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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 15:12

La chapelle Saints Côme et Damien de Saint-Nic : la cloche Herveline-Marie Anne (1927).

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Voir sur la commune de Saint-Nic :

— L'église :

 

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— La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien :

 

 

 

 

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— La chapelle Saint-Jean :

 

L'église de Trégarvan (sablières de 1570 par le Maître de Saint-Nic) :

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La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

La chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

Clocher de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

Clocher de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

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La chapelle Saint-Côme et saint-Damien possédait jadis deux cloches, mais une seule a été remplacée, une dizaine d'année après la fin de la Première Guerre, en 1927. 

À la Révolution, toutes les paroisses du Finistère reçurent l'ordre de déposer leurs cloches, sauf une, pour les mener à Brest afin de les fondre pour fabriquer des canons. Mais celles de Saint-Côme échappèrent à cette contribution à l'effort de guerre :

"[en 1793] Le même jour, enfin, qui est un dimanche, à l'issue de la messe, ils enjoignent à un certain nombre d individus « nommés à haute voix », de descendre les cloches des clochers des chapelles et de les transporter à l'église paroissiale pour être ensuite envoyées à la fonderie, eux-mêmes, officiers municipaux et procureur de la commune, se chargeant de descendre celle de l'église paroissiale. Effectivement, les cloches des chapelles furent descendues. Mais elles n'allèrent pas à la fonderie. La population aimait trop ses chapelles pour laisser commettre le sacrilège. Elle s'y opposa énergiquement, et les cloches de Saint-Côme furent cachées dans une prairie pour échapper à la réquisition. Du moins, c'est ce que rapporte la tradition ; aucun document n'en parle. La légende s'est empare du fait et l'a embelli selon son habitude : . depuis plusieurs années déjà, le clocher de Saint-Côme était vide et muet, lorsque, par un soir d'été, la tourmente ayant passé, l'on entendit un carillon mystérieux semblant provenir d'une prairie de Saint-Côme. C'était l'appel des cloches invisibles qui demandaient à être délivrées de leur prison de boue et à remonter dans leur clocher à jour. Guidés par leur son, les _habitants du village les trouvèrent facilement, et, tout joyeux, les rendirent à leur chapelle. On peut se demander si l'unique .cloche de l'église paroissiale - car si Saint-Côme avait alors deux cloches, l'église paroissiale n'en avait qu'une – fut descendue. Il semble bien que si le maire, les officiers municipaux et le procureur de la commune déclarent se charger eux-mêmes de cette besogne, c'est avec l'intention bien arrêtée de n'en rien faire. En effet, plus d'un mois plus tard, la cloche est toujours en place. Mieux encore, la municipalité convient, le lendemain de Noël, avec Corentin Gannat, marechal ferrant. à Pratigannat, en Plomodiern, de faire des réparations « sur nostre cloche et sur nostre orlauge » (sic). (Corentin Parcheminou)

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Cloche de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

Cloche de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

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Description.

Cloche suspendue, de volée, non électrifiée, à mouton en barre en bois, à quatre brides rondes en fer, à battant en fer (boule corrodée), couronne à quatre anses ornées de palmettes. Décor sur la face est : crucifix.  Décors sur la face nord et sud : petite croisette.

Note sonnée : à déterminer.

Poids : inconnu.

Mesures : non prises.

 

La cloche est actionnée depuis la nef par une corde, mais ce système simple a été perdu ou ôté pendant une partie du XXe siècle, obligeant le sonneur à accéder, par une échelle, à l'escalier en pierre du rampant du toit pour sonner la cloche directement depuis la chambre.

En 1790, Saint-Nic avait un sonneur de cloche attitré, Olivier le Baron, qui fut chargé de faire "incanter" trois dimanches de suite les  annonces d'adjudication des travaux de réparation de la chapelle.

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Le cerveau est orné de 3 rinceaux ( palmettes, lambrequins), le vase comporte à l'ouest l'inscription de sept lignes, et la faussure porte le nom de la fonderie.

 

La face principale (tournée vers l'ouest).

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PAROISSE DE SAINT-NIC

JE M'APPELLE : HERVELINE – MARIE-ANNE

PAUL STEPHAN, RECTEUR.

PIERRE BIDEAU, MAIRE.

PARRAIN : HERVÉ KERNÉVEZ

MARRAINE : MARIE-ANNE LAROUR

1927

FONDERIE SPÉCIALE DE CLOCHES BREST FINISTERE

 

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Cloche de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

Cloche de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

 

 

Hervé Kernévez, le parrain, est peut-être le même que celui dont parle Georges-Michel Thomas : " cultivateur à Brégalor, né en 1889, « ancien des Crapouillots » pendant la Première-Guerre," et encore présent pendant la Seconde.

https://books.google.fr/books?isbn=2402059451

La "Fonderie spéciale de cloches" est très probablement celle de Maurice Gripon, qui a repris la fonderie des frères Briens, une famille venue de Villedieu-les Poêles. Cette Maison Briens revendiquait sur ses publicités son installation à Brest depuis 1804.

La fonderie Gripon était installée 59 rue Yves Collet. Son activité a été florissante dans l'après-Guerre, vers 1925, pour remplacer un peu partout en France les cloches de tous les clochers abattus.

Voir mon article :

http://www.lavieb-aile.com/2018/10/les-cloches-du-faou-et-les-fondeurs-de-cloche-du-finistere.ii-viel-a-brest-1823.html

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Cloche de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

Cloche de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

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Quelques images complémentaires.

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Clocher de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

Clocher de la chapelle Saint-Côme et Saint-Damien à Saint-Nic. Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

La chapelle vue du Clocher . Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

La chapelle vue du Clocher . Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

La plage de Pentrez vue du Clocher . Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

La plage de Pentrez vue du Clocher . Photographie lavieb-aile 23 avril 2019.

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

—PARCHEMINOU (Corentin), 1930, Saint-Nic, ses monuments.

 

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3082c766c9392bec4684ec9de6920595.pdf

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Published by jean-yves cordier - dans Chapelles bretonnes. cloches
12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 14:56

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La cloche de Plouha (Côtes d'Armor) a été fondue par Thomas Le Soueff en 1712, la même année que la cloche du Prêcheur (La Martinique) dont elle est la sœur jumelle, et deux ans avant la cloche du Faou, dont elle est proche. Cette cloche de Plouha a disparue, mais elle a été décrite avec précision par Léon Germain de Maidy en 1896. 

Voici les photographies des cloches encore existantes, qui nous permettent de l'imaginer :

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La cloche du Prêcheur (Thomas Le Soueff, 1712) à La Martinique. Photographie Eric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas Le Soueff, 1712) à La Martinique. Photographie Eric Brottier 2018.

La cloche du Faou (Thomas Le Soueff, 1714), dans le Finistère.

La cloche du Faou (Thomas Le Soueff, 1714), dans le Finistère.

 

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DESCRIPTION.

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MAIDY ( L. Germain de ), 1896, " Sept cloches anciennes des Côtes-du-Nord", Congrès archéologique de France : séances générales tenues par la  Société française d'archéologie. 1898 (63). Contient les Séances générales tenues à Morlaix et à Brest, en 1896. pages 294-297.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f377.image

Numérisation Gallica, copie manuelle par mes soins.

"Deux cloches de 1712 appartenaient à l'église de Plouha.

1°) La plus petite, de 0,90 kilog (diam. 0,535 m ; haut. 0,59 m) offre en haut l'inscription suivante, commençant par une croisette et dont chaque mot est suivi alternativement d'un e fleur de lis et d'une moucheture d'hermine :

IESVS MARIA IOSEPH ANNA 1712.

Au dessous, six filets.

Sur la panse, une croix posée sur trois degrés, le tout formé de fragments de frises.

 

2°) L'autre de ces cloches, très belle et grande, pèse 557 kilog (diam. 1 m ; haut. 0,91 m.) Elle existe encore à la fonderie de M.L. Robert. L'inscription suivante, avec une fleur de lis entre chaque mot et à la fin, se développe sur trois lignes, qui débutent chacune par une tête d'ange ailée.

CETTE CLOCHE SAPELLE PIERRE MARIE FAITE EN LAN 1712 AU FRAIS DE LA FABRICE DE PLOVHA PAR LES SOINS DE N : ET DISCRET F. CORENTIN LE MILIN CHANOINE REGULIER DE PREMONTRE PRIEVR RECTEVR DU DIT PLOVHA 

C'est à dire "Cette cloche s'appelle Pierre-Marie ; faite en l'an 1712 aux frais de la fabrique de Plouha, par les soins de vénérable et discret frère Corentin Le Milin, chanoine régulier de Prémontré, prieur recteur dudit Plouha ».

 

Plus bas on lit, précédés d'une tête d'ange ailée, ces mots, séparés alternativement par une fleur de lis et une moucheture d'hermine :

IAI ETE FONDVE A BREST PAR THOMAS LE SOVEFF

La panse est décorée d'une grande croix sur trois degrés, le tout orné de feuillages en arabesque.

Cette croix est accostée de deux médailles ou plutôt des deux faces d'une même médaille, rectangulaire, à pans largement coupés, c'est-à-dire presque octogone.

La première représente le Christ, en buste, tourné à senestre, à longs cheveux et la tête encadrée par un nimbe.

Il est entouré de cette très curieuse légende en langue italienne : ALLEGREZA - DEL - CIELO - E - DELLA - TERRA.

La seconde, offrant la Vierge en buste, tournée à. dextre, la tète également encadrée par un nimbe, a pour légende: REFVGIVM PECCATORVM OR . PRO . N. Note : Refugium peccatorum, ora pro nobis, invocation des litanies laurétanes.

Il s'agit donc d'une médaille dont les deux faces, placées l'une à coté de l'autre, représente les effigies en regard du Christ et de la Vierge, figuration que commença d'être en vogue à la fin du XVIe siècle mais le fut surtout aux deux siècles derniers [XVII et XVIIIe]. Sur ce sujet, relativement auquel j'ai recueilli beaucoup de notes, on peut trouver quelques renseignements dans Jules Rouyer, Un rosaire lorrain du XVIIe siècle, dans les Mém. De la soc. D'archéol. Lorr. 1881.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33701k/f162.item

À l'opposé existe un assez grand médaillon ovale avec cadre rectangulaire, les écoinçons ornés de têtes d'anges ailées. On voit sur ce médaillon la Vierge debout, joignant les mains, ayant sept étoiles autour de la tête et le croissant sous les pieds ; elle est entourée d'une auréole rayonnante et d'un cordon ouvert en haut, terminé d'un coté en boucle, et ayant, régulièrement espacés, huit nœuds en forme de renflements cylindriques."

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DISCUSSION.

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Les trois médaillons se retrouvent à l'identique sur la cloche du Prêcheur, et j'ai montré que ceux du Christ et de la Vierge de profil venaient d'une médaille de dévotion . Voir :

La  cloche Corentin, de la cathédrale de Quimper. 1701 : 3901 livres (1909 kilos pour la livre de Paris), a été faite par "les sieurs Soüef et Le Moyne, fondeurs du roy à Brest" : certains l'attribuent à Jean Le Souef, mais elle pourrait être faite par Thomas Le Soueff, "fondeur du roi à Brest.

 

RAPPEL : Thomas Le Soueff.

Installé à Landerneau puis à Brest, Thomas Le Soueff fondit les cloches suivantes

1691 Briec  :

"La cloche du côté Nord a 25 pouces de hauteur sur 30 pouces de diamètre, elle ne porte aucun écusson, mais l'inscription suivante : ANNO : DNI : 1691 : LVDOVICO : MAGNO : XIV° : REGNANTE : ILLMO : DD :FRANCISCO : DE : COETLOGON : DIOECESIM : CORISOPITEN : GUBERNANTE : JOANNES : HVELVAN : SACR : FACULT : PARISIEN : BACCALAUREVS : THEOLOGVS : DOMVS : SORBONAE : NEC : NON : PAROCHIAE : BRIZIEC : RECTOR. Au bas est écrit : T. LE : SOUEFF : FONDEVR : Au milieu, côté du Nord : IHS. Côté du Midi, dans un médaillon circulaire de 4 pouces de diamètre, la Vierge avec l'Enfant-Jésus dans ses bras, assise sur des nuages.

Sur la seconde cloche, du côté du Midi, qui a 27 pouces de haut et 31 pouces de diamètre, est écrit : SIT : NOMEN : DOMINI : BENEDICTVM : 1702. Sans armoiries, mais elle porte une croix sous laquelle on lit FRANCOIS : LE : MOYNE : FONDEVR. De l'autre côté, est une Vierge en pied ayant les mains jointes. Cette cloche est éclatée." (Abgrall, 1904)


 

1699, Saint-Thomas de Landerneau, (perdue)

1699 Lochrist au Conquet (perdue)

1701, cathédrale de Quimper, 3901 livres (1909 kg ?) [fondeur Le Soueff sans précision de prénom]. (perdue)

1704,  Plouguerneau, en 1704. (perdue)

1706,  Plougourvest (perdue)

1707,  Lanhouarneau. (perdue)

1707 Plougastel-Daoulas (perdue)

1708, Bodilis, pesant 231 livres. (perdue)

1711,  Plouzané . (perdue)

1711,  Plougoulm, (perdue)

1712 « Le Prêcheur » à la Martinique. 560 kg, Diam. 99,5 cm. Note : Fa Sans nom. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra... et Refugium peccatorum . Anse  à têtes . Inscription débutant par une croix: Chaque mot est séparé par une petite fleur de lys.

1712, Plouha 757 kg, diam. 91 cm , nom Pierre-Marie. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra  et Refugium peccatorum ora pro nobis. Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine. Cloche perdue.

1714 Le Faou 1389 l (679 kg?) , diam. 101 cm, sans nom.  Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions  à déchiffrer.   Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine.

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Published by jean-yves cordier - dans cloches
12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 14:27

La cloche du Prêcheur, (Thomas Le Soueff, 1712) offerte par Louis XIV à la demande de Madame de Maintenon, et atteinte par l'éruption de la Montagne Pelée en 1902.

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Voir :

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Un très grand merci à Eric Brottier, expert campanaire MCC, qui m'a autorisé à reprendre les données et les photographies de son expertise d'octobre 2018. 

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Il y a des cloches qui vont, par les airs, à Rome : c'est  économe.

Il en est d'autre qui prenne le bateau au port de Brest et qui débarquent, au début du XVIIIe siècle, sur l'Île de la Martinique : c'est plus chic.

La cloche du Faou, restée en Métropole, a communiqué à lavieb-aile le courrier qu'elle a reçu de sa sœur martiniquaise.

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

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PRÉSENTATION.

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Chère petite sœur du Faou ! Comme je suis heureuse de pouvoir te donner de mes nouvelles, plus de 300 ans après la séparation de notre famille !

Depuis que j'ai découvert ta description sur internet grâce à lavieb-aile, je sais combien nous nous ressemblons, et j'étais impatiente de te le montrer avec de belles photos.

Je ne te raconte pas comment j'ai été fondue par notre père Thomas Le Soueff, "fondeur du Roi" à Brest, puisque tu as connu cela. Lorsqu'un des vaisseaux des escadres royales m'a chargée à son bord  au port de Brest et m'a débarquée à Fort-de-France (ou à Saint-Pierre ?), en l'île de Martinique, j'ai été  transportée par un navire jusqu'au  village du Prêcheur, tout au nord de l'Île,  8 kilomètres au dessus de Saint-Pierre, sous la sombre masse de la Montagne Pelée nous dominant de ses 1397 m. Depuis l'embarcadère, il a fallu me conduire au sommet du Morne Danty, où, sous l'impulsion du fameux père Du Tertre, qui fut en 1647 curé de cette paroisse érigée en 1644, avait été construite la première église du village. Il n'en reste aujourd'hui que le clocher, haut de 12 m. où j'ai vécu pendant près de trois siècles. Je te joins un copier-coller :

"Ses murs épais, en moellons andésites ramassés dans la rivière voisine sont établis sur un plan carré de 6m de côté et n’ont d’ailleurs que 7m de hauteur, de sorte que l’édifice se rapproche plus d’un cube que d’une flèche et prend un aspect massif et fortifié.
Inscrit à l’inventaire des monuments historiques depuis 1979, il est certainement le plus ancien monument français de la Martinique."

 

Ce qui est plaisant, pour une cloche, c'est d'avoir élu domicile dans un lieu nommé "Le Prêcheur" (en raison de la forme d'un rocher, selon J-B. du Tertre, ) , car on nous a toujours expliqué que notre sainte mission était une sorte de prédication, et que déjà  l'évêque Guillaume V Durand (1230-1296), dans son  Le Rationale divinorum officiorum associait la dureté du métal de la cloche à la force du prêcheur.

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Fiche Mérimée PA 105946

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Le clocher de l'église Saint-Joseph , Le Prêcheur.

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En 1870, je fus rejointe par deux collègues, issues de la fonderie parisienne Dubuisson-Gallois (comme celles de la flèche de Notre-Dame !).

En 1902 survint la terrible éruption de la Montagne-Pelée .

Nous fûmes touchées dans notre chair d'airain  par ce déchaînement de feu, et nous en avons gardé les plaies. Pour nous permettre de remplir à nouveau nos fonctions, un emplâtre de métal fut appliqué, tant bien que mal.

En 1930, nous fûmes installées dans le clocher de la nouvelle église, mais nous en fûmes déposées cinq ans plus tard sous prétexte que nous étions trop lourdes. On nous a installées en présentation  sous un petit abri  sur le devant de l'église. C'est encore là que chacun peut nous rendre visite, mais l'inactivité nous pèse.

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J'ai gardé une vieille photo,prise par le curé du Prêcheur, Jean-Baptiste Delaware, en 1936, avec  la nouvelle église, le presbytère et l'ancien clocher au fond  :

 

 

http://www.patrimoines-martinique.org/ark:/35569/a011273060641w3KTJP/1/1

http://www.patrimoines-martinique.org/ark:/35569/a011273060641w3KTJP/1/1

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Et maintenant, voici une photo de 2018 (E. Brottier), sur laquelle je t'indique notre emplacement :

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 Photographie Éric Brottier 2018.

Photographie Éric Brottier 2018.

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Sur ce bref document, je suis celle du milieu, incarcérée dans notre cage de fer à béton.

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https://www.youtube.com/watch?v=JwCThgAe5rw

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Je t'envoie ma photo, mais aussi celles de mes moindres grains de beauté pour que tu puisse vérifier les marques que nous a choisi  notre père commun. Tout le monde rend hommage à ma grande beauté.

Par contre, je ne peux pas te faire connaître mon nom, car, — comme toi d'ailleurs — je ne porte pas l'inscription de mon nom de baptême. Vu la durée du voyage, le paternel ignorait sans doute qui allait être choisie comme marraine. 

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

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Si tu veux, voici d'abord mon poids : 560 Kg. Mon diamètre (mesuré comme d'habitude à l'extérieur de la pince) est de 995 mm. Je suis donc plus légère et plus fine que toi, puisque tes mensurations sont divulguées ( près de  680 kg et un diamètre de 1010 mm). Je sonne en Fa, et je forme ainsi un carillon avec mes deux voisines qui jouent le sol et le la. 

Je porte, sur deux lignes au cerveau,  en lettres capitales antiques, l'inscription :

IAY ESTE FAITTE POVR SERVIR A LEGLIZE PAROISSE DE St IOSEPH LISLE DE / LAMARTVNIQUE MONSr RENAVDOL MARGVILLIER

L'inscription débute par un angelot (une tête entre deux ailes), comme celui que tu as sous tes filets, puis par une croix pattée, comme toi également. Les lettres proviennent certainement du même moule d'alphabet de l'atelier.  Chaque mot est séparé par une belle fleur de lis.

Papa a utilisé pour toi la même formule "Iai este faitte pour servir à l'église ---" .  Même sous la graphie "J'ai été faite pour servir à l'église de --", elle est fort rare (1688, Saint-Sauveur de Cressé, Charente-Maritime ; Notre-Dame du Pariset,  Isère ).

Tout le monde me charrie pour mes belles fautes d'orthographe, celle de EGLIZE et surtout celle de MARTVNIQVE. Martunique, moi, j'en suis fière, je suis unique !

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Chacun me demande qui est ce  monsieur "RENAVDOL" mais  il s'agit certainement encore d'une coquille et il faut peut-être lire RENAUDOT. C'est un nom attesté sur l'île :  Christophe Renaudot, riche planteur-sucrier, fut directeur de l'hôpital de Saint-Pierre en 1665. Mon marguillier serait-il son fils ? Ou bien faut-il lire RENAUDIN ? Ce nom figure dans la Liste des habitants propriétaires de La Martinique en 1671 (Dessales, Hist. gen. des Antilles p. 565), précisément pour Le Prêcheur, tandis que le curé est Jacques Hébert. Un Michel Renaudin figure dans la liste des habitants sucriers de l'Île en 1720. 

Les limites de la paroisse du Prêcheur furent fixées en 1680, et la paroisse fut confiée au Jésuites. En 1687, le curé est le R.P Bernard, et les notables de la paroisse s'adresse au roi pour demander une aide financière pour diverses réparations. Le marguillier est alors Jean Roy, riche habitant du quartier, évergète du village, capitaine de sa milice (1680), conseiller du Conseil souverain de Martinique, propriétaire d'une habitation et concession de 72 ha à Anse Couleuvre et principal mécène de l'église. Mais parmi les quatre autres signataires de la demande figure un certain RENAUDIN.  (Rennard, Origine des paroisses et des quartiers de la Martinique, page 18) .

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Un autre point commun avec ton inscription est l'utilisation de lettres suscrites entre deux filets. C'est le cas pour le T de ST IOSEPH, placé au dessous de deux points.

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

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Comme toi, je porte  la signature de celui qui nous a mis au monde, sur une ligne sur la partie basse du profil : Chaque mot est séparé par une petite fleur de lys (remplacé ici par un point) : 

. IAI . ESTE . FONDVE . A BREST . PAR . THOMAS . LE . SOVEFF .  EN .  LAN .  1712.

Mon inscription est donc un peu plus explicite que celle que tu portes et qui dit TH. LE SOVEF ME FECIT. Mais dans les deux cas, nous sommes sûres toutes les deux de son identité, puisque le prénom Thomas est indiqué.

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

Ce qui m'amuse beaucoup, c'est de retrouver sur toi le décor que je porte au dessus de la signature paternelle : une croix remplie de rinceaux, posée sur trois  ou cinq degrés, et entourée de deux médaillons. Les tiens sont ronds et les miens octogonaux, mais dans les deux cas ils sont sculptés du profil de la Vierge et du Christ, et comportent une inscription.

Le médaillon de la Vierge porte les mots REFUGIUM PECCATORUM, une  locution signifiant "refuge du pêcheur " qui  fait référence à la Vierge dans les litanies de Lorette, dans la mesure où elle intercède en faveur des pécheurs vis à vis de Dieu. 

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

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Le médaillon du Christ porte les mots ALLEGREZA DEL CIELO E DELLA TIERRA, une formule en italien qui qualifie, nous allons le voir, le Christ comme Sauveur du Monde. Il est représenté nimbé, avec des cheveux longs et bouclés, une barbe courte et pointue, et le buste de trois-quart.

 

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

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Tu avais déjà remarqué que la locution ALLEGREZA DEL CIELO E DELLA TIERRA figure dans un ouvrage italien de Trattenimenti spirituali per chi desidera d'avanzarsi nella servitu, e nell'amore della santissima Vergine, Volume 1 p. 42 de Alessandro Diotallevi della Compagnia di Gesù, 1716.

Mais j'ai découvert mieux : Thomas Le Soueff s'est contenté d'utiliser les deux faces d'une médaille de dévotion comme d'un sceau dans un bloc de cire pour réaliser les deux médaillons, ce qui lui a permis d'en placer le moule en cire perdue  sur la fausse cloche (voir les détails de fabrication d'une cloche ici). 

Des exemplaires de cette médaille octogonale existent encore :  ils portent bien au recto la formule ALLEGREZA DEL CIELO E DELLA TIERRA (avec la graphie "allegreza" avec un seul Z) autour du profil du Christ, mais aussi  verso la formule REFUGIUM PECCATORUM ORA P.N. autour du profil de la Vierge.

Cette médaille est recensée sous le numéro 83  dans le catalogue d'un ouvrage spécialisé espagnol, "La Medalla de Devoción en Europa entre los siglos XVI y XIX" de Fernando Sainz Varona (2008), et elle est présentée sur un forum web consacré à l'étude des collections de médailles religieuses, Cruces y medallas http://www.cruces-medallas.com/ . Copyright ©2008-2018 Todos los derechos reservados. Registro de la Propiedad Intelectual Nº 1210202542553 .

Elle est décrite ainsi :

 

 XVIIe siècle. BRONZE DORÉ médaille octogonale de 44 x 39 mm. Avec poignée perpendiculaire sur la tranche.

recto :  Buste de Jésus-Christ tourné vers la droite, aux cheveux longs et nimbe circulaire Autour de la légende: ALLEGREZA. DEL. CIELO .E. DELLA. TERRA. sur le bord inférieur gauche de la médaille.

verso : Buste de la Vierge tourné vers la gauche, avec voile de drap et nimbe circulaire. Autour de la légende: REFVGIVM. PECCATORVM. ORA. P. N.
 

On y apprend que les médailles de dévotion représentant au verso les profils de Jésus-Christ et de la Vierge, de profil,  ont été officiellement diffusées par l’Église à l’occasion de l’année jubilaire de 1650.

Parmi les médailles de dévotion après le Concile de Trente (milieu du XVIe au XIXe siècles), se distingue par la fréquence de sa représentation, celle représentant  Jésus-Christ comme Sauveur du monde (Christ Rédempteur); par conséquent, de son action rédemptrice de l'humanité devant le Dieu-Père, à travers sa passion et sa mort sur la croix. Les artistes de la Renaissance et du Baroque représentent un portrait du Christ de profil (à droite ou à gauche), avec une barbe et de longs cheveux éparpillés et parfois une couronne d'épines et sa tête, magnifiée par un halo ou un rayon de rayons . Une telle image est diffusée en la couplant avec le visage de la Vierge sur son verso, avec les variantes suivantes de légende qui, nous le croyons, changent dans son énonciation au fil des siècles, probablement en suivant les directives doctrinales et cultuelles proclamées par la hiérarchie des sociétés.  Pour le Christ : ECCE HOMO ; GESU CRISTO ; LVX MVNDI ;  EGO SVM LVX MVNDI ; EGO SVM VIA VERITAS E VITA ; IES. CHRISTVS ; IESVS CRISTVS FILI DEI VIVI ;  IESVS CHRISTI MIS NOBIS ;  QVI. SEQVITVR. ME. NON. AMEVLAT. IN. TENEBRIS ;  SPECIOSVS FORMA PRAN FILIS HOMINVM ; IN ME SPECVLENTVR OMNIA ; SOLE CLARIOR ; ALLEGREZA DEL CIELO E TERRA ; CREATORE DEL CIELO E DELLA TIERRA ; SALVATOR MVNDI ; SALVATOR MUNDI ; SALVATOR MVNDI MISERERE NOBIS ; SALVATOR. MVNDI. SALVA. NOS ; JESUS TENED PIEDAD DE NOSOTROS.

Pour la Vierge :  SPECVLVM SINE MACVLA ; TV ES SPECVLVM MACVLA ;  REFVGIVM. PECCATORVM. ORA. P.N ; TV. SOLA. SVPERGRESSA. ES. VNIVERSAS ; MATER IESV CHRISTI ORA P.N ; MATER CAELI ; REGI. CAELI ; REGINA CAELI ; MATER. CHRISTI. ORA. PRO. NOB ; MATER DIVINAE GRATIAE ; MATER SALVATORIS ; MATER. SAVATORIS. ORA. PRO. NOB ; MATER SALVATORIS SALVA NOS ; HE AQUÍ VUESTRA MADRE.

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http://www.cruces-medallas.com/t8313-salvator-mvndi-mater-salvatoris-83

http://www.cruces-medallas.com/t8313-salvator-mvndi-mater-salvatoris-83

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Une autre version de cette médaille est proposée en vente, cette fois-ci circulaire et avec un nimbe ovale, mais avec la même inscription :

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Je porte encore un autre médaillon, rectangulaire, représentant la Vierge de l'Immaculé-Conception, voilée, mains jointes, les pieds sur un croissant, dans une mandorle de rayons lumineux circonscrite par une cordelière et cantonnée de quatre têtes d'anges (?).

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

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Enfin, je terminerai la comparaison de nos anatomies respectives par celle de nos anses : dans les deux cas, il s'agit de têtes masculines composant une couronne à six anses ; mais dans ton cas, tu as eu droit à six beaux gaulois à moustache impressionnante !

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

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Maintenant que je me suis mise à nue devant toi, ma chère sœur cadette, je dois t'annoncer une grande nouvelle. Dans le même temps où je faisais des recherches pour renouer le contact avec mes racines brestoises, j'ai découvert avec stupéfaction dans les archives que j'avais une sœur jumelle.

Oui, tu as bien lu, j'ai une jumelle, née comme moi en 1712, et donc te voilà avec deux sœurs aînées à présent !

Mais hélas, j'ai le regret de t'annoncer en même temps que cette sœur n'est plus là. Elle a occupé pendant des siècles le clocher de Plouha, dans les Côtes d'Armor. Si je connais son nom de baptême, PIERRE-MARIE,  je n'ai même pas une seule de ses photos, mais j'ai, par contre, sa description, suffisamment précise pour m'avoir fait pleurer d'émotion : elle me ressemble trait pour trait.

Elle portait exactement les mêmes vignettes octogonales de la Vierge et du Christ, et la même vignette de la Vierge de l'Immaculée-Conception ! Mais comme j'ai encore beaucoup de choses à te dire, et que je dois te laisser le temps de te remettre de tes émotions, je te la décrirai dans un autre courrier.

La cloche de Plouha fondue par Thomas Le Soueff en 1712 : une sœur aînée de la cloche du Faou (Thomas Le Soueff 1714) !

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Mes blessures, stigmates de l'éruption de la Montagne-Pelée en 1902.

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En 1902 le Prêcheur fut sévèrement touché par l'éruption volcanique de la Montagne-Pelée.

5e cliché d’une série de six de la nuée ardente du 16 décembre 1902 par Lacroix, dans La montagne Pelée et ses éruptions.

Si l'éruption est connue  avoir détruit la ville de Saint-Pierre le 8 mai, ainsi que ses habitants, l'activité de la Pelée s'est tout d'abord fait ressentir au Prêcheur pendant toute la période de signes avant-coureurs précédant la nuée ardente paroxystique. Une partie habitants fut contrainte de se déplacer à Saint-Pierre moins exposée au danger à ce moment. Dans la nuit du 7 au 8 mai, résultat de pluies torrentielles et d'orage volcanique mélangés à des débris volcaniques, une énorme coulée de boue provoque la mort de 400 personnes.

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Nous trois les cloches du Prêcheur , (moi, et mes consœurs de 9870 LEONIE ADÈLE PIERRE , et ANTOINETTE JOSEPH) ,  conservons les traces de ce drame. Voici comment l'expert Eric Brottier décrit cela :

 

"Les cloches portent les stigmates des nuées ardentes et leur analyse fait entrevoir quelques détails intéressants sur la façon dont ils sont apparus.

La cloche N°1 de 1712 est la plus atteinte. Cette cloche est de belle facture : la définition des décors et inscriptions est relativement fine et démontre que le fondeur n’est pas un débutant et qu’il devrait maîtriser parfaitement sa technique. D’autres cloches en Bretagne comme celle du Faou, coulée en 1714 sont également là pour en témoigner.

Pourtant, sur le profil extérieur de la cloche apparaissent des accidents de surface que l’on pourrait dans un premier temps interpréter comme des défauts de fonderie grossiers, résultant d’une décohésion des matériaux du moule extérieur ou de la fausse cloche. Mais on ne peut en même temps qu’être surpris qu’un fondeur de ce niveau ait pu se résoudre à livrer une cloche aussi défectueuse alors qu’elle aurait été commandée par Louis XIV, et ce d’autant plus que la cloche a été fabriquée à Brest pour être expédiée en Martinique. Ce que l’on observe, notamment en partie basse n’est pas exceptionnel et j’ai pu observer de diverses cloches anciennes présentant des défauts de fonderie dont l’aspect est très similaire. On constate que ces défauts sont alignés sensiblement sur une verticale et ce de façon discontinue tandis qu’au bas du profil les défauts sont moins marqués mais s’étalent sur une plus grande surface.

C’est en examinant le profil intérieur de la cloche dans la même zone qu’un début d’explication peut être apporté : On constate sur la même hauteur une « cicatrice » verticale qui s’élargit également en partie basse. Rappelons également que du haut vers le bas, l’épaisseur du profil d’une cloche augmente progressivement jusque sur l’anneau de frappe puis s’amincit à nouveau dans la partie de la pince. Ce type d’aspect fait également penser que l’on aurait pu essayer de pratiquer une restauration de la cloche par soudage, ce qui aurait pu se justifier en cas de félure. Cependant c’est improbable car dans cette hypothèse la cloche aurait du être soudée autant sur l’intérieur que l’extérieur alors que sur l’extérieur dans la zone concernée il existe des parties saines où n’existe aucune fêlure.

En revanche on peut constater que la partie basse est recouverte d’une couche grise qui semble bien révéler une tentative de restauration plus locale : il semble, sous réserve d’analyse, qu’il s’agisse d’un mastic époxy de type « sintofer » qui a été appliqué sur la partie basse ce type de produit étant présenté par le fabricant comme une véritable « soudure à froid ». Cette consolidation de surface est d’ailleurs recouverte au niveau de l’anneau de frappe d’une couche rougeâtre pouvant être de l’oxyde de fer, ce qui met en évidence qu’après la catastrophe on a effectivement remis cette cloche en usage à la volée lors de la construction de la nouvelle église en 1930. C’est un peu plus tard en 1935 que l’on redescend ces cloches du clocher au prétexte de leur poids était trop important.

La partie haute est d’aspect irrégulier et fait apparaître une surface rugueuse avec des inclusions colorées semblant contenir des traces d’oxyde de fer, sans doute des scories de produits d’origine volcanique.

Mon analyse est donc la suivante : dans la mesure où, contrairement à la surface extérieure où les stigmates sont discontinus, une surchauffe s’est produite à l’intérieur peut-être par projection de scories ou de lave ou sous le fait d’un contact avec un élément incandescent lors d’un incendie consécutif à l’éruption. La cloche devait être encore en position verticale puisque ces projections sont localisées sur une verticale. La progression de l’échauffement a agi de l’intérieur vers l’extérieur, et les effets s’en sont fait sentir en premier lieu vers le haut de la zone affectée là où le profil de la cloche est le plus mince. Il en a résulté un début de fusion sur la partie haute du profil extérieur de la cloche. Cette fusion localisée d’un élément de bronze, se trouvant sans doute encore dans un état plus ou moins pâteux, a produit un début d’écoulement qui a marqué dans sa chute le profil en milieu de zone, pour s’échouer sur la partie où le profil est le plus épais. Il en découle à cet endroit une dégradation plus forte affectant l’inscription (nom du fondeur) et les filets. Le bronze fondu s’est ensuite réparti sur une surface plus grande au niveau de la pince donc en marquant moins la surface le liquide étant mieux réparti : effacement des filets inférieurs, modification de l’état de surface.

Et ric Brottier ajoute :

Voici donc comment ces cloches gardent à jamais marquées dans leur profil, pour ne pas dire dans leur chair, l’événement tragique de l’éruption de la Montagne Pelée du 8 mai 1902. Ne valent-elles pas à ce titre d’être aujourd’hui protégées au titre des monuments historiques ?

Eric Brottier. 17/11/2018.

Voici les images de mes cicatrices :

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La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche du Prêcheur (Thomas le Soueff, 1712). Photographie Éric Brottier 2018.

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Ces lésions font de nous de véritables lieux de mémoire du drame de 1902 et des 30 000 victimes de l'éruption péléenne.

Mais le bourdon de la cathédrale de Saint-Pierre témoigne elle aussi de ce destin :

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photo Jean-Louis Lascoux. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ruption_de_la_montagne_Pel%C3%A9e_en_1902#/media/File:Le_bourdon_de_saint-Pierre,_Martinique.JPG

photo Jean-Louis Lascoux. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ruption_de_la_montagne_Pel%C3%A9e_en_1902#/media/File:Le_bourdon_de_saint-Pierre,_Martinique.JPG

Il est temps de te parler de ma mère, ou de ma marraine, celle qui est à l'origine de ma présence ici : François d'Aubigné. C'est grâce à elle que je fus offerte par Louis XIV, au temps où elle était devenue, sous le titre de Madame de Maintenon,  épouse "secrète", (non officielle) du roi.  C'est là encore une histoire très émouvante.

La vie de cette femme est remplie de mystères ou de dissimulations.

Une ascendance calviniste ; un père débauché ; une enfance rocambolesque.

Françoise d'Aubigné (27 novembre 1635-15 avril 1719) est la petite-fille d'Agrippa d'Aubigné, poète ami de Henri Iv et calviniste intransigeant. 

Son père, Constant d'Aubigné (1585-1647), abjure le protestantisme en 1618 pour mener une vie de débauche dans le château paternel de Maillezais, avant de tuer en 1619 sa première femme, qu'il surprend en flagrant délit d’adultère dans une auberge, puis de se remarier en décembre 1627, à Bordeaux, avec  Jeanne de Cardilhac, la fille du capitaine de la prison où il était enfermé, le château Trompette à Bordeaux. Ils ont d'abord deux fils enfants : Constant (1628-1647), Charles, comte d'Aubigné (1634-1703), — dont la fille deviendra duchesse de Noailles. Constant dilapide la dot de son épouse. Enfermé pour dettes  à la prison de Niort, avec son épouse enceinte, ce serait en prison que serait née la future madame de Maintenon ; mais nous ne disposons que de la date de son baptême, le 27 novembre 1635.

La jeune Françoise passe les premiers mois de sa petite enfance chez Madame de Villette, sa tante huguenote, au château de Mursay, au nord de Niort.

Arrivée au Prêcheur à l'âge de 1 an.

 Puis elle passe les six années suivantes avec ses parents à la Martinique qui y arrivent en 1636.  Françoise vit avec ses parents dans le village du Prêcheur,  à Grand-Case, à l’Anse Belleville. 

Voir Grand-Case sur la carte Geoportail.

Grand-Case sur le diagramme du DEAL de la Martinique :  

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Étude pluridisciplinaire Versants Nord Ouest de la Montagne Pelée / Volet historique / DEAL de la Martinique /

 

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Une vie de pauvreté avec sa mère au Prêcheur jusqu'à ses 12 ans (?).

"Officiellement, son père est gouverneur de la toute petite île de Marie-Galante, toute proche. Mais ce titre ne lui est pas reconnu et il n'a pas les moyens de le valoriser. L'île est alors vierge et doit en principe gouverner la Martinique, elle-même couverte aux neuf dixièmes de forêts, où Indiens et boucaniers font la loi. La famille de Françoise survit en fait dans la pauvreté, alors que la Barbade anglaise, non loin accède bientôt à la richesse. Ce séjour de six ans lui vaudra le surnom de « Belle Indienne ». Il s'achève à l'époque où les Martiniquais tentent sans succès d'introduire la culture de la canne à sucre, qui s'avère très rentable à la Barbade dès les années 1640, et entraîne l'éviction des planteurs de tabac. À son retour en France, en 1647, Françoise apprend la mort de son père, parti en 1645 chercher à faire reconnaître son titre de gouverneur." (Wikipédia)

Élevée dans la foi calviniste qu'elle renie ensuite. 

"Françoise perd aussi très vite sa mère qui vivait dans la quasi-misère. Elle doit faire des procès à la famille de son père pour essayer de récupérer ses biens, puis est à nouveau prise en charge par sa tante de Niort, Mme de Villette, fervente protestante. Sa marraine, Madame de Neuillant, fervente catholique, obtient de la reine-mère Anne d'Autriche une lettre de cachet pour récupérer Françoise et lui permettre de pratiquer le catholicisme (en effet à sa naissance Madame d'Aubigné l'avait fait baptiser dans la religion catholique) et renier sa foi calviniste. Elle la place contre sa volonté au couvent des Ursulines de Niort, puis chez les Ursulines de la rue Saint-Jacques à Paris où, grâce à la douceur et l'affection d'une religieuse, sœur Céleste, la jeune fille renonce définitivement au calvinisme, condition indispensable pour pouvoir accompagner Mme de Neuillant dans les salons parisiens. C'est à l'une de ces réunions mondaines qu'elle rencontre le chevalier de Méré qui se prend d'affection pour celle qu'il nomme « la belle Indienne » et s'offre de l'instruire convenablement.

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Épouse de Scarron, elle n'oublie pas son Île.

Quatre ans après son retour en France, en avril 1652, à l'âge de seize ans, Françoise d'Aubigné, sans le sou mais jolie et sage, épouse le poète burlesque Paul Scarron, de vingt-cinq ans son aîné et gravement handicapé. Le salon de ce lettré amateur de fêtes et ami de nombreux artistes est fréquenté par les plus prestigieux noms de la capitale, Scarron est partiellement paralysé depuis un malencontreux bain nocturne dans l’Huisne (une rivière de la Sarthe) en hiver. Il propose à une Françoise orpheline, très pauvre (elle ne possède absolument rien) et fragilisée, de la doter pour qu'elle puisse entrer au couvent, ou de l'épouser lui-même. Le contrat de mariage conclu le 4 août 1652 lui reconnaît ainsi vingt-quatre mille livres de pension.

« La belle Indienne » influence la deuxième partie de l'œuvre de Paul Scarron, qui fera ensuite fréquemment référence à la nécessité d'aller aux Indes et à la Martinique. Le poète a très sérieusement investi 3 000 livres dans une société commerçant avec la Martinique. Pour faire plaisir à sa jeune épouse, Scarron accepte aussi d'enlever de son œuvre des répliques trop grivoises.

Madame Scarron devient l’animatrice du salon ouvert par son mari, très fréquenté par les écrivains de l'époque. Dès lors, elle se tisse un solide réseau de relations avec les beaux esprits du Marais parmi lesquels se trouvent Françoise-Athénaïs de Montespan et Bonne d'Heudicourt, nièces du maréchal d'Albret, Madame de La Fayette, Madame de Sévigné, Ninon de Lenclos, et bien d'autres.

En 1660, alors qu'elle a vingt-cinq ans, Paul Scarron, qui lui avait transmis une grande culture, meurt en ne lui léguant que des dettes. Elle se forge dès lors une image de femme pieuse et dévote, comme en atteste sa correspondance avec l'abbé Gobelin, son confesseur depuis 1666.

Gouvernante des enfants bâtards  du roi ; richesse .

Madame de Montespan l'invite à la cour de France en 1668. En 1669, elle accepte la charge de gouvernante des enfants illégitimes du roi et de Mme de Montespan. Elle s’installe donc à proximité de la capitale dans un grand hôtel du village de Vaugirard y vit dans la plus grande discrétion et y rencontre pour la première fois le roi qui s’y aventurait pour voir ses enfants.

Elle réapparaît à la cour en 1673 lors de la légitimation des bâtards royaux. Mais la gouvernante doit affronter la jalousie de plus en plus grande de Madame de Montespan, si bien qu'elle menace de démissionner. Le roi lui fait don d'une gratification extraordinaire de 100 000 écus pour qu'elle reste.

Une préoccupation opiniâtre : la Martinique. Elle prend le titre de Madame de Maintenon

Madame de Maintenon acquiert en 1674, l'année de la dissolution de la Compagnie française des Indes occidentales, la nouvelle ferme du tabac, un monopole fiscal sur les 2,5 millions de livres produites annuellement à Saint-Domingue, qu'elle revend rapidement à un consortium de financiers mené par le banquier Antoine Crozat, futur entrepreneur de la Louisiane.

Selon le P. Labat, elle possédait une raffinerie de sucre à Saint-Pierre.

 

Le 27 décembre 1674, elle achète pour 150 000 livres, avec l'argent de sa revente, le château et le titre de Maintenon à Françoise d’Angennes, épouse d'Odet de Riantz marquis de Villeroy, et héritière de Charles François d’Angennes, marquis de Maintenon, qui fut gouverneur de Marie-Galante (le titre qu'avait convoité le père de Françoise) et qui devient l'année suivante l'un des chefs des flibustiers aux Antilles pendant deux ans, avant de pourchasser ces mêmes flibustiers pour le compte du roi, puis devenir le plus riche planteur de la Martinique, dans le village même où avait habité Françoise, au nord de Saint-Pierre de la Martinique.

"Charles François d’Angennes, marquis de Maintenon est une autre illustration des corsaires qui ont fait prospérer l’île : au départ enseigne de vaisseau à Toulon, il arrive aux Antilles en 1670 et il guerroie avec ses navires en qualité de corsaire du Roi au large de Saint-Domingue et de la Jamaïque. Revenu en France en 1673, il vend son château et son titre à Françoise d’Aubigné ; en 1675, il quitte Nantes au commandement d’un navire de guerre partant à nouveau combattre d’autres flibustiers au nom du Roi. En 1679, il sert de pilote à l’escadre du comte d’Estrées et il repasse ensuite en France. Gouverneur de Marie-Galante, il signe un contrat avec la compagnie du Sénégal ; figurant alors parmi les protagonistes modernes de la Traite des Noirs, il s’engage à livrer 1 600 esclaves africains en 4 ans. Possédant environ 200 esclaves en 1685, il est alors devenu le plus riche planteur de canne à sucre de la Martinique."

 

 

"Les enfants bâtards du roi, d'abord élevés à Vaugirard, le sont ensuite aussi dans le château de Maintenon. L'un d'eux accompagnera en 1691 Cavelier de la Salle dans l'expédition de trois navires en Louisiane, qui se terminera par un fiasco.

Même s'ils se sont rencontrés dès 1669, le roi ne parut pas apprécier la Veuve Scarron dans un premier temps. En 1675, tout s'accéléra, sa faveur grandit, Louis XIV lui conféra la charge de seconde « dame d’atours » de la dauphine Marie-Anne de Bavière le 8 janvier 1680, et elle forma aussitôt avec le roi le vrai couple parental des bâtards."

Elle épouse "secrètement" (pour ne pas avoir le titre de reine de France) le roi Louis XIV le 10 octobre 1683, moins de trois mois après la mort de la reine Marie-Thérèse d'Autriche. Son "règne" va durer 32 ans.

Mme de Maintenon fait planer sur la cour à la fin du règne de Louis XIV une ère de dévotion et d'austérité. On lui prête une grande influence sur le roi et sur la Cour, mais cette influence, notamment sur la répression du protestantisme, est très discutée.

Féministe ? Soucieuse de venger son enfance pauvre ? Elle crée la Maison royale de Saint-Cyr en 1686, un pensionnat 'une école destinée aux jeunes filles de la noblesse pauvre.

" L'origine de la Maison Royale de Saint-Louis est fortement liée à la jeunesse de Madame de Maintenon. Issue elle-même d'une famille noble, mais ruinée, elle ne connut dans sa jeunesse qu'une instruction limitée, celle dispensée par les couvents qui assuraient l'instruction des jeunes filles nobles. On n'y enseignait qu'un minimum de connaissances en français, latin, calcul et travaux ménagers, l'accent était mis principalement sur la religion et la liturgie, et on n'y donnait aucune ouverture sur le monde réel.  Elle fréquenta par la suite les milieux intellectuels grâce à son premier mari Scarron, puis devint gouvernante des enfants de Madame de Montespan, ce qui lui donna une expérience et une vocation d'éducatrice. Une fois aux côtés du roi Louis XIV, Madame de Maintenon eut à cœur d'améliorer l'instruction des jeunes filles de la noblesse pauvre, de plus en plus nombreuses dans le pays, car beaucoup de gentilshommes de province se faisaient tuer lors des guerres ou se ruinaient au service de l'État."

En 1712, elle obtient du roi le don d'une cloche pour son village du Prêcheur. La cloche est fondue à Brest par Thomas le Soueff  fondeur du roi"

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À la mort du roi en 1715, elle  se retire à Saint-Cyr .

Je découvre que la litanie refugium peccatorum figure dans un ouvrage pieux (Le Cours du jour chrétien)  dédié à madame de Maintenon et datant de 1714. 

Ces litanies étaient chantées par les Demoiselles de Saint-Cyr, puisqu'on les retrouvent sur un recueil de Chants et motets à l'usage de l'église et communauté des dames de la Royale Maison de St-Loüis à St-Cyr, composés par Nivers, organiste du Roy, mort en 1714. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53059257t/f165.image

 

Elle y  meurt le 15 avril 1719.

Une plaque à la mémoire de Madame de Maintenon a été apposée près de l'église du Prêcheur.

 

 

 

Voilà ma chère sœur tout ce que je peux t'apprendre sur mon sort, et, quand je retrace mon parcours, je réalise quel roman s'est écrit à travers mon existence   : un temps glorieux, un temps  heureux, un temps tragique mais toujours palpitant.

Comme je ne te rendrai jamais visite dans ta guérite surveillant la rivière du Faou, dans ce Finistère que j'ai quitté en 1712 mais auquel mon cœur reste aussi fidèle que celui de Françoise d'Aubigné à l'égard de son village du Prêcheur, et comme je suis désormais muette (à moins que ?), je te dis : Kenavo kalonig !

Ta grande sœur créole.

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LES DEUX CLOCHES DE 1870.

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1°) Cloche n°2 : LEONIE ADELE PIERRE, Dubuisson-Gallois, 1870 441 kg, diam 918 cm, Note : Sol.

 

inscription : sur la robe (côté mairie) sur 6 lignes :

JESUS MARIE JOSEPH / VIVE PIE IX PONTIFE ROI / PAROISSE DE St JOSEPH DU PRECHEUR / DON DES PAROISSIENS 1870 / LEONIE ADELE PIERRE

Sur la robe (côté église) sur 7 lignes :  

LEON ALBERT MAIRE CHEVALIER / DE LA LEGION DHONNEUR / LUCOTTE PRESIDENT DU CONSEIL / DE FABRIQUE / LETANG TRESORIER MARGUILLIER / THOUIN CURE /

DUBUISSON -GALLOIS FONDEUR A PARIS

Ces inscriptions sont encadrées dans une guirlande type cordon.

Cette cloche du 19ème siècle de belle facture a subi, comme la cloche de 1712, les méfaits de l'éruption de 1902, mais à un niveau d'intensité cependant. Surchauffée, le seuil de fusion n'a pas été atteint et les stigmates sur la face extérieure se limitent à de légères déformations en surface, ainsi qu'une dégradation plus importante à la base de la pince sur une partie de la circonférence. Les cloches devaient avoir chuté au sol et été envahies par l'intérieur de scories provoquant une progression de l'échauffement sur la génératrice du profil intérieur au point le plus bas de l'intérieur vers l'extérieur, comme pour la cloche de 1712. 

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La cloche  LEONIE ADELE PIERRE, (Dubuisson-Gallois, 1870) du Prêcheur. Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche LEONIE ADELE PIERRE, (Dubuisson-Gallois, 1870) du Prêcheur. Photographie Éric Brottier 2018.

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Cloche n°3 : ANTOINETTE JOSEPH, Dubuisson-Gallois, 1870,  diam 798, note la.

Inscriptions :

JESUS MARIE JOSEPH / VIVE PIE IX PONTIFE ROI / PAROISSE DE St JOSEPH DU PRECHEUR / DON DES PAROISSIENS 1870 /ANTOINETTE JOSEPH

LEON ALBERT MAIRE CHEVALIER / DE LA LEGION DHONNEUR / LUCOTTE PRESIDENT DU CONSEIL / DE FABRIQUE / LETANG TRESORIER MARGUILLIER / THOUIN CURE /

DUBUISSON -GALLOIS FONDEUR / PARIS

Cette cloche du 19ème siècle de belle facture a subi, comme la cloche de 1712, les méfaits de l'éruption de 1902, mais à un niveau d'intensité cependant. Surchauffée, le seuil de fusion n'a pas été atteint et les stigmates sur la face extérieure se limitent à de légères déformations en surface. Les cloches devaient avoir chuté au sol et été envahies par l'intérieur de scories provoquant une progression de l'échauffement sur la génératrice du profil intérieur au point le plus bas de l'intérieur vers l'extérieur, comme pour la cloche de 1712.

 

 

La cloche ANTOINETTE JOSEPH   (Dubuisson-Gallois, 1870) du Prêcheur. Photographie Éric Brottier 2018.

La cloche ANTOINETTE JOSEPH (Dubuisson-Gallois, 1870) du Prêcheur. Photographie Éric Brottier 2018.

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ANNEXE.

EXPERTISE DES EFFETS DE L'ERUPTION DE 1902 SUR LES TROIS CLOCHES. ERIC BROTTIER 2018.

"Les cloches portent les stigmates des nuées ardentes et leur analyse fait entrevoir quelques détails intéressants sur la façon dont ils sont apparus.

La cloche N°1 de 1712 est la plus atteinte. Cette cloche est de belle facture : la définition des décors et inscriptions est relativement fine et démontre que le fondeur n’est pas un débutant et qu’il devrait maîtriser parfaitement sa technique. D’autres cloches en Bretagne comme celle du Faou, coulée en 1714 sont également là pour en témoigner.

Pourtant, sur le profil extérieur de la cloche apparaissent des accidents de surface que l’on pourrait dans un premier temps interpréter comme des défauts de fonderie grossiers, résultant d’une décohésion des matériaux du moule extérieur ou de la fausse cloche. Mais on ne peut en même temps qu’être surpris qu’un fondeur de ce niveau ait pu se résoudre à livrer une cloche aussi défectueuse alors qu’elle aurait été commandée par Louis XIV, et ce d’autant plus que la cloche a été fabriquée à Brest pour être expédiée en Martinique. Ce que l’on observe, notamment en partie basse n’est pas exceptionnel et j’ai pu observer de diverses cloches anciennes présentant des défauts de fonderie dont l’aspect est très similaire. On constate que ces défauts sont alignés sensiblement sur une verticale et ce de façon discontinue tandis qu’au bas du profil les défauts sont moins marqués mais s’étalent sur une plus grande surface.

C’est en examinant le profil intérieur de la cloche dans la même zone qu’un début d’explication peut être apporté : On constate sur la même hauteur une « cicatrice » verticale qui s’élargit également en partie basse. Rappelons également que du haut vers le bas, l’épaisseur du profil d’une cloche augmente progressivement jusque sur l’anneau de frappe puis s’amincit à nouveau dans la partie de la pince. Ce type d’aspect fait également penser que l’on aurait pu essayer de pratiquer une restauration de la cloche par soudage, ce qui aurait pu se justifier en cas de félure. Cependant c’est improbable car dans cette hypothèse la cloche aurait du être soudée autant sur l’intérieur que l’extérieur alors que sur l’extérieur dans la zone concernée il existe des parties saines où n’existe aucune fêlure.

En revanche on peut constater que la partie basse est recouverte d’une couche grise qui semble bien révéler une tentative de restauration plus locale : il semble, sous réserve d’analyse, qu’il s’agisse d’un mastic époxy de type « sintofer » qui a été appliqué sur la partie basse ce type de produit étant présenté par le fabricant comme une véritable « soudure à froid ». Cette consolidation de surface est d’ailleurs recouverte au niveau de l’anneau de frappe d’une couche rougeâtre pouvant être de l’oxyde de fer, ce qui met en évidence qu’après la catastrophe on a effectivement remis cette cloche en usage à la volée lors de la construction de la nouvelle église en 1930. C’est un peu plus tard en 1935 que l’on redescend ces cloches du clocher au prétexte de leur poids était trop important.

La partie haute est d’aspect irrégulier et fait apparaître une surface rugueuse avec des inclusions colorées semblant contenir des traces d’oxyde de fer, sans doute des scories de produits d’origine volcanique.

Évidemment, cet examen serait à consolider avec une analyse chimique des composants observés.

Mon analyse est donc la suivante : dans la mesure où, contrairement à la surface extérieure où les stigmates sont discontinus, une surchauffe s’est produite à l’intérieur peut-être par projection de scories ou de lave ou sous le fait d’un contact avec un élément incandescent lors d’un incendie consécutif à l’éruption. La cloche devait être encore en position verticale puisque ces projections sont localisées sur une verticale. La progression de l’échauffement a agi de l’intérieur vers l’extérieur, et les effets s’en sont fait sentir en premier lieu vers le haut de la zone affectée là où le profil de la cloche est le plus mince. Il en a résulté un début de fusion sur la partie haute du profil extérieur de la cloche. Cette fusion localisée d’un élément de bronze, se trouvant sans doute encore dans un état plus ou moins pâteux, a produit un début d’écoulement qui a marqué dans sa chute le profil en milieu de zone, pour s’échouer sur la partie où le profil est le plus épais. Il en découle à cet endroit une dégradation plus forte affectant l’inscription (nom du fondeur) et les filets. Le bronze fondu s’est ensuite réparti sur une surface plus grande au niveau de la pince donc en marquant moins la surface le liquide étant mieux réparti : effacement des filets inférieurs, modification de l’état de surface.

Cette description du processus peut être sujette à caution, car il est étonnant que les autres parties de la cloche soient si bien conservées par rapport à cette zone surchauffée. Une autre hypothèse que je ne peux totalement exclure serait que l’on aurait tenté de souder les cloches par l’intérieur en des zones fragilisées. Mais cela reste très douteux car cette intervention qui aurait fait plus de mal que de bien aurait porté sur des cloches dont le profil externe aurait été jusque là épargné et la maladresse du soudeur aurait conduit à surchauffer le profil par l’intérieur pour provoquer une fusion superficielle sur le profil extérieur, cela reste assez difficile à croire.

Or l’examen des deux autres cloches apporte un éclairage complémentaire . En effet si l’on examine le profil extérieur de la cloche N°3 de 1870, l’attention est attirée par un élément particulier qui pourrait être également sujet à une interprétation erronée :Vu de loin, les motifs situés sur une verticale à droite du portique abritant la Vierge pourraient évoquer des étoiles faisant partie du décor de la cloche. Si tel est le cas, on peut d’emblée s’étonner du fait qu’un tel décor ne soit pas symétrique par rapport à l’ensemble du décor. S’agit-il alors d’un défaut de fonderie affectant la surface ? On note que l’état de surface de ces sortes « d’efflorescences » est peu rugueux, leur relief est peu marqué, alors qu’en général ce n’est pas le cas lorsque des particules se détachent d’un moule de cloche qui a mal séché ou qui ne résiste pas au flux du métal en fusion lors de la coulée de la cloche. Il faut noter également un écart plus important entre l’efflorescence supérieure par rapport aux deux autres. C’est également en observant le faciès du profil intérieur au même endroit que l’on note une dégradation de surface très similaire à celle remarquée dans la cloche de 1712 :Une fusion localisée peut être remarquée en deux plages superposées dont la forme pourrait évoquer une carte de la Corse et de la Sardaigne. Ces deux plages correspondent aux défauts de surface du profil extérieur. La plage haute se décompose d’ailleurs en deux zones superposées :

- Une zone supérieure légèrement en creux conséquence d’une perte de métal qui s’est écoulé par fusion (flèche rouge),

- Une zone inférieure où le métal issu de la zone supérieure a coulé par gravité sur une surface encore solide, ce qui a refroidi cette coulure de métal qui s’est collée ou ressoudée sur la surface de ce fait devenue légèrement saillante (flèche bleue).

Ce processus de dégradation explique notamment pourquoi le faciès extérieur présente une distance plus marquée entre les deux plages affectées telles qu’on les observe côté inférieur.

Ce que l’on peut déduire de cette observation - La progression du flux thermique n’a pu se faire que de l’intérieur vers l’extérieur et en aucun cas l’inverse, sinon la fusion aurait été intégrale à l’extérieur et la cloche serait transpercée.

- Le phénomène s’est figé en se limitant à une seule déformation de surface du profil extérieur passant d’un état solide à un état à un état viscoplastique, juste avant apparition d’une fusion.

On en déduit que ce qui s’est passé sur la cloche de 1712 est l’illustration du même phénomène qui a progressé jusqu’à un stade un peu plus avancé puisque qu’un début de fusion a bien eu lieu sur le profil extérieur.

De toute évidence ces cloches auraient pu être considérablement plus endommagées si la température du milieu ambiant avait continué à se maintenir.

On peut noter un phénomène similaire sur la phase opposée de la cloche N°3 qui présente sur son profil une zone d’aspect similaire.

La cloche N°2 quant à elle a été fortement surchauffée sur une partie de la base du profil (au niveau de la pince) mais ne comporte pas de stigmates plus haut sur le profil. Sur deux parties de la base, l’état pâteux du bronze a été atteint sans fusion massive, détruisant les filets décoratifs :

La zone en creux désignée par la flèche correspond à une fusion localisée, peut-être due à l’impact d’un élément incandescent.

Voici donc comment ces cloches gardent à jamais marquées dans leur profil, pour ne pas dire dans leur chair, l’événement tragique de l’éruption de la Montagne Pelée du 8 mai 1902. Ne valent-elles pas à ce titre d’être aujourd’hui protégées au titre des monuments historiques ?

Eric Brottier. 17/11/2018.

 

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RAPPEL : Thomas Le Soueff.

Installé à Landerneau puis à Brest, Thomas Le Soueff fondit les cloches suivantes

1691 Briec  :

"La cloche du côté Nord a 25 pouces de hauteur sur 30 pouces de diamètre, elle ne porte aucun écusson, mais l'inscription suivante : ANNO : DNI : 1691 : LVDOVICO : MAGNO : XIV° : REGNANTE : ILLMO : DD :FRANCISCO : DE : COETLOGON : DIOECESIM : CORISOPITEN : GUBERNANTE : JOANNES : HVELVAN : SACR : FACULT : PARISIEN : BACCALAUREVS : THEOLOGVS : DOMVS : SORBONAE : NEC : NON : PAROCHIAE : BRIZIEC : RECTOR. Au bas est écrit : T. LE : SOUEFF : FONDEVR : Au milieu, côté du Nord : IHS. Côté du Midi, dans un médaillon circulaire de 4 pouces de diamètre, la Vierge avec l'Enfant-Jésus dans ses bras, assise sur des nuages.

Sur la seconde cloche, du côté du Midi, qui a 27 pouces de haut et 31 pouces de diamètre, est écrit : SIT : NOMEN : DOMINI : BENEDICTVM : 1702. Sans armoiries, mais elle porte une croix sous laquelle on lit FRANCOIS : LE : MOYNE : FONDEVR. De l'autre côté, est une Vierge en pied ayant les mains jointes. Cette cloche est éclatée." (Abgrall, 1904)


 

1699, Saint-Thomas de Landerneau, (perdue)

1699 Lochrist au Conquet (perdue)

1701, cathédrale de Quimper, 3901 livres (1909 kg ?) [fondeur Le Soueff sans précision de prénom]. (perdue)

1704,  Plouguerneau, en 1704. (perdue)

1706,  Plougourvest (perdue)

1707,  Lanhouarneau. (perdue)

1707 Plougastel-Daoulas (perdue)

1708, Bodilis, pesant 231 livres. (perdue)

1711,  Plouzané . (perdue)

1711,  Plougoulm, (perdue)

1712 « Le Prêcheur » à la Martinique. 560 kg, Diam. 99,5 cm. Note : Fa Sans nom. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra... et Refugium peccatorum . Anse  à têtes . Inscription débutant par une croix: Chaque mot est séparé par une petite fleur de lys.

1712, Plouha 757 kg, diam. 91 cm , nom Pierre-Marie. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra  et Refugium peccatorum ora pro nobis. Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine. Cloche perdue.

1714 Le Faou 1389 l (679 kg?) , diam. 101 cm, sans nom.  Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions  à déchiffrer.   Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine.

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SOURCES ET LIENS.

— BROTTIER (Eric), 29-10-2018, rapport d'expertise des cloches de l'église Saint-Joseph, Le Prêcheur, Martinique, Patrimoine campanaire de Martinique, dir. des Affaires Culturelles de Martinique, Ministère de la Culture. Non publié, mais communiqué aimablement.

 

— DURAND (Pierre, 1954, Première description en France de la cloche du Prêcheur : Bull. SAF 1954 page VII

http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_135/SociAtA_archAologique_du_FinistAre_1954_tome_130_.pdf

 

 

— Vincent Huygues Belrose _ historien ; Geneviève Nouhaud _ muséographe _ urbaniste ; Alise Meuris _ paysagiste Jean-Pierre Fiard _ botaniste Léa Dubreuilh _ géographe _ urbaniste Alexandre Moisset _ paysagiste Thierry L’Étang _ anthropologue Coordination et mise en forme Geneviève Nouhaud Alise Meuris Étude pluridisciplinaire d’approfondissement des connaissances sur les versants nord-ouest de la Montagne Pelée [03] Volet Histoire Ecriture et données Maîtrise d’ouvrage DEAL de la Martinique

http://www.martinique.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Pages_de_03_Histoire_13-03-29-_normal1partief-red_cle0d1112.pdf

http://www.martinique.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Pages_de_03_Histoire_13-03-29-_normal-22partief-red_cle6f8bf9.pdf

 

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Published by jean-yves cordier - dans cloches
11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 21:54

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823. La cloche Mélanie -Françoise.

 

Voir :

 

Et sur la commune du Faou :

 

Voir sur les cloches et leurs fondeurs par ordre chronologique :


 

 

PRÉSENTATION.

 

Le but de cet article, au delà du nécessaire inventaire patrimonial détaillé de l'art campanaire (latin campana = cloche) est d'enquêter sur la singularité d'une profession, celle des fondeurs de cloche, et plus précisément sur un phénomène d'émigration de ces fondeurs à partir d'une collectivité professionnelle constituée en Normandie, autour de Villedieu-Les-Poêles. Cette émigration s'est faite notamment vers la Bretagne, et précisément vers la Basse-Bretagne (cf. G. Haraux) depuis le XVIIe siècle (Huet, Julien Le Soueff, Thomas Le Soueff), s'est développée au XVIIe siècle (Etienne et François Le Moyne, Thomas Le Soueff, Jean et Jean-François Beurrié de la Rivière Pierre François et Pierre Michel Viel, ) et s'est poursuivie au XIXe siècle avec l'installation à Brest d'une fonderie en 1804 par les enfants des Viel, puis le mariage de la fille de Nicolas François Marie Viel avec Richard Briens, qui reprendra la fonderie. 

La famille Le Jamtel est attestée dès le XVIe siècle à Villedieu : un de ses membres s'installa à Guingamp au XIXe et sa signature se retrouve sur une cloche de Rumengol, commune du Faou.

Au total, parmi les six cloches actuelles de la commune du Faou, cinq portent les noms de familles originaires de Villedieu-les-Poêles : Le Soueff en 1714, Viel  en 1823, Briens aîné en 1883 , Havard/Le Jamtel en 1899 pour 2 cloches. La sixième n'est pas signée, voilà tout.

Les causes de cette émigration restent à préciser : saturation démographique à Villedieu, pression fiscale (G. Haraux), recherche de clientèle, appel de "sourdins" (habitants de Villedieu) ayant réussi en Bretagne, alliances familiales, ou seulement attirance de compétences rares par des villes bretonnes ayant perdu leurs cloches (foudre, guerres, décret révolutionnaire) ou cherchant à dépasser en puissance sonore le son d'un clocher voisin et concurrent.

Je me contente de rappeler  l'originalité de Villedieu-les-Poêles, et de ses trois villages de Sainte-Cécile, Saint-Pierre-du-Tronchet et Saultchevreuil-du-Trouchet : elle tient à   la création  au XIIème siècle sous Henri Ier Beauclerc, Duc de Normandie et roi d'Angleterre, d'une Commanderie aux chevaliers de l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem en récompense de grands services aux Croisées en Terre-Sainte lors de la première croisade. Villa Dei (la ville de Dieu) devint  la plus ancienne commanderie hospitalière d’Europe de l’ouest.

Différents actes, dont l’un daté de 1187, montrent le développement rapide de la commanderie sous la direction de son Commandeur. Ce développement s'explique par un ensemble de privilèges reçus par Henri Ier Beauclerc. En plus d'être traversée par le fleuve de la Sienne et située sur l'un des chemins de pèlerinage vers le Mont Saint Michel, Villedieu a eu l'autorisation. L'exemption pour les habitants de la Commanderie étaient exempts d'impôts royaux, de dîme et de service militaire.


Forts des droits et exemptions d’impôts royaux de dîme et de service militaire,  et du privilège d'organiser un marché hebdomadaire, et une foire annuelle, ( associés au droit de percevoir des taxes sur toutes les marchandises vendues en ville) les Hospitaliers de Villedieu  introduisent l’artisanat du cuivre dans la cité, qui va devenir un des plus grands centres européens de poeslerie et chaudronnerie dès les XIIème et XIVème siècles. Les habitants de Villedieu s’appellent les « Sourdins », du fait du bruit assourdissant du travail du cuivre dans les très nombreux ateliers de la ville. Villedieu sera, du reste, rapidement surnommée Villedieu « les Poêles », car sa production de poêles à bouillie la rendra célèbre, en des temps où ce récipient n’a pas d’égal.

Les fondeurs de cuivre sont des fondeurs-marchands, car pour fondre une cloche, ils doivent réunir les métaux (cuivre et étain) nécessaires même s'ils récupèrent la matière d'une ancienne cloche fêlée.

Leur maîtrise  d'alliances familiales et commerciales fructueuses est aussi remarquable.

Ces émigrations ont été étudiées par Le Pesant 1972 pour la période de l'Ancien-Régime.

 

 

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LES CLOCHES DE ST-SAUVEUR, ÉGLISE DU FAOU.

Vue du clocher de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

Vue du clocher de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

Vue du clocher de  l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

Vue du clocher de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

Vue du clocher de  l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile

Vue du clocher de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile

 

Description.

Après avoir gravi les 63 marches de l'escalier à vis du clocher et avoir atteint la chambre des cloches, l'heureux privilégié reprendra son souffle en admirant la vue qu'offre la galerie sur la Rivière du Faou, rivière dont le charme principal vient de la fluctuation des marées.

Cette chambre des cloches en abrite deux : l'une, vénérable par sa date de 1714, est la plus grande, et, pour cela, elle a survécu à l'ordre donné aux paroisses le 1er janvier 1794, imposant de faire descendre toutes les cloches sauf une (pour continuer à pouvoir sonner le tocsin) et de les conduire à Brest afin de les fondre pour fabriquer de nouveaux canons.

La cloche sacrifiée pour la défense de la Patrie, dont on ignore le nom et l'histoire, n'a été remplacée qu'en 1823, et il fut fait appel à un fondeur installé depuis le tout début du siècle à Brest. C'est elle qui forme le sujet de cet article

Haute de  73 cm de hauteur et mesurant  96 cm de diamètre, elle est comme ses consœurs en airain— une qualité sonore de bronze alliant  généralement  78% de cuivre et 22% d'étain)—, elle fut fondue à la cire perdue avec un décor en bas-relief et deux inscriptions, l'une sur le vase supérieur liée à son baptême, l'autre au dessus de la panse comportant la signature du fondeur  VIEL et la date de 1823. Elle sonne le Sol#3, tandis que celle de 1714 sonne le Fa#3 (M. Jules 2023)

 

 

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

 

Alors que l'anse de la cloche de 1714 est ornée de six têtes de solides moustachus, l'anse de cette cloche plus petit est ornée de quatre têtes, vaguement féminine, aux faces émergeant d'un chaperon et dirigées vers le ciel.

Le même motif se retrouve sur une cloche de Guilers nommée Nicolas et fondue par Alphonse Viel en 1841.

 

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

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L'inscription supérieure  se dispose  entre cinq des six moulures qui entourent le vase supérieur. Une frise de feuilles suspendues  court sous la dernière moulure .

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-ligne 1 : ($) EGLISE DE  ST-SAUVEUR AU FAOU (*) M GUILLAUME MOYSAN CURE (*) MR MORVAN MAIRE (*) JE ME NOMME . .

-ligne 2 : ($) MELANIE FRANÇOISE (*) PARIN Mr F. EUGÈNE LE STIR ET MARAINE MLLE MÉLANIE NOEL (*) MAMBRES DE LA

-ligne 3 : ($) FABRIQUE (*) M.M.A. NOËL PRÉSIDENT ET JUGE DE PAIX (*). J.F. LE STIR SECRÉTAIRE (*) J.F. LEMENN TRÉSORIER.

-ligne 4 : ($) M.N. GOURMELON (*) J- TELLIER (*). ---------

 

($) : Poignet à dentelle, main à l'index pointé (manicule)

(*) : fleur de lys 

Soit :  EGLISE DE  ST-SAUVEUR AU FAOU  Mr GUILLAUME MOYSAN CURE  Mr MORVAN MAIRE  JE ME NOMME  MELANIE FRANÇOISE . PARIN Mr F. UGENE LESTIR ET MARAINE MLLE MÉLANIE NOEL MAMBRES DE LA  FABRIQUE, M.M.A. NOËL PRÉSIDENT ET JUGE DE PAIX, J.F. LE STIR SECRÉTAIRE,  J.F. LEMENN TRÉSORIER,  M.N. GOURMELON  J- TELLIER.

Ou par transcription :

"Église Saint-Sauveur au Faou, M. Guillaume Moysan étant curé, Mr Morvan Maire. Je me nomme Mélanie Françoise. Parrain Eugène Le Stir et marraine Mlle Mélanie Noël. Membres de la fabrique : Mr M.A. Noël président et juge de paix, S.F. Lestir secrétaire, J.F. Le Menn trésorier, M.N. Gourmelon, J.F. Tellier."

L'inscription débute à chaque ligne par un manicule, cette main à l'index pointé. J'ai retrouvé cela sur une cloche fondue par Paul Havard, de Villedieu-les-Poêles, en 1837 pour Picauville (musée Cornille-Havard), ou bien encore sur la cloche de Ploéven datant de 1735.

La ponctuation est assurée par des fleurs de lys.

 

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

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La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

 

Les personnages cités sont les suivants :

1°) Mr Guillaume MOYSAN, curé.

Moysan Guillaume est né le 1-05-1790 à Briec ; prêtre  en 1814 ; recteur de Lennon en  1816 ; en  1818, il est nommé curé du Faou ; il décéde le 30-04-1838.

2°) Mr MORVAN, maire.

Le nom du maire de la commune  n'est pas connu entre 1792 (Yves Jacques Nouvel, premier maire du Faou) et 1862 où Caurant a été nommé par le pouvoir impérial. L'inscription de cette cloche vient combler cette carence pour 1823.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Faou#Les_maires_du_Faou

3°) F[rançois] Eugène LESTIR,  parrain.

Un François Marie  Eugène Le Stir est né le 14 novembre 1811 au Faou  et décédé le 23 avril 1890 au Faou (bourg). Il aurait 12 ans lors du baptême de cette cloche.

https://gw.geneanet.org/bprevosto?lang=fr&pz=bruno&nz=prevosto&ocz=0&p=francois+marie+eugene&n=le+stir

https://gw.geneanet.org/j438?n=le+stir&oc=&p=francois+marie+eugene

Sa famille était déjà au Faou en 1750. Il sera percepteur au Faou comme son père Jean-François et épousera le 18 septembre 1848  Eugénie Marie Pennec de Port-Launay (une grande pianiste selon M. Danguy des Déserts).

Il peut s'agir aussi de Jean-François Eugène Lestir, né en 1804 d'un couple cultivateur et aubergiste au Faou.

https://gw.geneanet.org/jmignon2?n=stir+le&oc=&p=jean+francois+eugene

 

4°) Mélanie NOËL, marraine.

Née le 18 Novembre 1814 à Quimper, décédée le 24 Janvier 1841 au  Faou, elle a 9 ans lors du baptême de cette cloche. C'est elle qui donne son nom de baptême à la cloche, en accoalnt si=on prénom à celui du parrain, François.

Mariée le 23 Janvier 1836  à Quimper, à  Félix Yves CHARUEL 1804-1882 (Parents : Henry François Marie CHARUEL 1772-1829 & Jacquette Yvonne NOUVEL 1774-)  d'où une fille, Mélanie Zoé CHARUEL 1838-1868 mariée le 22 Novembre 1863 à Félix CHARDON 1835-

https://gw.geneanet.org/alaing44?lang=fr&n=noel&nz=gautier&ocz=0&p=melanie&pz=alain+yves+georges

5°) A[lexandre] NOËL,  président de la fabrique de l'église, et juge de paix.

C'est le père de Mélanie Noël. Né à Hanvec, il a épousé (avant 1814...) Mélanie Louise Le Moyne. Il était décédé en 1836.

https://gw.geneanet.org/bertholet?lang=fr&pz=jean&nz=bertholet&ocz=1&p=alexandre&n=noel

 

6°) Jean-François LESTIR, secrétaire de la fabrique du Faou 

C'est le père de François Marie Eugène, le petit parrain. Il fut percepteur au Faou. Il est né en 1776, fils de François LE STIR ( 15 janvier 1750, Le Faou / 10 novembre 1818, Pen arPavé, Le Faou) et de Marie COATELAN (ca 1752-1788)

Nous constatons donc que les deux membres principaux de la fabrique de St-Sauveur ont fait tenir le rôle de parrain et de marraine de la cloche à leur enfant :  le parrain ayant 12 ans et la petite marraine 8 ans.

 

 

7°) Jean-François LE MENN, trésorier de la fabrique. 

 

 

8°) N[icolas] GOURMELON, membre de la fabrique

Un Nicolas Gourmelon est signalé à Hanvec, Coatmeur :

http://mnesys-portail.archives-finistere.fr/?id=recherche_grandpublic_detail&open=11677&doc=accounts%2Fmnesys_cg29%2Fdatas%2Fir%2Fserie_j%2FFRAD029_00000057J%2Exml&page_ref=11677

 

9°) Jean TELLIER, membre de la fabrique

 

Sous la dernière moulure est suspendu un décor de lambrequins.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

 

Inscription basse :

Elle est disposée de part et d'autre d'un calvaire (un crucifix encadré par la Vierge agenouillé et saint Jean). On y lit :

"FAITE PAR VIEL [calvaire] FONDEUR À BREST [médaillon de saint Martin] LE 25 MARS 1823."

La date n'est pas indifférente : elle correspond à la fête de l'Annonciation. (Victor Hugo, dans Les Misérables, date la lettre écrite par Fantine sur son lit de mort enjoignant à Thénardier de remettre Cosette à Valjean du 25 mars 1823, jour de l'Annonciation, soit neuf mois avant le soir de Noël le 25 décembre : une sorte de grossesse masculine de Valjean). Il serait tout de même abusif d'y voir une relation avec le patronyme Noël de la marraine. Mais c'est bien un jour de fête qui a été choisi, le premier à partir de Pâques qui tombait en 1823 au 18 mars.

Il est rare que la date complète de la fonte (ou du baptême) de la cloche soit portée sur l'inscription.

La disposition de la signature de part et d'autre d'un calvaire, loin d'être commune, est néanmoins retrouvée sur les cloches de Paul Havard, de Villedieu.

 

 

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 15 septembre 2018.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

 

Médaillon : saint Martin coupant son manteau et le donnant à un pauvre.

Il est également présent sur la cloche "Nicolas" de Guilers, par Alphonse Viel 1841.

L'exécution du moule (qui a certainement servi plusieurs fois) est d'une finesse remarquable, et s'inspire certainement elle-même d'un modèle. L'harnachement du cheval, l'uniforme et la coiffure  de saint Martin, la tenue du pauvre unijambiste sont parfaitement visible. 

 

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

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Médaillon : sainte Catherine (couronne, palme, épée, roue brisée).

Nous remarquons la même précision dans les détails, comme les glands de passementerie de la robe. Le médaillon a été altéré (et réparé??) sur le côté gauche. 

La sainte est coiffée d'une couronne royale au centre de rayons. Elle tient un livre ouvert à tranche de reliure épaisse. Sa cape, dont le bord frangé s'écarte largement, fait apparaître une robe curieuse à lambrequins à glands, au dessus d'une cotte.

On voit à droite une église  dont le clocher est surmonté du coq gaulois. Il est très peu probable que l'église soit celle du Faou, le médaillon provenant bien plus probablement du fond d'atelier.

Voir ici un exemple de médaillon de sainte Catherine sur une cloche de 1533 à Chalain d'Uzore.

 

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

 

Pour apprécier ce décor, appliqué en cire perdu sur la fausse cloche en argile avant la fonte, je propose ces images prises au musée Cornille-Havard de Villedieu-les-Poêles :

Pose du décor pour une cloche de la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo :.

 

 

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

 

Quelques moules anciens, et des moulages en cire (ou plutôt aujourd'hui en silicone).

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

Fonderie Cornille-Havard, Villedieu-les-Poêles. Photographie lavieb-aile 11 septembre 2018.

 

Sur la ligne de signature : l'estampille de la fonderie : une cloche au dessus de deux canons.


 

Cette estampille ou marque de fonderie est très vraisemblablement celle d'une corporation de fondeurs de bronze, car elle se rapproche de celle des fondeurs de Paris et de celle de Rouen, comme celle des fondeurs de la guilde de Nuremberg en 1656. On la comparera aussi à la marque de Claude MURCY de 1759, Fondeur de canons et de cloches à Parike en Belgique .(Musée de Tellin). Enfin, nous retrouvons ce motif en estampille des cloches de Lessines et d'Ostiches.

NB il existait une fonderie de canons à Toulon (ou bien-sûr à Douai 1667-1867), mais non au port de Brest.

Ce "blason", cette estampille, est très intéressante car elle est identique à celle du fondeur R. Le Beurrié, apposée sur une cloche de 1782 de la chapelle Saint-Divy à Dirinon

Il serait intéressant de la rechercher sur les autres cloches de Le Beurrié et des Le Viel. Le Beurrier est le beau-père de Thomas Le Soueff.

Elle n'est pas recensé sur l'inventaire de Robécourt.

 

 

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

Le calvaire.

Le Christ en croix est adoré par deux femmes agenouillées, aux mains jointes, le regard vers le Christ, et les cheveux dénoués. Il ne s'agit pas de la reprise inversée du même patron. On y verrait volontiers sainte Marie-Madeleine, mais on ne s'explique pas la présence de deux saintes.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

La cloche de 1823 par Viel, fondeur à Brest de l'église Saint-Sauveur au Faou. Photographie lavieb-aile 6 juin 2023.

 

LES FONDEURS  VIEL  À BREST. UNE FAMILLE VENANT DE NORMANDIE DEPUIS LA FIN DU XVIIIe.

Avec les Beatrix, les Tétrel, les Havard, les Pitel,  la famille Viel est une vieille famille de Villedieu. Elle est affiliée aux HAVARD, aux LE DÔ, aux ENGERRAN.  Ainsi, par exemple," Jean-Nicolas Viel, décédé en 1810 et marié à Madeleine Loyer, était le père de Gilles-François Viel, également fondeur, qui épousa le 7.5.1813 Agathe Pitel... Julien-Ferdinand Viel, né en 1823 et marié à Michelle Havard était lui aussi fondeur... On a également trace d’un certain Etienne Viel, marchand fondeur qui épousa Marie-Adélaïde Ozenne, d’ou au moins Pierre-Guillaume Viel, né en 1812 (marié à Thérèse-Elmina Havard). On retrouve  les familles Viel Tétrel et Viel-Ozenne . (D. Havard de la Montagne, 2012)

http://www.musimem.com/fondeurs_villedieu-les-poeles.htm

La lignée qui va arriver à Brest  voit se succéder, à Villedieu-les-Poêles :

  • Marin VIEL, d'où
  • Jean VIEL et Gilette HAVARD, mariés le 11/02/1657, d'où 5 enfants, dont
  • Jean VIEL et Jeanne BADIN, mariés le 19/02/1691, 5 enfants dont :
  • Jean VIEL et  Marie BATAILLE, mariés le 15/06/1712, 8 enfants (alliance avec HAVARD, HUET, ...), dont deux enfants qui nous concernent :

 

a) François VIEL, né à Villedieu-les-Poêles le 10 mars 1713 époux le 23 juin 1738  de Françoise VOISIN; son  fils, Jean-François VIEL, uni en 1772 avec Jeanne-Gabrielle MARTINAUX née à Villedieu, eut un fils, Pierre François VIEL, qui s'installa à Brest comme fondeur.

b) Jean VIEL, né le 18 octobre 1726 et époux de Agathe Noëlle GUILLAUME, eut un fils Pierre-Michel VIEL qui s'installa à Brest comme fondeur.

Donc, deux lignées cousines se créèrent à Brest en même temps en venant de Villedieu-les-Poêles à la fin du XVIIIe siècle. Pourquoi ? Nous pouvons alléguer une tradition propre au métier de fondeur de cloche, nécessitant de se déplacer d'église en église et donc de ne pas rester sédentaire. Par ailleurs,  le Cotentin ne pouvait absorber pour sa demande de cloches les (très) nombreux enfants qui avaient déjà essaimé dans la province. Thomas Le SOUEFF, un HUET, ou les BEURRIER, s'étaient  déjà établis en Bretagne au XVIIe et XVIIIe siècle en se déplaçant au fur à mesure des marchés.   Surtout à mes yeux, la demande créée par le décret du 1er janvier 1794 de fondre les cloches pour en faire des canons a obligé l'ensemble des paroisses à commander, une fois la paix revenue, de nouvelles cloches. "D'après les archives du District de Brest, quatre cents cloches d’églises et de chapelles furent déposées de 1792 à 1799 pour être transformées en canons suivant les ordres de la Convention. Une seule cloche par commune était conservée pour sonner uniquement les heures et annoncer les réunions du Conseil municipal. Le Concordat de 1801 conclu, de nouvelles cloches devenaient nécessaires. " (Chanoine Saluden)

 

A.  PREMIÈRE LIGNÉE.

 Pierre François VIEL, fils de Jean-François VIEL et de  Jeanne-Gabrielle MARTINAUX (unis en 1772). Né le 26 novembre 1774 à Villedieu-les-Poêles et décédé à Brest le 23 août 1809.  Il épousa à Brest le 30 janvier 1800 Marie Madeleine Jacqueline GAUTIER native de Villedieu-les-Poêles. Profession fondeur. Il eut 5 enfants dont deux fils.

Cette lignée ne va pas nous retenir, puisque d'une part les enfants de Pierre François ne reprirent pas son activité, et d'autre part qu'il est décédé en 1809, avant la date de fonte de la cloche du Faou.

B. DEUXIÈME LIGNÉE .

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1ère génération : Pierre-Michel VIEL.

fils de Jean VIEL et de Agathe GUILLAUME, est né le 29 septembre (ce qui explique son prénom) 1767 à Villedieu-les-Poêles et est décédé le  9 juin 1820 à Brest. Il exerçait la profession de fondeur. Il épousa le 23 avril 1796 à Landerneau Jeanne-Madeleine METTE, née le 10 septembre 1770 à Villedieu-les-Poêles et décédée le 2 février 1845 à Brest.

NB  Les frères Pierre et Jean-Baptiste GUILLAUME, nés respectivement en 1778 et 1779 à Saultchevreuil (voisin de Villedieu-les-Poêles), fils de Pierre et de Marie-Françoise Havard, étaient aussi fondeurs.

Pierre-Michel VIEL était fondeur et résidait  24 rue Royale à Brest, avec le titre de fondeur patenté. Cette adresse sera celle de Hypolite Philémon (infra)

Ce couple qui a émigré de Villedieu à Brest depuis 1796 au plus tard eut 15 enfants dont 10 fils. Je retiendrai dans cette descendance ceux qui exercèrent comme fondeurs.

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2éme génération : les fils de Pierre Michel VIEL

2a. Nicolas François Marie VIEL 

né le 4 décembre 1798 à Brest et décédé le 16 juin 1853 à Brest, il exerça la profession de fondeur. Selon Joel VIEL, c'est lui qui se désigne par le terme de VIEL L'AINÉ. Il épousa le 22 septembre 1823  Augustine  Amélie Esther BRIANT, dont il eut trois enfants, Auguste Marie Joseph, Marie Amélie Alphonsine, et Caroline.

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2b. Pierre Alphonse VIEL, dit Alphonse Viel.

né le 8 septembre 1800 à Brest, décédé le 31 décembre 1847 à Brest, il exerçait la profession de fondeur. Il épousa le 23 novembre 1825 Marie-Félicité JACOLOT, décédée le 2 mai 1836 à Brest, dont 2 enfants décédés en bas-âge, puis le 06 octobre 1836 à Brest Françoise Adrienne Victorine DEVILLERS, dont il eut 3 enfants. Au moins une cloche est attestée à son actif, car elle est mentionnée sur l'inventaire après décès : "Du pour une cloche vendue à la commune de Saint-Pierre-Quilbignon ....300 francs". Le même inventaire mentionne aussi des travaux pour la nouvelle porte de la ville, 700 francs, et Pour le port en façon d'ouvrage, 600 francs."

Il a signé d'autres cloches, Lanidut en 1832, à Plabennec chapelle de Lanorven en 1833, à Lannilis chapelle Saint-Sébastien en 1841, à Guilers en 1841, à Châteaulin pour la chapelle N-D. de Kerluan en 1843, à Goulien en 1846, à Plonevez-Lochrist chapelle du Lochrist en 1844, à Plougar église Saint-Pierre en 1847.

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3b. Hypolite Philémon VIEL, dit Philémon.

né le 4 avril 1806 à Brest, décédé le 4 mars 1863 à Brest, il exerça les professions de ferblantier et  de fondeur, au 24, Grand'rue à Brest. Il avait suivi une formation de ferblantier en apprentissage auprès de Mr Marchand.

La  Grand'Rue était l'artère la plus importante de Brest, plus large que la rue de Siam..Elle descendait de la place des Portes jusqu'à la Penfeld à la porte Tourville. Ce fut la rue de la République en l'An II et en 1848, la rue Impériale sous le Premier Empire, les Cent-Jours et le Second Empire, la Rue Royale pendant la Restauration avant de reprendre son nom de Grande Rue en 1870 et d'être renommée  rue Louis-Pasteur en 1907.

 

Il épousa le 11 juin 1827 Jeanne Constance SCHMIT avec laquelle il eut deux enfants, puis le 18 octobre 1837 Clémence Léocadie Esther LEBOEUF dont il eut en 1838 un fils, Jules Alphonse Philémon VIEL.

 

3ème génération : la fille et le gendre de Nicolas François Marie VIEL :   Marie Amélie Alphonsine VIEL / Richard Jean-Baptiste BRIENS.

3a Marie Amélie Alphonsine VIEL : 

Généalogie ici. née le 2 septembre 1826 à Brest, et décédée le 26 novembre 1856 à Brest (à 30 ans), elle épousa le 13 décembre 1848 Richard Jean-Baptiste BRIENS. 

3b. Richard Jean-Baptiste BRIENS.

Ce Richard Briens appartient également à une très ancienne famille de Villedieu-les-Poêles.

https://gw.geneanet.org/fondeurdecloches?lang=en&m=N&v=briens

Il va apparaître dans les publicités et les annuaires comme "gendre et successeur de M. Viel l'aîné."

Richard Jean Baptiste BRIENS, né le 20/02/ 1818 à Villedieu-les-Poêles de Michel-Léonard Briens (lui-même fils du fondeur Jean-Baptiste Briens) et décédé à Brest le 13 septembre 1883, Brest, marchand fondeur.

Généalogie ici :

a) Marié le 13 décembre 1848, Brest, avec Marie Amélie Alphonsine VIEL, dont 
- Stanislas Ferdinand Nicolas BRIENS, né le 28 novembre 1852, Brest. 

b)  Marié le 22 juillet 1857, Brest, avec Pauline Estelle BOCHE, dont 
- Auguste Michel Alexis BRIENS, né le 27 novembre 1865, Brest, décédé le 16 mai 1898, Brest (à l'âge de 32 ans). 

https://gw.geneanet.org/fondeurdecloches?lang=en&m=N&v=briens

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CONCLUSION

Nous avons donc

—Pierre François VIEL, domicilié à Brest et installé comme fondeur jusqu'à son décès en 1809, et à qui il est difficile  d'attribuer un atelier ou une cloche en particulier.

— Pierre Michel VIEL (1767-1820), fondeur patenté à Brest 24 rue Royale à partir de 1796 environ, d'ou :

— Son fils Nicolas François Marie VIEL (1798-1853), qui signe ses cloches VIEL L'AINÉ entre 1809 et 1811.

— Son autre fils Alphonse VIEL (1800-1847) actif selon les cloches qui sont attestées entre 1832 et 1847.

— Son autre fils Philémon VIEL (1806-1863)  ferblantier et  fondeur, au 24, Grand'rue à Brest.

— le gendre et successeur de Nicolas VIEL, Richard Jean-Baptiste BRIENS (1818-1887)

Les signatures des cloches, les annonces et publicités incitent à retenir essentiellement : 

a) Alphonse VIEL (1800-1847) d'une part : je note 17 cloches ayant sa signature, immuable.

 

Milizac Viel Alphonse fondeur à Brest. 1817

Lanidut en 1832,  Viel Alphonse 1832

Plabennec chapelle de Lanorven en 1833, Viel Alphonse fondeur à Brest.

Locmaria-Plouzané : Viel Alphonse, fondeur, Brest. 1834 (2 cloches).

Lopérec. 1838 Viel Alphonse fondeur à Brest.

— Lannilis chapelle Saint-Sébastien en 1841, Viel Alphonse fondeur à Brest 1841.

Guilers en 1841, Alphonse Viel 1841.

Châteaulin pour la chapelle N-D. de Kerluan en 1843, Viel Alphonse, fondeur à Brest, 1843

Goulien en 1846,

Hôpital-Camfrout  "  Les cloches ont été fondues en 1845 et 1850 par Alphonse Viel, fondeur à Brest. "

—  Plonevez-Lochrist chapelle du Lochrist  : Alphonse Viel 1844

Plougar église Saint-Pierre : Viel Alphonse fondeur  à Brest, 1847.

Tréglonou . Viel Alphonse Fondeur à Brest 1840

Trémaouezan Viel Alphonse fondeur à Brest 1842

Brest, Saint-Pierre-Quilbignon : Viel Alphonse 1843.

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b) et son frère Nicolas Nicolas  (1798-1853),  VIEL L'AINÉ ainsi que son gendre et successeur Richard BRIENS (1818-1888). Je considère que c'est à eux qu'il faut attribuer les cloches signées au pluriel, tels que MM. Viel fondeurs brestois : 

 

Plounévez-Lochrist, église paroissiale Saint-Pierre. "Viel aîné 1809" .

Plonevez-Porzay relevé par Abgrall : "Viel aîné 1809".

— Kersaint-Landunvez : Viel aîné, 1811.

—Le Faou, Notre-Dame de Rumengol. Viel aîné en 1812

— Plounévez-Lochrist, église paroissiale Saint-Pierre. "Viel 1845" [?]

Bohars, Saint-Pierre-aux-liens." MM. Viel fondeurs brestois 1850".

Trémaouezan église, M. Viel-Briens fondeurs à Brest  1851

Lanhouharneau, église paroissiale Saint-Hervé : "Viel Briens 1853".

— Pont-Christ." Viel Briens Bre[st] 1856".

Tréflez , église paroissiale Sainte-Édiltrude : "Briens Vieil Aîné, Brest, 1858"

Lanvéoc, église Sainte-Anne : " Briens aîné, (?) fondeur à Brest".

.— Plougar, église Saint-Pierre  "Briens à Brest 1892".

—Le Faou, Notre-Dame de Rumengol. "Briens aîné Brest 1899".

 

 

Nous constatons que l'inscription de la cloche du Faou, "Viel fondeur à Brest 25 mars 1823" ne permet pas une attribution claire.

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Il nous reste à confronter cela aux documents sur les fonderies elles-mêmes.

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LES FONDERIES DE BREST AU XIXe SIÈCLE.

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Où se situaient les ateliers et magasins de nos fondeurs ?

1°) Le premier établissement est sans doute la fonderie installée à Lambezellec, au fond de la Penfeld, et  attribuée à Philémon Viel, le ferblantier-fondeur.  Elle était voisin du Parc au bois, de l'ïle factice et de la digue, du manoir Kerhallet, à l'Anse Goyen, et de la buanderie de l'Anse Saupin, mais je n'ai pu obtenir plus de précision. Un annuaire de 1867  situe une fonderie de Ph. Viel à Gouesnou. Mais il faudrait pouvoir différencier une "fonderie de fer" et une "fonderie de cuivre, la seule qui nous occupe.

Une fonderie de cuivre a bien été installée dans le port de Brest, notamment pour la fonte des cloches réquisitionnées pour en faire des canons : son fonctionnement fut confié à Julien Le Beurrié et Jacques Bruslé ( Arch. mun. Brest, 2D3, courrier du 16 germinal an II (5 avril 1794). ) Mais ce n'est pas un établissement privé

La création d'une fonderie nécessitait une autorisation : un dossier 5M 71 des archives départementales renferment des documents sur les fonderies Gripon, Le Beurrié et Viel.

2°) Une piste plus ...fondée repose sur l'examen des annuaires. Ainsi, dans l'Annuaire de Brest et du Finistère publié par la Société d'émulation de Brest, de 1851, nous pouvons lire :

Ferblantiers et plombiers :

VIEL Ph.  Grand'rue, 24.

Fondeurs :

VIEL P. Grand'rue, 24.

VIEL N. et BRIENS, Rue du rempart, 7.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207459p/f251.item

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207459p/f252.item

Voir page 79 de :http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_82/Le_Vieux_Brest_A_travers_ses_Rues_.pdf

Nous avons donc deux adresses à Brest, l'une au 24 Grande Rue pour P[ierre ?] et PH [ilémon], et l'autre 7 rue du Rempart, rue qui sera renommé en 1860 rue d'Algésiras.

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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La fonderie de la Grand'rue, ou rue Royale, ou rue Louis-Pasteur à Brest.

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CPA, Brest. L'Hôtel Moderne, sans date.  Archives municipales de Brest 3Fi079140.

Sur ce document se remarque le petit édifice d'un étage et toit à deux mansardes adossé aux cinq étages de l'hôtel. 

https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/brest/cpa-france-29-brest-hotel-moderne-bus-634876759.html

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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La façade est ornée entre les deux fenêtres d'une enseigne :

À LA CLOCHE

Dans un cartouche où est dessiné une cloche, nous lisons :

FONDERIE DE CUIVRE.

Le rez de chaussé est un Commerce de vins.

Sa situation proche de l'angle de la rue correspond bien avec l'adresse 5, grand'rue de la publicité de Briens.

 

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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Une autre CPA permet de lire sur la façade le nom de BRIENS.

https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/brest/brest-lhotel-moderne-tramway-pub-ricqles-fonderie-ll-editeur-472279452.html

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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Cette CPA est à mettre en relation avec un dessin contenu dans le dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

Ce document est titré Ancienne maison Viel et Briens, Grand'Rue, Brest. Ce dessin a choisi un point de vue plus frontal qui montre un détail crucial : la cheminée qui s'élève à droite de la toiture.

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dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

dossier 22BIO15 des archives municipales de Brest.

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Le Grand Hôtel fut construit en 1898-1899 au  coin entre la Grand'rue /rue Louis-Pasteur et la rue Algésiras. Donc la carte-postale et le dessin sont postérieurs à cette date, ce qui explique les mentions "Ancienne maison Viel-Briens".

Je note que 1898 correspond à la date de décès d'Auguste Michel Alexis Briens, le fils de  Richard Briens : cela expliquerait-il une vente du terrain adjacent à la fonderie ? Notez encore que l'adresse de N. VIEL et BRIENS au 7 rue du Rempart correspond à la rue Algésiras.

La fonderie fut détruite plus tard et un immeuble de rapport fut construit.

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http://www.lebouguen-lesbaraques.infini.fr/spip.php?page=imprimer&id_article=163

http://www.lebouguen-lesbaraques.infini.fr/spip.php?page=imprimer&id_article=163

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Curieusement, une photo montre, juste devant cet immeuble, une exposition de cloches (sans-doute par les Ets Gripon).

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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MAURICE GRIPON, SUCCESSEUR DE VIEL ET BRIENS.

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Une publicité de 1925 (à 25 reprises dans le Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie BDHA) indique ceci :

FONDERIE DE CLOCHES

Ancienne Maison Briens, fondée en 1804.

SOCIETE ANONYME DES ETABLISSEMENTS GRIPON SUCCURSALE

59-61 rue Yves Collet, Brest (Finistère). Tel 2.64.

Fournitures et réparations.

Bourdons. Cloches. Carillons. 

Beffrois en fer et en bois

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On la trouvait déjà à 12 reprises dans La Semaine Religieuse de 1923

Dans le courant de l'année 1925, le nom d'un nouveau directeur, L. AMELINE, apparaît dans les encarts..

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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Le publi-reportage suivant   explique le développement de la fonderie GRIPON  par le besoin de cloches survenu après la Première Guerre Mondiale :

"Le remplacement des milliers de cloches détruites ou volées par l'ennemi pendant la Grande Guerre dans une grande partie de l'Europe a fait revivre en France une industrie peu connue.

Il nous a été donné de visiter à Brest les Établissements Maurice Gripon, ancienne maison Briens fondée en 1804, une des plus vieilles maisons de France et peut-être du monde entier pour la fabrication des cloches.

Nous avons pu constater grâce à l'extrême amabilité de M. Gripon, que réaliser une cloche parfaite au double point de vue de l'aspect et de la qualité musicale n'était pas chose facile. La forme des cloches doit être gracieuse et élégante, mais il est indispensable qu'elle soit combinée de manière à lui faire rendre le maximum de sonorité.

Les nombreuses cloches qu'il nous a été donné de voir dans le hall de la fonderie des Établissements Maurice Gripon nous ont absolument émerveillés. Le fini des inscriptions,et des décorations est absolument parfait, quant au son il nous faut reconnaître qu'il est difficile d'obtenir un ton plus nourri et plus harmonieux.

Mais là ne se bornent pas les difficultés de la fabrication. Dans une sonnerie de plusieurs cloches, il faut obtenir une harmonisation convenable entre elles. Les Établissements Maurice Gripon grâce à une longue pratique et à un outillage approprié, arrivent à sortir de cloches qui, brutes de fonderie, sans aucune retouche, donne la note voulue.

Les difficultés de trouver des sonneurs et les exigences qu'ils manifestent ont amené les Établissements Maurice Gripon à étudier un système de mise en volée des cloches par l'électricité ; c'est ainsi qu'il nous a tété donné de voir fonctionner dans les Établissements Maurice Gripon une cloche de 1500 kilos mue par l'électricité. Dès la fermeture de l'interrupteur, cette cloche s'est mise à cueillir d'abord doucement, puis progressivement a atteint le maximum d'amplitude pendant que le battant d'acier forgé venait frapper les parois de cette cloche dont les sons impressionnants s'élançaient dans l'espace.

Les Établissements Maurice Gripon produisent mensuellement 10 à 12 000 kilogrammes de cloches et peuvent couler des cloches d'un poids unitaire de 8000 kilos. Des sonneries importantes ont été livrées en Alsace et dans les régions dévastée, où cette maison s'est acquis une renommée bien méritée. »

Légende des images : Un départ de cloches pour l'Alsace. Un coin de la fonderie.

 

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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D'autres fondeurs plaçaient aussi leur publicités dans le Bulletin diocésain : soit de Douai, soit de Robécourt, soit de Villedieu.

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Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. II : Viel à Brest 1823.

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INVENTAIRE CAMPANAIRE.

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Bohars, Saint-Pierre-aux-liens. Viel 1850.

"Les trois cloches de l'ancienne église sont installées dans la nouvelle église. La grande cloche date de 1815, la moyenne cloche date de 1841, la petite date de 1850. Ces cloches ont été exécutées dans les ateliers de MM. Viel, fondeurs brestois. " BDHA 1903

Brest, quartier Saint-Pierre-Quilbignon puis N-D de Kerbonne : Alphonse Viel 1843


« Dans le clocher branlant, la plus petite des cloches est fendue. Une fêlure de 27 centimètres rend sa refonte indispensable, d'autant plus que les ferrures sont oxydées, et que le bois est en mauvais état. Aussi le conseil décida-t-il de restaurer cette "pièce de la sonnerie". Ce fut l'oeuvre de M. Viel, fondeur à BREST, dont les ateliers se situaient dans ce qui est actuellement la rue Yves Collet, entre le cimetière et la rue Saint-Marc. Pour votre information, c'est cette même cloche qui fut envoyée vers 1907/1908 à Kerbonne, quand on a converti l'un des anciens magasins de la corderie Kerros en chapelle de secours. Le clocheton reçut donc Jeanne-Françoise, tel était le prénom de notre cloche, M. J.R. de Rodellec du Portzic étant maire de Saint-Pierre à l'époque." « L'église de Saint-Pierre-Quilbignon, d'après les archives de Michel Floch, historien de St Pierre 1890/1967

http://www.echodesaintpierre.infini.fr/msp/msp30.htm

 

 

Le journal Partage numéro 9 – Juin 1984

https://kerbonne.wordpress.com/page/6/

Les cloches de N.D. de Kerbonne

La première des cloches de Notre-Dame de Kerbonne, la Jeanne-Françoise, avait été coulée en 1843, par le fondeur Alphonse Viel, sur les bords de la Penfeld et installée à Saint-Pierre Quilbignon. Elle pesait 200,7 kg. En 1908, elle fut donnée à la toute nouvelle église de Kerbonne. On lui adjoignit deux petites compagnes qui avaient achevé leur temps sur des bateaux de la Royale.

Lors du siège de Brest en 1944, Jeanne-Françoise reçu un éclat d’obus. La voix cassée, elle continua cependant son travail jusqu’à la veille du cinquantenaire de la paroisse (1957). A cette époque, des spécialistes constatèrent que les axes étaient branlants, déchaussés, que les coussinets étaient usés jusqu’à la corde.

A la demande du recteur, l’abbé Cornen, des jeunes acrobates du Patro, André Urvoas en tête, descendirent les trois cloches et la doyenne de Kerbonne prit ainsi sa retraite à lâge de 115 ans. Retraite? Erreur! Sans protester elle se laissa conduire à la fonderie.

Mais avant même son départ, une souscription avait été ouverte pour l’achat de nouvelles cloches."

Châteaulin, Halles Fonderie de Penfeld,  Viel 1866.

Édifice à ossature métallique sur soubassement en granite ...L'ossature métallique porte la marque : FONDERIE DE PENFELD VIEL PHce ET CIE BREST..

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/les-halles-chateaulin/5b6e438f-e125-45e9-bdd8-0284e40520e2

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/les-halles-chateaulin/5b6e438f-e125-45e9-bdd8-0284e40520e2

— Châteaulin, chapelle de Kerluan. Viel Alphonse, fondeur à Brest, 1843.

https://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/kerluan-la-chapelle-continue-a-livrer-ses-secrets-11-10-2017-11697554.php

« Faite en 1843 pour Notre-Dame de Kerluan. Je m'appelle Jeanne Marie. J'ai pour parrain et marraine Jean Bauguion et Marie Yvonne Poulmarc'h ».  « Viel Alphonse, fondeur à Brest ».

« Les parrains et marraines sont en général des personnes importantes, puisque participant au financement. Celles qui sont mentionnées sur la cloche sont de la famille Bauguion, de la trêve de Kerluan, de Quélennec précisément »

En 1843, cette cloche vient combler une longue absence car, à la suite d'un décret de la Convention, sa prédécesseure fut transformée en canon, en 1794, à Brest."

Goulien. Viel fondeur à Brest 1846. Alphonse Viel (??) 1885.


 

 

 " La seconde cloche, au sud, porte l’inscription suivante : « FAITE EN 1846 POUR L’EGLISE DE GOULIEN, J’AI ETE NOMMEE JEANNE MARIE – PAR JEAN LE MOULLEC ET MARIE ANNE DAGORN, HENRI JANNIC RECTEUR- MATHIEU LE DREAU, MARIE ALLAIN DONNART, TRESORIER. En 1847, on a payé à Viel fondeur, pour fondre deux cloches et leurs fournitures 315 frs 90.

 1885 : La plus grande des cloches, celle du nord, a été refondue, toujours chez Alphonse Viel à Brest.

Guilers. Cloche Nicolas, Alphonse Viel 1841.

ANNO DOMINI MDCCCXLI ON MA NOMME

MICHEL CONSEIL CHEF DE

POUR MARRAINE MADAME

TRESORIER J.M RIOU FR MARGUILIER

DE LA PAROISSE DE GUILERS

 

"La cloche était sans conteste destinée à l’église Saint-Valentin : les inscriptions qu’elle porte permettent de penser que son nom lui vient de son parrain, Nicolas Michel Conseil, conseiller municipal à Guilers de 1852 à 1865.

On y lit aussi les noms de sa marraine, Marie-Jeanne Aimée Bérubé, fille des propriétaires du manoir de Keroual ; du recteur de la commune, M. de Kerverson ; et de son maire, M. Riverieux. Le fondeur brestois a aussi immortalisé son nom et son blason. « Il s’agit d’Alphonse Viel, qui est issu d’une vieille famille de fondeurs de Villedieu-les-Poêles (Manche). »

La cloche, qui mesure 80 cm à sa base, a la particularité de posséder six anses surmontées de visages de femmes. Sa robe est ornée de motifs religieux : le Christ en croix, la Vierge avec l’enfant et saint Martin découpant son manteau."

Hôpital-Camfrout 

"  Les cloches ont été fondues en 1845 et 1850 par Alphonse Viel, fondeur à Brest. "

Kersaint-Landunvez : Viel aîné, 1811.

"Le clocher renferme deux cloches dont la plus petite porte cette inscription : « Sophie-Hervé Parrain, Hervé Lenvec, maire ; marraine Madame Carof, née Marzin ; A. Toux, recteur.

La grande cloche a nom: Françoise et Pélagie Parrain et marraine ont été : M. Bazil aîné avocat, et mme Dubois, née Le Guen. M. Floch, recteur ; Y. Lamour, maire. Hervé Godebert et Le Hir, marguilliers, 11 août 1811.

Fait par Viel aîné, fondeur à Brest ."

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/54aa7295dcabff4f87ca6d8fa1b98830.pdf

 

Lanhouharneau, église paroissiale Saint-Hervé : Viel Briens 1853.

 

-Cloche 1 : Georges Farnier, Robicourt (88), 1938 :

  • décor : Sacré-Cœur, entrelacs, liserés

  • inscription : JE M APPELLE HERVELINE / M ONT AINSI NOMMEE PIERRE LHESOT DE MILIN SOUL ET MADAME YVONNE JEZEQUEL DE COAT HUEL / J AI ETE BENITE PAR MR LE CHANOINE AUGUSTE KERBAOL CURE DOYEN DE PLOUESCAT JOSEPH MERIN RECTEUR DE LANHOUARNEAU RENE MEAR MAIRE.

-Cloche 2 : Viel Briens, Brest , 1853 :

  • décor : Vierge à l'Enfant, Christ en croix, 6 masques sur les anses

  • inscription : MNE CAROLINE PARRAIN MR EMILE DE KERMENGUY ET CONSEILLER GENERAL NE C CHAMPA JOSEPHINE MARIE FRANCOISE DE LA FRUGLAYE VICOMTESSE DE NOMPERE DE CHAMPAGNY MAIRE BERTHOU JEAN TRESORIER LERROL CHARLES LE PICHOURON RECTEUR LANHOUARNEAU 1853.

Lanildut, église Alphonse Viel 1832

 

Chanoine SALUDEN, Bulletin paroissial de Brest 1932 Kannadig de Brélès-Lanildut N° 32 - 1994 Les cloches de l’église de Lanildut

Sur la plus ancienne des 3 cloches actuelles, nous trouvons une date postérieure de 46 ans à la reconstruction de l’église saint Ildut en 1786.
Les cloches de Lanildut ont-elles été victimes de la Révolution ?
D'après les archives du District de Brest, quatre cents cloches d’églises et de chapelles furent déposées de 1792 à 1799 pour être transformées en canons suivant les ordres de la Convention. Une seule cloche par commune était conservée pour sonner uniquement les heures et annoncer les réunions du Conseil municipal. 
Le Concordat de 1801 conclu, de nouvelles cloches devenaient nécessaires et BRIENS s’y employa. Originaire de Villedieu-les-Poëlles, département de la Manche, ville fameuse pour son industrie chaudronnière, BRIENS prit la succession de son beau-père VIEL, fondeur à Brest.

L'alliage de ses cloches est fait de deux métaux seulement : “le cuivre rouge (cuivre pur) et l'étain le meilleur de la marque Banka”. Les ecclésiastiques qui commandent les cloches, sous l'impression de légendes racontant que jadis dans la fonte des cloches, de généreux personnages y jetaient leurs bijoux, venaient parfois demander d'ajouter à l'alliage des pièces d'or ou d'argent, ou des bijoux de coquettes pieuses ou repenties, BRIENS s'y refusait absolument. "Si vous voulez que votre cloche donne la note que vous exigez, il ne faut rien ajouter à mon alliage, sinon je ne garantis point la note, je ne la fondrai même pas." 


-Sur la cloche du bas à droite, d’un poids de 496 livres, on relève les inscriptions suivantes :  Fait à Brest en septembre 1832 pour l’église de Lanildut. J’ai été nommée Marie par M. JACOB, maire et Mme BASIL, née Alexandrine DURVILLE - M. BONNAVENTURE - Jean CAER, desservant - M. JEZEQUELLE, trésorier - M. Vincent COZIEN, adjoint -
VIEL Alphonse, fondeur.

-Sur celle du bas à gauche : 1890 - Paroisse de Lanildut - Je me nomme Yvonne-Marguerite - M. LE GUEN, recteur, qui m’a achetée a été mon parrain et ma marraine a été Marguerite LEOSTIC - J’ai été bénite par M. LE GUEN, chanoine honoraire, supérieur de la Maison St Joseph à St Pol de Léon.
M. PELLEAU, vicaire - M. JACOB Guillaume, maire - M. Tanguy JACOB, trésorier -
BRIENS, fondeur à Brest.

-Sur la cloche supérieure : 1890 - Paroisse de Lanildut - Je me nomme Caroline-Marie-Anne - J’ai eu pour parrain Ernest KERROS et pour marraine Marie Anne CALVEZ - J’ai été bénite par M. LE GUEN, chanoine honoraire, supérieur de la Maison St Joseph à St Pol de Léon.
M. LE GUEN, recteur - M. PELLEAU, vicaire - M. JACOB, maire - M. Tanguy JACOB, trésorier -
BRIENS, fondeur à Brest.

 

http://www.lanildut.fr/histoire/HistolanC77.html

Lannilis, chapelle de Saint-Sébastien.  Viel Alphonse fondeur à Brest 1841.

j’ai été faite en aout 1841 ; j’ai été nommé Jeanne-Yvonne par Yves Le Hir et Jeanne Pellen . côté route : une croix côté toiture : une vierge .Viel Alphonse fondeur à Brest.

Cette cloche a remplacée une précédente bénite le 29 septembre 1697 prénommée Catherine Elisabeth ;marraine : Catherine-Elisabeth De Bellingant, parrain : Jean François Toussaint De Kerouartz (fils ainé de la Motte)

http://sauvegarde-du-patrimoine-de-lannilis.e-monsite.com/medias/files/histoire-st-sebastien-troubirou.pdf

Le Faou, église Saint-Sauveur, cloche n°2, Viel fondeur à Brest 1823.

"VIEL FONDEUR A BREST 25 MARS 1823".

Le Faou, Notre-Dame de Rumengol. Viel aîné en 1812

cloche faite par Viel aîné en 1812 et remplacée en 1899 : Fait faire du temps de M. Hervé Auffret, desservant de Rumengol - Bernard kernéis, maire, parrain M. Jn Comte, inspecteur de la forêt impériale maritime du Cranou, marraine Catherine Le Mignon. poids 546 kilos. faite par Viel a^tné fondeur à Brest ce 16 septembre 1812. (Danguy des Deserts)

Le Faou, Notre-Dame de Rumengol. Briens aîné Brest 1899.

Locmaria-Plouzané. Jean-François Guillaume 1774. Viel Alphonse, fondeur, Brest. 1834 (2 cloches).

Les cloches. — Loc-Maria possède un clocher à trois cloches, de forme élancée. En une délibération du corps politique du 6 novembre 1774, nous lisons : « Nous, corps politique... sommes d'avis de refondre la grande cloche et la petite, et de faire monter Ia plus grande jusqu'à 800 livres et la plus petite de 400 à 500 livres; paierons au sieur Jean-François Guillaume, fondeur, pour refondre du vieux métal desdites cloches 100 livres, et 30 sqls pour chaque livre du nouveau métal. Les cloches seront fondues sur place et le corps politique s'oblige à fournir audit sieur Guillaume, tous les matériaux nécessaires aux fourneaux et bois et charbon, avec douze ou quinze journées d'homme; la moitié de la somme sera payée à la fin du travail, l'autre moitié en deux ans ».

Puis, le 13 mai 1781 : « Nous, corps politique, chargeons le marguillier Claude Ropars de faire fondre la moyenne cloche de l'église et de la porter à 600 livres ». La grande cloche mentionnée en 1774, refondue en 1775, et portée à 800 livres, est la grosse cloche actuelle. Sa fusion eut lieu sous M. Inisan, recteur de Plouzané et treve de Loc-Maria. Voici l'inscription que nous y lisons : « L'an 1774, bénie par Mre J. C Inisan, recteur de Plouzané, - Mre Jean Goret, curé. — Haut et puissant seigneur Messire René de Rodellec, chevalier du Portzic, lieutenant des vasseaux-du Roi, parrain. — Haute et puissante dame Barbier de Lescoët, comtesse de Kervasdoué, marraine. — Y. Coatanea, fabrique__ Le Guillaume m'a faite. » Nous ne savons ce qu'il advint de l'idée de refondre la moyenne et la petite cloche.

En 1834, le 29 avril, les deux autres cloches actuelles (la petite et la moyenne) reçurent la bénédiction de M. Le Hir, curé de Saint-Renan.

La moyenne, « Caroline », porte l'inscription suivante: « Faite en avril 1834, pour l'église de Loc-Maria, — H. Charles Kenjuizlau Kervasdoué, parrain, et Mme de Kervasdoué, née Marie-Renée de Lestant du Rusquec, marraine - M René-Marie Marc, recteur. - Hervé Rioual, maire - M. Y. Quéau, vicaire. - Viel Alphonse, fondeur, Brest ».

La petite, « Marie », porte : « Faite en avril 1834, pour l'église de Loc-Maria. - M. Hervé Rioual, maire et parrain. — Mme veuve Hervé Le Moign, de Lesconvel, née Marie-Renée Le Hir, marraine — M. René Marc. recteur. - M. Yves Quéau, vicaire. - Viel Alphonse, fondeur, Brest. » Abgrall, BDHA

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/b9ab9f6fb6019f35565390b458d0b502.pdf

Lopérec. 1838 Viel Alphonse fondeur à Brest.

"Une cloche fut bénite le 20 Juillet 1738, par messire Jean le Calloc’h, recteur. Elle reçut le nom de François-Julien-Ursule-Louise et eut comme parrain vénérable et discret messire Julien de Blois, sous-brigadier des gardes du pavillon amiral, comme marraine Ursule-Louise de la Coudraye, dame de Penguern. Voici les signatures du procès-verbal qui fut dressé à cette occasion : De la Coudraye de Penguern. — Chevalier de Blois. — De Blois de la Saulsotte. — Du Mains de Blois. — De Blois, marié de Blois. — Le chevalier du Vergier de Kerhorlay. — Jacques-Hyerome de Penguern. — Marie-Urbanne-Marie de Penguern. — Gabrielle-Corentine du Hanuot de Penguern. — Marie-Michelle de Kerbrest de Penguern. — Frère Anselme de Brest, prêtre capucin, missionnaire apostolique de Syrie et Palestine. — Frère Bernard de Dinan, également missionnaire apostolique.

Il y a deux cloches au clocher de Lopérec. Sur la plus grande on lit : Jacques de Penguern. Jesus-Maria-Joseph-Joachim-Anna. Sancte Petroce; ora pro nobis. P. Tourmel. parin. Geneviève de Tréouret. marène. Faict l’an 1681.

La petite cloche porte cette inscription : J’ai été nommée Marie-Anne par François Fichan et Marie-Anne Signard. Faite en avril 1838. M. Pellen desservant. Jean Thomas fabrique. Viel Alphonse fondeur à Brest.

En 1829, le Conseil de Fabrique avait voté 900 fr. pour l’acquisition de cette cloche". (M. Abgrall).

Milizac Viel Alphonse fondeur à Brest. 1817

 "Le 18 Avril 1718 , un marché fut passé avec Jean et Jean-François Beurrier, fondeur s à Brest , pour faire refondre une des cloches de Milizac et la porter jusqu'a u poids d e 900 livres. La dépense fut d e 20 0 livres. Quelques années plus tard, l e 26 Juillet 1725 , on décide de faire fondre par Jean Beurrier deux autres cloches , pour en faire une nouvelle d e 650 livres . Aux termes du marché on lui paiera 1 livre, 12 sols, O deniers pour chaque livre de poids , poids du roi. Le clocher contient actuellement 4 cloches La plus ancienne porte cette inscription : Faite en 1817 pour l'église de Milizac. J'ai été nomme Constance Marie-Françoise par M. François-Marie Fagon, maire et Mme Constance Marie-Guillemette de Lespine de Grinville, épouse de M Gilart de Keranflech, Recteur Alançon Mathias. Président Mailloux Yves, Trésorier Pondaven Michel. Vicaire Kerdiles. Viel Alphonse fondeur à Brest. Les 3 autres cloche s datent, deux de 1886 , la troisième de 1904 . Cette dernière reçut à son baptême le nom d e Marie-Françoise." BDHA 1934

Plabennec, chapelle Sainte-Anne de Lanorven:  1833 "Viel Alphonse fondeur à Brest ".

"Relevé des inscriptions sur la cloche :

  • 1ère ligne : Faite en mai 1833 pour la chapelle de Lanorven en Plabennec Meur LE BARS.

  • 2ème ligne : Curé Marie François ABYVEN Trésorier TENENNA JEZEQUEL Parrain ANNE

  • 3ème ligne : TANGUY Marraine

  • Viel Alphonse fondeur à Brest.

Sur la cloche un calvaire avec le Christ et une rosière avec Ste Anne priant."

 

 

http://www.ville-plabennec.fr/2014/08/13/focus-sur-la-chapelle-sainte-anne-de-lanorven/


 

Plounévez-Lochrist, église paroissiale Saint-Pierre. Viel aîné 1809 et Viel 1845.

Cloche 1 : Viel, Brest, 1845 ; D = 116 cm RECTEUR, JEAN CLAUDE INISAN TRESORIER. FAIT PAR VIEL.

Cloche 2 : Brest, 1932 ; D = 96 cm. J'AI ÉTÉ NOMMÉE MARIE-FRANÇOISE ... FONDEUR DE BRETAGNE BREST FINISTÈRE 1932.

Cloche 3 : Viel Aîné, Brest, 6 avril 1809 432 H R TREVIEN / FAIT PAR VIEL AÎNE FONDEUR A BREST CE 6 AVRIL 1809.

Plonevez-Lochrist, chapelle de Lochrist : Viel Alphonse fondeur à Brest 1844.

 

Cloche : D = 48 cm ; Alphonse Viel, Brest, 1844. inscription : FAITE EN OCTOBRE 1844 POUR LA CHAPELLE DE LOCHRIST EN PLOUNEVEZ / PARRAIN ET MARRAINE CHRISTOPHE LE HAN ET JEANNE LE HIR / TRESORIER JEAN CLAUDE INIZAN / VIEL ALPHONSE FONDEUR A BREST.

Plonevez-Porzay relevé par Abgrall : Viel aîné 1809.

-Cloche 1 :1765 "fait à Brest 1765"

-cloche 2 : 1809 : "Fait par Viel ainé fondeur à Brest"

Plougar, église Saint-Pierre: Viel Alphonse fondeur  à Brest, 1847 et Briens à Brest 1892.

relevé par Abgrall

-Cloche 1 : par  Viel Alphonse fondeur  à Brest, 1847

  • décor : Christ en croix avec la Vierge et Marie-Madeleine, évêque bénissant

  • inscription : J'AI ETE FONDUE DANS LE CIMETIERE DE PLOUGAR EN 1745 ET REFONDUE A BREST EN 1847 / NOMMEE JOSEPH PAR GUY LE BRAS ET MARIE CATH PINVIDIC GABRIEL ME CAROFF RECTEUR / YV OLLIVIER TRESORIER AFERTE DOMINO GLORIAM NOMINI EJUS VIEL ALPHONSE FONDEUR A BREST.

 

-Cloche 2 : par A. Briens à Brest, 1892 (fig.)

  • décor : Christ en croix, Vierge à l'Enfant, guirlandes de roses

  • inscription : PAROISSE DE PLOUGAR 1892 / J'AI NOM ROSALIE HERVELINE J'AI EU POUR PAR / IN MR HERVE COQUIL ET POUR MARRAINE ROSALIE DAFFNIET MR O HELIEZ / RECTEUR MR A KERVELLA VICAIRE MR G BRAS MAIRE MR J L F ROUX TRESORIER / VOX GAUDI VOX LAUDIS VOX LETUS.

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/le-patrimoine-mobilier-de-l-eglise-paroissiale-saint-pierre-plougar/796686d1-903c-453b-a5a8-8c4441f30518

Pont-Christ. Viel Briens 1856.

La cloche de Pont-Christ, fondue en 1856 porte la signature VIEL BRIENS BRE?? (les deux dernières lettres sont illisibles, il s'agit certainement de ST). Cette cloche est visible dans l'ossuaire de La Roche-Maurice. 

Tréflez , église paroissiale Sainte-Édiltrude Briens Vieil Aîné, Brest, 1858

-Cloche 1 : Jean-François GUILLAUME, Morlaix, 1776 ; d = 120 cm

  • décor : une croix et armoiries de lecture difficile.

  • inscription : L'AN 1776 MISSIRE LOUS M OLIVIER RECTEUR CL CAER CURE / NOMMEE PAR MESSIRE YVE M G CHEF DE NOM & D'ARMES / DE KERMENGUY CHR SEIGR DUDIT LIEU & PAR JULITTE C KERQUELLEN DAME DE KEROULAS.

 

-Cloche 2 : Briens Vieil Aîné, Brest, 1858 ; d = 96 cm

  • sans décor

  • inscription : PARRAIN CLAUDE TRAON ADJOINT MAIRE MARRAINE CECILE EMMA MICHAUD VEUVE ROUSSEAU TRESORIER JACQUES ROUDAUT MAIRE JEAN CORRE VICAIRE Y CAM RECTEUR G LE ROUX. BRIENS.

Lanvéoc, église Sainte-Anne : Briens aînéfondeur à Brest.

  • Je m'appelle Anne, mère de la Vierge, mon parrain est Henri de Pompéry, ma marraine, Virginie le Bloas." Briens aînéfondeur à Brest.

Saint-Pol-de-Léon. Briens frères Morlaix.

BRIENS , sur une cloche du Kreisker a St-Pol-de-Léon . exposée a la Maison Prébendale de Saint-Pol-de-Léon.... La cloche de St-Pol porte la marque "Briens Frères de Morlaix". 

Tréglonou . Viel Alphonse Fondeur à Brest 1840.

Trois cloches :

-la plus petite, celle du haut, est aussi la plus récente puisqu'elle date de 1959. Elle se nomme "Thérèse - Perrine - Yvonne - Marie". Il y a quatre médaillons représentant respectivement : Thérèse de Lisieux, Notre Dame de Lourdes, le Sacré Coeur et une croix ;

-celle de droite, lorsque l'on regarde le clocher de la place, porte les inscriptions suivantes : "faite en mai 1840 pour l'église de Tréglonou, j'ai été nommé Joséphine par M. Saliou, Recteur, et par M. G. Falheun et M. Revrieuxl née JP Dalila Demarert". Quatre médaillons représentant respectivement : Marie et son enfant tenant un globe du monde, Pol Aurélien, une croix, et l'écusson du constructeur Viel Alphonse Fondeur à Brest ;

-la cloche de gauche porte cette inscription : "faite en mai 1841 pour l'église de Tréglonou, jai été nommée Marie - Emilie. Parrain, M. Riveurieuxl Emile fils et Marie Klosquet, Marraine. Riveurieuxl Maire, Saliou Recteur, J. Falhun Trésorier". Quatre médaillons identiques à la cloche de droite.

http://treglonou.free.fr/eglise/eglise.htm

Trémaouezan église, F. Guillaume 1805, J.P. Guilaume 1808, Louvière 1812, Viel Alphonse 1842 , M. Viel-Briens fondeurs à Brest  1851 .

Le clocher de Trémaouézan resta muet pendant une dizaine d'années. En 1805, on réussit à réunir un millier de francs, avec lesquels on se procura une nouvelle cloche qui fut fondue par François GUILLAUME. En 1808, J. P. GUILLAUME en fournit une autre, et M. LOUVIÈRE, une troisième en 1812. Mais ces cloches éprouvèrent des avaries ou faisaient trop regretter les anciennes, car on les renvoya au fondeur et on les remplaça par deux autres qui arrivèrent, l'une en 1842 et l'autre en 1851. La première sortait de la fonderie de M. Viel, de Brest, et coûta 1.293 francs. La seconde venait de chez M. Viel-Briens, et fut Payée 1.394 fr. 85.

La cloche la plus ancienne, qui est aussi la plus forte, porte cette inscription :

J'AI ETE NOMMEE MARIE FELICITE PAR M. MASSON ET FELICITE JEZEQUEL. — RECTEUR J. M. CAROFF. — MAIRE CANDIDE FRANÇOIS JEZEQUEL, ET TRESORIER ETIENNE FREMONT. — FONDUE EN 1842 POUR L'EGLISE DE TREMAOUEZAN. — VIEL ALPHONSE, FONDEUR A BREST.

Sur l'autre on lit :

J'AI ETE NOMMEE JEAN MARIE, ETAIT RECTEUR CAROFF JEAN MARIE, TRESORIER FREMONT ETIENNE, MAIRE MASSON YVES MARIE, PARRAIN LE GALL YVES, MARRAINE SIMON MARIE YVONNE. TREMAOUEZAN, 1851. — VIEL BRIENS, FONDEURS A BREST.

http://www.infobretagne.com/tremaouezan-eglise-cloches-horloge.htm

 

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SOURCES ET LIENS.

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ABGRALL (Jean-Marie), 1883, "Inscriptions de quelques cloches anciennes du diocèse de Quimper," Bulletin Société archéologique du Finistère pages 304-306.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075789/f288.image

—  ABGRALL (Jean-Marie), 1890, Inscriptions de cloches , Bulletin Société archéologique du Finistère pages 281-285.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207610h/f373.image

—  ABGRALL (Jean-Marie),  et PEYRON, 1903, Notice sur Le Faou, Bull. Diocésain d'Histoire et d' Archéologie [BDHA], Quimper, Kerandal. 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

— ANNUAIRE DE BREST ET DU FINISTÉRE

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32695819c/date

à Brest :

HAVARD, ferblantier- plombier 57 rue Royale à Brest

VIEL (veuve), ferblantier- plombier rue Royale à Brest

VIEL, ferblantier- plombier 25 rue de Traverse, à Brest

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207444f/f244.imageBRIENS à Morlaix https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207444f/f248.image

à Morlaix :

marchands de fer : fondeurs, quincailler et fabricant de cierge au Pavé.J. LOUVIERE, BRIENS frères, 

— Annuaire général du commerce vol. 10.

Brest page 878 :

"ferblantier : Viel (P.)

"fondeur en cuivre : Viel (A[lphonse]) "

 

Annuaire général du commerce, de l'industrie, de la magistrature ..., Volume 10

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), 1987, Artistes en Bretagne : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Georges-Michel Thomas ; avec la collab. de Tanguy Daniel ; introd. par André Mussat / Quimper : Société archéologique du Finistère , 1987

— CORNILLE-HAVARD (Fonderie)les atapes de fabrication d'une cloche de a à z.

http://cornille-havard.com/la-fonderie/une-cloche-de-a-z/

COUFFON (René), 1988, Notice du Faou

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FAOURUME.pdf

DANGUY DES DESERTS (Mad), 1993, Les cloches du Faou, in bulletin municipal Le Contact.

https://arfaou.net/archives_documents/Bulletin%20municipal/1993/contact041993.pdf

DANGUY DES DESERTS (Mad), 1993, Les cloches du Faou (suite) , in bulletin municipal Le Contact, mai 1993. https://lefaou.net/archives_documents/Bulletin%20municipal/1993/contact051993.pdf

Extrait :

"La deuxième cloche suspendue au 18ème près de celle refaite en 1714 est un peu plus petite: diamètre =96 cm; hauteur 73 cm. Son parrain François-Manie Le Stir et sa marraine Mélanie Noël sont aussi bien plus jeunes que les parrains précédents.

Le garçon dit Eugène a 12 ans. Sa famille était déjà au Faou en 1750. Il sera percepteur au Faou comme son père Jean-François et épousera Eugénie Pennec de Port-Launay (une grande pianiste).Son frère Martial Barthélémy Nicolas Le Stir né en 1813,médecin, fait don de sa fortune à La ville de Morlaix où il exerçait.On lui donne Le titre de bienfaiteur  des pauvres",une Rue a un nom, une chapelle dans le cimetière avec son buste en marbre et le musée possède un tableau le représentant. lt avait déshérité ses trois neveux qui se fichaient complétement de Leur tonton célibataire".

Mélanie Noêl, attendrissante marraine de huit ans, était la fille du Juge de paix Alexandre Noël dont le nom est inscrit sur le métal avec d'autre membres de la fabrique: J.F. Le Soin secretaire,J.F. Le Menn trésorier, N. Gourmelon-Tellieer sans oublier Le curé Guillaume Moisan, le maire Morvan et le fondeur Viel de SAe4t.

Mélanie sera très peu de temps l'épouse de Félix Charuel, notaire rue de la mairie Elle ne connaitra pas son mari,premier magistrat municipal pendant 34 ans (1837/1848 - 1861/1882).Elle décède à 26 ans en novembre 1841 peu de temps avant son fils de 22 mois; Curieusement, sa fille,une autre Mélanie, aura Le même destin que sa mère.(4)"

— GONON (Thierry) Le nom des cloches au Moyen-Âge, Patrimoine campanaire. Revue francophone de campanologie n° 52, maiaoût 2006, et n° 53, septembre-décembre 2006

http://campanologie.free.fr/pdf/Noms_de_cloches_au_Moyen_Age.pdf

HARAUX (Geoffrey ) Communauté et identité individuelle dans la France préindustrielle, Villedieu-les-Poêles, bourg industriel normand (1680-1740)

http://theses.enc.sorbonne.fr/2014/haraux

— HAVARD DE LA MONTAGNE (Denis), 2012,   Les fondeurs de cloche de Vileldieu-les-Poêles

http://www.musimem.com/fondeurs_villedieu-les-poeles.htm

 

— LE BARS (Alfred) et COUFFON (René) Liste des fondeurs de cloche de l'Ancien Régime, in Table Sommaire des Artisans· et Artistes originaires du Finistère ou y ayant travaillé antérieurement au XI Xe siècle, REPERTOIRE DES ÊGLISES ET CHAPELLES DU DIOCÊSE DE QUIMPER ET DE LÊON, Quimper 1959.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

LE PESANT (Michel), 1972,, "Un centre d'émigration en Normandie sous l'Ancien Régime. Le cas de Percy." Bibliothèque de l'École des chartes, t. CXXX (1972), p. 163-225.

https://www.persee.fr/docAsPDF/bec_0373-6237_1972_num_130_1_449915.pdf

— LES FONDEURS DE CLOCHES DE VILLEDIEU-LES-POÊLES.

http://www.musimem.com/fondeurs_villedieu-les-poeles.htm

DU HALGOUET (Hervé ),1949, « Vieux sons de cloches », Bulletin et mémoires de la Société Polymathique du Morbihan,

http://broceliande.brecilien.org/IMG/pdf/spm_1949_cloches.pdf

— OUEST-FRANCE 28 janvier 2018, cloche de Guilers par Viel en 1841

https://www.ouest-france.fr/bretagne/guilers-29820/guilers-la-cloche-nicolas-aurait-deja-sonne-5529430

https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/guilers-la-cloche-nicolas-mis-176-ans-pour-arriver-5482946

"La cloche était sans conteste destinée à l’église Saint-Valentin : les inscriptions qu’elle porte permettent de penser que son nom lui vient de son parrain, Nicolas Michel Conseil, conseiller municipal à Guilers de 1852 à 1865.

On y lit aussi les noms de sa marraine, Marie-Jeanne Aimée Bérubé, fille des propriétaires du manoir de Keroual ; du recteur de la commune, M. de Kerverson ; et de son maire, M. Riverieux. Le fondeur brestois a aussi immortalisé son nom et son blason. « Il s’agit d’Alphonse Viel, qui est issu d’une vieille famille de fondeurs de Villedieu-les-Poêles (Manche). »

La cloche, qui mesure 80 cm à sa base, a la particularité de posséder six anses surmontées de visages de femmes. Sa robe est ornée de motifs religieux : le Christ en croix, la Vierge avec l’enfant et saint Martin découpant son manteau."

LE TELEGRAMME 9 janvier 2018

https://www.letelegramme.fr/finistere/guilers/patrimoine-la-cloche-nicolas-donnee-a-la-ville-09-01-2018-11806196.php

—  THOMAS (Georges-Michel), 1981, "Fondeurs de cloches du temps passé", Bulletin Société archéologique du Finistère pages 263 à 274.

Inventaire général du Patrimoine :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/presentation-du-canton-du-faou/d18fd0cc-1825-455d-a90c-1a7b4ee440da

— Site LA CAMPANOLOGIE.

http://campanologie.free.fr/Benediction_cloches.html

—  dossier biographique et généalogique sur la famille Viel déposé aux Archives municipales de Brest cote 22 BIO15 (VIEL)

— VIOLLET-LE-DUC (Eugène), 1854-1868, article "cloche, in Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle tome 3 

https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Cloche

"On distingue dans les cloches plusieurs parties qui, chacune, ont un nom :

  • la patte, ou le bord inférieur qui est mince ;
  • la panse (d’autres disent la pinse), c’est la partie la plus épaisse contre laquelle frappe le battant ;
  • les saussures, c’est la partie moyenne de la cloche se rapprochant de la forme cylindrique ;
  • la gorge ou la fourniture, c’est le passage entre les saussures et la panse, le point où le métal s’épaissit et où la cloche commence à prendre un diamètre plus fort ;
  • le vase supérieur, c’est la partie supérieure de la cloche à peu près cylindrique, entre les saussures et le cerveau ;
  • le cerveau, c’est la calotte supérieure, recevant l’anneau auquel le battant est suspendu ;
  • les anses, qui sont les bras supérieurs au moyen desquels on suspend la cloche au mouton ;
  • le battant, qui est de fer forgé, en forme de poire très-allongée terminée par un appendice ou poids, destiné à lui donner de la volée. Le battant porte au sommet de sa tige un anneau qui sert à l’attacher à l’intérieur du cerveau au moyen d’une forte courroie en cuir. "

 

"La fonte des cloches était autrefois une affaire majeure. Les fondeurs n’avaient pas d’usine, mais se transportaient dans les localités où l’on voulait faire fondre des cloches. On creusait une fosse près de l’église, on bâtissait un fourneau, et c’était, pour les habitants des paroisses, une préoccupation grave de savoir si la fonte réussirait ou non. "

 

"À dater du xvie siècle, les cloches sont décorées de filets d’ornements, de rinceaux, de fleurs de lis, d’armoiries, de petits bas-reliefs représentant le crucifiement de Notre-Seigneur, avec la sainte Vierge et saint Jean, Jésus descendu de la croix entre les bras de sa mère, de sceaux des chapitres, abbayes, églises et donateurs ; il faut dire que plus on se rapproche du xviie siècle et moins la fonte des cloches est pure.

Les inscriptions façonnées dans les moules pour chaque cloche, pendant les xiiie et xive siècles, sont faites, à partir de la fin du xve siècle, au moyen de caractères de plomb ou de bois servant à imprimer chaque lettre sur une petite plaque de cire que l’on appliquait sur le modèle avant de faire le creux ; par suite de ce procédé, les lettres se trouvent inscrites chacune dans une petite tablette plus ou moins décorée."

VIVIER (E. ), 1995. La fonderie de canons de Villedieu (Manche) (1794) , Annales de Normandie  Année 1955  5-2  pp. 161-171

https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1955_num_5_2_6506

Création d'une fonderie de canons par Jean-Nicolas et Guillaume Viel

—Clichés des cloches équipant l’Église Saint-Martin de Brest.

 

L'atelier de fonderie, présenté sur la photo, se trouvait rue Victor Pengam entre les rues Yves Collet et la rue Richelieu.

http://www.wiki-brest.net/index.php/Cloches_de_Saint-Martin

SITE DE ROBÉCOURT / Ecu, marques et signatures de fondeurs, :

 Maurice GRIPON ; Fondeur à Brest (1909-1924). Cloches à St Philibert & Thournus (1925)

http://www.clocherobecourt.com/Robecourt/MarquesG.php

VIEL-TETREL, cloche de 1868 :

http://www.clocherobecourt.com/Robecourt/MarquesR.php

Fonds DELCAMPE :

https://www.delcampe.net/nl/verzamelingen/advertising/brest-fonderie-de-cloches-ets-maurice-gripon-269125768.html

https://www.delcampe.fr/fr/collections/non-classes-2/fonderie-de-cloches-maurice-gripon-brest-finistere-29-416892118.html

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Published by jean-yves cordier - dans cloches
11 octobre 2018 4 11 /10 /octobre /2018 08:52

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Je reprends ici, avec quelques compléments, la liste publiée en 1959 et qui serait due aux relevés d'Alfred Le Bars :

Couffon (René) Le Bars (Alfred) 1959, "Liste des fondeurs de cloche, in Table Sommaire des Artisans· et Artistes originaires du· Finistère ou y ayant travaillé antérieurement au  XIXe siècle, Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Quimper et de Léon,, Quimper 1959, p. 498-502

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4bc495e8ae261523262138b91718a386.pdf

La meilleure référence pour trois familles de  fondeurs venus s'installer en Bretagne depuis la région de Villedieu-les-Poêles, les Beurrier de la Rivière, les Le Moyne et les Le Soueff, est l'article publié par G-M. Thomas dans le bulletin de la S.A.F.  en 1981 (cf. sources).

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BARET. Fondeur à Dinant, il fait en 1763 une cloche pour Le Drennec, une en 1775 pour Le Folgoët, et, en 1780, une pour Tourc'h.

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, Jean. Fondeur du Roi à Brest. II fit; avec Jean-François Beurrier de la Rivière, une cloche à Lampaul-Guimiliau en 1715, deux cloches à Milizac en 1718, une cloche à Bodilis en 1719. Il fondit seul, en 1725, deux cloches à Milizac, en 1726, une à Landerneau, et, en 1729, la cloche de Saint-Eloi de Plouarzel, en 1732, un timbre de 27 livres pour Saint-Melaine, en 1742, une cloche pour Plougonvelin.

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, Jean-François. Fondeur du Roi à Brest, voir ci-dessus ..

BEURRIER DE LA RIVIÈRE, René. Il fondit à Brest pour Ploumoguer une cloche en 1760 et une autre en 1765.

BOURDON, Paul. Fondeur à Morlaix, rue des Nobles,- Etant protestant, il dut s'exiler à Jersey après la Révoca~ion de l:Edit de Nantes. Il fondit, en 1664, une cloche pour Samt-Melame ; en 1670, deux cloches pour Saint-Mathieu de Morlaix ; en 1671, trois cloches pour Locmélar ; en 1672, une cloche pour Landivisiau ; en 1678, une cloche pour la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon et une pour N.~D. du Mur. .

CADIER, R. Fit une cloche pour Saint-Melaine de Morlaix en 1568.

CADOUDAL, Gouesnou. En 1598, il fondit la cloche nommée Guillaouic de N.-D. du Mur à Morlaix ; en 1612, la cloche « Le Rolland » de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon ; en 1614 deux cloches de La. Forêt-Fouesnant avec Pierre Migorel.

CADOUDAL, Jean. Il fondit une cloche à Guimaëc en 159,9 et deux la même année pour Plouézoch. .

CIANI Dominique : Goulien : Dominicus Ciani fecit 1760 :

"Une cloche avait été fondue en 1760. L’inscription indiquait la fonction protectrice de la cloche : ECCE + CRUCEM . DOMINI . FVGITE . PARTES. ADVERSAE . (Voici la croix du Seigneur, fuyez puissances ennemies) CAMPANA . HAEC . BENEFA (pour cela, la cloche est efficace) + ELEEM… PRAESIDIS A. D. MDCCLX. – DOMINICVS CIANI . FECIT. (Dominique Ciani l’a faite l’an du seigneur 1760). Ce nom semble indiquer un fondeur étranger à la région, parcourant le pays pour exercer son industrie. Si la prière portée sur la cloche n’a pas été si efficace en 1790, quand le clocher s’effondra, elle a tout au moins survécu à la catastrophe. On trouve la description de cette cloche dans la notice sur la paroisse de Goulien publiée en 1911 par Peyron et Abgrall." https://goulien.fr/notice-sur-lhistoire-de-leglise-paroissiale/

 

CHAUCHARD, Guillaume, dit LE COMTE• Fondeur à Bourmonten-Bassigny, près Brévannes. Il refondit en 1746 une cloche pour Saint-Melaine de Morlaix. N ... , Daniel et Roger, son frère. ~ De Courtray, exécutèrent en 1345 une cloche, actuellement à Pencran. ·

DECHARME, François. En 1745-1747, il fondit avec Jean Jacquot plusieurs clochces pour Plouneour-Trez. En 1751, il exécuta deux cloches pour La Martyre moyennant mille trente trois livres.

FALCHIER Guillaume. Le Bulletin de la Société Archéologique, 1903, page 52, signale, parmi les cloches déposées au port de Rrest et mises à la disposition de l'Evêque de Quimper, en 1829, une cloche provenant de Cléden-Poher, pesant 79 kilos, portant cette inscription : Vénérable et discret missire, Claude Dumain, recteur, Guillaume Falchier, fabrique 1760.

GOUELAFF, Yvon. Fondeur à Quimper. En 1506. il fondit la grosse cloche de la eathédrale de Tréguier .

GUILLAUME, Jacques. Fondeur à Rennes, il fit en 1691 une cloche pour N.-D. du Mur à Morlaix et refondit en 1699 la grosse cloche de Saint-Thégonnec. En 1700, il fondit une cloche pour Lan-rivoaré.

GUILLAUME, Jean-François. Fondeur à Morlaix. Il fit, entre autres, en 1769, une cloche à Kersaint-Plabennec, en 1772, une cloche pour les Etats de Bretagne réunis à Morlaix, et une cloche pour Saint-Thégonnec ; en 1775, une cloche pour Locmaria-Plouzané, une pour Le Ponthou .. et une pour Plogastel-Saint-Germain (J.F. MA FAIT) ; en 1776; une pour Treflez ; en 1777, une pour Guilers Brest et une pour Milizac ; en 1778, une pour Plouézoch et une pour Kergloff ; en 1779, une cloche pour Saint-Mathieu ; en 1783, une pour Saint-Houardon de Landerneau ; en 1784, une :pour Le Ponthou ; en 1785, une pour Saint-Servais ; en 1791, une pour Saint-Jean-du-Doigt.

 

GUYOMARC'H, Arius. Fondeur à Morlaix. Il fondit, en 1563, la cloche de la cathédrale de Saint-Pol, appelée Jacques ; une cloche à Tréouergat, toujours existante ; et, en 1568, avec Gouesnou Guyomarc'h, la cloche de.N.-D. de Guingamp.

GUYOMARC'H, Gouesnou. Fondeur à Morla1x, voir ci-dessus.

HÉRISSÉ, Gilles. En 1628, il fondit une cloche pour Saint-Melaine. .

HERVÉ .Léonard, Fondeur à Nantes, il fit en 1667 le grand bourdon de 136 cm de diamètre de Pleyben (Abgrall en a relevé l'inscription  : HERVE MA FAICT.) ; en 1668, une cloche pour Le Cloître-Pleyben ; en 1670, la grosse Cloche de Sainte-Croix de Quimperlé et une cloche pour Riec.

HUET, Guillaume. Fondeur à Morlaix, d'origine normande. Il fit, en 1690, une cloche pour Plouzané ; en 1691, une pour Notre-Dame du Mur, et, en 1707, une autre pour la même paroisse. HUET, .Julien. Il fondit une cloche pour Saint-Eloi de Ploudaniel en 1763. . . . .

JACOB, Jean. Fit en 1760 une cloche pour Garlan, en 1769, une cloche pour Le Cloître-Saint-Thégonnec, en 1771, une pour Laz.

JACOB, Louis. Fit, en 1754, une cloche pour Saint-Thégonec.

JACOBUS VADENSIS : Abgrall a relevé ce nom sur la cloche de Cleden-Poher : « Cleden-Poher : Deuxième cloche, venant dit-on de Carhaix : Mentem sanctam spontaneam In honorera deot patriae liberacionem. Jacobus vadensis me fecit, MDCXIX. « J'ai une âme sainte et spontanée pour honorer Dieu et procurer la liberté du pays. « J'ai été fondue par Jacques de Vaud en 1619. » C'est donc un fondeur nomade, venant de Suisse, du canton de Vaud, qui a fondu cette cloche ; et telle était en effet la pratique durant le Moyen-Age ; les fondeurs parcouraient le pays et établissaient leur fourneau au pied du clocher qu'ils devaient enrichir de cloches nouvelles. Cette inscription : Mentem sanctam spontaneam, etc., était communément employée par les fondeurs suisses à cette époque. On la retrouve ou on la retrouvait sur deux cloches de l'ancienne cathédrale de Genève, portant la date de 1481 et 1509 ; sur une cloche de Jussy, dans le même canton, avec le même millésime que celle de Cléden, 1519 ; — à Aigle, canton de Vaud, 1435 ; — à Saint-François de Lausanne, 1508, ainsi que sur plusieurs cloches de Bourgogne, d'Angleterre, même de Rome. (Blavignac, la Cloche, p. 449 et s.) Le mot : Patriœ liberationem, qui semble dabord difficile à expliquer, se rapporte à une des attributions de la cloche que Ton trouve indiquée dans un statut du Chapitre de Quimper, du 30 Juin 1596, disant que, en temp de guerre, on doit sonner la cloche de la commune pour appeler le peuple contre l'ennemi. « 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

JACQUOT, Jean. fondeur lorrain. En 1745-47, fondit avec Francois Decharme plusieurs cloches pour Plounéour-Trez. Il fit en 1756 une cloche pour Plougonven, et, en 1759, la cloche de Kernouès. Il portait pour marque une cloche entourée de son nom.

"Maître Jean Jacquot" fit en 1747 une cloche de 1200 livres à Rumengol (Le Faou), nommée Jean-Jacquotte. Elle fut fondue dans le cimetière au pied du clocher et la somme de 150 livres fut versée à l'un des receveurs du Faou pour les cuivres. En 1758, il réalisa, pour la somme de 327 livres, une seconde cloche pour l'église de Rumengol.

JOLY, François. Fondeur à Brévannes (Lorraine), fondit le 7 .mai 1735 la cloche « Renée-Mauricette » de Saint-Corentin ; le mois suivant, il fondit deux grosses cloches pour la cathédrale de Tréguier.

JULIEN Guillaume . Fondeur à Morlaix. Fit en 1575 une cloche neuve pour Saint-Mathieu de Morlaix. .

LAPAIRE, Jacques. Fondeur à Chateauneuf-du-Faou, fondit en 1763 la grande cloche de Brasparts.

LE LOUARN, Jacques, dit LA FOSSE. I1 fondit en 1664 avec François Rouzot une cloche pour Trémaouézan et, en 1655, une cloche pour Dirinon, de 112 cm de diamètre.

LE MOYNE, Etienne. Fondeur du Roi à Brest. Il fit en 1732 une cloche pour Plozévet : en 1733, avec François Le Moyne, une cloche pour Plogonnec ; en 1738, une cloche pour N.-D. de Confort en Meilars ; et, en 176., une cloche pour Saint-Urbain.

LE MOYNE, François. Fondeur du Rov à Brest. Il fit en 1701, avec Le Soueff, la cloche « Corentin » de la cathédrale de Quimper ; en 1702, une cloche pour Briec ; en 1704, une pour Ergué-Gaberic ; en 1706,. une cloche pour Plogonnec ; en 1708, la cloche « Le Sébastien » de Saint-Mathieu. de Quimper. Il fondit plusieurs cloches avec Etienne. Le Moyne (voir ci-dessus).

LE PELLETIER, François. Fondeur à Morlaix. Il fit, en 1639, plusieurs cloches pour Pleyben, et, en 1645, il fondit avec Michel Migorel les deux cloches « René » et « Marguerite » de Saint-Corentin.

LE PICART, Clément. Fondeur à Morlaix,· décédé à Quimper en 1657. Il fondit en 1611 la grosse cloche de la cathédrale de Tréguier.

LÉPINE, N ... (son vrai nom était Lauranyant dit Lépine). Fondit, en 1783, la grosse cloche de Milizac ; et, la même année, une cloche à Tréonergal ; en l787, une cloche pour Plouzané ; en 1788, une à Névez.

LE SOUEFF, Julien. Fondeur à Quimper en 1690.

LE SOUEFF, Thomas. Fondeur à Quimper, puis à Landerneau et Brest où il est fondeur du roi.   Il épousa le 8 septembre 1689 à Saint-Patern de Vannes, Jeanne Le Douarain, veuve du fondeur Jacques Beurrier. Thomas Le Soueff fondit les cloches suivantes

-1691 Briec  :

"La cloche du côté Nord a 25 pouces de hauteur sur 30 pouces de diamètre, elle ne porte aucun écusson, mais l'inscription suivante : ANNO : DNI : 1691 : LVDOVICO : MAGNO : XIV° : REGNANTE : ILLMO : DD :FRANCISCO : DE : COETLOGON : DIOECESIM : CORISOPITEN : GUBERNANTE : JOANNES : HVELVAN : SACR : FACULT : PARISIEN : BACCALAUREVS : THEOLOGVS : DOMVS : SORBONAE : NEC : NON : PAROCHIAE : BRIZIEC : RECTOR. Au bas est écrit : T. LE : SOUEFF : FONDEVR : Au milieu, côté du Nord : IHS. Côté du Midi, dans un médaillon circulaire de 4 pouces de diamètre, la Vierge avec l'Enfant-Jésus dans ses bras, assise sur des nuages.

Sur la seconde cloche, du côté du Midi, qui a 27 pouces de haut et 31 pouces de diamètre, est écrit : SIT : NOMEN : DOMINI : BENEDICTVM : 1702. Sans armoiries, mais elle porte une croix sous laquelle on lit FRANCOIS : LE : MOYNE : FONDEVR. De l'autre côté, est une Vierge en pied ayant les mains jointes. Cette cloche est éclatée." (Abgrall, 1904)


1699, Saint-Thomas de Landerneau, (perdue)

1699 Lochrist au Conquet (perdue)

1701, cathédrale de Quimper, 3901 livres (1909 kg ?) [fondeur Le Soueff sans précision de prénom]. (perdue)

1704,  Plouguerneau, en 1704. (perdue)

1706,  Plougourvest (perdue)

1707,  Lanhouarneau. (perdue)

1707 Plougastel-Daoulas (perdue)

1708, Bodilis, pesant 231 livres. (perdue)

1711,  Plouzané . (perdue)

1711,  Plougoulm, (perdue)

1712 « Le Prêcheur » à la Martinique. 560 kg, Diam. 99,5 cm. Note : Fa Sans nom. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra... et Refugium peccatorum . Anse  à têtes . Inscription débutant par une croix: Chaque mot est séparé par une petite fleur de lys.

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-cloche-fondue-en-1712-par-le-soueff-a-brest-pour.html

1712, Plouha 757 kg, diam. 91 cm , nom Pierre-Marie. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra  et Refugium peccatorum ora pro nobis. Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine. Cloche perdue. 

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-cloche-de-plouha-fondue-par-thomas-le-soueff-en-1712.html

1714 Le Faou 1389 l (679 kg?) , diam. 101 cm, sans nom.  Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions  à déchiffrer.   Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine.

http://www.lavieb-aile.com/2018/09/les-cloches-du-faou-et-les-fondeurs-de-cloche-du-finistere.i-thomas-le-soueff-1714.html

 

MIGOREL, Michel. Fondeur à Morlaix. Il fondit en 1636 deux cloches pour Lampaul-Ploudalmézeau, et, en 1645, avec François Le Pelletier, deux cloches de Saint-Corentin. Il était fils de Pierre.

MIGOREL, Pierre. Fondeur à Morlaix. En 1612, il fondit deux cloches de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon : « le René », avec Gouesnou Cadoudal, et « Le Rolland » ; en 1614, également avec Gouesnou Cadoudal, les cloches de La Forêt-Fouesnant ; en 1621, deux cloches pour Saint-Melaine, et, en 1628, une cloche pour Saint-Albin de Plogonnec.

PÉPIN, Christophe, Il fit en 1609, avec Henry Riouallen, une roue à clochettes pour La Forêt-Fouesnant, roue pour sonner · pendant l'élévation.

RIOUALLEN, Henry. Fondeur à Lannion. Il fit en 1607, deux cloches pour Saint-Mathieu de Morlaix, et. en 1609, avec Pépin, une roue à clochettes pour La Forêt-Fouesnant.

SALOMON. Fit une cloche à Brasparts en 1654.

TALBOT, Guillaume. de Guelvain.. Fondit en 1630 deux cloches pour N.-D. des Portes à Chateauneuf-du-Faou. « La fonte fut faite sur place, et le comptable porte en dépense : « Pour le soupper du fondeur, ses serviteurs et autres assistants, la nuit de la fonte desdites cloches, comprins ce qui fut porté en ce jour au dit fondeur et autres assistants la somme de 4 livres 12 sols, comprins aussi le soupper de deux personnes qui gardèrent les métaux en la chapelle de Monsieur SÉ Laurent la nuit précédente la fonte des dites cloches. » Comptes de 1630. Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

TROUSSEL, François. Fit en 1644 une cloche pour Loperhet. ·

TROUSSEL, François (autre), dit. LA CROIX. Fondeur à Morlaix. Il fit une cloche pour Plouzané en 1676 ; des cloches pour Saint-Thégonnec en 1685 ; deux clochès pour Saint-Mathieu· en 1687 ; une pour Saint-Mathieu de Morlaix en 1689 ; une pour N-D. du Mur ·en 1691 ; une pour Plouénan en 1695 ; une pour Plouégat-Moysan en 1701. -Il avait vingt enfants, dont, entre autres, Julien, fondeur, qui fit une cloche à Quintin en 1696.

TROUSSEL, Julien. En 1714, fait un coussinet à une cloche de Saint-Jean-du-Doigt. Il a signé la cloche exposée de nos jours dans les jardin de l'Hôpital Maritime de Brest, sans-doute pour la chapelle de cet hôpital ; elle porte sous des feuilles de saule l'inscription IESU MARIA LAN 1698 , et, entourant une croix, les mots ME FECIT VLIANVS TROVSSEL. 

http://www.lavieb-aile.com/article-le-jardin-botanique-de-l-hopital-maritime-a-brest-119485842.html

TROUSSEL, Louis. Il fondit, en 1693, une cloche pour _Plouzané.

TROUSSEL, Nicolas. Fondeur à Morlaix. Il fit une cloche pour Garlan en 1682, et une pour Saint-Thomas de Landerneau en 1698.


 

 

Miscellanées : inscriptions par lieu, sans nom de fondeur :

 

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CAST : « Le second jour de Décembre 1685, ont esté par moi soussigné, Guillaume Mauguen, prétre de la paroisse de Cast, parla permission de M F1 Il mo et R me Évêque de Quimper, faictes les cérémonies pour la bénédiction d'une grande cloche pesante avec son battant 914 livres pour servir à l'église paroissiale du dit Cast, laquelle a esté nommée Gilette- Annt par discrète personne M' re Pierre Jule, recteur de la dite paroisse, et dame Gilette Gouriou, dame douarière de Penellé Tréouret, qui ont signé, et autres soussignants, qui ont assisté aux dites cérémonies et bénédiction : « P. PELÉ, recteur. « Gilette GOURIO, douarière de Pennellé. « Gabriel-Philippe LE BIHAN. « Ursule-Gabrielle GOURIO. « B. COSQUÉRIC, prêtre. « Claude LE BIHAN. « Toussaint LE BIHAN. « PELLIET, prêtre. « G. MAUGUEN, prêtre. « B. QUILLIEN. « J, CARIOU, » Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

CAST, NOTRE-DAME DE QUILLIDOARÉ

« Ce jour, 3* Juillet 1633, ont été faites les cérémonies requises et nécessaires par vénérable et discrète personne Missire Louis Deshayeux, official et grand-vicaire de Cornouaille, pour la bénédiction d'une cloche pour le service de la chapelle de Notre-Dame de Quilledoaré, située en la paroisse, laquelle cloche a été bénite en l'église paroissiale du dit Cast et nommée Marie-Françoise par Écuyer François du Bois, S'du Rest, et damoiselle Marie-Gabrielle de Lescu, dame de Pontlez, fondatrice de la dite chapelle, ses parrain et marraine, qui signent : « Marie-Gabrielle de LESCU. « François-Joseph DC BOIS. « TANGUY, prêtre de Landerneau. « Sébastien DE MOLLIEN. « François DE LESCU. « Guillaume CARIOU, prêtre promoteur. « Louis DESHAYEUX, official de Cornouaille. » Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

CAST, église St-MALHOUARN

« Ce jour, 15e de Mai 1650, en l'église paroissiale de Cast, a été une cloche faicte et dédiée pour Ia chapelle de Monsieur de Saint-Mahouarn, en la paroisse du dit Cast, baptisée par vénérable personne Missire Grégoire Blaise, prêtre de la dite paroisse, et nommée soulz et au nom de Monsieur Saint-Louis par vénérable et discret Missire Guillaume Le Glinec, recteur du dit Cast, et dame Louise de Moellien, dame douarière de Kerstrat, propriéteresse de Chef du Bois et autres lieux, présents les soussignants, à lissue de la grand'messe, selon les formalités de notre mère Ste Eglise : « Louise DE MOELIEN ; QUOETSQUIRIOC ; T. LE LOUARN ; BLAISE, prètre ; G. GLIVEC ; JOUAN ; H. LE QUEFFELLEC ; GUILLERME, » « Ce jour, 296 Octobre 1673, ont été faites les cérémonies requises et nécessaires par vénérable et discrete personne Missire René Cariou, curé de la paroisse de Cast, pour la bénédiction d'une cloche pour servir dans la chapelle de Monsieur S l -Mahouarn du Loc, située en la dite paroisse, « Laquelle cloche a été bénite en l'église paroissiale de Cast et nommée Françoise - Corentine par discrete personne Missire Pierre Jule, recteur de la dite paroisse, et demoiselle Françoise Jouan, ses parrain et marraine, qui signent : « P. JULE ; G. MAUGUEN, prêtre ; G. CHAUZON, prêtre ; Françoise JOUAN ; Marguerite LE BIHAN ; R. CARIOU, prêtre. »

CHÂTEAUNEUF-DU-FAOU.

Deux vieilles cloches, refondues en 1905, portaient les inscriptions suivantes :

1°) Sr Mr O . P , N . PR. LORS . ETOICT . RECTEVR. DE. CHATEAVNEVF. Mre IAN . FOXVS. ARCHEDIACRE. DE. CORNOALE . FABRIQVE , MATHIEV, GVEGAN . FAICTE, EN. 1613. 2°) Sr YVO . O . P . N . PR . LORS . ETOICT . FABRIQVE. MATHIEV GVEGAN . FAICTE . LAN . 1613

Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

CLEDEN-POHER «Inscriptions des cloches. — Première cloche : « Jésus —- Marie, vénérable et discret missire Jean Le Gléau, licencié en droit, recteur de Cléden-Poher, évêché de Cornouaille ». M. Le Gléau était recteur de Cléden en 1732-1737.

Abgrall, BDHA 1905 https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1905.pdf

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PENDANT LA RÉVOLUTION.

1°)

"En 1790, Julien François Le Beurrié est dit commissaire aux pauvres à Brest. Il sera chargé, avec un autre fondeur, Neveu, nommé officier municipal après Thermidor, de fondre toutes les cloches du Finistère, du Morbihan, de l'Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord et de la Manche (arrêté du 17 nivôse an II, ou 6 janvier 1794.Ces cloches devaient, à la demande de Jean Bon Saint-André, qui voulait développer la fonderie du port, être transformées en 50 canonnades et en canons. Brest reçues celles du district de Pont-Croix, 146 de celui de Châteaulin, 100 de celui d'Auray. Celles du Haut-Léon furent rassemblées sur le quai Saint-Houardon à Landerneau. Au début de l'Empire, 100 cloches avaient échappé à la fonte. Elles furent restituées à leur paroisse .. ou à d'autres." (Thomas 1981)

2°) Extrait de : Bruno Baron. Élites, pouvoirs et vie municipale à Brest, 1750-1820. Histoire. Université de Bretagne occidentale - Brest, 2012. Français. .

https://tel.archives-ouvertes.fr/file/index/docid/724666/filename/These-2012-SHS-Histoire-BARON_Bruno.pdf

(pour les numéros des notes de bas de page voir le document original)

"Ainsi, dès brumaire an II (novembre 1793), il décide de se servir des bourdons et carillons des églises pour fondre des canons supplémentaires et nécessaires aux troupes de la République. Dans le district de Brest, Jean Bon Saint-André donne l’ordre de descendre des clochers toutes les cloches sauf une ( Arch. dép. Finistère, 21L40, arrêté du 17 brumaire an II (7 novembre 1793). ), et dans la ville ce travail est confié à Pierre Mollard, Jacques Dagorne, François Bunelle et René Le Lay, tous quatre officiers municipaux115. ( Toutes les églises et chapelles brestoises sont amputées de leurs cloches (sauf une), mis à part Saint-Louis qui en conserve trois : celle qui annonce les réunions de l’administration municipale, celle du beffroi et celle qui donne le timbre pour le quart et la demi-heure. ) . La gestion de la fonderie est attribuée à Jacques Bruslé et à Julien Le Beurrier qui transforment en canons les cloches d’une partie du Finistère dont 17 proviennent de Brest (  Arch. mun. Brest, 2D3, courrier du 16 germinal an II (5 avril 1794) ) .

 

203- LE BEURRIER LA RIVIÈRE Jacques (Brest, 1724 – Brest, 1797), fondeur : Fils de Jean, maître fondeur, Jacques Le Beurrier épouse en août 1754 Marie-Josèphe La Test. Veuf, il se remarie avec Françoise de La Mare qui lui donne un fils. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, il est fondeur du roi, fournisseur au port et partenaire de la marine, ayant obtenu le marché pour les clous de cuivre1032. En avril 1789, il participe à l’assemblée générale du tiers-état de la ville en tant que député de plusieurs habitants qui ne forment ni corps ni corporation1033 . Membre du conseil général révolutionnaire dès juillet 1789, il est élu notable du conseil général de la commune en mars 17901034. Mais en août 1790, il est promu officier municipal pour remplacer Gabriel Duplessis-Smith (112) et il conserve cette fonction sans discontinuer jusqu’en janvier 1793. Au cours de cette période, il est notamment administrateur de l’hôpital de septembre 1790 à février 1792. Durant la Convention, il est détenteur du marché pour la fonte du cuivre de la marine1035 et est un temps attaché à la fonderie des canons1036. Il meurt en thermidor an V (juillet 1797).

204- LE BEURRIER Julien (Brest, 1759 – Brest, 1818), fondeur : Fils de René (fondeur) et neveu de Jacques (203), Julien Le Beurrier épouse en janvier 1782 Marie-Olive Pincemin, ils ont quatre enfants. Il est élu notable du conseil général de la commune en mars 1790 et siège en même temps que son oncle. Il reste en poste jusqu’en novembre 1791 et adhère à la Société des Amis de la Constitution. En novembre 1793, les représentants en mission le nomment officier municipal. Parallèlement à cette activité politique, il a en charge, avec Bruslé (54), la fonderie des canons, ce qui semble l’occuper énormément car il demande à être ôter de l’administration municipale1037, requête acceptée en pluviôse an II (février 1794). Pour mener à bien sa tâche de fondeur, il bénéficie du soutien des représentants de la Convention qui lui permettent de réquisitionner du bois selon ses besoins1038 ou de se rendre à Belle-Île-en-Terre pour faire un examen complet des mines afin de les « rendre profitables à la République » 1039. À partir du Directoire, il est employé régulièrement par la marine qui le rémunère 1 500 livres par an1040. En l’an XII, il vend à la fabrique de la paroisse SaintLouis les chandeliers du maître-autel, les deux grands candélabres et le lutrin qu’il avait achetés à des pilleurs le jour du saccage de l’église le 10 nivôse an II (30 décembre 1793)1041. En mai 1809, il est nommé conseiller municipal et en juillet de la même année, le ministre de l’Intérieur lui offre une place d’administrateur de l’hospice civil1042 mais il refuse à cause de sa santé1043. Par contre en septembre 1810, il accepte d’être membre du conseil de fabrique de Saint-Louis1044. En mai 1815, il démissionne de l’administration municipale à cause de « ses occupations et sa mauvaise santé » 1045 mais cette demande est rejetée. Quand il meurt à son domicile rue d’Aiguillon en mars 1818, il est toujours conseiller municipal et membre de la fabrique de Saint-Louis.

Le notable Jacques Le Beurrier est l’oncle du notable Julien Le Beurrier (Julien est le fils de René, frère de Jacques, ils exercent tous les trois la profession de fondeur)

 

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1883, "Inscriptions de quelques cloches anciennes du diocèse de Quimper", Bulletin Société archéologique du Finistère pages 304-306.

—  ABGRALL (Jean-Marie), 1890, "Inscriptions de cloches" , Bulletin Société archéologique du Finistère pages 281-285.

—  ABGRALL (Jean-Marie),  et PEYRON, 1903, Notice sur Le Faou, Bull. Diocésain d'Histoire et d' Archéologie [BDHA], Quimper, Kerandal. 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

—  BOURDE DE LA ROUGERIE (H.), [1829] 1903. "Restitution de cloches aux paroisses du Finistère", Bulletin Société archéologique du Finistère pages LI-LVIII

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), 1987, Artistes en Bretagne : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Georges-Michel Thomas ; avec la collab. de Tanguy Daniel ; introd. par André Mussat / Quimper : Société archéologique du Finistère , 1987

 

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), Artistes en Bretagne Tome 2, Additions et corrections : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Tanguy Daniel, Georges-Michel Thomas / Quimper : Société archéologique du Finistère , DL 2013

DANGUY DES DESERTS (Mad), 1993, Les cloches du Faou, in bulletin municipal Le Contact.

https://arfaou.net/archives_documents/Bulletin%20municipal/1993/contact041993.pdf

LE PESANT (Michel), 1972,, Un centre d'émigration en Normandie sous l'Ancien Régime. Le cas de Percy. — Bibliothèque de l'École des chartes, t. CXXX (1972), p. 163-225.

 

https://www.persee.fr/docAsPDF/bec_0373-6237_1972_num_130_1_449915.pdf

— DU HALGOUET (Hervé ),1949, « Vieux sons de cloches », Bulletin et mémoires de la Société Polymathique du Morbihan,

http://broceliande.brecilien.org/IMG/pdf/spm_1949_cloches.pdf

—  THOMAS (Georges-Michel), 1981, Fondeurs de cloches du temps passé, Bulletin Société archéologique du Finistère pages 263 à 274.

 

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Published by jean-yves cordier - dans cloches
30 septembre 2018 7 30 /09 /septembre /2018 21:12

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Deux cloches habitent actuellement  le clocher du Faou, la plus récente ayant été fondue par Viel à Brest en 1823, sonnant le Sol#3. La plus ancienne et la plus grosse a été fondue  en 1714, en remplacement d'une cloche fêlée. Elle sonne le Fa#3. 

À la différence des autres cloches de la commune du Faou, réalisées par VIEL ou BRIENS à Brest, ou par LE JAMTEL à Guigamp elle témoigne de l'activité d'un des fondeurs de l'Ancien Régime, Thomas Le SOUEFF, mais il est passionnant de constater que ces quatre familles sont originaires de la Manche, autour de Villedieu-les-Poêles et de Saultchevreuil-du-Tronchet, et qu'elles ont su se déplacer au gré des besoins, tout en créant par mariage des alliances avec des familles normandes de "seintiers". 

 

"Les premières cloches apparurent en Campanie au Ve siècle et les premiers clochers au IXe siècle en Italie. Ils se répandirent au début du XIIe siècle; d'abord indépendants de l'église, véritables tours protectrices 
Au moins depuis la fin du XVe siècle et pendant des siècles les fondeurs de cloches ambulants sillonnèrent la France et l'Europe, transportant de ville en village leur matériel, se réduisant à peu de chose, en dehors de la planchette en bois gravée comprenant lettres, chiffres, éléments de décor et marque. Ils venaient souvent du Bassigny lorrain [ou de la région de Villedieu-les-Poêles]. Ils partaient chaque printemps et faisaient le moulage sur place. Ils signaient les cloches de leur nom suivi de la mention du pays d'origine ou de leur marque.

Au XIXe siècle les derniers fondeurs installèrent des ateliers fixes dans diverses villes comme les Perret à Auch, les Bollée à Orléans. Deux fils Vouillemot s'étaient établis à Montpellier au XVIIe siècle.

Les artisans fondeurs étaient appelés clochetiaux en Lorraine ou seintiers (du latin médiéval sein qui voulait dire cloche; d'où le mot tocsein : toque sein). Ils étaient très considérés et le titre de bourgeois leur était parfois décerné." (d'après geneawiki)

"Autrefois, les cloches étaient fondues au pied du clocher (dans le cimetière). Une fosse de coulée et un four étaient construits sur place.

On fabrique un moule détruit après la coulée. Sur un socle en maçonnerie, on façonne d’abord un noyau en argile armé de filasse, tourné avec un gabarit au profil intérieur de la cloche (la planche à trousser). Cette argile est durcie en allumant un feu doux à l’intérieur de la forme maçonnée. Puis on façonne la forme de la cloche (la fausse cloche) en cire. Cette fausse cloche est démolie après avoir confectionné, séché et enlevé le moule extérieur (la chape) en argile lui aussi.

Les différents motifs de décor, marques du fondeur, signatures ou inscriptions ont été mis en place sur la forme avant la confection du moule extérieur. Le moule est ensuite remis en place pour permettre la coulée du bronze. Après démoulage et polissage, la cloche est prête à être baptisée par l'évêque avant de trouver sa place dans le clocher. Ce travail demande de trois semaines à un mois. Chaque fondeur avait ses méthodes et ses abaques pour les formes et épaisseurs exactes à donner à la cloche pour obtenir la note désirée : il ne peut bien entendu plus être rajouté du métal après la coulée." ( d'après Geneawiki)

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Cliché lavieb-aile 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Cliché lavieb-aile 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Cliché lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Cliché lavieb-aile juin 2023.

 

Description.

 

Selon Danguy des Deserts, elle pèse 1389 livres (630 kg ?) et la hauteur de la cuve est de 87 cm (105 cm avec l'anse) et son diamètre inférieur est de 101,5 cm. Elle sonne le Fa#3.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cloche/4e447a13-5ec6-4245-bfe8-51ba0d4959f9

"Le poids des cloches au XVIe siècle varie de 100 à 600 livres. Dans les églises paroissiales la cloche majeure passe de 1500 livres de moyenne au XVIIe s et à 2000 livres de moyenne au XVIIIe. On cite comme un cas exceptionnel et digne d'admiration une cloche de 4000 livres et de 1,62 m de diamètre, fondue en 1715 pour Lampaul-Guimiliau, par des artisans de Brest, Jean et Jean-François LE BEURRIER de la RIVIÈRE." ( H. du Halgouet)

Sur le mouton en bois sont ferrées les trois anses de la cloche, remarquables par leurs six têtes d'hommes moustachus. La cloche est ornée d'un riche décor en bas-relief sur le vase supérieur, le flanc et le vase inférieur. Elle sonne à la volée par tintement du battant, et par marteau extérieur frappant le bord  depuis l'électrification.

On peut écouter l'enregistrement effecté par Matthieu Jules en 2018, au coup par coup, ou à la volée :

https://www.youtube.com/watch?v=QtI3ybUoT1o

https://www.youtube.com/watch?v=vhJ_wYG7xig

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

 

I. L'INSCRIPTION  DE DÉDICACE SUR LE VASE SUPÉRIEUR .

 

Une longue inscription  se déroule entre les filets sur trois lignes en lettres capitales romaines.  Chaque mot est séparé du voisin  par une hermine ou une fleur de lys, et débute par une croix pattée (après le mot CVRE). Certains mots sont abrégés.

N.B :La ligne haute et la ligne intercalaire comportent plusieurs R isolé ou RE qui doivent être lues comme des adjonctions suscrites, complétant les titres abrégés de Mr et M[essi]re, que j'ajoutent dans la transcription.

Les trois lignes principales :  

 première ligne +  IAY. ESTE. FAITTE. P. SER. A. LEGLISE. DV. FAOV. VENERABLE. ET. DIS.T MI.re FRANCOIS. LVGVERN. RECTEVR. MI.re YVES. MOCAER. CVRE.

deuxième ligne + NOBLE. HOMME. PIERRE. BIGEAVD. S R DE PREVILLE. ET DME MARIE. THERESE.HIACINTHE. FILLOVSE. EPOVSE. DE. Mr. Mre. IVLLIEN. GODEFROY.

troisième ligne  + SEVL. IVGE. DV. FAOV. MONT. NOMMEE. M. re. PAVL. LE. BESCOND. AVOCAT. ET. PROCVREVR. FISCAL. TRESORIER. EN LAN. 1714.

Soit :

« J'ai été faite pour servir à l'église du Faou. Vénérable et discret Missire François Luguern, recteur, Missire Yves Mocaer curé.

Noble homme Pierre Bigeaud, sieur de Préville et dame Marie-Thérèse Hiacinthe Fillouse, épouse de M Julien Godefroy .

seul juge du Faou m'ont nommée Messire Paul Le Bescond avocat et procureur fiscal trésorier. en l'an 1714.»

Nous remarquons déjà que cette cloche n'a pas de nom de baptême, ou plutôt que celui-ci a été omis.. On peut supposer le nom de Marie-Thérèse.
 

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

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Les personnalités mentionnées sur l'inscription.

 

1°) Le recteur : vénérable et discret messire François LUGUERN.

Il figure dans l'église de Rosnoën sur une inscription lapidaire de 1674 avec ses curés (c'est à dire ses prêtres vicaires) Bauguion et Jean Creven. 

François Luguern est né le 19-12-1662 à Rosnoën de Tanguy Luguern et Marie Mallegol, et il décéda à 70 ans le 16-04-1732. 

 

2°) Le curé (vicaire) Yves MOCAER.

La seule indication retrouvée est son signalement dans le BDHA de 1909 (page 138) parmi la liste des vicaires  avec sa période d'activité  entre 1711 et 1724.

3°) Le parrain Noble homme Pierre BIGEAUD, sieur de PREVILLE.

Ce personnage est cité en 1682 par le BDHA dans un extrait d'acte de baptême comme époux de Demoiselle Marie Bernard, marraine :

1682, 3 Décembre : Baptême d'Yves, fils de Jean-François Laferière, et de Dlle Marie Bigeaud, Sr. et dame du dit lieu (il était né dès le 15 Octobre). Parrain, N. G. Yves Ferrière, sieur de Bussé ; marraine, Dlle Marie Bernard, épouse de noble homme Pierre Bigeaud, sieur Desclos.

Nous  trouvons Marie Bigeaud et Françoise Bigeaud   citées en 1689 dans un autre acte de baptême  :

1689, 5 Septembre : Baptême de Jean-Baptiste-François, fils de noble homme François Ferrière et de Dlle Marie Bigeaud (né le 10 Août). Parrain, noble homme Jean-Baptiste Ferrière, Sr. de Kerdonval ; et marraine, Dlle Françoise Bigeaud, dame du Quelennec

 

Il faut distinguer Pierre Bigeaud I , né vers 1630 à Nantes, et décédé le 21 octobre 1696 au  Faou, Sieur des Clos, Fermier Général du Faou, marié avant 1668 avec Marie Bernard ca 1639-1721 dont 12 enfants, et Pierre Bigeaud II, notre homme, le dernier enfant du couple, né le 16 août 1682  au Faou, décédé le 7 janvier 1723 au Faou, à l’âge de 40 ans.

Mad Danguy des Déserts écrit : 

"Pierre Bigeaud, le parrain [de la cloche], était intéressé dans les devoirs et les Billots (impôts sur les boissons alcoolisées). Il décède, célibataire de 40 ans en 1723, dans l'actuelle maison Lennon, place des Halles."

Ses armoiries  sont (Danguy des Deserts) « d'azur à trois glands d'or posés 2 et 1». Elles  figurent sur le flanc de la cloche, avec heaume et lambrequins, dans un écu  en médaillon rond entouré de palmes. Le graveur a pris soin d'indiquer la couleur azur de l'émail du fond par les hachures horizontales conforme au code en usage en héraldique.  

 

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

 

 

4°) La marraine,  dame Marie-Thérèse Hiacinthe FILLOUSE, épouse de M Julien GODEFROY.

 

Marie-Thérèse Fillouse, née le 4 avril 1680 à Landerneau Saint-Julien et décédée  après le 5 décembre 1735  était la fille de Ollivier Fillouse, (1610-1711) sr de Lannivinan et de Claude du Vall, qui demeuraient à Landerneau. Elle avait épousé le 20 juin 1713 à Landerneau Julien GODEFROY DU RHUN, avocat à la cour, sénéchal  du Faou, en second mariage pour  ce jeune père de 3 enfants. Il était le fils de Maître Guillaume GODEFROY, sieur de Keraoulen (ou Trolen) de Landerneau. Il s'était d'abord marié  le 11 janvier 1706 avec Thérèse FERRIÈRE, née à Quimper et fille de Marie BIGEAUD, ... la sœur de notre Pierre BIGEAUD II..

Ses armoiries   d'azur à la licorne d'argent surmontée d'un croissant de même  (Nobiliaire de Pol Potier de Courcy) figurent aussi sur le flanc de la cloche.

Fillouse, sr de Lanriven près Landerneau, — de Kergorez, — de Kerambriz. D’azur à la licorne d’argent, surmontée d’un croissant de même. (Arm. 1696). Catherine, épouse en 1668 Hervé Simon, sr de Kerbringal. .

 

Comme pour les armoiries de Pierre Bigeaud, celles de la marraine  figurent  avec heaume et lambrequins, dans un écu  en médaillon rond entouré de palmes, et le graveur a pris soin d'indiquer la couleur azur de l'émail du fond par les hachures horizontales. Une tête d'angelot ferme, en bas, les volutes du cartouche.

La licorne a un corps de cheval.

 

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

Un quatrième blason honore indirectement Julien Godefroy puisqu'il porte les armoiries de la Vicomté du Faou,  d'azur au léopard d'or 

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

 

 

5°) Paul Le Bescond avocat et procureur fiscal trésorier. 

Un Joseph Le Bescond a été vicaire au Faou de 1722 à 1728.

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

Clichés complémentaires de l'inscription. Les décors : angelots, hermines, fleurs de lys, ponctuation entre mots par deux points en losange.

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.

 

II. L'INSCRIPTION BASSE : LA SIGNATURE DU FONDEUR.

 

TH. / LE / SOVEF / ME /FECIT.

"TH. Le Souef me fecit" que je transcris par "Thomas Le Soueff me fit."

Chaque barre / correspond à une hermine, alternée avec une fleur de lys, comme sur l'inscription haute. Celle-ci débute par une tête d'angelot.

Que savons-nous de ce fondeur ? La plupart des informations ont été trouvées par Georges-Michel Thomas dans son dépouillement des archives, dont il a publié les conclusions en 1981 :

"Les Le Soueff semblent avoir eu trois branches en Bretagne.

— François Le Soueff, établi à Vannes, rue Saint-Yves, fondit une cloche pour Guéhénno (Morbihan) le 12 mai 1675 et deux pour Plumelin (Morbihan) le 10 août 1690.

— Julien Le Soueff s'établit à Quimper où il s'éteignit en 1690, laissant sa succession à son fils Jean.

— Jean Le Soueff fondit en 1691 la cloche de Briec, qui était fendue en 1782, celle du Cloître-Pleyben en 1696, celle de Saint-Thégonnec en 1697. Il s'établit à Brest en 1701, année où il fondit, avec Le Moyne, la cloche Corentin pour la cathédrale de Quimper.

« Ce jour de mercredy, 25 may 1701, la cloche nommée Corentin, fut solennellement bénite par Mgr. l'Ill..me et Rév..me évesque, François de Coetlogon, accompagné et assisté de tous les messieurs du chapitre, en la chapelle de la Madeleine, en l’église de St Corentin, et pour la nommer conjointement avec luy, mondit seigr. évêque, a choisy madame Janne du Louet, dame douarière, présidente de Guilly. Ladite cloche, fondue par les sieurs Soüef et Le Moyne, fondeurs du roy à Brest, s’est trouvée pezer 3.901 l. ; et ont eu lesdits fondeurs, pour l’oeuvre de main, la somme de 800 l. et 15 sols par livre, pour les 225 livres d’augmentation de métal. — Signé : A. F. de Coetlogon, grand archidiacre ; Jan de Kermellec, archidiacre de Poher ; Jean Callier ; Anne Bernard Pinon » (Déal du chapitre de 1696-1707, f° 64). http://www.infobretagne.com/quimper-fondeurs.htm

Remarquons cette collaboration entre Le Soueff et Le Moyne, puisque cette dernière famille de fondeur est également originaire de Villedieu-les-Poêles. Pierre-Antoine Le Moyne reçut en 1693 l'autorisation royale de se qualifier "maître fondeur de l'artillerie des vaisseaux du Roy".

Je peux ajouter la cloche fondue en 1678 par I LE SOUEF (Jean ou Julien) pour l'église de Riec ; elle pesait 1600 livres. Elle portait l'inscription :

Ad majorem Dei Beatœque Virginis Mariae Gloriam necnon ad honorem Sancti Petri Apostolorum Principis, , hujus Ecclesae de Riec patroni perpetui, DD. hanc. campa­nam D. Alanus de Guer, Marchio du Pontcallec, etc.: in , memoriari1 pietatis sure reternam cum benedictionibus solemniter adhibitis.

Anno 1678 F par M.I. Le Souef, fondeur.

 

Thomas Le Soueff (ou Souef, ou  Le Soefve).

Selon G.M. Thomas (SAF 1981) :

"Maître fondeur du roi, Thomas Le Soueff naquit à Quimper, paroisse du Saint-Esprit de père et mère originaires de Villedieu-les-Poêles. Il épousa à Vannes (Saint-Patern) le 8 septembre 1689 Jeanne Le Douarin, âgée de 24 ans et veuve de Jacques Le Beurrié et de cette union virent le jour Catherine-Jeanne et Marie, toutes les deux nées à Quimper en 1691 et 1694, puis Isabelle (1701), Renée-Antoinette (1697-1762), Gabrielle (1697-1738), Elisabeth (1699-1762), Jacques (1701-1730) et Arnould (1702). Les actes d'état-civil montrent que la famille était installée à Brest au quartier des Sept-Saints entre 1699 et 1702, puis rue Saint-Louis vers 1762. [Dans son acte de mariage, il est qualifié de "Maître fondeur de cloches demeurant dans la paroisse du Saint-Esprit à Quimper", et les époux d' "honorables gens" Archives du Morbihan p.489 ]

La famille Le Beurrier était originaire de La Colombe, tout près de Villedieu-les-Poêles :

"Jacques BEURIER DE LA RIVIÈRE, (alias LE BEURIER). Fondeur à Brest, puis à Vannes, et époux de Jeanne Le Douarain. Il fit, en 1683, deux cloches pour l'abbaye de Lanténac, et mourut en 1686. Son fils posthume, Jean-François, né à Vannes le 15 novembre 1686, devint fondeur à Vannes. Quant à sa femme, Jeanne Le Douarain, elle se remaria au fondeur Le Soueff. Le frère de Jacques, Etienne Beurier, était également fondeur. On doit à la famille Beurier de nombreuses cloches du Finistère, entre autre à : Lampaul-Guimiliau en 1715, Bodilis en 1719, Saint-Pierre-Quilbignon en 1720, Saint-Eloi de Plouarzel en 1729. Jean et Jean-François sont qualifiés de fondeurs du Roy."

Installé à Landerneau puis à Brest, Thomas Le Soueff fondit, en 1699, à Saint-Thomas de Landerneau, une cloche mal faite par Troussel et qui avait entrainé un procès. Il perçoit 583 livres pour ce travail.

La même année, il fond une cloche pour Lochrist au Conquet pour 349 livres et une pour la chapelle Saint-Christophe, dans la même paroisse, petite cloche qui lui vaut 36 livres.

"Le Sr Le Soueff, maître fondeur, de Brest, promet de refondre la grande cloche de Lochrist pour le prix de 4 sols la livre. La dite cloche sera pesée avant de la fondre et lorsqu'elle sera refondue; si elle se trouve moins pesante, le Sr Le Soueff ...".

En 1700, il fournit un bénitier de métal à Saint-Thomas de Landerneau, payé 10 livres 10 sols, et une cloche pour Plouguerneau, en 1704. Payée 150 livres, elle fut refondue en 1890.

En 1706, cloche pour Plougourvest et en 1707, une autre pour Lanhouarneau. La même année, résidant à Landerneau, il fournit à Plougastel-Daoulas une cloche payée 519 livres 16 sols et qui, faite à Landerneau, fut transportée en voiture jusqu'à Passage moyennant 21 livres 20 sols, puis du Passage à l'église pour 20 sols.

Il est toujours à Landerneau quand il fond, en 1708, une cloche pour Bodilis, pesant 231 livres payée 20 sols la livre. et placée au-dessus de la sacristie pour sonner la messe.

En 1711, il travaille pour Plouzané et pour Plougoulm, et l'année suivante, il fond une cloche pour l'église du « Prêcheur » , paroisse de Saint-Joseph à la Martinique. Le Faou lui commande une cloche en 1714 et lui verse 487 livres 5 sols (Arch. Dep. Finist. 63 G13)."

Note personnelle : René Couffon mentionne aussi une cloche de 1712 pour Plouha , et envoyée à la refonte au XIXe siècle, et sur laquelle « le fondeur de Brest, Thomas Le Soueff, avait même copié la légende italienne de la médaille qui lui avait servi de modèle :  Allegreza del cielo e délia terra. "

"Nous n'avons trouvé aucune trace de son décès dans les paroisses brestoises. Nous savons seulement qu'en 1719, il habitait toujours Brest, rue Traverse des Carmes, et que sa situation financière était loin d'être brillante : il ne payait qu'une livre de capitation.

En dehors de son métier de fondeur, il avait été l'adjudicataire d'une pompe à incendie, vers 1710, pompe payée 1500 livres."

En 1726, sa veuve Jeanne Le Douarin demeure rue Saint-Louis à Brest :

"-au logis couvert d'ardoise, avec appentis et jardin, possédé par Jean Le Douarin, maître sellier (1672) et par Renée Poupart, sa veuve (1687), cédé par elle, avec tout les héritages provenant tant de la succession de son mari que des acquêts de leur communauté , i Yves Grignon, maître peintre, travaillant pour S. M. au port de Lorient et y demeurant, époux de demoiselle Yvonne Le Douarin, et à Thomas Soueff, maître fondeur, travaillant pour S. M au port de Brest et ailleurs , demeurant ordinairement en la ville de Quimper, époux de Jeanne Le Douarin (1693), vendu partiellement, sous forme de moitié d une grande maison, par la dite Jeanne Le Douarin, veuve Thomas Soueff, demeurant ordinairement à Brest, rue Saint-Louis, à Pierre Quennec , jardinier et Perrine Duvau, au prix de 1,200 1. (1726)" (Arc. dép. Morbihan)

Des LESOUEF sont mentionnés dans la Manche à Saultchevreuil-du-Tronchet (rattaché à Villedieu-les-Poêles), à Soulles (entre Villedieu et Saint-Lô), à Notre-Dame-de-Cenilly, (voisin de Soulles), à Gieville (id), à Domjean, Maupertuis, Le Guillain, Gavray, Hambye, Cerisy-la-Salle, etc...

 

Les cloches du Faou et les fondeurs de cloche du Finistère. I :  Thomas Le Soueff 1714.
La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

 

L'inscription est placée sous un calvaire à cinq degrés encadré par deux médaillons du Christ et de la Vierge. Une devise est inscrite sous chaque médaillon.

 

Ce sont les reprises par moulage des deux faces d'une médaille (des Etats pontificaux du Vatican ? Jubilée de 1650 ?) : celle du Christ de profil porte SOLE CLARIOR "plus brillant que le soleil", et celle de la Vierge de profil, voilée, porte PVLCHRA UT LVNA, "plus belle que la lune". On en trouve la trace dans plusieurs collections de numismatique.. ou en vente sur Ebay.

 

 

Ces médailles ont, évidemment, un grand intérêt. Auraient-elles été procurées par la marraine? C'est en tout cas un usage attesté par Thomas Le Soueff sur deux de ses cloches, celle de Plouha, et celle du Prêcheur de 1712. Et dans ce dernier cas, ce sont également deux faces portant les profils du Christ et de la Vierge.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.


 

 

 

 

Terminons par les six têtes aux superbes moustaches décorant l'anse.

 

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile septembre 2018.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

La cloche de 1714 de l'église Saint-Sauveur du Faou. Photographie lavieb-aile juin 2023.

 

 

RAPPEL :

Installé à Landerneau puis à Brest, Thomas Le Soueff fondit les cloches suivantes

1691 Briec  :

"La cloche du côté Nord a 25 pouces de hauteur sur 30 pouces de diamètre, elle ne porte aucun écusson, mais l'inscription suivante : ANNO : DNI : 1691 : LVDOVICO : MAGNO : XIV° : REGNANTE : ILLMO : DD :FRANCISCO : DE : COETLOGON : DIOECESIM : CORISOPITEN : GUBERNANTE : JOANNES : HVELVAN : SACR : FACULT : PARISIEN : BACCALAUREVS : THEOLOGVS : DOMVS : SORBONAE : NEC : NON : PAROCHIAE : BRIZIEC : RECTOR. Au bas est écrit : T. LE : SOUEFF : FONDEVR : Au milieu, côté du Nord : IHS. Côté du Midi, dans un médaillon circulaire de 4 pouces de diamètre, la Vierge avec l'Enfant-Jésus dans ses bras, assise sur des nuages.

Sur la seconde cloche, du côté du Midi, qui a 27 pouces de haut et 31 pouces de diamètre, est écrit : SIT : NOMEN : DOMINI : BENEDICTVM : 1702. Sans armoiries, mais elle porte une croix sous laquelle on lit FRANCOIS : LE : MOYNE : FONDEVR. De l'autre côté, est une Vierge en pied ayant les mains jointes. Cette cloche est éclatée." (Abgrall, 1904)

1699, Saint-Thomas de Landerneau, (perdue)

1699 Lochrist au Conquet (perdue)

1701, cathédrale de Quimper, 3901 livres (1909 kg ?) [fondeur Le Soueff  sans précision de prénom, et Le Moyne ]. (perdue)

 

« Ce jour de mercredy, 25 may 1701, la cloche nommée Corentin, fut solennellement bénite par Mgr. l'Ill..me et Rév..me évesque, François de Coetlogon, accompagné et assisté de tous les messieurs du chapitre, en la chapelle de la Madeleine, en l’église de St Corentin, et pour la nommer conjointement avec luy, mondit seigr. évêque, a choisy madame Janne du Louet, dame douarière, présidente de Guilly. Ladite cloche, fondue par les sieurs Soüef et Le Moyne, fondeurs du roy à Brest, s’est trouvée pezer 3.901 l. ; et ont eu lesdits fondeurs, pour l’oeuvre de main, la somme de 800 l. et 15 sols par livre, pour les 225 livres d’augmentation de métal. — Signé : A. F. de Coetlogon, grand archidiacre ; Jan de Kermellec, archidiacre de Poher ; Jean Callier ; Anne Bernard Pinon » (Déal du chapitre de 1696-1707, f° 64).

1704,  Plouguerneau, en 1704. (refondue)

La cloche Joséphine-Françoise 1704-1890 Bronze (d. : 120 cm)  Objet classé au titre des monuments historiques le 28/12/1942
La Joséphine-Françoise est la plus petite des cloches de l’église. Fondue une première fois par I. Le Souef, elle reçoit pour son baptême le parrainage de Vincent-Gabriel, baron de Penmarc’h, et de Marie-Gabrielle de Kerangar, vicomtesse de Carné de Koad-Kenan. Elle est refondue sous le rectorat de Jean Favé. Cette cloche est accompagnée de Jeanne-Françoise, depuis 1835, de Marie-Françoise, depuis 1897, et de Thérèse-de-l’Enfant-Jésus, depuis 1926. (Bretagne découverte)

1706,  Plougourvest (perdue)

1707,  Lanhouarneau. (perdue)

1707 Plougastel-Daoulas (perdue)

1708, Bodilis, pesant 231 livres. (perdue)

1711,  Plouzané . (perdue)

1711,  Plougoulm, église Saint-Colomban. Signalée perdue vers 1950 pas Couffon, et en place par le site de la mairie.

"Dans la tour se trouve une cloche de 1711, fondue par Th. Le Souef et timbrée des armoiries de Mgr Jean-Louis de la Bourdonnaye (évêque de Léon), des Le Borgne et des Kermenguy." (Roscoff tourisme)

1712 « Le Prêcheur » à la Martinique. 560 kg, Diam. 99,5 cm. Note : Fa Sans nom. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra... et Refugium peccatorum . Anse  à têtes . Inscription débutant par une croix: Chaque mot est séparé par une petite fleur de lys.

1712, Plouha 757 kg, diam. 91 cm , nom Pierre-Marie. Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions allegreza del cielo et del tierra  et Refugium peccatorum ora pro nobis. Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine. Cloche perdue.

1714 Le Faou 1389 l (679 kg?) , diam. 101 cm, sans nom.  Croix entourée de deux médaillons de la Vierge et du Christ avec inscriptions  à déchiffrer.   Inscription débutant par une croix et dont  chaque mot est séparé par une petite fleur de lys et une moucheture d'hermine.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie), 1883, "Inscriptions de quelques cloches anciennes du diocèse de Quimper", Bulletin Société archéologique du Finistère pages 304-306.

 ABGRALL (Jean-Marie), 1890, "Inscriptions de cloches" , Bulletin Société archéologique du Finistère pages 281-285.

 ABGRALL (Jean-Marie),  et PEYRON, 1903, Notice sur Le Faou, Bull. Diocésain d'Histoire et d' Archéologie [BDHA], Quimper, Kerandal. 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1909.pdf

 BOURDE DE LA ROUGERIE (H.), [1829] 1903. "Restitution de cloches aux paroisses du Finistère", Bulletin Société archéologique du Finistère pages LI-LVIII

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), 1987, Artistes en Bretagne : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Georges-Michel Thomas ; avec la collab. de Tanguy Daniel ; introd. par André Mussat / Quimper : Société archéologique du Finistère , 1987

—  CASTEL (Y.P.), DANIEL (T.), THOMAS (G.M.), Artistes en Bretagne Tome 2, Additions et corrections : dictionnaire des artistes, artisans et ingénieurs en Cornouaille et en Léon sous l'Ancien Régime / Yves-Pascal Castel, Tanguy Daniel, Georges-Michel Thomas / Quimper : Société archéologique du Finistère , DL 2013

— DANGUY DES DESERTS (Mad), 1993, Les cloches du Faou, in bulletin municipal Le Contact.

https://arfaou.net/archives_documents/Bulletin%20municipal/1993/contact041993.pdf

— LE PESANT (Michel), 1972,, Un centre d'émigration en Normandie sous l'Ancien Régime. Le cas de Percy. — Bibliothèque de l'École des chartes, t. CXXX (1972), p. 163-225.

A partir d'un lot de 609 émigrants relevés exclusivement dans les minutes anciennes d'un notariat rural, celui de Percy en Basse- Normandie, l'auteur a entrepris d'étudier entre 1560 et 1749, et plus particulièrement à Percy et dans trois paroisses limitrophes, un mouvement de population caractérisé par des départs définitifs comme par des absences saisonnières, moins bien connues, qui touchait toute une région axée sur Villedieu, centre de chaudronnerie, et Gavray, spécialisé dans la fabrication des tamis. Il s'exerçait dans trois grandes directions vers lesquelles les émigrants se répartissaient en fonction de leurs activités professionnelles. La Bretagne et surtout les diocèses bas-bretons étaient le principal centre d'attraction où les poêliers jouaient le premier rôle à côté de quelques autres marchands et des représentants de divers menus métiers ; les deux autres courants suivis seulement par les tamisiers gagnaient les pays du centre de la France (Bourbonnais, Marche, Limousin, etc.) et ceux du nord tant en France (Artois, Flandre) qu'à l'étranger (Pays-Bas, Provinces-Unies et Allemagne). Les modalités et l'ampleur de ce phénomène sont étudiées ; en Bretagne, le poids de cette émigration n'est pas douteux tant du point de vue de l'histoire économique que de celle de la société ; en Normandie, elle manifeste la vocation industrielle et commerciale de certaines aires rurales.

C'est aussi une lignée de fondeurs de cloches que j'ai suivie à Vannes avec les deux frères Le Beurier. Venus de La Colombe, ils sont arrivés vers 1684 et se sont vite mariés, Jacques avec une Bretonne, Jeanne Le Douarain, qu'il laissa veuve en 1686 et qui contracta en 1689 une nouvelle union avec Thomas Le Souef, un fondeur de cloches quimpérois d'origine normande ; Etienne dont la femme, Suzanne Delabaye, appartenait aussi à une famille de poêliers normands, en eut plusieurs enfants, une fille qui épousa un chirurgien, un fils qui entra dans les ordres et Joseph Le Beurier qui, après la disparition de son père en 1719, continua à fondre des cloches jusqu'à sa mort en 1734.

https://www.persee.fr/docAsPDF/bec_0373-6237_1972_num_130_1_449915.pdf

LE PESANT :

 

DU HALGOUET (Hervé ),1949, « Vieux sons de cloches », Bulletin et mémoires de la Société Polymathique du Morbihan,

http://broceliande.brecilien.org/IMG/pdf/spm_1949_cloches.pdf

 THOMAS (Georges-Michel), 1981, "Fondeurs de cloches du temps passé", Bulletin Société archéologique du Finistère pages 263 à 274.

Google

— Inventaire général du Patrimoine :

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/presentation-du-canton-du-faou/d18fd0cc-1825-455d-a90c-1a7b4ee440da

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cloche/4e447a13-5ec6-4245-bfe8-51ba0d4959f9

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palsri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IM29003540

— Le Télégramme :

https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20070126&article=13554139&type=ar

— COUFFON (René), 1988, Notice

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/FAOURUME.pdf

— LE MEN, 1877, Monographie de la cathédrale de Quimper

http://grandterrier.net/wiki/images/1/1d/MonographieCath%C3%A9draleQuimperLeMen-Transcription_NB.pdf

SOUEF et LE MOYNE. « Ce jour de mercredy, 25 may 1701, la cloche nommée Corentin, fut solennellement bénite par Mgr l’Illme et Révme évesque, François de Coetlogon, accompagné et assisté de tous les messieurs du chapitre, en la chapelle de la Madeleine, en l’église de St Corentin, et pour la nommer conjointement avec luy, mondit seigr évêque, a choisy madame Janne du Louet, dame douarière, présidente de Guilly. Ladite cloche, fondue par les sieurs Soüef et Le Moyne, fondeurs du roy à Brest, s’est trouvée pezer 3,901 l. ; et ont eu lesdits fondeurs, pour l’œuvre de main, la somme de 800 l. et 13 sols par livre, pour les 225 livres d’augmentation de métal. — Signé : A. F. de Coetlogon, grand archidiacre ; Jan de Kermellec, archidiacre de Poher ; Jean Callier ; Anne Bernard Pinon (2)326. »

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Published by jean-yves cordier - dans cloches XVIIIe siècle Chapelles bretonnes.

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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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