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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 15:12

Ploéven VIII. Les six crossettes (granite, XVIIe siècle) de la chapelle Saint-Nicodème.

 

 

 

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— Sur Ploéven, voir :

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— Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

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PRÉSENTATION.

Les crossettes ne doivent pas être confondues avec les gargouilles, qui sont creuses et servent à évacuer les eaux pluviales. Ce sont des pierres d'amortissement, nécessaires à la structure et à l'équilibre d'un fronton ou d'un pignon,  situées à la terminaison de leurs rampants . Elles peuvent être figurées, à thème zoomorphe, fantastique ou anthropomorphe, mais leur thème, loin d'être laissé au bon plaisir du sculpteur, répond à une tradition où les dragons et  les lions prédominent, suivi des chiens, des sirènes  et des représentations des vices comme la lubricité et la coquetterie dans les deux sexes. Exception faite pour les anges à phylactère, on y trouve aucune figure biblique ou chrétienne. Leur position marginale et intermédiaire (entre murs et toiture) les placent, à l'extérieur des bâtiments, en parallèle avec les sablières  à l'intérieur. Elles n'atteignent jamais la grivoiserie débridée ou la scatologie des miséricordes des stalles.

Quoique spectaculaires, les crossettes de Saint-Nicodème n'ont pas été étudiées. 

Leur datation est déduite de celle de l'édifice : entre 1592 et 1607.

Leur matériau est le granite.

La liste est est :

n° 1 : rampant droit du pignon ouest : acrobate

n° 2 : rampant gauche du pignon ouest : animal à pattes palmées

n° 3 : rampant droit du pignon du transept nord : lion.

n° 4 : rampant gauche du pignon du transept nord : lion.

n° 5 : chevet : gargouille non figurée (géométrique)

​​​​​​​n° 6 : chevet : gargouille non figurée (géométrique)

n° 7 : ​​​​​​​rampant droit du pignon du transept sud : lion.

n° 8  : ​​​​​​​rampant gauche du pignon du transept sud : lion tenant un petit être (âme).

 

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I. L'élévation occidentale.

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1. rampant droit du pignon ouest : acrobate en bragou.

C'est le motif le plus pittoresque et le plus intéressant. Vu de droite, ce personnage un peu ventru semble descendre en glissant (malgré les crochets) sur la rampe de l'escalier qui mène à la chambre des cloches, mais vu de l'ouest, il devient clair qu'il se tient cambré pour attraper ses chevilles : c'est l'attitude bien connue de l'acrobate de crossette (et de sablière) souvent rencontré, soit nu, soit vêtu, et déjà présente sur les modillons romans . Et cette attitude est si stéréotypée, si provocante, qu'elle a probablement une signification obscène, peut-être en relation avec une expression verbale ( comme "prendre son pied") disparue. C'est de toute façon une attitude de renversement (la figure d'acrobatie est un renversement postérieur).

On la rencontre , par exemple deux fois sur l'église de Dirinon, une fois à l'angle de l'arc de triomphe de La Martyre, à l'église de Lampaul-Guimiliau, à Daoulas ou au  Doyenné du Folgoët (cf. liens).

Ici, il porte des chausses bouffantes et plissées (en breton bragou braz) et une tunique courte, serrée par une épaisse ceinture. Ses cheveux sont longs. L'attaque de la pierre par divers lichens ne nous permet plus de voir l'expression béate de son visage.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile 16 juin 2019.

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n° 2 : rampant gauche du pignon ouest : animal ou femme hybride à pattes palmées.

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Cette crossette n'a pas d'équivalent ailleurs. L'animal au corps fin et allongé a les pattes palmées, une queue passe entre les pattes postérieures et fait retour sur l'abdomen (comme elle le fait pour les lions de crossettes) mais la partie antérieure est plus anthropomorphe, (voire gynomorphe si on me pardonne cet écart), car la tête est arrondie par une possible chevelure  et le volume d'une franche poitrine est présente, quoique trop géométrique et sans rondeur . 

Le visiteur se hâte de changer de point de vue, ... mais lorsqu'il se trouve de face, il est dépité : l'érosion éolienne, les lichens, l'imprécision de la taille ne permettent pas d'aller plus loin, même si la poitrine se confirme. La position des pattes antérieures est celle du Sphinx.

Chacun y va de son hypothèse, mais rien ne permet d'être péremptoire. Dommage de voir s'échapper  la certitude d' avoir ici une sirène palmée  à placer dans la longue série des créatures féminines semi-humaines des crossettes de Basse-Bretagne!

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le pignon du transept nord.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 3 : rampant droit du pignon du transept nord : lion tirant la langue.

De face, avec sa tête triangulaire aux yeux en grosses perles creuses et le long T pyramidal de son museau, il évoque une sculpture de l'art cycladique. Mais de profil, c'est bien un lion, —avec la crinière méchée du tronc —, tenant sa langue (ou quelque proie) entre ses pattes antérieures, et dont le fouet dressé revient sur la courbe de l'arrière-train en la suivant.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 4 : rampant gauche du pignon du transept nord : lion  léchant ses pattes..

De l'autre coté, c'est le même animal, à la gueule incertaine et au pelage ras. Chien ? Lion ? Comme on voudra : seul le sexe est certain.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 5 et 6 : chevet : gargouille non figurée (géométrique en double volute)

Une gorge permet l'écoulement de l'eau.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Le pignon du transept sud.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 7 : rampant droit du pignon du transept sud : lion léchant ses pattes.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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n° 8  : rampant gauche du pignon du transept sud : lion tenant un petit être.

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Nous retrouvons ici un modèle fréquemment illustré ailleurs, celui d'un lion dévorant ou emportant un homoncule (comme à Goulven), et la langue des lions précédents s'est transformée en une forme polycyclique où des yeux se devinent. Le lion devient alors un être psychopompe, ou un domestique du Malin prompt à emporter aux Enfers l'âme de celui qui néglige ses devoirs de chrétien. Mais d'une manière générale, les crossettes ne sont pas les auxiliaires d'un discours moral ou d'un prêche.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Crossette de la chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Avant de conclure : le masque du fronton du porche ouest.

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Chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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CONCLUSION.

La chapelle Saint-Nicodème peut se vanter de posséder le plus bel ensemble de crossettes de la commune, puisque l'église Saint-Méen n'en n'a pas, et que Sainte-Barbe ne montre que 2 ou 3 exemples. Néanmoins, par rapport aux superbes collections du Léon ou des rives de l'Elorn, qui bénéficient de la qualité exceptionnelle de la kersantite, ces crossettes de granite usées par l'érosion ne peuvent prétendre aux premiers rangs. Pénalisées par le matériau, elles le sont peut-être aussi par un artisan de second ordre, dont les animaux peinent à ressembler vraiment aux lions qu'ils tentent d'imiter. 

Leur découverte reste un moment passionnant, pendant lequel l'esprit en alerte cherche à résoudre les six énigmes successives qui lui sont soumises.

Le bonhomme acrobate, l'ambiguë sirène palmée, le lion à la face primitive, le psychopompe et sa proie restent gravés dans sa mémoire dans ce vaste musée de l'imaginaire breton.

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SOURCES ET LIENS.

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— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Ploéven
14 juin 2019 5 14 /06 /juin /2019 22:50

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LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES  (1592-1761 [1735]).

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Corpus chronologique :

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Élévation sud, à droite de la porte  Y : GORIE / FA : 1592.

Inscription non datée et peu lisible sur le coté gauche du clocher.

Pignon du transept sud, à droite de la baie. B : QVERR / FA : 1593.

Au sommet du pignon du transept sud : I : DA /VOL :FA :1607.

Calvaire : M : H : S: MARZIN : R / Y : QVEMENER : / FA : 1637  et sur le nœud Y : QVE /MENER : /FABRI

Fontaine : M : Y : CV / ER : RECTVER / I : PRIGANT : / FABRIQUE : 1667.

Linteau de la fenêtre sud de la sacristie : N : ET : D : M : P. /FVRIC :R. /H : QVEMENER : F. 1712.

Chambre des cloches : 1735 ?

Chœur de l'église, intérieur, coté nord . [QVI]NQVIS / ---TEANT 1754. puis M: IACQVES V[EM]AR / RECTEVR

Chœur de l'église, intérieur, mur sud. M : IOSEPH LE GUIADER REC / TEUR 1761

Chœur de l'église, intérieur, mur sud : GILLE EVZEN FABRIQVE 1761.

Cloche fin XVIIIe ou vers 1816  : Fondue à Brest --pour servir à la chapelle St-Nicodème ---Savina recteur et nommée -- par Mr Jean-Pierre -- propriétaire de Kerampochet et Dame Corentine --- de Kergoulouarn.

 

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Déduction :

Ces inscriptions tracent l'histoire d'une chapelle dont la construction a débuté en 1592 par la nef sud, un peu après l'église paroissiale (dates de 1547 et 1574) et la chapelle Sainte-Barbe ( 1585 sur la calvaire). Après s'être un peu attardée (guerre de la Ligue ?) au transept sud de 1593 à 1607, elle a du être achevée afin de se doter d'un calvaire en 1637 par Roland Doré (les calvaires de Sainte-Barbe et de l'église datent de 1585 environ), puis d'édifier  en 1667 l'édicule d'une fontaine certainement préexistante. En 1712, la chapelle obéit à l'injonction (post Concile de Trente) de s'équiper d'une sacristie aux fenêtres à barreaux car elle sert à protéger la trésorerie . Elle précède en cela Sainte-Barbe (1736), tandis que l'église avait fait construire sa sacristie en 1680. 

Par estimation, la chapelle reçoit son mobilier au XVIe (statue de saint Éloi et Vierge "de la vraie vertu"), au XVIIe (statues de Nicodème et de la Vierge) ou au 1er quart du  XVIIIe (retables de saint Éloi et saint Isidore de 1720-1725).

En 1735, une violente tempête, qui touche aussi l'église paroissiale, abat le clocher et impose de refaire le pignon ouest. 

Entre 1754 et 1761,  les murs du chœur sont reconstruits, d'abord au nord, puis au sud, juste avant que la charpente ne soit lambrissée. 

Une nouvelle cloche est réalisée entre 1816 et 1826 (probablement après la dépose des cloches du département à la Révolution).

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La forte présence des recteurs.

Ici, comme à l'église Saint-Méen ou à la chapelle Sainte-Barbe, mais seulement à partir du XVIIe siècle, les recteurs successifs tiennent à faire inscrire leur nom à coté de celui du fabricien en exercice pour l'année (alors que les inscriptions de nombreux sanctuaires de Basse-Bretagne ne mentionnent souvent que les fabriciens). Cinq recteurs et neuf fabriciens sont nommés ici, laissant ainsi des données historiques très précieuses, surtout lorsqu'elles peuvent être croisées avec les données géographiques (habitat) et généalogiques.

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INVENTAIRE.

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Élévation sud, à droite de la porte  : 1592.

L'inscription, en réserve dans un cartouche, n'est peut-être pas complète car le cartouche n'est pas fermé sur le coté droit.

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Y : GOVRIE

FA : 1592

"Peut-être COURTE, fréquent à Kergonan au XVIIIe et XIXe siècle et apparenté aux QUEMENER du calvaire".

On peut penser aussi à GOURVEST, etc.

 

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Inscription non datée sur le coté gauche du clocher.

L'érosion et les lichens en rendent la lecture périlleuse.

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------S

DEM ----

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Pignon du transept sud, à droite de la baie. 1593.

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B : QVERR

FA : 1593.

Meilleur cliché sur linteauxdefrance, qui commente :

"membre de la fabrique, sans doute membre de la fabrique, sans doute QUERRE dont l'initiale du prénom pourrait être N H ou A"

 Donc : [B]. QUERRÉ, fabricien , 1593.

 

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Au sommet du pignon du transept sud : 1607.

La période de la Ligue — Fontenelle s'installe à l'île Tristan en 1595 et pille Pouldavid, Penmarc'h, Névet en Locronan— pourrait expliquer le délai écoulé avec la datation précédente.

 

 

I : DA

VOL :FA :

1607

Soit I. DAVOL, fabricien, 1607.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Calvaire : 1637.

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inscription du socle :

M : H : S: MARZIN : R

Y : QVEMENER :

FA : 1637

Messire H. MARZIN, recteur, Yves QUEMENER fabricien.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Inscription du nœud :

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Y : QVE

MENER :

FABRI

Yves QUEMENER fabricien.

 

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Fontaine : 1667.

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Sous un blason aux trois fers d'épieu (de Kerluz), le fronton de l'édicule porte :

 


M : Y : CV

ER : RECTVER


I : PRIGANT :

FABRIQUE : 1667.

 

Messire Y. CUER, recteur, I. PRIGANT fabrique 1667.

La famille PRIGENT est attestée à Ploéven à Keragonan [ou Kergonan,]  et à Kermerrien (immédiatement à l'est de la chapelle) .

Jean (IAN) PRIGENT, fils de René, décédé le 6 janvier 1646 à Kermerrien, épouse Guillemette Le DROFF le 24 novembre 1733, d'où Pierre, décédé en 1782.

https://gw.geneanet.org/marsouin4?n=prigent&oc=7&p=jean

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Linteau de la fenêtre sud de la sacristie : 1712.

Difficilement lisible en éclairage habituel : je me fonde sur le relevé de Couffon :

N : ET : D : M : P.

FVRIC :R.

H : QVEMENER : F. 1712.

Soit Noble et discret messire P. FURIC recteur, H. QUEMENEUR fabricien 1712.

Pierre FURIC de SAINT-MORAN fut recteur de Ploéven de juillet 1710 à janvier 1731 .Il fut enterré sous la croix [calvaire] du cimetière. La famille Furic est mentionnée à Plonévez-Porzay, où un Corentin Furic fut recteur de 1702 à 1710, mais les Furic, sieurs de Saint-Moran, seraient plutôt de Lambour en pays bigouden (voir René, né en 1630, conseiller du roi au présidial de Quimper). Pierre Furic serait de la branche cadette, possessionnée à Sainte-Marine. Il est impliqué dans la commande des retables à l'atelier Mozin de Quimper.

Il est 

https://gw.geneanet.org/pierreb29?lang=en&pz=anna+et+edern&nz=bienvenu&ocz=2&p=rene.+sieur+de+saint+moran&n=furic&oc=2

H. QUEMENER est vraisemblablement apparenté à Y. QUEMENER, fabricien dont le nom est mentionné deux fois sur le calvaire de 1637 de la chapelle.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Transept nord, angle avec le chœur : 1754. Reste de polychromie ocre.

Elle est masquée par le bord du retable :

----NQVIS

----TEANT

1754.

Il serait nécessaire d'explorer la partie cachée. En 1754, le recteur était Jacques Vémar. cette inscription se prolonge peut-être avec la suivante.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, coté nord . Recteur Jacques Vémar (1744-1755). Reste de polychromie ocre-rouge.

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M: IACQVES V[EM]AR

RECTEVR

Messire Jacques VEMAT, recteur..

Recteur de mars 1744 à janvier 1755, il fit faire les lambris de la nef nord (de l'église paroissiale), selon les peintures disparues sous les peintures de 1889.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, mur sud. 1761, recteur Joseph Le Guyadeur.

M : IOSEPH LE 
GUIADER REC 
TEUR 1761

Messire Joseph Le Guiader recteur 1761.
Ou Joseph LE GUYADEUR, recteur de Ploéven de 1758 à 1770, décédé à 60 ans. Il "fit faire le lambris  de Saint-Nicodème en 1763" selon le tableau affiché dans l'église.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chœur de l'église, coté sud : 1761.

Elle complète la précédente en donnant le nom du fabricien :

GILLE EVZEN

FABRIQVE

1761.

D'après D. le Quéré 2011, Gilles Euzen habite Kerrien et décède en 1762. Il est peut-être apparenté aux Euzen de Penhoat, donateurs de la croix.

La généalogie d'Yves Hamet donne un  Gilles Euzen, fils de Jean,  né en  1754 à Keryen  et décédé le lendemain. Ou son frère Gilles Euzen né en 1755 (donc trop jeune pour être fabricien en 1761) à Keryen, Ploéven.  Ou son grand-père Gilles EUZEN né en 1698 [à Plonévez-Porzay ?], marié en 1722 avec Madeleine LE DOARÉ. Mais la famille de ce Gilles, puis de son fils Jean, n'a quitté Plonévez-Porzay qu'en 1755 pour Keryen.

https://gw.geneanet.org/hamety?n=euzen&oc=&p=gilles

https://gw.geneanet.org/hamety?lang=fr&iz=3841&p=gilles&n=euzen&oc=1

 

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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Chambre des cloches : 1735 ?

En 1735, une violente tempête malmena le clocher de l'église et en fit tomber les cloches. À Saint-Nicodème, il en alla de même, et la lecture des murs de l'édifice montre qu'il manque une première travée orientale. La date de l'inscription de la chambre des cloches (qui n'a pas été relevée par les auteurs précédents) est difficile mais les premiers chiffres semblent bien être 173-. On complète donc par : 1735.

NB : Couffon donne pour cette tempête la date de 1712.

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Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

Chapelle de Saint-Nicodème à Ploéven. Photographie lavieb-aile juin 2019.

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SOURCES ET LIENS.

https://fr.calameo.com/read/005065810ba8c05f9a59c

— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, Ar. de Kerangal, Quimper pages 344-345.

https://archive.org/stream/architecturebre00abgrgoog#page/n399/mode/2up/search/plo%C3%A9ven

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred) 1988, Notice sur Ploéven,  Nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3cfe40fff167ac9a521b6a1d446936d8.pdf

"En forme de croix latine avec chevet à pans coupés, c'est un édifice de construction soignée. Au chevet, la corniche au-dessus des trois fenêtres flamboyantes se relève ainsi qu'à l'église de Plomodiern ; on y retrouve les mêmes denticules. Le clocher, renversé par la tempête, fut refait ainsi que le pignon ouest en 1712 ; la chambre de cloche est amortie par un dôme. La porte en plein cintre est surmontée d'un fronton triangulaire brisé. Escalier sur le rampant sud. La porte du transept sud est en anse de panier avec des piédroits en nid d'abeilles ; sur cette aile se lisent deux inscriptions : "H. QVEM(ENER?). FA. 1593" et "I. DAVOL. FA. 1607". A droite de la porte sud, de même style que la précédente, on lit : "E. GOVRTE. FA. 1592." La sacristie octogonale, construite hors oeuvre à l'angle S.-E. du choeur, porte l'inscription : "N. ET. D. M. P. /FVRIC. R. /H. QVEMENER. F. 1712."

Mobilier : Trois autels : maître-autel à boiseries peintes du XVIIIè siècle. - Aux autels latéraux, retables du début du XVIIIè siècle, peints vers 1720-1725 par Jean Mozin, peintre et doreur de Quimper. Sur ces retables, outre les statues des saints Isidore (au nord) et Eloi (au sud), trois bas-reliefs polychromes évoquent la vie de chacun de ces saints. La date de 1829 sur l'autel de saint Isidore indique une restauration des peintures. Statues - en bois polychrome : saint Nicodème coiffé d'un turban et tenant la Couronne d'épines et deux clous (oeuvre de Pierre Le Déan ? - sur la console, un ange tient trois clous et un fouet), Christ en croix, Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Sikour, saint Isidore en bragou-bras, saint Eloi tenant le pied coupé du cheval ; - en pierre polychrome : autre Vierge à l'Enfant dite Introun Varia Gwir Vertu, saint Alar ou Eloi à son enclume, XVIe siècle. 

Sur le placitre, calvaire de Roland Doré : inscription sur le socle : "M. S. H. MARSIN. R. /Y. QVEMENER. FA. 1637" et au-dessus du Crucifix : "QVEMENER. FABRI." Statues géminées sur les consoles.

Fontaine de dévotion : inscription sur le fronton : "M. Y. CV/ER. RECTEVR. /I. PRIGANT. /FABRIQVE. 1667", et statue de saint Nicodème avec la Couronne d'épines dans la niche. Naguère, le jour du pardon, les chevaux faisaient le tour de la chapelle puis allaient en procession boire à cette fontaine."

— DEBIDOUR (V-H.), 1953,  La sculpture bretonne, Rennes 1953, p. 109-116

DUCOURET  (Jean-Pierre), QUILLIVIC, (Claude), 1978, notice pour l'Inventaire général

http://www.inventaire.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=RETROUVER_TITLE&LEVEL=1&GRP=0&REQ=%28%28Plo%e9ven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Plo%e9ven&SYN=1&IMAGE_ONLY=&MAX1=1&MAX2=1&MAX3=200&DOM=Tous

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne, les ateliers du XVe au XVIIe siècle. Presses Universitaires de Rennes 

 

— LINTEAUX-DE-FRANCE : 58 inscriptions lapidaires de Ploéven

http://www.linteaux-de-france.com/show_cat_carte.php?vraicle=Plo%E9ven

—LE QUÉRÉ (David), 2011, Bâtisseurs et fabriciens de Ploéven, in Les Nouvelles du village, Ploéven  , n°117 pages 14 à 17.

https://fr.calameo.com/books/005065810ba8c05f9a59c

— PÉRÉNNÈS (Henri), 1940, Ploéven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et du Léon, Bulletin Diocésain d'Histoire et d' Archéologie  de Quimper ( BDHA) 

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1940.pdf

 

"De mêmes dimensions que la chapelle Sainte-Barbe, la chapelle Saint-Nicodème comprend une nef, un transept, une abside à pans coupés. A l'extérieur, au sommet du croisillon Sud du transept, on lit : DAVOL . F A . 1607. Immédiatement au-dessous de cette inscription était fixé un cadran solaire, qui a disparu. Plus bas, au mur du transept : j . QVEMENEVR . FA . 1593. Sur la paroi latérale Sud de la chapelle : s. COVRIE . 1592. Au-dessus de la fenêtre de la sacristie : 1712. Le mur de l'abside est percé de trois fenêtres flamboyantes dont les arcades, terminées par une corniche moulurée, s'élèvent au-dessus de la toiture. Le clocher renversé par la tempête, fut refait, ainsi que le pignon Ouest de l'édifice, en 1712. Quatre portes donnent accès dans la chapelle. Au total Saint-Nicodème appartient au xvie et au début du xviie siècle, sauf les remaniements de la sacristie et du pignon Ouest en 1712. Le maître-autel, en granit revêtu de bois, semble du xviiie siècle. Derrière cet autel apparaît une grande statue en pierre de la Vierge : Intron Varia a guir vertu, Du côté de l'Evangile, c'est une autre statue en bois de Marie : Intron Varia Sikour ; du côté de l'épître, figurent un petit Christ assis, les mains liées , puis "saint Nicodème tenant la couronne d'épines et deux clous.

 Au croisillon Nord du transept on voit l'autel en pierre de saint Isidore, patron des cultivateurs. Le retable en est sculpté. II. présente en relief, le Saint, grandeur naturelle, en bragou-braz, un chapelet au bras droit, conduisant une charrue attelée de deux bœufs. Sur la gauche apparaît le manoir de son maître, à droite un parterre. Au-dessus de la scène, un ange montre le ciel, d'où s'échappent des rayons de lumière. De part et d'autre deux médaillons. Celui de gauche représente saint Isidore, les mains jointes ; l'homme et la femme qui se tiennent près de lui doivent être ses patrons. Dans Ie médaillon de droite, le saint, de son bâton, fait jaillir, devant son patron, une source du sol. Contre la paroi, un peu plus loin, est une belle statue en bois de notre saint, qui tient en main un instrument de labour. Le retable porte la date de 1829, qui marque une restauration. Au coin du croisillon est une grande statue en kersanton de Saint Alar ou Eloi, avec tenailles et enclume. I>u côté Midi le transept est réservé à saint Alar qui y a son autel, en granit revêtu de bois. Tout autour, dans des panneaux ou médaillons du retable, sont présentées, en relief, des scènes de Ia vie du Saint. Ici, costumé en évêque et accompagné d'un prêtre, il guérit un aveugle et un sourd ; plus haut il brise la corde et le carcan qui retenaient un jeune homme condamné à la potence ; là c'est une femme qu'il protège contre un oiseau de proie survolant la forêt. Plus loin il ferre un cheval dont il a détaché le pied ; ailleurs enfin, le Saint présente au roi Dagobert, entouré de ses gardes de corps, des ouvrages d'orfèvrerie .

Ici encore le retable présente la date de 1829, qui dut marquer un rafraîchissement de la peinture. A droite et à gauche, au fond du transept, sont deux bahuts, dont l'un est destiné à recevoir Ie beurre donné en offrande au jour du pardon de Saint Nicodème ; l'autre, à mettre les queues de cheval ou de vaches offertes en la même occasion. Ce pardon a lieu le deuxième dimanche après Pâques ; un autre pardon a lieu en l'honneur de Saint Isidore le cinquième dimanche après Pâques.

Dans le placitre du côté Midi se dresse un calvaire où nous lisons deux inscriptions : au-dessous du Christ : Y. QVEMENEUR . FABR i. — sur le socle : : M : G : H : MARZIN .. R . QVEMENEVR . FA . 1667.

La fontaine de dévotion se trouve à quelque 300 mètres, Sud-Est, de la chapelle. Une vieille route, aujourd'hui obstruée par Ies broussailles, y conduisait. La fontaine est maçonnée et présente l'inscription suivante : M : Y : CVER : RECTVER . i : PRIGANT ; FABRQVE : 1667. Une niche à l'intérieur contient la statue de Saint Nicodème, le front ceint d'un turban et tenant la couronne d'épines.

— WIKIPEDIA

 

En forme de large croix latine, avec chevet à pans coupés, elle présente au Nord une façade en schiste et granite.

Datant du xvie siècle, elle a fait l'objet de plusieurs extensions et restaurations. Une porte en anse de panier donne accès au transept sud sur lequel deux inscriptions se remarquent : "H QUEMENER FR : 1593" et "DAVOL FA 1607".

Sur le mur Sud de la nef, s'ouvre une porte semblable portant la date de 1592, avec des piédroits prismatiques.

Le pignon ouest est surmonté d'un clocher à dôme et lanternon. L'un des rampants présente un escalier extérieur.

La sacristie, de plan hexagonal date de 1712.

Cet édifice renferme un très beau mobilier dont des statues du xvie siècle, des autels en bois polychrome et une clôture de chœur en bois peint du xviiie siècle.

Cette chapelle fut restaurée après les importants dégâts causés par l'ouragan de 1987.

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Published by jean-yves cordier - dans Ploéven Inscriptions Gargouilles et crossettes
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 07:52

L'église de Goulven, son ossuaire, sa maison du XVIe. I. Les crossettes.

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Voir sur l'église de Goulven :

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— Sur les crossettes, voir :

Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

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L'église : 5 crossettes et un crochet étudiés

rampant droit de la chapelle sud : lion se saisissant d'une sorcière ?

angle sud-est de l'élévation sud : lion assis.

un crochet : dragon ailé

clocheton central, coté sud : homme tenant un phylactère

clocheton central, coté nord : acrobate armé d'un bâton.

clocheton central, coté nord : lion ?

L'ossuaire : 2 crossettes

rampant droit du pignon ouest : dragon ailé

rampant du pignon est : lion

maison-auberge : 2 crossettes.

 

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I. LES CROSSETTES DE L'ÉGLISE (début XVIe).

 

— Situation : géoportail remonterletemps

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.308615&y=48.633986&z=14&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

— Datation : indices:  

  • l'inscription lapidaire du contrefort de la chapelle : 1505.
  • L'inscription de la "maison" (auberge?) : 1560. 
  • Création d'une foire (octroi par Henri III à Claude de Penmarc'h) : 1575
  • Héraldique : clocher : écusson à trois merlettes = Penmarc'h après 1431 et avant 1630
  • Couffon : "L'édifice actuel, à l'exception de la tour édifiée sur son flanc sud, date des dernières années du XVe siècle et des premières années du XVIe siècle,"
  • stylistique architecturale ou sculpturaire : études non effectuées. Le porche est franchement Renaissance, avec ses colonnettes baguées "Philibert Delorme"
  • Le clocher de 1593 est plus tardif.

 

— Matériau : kersantite ? ( altération par lichens  incrustants et foliacés).

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1°) les rampants des élévations.

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a) Lion se saisissant d'une sorcière.

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C'est la crossette la plus spectaculaire et la plus intéressante. L'animal est un lion, d'un type très représenté dans les crossettes de Basse-Bretagne, avec sa tête frisée, ses yeux globuleux, sa langue pendante, sa crinière méchée de la partie antérieure précédant un corps fin (aux côtes marquées) et un arrière-train dont la queue fait retour entre les pattes pour étaler son fouet sur le dos.

Il tient entre ces pattes une créature, ce qui n'est pas rare (Landerneau Saint-Houardon, Dinéault, etc), mais ce qui est propre à cette crossette, c'est que la créature est figurée avec précision, qu'on devine qu'il s'agit d'une femme (cheveux longs bouclés), et que c'est une femme sauvage, au corps couvert de longs poils (comme dans la tradition iconographique de "l'homme sauvage"). Plus singulier encore, elle tient un objet longiligne qu'elle chevauche, comme le font les sorcières avec leur balai.

 

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Crossette de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossette de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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Crossettes de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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Crossettes de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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Géoportail IGN, photo aérienne.

Géoportail IGN, photo aérienne.

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b) L'angle sud-est de l'élévation sud : un lion assis.

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Crossette de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossette de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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c) En guise de crochet : un dragon ailé.

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église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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2°) Le clocheton.

Je n'ai pas trouvé de description de ce clocher central, qui semble émerger de la toiture d'ardoise comme un vestige d'une construction gothique ancienne et composite, avec ces pilastres, ses rampants à crochets,  sa frise de rinceaux, sa chambre des cloches à deux lucarnes, ses masques et surtout sa tourelle de guet. C'est lui qui porte les armoiries à trois merlettes des seigneurs de Penmarc'h.

Ce clocheton est cantonné de crossettes.

 

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Crossettes du clocheton de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes du clocheton de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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La crossette du nord apparaît sur mon cliché d'ensemble : c'est un lion.

La crossette d'angle est un homme vêtu d'une cape, d'une tunique et d'un pantalon ;  jambes écartées et horizontales, il tient un phylactère. Il aurait mérité un cliché plus détaillé.

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Crossettes du clocheton de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes du clocheton de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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C'est la crossette nord qui retient mon attention. Il s'agit d'un homme nu, tenant un bâton. Jambes écartées, reins cambrés, c'est peut-être un acrobate, mais  il évoque, avec ses cheveux longs, son nez épaté et son sourire, un homme sauvage, mais ici, sa pilosité ne peut être précisé en raison des lichens.

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Crossettes du clocheton de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes du clocheton de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes du clocheton de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes du clocheton de l'église de Goulven. Photographie lavieb-aile.

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L'ossuaire (1709).

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L'ossuaire porte l'inscription : "M. R. BRETON. R. 1709". Au-dessous existait une crypte dont l'escalier fut maçonné vers 1880. Une porte du XVIe siècle y a été remployée (Couffon).

Il est entièrement en pierre de taille. Les crossettes pourraient être plus ancienne : la crossette du pignon sud supporte un arc-boutant énigmatique, consécutif peut-être à un réemploi.

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Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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a). Rampant droit du pignon sud : un dragon ailé.

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Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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b). Le rampant gauche du pignon nord : un lion.

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Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de l'ossuaire de 1709 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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La maison de 1560.

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Voir les clichés de Bernard Bègne : http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/maison-du-16e-siecle-goulven/09a988eb-6f70-46ef-b266-bd5da6844ae1

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a) Un lion, pattes posées sur une console horizontale.

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Crossettes de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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b)  Un lion, pattes posées sur une console horizontale (figurée ?).

Cette console pourrait-être figurer une âme pécheresse emportée par le lion ?

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Crossettes de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

Crossettes de la maison de 1560 à Goulven. Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie), 1911,  Notice sur Goulven, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon par MM. PEYRON et ABGRALL Bulletin diocésain d'histoire et d'Archéologie  -XIè année - 1911 - (BDHA) Quimper page 89-99

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0c1765e6b1fad56d05c77ab4d6cc032c.pdf

— ASSOCIATION GOULVEN-DECOUVERTE ET PATRIMOINE

https://www.goulven-decouverte.fr/maison-st-goulven

lettres octroyées par Henry troisiesme Roy de France audict Claude seigneur de Penmarch, portant establissement et creation au lieu et chapelle de Goulven d’une foire par chasque an pour s’y tenir le premier jour de juillet qu’on solemnise la feste de ladicte chapelle, dattées du moys de novembre mil cinq cent soixante et quinze.

— Dossier de l'Inventaire Général.

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/maison-du-16e-siecle-goulven/09a988eb-6f70-46ef-b266-bd5da6844ae1

— Base Mistral Monuments historiques.

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Goulven&DOM=Tous&REL_SPECIFIC=3

http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Goulven&NUMBER=2&GRP=0&REQ=%28%28Goulven%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=3&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988,  “Couffon, Répertoire des églises : paroisse de GOULVEN,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 27 mai 2019, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/841.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/f4d00a89648ff4b403083cceff41c131.pdf

 

— Infobretagne

http://www.infobretagne.com/goulven-eglise.htm

— ALBERT LE GRAND : la famille de Penmarc'h :

https://books.google.fr/books?id=YSvBi_0z3gsC&pg=PA104&dq=penmarc%27h+goulven&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjE6ZCTnLviAhVk5eAKHW9gCE8Q6AEIOjAD#v=onepage&q=penmarc'h%20goulven&f=false

— Musée de Bretagne

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMo6886

MATTE (Jean-Luc), Iconographie de la cornemuse

http://jeanluc.matte.free.fr/fichdk/goulven.htm

— MAUGUIN (Michel) 2014 et 2018, Goulven, patrimoine héraldique

http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/GOULVEN.pdf

— Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Goulven_(Finist%C3%A8re)

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Goulven_de_Goulven

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes
19 mai 2019 7 19 /05 /mai /2019 14:45

Les deux crossettes nord et sud (pierre de Logonna, vers 1690)  de l'église de Trégarvan : la sirène et l'ange. La galerie du clocher.  

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Voir :

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La parenté entre l'élévation occidentale et le clocher de l' église aux arêtes ornées de têtes de Landévennec et de celle de Trégarvan est remarquable, suggérant un atelier commun pour ces deux paroisses voisines qui se succèdent sur la fin du trajet de l'Aulne maritime.

Cette parenté se renforce aussi par des dates de réalisation rapprochées (1690-1696 pour Trégarvan et 1693 pour Landévennec) : autant d'indices précieux pour les historiens du patrimoine architectural.

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LA FAÇADE OCCIDENTALE DE TRÉGARVAN ET SES CROSSETTES.

Comme à Landévennec, elle est faite de pierres soigneusement taillées de microdiorite quartzite (ou pierre de Logonna, le site d'extraction en rade de Brest), et ces blocs rectangulaires superposés forment une ligne particulièrement alignée entre le début des deux rampants, là où, précisément, sont disposées les deux pierres sculptées figuratives en surplomb, ou crossettes, à fonction d'amortissement.

La porte en plein cintre est également commune aux deux pignons.

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Crossette de  l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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Là où, à Landévennec, nous trouvions le blason de l'abbé Jacques Tanguy et la date de 1693, nous avons, à Trégarvan, l'inscription Y: SCOARNEC : F mentionnant le nom du fabricien chargé de superviser les travaux. Les inscriptions datées se retrouvent sur la tour (F: MORO 1690 ou 1696) et sur son cadran solaire (1698). 

 

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Crossette de  l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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La crossette nord-ouest : une sirène ou femme-poisson.

Longueur 105 cm (dont 65 cm engagés dans le mur). Pierre de Logonna. Deux blocs ont été nécessaires. la face longitudinale est sculptée en faible relief. Corps pisciforme lisse — sans écailles, à la différence de Landévennec, queue bifide ("queue de poisson"), partie antérieure du corps se féminisant par une chevelure aux mèches parallèles.

La partie en surplomb, taillée en biais en haut relief, est résolument réservé à un visage féminin joufflu et puéril, dont les cheveux s'écartent en une frange médiane tandis que le cou est limité par une collerette à trois dents rondes.

Cette sirène a échappé au recensement effectué par Hiroko Amemiya (2005).

La ressemblance entre les deux corps, et entre les deux visages de Trégarvan et de Landévennec est très prononcée.

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Crossette de  l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de  l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de  l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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La crossette sud-ouest : un visage féminin ou angélique.

Longueur 93 cm (dont 58 cm encastré) ; épaisseur 30 cm. Microdiorite quartzite. La face longitudinale n'est pas sculptée, seule la tranche est sculptée en haut-relief.

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À Landévennec, le visage était complété par des ailes, affirmant d'avantage qu'il s'agissait d'une femme-oiseau, ou d'un ange.

À Trégarvan, ces ailes font défaut, et nous n'avons ici qu'un visage féminin ou enfantin. Mais un élément vient plaider pour l'hypothèse d'un ange, celui d'un diadème à deux volutes frontale et occipitale, comme en portent fréquemment ces acolytes divins. Les cheveux aux mèches épaisses n'apparaissent que sur l'encadrement du visage, le sommet de la tête étant complètement recouvert par une coiffure intégré à ce diadème.

Le visage est juvénile, joufflu, souriant, le cou  encadré par une collerette (comme à Landévennec).

Depuis le cliché pris dans les années 1990 par Christel Douard pour l'Inventaire, l'attaque par les lichens blancs s'est considérablement accentué, masquant la belle teinte blonde de la pierre de Logonna.

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Crossette de  l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de  l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de  l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Crossette de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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Le clocher, sa galerie et ses crossettes.

Le massif occidental légèrement saillant porte la tour à une galerie et la chambre des cloches, puis la flèche polygonale presque aveugle et ajourée à arêtes sculptées de têtes humaines.

L'accès au clocher est extérieur, nécessitant d'abord une échelle posée au nord, avant de parvenir à une succession de quatre longues pierres posées   en surplomb, puis à la volée de marche qui suit le rampant nord.

 

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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La galerie à forte balustrade est cantonnée par quatre crossettes.

Au sud-ouest, et au nord-est ce sont des têtes de lion.

Au sud-est et au nord-ouest, des  têtes féminines. On notera la ressemblance entre celles-ci et les visages de l'ange et de la sirène.

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http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-budoc/f41f378f-5e50-4f71-9baf-87a36bf63f18

Tour (vue sud), copyright Inventaire général du Patrimoine Christel Douard.

Tour (vue sud), copyright Inventaire général du Patrimoine Christel Douard.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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Enfin, la flèche polygonale semblable à celle de Landévennec, avec ses mascarons aux arêtes  et au sommet des gables.

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Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

Clocher de l'église de Trégarvan. Photographie lavieb-aile 15 mai 2019.

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 13:17

Les deux crossettes nord et sud (pierre de Logonna, 1693 ?)  de l'église de Landévennec : la sirène et l'ange. 

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Voir aussi sur Landévennec :

 

et  : Mes 150 articles sur la Presqu'île de Crozon.

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Cet article appartient à une étude des crossettes (pierres d'amortissement) sculptées figuratives du Finistère  destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

 

 

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Enfin, une autre série d'articles s'intéresse au thème développé dans la thèse d'Iriko Amemiya, celui de la "femme semi-humaine", Vierge ou Démone.

 

 

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Façade ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Façade ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Façade ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Façade ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

L'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

L'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

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Il s'agit des deux crossettes figuratives des angles nord-ouest et sud-est de l'édifice, qui sont les seules crossettes de l'église. Bien qu'opposées dans leur  orientation (elles se tournent le dos), elles forment un couple stylistique et thématique, celui de l'ange et de la sirène, ou encore de la femme-oiseau et de la femme-poisson.

— auteur : inconnu.

— Matériau : microdiorite quartzique ("pierre jaune de Logonna"). 

"Le célèbre microgranite de Logonna, extrait depuis des siècles dans les perrières du Roz en bordure d'un diverticule de la rade, a fourni à l'église, non seulement de superbes pierres de taille, mais aussi des éléments aptes à la sculpture comme l'attestent les curieuses têtes des crochets de la flèche. cette roche à grains fi-moyen est immédiatement identifiable par sa teinte jaunâtre, presque blonde, comme renforcée par de nombreux cernes subconcentriques brunâtres d'hydroxyde de fer. La multiplicité des petites cavités qui lui confèrent un aspect "troué" est due à la disparition par érosion météorique des feldspaths phyllitisés ; mais cette altération toute superficielle n'altère en rien la solidité de la pierre.

L'âge d'or de la pierre de Logonna correspond aux XVIe et XVIIe siècle. À Landévennec, elle joue un rôle essentiel dans la façade occidentale en beaux éléments bien équarris, assez régulièrement appareillés quoique les assises soient de hauteur différentes." (L. Chauris 2011)

— Datation :  XVIIe siècle (1659 ou 1693), date de l'élévation occidentale. Je me base sur la notice de Christel Douard pour l'Inventaire du patrimoine :

http://patrimoine.region-bretagne.fr/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-notre-dame-landevennec/a3d63319-2d8e-427e-b84e-2b0c7cf106e0

"Dans sa structure, l´édifice semble remonter à la fin du 15e ou au début du 16e siècle. De cette époque datent le porche sud, l´arc diaphragme séparant la nef du choeur, des vestiges de sablières de la nef, la charpente (poinçons, entraits, blochets) ainsi que quelques baies bouchées (nef, chevet). La pierre encastrée dans la partie supérieure du chevet porte la date de 1652 ainsi que les armoiries de Pierre Tanguy, abbé de Landévennec. La façade occidentale et le clocher sont érigés en 1659 et portent les mêmes armoiries que le chevet. La date de 1699 figurant sur le pignon du porche correspond à un remaniement. La sacristie a été rajoutée en 1740. Le portail monumental remonte à la seconde moitié du 17e siècle. L´ensemble a été fortement restauré à plusieurs reprises, notamment au 19e siècle et en 1969.."

Nota bene : je ne lis pas la date de 1659, mais clairement celle de 1693 sous le blason écartelé attribué à Jacques Tanguy (abbé de 1665 à 1695) de la façade occidentale. 

Si nous examinons cette façade occidentale, nous voyons que l'appareillage des pierres est renforcé au dessus de la clef de voûte de la porte, puis qu'une ligne continue de blocs rectangulaires relient les deux angles et leurs crossettes : j'y vois l'argument pour affirmer que ces crossettes appartiennent à ce pignon (et non aux élévations sud et nord).

L'élément intéressant à mes yeux, et qui n'a pas été noté jusqu'à présent, c'est que ces deux crossettes sont identiques dans leur aspect et dans leur situation au pignon occidental avec celles de l'église Saint-Budoc de Trégarvan, propriété de l'abbaye de Landévennec dès le milieu du XIe siècle. Or cette église possède d'autres points communs, puisque son pignon est également en pierre de Logonna et  que la flèche de son clocher est ornée sur ses arêtes de têtes humaines disposées comme à Landévennec. La tour du clocher de Trégarvan date de 1696, son cadran solaire de 1698 et le clocher de 1706 : ces dates se rapprochent de celle de 1693 portée sur l'élévation ouest de Landévennec.

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Façade ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 9 mai 2019.

Façade ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 9 mai 2019.

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I. LA SIRÈNE, OU FEMME-POISSON.

Iroko Amemiya la décrit en tête de ses 20 "ornements de type sirène" bretons, dont 13 en pierre (crossettes majoritairement) et 7 en bois (sablières principalement).

Les autres crossettes se trouvent à Saint-Urbain, Landerneau, Bodilis, Lampaul-Guimiliau, Pludaniel, Sizun, Kergrist-Moëlou et Vitré. Les sirènes  tiennent pour la plupart un miroir ou une pomme. On les distinguera de leurs homologues de type femme-serpent (Lannédern, Lennon, Sizun).

Description par I. Amemiya 2005 page 207 (avec un schéma):

"Crossette droite à la base des rampants du pignon ouest. 

Sirène : couchée sur le ventre, tête à gauche. Visage rond encadré d'une longue chevelure épaisse, séparée en mèches. Col rond godronné au cou. Le corps sculpté a la forme d'un poisson à écailles, en léger relief, l'extrémité est bifurique."

On regrettera que le technicien chargé de la pose du para-foudre n'ait pas été sensibilisé au respect du patrimoine.

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a) vue de profil.

Le bloc de pierre grossièrement rectangulaire est sculpté en faible relief sur sa face longue, pour représenter le corps en forme de poisson à la queue caractéristique. Le fuseau du corps est marqué d'écailles rondes. Puis, pour la partie qui vient en surplomb et qui est marquée par un rouleau en volute, l'artiste a rendu les cheveux par les lignes parallèles des mèches.

Rien n'indique le volume de la poitrine féminine (hormis le rouleau qui l'évoque habilement).

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Crossette nord-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette nord-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

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b) vue de face.

Elle est sculptée en moyen relief.

La chevelure vient former un  encadrement,  en courte coiffe au dessus du front puis en deux nattes torsadées sur le coté . Le visage très joufflu avec une bouche fine projetée en avant au dessus d'un petit menton évoque celui d'un enfant ou d'un angelot. Une sage collerette renforce cette impression.

Nous sommes donc loin de la représentation d'une démone, d'une séductrice maléfique ou d'une allégorie de la Luxure ou de la Coquetterie, ou de toute évocation d'une Ève-Lilith.

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Crossette nord-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette nord-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette nord-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette nord-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette nord-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 9 mai 2019 à 19h.

Crossette nord-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 9 mai 2019 à 19h.

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II. L'ANGE, OU FEMME-OISEAU.

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Nous retrouvons ici le bloc de pierre quadrangulaire, à l'arête soulignée par un rouleau, à la face ouest sculptée en bas-relief et à la tranche, tournée vers le sud, sculptée en moyen-relief.

C'est ici une aile triangulaire qui occupe la longueur du bloc (les plumes répondant aux écailles précédentes), et qui se poursuit par la chevelure féminine, tandis que la largeur, taillée en biais, figure un visage joufflu identique à celui de la sirène. Les cheveux sont divisés par une frange médiane, et la collerette s'inscrit en indentations pointues, comme l'anticipation de nos  Pierrot-Gourmands, mais se sont les seules différences, bien que l'exposition ensoleillée de la jeune femme rende celle-ci plus photogénique.

 

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Crossette sud-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette sud-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette sud-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette sud-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

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Crossette sud-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

Crossette sud-ouest de l'église de Landévennec. Photographie lavieb-aile 5 mai 2019.

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Au total, la gémelléité des deux crossettes est incontestable. Chacun peut préférer voir ici le couple d'un ange (le Bien, dextre et méridional) et d'une sirène (le Mal, sénestre et septentrional), ou les deux faces de la nature féminine, tantôt oiseau, tantôt poisson, ou l'allégorie de l'ambivalence de l'âme humaine, parfois aquatique et parfois aérienne, mais nous ne pouvons dissocier les deux crossettes pour ne retenir que son aspect marin et évoquer la légende d'Ys (grande tentation des celtomanes des jours fériés) ou dénoncer la fascination des Bretons pour l'Ève maléfique.

Si on accepte de dater ces crossettes de 1693, date du blason de la façade occidentale, on conçoit que ces crossettes ne s'intègrent pas dans la continuité des crossettes du XVIe siècle, encore marqués par des thèmes médiévaux (dragons, lions, allégories du Buveur ou de la Luxure, etc.) mais qu'elles participent à un souci plus esthétique et ornemental que théologique ou populaire propre à la fin du XVIIe siècle.

De même, l'église n'est plus alors l'expression de la foi des abbés réguliers (comme Jehan du Vieux-Chastel, le dernier d'entre eux en 1522), mais est soumise aux décisions d'abbés commendataires percevant les bénéfices de l'abbaye. 

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Je préfère rêver, et sortir des sentiers battus, en imaginant un couple d'anges, l'un volant et l'autre nageant, promenant dans les airs et dans les eaux de notre inconscient leur bonne bouille débonnaire et leur sourire enfantin, et distribuant à tous de tendres bisous.

Le premier ange ichtyologique vous embrasse.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (chanoine Jean-Marie) et PEYRON (chanoine Paul), 1917, Landévennec, [notices sur les paroisses], Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, Quimper, 17e année 1917, p. 129-142, 161-170, 193-203, 225-236.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/017eb901a29a169d8d6edb403cc06c6b.pdf

AMEMIYA (Hiroko) 2005, Vierge ou démone, exemple dans la statuaire bretonne, Keltia éditeur, Spézet. 269 p. page 68-69. Version remaniée de la thèse de 1996.

— AMEMIYA (Hiroko) Figures maritimes de la déesse-mère, études comparées des traditions populaires japonaises et bretonnes thèse de doctorat d'études littéraires, histoire du texte et de l'image  Paris 7 1996 sous la direction de Bernadette Bricout et de Jacqueline Pigeot. 703 pages Thèse n° 1996PA070129

Résumé : Le thème principal de cette étude est de voir quel rôle la femme non-humaine - et notamment la femme qui appartient au monde maritime - a joue au japon et en Bretagne, a travers les récits relatifs à l'épouse surnaturelle. Pour la Bretagne, les recherches s'étendent également sur l'iconographie religieuse représentant l'être semi-humain telles la sirène et la femme-serpent. La région conserve dans ses chapelles de nombreuses statues des xvie et xviie siècles figurant ce type faites par des artisans locaux. L'imagination populaire s'épanouit ainsi dans la femme non-humaine de deux façons en Bretagne : dans l'expression orale et dans l'expression plastique ce qui nous offre une occasion inestimable d'étudier leur compatibilité dans leur contexte socioculturel. Les récits qui traitent le thème du mariage entre l'être humain et l'être non-humain révèlent la conception de l'univers d'une société. L'autre monde ou les êtres de l'autre monde sont en effet une notion fonctionnelle qui permet a la société de maintenir l'ordre interne par une intervention externe fictive : la suprématie du fondateur du japon s'explique par la transmission d'une puissance surnaturelle par sa mère du royaume maritime, alors qu'en Bretagne, la destruction de la cite légendaire d'Is est causée par une fille maudite née d'une fee. Le premier volume de cette étude est compose de trois parties : i. L'autre monde dans la tradition populaire au japon, ii. Récits relatifs au mariage au japon et en Bretagne, iii. Iconographie d'une femme semi-humaine. Le deuxième volume est un inventaire des différents types de représentation semi-humaine en Bretagne.

— CHAURIS (Louis), 2011, "Regards sur les pierres de l'église Notre-Dame à Landévennec", Avel Gornog n°19, juillet 2011, pages 82-84.

COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Notice sur Landévennec

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/LANDEVEN.pdf

SIMON (Marc ), BARDEL (Annie), 1985, L'abbaye de Landévennec de saint Guénolé à nos jours,  Ouest-France, - 315 pages

SIMON (Marc ),  1997, Saint Guénolé et l'Abbaye de Landévennec, Editions Jean-Paul Gisserot, 1997 - 32 pages

— LE THOMAS (Louis), 1961 "Les Démones bretonnes, iconographie comparée et étude critique", Bulletin de la société Archéologique du Finistère t. 87 p. 169-221.

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Chapelles bretonnes.
28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 22:44

Les crossettes et gargouilles de l'église de Lampaul-Guimilau.

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Je dédie cet article à la mémoire d'Emmanuelle Le Seac'h, dont j'ai utilisé le travail hélas inédit.
 

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Sur Lampaul-Guimiliau : l'intérieur de l'église :

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Sur les crossettes et gargouilles :

 

— Sur les crossettes, voir :

Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

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PRÉSENTATION.

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a) Définition :

— Gargouille : gouttière en saillie par laquelle s'éjectent les eaux de pluie, souvent sculptée en forme d'animal, de démon, de monstre. Elles sont perpendiculaires à la façade pour écarter du mur  l'écoulement de l'eau .

— Crossette : elles ressemblent à des gargouilles mais n'ont pas de fonction d'évacuation des eaux (elles n'ont pas de conduit) et sont (le plus souvent) dans le même plan que la façade. Elles ont une fonction d'amortissement. J'utiliserai le terme de "crossette" tel que je le trouve défini dans Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne (2014) d'Emmanuelle Le Seac'h page 40 :

"Les pierres d'amortissement, nécessaires à la structure et à l'équilibre d'un fronton ou d'un pignon, sont généralement prolongées par des acrotères, des crossettes ou des pots-à-feu. Les crossettes, situées à la terminaison des rampants d'un pignon ou d'un fronton, sont extrêmement nombreuses. Les plus belles sont sculptées dans la pierre de kersanton sur les porches de la vallée de l'Élorn, comme à Landivisiau où un lion et un dragon se font pendant. "

Régulièrement photographiées pour leur beauté et leur thème pittoresque, les crossettes zoomorphes et anthropomorphes de Bretagne ont fait l'objet d'une seule étude réglée, celle d'Emmanuelle Le Seac'h, pour les quatre cantons du Finistère de Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, et Sizun : on y trouve ainsi l'étude des crossettes de l'église Notre-Dame de Lampaul-Guimiliau, et j'ai puisé dans ces descriptions et fait connaître ses croquis. Les autres articles de ce blog montrent que le bestiaire, la thématique et la stylistique sont suffisamment homogènes pour en étendre les conclusions à l'ensemble de la Basse-Bretagne.

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b) Datation et attribution.

Ces crossettes étant une partie intégrante de la construction, et non un élément surajouté, elles partagent avec celle-ci sa datation. Or, l'édifice a été commencé par son angle sud-ouest et par son porche sud à la période gothique (avant 1530 ) alors que la partie haute de son porche étant daté de 1533 avec des éléments Renaissance. La construction s'est poursuivie  vers l'ouest (porche occidental, 1573) et vers l'est  (petite porte sud et bénitier de 1622, chevet de 1627) et au nord (porte de 1069), nous serions amenés à supposer que les éléments sculptés ont été taillés par des ateliers différents entre 1500-1533 et 1627. Néanmoins, dans son mémoire, Emmanuelle Le Seac'h les datent de 1609 à 1627.

Ces sculptures ne sont pas attribuées. Les ateliers qui sont connus pour être intervenus sur l'enclos paroissial de Lampaul-Guimiliau (Le Seac'h, 2014) sont ceux de Bastien et Henry Prigent pour la partie haute du porche en 1533, et de Roland Doré avant 1663 pour le Christ de l'ossuaire. Ils travaillaient la pierre de kersanton.

 

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c) localisation, matériau et technique:

Les crossettes et les gargouilles sont en granite et sont souvent fortement érodées. Dix crossettes figurées, en faible relief et en ronde bosse, occupent les rampants droits et gauche des  5 fenêtres passantes de l'élévation sud de l'église. Six gargouilles figurées, en fort relief, drainent la toiture du chevet. 

 

d) codification et motifs.

Les crossettes figurées de l'église sont désignées par la lettre C (ou CM si mutilées) de C1 à CM11 sur l'élévation sud d'ouest en est.

Les crossettes figurées de la chapelle de la Trinité (ancien ossuaire) sont numérotées de Cct1 à Cct 6.

Les six gargouilles sont désignées par la lettre G de G12 à G17 (chevet et sacristie) et G18 à G29 (clocher)

Les deux gargouilles de la chapelle de la Trinité sont désignées par Gct1 et Gct2.

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CM1 : animal, 1609.

C2 : ange tenant un phylactère, 1609.

CM3 : non identifiable, 1609.

C4 : Sirène tenant un miroir.

C5 : lion assis, 1622.

C6 : dragon, 1622.

C7 : buveur au tonneau, 1622.

C8 : chien assis, 1622.

C9 : ange, 1622.

C10 : ange, 1622.

CM 11 : lion mutilé, 1627.

CMct3 : chien, 1667

CMct 4 : lion, 1667.

Cct5 : homme agenouillé, 1667,

Cct6 : tête d'homme, 1667.

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G12 : buste de femme, 1627

G13 : lion tenant une banderole, 1627.

G14 : lion tenant une banderole, 1627.

G15 : lion tenant une banderole, 1627.

G16 : lion, 1627.

G17, tête mi-homme, mi-lion, 1627.

G18 à G29, gargouilles-canons du clocher.

Gct 1 : masque de femme, 1667.

Gct 2 : homme barbu.

 

Une gargouille ithyphallique G30 et son homologue pudique G31 sont situées à l'ouest de l'église : elles ne sont pas érodées et sont d'une facture très différente, sans doute moderne, et non décrite par Le Seac'h.

 

 

 

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e) Intérêts.

Les onze crossettes anciennes (1609-1627) et les 5 gargouilles (1627) de l'église constituent un corpus très précieux.  Parce qu'il reprend les mêmes motifs que sur les églises et chapelles de Basse-Bretagne du XVe siècle, il reflète non pas un choix local et daté, mais la permanence d'un monde imaginaire que les fabriciens exigent de faire représenter dans les parties hautes de leur sanctuaire. Ce corpus trouve souvent son équivalent, à l'intérieur de l'édifice et à la même hauteur, dans les sablières, comme si ce lieu intermédiaire entre la toiture et les murs, lui fournissait un espace marginal d'expression.

Nous n'y trouvons ni représentation chrétienne (alors que celle-ci s'exprime sur les calvaires, les retables et la statuaire intérieure), ni scènes de genre, ni bestiaire familier, ni fables ou proverbes, mais la répétition inlassable, paroisse après paroisse, du même fond sacré populaire. 

Il serait fallacieux d'y voir l'expression d'une âme celte pré-chrétienne, car les dragons (l'un des leitmotiv) envahissent les marges des manuscrits sacrés du XIIe siècle des ateliers parisiens. Il serait fallacieux aussi de croire que ces crossettes sont, par leur éloignement, des manifestations d'un refoulé. Elles ne sont pas moins visibles que les statues des calvaires, et ne sont nullement escamotées. 

Exercent-elles une fonction apotropaïque ? Délimitent-elles une enceinte sacrée pour la protéger par l'énormité inouïe de leur statut ? 

 

Ce dragon, ce chien, ces lions viennent d'un Monde surnaturel au même titre que les anges, et leur message énigmatique, moins terrifiant que fascinant, nourrit cet art de la sculpture sur pierre comme ces Contes qui, répétés cent fois, continuent à dire quelque chose d'essentiel qui ne s'épuise pas. Le Vicieux, tout comme   la Sirène dans sa séduction ou l'Ève primordiale, sont des personnages clefs de ce Grand Guignol constituant un trésor de l'Humanité. Il ne s'agit pas d'un dragon, d'un ange, d'une sirène, mais de Dragon, d'Ange, de Chien, de Sirène ou de Lion, avec la même familiarité, mais aussi la même puissance que les constellations du zodiaque qui tournent dans notre ciel.

Il nous faut donc admettre que nos ancêtres voulaient que ces  figures soient présentes et tournent autour du sanctaire, car elles formaient le firmament de leur psyché sans opposition ni sacrilège avec la divinité chrétienne, mais dans une complémentarité mystérieuse. 

Ces crossettes et ses gargouilles ont donc le statut d'œuvre d'art, car leurs formes expriment une Idée, universelle, énigmatique, toujours et inlassablement surprenante : celle de l'Inconnu fertile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

L'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Éléments de datation de l'élévation sud de l'église d'après les inscriptions.

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Datation de l''église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Datation de l''église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Éléments de datation de l'église d'après les inscriptions : plan.

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Les crossettes et gargouilles de l'église de Lampaul-Guimilau.

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Codification des crossettes et gargouilles selon E. Le Seac'h 1997.

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Plan par Emmanuelle Le Seac'h 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Plan par Emmanuelle Le Seac'h 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Première fenêtre passante F1 (à gauche du porche).

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Crossettes de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossettes de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossettes de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossettes de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Crossette CM1, animal mutilé, rampant gauche de F1, 1609.

On suppose une forme animale, dont la tête et le haut du buste (en ronde bosse) a disparu ; il reste, en faible relief et érodé, le buste, l'arrière-train et une patte. La description pourrait aussi être faite en partant de l'hypothèse d'un acrobate aux chaussures longues. Voir le buveur au tonneau.

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Crossette CM1 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossette CM1 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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n.b. On remarque, au dessus du rampant, en réemploi et en remplacement d'un pinacle, une statue en ronde bosse en kersanton : c'est l'évangéliste saint Marc rédigeant son évangile, dont le lion porte dans sa gueule le plumier et l'encrier. Atelier Prigent ?

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Saint Marc évangéliste, kersanton (XVIe siècle) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Saint Marc évangéliste, kersanton (XVIe siècle) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Crossette  C2 : ange tenant un phylactère, rampant droit de F1, 1609.

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"Le petit ange joufflu est habillé. Il déroule une banderole qui lui ceint la taille en tendant le bras droit. Le sculpteur a multiplié les plis pour donner de l'étoffe au personnage : plis transversaux pour le bas de la robe qui cache les pieds, plis en accordéons pour le bras et plis rectilignes verticaux pour le buste. Le visage reflète une expression grave et paisible." (E. Le Seac'h 1997)

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Ange au phylactère, crossette C2 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Ange au phylactère, crossette C2 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Deuxième fenêtre passante  F2, à gauche du porche.

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Crossette CM3, rampant gauche de F2. 

Le sujet n'est pas identifiable.

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Crossette C4, rampant droit de F2. Sirène tenant un miroir.

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"La sirène s'admire dans un miroir à pied [plutôt à poignée] qu'elle tient derrière elle. Les écailles de la queue ont presque disparu. Les cheveux longs tombent sur les épaules. Le visage est tourné vers le visiteur". (E. Le Seac'h, 1997).

 

H. Amemiya donne cette description :

"Sirène : couchée sur le ventre, tête à droite. Buste dressé . Visage ovale encadré d'une longue chevelure. Seins en relief. La main droite tendue vers l'arrière tient un miroir (?). Une ceinture à la taille, à partir de laquelle elle prend la forme d'une queue de poisson à écailles sculptées. L'extrémité est bifurique. Disposition analogue à la sirène de l'église Notre-Dame de Bodilis dont la partie visible du corps est semblable à celle-ci."

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En se basant sur des œuvres similaires, nous pouvons imaginer que la femme-poisson tenait un pigne dans la main gauche. Comparez avec la sirène de la rue Kerbrat à Landerneau, à celle de l'église de Saint-Urbain, de l'église Saint-Suliau de Sizun, 

Une autre sirène, ou plutôt une Femme-serpent, est sculptée à Lampaul-Guimiliau sur la partie haute du porche, sous la statue de saint Michel, et au dessus de la date de 1533.

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Sirène au miroir, crossette C4 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Sirène au miroir, crossette C4 (granite, 1609) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Troisième fenêtre passante F3, (1622), à droite du porche.

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Crossettes C5 et C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Crossettes C5 et C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Crossette C5,  rampant gauche de F3.  Lion assis (1622).

"Le lion est assis sur une console. La gueule ouverte, il tire la langue. La crinière est élégamment peignée, les mèches se suivent sans s'embrouiller. La queue se divise en trois ramifications." (Le Seac'h, 1997)

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Lion assis, crossette C5 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion assis, crossette C5 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion assis, crossette C5 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion assis, crossette C5 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette C6, rampant droit de F3 : dragon (1622).

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"Le dragon montre les crocs. Une aile membraneuse de chauve-souris se distingue à peine sur le dos. Le corps recouvert d'écailles se termine en queue de serpent. Des pattes d'animal sont rattachées à l'avant-corps. La tête du monstre est érodée". (Le Seac'h, 1997)

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Dragon ailé, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dragon ailé, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Dragon ailé, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Dragon ailé, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Quatrième fenêtre passante F4 (1622) .

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Crossette C7. Rampant gauche de F4 : le buveur au tonnelet (1622).

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"L'homme nu s'adonne à la boisson en portant à ses lèvres un tonnelet d'alcool qu'il serre dans ses mains" (Le Seac'h, 1997).

 

Ce type de petit tonneau à goulot médian se retrouve  sur les sablières .

Voir un exemple du XIXe :

http://www.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo113332

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Homme buvant au tonnelet,  crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme buvant au tonnelet, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme buvant au tonnelet,  crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme buvant au tonnelet, crossette C6 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette  C8. Rampant droit de F4 : un chien assis (1622).

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"Le chien de race setter ou labrador avec ses oreilles basses et tombantes est assis sur l'arrière-train. La tête est légèrement cachée par le contrefort". (Le Seac'h 1997)

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Chien assis, crossette C7 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Chien assis, crossette C7 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Cinquième fenêtre passante F5 (1622)

 

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Fenêtre F5 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fenêtre F5 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fenêtre F5 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Fenêtre F5 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

 

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Crossette C9, rampant droit de F5. Ange (1622).

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"L'ange, en position allongée, s'appuie du bras droit sur la volute et la contre-volute qui terminent la crossette. L'autre bras suit les contours de la robe flottante." (Le Seac'h, 1977)

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Crossette C9 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C9 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C9 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C9 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette C10, rampant gauche de F5. Ange (1622).

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"Le visage rond et joufflu de l'ange se rattache directement au reste du corps. Le bras droit est collé au buste. Les cheveux sont coupés en un carré bouclé. L'ange est vêtu d'une longue robe qui par ses plis, laisse deviner l'orientation des pieds vers le haut. La crossette se termine par une volute et une contre-volute." (Le Seac'h, 1977)

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Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette C10 (granite, 1622) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette CM 11. Coté droit du lanternon du dernier contrefort de l'élévation sud (  angle sud-est) : lion mutilé (1627).

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"Le lion se tient debout. La tête est mutilée. On devine encore la langue pendante et les boucles de la crinière sur le reste de la sculpture. La pierre de la patte antérieure droite est fendue." (Le Seac'h, 1977)

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Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion assis, crossette CM11 (granite, 1627), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouilles G11 à G14 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouilles G11 à G14 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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LE CHEVET.

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Gargouille G12. Partie frontale du contrefort n°1 du chevet. Une femme bras croisées sur la poitrine (1627).

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"La femme se protège des regards indiscrets. Elle cache pudiquement la poitrine en croisant les bras sur le devant. Elle arrondit la bouche pour laisser s'écouler l'eau. Les yeux en amande sont très tirés sur le coté, avec pour l'œil gauche un petit trou. Les cheveux longs couvrent les épaules. Une frange courte et quelques boucles sur le devant complète la coiffure". (Le Seac'h, 1977)

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Gargouille C12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille C12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Femme bras croisés, gargouille G12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Femme bras croisés, gargouille G12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Femme bras croisés, gargouille G12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Femme bras croisés, gargouille G12 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Gargouille G13, niche du contrefort n°2 du chevet, sur la face frontale : lion tenant une banderole (1627).

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"L'animal repose sur une banderole qu'il déroule avec les pattes antérieures. Une fleur à pétales stylisés est sculptée sur le rouleau. La gueule ouverte, il sort la langue. La crinière est abondante.  Il est taillé dans la pierre d'une manière géométrique, dans une forme qui rejoint le parallélépipède". (Le Seac'h, 1977)

 

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Lion, gargouille (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion, gargouille (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Gargouille G14, niche du contrefort n°2 du chevet, sur la face frontale : lion tenant une banderole (1627).

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Il est identique aux gargouilles G13 et G15.

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Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Gargouille G15 : lion tenant une banderole (1627).

Il est identique aux gargouilles G14 et G15.

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Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2019.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2019.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2019.

Gargouilles G13 à G15 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2019.

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LA SACRISTIE.

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Gargouille G16 sur le contrefort de la sacristie : un lion (1627).

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"Le lion famélique regarde d'un air goguenard les visiteurs avec son large sourire qui quelques siècles plus tôt devait faire peur. Les incisions dans la pierre rappellent celles faites pour figurer la crinière d'un lion. Le mufle de l'animal se devine ainsi que les yeux. La tête est tournée vers le sud."  (Le Seac'h, 1977)

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N.B la sacristie elle-même date de 1673-1679 (inscriptions)

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Lion, gargouille G16 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion, gargouille G16 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Lion, gargouille G16 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Lion, gargouille G16 (granite, 1627) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouilles G16 (granite, 1627 ?) et G17 (granite, 1679) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouilles G16 (granite, 1627 ?) et G17 (granite, 1679) de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Gargouille G17 sur le mur de la sacristie jouxtant le contrefort  tête mi-homme, mi-lion (1679).

À droite après la rotondité de l'escalier , très basse, environ à deux mètres du sol, et de forme parallélépipédique, en faible relief, érodée et en partie couverte de lichens.

 

"Vue de face, la tête est celle d'un homme avec des yeux ronds et des moustaches. Vue du coté droit, avec une oreille plate et étirée, elle ressemblerait d'avantage à un félin. Le coté droit est contre le contrefort, le dessous est marqué par un creux rond. " (Le Seac'h 1997)

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Gargouille G17 (granite, 1679),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679),  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Gargouille G17 (granite, 1679), de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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LES GARGOUILLES DU CLOCHER.

G18 à G 29, cantonnées aux deux étages du clocher, elles adoptent la forme de canons tous semblables.

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Gargouilles-canons G18 à G29 du clocher de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouilles-canons G18 à G29 du clocher de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

 

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LES GARGOUILLES DE L'OUEST.

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Non décrites par E. Le Seac'h.

Ce sont deux sculptures jumelles en ronde bosse, de même facture, , réalisées dans la même pierre blanc crème au grain fin, et qui n'exerce plus leur fonction de gargouille puisque l'eau de pluie est collectée dans une gouttière qui passe dans un évidement de leur base. Elles ont en commun une tête, à la gueule caricaturale dévoilant des dents pointues, aux oreilles d'âne, avec une crinière en mèches épaisses couronnée par un collier. Elles diffèrent néanmoins par un détail.

J'y ai d'abord vu un couple de lions, mais le collier, ainsi que l'allure de G31, m'incite à y voir un chien et une chienne. La discussion est ouverte.

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La gargouille  G30 du coté nord de l'élévation ouest : un chien ithyphallique .

Ses pattes antérieures anthropomorphes tiennent un généreux phallus .

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Gargouille G30  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G30 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G30  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G30 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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La gargouille G31 coté sud de l'élévation ouest : une chienne ? .

A la différence de son compagnon, dont le pelage du dos était ras, elle est dotée d'un pelage aux longues mèches.

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Gargouille G31  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G31 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G31  de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Gargouille G31 de l'église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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LA CHAPELLE DE LA TRINITÉ (ancien ossuaire).

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Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

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Crossette CctM3, rampant droit de l'élévation à l'opposé du chevet, faible relief, très érodée : un chien mutilé (1667)

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"La tête de la crossette est mutilée. Au vu d'autres crossettes identiques (à Dirinon sur l'église Sainte Nonne, ou à Landerneau sur l'église Saint-Thomas), il s'agit d'un chien". (Le Seac'h 1997)

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Crossette CctM3, un chien mutilé (1667) , Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Crossette CctM3, un chien mutilé (1667) , Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette CctM4, rampant de l'élévation à l'opposé du chevet : un lion (1667).

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"Au vu d'autres crossettes identiques (à Trémaouézan sur l'ossuaire de l'église Notre-Dame, ou à Landerneau église Saint-Thomas), l'arrière-train serait celui d'un lion, avec la queue divisée en deux touffes de poils à son extrémité". (Le Seac'h 1997)

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Crossette CctM4,  : un lion (granite, 1667), Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019..

Crossette CctM4, : un lion (granite, 1667), Chapelle de la Trinité (1667), Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile mars 2019..

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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PORTE NORD DE LA CHAPELLE.

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Porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Crossette Cct5 : un homme agenouillé (1667).

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"Élévation à l'angle tronqué, au centre de l'élévation et au dessus de la porte et de son tympan, ronde bosse et faible relief, bonne facture.

L'homme est agenouillé. Il est habillé d'une veste à col plat. La main gauche est plaquée sur le torse, la main droite est placée contre la hanche. Le visage dégage une expression douloureuse, parcourue d'une moue boudeuse. Il porte un chapeau au bord ondulé." (Le Seac'h 1997)

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Je ne serais pas étonné qu'il s'agisse plutôt d'un jouisseur et de la dénonciation de quelque vice.

Homme agenouillé, crossette Cct5, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme agenouillé, crossette Cct5, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme agenouillé, crossette Cct5, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme agenouillé, crossette Cct5, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Crossette Cct6 : tête d'homme caressant sa barbe (1667).

"Élévation à l'angle tronqué, au centre de l'élévation au dessus de la porte au niveau du tympan, ronde bosse et faible relief, bonne facture.

La tête de l'homme est accroché directement dans le mur au niveau du cou. Le personnage tient sa barbe dans la main droite d'un air songeur et méditatif." (Le Seac'h 1997)

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Le motif du vieil homme se caressant la barbe, déjà présent sur les modillons romans, renvoie à des évocations vicieuses bien établies. Il est très fréquent, en voici quelques exemples en Finistère :

Crossette du tympan de la petite porte sud de l' église Saint-Suliau, enclos paroissial de Sizun.  La ressemblance avec celui de Lampaul-Guimiliau est forte.

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photographie lavieb-aile

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http://www.lavieb-aile.com/2016/10/les-sculptures-exterieures-de-l-enclos-paroissial-de-sizun-29.html

Crossette du rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel, XVIe

http://www.lavieb-aile.com/2018/03/les-crossettes-et-les-gargouilles-de-l-eglise-de-loc-envel-22.html

Console  du Porche des Apôtres de la collégiale du Folgoët

http://www.lavieb-aile.com/2017/04/la-collegiale-notre-dame-du-folgoet.iii.le-porche-des-apotres.html

Console  du Porche des Apôtres de l'abbaye de Daoulas.

http://www.lavieb-aile.com/2017/06/sculpture-sur-pierre-de-l-abbaye-de-daoulas.i.le-porche-aux-apotres-1566.html

Sauvage caressant sa barbe, du porche de l'église de Landivisiau.

http://www.lavieb-aile.com/2017/01/le-porche-de-l-eglise-de-landivisiau.html

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Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

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Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Homme se caressant la barbe, Homme agenouillé, crossette Cct6, porte de la chapelle de la Trinité (1667), église de Lampaul-Guimiliau. Photographie lavieb-aile 2017.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Gargouille Gct1 : masque de femme (1667).

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"Arête du pan du chevet de la chapelle au niveau du pied des balustres de la galerie de l'arc de triomphe, à l'extérieur de l'enclos, faible relief.

La gargouille est sculptée de manière très stylisée par des incisions dans la pierre. Le visage paisible d'une femme qui dort est représenté. Chacun des cotés de la gargouille est orné de volutes et contre volutes. " (Le Seac'h 1997)

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Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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Gargouille Gct1 : homme barbu (1667).

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"Arête du pan du chevet de la chapelle au niveau du pied des balustres de la galerie de l'arc de triomphe, à l'intérieur de l'enclos, faible relief.

Le visage d'un homme barbu est sculpté. Les traits sont très épurés et très stylisés. Le sculpteur a éliminé tout détail superflu et a donné au visage une expression grave. La jointure des lèvres est juste marquée, les yeux sont clos. La barbe est symbolisée par des excavations. Chacun des cotés de la gargouille est orné de volutes et contre volutes. " (Le Seac'h 1997)

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  Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

Croquis de E. Le Seach , 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère, mémoire dactylographié.

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SOURCES ET LIENS.

ABGRALL (Jean-Marie), 1891,  Notice sur l'église de Lampaul-Guimiliau , Bulletin de la Société archéologique du Finistère .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207615d/f92.image

— ABGRALL (Jean-Marie), 1916, Notice  sur l'église de Lampaul-Guimiliau, B.D.H.A.  page .

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eb8a12b7e12798d2ef6eea2b182e7115.pdf

— AMEMIYA (Hiroko),2005,  Vierge ou démone, statuaire insolite en Bretagne. Keltia Graphic, page 211.

 

— COUFFON (René), LE BARS ( Alfred), 1988,  Notice sur  Lampaul-Guimiliau , Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm. ISBN 978-2-950330-90-1.

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ffdece473d8b2cacb3b0124f2e647d77.pdf

COUFFON (René), 1964 Quelques considérations sur la sculpture religieuse en Basse-Bretagne du 12e au 19e siècle  In: Bulletins et mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 92 (1964) p. 21-52

DITTMAR (Pierre-Olivier), RAVAUX (Jean-Pierre), 2006,  « Significations et valeur d'usage : le cas des gargouilles de Notre-Dame de L'Epine », Etudes marnaises,‎ 2006, t.CCXXIII, p.46-50. 

https://www.academia.edu/6446935/_Significations_et_valeur_d_usage_des_gargouilles_le_cas_de_Notre-Dame_de_l_Epine_avec_J.-P._Ravaux_Notre-Dame_de_LEpine_1406_-_2006._Actes_du_colloque_international._LEpine-Ch%C3%A2lons_15_et_16_septembre_2006_t._II_2008_Etudes_Marnaises_t._CXXIII_p._38-80

LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

LE SEAC'H (Emmanuelle), 1997, Les crossettes et les gargouilles dans quatre cantons du Finistère : Landerneau, Landivisiau, Ploudiry, Sizun. Mémoire de maîtrise d’histoire,  2 vol. 359 p. + 135 p. : ill. ; 30 cm.

VIOLLET-LE-DUC (Eugène ) 1854-1868, « Gargouille », Dictionnaire raisonné de l’architecture française, Paris, Bance-Morel, , t.VI, p.24-28. 

https://fr.wikisource.org/wiki/Dictionnaire_raisonn%C3%A9_de_l%E2%80%99architecture_fran%C3%A7aise_du_XIe_au_XVIe_si%C3%A8cle/Gargouille

Wikipédia "Gargouille".

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gargouille

 

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Chapelles bretonnes.
5 mars 2018 1 05 /03 /mars /2018 21:50

Les crossettes et les gargouilles de l'église de Loc-Envel (22).

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— Sur les crossettes, voir :

Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

Quelques crossettes sculptées de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. 

Les crossettes de l'église de Plougourvest (29).

L'église Sainte-Marie-Madeleine de Dinéault VII. La crossette.

 

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INTRODUCTION.

Loc-Envel, "lieu saint  (ermitage) de saint Envel", à l'extrémité ouest de la forêt de Coat-An-Hay, domine le Guic, principal affluent du Léguer qu'il rejoint à Belle-Île-en-Terre. Le Léguer poursuit ensuite son cours jusqu'à Lannion et le Yaudet. Loc-Envel cumulait donc jadis les avantages économiques des rivières (pêche, moulins) et des bois (chasse, abattage) ou de l'exploitation ferrifère (Chauris 1990). Voir Géoportail. C'est aujourd'hui, avec ses 69 habitants, la moins peuplée des 1250 communes bretonnes.

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 L'église, le site et ses revenus furent la propriété, en tant que prieuré-cure, de l'abbaye bénédictine de Saint-Jacut-sur-Mer (à l'ouest de Saint-Malo)  de 1163 jusqu'à la Révolution. 

L'église Saint-Envel de Loc-Envel, de style gothique flamboyant, est datée "du XVIe siècle". Puisque ce style s'est exprimé entre 1420 et 1550 au plus tard, nous pouvons préciser "Première moitié du XVIe siècle". Elle a été décrite par René Couffon en 1939, puis par Raymond Cornon en 1950 et par Pierre Barbier en 2005. Elle serait "le prototype des petits édifices religieux de la partie occidentale des Côtes-du-Nord". Son plan consiste en une nef de trois travées avec  collatéraux, un transept non saillant, et une petite abside à trois pans coupés. A une époque indéterminée, elle a été fâcheusement mutilée ; c'est ainsi que les trois fenêtres de l'abside ont été découronnées de leurs gâbles à crochets. Il en a été de même pour deux des lucarnes éclairant les bas-côtés.

Ses gargouilles et ses crossettes, désignées sous le terme de "chimères", font le bonheur des photographes, et d'excellents clichés, que nous devons à Kergoulay illustrent l'article Wikipédia . D'autres, par Gilbert Frey, illustrent l'article d'Infobretagne. C'est dire que la toile n'avait nul besoin que je lui confie mes médiocres clichés, pris au pas de chasseur entre deux averses d'une matinée de septembre, lors de cette Folle Journée du Patrimoine qui allait me conduire ensuite à visiter une dizaine de sites costarmoricains dont Ploguivy-Plougras, Locmaria en Belle-Île, Grâces-Guingamp, Châtelaudren et Lantic.

Mais ces sculptures méritaient, en plus de ces belles photographies, une étude réglée, considérant ces crossettes et gargouilles comme un ensemble stylistique et iconographique déterminé par un projet — non seulement ornemental, mais religieux — dont il fallait chercher la cohérence. Quitte à, plus tard, relier le corpus obtenu pour le comparer sur les modes diachroniques et synchroniques chers à nos universitaires, aux ensembles répertoriés dans les autres édifices religieux (ou civils) de Bretagne.

J'ai donc fait, sous mon parapluie, le tour de l'église en partant de l'angle nord-ouest dans le sens horaire, le nez en l'air, guettant au tombant de chaque rampant des pignons et lucarnes les animaux et personnages qui m'y attendaient. 

J'ai trouvé, hormis ceux qui cantonnent le clocher,  13 éléments sculptés figurés soit 9 crossettes et 4 gargouilles, répartis en 5 être humains et 8 animaux . Ce sont,  dans l'ordre d'apparition sur l'écran :

C1. Un dragon mordant sa queue.

C2 Un homme allongé se caressant la barbe,

C3 Une femme allongée, accoudée à la corniche,

G1, un lion,

G2, un jeune homme en aube (ange?),

G3, un homme barbu rieur en tunique plissée,

G4, une femme grimaçant,

C4, un dragon,

C5, un lion,

C6, un lionceau,

C7, un autre lionceau,

C8, un lion ou chien,

C9, un lion.

Cette prédominance des lions (6) et des dragons (2) est parfaitement en phase avec l'iconographie des crossettes et gargouilles en Bretagne, et notamment en Nord-Finistère où elle a été étudiée par Emmanuelle Le Séac'h. L'originalité, si on me suit dans mes identifications, est de trouver des lionceaux, que je n'ai pas trouvé sur d'autres sites. 

La taille des sculptures est  mixte, en ronde-bosse pour la partie qui fait amortissement en bas-relief ou moyen-relief pour la partie de la pierre engagée dans la construction.

La pierre me semble être du granite. Notez néanmoins que :

"Les orthogneiss de Guimiliau et de Plougonven (Finistère), ainsi que ceux de Loc-Envel (Côtes d’Armor) appartiennent à un complexe comparable aux gneiss de Brest...; Les chapelles de Saint-Eloi et de Luzivilly en Plouigneau présentent des moellons en gneiss de Plougonven. L’église de Loc-Envel montre des dalles gneissiques de provenance locale." Louis Chauris http://journals.openedition.org/rao/1482

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Cliquez sur les images pour une meilleure vision. Clocher-mur de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Cliquez sur les images pour une meilleure vision. Clocher-mur de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C1. CROSSETTE DE L'ANGLE NORD-OUEST. UN DRAGON MORDANT SA QUEUE.

Malgré l'érosion du granite et malgré les lichens, malgré le contre-jour, je propose cette interprétation en m'aidant de l'image de Kergoulay. La tête fine m'évoquait celle d'un lapin, j'ai pensé ensuite que celui-ci emportait dans sa gueule une âme humaine, puis j'ai cru qu'il mangeait un poisson, mais nous distinguons bien une longue queue qui développe des spires autour du corps avant de se terminer entre les dents de la bête. Cela ne peut correspondre qu'au dragon caudophage (je viens de créer sans fierté ce néologisme), qui s'affiche clairement à Landivisiau ou à Pencran, parmi d'autres exemples, la queue souvent terminée par une tête de serpent tenue dans la gueule.

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C1, dragon dévorant, granite, 1ère moitié XVIe siècle, angle nord-ouest de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C1, dragon dévorant, granite, 1ère moitié XVIe siècle, angle nord-ouest de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C1, dragon dévorant, angle nord-ouest de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C1, dragon dévorant, angle nord-ouest de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C2. RAMPANT DROIT DU PIGNON DU BRAS NORD DU TRANSEPT. HOMME ALLONGÉ CARESSANT SA BARBE.


Le rampant à crochets est amorti à droite par une longue crossette qui nous présente, en suivant notre trajet, une tête baissée. C'est celle d'un homme barbu, au front ridé, au crâne lisse ou coiffé d'un bonnet très ajusté. 

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C2, homme caressant sa barbe, granite, 1ère moitié XVIe siècle, rampant du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite, 1ère moitié XVIe siècle, rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Cet homme au front soucieux a les yeux exorbités sous d'épaisses arcades sourcilières, un nez épaté aux narines en manche à air, des sillons naso-géniens en parenthèses, et une barbe bifide qu'il caresse affectueusement.

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C2, homme caressant sa barbe, granite, XVIe rampant du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite, XVIe rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite, XVIe rampant du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite, XVIe rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Une fois que nous sommes sous la baie au remplage à fleur de lys, nous voyons que ce sosie de Socrate en Silène est allongé confortablement à plat ventre. Est-il nu ? Je crois distinguer la ligne transversale d'une manche courte et d'un haut de chausse, ainsi qu'une paire de solides souliers. Mais que ne suis-je Locenvellois pour aller scruter, par tous les éclairages, ces détails cruciaux !

Cette posture rappelle un peu celle des crossettes de Landerneau ou de Le Tréhou, qui sont des soldats. Je me demande si un objet allongé n'est pas discernable le long de la jambe. Son bonnet n'est-il pas un casque ?

Sous ses allures vénérables, cet homme qui nage sur la vague de ce toit n'est peut-être pas un exemple pour l'édification morale des bons chrétiens, car depuis les modillons romans, les hommes qui se caressent la barbe sont des figures d'une auto-sexualité lascive.

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C2, homme caressant sa barbe, granite,1ère partie  XVIe rampant du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C2, homme caressant sa barbe, granite,1ère partie XVIe rampant du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Le bras nord du transept et le chevet  vus depuis l'angle nord-est . 

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Angle nord-est du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Angle nord-est du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C3. RAMPANT GAUCHE DU PIGNON DU BRAS NORD DU TRANSEPT. FEMME ALLONGÉE BRAS CROISÉS.

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Elle est allongée de façon symétrique à son compagnon, et semble s'être installée à son balcon. Ses cheveux sont dénoués, ce qui préjuge de son jeune âge, ou de sa moralité élastique. Avec son large nez et sa bouche trop grande sur un menton effacé, elle ne peut prétendre à être élue Miss Loc-Envel. Mais le sculpteur ne l'a pas trop chargé non plus, aussi est-il difficile de la cataloguer clairement. Mais est-elle seulement habillée, au moins ? N'est-elle pas pieds-nus ? Encore une chose à aller examiner de très près.

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C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié  XVIe,  rampant gauche du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié XVIe, rampant gauche du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié  XVIe,  rampant gauche du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié XVIe, rampant gauche du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié  XVIe,  rampant gauche du pignon du transept nord de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C3, femme les bras croisés, granite,1ère moitié XVIe, rampant gauche du pignon du transept nord de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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LE CHEVET ET SES GARGOUILLES.

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Le chevet a trois pans, percés de trois fenêtres dont l'encadrement sert de pignon à trois petits toits. Ces trois petits toits ne couvrent pas la totalité de l'abside : chacun se raccorde à une classique couverture d'abside à trois pans. Le chevet est orné d'étranges chimères et d'impressionnantes gargouilles. Les gargouilles reposent directement sur les contreforts." (Wikipédia)

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Chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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LE PAN NORD-EST ET SES DEUX GARGOUILLES.

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Pan nord du chevet  de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Les deux gargouilles G1 et G2 du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Les deux gargouilles G1 et G2 du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G1. PREMIÈRE GARGOUILLE : UN LION.

C'est notre brave lion des crossettes et gargouilles de Basse-Bretagne, avec son front frisé, sa gueule débonnaire à la langue bien pendue, à la crinière bouclée, à l'arrière-train lisse, musclé et fin et, arborée comme sa signature, sa longue queue faufilée sous la patte antérieure droite  avant de faire retour sur le dos et se diviser en un fouet souvent à trois pointes. Il rugit volontiers mais n'a jamais fait de mal à personne.

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G1, lion de gargouille ( granite,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G1, lion de gargouille ( granite,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G2, DEUXIÈME GARGOUILLE. UN HOMME TENANT SON MENTON .

De face, avec sa bouche découvrant deux belles rangées de dents et ses yeux en amandes parfaites centrées par des pupilles creuses, il est impressionnant. La pierre, de couleur noire et de grain très fin, évoque le kersanton finistérien. 

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G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Mais en avançant un peu plus il révèle sous des cheveux délicieusement bouclés un profil pur et rieur, à la ligne de nez charmante. Il a placé sa main sous son menton afin de mieux discuter avec son léonin voisin. Il est sagement vêtu d'une aube aux manches lisses, et à l'étoffe aux plis tuyautés sous la ceinture. À ce jouvenceau aux traits angéliques, il  ne  manque que les ailes.

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G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié  du XVIe, ) du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G2, homme grimaçant ( kersanton,1ère moitié du XVIe, ) du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Les deux gargouilles G1 et G2 du pan nord du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Les deux gargouilles G1 et G2 du pan nord du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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LE PAN SUD-EST ET SES DEUX GARGOUILLES.

On profitera pour noter la frise qui ceinture la partie basse des trois pans.

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Les deux gargouilles G3 et G4 du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Les deux gargouilles G3 et G4 du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G3 TROISIÈME GARGOUILLE : HOMME BARBU RIANT.

Visage enjoué, cheveux bouclés, barbe méchée, cet homme jaillit en fût monolithique comme un skieur à l'épreuve de saut, bras collés le long du corps pour profiter de la meilleure aérodynamique. Il est passé trop vite devant moi, je n'ai pas eu le temps de voir si, contre son aube plissée, je pouvais distinguer ses bâtons.

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G3, homme monolithique mais rieur, gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G3, homme monolithique mais rieur, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Ce Gargantua n'est-il pas le père de G2 ? Même enthousiasme pour croquer la vie à pleine dents. 

G3, bonhomme monolithique mais rieur, gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G3, bonhomme monolithique mais rieur, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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En passant dans le ciel au dessus de ma tête, il m'a crié : lavieb-aile ! lavieb-aile !

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G3, homme lithique mais heureux, gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G3, homme lithique mais heureux, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Et comme ça ?

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G3, homme lithique mais heureux, gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G3, homme lithique mais heureux, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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G4 : QUATRIÈME GARGOUILLE . UNE FEMME...

Moi, le ϕιλογύνης , je me fais violence. Vais-je devoir flétrir le beau sexe en enrôlant dans ces rangs cette matrone ? Allons poète prends ton luth et me donne un baiser !

Ses yeux sont deux cerises, deux perles de jade ! Sa bouche est une fontaine d'où coule un vin excellent ! Ses narines, chacune a sa jumelle, aucune n'est solitaire. Ses pommettes sont les deux poignées d'un seau qui me revient plein de lait et de miel ! Ses dents ressemblent à un troupeau de brebis passées aux mains des bouchers, il n'en restent que deux. Son front est la montagne de myrrhe, bâti comme Sion il veille sur les sourcils ! La courbe de son bras est une gazelle, elle bondit vers la source !

Ses cheveux sont un fleuve de parfum, le henné avec le nard, le nard avec le safran et la cannelle odorante, le cinnamone et l'aloès.

Tu me fais perdre la boule, ô toi ma sœur, la boule tu me fais perdre.

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G4, femme couchée,  gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G4, femme couchée, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Ta natte noire comme le corbeau ? Flottante comme un rameau de palme, c'est un troupeau de chèvre aux flancs du mont Galaad.

 

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G4, femme couchée,  gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G4, femme couchée, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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La ligne de ton nez, une colombe qui vole. Ton cri, un orage qui éclate sur le vallon.

Ton cri, dure grenade cédant à l'excès de ses grains.

 

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G4, femme couchée,  gargouille du pan sud du chevet de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

G4, femme couchée, gargouille du pan sud du chevet de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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PIGNON DU BRAS SUD DU TRANSEPT. RAMPANT À FLEURON ET CROCHETS.

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Pignon du bras sud du transept, de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Pignon du bras sud du transept, de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C4, CROSSETTE DU RAMPANT DROIT DU PIGNON DU BRAS SUD DU TRANSEPT. UN DRAGON.

Sur la photo de Kergoulay, bien préférable à celle-ci, nous voyons parfaitement les ailes nervurées et le contour hérissé d'aspérités du corps et de la queue de ce dragon. Il se livre ici à l'un de ses passe-temps favoris, celui qui consiste à faire des boucles et des nœuds avec sa queue. 

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C4, dragon (granite, 1ère moitié XVIe siècle) du rampant droit du bras sud du transept, de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C4, dragon (granite, 1ère moitié XVIe siècle) du rampant droit du bras sud du transept, de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C4, dragon (granite, 1ère moitié XVIe siècle) du rampant droit du bras sud du transept, de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C4, dragon (granite, 1ère moitié XVIe siècle) du rampant droit du bras sud du transept, de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C5. CROSSETTE DU RAMPANT GAUCHE DU PIGNON DU BRAS SUD DU TRANSEPT. UN LION.

Ce lion est un lion de crossette, mais qui fait ici la démonstration de la capacité de sa queue de quitter sa position de repli pour se déployer telle une arme de jet. Les sculpteur s'est amusé ici à la faire passer dessus et dessous la barre qui suit le rampant.

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C5, lion de crossette du rampant gauche du bras sud du transept de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C5, lion de crossette du rampant gauche du bras sud du transept de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C6, RAMPANT DROIT DE LA DEUXIÈME LUCARNE SUD : UN LIONCEAU.

Un lionceau, c'est comme un lion en plus petit, mais sans crinière. Je l'identifie par sa queue, qui passe  sous la patte postérieure gauche comme chez papa. Cette queue est de longueur démesurée (plus de deux fois la longueur du corps), et cette espèce de lions propres à Loc-Envel semble s'en servir de lassos. Elle forme une boucle très loin en avant de l'animal.

 

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C6, lionceau, deuxième lucarne de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

C6, lionceau, deuxième lucarne de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Ce lionceau appartenait à la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef. Il en amortissait le tombant du coté droit. Voici maintenant  la lucarne :

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Deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C7. RAMPANT GAUCHE DE LA DEUXIÈME LUCARNE SUD : UN LIONCEAU.

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Il m'a fait un beau sourire lorsqu'il a vu que je le photographiai. C'est le petit frère du précédent, il ne parvient pas encore à faire des bulles avec sa queue, mais il s'entraîne.

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Lionceau, tombant gauche de la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Lionceau, tombant gauche de la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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Lionceau, tombant gauche de la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Lionceau, tombant gauche de la deuxième lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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 LA PREMIÈRE  LUCARNE SUD.

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Première  lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Première lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C8. RAMPANT DROIT DE LA PREMIÈRE LUCARNE SUD : UN CHIEN OU UN LION.

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Oui, je reconnais que j'ai pensé un moment à un phoque. Mon intime conviction, qui ne regarde que moi mais que je partage, est qu'il s'agit encore d'un lionceau. Je ne le crie pas sur les toits pour ne pas lasser les visiteurs, qui aiment la variété.

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Crossette C8 (granite, 1ère moitié XVIe siècle) de la première  lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Crossette C8 (granite, 1ère moitié XVIe siècle) de la première lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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C9. RAMPANT GAUCHE DE LA PREMIÈRE LUCARNE SUD : UN LION.

Malgré sa tête de Donald Duck essayant des lunettes, il appartient à cette sous-espèce de lions de crossette qu'un nomenclateur se plairait à qualifier de "xyphosure" tant leur queue est tendue comme un épée, quand elle ne se love pas, nous l'avons dit, en lasso.

Pour se coucher moins bête.

La Queue-de-lion, en botanique, est une Labiée dont le nom scientifique Leonotis leonurus signifie "oreille de lion - queue de lion". Son principe psycho-actif est la léonurine. Le suffixe-ure sert en zoologie  à composer des noms en relation avec la queue des animaux. Le Wallaby de Grey sautait avec sa queue, avant son extinction. 

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Crossette C9 (granite, 1ère moitié XVIe siècle) de la première  lucarne du bas-coté sud de la nef de  l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

Crossette C9 (granite, 1ère moitié XVIe siècle) de la première lucarne du bas-coté sud de la nef de l'église de Loc-Envel. Photographie lavieb-aile 16 septembre 2017.

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SOURCES ET LIENS.

—WIKIPEDIA

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Envel_de_Loc-Envel

— CORNON (Raymond), 1950, , in Congrès archéologique de France : 107e session, Saint-Brieuc, Paris, Société française d'archéologie, 1950.

— BARBIER (Pierre), 1960,, Le Trégor historique et monumental : étude historique et archéologique de l'ancien évêché de Tréguier , Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, p. 342-346.

— COUFFON (René) 1939,  Répertoire des églises et chapelles du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier, premier fascicule (Allineuc-Lantic), extrait des Mémoires de la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, Saint-Brieuc, Les presses bretonnes, 1939, p. 231-232.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562108b/f43.image

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6562107x/f29.image

— INFOBRETAGNE.

http://www.infobretagne.com/loc-envel-eglise.htm

— LE GAC (Christian), 2015, Promenade entre Goelo et Trégor.

http://www.christianlegac.com/2015/09/promenade-entre-goelo-et-tregor.html

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes
28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 15:35

Quelques crossettes sculptées de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. 

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Voir aussi :

— Sur les crossettes, voir :

Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

Les crossettes de l'église de Plougourvest (29).

 

 

 

 

 

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    J'ai photographié vingt-huit crossettes, ou pierres d'amortissement sculptées, de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. J'y dénombre 8 humains, 5 anges, 14 animaux dont deux chevaux, des dragons, des lions, des chiens et des oiseaux. Et un poisson.

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    Crossette n°1. Un homme ou animal assis (très érodé). 

    Crossette n°2. Animal anthropoïde (dragon) tirant la langue et tenant sa queue dans la gueule (?).

    Crossette n°3. Homme nu, tourné vers sa gauche, main entre les cuisses.

    Sculpture n°4. le culot gauche : un acrobate grimaçant.

    Crossette n°5. Un dragon ailé.

    Crossette n°6. Le cheval de gauche.

    Crossette n°7. Le cheval de droite.

    Crossette n°8. Sur l'arête de gauche : un personnage assis.

    Crossette n°9. Sur l'arête de droite : un acrobate obscène.

    Crossette n°10. Un oiseau tenant un poisson dans sa gueule.

    Crossette n°11. Un dragon tenant une âme humaine.

    Crossette n°12. Ange tenant un phylactère.

    Crossette n°13. Un lion.

    Crossette n°14. Buste d'un homme jeune coiffé d'un bonnet et présentant un phylactère muet.

    Crossette n°15. Homme barbu, en manteau plissé, tenant des deux mains un objet.


    Crossette n°16. À gauche :  Chien courant gueule ouverte.

    Crossette n°17. À droite :  Chien courant gueule ouverte.

    Crossette n°18. À gauche : un ange déroulant son phylactère muet.

    Crossette n°19. À droite : un oiseau.

    Crossette n°20. Un chien.

    Crossette n° 21. Un lion.

    Crossette n°23. Un ange (tenant un écu ?).

    Crossette n°24. Un ange aux ailes en cœur (comme sur la lucarne sud) tenant un objet.

    Crossette n°25. Un ange déroulant un phylactère portant une inscription.

    Crossette n°26. Un jeune homme accroupi.

    Crossette n°27. Un chien aboyant.

    Crossette n°28. Un lion.

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    I. LES CROSSETTES DE LA TOUR OCCIDENTALE (1509).

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    La tour du clocher est restée inachevée. Grâce à l'Association "Saint-Nonna cinq siècles d'histoire" présidée par Michelle Rohou, elle a été restaurée en 2013-2015.  Elle s'ouvre à l'ouest par deux portes cintrées  jumelées inscrites dans un portail ogival coiffé par un fronton fleuronné. On trouve au dessus une baie encadrée par deux niches à dais, désertées de leurs statues. Cette élévation est encadrée par deux contreforts, diagonaux, et ce sont eux qui vont recevoir les crossettes placées sur les arêtes.

    Le manque de recul devant cette tour ne m'a pas permis de proposer une vue d'ensemble de la tour.

    Note : le terme de crossette est parfois abusif ici, mais je le conserve pour plus de simplicité. Je leur donnerai un numéro d'ordre, qui n'est que celui de ma description. Des sculptures trop érodées ont été négligées. 

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    Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    1°) Le contrefort nord-ouest (à gauche).

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Arête gauche du contrefort.

    Crossette n°1. Un homme ou animal assis (très érodé). 

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°2. Animal anthropoïde (dragon) tirant la langue et tenant sa queue dans la gueule (?).

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Arête droite du contrefort nord.

     

    Crossette n°3. Homme nu, tourné vers sa gauche, main entre les cuisses.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    2°) L'arcade surplombant la baie.

    Sculpture n°4. le culot gauche.: un acrobate grimaçant.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    3°) Le contrefort sud-ouest (à droite).

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    C'est le plus spectaculaire, et celui qui s'offre le mieux au regard, puisque le visiteur vient volontiers du sud, où se trouve la porte d'accès à l'édifice. Il est notamment remarquable par les deux chevaux qui y sont engagés à mi-corps.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    — Arête interne gauche.

    Crossette n°5. Un dragon ailé.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les arêtes externes du contrefort de droite et leurs quatre crossettes.

    On identifiera rapidement ces quatre crossettes : deux chevaux en buste, et deux hommes nus dans des postures scabreuses.

    Mais il sera plus difficile de voir, en raison de l'érosion, sous la frise à étoiles de mer, la grande  carvelle centrale. Et, au dessus, entre les deux têtes de chevaux, une forme peu distincte dans laquelle je vois un personnage apparaissant à sa fenêtre, les bras en appui sur le balcon. Il est évident que ces six motifs forment un tout, et que l'interprétation des parties ne peut faire l'économie d'une vison globale. Or, nous achoppons précisément à proposer une lecture cohérente du tout.

     

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Arêtes externes du contrefort de droite : les deux chevaux.

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    Tout d'abord, s'agit-il de chevaux, et non d'ânes ? Les deux espèces du même genre Equus se distinguent par leurs queues, ce qui ne va pas nous aider, pas plus que l'absence de châtaignes aux postérieurs. Les yeux sont plus dirigés vers l'avant, et surtout, leurs oreilles sont plus longues. C'est relatif !

    Ici, la belle convexité de l'encolure me fait pencher (subjectivement) pour le cheval, mais les oreilles sont tout de même bien longues.

    Or, si nous reconnaissons ici un cheval, une voie royale d'interprétation se déroule comme un tapis rouge : Penmarc'h  doit son nom, qui signifie tête de cheval,a une pointe rocheuse prés de laquelle il est situé et qui a la forme d'une tête de cheval. Ce qui a donné au Pays Bigouden son ancien nom, Cap Caval. Mais selon Alain Stéphan  ce nom peut aussi faire référence au roi légendaire ; la présence d'une petite chapelle Saint-Marc à l'est de la commune de Penmarc'h, la dénomination bretonne de l'Ile-Chevalier dans la rivière de Pont l'Abbé Enez Sant Mark, et la légende tenace qui fait de Penmarc'h le lieu de la mort de Tristan, confirment cette hypothèse.

    On se rappelle alors de l'évangéliaire enluminé conservé à l'abbaye de Landevennec, où l' évangéliste Marc est représenté non pas avec le lion qui est son attribut, mais avec une tête de cheval. L'explication de cette figure originale s'explique par le jeu de mots: Marc = Marc 'h = Cheval (en breton).  Cet évangéliste évoque vraisemblablement le dieu-cheval celtique plutôt que le roi Marc'h à oreilles de cheval du cycle arthurien. Le cheval, avec tout ce qu'il comporte de réminiscences celtiques, est présent dans le Finistère plus que partout ailleurs en Bretagne. Dix noms de lieux habités l'évoquent : cinq Penmarc'h (tête de cheval), un Lost marc'h (queue de cheval) et quatre Poulmarc'h (mare de cheval). « Marc'h » est le terme générique pour désigner le cheval mâle ou le cheval au sens collectif. 

    L'orateur enchaîne alors habilement en exposant tout ce qui concerne le roi légendaire d'Armorique Marc'h, aux oreilles de cheval comme le roi Midas, sans oublier qu'il est l'oncle de Tristan. Il est le frère de Blanche-Fleur, qui est morte en donnant naissance à Tristan.

    Si les oreilles de ces chevaux sont longues, c'est par allusion au roi et à son cheval Morvac'h, "cheval de mer"

    Si, par contre, l'artiste a représenté un âne, tous ces beaux échafaudages s'écroulent.

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    J'imaginais que ces chevaux étaient les mascottes de la commune, photographiées partout, placées en effigie dans chaque commerce, et pas seulement pour la boucherie chevaline ou le centre équestre, mais mes recherches en ligne sont restées vaines, tant pour "tête de cheval"+ Penmarc'h que pour "tête d'âne".

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°6. Le cheval de gauche.

    Ses pattes antérieures sont si repliées qu'elles sont corps avec le poitrail, à la différence de son compagnon. L'harnachement est réduit à une muserole, une lanière frontale, et une seule paire de rênes, lesquelles rejoignent un collier assez épais.

    Vu de face, ces rênes, et l'absence de pattes bien visibles, créent un effet comique laissant croire que l'animal se frotte le museau. 

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°7. Le cheval de droite.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°8. Sur l'arête de gauche : un personnage assis.

    Ce personnage est assis penché en avant, les coudes en appui sur les genoux et la main sous le menton. Est-il nu ? Porte-t-il un bonnet ? Sa posture est-elle scatologique ? Henni soit qui mal y pense...

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°9. Sur l'arête de droite : un acrobate obscène.

     

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    II. LES CROSSETTES DU COTÉ SUD DE LA TOUR OCCIDENTALE (1509).

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°10. Un oiseau tenant un poisson dans sa gueule.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°11. Un dragon tenant une âme humaine.

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    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de la Tour-clocher de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    III. LES CROSSETTES DE L'ÉLÉVATION SUD.

     

    Extrémité sud d'un muret.

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    Crossette n°12. Ange tenant un phylactère.

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    Les crossettes du sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes du sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°13. Un lion.

    Malgré la ressemblance avec un chien, j'identifie un lion à sa crinière bouclée et à sa queue passant entre les pattes postérieures et faisant retour sur le dos, selon le modèle iconographique quasi constant.

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    Les crossettes du sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes du sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    "Les murs gouttereaux portent de hauts pignons dans lesquels sont percées les fenêtres, pignons dont les rampants sont ornés de choux frisés et amortis par des fleurons donnant à l'ensemble une silhouette très découpée. Ils sont décorés de caravelles, et, le premier, de la légende de saint Nonna chassant le démon qui troublait la pêche de ses paroissiens. " (Couffon 1988)

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    Crossettes sculptées du rampant de la première lucarne.

    Le rampant à crochet du fronton-pignon de la première lucarne est amorti par deux crossettes représentant deux hommes d'âges différents.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°14. Buste d'un homme jeune coiffé d'un bonnet et présentant un phylactère muet.

    Il porte la main droite à la tête, dotée d'une chevelure profuse.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°15. Homme barbu, en manteau plissé, tenant des deux mains un objet.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossettes sculptées du rampant d'un édicule borgne : deux chiens.

    Ces deux chiens dévalent la pente du rampant en aboyant d'un air féroce.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°16. A gauche :  Chien courant gueule ouverte.

     

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°17. A droite :  Chien courant gueule ouverte.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les deux crossettes sculptées de la deuxième lucarne : un ange et un oiseau. 

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°18. à gauche : un ange déroulant son phylactère muet.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°19. à droite : un oiseau.

    Cet oiseau pourrait être considéré comme une sphinge, mais sa tête est pourvue d'un bec .

     

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Angle sud-est de l'église.

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    Crossette n°20. Un chien.

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    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    IV. LES CROSSETTES DE L'ÉLÉVATION NORD.

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    Crossette n° 21. Un lion.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°22. Une chimère.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Lucarne de la chapelle de bas-coté nord-est.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°23. Un ange (tenant un écu ?).

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°24. Un ange aux ailes en cœur (comme sur la lucarne sud) tenant un objet.

    Cet objet est-il un encensoir ? Un poisson ? 

     

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    La lucarne suivante.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°25. Un ange déroulant un phylactère portant une inscription.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°26. Un jeune homme accroupi.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    L'ANGLE NORD-OUEST.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°27. Un chien aboyant.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Crossette n°28. Un lion.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    BAS-RELIEF DU FRONTON : UNE ÉNIGME.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'élévation nord de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    EN ANNEXE.

    Quelques autres...

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    Les crossettes  de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes  de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes  de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes  de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    Les crossettes  de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

    Les crossettes de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. Photographie lavieb-aile septembre 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

    COUFFON (René), 1988, “Couffon, Répertoire des églises : paroisse de PENMARCH,” Collections numérisées – Diocèse de Quimper et Léon, consulté le 24 janvier 2018, http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/939.

    http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/ab10cc2545648874044c500510a8c554.pdf

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    Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes
    3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 15:24

    Les crossettes et l'inscription gothique (kersanton, 1533) de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice.

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    Cet article fait suite à celui sur le Moulin de Brezal, situé juste en face de l'église, de l'autre coté de l'Elorn et de la départementale D 712.

    Les crossettes et l'inscription gothique du moulin de Brezal (Plounéventer / Pont-Christ).

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    Sur les inscriptions lapidaires en Bretagne, voir :

     

    — Sur les crossettes, voir :

    Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

    Les crossettes de l'église de Plougourvest (29).

     

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    Ce matin, j'ai consulté à nouveau le site d'André Croguennec sur  Pont-Christ Brezal, et plus précisément sur l'église de Pont-Christ. La qualité des photos et le caractère exhaustif du texte rendent superflu tout complément. Peut-être vais-je placer ici quelques crossettes qui manquent à ses images ? Ou pinailler sur des peanuts ?  C'est petit, mesquin, et je vous oriente tout de suite vers la bonne direction ; ça vaut vraiment le coup :

    http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/eglise-PC.htm

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    I. QUELQUES VUES GÉNÉRALES.

    S'approcher d'une église en ruine, dont la toiture s'est effondrée à la fin du XIXe siècle avant de voir ses arcades gothiques s'écrouler vers 1960, est toujours poignant. Loin d'être saisi par l'esthétique du sublime que goûtèrent les romantiques devant les ruines de Rome ou d'Athènes, ou d'être atteint par le "trouble de mémoire " de Freud sur l'Acropole,  c'est une grande tristesse qui m'étreint devant le gâchis,  la perte, l'incapacité à transmettre intact un patrimoine. 

    Je me promène sur le site (désert, bien-sûr) et je finis par atténuer le sens tragique du temps qui passe et qui m'emporte en retrouvant des formes familières, et en circulant dans des volumes que je m'approprie. Tout le vocabulaire architectural des chapelles du Finistère m'accueille avec douceur et les retrouvailles inopinées avec les anges porteurs de blason achèvent de m'apaiser.

    Mais il y a quelque chose de dérisoire à lire le panonceau placé à l'entrée : 

    "La chapelle a été consolidée et restaurée dans le cadre de l'Opération Intégrée de Développement (O.I.D) 1988-1992 : consolidation du pont et de l'enrochement de la berge, rejointoiement des maçonneries et du clocher, pavement du sol, installation du maître-autel, drainage périphérique de l'édifice et remise en forme de l'enclos paroissial. Financement : Direction Régionale de l'Action Culturelle, Fonds Européens, Conseil Régional, Conseil Général ; Commune..."

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    Vue de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Vue de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Vue de l'église de Pont-Christ (XVIe siècle) à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Vue de l'église de Pont-Christ (XVIe siècle) à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Vue de l'église de Pont-Christ (XVIe siècle) à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Vue de l'église de Pont-Christ (XVIe siècle) à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Vue de l'église de Pont-Christ (XVIe siècle) à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Vue de l'église de Pont-Christ (XVIe siècle) à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    II. LES CROSSETTES.

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    1. La crossette du rampant droit du pignon est. Un homme (tenant un bâton ou une épée ?).

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    Crossette (Kersanton, vers 1533) du rampant droit du chevet de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Crossette (Kersanton, vers 1533) du rampant droit du chevet de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Je mets un certain temps pour retrouver mes repères, mais il s'agit d'un homme aux jambes allongées et fléchies (l'une croisant l'autre), et dont la tête et les épaules sont tournés vers le spectateur : un motif de crossettes très courant. J'ai cru qu'il avait les mains réunis comme pour prier, mais l'examen récent des soldats dégainant leur épée (Landerneau, le Tréhou, Locmélar, Saint-Servais, Plougourvest, Notre-Dame-de-Berven ...) m'a incité à en retrouver les formes ici. Or, je discerne clairement un axe diagonal qui pourrait être un bâton ou une épée, même s'il est interrompu par une encoche (photo annotée).

    Enfin, je m'intéresse aux chaussures : ne sont-ce pas là des souliers "à la polonaise", ou "poulaines", comme au Tréhou ou à La Martyre ? Mais oui !

    Le Lion ou le Dragon ne devaient pas être très loin.

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    Crossette (Kersanton, vers 1533) du rampant droit du chevet de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.
    Crossette (Kersanton, vers 1533) du rampant droit du chevet de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Crossette (Kersanton, vers 1533) du rampant droit du chevet de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    2. La crossette du rampant gauche du pignon est : un ange (?).

    La tunique plissée longue et couvrant les pieds nus s'accorde avec mon hypothèse, mais je ne sais que faire de la trompe médiane en arc de cercle. En outre, je crois remarquer une chaussure. Ou un bras empoignant un genou. Qui a dit "le charme des crossettes tient à leur caractère énigmatique" ? 

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    Crossette (Kersanton, vers 1533) du rampant droit du chevet de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Crossette (Kersanton, vers 1533) du rampant droit du chevet de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    3.La crossette de l'ossuaire :  Un ange portant un blason. 

    Un reliquaire est adossé à l'église, sur son coté sud, recouvert par une partie du toit de celui-ci. La crossette appartient au rampant de l'élévation ouest, ou à l'angle de l'ossuaire. Et là, pas de mystère ni de boule de gomme : c'est un ange et son blason. Chic, je vais pouvoir placer "scutifère", qui compte triple.

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    Ange scutifère, crossette (Kersanton, vers 1533)  de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Ange scutifère, crossette (Kersanton, vers 1533) de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Ange scutifère, crossette (Kersanton, vers 1533)  de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Ange scutifère, crossette (Kersanton, vers 1533) de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Ange scutifère, crossette (Kersanton, vers 1533)  de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Ange scutifère, crossette (Kersanton, vers 1533) de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    III. AUTRES SCULPTURES.

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    Trois anges scutifères :

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    Ange scutifère, (Kersanton, vers 1533)  de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Ange scutifère, (Kersanton, vers 1533) de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Ange scutifère, (Kersanton, vers 1533)  de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Ange scutifère, (Kersanton, vers 1533) de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Ange scutifère, (Kersanton, vers 1533)  de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Ange scutifère, (Kersanton, vers 1533) de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    La statue géminée du calvaire du placître : la Vierge et saint Pierre. Kersanton, XVIe.

    Décrit dans l'Atlas des Croix et Calvaires du Finistère.

    http://patrimoine.dufinistere.org/commune/index.php?groupe=croix&art=la_roche_maurice

     

    Note : sur les cartes postales anciennes proposées par André Croguennec et montrant le calvaire non mutilé, les statues étaient mal orientées. On y voit à l'est  le Christ en croix entouré de saint Pierre à gauche et d'un saint non identifié, et à l'ouest une Vierge à l'Enfant entourée à droite de la Vierge affligée et à gauche de sainte Marie-Madeleine tenant les aromates, mais dont le visage est tourné vers l'extérieur. Il est certain qu'initialement, le Crucifix était tourné vers l'ouest et entouré de la Vierge du pied de la Croix, et de Marie-Madeleine regardant le Christ. Du coté ouest, on trouvait autour de Notre-Dame-de-Bon-Secours saint Pierre à droite, et le saint non identifié à gauche. (saint Jean-Baptiste ??).

    a) la Vierge.

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    Statue géminée  (Kersanton, vers 1533) du calvaire de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Statue géminée (Kersanton, vers 1533) du calvaire de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    b) Saint Pierre et sa clef.

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    Statue géminée  (Kersanton, vers 1533) du calvaire de l'église de Pont-Christ  à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Statue géminée (Kersanton, vers 1533) du calvaire de l'église de Pont-Christ à La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    IV. L'INSCRIPTION DE FONDATION DE 1533.

    Treize ans après avoir fondé le Moulin de Brezal et avoir inscrit leurs noms sur la pierre de fondation, Guillaume,  seigneur de Brezal et Marguerite Le Sénéchal son épouse récidivent en fondant une chapelle en face de leur château ou manoir, de l'autre coté de la vallée de l'Élorn. 

    L'inscription est placée dans un cadre délimité par une moulure demi-jonc laissant à l'extérieur une marge occupée par 40 besants (meubles des armoiries des seigneurs de Brezal) et quatre fleurs à quatre pétales nervurés (allusion au prénom Marguerite ?).

    J'en donne le relevé suivant (différent de celui d'André Croguennec et de René Couffon), et je place entre crochet les lettres remplacées par un tilde :

    : EN LAN : MILL VCC : XXXIII :

    GUILLE[M] DE BRESAL & MARGARTE

    LE SENECHAL FIRENT FAIRE

    CESTE CHAPELLE EN LONEUR

    DE DIEU & N[OT]RE DAME DE SECORE

    "En lan Mill V Cent XXXIII Guillem de Bresal et Margarite Le Sénéchal firent faire ceste chapelle  en lhoneur de Dieu et Notre Dame de Secore".

    Le texte n'est pas très différent de la première inscription : "lan mill cinq cent XX Guillem de Bresal & Margarite Le Sénéchal seigneur & dame de Bresal, firent faire cest etanc & moulin au dyvys de Olivier Garric."

    Le deux-points entre les mots est encore fait de deux losanges, mais son recours est réservé à la première ligne.  La conjonction ET est encore abrégée en une sorte d'esperluete. 

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    Inscription de fondation (kersanton, 1533) de la chapelle Notre-Dame-de-Secours à Pont-Christ. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Inscription de fondation (kersanton, 1533) de la chapelle Notre-Dame-de-Secours à Pont-Christ. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Les deux premières lignes.

    Malgré la présence de lichens blanchâtres qui revêtent l'inscription d' une tenue léopard pour en brouiller l'émission, la lecture ne pose pas de problèmes. Il faut bien remarquer le tilde sur le -e- de GUILLE qui donne la leçon GUILLEM proche des formes bretonnes Gwilherm ou Guillerme (dixit Wikipédia) . 

    Outre les lichens, ce sont les lettres conjointes (dont deux parties sont fusionnées) qui peuvent nous tendre des pièges : comme le BR de BRESAL.

    Le nom MARGARITE est écrit MARGARTE, avec élision du -i-. Le prénom est issu du latin Margarita. On trouve en breton Marc'harit. Dans son Histoire de Bretagne, Pierre Le Baud utilise couramment en 1638 cette forme Margarite.

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    Inscription de fondation (kersanton, 1533) de la chapelle Notre-Dame-de-Secours à Pont-Christ. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Inscription de fondation (kersanton, 1533) de la chapelle Notre-Dame-de-Secours à Pont-Christ. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    La comparaison entre les deux inscriptions : mill cinq cc XX versus  mill V cc XXXIII :

    Entre 1520 et 1533, le style de l'écriture a légèrement changé : les lettres sont moins raides, moins alignées en bâtonnets, elles sont très légèrement inclinées sur la gauche ce qui suffit à leur conférer un certain dynamisme. Leur fût est plus mince. La différence est spectaculaire, quoique ténue, en comparant le chiffre XX et le chiffre XXXIII. Le jambage des X s'était déjà départi de toute raideur dans la première inscription, mais sur la seconde, les lettres s'envolent comme de gracieuses hirondelles, qui s'élancent à la poursuite des trois -i-. Ceux-ci envoient gaiement leurs points comme trois ballons dans une cour de récréation.

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    Les deux inscriptions de 1520 et 1533.
    Les deux inscriptions de 1520 et 1533.

    Les deux inscriptions de 1520 et 1533.

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    Les deux lignes suivantes .

    LE SENECHAL FIRENT FAIRE

    CESTE CHAPELLE EN LONEUR

    Lettres conjointes IR de FIRENT, et UR de LONEUR.

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    Inscription de fondation (kersanton, 1533) de la chapelle Notre-Dame-de-Secours à Pont-Christ. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Inscription de fondation (kersanton, 1533) de la chapelle Notre-Dame-de-Secours à Pont-Christ. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    La dernière ligne.

    DE DIEU & N[OT]RE DAME DE SECORE.

    . Lettres conjointes DE et NR de NOTRE. Tilde remplaçant les lettres OT de NOTRE.

    Le travail le plus intéressant concernerait l'appellation "NOTRE DAME DE SECORE", qui est transformée en "Notre Dame du Bon Secours". Il faudrait savoir qui a institué ce culte (quel ordre religieux, quelle haute personnalité de la noblesse ou du clergé, ou quel événement) ou dressé la liste des sanctuaires bretons qui lui sont dédiés. 

    Quant à la forme SECORE, elle est citée par Godefroy et est habituelle en ancien et moyen français : de l'ancien verbe succurer, secorer "porter secours" . Godefroy donne le verbe Secorer, socurer "secourir", le nom secorse "secours" et secoreor "celui qui secourt". De même dans Chrétien de Troyes où secors signifie "secours".

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    Inscription de fondation (kersanton, 1533) de la chapelle Notre-Dame-de-Secours à Pont-Christ. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Inscription de fondation (kersanton, 1533) de la chapelle Notre-Dame-de-Secours à Pont-Christ. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    V. MARGINALIA.

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    Le blason de la porte cintrée du jardin en face de l'église : de Coroller ?

    Ce blason s'inscrit dans un cuir à enroulement de la seconde Renaissance. On y voit une couronne de comte, trois besants autour d'un cerf et d'une étoile.

    J'identifie ici les armoiries de la famille de Coroller, décrite ainsi par Potier de Courcy . Je souligne elur possession dans la paroisse de Ploudiry, dont Pont-Christ était une église tréviale : 

     Coroller (le), Sr de la Roche, par. de Saint-Martin des Champs, — de Kerdannot, — de *Kervescostou par. de Plougasnou, — de Kerosven, — de la Vieuxville, — de Keropartz, — de Pratalan, — du Maretz, — de Kerguélen, — de Coëtlez, par. de Ploudiry, — du Nec'hcoat, par. de Ploujean.

    Maint, au conseil en 1717 et par arrêt du parlement de 1773, neuf. gén.

    Réf. et montres de 1427 à 1543, par. de Garlan et Saint-Melaine de Morlaix, év. de Tréguier.

    De sable au cerf passant d'or, accomp. de trois besants de même.

     Eon, écuyer et son porte-targe, dans une montre de 1356, fut suivant la tradition, pendu à la Roche-Corroller avec 50 notables de Morlaix, en 1374 pour avoir exterminé la garnison anglaise que le duc Jean IV avait mise dans cette ville ; Pezron, épouse en 1540 Anne Gérault, dame de Kervescontou ; un gouverneur au château du Taureau en 1608.

    Voir aussi :

    https://histoiresdemorlaix.wordpress.com/2015/08/24/18-enfants-jacques-alain-et-marie-coroller-un-couple-du-grand-siecle/

    Je n'en sais pas plus.

     

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    Pont-Christ, La Roche-Maurice, photographie lavieb-aile août 2017.

    Pont-Christ, La Roche-Maurice, photographie lavieb-aile août 2017.

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    Blason de Coroller, Pont-Christ, La Roche-Maurice, photographie lavieb-aile août 2017.

    Blason de Coroller, Pont-Christ, La Roche-Maurice, photographie lavieb-aile août 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

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    — ANDRÉ CROGUENNEC :

    http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/eglise-PC.htm

    — COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/ROCHEMAU.pdf

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    Published by jean-yves cordier - dans Inscriptions Gargouilles et crossettes
    31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 21:42

    Les crossettes et l'inscription gothique du Moulin de Brezal (Plounéventer / Pont-Christ).

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    — Sur Pont-Christ :

    — Sur les inscriptions lapidaires en Bretagne, voir :

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    — Sur les crossettes, voir :

    Cet article appartient à une étude des crossettes du Finistère destinée à permettre des comparaisons et à dégager des constantes stylistiques et thématiques. On consultera sur ce blog :

    Les crossettes de l'église de Plougourvest (29).

     

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    Aujourd'hui, le Moulin de Brezal est, sinon en ruine, du moins en piteux état, et on peut l'acquérir pour la modique somme de 216 000 € : faites-vous plaisir !

    "EXCLUSIF. Entre LANDERNEAU et LANDIVISIAU. En bord d'étang et dominant l'ELORN propriété comprenant sur un terrain de 3 hectares un ensemble de bâtiments du XVIème. Le bâtiment principal, ancien moulin à farine fut construit en 1520 par le Seigneur de BREZAL. Il est proposé avec une dépendance en pierres sur deux étages, un colombier de l'Ancien régime, un calvaire dénommé "La Croix de BREZAL" et un étang et une parcelle boisée. Anciennement consacré en un établissement hôtelier dédié à la restauration, le domaine nécessitera une restauration pour votre projet professionnel ou d'habitation. La surface des bâtis est d'environ 300 m2 et attendent une nouvelle vie !"

    .Il avait été restauré de 1959 à 1967, puis un beau restaurant avait été ouvert par Jean-Claude Thuilliez et Hélène Plos avant de céder la place en 1972 à  Michèle et Arsène Heliez, on faisait du pédalo sur l'étang. Jusqu'en 2007.

     

    Comme si une malédiction funeste pesait sur cet endroit, il suffit de passer le pont qui enjambe l'Elorn pour  découvrir les ruines assez sinistres de l'église de Pont-Christ classée en 1916 (base Mérimée), qui fut construite en 1533 par le seigneur de Brezal et dont la toiture se serait effondrée à la fin du XIXe siècle. 

    A contrario, pour un amateur de belles pierres et de témoignages sur le patrimoine breton, quel aubaine !  

    Le moulin, l'église, l'ensemble du site dominé par son château, tout cela a été décrit avec minutie, passion et photographies par André Croguennec : impossible de faire mieux.

    Néanmoins, j'ai succombé au charme des crossettes et des inscriptions, et je n'ai pas pu interdire à mon appareil photo de s'égayer sur la toiture et de revenir avec, dans la gueule, quelques belles proies pour enrichir ma gibecière iconographique sur les crossettes de Basse-Bretagne. Merci Fidèle, ici, au pied !

    Une chasse à partager avec les amis.

    PRÉSENTATION.

    Un coup d'œil sur la carte IGN permet de repérer l'axe est-ouest de la vallée de l'Élorn, entre Landivisiau et Landerneau, empruntée par la départementale D712 et par la voie ferrée Rennes-Brest. La rivière passe entre deux escarpements, culminant à 106 m du coté de Pont-Christ au sud, et à 93 m au nord sur le site occupé par le château de Brezal. Cette rivière vient de faire un coude à 90°, non sans agitation sans doute comme l'indiquerait les toponymes Le Frout, le Frout Vras et le Frout Bihan (où existait un moulin).  Ar Froud, c'est "le torrent" (absent du Catholicon, mais présent dans Le Gonidec page 324) , mais ar frouden, c'est l'impétuosité, la fougue. N'oublions pas que depuis la création du lac du Drennec en 1979, le caractère de l'Élorn a changé.

    Ce n'est pas sur le fougueux Élorn, mais sur le débouché de son affluent coulant dans un vallon étroit selon un axe nord-sud depuis Plounéventer, le Brezal (4 km), que le moulin est établi en 1520 par Guillaume, seigneur de Brezal et son épouse Marguerite Le Sénéchal. En amont, ils créent une retenue d'eau, l'étang de Brezal. Le moulin à farine va ainsi rapporter de beaux bénéfices puisque tous les habitants sont obligés de lui confier leur blé.

    La Carte de Cassini montre qu'à la fin du XVIIIe siècle, la seule route figurée, Landerneau-Landivisiau-Morlaix,  passe à 500 m. au nord. Mais une voie gauloise de direction nord-sud de Kerilien vers la Martyre, parfaitement présentée par A. Croguennec, passait par Pont-Christ où ele traversait l'Elorn, et une villa gallo-romaine a été retrouvée sur cet axe à Valy-Cloistre, au sud de Pont-Christ.

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    Vue ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Vue ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    En amont, à droite du raidillon qui relie l'étang et la route départementale, on voit le pigeonnier :

     

    Pigeonnier de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Pigeonnier de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Tout en conservant mon équilibre sur le raidillon en question, j'aperçois la première crossette sur le rampant gauche du pignon ouest. C'est un chien, un mâtin montrant ses dents, sans collier, les pattes antérieures rejoignant les postérieures sur un support. Ses oreilles sont longues : un chien de chasse type Saint-Hubert ? Tourné vers le nord (vers l'étang), il garde l'édifice.

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    Un chien, crossette du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Un chien, crossette du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Puis je découvre le bas du pignon ouest, où la partie gauche conserve son appareillage de pierres de taille et deux belles accolades gothiques.

    La plus haute est une arcature à deux crochets un fleuron et deux pinacles tronqués.

    Quatre pierres de kersanton aux formes caractéristiques témoignent de la présence de blason qui ont été martelés. Une autre, sous l'aisselle de l'arc, comportait-elle un blason complet, à cimier et lambrequins ?

    Ce qui m'attire avec gourmandise, c'est l'inscription centrale. Eh eh, zoomons, zoomons !

    Arcatures en accolade du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Arcatures en accolade du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    L'inscription de fondation (kersanton, 1520).

    Je la relève ainsi (les lettres entre crochets traduisent les élisions par tilde ; seul celui du A de MARGARITE n'a pas été remplacé) : 

    : LAN : MILL : CINQCC : XX : GUILLE[M] : DE : BRESAL

    & : M~ARGARITE : LE : SENECHAL : SER : & : DA[M]E : DE

    BRESAL : FIRE[N]T : FAIRE : CEST : ESTA[N]C : & : MOULI[N]

    AU : DYVYS : DE : OLIVIER : GARRIC :

     :

    "L'an mil cinq cent vingt, Guillaume de Bresal et Marguerite Le Senechal, seigneur et dame de Bresal, firent faire cet estanc et moulin au devis d'Olivier Garric."

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    La forme Dyvys : Godefroy atteste dans son Dictionnaire de l'ancien français du IXe au XVe siècle les formes divis, dyvis, avec le sens « division, partage, disposition, souhait, désir, intention, volonté". Mais le DMF ou Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500) y ajoute l'acceptation "plan, projet" : "Devis 1, B : Disposition établie ; plan, projet, description détaillée d'une construction à exécuter ; disposition que l'on prend, intention projet, souhait". Ce sens de "plan, dessin"  est aussi mentionné avec trois exemples anciens dans le Dictionnaire Anglo-normand.

    Dés lors, on peut mieux rendre compte de l'inscription en la donnant comme "...firent faire cet étang et moulin sur les plans d'Olivier Garric". Ce dernier prend alors le rôle d'architecte, ou d'entrepreneur-concepteur.

     

     

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    Inscription de fondation (kersanton, 1520) du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Inscription de fondation (kersanton, 1520) du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    J'ai déjà rencontré Olivier Garric : c'était sur l'inscription de la sablière de l'ancienne abbatiale de Daoulas  : 

    "L'abbé Charles [Jégou] fit en son temps ce bois de céans l'an 1529 par O[livier] Garic et ses aidants".

    Dans le BSAF de 1995, l'abbé Castel écrivait : Après le moulin de Brezal, "neuf ans plus tard, en 1529, Garric se signale à Daoulas, cette fois comme charpentier, selon l'inscription de la sablière au nord de la nef de l'église abbatiale. Les chantiers de Brézal et de Daoulas révèlent donc un maître d'oeuvre qui déploie avec bonheur des talents divers. Homme du bois autant que de la pierre et de l'eau, polyvalent dans l'art de bâtir, Olivier Garric peut prendre légitimement place dans la galerie des artistes de Bretagne".

    Mais si on accepte de comprendre le mot dyvys comme "plan, dessin, projet", Olivier Garric doit être considéré non pas comme un "maître d'œuvre", ni comme un menuisier-charpentier polyvalent se doublant d'un maçon ou tailleur de pierre, bref un artiste ou artisan, mais bien comme un maître d'ouvrage. Ce que ne contredit pas l'inscription de Daoulas. Un point sur lequel je rejoins André Croguennec.

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    Garric étant un mot occitan signifiant "chêne kermes", et étant un patronyme du Languedoc, on peut penser que notre Olivier Garric n'est pas d'origine bretonne.

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    La pierre est sculptée en un rectangle creusé de 4 mm de profondeur environ dont seules les lettres et signes ne sont pas creusés, et restent en réserve. Mais une moulure souligne la dernière ligne, si près des jambages que ceux-ci (le G de GARRIC) empiète dessus. Cela montre le soin pris par l'artiste pour rendre hommage à son texte.

    Une vue rapprochée permet d'admirer la beauté de l'écriture. On peut la comparer à celle de l'inscription de fondation de l'hôpital Saint-Julien de Landerneau, sculptée l'année suivante, en 1521. Ou à celle de la chapelle de Rocamadour (1527).  Mais son modèle est sans-doute plutôt  celle du pont de Landerneau, réalisée dix ans avant celle-ci, en 1510 sur la commande du vicomte Jean de Rohan.

    Comme cette dernière, elle est encadrée par des motifs héraldiques : macles et A couronné à Landerneau, et besants (martelés) des armoiries du seigneur de Brezal ici . En effet, celles-ci se blasonnent de gueules à six besants d'or, 3, 2, 1 ( rouge à six boules jaunes). Je renvoie à l'article Tudchentil et à son illustration.

    Chaque besant est alterné avec un losange, qui n'est certainement pas un macle de Rohan (car c'est un losange évidé en son centre), mais une fusée, un losange étroit et vertical, bien connu par les armoiries de Bouteville. Mais qui appartient aussi aux armoiries de Marguerite Le Sénéchal, qui sont de sable, à cinq fusées d'argent, accolées en bande, assorties de six besants de même, trois de chaque coté. (de Genouillac).

    Les besants ont été bûchés sur la partie horizontale du cadre, mais non sur la partie verticale et latérale gauche, ce qui permet de les admirer intacts à coté des fusées. Quant à la partie droite, elle ne comporte pas cette marge. 

    Marguerite Le Sénéchal était la fille de Guion Le Sénéchal, sieur de Coettelan, décédé avant 1520, et d'Amette de Kergournadech. Elle épousa Guillaume de Brezal, décédé avant 1577, capitaine des francs-archers et élus du Léon. 

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    La ponctuation de séparation des mots repose sur le deux-points, mais ces derniers ne font pas appel à l'ornementation très courante qui relie chaque point par une ligne en S. Ces deux points ne sont pas ronds, mais en losange, sans qu'il faille y voir une allusion héraldique, car cette graphie est courante Les lettres sont serrées, très régulières, au fût vertical, à l'empattement en triangle pointe vers le bas. La répétition de ces triangles resserrés crée en bas de ligne un aspect en dents de scie dont la régularité est recherchée. Et comme le sommet des fûts est également triangulaire (c'est un rectangle incliné ), l'interligne est délimité par ces deux lignes en dents de scie. 

    Ce serait monotone si cet interligne n'était pas occupé par les hampes ( jambages supérieurs) des lettres l, d, etc. ou bien par les points des -i- (un tiret incliné), par les tildes remplaçant les -n- par abréviation, par les lettres ou chiffres suscrits (CC pour "cent"), mais aussi par le jambage inférieure des lettres concernées, ou du jambage ornemental du -n- (le premier mot : lan).

    La conjonction -et- est remplacée par une ligature équivalente à l'esperluète &.

    C'est tout ? Non bien-sûr : cette inscription s'offre à la curiosité de chacun. Le mot "moulin", par exemple, est écrit MOU~LI . Le tilde ne devrait-il pas être posé sur le i ? 

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    Inscription de fondation (kersanton, 1520) du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Inscription de fondation (kersanton, 1520) du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Les crossettes et l'inscription gothique du moulin de Brezal (Plounéventer / Pont-Christ).

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    En progressant, je parviens en contrebas et je vois mieux le rampant droit, qui se casse d'ailleurs en passant au dessus d'une fenêtre. Et là, deux nouvelles crossettes qui m'attendent.

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    Vue  ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Vue ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Les deux crossettes du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Les deux crossettes du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    La première est un homme empoignant sa cheville. Et bien malade.

    André Croguennec l'intitule "l'homme blessé", sans dire pourquoi. 

    L'homme est en position de chevalier servant, le genou droit à terre, et l'autre fléchi.

    Entre les deux cuisses, la partie saillante correspond bien-sûr à la mode des braguettes rembourrées et avantageuses en usage sous la Renaissance jusqu'aux années 1580.

    Il est vêtu d'un pourpoint aux manches plissées, serré par une ceinture, au dessus de chausses, et d'une paire de chaussures dont la semelle est distincte. Sa coiffure est globalement cylindrique.

    Il lève la tête et les yeux vers le ciel, et porte la main gauche sur sa joue.

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     L'Homme malade, crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    L'Homme malade, crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Une vue de profil stricte montre que la région cervicale antérieure est le siège d'un volumineux phlegmon sous l'angle de la mandibule. Un peu trop bas pour les oreillons. Mais pas pour l'adénopathie cervicale tuberculeuse chronique, ou scrofule ou écrouelle, que guérissait les rois de France (on pouvait aussi prendre une tisane de Scrofulaire Scrophularia nodosa, si on croyait à la théorie des signatures).

    En revenant au cliché précédent, on voit que cette intumescence est double : cet apostume se pique d'être bilatéral, ce bubon se rengorge de sa symétrie ; est-ce une parithymie ? Une étude de Rasmané Béogo sur 115 patients a montré que ces disgracieuses gorges chaudes étaient "multiples  chez 96,5% des patients et abcédés chez 30%" (Pan Afr Med J. 2013; 15: 131)

    Or, précisément, mon cliché (slide suivante ) montre au centre de l'adénite une zone ulcérée de 1,85 mm de diamètre qui ne peut correspondre qu'à l'abcédation du site.

    Ah mon dieu ! Le pauvre homme ! Tomber malade 450 ans avant la commercialisation de la Rifampicine !

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     L'Homme malade, crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    L'Homme malade, crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    J'attire l'attention de mon auditoire sur le fait que la communication de ce cas singulier prend une certaine importance, car il s'agit de la première crossette représentant un homme souffrant d'écrouelles. Et même peut-être de la seule sculpture bretonne du XVIe siècle fournissant une donnée iconographique de cette atteinte : allez savoir. Bien-sûr, j'invite chacun  à se livrer maintenant à une revue de littérature la plus vaste exhaustive possible avant de procéder à une méta-analyse basée sur des preuves. 

    Par contre, le motif de "l'homme empoignant sa cheville" est d'une grande banalité en matière de crossette ; j'y voyais jusqu'à présent une posture à signification licencieuse, par son caractère un peu acrobatique intermédiaire entre une asana du Yoga-Sûtra et celle d'un Sûtra concurrent : une attitude irrévérencieuse, dont le code se serait perdu, mais qui placerait son adepte dans ce monde carnavalesque du renversement des valeurs et de la débandade des mœurs.

    Car il est temps de confier le fonds de ma pensée : ces crossettes sont, par leur caractère stéréotypé, similaires aux lames des tarots. De même que vous avez aux Tarots 22 arcanes, aux figures immuables, le Mat, le Bateleur, Le Pendu, la Roue de la Fortune, de même vous avez dans les crossettes, le Lion, le Dragon, le Chien, le Soldat dégainant l'épée, l'Homme empoignant sa cheville, l'Ange, la Femme nue, la Sirène, et quelques raretés. Chaque édifice religieux ou civil bat le jeu et dispose sa levée au su et au vu de chacun, laissant les amateurs interpréter à l'infini ce que cela peut signifier.  

    Mais un tuberculeux échappé de sana qui monte sur le toit d'un moulin pour se saisir de sa cheville droite et de sa joue gauche enflée, c'est... particulier .

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    Dés lors, je suis amené à m'intéresser à la petite crossette de rien du tout qui est placé devant notre impatient patient : à quoi sert cette oblongue capsule ? est-ce un canon arrimé à son affût par son allonge ? Un crachoir ?  Un pied pour parasol ?

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    L'improbable crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    L'improbable crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Vous aimez les énigmes ? En voici une :

    La crossette suivante se présente comme une chimère associant la queue d'un dragon avec le torse d'une sirène. 

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    La dernière  crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    La dernière crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Et si je vous le montre de l'autre coté, vous voyez mieux ?

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    La dernière  crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    La dernière crossette du rampant droit du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Et nous voilà arrivé au pied de ce rampant droit, là où, après deux minuscules crossettes cuboïdes,  j'ai fait une belle prise, digne de Tartarin : un Lion.

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    Partie droite du  pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Partie droite du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Le Lion, quatrième crossette du pignon ouest.

    Ici, il n'y a plus d'énigme : c'est le Lion de crossette, cent fois décrit, sa gueule ouverte, sa crinière de mouton, sa queue faufilée entre les cuisses pour chasser les mouches de son dos, les pattes antérieures prenant obliquement appui sur une console (ou un os ?), les postérieures appuyées au sol pour rejoindre les antérieures. Tout est dit.

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    Le Lion, dernière crossette du  pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Le Lion, dernière crossette du pignon ouest du Moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    J'ai presque fini, il me reste à décrire la lucarne de la façade sud.

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    Vue de la façade sud du moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Vue de la façade sud du moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    Les deux crossettes encadrant le rampant de  la lucarne de la façade sud.

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    La lucarne de  la façade sud du moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    La lucarne de la façade sud du moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    À gauche : l'homme accroupi.

    Il n'a pas l'air très heureux, avec ses coudes en appui sur les genoux et son menton projeté en avant. Il porte un chapeau. Sa joue gauche et son oreille homolatérale sont fort gonflées, à moins qu'il n'ait ses oreillettes. Je ne l'ausculte pas, ce n'est pas le moment de le déranger.

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    L'Homme accroupi, crossette du rampant gauche de lucarne de  la façade sud du moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    L'Homme accroupi, crossette du rampant gauche de lucarne de la façade sud du moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    À droite : le Chien. 

    C'est le chien assis du chien-assis.

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    Le Chien, crossette du rampant gauche de lucarne de  la façade sud du moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

    Le Chien, crossette du rampant gauche de lucarne de la façade sud du moulin de Brezal, Plounéventer. Photographie lavieb-aile août 2017.

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    SOURCES ET LIENS.

    Une seule adresse : André Croguennec:

    http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/moulin-brezal.htm

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    Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Inscriptions

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    • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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