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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 17:23

 

Zoonymie (étude du nom) du papillon le Misis  Hyponephele lycaon (Rottemburg, 1775)

 

La zoonymie (du grec ζῷον, zôon, animal et ónoma, ὄνομα, nom) est la science diachronique  qui étudie les noms d'animaux, ou zoonymes. Elle se propose de rechercher leur signification, leur étymologie, leur évolution et leur impact sur les sociétés (biohistoire). Avec l'anthroponymie (étude des noms de personnes), et la toponymie (étude des noms de lieux) elle appartient à l'onomastique (étude des noms propres).

 

Elle se distingue donc de la simple étymologie, recherche du « vrai sens », de l'origine formelle et sémantique d'une unité lexicale du nom.

 

Résumé. 

 

Hyponephele Muschamps, 1915. Nom créé pour placer le lycaon, alors placé dans le genre Epinephele de Hübner [1819], dans un genre propre : le nom Hyponephele n'est que le contre-pied d'Epinephele par symétrie des suffixes épi- "au dessus" et hypo- "au-dessous, le nouveau genre s'inscrivant en dessous du premier. Par contre, Hübner avait introduit dans la construction de son genre le mot grec Νεφέλη / Nephélê, de νέφος / néphos, " nuage " "Nuées", afin de qualifier l'aspect du revers des ailes, "gris-nuage". Dans la classification de Hübner, ce genre appartient à sa famille des Wolkige ou Nubilae, "Les Nébuleux".

lycaon : nom qui évoque dans la mythologie le roi Lycaon, métamorphosé par Zeus en loup en punition de lui avoir servi en repas de la chair humaine. Chez la femelle de H. lycaon, les deux ocelles noirs pupillés sur fond fauve des ailes supérieures évoquent le regard du loup.

 

—" Le Misis" Engramelle, 1779. Nom de berger dans les pastorales du XVIIIe siècle. Misis rejoint ainsi la série des papillons aux noms de bergers et bergères comme Tircis , Myrtil et Amaryllis. Godart  lui donna en 1822 le nom de "Satyre Eudora", du nom de l'ancien nom spécifique,  Papilio eudora d'Esper. Luquet choisit en 1986 le nom de "Misis" mais cite aussi "le Lycaon" et "le Bioculé" d'un auteur suisse.

 

 

           I. Nom scientifique.


1. Famille et sous-famille.

a) Famille des Nymphalidae Rafinesque, 1815.

Cette famille comporte (Je suivrai Dupont & al. (2013) ) 8 sous-familles en France :

  • Sous-famille des Libytheinae Boisduval, Rambur, Dumesnil & Graslin, [1833]
  • Sous-famille des Danainae Boisduval, [1833] 
  • Sous-famille des Limenitidinae Butler, 1870
  • Sous-famille des Heliconiinae Swainson, 1822 
  • Sous-famille des Apaturinae Boisduval, 1840
  • .Sous-famille des Nymphalinae Swainson, 1827
  • Sous-famille des Charaxinae Doherty, 1886
  • Sous-famille des Satyrinae Boisduval, [1833]

 

b) Sous-famille des Satyrinae Boisduval, [1833]

Dupont & al. (2013) s' appuient sur les travaux de PEÑA & al. (2006) pour la systématique des Satyrinae.

 c) Tribu des Satyrini Boisduval, [1833]Les Satyrines ou Satyres


  • Sous-tribu des Parargina Tutt, 1896
  • Sous-tribu des Coenonymphina Tutt, 1896 
  • Sous-tribu des Melanargiina Wheeler, 1903
  • Sous-tribu des 
  • Sous-tribu des Erebiina Tutt, 1896
  • Sous-tribu des Satyrina Boisduval, [1833]

d) Sous-tribu des Maniolina Grote, 1897 :

  • Genre Pyronia Hübner, [1819] 
  • Genre Maniola Schrank, 1801
  • Genre Aphantopus Wallengren, 1853
  • Genre Hyponephele Muschamps, 1915

 

    

2. Nom de genre : Hyponephele Muschamps, 1915.

 

a) Description originale : 

  Muschamp, P. A. H. 1915. The Ci-devant genus Epinephele. The Entomologist's record and journal of variation, 27(7/8): 152-156. page 156 [http://biodiversitylibrary.org/page/8930480]

 — Description : description des genitalia par Muschamp

 

— espèce spécifique : 

   — Ce genre renferme deux espèces en France :

  • Hyponephele lupina (O. Costa, [1836]) le Louvet.
  • Hyponephele lycaon (Rottemburg, 1775) le Misis.

 

 Origine et signification du nom Hyponephele

— Hans A. Hürter (1998) page 166 :

 

Ὑπὀ Hypo : unter unterhalb ; hinunter, hinab in, hinter

  ἡ νεφελεη, ἡς

1. Wolke, Gewölk, Nebel ; Dunkel, Finsternis

2. dichte menge ; Schar ; Schwarm, Haufe 

Deutung.

Wenn man den Begriff « Wolke, bewölkt, umwölkt » auf die Färbung der Flügel bezieht, könnte man Epinephele bewölkten, also dunklen Flügeloberseiten (epi-) zuordnen und Hyponephele bewölkten, also Flügelunterseiten (ὑπὀ). Betrachtet man aber die diesen Gattungen zu gehörigen Arten, (für Epinephele die ManiolaArten) so wird rasch deutlich, daß eine solche rein sprachliche Deutung unzutreffend ist ; dann könnten auch viele andere Gattungen und Arten zu Epinephele und Hyponephele gestellt werden.

 Wahrscheinlich hat Hübner -von der mythologischen Gestalt Nephele ausgehend – eine Wortschöpfung vorgenommen, wie in  anderen Fällen auch. Bei der Aufspaltung der Gattung lag es nahe, an Stelle der Vorsilbe epi- die Vorsilbe hypo- zu setzen, um so einen verwandten Gattungsnamen zu erhalten.

Da Hübner über seine Namensbildungen keine Erläuterung hinterlassen hat, kann nur vermutet werden, was er im Sinne hatte.

               Essai de traduction :

Ὑπὀ (Hypo): sous ci-dessous; vers le bas, vers le bas derrière 

  ἡ νεφελεη, ἡς 

1. nuage, nuages​​, brouillard; Sombre, l'obscurité 

2. Volume dense; foule; Essaim, foule 

Interprétation. 

Si on estime que le terme «nuage, nuageux, nébuleuse» fait référence à la couleur des ailes, on pourrait comprendre le nom Epinephele comme "ailes supérieures (epi) d'aspect nuageux  sombre   et Hyponephele "face inférieure des ailes d'aspect nuageux, au  dessous  (hypo- ὑπὀ). Mais en regardant ces genres appartenant à des espèces (pour Epinephele l'espèce Maniola) il sera rapidement évident qu'une telle interprétation purement linguistique est incorrecte ; de plus, de nombreux autres genres et espèces pourraient être invités à être classées comme  Epinephele et Hyponephele

  Probablement Hübner - à partir d' une figure mythologique Nephele au départ - a fait un néologisme, comme dans d'autres cas. Avec la division du genre, il était naturel de placer le préfixe 'épi-, le préfixe hypo pour définir, de façon à obtenir un nom de genre liées. 

Puisque Hübner n'a laissé  aucune explication sur la formation de son nom, nous ne pouvons que deviner ce qu'il avait en tête.

 

Discussion.

         a) Le Catalogue ou Verzeichniss de Hübner publié entre 1816 et 1821 est divisé en Phalanx, Stirps, Familia et Coitus, ses genres. Le 6ème Coitus de la 4ème Famille (des Nubilae) de la 9ème Stirps  (Orcéades = Satyri des Fabricius) de la 1ère Phalange des Papiliones porte le nom d'Epinephele et se trouve à la page 59. 

Familia D : Wolkige, Nubilae (Nuageux, Nébuleux).

         Die Flügel oben düsterfärbig, unten wolkig angelegt.

"La face supérieure des ailes sombres, la face inférieure "couverte de nuages"."

[...]

6. Epinephelen, Epinephelae. (nuageux au dessus, ou, au dessus des nuées ?)

Die Flügel ober graulichbraun; unten die Schwingen rostgelb, die Senken trübgrau wolkig. "Les ailes supérieures brun grisâtre; rouille jaune sous les ailes, le revers ​​gris-nuage terne.Familia D : Wolkige, Nubilae (Nuageux, Nébuleux)

         Die Flügel oben düsterfärbig, unten wolkig angelegt.

"La face supérieure des ailes sombres, la face inférieure "couverte de nuages"."

 1. Hipparchien, Hipparchiae

2. Minoen, Minoes.

3. Eumeniden, Eumenides

4. Oeneiden, Oeneides, 

5. Pyronien, Pyroniae

6. Epinephelen, Epinephelae. (nuageux au dessus, ou, au dessus des nuées ?)

Die Flügel ober graulichbraun; unten die Schwingen rostgelb, die Senken trübgrau wolkig. "Les ailes supérieures brun grisâtre; rouille jaune sous les ailes, le revers ​​gris-nuage terne.

  •  
    •  
      •  
        • Janira (= jurtina)
        • Eudora (= lycaon)
        • Synclimene (= climene)

b) Dans son article de 1915,  Muschamp part de la constatation que le genre Epinephele est très hétérogène et qu'il contient en réalité plusieures genres ; ce qui va l'amener à créer un nouveau genre. A l'époque où il écrit le genre Epinephele contenait sept espèces, jurtina, nurag, lycaon, narica, tithonus, ida et pasiphaë. Muchamps estime qu'il est temps de fonder la taxonomie de ces espèces sur l'étude de leur genitalia. Celle de lycaon  lui permet de démontrer la différence de cette espèce avec les autres, et notamment avec janira, argument qui justifie de créer un nouveau genre. Il écrit :

Both Familia and Coitus are, naturally enough, purely colour arrangements. The first mentioned Epinephele is janira n°565, and this is followed by eudora, esp. (=lycaon, Rott.), and by synclimene (climene, Esp.). We turn to the 5th Coitus, the Pyroniae, and we find the three butterflies that have been since placed with janira, viz, thithonus, ida, and narica. We have thus a name provided for the tithonus group ; Pyronia tithonus. Pasiphae, Hübner calls it pasyphae (p.60), has its place in the next Familia — the Marmotae [sic]— and belongs to the third Coitus, the Tisiphonae ; now, as tisiphone (our glacialis var. Pluto) has its uncontested place among the Erebiae, we may safely utilize the name Tisiphone for the pasiphae group. I don't think I am wrong in assuming that no author has till now separated lycaon from janira, so there is nothing for it but to find it a new name ; I should propose then, the new generic name Hyponephele. P.A.H.M.           

 

             "[...] Je ne pense pas me tromper en disant qu'aucun auteur n'a déjà séparé lycaon de janira ; par conséquent, il ne reste plus d'autre solution que de créer un nouveau nom ; je propose donc le nouveau nom de genre Hyponephele."

 

   Janira = jurtina restera dans le genre Epinephele Hübner, puis rejoindra le genre Maniola lorsque l'antériorité de Schrank 1801 sera avérée. Il est manifeste dans l'article de Muschamp que son nouveau nom de genre n'est pas choisi selon des critères liès à la signification sémantique de Hyponephele ; pour être plus clair, il ne s'embarrasse pas de savoir quel est le sens étymologique d'Epinephele, mais il en crée une sorte de duplicata en miroir : face à Epi-nephele, il crée Hypo-nephele, à seule fin de fonder un nouveau cadre pour recevoir son lycaon. Si Hübner a — comme je le crois— placé une intention descriptive derrière son Epinephele, ce n'est pas le cas de Muschamp. On comprend donc que le raisonnement développé par Hürter, qui voulait donner une signification commune aux deux noms (ailes supérieures nébuleuses pour Epinephele, et alors donc  ailes inférieures nébuleuses pour Hyponephele, or cela ne fonctionne pas) trouve ici sa limite."



c) L'origine de l'Epinephele de Hübner.

Il me paraît certain que le nom Epinephele ne trouve pas son sens dans les personnages de la mythologie grecque portant le nom de Néphélé (1. l'ancêtre des centaures, une nuée qui s'unit avec Ixion ; 2.Néphélé (épouse d'Athamas), mère de Phrixos et Hellé.), mais du  grec ancien Νεφέλη / Nephélê, de νέφος / néphos, « nuage », en latin Nebula ou Nubes) et qu'il se décompose en épi-, "au dessus" et nephele, "nébuleux". Deux solides arguments sont à notre disposition.

Le premier est le nom de la Famille à laquelle appartient le genre Epinephele :  Familia D : Wolkige, Nubilae (Nuageux, Nébuleux). Nom qui est renforcé par les caractères de cette famille : Die Flügel oben düsterfärbig, unten wolkig angelegt. "La face supérieure des ailes sombres, la face inférieure "couverte de nuages"." Le terme wolkig tapé sur mon clavier fait apparaître cette image :

                                       images?q=tbn:ANd9GcR_oJnN59pcNYlzQrO6KNy

Le second argument, qui renforce le premier, réside dans la description du genre Epinephele lui-même : il s'agit de la reprise de l'adjectif wolfigDie Flügel ober graulichbraun; unten die Schwingen rostgelb, die Senken trübgrau wolkig. "Les ailes supérieures brun grisâtre; jaune-rouille [fauve]  sous les ailes, le revers ​​gris-nuage terne. 

 

On voit que la seconde partie du nom est un adjectif de couleur qualifiant l'aspect gris nébuleux des ailes. Seul la première partie, Epi- est déconcertante si on pense que ce suffixe décrit la face supérieure des ailes. Il ne reste plus qu'à penser autrement, en pensant par exemple aux papillons posés, les ailes repliés ne laissant voir "au dessus" que le gris de leurs ailes. Penser autrement ? C'est ce à quoi je vais m'employer dans ma conclusion. 

© article wikipédia

220px-Hyponephele_lycaon.jpg 

 

Conclusion 

Le nom de genre Hyponephele, du grec hypo-, en dessous" et -nephele, "Nuées" a été créé par Muschamp en 1915 pour accueillir dans un nouveau genre l'espèce lycaon, classé alors dans le genre Epinephele Hübner [1819], du grec epi-, "au dessus" et -nephele : venant s'inscrire après, en dessous, ou en complément de l'ancien genre, il en constitue un sorte d'équivalent ou de double inversé sur le plan sémantique, sans souci de la signification étymologique d'Epinephele qui échappait d'ailleurs peut-être d'ailleurs à Muschamp ou ne le préoccupait pas.

  Jacob Hübner a certainement construit par contre son nom Epinephele, placé lui-même dans la Famille Nebulae (Les Nébuleux) pour qualifier la couleur grise terne du revers des ailes inférieures (worfig = "nuageux" en allemand, adjectif utilisé dans la description de ce revers. Mais au dessus (epi- en grec) de cette couverture nuageuse émerge le pan jaune fauve de l'aile supérieure, comme un ciel radieux ici centré par un cercle noir. (image Wikipédia)

           alt=Description de cette image, également commentée ci-après 220px-Hyponephele_lycaon_downside.jpg


 3.  Nom d'espèce : Hyponephele lycaon (Rottemburg, 1775).


a) Description originale

Papilio lycaon Rottemburg, 1775 :  Rottemburg, S. A. V. 1775. Anmerkungen zu den Hufnagelischen Tabellen der Schmetterlinge. Erste Abtheilung. Der Naturforscher, 6: 1-34, page 17
Pap. Lycaon. Nymphalis Gemmatus.
Dieser Vogel gleicht sehr dem Pap. Iurtina und Ianira Linnaeus (Pap. Pamphilus Hufnagel) auch unterscheiden sich bende Geschlechter auf eben die Arte, wie den jenen. Das Weibchen ist foldendergestalt gezeichnet : die oberflügel sind auf der obern Seite röthlich gelb, wie beym pap. Iurtina, an der Einlenkund dunkelbraun, mit einer breiten dunkelbraunen Einfassung. Sie haben zwei Augen, das eine in der obern Spitze das andre unter diesem im unter Winkel. Diese benden Augen sind schwarz, das obere mit einer weissen Pupille, das untere aber allezeit ohne Pupille ; zuweilen hat auch das odere Auge keine Pupille. Einige haben dicht untern den obern Auge einen kleinen schwarzen Punkt ...etc...

 

 

c)  Localité-type et répartition.

 — Localité-type : environs de Berlin, Allemagne

 Leraut (et Funet, et Hürter) citent comme auteur Kühn, 1774. Le nom lycaon Kühn, 1774 est invalide car le nom de genre Papilio n’est jamais mentionné dans l’ouvrage. Pourtant Rottemburg ne se déclare pas  être l'auteur de ce nom, comme il le fait dans ses autres créations (exemple page 11 "ich nemme ihn pap. Alciphron"). 

 — Selon Dupont & al. 2013 Tshikolovets retient deux sous-espèces

  • nikokles Fruhstorfer, 1909. Localité-type  : Simplon, Suisse. Ce taxon est présent en France (Massif-Central et sud-est),  en Suisse, dans le nord de l’Italie, le sud de l’Allemagne et l’ouest de  l’Autriche
  •  macrophthalma Fruhstorfer, 1909. Localité-type : Castille, Espagne. Ce taxon est présent en France dans les Pyrénées-Orientales.

 — Selon Dupont & al. 2013, cette espèce est présente de la péninsule Ibérique à la Transbaïkalie. Elle est aussi présente en Anatolie. Les chenilles se nourrissent sur diverses Poaceae. 

— description Wikipédia : "Le Misis est un papillon de taille moyenne au verso de couleur marron clair mordoré avec chez le mâle une bande androcomiale étroite et interrompue par les nervures et un seul ocelle à l'apex peu visible et chez la femelle une large bande marginale plus claire portant aux antérieures deux ocelles foncés cerclés de clair.

Le revers des antérieures est orangé bordé de brun avec un ocelle chez le mâle, deux chez la femelle et des postérieures de couleur variable, grisâtre, brun grisâtre ou blanchâtre."

 

c) Synonymes  INPN (Muséum) et sous-espèces.

Liste des synonymes :

  • Epinephele lycaon macrophthalma Fruhstorfer, 1909 :  Fruhstorfer, H. (von) 1909. Neue Palaearkten.Internationale entomologische Zeitschrift, 3(21): 117-121, page 120.

  • Epinephele lycaon nikokles Fruhstorfer, 1909 : Fruhstorfer, H. (von) 1909. Neue Palaearkten.Internationale entomologische Zeitschrift, 3(21): 117-121 page 120.

  • Hyponephele lycaon macrophthalma (Fruhstorfer, 1909)

  • Hyponephele lycaon nikokles (Fruhstorfer, 1909)

  • Hyponephele lycaon (Kühn, 1774)

  • Papilio lycaon Rottemburg, 1775

 

Sous-espèces : 

 — Selon Dupont & al. 2013 Tshikolovets retient deux sous-espèces

  • nikokles Fruhstorfer, 1909. Localité-type  : Simplon, Suisse. Ce taxon est présent en France (Massif-Central et sud-est),  en Suisse, dans le nord de l’Italie, le sud de l’Allemagne et l’ouest de  l’Autriche
  •  macrophthalma Fruhstorfer, 1909. Localité-type : Castille, Espagne. Ce taxon est présent en France dans les Pyrénées-Orientales.

 

c) Origine et signification du nom : 

        

 Les interprétations des étymologistes :

— Gustav Ramann (1870-1876), page 98 :

war ein König in Arcadien, welcher Menschen schlachtete und seinen Gästen vorsetzte. Als er den bei ihm eingekehrten Jupiter (Zeus), "ebenfalls schlachten wollte, wurde er von diesem in einen Wolf verwandelt"

— L. Glaser (1887) page 130 :

König in Arkadien

 — Anton Spannert (1888), page 49 :

ein König von Arkadien, der von Zeus seiner Frevelthaten wegen in einen Wolf verwandelt wurde

— Arnold Spuler ( 1908) 1 page 45 :

König von Arkadien, von Zeus in einer Wolf verwandelt.

— Hans-A. Hürter (1998) page 169: 

Cet auteur détaille les 3 personnages mythologiques connus sous le nom de Lycaon avant de conclure :

Deutung. Lycaon 2, der vater des Pandaros, war nicht so bekannt, daß ihn der Erstbeschreiber Kuehn 1774 bei der Namensgebung im Sinn hatte; Lycaon 1, der Sohn des Priamos, könnte es schon eher gewesen sein, er war ja auch Bruder des Polydoros, nach dem Staudinger 64 polydorus benannte.

Vieles spricht dafür, daß Kuehn den Lycaon 3, König von Arkadien, meinte, der von antiken Schriftstellern am häufigsten beschrieben wurde. So sehen es auch Spuler und Ramann. Bemerkenswert sind seine Töchter Dia und Helike, ferner sein Enkel Arkas. Nach ihnen sind ebenfalls Tagfalter benannt.

 

 

 

Discussion : 

        Il ne me paraît pas crucial pour l'étude de la manière dont les naturalistes ont nommé les espèces de papillons de s'étendre sur des débats mythologiques. Ce qui est évident, c'est que, pour Kuhn (l'auteur vraisemblable de ce nom) comme pour Rottemburg qui en donna la première publication valide, le nom de Lycaon évoque un personnage mythologique transformé en loup. Le plus connu étant le roi d'Arcadie, je retiens ce fils de Pélasgos et de Mélibée, et le récit du premier Livre des Métamorphoses d'Ovide (v.209-240)  selon lequel Lycaon  avait, par impiété et bravade, servi comme repas à Jupiter transformé en mendiant  les membres d'un jeune otage qu'il avait égorgé. Pour le punir, Jupiter le transforma en loup, ce qui est conforme à l'origine de son nom (du grec ancien Λυκάων : "loup" / Lykáôn). Ce nom ne nécessite pas de connaître les détails d'une légende assez complexe pour renvoyer, dans la culture européenne, au  motif du « loup-garou » et de la lycanthropie, récurrent dans le folklore universel.

 Bien que je répugne à interpréter —du moins chez Linné— les noms propres des espèces en relation avec des caractéristiques descriptives de celles-ci, je me permets de remarquer que, dans la description originale, les deux yeux noirs éclairés par une pupille claire m'évoque (et aurait pu évoquer à l'auteur) des yeux de loup.

 

              II. Noms vernaculaires.

 

 

 

 

I. Les Noms français. 

 

 

 

1. Le Misis,  Engramelle, 1779.

Jacques Louis Engramelle 1779 Papillons d'Europe, peints d'après nature, Volume 1  page 127 n°55 Planche XXVIII fig. 55 a-b dessinée par  J.J Ernst et gravée par Juillet.  

— référence : Esper tome I tab. 45 Supp. 21 fig. 1 page 374.

a)  Mysis est un personnage  d'une comédie de Térence ( 190- 159 avant Jésus-Christ) , l'Andrienne  : Mysis y est la servante de la jeune Glycère.

b) Misis ou Mysis est un nom de berger dans de nombreuses pastorales du XVIIIe siècle. Juste avant la parution des Papillons d'Europe (1779) le nom apparaît dans une multitude d'ouvrages. Ainsi, "Mysis et Glaucé: poème en trois chants", traduit du grec par l''Abbé Seran de La Tour en 1748. Ou le "Misis et Glaucé" de M. de Chenevières, et que celui-ci avait adressé à Voltaire : ce dernier y fait allusion dans la lettre 112 de sa Correspondance, en 1756.  En 1777, Jean-Jacques Rousseau donne, dans les "Extraits divers de divers auteurs" Le Prix de la Constance " tiré de tous les Opéras de Quinault, et où les personnages sont Misis, Eglé (aimée de Misis), Tircis (tiens!), et le chœur de Bergers et de bergères. on y trouve ces vers admirables : 

— Misis :J'aimerai toujours ma bergère.

— Églé : J'aimerai toujours mon berger.

— Misis : Mon amour est sincère. J'aimerai toujours ma bergère.

— Églé : Mon cœur ne peut changer. J'aimerai toujours mon berger.

Dans les Œuvres Complètes du cardinal de Bernis de 1767  Mysis apparaît dans la Romance Amours infortunés de Mysis et Zara alors qu'il est aimé d'Églé dans le Poème Les Quatre Saisons.

Dans les Lettres Athéniennes de Crébillon Fils (1771), Mysis est "une vile courtisane".  Jean-François Marmontel est l'auteur d'un Mysis et Délie de 1743.  Blin de Sainmore écrit un dialogue entre deux bergers, Daphnis et Misis ; le berger Floridan prend le masque de Misis dans un Ballet héroïque de 1773 ; etc...

Dans l'ouvrage d'Engramelle, le Misis succède à l'Amarillis (nom d'une bergère des Bucoliques de Virgile) et au Mirtil (nom d'un berger des Bucoliques) ; il précède Procris et Céphale (couple de la mythologie), puis le Daphnis (berger des Bucoliques), et le Moelibée (idem). Il est donc tout à fait logique que, dans une telle compagnie pastorale, ce soit le berger Misis, et non la servante Mysis de Térence, qui soit deviné sous le nom de ce papillon, dans une série débutée par Geoffroy dans son Histoire des insectes de 1762. 

 

3. Satyre Eudora, Latreille et Godart 1819

Latreille et Godart Encyclopédie méthodique, Paris : Vve Agasse tome 9, page 541 n° 164.

Cet article permet de disposer de l'ensemble des références bibliographiques sur cette espèce, notamment par les auteurs germaniques, autrichiens ou suisses.

 

 

4. Satyre Eudora  Godart 1822.

      Jean-Baptiste Godart, Histoire naturelle des lépidoptères ou papillons d'Europe, Paris : Crevot 1822 , Diurnes seconde partie, Départements méridionaux page 128  n° XLVIII

Planche XVIII  fig. 1-2 (mâle) et 3 (femelle) dessinée par Dumenil et gravée par Lanvin.

 


XLVIII SATYRE EUDORA

Papilio Eudora (Fab. Hübn., Illig. Ochen.)

Papilio Janirula et Papilio Eudora (Esp.)

Le Misis (Engram.)

Le dessus des deux sexes est d'un brun clair et un peu chatoyant, avec un point noir vis-à-vis du sommet des ailes supérieures du mâle, et deux points semblables mais plus gros et alignés sur une bande fauve à l'extrémité des ailes supérieures de la femelle. le mâle a en outre vers le milieu du bord interne des dites ailes une raie noirâtre oblique en épi ou formés par des poils divergents.

Le dessous des premières ailes est fauve, avec le pourtour brun et deux yeux noirs à prunelle blanche dans la femelle, un seul œil dans le mâle. Le dessous des secondes ailes est d'un cendré brunâtre, avec une bande plus pâle dépourvue nde taches, et se faisant plus ou moins sentir sur la surface opposée.

 


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5. La revue des noms vernaculaires par Gérard Luquet en 1986.

 

  Dans la révision des noms vernaculaires français des rhopalocères parue dans la revue Alexanor en 1986, Gérard Christian Luquet proposait comme nom principal "Le Misis" et admet en nom accessoire Le Lycaon" cité par M. Devarenne en 1983 et "Le Bioculé" cité par Rappaz en 1979.


 

6.  Noms vernaculaires contemporains :

 

 

— Lafranchis, 2000 : "Le Lycaon, Le Misis" .

— Tolman & Lewington / P. Leraut 2009 : "Misis".

— Wikipédia : "La Lycaon, ou Misis, ou Bioculé ".

 

 

III. Les noms vernaculaires dans d'autres pays.

 

  • "Kleines Ochsenauge" en allemand
  • "Grauw  zandoogje" en néerlandais
  • "Idänhäränsilmä" en finnois

               

 

 

 

        Bibliographie, liens et Sources.

 

 

— Funet : Hyponephele

— Inventaire national du patrimoine naturel (Muséum) : Hyponephele lycaon

— UK Butterflies : non décrit

— lepiforum :  Hyponephele lycaon

— site remarquable :  Mapování a ochrana motýlů České republiky

  http://www.lepidoptera.cz/motyli/index.php?s=motyli&id=170

— Site de l'Association Rousillonaise d'Entomologie :  qui interdit un lien direct. Suivre donc accueil ->Lepidoptera ->etc...  ;  http://r.a.r.e.free.fr/ :  

 

 

 

                 I.  Zoonymie des lépidoptères :

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SCOPOLI (Jean-Antoine) Ioannis Antonii Scopoli Med. Doct. S.C.R. ... Entomologia Carniolica exhibens insecta Carnioliae indigena et distributa in ordines, genera, species, varietates : methodo Linnaeana. Vindobonae :Typis Ioannis Thomae Trattner ...,1763. En ligne BHL.

 — SCUDDER, S. H. 1875. "Historical sketch of the generic names proposed for Butterflies: a contribution to systematic nomenclature". Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences, 10: 91-293. 

— SODOFFSKY (Wilhem),1837. "Etymologische Untersuchungen ueber die Gattungsnamen der Schmetterlinge"  Bulletin de la Société Impériale des Naturalistes de Moscou. 10(6) : 76-97.

 — SOUVESTRE (Émile), 1836  Voyage dans le Finistère par Jacques Cambry, revu et augmenté par- : "Tableau systématique des lépidoptères qui se trouvent dans le département du Finistère" par  [(Hesse et) Le Borgne de Kermorvan] Brest : Come et Bonetbeau, 1835 page 165

— SWAMMERDAM (Jan) 1685 Historia insectorum generalis et 1737-38 Biblia naturae (Leyde)

http://docnum.unistra.fr/cdm/compoundobject/collection/coll13/id/65389/rec/3

— TOLMAN (Tom), LEWINGTON (Richard), Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, traduction et adaptation française Patrick Leraut,  Paris : Delachaux et Niestlé 1999 et 2009, 384 pages.

— VALLOT J.N. Concordance systématique, servant de table de matières à l'ouvrage de Reaumur, Paris : Grégoire, Thouvenin, 1802. En ligne Google books.

  — VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802,  Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.  

 

— WESTWOOD (J O) & HUMPHREYS (Henry Noël),1841. British butterflies and their transformations, William Smith : London  BHL

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— WILKES (Benjamin), 1747-49 The english moths and butterflies, etc... London : printed for the author  Books.Goggle

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                           III. Boite à liens. 

      Liste des références d' auteurs avec les liens vers leurs publications:  http://www.ukbutterflies.co.uk/references.php

Taxonomie : Global Butterfly Information System :http://www.globis.insects-online.de/search

Mythologie Grecque : Myth Index http://www.mythindex.com/greek-mythology/Names-E.html

Les papillons du Systema Naturae de 1758  :   http://en.wikipedia.org/wiki/Lepidoptera_in_the_10th_edition_of_Systema_Naturae

Albin :http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN477852769

Billberg http://www.biodiversitylibrary.org/item/105024#page/87/mode/1up

Boisduval chenille 1832 :   http://www.biodiversityheritagelibrary.org/bibliography/51588#/summary

Boisduval Tableau meth. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97190k/f1.image.pagination.r=Boisduval.langFR

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Boitard, 1828. : http://books.google.fr/books?id=K3ShlXhmFsEC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Cramer  http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/43777#/summary

Dale https://archive.org/stream/historyofourbrit00dalerich#page/n5/mode/2up

Denis et Schiffermüller : http://gdz.sub.uni-goettingen.de/dms/load/img/?PPN=PPN574458115&IDDOC=441200

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Google : http://books.google.fr/books?id=79BYAAAAcAAJ&printsec=frontcover&dq=verzeichniss+Denis+et+schifferm%C3%BCller&hl=

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Frisch https://archive.org/stream/johleonhardfrisc01fris#page/n7/mode/2up

Fourcroy voir Geoffroy.

Fuessli    http://www.biodiversitylibrary.org/item/78769#page/11/mode/1up

 Geoffroy  :    http://www.biodiversityheritagelibrary.org/item/51067#page/9/mode/1up

Geoffroy latin par Fourcroy :  http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

De Geer :  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f1.image.r=.langFR

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Hübner 1779 http://www.biodiversitylibrary.org/item/89180#page/1/mode/1up

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Hübner  Verzeichniß [1819] :https://archive.org/stream/verzeichnissbeka00hb#page/n7/mode/2up

ICZN F. Hemmings    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/50753#/summary

Bulletin : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/51603#/summary

Kirby  1871: http://www.biodiversitylibrary.org/item/64906#page/9/mode/1up

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Leach : http://biodiversitylibrary.org/page/17493618#page/136/mode/1up

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Linné   http://www.biodiversitylibrary.org/item/10277#page/3/mode/1up

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Linné fauna suecica 1746 :http://biodiversitylibrary.org/bibliography/63899#/summary

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Linné, Species Plantarum http://www.biodiversitylibrary.org/item/13829#page/1/mode/1up

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Merian, Insectes d'Europe : http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/merian1683bd2

Moffet :    http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/60501#/summary

Moore, Lep. indic http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8763#/summary

Oberthür, Études http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8792#/summary

 1910 (4) http://www.biodiversitylibrary.org/page/10532070#page/299/mode/1up

Ochsenheimer 1808 http://archive.org/stream/dieschmetterling12ochs?ui=embed#page/180/mode/1up

Petiver James, Musei petiveriani centura prima 1695 digitalisé par Google  (accès partiel)

http://books.google.fr/books/about/Musei_Petiveriani_centuria_prima.html?id=vp05AAAAcAAJ&redir_esc=y

Petiver, Gazophylacii :books.google.fr/books?id=sp05AAAAcAAJ

Petiver, Papilionum brittaniae 1717  in Opera Books .google  

Philatélie : http://www.lepi-phila.eu/species.php

Ray  : https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/n11/mode/2up

Réaumur : http://www.biodiversitylibrary.org/item/50298#page/11/mode/1up

Rösel : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/7362#/summary

http://www.biodiversitylibrary.org/item/31182#page/138/mode/1up

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

Rottemburg : 

http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/speciestaxon?id=8326

Schneider 1787 http://books.google.fr/books?id=VnY-AAAAcAAJ&pg=PA241&lpg=PA241&dq=schwarzgestrichelter+schmetterling&source=bl&ots=c5RGnFNYx4&sig=-HkttVMLK2SZP6KRw5MXfvJCYxI&hl=fr&sa=X&ei=

AHwGU7m9LoLm7Abd7oGICg&ved=0CC8Q6AEwAA#v=onepage&q=schwarzgestrichelter%20schmetterling&f=false

Scopoli Entomologia carniolica 1763

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Soddoffsky :http://www.archive.org/stream/bulletindelas10183768mosk#page/n82/mode/1up

Scudder http://biodiversitylibrary.org/page/3076769#page/269/mode/1up

Spuler : http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/9477#/summary

Tutt vol.1 1906 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof08tutt#page/n8/mode/1up

Tutt vol.2 1908 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof09tutt#page/n4/mode/1up

Tutt v3 1909 :http://archive.org/stream/naturalhistoryof10tutt#page/n4/mode/1up

Tutt v4 1914 : http://archive.org/stream/naturalhistoryof04tut#page/n4/mode/1up

 

 De Villers 1789 :  https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

Walckenaer : http://www.biodiversitylibrary.org/item/79375#page/289/mode/1up

Westwood et Humphreys 1841 : http://biodiversitylibrary.org/bibliography/12483#/summary

Wilkes, english moths and butterflies http://books.google.fr/books?id=x1xnr4VCDe0C&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false 

Goettingen animalbase : base de donnée : http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/search

Butterflies of America : http://butterfliesofamerica.com/polyommatus_icarus.htm

Références Bibliographiques en taxonomie : http://butterfliesofamerica.com/US-Can-Cat.htm

 Bestimmungshilfe für die in Europa nachgewiesenen Schmetterlingsarten :http://www.lepiforum.de/


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Published by jean-yves cordier
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 12:36

        Zoonymie des 49 noms de genre de Lépidoptères créés par Fabricius en 1807.

 

Comme pour l'article sur les noms de genre de Hübner, il s'agit ici d'un document de travail destiné à éclairer mon étude des noms de papillon, et que je partage en ligne. "Work in process !"

La classification des Lépidoptères par Hübner [1819].

Noms des Papillons diurnes (rhopalocères) créés par Linné dans le Systema Naturae de 1758.

 

 https://archive.org/stream/magazinfrinsek06illi#page/280/mode/2up

 Fabricius, dans sa présentation du Systema glossatorum ( déjà cité, in Zeitung für Literatur und Kunst in den Königl . Dänischen Staaten [ Kiel ] , Septembre 11 1807, p. 83), donne des indications précieuses sur ses régles d'attribution des noms : il écrit qu'il est en train de changer un certain nombre de nom donnés par Linné car il souhaite faire apparaître le nom de la plante hôte. Il ajoute : "Les noms de genre ne posent pas de problèmes importants, il faut seulement éviter qu'ils soient trop longs, et qu'ils ne soient pas déplaisants à l'oreille. Pour les papillons de jour, j'ai choisi différents épithètes [cognomina] de Vénus, et pour les papillons de nuit, ceux de Diane. Ils semblent être les plus appropriés. Leurs homologues grecs [qualificatifs d'Aphrodite ou d'Artémis] ont tendance à être durs, longs et désagréables."

  Effectivement, parmi les 49 noms de genre choisis par Fabricius, 18 (en gras) sont des épithètes connus de Vénus/Aphrodite ;

1. Urania épithète de Vénus Ourania : « amour celeste »

2. Amathusia : épithète de Vénus  de la ville d'Amathus, à Chypre

3. Papilio

4. Zelima Nom de plusieurs héroïnes orientales de Contes et Comédies du XVIIIe ; soit bergère, soit sultane ou princesse, mais toujours charmante.

5. Morpho : épithète de Vénus : (aux belles formes, aux formes changeantes)

6. Cethosia. Cethosis Ramses, roi d'egypte ?

7.Castnia : épithète de Vénus  : du Mont kastion, en Pamphylie

8.Eupolea (euploea) épithète de Vénus  : de l'heureuse navigation

9.Apatura : épithète de Vénus : Aphrodite apatouria ou apatouros, « la décevante»

10 Limenitis. épithète de Vénus : des ports

11. Cynthia : épithète de Diane/Artémis  née sur le mont Kynthe, mais peut désigner aussi la courtisane vénusienne des Élégies de Properce.  Étymologiquement, Cynthia vient du mot grec kynthios signifiant « qui vient du Kynthos ». En effet en Grèce, sur l'île de Délos, se trouve le mont Kynthos, lieu mythique où seraient nés la déesse Artémis et son frèreApollon. De ce fait, Artémis est parfois appelée Cynthia1.

 

12. Vanessa. Du nom de l'héroïne d'un conte de Swift.

13. Biblis : Ovide, métamorphoses IX 446-665 : Biblis et Caunus, nés de Milètos et de la nymphe Cyanée : Biblis éprouve pour son frère "une flamme criminelle" et tente de le séduire mais Caunus restant de marbre, Biblis qui ne tarit pas de pleurs se transforme en fontaine. http://en.wikipedia.org/wiki/Byblis

14. Hipparchia de Maronée (Thrace) : sœur du philosophe cynique grec Métrocles, elle tombe amoureuse du philosophe Cratès de Thèbes malgré sa laideur :

Elle refuse les prétendants les plus riches et menace de se suicider si ses parents ne lui permettent pas de l'épouser. Ces derniers acceptent de le rencontrer. Cratès se déshabille devant eux, en adressant ce discours à Hipparchia : « Voilà ton fiancé et tout son avoir, décide-toi en conséquence, car tu ne saurais être ma compagne à moins d'adopter aussi mes habitudes de vie » Hipparchia n'hésite pas : elle conclut avec Cratès un mariage de chien (ϰυνογαμίαν)  (Diogène Laërce)

15. Neptis : neptis Veneris, Ov. M. 4, 530 : la petite-fille de Vénus (= Ino) / Ou Nephthys déesse égyptienne assimilée à Vénus.

16. Brassolis : jeune-fille d'un poème d'Ossian, amoureuse de Grudar  :

"Le farouche Cairbar vint à la vallée où Brassolis, la plus belle de ses sœurs, chantait, solitaire, le chant de la tristesse." : il lui confie son bouclier taché de sang : c'est celui de Grudar. Elle s'élance vers le bléssé et meurt avec lui. De leurs tombes naissent deux ifs solitaires qui tentent d'unir leur feuillage "Brassolis était la beauté de la plaine, et Grudar  l'ornement de la colline".

https://www.yumpu.com/fr/document/view/16691526/ossian-barde-du-iiie-sile-poes-gaiques/47

 

17. Paphia épithète de Vénus.  de Paphios, à Chypre.

18. Melanitis épithète de Vénus. (de la nuit)

19. Argynnis épithète de Vénus  : Venus argennis, d'Argennus, favorite d'Agamemnon.

20. Thaïs : courtisane célèbre dévouée à la déesse Vénus.

21. Idea : épithète de Vénus   Mont Ida, lieu de naissance de Zeus.

22. Doritis : épithète de Vénus  Vénus doritis, "la bienfaitrice" qui avait selon Pausanias son temple à Cnide

23. Pontia : épithète de Vénus  :  de la mer profonde

24. Colias : épithète de Vénus  :du temple de Colias, en Attique

25. Haetera ; épithète de Vénus  : Hétaïra, protectrice des courtisanes. 

26. Acraea : épithète de Vénus  :Protectrice des acropoles et des lieux élévés.

27. Mechanitis : épithète de Vénus  : l'ingénieuse à ourdir des ruses, son surnom à Megalopolis.

28. Libythea : De Libye + -thea, "déesse" : Io et son fils Epaphos ? La fille d'Epaphos ?

Ou Libye et Io, deux princesses ?

  • in Linné-Gmelin-Bergman (Rudolstadt) 1789 page 2262 Danaus n°394; cité par Donovan 1800 http://books.google.fr/books?id=9sxcAAAAcAAJ&pg=PT194&dq=28.+Libythea+:&hl=fr&sa=X&ei=

1848VPXCJITCObapgIAF&ved=0CCIQ6AEwAA#v=o

nepage&q=28.%20Libythea%20%3A&f=false

Cité par Thomas Pennant, ‎Johann Reinhold Forster, ‎John Aikin - 1790 - ‎Lire - ‎Autres éditions

Cité par Glossata VI Sesies insectorum de Fabricius page 41 pour une espèce d'Inde

http://books.google.fr/books?id=BXd81HIuTAwC&pg=PA69&lpg=PA69&dq=io+libyenne&source=bl&ots=

uS7zpkJGsF&sig=EaLQbjeoCAiGTRdgv2Z323dccCs&hl=fr&sa=X&ei=xtI8VO-bOIjMPc_BgKgF&ved=0CEQQ6AEwBg#v=onepage&q=io%20libyenne&f=false

Arès et d'Aphrodite, et de Cadmos, fils de Libye et de Poséidon.

Dans la mythologie grecque, Épaphos est le fils de Zeus et d'Io.

Il est enlevé après sa naissance par la jalouse Héra, et livré aux Curètes mais Zeus, irrité, tue ses gardiens et le délivre.

Devenu grand, Épaphos a une querelle avec Phaéton, prétendant que celui-ci n'est pas fils du Soleil comme il s'en vante ; c'est là l'origine du malheur de Phaéton.

Il devient roi d'Égypte et épouse Memphis, fille du Nil, en l'honneur de laquelle il fonde la ville de Memphis et de qui il a une fille, Libye.

29. Melitaea (Melinaea?)

30. Helicopis :"qui oculi volubiles"  Pierre Chompré - 1754 - Helicops , pis: fille qui séduit par des œillades , qui sourcille.

31. Hesperia

32. Lycaena

33. Erycina : épithète de Vénus  :  du mont Erix, en Sicile.

34. Myrina :peut désigner Myrina, reine des Amazones ; Myrina fille de Créthée, épouse de Thoas ; Myrina fille de Teucros, épouse de Dardanos

35. Thecla

36. Nymphidium : épithète de Vénus  : (des mariages)

37. Danis 

38. Emesis Erreur pour Nemesis ?

39. Thymele : autel de sacrifice pour Dionysos dans les théatres grecs anciens C'était sur le Thymélé que se faisaient les danses, et qu'on chantait les chœurs. OU  THYMÉLÉ (Θυμέλη). Musicienne, ou mime ou actrice, et poétesse célèbre du temps de. Domitien, dont elle semble avoir été la favorite, / Baladine courtisane de Dormitien.

 

40. Helias :  Issu du grec ancien : Ἡλίας ou Ἠλίας, c'est la version grecque du prénom biblique Élie.   Ou : forme féminine d'Helios, personnification deu soleil dans la mythologie grecque : "Fille du soleil" :

Dans la mythologie grecque, les Héliades ou Helias, filles d'Hélios et de Clymène, sont les sœurs de Phaéton. À la mort de celui-ci, elles se montrèrent inconsolables, le pleurant sans cesse, de sorte que leurs larmes se solidifièrent en ambre et qu'elles-mêmes se changèrent en peupliers. Leur nombre et leurs noms varient selon les auteurs ; on peut citer : Astris, Dioxippe, Églé, Éthérie, Hélia, Mérope et Phœbé, voire parfois Lampétie et Phaéthuse. Voir Apollonios de Rhodes, Argonautiques  (IV) :Hygin, Fables  (CLIV) ; Ovide, Métamorphoses (II, 340 et suiv.).

 

41. Pamphila : Pamphila (Παμφίλη) d'Epidaure  était une historienne de grande réputation qui vécut sous le règne de Néron.  Mentionnée par la Scuda, par Aulugelle, par Diogène Laërce et par Photius. Son oeuvre principale est ἱστορικὰ ὑπομνήματα, ou Commentaires historiques   

 

42. Laothoë : Dans la  mythologie grecque, Laothoe (Λαοθόη) peut se référer aux femmes suivantes: 

  • Laothoe, une épouse de Priam, roi de Troie, et la mère de Lycaon et Polydore. Son père était Altes, roi des Leleges.  
  • Laothoe, l'une des filles de Thespius et de Megamede. Elle donna à Héraclès, un fils  Antiphos.  
  • Laothoe, mère de Thestor par Idmon. 
  • Laothoe, femme du vieux troyen Clytius. 
  • Laothoe, fille de Menetus, possible mère de l'Argonaute (Eurytus) et d' Échion par Hermès.  
  • Laothoe, épouse de Porthaon, mère de Stéropé, Stratonice et Eurythemiste.

43 : Sphinx : figure féminine de la mythologie (la Sphinge) :  la fille de Typhon (ou d'Orthos) et d'Échidna. Elle est représentée avec un buste de femme, un corps de chat et des ailes d'oiseau.

 

44 : Sesia. Rivière du Milanais, qui se jette dans le Pô

45 : Aegeria : Egérie ; réemploi de Papilio aegeria Denis et Schiffermüller 1775. Nymphe des sources, que Numa Pompilius épousa et qui le conseilla dans son gouvernement.

46 : Amata : reine du Latium dans le Livre XII de    Éneide de Virgile XII.593-613.

Amata est, dans la mythologie romaine, l’épouse du roi du Latium Latinus, fils de Faunus, petit-fils de Picus et par ce dernier arrière-petit-fils de Saturne, et la mère de Lavinia. Elle a tout d’abord donné le jour à un fils, qui meurt en bas-âge, puis à une fille, Lavinie ou Lavinia. Elle souhaite fiancer sa fille Lavinie à son neveu Turnus, roi des Rutules, avant l’arrivée des Troyens. Mais les oracles en décident autrement, malgré son opposition de la voir se marier avec Énée, mais son mari Latinus célèbre le mariage. Amata pousse alors Turnus à déclarer la guerre à Énée. Pendant cette guerre, croyant Turnus mort au combat et se trouvant responsable du désastre, elle se suicide de désespoir.

47 : Zygaena

48: Glaucopis : Surnom ou épithète de Pallas Athénée (Minerve). Les Grecs ont donné à cette Déesse le surnom de Glaucopis, et les Latin celui de Cesia,, parce qu'elle avait les yeux pers, de couleur perse, c'est-à-dire, d'un bleu tirant sur le vert *, car , selon l'Académie. Françoise, la couleur 'perse est entre le vert et le bleu.

 49 : Procris. Fille d'Eréchtée à la beauté remarquable, aimée de Céphale mais dont le couple est déchiré par la jalousie.

 Sur les épithètes d'Aphrodite, voir : http://www.theoi.com/Cult/AphroditeTitles.html

 

Conclusion : 

Sur les 49 noms de genre créés par Fabricius en 1807, 18 sont des épithètes avérées de Vénus / Aphrodite. On trouve une épithète de Diane (Cynthia) et une épithète de Minerve (Glaucopis). Une vingtaine d'autres noms correspondent à des femmes célèbres, le plus souvent par leurs amours : beaucoup renvoient donc indirectement à Vénus. 27 noms se terminent par -a ou -ia évoquant une forme féminine, et l'immense majorité (ou la totalité) des noms sont féminins. Ils renvoient majoritairement à des personnages féminins mythologiques ou légendaires, ou de la littérature.

 

 

Byblis et Caunus, Laurent Delvaux 1734


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Published by jean-yves cordier
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 12:03

La classification des Lépidoptères par Jacob Hübner [1819]

Note à usage personnel pour me permettre de comprendre comment Hübner crée ses noms de genre. Je l'améliorerai peu à peu, mais je le mets en ligne pour contribuer à la connaissance de ce travail pour les francophones.

https://archive.org/stream/verzeichnissbeka00hb#page/n0/mode/2up

http://www.biodiversitylibrary.org/creator/9722#/titles

http://www.sciencemag.org/content/66/1696/4.extract

260px-PortraitHuebner.jpg

 

      Titre de la publication originale : 

Verzeichniß bekannter des Schmettlinge 

versaßt von Jacob Hübner

Augsburg bey der verfasser zu finden 1816.

 

Plan général.

Hübner répartit ses lépidoptères en neuf Phalanges (rang qui rappelle le terme utilisé par Linné pour diviser ses Papilio). Chaque phalange est elle-même divisée en Tribus, les Tribus en Stirps, les Stirps en Familia et les Familia en Coitus.

Le texte est écrit en allemand mais la systématique est donnée en allemand et en latin. L'ensemble prend ainsi le nom de SCHMETTLINGE (sic) LEPIDOPTERA.

Les rangs sont :

  • Horde / Phalanx équivalent à nos Sous-Ordres
  • Rotte / Tribus équivalent à nos Super-familles
  • Stamm / Stirps équivalent à nos Familles
  • Familie / Familia équivalent à nos Sous-familles
  • Berein / Coitus. équivalent à nos Genres.

[note : A - coitus, a, um : part. passé de coeo, coire, coivi (coii), coitum : - intr. - 1 - (en parl. des pers.) aller ensemble, se réunir, se rencontrer. - 2 -  s'accorder, se joindre, s’unir, faire alliance, s'allier, se liguer, convenir de. - 3 - combattre, en venir aux mains. - 4 - s'unir, s'accoupler. - 5 - se rapprocher, faire corps, se condenser, se réunir (en parl. de ch.).

 B -coitus, us, m. : - 1 - action de se joindre, de se réunir, réunion, rapprochement. - 2 - union charnelle, accouplement. ]

 

PHALANX I : FALTER, PAPILIONES.

  • TRIBU I :  Nymphalen / Nymphales : 9 Stirps.
  • TRIBU II : Gentiles  : 6 Stirps.

PHALANX II : SPHINX.

  • TRIBU I : Papilionides
  • TRIBU II : Hymenopteroides
  • TRIBU III : Legitimae

PHALANX III : PHALAENAE (BOMBYCES in Tentamen)

  • TRIBU I : Sphingidoides
  • TRIBU II : Verae
  • TRIBU III : Fodicantes

PHALANX IV : NOCTUAE

  • TRIBU I : Bombycoides
  • TRIBU II : 
  • TRIBU III : Semigeometrae

PHALANX V : GEOMETRAE

  • TRIBU I : Amplae
  • TRIBU II : Tenues
  • TRIBU III : Aequivocae

PHALANX VI : PYRALIDES

  • TRIBU I : Geometrices
  • TRIBU II : Vulgares
  • TRIBU III : Difformes

PHALANX VII : TORTRICES

  • TRIBU I : Lascivae
  • TRIBU II : Pigrae

PHALANX VIII : TINEAE

  • TRIBU I : Certae
  • TRIBU II : Incertae
  • TRIBU III : Mirabiles

PHALANX IX : ALUCITAE

  • TRIBU I : Indubidatae

 

La classification de Hübner pour les rhopalocères.

Je détaille la première Phalange, celles des Papiliones, nos rhopalocères..

PHALANX I : FALTER, PAPILIONES.

TRIBU I :  Nymphalen / Nymphales : 9 Stirps.

1er Stirps : Nereides.

Nymphes marines filles de Nérée

Familia A : Vitraea.

1. Hymenites.

2. Ithomiae.

3. Eleriae.

4. Thyridiae.

5. Aeriae.

6. Ceratinae.

Familia B : Fulvae.

1. Saides.

2. Dismorphiae.

3. Mechanitae.

4. Eveides
5. Melinaeae

Familia C : Festivae.

1. Migonites

2. Suniades.

3. Apostraphiae.

Familia D : Caeruleae.

1. Sycioniae.

2. Ajantes. 

2ème Stirps : Limnades.

Dans la mythologie grecque, les limnades — ou encore lyumnades, lymnades ou limnatides — étaient des nymphes des lacs.

Ces dernières étaient capables de lire dans les âmes des hommes et prenaient la forme d’être aimé pour les dévorer. Ces personnages, nymphes des eaux stagnantes, se nourrissant d’ambroisie, avaient le pouvoir de rester toujours belles et jeunes.

Bien qu’occupant un rang inférieur dans la hiérarchie divine, elles étaient cependant admises dans l’Olympe et étaient vénérées par les mortels.

Il existe deux types de limnades :

 

  • les Astacides ;

  • les Limnées. (W)

 

Familia A : Thalasssicae.

1. Amaures.

2. Hestiae.

Familia B : Ferrugineae.

1. Euploeae.

2. Anosiae.

Familia C : Mutabiles.

1. Trepsichroes

2. Crastiae

3. Salpinges.

2. Didones.

 

3ème Stirps : Napaeae page 17 (Rurales L. et Fab.).

Les Nappées sont les nymphes des fleurs et des vallées.

Familia A : Gemeine ["commun"], Frequentes.

1. Euribyen, Euribiae [Dans la mythologie grecque , Euribia (en grec ancien  «la grande violence» par εὐρύς Eurus , «grand», «large» et βία Bia , «force», «violence») est un Pontide , fille de Gaïa (la Terre) et  de Pontus (la mer). Divinité mineure de la mer primordiale (avec Nereo , Taumante , Phorcys et Ceto ) , sous le règne de Poséidon . Apollodore , Bibliothèque mythologique et Hésiode, Théogonie]

2. Hamanumiden, Hamanumidae. [Grec Hama = ensemble. En latin Numidia, en grec nomadia (Νομαδια), nom évoquant le pays des nomados (νομαδος) qui changent de pâturage ; c'est-à-dire les nomades.]

3. Polystichten, Polystichtes [cf Fougère Polystichum : des mots grecs polys, beaucoup et stichos, rangée]

4. Synargen, Synarges 

5. Echenaien, Echenaides. [Echenaï, ou Echenaïde nymphe de Sicile tombée amoureuse de Daphnis, fils de Hermés et qui lui interdit d'aimer une autre femme sous peine de tomber aveugle . Il finit par céder aux demandes d'une princesse sicilienne qui l'enivra : Théocrite  Idylle]

6. Hamearien, Hamearides. [ Du grec Hama "ensemble", "en même temps", et  de êr ou ear, "printemps" ?] 

7. Aphaciten, Aphacites. [épithète d'Aphrodite]

 

 

 

Familia B : Zartlich, Subtiles.

1. Thysonoten Thysonotes.

2 Peplien, Pepliae.

3. Mesosemien, Mesosemiae.

4. Chariden, Charides

5. Bäoten, Baeotes.

6. Emesis, Emeses.

 

 

Familia C : Paradiesiche, Paradiseae.

1. Erycinen, Erycinae

2.  Helicopen, Helicopes

3. Hexuropteren, Hexuropterides.

4. Ancyluren, Ancylures.

5. Syrmatien, Syrmatiae

 

Familia D : Glänzende, Nitidae.

1. Lycänen, Lycaenae.

2. Euselasien, Euselasiae.

3. Erythien, Erythiae.

4. Anatolen, Anatoles

5. Thisben, Thisbae.

6. Pandemonen, Pandemones.

 

Familia E : Gröbliche, Agrestes.

1. Hesperien, Hesperiae.

2. Melaniden, Melanides.

3. Synmachien, Synmachiae.

4. Hyphilarien, Hyphilariae

 

 

 

4ème Stirps : Lemoniades. page 26 (Phalerati L., Satyri Fab.)

Nymphes des plaines et des prairies.

 

5ème Stirps : Dryades. page 29 (Phalerati L., Satyri Fab.).

 Les dryades nom issu du grec ancien Δρυάδες / druádes, de δρῦς / drũs, qui signifie « chêne » sont, dans la mythologie grecque, trois nymphes, des déesses mineures liées aux chênes en particulier, et aux arbres en général. Le nom de dryades fut plus tard utilisé pour désigner les figures divines présidant au culte des arbres et de la forêt. Elles sont généralement considérées comme des créatures très timides qui se montrent rarement, sauf à la déesse Artémis qui est réputée être l'amie de la plupart des nymphes.  (W)

 

Familia A : Reticulatae

1. Phiciodae

2. Brenthides.

Familia B : Phaleratae. 

1. Argynnides : du genre de Fabricius Argynnis, épiclèse d'Aphrodite.

2. Issoria : épiclèse d'Artémis

3. Acidaliae : épiclèse d'Aphrodite.

4. Dionae : de Dioné, mère d'Aphrodite.

5. Colaenes : épiclèse d'Artémis en Attique selon Pausanias I, 31 : "Quant à Colaenis, qu'on adore à Myrrhinonte, je crois qu'elle a pris son nom de Kolônos". 

6. Argyronomae : voir le nom d'espèce Plébejus argyrognomon. "Celui qui éprouve l'argent", ou bien "Nom de la philosophie hermétique, argyronomie, autre nom de la pierre philosophale ou sel argentifique". Nom interprété comme arguros, "argent" et gnomon, "cadran solaire" en rapport avec la disposition des taches argentées des ailes.

 

6ème Stirps : Hamadryades page 32. (Nymphales L. et Fab.)

 

Dans la mythologie grecque, les hamadryades (en grec ancien Ἁμαδρυάδες / Hamadryádes) ou adryades (en grec ancien Ἀδρυάδες / Adryádes) sont des nymphes des arbres. Elles sont comparables aux dryades, sauf qu’elles sont liées à un seul arbre, et meurent avec lui s’il est abattu.(Wikip)  Empr. au lat. imp. hamadryas, -adis «  nymphe des bois  » lui-même du grec  α ̔ μ α δ ρ υ α ́ ς, -α ́ δ ο ς   (< α ́ μ α « ensemble » et δ ρ υ ̃ ς « arbre, en partic. chêne ») « nymphe dont la vie est liée à celle d'un arbre ». (CNRTL). Au nombre de huit, elles habitaient le mont d'Oita au Phthiotide. Elles envoutaient les humains et non-humains d'un regard.

 Familia A :  Decorae

1. Vanessae

2. Pyrameides

Familia B : Simplices

1. Preces

2. Anarteae

3. Temenes

4. Junionae

5. Alcyoneides

Familia C : Fallaces

1. Apaturae. épiclèse d'Aphrodyte.

2. Historides.

Familia D :  Angulatae.

1. Athenae

2. Polygoniae.

3. Eugoniae.

4. Inaches. 

5. Elymniades.

6. Araschniae. 

 

 

7ème Stirps : Najades. page 36 (Nymphales L. et Fab.)

Dans la mythologie grecque, les naïades (du grec Ναιάδες / Naiádes ou Ναίδες / Naídes ou Νάιτιδες / Náitides de νάειν / náein, « couler ») étaient des nymphes aquatiques qui vivent dans les eaux douces, en particulier les rivières, les sources, les fontaines, etc. (W)

 

Familia A Modestae.

1. Jaerae

2. Callianirae

3. Partheni

Familia B. Alacres.

1. Cymothae

2. Euxanthae

3 Panopeae.

4. Euphaedrae

5. Symphaedrae.

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

8ème Stirps Potamiden, Potamides. Equites de Linné, Nymphales de Fabricius.

http://www.archive.org/stream/verzeichnissbeka00hb#page/n53/mode/1up

Dans la mythologie grecque, les potamides sont des nymphes aquatiques principalement attachées aux fleuves et rivières.  

Familia A Caudatae. "Caudées" Die Senken auffallend gezähnt und die Zähne theils schwanzförmig verlangert "Les ailes dentelées de façon remarquable, et une partie des dents prolongée en forme de queue".

1. Eribden, Eriboeae, d'Eriboe, nom d'une Amazone selon Diodore.

2. Marpesiae, de Marpesius, Marpesse, nom de l'île de Paros.

3. Pallen, Pallae

4. Cöen, Coeae. de Coeus, l'un des Titans.

5. Anaen, Anaeae : du nom latin Aeneis du héros troyen "Énée" dans l'Iliade d'Homère. Nom de gere encore valide.

  • Anaea  Troglodyta Fab.
  • Laërtias Laertes Cram. Du nom de Laërte, père d'Ulysse dans l'Odyssée d'Homère
  • Leonida Cram. Du nom du roi de Sparte.
  • Riphea Cram. de Riphée, nom d'un compagnon d'Énée dans l'Énéide de Virgile Livre II, 528.
  • Acidalia Arachne Cram. Acidalie, surnom de Vénus l'Acidalienne dans l'Énéide I:720 de Virgile par reprise du nom d'une sorce de Béotie où  la déesse et ses compagnes les Grâces aiment à se baigner. 

Familia B Stolze, Superbae

1.

Familia C Conspicuae

 

 

9ème Stirps Oreaden : Oreades page 52 Gemmati Linn., Satyri Fabr.

Dans la mythologie grecque, les Oreades ou Orestiades étaient des nymphes des montagnes (grec ὄρος = montagne) et des grottes. 

    

Familia A : Zweydeutige, Dubiae

1. Tänaren, Taenares

2. Cithäriaden; Cithaeriades

3 . Pierides

Familia B : Streisige, Strigatae (marqués de sillons)

 

1. Euptychien, Euptychiae : cf. genre actuel Euptychyia Satyrinae

2. Megistonen, Megistones

 

3.  Mycalesiden, Mycalesides

Familia C : Ausgezeichnete, Distinctae (Excellent, remarquable)

1 : Faunen, Faunes.

2. Taygtetiden, Taygetides.

3. Lethen, Lethae.

4. Hypnen, Hypnae.

5. Cäroen, Caeroes

6. Hipionen, Hipiones

 

 

Familia D : Wolkige, Nubilae (Nuageux, Nébuleux) p.57

         Die Flügel oben düsterfärbig, unten wolkig angelegt.

"La face supérieure des ailes sombres, la face inférieure "couverte de nuages"."

 1. Hipparchien, Hipparchiae

2. Minoen, Minoes.

3. Eumeniden, Eumenides

4. Oeneiden, Oeneides, 

5. Pyronien, Pyroniae : épiclèse de la déesse grecque Artémis en son sanctuaire du mont Krathis en Argolide: Artemis Pyrônia, du grec ancien πῦρ, pûr « feu »," Artémis de la flamme", car son temple fournissait le feu sacré des Lernaia (mystères de Déméter à Lerne) en Argolide.

Die Flügel oben oraniengelb, schwärzlichbraun, gesâumt ; die Schwingen mit einem zweykernigen Augflect, die Senken kaum mit weißen Puncten gezeichnet.

Les ailes supérieures jaune-orange bordées de brun-noir ; les .. avec deux  .. les bordures à peine punctuées de blanc.

562 Pyronia Tithone

6. Epinephelen, Epinephelae. (nuageux au dessus, ou, au dessus des nuées ?)

Die Flügel ober graulichbraun; unten die Schwingen rostgelb, die Senken trübgrau wolkig. "Les ailes supérieures  brun grisâtre; rouille jaune sous les ailes, le revers ​​gris-nuage terne.

  •  
    •  
      • Janira
      • Eudora
      • Synclimene

 

Familia E : Mormorirte, Marmoratae. (marbré)

1 : Parargae

2

3

4

5

6

7

Familia F : Schattige, Umbrosae (Ombragé)

1

2

3

4

5

6

 

Familia G :  Gleichfärbige , Subtinctae (de même couleur —uni?— Couvert)

1 : Gorgones

2 : Maniolae

 

Familia H : Gefäumte, Fimbriatae (frangés)

1 : Neonymphen, neonymphae; 4 espèces.

2 : Cönonymphen, Coenonymphae. 11 espèces. TS C. Oedipe, Oedippus Fabr.

 

 

 

 

 

 

 

                 TRIBU II : Gentilen, Gentiles : 6 Stirps.

Gens, gentis : race, souche. Gentilis, e : "gens", "membre d'une famille"

gentiles (post-classique): les barbares, les étrangers, les païens.

Si on le rapproche du nom de la tribu I (Nymphales), Gentiles peut avoir le sens de "Les gens, les personnes humaines", "les êtres non mythologiques" et cela devrait rassembler ainsi, dans la systematique de Linné, les héros (combattants grecs et troyens ou Equites) et les Gens du peuple ou Plebejus. Il reste à le vérifier maintenant.

Kennzeichen : Die Ohren vorwärts gebogen. Die Aerme mit Klauen wie die Träger und Füße, besezt.

 

 

 

1er Stirps. Agrodiäten Agrodiaeti page 66.

Nom composé cf. Agriades, Agrochola, Agrius, Agroters, Agrumenia de Hübner

 Grec ἀγρός, agrós  et latin ager, "champ" /Grec  δίαιτα (díaita) "la vie". La "vie des champs", la "vie aux champs", les Paysans ??

Die Streichler kalschnauzig, die Wangen weiß geränget, die Ohren ziemlich kurz, langkolbig. Die Stutzen, vorzüglich, die Aerme, kurz.

 

Familia A : Junge, Adolescentes.

 

Die Ohren ziemlich dickfolbig. Die Flügel rundlich stumpf, oben blau, unten blatz.

Les antennes en bulbes assez épais. Les ailes  émousséesde façon arrondie, bleu au-dessus, pâle en dessous.

1. Eumäen, Eumaei

2. Nomiaden, Nomiadae.

3. Agraiden, Agriadae (Agrius,a,um = agrios, a,um = non cultivé, sauvage)

4. Scolitantiden, Scolitantidae

5. Lycäiden, Lycaeidae

6. Everen, Everae.

7. Hemiargen, Hemiargi.

8. Lampiden, Lampidae  Du latin lampas, adis (??), "flambeau, torche".

Dans la mythologie grecque, Zéthos ou Zéthus (en grec ancien Ζήθος / Zếthos, en latin Zethus), fils de Zeus et d’Antiope, est le frère jumeau d’Amphion.

 

Die Flügel unten voll grauer Streise, die Senken zierlich gefleck

 Les ailes entièrement (striées de) gris, les bordures finement mouchetées 

L. Numerius, Zethus, Helius, Baaliston, Boeticus, Plato, Archius, Celerio, Aratus 

 9. Hyreen, Hyrëi. Hyreus est, selon Ovide, Fastes V, un berger de Béotie devenu le père d'Orion. Le genre Hyreus invalide (préemploi Stephens, 1816) a incité Butler a créer le genre Cacyreus en 1897.

 

                                        Die Flügel unten marmorähnlich gefleckt.  

La face inférieure des ailes tachetées et comme marbrées

 692 Hyreus lingeus Cramer [espèce-type de Cacyreus]

693 H. Palaemon Cramer

694 H. Misenes Cramer

10. Castalien, Castalii. Nom d'une fontaine de Delphes ou de la naïade en qui elle trouve son origine.

11. Pepliphori, Pepliphori. Porteur de voile (peplum) ?

 

Familia B : Anfäßige, Villicantes (les "fermiers", exploitants agricoles).

1. Jamiden, Jamidae

2

3

4

5

6

7

8

9

 

 

 

Familia C :Bewafnete, Armati  : "personne armée"

 

2ème Stirps   Archonten, Archontes. page 82. Equites

Dans la plupart des cités grecques, les archontes (en grec ancien ἄρχοντες / árkhontes, de ἄρχω / árkhô, « commander, être le chef ») sont des dirigeants. (W)  Il s'agit donc d'un équivalent de la phalange des Equites de Linné.

 

Familia A : Heroische, Heroici

Familia B : Herrschende, Dominantes

Familia C : Weise, Sapientes

 

 

3ème Stirps  Andropoden, Andropoda page 90.

des mots  grecs andros homme et  pied.  Diogène, à qui on demandait : d'où vient le nom d'andropodes donné aux esclaves, répondit : parce qu'ils ont des pieds d'homme et une âme semblable à la tienne (Diog., liv. VI)

 

Familia A : Frätzige, Voraciae

1. Aporien, Aporiae

2. Mylothriden, Mylothrides.

3.Appiaden, Appiades

4. Perhybriden, Perhybrides.

5. Deliaden Deliades

6. Catamien, Cataemiae

7. Pontien, Pontiae

8. Belenoiden, Belenoides.

9. Acräen, Acrae

10. Anaphäiden, Anaphaeides

11. Catophagen, Catophagae.

12. Synchloae.

 

Familia B  : Sparsame, Frugalia page 94.

Der Leib schlang, auch die FLügel ziemlich schmal und zart.

1. Euchloen, Euchloae

Die Senken unter sehr zierlich bestäudt gefleckt : E. Belia, E. Ausonia, E. Tagis, E.Midea, E. Cardamines E. Eupheno, E. Coeneos

2. Leptosien, Leptosiae

3. Aphroditen, Aphroditae

4. ixiaden, Ixiaden

 

Familia C, Flüchtige, Fugacia. page 96

Familia D Treulich, Fidelia.

4ème Stirps :  Hypaten, Hypati. page 99.

Hypaton, i de la ville d'Hypaton, Ethiopie / Hypatie, mathématicienne

Familia A : Ernsthafte, Graves

Familia B. Strenge, Severi

 

 

5ème Stirps: Telchinen, Telchines. p. 100

Dans la mythologie grecque, les Telchines (en grec ancien Τελχινες / Telkhines) sont des divinités inférieures rattachées à l'île de Rhodes. Doués d'aptitudes créatrices et techniques, ils apparaissent assez semblables aux Dactyles (W).  

Familia A

 

6ème Stirps: Astycen, Astyci. p. 102. (Urbicolae Linn. et Fab.)

latin Astycus, a, um adj : "de la capitale, urbain" : correspond donc à "urbicolae"

Die Stirn breit ; die Streichler dick beharrt, kuzschnauzig  ; die Ohren, an ihrem regelgen mit einem  Löckgen gefeßt am ende hackenförmig ; die Flügel ziemlich dikt, sehr maßig groß.

 

Familia A. Berühmte, Celebres.

1. Pyrrhopygen, Pyrrhopygae

2. Phociden, Phocidae

3. Astrapen, Astrapae

4. Cecropen, Cecropae.

 

 

 

Familia B. Tapfere, Fortes.

Die Senken am aftereck sehr verlängert.

1. Telegonen, Telegoni.

2. Goniuren, Goniuri

3. Proteiden Proteidae

 

Familia C Förmilche, Formales. p. 105

1. Thraciden, Thracidae

2. Epargyreen, Epargyrei

3. Cöliaden, Coeliadae

4. Taliden Talidae

5. Telemiaden, Telemiadae

6. Celänorrhinen, Celaenorrhini

7. Colpoden, Colpodae

8. Gegenen, Gegenae

9. Phleboden, Phlebodae

 

 

Familia D : Veltliche, Veteres p.107

Familia E : Gemeine, Vulgares. (Les Communs, les Vulgaires)

Die Flügel schwarz, voll heller fleckgen

1. Pyrgen, Pyrgi. Alle Flügel würflig weiß gefleckt ; die Senken unten weiß, färbig bandirt.

2. Tharopen, Tharopes

3. Aetheien, Aetheii

 

 

Familia F : Vorsichtige, Cauti. Les Méfiants

Die Flügel durchsichtig gefleckt in buntem Grunde ; die Senken ziemlich zähnig gezähnt.

"Les ailes transparentes tachetées de motifs colorés ; les [inférieures ? ] dentelées de manière assez acérée" (?)

1. Eryciden, Erycidae    

2. Myscelen, Mysceli

3. Carcharodonten, Carcharodontes. Die Flügel bunt gemischt, die Senken zackig gezähnt. "Les ailes de diverses couleurs,   les inférieures dentelées en dent-de-scie.".

 

  •  
    •  
      • 1189.  Carcharodus Lavatherae  
      • 1190. C. Altheae Hübn. Pap. 452-453.
      • 1191 . C. Malvae Shiff. 

4. Pythoniden Pythonidae.

5. Ephyriaden, Ephyriadae.

 

 

Familia G : Muntere, Vigilantes. ("Les Éveillés ou Vigilants")

Alle Flügel schwarz und gelb, wechselnd angelect. (Tous les ailes noires et jaunes, appliquées alternativement.)

1. Scopten, Scoptae.

2. Cyclopiden, Cyclopidae.

3. Trapeziten, Trapezitae.

4. Phemiaden, Phemiadae

5. Augiaden, Augiadae

6. Thymelicen, Thymelici.

Die Flügel fast ganz gelb und ungefleckt (Les ailes presque entièrement jaune et sans tache)

  •  
    •  
      • 1219 Thymelicus Actaeon Esp. Pap. 36 4 Hübn. pap. 488-490.
      • 1220 T. Pustula.
      • 1221 T. Vibex.
      • 1222 T. Venula Hübn. Pap. 665-669
      • 1223 T. Virgula Hübn. Pap. 660-663.
      • 1224. T. Vitellia.
      • 1225 T. linea Shiff. Verz. Pap. A 5 Thaumas Esp. Pap. 36 2,3 Hübn. pap. 285-287.
      • 1226 T. Puer. 

7. Apausten, Apausti 

8. Brontiaden, Brontiadae

 

 

 

Zwente Horde, Phalanx secunda : Schwärmer, SPHINGES. p. 115

Tribu prima : Papilioniden, Papilionides

1er Stirps : Zygänen, Zygaenae

 

 

       Dans le Tentamen : 1er Stirps : Rustici. 2ème Stirps : Principes. 3ème Stirps : Mancipia. 4ème Stirps : Consules. 5ème Stirps : Urbani.

 

LE TENTAMEN.

http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/11651#/summary

1) 

Holland WJ. EXIT HUEBNER'S TENTAMEN. Science. 1927 Jul 1;66(1696):4-6.

 

http://worldtracker.org/media/library/Science/Science%20Magazine/science%20magazine%201920-1939/root/data/Science_1920-1939/pdf/1927_v066_n1696/p1696_0004.pdf

"THE secretary of the International Commission on Zoological Nomenclature has the honour to invite attention of the zoological profession to the fact that application has been made for the suspension of the International Rules, in the case of Hübner’s (1806) ‘Tentamen’ in order to establish its nomenclatorial availability."

C'est une petite feuille de format quarto dont le titre est Tentamen determination digestionis atque denominationis singularum stirpium Lepidopterum at, peritis ad inspiciendum et dijudicandum communicatum, a Jacobo Hübner.

A la fin, l'auteur ajoute un avertissement : Ne expectet quis, ordinem hunc nullam amplius correctionem esse desideraturum, verumtamen magis satisfaciet necessitati, quam praevius quivis. Familis indicantis supersedere malui ».

Linné avait décrit 535 espèces en les classant en 192 Papilio, 38 Sphinx et 305 Phalaena.

 

Biographie Wikipédia

Jakob Hübner (ou Jacob Huebner) est un entomologiste allemand, né le 20 juin 1761 à Augsbourg et mort le 13 septembre 1826 dans cette même ville.

Il étudie le dessin de 1778 à 1780 à la Annenschule (école Sainte-Anne), puis l'eau-forte et la xylographie.

Il étudie particulièrement les papillons et commence à faire paraître ses premiers articles en 1785. Il fait des séjours en Ukraine et à Vienne à partir de 1789, où il fait la connaissance d'Ignaz Schiffermüller (1727-1806) avec lequel il garde des liens d'amitié sa vie durant. Hübner gagne sa vie en étant dessinateur pour une manufacture de textile.

Ses travaux, finement illustrés, s’attachent notamment à l’étude des différents stades de ces insectes. Il contribue à l’amélioration de la taxinomiemoderne pour les lépidoptères. Sa collection est acquise en 1935 par la Royal Entomological Society de Londres.

Son nom est très souvent abrégé dans les publications entomologiques en Hbn.

Liste partielle des publications

  • 1785: Abbildungen und Beschreibungen noch nicht abgebildeter und noch unbeschriebener Schmetterlinge mit illuminierten Kupfern

 

  • 1786–1790: Beiträge zur Geschichte der Schmetterlinge 

  • 1791: Verzeichnis europäischer Schmetterlinge nach systematischer Ordnung durch Synonymen, Abbildungen und Anmerkungen

  • 1793: Sammlung auserlesener Vögel und Schmetterlinge, mit ihren Namen herausgegeben auf hundert nach der Natur ausgemalten Kupfern

  • 1793–[1842]: Geschichte europaischer Schmetterlinge (Histoire des papillons européens) (1806-1824) 

  • 1796–[1838]:[1] Sammlung europäischer Schmetterlinge (Collection sur les papillons européens) (1796-1805).

  • 1806–[1838]:[1] Sammlung exotischer Schmetterlinge (Collection sur les papillons exotiques), deux volumes, (1806-1834). Augsburg. Avec Carl Geyer et Gottlieb August Wilhelm Herrich-Schäffer (1799-1874),  

  • 1806: Tentamen determinsationis, digestionis atque demonationis singularum stirpium Lepidopterorum, peritis ad inspiciendum et dijudicandum communicatum (1806)

  • 1816: Verzeichniss bekannter Schmettlinge

  • 1818-1837: Zuträge zur Sammlung exotischer Schmettlinge, bestehend in Bekundigung einzelner Fliegmuster neuer oder rarer nichteuropäischer Gattungen. Augsburg, Jacob Hübner, 49 pp. (1819)

  • 1822: Systematisch-alphabetisches Verzeichnis aller bisher bey den Fürbildungen zur Sammlung europäischer Schmetterlinge angegebenen Gattungsbenennungen 

  • 1843-1856: Systematische Bearbeitung der Schmetterlinge von Europa

 

 

220px-Huebner_Tafel_aus_Sammlung_Schmett 220px-Huebner_Tafel_aus_Geschichte_Schme

 

Letters to Editor

Nature 118, 591-591 (23 October 1926) | doi:10.1038/118591b0

Zoological Nomenclature: Hübner's (1806) ‘Tentamen.’

C. W. STILES

Sources et liens.

 

Worterbuch der Naturgeschichte, dem gegenwärtigen Stande der Botanik, Mineralogie und Zoologie angemessen, Weimar 1825 Erster band A-Bir

http://books.google.fr/books?id=929eAAAAcAAJ&pg=PA90&dq=agrodiaeti&hl=fr&sa=X&ei=

pq5MVML_N4S4OtnFgNgF&ved=

0CDIQ6AEwAg#v=onepage&q=agrodiaeti&f=false 

— Hübner, Sammlung exotischer Schmetterlinge:

http://books.google.fr/books?id=x21cAAAAcAAJ&pg=PA8&lpg=PA8&dq=Agrodi%C3%A4ten&source=bl&ots=ZRawRIuRn7&sig=

agcgfkUSvaEU6PHa55Et_Fxyt7U&hl=fr&sa=

X&ei=TbJMVM2iKYbKObf9gfgN&ved=0CCoQ6AEwAQ#v=onepage&q=Agrodi%C3%A4ten&f=false

 

 

 

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Published by jean-yves cordier
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 11:49

Jessé, Vierge et démone, et Immaculée Conception. Notre-Dame-de-Populo (Itron Varia Populo) à Landudal.

 

   La chapelle Notre-Dame-de-Populo à Landudal (29) conserve en son chœur une statue de la Vierge éponyme. Il s'agit d'une "Vierge à démone", selon l'expression de Louis Thomas reprise par Himoko Amemiya, ces deux auteurs ayant dressé le recensement de ce thème iconographique dans la statuaire bretonne. A mon tour, j'en collectionne les exemples avec excitation, d'autant qu'un grand nombre sont intégrés à des Arbres de Jessé qui sont mes motifs de prédilection. Mes découvertes récentes de Démones  sont celles de la chapelle de Kerdévot, de l'église de Plourin-les-Morlaix ou de l'église de Locquirec. L'intérêt est, entre autre, d'y déceler les indices de l'influence des "immaculistes", partisans de l'Immaculée Conception à une époque où ce n'était pas un dogme, mais un point de théologie débattu avec ardeur.  

 

  Or, à Landudal, quoique Jessé soit absent ainsi que son Arbre aux douze rois, il est évident que nous avons affaire à une Vierge de l'Immaculée Conception, car elle se tient sur un croissant de lune comme la Mulier amicta sole de l'Apocalypse. Surtout,  on peut lire sur une banderole les mots ESSE VIRGO CONCIPIET, citation du verset de la prophétie d'Isaïe Is 7:14 Ecce virgo concipiet et pariet filium et vocabitur nomen eius Emmanuel. "Voici que la Vierge concevra et enfantera un fils, et on lui donnera le nom d'Emmanuel". C'est la citation fondatrice du thème de l'Arbre de Jessé, mais c'est aussi, par l'affirmation de la virginité de la Mère du Méssie, un argument fort des thèses immaculistes, par une confusion entre la virginité biologique de la conception, et l'absence du péché originel de Marie.

Tout est donc limpide :

1°) Notre-Dame-de-Populo est représentée en Femme de l'Apocalypse Ap.12:1-5 

1 Un signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête [mulier amicta sole et luna sub pedibus eius  et in capite eius corona duodecim stellarum]; 2 elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. 3 Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. 4 Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. 5 Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône

2°) Par la citation d'Isaïe 14:7, la virginité de cette femme est affirmée, ainsi que son lien avec la dynastie royale de David fils de Jessé.

3°) Cette Vierge est couronnée par deux anges, ce qui souligne à la fois son lien avec la Maison de David, et son appartenance à la royauté glorieuse de son Fils.

4°) la Mère et l'Enfant tiennent ensemble la tige d'une fleur, vraisemblablement un lys.

C'est une statue en bois polychrome de 1,70m de hauteur, datée du fin XVIe ? (C. Prigent) et située dans une niche du XVIIIe encadrée de deux colonnes torses ornées d'enroulement de vignes — feuilles, pampres et grappes—. La "démone" a la joue gauche écrasée par le soulier de la Vierge ; de sa longue chevelure émergent deux longues cornes ; Ses seins ne passent pas inaperçus, pas d'avantage que ses mamelons mais ils laissent la vedette au ventre gonflé et à son nombril épanoui. 


                   181c

 

                      182c

                            183cc

 

Tout est limpide ? 

Oui, mais regardons bien la photographie supra que j'ai prise légèrement de biais : on peut ainsi suivre la queue de la démone, malgré ses tons sombres. On la voit monter parallèlement à la jambe gauche de la Vierge jusqu'à la partie inférieure du la banderole. Alors, elle se recourbe comme l'extrémité d'une trompe d'éléphant et vient saisir le rouleau du phylactère ! Sur place, lorsqu'on peut faire varier le point de vue, c'est beaucoup plus évident que sur la photo.

 Cela veut dire qu'au lieu d'opposer radicalement le Mal démoniaque et le Bien marial, l'artiste a fait en sorte de créer une boucle : tête de démone / Soulier droit de la Vierge / Corps de la Vierge / Bras droit / Main droite de Marie/ Lis de la virginité/ Main droite de Jésus / Bras et corps de Jésus / Bras gauche et main gauche de Jésus / Texte ECCE VIRGO CONCIPIET / Queue de la démone / Ventre et poitrine / etc...

Celle que je dénomme "démone" pour reprendre la tradition, et surtout parce qu'elle n'est ni tout à fait l'Ancienne Ève ni tout à fait Satan, pourrait bien représenter le Péché Originel, que Marie rachète mais n'abolie pas. La boucle que nous venons de suivre comme un anneau de Moebius sans fin apparaît, grâce à l'artifice trouvé par le concepteur de l'œuvre, comme le cycle de la Rédemption, et Marie y tient le rôle de Médiatrice. Non pas la flèche sommitale inaccessible, mais la voie de passage par lequel le péché gravite (ce n'est peut-être pas correct sur le plan théologique), est racheté et revient. 

Ici, une circulation s'établirait entre la Nouvelle Ève et l'Ève pécamineuse dans une conception dynamique et en devenir du Salut. 


Discussion.

Je n'ai trouvé aucun indice direct d'une relation entre cette statue (sur laquelle les données scripturaires sont rares) et le culte de l'Immaculée Conception. 

La chapelle est datée par deux inscriptions lapidaires entre son début en 1539 (dédicace dans le chœur) et son parachévement en 1548 (transept sud). Mais elle contient des statues du XVe siècle. On attribue son nom au datif du latin populus,i, m. "peuple" dans le sens "construite pour le peuple", l'église paroissiale Saint-Tugdual se révélant trop petite par rapport à l'affluence attirée par le marché et les foires au XVIe siècle. On évoque aussi le latin populus,i, f.  "peuplier". Mais ces hypothèses ne tiennent pas compte de l'existence d'autres sanctuaires dédiés à cette Vierge : 

a) Chapelle de Notre-Dame-de-Populo à Vieu sur les hauteurs de Don, diocèse de Belley.A la sortie de Don, Notre Dame de Populo - Champagne-en-Valromey ain est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Rhône-Alpes.

Cette chapelle, construite d'abord en aval du pont de Saint-Germain et tout à fait sur le bord du gouffre, au fond duquel mugissent les eaux réunies de l'Arvière et du Groin, fut transférée vers le milieu du XVIIe siècle, sur un monticule qui domine le village. Le prébendier qui la desservait était à la nomination du seigneur de Montaigre (à Linod). Il ne reste plus trace de la chapelle primitive, ni de la seconde, qui a été démolie au xixe siècle. L'emplacement de cette dernière est marqué par un gracieux monument, œuvre d'art et de goût, élevé par les soins de M. Agniel, curé de Vieu. La chapelle de Notre-Dame-de-Populo se trouve de nos jours  oratoire construit en 1862 en souvenir d'une chapelle édifiée près du pont du Diable.

 Je remarque qu'elle était fêtée le 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception.

 

b) Bourg-en-Bresse : Chapelle Notre-Dame de Populo,  oratoire construit sur un mamelon en souvenir d'une chapelle.

c) Draguignan, Chapelle Notre-Dame de Populo construite par les frères Minimes en 1632.

d ?) Var, église de Barjols

Surtout, cette Notre-Dame de Populo est sans-doute la transposition de Madonna del Popolo, qui a donné son nom à l'église Santa-Maria del Popolo — Sainte-Marie-du Peuple— de Rome. Celle-ci a été reconstruite entre 1472 et 1477 par Sixte IV, le pape franciscain qui institua un culte de l'Immaculée Conception. Sixte IV eut deux cardinaux français, Charles de Bourbon (évêque de Lyon, directement lié à la collégiale de Moulins et sa chapelle de la Conception, et très attaché comme tous les Bourbons aux thèses immaculistes) et Pierre de Foix, évêque de Vannes. 

Citons encore la paroisse Madonna del Popolo de Vérone.

Il est donc très vraisemblable que le vocable de cette chapelle ne trouve pas son origine dans une anecdote locale, mais à un culte attesté en France et sans-doute liée à l'église de Rome. 

 

Poursuivons l'enquête :



                                LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES.

1. L'inscription de 1539.

188c.jpg

 

JEHAN Seigneur : de : Quelen : et : du vieulx : Chastel  : et damoyselle : Marie de K[er]goet : sa compaigne : ont faict : faire : ceste : chapelle en lhonneur de nostre Da [m]e de Populo : lan :  M:VccXXX:IX : Laurens : Luyen : Myseur.


      Selon l'un des recteurs de landudal, la légende veut que Jehan de Quélen, (dit "Seigneur de Quistinic"), ait entrepris un pèlerinage à Jérusalem (le "Grand pèlerinage" effectué souvent pour expier une faute grave). Tombé prisonnier des Turcs, il invoqua Notre-Dame-de Popolo, vénérée à Rome depuis 1099 en commémoration de la reconquête du Tombeau du Christ par les Croisés. Sauvé miraculeusement, il revint à Landudal accompagné d'un Turc.

       Voici ce qu'en dit le chanoine Abgrall 1901 :

 

 "L'église est sous le vocable de Notre-Dame-de-Populo. Ce vocable est-il antérieur à la construction de l'églis actuelle, qui remonte à 1539. A-t-il pour origine un pélerinage* quelconque d'un seigneur en Italie ?"

*[ou un voyage ? ]

 

.... "L'origine de cette chapelle a sa légende, comme si elle remontait aux Croisades, et cependant elle ne date que du commencement du XVIème siècle. Cette légende est empruntée à celle de Notre-Dame de Belean, au diocèse de Vannes. Voici comment elle était racontée par M. le comte de Kerguélen, vers 1855 : « Une tradition, encore toute vivante dans le pays, raconte que le Sr. de Quélen, se rendant en pèlerinage en Terre-Sainte, avec un domestique breton, fut fait prisonnier par les Turcs. Les pirates, poursuivis par un vaisseau du Roi, prirent le parti de se défaire de leurs prisonniers, et dans la pensée de les retrouver, les enfermèrent dans un coffre en bois qu'ils jetèrent à la mer. Dans cette situation critique, le Sgr. de Quélen fit voeu de bâtir une église à Notre-Dame de Populo, s'il échappait à ce danger. Après avoir été longtemps ballotté par les flots, le coffre sembla s'arrêter sur la terre ferme. " Seigneur, dit le domestique, je crois entendre chanter le coq de Kersaviou ". Des passants ont aperçu le coffre ; il s'ouvre sous leurs efforts, et les deux voyageurs se retrouvent dans leur paroisse de Landudal ». C'est bien l'histoire du chevalier du Garo à Bélean ; mais, pour Landudal, il y a une variante, ce n'est pas le domestique du seigneur qui l'aurait accompagné, mais bien son gardien, qui était turc, et qu'on s'empressa d'enterrer sur le lieu même où il fut trouvé, non loin du bourg, où l'on planta une croix qui s'y voyait encore, il n'y a pas longtemps, sur le chemin de Landudal à Briec, et s'appelait Croaz-an-Turc. Mais cette croix ne se saluait pas, par horreur pour la doctrine du Croissant. M. de Kerguélen ajoutait, selon les on dit de la paroisse, et ceci paraît plus vraisemblable, que « le chevalier de Quélen, fidèle à sa promesse, voulut faire bâtir une chapelle ; mais la fabrique s'y opposa, parce qu'il existait déjà une église au bourg, et qu'on ne voulait pas d'une charge inutile. Le Sr. de Kélen insista, en disant que la construction de cette chapelle inutile constaterait d'autant mieux le miracle qu'il voulait rappeler ». Le coffre qui avait ramené le Sgr. de Quélen fut longtemps conservé dans l'église de Notre-Dame de Populo, et s'y voyait encore au commencement du XIXème siècle ; mais, écrit M. du Marchallach, vers 1855, « il fut brûlé récemment sur les ordres du Curé de Briec, pour effacer un souvenir qui rattachait trop les paroissiens à leur trève de Landudal ».  


2.  Inscription de 1548 :

Au-dessus de la porte de l'aile sud du transept, porte avec moulures prismatiques dont l'accolade à crochets et fleuron coupe les pinacles, comme à Pleyben : "LAN M. Vc XLVIII. DECEDA. JEHAN. SEIGNEUR DE QUELEN. ET DU VIE CHASTEL. LORS. COMANCA. FRANCOYS : SON : FILS : ET : DAMOISELLE ANNE : DV : QUELENNEC : SA : COMPAIGNE : A : FAIRE : PARACHEVER : CESTE : CHAPELLE"

3. Porte nord.

"Le côté Nord est tout particulièrement remarquable par le grand développement du bras du transept, dans lequel on pénètre par une porte fort artistique accostée de deux pilastres ou deux grosses colonnettes rondes ornées de losanges en creux, avec tailloirs surmontés d'une couronne comtale d'où surgit la continuation du pilastre formant base de pinacle contournée en spirale, la pyramide de couronnement étant garnie de multiples crossettes. Au-dessus de la double nervure prismatique qui encadre la porte s'élève une riche contrecourbe saillante rehaussée de crochets en feuilles de chardon. Plus haut que le fleuron du sommet, une inscription gothique donne cette touchante invocation : "Maria Mater gratiae - Tu nos ah hoste protege". " (Chanoine J.M. Abgrall) 

4. Cuve baptismale.

A la fin du XIXème siècle, tout près de la porte Ouest, contre le mur d'angle du cimetière, se trouvait une cuve baptismale retirée de l'église, séparée de sa base par une rupture irrégulière du fût où on pouvait lire : "CE : PRESANT ... LAN : 1580".  

 

 


                Du coté gauche du chœur.

Pour ne négliger aucun indice, précisons que la niche du coté de l'évangile abrite une statue de saint Guillaume. Elle est surmontée d'un médaillon représentant la Vierge, alors que la niche de N.D. de Populo est surmontée du médaillon représentant saint Jean. D'autres pensent qu'ils s'agit "des portraits des seigneurs donateurs".

 


                  163c.jpg

 

 



 



ANNEXE 

  Louis Thomas a recensé  19 Arbres de Jessé sculptés en Bretagne dont 6 en Finistère (outre Locquirec, Plounevezel, Plouzevedé/Berven, Plourin-les-Morlaix, St-Thégonnec, St-Yvi) dont un sous-groupe de 13 avec Démones.

  Ces Démones fascinent Louis Le Thomas, qui leur a consacré un article particulier, et les classe en deux figurations anthropomorphiques, celle de Démone-Serpent ou anguiforme, ou ophioure (ou "Echidna"), et celles, plus rares, de Démone-poisson (ou "Néreïde"). Il  voit dans ces formes qui "relèvent d'une gynécomorphie du Serpent de la tentation"  "l'occasion rare, dans l'iconographie religieuse; d'une étude du nu féminin, bustes et torses de démones ayant été, dans les Arbres de Jessé bretons, traités avec une verve évidemment complaisante et un réalisme particulièrement suggestif" car elles ont "pour attribut principal des mamelles orthomorphes, discoïdes, d'un galbe partout très exagéré" dont le mérite est néanmoins de consoler le fidèle des démons et démones de l'iconographie religieuse, très souvent affligées de mamelles pendantes, à titre péjoratif, et d'inspiration probablement monacale". Souvent, hélas, ces "exubérance mammaire a servi de prétexte à une chirurgie iconographique correctrice particulièrement tenace afin, presque partout, de réduire —sinon de supprimer— cette exubérance en pratiquant des amputations, alors qu'aux personnages "cacheurs" de Molière suffisait...le mouchoir".

 A la question qu'avait posé le chanoine Abgrall (Est-ce Éve ? Est-ce le serpent qui l'a trompé ?), Louis Le Thomas répond : c'est le Serpent, car il tend la pomme plutôt qu'il ne s'en saisit, mais aussi en raison de ses caractères chtoniens : main griffue, tête cornue, animalité.

 

Voir :

La Vierge à la démone de la chapelle de Kerdévot.

  L'Arbre de Jessé sculpté de l'église de Locquirec.

L'Arbre de Jessé de l'église de Plourin-les-Morlaix (Finistère).

L' arbre de Jessé de l'église de Saint-Aignan (56).

L'arbre de Jessé de la chapelle de La Trinité à Cléguerec (56).


Sources et Liens.

  — ABGRALL (Jean-Marie)  (1901) "Landudal , église, chapelle", Bulletin de la Société Archéologique du Finistère tome XXVIII page 115  

— AMEMIYA (Hiroko) 2005, Vierge ou démone, exemple dans la statuaire bretonne, Keltia éditeur, Spézet. 269 p. page 68-69. Version remaniée de la thèse de 1996.

— AMEMIYA (Hiroko) Figures maritimes de la déesse-mère, études comparées des traditions populaires japonaises et bretonnes thèse de doctorat d'études littéraires, histoire du texte et de l'image  Paris 7 1996 sous la direction de Bernadette Bricout et de Jacqueline Pigeot. 703 pages Thèse n° 1996PA070129 Résumé : Le thème principal de cette etude est de voir quel role la femme non-humaine - et notamment la femme qui appartient au monde maritime - a joue au japon et en bretagne, a travers les recits relatifs a l'epouse surnaturelle. Pour la bretagne, les recherches s'etendent egalement sur l'iconographie religieuse representant l'etre semi-humain telles la sirene et la femme-serpent. La region conserve dans ses chapelles de nombreuses statues des xvie et xviie siecles figurant ce type faites par des artisans locaux. L'imagination populaire s'epanouit ainsi dans la femme non-humaine de deux facons en bretagne : dans l'expression orale et dans l'expression plastique ce qui nous offre une occasion inestimable d'etudier leur compatibilite dans leur contexte socioculturel. Les recits qui traitent le theme du mariage entre l'etre humain et l'etre non-humain revelent la conception de l'univers d'une societe. L'autre monde ou les etres de l'autre monde sont en effet une notion fonctionnelle qui permet a la societe de maintenir l'ordre interne par une intervention externe fictive : la suprematie du fondateur du japon s'explique par la transmission d'une puissance surnaturelle par sa mere du royaume maritime, alors qu'en bretagne, la destruction de la cite legendaire d'is est causee par une fille maudite nee d'une fee. Le premier volume de cette etude est compose de trois parties : i. L'autre monde dans la tradition populaire au japon, ii. Recits relatifs au mariage au japon et en bretagne, iii. Iconographie d'une femme semi-humaine. Le deuxieme volume est un inventaire des differents types de representation semi-humaine en bretagne.

 

LE THOMAS (Louis), 1961 "Les Démones bretonnes, iconographie comparée et étude critique", Bulletin de la société Archéologique du Finistère t. 87 p. 169-221.

— LE THOMAS (Louis) 1963 "Les Arbres de Jessé bretons", première partieBulletin de la société Archéologique du Finistère 165- 196.

 — LE THOMAS (Louis) 1963, "Les Arbres de Jessé bretons", troisième partieBulletin de lasociété Archéologique du Finistère pp. 35-72.

 — LEPAPE (Séverine) 2004 Étude iconographique de l’Arbre de Jessé en France du Nord du xive siècle au xviie siècle Thèse Ecole des Chartes http://theses.enc.sorbonne.fr/2004/lepape

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Published by jean-yves cordier
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 11:30

      

   Les roues à carillon de Bretagne ou Rod ar Fortun.

Églises de Confort-Meilars et de Locarn, chapelle de Saint-Nicolas de Priziac et chapelle de Quilinen (Landrévarzec). .


I. Église de Confort-Meilars.

   C'est l'une des sept roues en état de marche qui peuvent encore être admirées, toutes en Bretagne, dernier témoignage de cet instrument de musique d'origine bretonne que l'on trouve jadis très répandu dans les églises de France ou d'Europe. Une soixantaine de roue de ce type seraient répertoriées en France, en Bretagne, Savoie, Rousillons, Pyrénées Orientales, Bourgogne, ou encore en Allemagne, en Espagne ou au Portugal

  Elle mesure 1,75 m de diamètre, ce qui en fait l'une des plus grandes ( 1,10m à Locarn (22), 1m à Laniscat(22), 0,80m à Magoar, 0,60 m à Kerrien ) et comporte 8 rayons et douze clochettes.

Le visiteur, déjà satisfait d'avoir trouvé l'église ouverte, ce qui devient rare, se réjouit de découvrir, au lieu d'un rébarbatif panonceau "défense de toucher", un écriteau bienveillant qui lui donne les informations qu'il attend sur cet idiophone, mais qui l'incite aussi à l'utiliser ; il doit alors décrocher la chaîne fixée au pilier, se placer au centre d'un cercle gravé dans le dallage, et mettre en mouvement la roue, avec modération.

   Et il s'exécute, le visiteur ravi, il devient le joyeux carillonneur charmé d'entendre le doux ramage venant de la canopée ... qui ressemble au remue-ménage d'un quincaillier dans sa boutique. Je lis que les clochettes, les douze commères tintinnabulantes rassemblées comme les coups de minuit, les douze mois, les douze signes du Zodiaque ou les douze apôtres échelonnent leur timbre du do au do supérieur, sonnant respectivement le do (à 264 Hz), le do dièse, le ré, le mi bémol, le mi, le fa, le fa dièse, le sol, le sol dièse, le la (le fameux la de diapason à 440 Hz), le si bémol pour atteindre le si de 495 Hz, ce qui fait bien le compte de douze. Mais loin de reconnaître la petite mélodie qui  rappellerait à son oreille peu musicienne la comptine de son enfance "do-ré-mi-fa-sol-la-si-do-grattes-moi-la-puce-que-j'ai-dans-le-do", il ne reçoit du ciel, le touriste, qu'une pluie grinçante et rouillée de sons aigres, quoique non dénuée de ce charme des œuvres naïves.

  Il lui reste, c'est bien le moindre, à glisser son obole dans le tronc disposé à cet effet, en faisant bien tinter les pièces.

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   La roue de carillon était utilisée lors des offices, "durant le Gloria" selon René Couffon, ou  lors de baptêmes,des fêtes et pardons. On la nommait en breton Rod ar Fortun, la roue de Fortune.

  Elle se prêtait aussi à un usage thérapeutique. La légende dit qu'elle fut offerte en ex-voto par Alain de Rosmadec et Jeanne de Chastel, les deux donateurs du maître-vitrail et les fondateurs de l'église, après la guérison de leur enfant muet. On rapporte aussi qu'on y menait des enfants atteints de troubles de la parole, pour faire tourner les clochettes au dessus de leur tête.

 Per Jakez Helias raconte dans son Cheval d'orgueil (Paris, Plon 1975 p. 124) que chez lui, lorsqu'on obtenait pas d'amélioration de son bégaiement ou de sa difficulté d'élocution en se rendant, comme son oncle, au pardon de la chapelle de Tréminou, où il s'agissait de faire sonner le mieux possible la monnaie que l'on mettait dans le tronc, on se rendait en char à boeuf vers l'église de Confort, où le carillon sonne beaucoup plus fort que vos piécettes. " Et on raconte l'histoire de celui qui n'a jamais soufflé mot de sa vie et qui, entendant le bruit des clochettes, s'écria soudain : "sell ta !" _ "Pegemend a drouz !". "Tiens ! Quel bruit cela fait ! ".

  Suivez bien les conseils de modération pour tourner la roue, car il n'y a pas si longtemps, une mère trop exigeante pour l'élocution de son fils aîné s'était rendue si souvent et avec tant de zèle sous la roue à carillon qu'elle se désespéra de  son fiston qui était devenu un bavard plus fieffé que le tailleur du village ! Il ne lui resta plus qu'à le ramener à Confort...et d'y tourner la roue à l'envers! (d'après Charuty G, le Fil de la parole, Ethnologie Française, vol.15 n°2, 1985 , cité par David Le Breton, du Silence, Métaillé, 1997).

   L'utilisation des cloches pour libérer la parole est ancienne, et si on les sonne lors des baptêmes, c'est sans-doute pour placer l'enfant et ses cordes vocales sous les heureuses auspices de leur joyeux dynamisme.  David Le Breton (ouv. cité) a trouvé en Buffon (Histoire Naturelle, T3 Histoire de l'Homme, 1804, p. 231) le récit de cet homme d'une vingtaine d'année, fils d'un artisan de Chartres qui sourd et muet de naissance, se mit à parler en quelques mois après avoir été surpris d'entendre des cloches qui sonnaient. Jadis, on entourait le cou des enfants d'un collier de grelots dont les sonnailles devaient écarter de lui les mauvais esprits et les miasmes néfastes. Vieilles sornettes... mais que faisons nous aujourd'hui en accrochant sur le berceau et en plaçant à portée de bébé les hochets, les boites à musique et les tapis d'éveil ?


   Cela nous amène à relier cette pratique  à d'autres pratiques thérapeutiques utilisant la cloche comme procédé de guérison de la surdité ou de la mutité, notamment en Bretagne. Cela fera un lien avec la réflexion menée autour des moyens de protéger les clochers de la foudre, par production de bruits :  Église Saint-Thurien à Plogonnec II : une inscription du tonnerre!.

 

II . Les autres Roues à carillons.

   Selon l'inventaire mené par Charles Fabre (DRAC) et Eric Sutter en fevrier 2011 pour la Société Française de Campanologie, il existe encore en France 77 roues à carillons, dont sept en Bretagne, 31 dans les Pyrénées Orientales , 17 en Savoie et Haute-Savoie, 8 en Bourgogne, 4 en Auvergne. Elles répondent aux noms locaux de Rouet, rouet liturgique, de rouelle ou treizain en Savoie, de rottler ou rodella en Rousillon, mais aussi de roue de Sainte-Catherine ou de roue de Saint-Martin, cette dernière appellation justifiée à Trémouille "car elle aurait servi à couvrir les cris de Saint-Martin de Tours lors de son martyr"!

  Le nombre des clochettes apparaît très variable, car même si beaucoup en comptent 12 ou 13, le chiffre varie de 6 à 24 (à Laniscat, Morbihan).

  1) Voici, par exemple, celle de l'église Saint Hernin à Locarn (Côtes d'Armor) : elle ne compte que onze roues.

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  Elle est placée sur le mur nord du transept, beaucoup moins haut qu'à Confort, à deux mètres cinquante peut-être, et sa facture récente vient du fait qu'elle a été confectionnée par un menuisier pour remplacer l'ancienne, trop vétuste. Ici, rien n'incite à en jouer, ...surtout pas la corde aux torons usés. On se signale pas d'usage autre que liturgique.

2 ) La roue de carillon de Saint-Nicolas en Priziac (56) :

Chapelle St Nicolas en Priziac.

  Transept, bras nord, mur est : elle est située près de la charpente, en hauteur, le moyeu fixé dans la maçonnerie. Roue du XVIe siècle à sept rayons et à huit clochettes, à moyeu encastré dans un bâti scellé au mur, à brancard et manivelle. 

 

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3) La Roue de Fortune et la Roue à carillon de la chapelle de Quilinen à Landrevarzec.

Merci à Daniel Kernaléguen et J.Y Bourhis qui ont présenté ces découvertes lors des Journées du patrimoine 2014.

1°) La roue de la vie du XVe.

La chapelle de Quilinen (Kilinenn) à Landrévarzec (29) est en cours de restauration et promet d'être une monument magnifique. Des fresques du XV ou XVIe siècles ont été découvertes à cette occasion, dont une roue de la Fortune sur le mur sud.

Cette roue qui tourne dans le sens des aiguilles d'une montre emmène d'abord avec elle un beau chevalier convaincu d'être élevé vers la réussite. 

001c

 

Plus haut, on discerne un autre personnage au sommet de sa gloire. Il est en armure, et on voit bien ses chaussures à bouts pointus, caractéristiques du XVe siècle.

Mais plus bas, à droite, en voici un qui dégringole tête la première... et tout en bas le mort n'a plus que son cadavre pour pleurer.

                          003c.jpg

 

Or, sur le mur du nord, en vis-à-vis de cette roue, on voit la trace de la fixation d'une ancienne Roue à carillon, dont la rotation a usé la paroi :

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Cette roue a aussi été fixée sur le mur voisin, au dessus d'une fresque, et il en reste son bâti, et aussi une trace circulaire d'usure au dessus du dais:

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Une ancienne carte-postale de Le Doaré montre la roue à carillon, déposée et entreposée contre un mur. Elle est en métal, comporte huit rayons, dont deux ou trois sont brisés, et on ne voit plus de clochettes.


4) La Roue de Notre-Dame de Comfort en Berhet (Côtes-d'Armor)

  Vous ne la verrez pas, car elle a disparu, supprimée par le recteur Bricquir qui n'appréciait pas de voir son église transformée en stand de loterie, mais elle est connue car elle était associée à une statue de saint, le "Saint de la roue" ou Santic ar rod et qu'elle fonctionnait comme une roue de la chance : le Vicomte Hervé du Halgouët, auteur en 1909 d'un article Carillons d'église et roues de fortune dans la Revue de Bretagne n°41, 44-50 et 70-79 en emprunte la description à Jollivet, 1855. Ce n'était pas une roue fixée aux murs, mais  c'était l'attribut du saint dont la statue était placée à droite de l'autel. Par un mécanisme actionné de la sacristie (par le bedeau ?) Santic ar rod  semblait "faire tourner une roue presque aussi grande que lui et toute entourée de clochettes qui produisent un étourdissant carillon quand la roue est en mouvement, ce qui a lieu d'ordinaire pendant l' élévation."

   Hervé du Harcouët feint de n'y voir qu'une forme "des sonnettes ordinaires de l'autel" ..."appelées par l'harmonie des sons, à marquer la pompe de certaines cérémonies et à remémorer aux fidéles les instants les plus solennels des mystères sacrés".

   En effet, les sonnettes de choeur, ou carillons de sacristie, (à trois ou quatre timbres) intervenaient pendant les offices liturgiques, l'enfant de choeur devant marquer de deux coups distincts le moment où le célébrant étend les mains sur le calice, de trois coups celui de l'èlevation de l'hostie consacrée, de trois coups encore l'élévation du calice, de trois coups le moment où le Sanctus était entonné.

   Mais notre Vicomte sait très bien que les paroissiens de Berhet furent furieux lorsque le recteur remplaça leur Santig ar rod par une clochette, et qu'un artisan s'empressa de réaliser une copie de leur saint carillonneur. Et il sait très bien aussi que ce n'était pas uniquement lors de la messe qu'on lui demandait de sonner, et que les bretons venaient de loin interroger sa Roue ; "on payait à chaque fois deux sous"..." selon l'endroit où s'arrétait la roue, le présage était favorable ou non" ( Geistdoerfer in G. Dotin, Annales de Bretagne, 36, 1 : 136-138). D'ailleurs, Hervé du Halgoüet transmet le témoignage du recteur de La Trinité de Quéven, M. Plunian qui lui a expliqé comment les Morientais venaient en son sanctuaire "consulter la fortune par l'entremise de la roue : s'ils réussissent à la faire tourner sans arrêt, la fortune sera favorable. Si elle s'arrête brusquement la fortune sera contraire. Ils font les mêmes questions et leur donnent les mêmes significations qu'aux tables tournantes".

  A Trémouille (Auvergne) on rapporte  aussi que la Roue de Saint-Martin posséde la faculté de prédire un époux aux jeunes-filles en mal de mari : il suffit de mettre en branle la roue, d'attendre qu'elle s'arrête : si la grosse cloche s'immobilise en position haute, la mariage est assuré dans l'année.

5) du Santig ar rod au Tarabara ?

C'est sur la foi de Françoise Le Roux (Les Druides, C. Guyonvarc'h et F. Le Roux, Ouest-France, 1986, p.148) que je rapporte l'existence en Bretagne d'une sorte de crécelle "variante du carillon dit Santig ar rod" nommée Tarabara, une roue dont les clochettes auraient été remplacées par des dents qui viennent heurter un butoir et qui s'utilisait à l'église lorsque l'usage des cloches était proscrit.

6) Le Tu-pe-tu : version littéraire de Santig ar rod.

Dans son recueil de poème de 1873 Les Amours jaunes, le peu clérical et grinçant Tristan Corbière  publie Saint Tupetu de Tu-Pe-Tu, qui est présenté par le texte en prose suivant (Wikisource):


C’est au pays de Léon. – Est une petite chapelle à saint Tupetu. (En breton : D’un côté ou de l’autre.)

Une fois l’an, les croyants – fatalistes chrétiens – s’y rendent en pèlerinage, afin d’obtenir, par l’entremise du Saint, le dénouement fatal de toute affaire nouée : la délivrance d’un malade tenace ou d’une vache pleine ; ou, tout au moins, quelque signe de l’avenir : tel que c’est écrit là-haut. – Puisque cela doit être, autant que cela soit de suite... d’un côté ou de l’autre – Tu-pe-tu.

L’oracle fonctionne pendant la grand’messe : l’officiant fait faire, pour chacun, un tour à la Roulette-de-chance, grand cercle en bois fixé à la voûte et manœuvré par une longue corde que Tupetu tient lui-même dans sa main de granit. La roue, garnie de clochettes, tourne en carillonnant ; son point d’arrêt présage l’arrêt du destin : – D’un côté ou de l’autre.

Et chacun s’en va comme il est venu, quitte à revenir l’an prochain... Tu-pe-tu finit fatalement par avoir son effet.

Puis débute la poésie : 


Il est, dans la vieille Armorique,
Un saint – des saints le plus pointu –
Pointu comme un clocher gothique
Et comme son nom : Tupetu.

[...]

 

 

Il tient sa Roulette-de-chance
Qu’il vous fait aller pour cinq sous ;
Ça dit bien, mieux qu’une balance,
Si l’on est dessus ou dessous.

C’est la roulette sans pareille,
Et les grelots qui sont parmi
Vont, là-haut, chatouiller l’oreille
Du coquin de Sort endormi.

 


Sonnette de la Providence,
Et serinette du Destin ;
Carillon faux, mais argentin ;
Grelottière de l’Espérance...

Tu-pe-tu – D’un bord ou de l’autre !
Tu-pe-tu – Banco – Quitte-ou-tout !
Juge-de-paix sans patenôtre...
Tupetu, saint valet d’atout !

 

 

       Chacun a dénoncé là un saint imaginaire, caricature anticléricale et antireligieuse dénonçant les superstitions, mais l'allitération en T rappelle l'inscription de Plogonnec à saint Thuriau et donc le bruit de crécelle de la roue qui tourne en éloignant les mauvais esprits, alors que ce Saint Tupetu n'est pas si éloigné du Santig ar rod qui lui a, très certainement, servi de modèle.

  La traduction de Tu-pe-tu par "d'un coté ou de l'autre" me semble plus parlante si on la complète par "pile ou face".

  Sur le bâti de la roue de carillon peinte de Saint-Nicolas de Pélerm (22), deux têtes ont été fixées de part et d'autre du moyeu, qui me semblent représenter les deux faces de la Fortune.

7) La dénomination de Roue de Fortune.

  Elle est signalée dans quatre communes des Côtes d'Armor dans l'inventaire de Charles Fabre et Eric Sutter, qui ne mentionne pas le terme breton de Rod ar fortun.

  Cette appellation est différente de celle de Roue de la Fortune, et elle se réfère à un thème iconographique où elle est une allégorie du destin, du sort, du cours de la vie qui mène indifféremment les riches ou les pauvres, après la culmination de leur existence, vers la mort.

  Le pavement du Duomo de Sienne en offre une représentation superbe.

 La dixième carte du Tarot de Marseille lui est consacrée.

8) Les roues de carillon : une paramusique ?

   J'ai traité des trois fonctions de ces roues à carillon, variables selon les paroisses :

- usage liturgique

      - Lors de la messe comme une sonnette de chœur.

      - Lors des célébrations festives : baptêmes, mariages, pardons.

      - Lors des périodes où les cloches sont proscrites.

- usage thérapeutique :

       - essentiellement contre les problèmes de mutité et troubles du langage.

- usage de prédiction (Roue de Fortune).

   Néanmoins, on peut voir un quatrième usage, comme instrument de "paramusique"  car il faut bien parler du son produit par ces "idiophones", puisque c'est bien l'élément caractéristique de ces instruments de produire des sons peu musicaux, non mélodiques, produits par des clochettes de facture grossière très différentes des clairs carillons des enfants de chœur ou des sonneries des campaniles.   Il n'est pas indifférent de constater que, dans de nombreuses paroisses, elles étaient utilisées à la place des sonnettes de sacristie pendant les trois jours de la Semaine Sainte où les cloches sont proscrites.

  J'emprunte le terme à Claudie Marcel-Dubois ( La Charivari, actes de la table-ronde d'avril 1977) : "par le terme paramusique, on désignera les phénomènes sonores organisés volontairement _notamment en temps rituel_ et se situant à la frontiére du son musical et du signal bruit".

  Sous la plume de Brigitte Alzieu, (Val d'Isère jadis et naguère) je trouve cette description de l'utilisation du "treizain" ou roue à carillon de Val d'Isère : 

   " ...puis arrive la Semaine Sainte, suivie de la grande fête de Pâques. Lors des offices précédant le dimanche, les cloches sont muettes. On sonne alors le treizain, cette roue à treize clochettes placée dans le chœur. Pour l'office des Ténèbres, les enfants apportent des crécelles (krezin) et des cornes de bouc. A la fin des psaumes, ils sont autorisés à user de leurs instruments bruyamment. Ce brouhaha rappellerait le tremblement de terre et le tonnerre qui suivirent la mort du Christ et servirait aussi à expulser les démons. Pour une fois que l'on peut faire du bruit à l'église, les enfants ne s'en privent pas."

   Je souligne l'expression "faire du bruit" : se différenciant de la musique, une production sonore particulière est destinée à produire un vacarme, un tintamarre, un tapage, basé sur le martelement de casseroles, le bris de marmites en terre, le son de conques, l'utilisation de racloirs et claquoirs , crécelles, hochets, (de rhombes dans les sociétés primitives), les détonations de pétard, coups de fusils, fusées, canons, dans un beau chahut qui marque à la fois toute situation de transition exposant aux dangers de déstructuration d'un groupe et toute situation d'écart par rapport à la norme : Nouvel-An, Carnaval, mariage, décès, orage, épidémie,charivari, etc...

  Cela rejoint la grande peur médièvale  de l'irruption, lors de ces failles du calendrier ou des conditions atmosphériques, du Diable et de ses démons, de fantômes ou de chasseurs maudits, eux-mêmes accompagnés de vacarme terrifiant, comme dans les récits de la Mesnie Hellequin et autres Chasse Annequin, et on trouve dans le Roman de Fauvel la description de la charette de Hellequin et de ses roues à cliquet (Citation par Claude Lecouteux):

     Et dans le chariot se trouvait

     Un engin de roues de charrettes

     Très fortes, raides et très bien faites,

     Et au tournis qu'elles faisaient

     Six barres de fer entre-heurtaient

     Qui au moyeu étaient cloutées

     Et bien attachées : Écoutez !

     Si grand bruit et si variable,

     Si laid et si épouvantable,

     Au choc qu'elles faisaient sonner

     Qu'on n'eût pas ouï Dieu tonner.


   En Allemagne, Autriche et Suisse, durant la Semaine Sainte,les enfants parcourent les rues avec des crécelles nommées Ratsche ou Rätschen ; mais dans le clocher de la cathèdrale de Rottenburger, 

http://www.domglocken.de/raetschen/index.html

deux machines à cliquet servent à émettre une paramusique propre à témoigner du séisme que représente la mort du Christ, et illustrent l'Évangile de Matthieu, 27, 50-54 :

        Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l'esprit.

        Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,

        Les sépulcres s'ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent.

        Étant sortis des sépulcres, aprés la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville, et apparurent à un grand nombre de personnes.

        Le centenier et ceux qui étaient avec lui pour garder Jésus, ayant vu le tremblement de terre et ce qui venait d'arriver, furent saisis d'une grande peur.

Usage thérapeutique ou rituel des cloches et clochettes.


   Pestem fugo. 

On lit dans l'article Wikipédia "cloche" que son symbolisme est lié à la perception du son et à l'ouïe, par exemple en Inde où elle reflète la vibration primordiale, ou en Chine où elle est associée au bruit du tonnerre... et que le bruit des cloches a universellement un pouvoir d'exorcisme et de purification, éloignant les influences néfastes. Sur les cloches de nos clochers, une inscription a été  extrémement répandue dans tout le pays dés le XVème siècle (par exemple : Montpellier 1456) : 

                     Laudo Deum verum, plebem voco,

                     Congrego clerum, defunctos ploro,

                           Pestem fugo, festa decoro. (et parfois : Fulgura frango)

   

 " Je chante le vrai Dieu, j'appelle le peuple, je rassemble le clergé, je pleure les morts, je chasse la foudre, je célèbre les fêtes." et parfois "j'écarte la foudre".

 

I. les cloches des Saints bretons.

  Cinq clochettes dites cloches à main bretonnes, cloches préromanes ou celtiques sont conservées en Bretagne :

 - a) Celui qui visite l'église de Locronan (29) peut voir en la chapelle du Penity un objet de dinanderie en cuivre martelé, cabossé, aux rivets arrachés, à l'anse et au battant de fer, daté du XI ème siècle : c'est la Cloche de Saint Ronan, portée en procession lors de la Troménie. Comme celles qui vont suivre, elle  servait à guérir les fidèles de la surdité par imposition.

 - b) La cloche de Saint Symphorien à Paule (VIème siècle) se trouve en l'église Saint-Paule (22) mais vient de la chapelle Saint-Symphorien ruinée. Elle nous y est présentée comme renvoyant " au modèle de cloches à main primitives des îles britanniques, particulièrement d'Irlande, qui constituent un élément spécifique de la liturgie celtique du haut Moyen-Âge. Censée guérir des migraines, celle-ci attirait autrefois les malades; la cloche était alors sonnée et imposée sur la tête de chaque pèlerin."

 -  c) La cloche ou bonnet de Saint Mériadec-de-Stival à Pontivy (56) est, elle-aussi, réputée guérir les surdités, et lors du pardon de Saint Stival, elle est appliquée sur la tête des fidèles, selon une tradition du "bonnet de Saint Mériadec" attestée sur des peintures murales du XVème siècle. C'est une cloche de cuivre battu de 21 cm, classée monument historique comme les autres , et portant une inscription PIR TURFIC IS TI et le chiffre 1571. Elle est datée du XI ou XIIème siècle.

  Elle a été volée en mars 2009 dans le presbytère de la basilique Notre-Dame de la Joie, et retrouvée en août 2009.


cloche meriadec

 

d) Cloche de Saint Goulven à Goulien (Cap Sizun, 29): c'est une clochette datée du 9ème siècle (?) qui est sensée être l'une des trois cloches que Saint Goulven fit faire après qu'il eût miraculeusement transformé 3 poignées de terre en or. Mais elle n'est qu'en bronze et fonte, à pans plats, haute de 20 cm.

 

 

- e) à l'église Saint-Paul Aurélien de Saint-Pol de Léon est conservé la Cloche de Saint-Pol, si puissante pour guérir les maux de tête ou d'oreille qu'en 1629, Monseigneur Rieux dut exhorter ses chanoines à refuser l'imposition pour ne tolérer que son "auscultation". elle était utilisée initialement comme un gong, puis elle fut munie d'une bélière et suspendue dans une niche. Elle est datée du VIème siècle.

cloche st pol

   Elle serait l'une des sept cloches du roi Marc, que celui-ci utilisait pour chasser les esprits malfaisants ou l'avertir de leur approche, et que le Roi, que Pol Aurélien était venu baptiser, refusa pourtant au saint homme.  Albert le Grand nous dit que, revenu chez lui, " voicy entre les pescheurs du Comte, qui lui apportoient la teste d'un gros poisson qui avoit esté pris au rivage de l'Isle, dans laquelle on trouva la clochette dont il était question, laquelle Guythurus donna à S. Paul ; cette cloche se garde encore au Thresor de la Cathédrale de Leon, au son de laquelle on tient que plusieurs malades ont esté gyeris & un mort ressuscité."

On peut rajouter à cette liste de cloches dûment répertoriées par les Monuments Historiques la cloche de Saint Coledoc, ou Saint Ké, jadis conservée à Douarnenez, celle de Saint Cado, que Saint Gildas devait offrir au pape mais qui ne voulut sonner que dans les mains de Cado, celle de Saint Guiriec signalée par Bernard Tanguy comme venant de Perros-Guirec et conservée aux Archives des Côtes d'Armor,, celle de Saint Guénolé, transportée par les moines de Landevennec à Montreuil-sur-mer pour la protéger des invasions normandes et qui faisait des miracles, jusqu'en 1793 où elle fut détruite. Ou encore en quittant la Bretagne, on peut citer la Saüfang de fer battu de la cathédrale de Cologne, celle de Sainte Godeberthe à Noyon, celle de saint Patrick, ou bien le Casque de  Saint Grat à Vailhourles (12), dont on coiffait les aliénés pour les guérir, tout comme on faisait de la cloche de Saint Fillon dans le comté de Perth.

 

 

 

 

 

  En conclusion, ces Roues de carillon sont précieuses et fascinantes par leur polysémie inextricable, par leur part de mystère, et par le monde merveilleux ou grinçant qu'elles entrouvrent pour nous.

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Published by jean-yves cordier
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 10:46
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Published by Jy Cordier
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 10:09

            Les 45  bannières le Minor :

 

N.B Je place ici cet article débuté en avril 2012 et réactualisé depuis. Je remercie Monsieur Gildas Le Minor qui a bien voulu me communiquer la liste des bannières sorties des ateliers dirigés par sa grand-mère, par son père puis par lui-même dans ce qui dessine une très belle aventure artistique et spirituelle ancrée dans le pays breton. Aventure désintéressée ? Que non ! Il obtient, dit-il, une indulgence d'un an de purgatoire à chaque bannière réalisée !

 

 

  Jadis, les bannières étaient réalisées en série, et les fabriciens ou le recteur commandaient une bannière de Sainte-Thérèse, du Sacré-Coeur, de Jeanne-d'Arc, ou de leur saint patron dont il fallait préciser s'il s'agissait d'un ou d'une martyre, ou d'un saint-évêque : c'est la mention du nom qui différait. Mais depuis 1953, où l'entreprise de broderie à la main Le Minor et l'artiste Pierre Toulhoat s'unirent pour créer la bannière de Locronan, tout a changé, et chaque bannière est une vraie création artistique. C'est aussi, à chaque fois, une aventure humaine et spirituelle, lors du financement, de la conception, du choix de l'artiste, des retouches, ou, enfin, de la bénédiction lors du pardon. 

   N'ayant vécu aucune de ces aventures, j'ai parfois réussi à retrouver quelques informations sur l'histoire de ces bannières, dont l'attrait pour les Associations de sauvegarde ou les équipes paroissiales a été croissant.

 

I. La Maison Le Minor à Pont-L'Abbé.

 

   Les origines de Le Minor seraient à peu-prés les mêmes que celles de la confection de dentelles en pays bigouden : rappelons que c'est pour faire face à la famine de 1845-1849 en Irlande, the Irish Potato Famine liée au mildiou, que se développa la guipure d'Irlande au crochet, puis que, face à la crise sardinière en Cornouaille en 1903, des femmes remarquables, dames d'oeuvre préoccupées de la misère qui s'abat brutalement dans les familles de pêcheurs, reprennent les techniques dentellières au fuseau et à l'aiguillée que religieuses et femmes du monde expertes en ouvrage de dame avaient transposées au crochet et créent des ateliers de dentelle dans un pays qui ignorait cette tradition afin d'apporter un complément de ressources aux ménages. En 1911, ce sont plus de 4000 ouvrières qui s'adonnent à cette activité en Bretagne Sud. Leur travail fut commercialisé dans le monde entier.

 

   En 1936, Anne-Marie Cornic (28 janvier 1901 à Plonevez-Porzay-Pont-L'Abbé 1984), fille de commerçants en costumes bretons et épouse du patron des Grands Moulins de Pont-L'Abbé Louis Le Minor, préoccupée de voir disparaître le costume breton traditionnel et les compétences des brodeuses et tisserands, et de savoir que les femmes employées dans les conserveries manquaient de travail une fois la saison finie, ouvrit un atelier d'habillage de poupées. Présent dès l'année suivante à l'exposition universelle de Paris, l'atelier acquiert un réel succès auprès de l'écrivain Colette, de clients aussi célèbres que Caroline Kennedy, Eisenhower ou le Prince Rainier de Monaco, avec une collection de 250 modèles différents, tous réalisés de manière entièrement artisanale et traditionnelle.

 

  La production profite des Congés payés, les vacanciers prenant l'habitude de ramener des régions où ils séjournent une poupée qu'ils offrent ou qu'ils collectionnent. De 1937 à 1980, ce sont même 400 modèles de costumes bretons et d'autres régions de France ou des pays étrangers qui habillent les poupées : costume adulte ou d'enfant, costumes historiques, mignonettes de chez Petitcollin, Nobel, Jumeau, SFBJ, Huard ou Clelia, poupons ou poupées de taille variée sortis d'un atelier qui emploie 400 salariés en 1945. 

      La pénurie de celluloïd incite l'entreprise à se diversifier durant la Seconde Guerre Mondiale en se tournant vers la broderie à la main, produisant du linge de table, des sacs, des costumes folkloriques. C'est l'époque où Mathurin Méheut dessine la nappe "La mer". En 1947, Pierre Toulhoat dessine le célèbre foulard Penmarc'h, vite indissociable du costume bigouden. En 1950, Madame Le Minor lance une gamme de bustes et de coiffes miniatures.

       Dans les années 1970, Madame Le Minor confie l'entreprise à ses deux fils Jacques et Jean ; la production du kabig le Minor, vêtement traditionnel des goémoniers en drap de laine à l'aspect feutré fait la renommée de l'entreprise qui compte près de 500 salariés. En 1982 la Manufacture de Bonneterie Lorientaise rachète la marque et produit toute la partie vestimentaire, mais en 1987, le petit-fils Gildas Le Minor reprend la confection de broderie main et le linge de table (une vingtaine de gamme d'imprimé et autant de brodés).

      On trouve aujourd'hui au 5 quai Saint Laurent à Pont-L'Abbé la Boutique Le Minor, avec un choix de nappes, sets de table, torchons, plateaux, panneaux brodés, mais produisant aussi des vêtements sacerdotaux et des bannières, ou des costumes traditionnels pour les particuliers ou les cercles celtiques.

 Le Minor et la création artistique.

   La société a su collaborer avec des artistes et des designers réputés : Pierre Toulhoat, Mathurin Méheut qui a signé la première nappe imprimée, René-Yves Creston à l'origine du lancement du "kabig", Nelly Roddi qui conçue la ligne Pont-L'Abbé de linge de table imprimé, Gaëlle Le Fur, Jacques Godin, et la styliste Gwen Le Gac avec sa collection "sardines".

   Les tapisseries brodées ont été conçues pour reprendre à l'aiguille les motifs des tapisseries de basse-lisse de Dom Robert, ami de Jean Lurcat. Elles partagent avec les tapisseries d'Aubusson le privilège du statut et de l'appellation d'oeuvre d'art , entièrement à la main, tirage limité à huit exemplaires portant chacun la signature de l'artiste et un numéro. Outre Dom Robert, les oeuvres ont porté les signatures de Picart Le Doux, Simon Chaye, Alain Cornic, François Lesourt, Jean Renault, Dominique Villard, Caly, ou Patrice Cudennec.

Les brodeuses et brodeurs :

Jean-Michel Pérennec est employé depuis 1989 à la broderie à la main, alors que Patricia Cassard s'occupe de la broderie sur machine Cornely.

 

Le Bolduc.

Bolduc ? drôle de nom, qu'est-ce-que c'est que ce truc ? Vite, mon dictionnaire breton : rien. Cherchons dans le Wiktionnaire :

"Ruban décoratif pour ficeler et enrubanner des paquets contenant des cadeaux, etc. Étymologie :  Altération de Bois-le-Duc (’s-Hertogenbosch), ville du Brabant septentrionale en Hollande, où l'on fabriquait ce type de ruban. Dès le XVIIe siècle le nom fut altéré en bolduc (en linguistique, cet amuïssement est nommé syncope)."  

Des rubans ? Je cherche des images bien nettes sur le net : "Dévidoires à Bolduc". Bolducs de mariage" .

 

       

 

Quel rapport avec les bannières ? Cherchons encore :

 « bolduc » : un certificat d’authenticité comportant un numéro d’enregistrement, la signature du lissier et celle du représentant officiel de la certification,
Le bolduc est une pièce de tissu ou de papier toilé cousu sur l’envers d’une tapisserie contemporaine.

 

Le décret 67-454 du 10 juin 1967 prenant effet le 1er janvier 1968, a été décidé pour les tapisseries entièrement tissées à la main sur les métier haute et basse lisse dont le tirage est limité à 8 exemplaires y compris les exemplaires artiste. Une tapisserie d’Aubusson récente (copie d’ancien ou création contemporaine) est accompagnée de son bolduc.

Les bannières de la Maison Le Minor étant des œuvres d'art, elles portent chacune à leur revers leur Bolduc ou Certificat d'authenticité.

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II. Les bannières Le Minor :    

 

N;b : le lien en dessous de chaque titre renvoie à un article plus complet de mon blog.

 

N° 1. Locronan : 1953, Pierre Toulhoat :

Ce fut la première : il y en a plus de quarante aujourd'hui.

Ma visite de Locronan : les bannières.

 

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2. Sainte-Anne d'Auray, A. Bouler, 1954 .

Sainte-Anne d'Auray : les bannières.

 

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3. Saint-Jean-du-Doigt, 1957, Jo Le Corre :

Les inscriptions et les bannières de l'église de Saint-Jean-du-Doigt.

  Ses deux faces sont consacrées à saint Jean-Baptiste, sans inscriptions.

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4. Pont L'Abbé, église des Carmes, 1960, Le Bouler :

L'église Notre-Dame des Carmes à Pont-L'Abbé habillée par Le Minor.

 

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5.  SANTE BERNADETTE / CONFORS MEILARS / 1960.

 

6 ) SAINT SIMILIEN / NANTES / 1965 / P.TOULHOAT

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7) ND DU DRENNEC / CLOHARS FOUESNANT / 1984.1985 / P.TOULHOAT

 

La bannière Le Minor de la chapelle du Drennec en Clohars-Fouesnant (29). 

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8. Combrit, chapelle Sainte-Marine, 1987, P. Toulhoat :

Chapelle Sainte-Marine à Combrit : la Vierge allaitante et la bannière Le Minor.

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9) ST CORENTIN. ST POL / DIOCESE QUIMPER / 1988 / P.TOULHOAT

 

10) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY / 1990 / A.BOULER

 

11) SAINT EFFLAM / KERVIGNAC / 1990 / P.TOULHOAT

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 12. Saint-Nic, église Saint-Nicaise, 1990, Pierre Toulhoat.

La bannière paroissiale de Saint-Nic (29).

                           banniere 7973c

 

                       MG 7951c

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 13) SAINT ROCH / LOCADOUR / KERVIGNAC / 1991 / P.TOULHOAT

 

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14.Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre, 1991, Toulhoat :

 

  Elle représente au recto saint Fiacre  patron des jardiniers avec sa bêche, la chapelle Saint-Fiacre à ses pieds. On lit A.D 1991, Toulhoat Le Minor.

 Le verso est consacré à la Vierge et à la paroisse du Faouët.

 

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Un beau détail de passementerie : 

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14) SAINT FIACRE / LE FAOUET / 1991 / P.TOULHOAT

 

15) SAINT KERRIEN / QUERRIEN / 1992 / P.TOULHOAT

 

16) SAINT ANNE / GUIMILIAU / 1992 / P.TOULHOAT

 

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17. Saint-Jean-Trolimon, Chapelle N.D.de Tronoën, 1993, Pierre Toulhoat.

Carton de Pierre Toulhoat. Brodeuse Cécile le Roy.

Inscription : 

TRONOEN Ravo Gant Gwaz Jezuz Diwallet Va Ene Evid Ar Vuhez Peurbaduz.

PARREZ SANT YANN AD 1993 Le Minor /Toulhoat . PAOHA SERGENT PERSON

 

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18) BAPTÊME DU CHRIST / BATZ SUR MER / 1997 / P.TOULHOAT

 

19) SAINT TRECHMEUR / GUERLESQUIN / 1997 / P.CAMUS

 

20) SAINTE ANNE / HOSPITALIERS DU FINISTERE / 1997

 

21) SANTEZ BARBA / LENNON / 1998 / Bruno LE FLOC'H

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22. Plogonnec, chapelle de La Lorette, 1998, P. Camus

Carton de P. Camus.

Brodeur : J.M. Pérennec.

Commanditaire : Les Amis de La Lorette.

Recteur en fonction: G. Léon.

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                       la-lorette 5586v

 

 

23) BANNIERE DU TRO BREIZ / SAINT POL DE LEON / 2000 / J.RENAULT

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24) SANT ALAR / LANHOUARNEAU / 2002 / C.LE FUR

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25) SANT TELO / LEUHAN / 2004 / Y.G.MOULLEC

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26) SANT C'HIREG / PERROS GUIREC / 2005 / P.CUDENNEC

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27. Lanrivain, chapelle N.D du Guiaudet, 2006:

Cartonnier : ?

Brodeur : J.M. Perennec

Commanditaire : Association de Sauvegarde du Guiaudet, "l'abbé Caroff étant recteur".

 

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28) SAINT MARCEL / SAINT MARCEL / 2006

 

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29. Plougasnou, église Saint-Pierre, Jakes Derouet, 2006 :

Compléments sur l'église Saint-Pierre de Plougasnou :

  La face principale represente le patron de la paroisse en tricot rayé avec son filet de pêche, alors que le verso est consacré à saint Samson. Le certificat d'authenticité honore les brodeuses, A.M. Fleiter et P. Cassard.

  Patricia Cassard est, chez Le Minor, particulièrement chargée des broderies sur machine Cornely.

                banniere 3552c

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                     banniere 3567c

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30. Locronan 2007, Pierre Toulhoat :

Ma visite de Locronan : les bannières.

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31 . N° 31 :  2008 :  Pleyben, chapelle de Lannelec : Jakes Derouet :

Vierges allaitantes VII : Chapelle de Lannelec à Pleyben, la Vierge.

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                        vierge 9417c

 

 

 

32. 2008 :  église Saint-Pierre de Plonevez-du-Faou, Annick Quéffellec :

L'église Saint-Pierre de Plonevez-du-Faou : bannières

              bannieres 0101c

 

         bannieres 0105c

 

 

 

33) ND DES CROIX SEPT SAINTS / ERQUY / 2010 / R.BUDET

 

34) SAINT VENDAL / POULDAVID / 2010 / B.OLLIVIER

 

 

35. 2008 : chapelle de la Madeleine à Penmarc'h, Jakes Derouet :

                       banniere 2916c

 

                      banniere 2975c

 

 

36) ND DE LA PAIX / LE POULDU-CLOHARS CARNOET /2012 / C. HUART

 

37) SAINT FIACRE / PLOUHINEC MORBIHAN / 2012 / J. DEROUET

 

38) SAINTE ANNE DU PAYS BLANC / LA TURBALLE / 2012 / J. DEROUET

 

39.  2014, Chapelle de Saint-Trémeur au Guilvinec Jakes Derouet.

Les deux bannières de St-Trémeur au Guilvinec.

Carton Jakes Derouet, Brodeur Jean-Michel Pérennec. Commanditaire Association Gwarez chapel sant Trevel.

                 bannieres 0648c

 

                          bannieres 0653c

 

40.  2013, Sainte-Anne-la-Palud à Plonevez-Porzay, D. Passard.

La bannière Le Minor de Sainte-Anne-la-Palud.

 

                            247c

 

                       255c

 

 

 

 

41) ANNE DE BRETAGNE / ASSOCIATION BRETONNE 1843 / 2014 / J.DEROUET

Voir : bannière de l'Association Bretonne

 

 

42. Août 2014 : Guidel, les Sept chapelles. Patrice Cudennec. 

  La bannière Le Minor de Guidel.

                          022c

 

 

                                   012c

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 43) SAINT YVES / LE POULIGUEN / 2014 / P. CUDENNEC.

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/la-banniere-le-minor-de-la-paroisse-saint-yves-de-la-cote-sauvage.html

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photo lavieb-aile

 

 

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Photographie lavieb-aile

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44) SAINT-YVES-DES-BRETONS à Rome.

http://styvesdesbretons.canalblog.com/

 

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45. NOTRE-DAME LA BLANCHE À GUÉRANDE. Dominique Passat 2016.

http://www.lavieb-aile.com/2019/08/la-banniere-le-minor-de-guerande.html

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Photographie lavieb-aile août 2019.

Photographie lavieb-aile août 2019.

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Photographie lavieb-aile août 2019.

Photographie lavieb-aile août 2019.

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Et ce n'est pas fini !

Plougastel-Daloulas, carton de Dominique Plassat.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougastel-daoulas-29470/avec-son-association-les-bannieres-revivent-5136329

 

 

 

liste récapitulative : 

 

LISTE DES BANNIÈRES REALISÉES AUX ATELIERS LE MINOR

DEPUIS 1953

 

 

1) SAINT CORENTIN / LOCRONAN / 1953 / P.TOULHOAT

 

2) SAINTE ANNE / AURAY / 1954 / A.BOULER

 

3) ND DES CARMES / PONT-L'ABBE / A.BOULER

 

4) SANTE BERNADETTE / CONFORS MEILARS / 1960

 

5) SAINT JEAN BAPTISTE / SAINT JEAN DU DOIGT / 1965 / J.LE CORRE

 

6 ) SAINT SIMILIEN / NANTES / 1965 / P.TOULHOAT

 

7) ND DU DRENNEC / CLOHARS FOUESNANT / 1984.1985 / P.TOULHOAT

 

8) SAINT MARINE / COMBRIT / 1987 / P.TOULHOAT

 

9) ST CORENTIN. ST POL / DIOCESE QUIMPER / 1988 / P.TOULHOAT

 

10) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY / 1990 / A.BOULER

 

11) SAINT EFFLAM / KERVIGNAC / 1990 / P.TOULHOAT

 

12) SAINT NICAISE / SAINT NIC / 1990 / P.TOULHOAT

 

13) SAINT ROCH / LOCADOUR / KERVIGNAC / 1991 / P.TOULHOAT

 

14) SAINT FIACRE / LE FAOUET / 1991 / P.TOULHOAT

 

15) SAINT KERRIEN / QUERRIEN / 1992 / P.TOULHOAT

 

16) SAINT ANNE / GUIMILIAU / 1992 / P.TOULHOAT

 

17) ND DE TRONOEN / SAINT JEAN TROLIMON / 1993 / P.TOULHOAT

 

18) BAPTEME DU CHRIST / BATZ SUR MER / 1997 / P.TOULHOAT

 

19) SAINT TRECHMEUR / GUERLESQUIN / 1997 / P.CAMUS

 

20) SAINTE ANNE / HOSPITALIERS DU FINISTERE / 1997

 

21) SANTEZ BARBA / LENNON / 1998 / B.LE FLOC'H

 

22) ND DE LORETTE / PLOGONNEC / 1998 / P.CAMUS

 

23) BANNIERE DU TRO BREIZ / SAINT POL DE LEON / 2000 / J.RENAULT

 

24) SANT ALAR / LANHOUARNEAU / 2002 / C.LE FUR

 

25) SANT TELO / LEUHAN / 2004 / Y.G.MOULLEC

 

26) SANT C'HIREG / PERROS GUIREC / 2005 / P.CUDENNEC

 

27) SAINT GREGOIRE / LE GIAUDET. LANRIVAIN / 2006

 

28) SAINT MARCEL / SAINT MARCEL / 2006

 

29) SAINT PIERRE / PLOUGASNOU / 2006 / J.DEROUET

 

30) SAINT RONAN / LOCRONAN / 2007 / P.TOULHOAT

 

31) SAINT HERBOT / PLONEVEZ DU FAOU / 2008 / A.QUEFFELEC

 

32) ND DE LANNELEC / PLEYBEN / 2008 / J.DEROUET

 

33) ND DES CROIX SEPT SAINTS / ERQUY / 2010 / R.BUDET

 

34) SAINT VENDAL / POULDAVID / 2010 / B.OLLIVIER

 

35) ND DE LA MADELEINE / PENMARC’H / 2010 / J.DEROUET

 

36) ND DE LA PAIX / LE POULDU-CLOHARS CARNOET /2012 / C. HUART

 

37) SAINT FIACRE / PLOUHINEC MORBIHAN / 2012 / J. DEROUET

 

38) SAINTE ANNE DU PAYS BLANC / LA TURBALLE / 2012 / J. DER 0OUET

 

39) SAINT PIERRE – SAINT NICOLAS / LE GUILVINEC / 2013 / J. DEROUET

 

40) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY /2013 / D. PASSAT

 

41) ANNE DE BRETAGNE / ASSOCIATION BRETONNE 1843 / 2014 / J.DEROUET

 

42 ) SAINT PAUL-SAINT PIERRE / GUIDEL / 2014 / P. CUDENNEC

 

43) SAINT YVES / LE POULIGUEN / 2014 / P. CUDENNEC

 

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Published by jean-yves cordier
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 21:31

Les deux bannières de la chapelle St-Trémeur au Guilvinec (29). J.M. Pérennec et Le Minor.

 

                        I. La bannière de 2008.

La charmante chapelle de Saint-Trémeur doit son nom à un saint breton du VIe siècle dont le nom, trech meur, signifie "le grand vainqueur". Il était le fils du terrible Conomor, comte du Poher et roi de la Domnonée.

Tu perds la tête, ma pauvre chérie !

Conomor le Maudit avait trouvé une élégante solution au problème de la contraception en tuant ses épouses à chaque fois qu'elles attendaient un enfant. Avec sa quatrième et dernière, Tréphine, fille de son alliè Warioch, ce fut une autre paire de manches car elle s'enfuit pour accoucher de son fils. Retrouvée par Conomor, qui la décapita illico, elle poursuivit sa route en portant sa tête jusqu'à ce que Saint Gildas ne la lui replace sur les épaules. 

Tu quoque mi filii.

Trémeur  fut alors confié par sa mère  au monastère de Rhuys pour y être élevé par saint Gildas.  Mais hélas,  Il fut tué par son père, qui l'ayant trouvé qui se promenait à la campagne, un dimanche après l'office, lui coupa la tête. Il fut enterré à Sainte-Tréphine près de Laniscat (Côtes-d'Armor). C'est alors qu'il devint, pour l'éternité, et pour le plus grand bien des migraineux, ce saint céphalophore qui, comme saint Denis, porte sa tête devant lui.

Vous connaissez cela, puisque je l'ai dèjà raconté en image lors de mon étape à la chapelle Sainte-Tréphine :  Chapelle Sainte-Tréphine à Pontivy.

Mais ce rappel était nécessaire pour ceux qui viennent d'arriver, afin qu'ils puissent comprendre la première bannière que commanda le Comité d'animation de la chapelle.

I. La face verte (couleur du coin de campagne où vous découvrirez la chapelle)

Sur une face, on voit, dans la famille Perlaboul, la mère, avec l'inscription SANTEZ TRIPHIN PEDIT EVIDOMP. 

Au dessous, on lit ANNO D(omini) 2008,

et de l'autre coté TRESADENN NEUDADUR J.M. PERENNEC, qui indique que Jean-Michel Pérennec (le brodeur de la maison Le Minor qui réalise toutes leurs bannières) s'est chargé non seulement de la broderie (neudadur) mais aussi du carton, le dessin (tresadenn). Et la réalisation de cette bannière n'est pas passée par Le Minor, mais de gré à gré entre J.M. Pérennec et le Comité.

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2) La face rouge (couleur du martyre et du sang).

SANT TREMEUR D'AN DUD AR VRO ROIT HO PENNOZ signifie " Aux gens du pays donnez votre bénédiction". Belle légende pour une bannière.

Le cruel Konomor est à gauche, sur son cheval blanc, avec une barbe rousse, et, comme dans un film d'épouvante, sa hache et son sabre tout dégoulinants de peinture rouge. 

De l'autre coté, son ennemi juré sant Gweltaz (saint Gildas) avec une barbe rousse lui aussi, et des lunettes noires qui ne doivent pas être faites exprès. Gildas n'a pas peur parce qu'il est protégé par la croix celtique ; il le nargue en faisant coucou de la main.

PARREZ AR GELVENEZ veut dire "paroisse du Guilvinec". 

Mais PA.OA.AN.AO G. CANN. PERSON est plus mystérieux, alors que cela signifie "Quand G. Cann était curé ". Georges Cann a été recteur du Guilvinec de 1997 jusqu'en 2009, date à laquelle il a été nommé à Gouesnou.

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      Comparez avec la bannière de la chapelle Saint-Trémeur de Guerlesquin (sur Wikipédia) :

Le verso de la même bannière de Guerlesquin , coté Sainte Tréphine (sur Marikavel):

                          

 

                  II. La bannière de 2013.

 

  Pour les Guilvinistes, rudes marins-pêcheurs (Le Guilvinec est le premier port de pêche en France avec plus de 100 navires et plus de 400 inscrits) qui ont choisis pour armoiries de leur commune le  crabe de gueules senestré d'une langoustine du même,  et le bateau de pêcheur d'or  sur à la bande ondée d'argent et d'azur, cette histoire du fiston et de sa maman filant doux leur histoire de matriarcat fusionnel au détriment de l'amour conjugal ne les concerne peut-être plus beaucoup. Eux qui ont comme devise Dalc'h mad ! ("Tiens bon!") sont réputés avec leur tête bien vissée sur les épaules, des vrais penn-kalet, et, en confession, ils doivent sans-doute avouer que lorsqu'ils sont à bord en train de lutter contre les éléments tout en tranchant la tête des lottes, raies et églefins, ils se reconnaissent plus dans le grand Konomor que dans la fluette Tréphine. Faudrait pas confondre bigouden et bigoudis.

  Bref, quelqu'en soient les raisons, en 2013, ils demandèrent une nouvelle bannière, en passant cette fois-ci par la maison Le Minor (Pont-L'Abbé n'est pas loin) : il y aurait saint Nicolas, le patron des marins, et de l'autre coté saint Pierre, patron des pêcheurs, pour enfoncer le clou. Qu'on y mette des bateaux, des marins avec leur chupen et leurs bottes et des poissons, des vagues et des filets, et que cela sente la marée d'un coté et l'air du large de l'autre !

  Le cartonnier, c'est Jakes Derouet, qui a déjà dessiné sept à huit bannières paroissiale ; ce  septuagénaire retraité de l'imprimerie est un ardent défenseur des couleurs bretonnes, et vit à Plomelin, tout près d'ici. Le brodeur, c'est l'incontournable Jean-Michel Pérennec.

Voici le fruit de leur travail.

1) Saint Nicolas.

 Il suffit de lire :

SANT NIKOLAS PATRON SAVETOURIEN AR MOR SIKOURIT AHANOM*

"maomp" vont d'ar strad ! **

Parrez ar Guelvenec               Perennec

Anno D. 2013.

*Saint Nicolas Patron des sauveteurs en mer aidez-nous !

** Nous périssons !

Et il y a autant de poissons qui sautent sur les vagues que dans les rêves d'un patron de canot, il y a des paquets de mer, un chalutier avec sa guérite, en avarie moteur avec le patron qui fait hou hou, et son collègue de la S.N.S.M qui lui crie Dalc'h mad.

Je ne sais pas si Fañch, Jobic et Ewen, des anciens qui se retrouvent sur le banc de la jetée, se reconnaissent en voyant saint Nicolas déguisé en robe et dentelles avec, aux pieds, des méduses rouges de plagiste, mais qu'importe ! C'est très réussi, et le jaune marié au noir sonne comme un air de bombarde.

 

                          bannieres 0648c

 

2) Saint Pierre.

 

Là aussi il y a de la mer, les poissons, les embruns, et ... saint Pierre en tunique de marin chypriote et en robe plissée, tenue censée correspondre à l'équivalent du kabig et du ciré pour les pêcheurs du lac de Tibériade. 

La belle idée, c'est ce filet qui ramène une belle marée de cœurs rouges, pour illustrer les versets de Matthieu 4:18-19

 18 Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs. 19 Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.

SANT PÊR
PATRON AR BESKETAERIEN DIWALLIT AHANOM

Le Minor J. Derouet

Saint Pierre, patron des marins-pêcheurs, protégez-nous.

 

                           bannieres 0653c

 

 

Le certificat d'authenticité.

Comme toute bannière Le Minor ( celle-ci porterait le n°39 ), un certificat est cousu au dos :

Cette bannière dédiée à saint Pierre et à saint Nicolas a été entièrement brodée à la main aux Ateliers Le Minor à Pont-L'Abbé par J.M. Pérennec sur un dessin de Jakez Derouet. Cette bannière est réalisée à l'initiative de l'Association Gwarez Chapel Sant Trevel. Monsieur l'abbé [ François] Le Roux étant recteur de la paroisse du Guilvinec.

Le gérant de la Sarl Le Minor Juin 2013.

signatures de [Gildas Le Minor], J.M. Pérennec et Jakes Derouet.


bannieres 0651c

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Published by jean-yves cordier
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 21:07

La maîtresse-vitre de la chapelle Sainte-Cécile à Briec (29).

  Merci à René Pétillon président du Comité de sauvegarde, qui m'a accueilli durant la Journée du Patrimoine, et qui projette de faire installer (vers 2015-2016) un vitrail dans la baie 2. Les cartons en sont d'Hortense Damiron (Malakoff). Le projet a obtenu le grand prix "Pélerin" du patrimoine et une aide de 3000 €. 


Baie 0 ou Verrière du Calvaire et de sainte Cécile.

Datation : vers 1500 et 2ème quart XVIe siècle (ensemble remanié vers 1540 ?).

Quatre lancettes trilobées et tympan à 3 ajours et six écoinçons.

Hauteur :3,50 m largeur 2,50 m

277c

 

 

                            LES LANCETTES.

N.b la partie la plus basse est cachée par l'antependium.

288c

 

1) Lancette A ( de gauche) :

la Vierge, manteau bleu servant de voile, robe pourpre,  dans une niche à dais gothique important, socle intégrant une inscription de datation [mil] VccX (Gatouillat 2011 ; non retrouvé lors de ma visite, ni par Le Bihan en 1980). Panneaux partiellement restaurés, avec des fragments interpolés (panneau du buste vers 1500, complétement moderne en dessous).

 

                        282c

 


2)  lancette B :

Christ en croix (tête traitée à la sanguine), entouré de deux anges en prières* debout sur des colonettes. tertre avec des ossements d'Adam  (vers 1540, peu restauré). Le panneau inférieur est moderne.

*Ces deux anges sont accompagnés d'une pièce de verre bleu ; n'étaient-ils pas d' anges recueillant le sang du Christ, remaniés ?

— Le restaurateur J.P. le Bihan fait remarqué que les deux os du pied de la croix sont sertis "en chef d'œuvre" (sans que la pièce ne soit reliée par des plombs aux autres plombs : elle est sertie dans le verre qui la reçoit).

— Le panneau 2 (au dessus du crâne) porte une vue de paysage urbain (Jérusalem) à l'arrière-plan.

279c


3) Lancette C :

  saint Jean, très restauré. Notez le damassé de la robe dorée (et les deux boutons à l'échancrure), et le mantelet pourpre à col et à manches d'hermine, inhabituel. Cela suggère, fort judicieusement à mon sens, à J.P. Le Bihan qu'il s'agit du portrait d'un donateur, dans l'attitude habituelle de l'orant mains jointes.

                                           284c

 La belle tête est finement peinte, la grisaille étant hachurée comme par une technique de graveur. Selon Gatouillat et Hérold, elle a été refaite au XIXe siècle Le Bihan fait remarquer la courte barbe ; il ne peut s'agir alors de saint Jean.

307c

 

                         313c

4) Lancette D :

sainte Cécile avec l'orgue portatif à sept tuyaux et la palme du martyre, debout dans un édicule identique aux lancettes A et C . Daté vers 1500, restauré au XIXe siècle, et en 1981 (date en bas à droite) notamment la tête ; instrument ancien. Manteau rouge à fermail en pierrerie bleue;  robe dorée au damassé identique à celle de saint Jean. Le fond bleu est aussi damassé.


                              287c

TYMPAN.

Trois écus modernes fantaisistes (1981). Écoinçons marqués d'un monogramme IMAS au cœur transpercé de clous, et à la croix.

 289c

 

Restaurations.

— Le vitrail a été restauré vers 1840 par le verrier quimpérois Cassaigne (Le Bihan).

—La verrière n'a pas été déposée pendant la Guerre de 39-45.

— Elle a été restaurée en 1981 par le maître-verrier Jean-Pierre Le Bihan qui en donne l'état avant restauration sur son blog.

Sources et liens.

— ABGRALL (Jean-Marie) 1890 "Chapelle de Sainte-Cécile, en Briec", Bulletin de la Société archéologique du Finistère t. XVII Quimper p. 260-264. 

  — ABGRALL (Jean-Marie), PEYRON, 1903, "Sainte-Cécile", « Eglises et chapelles » , Bulletin de la Société archéologique du Finistère t. XXX p. 148 

— GATOUILLAT (Françoise) HÉROLD (Michel) 2005 Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum recensement VII, Presses Universitaires de Rennes, 361p, pages 120-121.

— LE BIHAN (Jean-Pierre), 1980 ? Blog http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-7047662.html

WIKIPEDIA Chapelle Sainte-Cécile


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Published by jean-yves cordier
21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 19:54

La Communion de Judas : antependium devant d'autel du XVIIe de la chapelle Sainte-Cécile à Briec (29).

Classé au titre d'objet MH le 14 novembre 1991.

Datation : première moitié du XVIIe.

La Communion de Judas ! Je me souviens avoir découvert ce thème iconographique en avril dernier sur la maîtresse-vitre de Lanvénégen (Morbihan) puis de l'avoir retrouvé sur les stalles de la sacristie de la cathédrale du Mans. De l'avoir évoqué devant ces Cènes où Judas tend la main vers le même plat que Jésus, révélant ainsi sa trahison. Mais je le retrouve sur un antependium ("devant d'autel") du 17e siècle conservé dans la chapelle sainte-Cécile de Briec (Finistère).

 Le 'antependium devant d'autel en question est un panneau de bois polychrome de 2,20m de large sur 0,74m de haut, sculpté en bas relief et actuellement placé au dessus de l'autel, sous la maîtresse-vitre.

 Cette Cène mérite un examen détaillé (cliquez pour agrandir) ; Jésus se détache nimbé sur un linge tendu derrière lui, et Jean tel un garçonnet s'est glissé entre ses bras. A la droite du Seigneur, Pierre sans-doute en discussion avec un autre apôtres. Car les douze sont réunis en groupe de deux, sauf Jean, et sauf Judas. On voit que le groupe est surpris en pleine agitation, et les disciples font de grands gestes expressifs avec leurs grosses mains de pêcheurs ; c'est que Jésus vient de leur annoncer que l'un d'entre eux va le trahir, et chacun témoigne de sa surprise, proteste auprès de son voisin de son innocence, et évoque mezzo voce ses soupçons. Six d'entre eux ont encore la serviette autour du cou, car ils sont en plein repas comme en témoignent les coupes et les cruches ainsi que l'agneau pascal dans son plat.

 

275c

 

 

Mais au centre, il y a cette diagonale tracée par les bras rouges du Christ, qui isole dans un face-à-face Jésus et Judas, avec Jean entre eux deux. Jésus tend une bouchée de pain (que l'artiste a représenté rond comme une hostie), et Judas, surpris de se voir démasqué par ce geste, cache la bourse aux trente deniers derrière son dos. Devant lui, le couteau pointe sa lame vers le traître.

Plus tard, il y aura le "baiser de Judas". Deux moments complexes et troublants où le face-à-face de l'innocent et de son ami et traître s'associe avec un moment fort de l'intimité. Donner à manger. Recevoir la nourriture. Embrasser. Recevoir le baiser. Savoir, des deux cotés, que le pire est commis, et que la condamnation à mort est engagée. 

 

272c

 

Rappel :

1) à Lanvénégen (vers 1510-1525):

Voir  Le vitrail de la Passion de Lanvénégen (56). avec sa discussion iconographique.

lanvenegen 8991v

 

 

2) Au Mans, stalles de la sacristie (première moitié XVIe siècle):

Les stalles de la sacristie de la cathédrale du Mans.

stalles 1578c

 

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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