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5 octobre 2019 6 05 /10 /octobre /2019 14:56

 

Les 32 stalles (vers 1522-1529 ) de l'ancienne abbaye de la Trinité de Vendôme. I. Jouées, miséricordes et appuis-mains.

 

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Voir aussi sur cette église :


Voir dans ce blog d'autres stalles :

 

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PRÉSENTATION.

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Rappel.

Les stalles sont les rangées de sièges, liés les uns aux autres et alignés le long des murs du chœur des cathédrales ou églises collégiales et abbatiales, divisant les moines, moniales ou chanoines en deux groupes pour le chant (ou la récitation) alternative des psaumes de l’office divin. Ils ont la caractéristique de permettre deux positions : ou bien assise ou bien debout (si le siège est relevé), avec appui sur une « miséricorde ».



Chaque siège est composé ainsi qu'il suit :
— Un dossier ou
dorsal occupe la partie arrière du siège ; il peut s'élever plus ou moins haut contre la clôture du choeur et être surmonté d'un dais.
— Des accoudoirs ou
appuis-mains, souvent constitués par une figurine sculptée.
— Une
parclose, enceinte de bois enfermant le siège de chaque stalle.
— Une
"miséricorde", tablette servant de siège mobile autour d'une charnière : abaissée, elle permet de s'asseoir confortablement relevée, elle permet de se tenir debout non moins confortablement puisqu'il est possible de s'appuyer sur une petite console ménagée sous la tablette elle-même. Cette console aussi  appelée patience  ; est une place très propice, par son volume, à recevoir une décoration sculptée des plus variées.
— Enfin on trouve aussi
des jouées qui sont les cloisons limitant les stalles à chaque extrémité.
Les sièges peuvent être en nombre variable selon l'importance de l'église, disposés en simple ou double rang.
Dans ce dernier cas, la rangée de derrière est surélevée : ce sont les
hautes stalles, la rangée de devant est presque de plain-pied : ce sont les basses stalles.

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Les stalles de Vendôme.

Les stalles  du chœur de l'ancienne abbaye bénédictine  de la Trinité de Vendôme   avaient été  commandées par l’abbé Louis de Crevant (1487-1522) et elles furent terminées par son neveu Antoine de Crevant qui lui succéda de 1522 à 1539, comme en témoigne ses armoiries sur une jouée. Surmontées d’anges musiciens, elles ont des miséricordes sculptées où de pittoresques scènes de la vie quotidienne côtoient les travaux des mois. Les dais ajourés qui les surmontent sont modernes, à part quelques statues d'angelots remployées, mais les miséricordes sont toutes anciennes.  Vendues à la Révolution, elles furent réinstallés partiellement en 1838 sous l’égide de l’abbé Caille, prêtre de la paroisse de la Trinité,  mais il ne reste que 32 des sièges d’origine.

 

Elles forment deux rangées en face à face, mais il faut imaginer que jadis, l'espace ouvert sur la nef était fermé par un jubé, et qu'une rangée de stalles s'y adossait pour former dans le chœur un espace en double L , dont le centre était occupé par un ou plusieurs lutrins. Le jubé en bois  a été détruit à la Révolution.

"Le jubé occupait l'avant dernière travée de la nef et ses traces sont encore visibles sur le mur des deux bas-côtés. Il était ouvert d'une seule porte à deux battants, de style flamboyant, ornée de deux effigies d'apôtres. A droite et à gauche de la porte, vers la nef, se trouvait un autel, l'un dédié à saint Gilles, l'autre à saint Louis. Ils étaient tous deux du même style que la porte et surmontés d'une rose à jour destinée à éclairer l'intérieur du jubé. Sous le jubé et adossé au pilier nord se trouvait un escalier par où l'on accédait à la tribune. Les bas-côtés étaient également fermés par une porte. Au mur du jubé faisant face à l'autel étaient adossées une partie des stalles hautes et basses, les autres étant réparties à droite et à gauche du choeur. "(Gabriel Plat)

 

 

Dans son « Etude sur l'intérieur de l'église de la Trinité », l'abbé Plat fait mention d'un manuscrit émanant de l'un des membres du clergé constitutionnel qui remplacèrent alors les religieux dans l'église abbatiale- Par quelques détails précis et sûrement exacts, le manuscrit, avec son plan daté de 1791, nous donne là disposition des stalles à la veille de bouleversements importants, juste avant leur dispersion.

Ce manuscrit signale que : « dans le choeur des moines les stalles hautes étaient adossées contre le mur du jubé
faisant face à l'autel et contre les deux murs de pierre qui clôturaient le choeur. En ayant était le rang des stalles basses avec deux espaces vides pour servir d'entrée aux stalles hautes ; celles-ci étaient surmontées d'une boiserie à panneaux et à sujets divers sculptés avec un couronnement en saillie formant dais... Entre l'endroit où finissaient les stalles et par conséquent le choeur et les marches du sanctuaire, il y avait un espace plus bas d'une marche que le sol du choeur ».

Ces indications, jointes à d'autres éléments épars, comparées à l'état actuel des stalles permettent de faire les constatations suivantes sur les stalles d'origine : les boiseries sculptées : pourtour du choeur, portes latérales, stalles avec dorsal et dais, plancher... tenaient une place importante dans cette partie de l'édifice.
Les stalles formaient un ensemble beaucoup plus considérable qu'aujourd'hui avec deux rangs de hautes et basses
stalles ; elles s'étalaient dans le sens de la nef comme à présent, mais arrivaient jusqu'au premier tiers de la deuxième travée de la nef (à 5,50 mètres environ des grilles actuelles) ; de plus, elles faisaient un retour à angle droit derrière le jubé. Sachant que la largeur moyenne de chaque stalle est de 66 cm (entre 65,5 et 66,5 exactement) c'est autour de 88 que l'on peut évaluer le nombre des stalles à l'origine !

 

 

Il ne persiste donc que 32 stalles basses sur 88 stalles hautes et basses à l'origine. Ce nombre peut donner une idée du nombre des moines (une centaine sous l’abbatiat de Geoffroy Ier entre 1093 et 1132).

 

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Plan de l'abbaye de Vendôme avec la disposition du jubé, daté du 15 juin 1677 et signé : Frère Vincent Herluyson.In Claude Bayle

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Le jubé et les stalles attenantes avaient disparu lorsque Gervais Launay en a donné ce dessin (Encre de chine, lavis et aquarelle sépia)

 

 

 

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Gervais Launay  22 - Église de la Trinité, grande nef et chœur, XIX e Encre de chine, lavis et aquarelle sépia h : 50,4 cm ; l : 33,7 cm Bibliothèque de la communauté du pays de Vendôme, inv.10

 

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DESCRIPTION DES STALLES : JOUÉES, MISÉRICORDES ET ACCOUDOIRS.

Je veux séparer  d'emblée les jouées du reste du décor. Même si celles-ci sont très vraisemblablement l'œuvre des mêmes artisans, elles se distinguent (ici comme ailleurs) par leur thématique théologique ou liturgique, en accord avec les sculptures des chapelles, leurs vitraux, avec le pourtour du chœur et témoignent des dévotions spécifiques de l'abbaye au premier tiers du XVIe siècle. 

Au contraire, le décor des miséricordes et accoudoirs relève de la "liberté" (relative, car conforme à la tradition de leur art) des huchiers, qui proposent aux moines un espace de divertissement et d'imaginaire  ne comportant aucune référence religieuse, si ce n'est pour tendre aux occupants un miroir un peu caricatural de leurs pratiques de prière et de lecture.

 

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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LES  DEUX JOUÉES COTÉ EST.

 

Faisant face à l'autel, et se présentant  au visiteur qui pénètre dans le cœur par la clôture latérale, ce sont les seules jouées en place qui soient sculptées. Elles sont formées d'un grand panneau rectangulaire de 110 cm sur 70  flanquée d'une colonnette . Ce panneau est coiffé d'une double volute dont les boucles servent d'assise à deux personnages en ronde-bosse et dont la pointe médiane s'épanouit en piédestal pour un motif religieux.

Cette disposition, commune aux deux cotés, rappelle immédiatement celle des jouées de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon, réalisées en 1504-1520 soit dix ou vingt ans auparavant, ainsi que celle des jouées de la cathédrale de Tréguier réalisées en 1508-1512 par  deux artisans, dont l'un, Gérard Dru, a un nom de consonance rhénane.  Les deux diocèses  de situation littorale ont des ports et des foires qui les mettent en communication avec les ateliers d'Europe.

 

 

Cette ressemblance se renforce puisqu'on retrouve à Vendôme les personnages comiques des angles des panneaux.

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Les deux jouées sud et nord (étoiles vertes) forment une ensemble centré sur la Passion : La Crucifixion au sud (avec Marie-Madeleine, et les Instruments de la Passion) et la Sortie du Tombeau au nord (surmontée de  la Pietà). Ce thème général est en accord avec celui qui est propre à l'abbaye, le culte de la Sainte Larme, et ceux que choisit Louis de Crevant autour du chœur, par sa clôture (2 et 3), l'armoire de la Sainte Larme (2)  les vitraux de Marie-Madeleine (chapelle 8) et  ceux du transept nord avec Marie-Madeleine au pied de la Croix et  de la Croix comme Fontaine de vie (flèches accolées rouges).

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LA JOUÉE SUD-EST : MARIE-MADELEINE AU PIED DE LA CROIX.

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1. Les panneaux en bas-reliefs.

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Le panneau  inférieur  représente un autel de sacrifice ou plutôt un tombeau orné d'une guirlande entre deux larmes. Celles-ci rappellent le culte de la relique de la Sainte-Larme . Cette Larme était celle que le Christ aurait versé en signe de chagrin et de joie lors de la mort puis de la résurrection de Lazare à la demande de ses sœurs Marthe et Marie (Marie-Madeleine), mais elle est replacée dans un contexte qui en fait l'illustration du chagrin ressenti lors de la Crucifixion (et  de la foi en la Résurrection), Marie-Madeleine faisant le lien entre les deux scènes.

Le panneau principal montre non pas la Crucifixion, mais Marie-Madeleine agenouillée au pied d'une croix où sont placés les Instruments de la Passion : le fouet la colonne et les liens de la Flagellation, la Lance et l'éponge d'hysope,  les clous, le marteau et  la Couronne d'épines de la Crucifixion, et la tenaille et l'échelle de la Déposition. Le chiffre XXX du titulus renvoie sans doute aux 30 deniers de Judas. On voit aussi le flacon d'aromate de la sainte, et le crâne d'Adam. Ces éléments figurent aussi sur la clôture de chœur de 1528, témoignant de l'importance du thème pour le commanditaire. Voir le panneau des Instruments de la Passion de la clôture de chœur :

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Clôture de choeur de l'église de la Trinité de Vendôme. Photo lavieb-aile.

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Le drapé très particulier du manteau de Marie-Madeleine devrait permettre d'identifier la gravure qui a servi de modèle. Ce manteau a en effet glissé (ce qui permet de dévoiler la longue chevelure spécifique  de la sainte) et son repli vient former une ample orbe en dossier de fauteuil bien reconnaissable. Dans un nouveau lien avec la Bretagne, ce drapé se retrouve sur une série de calvaires du Finistère entre 1527 et 1555, à Pencran, Plomodiern, Pleyben, Saint-Ségal, Saint-Divy, Saint-Servais, etc..

La figure de Marie-Madeleine au pied de la Croix est si importante pour Louis et Antoine de Crevant qu'elle apparaît sur la seule enluminure pleine page du Bénédictionnaire de l'abbaye de la Trinité, avec les armes d'Antoine de Crevant.

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Le thème n'est pas original, et  avait été illustré magistralement en sculpture par Claus Sluter vers 1402 au Puits de Moïse de la Chartreuse de Champmol ; mais cette œuvre a perdu depuis son crucifix et sa Madeleine éplorée. Je renvoie à mon article sur ce Puits, et mon étude rapide du thème iconographique en peinture (1333 par Simone Martini ; 1414 par les frères Limbourg ; 1428 par Masolino ; 1442 par Fra Angelico). Vers 1540-1550, il est présent sur les calvaires du Finistère, mais aussi sur les maîtresses-vitres de Basse-Bretagne : 

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Dans les angles supérieurs,  le sculpteur s'offre un peu de récréation  À gauche, la tête d'un homme de profil, coiffé d'un bonnet conique à oreillettes. À  droite, un fou crachant des feuillages, et qu'on identifie par les grelots de son bonnet.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Le panneau principal montre non pas la Crucifixion, mais Marie-Madeleine agenouillée au pied d'une croix où sont placés les Instruments de la Passion : le fouet la colonne et les liens de la Flagellation, la Lance et l'éponge d'hysope,  les clous, le marteau et  la Couronne d'épines de la Crucifixion, et la tenaille et l'échelle de la Déposition. Le chiffre XXX du titulus renvoie sans doute aux 30 deniers de Judas. On voit aussi le flacon d'aromate de la sainte, et le crâne d'Adam. Ces éléments figurent aussi sur la clôture de chœur de 1528, témoignant de l'importance du thème pour le commanditaire. Voir le panneau des Instruments de la Passion de la clôture de chœur :

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Clôture de choeur de l'église de la Trinité de Vendôme. Photo lavieb-aile.

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Le drapé très particulier du manteau de Marie-Madeleine devrait permettre d'identifier la gravure qui a servi de modèle. Ce manteau a en effet glissé (ce qui permet de dévoiler la longue chevelure spécifique  de la sainte) et son repli vient former une ample orbe en dossier de fauteuil bien reconnaissable. Dans un nouveau lien avec la Bretagne, ce drapé se retrouve sur une série de calvaires du Finistère entre 1527 et 1555, à Pencran, Plomodiern, Pleyben, Saint-Ségal, Saint-Divy, Saint-Servais, etc..

La figure de Marie-Madeleine au pied de la Croix est si importante pour Louis et Antoine de Crevant qu'elle apparaît sur la seule enluminure pleine page du Bénédictionnaire de l'abbaye de la Trinité, avec les armes d'Antoine de Crevant.

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Le thème n'est pas original, et  avait été illustré magistralement en sculpture par Claus Sluter vers 1402 au Puits de Moïse de la Chartreuse de Champmol ; mais cette œuvre a perdu depuis son crucifix et sa Madeleine éplorée. Je renvoie à mon article sur ce Puits, et mon étude rapide du thème iconographique en peinture (1333 par Simone Martini ; 1414 par les frères Limbourg ; 1428 par Masolino ; 1442 par Fra Angelico). Vers 1540-1550, il est présent sur les calvaires du Finistère, mais aussi sur les maîtresses-vitres de Basse-Bretagne : 

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Dans les angles supérieurs,  le sculpteur s'offre un peu de récréation.  À gauche, la tête d'un homme de profil, coiffé d'un bonnet conique à oreillettes. À  droite, un fou crachant des feuillages, et qu'on identifie par les grelots de son bonnet.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Dans les spirales supérieures où courent des feuilles d'acanthe prend place un couple de bouffon.

Tout en haut, sur les volutes, deux hommes sont assis ; celui de droite est le roi David jouant de la harpe. Celui de gauche est sans doute  un prophète de l'Ancien Testament, barbu, au facies léonin, lisant un livre ouvert.

 Sur le plateau central deux anges tenaient  le blason du cardinal Antoine de Crevant . En 1967, C. Bayle écrit "Il manque actuellement la partie supérieure de ce blason : le chapeau cardinalice et les mains des anges tenant la cordelière". Aujourd'hui, les bras amputés des anges ne tiennent plus rien.

 

"Sur ce blason, en partie abîmé aujourd'hui, figuraient le chapeau cardinalice avec cordelière à cinq houppes et un écu aux armes des Crevant : « écartelé d'argent et d'azur » mais avec en plus « un lambel à trois pendants en chef », c'est-à-dire un filet d'où pendent trois denticules à la partie supérieure. Ces armes ne sont pas celles de Louis mais d'Antoine de Crevant, son neveu et successeur comme 33e et dernier abbé régulier de la Trinité de 1528 à 1539.

D'après ces observations, on peut penser que si Louis a fait achever la construction de l'édifice, il est fort possible
que ce soit Antoine qui, poursuivant l'oeuvre de son oncle, ait aménagé l'intérieur de l'église et soit aussi le continuateur des stalles, (ce qui expliquerait certaines différences de style ou de manière dans les sculptures).

Un autre fait vient renforcer cette hypothèse : l'abbé Plat écrit qu'en 1520, sous la direction de l'abbé Antoine de Crevant, on ajoute une clôture sur le pourtour du choeur, en pierre dure à la base, tendre à la partie moyenne, en bois à la partie supérieure. Sur cette clôture figurent également les armes d'Antoine de Crevant, (seule différence, la cordelière portait dix houppes au lieu de cinq)." (C. Bayle)

 

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Les armoiries d'Antoine de Crevant sur la clôture de chœur de l'église de la trinité de Vendôme. Photo lavieb-aile.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

C. Bayle

C. Bayle

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Au revers, deux autres personnages se faufilent dos à dos  dans les sinuosités. L'un d'eux souffle de bon coeur dans une trompette coudée en S. Un couple anonyme de bourgeois est représenté en haut-relief, l'homme coiffé d'un bonnet, la femme d'une coiffe à linge plié sur le dessus.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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LA JOUÉE NORD-EST. LA SORTIE DU TOMBEAU ET LA PIETÀ.



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Après la Crucifixion, la Sortie du Tombeau.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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" Au-dessus de ce panneau, deux soldats armés s'enroulent dans des volutes. Pour se divertir ou peut être inspiré par la forme des spirales, le sculpteur a représenté un d'eux sortant d'un coquillage comme un escargot. Au revers, deux autres personnages, deux pèlerins entourés de coquilles Saint-Jacques." (C. Bayle)

Ces deux soldats sont ceux de la Sortie du Tombeau (toujours au nombre de quatre), qui sont comiquement expulsés du panneau pour prendre place ici. 

Il faut souligner la liberté d'expression de l'artiste, qui reprend le chapiteau ionique en le renversant pour couronner sa jouée de façon parfaitement innovante.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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La Pietà entre deux saintes femmes.

 

"A la partie supérieure de la jouée, sculptée en ronde-bosse et lui donnant son nom : une Piéta, la Vierge tenant le
corps du Christ, entourée de deux Saintes femmes tenant un livre. Les drapés des robes sont amples, un peu compliqués, mais fort justes ; le corps du Christ est bien rendu anatomiquement, les mains sont un peu grosses, mais il en est ainsi pour tous les personnages des stalles. Ce thème avec sa composition n'est pas nouveau : il a été repris maintes fois par les sculpteurs, les imagiers et les peintres."(C. Bayle)

Identifier les deux femmes comme des Saintes Femmes est un peu rapide, puisqu'elles portent l'habit de moniales et sont plongées dans une pieuse lecture.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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LES MISÉRICORDES.

Je n'en ai photographié que 28. Elles sont présentées en parcourant les deux rangées de stalles en partant de la jouée sud-est.

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"Elles forment actuellement un ensemble de 32 sujets presque tous authentiques. Dans leur
répartition actuelle on ne trouve aucun ordre si ce n'est parfois une concordance épisodique entre les sujets de droite et de gauche. On a voulu y voir représentés les travaux des mois et les signes du zodiaque. Certains sujets s'y rapportent en effet sans équivoque : la vendange, le sagittaire,... mais d'autres, si variés dans leurs thèmes ne peuvent entrer dans ce cadre. Pour y mettre un peu d'ordre, nous en avons distingué trois groupes : Les sujets décoratifs ; Les travaux ;  Les sujets divers enfin." (C. Bayle)

http://www.lavieb-aile.com/article-le-vitrail-des-mois-et-du-zodiaque-de-la-cathedrale-de-chartres-122018183.html

 

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1. Un lion. 

On a pu y voir un signe du zodiaque.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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2. Un chasseur armé d'un pieu et sonnant de sa trompe.

 Il formerait un ensemble logique avec le lion, si cet animal n'était pas si exotique. Ou bien c'est un trait d'humour, comme dans les marges des enluminures. Sa trompe, sa gibecière  et sa pique le désigne comme veneur.

Dans les Très Riches Heures du duc de Berry, la scène de chasse (au sanglier) illustre le mois de décembre. Mais ailleurs, c'est le mois de Mai qui est associé à la chasse.

 

 

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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3. La semaison. Octobre

Le paysan est représenté au moment où il remplit son semoir, suspendu sur les épaules et noué en poche par la main gauche, de graines puisées dans un sac (ou plutôt, il sème à la volée, tous les trois pas, et le sac de grain est derrière lui). Il est vêtu d'une tunique à manche courte, au dessus d'une chemise, il est coiffé d'un bonnet couvrant les oreilles et il est chaussé de bottes. Un arbre sans feuille indique l'hiver ou le début du printemps (mois de mars). Un escargot équilibre la composition.

Dans le calendrier des Grandes Heures d'Anne de Bretagne folio 13r , la semaison correspond au mois d'octobre. Dans le Grand Calendrier et Compost des Bergers, Octobre porte en devise JE JETTE LA SEMENCE DEDANS LA TERRE.

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Dans les Très Riches Heures du duc de Berry, les semis sont illustrés  aussi dans le mois d'octobre (mais pour le mois de mars,  aussi par un paysan dans un champ entrain de vanner des graines. Pour le mois d'octobre, la tenue vestimentaire est identique à celle de la miséricorde, les "bottes" sont en fait des houseaux au dessus de chaussures basses, et le bonnet à oreilles se comprend mieux.

http://www.info-histoire.com/images/2010/08/les-tres-riches-heures-du-duc-de-berry-octobre.jpg

"Les scènes des travaux des champs et des occupations de la vie tout au long de l'année offrent l'occasion de fixer les gestes et les actions les plus variés avec un souci très poussé de vérité et d'exactitude. Elles proposent en même temps des exemples parfaits de compositions décoratives prouvant une réelle sensibilité dans la manière de rendre, de grouper, de répartir les formes et les lignes. En les dessinant il-m'a été donné de découvrir quantité de petits détails intéressants qui auraient échappé à un examen même attentif. C'est un résumé de la vie, des gestes, des modes et des coutumes à la fin du XVe siècle. Remarquons successivement :

« Les semailles », où, sur une petite surface, le sculpteur est parvenu à bien traduire l'attitude pourtant difficile du semeur car elle résulte de la combinaison de deux mouvements : la marche et le geste du bras. Les accessoires ne sont pas oubliés qui équilibrent la composition. (Actuellement ce personnage n'a plus de visage et les mains sont endommagées)." (C. Bayle)

"Les miséricordes offrent encore un catalogue de la mode au XVe siècle dans un milieu surtout rural. Les hommes sont souvent vêtus de la jaquette ou robe courte, à hauteur des genoux. La partie supérieure ou corsage avec les manches est assez ajustée, la partie inférieure ou jupe est très plissée ; sa longueur a varié selon les époques et les modes. "

Comme les jupes, les chapeaux sont portés par les hommes ; ils se taillent de mille façons et les nombreux exemplaires de la collection que nous offrent les stalles ne nous contrediront pas (PL 8) : ronds comme celui du « sujet grotesque », coniques ou pointus comme ceux du « vigneron » ou du « fabricant de chandelles », à bords retroussés ou en forme de toque comme chez le « rapporteur » ou « le valet de chiens », chaperon en forme de cape les deux mendiants, capuce des moines... d'autres enfin, monumentaux comme le couvre-chef du « bourgeois » composé d'une calotte recouvrant les oreilles et d'une étoffe volumineuse : la touaille.

Remarquons que les hommes portent les cheveux longs au-delà des oreilles.

Les jambes sont protégées par des jambières courtes, fixées par divers procédés. Quant aux souliers, ils ont tous
des bouts ronds, ce qui situe les personnages après 1480 date à laquelle les dernières chaussures « à la poulaine » disparurent et furent remplacées en réaction par des chaussures moins encombrantes... qui devaient bien vite changer de forme à leur tour. " (id)


 

 

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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4. La tuée du cochon, ou "tue-porc", ou "pèle-porc".

 

On tue le cochon  à la Saint-Martin le 11 novembre, ou entre octobre et février.  Dans le calendrier des Grandes Heures d'Anne de Bretagne folio 15r, , il illustre le mois de décembre.

"« Le tueur de porcs » avec la gerbe de paille longue, bien liée, qui servira à brûler les soies de l'animal mort.".

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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5. Dispute  de deux infirmes voleurs.

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 Sont-ce "deux mendiants qui se querellent pour avoir la meilleure part de l'aumône"  (C. Bayle), ou plutôt un voleur s'enfuyant après avoir dérobé l'aumône d'un infirme équipé d'une canne.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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6. Motif végétal à cinq fruits.

Les fruits semblables à des mures sont coiffés d'une feuille à trois parties. Cinq tiges sont nouées ensemble.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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7. Joueur de cornemuse.

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 Jean-Luc Matte décrit l'instrument avec  1 bourdon d'épaule se séparant en deux parties inégales (fourche)

http://jeanluc.matte.free.fr/fichsz/vendome.htm

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In C. Bayle.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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8. Les vendanges. Septembre. 

Elles correspondent bien-sûr au mois de septembre, dans les Très Riches heures du duc de Berry , ou dans les Grandes Heures d'Anne de Bretagne folio 12r.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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9. Un centaure bandant son arc.

Il est doté d'ailes de chauve-souris.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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10. Homme portant une hotte et tenant un bâton.

 

C. Bayle propose d'y voir "ce personnage baptisé « le rapporteur », colporteur ou braconnier, arpentant la campagne avec un bâton et portant dans sa hotte... des rats... d'où son nom !"

Effectivement, ce sont bien des rats : encore un sujet rare et étonnant. Mais je n'ai pas trouvé de confirmation du nom de "rapporteur", qui serait plutôt un rébus ou un rat porte une hotte sur le dos, un rat-porteur. Ce serait un chasseur de rats, un collègue des taupiers .

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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11. Tête de Maure.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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12. La tonte des brebis. Juin ou Juillet.

Le Calendrier et Compost des Bergers donne en devise à Juin JE TONDS LES BREBIS.

La tonte des brebis illustre le mois de Juillet des Très Riches Heures du duc de Berry .

"« La tondeuse de brebis » est une jeune fille car elle n'a pas encore de coiffe et ses cheveux tombent sur ses épaules. Assise parmi les fleurs des champs, au milieu de ses moutons, elle nous regarde, le geste suspendu pour quelques instants... (Elle n'a plus de visage non plus)"

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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13. Valet  séparant deux chiens se disputant un os.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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14. Dragon chimère à plusieurs têtes.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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MISÉRICORDES DU COTÉ NORD.

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15. Homme se réchauffant au feu.

C'est le motif caractéristique du mois de février sur les Zodiaques et les calendriers : Voir les Très Riches Heures du duc de Berry

Dans le Calendrier et Compost des Bergers, Février énonce JE BRÛLE DU BOIS.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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16. Guerrier tenant un cimeterre et une rondache.

Ce guerrier redoutable appelé « le sarrasin » est vêtu d'une tunique aux longues manches fendues à grelots, comme les acrobates.  Son bouclier est orné d'un serpent.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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17. Homme tenant un verre et une cruche parmi les joncs.

Ce "joyeux buveur" pourrait correspondre au mois d'avril .

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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18. Âne bâté portant une charge de bois.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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19. Le fabricant d'oribus.

 

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Ce « marchand d'oribus »  fabrique les chandelles de résine que l'on suspendra sous la hotte de la cheminée  ou dans la fente d'un bois nommé oribanier. L'épicier les vendait en paquets.

 

"Oribus, nom donné aux chandelles de résine dans le pays compris entre les rivages de l’Armorique jusqu’en haut de la Loire, et encore usité en deçà d’Amboise dans les campagnes du Vendômois." (Honoré de Balzac, Les Chouans, 1829)

"Autrefois, on avait les oribus, les longues chandelles de résine que l’épicier vendait en paquets […] On les serrait dans la fente d’une baguette qu’on enfonçait entre deux briques, sous la hotte de la cheminée ; et la mèche de ficelle pétillait, postillonnait des gouttelettes chaudes, et sa chanson vous tenait compagnie." (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925)

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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20. Deux feuilles entrelacées.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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21. Homme accroupi, vu de dos.

Il soutient la miséricorde comme un atlante, mais l'effet comique naît de son chapeau vu de haut et surtout de l'éventail formé par les plis de sa tunique et de ses jambes écartées comme un crapaud.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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22. Homme taillant du bois derrière une palissade.

Ce serait  "un vigneron  taillant la vigne dans son enclos (C. Bayle)

 

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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23. Escargot mangeant une feuille à 5 digitations.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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24. La porteuse de baquets.

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"Les femmes portent robes et jupes longues qu'elles relèvent avec un cordon sous la ceinture pendant le travail ainsi que le pratique « la porteuse d'eau » ; la tête est couverte d'une coiffe aux nombreux replis, les jeunes filles restent tête nue et ne se « coiffent » qu'à la veille du mariage.
« La porteuse d'eau », plus âgée que la tondeuse de brebis, revient de la fontaine, ses deux seaux accrochés à la palanche ; elle relève un pan de sa robe pour mieux marcher."

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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25. Feuillage.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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26. Le masque crachant des feuilles de chêne.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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27. Homme soutenant la miséricorde.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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28. Deux hommes attachés par la taille et formant une étoile à six branches.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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LES APPUI-MAINS.

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"Les accotoirs. On en compte 15 de chaque côté des stalles.
Les crosses de feuillages alternent régulièrement avec les formes humaines. Tous ont acquis sous l'action des mains et des bras une très belle patine mais beaucoup ne sont pas intacts. 
Les accotoirs faits de feuillages reprennent les motifs habituels en les adaptant à leur forme et à leur fonction ; la plupart sont pleins et massifs. Seuls, les deux premiers, côté droit, sont évidés intérieurement.
Les accotoirs à forme humaine représentent des têtes de moines serrées dans leur capuchon. La comparaison des
expressions des visages est amusante. Un moine tient un livre ouvert mais nous regarde avec un aimable sourire. Notons qu'ils ont tous des visages ronds et pleins ce qui est évidemment la forme exigée pour un accotoir. Deux têtes de mort nous ramènent à des pensées plus graves ; elles sont traitées très sommairement : une simple boule percée de trous et un profil rectiligne.
 Les fidèles laïques ne sont pas oubliés ; on en compte autant que de moines. Ils sont souvent représentés en buste
et épousent parfaitement la cambrure de la cloison de séparation des sièges, mais plusieurs d'entre eux portant un très beau drapé sont abîmés au visage. 
Il faut noter la pieuse attitude de cette femme disant son chapelet . Une certaine rudesse se remarque dans
la forme des mains ainsi que dans le visage qui la rend plus touchante encore. Le monde de la rue et des marchands est encore évoqué par une autre femme aux cheveux longs, en habit de ville, un panier au bras, un sac plein auprès d'elle.
Nous avons gardé pour la fin peut-être les deux plus belles figures de cet ensemble : une tête de femme et une
tête de vieillard, toutes deux recouvertes d'un grand voile avançant en visière et plongeant une partie des visages dans l'ombre. Elles sont traitées comme de la grande sculpture, évitant les simplifications et les raccourcis exigés par la petite taille des sujets comme dans les autres parties des stalles. Si le visage de la femme est encore rond avec une dominance des courbes, les traits du vieillard, fouillés et burinés dans un bois dur et presque noir sont parfaitement observés : enfoncement des orbites, cassure du nez, saillie des pommettes... qui font naître de belles oppositions! d'ombres et de lumières. La technique de cette sculpture diffère sensiblement de celle des autres accotoirs." (C. Bayle)

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Vieillard barbu coiffé d'un capuchon.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Moine lisant.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Prophète ? Homme barbu au bonnet conique tenant un phylactère.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Femme au baquet . Samaritaine ??

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Buste d'un jeune homme.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Tête de mort coiffée d'un linge.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Femme voilée priant mains jointes, son chapelet au bras gauche.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Tête d'une femme voilée.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Feuille enroulée.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Fou sous sa capuche à grelots,  au visage [grimaçant ? bûché.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Feuille enroulée.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Moine (ou moniale) lisant.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Moine joufflu et difforme levant son visage vers le haut.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Moine joufflu, tête couverte.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Moine au visage bûché.

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Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

Stalles de l'église de la Trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019.

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Moine à la barbiche.

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Stalles de l'église de la trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019

Stalles de l'église de la trinité de Vendôme. Photographie lavieb-aile août 2019

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CONCLUSION.

Je rapporterai la conclusion de l'article de Claude Bayle, dont je découvre qu'il fut professeur de dessin au lycée Ronsard de Vendôme :

"Un riche éventail des possibilités de la technique du bois sculpté nous est encore offert par les stalles, depuis les
simples ornements géométriques d'inspiration lointaine et barbare, imitant les imbrications de tuiles, d'écaillés, les
cannelures, les spirales sur les fûts des colonnettes qui bordent les jouées, - en passant par la décoration des panneaux en bas relief, des miséricordes en plus hauts reliefs, jusqu'à la sculpture en ronde bosse des anges ou des personnages surmontant les jouées.

La décoration des stalles possède une autre qualité : elle fait partie intégrante du meuble ; elle n'est ni de matière différente, en bois de couleur par exemple (excepté l'ange fait de plâtre !) ni rapportée comme on le fera plus tard ; elle gagne par là en simplicité.

La représentation des scènes empruntées à la vie religieuse et monastique, citadine ou rurale a donné l'occasion aux tailleurs d'images de s'exprimer dans une langue simple et franche particulièrement savoureuse, souvent pleine de fantaisie et d'humour ; mais cette tournure d'esprit que l'on trouve assez fréquemment au moyen-âge, sous une exagération pleine de drôlerie, cache peut-être une certaine angoisse devant le monde."

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On peut partager sa remarque concernant l'inspiration "encore gothique" des huchiers, fidèles à leurs traditions, mais on ne peut en déduire que Vendôme, et en particulier les abbés  de La Trinité, méconnaissait l'art de la Renaissance, puisque, en même temps que ces stalles étaient mises en places, la clôture de chœur en pierre, très influencée par l'art "à l'antique" et l'École de Fontainebleau, mais aussi le tombeau de Louis de Crevant (aujourd'hui disparu, mais sans doute par Jean Juste), ou hors de l'abbaye  le tombeau de François de Bourbon commandé par sa veuve Marie de Luxembourg prouvent le contraire. Sur ce dernier se retrouvent des grylles, des masques feuillagés dans des enroulements de rinceaux qui sont aussi présents sur les stalles.

 



"D'autre part, si nous trouvons sur les stalles des corbeilles de feuillages, des mascarons ou des figures mêlées
aux éléments floraux, nous sommes encore loin des rinceaux subtilement modelés en fines arabesques de la Renaissance. Leur inspiration comme leur plastique est encore gothique, malgré leur date tardive et leur proximité de cette vallée de la Loire où vont s'épanouir les nombreux châteaux. Vendôme alors ne devait pas tout à fait ignorer les révélations apportées par l'Italie puisqu'un de ses comtes, François de Bourbon, s'y trouvait auprès de Charles VIII. Mais d'une façon générale, dans l'art du bois comme dans celui de bâtir le progrès de la pénétration italienne en France a été lent et ce n'est que sous Louis XII que commence l'élimination progressive des formes gothiques par les formes de la Renaissance. La tradition des maîtres français du moyen-âge reste puissante et la tradition gothique, se maintient encore davantage dans l'art religieux. On assiste même sous Louis XII et Charles VIII à un renouveau de l'art gothique qui est peut-être aussi son dernier sursaut. " (C. Bayle)

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Ma propre conclusion est qu'il faut désormais, après avoir étudié les stalles comme une monade, les replacer dans le contexte du décor choisi dans et autour du chœur de l'abbaye, les éclairer par la connaissance des goûts des commanditaires, et plus largement  par les grands courants spirituels monastiques.

Il faut aussi comparer ces stalles à celles qui sont réalisées ailleurs à la même époque, et tenter de déceler des ateliers. Wikipédia propose une liste (considérable) des ensembles de stalles en France par département,, mais il faudrait aussi  la classer par ordre chronologique,  .

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SOURCES ET LIENS.

BAYLE (Claude), 1968, - Les stalles de l'église de la Trinité de Vendôme par M. Claude Bayle ,Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois, Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois. (Vendôme) pages 16-44.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58186490/f18.item.r=stalles.texteImage

 

— PLAT (Gabriel), 1934, l'église de la Trinité de Vendôme, 

http://www.vendomois.fr/societeArcheologique/ressources/livres/triniteVendome.pdf

Les stalles vendues à la Révolution et rachetées en 1835, ont repris leur place dans le choeur de la Trinité, mais avec bien des modifications qui en rendent aujourd' hui l 'étude difficile. Les dais ajourés qui les surmontent sont modernes, à part quelques statues d'angelots remployées. Mais les miséricordes sont toutes anciennes, sauf une ou deux assez suspectes et d ' ailleurs n'offrant que des motifs décoratifs. Les sujets représentés sont empruntés à diverses séries de modèles, dont les travaux des mois et les signes du zodiaque. Les séries sont incomplètes, soit que nous ne possédions pas toutes les miséricordes, soit que dès l'origine le tailleur d'images ait choisi à sa fantaisie les sujets qui lui agréaient davantage dans les dessins mis à sa disposition. Voici les sujets traités, tels qu'ils se trouvent aujourd ' hui répartis, à gauche et à droite du choeur :

Côté nord : deux lutteurs (Gémeaux?); une porteuse d'eau (Balance?) ; le vigneron (février ou mars) ; le fabricant d ' oribus ; le franc buveur (juin ou juillet) ; le fou; l ' homme qui se chauffe (janvier) ; le Capricorne.

Côté sud : le valet de chiens; la tondeuse de brebis (mai) ; le rapporteur, motif assez rare qui forme un calembour en action; le Sagittaire; la vendange (septembre) ; le joueur de musette; la querelle des mendiants ; le tueur de porcs (décembre) ; le semeur (octobre) ; le chasseur (avril) ; le Lion.

Tous ces sujets, traités avec beaucoup de verve et de réalisme, forment un ensemble des plus intéressants. On peut leur assigner comme date le quatrième quart du XVe siècle.

VENDÔME ET LA RENAISSANCE.

http://www2.vendome.eu/docs/art16112590843.pdf

Vendôme , abbaye de la Trinité et ses stalles de chœur 

Description de 14 stalles.

 

http://cathedrale.gothique.free.fr/Abbaye_Trinite_Vendome_stalles.htm

— MUSICASTALLIS:

http://www.plm.paris-sorbonne.fr/musicastallis/resultats.php?simplesrc=vend%C3%B4me&page=1

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.SOURCES ET LIENS LES STALLES..

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WIKIPEDIA, Liste des miséricordes en France.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_mis%C3%A9ricordes_de_France

 

— PIAT (Florence), 2012, Les stalles de l’ancien duché de Bretagne, de la fin de la guerre de Succession jusqu’au concile de Trente, [thèse : Histoire de l’art], Rennes, Université de Rennes 2, 2012, 2 vol.2.

 

https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne._De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

 

 

 

 — ALEXANDRE-BIDON (Danièle), 2001, « L’iconographie des stalles : partage et transmissions des modèles (enluminures, gravures...) », in K. Lemé-Hébuterne (dir.), Autour des stalles de Picardie et Normandie. Tradition iconographique au Moyen Âge, Amiens, Encrage, 2001, p. 149-166.

 

—  BILLIET (Frédéric) 2001, « Un mobilier pour le chant. La vie musicale dans les stalles d’Amiens », Autour des stalles de Picardie et de Normandie. Traditions iconographiques au Moyen Âge, (ed. K. LEME-HEBUTERNE), actes du 4e colloque international de Misericordia International, Amiens, septembre 1999, Amiens, Encrage, 2001, p. 29).

 

 

—  BILLIET (Frédéric)  Le miroir des miséricordes: XIIIe-XVIIe siècle : actes du colloque Université de Toulouse-Le Mirail. Images et sociétés, Université de Toulouse-Le Mirail. Section d'histoire de l'art Centre européen d'art et de civilisation médiévale, 1996 - 262 pages

 

.—  BLOCK (Elaine C.), 2003,Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 2003,444 p. 

— E. C. Block: 'Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland', ProfaneA. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

.—  BLOCK (Elaine C.), BILLIET (Frédéric)  Stalles de la cathédrale de Rouen (Les)

https://books.google.fr/books?id=7tThdObk0qwC&pg=PA78&lpg=PA78&dq=stalles+saint-pol-de-l%C3%A9on&source=bl&ots=tth0hiC8_3&sig=zZ9bwe1_Qj7cICq9VvvVWu8EHyY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiMjJnC-IvYAhXDDcAKHcx-DRk4FBDoAQhEMAU#v=onepage&q=stalles%20saint-pol-de-l%C3%A9on&f=false

— BOURNOT-DIDIER (Nancy) , 2000, André Sulpice et les stalles du Rouergue Thèse de doctorat en Histoire de l'art soutenue à Toulouse 2

 

CHASSANY (Chloé), 2010. Les stalles d’Entremont. Art et histoire de l’art. 2010. ffdumas-01146888f Mémoire de Master 2 Mention Histoire et Histoire de l’art Spécialité Histoire de l’art Année 2009-2010 Sous la direction de Mesdames Daniela Gallo et Laurence Rivière Ciavaldini

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-01146888/document

 

 

—  DURAND (Georges) : Monographie de l'église Notre Dame, cathédrale d'Amiens. Tome II . Yvert et Tellier, 1903.

http://www.stalles-dg.info/Acc/durdescrip.htm

 — KRAUS (Dorothy et Henry), 1968, Le monde caché des miséricordes. Suivi du répertoire de 400 stalles d'églises de France. Paris, 263 p. Les éditions de l'amateur.

— MISERICORDIA INTERNATIONAL MEDIEVAL ICONOGRAPHY

http://misericordia-international.blogspot.fr/

 

— PELAD-OLIVIER (Monique), L'emplacement et l'organisation des stalles de la cathédrale de Rouen des origines à nos jours.

http://docplayer.fr/62033271-L-emplacement-et-l-organisation-des-stalles-de-la-cathedrale-de-rouen-des-origines-a-nos-jours.html

http://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Stalles/Index.htm

 

 

— LANGLOIS (E.-H.) 1827, Notice sur les bas-reliefs des stalles de la cathédrale de Rouen et sur le Lay d'Aristote, E.-H. Langlois, Rev. de la ST. Lib. d'Em. de la S.-I., 1827, p.12.
— LANGLOIS (E.-H.)  1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, E.-H. Langlois, 1838.

— LEMÉ (K.) 1994,  Stalles de Haute-Normandie, K. Lemé, Etudes Normandes, 1994/3, p. 21.
—  LEMÉ (Khristiane), 1993, Images de la société à travers les stalles du nord-ouest de la France, XIVe http://www.theses.fr/1993PA040260

— LEMÉ (Kristiane) : Le costume au début du XVI°siècle à travers les stalles de la cathédrale d'Amiens. Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie. 4° trimestre 1996

— LEME-HEBUTERNE, Kristiane. Les Stalles de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Paris : Picard, 2007, tome XXVI.

p. 17-44 ; p. 57-114 ; p. 168-173

— TOURTIER, Guy (de), PRACHE, Georges. Les Stalles de la cathédrale d’Amiens, XVIème siècle. Lyon : Lescuyercz, 1970.

Kristiane Lemé-Hébuterne, Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, Paris, Picard, 2007, 28 cm, 248 p., 213 fig. en n. et b. et en coul., carte, plans, dessin. – ISBN : 978-2-7084-0792-3

— JOURDAIN (Edouard) et DUVAL (Charles) : Les stalles de la cathédrale d'Amiens. Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Amiens, Duval et Herment 1843.

 — AMIENS. 1509 et 1522.

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/stalle-du-choeur-decor-en-bas-relief-d-une-jouee-la-vierge-des-litanies/08160568-5bd4-486b-8dce-04262e6e6f4e

https://inventaire.hautsdefrance.fr/recherche/globale?texte=Amiens+stalles

 

https://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/stalles-de-la-cath%C3%A9drale/

 La visite virtuelle des stalles peut se faire sur le site  http://www.stalles-dg.info/Pag/accueil.htm

— BEAUVAIS : Inscription sur la 10ème stalle du côté gauche en haut sur une miséricorde : DE avec étoile et lune

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ensemble-de-83-stalles/afd61497-aa6e-4021-b20b-5c2f92980865

— SOISSONS

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/serie-de-82-stalles/a873a336-a6d3-42a7-888e-e7f1a5ef3caa

 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/cathedrale-saint-tugdual-stalle-01/8f9c774e-d69b-4e48-9974-d08ce13d859b

http://perso.numericable.fr/tessonmic/Les%20Stalles%20en%20Bretagne.pdf


 

— MUSICASTALLIS

http://www.plm.paris-sorbonne.fr/musicastallis/

 

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Stalles
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 09:46

 

Les 86 miséricordes des stalles de la cathédrale de Rouen décrites et illustrées par  Eustache-Hyacinthe Langlois en 1838.

 

 

 

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Voir sur les stalles :

 

 

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées , N. Périaux ed.,1 vol. (V-221 p.-XIII pl.) ; ill., portr. ; 22 x 14 cm

Les images proviennent de l'ouvrage numérisé par Google : 

https://books.google.fr/books?id=y3_08JFKSBwC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

J'ai pensé rendre service aux chercheurs et aux amateurs en mettant en ligne, dans une nouvelle disposition, les gravures des miséricordes patiemment relevées par E.H. Langlois. Bien-sûr, Les Stalles de la cathédrale de Rouen, ouvrage  publié en 2003 par C. Elaine Block et F. Billiet aux Presses Universitaires de Rouen et du Havre est une source infiniment plus précieuse. 

Ce patrimoine est fragile : en décembre 1999, une tempête a endommagé 8 des 66 stalles actuelles.

J'ai respecté les titres et les interprétations de Langlois sans autre développement que deux notules "lavieb".

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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LES STALLES DU HAUT-CHOEUR

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1. Homme accroupi tenant des sacoches de la main gauche, et comptant ses espèces, de la droite, sur une table ou un escabeau.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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2. Un homme comptant de l'argent à un autre.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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3. Un cymbalier et un tambourineur.

La flûte à bec de ce dernier est brisée.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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4. Deux Israélites portant sur un levier la grappe de raisin de Nehescol ou du Torrent de la Grappe.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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5. Homme tranchant avec son sabre l'épaule de son adversaire, qu'il a terrassé de la main gauche.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

6. Homme étranglant un lion.

Est-ce David ? Est-ce messire Yvain, dit « le Chevalier au lion » ? Le casque dont il est coiffé devrait faire pencher la balance en faveur de ce dernier, ce nous semble.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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7. Samson coiffé d'un « tortil » et représenté dans une action semblable à la précédente.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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8. Deux joueurs de bedondaine, ou gros tambour à grelots

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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9. Aristote amoureux.

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Nous n'avons fait que mentionner en passant, dans la nomenclature qu'on vient de lire, sous le n° 9, un des sujets les plus remarquables retracés sur les miséricordes de nos stalles. Nous n'avons pas voulu distraire le lecteur, par l'intercallation d'un trop long récit, de la description sommaire que nous faisions dérouler sous ses yeux de ces quatre-vingt-six singulières représentations : il nous est permis maintenant d'y revenir.

Cette stalle est la neuvième des hautes-formes du côté du midi. Elle offre un sujet bizarre et peu connu. Si le fond n'en est pas véritablement historique, il est au moins assez moral, comme on le verra tout-à-l'heure.

Cette sculpture représente un homme vieux et barbu se traînant presqu'à plat ventre, et portant sur son dos une jeune femme assise. Celle-ci, coiffée du hennin', espèce de bonnet à deux cornes assez commun du temps de Charles VI, vêtue d'une robe longue et serrée,

'Ces bonnets à deux cornes plus ou moins pointues se mais la gorge fort découverte, selon l'usage des courtisanes de la même époque, paraît, dans maintinrent dans quelques parties de l'Allemagne jusqu'à la fin du xvn« siècle. Il est assez singulier qu'ils se retrouvent aujourd'hui chez les femmes Tchouwaches, paysannes russes, entre la Soura et le Volga. Une partie de nos anciennes modes semble s'être réfugiée dans le Nord, où la bourguignote, ou corne qui surmonte le bonnet de nos Cauchoises, orne encore aujourd'hui la tête des dames islandaises.

Le hennin était encore en vogue en France au déclin du xv siècle, lors des prédications du dominicain Gabriel Barlet, dont les sermons fourmillent de quolibets ridicules et de saillies burlesques, comme ceux de Michel Menot et d'Olivier Maillard. Dans son sermon latin De Tentatione diaboli, au milieu d'une sortie violente contre les divers ajustemens du beau sexe , Barlet n'oublie pas de lui reprocher sa coiffure. « Elles portent « des cornes, dit-il, et des cheveux tortillés en anneaux ( crtt« dellos ). Dis-moi, femme , à quel signe distinguerait-on de « Macaire, le diable en habit d'ermite? Réponds sans hésiter, n — Aux griffes et aux ongles. — Eh bien! toi, ce serait à tes « cornes. » Sermo 2; inprim. dominic. Quadrag.

C'est dans les écrivains ecclésiastiques, les conciles, les ouvrages de théologie morale, les sermonaires et les légendes, qu'on peut puiser plus abondamment qu'ailleurs des notions universelles sur les mœurs publiques et privées , les usages, les costumes et l'esprit religieux et politique de nos ancêtres. Les immortelles recherches de l'illustre Ducange prouveront toujours combien de ressources on pouvait tirer d'un pareil fond.

cet équipage, chevaucher le vieillard et le conduire au moyen d'une bride dont le mors est fixé dans la bouche de cette vénérable monture. Par suite de l'oubli des traditions et des écrits de nos vieux poètes, on a souvent cru voir, dans ce sujet reproduit dans quelques autres lieux, une allégorie de la patience ou plutôt de l'excessive bonhomie avec laquelle Socrate endurait les mauvais traitemens de sa femme, l'acariâtre Xantippe. Il n'a cependant aucun rapport avec cela : il s'agit d'une autre histoire que je pourrais préciser en deux mots , mais que je crois plus à propos de rapporter avec quelques détails. D'ailleurs, je suis, je le confesse, né quelque peu conteur; mais ce défaut, si c'en est un, m'est au moins commun avec nos pères, qui, dès les xiie et xme siècles, reconnaissaient l'hospitalité ou s'en tenaient pour suffisamment indemnisés par une chanson ou le récit d'un conte, usage simple et naïf que je me plais d'autant plus à rappeler, que ce fut en Normandie, lieu de son origine, qu'il eut spécialement cours, et que c'est encore en Normandie qu'on dut, plus fréquemment qu'ailleurs , payant son hôte en pareille monnaie, le régaler du conte ou fabliau dont le sujet a fourni celui de notre sculpture;' il est d'Henry d'Andely, trouvère renommé du xme siècle, et cette production de notre vieux compatriote se distingue éminemment, par sa délicatesse, de l'immense fatras des poèmes romans , sous le titre de Lay d'Jrislote. Je n'en exposerai néanmoins qu'une sorte de sommaire, en traduisant librement le texte, même en le citant littéralement quelquefois.

 

'« Usages est en Normeudie ,
« Que qui hébergiez est, qu'il die
« Fable ou chanson lie {joyeuse) à son oste.
« Ceste coustume pas n'en oste
« Sire Jehans li chapelains. »

Dit du Segretain de Cluny,
par Jean Le Chapelain. —

Voyez les Fabliaux publiés par Barbazan , édit. de Méon, t. III, préf., p. ix.

Nous trouvons, dit Henry, après un exorde fort grave, qu'Alexandre, roi de la Grèce, dont tant de potentats éprouvèrent la fureur guerrière, méprisait l'or et les richesses, faisant consister ses trésors dans sa chevalerie seule. Il s'empara de tout pour tout donner; il sema tout pour tout recueillir , et c'était en semblant mettre tout hors de sa puissance, qu'il travaillait à lui donner une étendue sans bornes. Mais je veuil, dit l'auteur, repairer à mon affaire. Ce roi de la Grèce et de l'Egypte avait soumis à sa domination jusqu'aux vastes états de l'Inde! C'est dans ces derniers climats qu'il se complut long-temps à résider; si vous me demandez pourquoi, je vous le dirai volontiers : c'est

« Qu'autant a amors sor un roy
« De droit pooir, ce est la somme,
« Comme sor tout le plus poure home
« Qui soit en Champaigne n'en France,
« Tant est sa seignorie franche. »

Or, le fier Macédonien, après avoir courbé le monde entier sous le joug, soupirait dans les fers d'une jeune Indienne que nature avait, il est vrai, comblée des charmes les plus ravissans. Le belliqueux monarque ne peut s'arracher de ses bras, ne voit, ne vit plus que par elle et pour elle; pour elle il oublie tout, jusqu'au soin de sa propre gloire. Enfin, le vainqueur des rois, le maître du monde, est devenu l'esclave idolâtre d'une simple et faible fille sortie d'un sang barbare. L'armée entière s'indigne et murmure sourdement; mais si tous se taisent encore devant le héros d'Arbelles, il n'est personne au moins qui ne le blâme en se* cret. Aristote, que le poète normand suppose à la suite du conquérant, Aristote enfin s'alarme pour la renommée de son élève, et lui reproche avec indignation de la sacrifier à une misérable étrangère. En vain le passionné monarque veut plaider contre le sage en faveur de son amour:

« Je cuit ( je crois ) que vous ne véez goûte,
« Roi, dit Aristote son mestre:
« Or vous puet-on bien mener pestre
« Tout issi comme beste en pré. »

Ce compliment, qui, soit dit en passant, ne respirait pas la politesse attique et ne ferait pas fortune aujourd'hui près des grands, produisit cependant, à l'appui de quelques autres argumens, son effet sur l'esprit du fils de Philippe. Aussi, dès ce jour même, témoigne-t-il, au moins en apparence, quelque refroidissement à sa mie. La belle Indienne s'alarme, pleure, se désole et se tait; mais son silence est celui du désespoir. Alexandre ne peut soutenir le spectacle de sa douleur : son cœur s'amollit, et le héros redevient amant. Il s'excuse sur Aristote, dont il révèle l'austère mercuriale; et la belle, essuyant ses larmes, jure de les faire payer à celui qui les lui fit répandre. « Sire roi, dit-elle, si Dieu me sauve et me maintient vive jusqu'à demain heure de none, vous pourrez, à votre tour, vous moquer de votre maître, de ce vieux bourru chauve et pâle, dont, j'en suis certaine, la dialectique et la clergie ne tiendront pas contre moi. Postez-vous seulement en secret, dès l'aube du jour, aux fenêtres de cette tour. »

Le lendemain, Alexandre se glisse au lieu du rendez-vous; et bientôt la jeune fille, n'ayant, pour couvrir ses charmes, que sa blanche chemise et un manteau bleu, voltige d'un pied léger, plus fraîche que l'aurore, sur le gazon fleuri du verger voisin. C'est près de là qu'est l'étude d'Aristote, et déjà le philosophe est enfoncé dans ses méditations. L'aimable syrène erre autour de sa retraite. Sa douce voix se marie au gazouillement des oiseaux qui saluent le retour de la lumière; elle répète les chansons les plus tendres, et, dans sa feinte insouciance, elle tresse une couronne de menthe et de fleurs dont elle orne son front plus clair que cristal, et l'or de sa longue chevelure. Le sage distrait prête l'oreille, s'émeut, abandonne son livre , et s'interroge, épouvanté de son trouble, sur le sentiment qui l'occasionne. D'une voix plus touchante encore, l'aimable étrangère fait entendre cette nouvelle chanson:

« Dans un verger, auprès d'une fontaine, la fille d'un « roi s'asseoit, la tête inclinée sur sa main ; en soupirant, « elle appelle son doux ami. Ahi! comte Guy , dit-elle, « votre amour m'enlève mon repos et mes plaisirs. »

Enfin le charme opère : le philosophe n'y tient plus; il paraît, déclare à la belle Indienne,

 

qui feint un mouvement de surprise, la passion dont il est embrasé, et la supplie de lui accorder le don d'amoureuse mercy.—« Ah ! Seigneur, dit-elle, despuis qu'ainsi est que vous tant m'amez. Eh bien! soit, j'y consens, mais veuillez au moins mériter mes bonnes grâces par une légère complaisance. Je ne puis, je vous l'avoue, résister à la fantaisie de vous chevaucher un peu dans ce verger, votre dos chargé de la selle d'un palefroy, pour être plus honneslement assise. » A quoi ne contraint pas l'amour ? Dans son transport, Aristote se prête à tout, et le voilà chargé de son gracieux fardeau, cheminant à quatre pattes sur le gazon humide de rosée. On se doute aisément que sa malicieuse cavalière le dirige vers la tour où son amant se tient aux aguets. Fièrede sa victoire, elle chante ces paroles d'une voix élevée:

« Ainsi va qui amors maine
« Pucelle plus blanche que laine;
« Mestre musars me soustient,
« Ainsi va qui amors maine
« Et ainsi qui les maintient. »

 

Alexandre, riant de ce plaisant spectacle, — eh! qui n'en eût pas ri !— se montre soudain à la fenêtre de la tour. « Maître, s'écrie-t-il, que vois-je ? Est-ce bien vous qui vous laissez conduire ainsi, oubliant à ce point votre sermon d'hier, et vous abaissant le premier à la condition des brutes ? »

Aristote lève la tête et s'arrête stupéfait, mais, malgré son trouble , tire de sa confusion même une nouvelle leçon pour son fougueux élève: « Sire, dit-il, vous dites vrai; jugez donc maintenant si j'avais raison de vous prémunir contre les écarts de votre bouillante jeunesse, quand, malgré la glace des ans, je n'ai pu me défendre des égaremens de l'amour, de cette passion fatale contre laquelle viennent d'échouer en un instant, et mes lumières et ma longue sagesse. » C'est ainsi, dit le poète andelien, que

« Moult s'est rescous (s'est tiré) et bel et gent
« Aristote de son meschief. »

Henry n'en convient pas moins avec Caton, que : turpe est doctori cum c.ulpa redarguit ipsum-, et conclut enfin son poème par cette prédiction plus certaine que celles de maître Mathieu Lœnsberg:

« Veritez est, et je le di,

« Qu'amors vainc tout et tout vaincra

« Tant com cis siècle durera. »

Tel est le fond du Lay d'Aristote, production gothique dont il serait difficile de faire passer, dans notre langage moderne, la grâce et la simplicité.

La Cathédrale de Rouen n'est pas la seule dans les décorations de laquelle ce sujet ait eu l'honneur d'être admis. Nous citerons seulement , pour abréger, et ne pas sortir de la Normandie , celle de Saint-Pierre de Caen, où il occupe le chapiteau d'un des derniers piliers du côté gauche de la nef, partie de l'édifice qui fut construite vers l'an 13o8. M. l'abbé De la Rue, qui fournit ce renseignement dans ses Essais historiques sur la ville de Caen, donne, dans le même ouvrage, une esquisse de ce bas-relief.'

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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10. Homme marchant à quatre pattes ; une femme lui pose le pied sur les mains : l'un des bras de cette dernière est à demi-brisé ; il paraît avoir été dans l'intention de frapper.

Lavieb :C'est manifestement un chausseur faisant essayer à une femme sa chaussure.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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11. Un homme et une femme tirant fortement en sens inverse une espèce de vêtement.

Ce sujet représente peut-être la dispute de la culotte, caricature triviale , commune encore dans la basse imagerie du siècle passé.

 

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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12. Deux fabricans de patins ou galoches.

Cette chaussure se composait de semelles de bois qui posaient sur deux bases fort élevées, dont l'intervalle figurait une espèce d'arche : quelquefois elles faisaient partie du soulier; plus souvent elles n'étaient que de simples sandales dans lesquelles on passait le pied déjà chaussé. Nous trouvons, dans le traité de Beaudouin : De antiquo Calceo, que les Romains employaient souvent aussi des semelles de bois. Le patin dont il s'agit ici était fort en vogue en France dans le xve siècle , et les grands le chaussaient même en habit de cour, comme on le voit dans un portrait en pied de Philippe-le-Bon , duc de Bourgogne, où ce prince est représenté vêtu d'une chlamyde de pourpre bordée de riches orfrois.

Jean Hérolt, dans ses Sermones discipuli, serm. Lxxxn1 (Lugd., i535), déclame fort contre ces chaussures, contre les chapeaux à très haute forme, etc. « Quod vitium ( inquit ) « multùm abundat jeun in quibusdam viris qui « altospileos in capitibus, et colopidea in pe« dibus, et vestes longas per terram trahunt, « volentes sic adjicere ad staturam suam eua bitum unum. » Ducange et tous les autres glossateurs ne font aucune mention des colopidea.

On portait encore, sous Henri IV, Louis XIII, Louis XIV et Louis XV, des talons d'une hauteur énorme aux souliers et aux bottes surtout; ce ne fut que sous le règne de Louis XVI que nos dames commencèrent à renoncer aux talonnettes élevées de leurs souliers et de leurs pantoufles. Les femmes turques et grecques portaient assez communément des semelles de bois à deux bases, dans les xve et xvie siècles. Voyez, entr'autres preuves, les figures de l' Histoire des Turcs, trad. par B. de Vigenère, in-fol.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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 13. Deux autres fabricans de patins, dont l'un coupe son cuir.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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14- Deux lanneurs de drap.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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15. Deux épinceurs de drap..

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'La draperie de Rouen, au xve siècle, vers le temps même du travail de nos stalles, jouissait d'une haute réputation; si bien que les fabriques des autres villes contrefaisaient la lisière de ses draps , pour mieux vendre leur marchandise, et ce, en grand scandale, vitupère et deshonneur de lad. draperie, en diminution du bon nom, loz et renommée d'icelle, dit l'ordonnance royale à laquelle j'emprunte ce document. (Ordonnance de Charles VII, du 50 octobre 1458. )

Ces lettres étaient adressées aux baillis de Rouen , du Berri, de la Touraine, du Maine, de l'Anjou, et aux sénéchaux du Poitou et de la Saintonge.

 

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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16. Deux hommes luttant, dont l'un veut arracher quelque chose à l'autre.

L'objet que ce dernier tenait à la main est brisé.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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17. Homme assis; un autre le salue, le chaperon à la main, et à demi agenouillé.

 

 

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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18. Sculpteur travaillant à une porte gothique ou à un bahut.

Il évide les meneaux et les entrelacs qu'ils supportent.' idée de l'industrie rouennaise dans cette branche importante, au xve siècle. Aussi avons-nous cru devoir les transcrire, en grande partie, en les rejetant dans les Notes supplémentaires qui complètent cet ouvrage, pour ne pas distraire trop longtemps ici l'attention du lecteur. 

 Les sculpteurs en bois faisaient partie des huchiers, autrement dits menuisiers. Seulement on les distinguait quelquefois des simples ouvriers de la corporation, en les désignant par l'acception d'ymaginiers, d'ymagiers.

La corporation des huchiers de Rouen tient trop essentiellement au sujet traité dans cet ouvrage, pour que nous ne nous empressions pas de donner, dans les Notes supplémentaires, un extrait de ses statuts. Nous l'empruntons au Recueil des Ordonnances des rois de France. A. T).

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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19. Homme tenant une lance dont il semble éparpiller quelque chose.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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20. Deux hommes à table : l'un tient un énorme broc.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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21. Chimère ailée tenant d'une main sa queue de serpent.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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22. Un sculpteur de stalles.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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23. Deux jeunes diacres en tunique, tenant et montrant simultanément du doigt un grand phylactère.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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24 . Personnage encapuchonné marchant à quatre pattes.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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25. Vendangeurs , homme et femme. Tètes brisées.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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26. Sculpteur façonnant un des fleurons d'un tympan gothique. 

On leur donnait le nom   de chous rampans. A.D.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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27. Homme nu, couché , la tête coiffée d'un drap, qui couvre une partie du corps.

Cette figure est la seule dans laquelle on pourrait soupçonner une idée licencieuse. Disons, toutefois, à l'honneur du sculpteur, qu'il l'a laissée, en partie, à deviner : honni soit qui mal y pense!

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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28. Maître d'école fouettant un enfant.

Ici point de doute; les choses sont à nu.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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29. Deux hommes faisant usage d'un objet brisé, qui paraît avoir représenté une meule aiguisoire. 

Celui qui tourne la meule, à en juger par son âge et par son occupation secondaire, est l'élève ou serviteur; celui qui tient l'instrument est le maître.

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30. Un forgeron et sa forge.

La forge, ainsi que l'enclume, diffèrent peu de celles aujourd'hui en usage.

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31. Chirurgien pansant la jambe d'un homme.

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32. Lion à torse humain, tenant embrassé un lionceau de la même figure.

La tête de ce dernier manque. Celle du premier est coiffée d'un chapeau à forme bizarre.

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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33. Marchand de galoches ou patins, en essayant une paire au pied d'un homme.

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II est à remarquer que, de toutes les corporations de métiers de Rouen, celle des cordonniers pourrait, à coup sûr, invoquer le titre le plus ancien; on connaît une charte de Geoffroy-Plantagenet en sa faveur, qui en relate une antérieure de Henri Ier : on sait que ce dernier prince gouverna la Normandie de 1101 à 1155. Geoffroy Plantagenet, s'autorisant de l'exemple de son prédécesseur, permet aux cordonniers de Rouen de s'organiser en corporation, qu'il nomme gilde, « gilda. »

Cette confrérie reçut une nouvelle organisation en 1575. On voit dans ses statuts , qui sont conservés aux archives de la ville , que la chaussure la plus estimée, à cette époque, était les estyveaux de cordouen ( de Cordoue, de cordouennerie , d'où, plus tard, est restée la qualification de cordonnerie, de cordonnier ); venaient ensuite les estyveaux de vache et les soulliers de veau. A. D.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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34- Homme voulant en poignarder un autre. 

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35. Deux hommes groupés à béchevet, d'une manière si bizarre que la tête et les pieds de chacun des deux semblent appartenir indifféremment à l'autre.

Cette combinaison plaisante se retrouve dans les bas-reliefs latéraux du portail des Libraires de notre Cathédrale. Ce n'est point là, au surplus, le seul point de comparaison qu'il serait possible d'établir entre l'œuvre des stalles et ces bas-reliefs; soit que les artistes des stalles se soient inspirés à ces compositions grotesques et originales, qui jouissaient peut-être de quelque célébrité, soit que les mêmes traditions, à raison de leur popularité, agissant sur l'imagination et du huchier et du maçon, aient fait sortir du ciseau respectif de ces ymagiers les mêmes réprésentations. A. D.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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36. Deux hommes , dont l'un paraît ouvrir de force la main de l'autre.

On peut encore induire, du mouvement de ces figures, que l'un attire violemment l'autre à lui.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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37. Samson et Dalila.

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38. Homme barbu , tenant d'une main un petit bouclier ou rondelle, et de l'autre l'épée courte ou estoc.

 

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39. Ymagier travaillant, avec action, à la sculpture d'une statue.

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40. Homme chaperonné, versant le contenu d'un broc dans une espèce d'assiette ou de jatte.

 

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41. Posture ridicule: homme les jambes extrêmement écartées, une main sur un genou , l'autre sur une escabelle.

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42. Homme barbu, déroulant un grand phylactère. 

Les figures du même genre qui se remarquent dans ces stalles, paraissent rappeler les personnages travestis et les prophètes qui jouaient un rôle dans la fête de l'Ane, à Rouen. Voyez la description de leurs costumes, dans Ducange, Gloss. : verb. «Festum asinorum.»

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43. Homme enfonçant une lance dans la gueule d'une gargouille ailée.

Un tableau du cabinet Moscardo, peint par Jules Romain, cité par Misson dans son Voyage d'Italie, offrait, contre la coutume, saint Georges combattant à pied le dragon.

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44- Jeune homme tenant un grand phylactère, et feuilletant un livre.

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STALLES DU BAS-CHOEUR.

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45. Un pédagogue et deux enfans; il en fait lire un pendant que l'autre étudie.

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46. Un maçon.

 La confrérie des maçons paraît avoir pris naissance en Normandie, en 1145, à l'occasion de l'incendie de la cathédrale de Chartres. Les populations normandes, mues d'un zèle religieux , se portant en foule au pays Chartrain , pour aider à la réédification de cette église célèbre qui venait d'être consumée par le feu, s'étaient organisées en une vaste corporation, ayant à leur tête un chef, qu'ils nommaient leur prince. L'archevêque de Rouen, Hugues, a consigné ces curieux détails dans une lettre adressée à Théodoric d'Amiens. L'abbé de Saint-Pierre-sur-Dive, Haimon , nous apprend que ces compagnies, de re

a voulu reconnaître aussi la reine Clotilde, la reine Berthe, dite Berthe-aux-longs-Pieds. Voyez Montfaucon , Monum. de la Monarch. franc., t. i, p. 19a; et les Dissertations de l'abbé Lebœuf, de Mabillon, etc. 

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47. Homme (probablement un manœuvre)  jetant de l'eau d'un seau : un puits est auprès de lui.

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48. jeune poissonnière.

Les marchands poissonniers de Rouen avaient certainement jadis une confrérie dans la cathédrale, et furent les donateurs du magnifique vitrail représentant la vie de saint Julien-L'Hospitalier

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49. Homme barbu, tenant un phylactère, comme dans le n°44 .

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50. Femme ailée, à queue de serpent.

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51. Berger se disposant à jouer de la musette auprès de ses moutons.

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52.  Charpentier perçant une pièce de bois avec une tarière.

 

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53. Alchimiste tenant un phylactère, et ayant une espèce de fourneau devant lui.

'L'objet arrondi, qui est placé derrière le bras droit du personnage, pourrait faire supposer que nous voyons ici un maitre-verrier : cet objet ne serait autre qu'un plat de verre, qui vient de sortir du fourneau. A. D.

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54. Homme les bras allongés sur une table couverte d'une nappe; il tient les vestiges d'un objet fracturé qu'on pourrait croire avoir été un broc.

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55. Homme barbu, muni de l'escarcelle, les jambes écartées, et s'appuyant, de la main gauche, sur un chicot d'arbre.

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56 Femme chimère, à queue, ailes et pattes d'oie , montrant un cœur dans sa main.

Les pieds de cette figure rappellent la reine Pédauque, dont les statues décoraient le portail de plusieurs églises, et dans lesquelles on a voulu reconnaître aussi la reine Clotilde, la reine Berthe, dite Berthe-aux-longs-Pieds. Voyez Montfaucon , Monum. de la Monarch. franc., t. 1, p. 1g2; et les Dissertations de l'abbé Lebœuf, de Mabillon, etc.1

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57. Vieillard coiffé d'un énorme chapeau de pelleterie, qui a quelque analogie avec la mitre épiscopale, et qui dort, la tête appuyée sur sa main.

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58. Figure humaine avec des pieds d'oie, la tête ceinte d'un tortil; elle tient une fronde ou fléau brisé; l'autre main porte une rondelle fort bombée.

Nous retrouvons cette bizarre figure dans les bas-reliefs du portail des Libraires.

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59. Homme répandant une corbeille de fleurs devant deux cochons.

Est-ce une allusion au proverbe « Spargere margaritas antèporcos »?

'Mémoires de l'Académie des Inscriptions, passim.

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60. Femme chimère, à corps de lion; les bras très ouverts et couverts d'une draperie, ainsi que la tète.

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61. Chirurgien ou barbier  venant de faire une saignée, ou bien encore Chiromancien disant la bonne-aventure.

La corporation des barbiers, fort ancienne à Rouen, reçut une nouvelle organisation en 1407. Entre autres conditions pour être reçu maître, l'apprenti devait être en état de faire une lancette bonne et souffisante pour saingnier toutes vaines; car les barbiers avaient le droit de tirer du sang, et d'étancher, une première fois seulement, celui d'une personne blessée, en cas d'imminente nécessité. Là se bornaient les droits des barbiers rouennais à la pratique chirurgicale. Ceux de la ville de Paris, vers la même époque, pouvaient se donner un peu plus carrière ; il leur était permis de panser, et même de guérir les clous, les bosses et les plaies, pourvu qu'elles ne fussent pas mortelles. ( Ordonnance de 1572. )

L'ordonnance de 1407 défend aux barbiers de Rouen de rendre aucun service aux lépreux, sous peine de bannissement. Cette défense ferait supposer que ces malheureux ne leur faisaient pas éprouver au même degré l'horreur qu'ils inspiraient aux populations épouvantées, dans ces temps d'ignorance.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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62. Vieillard barbu, tenant un objet cassé.

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63. Homme en robe, portant une robe et un bouclier.

Ce bouclier, qui est garni de l'umbo,  a la plus grande analogie avec un bouclier antique d'une médaille figurée sur une médaille publiée par Montfaucon

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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64. Chimère à torse humain et à partie inférieure d'oiseau, pinçant la harpe.

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65. Figure drapée ou Mélusine relevant d'une main sa queue de serpent et portant de l'autre un miroir rond.

Les véritables figures de Mélusine représentent cette fée enfoncée dans l'eau d'un bain jusqu'à la ceinture, tenant un miroir, et démêlant sa longue chevelure.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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66. Femme assise sur un lion.

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67. Barbier savonnant un homme assis.

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68 Femme chimère, coiffée du voile et de la guimpe.

Elle tient d'une main l'écu d'armes, et de l'autre un objet brisé; la partie inférieure du corps offre la forme et la queue d'un coq.

 

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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69. Chimère à tête voilée, à face de singe.

Elle tient les débris d'un bouclier et une espèce d'épieu.

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70. Chimère en turban ou chaperon, tenant d'une main sa queue, de l'autre un trousseau de verges.

Elle porte, sur l'abdomen, une face humaine.

Cette monstrueuse transposition se voit très souvent dans les figures de diables exécutées dans le moyen-âge; on la trouvait quelquefois jusque dans les anciennes armures, sur la pancière, ou pièce inférieure de la cuirasse.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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71. Tondeurs de drap, homme et femme.

C'est aux individus de cette profession que la Cathédrale dut, dans le xuie siècle, le beau vitrail représentant la vie du patriarche Joseph. Voyez mon Ouvrage sur la Peinture sur verre.

Voyez Noël de la Morinière , Second Essai sur le département de la Seine-Inférieure, p. 265 et suiv.

« Marchands de draps, s'écriait, dans le xv« siècle , le prédicateur Maillard, vous vendez pour du drap de lia ne» celui « qui n'est que de Beauvais; vous vendez du drap humide « pour du drap sec; l'acheteur croit avoir deux aulnes et n'en « a qu'une. » Maillardi Sermones Adventus, serm. xxxiv. )

Il est également question du drap de Rouen dans la farce de Pathelin:

Pathélin.

« Cestuy cy est-il taint en laine?
« Il est fort comme un cordouen.

Le Drapier.

« C'est un très bon drap de Rouen ,
« Je vous prometz , et bien drappé. »

Ménage, dans son Dictionnaire étymologique , a désigné, sous le nom de limestre, certaines serges drapées, croisées, qui se faisaient de son temps à Rouen et à Darnétal. Dans ses Notes sur Rabelais, t. 2 , p. 1, Le Duchat parle aussi de ces étoffes.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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72. Jeune marchande de charbon

Elle en verse un boisseau dans le tablier d'une femme. 

Les cornettes dont ces figures sont coiffées sont encore fort en usage dans beaucoup de lieux de l'Italie. Souvent les modes que l'on croit éteintes n'ont fait que changer de pays ou se maintenir ailleurs.

Est-il bien présumable que cette femme reçoive du charbon dans son tablier? Peut-être sont-ce des petits pains ou des gâteaux qu'on lui compte. A. D.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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73. Homme jouant avec deux plectres d'un instrument à deux cordes, de forme fort longue et carré des deux bouts, dont le nom n'est probablement plus connu.

De Lancre, Tableau de [inconstance des Démons, Magiciens, etc., pag. aii , parle des danses des sorcières, au son du petit tambourin, de la flûte et d'un long instrument qu'on bat, dit-il, avec un petit baston; mais il ne nomme pas ce dernier. On pourrait présumer, cependant, par la position qu'il lui assigne, qu'il parle d'une espèce de trompette marine, instrument monocorde dont le nom induit beaucoup de monde en erreur sur sa forme et son usage, mais qui se jouait ordinairement avec un archet. M. Jourdain, dans le Bourgeois gentilhomme , n'oublie pas cet instrument dans son projet de concert: «Il y faudra mettre aussi, dit-il à son maître « de musique, une trompette marine. La « trompette marine est un instrument qui me « plait et qui est harmonieux. » Le Sage donne à son Turcaret des oreilles aussi délicates.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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74- Jeune femme , les bras ouverts, paraissant vouloir couvrir de son voile ou manteau un petit enfant debout.

Dans les bas-reliefs remarquables et si délicatement ciselés du portail des Libraires, on retrouve à peu près ce sujet; mais , dans ce dernier, la femme a l'air de recevoir l'enfant avec effroi.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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75. Vieillard frappant de verges un petit chien.

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76. Un fendeur de bois.

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77. Une moissonneuse.

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78. Deux hommes assis devant une espèce de billot rond et dans une occupation équivoque.

Sans l'absence du maillet, on aurait bien pu les prendre pour des ouvriers monnoyeurs.

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79. Deux cordonniers, l'un travaillant son cuir, l'autre cousant un soulier.

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80. Cordonnier fabricant des chaussettes de cuir et des escaphignons, espèces de souliers des xive et xve siècles.

Les premiers se laçaient latéralement au dessous des chevilles du pied , et les seconds se laçaient ou se bouclaient au-dessus.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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81. Autre cordonnier chaussant un soulier ou chaussette au pied d'un homme assis.

 

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82. Samson emportant les portes de la ville de Gaza.
Il faut convenir que si les portes de Gaza n'eussent pas été plus grandes que celles que le sculpteur a placées sur l'épaule de son personnage, il y aurait considérablement à rabattre du merveilleux de l'action de Samson, et que sa force, d'herculéenne qu'elle était, pourrait bien descendre à rester tant soit peu lilliputienne.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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83. Deux joueurs de panoye.

Rabelais a omis, dans les deux cent quinze jeux de Gargantua dont il donne les noms, celui dont il s'agit ici, ou peut-être l'y a-t-il autrement désigné. La panoye consistait à s'asseoir à terre, et pied contre pied, en face l'un de l'autre : chacun des deux adversaires s'efforçait alors de tirer à lui un bâton court, posé perpendiculairement et retenu par le bas, entre ses semelles et celles de l'autre tireur. Je n'ai trouvé de mention claire et positive de ce jeu que dans les Devises héroïques de Paradin, Lyon, 1557, page 182 : on y voit quatre bras se disputant le bâton, avec ces mots pour ame: « Et l'un et l'autre. ».

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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84- Homme barbu et encapuchonné, supportant des deux mains la moulure de la miséricorde.

Une femme lui soutient le coude.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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85. Deux servantes , dont l'une nettoie de la vaisselle.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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86. Deux serviteurs , homme et femme, lavant des plats dans une grande cuvette.

 

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées,

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87. 88. — Ces deux dernières sellettes n'appartiennent point aux stalles de la cathédrale de Rouen , et font partie , la première (n° 87 ), des stalles de l'église de Saint-Taurin d'Evreux; la seconde (n° 88), de celles de l'église de Bourg-Achard , arrondissement de Pont-Audemer. L'auteur avait cru devoir les ajouter ici pour compléter sa dernière planche, comme un type curieux de l'imagination et du caprice des artistes du moyen-âge dans notre province.

On est toujours étonné de rencontrer, dans nos temples chrétiens, ces obscena qui, s'ils ne détournaient pas l'attention des fidèles ( c'est le moins qu'on puisse accorder ) , ne paraissaient pas du moins les beaucoup scandaliser. Quant au clergé, il est plus extraordinaire qu'il en ait toléré la présence dans nos basiliques.

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N°87. église de Saint-Taurin d'Evreux. Un renard en chaire prêchant une poule et un canard.

La volatile qu'il a déjà dans son capuchon prouve qu'un premier sermon n'a pas été infructueux. Ce sujet, qui a un caractère tout-à-fait épigrammatique, se retrouve fréquemment dans les miniatures des anciennes heures manuscrites et dans les sculptures de nos édifices religieux. A. D.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalle de la cathédrale d'Evreux.

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalle de la cathédrale d'Evreux.

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n°88. Stalle  de l'église de Bourg-Achard.

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LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalle de l'ancien prieuré de Bourg-Achard.

LANGLOIS (Eugène-Hyacinthe), 1838, Stalle de l'ancien prieuré de Bourg-Achard.

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SOURCES ET LIENS.

 

 

— PIAT (Florence), 2012, Les stalles de l’ancien duché de Bretagne, de la fin de la guerre de Succession jusqu’au concile de Trente, [thèse : Histoire de l’art], Rennes, Université de Rennes 2, 2012, 2 vol.2.

 https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne._De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusqu'au_concile_de_Trente

Volume 2 Annexes :

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?ou=Saint-Pol-de-L%C3%A9on&type=&texte=stalles+

 

—  ALEXANDRE-BIDON (Danièle), 2001, « L’iconographie des stalles : partage et transmissions des modèles (enluminures, gravures...) », in K. Lemé-Hébuterne (dir.), Autour des stalles de Picardie et Normandie. Tradition iconographique au Moyen Âge, Amiens, Encrage, 2001, p. 149-166.

 

 —  BILLIET (Frédéric) 2001, « Un mobilier pour le chant. La vie musicale dans les stalles d’Amiens », Autour des stalles de Picardie et de Normandie. Traditions iconographiques au Moyen Âge, (ed. K. LEME-HEBUTERNE), actes du 4e colloque international de Misericordia International, Amiens, septembre 1999, Amiens, Encrage, 2001, p. 29).

http://docplayer.fr/62357535-L-es-etudes-relatives-a-l-iconographie-des-stalles-de-choeur-ne-peuvent-ignorer.html

file:///F:/chapelles/Saint%20Pol%20de%20L%C3%A9on%20stalles/Stalles%20blog/05_billiet_frederic_un_mobilier_pour_le_chant_la_vie_musicale_dans_les_stalles_de_la_cathedrale_dami.pdf

 

—  BILLIET (Frédéric)  Le miroir des miséricordes: XIIIe-XVIIe siècle : actes du colloque Université de Toulouse-Le Mirail. Images et sociétés, Université de Toulouse-Le Mirail. Section d'histoire de l'art Centre européen d'art et de civilisation médiévale, 1996 - 262 pages

 

.—  BLOCK (Elaine C.), 2003,Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 2003,444 p. 

— E. C. Block: 'Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland', ProfaneA. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

.—  BLOCK (Elaine C.), BILLIET (Frédéric) 2003,  Les Stalles de la cathédrale de Rouen, PURH,

https://books.openedition.org/purh/7412

 

— BOURNOT-DIDIER (Nancy) , 2000, André Sulpice et les stalles du Rouergue Thèse de doctorat en Histoire de l'art soutenue à Toulouse 2

 

 

 

—  DURAND (Georges) : Monographie de l'église Notre Dame, cathédrale d'Amiens. Tome II . Yvert et Tellier, 1903.

http://www.stalles-dg.info/Acc/durdescrip.htm

 

— KRAUS (Dorothy et Henry), 1968, Le monde caché des miséricordes. Suivi du répertoire de 400 stalles d'églises de France. Paris, 263 p. Les éditions de l'amateur.

— MISERICORDIA INTERNATIONAL MEDIEVAL ICONOGRAPHY

http://misericordia-international.blogspot.fr/

 

— PELAD-OLIVIER (Monique), L'emplacement et l'organisation des stalles de la cathédrale de Rouen des origines à nos jours.

http://docplayer.fr/62033271-L-emplacement-et-l-organisation-des-stalles-de-la-cathedrale-de-rouen-des-origines-a-nos-jours.html

http://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Stalles/Index.htm

 

 

— LANGLOIS (E.-H.) 1827, Notice sur les bas-reliefs des stalles de la cathédrale de Rouen et sur le Lay d'Aristote, E.-H. Langlois, Rev. de la ST. Lib. d'Em. de la S.-I., 1827, p.12.
— LANGLOIS (Eustache-Hyacinthe.)  1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées Edité par N. Periaux 

https://books.google.fr/books?pg=PA141&dq=stalles+bourg-achard&id=kO0TAAAAQAAJ&hl=fr#v=onepage&q=stalles%20bourg-achard&f=false


— LEMÉ (K.) 1994,  Stalles de Haute-Normandie, K. Lemé, Etudes Normandes, 1994/3, p. 21.
—  LEMÉ (Khristiane), 1993, Images de la société à travers les stalles du nord-ouest de la France, XIVe http://www.theses.fr/1993PA040260

— LEMÉ (Kristiane) : Le costume au début du XVI°siècle à travers les stalles de la cathédrale d'Amiens. Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie. 4° trimestre 1996

— LEME-HEBUTERNE, Kristiane. Les Stalles de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Paris : Picard, 2007, tome XXVI.

p. 17-44 ; p. 57-114 ; p. 168-173

— TOURTIER, Guy (de), PRACHE, Georges. Les Stalles de la cathédrale d’Amiens, XVIème siècle. Lyon : Lescuyercz, 1970.

Kristiane Lemé-Hébuterne, Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, Paris, Picard, 2007, 28 cm, 248 p., 213 fig. en n. et b. et en coul., carte, plans, dessin. – ISBN : 978-2-7084-0792-3

— JOURDAIN (Edouard) et DUVAL (Charles) : Les stalles de la cathédrale d'Amiens. Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Amiens, Duval et Herment 1843.

 — AMIENS. 1509 et 1522.

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/stalle-du-choeur-decor-en-bas-relief-d-une-jouee-la-vierge-des-litanies/08160568-5bd4-486b-8dce-04262e6e6f4e

https://inventaire.hautsdefrance.fr/recherche/globale?texte=Amiens+stalles

 

https://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/stalles-de-la-cath%C3%A9drale/

 La visite virtuelle des stalles peut se faire sur le site  http://www.stalles-dg.info/Pag/accueil.htm

— BEAUVAIS : Inscription sur la 10ème stalle du côté gauche en haut sur une miséricorde : DE avec étoile et lune

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ensemble-de-83-stalles/afd61497-aa6e-4021-b20b-5c2f92980865

— SOISSONS

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/serie-de-82-stalles/a873a336-a6d3-42a7-888e-e7f1a5ef3caa

 

 

 

 


 

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Published by jean-yves cordier - dans Stalles
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 09:44

L'église saint-Lô est un ancien prieuré des chanoines réguliers de Saint-Augustin, installé — sans doute face à une épidémie de lèpre, car les léproseries furent nombreuses au XIIe s —  en 1143 et qui demeura jusqu'en 1766, date où il sera réuni au séminaire de Saint-Vivien de Rouen.

https://books.google.fr/books?id=pPRAAAAAcAAJ&pg=PA392&dq=bourg-achard&hl=fr&ei=fueoTK3DHoOSswb41rC5DA&sa=X&oi=book_result&ct=result&redir_esc=y#v=onepage&q=bourg-achard&f=false

Le prieuré  était  composé de chanoines, d'un bailli et dirigé par un prieur. Il disposait d'une salle capitulaire et d'un manoir prioral construit vers 1253. Les chanoines étaient au nombre de 10 en 1249, 15 en 1260, et 7 en 1640, sans compter les novices.

— Notice no IA00018530, base Mérimée, ministère français de la Culture

— LE PREVOST (Auguste), 1862   Mémoires et notes pour servir à l'histoire du département de l'Eure, Tome 1, Evreux: Imprimerie d'Auguste Hérissey, 1862. p. 392-402.

 

—PASSY (Louis), 1862,  Notice sur le prieuré de Bourg-Achard , Paris: imprimerie de A. R. Lainé et J. Havard, 1862.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k635338.image.hl.r=sausseuse.f2.pagination.langFR

Les chanoines, comme partout, disposaient de stalles pour chanter les offices. Ces stalles ont aujourd'hui été installées dans l'abside.

Comme l'explique l'article Wikipédia

"Les stalles sont les rangées de sièges, liés les uns aux autres et alignés le long des murs du chœur des cathédrales ou églises collégiales et abbatiales, divisant les moines ou chanoines en deux groupes pour le chant (ou la récitation) alternative des psaumes de l’office divin. Ils ont la caractéristique de permettre deux positions : ou bien assise ou bien debout (si le siège est relevé), avec appui sur une « miséricorde ».

Elles sont principalement réalisées par une main-d’œuvre qualifiée, les huchiers.

Avec la longueur des offices, les stalles se composent par la suite de sièges amovibles et rabattables, sous lesquels se trouve une petite console, appelée « miséricorde », cette sellette servant d'appui discret lorsqu'on est debout. Chaque siège est séparé de celui d'à côté par des parcloses surmontées d'accoudoirs. Aux extrémités des stalles se trouvent les jouées, qui sont des plaques ornementées. Enfin, les stalles sont surmontées soit par un haut dossier (dais), soit par un baldaquin."

Il est rare de trouver encore des stalles encore entières (comme à Saint-Pol-de-Léon) , ayant conservé leur dossier et leur dais. C'est le cas à Bourg-Achard pour un ensemble de cinq sièges,  avec les  dossiers, les miséricordes,  les jouées et les baldaquins. Cet état complet se voit à Bourg-Achard et  surtout à Saint-Martin-aux-Bois.

À coté de cet ensemble, nous trouvons une dizaine de stalles isolées, sans jouées ni dais.

Soit, au total, (Dorothy et Henry Kraus, 1986) 15 miséricordes du XVIe s. dont deux miséricordes plus modernes : dans l'ensemble elles représentent des animaux (le plus souvent la tête en bas, les pattes soutiennent solidement les sellettes.), des bouffons, une tête d'homme vue de profil. 

Les images en ligne de ces stalles sont rares, celles de l'Inventaire ne sont pas disponibles...hormis une vieille photo noir et blanc. Le site musicastallis est muet.

La photo ancienne montre que des éléments (porte latérale et prie-dieu) ont disparu.

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Photo Paul Robert.

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Enfin, je n'ai pas trouvé d'étude ou de publication qui leur soient consacrées.

C'est à la découverte de ces stalles que je souhaite vous inviter.

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I. L'ENSEMBLE COMPLET DE CINQ SIÈGES.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Les jouées.

Une jouée de stalle est une plaque ornementée qui se trouve aux extrémités des stalles du chœur.

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a) la jouée de droite.

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Les jouées sont formées de deux enroulements superposés d'une tige d'acanthes, à spires dans le même sens formant chacun deux médaillons. Chaque médaillon supérieur est orné d'un visage grotesque, obèse, aux yeux globuleux coiffé d'un chaperon et tenant dans sa bouche l'origine de la tige du rinceau. Chaque médaillon inférieur est orné d'un dragon à l'échine épineuse, tenant pareillement l'extrémité terminale du rinceau.

Des anges descendent en piqué sur la tranche de l'enroulement; Un personnage relie les médaillons dans la concavité de la volute.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Enroulement supérieur.

Le personnage interne est grimaçant, il est vêtu d'une sorte de large chasuble plissée.

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Les stalles de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard.

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Enroulement inférieur.

Le personnage interne est barbu, il est coiffé d'un bonnet et tient un phylactère, ce qui peut correspondre à une figure de prophète.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Joue droite, face externe.

 

 

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Enroulement supérieur.

 

Le personnage interne vêtu comme un chanoine d'une mosette (ou chaperon) sur la chape ; mais son visage grimace comme une tête de mort.

On notera la finesse de découpe des contours foliaires des acanthes.

 

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/mdp_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LMER,LPAL&VALUE_98=PA00099355

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/mdp_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LMER,LPAL&VALUE_98=PA00099355

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Enroulement inférieur.

 

Le personnage interne est à nouveau un prophète tenant un phylactère.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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La jouée de gauche. 

C'est la même disposition, avec deux prophètes cette fois.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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II. Les miséricordes et appuie-mains.

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La stalle complète.

 

La stalle complète montre de gauche à droite les miséricordes suivantes :

  • Un oiseau (aigle ?) pinçant son aile du bec.
  • Un chien, tête aux larges oreilles enfouie entre les pattes.
  • un visage, les yeux baissés.
  • Un animal (crinière, queue entre les pattes, gros dos, tête anthropoïde) courant dans le même sens que le chien et partageant avec lui la même silhouette. 
  • Un lièvre poil hérissé, tête entre les pattes. Il compose avec le chien et l'animal précédent une scène de poursuite.

Les appuie-mains sont, dans le même sens :

  • un chat tenant une souris,
  • un dragon
  • un chat (?) hurlant, langue pendante
  • un visage encapuchonné.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Les stalles de l'église Saint-Lô de Bourg-Achard.

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Appuie-main : un chat tenant dans sa patte une souris.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Les autres stalles et leurs miséricordes.

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Les figures humaines ou anthropomorphes.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Les figures animalières.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

Stalles (XVIe s.) du prieuré de Bourg-Achard, église saint-Lô. Photographie lavieb-aile 25 août 2018.

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SOURCES ET LIENS.

 

— PIAT (Florence), 2012, Les stalles de l’ancien duché de Bretagne, de la fin de la guerre de Succession jusqu’au concile de Trente, [thèse : Histoire de l’art], Rennes, Université de Rennes 2, 2012, 2 vol.2.

 https://www.academia.edu/34924613/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_Les_stalles_de_lancien_duch%C3%A9_de_Bretagne._De_la_fin_de_la_guerre_de_Succession_jusquau_concile_de_Trente

Volume 2 Annexes :

https://www.academia.edu/34924818/THESE_UNIVERSIT%C3%89_RENNES_2_-_Volume_2_-_Annexes

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/recherche/globale?ou=Saint-Pol-de-L%C3%A9on&type=&texte=stalles+

 

 ALEXANDRE-BIDON (Danièle), 2001, « L’iconographie des stalles : partage et transmissions des modèles (enluminures, gravures...) », in K. Lemé-Hébuterne (dir.), Autour des stalles de Picardie et Normandie. Tradition iconographique au Moyen Âge, Amiens, Encrage, 2001, p. 149-166.

 

 

—  BILLIET (Frédéric) 2001, « Un mobilier pour le chant. La vie musicale dans les stalles d’Amiens », Autour des stalles de Picardie et de Normandie. Traditions iconographiques au Moyen Âge, (ed. K. LEME-HEBUTERNE), actes du 4e colloque international de Misericordia International, Amiens, septembre 1999, Amiens, Encrage, 2001, p. 29).

http://docplayer.fr/62357535-L-es-etudes-relatives-a-l-iconographie-des-stalles-de-choeur-ne-peuvent-ignorer.html

file:///F:/chapelles/Saint%20Pol%20de%20L%C3%A9on%20stalles/Stalles%20blog/05_billiet_frederic_un_mobilier_pour_le_chant_la_vie_musicale_dans_les_stalles_de_la_cathedrale_dami.pdf

 

—  BILLIET (Frédéric)  Le miroir des miséricordes: XIIIe-XVIIe siècle : actes du colloque Université de Toulouse-Le Mirail. Images et sociétés, Université de Toulouse-Le Mirail. Section d'histoire de l'art Centre européen d'art et de civilisation médiévale, 1996 - 262 pages

 

.—  BLOCK (Elaine C.), 2003,Corpus of medieval misericords. France. XIII - XVI  century, Turnhout, Brepols, 2003,444 p. 

— E. C. Block: 'Proverbs on Choir Stalls in the Rhineland', ProfaneA. Mid. Ages, v/1 (1996), pp. 25–45

.—  BLOCK (Elaine C.), BILLIET (Frédéric)  Les Stalles de la cathédrale de Rouen

https://books.google.fr/books?id=7tThdObk0qwC&pg=PA78&lpg=PA78&dq=stalles+saint-pol-de-l%C3%A9on&source=bl&ots=tth0hiC8_3&sig=zZ9bwe1_Qj7cICq9VvvVWu8EHyY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiMjJnC-IvYAhXDDcAKHcx-DRk4FBDoAQhEMAU#v=onepage&q=stalles%20saint-pol-de-l%C3%A9on&f=false

— BOURNOT-DIDIER (Nancy) , 2000, André Sulpice et les stalles du Rouergue Thèse de doctorat en Histoire de l'art soutenue à Toulouse 2

 

 

 

—  DURAND (Georges) : Monographie de l'église Notre Dame, cathédrale d'Amiens. Tome II . Yvert et Tellier, 1903.

http://www.stalles-dg.info/Acc/durdescrip.htm

 

— KRAUS (Dorothy et Henry), 1968, Le monde caché des miséricordes. Suivi du répertoire de 400 stalles d'églises de France. Paris, 263 p. Les éditions de l'amateur.

— MISERICORDIA INTERNATIONAL MEDIEVAL ICONOGRAPHY

http://misericordia-international.blogspot.fr/

 

— PELAD-OLIVIER (Monique), L'emplacement et l'organisation des stalles de la cathédrale de Rouen des origines à nos jours.

http://docplayer.fr/62033271-L-emplacement-et-l-organisation-des-stalles-de-la-cathedrale-de-rouen-des-origines-a-nos-jours.html

http://www.rouen-histoire.com/Cathedrale/Stalles/Index.htm

 

— PRIGENT (Christiane)   Sculptures de danseurs et de jongleurs dans les édifices religieux, à l’époque romane et à l’époque gothique. « Représentations sculptées de danseurs et de jongleurs comme manifestation de la culture laïque dans les édifices religieux à l'époque romane et à l'époque gothique », in M.S.H.B., tome LXXI, 1994, p. 279-313.

https://hicsa.univ-paris1.fr/documents/pdf/MondeRomainMedieval/Prigent.pdf

— LANGLOIS (E.-H.) 1827, Notice sur les bas-reliefs des stalles de la cathédrale de Rouen et sur le Lay d'Aristote, E.-H. Langlois, Rev. de la ST. Lib. d'Em. de la S.-I., 1827, p.12.
— LANGLOIS (
Eustache-Hyacinthe.)  1838, Stalles de la cathédrale de Rouen, ornée de treize planches gravées Edité par N. Periaux 

https://books.google.fr/books?pg=PA141&dq=stalles+bourg-achard&id=kO0TAAAAQAAJ&hl=fr#v=onepage&q=stalles%20bourg-achard&f=false



— LEMÉ (K.) 1994,  Stalles de Haute-Normandie, K. Lemé, Etudes Normandes, 1994/3, p. 21.
—  LEMÉ (Khristiane), 1993, Images de la société à travers les stalles du nord-ouest de la France, XIVe http://www.theses.fr/1993PA040260

— LEMÉ (Kristiane) : Le costume au début du XVI°siècle à travers les stalles de la cathédrale d'Amiens. Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie. 4° trimestre 1996

— LEME-HEBUTERNE, Kristiane. Les Stalles de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Paris : Picard, 2007, tome XXVI.

p. 17-44 ; p. 57-114 ; p. 168-173

— TOURTIER, Guy (de), PRACHE, Georges. Les Stalles de la cathédrale d’Amiens, XVIème siècle. Lyon : Lescuyercz, 1970.

Kristiane Lemé-Hébuterne, Les stalles de la cathédrale Notre-Dame d’Amiens, Paris, Picard, 2007, 28 cm, 248 p., 213 fig. en n. et b. et en coul., carte, plans, dessin. – ISBN : 978-2-7084-0792-3

— JOURDAIN (Edouard) et DUVAL (Charles) : Les stalles de la cathédrale d'Amiens. Extrait des Mémoires de la Société des Antiquaires de Picardie. Amiens, Duval et Herment 1843.

 — AMIENS. 1509 et 1522.

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/stalle-du-choeur-decor-en-bas-relief-d-une-jouee-la-vierge-des-litanies/08160568-5bd4-486b-8dce-04262e6e6f4e

https://inventaire.hautsdefrance.fr/recherche/globale?texte=Amiens+stalles

 

https://www.richesses-en-somme.com/cath%C3%A9drale-insolite-int%C3%A9rieur/stalles-de-la-cath%C3%A9drale/

 La visite virtuelle des stalles peut se faire sur le site  http://www.stalles-dg.info/Pag/accueil.htm

— BEAUVAIS : Inscription sur la 10ème stalle du côté gauche en haut sur une miséricorde : DE avec étoile et lune

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/ensemble-de-83-stalles/afd61497-aa6e-4021-b20b-5c2f92980865

— SOISSONS

https://inventaire.hautsdefrance.fr/dossier/serie-de-82-stalles/a873a336-a6d3-42a7-888e-e7f1a5ef3caa

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Stalles

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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