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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 17:39

Temps pluvieux ce 7 septembre à l'Aber de Crozon : ni libellule ni papillon, si ce n'est ce Talisman, ou Anguleuse, ou Timandre aimée, la Timandra comae :  un papillon de nuit à livrée rose-fuschia pour ce temps gris.

 

 

DSCN1340

 

   Cette Timandre est une femelle, mais je profite de sa rencontre pour citer le Timandre de La Fontaine dans son opéra Galatée, où ce berger amant de sa Climène chante :

 

 

    Brillantes fleurs, naissez,

Herbes tendres croissez

Le long de ces rivages;

Venez petits oiseaux

Accorder vos ramages

Aux doux bruits de leurs eaux.

 

Clymène sur ces bords

Vient chercher les trésors

De la saison nouvelle

Messagers du matin

Si vous voyez la belle

Chantez sur son chemin.

 

Et vous charmantes fleurs,

Douces filles des pleurs

De la naissante Aurore,

Méritez que la main

De celle que j'adore

Vous moissonne en chemin.

 

 

 

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 16:38

  Doté de mon filet à papillon tout neuf, j'allais explorer les bords de l'étang de Pontavennec à Saint-Renan : de grosses libellules bleues passaient en vrombissant, multipliaient les acrobaties aériennes et me narguaient. "Des Anax, des anax", me disais-je puisque c'était les seuls que j'avais déjà photographiés.

    J'essayais de les attraper en faisant tournoyer ma manche à vent dans leur direction, et comme elles devaient se moquer de ce Tartarin !

    Mais l'une se posa sur la feuille d'un saule : tel Roger frappant de sa lance le dragon et délivrant Angélique pâmée, je projetait de toute mes forces l'épuisette vers sa cible, et dans une grande volée de feuilles, j'aperçus, belle et bien prisonnière de la blanche mousseline, le fier odonate : je le photographiait puis, généreux, magnanime, en un geste sublime, je le rendis à son cher azur.

   Ce ne fut qu'au soir que je constatais que ma prise n'était pas un Anax, mais un autre Aeshnidae, Aeshna cyanéa, l' Aeschne bleue.

 

En Bretagne nous pouvons voir en début de saison l'Aeschne printannière, puis les Aeschnes affine, mixte, bleue (la plus répandue), et l'Aeschne paisible, Boyeria irene.

 

Le nom, emprunté au latin scientifiqueaeshna "insecte de l'ordre des odonates" par Fabricius, attesté sous la forme aeschna en 1802,œshna en 1805 sous la plume de Cuvier et œschnepar J.B.Lamarck en 1809, est du genre féminin et se prononce selon le Larousse esk-ne. Alors que les lettres sch se prononcent ch dans deux tiers des mots, elles se prononcent [sk ] dans Æschne comme dans schizophrénie ou scherzo. (site Le français en vrac)

 

La ligature æ se prononce è comme dans chèvre et non é comme dans ex æquo ou et cætera. Mais en pratique odonatologique ces lettres collées ne sont pas utilisées, peut-être pour éviter la pénible utilisation du alt+0230 ou alt + 0198 sur le clavier .

 

Quoiqu'il en soit voici l'animal :

 

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 Cette image aux allures de personnage de dessin animé nous permet de regarder les trois ocelles ou yeux simples, disposés en triangle au devant des yeux et qui sont sensibles à la variation de luminosité, les deux petites antennes à sept articles, qui contiennent un organe d'orientation et d'équilibre comparable à notre oreille interne puisqu'il est équipé de cellules doté de statolithes et analysant les déplacements de ces petits cailloux.

   Le plus visible, ce sont les yeux, juxtaposition de 28000 "facettes", soit autant d'unités fonctionnelles nommées ommatidies: La caractéristique des yeux des aeschnes est d'être jointif sur une partie importante de leur circonférence.

 

 

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    L'aeschne bleue s'identifie notamment par ces deux taches claires  ovales sur le dessus du thorax.

 

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    Les ptérostigmas sont sombres :

 

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  Un autre indice d'identification est la fusion des taches colorées en une seule tache bleue sur les deux derniers segments : de beaux émaux turquoises...

 

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Peu après, j'en attrapais une autre : allais-je à nouveau lui imposer une dissection photographique ?

Un ou deux clichés et  je la relâchais ...sans me rendre compte que j'avais affaire à une Aeschne mixte, plus petite et de coloris bien différent avec son thorax roux rayé comme les frères Dalton de deux bandes jaunes.

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 08:24

 Dans mon jardin, au pied de mon chêne, le plus terrible des enfants que Nature eût porté jusque-là dans ses flancs : l'agent défoliateur n°1, capable de réduire à la calvitie complète les arbres de dizaines de milliers d'hectares, la Spongieuse, le " Bombyx" disparate (ainsi nommé car la femelle est aussi blanche, aussi bedonnante et  aussi rétive au vol que le mâle est svelte, sombre, et bon voilier),

 

    C'est lui, ou ses oeufs plus exactement, que l'entomologiste amateur Etienne Léopold Trouvelot ramena d' Europe à son domicile de Boston, 27, Myrtle Street : à l'occasion d'un orage, les chenilles s'échappèrent et ainsi Gypsy moth s'introduisit en Amérique où il fut, et où il reste, malgré toutes les méthodes d'éradication, le ravageur le plus important des forêts de feuillus des Etats -Unis.

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 15:55

Je viens de recevoir un filet à papillon que je vais étrenner à Bodonou et à l'étang de Pontavennec. C'est bien amusant et un peu cruel . Les seuls papillons que je vois sont le Myrtil et le Tircis, aussi je me fais la main sur les libellules : Calopterys, agrions, sympétrum. j'apprends à les démailler en prenant leurs ailes entre pouce et index.

   Voici ma prise : je la photographie sous toutes les coutures, profitant de l'aubaine de m'en approcher sans qu'elle ne s'envole, puis je la relâche : elle se pose sur la première tige venue, et je constate que ma prise a laissé un mauvais pli à l'une des ailes; j'essaye maladroitement de la déplisser.

   De retour à la maison, je cherche à l'identifier. Voyons voyons : ptérostigmas bruns clairs...yeux rouges... nervures rouges peut-être... amorce des ailes teintée de jaune...pattes jaunes et noires... je ne parviens à la faire entrer que dans une seule identification : le sympétrum à nervures rouges, ou Sympétrum de Fonscolombe, Sympetrum fonscolombii . Eh bien, pourquoi pas?

 

 .... Pourquoi pas? Parce que le front n'est pas rouge, parce que la partie inférieure des yeux n'est pas bleue, parce que les ptérostigmas ne sont pas bordés de nervures noires.

  

 

 

 

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Mais qui est ce Fonscolombe ?

 

Hippolyte Boyer de Fonscolombe (1772-1853) est issu d'une riche famille de drapiers aixois dont le château du XXVIIIème , dans la vallée de la Durance, à 15 km d'Aix est actuellement situé au sein d'un domaine viticole produisant l'un des fleurons d'un AOC  Coteaux d'Aix en Provence.

   Mentionnons dans sa descendance Emmanuel de Fonscolombe, musicien, compositeur, nommé "Baron de La Môle" par Napoléon III, qui fut l' arrière grand-père d'Antoine de St Exupéry.

    Mais notre Hippolyte fut un grand entomologiste du Midi de la France, auteur d'un "calendrier de faune et de flore pour les environs d'Aix ", Aix 1845, botaniste créateur du parc du château de Fonscolombe, et c'est son patronyme (Boyer) qui a servi à baptisée l' Aeshne paisible, Boyeria irene.

   Son nom est associé aussi au Coenagrion caerulescens, (Fonscolombe 1838) et à l'Orthetrum brunneum (Fonscolombe 1837)

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 10:24

Elle est rusée, cette orthétrum réticulée, elle a de la bouteille, ce n'est pas à elle qu'on apprendrait à faire des grimaces : elle a blanchi sous le harnais, ou plus précisément elle a perdu la belle robe or et noir pour un manteau sombre moins coquet, aux manches usées, aux ourlets élimés, qui a le mérite d'être  discret. Elle traversait la prairie, évitant avec art l'épeire et son piège, inspectant les eupatoires et les carottes , survolant les ronciers,

              "longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse" 

    lorsque je la vis fondre en piqué , avec la même vivacité qu'une passante ayant repéré en rayon la robe d'été en solde dont elle n'a pas besoin, sur un pauvre Myrtil qui rêvait sur un trèfle.

   Elle le plaqua contre une tige et le dévora séance tenante.

 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 18:28

Des images de deux mâles de Cordulegaster boltonii qui ont accepté d'interrompre leurs patrouilles le long de la petite rivière de l'Aber à Crozon pour se prêter à une brève séance de pose :

 

 

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 15:31

J'avais vu mon premier Machaon à la pointe de Talagrip ( St Nic) et j'avais appris que ses chenilles se nourrissaient de fenouil, aussi pendant toutes mes ballades côtières de l'été j'inspectais chaque pied de fenouil sauvage, mais en vain : pas de papillon, pas de chenille sur la belle plante vert-anis.

   Je me décidais à revenir à Talagrip et la première chose que je vis sur le talus du parking, ce fut une inflorescence de Foeniculum vulgare ( je ne latinise pas pour étaler une science dont je suis dépourvu, mais pour éviter des répétitions lassantes ) et arpentant une tige en la broutant d'un air méditatif, une belle et dodue chenille verte et orange !

    Cinq mètres plus loin, c'était une vraie nurserie ...et là encore, et puis là, et là !  Des chenilles de toutes tailles, à tous les stades de développement.

 

    La chenille de Machaon qui vient d'éclore est toute noire. Elle va passer par des mues successives qui vont lui permettre d'atteindre la taille de la chenille adulte, or en deux semaines elle peut multiplier son poids par mille.

   L'ensemble de sa maturation de l'oeuf à la chrysalide dure trois semaines dans les conditions optimales.

    A un premier stade elle complétera sa tunique noire par des taches rouges sur le dos et une zone plus claire

au milieu lui donnant un aspect de fiente d'oiseau peut-être capable de repousser les prédateurs.

   Un autre stratagème pour repousser les intrus, c' est l'osméterium, sorte de limace bifide orange situé derrière la tête et qui surgit en émettant une odeur épouvantable (dit-on, car je n'ai rien perçu) en cas de plan Orsec : j'en obtins le déploiement en la persécutant avec une brindille, et je vis la chenille brandir cette arme en la faisant tournoyer tout en se contorsionnant, mais ce fut très rapide et donc difficile à photographier, d'autant que cette self-défense semble à usage unique.

 

 

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   Puis après la mue elle deviendra verte et noire à points orange en "picots", en gardant sa marque blanche centrale;

En croissant, elle perd cette région blanche et prend une belle livrée vert-anis, à taches noires et orange : elle est prête pour la nymphose.

 

   Pour ma part je constate sur mes clichés un stade où elle présente des rayures blanches et noires  qui lui donnent un  pelage de tigre et des "picots" jaunes; sa tête est translucide. Ici, on voit l'enveloppe de la mue qu'elle abandonne :

 

 

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  D'autres présentent des  picots noirs :

 

 

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On voit les quatre fausses pattes abdominales à fonction de ventouse, et les valves anales par lesquelles, plus tard, elle se fixera à un support pour débuter la nymphose

 

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La voici en fin d'évolution : vraiment superbe :

 

 

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On voit ici ses vraies pattes thoraciques, celles qui persisteront chez le papillon.

 

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  Deux jours plus tard, elle a fabriqué un petit tampon de soie bien collé à la tige de son ombellifère préférée et y a fixé ses valves anales. Je remarque que toute la tige est manchonnée. Elle a débuté la confection du baudrier avec lequel  elle va se suspendre, tel un véliplanchiste à son os à souhait (wishbone en ingliche), à son support.

 

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Le 4 septembre, la métamorphose est complète  : c 'est une chrysalide.

 

   Il y a des chrysalides vertes et d'autres grises, peut-être en fonction de la couleur de leur support; il est des chrysalides qui hivernent et d'autres qui libèrent leur reclus après une retraite de trois semaines. 

 

Celle-ci va bientôt prendre une teinte verte à pointes jaunes et à reflets dorés, pour justifier l'étymologie de son nom : du grec khrusos, doré, comme la bouche de St Jean Chrysostome.

 

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Le 5 septembre, le processus se poursuit. Mais je trouve son amarrage bien fragile et mal fagoté: elle pivote de droite et de gauche dés qu'on remue un peu la tige, je ne voudrai pas me mêler de ce qui ne me regarde pas ni me permettre de dire qu'elle semble filer un mauvais cocon mais comment ce bout de ficelle dont elle s'est ceinturée va-t-il résister au coups de vent de septembre?

 

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25 août 2010 3 25 /08 /août /2010 19:49

Calopteryx splendens : un accouplement.

 

   J'avais, sur la même rivière de Pont-l'Abbé, observé les parades territoriales des mâles rivaux de Calopéryx vierges (ailes entièrement bleues) et Caloptéryx éclatant  Calopteryx splendens (ailes mi-bleues, mi-transparentes).

    Cet emplacement stratégique avait été conquis par un Splendens, et il attendait une femelle qui ne tarderait pas à être séduite par ces plantes aquatiques idéales pour y déposer ses oeufs. L'abdomen relevé, affichant  la couleur blanche de son catadioptre, il jouait aussi gagnant qu'un seduttore faisant la passeggiatta.

 

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De temps à autre il en faisait un peu plus en déployant ses ailes.

 

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   Cela ne tarda pas, et ils se trouvèrent une feuille de ronce surplombant la rivière ;

 

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L'Ecaille chinée

  C'est l'époque où elle ne résiste pas aux Eupatoires à feuille de chanvre : dérangée, elle a filé vers une Ronce.

 

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Le Thécla du bouleau.

 

 

  Il est descendu de son Olympe (les cimes des arbres) pour goûter à l'ambroisie servi sur un Fenouil, et il savourait son plaisir, immobile, exposé aux rayons de Phoebus. Une chance pour moi que ce moment d'ivresse, car c'est un papillon qui se laisse rarement observer.

 

 

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J'en ai vu deux autres à Crozon le 29 août, l'un à l'Aber, dont les ailes ouvertes m' ont donné un aperçu du recto, l'autre, aux ailes très abimées, à Goulien : tous les deux en milieu humide près de saules, posés sur des fleurs.

 

 

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La Leptophye ponctuée

 

 

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la lame recourbée de son postérieur est  son oviscapte : c'est une femelle.

 

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   Le Sphinx gazé, Hemaris fusciformis 

 

Pas facile à prendre, l'ami vrombissant ! Il est attiré par les fleurs bleues, et il est venu taquiner l'épilobe, mais très vite il est reparti vers le sommet des arbres, et je n'ai pu réussir (ou rater ) à prendre que ces fugaces preuves de son passage : ailes transparentes à bords rouges, abdomen rouge, blanc et jaune et enfin noir.

 

   C'est un macroglossinae ( à grosse langue), et on voit comment il l'enroule sitôt qu'il ne pompe pas le nectar de chaque calice.

 

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La ponte de Sympetrum sanguineum.

 

C'est un spectacle amusant : Madame Sympetrum pond en courbant très rapidement son abdomen sur une herbe et en y fichant son oeuf, passant à une autre, puis à une troisième, sous le contrôle actif du mâle qui l'a saisie par ses pinces et  s'assure ainsi que ce sont bien les oeufs fécondés par son sperme, et non par celui d'un rival, qui vont éclore.  Ils sont comme ça, les mâles lépidoptères. Mais c'est que les femelles, elles sont comme ça  aussi, il faut les tenir !

 

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  On voit l'oeuf poindre ici  à l'extrémité de l'abdomen :

 

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Une jolie punaise : Acanthosoma haemorrhoidale

      Qu'on la nomme punaise des bois, punaise de l'aubépine, punaise ensanglantée ou punaise à bouclier, je la trouve bien élégante avec son scutellum vert à points noirs encadrée par le rouge des élytres et de son pronotum

    Scutellum ? oui, la chasse photographique continue à être aussi une chasse très fructueuse en mots nouveaux, et l'entomologie est, à ce point de vue, très giboyeuse . Le scutellum, du latin petit bouclier, est , chez les coléoptères, cette pièce  triangulaire ou arrondie, dite aussi écusson  située à la base de la suture des élytres.C'est  "le sclérite postérieur de la partie dorsale (notum) du mésothorax"

    Quand au pronotum, qui est la partie dorsale du premier segment thoracique, c'est cette barre rouge à deux cornes qui surmonte ici le petit bouclier...

 

   L'ensemble de la cuirasse a été fabriquée dans un dé à coudre.

 

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Accouplement (ou ponte) de Lestes verts

 

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  L'Azuré commun: une femelle

 

 

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La même en version vitrail :

 

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Accouplement d'Agrion portecoupe

 

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Mouettes rieuses et mélanocephales à Pentrez . 

 

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Les mouettes mélanocéphales ont un plumage entièrement blanc.; leur bec est plus fort et plus court.

 

 

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Un Citron, Gonepteryx rhamni.

 

 

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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 16:58

    C'est l'été, le temps des navigations sur les îles de Hoedic, d'Houat, de Belle-Île, de Groix et des Glénans, des escales dans les rias de Bretagne Sud, des visites des réserves naturelles (Séné, Kerfontaine, Pen en Toul, Groix, Glénans, Île au Moutons, ...) , d'où je ramène l'album que voici :

 

 

 

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L'Agreste, Hipparchia semele.

 C'est pour moi LE papillon de l'été et du littoral, le compagnon des sentiers cotiers et des landes sèches des falaises insulaires : c'est qu'il ne paraît chez nous qu' en juillet et août, en une seule génération, et que l'expansion des surfaces cultivées a fait disparaître sur le continent les zones incultes qu'il affectionne.

   On le voit voler trop rapidement au dessus des prunelliers et des bruyéres pour identifier ce passage coloré vaguement orangé, puis on le trouve, ailes repliées comme un dévot ermite, posé sur les chemins rocailleux où il passe parfaitement inaperçu et où, à un mètre de soi, on ne le trouve pas quand quelqu'un tend le doigt pour vous le désigner !

   Puis on apprend à déceler sa présence et on observe comment il s'oriente face au soleil, légérement incliné, pour réduire son ombre porté "et échapper ainsi aux prédateurs". C'est du moins ce que l'on dit car Hipparchie semele

comme l'a étudié H.Dreisig (Oecologia (1995) 101:169-176, Thermorégulation and flight activity in territorial male graylings ) dispose en réalité l'axe de son corps et l'inclinaison de ses ailes selon trois processus de régulation différents selon que , par temps froid, il cherche à accroître sa température corporelle, ou que , au contraire, par temps chaud, il diminue la surface corporelle exposée au soleil, tout cela afin d'optimiser ses performances de vol sur son territoire de reproduction pour combattre un rival, ou se livrer à des démonstrations de vol bref pour épater la galerie...et les femelles.

   C'est un Nymphalidé, c'est dire qu'il n'utilise pour marcher que deux paires de pattes sur trois, la paire antérieure étant réduite et dotée de brosses.

 

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Son nom d' Agreste témoigne de sa nature rustique, sauvage voire faunesque (c'est un Satyrinae) plutôt que bucolique mais qui lui a donné ce baptême le plaçant sous le parrainage d' Hipparchie et de Sémélé ?

   Certes,Sémélé foudroyée d'avoir voulu, sur le conseil de la jalouse Hera, regarder dans la splendeur insoutenable de sa gloire son amant Zeus peut avoir donné à ce papillon sa livrée cendrée.

   Mais Hipparchie ? On écarte la possibilité que ce nom renvoie à une division de cavalerie de l'antiquité grecque, commandée par un Hipparque, mais on se félicite d'avoir ainsi accru  son vocabulaire et découvert la puissance de la chiliarchie equestre à l'époque d'Alexandre III der Macédoine. On devine que ce nom tire son origine de Hippos, le cheval, et archos, le chef, mais rien ne renvoie à un papillon.

   On se tourne alors vers la célèbre Hipparchie.

     Hipparchie est cette jeune athénienne qui tomba amoureuse d'un chien, je veux dire d'un cynique, Crates,un disciple de Diogéne de Sinope  adepte de la vie dans un tonneau, de la masturbation en public et de la provocation. C'est dire si ses parents ne furent pas réjouis de la savoir tombée sous les charmes de ce Crates de Thébes qui prônait l'ascetismeet avait l'habitude de rentrer chez les gens sans être invité, ce qui est d'autant moins agréable qu'il devait, tel son maître, ressembler à un mendiant.

    Mais Hipparchie refusait tous les beaux partis et voulait mourir si elle ne se mariait pas avec ce hippie contestataire laid, bossu, vètu d'un manteau de peaux de biquettes, portant bâton et besace,qui après un festival à l'île de Wight, prétendait qu'il n'y avait aucune raison de ne pas faire l'amour en public.

    Et d'ailleurs, ce fut exactement ce qu'il firent , sous le Portique (Stoa) des stoïciens, si on croit Diogène Laërce, Sextus Empiricus et Apulée.

 

   Pourquoi ne pas les croire, alors que j'ai surpris "à une heure de grande écoute" l'Agreste et sa compagne, manifestement disciples d'Hipparchie et de Crates, sur la voie publique dans la posture suivante :

 

 

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Puis Monsieur Agreste "exhibant ( pour reprendre l' Epave de Georges Brassens) ses pauvres génitoires" ou, selon un langage plus entomologique, ses genitalia composés de l'edeage(penis), et des trois processus externes permettant l'accrochage et le maintien de la femelle, l'uncus en forme de crochet et les valves en plaques latérales :

 

 

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    On peut aussi livrer un des secrets de ce séducteur : selon Tinbergen et al ( 1942) , l' Agreste dipose, comme d'autres papillons, d'écailles spécialisées pour libérer des phéromones sexuelles au pouvoir redoutable. On nomme ces écailles les androconies. Celles-ci sont disposées chez notre Hipparchie sur la face dorsale de ses  ailes antérieures, aussi celui-ci s'arrange pour terminer sa parade nuptiale par une pirouette au cours de laquelle il saisit les antennes de la femelle entre ses ailes antérieures,  imposant  aux antennes un contact direct avec ses androconies et leurs effluves irresistibles.

Malin, non?

 

 

 

Le Chevalier-gambette

 

 

Observé en la réserve de Séné :

 

 

chevalier-gambette 4567

 

 

chevalier-gambette 4609

 

 

chevalier-gambette 4610

 

 

L'huitrier-pie :

 

huitrier-pie 5779

 

Le Gravelot à collier interrompu (un immature)

 

gravelot-a-collier-interrompu 5796

 

En comparaison, un immature de Grand Gravelot :

 

gd-gravelot 6255

 

 

 gd-gravelot 6257

 

gd-gravelot 6278

 

 

Les mouettes rieuses, sur les balises babord de la remontée de l'Aven :

 

mouettes 5562

 

mouettes 5578

 

 

mouettes 5521

 

 

mouettes 5500

 

Des sternes, Pierregarin ou Caugek, mais ce sont ces dernières qui voulurent plus volontiers poser :

 

Attention, prêt pour la série ? En avant :

 

   A Houat :

 

 

 caugek-morbihan-ile-au-mouton 4985

caugek-morbihan-ile-au-mouton 4990

 

 

 

caugek-morbihan-ile-au-mouton 5006c

 

caugek-morbihan-ile-au-mouton 5012c

 

caugek-morbihan-ile-au-mouton 5043

 

 

 

caugek-morbihan-ile-au-mouton 5044

 

 

 

caugek-morbihan-ile-au-mouton 5048

 

 

caugek-morbihan-ile-au-mouton 5061

 

caugek-morbihan-ile-au-mouton 5062

 

 

 caugek-morbihan-ile-au-mouton 5063

 

 

  ...A Arradon, prés du marais de Pen En Toul où nous avons vu les Pierregarin nicher et nourrir les poussins (pas d'image) , mais au port c'était encore les Caugek qui menaient le bal :

 

 

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A  l'île aux moutons, où se trouve une colonie mixte de sternes : en mai 2010, 944 couples de caugek et 146 couples de pierregarin étaient dénombrés par Bretagne Vivante, mais surtout, UN couple de Dougall s'était installé, pour la première fois depuis 1996 : il y eurent un poussin, mais les Dougall s'envolèrent et n'adressèrent pas de carte postale, aussi ne sait-on pas si le poussin a survécu.

  Un gardien bénévole de Bretagne Vivante vit prés du phare (automatisé depuis 1993) dans un tout petit logement, (un gardien reste un mois sur l'île) à proximité de la zone de nidification qui est protégée du public et des prédateurs par une ceinture de grillages. Il surveille la colonie et la dénombre, il  accueille très gentiment les visiteurs, les informe et les guides jusqu'à une longue-vue qui permet d'observer les poussins et le manège des parents qui les ravitaillent.

   Les prédateurs sont les visons d'Amérique et les ragondins, qui franchissent par groupes les 4 à 6 milles qui séparent les Moutons de la côte, et  les faucons pèlerins.

 

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   Ah, une pierregarin, enfin !

 

 

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Enfin, les sternes d' l'ile de Hoedic, face au phare des Grands cardinaux, me permettent d'observer les performances des caugek immatures :

 

Ici, un adulte et un immature :

 

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Les sternes pierregarin,  je les verrai surtout en Rivière d'Auray :

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  Il est bien difficile de les poursuivre lors de leur piquer :

    

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Un peu de mal de mer ? Allons nous promener sur les sentiers cotiers. On y voit, dans les pruneliers, ce tout petit papillon : l'Hyponomeute:

 

 

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Ou bien, voletant pour nous accompagner le long des sentiers côtiers, l'Azuré commun :

 

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Mais comment être sûr de différencier sa femelle d'un Collier de corail, certes plus petit (2,5 cm), lorsqu'on a omis de les mesurer?

 

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   Et celui-ci, avec ces taches brunes ?

 

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Par contre, je reconnais l'Azuré du trèfle, ou Argus mini-queue, à son petit catogan  juste à l'arrière des deux marques orange. Mais je ne l'ai vu qu'une fois, à Kerfontaine, prés de Ploermel, loin du littoral.

 

 

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L' Azuré de nerpruns  vole plus haut, au sommet des houx ou des lierres ou dans les chemins bordés d'arbres ou de ronciers bien développés : c'est l'Argus bleu à bande noire, le verso de ses ailes ne porte pas de couleur orange:

 

 

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Les ajoncs, les genets ou les ronces permettent aux araignées de dresser à leur proies de redoutables pièges :

 

L'épeire-diadème

 

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   L'épeire fasciée, ou argiope frelon.

 

    Elle se tient au milieu de sa toile, bien en évidence, mais c'est qu'elle utilise la stratégie de la Lettre Volée, cette lettre de la nouvelle d' Edgar Poe que les enquêteurs ne voient pas parce qu'elle est posée en négligemment sur le bureau.

    Tout en elle relève du leurre visuel, à commencer par son habit alternant les stries noires et blanches qui la rend moins visible de ses proies. On dit aussi depuis que Charles Darwinl'a observé chez une épeire américaine, qu'elle fait vibrer sa toile lorsqu'elle perçoit par les résonances vibratoires de sa toile qu'une proie ou un prédateur survient afin de brouiller la perception visuelle.

    Et le stablilimentum, cette couture zig-zag en soie qui se déploit  en rayon vertical  sur sa toile  pourrait servir aussi à troubler l'observation, même si de nombreuses autres rôles lui sont attribués

   Enfin elle s'attache à réunir deux par deux ses pattes pour les rendre moins visibles...

 

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Elle semble porter une coiffe bigoudène qui aurait été brodée aux couleurs des gilets bretons :

 

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  Mais chacune met sa fierté à ce que chaque motif de broderie soit différente.

 

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Encore une, pour admirer la variété des motifs ?

 

 

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 On la montre le plus souvent de dos, mais sa face ventrale est élégante :

 

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   On se distingue aussi en arborant une proie originale : la coccinelle, par exemple:

 

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A Sauzon, devant l'avant-port, un buddleia attire les vulcains, les machaons, les amaryllis mais je m'interesse surtout au Moro-Sphinx dont j'observe la précision de vol :

 

 

 

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   Une visite aux tourbières de Kerfontaine(56) me permet d'admirer la Droseracette plante carnivore dont les tentacules avides attendent de se refermer sur l'insecte innocent immobilisé par les gouttelettes de glue...

 

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   Dans cette tourbière se trouvent aussi des libellules : l'Agrion délicat, Ceriagrion tenellum. 

 

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 J'y vois aussi ce papillon voué aux espaces humides, l' Hydrocampe du Potamot, Elophila nymphaeata,un hétérocère aux moeurs diurness

 

 

Il faudrait parler aussi du marais de Pen en Toul, de ses papillons, de ses libellules,de ses criquets et de ses grenouilles, alors, quelques images seulement :

 

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La Cétoine dorée.

 

     Souvenez-vous : "A la fin tu es las de ce monde ancien

                                  Bergère ô tour Eiffel [...]

                                  Je suis dans le jardin d'une auberge aux environs de Prague

                                 Je me sens tout heureux, une rose est sur la table

                                 Et j'observe au lieu de finir mon conte en prose

                                 La cétoine qui dort dans le coeur de la rose

 

     Ces vers du poème Zone dans Alcools, de Guillaume Apollinaire ne m'ont pas quitté depuis que je les ai lus et me reviennent maintenant que moi-aussi je me plonge dans la contemplation de ce coléoptère.

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 22:04

 

Agelena labyrinthica

 

Je n'identifie qu'aujourd'hui cette araignée à la toile remarquable : un piège constitué d'un réseau horizontal tissé dans les herbes basses, pouvant s'étendre sur trente centimètres ou plus, fait de fils non collants mais qui amène la proie empêtrée vers le tube central d'un entonnoir où l'attend la femelle agélène prête à donner la morsure fatale.

   Elle mesure 15 mm, est de couleur brune et grise, et son abdomen porte un beau tatouage en forme d'arête de poisson.

  Elle est délicate à photographier car elle disparaît au fond de son trou dès qu'elle voit l' objectif : quelle timide!

 

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  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" Guillevic, Théraqué.  "Un peu de Pantagruélisme (vous entendez que c'est certaine gayeté d'esprit conficte en mespris des choses fortuites)" (Rabelais )"prends les sentiers". Pytha
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