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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 11:29

Les vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale Saint-Gatien de Tours : la baie 210 de la Vie de saint Jacques et de la légende du pendu dépendu (entre 1257 et 1270).

Voir aussi : 

La liste de mes 154 articles sur les vitraux.

Les vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Tours. Baie 214, légende de saint Eustache.

La maîtresse-vitre de la chapelle Saint-Jacques de Merléac (1402) et sa Vie de saint Jacques.

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La baie 210 est l'une des 15 verrières hautes du chœur : la cinquième à droite de la verrière d'axe. Elle fut installée avec ses voisines lorsqu'en 1267, les reliques de saint Maurice furent transférées dans le nouveau chœur. L'archevêque de Tours (qui offrit la baie 213) était Vincent de Pirmil, de 1257 à 1270, mais Jacques de Guérande, ancien doyen de l'église de Tours qui offrit la baie 203, était évêque de Nantes de 1264 à 1267.

Haute de 10,50 m et large de 3,20 m, elle comporte 4 lancettes trilobées (2 x 2)  à 6 registres, consacrées à la Vie de saint Jacques et à la Légende du pendu-dépendu,  et un tympan. Les lancettes reçoivent 24 médaillons ovales (ronds avec deux dilatations latérales) à fonds bleus sur des mosaïques de motifs circulaires et une bordure de fleurettes.

Elle est datée par le Corpus du 3ème quart du XIIIe siècle. Elle est donc postérieure de plus d'un demi siècle à la verrière homologue de la cathédrale de Bourges (vers 1210-1215) et de la cathédrale de Chartres (1210-1225), et ces deux sites ne font pas de place à la légende du pendu.

Par contre, elle est la première à accueillir, en vitrail, cette légende, dont les représentations iconographiques  sont multiples en Europe du XIIIe au XVIe siècles (fresques, retables), mais qui ne se retrouve en verrière qu'à Merléac en 1402, et plus tard à Lisieux (1526), Saint-Nicolas de Châtillon-sur-Seine (vers 1530), Saint Vincent de Rouen, Triel (1554), dans l’église de Courville (Eure-et-Loir) et dans l’église de Villiers (Loir-et-Cher). Ou à Cour-sur-Loire (XVIe), à Notre-Dame-en-Vaux de Châlons-sur-Marne.

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Plan de la cathédrale Saint-Gatien de Tours.

Plan de la cathédrale Saint-Gatien de Tours.

Baie 210 (flèche), chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 (flèche), chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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De gauche à droite et de bas en haut.

1. La rencontre de Jacques de Zébédée et de son frère Jean devant le Christ au lac de Tibériade.

Rappel : 

 Jacques de Zébédée, ou Jacques le Majeur, est mentionné dans les Évangiles synoptiques (par exemple en Mc 3:17, Mt 10:2 et Lc 6:14) ainsi que dans les Actes des Apôtres (Ac 1:13). Il est le frère de l'apôtre Jean, et tous deux sont surnommés Boanerges, ce qui d'après l'évangile selon Marc veut dire « fils du tonnerre » (Mc 3,17). Le plus ancien des évangiles, celui de Marc, présente les deux frères comme des pêcheurs du lac de Tibériade qui laissent leur barque pour suivre Jésus, épisode repris par Matthieu et Luc.

2. Jacques devant le Christ.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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3. Saint Jacques devant Philète et Hermogène.

C'est après avoir prêché en Espagne et être revenu en Judée que Jacques fut confronté au docte pharisien, et magicien, Hermogène, qui s'oppose au christianisme en prétendant que Jésus n'est pas le vrai fils de Dieu. Philète est son disciple.

4. Saint Jacques convertit Philète.

Hermogène ayant envoyé son disciple à Jacques pour le convaincre, c'est l'inverse qui se produit. hermogène va être furieux.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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DEUXIÈME REGISTRE.

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5. Apparition du Christ à l'apôtre.

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6. Le Christ remettant le bâton à l'apôtre assis.

Le bâton, c'est le baculus, insigne qui confère à celui qui le porte un statut respectable. Il sera remis plus tard aux pèlerins de saint Jacques en même temps que la besace dans une cérémonie religieuse avec la formule Accipe baculum, "reçois le bâton". Cette formule est ici implicite. Le Christ confie à Jacques la mission de prêcher en Espagne.

Le même thème est traité sur la baie 05 de Chartres, panneau 3 :

https://www.vitraux-chartres.fr/vitraux/05_vitrail_vie_st_jacques_majeur/scene_03.php

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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7. La prédication de saint Jacques.

On peut y voir la prédication de l'apôtre en Espagne, mais aussi celle qui eut lieu en Judée. Cette scène se retrouve sur la verrière de Chartres

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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8. Philète devant le saint.

 

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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TROISIÈME REGISTRE.

9. Jacques convertit Hermogène.

 

 

10. Un soldat avertit Hérode Agrippa.

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Les vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Tours : la baie 210 de la Vie de saint Jacques et de la légende du pendu dépendu.

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11. Comparution de Jacques devant Hérode.

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12. Saint Jacques convertit et baptise après sa condamnation.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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QUATRIÈME REGISTRE.

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13. Saint Jacques est maltraité par les bourreaux .

L'un le frappe avec une massue et lui tire les cheveux, l'autre le bat et lui donne une gifle. Les bourreaux sont vêtus de chausses très ajustés et d'une tunique.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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ICI COMMENCE LA LÉGENDE DU PENDU DÉPENDU (PANNEAUX 14 À 22).

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Vous connaissez l'histoire ? Tant pis, je vous la remémore : 

 

"Il est bon de transmettre à la postérité le souvenir de certains Allemands qui, en l’an 1090 de l’incarnation de notre Seigneur, se rendant en pèlerins sur le tombeau de saint Jacques, arrivèrent dans la ville de Toulouse avec beaucoup de moyens et se logèrent chez un riche aubergiste. " Miracle V du Livre des miracles de saint Jacques (XIIe siècle) . Du pèlerin pendu auquel saint Jacques porta secours pendant trente-six jours sur son gibet.

Trad. B. Gicquel, La légende de Compostelle, Paris, Tallandier, 2003, p. 478, pour ce passage et pour les citations suivantes. http://www.saint-jacques.info/castillon.htm

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14. Un jeune homme et ses parents partent en pèlerinage à Compostelle.

Les trois pèlerins tiennent un bourdon et portent une besace, celle du fils est marquée d'une croix pattée. Le père, en pèlerine rouge et scapulaire vert,  est coiffé d'un chapeau blanc, la mère, en pèlerine jaune, est coiffée  d'un touret sur une barbette nouée sous le menton. Le garçon, en tunique rouge et chausses, se coiffe d'un bonnet .

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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15. L'hôtelier cache une coupe d'or dans le sac du jeune homme endormi.

Cette besace se repère à sa croix, elle est placée, suspendue à un bourdon, à coté du petit sac dorée de madame. Papa a accroché son beau chapeau rouge.

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"Ce méchant, qui simulait sous un extérieur avenant la douceur d’un agneau, les accueillit avec sollicitude et, sous couvert d’hospitalité, les incita traîtreusement à s’enivrer en leur servant diverses boissons. Ô, avarice aveugle, ô, mauvais esprit enclin au mal ! Tandis que les pèlerins dormaient d’un sommeil encore alourdi par l’ivresse, l’hôte malhonnête, poussé par l’esprit de cupidité, cacha en secret dans l’un des sacs des dormeurs une coupe d’argent, afin de les convaincre de vol et de s’approprier ensuite leur pécule."

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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16. La famille a repris la route.

Dans la nuit, un peu de remue-ménage a fait que la couleur du bourdon du père s'est modifiée, de même que celle de la pèlerine de la mère, tandis que fiston a perdu son bonnet. Ou bien ils s'ont accompagné par des bagages qui les attendent à l'étape, et ils se changent chaque jour. Est-ce que je sais ?

 

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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17. La coupe d'or est découverte dans le sac du jeune homme.

Pourtant, ce n'est pas sa sacoche, mais le baise-en-ville de sa maman qu'il porte ici. O tempora, o mores !. Fermons les yeux sur ces broutilles pour ne pas perdre le fil narratif.

" Le lendemain, lorsqu’ils furent partis après le chant du coq, cet hôte inique les poursuivit avec une troupe armée, vociférant : « Rendez-moi, rendez-moi l’argent que vous m’avez dérobé ! » Ceux-ci lui répondirent : « Si tu trouves quelque chose sur l’un d’entre nous, tu n’auras qu’à le faire condamner. » On les fouilla, trouva la coupe dans le sac de l’un et, confisquant injustement les biens du père et du fils, on les traduisit tous les deux en justice."

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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18. Le jeune homme est pendu mais saint Jacques le soutient.

 

 

"Le juge cependant, avec une certaine indulgence, ordonna de libérer l’un et de conduire l’autre au supplice. Ô entrailles de miséricorde ! Le père, voulant libérer son fils, se rendit au supplice, tandis que le fils, au contraire, estimait injuste que son père perdît la vie pour son fils et que c’était au fils de subir la peine à la place de son père. Ô vénérable joute de bonté ! Finalement le fils est pendu à sa propre demande pour que son père soit libéré. Quant au père, il poursuit son chemin jusqu’à Saint-Jacques dans les pleurs et l’affliction. "

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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19. Ses parents, qui le croient mort, sont bien malheureux.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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20. Enfin libre ! Saint Jacques chevauche avec le jeune garçon en croupe.

Saint Jacques ne quitte jamais son bâton de marche, même lorsqu'il monte à cheval. Et comme c'est un apôtre, il reste pieds nus.

Le garçon, fort riche ou fort élégant, a encore changé de tenue : sac bleu, pèlerine jaune et chausses rouges.

Où vont-ils ? À la maison bien-sûr ! Qui c'est qui va être bien content ?

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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SIXIÈME REGISTRE.

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21 et 22 : l'enfant est rendu à ses parents par saint Jacques.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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21.  Saint Jacques conduit l'enfant devant la porte de ses parents.

Saint Jacques a garé son destrier et encourage l'ex-pendu, qui a trouvé le temps de revêtir une tunique pourpre-fuchsia et des chausses fleur de soufre. Il semble hésiter à reprendre la vie de famille.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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22. Les parents sont agenouillés dans l'église de Compostelle et prient saint Jacques lorsque soudain on frappe à la porte. La maman se retourne.

Tout cela s'écarte un peu du texte de la légende, que je donne malgré tout :

 

"Après avoir été sur le vénérable tombeau de l’apôtre, le père prit le chemin du retour et, alors que trente-six jours s’étaient écoulés, fit un détour pour voir le corps de son fils encore pendu. Pleurant, gémissant et se plaignant à fendre le cœur, il disait : « Malheureux que je suis de t’avoir engendré ! Comment puis-je continuer à vivre en te voyant pendu ! » Comme tes œuvres sont magnifiques, Seigneur ! Le fils pendu console le père, lui disant : « Ne t’afflige pas, père très aimant, de mon châtiment, car ce n’en est pas un. Mais réjouis-toi plutôt, car ma vie est plus suave maintenant qu’elle ne l’a été dans toute mon existence passée. En effet, saint Jacques, me soutenant de ses mains, me réconforte avec plein de douceurs. » Entendant cela, le père se rendit en hâte à la ville et rassembla le peuple pour qu’il soit témoin d’un tel miracle de Dieu. Venant et voyant que le pendu vivait encore après un tel laps de temps, les assistants comprirent que l’insatiable cupidité de l’aubergiste était à l’origine de cette accusation et que sa victime devait son salut à la miséricorde divine. Cela a été fait totalement par le Seigneur et c’est admirable à nos yeux. Ils descendirent alors le pendu de son gibet en grand honneur. Quant à l’aubergiste, comme il avait démérité, un jugement unanime le condamna à mort et il fut pendu sur-le-champ. C’est pourquoi quiconque porte le nom de chrétien doit veiller très attentivement à ne pas tromper ses clients ni ses proches, de cette manière ni en quelque façon. Qu’il s’attache au contraire à témoigner aux pèlerins une bienveillance charitable et obligeante, afin de mériter la récompense de la gloire éternelle que Dieu leur donnera."

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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23. Papa, maman et leur fils repartent, dans un ordre inversé à celui de leur départ.

ICI SE TERMINE (bien) LA LÉGENDE DU PENDU-DÉPENDU.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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24. La Décollation de saint Jacques.

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Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

Baie 210 ou verrière de saint Jacques (3ème quart XIIIe ) , chœur de la cathédrale Saint-Gatien de Tours, photographie lavieb-aile juillet 2015.

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SOURCES ET LIENS.

—La baie 05 des vitraux de Chartres :

https://www.vitraux-chartres.fr/vitraux/05_vitrail_vie_st_jacques_majeur/indexa.htm

— Baie 22 (18 in Corpus) de la cathédrale de Bourges, vers 1210-1215. 

http://www.xacobeo.fr/ZF2.02.b-a.vitr.Bourges.Montereau.htm

— GRODECKI (Louis) & al. 1981, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, Corpus Vitrearum, ed. du CNRS Paris, pages 120-132.

— JACOMET (Humbert)

http://darbois.francois.free.fr/fresques/miracle_du_pendu/miracle_du_pendu.htm

— DEVILLE 

http://www.bmlisieux.com/normandie/devill09.htm

http://www.xacobeo.fr/ZF2.01.leg.SDC.Tours_v.htm

http://saintjacquesinfo.eu/detail_pm.php?id=PM83

http://www.saint-jacques-compostelle.info/Le-Livre-de-saint-Jacques-et-le-Codex-Calixtinus_a75.html

http://www.xacobeo.fr/ZF2.01.leg.SDCalzada_3.htm

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 21:05

La "plaque de cocher" de Lanviguer-Ty Croaz à La Martyre, et le calvaire de 1565 qui va bien avec. Le Chemin de Grande Communication n°3.

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Voir ici :

La plaque de cocher de Landerneau. Route nationale n° 164 d'Angers à Brest.

La plaque de cocher de Roscoff. Route nationale n°169 de Lorient à Roscoff. 

La plaque de cocher de La Martyre. Chemin de Grande Communication n° 35.

Une "plaque de cocher" à Plougourvest (29) : le chemin d'intérêt commun n°21 de Landivisiau à Cleder.

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Cette plaque de cocher est fixée sur le  muretin d'une bande de terre à l'intersection de la route D35 venant de La Martyre en direction de Le Tréhou, au lieu-dit Ty-Croaz (ou Lanviguer) à l'intersection avec la départementale D764. Ce n'est évidemment pas son emplacement d'origine.

En breton, Ty-Croaz peut se comprendre comme "la maison près de la croix", mais aussi comme "la maison près du croisement". J'ai déjà étudié ce toponyme à propos de la croix de Ty-Croas à Dirinon. Comme la plupart des croix sont placées à des embranchements de chemin, et qu'ils fonctionnaient comme des amers de navigation vicinale, les deux acceptations de sens du toponyme sont souvent confirmés sur place.

C'est bien le cas à Ty-Croaz de La Martyre, où nous trouvons une maison (et même un hameau), un croisement, et une croix. Néanmoins, les cartes anciennes indiquent "Lanviguer" et non "Ty-Croaz", et c'est ce nom (dérivé de Lann, "lande"?) qui est employé dans les écrits anciens. C'est ce toponyme qui est indiqué dans les actes civils d'Yves Cessou, Marie Cessou, Marguerite Rogues, Marie Le Guen, au XVIIIe siècle ou Jean Guillou au XIXe.

Je note que dans le premier dictionnaire breton-français, le Catholicon, (ici p. 63)  Croaz est mentionné par un item géographique,  Croashent, littéralement  'le croisement de chemin" avec la traduction "carrefour, ensemble de plusieurs voies, alors que le sens chrétien est renvoyé au mot crucifiaff.

Le carrefour de Ty-Croaz est donc situé à l'intersection des départementales D764 et D35. On les visualise bien en rouge et blanc sur ce "scan historique de 1950".

La Départementale D764 La-Roche-Maurice/Sizun//Ty-Douar (Commana) /La-Feuillée/Carhaix suit le trajet de la Route Nationale n°164 de Brest à Angers, déjà présentée à son passage à Landerneau, mais signalée aussi à La Martyre (carrefour du Queff) . Elle suit une direction générale ouest-est. La Route royale Landerneau-Carhaix est indiquée sur la carte de Cassini de la fin du XVIIIe e t passe par le lieu-dit Lanviguer.

La Départementale D35 Plouescat/Plouzévédé/Plougourvest/Landivisiau/La Martyre/ Le Tréhou / Saint-Eloy/ suit une direction générale Nord-Sud. Elle dessert  la zone toilière du Léon consacrée à la culture, la transformation du lin et du chanvre et à la  commercialisation des toiles dites "crées" exportées depuis Roscoff.

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La plaque émaillée, fraîchement repeinte, porte les indications suivantes :

CHEMIN DE GRANDE COMMUNICATION N°3.

LA MARTYRE ----->1 km 947.

Station de LANDIVISIAU ----> 11km 927.

LE TREHOU  <---- 4Km 886 

ST ELOY <----- 8 km 881.

La Station de Landivisiau est bien-sûr celle de la ligne ferroviaire, mentionnée en 1864 par Pol de Courcy ainsi : "La station de Landivisiau dessert la commune de Ploudiry, chef-lieu de canton, à 8 kilomètres au sud, et celle de la Martyre, limitrophe de Ploudiry, où se tient, le deuxième lundi de juillet, la plus importante foire de chevaux de tout le Finistère.". Elle a été mise en service en 1865.


 

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Plaque de cocher de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Plaque de cocher de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Plaque de cocher de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Plaque de cocher de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Un carrefour sur un ancien chemin gaulois ?

Le chemin en question a été étudié par André Croguennec dans sa portion entourant Pont-Christ. Il cite l'article de Stephane Le Pennec :  Voies et habitats antiques au sud et à l'est de l'Elorn (BSAF 1995 p. 117 à 133).

 Il faut signaler le tracé d'une voie de direction nord-sud venant de Kerilien et se prolongeant vers La Martyre, le Trehou et Saint-Eloi (n° 11). En fait, elle se détache de l'axe Carhaix-Plougerneau à proximité de Bellevue en Saint-Derrien puis traverse la commune de Plouneventer en passant par Clezever et Kerdannoc. Au-delà, elle s'infléchit vers le sud-est et rejoint Pont-Christ où elle franchit l'Elorn. [...]

Au bourg de La Martyre, tandis que s'écarte vers le sud-ouest un itinéraire desservant la presqu'île de Plougastel-Daoulas (n° 13), nous empruntons la D35 jusqu'au nord de Ty-Croaz. A cet endroit, il s'en séparait, croisait la voie Carhaix-Landerneau (n° 3) et prenait la direction de Roudouguenvez où il franchit le ruisseau de la Boissière. Au Trehou, on peut penser que son tracé correspond à celui de la D35 filant vers Saint-Eloi. Au-delà R. Sanquer et P. Galliou proposaient un prolongement vers Quimerc'h et l'embouchure de l'Aulne et ajoutaient : "Elle ne semble pas correspondre au réseau romain et pourrait dater de l'époque gauloise."

En fait, on peut se demander si, au nord de Saint-Eloi, il n'y avait pas une patte d'oie antique qui séparait cet itinéraire joignant les environs de Kerilien et la voie se dirigeant vers Landerneau. La réintroduction partielle de celle-ci (n° 9), dans une première liaison gallo-romaine vers Le Faou et Quimper, pourrait montrer qu'il s'agit de deux branches contemporaines, issues d'un axe préromain mettant probablement en relation les environs de Pleyben d'un côté et le centre (Kerilien) et le nord-ouest du Leon (Landeda) de l'autre. "

 

André Croguennec illustre son article de la carte des voies antiques au sud et à l'est de l'Elorn, de Stéphane Le Pennec. On y repérera, entre La Martyre et Le Tréhou, le croisement avec la voix Landerneau-Carhaix (n°3).

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Des voies anciennes jalonnées par des croix.

La commune de La Martyre compte 13 calvaires, recensées dans l'Atlas des croix et calvaires du Finistère (en ligne) et regroupés sur cette carte. Quatre sont placées sur l'actuelle D764 (Ty-Croaz, Rosquervel, Poulbroch et Le Kerff). Deux autres sont sur la D87 (Kerlavarec, vers 1630, er Croas-ar-Born, datée de 1520).

 

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LE CALVAIRE DE 1565.

http://patrimoine.dufinistere.org/commune/index.php?groupe=croix&art=la_martyre

Il est placé, par rapport à notre plaque de cocher,  de l'autre coté de la D764. Haut de 4,50 m, il élève son fût à pans, son croisillon recevant deux statues géminées (à deux personnages fusionnés  dos à dos) et son crucifix.

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Il a perdu son orientation (où le Christ fait face à l'ouest), et le groupe principal est tourné vers le nord-est.

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Calvaire  de Ty-Croaz (kersanton, 1565)  à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz (kersanton, 1565) à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Sur le culot droit du croisillon, la Vierge, mains jointes, tête couverte par un voile, épaules protégées par un scapulaire.

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La Vierge, kersanton, 1565, Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

La Vierge, kersanton, 1565, Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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De l'autre coté, saint Jean

tenant le pan de sa cape de la main gauche. Robe plissée serrée par une ceinture.

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Saint Jean, kersanton, 1565, Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Saint Jean, kersanton, 1565, Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Le coté opposé (en contre-jour).

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Saint François d'Assise présentant ses stigmates.

en robe de bure à scapulaire, serrée par la cordelière à trois nœuds. 

 

Saint François kersanton, 1565, Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Saint François kersanton, 1565, Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Sainte Claire d'Assise.

fondatrice de l'ordre des Clarisses, sur le modèle des ordres mineurs ou franciscains. Je ne peux distinguer ce qu'elle tient sur une sorte de plateau.

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Sainte Claire, kersanton, 1565, Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Sainte Claire, kersanton, 1565, Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Le soubassement à deux degrés porte un socle où sont sculptées les dates de 1565, de 1872 et de 1950. 

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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Calvaire  de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

Calvaire de Ty-Croaz à La Martyre (29). Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

https://www.google.fr/maps/dir//la+martyre/@48.432039,-4.1507142,304m/data=!3m1!1e3!4m9!4m8!1m1!4e2!1m5!1m1!1s0x48114c4f9c29410b:0x40ca5cd36e56850!2m2!1d-4.159296!2d48.448623

http://plaquedecocher.fr/article-finistere-122411197/

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.145127&y=48.428610&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.CASSINI&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS&mode=doubleMap

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Published by jean-yves cordier
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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 21:54

Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges (vers 1395-1400) reposés dans la crypte de la cathédrale. Sibylle, Apôtres et Prophètes  par André Beauneveu (v.1335-1400) sous le mécénat de Jean de Berry.

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Voir la Liste des 152 articles de ce blog décrivant les vitraux.

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Comme l'a chanté Claude François, "c'est curieux l'existence", et c'est bien vrai. J'avais travaillé une longue semaine sans jours fériés à tenter de décrire les vitraux de l'ancienne Sainte-Chapelle de Bourges (ou du moins les 20 lancettes qui nous en restaient) parce que j'avais besoin de consulter les images des visages des personnages pour préciser le style d'André Beauneveu leur auteur, ou de me renseigner sur le fonds damassés employés, ou de compléter ma collection d'œuvres traitant du Credo apostolique. Chacun ses loisirs, non ? Or,  je n'avais trouvé aucune photographie valable en ligne. Ni description spécialisée, puisque le volume du Corpus Vitrearum traitant de Bourges date de 1981, avant la repose dans la Crypte des vitraux restés en caisse depuis 1939. 

J'avais pris rapidement quelques clichés lors de l'une de ces visites guidées de la crypte de la cathédrale, dans lesquelles il est convenu que vous suiviez le groupe et que vous écoutiez l'exposé qui vous est fait. Traversant les froides salles voûtées sans vouloir courir le risque d'y être abandonné, m'étonnant de voir surgir une paire de fesses (cf. photo), puis m'intéressant au tombeau de marbre blanc de Jean de Berry, les pieds posés sur son ours fétiche (bear en anglais, comme Berry), je shootais au plus vite les verrières que je découvrais dans le dos de la conférencière avant de courir reprendre ma place dans les rangs. 

Ce sont ces photos du bonheur la chance que j'avais retrouvées dans mes archives pour combler, pour mes contemporains, ce manque manifeste d'informations sur les vitraux de ce qui fut un véritable joyau du tout début du XVe siècle.

Lorsque ce fut achevé, je découvris la série complète des photos, agrandissable à volonté, présente sur le site Regards des Monuments nationaux

Et enfin, je retrouvais l'ouvrage de Des Méloizes, que j'avais pourtant acquis le jour même de ma visite. La description de ces vitraux "conservés dans la cathédrale souterraine" m'y attendait, avec le  sourire ironique des pages 21 à 24.

Le coup de grâce fut donné par les planches en couleur V, VI et VII du même ouvrage, où chaque baie était dessinée et peinte avec une précision qu'aucune photographie ne pourrait égaler. Même les fonds damassés, surtout les fonds,  avaient retenu l'attention méticuleuse et passionnée du marquis Des Méloizes ! 

Mais Cloclo continuait sa chanson : 

C'est curieux, l'existence, quelques-uns ont de la chance
Et d'autres ont perdu d'avance, c'est comme ça depuis
toujours, oh oui.

Tant pis, roule toujours. Oh oui.

 

Mais savez-vous que le marquis avait failli  laisser sa vie dans cette aventure à la poursuite de sa marotte ? Le jour où il était tombé de l'échafaudage sur lequel il s'était perché pour faire les calques qui lui servirent ensuite à exécuter ses dessins. Merci à lui car le résultat est très précieux.

La la la... La la la...
C'est vraiment un drôle de jeu, la vie, drôle de jeu
dangereux, oh oui.

Je n'ai plus qu'à donner d'avance les conclusions de mon étude :

Du vaste programme à 48 personnages présenté initialement dans les verrières de la Sainte-Chapelle construite dès 1391 et consacrée en 1405, nous ne gardons que 20 personnages répartis sur 10 baies.

La disposition initiale qui devait comporter un Credo apostolique et prophétique à 12 apôtres et 12 prophètes, chacun portant un phylactère l'article ou le verset qui lui est propre,  thème cher à Jean de Berry et à son surintendant artistique André Beauneveu, est totalement perdue sous le jeu des bris, pertes et recompositions de ces vitraux.

Aucun personnage n'est identifiable par un attribut ou un phylactère, avec une certitude absolue. On identifie avec une forte présomption une Sibylle, le prophète Isaïe, et l'apôtre Jean.   En partant du principe que les apôtres sont figurés pieds nus et tête nue, on en compte 15, soit 3 de plus que le nombre canonique. Et selon le principe analogue que les Prophètes sont barbus, coiffés d'un bonnet, et ont les pieds chaussés, on en dénombre 4. Le site des Monuments nationaux trouve parmi eux 2 Pères de l'Église, selon des critères que j'ignore.

 5 phylactères sont conservés. Un seul texte appartient au corpus du double Credo, celui qui permet d'identifier Isaïe. 2 phylactères portent le même verset du psaume 31, mais leur titulaire n'est nullement un roi David convaincant. Un autre porte un verset du psaume 101.  Un phylactère annonçant la conception du Verbe par une vierge identifie sa titulaire à la Sibylle (de Cumes ou de Tibur). 

Les visages et coiffures sont suffisamment conservés pour permettre une étude stylistique et tenter d'y reconnaître la participation et l'art d'André Beauneveu, auteur de 24 enluminures des Apôtres et Prophètes du Psautier de Jean de Berry, mais aussi des statues des mêmes personnages jadis en place sous les vitraux. Ou de servir de base de données pour d'autres comparaisons. 

La présence de fonds damassés d'une richesse  et d'une préciosité fabuleuses est pour moi l'aspect le plus fructueux de l'examen de ces  verrières. Mais ces fonds n'apparaissent que sous la forme de minces languettes verticales entre les personnages et l'architecture, sauf autour des parties supérieures des dais. Ils se distinguent mal sur les verres rouges, toujours plus sombres. La mise au point et le centrage de mes photographies n'ayant pas été réglés sur ces dessins de damas, je ne peux rendre suffisamment compte de leurs motifs. Mais les planches en couleurs relevés par calques par Des Méloizes permet d'y palier et de révéler leur intérêt considérable. La comparaison avec les fonds de la cathédrale de Quimper m'en a convaincu, et la poursuite de ces comparaisons avec d'autres verrières du XVe siècle est une perspective très excitante.

Les fonds damassés des vitraux du chœur de la cathédrale de Quimper (vers 1417).

Même s'il s'avère, une fois fini, parfaitement superflu,  cet article m'a bien fatigué : on voudra bien en pardonner les étourderies et les bavures.

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Et maintenant, en avant la visite.

 

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La descente vers la crypte. La guide a refermé les grilles derrière nous. Photo lavieb-aile 2014.

La descente vers la crypte. La guide a refermé les grilles derrière nous. Photo lavieb-aile 2014.

Un des culots des arcades ogivales, en descendant vers  la crypte. Photo lavieb-aile 2014.

Un des culots des arcades ogivales, en descendant vers la crypte. Photo lavieb-aile 2014.

Dans la crypte : le gisant de Jean de Berry. Photo lavieb-aile 2014.

Dans la crypte : le gisant de Jean de Berry. Photo lavieb-aile 2014.

Dans la crypte : l'ours de Jean de Berry. Photo lavieb-aile 2014.

Dans la crypte : l'ours de Jean de Berry. Photo lavieb-aile 2014.

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INTRODUCTION.

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a) Le Psautier de Jean de Berry et le Credo apostolique et prophétique.

En 1380-1400, l'artiste André Beauneveu (Valencienne vers 1335-vers 1400 à Bourges)  réalisa pour le Psautier du duc Jean de Berry 24 miniatures à pleine page représentant des prophètes et des apôtres se faisant face et accompagnées de phrases en latin et en français. Les figures, peintes en grisaille sur des trônes très élaborés, constituent un Credo apostolique et prophétique, où douze prophéties tirées de l'Ancien Testament sont mises en parallèle avec les douze articles du Credo, présentés chacun par l'un des douze apôtres. En effet, depuis un sermon alors attribué à saint Augustin, il était admis que chaque article avait été inspiré lors de la Pentecôte par le Saint-Esprit à chaque apôtre. Ainsi, un verset attribué à Jérémie Patrem invocabitis qui fecit et condidit coelos   répond à ou annonce le premier article tenu par saint Pierre Credo in Deum Patrem omnipotentem creatorem celi et terra.  

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Liste des douze  prophéties en latin et en moyen français:

Jérémie,  : Patrem invocabitis qui terram fecit et condidit celos. Le pere vous apeleres qui a fet le chiel et la terre. folio 7v.  Associé à saint Pierre et au 1er article

David : Dominus dixit ad me : Filius meus es tu (Psalm. 2, 7). Le Seigneur ma dit : Tu es mon fix. Folio 9v. Associé à André, 2ème article.

 Isaïe : Ecce virgo concipiet et pariet filium (Isaïe, 7, 14). Vechy une vierge qui conchevra et un fix enfentera. Folio 11v .  Associé à Jacques + et au 3ème article.

Zacharie : Aspicient in me Deum suum quem confixerunt (Zach. 12, 10). En moi regarderont leur Dieu lequel cruchefièrent.. Folio 13v. Associé à Jean et au 4ème article.

Osée : O mors, ero mors tua, morsus tuus ero, inferne (Osée, 13, 14), Mors, tu es trop dure; enfer, par moy sera mors. Folio 15v. Associé à [Philippe]? et au 5ème article.

Sophonie :  Invocabunt omnes nomen Domini et servient ei. Tous l'apeleront et bien le serviront. (So.3, 9) Folio 17v. Associé à ? (épée) et au 6ème article.

Joël : Effundam de spiritu meo super omnem carnem (Joel. 2, 28). Sur tous je donray de mon esprit, folio 19v. Associé à Philippe? (croix)  et au 7ème article

Malachie : Accedam contra vos in judicio, et ero testis velox (Malach. 3, 5). Contre vous en jugement je venray comme tesmoign apert. Folio 21v. Associé à Barthélémy  ? (couteau)  et au 8ème article.
 Amos : Ipse est qui edificat ascensionem suam in celo (Amos, 9, 6). Ch'est cheluy qui edefie ou chiel son assencion. Folio 17v. Associé à Matthieu ? (lance) et au 9ème article.

Daniel Evigilabunt omnes, alii ad vitam, alii ad obprobium (Dan. 12, 2), Tous se resvelleront, lez uns en gloere, lez autres en obprobre. Folio 25v. Associé à  Simon et au 10ème article  Remissionem peccatorum

 Ezéchiel : Educam de sepulcris tuis, popule meus (Ezéch. 37, 12). Je remueray mon pueple hors de vos sepulcrez. Folio 27v. Associé à Jude Thaddée et au 11ème article Carnis resurrectionem .

Michée (mais attribué à Malachie par les manuscrits anciens) :  Deponet Dominus omnes iniquitates nostras (Mich. 7, 19). Toutes nos iniquités il ostera. Folio 29v. Associé à Mathias et son 12ème article.

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Ce thème iconographique avait déjà été représenté vers 1323-1326 par les enluminures de Jean Pucelle pour le Bréviaire de Belleville (mutilé). Il est repris dans les Grandes Heures de Jean de Berry.

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b) Les Grandes Heures de Jean de Berry ( 1409) et le Credo apostolique et prophétique.

Bnf latin 919 Horae ad usum parisiensem.

A la différence du Psautier, les couples Prophète/Apôtre ne sont pas en pleine page, mais ils occupent, exactement comme le Bréviaire de Belleville, la partie inférieure droite des douze pages  du calendrier. Les noms des prophètes et des apôtres sont indiqués (ce n'est pas le cas dans le Psautier). Leur association participe à un scénario dans lequel, de janvier à décembre, du 1er au 12ème article, les prophètes démolissent pierre par pierre un édifice qui s'écroule : la Synagogue. Dans la partie supérieure gauche de la page, l'Église tenant l'étendard du ressuscité est solidement abritée  dans la forteresse de la Foi sous l'effet des citations des épîtres de saint Paul. Les apôtres sont pieds nus et les prophètes chaussés... de poulaines. Si la Notice indique que "le manuscrit présente aujourd’hui 24 miniatures d’allégories bibliques dans le calendrier et 28 miniatures illustrant le texte. Trois artistes ont collaboré à la décoration subsistante : le pseudo-Jacquemart (Jacquemart de Hesdin pour A. Châtelet), le Maître de Boucicaut et le Maître du duc de Bedford", on constate néanmoins la proximité du portrait des prophètes avec ceux du Psautier. 

La liste des personnages et de leur verset est la suivante :

 

"Jérémie" tenant Patrem invocabitis ... + Pierre et le 1er article

 David tenant Ps. 2:7 + André et le 2ème article

Isaïe tenant Is 7:14 + Jacques le Majeur et le 3ème article

Zacharie tenant Zach. 12:10 + Jean l'évangéliste et le 4ème article 

Osée tenant Osée 13:14 + Thomas et le 5ème article descendit ad inferna

Amos avec Amos 9:6 + Jacques le Mineur et le 6ème article

Sophonias avec le verset Malachie 3:5 + Philippe et le 7ème article

Joël avec Joel 2:28 + Barthélémyet le 8ème article

Michée associé par erreur au verset de Daniel 12,2 + Matthieu 9ème article

Malachie associé par erreur au verset de Michée Deponet Dominus omnes iniquitates nostras  + Simon 10ème article 

Ézéchiel + Jude Thadee (Thadeus) 11ème article

Daniel + Mathias 12ème article

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c) les Sainte-Chapelles de Bourges et de Riom.

En 1372, Jean de Berry, avait reçu de son frère Charles V deux morceaux de la Vraie Croix, découpés de la propre main du roi sur la relique de la Sainte-Chapelle de Paris. Il en déposa un au trésor de Riom et l'autre à celui de Bourges avant de faire entreprendre par Guy de Dammartin la construction de deux Sainte-Chapelles attenantes à ses palais de Bourges et Riom (comme, à Paris, la Sainte-Chapelle est attenante au Palais-Royal).

Les premiers vitraux de la Sainte-Chapelle de Riom n'ont pas été conservés, mais ceux qui les ont remplacés, vers 1450, offerts par le petit-fils de Jean de Berry Charles de Bourbon, comportent un Credo apostolique et prophétique ... inspiré peut-être par les premières vitres.

Les treize baies de la Sainte-Chapelle du palais ducal de Bourges avait reçu des vitraux conçus sous la direction et en partie peints par André Beauneveu sur le même thème du "Double Credo", mais les deux fois douze personnages du Psautier étaient complétés par vingt-quatre autres. De ces quarante-huit personnages, seuls vingt ont été récupérés aujourd'hui, et reposés depuis 1986 dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Parmi ceux-ci, quinze "Apôtres", quatre Prophètes et une Sibylle. Le nombre excessif des Apôtres montre bien que les identifications de personnages qui n'ont ni attribut, ni dénomination ni article du Credo (aucun n'est retrouvé), basées seulement sur leur tête et leurs pieds nus, est très hypothétique. Par contre, la présence d'une Sibylle montre que la préoccupation typologique a été élargie,  cherchant à montrer que le Saint-Esprit a inspiré non seulement les Apôtres lors de la Pentecôte et les Prophètes dans le temps vétérotestamentaire, mais aussi les prophétesses de l'Antiquité païenne.

Il est notable que le duc Jean de Berry avait imposé au chapitre de la Sainte-Chapelle " Sa vie durant, pour lui, une messe solennelle du Saint-Esprit, le premier jour de chaque mois. Le 16 décembre, une messe du Saint-Esprit sa vie durant, qui devait être changée en un anniversaire solennel après sa mort.". Il serait intéressant de se pencher sur l'importance de l'Esprit-Saint dans le choix des commandes artistiques du duc.

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L'Annonciation des Heures d'Étienne Chevalier par Jean Fouquet (entre 1452 et 1460)  : le décor en serait la Sainte-Chapelle de Bourges. La disposition des douze baies latérales de 16,50 m de haut  au dessus d'une statue, et de la baie d'axe au dessus de la statue de Moïse, est bien visible

 

 

 

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PRÉSENTATION .


 

L'article de 1986 dans le Bulletin Monumental juste après la repose:

"La crypte de la cathédrale date de la première campagne de construction de l'édifice au XIIe siècle. Elle est construite sur le rempart gallo-romain, dénivellée de 6 mètres par rapport au niveau du sol, d'où la présence de douze baies. Cette crypte reprend le plan du niveau supérieur du chevet de la cathédrale. Les dispositions anciennes ont été modifiées lors de la restauration de 1905 (dirigée par l'architecte diocésain Paul Boeswilwald), mais on sait d'après les textes d'archives qu'il n'y avait sans doute ni vitraux iconographiques, ni autels dans la crypte, avant le XVIIIe siècle.

C'est dans les douze baies de la crypte que furent reposés récemment les vitraux provenant de la Sainte Chapelle détruite au XVIIIe siècle. Cette chapelle, élément essentiel du Palais du Duc, était située à quelques centaines de mètres de la cathédrale, à l'emplacement de l'actuelle Préfecture qui a englobé les restes du Palais dont l'ancienne grande salle subsiste, appelée encore « Salle du Duc Jean ». Chapelle reliquaire, destinée à recevoir un fragment de la Vraie Croix, vouée à la sépulture du Prince, la Sainte Chapelle de Bourges fut construite en 1391 sur le modèle de la Sainte Chapelle de Paris. Ses dispositions sont connues par des documents figurés anciens. Elle était éclairée par deux séries de vitraux superposés, l'une représentant, entre autres, les Apôtres, l'autre, les Prophètes, et qui garnissaient ses treize baies, composées selon deux groupes de soixante-cinq lancettes géminées. Ces vitraux étaient l'œuvre d'André Beauneveu, peintre et sculpteur, à qui Jean de Berry confia également le décor de la Sainte Chapelle de Riom. Incendiée au XVIIe siècle, la Sainte Chapelle sera de nouveau sinistrée en 1756. L'Archevêque et le Chapitre de Bourges en obtiendront la démolition dès 1757, démolition qui durera dix ans ; le mobilier, dont les vitraux, leur étant dévolu. Dès cette date, les vitraux garnissaient les douze baies de la crypte de la cathédrale à raison de quatre personnages par baie. Ils se trouvaient donc dans la crypte à la Révolution. A la reprise du culte en 1804, seuls vingt des quarante-huit personnages subsistaient. Ils furent disposés à nouveau dans les baies de la crypte [par Thévenot en 1839] à raison de quatre par baie ; cinq baies furent alors garnies selon une disposition qui demeurera jusqu'à la dépose préventive de 1939. Les vitraux restèrent en caisse dans la crypte de la cathédrale jusqu'en 1982, date à laquelle on envisagea d'entreprendre le chantier de repose définitive. La repose des vitraux de Beauneveu, étudiée dès 1950, fut fondée sur les études que M. Louis Grodecki avait pu faire à partir des notes laissées par M. Gauchery, architecte des Monuments historiques du Cher.

Sur les vingt personnages, douze sont des Apôtres reconnaissables à leur tête et leurs pieds nus, huit sont des Prophètes, barbus. Par ailleurs, les personnages sont soit représentés devant des niches ouvertes surmontées de grands pignons, soit dans des niches fermées à petits pignons. D'autre part, on peut penser que l'orientation de leur regard devait correspondre à la direction de l'autel de la Sainte Chapelle. Aux incertitudes iconographiques que ces quelques données laissaient subsister ne serait-ce que parce que le nombre de baies originales (65) laissait ouvertes les hypothèses sur les autres personnages (Saints, Docteurs de l'Église), s'ajoutait le problème de la présentation des vitraux du XVe siècle sur des fonds modernes. Dès 1950, des essais avec maquettes et panneaux-échantillons furent réalisés et confrontés in situ en 1978. Leur témoignage illustre bien l'évolution du goût et des doctrines, vers la simplification dictée par un souci de modestie dans le rendu si délicat de la « vitrerie d'accompagnement ». Après 1978, une dizaine d'autres essais sont faits et en 1982, c'est à M. Jean Mauret que sera confié le chantier qui commencera en 1983. Au travail de création de la vitrerie, s'ajouta bien sûr celui de la restauration des vitraux originaux que leur séjour de près de quarante ans en caisse n'avait pas préservé de l'humidité et des micro-organismes préjudiciables aux grisailles si raffinées qui font leur caractéristique. "(C. di Matteo.)

Restaurations (selon le Corpus Vitrearum).

Guillaume Le Vieil intervint pour remplacer plusieurs têtes au début du XVIIIe. Francis  Chigot (Limoges 1879 - 1960) restaura au XXe siècle les panneaux parvenus jusqu'à nous.

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Les figures sont debout sous un grand dais architectural, dont les montants sont à l'avant-plan des personnages. Le Corpus de 1981 (avant la repose) décrivait 5 baies d'une lancette, mesurant 3,00 m de haut  sur 2,30 m de large avec quatre personnages, des apôtres (pieds nus) ou des prophètes (barbus, têtes couvertes), portant parfois un phylactère. 

La disposition des personnages profondément enfoncés à l'intérieur d'une niche, voire même derrière un pilier, est peut-être inspirée par le soubassement du tombeau du duc de Berry (Jean de Cambray entre 1405 et 1416), tel qu'il a été dessiné dans l'article de Gauchery 1919 planche VIII  : 44 ou 45 pleurants encapuchonnés  sont placés sous des dais architecturés très semblables à ceux des verrières. Une disposition analogue au tombeau de Philippe le Hardi, frère de Jean de Berry, réalisé en 1381-1410 par Jean de Marville, Claus Sluter et Claus de Werve. 

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La baie 2. Sibylle et Prophète dans un cadre architectural.

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges. André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur de la baie ancienne 3,20 x 2,20 (Corpus Vitrearum) et actuelle 3,00 x 1,00 (CMN)

Jaune d'argent : cheveux de la Sibylle, phylactère, architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64769

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Les fonds damassés.

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Fond damassé vert pâle à gauche. Motif complexe à rinceaux à feuilles trilobées, feuillages, rosettes, losanges dans lequel s'inscrit une croix de pétales, cercles crénelés où s'inscrit une fleur. Puisque c'est le premier que je rencontre,  je le désignerai sous le terme de Damas Sainte-Chapelle 1. Des fois que je le revois.

Il apparaît sur la planche VI de Des Méloizes, en tout petit.

Le fond rouge à droite porte le motif le plus fréquemment repris ici. Des Méloizes le décrit comme  portant "des médaillons circulaires renfermant des sortes d'oiseaux chimériques et de tiges entrecroisées avec des feuilles contournées", et en donne le pochoir complet dans sa Planche E, et une autre vue dans la Pl. II "Vitrail dans la chapelle d'Etampes". Il signale qu'on l'observe aussi dans la chapelle des Trousseau de la cathédrale. Je le désignerai comme "Méloizes 1" (voir Annexe).  Comme nous n'en voyons que des fragments, je le reconnais devant des pignons de pins inscrits dans des mandorles, et couronnés en virole par une fleur de lys. Ou devant l'aspect penniforme des ailes des oiseaux stylisés.  On le retrouvera autour de11 personnages au moins,  en 2D, 3  G et D, 5 G et D, 6 G et D, 7G et D, 8G et 10D.

 

 

 

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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En voici le motif plus complet emprunté au dais de la baie 9 gauche (peut-être moderne), mais qui montre les médaillons à oiseaux, et les autres dessins.

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Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges reposés dans la crypte de la cathédrale.

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Voici le même motif sur la planche E n°I de Des Méloizes (détail après scan) :

Damassés du commencement du XVe siècle, Des Méloizes, 1891-1897, Pl. E n°I (détail).

Damassés du commencement du XVe siècle, Des Méloizes, 1891-1897, Pl. E n°I (détail).

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2G. La Sibylle annonçant qu'une Vierge concevra un enfant.

La Sibylle : tient un phylactère et lève l'index droit en signe d'énonciation de sa vaticination. Robe bleue, manteau vieux-rose, chaussures jaunes à bouts pointus.

Dessinée et peinte sur la Planche VI de Des Méloizes : 2ème figure en haut.

Inscription du phylactère :

VIRGO VERBO CONCEPIT VERBO

Ces mots correspondent presque à un chant cité depuis le XIe siècle dans les antiphonaires, et particulièrement de l'antiphonaire dit d'Hartker, réunissant les  chants des moines de Saint-Gall (Suisse) pour la liturgie des heures, copié et annoté de neumes par le moine et reclus Hartker de Saint-Gall ; cet Antiphonarium officii est le plus important de tous les manuscrits choraux du Moyen Age, datant de 990-1000.  Sankt-Gallen, Stiftsbibliothek 390 p. 053

Virgo verbo concepit,
virgo permansit,
virgo peperit Regem omnium regum

"La Vierge a conçu par le Verbe, Elle est restée vierge, La vierge engendra le roi des rois"

Manifestement, une erreur de copie est survenue à la création ou lors d'une restauration de cette baie.

On trouve aussi ces versets comme antienne pendant l'octave de Noël du Brevarium rivipullense  ou Bnf Latin 742 (Lemarié p. 50).

Voir :

http://gregorien.info/chant/id/8714/0/de

http://gregorien.info/chant/id/8714/9/fr

http://cantus.uwaterloo.ca/chant/492516

Au début du XVe siècle, la série des douze Sibylles (autant que d'Apôtres) et leurs attributs n'est pas encore constituée — elle le sera vers 1461-1465 comme en témoignent les bois gravés conservés à l'abbaye de Saint-Gall qui  en sont la première expression— et la Sibylle la plus connue pour annoncer l'enfantement d'un Sauveur par une Vierge est la Sibylle de Cumes (dans la 4ème Églogue des Bucoliques de Virgile) , ou la Sibylle de Tibur censé avoir annoncé à l'empereur Auguste la naissance du Christ.

 

 

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Des Méloizes, relevé du vitrail en 1891-1897, Pl.. VI.

Des Méloizes, relevé du vitrail en 1891-1897, Pl.. VI.

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2D : Le prophète.

Prophète : bonnet vert (hébraïque), barbe, robe jaune, manteau bleu, main droite tenant le phylactère entre pouce et index. Texte CUM ou SUM.

 

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 2, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Je veux maintenant comparer cette tête de prophète à celle de deux prophètes du Psautier de Jean de Berry et d'un prophète des Grandes Heures. Dans tous les cas (vitrail ou manuscrits), la forme du bonnet est la même, coiffant des cheveux longs s'achevant en boucles. La barbe longue et sale mangeant le visage est semblable. L'iris des yeux est une bille noire bien ronde. On notera les fonds damassés à feuillages des enluminures.

La première est celle de Malachie  puis vient celle d'Ézéchiel

Voir aussi celle de Zacharie Fr 13091 folio 13v 

Voir aussi Isaïe : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f24.item.zoom

Sophonie 17v

 

La dernière est celle de Jérémias dans les Grandes Heures.

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Prophète Malachie, Psautier de Jean de Berry, Gallica.

Prophète Malachie, Psautier de Jean de Berry, Gallica.

Prophète Ézéchiel, Psautier de Jean de Berry, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f56.item.zoom

Prophète Ézéchiel, Psautier de Jean de Berry, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f56.item.zoom

Jeremias, Grandes Heures de Jean de Berry, Gallica.

Jeremias, Grandes Heures de Jean de Berry, Gallica.

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La baie 3 de la crypte : deux apôtres dans une architecture (vers 1400-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges. André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur de la baie ancienne 3,20 x 2,20 (Corpus Vitrearum) et actuelle 3,00 x 1,00 (CMN)

Les fonds damassés, rouge des deux cotés (plus sombre à droite), sont de type "Des Méloizes 1" à pommes de pin et fleurs de lys, médaillons à deux oiseaux se tournant le dos, etc.. 

Jaune d'argent : chevelure, architecture, sol de gauche.

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Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64770

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64771

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Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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3G. L'apôtre de gauche.

 

Robe blanche, manteau bleu. La chevelure et la barbe particulièrement longues et bouclées pourraient évoquer un autre personnage qu'un apôtre, mais pourtant, ce type de portrait se retrouve dans le Psautier d'André Beauneveu, et je donne ici l' exemple du folio 22r (Barthélémy ?) 

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

L'apôtre du folio 22r du Psautier de Jean de Berry.

L'apôtre du folio 22r du Psautier de Jean de Berry.

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3D. Un apôtre.

Le personnage de droite pourrait être le Christ, mais la comparaison avec l'apôtre Simon du Psautier montre que rien ne s'oppose à y voir un apôtre. Son manteau jaune est fait en partie d'ailes empruntées sans-doute lors d'une restauration à quelque ange (ou moins probablement à un aigle). La main droite est replacée là après coup. 

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Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 3, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

L'apôtre Simon, André Beauneveu, Psautier de Jean de Berry.

L'apôtre Simon, André Beauneveu, Psautier de Jean de Berry.

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Baie 4 : Prophète  et autre personnage dans un cadre architectural (vers 1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges et conçu par André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur de la baie ancienne 3,20 x 2,20 (Corpus Vitrearum) et actuelle 3,00 x 1,00 (CMN)

Fond damassé rouge à gauche, bleu à droite. Le motif est difficile à analyser sur fond rouge, mais l'examen de la Pl. VI de Des Méloizes, révèle ainsi qu'il porte un médaillon contenant une tête de lion. Il s'avère que ce lion tire la langue. Je le désignerai ainsi : "Médaillon à la tête de lion", également présent en 9G. .

Jaune d'argent : sol, architecture, phylactère.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64772

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Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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4G. Le Prophète ? de gauche.

 

Le premier personnage est pieds nus, mais ce n'est peut-être pas un apôtre. Très légèrement tourné vers la gauche, il a la tête enveloppée par son manteau bleu à revers blanc qui le couvre presque entièrement au dessus d'une robe blanche.  Il porte la barbe, mais cela suppose un examen attentif car elle est taillée court. 

Le phylactère porte les mots [L]AETAMINI DOMIN / O ET

Cela ne peut être une citation du prophète Joël  Filii Syon, laetamini in Domino quia dabit vobis doctores justitiae, pourtant attestée sur le reliquaire de Saint Héribert conservé dans l'église de Saint-Héribert à Cologne (1160-1170), qui associe les apôtres à 14 prophètes.

C'est donc le verset 11 du Psaume 31/32 : Laetamini in domino et exultate justi et gloriamini omnes recti corde "Justes, réjouissez vous au Seigneur et soyez transportés de joie".

Faut-il en déduire que ce personnage est DAVID ? 

Faut-il prendre en compte l'inscription basse ISAIE P[RO]PHE[TE] ? Le verset Laetamini cum Jerusalem et exultate in ea  Is 66:1 ne convient pas. 

Pour Des Méloizes, "Un autre prophète, dissimulé en partie derrière l'encadrement d'architecture, est vêtu d'une robe blanche et d'un manteau bleu doublé de blanc ;  il tient à la main un phylactère sur lequel est reproduit le texte du psaume qui a semblé plus haut devoir caractériser le roi David. Mais ce texte paraît ici provenir  d'une réparation mal entendue et avoir pris la place d'une autre inscription ; de sorte qu'on ne peut en tenir compte  pour l'attribution du personnage ici représenté. De plus, le nom ISAIE PROPHETE qu'on lit sur le soubassement peut provenir d'une transposition faite à l'époque des remaniements déplorables qui ont suivi la translation de ces vitraux dans la Cathédrale et dont les traces ne sont que trop nombreuses" (p. 24) .

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Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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4D. Le personnage de droite.

Il  est presque la copie du précédent : même manteau enveloppant la tête, même visage impassible, qui semble vraiment imberbe ici. Mais le texte du phylactère résiste à mes tentatives de déchiffrement. IN ME DO-- GEN- NOM-----M. On peut penser à ce verset du Psaume 101 Ps 101 :16 TIMEBUNT GENTES NOMEN TUUM "Alors les nations craindront le nom de l'Éternel, Et tous les rois de la terre ta gloire."

Une fois de plus, ce verset est aussi le titre d'un chant grégorien. 

http://gregorien.info/chant/id/8121/3/fr

 Des Méloizes ne le décrit pas.

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Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 4, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 5. Deux apôtres (pieds nus, tête nue) dans un cadre  architectural (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges , André Beauneveu (v1335-v1400), hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Jaune d'argent :  sol, architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64774

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64775

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Fond damassé

Le fond damassé est bleu à gauche et rouge à droite, type "Des Méloizes 1".

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 5, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 6. Deux apôtres (pieds nus, tête nue) dans une architecture (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges ; André Beauneveu (v1335-v1400). Hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé rouge des deux cotés. On y retrouve le "Des Méloizes 1".

Jaune d'argent : sol, architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64776

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Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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6D. Le deuxième "apôtre" semble avoir la tête recouverte par son manteau.

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Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 6, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 7. Saint Jean l'évangéliste et un autre apôtre dans une architecture (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges

André Beauneveu (v1335-v1400)

hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé "Des Méloizes 1" rouge et  bleu.

Jaune d'argent :  architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64778

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Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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7G. L'apôtre saint Jean,

identifié parce qu'il ne porte pas de barbe. Fond  damassé "Des Méloizes 1" 

 

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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7D. Un apôtre, vu de trois-quart.

On remarquera sur le fond damassé "Des Méloizes 1"  la fleur de lys fermant la forme en amande pointue, qui se divise latéralement en deux bras fleuri, et qui contient une graine en pignon.

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Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 7, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 8 de la crypte : deux  apôtres (pieds nus, tête nue) dans une architecture (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges

André Beauneveu (v1335-v1400)

hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé "Des Méloizes 1" à gauche

Jaune d'argent : , architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64780

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64781.

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Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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L'apôtre de droite.

 

"Il est à moitié caché par les pilastres qui soutiennent la voûte de l'édifice. Son attitude assez tourmentée résulte peut-être d'accidents mal réparés. Les deux pieds nus qui se voient sous la robe appartiennent à un personnage vu de face, tandis que la tête est tournée complètement de profil vers la gauche. Le mouvement du buste, sous un manteau bleu qui couvre l'épaule, se comprend mal. On ne voit pas les bras ni les mains. Aucun indice ne permet de nommer ce personnage. " (Des Méloizes p. 23)

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 8, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 9 de la crypte : Isaïe et un autre prophète dans un cadre architectural  (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges

André Beauneveu (v1335-v1400)

hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé rouge à gauche, vert à droite. Le damassé rouge est du même motif à tête de lion tirant la langue que la baie 2 coté droit, du moins dans la niche, car pourtant, le damassé du dais de 9G est différent, de type "Des Méloizes 1", alors que ce n'est pas ce qui apparaissait sur la Planche V de Des Méloizes en 1897.

Le damassé vert comporte des médaillons où un aigle aux plumes déployées en éventail se penche vers le sol pour y picorer. C'est le damassé de la Pl. G n°1 de Des Méloizes, son n°4.

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Jaune d'argent : , architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/search/crypte+bourges/nobc/1/node/52/slug/tour-et-crypte-de-la-cathedrale-de-bourges/page/1/sorting/oldest

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/62053

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64782

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Damassés du commencement du XVe siècle, in Des Méloizes, Pl. G n°I.

Damassés du commencement du XVe siècle, in Des Méloizes, Pl. G n°I.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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9G. Le prophète de gauche se prend pour le roi David.

 Tourné vers sa droite, un pardessus bleu jeté sur sa robe de nuit blanche, le regard hagard, penché en avant et prenant appui sur un phylactère qu'il confond avec sa canne, se tenant les reins, ce pauvre homme est si égaré sur cette verrière qu'il a, précipitamment, lacé sur sa tête la cuvette de sa table de nuit. Perplexe,  il cherche sur le chambranle  la sonnette de son appartement. Ses chaussures aussi devenaient idéales. Il les a jeté.

Que ne lit-il la consigne du jour, inscrite sur le rouleau de papier qu'il a laissé se dévider !

LETAMINI [IN] DOMINO : ET EXULTATE 

Laetamini in Domino et exultate iustis et gloriamini omnes recti corde  "Justes, réjouissez-vous! Mettez votre joie en l’Eternel et poussez des cris de joie, vous qui êtes droits de cœur! " est le verset 11 du psaume 31.

Sous la forme Laetamini in Domino et exultate iustis, "Réjouissez-vous dans le Seigneur, et tressaillez d’allégresse, vous, les justes.", c'est un cantique déjà présent dans l'Antiphonaire d'Hartker Stiftsbibliotek Sant-Gallen Cod.Sang. 390 p.66. (990-1000) 

Voir : http://gregorien.info/chant/id/4793/0/fr

C'est le même verset que présentait le prophète de gauche de la baie 4. Gênant.

Une fois de plus, pouvons-nous en déduire que le prophète est le Psalmiste en personne, le roi David ? Rien n'est moins sûr, en l'absence de harpe et de couronne.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Le même prophète relevé par Des Méloizes entre 1891 et 1897, dans sa planche V.

Le même prophète relevé par Des Méloizes entre 1891 et 1897, dans sa planche V.

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Le motif "à la tête de lion" du damassé de 9 D :

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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9D. Le prophète de droite : Isaïe.
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Son voisin de chambre se tient bien de face, le visage aux petits yeux futés à peine tourné vers la droite. Il présente un phylactère qui est une vraie carte de visite : 

VIRGO CONCEPIET ET PARIET FILIUM.

Pas d'ambiguité, c'est Isaïe.

Nous reconnaissons en effet son verset Is. 7:14, 

Ecce virgo concipiet et pariet filium et vocabitur nomen eius Emmanuel. "Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel."

C'est le plus fameux de toute la typologie biblique. Celui qui est cité par Matthieu dans l'incipit de son évangile Mt 1:23 "Tout cela arriva afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: La vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et on l’appellera Emmanuel, ce qui signifie «Dieu avec nous»."

Et c'est ce verset qui est cité dans le Credo apostolique et prophétique du Psautier de Jean de Berry et dans ses Grandes Heures. Dans ces manuscrits, Isaïe est associé avec saint Jacques le Majeur, et ici, sur les verrières de la Sainte-Chapelle, il le serait encore si, après moult autres malheurs, le clocher ne s'était effondré le 18 février 1756, à  sept heures du soir.

Voir aussi :

http://gregorien.info/chant/id/2736/0/fr

Antiphonaire d'Hartker : http://www.e-codices.unifr.ch/fr/csg/0339/37

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Mais alors, pourquoi lisons nous inscrit dans le soubassement : DANIEL ?

"Le nom de Daniel inscrit à ses pieds sur une moulure de soubassement provient évidemment d'un déplacement de panneau, et il n'y a aucun doute que le personnage représenté est Isaïe" (A. Des Méloizes)

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 9, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 10 de la crypte : deux apôtres dans un cadre architectural (1395-1405).

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges, par André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé : type "Des Méloizes 1"

Jaune d'argent : cheveux et barbe, sols, architecture.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/search/crypte+bourges/nobc/1/node/52/slug/tour-et-crypte-de-la-cathedrale-de-bourges/page/1/sorting/oldest

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64783

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64784

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 10, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges, crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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La baie 11 de la crypte : apôtre et prophète dans un cadre architectural (1395-1405).

 

Provenant de la Sainte-Chapelle de l'ancien palais ducal de Bourges, par André Beauneveu (v1335-v1400) ; hauteur et largeur 3,00 x 1,00 m

Fond damassé : "à fleur de lys" au sommet d'un pignon de pin et médaillons à 2 oiseaux. C'est le motif de la Pl. E n°1 de Des Méloizes.

Jaune d'argent : collier, architecture, sol fleuri.

Pour zoomer sur une image de la banque d'images des Monuments Nationaux (copyright Alain Lonchampt/centre des Monuments nationaux) :

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/12429

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/highRes/id/64785

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Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

Baie 11, anciennes verrières (avant 1405) de la Sainte-Chapelle de Bourges reposées dans la crypte de la cathédrale de Bourges. Photographie lavieb-aile 2014.

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ANNEXES 

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I. Les statues des apôtres et prophètes  sculptées vers 1400 par André Beauneveu, conservées au musée du Berry à Bourges. 

1) "Prophète tourbillonnant".

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0497/m023086_0001369_p.jpg

Notice Chancel-Bardelot de Béatrice© Bourges, musée du Berry, © Service des musées de France, Photographie 2009 Philippe Motte, Zoom Studio, 2004 :

"La Sainte-Chapelle construite à Bourges par le duc Jean de Berry devait être la démonstration de la présence du pouvoir royal en Berry. Elle reçut un riche décor, ainsi qu'un trésor, dont les éléments sont en partie demeurés à Bourges après la destruction du monument, en 1757-1758. Cinq statues de prophètes, aux attitudes variées, illustrent l'élégance des créations artistiques dans l'entourage de Jean de Berry"

2) Prophète.

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0498/m023086_0001370_p.jpg

"La statue présente des caractéristiques techniques qui la rattachent incontestablement au même ensemble : emploi de la pierre de Charly, mode de fixation au dos, avec de grosses boucles de fer, scellées au plâtre."Notice Chancel-Bardelot de Béatrice© Bourges, musée du Berry

 

3)  Prophète au tablier.

 http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0497/m023086_0001367_p.jpg
"Entre 1392 et 1405 "Souvent attribué à André Beauneveu, en raison de ses affinités avec les figures du psautier du duc de Berry, le "prophète au tablier" a aussi été considéré comme une oeuvre de Jean de Cambrai. Son attitude et l'agencement "en tablier" de son manteau l'inscrivent dans la tradition de la sculpture du XIVe siècle, tandis que le traitement et l'expressivité du visage appartiennent bien à l'art des environs de 1400". Notice Chancel-Bardelot de Béatrice© Bourges, musée du Berry,

 

4) / Prophète au phylactère. 4ème quart XIVe. Jean de Cambray ou André Beauneveu

http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/0497/m023086_0001366_p.jpg

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II. La planche VI de l'article de Gauchery 1919 :

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57493315/f94.image

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III. Les pleurants du tombeau de Jean de Berry :

http://www.louvre.fr/oeuvre-notices/deux-pleurants-du-tombeau-de-jean-de-berry

PRADEL (Pierre ), 1957, Nouveaux documents sur le tombeau de Jean de Berry, frère de Charles V , Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot  Année 1957  Volume 49  Numéro 1  pp. 141-157

http://www.persee.fr/doc/piot_1148-6023_1957_num_49_1_1465

— ERLANDE-BRANDENBURG (A.) 1974 "Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges [compte-rendu]" Bulletin Monumental  Année 1974  Volume 132  Numéro 2  p. 164http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1974_num_132_2_5334

"La découverte, par M. Stephen K. Scher, au Musée de Bourges, d'un fragment de vitrail provenant vraisemblablement de la Sainte-Chapelle de Bourges l'a incité à revenir sur l'étude de sa vitrerie, tant sur le plan historique que stylistique. On connaît les difficultés auxquelles se heurte tout historien pour cette étude, puisque les vitraux, déposés en 1757, lors de la démolition de l'édifice et installés dans la crypte de la cathédrale, ont été changés d'emplacement au milieu du siècle dernier et mis en 1939 en caisses où ils se trouvent toujours. La découverte aux Archives du Cher par M. Ribault de documents nouveaux a permis à M. Scher de mieux préciser la translation de 1757 et leur mise en place dans la cathédrale. On sait maintenant que la totalité des douze fenêtres de la crypte fut garnie de cette vitrerie. A la Révolution un certain nombre de vitraux furent brisés, si bien qu'au début du xixe siècle une restauration ne put reconstituer que cinq fenêtres avec vingt personnages. Tout ceci ne permet guère de reconstituer la disposition originelle de la vitrerie à la Sainte-Chapelle, puisque les documents antérieurs à 1757 sont peu explicites. Les douze apôtres et les huit prophètes subsistants invitent à penser à. une concordance entre l'Ancien et le Nouveau Testament, cependant la présence de deux docteurs permet d'élargir considérablement ce thème qui devait être aussi vaste que celui qui fut exécuté à Riom dans le dernier tiers du xve siècle. Il s'y ajoutait enfin des scènes narratives comme le laissent penser une description et un panneau figurant la Pentecôte, présenté dans la crypte. Le fragment découvert par M. Scher au Musée de Bourges appartiendrait selon lui à une scène narrative, puisqu'il veut y voir un Saint Joseph (1). L'analyse stylistique de tous ces fragments révèle l'existence de plusieurs mains. Ainsi l'auteur du vitrail du Musée de Bourges (Le maître de la tête de saint Joseph) ne se retrouve pas dans les autres verrières conservées, même s'il appartient au même milieu stylistique. Cette unité serait l'œuvre d'André Beauneveu, qui paraît la personnalité dominante à cette date. Il a dû fournir quantité de projets d'oeuvres qu'il ne réalisait pas lui-même. Or, on retrouve certains des caractères des prophètes du psautier du duc de Berry qu'on sait qu'il décora, dans les statues des prophètes qui passent pour provenir de la Sainte-Chapelle. Même si ces sculptures présentent entre elles des nuances, il s'en dégage une unité d'ensemble qui ne peut s'expliquer que par la direction d'un seul maître. Les verrières de la Sainte-Chapelle comme les statues de prophètes offrent, malgré des différences de mains, des caractères qui appartiennent à, Beauneveu. On en tire la conclusion que l'artiste participa au moins à, la conception de l'ensemble. Quant à la tête du Musée de Bourges, elle paraît si proche de certains des prophètes du psautier et de la plus belle des statues que sa participation directe à son exécution n'est pas à, rejeter. — Stephen K. Scher, Note sur les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges, Ibid., p. 23-44, 14 fig."

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ANNEXE, SUITE : Les fonds damassés.

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Des Méloizes p. 23.

" Des damassés variés sur verre rouge, bleu ou vert, sont employés comme fond général dans tous les tableaux [des vitraux de la Sainte-Chapelle] : 

1. Le dessin le plus fréquent (Pl. E n° 1) est formé de médaillons circulaires renfermant des sortes d'oiseaux chimériques et de tiges entrecroisées avec des feuilles contournées. Nous l'avons déjà rencontré (Pl. II) dans des vitraux qui passent pour provenir aussi de la Sainte-Chapelle. Ce damassé se trouve aussi dans un vitrail de la cathédrale d'Évreux dont j'ai eu l'occasion de parler à propos du vitrail des Trousseau (voir p. 6).

2 et 3 : Deux autres, ayant entre eux une certaine analogie, sont composés de deux sortes de rosaces alternées : l'un (Pl. D n° 1) a déjà été signalé dans le vitrail des Trousseau (Pl. II); on a vu l'autre employé dans le vitrail d'Aligret (Pl. III).

4 : Un quatrième (Pl. G n°1) montre des aigles entourés de cercles de feuillages.

Il procède de la même inspiration qu'un autre damassé (Pl. A, n°2) dont la cathédrale possède quelques fragments isolés.

5. Un cinquième sert de fond que je ne reproduis pas en raison de son état de détérioration : on y voit l'ours et le cygne, supports des armoiries du duc Jean, et le monogramme qui forme avec eux une sorte de rébus traduisant la devise du duc de Berry. La Planche A, n°1, reproduit en grandeur naturelle ce damassé sur lequel j'aurai à revenir avec quelques détails dans un Chapitre consacré à l'étude des damassés aux différentes époques."

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Le damassé à l'ours et au cygne, in Beaurepaire.

Le damassé à l'ours et au cygne, in Beaurepaire.

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SOURCES ET LIENS.

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— Deux très beaux articles généraux :

http://www.ecoles.cfwb.be/argattidegamond/images/Berry/tombeau.htm

http://patrimoinebourges.weebly.com/bourges-gothique/les-vestiges-de-la-sainte-chapelle-de-bourges

— BEAUREPAIRE (Eugène de) 1898, Les Vitraux peints de la cathédrale de Bourges, Henri Delesques imprimeur-éditeur, Caen, 1898 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1437564/f5.item.r=.zoom

— Auguste de Girardot et Hippolyte Durand, La Cathédrale de Bourges: description historique et archéologique, P-A. Desrosiers et Victor Didron, Moulins, Paris et Bourges, 1849, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6517933b/f8.item.r=.zoom

— Arthur Martin, Charles Cahier, Monographie de la cathédrale de Bourges. Première partie : Les Vitraux du xiiie siècle, Poussielgue-Rusand éditeur, Paris, 1841-1844 ; pp. 303 (volume de texte) http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/martin1841texte/0007

 (volume de planches) http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/martin1841planches/0008

— Catalogue La Sainte-Chapelle de Bourges une fondation disparue de Jean de France, duc de Berry : [exposition, Bourges, Musée du Berry, 26 juin 2004-31 octobre 2004] / [catalogue sous la dir. de Béatrice de Chancel-Bardelot et de Clémence Raynaud] Paris : Somogy ; Bourges : Musée du Berry, 2004  impr. en Italie 222 p. : ill. en noir et en coul., jaquette ill. ; 28 cm (non consulté)

— Lectionnaire de la Sainte-Chapelle de Bourges, Bourges, BM, ms. 0035 , http://initiale.irht.cnrs.fr/ouvrages/ouvrages.php?imageInd=2&id=-1

— DI MATTEO ( C), 1986. Cher. Repose des vitraux de la Sainte-Chapelle à la cathédrale de Bourges. In: Bulletin Monumental, tome 144, n°4, année 1986. p. 337; doi : 10.3406/bulmo.1986.2836 http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1986_num_144_4_2836

http://www.persee.fr/docAsPDF/bulmo_0007-473x_1986_num_144_4_2836.pdf

http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_2006_num_164_4_1405_t1_0409_0000_3

— ERLANDE-BRANDENBURG (A.) 1974 "Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges [compte-rendu]" Bulletin Monumental  Année 1974  Volume 132  Numéro 2  p. 164

http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1974_num_132_2_5334

— GIRARDOT ( Auguste de) , 1850,  La Sainte-Chapelle de Bourges : sa fondation, sa destruction , impr. de Crapelet (Paris)

 

"Le plan de la Sainte-Chapelle de Bourges est le même que celui de la Sainte-Chapelle de Paris.

On n'a point fait, il est vrai, à Bourges comme a Paris, d'église au rez-de-chaussée, et il y a moins de perfection dans l'architecture de l'ensemble; mais ce sont les mêmes dispositions: une seule nef éclairée par de grandes fenêtres, les nervures de la voûte reposant sur des colonnettes engagées dans la muraille et contre ces colonnettes les statues des douze apôtres.

Ces fenêtres étaient ornées de vitraux au sujet desquels un auteur du XVI" siècle, Geoffroy Thory, de Bourges, s'exprime ainsi dans la préface de son livre intitulé : L'Art et la Science de la vraye proportion des lettres attiques (Paris, 1549) : « Le noble ouvrier des vitres de la Saincte-Chapelle de Bourges, que le duc de Berry, nommé Jehan, feit faire, fut si ingrat et glout de son savoir, qu'il ne le voulut onques enseigner à homme n'à son filz, ce dit-on. Les vitres qu'il fist sont de tel art, que le soleil, tant luysant peult-il estre, ne les peult de ses rayons aucunement pénétrer, qui est une chose très-belle et sans autre semblable. S'il eust volontiers enseigné cela, mille autres hommes eussent depuis luy faict maintes belles et bonnes opérations qui ne sont pas faites et ne seront jamais. 

L'une et l'autre chapelle étaient desservies par un chapitre spécial, enrichies d'un trésor .

Le 14 août 1392 le pape Clément VII accorda la bulle d'institution. Cette pièce contient le nombre des membres du nouveau chapitre ainsi répartis : douze chanoines présidés par un trésorier, treize chapelains, treize vicaires et six clercs de chœur, en tout quarante-cinq personnes.

Le duc imposa au chapitre de la Sainte-Chapelle plusieurs services solennels conformes au but de son institution, pour lui, sa famille et quelques-uns de ses serviteurs les plus affidés.

Sa vie durant, pour lui, une messe solennelle du Saint-Esprit, le premier jour de chaque mois. Le 16 décembre, une messe du Saint-Esprit sa vie durant, qui devait être changée en un anniversaire solennel après sa mort. [..]

4. - Suppression de la Sainte-Chapelle.

Au milieu du XVIe siècle, la Sainte-Chapelle avait déjà subi des dégradations considérables; la charpente du clocher, recouverte de plomb, s'était pourrie ; la foudre avait brisé deux piliers, Maîtres Jacques Beaufilz, Jehan d'Amboyse et Jehan Levez, massons ; Étienne Chaboureau et Biaise Du Duylien, maîtres charpentiers; Estienne Saulceron, maître couvreur, établirent un projet de réparation, qui fut exécuté au moyen d'un secours accordé par le roi, par lettres données à Paris le 25 novembre 1549. Près de 10 000 livres furent employées à refaire les terrasses, gargouilles, etc,, et à reconstruire le grand escalier de vingt-quatre marches, par lequel on arrivait au porche.

En 1562, les protestants, maîtres de Bourges, pillèrent et dévastèrent la Sainte-Chapelle.

Le 31 juillet 1693, un incendie détruisit la couverture, la charpente et le clocher, ainsi que la grande salle du palais. Le clocher ne fut jamais refait. On rétablit à grands frais la toiture ; mais elle resta moins élevée que l'ancienne, et le pignon , qui la dépassait d'une assez grande hauteur, ayant été renversé par un violent ouragan, le 18 février 1756, à sept heures du soir, sa chute brisa la nouvelle couverture, quatre croisées et une statue d'apôtre, deux autels et le côté gauche des stalles.

Cet événement fut aussitôt exploité par la mauvaise volonté d'un prélat tout-puissant, peu scrupuleux en fait de suppression d'établissements religieux, et qui l'êvaitdepuis longtemps la destruction de la Sainte-Chapelle. Le cardinal de La Rochefoucauld, alors archevêque de Bourges, avait pris en aversion l'église fondée par le duc Jean.

La haute dignité du trésorier, l'indépendance du chapitre de la Sainte-Chapelle, exempt de sa juridiction , lui avaient toujours fait ombrage. Il ne pouvait oublier qu'entrant un jour dans le chœur de cette église pendant l'office, il avait vu les chanoines cesser leurs chants sur l'ordre du trésorier, et ne les reprendre qu'après son départ. L'accident du 18 février fut pour lui une occasion de satisfaire ses rancunes."

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65189112/texteBrut

GAUCHERY (Paul) 1921 , "Le palais du duc Jean et la Sainte-Chapelle de Bourges. Nouveaux documents sur leur état primitif, leur mutilation ou leur destruction", Mémoires de la Société des Antiquaires du Centre, XXXIX, 1919 - 1920, p.37 - 77.  



"Les vitraux de cette immense lanterne, comme dit Chaumeau, avaient frappé tous ceux qui les avaient vus et nous ne comprenons pas aujourd'hui, par les débris qui nous en restent, les qualités qu'ils y trouvaient.  Nous citerons, par ordre chronologique, les divers admirateurs qui ont vu le travail dans tout son ensemble : 

1° Les ambassadeurs florentins (1461) (ils vont visiter le roi Louis XI à Tours). Ils passent une seule journée à Bourges, le 19 décembre, et, dans cette journée, visitent et décrivent sur leur journal : la cathédrale, l'hôtel Jacques-Coeur, la Sainte-Chapelle, mentionnant, dans ces courtes visites, ce qui les a le plus frappé. Pour la Sainte-Chapelle qui était terminée depuis 45 ans : « Elle a des verrières figurées admirables dont les couleurs, 
« très lumineuses, sont si foncées que le soleil ne peut les « traverser. » 

2° Geoffroy Tory (1549) : « Le soleil, tant luisant peut-il estre, ne les peut de ses rayons aucunement pénétrer, qui est une chose très belle, et sans autre semblable. » 

3° Chaumeau (1566) : « Faites par un si subtil artifice et lavement que les rayons  du soleil ne peuvent aucunement passer à travers, ni faire nuisance à la veue des personnes. » 

4° Catherinot (1675) :  « Splendeur des fenêtres impénétrable aux rayons du soleil. » 

5° La Thaumassière (1689) :« Faites d'un verre qui est impénétrable aux rayons du soleil quoiqu'il en reçoive la clarté. » 

L'historien le plus compétent, aujourd'hui, en ces matières, M. le Marquis des Méloizes en parle d'après les débris qui restent à l'église souterraine : 

« De tels éloges conviennent d'autant plus mal à ces vitraux,  que leur grave défaut, commun d'ailleurs à tous les vitraux  de la même époque, est précisément une translucidité exagérée. Les verres incolores y tiennent la plus grande place, en constituant les niches architecturales qui encadrent et surmontent les personnages ; ceux-ci, isolés dans chaque panneau, ont des manteaux de diverses couleurs ; et le fond général damassé des tableaux, peut arrêter, à la vérité, dans une large mesure, les rayons du soleil ; mais à côté de ces parties relativement sombres qui occupent peu de surface, de grandes étendues de verre blanc, sobrement ombré, laissent passer la lumière presque sans atténuation et peuvent, quoiqu'en dise Chaumeau, éblouir les spectateurs. » (Des Méloizes, Les vitraux de la cathédrale de Bourges postérieurs au XIIIe siècle. Lille, 1891-1894 p. 22 ).

En examinant ce qui nous reste dans l'église souterraine, nous trouvons des représentations de niches contenant chacune un personnage: 1° Un prophète ayant la tête et les pieds couverts.  2° Un apôtre ayant les pieds nus. 
Ils étaient disposés, dans la Sainte-Chapelle de Bourges, en deux registres superposés dans les trois fenêtres de l'abside, et dans des niches alternativement plates et polygonales. 
Les niches polygonales étaient obtenues par un dessin perspectif très adroit. On avait donné ainsi un contour plus harmonieux à ces longues théories de personnages. (
1. Les apôtres et les prophètes garnissaient les trois fenêtres de l'abside ; mais les autres verrières de l'édifice avaient leurs niches meublées de figurations de saints, de docteurs de l'église, de saintes femmes, de patriarches, comme nous les voyons à la Sainte-Chapelle de Riom. ) 

Nous pensons que les lancettes des fenêtres, de 12 mètres de hauteur, contenaient à leur partie supérieure les deux registres d'apôtres et de prophètes qui représentaient une hauteur totale de 5 m. 50 ; il restait donc 7 mètres pour les autres vitraux compris entre les prophètes et le bas de la fenêtre. 

Nous croyons qu'il ne faut pas juger aujourd'hui l'ensemble des vitraux de la Sainte-Chapelle par la partie supérieure qui, seule, a été transportée à l'église souterraine, mais bien par ce qui frappait le visiteur qui ne regardait pas seulement au sommet de la nef  (
2. On s'explique comment les chanoines du XVIIIe (de la cathédrale) n'utilisèrent que les parties supérieures des lancettes où seulement étaient des personnages pour meubler les fenêtres de l'église souterraine qu'ils ont ainsi éclairée. L'inventaire de 1757 indique en plus un lot considérable de vitraux pour raccommoder ceux de la cathédrale.). Dans tout le périmètre de l'édifice son regard s'arrêtait sur ces grandes statues d'apôtres, si belles de forme et de décor, nous disent nos historiens du XVIe et XVIIe siècles. 

Il nous paraît que l'architecte de la Sainte-Chapelle, pour faire un éclairage reposant dans cette immense salle vitrée, avait cherché une gradation de lumière du sol jusqu'aux voûtes.  Sur la hauteur des allèges, c'est-à-dire à plus de 3 m. 30 du sol, la lumière était absolument nulle : il n'y avait pas d'ouvertures, mais seulement les allèges des fenêtres recevant les dossiers des stalles. 

Au niveau des appuis commençait le vitrail en damassé qui était relativement sombre, comme le dit M. des Méloizes,    mais là ce n'étaient plus des petites surfaces, des bandes étroites  qui remplissaient les vides à côté des parties si claires de l'architecture, comme nous le voyons à l'église souterraine, c'était un damassé continu de 6 à 7 mètres de hauteur, devant lequel se détachaient les statues d'apôtres. Le soleil, disent les auteurs que nous avons cités, ne pouvait traverser ce damassé ni faire nuysance à la vue. M. des Méloizes a fait les relevés très complets de ces damassés, représentant en tons foncés des étoffes où on reconnaît des rosaces, des ornements, des oiseaux  fantastiques et surtout les termes de la devise du duc Jean . (I. On en trouve des fragments rouges au vitrail de la chapelle de Montigny et bleus à celui de l'oratoire de la chapelle Jacques-Coeur à la Cathédrale.
 ) 
Le dessin de ces vitraux avait frappé l'ingénieur Trezaguet, en 1756, alors qu'il procédait au démontage du tombeau, il parle de ce dessin qu'il constaté dans les vitraux. 

Dans la partie supérieure de chaque fenêtre, les damassés de la base se continuent comme dessin en couleur faisant ressortir chaque prophète et apôtre avec l'architecture claire qui les encadre. Ainsi tout se tient dans le vitrail qui part de l'allège et devient très lumineux au sommet où sont les personnages ; la lumière se réfléchit sur les voûtes qui sont ainsi très éclairées. 

Les verrières aux armes du duc Jean, placées dans la chapelle d'Étampes, à la cathédrale, viennent aussi de la Sainte-Chapelle ; ce sont probablement celles qui étaient dans les oratoires. M. des Méloizes, qui parle aussi de cette probabilité, explique comment l'opacité de certaines couleurs est atténuée à distance  dans le rayonnement d'une couleur vive. Il dit (p. 7 de son ouvrage) : 

" L'écu de Berry semé de fleurs de lys sans nombre avec la bordure engrêlée de gueules est composé, comme dans le vitrail des Trousseau ; des lames de verre bleu encadrent les fleurs de lys réservées sur verre jaune au milieu d'une grisaille opaque. La teinte sombre de cette grisaille s'atténue beaucoup à distance dans le rayonnement du bleu et celui-ci paraît remplir tout le champ. » Cet artifice a dû être employé dans les damassés des vitraux.
"

— GRODECKI (Louis) et al. 1981, Les vitraux du Centre et des Pays de la Loire, Corpus Vitrearum vol.II, Ed. du CNRS, pages 184-186.

— MÉLOIZES (Marquis Albert des), Vitraux peints de la cathédrale de Bourges postérieurs au XIIIe siècle / texte et dessins par le marquis A. Des Méloizes ; avec une introduction par M. Eugène de Beaurepaire. Paris : Desclée, de Brouwer & cie, 1891-1897.viii, 82 p., [29] planches en couleur : ill. ; 75 cm. Imprimé par Desclée, de Brouwer & co., Bruges (Belgique)

— RAYNAUD (Clémence ), 2004, « Ad instar capelle regie parisiensis » : la Sainte-Chapelle de Bourges, le grand dessein du duc de Berry , Bulletin Monumental  Année 2004  Volume 162  Numéro 4  pp. 289-302

http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_2004_num_162_4_1553

— REGARDS, Banque d'images des monuments nationaux : Tour et crypte de la cathédrale de Bourges.

http://www.regards.monuments-nationaux.fr/fr/asset/search/crypte+bourges/nobc/1/node/52/slug/tour-et-crypte-de-la-cathedrale-de-bourges/page/1/sorting/oldest

— L'art européen vers 1400: huitième exposition sous les auspices du Conseil de l'Europe [au Kunsthistorisches Museum de Vienne, 7 mai 1962-31 juillet 1962 The Museum, 1962 - 470 pages

— WIKIPEDIA  Les vitraux de Bourges.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitraux_de_Bourges

 

— Kurmann-Schwarz, Brigitte (2003): La Sainte-Chapelle de Riom et ses vitraux. Présenté pendant: Congrès archéologique de France - Monuments en Basse-Auvergne Grande-Limagne, 158éme session, pp. 339-349.

— Whiteley, Mary (2003): Riom: le palais de Jean, duc de Berry. Présenté pendant: Congrès archéologique de France - Monuments en Basse-Auvergne Grande-Limagne, 158éme session, pp. 333-337.

— Billot, Claudine (1998): Les Saintes Chapelles royales et princières. Editions du patrimoine, Paris (France), pp. 55-59.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 21:23

La maîtresse-vitre de la Passion (vers 1550) de l'église de Guengat (29).

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Voir la liste de mes 152 articles sur les vitraux.

Mon précédent article (2014) sur les vitraux de Guengat.

 

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Première lancette. Le Portement de croix / Le Christ ressuscité apparaissant à Marie-Madeleine (?) .

 

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Le fond damassé "à la rouelle" identique à La Roche Maurice et à La Martyre réapparaît en sixième lancette.

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Deuxième lancette. Le Bon Larron / La Vierge en pâmoison entre Jean et une Sainte Femme.

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Maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Inscription MIOINOVERE MIO

SVE IOSEF / NOEOT / ORE

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Inscriptions : 

Ceinture : HLPOREILETA

Galon : MOSCO NAVE

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Troisième lancette. Le Christ en croix / Sainte Marie-Madeleine. : Saint Pierre tranchant l'oreille de Malchus.

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Inscription : SVOAN.

 

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Quatrième lancette.

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Inscription MDSVCC / SVOE / SVEMCVS.

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Cinquième lancette. La Déposition de croix.

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Sixième lancette. La Résurrection / Saint Fiacre.

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LE TYMPAN.

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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Tympan de la maîtresse-vitre ou baie 0, vers 1550, de l'église de Guengat. Photographie lavieb-aile juillet 2017..

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 21:50
La maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La verrière de Saint-Jacques, quartier de Saint-Léon en Merléac, a de belles  proportions. Haute de huit mètres cinquante mètres, elle est large de  quatre mètres quarante cinq. Elle porte à sa base le nom de son créateur, G. Béart, et la date de sa réalisation en 1402. C'est l'une des plus anciennes baies vitrées conservées en Bretagne.

Rappel : En ce début du XVe siècle, le roi de France est Charles VI, mais la Bretagne est un duché dirigé, après la Guerre de Succession, par un Monfort, Jean V (1399-1442), très soucieux d'affirmer son pouvoir et son image par un large programme de mécénat religieux. Les grands seigneurs de son duché rivalisent pour l'imiter, et notamment le plus grand d'entre eux, Alain VIII vicomte de Rohan de 1396 à sa mort en 1429 et son fils Alain IX.

Or, Saint-Léon (Merléac) (qui dépend du diocèse de Cornouaille   où, en 1402, l'évêque est Thébaud de Malestroit)  appartient à  la vicomté de Rohan.

Enfin, la fin du XIVe et le début du XVe correspondent à cette phase tardive du gothique, nommée gothique international, que l'on reconnaît par exemple dans les mouchettes du remplage de ce tympan. Cette période est marquée par le mécénat de princes soucieux de splendeur démonstrative, et le Prince des mécènes fut alors Jean de Berry, favorisant la carrière d'artistes majeurs de l'enluminure, de la peinture et de l'architecture.

Le haut pavé rectangulaire des huit lancettes trilobées consacrées à la Passion et à la Légende de saint Jacques est couronné par un tympan ogival, centré par une rose à douze rayons et complété, pour remplir la base de la pointe d'ogive, de deux rhombes à quatre quadrilobes, d'écoinçons latéraux et d'un rang  de six  trilobes aux armes des Rohan.

Son programme iconographique est simple et cohérent. Au centre, la Sainte Face. Tout autour, les douze Apôtres affirmant les fondements de la Foi des douze articles du Credo. Et douze anges soit musiciens, soit porteurs de couronnes, soit  proposant la lecture des louanges de leurs chants.

Cette simplicité ne doit pas nous inciter à n'attribuer à cette rose qu'un regard distrait. Son examen aux jumelles révèle toute la beauté des vitraux anciens, conservés presque par miracle jusqu'à nous. Mais surtout, le choix iconographique, celui du Credo apostolique, est remarquable par ses rapports avec les autres productions artistiques de son temps : ce qui fera l'objet de ma Discussion.

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Tympan de la maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse-vitre (G. Béart, 1402) de la chapelle Saint-Jacques de Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'œil de la rose du tympan : 

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Il est découpé en un cercle sur lequel se greffent six cercles plus petits . Au centre, la Sainte Face (en partie restaurée), est en verre bleu sur un fond rouge où des rayons serrés sont tracés. Le Christ porte des cheveux longs et une barbe ; son regard se tourne vers la gauche.

Dans les oculi secondaires, le soleil et la lune anthropomorphe se clignent de l'œil, cantonnés par quatre étoiles blanches.

Cet œil est encadré par six trilobes en verre rouge uni.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LA ROSE : LE CREDO APOSTOLIQUE.

Sur chacun des douze rayons en mouchettes bilobées du premier cercle est peint un apôtre déroulant un phylactère. Sur celui-ci s'inscrit l'un des douze articles du Symbole des Apôtres qui lui est attribué, selon la tradition iconographique du Credo apostolique. Mais ici, aucun attribut ne permet d'identifier à coup sûr chaque apôtre, et notamment pas saint Jacques le Majeur, le patron de la chapelle,  qui  tient traditionnellement le troisième article.

Les inscriptions sont en lettres gothiques minuscules avec lettres ornées, lettres conjointes et tildes de remplacement de certains -N-.

 

Je me fonde, pour désigner les apôtres, sur la tradition qui trouve son origine dans un texte du Pseudo-Augustin et s'est appliquée avec quelques variantes pendant tout le Moyen-Âge et la Renaissance  (cf E. Mâle) :

1 Pierre: Credo in Deum patrem omnipotentera, creatorem cœli et terrae.

2. André : Et in Jesum Christum, Filium ejus.

3. Jacques (majeur) : Qui conceptus est de Spiritu Sancto, creatus ex Maria Virgine

4. Jean : Passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus et sepultus est. 

5. Thomas : Descendit ad inferna. Tertia die resurrexit a mortuis.

6. Jacques (mineur) : Ascendit ad cœlos, sedet ad dexteram patris omnipotentis

7. Philippe : Inde venturus est judicare vivos et mortuos.

 8. Barthélémy : Credo in Spiritum Sanctum.

9. Mathieu : Sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem.

10. Simon : Remissionem peccatorum

11. Thaddée : Carnis resurrectionem

12 . Mathias : Vitam eternam.

Mais j'ai mis aussi en variante les attributions du Mystère de la Résurrection joué à Angers en 1456 (cf Annexe).

Le Credo débute en haut à gauche (à 11 heures de cette grande horloge liturgique).

 

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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1. Saint Pierre. CREDO IN [DEUM] PAT-EM MNI POTENT CREATOREM CELI ET

Credo in Deum, Patrem omnipotentem, Creatorem caeli et terrae. "Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre,"

Nimbe à décor foliaire rayonnant

Le seul critère pour identifier saint Pierre (mais ce ne peut être que lui, il ne laisserait à personne d'autre le rôle de tenir le Premier article) serait sa calvitie, mais elle est rompue ici par une sorte de tonsure monastique en couronne.

Fond rouge damassé à feuilles nervurées, larges, à indentations rondes comme les feuilles d'érable. (F1)

Jaune d'argent : cheveux et barbe.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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2. [Saint André ou saint Jean ]. ET IN IH~US XPUM FILIU EIUS

 

Et in Iesum Christum, Filium eius unicum, Dominum nostrum "et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur" 

Fond rouge : rinceau à tiges files formant des boucles circulaires R1.

Jaune d'argent : chevelure, barbe, mais aussi la partie droite du visage sur le front, l'œil et l'arête du nez, sans que je sois certain qu'il ne s'agisse pas ici d'une altération brune du verre. Si il s'avérait qu'il s'agisse bien d'un rehaut de jaune d'argent, cela constituerait un exemple de ce qui sera observé à Quimper, Runan, etc.

Visage : le dessin à la grisaille est très précis, traçant les plis horizontaux du front, les sourcils en plusieurs traits sinueux, la petite excroissance charnue entre les sourcils (ride du lion), les deux plis palpébraux, l'iris (un arc de cercle pour l'œil  gauche, un "camembert" pour l'œil droit) et la pupille noire, les rides en "patte d'oie",  le nez fort à la narine puissante, les plis naso-géniens très soulignés,  l'ombre du philtrum, les deux lèvres d'épaisseur différente. Le résultat est un "portrait" plein de vie et un regard bon et humain.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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3. [Saint Jacques le majeur] . QUI CONCEPT / US EST / SPIR / CTO NATUS

qui conceptus est de Spiritu Sancto, natus ex Maria Virgine, "qui est conçu du saint-Esprit, et né de la Vierge Marie", 

Fond rouge : rinceaux R1.

Jaune : cheveux, barbe, robe.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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4. [Saint Jean ou saint André]. PASSUS SUB P / PILATO CRU / CIFIXUS MORT- ET SEPULTUS.

passus sub Pontio Pilato, crucifixus, mortuus, et sepultus, "(il) a souffert sous Ponce Pilate, (il) a été crucifié, (il) est mort, (il) a été enseveli,"

Fond rouge : Feuilles "d'érable" F1 et feuilles "en laminaire, en lanières" F2.

Jaune d'argent : chevelure, barbe.

L'attribution d'une barbe à saint Jean est incongrue, sauf si on admet le parti-pris d'une indétermination des personnages. Main moderne.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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5. [Saint Thomas ou saint Philippe]. TERCIA DIE / RESUREXIT A MO

descendit ad inferos, tertia die resurrexit a mortuis, "(il) est descendu aux enfers ;  le troisième jour, (il) est ressuscité des morts ;"

Fond rouge : feuilles F1.

Jaune : cheveux et barbe.

Visage : comme Van Eyck pour le chanoine Van der Paele en 1434, ou pour le cardinal Albergati,  Memling en 1480, ou Joseph dans le Triptyque Mérode de Robert Campin vers 1425  le peintre excelle à rendre les traits témoignant de l'âge respectable des apôtres, peints comme des patriarches. Il participe donc du mouvement de réalisme pictural illustré par les maîtres Flamands. Il nous livre un vrai traité de dermatologie ou d'esthétique gériatrique de la face, ne faisant grâce à ses modèles ni de   l'épaississement de la région interoculaire, ni des plis de la racine du nez, ni des autres plis du front ou des joues, ni de l'amincissement des lèvres. Mais dans ce portrait d'apôtres, je note surtout comment l'œil perd sa forme en amande sous l'effet de la ligne en cuvette rectangulaire qu'adopte la paupière inférieure. Pour l'œil droit, l'épaississement irrégulier du bord palpébral est saisissant, révélant un relâchement des tissus cutanés comme on l'observe dans l'entropion sénile.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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 6. [Jacques (le mineur) ou Thomas] : ASCENDIT AD CELOS SEDET ADEXTERAM DEI

Ascendit ad cœlos, sedet ad dexteram patris omnipotentis. "(il) est assis à la droite de Dieu, le Père tout-puissant."

 

La formulation "ad dexteram Dei" se retrouve dans le Mystère de la Résurrection de 1456 (Annexe)

Fond rouge : feuilles F1 ou F2.

Jaune : barbe et chevelure. 

Visage : il confirme l'appartenance du peintre (Guillaume Béart) au mouvement de réalisme pictural. On croit observer même une miliaire de points de crasse sénile, même s'il est, là encore, important de faire la part de l'altération du verre par attaque chimique.


 

 


 

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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7. [Saint Philippe ou Barthélémy . INDE  VE[N]TURUS JUD-

inde venturus est iudicare vivos et mortuos "d'où il viendra pour juger les vivants et les morts."

Fond rouge : longues lanières F2.

Jaune : cheveux et barbe. Panneau restauré.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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8. [Saint Barthélémy ou Matthieu. CREDO IN SPIRITUM SANCT

Credo in Spiritum Sanctum, "Je crois en l'Esprit-Saint".

Fond rouge : F2.

Jaune : cheveux, barbe, col.

Visage : notez la coiffure avec un tortillon central, comme saint Jean. Les yeux rectangulaires par deux lignes en L. Le discret rehaut de l'œil gauche au jaune d'argent.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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9. [Saint Matthieu ou Jacques le mineur]. SANCTAM ESIAM CHATO / LICAM.

sanctam Ecclesiam catholicam, sanctorum communionem, "à la sainte Église catholique, à la communion des saints".

Fond rouge : F1.

Jaune : cheveux, barbe.

Visage : très nombreuses rides et ridules, hachures sur les épais sourcils et le nez ; œil droit rectangulaire.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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10. [Saint Simon]. 

remissionem peccatorum, "à la rémission des péchés".

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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11. [Saint Jude-Thaddée : CARNIS RESURRECTIONEM.

 

carnis resurrectionem "à la résurrection de la chair".

Fond rouge : feuillages F1 ou F2.

Jaune : cheveux, barbe.

Chevelure à tourbillon central. Sourcils en lignes brisés, nombreuses rides, œil rectangulaire, etc.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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12. [Saint Matthias]. VITAM ETERNAM AMEN.

vitam aeternam Amen "à la vie éternelle amen".

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LES ANGES DES QUADRILOBES .

On trouve de chaque coté, dans le carré qui les réunit, deux anges porteurs de phylactères mentionnant le Sanctus et, en haut et en bas, deux anges porteurs de couronnes. Dans les deux écoinçons qui les bordent, deux anges musiciens sont peints.

1°) Quatre quadrilobes d'anges porteurs de phylactères.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

 

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Quadrilobe à l'extrême gauche : ange à phylactère.

La banderole porte les mots SANCTUS DOMINUS DEUS SABAOTH PLENI

C'est bien-sûr l'incipit du Sanctus :

Sanctus, Sanctus, Sanctus Dóminus Deus Sábaoth.
Pleni sunt caeli et terra glória tua.
Hosánna in excélsis.
Benedíctus qui venit in nómine Dómini.
Hosánna in excélsis.

 

Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux !

Jaune d'argent : chevelure, galon de l'amict, nuées du lobe inférieur.

L'ange porte au dessus de l'aube finement plissée sous l'effet d'un cordon  un amict ourlé d'un galon d'or.  Sa tête, imperceptiblement inclinée vers la droite, présente un visage rond au front droit, aux yeux rectangulaires, ourlés et cernés, au nez un peu épaté, aux lèvres fines. Sa chevelure mi-longue aux boucles fortement ondulées est volumineuse à la hauteur des tempes et aplaties sur le haut du crâne.

http://la.revue.item.free.fr/main3d2.htm

http://www.fligny-haute-epoque.com/fr/tete-dange-37

Reliquaire de Saint-Férreol 1346  : http://www.culture.gouv.fr/emolimo/chef.htm

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=REF&VALUE_98=PM87000246

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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SANC[TU]S, SNCX, SNCX D[OMI]N[U]S EIUS.

Sanctus Sanctus Sanctus Dominus eius

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La chapelle saint-Jacques de Merléac : la maîtresse-vitre IV : le tympan.

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D[OMI]N[U]S S--US DEUS EIUS DOMINUS D-US.

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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S[ANC]TUS S[ANC]TUS S[ANC]TUS DOMINUS DEUS.

 

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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2°) Quatre quadrilobes aux chérubins porteurs d'une couronne.

La couronne d'or est celle d'un couronnement spirituel. Il s'agit vraisemblablement de celle du Christ ("mon Royaume n'est pas de ce monde", Jn 18:36), puisque toute cette vitre est christique, à la différence des baies latérales où Marie recevait son couronnement dans les Cieux après son Assomption. Elle vient faire un glorieux contre-point à la Couronne d'épines. Mais elle renvoie aussi aux couronnes répétées sur la bordure des lancettes.

Les anges méritent toute notre attention ; nous remarquons alors qu'ils ont deux paires d'ailes de deux couleurs bleue ou verte, et que leur corps est couvert de plumes. Ils flottent sur des nuées. Ce sont des chérubins. 

Fond rouge à feuilles en lanières dans les interstices.

Jaune d'argent sur le corps, la chevelure et parfois les ailes des chérubins, et sur les couronnes.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LES ANGES MUSICIENS  DES ÉCOINÇONS.

Deux cartons sont repris après inversion, et nous avons donc, en double, deux anges jouant l'un d'une mandore et l'autre d'une vièle à archet. Dans les deux cas, les instruments sont piriformes, monoxyles ou bien à côtes  et leur table est sculptée d'une rosace centrée, a priori décorative sculptée sans fonction d'ouïe. Dans les deux cas encore, le cheviller est recourbé sur lui-même et son extrémité est sculpté d'une tête d'animal. Il reste à les détailler.

 

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1°) L'ange joueur de  rebec.

Ce qu'on observe, c'est un instrument piriforme étroit et long, à six cordes (six chevilles), dont on peut décrire trois parties. La première, formant l'arrondi de la poire, est creux, puisqu'elle est dotée de deux ouïes en forme de C. Elle est plus basse que la suivante, et séparé de celle-ci par une crête. Vient ensuite la partie moyenne, centrée par une rose décorative, et sur lequel l'archet vient jouer sur les cordes. Enfin, le chevillier, creusé, forme un demi-cercle et s'achève par une tête d'animal (un dragon). L'instrument est tenu sur la poitrine, son fond calé sur la face interne du bras. 

L'ange tient un archet bombé, le poignet en pronation, la main tenant un manche.

Les deux instruments de droite et de gauche sont quasi identiques, celui de gauche est plus facile à observer.
 Dois-je y voir un rebec ? Le distinguer d'une vièle ?

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Les anges portent l'amict brodé d'orfrois dorés sur une aube plissée qui retombe en un feston bouffant au dessus de la ceinture. Les poignets sont bordés par un galon doré. Le jaune d'argent utilisé pour ces broderies d'or se retrouve aussi employé pour la chevelure, mais peut-être aussi pour rehausser l'œil gauche de l'ange de droite (voir la vue rapprochée).

 

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Je vais d'abord m'attacher à retrouver, sans succès, des exemples de vièle ou rebec présentant ce chevillier bien particulier, puis à trouver des illustrations à peu près contemporaines de cette verrière de 1402.. Les vièles que je vais trouver sur la voûte de la Chapelle de la Vierge (Jean de Bruges, vers 1377), ont un cheviller droit (Luc Chanteloup utilise à son sujet le terme de rebec ou pochette). De même pour celles ornant les enluminures des Très Belles Heures de Notre-Dame, (1375-1400), peintes par le Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans).

De même, le rebec des anges  des Très Belles Heures de Notre-Dame est à chevillier droit (folio 67v, Noces de Cana).

 

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Ange joueur de rebec,  voûte de la Chapelle de la Vierge (Jean de Bruges, vers 1377), photographie lavieb-aile 2014.

Ange joueur de rebec, voûte de la Chapelle de la Vierge (Jean de Bruges, vers 1377), photographie lavieb-aile 2014.

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Ange joueur de rebec, Très Belles Heures de Notre-Dame est à chevillier droit (folio 67v, Noces de Cana).

Ange joueur de rebec, Très Belles Heures de Notre-Dame est à chevillier droit (folio 67v, Noces de Cana).

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2°) L'ange joueur de mandore.

L'instrument est une mandore, un instrument à la caisse en demi-poire, plus étroit que le luth, et dont les trois, quatre ou six cordes (comme ici si j'en juge par le nombre de chevilles) produit un son plus aigu. La table est décorée d'une rosace. Le cheviller décroche du corps de l'instrument à angle droit avant de décrire un demi-cercle et de s'achever en tête de dragon. 

Mais surtout, la peinture sur verre montre parfaitement le plectre, cet accessoire qui ressemble ici à un haricot vert en S allongé, mais qui est habituellement confectionné grâce à une plume d'oie ou une fine tranche de corne. Tenu entre pouce et index, il prend  appui sur la première commissure.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La recherche iconographique d'instruments identiques, avec la tête d'animal, est plus fructueuse. 

— Parmi les 47 anges des voûtains de la Chapelle de la Vierge en la cathédrale du Mans, peinte par Jean de Bruges vers 1377, l'un joue d'une mandore. Les doigts de la main gauche appuient sur chacune des trois doubles cordes, la main droite, munie d'un plectre, sorte de stylet tenu entre le pouce et le majeur, pince les cordes. Le cheviller, en forme de crosse recourbée vers l'avant, distingue la mandore du luth. Il se termine par une tête de monstre sculptée.  (Voir Jean-Marcel Buvron, Luc Chanteloup, Philippe Lenoble, Les anges musiciens de la cathédrale du Mans, 2005, ou Luc Chanteloup, , Les anges musiciens de la cathédrale du Mans, un concert céleste, Ed. de la reinette 2009).

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Voûte de la chapelle de la Vierge, Le Mans, par Jean de Bruges vers 1377. Photographie lavieb-aile.

Voûte de la chapelle de la Vierge, Le Mans, par Jean de Bruges vers 1377. Photographie lavieb-aile.

Voûte de la chapelle de la Vierge, Le Mans, par Jean de Bruges vers 1377. Photographie lavieb-aile.

Voûte de la chapelle de la Vierge, Le Mans, par Jean de Bruges vers 1377. Photographie lavieb-aile.

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Sur le coin supérieur de l'enluminure du Couronnement de la Vierge, peint en 1375-1400 pour les Très Belles Heures de Notre-Dame, folio 75v, on trouve un ange joueur de mandore. L'instrument est monté avec quatre cordes, et quatre chevilles ; le chevillier en crosse se termine par une tête de femme. La tenue du plectre se fait entre pouce et index, tandis que le majeur semble posé sur la corde la plus basse. La position des doigts de la main gauche est peinte de façon si précise qu'un musicien pourrait sans doute en tirer des conclusions sur l'accord ou le jeu. 

Au total, ces trois représentations du même instrument (avec quelques variantes) se valident mutuellement, d'autant qu'elles sont toutes datées de la fin du XIVe ou tout début du XVe (entre 1375 et 1402). Ce qui pourrait même permettre d'étudier les rapports entre Jean de Bruges, Jean d'Orléans (Maître du Parement de Narbonne)  et l'auteur de la maîtresse-vitre de Saint-Jacques de Merléac.  

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Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400), enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans), Couronnement de la Vierge folio 75v. Gallica.

Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400), enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans), Couronnement de la Vierge folio 75v. Gallica.

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Dans les marges des folios 67v et  161v des Très Belles Heures de Notre-Dame, se trouve un nouvel exemple de cet ange joueur de mandore. Associé à un joueur de rebec.

Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400),  enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans),  Noces de Cana. Gallica.

Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400), enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans), Noces de Cana. Gallica.

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Folio 161v, Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400),  enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans),  Noces de Cana. Gallica.

Folio 161v, Très Belles Heures de Notre-Dame (1375-1400), enluminure du Maître du Parement de Narbonne (Jean d'Orléans), Noces de Cana. Gallica.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Précision sur les amicts des anges.

Ces amicts sont bien particuliers par le savant repli du tissu sur lui même qui, comme pour les serviettes pliées dans un restaurant, transforment le banal carré d'étoffe en un accessoire particulièrement élégant. Ce raffinement tient à l'évasement des formes sur les épaules, mais surtout au dessin en U ballonisé des deux pointes de col qui tendent à se rejoindre. Plus tard, à partir de 1423, ce dessin en U adoptera la forme de la lettre oméga minuscule ou d'un W arrondi, dans les sculptures sur pierre des anges du Maître du Folgoët.

Pourrait-on en déceler les sources ?

J'en trouve un exemple dans un Trône de Gloire lorrain du XVe siècle restauré par Muriel Oiry en 2010 (Salle lapidaire du Musée d’art et d’histoire de Toul,  déposée de la façade occidentale de l’église Saint-Gengoult de Toul ). Les photos proviennent de son article et sont sa propriété :

 

 

Muriel Oiry, Le Trône de Grâce : étude et la restauration d’une Trinité lorraine du XVe siècle, https://ceroart.revues.org/1748
Muriel Oiry, Le Trône de Grâce : étude et la restauration d’une Trinité lorraine du XVe siècle, https://ceroart.revues.org/1748

Muriel Oiry, Le Trône de Grâce : étude et la restauration d’une Trinité lorraine du XVe siècle, https://ceroart.revues.org/1748

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Remarque complémentaire sur le duo rebec / mandore.

Deux anges musiciens jouant face à face l'un d'un rebec, l'autre de la mandore (avec un plectre), est représenté aussi dans la chapelle Saint-Jacques, sur les lambris peints du bas-coté nord, au sein d'un instrumentarium plus étoffé.

De plus, si le chevillier de la mandore est droit, perpendiculaire au manche, celui du rebec est en crosse terminé par une tête féminine. 

Voilà les photos qui les concernent, en attendant l'article consacré à ces peintures.

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Peintures murales du bas-coté nord, de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Peintures murales du bas-coté nord, de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Ange jouant du rebec , peintures murales du bas-coté nord, de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Ange jouant du rebec , peintures murales du bas-coté nord, de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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LES TRILOBES.

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1) Aux fleurs de lys.

Si ces fleurs de lys sont d'origine, et non le fruit d'une création par un restaurateur, elles inciteraient à rechercher leur signification héraldique en association avec les macles des Rohan.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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2. Trilobe aux armes des Rohan .

de gueules aux macles d'or.

En 1402, le vicomte de Rohan en titre était Alain VIII de Rohan, fils de Jean Ier de Rohan et de Jeanne de Léon (morte en 1372). Vicomte de Rohan de 1396 à sa mort en 1429. Il était l'époux, depuis 1380, de Béatrix de Clisson, fille du connétable Olivier V de Clisson. 

Son fils, le comte de Porhoet, était né vers 1382 et avait donc 20 ans. Il deviendra vicomte de Rohan en 1429 sous le nom d'Alain IX.  A l'époque de la création de ce vitrail, il était célibataire, puisque son mariage avec Marguerite de Bretagne sera célébré en 1407.

 Le commanditaire, ou du moins le seigneur qui exerça ses droits prééminence sur cette verrière axiale était donc Alain VIII de Rohan.

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Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la maîtresse vitre de 1402 de la chapelle saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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DISCUSSION.

 Autant les panneaux des lancettes et des tympans des  baies latérales contemporains de cette maîtresse-vitre étaient voués au culte de la Vierge, de son Assomption et de son titre de reine, autant la vitre axiale de la chapelle Saint-Jacques est dédié, mis à part le registre consacré à saint Jacques comme patron de l'édifice, à la Christologie. Les lancettes de la Passion sont complétées par le tympan, dont la rose est centrée par le visage du Christ, entouré de ses douze disciples et adoré par un cortège d'anges qui chantent ses louanges et sa divinité par les accents du Sanctus.

Mais c'est surtout l'importance des douze articles de la Foi, piliers de son Église, qui est affirmée.

Il est si courant de voir, en franchissant les porches des églises et chapelles bretonnes, les deux groupes de six apôtres portant en écharpe l'article de ce Credo apostolique qu'on oublierait volontiers que toutes ces sculptures de pierre sont postérieures au premier quart du XVe siècle, puisque les premiers porches suivent la construction de la collégiale du  Folgoët en 1423. Le porche de Saint-Herbot en Plonevez-du-Faou, qui en est un superbe exemple, date de 1481-1509, et son homologue de Plourach de 1458-1488.

De même, l'autre exemple de Credo apostolique (et prophétique) sur un vitrail de Bretagne, celui de Quemper-Guézennec, date de 1460-1470. 

Ce cortège des douze apôtres tenant leur phylactère serait, sous réserve d'inventaire, la première manifestation dans notre Région de cette tradition iconographique. 

Dans les provinces voisines, il faut attendre 1430-1435 pour voir ce Credo apostolique traité en vitrail à la cathédrale Saint-Julien du Mans, sous la Rose de la baie 217.

Seule, la cathédrale de Metz peut s'enorgueillir de sa baie occidentale de 1384 qui traite, sous la grande Rose, du Credo apostolique et prophétique. Elle n'est antérieure que  de moins de vingt ans à la verrière de Merléac.

Cela lui confère donc un intérêt manifeste. Mais nous pouvons aller plus loin dans nos considérations.

En effet, s'il faut rechercher des exemples iconographiques dans les autres arts, et après avoir écarté les œuvres postérieures à ce vitrail de 1402 (comme le Baptistère de Sienne de 1450, ou les ouvrages imprimés comme les Calendriers des Bergers), nous trouvons des manuscrits comme le Verger de Soulas ou Speculum Theologiae de la fin du XIIIe siècle folio 13v,  le Livre d'heures de Jeanne II de Navarre, enluminé à Paris vers 1330 (Bnf NAL3145), ou le Bréviaire de Belleville Bnf Latin 10483  (1323-1326)   mais c'est surtout dans les manuscrits  du duc  Jean de Berry (1340-1416)  que nous trouvons l'expression de ce thème :

a) Le Psautier de Jean de Berry peint vers 1380-1400, enluminé par André Beauneveu, et où chaque apôtre et chaque prophète occupe une page particulière, avec le texte de son article ou de sa prophétie en latin et en français. Ce serait un psautier à l'usage de Bourges.

b) Les Grandes Heures de Jean de Berry, peintes vers 1400-1410, où un apôtre tenant un phylactère et un prophète affilié est représenté en bas de chaque page du calendrier, comme dans le Bréviaire de Belleville. Mais ce dernier manuscrit est déjà postérieur au vitrail de Merléac.

Il faut ajouter que l'on voit encore en la crypte de  la cathédrale de Bourges les vitraux des apôtres et des prophètes qui éclairaient jadis la Sainte-Chapelle de Bourges, consacrée en ...1405. Ces vitraux avaient été peints par André Beauneveu.

En conclusion, il existe un faisceau d'argument pour penser que le choix iconographique de la verrière de Saint-Jacques de Merléac a été influencé par les vitraux et les enluminures commandés par le duc Jean de Berry entre 1380 et 1410. Plus précisément, l'influence d'André Beauneveu a pu être déterminante, en tant que peintre d'enluminure et de vitraux à Bourges vers 1486-1488.

Il resterait à étudier les voies de cette influence du Centre-Val de Loire sur la Bretagne et des liens entre les Rohan et la cour de Bourges. Ces liens peuvent passer aussi par les Clisson en raison du mariage, en 1380, de Béatrix de Clisson, fille du connétable Olivier V de Clisson, avec Alain VIII de Rohan.

Un argument peut être évoqué : c'est la ressemblance entre les fonds damassés des vitraux de Saint-Jacques de Merléac et ceux des tentures derrière les apôtres et prophètes du Psautier de Jean de Berry à feuilles F1 ou F2. Les rinceaux R1 s'y observent dans les lettrines des pages suivantes.

 

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f44.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f45.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f48.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f49.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f52.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f53.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f56.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f57.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f61.item

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f355.item

Les lettrines à rinceaux polycycliques R1

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f63.item.zoom

Par contre, ces fonds damassés sont très simples, si on les compare à ceux de vitraux de la Sainte-Chapelle de Bourges, eux aussi consacrés à un Credo apostolique (complété par les Prophètes, une Sibylle, etc). 

 

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ANNEXE.

Un Mystère de la Résurrection a été joué à Angers en 1456, copié sur un manuscrit conservé au musée Condé de Chantilly, sur un manuscrit de la Bnf français 972 daté de 1491 et imprimé par Antoine Vérard en 1499.

Le manuscrit de Chantilly contient, à la fin du Mystère, un Credo en allemand et un Credo en breton. Ce Credo breton étudié par P. Le Nestour est très précieux puisqu'il précède, comme témoignage du breton armoricain, le Catholicon de Lagadeuc (1464), mais aussi, pour mon sujet, parce qu'il atteste du culte du Credo en Bretagne, et de la forme qu'il prenait au début du XVe siècle.

Le Mystère de la Résurrection de 1456 montre d'une part comment est mis en scène l'énonciation des articles du Credo par chaque apôtre lors de la Pentecôte dans l'enceinte du Cénacle. Les vers 19316 à 19319 donnent l'attribution des articles à chaque disciple par saint Pierre, qui s'exprime :

Si je pense chascun en son cueur

D'entre nous douze, d'en dicter

Ung article et le rapporter

Par escript, desquelz je seray

Celluy qui le premier feray,

Et Jehan Zebedee sera

Celluy qui le second fera,

E Jacques son frere le tiers,

Et mon frere André volentiers

Fera le quart, comme il advient,

Et Phelippe fera le quint

Et Thomas fera le VIe,

Et Berthelemé le VIIe

Mace le VIIIe dictera

Et Jacques Alheus ara

La charge du neufme faire

Et Simon Zelotes, son frere

Escrira le dizieme a plain

Et son autre frere germain,

Judas Thedëus, escripra

Le Xie article et baillera,

Et Mathias, nouvellement,

receu, fera l'achevement

Du XIIe article dicter.

Les vers suivants 13340-13367 donnent le texte latin des articles.

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SOURCES ET LIENS.

http://www.patrimoines.lorraine.eu/fileadmin/illustrations/C006198_291-93.pdf

— MÂLE (Emile) Le Credo des apôtres in L'art religieux à la fin du Moyen-Âge en France  page 246-296

https://archive.org/stream/lartreligieuxdel00mluoft#page/250/mode/2up/search/credo

— MÂLE (Emile) Le Credo des apôtres

http://patrimoine.amis-st-jacques.org/documents/000135_e_male_credo_des_apotres_2.pdf

— Wikipédia André Beauneveu

https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Beauneveu

— PSAUTIER DE JEAN DE BERRY, Bnf fr. 13091, 1380-1400. Enluminures d'André Beauneveu.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84546905/f16.image.zoom

— GRANDES HEURES DE JEAN DE BERRY  ou Horae ad usum Parisiensem , 1400-1410

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b520004510/f11.item

— BREVIAIRE DE BELLEVILLE : Breviarium ad usum fratrum Predicatorum, dit Bréviaire de Belleville. Bréviaire de Belleville, vol. I (partie hiver), 1323-1326

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8451634m/f13.image

PICHON (Denis) , 2000, Note sur les peintures murales de Notre-Dame-du-Tertre à Châtelaudren : présence d'un Credo prophétique Société d'émulation des Côtes-d'Armor, 2000, 130, p. 115-122

— Jean-Marcel Buvron, Luc Chanteloup, Philippe Lenoble, 2003, Les anges musiciens du Mans. Textes de Jean –Marcel Buvron, Luc Chanteloup et Philippe Lenoble – Conception et maquette : Philippe Maillet et Jean-Luc Prou. Editions de la Reinette, 9 rue des frères Gréban - 72009 - Le Mans Cedex 

 — Baptistère de Sienne : http://www.viaesiena.it/fr/caterina/itinerario/battistero/articoli-del-credo/articoli-della-seconda-campata

 

— RANSON (Lynn) 2002 A franciscan program of illumination Insights and Interpretations: Studies in Celebration of the Eighty-fifth .publié par Colum Hourihane  ..pp 84-89 En ligne

 —COUFFON (René)  1935, "Les verrières anciennes des Côtes-du-Nord" Bulletins et Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord t.67 pp.115-117. En ligne. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441314t/f141.image

— GATOUILLAT (Françoise), HEROLD (Michel) 2005 , Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum VII, Presses Universitaires de Rennes pp.100-102.

DONNART (Mireille)  La maîtresse-vitre de Quemper-Guézennec (fin XVe siècle) Mémoire de maîtrise Paris X-Nanterre 1990. (non consulté)

DONNART (Mireille), 1993 "Prophètes et apôtres dans la La maîtresse-vitre de Quemper-Guézennec (fin XVe siècle)", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993). L'auteur reprend les assertions de René Couffon, ses transcriptions erronées des phylactères et ses fausses identifications des auteurs des versets prophétiques, de même que l'évocation de l'influence de Maître Francke.

GAY (Françoise) 1993, Le choix des textes des prophètes face aux apôtres au Credo", in Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— HASENORH (Geneviève), 1993 "Le Credo apostolique dans la littérature française du Moyen-Âge", Actes du Colloque Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon 

— LACROIX (Pierre) , Renon, Andrée,  Mary, Marie-Claude, Vergnolle, Éliane [Publ.] Pensée, image et communication en Europe médiévale. A propos des stalles de Saint-Claude - Besançon (1993).Sommaire en ligne 

— LE BIHAN (Jean-Pierre) "Vitraux disparus et comment ? Quemper -Guézennec, un Credo des apôtres découvert", Blog 

 

RENON F, relevé du Credo du chœur de la cathédrale de Cambray en 1404 Revue de l'art chrétien: recueil mensuel d'archéologie religieuse, Volume 8 Arras ; Paris 1864 page 262.

 

ANGES ET AMICTS

—  OIRY (Muriel), « Le Trône de Grâce : étude et la restauration d’une Trinité lorraine du XVe siècle », CeROArt [Online], EGG 1 | 2010, Online since 18 November 2010, connection on 29 September 2017. URL : http://ceroart.revues.org/1748

—Vente Laurence Fligny : tête d'ange

http://www.fligny-haute-epoque.com/fr/tete-dange-37/

— Chef-reliquaire de Saint-Férreol

http://www.culture.gouv.fr/emolimo/chef.htm

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 20:28

La chapelle Saint-Jacques de Merléac : les vitraux du 1er quart du XIVe et du début du XVe siècle des baies latérales. Baies 1, 2, 3, 5 et 7.

 

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Sur cette chapelle, voir :

 

Sur les vitraux, voir :

Les articles de mon blog traitant des vitraux. (154 articles)

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Le visiteur qui se rend en la chapelle Saint-Jacques de Merléac voit son attention rapidement absorbée par l'architecture, par les peintures murales, par le lambris peint, par l'ensemble des statues en bois,  et par la prestigieuse maîtresse-vitre de 1402. IL aura facilement tendance à négliger les vitraux des baies latérales (une baie au sud, 4 baies au nord), d'autant qu'elles résultent d'une vaste et complexe recomposition associant des pièces de panneaux du début du XVe siècle (proche de la date de 1402 inscrite sur la maîtresse-vitre), de rares éléments plus anciens datant des origines de la chapelle (en cours d'achèvement en 1317) et de mosaïques de pièces modernes en "bouche-trous". Cette réorganisation a été finalisée par l'atelier Hubert de Sainte-Marie en 1990. 

S'il quittait la chapelle sans s'attarder sur ces vitraux, notre visiteur passerait à coté de la première manifestation de l'utilisation du jaune d'argent en Bretagne au premier quart du XIVe siècle. Et d'anges dont les phylactères portent des fragments d'oraisons rarement rencontrés.

C'est d'ailleurs l'erreur que j'ai commise, photographiant trop rapidement ces verrières que je croyais secondaires.

C'est en suivant pas à pas les explications données par Françoise Gatouillat et Michel Hérold que nous profiterons  de tous les trésors qui nous attendent. J'y ajouterais un  examen particulier des fonds damassés et de l'emploi du jaune d'argent.

Rappel 1 : le jaune d'argent (d'après Infovitrail)

Le jaune d’argent est une cémentation, coloration obtenue par des sels métalliques qui pénètrent dans la masse du verre pendant la cuisson. Il apporte une coloration pouvant aller du jaune très clair au brun orangé foncé.

Le jaune d'argent apparaît en Normandie et à Paris dès les premières années du XIVe siècle,
Le plus ancien exemple, en 1313, est visible dans les verrières de l'église paroissiale Saint-Pierre du Mesnil-Villeman.

Le jaune d'argent révolutionne la technique du vitrail et de la peinture sur verre car on peut désormais ajouter la couleur jaune sur une même pièce sans la séparer par un plomb.
On se sert du jaune d'argent pour colorer les chevelures, les bijoux, les couronnes, les sceptres et les éléments architecturaux, les vitreries ornementales de losanges et les fenêtres en grisaille décorative dont certains détails sont rehaussés de jaune d'argent. Il s'applique généralement au revers de la pièce.

Le jaune d'argent est un mélange de sels d'argent (sous forme de sulfure ou de chlorure ) et d'un cément (ocre ou argile calcinée) qui restera en surface après cuisson et sera retiré.

Il est important de savoir que lors de l'application, les ions argent sont encore incolores, car pour se colorer ils doivent se coaguler. Donc le peintre ne voit pas l'effet de ce qu'il fait lorsqu'il pose ce cément.
On obtient une cémentation plus foncée et plus colorée selon le sel employé, la concentration de sels, la durée et température de cuisson, la composition chimique du verre.
Comme le mélange se pose le plus souvent « à la goutte » (on l’étale à l'aide d'un pinceau mouilleur bien chargé), cela explique sans-doute qu'il forme, ici, des taches ou plages plus ou moins bien circonscrites. Après cuisson, l'aspect ressemble à une coloration dans la masse car aucune épaisseur n'est perceptible au touché.

Note 1 : le brunissement des verres anciens a rendu parfois aléatoire l'évaluation du jaune sur mes photographies.

Note 2 : dans les vitraux du XIVe siècle, (Lafond 1943, Lautier 2000) le jaune d'argent est parfois posé sur le coté interne du verre, du même coté que la grisaille. Il serait très intéressant de savoir si c'est le cas à Merléac.

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Rappel 2 : les vitraux les plus anciens conservés en Bretagne (Gatouillat).

  • 1265-1270 : Dol-de-Bretagne, cathédrale  : 3 figures d'évêques en pied

  • vers 1290-1300 :  Dol-de-Bretagne, cathédrale  : baie 100 du chœur et bras du transept.

  • vers 1317 : Merléac (35), chapelle Saint-Jacques  : panneaux des lancettes et tympan des  baies 2 et 3. Grisaille et  jaune d'argent  sur verre blanc et fond de couleur.

  • premier quart XIVe : Pléboulle (22), chapelle du Temple : fragments d'un Tétramorphe. Grisaille et jaune d'argent sur verre blanc.

  • vers 1340 : église de  Saint-Alban (22) : maîtresse-vitre, 9 scènes de la Passion. Présence en abondance du jaune d'argent.

  • 1380-1390 : Dol-de-Bretagne, cathédrale  : panneaux en bas de la maîtresse-vitre.

  • vers 1402 : Merléac (35), chapelle Saint-Jacques  : maîtresse-vitre et panneaux des baies latérales. 

  • vers 1400 : Saint-Servant-de-l'Oust (56), chapelle Saint-Gobrien : fenêtre majeure, quelques panneaux. Vitraux offerts par Olivier de Clisson et Marguerite de Rohan, présence de M couronnés. 

  • 1410-1415 : Quimper, cathédrale : baies du chœur.  Pupilles colorées au jaune d'argent.

  • vers 1423 : Runan, maîtresse-vitre. Pupilles colorées au jaune d'argent.

Ce rappel chronologique montre entre autre l'intérêt d'une comparaison des fonds damassés et de l'emploi du jaune entre Saint-Jacques de Merléac et la cathédrale de Quimper, à laquelle j'ai consacré de nombreux articles.

Vitraux du chœur II : Les fonds damassés des vitraux du chœur de la cathédrale de Quimper (vers 1417). Baie 100 et 109. ​

Les vitraux du chœur de la cathédrale de Quimper. III. L'usage du jaune d'argent sur les vitraux des baies 110 et 112 (vers 1417). Anne trinitaire à Quimper.

http://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-fonds-damasses-des-vitraux-du-xve-siecle-de-la-cathedrale-de-quimper.html

http://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-vitraux-des-baies-110-et-112-du-choeur-de-la-cathedrale-de-quimper.html

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La baie 1 éclaire l'autel de la chapelle du bas-coté nord. Début du XVe (v.1402) et 1990.

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 Haute de 2,60 m et large de 1,10 m, elle se compose de deux lancettes trilobées organisées en trois registres et d'un tympan à deux trilobes et un quadrilobe sommital. Rassemblant des panneaux composites du début du XVe siècle, sa composition actuelle en association avec des créations modernes date de 1990 (atelier HSM).

Quatre panneaux anciens de la baie 1 (Annonciation, Visitation, Adoration des Mages, Vierge à l'Enfant ) laissent supposer qu'à coté de la Passion et de la Vie de saint Jacques de la verrière d'axe, une ou plusieurs baies traitaient de la Vie de la Vierge et de l'Enfance du Christ. D'autres panneaux de la baie 2 (Circoncision, Présentation au Temple) entrent aussi dans cette série. Néanmoins, Gatouillat et Hérold signalent qu'aucune baie de l'édifice actuel ne semble correspondre à leurs dimensions, mais que la majorité des éléments anciens montés dans les baies latérales sont d'une facture homogène comparable avec la maîtresse-vitre datée de 1402.

Ce culte marial se retrouve repris avec le thème de la Vierge couronnée et avec les inscriptions des phylactères, ce qui inciterait à penser que tout ou partie de la chapelle de Saint-Léon a été placé initialement sous le patronage de Marie en co-patronat avec saint Jacques. C'est dans ce sens que j'ai interprété d'abord le M couronné de la bordure de la vitre axiale comme se référant à Marie.


 

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette A.

En bas : scène composée par l'atelier HSM de Quintin (Hubert de Sainte-Marie).

Au milieu : Annonciation.

En haut : Rois Mages.

 

 

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a) Composition d'Hubert de Sainte-Marie 1990.

La scène composée par l'atelier HSM en 1990 reprend en l'inversant le schéma global de l'Adoration des Mages, et recopie avec soin le motif à rinceaux polycycliques de ce panneau des Rois (que je note R1 pour me repérer). 


 

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) Annonciation vers 1402 , avec d'importantes restaurations de 1990.

Le phylactère porte des fragments de l'inscription AVE MARIA GRATIA PLENA ("Salut Marie pleine de grâces") , et les pages du livre ouvert des fragments de  ANCILLA DOMINI / FIAT MIHI SECUNDUM (Ecce ancila domini, fiat mihi secundum verbum tuum : "Je suis la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole").

La Vierge et Gabriel portent un bandeau perlé. Marie, est figurée de face, mais le visage de trois-quart, comme une jeune fille surprise dans sa lecture et qui se tourne subitement vers la droite. Sa posture est hanchée avec  l'abdomen projeté en avant, selon les critères de la mode de l'époque. Sa ceinture est ornée de motifs réguliers à six perles réunies en fleur.

Le fond damassé rouge porte des larges feuilles nervurées aux digitations profondes et arrondies. (je le repère sous le sigle F1)

Jaune d'argent : chevelure, bijoux (bandeau, collier, perles de la ceinture), lys, tranche du livre, bases, bagues et et chapiteaux des colonnes, cœur des fleurs de l'architrave. On voit, sur les perles de la ceinture par exemple, que la tache jaune déborde le contour de la perle centrale qu'elle souhaite colorer.


 

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Les visages sont dessinés ainsi : une ligne trace un sourcil et le contour du nez avec sa narine. Un autre trait dessine le second sourcil et l'arête du nez. Les deux yeux bien ouverts  sont en amande plus effilée vers l'extérieur avec une pupille noire et une conjonctive en croissant blanc. Surtout, des cernes concentriques tracent les deux paupières et le pli palpébral supérieur.

Le philtrum n'est pas oublié, au dessus d'une bouche étroite en largeur mas aux lèvres pulpeuses, presque en cul-de-poule si je m'autorisais cette licence.

Trois lignes de composition : la diagonale pleine d'élan de l'ange, l'arc de cercle tout en retenue et en recul de Marie, et la verticale du vase, du lys et du phylactère, qui sépare et réunie les deux protagonistes.


 

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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c) Les Rois mages.

Ces trois rois viennent d'une Adoration de l'Enfant-Jésus dans la crèche, selon le schéma habituel où le plus âgé, Melchior (barbe blanche, calvitie) est agenouillé devant l'enfant et a ôté sa couronne, suivi de Balthazar et Gaspard, debout en attendant leur tour La coupe remplie de pièces d'or (moderne ?) est bien visible dans les mains de Melchior qui en ouvre le couvercle. Les deux rois ne diffèrent pas entre eux (si ce n'est la fourrure d'hermine du dernier), mais on retrouve ici le motif présent sur les porches de Le Folgoët (vers 1423) et de Rumengol (vers 1468), celui où le deuxième roi lève la main vers l'étoile et se tourne vers le troisième roi pour la lui montrer.

Je retrouve sur les visages de Balthazar et Gaspard  les traits que je viens de décrire dans l'Annonciation, avec les cernes des yeux, mais pour ces portraits masculins la narine est plus développée et la bouche plus rare.

Le fond damassé R1 apparaît ici sous sa forme originale : rinceau dessinant des volutes tracés au compas et libérant des vrilles ou des feuilles à trois lobes.

Jaune d'argent : pièces d'architecture, couronnes, pièces d'armures, colliers, coupe et monnaie d'or, chevelures et barbes, ainsi que la robe entière de Melchior.


 

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sur la robe de Melchior, qui émerge du manteau au niveau de la manche droite, sont figurées deux lettres Y au jambage fleuronné, et dont le point est un losange. Cela reste pour moi une énigme que je soumets aux lecteurs.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette B (c'est celle de droite).

En bas: scène composée par l'atelier HSM de Quintin (Hubert de Sainte-Marie).

Au milieu : la Visitation.

En haut : la Vierge couronnée.

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a) Composition de Hubert de Sainte-Marie 1990.

Un personnage allongé, la tête sur un oreiller (allusion à Jessé ?). Fond R1 qui fournit ainsi un relevé idéal du pochoir du damassé ancien.


 

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) La Visitation.

Le cadre architectural est le même que celui de l'Annonciation. La Vierge porte le même bandeau perlé que dans l'Annonciation, la même robe, serrée par une ceinture, etc. Le style des visages est le même (bouche d'Elisabeth en W avec lippe). Les nimbes sont en verres colorés (en croisant les couleurs rouge et bleue des robes).

Le corps de Marie, enceinte, est très mince ; il suit la forme d'un S très allongé verticalement. Celui de sa cousine vient se mouler dans les sinuosités en vis à vis, mais il est plus massif et plus bas, pour souligner le pieux respect d'Elisabeth devant le premier tressaillement, première manifestation de la divinité incarnée. 

Fond damassé R1 (moderne en haut à droite).

Jaune d'argent : chevelure, bijoux (bandeau, collier, perles de la ceinture), bases, bagues et et chapiteaux des colonnes, cœur des fleurs de l'architrave, manche de la robe d'Elisabeth.


 

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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c) La Vierge à l'Enfant.  

La Vierge couronnée, est assise sur une cathèdre et porte son fils sur le bras droit. Le détail charmant réside dans la manière dont l'enfant au beau visage joufflu entoure le cou de sa mère du bras droit et caresse avec la main gauche, par jeu,  les anglaises dorées.

Fond damassé R1  : rinceau dessinant des volutes tracés au compas et libérant des vrilles, ou des feuilles à trois lobes.

Dais architectural : comparable à ceux de l'Annonciation et de la Visitation, prouvant que ce panneau appartenait à la même séquence.

Jaune d'argent : chevelure, bijoux (bandeau, collier, perles de la ceinture), couronne, cercle du nimbe, une sorte de nuée au dessus de ce nimbe,  bases, bagues et et chapiteaux des colonnes, cœur des fleurs de l'architrave, ornements du siège. Mais aussi une "coulée" plus terne sur la bouche et le coin des lèvres de Marie, qui, s'il s'avérait délibéré, témoignerait d'un désir de spiritualisation ou de divinisation.  


 

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La baie 1, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le tympan de la baie 1.

Trilobe de gauche : une sainte.

Trilobe de droite : un saint en adoration

Quadrilobe : Le Christ crucifié .

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a) Le trilobe de gauche : une sainte.

La couleur bleue du manteau peut laisser penser qu'il s'agit de la Vierge.

Le fond damassé rouge évoque ici des feuilles d'érables que je code F2. Trois teintes de rouge et orange.

Jaune d'argent : collier.


 

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Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) Le trilobe de droite : un saint en adoration.

ou montrant les stigmates (François d'Assisie ?).

Le fond damassé rouge évoque ici des  groupes de feuilles d'érables F2.


 

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Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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c) Le quadrilobe : le Christ crucifié.

Le soleil et la lune renvoient à ce passage de l'évangile : Luc 23:44-45 : 

 Il était déjà environ la sixième heure, et il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. Le soleil s'obscurcit, et le voile du temple se déchira par le milieu.

Il y a aussi "une esquisse de paysage" (Gatouillat).

Deux anges hématophores (qui recueillent le sang du Christ dans des calices), ont le front ceint d'un bandeau perlé.

Je remarque la position des doigts du Christ.

Fond damassé  bleu : feuilles aux indentations arrondies ou plus aigues. Disons F1.

Jaune d'argent : chevelures, nimbe, ailes,  croix, calices, soleil.


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Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.
Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Un carton de restauration "Forme A" collé sur le visage du Christ.

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Un ange hématophore. Que porte-t-il dans la main droite ?

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La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 1, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 2 (vers 1402 ; vers 1317 ; 1990)  éclaire l'autel du bas-coté sud.

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 Haute de 2,60 m et large de 1,10 m, elle se compose de deux lancettes trilobées organisées en deux registres et d'un tympan à deux trilobes et un quadrilobe sommital. Comme les autres, elle associe des panneaux composites du début du XVe siècle dans une disposition fixée en 1990.

 

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La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette A (celle de gauche).

En bas : La Présentation au Temple .

En haut : Circoncision.

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a) La présentation au Temple.

Largement complétée par Hubert de Sainte-Marie, elle renferme néanmoins le groupe de Marie, Joseph et Jésus devant un livre portant des caractères hébraïques.

Fond : R1

Jaune d'argent : architecture, nimbe crucifère de Jésus, vêtements sacerdotaux, et peut-être d'autres rehauts plus difficile à étudier.


 

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La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) La Présentation au Temple (qualifié de Circoncision par Gatouillat).

 

La présence d'une servante portant dans un panier les deux tourterelles de l'offrande rituelle me conduit à y voir une Présentation. Bras du prêtre récent.

Dais architectural à cul-de-four jaune.

Fond : R1 ??

Jaune d'argent : rayons du nimbe crucifère.

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La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette B.

En bas : panneau en macédoine contenant un buste de sainte.

En haut : décollation de sainte Barbe.

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a) Le panneau moderne.

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La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) La Décollation de sainte Barbe.

 

Un roi portant sceptre et couronne donne l'ordre (index gauche) à un bourreau de trancher la tête de la sainte. Ce dernier a empoigné la chevelure pour dégager la nuque et lève son glaive. Barbe (ou Barbara) attend pieusement son martyre, les mains jointes.

Fonds : R1 .

Jaune d'argent : architecture, couronne et sceptre, chevelures.

 

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La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le panneau représentant le roi maintenant à genoux la vierge et future martyre Barbe pour la soumettre au glaive, tandis que le soldat dégage la chevelure afin de frapper la nuque, présente à nos esprits curieux deux détails  pour les satisfaire.

D'une part, les chaussures de l'homme sont "à la poulaine", avec leurs pointes fines, longues et pointues. Exactement comme sur les enluminures des manuscrits du duc de Berry ou de ses frères, réalisées à la fin du XIVe siècle ou au premier quart du XVe.

Voyez le mois de janvier des Très Riches Heures (1411-1416).

D'autre part, mais sans s'éloigner du thème vestimentaire, ces chaussures ainsi que les chausses gaînant les jambes sont dépareillées par leur couleur, "mi-parti" , selon un mode introduite à la moitié du XIVe siècle, mais dont l'enluminure de Janvier des Très Riches Heures offrent de très beaux exemples (voir aussi le fauconnier d'Août).  

J'ai montré que cette tenue bariolée était souvent employée, dans les représentations de la Passion, pour stigmatiser les bourreaux : voir ma description du retable de La Houssaye à Pontivy.  Sur ce vitrail, c'est aussi un bourreau qui porte ces chausses "parti-coloured". Mais on peut opposer à cela que, dans les Très Riches Heures, ce sont les seigneurs de l'entourage ducal qui portent ces tenues.

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La chapelle Saint-Jacques de Merléac : les vitraux des baies latérales.

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Le tympan. Premier quart du XIVe, recomposé. 

Dans les deux trilobes : animaux fantastiques dans des cages à mouches.

Quadrilobe : Vierge couronné et anges 

 

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Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a) Les trilobes.

 Gatouillat et Hérold décrivent des "animaux fantastiques sur fond de cages à mouches, du 1er quart du XIVe siècle, (déplacés, bouche-trous)." Je cherche la définition de ce terme : "On nomme   Cage à mouches   les zones de vitrail  revêtues de très fines hachures  afin de leur donner un aspect grisé et qui, observées de près, ressemblent à des cages à insectes."

Les animaux ont des allures de lions ou de dragons. Puisque ce sont là nos verres les plus anciens, je les observe avec attention, en pivotant l'image pour mieux les comprendre. Le jaune d'argent semble utilisé largement, en plage uniforme pour colorer non seulement l'animal, mais aussi le fond hachuré.

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Le trilobe gauche.

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Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Sur ce panneau, il s'agit clairement d'un dragon, avec ses yeux proéminents, ses crocs, son museau plissé, son dos hérissé d'épines, ses pattes griffues et sa queue, tachetée de pustules, qu'il semble tenir entre ses pattes (comme sur les crossettes de Landivisiau ou de Pencran). Il retourne la tête vers l'arrière pour mugir.

 

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le trilobe droit.

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Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

 

 

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Le brunissement n'empêche pas de reconnaître ici le même animal dans la même posture.

Au total, on peut donc conclure à trois dragons identiques.

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Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) Le quadrilobe.

Quatre anges entourent la tête de la Vierge. Nous voyons vite que l'ange du lobe supérieur est très restauré de façon récente. Ce quadrilobe est le résultat d'une recomposition "récupérant" trois anges du premier quart du XIVe siècle et remontant dans l'œil de cette structure la tête de la Vierge couronnée. Nous avons donc ici, après les six animaux fantastiques, un nouvel exemple de ces vitraux posés peu après l'achèvement de la chapelle en 1317. 


 

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Puisque ce sont de vrais reliques de l'art des verriers bretons, je zoome au maximum. Chaque ange trilobite (oui, je me permets) tient dans les mains un objet. C'est une couronne pour celui de la loge basse, un livre peut-être pour celui de droite. Ou bien une couronne pour chacun ? Le plus beau, quoiqu'un peu boudeur, est l'ange du bas. C'est lui qui porte les plus belles teintes, dorées ou aurore, du jaune d'argent.

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Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La tête couronnée de la Vierge, quadrilobe du tympan de la baie 2.

Il faudra se souvenir de cette insistance sur le thème du couronnement de Marie, symbole de l'élection divine, lorsqu'il sera nécessaire d'effectuer une synthèse thématique. Je rappelle qu'il était déjà présent en baie 1, registre supérieur droit.

 

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 2, bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 3 (vers 1317 ; vers 1402 ; 1990) éclaire le coté gauche de la chapelle nord.

 Haute de 2,60 m et large de 1,10 m, elle se compose de deux lancettes trilobées organisées en quatre registres et d'un tympan à deux trilobes et un quadrilobe sommital. Comme les autres, elle associe des panneaux composites du début du XVe siècle dans une disposition fixée en 1990.

 

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Lancette A.

 

Premier et deuxième registre : composition d'Hubert de Sainte-Marie (1990).

Troisième registre : tête  couronnée ou à bandeau (vers 1317).

Quatrième registre : Crucifixion (vers 1317).

Les parties figurées des troisièmes et quatrièmes registres sont intégrées dans un cadre architectural tronqué et sont serrées entre des bordures à fleurs de lys en partie anciennes.

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a et b) Premier et deuxième registre : composition d'Hubert de Sainte-Marie (1990) sur le thème de la Vierge.

 

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La moitié supérieure de la lancette A.

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La chapelle Saint-Jacques de Merléac : les vitraux des baies latérales.

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c) Troisième registre : Panneau composite (1er quart XIVe ; vers 1402 ; 1990).

Il contient notamment une tête féminine couronnée ou portant un bandeau.

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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d) Quatrième registre : Le Christ crucifié entre la Vierge et saint Jean (1er quart XIVe).

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La lancette B.

Premier et deuxième registre : composition d'Hubert de Sainte-Marie (1990).

Troisième registre : saint Jean-Baptiste (vers 1317).

Quatrième registre : Vierge à l'Enfant.

Les parties figurées des troisièmes et quatrièmes registres sont intégrées dans un cadre architectural tronqué et sont serrées entre des bordures à fleurs de lys en partie anciennes.

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a et b) Premier et deuxième registre : composition d'Hubert de Sainte-Marie (1990) sur le thème de la Vierge à l'Enfant.

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Moitié supérieure de la lancette B.

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La chapelle Saint-Jacques de Merléac : les vitraux des baies latérales.

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c) Troisième registre : saint Jean-Baptiste (vers 1317).

 

C'est l'un des panneaux les plus précieux puisqu'il appartient aux éléments les  plus anciens.

A coté d'un grand arbre, le saint est vêtu de sa peau de chameau (de sa robe en poils de chameau) ; sa tête et son regard sont tournés vers sa gauche. Il était peut-être placé à gauche d'une scène centrale.  Il porte d'Agneau de Dieu sur l'avant-bras droit ; il le désigne de l'index gauche, pour illustrer son affirmation Ecce Agnus Dei.

On le comparera, plus de trois-quart de siècle plus tard,  au vitrail homologue de la chapelle Saint-Gobrien (Saint-Servant-de-l'Oust) datant de 1400 environ,  où le saint adopte, de façon moins hiératique, la même posture et la même latéralité, mais où l'arbre est remplacé par un fond damassé à longues lanières de feuillages. Voir aussi la baie 103 de la cathédrale de Quimper et la baie 107 (1417). Ou les statues de pierre (Daoulas, 1423).

Ce qui est remarquable, c'est que l'agneau, une patte levée, portant la croix  s'inscrit dans un cercle, qui pourrait symboliser l'hostie. J'ai tiré profit de sa comparaison avec le vitrail de la cathédrale  de Chartres (abside, 1210-1225 ) où se retrouve la même disposition, et où l'auteur de l'article Wikipédia se livre à une analyse intéressante.  

Le jaune d'argent est largement utilisé pour la peau du chameau, le nimbe, l'arbre, les fleurs de lys, etc.

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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d) Quatrième registre : Vierge à l'Enfant .

F. Gatouillat indique "également du XIVe siècle". Mais très restaurée.

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La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le tympan de la baie 3.

Son étude s'avère passionnante.

Trilobe de gauche : personnage barbu porteur d'un phylactère

Trilobe de droite : ange porteur de phylactère.

Quadrilobe sommital : Vierge de l'Apocalypse.

Il s'agit de panneaux du début du XVe siècle conservés à leur emplacement initial, "sauf peut-être le personnage du trilobe de gauche". Ils sont donc contemporains de la maîtresse-vitre (1402).

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Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a) Trilobe de gauche.

Un saint personnage (nimbe), barbu, vêtu d'une robe bleu et faisant un geste d'énonciation de la main droite, tient un phylactère où se lisent les mots

: EGO : ---S INDI MULIER AMICTA SOLIE.

Je discuterai des inscriptions après avoir examiné le second trilobe, mais disons tout de suite que le saint personnage représenté ici serait Dieu lui-même, et que ce serait lui qui prononce la phrase latine.

Fonds damassé : R1

Jaune d'argent : discret sur la chevelure et la barbe, et le col. Présent aussi sur les extrémités de la banderole.

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Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) trilobe de droite : ange à phylactère.

Cet ange, très beau, porte le bandeau perlé déjà noté (Annonciation, Visitation, etc.). Sa main entrouverte indique une énonciation, ce qui renforce le texte du phylactère. Le col est remarquable, il doit être interprété comme celui de l'amict qui est placé au dessus de l'aube. Il est brodé d'orfrois et sa pointe se termine par une broche de cinq perles. Il m'évoque le col des anges sculptés dans le kersanton à partir de 1423 par le Maître du Folgoët.

Fond : un feuillage vert de type F1.

Jaune d'argent : chevelure et amict.

Inscription :

: QUE EST ISA / : QUE : ASCENDIT : SICUT :

On notera le deux-points de séparation, aux points réunis par une fine ligne en S, caractéristique de nombreuses inscriptions gothiques lapidaires de Bretagne.

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Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Les inscriptions des deux phylactères : l'office de l'Assomption (15 août).

1°) Le texte présenté par Dieu, indi mulier amicta solie (sic) est une citation de l'Apocalypse de Jean chapitre 12

Signum magnum apparuit in caelo Mulier amicta sole et luna sub pedibus eius et in capite eius corona duodecim stellarum Apocalypse 12:1

"Un grand signe apparut dans le ciel.Une femme revêtue du soleil et la lune sous les pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles."

Le personnage barbu et nimbé ne peut être saint Jean, qui est toujours représenté imberbe.

La Mulier amicta sole ou Femme de l'Apocalypse désigne couramment la Vierge après son assomption. 

Mais dans la liturgie, ce verset Ap.12:1 est repris dans l'Introït de l'office de la fête de l'Assomption Beatae Mariae Virginis Assumptio. Comme tel, il est recensé dans les chants grégoriens, et figure dans les bréviaires et antiphonaires.

2°) Le texte tenu par l'ange Que est isa que ascendit sicut est extrait du Cantique des Cantiques chapitre 6:

 

Quae est ista quae ascendit sicut aurora consurgens, pulchra ut luna, electa ut sol, terribilis ut castrorum acies ordinata? Le Cantique des Cantiques 6:9

Quelle est celle-ci qui s’élève, comme l’aurore à son lever, belle comme la lune, exquise comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille ?

Mais c'est également un cantique grégorien , et un verset figurant dans l'office de l'Assomption. Il figure dans l'antiphonaire d'Hartker des moines de Saint-Gall (Suisse) daté vers 990-1000. Dans ce manuscrit, il occupe la page 105, dans un ensemble dont le titre, page 104, est In Mat[utina] Laudibus. Ant. Assumpta est Maria in caelum gaudent Angeli  V. : laudentes benedicent Dominum

https://books.google.fr/books?id=lo8tI1G-aNcC&pg=PA145&dq=que+ascendit+sicut&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjGo6XakbfWAhUFQJoKHX3qCc0Q6AEIJzAA#v=onepage&q=que%20ascendit%20sicut&f=false

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c) Le quadrilobe : la Vierge de l'Apocalypse.

La Vierge est couronnée (c'est la troisième fois que nous en trouvons une représentation), les pieds sur un croissant de lune (et luna sub pedibus eius ), et entourée de rayons solaires divergents (amicta sole, revêtue du soleil). Sa tête est inclinée et tournée vers la gauche, son regard également dirigé vers la gauche.

Elle est une figure parfaitement conformes à la description de la Femme de l'Apocalypse du chapitre 12, et elle illustre par sa beauté ( belle comme la lune, exquise comme le soleil) les deux versets inscrits dans les trilobes. Le tympan tout entier est donc consacré à Marie en gloire après son Assomption, ce qui incite à se poser cette question : la verrière d'où proviennent tous ces panneaux n'était-elle pas toute entière dédiée à la Vierge de l'Assomption ? 
 

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Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Plus inattendue  est la palme (assez stylisée : est-elle ancienne ?) que Marie tient en sa main gauche. En réalité, il faut peut-être y voir le roseau du Christ de dérision

Car le plus étonnant est le Christ porté, comme un Enfant-Jésus, sur le bras droit. C'est un Christ de pitié ou Christ aux liens, représentation de Jésus attendant son supplice après la Comparution devant Pilate, après avoir été flagellé, couronné d'épines, revêtu d'un manteau  pourpre et que  ses bourreaux lui aient fait tenir un roseau en guise de sceptre.

Ici, le Christ au nimbe crucifère est assis, le corps penché, le visage triste, les mains liées croisées sur les genoux.

Si on considère que le thème principal de la verrière est la royauté de Marie, Regina cœli, l'association de sa représentation glorieuse à celle de son fils souffrant et  à la royauté bafouée peut relever d'une haute méditation spirituelle laissant comprendre qu'elle aurait acquis cette accès direct à la gloire de Dieu à travers les souffrances de son Fils. Sa couronne serait indissociable de la Couronne d'épines.

On remarquera que l'inclinaison du corps du Fils est reprise par celle de la tête de la Mère.

 

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 3, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 5 (vers 1402 ;  1990)  éclaire la nef du bas-coté nord .
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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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 Haute de 2,60 m et large de 1,08 m, elle se compose de deux lancettes trilobées organisées en deux registres et d'un tympan à deux trilobes et un quadrilobe sommital. Comme les autres, elle associe des panneaux composites du début du XVe siècle dans une disposition fixée en 1990.

Selon Gatouillat et Hérold, les lancettes, consacrées à des grisailles décoratives à motifs végétaux et animaux en grisaille et jaune d'argent, rythmées de fermaillets de couleur et entourées de bordures alternant des pièces de couleur et des couronnes, associent trois panneaux entièrement modernes avec des pièces originales de grisaille très dégradées et pour les panneaux inférieurs, des éléments divers. Des parties des grisailles décoratives des lancettes se trouvaient auparavant dans les baies 1 et 2. Des compléments neufs importants ont été apportés.

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Nous retrouvons ici la décoration de la moitié inférieure de la maîtresse-vitre, qui comprend également les fermaillets polychromes et géométriques évoquant des fleurs, un quadrillage losangique en verre blanc peint de grisaille et de jaune d'argent à motifs naturalistes et une bordure  symbolique. 

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Lancette A, de bas en haut.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a)  panneau inférieur (ancien).

Bordure à couronnes,  pièces de verre rouge et fleurs aux pétales alternativement blancs sur jaune et jaune sur blanc. Alternance de couronnes peintes par deux teintes, jaune clair et orangé, du jaune d'argent . Les couronnes alternent des fleurons et des perles soulevées sur tige. Pourtour de perles blanches.

Les losanges tous identiques reprennent deux motifs de la maîtresse-vitre, l'un à quatre feuilles de chêne à trois lobes s'inscrivant en svastika dextrogyre sur un cercle, et l'autre à oiseau de proie, bec sur la poitrine.

Le fermaillet  orange, de dessin  complexe,  associe un carré, deux  cercles concentriques, deux navettes formant une croix, dont il resterait à décrire le décor grillagé.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) panneau médian.

Bordure à couronnes et pièces de verre rouge. Alternance de couronnes peintes au jaune d'argent et de couronnes orange. Pourtour de perles blanches.

Les losanges tous identiques reprennent un motif de la maîtresse-vitre, à quatre feuilles de chêne à trois lobes s'inscrivant en svastika dextrogyre sur un cercle.

Le fermaillet rouge et orange, de dessin finalement assez complexe,  associe un carré, deux  cercles concentriques, deux boucles formant une croix, etc.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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c) Panneau supérieur.

Bordure à couronnes et pièces de verres rouge, bleu et vert. Les couronnes sont peintes au jaune d'argent. Cadre intérieur de perles blanches.

Les losanges tous identiques reprennent un motif de la maîtresse-vitre, à quatre feuilles de chêne à trois lobes s'inscrivant en svastika dextrogyre sur un cercle.

Le fermaillet est bleu et jaune, proche des précédents, mais l'élément central est quadrillé par des lignes blanches entrecroisées tracées par enlevage.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La chapelle Saint-Jacques de Merléac : les vitraux des baies latérales.

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Lancette B, de bas en haut.

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a) panneau inférieur droit.

Bordure à couronnes (de taille supérieure au rectangle qui les accueille), décor géométrique et floral,  et pièces de verre bleu. Cadre intérieur de perles blanches.

Les losanges reprennent des motif de la maîtresse-vitre, associant celui "à svastika de feuilles", à deux oiseaux différents.  Dans un cas, c'est un oiseau à ailes arciformes, vu de face ailes déployées, et dans l'autre une sorte de pie vue de profil. Plusieurs losanges sont quadrillés d'un réseau tracé en enlevé au petit bois. Les feuilles des éléments de la rangée inférieure ne sont pas trifoliés, mais à cinq folioles.

 

Le fermaillet rouge,  orange et jaune, associe  deux carrés, deux  cercles concentriques, un cercle central dont l'intérieur est occupé par une fleur, ...

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) panneau médian (moderne).

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Bordure à couronnes et pièces de verre bleu. Cadre de perles blanches.

Les losanges tous identiques reprennent un motif de la maîtresse-vitre, à quatre feuilles de chêne à trois lobes s'inscrivant en svastika dextrogyre sur un cercle.

Le fermaillet  est bleu et jaune.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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c) Panneau supérieur droit (ancien).

Bordure à couronnes (de taille supérieure au rectangle qui les accueille),   et pièces de verre bleu, vert et rouge. Cadre intérieur de perles blanches.

Les losanges reprennent des motif de la maîtresse-vitre, associant celui "à svastika de feuilles", à deux oiseaux différents.  Dans un cas, c'est l'oiseau de proie de profil et au bec sur la poitrine déjà observé, l'autre est un oiseau ailes déployées et tête tournée vers sa droite.

Trois losanges reçoivent un carroyage par traits enlevés au petit bois.

Le fermaillet diffère des précédents, c'est un cercle rouge où s'inscrivent les quatre feuilles vertes d'une fleur jaune centrale.

 

 

 

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le tympan de la baie 5.

Trilobes : anges thuriféraires et porteurs de phylactères;

Quadrilobe : ange portant une couronne et Vierge couronnée enlevée au ciel par deux anges (restaurations)

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a) le trilobe gauche.

Inscription DIFUS-- DE[O] GRACIA U (sous réserve).

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le fond damassé à larges feuilles aux indentations arrondies.

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a) le trilobe droit.

 

Inscription VENI DILECTA  MEA  QUIA  IA[M] DISPOSUI P.

La recherche de cette inscription sur le moteur de recherche renvoie au texte suivant :

Veni dilecta mea quia iam disposui petitiones (peticiones) tuas consummari , "venez ma bien-aimée, parce que j'ai résolu d'accomplir toutes vos demandes"

Il appartient à un ensemble d'oraison sur la croix et sur la Passion du Christ, et plus particulièrement à l'Oraison des sept paroles du Christ en croix de Bède le Vénérable dont voici deux versions :

 veni, dilecta mea, quia iam disposui penurias tuas consummari; veni ut mecum ascendas cum angelis sanctis meis in ... 123 Ps.-Beda: Oratio de septem verbis Domini in cruce (Leroquais 1927, II, 342); 

Veni, amica mea, et dilecta [mea], quia iam disposui peticiones  tuas consummare  ; veni, mecum vt sedeas cum angelis meis, et sanctis in  regno

Cette oraison, Oratio venerabilis Bede de septem versibus Christi in Cruce pendentis  pouvait figurer dans des livres d'Heures du XVIe siècle, , comme les Heures de Notre-Dame à l'usage de Tours, d'après les répons des morts (fol. 113v),  Bibliothèque Sainte-Geneviève Ms 2709 ou comme le Livre de prières, à l'usage des Guillelmites,  Bibliothèque Sainte-Geneviève Ms 2721.

On trouve aussi notre citation dans des ouvrages plus contemporains de ce vitrail:

Dans les Horae ad usum Sarum, Rouen c.1430 folio 255-257.

dans le Psautier de Burnet (The Burnet Psalter) du XVe siècle au folio 70v sous la forme Veni amica mea <et> dilecta\ mea sponsa mea quia iam disposui peticiones\ 

Ou bien au folio 128 du livre d'Heures  MS Ff.6.8 de la Cambridge University Library,  provenant de Bruges, et datant du  1er quart du XVe siècle.

dans un incunable catalan , Horae secundum ordinem sancti Benedicti Barchinone Johannes Luschner 1498 (?) folio 17v-18r (Rosa Maria Subirana Rebull 1991,Els orígens de la litografia a Catalunya, 1815-1825)

dans un "orationnel manuscrit de la bibliothèque de séminaire d'Auch"

dans les suffrages des Horae Eboracences page 141 (Heures d'York imprimées en 1531)

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Il est nécessaire à mon propos de présenter les résultats des recherches que, détective du Net, j'ai mené avec passion et gourmandise pour apaiser ma curiosité d'autant plus  aiguisée que j'avais à l'esprit  les oratorio de Pergolèse (1730), de Haydn (1787), de Charles Gounod (1855) et de César Franck (1859), sans jamais avoir vu mentionné ce texte.  ​​​​​​Sans lire l'ouvrage que Timothy Radcliffe a consacré à ce thème en 2004, j'ai néanmoins appris que cette dévotion aux Sept paroles remonte  au XIIe siècle, et à un commentaire de  St Bonaventure ;  ce sont les franciscains qui ont popularisé ce type de méditation. L'oraison aux pouvoirs fabuleux jouera un grand rôle dans la piété médiévale,  rattachée au thème des 7 plaies du Christ.

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La prière attribuée à Bède le Vénérable sur les sept  paroles du Christ en croix.

a. En latin. (j'indique entre crochet les variantes (en italique), et  la source évangélique) avec une traduction en français qui fleure bon son XIXe siècle.

Oracio venerabilis Bede presbiteri de septem verbis Christi in cruce pendentis quam oracionem quicumque eam cotidie devote dixerit flexis genibus nec diabolus nec malus homo ei nocere poterit nec in fine morietur inconfessus. Et per triginta dies ante obitum suum videbit gloriosam virginem Mariam in auxilium sibi preparatam. Ista oracio bona et devota dicenda est de sancta cruce cum magna devotione sicut in sequenti folio pluribus bene patebit.

 

"La prière du Vénérable Bède, prêtre, concernant les sept mots que Christ a prononcé sur la croix. Celui qui le dit tous les jours, à genoux, ne peut être blessé ni par le diable ni par les hommes méchants, et ne mourra pas sans confession. Et dans les  trente jours avant sa mort, il verra la glorieuse Vierge Marie  lui venir en aide. Cette prière doit être dit avec une grande dévotion."

Venerable homme Beda prestre fit et composa l'oroison devote qui s'ensuit sur les sept paroles lesquelles nostre seigneur Jhesus Christ dit en l'arbre de la crois.

. Domine Jesu Christe, qui septem verba ultimo vitae tuae in cruce pendens dixisti, ut semper illa sacratissima verba in memoriam habeamus : Rogo te per virtutem illorum septem verborum, ut mihi parcas omnia peccata mea, quidquid peccavi aut commisi.

"Seigneur Jésus-Christ, qui avez prononcé sept paroles aux derniers moments de votre vie, suspendu à la Croix, pour que ces sept paroles sacrées restassent toujours dans notre mémoire, je vous prie, par la vertu de ces sept paroles, de me pardonner tous mes péchés, toutes les fautes que j'ai commises."

 

1. Domine Jesu Christe, sicut tu dixisti : Pater ignosce crucifigentibus me, fac ut amore tui ego parcam omnibus malefacientibus mihi.

"Seigneur Jésus-Christ, comme vous avez dit : Père, pardonnez à ceux qui me cruciflent, [Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font  : Lc 23,34], faites que je pardonne pour l'amour de vous à tous ceux qui me font du mal."

 

2. Domine Jesu Christe, sicut tu dixisti latroni : Hodie me cum eris in paradiso, fac me in hac vita ita vivere ut in hora mortis meae dicas mihi : Hodie mecum eris in coelo [in paradiso].

 

"Seigneur Jésus-Christ, comme vous avez dit au larron : Aujourd'hui, tu seras avec moi en Paradis, [Lc 23,43 ] faites que je me conduise de telle sorte en cette vie que vous me disiez à l'heure de ma mort : Tu seras avec moi aujourd'hui dans le Ciel."

 

3. Domine Jesu Christe, sicut tu dixisti matri tua; : Mulier, ecce filius tuus; deinde dixisti discipulo : Ecce mater tua, fac ut me societ amor tuus et caritas tua vera.  

"Seigneur Jésus-Christ, comme vous avez dit à votre mère : Femme, voilà votre fils, et ensuite au disciple : Voilà votre mère, [Jn 19,26-27] faites que votre amour et votre vraie charité m'associe à cette famille vénérée."

 

4. Domine Jesu Christe, sicut tu dixisti : Hely, Hely lamazabactani, quod significat : Deus meus, Deus meus, ut quid dereliquisti me? fac me ita vivere ut non derelinquas me in quacumque tribulatione aut angustia. [ Fac me dicere in omni tempore tribulacionis et angustie mee, Pater mi domine mi miserere michi peccatori adiuva me et dirige me rex meus et deus meus qui tuo proprio sanguine me redemisti.]

"Seigneur Jésus-Christ, comme vous avez dit: Eli, Eli, lamma sabacthani, c'est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avais-vous abandonné ? [Mt 27,46 / Mc 15 ;34], faites-moi la grâce de vivre de telle sorte que vous ne me délaissiez dans aucune tribulation ni dans aucune angoisse."

 

5. Domine Jesu Christe, sicut tu dixisti : Scicio, scilicet salutem animarum sanctarum que in limbo inferni fuerunt adventum expectantium, fac me [ ita vivere] ut ego [semper] sciciam te fontem aque viventis, et fontem aeterni luminis [toto cordis desiderio  ad amandum].

"Seigneur Jésus-Christ, comme vous avez dit : J'ai soif, [Jn 19,28 ] c'est-à-dire du salut des âmes saintes qui étaient dans les limbes, attendant votre arrivée, faites que je vive en ayant soif de vous, fontaine d'eau vive, foyer d'éternelle lumière."

6. Domine Jesu Christe, sicut tu dixisti : Pater, in manus tuas commendo spirilum meum, fac me ita vivere et sic omnia mandata tua custodire et adimplere, ut in obitu meo perfecte possim tibi dicere : Pater, in manus tuas commendo spiritum meum. [Fac me ut in obitumeo perfecte et licite tibi dicere possuim, In manus tuas domine commendo spiritum meum. Respice  me venientem ad te quia nunc constituisti ultimum tempus meum. ]

"Seigneur Jésus-Christ, comme vous avez dit : Père, entre vos mains je remets mon esprit, [Lc 23,46], faites moi la grâce de vivre de telle sorte de garder et accomplir si bien vos commandements, que je puisse à ma mort vous dire en toute vérité : Mon Père, entre vos mains je remets mon esprit. "

7. Domine Jesu Christe, sicut tu dixisti : Consummatum est, quod significat, labores et dolores quos pro nobis peccatoribus suscepisti  [sustinuistijam finisti, fac ut audire merear illam dulcissimam vocem tuam dicentem michi: Veni, amica mea  dilecta, quia disposui petitiones tuas consummari. [veni, mecum vt sedeas cum angelis meis, et sanctis in  regno meo epulari iocundari et commorari per infinita seculorum secula Burnet Psalter ]

"Seigneur Jésus-Christ, comme vous avez dit : Tout est consommé, [Jn 19,30c'est-à-dire que vous étiez à la fin des travaux et des douleurs que vous aviez embrassés pour nous pauvres pécheurs, faites que je mérite d'entendre de votre bouche cette parole si douce : Venez, mon amie,  ma bien-aimée, parce que j'ai résolu d'accomplir toutes vos demandes." [viens t'asseoir à mes cotés parmi mes anges pour festoyer, te réjouir et t'arrêter (séjourner) pour les siècles des siècles]

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b. En moyen français.

Rapportées par Jean Sonet ou Pierre Rézeau, les prières françaises des Sept paroles du Christ en croix constituent un exemple remarquable de la dévotion au Christ en croix à la fin du moyen âge.

Susan Boynton en a donné une version, basée sur les 10 manuscrits disponibles, pour la plupart du XVe siècle : M : Montbrison (Loire), Musée d'Allard, Ms. B, f. 131-137 ; Livre d'heures à l'usage de Lyon, XVe siècle. A : Avignon, Bibl. Mun., Ms. 210, f. 136v-140 v; Livre d'heures d'usage non déterminé, xve siècle. G : Gap, Bibl. de l'Évêché, Ms. sans cote, f. 211-218; Livre d'heures à l'usage de l'Abbaye d'Ambronay (ancien diocèse de Lyon, actuellement dans le diocèse de Belley), XVe siècle (version incomplète). GRj : Grenoble, Bibl. Mun., Ms. 160 (8803), f. 120-123 v ; Livre d'heures à l'usage de Rome, XVe siècle. GR2 : Grenoble, Bibl. Mun., Ms. 149 (6507) ; f. 182v-183; Livre d'heures d'usage non déterminé, xive siècle, avec des additions des xve et xvie siècles (dont les « Sept Paroles ») (version incomplète). O : Oxford, Bodleian Libr., Ms. lat. lit. F 15, f. 95 v-98 v ; Livre d'heures à l'usage de St-Pierre de Genève, xve siècle (version franco-provençale) . P.: Paris, Bibl. Nat., lat. 1191, f. 133v-137; Livre d'heures à l'usage de Paris, xve siècle. Rj : Rouen, Bibl. Mun. 362 (Y 143), f. 58-62 ; Livre d'heures à l'usage de Paris, xve siècle. R2 : Rouen, Bibl. Mun. 361 (A 579), f. 23 v-26 v ; Livre d'heures à l'usage de Paris, xve siècle.

Je ne citerai que la septième parole, qui est celle de notre inscription du vitrail :

Septième parole : "Jhesus, en qui trestout bien est, com disis : « Consummatum est », c'est-a-dire que les labours, les misères et les douleurs que pour nous a voluz souffrir en la croix a tresgrant mártir sont finees présentement, je te requier tres humblement que quant venra au jugement, je puisse [ouyr] ta doulce voix, disans a moy a haulte voix : « Vien t'en, m'ame, vien t'en, m'amie ; ta penitence est complie. Monte lassus en paradix avec mes anges et amys, quar je t'ay [fait] a ma semblance. Vien demourer en alegrance en mon royaulme delectable, [ou auras joie pardurable] », au quel royaulme parvenir nous doint Jhesus a son plaisir."

Boynton Susan. Les sept paroles du Christ en croix (Sonet 967). In: Romania, tome 111 n°441-442, 1990. pp. 266-273; doi : 10.3406/roma.1990.1655 http://www.persee.fr/doc/roma_0035-8029_1990_num_111_441_1655

Autre lien :

De septem verbis christi in cruce de Bède, dans la Patrologie de Migne. (PL 94 0561B)

Benedictum sit dulce nomen Domini Dei nostri Iesu Christi, et dulcissimae virginis Mariae matris eius in aeternum et ultra. Amen.

Domine Iesu Christe Fili Dei vivi, qui septem verba ultimo vitae tuae in cruce pendens dixisti, ut semper illa sanctissima verba in memoria habeamus, rogo te, per virtutemillorum septem verborum, ut mihi parcas et indulgeas, quidquid peccavi et commisi per septem peccata mortalia, vel ex eis procedentia, scilicet de superbia, avaritia, luxuria,invidia, ira, gula et acedia. (0561C) Domine Iesu Christe Fili Dei vivi, sicut tu dixisti, Pater, ignosce crucifigentibus me, fac ut ego amore tuo parcam cunctis mihi mala facientibus;et sicut tu dixisti matri tuae, Mulier, ecce filius tuus, deinde dixisti discipulo tuo, Ecce mater tua, fac ut matri tuae me societ amor tuus et charitas vera: et sicut tu dixisti latroni,Hodie mecum eris in paradiso, fac me ita vivum, ut in hora mortis dicas mihi, Hodie mecum eris in paradiso. Et sicut dixisti, Heli, Heli, Lamma Sabachtani, hoc est, Deusmeus, Deus meus, ut quid dereliquisti me, fac me dicere in omni tempore angustiae et tribulationis meae, Pater mi Domine, miserere mihi peccatori, rege me Rex meus et Deusmeus, qui tuo proprio sanguine me redemisti. Et sicut tu dixisti, sitio, scilicet salutem animarum sanctarum, quae in limbo erant, adventum tuum exspectantium, fac ut egosemper sitiam te diligere, fontem aquae viventis, fontem aeternae lucis, et ut toto corde desiderem te. Et sicut tu dixisti, Pater, in manus tuas commendo spiritum meum, fac utin hora mortis meae perfecte et libere possim dicere tibi, Pater, in manus tuas, commendo spiritum meum. Recipe me venientem ad te, quia non constituisti certumtempus vitae meae, et sicut tu dixisti, Consummatum est, quod significat et dolores, quos pro nobis miseris peccatoribus susceperas, iam finiri: fac ut in egressu animae meaeaudire valeam illam dulcissimam vocem tuam, Veni anima mea dilecta, quia iam disposui penurias tuas consummare: Veni ut mecum conscendas cum sanctis et electis meis in regno meo epulari, iocundari, et commorari per infinita saecula saeculorum. Amen.

Il me faut maintenant souligner que, dans le texte de la septième parole, le fragment qui est inscrit sur le vitrail, Veni, amica mea,  dilecta mea, quia disposui fait référence directe au Cantique des Cantiques, dans lequel les injonctions "amica mea", dilecta, et l'impératif Veni constelle le texte. Ainsi 4:1 quam pulchra es amica mea quam pulchra es oculi tui columbarum Que tu es belle, mon amie, que tu es belle! Tes yeux sont des colombes , 4:7 tota pulchra es amica mea et macula non est in te , ou 4:8 veni de Libano sponsa veni de Libano veni coronaberis de capite Amana Viens avec moi du Liban, ma fiancée, Viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l'Amana. 

Dans la dernière strophe de la prière, le fidèle évoquant sa propre mort et le moment terrible de ses derniers instants en méditant sur le cri "Tout est consommé"  trace soudain un tableau très tendre de sa vie au Ciel. Il se voit devenir l'amante désirée par son Seigneur, qualifiée de bien-aimée (amica), de chérie (dilecta), et conviée à un banquet somptueux (epulari) et à des réjouissances (iocundari) dans un vocabulaire propre à la jouissance des sens, tout ceci parmi les anges dont on imagine la beauté lumineuse, les chants et la musique.

La citation des septem verbi, dans le contexte de cet ensemble de baies de Merléac.

Le premier contexte, c'est celui de la Vierge couronnée et de son Assomption. Le second con-texte, texte voisin, c'est celui d'une première référence au Cantique des Cantiques avec l'inscription de la baie 3  Quae est ista quae ascendit sicut aurora consurgens, pulchra ut luna, electa ut sol, terribilis ut castrorum acies ordinata? Le Cantique des Cantiques 6:9 pour rapporter les éloges amoureux de Salomon à sa belle à la Vierge de l'Apocalypse : Dieu est l'amant, et Marie sa bien-aimée.

C'est donc à Marie que l'ange thuriféraire — porte parole de Dieu —  adresse les mots Veni dilecta mea quia iam disposui petitiones en les détournant de l'oraison du Pseudo-Bède. 

Et le quadrilobe, qui montre Marie couronnée transportée par deux anges, complète ou "réalise" cette inscription.

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le quadrilobe de la baie 5 : l'Assomption de la Vierge.

Comme pour nous persuader encore que ces verrières illustraient la fête, l'office ou le culte de l'Assomption, par l'assimilation de Marie à l'Épouse de Dieu qu'il rappelle en son royaume au terme de son existence ici-bas, le quadrilobe montre Marie couronnée élevée aux Cieux par deux anges qui la portent dans son linceul, tandis qu'un autre ange porte sa couronne.

L'assimilation entre l'Assomption et des Noces, mais aussi avec le Couronnement de la Vierge comme reine des Cieux et reine des anges est implicite, mais insistante.

C'est la raison pour laquelle j'interprète les couronnes des bordures (de ces baies et de la maîtresse-vitre) comme des couronnes de la Vierge, dans une signification spirituelle et liturgique, et non historique, héraldique, ou liée au "chiffre" d'Olivier de Clisson.

L'ange le plus bas porte l'amict, au col en U, déjà remarqué, ainsi que le bandeau perlé, et un nimbe crucifère. 

Les deux anges latéraux sont des chérubins, à deux paires d'ailes et le corps recouvert de plumes.

 

Jaune d'argent : chevelures, bandeaux, couronne, rémiges des ailes,.

Fond : uni.

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La Vierge couronnée.

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Les chérubins tenant le linceul.

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Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 5, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 7 (vers 1402 ;  1990)  éclaire la nef du bas-coté nord .

 Haute de 2,60 m et large de 1,08 m, elle se compose de deux lancettes trilobées  et d'un tympan à deux trilobes et un quadrilobe sommital. Comme les autres, elle associe des panneaux composites du début du XVe siècle dans une disposition fixée en 1990.

Selon Gatouillat et Hérold, les lancettes renferment des grisailles décoratives modernes avec couronnement de dais architecturaux dans les têtes de lancettes. 


 

 

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La chapelle Saint-Jacques de Merléac : les vitraux des baies latérales.
La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Les lancettes : tous les panneaux, modernes,  sont identiques.

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La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Les têtes de lancette et leur fond damassé.

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La lancette A (de gauche) : sur le sommet d'une arcade à crochets (perdue hormis son fleuron) se dresse une tour crénelée coiffée d'un toit. Autour de ce beau travail en grisaille et jaune d'argent, je m'attarde à admirer les fonds damassés. Sur un verre rouge, la grisaille très noire car très concentrée est appliquée uniformément puis ôtée avec le manche d'un pinceau, "au petit bois", ou avec d'autres outils. Ce sont des rinceaux montant leurs tiges serpentines avant de libérer une fleur de cinq à sept folioles. De charmantes vrilles naissent à l'aisselle des tiges et aventurent hardiment leurs drôles de tortillons. Le peintre n'a tracé aucune hélice (les spires ne se croisent pas) en circumnutation, mais des segments discontinus en arc de cercle de concavité opposée. Le modèle botanique, s'il en est un, n'est pas la vigne ; est-ce la Bryone dioïque, dont les enroulements sont symétriques et alternés ?

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La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Coté gauche de la tête de lancette A.

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La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Coté droit de la tête de lancette A.

Le sommet des pinacles du dais architectural dresse ses extrémités,  en tiges d'asperge ou en grelot.

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La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tête de la lancette B.

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La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La baie 7, bas-coté nord de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Le tympan de la baie 7 : encore l'Assomption.

Trilobes : anges porteurs de phylactères et de couronnes (patrons retournés).

Quadrilobe : ange thuriféraire et 2 anges enveloppant le corps de la Vierge dans un linceul . (quelques bouches-trous).

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 Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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a) le trilobe de gauche. Ange portant un phylactère et une couronne.

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L'inscription indique : VENI SPONSA XXI [CHRISTI] ACCIPE CORONAM

Il s'agit de l'incipit du cantique grégorien :

Veni sponsa Christi, accipe coronam,

quam tibi Dominus preparavit in aeternum :
pro cuius amore sanguinem tuum fudisti.

Dilexisti iustitiam, et odisti iniquitatem :
propterea unxit te Deus, Deus tuus,
oleo laetitiae prae consortibus tuis.

Specie tua, et pulchritudine tua intende,
prospere procede, et regna.

"Viens, épouse du Christ, reçois la couronne
que le Seigneur t'a préparée pour l'éternité :
lui pour l'amour de qui tu as répandu ton sang.

Vous avez aimé la justice, et haï l’iniquité :
c’est pour cela que Dieu, votre Dieu, vous a oint de l’huile d’allégresse,
en préséance à ceux de votre condition.

Dans votre éclat et votre beauté,
avancez, marchez au succès et régnez."

Ce premier vers est une référence évidence au Cantique des Cantiques  4:8  veni de Libano sponsa veni de Libano veni coronaberis de capite Amana   "Viens avec moi du Liban, ma chérie, viens avec moi du Liban! Regarde du sommet de l'Amana,", dans lequel  coronaberis, 2 éme personne singulier futur indicatif passif de corono "couronner, assister à un festin la tête couronnée", mais qui traduit l'hébreu Ro'sh "tête, sommet, crête (de montagne)  et fidèlement traduit par Segond par  "regarde du sommet"  incite, dans cette forme latine, à passer au sens de  "reçois la couronne".

Le cantique figure dans l'Antiphonaire d'Hartker  Cod. Sang.391 de la bibliothèque de l'abbaye de Saint-Gall datant de 990-1000, issu de Comm. Virginum folio 189. Je rappelle que nous y avons déjà trouvé la source du cantique Que est isa que ascendit sicut  du trilobe de la baie 3.

La thématique de l'Épouse du Christ, appelée aux Cieux dans une Assomption qui est aussi un Couronnement, se trouve donc une fois encore affirmée, d'autant que l'ange qui présente ce phylactère tend une couronne.

Fond damassé bleu : R1, à vrilles et feuilles trifoliées regroupées.

Jaune d'argent : couronne, aile.

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 Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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 Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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b) Trilobe de droite du tympan de la baie 7. Ange portant un phylactère.

 

Le texte de l'inscription du phylactère est le même :  VENI SPONSA CHRISTI  ACCIPE CORONAM.

Comme son voisin, l'ange au front ceint d'un bandeau perlé  est vêtu d'une cape brodée d'or. Il porte l'amict au col en U ou en Oméga, bien visible ici.

Fond damassé bleu : R1 à vrilles et feuilles trifoliées regroupées..

Jaune d'argent : couronne, aile, cheveux, orfrois.

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Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Trilobe droit du  tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Trilobe droit du tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

La chapelle Saint-Jacques de Merléac : les vitraux des baies latérales.

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c) Quadrilobe de la baie 7 : l'Assomption.

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Comme dans une reprise du quadrilobe de la baie 5, le corps de la Vierge est soutenu par deux anges sur le linceul de sa Dormition, et accueilli par un ange thuriféraire. Les anges portent la même tenue que dans les trilobes.

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Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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L'ange thuriféraire ( qui se sert de l'encensoir ou thuribulum) est aussi un ange naviculaire, puisqu'il tient de la main droite la navette contenant les grains d'encens à brûler. L'encens (latin thus, du grec θύος ,thúos "parfum" mais aussi "victime") est extrait de Boswellia sacra.

Les trois chaînes sont peintes par un large trait de grisaille  noire, sur lequel des petits crochets en E alternativement inversés sont dessinés par enlevage au petit bois. Même technique d'enlevage pour le bandeau perlé.

La chevelure est rendue souple et dynamique par un mouvement emportant les mèches vers la gauche .

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Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Tympan de la baie 7, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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La baie 9 éclaire le fond ouest du bas-coté nord de la nef.

Je ne la décrirai pas.

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la baie 9, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

la baie 9, bas-coté nord de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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CONCLUSION.

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La conclusion semble s'imposer : loin d'avoir affaire à cinq verrières d'intérêt secondaire, aux thèmes iconographiques dispersées par les recompositions et les compléments modernes, nous avons ici un ensemble d'intérêt majeur à tout point de vue.

Sur le plan de l'histoire des vitraux bretons et de la technique de la peinture sur verre, la présence de panneaux du premier quart du XIVe siècle est à elle seule très précieuse.

Sur le même plan, les panneaux plus nombreux qui datent du début du XVe siècle sont également parmi les plus anciens de notre patrimoine de vitraux de Bretagne.

Mon examen des fonds damassés ne m'a permis de retrouver que deux ou trois cartons ou pochoirs. Cela permet néanmoins de constituer une base qu'il faudra comparer aux fonds des verrières du XVe siècle. Quelques liens au passage :

Fond damassé F1 et F 2 :

baie 105 de Quimper http://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-vitraux-du-choeur-de-la-cathedrale-de-quimper-ix-la-baie-n-105.html

baie 103 de Quimper : http://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-vitraux-du-choeur-de-la-cathedrale-de-quimper-ix-la-baie-n-105.html

L'attention portée à l'emploi du jaune d'argent n'a pas été aussi fructueuse que je l'espérais, et je n'ai trouvé ici ni rehaut des pupilles (que j'ai cru remarquer sur la maîtresse-vitre), ni rehaut d'autres parties du visage comme je l'ai observé à la cathédrale de Quimper. 

Surtout, j'ai été récompensé, comme on l'aura compris,  par l'analyse thématique et scripturaire de cet ensemble, qui met en évidence l'expression d'une dévotion à la Vierge couronnée de l'Assomption. Á mes yeux, la mention sur ces verres du début du XVe siècle de citation de cantiques grégoriens liés à la Vierge de l'Apocalypse et à l'Assomption est passionnante, et l'application de l'oraison des Sept paroles du Christ du Pseudo-Bède  à Marie, Épouse accueillie et fêtée éclaire de manière fascinante la mystique mariale du XVe siècle.

Si je ne devais conserver que quelques images, je garderais l'Enfant caressant les cheveux de sa Mère de la baie 1, les visages des anges de la baie 3, et, par dessus tout, la Vierge du tympan de la baie 3, tenant dans ses bras le Christ de Pitié, bouleversante image de Pietà glorieuse,  peut-être unique en iconographie.

 

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SOURCES ET LIENS.

— COUFFON (René), 1935,

— FERRAND (Jessica) 2013, Le phénomène de brunissement des vitraux médiévaux : critères d’identification et nature de la phase d’altération.THÈSE DE DOCTORAT DE L’UNIVERSITÉ PARIS-EST ÉCOLE DOCTORALE SIE Laboratoire Géomatériaux et Environnement . Université Paris-Est, 2013. Français. ¡ NNT : 2013PEST1174 ¿.

https://hal.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/962174/filename/TH2013PEST1174_complete.pdf

GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Presses universitaires de Rennes, 2005, 365 p. pages 80-82

— GESLIN DE BOURGOGNE (Jules-Henri), "l'église Saint-Jacques à Saint-Léon de Merléac", Bull. et Mém. Soc. Émulation Côtes du Nord, t. II, 1865, p.1-17.

JUREZ (Yann), 1992, Les vitraux de la chapelle Saint-Jacques à Merléac (Côtes d'Armor),  Mémoire de DEA, Paris-Sorbonne,. 1992 80 p 221 ill. (non consulté)

— JOLLIVET (Benjamin-Philibert ) 1859 Les Côtes-du-Nord: histoire et géographie de toutes les villes et communes ...page 475

https://books.google.fr/books?id=EtOuBHQQ0z0C&pg=PA476&dq=Les+vitraux+de+la+chapelle+Saint-Jacques+%C3%A0+Merl%C3%A9ac&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiHp8HW1r7WAhUlK8AKHZRpCNIQ6AEIPjAE#v=onepage&q=Les%20vitraux%20de%20la%20chapelle%20Saint-Jacques%20%C3%A0%20Merl%C3%A9ac&f=false

— LAFOND (Jean), 1943, Essai historique sur le jaune d'argent.

— LAUTIER (Claudine), 2000, "Les débuts du jaune d'argent dans l'art du vitrail ou le jaune d'argent à la manière d'Antoine de Pise",  Bulletin Monumental  Année 2000  Volume 158  Numéro 2  pp. 89-107

http://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_2000_num_158_2_2371

 

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http://chapelle-merleac.weebly.com/verriegraveres.html

 

http://www.vitrailfrance.com/nosrestaurations6.html

http://ndoduc.free.fr/vitraux/htm10101/eg_StJacques@Merleac.php

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 20:43

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Le fruit d'une remarquable restauration.

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La chapelle Saint-Jacques, située dans le petit hameau de Saint-Léon à Merléac, est un joyau d'architecture religieuse parmi les plus remarquables de Bretagne. Datant du XIVe siècle, elle fut ornée le siècle suivant d'un ensemble exceptionnel de peintures murales, d'une voûte lambrissée peinte et d'une somptueuse maîtresse-vitre. 

 

En 1853, A. Marteville et P. Varin en donne une description  dans leur nouvelle édition du Dictionnaire d'Ogée page 30 : elle ne parle pas des peintures murales, mais signale la menace de ruine de la chapelle :

"La chapelle de Saint-Léon est un monument remarquable. Elle a environ 20 m . de longueur, sur 12 m de large ; sa plus grande hauteur sous voûte est de 12 mètre. Elle se partage en trois nefs régulières que séparent huit colonnes formées par un assemblage de quatre colonnettes, excepté l'une d'elles, qui en a douze, parce qu'elle soutient une partie de la tour. Chaque colonne a pour pendant une colonnette engagée dans le mur. Les arcades et les fenêtres sont à ogives : derrière le maître-autel est une rosace ornée de vitraux coloriés, ainsi que toutes les autres ouvertures. Cette chapelle est ornée de peintures sur bois dont quelques-unes sont remarquables et bien conservées : elle demande de grande réparations, et mérite à tous égards qu'on la sauve de la destruction qui la menace."

 

En 1859, Pol Potier de Courcy louait "dans la paroisse de Merléac, la belle chapelle qu'on y voit encore, si remarquable par ses vitraux et ses peintures sur bois," mais ne signalait pas les fresques de la nef.

Mais en 1861 et 1865, J. Geslin de Bourgogne, qui présida la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, mentionne bien "les fresques de la Passion de S-Léon à Merléac" (Anciens évêchés de Bretagne vol.3 p. clxv). Dans  un rapport de 1860, il  avertit de l'état de dégradation des toitures, des charpentes et des lambris. Malgré ce rapport, expédié au Ministère, et sans attendre la visite de l'architecte Lambert, la commune commença la démolition des toitures mais, ne possédant pas les ressources nécessaires pour continuer les travaux, l'édifice resta sans protection jusqu'à ce que Geslin de Bourgogne fasse démonter d'urgence les vitraux et les lambris. D'après le devis de l'architecte Lambert les toitures de la nef furent refaites entre 1864 et 1865, et les lambris refixés sur des planches neuves. Lire : J. Geslin de Bourgogne, "Église Saint-Jacques à Saint-Léon, en Merléac", dans Bull, et mém. de la Soc. d'émul. des Côtes-du-Nord, II, 1865, p. 1-17.

Le classement de la chapelle intervint en 1908.

En 1987, Javier Barral I Altet déplorait encore la dégradation des peintures : 

Les vestiges d'un grand programme iconographique à Merléac .

"L'église Saint-Jacques, située dans le hameau de Saint-Léon, à 2 km de Merléac, était en construction en 1317 et en cours de décoration en 1402, date inscrite sur la grande verrière de l'église. Les sources ne mentionnent pas souvent cet édifice, avec lequel on met en relation l'évêque de Saint-Pol-de-Léon (1428) et de Vannes (1433), mort en 1448, Jean Validire, originaire de Saint-Léon. On lui attribue habituellement la commande du décor de l'église Saint-Jacques sans que l'on puisse apporter d'autres preuves à cette attribution que le lieu d'origine de cette personnalité.

La chapelle Saint-Jacques est un édifice de plus de 20 m de long qui forme un grand rectangle divisé dans le sens de la longueur en trois nefs, dont la centrale double la largeur des latérales. Une très grande baie vitrée ouvre le chevet plat à l'est. Les murs intérieurs de l'édifice et les arcades brisées qui séparent les nefs étaient ornés de peintures murales. Des lambris peints couvraient les trois voûtes, depuis le mur de façade jusqu'au chevet. Cet ensemble exceptionnel qui combine les peintures murales, les lambris peints et les vitraux, dans un édifice au plan régulier et homogène, dénote probablement une exécution rapide. [...] L'ensemble était complété par le décor peint de la nef principale, aujourd'hui pratiquement perdu, mais qui comportait un cycle de la Passion figurant au moins les épisodes compris entre l'entrée à Jérusalem et la Résurrection. Dans l'état actuel de conservation de ce décor, il est difficile de proposer une date précise." Barral I Altet, 1987

En 1996, les bas-cotés furent restaurés, mais malgré cela, jusqu'en 2010, le constat était bien triste : l' intérieur,  très humide, était recouvert d'une couleur verdâtre, la  voûte lambrissée se dégradait et les fameux vitraux de 1402 étaient  en piteux état. La chapelle a alors  bénéficié de 2010 à 2017 d'une restauration complète pour restaurer la voûte, les  peintures murales et les vitraux.  Le coût des deux tranches de travaux s'est élèvé  à 753.820 €, dont 150.764 € est à la charge de la commune. 

En juillet 2017, les travaux de restauration de la chapelle  ont été inaugurés en grande pompe en présence du Préfet  Yves Le Breton, du président du conseil départemental Alain Cadec, du député Marc Le Fur, de  Christine Jablonski, conservatrice des Monuments historiques à la direction régionale des affaires culturelles de Bretagne.  Le père Laurent Le Meilleur, curé de Loudéac a béni le sanctuaire. 

   Lors de cette restauration, les fresques ont été complètement dégagées et  se sont révélées d'un intérêt  exceptionnel. Aussi leur découverte lors des Journées du Patrimoine 2017 constitue un grand moment.

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Vue générale du chœur de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Vue générale du chœur de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Vue générale du chœur de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

Vue générale du chœur de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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DESCRIPTION.

Les murs surmontant les cinq grandes arcades sont ornés de peintures consacrées à 11 scènes du cycle de la Passion du Christ. 

Plan :

1. Les Rohan en donateurs face à la Vierge. Dernière scène du coté nord.

2. Les six premières scènes de la Passion, coté nord de la nef, de l'ouest à l'est. 

  • L'Entrée à Jérusalem

  • La Cène.

  • L'agonie au Jardin des Oliviers

  • L'Arrestation du Christ et le Baiser de Judas

  • La Comparution devant Pilate

  • La Flagellation

3. Les cinq scènes de la Passion du  coté sud de la nef, d'est en ouest.

  • Le Portement de Croix.

  • La Crucifixion

  • La Mise au Tombeau

  • La Résurrection

  • Les Saintes Femmes au Tombeau

 

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    Peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

     

     

    1. LES ROHAN EN DONATEURS DEVANT LA VIERGE À L'ENFANT.

     

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    Attention, toutes les allégations d'identifications me sont personnelles, car je n'ai pas trouvé de documentation valide sur cette peinture à fresque, hormis l'identification d'Alain IX de Rohan. Or, je n'ai aucune compétence sur ces sujets. À vos pincettes !

    D'autre part, j'ai du, pour une meilleure lisibilité des images, les contraster au maximum, au dépens de la fidélité à l'aspect des peintures sur place, vues du sol.

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    Il faut remarquer d'abord que les intrados des arcs sont ornés des armoiries des Rohan : de gueules à neuf macles d'or, ce qui conforte l’appartenance médiévale de la paroisse au vicomté de Rohan et au diocèse de Quimper, associées aux hermines qui renvoient à l'alliance avec la Maison de Bretagne,  ou plus précisément au mariage d'Alain IX de Rohan avec Marguerite de Bretagne, en 1407. 

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    Intrados des arcades, aux armes de Rohan et de Bretagne,  chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Intrados des arcades, aux armes de Rohan et de Bretagne, chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Voici la scène des donateurs devant la Vierge. Elle occupe l'extrémité du mur nord de la nef, juste avant le pignon qui forme le chœur, c'est à dire la place d'honneur "du coté de l'évangile" et elle ferme, avec la maîtresse-vitre, le coin nord-est de ce chœur. Elle montre un couple et leurs deux enfants, chacun présentés par un saint ou une sainte, agenouillés devant la Vierge et son Fils, à l'intérieur d'une vaste pièce rythmée par trois fines colonnes soutenant des arcades en anse de paniers. Au dessus du plafond aux solives apparentes, on entrevoit à droite de possibles maisons. Nous pouvons imaginer être dans une chapelle seigneuriale.

     

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    Les Rohan en donateurs devant la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les Rohan en donateurs devant la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Vierge à l'Enfant.

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    Elle est assise, n'est pas couronnée mais nimbée, elle porte un voile sur ses cheveux et un manteau. Sa tête, vue de trois-quart, est penchée vers son fils.

    L'Enfant, cheveux bouclés, vêtu d'une longue robe,  porte un nimbe crucifère. Il lève la main droite en signe d'accueil ou de bénédiction du donateur et de sa famille. Je ne distingue pas clairement la main gauche.

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    la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.
    la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Alain IX de Rohan devant la Vierge.

     L'identification de ce personnage aurait été affirmée par des travaux récents de la DRAC auxquels je n'ai pas accès.

    Alain IX de Rohan ( vers 1382- 1462 ), fils de Alain VIII de Rohan, portera à partir de 1429 le titre de vicomte de Rohan, et de seigneur de Léon. Il resserra les liens avec la Maison de Bretagne par son premier mariage en 1407 avec Marguerite de Bretagne (1392 -1428), fille du duc  Jean IV de Montfort. De cette union naissent un fils et quatre filles : Alain de Rohan (1408-1449 au siège de Fougères) ; Béatrix de Rohan (????-1418), morte jeune ; Marguerite de Rohan (vers 1412-1497) ; Jeanne de Rohan (1415 – après 1459) ; Catherine de Rohan (vers 1425 – après 1471).

    Puisqu'Alain IX est accompagné ici  de son épouse, d'un fils d'une dizaine d'année et d'une fille plus grande, j'en déduis que  la scène se passe vers 1418, mais la jeune fille me pose quelques difficultés.

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    Les Rohan en donateurs devant la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les Rohan en donateurs devant la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Saint Georges (?) présentant Alain IX.

    Ce saint est ou semble barbu, il porte une armure recouverte d'un tabard à croix rouge. Il tient dans la main gauche le fanion aux armes des Rohan à neuf macles. J'ai cru que le nombre de macles des Rohan n'était passé de sept à neuf que dans la branche des Rohan-Gié, mais il semble que ce nombre n'est lié qu'à la forme des blasons, la pointe étroite initiale ne permettant d'en loger qu'une seule. Puisque les fanions sont ici rectangulaires, les neuf macles trouvent facilement place.

    A propos des macles des Rohan, voir :

    http://www.lavieb-aile.com/2017/08/la-chiastolite-une-andalousite-de-sainte-brigitte-56-a-l-origine-des-macles-des-rohan.html

    Voir aussi René Ier de Rohan donateur du vitrail de La Martyre.

    On pourrait s'attendre à voir Alain IX présenté par saint Alain ou Alan, un ermite devenu le quatrième évêque de Quimper au 6ème ou 7ème siècle, mais, à l'évidence, ce n'est pas ici un saint évêque .

    Dans la cathédrale de Quimper, la baie 109 (qui a été vitrée vers 1417, et qui est donc assez contemporaine de ces peintures de Merléac) montre deux saints en armure et tabard orné d'une croix : saint Georges, et peut-être saint Julien. 

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    Alain IX de Rohan en donateur devant la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Alain IX de Rohan en donateur devant la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Alain IX est agenouillé devant un coffre bas et rectangulaire sur lequel il a posé son casque. C'est un bassinet à visière articulée conique ("museau"), qui "resta en usage jusqu'à la fin du XVe siècle" (Wikipédia). Il dispose de pièces protégeant la gorge (gorgerin). Voir les casques des deux saints chevaliers de la baie 109 de Quimper, assez similaires.

    Il porte sur son armure un tabard à ses armes, puisque un, ou peut-être deux losanges sont visibles. Ses cheveux sont longs. 

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    Alain IX de Rohan en donateur devant la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Alain IX de Rohan en donateur devant la Vierge à l'Enfant, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Marguerite de Bretagne, épouse d'Alain IX, présentée par sainte Marguerite.

    L'identification de la sainte (nimbée, vêtue d'un corsage et d'une robe recouverts par une cape) ne repose que sur la fleur qu'elle tient ostensiblement comme son attribut. Certes, ce n'est pas là l'attribut officiel de Marguerite d'Antioche, mais je n'ai pas mieux dans mon jeu.

    L'identification de la femme découle de celle d'Alain IX, et de la présence sur les arcades des hermines de la Maison de Bretagne. Comme son époux, elle est agenouillée derrière un coffre, mains jointes. Elle porte un bustier à décolleté arrondi, sans ceinture, s'évasant sous la taille sur une robe rouge frappée de quatre macles bien visibles. Elle porte donc les armes des Rohan, mais le pan jaune dissimule peut-être une ou deux hermines.

    Sa coiffe à cornes est remarquable mais difficile à détailler.

     

    Marguerite de Bretagne, épouse d'Alain IX présentée par sainte Marguerite, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Marguerite de Bretagne, épouse d'Alain IX présentée par sainte Marguerite, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Marguerite de Bretagne, épouse d'Alain IX présentée par sainte Marguerite, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Marguerite de Bretagne, épouse d'Alain IX présentée par sainte Marguerite, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Dans la salle, un peu en arrière des parents, voici les deux enfants. Le premier est un garçon.

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    La famille de Rohan devant la Vierge, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La famille de Rohan devant la Vierge, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Alain de Rohan, fils d'Alain IX, en armure, présenté par un saint chevalier en armure (saint Georges ?).

    Le saint qui tient la bannière à neuf macles est bien revêtu d'une armure, et sa tunique est marquée d'une bande verticale jaune divisée en carrés, mais formant une croix avec la  bande rouge horizontale.Est-ce à nouveau saint Georges, comme pour le papa ?

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    Alain de Rohan présenté par un saint chevalier,  peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Alain de Rohan présenté par un saint chevalier, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le fiston, aux cheveux coupés court, "au bol", fait tout comme son père : même armure, même casque, même coffre en guise de prie-dieu, mêmes mains jointes, et même surcot rouge au dessus de l'armure. Les quatre macles sont bien visibles.

    Alain de Rohan , né en 1408, vicomte de Porhoët  épousera en 1443 sa cousine Yolande de Montfort-Laval , avant de mourir en 1449 au siège de Fougères. 

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    Alain de Rohan présenté par un saint chevalier,  peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Alain de Rohan présenté par un saint chevalier, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Marguerite de Rohan présentée par sainte Marguerite d'Antioche.

     

    Derrière le jeune vicomte de Porhoët vient une sainte présentant un crucifix. C'est sans hésitation sainte Marguerite d'Antioche, qui usa de son crucifix comme d'un canif pour sortir du ventre du dragon qui en avait fait son souper. Et qui s'en repentit.

    En toute logique, la sainte présente sous son patronage non pas la fille aînée du couple de Rohan, prénommée Beatrix, et morte en 1418, mais la deuxième, qui porte le prénom de Marguerite. Cette Marguerite de Rohan, qu'on ne confondra pas avec ses homonymes, est née vers 1412. Elle est habillée exactement comme sa mère, et ce serait une erreur de se fonder sur cette représentation pour évaluer son âge à la date où fut peinte cette fresque. Je peux lui annoncer qu'elle épousera en 1449 Jean de Valois-Orléans dit « Jean II de Valois-Angoulême » (1399-1467), comte d'Angoulême et de Périgord. Le frère de notre grand poète Charles d'Orléans ! Mieux encore, je vais lui prédire qu'elle sera la grand-mère d'un roi de France, et lequel ! François Ier.  

    Son livre d'Heures est posé devant elle sur le banc. 

    Sa coiffure est mieux visible que celle de sa mère. Les  cheveux, ramenés en arrière du front, et emmaillotés dans une résille  forment deux lobes latéraux, au dessous d'un escoffion carré (une construction rembourrée d'étoupes, entourée de riches étoffe orné en son centre d'un bijou.

     

    La jeune Marguerite de Rohan présentée par sainte Marguerite,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La jeune Marguerite de Rohan présentée par sainte Marguerite, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La jeune Marguerite de Rohan présentée par sainte Marguerite,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La jeune Marguerite de Rohan présentée par sainte Marguerite, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    2. LES SIX SCÈNES DE LA PASSION DU COTÉ NORD.

    Le  cycle de la Passion démarre immédiatement à gauche du portail d'entrée, sur le mur de gauche.

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    Premières scènes de la Passion, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Premières scènes de la Passion, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    1. L'Entrée du Christ à Jérusalem.

    Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem, et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, vers la montagne des Oliviers, Jésus envoya deux disciples, en leur disant: Allez au village qui est devant vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée, et un ânon avec elle; détachez-les, et amenez-les-moi. Si, quelqu'un vous dit quelque chose, vous répondrez: Le Seigneur en a besoin. Et à l'instant il les laissera aller.  Or, ceci arriva afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par le prophète: Dites à la fille de Sion: Voici, ton roi vient à toi, Plein de douceur, et monté sur un âne, Sur un ânon, le petit d'une ânesse. Les disciples allèrent, et firent ce que Jésus leur avait ordonné. Ils amenèrent l'ânesse et l'ânon, mirent sur eux leurs vêtements, et le firent asseoir dessus. La plupart des gens de la foule étendirent leurs vêtements sur le chemin; d'autres coupèrent des branches d'arbres, et en jonchèrent la route. Ceux qui précédaient et ceux qui suivaient Jésus criaient: Hosanna au Fils de David! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna dans les lieux très hauts!  Lorsqu'il entra dans Jérusalem, toute la ville fut émue, et l'on disait: Qui est celui-ci?  La foule répondait: C'est Jésus, le prophète, de Nazareth en Galilée. Mt 27:1-11

    Nous reconnaissons au centre le Christ sur son ânon ou son ânesse . Il porte un nimbe crucifère et il lève la main pour répondre aux acclamations de la foule. Derrière lui vient le moutonnement doré des nimbes des  apôtres. Les toits et fenêtres des maisons de Jérusalem se voient en arrière plan, ainsi que deux tours encadrant une porte.

    Plus en avant, et empiétant sur la scène suivante, deux hommes étendent leur vêtement sur le sol.

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    L'Entrée à Jérusalem, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Entrée à Jérusalem, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'Entrée à Jérusalem, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Entrée à Jérusalem, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'Entrée à Jérusalem, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Entrée à Jérusalem, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    2. La Cène.

    Nous sommes désormais passés à l'intérieur des murailles de Jérusalem, visibles au premier plan comme vues d'avion. Une grande pièce est représentée dans une tentative de perspective, avec ses deux murs latéraux  est ses arcades. Les apôtres ont pris place devant la longue nappe blanche autour du Christ qui se distingue par son nimbe crucifère et une barbe taillée en pointe. Sur la table, cinq plats ronds ont été servis, contenant chacun deux poissons, et accompagnés par des pains ronds (et sans levain a priori). On notera ce remplacement de l'agneau de Pessa'h par des poissons, symbole christique qui rappellent que les apôtres sont d'anciens pêcheurs. Ajoutons à notre description quelques couteaux.

    Si on n'oublie pas Jean, qui selon son habitude s'est endormi devant Jésus, il y a bien douze apôtres. Saint Pierre se reconnaît à gauche du Christ.

    Nous entrons dans la pièce au moment précis où Jésus vient d'annoncer que l'un des douze allai le trahir, et chacun exprime par sa gestuelle son étonnement désapprobateur. Jésus précise : c'est celui qui a mis la main dans le plat avec moi :

    Pendant qu'ils mangeaient, il dit: Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera.  Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire: Est-ce moi, Seigneur? Il répondit: Celui qui a mis avec moi la main dans le plat, c'est celui qui me livrera. [ ...]. Judas, qui le livrait, prit la parole et dit: Est-ce moi, Rabbi? Jésus lui répondit: Tu l'as dit. Mt 27 :21-25

     

    La Cène, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Cène, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Cène, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Cène, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Connaissant l'histoire, il est tentant de zoomer sur le plat situé devant Jésus. Or, nous y voyons une main, au bout d' une manche... qui appartient à un treizième personnage placé de notre coté de la table : Judas ! 

    Ce positionnement de Judas isolé en face des autres disciples n'est pas rare, il se retrouve par exemple dans la Cène de Pietro Perugino. Mais la présence de treize apôtres est moins habituelle.

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    La Cène, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Cène, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les scènes suivantes, vue générale.

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    Coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    3. L'Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers.

    Il s'agit de la nuit durant laquelle  Jésus prie dans l'oliveraie de Gethsémani tands que les trois apôtres à qui il a demandé de veiller avec lui, Pierre, Jean et Jacques le Mineur, s'endorment épuisés.

    Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je m'éloignerai pour prier. Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit alors: Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez avec moi.

    Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.

    Et il vint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et il dit à Pierre: Vous n'avez donc pu veiller une heure avec moi! Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l'esprit es bien disposé, mais la chair est faible. Il s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite! Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis. Il les quitta, et, s'éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. Puis il alla vers ses disciples, et leur dit: Vous dormez maintenant, et vous vous reposez! Voici, l'heure est proche, et le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. (Mt 26:36-47)

    Le cadre urbain de Jérusalem est encore stylisé, et l'artiste a représenté au centre un monticule qu'il nous prie de considérer comme étant le Mont des Oliviers. Ce dernier est cerné de palissades schématisées par des lignes ondoyantes.  Et dans cette enceinte sont réunis quatre hommes, dont trois sont endormis. Notre artiste connaît bien son texte (bien que je crois voir une auréole supplémentaire).

     

    L'Agonie à Gethsémani, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Agonie à Gethsémani, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Christ est à genoux devant un petit portique que je distingue mal et que j'interprète plus difficilement encore.

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    L'Agonie à Gethsémani, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Agonie à Gethsémani, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'Agonie à Gethsémani, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Agonie à Gethsémani, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    4. L'Arrestation de Jésus à Gethsémani : le Baiser de Judas et Pierre coupant l'oreille de Malchus, serviteur du principal sacrificateur (Caïphe).

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    Levez-vous, allons; voici, celui qui me livre s'approche. Comme il parlait encore, voici, Judas, l'un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné ce signe: Celui que je baiserai, c'est lui; saisissez-le. Aussitôt, s'approchant de Jésus, il dit: Salut, Rabbi! Et il le baisa. Jésus lui dit: Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent. Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l'oreille. Alors Jésus lui dit: Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée. Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges? Mt 26:46-53

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    De gauche à droite : saint Pierre rengaine son épée ; un soldat en casque et armure ; Jésus reçoit le baiser de Judas ; un officier s'apprête à procéder à l'interpellation. On notera que le costume de ce gendarme est le même que ceux portés par les Rohan et leurs saints chevaliers, avec l'armure complète, solerets compris, le tabard taillé en longues pointes et le casque, dont la visière est relevée. Seule différence, le tabard est plissé au dessus d'une ceinture jolie dorée.

    Malchus, serviteur du souverain sacrificateur (alias Caïphe) est agenouillé et se tient l'oreille.

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    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani , coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani , coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani , coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani , coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani , coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani , coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le mimétisme entre les deux visages de Jésus et de Judas, assez fréquente : 

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    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani , coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani , coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    5. La Comparution devant Pilate.

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    Mt 27.32-44; Mc 15.16-20Lc 23.11Jn 19.2-3)

    Jésus comparut devant le gouverneur qui l’interrogea.

    – Es-tu le roi des Juifs? lui demanda-t-il.

    – Tu le dis toi-même, répondit Jésus.

    Mais ensuite, quand les chefs des prêtres et les responsables du peuple vinrent l’accuser, il ne répondit rien.

    Alors Pilate lui dit: Tu n’entends pas tout ce qu’ils disent contre toi?

    Mais, au grand étonnement du gouverneur, Jésus ne répondit pas même sur un seul point. (Mt 27:11-14)

     

    Le Christ est présenté à Pilate par deux soldats, et l'artiste peintre ne remarque pas plus qu'auparavant l'incongruité de représenter ces deux messieurs, bassinet à bec de passereaux sur la tête, tels Beaumanoir et Bemborough  lors du Combat des Trente (1351). 

     

     

    La Comparution devant Pilate, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Comparution devant Pilate, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Comparution devant Pilate, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Comparution devant Pilate, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Comparution devant Pilate, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Comparution devant Pilate, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Lavement des mains de Pilate.

    Pilate se tourne vers sa gauche et se lave ostensiblement les mains dans un bassin que lui présente un serviteur.

    Illustration de Matthieu 27:24.

    Mais alors, insista Pilate, que dois-je faire de Jésus, qu’on appelle le Messie?

    Et tous répondirent: Crucifie-le!

     – Mais enfin, reprit Pilate, qu’a-t-il fait de mal?

    Eux, cependant, criaient de plus en plus fort: Crucifie-le!

     Quand Pilate vit qu’il n’aboutissait à rien, mais qu’au contraire, l’agitation de la foule augmentait, il prit de l’eau et, devant la foule, se lava les mains en disant: Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme. Cela vous regarde.

     Et tout le peuple répondit: Que la responsabilité de sa mort retombe sur nous et sur nos enfants! (Mt 27:22-25)

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    La Comparution devant Pilate, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Comparution devant Pilate, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    6. La Flagellation de Jésus, ou Le Christ à la colonne.

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     Alors Pilate leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus, après l’avoir fait battre à coups de fouet, il le livra pour qu’on le crucifie. Les soldats du gouverneur traînèrent Jésus vers l’intérieur du palais et rassemblèrent toute la cohorte autour de lui. Ils lui arrachèrent ses vêtements et le revêtirent d’un manteau écarlate. Ils lui posèrent sur la tête une couronne tressée de rameaux épineux; dans sa main droite, ils placèrent un roseau en guise de sceptre. Ils s’agenouillèrent devant lui en disant sur un ton sarcastique: Salut, roi des Juifs!  Ils crachaient sur lui et, prenant le roseau, ils le frappaient à la tête. Quand ils eurent fini de se moquer de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l’emmenèrent pour le crucifier. (Mt 27:26-31)

     

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    Selon les traductions des évangiles, Jésus subit une fustigation avec des verges, un faisceau de badines souples, (Mt 27,26, Mc 15,15, Lc 23,16) ou une flagellation avec le flagellum ou le flagrum , un fouet à lanières plombées (Jn 19,1). La représentation de la flagellation (comme le Christ à la colonne qui précède et le Christ aux outrages qui suit ou qui précède suivant les textes)  prend un certain essor avec les enluminures et les petites tablettes d'ivoire, et surtout avec l'apparition en occident des Ordres mendiants. Les représentations de la Passion sur les parvis d'églises pendant la Semaine sainte et les processions de flagellants sont concomitantes avec la multiplication de ce thème dévotionnel et iconographique. (selon Wikipédia)

     

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    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Un bourreau utilise un fouet à lanières (flagellum ou flagrum).

    Les bourreaux sont, dans l'iconographie, distingués des soldats : pas d'armure ici, mais une tunique courte, des hauts-de-chausses et des bottes. Pas de casque, mais un bonnet ou turban à plume. Il s'agit de montrer que la condition de ces hommes de main est plus vile que celle des soldats.

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    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le second bourreau utilise une autre sorte de fouet.

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    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Christ est lié par les mains à la colonne centrale d'une pièce voûtée à nervures rayonnantes, éclairée par une baie à vitrail losangiques. 

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    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Flagellation de Jésus, coté nord de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    3. LES CINQ SCÈNES DE LA PASSION DU COTÉ SUD.

    Poursuivant notre progression, nous passons devant la maîtresse-vitre pour lever le nez à nouveau devant la dernière arcade sud.

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    Les scènes de la Passion, coté sud de la nef,   peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les scènes de la Passion, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    7. Le Portement de Croix.

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    Le Portement de croix,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Portement de croix, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Ce Portement de croix présente trois particularités.

    D'une part, on voit un personnage en robe et nimbée (que j'interprète comme étant la Vierge) qui aide le Christ à porter la croix, derrière lui. J'ai déjà observé cela sur le retable de La Haussaye (Pontivy), donné par Jean II de Rohan en 1510.

    D'autre part, nous découvrons Simon de Cyrène, dans un portrait assez comique où il fléchit les genoux sous le poids de la poutre principale.

    A la sortie de la ville, ils rencontrèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène. Ils lui firent porter la croix de Jésus. Mt 27:31

    Ils obligèrent un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, à porter la croix de Jésus. Mc 15:21

     Pendant qu’ils l’emmenaient, ils se saisirent d’un certain Simon de Cyrène , qui revenait des champs, et l’obligèrent à porter la croix derrière Jésus. Une foule de gens du peuple le suivait. Il y avait aussi beaucoup de femmes en larmes, qui se lamentaient à cause de lui. Se tournant vers elles, il leur dit: Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas à cause de moi! Pleurez plutôt à cause de vous-mêmes et de vos enfants car, sachez-le, des jours viennent où l’on dira: «Heureuses les femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfant et celles qui n’en ont jamais eu et qui n’ont jamais allaité.» Alors on se mettra à dire aux montagnes: «Tombez sur nous!» et aux collines: «Recouvrez-nous !» Car si l’on traite ainsi le bois vert, qu’adviendra-t-il du bois mort?

    Avec Jésus, on emmena aussi deux autres hommes, des bandits qui devaient être exécutés en même temps que lui. Luc 23:26-32.

    Enfin, l'artiste a du s'inspirer de ce passage de Luc, car il a figuré juste derrière la croix deux hommes torse et jambes nus, les deux bandits ou larrons.

     

    Le Portement de croix,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Portement de croix, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Portement de croix,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Portement de croix, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Portement de croix,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Portement de croix, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    8. La Crucifixion.

    De cette large scène, la partie haute est partiellement effacée, et seul le bas du corps du Crucifié est conservé.

    La foule et les saints personnages rassemblés aux pieds des trois croix peuvent se décrire en deux groupes, à gauche et à droite.

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    La Crucifixion,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Crucifixion,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La moitié gauche .

    La Crucifixion,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    a) les cavaliers.

    Au second plan, sept cavaliers sont figurés, leur monture tournée vers la droite. Le peintre montre beaucoup de talent à dessiner les chevaux.

    Dans ce groupe, il faut repérer le cavalier qui, à l'extrême droite, lève la main et désigne de l'index le Crucifié. C'est le centenier dont parle les évangiles synoptiques et qui prononce le fameux Vere Dei Filius erat iste  :

    . Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d'arriver, furent saisis d'une grande frayeur, et dirent: Assurément, cet homme était Fils de Dieu. Matthieu 24:54
    Le centenier, qui était en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré de la sorte, dit: Assurément, cet homme était Fils de DieuMarc 15:39
    Le centenier, voyant ce qui était arrivé, glorifia Dieu, et dit: Certainement, cet homme était justeLuc 23:47

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    On le verra plus tard sur  les calvaires du Finistère où il formera un duo, de chaque coté de la croix,  à coté de Longin montrant son œil car il voit désormais clair.

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    La Crucifixion,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    b) les deux personnages convertis.

    En dessous du Centenier, un soldat (en brigandine, épée au coté gauche) est tombé à genoux. Il tient un objet dans la main droite, mais je ne distingue pas le bras gauche. Il semble lever les yeux vers la Croix. Est-ce Longin ? Un doublon du Centenier ? 

    À ses cotés, un homme est resté debout ; il est vêtu d'une robe. Un dignitaire juif ? 

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    La Crucifixion,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    c)  La Vierge en pâmoison.

    Ce groupe comporte quatre nimbes, ce qui incite à voir ici la Vierge au centre, entourée des "trois Marie", Marie-Madeleine, Marie-Salomé et Marie Jacobé : 

     

    Il y avait aussi là plusieurs femmes qui regardaient de loin; c’étaient celles qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée, pour être à son service. Parmi elles, Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques et de Joseph et la mère des fils de Zébédée. Mt 27:55-56

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    La Crucifixion,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le groupe de droite.

    Il associe un groupe de cavaliers observant le ciel et la Croix (après la survenue du tremblement de terre ?), avec un homme seul, à l'écart, assis mains jointes, que j'identifie comme saint Jean en raison de son nimbe et de son visage imberbe.

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    La Crucifixion,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.
    La Crucifixion,  coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    9. La Mise au Tombeau.

    Joseph d'Arimathie et Nicodème descendent le corps du Crucifié dans le tombeau de pierre, en le soutenant par un linceul, sous les regards et les pleurs de  Marie assistée d'une Sainte Femme. Toujours aussi bouleversante par l'intensité quasi passionnelle de sa dévotion, Marie-Madeleine baise le pied droit du Christ.

    Mais nous nous laissons distraire par les deux chapeaux des deux pharisiens et membres du Sanhédrin, notamment le bonnet conique de Joseph d'Arimathie, dont la forme veut témoigner de sa fonction.

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    –  Il y avait un homme, appelé Joseph, un membre du Grand-Conseil des Juifs. C’était un homme bon et droit qui n’avait pas approuvé la décision ni les actes des autres membres du Grand-Conseil. Il venait d’Arimathée, en Judée, et attendait le royaume de Dieu. Il alla demander à Pilate le corps de Jésus. Après l’avoir descendu de la croix, il l’enroula dans un drap de lin et le déposa dans un tombeau taillé en plein rocher, où personne n’avait encore été enseveli. C’était le soir de la préparation, avant le début du sabbat. Les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée suivirent Joseph, elles regardèrent le tombeau et observèrent comment le corps de Jésus y avait été déposé. Ensuite, elles retournèrent chez elles et préparèrent des huiles aromatiques et des parfums. Puis elles observèrent le repos du sabbat, comme la Loi le prescrit. Lc 23:50-56

    https://www.biblegateway.com/passage/?search=Luc+23&version=BDS

     –Le soir venu – c’était le jour de la préparation, c’est-à-dire la veille du sabbat – 43 Joseph d’Arimathée arriva. C’était un membre éminent du Grand-Conseil qui, lui aussi, vivait dans l’attente du royaume de Dieu. Il eut le courage de se rendre chez Pilate pour lui demander le corps de Jésus. Pilate fut surpris d’apprendre que Jésus était déjà mort. Il fit appeler l’officier de service et lui demanda s’il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il autorisa Joseph à disposer du corps. Celui-ci, après avoir acheté un drap de lin, descendit le corps de la croix, l’enveloppa dans le drap et le déposa dans un tombeau taillé dans le roc. Puis il roula un bloc de pierre devant l’entrée du tombeau.Marie de Magdala et Marie, mère de Joses, regardaient où il le mettait. Mc 15:42-47

    https://www.biblegateway.com/passage/?search=Marc+15&version=BDS

    – Le soir venu, arriva un homme riche appelé Joseph, originaire de la ville d’Arimathée. Lui aussi était un disciple de Jésus. Il alla demander à Pilate le corps de Jésus. Alors Pilate donna l’ordre de le lui remettre. Joseph prit donc le corps, l’enroula dans un drap de lin pur et le déposa dans le tombeau tout neuf qu’il s’était fait tailler pour lui-même dans le roc. Puis il roula un grand bloc de pierre devant l’entrée du tombeau et s’en alla. Il y avait là Marie de Magdala et l’autre Marie, assises en face de la tombe.  Le lendemain, le jour qui suivait la préparation du sabbat, les chefs des prêtres et des pharisiens se rendirent ensemble chez Pilate pour lui dire: Excellence, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, pendant qu’il était encore en vie: «Après trois jours, je ressusciterai.» Fais donc surveiller étroitement la tombe jusqu’à ce troisième jour: il faut à tout prix éviter que ses disciples viennent dérober le corps pour dire ensuite au peuple qu’il est ressuscité. Cette dernière supercherie serait encore pire que la première. Pilate leur déclara: D’accord! Prenez un corps de garde et assurez la protection de ce tombeau à votre guise. Ils se rendirent donc au tombeau et le firent surveiller après avoir apposé les scellés sur la pierre en présence de la garde. Mt 27:57-66

    https://www.biblegateway.com/passage/?search=Matthieu+27&version=BDS


     

     

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    La Mise au Tombeau,   coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Mise au Tombeau, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Mise au Tombeau,   coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Mise au Tombeau, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Marie-Madeleine et Nicodème, La Mise au Tombeau,   peintures murales du  coté sud de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Marie-Madeleine et Nicodème, La Mise au Tombeau, peintures murales du coté sud de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Suite des scènes.

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    Les arcades médianes du coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les arcades médianes du coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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     La Résurrection,   coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Résurrection, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    10. La Résurrection.

    Le Ressuscité franchit le bord du sépulcre , tenant en main droite la hampe de l'oriflamme à croix rouge témoignant de sa victoire sur la mort. Quatre lanciers endormis encadrent le tombeau.

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       La Résurrection,  peintures murales du  coté sud de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Résurrection, peintures murales du coté sud de la nef de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    11. Les Saintes Femmes face au Tombeau vide.

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     Après le sabbat, comme le jour commençait à poindre le dimanche matin, Marie de Magdala et l’autre Marie se mirent en chemin pour aller voir la tombe. Tout à coup, voici qu’il y eut un violent tremblement de terre: un ange du Seigneur descendit du ciel, s’approcha de la tombe, roula la pierre de côté et s’assit sur elle. Il avait l’apparence de l’éclair, et ses vêtements étaient aussi blancs que la neige. Les gardes furent saisis d’épouvante: ils se mirent à trembler et devinrent comme morts.Mais l’ange, s’adressant aux femmes, leur dit: Vous autres, n’ayez pas peur; je sais que vous cherchez Jésus, qui a été crucifié.  Il n’est plus ici, car il est ressuscité comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il était couché.  Puis allez vite annoncer à ses disciples qu’il est ressuscité. Et voici: il vous précède en Galilée. Là vous le verrez. Voilà ce que j’avais à vous dire.Elles quittèrent le tombeau en hâte, tout effrayées, mais en même temps remplies d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.  Et voici que, tout à coup, Jésus vint à leur rencontre et leur dit: Salut à vous.Elles s’approchèrent de lui, lui embrassèrent les pieds et l’adorèrent. Alors Jésus leur dit: N’ayez aucune crainte! Allez dire à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée: c’est là qu’ils me verront. Mt 28:1-10 https://www.biblegateway.com/passage/?search=Matthieu+28&version=BDS

     

    Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles aromatiques pour aller embaumer le corps de Jésus. Il était encore très tôt, le dimanche matin, lorsqu’elles arrivèrent au tombeau. Le soleil se levait. En chemin, elles s’étaient demandé les unes aux autres: Qui nous roulera la pierre qui ferme l’entrée du tombeau? Or, en levant les yeux, elles s’aperçurent que la pierre avait été roulée sur le côté, et c’était un bloc énorme. Elles pénétrèrent dans le caveau et virent, assis du côté droit, un jeune homme vêtu d’une robe blanche. Elles furent saisies de frayeur. Mais le jeune homme leur dit: N’ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qui a été crucifié? Il est ressuscité, il n’est plus ici. Voyez l’endroit où on l’avait déposé. Et maintenant, allez annoncer à ses disciples, et aussi à Pierre, qu’il vous précède en Galilée; c’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit. Mc 16 1:17 https://www.biblegateway.com/passage/?search=Marc+16&version=BDS

     

    Le dimanche matin, très tôt, Marie de Magdala se rendit au tombeau. Il faisait encore très sombre. Elle vit que la pierre fermant l’entrée du sépulcre avait été ôtée de devant l’ouverture. Alors elle courut prévenir Simon Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait.

    – On a enlevé le Seigneur de la tombe, leur dit-elle, et nous n’avons aucune idée de l’endroit où on l’a mis. Jn 20:1-2 https://www.biblegateway.com/passage/?search=Jean+20&version=BDS

    Voir aussi Luc 24:1-12.

    L'Ange du Seigneur est superbement représenté, tenant l'oriflamme de la Résurrection. Les trois femmes tiennent chacune un flacon d'aromates. 

    Une forme vague est peinte sous un portique. J'imagine qu'il s'agit du Christ, tel qu'il est apparu à Marie-Madeleine, déguisé en jardinier : une scène du Noli me tangere qui est représentée à la fin du cycle de la Passion de la maîtresse-vitre.

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    D'une façon générale, il sera passionnant de comparer chacune des scènes de cette fresque avec son équivalent sur la verrière d'axe.

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    Les Saintes Femmes face au Tombeau vide, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les Saintes Femmes face au Tombeau vide, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'ange de la scène des Saintes Femmes face au Tombeau vide, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'ange de la scène des Saintes Femmes face au Tombeau vide, coté sud de la nef, peintures murales de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    12. Peintures murales du bas-coté sud.

    On trouve sur le mur diaphragme du début du bas-coté sud un Christ (en gloire ?) et sur le mur séparant le bas-coté de la nef deux anges présentant l'écu aux sept macles des Rohan.

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    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Peintures murales du bas-coté sud de la chapelle Saint-Jacques à Saint-Léon, Merléac. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

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    — GESLIN DE BOURGOGNE

     https://archive.org/stream/anciensvchsdebr00bartgoog/anciensvchsdebr00bartgoog_djvu.txt

    — Barral I Altet, 1987Javier Décor peint et iconographie des voûtes lambrissées de la fin du Moyen Âge en Bretagne ,Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres  Année 1987  Volume 131 Numéro 3  pp. 524-567 http://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1987_num_131_3_14524

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    Published by jean-yves cordier - dans Peintures murales
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    14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 19:59

    La maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice : La Passion de 1539.

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    — Voir aussi sur le même sujet :

    Dernières images du Christ : le vitrail de la Passion à La Roche-Maurice (29).

    — Voir sur l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice :

     

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    — Voir les autres vitraux de Bretagne : La liste de mes articles sur les vitraux.

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    La verrière haute de 6,90 m  et large de 3,50 m  présente un cycle de la Passion en quinze scènes organisé autour de la Crucifixion figurée à plus grande échelle en haut des lancettes, est datée de 1539. Elle se lit de bas en haut et de gauche à droite. 

    Les 5 lancettes  sont divisées en  4 registres (bandes horizontales), nombre réduit à  3 dans les lancettes centrales de la Crucifixion. Les scènes sont  placées dans des niches à petits dais denticulés à grisaille et jaune d'argent avec des tentures damassées à motif de rosaces et de losanges. 

    Un tympan à 18 ajours comporte 14 écus  et 2 écoinçons latéraux.

    Restauration.

    "En 1715, la verrière avait fait l'objet d'une restauration complète par le Brestois Louis-François Bodolec : sur le registre paroissial, le recteur de l'époque en a dessiné le plan avec les armoiries, en précisant qu'elle avait été "descendue, lavée et réparée ...pour 95 livres" (Arc. dép. Finistère) . [ Louis-François Bodolec "accommode les vitres" de Plouguerneau en 1689-1690. Louis-François Bodolec, maître-vitrier à Brest, est né à Quimper le 17 août 1665 et mort à Brest Saint-Louis le 21 avril 1725.  Son frère Guillaume Le Bodolec, fils de Jean, vitrier, est né à Quimper Saint-Sauveur le 29 octobre 1655 et mort à Quimper le 20 décembre 1723. Le Men signale un Bodolec travaillant sur les vitraux de la cathédrale de Quimper.]

    Une autre restauration, pratiquée en 1849, est tout aussi exceptionnellement documentée (ACMH) : elle fut alors confiée à Mathieu Rosuel, peintre et vitrier de Brest qui, selon l'architecte de l'arrondissement Félix Ingeled, avait déjà l'expérience de tels travaux. On peut noter qu'un panneau signalé lacunaire en 1847, la Comparution devant Pilate, ne fut pas réparé lors de cette intervention, ce qui indique que Rosuel  n'a pu fournir de pièces peintes ; il est encore fait état des mêmes manques "qui offensent l'œil", de 1858 jusqu'en 1898, date du classement de l'œuvre. La restauration qui dut s'en suivre, à l'inverse, n'est pas documentée, bien que déterminante pour l'aspect actuel de l'œuvre (on lui doit les rares panneaux moderne des lancettes et ceux du tympan).

    En 1937, l'atelier Gruber procéda à une remise en plomb partielle de la baie et remania le tympan dont les meneaux s'étaient tassés. La verrière, mise à l'abri en 1942, retrouva sa place en 1950 après restauration par Labouret ; et nombre de plombs de casse furent alors ajoutés." (Gatouillat et Hérold 2004)

    Jean-Pierre Le Bihan ajoute : "1792, 1793, travaux de Maurice Cam, vitrier à Saint-Pol de Léon pour 16 livres 10 sols..."

     

     

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     La Passion de 1539 :  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

     La Passion de 1539 : maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Plan :

    L'inscription de création

    Les cinq lancettes de la Passion.

    Le tympan et ses 14 blasons.

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    L'INSCRIPTION DE 1539.

    Elle se lit au pied de la deuxième lancette en partant de la gauche (lancette B), sur le socle, peinte en lettres cursives   : 

    EN L'AN MIL VCC XXXIX

    FUT FET CESTE VITRE . ET

    ESTOET DE FABRICQUE POR

    LORS ALLEN JOCE * LS

     

    "En l'an 1539 fut fait cette vitre et étaient de fabrique pour lors Allen Joce. L.S" . Les deux lettres L.S , plus pâles et plus petites, ne sont peutêtre pas de la même main.

    Ces dernières lettres ont été interprétées "peut-être à juste titre" (Gatouillat & Hérold)  comme les initiales du peintre verrier Laurent Le Sodec. René Couffon est l'auteur de cette attribution dans un article de 1945. Dans un premier temps [page 9], Couffon écrit que "ces dernières  initiales sont sans doute celles du peintre verrier, car nous les retrouvons répétées sur le galon de la manche de Joseph d'Arimathie". Malheureusement, personne ne réussit à retrouver une inscription sur la manche de Joseph d'Arimathie. Après avoir développé la thèse que les cartons des vitraux de La Martyre ont été dessinés par le graveur flamand Negker de Jost , il suggère que celui de La Roche-Maurice  a été fabriqué par un verrier breton, et il avance le nom de Laurent Sodec "mentionné comme peintre en 1514 dans les comptes de la cathédrale de Quimper".

    Depuis, ces assertions de René Couffon concernant Jost de Negker  à La Martyre ont été critiquées l'abbé Jean Feutren, par Roger Barrié dans sa thèse de 1978, par l'abbé Yves-Pascal Castel et par le verrier quimpérois Jean-Pierre Le Bihan dans son article "Jost de Necker un mythe qui a la vie dure". Cette proposition est désormais abandonnée, y compris dans l'introduction du Nouveau répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper de 1988 par Couffon et Le Bars. 

    Parallèlement, une meilleure connaissance de l'atelier Le Sodec, une  famille de verriers quimpérois, a permis de lui attribuer effectivement une grande partie des Passions finistériennes, sur des critères stylistiques et non plus sur de simples initiales. 

    Le texte de l'inscription indique le nom du maître d'ouvrage, un certain Allen Joce, alors fabricien ou "fabrique" de la Fabrique de La Roche-Maurice. Faut-il comprendre "Allen" comme une forme du prénom breton Alan ? Mais il resterait alors le patronyme, JOCE, qui n'est pas attesté en Bretagne. Pourtant, un fabricien est toujours recruté parmi les habitants les plus aisés de la paroisse.

    En somme, on prendra avec prudence toute interprétation de cette inscription, mais on conclura avec Gatouillat 2005 : ""Par le millésime qu'elle porte et par son bon état de conservation, l'œuvre constitue quoiqu'il en soit un repère fondamental pour l'étude de la production quimpéroise de la Renaissance. Ses points communs avec les maîtresses-vitres de Daoulas et de Trémaouezan, disparues mais connues par des dessins,  et celle de Saint-Mathieu de Quimper, conservée mais transférée et complétée, ont été relevées de longue date ; les cartons de la Crucifixion et de certaines des scènes annexes se retrouvent aussi très précisément dans la verrière démembrée de La Martyre, autre donation d'un Rohan".

     

     

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    Rappel : LES PASSIONS FINISTÉRIENNES.

     Beaucoup d'entre elles sont dues à l'atelier Le Sodec à Quimper. Le Corpus Vitrearum VII permet d'en dresser une chronologie  qui montre que la verrière de La Roche-Maurice (1539) date du milieu d'une période de très forte activité de création de vitraux dans le Finistère :

    et dans le Morbihan :

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    On attribue aussi à l 'atelier des Le Sodec les vitraux suivants :

     

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    Afin de permettre un étude comparative de ces Passions finistérienne, j'ai tenu, non seulement à leur consacrer le maximum d'articles dans ce blog, mais aussi à attirer l'attention, dans cet article, sur des détails stylistiques qui se retrouvent sur d'autres vitraux : fonds damassés exécutés par pochoirs ; casques "en masque de plongeur" ; mors des chevaux "à balanciers" ; nimbes ovales en suspension au dessus de la tête, etc.

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    Inscription de 1539 :  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Inscription de 1539 : maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Inscription  de 1539 :  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Inscription de 1539 : maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

     

     

    LES CINQ LANCETTES DE LA PASSION.

     

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    LES CINQ SCÈNES DU REGISTRE INFÉRIEUR.

     

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     La Passion de 1539 :  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

     La Passion de 1539 : maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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     La Passion de 1539 :  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

     La Passion de 1539 : maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    1. L'Entrée à Jérusalem.

    Tête du Christ et groupe des apôtres restaurés. Fond (ciel) rouge uni. Nimbe ovale 

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    Entrée à Jérusalem,   maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Entrée à Jérusalem, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'Entrée à Jérusalem,  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Entrée à Jérusalem, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    2. La Cène.

    Intact sauf une tête d'apôtre à gauche. Niche à coquille rouge et bandeau bleu. Fond : tenture verte damassée "à la rouelle". Robe bleu clair de l'apôtre de droite et robe verte de saint Jean (endormi)  à fleurs. 

    Le Christ  tend la main droite vers Judas et frôle le plat contenant la carcasse de l'agneau rituel des Pâques. Au premier plan, l'apôtre de gauche tient un couteau, et Judas, à droite, fait un geste de dénégation, alors que la bourse aux trente deniers est visible dans son dos, accrochée à sa ceinture.

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    La Cène,  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Cène, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Cène,  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Cène, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    3. Le Lavement des pieds.

    Peu restaurée. Niche à coquille verte. Tenture damassée à motif en losanges divisés en quatre. Robe damassée vert clair à motif hexagonal en nid d'abeilles ou navettes. Robe verte de saint Pierre (identifié par sa calvitie centrée par un toupet) à motif vermiculaire. 

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    Le Lavement des pieds,  1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Lavement des pieds, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Lavemenbt des pieds, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.
    Le Lavemenbt des pieds, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Lavemenbt des pieds, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    4. L'Agonie au Jardin des Oliviers.

    Tête de saint Pierre : pièce interpolée.

    Fond bleu clair (ciel) uni où s'inscrivent les silhouettes des soldats et d'une montagne (Golgotha ?).

    Robes bleues des apôtres Jean et Pierre à motifs vermiculaires. Manteau blanc de Jean à motifs à fleurs à quatre pétales crénelés de couleur or (jaune d'argent).

    Les apôtres changent de couleur de vêtement d'une scène à l'autre. Ici, ils sont nimbés.

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    L'Agonie au jardin des Oliviers, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Agonie au jardin des Oliviers, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'Agonie au jardin des Oliviers, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Agonie au jardin des Oliviers, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les trois apôtres Jean, Jacques le mineur et Pierre au Jardin des Oliviers.

    Jean est endormi, comme le veut le texte évangélique, mais Pierre, dont la tête est bizarrement implantée, est éveillé : la pièce de verre a été placée ici par  interpolation d.

    Quant à Jacques, il faut lui attribuer la boule claire et bouclée au dessus de l'épaule de Pierre : ce serait le dessus de son crâne. 

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    L'Agonie au jardin des Oliviers, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Agonie au jardin des Oliviers, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    5. L'Arrestation de Jésus à Gethsémani : le Baiser de Judas. Saint Pierre tranche l'oreille de Malchus  le serviteur de Caïphe.

    Quelques pièces de drapés et du socle sont restaurées.

    Fond : bleu uni (ciel).

    Les casques "en masque de plongée" ou intégraux englobant la mâchoire et le menton et ne dégageant qu'un hublot rectangulaire sont typiques de l'atelier des Sodec. Sont-ils inspirés des paragnathides des casques romains ?

    Les soldats portent aussi une cuirasse,  des cubitières, des canons d'avant-bras, des genouillères, des grèves, des solerets et des brigandines à lames rivetées.

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    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    L'Arrestation de Jésus à Gethsémani, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Baiser de Judas, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Baiser de Judas, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le serviteur de Caïphe, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le serviteur de Caïphe, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    LES CINQ SCÈNES DU DEUXIÈME REGISTRE.

    Très bien conservé.

    6. La comparution devant Caïphe.

    Niche à coquille pourpre et tenture damassée à motif "à la rouelle".

    Caïphe, barbu, aux épais sourcils, porte une tenue qui se veut inspirée des vêtements rituels des grands prêtres de Jérusalem  avec une robe à franges, un manteau à franges, doublé d'hermines et serré par une ceinture . Il est coiffé d'une mitre conique à deux cornes, et à oreillettes. 

    Le chien présent au prétoire vient des gravures de Martin Schongauer représentant la comparution devant Pilate.

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    La Comparution devant Caïphe, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Comparution devant Caïphe, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Comparution devant Caïphe, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Comparution devant Caïphe, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Comparution devant Caïphe, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Comparution devant Caïphe, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    7. La Dérision du Christ.

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    Niche à coquille verte et bandeau bleu soutenant une tenture rouge damassée "à la rouelle".

    Les soldats romains laissent la place aux trois bourreaux qui maintiennent Jésus par des liens. Leur coiffure et leur tenue vestimentaire témoignent de leur fonction marginale, notamment par l'abondance des crevés. En effet, l'aspect bariolé s'oppose alors à l'étoffe unie de la tunique pourpre de leur victime, dans une symbolique médiévale où le pur, l'uni et la monochromie relèvent du Bien et l'hétérogène, la polychromie rayée ou à carreaux relèvent du Mal.

     Deux d'entre eux le soufflettent tandis qu'un autre, à genoux, montre sa langue en une grimace expressive souvent représentée.

    Le bandeau (transparent) n'occulte pas les yeux fermés du Christ.

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    La Dérision du Christ,  1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Dérision du Christ, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    8.  La Flagellation.

    Sous la coquille rouge de la niche et son bandeau jaune est tendue une tenture bleue damassée "à la rouelle". Le sol, blanc, est jonché de fouets et de verges. Le Christ est lié à une colonne verte à chapiteau rouge, par des cordages maintenus par les deux bourreaux. Ceux-ci le fustigent avec des verges (un faisceau de badines souples), mais leur victime porte sur tout le corps les traces à quatre traits laissées par le flagrum, fouet court mentionné par Jean 19:1 dont les lanières sont munies de plombs en haltère, en balle ou en barbes de métal, ou bien d'osselets taillés en pointe

    Les bourreaux spécialisés (ils s'entraînaient à porter des coups précis dans le gymnasium flagri) portent ici soit des pièces d'armures (casque, spallières à rondelles en tête de lion, cubitières, canons d'avant-bras, brigandines, cuirasses, grèves et solerets), soit un bonnet à plumet, une tunique et des hauts-de-chausses  .

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    La Flagellation,  1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Flagellation, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Flagellation,  1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Flagellation, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    9. Le Couronnement d'épines.

    Tête du Christ douteuse.

    À la niche bleue est suspendue une tenture rouge damassée en losanges .On retrouve le même contraste entre la robe unie du Christ et les armures et vêtements surchargés de crevés, de rivets, de motifs à damiers ou à navettes des bourreaux. Ou entre le visage du Christ vu de face et celui des soldats vus de profil et trois-quart. Un soldat à genoux reproduit le geste d'outrage vu sur la Dérision.

    On notera les quatre chapeaux à plume, portés de travers et maintenus par un ruban sous le menton.

    Le Christ, assis, vêtu d'une tunique pourpre, tient le roseau qui ridiculise la Royauté.

    Les diagonales des bâtons par lesquels les bourreaux enfoncent la couronne d'épines se retrouvent sur toutes les gravures de cette scène.

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    Le Couronnement d'épines,  1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Couronnement d'épines, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Couronnement d'épines,  1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Couronnement d'épines, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    10. Ecce Homo.

    Tenture damassée "à la rouelle". Inscription ECCE HOMO sur une banderole s'échappant des mains de Pilate vers la foule.

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    Ecce homo, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Ecce homo, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Ecce homo, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Ecce homo, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    TROISIÈME ET QUATRIÈME REGISTRES.

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    11. Comparution devant Pilate.

    Moderne.

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    Comparution devant Pilate (moderne),  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Comparution devant Pilate (moderne), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    12. Le Portement de Croix.
    Moderne.

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    Le Portement de croix, (moderne),  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Portement de croix, (moderne), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Portement de croix, (moderne),  maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Portement de croix, (moderne), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La grande Crucifixion des trois lancettes médianes, à plus grande échelle.

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    Panneaux presque intacts. L'angle inférieur droit du panneau du bon larron a été restauré. 

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    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La lancette de gauche : le Bon Larron en croix, et la Vierge éplorée soutenue par saint Jean et une Sainte Femme.

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    Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    le Bon Larron (Dismas) .

    Il  est vêtu d'une veste courte à crevés et de hauts de chausse également à crevés, et à braguette rembourrée et lacée. Une chemise transparente est serrée par une fine ceinture. Selon les canons iconographiques, qui s'expriment notamment sur les calvaires bretons, il  tourne le visage vers le Christ et son âme, sauvée, est recueillie sous la forme d'un petit homme par un ange. Ici, seuls les yeux sont tournés vers le Rédempteur. Le genou fléchi à 90° appartient aussi aux normes de l'iconographie, tout comme la manière dont l'homme est lié à la croix, bras passés au dessus de la traverse.

    En arrière-plan, peint en grisaille sur le verre bleu, un paysage montagneux domine les édifices d'une ville : Jérusalem.

    Le ciel est zébré par les lances des soldats romains (notez la douille du fer de lance, et son verre pourpre) qui tracent des verticales et des diagonales contribuant à l'atmosphère dramatique. Les lanciers sont soit des fantassins, comme dans l'armée romaine, ou soit des  cavaliers, comme dans l'armée ducale du XVIe siècle, où un seigneur était armé en "homme d'armes" à cheval assisté d'écuyers, d'archets et de coutilliers . 

    L'un de ces cavaliers, en armure, porte un panache rouge sur son casque. Mais l'autre cavalier, également en cuirasse, est coiffé d'un chapeau conique à oreillettes, ce qui le désigne sans-doute comme un dignitaire juif.

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    Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Bon Larron, in la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Saint Jean et une Sainte Femme soutenant Marie.

     

    La robe de saint Jean est un damas "à la rouelle". Les galons des robes sont marqués  de points ou de tirets. Le voile de Marie n'est pas très différent de la coiffe que porte Anne de Bretagne sur ses portraits, mais sa voisine arbore sur son bonnet un bazlo  ou plutôt un bourrelet presque vertical. 

    Les robes des saints personnages sont unies, ou presque (damas "à la rouelle" pour saint Jean).

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    Saint Jean et la Vierge éplorée,  la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Saint Jean et la Vierge éplorée, la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Il est important de remarquer les larmes qui s'écoulent des yeux des trois personnages. On notera d'abord leur dessin qui reprend, hasard ou pas, celui des marques du flagrum sur le corps du Christ : un trait vertical (la paupière) et trois larmes de trajet divergent et dont la plus longue est au centre. Puis on constatera que ces larmes se retrouveront sur le visage de Marie-Madeleine au pied de la Croix.

    En effet, elles témoignent d'un courant naturaliste s'attachant à développer chez le fidèle un mouvement de participation mystique aux souffrances de la Passion.

    Surtout, elles sont également présentes en sculpture sur pierre dans les productions d'un atelier de Landerneau, celui des frères Bastien et Henri Prigent, actif de 1527 à 1577. Et donc contemporain de la réalisation de ce vitrail. 

    En voici un exemple, venant de la Pietà de Saint-Nic :

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    Saint Jean et la Vierge éplorée,  la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Saint Jean et la Vierge éplorée, la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Mais on peut retrouver ces trois larmes en virgules effilées divergentes sur les grands calvaires monumentaux de Pleyben et de Plougonven, dans des scènes de la Passion qui permettraient de développer ce parallèle entre peinture sur verre de l'atelier quimpérois et sculpture sur pierre de l'atelier de Landerneau. 

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    La lancette centrale : le Christ en croix ; Longin transperçant le flanc de sa lance ; sainte Marie-Madeleine au pied de la croix.

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    Toujours le ciel bleu à lignes de nuages (il y a en Finistère des Passions au ciel bleu et des Passions à ciel rouge). Le Christ en croix figure entouré de lances à oriflammes, tandis qu'un cavalier en tenue de dignitaire juif transperce le flanc droit du Christ de sa lance. On reconnaît ici le geste du soldat  qui recevra dans les textes apocryphes le nom de Longin, mais dont l'évangile de Jean dit :   "Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes au premier des criminels crucifiés avec Jésus, puis à l’autre. Quand ils arrivèrent à Jésus, ils constatèrent qu’il était déjà mort et ils ne lui brisèrent pas les jambes. L’un des soldats lui enfonça sa lance dans le côté, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau." (Jn 19:32-34).

    À droite, l'autre cavalier, en armure et casque à plumet, pourrait être un centurion, et même le Centurion qui s'exclama "Vraiment, celui là était vraiment le Fils de Dieu" . Mais aucun détail ne l'atteste.

     

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    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Marie-Madeleine au pied de la Croix.

    Elle a posé son flacon de parfum ou d'aromates. Notez aussi le crâne, référence au nom Golgotha "le lieu du crâne", mais aussi à la Légende de la Vraie Croix et au crâne d'Adam.

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    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les larmes de la Madeleine.

    Ma photo en rend mal compte mais elles sont bien là.

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    Les larmes de Marie-Madeleine,  Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les larmes de Marie-Madeleine, Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La lancette de droite : le Mauvais Larron et trois cavaliers.

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    Le Mauvais Larron, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Mauvais Larron, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'âme du Mauvais Larron Gesmas est emportée par un diable, tandis qu'il se détourne violemment du Christ, et donc de son salut. Ses vêtements sont les mêmes que ceux du Bon Larron ; on retrouve la flexion de la jambe gauche, comme sous l'effet d'un spasme. Depuis le temps que je constate ce détail sur les calvaires et les Passions, je crois en comprendre subitement le sens en écrivant ces lignes : ce serait l'illustration de Jean 19:32 : "Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes au premier des criminels crucifiés avec Jésus, puis à l’autre. "

    On remarque en arrière plan Jérusalem en grisaille.

    Un détail important est l'emploi de la technique du verre rouge gravé pour représenter les crevés et lignes de la culotte du larron. À la différence des autres verres colorés, le verre rouge, trop sombre lorsqu'il est employé à la même épaisseur, doit être doublé, en un verre très fin, à un verre blanc. Dès lors, il suffit de graver avec un outil ou une fraise cette couche colorée rouge pour que le verre blanc réapparaissent, ce qui permet de représenter des détails autrement que par l'emploi de la grisaille. Le verre blanc peut ensuite être peint au jaune d'argent.

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    Le Mauvais Larron, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Mauvais Larron, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Mauvais Larron, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Mauvais Larron, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    En dessous du Mauvais Larron, cinq personnages sont figurés, dont quatre cavaliers. L'un d'entre eux est armé d'une hallebarde (à moins que celle-ci ne soit en arrière-plan de lui, ce qui arrangerait mon interprétation) et fait un geste de la main gauche. Il porte la coiffure des grands prêtres du temple ce qui le désigne comme Caïphe.  Un deuxième est un fantassin, un lancier. Toujours du même coté, au premier plan mais vu de trois-quart arrière avec son cheval, un troisième homme tend la main droite vers celle de Caïphe avec lequel il est en discussion. J'y vois le centurion dont parle Marc 15:38-39 :  Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

    Mais ce geste de la main est le seul argument pour cette hypothèse, car le costume oriental n'est pas celui d'un centurion, telle que nous nous le représentons de nos jours. Remarquez son chapeau à turban, un bonnet conique (juif ?) traité en verre rouge gravé. Mais aussi sa boucle d'oreille, les franges de sa tunique (aux fleurs elles-aussi gravées), son cimetière dont le fourreau est pendu à sa ceinture (à gauche, c'est la règle), et le chien à l'arrière du cheval. Il pourrait s'agir de Pilate, venu donner ses ordres, et qui s'entretiendrait avec Caïphe. Il serait accompagné à sa droite par l'un de ses conseillers, richement vêtu et au col fourré d'hermines. 

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    Caïphe et Pilate ?,  lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Caïphe et Pilate ?, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Pilate ?, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Pilate ?, lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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     Lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les chevaux.

    Quatre chevaux sont présents sur l'image suivante. Ils sont caractéristiques de l'atelier finistérien, avec leur gueules hilares et surtout leur mors à balancier crénelé. 

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     Lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Lancette droite de la Crucifixion (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les deux scènes de la lancette droite.

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    13. La Mise au tombeau.

    Restauré : la tête d'une Sainte Femme et le damas du fond .

    Joseph d'Arimathie, Nicodème, la Vierge et deux Saintes Femmes ainsi que Marie-Madeleine.

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    La mise au Tombeau (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La mise au Tombeau (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La mise au Tombeau (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La mise au Tombeau (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La mise au Tombeau (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La mise au Tombeau (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Sortie du tombeau : le Christ ressuscité .

    Très bien conservé sauf un soldat à droite.

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    La Résurrection  (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Résurrection (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Résurrection  (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Résurrection (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Résurrection  (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Résurrection (1539), maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    LE TYMPAN ET SES BLASONS.

    le tympan  porte 14 écus modernes avec verres gravés, et sur le coté et 2 écoinçons latéraux aux  bustes anges avec les instruments de la Passion (1539) laissant supposer que d'autres ajours développaient cette iconographie.

    Les armoiries anciennes ont été refaites par les restaurateurs.

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    Tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les deux écoinçons.

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    Écoinçon droit du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Écoinçon droit du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Écoinçon gauche du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Écoinçon gauche du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    LES QUATORZE BLASONS.

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    Je reprends ici, en les simplifiant beaucoup, les identifications et le blasonnement mis en ligne par André Croguennec, qui s'est lui-même inspiré d'un article de Paul-François Broucke et Michel Mauguin 2006. Mais l'interprétation la plus récente a été donnée en 2012 par P-F. Broucke : elle révèle l'existence d'une première verrière de 1443-1448, expliquant la présnece des blasons d'Alain IX de Rohan et de sa mère Beatrix de Clisson (de gueules au lion d'argentdont on ignore à peu près tout par ailleurs, mais qui était contemporaine de la maîtresse-vitre de l'abbatiale de Daoulas, posée entre 1442 et 1448 par Alain de Rohan et sa mère Beatrix de Clisson . 

     

    "Au tympan de la maîtresse-vitre, l’analyse des prééminences révèle la pose d’un premier vitrage dans les années 1440 par Alain IX de Rohan et sa mère, remplacé et réactualisé vers 1539, millésime écrit sur la baie75. Plusieurs écussons permettent de déduire la pose de la première verrière entre 1443 et 1448 : on relève les armes en alliance d’une tante et de deux enfants d’Alain IX, Alain de Rohan, époux en 1443 de Yolande de Laval dame de Vitré, et Marguerite, épouse de Jean d’Orléans (précédemment fiancé à sa sœur aînée). Tout porte à fixer le terminus de la commande vers 1450 au plus tard : la mort de Beatrix de Clisson en 1448, celle d’Alain de Rohan l’année suivante, et en 1450 de Marguerite de Bretagne, première épouse d’Alain IX, dont les deux alliances postérieures sont absentes, constituent des preuves suffisantes. La verrière n’aurait pu être posée avant 1443, année du mariage d’Alain de Rohan et Yolande de Laval, dont les armes sont en alliance. Un siècle plus tard, une nouvelle verrière fut commandée à l’atelier Le Sodec : on y restaura les prééminences qui figuraient dans l’ancienne baie, en ajoutant les armes des vicomtes de Rohan depuis Alain IX. On trouve ainsi les armes en alliance de Jean II de Rohan (+ 1516) et de ses trois épouses, de sa fille Anne et de son mari Pierre de Rohan-Gyé (+ 1525), à qui échut la vicomté de Rohan. Il y a enfin les armes des donateurs, René Ier de Rohan, fils des précédents, de son épouse Isabelle d’Albret, et du père de cette dernière, Jean II d’Albret. " (Paul-François Broucke 2012)

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    1. Le blason sommital : les neuf macles des Rohan.

    de gueules aux neuf macles d'or posées 3, 3, 3

    Les armes des Rohan étaient de gueules à sept macles d'or posées 3, 3, 1 jusqu'à ce que ceux-ci  n'adoptent ces armes modernes à neuf macles. Le passage des armes anciennes aux armes modernes s'explique  par la modification de la forme des écus à partir du XIVe siècle : la pointe s'aplatit, l'espace vide ainsi créé est comblé par deux nouvelles macles. Cf Marc de Vulson 1644.

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    Blason des Rohan, tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason des Rohan, tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Deuxième rang de gauche à droite. De gauche à droite.

    2.  Armoiries de René Ier (1516-1552), vicomte de Rohan, vicomte puis prince de Léon, marié à  Isabelle d'Albret.

    Parti, au 1 : de Rohan ; au 2 : de gueules à l'escarboucle de chaîne d'or qui est Navarre.

     

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    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    3. Armoiries  d'Alain IX, vicomte de Rohan et de Léon et de son épouse Marguerite de Bretagne, fille du duc Jean IV de Bretagne et de Jeanne de Navarre. 

    Parti, au 1 : de gueules au neuf macles d'or  ( Rohan) ; au 2 : d'hermines plein qui est de Bretagne.

     

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    4. Armoiries  d'Alain IX de Rohan (1382-1462), et de sa mère Beatrix de Clisson (1356-1448).

    Parti, au 1 : de Rohan ; au 2 : écartelé aux 1 et 4 : de gueules à la tour d'or, aux 2 et 3 : de gueules au lion d'argent, armé, lampassé et couronné d'or.

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    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    5. Armoiries liées à l'épouse de Jean II de Rohan, Marie de Bretagne (1447-1507) et  à ses grands-parents maternels.

    Parti, au 1 : de Rohan ; au 2 : coupé de deux traits, formant trois quartiers, au 1 : d'azur semé de fleurs de lys d'or, au 2 : de gueules à trois léopards d'or, au 3 : de gueules à l'écusson d'or et à la bordure d'argent.

     

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    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Troisième rangée de gauche à droite.

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    6 . Armoiries (?) de  Jeanne de Rohan, fille de Jean Ier de Rohan et de Jeanne de Léon, et de son premier époux Robert Ier d'Alençon. Les armes de Jeanne de Rohan auraient dû figurer au second quartier et non au premier, selon l'usage pour les femmes mariées.  

    Parti, au 1 : de Rohan ; au 2 : d'azur semé de fleurs de lys d'or, à la bordure cousue de gueules besantée d'argent de huit pièces.

     

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    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    7. Armoiries de la vicomtesse Anne de Rohan, fille et héritière de Jean II de Rohan et Marie de Bretagne, et de son époux Pierre de Rohan-Gyé (mort en 1525).

    Parti, au 1 : de Rohan ; au 2 : écartelé, aux 1 et 4 : de gueules à l'escarboucle de chaînes d'or (Navarre), aux 2 et 3 : d'azur à trois fleurs de lys d'or (France), à la bande d'argent brochante sur le second quartier du parti.
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    La maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice.

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    8. Armoiries de Beatrix de Clisson.

    De gueules au lion d'argent. 

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    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    9. Armes du vicomte Jean II de Rohan (1452-1517),  et de sa femme Marie de Bretagne (1447-1507), fille du duc François Ier de Bretagne.

    Parti, au 1 : de Rohan ; au 2 : d'hermines plein.

    Blason des Rohan, tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason des Rohan, tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    10. Armoiries de Jean II de Rohan, marié à Marie de Bretagne.

    Parti, au 1 : d'hermines plein (ce qui est Bretagne) ; au 2 : de Rohan. 

     

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Quatrième rangée de gauche à droite.

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    11. Armoiries qui font allusion à l'ascendance Albret-Navarre d' Isabelle d'Albret, de l'épouse de René Ier de Rohan,

    Parti, au 1 : écartelé, aux 1 et 4 : d'azur à trois fleurs de lys d'or (Albret) ; aux 2 et 3 : de gueules plein ; au 2 : d'argent au lion couronné de gueules (Armagnac).

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    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    12. Armoiries de  Yolande de Laval, épouse d' Alain de Rohan, mort en 1449.

    Parti, au 1 : de Rohan, au 2 : de gueules au lion contourné et couronné d'argent

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    13. Armoiries de Jean II d'Orléans et de son épouse  Marguerite de Rohan. 

     Parti, au 1 : d'azur à trois fleurs de lys d'or brisées d'un lambel d'argent, au 2 : de Rohan. 

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    14. Non attribué.

    Parti, au 1 : d'azur à trois fleurs de lys d'or, à la barre de gueules brochante chargée de trois besants d'argent ; au 2 : d'azur à trois fleurs de lys d'or, à la bordure cousue de gueules besantée d'argent de huit pièces

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Blason du tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La comparaison avec les vitraux de La Martyre montre une similitude frappante avec la Crucifixion  de La Roche-Maurice : je renvois à mon article précédent.

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    ÉTUDE TECHNIQUE SUR DES VUES DE DÉTAIL : STYLE DES VISAGES, SANGUINE, ENLEVÉS AU PETIT BOIS,  VERRES ROUGES GRAVÉS. 

    a) La sanguine.

    Les vues de détails qui suivent permettent d'étudier l'emploi, très riche, de la sanguine ou Jean Cousin par le peintre-verrier. 

    Il s'agit d'une couleur de cémentation d'aspect  mat et translucide, qui varie du rosé au brun chaud selon la dilution appliquée. Elle est obtenue à partir de dérivés du fer. On l'utilise pour les carnations des visages ou pour la teinte des chevelures. La sanguine est composée d'hématite (oxyde ferrique naturel Fe2 O3 ), minéral produisant une couleur rouge s'il est broyé en grains très fins et une couleur brune s'il est utilisé en grains plus gros.
    En utilisant l'hématite en couche très fine on obtient la possibilité de colorer en ton chair et de façon translucide un verre incolore
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    http://www.infovitrail.com/index.php/fr/la-sanguine-le-rouge-jean-cousin-ou-la-carnation?showall=&limitstart=

    Ici, le peintre l'utilise sur les chevelures et les barbes, sur les visages en carnation, mais aussi pour rendre les traces de sang s'écoulant le la tête du Christ autour de la couronne d'épines, ou sur les marques de flagellation de son corps.

    b) Les enlevés.

    Son emploi ne se sépare pas de l'utilisation de la technique de l'enlevage.  La technique consiste   à supprimer partiellement de la matière sur une peinture non cuite appliquée en lavis pour permettre le passage de la lumière. La partie supprimée peut être enlevée d’une façon franche à l’aide d’outils durs (plume d'oie, petit bois) ou alors de façon douce à l’aide de brosses d'enlevages plus ou moins souples.

    http://www.infovitrail.com/index.php/fr/decoration-sur-verre/278-les-techniques-de-peinture-sur-verre

    c) les  rehauts  accentuent l’effet d’un modelé en dessinant une série de hachures parallèles, inspiré des techniques des graveurs sur bois et sur cuivre.

    d) Le verre rouge gravé (et peint au jaune d'argent).

    e) les caractéristiques des  portraits.

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    La sanguine

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    Le Baiser de Judas.

    Sur ce détail du Baiser de Judas, on voit comment cette coloration rousse, différente du jaune d'argent des pièces d'armure, est appliquée sur les cheveux, les barbes mais aussi les visages et les gorges ("carnation") pour y rendre les modelés. Les boucles de la chevelure, déjà tracées en grisaille (peinture noire, pour simplifier) sont affinées par les traits blancs soustraits de la sanguine par le manche d'un pinceau ou par une plume. Le modelé des nez, des joues et pommettes dépend de l'endroit où est appliquée la sanguine, mais aussi du travail en enlevage, par le moyen d'un réseau très fin de stries blanches, imperceptibles à un spectateur éloigné, qui suivent l'arrondi des régions sous-orbitaires (manifestes chez Judas) ou partent en rayons centripètes sur le front, dynamisant le portait à notre insu. Sous le menton de Jésus, l'ombre est rendue par des hachures croisées dans la grisaille, mais la luminosité de la partie latérale du cou est rendue, par contraste, par des stries verticales en enlevage. 

    Je signale au passage l'une des caractéristiques stylistiques, la façon dont les boucles de la barbe et des cheveux forment des cônes spiralés semblable à ces Turritelles communes de nos plages, que nous nommions "touroutoutou". 

     

    Le baiser de Judas. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Le baiser de Judas. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    L'oreille sanguinolente de Malchus.

    Sur le même panneau de l'Arrestation du Christ, le serviteur Malchus est à terre, car l'apôtre Pierre vient de lui trancher l'oreille droite. Le peintre montre ce qui reste de cette oreille, sans son pavillon, le conduit auditif externe béant. Trois coulées de sang ruissellent de la plaie, parfaitement rendues par trois lignes hétérogènes et irrégulières, plus compliquées à peindre que trois traits de pinceau rectilignes.

    La sanguine est aussi employée pour souligner le relief du visage par des tonalités plus sombres en périphérie, ou pour les carnations des mains, mais aussi pour moduler l'aspect métallique de l'armure de tonalités brunes. Sur le canon d'avant-bras, les rivets sont indiqués par enlevage de petits cercles. Pour en revenir au visage, il est fascinant de voir comment les détails des narines, du philtrum, des lèvres, des dents par enlevage, et de la langue, sont rendus sur un verre blanc par le simple jeu des deux peintures, la grisaille et la sanguine.

    La cuirasse, avec ses volutes pectorales, reçoit aussi un long travail d'opposition de lumières par un travail du lavis de grisaille sur le verre rouge.

     

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    La tête de Malchus et son oreille tranchée. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    La tête de Malchus et son oreille tranchée. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    La sueur de sang du Christ lors de l'Agonie à Gethsémani.

    Les touroutoutous de la chevelure sont typiques de notre Maître de la vitre de La Roche-Maurice (il faudra bien lui donner un nom, avant de démembrer par atelier la production finistèrienne plutôt que de tout attribuer aux Le Sodec), mais nous ne sommes pas là pour cela.

    La sueur de sang de l'Agonie du Christ ne doit pas être confondue au saignement entraîné par la couronne d'épines, puisque la scène représentée précède la Passion, et la pose de cette couronne. 

    L'hématidrose est un phénomène médical attribué à un stress très intense. Elle est signalée par Luc 22:43-44

    Alors un ange lui apparut du ciel pour le fortifier. Saisi d'angoisse, Jésus priait avec plus d'insistance, et sa sueur devint comme des caillots de sang qui tombaient par terre. 

    en latin : et factus est sudor eius sicut guttae sanguinis * decurrentis in terram

    (*) Dans le texte grec originel,  θρομβος - θρόμβος thrombos désigne  une grosse et épaisse goutte, spécialement de sang coagulé.

    L'artiste a représenté ce phénomène au moyen de la sanguine, par des traînées, là encore soigneusement irrégulières et s'achevant en goutte, du front des joues et du cou.

    La sanguine colore aussi le nimbe, avec les rayons concentriques dessinés en enlevé.

     

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     La sueur de sang du Christ lors de l'Agonie à Gethsémani. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    La sueur de sang du Christ lors de l'Agonie à Gethsémani. Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    La Flagellation.

    Les traces de sang sont maintenant celles des plombs à trois pointes du flagrum.

    La Flagellation,  1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La Flagellation, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le saignement lié à la couronne d'épines.

    La sanguine est utilisée seule pour les écoulements de  sang engendrés par la couronne, les mains des bourreaux, le nimbe. Elle est utilisée en complément de la grisaille pour la chevelure et ses boucles coniques, la barbe, les ombrages et le modelé du visage, avec des hachures grises, ou rousses, ou en enlevage.

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    Le Couronnement d'épines, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Couronnement d'épines, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La Dérision.

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    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    La plaie de la lance.

    Toutes les traces de sang sont réunies lors du coup de lance donné par le Centenier : plaie du thorax droit, plaies de flagellation, plaies de la couronne d'épines. Elles s'associent à la coloration rosée du mamelon et du nombril,  brunes de la chevelure ou de la barbe divisée en deux touroutoutou, et d'un lilas cadavérique des yeux clos.

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    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    La sanguine est aussi utilisée pour figurer des pustules et taches maculant la face des "méchants" et les démons :

    Le bourreau de la Flagellation est ainsi affligé d'un honteux érythème du front, des joues et du crâne, qui atteint aussi par contamination son couvre-chef à plumet  .

    Flagellation, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Flagellation, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Cette rougeole est contagieuse, et affecte  aussi le bourreau qui, par outrage, montre sa langue au Christ qu'il insulte.

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    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'enlevage : les larmes.

    La technique de l'enlevage sert à rendre les larmes de saint Jean, de Marie, de la Sainte-Femme et de Marie-Madeleine, en effaçant le lavis de grisaille ou de sanguine.

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    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    Le visage de Marie-Madeleine est un chef-d'œuvre de notre artiste, dans lequel la technique de l'enlevage est déployée avec virtuosité pour rendre les larmes, le frisottis d'une larme émergeant au bord de la paupière, les boucles des anglaises, les bijoux, la fronce de la chemise, etc.

    Si on détaille le réseau de traits indiquant, comme le moiré d'une carte topographique en courbes de niveau, le relief du visage et de la gorge, on constate la précision atteinte dans l'exécution de ce portrait. Mais on se plait ensuite à admirer l'application mesurée de la sanguine sur les lèvres, sur le rebord de la paupière supérieure, avant de succomber au charme de la fossette du menton.

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    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    Enlevage : l'eau qui coule.

    L'eau qui coule lors du Lavement des pieds ou du Lavement des mains de Pilate est aussi figurée par des enlevés, tout comme l'eau qui dort dans un bassin et qui, réveillée par les gouttes, s'anime d'ondes.

     

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    Lavement de pieds, Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Lavement de pieds, Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    L'enlevage : le bandeau des yeux lors de la Flagellation.

    Un très bel exemple de la maîtrise technique du verrier est donné par la façon dont il rend le bandeau placés sur les yeux du Christ comme un tissu blanc suffisamment transparent pour lui permettre de montrer malgré tout l'expression souffrante du regard.

     

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    Les verres rouges gravés.

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    Roger Barrié a recensé en Basse-Bretagne onze verrières seulement faisant appel à cette technique, dont une majorité dans le Léon, à Cuburien, La Roche-Maurice, Ploudiry, La Martyre (Jessé) (Dormition)Saint-Pol, et Lampaul-Guimiliau .  Devenue courante en France à partir de la fin du XVe siècle, elle est utilisée à partir de 1530-1540 par  les ateliers bretons.

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    J'extrais de son article les indications suivantes :

     


    "Un rappel sur l'histoire de la technique du vitrail s'impose avant de considérer les œuvres. Il ne peut y avoir de verres gravés que si ces verres ont été préalablement doublés. Pourquoi ce placage, source de contraintes pour le verrier ? Pour obtenir le verre rouge qui a existé anciennement sous la forme de deux couches, au moins, l'une incolore et l'autre rouge. La feuille de verre incolore, en jouant le rôle de support translucide, permet d'avoir une feuille de verre rouge amincie, car l'oxyde cuivrique est un colorant si envahissant qu'il rendrait opaque une feuille d'épaisseur normale teinte dans la masse

    D'où l'idée d'user mécaniquement cette couche par endroits pour obtenir une ou deux couleurs de plus sur la même pièce de verre ; cela avait l'avantage d'épargner la coupe et d'affranchir le travail du peintre de la contrainte des plombs. Ainsi l'invention purement .technique du placage qui était une nécessité pour le verre rouge, donna naissance au procédé mécanique de la gravure si commode pour figurer la finesse et la légèreté de petits détails. Le peintre sur verre est redevable au verrier d'une facilité qui n'est pas sans prolongements esthétiques.

    La pellicule rouge était entamée par une molette montée sur un tour (gravure à la roue ou à l'archet), avec l'aide d'un mélange abrasif, émeri, eau ou huile. Quoique ce fût à partir de la fin du XVe siècle que la gravure devint d'un usage courant, les premiers exemples datés remontent vers le premier quart du XIVe siècle . Il faut remarquer que cette invention arrive après celle qui permettait de teindre en jaune le verre par application de sulfure d'argent. Cette évolution de la technologie du vitrail dans la première moitié du XIVe siècle a répondu au même désir et a concouru aux mêmes effets. Le peintre verrier du xve siècle se voit donc en possession de deux moyens qui élargissent sa palette et lui donnent une liberté qui rend sa création picturale plus personnelle.

    La coloration jaune des gravures est obtenue par l'application locale, à l'extérieur, de sulfure d'argent qui pénètre le verre à la cuisson ; mais les exemples ne manquent pas où cette teinture n'a pas pris. Le jaune d'argent possède un rayonnement qui respecte les limites de l'écran rouge qui le circonscrit : ainsi l'effet somptueux gagne en netteté. A la dextérité du graveur s'ajoute un maniement habile du jaune d'argent.

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    Gatouillat et Hérold ajoutent en 2005, pour l'ensemble de la Bretagne cette fois-ci :

    "Une constante de la production bretonne du XVIe – et du début du XVIIe si on pense à Locarn et à Lampaul-Guimiliau–  est l'habitude de graver les verres doublés, en particulier le rouge. Dès les premières années du siècle, à Lannéleg en Pleyben, les rayons lumineux qui entourent le Christ transfiguré teintés de jaune qui entourent le Christ transfiguré sont ainsi dégagés sur le fond écarlate, pratique reprise de manière extensive dans les verrières du même thème [... ] Il est probable que dans nombre de cas, ces gravures résultent de l'emploi d'acide." (p. 45)

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    A La Roche-Maurice, la gravure des verres rouges concerne les crevés des  braies du Mauvais Larron, les raies et stries du  bonnet conique du cavalier et  les quadrilobes de sa tunique, ainsi que les flammes du nimbe crucifère du Christ Ressuscité.

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    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    Le bonnet du cavalier .

     

    Je rappelle la présence, jamais gratuite, d'une boucle à l'oreille de ce cavalier.

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    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

    Photographie lavieb-aile octobre 2017.

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    le nimbe crucifère du Christ ressuscité.

    La gravure du verre n'est plus rectiligne ou ponctuelle, mais affecte une plage large et arrondie.

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    Nimbe du Christ, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Nimbe du Christ, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    LES PORTRAITS.

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    Saint Jean endormi lors de l'Agonie de Jésus à Gethsémani.

    L'artiste utilise un tracé épais, et donne à son personnage des traits forts, avec de larges sourcils, de grosses paupières, un nez un peu camus, une excroissance charnue entre les sourcils, des sillons naso-géniens soulignés, une bouche lippue et un menton en galoche. Ce tracé énergique est à peine estompé par le modelé en grisaille.

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    Saint Jean, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Saint Jean, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Saint Pierre.

    Au lieu de rendre le modelé par aplats de grisaille ou de sanguine sur le visage laissé en blanc, l'artiste procède essentiellement par enlevage du lavis de sanguine grisâtre, sur les sourcils, le nez, le V du front, la barbe, les boucles de cheveux et le trait blanc qui allume les pupilles.

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    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    La maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice.
    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Le Mauvais Larron.

    Comme pour le portrait de Marie-Madeleine, celui-ci mérite un examen détaillé de l'opposition de la grisaille et de la sanguine réservée aux ombrages, du jeu des hachures, alors que le trait lui-même n'est employé que pour les sourcils, la paupière supérieure, l'arrondi du nez et les narines.

    A la différence des autres portraits, où l'iris et la pupille des yeux sont représentés par le même élément noir, ici, les iris bruns (sanguine) sont distincts de la pupille noire.

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    Le Mauvais Larron, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Le Mauvais Larron, 1539, maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

    — ABGRALL (Jean-Marie), 1904 p. 342-343.

    —BARRIÉ (Roger) 1976,  ". Les verres gravés et l'art du vitrail au XVIe siècle en Bretagne occidentale". In: Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest. Tome 83, numéro 1, 1976. pp. 35-44 (et notamment page 37); doi : 10.3406/abpo.1976.2796

    http://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1976_num_83_1_2796 

    —BROUCKE (Paul-François), MAUGUIN (  Michel) ) 2006.  Les prééminences armoriées des Rohan au tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves, La Roche-Maurice (Finistère), Bulletin de la Société archéologique du Finistère.

    —BROUCKE (Paul-François), 2012, "L’emblématique de la maison de Léon aux XIIe-XIVe siècles et les prééminences de Daoulas et La Roche-Maurice aux XVe-XVIe siècles", Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne , Congrès de Brest SHAB pages 59-82. En ligne :

    http://www.shabretagne.com/scripts/files/58ac1051308735.01528915/2012_03.pdf

    "Les maîtresses-vitres de l’abbatiale de Daoulas et de l’église de La Roche-Maurice.

    La maîtresse-vitre disparue de l’ancien chevet gothique de l’abbatiale de Daoulas, connue par les dessins et la description de dom Pinson vers 1700, fut l’une des œuvres les plus importantes de l’histoire de l’art du vitrail en Finistère. Haute de vingt-quatre pieds (7,8 mètres) sur seize de large (5,2 mètres) et constituée de huit lancettes surmontées d’un tympan orné de trente ajours flamboyants, c’était « l’une des plus belles vitres que l’on puisse voir et sans contredit l’ouvrage le plus fini de toute l’abbaye ». Décorée d’un cycle de la Passion, elle fut probablement exécutée par l’atelier quimpérois Le Sodec dans les années 153069, comme l’attestait la représen - tation en priant de l’abbé Charles Jégou (1520-1535), ses armes et celles de son successeur Olivier du Chastel (1535-1550)70. Les trente flammes du tympan étaient toutes ornées d’écus, l’ensemble constituant un véritable florilège héraldique. On trouvait en éminence les armes du roi, puis celles des fondateurs de l’abbaye, les Léon et leurs successeurs les Rohan, celles des abbés de Daoulas, et enfin les armes de quelques familles locales. Au plus haut de la verrière, à l’égal des armes de Rohan, au-dessus de celles des seigneurs de Léon, était un écu « de gueules au lion d’argent » (pl., no 4), que coiffait tout juste celui du roi. Si haut placées, aurait-il pu s’agir des armes des vicomtes de Léon, en souvenir de leur fondation de l’abbaye entre 1167 et 1173 ? On pourrait le supposer, le même écu se retrouvant en bonne place dans la verrière de l’église de La Roche-Maurice, où les Léon avaient un puissant château. Le tout mérite un examen serré. Si la datation de la verrière ne fait pas mystère, non plus que l’ordonnance des prééminences, on reste en revanche dérouté en constatant que les écus appartenaient à des personnages ayant vécu sur une amplitude de plus de deux siècles. Les plus anciennes armes étaient celles de Hervé VII de Léon (+ 1344) et de sa seconde épouse Marguerite d’Avaugour, les plus récentes celles de l’abbé Olivier du Chastel (+ 1550). Comment expliquer un tel écart, et justifier l’énigmatique lion d’argent en champ de gueules ? La seule solution passe par une approche nouvelle : la maîtresse-vitre de Daoulas, posée vers 1530, reprend en filigrane les prééminences d’une verrière plus ancienne, datable de la décennie 1440, qu’elle a remplacée. Dès lors, tout devient clair. Dans une vitre des années 1440, à la place des armes de France, était l’écu d’hermines du duc François Ier (1442-1450), formellement identifié au-dessous par les armes de sa mère Jeanne de France (+ 1433) et surtout de sa femme Isabeau d’Écosse71, épousée l’année de son accession au trône. On comprend alors l’absence d’armes d’alliance pour les Rohan après la décennie 1440, sans cela incompréhensible sur une verrière des années 1530. On comprend également la multiplication envahissante des armes de l’abbé Guy Maufuric de Lezuzan (1441- 1468) et de sa parentèle. Dans cette première verrière, l’écu « de gueules au lion d’argent » (pl., no 4) ne pouvait appartenir qu’à une seule personne : Beatrix de Clisson, femme d’Alain VIII de Rohan (+ 1429 env.), mère d’Alain IX, décédée en 1448, dont les armes étaient représentées pleines et mi-parties de celles de son époux. Ces mêmes armes figuraient dans de nombreuses églises en Bretagne : outre Daoulas, on les trouvait aussi à la cathédrale de Saint-Brieuc72 et au couvent de Cuburien près de Morlaix. Elles existent toujours à La Roche-Maurice et dans la chapelle Saint-Gobrien à Saint-Servan-Sur-Oust73, dans le Morbihan. Ces écussons occupaient donc une verrière posée entre 1442 et 1448 par Alain IX de Rohan et sa mère Beatrix de Clisson. Les conséquences sont importantes pour dater la marche du chantier du chevet gothique disparu : l’accession à la chaire abbatiale pour Guy Maufuric, et au trône ducal pour François Ier, marquent le début d’une campagne de vitrage dans le chevet. On peut alors situer l’achèvement du gros œuvre dans la décennie précédente. On connaît par ailleurs l’installation des « menuiseries du chœur, stalles, clôtures, lambris par les soins de l’abbé Maufuric74. Le chevet de Daoulas témoignait alors de la vitalité artistique dans la région sous les règnes de Jean V et de ses fils, et mérite d’être cité parmi les autres grands chantiers du temps, la cathédrale et l’église du Kreisker en Saint-Pol-de-Léon, ou la basilique du Folgoët. On peut imaginer l’architecture de la première verrière, en citant en comparaison celle de la chapelle Notre-Dame de La Houssaye près de Pontivy, strictement contemporaine. Plus tard, dans la décennie 1530, à l’issue de travaux menés sous l’abbé Charles Jégou, on décida de remplacer la verrière, que l’on devait alors juger démodée. On détruisit l’ancienne baie, pour y reconstruire celle que dom Pinson a immortalisée. On se contenta de reprendre les prééminences antérieures, en les actualisant des armes du roi et de celles des derniers abbés. Comme une double page collée, la maîtresse-vitre de Daoulas superposait deux verrières distantes de près d’un siècle.

    Le scénario fut identique à l’église de La Roche-Maurice : au tympan de la maîtresse-vitre, l’analyse des prééminences révèle la pose d’un premier vitrage dans les années 1440 par Alain IX de Rohan et sa mère, remplacé et réactualisé vers 1539, millésime écrit sur la baie 75. Plusieurs écussons permettent de déduire la pose de la première verrière entre 1443 et 1448 : on relève les armes en alliance d’une tante et de deux enfants d’Alain IX, Alain de Rohan, époux en 1443 de Yolande de Laval dame de Vitré, et Marguerite, épouse de Jean d’Orléans (précédemment fiancé à sa sœur aînée). Tout porte à fixer le terminus de la commande vers 1450 au plus tard : la mort de Beatrix de Clisson en 1448, celle d’Alain de Rohan l’année suivante, et en 1450 de Marguerite de Bretagne, première épouse d’Alain IX, dont les deux alliances postérieures sont absentes, constituent des preuves suffisantes. La verrière n’aurait pu être posée avant 1443, année du mariage d’Alain de Rohan et Yolande de Laval, dont les armes sont en alliance.

    Un siècle plus tard, une nouvelle verrière fut commandée à l’atelier Le Sodec : on y restaura les prééminences qui figuraient dans l’ancienne baie, en ajoutant les armes des vicomtes de Rohan depuis Alain IX. On trouve ainsi les armes en alliance de Jean II de Rohan (+ 1516) et de ses trois épouses, de sa fille Anne et de son mari Pierre de Rohan-Gyé (+ 1525), à qui échut la vicomté de Rohan. Il y a enfin les armes des donateurs, René Ier de Rohan, fils des précédents, de son épouse Isabelle d’Albret, et du père de cette dernière, Jean II d’Albret. La première verrière vers 1443-1448 a le mérite de signaler une campagne de vitrage dans l’ancienne église de La Roche-Maurice, dont on ignore à peu près tout par ailleurs. Sachant que le château voisin fut partiellement reconstruit au XVe siècle, on se plaît à imaginer l’activité architecturale et artistique qui régnait à La Roche dans le deuxième quart du XVe siècle."

    Note 75 En collaboration avec notre ami Michel Mauguin, nous avons publié en 2006 un article sur le tympan héraldique de la maîtresse-vitre de l’église de La Roche-Maurice et ses quatorze écus. Nous supposions alors que les armes « de gueules au lion d’argent » avaient pu appartenir aux seigneurs de Léon en brisant par changement d’émaux. Nous pouvons maintenant affirmer que cette hypothèse est erronée. L’identification des autres prééminences des Rohan reste valable au demeurant, BROUCKE, Paul-François, MAUGUIN, Michel, « Les prééminences armoriées des Rohan au tympan de la maîtresse-vitre de l’église de La RocheMaurice », Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXV, 2006, p. 187-197.

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    — COUFFON (René), 1945, La peinture sur verre en Bretagne : origine de quelques verrières du XVIe siècle rennes, Oberthur imprimerie, 1 vol. (38 p.-[14] p. de pl.) : ill. ; 25 cm,  Tiré à part de : "Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne", (1945) tome XXV.

    http://www.shabretagne.com/scripts/files/51ebaffaede742.09604269/1945_02.pdf

    — COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Nouveau répertoires des églises et chapelles du diocèse de Quimper

    http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/ROCHEMAU.pdf

    — CROGUENNEC (André);Le vitrail de l'église Saint-Yves.

    http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/lr/vitrail-lr.htm

    — GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Le vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum VII, Rennes, Presses Universitaires de rennes, 385 p. pages 187-189.

    — LE BIHAN (Jean-Pierre), 2008, La Roche-Maurice, peintres vitriers Le Sodec et Fellep,  Maîtresse-vitre.

    http://jeanpierrelebihan2.over-blog.com/article-19386017.html

    — LE BIHAN (Jean-Pierre), 2008, les fonds damassés (de la cathédrale de Quimper)

    http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-29447240.html

    — LECLERC (Guy), 2012, La Roche-Maurice, église Saint-Yves et ossuaire,  Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne , Congrès de Brest SHAB pages 699-711. En ligne :

    http://www.shabretagne.com/scripts/files/58e3e365148ef0.21808328/2012_31.pdf

     

    "La maîtresse-vitre Haute de 6,90 mètres et large de 3,50 mètres, la maîtresse-vitre fut réalisée en 1539, le fabrique de l’église étant Allen Joce comme l’indique l’inscription figurant au bas de la deuxième lancette sous la représentation de la Cène. Elle a été classée Monument historique en 1898. L’ensemble des lancettes est consacré à la Passion et à la Résurrection du Christ. Mis à part les panneaux supérieurs de la lancette de gauche représentant Jésus devant Pilate et le Portement de Croix refaits après 1898, les verres d’origine ont été bien conservés. Si les ornements sont italianisants, l’iconographie des scènes semble subir l’influence nordique diffusée par les estampes.

    La grande scène de la Crucifixion qui occupe les deux registres supérieurs des trois lancettes centrales, appartient à une famille de Crucifixions que l’on retrouve dans les églises Notre-Dame à La Martyre, Saint-Mathieu à Quimper, Saint-Cornély à Tourc’h et dans la chapelle de Labadan à Pouldreuzic.

    René Couffon, suite à une mauvaise lecture sur la Crucifixion de La Martyre, avait attribué la paternité du modèle à Joost de Necker, graveur anversois . Il y avait lu aussi la date de 1535 et le chiffre de l’artiste. Il en déduisait que le vitrail avait pu être directement importé des Flandres. Il n’en est rien, le modèle comme l’atelier nous sont inconnus. Les lettres L. S. inscrites à la fin de l’inscription du vitrail ont été parfois interprétées comme étant la signature de Laurent Le Sodec, maître verrier à Quimper. On conçoit mal que l’artiste signe son œuvre de cette façon.

    Parmi les petits panneaux, celui de la Cène est un des plus remarquables. Jésus, entourant de son bras droit le cou de saint Jean, présente un morceau de pain à Judas au visage caricaturé. Si la plupart des disciples semblent s’interroger à propos de la trahison de l’un d’entre eux, le disciple face à Judas, indifférent à l’événement, porte de sa main droite une coupe à ses lèvres et tient un couteau de cuisine dans l’autre main. Une mise en scène qui rappelle celle d’Albert Dürer dans sa Grande Passion. Les visages très modelés, les chevelures et les barbes fortement tressées apparaissent comme une signature stylistique que l’on retrouve dans le vitrail de la Passion à la chapelle Notre-Dame-du-Crann à Spézet.

    Le triomphe du vitrail est dans le grand tableau de la Crucifixion dans lequel Marie-Madeleine tend à focaliser l’attention. Écartant les bras de part et d’autre du fût de la croix, comme dans une attitude d’effroi, elle occupe presque tout le panneau inférieur central. L’ampleur de ses vêtements, sa coiffure de perles d’où s’échappe une longue chevelure blonde, ses yeux grand ouverts aux paupières lourdes, son vase de parfum posé au sol lui confèrent une place exceptionnelle dans cette mise en scène de la Crucifixion.

    Si l’iconographie semble se rattacher à la production artistique nordique, les dais qui surmontent presque toutes les petites scènes de la Passion apportent une note italianisante. D’un pendentif composé d’une coupe d’où s’échappe une composition florale partent, de part et d’autre, des rubans ornés de fleurs et de perles. Des guirlandes de fleurs s’accrochent à la courbure des rubans et au pendentif central. Le contraste est saisissant entre le drame des scènes, l’expression violente de visages et la richesse des dais. Au bas du vitrail court une plinthe architecturée ornée de petites fleurs, de perles et de guirlandes végétales.

    Dans quatorze des jours du tympan figurent les armoiries des Rohan « de gueules à neuf macles d’or » avec leurs alliances [Broucke 2006]. Elles sont l’œuvre d’une restauration en 1849 par le vitrier brestois Mathieu Rosuel [Gatouillat 2005]. La présence dans les écoinçons inférieurs d’anges portant des instruments de la Passion et qui sont d’origine, laisse supposer qu’une partie des jours où figurent des armoiries étaient à l’origine consacrés à la représentation d’autres anges.

    La maîtresse-vitre fut restaurée à plusieurs reprises. Avant la Révolution, on ne connaît que celle réalisée par le maître-verrier Louis-François Bodolec. En 1849, on restaura surtout le tympan. Au XXe siècle, on note en 1937 l’intervention de l’atelier Gruber ; mise à l’abri en 1942, la verrière fut remontée en 1950 par Labouret."

    Note : Paul-François Broucke pense que le tympan de la maîtresse-vitre a été totalement armorié à l’origine comme il se présente aujourd’hui. Le dessin réalisé en 1714 par le curé de La Roche-Maurice avant la restauration de Bodolec permettrait de lever le doute. Beaucoup d’auteurs en parlent mais aucun ne semble avoir vu le document qui serait conservé aux Archives nationales de France."  

    — Sur mon blog : mon article sur les fonds damassés du XVe siècle de la cathédrale de Quimper :

    http://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-fonds-damasses-des-vitraux-du-xve-siecle-de-la-cathedrale-de-quimper.html

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    Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
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    13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 13:02

    La charpente sculptée de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Les abouts de poinçon du chœur et de la nef (vers 1560).

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    Voir :

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      Les abouts de poinçons (ou clefs pendantes, ou culots de voûte..) de la voûte lambrissée de l'église Saint-Yves, restaurée en 2014-2017, sont pour la plupart à motifs végétaux. Sauf neuf d'entre eux, placés pour la plupart au dessus du chœur. Je les présente ici. On penserait volontiers qu'à ces hauteurs peu accessibles au regard, le sculpteur et le peintre laissent libre cours à leur fantaisie imaginative, mais au contraire, rien n'est plus codifié. Les règles de prééminence seigneuriale s'y exercent et on retrouve, comme sur le tympan de la maîtresse-vitre, les armes des seigneurs de Léon et des vicomtes de Rohan. 

      — Mais l'homme nu comme Adam, exhibant son anatomie ? L'acrobate  sauvage ? Les anges de tout poil ? Le masque tirant la langue ? Vous n'allez pas dire qu'ils répondent à la commande de la Fabrique de la paroisse !

      — Ils répondent en tout cas à des exigences auxquelles les artistes se soumettent, car on ne les trouveraient pas, sinon, dans une disposition similaire dans les autres églises et chapelles de la même époque ...

      — Mais de quelle époque, précisément !

      — Les sablières portent la date de 1559 et 1561. Mais on retrouve les mêmes agencements en l'ancienne abbatiale de Daoulas (1529)

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      1. L'Ange présentant la Couronne d'épines.

      Ce motif est très souvent placé en début de série, sur le premier poinçon adossé à un pignon.

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      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Abouts de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Abouts de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      2. Ange présentant le blason  des Rohan.

      de gueules à neuf macles d'or.

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      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.
      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      3. Ange présentant le blason des seigneurs de Léon ?.

      Aie ! Une difficulté ! Cet écu se blasonne  d'argent au lion de sable, couronné et lampassé de gueules (ou d'or). Ce ne sont ni les armes du Léon d'or au lion morné de sable (morné : sans langue ni griffes), ni celles qui figurent sur le tympan de la maîtresse-vitre de gueules au lion d'argent qui sont celles de Beatrix de Clisson, mère d'Alain IX de Rohan .

      Je passe.

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      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.
      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      4. Ange tenant un panneau vierge.

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      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      5. Homme sauvage en acrobate.

      Il y a une opposition entre la tête blonde et angélique et le corps, velu et contorsionné dans la posture de l'homme empoignant ses chevilles, très fréquente sur les modillons romans, les sablières et poinçons bretons.

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      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Abouts de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Abouts de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      Abouts de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Abouts de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      6. Ange tenant un phylactère muet.

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      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon du chœur de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      7. Masque tirant la langue.

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      About de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      8. Ange tenant un écu muet.

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      About de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      9. Le préféré des Rochois : l'Homme rose et nu : un exhibitionniste anal.

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      Du fond de la nef, nous voyons ceci :

       

      About de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      Mais depuis le jubé, nous voyons qu'il s'agit d'un contorsionniste se livrant à un exercice d'exhibitionnisme anal. Et génital.  Cela n'a rien de spécifique à la Roche-Maurice, et l'article Wikipédia sur l'Iconographie des modillons romans (ces modillons forment le réservoir thématique des sculpteurs d'église du XV et XVIe siècle) en fournit 7 exemples (en Gironde et dans le Calvados). L'auteur de cet article note que "L'anus est souvent visualisé par un orifice carré qui est soit un symbole platonique de la Terre, comme certains commentateurs l'ont suggéré, ou tout simplement dû à la forme du ciseau du maçon-sculpteur qui n'avait pas de foret ". Or, cet orifice est également carré à La Roche-Maurice.

       

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      About de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      About de poinçon de la nef de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      Dans son ouvrage Le cul bénit. Amour sacré & passions profanes Coop Breizh 2013, Bernard Rio rapporte de multiples exemples de scènes analogues, comme à l'église de Guiscriff (56), à la chapelle Locmaria à Plouay (56), à l'église de Noyal à Noyal-Pontivy, à l'église de Saint-Thuriau. On connaâit aussi l'exhibitionniste anal et génital féminin du porche sud de la chapelle de Locmaria à Châtelaudren (22).

      Je ne me suis pas livré à un recensement de ce thème dans le Finistère, mais je peux retrouver le souvenir d'un about de poinçon de l'église de Roscoff :

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      Exhibitionniste-contorsionniste, église de Croas-Batz, Roscoff. Photographie lavieb-aile août 2017.

      Exhibitionniste-contorsionniste, église de Croas-Batz, Roscoff. Photographie lavieb-aile août 2017.

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      SOURCES ET LIENS.

      http://www.sprev.org/centre-sprev/la-roche-maurice-eglise-saint-yves/

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      Published by jean-yves cordier
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      10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 14:58

       

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      Yves Hélory de Kermartin, né probablement le 17 octobre 1253 au manoir de Kermartin, près de Tréguier , où il est décédé le 19 mai 1303, est un prêtre et official du diocèse de Tréguier, sous le règne de Jean Ier de Bretagne. Il consacra sa vie à la justice et aux pauvres, aussi fut-il canonisé le 19 mai 1347 par le pape Clément VI.

      L'église Saint-Yves, qui date du XVIème siècle, a été édifiée à l’emplacement de l’ancienne chapelle castrale, laquelle fut dédiée depuis 1363 à Saint Yves, 16 ans après la canonisation,  ce qui en fait  le plus ancien édifice mentionné, en Bretagne, comme placée sous son patronage. 
      En 1363, en effet, dans son testament, Hervé de Léon, fondait deux chapellenies , affectant à cette fondation une somme de cent livres. Il léguait la même somme à l’hôpital Saint-Yves du Bourg-Blanc. Dom H Morice , 
      Mémoires pour servir de preuves à l’Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, Paris, 1742, col. 1561-1562. 


       

      « item creo et fundo duas perpetuas  cappellanias  in capella beati Yvonis apud Rochammorvam per duos Capellanos in perpetuum obtinendas quorum electionem prima vice committo probitati & discretioni Domini Hamonis Taule Praesbyteri & ipsis primis duobus Capellanis cedentibus vel decedentibus presentationem futurorum & sequentium Capellanorum dictarum Capellaniarum & jus patronatus ipsarum in futurum michi & meis heredibus retineo & reservo ; collationem vero seu institutionem earumdem ad Dom. Episcopum Leonensem pro tempore pertinere & quemlibet dictorum Capellanorum onero de celebrando pro salute mea & praedecessorum meorum animarum in dicta capella unam Missam qualibet die in perpetuum : ad quorum Capellanorum sustentationem & dictarum Capellaniarum dotationem do, lego & concedo & realiter tradi volo centum libras, videlicet cuilibet ipsorim quinquaginta libras annui & perpetui reditus, levabiles lituandas in patrochis de Sizun, de Trenou & de Plebedin.

      "Il est difficile, faute d’attestations, de connaître le nombre d’édifices qui lui furent dédiés dès le XIVe siècle. Si on sait que les Bretons de Paris furent autorisés dès 1348 par l’évêque de la capitale à fonder une confrérie et à bâtir une chapelle en son honneur, on peut penser qu’en Bretagne, on ne fut pas en reste et qu’un certain nombre de lieux de culte furent aussi précocement placés sous sa protection. Nous avons recensé pour le XIVe siècle neuf mentions, dont la moitié proviennent de bulles d’indulgences papales : dans le diocèse de Léon, Le Bourg-Blanc (1363), La Roche-Maurice (1363), Saint-Renan (1388) et Saint-Pol-de-Léon (1387), dans celui de Rennes, Fougères (1380) et Vitré (1369), dans celui de Tréguier, Ploulec’h (1381), dans celui de Quimper, Plobannalec (1372), dans celui de Vannes, Vannes (fin XIVe siècle). La moitié de ces édifices (Bourg-Blanc, Saint-Renan, Saint-Pol-de-Léon, Fougères et Vitré) sont des chapelles d’hôpitaux. " (B. Tanguy).

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      L'église actuelle a été construite à partir des années 1520 et jusqu'en  1589 (sablières : vers 1520 et 1559/1561 ;  maîtresse vitre : 1539 ;  portail ouest 1589) c'est à dire alors que la paroisse dépendait des enfants et petits enfants de Jean II de  Rohan : Jacques de Rohan qui meurt en 1527, Anne de Rohan morte en 1529, mais surtout René Ier de Rohan qui meurt en 1552 et René II de Rohan ( de 1550 à 1586).

      Saint Yves est aussi honoré par une statue en kersanton au dessus du porche ouest, par l'un des médaillons de l'ossuaire (1640), par une bannière de procession . Une de ses reliques est conservée dans une chasse-reliquaire de la fin du XVe siècle.

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      Le retable.

      Il occupe le coté droit du chœur ; à gauche, en vis à vis, se trouve le retable de Notre-Dame-du-Bon-Secours, mais seulement depuis le XXe siècle puisque ce dernier provient de l'église de Pont-Christ.

      La datation précise du retable n'est pas connue, il serait "du XVIe siècle". Puisqu'il est placé à droite de la maîtresse-vitre, il n'est sans-doute pas antérieur à 1539. Mais la moustache et es détails vestimentaires du Riche peuvent orienter vers une datation au XVIIe siècle.

      Il était jadis fermé par des volets et n'était ouvert que lors des fêtes.

      Il s'agit d'un groupe à trois personnages selon le sujet bien connu de Saint Yves entre le Riche et le Pauvre, dans lequel l'artiste doit montrer que le Provincial (juge pour les affaires ecclésiastiques, mais dont les attributions sont larges) prête une oreille attentive au pauvre sans se laisser corrompre par l'argent du riche. Virginie Montarou a pu dénombrer 123 exemples de ce thème, dont 111 en Bretagne (y compris 22 disparus) sur tout support. Parmi ceux-ci, 12 retables sculptés. Ils prédominent au XVIe et XVIIe siècle,  non pas en Trégor (saint Yves est né près de Tréguier), mais dans le Léon et la Cornouaille. Sur les 98 groupes bretons conservés, 2 datent de 1400-1499 33 de 1500-1599 38 de 1600-1715 et 25 de 1716-1999.

      J'ai présenté dans ce blog le triptyque de l'église de Dinéault (XVIIe) et la niche à volets de Saint-Herbot. On peut aussi citer le retable de la chapelle de  Port-Blanc  de  Penvenan (22), celui d'Irvillac (29), les statues de l'église de Pleyben, etc.


       

      Un coffre en bois, hexagonal, contient les trois statues en ronde-bosse. La notice de l'Inventaire signale une hauteur (des statues ?) de 80 cm. 

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      Le retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Le retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      Saint Yves.

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      Saint Yves porte sur la tête un bonnet (une barrette ?) rouge à crête médiane, recouvert par un capuchon ou chaperon rouge qui entoure le visage et retombe sur les épaules. Puis vient un surplis blanc frappé d'hermines au dessus d'une cotte, également rouge, qui descend jusqu'aux chaussures de cuir noir. Il tient dans la main droite un rouleau de parchemin (un placet , écrit adressé à une personne détenant le pouvoir pour plaider sa cause). Sa tête est légèrement incliné vers la droite et donc vers le pauvre, son regard est dirigé vers le sol, et il semble en train de réfléchir et de s'entretenir avec son interlocuteur, comme en témoignerait aussi la position de sa main gauche. Le pied droit est en ouverture vers la droite, alors que le pied gauche trace par son  axe une sorte de barrage à l'égard du Riche.

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      Le retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Le retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      Le Pauvre.

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      Le Pauvre ne se contente pas d'être plus petit que les deux autres, ce qui lui impose de lever la tête d'un air benêt, mais il plie le genou gauche en signe de déférence, à moins que cela ne soit le signe du handicap qui lui impose le port d'une méchante canne, un morceau de bois mal écoté. Car sa jambe droite est beaucoup plus courte que l'autre.

      Il contraste aussi avec ses voisins par ses cheveux coupés ras, dégageant ainsi ses grandes oreilles.

      Il a suspendu les deux grands sacs contenant les pièces justificatives de sa cause à sa ceinture, mais il a appris à ses dépens qu'en matière de justice civile, la  validité de ses droits et la quantité des preuves qui les appuient ne valent rien face à l'argent. Il serre son chapeau rond contre son ventre vide.

      La différence de statut social s'affiche non seulement par la tenue vestimentaire (une tunique d'épaisse étoffe, des houseaux usés et de pauvres sandales), mais par cette sorte de loi somptuaire qui lui interdit de prétendre aux coûteuses couleurs : il ne se paye que du gris poussière, de l'écru et du brun. 

       

       

      Le Pauvre,  retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Le Pauvre, retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      Le Riche.

      Tout le talent du sculpteur est de faire du Riche l'antithèse du Pauvre : il est de grande taille, il garde son chapeau sur sa tête, il affiche un habit vert ourlé d'or et à revers rouge, assorti à son couvre-chef, il porte à sa ceinture une aumônière plus efficace qu'une sacoche de placets, et il tend, argument suprême de son juste droit, une pièce d'or entre pouce et index.

      Il est chaussé de souliers noirs sur des bas de soie blancs.

      Enfin, sa fine moustache en forme de parenthèse me donne du souci, car elle n'est à la mode que sous Louis XIII, vers 1610 : ce retable serait donc du XVIIe siècle !

      Enfin son chapeau est si particulier qu'il devrait nous aider. Les avis seront les bienvenus.

       

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      Le Riche, retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Le Riche, retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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      Le Riche,  retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

      Le Riche, retable de "Saint Yves entre le Riche et le Pauvre"  de l' église de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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