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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 21:53

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La visite des stalles de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon a été l'occasion de découvrir la remarquable thèse de Florence Piat sur l'ensemble des stalles de l'ancien duché de Bretagne, soutenue en 2012. Comme elle a eu la générosité de la partager en ligne, cela me permet d'en faire mon miel dans l'examen des miséricordes et des appuie-mains des 66 stalles. Mais comme c'est un menu très copieux, je consacre cet article aux seules stalles hautes du coté sud, soit 17 miséricordes (ces consoles  fixées à la partie inférieure du plateau rabattable pour autoriser une posture assis-debout), et 16 appui-mains (les accoudoirs des parcloses) qui réservent autant de surprises jubilatoires et révèlent les talents des hûchiers qui ont sculpté le chêne.

Et puis, après avoir achevé cet article, j'ai découvert que les photographies sous plusieurs incidences des stalles, leurs mesures, et la description des miséricordes par F. Piat, étaient disponibles en ligne sur le site patrimoine.region-bretagne.fr, avec une qualité de documentation exceptionnelle, et des photos prises par un photographe qualifié. J'ai donc placé les liens vers l'étude de chaque stalle de ce site, et j'ai procédé à quelques copier-coller ... J'ai décidé de publier néanmoins mon article, car en définitive  les photos des appui-mains, ne sont pas disponibles sur le site en question.

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Les stalles hautes sud n° 1 à 17 de l'ouest vers l'est cadrées sur un plan des stalles par Florence Piat 2012.

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Numérotation des stalles de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon par Florence Piat. J'ai encadré de rouge les stalles hautes sud, n° 1 à 17.

Numérotation des stalles de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon par Florence Piat. J'ai encadré de rouge les stalles hautes sud, n° 1 à 17.

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Au passage : le montant de la jouée sud-est. Prêtre distribuant la communion, ou plutôt (car les pieds sont nus) saint Jean tenant la coupe de poison.

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Les 17 stalles hautes sud de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Miséricordes et appui-mains.

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Stalle n° 1

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 Miséricorde n° 1 : un lion.

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"La miséricorde de la stalle n°01 est sculptée d’un lion au poitrail développé et à la crinière imposante écrasant un long serpent  L’image est donc une allégorie du Christ terrassant le Mal incarné par le reptile (Le lion est une image classique du Christ, que l’on retrouve notamment dans les bestiaires. Il est d’ailleurs significatif de constater que cette représentation s’inscrit tout à fait dans les descriptions qui sont données de l’animal. Pierre de Beauvais dit de lui : « le front et la queue manifestent ses sentiments ; son courage est dans sa poitrine ; sa fermeté est dans sa tête ». G. Biancotto, Bestiaires du Moyen Âge, Paris, Stock, 1980, p. 23. Ainsi, le lion de Saint-Pol présente une face déterminée et un poitrail développé, image de la nature divine du Christ alors que l’arrière de son corps apparaît plus faible,désignant l’incarnation et la part humaine de Jésus. Cette miséricorde ne se trouve pas sur sa stalle d’origine puisqu’elle a été sciée puis recollée sur la tablette de l’assise. Le soin apporté à la sculpture et le sujet assez noble qu’elle porte, pourraient en faire une miséricorde ornant le siège d’un dignitaire, évêque, doyen,gouverneur, prévôt ou trésorier. À cela vient s’ajouter un autre indice que nous avions déjà évoqué dans notre première partie, le fait que cette miséricorde soit plus grande que les autres. L’occupant de la stalle pourrait alors s’identifier à cette image manichéenne classique, étant lui-même un parangon de cette lutte ancestrale autant que le gardien de la vertu de ses fidèles." (F. PIAT, 2012)

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Miséricorde n°1, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°1, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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On remarquera en outre bien-sûr  que le lion est l'emblème du Léon.

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Miséricorde n°1, stalle basse sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

 

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L'appui-main n° 1. Personnage barbu, assis, tenant un livre ouvert.

Je repousse la tentation d'y voir un chanoine. D'une par, la barbe, même taillée assez courte, n'est pas encore à la mode vers 1504 parmi les nobles parmi lesquels se recrutent les membres du chapitre cathédrale. D'autre part, le bonnet aux bords retroussés et au sommet conique n'est pas une coiffure ecclésiastique du XVIe siècle. Les chaussures à bout pointu sont passées de mode.

Autrement dit, l'artiste utilise des indices archaïsants pour placer son personnage dans les temps anciens d' "il était une fois". Est-il identifiable comme un Prophète biblique ? Est-ce  une figure un peu allégorique de l'homme pieux, sage et studieux se nourrissant des Saintes Écritures ?

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Appui-main n°1, stalle n° 1 du chœur de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°1, stalle n° 1 du chœur de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°1, stalle n° 1 du chœur de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°1, stalle n° 1 du chœur de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles n° 2, 3 et 4.

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Stalles n° 2 à 4 du chœur de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles n° 2 à 4 du chœur de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 2 : 

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Miséricorde n°2 : Homme au rictus.

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"Sur la miséricorde : le visage d'un homme est représenté de trois-quarts, tourné vers la droite. Il est coiffé d'un capuchon à larges festons et qui se termine en pointe. Les festons semblent s'ouvrir en corolle sur le visage. L'homme a la bouche tordue dans un rictus qui laisse voir ses dents serrées. Le nez semble lui aussi de travers, tout comme les yeux par ailleurs tombants. Le front est ridé et l'ensemble donne une impression de grotesque." (F. PIAT)

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Il pourrait donc s'agir d'une figure du Fou de cour , mais aussi de celle d'un possédé, d'un démoniaque, ou un enragé dont la bouche est tordue non par une grimace, mais par un spasme. Le propos ne serait plus de faire sourire ou de témoigner des  moments de débordements festifs et carnavalesques, mais de représenter l'emprise destructrice du Mal sur les êtres. Les festons (symboles de la mise en lambeaux de sa tunique par le Fou), les angles aigus encadrant le visage et les rides et déformations des traits seraient des expressions de l'agitation du forcené. 

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Miséricorde n°2, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°2, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 2 : homme  montrant la page d'un rouleau de son index.

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Ce personnage est assez proche de celui de l'appui-main n°1, mais la barbe est plus fournie, le bonnet semble plus long et sa pointe se replie, et un vaste manteau entoure l'homme avant de se fondre dans la moulure. Il est tendu vers l'avant, comme pour interpeller un interlocuteur à qui il veut soumettre le texte qu'il  montre de son index, et son regard est vif. Lui aussi peut être vu comme un sage lettré incitant à l'étude attentive et passionnée des Écritures.

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Appui-main n°2, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°2, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 3.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-03/53d569a6-5d97-483d-9399-a08a6ad05b09

 

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Miséricorde n° 3 : un fou,  grimaçant.

"Une tête d'homme est représentée de face, portant le bonnet caractéristique des fous. En effet, ce grand capuchon qui laisse juste apparaître son visage est doté de très grandes oreilles d'âne. L'homme, dont le nez a été abîmé, ouvre la bouche comme s'il souriait tout en grimaçant. Il est possible qu'il chante. Son front est ridé, ses dents bien visibles et il regarde vers le bas." (F. PIAT)

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Les deux interprétations discutés pour la miséricorde n°2 peut être reprise : est-ce là un fou plaçant notre monde sous le regard glacé de sa dérision et de sa contestation des valeurs, ou bien la victime du Démon, déjà animalisé et possédé ?

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Miséricorde n°3, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°3, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 3 : homme et phylactère.

Ce troisième personnage au regard fatigué poursuit le discours rhétorique débuté lors de la première stalle et oppose le modèle qu'il propose, celui de l'étude des textes saints (ici, un volumen) au mode de vie désordonné menant à la folie. La barbe, les rides studieuses du front, le bonnet oriental, le phylactère et le manteau sont autant de termes du vocabulaire archaïsant montrant que ce personnage est issu des temps anciens.

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Appui-main n°3, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°3, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 4.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-04/eeb0562e-dba5-419b-bdfd-b30e6d5df052

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Miséricorde n° 4 : Prédicateur animal à sa chaire : Renart prêchant aux poules ?.

Poursuite de l'alternance d'une miséricorde illustrant le travail du Mal avec les figures de sainteté des appui-mains. 

 

"Un animal anthropomorphe et vêtu d'une longue robe et d'un chapeau pointu aux bords festonnés, se tient au sommet d'une tour en briques. La tête de l'animal semble être celle d'une chèvre ou d'un bouc, telle qu'elle apparaît sur la miséricorde de la stalle 61, mais pourrait tout aussi bien être celle d'un singe. Il est penché en avant et regarde vers sa droite. Ses mains aux longs doigts s'agrippent aux rebords de la tour. Le tissu de son vêtement et de son chapeau est animé de nombreux plis et donne l'impression d'une grande agitation à cette scène. Le front très travaillé du personnage lui donne une expression de colère." (F. PIAT)

 

"Les stalles de Saint-Pol-de-Léon accueillent une autre représentation de prédicateur qui est, cette fois-ci, nettement moins élogieuse pour la profession. Sur la miséricorde n°04, située côté sud, un animal anthropomorphe, vêtu comme un prédicateur, semble juché au sommet d’un édicule de briques duquel il lance un regard courroucé .  L’animal en question est difficile à identifier dans la mesure où sa tête est recouverte par un capuchon, mais ses traits ne sont pas sans évoquer ceux du renard. Pourrait -il s’agir d’une autre représentation de « Renart prêchant aux poules » tel que nous avons pu l’apercevoir sur le jubé du Faouët ? Cette identification est possible dans la mesure où un autre renard s’enfuit, une poule dans la gueule sur la frise de dais des stalles hautes nord. Cependant, le frère « Renard » n’apparaît pas seulement dans la littérature et pourrait bien correspondre au frère Guillaume Vulpi –Renard –, carme nantais qui laissa derrière lui un recueil de sermons composés à la fin du XVIe siècle. Ces sermons étaient largement illustrés d’anecdotes ou de faits plus graves tirés du quotidien et qui ne manquaient pas de faire réagir son auditoire. Ainsi, le frère Renard n’hésite pas, dans un de ses prêches à opposer les honnêtes marchands aux clercs scélérats :

« Les marchands courent par le pays pour vendre et acheter, et pour fournir aux autres leurs marchandises, pour que rien ne manque dans la région et pour pouvoir ainsi gagner leur vie ;les clercs qui ont mission de s’instruire devraient s’en inspirer,mais ils se comportent comme les marchands fraudeurs, qui cherchent à tromper les hommes et à les dépouiller de leurs biens en leur vendant de la camelote. »

 Nul doute que de telles assertions ne devaient pas être du goût desdits clercs et que la sculpture de Saint-Pol-de-Léon peut également se lire comme une critique de certains de ces frères prêcheurs dont les exhortations pour une vie de pauvreté cadraient mal avec la multiplication des bénéfices des chanoines à la fin du Moyen Âge dans le duché de Bretagne

Le thème du renard prêchant aux poules est lui-même très ancien, déjà présent dans la Haute-Antiquité puisqu’il apparaît sur des papyrus égyptiens. Comme d’autres motifs, il connaît un véritable succès au Moyen Âge, aidé en cela par la littérature,via la diffusion des Fables d’Ésope et,plus tard, le Roman de Renart en particulier. Le thème de Renart le bestourné  (Rutebeuf, 1261), Renart Contrefait (Clerc de Troyes, 1319-1342) est également très populaire et représenté à de nombreuses reprises sur différents supports, manuscrits ( Livre de Prières de Marie de Clèves, les Heures de Marie de Bourgogne, ou encore les Heures de Montbéron, manuscrit breton du XV e siècle, conservé à la BM de Nantes), miséricordes (Walcourt, Louvain, Beverley, Hoogstraeten), etc. Cette popularité se vérifie d’ailleurs par une certaine tradition orale puisque le proverbe « Quand le renard prêche la Passion, veille sur tes poules » apparaît dans plusieurs langues. À propos des représentations de Renart prêchant dans l’art breton : S. DUHEM, « ‘Quant li goupil happe les jélines...’, ou les représentations de Renart dans la sculpture sur bois bretonne du XVe au XVIIe siècle», Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest , t. 105,n°1, 1998. p. 53-69." (F. PIAT 2012)

Voir sur ce thème très riche, outre la frise nord de ces stalles,  : la chapelle de Saint-Sébastien et celle de Saint-Fiacre, toutes les deux au Faouët (Morbihan) :

http://www.lavieb-aile.com/2016/01/le-jube-de-la-chapelle-saint-fiacre-du-faouet-i-le-cote-de-la-nef.html

http://www.lavieb-aile.com/2015/09/sablieres-inscriptions-et-pardon-de-la-chapelle-saint-sebastien-au-faouet-56.html

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Miséricorde n°4, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°4, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°4 : feuille enroulée. (pas de photo)

Je renvois à la photo de F. Piat http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-04/eeb0562e-dba5-419b-bdfd-b30e6d5df052

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Stalle n° 5.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-05/9e3ae9ee-b3ad-4d1e-a9cf-204b3f30899f

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Miséricorde n° 5 : Grotesques trifrons.

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"Trois têtes d'hommes sont réunies par un même front sous un bandeau torsadé. Chaque personnage a un il en commun avec son voisin. Ils sont tous grimaçants et âgés. L'homme le plus à gauche a le front plissé et ouvre la bouche dans un sourire moqueur. Le visage central est plus important que les deux autres. Son nez est pointu et il tire une énorme langue. Le personnage de droite a les joues ridées, le nez crochu et ouvre également la bouche. Ses dents sont visibles." (F. PIAT)

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"Dans d’autres cas, ces figures monstrueuses semblent rire outrageusement de l’institution et des dogmes de l’Église. La miséricorde n°05 des stalles de Saint-Pol-de-Léon avait justement attiré l’attention de J. B ALTRUSAITIS lorsqu’il évoquait la permanence médiévale de l’image de Janus trifrons. Réunis par un même front ceint d’un tissu entortillé et partageant chacun un œil avec son voisin, les visages de trois vieillards goguenards sont sculptés sur cette miséricorde à la facture remarquable.

Ils semblent faire écho à une évocation de la Trinité peinte, sous la forme de trois visages joints, sur la voûte du collatéral sud. L’image de cette miséricorde revêt un caractère cependant bien plus irrespectueux et y voir une simple réminiscence de la figure de Janus ne nous paraît pas satisfaisant dans la mesure où cette moquerie monstrueuse et triviale fonctionne comme un négatif de la Trinité parfaite et céleste. Des parallèles iconographiques pourraient d’ailleurs être établis entre cette figure et les visages tout aussi grotesques et laids que l’on peut apercevoir sur les scènes du Christ aux outrages et du Portement de croix , notamment dans celle de Jérôme Bosch, réalisée vers 1505 et aujourd’hui conservée au Musée d’Art de Gand. En effet, si l’on met de côté le fait que le thème du tricéphale est lui-même très ancien, ce qui frappe véritablement dans cette sculpture, c’est bien l’expressivité des personnages. Comme beaucoup d’autres sculptures du groupe saintpolitain, cette image se révèle plutôt unique, une singularité accentuée par l’exécution très réaliste, expressive et détaillée de ces trois têtes. La présence démoniaque ne se cantonne pas à la seule figure humaine où elle sert à prévenir le fidèle contre la tentation et à avertir le clerc contre les différents aspects, parfois angéliques, sous lesquels le mal peut se dissimuler. Les représentations de créatures monstrueuses sont en effet nombreuses sur les stalles bretonnes, au premier rang desquelles se retrouve la figure du dragon." (F. PIAT 2012)

 

 

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Miséricorde  n°5, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°5, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°5 : moine lisant.

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C'est le quatrième personnage lisant, et tout indique que le même projet se poursuit ici. Mais ce lecteur n'est pas barbu, il est tonsuré, porte un scapulaire à capuchon rabattu, et est à genoux. Ce moine illustre le rôle des Ordres mendiants dont la prédication est tournée vers l'étude des textes évangéliques.

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Appui-main n°5, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°5, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 6.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-06/0d7e60b6-07b6-4303-88c4-63b723e8943f

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Miséricorde n° 6. Cochon portant une clochette, mangeant des glands.

Un porc avec sa clochette autour du cou, c'est pour moi une référence aux moines Antonins, qui guérissaient les malades atteints d'ergotisme ou Mal des Ardents par un régime alimentaire diversifié incluant la viande ; car leurs porcs avaient le privilège de la divagation urbaine, et donc le bénéfice des ordures qui s'y trouvaient. Mais la séquence appui-main/miséricorde laisse attendre ici une figure du Mal : la gloutonnerie ou Gula, par exemple.

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"L'interprétation de cette figure est multiple et non arrêtée. En effet, ce cochon peut être une représentation du mois de novembre, mois où l'on emmenait les cochons glaner, et traditionnellement figuré ainsi dans les calendriers. La clochette autour de son cou indique que l'animal est domestiqué et pourrait ainsi renvoyer à saint Antoine, dont il est l'attribut. Enfin, la légende de saint Paul Aurélien, le saint patron de la cathédrale et de la ville, mentionne que lorsqu'il est arrivé dans la cité, qui était alors abandonnée, il domestiqua une laie et ses petits qui prirent l'habitude de le suivre partout." (F. PIAT)

 La lecture de la thèse de F. Piat permet d'élargir la réflexion.

 

"La miséricorde n°06 des stalles de Saint-Pol est effectivement sculptée d’un porc, vu de profil et portant un collier muni d’une clochette autour du cou. Visiblement en train de chercher des glands, il se trouve au pied d’un chêne stylisé par une seule feuille dentelée, aussi grande que le porc lui-même et à côté de laquelle on distingue encore un gland. L’allure générale du pourceau est plutôt rustique, plus proche de celle du sanglier que des représentants actuels de la race porcine, des soies lui faisant une crête le long de son échine et des canines très développées lui sortant de la gueule,image somme toute conforme aux représentations médiévales de l’animal. Les porcs allant glaner en forêt, il était en effet fréquent que des hybridations se fassent avec des sangliers sauvages. Le porc est un animal paradoxal. Considéré comme une bête immonde dans le Deutéronome (14, 8), il se trouve dès lors frappé d’un interdit alimentaire. Pourtant, tout au long du Moyen Âge, la viande la plus consommée par l’Europe chrétienne reste celle du porc. Vorace, idiot, impur, sale et débauché, le porc se retrouve souvent attribut des personnifications de différents vices, et plus particulièrement de gula , c’est-à-dire cette gloutonnerie si étroitement liée à la luxure. Sa noirceur et sa voracité le classèrent parmi les animaux attachés à Satan, aux côtés du serpent, du crapaud, du singe, du bouc ou encore du dragon. Cependant, comme beaucoup d’images médiévales, il possède également un aspect positif, par le biais de la truie notamment,symbole de fécondité et image de la bonne mère. Nombreuses sont en effet les représentations du thème de la truie qui file, notamment dans les miséricordes de stalles.Il n’en reste pas moins que le porc, particulièrement lorsqu’il adopte une attitude humaine, sert souvent à critiquer, parfois de manière violente, certaines catégories de populations. Ainsi, le thème du Judensau est-il populaire pendant toute la période bas-médiévale, et même repris au début du XXe siècle. Cette image des enfants juifs allaités par une truie est d’origine germanique et est apparue au cours du XIIIe siècle. Elle représente un double pamphlet dans la mesure où les Israélites appliquent l’interdit du Deutéronome et du Lévitique (11,7) : le tabou touche non seulement la chair du cochon, mais également l’animal vivant, son cuir, et parfois son nom.Le symbolisme du porc ne se limite pas à ces seules interprétations. La miséricorde de Saint-Pol-de-Léon montre en effet l’animal en train de rechercher des glands. Or, le mois de novembre est traditionnellement illustré dans les manuscrits et sur les bas-reliefs des églises par une scène de glandée avec un cochon. Le portail droit de la basilique de Saint-Denis, le portail de l’église de Rampillon, les vitraux de la cathédrale de Lausanne, pour ne citer que quelques exemples, comportent des scènes de porcs à la glandée dans leurs travaux des mois.

Le cochon était également l’attribut de nombreux saints, au premier rang desquels se trouve saint Antoine le Grand. De plus, la confrérie des Antonins s’était spécialisée dans l’élevage de porcs, dont la viande était utilisée pour les malades du feu de saint Antoine. Ils avaient obtenu le privilège de laisser vaquer leurs animaux dans de nombreuses villes, animaux que l’on reconnaissait grâce à la clochette qu’ils portaient autour du cou. Le porc de la miséricorde de Saint-Pol porte d’ailleurs une même clochette. Enfin, une dernière possibilité d’interprétation de cette figure est à mettre en relation avec la vie du saint patron de l’édifice, saint Paul-Aurélien qui, en arrivant dans la cité léonarde trouva sur place « une laie et ses petits,des abeilles, un ours et un bœuf sauvage ». Image du mois de novembre, des frères Antonins, de la gourmandise, des juifs ou encore épisode de la vie de saint Paul-Aurélien, les interprétations sont donc nombreuses pour cette seule miséricorde et l’aspect moralisateur semble moins présent que sur les miséricordes vues précédemment." (F. PIAT, 2012)

 

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Miséricorde  n°6, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°6, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 6 : Vierge allaitante.

L'appui-main montre un personnage exemplaire, le premier d'entre eux : la Vierge.

Elle est couronnée, et un voile se mêle à sa chevelure qui retombe sur ses épaules. L'Enfant, qu'elle tient sur le bras gauche et dont la tête a été brisée, pose la main sur le sein à travers la fente du corsage. Marie propose à son Fils un objet, sans doute un fruit. Ma Mère et l'Enfant occupent un dais.

 

Vierge allaitante, appui-main n°6, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vierge allaitante, appui-main n°6, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Vierge allaitante, appui-main n°6, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vierge allaitante, appui-main n°6, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 7.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-07/8c30b2d1-26e6-4e2e-92f9-0f7d3c632c17

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Miséricorde n° 7 :  3 feuilles

"trois feuilles de chêne et deux glands sortent d'une petite structure polygonale et viennent soutenir la console. " (F. PIAT).

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Miséricorde n°7, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°7, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 7 . Tête encapuchonnée.

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Cette tête d'homme est presque sertie dans un capuchon, une cagoule fermée sous le menton. Pourtant, elle est projetée vers l'avant par une ferveur qui enflamme le regard. L'homme, aux lèvres épaisses, a le front et les tempes dégarnies mais qui reçoivent cinq petites mèches centrales.

Devons-nous le considérer comme un homme en prière ?

Appui-main n°7, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°7, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 8.

manquante sur le site de l'Inventaire.

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Miséricorde : feuillage (pas de photo)

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Appui-main n° 8 : "ange" tenant un livre ouvert sur ses genoux.

Ce personnage reste dans la logique observée depuis le début, dans laquelle ces appui-mains sont réservés à des modèles de piété. L'homme, beau comme un ange, imberbe, les cheveux bouclés, est assis et tient un livre ouvert sur ses genoux. Un des éléments remarquables est la chape serrée par un fermail à quadrilobe. Les joues sont pleines, le regard est inspiré. Rien ne peut d'avantage inciter les chanoines à se plonger dans leur bréviaire ou à chanter les textes des antiphonaires disposés sur le lutrin.

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Appui-main n°8,   stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°8, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 9. Siège en haut des marches donnant accès aux stalles hautes.

cette stalle n'est pas décrite dans le site de l'Inventaire.

 

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Miséricorde n°9. Singe une main sur la fesse.

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Vu de profil, un singe, au crâne  simiesque particulièrement étudié avec des arcades orbitaires proéminentes, des oreilles larges et une mâchoire agressive, pose la main et le pied sur ce qui semble être un lutrin et son livre.

Mais l'autre main est posée sur la fesse gauche, comme pour calmer quelque violent prurit.

On remarque l'anneau d'une chaine sur la cheville gauche.

Si j'ai bien suivi les propos du sculpteur, dois-je voir ici le contre-pied de la succession des appui-mains, c'est à dire  la profanation des livres ou la caricature grotesque de l'étude par l'Ignorant et le Vulgaire ?   

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Lisons ce qu'en écrit F. Piat dans sa thèse :

"D’autres miséricordes de Saint-Pol-de-Léon semblent également se référer au clergé mais adoptent comme sujet principal des animaux qui miment certaines activités propres aux chanoines, esquissant une certaine critique des ecclésiastiques. Cependant, la valeur de ces images n’apparaît pas proprement négative et revêt plutôt le rôle d’un avertissement, teinté d’humour, à destination du clergé. Ainsi le grand singe se trouvant sur la miséricorde n°09 de Saint-Pol-de-Léon, animal souvent assimilé au diable dans les textes médiévaux, exprime ces deux caractères à travers une attitude grotesque.

Sur cette miséricorde, il se tient debout face à un livre ouvert posé sur un lutrin.De la main droite, il tient ce livre tandis qu’avec la main gauche, il semble écarter ses fesses, montrant ostensiblement son anus, que le sculpteur a pris soin de représenter, évoquant ainsi l’idée très répandue que « tout passe par le cul du singe ». Sa tête est énorme et ses dents, bien visibles, semblent indiquer qu’il essaye de lire ou de chanter, mais que les seuls sons qui sortent de sa bouche sont des cris incompréhensibles et disgracieux, impression renforcée par l’exagération difficile de son expression.

Il porte un chausson à son pied gauche mais pas au droit, élément rappelant une autre tradition littéraire relative au singe. En effet, parmi les méthodes employées pour attraper le singe, celle reprise notamment par Richard de Fournival, permet d’expliquer la présence de ce bottillon. Lorsque le chasseur veut attraper un de ces spécimens, il utilise le désir d’imitation qui caractérise tous les singes. Se déchaussant, il doit, avant d’aller se cacher, laisser ses bottes derrière lui, bien en évidence, afin que le singe tente de les passer. Une fois que l’animal a mis la première botte, il ne peut plus courir ni s’enfuir de sorte que le chasseur peut, lui, finalement, le capturer. Dans cette histoire, c’est bien le désir d’imitation qui condamne le singe à sa propre perte et c’est également cette imitation réalisée sans comprendre le sens profond des Écritures qui est dénoncée par la miséricorde de Saint-Pol-de-Léon. Car, malgré ses efforts de mime et son geste visant à « ouvrir en grand » ses orifices, ce grand singe n’arrive pas à comprendre ce qu’il lit.

À l’image du renard prêchant, ce singe est lui aussi contrefait et doit être considéré avec la même méfiance. Au-delà de son aspect comique, cette miséricorde se veut une critique assez nette de certains moines qui répéteraient sans la comprendre la Parole de Dieu, ânonnant les chants liturgiques sans voir leur portée réelle et manquant, par là-même, à leur obligation première. Rendant encore plus exceptionnelle cette sculpture, nous n’avons pas répertorié d’exemple similaire à celle-ci dans les stalles européennes, bien que la figure du petit singe y soit assez fréquente, en particulier lorsqu’il est question de moquer certaines professions comme les médecins. Les petits singes sont en effet souvent représentés sur les miséricordes dans l’attitude du médecin examinant des flacons d’urine afin de déterminer la maladie du patient. C. GRÖSSINGER cite plusieurs exemples anglais comme Stratford-upon-Avon, Faversham, St Botolph de Boston ou la cathédrale de Manchester." (Florence PIAT 2012)

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Un exemple iconographique comparable est néanmoins proposé dans  Iconographie des stalles, partage et transmissions des modèles par Danièle Alexandre-Bidon (fig.2 page 153) sur une miséricorde de l'église Saint-Supice, Diest (Belgique.

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Miséricorde n°9,  stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°9, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n°9,  stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°9, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Haut-dossier de la stalle n°9.

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Haut-dossier de la stalle n°9,   stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Haut-dossier de la stalle n°9, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 10.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-10/7b5ec51d-3533-4c13-9d8c-35347fdfd0ea

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Miséricorde n° 10 : main tenant une coupe.

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"Une main gauche tient fermement un morceau de tissu ou un parchemin froissé. Juste au-dessus de la main, au milieu de la feuille, deux petits trous symétriques sont visibles. Ce détail semble indiquer que la miséricorde n'est pas complète et qu'une flèche, un anneau, ou tout autre élément venait peut-être transpercer l´objet. Quant à la main, elle sort d'une manche au large revers." (F. PIAT)

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Miséricorde n°10, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°10, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 10. Religieux mains croisées. Tête brisée

Ce religieux pourrait être un chanoine, les mains croisées sur le ventre, et un chapelet pendu à la ceinture, sur le coté gauche.

Appui-main n°10, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°10, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 11.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-11/9e7d5aaf-69f7-4511-9aef-cb4798a3386c

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Miséricorde n° 11 : chimère à face de taureau.

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"La tête d'un animal fabuleux est représentée de face sur cette miséricorde. Sa physionomie est proche de celle d'un bovin, notamment au niveau du museau et du front. Par contre, ses oreilles sont stylisées par deux grandes formes triangulaires, semblables à des feuilles, au centre desquelles des arabesques sont sculptées. Ces arabesques rejoignent le museau de l'animal. Les poils ondulés sur le sommet de sa tête rappellent par contre le bouc de la stalle 61. Cet animal est en train de mâcher du foin qui dépasse encore de sa gueule. Tout autour de lui, des formes ondulantes semblent indiquer de la fumée." (F. PIAT)

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Miséricorde n° 11,  stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n° 11, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°11. Feuille enroulée sur elle-même.

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Appui-main n°11, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°11, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 12. 

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-12/179dae06-f3e2-438b-be7a-b2d2f30d9875

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Miséricorde n°12 : ruban tressé.

"un ruban entrelacé compose la forme de la miséricorde." (F. PIAT)

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Miséricorde n° 12, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n° 12, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°12. Feuille arrondie formant le corps d'un dragon.

Comme toute chimère, l'œil se perd et hésite à voir ici le déroulement d'une feuille, là un motif géométrique quadrillé, tout en reconnaissant une paire de pattes griffues, et une gueule monstrueuse.

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Stalle n° 13.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-13/84da25b5-64bf-4b7a-b734-42614399c22e

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Miséricorde n°13 : branche de chêne.

"Trois feuilles et un gland. Deux feuilles simplement nervurées sont situées sur les côtés de la miséricorde. Au centre, une feuille aux formes arrondies et ondulantes se trouve au-dessus d'un petit gland." (F. PIAT)

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Miséricorde n°13, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°13, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°13. Pas de photo.

Voir Vue d'ensemble

 http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-13/84da25b5-64bf-4b7a-b734-42614399c22e

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Stalle n° 14.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-14/e9c3d3dd-eef4-47c7-b702-236374c8aaea

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Miséricorde n° 14 : feuillages.

"Trois feuilles aux formes ondulantes sortent d'un support polygonal avec lequel elles font corps.". (F. PIAT)

Pas de photo, voir celle du site de l'Inventaire.

 

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Appui-main n°14. Feuille ponctuée enroulée sur elle-même.

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Appui-main n° 14, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n° 14, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 15.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-15/92beb801-0909-4949-9142-1e72c3491909

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Miséricorde n° 16 : singe chimérique mangeant un fruit d'un arbre.

"Un animal debout prend appui sur un arbre dans lequel il vient de cueillir un fruit qu'il est en train de manger. Sa tête est celle d'un canidé mais il possède de très grandes oreilles pointues. Une longue queue (ou une laisse ?) fine apparaît derrière lui et ses pieds sont ceux d'un singe comme l'atteste la présence d'un pouce. Il porte une ceinture à la taille, qui pourrait être un élément d'une laisse. L'arbre dans lequel il se sert à la forme d'une grande grappe de raisins et aucune feuille n'est visible." (F. PIAT)

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Miséricorde n°15, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°15, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n°15, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°15, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°15 : un aigle déchiquetant du bec un oisillon.

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Appui-main n°15, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°15, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°15, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Appui-main n°15, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n° 16.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-16/39c6dede-3fde-4185-8402-2c79bb5b8d63

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Miséricorde n°16 : tête d'homme au turban.

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Sur la miséricorde : tête d'homme, représenté de trois-quarts et tourné vers la droite. Le personnage a les cheveux courts et frisés. Son visage est complètement déformé. Ses yeux sont asymétriques et l'oeil droit semble aveugle. Son nez est comme cassé en son milieu. Il ouvre la bouche, mais sa lèvre supérieure dessine un large "M", comme s'il avait des difficultés à parler. Son oreille droite, la seule visible, est petite et placée presque à la hauteur des tempes. Son front est parcouru de différents sillons et un creux profond est visible entre ses sourcils." (F. PIAT)

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Miséricorde n°16,  stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°16, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n°16,  stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°16, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalle n°17 (dernière stalle de cette rangée ).

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-paul-aurelien-stalle-17/6f42a567-15ef-4985-8095-8a96c346ac91

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Miséricorde n°17. Hommes crachant des tiges végétales.

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"Deux hommes sont représentés en buste, le dos appuyé contre la sellette de la miséricorde. Ils sont tous deux en train de souffler dans un long tuyau qui envoie de la fumée sur un objet conique retourné situé dans la pointe inférieure de la miséricorde. Cet objet est percé de petits trous sur toute sa surface. Les visages des deux hommes sont similaires et l´accent a été mis sur leur tête, très grande par rapport au reste de leur corps. Ils sont vêtus d'un capuchon et tiennent leur tuyau. L'élément conique semble bien être une ruche que les deux hommes sont en train de fumiger." (F. PIAT) 

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Pas d'appui-main (jouée sud-est)

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Miséricorde n°17,  stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Miséricorde n°17, stalle haute sud (1504-1520) de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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SOURCES ET LIENS.

Source principale :

— PIAT (Florence), 2004,  Les stalles de la cathédrale de Saint-Pol-de Léon. Image et culture à la fin du Moyen Âge, 2 vol., mémoire de Maîtrise : Histoire de l’art (dir. X. MURATOVA) : Rennes 2, 2004. (non consulté)

 PIAT (Florence), 2007, Les stalles de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Un édifice au chœur de l'édifice, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère

 PIAT (Florence), 2012, Les stalles de l’ancien duché de Bretagne, de la fin de la guerre de Succession jusqu’au concile de Trente, [thèse : Histoire de l’art], Rennes, Université de Rennes 2, 2012, 2 vol.2.

 https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne._De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

Volume 2 Annexes :

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?ou=Saint-Pol-de-L%C3%A9on&type=&texte=stalles+

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Bibliographie complémentaire :

 ALEXANDRE-BIDON (Danièle), 2001, « L’iconographie des stalles : partage et transmissions des modèles (enluminures, gravures...) », in K. Lemé-Hébuterne (dir.), Autour des stalles de Picardie et Normandie. Tradition iconographique au Moyen Âge, Amiens, Encrage, 2001, p. 149-166.

 

—  BILLIET (Frédéric) 2001, « Un mobilier pour le chant. La vie musicale dans les stalles d’Amiens », Autour des stalles de Picardie et de Normandie. Traditions iconographiques au Moyen Âge, (ed. K. LEME-HEBUTERNE), actes du 4e colloque international de Misericordia International, Amiens, septembre 1999, Amiens, Encrage, 2001, p. 29).

http://docplayer.fr/62357535-L-es-etudes-relatives-a-l-iconographie-des-stalles-de-choeur-ne-peuvent-ignorer.html

file:///F:/chapelles/Saint%20Pol%20de%20L%C3%A9on%20stalles/Stalles%20blog/05_billiet_frederic_un_mobilier_pour_le_chant_la_vie_musicale_dans_les_stalles_de_la_cathedrale_dami.pdf

 

—  BILLIET (Frédéric)  Le miroir des miséricordes: XIIIe-XVIIe siècle : actes du colloque Université de Toulouse-Le Mirail. Images et sociétés, Université de Toulouse-Le Mirail. Section d'histoire de l'art Centre européen d'art et de civilisation médiévale, 1996 - 262 pages

 

.—  BLOCK (Elaine C.), 2003,Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 2003,444 p. 

— E. C. Block: 'Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland', ProfaneA. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

.—  BLOCK (Elaine C.), BILLIET (Frédéric)  Stalles de la cathédrale de Rouen (Les)

https://books.google.fr/books?id=7tThdObk0qwC&pg=PA78&lpg=PA78&dq=stalles+saint-pol-de-l%C3%A9on&source=bl&ots=tth0hiC8_3&sig=zZ9bwe1_Qj7cICq9VvvVWu8EHyY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiMjJnC-IvYAhXDDcAKHcx-DRk4FBDoAQhEMAU#v=onepage&q=stalles%20saint-pol-de-l%C3%A9on&f=false

— BOURNOT-DIDIER (Nancy) , 2000, André Sulpice et les stalles du Rouergue Thèse de doctorat en Histoire de l'art soutenue à Toulouse 2

 

— CHARLES (Olivier ), 2004, Chanoines de Bretagne, carrières et cultures d'une élite cléricale au siècle des Lumières, Presses Universitaires de Rennes

http://books.openedition.org/pur/17414

 

—  DURAND (Georges) : Monographie de l'église Notre Dame, cathédrale d'Amiens. Tome II . Yvert et Tellier, 1903.

http://www.stalles-dg.info/Acc/durdescrip.htm

 — KRAUS (Dorothy et Henry), 1968, Le monde caché des miséricordes. Suivi du répertoire de 400 stalles d'églises de France. Paris, 263 p. Les éditions de l'amateur.

— MISERICORDIA INTERNATIONAL MEDIEVAL ICONOGRAPHY

http://misericordia-international.blogspot.fr/

— SITES PHOTO

http://tchorski.morkitu.org/14/stpol-01.htm

— PELAD-OLIVIER (Monique), L'emplacement et l'organisation des stalles de la cathédrale de Rouen des origines à nos jours.

http://docplayer.fr/62033271-L-emplacement-et-l-organisation-des-stalles-de-la-cathedrale-de-rouen-des-origines-a-nos-jours.html

http://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Stalles/Index.htm

— PEYRON (Paul), 1901,  La Cathédrale de Saint-Pol et Le Minihy Léon, Quimper, Imprimeur de l’Évêché, 1901, 248 p. (lire en ligne) ou archive.org

https://archive.org/stream/lacathdraledesa00peyrgoog#page/n12/mode/2up/search/psallette

— PRIGENT (Christiane)   Sculptures de danseurs et de jongleurs dans les édifices religieux, à l’époque romane et à l’époque gothique. « Représentations sculptées de danseurs et de jongleurs comme manifestation de la culture laïque dans les édifices religieux à l'époque romane et à l'époque gothique », in M.S.H.B., tome LXXI, 1994, p. 279-313.

https://hicsa.univ-paris1.fr/documents/pdf/MondeRomainMedieval/Prigent.pdf

— LANGLOIS (E.-H.) 1827, Notice sur les bas-reliefs des stalles de la cathédrale de Rouen et sur le Lay d'Aristote, E.-H. Langlois, Rev. de la ST. Lib. d'Em. de la S.-I., 1827, p.12.
— LANGLOIS (E.-H.)  1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, E.-H. Langlois, 1838.

— LEMÉ (K.) 1994,  Stalles de Haute-Normandie, K. Lemé, Etudes Normandes, 1994/3, p. 21.
—  LEMÉ (Khristiane), 1993, Images de la société à travers les stalles du nord-ouest de la France, XIVe http://www.theses.fr/1993PA040260

— LEMÉ (Kristiane) : Le costume au début du XVI°siècle à travers les stalles de la cathédrale d'Amiens. Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie. 4° trimestre 1996

— LEME-HEBUTERNE, Kristiane. Les Stalles de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Paris : Picard, 2007, tome XXVI.

p. 17-44 ; p. 57-114 ; p. 168-173

— TOURTIER, Guy (de), PRACHE, Georges. Les Stalles de la cathédrale d’Amiens, XVIème siècle. Lyon : Lescuyercz, 1970.

Kristiane Lemé-Hébuterne, Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, Paris, Picard, 2007, 28 cm, 248 p., 213 fig. en n. et b. et en coul., carte, plans, dessin. – ISBN : 978-2-7084-0792-3

— JOURDAIN (Edouard) et DUVAL (Charles) : Les stalles de la cathédrale d'Amiens. Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Amiens, Duval et Herment 1843.

 — AMIENS. 1509 et 1522.

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/stalle-du-choeur-decor-en-bas-relief-d-une-jouee-la-vierge-des-litanies/08160568-5bd4-486b-8dce-04262e6e6f4e

https://inventaire.hautsdefrance.fr/recherche/globale?texte=Amiens+stalles

 

https://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/stalles-de-la-cath%C3%A9drale/

 La visite virtuelle des stalles peut se faire sur le site  http://www.stalles-dg.info/Pag/accueil.htm

— BEAUVAIS : Inscription sur la 10ème stalle du côté gauche en haut sur une miséricorde : DE avec étoile et lune

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ensemble-de-83-stalles/afd61497-aa6e-4021-b20b-5c2f92980865

— SOISSONS

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/serie-de-82-stalles/a873a336-a6d3-42a7-888e-e7f1a5ef3caa

 

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Published by jean-yves cordier
11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 20:21

 

I. PRÉSENTATION DU MANUSCRIT.

Souvent appelé Les Grandes Heures d'Anne de Bretagne, ce livre d'heures a été commandé par la reine Anne de Bretagne à l'enlumineur Jean Bourdichon, et réalisé de 1503 à 1508. Il est conservé actuellement à la Bibliothèque nationale de Paris (Ms. lat. 9474). Les images sont disponibles sur la base Mandragore et sur Gallica de la BNF.

Une réplique du même atelier datant de 1515 est conservée au Pierpont Morgan Library MS M 732, avec 96 enluminures botaniques avec dénomination.

 

Les Grandes Heures ont donné lieu à des répliques postérieures, dont trois exemplaires sont de conception très voisine :

Alors que la première réplique est présenté comme « un double des Grandes Heures » par Delisle, les deux suivantes ont les mêmes bordures florales, mais les peintures sont présentées dans des tabernacles à corniche dorée compliquée (F. Avril). 

 

L'ouvrage, de 30,5 cm par 20 cm, est constitué de 476 pages en latin dont 49 grandes miniatures en pleine page et 337 enluminures marginales. Il est remarquable par le travail d'enluminure de chaque marge de page, sur lesquelles figure la représentation réaliste sur fond doré de 337 plantes légendées en latin et en français. On y trouve des fleurs, cultivées ou sauvages, des arbustes, quelques arbres, et une grande diversité d'insectes et de petits animaux de la campagne. Les insectes représentés sont des papillons de jour et de nuit, libellules, sauterelles, chenilles, coccinelles, mouches, abeilles charpentières, grillons, perce-oreille, bourdons, gendarmes, lucanes.

Les petits animaux représentés sont des serpents, lézards, orvets, grenouilles, tortues, écureuils, escargots, lapins, singes, araignées.

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Psaume 137 In conspectu angelorum psallam tibi, folio 115r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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II. LA BOTANIQUE DES GRANDES HEURES D'ANNE DE BRETAGNE.

 

Les  337 dessins de plantes, sont pour la plupart réalistes et aisément identifiables. Quelques-unes sont fantaisistes, et parfois des fleurs blanches sont peintes en bleu. L'immense intérêt de ce manuscrit pour l'histoire des plantes, qui  réside dans sa date, au plus tard 1508, a été remarquée par Antoine de Jussieu en 1722, qui en a  donné une étude critique botanique. Les identifications botaniques sont aidées par le fait que chaque plante est accompagnée de son nom vernaculaire et de son nom latin, mais ces noms  créent aussi des difficultés propres. Les déterminations ont été complétées par Joseph  Decaisne puis par Jules Camus en 1894.
Voir : 

http://uses.plantnet-project.org/fr/Livre_d%27heures_d%27Anne_de_Bretagne.

http://www.plantillustrations.org/volume.php?id_volume=6863&mobile=0

Néanmoins, il ne semble pas que la préoccupation des auteurs ait été de s'interroger sur les sources d'inspiration  de l'enlumineur ou des commanditaires royaux, ni de se livrer à une étude philologique des noms de plante, ni encore de replacer ce manuscrit dans le cursus de l'histoire des sciences de la nature.

Néanmoins, le travail réalisé par Jules Camus va fournir une base documentaire pour l'analyse zoologique, qui reste à réaliser.

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VIOLLA ALBA / VIOLETE DE MARS = (Viola odorata L. = violettes à fleurs blanches), folio 105r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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III. LA ZOOLOGIE DES GRANDES HEURES D'ANNE DE BRETAGNE.

  

 

Si les botanistes se sont intéressés à ce témoignage unique et particulièrement précoce de leur science, il en va tout autrement des zoologistes, puisque je n'ai pu trouver aucun dénombrement, et, a fortiori, aucune tentative d'identification systématique des espèces animales peintes par Bourdichon. 

Parmi les espèces représentées, les papillons et les libellules l'emportent largement, et le peintre a placé sur presque chaque enluminure soit  des papillons, soit des libellules. C'est donc l'Entomologie qui a jusqu'à présent dédaigné une source majeure de documentation iconographique. 

Hâtons-nous de donner la justification de cette carence : pour des savants, les insectes représentés sont encore, à première vue, des créatures décoratives non réalistes. Les identifications ne pourraient descendre, au mieux, en dessous de la précision sur la Famille, mais non reconnaître le Genre et encore moins  l'Espèce peinte. 

Une autre raison, majeure, de ce désintérêt est que le manuscrit n'était pas consultable, sauf à être autorisé à se rendre à la BnF. Des reproductions ont circulé au XIXe siècle, avec des planches en noir et blanc ou en couleur, mais rien celles-ci ne permettent pas facilement  l'examen des insectes, qui ne sont que des détails accessoires des enluminures botaniques. Le manuscrit fut numérisé par la BnF et son site Gallica en novembre 2012, et ce n'est qu'à cette date que l'examen entomologique des peintures furent réellement possible pour le public.

En outre, puisque les noms vernaculaires et latins ne concernent que les plantes,  nous sommes privés de toute indication zoonymique, c'est à dire de tout indice permettant la détermination des espèces des insectes dépeints. Ce qui n'est guère étonnant puisque ceux-ci ne furent nommés que par la nomenclature linnéenne, à partir de 1758.

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Ces raisons m'avaient amené, lors de l'étude pré-zoonymique des Lépidoptères, à délaisser ce manuscrit. 

Je me décide aujourd'hui à y rechercher les insectes de l'Ordre des Odonates (communément "Libellules").

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Folio 115r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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On sait que cet ordre se sub-divise en deux sous-ordres, celui des Anisoptères et celui des Zygoptères. Dans le langage courant, les anisoptères sont appelés libellules tandis que les zygoptères sont appelés demoiselles.

Les Anisoptères (Libellules au sens strict, Dragonfly en anglais) sont caractérisés par de gros  yeux généralement joints au-dessus de la tête et un corps allongé, par des ailes antérieures et postérieures  de formes différentes (plus large à la base pour les postérieures) et qui restent dans une position perpendiculaire au corps  au repos.

Les Zygoptères (Demoiselles en français, Damselflies en anglais) ont un corps plus grêle, des ailes  à peu près égales et repliées au repos à la verticale (sauf chez les Lestidae qui les gardent semi-étalées), des yeux non contigus.

Cette opposition  entre des Anisoptères massives et aux ailes placées comme celles des avions, et les Demoiselles fines comme des aiguilles et aux ailes en hélicoptères, si elle est caricaturale, nous donne un bon moyen pour savoir si, dans cette premier "herbier" fidèle à la réalité, les Libellules respectent cette partition, ou si l'artiste a donné libre cours à son imagination sans tenir compte de la réalité naturelle.

Après avoir passé une après-midi à tourner les 377 feuillets numérisés et à zoomer sur les Odonates, je fus "vite" fixé. J'avais dans mon filet 91 spécimens, que je classais dans ma boite de collection en 55 "avions" et 36 "hélicoptères". 55 Anisoptères et 36 Zygoptères.

Soixante-et-un étaient de couleur bleu azur, les autres étaient jaunes, ou rouge-orangé, ou noir et jaune. La présence des ombres du corps ou des ailes, ou bien le fait que les ailes, dans de nombreux cas, sortaient du champ de la feuille de dessin, et débordaient dans les marges, laissaient penser que le peintre (il s'agit de Jean Bourdichon) avait travaillé d'après nature, avec des papillons, des criquets et des libellules qui étaient venus de poser sur les plantes qu'il avait mission de représenter. (Bien-sûr, les planches qui comportaient des singes endormis au pied des plants gâchaient cette certitude).  On pouvait croire qu'on allait y reconnaître des espèces bien précises, malgré certaines bizarreries qui montraient que le peintre était un artiste, et non un naturaliste. La plus choquante était la présence de longues antennes en crosse, peut-être du meilleur effet, mais qui n'avaient rien à voir avec les  courtes antennes fines comme des cheveux des Odonates. L'abdomen effilé de nombreux spécimens, dépourvu de tout appendice anal ou de tout cercoïde, était troublant. Malgré le nombre élevé des individus récoltés, il était manifeste que  l'on avait repris la même figure pour la placer soit en haut, soit en bas, soit à droite, soit en miroir à gauche, mais que la diversité des espèces ne s'en trouvait pas accrue.

D'ailleurs, hormis dans un cas, toutes les ailes étaient transparentes, ce qui excluait d'emblée que les Calopteryx fassent partie des modèles.

Les ptérostigmas, ces "taches" sombres mais parfois colorés de l'extrémité du bord antérieur des ailes, étaient bien peints, au nombre de quatre, mais de manière stéréotypée.

Il était évident qu'aucun entomologiste n'accepterait de prononcer la moindre détermination d'espèce, voire de genre, et qu'il allait falloir se contenter d'approximations et de vagues évocations.

Mais il était aussi évident que le peintre, s'il n'avait pas reproduit la nature dans un souci de fidélité ( il faudra attendre cette révolution du regard introduit par Joris Hoefnagel soixante-dix ans plus tard), ne s'était néanmoins pas affranchi de toute exigence de respect du réel. Et qu'un pas important avait été franchi ici, dans le sillage de la volonté de reproduire fidèlement les spécimens de plante, pour montrer les insectes pour eux-mêmes, comme objet d'étude.

Jean Bourdichon avait, dans ses enluminures, rompu avec les images décoratives marginales de papillons et de libellules qui ne sont pas rares dans les marges des Livres d'Heures.

De même, les insectes ne portaient aucune valeur symbolique ou allégorique, et ils n'avaient aucun rapport avec le texte (des oraisons) qu'ils illustraient.

Or, les autres peintures de Bourdichon ne donnent pas d'exemples d'un tel souci naturaliste, où les objets naturels sont le sujet de l'enluminure, et non son détail marginal cocasse ou ornemental. De même, les autres Livres d'Heures d'Anne de Bretagne (Petites Heures NAL 3027 ou Très Petites Heures NAL 3120)  n'offrent pas non plus de figures semblables, qui montreraient que ces insectes et cet herbier  relevaient d'une préoccupation naturaliste de la reine de France. Sous quelles influences cet herbier peint et ces animaux prenaient-ils soudain, dans une effraction spectaculaire de l'orée du XVIe siècle, la première place ?

Avant de tenter de répondre à cette question, je devais d'abord rechercher si, dans la littérature scientifique en ligne, quelqu'un, de préférence un entomologiste, avait reconnu dans ces 88 spécimens peint, un indice de détermination. 

Le seul résultat est un passage d'un texte de l'immense spécialiste des Odonates P. S Corbet, qui écrit en 1991 : 

"Plus tard, nous trouvons des libellules joliment peintes sur une Bible de Gutenberg de 1453 (Rudolf, 1991), et dans certains bréviaires médiévaux, par exemple le Bréviaire Grimani ((Conci & Neilsen, 1956), le Bréviaire de Belleville de l'atelier de Jean Pucelle à Paris (Hutchinson, 1978)  et le Livre d'Heures d'Anne de Bretagne illustré par Jean Bourdichon (Frain, 1989). En Europe, il faudra l'invention de l'imprimerie et le libération intellectuelle de la Renaissance pour révéler ce que les observateurs contemporains connaissaient sur les Libellules". (Trad. lavieb-aile)

L'auteur mettait sur un même plan les Odonates illustrés dans le Bréviaire de Belleville de 1323-1326, dans une Bible de Gutenberg de 1453 conservée à la Staatsblbliothek Preussischer Kulturbesitz de Berlin, dans les Grandes Heures d'Anne de Bretagne de 1503-1508, et dans le fameux Bréviaire Grimani de 1510-1520, tous  regroupés dans les temps médiévaux. 

Or, la libellule enluminée au folio 781v du Bréviaire Grimani a été identifiée comme étant l'Aeschne bleue Aeshna cyanea, alors qu'aucune détermination d'espèce n'a pu être prononcée pour les manuscrits ou ouvrages précédents. Bien qu'aucun recensement des Odonates représentés dans l'art, ou plus étroitement dans les manuscrits à peintures, n'ait été mené, il s'agit peut-être de la première représentation d'Odonate déterminée jusqu'au niveau de l'espèce.

Je rappelle que la détermination peut descendre en précision au niveau de l'Ordre des Odonates — on reconnait des libellules dès l'Age du Bronze—, du Sous-ordre, de la Famille, du Genre et de l'Espèce.

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Il est possible d'aller au delà des analyses de P.S. Corbet sur l'histoire de l'Odonatologie, et sur l'histoire des Illustrations entomologiques, en remplaçant les listes d'exemples d'illustrations médiévales dispersées par la recherche d'un axe évolutif, au cours duquel le regard qui se porte sur l'objet d'histoire naturelle s'affine et  l'exigence de l'artiste et l'attente du commanditaire progressent. Le travail de Jean Bourdichon pour les Grandes Heures s'inscrit dans cette progression sur laquelle je place en guise de jalon :

  •  les libellules des marges des enluminures médiévales peintes par Jean Pucelle (et par beaucoup d'autres artistes du XIIIe au XVe siècle), essentiellement décoratives,
  • celles du Bréviaire Grimani au premier quart du XVIe siècle sont (avec indulgence) déjà exactes et réalistes par rapport au modèle naturel,
  •  celles de Joris Hoefnagel au dernier quart du XVIe siècle, qui sont si précises qu'elles pourront être citées comme sources par Linné dans ses définitions d'espèces.

Autrement dit, au delà de la déception de ne pas pouvoir déterminer les modèles naturels utilisés par Jean Bourdichon pour les Grandes Heures,  il pourrait être très excitant de percevoir dans ses peintures la gestation d'une représentation scientifique progressivement en cours, et d'y reconnaître un stade pré-naturaliste : suffisamment attentive à la Nature pour placer des caractéristiques d'espèces réelles, mais suffisamment désinvolte et fantaisiste pour les mélanger indifféremment à d'autres caractéristiques contradictoires, comme les longues antennes par exemple.

Ainsi, la libellule du folio 115r (supra) perd toute crédibilité avec ses antennes de papillon ou de zygène, son abdomen dépourvu d'appendices et la dilatation du tiers inférieur de cette abdomen.

Nous sommes loin de l'Aeshna cyanea qui est reconnue dans l'enluminure du Bestiaire Grimani  peint moins de dix ans après ces Heures, et que Joris Hoefnagel a peint avec une précision microscopique ensuite pour le volume Ignis. Mais nous sommes loin aussi de la "libellule" à trois paires d'ailes peint sur un Bréviaire franciscain vers 1430 : je  place les quatre stades suucessifs :

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I. Bréviaire franciscain de 1430

Bréviaire franciscain vers 1430, BM Chambery MS 0004 folio 385

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II. Jean Bourdichon.

Anisoptère indéterminable Jean Bourdichon, folio 115v, Heures d'Anne de Bretagne 1503-1508 BnF Gallica

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III. Bréviaire Grimani. 

Aeshna cyanea, Bréviaire Grimani folio 781v (vers 1510-1520)

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IV. Hoefnagel.

Aeshna cyanea, Joris Hoefnagel, Ignis (1575-1585), source NGA

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UNE LIBELLULE IDENTIFIABLE MALGRÉ TOUT ?

Je propose de reconnaître dans la libellule peinte au folio 45v  un mâle immature de Libellula depressa Linnaeus 1758.

Elle est vue de dessus, de trois-quart, posée sur la base d'un plant.

Le texte : l'Office de la Vierge :

Deus, qui de beatae Mariae Virginis utero Verbum tuum, Angelo nuntiante, carnem suscipere voluisti: praesta supplicibus tuis; ut, qui vere eam Genitricem Dei credimus, eius apud te intercessionibus adjuvemur. Per eúmdem Dóminum nostrum Jesum Christum Fílium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitáte Spíritus Sancti

La plante.

Il s'agit du  Lierre terrestre Glechoma Hederacea , L. 1753. La bordure est surmontée du nom latin EDERA TERRESTRIS (cf le Botanicon de Theodor Dorsten  1540 page 144) alors que le nom français est inscrit en dessous : QUE DIEU MARCHA. La seule justification de ce dernier nom est la citation biblique du Livre de Jonas 4:6 et praeparavit Dominus Deus hederam et ascendit super caput Ionae "Le Seigneur Dieu fit naître alors un lierre, qui s'éleva au-dessus de la tête de Jonas, pour l'ombrager". Le Lierre est aussi en relation avec le dieu Bacchus / Dionysos, dieu couronné de lierre car il fut caché, enfant, sous cette plante par les nymphes. voir Daléchamps 1615

. On peut noter que ce nom vernaculaire pourtant très précieux car il ne sera pas repris, n'a pas suscité la curiosité des chercheurs.

Les insectes.

La libellule est accompagnée d'un papillon à ocelle, imaginaire.

Libellula depressa.

L'enluminure montre d'un Anisoptère de couleur brun jaune. Libellula depressa, que j'identifie, est reconnaissable par son abdomen particulièrement large et aplati ou "déprimé", qui lui a donné son nom. Cet abdomen est bleu azuré chez le mâle mature, mais brun avec des bords jaunâtres chez la femelle et le mâle immature. La partie antérieure du thorax porte deux larges bandes blanchâtres bien représenté par Bourdichon. Surtout, il a bien indiqué les marques noirâtres de la base des ailes, celle des ailes antérieures étant en barre et celle des postérieures en triangle. Les yeux de l'insecte en naturel sont, comme ici, brun-verts mais  moins contigus qu'il n'est ici dessiné. Les quatre ptérostigmas sont effectivement noirs et rectangulaires. L'aile postérieure est élargi à sa base, comme il se doit. 

Je compte, exactement, dix segments. Le dernier est recourbé vers le haut. L'artiste n'a pas représenté les appendices anaux. Il faut bien dire que sur les différentes photos en ligne, ils sont parfois bien discrets.

Mes guides (K.D.B. Dijkstra et Grand-Boudot) me montrent des femelles à l'abdomen plus larges que ceux des mâles immatures, je fais donc l'hypothèse d'un mâle, mais si on me conteste cela et qu'on m'accorde la détermination de l'espèce, je serais déjà comblé.

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Folio 45v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne, BnF gallica

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Par B59210 — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49376910

 

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L'INFLUENCE DE L'ÉCOLE DE GAND-BRUGES ?

 

Peintre de quatre rois (Louis XI, Charles VIII, Louis XII puis François Ier), Jean  Bourdichon (1457-1521) est le type même de l'artiste officiel, réalisateur avant tout d'ouvrages de luxe d'une exécution raffinée.  Ce sont  ses manuscrits enluminés, particulièrement ses œuvres de maturité comme les Grandes Heures d'Anne de Bretagne (vers 1503-1508), le Missel de Jacques de Beaune (entre 1506 ou 1509 et 1511), les Heures de Frédéric III d'Aragon, entre 1501 et 1503 (Bibliothèque nationale), qui font sa renommée actuelle. Tourangeau manifestement formé auprès de Fouquet et de son fils le Maître du Boccace de Munich, dont il garde l'équilibre classique et les formes pleines, il s'éloigne de lui par sa conception de la peinture plus décorative qu'attachée au réel : c'est un auteur d'images d'une grande beauté formelle plus qu'un novateur inspiré. (D'après Wikipédia)

Mais c'est l'influence de l'école de Gand-Bruges qui est ici déterminante, par ses bordures à fleurs et insectes, déjà présents chez Hans Memling et Gérard David.. C'est dans les années 1470-1480 que l'école ganto-brugeoise se tourne vers plus de naturalisme. Bourdichon s'y serait formé en reprenant et appliquant les armes du roi Louis XII sur une centaine de manuscrits de la bibliothèque de Louis de Bruges, seigneur de la Gruuthuyse.

 

Il est remarquable, pour notre sujet,  que  les principaux artistes de cette école ont participé au Bréviaire Grimani  : Gérard Horenbout, Gérard David, Alexandre Bening et son fils Simon Bening (1483-1561). C'est à ce dernier qu'est attribué le folio 781v du Bréviare Grimani, avce son Aeshna cyanea. 

Les Livres d'Heures de cette école offrent beaucoup d'exemples de libellules :

a) Le Livre d'Heures à l'usage de Rome (XVe siècle) de Beinecke Rare Book and Manuscript Library, MS 287 fol. 161v

https://brbl-dl.library.yale.edu/vufind/Record/3433117?image_id=1025452

b) Le" Bréviaire" (ou plutôt Livre d'Heures) du Brukenthal Museum à Sibiu, en Roumanie, fut réalisé au début du XVIe siècle en Hollande par le Maître des scènes de David du Bréviaire Grimani. Parmi ses 92 enluminures se trouvent beaucoup de libellules.

http://www.brukenthalmuseum.ro/breviar/index_en.htm

Mais ce sujet de l'influence des peintres de Bruges sur la représentation de la Nature étant trop vaste, je l'interromps ici. 

 

 

 


 

 


 

 

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Liste descriptive des 91 Odonates représentés sur les enluminures des Grandes Heures d'Anne de Bretagne.
 

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 Folio 11v : Anisoptère bleu ATY (Abdomen, Thorax et Yeux). Abdomen cylindrique, bleu à lignes jaunes. Extrémité des ailes foncées ou bleutées. Quatre ptérostigmas noirs.

 

 

folio 11v, Grandes heures d'Anne de Bretagne, Gallica BnF

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13v  : Anisoptère bleu AYT, marques jaunes en cupules sur l'abdomen et le thorax, lignes dorées sur le bord antérieur des ailes, quatre ptérostigmas noirs. Queue effilée. [ Aeshna ?? ]

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Folio 13v, Grandes Heures de Bretagne, numérisé par Gallica BnF

 

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25r  : Anisoptère, abdomen noir à marques jaunes en cupules. Thorax rouge bordeaux à marques jaunes en cupules. Yeux verts. Quatre ptérostigmas noirs. Antennes blanches terminées en boule.  [Cordulegaster ??]

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Folio 25r, Grandes Heures de Bretagne, numérisé par Gallica BnF

 

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http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52500984v/f58.item.zoom
Folio 25r, Grandes Heures de Bretagne, numérisé par Gallica BnF

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31r : Zygoptère rouge, abdomen rouge  à 10 segments, thorax rouge, yeux noirs, pas de ptérostigmas, dernier segment bien détaillé . Un pyrrhosoma nymphula aurait les yeux rouges.

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Folio 13v, Grandes Heures de Bretagne, numérisé par Gallica BnF

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32r : Anisoptère bleu ATY, thorax ovoïde, quatre ptérostigmas noirs, appendices du dernier segment détaillés.

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Folio 32r, Grandes Heures de Bretagne, numérisé par Gallica BnF.

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32v : Anisoptère abdomen et thorax noir à marques jaunes en cupules, yeux bleus, pas de pterostigmas, dernier segment effilé.  [Cordulegaster ? ?]

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Folio 32v, Jean Bourdichon, Grandes Heures de Bretagne (1503-1508), numérisé par Gallica BnF.

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34r (sup) : Zygoptère bleu; grandes antennes recourbées.

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Folio 34r (sup), Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne. Numérisé Gallica BnF.

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34r (inf). Zygoptère bleu ATY, thorax ovoïde, quatre ptérostigmas noirs.

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Folio 34r (inf), Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne. Numérisé Gallica BnF.

 

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35v : Zygoptère bleu ATY, thorax ovoïde, quatre ptérostigmas noirs..

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Folio 35v (inf), Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne. Numérisé Gallica BnF.

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37r : Zygoptère bleu ATY, abdomen annelé.

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Folio 37r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

 

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39v : Zygoptère rougeâtre, jaune et bleu, thorax et yeux bleus, quatre ptérostigmas noirs.

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Folio 39v Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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44v : Anisoptère abdomen bleu à traits jaunes dernier segment effilé.

 

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Folio 44v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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45r : Anisoptère bleu ATY (Abdomen, Thorax et Yeux), quatre prétostigmas bruns, dernier segment détaillé.

 

 

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Folio 45r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

 

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45v : Anisoptère, abdomen plat  jaune annelé (dix ou onze segments), thorax jaune, yeux jaunes, tache noire en triangle à la base des ailes, quatre ptérostigmas noirs,  [Libellula depressa mâle immature ?? ]

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Folio 45v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

 

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46r : Anisoptère bleu ATY, base et extrémité des ailes bleues, ptérostigmas rectangulaires noires,  queue fourchue, antenne terminée en massue. Une seule paire d'ailes visible.

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Folio 46r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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53r : Anisoptère abdomen jaune à triangles médians noirs, thorax ovoïde bleu, yeux bleus, 4 ptérostigmas noirs, dernier segment détaillé.

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Folio 53r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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57r : Anisoptère bleu ATY , « queue » fourchue, 4 ptérostigmas noirs..

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Folio 57r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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65v: Zygoptère bleu ATY, thorax ovoïde, 4 ptérostigmas noirs,  queue fourchue.

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Folio 65v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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66v: Zygoptère bleu ATY, thorax ovoïde, 4 ptérostigmas grisâtres, queue fourchue.

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Folio 66v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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75v: Zygoptère bleu ATY, abdomen cylindrique annelé,  thorax ovoïde ponctué, ptérostigmas noirs,  dernier segment à appendices, longues antennes en crosse comme les Zygènes

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Folio 75v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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77r : Anisoptère bleu ATY, thorax ovoïde, 4 ptérostigmas, 

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Folio 77r, , Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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78v : Anisoptère bleu ATY, abdomen plat, 4 ptérostigmas,  [Orthetrum coerulecens ??? ].

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Folio 78v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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84v: Zygoptère bleu ATY queue fourchue, antennes en crosse.

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Folio 84v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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86v: Zygoptère bleu ATY queue fourchue.

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Folio 86v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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88r: Zygoptère bleu ATY , reflets jaunes sur le thorax, queue fourchue.

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Folio 88r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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90v: Zygoptère Rouge-rouille ATY queue fourchue.

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Folio 90v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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95v : Anisoptère, abdomen orangé annelé, jaune dessous, thorax orangé, yeux noirs ptérostigmas noirs, derniers segments effilés, antennes en crosse.

Note : pour l'entomologiste Jacques Jouannic, cet insecte, comme les suivants aux caractères semblables,  abdomen pointu, longues pattes, parfois tête de mouche, ... sont  des Tipules. Communic. pers. sept. 2018.  Il ajoute :

" il serait bon de rajouter parmi les critères que les tipules sont des diptères et sont toujours représentées avec une seule paire d'ailes, contrairement aux odonates qui en ont 2 paires.
La différence se voit très bien sur le folio 109r. 
Pour bien voir la différence je pense qu'on peut comparer les représentations (qui se suivent avec les mêmes couleurs) des folios 129v (odonate) et 131v (tipule).
[A noter aussi que certains zygoptères ont parfois les ailes superposées et sont représentés (folio 113v par ex.) avec seulement 2 ailes].

Cela me semble, désormais, évident !!

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Folio 95v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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96r : Anisoptère bleu ATY et jaune, queue fourchue.

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Folio 96r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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99r: Zygoptère bleu ATY, ptérostigmas bleuâtres, queue fourchue.

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Folio 99r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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100r : Anisoptère Abdomen et thorax jaune et noir, yeux noirs, pattes jaunes, ptérostigmas, derniers segments effilés, [Libellula depressa ??]

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Folio 100r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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105r: Zygoptère bleu ATY queue fourchue.

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Folio 105r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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108r : Anisoptère bleu ATY thorax ovoïde, ptérostigmas noirs, queue fourchue.

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Folio 108r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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109r (sup) : Zygoptère bleu ATY, queue fourchue.

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Folio 109r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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109r (inf.) : Anisoptère jaune rayé de noir, queue pointue

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Folio 105v (inf), Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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110r : Anisoptère bleu Abdomen et thorax bleus marquées de cupules jaunes , yeux verts, ptérostigmas pâles, segment inférieur effilée. .

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Folio 110r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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113r : Anisoptère abdomen jaune à triangles noirs, thorax et yeux bleus, ptérostigmas noirs, dernier segment détaillé.

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Folio 113r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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113v: Zygoptère abdomen et thorax rouges annelés de noir, yeux bleus, ptérostigmas noirs, antennes en crosse et à bouton.

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Folio 113v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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115r : Anisoptère bleu TY, Abdomen bleu à marques noires, quatre ptérostigmas, derniers segments effilés.

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Folio 115r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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115v : Zygoptère abdomen bleu à marques noires, queue effilée.

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Folio 115v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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117v : Anisoptère abdomen jaune annelé de noir, thorax jaune, yeux bleus, queue effilée.

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Folio 117v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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122r : Anisoptère abdomen jaune à triangles noirs, Thorax et yeux bleus.

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Folio 122r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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124v : Anisoptère jaune à raies et anneaux noirs, antennes en crosse, queue effilée.

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Folio 124v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

 

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125v : Zygoptère abdomen bleu, antennes en crosse, queue fourchue.

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Folio 125v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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127r : Zygoptère bleu ATY, queue bifide,  extrémités des ailes bleuâtres, pas de ptérostigmas.

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Folio 127r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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129r  (sup) : Zygoptère bleu ATY, ptérostigmas noirs, dernier segment bifide.

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Folio 129r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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Folio 129r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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129r (inf) : Anisoptère abdomen et thorax noirs à marques et cupules jaunes, yeux bleus, quatre ptérostigmas noirs, extrémité inférieur de l'abdomen dilaté, antennes en crosse plumeuses. [Cordulegaster ??]

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Folio 129r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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129v : Anisoptère abdomen rouge à marques médianes noires en triangle, thorax et yeux rouges, quatre ptérostigmas noirs, "queue" bifide

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Folio 129v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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131v : Anisoptère rouge-orange annelé de noir, à ventre jaune, "queue" effilée, ptérostigmas noirs, antennes en crosses et à boutons.

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Folio 131v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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132r : Anisoptère bleu ATY, marques médianes dorsales noires et jaunes, " queue" aux appendices esquissés .

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Folio 132r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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132v : Anisoptère rouge ATY, marques noires et jaunes.

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Folio 132v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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133v : Zygoptère bleu ATY, queue fourchue (en face d'un "Machaon" ).

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Folio 133v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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136r : Anisoptère bleu ATY, anneaux noirs, queue fourchue (avec une chenille évocatrice de celle de l'Euphorbe Hyles euphorbia)

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Folio 136r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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137r : Anisoptère rouge-orange ATY, marques triangulaires dorsales noires, ptérostigmas noirs, "queue" fourchue.

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Folio 137r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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138r : Anisoptère bleu ATY, marques jaunes en cupules, queue effilée.

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Folio 138r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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138v : Anisoptère bleu ATY, marques annelées noires, queue fourchue.

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Folio 138v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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139v (à droite)  : Zygoptère bleu ATY , ptérostigmas noirs.

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Folio 139v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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139v ( à gauche) : Zygoptère bleu clair ATY, antennes en crosse

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141v : Zygoptère bleu ATY, "queue" fourchue, quatre ptérostigma noirs (en face d'un "Machaon").

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Folio 141v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

 

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143r  : Zygoptère bleu ATY, queue fourchue.

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Folio 143r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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144v : Zygoptère rouge-orange ATY, marque noire longitudinale, quatre ptérostigmas  "queue" fourchue, antennes en crosse.

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Folio 144v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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145r (sup) : Anisoptère bleu ATY, quatre pérostigmas, "queue" fourchue.

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Folio 145r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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145r(inf) : Anisoptère abdomen jaune à triangles médians dorsaux noirs, thorax et yeux orange, derniers segments effilés.

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Folio 145r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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150v : Anisoptère orange, queue effilée, antennes en crosse.

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Folio 150v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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151r : Anisoptère bleu ATY, thorax ovoïde, quatre ptérostigmas noirs, "queue" fourchue.

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Folio 151r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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153r (à droite) : Zygoptère orange ATY, marques dorsaux en triangles noirs "queue" fourchue.

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Folio 153r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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153r (à gauche) : Zygoptère bleu ATY, queue fourchue.

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154r : Zygoptère bleu ATY, queue fourchue.

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Folio 154r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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157r : Zygoptère bleu ATY, ptérostigmas, queue fourchue.

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Folio 129r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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160r : Anisoptère orange ATY, triangles dorsaux  noirs, ptérostigmas, "queue" fourchue.

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Folio 160r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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160v  : Anisoptère jaune-orange ATY, abdomen large, annelé, queue effilée

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Folio 160v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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164r  : Anisoptère bleu ATY, queue fourchue.

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Folio 164r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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166r. Anisoptère bleu ATY, ventre jaune, quatre ptérostigmas noirs, 

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Folio 166r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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170r : Anisoptère bleu ATY, ventre jaune, queue effilée, antennes en crosse.

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Folio 170r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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178r : Anisoptère bleu ATY, marques en cupules jaunes, ptérostigmas, derniers segments effilés, longues antennes.

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Folio 178r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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180r : Anisoptère bleu ATY, queue fourchue.

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Folio 180r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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184r : Zygoptère bleu ATY, ventre jaune, triangles noirs, queue fourchue, antennes en crosse.

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Folio 184r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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188r : Anisoptère bleu ATY, queue fourchue.

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Folio 188r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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190r  : Anisoptère jaune ATY, queue effilée, antennes.

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Folio 190r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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196r : Anisoptère bleu ATY, anneaux noirs, ventre jaune, queue effilée, ptérostigmas, antennes.

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Folio 196r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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202r : Anisoptère bleu ATY, queue fourchue.

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Folio 202r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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208r  : Anisoptère jaune ATY, , queue effilée, antennes.

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Folio 208r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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213r : Zygoptère bleu ATY, queue fourchue.

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Folio 213r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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220v : Anisoptère bleu ATY, marques jaunes en cupules, ptérostigmas, queue effilée, longues antennes.

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Folio 220v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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223r (à gauche) : Zygoptère bleu ATY, cupules jaunes, queue effilée, longues antennes.

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Folio 223r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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223r (à droite)  : Anisoptère bleu ATY annelé, abdomen large aplati, antennes longues en crosse, queue effilée.

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229v : Zygoptère bleu ATY, ptérostigmas,  "queue" bifide, longues antennes.

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Folio 229v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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233r : Anisoptère jaune ATY, abdomen élargi et annelé, queue effilée, longues antennes.

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Folio 233r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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233v : Anisoptère bleu ATY, marques dorsales noires et jaunes, pterostigmas noirs,, queue fourchue.

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Folio 233v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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234r : Zygoptère bleu ATY, anneaux dorés, queue fourchue.

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Folio 234r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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235v : Anisoptère orange ATY, abdomen élargi à marques noirâtres et jaunes dorsales, "queue" effilée, longues antennes à massues.

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Folio 235v, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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236r  : Anisoptère bleu ATY, ptérostigmas,  "queue" fourchue.

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Folio 236r, Jean Bourdichon, Grandes Heures d'Anne de Bretagne (1503-1508). Numérisé Gallica BnF.

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Résultats.

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Mon décompte est celui d'un amateur, certes plein de bonne volonté, mais qui ne rédige pas ici sa thèse de doctorat. Les professionnels vérifieront derrière moi. Ou pas.

Nombre total : 91 Odonates.

Si je prends comme critère (discutable) de considérer comme Anisoptères les espèces figurées ailes écartées et comme Zygoptères les espèces figurées ailes redressées, je compte 55 Anisoptères et 36 Zygoptères.

Je compte  

91 Odonates : 55 Anisoptères et 36 Zygoptères

Couleurs.

Il y a 31 Anisoptères bleus, 13 Anisoptères jaunes, 3 Anisoptères noirs et jaunes, 8 Anisoptères rouges ou orangé.

Et 30 Zygoptères bleus, 6 Zygoptères rouge ou orangé.

Soit 61 "bleus", 13 "jaunes", 14 "orangés" et 3 "noirs et jaunes"

La prédominance des deux couleurs bleu et jaune (avec sa variante orange)  est réaliste, correspondant à la distribution dans la nature, et à la coloration de nombreuses espèces entre mâles bleus et femelles jaunes. On remarque néanmoins l'absence de la couleur verte.

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SOURCES ET LIENS.

— GRANDES HEURES  d'Anne de Bretagne LATIN 9474 HORAE ROMANUM 

Numérisation du manuscrit Bnf latin 9474 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52500984v

— Notice Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Grandes_Heures_d%27Anne_de_Bretagne

— Fac-similé CURMER 1841 :

Le Livre d'Heures de la Reine Anne de Bretagne: Traduit du latin et accompagné de notices inédites par l'abbé [Henri] Delaunay,  volume 1

http://reader.digitale-sammlungen.de/de/fs1/object/display/bsb10800533_00098.html

Le Livre d'Heures de la Reine Anne de Bretagne: Traduit du latin et accompagné de notices inédites par l'abbé [Henri] Delaunay,  volume 1 volume 2

https://books.google.fr/books?id=1xZKAAAAcAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

https://archive.org/details/lelivredheuresde01cath

— Facsimilé Moleiro 2014 : commentaires rédigé par Marie-Pierre Laffitte (BnF), Georges Minois, Michèle Bilimoff (CNRS) et Carlos Miranda, AA.vv., Grandes heures d'Anne de Bretagne, Barcelone, M. Moleiro Editor, 2014, 397 pages, (ISBN 978-84-96400-99-3).

— AVRIL (François) et N. Reynaud, 1993, Les manuscrits à peintures, n° 164, p. 297-300, avec bibliographie.

— BILIMOFF Michele, Promenade dans des jardins disparus, Les plantes au Moyen Âge d'apres les Grandes Heures d'Anne de Bretagne, OUEST-FRANCE, 2001.

 

— BREVIAIRE GRIMANI

https://archive.org/stream/lebreviairegri00onga#page/n9/mode/2up

https://archive.org/stream/lebreviairegri00onga#page/164/mode/2up

https://archive.org/stream/lebreviairegri00onga#page/206/mode/2up

https://archive.org/stream/lebreviairegri00onga#page/240/mode/2up

http://marciana.venezia.sbn.it/sites/default/files/filemanager/file/UserFiles/File/Grimani-2.pdf

— CAMUS (Jules), « Les noms des plantes du Livre d'Heures d'Anne de Bretagne », Journal de Botanique, t. 8, no 19-23,‎ 1894, p. 325-336, 345-352, 366-375, 396-401  https://www.biodiversitylibrary.org/item/18810#page/335/mode/1up

 retranscription sur plantnet :

http://uses.plantnet-project.org/fr/Camus,_Livre_d%27heures_d%27Anne_de_Bretagne,_1894

Article permettant l'identification complète des plantes représentées

 

— DELISLE ( Léopold), 1913  Les Grandes heures de la reine Anne de Bretagne et l'atelier de Jean Bourdichon, E. Rahir,.

https://archive.org/details/mdu-rare-025674

http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1913_num_74_1_460890

http://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1910_num_54_3_72620

— DURRIEU Paul. L'enlumineur flamand Simon Bening. In: Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres, 54ᵉ année, N. 3, 1910. pp. 162-169; doi : 10.3406/crai.1910.72606 http://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1910_num_54_3_72606

 

— GATIEN / GENDRE (Philippe), 2015, Un prince de l'enluminure , Jean Bourdichon, blog.

http://autourdemesromans.com/un-prince-de-lenluminure-jean-bourdichon-peintre-de-cour/

— KREN (Thomas), Scot McKendrick 2003, Illuminating the Renaissance: The Triumph of Flemish Manuscript Painting in Europe Getty Publications, 1 juil. 2003 - 591 pages

https://books.google.fr/books?id=tyA2AgAAQBAJ&dq=%22thomas+kren%22+ghent-bruges&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
—OMONT ( H.),  "Un document nouveau relatif à Jean Bourdichon", dans Bibliothèque de l'école des chartes, t. 73, 1912, p. 581-583 

http://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1912_num_73_1_460949

 

—  MÂLE (Émile), 1902, « Trois œuvres nouvelles de Jean Bourdichon, peintre de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier », Gazette des beaux-arts, vol. 27, no 3,‎ mars 1902, p. 185-203.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2031554/f216

— MONSERRAT (Victor J. ) 2016,  LOS ARTRÓPODOS EN LOS LIBROS ILUMINADOS DE LA EDAD MEDIA EUROPEA Boletín de la Sociedad Entomológica Aragonesa (S.E.A.),  nº58 (30/06/2016): 259–331.

https://www.academia.edu/26637740/LOS_ARTR%C3%93PODOS_EN_LOS_LIBROS_ILUMINADOS_DE_LA_EDAD_MEDIA_EUROPEA

— Bourdichon : Heures de Frederic d'Aragon BnF http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8427228j/f1.planchecontact

 

—REPLIQUES :  Réplique des Heures d'Anne de Bretagne : Heures Holford, Pierpont Morgan Library, New York, manuscrit M. 732 (1515, avec 96 enluminures botaniques avec dénomination ) 

http://ica.themorgan.org/manuscript/thumbs/77418

— Réplique des Heures d'Anne de Bretagne : Heures Rothschild, Waddeson Manor, manuscrit 20 https://waddesdon.org.uk/the-collection/item/?id=1781

— Réplique des Heures d'Anne de Bretagne : Heures Gardner, à Boston, Gardner Museum, ms. 8 https://www.gardnermuseum.org/experience/collection/17646

— RUDOLF R.), 1991. Paintings of Zygoptera in the Gutenberg Bible of 1453. Odonatologica, 20 (1) : 75-78.  

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document;docid=591936

SUR SIMON BENING:

a) Simon Bening als landschapsminiaturist. Eigen stijl & evolutie binnen het oeuvre en zijn invloed op de ontwikkeling van het landschap in de schilderkunst van de zestiende eeuw. https://lib.ugent.be/fulltxt/RUG01/001/414/918/RUG01-001414918_2010_0001_AC.pdf

b) 

http://manuscripts.org.uk/chd.dk/misc/ABGrim.html

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 22:55

La Passion de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre de Gouezec.

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Voir :

a) à propos du patrimoine de Gouezec :

  Vierges allaitantes I : Notre-Dame de Tréguron à Gouezec. Les Vierges.

Vierges allaitantes I : N.D de Tréguron à Gouezec, la chapelle et ses saints.

 

b) à propos des vitraux :

Liste des 154 articles de ce blog décrivant les vitraux.

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PASSIONS FINISTÉRIENNES.

 Beaucoup d'entre elles sont dues à l'atelier Le Sodec à Quimper. Le Corpus Vitrearum VII permet d'en dresser une chronologie :

et dans le Morbihan :

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On attribue aussi à l 'atelier des Le Sodec les vitraux suivants :

 

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PRÉSENTATION.

La Baie d'axe ou maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre de Gouézec a été vitrée au troisième quart du XVIe siècle. Haute de 4  m et large de 2,50 m, elle comporte quatre lancettes consacrée à une verrière de la Passion,  et un tympan à cinq ajours. 

Les trois lancettes de gauche forment une grande Crucifixion à nombreux personnages sur fond bleu uni, tandis que la lancette droite représente une Déposition de croix avec la Pâmoison de la Vierge au premier plan. 

Cette verrière reprend les cartons des Passions finistériennes de Guengat et de Guimiliau (toutes les deux de 1550), de Quéménéven et sont caractéristiques de l'atelier quimpérois des Le Sodec. Elle présente aussi quelque rapport avec la verrière de Tourch, qui appartient elle-même au groupe quimpérois affilié aux maîtresse-vitres de La Martyre et La Roche-Maurice.

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J'ai repris principalement ici le texte de GATOUILLAT & HEROLD 2005 page 130.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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LA GRANDE CRUCIFIXION.
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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Lancette A .

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Partie inférieure de la lancette A : la Vierge éplorée entre saint Jean et une sainte femme.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Partie haute de la lancette A : cavaliers autour de la croix du Bon Larron.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Une Sainte Femme, le Centenier, et des cavaliers armés de lances.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Le Bon Larron, dont l'âme est emportée par un ange.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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La lancette B, de haut en bas.

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Le Christ crucifié.

Utilisation de la sanguine pour rendre les traînées de sang, et les traces du foute à trois pointes.

A droite du Christ, la lance qui transperce son flanc. À gauche, l'éponge imbibée de vinaigre..

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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En dessous : Longin donnant le coup de lance. 

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Au pied de la croix : sainte Marie-Madeleine éplorée.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Partie inférieure : trois soldats se disputent la tunique (pourpre) du Christ.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Lancette C.

Elle est d'interprétation délicate car on y voit le Mauvais Larron, identifié par le diable qui guette son âme, mais intégré aux mises en scène habituelles des Dépositions. Faut-il y voir la déposition du Larron, ou penser au contraire qu'il est hissé par une corde sur  sa croix ? Il détourne les yeux du Christ.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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La Passion de la maîtresse-vitre de l'église de Gouezec.

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Les inscriptions.

On lit sur les brides de harnachement du cheval IOSVECMA et SVOEM. Ces inscriptions n'ont pas encore été interprétées.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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La quatrième lancette D.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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LE TYMPAN.

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"Les panneaux originaux du tympan ont disparu. Ils figuraient des armoiries, détruites avant 1656 mais connues d'après un procès-verbal établi en 1641 par François de Kergoat, architecte à Quimper. Les ajours contenaient, sous l'écu de France écartelé de Bretagne, les armoiries de Ploeuc écartelées de celles des Kergolay seigneur de Lesguen, entourées du collier de l'ordre de Saint-Michel, et le même écu parti de Goulaine." (Gatouillat et Hérold, citant l'abbé Émile Bosson 1971). Voir Infra Le Bihan.

Ce tympan a été recomposé vers 1840-1850 [et/ou après 1878, cf. armoiries papales] avec dans les deux grands ajours latéraux deux éléments d'une Crucifixion datant vers 1550 et rapportés d'un autre édifice. 

 

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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1°) À gauche : Groupe des saintes femmes avec saint Jean.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Inscription en lettres perlées : CELO[C].

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Ajour central : Dieu le Père en buste sur fond rouge

. Ce verre rouge plaqué est  gravé de rayons. C'est le réemploi d'un ajour du 1er tiers du XVIe s. d'échelle plus réduite.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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En dessous, armes moderne de Léon XIII  pape de 1878 à 1903.

D'azur au cyprès de sinople planté sur une plaine de même accompagné au francs quartier d'une comète d'or et en pointe de deux fleurs de lys d'argent, à la fasce d'argent brochant sur le tout.

L'écu est entouré comme de nuées de neuf têtes en réemploi (XVe et XVIe siècle).

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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A droite : Pâmoison de la Vierge soutenue par saint Jean.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Maîtresse-vitre (atelier Le Sodec, vers 1550-1575) de l'église de Gouezec. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), 1910,  Notice du Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie de Quimper BDHA

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/bd03c475bf9685764a2a1c75c2540b1f.pdf

"A l'intérieur, ce qu'il y a de plus remarquable, c'est la maîtresse-vitre, contenue dans une fenêtre à quatre baies. Dans les trois baies de gauche, est représentée la Crucifixion, Notre Seigneur en croix, et les deux larrons. Autour de la croix du Sauveur, sont un certain nombre de personnages à cheval : saint Longin lui perçant le côté de sa lance, le centurion, les princes des prêtres et les pharisiens, le montrant du doigt avec dérision ou l'apostrophant avec mépris, puis des soldats portant des lances et l'éponge au bout d'une hampe ; Marie-Madeleine étreint le pied de la croix et lève les yeux vers son Maître crucifié. Plus bas, des soldats et des juifs se disputent. les vêtements du Sauveur et dégainent leurs glaives et leurs dagues pour trancher ces dépouilles et aussi pour se frapper mutuellement. Dans la dernière baie de gauche, la Sainte Vierge semble s'affaisser de douleur, et est soutenue par saint Jean et entourée par les Saintes Femmes. Au-dessus du bon larron, un ange emporte son âme au ciel. A la croix du mauvais larron est appliquée une échelle par laquelle on semble le hisser pour le crucifier ; il est vêtu d'une chemise flottante et a l'air tout résigné, ce qui semble un contre-sens ; un diable rouge est à ses côtés et lui souffle à l'oreille de mauvais sentiments. Certains détails de cette scène sont la réplique exacte de ce que l'on voit dans le vitrail de Tourc'h, datant de 1550, spécialement saint Longin, la Madeleine, les soldats se disputant les vêtements et l'évanouissement de la Vierge. Dans la quatrième baie, à droite, on a représenté la DESCENTE DE CROIX. Joseph d'Arimathie et Nicodème, aidés de leurs serviteurs, descendent avec respect le corps de Notre Seigneur. Près des pieds du Sauveur, est la Madeleine, tenant entr'ouvert son vase de parfums. Plus bas, se reproduit presque identiquement la scène du spasimo de la Sainte Vierge, encore soutenue par saint Jean et par une Sainte-Femme. — Au-dessus, dans un des soufflets, se trouve une troisième reproduction du même sujet. Dans le soufflet du milieu est un Père-Eternel tenant la boule du monde ; puis, par ailleurs, quelques fragments indéterminés. "

 

— BARRIÉ (Roger), 1978, Étude sur le vitrail en Cornouaille au XVIe siècle. Thèse de troisième cycle. UHB. UER des Arts. Rennes, 2 tomes

— COUFFON (René), 1945, La peinture sur Verre en Bretagne au XVIe siècle",  Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne. p.35

http://www.shabretagne.com/scripts/files/51ebaffaede742.09604269/1945_02.pdf

 

 

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Gouezec,   extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/09ff228b4eec025c300f23acb5183bc8.pdf

" La maîtresse vitre est ornée d'un vitrail consacré à la Crucifixion et dérivé de celui de la Martyre, milieu du XVIe siècle (C.) ; mais le maître verrier, n'ayant pas compris la signature du modèle : "JOST" (de Negker), l'a remplacée par "JOSUE". La croix du Christ et celles des larrons occupent trois lancettes ; au bas de celles-ci, groupe des saintes femmes, saint Jean et la Vierge Mère affaissée de douleur, puis Madeleine au pied de la croix, les soldats tirant au sort la tunique. Dans la dernière lancette, à droite, Descente de croix avec Nicodème, Joseph d'Arimathie, Madeleine encore et la Vierge Marie écroulée de nouveau. Dans le remplage, Père Eternel."

N.B.Les allégations ou fabulations de Couffon sur "Jost" ont été démenties.

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD ( Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2005, 365 p. (Corpus vitrearum France, série complémentaire. Recensement des vitraux anciens de la France, VII) pages 144-146.

— LE BIHAN (Jean-Pierre), 2007, GOUEZEC,des vitraux disparus de l'église et des chapelles

blog, 17 décembre 2007

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-14686812.html

"1641.Procès-verbal de visite par Olivier de Laniprat, sénéchal de Carhaix et François de Kergoat , architecte à Quimper.

,On voyait dans les deux soufflets supérieurs: à gauche
le blason de France écartelé de Bretagne,
le blason de Ploeuc écartelé de Kergorlay,
le blason de Lesquen entouré du collier de Saint-Michel,
le blason de Ploeuc écartelé de Kergorlay parti de Goulaine
. le blason de Lesquen parti de Ploeuc entouré du Collier de Saint-Michel.
Disparition à coup de fusils en 1656
Ils disparurent en 1656, en volant en éclats dans la nuit du 8 mai, sur les ordres de Charles de Kernezne, marquis de la Roche, à la suite d’une querelle de prééminences. Le travail fut exécuté par son neveu à la tête d’hommes armés de fusils.

On ne sait si ces vitraux furent ensuite restaurés, mais aujourd’hui il n’en reste rien. Deux bustes de personnages en partie anciens, entourés de vitraux kaléidoscopes des années 1840 les remplacent actuellement.
Actuellement restes d’une Passion postérieure à celle en place ainsi qu’un Père Eternel et 9 têtes dont celle d’un Christ. Le tout provenant d ‘autres verrières de l’église ou de  chapelle.
"

— LE BIHAN (Jean-Pierre) 1989,  La verrière de l'église Saint-Pierre de Gouézec , Bull.Société d'Archéologie du Finistère pages 261-284.

— Infobretagne http://www.infobretagne.com/gouezec.htm

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 14:45

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Calopteryx  Leach, 1815.

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Voir sur la zoonymie (étude du nom) des Odonates :

 

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Résumé.

Genre Calopteryx, Leach, 1815.  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci, surtout chez les mâles.

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. LEACH 1815.

 

En 1813, William Elford Leach (1791-1836), diplômé en médecine de l'université St-Andrews (Ecosse) après avoir étudié à Edimbourg, devint responsable des collections zoologiques du British Museum. En 1815, il rédigea la première bibliographie, extraordinairement détaillée, de l'entomologie, dans la partie historique d'un article "Entomologie" de l'Edinburgh Encyclopaedia de David Brewster. Il publia entre 1814 et 1817 ses Zoological Miscellany, mais en 1822, atteint de dépression et de surmenage, il démissionna de son poste pour voyager.

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

 FAMILY I. LIBELLULIDA.

489. Libellula

490. Cordulia.

FAMILY II. ÆSHNIDES.

482. Cordulegaster

483. Gomphus

484. Anax

FAMILY III. AGRIONIDA.

485. Agrion

486. Lestes

487. Calepteryx.

 

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486. GENUS CCCCLXXXVII. CALOPTERYX. Leach's MSS. 
Agrion Fabricius Latreille.

Wings coriaceo-membranaceous, without a real stigma, in place of which is sometimes an irregular opaque spot. Abdomen of the male furnished with a forceps-like appendage. 

Obs. This genus comprehends those Agrionida with coloured wings. 


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Leach décrivait son genre Calepteryx ainsi : "ailes coriaceo-membraneuses, sans réel stigma, remplacé par une zone opaque irrégulière . L'abdomen des mâles est équipé d'appendices en forme de pince [ou de forceps] . Ce genre comprend ceux des Agrionidés aux ailes colorées."

 

 

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L'espèce type du genre est Libellula virgo Linnaeus, 1758.

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II. ÉTUDE DU NOM.

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Calopteryx vient du grec  kαλοσ, α, ον = belle + πτεριξ, υγοσ = aile et signifie "qui a de belles ailes", qualificatif qui ne nécessite pas d'explication pour celui qui connait les splendides couleurs bleu-vert métallique irisé des ailes des mâles de l'espèce-type C. virgo.

La graphie CALEPTERIX de Leach, fautive à l'égard des racines grecques, a été corrigée par Burmeister en 1839 dans Handbuch der  Entomologie, 2, 825.  Ce dernier attribue le nom Calopteryx à Charpentier.


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III.  RECEPTION du genre.

 

 

Leach, qui sépare ses Agrionida en trois genres AGRION Latreille, LESTES Leach et CALEPTERYX Leach,   signale qu'il reprend sous son nom Calepteryx les espèces du genre Agrion (ou Agrionida) "qui ont les ailes colorées". Il renvoie aux AGRIONS du danois  Fabricius [1775 puis 1798  Syst. Ent. 286 (emendation)] et du français Latreille [1801  Hist. Nat. T.3 p. 287 ]. C'est ce dernier qui y place la Libellula virgo de Linné. Latreille définissait son genre Agrion ainsi : 

"Antennes à troisième article allongé, et terminées par une soie qui n'est pas deux fois plus longue que la tête, sans articles distincts. Lèvre inférieure à trois pièces assez grandes; les latérales ayant une pièce palpiforme et un angle saillant; celle du milieu fortement échancrée.

Téte et corselet ne faisant que le tiers de la longueur totale du corps ; tête courte, large. Yeux gros, écartés. Vessie frontale petite.Petits yeux lisses, très-apparens, sans élévation vésiculeuse au milieu d'eux. Ailes élevées. Abdomen très-long, menu, cylindrico-linéaire."

Le genre fut repris par les auteurs suivants :

CALOPTERYX Burgmeister 1839 Handbuch Ent.2, 285

CALEPTERYX Hagen 1840 Syn. Lib. Eur. 61.

CALOPTERYX Selys et Hagen 1850 Revue des Odonates Paris 133

SYLPHIS Selys 1852 Synopsis des Calopterygines.

AGRION Selys 1876, Bull. Acad. r. Belg. 2 41 1

AGRION Kirby, 1890 Syn. Cat. Neur. Odon. London

CALOPTERYX Jacobson et Bianqui  1905, Pryam Lozhnos Ross imp. 796.

AGRION, Muttkowski, 1910, Bull. Pub. Mus. Milwaukee

AGRION, Ris, 1916, Suppl. Ent. Berlin.

etc.. : voir Thierreich Teilband

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DESCRIPTION.

Les Caloptéryx se caractérisent parmi les Zygoptères :

  • par la coloration métallique d' ailes grandes et larges. Le plus souvent bleu chez le mâle et vert métallique ou brun chez les femelles.
  • par leur forme non pédonculée (mais ovales,  progressivement rétrécies vers la base), ce qui les distingue des Lestes, plus petites et au corps vert métallique.
  • par l'absence de ptérostigmas des mâles alors que les pseudoptérostigmas des femelles sont pâles, mal définis et traversés de nervure. 
  • par la nervation très serrée.
  • Par leur cantonnement le long des cours d'eau, à berges végétalisées en grand nombre. Au repos, les ailes sont maintenues ensemble ou légèrement entrouvertes selon un axe de 30 ° environ par rapport à l'abdomen.
  • par la parade précopulatoire des mâles en vol stationnaire devant la femelle avec un battement des ailes à haute fréquence, extrémité de l'abdomen relevé.

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ESPÈCES FRANÇAISES :

 

  • Calopteryx haemorrhoidalis (Vander Linden, 1825) - le Caloptéryx méditerranéen
  • Calopteryx splendens (Harris, 1782) - le Caloptéryx éclatant (présent partout en Bretagne)

  • Calopteryx virgo (Linnaeus, 1758) - le Caloptéryx vierge (présent partout en Bretagne)

  • Calopteryx xanthostoma (Charpentier, 1825) - le Caloptéryx occitan

SOURCES ET LIENS.

Bibliographie de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

— GRAND (Daniel), BOUDOT (Jean-Pierre), 2006 Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, Biotope 479 pages

https://books.google.fr/books?id=cYwSCwAAQBAJ&dq=inauthor:%22Daniel+Grand%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

 

PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— NATIONAL HISTORY MUSEUM

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/calopteryx_splendens.html

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, Roret, 220 pages.

https://books.google.fr/books?id=8aBIt4TdIM0C&dq=AEschna&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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OUTILS ZOONYMIE.

— LSJ Site de traduction grec/anglais Liddell  Scott Jones

https://lsj.translatum.gr/wiki/Main_Page

https://lsj.translatum.gr/wiki/LSJ:GreekEnglishLexicon

 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

 

— FLIEDNER (Heinrich),  MARTENS (Andreas ), 2008, The meaning of the scientific names of Seychelles dragonflies (Odonata) , Phelsuma 16 (2008); 49-57

https://www.researchgate.net/publication/228819379_The_meaning_of_the_scientific_names_of_Seychelles_dragonflies_Odonata [accessed Jan 04 2018].

 

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulie-bronzee/



 


 


 


 

 


Derivatio nominis libellularum europaearum (Téléchargement PDF disponible). Available from: https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum [accessed Jan 08 2018].


 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 23:18

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Présentation des stalles.

Les stalles du choeur en bois sculptées datent de 1510-1520 : on y voit en effet les armoiries de Mgr de Carman (1504-1514) et celles de Mgr Guy Leclerc (1514-1523). 

Les  sièges se présentent en quatre rangées disposées par groupe de deux, de part et d'autre du chœur : 17 stalles hautes et 16 stalles basses de chaque coté. Le chœur est entouré d'un chancel de pierre contre lequel viennent s'adosser les dosserets des stalles et leur dais. L'entrée dans le chœur se fait par deux portes situées l'une en face de l'autre du coté nord et sud du chancel, entre le chœur liturgique et le chœur des chanoines.

L'accès aux stalles hautes depuis les stalles basses se fait par une volée de deux marches située au centre des rangs inférieurs. Un autre accès est possible entre les deux rangs coté est, par deux marches et une porte basse. 

Avec les appuie-main et les miséricordes de chaque stalle, les jouées qui les ferment sur les cotés, les rampants des volées de marches,  les dais encadrés de deux frises haute et basse, avec les pendentifs et les statues des montants, les stalles de Saint-Pol-de-Léon constituent un ensemble d'une richesse exceptionnelle. Celui-ci a été étudié par Florence Piat dans un mémoire de maîtrise de 2004, suivi d'une thèse de 2012 consacrée plus largement aux stalles de dix sites de l'ancien duché de Bretagne (Dol, Tréguier, Quimper, Saint-Herbot, Saint-Pol-de-Léon, etc.).

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Où l'iconographie empêche d'entendre des voix.

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Grâce aux données de cette thèse disponible en ligne, j'ai étudié successivement les frises des dais, et les jouées. Mais tous les travaux sur les stalles, toutes les photographies partagées, toutes les visites proposées ont un défaut irréductible, celui d'être basés sur l'image et le regard, alors que les stalles n'ont en réalité qu'une fonction : le chant de l'office canonique. Les figures cocasses ou édifiantes des appuie-main et miséricordes captent toute l'attention, mais la détournent de la destination, et, en réalité, de l'âme même du lieu.

"Les études relatives à l'iconographie des stalles du chœur ne peuvent ignorer la fonction liturgique de ce mobilier. Construit comme une caisse de résonance enfermée dans le chœur des grands édifices, l'ensemble des stalles doit sa conception aux pratiques musicales progressivement adaptées à la liturgie catholique." (F. Billiet)

Pour mettre l'accent sur l'activité chorale au XVIIe et XVIIIe siècle dans ces stalles, les stalles de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon possèdent un atout. Certes, elles n'ont conservé ni antiphonaire, ni partition, ni bien-sûr d'enregistrement, certes les instruments de musique n'y sont presque pas représentés sur ses sculptures,  mais les enfants de la maîtrise, ou "psallette" (de psallere, "chanter des psaumes) et divers choristes, et même les recteurs ont inscrit leur nom sur le dossier du siège qu'ils occupaient, principalement vers 1635 et 1679. C'est un corpus d'une centaine d'inscriptions qui est ainsi disponible, sur la quasi totalité des 32 sièges des stalles basses (les stalles hautes, réservées aux chanoines et personnalités, en sont dépourvues).

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Or, la découverte de ces inscriptions, mélange de graffiti et de textes soigneusement gravés, si elle n'offre pas un intérêt documentaire considérable, suscite une émotion comparable à celle de lire, sur les murs de Pompei, ARRUNTIUS HIC FUIT CUM TIBURTINO, "Arruntius est venu ici avec Tiburtino" : l'irruption des bruits de la rue, de l'étoffe de la robe de Gravida, et de la mélancolie des ruines. Mais à la différence de la Melancolia maladive issue du Problème XXX du Pseudo-Aristote, cette émotion est plutôt une dilatation de la rate qu'un accès de bile noire, sa nostalgie  est chaleureuse et joyeuse comme la retrouvaille, dans ses papiers, d'une vieille photo de classe. Un instant, le présent se déchire et laisse entendre le rire de François Morvan, qui tente désespérément et inlassablement d'inscrire son nom, pour suivre l'exemple de son camarade Alain Simon "enfant de la Psallette".

Et ce sont les présences de six enfants recrutés parfois dès l'âge de sept ans pour une formation d'une dizaine d'année qui surgissent, et, peut-être, en tendant l'oreille, font entendre leurs voix fluettes mais soucieuses de s'affirmer.

Ces inscriptions indiquent que ces enfants occupaient les sièges du bas-chœur (29 à 31 et 62 à 64 selon la numérotation adoptée par F. Piat). On les imagine se battant pour s'approprier telle ou telle place.

Plus près du chœur, une basse contre, une haute contre et un joueur de Serpent ont laissé leurs noms !

 

Mais ces places ne sont pas attribuées au hasard, mais à l'oreille.

« Pour le musicien, la cathédrale est instrument de musique, la voûte résonnant, tels les cieux, du chant des anges ; comme le ventre du violon, elle amplifie, de sa gigantesque caisse de résonance, la voix du chanteur ; elle l'habille d'échos, elle l'enrichit d'harmoniques inattendues, elle le transporte à l'autre bout de la nef pour toucher au plus juste l'âme du fidèle.

Le maître de musique connaît bien toutes les ressources de ce large vaisseau, qu'il doit remplir chaque jour de fugues et de contrefugues : il sait où placer l'enfant et le chantre ; il a appris au cours des ans à y élever sa voix et celle des autres ; il a cherché où porter le son au mieux ; il a eu l'occasion d'expérimenter chaque geste, chaque posture, chaque nuance ; il maîtrise tous les effets de la pierre, il en enseigne tous les pièges à son élève. 

Dans le grand vaisseau cathédral, la voix au moment même où elle se met à vibrer, ébranle cette immense masse d'air, courant tout au long de la nef, par delà le jubé, se faufile dans les bas-cotés. Avec elle, tous les autres corps sonores, les tuyaux de l'orgue, le serpent, la viole, le basson, le luth, la cloche … et, lors des grandes cérémonies, les violons, qui viennent enrichir un décor de tapisseries, de peintures, d'illuminations « faits exprès ».

Loin de n'être qu'un réceptacle, qu'un écrin à musique, la cathédrale vibre ainsi par sympathie, comme le corps du violon par sympathie des vibrations de la corde. Et c'est au symphoniarche que revient la lourde responsabilité de faire sonner cet instrument colossal, de choisir les voix et les instruments susceptibles de mettre le vaisseau en vibration, de penser les mélodies et les harmonies en fonction du caractère de chaque fête. 

Dans la cathédrale, on chante plusieurs types de musique selon les moments de l'office, mais aussi selon son importance : plain-chant, que l'on entonnera avec plus ou moins de solennité selon les fêtes, faux-bourdon, et musique figurée polyphonique que l'on déclinera dans diverses catégories selon les effectifs utilisés (quelques solistes, chœur seul ou avec quelques instruments ou même avec tout l'orchestre pour les fêtes nécessitant quelque apparat). » (J. Duron)

Ces inscriptions sont donc les faibles mais précieux indices pour répondre aux questions "qui chante ?" et "Où chante-t-on ?".

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La psallette de la Cathédrale de Saint-Pol (-de-Léon) fut fondée par Guillaume Féron, évêque de Léon (1439-1472), le 9 Juillet 1455, peu d'années après la fondation de la psallette de la Cathédrale de Quimper, qui existait avant 1433,  'pour doter l'église de Léon, notre épouse, d'un chant plus harmonieux pour contribuer plus dignement au service divin et procurer le salut des âmes.'

Elle fut composée d'un maître de chant, d'un maître de grammaire et de six enfants. Ces enfants résidaient dans la "maison de la psallette" (deux maisons figurent dans la donation initiale ; par la suite, faut-il la distinguer de l'actuelle "Maison prébendale" , qui donne sur la Rue de la Psallette?). Un maître de musique s'ajouta ensuite (1541) au maître de grammaire et à l'administrateur. Les six enfants de la psallette sont astreints à suivre les leçons de musique ; mais les jeunes clercs (ou bacheliers) admis au service du choeur y étaient également obligés.

Le maître est tenu aux obligations suivantes :

"il fera aux enfants deux leçons de musique et instruments par jour, une avant la grand'messe, l'autre après vêpres, chacune d'une heure.

"Il apprendra le plain-chant et la musique quatre fois la semaine à ceux du bas choeur que le Chapitre désignera.

"Le maître empêchera les enfants de parler breton entre eux et n'aura pas de servante qui ne sache que le breton, dans la crainte qu'ils ne puissent apprendre le français."

Le fonds musical était  important comme le montre la découverte en 1790, à Saint-Pol-de-Léon, de 231 œuvres de différentes natures dans un meuble de la maison de la psallette. Il s’agissait de « 18 messes en musique, 50 motets, 42 Jérémiades ou leçons de ténèbres, 7 Te Deum, 11 odes, Noël, Réponses, versets et autre Stabat, 28 motets de procession, 4 motets de majeurs, 22 hymnes, 35 Magnificat et Exaudiat, 14 antiennes à la Vierge » (ADF – 1Q2473, extrait du procès-verbal des commissaires du district de Brest chargés de l’exécution des ordres du conseil de l’administration du département du Finistère, 3 décembre 1790). Rien n'indique s'il s'agissait de créations locales ou de copies, et j'ignore si ces partitions ont été conservées. Toutefois," le 22 Mars 1625, le Chapitre députe deux chanoines, M. de Poulpiquet et M. Floch, pour « faire l'inventaire de la musique que feu Missire Couvart a baillé pour servir en cette église ; Michel Durant la fera copier par les enfants » (G. 298). Le compte de 1630 porte en dépenses 4 livres payées « en cinq livres de musique auxquels il y a diverses messes et huit tons de Magnificat ». C'était, en effet, des messes en musique et non en plain-chant que l'on chantait d'habitude, comme le constate la délibération du Chapitre du 22 Mai 1631 (R. G. 473) . 

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Répartition des sièges.

Il faut réaliser que l'état actuel n'est pas celui d'origine. Avant que le Concile de Trente n'entraîne la disparition du jubé entre le chœur des chanoines et le transept, une rangée de stalles se disposait de chaque coté de la porte de ce jubé, et les sièges qui s'y trouvaient étaient les plus honorifiques, autour du trône épiscopal. Parmi les chanoines, le chantre ou cantor , les archidiacres de Léon et d'Acre Léon devaient y prendre place.

On notera que la fourchette de datation des inscriptions de Saint-Pol-de-Léon n'est pas éloigné de cette petite révolution de l'espace sacré. Cette disparition du jubé et des stalles de retour qui y étaient adossés a pu jouer un rôle déterminant sur la présence des inscriptions.

Ainsi, à Tréguier pour les stalles hautes :

"À Tréguier neuf stalles hautes portent ainsi le nom de leurs occupants. Mais, contrairement aux stalles basses, il ne s’agit que d’un seul nom, gravé avec soin au niveau du haut du dossier ou de l’accotoir. Ces inscriptions sur des stalles hautes ne sont visibles sur aucun autre ensemble du corpus breton et il est à gager que le phénomène soit à mettre en lien avec les querelles de prééminences générées par la destruction du jubé de la cathédrale, vraisemblablement en 1648-49." (F. Piat 2012)

La responsabilité des décisions du Concile de Trente menaçant l'emploi des chanteurs sont aussi évoquées par les auteurs  dans diverses publications :

" À Amiens, quelques stalles ont reçu des graffiti. Les auteurs seraient-ils les chanoines qui s'ennuyaient pendant les offices?  Les recherches effectuées avec les noms et les dates ont montré qu'il s'agissait de stalles occupées par les chantres,  dont la fonction était appelée à être supprimée. Peut-être est-ce une manière de manifester leur mécontentement, un début de révolte, comme  le suggère Kristiane Lemé, spécialiste de l'histoire des stalles?"

" Les miséricordes, les rampes, les jouées et les accoudoirs ornés de sujets musicaux correspondent rarement aux places occupées par des musiciens. En revanche, il faut constater la présence de nombreux graffiti sur les dossiers de leurs sièges. Ces inscriptions illicites couvrent une grande partie du mobilier. Sur le dossier de la stalle n°100, l'inscription « Harle » correspond sans doute au nom de Lambert Harlé, enfant de chœur qui, retiré de la maîtrise par son père en 1710, fut condamné à réintégrer l'Église et de « rapporter en même temlps les robes rouges et autres habillements qu'il avait emportés » Les graffiti gravés sur le dossier des stalles réservées aux instrumentistes pourraient dater de cette époque (stalle 41)." 

 

"Ainsi, à Rodez, il faudrait identifier Lessiere, Deci et Ivenelles, noms gravés sur le dossier de la stalle attenante. Il faudrait aussi s'interroger sur les inscriptions illicites — Raynal, Lau et Vindex, 1601  — lisibles sur les dossiers des stalles de la collégiale de Villefranche-de- Rouergue, toujours aux mêmes emplacements des musiciens (stalles basses n° 14-15 et celles qui leur font face)."

Aucune explication n'a été retrouvée à propos de ces graffiti mais, dans la mesure où ils sont, au XVIe siècle, l'instrument d'une revendication d'appartenance, je risque l'hypothèse suivante : menacés d'éviction à la suite des conclusions du concile de Trente (1545-1563), les instrumentistes admis dans les stalles auraient gravé leurs noms, leurs instruments et certaines notations musicales pour bien marquer la place dans laquelle  ils souhaitaient être maintenus. La date de 1552 qui accompagne les graffiti de la cathédrale de Rodez rend crédible cette hypothèse que des études plus approfondies pourront, sans doute, vérifier. 5. Par la suite, les chantres ont pris l'habitude d'inscrire leur nom au moment de leur installation dans le chœur. Sur un des dossiers des stalles d'Amiens, on peut lire : Dupuis entre le 10 juin 1736 (dossier n° 101)." Frédéric Billiet, La vie musicale dans les maîtrises de Picardie. l.e, p. 157.

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Il faudrait aussi tenir compte de l'emplacement du lutrin Grand-aigle ou de lutrins latéraux, ainsi que des luminaires qui les éclairaient, puisque les chanteurs devaient y avoir facilement accès : accès direct par escalier au centre du chœur où se trouve le lutrin, situation centrale pour être entendu de toute la communauté .

"A Paris, « la place des « choristes » est devant le grand aigle, face à l'autel... parfois ils marchent devant le chœur durant tout le temps de la psalmodie » 27 . Il faut insister sur le fait que tous les chanteurs chantent essentiellement depuis les stalles ou au centre du chœur, face au lutrin central vers l'abside et que toutes les grandes œuvres polyphoniques des XIVe , XVe et XVIe siècles ont été composées pour être entendues dans ces conditions acoustiques. L'observation de la place des chanteurs, que peuvent confirmer les trous destinés à recevoir les lutrins latéraux et les luminaires, permet aussi de constater la présence de nombreux graffiti sur les dossiers de leurs sièges. Ces inscriptions illicites couvrent seulement quelques sièges dans la plupart des ensembles européens mais leur signification et leur datation reste délicate. Les graffiti gravés dans les stalles de la cathédrale d'Amiens, probablement datés par leurs auteurs à la fin du XVIe siècle, indiquent la place supposée des instrumentistes." (F. Billiet, La vie musicale dans les maîtrises de Picardie)

 

 

Dans la disposition actuelle une fois le jubé détruit, les chanoines occupaient les stalles hautes, ainsi que les dignitaires ecclésiastiques et civils, et les chanteurs et musiciens les places centrales des stalles basses.

Le Catalogue des desservants de la cathédrale de Saint-Pol en 1644 dénombre seize chanoines, sept vicaires des sept paroisses du Minihy Léon, huit prêtres choristes (dont un sacriste, trois chappiers, un dyacre, un sous-dyacre, et Jean Ladoryan, le Maître de la psallette), trois choristes clercs, et les six enfants de la psallette, soit quarante desservants.

 La localisation des inscriptions a permis à Florence Piat certaines déductions, qu'elle a synthétisées   sur un plan.

"La taille de ces inscriptions suggère qu’elles ont été réalisées en accord avec les chanoines, peut-être pour régler quelques conflits. La qualité des occupants est signalée par la présence du « p » renvoyant à la prêtrise. Au vu des inscriptions, nombreuses, présentes sur certains dossiers, toutes les stalles basses ne se valent pas et font l’objet d’attributions « sauvages » répétées. Les stalles entourant les accès médians vers les rangs hauts se distinguent ainsi par la multitude de graffiti qu’elles accueillent, de même que les stalles 30 et 31, ces dernières pour des raisons différentes. "

"Les prêtres choristes et musiciens semblent  avoir occupé la partie haute du chœur ou, tout du moins, les stalles intermédiaires 21 à 25. Pour le reste, nous ne pouvons que faire des suppositions mais les inscriptions s’arrêtent dès lors que l’on se rapproche du maître-autel.

Les stalles 32, 33, 65, 66, 18 à 20 et 51 à 53 n’ont pas été gravées de noms probablement parce que leur attribution ne faisait aucun doute. Tout au plus peut-on trouver sur certains de leurs dossiers les monogrammes « IHS » ou « MARIA », graffiti témoignant plutôt d’une certaine ferveur que d’une tentative d’appropriation d’un siège.

Toujours est-il que l’ensemble des inscriptions saintpolitaines, si elles datent pour la plupart du XVIIe siècle, indiquent probablement une tradition qui perdurent depuis longtemps dans la répartition des occupants des stalles basses, notamment dans la disposition face-à-face des choristes et enfants, mais aussi dans cette dichotomie entre haut-chœur et bas-chœur qui apparaît en filigrane.La figure suivante [fig. n°39] présente la répartition hypothétique des occupants des stalles basses d’après les inscriptions relevées sur les dossiers. On y remarque que les noms des musiciens et enfants de chœur apparaissent essentiellement côté sud, ce que l’on retrouve aussi à la cathédrale d’Amiens à la fin du XVIe siècle (F. BILLIET, « Un mobilier pour le chant… »,Op. cit., p. 31." (Florence Piat 2012)

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Vue générale, depuis le chœur liturgique des stalles  de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Vue générale, depuis le chœur liturgique des stalles de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Plan des principales  inscriptions des stalles de la cathédrale, et déductions sur les attributions des stalles, par Florence Piat : image emprunté à sa thèse mise en ligne.

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Florence Piat, Thèse 2012

Florence Piat, Thèse 2012

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Glossaire  (Olivier Charles)

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Psallette Maîtrise, manécanterie. Chorale d’une cathédrale. Ensemble vocal chargé de soutenir les voix des chanoines pendant les offices. Elle comprend le maître de musique, les musiciens, les choristes ou gagistes, les enfants de chœur, le maître de latin des enfants…

 Le corps ecclésiastique est divisé en Haut-chœur qui comporte les dignitaires hiérarchiques et en Bas-chœur le bas clergé, les clercs et les laïcs, réunis autour des choristes, autrefois professionnels (et souvent amenés, du moins pour les principaux, à prendre les ordres, mineurs comme celui de lecteur, ou majeurs comme ceux de sous-diacre, diacre ou prêtre). Dans un collège de chanoines, ils pouvaient aussi bénéficier d'une semi-prébende canoniale, ou même d'une prébende, affectées aux stalles inférieures du Haut-chœur. (Wikipédia)

Haut-chœur Ensemble des chanoines d’une cathédrale. 

Chapitre Ensemble des clercs séculiers attachés au service d’une cathédrale ou d’une collégiale. Désigne aussi la réunion plus ou moins fréquente des chanoines.

Chanoine Clerc, prêtre ou non, membre d’un chapitre et titulaire d’un canonicat. Il perçoit une Prébende, revenu attaché au canonicat.

Bas-chœur Ensemble des personnels de second rang d’une cathédrale : semi-prébendés, musiciens, choristes, enfants de chœur

Semi-prébende Ou demi-prébende. Rétribution du semi-prébendé, membre du bas-chœur titulaire d’une semi-prébende. Le semi-prébendé n’a ni voix ni entrée au chapitre.

Chantre Dignitaire chargé du gouvernement du chœur. Véritable intendant du chœur, il exerce la police du culte et veille à la qualité de l’office divin et de la liturgie.

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Eh ! une dernière question : dans quel tenue pouvons-nous imaginer les  enfants de la psallette, assis plus ou moins sagement à leur place ?

En  robe rouge fourré de duvet au dessus d'une une aube, le col couvert d'un  amict,  et sur la tête une calotte ou le bonnet carré. (Peyron 1901)

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LA VISITE.

 

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J'ai débuté ma découverte des dossiers à inscriptions des stalles basses par l'angle sud-ouest, en progressant vers l'ancien autel et son ciborium, puis en passant au nord pour remonter la rangée d'est en ouest.

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I. LES STALLES BASSES DU COTÉ SUD. N° 33 à 18 de l'ouest vers l'est.

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Siège n° 33.

Pas d'inscription. "Stalle réservée" selon F. Piat, comme le siège suivant n°32 et les stalles en vis à vis au nord n°65 et 66.

Miséricorde : chanoine encapuchonné, tenant un livre. Notez le "pectoral" à quatre barres : un laçage ?

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Miséricorde n°33, stalles basses sud de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Siège n° 32.

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Pas d'inscription. "Stalle réservée"

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Miséricorde : Ange  tenant un phylactère.

Un bandeau retient les boucles de ses cheveux . Le col de l'amict remonte jusqu'à ses joues. Le phylactère ne semble pas destiné à accueillir une inscription. Bien que la naissance pyramidale  de la console viennent lui former une sorte de paire d'ailes, rien, hormis sa grâce, n'en fait un ange stricto sensu, et on pourrait se plaire à y voir un enfant du chœur. Un homologue occupe la miséricorde n° 37, au nord, sur les stalles hautes.

 

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Miséricorde n°32, stalles basses sud de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

 

 

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Appui-main : tête à la  face simiesque, tirant la langue, coiffée d'un capuchon.

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Le siège n°31.

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R

ALAIN :

SIMON 1635 :

FRAN : MORVAN

ALAIN : SIMON : ENFANT :

DE LA : PSALETTE : A : SCT :

PAVL : DE : LEON : FAICT :

L AN : 1635 :

  F:MOR

T:L:M  / T:L : 

F : M F:M

FRANCOIS : MO

FRANCOIS : PIERRE

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ALAIN SIMON :Une partie du texte est  très soigneusement inscrit en lettres capitales régulières et aux mots séparés par le deux-point. Il s'agit de " Alain Simon 1635", qui  reprend son inscription sous la forme "Alain Simon Enfant de la Psalette à Sct Paul de Léon lan 1635". Or, neuf ans plus tard,  le Catalogue des desservants de la cathédrale en 1644 mentionne son nom (avec la graphie Alain Symon) parmi les "choristes clercs". 

Les trois lettres T:L:M possèdent la même qualité d'exécution. Elles peuvent être rapprochés du nom d'un autre des trois choristes clercs de 1644 : THOMAS LE MAIGRE. C'est peut-être aussi lui qui répète T : L.

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Le nom Thomas Le Maigre se retrouve, hasard des homonymies, être celui d'un tisserand joueur d'instruments de musique rue du Pot-de-Fer à Paris, qui accueille par contrats de jeunes enfants en apprentissage pour leur apprendre la musique. (Jurgens M,  Documents du minutier central concernant l'histoire de la musique (1600-1650) )

Enfin, FRANÇOIS MORVAN, enfant de la psallette en 1644 selon le même Catalogue, tente ici d'écrire son nom en parasitant l'inscription de son aîné, mais semble en permanence interrompu par un mauvais génie. Du moins parvient-il à inscrire, deux fois, ses initiales. Il lui reste la stalle voisine pour tenter à nouveau sa chance.

Enfin, il nous reste le prénom PIERRE en lettres minuscules. Peut-être Pierre Pezron, enfant de la psallette en 1644.

En définitive nous avons ici un premier texte, de belle facture, daté de 1635, et plusieurs inscriptions maladroites, plus tardives de quelques années, par quatre "enfants de la psallette". C'est le dossier de stalle  le plus émouvant.

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"François Morvan est le premier des enfants de la psallette et a occupé le siège n°30 où il n’a pas eu le temps de terminer son inscription :« FRANCOIS : MORVAN : 1639 ( ?) : ENFANT : DE. »

(La date a été lue 1631 par Y.-P. CASTEL dans les documents qu’il a joints au dossier de l’Inventaire consacré à la cathédrale. Néanmoins, nous préférons opter pour celle de 1639, le dernier chiffre étant maladroitement gravé, maladresse qui se remarque ailleurs dans l’inscription. Les graffiti présents au-dessus de celui-ci mentionnent l’année 1635. Leurs positions et le soin avec lequel ils ont été exécutés tendraient à prouver leur antériorité sur l’inscription de François Morvan. Y.-P. CASTEL, « Inscriptions relevées sur les stalles basses du chœur », carton : 29 – Saint-Pol-de-Léon – III Cathédrale Saint-Paul-Aurélien – Canton de Saint-Pol-de-Léon – P.I.N.). Sans doute voulait-il imiter les inscriptions déjà présentes au-dessus de deux recteurs des paroisses du Minihy de Léon, Matthieu Simon et Alain Le Borgne. Il retenta sa chance sur le dossier de la stalle n°31 à quatre reprises sans plus de succès…" (Florence Piat, 2012)

 

"Alain Simon réussit à apposer une inscription complète sur ce même siège 31 : « ALAIN : SIMON :ENFANT : DE : LA : PSALETTE : A SCT : PAUL : DE : LEON : FAICT : 1635 » Il s’agit de l’une des inscriptions les plus longues des stalles basses, qui double une autre, du même Alain : « ALAIN : SIMON : 1635 ». Par ailleurs, Alain Simon et Thomas Le Maigre sont les seuls des six enfants de la psallette à poursuivre leur carrière cléricale et neuf ans plus tard, nous les retrouvons choristes-clercs desservants de la cathédrale. Le relevé des inscriptions des dossiers des stalles basses de Saint-Pol indique que les enfants de la psallette se répartissaient entre les sièges 28 à 31 et 61 à 64, c’est-à-dire face-à-face. " (F. Piat 2012)

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n° 30.

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P : F

S M

M:MATHIEV : SIMON :

RECTEVR : LAN : 1635 : FAICT

 

M : ALAIN : LE : BORGNE :

RECTEVR : DE : SCT : AN 1631.

FRANCOIS MORVAN

ENFANT DE

 

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"Néanmoins, on peut également remarquer que parmi ces sièges, certains étaient également attribués à au moins deux vicaires déjà mentionnés auparavant, Matthieu Simon et Alain Le Borgne."

"Tous deux occupaient la stalle n°30 et y ont laissé deux inscriptions également longues : « M : MATTHIEU : SIMON :RECTEUR : LAN : 1635 : FAICT » et « M : ALAIN : LE : BORGNE : RECTEUR :DE : SCT : AN ». Le premier, sous-chantre, était vicaire de la paroisse de Toussaints, l’une des sept paroisses du Minihy de Léon. Le second, quant à lui, était vicaire de Saint-Jean, également paroisse du Minihy. Au XVIIe siècle, le bas du chœur semble donc avoir été occupé à la fois par la psallette et par les vicaires des sept paroisses du Minihy ( Le Minihy-Saint-Paul signifie littéralement « le territoire du monastère de saint Paul ». Il s’agit d’une zone dépendant directement de la juridiction de l’évêché. À Saint-Pol-de-Léon, le Minihy englobait sept vicariats : Saint-Jean-Baptiste, Notre-Dame de Cahel, le Crucifix de la ville (la chapelle du Kreisker), le Crucifix des champs, Toussaints (Roscoff), Saint-Pierre (Santec), Saint-Jean l’Évangéliste (Trégondern).P. Peyron, La cathédrale de Saint-Pol…, p. 4-6) et la présence des graffiti des enfants et des recteurs laisse à penser que la cohabitation ne devait pas se faire sans heurt." (F. Piat, 2012)

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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L'appui-main n° 30. Chanoine portant le bonnet et l'aumusse.

Nota bene : j'ai donné aux appui-mains le numéro du siège placé à sa gauche. Ce n'est pas le choix de F. Piat.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n° 29.

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HAMON : GRALL :

R oll QUILL ---

ROLLAND : LE PRERIN (N rétrograde)

9i PIERRE : PEZRON (N rétrograde)

HE

 

—Sur Hamon Grall, voir

https://gw.geneanet.org/flcharlet?lang=fr&n=grall&nz=charlet&ocz=0&p=claude&pz=valentin

http://www.cgf-forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=19166

—PIERRE PEZRON est l'un des six enfants de la psallette dans le Catalogue de 1644, avec François Morvan, Yvon Labbat, Guillaume Noël et un certain Rolland Le ... (nom que Peyron n'a pas déchiffré aux Archives). Est-ce ROLLAND LE PRERIN , ou LE PERRIN ? 

 

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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La miséricorde n°29 : tête d'homme sous son capuchon.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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L'appui-main n° 29 : lièvre (?) accroupi sur une feuille d'acanthe.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège  n°28.

 Pas d'inscriptions.

Appui-main n° 28 : chanoine tête recouverte d'un capuchon, mains croisées. Face brisée.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°27.

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Inscriptions sauvages.

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DENCH[O] ou PENCH[O]

H:LE F-- A

PO  FO  H. GRALL

PIERRE

LANGIO [?]

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n° 26.

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Nombreuses inscriptions sauvages, monogrammes et entailles.

I:A

I:M

I:D

PENCHO

GLAV

Monogrammes MÃR et IHS (MARIA et IESUS)

COVARDE IAN GVILLAVME

RENARD SYMON

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COVARDE, "Couarde", est attesté à la fois comme adjectif féminin de couard "peureux", comme  toponyme, en Charente-Maritime mais aussi en Bretagne : c'est le nom d'un prieuré de Bieuzy  rendu célèbre par la découverte de la Vénus de Quilipily, et qui dériverait selon Jean Ogée du breton ar C'ward.  C'est aussi un  patronyme. Faut-il le rapprocher de celui de "feu Missire Couvart", mentionné en 1625 pour avoir produit la musique de la cathédrale ?  

Les noms suivants semblent devoir être associés ainsi : JEAN RENARD et GUILLAUME SYMON. On retrouve le nom IAN RENARD entaillé sur l'appui-dos en haut du dossier.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Marches d'accès aux stalles hautes et rampant gauche : la moitié est des stalles basses sud.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°25.

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Inscriptions soignées et profonde à la gouge :

NL / ICL

NIKL / MV

Quelques tracés en pointillé (cercle et triangle).

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°24.

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Inscription à la gouge, à coté d'un cercle.

ND. (N. Dufaur ??)

Miséricorde n°26 : Rameau de trois feuilles (pas de photo)

Appui-main n° 26 : feuille formant une boule.(pas de photo)

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n° 23.

Appartient aux sièges des choristes et  musiciens 21 à 23 et 54 à 56.

Inscriptions : dues à plusieurs mains, et associées à deux cercles.

N      PELLEN

F. FVR : P    /  LO

1679

PC 

CLAVI

H   IAN   H

N TRAON    DESSUS

N : DUFAVR : BASSE CONTRE : 16

16-5

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Nous trouvons en premier un dénommé PELLEN, patronyme courant dans le Finistère.

Un prêtre (lettre P) F. FUR  a fait inscrire (facture soigneuse à la gouge et recherche graphique) son nom ici en 1679. Il a procédé de même, la même année, du coté nord sur le siège n°58.

 Le troisième personnage qui a laissé son nom est  [N] TRAON, patronyme également courant dans le Finistère et notamment dans le Léon. Est-ce lui qui se définit comme "dessus" ? 

Enfin vient l'inscription de N. DUFAUR, basse contre en 1655 (?). C'est la première identification précise d'un choriste, et cela permet de connaître la place qui lui avait été attribuée. Florence Piat attribue, dans son plan des stalles, les sièges n° 23 à 25 et 54 à 56 aux choristes et musiciens. Elle estime que c'est à N. DUFAUR (qu'elle lit "DUFOUR) qu'est liée le qualificatif "dessus", ce qui est logique à l'égard du registre de haute contre.

 Rappel :

On classe les voix de la plus aigüe vers la plus basse en Haute-contre, Contre-ténor, (très aigüe), Ténor (aigüe), baryton (moyenne), Basse chantante ou Basse-taille (grave) et Basse-contre (la plus grave). 

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"Dans la partie haute du chœur, les stalles 22 et 23 sont occupées par des choristes et musiciens. Sur le dossier de la stalle n°23, « N. DUFOUR » indique en 1655 qu’il est « BASSE CONTRE » et précise même « DESSUS » dans la partie supérieure. Cet ajout signifie probablement que N. Dufour avait une tessiture plus large que celle de basse-contre et qu’il pouvait aussi chanter en voix de tête, peut-être pour accompagner les enfants de la psallette dont nous avons vu qu’ils occupaient le bas chœur. ." (Florence Piat 2012)

 

Appui-main n° 23 : Volute.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n° 23 : Homme coiffé d'un bonnet à oreilles d'âne.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°22.

Appartient aux sièges des choristes et musiciens 21 à 23 et 54 à 56.

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Dossier haut

IAN LE ELAER [ LE ALLANER ?]

IRENARD--

Dossier

PICARD

GORREC SERP[ENT]

PIERRE QVEMMENER

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Je n'ai pas déchiffré le premier patronyme. On trouve ensuite I[an] RENARD, pui PICARD, Puis GORREC. Ce patronyme, éventuellement sous la forme LE GORREC, est attesté dans le Finistère, même si F. Piat lit ici "GARREC". Enfin Pierre QUEMMENER, graphie également attestée quoique plus rare que QUEMENEUR.

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"Occupant la stalle n°22, Hamon Cam exerçait quant à lui au poste de haute-contre." (F. Piat)

 

L'information la plus précieuse réside dans les quatre lettres SERP, dans lesquelles il est très tentant de lire le début de SERPENT.

Le serpent, comme le basson, sont introduits dans les églises au XVIIe siècle pour l'accompagnement du plain-chant.

Sur cet instrument, voir mon article sur l'Ange serpentiste du lutrin de l'église Saint-Louis de Brest.

"A Bordeaux, la cathédrale recourt aux services de dix choristes et de cinq instrumentistes. Les choristes sont une haute-taille, cinq basses-tailles, deux hautes-contre et deux basses-contre. Les instrumentistes sont l'organiste, un joueur de serpent deux joueurs de basson et un joueur de basse de viole. Les collégiales moyennes se contentent d'un organiste, d'un serpent et de deux ou trois choristes professionnels." (Philippe Loupès).

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"Ce même siège [n°22]  était également celui d’un certain Garrec qui eut juste le temps de dessiner les lettres « SERP», renvoyant au serpent, instrument de musique de la famille des cuivres dont la forme rappelle effectivement celle du serpent,et qui était utilisé pour accompagner les chœurs lors des offices (Fréquemment cités à partir du XVIIe siècle, les joueurs de serpents se retrouvent également dans la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, stalle n°41, où deux d’entre eux ont gravé leurs noms dans le dossier de la stalle. F. BILLIET, « Un mobilier pour le chant. La vie musicale dans les stalles d’Amiens », Autour des stalles de Picardie et de Normandie. Traditions iconographiques au Moyen Âge, (ed. K. LEME-HEBUTERNE), actes du 4e colloque international de Misericordia International, Amiens, septembre 1999,Amiens, Encrage, 2001, p. 29

J'ai retrouvé en ligne l'image de la stalle n°41 d'Amiens, où j'ai entouré les deux serpents, et une portée musicale :

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Capture d'écran de la figure de l'article de Frédéric Billiet "Un mobilier pour le chant"

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Les enfants de la psallette épaulent des chanteurs, ou chantres, qu’il n’est pas toujours facile de distinguer des véritables musiciens dans la mesure où, dans les registres de délibérations, le terme musicien désigne aussi bien un choriste qu’un instrumentiste : seule la mention de l’instrument ou de la partition chantée permet alors de les distinguer. Certains sont cependant polyvalents : Jacques Raoul est ainsi « chantre et musicien » de Saint-Pol-de-Léon de 1771 à 1790  Les choristes accompagnent les offices de leurs voix de haute-contre, basse-contre, haute-taille ou basse-taille, soutenus par la musique du chapitre. Que l’on soit à Rennes, Saint-Malo, Saint-Pol-de-Léon, Tréguier ou Vannes, cette dernière est constituée d’un ou deux serpents accompagnés d’une basse ou d’un basson et d’un organiste. À Rennes, où l’orgue, très abîmé, a été démonté en 1732, elle est renforcée par un violon et un violoncelle ; à Saint-Pol-de-Léon, par une contrebasse, un alto, un violon, une clarinette ; à Tréguier, par une viole ; à Vannes, par un violon, une viole, un violoncelle et une clarinette. Rien ici de très original puisque l’on retrouve l’équivalent de Bordeaux à Rouen en passant par Le Mans. La présence de musiciens jouant de plusieurs instruments – comme à Vannes, où les mêmes personnes jouent du serpent et du violon d’une part ; du serpent, du basson et du violoncelle d’autre part – ainsi que le manque de précision des documents interdisent d’assimiler systématiquement le nombre d’instruments au nombre d’instrumentistes." (Olivier Charles)

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Miséricorde n° 22 : feuillages (pas de photo)

Appui-main n°22 : boule. (pas de photo)

 

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°21.

Appartient aux sièges des choristes et musiciens 21 à 23 et 54 à 56.

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GOULI V  (pour Guillaume ??)

PM
 

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Miséricorde n° 21 : géométrique (pas de photo)

 

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 21 : Chanoine (ou femme coiffée d'un bonnet), tenant un livre.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Siège n° 20.

Pas d'inscription.

Les sièges 18 à 20 et leurs vis à vis 51 à 53 sont des stalles réservées, comme les trois premiers à l'extrémité ouest. 
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Miséricorde n°20. Deux feuilles issues d'un gland.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Siège n°19.

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Pas d'inscription.  Stalle réservée.

Miséricorde : rameau à deux feuilles (pas de photo)

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Appui-main n° 19. Tête de mort encapuchonnée.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Siège n° 18.

Pas d'inscription. Stalle réservée.

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Miséricorde n° 18. Chimère à tête de femme au dessus d'une tête d'homme.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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LES STALLES NORD DE L'EST VERS L'OUEST, N° 51 à 66

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Le siège n°51.

Pas d'inscription. Stalle réservée.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n° 52.

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Pas d'inscription. Stalle réservée.

 

 

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°53.

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Inscription IHS. Stalle réservée.

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Miséricorde  n°53 : visage d'homme suçant les pattes de deux chiens qui encadrent son visage.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main  n°53 : cavalier nu

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°54.

Appartient aux sièges des choristes  et musiciens 21 à 23 et 54 à 56.

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Monogramme MAR

CLAV (voir CLAVI siège n°23)

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Miséricorde n° 54 : cep de vigne.

Appui-main 54 : homme étendu (raboté).

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°55.

Appartient aux sièges des choristes  et musiciens 21 à 23 et 54 à 56.

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LABARE RADIN (LAVARE ?)

OP / COSK / IAC / LS / 

PIERRE QVEMMEN/ER

CLAUDE / COAT.

Monogramme IHS

MERRET FOL

IL

L

GUIL [LAUME]

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Faut-il lire LABARE RADIN et MERRET FOL comme des injures entre "camarades" ?.

COSK correspond sans doute à COSQUER.

Le nom CLAUDE COAT est complet. PIERRE QUEMMENER avait déjà inscrit son nom sur le siège n°22, ... qui fait vis à vis à celui-ci.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 55

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n° 56.

Appartient aux sièges des choristes  et musiciens 21 à 23 et 54 à 56.

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Inscriptions : associées à un cercle, à un visage et à une croix :

IHS

M F . P . A . 

CA

I / A

PEZRON

 

Nous retrouvons l'enfant de la psallette Pierre Pezron, transfuge du siège n°29, mais qui serait devenu choriste, ou bien un homonyme.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°56 : tête d'homme barbu.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°57.

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YVP

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Miséricorde n° 57 : feuilles de chêne.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 57 : Homme travaillant sur un objet posé sur un support. Un cordonnier ?

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n°58.

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L'inscription y est si soignée, si composée, si délicate dans sa calligraphie qu'il s'agit d'un travail de professionnel. Si on en croit les dates, c'est en 1674 que [Pierre] Le Goff, prêtre, fit inscrire son nom sur le dossier de ce siège, suivi en 1679 par F[rançois Le] Fur, prêtre également.

A l'intérieur de cartouches formés par des courbes se terminant par des losanges, les lettres sont disposées avec une recherche de symétrie et une utilisation astucieuse des lettres conjointes. La ponctuation de séparation des mots utilise, à la place du deux-point, le double losange. L la lettre  G de Goff n'est pas une majuscule, mais une paire de bésicles, dont le cercle inférieur trouve écho dans le -O- suivant.  

LE FUR répète son nom un peu plus bas, mais en plaçant le V médian en suspension sur les deux piliers des autres lettres.

"Une autre inscription de « F.FUR.p » est visible sur le dossier de la stalle n°23, indiquant que ce prêtre a changé de stalle au moins une fois. La signature, beaucoup moins soignée que sur la stalle n° 58, est probablement antérieure." (F. Piat)

Enfin, sur la parclose, le monogramme YVP est celui de la stalle précédente.

La position de ce siège, immédiatement à droite des marches qui donnent accès aux stalles hautes, explique-t-elle la dignité esthétique de ce dossier ?

 

F :  FVR : P

A  1679 A

P: LE : GOFF :

16 P 74.

FVR

Sur la parclose :

YVP

 

 

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Les marches vers les stalles hautes et les deux rampants.

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Le siège n° 59.

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Accumulation en palimpseste de  sigles (rectangle et diagonales), de 6 monogrammes IHS et 1 monogramme Maria,  de prénoms et noms, et de traits verticaux par  gravure assez profonde  à la gouge.

AI IAN / HAMON CAM /  X : PEZ / BON / M : CARON : TANQVE / GIACOM / IAN : LE : / MASSON / IACQVES QVEMMENER
 

Les patronymes isolés sont  CARON, TANQUER, les prénoms isolés sont ceux de  IAN (JEAN), IVON, ALLAIN, les noms et prénoms complets sont ceux de HAMON CAM,  JACQUES QUEMMENER et de IAN  LE MASSON . peut-être X : PEZ correspond-il à Christian PEZRON.

Nous avons quelques renseignements sur Hamon Cam : D'une part Florence Piat nous signale qu'il occupait la stalle 22. D'autre part, les archives du Chapitre rapportent qu'il s'agit d'un prêtre-choriste, haute-contre, et qu'il fut autorisé en 1678 à faire le tour de France des cathédrales :  

"Les musiciens avaient, paraît-il, l'habitude de faire leur tour de France, car l'on voit souvent figurer dans les comptes, l'allocation donnée aux musiciens passants.

Le compte de 1659 porte que l'on donna au sieur Gentilhomme, maître de la psallette, 27 livres 10 sols « pour la passade des musiciens pendant un an. Et la même année, il est payé 6 livres au sieur Montoir, organiste de la Cathédrale de Quimper, par forme de passant ».

C'est ainsi également que nous voyons le Chapitre donner, le 10 Décembre 1678 (R. G. 297), l'autorisation à l'un des chantres de faire son tour de France.

« Hamon Cam, prêtre choriste, haute-contre, y servant depuis son enfance à la Cathédrale, demande à se retirer afin de voir d'autres cathédrales où sa bonne fortune le conduira, pour le temps qu'il plaira à Messieurs du Chapitre de lui limiter, attendu qu'il est pourvu d'une chapellenie affectée aux gens du choeur, sur laquelle il a été promu aux ordres sacrés ». Le Chapitre l'autorisa à s'absenter pendant trois ans." (Paul Peyron)

Cette indication permet ainsi de dater cette donnée vers 1650-1678.

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Appui-main n°59 : néant

 

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Siège n° 59, la parclose :

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Inscription désordonnée en haut, mais cadrée par une réglure en bas.

SULE (?)

ALLA I/ N : L : R

ALLAIN : LE : ROY

Sur un Allain le Roy, voir

http://www.plouneventer.fr/images/7__Ploun_venter_et_ses_vicaires.pdf

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n° 59 : feuillage

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Le siège n° 60.

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Inscriptions assez soignées, entaille profonde à la gouge, emploi du deux-point.

AL

 IAN

 EVA (?) 

F : B : II

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n° 60 : chanoine assis tenant des deux mains un livre fermé par des fermails.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°60 : tête de femme joufflue, voilée.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n° 61.

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Miséricorde n°61 : tête d'animal cornu (bouc), langue tirée.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Siège n°62.

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IAN 

 

 

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Miséricorde n°62 : chien tenant un os et  mordant un autre os.

 

Florence Piat fait le commentaire suivant :

"La miséricorde n°62 est sculptée, avec un soin naturaliste extrême, d’un chien qui diffère, dans sa morphologie, des chiens rencontrés dans les frises du même groupe et qui participaient à des scènes de chasse. Vu de profil et tourné vers la gauche de la console, il est massif, ses pattes sont épaisses,ses oreilles larges et tombantes et son museau court et carré. Il tient dans sa gueule un os alors qu’un autre est coincé entre ses pattes antérieures. Ce chien a l’apparence d’un mâtin, animal réputé pour sa force."

"Mais, dans le cas saintpolitain, le chien de la miséricorde n°62 est seul et s’affaire à ronger non pas un, mais deux os. Une miséricorde avec un sujet similaire se trouve, encore une fois, sculptée sur les stalles de la cathédrale Saint-Pierre de Genève. Comme le chien de Saint-Pol-de-Léon, il a une allure massive, pattes larges, grandes oreilles tombantes, et est en train de ronger deux os qu’il a coincés sous ses pattes antérieures. La composition est donc proche de la miséricorde de la cathédrale léonarde et ce chien qui ne peut se contenter d’un seul os est vraisemblablement une représentation de l’Envie. La tentation est donc grande de voir dans les images des animaux saintpolitains une allégorie des sept péchés capitaux."

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°62 : homme assis.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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 Inscription au dessus des stalles n° 62 et 63.

Cette pièce  porte dans un cartouche la belle inscription :

CHRISTIEN GILET.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Siège n° 63.

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inscription : lettre M

Miséricorde n° 63 : trois feuilles

Appui-main n°63 : feuille d'acanthe recourbée sur elle même.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Le siège n° 64. 

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Inscription soigneusement gravée en lettres capitales.

 

YVON K[ER]ANGVEN 1635    AC

ROIETC

ROL

sur la parclose : P (Prêtre ?), lettre peu soignée, entaille superficielle.

Faut-il en déduire que le qualificatif de prêtre s'applique à Yvon Keranguen  ? 

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n°64 : trois feuilles.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n°64 : chimère à visage féminin.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

 

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Le siège n° 65.

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"Stalle réservée" selon F. Piat, comme le siège suivant n°66 et les stalles en vis à vis au sud n°32 et 33.

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Inscription sauvage :

MC / MC / MC / MC

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n° 65 : tête de Maure.

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Appui-main n° 65. Chanoine assis, tenant un objet en main gauche. 

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Siège n° 66. Dernière stalle nord-ouest.

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 "Stalle réservée".

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Inscriptions sauvages M / E / MI / MC et inscriptions poinçonnées en pointillé MC / MC.

 

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Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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Miséricorde n°66. Tête coiffée d'un bonnet à oreilles d'âne.

 

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

Stalles basses de l'ancienne cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Photographie lavieb-aile juillet 2017.

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ANNEXE. 

CATALOGUE DE CEUX QUI SONT AUJOURDHUY 4 JUIN 1644 DESERVANTS EN L'EGLISE CATHEDRALE DE LEON. (Archives départementales G.119) in PEYRON 1901

  • Mgr II et RR. Robert Cupiff, évêque et comte de Léon, qui est inséré sur les cahiers Dominus Episcopus.

  • Nobles et circumspects Missires,

  • Rolland Poulpiquet, chantre et chanoine, cantor,

  • Christophe Lesguen, chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem, ayant faict le voyage de la Terre Sainte en l'an 1625, protonotaire éapostolique, archidiacre et chanoine de Léon, archidiaconus Leonem

  • Yves de Poulpry, archidiacre de Quimilidili et chanoine, archidiaconus de Quimilidili.

  • Jean Touronce, archidiacre d'Acre Léon, archidiaconus Agnensis.

  • Jean de Kerlec'h, trésorier et chanoine, thesaurarius

  • François Floch, docteur en théologie de la Faculté de Paris, chanoine.

  • Nicolas Le Maître, chanoine,

  • Hamon Querguz, chanoine.

  • François Tréguier, chanoine.

  • Mathurin Chouin, chanoine.

  • Jean Guillerm, docteur en théologie de la Faculté de Paris, chanoine pénitencier,

  • Claude de Penhoadic, docteur en théologie de la Faculté de Paris, chanoine théologal.

  • Guy Querscau, chanoine.

  • Nicolas Filmon, chanoine.

  • François Guergorlay, chanoine,

  • Guillaume Le Page, précepteur, lequel ne porte pas habit au chœur.

Sept vicaires de la dite église.

Vénérables et discrets Maîtres,

  • Louis Colin, vicaire du Crucifix devant le Chœur.

  • Mathieu Marrec, vicaire de Saint-Pierre.

  • Alain Le Borgne, vicaire de Saint Jean.

  • Mathieu Simon, vicaire de Toussaints, sous chantre.

  • Yves Kerdelan, vicaire de Treffgondern.

  • Yves Corbé, vicaire de Notre-Dame de Cancellis, dicte Kael.

  • Mathieu Pichart, vicaire du Crucifix devant le Trésor, docteur en droit canon.

 

Choristes.

  • Yves Souryman, sacriste.

  • Marc Penortz, chappier.

  • François Aminot, dyacre.

  • Jean Henry, soubz dyacre-

  • François du Chastel, chappier.

  • Hervé Olivier, chappier.

  • Jan Ladoryan, mestre de la psalette.

  • Morice Raonou.

Tous prêtres choristes.

Choristes clerc.

Alain Symon, Thomas Le Maigre, Guillaume Kerfourn.

Six enfants de la psalette.

François Morvan, Yvon Labbat, Pierre Pezron, Antoine Noël, Rolland L ... , Hervé de ...

Chacun des sept vicaires était chargé du service à tour de rôle pendant une semaine, et c'est durant cette semaine seulement qu'il ne pouvait s'absenter sans l'autorisation du Chapitre, à peine d'être privé des distributions qui lui seraient revenues pour droit d'assistance à un ou deux obits ou anniversaires.

Les autres vicaires, non de semaine, étaient également tenus à la résidence quotidienne, quoique moins rigoureusement ; cependant, si l'un d'eux venait sans le congé du Chapitre à s'absenter pendant un mois entier, il perdait pour toute l'année les gros fruits de son vicariat.

Le vicaire de semaine, avec l'aide d'un chapelain rétribué par lui et des deux chapelains spécialement chargés de desservir la chapellenie dite de Saint-Gouesnou, était tenu chaque jour de chanter en l'église cathédrale, les petites heures, prime, tierce, sexte, nonne et compiles, ainsi que les heures de la Sainte Vierge les jours qu'on doit les réciter, aux- quelles heures de la Sainte Vierge devaient assister les bacheliers (les plus jeunes clercs) de l'église, «sous peine de perdre 6 deniers chaque fois qu'ils y manqueront ; quant aux vicaires et chapelains, s'ils sont défaillants, ils seront plus gravement muletés selon que le Chapitre en décidera. »

Tous les vicaires, chapelains et clercs étaient en outre tenus d'assister aux vêpres, matines et messes de toutes les fêtes du rite double et aux processions publiques et solennelles, sous peine d'être privés du gain du dernier obit auquel ils auraient assisté.

Un dernier statut défend à tout clerc attaché au service du chœur, qu'il soit dignitaire, chanoine, vicaire, chapelain ou bachelier, d'entrer au chœur au moment de la célébration de l'office sans porter l'habit de chœur, c'est-à-dire le surplis et l'aumusse ou la cappe noire, selon la saison ; les contrevenants, s'ils sont chanoines, payeront 12 deniers d'amende, . les chapelains 6 deniers, les bacheliers 4 deniers, et les enfants de chœur seront punis selon qu'en décidera le maître de la psalette.

L'enquête de 1698 nous apprend que les vicaires seuls, à l'exclusion des autres prêtres employés au chœur, avaient droit de porter l'aumusse, et étaient placés et installés par leur prise de possession dans les hautes chaises du chœur aussi bien que les dignitaires et chanoines; quand ils chantent leur première messe au dit chœur, après leur prise de possession, on sonne toutes les cloches comme à l'égard de l'Évéque ou des chanoines ». Les autres prêtres employés au chœur portent le petit camail mais non l'aumusse."

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ET AILLEURS ?

Les inscriptions se retrouvent sur d'autres stalles, comme à Tréguier (noms des chanoines sur les stalles hautes), aux cathédrales d' Amiens, de Rouen, Beauvais, Rodez, de la  collégiale de Villefranche-de- Rouergue etc.

J'attirerai l'attention sur deux dossier des stalles d'Amiens, et notamment sur la très belle phrase latine VRSINUS STALLO IACET OSSA NEOTRITON VRNA.

 "Certains chapelains, chantres ou chanteurs ont clairement inscrit leur installation sur les dossiers des stalles d'Amiens : Ursinus stallo iacet ossa neotriton urna, ou encore : Capron arrive 1784. Sur les dossiers du chœur de Saint- Andreas (Allemagne), figure la même préoccupation : Gerardus Bechen choralis-fuit. "

https://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/stalles-de-la-cath%C3%A9drale/

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Copie d'écran de https://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/stalles-de-la-cath%C3%A9drale/

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SOURCES ET LIENS.

 

— PIAT (Florence), 2004,  Les stalles de la cathédrale de Saint-Pol-de Léon. Image et culture à la fin du Moyen Âge, 2 vol., mémoire de Maîtrise : Histoire de l’art (dir. X. MURATOVA) : Rennes 2, 2004.

— PIAT (Florence), 2007, Les stalles de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon. Un édifice au chœur de l'édifice, Bulletin de la Société Archéologique du Finistère

— PIAT (Florence), 2012, Les stalles de l’ancien duché de Bretagne, de la fin de la guerre de Succession jusqu’au concile de Trente, [thèse : Histoire de l’art], Rennes, Université de Rennes 2, 2012, 2 vol.2.

 https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne._De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

Volume 2 Annexes :

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?ou=Saint-Pol-de-L%C3%A9on&type=&texte=stalles+

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—  BILLIET (Frédéric) 2001, « Un mobilier pour le chant. La vie musicale dans les stalles d’Amiens », Autour des stalles de Picardie et de Normandie. Traditions iconographiques au Moyen Âge, (ed. K. LEME-HEBUTERNE), actes du 4e colloque international de Misericordia International, Amiens, septembre 1999, Amiens, Encrage, 2001, p. 29).

http://docplayer.fr/62357535-L-es-etudes-relatives-a-l-iconographie-des-stalles-de-choeur-ne-peuvent-ignorer.html

file:///F:/chapelles/Saint%20Pol%20de%20L%C3%A9on%20stalles/Stalles%20blog/05_billiet_frederic_un_mobilier_pour_le_chant_la_vie_musicale_dans_les_stalles_de_la_cathedrale_dami.pdf

 

—  BILLIET (Frédéric) La maîtrise de la cathédrale d'Amiens d'après le cérémonial du chanoine Villeman au XVIIIe siècle, page 343, in Maîtrises & chapelles aux XVIIe & XVIIIe siècles: Des institutions musicales ...Par Bernard Dompnier,Centre d'histoire "espaces et cultures."

« La maîtrise de la cathédrale d'Amiens fait partie de l'ensemble des institutions musicales préstigieuses qui, dans le Nord de la France, ont contribué au rayonnement européen picard de la naissance de Guillaume Dufay à la mort de Josquin des Prez. »

https://books.google.fr/books?id=Fv3_JE6VwHkC&pg=PA343&lpg=PA343&dq=BILLIET,+La+vie+musicale+dans+les+ma%C3%AEtrises+de+Picardie,&source=bl&ots=vRx0YtIg7p&sig=J0TLT37CxNVlT-s7ZJiJ3c9i2Ik&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiKkKWAu8PYAhVOZ1AKHXOED3MQ6AEINjAD#v=onepage&q=duron&f=false

— Le miroir des miséricordes: XIIIe-XVIIe siècle : actes du colloque Université de Toulouse-Le Mirail. Images et sociétés, Université de Toulouse-Le Mirail. Section d'histoire de l'art Centre européen d'art et de civilisation médiévale, 1996 - 262 pages

—  BILLIET (Frédéric) 1992, La vie musicale dans les maîtrises de Picardie : Amiens, Abbeville, Saint-Quentin (1300-1600), thèse soutenue à Paris 4 sous la direction de Edith Weber

 

Cette thèse met en évidence l'influence de la vie musicale des institutions pédagogiques, sur le répertoire polyphonique franco-flamand. Trois maitrises représentatives ont été étudiées - Amiens, Abbeville et Saint-Quentin - à partir de leur fondation, vers 1300, jusqu'au déclin de l'école franco-flamande, en 1600, sous les aspects suivants : les structures, les fonctions, la vie quotidienne, le règlement, l'emploi du temps, l'organisation et le niveau des enseignements. Conjointement, l'analyse du répertoire a permis de déterminer les facteurs d'influence : une formation identique dans toute la région, la mobilité des maitres, la compénétration du sacré et du profane. Enfin, l'identification de sources iconographiques de première importance, confirme les informations d'archives.

.—  BLOCK (Elaine C.), 2003,Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 2003,444 p. 

— E. C. Block: 'Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland', ProfaneA. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

.—  BLOCK (Elaine C.), BILLIET (Frédéric)  Stalles de la cathédrale de Rouen (Les)

https://books.google.fr/books?id=7tThdObk0qwC&pg=PA78&lpg=PA78&dq=stalles+saint-pol-de-l%C3%A9on&source=bl&ots=tth0hiC8_3&sig=zZ9bwe1_Qj7cICq9VvvVWu8EHyY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiMjJnC-IvYAhXDDcAKHcx-DRk4FBDoAQhEMAU#v=onepage&q=stalles%20saint-pol-de-l%C3%A9on&f=false

— BOURNOT-DIDIER (Nancy) , 2000, André Sulpice et les stalles du Rouergue Thèse de doctorat en Histoire de l'art soutenue à Toulouse 2

"Andre sulpice, ligni faber menuisarlus fusterius, selon les textes, originaire de bourges, fut le concepteur entre 1462 et 1489-90, des stalles de la cathedrale de mende. De la chartreuse saint-sauveur et de la collegiale notredame de villefranche-de-rouergue ainsi que de la cathedrale notre-dame de rodez. D'autres chantiers lui furent longtemps attribues : les stalles de la cathedrale de bourges, de la cathedrale de vence, de notre-dame de la carce de marvejols de la cathedrale de beziers, de l'eglise de l'abbaye de loc-dieu et une partie des actuelles stalles basses de la cathedrale de rodez. Cette these declasse ces ensembles en s'appuyant, soit sur une stricte analyse comparative, soit sur l'existence de documents. Lorsqu'il ne subsiste aucun vestige, ni aucun texte d'archives les stalles ont ete definitivement ecartees des realisations possibles de l'atelier d'andre sulpice. Malgre des qualites techniques de menuiserie et de sculpture dont ont fait preuve les ouvriers particulierement experimentes de l'atelier de sulpice, son rayonnement dans le rouergue et les environs fut peu important. Seules les stalles de salles-curan refletent son influence en devellopant deja les motifs ornementaux de la renaissance, visibles depuis 1492-1498 aux dossiers des stalles consulaires de villeneuve d'aveyron, puis de conques et dans une moindre mesure a sauveterre-de-rouergue. Conjointement et systematiquement a l'analyse formelle de chaque ensemble de stalles est menee une etude sur les chapitres de chanoines, les emplacements et les questions de preseance des ecclesiastiques et parfois des laics et la liturgie propre aux stalles. Ce travail ne se cantonne pas a une description iconographique des misericordes, il aborde le fonctionnement d'un atelier de menuiserie la personnalite d'un maitre-d'oeuvre en compte la destination originelle des stalles en tant que mobilier liturgique, reflet d'une severe hierarchie capitulaire, parfois facteur de conflits politiques."

 

CASTEL (Yves-Pascal) s.d, « Inscriptions relevées sur les stalles basses du chœur », carton : 29 – Saint-Pol-de-Léon – III Cathédrale Saint-Paul-Aurélien – Canton de Saint-Pol-de-Léon – P.I.N.). Non consulté, indisponible en ligne.

— CHARLES (Olivier ), 2004, Chanoines de Bretagne, carrières et cultures d'une élite cléricale au siècle des Lumières, Presses Universitaires de Rennes

http://books.openedition.org/pur/17414

— DOMPNIER (Bernard), 2003, " Maîtrises & chapelles aux XVIIe & XVIIIe siècles: Des institutions musicales au service de dieu : [actes du colloque les maîtrises capitulaires aux XVIIe et XVIIIe siècles, des institutions entre service d'église et stratégies sociales, organisé par le centre d'histoire espaces et cultures de l'université Blaise-Pascal, le Puy-en-Velay, 25 au 27 octobre 2001]Presses Univ Blaise Pascal, 2003 - 568 pages

https://books.google.fr/books?id=Fv3_JE6VwHkC&dq=psallette+%C3%A2ge+enfants&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

—  DURAND (Georges) : Monographie de l'église Notre Dame, cathédrale d'Amiens. Tome II . Yvert et Tellier, 1903.

http://www.stalles-dg.info/Acc/durdescrip.htm

— DURON (Jean ), Le chant des cathédrales : des voix, effectifs, répertoire des maîtrises en France au XVIIe siècle, page 379,  in Maîtrises & chapelles aux XVIIe & XVIIIe siècles: Des institutions musicales ...Par Bernard Dompnier,Centre d'histoire "espaces et cultures."

https://books.google.fr/books?id=Fv3_JE6VwHkC&pg=PA343&lpg=PA343&dq=BILLIET,+La+vie+musicale+dans+les+ma%C3%AEtrises+de+Picardie,&source=bl&ots=vRx0YtIg7p&sig=J0TLT37CxNVlT-s7ZJiJ3c9i2Ik&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiKkKWAu8PYAhVOZ1AKHXOED3MQ6AEINjAD#v=onepage&q=duron&f=false

— GUILLOT (Pierre) 1997,  et  Louis Jambou Histoire, humanisme et hymnologie: mélanges offerts au Professeur Édith Weber Presses de l'Université Paris-Sorbonne, 1997 - 410 pages

 R. Hancock: Notes on the 'Graffiti' Carved on the Panels Fronting the Side Stalls in Carlisle Cathedral (Carlisle, 1995)

 Artists are depicted on several sets of choir stalls and they usually represent the workers on thestalls. The little Jehan Trupin, discontented with his pay and working conditions carved himself on an arm-rest of the Amiens choir stalls with a graffiti message on a nearby partition. 

KRAUS (Dorothy et Henry), 1968, Le monde caché des miséricordes. Suivi du répertoire de 400 stalles d'églises de France. Paris, 263 p. Les éditions de l'amateur.

— MISERICORDIA INTERNATIONAL MEDIEVAL ICONOGRAPHY

http://misericordia-international.blogspot.fr/

— SITES PHOTO

http://tchorski.morkitu.org/14/stpol-01.htm

PELAD-OLIVIER (Monique), L'emplacement et l'organisation des stalles de la cathédrale de Rouen des origines à nos jours.

http://docplayer.fr/62033271-L-emplacement-et-l-organisation-des-stalles-de-la-cathedrale-de-rouen-des-origines-a-nos-jours.html

http://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Stalles/Index.htm

— PEYRON (Paul), 1901,  La Cathédrale de Saint-Pol et Le Minihy Léon, Quimper, Imprimeur de l’Évêché, 1901, 248 p. (lire en ligne) ou archive.org

https://archive.org/stream/lacathdraledesa00peyrgoog#page/n12/mode/2up/search/psallette

LANGLOIS (E.-H.) 1827, Notice sur les bas-reliefs des stalles de la cathédrale de Rouen et sur le Lay d'Aristote, E.-H. Langlois, Rev. de la ST. Lib. d'Em. de la S.-I., 1827, p.12.
LANGLOIS (E.-H.)  1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, E.-H. Langlois, 1838.

LEMÉ (K.) 1994,  Stalles de Haute-Normandie, K. Lemé, Etudes Normandes, 1994/3, p. 21.
—  LEMÉ (Khristiane), 1993, Images de la société à travers les stalles du nord-ouest de la France, XIVe http://www.theses.fr/1993PA040260

— LEMÉ (Kristiane) : Le costume au début du XVI°siècle à travers les stalles de la cathédrale d'Amiens. Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie. 4° trimestre 1996

— LEME-HEBUTERNE, Kristiane. Les Stalles de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Paris : Picard, 2007, tome XXVI.

p. 17-44 ; p. 57-114 ; p. 168-173

— TOURTIER, Guy (de), PRACHE, Georges. Les Stalles de la cathédrale d’Amiens, XVIème siècle. Lyon : Lescuyercz, 1970.

Kristiane Lemé-Hébuterne, Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, Paris, Picard, 2007, 28 cm, 248 p., 213 fig. en n. et b. et en coul., carte, plans, dessin. – ISBN : 978-2-7084-0792-3

— JOURDAIN (Edouard) et DUVAL (Charles) : Les stalles de la cathédrale d'Amiens. Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Amiens, Duval et Herment 1843.

 — AMIENS. 1509 et 1522.

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/stalle-du-choeur-decor-en-bas-relief-d-une-jouee-la-vierge-des-litanies/08160568-5bd4-486b-8dce-04262e6e6f4e

https://inventaire.hautsdefrance.fr/recherche/globale?texte=Amiens+stalles

 

https://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/stalles-de-la-cath%C3%A9drale/

 La visite virtuelle des stalles peut se faire sur le site  http://www.stalles-dg.info/Pag/accueil.htm

BEAUVAIS : Inscription sur la 10ème stalle du côté gauche en haut sur une miséricorde : DE avec étoile et lune

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ensemble-de-83-stalles/afd61497-aa6e-4021-b20b-5c2f92980865

— SOISSONS

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/serie-de-82-stalles/a873a336-a6d3-42a7-888e-e7f1a5ef3caa

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Published by jean-yves cordier
4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 21:28

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Lestes Leach, 1815.

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Voir sur la zoonymie (étude du nom) des Odonates (Libellules) :

 

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Résumé.

Genre Lestes, Leach, 1815. Entomology, in Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom vient du grec  λῃστής = "voleur, brigand, pirate". Le sens " prédateur" n'est pas cohérent puisque tous les Odonates sont des prédateurs. La seule espèce décrite en 1815 étant Agrion barbara de Fabricius, et celle-ci devant son nom à sa provenance du nord-ouest de l’Afrique, région géographique où vivaient les Berbères et dénommée alors Barbarie ou Etats barbaresques, il est logique de considérer que Leach a donné le nom de genre Lestes , "pirate"  par référence aux pirates et corsaires barbaresques basés à Alger.

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. LEACH 1815.

 

En 1813, William Elford Leach (1791-1836), diplômé en médecine de l'université St-Andrews (Ecosse) après avoir étudié à Edimbourg, devint responsable des collections zoologiques du British Museum. En 1815, il rédigea la première bibliographie, extraordinairement détaillée, de l'entomologie, dans la partie historique d'un article "Entomologie" de l'Edinburgh Encyclopaedia de D. Brewster. Il publia entre 1814 et 1817 ses Zoological Miscellany, mais en 1822, atteint de dépression et de surmenage, il démissionna de son poste pour voyager.

LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

 FAMILY II. ÆSHNIDES.

482. Cordulegaster

483. Gomphus

484. Anax

FAMILY III. AGRIONIDA.

485. Agrion

486. Lestes

487. Calepteryx.

 

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486. GENUS CCCCLXXXVI. LESTES. Leach. 

Wings membranaceous, with an oblong quadrate stigma. Abdomen of the male armed with a forceps-like appendage.

Obs. We have three indigenous species. 

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Leach décrivait son genre Lestes ainsi : "ailes nervurées, avec des stigma longs et rectangulaires. L'abdomen des mâles est armé d'appendices en forme de pince."

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II. ÉTUDE DU NOM.

 Le nom du genre Lestes vient du grec  λῃστής = "voleur, brigand, pirate". Pour D'antonio et Végliante, "Lestes - ληστησ , ον = maraudeur . Faire allusion au comportement prédateur des espèces de ce genre"Pour Fleidner repris par  Endersby,  Il n'y a pas d'explication pour ce nom puisque tous les Odonates sont des prédateurs. (Fleidner 2009, Endersby 2012).

Leach n'accompagne ce nom, après la description, que de la mention "Obs. We have three indigenous species".

Néanmoins, seule l'espèce que Fabricius avait décrit en 1798 est antérieure à 1815, et il l'avait nommé Agrion barbara. Elle provient, comme l'indique Fabricius dans son Supplementum Entomologiae Systematicae (Agrion barbara ...Habitat in Barbaria Dom. Rehbinder [et, pour d'autres spécimens "Habitat in Algier", etc]) de la collection du baron Johann von Rehbinden (1751-1825), qui avait été consul du Danemark à Alger et avait écrit ses  Notices et remarques sur Alger, Altona 1798 Nachricten und Bemerkungen ûber den Algierischen Staat (von J.-Ad.-Frhn. von Rehbinder). Altona, Hammerich, 1798-1800 , 3 vol.  Il est donc possible de valider l'affirmation de l'Association Poitou-Charentes Nature : "Lestes (gr) = brigand, pirate ; barbarus (gr/lat) = barbare. Cette espèce a été décrite du nord-ouest de l’Afrique, région géographique où vivaient les Berbères et dénommée Barbarie ou Etats barbaresques jusqu’au début du XIXe siècle." Le nom de genre Lestes , "pirate" lui est donné par son espèce, Lestes barbarus, par référence aux pirates et corsaires barbaresques basés à Alger (cf la capitivité de Cervantes).

J'ai un moment envisagé l'hypothèse séduisante que ce nom trouve son explication dans les "forceps-like appendage", les cerques des mâles recourbés en pinces ou en forceps, par assimilation du crochetage des femelles avec la technique d'abordage des pirates. Mais, outre le coté un peu farfelu de cette solution, on peut lui opposer le fait que ces tenailles ne soient pas caractéristiques du genre, puisqu'on les retrouve dans la description des "Calepteryx" de l'auteur.


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— Réception du genre : voir

http://addo.adu.org.za/pdf/Pinhey_1980_African_Lestidae.pdf

ou plutôt :

https://books.google.fr/books?id=JMR-HkoVtvAC&pg=PA109&lpg=PA109&dq=lestes+type-species+lestes+sponsa%22&source=bl&ots=RgdDtgMcMv&sig=qzRJhD3rzgQ9-BU_4Y0d_oU8g8c&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj3v6GYpMjYAhUGJ1AKHW-SBW8Q6AEIZzAM#v=onepage&q=lestes%20type-species%20lestes%20sponsa%22&f=false

.

— GRAND (Daniel), BOUDOT (Jean-Pierre), 2006 Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, Biotope 479 pages

https://books.google.fr/books?id=cYwSCwAAQBAJ&dq=inauthor:%22Daniel+Grand%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

 

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— NATIONAL HISTORY MUSEUM

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/calopteryx_splendens.html

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, Roret, 220 pages.

https://books.google.fr/books?id=8aBIt4TdIM0C&dq=AEschna&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

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OUTILS ZOONYMIE.

— LSJ Site de traduction grec/anglais Liddell  Scott Jones

https://lsj.translatum.gr/wiki/Main_Page

https://lsj.translatum.gr/wiki/LSJ:GreekEnglishLexicon

 

ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

 

— FLIEDNER (Heinrich),  MARTENS (Andreas ), 2008, The meaning of the scientific names of Seychelles dragonflies (Odonata) , Phelsuma 16 (2008); 49-57

https://www.researchgate.net/publication/228819379_The_meaning_of_the_scientific_names_of_Seychelles_dragonflies_Odonata [accessed Jan 04 2018].

 

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulie-bronzee/

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 18:32

La bibliographie de mes articles de zoonymie des Odonates.

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OUTILS ODONATES.

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 —ALBARDA Herman 1889 Catalogue raisonné et synonymique des Névroptères, observés dan les Pays-Bas et dans les Pays limitrophes,  Tijdschrift voor entomologie 1857

http://www.eis-nederland.nl/Portals/4/pdfs/Albarda_1889.pdf

https://archive.org/stream/tijdschriftvoore32188889nede#page/212/mode/2up

 — ALDROVANDI, (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248/f314.item

— ANIMALBASE

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/highergroup?id=59

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/list/families?highergroup=59

 

 

— BARBUT, (James) 1781, Les genres des insectes de Linné : constatés par divers échantillons d'insectes d'Angleterre, copiés d'après nature The Genera Insectorum of Linnaeus exemplied by various specimens English insects drawn from Nature by James Barbut  London : Imprimé par Jacques Dixwell, dans St. Martin's Lane, et se vend au profit de l'auteur chez J. Sewell, Libraire, dans Cornhill. Dessins de Barbut gravés par James NEWTON.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/208811#page/9/mode/1up

 

CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictaeL. Voss, 180 pages

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 — GEOFFROY (Etienne-Louis), 1762,  Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris. Chez Durand, à Paris 1762, in-4 (4) xxviij, 523pp. et (4), 2 volumes reliés.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991697/f615

— GEOFFROY (Etienne-Louis), 1799 Histoire abrégée des insectes, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome 2 / par M. Geoffroy, C. Volland / Rémond (Paris)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1043241t/f227.image

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/216/mode/2up/search/sylvie

 —  GOEDART (Jan), 1685, (Johannes Goedartius) De insectis, in methodum redactus; cum notularum  : Dragon-Flies ou Libella : section IV page 227

https://books.google.fr/books/ucm?vid=UCM5327359323&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

GRAND (Daniel), BOUDOT (Jean-Pierre), 2006 Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, Biotope 479 pages

https://books.google.fr/books?id=cYwSCwAAQBAJ&dq=inauthor:%22Daniel+Grand%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

HARRIS, Moses, 1731-1785, 1786, Exposition des insectes que se trouvent en Angleterre; comprenant les différentes classes des Neuroptera, Hymenoptera, et Diptera: ou des abeilles, mouches, et Libellulae. Londres, B. White et J. Edwards,1786.

https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/130967#/summary

LA CHESNAYE-DESBOIS (François-Alexandre Aubert de ), 1754 Système naturel du regne animal, par classes, familles ...Chez Cl. J.B. Bauche, 1754, 641 pages

https://books.google.fr/books?id=K5OaIamcfcAC&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

LA CHESNAYE-DES BOIS (François-Alexandre Aubert de)  Dictionnaire raisonne et universel des animaux ou le regne animal etc, Volume 2  chez Claude-Jean-Baptiste Bauche, 1759 page 19

 — LATREILLE (P.A.), Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes , Paris :F. Dufart, An X-XIII [1802-1805] , Troisième volume (1805).

https://www.biodiversitylibrary.org/item/80064#page/288/mode/1up

— LATREILLE, 1829, in Cuvier Le règne animal distribué d'après son organisation pour servir à l'histoire .Paris Déterville Volume V « Suite et fin des insectes ».page 239

https://books.google.fr/books?id=aeU32BqlxZAC&dq=fabricius+aeshna&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

LEACH, (W. E.) 1814. The zoological miscellany; being descriptions of new, or interesting animals. Illustrated with coloured figures, drawn from nature, by R. P. Nodder. Vol. I. - pp. 1-144, Pl. 1-60. London. (Nodder).

LEACH, (W. E.)  1815. The zoological miscellany; being descriptions of new, or interesting animals. Illustrated with coloured figures, drawn from nature, by R. P. Nodder. Vol. II. - pp. 1-154, [1-6], Pl. LXI-CXX [= 61-120]. London. (Nodder).

https://www.biodiversitylibrary.org/item/91182#page/37/mode/1up

LEACH, (W. E.) . 1817. The zoological miscellany; being descriptions of new, or interesting animals. Illustrated with coloured figures, drawn from nature, by R. P. Nodder. Vol. III. - pp. i-v [= 1-5], [1], 1-151, Tab. 121-149. London. (Nodder).

LEEUWENHOEK (Antoni van), 1695, Arcana naturae detecta, 1695 page 18

https://archive.org/stream/gri_arcananatura00alee#page/n33/mode/2up

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 — LINNÉ (Carl von,) 1758, Caroli Linnaei...Systema naturae per regna tria naturae :secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiae : Impensis . Laurentii Salvii, 1758-1759. pages 543-546.

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— LINNÉ (Carl von,) 1764, Museum Ludovicae Ulricae reginaeSuecorum, in quo animalia rariora , exotica imprimis insecta et conchilia describuntur, etc. Holmiae, l764 , 2 t. en 1 vol. in-8.

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— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

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——RÉAUMUR (René -Antoine Ferchault de) , Mémoires pour servir à l'histoire des insectes :

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https://archive.org/details/mmoirespourser04ra

— Tome VI  : Suite de l'Histoire des Mouches à quatre ailes avec un supplément des Mouches à deux ailes, Imprimerie royale, Paris, 1742, 608 p., 48 pl. ;

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— —SWAMMERDAM, (JAN), 1669, Historia Insectorum Generalis ofte Algemeene Verhandeling van de Bloedeloose Dierkens, 1669

www.dbnl.org/tekst/swam001hist01_01/swam001hist01_01.pdf

http://www.dbnl.org/tekst/swam001hist01_01/swam001hist01_01_0004.php

http://www.dbnl.org/tekst/swam001hist01_01/swam001hist01_01_0007.php?q=libella#hl1

 

SWAMMERDAM, (JAN), 1682, Histoire générale des insectes ou l'on expose clairement la manière lente & presqu'insensible de l'accroissement de leurs membres , & ou l'on découvre evidemment l'Erreur ou l'on tombe d'ordinaire au sujet de leur pretendue transformation, par Jean Swammerdam, docteur en médecine, avec des figures A Autrecht, chez Guillaume de Walcheren, Marchant Libraire demeurant en la place de St-Jan 1682 - 215 pages

    https://books.google.fr/books?id=bu5AAAAAcAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    http://www.biusante.parisdescartes.fr/histoire/medica/resultats/index.php?cote=07478x01&p=91&do=page

    — SWAMMERDAM (Jan), 1738, Biblia naturæ : sive, Historia insectorum in classes certas redacta, trad. Hieronimus David Gaubius, préf. Herman Boerhaave,  , apud Isaacum Severinum, 2 tomes.

    Biblia naturae sive historia insectorum t. 1, Leyde, 1737

    http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

    Planche XII :

    http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/show/65384

    Biblia naturae sive historia insectorum t 2, Leyde 1738.

    http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/68732/rec/4

    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k98985f

    — SWAMMERDAM (Jan), 1752, Bybel der Natur, Hermann Boerhave, Leipzig 

    http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/114424/rec/1

    — SWAMMERDAM (Jan), 1758, Histoire générale des insectes : tome V de la collection académique de la Faculté de Dijon  traduite du Biblia naturae avec 36 planches et des notes de Savary et de Guénau de Montbeillard.

    https://books.google.fr/books?id=pppr3UErJ6cC&pg=PA51&dq=savary+%22+brest%22+histoire+naturelle&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwivifrYmuHYAhWCYlAKHejsB8k4ChDoAQhCMAU#v=onepage&q=savary%20%22%20brest%22%20histoire%20naturelle&f=false

     

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    — WALKER, E. M. (Edmund Murton), 1912, The North American dragonflies of the genus Aeshna, Toronto : University of Toronto Library

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    SHERBORN (Charles Davies) , 1902, Index Animalium

     

     

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    — ESTIENNE (Charles), 1544 et 1550, Dictionarum propriorum nominum

    http://books.google.fr/books?id=bcSfJzY7n-gC

    — CALEPINO (Ambrosio) 1550 Dictionarium

    http://books.google.fr/books?id=vhyNplFGW9kC&pg=RA1-PA45&lpg=RA1-PA45&dq=calepino+argus&source=bl&ots=euuHuWosMX&sig=

    yfrWFmMbc7lnd6YXDBVi3dgdBms&hl=fr&sa=X&ei=mlZ0VJCYE8WYPK-qgIAE&ved=0CCcQ6AEwAQ#v=onepage&q=calepino%20argus&f=false

    — GESSNER (Conrad) 1550 Onomasticon propriorum nominum, books.google

    https://books.google.fr/books?id=gZitbnsvZ5kC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

    — GORDH (Gordon), 2011, A Dictionary of Entomology 2nd édition, CABI, Cambridge Google

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    — ISAAK (Mark) Curiosities of the biological nomenclatureen ligne.

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    AGUILAR Jacques d', & al. 1966, Les illustrations entomologiques Paris, I.N.R.A., 1996 ; In-8 Carré, Cartonnage d'éditeurs. 153 pp., 12 planches couleurs, 88 planches N&B, couverture illustrée.

    https://books.google.fr/books?id=lW8khbDZe50C&dq=%22aubriet%22+entomologie&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    — ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

    — ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248 

    ou Gottingen.

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     BOISDUVAL Histoire naturelle des insectes Roret 1836 books.google.fr/books?id=2Kgi4FH6kj0C

    — BOITARD (Pierre ) Manuel d'entomologie ou Histoire naturelle de insectes: contenant la synonymie de la plus grande partie des espèces d'Europe et des espèces exotiques les plus remarquables, Tome second, Paris : Roret, 1828, Gallica

    ​​— BURMEISTER (Hermann), 1839,  Handbuch der Entomologie,  Berlin

    https://www.biodiversitylibrary.org/item/34110#page/77/mode/1up

     

    — CHARPENTIER (Toussaint de), 1825 - De Libellulinis europaeis In Horae entomologicae. - Wratislaviae. -

    https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/7/mode/1up

    — CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages

    https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

    — CHINERY (Michael), Insectes de France et d'Europe occidentale, adaptation française G. Luquetpour les lépidoptères, Flammarion 2005, 2eme édition 2012, 320 p.

    — CURTIS, J. (1823-1840). British Entomology; being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland: containing coloured figures from nature of the most rare and beautiful species, and in many instances of the plants upon wich they are found. Vol. V. Lepidoptera, Part. I. Londres. http://biodiversitylibrary.org/page/8221625#page/71/mode/1up

     

     

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    — FABRICIUS (Johann Christian) 1787 Fabricii Mantissa insectorum Hafniae 1787 en ligne Goettingen.

    — FABRICIUS (Johann Christian) 1798 Supplementum Entomologiae systematica , Hafniae.

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     FRISCH (Johann Leonhard.) 1730 . Beschreibung von allerley Insecten in Teutsch-Land : nebst nützlichen Anmerckungen und nöthigen Abbildungen von diesem kriechenden und fliegenden inländischen Gewürme : zur Bestätigung und Fortsetzung der gründlichen Entdeckung : so einige von der Natur dieser Creaturen herausgegeben : und zur Ergäntzung und Verbesserung der andern (1730) Berlin : Verlegts Christ. Gottl. Nicolai https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

    — FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy. http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

    — FUESSLI (Johan Caspar) Verzeichniss der ihm bekannten Schweizerischen Inseckten : mit einer augemahlten Kupfertafel: nebst der Ankhundigung eines neuen Insecten Werks Joh. Caspar Fuesslins 1775. BHL libr

    — GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica . Tome second première partie 616 pages, ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

    — GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

    — GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

    — GOEDART (Jan), 1685, Johannes Goedartius de Insectis nin methodum redactus cum notularum additione, operâ M. Lister, e Regia Societate Londinensi, Smith : London, 1685

    http://books.google.fr/books/ucm?vid=UCM5327266043&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

    — Goedart par Lister Londres, 1685 :: Bibl. Strasbourg

    http://books.google.fr/books/ucm?vid=UCM5327359323&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false

     

    HARRIS, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera & Diptera, or bees, flies & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work.  White & Robson, London. - [Rééd. complète en 1782 ]. 166 pp.

    https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[152],%22panX%22:0.515,%22panY%22:0.796,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:1.541}

     — HOEFNAGEL (Joris) Cf 

    http://www.lavieb-aile.com/2015/02/hoefnagel-et-les-entomologistes-du-xviiie-siecle.html

     HOEFNAGEL (Jacob), 1592, Archetypa studiaque Patris Francofurti

    http://docnum.u-strasbg.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/73052/rec/4

    — HOEFNAGEL [Jacob], 1630, Diversae insectarum volatilium icones ad vivum accuratißime depictæ per celeberrimum pictorem. [Amsterdam] Typis[que] mandatæ a Nicolao Ioannis Visscher , 32 pages, 16 planches,

     

     

    — ICZN, Opinions and declarations rendered by the International Commission of Zoological Nomenclature, BiodiversityHeritageLibrary http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/50753#/summary

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    LATREILLE (P.A.) Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle vol. 24 1818 : Classification page 501 http://books.google.fr/books?id=I_NBAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=vanesse&f=false

    LATREILLE, P. A., 1805. Histoire Naturelle, Générale et Particulière des Crustacés et des Insectes. Tome XIII, p. 10. Paris : Dufart.

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    — LATREILLE P. A. 1810. Considérations générales sur l'ordre naturel des animaux composant les classes des Crustacés, des Arachnides et des Insectes; avec un tableau méthodique de leurs genres, disposés en familles. Paris: F. Schoell, 444 pp. pp. 350-370.

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    http://www.biodiversitylibrary.org/page/25848844#page/264/mode/1up

    — LINNÉ par GMELIN 1790 Systema naturæ, Tom. I. Pars V. Treizième édition.

    http://www.biodiversitylibrary.org/item/83099#page/133/mode/1up

     

    — MERIAN (Maria-Sibylla) Histoire générale des insectes de Surinam et de toute l'Europe contenant leur description, leurs figures, leur différentes métamorphoses..., par Mademoiselle Marie-Sybille de Mérian, en deux parties in-folio. Troisième édition, revue, corrigée & considérablement augmentée par M. Buchoz, ... A laquelle on a joint une troisième partie qui traite des plus belles fleurs, telles que des plantes bulbeuses, liliacées, caryophillées... Tome premier [-troisième] traduit par Jean Marret Paris : Desnos, 1771. PDF Bibliothèque de Toulouse, 3 volumes http://tolosana.univ-toulouse.fr/notice/07558171x

    — MERIAN (Maria-Sibylla) 1683 Der Raupen wunderbare Verwandelung, und sonderbare Blumen-nahrung: worinnen, durch eine gantz-neue Erfindung, Der Raupen, Würmer, Sommer-vögelein, Motten, Fliegen, und anderer dergleichen Thierlein, Ursprung, Speisen, und Veränderungen, samt ihrer Zeit, Ort und Eigenschaften (Band 2) Nürnberg , Frankfurt , Leipzig, 1683 Volume 2 (insectes d'Europe) digitalisé par Universitätsbibliothek Heidelberg;

    — MERIAN (Anna Maria-Sibylla) http://de.wikisource.org/wiki/Maria_Sibylla_Merian

    1719 Metamorphosis insectorum Surinamensium : édition 1730 : https://archive.org/stream/MariaSybillaMer00Meri#page/n13/mode/2up

    b) [Illustrations de Veranderingen der Surinaemsche Insecten...] / Maria Sybilla Merian, dess., aut. du texte ; I. Mulder, P. Sluyter, D. Stoopendaat, grav. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b2300244f

    — MERIAN (Anna Maria-Sibylla) De Europische insecten 1730 Jean Marret, M.D. Amsterdam J.F. Bernard https://archive.org/stream/gri_33125008530400#page/n3/mode/2up

    — MERRET (Christopher) 1667 Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

    http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

    — MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum. Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634. BHL.

    — MÜLLER  O.F. 1764 - Fauna insectorum Fridrichsdalina. - Hafnia & Lipsia. -

    https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.042,%22panY%22:0.641,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.288}

     

    — PETIVER (James), 1702-1706? Gazophylacii naturae & artis, : decas prima-[decima]. In quaÌ‚ animalia, quadrupeda, aves, pisces, reptilia, insecta, vegetabilia; item fossilia, corpora marina & stirpes minerales eÌ€ terra eruta, lapides figuraÌ‚ insignes &c. Descriptionibus brevibus & iconibus illustrantur. Hisce annexa erit supellex antiquaria, numismata, gemmae excisae, & sculpturae, opera figulina, lucernae, urnae, instrumenta varia, inscriptiones, busta, reliquaque ad rem priscam spectantia: item machinæ, effigies clarorum virorum, omniaque arte producta... / Jacobus Petiver Londini: : Ex OfficinaÌ‚ Christ. Bateman ad insignia Bibliae & Coronae, vico vulgo dict. Pater-Noster-Row., MDCCII. [1702-1706?]. Version Google books de 1702 ou mieux GDZ Göttingen (Planches).

    — PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

    — PETIVER (James) 1767 Jacobi Petiveri Opera, historiam naturalem spectantia containing several thousand figures of birds, beats, fifh, reptiles, insects shells, corals, and fossils; also of trees, shrubs, herbs, fruits, fungus's, mosses, sea-weeds, &c. from all parts, adapted to Ray's History of plants on above three hundred copper-plates, with English and Latin names, London, James Empson (éditeur), 1767 Version Books.Google

    — PODA (Nicolaus) 1761. Insecta Musei Græcensis, quæ in ordines, genera et species juxta systema naturæ Caroli Linnæi. Graecus [= Graz]. (Widmanstadius). 127 pp. Google books

    — RAY (John) Historia insectorum, Londini 1710 Archive.org

    — RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL. Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

    — RÖSEL VON ROSENHOF 1764-68 De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library

    — Rösel von Rosenhof 1746 Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung Nürnberg.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

    — SCHAEFFER (Jacob-Christian) Iacobi Christiani Schaefferi 1766Icones Insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae = Natürlich ausgemahlte Abbildungen Regensburgischer Insecten Regensburg [Ratisbonne]: gedruckt bey H.G. Zunkel, [1766?-1779?] ; Gravure par Haid, Johann Jacob (1704-1767), 5 tomes in-4° avec 220 planches coloriées VOL. II Google

    BHL : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/101970#/summary

    — SCHAEFFER (Jacob-Christian),  1779, Icones insectorum circa Ratisbonam indigenorum coloribus naturam referentibus expressae. Volum. 1. pars 1. tertium et vltimum. D. Iacob Christian Schäffers natürlich ausgemahlte abbildungen Regensburgischer Insecten. Ersten Bandes erster Theil dritter und lezter Band. Mit dem register Volum 1. pars 1. pars. 2.

    https://archive.org/stream/bub_gb_RnLiUH9EwAEC#page/n29/mode/2up

    — SCHAEFFER (Jacob-Christian), 1766, Iacobi Christiani Schaeffer, s. theolog. et philos. ... Elementa entomologica ... = Iacob Christian Schaeffers ... Einleitung in die Insectenkenntnis Regensburg :Gedruckt mit Weissischen Schriften.

    http://www.biodiversitylibrary.org/item/44500#page/11/mode/1up

    SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

    SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles. http://www.deliry.com/selys1840.pdf
    — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
    — SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris. http://www.deliry.com/selys1850.pdf

    — SWAMMERDAM (Jan) 1685 Historia insectorum generalis et 1737-38 Biblia naturae (Leyde)

    http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

    — VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

    — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

    — WALCKENAER (C.A.) 1802, Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.
     

    Goedart par Lister 1685 : http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/64604/rec/1

    Harris M. 1766 http://archive.org/stream/Aurelian00Harr#page/n7/mode/2up

    1840 : http://www.biodiversitylibrary.org/item/120628#page/9/mode/1up

    Hübner 1779 http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/1/mode/1up

    ICZN F. Hemmings http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/50753#/summary

    Bulletin : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/51603#/summary

    Kirby 1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

    Latreille 1804 http://books.google.fr/books?id=xBsOAAAAQAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

    Latreille 1810 : http://www.biodiversitylibrary.org/item/47766#page/358/mode/1up

    Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

    https://archive.org/details/CUbiodiversity1121039

    Linné http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

    http://books.google.fr/books?id=Jps-AAAAcAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=elinguis&f=false

    Linné, Mantissa plantarum http://bibdigital.rjb.csic.es/spa/Libro.php?Libro=947&Pagina=545

    Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

    Linné fauna suecica 1761 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/46380#/summary

    Linné S.N. 1767 :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN362053723&DMDID=DMDLOG_0001&LOGID=LOG_0001&PHYSID=PHYS_0002

    LINNE Systema naturae 1766-1768

    https://www.biodiversitylibrary.org/item/137337#page/5/mode/1up

    Linné, Species Plantarum http://www.biodiversitylibrary.org/item/13829#page/1/mode/1up

    Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

    Moffet http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

    Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

    Ochsenheimer 1808 http://archive.org/stream/dieschmetterling12ochs?ui=embed#page/180/mode/1up

    Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google (accès partiel)

    http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

    Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

    Petiver, Papilionum brittaniae 1717 in Opera Books .google

    PetiverOpera (1767) https://archive.org/stream/jacobipetiveriop11767peti#page/n5/mode/2up

    Ray https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

    Réaumur http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

    Rösel http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

    http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

    http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

    les quatre tomes :

    http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/toc/?PPN=PPN369099060&IDDOC=282169

    Rottemburg :

    http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

    Schneider 1787 http://books.google.fr/books?id=VnY-AAAAcAAJ&pg=PA241&lpg=PA241&dq=schwarzgestrichelter+schmetterling&source=bl&ots=c5RGnFNYx4&sig=-HkttVMLK2SZP6KRw5MXfvJCYxI&hl=fr&sa=X&ei=

    AHwGU7m9LoLm7Abd7oGICg&ved=0CC8Q6AEwAA#v=onepage&q=schwarzgestrichelter%20schmetterling&f=false

    Scopoli Entomologia carniolica 1763

    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/34434#/summary

    Scudder http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

    Spuler http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

    De Villers 1789 https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

    Walckenaer http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

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    Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
    3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 18:46

    Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Anax, Leach, 1815.

    .

     

     

     

     Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

     

    Voir aussi :

     

    GÉNÉRALITÉS

    ANISOPTÈRES

    ZYGOPTÈRES

     

     

     

    . Résumé.

    Anax, Lech, 1815, "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) Anax vient de l'ancien grec ἄναξ anax qui signifie « seigneur », « chef [de guerre] » ou « roi [tribal] ». Il est interprété comme qualifiant le comportement dominant d'Anax imperator, la seule espèce décrite par Leach 1815 sous son genre Anax. L'auteur lui-même ne fait aucun commentaire ni sur la justification de son nom de genre, ni sur le comportement de l'espèce qu'il nomme sans la décrire. Néanmoins, les liens unissant  Anax "roi" en grec et imperator "empereur" en latin, sont évidents, comme il est évident que cette espèce est de morphologie  tout à fait royale, par sa taille , l'une des plus grandes des Libellulidae (son envergure peut atteindre 11 cm) ou par les couleurs bleu et noir de l'abdomen des mâles (vert et/ou bleu et noir chez les femelles). Le vol des mâles est également majestueux, lorsqu'ils dominent "de manière impériale un territoire allant d'une simple flaque à une zone atteignant 2400 m2, duquel ils repoussent leurs congénères. Ils patrouillent continuellement au dessus de l'eau, parfois loin des rives" (Grand et Boudot, 2006). 

    .

    .

    I. LA PUBLICATION ORIGINALE. LEACH 2015.

    (n.b : le renvoi à la publication originale vers Zoological Miscellary donné par Grand et Boudot 2006 est erronée).

    En 1813, William Elford Leach (1791-1836), diplomé en médecine de l'université St-Andrews (Ecosse) après avoir étudié à Edimbourg, devint responsable des collections zoologiques du British Museum. En 1815, il rédigea la première bibliographie, extraordinairement détaillée, de l'entomologie, dans la partie historique d'un article "Entomologie" de l'Edinburgh Encyclopaedia de D. Brewster. Il publia entre 1814 et 1817 ses Zoological Miscellany, mais en 1822, atteint de dépression et de surmenage, il démissionna de son poste pour voyager.

    — LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

     

    .

     

    484. ANAX. GENUS CCCCLXXXIV. ANAX. Leach's MSS. 

    Hinder wings of the male not angulated at their anal edge, but resembling those of the female. Abdomen cylindric in both sexes ; not clavate. . Imperator. Sp. 1. Imperator.  Inhabits England. 

    .

     

    .

    .

    II. COMMENTAIRES.

     

    a) Datation.

    L'Edinburgh Encyclopaedia publiée par William Blackwood et éditée par David Brewster   est parue en 18 volumes de 1808 et 1830, mais le volume 9 England to Fruit, qui contient l'article Entomology, est paru en 1830. Le volume 7 contient l'article Crustaceology de Leach, page 383, est également daté de 1830. Pourtant, les espèces de crustacés décrites dans le volume 7, sont mentionnés Leach, 1817, et les genres et espèces d'insectes du volume 9 sont mentionnées Leach, 1815. 

    Les articles ne sont pas signés, mais l'encyclopédie a publié dans le volume 1 (1830) la liste des contributeurs, dont William Leach pour les articles "Craniometry, &c., &c. Crustaceology, Insecta, Entomology".

    Cette datation de 1814 et 1815s'expliquerait par les manuscrits originaux de Leach, qui portent ces dates.

       Voir aussi l'édition américaine de l'Encyclopédie de Brewster, page 726 dans un tiré à part paru en 1816 ?

    .

    b) les noms créés par Leach.

    La base Animalbase dénombre 42 taxons nommés par Leach et encore en usage, des Mammifères jusqu'aux Céphalopodes. Parmi les Odonates, outre Anax, il est l'auteur, en 1815,  des genres Calopteryx [Calepteryx], Cordulegaster, Cordulia, Gomphus, Lestes, et de l'espèce A. imperator. En 1811, il avait été l'auteur de Libellula scotica.

    Il faudrait ajouter à cette liste le genre Petalura, Leach 1815 (Anisoptera).Ou bien la  famille des Aeschnidae et des Libellulidae, etc.

    La nomenclature de Leach est souvent très personnelle. Il nomma 19 espèces et un genre d'après le nom de son employé et ami John Cranch, décédé en 1816 pendant qu'il récoltait des spécimens en Afrique dans l'expédition chargée d'explorer les sources du fleuve Congo. (Achaeus cranchii Leach 1817, L'Achée de Cranch ; Ebalia cranchii Leach, 1817 ou Ébalie de Cranch ; Eualus cranchii Leach 1817 ou Hippolyte bouledogue de Cranch ; Cirolana cranchi ou Cirolane de Cranch Leach 1818 Ocythoë cranchii Leach 1817, Pandarus cranchii, Leach 1819, etc.)

    Il nomma 9 genres d'après une mystérieuse Caroline (voir infra en Annexe), en utilisant les anagrammes de Carolina comme Cirolana, Conilera et Rocinela.  Il associa Cranch et Caroline pour le nom d'un crustacé isopode marin qu'il nomma en 1818 Cirolana cranchi . De nombreux genres de Leach  des noms de l'Antiquité comme Hippolyte, Eurydice et Palaemon.

    Mais les noms choisis pour les Odonates sont descriptifs des morphologies ou des comportements.

    .

     

     

    .

    c) Le zoonyme ANAX.

     

    Anax vient de l'ancien grec ἄναξ anax qui signifie « seigneur », « chef [de guerre] » ou « roi [tribal] ». Il est interprété comme qualifiant le comportement dominant d'Anax imperator, la seule espèce décrite par Leach 1815 sous son genre Anax. L'auteur lui-même ne fait aucun commentaire ni sur la justification de son nom de genre, ni sur le comportement de l'espèce qu'il nomme sans la décrire. Néanmoins, les liens unissant  Anax "roi" en grec et imperator "empereur" en latin, sont évidents, comme il est évident que cette espèce est de morphologie  tout à fait royale, par sa taille , l'une des plus grandes des Libellulidae (son envergure peut atteindre 11 cm) ou par les couleurs bleu et noir de l'abdomen des mâles (vert et/ou bleu et noir chez les femelles). Le vol des mâles est également majestueux, lorsqu'ils dominent "de manière impériale un territoire allant d'une simple flaque à une zone atteignant 2400 m2, duquel ils repoussent leurs congénères. Ils patrouillent continuellement au dessus de l'eau, parfois loin des rives" (Grand et Boudot, 2006). 

    Costantino D'Antonio écrit : "Anax - αναξ, ανακτοσ = seigneur, souverain, roi [des zones humides]"

    Anax est le terme grec qui désigne les rois de la période mycénienne (1600-1100 av. J.C), c'est à dire les maîtres de maison des palais fortifiés. A la période classique, le terme basileus fut utilisé, et "le passage d' anax à basileus représente le passage d'un système de subordination personnelle, caractéristique du système palatial  à un système fondé sur le titre et la fonction, et annonce ainsi l'émergence de la «cité» et du politique." (E. Levy, 1987). Dans l'Iliade d'Homère, il se réfère à Agamemnon, roi de Mycènes.  

    Il est assimilé au terme wanax inscrit en Linéaire B sur des vases et tablettes ( wa-na-ka (ϝάναξ / wánax) pour désigner  celui qui nomme ou mute les fonctionnaires et fait travailler des artisans à son service. Le titre n'étant jamais accompagné d'un nom propre, on suppose donc qu'il est le seul dirigeant. Il est très probablement identifiable au ἄναξ / anax homérique (« seigneur divin, souverain, maître de maison »), mais son rôle est moins bien défini — il est sans doute militaire, juridique et religieux, et peu étendu car les marqueurs d'un pouvoir royal fort sont limités dans le monde mycénien." (Wikipédia)

    .

    c) Les autres noms de genre d'Odonates créés en 1815.

     

    Calopteryx vient du grec et signifie "qui a de belles ailes".

    Cordulegaster vient de deux mots grecs  κορδύλη kordylē - "massue, renflement, bosse, gonflement";  et gastēr - "abdomen", pour désigner  la forme typique du corps de ces libellules. (Fleidner, 2009 ; Précigout 2009 ; Endersby 2012)

    Cordulia est basé sur un adjectif issu du grec κορδύλη  kordylē -"massue renflement, bosse, gonflement" et s'explique par la forme de l'abdomen des mâles. (Fleidner 2008 et 2009) ou du grec kordyleia "massue", pour même raison ; Précigout 2009)

    Gomphus vient du latin gomphus, issu de grec gomphos, "clou, coin, cheville", du fait de la forme en massue de l'abdomen des mâles. (Fleidner, 2009 ; Endersby 2012)

    Lestes Le nom du genre Lestes vient du grec  λῃστής = voleur, brigand, pirate. Pour Fleidner repris par  Endersby,  Il n'y a pas d'explication pour ce nom puisque tous les Odonates sont des prédateurs. (Fleidner 2009, Endersby 2012). Leach n'accompagne ce nom, après la description, que de la mention "Obs. We have three indigenous species". Néanmoins, seule l'espèce que Fabricius avait décrit en 1798 est antérieure à 1815, et il l'avait nommé Agrion barbara. Elle provient, comme l'indique Fabricius (Agrion barbara ...Habitat in Barbaria Dom. Rehbinder [et, pour d'autres spécimens "Habitat in Algier", etc]) de la collection du baron Johann von Rehbinden (1751-1825), qui avait été consul du Danemark à Alger et avait écrit ses  Notices et remarques sur Alger, Altona 1798 NACHRICTEN und Bemerkungen ûber den Algierischen Staat (von J.-Ad.-Frhn. von Rehbinder). Altona, Hammerich, 1798-1800 , 3 vol.  Il est donc possible de valider l'affirmation de l'Association Poitou-Charentes Nature : "Lestes (gr) = brigand, pirate ; barbarus (gr/lat) = barbare. Cette espèce a été décrite du nord-ouest de l’Afrique, région géographique où vivaient les Berbères et dénommée Barbarie ou Etats barbaresques jusqu’au début du XIXe siècle." Le nom de genre Lestes , "pirate" lui est donné par son espèce type, Lestes barbarus, par référence aux pirates et corsaires barbaresques basés à Alger (cf la capitivité de Cervantes).

    .

    Conclusion.

    Les six noms de genres d'Odonates créés par William Leach en 1815 montrent une réelle homogénéité par leur origine directe ou par le biais du latin à la langue grecque ancienne, et par leur caractère descriptif, soit de la morphologie (Calopteryx, Cordulegaster, Cordulia, Gomphus), soit du comportement (ou des couleurs ?) avec Anax, soit de l'origine géographique avec Lestes.  

     .

     

    LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

     

    .

    POITOU-CHARENTE NATURE

    http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/anax-empereur/

    "De Anax (gr) = souverain, maître "

     

    .

    DRAGONFLYPIX

    http://www.dragonflypix.com/etymology.html

    "from Grk. ἄναξ = master, ruler, king"

     

     

     .

    D'ANTONIO & VEGLIANTE.

    https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

     

    "Anax - αναξ, ανακτοσ = signore, sovrano, re [delle aree umide]."

     

    .

    H. FLIEDNER, 2009

    https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

    http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

    "Anax [gr. Lord of the House] the genus might be named from its dominant behaviour in its territory."

    .

    VAN HIJUM, 2005.

    http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

    "anax= heerser "

     

    .

    .

    III. DÉBOIRES ET RÉCEPTION DU GENRE ANAX.

    .

    1°) Le genre de Leach fut adopté par MM. Curtis, Stephens 1829, Westwood,

    2°) En 1840, Edmond de Selys-Longchamps refusait à Anax le statut de genre, et le réduisait à celui de sous-genre d'Æshna. Il y plaçait deux espèces, Æshna formosa Vander Linden 1820 (qui se substituait à Anax imperator)  et A. parthenope Selys-Longchamps :

    "Description de deux nouvelles espèces d'Aeshna du sous-genre Anax (Leach).

    Par Michel-Edmond baron de Sélys-Longchamps, 1840, 8 pages, extrait du tome VI n°10 des Bulletins de l'Académie royale de Bruxelles https://books.google.fr/books?id=fjMqAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

     

     

    "Le genre AEshna, après en avoir écarté, sous le nom de Petalura, les espèces dont les yeux sont éloignés l'un de l'autre comme chez les Agrions, et les Cordulœgaster où ils se touchent à peine, se subdivise encore-en deux sections caractérisées par des différences qui ne sont bien sensibles que dans les mâles. C'est ce qui m'empêche d'adopter le genre Anax de Leach., fondé sur celles dont les ailes inférieures sont semblables et arrondies dans les deux sexes, tandis que l'auteur anglais réservait le nom d'AEshna aux espèces dont les mâles ont le bord anal des secondes ailes subitement anguleux, caractère qui est commun aux Petalura, aux Cordulœgaster et aux Cordulia du même auteur. Je pense donc que cette coupe d'Anax doit être présentée comme un simple sous-genre propre a faciliter le classement des espèces. Il présente encore la particularité, que les mâles n'ont pas sur les côtés du second segment abdominal ces deux petits renflemens qui caractérisent plus ou moins les autres AEshnes.

    C'est à Vander Linden que l'on doit la distinction de la seule espèce indigène d'Anax qui était connue jusqu'ici. Il la décrivit sous le nom d'AEshna formosa et la croyait particulière à l'Italie. Je l'ai retrouvée depuis en Belgique. Aujourd'hui je ferai connaître deux nouvelles espèces européennes que j'ai recueillies dans le midi et qui sont surtout caractérisées par leur taille, ainsi que par une forme très-différente dans les appendices anales des mâles, comme on peut en juger par les figures que j'en donne ici. Les côtes équatoriales fournissent plusieurs espèces du même groupe, qui semble exclu des contrées froides.

    ESPÈCES.N° 1 .(AEshna (Anax) Formosa. Vander Linden, 1820. — B. De Fonscol. — Steph. — Curtis.

    M. Thorace virescente immaculalo, abdomine strigâ dorsali angulosâ nigrâ , parastigmate atarum valdè elongato rufescente; appendicibus analibus maris subspalhulatis, inferiori subquadralâ; fœminae lanceolatis.

    Long. M. 34 1. F. 32 | ; envergure 46 à 48 1.; longueur de l'appendice anale inférieure du mâle 1 ligne.

    Synonymie : Oeshna Azurea, Toussaint de Charpentier, 1825. Anax imperator , Leacb.

    cf. Tête jaune, bouche brune; une tâche transverse bleue sur le haut du front et une autre petite triangulaire noire devant les ocelles; yeux verts à fond bleu. Thorax d'un beau verdâtre clair sans taches, à l'exception des deux plaques latérales supérieures qui précèdent le bouclier et sont bleues, et séparées par une ligne dorsale jaunâtre. Le dessous entre les pieds roussâtre. Abdomen déprimé, long, renflé à sa base, étranglé au milieu du 3e segment. Le 1" segment verdâtre avec deux taches basales brunes; la base du 2e verdâtre; tous les autres d'un bleu brillant en dessus avec les bords noirs. Une tache transversale noire sur le 2°, et une bande dorsale anguleuse depuis le 3e jusqu'au dernier segment. Cette bande traversée à la base des 3e, 4e, 5e, 6e, 7e et 8e segmens par une raie courte également noire. Appendices anales brun-noirâtres. Les deux supérieures ayant deux fois la longueur du dernier segment, atténuées à leur base, ensuite élargies, puis tronquées à leur extrémité. Une ligne élevée les traverse longitudinalement en dessus. Le bord interne de cette ligne est cilié. L'appendice inférieure égale à peine en longueur le tiers des supérieures. Elle est à peu près carrée , recourbée en haut et à bords renflés. Pieds noirs, la base des cuisses rousse. Ailes un peu teintées de jaunâtre surtout au milieu. Parastigma très-allongé brun-roussâtre. Membranule accessoriale blanche à la base, ensuite cendrée. Nervure costale jaune extérieurement.

    . Elle diffère du mâle par la forme des deux appendices anales supérieures qui sont lancéolées sans ligne élevée, et par la couleur de l'abdomen. Le 1er segment est brunâtre, le 2° verdâtre, le 3° bleu à la base, et les autres d'un vert un peu bleuâtre ou mélangé de jaunâtre. La bande dorsale noire anguleuse part du milieu du 2" segment.

    La Formosa est répandue dans une grande partie de l'Europe méridionale et tempérée, depuis l'Italie jusqu'en Belgique et en Angleterre. Dans la Campagne de Rome, je l'ai prise vers le 25 mai : en Belgique, elle paraît plus tard, c'est-à-dire de la fin de juin au milieu de juillet. Elle voltige sur les étangs et ne s'éloigne pas de l'eau. Les mâles, qui sont beaucoup plus nombreux que les femelles, sont d'un éclat admirable.

    Toussaint de Charpentier, qui a reçu cette espèce de Hongrie, l'a décrite sous le nom A. Azurea, d'après des individus secs; c'est pour cela qu'il indique par erreur la couleur bleue et non le vert comme étant celle du thorax. Il y a dans plusieurs collections de Paris des AEshnes reçues d'Afrique et des îles Canaries qui ne m'ont pas paru différer de celle-ci."

    .

    3°) Pierre Boitard, dans son Nouveau manuel complet d'Entomologie, Paris 1843 utilise le nom ANAX BELLE (Anax formosa De Sélys)

    3°) Mais en 1850, Sélys-Longchamp reprit le genre Anax dans la Revue des Odoates ou Libellules d'Europe

    ... sans rendre à Leach son espèce A. imperator, qu'il continuait à remplacer par A. formosus Vander Linden, ou Anax formose.

     

    4°) En 1863 et 1865, William Kirby et William Spence (An introduction to Entomology) utilisait la dénomination Anax imperator de Leach.

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    ANNEXE. LES NOMS CRÉÉS PAR LEACH.

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    Je donne ici la copie d'un extrait de mon article commentant le nom des espèces de la famille des  Lycaenidae : Callophrys rubi, Lycaena phlaeas, Lycaena tutyrus et Lampides boeticus.

    http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-du-papillon-le-thecla-de-la-ronce-callophrys-rubi-121822866.html

    http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-du-papillon-le-cuivre-commun-lycaena-phlaeas-121249306.html

    http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-du-papillon-le-cuivre-fuligineux-lycaena-tityrus-121790148.html

    http://www.lavieb-aile.com/article-zoonymie-de-l-azure-porte-queue-lampides-boeticus-121912812.html

     

    a) Famille des Lycaenidae, William Elford Leach, 1815.

     La référence de la publication originale de Leach ne fut pas facile à trouver, d'autant qu'elle se cacha derrière le nom de Brewster.  La voici : 

           Leach, William Elford, 1790-1836  "Insecta" pp. 329-336."Entomology". pp 646-747 in D. Brewster éditeur, Brewster's Encyclopaedia Edinburgh, [Edinburgh, volume 9, 1, 04/1815 pp. 57-172  : selon Sedborn 1937] [Philadelphia, E. Parker,1816? selon BHL Library]  page 718. [ Article publié anonymement et attribué à Leach, qui avait annoté son propre manuscrit]

    Voici un autre lien, c'est plus sûr :https://archive.org/details/CUbiodiversity1121039

          L' Edinburgh Encyclopædia était une encyclopédie en 18 volumes, imprimée et publiée par William Blackwood  et éditée par David Brewster entre 1808 et 1830. En rivalité avec l'Encyclopædia Britannica publiée à Edimbourg,  elle était considérée comme étant la meilleure sur les sujets scientifiques ; la plupart des articles étaient rédigés par le physicien D. Brewster, qui fut recteur de l'Université  de 1859 à 1869, mais elle faisait appel à d'éminents contributeurs. 

      Ce n'est qu'en 1832 que Joseph Parker de Philadelphia, et Whiting et  Watson de New York éditèrent la version américaine.

        Cette publication de Leach  donne la première bibliographie jamais publiée en entomologie. Cet auteur, alors bibliothécaire adjoint en zoologie au British Museum, a fondé également les ordres Phasmida, anoploures, thysanoures et Rhaphidides, les familles hémiptères Pentatomidae, Coreidae, Belostomidae ; la famille de diptères Tipulidae et la famille des hyménoptères Chrysididae.

     

    Leach et les anagrammes de Caroline.

       Puisque mon sujet est la zoonymie, je ne laisserai pas passer l'occasion de signaler les particularités des créations onomastiques de W. Leach. On dit en effet qu'il avait été amoureux d'une certaine Caroline, dont on ne sait si elle était son épouse, sa sœur, ou sa maîtresse, mais dont il s'ingénia, l'année de ses 28 ans, à dissimuler les acronymes de son prénom dans ses noms de genre de crustacés, tels que Anilocra (1818), Canolira (1818), Cinolara (1818), Conilera (1818), Nelocira (1818), Nerocila (1818), et Rocinela (1818) ! D.M. Damkaer, qui relate cette originale série (The Copepodologist cabinet, page 148) en citant Stebbing, 1893 et Gosse, 1860,  aurait pu citer aussi Lironeca 1818 / Livoneca 1818, ou Olencira 1818. Ses successeurs s'amusèrent à poursuivre le jeu avec Renocila(Miers, 1880), Alcirona (Hansen, 1890 ), Lanocira (Hansen, 1890 ) et  Corilana (Kossman, 1880), Nalicora (Moore, 1902) , Orcilana (Nierstrasz, 1931) , Creniola (Bruce, 1987) et Norileca (Bruce, 1990).

    Ces noms ont été publiés dans le Dictionnaire d'histoire naturelle Tome 12, Levraut, Le Normant : Paris 1818, page 69-75  dans lequel Leach était chargé de l'article Crustacés. Page 74, il écrit page 74 "Je crois utile de donner la liste des noms de tous les genres de crustacés qui ont été publiés jusqu'à ce jour", de Aegée, Aeglée jusqu'à Zoé, Zozime, Zuzare.  Voir la liste de tous les noms de crustacés créés par Leach ici. Mais c'est dans l'article Cymothoadées page 338 que les genres sont présentés. Ils débutent, est-ce un hasard, par le genre Eurydice Belle (on connaît l'air de Gluck Che farò senza Euridice "J'ai perdu mon Eurydice, rien n'égale mon malheur"..) Les noms de genre en français sont les anagrammes de Caroline, et leurs espèces se déroulent comme une longue marche orphique appelant de l'Hades les entomologistes : Nélocire de Swainson, Conilère de Montaigu,  Rocinèle de Devonshire, [Aega (une nymphe)], Canolire de Risso, Anilocre de Cuvier, Olencire de Lamarck, Nérocile de Blainville, Livonèce* de Redman ou de Rafinesque, puis se termine (après Cymothoa de Fabricius) par son Limnorie, qui porte le nom d'une Néreïde.

    * Livonèce  Il s'agit d'une faute typographique pour Lironeca, comme en témoigne une version anglaise du texte français, écrit de la main de Leach et conservé aux archives de la Société linnéenne de Londres  , dans lequel il a clairement écrit Lironeca. De même, dans sa liste donnée page 74 du même dictionnaire, c'est le terme Lironecée qui est indiquée.  Dans la réédition du dictionnaire,  Latreille a corrigé   à plusieurs reprises  "Livoneca / Livonèce" par "Lironeca / Lironèce".  La Commission Internationale de nomenclature zoologique a néanmoins déterminé  "Livoneca" comme la forme valide pour ce genre. Dans un article paru en 1994 dans le Bulletin de nomenclature zoologique, Ernest H. Williams , Jr. et Thomas E. Bowman  ils ont défendu l'orthographe originale de Lironeca et demandé  à la  Commission Internationale de nomenclature zoologique de décider que Livoneca est une orthographe originale incorrecte de Lironeca.

     Dans ses manuscrits inédits , il avait également utilisé  le nom Cilonera . " Ibid . ( Note 116 , p.402

    Depuis près de 200 ans, des esprits curieux ont tentés de savoir qui se cachait derrière Caroline. Leach n'était pas marié, n'avait pas de maîtresse connue, si tant est que son dévouement pour la science, ses fonctions au Muséum et ses publications incessantes [ son Entomology de 1815 est un travail considérable] lui en ait laissé le temps. Il avait une sœur, mais elle se prénommait Jenny. On a pensé à Caroline de Suède, à l'astronome Caroline Herschel, à Caroline de Brunswick et à Caroline Clift, la fille du naturaliste William Clift ; il pourrait s'agir d'une simple combinaison aléatoire de phonèmes. 

      J'ai tout de suite pensé au poème d'Edgar Poe : Annabel Lee.

     It was many and many a year ago,
     In a kingdom by the sea,
    That a maiden there lived whom you may know
     By the name of Annabel Lee;—
    And this maiden she lived with no other thought
     Than to love and be loved by me.

    [...]

     And so, all the night-tide, I lie down by the side
    Of my darling, my darling, my life and my bride
     In the sepulchre there by the sea—
     In her tomb by the side of the sea.

     

     Quel merveilleux moyen d'élever un Tombeau à un amour d'enfance que d'immortaliser le nom de l'aimée dans le marbre de l'onomastique zoologique des animalcules marins, et de le laisser se refermer sur l'indicible secret ?

    La Caroline de Leach rejoint alors — pour moi seul —la Vanessa de Fabricius, et les amours que Nabokov a exprimé pour mieux les cacher dans le personnage de sa nymphette Lolita.

      (N.B Ces données sont issues de la présentation d'un travail artistique inspiré par ce thème : voir :http://www.victoriamanning.com/statement/elfortiana/elfortiana_statement.html. L'auteur y évoque les autres pistes possibles, telles que  Cornelia, Caroli Linné, Lonicera, Craniola, Carniola, Coraline, Caroline, Cerniola, et Arenicola.)

      Leach ne se limitait ni au prénom de Carolina, ni aux isopodes, ni à l'année 1818 : il avait déjà osé nommer un martin pêcheur australien  Dacelo Leach 1815, par anagramme du genre Alcedo des martins-pêcheurs de la vieille Europe. Ses créations avaient parfois le don d'irriter, et en 1842, six ans après la mort de Leach , le Comité de l'Association britannique sur la " Révision de la nomenclature botanique et zoologique " a éliminé les noms Azéka et Assiminea pour leur absence de sens.  En 1900 , le révérend Knight a  enquêté sur ces noms ...et a découvert que ces  "nonsense names" correspondaient sans-doute à la ville biblique de Azekah et  à Assémani, un «grand savant oriental ". De plus,  lors de l'examen des dizaines d'autres noms, il a également conclu que Leach semblait avoir une prédilection particulière pour les indications géographiques et des noms dérivés de personnes, ayant souvent une origine biblique ou oriental . (Journal of conchology , Vol. 9, n ° 9, Janvier 1900)

     

    David M. Damkaer (2002). "Adding pages". The Copepodologist's Cabinet: A Biographical and Bibliographical History, Volume 1. Memoirs of the American Philosophical Society, Volume 240. American Philosophical Society. pp. 131–155. ISBN 978-0-87169-240-5.

    https://books.google.fr/books?id=TgUNAAAAIAAJ&pg=PA147&redir_esc=y#v=onepage&q&f=falseoir.

    .

    .

    SOURCES.

    .

    — ANIMALBASE

    http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/highergroup?id=59

     

    — LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

    https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

     

    — LSJ Site de traduction grec/anglais Liddell  Scott Jones

    https://lsj.translatum.gr/wiki/Main_Page

    https://lsj.translatum.gr/wiki/LSJ:GreekEnglishLexicon

    ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

    https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

    — ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

    https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

    — ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

    https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

    — ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

    https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

    — ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

    https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

     http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

    — FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

    http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

    — FLIEDNER (Heinrich),  MARTENS (Andreas ), 2008, The meaning of the scientific names of Seychelles dragonflies (Odonata) , Phelsuma 16 (2008); 49-57

    https://www.researchgate.net/publication/228819379_The_meaning_of_the_scientific_names_of_Seychelles_dragonflies_Odonata [accessed Jan 04 2018].

    — POITOU-CHARENTE NATURE (Association), avec les études étymologiques des noms

    http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulie-bronzee/

     

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    BIBLIOGRAPHIE ET LIENS POUR LA ZOONYMIE DES ODONATES :

    La bibliographie de mes articles de zoonymie des Odonates.

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    Published by jean-yves cordier