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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 20:50

            Des ex-libris comminatoires.

 

  Le titre me plaît, mais il ne convient pas : ces ex-libris s'adressent à un emprunteur indélicat, ou distrait, ou au quidam qui trouverait le livre concerné, mais il ne le menace d'aucun châtiment. L'intention de leur auteur est sans-doute plus conjuratoire d'une perte que réellement destinée à convaincre celui qui trouverait ce livre, et qui aurait sans-doute, même au XVIIIe siècle, quelque difficulté à retrouver le propriétaire qui n'indique pas son adresse. Les derniers exemples, ceux de Mac Orlan et de Gus Bufa, s'adressent sans-doute plutôt à des "amis" censés avoir oublié de rendre le livre emprunté dans la bibliothèque ; mais l'aspect conjuratoire, derrière l'ironie ou l'effet de comique, persiste.

  

Premier exemple : Jean Kerserf et Tiryan (?) Du Fossé.

Sur le même exemplaire, on trouve à la dernière page la mention suivante :


DSCN6537c

 

O, VOUS, AMIS, QUI, ME

Trouvez ayez la bienveillance ayez la charitez s'il vous plait de me rendre quar pour moy de passer dans des mains étrangères ce me seroit je vous assure une peine fort amère je suis à K[er]serf de bon droit je luy appartient je brûle d'une amoure extr extreme de retourner Suitte entre ses mains

A Lorient le 10è janvier 1759

JEAN KERSERF DE LORIENT 

Vous amis qui me trouverez ayez la bienveillence ayez la charitez s'il vous plait de me rendre car pour moi de passer dans des mains étrangères ce me seroit je vous assur une paine fort amere.

 

... et dans les premières pages celle-ci :

 DSCN6530cc.jpg

 

VOUS : AMIS qui me trouvairay ayé la Bien veillance la charitez sil vous plait de me rendre car pour poy de passer dans des main etrangere se me seroi je vous assoure une painne fort amerre je suis a Tiryan (?) Du fosse De Bon Droit je Luy apartien je Brulle d'un amoud extraime de retourner dans ses mains a Lori[e]nt ce 3 9bre 1764.

In : Abrégé d'Anatomie pour l'Instruction des élèves-chirurgiens de la marine de l'école de Brest par Monsieur de Courcelles Première partie Ostéologie. A Brest chez Romain Malassis Imprimeur du Roi et de la Marine MDCC.LII.

Tampon de l'École de Médecine navale de Brest.

Cachet de l'École de Santé navale de Brest.

Exemplaire conservé au Service Historique de la Marine à Brest.R 7139.

 

 

On retrouve un Jean Kerserf inscrit comme passager sur le rôle de la Henriette (1739-1740)  de Lorient . On pouvait s'attendre à le trouver parmi les chirurgiens, mais ce n'est pas le cas. Plus tard, on retrouve un Jean Kerserf inscrit comme menuisier à bord du Philibert pour un voyage vers la Chine.

La Henriette, frégate de la Compagnie des Indes, armée pour le Sénégal le 5/10/1739, désarmée le 23/07/1740. étapes Lorient-Sénégal-Saint-Domingue-Lorient. Pierre Bouquet Chirurgien-major, Pierre Bouvet deuxième chirurgien, Jean-Baptiste Desvignes 3ème chirurgien.http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/indes/sites/default/files/compa_inde_pdf/2P/28/ROLE2P28-II.9.PDF

 

Rôle du Philibert 1745-1746 armé pour la Chine Jean Kerserf charpentier.http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/indes/sites/default/files/compa_inde_pdf/2P/31/ROLE2P31-II.12.PDF

 

 

Deuxième exemple : sur un livre de Pierre Mac Orlan.

 

L'ex-libris pouvant faire l'objet de droit d'auteur, je renvois à ce site.

Ex libris réalisé par Gus Bofa (1883-1968). "Où avez vous pris ce livre ? Serait-ce point d'aventure chez Mac Orlan ?"

 

Troisième exemple :

"Ce livre appartient à GUS BOFA. Que fait-il icy ?"

                  L'ex-libris pouvant faire l'objet de droit d'auteur, je renvois à ce site.          


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Published by jean-yves cordier
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 16:35

Le canot Patron François Morin,

canot SNSM à Ouessant de 1960 à 1995.


   Sous la coque au chantier du Guip à Brest.

 

  Le canot Patron François Morin a équipé la station de sauvetage d'Ouessant de 1960 à 1995 ; il avait été construit aux chantiers Lemaistre à Fécamp. Il a assuré durant ses 35 années de carrière 198 sorties de sauvetage (dont l'Amoco Cadix) et 250 transports sanitaires.

  Ce canot tout-temps est un chef-d'œuvre de construction navale,  insubmersible et auto-vidant, doté d'une double coque ; il est reconnu "bâtiment d'intérêt patrimonial". Propriété de la commune d'Ouessant, il est géré par l'Association Patron François Morin qui en assure la restauration ; après le remplacement des reserves de flottablilité eut lieu la réfection quasi-complète de la partie arrière par le réputé Chantier du Guip. 

 

Le canot sur le Quai Malbert devant le chantier, avril 2013 :

DSCN1064c

 

 

DSCN1063c


 

  Louis Mauffret accueillait à son chantier les visiteurs brestois le 14 et 15 septembre 2013 lors des Journées du Patrimoine.

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  L'une des particularités du canot, et qui montre à quel point les constructeurs s'attachèrent à en faire un navire parfaitement adapté au sauvetage, est la présence, au dessus de chaque hélice, de trappes de visite permettant de libérer une hélice engagée par un cordage.


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Published by jean-yves cordier
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 19:58
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Published by Lavieb Aile
21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 19:56
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Published by jean-yves cordier
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 22:42

La chapelle Saint-Adrien à Plougastel (3) Groupes : Saint Yves, saint Martin et saint Éloi.

 

Outre ses boiseries du 16 et 17e siècles et ses statues, la chapelle Saint-Adrien de Plougastel possède trois groupes sculptés qui participent à l'intérêt de la visite.


I. Saint Yves entre le pauvre et le riche.

Bois polychrome, hauteur 80 cm, 17e siècle.

Le thème est si connu qu'il ne trouve son intérêt que par les variations d'interprétations ou les détails particuliers. Ici, ce sont, pour la statue du pauvre, le sac de justice (vide) ; la manche trouée ; le couteau à la ceinture. Pour le riche, le chapeau ; la barbe taillée à la Richelieu ; la perruque frisée ; la forme de la bourse suspendue à la ceinture ; et les pièces d'or, présentes dans la main droite et la main gauche.  Quant à Saint-Yves, il porte le surplis et la barrette sur une robe noire, et une pèlerine.

groupes 9459c

 

groupes 9584cc

 

II. Saint Martin donnant son manteau au pauvre.

Niche à volets, bois polychrome ; coffre restauré moderne. Hauteur 80 cm, 17e siècle.

Le motif central est parfaitement conforme à la tradition iconographique des "Charités de saint Martin", où le pauvre est également infirme (jambe de bois; perte de l'oeil gauche), son dénuement contrastant avec la beauté du cheval et de son harnachement et avec la stricte ordonnance de l'uniforme d'officier de Martin de Tours. Ce thème illustre la Légende dorée de Jacques de Voragine. 

  C'est l'occasion de rappeler que notre mot chapelle vient du nom du lieu où était conservé le manteau (en latin capa) du saint. C'est cette capa qui est aussi à l'origine de la dynastie des Capet.

L'officier porte, plutôt qu'une cuirasse, un plastron sanglé par l'arrière au dessus de son manteau. Son chapeau de feutre noir cylindrique est bien attesté à la fin du XVIe siècle. On le retrouve chez les matelots et  officiers de marine aux XVIII et XIXe siècle :voir ici. 

Le volet droit (à notre gauche) montre deux évangélistes avec leur attribut, Marc (lion) et Matthieu (ange/homme), et dans des cartouches, saint François et un saint évêque.

Le volet gauche montre Saint Luc (taureau) accompagné  d'un saint martyr tonsuré, et saint Jean (aigle) avec saint Nicodème tenant la couronne d'épines et les clous de la Passion. 

 

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III. Groupe de saint Éloi.

 

16e siècle, hauteur : 1 m. Bois polychrome, fond bleu, couleurs rouge, noir, vert orangé et or. Dans une niche à volets dont les colonnes aux sculptures baroques de grappes de raisins et de pampres, saint Éloi est vêtu en évêque, mais a perdu sa crosse.  

   Le volet placé à notre gauche est sculpté en bas-relief de deux panneaux : Dieu le Père soutenant le corps du Fils et saint Nicolas identifiable aux trois enfants sortant du saloir du boucher. Le premier panneau peut être désigné comme une "Trinité souffrante", thème apparu dans les vitraux de Suger à Saint-Denis au 12e siècle, mais le troisième terme de la Trinité, la colombe, me semble s'être absenté. C'est, en sorte, un Pater dolorosa.

  Le volet opposé offre à notre dévotion saint François d'Assise montrant ses stigmates, et un évêque non identifié.

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                                                          groupes 9579c

 

Sources et liens :

 

 HUCHET (Albert), " La chapelle de Saint-Adrien", in Plougastel-Daoulas, Patrimoine architectural et statuaire, Les amis du Patrimoine de Plougastel, imp. Cloître, Landerneau 1987, pp. 86-97.

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Published by jean-yves cordier
17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 22:41

 

 La chapelle Saint-Adrien à Plougastel (2) Les statues. Le culte de saint Adrien pour la santé de ses intestins.

 

      Voir  La chapelle Saint-Adrien à Plougastel (1) : d'exceptionnels panneaux sculptés du XVIIe siècle.

  La chapelle Saint-Adrien possède de nombreuses statues, mais celle de saint Adrien, et, encore plus discrète, celle de saint Erasme, nous permettre de découvrir un motif statuaire très particulier, l'entérophorie.

Kézako ? Suivez le guide, et ne l'oubliez pas à la sortie.


     I. Le culte de saint Adrien, et sa statue.

   On s'interroge sur l'origine de ce culte et, dans une monographie sur l'art religieux de Plougastel, on peut lire ceci : " Une légende, rapportée par Arthur de La Borderie, attribue le début de l'évangélisation de la Bretagne à saint Philippe et à un disciple de Joseph d'Arimathie, nommé Drénalus, en breton Drénan, qui aurait fondé l'évêché de Lexobie et serait mort en l'an 92. C'est aussi le patron du Drennec. Mais, au XVIe siècle, le clergé voulut à tout prix remplacer les saints bretons par ceux du calendrier romain, et c'est ainsi qu'officiellement saint Drénan fut changé en saint Adrien, martyr à Nicodème vers l'an 303, reconnu comme ayant le privilège de défendre contre les maladies contagieuses. Mais la ferveur continue à prier saint Drénan.".

  Mais quelque esprit savant dénicha un acte du 27 décembre 1414 dans lequel était mentionné le toponyme de saint-Adrien dès le XVe siècle : il y était question de "messe du St. Esprit pour Marguerite fille de Le Burelle pendant sa vie durante et de requiem après son décès; la dite Marguerite"   aurait donné à l'abbaye de Daoulas  "5 sols de rentes sur terres entre Saint-Adrien et Plougastel ". 

 

  En réalité, la curiosité ne s'éveille vraiment que lorsqu'on découvre la statue en bois du saint éponyme, de 1 mètre de haut et datée du 15e siècle ; non qu'elle soit d'une beauté exceptionnelle, mais parce que l'on découvre un personnage tenant des deux mains ses entrailles qui écartent de leur volume la tunique et le manteau. 

  Oui, un saint entérophore ("qui porte ses intestins") !


 

                                         statues-et-groupes 9472c

 

J'avais d'abord cru avoir affaire à sainte Émérentienne, que j'avais vu à la Ferrière, mais tenant plutôt les pierres de sa lapidation dans son tablier ; ou saint Mammes,  comme à l'église Saint-Martin de Reugny-Neuillé, à Saint-Nicolas de Coulaines (Sarthes), à Notre-Dame du Roncelet à La Mâre  ; ou encore saint Mesme ou Mesmin.

Mais les bretons invoquent plutôt, en cas de coliques, saint Adrien, comme à la chapelle Saint-Maudé de Guiscriff (Morbihan), 

 

 

Mais qu'est-ce que l'entérophorie ? Une version basse de la céphalophorie (Saint Denis, saint Trémeur, sainte Noyale...). Roland Vasseur, qui reprend ce néologisme à la suite de Louis Réau en personne, répond ainsi : " Le personnage entérophore est debout, généralement habillé, son vêtement ouvert à la hauteur de l'abdomen laisse voir une ouverture verticale par où sort les intestins lovés que le saint présente dans ses mains." L'image traduit la nature du supplice enduré. La statue de Plougastel répond parfaitement à cette définition. Rolland Vasseur décrit la statue de saint Mesmin à l'église de Jouy-Mauvoisin, et cite aussi celle de Noyer (Eure), ou de Mamet au Grand-Andely (Eure), de la chapelle de Magnitot dans le Val-d'Oise, etc...

L'auteur cite les saints entérophores suivants, Mesme et Mesmin étant deux formes d’un prénom masculin et de son dérivé (en latin Maximus, Maximimus) dont on rencontre de nombreuses variantes conservées dans la toponymie de diverses régions de France :

" 1) Saint Érasme, appelé aussi saint Elme ou saint Arras, honoré le 2 juin, et quelquefois confondu avec saint Agapit, Agrappart, Agrapa, natalice le 18 août11. Son entérophorie particulière l’écarte de notre sujet, soit qu’il porte ses entrailles enroulées sur un cabestan, soit qu’il subisse le supplice du déroulement des intestins. Il réclamerait à lui seul une étude spéciale.

2) Saint Mammès, honoré le 17 août.

3) Saint Wulmer, honoré le 20 juillet12

4) Saint Vilmer ou Vimer, qui n’est sans doute qu’un avatar du précédent

 5) Saint Mexme de Chinon, honoré le 20 août et dont l’entérophorie n’est signalée que par Louis Réau.

 6) Saint Mamert ou Mamère et saint Adrien qui ne sont entérophores qu’en Bretagne.

 7) Saint Mémor. Mémoire, Mêmor ou Movor qui est spécifiquement breton (Finistère et

Côtes-du-Nord).

 8) Signalons également l’existence d’une sainte entérophore : sainte Émérantienne

Seuls gardent leur individualité saint Adrien, saint Érasme, saint Wulmer et saint Mammès, ce dernier ayant donné naissance à une série d’entérophores soit sous l’influence de variations dialectales de son nom ou par assimilation à des noms dont la consonance prêtait à confusion avec le sien ou une de ses variantes. La similitude des noms autorisait les substitutions que favorisaient certaines concordances des natalices. Mamert, Mammerce, Mamet, Mammant, Mammas, Mammard, Mamé, Mesme, Mesmé, Mesmin et Mammès ne sont donc quand ils sont entérophores qu’un seul et même personnage."

 Une sainte Émérantienne entérophore est présente en la chapelle Notre-Dame-de-Toute-Aide  La Prénessaye , Querrien, Côtes d'Armor. Jusqu'en 1978, la chapelle Saint-Lubin de Plémet en possédait une. 

 J'avais découverte Émérentienne dans la chapelle Notre-Dame des Fleurs ( Moustoir-Remungol, 56500) lors de ma visite de l'Art dans les Chapelles :

                    moustoir-notre-dame-des-fleurs-7418c.jpg

 

Dans la chapelle Notre-Dame-du-Haut de Trédaniel existe une statue de saint Mamert entérophore, de même qu'en la chapelle saint-Maudez de Trébry (22), alors que la chapelle dédiée à Saint Mamert à La Chapelle-Neuve a disparu.

Il est notable que la fête de saint Adrien de Nicodémie  comme celle de saint Mesme,  se tenait le 8 septembre, date de la fête de la Nativité de la Vierge. Et que cette éviscération n'est pas sans rapport avec l'accouchement.

 Saint Adrien en Bretagne est invoqué pour les maux de ventre, "an droug bouzelloù", mais son homologue Mesmin était aussi consulté pour les hernies et éventrations : hernie ombilicale du nourrisson, hernie inguinale du petit enfant, éventration de la femme.

Je retrouve en Bretagne les occurrences suivantes :

 

1) Fontaine Saint-Adrien / Sant-Rien Drien ou Drîn Spézet (29) :  " On se rend ensuite à la fontaine que l'on doit normalement vider avant d'en prélever de l'eau que l'on boit et dont on se frictionne, sur place ou à domicile si l'on en a emporté. Il y a peu de temps, on étendait une chemise sur l'eau et on l'examinait. Si elle s'enfonçait, manches premières, le malade était condamné. Si elle surnageait, il était guéri. 

L'eau de la fontaine possède la vertu d'apaiser les maladies abdominales (contrairement à ce qu'on annonce parfois, l'eau de cette fontaine n'a jamais eu sa source dans la chapelle). 
Une guérison des coliques est également obtenue sur place, à l'intérieur de la chapelle où, sur une ancienne borne romaine, est posée une pierre dite "pierre Saint-Adrien". Il suffit de s'en frotter le ventre pour apaiser les coliques les plus tenaces. " (Site Fontaines de Bretagne avec ref. biblio.)

Le même site signale d'autres lieux de culte :

2) à Santec, " La veille du pardon a lieu le traditionnel tantad (feu de joie). Le jour, une procession organisée derrière la statue du saint parcourt les rues du bourg. Au retour dans l'église, les mères, accompagnées de leurs enfants, vont toucher les vêtements du saint. Ici, saint Adrien est appelé à veiller sur les problèmes abdominaux des enfants. "

3) à Persquen (56), église Saint-Adrien, pas d'entérophoriste. " Un culte lui est rendu et on l'invoque pour l'apaisement des maux de ventre. On lui demande également de redonner de la vigueur aux affaires. "

4) à Saint-Barthélémy (56). " le culte est demeuré particulièrement vivant. Au lieu-dit "Saint-Adrien" est construite une chapelle placée sous le vocable du saint. Les pèlerins viennent y demander la guérison de leurs maux de ventre. A cet effet, il leur faut se plier aux exigences des rites ancestraux qui associent les pratiques de la chapelle et celles de la fontaine toute proche. Tout d'abord, il convient de faire le tour de la chapelle, puis on y entre pour prier le saint avant de déposer une offrande dans le tronc. Ensuite, au moyen d'un balai, on balaie le sol (si l'on n'a pas apporté son balai, on trouve, à l'intérieur, près de la porte, des balais de genêt à cet effet). 

On se rend ensuite à la fontaine que l'on doit normalement vider avant d'en prélever de l'eau que l'on boit et dont on se frictionne, sur place ou à domicile si l'on en a emporté. Il y a peu de temps, on étendait une chemise sur l'eau et on l'examinait. Si elle s'enfonçait, manches premières, le malade était condamné. Si elle surnageait, il était guéri. 
L'eau de la fontaine possède la vertu d'apaiser les maladies abdominales (contrairement à ce qu'on annonce parfois, l'eau de cette fontaine n'a jamais eu sa source dans la chapelle). 
Une guérison des coliques est également obtenue sur place, à l'intérieur de la chapelle où, sur une ancienne borne romaine, est posée une pierre dite "pierre Saint-Adrien". Il suffit de s'en frotter le ventre pour apaiser les coliques les plus tenaces. "

Je retrouve aussi :

5). Scaer, chapelle Saint-Adrien, statue du saint entérophore signalée mais non confirmée.

6). A Batz-sur-Mer, la statue de saint Adrien, du XVe, découverte dans un enfeu de Notre-Dame-du-Mûrier ; on la décrit, le saint restant droit impassible pendant que son cœur et ses boyaux sont tombés à ses pieds. 

7). Guicliff, chapelle saint-Maudé déjà citée.

8).  Le Saint (56), à Bouthiry :Vestiges de la Chapelle de Saint-Adrien : "Au village de Bouthiry, le clocheton reste le seul vestige de la chapelle du XVIème siècle. Il rappelle l'existence de Saint Adrien, dont on peut voir la statue au côté de la Vierge de Pitié (classées). On implorait le saint pour protéger de toutes les épidémies contagieuses et particulièrement de la peste et de la dysenterie. Il était également invoqué pour guérir les enfants de coliques. En ruine au début du XXème siècle, la chapelle est entièrement démolie en 1932. La fontaine est située à 400 m au sud-ouest du petit monument."

9) Chapelle Saint-Maurille Langombrac'h à Landaul (56) : La chapelle est placée sous le vocable de Saint Maurille, mais trois autres saints y sont célébrés : Saint Mamert, Saint Adrien, dont la statue en bois polychrome le représente tenant ses entrailles dans ses mains, et Saint Durlo.

  

10) A Spézet, dans l'église saint-Pierre, l'Inventaire du Patrimoine décrit une statue du XVIe siècle de Saint Adrien vêtu d'un "ample manteau dont il ramène curieusement les pans entre les deux mains." (GLAD, dossier vert). A l'évidence, sur la photo, ce sont bien les anses intestinales qui pendent en arcs entre les deux mains.

Vignette

 

      Enfin des statues de saint Adrien sont signalées, sans entérophorie, à Melrand, à Pluméliau,, à Plourac'h dans l'église Notre-Dame, ou à la Chapelle Saint-Adrien de St-Bartélémy (56) où je l'ai photographié tenat l'enclume de son supplice:

                     St-barthelemy-morbihan-chap-saint-adrien-7539c.jpg

Il reste à découvrir qui est ce saint Adrien : un officier de l'armée romaine chargé de participer aux persécutions contre les chrétiens avant de se convertir à leur religion, puis de subir le martyr en 300 à Nicomédie. Bien-entendu, je pense à saint Acace et aux dix mille martyrs, crucifiés sous Adrien en 140 pour le même motif. 

La légende de Saint Adrien est rapportée dans la Légende dorée de Jacques de Voragine, juste après la fête de la Nativité de Marie le 8 septembre. Elle est translatée fidèlement par Wikipédia ainsi : 

 " Adrianus était officier dans l'armée de l'empereur Romain Galère qui faisait appliquer avec zèle les quatre édits de persécution des chrétiens de Dioclétien. Vers 306, alors qu'Adrianus avait vingt-huit ans, il se convertit devant le courage de trente-trois chrétiens de Nicomédie que Galère avait ordonné de supplicier en les faisant fouetter à coups de nerfs, en leur broyant la bouche avec des pierres, puis en les emprisonnant après leur avoir mis le garrot. Apprenant cette conversion, l'empereur fit emprisonner Adrianus avec les autres chrétiens puis, quelque temps après, le fit comparaître devant lui en présence de ses compagnons pour le faire fouetter ; les coups furent si violents qu'à la fin les entrailles d'Adrianus sortaient de son corps. Puis Adrianus et ses compagnons furent de nouveau jetés en prison. Comme des matrones, dont Nathalie, soignaient en cachette les martyrs dans leur prison, l'empereur Galère ordonna qu'on tranche les pieds puis les jambes des prisonniers puis qu'on fasse brûler leur corps. Adrianus fut le premier supplicié et on lui coupa également une main. Quand on jeta les corps des martyrs au feu, Nathalie voulut se précipiter dans le brasier mais une pluie violente éteignit les flammes. Nathalie récupéra alors la main de son mari qu'elle conserva précieusement. Réfugiée peu de temps après à Constantinople pour échapper à la proposition de mariage que lui avait fait un tribun, elle rendit l'esprit après avoir vu, en songe, Adrianus lui demander de le rejoindre dans la paix éternelle. Les reliques de Nathalie et d'Adrianus ont été transférées, en 1110, de Constantinople au monastère de Grammont en Belgique.

Saint Adrien de Nicomédie et son épouse sainte Nathalie sont fêtés en Orient ensemble le 26 août. En Occident, saint Adrien est fêté le 8 septembre et son épouse Nathalie, qui l'encouragea à souffrir le martyre, est fêtée le 26 août. Il est réputé guérir les maux de ventre."

 

 

On le dit aussi patron des soldats, des bouchers et des marchands d'armes. C'est l'un des cinq saints invoqués contre la peste. (avec saint Roch, saint Sébastien, saint Antoine et saint Christophe)  L'un de ses attributs est l'enclume, sur laquelle il aurait été martyrisé. Lorsqu'il est représenté en armure, comme un officier romain, il est très proche de saint Acace.

 

 


II. La statue de saint Érasme.

  J'en étais là de mes découvertes, un peu écœuré par ce étalage de boyaux (je n'apprécie ni les tripes, ni le boudin) et peut-être aussi avais-je, car il était tard, l'estomac dans les talons, lorsque je m'approchais d'une autre statue, posée sur le bahut sculpté, entre deux anges ni céroféraires ni thuriféraires. Une statue bien banale, en pierre polychrome, d'une soixantaine de centimètres et datant manifestement du 15e siècle. 

  Le saint me souriait benoîtement, habillé comme un père abbé mais tenant de la main droite un objet ; un râteau peut-être, ou une fleur bien fanée.

 

 





                                statues-et-groupes 9537c

 

Si je n'avais pas eu avec moi le guide des Amis du Patrimoine, comment aurais-je pu identifier saint Érasme ? Un saint dont j'ignorais même l'existence et dont aucune chapelle n'avait présenté à ma dévotion l'effigie ! Il n'y avait qu'un seul Érasme pour moi, celui de l'Éloge de la folie.

Or, qui est saint Érasme ? Érasme de Formia, évêque d'Antioche, fut martyrisé sous Dioclétien en 303. En 303 ! Sous Dioclétien ! Comme Adrien ! Ils auraient pu se connaître ! Et comment fut-il supplicié, le bon Érasme ? En-lui-arrachant-les-boyaux.  

  S'il n'appartient pas au club très fermé des saints entérophore, c'est que le cruel maître des hautes œuvres voulait sortir du déjà-vu lassant des supplices ordinaires, du lion mangeant sainte Blandine, de l'amputation des seins de Barbe ou d'Agathe, de la roue, de la décollation, des fouets, ou du gril de Laurent. Il avait lu tout le Trattato degli instrumenti di martirio e delle varie maniere di martirizzare de Gallonio et voulait marquer son temps par quelque invention nouvelle.

  Or, après lui avoir enfoncé une alène sous chaque ongle des doigts, le bourreau le brûla au fer rouge et l'arrosa d'huile bouillante. Pas de quoi fouetter un chat, direz-vous; lui aussi, et il fit préparer une de ces broches à manivelle qu'il emprunté au rôtisseur ; ayant ouvert le ventre du saint d'un habile coup de scalpel, il compléta cette laparotomie d'une entérotomie et fixa l'extrémité ainsi dégagée des saints intestins sur la broche. Tournant alors la manivelle comme s'il s'agissait de la poignée d'un limonaire, il lui chantait Ramona ou quelqu'air sadique de son invention.

  Il allait bientôt devenir le patron des marins, qui l'appelèrent Saint Elme et le voyait allumer des feux sur les basses-vergues, par temps d'orage (les vergues de cacatois étant alors ramenées près du chouquet par leur balancine), des malandrins lui décernèrent comme attribut le treuil de cabestan, seule manivelle digne de lui sur les navires. A la manœuvre, poussant ensemble sur les barres du cabestan pour guinder le mât de hune, ils s'imaginaient voir s'enrouler en spires régulières des boyaux de chanvre, et cela leur donnait du cœur à l'ouvrage, et chaud au ventre.

(plus sérieux :Erasme de Formia wikipédia)

 Ce supplice est si connu, et Dieric Bouts, puis Nicolas Poussin, l'ont immortalisé de telle sorte que je suis impardonnable d'avoir méconnu Érasme.

Dieric Bouts, Triptyque du martyr de saint Érasme, 1455, Louvain : 


Martyre de saint Érasme  Nicolas Poussin,  entre 1628 et 1629Rome, Vatican, Pinacothèque

 

  Pourtant, l'église de Vieux-Vy-sur-Couesnon possède une statue de saint Érasme en entérophore, ce qui est troublant lorsqu'on est à Plougastel face à la fois à un Érasme porteur de râteau (c'est peut-être un treuil) et à un Adrien éventré.

Statue de saint Érasme,Vieux-Vy-sur-Couesnon , 16e siècle (source : inventaire patrimoine)

      Image plein-écran

Selon le site topic-topos, à Vieux-Vy-sur-Couesnon, "À l'entrée du chœur prolongé par la sacristie, se trouvent de part et d'autre une statue de la Vierge à l'Enfant achetée en 1840 et cette représentation de saint Érasme, retrouvée dans une grange. Appelé aussi saint Elme, il porte au creux des mains ses intestins qui lui auraient été arrachés en les enroulant sur un treuil. Il est invoqué pour les maux d'entrailles, par les femmes en couches et les navigateurs dans la tempête."

 Un autel lui était dédié à saint-Pol-de-Léon. Il figure parmi les saints martyrs invoqués dans le Livre d'Heures d'Anne de Bretagne : il compte en effet parmi les 14 saints auxiliaires.  Edouard Valin signale un devant d'autel le représentant à la commanderie de Lambader.


La présence de ces deux saints est-elle due à une épidémie de peste, ou, mieux, à une épidémie de dysenterie survenue au XIVe siècle ? 

  Cette association de deux saints entérophore ou littéralement étripé me fait penser à la description de l'église de Daoulas, telle que je l'avais lue dans le Bulletin diocésain de Quimper sous la plume des chanoines Abgrall et Peyron : "Autel de saint-Erasme, où est représenté son martyre, dit le chanoine Pinson, en sculpture à faire pitié ; c'est peut-être de cet autel que provient le panneau en bois sculpté qui se voit au Musée de Morlaix, et où l'on voit les bourreaux dévidant sur un cabestan les entrailles du martyr.

[…] Autel de Saint-Memor ; saint très honoré dans le pays, représenté tenant les entrailles entre ses mains. On le confond avec saint Mamert et saint Adrien, dont on arracha également les entrailles ; mais il semble se distinguer, à Daoulas, de saint Érasme, qui subit un martyre analogue " Bull. Dioc. Arch. Archéol. 1907.

  Dans la même église, de l'abbaye qui a peut-être fondé cette chapelle de Saint-Adrien, se trouve ou se trouvaient deux saints qui ont eu des problèmes avec leurs intestins ; saint Érasme, et saint Mémor. Saint Memor possède une croix à Gouesnou, sa statue à la Trinité-Plouzané (Louis Ogès 1974), il est connu aussi comme saint Mémoire .

  Par ce détour par saint Érasme, je découvre donc une autre statue entérophore, celle qui existait avant la Seconde Guerre dans la chapelle de La Trinité-Plouzané près de Brest. Elle est décrite par le site de la mairie de Plouzané comme : "Saint Mémor (ou Mémoire), en costume épiscopal, avec mitre et crosse, tenait de la main droite les entrailles qui sortaient de son ventre. Ce saint était invoqué en Bretagne par les personnes qui souffraient de maux de ventre."

 A quelques kilomètres, l'église de Saint-Renan, Notre-Dame-des-Liesses renferme une statue de Saint Mémor tenant ses entrailles. A Plouarzel, la chapelle St-Yves en contenait une aussi.


III. Les autres statues.

décrites en parcourant la chapelle les bras du transept du nord  au sud.

Saint Corentin.

Bois, 1,15m, 16e siècle.

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Sainte Marguerite.

"issant" du dragon. 


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Vierge et enfant.

      Kersanton, La Vierge est couronnée ; l'enfant tient dans la main droite une pomme ou le globe terrestre, et pose la main gauche sur le sein maternel.

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Saint Philippe.

Bois, 1 m, 16e siècle. Quel sont les critères d'identification ? (l'apôtre Philippe devrait être pieds nus, et tenir une croix ; l'apôtre  qui porte la lance est Mathias).

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Saint Fiacre.

Bois ; attributs : la bêche la tenue monastique et le livre.


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Saint évêque ou saint abbé. Saint Aaron?

Bois, 1,20 m, 16e siècle.

J'ignore sur quel critère cet évêque a été identifié comme saint Aaron d'Aleth, sant Aihran, ermite du 6e siècle venu du pays de Galles s'installer près de Lamballe avant de se fixer à Aleth, la future Saint-Malo. Il y fonda un monastère dont il fut l'abbé, et son disciple n'était autre que saint Malo ou Maclow.

 

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Saint Rivoal.

Bois, 1 m, 17e siècle.

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Dans la nef, à gauche : Sainte Anne.

Kersanton, 80 cm, 16e siècle.

Je rappelle qu'une inscription plaçait la chapelle sous la protection de sainte Anne.

statues-et-groupes 9496c

 

 

 

 Dans la nef, pignon ouest. Crucifix.

Bois, 1,40m, 15e siècle.

statues-et-groupes 9596c

 

statues-et-groupes 9492c


Le pardon se célèbre le deuxième dimanche de mai.

Cette chapelle a été restaurée au cours de l'année 1955.

 

 

 

 

 

Sources et liens :

 HUCHET (Albert), " La chapelle de Saint-Adrien", in Plougastel-Daoulas, Patrimoine architectural et statuaire, Les amis du Patrimoine de Plougastel, imp. Cloître, Landerneau 1987, pp. 86-97.

 VASSEUR (Roland), Saint Mesmin l'entérophorehttp://mantes.histoire.free.fr/items/fichiers/1289.pdf.


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Published by jean-yves cordier
16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 09:40

La chapelle Saint-Adrien à Plougastel (1)  : Présentation générales ; les boiseries du chœur .

 

 

 

vue-ensemble--calvaire-et-inscription 6617c

 


 Parmi les huit chapelles de la presqu'île de Plougastel, celle de Saint-Adrien,qui appartient à la kordennad de Larvor, est située près de la côte, à 5 km au sud-ouest du bourg au fond de l'anse de Lauberlac'h, sur la rive droite de la rivière, près de l'étang de St-Adrien. Elle dépend du 17ème Breuriez, qui inclut aussi les fermes et hameaux de Kerziuo, Talaouron, Kervern Talaouron, Lauberlac'h, Ti c'hap, Pennanero, Kerzivez, Ti Koz Talaouron, Kerdangui Talaouron, et Koz Forn. Remarquons le toponyme de Kerzivès, que nous allons retrouver.

Voir la carte ici.

   Je voudrais mettre toute l'insistance de mon enthousiasme à parler ici des boiseries qui ornent le chœur ; mais je dois d'abord présenter les inscriptions qui accueillent le visiteur.


I. Inscriptions lapidaires et histoire.

   Quatre inscriptions en précisent l'histoire. Elles datent de 1549, 1616-1619, 1712 et 1913. La date la plus précoce nous place, dans l'histoire de France, sous François II, dans cette période difficile des Guerres de religion et d'essor du protestantisme ; et, dans l'histoire de la Bretagne, juste après l'union de la Bretagne avec la France. C'est encore l'âge d'or de la   la culture du lin et du chanvre et le commerce des toiles (en particulier des toiles fines dénommées "Plougastel blanches"), mais l'hiver 1544 a été si rigoureux que les plantes ont gelé jusqu'aux racines. 

 

1. Inscription de 1549.

Celle qui surmonte la porte moulurée, en anse de panier de la façade sud  est en lettres gothique et en breton. Elle nous apprend que " En l'an 1549 fut fondée cette chapelle le second dimanche de mai, au temps de maître Herry a Castel recteur de Plougastel et de Jehan Guergoz dit Monot, gouverneur de cette chapelle, en l'honneur de Dieu, de Notre-Dame de Confort et de saint Adrien".

 

En. bloaz. mil. pemp. cant/hanter. cant. nemet. unan. ez./voe. fontet. an. chapel. man. en eil/sul. e. mae. en. amser. maesti. Herry /a. castel rector.e. ploecastell. ha. / jahan. guergos dit. monot./govarner. en. chapel. ma(n). en./enor. da. doe. ha ytro(n). Maria. /a  Co(n)fort. ha. sant. adrian.

a) la ligne a Confort ha a Sant Adrian semble avoir été ajoutée secondairement.

Notre-Dame de (ré)Confort est honoré à Confort-Meilars (29), ou à Berhet(22). J'ignore la raison de la mention de son culte ici.

b). Noms cités :

Il semble y avoir une fréquente confusion de lecture (Bull. Soc. arch. finist. 1916  : l'inscription ne mentionne pas Henry du Chastel, mais Herry a castell rector e ploecastell. 

Je ne trouve que peu de noms de "recteurs" de Plougastel : Marion, Mazeas, Cornily, Le Maucaire. A l'époque, Plougastel était un prieuré de l'abbaye de Daoulas, et  en 1542 ou 1549, l'abbé de Daoulas était Olivier du Chastel (1535-1550).

— On lit également couramment dans les transcriptions "Kergoz dit Monot" (Bull. Soc.arch. Finist. ;Patrimoine sacré de Y.P.  Castel) : Il  existe un manoir de Kergoz au Guilvinec, et aussi à Taulé. Mais c'est à tort qu'on lit Jean Kergoz là où est inscrit Jahan Guergoz : ce patronyme est attesté au XVIIe siècle à la Forest-Landerneau ; l'étude normative des lieux de Plougastel signale qu'il s'agit, comme toponyme, d'une forme ancienne de l'actuel toponyme Vergos : " Formes anciennes attestées : 1549 : Guergos ; 1588 : Guergoz ; 1589 : Le Vergoz; 1669 : Vergoz; 1671 : Le Vergoz; 1682 : Le Vergoz; 1706 : Vergos; 1815 : Le Vergoz; 1827 : Vergoz". Cette forme mutée et contractée signifie "vieille aulnaie".

  L'inscription désigne un gouverneur (qui dirige la fabrique de la chapelle ou de la paroisse) du nom de Guergoz ; il pouvait être "dit Monot", du nom de ses parents par exemple, l'anthroponyme Monot étant courant à Plougastel.


 

 


statues-et-groupes 9602c

 

 

2. Inscription de 1616-1619.

Sous la fenêtre du chevet a été encastrée une inscription en trois pierres de kersanton, dont  deux blocs ont été inversés par rapport au sens de lecture. Elle mentionne une dédicace à Sainte Anne, faisant suspecter  qu'elle provienne d'un autre édifice, notamment peut-être d'un ossuaire dit "chapelle Sainte-Anne".


 vue-ensemble--calvaire-et-inscription 6619c


 CESTE CHAPELLE FVST FONDEE / L /(AN) 1616 : LHONNEUR : DE / S .ANNE : P : LES : HABITANS ET BIENFACTEVRS DE PLOV(GASTEL) MI :MAZET : I K(ER)DRAON : FABRI / ET PARACHEVEE : L : 1619 M : IAC : DAVIT : CVRE : ET : H : ROLLANT : ET : F : CORR : ESTANT : GOVERNERS : S : ANNA / O(RA PRO NOBIS).

Nous disposons donc des noms de paroissiens suivants :

- Mi(chel) Mazet, fabricien (le patronyme Mazé est attesté à cette époque)

- I. Kerdraon, fabricien. (patronyme de Plougastel s'il en fut)

- M(essire) IAC Davit, curé.

- H. Rollant, gouverneur. Cette graphie est attesté sur la paroisse.

- F. Corre, gouverneur. 

 

3. Le calvaire en pierre de kersanton et de Logonna est daté de 1594 et de 1712.

Ce calvaire est décrit ainsi dans l'Atlas des croix et calvaires du Finistère (n° 1913) :

  "1913. Saint-Adrien, l. k. 5 m. 1594, 1712. Base à rebord de section octogonale, deux degrés, socle cubique, fût à pans: 1594, croisillon, statues géminées: Jean-personnage à la bêche (Fiacre?), Vierge-saint au livre, inscription: I: MARI IAC et G BOT FAB 1712. Croix, branches rondes, fleurons-boules, anges au calice sous le crucifix, Christ lié. ".

 

Nous trouvons donc la mention du fabricien de 1712, G. Bot, et peut-être d'un Jean-Marie Jac (ou Jacq). .

De ce coté : Christ crucifié entouré d'un apôtre (Jean ? Pierre?) et de la Vierge. Au centre, deux anges recueillent le sang du Sacrifice dans un calice.

vue-ensemble--calvaire-et-inscription 6615c

 

De ce coté, le Christ aux liens est entouré de saint Jean et de saint Fiacre.

vue-ensemble--calvaire-et-inscription 6616c

 

 


4. Plaque commémorative 1913.

Au dessus de la porte du pignon ouest se trouve une vilaine plaque de ciment (autres temps, autres mœurs) datant de 1913.

vue-ensemble--calvaire-et-inscription 6614c

 

Er bloaz 1913

Ar Chapel-man zo het nevezet

Hirret eo het, he Zoun adsavet

En honor Sant-Adrien henniget

Fr. CARDINAL Person

Cl. GRIGNOUX Fabric dens Kergoat

G. BROUSTAIL Mestr-mansoner

  •  Le recteur François Cardinal  (Guiclan 24 mars 1859-Plougastel 1er juin 1928) :  il fut directeur de la revue Feiz ha Breizh en 1907 avant de laisser la direction en 1911 au fameux abbé Jean-Marie Perrot, recteur de Saint-Vougay.
  • Cl(aude) Grignoux est fabricien, il habite à Kergoat un hameau sur la route de Kerneur à 1 km de Saint-Adrien.
  • G. Broustail, maître-maçon.

 

II Les boiseries du chœur.

 Je n'en n'ai trouvé la brève description que dans la monographie consacrée au patrimoine religieux de Plougastel , et elles ne semblent pas faire partie du mobilier classé Monuments historiques. Pourtant, elles ont suscité mon profond intérêt, et mon admiration enthousiaste, par l'effet d'ensemble qu'elles créent, par la diversité des motifs sculptés et leur témoignage d'un art encore très imprégné par les répertoires de la renaissance, et enfin par les inscriptions qu'y ont laissé les donateurs.

 

1. Vue d'ensemble.

statues-et-groupes 9580c

 

   Les boiseries forment, jusqu'à hauteur d'homme, un parement continu du mur du pignon, et du mur qui, à droite, sépare la sacristie du chœur ; à gauche, elles se prolongent par un meuble  composite, qui semble fait d'un coffre bas, et d'un dessus d'autel avec son tabernacle. Il s'y ajoute deux beaux tabourets et un devant d'autel. Les mentions chronographiques indiquent une datation de 1611 à 1739, contemporain de la période baroque mais évoquant au béotien que je suis la sculpture Renaissance.

On voudra bien tolérer les approximations et balourdises de mon vocabulaire, et formuler avec moi des vœux pour que des spécialistes de l'art nous donnent une description compétente.


Groupe à gauche de l'autel :

  

st-adrien 9516c

 

Groupe à droite de l'autel :

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 Je ferais ma visite de gauche à droite, ou, comme aurait dit le recteur, du coté de l'évangile vers celui de l'épître.

 Le bahut à banc de gauche.

 

 Son entablement centré par un masque comporte dans des médaillons ovales, une date, celle de 1611, et les initiales HN. Cette date de 1611 rejoint les dates de 1616 et 1619 de l'inscription qui plaçaient la chapelle sous la protection de sainte Anne.

Au dessous, sous une sobre frise, une porte munie d'une serrure est sculptée en bas-relief d'une Véronique présentant le voile portant le visage du Christ, entre deux pilastres moulurés soutenant un cintre. De part et d'autres, quatre panneaux verticaux permettent au sculpteur de puiser dans le répertoire des entrelacs.

 

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 Simple visiteur, je ne me suis pas livré à une expertise pour savoir s'il s'agit d'un seul meuble, ou de l'assemblage d'une sorte de buffet (ou d'un coffre destiné à recevoir l'Eucharistie) sur un coffre bas. Car, supportant l'ensemble précédent, nous trouvons, formant une banquette basse joliment recouverte de velours frangé de pompons rouges, verts et jaunes, un meuble disposant aussi d'une forte serrure, et où, entre deux montants rainurés qui se poursuivent plus haut, deux panneaux encadrent un visage.

 Ce visage présenté sur un cuir, émacié, barbu, au front plissé, est-il celui de Dieu le Père, ou bien du Fils ?  Les deux panneaux portent eux aussi des cuirs, à maillon de chaîne, rinceaux et médaillons portant les monogrammes du Christ et de la Vierge, IHS et MAR.


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Les boiseries de gauche.

Elles portent en bas à gauche l'inscription  KERVELLA. KERZIVÈS tracée au ciseau, sans cadre. J'ai fait remarquer en commençant que Kerzivès est un lieu-dit proche de Saint-Adrien et appartenant à son Beuriez ; nul doute que Kervella, patronyme très courant dans la Presqu'île, est, en 1952, le propriétaire et exploitant de Kervizès. Les généalogistes mentionnent un Joseph Kervella, né le 18 mai 1853 à Kerzivès izella. Les toponymistes signalent les formes anciennes attestées :1542 : Kerdiffez ;1600 : Kerdifes ;1662 : Kerdivez ; 1815 : Kerdives ; 1827 : Kersivez

Ce nom de lieu est formé de Kêr, village, lieu habité et d'un second élément dont les formes anciennes sont difez, difes. Selon L.M. Bodénès, p. 192, ce mot viendrait du vieux-breton difeith, moyen-breton difez, qui signifie inculte à propos d'un terrain.

Le village se répartit en Kerzivès Izelan en bas, Kerzivès kreis au milieu, et Kerzivès uhelan en haut.

st-adrien 9516c

 

Il comporte une bande verticale sculpté de rosaces entrelacées surmontées de la date de 1652 ; des bandes verticales identiques deux à deux l'encadrent , faisant se succéder des motifs de pointe de diamant, puis un parchemin plissé semé d'écailles, puis une variation du motif précédent.

                                      st-adrien 9552c

 

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Les boiseries murales de droite.

 

Elles comportent trois parties, portant chacune une inscription propre.

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A la droite immédiate de l'autel :

Cet ensemble est signé en bas et à droite JÉZEQUEL KERZIVÈS : un donateur du même village a donc participé à la décoration de la chapelle. 

D'un style bien différent de l'ensemble de gauche, celui-ci est centré par un saint Jean-Baptiste naïvement dessiné, et aux jambes curieusement croisées en Z comme si, tenant sa croix comme un violon, il esquissait un entrechat. Son oriflamme ne porte pas l'inscription Ecce agnus dei qui tollis peccata mundi, mais un simple X.  La date de 1644 évoque, sous Louis XIV, le commerce encore prospère des toiles de lin à Plougastel ; ou bien, la mission que Julien Maunoir prêcha dans la paroisse, provoquant moult miracles, moult confessions et conversions.

  De part et d'autre du saint précurseur de son cousin, c'est une exubérance baroque de motifs floraux sur le thème des rinceaux, des treilles où des oiseaux picorent, comme sur les colonnes des retables, les grains de gras raisins, des ribambelles de feuilles, des acanthes qui n'atteignent pas encore les frénésies profuses de Jean Le Pautre et n'incluent ni anges ni animaux.

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Les boiseries adossées au mur de la sacristie.

  Celles-ci sont signées LE GALL.PEN .AN. HEACH. Z8 LI. Elles sont beaucoup plus tardives, datées de 1739 : nous sommes sous Louis XV, la révolte des Bonnets Rouges contre l'absolutisme a eu lieu (1675) et a été écrasée, le commerce des toiles a périclité par perte des débouchés anglais.

Pen an neach Rozegad est un hameau qui dépend de la chapelle de Saint-Guénolé toute voisine, de l'autre coté du bras de mer : carte.

 L'élément central que le riche exploitant Le Galla a commandé au sculpteur (est-ce la même lignée de sculpteur local depuis le premier panneau de 1611 ?) représente un oiseau au sommet d'un arbre. Cet oiseau est stylisé, hiératique, et sa présence au sommet des branches fleuries qui sortent d'un vase a une force d'évocation qui en fait, avant tout, un symbole ; symbole de vie et de renouveau bien-sûr, dominant un Arbre de vie qui renvoie à celui de l'Apocalypse 22,2. (voir la bannière de Lannelec à Pleyben : Vierges allaitantes VII : Chapelle de Lannelec à Pleyben, la Vierge. Le vase est un symbole féminin ou marial. Le tout évoque la fécondité, le rayonnement glorieux.

 

 Les panneaux verticaux qui l'encadrent sont occupés par des rosaces-soleil et des rosaces-chrysanthèmes.

 

 

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                            st-adrien 9528c

 

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                                                       st-adrien 9560c

 


Panneau à droite de la porte de la sacristie.

 Celui-ci porte (cachés par une statue de Vierge à l'enfant signée  Y. Floch. M.ANTONI.1940,)  les noms de PIRIOU.KERZIVÈS . GRIGNOUX. KERGOAT.

Il s'agit donc de la troisième mention du village de Kerzivès, ici associé au patronyme Piriou. Quand au sieur Grignoux de Kergoat, c'est ce fabricien mentionné sur l'inscription de 1913 (si ce n'est lui, c'est donc son frère, ou bien quelqu'un des siens). Serait-ce la mention d'une restauration du début du XIXe siècle, sur un morceau de bois encore respecté par les vers ? Je n'ai pas trouvé de date (une fois encore, je n'ai effectué qu'une visite de fin de journée profitant des Journées du Patrimoine, ce n'est pas un inventaire qualifié). D'autres ont vu une signature de KERVELLA KERDONCUFF DE GODIBIN datée de 1638, qui m'a échappée.

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Au dessus, c'est un nouveau catalogue des motifs de sculpture bretonne qui semble trouver plaisir à épuiser mon vocabulaire de frises de rosettes à huit pétales ronds ou bifides , croisillons, macarons, tous inclus dans des entrelacs et spirales et des fonds martelés au poinçon.

                           st-adrien 9599c

 


 

Sources et liens :

 HUCHET (Albert), " La chapelle de Saint-Adrien", in Plougastel-Daoulas, Patrimoine archietctural et statuaire, Les amis du Patrimoine de Plougastel, imp. Cloître, Landerneau 1987, pp. 86-97.

 Société archéologique du Finistère - 1916 vol. 43 p. 82.

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 22:57

Les sculptures de l'artiste chinois Li XiaoChao

                   au Stang-Alar.

 

 

                    exposition-maitre-Li 9163c

 

 Le Conservatoire botanique de Brest expose actuellement l'œuvre du sculpteur chinois Li XiaoChao tirée d'une série Bai Lu Yuan consacrée à la vie d'un village (1930-1960) de la province du Shaanxi : Treize personnages en bronze, grandeur nature, sont disposés dans le parc, au bord des étangs des cascades ou du ruisseau, et attendent les visiteurs avec une telle aménité, une telle rondeur bonhomme des expressions, une telle humanité que chacun retrouve sur ces visages étrangers les traits familiers d'un maître d'école, d'un artisan, ou d'une personnalité de sa ville ou de son village ; et le talent de l'artiste fait que c'est le regard que, enfants, nous poserions sur eux que nous retrouvons instinctivement.

  Un des critères les plus sûrs pour s'en convaincre est d'observer comment les promeneurs, et leurs enfants, s'approchent de ces villageois, les touchent, leur parlent, tirent la barbiche du Maître ou se photographient à leur coté.

 Nous en faisons d'autant plus volontiers de vieilles connaissances qu'une plaque de cuivre indique à qui nous avons affaire : l'instituteur, la grande sœur, le joueur de trompette, ou nous met dans la confidence : méfiez-vous du menuisier, il a un sale caractère.

 

1. Le maître d'école.

  Je connais bien sa façon affable mais intimidante de surveiller la cour, sa manie de garder les mains derrière son dos, parce que celui-ci est un peu voûté, sa ressemblance avec Seymour Skinner (le proviseur des Simpsons) : je suis sûr qu' un jour (mais en quelle classe ?) j'ai eu le même prof.

 

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2. Le grand-père et son petit-fils.

       Il fait "coucou" en cachant les yeux de grand-papa, qui adore ça.

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3. Le promeneur des oiseaux.

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        Il tient sa cage comme une lanterne accrochée au ciel. Peut-être promet-il chaque matin à ses oiseaux la liberté ? Mais comment pourrait-il renoncer à leur compagnie, et se résoudre à la solitude ?  

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4. Les enfants ramassant des herbes.

 

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   Et si les herbes des champs tombaient du ciel, toutes rôties comme des alouettes ? Et  si les nuages, si hauts et si fins, étaient les fleurs du jardin bleu ? Et si ? 

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5. Le Maître de Feng-Shui.

 

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6.  La petite sœur portant son frère.

 


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7. Le chanteur  de Quingqang.

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 Le Yiyang Qiang弋阳腔: ou Yiyang est l'un des quatre grands systèmes musicaux de la période Ming.


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8. Le Menuisier  "Drapeau Rouge".


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9. Le trompettiste.

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10. La mère et l'enfant.

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11. La Coquette.

 

 

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"Vous, qui passez sans me voir, sans même me dire bonsoir, donnez-moi, un peu d'espoir" (air connu, Charles Trenet) :

  La Coquette ne regarde que son reflet dans le miroir. Elle s'est placée au bord du chemin, d'où elle surveille du coin de l' œil les très nombreux promeneurs, guettant leurs réactions face à ses charmes.

      Mais comme la vie est ingrate avec elle ! Les passants passent et repassent, et ne semblent pas la voir.

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      N.B : ayant pris ces images à l'insu des visiteurs du jardin, je les supprimerai bien-entendu à la première demande. 


                                                        FIN

 

 

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Published by jean-yves cordier
1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 23:12

 

 Le Mémoire sur le régime des gens de mer de Chardon de Courcelles, 1780.

 


Résumé.

  Au XVIIIe siècle, les escadres de la marine qui partent pour quelques mois en mer en reviennent trop souvent, dans le port de Brest, avec leur équipage éreinté par le scorbut, maladie sévère dont on ignore alors, et pour longtemps encore, qu'elle est due au manque de vitamine C. Les médecins, l'Académie de marine s'interrogent sur ses causes : l'air vicié des navires est le premier coupable,  mais lorsque l'alimentation est suspectée, elle l'est à partir des étranges et archaïques concepts médicaux de la médecine hippocratique ou de Galien. Les plantes antiscorbutiques utilisées sont le Raifort, la Passerage, le Trèfle d'eau, la Centaurée, la Cochléaria, l' Oseille, le Cresson d'eau, la Véronique Beccabunga.  

 

       En 1767, un auteur, Poissonnier-Desperrières, accuse dans son Traité des maladies des gens de mer les salaisons de produire un chyle putride, et suggère de donner aux matelots un "régime végétal sec", à base de riz et de lentilles.

  Les marins, les médecins des ports protestent contre cette extravagance, mais l'auteur est puissant et il a l'appui de la cour et de l'Académie des Sciences. Il publie un second Mémoire acerbe et même désobligeant contre ses détracteurs.

 Le premier médecin du port de Brest, Étienne Chardon de Courcelles, est tout à fait opposé à ce régime, mais se garde de polémiquer et conserve la position neutre et désengagée propre à ses fonctions. 

 Cinq ans après son décès, en 1780, La Coudraye, qui a été vilipendé comme de Courcelles  par Poissonnier-Desperrières, publie un Mémoire sur le régime des gens de mer par Chardon de Courcelles.

L'année 1779 avait été marquée par un désastre sanitaire qui illustre l'acuité de ces débats : l'escadre du Comte d'Orvilliers après son fiasco contre les anglais, avait débarqué 9000 malades à Brest. L'épidémie de typhus engendrée par cet afflux entraîna, dans toute la Bretagne, 45 000 morts, et 175 000 morts sur l'Ouest de la France (Maine, Anjou, ...).

  L'appertisation, ou mise en conserve des aliments qui préserve les vitamines fut mise au point par Nicolas Appert  en 1795-1805.

Ce n'est qu'en 1912 que l'existence de vitamines fut découverte, et en 1935 que la vitamine C fut isolée.

  



Prologue.

  A la différence des autres ouvrages d'Étienne Chardon de Courcelles, médecin en chef et premier directeur de l'École de chirurgie navale de Brest, et qui traitaient de la saignée (1746 et 1763), de l'anatomie (4 volumes, 1753), des opérations les plus ordinaires de la chirurgie (1756), des Formules pharmaceutiques en usage à Brest (1756), parce qu'ils étaient, dans une visée didactique, la version imprimée des cours qu'il donnaient aux élèves-chirurgiens, ce Mémoire sur le régime des gens de mer n'est pas destiné à poursuivre l'instruction des chirurgiens. Publié à titre posthume en 1780  cinq ans après la mort de Chardon de Courcelles, il est en rapport avec les deux autres fonctions de ce médecin, lequel avait joué un rôle éminent de lutte contre les épidémies qui frappèrent Brest, et qui, depuis 1752, était un membre très actif de l'Académie de marine établie à Brest.

  En effet, l'Académie de marine se souciait de tous les sujets qui touchaient à la Flotte : architecture navale, mathématique, hydrographie, manœuvre, voyage, mais aussi médecine. Parmi les sujets d'hygiène et de médecine navale les plus préoccupants se trouvaient les soins à donner aux noyés ; le moyen de dessaler l'eau de mer ; l'habillement des marins; la ventilation des cales ; et, surtout, l'alimentation des équipages, dont on pressentait bien qu'elle jouait un rôle crucial dans la survenue du scorbut.

 

Le "régime végétal sec" de Desperrières.

  En 1767, l'un de ses membres, Antoine Poissonnier Desperrières avait fait paraître un "Traité des maladies des gens de mer ; par M. Poissonnier-Desperrières, conseiller-médecin ordinaire du Roi, censeur royal, & médecin de la Grande chancellerie. / A Paris : chez Lacombe, libraire, quai de Conti. M. DCC. LXVII. , 1767. Il y attribuait la cause du scorbut, et d'autres maladies, à l'air froid et humide, et, comme l'écriront lors de la seconde édition les membres de l'Académie Royale des Sciences, "L'auteur déduit les maladies des gens de mer d'une seule et même cause, dont il prouve fort bien l'existence et l'influence. Cette cause est la diminution ou la suppression de l'insensible transpiration, et la dépravation de l'humeur, dont la sortie a été empêchée. Ce principe unique est, sous la plume de M. Desperrières, fécond en conséquences aussi utiles que lumineuses, et l'on peut dire que c'est étendre l'art que de l'abréger de cette manière". (p. 507). .

 

  Comme l'écrit son biographe  le Roy de Méricourt (Archives de médecine navale, 1865, n° 03) "La première édition fut enlevée très rapidement. Cet ouvrage eut un très grand succès, il valut à son auteur le titre d'associé ordinaire de la Société royale de médecine. En 1780, le gouvernement estima qu'il y avait lieu de faire faire une seconde édition ; elle fut exécutée par les soins de l'imprimerie royale du Louvre. Mais la récompense la plus éclatante qu'obtint Desperrières fut le brevet d'adjoint à la place d'inspecteur et directeur général de la médecine dans les hôpitaux de la marine. Pour pouvoir porter son traitement à 6000 francs, un autre brevet lui conférait le titre d'adjoint à la place d'inspecteur et directeur général de la médecine, de la pharmacie et de la botanique pour les colonies. […] Il se rendit en 1779 en mission à Brest, pour combattre l'épidémie de typhus qui ravageait l'escadre du lieutenant d'Orvilliers et la ville. Il s'occupa avec persévérance du régime des marins et si, comme nous le dirons, il ne soutint pas une bonne cause, il le fit du moins avec conviction et dans de louables intentions. A la suite du Traité des fièvres de Saint-Domingue, il publia son Mémoire sur les avantages qu'il y aurait à changer la nourriture des gens de mer (Paris 1772.) "  http://archive.org/stream/mmoiresurlesav00pois#page/32/mode/2up.

  Ce second Mémoire ne comportait que 13 pages, dans lequel Desperrières modifiait son point de vue initial (le scorbut est lié à l'air humide, et l'alimentation n'y joue pas un grand rôle) pour prôner résolument "son" régime végétal sec.  Dans cette conception originale, Desperrières défendait l'idée d'un régime végétal "sec", allégé en produits animaux —notamment de salaisons—  accusés d' être dépravés, d'aggraver ce blocage des émonctoires et de causer les maladies putrides.

"Je crois avoir prouvé , dans mon traité des maladies des gens de mer, que les salaisons dont les matelots font usage, sont la principale cause de scorbut et des autres maladies qui les affligent. […] On convient généralement que les substances animales, quoique salées, sont susceptibles d'une dégénérescence visible, qui ne peut qu 'accélérer la tendance qu'ont à la décomposition toutes les liqueurs du corps humain : ceux qui ne se nourrissent que de ces substances, sont nécessairement plus exposées que les autres hommes à ces maladies putrides, pour lesquelles j'ai tan,t recommandé le régime végétal."

Dans sa proposition diététique, il supprimait à l'équipage les trois repas hebdomadaires de morue, et deux de viande salée, accordant malgré tout aux matelots le lundi et le jeudi à dîner "la moitié de la ration ordinaire de lard". En échange,  "5 onces de riz assaisonné avec une demi-once de sucre et un peu de gingembre", alterné avec 6 onces de lentilles (ou de fèves blanches, ou de pain) assaisonnées avec des oignons confits au vinaigre, du sel et une demi-once d'huile. Au souper, la soupe habituelle, mais assaisonnée « d'une once d'oseille préparée au beurre ». 

 A la suite de ces treize pages, Desperrières avait fait imprimer, à son insu, les Observations sur le Mémoire de M. Poissonnier Desperrières (p 17-31) que le Chevalier de La Coudraye avait fait parvenir à l'Académie de marine pour signaler les effets délétères constatés lors d'un essai de ce régime sur la Belle-Poule, et l'amaigrissement qu'il avait provoqué chez les marins.

A la suite, Desperrières publiait son Mémoire en réponse sur les Observations...(p. 35-60).

 

  Le régime végétal sec soumis à l'expérience.

  On comprend qu'ainsi gratifié par 6000 frs de traitement, l'auteur ait tenu à défendre ses idées. Il en fit faire l'essai  en 1770 par M. Herlin, chirurgien-major de la Marine sur les malades uniquement à bord de la flûte L'Écluse, puis le fit ordonner en 1771 à tout l'équipage sur la frégate la Belle-Poule, commandée par M. Doives, Capitaine de frégate, sous les yeux de M. Metier, chirurgien de la Marine et ami de M. Herlin.

  Comme l'écrivit plus tard J.B. Fonssagrives : " On a peine à croire que le système pythagoricien de Poissonnier-Desperrières soit sorti du domaine de la spéculation , et cependant il fut bien et dûment essayé à bord de la frégate la Belle-Poule, comme nous l'apprend une réfutation très victorieuse des idées de Poissonnier due à M. le Chevalier de la Coudraye, enseigne de vaisseau qui avait pu voir le régime végétal sec à l'œuvre. « Dès les premiers jours de notre traversée, dit M. de la Coudraye, un grand nombre de nos matelots furent attaqués d'aigreur d'estomac, de cours de ventre, de coliques. J'allais souvent sur le gaillard d'avant voir et questionner, et j'eus lieu de me convaincre qu'au bout de quelques jours, le dégoût et la crainte de ce régime avaient fait de tels progrès que beaucoup ne se nourrissaient qu'avec leur pain trempé dans du vin ou mangé avec une gousse d'ail et du sel...Vers la fin les manœuvres s'exécutaient avec lenteur ; nous en cherchions la cause dans le frottement des vergues et des cordes, mais il fallait l'attribuer à la diminution des forces de l'équipage. "

  "Poissonnier-Desperrières, s'étayant du témoignage de M. Métier, chirurgien-major de la frégate la Belle-Poule, qui, gagné au système végétarien, semblait avoir juré in verba magistri, publia en 1774, et comme réfutation du travail de M. de la Coudraye, un deuxième mémoire, aussi acerbe, d'aussi mauvais goût, et aussi empreint que le premier d'une physiologie chémiatrique surannée. Il invoquait, en faveur de son système, et le témoignage de M. Mercier, et la longévité des anachorètes, et celle des Corses et des Limousins, qui vivent presque exclusivement de châtaignes. Entré dans cette voie de prédilection paternelle, il ne songea plus à s'arrêter ; il fit remarquer que les forçats, nourris de pain grossier et de légumes de rebut, « n'ont le scorbut que quand ils sortent de l'hôpital où ils ont été nourris de viande fraîche (sic) », et proposa le régime végétal exclusif comme moyen curatif de cette maladie."

 "L'expérience, fort heureusement, ne laissa pas ces illusions debout : le nombre des malades de la Belle-Poule, bien que le temps fût demeuré favorable et que sa navigation eût été très douce, s'accrut dans les proportions suivantes : mai, 5 ; juin, 24 ; juillet, 32 ; août, 14 (relâche à Malaga et à Cadix) ; septembre, 52 ; octobre, 44. A l'arrivée de la Belle-Poule à Brest, il y eut de telles protestations de la part de l'équipage, que M. de Ruisembito, intendant de la marine, dut le passer minutieusement en revue après le désarmement." (Traité d'hygiène navale, ou de l'Influence des conditions physiques et morales dans lesquelles l'homme de mer est appelé à vivre et des moyens de conserver sa santé, 1856, par le Dr J.-B. Fonssagrives p.622-624).

 

  M. de la Coudraye, apprenant que ce régime, loin d'être réfuté par les faits, allait être généralisé par ordonnance à tous les vaisseaux, et sachant qu'on se préparait à renouveler le marché des vivres de la Marine, lut alors, dit-il, à l'Académie quelques notes rédigés à la hâte. 


L'Académie de marine étudie le régime Desperrières.

   En fin 1771 ou janvier 1772, l'Académie entendit donc le rapport de La Coudraye sur les effets du régime sur l'équipage de la Belle Poule ; puis, le 9 janvier 1772, elle entendit le médecin Herlin, adjoint à l'Académie lire le mémoire du chirurgien Métier, (chirurgien de la Belle-Poule) favorable au régime de Desperrières. " L'Académie arrêta que ce mémoire que nous n'avons pas retrouvé, pas plus que ceux de La Coudraye  serait remis au portefeuille avec les autres touchant cette matière, ainsi que le tableau des journées que les matelots avaient passées au poste des malades, lequel était joint au mémoire. Le 6 février, Courcelles s'étant désisté du rapport, on nomma en sa place Beauchaîne. A la séance suivante, 13 février, Briqueville lut le rapport demandé par l'Académie et qui, signé Beauchaîne, Roquefeuil et Briqueville, a été enregistré au tome IX, pages 112-117. Il y est dit, sous forme de conclusion, que les faits qui se sont passés sur la Belle-Poule ne suffisent pas pour porter un jugement définitif qui condamne ce genre de nourriture. L'Académie crut devoir ajouter que de pareils essais ne devaient être faits que par gradation et non en changeant tout à la fois, ainsi qu'on avait fait à bord de la frégate.  Courcelles, lui, était complètement opposé à ce régime, ce que prouve son mémoire publié en 1781, c'est-à-dire six ans après sa mort, par La Coudraye, et qui est la réfutation complète de l'ouvrage de Poissonnier-Desperrières. Le jugement de l'Académie ne mis pas un point final au débat.

  Le 9 avril, le chevalier La Coudraye communiqua à l'Assemblée un mémoire de Desperrières en réponse aux observations qu'il avait lues à l'Académie. Non content d'avoir fait imprimer ces observations sans son aveu, Poissonnier-Desperrières y avait répondu par des expressions indécentes. Délibérant sur cet objet, l'Académie pensa judicieusement qu'elle ne devait point se mêler dans des questions de procédés ; mais attendu que le mémoire de Desperrières était offensant pour plusieurs officiers de la marine et particulièrement pour le chevalier La Coudraye qu'elle voyait avec plaisir au nombre de ses membres, elle approuvait ses justes réclamations et la lettre qu'il adressait à ce sujet au ministre . Nous ne savons ce que répondit Boyne ; mais, le 1er octobre, on lut le mémoire d'un nouvel adversaire de Desperrières : c'était le médecin Auffray, chirurgien-major de la Dédaigneuse. Son travail, intitulé : Mémoire de M. Auffray sur le régime végétal proposé par M. Desperrières, est dans le tome I des Correspondants, page 105-115. L'essai qu'on avait fait du régime végétal de Desperrières dans la moitié des vaisseaux de l'escadre d'évolutions commandée par le comte d'Orvilliers ne lui paraissait pas devoir déterminer à le préférer à la nourriture ordinaire des équipages. Courcelles, chargé du rapport sur le mémoire Auffray, le rédigea naturellement dans le même sens, et, du reste, se borna à une simple analyse. Son rapport est dans le tome I des Correspondants, pages 149-152."

Voir  la liste des manuscrits conservés du fond de l'Académie royale de Marine  :http://www.academiedemarine.com/PJ1_InventaireacademieroyaledeBrest.pdf

076 TI

P. 105 - 115. « Mémoire de M. Auffray (chirurgien-major de la Dédaigneuse) sur le régime végétal proposé par M. Desperrières. »

P. 112 - 117. Rapport de Beauchaîne, Roquefeuil et Briqueville, condamnant le régime végétal proposé pour les gens de mer par Antoine Poissonnier - Desperrières.

 P. 149 - 152. Rapport de Chardon de Courcelles sur le Mémoire d'Auffray (cf. p. 105.).

 


Novembre 1773 : le Conseil de marine du Port de Brest s'inquiète.

Le "Conseil de marine" est, dans les ports de Rochefort, Brest et Toulon, la structure administrative du port. Composé du Commandant du port, qui le préside, de l'Intendant, du directeur général de l'arsenal, du commissaire général des ports et arsenaux de marine et du major de la marine et des armées navales, il se réunit tous les quinze jours ; le secrétaire du conseil est le contrôleur de la marine qui  n'y a pas de voix.

 En 1773, le Conseil avait entendu M. de Briqueville lui lire un rapport manuscrit de Desperrières sur le régime végétal, régime qui lui avait déjà été présenté et qui avait entraîné "les changements nécessaires pour la formation de la ration de mer, dans le prochain Traité des vivres. Elle convoqua le premier médecin du Port, Chardon de Courcelles, pour connaître son avis, et ce dernier remit au Conseil un Mémoire "qui a paru démontrer la nécessité de mitiger l'austérité du régime végétal sec proposé par Desperrières". Ce mémoire de Courcelles ayant mérité les éloges du Conseil, celui-ci arrêta "que ce mémoire serait adressé au ministre (De Boyne) le plus tôt possible".  Signatures d' Etienne-Claude Chevreau, commissaire de marine; Gouber ; Hector ; Comte de Grasse, capitaine de vaisseau ; La Tullaye ; Henri de Boulainvilliers de Croy  capitaine de vaisseau ; De Saint-Victoret. : Carlier d'Herlye, capitaine de vaisseau ; M. de Saint-Julien, capitaine de vaisseau ; Guichen Capitaine de vaisseau ; le Comte de Roquefeuil : commandant de la marine à Brest ; Charles -Claude de Ruis-Embito : intendant de la marine à Brest depuis 1771 ; le Comte de Breugnon, commandant de la marine à Brest. Et au dessous, pour extrait, Casa-Major, Commissaire et contrôleur de la marine à Brest de 1770 à 1776. [les mentions biographiques sont ajoutées par moi]. Extrait de la séance du Conseil le 15 novembre 1773, cité dans le Mémoire sur le régime des gens de mer de de Courcelles p. 22.

 

   Antoine Poissonnier Desperrières publie un seconde édition de son Traité en 1780. 

Traité sur les maladies des gens de mer  seconde édition revue, corrigée & augmentée. Par M. Poissonier Desperrières, écuyer, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, ancien médecin ordinaire du Roi, médecin de la grande chancellerie & de la généralité de Paris, inspecteur général adjoint des hôpitaux de la marine & des colonies, censeur royal, de l'académie de Dijon, & de la Société royale de médecine / A Paris, de l'Imprimerie royale. M. DCCLXXX (1780) gallica http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6254868n ou http://books.google.fr/books?id=R_TaYMhh-mgC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

On n'y lit aucun propos désagréable à l'égard de Chardon de Courcelles, mais au contraire des louanges.

 

Le Mémoire sur le régime des gens de mer de Chardon de Courcelles.

 L'exemplaire conservé au Service Historique de la Marine à Brest sous la cote 7142 provient de la Bibliothèque de l'Académie de marine, et porte les fers dorés aux deux palmes de l'académie ; il a ensuite appartenu au XIXe siècle à la bibliothèque du Port, puis à celle de l'École de médecine navale de Brest, comme en témoignent les deux cachets encrés.

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   Il comporte un Avant-propos de l'Éditeur (le Chevalier de la Coudraye) pages 1-16, puis un Avertissement de l'Auteur page 17-32, avant de débuter le Mémoire sur la nourriture des gens de mer pages 33-215, suivi d'un Supplément, page 215-216, et de la copie de la Lettre de M. DES PERRIERES à M. DE COURCELLES en date du 16 mars 1771, pages 216-287. Cette dernière Lettre est annotée de commentaires en guise de réponse de de Courcelles.

 Dans son avertissement, De Courcelles signale que ce Mémoire est le même que celui qu'il a présenté à la demande du Conseil de marine en novembre 1773. 

      S'il est tout entier au service d'une sorte de droit de réponse de Chardon de Courcelles à la Lettre de Poissonnier-Desperrières de mars 1771, il contient néanmoins un exposé des idées du Premier médecin du port sur l'alimentation des marins, et sur ses conceptions sur la maladie scorbutique.

 

Le régime actuel est le meilleur compromis possible.

  • "Si, dans l'approvisionnement des vivres des vaisseaux, on ne devait avoir égard qu'à la salubrité , sans autre considération, le choix ne serait pas embarrassant : de bon pain, de la viande fraîche, des plantes potagères, des légumes frais, des fruits suivant les saisons, de bon vin et de bonne eau en suffisante quantité mériteraient, sans contredit, ma préférence. Mais l'impossibilité de se pourvoir de plusieurs de ces denrées, et même de les conserver en à la mer, parce qu'elles sont susceptibles d'une prompte altération ; l'encombrement excessif qu'elles entraîneraient avec elles ; des vues d'économie, bien ou mal entendues, ont dû nécessairement partager l'attention des puissances maritimes."

  • On ne peut faire cuire du pain frais pour tout l'équipage. : on le remplace par du biscuit.

  • On ne peut proposer de la viande fraîche. Où logerait-on les bestiaux et leur nourriture.

  • Les plantes, légumes et fruits frais ne se conservent pas. On emploie donc des légumes secs.

  • Comme boisson, la bière et le cidre sont interdits à bord (ordonnance de 1669), sauf de Dunkerque à Saint-Malo. Il reste l'eau, le vin et l'eau-de-vie.

 

"Moyennant ces diverses substitutions, la subsistance des marins de réduit au biscuit, aux viandes salées, aux légumes secs et au fromage. Voila en quoi consiste le comestible. Leur boisson est la même qu'à terre.On convient assez généralement que ces sortes de substances, pour être plus de garde, ne sont pas absolument des plus saines, ni exemptes de corruption, même en les supposant de la meilleure qualité ; qu'elles influent, à bien des égards, dans les maladies des marins. Mais il y aurait de l'exagération à prétendre qu'elles en sont l'unique et la principale cause. Mille exemples du contraire démentiraient cette prétention. Malgré les inconvénients et les défauts de cette nourriture, on ne pourra disconvenir qu'il était difficile d'en imaginer une qui soit plus convenable pour la mer, et plus assortie à une classe d'hommes accoutumés à ne vivre que d'aliments grossiers, et destinés à des travaux pénibles et continuels."

 

 

Critique du régime végétal sec de Desperrières en cinq points.

"Son système n'est établi que sur un fondement ruineux, et porte à faux Dans ses Mémoires, il exagère trop les vices de l'ancien régime et les avantages du sien. [...]Pour lever toute équivoque, et ne pas prendre le change, il convient d'observer que le régime dont il est question ici consiste en substances farineuses et légumineuses sèches, telles que pois, les fèves, les fayoles, les lentilles, le riz, le gruau, etc. à l'exclusion des végétaux frais et décents."

 

De Courcelles cite alors, pour critiquer le régime végétal (nous dirions « végétarien »), le tome VII de l'Histoire Naturelle de Buffon, dans lequel ce dernier condamne sans équivoque le « régime pythagoricien », et décrit ceux qui s'y adonnent, « leurs yeux éteints ne jettent que des regards languissants, leur vie semble ne se soutenir que par effort », et, comme le remarque de Courcelles, «  il semblerait que M. de Buffon aurait voulu peindre l'état de l'équipage de la Belle-Poule .

Dans son Avertissement, il fait la critique du régime de Desperrières en cinq raisons :

 

  • "La première, parce que ce plan de réforme me parut, ainsi qu'à tout le département, outré, trop austère, et insuffisant pour entretenir en santé et vigueur des hommes destinés à des travaux pénibles et fatigants.

 

  • La deuxième, parce qu'il n'est fondé que sur des raisonnements plus spécieux que solides, et sur des faits la plupart notoirement faux et exagérés, tous dénués de circonstances requises pour faire preuve.

  • La troisième, parce que sur les deux propositions fondamentales de ce Mémoire, M. des Perrières est formellement en contradiction avec ce qu'il enseigne dans son Traité des Maladies des gens de mer, publié en 1767, auquel néanmoins il renvoie pour la preuve.

  • La quatrième, parce qu'il n'est pas moins contraire à l'expérience.

  • La cinquième enfin, parce qu'abusant à chaque page, comme il ne cesse de faire dans son deuxième mémoire, de l'expression vague et équivoque de régime végétal, il attribue indistinctement aux substances farineuses et légumineuses sèches, des propriétés qui n'appartiennent qu'aux végétaux frais et récents."

 

 

 

      ANNEXES.

 

      Biographie de La Coudraye. (Extraits) http://cths.fr/an/prosopo.php?id=114837

      François Célestin LOYNES de LA COUDRAYE (25 mai 1743 à Fontenay-le-Comte (Deux-Sèvres) - 15 novembre 1815 à Saint-Pétersbourg (Russie))  Membre adjoint de l’Académie royale de Marine en 1771, membre ordinaire en 1774, sous-secrétaire de l’Académie en 1775 et 1779, retiré en 1781, membre vétéran en 1789.:

Officier de Marine et homme politique. Fils de Jean-Baptiste Jacques Daniel de Loynes (1706-1769), marquis de La Coudraye, gouverneur de Fontenay-le-Comte en 1743, et d’Henriette Suzanne Bertrand de La Villette (1708-1775). Garde de la Marine le 27 mars 1758, aide de port le 1er juin 1765, garde du Pavillon Amiral le 25 février 1762, enseigne de vaisseau le 18 août 1767, lieutenant en second au 1er bataillon du régiment de Saint-Malo le 1er mai 1772, second lieutenant de fusiliers le 1er janvier 1770, lieutenant de vaisseau le 14 février 1778, autorisé à se retirer pour raison de santé le 1er juillet 1780.

Le 22 décembre 1761, il embarque sur la frégate de 32 canons l’Opale qui capture, l’année suivante, deux transports de troupes anglais chargés de renforts pour le siège de La Havane (6 juin-14 août 1762) avant de faire naufrage près de l’île Mogane le 23 juillet 1762.
En février 1763, il est sérieusement brûlé à la main en combattant un incendie qui ravageait un magasin de biscuit dans l’arsenal de Brest.
Embarqué du 22 juillet au 2 septembre 1763 sur la prame la Thérèse, chargée de transporter des bois de marine pour l’arsenal de Brest, il procède à des observations et à des expériences « sur la nature et la qualité des prames » et envoie au secrétaire d’État de la Marine un mémoire soulignant l’utilité de tels bâtiments aux Antilles.

Sous-aide-major attaché à la compagnie d’apprentis-canonniers de Brest le 1er mars 1769.
Affecté au détail des constructions à Brest le 1er décembre 1776.
Les 6 et 7 septembre 1778, il participe à la prise de l’île de la Dominique à bord de la frégate de 32 canons l’Amphitrite.
Embarqué sur le vaisseau de 110 canons la Bretagne, il prend part à la campagne de la flotte du lieutenant général d’Orvilliers à l’ouvert de la Manche du 3 juin au 14 septembre 1779.

Il a  rédigé une cinquantaine d’articles sur des sujets concernant la Marine pour l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

 

 

Sources et liens.

 

DONEAUD du PLAN  (Alfred) Histoire de l'Académie de marine, Berger-Levrault (Paris) 1878-1882 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65484612/f202.image.r=%20courcelles.langFR

 FONSSAGRIVES ( J.-B.professeur à l'École de médecine navale de Brest.) Traité d'hygiène navale, ou de l'influence des conditions physiques et morales dans lesquelles l'homme de mer est appelé à vivre, et des moyens de conserver sa santé Paris 1856.  

LE ROY DE MÉRICOURT: Pierre Poissonier et Antoine Poissonnier-Desperrières, Archives de médecine navale 1865 n°3 http://www2.biusante.parisdescartes.fr/livanc/?p=187&cote=90156x1865x03&do=page

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Published by jean-yves cordier
27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:44

 Inventaires de la Bibliothèque de l'École de médecine navale de Brest 1804-1836...

...tel qu'ils figurent dans le dossier de manuscrit Ms 14 du Service Historique de la Marine à Brest.

   Il s'agit des l'inventaires successifs des acquisitions à partir de 1804, et non du fonds plus ancien issu de la partie médicale de la Bibliothèque de l'Académie de Marine créée en 1752 et devenue la Bibliothèque du Port. 

Ceux-ci peuvent apparaître de faible intérêt, puisque le Ministère de la Marine a fait paraître entre 1838 et 1843 le catalogue complet de l'ensemble de ses bibliothèques dont celle de l'hôpital de Brest. À quoi bon me fatiguer?

  La Bibliothèque de l'hôpital maritime, comme celle du Port dont elle est une émanation, dépendaient en effet du ministère de la Marine, lequel a procédé sous les trois ministères de l'amiral Dupérré  entre 1836 et 1842 à l'inventaire de l'ensemble de ses bibliothèques ( 2 à Paris, Brest, Toulon, Rochefort, Lorient Cherbourg, et six ports Outre-mer) et a publié le résultat sous forme d'un catalogue de cinq tomes, le Catalogue général des livres composant les bibliothèques du département de la Marine et des Colonies. 

Le volume qui nous intéresse le plus, car il est consacré aux "sciences et arts" et contient le plus de livres provenant de la bibliothèque de l'hôpital, est le tome 2 de 1839 : c'est le seul à ne pas être disponible en ligne ! Catalogue général des livres composant les bibliothèques du département de la marine et des colonies.  Tome II, Sciences et arts en général : n°s 3505 à 10132 / Louis-Marie Bajot, Prosper Levot, Paris, Imprimerie royale, 1839.XXVII-868 p. ; 24 cm Tome 2 1839 n°3505 a 10132.

Les autres tomes sont :

Tome I : 1838 :Théologie, législation et administration de la marine, législation et administration en général, sciences et arts relatifs à la marine : n°s 1 à 3504.

 Tome III : 1840 : Géographie et voyages.

Tome IV 1842 : Histoire et Belles Lettres.

Tome V : 1843 :liste alphabétique par nom d'auteurs et par titre des ouvrages anonymes .

  On peut les consulter au Service Historique de la Défense (à Vincennes, et, pour certains volumes, à Cherbourg, Lorient, Toulon, etc.)

 

  Sous le ministère de l'amiral Dupérré, les bibliothèques de la marine, "depuis longtemps languissantes et presque nulles", bénéficièrent après évaluation des besoins propres à chaque site de copieuses dotations d'ouvrages de la part de leur tutelle. Dés l'année 1837, les acquisitions connaissent une augmentation exponentielle...mais pilotées par Paris qui envoie à chaque port les mêmes ouvrages et les mêmes revues. 

 

 

 A défaut d'avoir accès à cet inventaire complet de 1838-1843, j'ai recopié les différents inventaires...jusqu'à  1837, le travail devenant trop important : disons que c'est un début. Cela permettra déjà de connaître la documentation disponible pour les officiers de santé et les élèves de l'École de médecine navale dans le premier tiers du XIXe siècle, au moment où la médecine émergea de l'hippocratisme ou du galénisme pour entrer dans l'ère anatomo-clinique avec Laennec.

 

I. Inventaire de 1810.

sous le titre "NOTICE des livres données par le préfet pour la bibliothèque de l'École de santé":

 

64 bis. BALLEXER Education physique des enfants, in-8°

65. SCHENCK, Observationes medicae, in f°

66.BIANCHI, historia hepatica, in 4°, 2 T.

67.CULLEN, Nosologia , in 4°.

68.MORGAGNI, Desedibus et causis morborum, in 4°, 2T .

69.POMME ou SOMME, Maladies nerveuses, in 4°,

70. WANSWIETEN, Di cognos et curandis morbis, in 4°, 5 vol.

71.HALLER , Disputationes medicae, in 4°, 7 vol.

72.HISTORIA, morborum, annis 1669, 1700, 1701, in 4°.

73.TRILLER, Opuscula medica, in 4°, 2 vol.

74.. WANSWIETEN, Constitutionis epidemicae etc., in 4°.

 

 

143. DIOSCORIDE, Commentaire de Mathiol, in f°.

144. MAURICEAU, Maladies des femmes grosses, in 4°, 2 vol.

145 . HIPPOCRATES, Medicina, in 4°.

146. PEYRITHE, Cours de médecine, manuscrit, in 8°.

147. STOLL, Medicina, in 8°.

148. GRIMAUD, Traité des fièvres, in-8°.

149. GARDANNE, Maladies vénériennes, in 8°.

150. UNDERWOOD, Maladies des enfans, in-8°.

151. STORCK, Préceptes de médecine, in-8°, 2 vol.

152. QUARIN, De febribus et inflammationibus, in-8°, 2 vol.

152 bis, TOURTELLE, Traité de médecine, in-8°, 3vol.

153. SELLE, Pyrétologie méthodique, in-8°.

153 bis, THIERRY, La vie de l'homme respectée, in-12°

154. CELSE, Introduction à la médecine, in-12), 2 vol.

154.bis, WHYTT, Avis aux femmes enceintes, in-12°.

155. GOETZ, Traité de la petite vérole et de l'inoculation, in-12°.

156. TURNER, Maladies de la peau, in-12°, 2 vol.

157. RETZ, Sur les maladies épidémiques, in-12°

158. HALLER, Collection de théses, in-12°, 5 vol.

160. HIPPOCRATE, Épidémies, in-12°.

161. TISSOT, Gymnastique médicinale, in-12°.

162. FOUQUET, De la petite vérole, in-12°.

163. RAULIN , Maladies des femmes en couche, in-12°.

164. STORCK, Annus medicus, in-12°, 3 vol.

165. ANDRY, De la génération des vers, in-12°, 2 vol.

166. RETZ, Maladies de la peau, in-12°, 2 vol.

167. HIPPOCRATE, Aphorismes, in-12°,

168. HIPPOCRATE, Aphorismes, grec et latin, in-12°

169. JOURNAUX de Médecine depuis 1786 jusque et y compris 1796. 28 vol.

170. ANDRY, L'orthopédie, in-12°, 2 vol.

170 bis, BONNAFOX, Phtysie pulmonaire, in-8°.

171. CULLEN, Médecine, i-8° ; 2 vol.

172. BORDEU, Recherche sur l'épaule (?), in-8°, 4 vol.

173. BROWN, Médecine, in-8°.

174. CHAMBON , Maladies des enfans, in-8°, 2 vol.

175. VITET, Médecine expectante, in-8°, 6 vol.

176. PAULET, Maladies épizootiques, in-8°, 2 vol.

177. SOUCEROI, Médecine éclairée, in-8°, 4 vol.

178. CATEL, Sur la contagion, in-8°.

179. SWEDIAU, Maldies vénériennes, in-8°, 2 vol.

180. BARTHEZ, Maladies goutteuses, in-8°, 2 vol.

181. CABANIS, De la certitude en médecine, in-8°.

182. HIPPOCRATE, Les œuvres traduites, in-8°, 4 vol.

183. MAHON, Médecine légale, in-8°, 3 vol.

184. FODÉRÉ. Médecine légale, in-8°, 3 vol.

185. VIGAROUS, Maladie des femmes, in-8°,2 vol.

186. STOLL, Médecine clinique in-8°, 4 vol.

187. ROZEN, Maladies des enfants, in-8°.

188. MOMMET, Des eaux minérales. in-8°.

189. Mémoires de la Société médicale d'émulation, in-8°, 6 vol..

190. ALIBERT. Des fièvres pernicieuses, in-8°.

191. ZIMMERMAN, De l'expérience en médecine. in-8°, 3 vol.

192. PINEL, Nosographie philosophique. in-8°, 3 vol.

193. PINEL, Médecine clinique. in-8°.

194. HIPPOCRATE, Des eaux, des airs, et des lieux, in-8°, 2 vol.

195. SCARPA, Maladies des yeux. in-8°, 2 vol.

196. PORTAL, Mémoires sur plusieurs maladies, in-8°, 3 vol.

197. GUARIN, Des fièvres et inflammations, in-8°, 2 vol.

198. BELL De la gonorrhée virulente, in-8°,2 vol.

199. PETIT-RADET, Institutions de médecine, in-8°,2 vol.

200 PLATUERI, Opera, in-8°.

201. CHABERT, Maladies des animaux domestiques, in-8°.

202. PLANQUE, Bibliothèque médicale, in-8°, 31 vol.

203. BLATIN, Catarrhe utérin, in-8°.

204. LEROY, Médecine maternelle, in-8°.

205. SELLE, Introduction à la médecine, in-8°.

205 bis. RIGNAUD, Recherches sur l'économie animale, in-8°.

206. HUNTER, Maladies vénériennes, in-8°.

206 bis. RISBETH, Maladies vénériennes, in-8°.

207. BROUSSONNET, Séméiotique, in-8°.

207 bis. CHORTET et autres, Vraie théorie médicale de Brown, in-_°, 7 vol.

208. GEOFFROI, Manuel de médecine, in-8°.

208bis. CABANIS, Révolution de la médecine, in-8°,

209. BUCHAU, Conservateur de santé, in-8°.

209 bis, HAËN, Ratio medendi, in-8°, 11 vol.

210. DESPORTES, Maladies de l'Amérique, in-8°, 3 vol.

210. BELLOC, Médecine légale, in-8°.

211. RAMAZZINI, Maladies des artisans, in-8°.
211 bis. LECLERC, Histoire naturelle de l'homme malade, in-8°, 2 vol.

212. LAVOISIEN, Dictionnaire de médecine, in-8°.

212 bis, PINEL, sur la manie, in-8° .

213.BOISSIEU et autres, Dissertation sur les antiseptiques, in-8°.

213 bis. CAMUS, Médecine de l'esprit, in-8°.

214. LE ROY, Mélanges de médecine, in-8°.

247. AMBOISE PARÉ, œuvres, in-folio.

248. HÉVIN, Pathologie, in-8°.

249. RAVATON, Chirurgie d'armée, in-8°.

250. BERTRANDI, Opérations, in-8°.

251. PASTA, Des pertes de sang, in-8°,2 vol.

252. BAUDELOCQUE, Accouchement, in-8°, 2 vol.

253. SABATIER, Médecine opératoire, 8°, 2 vol.

254, LASSUS, Médecine opératoire, in-8°,3 vol.

255. DESAULS, Maladies des voies urinaires.

256 . DESAULS, Oeuvres chirurgicales, in-8°, 2 vol.

 

347. MORELLOT, Le pharmacien chimiste, in-8°.

348, BOUILLON-LAGRANGE, Chimie, in-8°.

349. CHAPTAL, Chimie, in-8°.

350, ALYON, Chimie, in-8°.

354. FABULET, Chimie, in-8°

352, NICOLAS, Chimie, in-8°.
353. CARBONEL, Pharmacie, in-8°.

364. Pharmacopée delyde, in-8°.

355. BERGMAN, Chimie, in-8°.

356. FOURCROI, Nouvelle nomenclature chimique.

367. MACQUER, Dictionnaire de chimie, in-8°, 4 vol.

358. Pharmacopée de Londres, in-4°, 2 vol.

358 bis. FOURCROI, Tableaux synoptiques de Chimie, in-folio.

359. PARMENTIER, Code pharmaceutique, in-8°.

359 bis. CADET, Dictionnaire de Chimie. in-8°, 4 vol.

361. GUYTON DE MOREAU, Moyen de désinfecter l'air, in-8°.

362. BERGIUS, Materia medica vegetabilia, in-8°,2 vol.

364 BERTHOLLET, Statique chimique, in-8°,2 vol.

364 bis, LAVOISIER, Chimie, in-8°, 3 vol.

365. PARMENTIER et DEYEUX, Sur le lait, in-8°.

365 bis, SIGAUD de LAFOND, Sur les airs fixes, in-80°.

 

377. DESBOIS de ROCHEFORT, Matière médicale, in-8°, 2 vol.

378. DEMALUS, Manuel du pharmacien, in-8°, 2 vol.

379. TOURTELLE, Matière médicale,

380. LACÉPÈDE, Des Cétacés, in-4°.

380bis. BUFFON, Histoire naturelle générale, in-4°, 28 vol.

381. NOUVEAU DICTIONNAIRE d'Histoire naturelle, in-8°, 24 vol.

382. MILIN, Éléments d'histoire naturelle, in-8°.

383. MORELLOT, Cours élémentaire d'Histoire naturelle, in-8°, 2 vol.

384. CUVIER, Tableau élémentaire d'Histoire naturelle, in-80.

385. PEYRITHE, Cours d'Histoire naturelle médicale, in-8°.

386. BLOCH, Génération des vers, in-8°.

387. NICOLAS, Méthode pour préparer et conserver les animaux, in-8°.

388. SPALLANZANI, Recherches microscopiques, in-4°.

388.bis. GIROD-CHANTRANS, Recherches sur les conserves, in-4°.

389. VIREY, Histoire naturelle du genre humain, in-8°, 2 vol.

390. HUSSON, Recherches sur la Vae....ine in-8°.
390.bis, LACÉPÈDE, Histoire naturelle des poissons, in-12°, 11 vol.

391. LAMARCK, La Flore françiase, in-8°, 3 vol.

392. SENNEBIER, Physiologie végétale, in-8° , 5 vol.

393. LINNÉ, Systema naturae, in-8°, 9 vol.

394. DUMONT-COURCET, Le Botaniste cultivateur, in-8°, 4 vol.

395. Le Calendrier de Flore, in-8°, 3 vol.

396. JUGEN-HOUZ, Expériences sur les végétaux, in-8°, 2 vol.

397. LINNÉ, Système sexuel des végétaux, in-8°.

381 bis BOSC. Histoire des coquillages, vers et mollusques, in-12°, 10 vol.

398. JUSSIEU, Genera plantarum, in-8°.

402. LINNÉ, Genera plantarum, in-8°.

404. Flora parisiensis, in-8°.
404 bis. BULLIARD, Dictionnaire de botanique, in-8°.

405. VENTENAT, Traité de botanique, in-8°, 4 vol.

405 bis, PHILIBERT, Dictionnaire de botanique, in-8°.

406. ROUSSEAU, Botanique, in-12°.

406 bis. CASTEL, Poème des plantes, in-12°.

407. DIDEROT ET D'ALEMBERT, Encyclopédie générale, in-f°, 28 vol.

408. Hist. et Mémoires de l'Académie Royale des sciences de 1669 à 1742 (incomplet), in-4,39 vol.

409. Machines et inventions approuvées par l'Académie (incomplet), in-4°, 6 vol.

410. Mémoires de l'Institut national de France, in-4°, 15 vol.

411. Encyclopédie Méthodique, 68 livraisons. in-4°, 240 vol.

412. LOCKE, Essai sur l'entendement humain, in-4°.

413. IRAIN ou TZARN, Manuel du galvanisme, in-8°.

414. Mémoires de l'Institut d'Égypte, in-8°, 4 vol.

415. BRISSON. Traité complet de physique, in-8°, 4 vol.

416. LIBES, Traité élémentaire de physique, in-8°, 3 vol.

417. HAÜY, Traité élémentaire de physique, in-8°, 2 vol.

418. EULER, Lettres sur la physique, in-8°, 3 vol.

419. LACASE, L'homme physique et moral, in-8°.

420. CABANIS, L'Homme physique et moral, in -8°, 2 vol.

420. SUE, Histoire du Galvanisme, in-8°

420 bis. SPALLANZANI, Ses œuvres, in-8°

421. BOYER, Dictionnaire anglais et français, in-4°, 2 vol.

422. Dictionnaire de l'Académie, in-4°, 2 vol.

423. Dictionnaire latin, in-4°.

424. Dictionnaire italein et français, in-4° .

425. LEGRAND, Vocabulaire français (incomplet), in-4°, 22 vol.

426. WAILLY, Grammaire française, in-8°.

427. BOYER, Grammaire anglaise, in-8°.

428. VENERONI, Grammaire italienne, in-8°.

429. RESTAUT, Grammaire française, in-8°.

430. SOBRINO, Grammaire espagnole, in-8°.

431. COOK (Capitaine) Voyages par le capitaine Cook et autres, in-4°, 8 vol.

432. BOUGAINVILLE, Voyages, in-8°, 2 vol.

433. DELECOQ, Géographie, in-8°, 2 vol.

434. Abbé RAYNAL, Histoire des deux Indes avec 1 atlas, in-8°, 8 vol.

435. VOLTAIRE, œuvres, incomplet, in-12°.

FONTENELLE, œuvres, in-12°.

GRISSET, œuvres, in-12°.

Dictionnaire historique in-12°.

MOLIERE, œuvres, (incomplet), in-12°.

Dictionnaire de la fable, in-12°.

435. MAHON, Histoire de la médecine clinique, in-8°, 4 vol.

436. TOUTELLE, Histoire et philosophie de la médecine, in-8°, 2 vol.

437. MAIBRIDE, Médecine théorique et pratique, in-8°, 2 vol.

438. ROBERT, La mégalanthropogénésie, in-8°, 2 vol.

439. PROST, La médecine éclairée par l'autopsie, in-8°, 2 vol.

440. DESAULT, Journaux de chirurgie, in-8°, 4 vol.

440bis. BRÉRA , Des maladies vermineuses, in-8°.

441. MARTINET, Maladies chroniques, in-8°.

442. BARKER, La médecine comparée des anciens et des modernes, in-8°,2 vol.

443. ALIBERT, Éléments de thérapeutique.in-8°.

444. RENAUDIN, Diagnostic médicale in-8°.

445. LE ROY, Pronostic dans les maladies aiguës, in-8°.

446. SERAIN, Institutions aux gardes-malades, in-8°.

446 bis. LARREY, Expédition de l'armée d'Orient en Égypte, in-8°.

447. PORTAL, Anatomie Médicale, in-8°, 4 vol.

448. BAILLIE, Anatomie pathologique, in-8°.

449. TOURTELLE, Éléments d'hygiène, in-8°,2 vol.

450. SAMOÏLOWITZ, Sur la peste de Moscou, in-8°.

451. SAMOÏLOWITZ, Opuscule sur la peste, in-8°.

453, SIGAUD-LAFOND, Électricité médicale, in-8°.

454. ADET, Leçons élémentaires de Chimie, in-8°.

455, STEIN, L'art d'accoucher, in-8°,2 vol.

456. DUVAL, L'art du dentiste, in-8°.

457. Formulaire pharmaceutique pour les hôpitaux maritimes, in-8°.

458, CALVET, Traitement des maladies vermineuses, in-8°.

459. HECKER, Thérapeutique chirurgicale générale, in-8°.

460. DE SÈZE, Recherches physiologiques sur la vie animale, in-8°.

465. MOTHERBY, Dictionary medicale, in-folio.

464. FAYE, Histoire des eaux de Bourbon-l'Archambault, in-8°.

472. VICQ-D'AZYR, Les œuvres avec atlas, in-8°, 6 vol.

473. BAISTE, Dictionnaire universel français-latin, in-4°.

474. SCARPA-L'EVEILLÉ, Mémoires de physiologie et chirurgie pratique, in-8°.

475. BRISSON, Dict. Raisonné ee physique et atlas de Planches, in-8°, 6 vol.

476. ELLIS, Histoire naturelle des Corallines, in-4°.

477. GAUBIUS, Formules de médecine, in-8°.

478. GARIOT, Maladies de la bouche, in-8°.

479. CALLISEN, Systema chirurgiae hodiernae, in-8°, 2 vol.

480. SELLE. Médecine clinique, in-8°, 2 vol.

481. HOSVARD, État des prisons et des hôpitaux, in-8°, 2 vol.

482. JACOTOT, Cours de Physique, chimie et minéralogie, in-8°, 3 vol.

483. JUVILLE , Traité des bandages herniaires, in-8°.

484. BLUMENBACH, Unité du genre humain. in-8°.

485, MERTENS, Traité de la peste de Moscou, in-8°.

486. TREYÉRAN LE Jeune, Extraction des calculs vésicaux. in-_°.

487. CAPURON, Nova medicinae elementa, in-8°.

488. BIOT, Éléments d'Astronomie Physique, in-8°, 2 vol.

489. BAILLY, Histoire de l'astronomie, in-8°, 2 vol.

490. JADELOT, l'Art d'employer les médicaments, in-12°.

491. BARTHEZ, Nouveaux éléments de la science de l'homme, in-8°,2 vol.

492. BARBIER, Traité de Pharmacologie, in-8°.

493. CAMUS, Histoire des animaux d'Aristote. in-4°, 2 vol.

494. BAUMES, Traité sur le vice scrophuleux, in-8°.

465. RICHERAND, Nosographie chirurgicale, in-8°, 3 vol .

496. SCHWILGUÉ, Matière médicale, in-12°.

497. CAPURON, Nouveau dict. De chirurgie, médecine, chimie etc. in-8°.

498 ARRACHART, Mémoires de chirurgie (donné par l'auteur), in 8°.

499. FISCHER, Physique mécanique, in-8°.

500 . Manuel des dames de charité et Formules de médicaments, donné par Mr Dumonteuil. in-12°.

501. LAMARCK de, Synopsis plantarum in florea gallica, in-8°.

502. DUMÉRIL, Traité élémentaire d'Histoire naturelles, in-8°, 2 vol.

503. LAMARK et De CANDOLLE, Flore française 3e édition 1805 remplaçant l'ancienne éd. En 3 vol. in-4°, 4 vol.

504. JUMELIN, Traité élémentaire de physique et de chimie, in-8°.

….. ALIBERT, Traité des maladies de la peau en 12 livraisons, in-folio, 7 vol.

505. DUMÉRIL, Zoologie analytique, in-8°.

506. FODÉRÉ, Physiologie positive, in-8°, 3 vol.

507. LE ROY Alphonse, Manuel de la saignée, in-12°.

507 bis . SENEBIER, Météorologie pratique, petit in-8°.

508. LASSUS, Pathologie chirurgicale, in-8°, 2vol.

… CHAUSSIER, Notice sur la rage, Not. Sur la découverte de la vermine ; Not. Sur l'envemination, p tetits tableaux cartonnés.

509. CHAPTAL, Chimie appliquée aux arts, donné par le gouvernement, in-8°, 4vol.

501. MAYGRIER, Manuel de l'anatomie, in-8°.

511. GILIBERT, Histoire des plantes, in-8°, 3 vol.

512. DESMONCEAUX, Maladie des yeux et des oreilles, in-8°, 2 vol.

513. KLAPROST, Mémoires de chimie, in-8.,2 vol.

514. MORELOT, Nouveau dictionnaire des drogues, in-8°, 2 vol.

….TROMMSDORFF, Table synoptique de pharmacie, i in-folio

515 ALARD, Maladies lymphatiques, in-8°.

516. GARDIEN, Traité des accouchements, in-8°, 4 vol.

517. GAILLARD, Des causes qui ont modifié la constitution médicale et, in-8°.

518. CABANIS, Les affections catarrhales, in-8°.

5219. PROST, 2e coup d'œil sur la folie, in-8°.

520. DUPONT, Mémoires de médecine, in-8°./

521. SENEBIER, Rapport de l'air avec les êtres organisés, in-8°, 3 vol.

522. QUARIN, Maladies chroniques, in-8..

523. ALARD, Catarrhe de l'oreuille, in-8°.

524. CAPURON, Tableau des maladies vénériennes, in-8°.

525. ROWLEY, La vaccine combattue. in-8°.

526. TENON, Mémoires de médecine, 1er volume. in-8°.

528. LORDAT, Sur les hémorragies, in-8°.

529. WENZEL, Manuel de l'oculiste, in-8°, 2 vol.

530. WEIDMANN, Traité sur la nécrose, in-_°.

531. LINES Sur l'électricité galvanisme le magnétisme. in-8°.

533. BARTHEZ, Consultation de médecine, in-8°.

534. MARIE ST-URZIN, Manuel populaire de santé, in-8°.

535. SAISSY, Recherches sur les animaux hybernand, in-8°.

536. RECUIEL, Observation relative au croup, in-8°.

537. SAVAREILLE, Sur la galle répercutée, in-8°.

538. CHAUSSIER, Descriptions du cerveau, in-8°.

539. PELLIER de QUENGSY, Chirurgie des yeux, in-8°, 2 vol.

540. MARI, Manuel d'autopsie médico-légale, in-8°.
544. RICHARD, Analyse du fruit, in-8°.

542. GALL-MAQUART, Physiologie du cerveau, in-8°.

544. GIAMINI, Nature des fièvres, in-8°, 2 vol.

545. HERNANDEZ, Sémiologie de la langue, in-8°.

546. RAYMON (de Maseille)Malad. Qu'il est dangereux de guérir, in-8°.

547. CHARDEL, Skirres de l'estomac, in-8°

548. CUVIER, Rapport sur le cerveau, in-4°.

549. TOMSON, Chimie, in-8°.

550. BROUSSAIS, Plegmasies chroniques, in-8°, 2 vol.

551. Influence de la nuit sur les maladies, in-8°.

552. AUDIBRAN CHAMBRY, L'art du dentiste, in-8°.

552 bis. TENON, Mémoires d'anatomie et de chirurgie, in-8°.
553. GOTTLIEB Luig, Adversaria medico pratica,

554. DUMONCEAU, Santé des Marins, in-12°.

556. HUMBOLT, Tableaux de la nature, in-8°, 2 vol.

557. VITET, Traité de la sangsue, in-8°.

558. GIRARD, Anatomie des animaux, in-8°, 2 vol.

559. CUVIER, Rapport fait à l'Empereur, in-8°.

559 bis.GERBOIN, Recherches d'un nouveau mode, in-8°.

560. ROUX, Mélanges de chirurgie et de physiologie, in-8°.

561. Le MARC, Zoologie phylosophique, in-8°, 2 vol.

562, LE MARC , Nouveaux éléments botaniques, in-8°.

563. TILLAYE, Bandages, in-8°.

564. LOMNIUS, Tableau des maladies. in-12°.

565. KLEIN, Médecine interprète nature, in-12°.

566. ROUX, Rougeole, in-8°.

567. LAVATER, L'art de connaître les hommes par la physionomie, in-4°, 10 vol.

568. PETIT-THOUARS, Végétation, in-8°.

569. LANDRE-BEAUVAIS, Sémeiotique, in-8°.

569 bis, MAYGRIER, Annuaire médical année 1809 et 1810, petit in-12.

570. RICHERAND, Erreurs populaires en médecine, in-8°.

571 ; BROC, Critique de Richerand, in-12°.

572. APPERT, L'art de conserver les comestible, in-8°.

360. SCHÉELE, Mémoires de chimie, in-12°.

381 bis, BOSE, Histoire naturelle des coquilles, in-12°.

178 bis, Rapport sur plusieurs questions (donnée par M. Thaumur), in-4°.

Inventaire établi en septembre 1810.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1814:

ALIBERT, thérapeutique, 1814

 

Acquisitions 1816 :

CAILLOT, fièvre jaune, 12 exemplaires, décembre 1814.

Journal universel des sciences médicales mars 1816

Dictionnaire des sciences médicales, Flore :août 1816

MOREAU DE JOANNES Hygiène des Antilles sept ? 1816.

HIPPOCRATE traduit par Mercy, 1816.

KERAUDREN, Hygiène navale

DESCOURTYLZ, Guide sanitaire.


 

Acquisitions 1817 :

Le GALLOIS, Considérations sur la moëlle de l'épine dorsale.

CHOURET, Réflexions sur le but de la nature dans la transformation du crâne.

AUMONT, Proposition physiologique et pathologique relative à l'influence du cœur sur le Poumon.

MOREAU DE JOANNES, Tableau du climat des Antilles.

ALIBERT, Nosologie naturelle.

1818.

FOURNIER Conservation des substances alimentaires.

1819.

CAILLIOT, Éléments de Pathologie générale.


 

1820.

LAENNEC, L'auscultation médicale et stéthoscopiques.

Dict ? Des sciences médicales, Journal complémentaire.

Annuaire médico-chirurgicale des hôpitaux de Paris.

DESÉZE, Traié sur la fièvre jaune.

DEMOURS, Description figurée de l'œil.


 

1821.

Formulaire pharmaceutique à l'usage des hôpitaux militaires.

HIPPOCRATE, Aphorismes traduits par De Mercy.

HESSELBACH, Dispositions.

HARD, Maladies de l'oreille, in-8°, 2 vol.

BÉGIN, Physiologie pathologique, in-8°

CUVIER, Règne animal, in-8°, 4 vol.

LALLEMAND, Recherches sur l'encéphale, in-8°, 3 vol.

BRISCHET Veines du rachis,

DEMOURS, Maladies des yeux, in-8° 3 vol. Atlas in-4°

LASSRANCE, Traité des hernies, in-8°.

GUILLIÉ, recherches sur la cataracte.

DELABARRE, Traité de la 2ème dentition.

DELABARRE, Partie mécanique de la chirurgie du dentiste.

BROUSSAIS, Examen des doctrines, in-8°, 2 vol.

CHOMEL, De l'existence des fièvres, in-8°.

STARCK, De colicum pictonium.

FODÉRÉ, Traité de médecine légale.

CHOMEL, Pathologie générale, in-8°.

Double Séméiologie générale.

ADELON, Dictionnaire de médecine, vol. 1 et 2.

ALIBERT, Maladies de la peau, 18ème livraison.


 

1822.

MAINGAULT, Amputations.


 

1823.

Archives générales de Médecine.


 

1824.

Annales maritimes.


 

1825.

ROQUES, Phytographie.

ADELON, Dict ? De médecine.


 

1826.

CLOQUET (Jules), Manuel d'anatomie descriptive.

LARREY, Mémoires de chirurgie militaire. 5 volumes.

ROUX, Cours sur les généralités de la médecine.

FÉE, Essai sur les cryptogames des écorces exotiques.

BEAUREGARD, Fièvre jaune.

Instructions sur les cas de réforme.

CIVIALE, Tableau analytique de la taille.


 

1827.

CIVIALE, Ouvrage sur la lithotritie.


 

1828.

Voyage de la Coquille.

Annuaire médico-chirurgicale

Abonnement à la Bibliothèque de thérapeutique et à la Clinique des Hôpitaux et de la ville.

BRESCHET, Recherche sur le système.

HENRY et GUIBOURG, Pharmacie théorique et pratique.

LAURENT, tableaux synoptiques.

CRUVEILHIER, Anatomie pathologique

Annales d'hygiène.


 

1830.

BORIE, Maladies nerveuses.

DESCOURTYLZ, Guide sanitaire.

ROUSSEAU, Anatomie du système dentaire.


 

1831.

MÉRAT et DELENS, Dictionnaire de matière médicale.

CUVIER, Histoire naturelle des Poissons, Tome 6ème.

CRUVEILHIER, Anatomie pathologique livraisons 9 et 10.

DEVERGIE, Clinique de la maladie syphilitique livr 19.14 ex.

LARREY. Mémoire sur le Choléra.


 

1832.

BUISSEAU, Traité du Choléra.

GENDRIN, Nature des fièvres.

GENDRIN, Fièvre jaune.

AUDOUARD, Fièvre jaune.

THOMAS, Fièvre jaune.

COSTAVIERE, Fièvre jaune.

LOBSTEIN, Anatomie pathologique 13. 3 livres de planches.

ROUX, Armée de Morée.

ANDRAL, Clinique médicale.

ANDRAL, Pièces d'anatomie pathologique.

ASSEGON, Bains de mer.

BARTEMAN, Maladies de la peau.

BORDEN, Oeuvres complètes.

FRANCK , Médecine pratique.

RAPON, Méthode fumigatoire.

LATOUR, Des hémorragies.

BREMSER, Vers intestinaux.

LALLEMAND,

RIBES, Anatomie pathologique.

BRACHET, Emploi de l'opium.

FONSCADE-BRUNET, Maladies nerveuses.

LABEAUME, Du galvanisme.

BLANC, Physiologie.

LAUTH, Histoire de l'anatomie.

CLOQUET, Traité d'anatomie comparée, 11 livres in folio.

BOURDON, Physiologie comparée.

BRACHET, Système nerveux.

Dictionnaire de médecine et chirurgie, 7 volumes.

SERRES, Anatomie comparée. 2 volumes, atlas in folio.

SERRES, de la réunion immédiate.

RIGAL, De la destruction de la pierre.

ANGLADA, Histoire générale des eaux minérales.

CUVIER, Progrés des sciences naturelles.

DUMAS, Traité de Chimie.

Entomologie, 13 volumes in-12°, figures coloriées.

FARADAY, Manipulations chimiques.

GAY-LUSSAC, Cours de chimie.

HENRY, Eaux minérales.

LATERADE, Code des pharmaciens.

ORFILA, Toxicologie, 2 volumes _°.

FÉE, Histoire naturelle et pharmaceutique.

GRAY, Cours de chimie, 3 volumes atlas.

ORFILA, Médecine légale.

Documents sur l'épidémie de Gibraltar.

Rapport sur le Choléra 30 juin 1832.

BROUSSAIS, Le choléra. Morbus épidémique.

GÉRARDIN et GAIMON, Choléra morbus.

Instructions sur les premiers signes du choléra, 7 novembre 1832.

Instructions sur la fabrication du sulfate de quinine, 1832.

 

1833.

BÉLANGER, Voyage aux Indes orientales. Et 2ème livraison

DEVERGIE, Clinique de la maladie syphilitique.

CRUVEILHIER, Anatomie pathologique liv. 13, 14 et 14bis.

HIPPOCRATE, Maladie des os, trad. De MERCY.
BALÉ, Abrégé de géographie.

CRUVEILHIER, 15eme livraison, 16ème, ..

CUVIER, Poissons, Planches.

GÉRARDIN et GAIMON, Choléra, 2ème col.

MERAT ET DELENS, 5ème vol 1833.

BROUSSAIS, Cours de thérapeutique et pathologie générale.

 

1834.

ANGLADA, Traité des eaux minérales, tomes 1 et 2.

MERAT DELENS, 6ème vol.

1835.

 CLOQUET, Manuel d'anatomie, in fol. pl. 311-322, texte 64 etc

BOYER, Maladies chirurgicales tome 8 à 11 et table.

DUMAS, Chimie tomes 4 à 8, atlas.

CIVIALE, Lithotritie, Lettres 2 ,3 ,4.

DOUBLE Sémeiologie, tome 3.

Répertoire de clinique 1833-1834 2 volumes.

Annales des sciences naturelles 1824, 1825, 1826, 9 volumes, atlas.

BOISSEAU, Nosographie, tome 4.

BERZELIUS, Chimie, tome 8.

Dictionnaire de médecine tome 18 à 21.

Annales d'hygiène, 1832 n°;13.

Gazette médicale, 1832 n° . 30 à 62.

BOYER, Anatomie tome 4.

Un exemplaire grand in folio de l'anatomie de CLOQUET.

Ordre de remettre à la bibliothèque du Port l'exemplaire in-4°.

 

1836.

Mémoires des savants étrangers tome 2 à 6, 1836.

SEGOND, Mémoire sur la dysenterie (40 exemplaires), nov. 1836.

 


 


 


 



 


 


 

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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