets à lanières plombées et  pointes métalliques (flagrum) sont représentés avec une précision rare. Et les traces sanglantes de leurs coups sont soigneusement dessinées sur leu thorax de leur victime. Ces fouets ont un manche en bois (jaune) en plusieurs tronçons, et les lanières portent, comme des perles enfilées sur un collier, des segments cylindriques, des anneaux et des billes avant de se terminer par une pièce en hameçon.

On peut aussi s'amuser à observer l'épée du soldat de gauche, dans son fourreau damasquiné suspendu à un baudrier aux perles groupées en rosette.

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Les fonds damassés aux deux perruches.

Il s'agit exactement du même carton ou du même pochoir que j'ai décrit dans le panneau 1 du registre moyen dédié à la Vie de saint Jacques, et qui sera repris dans la Crucifixion centrale. J'en replace ici la description pour éviter au lecteur un va-et-vient gênant entre les articles :

Le fond damassé bleu répète un motif au pochoir fait d'une croix de feuillage au centre, entouré par un médaillon de deux lignes circulaires et d'une dernière ligne à arcades pleines. Ce médaillon est coupé en quatre portions par les pointes de quatre feuilles lancéolées.

Mais ce motif, lorsqu'il est plus éclaté, prend l'apparence de quatre fleurs (les portions de médaillon) réunies par leurs tiges, et séparées par quatre feuilles de saule.

 

 Ce n'est qu'un examen attentif qui permet de distinguer dans ces jeux de feuillage des groupes de perroquets. Ceux-ci sont accouplés, le tête et le bec tournés face à l'autre, et les queues à deux plumes se croisant en partie basse.

Ce damassé à perroquets évoque les damassés inspirés des soieries de Lucques à oiseaux sassanides des vitraux mis en place autour de 1400 et dans le premier quart du XVe siècle, comme ceux de la cathédrale de Quimper (vers 1417), de la maîtresse-vitre de Runan (vers 1423) dans les Côtes d'Armor, ceux des vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges (avant 1405), ceux des chapelles Trousseau et Aligret de la cathédrale de Bourges, ou en Normandie à  Notre-Dame de Saint-Lô, à Saint-Maclou de Rouen, à la cathédrale et à Saint-Taurin à Évreux.

http://art.rmngp.fr/fr/library/artworks/cathedrale-saint-etienne-de-bourges-vitrail-de-la-chapelle-aligret-bas-cote-sud-details_vitrail-technique

Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges (vers 1395-1400) reposés dans la crypte de la cathédrale. Sibylle, Apôtres et Prophètes  par André Beauneveu (v.1335-1400) sous le mécénat de Jean de Berry.

http://www.lavieb-aile.com/2017/09/les-vitraux-de-la-sainte-chapelle-de-bourges.html

J'ai donné plus de précision dans mon article sur la cathédrale de Quimper :

Les fonds damassés des vitraux du chœur de la cathédrale de Quimper (vers 1417). Baie 100 et 109. Recension d'autres fonds semblables sur les vitraux de la fin du XIVe et début du XVe siècle. Illustrations par des lampas de Lucques.

http://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-fonds-damasses-des-vitraux-du-xve-siecle-de-la-cathedrale-de-quimper.html

On peut trouver une soierie damassé à oiseaux affrontés en fond d'une enluminure f.25r des Heures de Marguerite d'Orléans. Or cette dernière est la fille de Richard d'Etampes, comte de Monfort, fils du duc Jean IV de Bretagne. Selon Eberhard König, les Heures ont été enluminées en 1421 par un peintre de Rennes, pour le calendrier, puis par un peintre anonyme, le Maître de Marguerite d'Orléans,  qui paraît être venu de Paris après avoir séjourné à Bourges.

Les enluminures du Livre de la chasse de Gaston Phébus (1331-1391) BnF fr. 616 montrent deux exemples de l'emploi de ces soieries de Lucques comme signe de richesse et de luxe dans la haute noblesse du XIVe siècle : au folio 13r   le comte de Foix est habillé d'une houppelande aux oiseaux et plumes de paon, et au folio 122r, il est vêtu du même vêtement rouge  devant Dieu qui trône devant une tenture aux oiseaux d'allure byzantine :

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Flagellation, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

 

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3. — La Pâmoison de la Vierge (l'un des trois panneaux de la Crucifixion).

 

Description par R. Couffon :

"Fond damas rouge, dessous du dais jaune. La Vierge, en manteau bleu, est nimbée de vert ; la sainte femme de droite, en manteau vert, est nimbée de bleu ; la Madeleine, en manteau rouge violacé. Au second plan, à gauche personnage en vert nimbé de bleu ; et, à côté, personnage en violet nimbé de jaune, sans doute Nicodème et Joseph d'Arimathie." (Couffon)

 

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Étude du panneau.

 

La Vierge, qui défaille, se reconnaît à son manteau bleu. Elle est entourée de saint Jean (sa présence constante dans cette scène incite à le reconnaître à droite) et de Marie-Madeleine, identifiable par sa beauté et par ses longs cheveux d'or ruisselant sur ses épaules. Derrière elle, une Sainte Femme, la tête recouverte d'un voile, se tient le front. Le personnage agenouillé mains jointes à l'extrême gauche n'est pas identifiable.

Les quatre poignets visibles (leur attribution à un personnage est plus délicate qu'il n'y semblait) sont ornés de bracelets.

Le motif du damas rouge est fait de rinceaux polycycliques à vrilles et à fleurs aux trois longs pétales sinueux, globalement tulipoïdes.

 

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La Pâmoison de la Vierge, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Pâmoison de la Vierge, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Pâmoison de la Vierge, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Pâmoison de la Vierge, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Pâmoison de la Vierge, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Pâmoison de la Vierge, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Pâmoison de la Vierge, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Pâmoison de la Vierge, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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4.— La Crucifixion (motif central).

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Description par R. Couffon : 

"Fond damas bleu, dessus du dais vert. Le Christ, nimbé de rouge, est crucifié entre les deux brigands. Les croix d'or sont fichées sur un sol vert."

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Noter la pointe de jaune d'argent dans l'œil droit du Bon Larron.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La touche de jaune d'argent des yeux se retrouve chez le Mauvais Larron.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le damas à perroquets.

Je ne le décris pas à nouveau, puisque nous retrouvons le même motif que sur la Flagellation et sur la Prédication de saint Jacques, mais il est répété à six reprises ici.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Crucifixion, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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5— Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" . Troisième panneau de la Crucifixion.

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Description de René Couffon :

"Fond rouge. Saint Jean, nimbé de jaune, porte une robe verte et un manteau bleu. Un personnage, de dos, vêtu d'un manteau vert, est coiffé d’un bonnet juif bleu clair à calotte et longue queue rose violacées. Un autre juif est en manteau violet. Sur un phylactère est écrit en lettres gothiques : Vere fuit filius." (Couffon 1935 p. 97)

Étude du panneau.

Couffon ne semble pas avoir compris cette scène. L'apôtre barbu n'est pas saint Jean, toujours imberbe. Il ne peut être identifié (J'ai passé un temps fou à tenter d' y voir saint Jacques le Juste, assimilé à Jacques le Mineur, et qui discute avec les pharisiens sur l'humanité du Christ). D'autre part, le phylactère (tenu par une main isolée) porte l' inscription  en minuscules gothiques VERE FILIUS DEI (lettres conjointes VE et DE). C'est une citation de Vere Filius Dei erat iste "Vraiment celui-là était le Fils de Dieu", provenant du récit de la Passion de l'évangile de Matthieu. Voici les trois versions synoptiques :

Mt 27:54 " En voyant le tremblement de terre et tout ce qui se passait, l’officier romain et les soldats qui gardaient Jésus furent saisis d’épouvante et dirent: Cet homme était vraiment le Fils de Dieu." (Bible du Semeur) 54 centurio autem et qui cum eo erant custodientes Iesum viso terraemotu et his quae fiebant timuerunt valde dicentes vere Dei Filius erat iste . (*)

 

 

Mc 15 39 Voyant de quelle manière il était mort, l’officier romain, qui se tenait en face de Jésus, dit: Cet homme était vraiment le Fils de Dieu! 39 videns autem centurio qui ex adverso stabat quia sic clamans exspirasset ait vere homo hic Filius Dei erat

Luc 23 47 En voyant ce qui s’était passé, l’officier romain rendit gloire à Dieu en disant: Aucun doute, cet homme était juste. 47 videns autem centurio quod factum fuerat glorificavit Deum dicens vere hic homo iustus erat

(*) L'adverbe latin vere traduit le grec alethos, "vraiment, en vérité, en réalité, très certainement, véritablement" du passage λέγοντες· Ἀληθῶς θεοῦ υἱὸς ἦν οὗτος. Cette force dynamique de cet adverbe utilisé 18 fois dans les quatre évangiles, dont 10 fois chez Jean, m'incite à préférer la traduction de Louis Segond : "Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d'arriver, furent saisis d'une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.". C'est d'autant plus important lorsque le texte rapporte une parole prononcée par un acteur de la Passion, car sa scansion rend ce que Marcel Jousse a nommé "l'anthropologie du geste". Il est si évident dans ce passage que le centenier a rythmé son exclamation par un geste, que ce geste est intrinsèquement associé à ces cinq mots dans toute l'iconographie, sous la forme d'une main d'élocution, avec son index tendu. Cette main élocutive du centenier est mal visible ici, car elle se confond avec l'extrémité du phylactère, mais elle est présente.   .

Ce phylactère, qui est notre pierre de touche ici, nous incite à identifier le personnage  en robe bleue, qui porte une épée, comme l'officier romain (centurio), et sa coiffure comme un casque, et non un bonnet juif. Le soldat devant lui porte d'ailleurs un casque identique. Il discute avec un lancier, aux chausses de couleurs mi-parti, qui tend l'index vers le Crucifié. Il s'agit peut-être de celui qui perça le flanc du Christ, et qui sera nommé plus tard Longinus, ou saint Longin, dans la Légende Dorée. Ici, ce Longin porte un chaperon dont la patte descend jusqu'à ses mollets.

En somme, malgré la présence inhabituelle de l'apôtre, nous avons ici la scène parfaitement classique du Centenier énonçant sa profession de foi à coté de ses légionnaires. Celle qu'on trouve dans les Livres d'Heures, les retables, sur les calvaires monumentaux bretons et, à l'âge d'or des Passions Finistériennes du XVIe siècle, sur de nombreuses maîtresses-vitres.

Voir le Bois Protat gravé vers 1370, un bel exemple de la gestualité et la posture d'énonciation accolée au phylactère.

Voir enluminure flamande vers 1420

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Enfin, le fond rouge est à rinceaux polycycliques à vrilles et feuilles nervurées à trois folioles elles-mêmes subdivisées en trois.

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Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" , registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" , registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" , registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" , registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" , registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" , registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" , registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Le Centenier s'exclamant "Vraiment cet homme  était le Fils de Dieu" , registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Cinquième lancette du  registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Cinquième lancette du registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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6— La Mise au tombeau.

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Description par René  Couffon 1935

"Fond bleu. Sur un fond bleu, avec arbres verts en boules qu’il convient de remarquer, le Christ est étendu dans un sarcophage bleu clair, la Vierge, en robe rouge et manteau bleu, se penche vers son fils ; Nicodème et Joseph d'Arimathie sont en bonnets et robes rouges. Au premier plan, la Madeleine, en robe rouge violacée, est nimbée de bleu." (Couffon)

 

Il n'y a a pas grand chose à ajouter à cette description. La couleur rouge de toutes les robes, y compris celle de la Vierge traditionnellement bleue, est imposée par la couleur bleue du fond. Couffon a raison de souligner le dessin très médiéval mais plein de charmes des arbres, avec la forme digitale des branches et l'éclatement en bouquet des feuilles (proches de celles des châtaigniers ou des érables). Comme dans toute Mise au Tombeau, on s'intéressera au jeu des quatre regards autour des yeux fermés du Christ, et au jeu des gestualités. Main prévenante  de Joseph d'Arimathie autour de l'épaule de Jésus, main attentive de Nicodème soutenant les pieds, main tendre et timide de Marie-Madeleine vers le flanc de son Rabbi tandis qu'elle porte son regard vers le flacon de parfum, et, à l'épicentre, les mains maternelles mais ornées de bracelets de Marie autour de celle de son Fils.  

Et le fond ? Un rinceau de tiges souples aux feuilles trifoliées.

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La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Mise au tombeau, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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7 — La Résurrection.

 

Fond rouge, panneau moderne.

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La Résurrection,  registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Résurrection, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Résurrection,  registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La Résurrection, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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8. — Noli me tangere.

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Description par René Couffon 1935 :

"Fond bleu. Le Christ, en manteau bleu et nimbé de vert, tient une croix d'or. La Madeleine, avec ses longs cheveux dénoués et nimbée de bleu, porte un manteau vert." (Couffon)

Étude de ce panneau.

Il tire son titre de l'inscription du phylactère : NOLI ME TANGER renvoyant au texte de la Vulgate de Jean 20:17 Noli me tangere, "Ne me touche pas" . 

Le verbe tangere, "toucher" traduit, dans le texte grec originel, le verbe haptomai, "s'attacher à, s'accrocher à". Ce qui est intéressant est d'observer que, dans les 30 versets évangéliques où ce verbe apparaît, la grande majorité concerne la fonction thérapeutique (du corps ou de l'âme) propre au fait de toucher les vêtements ou le corps du Christ. Mais ici il s'agit de l'impossibilité, pour le corps ressuscité de Jésus, d'être l'objet de contacts corporels :  "Jésus lui dit : Ne me touche (haptomai) pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu." D'autres ont traduit cela par "ne me retiens pas". Les versets prédominent dans les évangiles de Marc (9 fois), le texte le plus ancien,  et de Luc (10 fois) qui s'inspire de Marc. 

Le grec ἅπτω, háptô  "Ajuster, attacher, nouer ; Attacher pour soi ; Toucher. ; Atteindre ; Toucher pour prendre ; Porter la main sur ; Mettre la main à, s'adonner à ; (En mauvaise part) Commettre un meurtre."  vient de l’indo-européen commun *ap (« prendre, atteindre, toucher ») qui donne apo, apio en latin ("lier, attacher").  Il associe donc à la notion de toucher tactile celle de préhension et celle de liage, d'attache, donc de relation.

https://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-grec-haptomai-680.html

Ces réflexions sur le sens relationnel et effectif voire thérapeutique du toucher/haptomai  incitent à reconsidérer le geste de Marie de Magdala (Marie-Madeleine) dans la scène précédente de la Mise au Tombeau, lorsqu'elle pose timidement la main sur la hanche du Christ mort. Ou même lorsqu'elle pose la main sur la taille de Marie dans le panneau de la Pâmoison.

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Le thème de Noli me tangere est déjà présent, dans une organisation spatiale où le Christ est toujours debout à droite et Madeleine agenouillé à gauche,  vers 1200 sur un vitrail de la cathédrale du Mans (baie 15),  ou de la cathédrale  de Chartres datant de 1205-1215 (Baie 46 panneau 9) . On le retrouve, parmi cent exemples, à la cathédrale de  Strasbourg vers 1330. Et vers 1462 dans la cathédrale de Bourges (baie 37). 
 

Le damas du fonds rouge est saturé de feuilles nervurées longues et recourbées plus ou moins semblables aux feuilles d'acanthe, alors que le sol est fait d'un verre bleu clair fleuri de plantes rehaussées au jaune d'argent.

Un seul arbre situe par métonymie le jardin dans lequel Jésus, déguisé en jardinier, apparaît à Marie de Magdala.

L'une des constantes de cette iconographie est de jouer sur la tension dynamique entre le corps de la femme, ramassé mais tendu en diagonale vers son Rabbouni (cher Maître) et la ligne concave du retrait de celui du Christ, dont le pied droit et la main droite avancés sont contés par le recul du bassin. Ici, l'artiste a su compléter la courbe de cet arc en la prolongeant par le phylactère et par la masse de feuillages verts, déjà annoncés par le vert du nimbe crucifère. La diagonale qui est la flèche de cet arc correspond à l'axe des deux regards.

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Noli me tangere, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Noli me tangere, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Noli me tangere, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Noli me tangere, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Noli me tangere, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Noli me tangere, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Noli me tangere, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Noli me tangere, registre de la Passion, maîtresse-vitre (Guillaume Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— COUFFON (René), 1936, Contribution à l'étude des verrières anciennes du Département . ... Extrait des Mémoires de la société d'émulation des Cotes-du-Nord. 1936 n°67 pages 65-228, ill. Noir et blanc Sur Merléac : pp 95-101 (retranscrit sur Infobretagne)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f90.image

 

— GATOUILLLAT (Françoise), HÉROLD ( Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, 365 p. (Corpus vitrearum France, série complémentaire. Recensement des vitraux anciens de la France, VII) pages 144-146.

GESLIN DE BOURGOGNE (Jules-Henri), "l'église Saint-Jacques à Saint-Léon de Merléac",Bull. et Mém. Soc. Émulation Côtes du Nord, t. II, 1865, p.1-17.

— JUREZ (Yann), 1992, Les vitraux de la chapelle Saint-Jacques à Merléac (Côtes d'Armor),  Mémoire de DEA, Paris-Sorbonne,. 1992 80 p 221 ill. (non consulté)

— Infobretagne : 

http://www.infobretagne.com/merleac-chapelle-saintjacques-vitraux.htm

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux

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  • : Le blog de jean-yves cordier
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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