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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 09:22

Les vitraux de l'église de La Guerche-de-Bretagne : la baie 12 du Jugement dernier (1er quart du XVe, 1537 et XVIIe).

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Sur l'ancienne collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne, voir :

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PRÉSENTATION GÉNÉRALE : voir baie n°14.

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La baie 12 éclaire le  bas-coté sud en son milieu. Elle mesure 4,20 m de haut et 2,10 m de large ; C'est une verrière composite en une seule lancette, réunissant autour du Jugement dernier daté par inscription de 1537 des fragments divers et un soubassement héraldique des Cossé-Brissac de deux époques, le milieu du XVIe et le XVIIe.

Les vitraux d'origine ont été fortement remaniés, certains ayant été recomposés à diverses reprises. Leur mutilation par les huguenots en 1563 entraîna des réparations auxquelles contribuèrent les Cossé-Brissac.

Le montage du XIXe siècle a été modifié par Tournel entre 1915 et 1928 car des photographies antérieures nous montrent les panneaux accompagnés de vitreries géométriques colorées.

Les restaurations les plus récentes ont été pratiquées en 1998 par Michaël Messonnet et en 1999 par Antoine Le Bihan.

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Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LA PARTIE SUPÉRIEURE : JUGEMENT DERNIER ET FRAGMENTS.

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Au centre, le Christ-Juge drapé dans le manteau rouge de la Résurrection et tenant le glaive en main droite et une palme en main gauche est assis sur un arc en ciel sur un fond de ciel jaune d'or. Il regarde vers le bas, où, sous des nuées, saint Michel psychopompe procède à la pesée des âmes dont deux anges buccinateurs annoncent le jugement.

De part et d'autre, la Vierge et Jean-Baptiste, les mains jointes, intercèdent pour les humains.

La partie inférieure de cet ensemble réunit, à gauche, la tête violette du Léviathan s'apprêtant à dévorer ceux qui seront condamnés à être damnés (les démons sont selon le Corpus, du XXe siècle). Et, à gauche, la cohorte des élus qui sont en réalité des fragments en réemploi, avec six têtes du XVIe siècle.

On notera deux médaillons de saints personnages, nimbés sur fond rouge.

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Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les deux pilastres intègrent, dans un décor  de rinceaux et candélabres de la première Renaissance, deux cartouches dont l'un porte la date de 1915 (restauration par l'atelier Tournel) et l'autre celle de 1537.

Cette précision est précieuse, elle renvoie à la date de 1536 inscrite sur un cartouche de la baie n°8, mais aussi de la date de 1537 portée sur l'Arbre de Jessé de Notre-Dame-du-Touchet, dont la baie 14 porte les fragments d'un doublon .

Vers 1520,Charles IV d'Alençon avait fait agrandir la nef, élever le bas-coté sud de la collégiale de La Guerche, et commandité sans doute les stalles du chapitre. 

Mais en 1537, les seigneurs de la Guerche sont ses héritiers les marquis de Montferrat  Frédéric II de Mantoue et Marguerite de Montferrat (cf. infra) . La commande des vitraux a pu dépendre du doyen du chapitre de la collégiale.

On se rappellera aussi que la maîtresse-vitre de Champeaux date de 1539-1541.

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Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 (Jugement dernier, 1537), collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LE SOUBASSEMENT HÉRALDIQUE.

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Baie 12 , collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 , collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les armoiries de Charles et Charlotte de Cossé-Brissac  (1562-1563) de chaque coté.

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1. L'écu masculin à droite : celui de Charles Ier de Cossé.

Charles Ier de Cossé (1507-1564), comte de Brissac, maréchal de France en 1550 , porte de sable à trois fasces d'or denchées les pointes vers le bas. Les armes sont timbrées d'une couronne et entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel.

Charles Ier de Cossé, comte de Brissac (1505- 31 décembre 1563), est un militaire et aristocrate français du XVIe siècle. Il est élevé à la dignité de maréchal de France en 1550. Pour le distinguer de son frère cadet Artus de Cossé-Brissac, lui aussi maréchal de France, il est surnommé « Maréchal de Brissac ». Il est né dans la famille angevine de Cossé-Brissac, fils de René de Cossé, seigneur de Brissac et de Cossé en Anjou, grand fauconnier. Nommé lui-même grand fauconnier de France en 1540, il est nommé, en 1542, colonel général des gens de guerre français. Il commande en 1543 toute la cavalerie légère en Piémont, suit la même année le roi en Flandre, bat un corps considérable des impériaux, et prend François d'Este, frère du duc de Ferrare et général de la cavalerie impériale. On l'appelait communément « le beau Brissac ». Il eut la même année la charge de grand panetier. Maréchal de France en 1550, il se rend en Piémont, dont le roi lui donne le gouvernement général . (Wikipédia)

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Charles Ier de Cossé, comte de Brissac, école de Jean Clouet, vers 1550.

 

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Pol de Courcy : 

Cossé (de) (orig. d'Anjou), sr dudit lieu, — comte, puis duc de Brissac et pair de France en1611, — marquis d'Acigné, paroisse de ce nom, en 1609, — baron de Coëtmen, paroisse de Tréméven, — seigneur de la Guerche, paroisse de ce nom, — de Châteaugiron, paroisse de ce nom, — baron de Malestroit, paroisse de ce nom, — srdu Chastel, par. de Plouarzel, — de Coëtivy, paroisse de Plouvien, — de Fontenay, paroisse de Chartres.

 De sable à trois fasces d'or, denchées par le bas.

Cette famille alliée en Bretagne aux d'Acigné, Beaumanoir, Ruéllan, de Bruc et la Forest d'Armaillè a produit quatre maréchaux de France de 1550 à 1768 ; des grands pannetiers, grands fauconniers et grands-maîtres de l'artillerie de France ; un lieutenant-général au gouvernement de Bretagne en 1645 ; un évéque de Coutances, dit le cardinal de Meudon, † 1548 ; un abbé de Saint-Melaine en 1560, évêque de Coutances, † 1587; un abbé de Bégard en 1614 † 1675.

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Ces  armes de sable à trois fasces d'or denchées vers le bas se voient aussi sur la baie 10 portant la couronne ducale et le collier de l'Ordre du Saint-Esprit se rapporte vraisemblablement au premier duc de Brissac Charles II, fait « chevalier des ordres » en 1595 .

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Baie 12 de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le collier de l'Ordre de Saint-Michel.

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Baie 12 de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le décor losangique.

On notera aussi le décor en losange orné de feuilles et fruits de houx placés en croix, ou de tiges fleuries et peints en grisaille et  jaune d'argent . F. Gatouillat  signale "un complément de vitrerie losangique "en ajoutant entre parenthèses "Par Hubert de Sainte-Marie", atelier de restauration de Quintin  actif dans la seconde moitié du XXe siècle. Effectivement, les archives de cet atelier conservent trois documents concernant la restauration de trois baies de l'église de La Guerche, notamment les baies n°10 et n°14.

Néanmoins, nous reconnaissons ce motif,  employé notamment sur les verrières royales de la cathédrale d'Évreux et sur la maîtresse-vitre de Merléac. S'il était d'origine, il daterait sans-doute du premier quart du XVe siècle.

J'ai signalé un fragment identique (avec des feuilles de chêne) sur la baie n°14.

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2. L'écu de son épouse Charlotte, à gauche.

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Les armes de Cossé, à gauche, sont alliées à celles de Le Sueur d'Ecquetot d'argent à trois fasces de gueules, à droite. (Pol de Courcy, Nobiliaire et armorial de Bretagne.) .

Elles sont entourées de la cordelière à nœuds de capucin, propre aux épouses de la noblesse dans l'entourage royale, et reprenant l'attachement d'Anne de Bretagne pour la cordelière franciscaine liée à la mémoire de son père le duc François.

Il s'agit donc des armes de Charlotte Le Sueur d'Ecquetot, dame d'Estelan (ca 1523 ; ) fille de Jean Le Sueur d'Esquetôt, mort à Pavie, et de Madeleine Picart. Elle épousa en 1540 Charles Ier de Cossé et eut trois enfants :

  • Timoléon de Cossé-Brissac, comte de Brissac (1545-1569). Il décède  à l'âge de 24 ans :en son souvenir, tous les enfants mâles de la famille reçoivent le prénom de Timoléon associé à leur prénoms usuels
  • Jeanne de Cossé dame d'honneur de Louise de Lorraine ca 1558-1602, mariée en 1578 à François d'Espinay seigneur de Saint-Luc et comte d'Estelan.
  • Charles II de Cossé (1562-1626), premier duc de Brissac et pair de France, gouverneur de Paris, Henri IV lui donna le bâton de maréchal de France ; il épousa Judith d'Acigné en 1579.

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Au total, ces deux blasons permettent d'identifier le couple qui les portent, et donc de les dater après 1540, date de leur mariage. Mais nous savons que c'est le  5 janvier 1562 que Charles de Cossé , possesseur de la terre de Caluze , en Italie, près de Montferrat, en fit un échange, avec un arrière-petit-fils de René d'Alençon, Ludovic de Gonzague, fils du duc de Mantoue contre les terres de la Guerche et de Pouancé . 

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Reprenons l'historique de la transmission de la seigneurie de La Guerche : elle appartint :

: 1°)aux vicomtes de Beaumont au Maine, par le mariage de Jeanne, avec le vicomte de Beaumont, en 1263 ;

 2° aux Chamaillard, par succession en ligne collatérale;

 3°) aux Valois , par le mariage de Marie de Chamaillart avec Pierre de Valois, comte d'Alençon, du Perche, baron de Fougères; 

4°) à Bertrand du Guesclin, connétable de France, par acquét ;

5°) à Jean V, dục de Bretagne, par acquêt, en 1390 ;

6°) une deuxième fois aux Valois, par le mariage de Marie, fille dudit duc, avec Jean de Valois, tué à Azincourt, en 1415. [voir la baie n°14 et les portraits de Jean Ier d'Alençon et de Marie de Bretagne]

7°) aux Laval, par le mariage de Catherine de Valois, avec François de Laval, en 1462 ; Vers 1525, la seigneurie de La Guerche dépendait des enfants de René d'Alençon, troisième duc du nom (1454-1492), qui l'avait héritée en 1505 de sa sœur Catherine, femme de Guy XV de Laval. René d'Alençon avait épousé Marguerite de Lorraine-Vaudémont, et eut trois enfants

8°) aux Montferrat, par le mariage en 1508 d'Anne d'Alençon (1492-1562), avec Guillaume IX Paléologue, marquis de Montferrat ;

 9°) aux Gonzague, par le mariage en 1531 de Marguerite Paléologue de Montferrat, avec François Gonzague, duc de Mantoue ;

10°) aux Cossé Brissac , par échange en 1562 ; Les descendants de cette famille la conservèrent jusqu'en 1673. Furent ainsi seigneurs de La Guerche, après Timoléon de Cossé, (1545-1569), son frère Charles II (vers 1550-1621), premier duc de Brissac gouverneur de Bretagne en 1596, époux de Judith d'Acigné en 1579 et de Louise d'Ongnies en 1602, puis ses fils François (vers 1581-1651), duc et pair en 1621, et Charles III, marquis d'Acigné depuis 1609, lieutenant général du roi en Bretagne après son père, époux en 1610 d'Hélène de Beaumanoir, baronne du Pont et vicomtesse du Faou, morte en 1636. 

 11°) aux Neuville, par le mariage de Marguerite de Cossé avec François de Neuville , duc de Villeroy; ils vendirent la Guerche à M. Feuillant, 1750.

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Au total, ces armes ne peuvent être antérieures à 1562, et postérieures à 1563, date du décès de Charles Ier de Brissac.

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Baie 12 de la  collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les armoiries écartelées de Cossé-Brissac  (XVIIe) au centre.

Ce sont deux blasons accolés, surmontés chacun d'une couronne.

Le blason de gauche, partiellement effacé, associe les armes de Brissac à gauche (utilisation d'émaux pour le bleu) avec, à droite, un écartelé dans lequel sont en 2 les armes de Bretagne, et en 3 celles de Valois (ou d'Anjou) avec sur le tout celles de Craon. Tout ceci sous toute réserve.

 

Le blason de droite ne comporte pas les armes de Brissac. C'est un écartelé complexe où je peux reconnaître :

-en 1 écartelé de France, Angleterre, Navarre,  et d'Anjou 

-en 2 celles de Bretagne, d'Aragon (d'or à quatre pals de gueules), d'Alençon (à bordure besantée) et Béarn.

-en 3 écartelé [ de gueules à deux fasces d'or : du Chastel ?]; de Lorraine (*); de La Trémoille au chevron de gueules, accompagné de trois aigles d'azur, becquées et membrées de gueules ; et celles de Craon d'or losangé de gueules.

(*) Les armes de Lorraine à partir d'Antoine (+ 1544) sont Anjou Naples/Aragon et Anjou/Gueldre/Juliers/Bar. Merci à Laurent Hablot.

-en 4  un écartelé de Bourgogne,  de Montmorency (ou mieux, de Montmorency-Laval, avec une piste vers Catherine d'Alençon épouse de Guy XV de Laval), de Gouffier d'or à 3 jumelles de sable posées en fasce , et de Châteaubriant de gueules semé de fleurs de lys d'or.

 

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http://bibale.irht.cnrs.fr/bibale_img/000054.JPG

 

Soit une piste vers la maison de La Trémoille-Laval?

https://www.wikiwand.com/fr/Maison_de_La_Tr%C3%A9moille-Laval

 

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On constate l'absence des armoiries de Beaumanoir, d'Ongnies (de sinople à la fasce d'hermines), d'Acigné (d'hermines à la fasce de gueules), etc...

http://www.genealogie22.org/sites/racines_galleses/la_chapelle_de_limoelan.htm

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Baie 12 de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 12 de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Les vitraux de l'église de La Guerche-de-Bretagne : la baie 12.
Les vitraux de l'église de La Guerche-de-Bretagne : la baie 12.

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SOURCES ET LIENS.

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— ANDRÉ, 1878

— AUBRY (Ernest), 1901, Notes chronologiques sur La Guerche-de-Bretagne. Paris : Office d'édition et de diffusion du livre d'histoire, 1994. (Monographies des villes et villages de France).

— BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929. p. 133-149

 

— BRUNE, 1846, Résumé page 318-319 ;  1849, Résumé page 29

— BRUNE, 1849, Indication et descriptions des principales verrières du diocèse de Rennes, Bull. Archéologie association Bretonne t.II,2, p 199.

— BRUNE, 1861, Indication et descriptions des principales verrières du diocèse de Rennes, Bull. Archéologie association Bretonne t.II,2, p 72.

 

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Inventaire général du patrimoine culturel ; Rennes : Presses universitaires de Rennes , impr. 2005

—GUILLOTIN DE CORSON, (Amédée),1880-1884. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884. TI p. 83-85 et  TIII p. 4-19

 

—JARRY, (Alphonse), 1941. Le sanctuaire de Notre-Dame de la Guerche à travers les âges. Rennes : Imprimerie Bretonne, 1941.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f19eba6aa5113393960b376867db3b78.pdf

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016953, la verrières  de la baie 14 : Le Jugement dernier. [baie 10 du Corpus Vitrearum]

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/le-patrimoine-mobilier-de-l-eglise/fff2dfef-1913-4875-ace7-3c87753d21de

 

— TOURNEL (Charles), 1917, Vitraux de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne, Bull. Et mémoires de la société archéologique d'Ille-et-Vilaine TXLV p. 233-238. Non consulté.

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 22:14

Les vitraux de l'église de La Guerche-de-Bretagne : la baie 10 ( vers 1536-1567) du Couronnement de la Vierge par la Trinité,  ses fragments du 1er quart du XVe (Dieu le Père) et ses panneaux héraldiques (XVIIe ?).


 

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Sur l'ancienne collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne, voir :

 

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PRÉSENTATION GÉNÉRALE : voir baie n°14.

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La baie 10 éclaire le  bas-coté sud . Elle mesure 4,20 m de haut et 2,10 m de large ; C'est une verrière composite en une seule lancette, réunissant des fragments divers éléments du premier quart du XVe (Dieu le Père) et du XVIe siècle ( Couronnement de la Vierge, vers 1536-1537) avec un soubassement héraldique des Cossé-Brissac datant  du XVIIe.

Les vitraux d'origine ont été fortement remaniés, certains ayant été recomposés à diverses reprises. Leur mutilation par les huguenots en 1563 entraîna des réparations auxquelles contribuèrent sans doute les Cossé-Brissac.

Le montage du XIXe vers 1865 par le nantais Échappé (description de Guillotin de Corson en 1880) a été modifié par Tournel entre 1915 et 1928.

Les restaurations les plus récentes ont été pratiquées en 1998 par Michaël Messonnet,  en 1999 par Antoine Le Bihan  (Quimper), et par Hubert de Sainte-Marie ( Quintin).

La description de référence est celle de F. Gatouillat et M. Hérold pour le Corpus Vitrearum, et c'est ma source principale pour cet article.

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LE REGISTRE SUPÉRIEUR : LE COURONNEMENT DE LA VIERGE.

Ce registre est daté de 1536-1537, par comparaison avec l'Annonciation et le Couronnement de la baie 8 (datée par inscription de 1536) et du Jugement dernier de la baie 12 (datée par inscription de 1537).

Rappel : Vers 1525, la seigneurie de La Guerche dépendait des enfants de René d'Alençon, troisième duc du nom (1454-1492), qui l'avait héritée en 1505 de sa sœur Catherine, femme de Guy XV de Laval. René d'Alençon avait épousé Marguerite de Lorraine-Vaudémont, et eut trois enfants : 1. Charles IV, duc l'Alençon (1489-Pavie 1525) époux de Marguerite d'Angoulème, sœur de François Ier. 2. Françoise d'Alençon, spoliée de son héritage par Marguerite d'Angoulème. 3 Anne d'Alençon  (1492-1562), qui devint marquise de Montferrat par son  mariage en 1508 avec Guillaume IX Paléologue, marquis de Montferrat.

http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Alencon_duche.pdf

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On repérera d'abord les quatre médaillons des évangélistes, saint Jean et saint Matthieu en haut et saint Luc et saint Marc en bas, ce qui amène à constater que le coin inférieur droit est remplacé par une mosaïque de fragments.

Toute la scène centrale est circonscrite dans un cercle de séraphins rouges et de nuées.

Au centre, la Vierge agenouillée (tête restaurée) reçoit la couronne des mains du Christ, à gauche, et de Dieu le Père à droite, tandis que la colombe de l'Esprit les surplombent. 

Les vues de détail illustrent la qualité de cette peinture sur verre.

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Sous ce Couronnement, un saint chevalier (saint Georges, voire saint Michel) est tourné, bouclier en avant, vers une scène qui est manquante.

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le panneau inférieur droit réunit divers fragments. 

Deux pièces porte des armoiries fragmentaires comportant un aigle bicéphale, qui a été rapporté aux armes de Bertrand Du Guesclin, qui fut seigneur de La Guerche en 1379 : d'argent à l'aigle bicéphale éployé de sable becquée et membrée de gueules, à la cotice du même brochant sur le tout. (illustration)

Effectivement, la "cotice", à l'émail un peu effacé, est bien visible. Des traces rouges se devinent sur la patte. Le cartouche à enroulement indique que ce blason date du XVIe siècle.

— Cotice : cette bande transversale étroite traversant le blason était utilisée comme brisure pour les cadets. Le terme apparu en 1253 en langage héraldique sous la forme cutice aurait d'abord été un adjectif (une bande costice) construit sur l'ancien français coste (côte, au sens anatomique, un os long et étroit) et le suffixe -icius pour témoigner de l'étroitesse de la bande.

Bertrand Du Guesclin était membre de la confrérie de Toussaints qui a sa chapelle en l'église de Notre-Dame de La Guerche. Sa famille possédait non loin de la Guerche la terre de la Roberie, en Saint-Germain-du-Pinel.

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LE SOUBASSEMENT. 

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Dieu le Père sur une cathèdre, bénissant et tenant le globus cruciger. Premier quart XVe siècle.

Ce panneau pourrait provenir de la verrière de Marie de Bretagne, épouse de Jean Ier d'Alençon, sans doute dans la décennie qui suivit son veuvage en 1415. Il a été remonté dans cette baie en 1928. Quelques pièces de drapés ont été restaurées.

C'est un très beau panneau, témoignant du goût de l'époque pour les camaïeux de grisaille et jaune d'argent sur fond coloré.

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Armoiries de Cossé-Brissac au collier de l'Ordre de la Toison d'Or.

 

Le blason placé devant un drap d'hermine couronné et porteur d'un collier et présenté par deux aigles couronnés porte les armes des Cossé-Brissac de sable à trois fasces dentelées en partie basse.

Une pièce a été inversée lors d'un remontage, comme en témoigne l'inversion du  sens des dentures qui sont, pour les deux premières fasces, tournées vers le haut.

F. Gatouillat suggère que ces trois armoiries puissent être celles de Charles II de Cossé-Brissac (1550-1626), le premier à recevoir, en 1611 et de la décision de Louis XIII, le titre de duc de Brissac.

Rappel : 

La seigneurie de La Guerche fut acquise par la famille de Cossé Brissac  en 1562 par échange avec Ludovic de Gonzague. Elle la conservèrent jusqu'en 1673. Furent ainsi seigneurs de La Guerche, après Timoléon de Cossé, (1545-1569), son frère Charles II (vers 1550-1621), premier duc de Brissac,  gouverneur de Bretagne en 1596, époux de Judith d'Acigné en 1579 et de Louise d'Ongnies en 1602, puis ses fils François (vers 1581-1651), duc et pair en 1621, et Charles III, marquis d'Acigné depuis 1609, lieutenant général du roi en Bretagne après son père, époux en 1610 d'Hélène de Beaumanoir, baronne du Pont et vicomtesse du Faou, morte en 1636. Puis La Guerche passa aux Neuville, par le mariage en 1662 de Marie-Marguerite de Cossé avec François de Neuville , duc de Villeroy; ils vendirent la Guerche à M. Feuillant, 1750. 

N.B si on consulte le site racineshistoire.free.fr, il faut compléter cette liste : le 2ème duc de Brissac, François épousa en 1618 Anne  (alias Jeanne) de Schomberg, marquise d'Espinay, puis en 1621 Guyonne Ruellan. De ce mariage naquit Louis de Cossé-Brissac (1625-1661), 3ème duc du nom. Il épousa en 1644 Marguerite Françoise de Gondi. Leur fils Henri Albert de Cossé (1645-1698), fut le 4e duc de Brissac, mais aussi seigneur de La Guerche. Il épousa en 1663 Gabrielle-Louise de Rouvroy de Saint-Simon, puis en 1684 Elisabeth de Verthamon, sans postérité.

Le titre de dame de la Guerche revint à la sœur du duc Henri-Albert, Marie-Marguerite de Cossé-Brissac, (1648-1708), qui épousa en 1662 François de Neufville duc de Villeroy . D'où postérité Neufville (d'azur au chevron d'or accompagné de trois crossettes de même), Le Tellier, Boufflers, Montmorency. 

http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Cosse-Brissac.pdf

http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Neufville-de-Villeroy.pdf

 

 

 

Les ducs de Brissac qui furent aussi seigneurs de La Guerche furent donc :

  1. 1611-1621 : Charles II de Cossé (1550-1621), 1er duc de Brissac.

  2. 1621-1651 : François de Cossé (1581-1651), 2e duc de Brissac, fils du précédent.

  3. 1661-1698 : Henri Albert de Cossé (1645-1698), 4e duc de Brissac, petit-fils du précédent.

 

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Hélas, ce travail documentaire ne m'a pas permis de trouver, parmi ces trois candidats, un éventuel détenteur du collier de l'Ordre de la Toison d'Or. La seule indication renvoie à Catherine-Françoise Charlotte de Cossé-Brissac (1724-1794) qui épousa en 1734 Louis duc de Noailles, fils d'Adrien-Maurice de Noailles, chevalier de la Toison d'Or.

S'agit-il d'un blason de fantaisie ?

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À défaut, on appréciera les vues de détail, avec le bélier suspendu au collier aux anneaux en forme de "briquets".

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LES DEUX BLASONS DE GAUCHE.

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les armes de Cossé-Brissac avec le collier de l'Ordre du Saint-Esprit (modèle postérieur à Henri IV et donc à 1589).

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Les membres de cette famille qui ont reçu ce collier sont :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_chevaliers_de_l%27ordre_du_Saint-Esprit

  • Artus de Cossé : promotion de 1578
  • Charles II de Cossé-Brissac : premier duc de Brissac en 1611 chevalier des Ordres du Roi en 1595
  • François de Cossé, duc de Brissac, pair et Grand panetier de France. Promotion de 1633
  • Timoléon de Cossé, comte de Chateaugiron, Grand panetier de France : promotion de 1661
  • Jean-Paul-Thimoléon de Cossé, duc de Brissac, pair et Grand panetier de France : promotion de 1744
  • Louis Hercule Timoléon de Cossé, marquis de Cossé (dit de Brissac), puis duc de Brissac et pair de France, capitaine-colonel des Cent-Suisses de la Garde et Grand panetier de France : promotion de 1776
  • Artus-Hugues-Gabriel-Timoléon, comte de Cossé, premier maître d'hôtel du Roi : promotion de 1830

Si nous ne conservons dans cette liste que les ducs, la liste se réduit à quatre noms.

 

 

Charles II de Cossé-Brissac : "Chevalier des Ordres du Roi en 1595, il commanda l'armée du roi en Bretagne en 1596, défit en 1597 les troupes du duc de Mercœur à Messac, prit Dinan, Quimper et Hennebont. Duc et pair en 1611, il accompagna en 1615 Louis XIII, qui allait en Guyenne au-devant de la future reine Anne d'Autriche. En 1615, déjà lieutenant général de la province, il devient gouverneur de Bretagne, jusqu'à ce que son fils lui succède en 1621. En 1616, le 11 janvier, conjointement avec Villeroi, secrétaire d'État, il conclut une trêve avec M. le prince, et la paix de Loudun le 3 mai suivant. Il assista à l'assemblée des grands du royaume, tenue à Rouen en 1617, et se rendit à l'armée du roi en 1621 ; mais étant tombé malade au siège de Saint-Jean-d'Angély, on le transporta au château de Brissac, où il mourut en juin 1621. (Wikipedia)

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Dans l'ignorance où nous sommes de l'attribution de ce blason, nous pouvons observer la peinture qui nous est proposée. 

Nous retrouvons le manteau d'hermine couronné et les deux aigles couronné en tenant du blason. Celui-ci porte les armes de sable à trois fasces dentelées en partie basse sous la couronne ducale.

L'élément nouveau est le collier du Saint-Esprit, entourant le collier de l'Ordre de Saint-Michel.

La croix à quatre branches, terminées par huit pointes boutonnées, et  anglée de fleur de lys ne laisse pas voir la colombe aux ailes déployées et à la tête dirigée vers le bas qui devrait s'y trouver sur l'avers.

Les maillons d'or étaient théoriquement au nombre de 32 maillons d’or formant une alternance de trophées et de H séparés par des fleurs de lys. Le peintre a représenté un trophée (casqué) et deux monogramme H cadré par trois couronnes et deux fleurons perlés (ou corne d'abondance). Initialement, à la création de l'Ordre par Henri III en 1578,  la chaînette d’or de 40 maillons d’or était relié par le monogramme des lettres latines M et L et des lettres grecques phi et delta. Ces lettres grecques, évoquant l’union de la famille royale mais à la signification ésotérique, ayant été sujet de raillerie envers le roi, seront ultérieurement supprimées par Henri IV. Le modèle représenté est donc celui qui a été porté entre Henri IV (après 1589) et Louis XVI qui, vers 1782, créera un dernier modèle de 29 maillons de forme carrée formés de flammes d’émail rouge.

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Je ne trouve d'illustration des deux colliers associés  (Saint-Michel et Saint-Esprit) que sur le pavillon royal , arboré en présence du roi (1638 - 1790) (création de Sodacan pour Wikipédia) ou dans de manuscrit.

 

 

 

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Un cartel formé des deux colliers a été gravé Sébastien Leclerc au XVIIe (cliquez sur l'image). N'aurait-elle pas servi de modèle à notre peintre-verrier ?

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Cartel formé par les colliers des ordres du Roi au bas duquel pend une croix du Saint-Esprit : [estampe]

 

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Enfin, Wikipédia propose une très belle illustration par Gealobis, travail personnel 2012 des armes de Cossé-Brissac, assez proches de celle qui est peinte ici, mais avec des maillons vermeil. Mais quelle est la valeur documentaire de cette création?

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Armoiries_coss%C3%A9_brissac.png

Sources :

—ROUMÉGOU (Lénaïg),  2017,  L'Ordre du Saint-Esprit sous Louis XIV : un instrument au service du pouvoir (1643-1715)

https://chartes.hypotheses.org/1724

http://www.chartes.psl.eu/fr/positions-these/ordre-du-saint-esprit-louis-xiv

—France Phaleristique

http://www.france-phaleristique.com/ordre_saint_esprit.htm— HAQUET (Isabelle), 2012, L’énigme Henri III, Ce que nous révèlent les images Presses Universitaires de Nanterre

https://books.openedition.org/pupo/2371

 

— PINOTEAU ( Hervé), 1997,. La symbolique de l'ordre du Saint-Esprit. In: Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1995, 1997. pp. 53-54; doi : https://doi.org/10.3406/bsnaf.1997.9973 https://www.persee.fr/doc/bsnaf_0081-1181_1997_num_1995_1_9973

https://www.persee.fr/doc/bsnaf_0081-1181_1997_num_1995_1_9973

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En définitive, nous ne pouvons pas déduire grand chose de ce panneau pour préciser un éventuel donateur ou prééminencier, ni pour dater ce panneau, ni pour savoir s'il ne s'agit pas d'une création d'artiste dénué de fondement héraldique .

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les armes de Cossé-Brissac avec le collier de l'Ordre de l'Épi.

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Ces armoiries sont encore plus surprenantes, puisqu'elles reprennent, presque par copié-collé, les armes précédentes avec, comme seul changement, un collier fait d'épi de blés entrecroisés ; mais la croix de Malte du collier précédent n'a pas été modifié.

Ce collier évoque l'Ordre de l'Épi, propre aux ducs de Bretagne François I (qui l'aurait fondé en 1448), Pierre II, Arthur III, François II et à la duchesse Anne, mais qui est mal connu, et difficile à distinguer de l'Ordre de l'Hermine. On voit certes ce collier autour du cou de la duchesse Isabelle d'Écosse et de ses filles Marguerite et Marie sur une enluminure de la Somme le Roi Bnf, Ms. Fr. 958, f° Fv° . Ou, toujours au cou de la duchesse,  au folio 56v du livre d'heures Horae ad usum romanum BnF latin 1369 aux armes de François I et d'Isabeau d'Écosse. Serait-il un collier féminin ?

Nullement puisqu'on le voit remis (mais par deux femmes) à un courtisan sur un médaillon du folio 16 des Heures du duc  Pierre II BnF latin 1159.

Je renvoie aux liens suivants :

 

 

https://devise.saprat.fr/embleme/epi-de-ble-1

https://devise.saprat.fr/embleme/epi-de-ble-2

https://www.skoluhelarvro.bzh/institut-culturel-de-bretagne/lordre-de-lhermine/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_l%27Hermine_et_de_l%27%C3%89pi

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Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 10 de l'ancienne collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

 

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SOURCES ET LIENS.

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— ANDRÉ, 1878

— AUBRY (Ernest), 1901, Notes chronologiques sur La Guerche-de-Bretagne. Paris : Office d'édition et de diffusion du livre d'histoire, 1994. (Monographies des villes et villages de France).

— BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929. p. 133-149

 

— BARBEDOR (Isabelle), ORAIN (Véronique), RIOULT (Jean-Jacques), 1994, La collégiale Notre-Dame de la Guerche-de-Bretagne, Inventaire général dossier IA001130826 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-de-la-guerche-place-du-general-de-gaulle-la-guerche-de-bretagne/19f81236-0eaa-4972-9457-dcf7e0369ddb

— BLOT (Roger), 2010, Yves Mahyeuc et la chapelle de Tous les Saints à la collégiale de La Guerche in Augustin Pic  et Georges Provost, "Yves Mahyeuc, 1462-1541: Rennes en Renaissance" © Presses universitaires de Rennes, 2010.

https://books.openedition.org/pur/127311

— BRUNE, 1846, Résumé page 318-319 ;  1849, Résumé page 29

— BRUNE, 1849, Indication et descriptions des principales verrières du diocèse de Rennes, Bull. Archéologie association Bretonne t.II,2, p 199.

— BRUNE,, 1861, Indication et descriptions des principales verrières du diocèse de Rennes, Bull. Archéologie association Bretonne t.II,2, p 72.

—DALIBARD (Sabrina) MÉNARD (Stéphanie), Inventaire Général

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/architecture-religieuse-sur-la-commune-de-la-guerche-de-bretagne/f7694664-8ad5-4e5d-b847-60ff865a9a45

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Inventaire général du patrimoine culturel ; Rennes : Presses universitaires de Rennes , impr. 2005

—GUILLOTIN DE CORSON, (Amédée),1880-1884. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884. TI p. 83-85 et  TIII p. 4-19

— GUIFFAULT (Jacques),  2020, Visite guidée de la basilique Notre-Dame-de-Bretagne

https://www.laguerchedebretagne.fr/spip.php?article177&var_mode=calcul

https://documentcloud.adobe.com/link/review?uri=urn:aaid:scds:US:a0b8a548-bca4-4f20-ba4d-75cc6d7b4120#pageNum=1

—JARRY, (Alphonse), 1941. Le sanctuaire de Notre-Dame de la Guerche à travers les âges. Rennes : Imprimerie Bretonne, 1941.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f19eba6aa5113393960b376867db3b78.pdf

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016932, la verrières  de la baie 10 : L'Annonciation. [baie 8 du Corpus Vitrearum]

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-10-annonciation/85cd7d32-7a3b-4449-9a41-2f0b61a0ebce

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016952, la verrières  de la baie 12 : Couronnement de la Vierge. [baie 12 du Corpus Vitrearum] 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-12-couronnement-de-la-vierge/13a1195d-099a-45cb-b9a7-1e3a558eb739

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016953, la verrières  de la baie 14 : Le Jugement dernier. [baie 10 du Corpus Vitrearum]

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/le-patrimoine-mobilier-de-l-eglise/fff2dfef-1913-4875-ace7-3c87753d21de

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016953, la verrières  de la baie 16 : Arbre de Jessé. [baie 14 du Corpus Vitrearum]

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-16-arbre-de-jesse/6ae4fc5b-6578-4b6a-bc30-d0a5f97bd154

— MEURET (Jean-Claude),1993, Le poids des familles seigneuriales aux confins de l'Anjou et de Bretagne. Martigné-Pouancé-La Guerche

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f464b98791223.18123992/1993_05.pdf

— TOURNEL (Charles), 1917, Vitraux de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne, Bull. Et mémoires de la société archéologique d'Ille-et-Vilaine TXLV p. 233-238. Non consulté.


 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 17:51

Les stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ib,  les haut-dossiers et les pendentifs du dais du coté sud.

 

 

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Sur l'ancienne collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne, voir :

 

 

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Voir dans ce blog la description d'autres stalles :

 

 

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Sur les bas-reliefs des panneaux au décor Renaissance en Bretagne, voir :

 

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Les stalles de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ib,  le coté sud : les dossiers.
Les stalles de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ib,  le coté sud : les dossiers.
Les stalles de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ib,  le coté sud : les dossiers.

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Sur la présentation générale de cette collégiale et de ses stalles, voir les deux articles précédents. Je poursuis ma description des  9 stalles du coté sud, en m'appuyant sur la thèse de Florence Piat. Les citations sont placés en retrait et entre guillemets.  Les "descriptions" et les photographies me sont personnelles.

Je décrirai les dossiers selon la numérotation adoptée par Florence Piat. Chaque dossier est séparé du suivant par un montant vertical soigneusement sculpté d'un motif ornemental différent à chaque fois, et dominé par une statuette en ronde-bosse d'un apôtre ou saint personnage, dont le visage a été buché. Cette statuette portera le numéro du dossier placé à sa droite. La description renverra par lien à la description de la stalle donnée sur le site Gertrude, lorsqu'elle existe.

Après une vue générale, nous rentrerons dans les détails des figures fantastiques qui témoignent de l'introduction précoce dans les Marches de Bretagne du style grotesque, d'abord apparu (après les découvertes de la Domus Aurea par les artistes italiens vers 1480) en Val de Loire à la cour royale après les guerres d'Italie. 7"

"Le répertoire décoratif italien est expérimenté en Bretagne sensiblement à la même époque que dans le royaume de France, ce dont témoigne des œuvres telles que le tombeau de Thomas James (1507), son missel (1484), le portail de la chapelle du Saint-Sacrement à Vannes (1515-1531), ainsi que la présence, dans la péninsule, d’artistes venus expressément des régions transalpines pour travailler auprès de mécènes influents. Comme dans beaucoup d’autres régions, ce nouveau vocabulaire s’intègre et se mêle jusqu’aux années 1520-1530 à l’architecture et aux images médiévales, sans pour autant profondément modifier les structures issues du Gothique.

Dans les stalles de l’ancien duché, le tournant s’opère effectivement en l’espace d’une décennie et, alors qu’un ensemble comme celui de Tréguier réalisé au début des années 1510 présente encore toutes les caractéristiques iconographiques médiévales, les stalles de La Guerche-de-Bretagne, réalisées à la fin de cette même décennie développent largement de nouveaux motifs directement inspirés de l’art italien. En l’espace d’une dizaine d’années, ces thèmes pénètrent donc le vocabulaire décoratif et iconographique des sculpteurs sous l’action combinée de grands mécènes, comme les Laval et Espinay, la diffusion de gravures provenant de Flandres, d’Allemagne et également du bassin ligérien. " (F. Piat)

"Ce passage des motifs italiens par les régions rhénanes et flamandes permet d’expliquer la pluralité des influences détectables sur certains ensembles, le cas des stalles de La Guerche-de-Bretagne étant, de ce point de vue, tout à fait exemplaire. En effet, nous  avons remarqué précédemment que ce groupe présentait à la fois des thèmes fréquents dans les stalles des régions flamandes et brabançonnes et des motifs décoratifs proprement italianisants. La maladresse qui transparaît dans l’exécution de certaines sculptures montre que le sculpteur n’était pas forcément familier de ces motifs.

Le traitement en très bas-relief des dorsaux, le travail des fourrures et plumes par des jeux de fines incisions plutôt que par le relief, plaident en faveur d’une utilisation de gravures. Cela permettrait notamment d’expliquer les difficultés rencontrées par le sculpteur dès qu’il s’agit d’interpréter en relief certains modelés ou encore la variété des origines géographiques des thèmes développés. Les rinceaux des panneaux sud mêlent ainsi des ornements italianisants à des motifs typiquement gothiques comme le porc jouant de la cornemuse ou l’homme montrant ses fesses à un soldat, motifs qui côtoient des trophées et rinceaux.

Il est fort probable que les gravures employées par les sculpteurs proviennent des Flandres ou d’Allemagne où les nouveaux thèmes venus d’Italie étaient déjà connus et développés depuis les années 1500-1510, dans des compositions qui ne reniaient en rien des thèmes médiévaux, au demeurant toujours très appréciés." (F. Piat)

 

"À cette Renaissance innocente et comme printanière, peut-être serait-il bon d’opposer la Renaissance désabusée et caustique des stalles du chœur, presque neuves en 1536. Pouvant remonter aux années 1520, elles affichaient le blason de la famille d’Alençon. Rarement sans doute s’est exprimée une telle irrévérence : voyez les panneaux des dossiers côté nord. Ici un homme nu défèque sur un prédicateur, là un autre montre ses fesses à un homme d’armes et lâche un pet, ailleurs une femme soulève ses jupes à tout venant. Quand on redresse une miséricorde, on aperçoit dans l’ombre les serpents qui glissent du bucrane…"(Roger Blot)

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Les stalles de la collégiale de Guerche, et plus précisément leurs dossiers, forment l'exemple le plus précoce en Bretagne de cette ornementation grotesque de la Première Renaissance, juste après le cénotaphe de Thomas James à Dol-de-Bretagne en 1508. L'ornementation de la façade du château de Gaillon sous la commande de l'évêque Georges Ier d'Amboise entre 1502 et 1506 (un autre élément de comparaison du décor de ces haut-dossiers) est pour sa part la première manifestation de la Première Renaissance en Normandie.

 

C'est dire que nous allons découvrir ici, sur 18 haut-dossiers sculptés en bas-reliefs, des exemples de rinceaux mettant en scène, autour de candélabres (ou plutôt de vasques) des hybrides mêlant des caractères humains, animaux et végétaux, voire des grylles (avec des têtes surnuméraires et ectopiques), exhibant leur nudité, se livrant à des combats, à des menaces de dévoration, et, surtout, jouant de l'étrangeté de leur nature hybride pour mettre à mal notre désir de maîtrise et de compréhension. Au contraire, tout sera fait pour déstabiliser les bases de notre univers mental, pour dissoudre les limites que nous avons établies entre les genres, et pour nous plonger dans les abymes de l'incompréhension par des tableaux énigmatiques. Vous qui entrez dans la forêt obscure des hommes-feuilles, des masques feuillus, des animaux végétalisés ou des tiges aux visages gloutons, laissez toute espérance , et perdez sans regret le bien de l'intelligence pour les délices du rêve. Je serai votre Guide.

 

Certains n'apprécient guère d'être ainsi malmenés et provoqués, et brandiront des clefs d'interprétations qui les apaiseront. Qu'ils me permettent de ne les saisir qu'avec circonspection, et de ne pas vouloir rompre les charmes, facéties et retournements de valeurs qui opèrent ici. Je tenterai donc de m'en tenir à une description objective.

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Plan et numérotation des stalles par Florence Piat.

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Stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°1.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-01/54aabce5-7170-45a5-8ecd-921f93048c9f

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Description.

— Sur l'axe médian, un homme nu (presque un enfant), bras et jambes écartées et sexe bien visible, semble en train de déféquer sur une console à ornements foliaires.

En dessous, une femme aux cheveux longs et vêtu d'une robe à encolure carrée prend appui sur une plate-forme un peu semblable à un livre ouvert. Derrière et au dessus d'elle est sculpté une architecture à colonnes et auvent. La signification de sa présence reste énigmatique.

La construction de l'axe médian affecte globalement la forme d'un "candélabre" avec son empiètement et ses étages.

— Un couple de poissons  grotesques, que la tradition désigne par le terme de "dauphins" s'affronte en bas du candélabre médian. Leur corps non réaliste est enfeuillagé ou emplumé, et ces appendices libèrent des rinceaux en volutes qui occupent tout l'espace latéral. Ces volutes accueillent, en haut, un couple d'oiseaux vus de profils, et à l'étage sous-jacent deux "sirènes" ou hybrides au buste féminin, au ventre globuleux et à la queue de feuilles dentelées.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire et statuette n° 1.

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Description. 

Le montant est creusé de gorges spiralées, soit lisses, soit perlées.

La statue est celle d'un personnage à la tête buchée, vêtu d'un manteau fermé à col à large rabat, et tenant un phylactère muet qu'il désigne. Il s'agit soit d'un apôtre dans le cadre d'un Credo apostolique, soit d'un prophète vétérotestamentaire. Les pieds seraient nus s'il s'agissait d'un apôtre.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°2.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-02/6c516aae-02a2-49da-b75e-3a09b8fff8d7

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Description.

—Dans le registre inférieur, deux grylles tirent à l'arc sur deux hommes nus armés de gourdin et se protégeant par leur bouclier.

Ces grylles (hybrides à têtes ectopiques) ont un buste humain, un ventre à tête feuillagée, et une queue d'écailles et de feuilles qui génère les volutes des rinceaux. Les deux humains sont installés dans ces volutes.

— Au registre supérieur, les rinceaux inversent leurs volutes. Deux combattant s'y affrontent : un humain, nu, armé d'un gourdin et équipé d'un bouclier, et un grylle, associant au buste d'un homme barbu l'arrière-train d'un quadripède et un postérieur en tête feuillagée.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire et statuette n°2 .

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Le montant est parcouru par cinq gorges dessinant par des lignes droites brisées un parcours géométrique (cf. photo supra).

La statuette est celle d'un personnage à cheveux longs, vêtu d'un manteau ouvert sur une robe, et tenant un bâton à renflements successifs. 

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°3.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-03/aa0fc544-bc0c-4754-90df-7e32a431240b

 

Description.

— Une jeune femme nue est debout sur le tambour ou tabouret (même étymologie) d'une vasque qui est sans doute une fontaine, puisque deux oiseaux viennent s'abreuver. Sa jambe droite est fléchie, car elle est en train de danser, les bras écartés prenant appui aux tiges des rinceaux. Ces derniers, aux volutes inversés en S affrontés, se développent depuis les queues des deux oiseaux. 

S'appuyant sur les plumes de ces queues, deux personnages occupent les volutes basses. À droite, c'est un animal qui, debout sur ses pattes de derrière et vêtu d'un mantelet, joue de la cornemuse. Le bourdon d'épaule est long, le porte-vent est dans la gueule, le fort chalumeau se perd dans l'aile de l'oiseau. Le sac est tenu devant l'abdomen. Est-ce un singe ? Un ours ? Non, la présence de deux fortes canines concaves remontant vers le groin indique qu'il s'agit d'un sanglier, ou du moins d'un porc, ce qui ne va pas sans ironie puisque le sac des cornemuses est, selon F. Piat, faite d'une vessie de porc.     Il figure bien entendu dans l'Iconographie de la cornemuse de Jean-Luc Matte .

Il figure aussi sur le site musiconis (avec une photo), tandis que musicastallis lui consacre la fiche 270.

http://musiconis.huma-num.fr/fr/fiche/725/animal-playing-bagpipe.html

https://musicastallis.huma-num.fr/fiche.php?id=270

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À gauche, c'est un hybride, au visage humain barbu couvert d'une capuche, avec un mantelet feuillagé sur les épaules, des mains humaines un ventre ovoïde, un arrière-train à queue de vache, et des pattes ambiguës.

 

— En partie haute, deux hommes nus combattent, mais un seul est armé d'un gourdin et protégé par un bouclier.

Mais cinq autres têtes de face et de profil fleurissent dans les rinceaux, la plupart étant des masques feuillus.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire et statuette n°3 .

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Le montant  prend l'allure d'un faisceau de joncs aux extrémités régulièrement coupées.

La statuette est celle d'un homme à la tête buchée, vêtu d'un manteau fermé, et présentant une couronne de branches tressées. Celle-ci évoque la Couronne d'épines du Christ, et on se souvient d'une part que sa représentation est fréquente, notamment sur la jouée nord, et d'autre part que cet emblème appartient aux armes d'Yves Mayeuc, évêque de Rennes alors en poste (et représenté sur une verrière).

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°4.

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"Les panneaux des dorsaux diffèrent entre rangs nord et sud. Côté sud, les rinceaux qui habillent les deux tiers des dorsaux sont peuplés de nombreux personnages livrant batailles, dansant, jouant de la musique, des animaux fantastiques, de putti et de nombreux grotesques. Au nord, si l’on retrouve bien les rinceaux et quelques hybrides qui forment un arrangement léger et gracieux, la composition est beaucoup moins chargée et la figure humaine très peu représentée. Néanmoins, une constante demeure dans ces panneaux et dans le reste des stalles de La Guerche : autant le sculpteur témoigne d’une technicité maîtrisée dans la réalisation des ornements, feuillages, rinceaux et animaux fabuleux, autant, dès qu’il est question de représentation humaine, la composition devient maladroite, les proportions ne sont pas respectées et les attitudes apparaissent plus rigides. Sur le panneau n°04, le personnage masculin représenté dans la partie supérieure droite de la composition, nu, vu de face et la tête tournée vers la gauche, en direction de la jeune femme à qui il tend un objet sphérique (pomme ou concorde), témoigne parfaitement de ces difficultés.

 On a ainsi l’impression que le sculpteur a hésité à le représenter de dos ou de face ; sa jambe gauche a été allongée pour que son pied atteigne la corne située à ses côtés, engendrant une disproportion flagrante avec sa jambe droite. Cette maladresse contraste avec la légèreté des feuilles des rinceaux qui se détachent finement du fond des panneaux." (F. Piat)

 

Description.

— Registre supérieur. Sur l'axe médian, une femme est juchée sur un plateau et a relevé sa robe pour dévoiler la nudité de son bassin. Elle est pourtant solidement chaussée (de chaussures et de guêtres), bien vêtue (d'une robe à manches larges et encolure carrée sur une chemise fine), et joliment coiffée derrière un front dégagé et épilé d'un bonnet à pompons d'où s'échappent deux longues mèches.

À droite, un homme, nu et clairement masculin, lui tend un fruit rond.

À gauche, une femme vue de trois-quarts arrière lève les bras et lui tend un sabot.

Il est évident que cette scène possède un sens caché, peut-être lié à une expression proverbiale. Ou bien s'agit-il de l'allégorie de l'abondance ou de la fécondité ?

— Un peu plus bas, et soutenant le plateau, un masque humain à cornes de vaches crache deux cornes d'abondance qui produisent des rinceaux.

Et il crache aussi une coquille à onze rayons, posée sur un tabouret hexagonal lui(=-même posé sur un masque à l'envers.

Chaque oreille de cette coquille est tenue par le bec d'un oiseau, et, bien entendu, la queue de ces oiseaux s'achèvent dans les orbes de feuillages décoratifs.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire et statuette n°4 .

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Montant en écailles tuilées organisées en spirales.

Homme (apôtre ?) au visage buché, à cheveux longs, vêtu d'une cape sur un long manteau fermé à col à long rabat, tenant des deux mains un livre ouvert.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°5. Les armoiries des ducs d'Alençon.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-05/ddba1bd7-3e9f-4890-b11b-5a9f4a6cf461

Ce panneau a permis d'identifier le commanditaire probable de l'œuvre. Malgré le fait qu'il ait été bûché, les trois fleurs de lys du blason qui y figure sont encore visibles, permettant ainsi d'identifier les armes des ducs d'Alençon, qui se retrouve par ailleurs sur les vitraux de la collégiale.

 

Les armoiries

"La présence de blasons sur les dorsaux des stalles permet également d’obtenir des données quant à leurs périodes de réalisation. À ce titre, le cas de La Guerche-de Bretagne s’avère exemplaire. Suite aux dégradations révolutionnaires, l’ensemble des écus sculptés sur ces stalles fut bûché. Deux panneaux de dorsaux portent néanmoins les traces de ces blasons et nous permettent d’avancer une fourchette chronologique restreinte, comprise entre 1518 et 1525. Le premier écu est situé sur le panneau n°17 du rang nord et le second sur le panneau n°05 du rang sud. Le second blason, situé sur le panneau central des stalles sud n’a été que partiellement bûché, de sorte que les fleurs de lys qui en constituent le meuble principale sont toujours visibles malgré le travail de sape des Révolutionnaires [fig. n°29].

Le blason situé sur le dorsal n°05 a été bûché à l’époque révolutionnaire. Cependant, les fleurs de lys qui y étaient disposées y sont encore nettement visibles.

215 Sur un sceau du chapitre datant de 1448, les armes de la collégiale étaient composées d’une Sainte Vierge assise dans un fauteuil sous un dais, ayant sur le bras gauche l'Enfant Jésus et tenant de la main droite une branche de lys fleurie. Arch. Dép. d’Ille-et-Vilaine, 1 G 460-462 : « Clergé séculier avant 1789 : La Guerche-de-Bretagne »

 

Tenu par deux personnages masculins vêtus d’un bliaud et d’une cape attachée par un fermail autour de leurs cous, l’écu garni de trois fleurs de lys est entouré de besants dont la polychromie a disparu. Ces armoiries appartiennent sans conteste à la famille des ducs d’Alençon, seigneurs de La Guerche à la fin du Moyen Âge, et dont les armes sont également apposées en différents endroits de la collégiale, notamment sur les vitraux : « de France à la bordure de gueule chargée de huit besants d’or ».

Compte tenu des caractéristiques stylistiques de ces stalles, plusieurs personnalités issues de la branche d’Alençon pourraient être à l’origine de ce groupe. De Catherine d’Alençon, femme de Guy XIV de Laval, baronne de la Guerche de 1463 à 1505, à Anne d’Alençon, femme de Guillaume Paléologue, marquis de Montferrat, baronne de la Guerche de 1527 à 1562, c’est Charles IV d’Alençon, baron de la Guerche de 1505 à 1525 qui paraît être le candidat le plus légitime. Plusieurs indices tendent à donner la préférence au duc.

Tout d’abord, le fait que ces armoiries soient pleines, c’est-à-dire sans alliance pourrait indiquer qu’il s’agit plutôt d’un homme. Or, Charles est le seul représentant masculin en ce début de XVIe siècle, la baronnie ayant été l’apanage de la tante, puis des sœurs de Charles. D’autre part, les éléments iconographiques présents sur ces stalles caractérisent un ensemble entre Moyen Âge et Renaissance et qui ne peut avoir été réalisé que dans le premier quart du XVIe siècle. En effet, une sirène se coiffant et tenant un miroir dans une main, iconographie typique du répertoire médiéval, se trouve sculptée sur l’appui main n°17. De l’autre côté, sur la miséricorde n°01, un bucrane est représenté alors que les dorsaux entremêlent à des grotesques caractéristiques de la première Renaissance, des créatures plus volontiers médiévales telles que le porc à la cornemuse216. Il est probable que la construction de ce groupe de stalles ait été entreprise à la suite de la réformation du chapitre ordonné par Charles IV en 1518 217. 7 H. BOURDE DE LA ROGERIE, « L’excursion de la Société Archéologique. Notes sur les églises d’Arbrissel, Bais, Domalain, La Guerche, Louvigné-de-Bais, Moutiers, Pirée et Rannée », in B.S.A.I.V., 1924, t. 51, p. 117-160." (F. Piat)

 

"Un mécénat proche du pouvoir royal : Alençon et La Guerche-de-Bretagne

 

"Les stalles de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne constituent probablement l’ensemble le plus complexe de ce corpus en raison de la disparité de ses sculptures, des thèmes médiévaux et renaissants qu’il mélange et de ses commanditaires.

Charles IV d’Alençon et la réforme du chapitre

L’état très fragmentaire de ces stalles suite aux destructions de la période révolutionnaire et aux restaurations du XIXe siècle permet néanmoins d’en identifier le commanditaire. Le blason situé sur le panneau n°05 (stalles sud) porte encore les traces des fleurs de lys de la famille d’Alençon : de France à la bordure de gueule chargée de huit besants d’or . Pour les raisons que nous avons déjà évoquées dans la première partie, Charles IV d’Alençon (1489-1526), prince de sang de la maison de Valois, est vraisemblablement le commanditaire de ces stalles. Il n’existe pas, à ce jour, de biographie qui lui soit consacré, la personnalité du duc ayant visiblement moins d’attrait que celle de sa femme, Marguerite d’Angoulême, sœur de François Ier. Il est vrai que face à l’esprit brillant qu’incarne cette femme de lettre et de connaissance en ce début du XVIe siècle, il est difficile de cerner la personnalité de son mari. Mais peut-on la réduire aux descriptions parfois caricaturales qui font de lui « un mari illettré, d’esprit militaire » ? Comment expliquer alors la confiance que lui accorde François Ier une fois devenu roi ? Comte du Perche, d’Armagnac, de Fézensac et de Rodez, le duc d’Alençon est également baron de La Guerche, ce qui fait de lui un de ces puissants aristocrates de Bretagne. En 1518, le roi confie d’ailleurs la charge de gouverneur de Bretagne à celui qui est son beau-frère depuis 1509. C’est également Charles qui, lorsque le roi se fait capturer à Pavie, prend le contrôle des troupes françaises. Cependant, blessé de n’avoir pu empêcher cette défaite et dans un contexte de certaine disgrâce, il meurt un an plus tard à Lyon. Homme de batailles, il avait participé aux campagnes italiennes de Louis XII en 1507 et il est probable que ces expéditions transalpines aient modelé son goût en matière artistique. Proche du pouvoir royal, les ducs d’Alençon font partie de cette noblesse qui prit rapidement fait et cause pour le parti français.

 

 

"Charles IV a cependant beaucoup œuvré dans sa baronnie de La Guerche et est intervenu à plusieurs reprises auprès du chapitre. L’institution avait déjà connu une révision générale de ses statuts une dizaine d’années avant que Charles n’hérite de la seigneurie. Les chanoines étaient évidemment nommés par le seigneur de La Guerche qui devait s’assurer de la capacité vocale de chaque nouvel entrant. Cependant, la révision des statuts du chapitre de 1484 ne semble pas satisfaire Charles IV qui se préoccupe de la vie spirituelle de sa baronnie. En effet, en 1518, le cardinal de Luxembourg, évêque du Mans et légat du Saint-Siège, nomme une commission d’examen chargée d’inspecter et surtout de réformer le chapitre guerchais (358 Arch. Dép. d’Ille-et-Vilaine : série 1 G 462/2 : « Règlements, privilèges, organisation du chapitre » ). Cette commission est dirigée par un chanoine du Mans, un certain Jean Bordier. Les résultats ne se font pas attendre et sont, sans surprise, très défavorables aux chanoines dont la vie dissolue est pointée du doigt. Le chapitre est donc une nouvelle fois réformé."

 

"L’investissement du duc dans son fief de La Guerche ne s’arrête pas à cet acte et en 1520, il exécute un vœu de sa tante Catherine, ancienne baronne de La Guerche, qui avait laissé une rente de 100 livres afin de fonder quatre petites heures canoniales ainsi que deux messes chantées avec diacre et sous-diacre (Arch. Dép. d’Ille-et-Vilaine : série 1 G 460 : « Fondations de Catherine d’Alençon, chapelle de la Commanderie, 1504, 1520 » ). Cette révision profonde du chapitre collégial de La Guerche trouve une résonance toute particulière lorsqu’elle est mise en perspective avec la montée des idées réformatrices qui caractérise ce premier XVIe siècle.

Marguerite d’Angoulême est d’ailleurs connue pour ses engagements spirituels à la limite de l’hérésie catholique et qui lui valurent quelques difficultés avec les instances ecclésiastiques. Admiratrice de la Devotio moderna, elle prendra sous sa protection un certain nombre de réformateurs jusqu’à ce que l’affaire des Placards, en 1534, ne vienne freiner son influence. L’idée de la nécessité d’un redressement du clergé, dont la corruption semblait générale aux yeux des réformateurs, était un sentiment largement diffusé. Qu’en était-il de la position de Charles d’Alençon sur ce sujet et quelle était l’influence des opinions religieuses de sa femme ? C’est un élément difficile à appréhender, mais l’implication du duc dans la vie et les mœurs du chapitre guerchais demeure un indice révélateur. De même, un détail présent sur les stalles pourrait tendre vers une participation de Marguerite à la mise en œuvre du projet. En effet, au-dessus du blason du duc d’Alençon, encadré par les grotesques renaissants, figure un élément qui, de prime abord, peut sembler purement décoratif  Ce « M » posé au-dessus des armes d’Alençon s’il peut ainsi renvoyer à l’initiale mariale, peut tout autant renvoyer au prénom de la duchesse…" (F. Piat)

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Description.

Au centre, deux jeunes personnages, semblables à des écuyers par leur tunique courte et leur cape flottant au vent, mais pieds nus, sont les tenants d'un blason dont les meubles ont été buchées, mais sans zèle et en respectant la bordure aux huit besants. Il est donc facile d'identifier ici les armoiries d'Alençon, d'azur aux trois fleurs de lys d'or  à la bordure de gueule chargée de huit besants d’or (ou d'argent). Et de les attribuer au duc Charles d'Alençon, décédé en 1526. Je renvoie  à l'exposé de F. Piat, qui reprend les déductions de Bourde de la Rogerie de 1924. 

Il y a bien, au dessus du blason, un M gravé, qui peut renvoyer à l'initiale du prénom de Marguerite d'Angoulème , épouse du duc Charles, mais ce M pourrait aussi être vu comme une couronne stylisée.

Les deux jeunes hommes s'appuient sur les appendices foliaires de deux dragons hybrides, à torses et ventres humains, et même, à droite, féminin.

Au dessus du blason, une vasque libère des rinceaux, dont les extrémités s'enflent en têtes d'oiseaux, elles-mêmes prolongées par des langues dilatées en capsules.

 

 

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire et statuette n°5 .

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Le montant est sculpté de chevrons superposés en rang de WW.

La statuette est celle d'un homme à cheveux longs et manteau tombant (comme beaucoup des précédents), et tenant une lance ou hallebarde.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°6.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-06/165fef3b-a8cf-41f2-9cea-b66c93a1fb04

"Les miséricordes de Tréguier sont en effet connues pour leurs représentations répétées d’hommes nus ou à demi nus, exhibant leurs attributs ou montrant leurs fessiers. Bien que toutes les miséricordes en question aient été rabotées, probablement au XVIIe siècle, le caractère sexuel de ces figures est indéniable. Sur les miséricordes suivantes, les personnages sont représentés dans des pauses similaires, les jambes levées et écartées, désignant leur anus Ce genre de figures exhibitionnistes est assez fréquent sur les stalles médiévales et n’est d’ailleurs pas spécifique à la Bretagne. Dans le duché, ce thème se retrouve également sur les stalles de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne où un homme nu, vu de dos, écarte ses fesses, aidant ainsi à la réalisation de ce « vent » dont l’odeur rappelait celle des mondes infernaux et le diable lui-même. L’homme de La Guerche adopte une posture assez proche de celle d’un autre personnage sculpté sur une miséricorde de Tréguier mais qui, lui, est habillé, découvrant uniquement le bas de son corps. " (F. Piat)

 

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Description.

Le panneau s'organise en deux registres autour d'un axe vertical de deux vasques superposés et d'une tige sommitale baguée par une couronne.

— Le registre supérieur est occupé par un triple enroulement de rinceaux, de chaque coté : des feuilles ou des bourgeons floraux entrouverts s'y échelonnent.

Dans ces rinceaux, nous découvrons à gauche, un roi armé d'une épée et d'une hallebarde. Son riche vêtement est finement gravé de losanges et autres motifs, il associe une tunique (armure ?) à longues manches bouffantes et plissées et des hauts de chausse, tenue complétée par des chaussures basses  à bouts  ronds. Il est tourné vers notre droite, mais que regarde-t-il, de l'autre coté de la tige et de la couronne ?

Eh bien, il regarde une jeune femme nue qui, d'un geste insolent, lui montre ses fesses.

Il est difficile d'y voir un rapport avec la scène biblique de David et Bethsabée. Est-ce pour autant une scène de récréation transgressive pour les chanoine ?

— Au  registre inférieur, deux hybrides au buste et ventre féminin, bras de feuillages et queues de poisson (oui, des sirènes si vous voulez) rafraichissent leurs queues dans la vasque centrale tout en crachant des tiges à dilatations ampullaires. D'autres hybrides, généreusement féminines émergent de boutons floraux et se suspendent à ces rinceaux.

Et sur la tête de chaque sirène est perché un oiseau, picorant quelque feuille.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Registre inférieur.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire et statuette n° 6.

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Le montant est sculpté en grains de blé oblongs on en chaînettes placés en biais. La statuette montre un personnage en aube plissée tenant entre ses mains une tunique, rappelant l'ange qui exerce cette fonction lors du baptême du Christ.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°7.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-07/dca674ed-06c8-4711-acfb-92216f1c412e

"Dans la partie supérieure, des hybrides jouent de la trompette, de la flûte et du tambourin. Deux visages sont représentés sous le vase central. Il pourrait s´agir de références au théâtre et à 'Jean qui rit, Jean qui pleure'." (F. Piat)

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Description.

Au centre, sur le même modèle que les autres panneaux mais avec une inventivité chaque fois renouvelée, une vasque prend appui sur un support ovoïde, cannelé, reposant sur deux masques humains jumelés.

 

— Le registre supérieur est occupé par deux hybrides musiciens, humains pour le buste — si on oublie les cheveux de feuillages —, à l'abdomen globuleux, mais dont ce qui tient lieu de bassin est un globe de feuillages produisant des volutes ; là dessus se branche une queue à écailles de poissons, puis une corne tressée qui s'affine en feuilles. Et ces cornes viennent tremper dans la vasque en un gracieux mouvement de spire.

Le musicien de gauche (plutôt une musicienne, non ?) joue du galoubet ou flûte de tambourin : il ou elle souffle la mélodie dans un flûtiau tenu verticalement contre son sternum, et en même temps il bât la mesure sur un tambour accroché à son poignet gauche. Comme tous ces détails sont finement rendus!

Le musicien de droite souffle dans une trompe à large pavillon coudé vers le haut.

Le site musicastallis consacre à ces instruments sa fiche n°271. Il décrit "un animal à tête de singe qui souffle dans une trompe vers un hybride qui joue du flûtet tabor". Le rédacteur remarque que "le  joueur de flûte ne peut pas boucher les trous de jeu répartis sur le corps de l'instrument. Le sculpteur aurait pu choisir le modèle du flûtet. Le tabor (laçage en V ; timbre) suspendu au poignet par deux lanières est maladroitement sculpté". La similitude avec les musiciens des stalles de Gaillon conservées à Saint-Denis est remarquée, mais d'un style "beaucoup plus rustique".

https://musicastallis.huma-num.fr/fiche.php?id=271

Le site musiconis (couplé au précédent) en donne l'illustration et le commentaire ici :

http://musiconis.huma-num.fr/fr/fiche/726/hybrids-playing-an-aerophone-and-pipe-and-tabor.html

Une analyse très fine des instruments et instrumentistes apparaît sous l'onglet "performance". Les 4 trous visibles sur la "flûte" sont comptés. Le tambour est à deux peaux tendus par un laçage en V, sans cheville de tension.

On retrouve ce tabor sur le pendentif n°2 que j'ai omis de photographier.

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— Le registre inférieur n'est pas moins curieux. Deux hybrides vus de face associent un buste humain, une chevelure de feuillages, et un ventre en œuf, sans jambes, mais avec des appendices foliaires. Un appareillage, d'allure métallique et artificielle, leur sort de la bouche et les relie, par des courroies, à la gueule de deux chiens ( à profil simiesque et à crinières de lions) qui émergent de bombardes-escargots. Nous verrons sur le dossier suivant que cet appareillage presque orthodontique est un mors, et que ces hybrides humanoïdes ou anthropomorphes sont harnachés comme des chevaux.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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 Le registre inférieur.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire et statuette n°7 .

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Le montant est sculpté en chaînons parallèles.

Le personnage est un homme vêtu comme les précédents d'une coule (monastique ?). Il tient en main droite une batte ou un faisceau lié par deux bagues et s'élargissant en cuillère longue. L'outil de sa main gauche est sans doute un couteau. 

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°8.

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Description.

— Le  registre supérieur.

Au centre, un hybride jambes écartées boit l'eau d'une vasque. Ce personnage reprend la figure de l'acrobate en renversement postérieur, tête entre les cuisses, mais sous une forme grotesque d'un tronc renversée sous des "jambes" de feuillages, qui délivrent des rinceaux pour le registre supérieur.

Ces rinceaux se prolongent en hommes-feuilles (une variante du masque-feuille) de deux soldats s'affrontant avec une massue derrière leur bouclier.

— Le registre inférieur.

Au centre, une deuxième vasque est ornée sur le coté de têtes de chevaux-feuilles. Ces chevaux tiennent dans leur gueule une tige qui se transforme en rêne commandant des mors à balancier, où une ferrure en S sert d'intermédiaire au mors proprement dit. Ce type de mors est fréquemment représenté sur les calvaires ou  vitraux bretons du XVIe siècle, où je les ai souvent signalés.

L'effet comique naît du fait que ce sont des chevaux qui dirigent deux hybrides au profil humain, chacun coiffé d'un bonnet à plumet de feuille, et dont les jambes sont remplacées par des volutes de feuillage.

 

 

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire et statuette n° 8.

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Le montant est sculpté de chevrons superposés.

La statuette est celle d'un homme à tête buchée, dont les mains émergent d'un vaste manteau pour former, avec pouce et index, le geste de l'argumentation. Bien que ce geste soit fréquemment un attribut de saint Yves, et bien que ce saint soit à l'honneur sur la jouée sud et sur la verrière offerte en 1536 par l'évêque de Rennes Yves Mayeuc , il n'est pas possible d'identifier avec certitude ce personnage.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Haut-dossier n°9.

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Description.

 

— Le registre supérieur  reste organisé par une fontaine centrale. Un personnage centrale (un homme ou une femme ?) s'y baigne nu, et il est entouré de deux animaux-feuilles, à l'échine crénelée comme celle des dragons, et au museau muselé.

De chaque coté, deux hommes-feuilles sont assis sur la margelle de fontaines latérales. L'un, réduit à une tête sur une volute de feuille, est enroulé sur lui-même, tandis que son voisin se protège, par un bouclier-masque, de la gueule des animaux muselés.

— Au registre inférieur, entre des éventails de rinceaux, deux lions ailés (des lions-feuilles, bien-sûr) s'opposent par la volute de leur queue au dessus d'un masque léonin.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Montant vertical intermédiaire n°9 .

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Le montant est hérissé de structures en V. Il n'y a pas de statuette.

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Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Haut-dossier des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LES PENDENTIFS DU DAIS SUD.

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Ils représentent tous des anges, soit musiciens, soit tenant un emblème de la Passion, soit présentant un écu ou cartouche sans doute jadis peint. Les 9 autres pendentifs, du coté nord, complètent cette série avec cinq anges portant les instruments de la Passion (lance, marteau, colonne, lanterne, croix), deux anges porteurs de blasons, et deux anges musiciens.

Liste :

  • Pendentif n°0 (contre la jouée ouest). Ange présentant un cartouche au monogramme R (+/- F).
  • Pendentif n°1. Ange jouant de la flûte ou de la trompe.
  • Pendentif n°2. Ange jouant du tambour.
  • Pendentif n°3. Ange présentant un écu muet.
  • Pendentif n°4. Ange tenant l'éponge d'hysope (instrument de la Passion)
  • Pendentif n°5. Ange présentant la Sainte Face.
  • Pendentif n°6. Ange présentant  un phylactère muet.
  • Pendentif n°7. Ange présentant la Sainte Face.
  • Pendentif n°8. Ange  présentant un écu ou cartouche.
  • Pendentif n° 9. Ange jouant de la flûte ou un instrument à identifier.

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Stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n°0 (contre la jouée ouest). Ange présentant un cartouche au monogramme R (+/- F).

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n°1. Ange jouant de la flûte ou de la trompe.

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n°2. Ange jouant du tambour.

Non photographié.

Le site musicastallis y consacre sa fiche 877 et désigne le tambour à deux peaux sous le terme de "tabor". Il est suspendu au poignet gauche par deux baguettes.

https://musicastallis.huma-num.fr/fiche.php?id=877

 

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Pendentif n°3. Ange présentant un écu muet.

 

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n°4. Ange tenant l'éponge d'hysope (instrument de la Passion)

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n°5. Ange présentant la Sainte Face.

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On notera que le visage du Christ est dépourvu de la Couronne d'épines, pourtant vénérée sur la jouée nord.

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n°6. Ange présentant  un phylactère muet.

 

 

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n°7. Ange présentant la Sainte Face.

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C'est un doublon, très semblable, du pendentif n°5.

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n°8. Ange  présentant un écu ou cartouche.

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Pendentif n° 9. Ange jouant de la flûte ou d'un cor.

Ma photo laisse penser qu'il s'agit d'une flûte, alors que celle de Florence Piat (Annexe, page 121) montre un instrument en U, partant de la bouche et tenu dans la main gauche, alors que la main droite tient la moitié d'une trompe dont le pavillon est dirigé vers le bas.

Pour le site musicastallis dans sa fiche 878, il peut s'agir d'un cor dont une partie de l'enroulement a disparu.

https://musicastallis.huma-num.fr/fiche.php?id=878

La notice musiconis propose l'image de Florence Piat.

http://musiconis.huma-num.fr/fr/fiche/787/angel-playing-the-horn.html

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Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Pendentif des stalles sud (v. 1518-1525) de la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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— BILLIET (Frédéric), Les représentations de la musique biblique dans les stalles médiévales.

billiet_frederic_les_representations_de_la_musique_biblique_dans_les_stalles_medievales.pdf

— BRUNE, (abbé Joseph), 1846,  Résumé du cours d'archéologie professé au séminaire de Rennes, suivi de notices historiques et descriptives sur les principaux monuments du diocèse. Rennes page 319

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6559079z/f343.image.r=guerche

 

LA GUERCHE

"Un curieux travail de menuiserie moins usé par le temps, mais maladroitement couvert de peinture, est le double rang de stalles qui décore le chœur. Les accoudoirs, les miséricordes et les montants des extrémités son couverts de ciselures et de figurines pleines d'originalité et de finesse; le dais qui se prolonge au-dessus des stalles est une découpure d'un dessin très-heureux et d'une exécution plus délicate encore que tout le reste. Après celles de Champeaux, nous ne connaissons point dans le diocèse de stalles plus remarquables que celles-ci. Mais encore une fois, pourquoi laisse-t-on les soi-disant décorateurs de nos églises empâter au moyen d'épaisses couches de couleur nos sculptures les plus exquises, et en faire disparaître tout leur effet de relief, sous prétexte de les restaurer et de leur donner un air de nouveauté précisément opposé à leur caractère? Ne serait-il pas plus simple, plus économique et surtout plus sage, dans l'intérêt de ces précieux chefs-d'œuvre, de les nettoyer simplement et d'y passer une légère couche de vernis qui ferait revivre la couleur naturelle du bois sans remplir les creux fouillés à dessin et sans nuire à la pureté des lignes et des contours ?"

CHAMPEAUX

"Mais ce qui s'est mieux conservé, c'est la précieuse boiserie et les remarquables sculptures des stalles. Rien de plus gracieux que la broderie légère, riche et délicate qui décore le baldaquin régnant au-dessus du double rang de sièges des anciens chanoines; rien de plus varié que les décorations des panneaux formant le dossier des supports des accoudoirs, des miséricordes elles-mêmes. - L'imagination la plus féconde et le goût le plus exquis semblent avoir présidé à ce travail à peu près unique dans son genre, dans notre diocèse; car les stalles de La Guerche qu'on pourrait seules comparer à celles-ci, leur sont inférieures et ont beaucoup perdu par suite des couches de couleurs à l'huile dont elles sont revêtues. A Champeaux, c'est l'original dans toute sa franchise, sa hardiesse, sa vigueur de ciseau; tandis qu'à La Guerche, on ne trouve qu'une belle copie exécutée avec timidité et défiance de talent. Tout ce qui manque ici, c'est la pensée chrétienne, c'est l'inspiration et la direction de la foi. Toutes ces dentelles légères, tous ces enroulements et arabesques, toutes ces figures mythologiques ou grotesques, toutes ces décorations en un mot exécutées avec tant de verve et de facilité, ne contiennent rien qui annonce la piété des artistes, ni l'intention chrétienne des donateurs. C'est le XVIe siècle avec ses beautés et ses défauts."

 

—BOURDE DE LA ROGERIE (H.), 1924, "L'Excursion de la Société Archéologique, II  Notes sur les églises d'Arbrissel, Bais, Domalain, La Guerche, Louvigné de Bais Moutiers, Piré et Rannais",  Bulletins et Mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, tome LI pages 137 et suiv.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122070m/f185.item

"Les stalles de La Guerche représentent plus brillamment l'art du bois elles sont justement célèbres. Un minutieux nettoyage exécuté sous la direction des architectes des monuments historiques les a récemment débarrassées des couches de peinture qui empâtaient les sculptures et leur a restitué leur beauté ancienne. Malheureusement les stalles basses ont disparu ainsi que six stalles hautes, et les dix-huit qui subsistent n'occupent plus leur emplacement primitif. Par suite de modifications dans l'aménagement du chœur au xvm" et au xix° siècle, elles ne se déploient plus en avant et de chaque coté du maître-autel comme les cinquante-quatre stalles de Champeaux, mais elles sont reléguées dans l'étroit arrière-chœur encombré de bancs et de divers objets. MM. Brune et Guillotin de Corson qui ont donné de bonnes descriptions des stalles, n'ont pas essayé de les dater d'après un écrivain auquel on doit deux intéressantes et instructives notices sur l'histoire de La Guerche (31), elles auraient été faites après la fin des guerres de religion, soit après 15HS.

 

Cette date nous paraît inadmissible : les stalles, gothiques dans leur construction générale et dans plusieurs de leurs éléments (colonnettes, dais, statuettes, miséricordes), renaissance dans les beaux panneaux qui forment le fond des dossiers, sont bien antérieures au règne d'Henri IV. Un détail qui paraît avoir échappé aux auteurs que nous venons de citer, corrobore l'impression donnée par l'examen des sculptures et permet de les attribuer à la première moitié du xvie siècle. Un des angelots du dais tient un écusson les vandales de la Révolution ont gratté les trois  meubles qui en occupaient le centre, mais ils ont négligé la bordure chargée de besants. Cela suffit pour que l'on reconnaisse les armes des ducs d'Alençon, barons de La Guerche, plusieurs trois reproduites dans les vitraux de la Collégiale de France à la bordure de gueules chargée de huit besants d'or. Le dernier duc d'Alençon fut Charles IV, mort  à Lyon le 11 avril 1525. Si ce blason avait été le seul sculpté, on pourrait affirmer que les stalles ont été placées entre 1505, date à laquelle il hérita La Guerche de sa tante Catherine d'Alençon, femme de Guy XIV de Laval, et 1525; mais d'autres armoiries ont existé. Celles qui se trouvaient sur la porte principale de la clôture du chœur ou jubé, les plus significatives, ont disparu comme le jubé lui-même, quatre autres écussons tenus par des angelots du dais sont indéchiffrables. Peut-être portaient-ils les armes des Laval, ou celles des Bourbons-Vendôme, ou celles des Paléologues ? Dans ce cas, il faudrait attribuer l'honneur d'avoir présidé et peut-être contribué à la construction des stalles à Catherine d'Alençon, femme de François ou Guy XIV de Laval, baronne de La Guerche de 1463 à 1505 et généreuse bienfaitrice des églises, ou à Françoise d'Alençon, sœur de Charles IV, femme de Charles de Bourbon-Vendôme, dame de la Guerche à titre provisoire de 1525 à 1527, ou à Anne d'Alençon, autre sœur de Charles, femme de Guillaume Paléologue, marquis de Montferrat, baronne de la Guerche de 1527 à 1562. Toutefois, le fait que le blason qui subsiste porte des armes pleines, sans alliance, semble devoir faire préférer Charles d'Alençon. Cette attribution est confirmée par l'aspect de l'œuvre qui paraît antérieure à l'époque du triomphe définitif du style Renaissance sur le style gothique.

Ajoutons que Charles d'Orléans ne fut pas indifférent a l'état de la Collégiale de La Guerche, bien qu'il eût beaucoup de domaines plus importants et plus rapprochés de sa résidence ordinaire que ne l'était cette petite baronnie bretonne.
Il exécuta les fondations créées par sa tante la dame de Laval en 1518, il provoqua ou facilita la réforme du chapitre qui un avait, dit-on, grand besoin. La commission pour diriger cette opération délicate fut décernée par le cardinal de Luxembourg, évêque du Mans, légat du Saint-Siège, qui en plusieurs circonstances analogues s'était associé aux projets de réforme monastique de la pieuse duchesse douairière d'Alençon. Marguerite de Lorraine . Les statuts rédigés par le chanoine manceau Jean Bordier furent promulgués ou approuvés par le duc el par l'évêque de Rennes, Yves Mayeuc, en 1518.

Il est vraisemblable que la maison d'Alençon voulut compléter la restauration morale du chapitre par la restauration matérielle de l'église. Quatre écussons peints sur les vitraux attestent encore ses bienfaits. Mais si l'existence d'un blason aux armes de la maison d'Alençon établit que les stalles furent faites avant la date de la cession de la baronnie à la famille de Cossé (1562), elle ne prouve pas que les frais du travail aient été en partie ou en totalité acquittés par le duc Charles IV, par sa tante, ou par ses sœurs. On ne possède malheureusement aucun livre de compte, aucun document qui fasse connaître le montant de la dépense, probablement très élevée, ni qui révèle les noms des sculpteurs."
 

— CHARLES (Olivier), sd, Les chanoines-chapelains d’une petite collégiale bretonne. Notre-Dame de Lamballe au XVIIIe siècle.

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02106235/document

—CHARLES (Olivier), 2004, , Chanoines de Bretagne. Carrières et cultures d’une élite cléricale au siècle des Lumières, Rennes, 2004, 456 p.

https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2009-3-page-192.htm

—GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée) 1886, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Rennes : Fougeray, Librairie-Editeur. Paris : René Haton. vol. 3 page 16, et vol.6 page 634

 

https://archive.org/stream/pouillhistoriqu05corsgoog/pouillhistoriqu05corsgoog_djvu.txt

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m.pdf

"Le choeur de la collégiale était garni de stalles en bois sculptées et fermé par un jubé qui devait correspondre à ces stalles. Le jubé fut malheureusement détruit, au XVIIIème siècle, par le chefcier Charles de Tanouarn, qui en fit transporter les débris au bas de la nef pour en faire une tribune d'orgues (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 8 G, 66). Mais le double rang des stalles existe toujours et fait encore l'admiration des artistes, malgré l'épaisse couche de peinture jaune dont on a eu la sottise d'empâter ses plus fines ciselures. Les accoudoirs, les miséricordes et les montants des extrémités sont couverts d'élégants feuillages et de figurines pleines d'originalité. Au Sud, les miséricordes représentent les diverses scènes du Paradis terrestre : la création d'Adam et d'Eve, la tentation, le renvoi, etc. ; au Nord, les miséricordes sont consacrées à figurer les péchés capitaux sous des scènes extrêmement pittoresques ; les ivrognes, surtout, y sont largement représentés.

Les dossiers sont couverts de charmantes arabesques qui rappellent les plus jolis dessins de la renaissance : hercules, génies, centaures, griffons, fleurs et plantes de toutes sortes, animaux et végétaux, chimères fantastiques et délicieux types d'enfants ; tout cela court, se joue, s'entremêle, forme mille contours et arrête, sans le lasser, l'oeil qui les contemple avec bonheur. Mais là aussi, sous prétexte de décence, de jolies figurines ont été horriblement mutilées. Enfin, le dais qui se prolonge au-dessus des stalles est une découpure d'un dessin très heureux et d'une exécution plus délicate encore que tout le reste ; au milieu des autres motifs d'ornementation on y voit apparaître des joueurs d'instruments d'un excellent effet."

— MENANT (Marie-Dominique), L'HARIDON (Erwana), 2005, Ensemble de 23 x 2 stalles avec dais et dorsaux de La Guerche de Bretagne, dossier IM35016879 de l'Inventaire général. 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-23x2-stalles-avec-dais-et-dorsaux/f828268e-a046-452a-8f6a-4fa70232352f

— PIAT (Florence), 2004

http://perso.numericable.fr/tessonmic/Les%20Stalles%20en%20Bretagne.pdf

— PIAT (Florence) 2006, Dossier IM35022583  "Ensemble de stalles dans la collégiale Notre-Dame (contre les murs Nord et Sud du choeur)".

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-stalles-dans-la-collegiale-notre-dame-contre-les-murs-nord-et-sud-du-choeur/6f57cbb0-e9ed-4371-96ab-cc45e1aefca8

— PIAT (Florence), Les stalles de l'ancien duché de Bretagne de la fin de la guerre de Succession jusqu'au Concile de Trente. Thèse université Rennes 2. 

https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne_De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

— PIAT (Florence), Les stalles de l'ancien duché de Bretagne de la fin de la guerre de Succession jusqu'au Concile de Trente. Thèse volume 2, annexe : pages 109-124

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Volume_2_Annexes

— SITE DE LA MAIRIE DE LA GUERCHE DE BRETAGNE.

https://www.laguerchedebretagne.fr/spip.php?article180&var_mode=calcul

 

— SITE

http://www.bretagneweb.com/photos-35/35-laguerchedebretagne.htm

http://www.apemutam.org/instrumentsmedievaux/articles/enigm/laguerche.html

— WAQUET (Henri), 1932, L'art Breton II. La Renaissance. Editions Arthaud Grenoble.

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_40/LArt_Breton_Tome_2_.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Stalles Sculpture Chapelles bretonnes.
28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 22:04

Les vitraux de l'église de La Guerche-de-Bretagne. La baie 14 avec le portrait de Jean Ier d'Alençon en donateur (1er quart XVe siècle) et les fragments d'un Arbre de Jessé (milieu XVIe siècle).

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Voir aussi :

Les 18 stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ia,  le coté sud. Jouée, miséricordes, appui-mains.

 

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PRÉSENTATION.

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a) Les seigneurs de La Guerche jusqu'aux ducs d'Alençon. 

Cette église était primitivement la chapelle du château de La Guerche ; son histoire est par conséquent intimement liée à celle des seigneurs de cette localité.

Les seigneurs de La Guerche portaient de gueules à six (alias : deux) léopards d'or, selon leurs sceaux de 1198 à 1220. Théobald, fils de Loscoran, épousa Guenargant ; Menguen, leur fils, sieur de La Guerche en 998, fut le père de Sylvestre, qui fut chancelier de Bretagne veuf en 1076 puis évêque de Rennes jusqu'à sa mort en 1096. C'est lui qui protégea Robert d’Arbrissel, le fondateur de Fontevrault, et finit par favoriser la réforme grégorienne.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvestre_de_La_Guerche

En 1121, Guillaume Ier, fils de Sylvestre, épouse Emma de Pouancé vers 1130, et devient seigneur de Pouancé et de Martigné (entre Bretagne et Anjou). 

Emma de Pouancé avait épousé en premières noces au commencement du XIIe siècle Juhaël de Châteaubriant, et leur fils devint Guillaume II de Pouancé  seigneur de La Guerche. Puis lui succède Geoffroy Ier, puis Guillaume III. C'est ce dernier qui érigea l'église Notre-Dame en collégiale en 1206, desservie par 12 chanoines. À sa mort en 1223, il est inhumé dans le chœur, où son gisant est présent.

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Thibaud de Pouancé, petit-fils de Guillaume III fut évêque de Dol de 1280 à sa mort en 1301 et chancelier de Bretagne en 1297-1298. Il  acheva le chœur de sa cathédrale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Thibaud_de_Pouanc%C3%A9

À la mort de Geoffroy II, la seigneurie revient en 1263 à la maison des vicomtes de Beaumont, au Maine, puînés de Brienne.

Le château de La Guerche passa ensuite aux Chamaillart, puis aux Valois, comtes d'Alençon, qui le vendirent au connétable du Guesclin. À sa mort en 1380, ses héritiers le vendirent à leur tour au duc Jean IV, qui le laissa à sa fille, épouse du duc Jean Ier d'Alençon, tué à la bataille d'Azincourt en 1415. Il passa ensuite par alliance aux Montferrat, et successivement depuis aux Gonzague, (Pol de Courcy tome II) En effet, avant 1562, la seigneurie fit l'objet d'un échange entre un arrière-petit-fils de René d'Alençon, Ludovic de Gonzague, fils du duc de Mantoue, et les Cossé comtes de Brissac. Les descendants de cette famille la conservèrent jusqu'en 1673. Furent ainsi seigneurs de La Guerche, après Timoléon de Cossé, (1545-1569), son frère Charles II (vers 1550-1621), premier duc de Brissac gouverneur de Bretagne en 1596, époux de Judith d'Acigné en 1579 et de Louise d'Ongnies en 1602, puis ses fils François (vers 1581-1651), duc et pair en 1621, et Charles III, marquis d'Acigné depuis 1609, lieutenant général du roi en Bretagne après son père, époux en 1610 d'Hélène de Beaumanoir, baronne du Pont et vicomtesse du Faou, morte en 1636.

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b) La collégiale Notre-Dame.

Son chœur qui menaçait de s'écrouler  fut rebâti au début du XVe siècle du temps de Jean Ier d'Alençon et de Marie de Bretagne, ce qui explique que ceux-ci figurent avec leurs armes sur la baie 14 (sur des fragments provenant probablement de la baie d'axe du chœur).  "D’une grande pureté architecturale, ce nouveau chœur, à pans coupés désormais, s’éclairait de six baies à lancettes qui reçurent des vitraux neufs, dont les fragments sont aujourd’hui dispersés dans le bas-côté sud, mais qui étaient encore en place au temps d’Yves Mahyeuc." (R. Blot)

Vers 1502-1525, la collégiale fut dotée de stalles par Charles IV d'Alençon. Vers 1525, la nef fut agrandie et flanquée de collatéraux ; le bas-coté nord sera détruit puis reconstruit au XIXe avec six chapelles.

https://www.laguerchedebretagne.fr/IMG/pdf/interieur_de_la_basilique.pdf

L'édifice subit au XIXe siècle d'importants remaniements, notamment de 1859 à 1863 (ajout du bas-coté nord de la nef à des fins de contrebutement), puis en 1888 (modification des parties hautes du chevet). Ce qui restait de ses verrières anciennes fut regroupé dans quatre baies du bas-coté méridional, vers 1865 semble-t-il par le Nantais Échappé. Les panneaux conservés correspondent en majorité aux principales campagnes des travaux d'architecture, celles du début du XVe siècle et celle du deuxième quart du siècle suivant.

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c) La baie n°14.

La baie 14 éclaire le bas-coté sud, c'est la dernière au fond de la nef. Elle mesure 4,20 m de haut et 2,10 m de large et forme une seule lancette dont le sommet ogival  fait office de tympan. C'est une recomposition hétérogène au XIXe siècle de fragments datant du début du XVe siècle et du milieu du XVIe. Les panneaux les plus anciens  portent les armes et les portraits de Jean Ier d'Alençon et d'une donatrice (a priori son son épouse), d'un chanoine, accompagnés de trois saints, d'anges ainsi que des têtes de lancettes. Ceux du XVIe siècle, placés au centre, sont les restes d'un Arbre de Jessé.

Sur le plan de R. Blot, la baie 14 est placée à hauteur du chiffre 7 :

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Plan de la collégiale de La Guerche par R. Blot

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Je m'appuie sur les descriptions de Gatouillat et Hérold 2015 ainsi que sur celles de Roger Blot 2010.

Je suivrai dans ma description un ordre chronologique : panneaux du XVe, puis du XVIe siècle. 

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Vue générale.

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Baie 14 (1er quart XVe et milieu XVIe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe et milieu XVIe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LE "TYMPAN" ET SES BLASONS.

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Les panneaux occupaient jadis d'ajours cernés de meneaux  en fleurs de lys : le restaurateur les a imité en les peignant sur verre. De même, il a simulé en dessous deux têtes de lancettes trilobées occupées par des sommets de dais architecturaux du XVe.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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En haut et au centre : les armoiries d'Alençon présentées par un ange.

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L'ange a des ailes colorées (rouges et vertes), un nimbe rouge,  une aube blanche à amict enserrant la nuque, et bordé de jaune,  d'exubérants cheveux jaunes crépus retenus par un serre-tête à médaillon frontal, et, enfin et surtout, des pupilles teintées au jaune d'argent.

Ce point de détail est précieux pour rapprocher ce panneau d'autres verrières comme, en Bretagne, celles de Dol-de-Bretagne, Malestroit, Merléac, Runan ou Quimper, qui, toutes, relèvent des grandes donations du début du XVe siècle par le duc Jean V et son entourage. Elles ont en commun leur prédilection pour les figures traitées en camaïeu de grisaille et jaune d'argent sur fond coloré devant des tentures précieuses.

 

— Voir sur les pupilles jaune d'argent :

Outre la liste des mes articles sur les vitraux. :

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Françoise Gatouillat, même si elle ne note pas dans sa description la coloration des pupilles,  souligne le  rapprochement entre les cheveux et le col teinté de jaune d'argent de  cet ange du tympan, et celui — supportant les armes de Bretagne — de la baie 23 de la cathédrale de Dol-de-Bretagne, daté du 2ème quart du XVe siècle comme ceux de mon article. Je ne l'ai pas photographié, et je renvoie au cliché de mesvitrauxfavoris.fr. 

 

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Le blason porte les armes des ducs d'Alençon, et donc, pour ce premier quart du XVe siècle indiqué par ces éléments stylistiques, celles du premier d'entre eux,  Jean Ier d'Alençon, né en 1385, élevé par Charles VI au titre de duc en 1414 et mort en 1415 à Azincourt.

Elles se blasonnent ici d'azur aux trois fleurs de lys d'or à la bordure de gueules chargées de huit besants d'or. Les armoriaux indiquent que ces besants sont d'argent (et donc blancs, et non jaunes). Mais les besants d'or se retrouvent sur les trois autres représentations de ces armes sur cette baie. Voir aussi ce site.

Les mêmes armoiries sont présentées par deux anges sur le cinquième dossier des stalles sud (réalisées vers 1520), mais sans couleurs bien-sûr, du moins aujourd'hui.

Les fleurs de lys me semble être réalisées en chef-d'œuvre (pièce de verre enchâssée dans la pièce principale).

Puisqu'elles sont associées ici à celle de son épouse, elles sont postérieures au mariage du couple le 26 juin 1396 . Elles sont antérieures au décès de Marie de Bretagne en 1446. Mais les données stylistiques du vitrail limite ce créneau au premier quart du XVe siècle, avant  le décès de Jean Ier en 1415, ou après celui-ci si sa veuve a guidé le chantier (Marie de Bretagne demeura dame de La Guerche après la mort de son mari, alors que son fils Jean II prend les titres de duc d'Alençon et de comte du Perche). F. Gatouillat estime cette donation de verrières de la décennie suivant son veuvage, et donc de 1415-1425. 

 

 

 

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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À gauche : Armoiries d'Alençon sur fond orangé à rinceaux .

Nous retrouvons ici les armes  d'azur aux trois fleurs de lys d'or à la bordure de gueules chargées de huit besants d'or.

Chaque besant est une pièce de verre jaune (ou blanche peinte en jaune) encadrée de pièces rectangulaires rouges : un gros travail !

La fleur de lys inférieure est montée en chef d'œuvre.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Armoiries de Marie de Bretagne.

Marie de Bretagne (1391-1446) était la fille du duc Jean IV de Bretagne et de Jeanne de Navarre ; elle épousa Jean Ier d'Alençon en 1396.

 

Ses armes associent à celles de son mari celles d'hermines pleines, de Bretagne.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Tête de lancette simulée du coté droit. Dais architecturé.

 

Les gables et pilastres perlés en rappellent d'autres, du même groupe chronologique. Il faut noter, dans l'oculus, le motif à feuilles de chêne et glands noués , qui se retrouve sous une autre forme sur la verrière  de la baie 12.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR (Ier quart XVe) : LES DONATEURS, LES SAINTS ET LES ANGES.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Jean Ier d'Alençon en donateur présenté par saint Jean-Baptiste.

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Jean d'Alençon est agenouillé devant son prie-dieu, sur lequel repose son livre d'heures ouvert. On lit sur la page  les mots Domine Iesu Christe

a) Il peut s'agir  de l'oraison qui se poursuit par ... adoro te in cruce pendentem et coronam spinam in capite portans (" je t'adore Seigneur Jésus Christ suspendu à la croix et portant sur la tête la couronne d'épine")

C'est un indice important, car nous pouvons penser que le jeune seigneur est tourné vers la représentation, sur la partie du vitrail de la maîtresse-vitre qui ne nous est pas parvenu, d'une Crucifixion comme sur les enluminures qui font face, dans les livres d'heures du XVe, aux sept oraisons, dites de saint Grégoire (orationes sancti Gregorii). Effectivement, sur le manuscrit Arsenal ms 639 réserve folio 99v, [suite du ms 638 ou le Livre du Maître-aux-Fleurs], l'enluminure montre la Messe de saint Grégoire, où ce dernier, agenouillé devant l'autel, a la vision du Christ montrant ses plaies.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55008564m/f201.item

b) mais il peut aussi s'agir de deux autres oraisons, attestées dans les Grandes Heures d'Anne de Bretagne; La première est  l'Oraison de Nostre Dame du folio 160v " Oratio. Domine Iesu Christe, rogo te amore illius gaudii quod dilecta Maria [...] omnibus diebus vite mec.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52500984v/f328.item#

La seconde est l'oraison du Bon Larron (Grandes Heures d'Anne de Bretagne  f. 216v-217) : " Oraison entre la consecration et la communion, et a deux mil ans de pardon. Domine Iesu Christe, qui hanc sacratissimam carnem et preciosum sanguinem [...] presentibus, preteritis et futuris. Qui [...] ". F. 217-v : " Oraison du bon larron. O beatissime Domine Iesu Christe, respicere digneris super me miseram peccatricem [...] Et cum latrone in secula seculorum. Amen [...] "

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b52500984v/f441.item

Pour Roger Blot, la scène principale devant laquelle les donateurs contemplent était un Couronnement de la Vierge, scène conservée en baie 10 :

"Sans doute le couple princier figurait-il dans la verrière axiale. Celle-ci peut être reconstituée dans ses grandes lignes car ses commanditaires avaient fait appel à un artiste différent de celui des autres verrières. Il en reste des fragments magnifiques mais dispersés. Au temps d’Yves Mahyeuc, le haut du vitrail est dominé par un tympan dont le remplage épouse la forme d’une grande fleur de lys. Un ange y brandit les armes à fleurs de lys des Alençon, reprises à gauche pour spécifier Jean Ier et coupées à droite des hermines bretonnes pour rappeler Marie de Bretagne. Dans un riche encadrement architectural, la scène principale évoque le couronnement de la Vierge. En subsistent un Père éternel et des fragments d’anges, dont l’un brandit, sur un phylactère, le début de l’hymne Ave Maria cœlorum. En bas sont agenouillés Jean Ier d’Alençon, à gauche, avec son livre d’Heures ouvert à la prière Domine Iesu Christe ; et à droite Marie de Bretagne, coiffée du fameux chapeau à cornes si à la mode au début du XVe siècle."

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Quoiqu'il en soit, il faut imaginer le donateur agenouillé, mains jointes, en armure et éperons à molettes, devant une scène sacrée  et face à un saint personnage  à qui il est présenté par son intercesseur saint Jean-Baptiste, qui est également son saint patron. Ils sont tous les deux isolés dans une loge délimitée par un rideau rouge.

Jean Ier porte, comme c'est la coutume dans ces scènes de donation, un tabard (et un mantelet sur ses épaules) à ses armes ; Mais le champ d'azur, au lieu d'être uni, forme des bandes entrecroisées qui délimitent les fleurs de lys d'or. Le galon du vêtement forme la bordure, de gueules aux besants d'or.

On peut s'étonner aussi que sur des cheveux coupés court, "au bol" comme c'est alors l'usage, le chevalier ne soit pas tête nue, mais porte un bandeau orné de pierreries.

Le beau fond damassé bleu est moderne.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Saint Jean-Baptiste est peint en grisaille et jaune d'argent. Il est nimbé, barbu, vêtu d'un long manteau sur une robe dorée, et il porte sur le bras gauche, par l'intermédiaire d'un drap, le livre où est couché l'agneau pascal, au nimbe crucifère.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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La donatrice, Marie de Bretagne.

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Ce panneau possède une bordure alternant des couronnes (grisaille et jaune d'argent) et des pièces monochromes bleues, comme à Merléac. Cette bordure est, selon F. Gatouillat, rapportée.

La donatrice, agenouillée mains jointes devant son prie-dieu, est peinte en grisaille et jaune d'argent sur verre blanc, et se détache sur un fond damassé rouge et dans une architecture fragmentaire issue de dais : tout cet environnement est donc rapporté, et il manque ici le saint personnage présentant Marie de Bretagne.

La donatrice est coiffée d'un bourrelet (rembourré d'étoupe) modelé en huit formant deux cornes tandis que les cheveux (épilés sur le front) sont ramenés en arrière, tressés et ramassés en coques jusqu'aux oreilles par une crépine. C'est la coiffure à la mode, introduite par Isabeau de Bavière et figurant sur ses comptes comme "chappeau en guise de cornette". On la voit portée par la reine et quatre de ses dames d'honneur sur le célèbre frontispice du manuscrit de La Cité des Dames BL Harley 4431 f.3, datant vers 1414.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Isabeau_de_Bavi%C3%A8re#/media/Fichier:Christine_de_Pisan_and_Queen_Isabeau_(2).jpg

http://www.bl.uk/catalogues/illuminatedmanuscripts/ILLUMIN.ASP?Size=mid&IllID=35552

Il ne s'agit pas d'un hennin, mais   d'un escoffion, tel qu'il est représenté par un maître franco-flamand  en 1410 :

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Franko-fl%C3%A4mischer_Meister_002.jpg

Les cornes de l'escoffion, comme du truffeau dont il est proche, datent de la fin du XIVe et du début du XVe, mais le bourrelet en huit, perlé et entouré d'une précieuse étoffe dorée, comme nous le voyons porté par Marie de Bretagne, semble, d'après l'iconographie donnée ici en liens, dater de 1410-1415.

 

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Si nous nous intéressons maintenant à la robe, nous constatons qu'elle est damassé d'un motif à deux oiseaux affrontés sous une couronne de fleurs. C'est, comme le détail des pupilles teintées au jaune, un point commun avec les verrières de la cathédrale de Quimper et avec la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Mais on retrouve aussi ces indices à la même époque sur les verrières de la cathédrale d'Évreux.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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On remarquera néanmoins dans les pilastres ce qu'il reste de deux apôtres nimbés.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Un chanoine agenouillé en donateur et présenté par saint Michel.

Appartenait-il lui aussi à la maîtresse-vitre , ou bien à une autre verrière latérale du chœur ? 

Placé sur un soubassement carrelé, il est agenouillé mains jointes, tourné vers la scène principale située à gauche. Il est tonsuré. Il porte l'aumusse canoniale retroussée sur l'avant-bras droit sous forme de larges plis de fourrure. Et il porte autour du cou ce qui est peut-être le ruban rouge d'une croix pectorale, signe honorifique attribuée par indult papal à certains chapitre, avec un ruban de couleur spécifique. J'ignore si le chapitre collégial de La Guerche en bénéficiait, et même à partir de quelle date ces croix ont été attribuées. Cette pièce de verre rouge est la seule pièce de verre colorée dans l'ensemble en camaïeu de grisaille et jaune d'argent, elle est donc importante.

Un phylactère qui s'échappe de la bouche du donateur porte l'inscription SANCTE JOH[ANN]ES BAPTISTA ORA [PRO NOBIS, "Saint Jean-Baptiste priez pour nous". Ce panneau était-il placé derrière Jean-Baptiste présentant Jean Ier ?

 

"Les autres vitraux du chœur furent exécutés à la même époque par un second artiste dont les visages sont halés, alors qu’ils sont très blancs dans la verrière axiale. De ce second artiste subsistent quelques scènes dans un décor architecturé : une Vision d’Apocalypse et quelques détails d’une Annonciation, ou encore de saints en pieds (saint Jacques, saint Georges…). Nous lui devons aussi un portrait intéressant, celui du « chefcier ». Il s’agit du doyen du chapitre qui résidait dans la chefcerie, au nord de l’église, alors que les autres chanoines avaient leur maison dans la ville. Son prénom – Michel – nous est indiqué par son saint protecteur, l’archange Michel en tenue liturgique. Agenouillé et un peu de biais, tout comme le couple princier, il est en habit de chœur, avec au bras l’aumusse, sorte d’étole fourrée en peau de martre. La prière qui monte des lèvres du chanoine, Sancte Iohannes baptista ora pro nobis laisse supposer que le vitrail qu’il offrit se situait à côté du vitrail axial, à droite, et que d’un vitrail à l’autre le chanoine s’adressait avec déférence au saint protecteur de Jean Ier d’Alençon." (Roger Blot)

Voir :

 

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le chanoine est présenté par saint Michel archange. Celui-ci porte à la fois une croix à double traverse, et la balance du Jugement dernier, sur le plateau de laquelle un homme nu est agenouillé mains jointes vers le juge. Un diablotin ailé infléchit la balance pour que ce dernier soit damné, et non sauvé.

C'est à nouveau une composition en grisaille et jaune d'argent, témoignant de cette option (elle laisse passer plus de lumière vers les chanoines installés dans le chœur, à la différence des baies en verre colorés du XIe au début du XIVe). Voir son entrée dans les verrières de Chartres au XIVe. 

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les traits du visage du saint attirent l'attention. Si on les compare à ceux du chanoine, ils ne diffèrent pas par la bouche, mais par les yeux qui sont étirés et presque orientaux. Comme nous retrouverons cet affinement des yeux parmi les trois saints voisins, j'en déduis qu'il s'agit d'un procédé soulignant la spiritualité des personnages.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les portraits en pied de trois saints.

 

Il s'agit de saint Jacques le Majeur, de saint Georges et probablement de saint Ambroise, saint archevêque accompagné d'une colombe. Leurs portraits en grisaille et jaune d'argent ont été regroupés et se détachent sur un fond bleu ciel moderne, tandis que le bas du corps est assez maladroitement placé sur un fond carrelé bicolore.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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L'apôtre saint Jacques porte le chapeau qui lui est propre, frappé de la coquille, le bourdon, la besace suspendue à un baudrier, et le livre ; il est pied-nus, comme tout apôtre.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le chevalier saint Georges, en armure, porte un turban perlé orné d'un plumet. Son casque est posé à ses pieds.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le Docteur et Père de l'Église saint Ambroise est mitré porte les chirothèques et tient la croix propre à son rang d'archevêque de Milan. Selon F. Gatouillat, il est accompagné d'une colombe, que je ne découvre pas. Il s'agit pour moi d'une étoile sur la croix.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les anges.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Je n'ai pu déchiffrer cette inscription.

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Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 (1er quart XVe ) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LES PANNEAUX DU MILIEU DU XVIe SIÈCLE : UN ARBRE DE JESSÉ.

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Il faut , pour mieux les comprendre, mettre  en parallèle ces fragments assez réduits avec les vitraux des Arbres de Jessé de la même époque, soit en Ille-et-Vilaine d'abord à Moulins (au nord de La Guerche), puis aux Iffs mais aussi au sud des Côtes d'Armor à La Ferrière ou à Moncontour, voire à Paule, ou au nord-est du Morbihan à Beignon et  Ploermel. 

 

En Bretagne:

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Et en comparaison avec les œuvres bretonnes :

 

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Baie 14 ( milieu XVIe) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 ( milieu XVIe) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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À gauche, un personnage en pied, dans la posture propre aux prophètes accompagnant de part et d'autre Jessé endormi sous sa tente, tient le pan vert de cette dernière. Il correspond vraisemblablement à Isaïe.

Il est intéressant de le rapprocher de son homologue de l'église de Notre-Dame-du-Touchet, et de constater la grande proximité des panneaux. Selon M. Callias-Bey, "cette verrière adopte une formule courante en Normandie au XVIe siècle à Rouen ( à Saint-Maclou , Saint-Godard et Saint-André-de-la-Ville)  avec Jessé accoudé à une cathèdre surmonté d'un riche pavillon entouré de deux prophètes Isaïe et Jérémie.

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Le vitrail de l'arbre de Jessé (v.1537) de l'église de Notre-Dame-du-Touchet.

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Si on accepte cette similitude, on pourra alors penser que le cartouche muet de la verrière de La Guerche comportait l'inscription  Egredietur virga de radice Iesse, [et, sur le cartouche de droite flos de radice eius ascendet] , "une tige sortira de la racine de Jessé, et une fleur s'élèvera de ses racines" (Isaïe 11 :1-2).

De même, nous pourrons reconstituer l'aspect initial de l'Arbre de Jessé de Lag Guerche en se basant sur celui de N.-D. du Touchet :

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Le vitrail de l'arbre de Jessé (v.1537) de Notre-Dame du Touchet.

 

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Le vitrail de l'arbre de Jessé (v. 1537) de Notre-Dame du Touchet.

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Baie 14 ( milieu XVIe) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 ( milieu XVIe) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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À droite, au dessus du sommet du pavillon de Jessé (en verre rouge gravé et peint au jaune d'argent), se tiennent quatre rois, assis tant bien que mal sur les branches de l'Arbre généalogique qui menait, lorsqu'il était intact, à la figure de la Vierge tenant l'enfant Sauveur.

En suivant la même piste que précédemment, la comparaison entre La Guerche et Notre-Dame-du-Touchet se renforce encore en comparant le David normand avec son homologue breton (même si celui-ci a perdu sa harpe dont il ne reste que quelques cordes sur fond bleu) : la similitude des couronnes et des postures permet d'affirmer la reprise des mêmes cartons.

Par contre, les verrières plus proches géographiquement de La Guerche-de-Bretagne adoptent certes une construction semblable, mais ne sortent pas du même atelier.

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Le vitrail de l'arbre de Jessé (v. 1537) de Notre-Dame du Touchet.

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La tête casquée de gauche, à La Guerche, est ensuite rapprochée de celle-ci, à Notre-Dame-du-Touchet :

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Le vitrail de l'arbre de Jessé (v. 1537) de Notre-Dame du Touchet.

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Baie 14 ( milieu XVIe) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 14 ( milieu XVIe) de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile août 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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— ANDRÉ, 1878

— AUBRY (Ernest), 1901, Notes chronologiques sur La Guerche-de-Bretagne. Paris : Office d'édition et de diffusion du livre d'histoire, 1994. (Monographies des villes et villages de France).

— BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, Histoire, Archéologie, Monuments. Rennes : J. Larcher, 1929. p. 133-149

 

— BARBEDOR (Isabelle), ORAIN (Véronique), RIOULT (Jean-Jacques), 1994, La collégiale Notre-Dame de la Guerche-de-Bretagne, Inventaire général dossier IA001130826 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-de-la-guerche-place-du-general-de-gaulle-la-guerche-de-bretagne/19f81236-0eaa-4972-9457-dcf7e0369ddb

— BLOT (Roger), 2010, Yves Mahyeuc et la chapelle de Tous les Saints à la collégiale de La Guerche in Augustin Pic  et Georges Provost, "Yves Mahyeuc, 1462-1541: Rennes en Renaissance" © Presses universitaires de Rennes, 2010.

https://books.openedition.org/pur/127311

— BRUNE, 1846, Résumé page 318-319 ;  1849, Résumé page 29

— BRUNE, 1849, Indication et descriptions des principales verrières du diocèse de Rennes, Bull. Archéologie association Bretonne t.II,2, p 199.

— BRUNE,, 1861, Indication et descriptions des principales verrières du diocèse de Rennes, Bull. Archéologie association Bretonne t.II,2, p 72.

—DALIBARD (Sabrina) MÉNARD (Stéphanie), Inventaire Général

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/architecture-religieuse-sur-la-commune-de-la-guerche-de-bretagne/f7694664-8ad5-4e5d-b847-60ff865a9a45

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Inventaire général du patrimoine culturel ; Rennes : Presses universitaires de Rennes , impr. 2005

—GUILLOTIN DE CORSON, (Amédée),1880-1884. Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. Rennes : Fougeray, Paris : René Haton, 1884. TI p. 83-85 et  TIII p. 4-19

— GUIFFAULT (Jacques),  2020, Visite guidée de la basilique Notre-Dame-de-Bretagne

https://www.laguerchedebretagne.fr/spip.php?article177&var_mode=calcul

https://documentcloud.adobe.com/link/review?uri=urn:aaid:scds:US:a0b8a548-bca4-4f20-ba4d-75cc6d7b4120#pageNum=1

—JARRY, (Alphonse), 1941. Le sanctuaire de Notre-Dame de la Guerche à travers les âges. Rennes : Imprimerie Bretonne, 1941.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f19eba6aa5113393960b376867db3b78.pdf

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016932, la verrières  de la baie 10 : L'Annonciation. [baie 8 du Corpus Vitrearum]

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-10-annonciation/85cd7d32-7a3b-4449-9a41-2f0b61a0ebce

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016952, la verrières  de la baie 12 : Couronnement de la Vierge. [baie 12 du Corpus Vitrearum] 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-12-couronnement-de-la-vierge/13a1195d-099a-45cb-b9a7-1e3a558eb739

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016953, la verrières  de la baie 14 : Le Jugement dernier. [baie 10 du Corpus Vitrearum]

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/le-patrimoine-mobilier-de-l-eglise/fff2dfef-1913-4875-ace7-3c87753d21de

— MENANT (Marie-Dominique, L'HARIDON (Erwana), 2005, Inventaire Général dossier IM35016953, la verrières  de la baie 16 : Arbre de Jessé. [baie 14 du Corpus Vitrearum]

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/verriere-de-la-baie-16-arbre-de-jesse/6ae4fc5b-6578-4b6a-bc30-d0a5f97bd154

— MEURET (Jean-Claude),1993, Le poids des familles seigneuriales aux confins de l'Anjou et de Bretagne. Martigné-Pouancé-La Guerche

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f464b98791223.18123992/1993_05.pdf

— TOURNEL (Charles), 1917, Vitraux de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne, Bull. Et mémoires de la société archéologique d'Ille-et-Vilaine TXLV p. 233-238. Non consulté.

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
27 octobre 2020 2 27 /10 /octobre /2020 20:03

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Les 18 stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ia,  le coté sud. Jouée, miséricordes, appui-mains.

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Voir dans ce blog la description d'autres stalles :

 

 

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Sur les bas-reliefs des panneaux au décor Renaissance en Bretagne, voir :

 

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Note. J'ai lu avec passion et admiration, et j'ai largement exploité ici, la thèse (2012) de Florence Piat consacrée aux stalles de l'ancien duché de Bretagne. Je la citerai copieusement, et, quoique soucieux de publier un article personnel, je m'en voudrais de ne pas partager la qualité et la compétence de son travail, d'ailleurs rendu généreusement disponible en ligne. Je suis très loin d'en avoir épuisé les trésors d'érudition, et c'est à sa publication que je renvoie les lecteurs soucieux d'accéder aux meilleurs sources.

Mon souci principal est de mettre à la disposition des internautes une iconographie commentée des décors de la première Renaissance bretonne.

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PRÉSENTATION.

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I. L'ANCIENNE COLLEGIALE NOTRE-DAME ET SON CHAPÎTRE DE 12 CHANOINES.

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La collégiale Notre-Dame, l'une des plus anciennes de Bretagne, a été fondée en 1206 par Guillaume II, fils de Geoffroy de Pouancé  et neuvième seigneur de la Guerche, sur la chapelle castrale déjà vouée à Notre-Dame et située  à une centaine de mètres du château. Il s'agit pour lui de créer un établissement indépendant de tout évêché et de toute abbaye, et étroitement lié au contraire à son propre pouvoir, au salut et au renom de son propre lignage. Les lignes débutant sa charte (dans une rédaction notariale courante) en témoigne : pro salute anime mee, antecessorum  et haeredum meorum instituo duodecim canonic.... (Dom Morice, Mémoires I p.804) Il conclue en y associant son fils Geoffroy, son épouse Hersende de Sillé et sa fille Elisabeth. Les statuts de la collégiale sont confirmés en 1378 par le comte Pierre d'Alençon.

 

Le plus ancien sceau de la collégiale de la Guerche venu à notre connaissance est de 1448; il est de forme ogivale et présente la Sainte Vierge assise dans un fauteuil et sous un dais, ayant sur le bras gauche l'Enfant Jésus et tenant de la main droite une branche de lys fleurie, avec l'inscription S. CAPIT. ECCLE. BE . MARIE.VIRG. DE. GUIRCHIA (Arch dép. Ille-et-Vilaine 8G,67). On remarquera que le décor des stalles, tel qu'il nous est parvenu, ne comporte aucune représentation de la Vierge. 

 

La collégiale  fut convertie en église paroissiale en 1791 ; elle devient basilique mineure en 1951.

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"La collégiale Notre-Dame est une fondation seigneuriale, instaurée par Guillaume II, baron de La Guerche, pour faire œuvre pieuse suite à une expédition punitive et meurtrière qu’il avait mené avec d’autres barons en Normandie en 1203.

En 1203, Arthur Ier duc de Bretagne est assassiné sur ordre de son oncle, Jean sans Terre, alors qu’il était emprisonné à Rouen. Les seigneurs bretons engagent alors une expédition punitive, pour venger le jeune duc, prennent le Mont-Saint-Michel et se dirigent en Normandie, assassinant sur leur passage de nombreux innocents. Guillaume II de La Guerche avait pris part à cette vengeance et faisait même partie de la branche la plus radicale du groupe. Pour se repentir de ces massacres, il décide de faire œuvre pieuse et de fonder le chapitre de la Guerche, transformant ainsi sa chapelle seigneuriale en collégiale placée sous la protection de Notre-Dame. .

La composition et les revenus du chapitre collégiale de La Guerche-de-Bretagne sont plutôt bien connus car une copie datée de 1388 de l’acte de fondation est toujours conservée aux Archives départementales d’Ille-et-Vilaine.

Le chapitre est ici composé de douze chanoines dont le premier d’entre eux n’est pas nommé Doyen mais Chefcier. Un diacre et un sous-diacre venaient ensuite compléter le tableau. Ainsi, le chefcier était le seul dignitaire de ce chapitre. Il est stipulé dans l’acte de fondation que ce chiffre de douze chanoines ne peut en aucun cas évoluer, cela se justifiant par la définition stricte des revenus afférents au chapitre. En effet, la liste des donations est elle aussi stipulée, de sorte que chaque chanoine se voit allouer une somme de 20 livres de revenu mensuel. Cette somme, si elle pouvait sembler très correcte au XIIIe siècle, ne l’était déjà plus à la fin du XVe siècle. De fait, le clergé guerchais n’était pas riche : en 1564, il demanda à être exempté des taxes imposées par le roi sur les établissements ecclésiastiques et en 1693, le revenu moyen de chaque chanoine ne s’élevait qu’à 212 livres de rente annuelle, toutes charges déduites. La nomination des chanoines dépendait du seigneur de La Guerche. Le candidat devait ensuite faire « preuve de chant » devant le chanoine chefcier et jurer de se conformer aux statuts de la collégiale. Il devait également s’acquitter du droit de chape dont le montant était fixé à 60 livres, 100 s’il était chefcier, somme rondelette en comparaison du droit de chape de 20 livres de Tréguier ou de 80 livres de la cathédrale de Rennes. Nous avons donc ici l’image d’un petit chapitre, aux revenus plutôt modestes, au demeurant très investis dans leurs paroisses respectives et aidant très régulièrement les autres paroisses comme celle de Rannée" (F. Piat)

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N.B. Une chapellenie  est fondée dans la chapelle du Temple de La Guerche par un chanoine de La Guerche, Jean Reveleau, et acceptée en 1504 par  Catherine d'Alençon.

http://www.infobretagne.com/commandeurs-guerche.htm

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 II. LES STALLES.

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Rappel : Les stalles sont les sièges qu’utilisaient les religieux pendant les longs moments qu’ils devaient passer dans le chœur de l’église pour les offices et les prières. Ce sont des sièges d’un type particulier : ils sont individualisés, permettant à chaque religieux d’avoir son propre siège, mais ils forment des rangées continues, disposées dans l’axe de l’église, appuyées aux piliers, avec une courte rangée placée en perpendiculaire qui ferme le chœur à l’ouest, isolant les religieux du reste de l’église. Généralement, un ensemble de stalles comporte des stalles basses et des stalles hautes: ces dernières sont surélevées des précédentes par une estrade de 2 ou 3 marches, et sont surmontées par des hauts dossiers et un baldaquin.
 

"L’ancien duché de Bretagne conserve aujourd’hui dix ensembles de stalles, majoritairement situés dans la partie nord de la région : celles de la cathédrale de Dol de-Bretagne (77 stalles), de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne (18), de la collégiale de Champeaux (54), de la cathédrale de Tréguier (48), de l’église de Boquého (8), de la chapelle Saint-Quay de Plélo (8), de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon (66), celles provenant du château de Kerjean (6), celles conservées dans l’église Saint-Symphorien de Couëron et provenant de l’abbaye Notre-Dame de Buzay (10), et enfin, celles de l’église Saint-Herbot de Plonévez-du-Faou (15). Ces dix groupes, réalisés entre la fin du XIVe siècle et le premier quart du XVIe siècle, offrent un aperçu qualitatif original de ce mobilier liturgique à la fin du Moyen Âge." (F. Piat)

"Dans la collégiale Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne se trouve un ensemble de dix-huit stalles qui, malgré un état lacunaire, a néanmoins conservé ses parties supérieures. Pendant la Révolution, la collégiale a subi de nombreuses destructions et tous les blasons se trouvant sur les stalles ont été bûchés. Néanmoins, le panneau central des dorsaux des stalles sud porte toujours un blason qui n´a été que partiellement détruit. Les mêmes armes sont représentées sur un vitrail de la nef. Il s´agirait de celles des ducs d´Alençon, qui étaient également barons de La Guerche : de France à la bordure de gueule chargée de huit besants d´or. Plusieurs personnalités auraient pu commander ces stalles, mais la plus probable semble être Charles IV d´Alençon notamment parce que les armes du blason sont pleines. Au cours du XIXe siècle, des travaux de restaurations et d´agrandissement du chœur ont entraîné la destruction des stalles basses et d´une partie des stalles hautes. D´après les recherches et commentaires de l´abbé Jarry, l´ensemble devait être composé, à l´origine, d´une soixantaine de stalles complétées par un jubé."(F. Piat)

"Les miséricordes de La Guerche sont les seules de Bretagne à présenter des scènes de l´Ancien Testament : le Péché Originel, Adam et Eve chassés du Paradis, les raisins de Canaan. Elles comportent également un proverbe d´origine flamande : « Bailler devant le four », c´est-à-dire essayer de faire quelque chose d´impossible. La sculpture des stalles de La Guerche est un mélange étonnant entre des thèmes issus du répertoire de la première Renaissance et des thèmes issus, quant à eux, du répertoire médiéval. Ainsi une sirène est-elle représentée sur un appui-main côté nord, peignant ses longs cheveux alors qu´un bucrane (tête de bœuf décharnée) est sculpté sur une miséricorde côté sud. De même, alors que les dorsaux sont ornés d´arabesques, de mascarons et de grotesques, une autre miséricorde représente un sodomite, vu de dos, mais dont les parties sexuelles ont été bûchées. En dehors de l´ensemble de Tréguier, il s´agit du seul cas de scènes de ce genre sur les stalles bretonnes. Deux artistes, peut-être un maître et son élève, ont travaillé sur ces stalles comme l´atteste la différence de qualité entre les rangs nord et sud." (F. Piat)

"Le nombre de chanoines composant les chapitres cathédraux ou collégiaux bretons peut paraître plutôt modeste et, comme souvent, ne correspond pas au nombre de stalles qui agrémentent leur chœur : 12 chanoines à La Guerche, 14 à Tréguier, 19 à Saint-Malo, 16 à Rennes, 12 à Quimper pour le XVe siècle. Cette différence entre nombre de chanoines et nombre de stalles, phénomène qui se retrouve dans tous les autres exemples à travers l’Europe, s’explique par le fait que ces chanoines n’en étaient pas les seuls occupants, d’autres membres du clergé, des représentants des autorités laïques et des invités pouvant également prendre place avec eux dans le chœur, les stalles hautes étant celles qui étaient véritablement destinées aux chanoines." (F. Piat)

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Au péril de la Révolution, au risque de la restauration : La Guerche-de-Bretagne.

"Les stalles de la collégiale Notre-Dame de La Guerche, réalisées dans les années 1520, comptent parmi les ensembles les plus profondément modifiés pendant la période révolutionnaire d’une part, mais surtout durant le XIXe siècle. L’église fut une première fois profanée par les Huguenots en 1563, lesquels occasionnèrent des dégâts tels que le chapitre demanda à être exempté de l’impôt royal sur les établissements ecclésiastiques en 1564 (202 P. BANEAT, Le département d’Ille-et-Vilaine. Histoire, archéologie, monuments, Paris, Librairie Guénégaud, 1973 (3ème éd.), t. II, p. 140.). Sur le document d’époque, la marquise de Montferrat explique ainsi : « que les huguenots avoient, l'an derroin passé, ravi et emporté tous les calices, ornements, livres et biens de leur dite église collégiale, rompu et brisé les coffres, bancs, pupistres, portes, lampes et ustenciles de ladite église »(203 Arch. Dép. d’Ille-et-Vilaine, 1 G 463.). Il est très probable que les stalles (les « bancs ») furent affectées par cette première vague de destruction, qui fut loin d’être la dernière. De ce qu’il advint des stalles entre le XVIe siècle et la période révolutionnaire, on ne sait que peu de choses. Cependant, la destruction du jubé en 1730 dût entraîner des modifications au niveau de leur agencement. Au moment de la Révolution française, l’église fut désertée et le chœur servit aux réunions du nouveau conseil municipal. La nef, quant à elle, devint pendant un temps un magasin à fourrage, puis un magasin de fournitures militaires et un poste de la garde nationale. Il apparaît que durant cette période, l’église et son mobilier subirent de nombreuses dégradations. Quant au mobilier religieux, son sort ne fut pas meilleur : « [Le sanctuaire fut] souillé et profané. Les confessionnaux servirent de guérites pour les hommes de faction ou de lieu de dépôt pour enfermer les fusils. […] Les nombreux et riches ornements dont les chanoines se paraient pendant les fastueuses cérémonies, furent vendus à l’encan, les vases sacrés furent envoyés à la Monnaie, les cloches fondues pour faire des canons, les admirables vitraux mutilés, etc… » (A. JARRY, Le sanctuaire de Notre-Dame de la Guerche à travers les âges, Rennes, imprimerie Bretonne, 1941, p. 37). 

C’est probablement à cette époque que l’ensemble des armoiries figurant sur les stalles fut bûché, occasionnant des problèmes de datation sur lesquels nous aurons l’occasion de revenir. Le XIXe siècle ne fut pas moins tendre avec l’insigne collégiale et surtout son mobilier. Lors du renouveau ecclésiastique qui marqua la seconde moitié de ce siècle, de nombreux travaux d’agrandissement, voire de reconstruction furent entrepris dans tout le département. Des travaux de restauration furent ainsi initiés dans la collégiale Notre-Dame de La Guerche, entraînant un changement profond dans sa physionomie : ajout du collatéral nord, de la tour nord, remaniement intégral de la façade et nivellement du chœur. Lors de la campagne qui toucha le chœur, le tombeau de Guillaume II, fondateur de la collégiale fut mis à jour. On décida alors de le mettre en valeur, supprimant par la même occasion 6 stalles qui pouvaient en gêner la vue. La transformation du chœur ne s’arrêta pas là car en 1888-1889, on profita de ces restaurations pour, certes, ôter la couche de peinture jaunâtre qui recouvrait l’ensemble des miséricordes, mais aussi pour supprimer les rangs inférieurs. Compte tenu de tous ces éléments, il est probable qu’au moment de leur réalisation les stalles de la collégiale de La Guerche-de-Bretagne, aujourd’hui au nombre de 18, devaient s’élever à plus d’une quarantaine." (F. Piat)

Une nouvelle restauration est survenue en 1984.

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Les stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Plan et numérotation par Florence Piat.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LA JOUÉE SUD-OUEST.

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Les jouées  sont les quatre  panneaux verticaux ornementés qui terminent les rangées de stalles à l'est et à l'ouest. Les stalles de La Guerche ne conservent que les deux  jouées occidentales.

Les jouées hautes associent ici  un panneau plein orné d'un personnage biblique en bas-relief (Judith, du coté sud), et un ensemble aéré, en ronde-bosse où des entrelacs d'animaux fantastiques  entourent d'un saint personnage. 

Les jouées basses, qui terminent l'accoudoir, sont des panneaux pleins, sculpté de candélabres,  sous un religieux agenouillé (identique en miroir au nord et au sud) en guise d'appui-main en ronde-bosse.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La jouée basse.

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Au dessus d'un panneau sculpté en bas-relief de candélabres, une sculpture toute en rondeur représente un  religieux agenouillé , front posé sur ses mains jointes, tête recouverte par la capuche de son  scapulaire.

N'est-ce pas une création pieuse et sage des restaurateurs du XIXe ?

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LA JOUÉE HAUTE, PANNEAU INFÉRIEUR. JUDITH TENANT LA TÊTE D'HOLOPHERNE.

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Judith, brandissant son cimeterre et richement vêtue, tient, dans la main gauche, la tête d'Holopherne qu'elle vient de couper.

" Judith coupant la tête d’Holopherne est sculptée en bas-relief sur le panneau inférieur de la jouée haute sud . Le visage vu de profil, elle adopte un déhanché caractéristique du contrapposto, et évoque indéniablement la Renaissance italienne dans le traitement de la sculpture autant que dans celui de ses atours. Armée d’un cimeterre dans la main droite, elle tient, par les cheveux, le chef d’Holopherne dans la main gauche." (F. Piat)

 

 

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-23x2-stalles-avec-dais-et-dorsaux/f828268e-a046-452a-8f6a-4fa70232352f/illustration/8

Le Livre de Judith (Judith 11, 23) raconte comment Judith, jeune et belle veuve de la ville de Béthulie, a sauvé sa ville et son peuple, assiégés par l’armée d’Holopherne, lieutenant du roi babylonien Nabuchodonosor. Elle se rend au campement d’Holopherne, qui, séduit par sa beauté, a organisé en son honneur un banquet au cours duquel il a bu trop abondamment ! Judith profite de son ivresse et le tue, puis 

La scène est également représentée sur la jouée des stalles , datant vers 1501, de l'abbaye Saint-Martin-aux-bois (Picardie)

https://www.abbaye-saint-martin-aux-bois.fr/les-jouees/

On la trouve également sur les hauts dossiers de la stalle n°47 des stalles (entre 1500 et 1550) de la cathédrale d'Auch : Judith y est représentée également tenant la tête d'Holopherne.

Iconographie : Judith, figure de l'héroïne libérant son peuple du tyran, est un modèle de beauté, de détermination et de dignité, et illustre la victoire sur le Mal (le paganisme et la sexualité). Elle s'apparente à sainte Catherine piétinant la tête du roi son père, ou à la Vierge terrassant le démon.

Le thème est en vogue en Italie à la fin du XVe et au début du XVIe siècles : statue en bronze par Donatello en 1455-1460, peintures par Botticelli vers 1470, par Mantegna, Lucas Cranach l'Ancien vers 1530, etc.

https://www.persee.fr/doc/mefr_1123-9891_2006_num_118_2_10497

 

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Sur la tranche du panneau inférieur : le buste d' une femme noble.

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Les cheveux de cette femme aux joue rondes sont recouverts d'une coiffe encadrant son visage. Elle porte au dessus d'un manteau décolleté un collier de maillons de chaîne, qui signent l'importance de son rang.

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NB Sur la face interne de la jouée, un quadrupède fabuleux semble se mordre le haut du dos.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LA JOUÉE HAUTE, PARTIE SUPÉRIEURE. 

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Cette partie à claire-voie (permettant la communication visuelle entre les occupants des stalles et l'extérieur) associe un saint personnage avec un entrelacs complexe de figures humaines, anthropoïdes et animales. On ne la saisit complètement qu'en tournant autour, observant sa face intérieure, sa face extérieure (principale), et sa tranche. Mais rien n'y est laissé au hasard, car sa composition est symétrique à son homologue du coté nord.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Je décrirai d'abord sa moitié inférieure.

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Un homme aux cheveux longs (un religieux ?) y tient en laisse, par son étole, un cerf ou plutôt une biche. Ce personnage n'est pas nimbé mais il est très probable qu'il s'agisse d'un saint. Son visage a été buché.  Il est vêtu d'un long manteau à large rabat, dont les pans sont réunis par un fermail au dessus d'une robe serrée par une ceinture.. Il pourrait s'agir de saint Gilles l'ermite, surtout si on remarque que la main droite tient un objet long, compatible avec la flèche qui est un attribut de ce saint. Mais les cheveux longs du personnage et sa tenue correspondraient plutôt à un noble qu'à un moine et ermite. Si on récuse mon identification de l'animal, d'autres solutions pourraient être évoquées peut-être.

Du coté nord, la statue homologue est celle de saint Yves.

 

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La biche a les pattes antérieures posées sur un rinceau, qui provient de la gueule d'un dragon. De cette première gueule sort une seconde tête de dragon, aux yeux proéminents, qui libère elle-même  deux  oiseaux, peut-être des aiglons, aux corps partiellement feuillagés, et aux têtes formant deux volutes opposées. Ces volutes supportent une console, où saint Gilles est installé.

Ma description reste en deçà de la réalité, puisqu'on peut découvrir deux autres faces humaines, et autres détails.

 

Enfin, il faut remarquer des mouchetures d'hermines sur le montant au dessus du dos de la biche, coté intérieur. Et il faut noter que ces hermines, emblème de la Bretagne,  figurent sur les armes d'Yves Mahyeuc, évêque de Rennes de 1507 à 1547, sous un rang de couronnes d'épines.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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L'étage supérieur.

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Il est formé par un entrelacement d'animaux fantastiques composant une double boucle en huit. L'élément le mieux repérable dans la boucle supérieur est le couple de personnages nus tenant un blason muet mais couronné. Au moins l'un des deux personnages est féminin (cheveux longs et bouclés, forte poitrine, ventre gonflé).

Le blason ne peut être attribué, mais la couronne est compatible avec celui des seigneurs mécènes de l'ancienne collégiale, les ducs d'Alençon.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Dans la boucle inférieure du huit, un petit homme est à cheval sur l'extrémité du volute. Il est nu, son ventre est proéminent, ses cheveux sont longs.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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La double volute est formée par les corps de dragons, qui sont en fait des grylles aux nombreuses têtes ectopiques, qu'on s'amuse à repérer. Certaines prennent dans leur gueules des petits êtres.

C'est l'expression du goût de l'époque pour les métamorphoses, l'effacement des limites entre genre et ordre (animal, végétal, humain ou artificiel) sous le signe de l'entre-dévoration. Cette inspiration est certes grotesque (issue de la découverte du décor de grottes des salles du palais de Néron par des excavations explorées à la lanterne dans la Domus Aurea dès 1480  par les artistes italiens tels que  Ghirlandaio, Pinturicchio, Filippo Lippi, Signorelli, puis vers 1515 par Raphaël, Giovanni da Udine et Michel-Ange), mais si on en compare les créations bretonnes avec les modèles italiens (Loggetta du cardinal Bibbiena en 1516 ), force est de constater leur originalité, et, inversement, leur appartenance à un style régional qu'on retrouve dans les stalles de Champeaux, les jubés, et sur les sablières bretonnes.

Il faut ainsi remarquer l'importance donné au dragon (il inaugurera les miséricordes), un animal emblématique de la dévoration, et qui, en Bretagne — comme en Chine !— n'est jamais terrifiant, pas plus que les loups et les ours des jouets d'enfant aujourd'hui. Il n'est certainement pas  non plus une figure chrétienne du Mal et de la punition réservée aux pécheurs.  Il serait d'avantage un protecteur de l'espace, comme sur les crossettes et sculptures extérieures de l'église.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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L'ange à l'écusson au monogramme énigmatique.

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Sur la jouée haute qui jouxte la stalle sud, au sommet, sur la tranche, un ange tient un écusson sur lequel est sculpté un 'R', qui peut renvoyer soit à un chanoine, soit au commanditaire, soit au maître d'œuvre. Mais ce R est doté d'un jambage supérieur qui pourrait renvoyer, par exemple, à un F ou du moins, à deux lettres conjointes.

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Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Jouée sud-est des stalles (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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LES 9 MISÉRICORDES ET LES APPUIE-MAINS.

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Les miséricordes sont les petits culots qui soutiennent les sellettes sur lesquelles les religieux pouvaient s’appuyer légèrement quand ils devaient rester debout de longs moments. Elles sont ornées de sujets très variés, et mêlent aussi la réalité et la fantaisie.

Liste des miséricordes du coté sud :

 n°1. Crâne d'animal avec serpents.

 n°2. Un dragon, tête tournée vers l'arrière.

 n°3. Homme buvant au tonneau.

 n°4. Le Buveur.

n°5. Vendangeur foulant le raisin.

 n°6. Deux vendangeurs transportant une grappe : la Grappe de Canaan.

n°7. Homme criant dans un récipient creux (proverbe).

n°8. Deux joueurs de trompettes autour d'un globe crucigère.

 n°9. Homme portant un lourd sac sur le dos, chevauchant un âne.

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Rappelons que l'organisation a été modifiée par rapport aux stalles d'origine. Néanmoins, les miséricordes sud sont marquées par la prédominance du thème de la vigne, des vendanges, de la boisson et de l'ivresse, thème décrit avec gaieté et truculence, mais sans dénonciation ou condamnation patente. Deux miséricordes relèvent de l'illustration, très courante sous les sellettes des stalles, d'une culture populaire associant proverbes, expressions verbales, et, ailleurs, fables et scènes grivoises.

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Les appuie-mains sont les petites sculptures en ronde-bosse, sur les parcloses, qui, comme leur nom l’indique, permettaient aux religieux de poser leurs mains quand ils étaient assis. 

Liste des appuie-mains du coté sud :

 

 n°1. Hybride anthropoïde.

 n°2. Jambes écartées d'un animal.

 n°3. Hybride anthropoïde jambes écartées.

 n°4. Un hybride.

n°5. Hybride ailé mordant la parclose.

 n°6. Grylle ailé tenant un objet. 

 n°7. Hybride ailé.

 n°8.  Hybride au bas du corps en spirale de feuilles.

n°9. Hybride à appendices en spirales.

L'unité thématique est complète, puisque tous ces appuie-mains sont des hybrides, mêlant des formes animales (terrestres et aviaires), végétales, et humaines, sans évocation d'animaux précis tels que les dragons. Cette hybridation des formes n'est pas propre à la Renaissance mais renvoie à cette période artistique par son association aux créations fantastiques des jouées et des dossiers.

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Stalle n°1. Crâne d'animal avec serpents ; centaure.

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a) la miséricorde n°1. Crâne d'animal traversé par deux serpents.

Un couple de serpent chemine à travers les orbites d'un crâne d'animal dépourvu de cornes (ce qui exclurait théoriquement le traditionnel crâne de œuf, ou bucrane). Les dents maxillaires sont visibles.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-01/54aabce5-7170-45a5-8ecd-921f93048c9f

"Crâne d´animal, un cheval ou un boeuf, vu de face. Un ver sort de chacune des orbites. Sur le dossier : des personnages et des rinceaux s'entremêlent dans le style de la première Renaissance. " (F. Piat)

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°1. Un hybride anthropoïde bedonnant tient un cœur rayonnant. Son casque forme des cornes devant les oreilles. L'arrière-train d'un animal (lion?) se greffe à son bassin.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Stalle n°2. Un dragon, tête tournée vers l'arrière. Jambes écartées d'un animal.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-02/6c516aae-02a2-49da-b75e-3a09b8fff8d7

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a) La miséricorde n°2 : un dragon, en profil gauche.

C'est un dragon par sa tête, par son échine hérissée, et sa patte à sabot. 

 

"Animal monstrueux, vu en partie du dessus. L´alignement du corps forme un S allongé. Il est tourné vers la gauche, mais sa tête est complètement retournée vers la droite, au-dessus de son dos. Une crête s´étend du sommet de sa tête jusqu´à la base de sa croupe. Une seule patte est visible : il s´agit de sa patte arrière gauche, patte qui se termine par un sabot." (F. Piat)

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°2. Bas du corps nu d'un être anthropoïde mais à pattes animales (sabots). Le haut du corps a été buché.

 

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Stalle n°3. Homme buvant au tonneau. Homme jambes écartées.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-03/aa0fc544-bc0c-4754-90df-7e32a431240b

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a) Miséricorde n°3. Un homme boit à un tonnelet en T, la tête affectueusement soutenu par un homme plus jeune.

 

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"Cette miséricorde met en scène deux homme, vêtus tous deux de longue tunique ceinturée, ce qui pourrait sous-entendre qu´il s'agit de chanoines. L´un des personnages, placé sur la gauche, soutient son camarade, complètement renversé sur le dos. Celui-ci tient à deux mains un tonnelet qu´il tête goulûment. Il porte une coiffure particulière, composée de rubans et nouée sous son menton." (F. Piat)

"Quant aux proverbes et autres sujets développés sur les miséricordes, ils correspondent au goût qui se développe pour ce genre de sujets moraux, dont le caractère incongru est apprécié. Les proverbes, emblèmes et blasons sont alors édités en recueils à l’instar des Dictz moraulx pour faire tapisserie de Henri Baude. Le but de ce genre d’ouvrages n’est pas seulement de distraire ou de donner de sages conseils mais aussi, comme le dit Gilles Corrozet en 1540, de servir de modèles aux artistes : « Aussi pourront ymagiers et tailleurs, Paintres, brodeurs, orfévres, esmailleurs, Prendre en ce livre aulcune fantaisie, Comme ilz feroient d’une tapisserie. »" (F. Piat)

 

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Les stalles de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ia,  le coté sud.
Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°3. Hybride anthropoïde jambes écartées. Tête buchée.

Il semble nu jusqu'à la ceinture, mais la moitié haute, confuse laisse imaginer des cheveux longs sous une capuche, l'absence de bras, et un manteau fait de feuillages.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Stalle n°4. Le Buveur. Un hybride.

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a) La miséricorde n°4. Le Buveur.

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Ce jovial jeune homme, au menton fleuri d'une pointe de barbe, et à la longue chevelure bouclée couronnée d'un bonnet à rabat, lève autour de son visage un pichet et un gobelet, comme s'il trinquait à notre santé. Sa tunique, à plis épais et à manches longues, est fendue par devant, avec une encolure  en V dont les rabats disposent d'un gros bouton rond.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Ia,  le coté sud.
Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°4. Un Hybride.

Ce n'est pas un Centaure, mais  un être hybride, aux longues pattes animales sur lequel se fixe un buste et une tête anthropoïde, à la face buchée. Comme l'appui-main précédent, la partie basse est nue et la partie haute couverte d'un "manteau" aux pans de feuillage, tandis que la tête est couverte d'un voile  transpercé, à droite d'une corne.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Stalle n°5. Vendangeur foulant le raisin. Hybride ailé mordant la parclose.

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-05/ddba1bd7-3e9f-4890-b11b-5a9f4a6cf461

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a) la miséricorde n°5 : Vendangeur foulant le raisin dans une cuve.

Son visage au front froncé, au nez épaté et à la mâchoire large s'encadre de longs cheveux. Il grimace et plisse les yeux par l'effort qu'il accomplit. Il est vêtu d'une riche tunique, aux manches très larges, et dont les pans sont retroussés et glissés dans sa ceinture. Il se tient sur les cotés de la cuve cerclée, tandis que deux grappes nous précisent son labeur.

 

"Un jeune homme, de face, entouré de grappes de raisins dans une cuve. Le personnage tient les rebords de cette cuve tandis que les pans de sa tunique sont coincés sous sa ceinture. Ses manches sont également relevées. Les grappes de raisins disposées tout autour de lui, la présence de la cuve et les gestes de l´homme indiquent qu´il s´agit là d'une scène de pressurage du raisin." (F. Piat) 

 

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°5. Hybride ailé mordant la rampe de la parclose.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Stalle n°6. La grappe de Canaan : deux vendangeurs transportant une grappe. Grylle ailé tenant un objet. 

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Deux vendangeurs marchent en s'appuyant sur un bâton et transportent sur une perche une grappe disproportionnée. Ils sont vêtus de tuniques courtes serrées par une ceinture, et leurs jambes sont protégées par des houseaux. La coiffure du premier est un bonnet pointu, mais celle du second est plus élaborée, les oreilles étant protégées par une étoffe réticulée tandis que les rabats du chapeau sont relevés. Le second tient un outil, j'y vois un sécateur.

Rien ne m'inciterait à partager l'interprétation biblique que propose Florence Piat, si ce n'est la taille démesurée de la grappe.  Le même thème est représenté, de façon très proche, sur la miséricorde 34 des stalles nord de la collégiale Saint-Martin de Champeaux (77).

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-06/165fef3b-a8cf-41f2-9cea-b66c93a1fb04

"Deux hommes, de profil, marchent vers la droite en portant sur leurs épaules un bâton sur lequel est accrochée une énorme grappe de raisins. L´individu situé en arrière tient une partie de cette grappe dans sa main gauche car elle semble trop lourde pour pouvoir tenir sur leur perche. Les deux hommes portent des tuniques courtes et des chapeaux coniques. Celui qui ouvre la marche est jeune et imberbe alors que celui qui la ferme est barbu. Cette miséricorde représente l´épisode de la grappe de Canaan ou d´Eschcol (Livre des Nombres 13, 23). Dieu ayant ordonné à Moïse d´envoyer des hommes explorer le pays de Canaan, les chefs de toutes les tribus y furent envoyés. Ils découvrirent une terre habitée et extrêmement riche et fertile. Comme ils devaient ramener des fruits de ce pays à leurs compagnons restés auprès de Moïse, ils emportèrent avec eux, de la vallée d´Eschcol, des figues, des grenades et une grappe de raisins tellement grosse qu´ils durent la transporter sur une perche. Sur cette miséricorde, l´aspect oriental du récit est rappelé par les chapeaux coniques des personnages. Conformément aux normes iconographiques, l'homme situé devant est imberbe et plus jeune que celui situé à l'arrière, symbolisant l'Ancien et le Nouveau Testament. La même représentation se retrouve sur les stalles de l´église de Champeaux en Seine-et-Marne. Sur le panneau du haut-dossier : le personnage situé dans la partie supérieure droite du panneau semble être un sodomite ou peut renvoyer à une scène scatologique." (F. Piat)

 

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°6. Un grylle ailé.

C'est un grylle, personnage fantastique à multiples têtes ectopiques, puisque ce personnage qui pourrait presque passer pour un ange, assis et tenant un panonceau ou un écu, présente deux têtes difformes en guise de jambes.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Stalle n°7. Homme criant dans un récipient creux. Hybride ailé.

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a) Miséricorde n°7. Homme criant devant l'ouverture d'un récipient.

Cet homme représenté de profil porte la même coiffure que le second vendangeur de la stalle n°6, avec l'étoffe réticulée couvrant sa tête sous la casquette à rabats. Il s'approche, bouche grande ouverte, du creux d'un objet concave posé sur un support de brique. Florence Piat fournit l'interprétation de cette scène : c'est l'illustration d'un proverbe. 

Le proverbe est cité par Wikipédia dans l'article "Proverbes flamands" illustrés par la peinture éponyme de Pieter Brueghel l'Ancien datée de 1559.  "Hij gaapt tegen de oven  : il veut bailler autant qu'un four, il s'attaque à l'impossible. Sur le tableau, un homme fait face à la gueule triangulaire d'un four en brique.

 

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http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/collegiale-notre-dame-stalle-07/dca674ed-06c8-4711-acfb-92216f1c412e

"Un homme est représenté de profil, tourné vers la gauche, face au creux d'un objet concave, posé devant lui sur un petit édifice de briques. Il porte un chapeau dont les rabats sont relevés à l'arrière et qui se termine en pointe à l´avant. Il est assis et tient ses jambes repliées vers lui. Sa tête est d'une taille démesurée pour son corps. L´artiste a voulu insister sur l'expression de son visage. En effet, il est en train d´ouvrir grand la bouche face à l´objet posé devant lui. Il s'agit en fait d´un four qui est ici représenté et l´identification de celui-ci permet de voir dans cette image la représentation d´un proverbe : « Qui veut bailler aussi fort qu´un four doit bailler longtemps ». Cette expression signifie : vouloir faire quelque chose d'irréalisable. " (F. Piat)

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°7. Hybride ailé.

Cet être est tourné vers le dossier et lève sa "tête" vers le haut. Son corps est couvert de plumes.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Stalle n°8. Deux joueurs de trompettes autour d'un globe crucigère.  Hybride au bas du corps en spirale de feuilles.

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a) Miséricorde n°8.

Deux officiants joufflus sont assis et  soufflent dans une trompette dont l'embouchure entoure un globe terrestre. Ils sont coiffés d'un bonnet prolongé d'un voile qui s'élève en arrière. Le globe, divisé en trois quartiers, porte une croix, comme les globus cruciger entre les mains de Dieu le Père. S'agit-il ici d'une représentation des anges sonnant le Jugement Dernier ?

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"La miséricorde n°08, située du côté sud, est une critique plus explicite du monde clérical bien que son interprétation ne soit pas univoque. Deux chanoines, vêtus de la robe ecclésiastique et de la chape, sont assis de part et d’autre de la représentation du monde chrétien, c’est-à-dire un globe surmonté d’une croix. Tous deux soufflent dans une trompette en direction du globe. Il s’agit là de la représentation d’un proverbe assez fréquent dans les stalles, "Tromper le monde". Mais l’originalité de cette miséricorde réside dans l’identité des sonneurs puisque ce sont deux clercs qui trompent le monde chrétien. Cette image synthétise une partie des reproches formulés à l’encontre d’un clergé qui ne s’impose pas comme garant de la foi.

Cette miséricorde peut cependant revêtir une autre interprétation qui explique peut-être pourquoi sa présence fut acceptée dans le chœur par les chanoines. E. C. BLOCK dans son Corpus ne l’associe pas au proverbe précédemment cité mais légende cette miséricorde d’un Wake Up The Christian World, « Réveillons le monde chrétien » Elle voit d’ailleurs dans cette miséricorde une référence possible au Jugement dernier : « Two men or angels, clad in simple long gowns, sit by a globe with cross on top, representing the Christian world, and blow trumpets. It may be part of the Last Judgment scene. » E. C. BLOCK, Corpus… France, p. 69." (F. Piat)

 

 

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°8. Hybride.

Cet hybride tourné vers le dossier du siège a une queue serpentiforme dont la spirale est feuillagé, un corps couvert de plumes, une tête coiffée d'un bonnet au dessus de cheveux en mèches spiralées, et une face (buchée ?) fantomatique mais grimaçante.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Stalle n°9. Homme portant un lourd sac sur le dos, chevauchant un âne. Hybride à appendices en spirales.

 

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Miséricorde n°9.  Un homme chevauche un âne (ou mulet).

Il est chargé d'un sac volumineux et manifestement fort lourd, presque plus gros que lui, et qui repose sur son dos et sur la croupe de sa monture.

C'est une satire de la stupidité d'un homme continuant à porter sa charge alors qu'il dispose d'une monture pour le faire.

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"Cette même maladresse [du sculpteur] se remarque aussi dans les miséricordes, par exemple sur la miséricorde n°09 représentant la Double charge : un paysan, à cheval sur un âne, porte sur ses épaules un sac de grains. Vu de profil, la ceinture du cavalier indique que celui-ci est situé bien plus bas que le dos de l’animal, comme si son image avait été plaquée contre celle du bourriquet.

Cette image renvoie à une historiette du XIIIe siècle où un cavalier, voulant épargner sa monture, décide de porter le lourd sac de grains sur ses épaules. Mais, restant assis sur son cheval, il inflige, par sa stupidité, une double charge à l’animal. Cette histoire est une image récurrente utilisée comme caricature de la stupidité paysanne. Le thème est par ailleurs assez fréquemment représenté, que ce soit sur les stalles, les manuscrits et les insignes de pèlerinage. On le retrouve ainsi sur une miséricorde de la collégiale Saint-Martin de Champeaux, une autre de la cathédrale de Bristol et dans les marges d’une Quête du saint Graal copié à Tournai en 1351 (Paris, bibliothèque de l’Arsenal, ms. 5218, f° 20). D. BRUNA, Saints et diables au chapeau. Bijoux oubliés du Moyen Âge, Paris, Seuil, 2007, p. 144-148." (F. Piat)

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Appuie-main n°9. Hybride à appendices en spirales.

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La pièce a été fortement buchée et n'a ni queue ni tête, mais des appendices spiralés, et des formes feuillagées.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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Les stalles sud (vers 1518-1525) de l'église Notre-Dame de La Guerche-de-Bretagne. Photographie lavieb-aile octobre 2020.

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SOURCES ET LIENS.

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— BRUNE, (abbé Joseph), 1846,  Résumé du cours d'archéologie professé au séminaire de Rennes, suivi de notices historiques et descriptives sur les principaux monuments du diocèse. Rennes page 319

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6559079z/f343.image.r=guerche

 

LA GUERCHE

"Un curieux travail de menuiserie moins usé par le temps, mais maladroitement couvert de peinture, est le double rang de stalles qui décore le chœur. Les accoudoirs, les miséricordes et les montants des extrémités son couverts de ciselures et de figurines pleines d'originalité et de finesse; le dais qui se prolonge au-dessus des stalles est une découpure d'un dessin très-heureux et d'une exécution plus délicate encore que tout le reste. Après celles de Champeaux, nous ne connaissons point dans le diocèse de stalles plus remarquables que celles-ci. Mais encore une fois, pourquoi laisse-t-on les soi-disant décorateurs de nos églises empâter au moyen d'épaisses couches de couleur nos sculptures les plus exquises, et en faire disparaître tout leur effet de relief, sous prétexte de les restaurer et de leur donner un air de nouveauté précisément opposé à leur caractère? Ne serait-il pas plus simple, plus économique et surtout plus sage, dans l'intérêt de ces précieux chefs-d'œuvre, de les nettoyer simplement et d'y passer une légère couche de vernis qui ferait revivre la couleur naturelle du bois sans remplir les creux fouillés à dessin et sans nuire à la pureté des lignes et des contours ?"

CHAMPEAUX

"Mais ce qui s'est mieux conservé, c'est la précieuse boiserie et les remarquables sculptures des stalles. Rien de plus gracieux que la broderie légère, riche et délicate qui décore le baldaquin régnant au-dessus du double rang de sièges des anciens chanoines; rien de plus varié que les décorations des panneaux formant le dossier des supports des accoudoirs, des miséricordes elles-mêmes. - L'imagination la plus féconde et le goût le plus exquis semblent avoir présidé à ce travail à peu près unique dans son genre, dans notre diocèse; car les stalles de La Guerche qu'on pourrait seules comparer à celles-ci, leur sont inférieures et ont beaucoup perdu par suite des couches de couleurs à l'huile dont elles sont revêtues. A Champeaux, c'est l'original dans toute sa franchise, sa hardiesse, sa vigueur de ciseau; tandis qu'à La Guerche, on ne trouve qu'une belle copie exécutée avec timidité et défiance de talent. Tout ce qui manque ici, c'est la pensée chrétienne, c'est l'inspiration et la direction de la foi. Toutes ces dentelles légères, tous ces enroulements et arabesques, toutes ces figures mythologiques ou grotesques, toutes ces décorations en un mot exécutées avec tant de verve et de facilité, ne contiennent rien qui annonce la piété des artistes, ni l'intention chrétienne des donateurs. C'est le XVIe siècle avec ses beautés et ses défauts."

 

—BOURDE DE LA ROGERIE (H.), 1924, "L'Excursion de la Société Archéologique, II  Notes sur les églises d'Arbrissel, Bais, Domalain, La Guerche, Louvigné de Bais Moutiers, Piré et Rannais",  Bulletins et Mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, tome LI pages 137 et suiv.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122070m/f185.item

"Les stalles de La Guerche représentent plus brillamment l'art du bois elles sont justement célèbres. Un minutieux nettoyage exécuté sous la direction des architectes des monuments historiques les a récemment débarrassées des couches de peinture qui empâtaient les sculptures et leur a restitué leur beauté ancienne. Malheureusement les stalles basses ont disparu ainsi que six stalles hautes, et les dix-huit qui subsistent n'occupent plus leur emplacement primitif. Par suite de modifications dans l'aménagement du chœur au xvm" et au xix° siècle, elles ne se déploient plus en avant et de chaque coté du maître-autel comme les cinquante-quatre stalles de Champeaux, mais elles sont reléguées dans l'étroit arrière-chœur encombré de bancs et de divers objets. MM. Brune et Guillotin de Corson qui ont donné de bonnes descriptions des stalles, n'ont pas essayé de les dater d'après un écrivain auquel on doit deux intéressantes et instructives notices sur l'histoire de La Guerche (31), elles auraient été faites après la fin des guerres de religion, soit après 15HS.

 

Cette date nous paraît inadmissible : les stalles, gothiques dans leur construction générale et dans plusieurs de leurs éléments (colonnettes, dais, statuettes, miséricordes), renaissance dans les beaux panneaux qui forment le fond des dossiers, sont bien antérieures au règne d'Henri IV. Un détail qui paraît avoir échappé aux auteurs que nous venons de citer, corrobore l'impression donnée par l'examen des sculptures et permet de les attribuer à la première moitié du xvi" siècle. Un des angelots du dais tient un écusson les vandales de la Révolution ont gratté les trois  meubles qui en occupaient le centre, mais ils ont négligé la bordure chargée de besants. Cela suffit pour que l'on reconnaisse les armes des ducs d'Alençon, barons de La Guerche, plusieurs trois reproduites dans les vitraux de la Collégiale de France à la bordure de gueules cAarf/ec de huit /M'.ff77~ d'07'. Le dernier duc d'Alençon fut Charles IV, mort  à Lyon le 11 avril 1525. Si ce blason avait été le seul sculpté, on pourrait affirmer que les stalles ont été placées entre 1505, date à laquelle il hérita La Guerche de sa tante Catherine d'Alençon, femme de Guy XIV de Laval, et 1525; mais d'autres armoiries ont existé. Celles qui se trouvaient sur la porte principale de la clôture du chœur ou jubé, les plus significatives, ont disparu comme le jubé lui-même, quatre autres écussons tenus par des angelots du dais sont indéchiffrables. Peut-être portaient-ils les armes des Laval, ou celles des Bourbons-Vendôme, ou celles des Paléologues ? Dans ce cas, il faudrait attribuer l'honneur d'avoir présidé et peut-être contribué à la construction des stalles à Catherine d'Alençon, femme de François ou Guy XIV de Laval, baronne de La Guerche de 1463 à 1505 et généreuse bienfaitrice des églises, ou à Françoise d'Alençon, sœur de Charles IV, femme de Charles de Bourbon-Vendôme, dame de la Guerche à titre provisoire de 1525 à 1527, ou à Anne d'Alençon, autre sœur de Charles, femme de Guillaume Paléologue, marquis de Montferrat, baronne de la Guerche de 1527 à 1562. Toutefois, le fait que le blason qui subsiste porte des armes pleines, sans alliance, semble devoir faire préférer Charles d'Alençon. Cette attribution est confirmée par l'aspect de l'œuvre qui paraît antérieure à l'époque du triomphe définitif du style Renaissance sur le style gothique.

Ajoutons que Charles d'Orléans ne fut pas indifférent a l'état de la Collégiale de La Guerche, bien qu'il eût beaucoup de domaines plus importants et plus rapprochés de sa résidence ordinaire que ne l'était cette petite baronnie bretonne.
Il exécuta les fondations créées par sa tante la dame de Laval en 1518, il provoqua ou facilita la réforme du chapitre qui un avait, dit-on, grand besoin. La commission pour diriger cette opération délicate fut décernée par le cardinal de Luxembourg, évêque du Mans, légat du Saint-Siège, qui en plusieurs circonstances analogues s'était associé aux projets de réforme monastique de la pieuse duchesse douairière d'Alençon. Marguerite de Lorraine . Les statuts rédigés par le chanoine manceau Jean Bordier furent promulgués ou approuvés par le duc el par l'évêque de Rennes, Yves Mayeuc, en 1518.

Il est vraisemblable que la maison d'Alençon voulut compléter la restauration morale du chapitre par la restauration matérielle de l'église. Quatre écussons peints sur les vitraux attestent encore ses bienfaits. Mais si l'existence d'un blason aux armes de la maison d'Alençon établit que les stalles furent faites avant la date de la cession de la baronnie à la famille de Cossé (1562), elle ne prouve pas que les frais du travail aient été en partie ou en totalité acquittés par le duc Charles IV, par sa tante, ou par ses sœurs. On ne possède malheureusement aucun livre de compte, aucun document qui fasse connaître le montant de la dépense, probablement très élevée, ni qui révèle les noms des sculpteurs."

 

— CHARLES (Olivier), sd, Les chanoines-chapelains d’une petite collégiale bretonne. Notre-Dame de Lamballe au XVIIIe siècle.

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02106235/document

 

—CHARLES Olivier), 2004, , Chanoines de Bretagne. Carrières et cultures d’une élite cléricale au siècle des Lumières, Rennes, 2004, 456 p.

https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2009-3-page-192.htm

—GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée) 1886, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes, Rennes : Fougeray, Librairie-Editeur. Paris : René Haton. vol. 3 page 16, et vol.6 page 634

 

https://archive.org/stream/pouillhistoriqu05corsgoog/pouillhistoriqu05corsgoog_djvu.txt

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m.pdf

"Le choeur de la collégiale était garni de stalles en bois sculptées et fermé par un jubé qui devait correspondre à ces stalles. Le jubé fut malheureusement détruit, au XVIIIème siècle, par le chefcier Charles de Tanouarn, qui en fit transporter les débris au bas de la nef pour en faire une tribune d'orgues (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 8 G, 66). Mais le double rang des stalles existe toujours et fait encore l'admiration des artistes, malgré l'épaisse couche de peinture jaune dont on a eu la sottise d'empâter ses plus fines ciselures. Les accoudoirs, les miséricordes et les montants des extrémités sont couverts d'élégants feuillages et de figurines pleines d'originalité. Au Sud, les miséricordes représentent les diverses scènes du Paradis terrestre : la création d'Adam et d'Eve, la tentation, le renvoi, etc. ; au Nord, les miséricordes sont consacrées à figurer les péchés capitaux sous des scènes extrêmement pittoresques ; les ivrognes, surtout, y sont largement représentés. Les dossiers sont couverts de charmantes arabesques qui rappellent les plus jolis dessins de la renaissance : hercules, génies, centaures, griffons, fleurs et plantes de toutes sortes, animaux et végétaux, chimères fantastiques et délicieux types d'enfants ; tout cela court, se joue, s'entremêle, forme mille contours et arrête, sans le lasser, l'oeil qui les contemple avec bonheur. Mais là aussi, sous prétexte de décence, de jolies figurines ont été horriblement mutilées. Enfin, le dais qui se prolonge au-dessus des stalles est une découpure d'un dessin très heureux et d'une exécution plus délicate encore que tout le reste ; au milieu des autres motifs d'ornementation on y voit apparaître des joueurs d'instruments d'un excellent effet."

De nombreuses verrières ornaient jadis l'église de Notre-Dame ; on a essayé de nos jours de les restaurer. Des débris de celles qui occupaient le choeur, joints aux fragments d'autres vitraux du collatéral Sud, on a pu remplir les fenêtres de ce collatéral. Nous ne pouvons plus juger de ce qu'étaient jadis ces verrières, généralement toutes du XVIème siècle, que par les quatre fenêtres qu'on est parvenu à remplir de leurs restes. 

Premier vitrail. — Sous un riche portique de la renaissance, l'évêque de Rennes Yves Mahyeuc est agenouillé au pied d'un autel que surmonte la scène de l'Annonciation de l'ange à Marie ; derrière le prélat se tient debout son patron, saint Yves, vêtit d'une robe rouge avec un surcot d'hermines et un rouleau de papiers à la main. Aux pieds d'Yves Mahyeuc, deux petits anges tiennent l'écu épiscopal : d'argent à trois mouchetures d'hermines de sable, au chef d'or chargé de trois couronnes d'épines de sinople. A côté, sur un cartouche, on lit la date 1536. Le Bienheureux Yves Mahyeuc, mort en odeur de sainteté en 1541, affectionnait beaucoup Notre-Dame de la Guerche ; il faisait partie de la confrérie de Toussaints établie en cette église ; aussi voulut-il y être représenté aux pieds de Marie. Ce vitrail est d'autant plus précieux que nous ne connaissons pas d'autre portrait de ce saint prélat.

 Deuxième vitrail. — Les ducs de Brissac, seigneurs de la Guerche, semblent avoir donné cette verrière ; on y voit, en effet, au haut, quatre écussons enveloppés dans des manteaux de ducs et pairs et couronnés de couronnes ducales : trois d'entre eux portent les armes pleines de Cossé-Brissac : d'or, à trois fasces de sable denchées par le bas ; un quatrième écu renferme une alliance d'un seigneur de Brissac. La principale scène de ce vitrail, rempli de fragments hétérogènes, représente le couronnement de la Sainte Vierge au ciel.

 Troisième vitrail. — Dans les débris qui composent cette verrière sont de très-jolies têtes. La seule scène un peu complète figure un jeune homme armé qui pourrait bien être l'archange saint Michel ; à ses côtés se tiennent un homme et une femme qui semblent le contempler avec admiration et le remercier de son aide ; sur un cartouche est inscrite la date 1537, et non loin est un écusson portant : d'argent, à l'aigle éployée de sable, membrée et becquée de gueules, à la cotice de même brochant sur le tout. Ce sont les propres armes de l'illustre connétable Bertrand Du Guesclin, seigneur de la Guerche en 1380 et membre de la confrérie de Toussaints en l'église de Notre-Dame. Il est permis de croire que ces armoiries furent placées au XVIème siècle par les seigneurs Du Guesclin, qui possédaient non loin de la Guerche la terre de la Roberie, en Saint-Germain-du-Pinel.

 Quatrième vitrail. — On ne voit dans cette verrière que des scènes informes où apparaissent des anges, des évêques, un vieux seigneur, un donateur présenté par son saint patron, etc. Plusieurs écussons s'y trouvent aussi : d'abord, celui de Marie de Bretagne, duchesse d'Alençon et baronne de la Guerche : parti, au 1er de France à la bordure de gueules, qui est Alençon, au 2ème d'hermines plein, qui est Bretagne ; — puis celui d'un duc d'Alençon, baron de la Guerche, peut-être le duc Charles, qui s'occupa beaucoup vers 1518 de la collégiale de la Guerche ; — enfin, quelques écussons des seigneurs de Cossé, ducs de Brissac : d'or, à trois fasces de sable denchées par le bas. A propos de ces derniers, notons en passant que c'est dans l'église de Notre-Dame de la Guerche que François de Cossé, duc de Brissac et baron de la Guerche, épousa, le 17 février 1621, Guyonne Ruellan, fille du seigneur du Rocher-Portal (Guérin, Histoire ms. de la Guerche).

Il y avait autrefois dans l'église de Notre-Dame un grand nombre d'autels et de chapellenies. Outre le maître-autel, on y voyait en 1705 ceux de la Sainte-Vierge, du Saint-Esprit, de Toussaints, de Sainte-Catherine, de Saint-Sébastien, de Saint-Mammert, de l'Ecce-Homo et de Sainte-Avoye. Parmi les chapellenies qu'on desservait, les plus importantes étaient celles de Sainte-Catherine (nota : la chapelle Sainte-Catherine est une sorte de tribune ou chantrerie construite dans le style ogival, au-dessus de la sacristie, et occupant avec celle-ci la première travée du collatéral méridional), d'Availles, de la Déserterie, du Touchet, du Prébarré, de Saint-Lazare, de la Forestrie, de la Hairie, de Beaumanoir, des Coquilles, de Chévreuse, d'Auffray Le Vayer, de Guy de Domagné, de Geffroy de Pouencé, etc.

Nous avons déjà parlé de la confrérie de Toussaints, mentionnée dans nos archives dès 1402, mais plus ancienne encore, puisque la tradition veut que Du Guesclin en ait fait partie (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 8 G, 79). En 1693 elle avait 300 livres de rentes fixes, sans compter les oblations, qui étaient nombreuses ; on chantait la messe à son autel, avec diacre et sous-diacre, tous les jours pour les confrères vivants, et on y célébrait un service à la mort de chacun d'eux selon une Déclaration de 1693 (Pouillé de Rennes). Nous avons longuement décrit l'église de Notre-Dame de la Guerche, jadis collégiale, aujourd'hui paroissiale ; mais depuis la Révolution elle a été complétée avec intelligence. On l'a d'abord régularisée en construisant au Nord un collatéral semblable à celui qui accompagnait seul au Sud la grande nef ; on a aussi transféré dans ce collatéral méridional les débris des verrières antiques du choeur que nous avons décrits, et l'on a placé de nouveaux vitraux peints dans le sanctuaire.

Ces verrières modernes représentent trois scènes de la vie de la Sainte Vierge : sa présentation au temple, sa purification et son assomption. Enfin, une fort belle tour de style ogival a été construite au bas des nefs ; la première pierre de ce monument fut posée le 3 septembre 1869, et la première pierre de la flèche qui le surmonte fut placée le 19 octobre 1872. Cette tour carrée avec flèche fort élégante, accostée de quatre clochetons, rappelle beaucoup le superbe et célèbre clocher du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon ; elle fait honneur à son architecte, M. Regnault, et aux paroissiens de la Guerche, qui, sous la direction de M. le curé Fouré, l'ont élevée avec autant de zèle que de bon goût (Pouillé de Rennes).

La collégiale est fondée en 1206 par Guillaume II, neuvième seigneur de la Guerche, convertie en église paroissiale en 1791, et devient basilique mineure en 1951. Le collatéral nord est édifié par M. Baussan en 1859. La tour-porche est édifiée en 1869 par Arthur Regnault. Le chevet date du XI-XV-XVI-XIXème siècle. Le Bas-Côté Sud date du XVIème siècle. Le chœur à pans coupés date du XIVème siècle. Le gisant de Guillaume II (décédé en 1223), situé à gauche, dans le choeur, date du XIIIème siècle (ce tombeau avait été enfoui sous terre en 1735 comme gênant la circulation, et il ne fut exhumé que le 30 août 1888). Guillaume II est représenté, un coussin sous la tête, allongé sur un lit dont les bordures sont garnies d'écussons, et revêtu de sa cotte de mailles avec son épée et son bouclier. Près de sa tête deux anges en prières sont agenouillés, et à ses pieds repose un chien. A signaler que les armes des seigneurs de la Guerche présentent "de gueules à deux léopards d'or l'un sur l'autre". La nef est reconstruite beaucoup plus large que l'ancienne, au début du XVIème siècle, en fusionnant les trois vaisseaux du XIIIème siècle : elle est flanquée, au sud, de six chapelles à pignon

. La verrière de l'Arbre de Jessé date du début du XVème siècle. Les verrières du Jugement dernier et de l'Annonciation datent de 1536-1537.

Les stalles, restaurées en 1888 et portant les armoiries des ducs d'Alençon, seigneurs de la Guerche, datent, semble-t-il, de 1520.

La Vierge à l'Enfant date du XVIIème siècle. On y trouve les armes des ducs d'Alençon, des ducs de Brissac, des Du Guesclin, d'Yves Mahyeuc, évêque de Rennes de 1507 à 1541. L’église est profanée par les Huguenots en 1563 ;

 

 

— MENANT (Marie-Dominique), L'HARIDON (Erwana), 2005, Ensemble de 23 x 2 stalles avec dais et dorsaux de La Guerche de Bretagne, dossier IM35016879 de l'Inventaire général. 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-23x2-stalles-avec-dais-et-dorsaux/f828268e-a046-452a-8f6a-4fa70232352f

— PIAT (Florence), 2004

http://perso.numericable.fr/tessonmic/Les%20Stalles%20en%20Bretagne.pdf

— PIAT (Florence) 2006, Dossier IM35022583  "Ensemble de stalles dans la collégiale Notre-Dame (contre les murs Nord et Sud du choeur)".

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/ensemble-de-stalles-dans-la-collegiale-notre-dame-contre-les-murs-nord-et-sud-du-choeur/6f57cbb0-e9ed-4371-96ab-cc45e1aefca8

 

— PIAT (Florence), Les stalles de l'ancien duché de Bretagne de la fin de la guerre de Succession jusqu'au Concile de Trente.

https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne_De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

— SITE DE LA MAIRIE DE LA GUERCHE DE BRETAGNE.

https://www.laguerchedebretagne.fr/spip.php?article180&var_mode=calcul

 

— SITE

http://www.bretagneweb.com/photos-35/35-laguerchedebretagne.htm

http://www.apemutam.org/instrumentsmedievaux/articles/enigm/laguerche.html

— THUAL (Ewen), répertoire des collégiales, et,  Les collégiales séculières de Bretagne au Moyen-Âge (milieu XIIe-début XVIes). Histoire religieuse et sociale du monde capitulaire breton médiévale. Thèse en préparation depuis 2017 à Limoges sousla direction de Anne Massoni 

 

https://chartes.hypotheses.org/19

https://www.unilim.fr/criham/2017/09/29/les-collegiales-seculieres-de-bretagne-au-moyen-age-milieu-xiie-debut-xvie-siecle-histoire-religieuse-et-sociale-du-monde-capitulaire-breton-medieval/

http://vafl-s-applirecherche.unilim.fr/collegiales/index.php?i=fiche&j=666

http://vafl-s-applirecherche.unilim.fr/collegiales/equipe/

—Liste des collégiales de Bretagne :

— Diocèse de  Nantes (Loire Atlantique)

—Diocèse de  Rennes (Ille-et-Vilaine)

  • Notre-Dame de La-Guerche-de-Bretagne. 12 prébendes/ 12 chanoines.

  • Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux  6 prébendes/6 chanoines

  • Collégiale Notre-Dame de Vitré, église paroissiale Saint-Pierre puis prieuré cure de bénédictins  La collégiale Notre-Dame, fondée vers 1060 par Robert Ier de Vitré, fut confiée en 1116 à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes qui y établit un prieuré dont l'église était à la fois priorale et paroissiale. (Collégiale Sainte-Madeleine de Vitré 12 prébendes/12 chanoines)

—Diocèse de  Saint-Brieuc (Cotes-D'Armor)

  • Saint-Guillaume de Saint-Brieuc. 20 prébendes/18 chanoines

  • Collégiale Notre-Dame-de-Grande-Puissance à Lamballe, fondée en 1437 par Jean V, confirmées par l’évêque de Saint-Brieuc en 1538 et poursuivies par la fondation de Marie de Beaucaire, duchesse douairière de Penthièvre, en 1583. 6 chanoines

  • Notre-Dame de Matignon 3 prébendes

  • Notre-Dame de Quintin 11 prébendes/11 chanoines

     

—Diocèse de Vannes (Morbihan)

  • Notre-Dame-de-la-Tronchaye de Rochefort-en-Terre, du XVIe siècle jusqu'à la Révolution. Au XVIième , un collège des chanoines est créé et l’église tréviale devient collégiale. Jean IV de Rieux-Rochefort, maréchal de France, y établit un doyen et six chapelains. Le 1er juin 1527, le chapitre est fondé à perpétuité  par le fils de Jean IV, Claude 1er, et voit le nombre de chanoines passer de 7 à 13. 

  • Collégiale de Saint-Michel-du-Champ près d'Auray, fondée en 1382  par Jean III de Monfort après sa victoire sur Charles de Blois à Auray en 1364. Remplacé par un couvent de chartreux en 1482.

  • Notre-Dame-de-la-Fosse de Guéméné 12 prébendes/8 chanoines

 

— Diocèse de Quimper (Finistère)

— Diocèse de Tréguier

  • Notre-Dame de Tonquédec 4 chanoines
  • Notre-Dame du Mur de Morlaix 9 prébendes/9 chanoines

 

— Diocèse de Saint-Pol-de-Léon

  • Kersaint-Trémazan 5 chanoines
  • Sainte-Anne de Lesneven 7 chanoines
  • Saint-Charles de Plourin ?

 

 

.

 

 

 

 

 

—  Le patrimoine des communes d'Ille-et-Vilaine. Paris : Flohic éditions 2000, 2 vol. (Le patrimoine des communes de France)

Bibliographie de F. Piat (non consultée)

Documents d'archives

  • Notes sur la collégiale de La Guerche, correspondance entre R. Couffon et H. Bourde de la Rogerie. Archives Départementales d'Ille-et-Vilaine, 5J107.

  • BANEAT, Paul. Le département d'Ille-et-Vilaine, histoire, archéologie, monuments Rennes : Larcher, 1927 (1ère éd.), Mayenne : éditions régionales de l'Ouest, 1994 (rééd.).

  • BLOCK, Elaine C. Corpus of medieval misericords in France, XIII-XVI century. Turnhout : Brepols, 2003.

  • KRAUS, Dorothy, KRAUS, Henry. Le monde caché des miséricordes. Suivi du répertoire de 400 stalles d'églises de France. Paris : Les éditions de l'Amateur, 1986.

  • JARRY, A. Le sanctuaire de Notre-Dame de La Guerche à travers les âges, Rennes : Imprimeries Bretonnes, 1941.

  • LEPAROUX, Sylvain. Les stalles en Ille-et-Vilaine, XIVe-XVIIe siècle. Mémoire de maîtrise : Hist. Art. Rennes : université Rennes 2, 1997.

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Published by jean-yves cordier - dans Stalles Sculpture Chapelles bretonnes.
12 octobre 2020 1 12 /10 /octobre /2020 14:06

Les vitraux héraldiques (1541, ou XIXe) provenant du château d'Ecouen, et remontés dans la Galerie Duban du château de Chantilly.

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Sur le château de Chantilly et ses expositions :

Sur l'héraldique civile :

Sur la famille de Bourbon-Vendôme :

Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude : la Vie de saint Louis.

 

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PRÉSENTATION.

 

"La galerie Duban est construite en 1846 par l'architecte Félix Duban (1798-1870), prenant la forme d'une extension sur la façade du petit château, côté cour, pour desservir les petits appartements. Elle est dans un premier temps décorée des vitraux de Psyché, aujourd'hui dans la galerie du même nom. Ils sont remplacés par six vitraux héraldiques provenant eux aussi du château d'Écouen et représentant les armes de Guillaume Gouffier de Bonnivet, compagnon d'armes d'Anne de Montmorency, du dauphin, le futur Henri II en 1541, peut-être celles de Philippe de Montmorency, évêque de Limoges et frère d'Anne, armes d'Antoinette de La Marck, femme de Henri Ier de Montmorency, fils d'Anne, armes d'Anne lui-même et de Marie de Montmorency, sœur cadette d'Anne et abbesse de Maubuisson. Les autres vitraux, qui datent du xixe siècle, portent les armes des Condé et des Orléans.." https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Cond%C3%A9

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"Les vitraux héraldiques de Chantilly.

" Dans la galerie construite en 1845, Duban remonta cinq verrières anciennes au décor héraldique, dont certaines très restaurées, provenant d'Écouen, les cinq autres se révélant à l'analyse être des œuvres du xixe siècle.

Mme Perrot en a donné une analyse pertinente. Au premier groupe précédemment défini, elle rattache un vitrail portant les armoiries du connétable (l'écu est en fait moderne) et un second avec les armes également modernes d'Antoinette de La Mark.

Deux autres panneaux : l'un avec les armes pleines des Montmorency surmontées d'une mitre avec la crosse en pal et le second avec un écu en losange également aux armes des Montmorency surmontées d'une crosse en pal soulèvent le problème du personnage ici évoqué. Il n'existe en effet à cette date aucun évêque susceptible de porter les armoiries du premier panneau.

Quant au second, il pourrait s'agir de la sœur du connétable, Marie, abbesse de Maubuisson (1529-1543).

Le dernier panneau, aux armes de Guillaume Goufîier, devait faire partie d'une paire. Il rappelle certains des panneaux de la suite de Psyché. On sait d'autre part qu'en 1798 Alexandre Lenoir avait acheté à la veuve Pétrée, à Écouen, quarante-huit panneaux. Tailleur, le vitrier du Musée des Monuments français, dut vraisemblablement en acquérir d'autres puisqu'il en vendit en 1802 au marchand anglais J. C. Hamp. Il s'agit peut-être des six panneaux qui ont été remontés depuis dans la chapelle du Lord Maire, à Bristol. En 1816, Lenoir fit restaurer quarante-quatre panneaux d'arabesques pour remplacer les quarante-quatre panneaux de l'histoire de Psyché, rendus au prince de Condé. La fermeture peu après du Musée des Monuments français ne lui permit pas de réaliser cette présentation. En 1820, ils furent rendus eux aussi aux Condé qui les déposèrent au Palais Bourbon avant de les transporter à Chantilly." (Françoise Perrot)

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I. Armoiries de la maison de Bourbon- Condé et  du duc d'Aumale Henri d'Orléans (1822-1897). Verrière du XIXe.

 

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— Armoiries des Bourbon, princes de Condé.

 

 

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D'azur à trois fleurs de lys d'or et au bâton péri en bande de gueules.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:Entry_Mus%C3%A9e_Cond%C3%A9_Chantilly.jpg

Vocabulaire : Péri.  "Péri" est le participe passé du verbe périr et qualifie un bâton raccourci, dont les extrémités ne touchent pas les bords de l'écu : "péri en bande", ou "péri en barre. Le bâton péri est une brisure, comme le lambel ou la bordure.

Selon Alain Rey (DHLF), ce participe passé a été adjectivé, d'abord au sens de "perdu, damné" (sorti d'usage), puis à la fin du XIVe dans le domaine maritime pour un bateau (emploi encore vivant mais spécialisé, et depuis 1561 en héraldique, par allusion probable au sens originel car la figure semble disparaître de l'écu. Alain Rey fait le rapprochement avec le terme d'héraldique "abîme" (1671), du grec abussos "très profond, dont on ne peut toucher le fond" désignant le centre de l'écu (qui ne peut toucher le bord?), et indique, ce qui ne manque pas  d'intérêt, que c'est Gide qui, en 1893, a rétablit le -y- originel dans l'expression "mise en abyme", devenue très courante mais qui trouve son origine dans l'héraldique.

 

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— Armoiries d' Henri d’Orléans, duc d’Aumale, 1822-1897.

 

Armoiries d'azur trois fleurs de lys d'or au lambel d'argent aux trois pendants.

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Le lambel.

Puisque j'ai pris goût à la lexicologie, intéressons-nous à "lambel", cette brisure en forme de filet garni de pendants à la partie supérieure de l'écu. Alain Rey (DHLF) nous apprend que le mot, datant de 1283, vient du francisque °labba "morceau d'étoffe déchirée" qui a donné label, labiau nasalisé en lambiau, puis lambel et enfin lambeau.

Il est revenu depuis 1899 en français moderne avec l'anglicisme label "étiquette, bande de papier collé sur un produit commercialisé", spécialisation du sens originel "bande, frange de quelque chose". (CNRTL)

 

En français, c'est au XVe siècle que notre acceptation courante de "lambeau" pour un morceau de tissu déchiré irrégulièrement.

Dans un amusant retour à l'héraldique, lambeau, associé au néerlandais kijn, a donné lambequin, puis lambrequin pour désigner en 1581 des bandes d'étoffes découpées et descendant du heaume en encadrant l'écu.

Enfin, lorsque nous traitons quelqu'un de lambin parce qu'il traine trop et qu'il nous irrite par sa lenteur, nous transposons dans le domaine moral cette idée d'un chiffon qui traine !

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https://www.wikiwand.com/fr/Henri_d%27Orl%C3%A9ans_(1822-1897)

http://bibale.irht.cnrs.fr/bibale_img/003372.JPG

http://bibale.irht.cnrs.fr/23523

http://bibale.irht.cnrs.fr/bibale_img/003378.JPG

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries de Henri de France, futur Henri II (1519-1559) comme dauphin et duc de Bretagne de 1536 à 1547. Verrière de 1541.

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 Les armes d'Henri de France sont  blasonnées ainsi : écartelé aux 1 et 4, contre-écartelé aux 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or (France) et aux 2 et 3 d'or au dauphin d'azur, crêté, barbé, loré, peautré et oreillé de gueules (Dauphiné) ; aux 2 et 3, contre-écartelé aux 1 et 4 d'azur à trois fleurs de lys d'or et aux 2 et 3 d'hermine (Bretagne).

Pour satisfaire à cette description, il faudrait que les dauphins aient le corps bleu et la crête, la barbe, les nageoires, la queue et les ouïes de couleur rouge.

Or, ce n'est pas le cas ici, où les dauphins sont entièrement bleus, mais sont couronnés d'or. L'écu est couronné, et entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel.

 

 

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Je vais m'intéresser aux armes du Dauphiné :

 

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Par Odejea, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=2974948

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Loré : se dit des nageoires et de la queue d'un poisson qui sont d'un émail (une couleur, quoi) différent de celui du corps. Présent dans le dictionnaire de l'Académie Française 4ème édition, absent des autres éditions et du Trésor de la Langue Française. Présent dans le Littré sans fournir d'étymologie. Présent dans le dictionnaire de Pierre Richelet en 1780. Présent dans Antoine de Furetière 1694 sous la forme "lorré". Présent dans le Dictionnaire des Arts et des Sciences de l'Académie Française de 1694. Présent dans la Méthode ... du blason de Gilles André de la Roque en 1674, etc. En 1644, le terme est désuet et abandonné en dehors de l'héraldique (si il a été employé en dehors de cette sicence)  puisque Marc de Vulson écrit "Ce terme de lorré duquel les anciens Hérauds se sont servis, est ce que les modernes appellent les nageoires". De fait, on ne le retrouve pas utilisé en dehors de l'héraldique.

Je ne trouve une tentative de réflexion étymologique que dans le Wiktionnaire : "étymologie obscure, semble apparenté à l'ancien français loreise "à deux tranchants", ici désignant de façon métaphorique les deux nageoires du poisson héraldique, appelé "dauphin".

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Peautré. Se dit des poissons dont la queue est d'un émail  différent de l'ensemble du corps.

Wiktionnaire : dérive de peautre, "gouvernail" 

Godefroy donne "peautre, peaultre, piautre, biaultre, gouvernail, timon, poupe, barque. Ce nom est enregistré dans plusieurs dictionnaires du XVIIe siècle. On lit dans Dumez "Peautre, gouvernail ou timon de navire :  virer ou tourner le peautre."

 

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https://www.wikiwand.com/fr/Armorial_des_Cap%C3%A9tiens

http://bibale.irht.cnrs.fr/bibale_img/001423.JPG

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries du connétable Anne de Montmorency .

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Armes : D’or à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d’or.

"Fils du baron Guillaume de Montmorency, il entre en possession de Chantilly en 1522. Protecteur des lettres et des arts, il est le créateur de la bibliothèque du château. Il est un des premiers princes à apposer sur ses reliures des marques d’appartenance : armes, nom ou titre, épée de connétable, initiale associée à celle de son épouse Madeleine de Savoie (A M), ou sa devise : APLANOS (droit devant en grec). Le château de Chantilly échoit ensuite à son fils François (1530-1579), puis en 1579 au frère cadet de celui-ci, Henri Ier (1534-1614)."

https://www.bibliotheque-conde.fr/expositions/histoire-de-la-reliure/reliures-aux-armes-des-seigneurs-de-chantilly-xvie-xixe-siecle/

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Alérion : 

 

 

— Wiktionnaire : "(Héraldique) Meuble représentant une petite aigle mornée dans les armoiries. Il est donc représenté sans bec ni pattes avec un seul œil au milieu de la tête. Contrairement aux aiglettes et aiglons qui font aussi référence à une petite aigle mais représentées en nombre (sauf cas particulier de l’aiglette), l’alérion peut être aussi bien seul qu’en groupe. Il n’y a pas de confusion possible avec l’aigle contrairement à l’aiglette ou l’aiglon.

Également attesté sous la forme aillerion en moyen français, du vieux-francique *adalaro, aδalarjo (« aigle » → voir Adler en allemand, du gotique *adelâr « noble oiseau » → voir Adèle et *er)."

— CNRTL : "B.− HÉRALD. et domaine de l'emblématique, gén. au plur. Petite(s) aigle(s) représentée(s) les ailes étendues, le vol abaissé, sans bec ni pattes et figurant sur les armoiries de certaines familles nobles ou de certaines villes ou provinces"

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http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Montmorency.pdf

Fils de Guillaume de Montmorency et d'Anne Pot, Anne de Montmorency est né le 15 mars 1493 à Chantilly. Il est mort à Saint-Denis le 12 novembre 1567. Il  est duc et pair de France, maréchal puis grand maître de France, baron des Baux et connétable et émule de Bayard. Cet homme extrêmement puissant, qui a symbolisé la Renaissance française, fut un ami intime des rois François Ier et Henri II. Il doit son prénom à Anne de Bretagne, dont il est le filleul, et a été élevé au château d'Amboise avec le futur roi François Ier, dont il est très proche.

Prisonnier à Pavie avec le roi, et libéré contre rançon, il négocie le traité de Madrid de 1526, qui met un terme au conflit de François Ier et de Charles Quint.

Il fait rénover le château de Chantilly et fait construire le château d'Écouen.

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Il a été Capitaine-Général des Suisses, Maréchal de France en 1522, Grand-Maître de France en 1526, Connétable de France le 10 février 1538. Il a été fait 1er duc de Montmorency en juillet 1551, et Généralissime en 1560. Il épouse le 10 janvier 1529 à Saint-Germain-en-Laye Madeleine de Savoie née vers 1510 et décédée en 1586 .

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Monogramme d'Anne de Montmorency avec l'épée de connétable en pal. Vitrail exposé au Musée de la Renaissance du château d'Écouen.

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Monogramme d'Anne de Montmorency. Vitraux exposés au château d'Écouen. Photographie lavieb-aile.

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Deux anges présentant les armes d'Anne de Montmorency, Paris, vers 1557, par Nicolas Beaurain. Le vitrail montre aussi  sa devise : APLANOS (droit devant en grec). Provenant de la Sainte-Chapelle du château de Vincennes et exposé au Musée de la Renaissance du château d'Écouen.

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Deux anges présentant les armes d'Anne de Montmorency, Paris, vers 1557, par Nicolas Beaurain. Photographie lavieb-aile.

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries  de Marie de Montmorency, sœur cadette du connétable Anne, et abbesse de Maubuisson de 1524 à 1543.

 

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Les armes sont les mêmes que celle de son frère Anne d’or à la croix de gueules, cantonnée de seize alérions d’or, mais l'écu est losangique donc féminin, et doté d'une crosse en pal , permettant l'attribution à une abbesse.

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries d'un évêque de Montmorency (Philippe, évêque de Limoges).

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Le blason des Montmorency est posé sur une crosse en pal et chargé d'une mitre brochant sur le tout; Ce sont des armoiries épiscopales.

Les auteurs hésitent à y voir les armes de Philippe de Montmorency, frère d'Anne et évêque de Limoges, peut-être parce qu'il était décédé une vingtaine d'année avant  la date présumée de ces vitraux.

"Philippe fut d'abord pourvu dans l'Église de Bayeux de la prébende de Cambremer en 1517. Il devint ensuite archidiacre de Blois dans l'Église de Chartres et chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris ; et enfin on le nomma évêque-« comte » de Limoges ; mais il jouit peu de temps de tous ces honneurs, étant mort très jeune le 21 octobre de l'an 1519."

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_de_Montmorency_(%C3%A9v%C3%AAque_de_Limoges)

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

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Armoiries (?) d'Antoinette de la Marck.

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Les armoiries d'Antoinette de la Mark sont parti en 1 de Montmorency, et en 2 de la maison de la Marck  d'or, à la fasce échiquetée d'argent et de gueules de trois tires.

On nomme tire un rang de petits carrés bicolores d'un échiqueté. 

Ce sont, d'après les auteurs, les armes d'Antoinette de La Marck, fille de Robert IV de la Marck et de Françoise de Brezé et femme de Henri Ier de Montmorency (1534-1614), seigneur de Damville fils d'Anne de Montmorency. Par sa mère, elle est la petite fille de Diane de Poitiers et de Louis de Brezé. Le mariage a eu lieu en juin 1558 au château d'Écouen, et le couple eut les enfants suivants : Hercule comte d'Ostremont, mort en 1591. Henri ( 158-83) ; Charlotte (v.1571-1636) marié à Charles de Valois, duc d'Angoulême. Et Marguerite (1577-1660), qui épousa en 1593 Anne de Lévis.

Le blason surmonté de la couronne de duchesse est entouré de la cordelière à lacs d'amour, parfois considérée comme portée en leur écu par les veuves.

Mais je ne trouve nulle part la description du quartier en haut à droite, jaune à trois serviettes ou étoles rouges suspendues à une barre de même couleur. J'ignore même le nom de ce meuble. Il ressemble à la forme que prend le gonfanon  des armoiries de Catherine de Médicis, sur le second pavement du château d'Écouen réalisé en 1549-1551. Ce sont les armes d'Auvergne, d'or au gonfanon de gueules. On les trouve par exemple sur les armes d'Antoinette de la Tour-d'Auvergne, ... qui épousa en 1574 Charles-Robert de la Marck, frère d'Antoinette de la Marck.

https://gw.geneanet.org/jfdemers?lang=en&pz=richard&nz=lumley&ocz=6&p=antoinette&n=de+la+marck

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Et cette verrière, que le site pop.culture donne comme "Vitrail héraldique de la Galerie Duban à Chantilly, provenant d'Ecouen : armes de Antoinette de La Marck, femme de Henri de Damville, vers 1544 (avant restauration)" ne peut être antérieur à la date du mariage du couple, en 1588.


https://gw.geneanet.org/favrejhas?lang=fr&n=de+la+marck&oc=0&p=antoinetteLiens :

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/00000106104

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_IV_de_La_Marck

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

 

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Armoiries  de Guillaume II Gouffier de Bonnivet (v.1482-Pavie 1525), amiral de France fils de Guillaume I et de Philippa de Montmorency, tante paternelle d'Anne de Montmorency dont il fut compagnon d'armes  .

armes  Écartelé, au 1. & 4. de Gouffier,  d'or à trois jumelles de sable posées en fasce, au 2. & 3. de Montmorency.

Le blason est placé sous une couronne à rang de perles (baron ?) et entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel à double cordelière (après 1515).

"Guillaume II Gouffier, seigneur de Bonnivet, amiral de France [1517], né probablement vers 1482, fut l’un des principaux conseillers de François Ier depuis l’avènement de celui-ci, en 1515, jusqu’à son propre décès, le 24 février 1525 sur le champ de bataille de Pavie. Avant 1515, il avait figuré pendant plusieurs années dans le cercle des compagnons du jeune François d’Angoulême, futur François Ier. " https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Gouffier_de_Bonnivet

https://fr.wikipedia.org/wiki/Armorial_des_familles_de_France

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Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Blasons héraldiques du château d'Écouen, remontés au château de Chantilly. Photographie lavieb-aile.

Les vitraux héraldiques provenant du château d'Ecouen, 1541, de la Galerie Duban à Chantilly.

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SOURCES ET LIENS.

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—MAGNE ( Lucien), 1888, Les vitraux de Montmorency et d'Ecouen, Firmin-Didot

https://archive.org/details/lesvitrauxdemont00magn/page/n11/mode/2up

— PERROT (Françoise), 1972, Les panneaux de vitrerie héraldique du château d' Écouen, au Musée Condé, dans Le Musée Condé, n° 3, octobre 1972, p. 11-18, 7 fig , compte-rendu dans  Erlande-Brandenburg Alain. Les cheminées peintes. In: Bulletin Monumental, tome 136, n°1, année 1978. p. 90; https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1978_num_136_1_6537

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1978_num_136_1_6537

— RENTET, (Thierry), 2011,  Anne de Montmorency : Grand Maître de François Ier. Nouvelle édition [en ligne]. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2011 (généré le 12 octobre 2020). Disponible sur Internet : <http://books.openedition.org/pur/105246>. , BN : 9782753567771. DOI : https://doi.org/10.4000/books.pur.105246.

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Published by jean-yves cordier - dans Chantilly Vitraux Héraldique
9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 22:05

Les vitraux du XVIe siècle de l'ancienne collégiale La Madeleine de Champeaux (35). V. La baie 3 ou verrière du Calvaire et des saints (vers 1500 et 1968). La baie 4 (XVIe et 1968) et le tympan de la baie 6 (XVIe).

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Voir sur cette église :

 

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LA BAIE  3 : PRÉSENTATION.

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Cette petite baie à remplage gothique de 3 lancettes et un tympan à 3 soufflets et 4 écoinçons occupe la "chapelle seigneuriale nord" (cf. plan) fondée vers 1490. Elle  mesure 2,00 m. de haut et 1,50 m. de large. Elle a été recomposée et complétée en 1968 par Hubert de Sainte-Marie. 

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Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Panneau supérieur. 

Dans un édicule, sainte Marguerite et sainte Barbe se reconnaissent à leur attribut : sainte Marguerite, coiffée d'un turban, tien le crucifix qui lui a permis de sortir du dos du dragon qui l'avait avalée. Sainte Barbe, dont la coiffe aplatie laisse voir des cheveux nattés en rouleau sur les tempes et libérés en flot à l'arrière, et qui porte le surcot ouvert doublé d'hermines des princesses, tient la palme du martyre, tandis que sa tour (crénelée et à baie lancéolée) est visible derrière elle, en bleu . 

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Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Panneau inférieur. 

Saint Jean-Baptiste est identifiée à son manteau de poils de chameau au dessus de jambes nues, ses cheveux longs, sa barbe, son livre d'où s'chappe les rubans des sceaux, et l'Agneau tenant la hampe de l'étendard de la Résurrection.

Saint André porta la croix en X de son supplice.

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Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LE TYMPAN.

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En haut, le Christ en croix, deux anges hématophores et le crâne d'Adam.

En dessous, la Vierge et saint Jean.

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Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 3 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LA BAIE  4 : PRÉSENTATION.

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Baie d'une lancette, de 2,50 m de haut et 1,50 m de large, dont la verrière ornementale a été composée par Hubert de Sainte-Marie en 1968, mais qui intègre des fragments anciens autrefois en réemploi dans la baie 3, et dont certains pourraient être originaires de la baie occidentale. (Gatouillat et Hérold).

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Baie 4 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 4 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 4 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 4 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LA BAIE  6 : PRÉSENTATION.

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Baie de 3 lancettes et un tympan à 7 ajours, de 2,50 m de haut et 1,70 m de large, dont le tympan conserve du XVIe siècle un Dieu le Père au centre de nuées de chérubins. Les lancettes ont été complétées au XIXe siècle d'une vitrerie ornementale et d'un Sacré-Cœur au centre. (Gatouillat et Hérold).

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Baie 6 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 6 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 6 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 6 de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LIENS ET SOURCES.

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— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Inventaire général du patrimoine culturel ; Rennes : Presses universitaires de Rennes , impr. 2005

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 15:36

Les vitraux du XVIe siècle de l'ancienne collégiale La Madeleine de Champeaux (35). IV. La baie 2, verrière du Sacrifice d'Abraham (vers 1594 et 1910).

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Voir sur cette église :

 

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PRÉSENTATION.

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En 1594, la famille d'Espinay ouvre, du coté sud, une nouvelle chapelle seigneuriale, alors que leur chapelle nord, dite de Sainte-Barbe, avait été fondée vers 1490. Et cette nouvelle chapelle est éclairée, à l'est, par la baie 2.

À cette date, Jean, marquis d'Espinay, est décédé depuis 3 ans, et c'est sa veuve Marguerite de Scepeaux qui pose la première pierre, avec son petit-fils Charles, nouveau marquis d'Espinay.

Comme je l'ai déjà mentionné dans ma description de la porte sud du chœur, ouvrant sur cette chapelle et sur la salle capitulaire, le visiteur n'a pas accès aujourd'hui à cette chapelle. J'ai donc pris mes photos depuis le chœur.

"Cette baie de 3,50 m. de haut et 1,65 m. de large est occupée par une verrière restituée du sacrifice d'Abraham, une grande scène présentée dans un encadrement architectural timbré d'écus armoriés, probablement offerte par Marguerite de Champeaux vers 1594, date de la construction de la chapelle.

La scène a été recomposée par l'atelier parisien Tournel en 1910 à partir de trois panneaux originaux eux-mêmes lacunaires, placés à la périphérie de la composition.[...] Le sacrifice d'Abraham peut presque être considéré comme une création de 1910, Brune attestant que toute la partie centrale était perdue bien avant cette intervention. " (Gatouillat et Hérold)

Les auteurs signalent la grande proportion de verres modernes, notamment les têtes des personnages. Cette verrière ne me retiendra pas trop longtemps.

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Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Abraham lève son glaive et s'apprête à sacrifier son fils Isaac, comme Yahvé lui donné l'ordre pour l'éprouver dans sa foi. L'autel du sacrifice est à gauche, centré par un foyer. 

Mais voici qu'un ange arrête son geste, et le bélier, victime de substitution, se dresse sur le bord droit du vitrail.

 

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Les 4 ensembles d'armoiries sont modernes, mais sont entourés de chapeaux de triomphe anciens.

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En haut, ce sont les armoiries d'Espinay, d'argent au lion coupé de gueules et de sinople, armé, lampassé et couronné d'or. Je m'intéresse plus à la couronne de marquis, et au collier de l'ordre de Saint-Michel. Nous retrouvons le blason sculpté sur la porte sud . 

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Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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En bas, ce sont les armes de Scépeaux, vairé d'argent et de gueules.

Nous retrouvons la couronne de marquis, mais aussi une cordelière à cinq nœuds en huit (ou lacs d'amour) et nœuds de capucin. Cette figure rappelle celle de l'Ordre de la Cordelière, créé en 1498 par Anne de Bretagne  — après en avoir adopté l'emblème après son veuvage du roi Charles VIII — en hommage aux Franciscains ou Cordeliers, auxquels son père le duc François II était attaché. Anne de Bretagne le fit porter à toutes les Dames de la Cour qui étaient veuves.

Bine que (Laurent Hablot) on ne puisse affirmer, après la moitié du XVIe siècle, que ce collier soit réservée aux veuves, il semble cohérent, comme le suggère Florence Piat, que ce blason soit adopté par Marguerite de Scépeaux après le décès de Jean D'Espinay en 1591. C'est parfaitement cohérent avec la date de 1594 de pose de la première pierre de la chapelle sud. 

On retrouve aussi cet insigne sur le blason de la clef de voûte de la chapelle.

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Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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De chaque coté, nous avons deux blasons identique, mi-parti d'Espinay et de Scepeaux, entouré de la cordelière, et renvoyant à Marguerite de Scepeaux, comtesse de Durtal, née vers 1533 et décédée le 28 mars 1603 à Rennes, mère de Claude d'Espinay. Claude d'Espinay eut deux enfants, Charles, et Françoise, qui, à la mort de son frère en 1609, devint héritière d'Espinay et de Durtal. Elle épousa Henri de Schomberg.

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Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Baie 2 ou verrière du sacrifice d'Abraham (v. 1594) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LIENS ET SOURCES.

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—COUFFON (René), 1969, « La collégiale de Champeaux. Contribution à l’étude de la première Renaissance en Bretagne » dans Mémoires de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord, tome XCVIII, 1969, pp. 15-49 .

— COUZY (H), 1968, Collégiale La Madeleine de Champeaux, Congrès archéologique de France, 126e session, Haute-Bretagne, p.60-73

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Inventaire général du patrimoine culturel ; Rennes : Presses universitaires de Rennes , impr. 2005

—GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1880-1886, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. [Volume 3] 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m.pdf

—GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1904, "Les seigneurs de Champeaux, leur collégiale et leur château", Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, Volumes 31 à 32 page 385-

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k453834v/f383.image.r=champeaux

— JOUBERT (Solen), 2003, Audace et renommée : un réseau de la noblesse bretonne, vecteur d'échanges culturels et artistiques pendant la Renaissance. SHAB pages 205-

https://m.shabretagne.com/scripts/files/54da14d35ff576.88078498/2003_08.pdf

—MOIREZ (Denise), 1975, Vitraux de Champeaux et de Louvigné-de-Bais, Mémoires de la SHAB

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f461a0de8f9e7.95056646/1975_14.pdf

— RIOULT ( Jean-Jacques ), ORAIN (Véronique), 1979,L'ancienne collégiale de Champeaux, Dossier IA00130695 (c) Inventaire général ; (c) Conseil général d'Ille-et-Vilaine

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancienne-collegiale-actuellement-eglise-sainte-marie-madeleine-place-de-la-collegiale-champeaux/d2fdc8a2-dd6b-4bea-83c6-91455faf82e9

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-d-epinay-ancien-chateau-de-la-riviere-champeaux/380ed73c-19d0-4e1e-8082-64d1b7934c77

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA35000276

https://monumentum.fr/chateau-epinay-ancien-chateau-riviere--pa00090518.html

— SITE DECOUVRIR CHAMPEAUX

https://www.champeaux35.fr/decouvrir-champeaux/histoire-et-patrimoine/collegiale-2/

— WIKIPEDIA, Pfingstfenster (Champeaux)

https://de.wikipedia.org/wiki/Pfingstfenster_(Champeaux)

 

 — WIKIPEDIA, La collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Sainte-Marie-Madeleine_de_Champeaux

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 21:23

Les vitraux du XVIe siècle de l'ancienne collégiale La Madeleine de Champeaux (35). III. La baie 1 ou verrière de sainte Barbe (Gilles de la Croix-Vallée ?, vers 1540)

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Voir sur cette église :

 

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Voir sur sainte Barbe :

 

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— Pour une présentation détaillée de la Légende de Sainte Barbe :

— Pour le culte de sainte Barbe contre la foudre, voir :

— Statues de sainte Barbe : elles sont innombrables.

— Vitraux de la Vie de sainte Barbe :

 

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PRÉSENTATION.

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Cette baie éclaire, par son coté est, la chapelle nord ou chapelle Sainte-Barbe, qui a été  sous le nom de Chapelle Saint-Julien, la première chapelle des seigneurs d'Espinay (avant la construction en 1594 d'une chapelle sud). Comme la jeune Claude d'Espinay (+ 1554) y possède son tombeau, elle fut parfois nommée Chapelle Saint-Claude, et on a longtemps pensé (cf. Guillotin de Courson) que sa verrière représentait la vie de sainte Claude.

Cette chapelle a été fondée vers 1490 par Guy Ier d'Espinay, qui, selon Du Paz (Généalogie de Bretagne p. 296), "l'a fist dédiée à Monsieur Sainct Juslien  dédiée à saint Julien et y fit fonder une messe chacun jour de la semaine et doit être chantée par les enfants du chœur, et voulut y estre enterrée avec sa compagne épouse.".

"Il fit son testament le 2 septembre 1494 et mourut le 2 mai 1501, étant au service du roi ; son corps fut porté à Champeaux, selon ses dernières volontés. Quant à sa femme, Isabeau de Goyon, fille du seigneur de Matignon, nous ignorons l'époque de sa mort, mais elle dut reposer auprès de son mari, et l'on voyait encore au XVIIème siècle leur tombeau, qui a disparu depuis. C'est vraisemblablement dans cette même chapelle, et près de son aïeul, que fut inhumé en 1522 Guy II, seigneur d'Espinay, fils d'Henri d'Espinay et de Catherine d'Estouteville : « Ledit sire d'Espinay fit testament le 5e de juin, l'an 1522, par lequel il ordonna son corps estre inhumé en l'église de Champeaux et porté en terre par six de ses mestaiers, à chacun desquels il donna deux aulnes et demie de drap noir pour faire une robe, et aussi une mine de bled seigle » (Du Paz, Histoire généalogique de Bretagne, 299). Le tombeau de Guy II n'existe plus aujourd'hui. Mais auprès de l'autel de cette chapelle est un autre monument funéraire : c'est celui que Charles d'Espinay, alors chantre de Rennes et abbé de Saint-Gildas-des-Bois, plus tard évêque de Dol, fit élever à la mémoire de sa soeur, Claude d'Espinay." (Guillotin de Corson, in Revue de Bretagne)

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Cette verrière fragmentaire de sainte Barbe est composée  d'une seule lancette de 2,35 mètres de haut et 1,20 mètre de large. Elle résulte d'une restructuration au XIXe siècle, lorsqu'on l'a complétée d'une vitrerie géométrique. De nouveaux compléments furent ajoutés en 1912 et 1968.

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Datation et attribution.

Elle est estimée (Gatouillat et Hérold) vers 1540, date de la réalisation de la maîtresse-vitre, ou du moins des paiements qui s'y rapportent dans les comptes de 1539-1541. "Le vocable de la chapelle Saint-Julien en était déjà changé en 1550 et c'est, semble-t-il quelques années auparavant que la verrière honorant la nouvelle sainte patronne y a été posée, conçue pour une fenêtre à meneaux, modifiée ensuite en une lancette unique" (Gatouillat et Hérold).

Ces auteurs l'attribuent au peintre verrier auteur de la maîtresse-vitre, le "Guillequin" des comptes de la fabrique, qui est selon toute probabilité Gilles de  La Croix Vallée.

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La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

Les vitraux du XVIe siècle de l'ancienne collégiale La Madeleine de Champeaux (35). III.
La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Amortissement : deux anges présentant les armes de Guy I d'Espinay et de son épouse (1912).

Ce panneau de Charles et Emmanuel Tournel a remplacé un fragment de l'apothéose de la sainte, conçu pour le tympan de la verrière primitive.

Armoiries de Guy Ier d'Espinay : d'argent, au lion rampant coupé de gueules et de sinople, armé, couronné et lampassé d'or.

Armoiries de Goyon : d'argent au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or. 

Guy Ier épousa le 19 septembre 1476 Isabeau de Goyon-Matignon, décédée en 1505. D'où Henri , marié en 1485 avec Catherine d'Estouteville ; d'où Guy II, marié en 1509 avec Françoise de Villebranche ; d'où Guy III.

https://gw.geneanet.org/pierfit?lang=fr&n=d+espinay&oc=0&p=guy

Les armes de Goyon devraient être écartelées de celles de Matignon.

Ces armoiries du fondateur de cette chapelle sont  sans rapport avec la date de 1540 vers laquelle cette verrière a été réalisée, sous Guy III d'Espinay et Louise de Goulaine.

 

 

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La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le registre supérieur : le martyre de sainte Barbe.

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La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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À gauche : le père de Barbe tente une dernière fois de convaincre sa fille de renoncer à sa foi, et à son attachement au dogme de la Trinité. Il s'apprête à l'enfermer dans une tour.

Le père de Barbe, qui porte les attributs royaux (c'est en fait le satrape Dioscore), fait, en posant le pouce sur la pulpe de l'index, le geste codifié de l'argumentation, mais sa fille, richement vêtue en princesse orientale (turban), lui oppose les vérités contenues dans son livre. Elle tient déjà la palme du martyre, et, déjà, les fenêtres de la tour sont au nombre de trois, car la vierge opiniâtre les a fait ouvrir pour témoigner de sa foi en la Trinité. Nous sommes donc au moment où, après avoir enfermé sa fille en espérant  qu'elle renonce,  et s'être absenté pour un voyage, le roi découvre son acte provocateur, devient furieux, et appelle ses bourreaux. L'un d'eux montre du doigt les trois fenêtres éloquentes.

Ça va chauffer.

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La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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À droite, Barbara, liée par les poignets à une colonne, dénudée jusqu'à la taille, est livrée aux bourreaux devant son père . 

Dans le Mystère de sainte Barbe de 1557, les bourreaux se nomment Agripant, Claudin, Loupart et Glouton, sous la direction du Prévôt ; la sainte est vigoureusement fustigée.

Mais ici, elle est exposée aux flammes de flambeaux, dont la fumée est peinte en grisaille sur les verres bleus. Cette scène est attestée sur les peintures de Saint-Etienne du Rond à Rome.

Sous l'œil de Dioscore, le bourreau, d'un index inquisiteur, la somme d'abjurer.

On remarquera les crevés des chausses et tuniques, indice précieux pour dater cette peinture selon la mode Renaissance sous François Ier (après 1525) et Henri II.

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La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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Le registre inférieur : le martyre de sainte Barbe (suite) : Décollation de la sainte ; punition de son père.

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La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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La décollation de sainte Barbe par son père. Scène restituée.

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La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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La mort brutale du méchant père.

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Dans le Mystère de Sainte Barbe, le roi est foudroyé et Belzébuth et Satan l'entraînent dans les abymes. C'est bien ce que nous voyons ici, tandis que sainte Barbe est élevée vers le Ciel par des anges.

Noter les tourbillons verts sur le fond bleu : ils résultent, comme les trainées blanches qui les accompagnent de la gravure du verre bleu (et de la peinture au jaune d'argent des parties bleus éclaircies).

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La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

La baie 1 ou Martyre de sainte Barbe (v. 1540, Gilles de la Croix Vallée ?) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020.

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LIENS ET SOURCES.

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—COUFFON (René), 1969, « La collégiale de Champeaux. Contribution à l’étude de la première Renaissance en Bretagne » dans Mémoires de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord, tome XCVIII, 1969, pp. 15-49 .

— COUZY (H), 1968, Collégiale La Madeleine de Champeaux, Congrès archéologique de France, 126e session, Haute-Bretagne, p.60-73

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Inventaire général du patrimoine culturel ; Rennes : Presses universitaires de Rennes , impr. 2005

—GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1880-1886, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. [Volume 3] 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m.pdf

—GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1904, "Les seigneurs de Champeaux, leur collégiale et leur château", Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, Volumes 31 à 32 page 385-

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k453834v/f383.image.r=champeaux

— JOUBERT (Solen), 2003, Audace et renommée : un réseau de la noblesse bretonne, vecteur d'échanges culturels et artistiques pendant la Renaissance. SHAB pages 205-

https://m.shabretagne.com/scripts/files/54da14d35ff576.88078498/2003_08.pdf

—MOIREZ (Denise), 1975, Vitraux de Champeaux et de Louvigné-de-Bais, Mémoires de la SHAB

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f461a0de8f9e7.95056646/1975_14.pdf

— RIOULT ( Jean-Jacques ), ORAIN (Véronique), 1979,L'ancienne collégiale de Champeaux, Dossier IA00130695 (c) Inventaire général ; (c) Conseil général d'Ille-et-Vilaine

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancienne-collegiale-actuellement-eglise-sainte-marie-madeleine-place-de-la-collegiale-champeaux/d2fdc8a2-dd6b-4bea-83c6-91455faf82e9

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-d-epinay-ancien-chateau-de-la-riviere-champeaux/380ed73c-19d0-4e1e-8082-64d1b7934c77

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA35000276

https://monumentum.fr/chateau-epinay-ancien-chateau-riviere--pa00090518.html

— SITE DECOUVRIR CHAMPEAUX

https://www.champeaux35.fr/decouvrir-champeaux/histoire-et-patrimoine/collegiale-2/

— WIKIPEDIA, Pfingstfenster (Champeaux)

https://de.wikipedia.org/wiki/Pfingstfenster_(Champeaux)

 

 — WIKIPEDIA, La collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Sainte-Marie-Madeleine_de_Champeaux

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Sainte Barbe.
7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 13:36

Les vitraux du XVIe siècle de l'ancienne collégiale La Madeleine de Champeaux (35). II. La baie 8 de la nef sud,  verrière de la Pentecôte (Jean Adrian, 1529).

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Voir sur cette église :

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N.B : la version en allemand de l'encyclopédie Wikipedia consacre un bref article et 5 photos à ce vitrail, dans le cadre de sa catégorie "Vitraux du département d'Ille-et-Vilaine". Mais les descriptions de référence sont celles de Couffon en 1969 et de Gatouillat et Hérold en 2005.

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PRÉSENTATION.

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La baie 8 éclaire la chapelle Saint-Jacques, qui s'ouvre au sud de la nef. On trouve dans cette chapelle un retable de la Passion du XVIe siècle, sur un autel du XVIIIe siècle consacré à saint Jacques.

Haute de 4 mètres et large de 1,90 mètres,  la verrière est composée d'une seule lancette, toute entière consacrée à la Pentecôte. Elle porte à quatre reprises l'inscription de la date de sa création, en 1529, ce qui la place au début du mécénat de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine, qui offriront aussi la maîtresse-vitre vers 1539, les stalles du chœur entre 1530 et 1550, l'ancien banc et les boiseries de la porte sud (après 1551 ?), et leur tombeau en 1553, et, en la cathédrale de Rennes, les vitraux commandés en 1531 à Jehan Le Breton et Jehan Mauger et portant leurs armes.

Pourtant, ils n'y figurent pas comme donateurs, leurs armoiries en sont absentes, et c'est Jean ou Jacques Masure, le doyen du chapitre de six chanoines de la collégiale qui y est peint en donateur, intégré à la scène sacrée  à droite de la Vierge. 

Le vitrail était jugé en 2005 "peu restauré, avec des verres corrodés et une peinture fragilisée", une verrière "aujourd'hui très altérée", mais qui était "manifestement somptueuse, d'un dessin élégant et comportant maintes prouesses techniques", (Gatouillat). Toutes les verrières ont été restaurées en 2015-2018 par les ateliers Helmbold de Corps-Nuds (35) avec mise en place d'un doublage de protection. 

https://www.ouest-france.fr/bretagne/corps-nuds-35150/h-helmbold-fait-passer-lhistoire-de-lombre-la-lumiere-3437221

https://www.ouest-france.fr/bretagne/champeaux-35500/la-collegiale-se-refait-une-beaute-du-sol-au-plafond-3572788?page=3

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Le donateur.

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 René Couffon, qui a consulté les comptes de fabrique, donne le prénom  et le nom de "Jean Masure" et le qualifie de recteur de Saint-Jean-sur-Vilaine. F. Gatouillat reprend ces données, mais fait de Jean Masure le doyen du chapitre de Champeaux.

"[la verrière] représente la Pentecôte , et , à droite , le donateur agenouillé, Jean Masure, chanoine de Champeaux, recteur de Saint-Jean sur Vilaine et fondateur de la chapelle du Saint-Esprit et des quatre évangélistes. Il est à remarquer que le donateur, Jean Masure, ne porte ni chape ni aumusse , cette autorisation n' ayant été accordée aux chanoines de Champeaux que le 8 juin 1542 par l' évêque Claude Dodieu ; son vêtement a d' ailleurs été refait  en grande partie, notamment toute la partie inférieure." (R. Coufon)

Certes, de 1474 à 1777, la cure paroissiale de Saint-Jean-sur-Vilaine dépendait de la collégiale de Champeaux, un des six chanoines de cette collégiale étant toujours recteur en titre de Saint-Jean-sur-Vilaine (le doyen étant recteur de Champeaux et les quatre autres, de Guipel, Saint-Mervé,  Vergéal et Montreuil-sur-Pérouze). Du moins, il en percevait les fruits et dîmes en prébendes.

Mais il est peu probable que  Jean Masure soit en même temps le doyen de la collégiale, car il serait alors de droit, nous l'avons vu, recteur de Champeaux. 

Enfin, le Pouillé de l'archevêché de Rennes donne Jacques Mazure, chanoine de Champeaux, comme recteur de Vergeal vers 1531, puis recteur de Saint-Jean-sur-Vilaine vers 1537-1540. Lui, ou un homonyme,  est cité comme recteur de Pocé-les-Bois avant 1588.

Au total, le donateur doit plutôt être identifié comme Jacques Mazure, et ses fonctions, prébendes de recteur et titres indiquées par Couffon ne sont pas ceux dont il disposait en 1529, date de réalisation du vitrail.

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Le peintre-verrier d'origine hollandaise: Jehan Adrian (Adrien, Adriaen).

 

"La figure de la Vierge , assise sur un trône au milieu des apôtres, est particulièrement remarquable et les verres de très belles couleurs. Sur les candélabres tout italiens qui l'entourent, figure trois fois le millésime 1529, ce qui permet de l'attribuer à Jean Adrian, les comptes de la collégiale ne mentionnant à cette date que la présence de ce seul peintre-verrier à Champeaux  (Archives Ille-et-Vilaine G 456, année 1529)

 Ce Jean Adrian , qualifié en 1505 venu de Hollande à Rennes , appartenait sans doute à cette famille des Adriaen, peintres-verriers mentionnés au XVe siècle à Anvers et Tournai . En 1517 , il reçut vingt trois livres tournois pour travaux de décoration  faits à Vitré lors de l' entrée de la comtesse de Laval ; en 1526 , il exécuta la maîtresse vitre de Toussaints de Rennes moyennant six cent quarante livres tournois , suivant marché du 20 novembre

 

En 1532, il fut employé pour les fêtes du couronnement du dauphin François comme duc de Bretagne. Un autre Jean Adrian peut-être son fils figure en 1565 parmi les artistes employés pour les préparatifs de l' entrée de Charles IX à Rennes ; il est qualifié peintre étranger ." (Couffon)

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"En 1505 est signalé le peintre et peintre verrier Jehan Adrian, dont il est spécifié qu'il est "venu de Hollande"(*) et qui pouvait être relié à la famille des Adriaen, peintres verriers à Tournai et Anvers au XVe siècle. Il fut évidemment un artiste important, dirigeant en 1517 les travaux de décoration pour l'entrée à Vitré de la comtesse de Laval, obtenant en novembre 1526 pour l'énorme somme de 640 livres tournois le marché de la maîtresse-vitre de l'église des Toussaints de Rennes, et étant employé pour les fêtes du couronnement du dauphins François, fils de François Ier, comme duc de Bretagne en 1532 (**). D'après les comptes de la fabrique de la collégiale de Champeaux, il paraît être l'auteur de la verrière de la Pentecôte." (Gatouillat p. 37-38)

Dans les minutes d'un procès d'août 1536 opposant les époux de Bouillé à la fabrique de l'église Notre-Dame de Vitré, Jean Adrien, vitrier et peintre est cité pour avoir participé, à la réparation de diverses vitres de l'église avant son collègue Thomas Faverie [né à Vitré vers 1481, et qui intervint aussi à Champeaux], qui intervint à partir de 1506.

(*) marché du 26 novembre 1526 pour la verrière des Toussaints de Rennes, marquée aux armes du vicomte de Rennes Guy XVI de Laval et de Charlotte d'Aragon.

(**) Archives municipales Rennes AA6, contrat du 5 mai 1532.

Voir le Dictionnaire biographique d'André Bérard.

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POINTS FORTS.

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C'est la verrière la plus belle à mon sens, et la plus précoce des 7 verrières du XVIe siècle de l'ancienne collégiale.

Elle est précisément datée par inscriptions de 1529.

Son décor relevant de la Première Renaissance bretonne en est la manifestation la plus précoce à Champeaux.

Son donateur Jacques Mazure, intégré à la scène sacrée devant saint Jacques, était chanoine du chapitre de Champeaux.

Son auteur Jehan Adrian est un peintre-verrier d'origine néerlandaise actif à Vitré, puis à Rennes en 1526.

Le verre rouge gravé et peint au jaune d'argent est une prouesse technique remarquable.

Son sujet, la Pentecôte, est dominé par une Trinité spectaculaire.

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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Situation de la chapelle Saint-Jacques sur le plan.

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Détail du plan d'après Découvrir-champeaux/histoire-et-patrimoine.

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Vue générale.

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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Je décrirai le vitrail de haut en bas.

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Pour débuter, rappelons nous que la Pentecôte désigne la descente du Saint-Esprit,  de l'inspiration divine et du don des langues sur 120 disciples de Jésus réunis au Cénacle de Jérusalem. Les Actes des Apôtres décrivent des langues de feu se déposant sur la tête de chacun.

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. » Actes 2:1-4

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Dans l'enluminure peinte par le tourangeau Jean Fouquet pour les Heures d'Etienne Chevalier vers 1452-1460, les apôtres sont au nombre de 12 (Judas ayant été remplacé par Matthias) et entourent la Vierge (bien qu'elle soit absente du texte des Actes). Les langues de feu partent en serpentins dorés dans les rayons issus de la colombe de l'Esprit Saint. La coquille symbole de renaissance (cf la Naissance de Vénus de Boticelli) forme une voûte fermant la pièce.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentec%C3%B4te#/media/Fichier:La_Pentec%C3%B4te.jpg

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Plus proches de la date de cette verrière, les enluminures du tourangeau Jean Bourdichon pour les Heures de Louis XII (1498-1499), les Heures de Frédéric III d'Aragon (1501-1502), les Grandes Heures d'Anne de Bretagne (v. 1503-1508) ou pour le Missel de Jacques de Beaune (1506-1508 ou 1511) reprennent cette construction, tout en adoptant  un cadrage plus serré, mais les Apôtres sont rejoints par les nombreux disciples.  .

 

 

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Pentecôte peinte par Jean Bourdichon, Heures de Louis XII (1498-1499), British Library

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La Pentecôte peinte par Jean Bourdichon, Heures de Frédéric III d'Aragon (1501-1502) BnF latin 10532 f. 206. Droits Gallica.

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La Pentecôte peinte par Jean Bourdichon pour les Grandes Heures d'Anne de Bretagne (v. 1503-1508) BnF latin 9474 f.49v.

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La Pentecôte peinte par Jean Bourdichon pour le Missel de Jacques de Beaune (1506-1508 ou 1511) BnF latin 886 f.226v  

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Voir aussi :

Jean Poyer, Pentecôte, Heures de Henri VIII, Tours vers 1500, Pierpont Morgan Library  

https://www.themorgan.org/sites/default/files/images/collection/download/MSH0008_C_0101_verso-0102_recto.jpg

Même si le maître verrier Jean Adrian est d'origine néerlandaise, il me parait légitime de rechercher des sources iconographiques dans les enluminures de l'Ecole de Loire (N. Reynaud) et des ateliers de Tours, car le mécénat de Guy III d'Espinay et de Louise de Goulaine renvoie régulièrement au Val de Loire où la cour royale était établie. Inversement, la consultation des enluminures d'un livre d'Heures des seigneurs d'Espinay, du XVe siècle et d'inspiration flamande (Rennes Métropole ms 33 f. 124) montre que cette source d'inspiration peut être écartée.

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Ici, à Champeaux, dans une composition toute verticale,  le Cénacle est  vu en perspective,  et doté d'un péristyle aux colonnes en marbre veiné rose et vert, qui soutient une arche en plein cintre et un plafond à caisson. La Vierge est assis dans une cathèdre de marbre au dais en coquille (rappelant celle de Jean Fouquet). Elle est entourée d'une dizaine de participants au premier plan, non nimbés (dont saint Pierre portant sa clef, et Jean, imberbe, et dont des femmes), tandis que les visages d'une douzaine d'autres forment une ligne horizontale en deuxième plan.

Entre le seuil du Cénacle, où le spectateur est censé être placé, et les disciples, s'élèvent deux colonnades de fuseaux et vases ou "candélabres" décorés de masques et d'angelots crachant des feuilles, où s'accrochent les trois cartouches à chronogramme 1529. Cette interposition de candélabres crée une délimitation verticale d'un espace sacré, et un effet de profondeur.

Ces candélabres dorés (grisaille et jaune d'argent) rappellent ceux qui encadrent sur toute la hauteur la Pentecôte du Missel de Jacques de Beaune, et qui avaient été introduits pour l'encadrement des Heures de Frédéric d'Aragon par Giovanni Todeschino, mais sont ici très astucieusement intégrés à la scène.

La grande innovation de Jean Adrian par rapport aux enluminures de Jean Bourdichon est de placer dans le même espace du Cénacle non seulement la colombe de l'Esprit Saint, mais le Père et le Fils composant ainsi une Trinité.

L'autre innovation est de remplacer toute l'architecture du Cénacle au dessus des disciples par un grand triangle descendant rouge et or, un flot de feu et de lumière qui se déverse sur les têtes dans un effet d'irruption et de rupture spatiale spectaculaire. 

La troisième idée est de reprendre le symbole de la coquille, mais puisqu'elle ne peut occuper la voûte, elle se place sur le dais dominant la tête de la Vierge et en double le nimbe.

L'enluminure la plus proche est peut-être encore celle de Fouquet, par la mise en scène de cette ondée spirituelle. Mais pour la disposition des personnages, c'est celle du Missel de Jacques de Beaune qui se rapproche le plus du vitrail de Champeaux. Elle ne précède que d'une vingtaine d'année la verrière. Ce Jacques de Beaune était trésorier d'Anne de Bretagne, évêque de Vannes de 1504 à1511, et doyen du chapitre Saint-Gatien de Tours en 1506. 

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Puisque je débute par le haut, j'observe les éléments décoratifs en grisaille et jaune d'argent dont les masques-feuilles anthropomorphes de profil et les volutes, mais aussi les deux médaillons aux profils féminins relèvent de l'influence des ornemanistes italiens. Ce témoignage de la Première Renaissance bretonne, dont le mécénat des Espinay va offrir de très beaux exemples,  s'exprime  à Champeaux pour la première fois dans cette verrière.

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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Le Père et le Fils bénissant l'assemblée des disciples.

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S'inscrivant dans l'orbe du plein cintre, le Père et le Fils, assis sans différence de taille et de position sur une même banquette de pierre, sont adorés par trois cercles concentriques  d'anges, successivement bleus, verts et rouges, nus, ailés et mains jointes.

Le Fils tient l'étendard de la Résurrection, et en porte le manteau rouge ; il bénit et montre ses plaies (du flanc et du poignet droit). Le Père, en robe pourpre et manteau rouge, bénit également, tandis qu'il tient le globus cruciger de la main gauche. Ils se regardent, se détachant sur un fond jaune d'or, seulement séparés par un coussin vert.

Voir la Trinité du Missel de Jacques de Beaune :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b104614851/f475.item

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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La colombe, et les langues de feu.

L'ardente inspiration divine troue avec force un ciel bleu clair où volent quelques anges.

Les langues de feu, présentes chez Fouquet, sont absentes des Heures de Louis XII et de celles de Frédéric III d'Aragon, apparaissent dans les Grandes Heures d'Anne de Bretagne, et ne se distinguent bien sur la tête des Apôtres que dans le Missel de Jacques de Beaune.

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Pentecôte, Jean Bourdichon, Missel de Jacques de Beaune, droits Gallica BnF

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Mais ici, elles sont particulièrement visibles, en jaune sur fond rouge.

Ce panneau est un splendide exemple de la technique du verre gravé. Le verre rouge est toujours doublé, car s'il était de l'épaisseur des autres verres, il serait presque noir. Une fine plaque de verre rouge est appliquée contre une plaque de verre blanc. En gravant la partie rouge avec un outil (molette) ou de l'émeri, la zone gravée apparaît blanche. Elle peut alors être peinte au jaune d'argent pour donner ces rais et ces flammes (lesquelles sont surlignées de traits noirs à la grisaille. Sur une telle surface, c'est ici un réel tour de force.

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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Les cartouches à chronogramme des candélabres.

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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La Vierge entourée des Apôtres et des disciples.

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Une vue de détail monterait que la plupart des visages ont les yeux tournés vers le haut (sauf Jean, visage refait), quoique certains aient les yeux baissés. À droite de Marie (à sa gauche) sont deux femmes, dont l'une porte une coiffe.

Nous pouvons identifier trois apôtres : Pierre, avec sa clef, Jean qui est imberbe, et Jacques le Majeur, en rouge à l'extrême droite, qui porte le bourdon et la besace frappée d'une coquille.

 

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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La Vierge, voilée et nimbée, mains jointes, est vêtue d'une robe dorée et damassée sous un manteau bleu.

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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Le donateur Jacques Mazure devant saint Jacques.

Derrière les candélabres, le chanoine de Champeaux appartient à la scène (comme le chanoine Van der Paele peint par Van Eyck), mais se distingue par sa posture agenouillée, son regard dirigé vers la Vierge, et son surplis au dessus d'une robe violette. Il occupe la place de saint Jean sur l'enluminure du Missel  de Jacques de Beaune, mais il est situé devant saint Jacques, ce qui renforce mon hypothèse de l'identifier comme Jacques Mazure, plutôt que Jean (cf. plus haut).

Était-il, en 1529, doyen du chapitre (et alors, recteur de Champeaux) ? Représente-t-il ce chapitre collégiale qui serait dans son ensemble commanditaire du vitrail ?

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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Les autres apôtres et disciples.

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Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

Baie 8 de la Pentecôte (Jehan Adrian, 1529) de l'ancienne collégiale de Champeaux. Photographie lavieb-aile août 2020 .

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LIENS ET SOURCES.

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— BARRIÉ (Roger), 1976, Les verres gravés et l'art du vitrail en Bretagne occidentale, Annales de Bretagne et des pays de l'ouest n°80-1 pp. 35-44

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1976_num_83_1_2796

— BOESPFLUG (François), 2006, La Trinité en théologie et dans l'art  à la fin du Moyen-Âge( 1400-1460).Presses universitaires de Strasbourg

https://books.openedition.org/pus/12732?lang=fr

—COUFFON (René), 1969, « La collégiale de Champeaux. Contribution à l’étude de la première Renaissance en Bretagne » dans Mémoires de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord, tome XCVIII, 1969, pp. 15-49 .

— COUZY (H), 1968, Collégiale La Madeleine de Champeaux, Congrès archéologique de France, 126e session, Haute-Bretagne, p.60-73

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Inventaire général du patrimoine culturel ; Rennes : Presses universitaires de Rennes , impr. 2005

—GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1880-1886, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes. [Volume 3] 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55608m.pdf

—GUILLOTIN DE CORSON (abbé Amédée), 1904, "Les seigneurs de Champeaux, leur collégiale et leur château", Revue de Bretagne, de Vendée & d'Anjou, Volumes 31 à 32 page 385-

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k453834v/f383.image.r=champeaux

— JOUBERT (Solen), 2003, Audace et renommée : un réseau de la noblesse bretonne, vecteur d'échanges culturels et artistiques pendant la Renaissance. SHAB pages 205-

https://m.shabretagne.com/scripts/files/54da14d35ff576.88078498/2003_08.pdf

—MOIREZ (Denise), 1975, Vitraux de Champeaux et de Louvigné-de-Bais, Mémoires de la SHAB

https://www.shabretagne.com/scripts/files/5f461a0de8f9e7.95056646/1975_14.pdf

— RIOULT ( Jean-Jacques ), ORAIN (Véronique), 1979,L'ancienne collégiale de Champeaux, Dossier IA00130695 (c) Inventaire général ; (c) Conseil général d'Ille-et-Vilaine

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/ancienne-collegiale-actuellement-eglise-sainte-marie-madeleine-place-de-la-collegiale-champeaux/d2fdc8a2-dd6b-4bea-83c6-91455faf82e9

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/chateau-d-epinay-ancien-chateau-de-la-riviere-champeaux/380ed73c-19d0-4e1e-8082-64d1b7934c77

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA35000276

https://monumentum.fr/chateau-epinay-ancien-chateau-riviere--pa00090518.html

— SITE DECOUVRIR CHAMPEAUX

https://www.champeaux35.fr/decouvrir-champeaux/histoire-et-patrimoine/collegiale-2/

— WIKIPEDIA, Pfingstfenster (Champeaux)

https://de.wikipedia.org/wiki/Pfingstfenster_(Champeaux)

 

 — WIKIPEDIA, La collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Sainte-Marie-Madeleine_de_Champeaux

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux

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