La chapelle Sainte-Avoye de Pluneret I : le jubé (chêne, O. Bizeul, 1554-1557 ), côté ouest, le credo apostolique.
Sur cette chapelle, voir aussi :
Introduction
Il ne reste qu'une cinquantaine de jubés conservés en France dont 22 en Bretagne. Parmi ceux-ci, rares sont entiers, beaucoup n'ont conservé que le chancel (Saint-Herbot) , et d'autres ont été démantelés et reconvertis en tribunes (Saint-Pol-de-Léon, Goulven, Quimperlé, Rochefort-en-Terre).
J'ai décrit dans ce blog les principaux jubés bretons — sauf celui de la chapelle de Locmaria en Belle-Île-en-Terre—, j'en donne une liste à peu-près chronologique:
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Le jubé de la chapelle de Kerfons en Ploubezre.(vers 1493-1495)
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Le jubé de la chapelle de Lambader en Plouvorn. (chêne non peint, 1534-1543 ? et Denis Derrien 1877)
- Le jubé de la chapelle Saint-Nicolas (Priziac), (re)peint en 1680
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La tribune de l'église d'Esquibien. La tribune (bois polychrome, XVIe siècle) ou ancien jubé de l'église d'Esquibien.
PRÉSENTATION
La chapelle, généralités.
La chapelle est située aux confluents des rivières d'Auraye et du Bono.
Elle été construite par le seigneur de Lestrelin, dont on retrouve le blason d’argent à la fasce nouée d’azur, accompagnée de sept merlettes de gueules 4 & 3 au dessus de la porte sud et sur la chaise seigneuriale placée dans le chœur.
La chapelle était un point de guet et un amer, et sa haute tour-clocher servait au contrôle des voies terrestres et maritimes : on l'aperçoit en suivant le cours de la Sal, la rivière du Bono.
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Construite au XVIe siècle et classée Monument historique, la chapelle est un joyau de la Renaissance, dont on retrouve le style sur le décor des portes au sud et des niches du chœur, avec les frontons triangulaires, et l'arc en anse de panier.
Elle abrite un jubé en bois polychrome remarquable, restaurée en 1981. Elle a été bénéficié d'une importante campagne de restauration entre 2003 et 2006.
La chapelle à nef quadrangulaire se termine à l'Est par une abside à pans munie de contre-forts, s'amortissant en clochetons cylindriques.
La tour-clocher fut partiellement détruite par la foudre en 1727 : on suppose qu'elle était plus haute à l'origine et qu'elle 'a pas été reconstruite à l'identique.
Le pardon a lieu le 1er dimanche de mai et le 3ème dimanche de septembre.
Un peu d'histoire.
Les dates et les acteurs de la construction de la chapelle sont inscrites sur les sablières du chœur : « Le jour de la croix en septembre 1554 [14 septembre] fut asis la première pierre / De ceste chapelle Madame Sainte Avoye et fut asise la première piecze de boavs [bois] le 10e jour de juin 1557 et esto---/ Et fut misseur Mistre Yves Le Thominec, curé de ceste paroesse / Pierres Blanchart fut maistre maczon /Et Henry Le Meilleur fut maistre charpentier. »
Le jubé.
Un jubé est composé d'une clôture à claire-voix appelée chancel, d'une tribune accessible par un escalier et permettant la lecture de textes ou des prédications, ou des chants ; et une poutre de gloire ou Crucifixion à trois personnages.
Séparant le chœur, espace sacré reservé au clergé et à la noblesse, et la nef, qui accueille les fidèles profanes, les jubés, en pierre ou en bois, se développent entre le XVe et le XVIe siècle avant d'être condamné par le Concile de Trente à partir de 1545, pour que les fidèles suivent mieux les offices : ils sont alors démontés, brûlés, ou reconvertis en tribune, tandis qu'ils sont remplacés par une barrière de communion et une chaire à prêcher.
Comme beaucoup de jubés bretons, celui de Sainte-Avoye est en bois. Il est complété par un mur transversal percé d'une voûte, et qui s'appuie latéralement sur deux piliers celui de droite bénéficiant d'un banc de pierre.
On accède à la tribune par un escalier à vis aménagé dans le mur méridional, depuis le chœur.
En somme, la partie en bois forme un T, associant la clôture à quatre arcades (dont une porte à vantail double) et la tribune longeant les deux piliers sur les deux côtés est et ouest.
La tribune ouest tournée vers la nef est ornée (comme c'est la tradition) de panneaux représentant les douze apôtres, tandis que la partie tournée vers le chœur présente les sept vertus théologales, et cinq saints et saintes.
Il mesure 742 cm de large, et 425 cm de haut (sans le Calvaire).
Il est classé par arrêté du 27 décembre 1907.
LES DOUZE APÔTRES
Ils sont sculptés en bas-reliefs dans une niche à coquille et colonne engagée cannelée. Ils sont tous barbus (sauf Jean), ont les pieds nus, et tiennent presque tous un livre. Ils sont vêtus d'une robe serrées par une ceinture et recouverte par un manteau.
Que ce soit sous les porches bretons, où les Credo apostoliques (série d'apôtres tenant des phylactères où sont inscrit les articles du Credo) ou sur les jubés, la détermination des saints est rarement évidente et indiscutable, sauf lorsqu'ils sont accompagnés de leur nom, ou de l'article de Credo qui les caractérisent, si ce l'inscription est fiable (gravée, et sur un support indissociable du saint), comme à Saint-Herbot en 1498. Leur ordre, souvent systématisé, est un critère insuffisant, car les panneaux (ou les statues) ont pû être intervertis. On peu s'appuyer sur les illustrations de l'édition de la Légende dorée de 1486 publiée par Antoine Vérard, ou sur des Calendriers des bergers édités de 1491 à 1519. Cette iconographie a été étudiée avec soin par Jérôme Lafeuille en 2020 à propos du jubé de Kerfons.
Les identifications des séries de 12 apôtres, souvent réunis par les séquences du Credo, explicitement ou non, ne devraient pas relever de l'improvisation d'un amateur, mais reposer sur la comparaison avec un corpus informatisé de toutes ces séries en Bretagne, et, pour le XVIe siècle, des œuvres imprimées disponibles pour les sculpteurs et leurs commanditaires. Mais ce corpus informatisé n'existe pas, même si ce blog tente d'en réunir à sa mesure les images.
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Les peintures murales du XVe siècle de l'abbatiale de Walbourg : un Credo apostolique.
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La chapelle saint-Jacques de Merléac : la maîtresse-vitre IV : le tympan. (1402)
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La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. III. Le Porche des Apôtres.(vers 1423-1433) par le Grand Atelier ducal du Folgoët (1423-1509).
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L'église Notre-Dame de Rumengol (29). III. Le porche sud (vers 1468). Atelier du Maître du Folgoët.
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L'intérieur du porche de Kermaria an Iskuit. III. Les onze statues d'apôtres.Les onze statues d'apôtres (bois polychrome, fin XVe ?).
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Le Credo prophétique et apostolique et la maîtresse-vitre de l'église de Quemper-Guezennec (22).
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Vierge allaitante II : Chapelle Notre-Dame de Kergoat, Quéméneven: I. les vitraux.
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Vierge allaitante II : Chapelle Notre-Dame de Kergoat, Quéméneven: I. les vitraux.
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Le calvaire de la chapelle de Quilinen en Landrévarzec.(granite, vers 1450-1500, Maître de Quilinen) la Passion et le début des Œuvres de miséricordes.
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Le porche sud de l'église de Plourac'h (22).(second atelier du Folgoët, granite et kersanton polychrome, vers 1500-1510) de l'église de Plourac'h (22) et ses Apôtres.
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Le porche aux apôtres de l'église de Larmor-Plage.(tuffeau, 1518).
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Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau II : les Apôtres. (kersanton, vers 1533).
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Les peintures murales de Sillegny.VI. Le Credo apostolique. (1540)
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Le porche de l'église de Landivisiau III. Les apôtres et leur dais. Henry Prigent 1554-1565.
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L'église de Guipavas III : les Apôtres du porche nord (1563). par l'atelier Prigent
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La façade de l'ossuaire de l'enclos paroissial de Sizun et son Credo apostolique. 1585-1588.
- Les douze apôtres du porche de Plestin-Les-Grèves. (kersanton, Roland Doré, XVIIe siècle)
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La chapelle Saint-Tugen de Primelin : les statues en kersanton. (Maître de Plougastel , début XVIIe).
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L'enclos paroissial de Dirinon X. Le porche sud (1618). Les apôtres et le Christ (après 1664).
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Le porche de Guimiliau : les Apôtres. (8 statues en kersanton par le Maître de Plougastel en 1606 et Roland Doré en 1624, et 4 en bois, XVIIIe).
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Les Apôtres du porche sud de l'église de Plomodiern.(1624-1626)
1°) L'examen des gravures des Calendriers des Bergers au gré des éditions successives plonge en fait dans la perplexité. L'ordre, qui est constant, est le suivant : Pierre, André, Jacques le Majeur, Jean, Thomas, Jacques le mineur, Philippe, Barthélémy, Matthieu, Simon, Jude et Mathias.
Les attributs des éditions de 1493 (G. Marchant, Paris), 1496 (id) 1498 (J. Belot, Genève) et 1500 (J. Belot, Genève) sont :
- Pierre : clefs
- André : croix en X
- Jacques + : chapeau, coquille, bourdon
- Jean : bénit la coupe de poison
- Thomas: lance
- Jacques le mineur : bâton de foulon
- Philippe : croix en T
- Barthélémy : couteau à dépecer
- Matthieu : hache à large tranchant
- Simon : croix à longue hampe
- Jude : scie
- Mathias : hallebarde
En 1531 à Troyes, la deuxième planche est erronée.
En 1516 (Rouen) et en 1519 (Paris), la croix de Philippe devient une longue équerre.
2°) Les statues (1498-1509) du porche de Saint-Herbot à Plonévez-du-Faou conservent le même ordre. Les attributs sont :
- Pierre : clefs
- André : croix en X
- Jacques + : chapeau, coquille, bourdon
- Jean : palme
- Thomas : aucun
- Jacques le mineur : aucun
- Philippe : aucun
- Barthélémy : aucun
- Matthieu : aucun
- Simon : aucun
- Jude : aucun
- Mathias : aucun
Il en est de même à Plourach (1500-1510).
3°) Le jubé de Kerfons montre toujours la même séquence, et les attributs suivants :
- Pierre : clefs
- André : croix en X
- Jacques le majeur : chapeau, coquille, bourdon
- Jean : bénit la coupe de poison
- Thomas : lance
- Jacques le mineur : bâton de foulon
- Philippe : croix en T
- Barthélémy : couteau à dépecer
- Matthieu : hache à large tranchant
- Simon : croix à longue hampe à double traverse
- Jude : scie
- Mathias : hallebarde
4°) Sur l'ossuaire de Sizun en 1588, nous avons :
- Pierre : clefs
- André : croix en X
- Jacques le majeur : chapeau, coquille, bourdon
- Jean : bénit la coupe de poison
- Thomas : lance
- Jacques le mineur : bâton de foulon
- Philippe : croix à longue hampe
- Barthélémy : couteau à dépecer
- Matthieu : balance
- Simon : scie
- Jude : couteau long
- Mathias : équerre
J'ai préféré accompagné mes identifications d'un qualificatif de probabilité.
1. L'apôtre Pierre et sa clef (et son toupet sur la calvitie fronto temporale). Certain.
2. L'apôtre André et sa croix en X. Certain.
3. L'apôtre Jacques le Majeur et son bourdon. Très probable voire certain.
Juste "très probable" à cause de son rang, mais il manque le chapeau, la ou les coquilles, le baudrier, la besace, et la gourde-calebasse, et le bourdon pourrait être, après tout, autre chose (malgré la pomme centrale caractéristique).
4. L'apôtre Paul et son épée. Possible.
L'hypothèse est que l'un des apôtres a été remplacé par saint Paul . La calvitie est bien propre à saint Paul. L'épée est parfois un attribut de saint Matthieu, ou de Mathias, voire de Thomas.
Occupant la quatrième place , il arrive là, pour notre recherche, comme créateur de désordre, comme trickster ou intrus, car il rompt la logique de détermination basée sur la séquence traditionnelle Pierre, André, Jacques le Majeur, Jean, Thomas, Jacques le mineur, Philippe, Barthélémy, Matthieu, Simon, Jude et Mathias. Il la décale, et, dès lors, nous ne pouvons plus utiliser cette séquence pour déterminer les personnages incertains. Il ne "remplace" pas Jean, qui vient ici en 5ème position.
5. L'apôtre Jean bénissant la coupe de poison. Certain.
6. L'apôtre Thomas et son équerre. Très probable.
On l'a vu, l'attribut de Thomas est, dans le Calendrier des Bergers, la lance . Mais la Légende dorée fait de cet apôtre un architecte car il est envoyé aux Indes pour construire un palais royal, ce qui en fait le saint patron des architectes et maçons. (Artifexinopere). L'équerre devient alors (peut-être aussi avec la mnemotechnie T = Thomas, et Scie = Simon) son attribut (sur une gravure de Lucas de Leyde en 1510), et on la trouve en Bretagne aux porches de Kermaria an Iskuit à la fin du XVe siècle, peut-être de l'église de Guipavas (1563), de Dirinon (1618) , de Bodilis (1601), de Guimiliau (1624), de Plestin-les-Grèves (XVIIe siècle), de Plomodiern, — 7e position—, et de l'Abbaye de Daoulas, . Ou encore sur la clôture de chœur en bois datant de 1607 de la chapelle Notre-Dame de Berven à Plouzévédé, et hors de Bretagne, sur les peintures murales de l'église Saint-Martin de Sillegny.
7. L'apôtre Matthieu et sa lance. Très probable.
L'attribut de Matthieu était une hache dans le Calendrier des bergers, il est parfois une balance (rappelant sa fonction de collecteur d'impôts), mais aussi une lance. Dans le Credo, il occupe la huitième place.
La lance est l'attribut de Thomas dans le Calendrier des Bergers.
8. L'apôtre Barthélémy et le couteau à dépecer. Très probable.
9. L'apôtre Jacques le Mineur et son bâton à foulon. Très probable.
10. L'apôtre Simon et sa scie. Presque certain.
Il vient bien à la 10ème place dans le Credo. Mais dans le Calendrier des Bergers, la scie est l'attribut de Jude. C'est d'ailleurs ce nom qui a été gravé, plus tard, sur l'arc de la niche ( indice que d'autres ont déjà tenté de jouer — au XIXe ?— à ces tentatives d'identifications ou de rectifier les choses).
11. L'apôtre Jude et sa hallebarde. Probable.
Même si la hallebarde est l'attribut de Mathias dans le Calendrier des Bergers. Ce qui correspond au nom gravé au dessus de lui. Et c'est bien possible, si un vent de désordre malin a mélangé, lors d'un démontage et d'un stockage, les panneaux.
12. L'apôtre Mathias clôt la séquence en tournant le dos. Probable.
On a proposé d'y voir Judas, une hypothèse qui ne me convient pas, je ne lui connais aucun précédent.
L'hypothèse d'y voir SIMON (nom gravé) n'est pas plus fondée.
J'imagine plutôt que le sculpteur a choisi d'indiquer par cette posture que la série se terminait.
En conclusion, la détermination de ces apôtres est difficile, car on ne peut se fonder sur la place qu'ils occupent dans la séquence, en se référant à l'ordre de succession habituel (saint Paul vient annuler cette logique, et les panneaux ont pu être intervertis lors des restaurations), et si on accepte l'hypothèse de reconnaitre saint Paul en 4ème place, il manque un apôtre, sans savoir lequel. En outre, ce jubé ne semble pas avoir comme modèle, comme celui de Kerfons, le Calendrier des Bergers pourtant si diffusé dans ses différentes éditions.
Le décor Renaissance à rinceaux et animaux.
Au dessus des niches à coquilles, on trouve, séparés par des palmettes, 12 panneaux Renaissance en bas-relief blanc sur fond rouge ou vert. Dans 11 cas, un masque central (souvent léonin) crache des rinceaux, dont les extrémités sont parfois des têtes animales feuillagées : cheval ou licorne, dauphins, lions, oiseaux, ou limaçons. L'avant-dernier montre deux dragons ailés reliés entre eux par un ruban.
Ce décor est inspiré des bas-reliefs en stuc ou en bois de l'école de Fontainebleau (1530-1570), mais aussi des panneaux "italiens" du cénotaphe de Thomas James à Dol, en Bretagne, ou des stalles de Guerche-de-Bretagne (1518-1525) ou de Champeaux (1530-1550), ou sur les jubés de La Roche-Maurice et de Saint-Nicolas. Etc...
Les séparations des arcades
Là encore, dans la même veine, les peintures montrent des masques léonins lassant échapper de leur gueule des rinceaux feuillagés aux extrémités animales évoquant des lions ou des dauphins, des chevaux et des licornes affrontés.
Une licorne.
Les 3 anges volant et portant des inscriptions.
Le bord inférieur de la galerie, au-dessous des panneaux sculptés, est découpé en festons fermant pendentifs, sur chacun desquels était figuré un ange portant une banderole chargée d'une inscription où l'artiste avait inscrit son nom. Il reste encore trois de ces petits anges, et sur leurs philactères on peut distinctement lire FVT… PAR… O. BIZEUL. Ces lacunes de l'inscription prouvent qu'il y avait au moins cinq anges initialement.
La base Geneanet signale 4 Olivier Bizeul du XVIe siècle, dont 3 en Loire-Atlantique, à Nantes ou Carquefou. L'un est né en 1505. Quoiqu'il en soit, cela montre que la validité de l'inscription est fondée ; et que le sculpteur ou maître charpentier venait peut-être de Loire-Atlantique.
On trouve des anges semblables sur le jubé de Saint-Fiacre au Faouët, où l'un des anges tient un panneau donnant l'identité du sculpteur, Olivier Le Loergant, et la date de 1480. Et sur les jubé de Plouvorn et de Saint-Nicolas.
Inscription FVT
Inscription PAR
Inscription O. BIZEUL
La Crucifixion (ou calvaire) en guise de poutre de gloire au dessus de la tribune
Le Christ.
Tête inclinée à droite (vers Marie), les reins ceints d'un linge ou perizonium aux pans noués de chaque côté, les pieds croisés sur un clou unique, il peut être comparé avec les Christ sculptés par Olivier Le Loergan au jubé de Saint-Fiacre du Faoüet en 1480 ou de Saint-Laurent (22), plus émaciés et au traits plus dramatiques.
Marie
Saint Jean.
SOURCES ET LIENS.
—DANIGO (Joseph), 1983, Les églises et les chapelles du pays de Lanvaux. Éditeur : Association pour la sauvegarde des objets d'art religieux du Morbihan, Vannes.
— DELABIGNE-VILLENEUVE (Paul ), 1858, Mélanges d'histoire et d'archéologie bretonnes - Volume 2 - Page 263
https://www.google.fr/books/edition/M%C3%A9langes_d_histoire_et_d_arch%C3%A9ologie_b/y6UJAQAAIAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=%22Yves+Le+Thominec,%22&pg=RA2-PA263&printsec=frontcover
— DETOUR DE L'ART EN PAYS D'AURAY, La chapelle Sainte-Avoye, Pluneret, plaquette
https://www.calameo.com/books/007430611cecfe7af0cb8
— Plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture, « Jubé », notice no PM56000854
https://pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM56000854
—LAFEUILLE (Jérôme), 2020, Un nouveau regard sur le jubé de Kerfons, Coll. Les cahiers de l'ARSSAT n°4.
—LAFEUILLE (Jérôme), KERMOAL (Christian) 2020, « Le Calendrier des Bergers, modèle du Jubé de NotreDame de Kerfons, son interprétation à la lumière du symbole des apôtres », Mémoires de la Société d'Emulation des Côtes-d'Armor, 2020.
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EDITIONS DU CALENDRIER DES BERGERS
-Compot et kalendrier des bergiers. Paris (France) Guy Marchant (imprimeur-libraire, 14..-15..), post 2 V] 1491 N'a pas le Credo
http://www.bvh.univ-tours.fr/Consult/consult.asp?numtable=B180336101_INC166&numfiche=905&mode=1&index=5&ecran=0
-Le Kalendrier des bergers (1493), Paris : Guy Marchant , 18 IV 1493 Réserve des livres rares, VELINS-518
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1110483/f79.item.zoom#
-Compost et kalendrier des bergiers 1493 ANGERS, Bibliothèque municipale, impr. Rés. SA 3390 (Décor)
https://portail.biblissima.fr/fr/ark:/43093/edata897da4ee11d780842ea82c203dc54a53dc169c81
-Cy est le compost et kalendrier des bergiers... (1496), Paris : Guiot Marchant , 1496 RES-M-V-33
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1112582/f78.item#
-Calendrier et compost des bergers (1498), Genève : Jean Belot , [inter II 1498 et 1500]
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1527587r/f85.item#
-Calendrier et compost des bergers (1500), Genèvre : Jean Belot , 1500
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k111259f/f82.item.zoom#
-Le Kalendrier des bergiers... (1502), [Paris ; Lyon : Jacques I Huguetan , 1502]
-Le Kalendrier des bergiers... (1502), Paris : Jacques I Huguetan ; Lyon : Jacques I Huguetan : Claude Nourry , 21 décembre 1502
-The Kalendayr of the shyppars... wyth syndry addycyons new adiowstyt (1503), Paris : Antoine Vérard , 23 juin 1503
-Cy est enseigne & demonstre le Kalendrier et compost des bergiers Au quel sont adjoustez plusieurs nouvelles augmentations et corrections tout autrement quil nestoit par avant. (1506), Paris : Gaspard Philippe , Sans date [circa 1506-1510]
-Le kalendrier des bergiers... (1508), Lyon : par Claude Nourry , 1508, Bibliothèque municipale de Lyon, Inc. 303
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k656153/f88.item.zoom
-Cy est enseigné et demonstré le kalendrier et compost des bergiers, auquel sont adjoustez plusieurs nouvelles augmentations & corrections, tout autrement qu'il n'estoit par avant (1510), [ca 1516]
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5698842h/f79.item.zoom#
-Le grant Kalendier et compost des bergers... (1516), Paris : Jean Jehannot et Veuve de Jean I Trepperel , Sans date [1516]
-Le Compost et Kalendrier des bergiers auquel sont adjoustez plusieurs nouvelles addicions et corrections... nouvellement imprime (1518), Paris : Michel Le Noir , 19 octobre 1518
-Le Grant kalendrier et compost des bergiers, composé par le Bergier de la grant montaigne. Auquel sont adjoustez plusieurs nouvelles figures et tables, lesuqelles sont bien utilles a toutes gens ainsi que vous pourrez veoir cy après en ce present livre, Paris, (1512-1519), s. d. BnF Arsenal 8-S-13729. Ne comporte pas le Credo
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1520580p/f7.planchecontact
-Sensuyt le Grant Kalendrier et compost des bergiers (1523), Paris : Philippe Le Noir , 31 juillet 1523
-Le grant Kalendier et compost des bergiers (1519), Paris : [Alain Lotrian] : Jean II Trepperel , Sans date [1519-1526]
-Le grant Kalendrier et compost des Bergiers avecq leur Astrologie. Et plusieurs aultres choses. Imprimé nouvellement à Troyes par Nicolas le Rouge. - (A la fin) "Cy finist le Calendrier et compost des bergiers" (1529), Imprimé à Troyes : par Nicolas le Rouge Imprimeur et libraire , 1529
https://troyes-champagne-mediatheque.fr/webmat2/archives/_/nv/calendrier/calendrier.htm
-[Le grant kalendrier et compost des bergiers avecq leur astrologie] (1531), Troyes : Nicolas le Rouge , 1531
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k15277119/f84.item.zoom#
-Le grand Calendier (sic) et compost des Bergers avec leur astrologie... Et plusieurs autres sciences salutaires tant pour les ames que pour la santé des corps (1541), Troyes : Jehan Lecoq , 1541
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1527585x/f85.item
-Le grand calendrier et compost des bergers composé par le berger de la grande montagne avec le compost manuel, reformé selon le retranchement des dix jours, réformé par nostre sainct père le pape Grégoire treiziesme, ensemble la manière comme se doit gouverner le Berger, pour empescher qu'aucuns sorciers ne facent mourir leurs troupeaux, avec toutes choses pour se [...]gler en leur art (1618), A Troyes : chez Nicolas Oudot , 1618
-Le grand calendrier et compost des bergers (Troyes 1728), 1728
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k15200584
-Le grand calendrier et compost des bergers, composé par le Berger de la Grande Montagne (Troyes 1766)
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k15200584/f57.item
-The Kalender of Shepherdes. The edition of Paris 1503 in photographic facsimile, a faithful reprint of R. Pynson's edition of London 1506. Edited with a critical introduction and glossary, by H. Oskar Sommer,... (1892), London : K. Paul , 1892
-Le Grant Kalendrier et Compost des Bergiers avecq leur Astrologie et plusieurs aultres choses. Imprimé nouvellement pour Payot, libraire à Paris (1925), Paris : impr. Henri Diéval ; Payot, 106, boulevard Saint-Germain , 1925
-Le Grant kalendrier et cō//post des Bergiers avecq // leur Astrologie Et plu//sieurs aultres choses. //Imprimé nouvellemēt a Troyes par Nicolas le Rouge. [Réimpression.] (1925), (Paris,) : impr. de H. Diéval , 1925
-Le Compost et Kalendrier des bergiers. Reproductions en fac-similé de l'édition de Guy Marchant (Paris 1493) (1926), Paris : impr. Lahure ; éditions des "Quatre Chemins" , 1926. (24 août 1927.)
-Petit traictié d'Astrologie avec les proprietez des douze signes (1953), Paris : GLM , 1953
-Plusieurs remedes contre douleurs de femme (1953), Paris : impr. G. Lévis Mano , 1953.
-Le Grant kalendrier et compost des bergiers avec leur astrologie... (1976), Paris : Éditions Siloé , 1976
-Le grand kalendrier et compost des bergiers (1990), Cambridge (Mass.) : Omnisys , [ca 1990] editeur A. Lautrian, 15--
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k52710q
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k52710q/f69.item
-Grant kalendrier et compost des bergiers (1978), Genève : Slatkine ; [Paris] : [diffusion Champion] , 1978
-Calendrier des bergers (2008), Paris : PUF ; [Cologny (Suisse)] : Fondation Martin Bodmer , impr. 2008
-Le Grand kalendrier et compost des bergiers avecq leur astrologie et plusieurs aultres choses (2013), Villers-Cotterêt : Ressouvenances , impr. 2013
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