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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 12:10

Lieu : devant ma porte à Plouzané (29)

date : 23 août 2011

 

             La decticelle cendrée Pholidoptera griseoaptera  (de Geer, 1773).

 

   C'est un peu comme La Solitude de Barbara : "Je l'ai trouvée devant ma porte

                                                                       un soir que je rentrais chez moi"

car c'est collée à la menuiserie de la porte que j'ai découvert ma première Decticelle cendrée. Bien la peine de courir au diable Vauvert ! Que me vaut cette visite, beau mâle ?

 

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 Comment la reconnaître ? Sans commencer par aller chercher l'épine qui se trouve à la base des cerques (mais j'ai vérifié, elle y est), on remarque la brièveté des élytres, réduits à des vestiges, on constate que le pronotum est brun, sans carène médiane et surtout que les bords postérieurs du lobe latéral de ce pronotum, noir par ailleurs,est souligné d'un fin ourlet blanc, ou blanc-jaunâtre ; le sommet de la tête est brun, la couleur générale est brun foncé. Quand on aura dit qu' elle mesure 13 à 18 mm ( la version mâle est la plus courte), que les tegmina sont d'un brun très clair, qu'elle fréquente de juillet à octobre "les jardins sauvages" (c'est gentil pour le mien), les ronciers (encore merci), les friches ( n'en jetez plus), on aura tout dit, sauf....

 

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...sauf qu'il faut encore découvrir son gilet jaune, presque aussi célèbre que le gilet rouge -ou rose- que Théophile Gautier endossa à la Première d'Hernani !  La couleur jaune assez vif de l'abdomen est un critère nécessaire de l'identification.

 

   J'entends dans l'assistance des cris : on réclame la zoonymie de cette sauterelle. Soit ! Je m'y livre !

 

Pholidoptera.

Genre  créé par l'entomologiste belge Constantin Wesmaël (1798-1872) en 1838. Ce zoonyme est construit avec le mot grec pholidotos  qu' Aristote utilise pour désigner les animaux à écaille,  qui fut reprit par Blasius Meriam (1790) dans l'étude des amphibiens et par Brisson qui fait des Pholidota son second genre des mammifères. L'ordre des Pholidota est aujourd'hui encore l'ordre des mammifères édentés dont les Pangolins sont de notables représentants.

   Constantin Wesmaël a associé ce mot au mot grec ptera  , "aile", j'en déduis qu'il voulait caractériser un genre aux ailes " à écaille", ou à allure d'écaille, et comme le genre est monospécifique, c'est sans-doute l'élytre vestigiale de notre decticelle qui l'a inspiré. (petite confirmation dans une description d' Audinet Serville : "les élytres de la femelle consistant chacune en une petite écaille")

 

Griseoaptera

  L'espèce a été décrite par Charles (ou Carl) de Geer, le Baron (1720-1778) dans le tome 3 de ses Mémoires pour servir à l' Histoire des Insectes  page 436 dont le titre, identique aux Mémoires de René -Antoine  Ferchault de Réaumur, rend à jamais hommage à notre inventeur du thermomètre à alcool. 

   De Geer utilise le protonyme de Locusta griseoaptera, la Locuste grise aptère, sans aile.

 

Nom vernaculaire

En 1839, Audinet Serville (Hist. Nat. Ins. Orthopt. vol. 1, p. 494 ) la nomme Pterolépe aptère, reprenant le  Pteropepis apterade Rambur. Il donne divers synonymes scientifiques : Locusta aptera  (Fabricius et Latreille), Locusta griseo-aptera, Locusta clypeata  (Panz. Faun. germ.) Locusta cinerea  (Hagenb. Symb. Faun.), liste à laquelle on peut rajouter Thamnotrizon cinereus  Finot, 1890 et Olynthoscelis cinereus  Azam, 1901.

   Intéressons-nous à la publication de Jean-Jacques Hagenbach, puisque c'est lui qui emploie l'épithète latin  cinerea qui, traduit en français, donnera l'épithète "cendrée" de notre nom vernaculaire, et allons voir, comme nous l'avions fait pour la Decticelle bariolée La Decticelle bariolée Metrioptera roeselii. , le Symbola Faunae Insectorum Helvetiae de 1822, page 30 fig. 17 &18 . c'est ici :

 

http://edocs.ub.uni-frankfurt.de/volltexte/2006/3489/pdf/Hagenbach1_Text.pdf

 

  et voilà le mâle ; ressemblant, non ?

decticelle-cendree-hagenbach.png

 

   Avec la Locusta cinerea  d' Hagenbach, nous avons donc trouvé l'origine de la seconde partie du nom vernaculaire, "cendrée". Mais le premier terme, celui de Decticelle, d'où vient-il ?

 

Le nom féminin "decticelle" me semble récent, puisque mon moteur de recherche n'en trouve pas d'occurrence avant 1959, date d'un article de la revue Alexanor.

  C'est le nom masculin de "dectique" qui semble avoir été utilisé auparavant, avec une première mention en 1811 (Ann. des Sc. Nat. vol. 1 à 30, table), puis une diffusion à partir de 1830 concomitante de l'usage du nom scientifique decticus.

 

  Quelle est l'étymologie de dectique et de decticelle ? Ces mots dérivent du grec dektikos,qui signifie piquant, mordant, mais aussi corrosif, âpre, ou acerbe, acéré, voire blessant, sarcastique ou caustique. Le grec a donné le latin decticus et l'italien dettico.

   En zoologie, il est utilisé avec le sens de "mordant", "capable de mordre", " qui mord, qui aime à mordre"( J.H Fabre), par exemple pour qualifier des larves decticous capables d'utiliser ses mandibules pour se libérer du cocon en opposition aux larves adecticous aux mandibules non fonctionnelles.

 Jean-Henri Fabre, qui utilise toujours le nom de dectique en 1920, invite ses lecteurs à redouter les puissantes mandibules de la Dectique à front blanc. Voici ce qu'il écrit : " Ce goût pour les tendres semences me surprend. Δηκτικός, qui mord, qui aime à mordre nous dit le grec. un nom ne disant rien, numéro d'ordre, peut suffir au nomenclateur ; à man avis, s'il a une signification caractéristique, tout en sonnant bien, il est encore meilleur. C'est ici le cas. le Dectique est, par excellence, un insecte enclin à mordre. Gare au doigt saisi par le robuste locustien : il est pincé jusqu'au sang." Souvenirs Entomologiques, Livre VI, chap. IX., 1899.

 

 

  La Decticelle  verrucivore  (Wart Biter en anglais) peut servir à préciser l'étymologie, puisqu' elle est ainsi nommé en raison d'une tradition qui l'employait en application sur les verrues : on la pensait capable de mordre la verrue ou de faire agir des sucs digestifs caustiques.

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Published by jean-yves cordier
21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 12:35

Lieu : Pontavennec, Saint-Renan : cours de l'Aber-Ildut.

Date : 20 08 11

 

                                Chrysops relictus Meigen, 1820

 

 

 

 

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   A qui sont les beaux yeux de cette jolie mouche qui rivalise avec Paquita Valdes, l'héroïne du roman de Balzac La fille aux yeux d'or ? Il suffit de traduire "yeux d'or" en grec pour obtenir la réponse : Chrysops, un taon ou tabanide. 

 

  Et pourquoi Johann Wilhem Meigen (1764-1845) lui attribua l'épithète de " relictus" dans Systematische Beschreibung der bekannten Europaïschen ? Ce terme latin signifie "abandonné, délaissé, séparé". Avait-elle jusque là échappé aux descriptions?

 

  C'est une espèce dont les larves se nourrissent des matières organiques qu' elles trouvent dans le sol, pourvu qu'il soit bien humide. Puis les imagos s'éloignent dans les bois et les prairies, les mâles bucoliques butinant le nectar, alors que les femelles assoiffées de sang vampirisent les mammifères et les humains. Je photographiais celles-ci au bord de l'étang de Pontavennec, près d'une prairie où broutaient des vaches : tout pour leur plaire. Je m'assurais qu'il s'agissait de mâles inoffensifs en vérifiant que leurs beaux yeux étaient contigus, et non espacés, et poursuivais mes clichés :

 

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  Le voilà donc, ce Taon qui n'était pour moi qu'un danger lointain, je le regardais droit dans les yeux, cet ennemi du genre humain, détaillant à l'occasion sa terrible trompe, et me félicitant de pouvoir le faire en toute sécurité. Le voilà, celui qui est devenu le symbole du harcèlement acéré, l'aiguillon personnifié, persécuteur, obsédant, le dard hostile, bourdonnant, celui qui a poursuivi la belle Io transformée en génisse, le taon chargé  par la colère d' Héra de l'affoler sans relâche. Elle voulait du désir amoureux, la nymphette ? Elle plaisait à Zeus ? On allait lui apprendre à séduire le mari de la déesse suprême, elle allait lui en donner, du désir, nuit et jour, une soif d'amour inassouvie, haletante, une torture de tous les sens, elle allait la faire trotter, courir, trébucher, repartir, beugler à la lune et aux cieux, et le taon serait toujours là, poursuivant ses piqûres, les feux de l'amour sans répit,  une poursuite acharnée tu en a rêvé en voilà des émois, je vais te faire danser la java, la valse et le tcha tcha tcha, le tango et la bossa-nova, la polka la mazurka et la danse de Zorba, plus vite la samba qu'est-ce-que c'est que ça, des petits pas  des grands pas et des pas de l'oie, jusqu'aux confins tu vas chercher le grand frisson jusqu'au Bosphore et jusqu'au Nil qu'elle a du voyager l' enamourée, jusqu' à ce qu'elle ait son bébé et que le taon veuille bien la lâcher.

   On ne s'étonnera pas que le mot latin qui signifie "taon", oestrus, i, soit  celui qui a servi a désigner l'hormone du désirféminin, l'oestrogène.

 

  Où en étais-je ? Penché sur une fleur de menthe, les yeux dans les yeux avec une mouche :

 

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   Ces mâles se laissèrent admirer sans broncher, mais au retour, par une lourde et orageuse chaleur,leurs dames jalouses m'assaillirent, s'en prenant à mon cuir chevelu et attaquant en piqué avec des vrombissements incessants : Io, c'est moi désormais, et je ne trouve qu'une façon de me protéger, en me coiffant de mon filet à papillon. J'ai l'air fin !

   Je transpire. Mon sac photo paraît plus lourd que jamais. Les Mouches ! J'en deviens fou, elles me semblent plus nombreuses encore, et le fichu de résille qui me sert de moustiquaire est vite franchi. Je ne parviens pas à accélerer, où ai-je garé ma voiture? De quel crime dois-je répondre? Les vaches du pré voisins semblent se rire de moi dans des beuglements sarcastiques. Je suis en nage, trempé, j'ai mes chaleurs ! Ah, l'Oestrus, l'Oestrus !

 

 

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Published by jean-yves cordier
18 août 2011 4 18 /08 /août /2011 09:41

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Voici les espèces que j'ai pu rencontrer lors de mes petites navigations autour du Golfe du Morbihan du 14 juillet au 8 août 2011:

 

 

Lépidoptères:

 

Papilio machaon Linné, 1758, le Machaon : la chenille :

 

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Pieris rapae (Linné, 1758) la Pieride de la rave  (ou Pieris sp) :

 

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île d'Hoedic, 3 août 2011

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Pen en toul, 10 août 

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Colias crocea (Geoffroy, 1785) le Souci :

 

 Potraon (29), 14 août

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Gonepteryx rhamni ( Linné, 1758) le Citron :

 dont la femelle aux ailes blanc verdâtre imite les feuilles :

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Thecla betulae (Linné, 1758), la Thécla du bouleau :

 

Marais de Pen en toul, Larmor-Baden, 10 août 2011. Ses ailes ressemblent aux voiles tannées de couleur cachou des Sinagots ou des Forbans du Bono qui sillonnaient le Golfe :

 

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Lycaena phlaeas (Linné, 1761) le Cuivré commun, le Bronzé : 

 

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 Un Azuré sp , à taches oranges et à points assez gros... 

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Parage aegeria (Linné, 1758) le Tircis :

 

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Lasiommata megera (Linné, 1758), le Satyre et la Mégère :

 Hoedic, 3 août : 

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  On reconnaît le Satyre (le mâle) à sa grande bande androconiale sombre qui barre son aile. Le trou n'est pas d'origine...

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Hipparchia semele (Linné, 1758) l'Agreste :

 

inèvitable sur les sentiers d' Houat, de Hoedic et de Belle-île:

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Le Cardinal aux Cardinaux : Argynnis pandora ( Denis & Schiffermüller, 1775), le Cardinal, Hoedic, 3 août :

... l'île d'Hoedic se trouve devant le phare rouge et blanc des Grands Cardinaux.

 

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  Issoria lathonia (Linné, 1758), le petit nacré :

 Marais de Pen en Toul, Larmor-Baden, 10 août :

 

 

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Melitaea cinxia (Linné, 1758) la Mélitée du Plantain:

 

   Dans la rosée du matin au marais de Pen en Toul, Larmor-Baden, le 10 août :

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en accouplement :

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   Euplagia quadripunctaria  Poda l'Ecaille chinée, la Callimorphe : très présente cet été dans les ajoncs ou sur l' Eupatoire à feuille de chanvre :

 

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  Euclidia glyphica ( Linné, 1758) la Doublure jaune

En ses amours diurnes dans les prairies humides de Pen en Toul le 10 août :

 

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Les Orthoptères.

 

Conocephalus (Xiphidon) fuscus (Fabricius, 1793) le Conocéphale bigarré:

 

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 Conocephalus (Xiphidion)  dorsalis (Latreille, 1804) Le Conocéphale des roseaux.

Je ne les place ici que parce que je les ai observé dans les roseaux, à Paluden à Hoèdic, que leurs organes de vol sont très réduits, et que l'oviscape est court et arqué

.

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Leptophyes punctatissima (Bosc d' Antic, 1792) la leptophye ponctuée.

 

  Sentier côtier de l'île d'Houat, 25 juillet :

Le mâle:

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et la femelle

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ou hésitant à sauter du grand plongeoir:

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 Ruspolia nitidula (Scopoli, 1786) le Conocéphale gracieux :

 

Pen en toul, Larmor-Baden, 8 août 2011:

 

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Platycleis albopuntata ( Goeze, 1778) la Decticelle chagrinée:

 

  Baden, 18 août 2011 :

 

 

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Arachnides (Araignées)

 

Dolomedes fimbriatus (Clerck, 1757) la Dolomède des marais.

   De la famille de la Pisaure, à laquelle elle ressemble, cette espèce que j'ai découvert dans la tourbière de Kerfontaine ( Sérent) est inféodée aux lieux marécageux avec plan d'eau permanent : elle s'installe sur une feuille en plaçant ses pattes antérieures à la surface de l'eau, percevant les moindres vibrations signalant l'arrivée d'une proie (insectes, tétards, petits poissons). Dotée d'une vue excellente, elle chasse à courre sur le plan d'eau ou sur les plantes basses, cette araignée amphibie étant capable de courir sur l'eau, d'attraper ses victimes sous l'eau, voire même de s'immerger sous la végétation pour se cacher pendant une heure. 

 

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Thomisus onustus Walckenaer, 1806 une araignée-crabe

 

Au bord du sentier littoral à Hoédic, 21 juillet:

 

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Neoscona adianta (Walckenaer, 1802) l'Adiante fougère

 

C'est à l'extrémité de la Pointe des Poulains à Belle-Ile que j'ai observé cette aranéidée qui avait tendu sa toile  dans les bruyères et les ajoncs :

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Zygiella x-notata ( Clerck, 1757) la Zygielle des fenêtres.

 

  Comme son nom l'indique, j'aurais pu l'observer en restant chez moi, mais les toiles tendues, année après année sur mon voilier, aux endroits les plus exposés, davier de l'ancre, base des chandeliers, barre franche, support de la bouèe-couronne, m'intriguaient, de même que l'incroyable fidélité de ces araignées qui, après une longue traversée où le (petit) bateau avait gitè, où le franc-bord avait été régulièrement balayè par les lames, où nous avions, sous nos cirès, luttés contre le vent en rafale, la pluie, les litres d'eau de mer qu'une vague mal négociée nous adressait rageusement, le mal de mer ou les rudes secousses d'une mer hargnieuse, bref après que nous ayons goutè jusqu'à la lie à ce que nous continuons à nommer "la navigation de plaisance", sortaient de leurs cachettes ( un trou minuscule derrière une goupille, l'axe d'un réa, que sais-je) et reprenaient le tissage de leurs toiles comme des passagères qui, tandis que l'équipage répare les avaries d'un coup de vent terrible auquel le navire vient d'échapper, sortent leur broderie et reprennent leur point de croix.

   Eh bien, c'est araignées hauturières, ces compagnes du marin, ces loups de mer n'étaient que les Zygielles du foyer, les mêmes qui ont conquis à votre insue vos vitres, vos volets ou vos portails, les x-notata  de tous les jours dont les fameuses toiles se reconnaissent à ce qu'elles sont amputées, vers le fil qui indiquent la cachette, d'une portion triangulaire.

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  J'ai retrouvé cette équipière sur un ajonc au dessus du port saint Gildas à Houat, qui m'a même présenté sa tente de camping :

 

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  Argiope Bruennichi ( Scopoli, 1772), l'Epeire fasciée.

   Moi qui l'ai connu au berceau, tissant ses premières toiles, barbouillant des stabilimenti de potache, je la retrouve énorme, pansue, régnant sur son vaste réseau commercial comme une commerçante de l'ancien temps derrière sa caisse, surveillant son sac de résille où elle tient son quatre-heure :

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Mais je m'avise d'un détail : cet octopode n'a plus que cinq pattes, autant pour moi, pardon, un invalide à qui on a attribué un bureau de tabac, ou quelque sinécure qui compense mal ce lourd handicap. D'ailleurs, les voisins affichent avec une ostentation déplacée le bénéfice qu'ils tirent de la pratique du vélo élliptique:

 

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Araneus diadematus Clerck, 1757 l'Epeire diadème :

 

  La première fois, on l'admire. Lorsque, pour la centième fois, on s'est penché sur sa toile (elle occupe chaque branche de chaque ajonc) pour vérifier si, par hasard, ce n'était pas une espèce originale et qu'on retrouve son diadème de pacotille, on se lasse. Elle fait pourtant son possible pour être accueillante.

 

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Les Odonates.

 

Anax imperator

en ponte à Pen en Toul, Larmor-Baden ( il est aisé de laisser le bateau au mouillage sur un coffre du port de Larmor et de se rendre à pied au marais, compter une demi-heure de marche).

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Aeshna mixta Latreille, 1805, L' Aeschne mixte.

 

Posée près des épilobes et des tamaris du marais de Paluden sur l'île d' Hoedic :

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Cordulegaster boltoni Leach, 1815 le Cordulégastre annelé.

 

  En la tourbière de Kerfontaine le 11 août:

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   Sympetrum sanguineum (Müller, 1764) le Sympétrum sanguin:

 

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Lestes barbarus (Fabricius, 1798) le Leste sauvage.

 

  Au Paluden à Hoedic le 21 juillet :

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Sympegma fusca (Vander Linden, 1820) la Brunette.

 

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Une Crysomèle

 

Leptinotarsa decemlineata (Linné, 1758) le Doryphore:

 

Pen en Toul, 10 août

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  D'autres insectes:

 

  Thea 22-punctata (Linné, 1578) ou Psyllobora vigintiduopunctata, le parcours à 22 trous :

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Un Longicorne, Rutpela maculata, ou Strangalia maculata, ou Leptura maculata, Poda, 1761 :

 

Pen en Toul, 10 août

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LES PLANTES

 

pour faire une place à la Gentiane Pneumonanthe, observée en la tourbière de Kerfontaine : c'est La plante-hôte de l'Azuré des mouillères... que je n'ai jamais vu.

 

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et puis deux clichés pour m'amuser :

 

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Published by jean-yves cordier
16 juillet 2011 6 16 /07 /juillet /2011 21:40

Date : 10 juillet 2011.

Lieu : Ancienne gare, Camaret.

 

                             L' Hespèrie de l'Alcée, la Grisette, l'Hespèrie de la passe-rose Carcharodus alceae  (Esper, 1780).

 

 

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 Etymologie :

Carcharodus  Hübner , 1819 : du grec karkharodous: il s'agit d'un adjectif aristotélicien qui signifie "qui a des crocs pour dents" et que le Stagirite utilise comme classificateur en zoologie, tant bien-sûr chez les mammifères que chez les poissons et les sauriens, ou pour qualifier non plus un animal, mais une dentition. Ici, il ne peut s'agir que de l'aspect dentelé des franges des ailes. Voilà un terme que le Petit Chaperon Rouge aurait pu employer au lieu de dire bêtement à sa grand-mère "Mais comme tu as de grandes dents" : car  il est tout de même plus savoureux pour un loup de dévorer une petite fille cultivée qui a lu l'Historia Animalium  du maître du Lycée (de Lycos, le loup).

Alcaea : indique la plante-hôte, Malva alcea la Mauve, mais aussi Rosae alcea la Rose trémière.

• Hespèrie de l'Alcée : le nom vernaculaire s'explique de lui-même, de même que la Grisette, mais j'ai du plaisir à m'attarder sur la Passe-Rose, l'un des noms de la Rose trémière avec sa forme passerose, et la forme anglaise primerose. Le terme passe-rose date de 1234, tandis que le nom trémière, qui est une altération de rose d'oustremer (elle venait d'Orient), date de 1500.

 

 

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Published by jean-yves cordier
12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 23:05

Lieu : Plouzané (29).

Date : 9 juillet 2011.

 

 

                                                L' Epeire concombre Araniella cucurbitina  ( Clerck, 1757 )

 

 

 

 

Elle me l'avait annoncé dans le numéro 73 de la Hulotte : " J'adore tisser ma toile au soleil sur les arbustes des champs, des lisières ; et je me plais tout particulièrement dans votre jardin. "   Mais avant de trouver, dans son jardin, le temps de bailler aux corneilles et de chercher dans les feuilles de ma haie de fusain une araignée de 7mm (pour la femelle, le mâle ne mesurant que 5 mm), il s'en est passé, des saisons et des saisons de travaux !

 

   Pourtant elle était bien là, très accessible, aussi jolie que je l'avais espérée, et même, j'avais droit à un bonus, car ce que l'article de la revue ne m'avait pas signalé, c'est que la belle araignée-cucurbitacée portait une décoration rouge cerise du plus bel effet, et si bien placée !

 

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   Pour savoir si on a bien affaire à Araniella cucurbitina, il faut compter les boutons noirs de sa redingote : l'uniforme impose huit boutons pour mériter le nom ( synonyme) de Aranea octopunctata que lui avait donné Linné. Quatre points noirs en V, quatre autres en carré, le compte est bon. Méfions-nous des imitations, qu' elles se nomment A. displicata, alpina ou autre.

 

  J'ai tenté une expérience cruelle, dont le remord me bourrelle encore : j'ai coupé un petit pan de mur jaune, je veux dire, de feuille verte, pour admirer les talents de couturière de la courageuse tissandière pressée de protéger son cocon :

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 18:48

Date : 11 juin 2011.

Lieu : Plouzané.

 

 

                          Le Satyre ou la Mégère Lasiommata megera  (Linnaeus, 1758).

 

   Nous aurions pu le nommer "le Lever du soleil " :

 

 

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 11:06

Date : 10 juillet 2011

Lieu : Lande de Trésigneau, Camaret.

 

                         La chenille du  Petit paon de nuit Saturnia pavona (Linnaeus, 1758).

 

   La chenille du Petit paon de nuit se trouve de mai à juillet, souvent, comme ici, dans les landes de bruyère puisque les Erica et les Callunes figurent parmi les nombreuses plantes-hôtes.

 

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   Le monde entier

N'est qu'un cactus,

Aie aie aie,

Ouille !

 

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10 juillet 2011 7 10 /07 /juillet /2011 19:12

Lieu : étang de Kerkoc'h.

Date : 10 juillet 2011.

 

                                                   Utricularia australis R.Br., 1810.

 

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 12:14

Lieu : landes de Tresigneau-Kermoal, Presqu'île de Crozon.

Date : 2 juillet 2011.

  

 

                                   Le Criquet des ajoncs Chorthippus binotatus (Charpentier, 1825).

 

 

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 18:34

 Dans la nuit du 2 au 3 juillet, dans le cadre d'une sortie Bretagne Vivante, une lampe au mercure a été allumée à l'entrée de Kerboulen à Plomeur afin d' observer les papillons de nuit. Effectivement, précédés par une nuée de moustiques et de moucherons, ils arrivèrent pour se poser sur le drap qui avait été tendu à leur intention, avec la même précision que des pilotes menant à bien un appontage de nuit sur un porte-avion. Voilà les aéronefs qui ont été enregistrés :

 

LASIOCAMPIDAE :

 

  Le Bombyx buveur  Euthrix eupatoria :

 

 

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  On se souvient peut-être que j' en avais rencontré la chenille au début du printemps:

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La Feuille morte du chêne  Gastropacha quercifolia (Linnaeus, 1758):

 

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• Le nom de genre Gastropacha créé par Ochsenheimer en 1810 vient des mots grecs gaster, "le ventre", et pakhus, "gros, épais", comme dans "pachyderme".

 

• L'épithète spécifique quercifolia signifie "feuille de chêne", non pas en relation avec la plante-hôte de ce papillon, mais avec la forme crénelée de son profil : notre nom vernaculaire de Feuille morte reprend cette comparaison.

 

 

 

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LIMANTRIDAE : 

 

Le Cul-brun Euproctis chrysorrhoea :

 

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    Je rappelle que le nom Euproctis chrysorrhoea signifie  à peu près "Joli cul rivière d'or"...

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  Là encore, je rappelle comment les chenilles s'observaient, regroupées en nid, sur les buissons d'ajoncs de la côte en avril et mai :

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DREPANIDAE:

 

   L' Octogésime, Tethea ocularis :

 

 

 

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  • Le nom de genre Tethea Ochsenheimer, 1816 dérive du nom de l'archaïque déesse marine Tethys, qui eut de son mari Océan les six mille dieux  des fleuves ou déesses Océanides. On peut penser que c'est le motif d'ondes et de vagues des ailes qui justifie cette dénomination. Si on veut.

 

• L'épithète spécifique ocularis, "oculaire" est choisi "à cause de la ressemblance de la tache réniforme avec une paire de lunettes" (Alfred Constant, 1866, Catalogue des lépidoptères). Pourquoi pas, ô vénérable Linné !

 

• Le nom vernaculaire l' Octogésime, issu du latin octogesima qui signifie "quatre-vingt ", se rapporte bien-sûr aux chiffres calligraphiés sur les ailes antérieures.

    On doit ce nom français à Jacques Louis Engramelle, qui écrit en 1790 dans Papillons d'Europe, peints d'après nature, Vol 4, p.10, Planche CCCVIII n° 532 : " Sur la bande du milieu se trouvent les deux taches ordinaires rèunies, dont le fond est blanc, et dont le contour forme assez bien le n° 80. C'est un caractère de cette espèce qui le fait aisément reconnaître. Il est étonnant que Fabricius n'en ait pas parlé dans sa description. La plupart des autres naturalistes en ont tiré le nom de la Phalène."  Engramelle n'a donc pas inventé le nom, et il a repris Esper et son "octogena" (Pap d'Eur. Tome IV, n°49), ou Hübner et son "octogesima" , au lieu de s'inspirer du zoonyme La Striée proposé par Charles Joseph De Villers (1724-1810) dans Caroli Linnaei entomologia de 1789.

 

• Effectivement les noms vernaculaires des autres pays reprennent l'image du chiffre 80, en anglais où il est nommé The eighty, et en allemand où on le désigne par Die Achzigste (mais aussi par Augen (l'oeil)  ou Eulenspinnen (eulen = chouette).

 

  GEOMETRIDAE :

 

   La Phalène du sureau Ourapteryx sambucaria :

 

 

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  GEOMETRIDAE Larentinae

 

L' Eupithécie de la centaurée ou Eupithécie oblongue Eupithecia centaureata ( [ Denis & Schiffermüller ] 1775).

 

 

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NOCTUIDAE :  

 

 

La Hulotte Noctua comes   ( Hübner, [1813]) The Lesser Yellow Underwing.

 

 37 à 45 mm d'envergure, vole de juillet à septembre ; souvent attiré par la lumière.

Elle se distingue de Noctua orbona qui présente une tache noire marquée sur le bord externe de la pointe de l'aile antérieure.

 

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 • Le nom de genre Noctuacréé par Linné signifie en latin la chouette, l'oiseau d' Athena-Minerve. Placer ces papillons de nuit sous l'égide d'un oiseau de la nuit (noctus en latin) semble bien compréhensible, et les zoologistes qui se sont chargés par la suite de donner des noms vernaculaires dans les différents pays ont emboîté le pas, donnant ainsi, en France,les noms de Hulotte à Noctus comes et de Hibou à  Noctua pronuba, tandis que Schrank créait des noms allemands en -eule (équivalent germanique du owlanglais) comme Trübeule, et que les anglais nommaient "owlets" les papillons de ce genre.

 

• Le nom d'espèce comes vient du latin comes, itis, "compagnon, compagne" qui a donné notre "comte". Selon Macleod, cela ferait allusion au duo qu'il forme avec Noctua orbona, son presque-homologue. A.M.Emmet remarque que Linné donne souvent des noms féminins aux papillons dont les ailes postérieures (celles de dessous) sont colorées, en relation avec le thème de la fiancée et de la mariée ; ainsi a-t-il nommé Noctua pronuba(demoiselle d'honneur) la noctuelle que nous nommons le Hibou. Dans ce contexte, Emmet suggère de voir en comes le sens de

 compagne, concubine.

 

 

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  La découpure Scoliopteryx libatrix(Linnaeus, 1758) :

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    La Polygonière ou Noctuelle de la Persicaire Melanchra persicariae  (Linnaeus ) :

 

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• Le nom de genre Melanchra  Hübner, 1820 se décompose en deux racines grecques, melas, "noir", et khros, "couleur.

 

• L'épithète spécifique persicaria  (Linnaeus, 1761) vient du latin  persicum, qui sous-entend persicum malum, la "pomme de Perse, autrement dit "la pêche", un fruit qui vient de Perse. En ancien latin le pêcher, persicus ou persica arbor, se dit aussi persicaria.  C'est l'une des plantes hôtes de ce papillon.

 

 

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 NOCTUAE Xyleninae :

 

   Apamea unanimis (Hübner, 1813) la Noctuelle de l'Alpiste, Small Clouded Brindle.

30 à38 mm d'envergure, vole de juin à juillet, et fréquente les lieux humides, marais et tourbières : c'est la raison pour laquelle je choisis cette identification au dépens d' Apamea monoglypha , très proche pour un profane.

  J'avais tort, et Maël Garrin se prononce formellement pour APAMEA MONOGLYPHA. Je laisse la zoonymie d'Apamea unanimis, pour information.

 

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  • Le nom de genre Apamea, Ochsenheimer, 1816, est celui d'une ville d'Asie Mineure où vivait Théodore, l'un des Péres de l'Eglise : Ochsenheimer a attribué aussi les noms de Thyatira (en référence aux Actes des Apôtres) et de Nicea(comme le Concile de Nicée). L'acteur et naturaliste allemand Ferdinand Ochsenheimer ( 1767-1822)

 semble avoir été tout autant passionné par l'étude de l'histoire des débuts du christianisme que par la rédaction de son Schmetterlinge von Europa. L'association du Cardinal Daniélou et de Vladimir Nabokov, en somme.

 

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 SPHINX, SPHINGIDAE : 

Le petit sphinx de la vigne, le Petit-Pourceau Deilephila porcellus :

 

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 NOTODONTIDAE :

 

Le Bois veiné Notodonta ziczac  (Linnaeus, 1758) .

 

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Le Dragon Harpyia milhauseri L.

 

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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