Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 12:08

   Le Damier de la succise tient son nom de la série de points noirs qui apparaissent  sur les deux faces des ailes postérieures sur une bande orange quadrillée, mais aussi de sa plante-hôte, la succise des prés, une scabieuse bleue violacée qui pousse dans les prés humides et les tourbières.  Les engrais azotés, en favorisant des plantes concurrentes, s'opposent à la succise.

   Le Damier de la succise est une espèce menacée et en déclin, protégée  par de nombreux textes de loi. En Bretagne, le réseau Natura 2000 mentionne onze sites à préserver, dont sept  en Finistère. La Presqu'île de Crozon  est l'un d'eux. L'inventaire des espèces remarquables y mentionne une orchidée, le Liparis de Loesel, des libellules, l'Agrion de mercure et la Cordulie à corps fin, une chauve-souris, le Grand rhinolophe, et deux papillons : le damier de la succise et l' Ecaille chinée.

    C'est dans la tourbière basse alcaline de l'arrière-dune de Goulien, près de Kersiguénou que j'ai pu constaté l'omniprésence du damier en ce mois de juin . Les mâles,dont l'émergence est plus précoce que celle des femelles, après s'être exposé au soleil matinal, volent activement autour du site de reproduction et recherchent les femelles deux fois moins nombreuses et qui, juste sorties de l'émergence, s'accouplent.

    Presque lassé de voir tant de ces papillons posés, les ailes grandes ouvertes au soleil _ encore un Damier !_, je fini par voir un couple. Je crus d'abord que le papillon  du dessus était le mâle, mais chez les damiers, la femelle se reconnaît par sa taille plus importante ainsi que par la forme plus arrondie de ses ailes : monsieur était en bas:

 

 DSCN7678

 

 

 

C'est bien pratique de disposer ainsi d'une vue concomitante du verso, et du recto des ailes de ce papillon.

 

DSCN7657

 

 

 

 DSCN7681

 

 DSCN7693

 

 

 DSCN7706

 

 

 

  DSCN7711

 

 

 

  DSCN7705

 

 DSCN7711

 

 

 

  DSCN7721

 

 

  DSCN7723

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 10:20

1- La chenille de la Cucullie

 

La pauvre, j'ignorais son existence, j'ignorais tout : qu'il existait, dans la famille des Noctuelles, une sous-famille des Cucullinae, riche de 53 espèces en France, qu'on y trouvait un genre nommé Shargacucullinae (quatorze espèces en Europe), et dans ce genre deux papillons de nuit nommés l'unShargacucullia verbasci, baptisé par Linné lui-même en 1758,  surnommé "La Brèche", la cucullie du bouillon-blanc _ le bouillon-blanc, c'est la molène, le Verbascum_ et l'autre Shargacucullia Scrofulariae, baptisé en 1775 par D&S, c'est à dire Denis et Schiffermüller, la Cucullie de la scrofulaire, cette plante médicinale qui guérit, comme les rois de France, les écrouelles ou scrofules.

 

Ah, pour un amateur de vocabulaire, c'est du nanan !  Du nanan ? oui, le site dédié à l'insuffisament illustre Pr. Lavieb se permet, pris par l'enthousiasme gourmand, cette locution onomatopéènne à qui déjà le bon Huysmans, le grand Giono et l'inimitable Céline avaient donné des lettres de noblesse. Car pour du nanan, c'en est, la cucullie, la shargacucullie, ça vous reste en bouche, ça fait la queue-de-paon, ça commence rond, culotte-de-velours mais la caudalie explose en notes épicées, c'est du grand art, shargacucullie de la scrofulaire !

 

Revenons sur terre pour découvrir l'anatomie d'une chenille : Cucullie nous servira de guide.

Une chenille est une machine à manger qui peut multiplier son poids par 10.000.

En avant, la tête est une tondeuse, une broyeuse guidée par de courtes antennes ; six paires d'yeux ou ocelles ne servent qu'à distinguer le jour et la nuit, guére  plus.

Puis viennent les trois segments thoraciques, dotés de vraies pattes articulées destinées, comme tout patte qui se respecte, à la locomotion.

Les segments suivants, n°4 à 12, constituent l'abdomen.Quatre  possèdent des fausses-pattes, membraneuses, sorte de ventouses garnies de spicules,qui servent à l'adhérence. A la différence des vraies pattes, elles ne persistent pas chez le papillon et disparaissent sans laisser de trace sur l'abdomen de l'imago.

Le dernier wagon n°12 est le segment anal. il est muni de pattes anales et d'un écusson.

 

A l'intérieur, on trouve surtout l'appareil digestif, mais aussi un vaisseau cardiaque qui transporte les éléments nutritifs, mais pas l' oxygène. La chenille respire par des stigmates, orifices ponctiformes sur les segments n°1 à 9, comme les hublots d'une carlingue d'avion, qui amène l'oxygène et évacue le gaz carbonique.

 

 A vous de reconnaître les vraies pattes des fausses pattes, et les stigmates des taches noires de camouflage de ce drôle de dalmatien.

 

DSCN7738 

 

 

DSCN7744

 

 

DSCN7740

 

Une vue des derniers segments : on voit les pattes anales.

 

DSCN7746

 

  Ici, la tête : les taches noires dessinent deux yeux, un nez en chevron et une bouche, mais la vrai tête n'est pas là, elle est en train de manger. On voit les trois paires de vraies pattes, articulées et terminées par une griffe.

 

DSCN7747

 

2-  La chenille de l' Ecaille martre.

   Il s'agit peut-être d'une autre Écaille : si chacun peut se tromper,(voir par exemple ma faute d'orthographe de "marte" sur les clichés) c'est encore plus vrai quand on n'y connaît rien, comme moi ! Mais le plaisir des yeux sera le même, n'est-ce-pas?

 

Cette chenille est bien différente de la précédente : elle présente deux caractéristiques des chenilles des Écailles, et plus généralement de la famille des Arctiidae, dont j'ai déjà rappelé l'étymologie provenant de "ours" : elles sont velues comme des oursons,  et ces chenilles oursonnes se laissent tomber de leur support et se roulent en boule comme des hérissons, d'où leur surnom de chenilles hérissonnes. D'ailleurs, l' Écaille Martre est nommée également Écaille hérissone.

 

DSCN7635

 

DSCN7645

 

 

DSCN7638

 

 

 DSCN7637

 

DSCN7634

 

 

 

3 La chenille du Cul doré.

 

Après la Cucullie, le Cul doré, c'est le hasard des balades.

   C'est toujours un papillon de nuit ou hétérocère, c'est un Bombycoïde comme l' Écaille, mais il appartient à la famille des Lymantriidae dont on trouve 8 autres espèces en Finistère : c'est Euproctis similis Fuessly, qui tire, comme son cousin le Cul brun, son nom vernaculaire de la coloration de l'extrémité de son abdomen. Mis à part cet attribut doré, le papillon est tout blanc : sa livrée est une vraie robe de mariée.

 

    Les lymantriidae sont la terreur des forets :lymantra, en grec, veut dire ravageur. Dans la sous-famille des lymantriinae, on trouve l'Orgyie pudibonde et le fléau des arbres, le terrible Bombyx disparate. Mais seules les chenilles sont redoutables, car chez les lymantriidae, les papillons adultes ne s'alimentent pas.  Le fabuleux site d' Alain  Ramel, aramel.free.fr, précise que notre chenille est celle " d'un des Lépidoptères  les plus polyphages au dépens des essences feuillus, ornementales et fruitiers des régions forestières d'Europe Centrale." , contre lesquels des mesures d'échenillage, de lutte chimique, d'utilisation de bio-insecticide issue du baccillus thuringiensis, ou de piège à phéromones de synthèse, sont mises en oeuvre.

 

 J'attribue le nom scientifique Euproctis à l'association du radical grec -eu- , bon, bel, bien, comme dans évangile_eu vangelos, bonne nouvelle_, ou Eugène _bien né_, ou encore eucalyptus, bien ouvert (concerne le calice de la fleur).

Quand à -proctis, c'est le radical grecproktos, l'anus, le rectum, que nous connaissons dans proctologuepar exemple.   Euproctis, c'est donc une façon scientifiquement correcte de dire cul doré, ou joli cul, comme on aussi d'une beauté qu'elle est callipyge_Vénus callipyge, c'est une chanson de Brassens_ pour dire élégamment qu'elle a de belles fesses.

 

DSCN7787

 

DSCN7790

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 12:21

  Qu'il est beau, le mâle de la Libellule écarlate, ou Crocothemis erythraea, avec sa  panoplie de pompier, et quel dommage qu'il soit passé si vite, une fin de soirée, sans me laisser le temps de mieux le photographier !

   Cette espèce africaine a coloniser les pays septentrionaux, témoin vraisemblable du réchauffement climatique.

 

   Son étymologie nous renvoie à ma réflexion sur la balance de Montaigne et l'étymologie du mot libellule puisque si le grec  krokos,crocus, safran, renvoie à la couleur de ce Scarlet dragonfly, le radical-themis renvoie, lui, à la déesse Themis, qui est représentée avec une balance car elle représente la Justice immanente : elle s'oppose à l'hubris, au déchaînement des excès, des passions violentes et de la démesure.

 

 

 

Je peux tout-de-même admirer ses pterostigmas jaune ocre, les taches jaune caramel de la base de ses ailes et son abdomen aplati fin comme une lame.

   (les ptérostigmas _ litteralement : points sur les ailes _sont ces marques dont les caractères sont déterminants pour l'identification.)

 

 

  libellule-anisoptere 0275

 

 

Et si nous regardions des libellules déprimées se remonter le moral ? Les voici "in copula".

 

   Post-scriptum rédigé en octobre à la suite du commentaire de Benoît Guillon  qui n'avale pas les couleuvres de mes grossières erreurs : ce ne sont pas des Libellules déprimées, mais un couple d' Orthetrum cancellatum !

 

libellule-deprime 0431

 

libellule-deprime 0441

 

libellule-deprime 0444

 

 

 libellule-deprime 0471

 

 

 

 

 libellule-deprime 0460

 

 

Quittons les anisoptères pour les zygoptères : parmi les Calopterix  (les "belles ailes " ), je ne rencontre que des vierges, C.virgo. Mais en cherchant bien, j'ai tout-de-même aperçu un mâle de Calopterix splendens.

 

 

 

  calopteryx 0306

 

 

 

   J'en rencontrais davantage sur la rivière Ildut elle-même, près de l'eau vive :

 

 DSCN7953

 

 DSCN7938

 

 

 

 

La Cordulie à corps mince.

 

 

 Elle est assez rare pour être signalé comme espèce remarquable dans l'inventaire Natura 2000.

Je la trouve à Crozon  là où elle est signalée, près de l'étang de Kerloc'h, et je la trouve accouplée: non pas à terre ou en vol, mais accrochée aux branches d'arbustes.

 

libellule-anisoptere 3717

 

libellule-anisoptere 3683

 

libellule-anisoptere 3707

 

 

  libellule-anisoptere 3751

 

 

 

 

libellule-anisoptere 3726

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 12:37

    Lorsque Montaigne se retira à l'age de 37 ans dans son château pour y écrire ses Essais, il fit graver une médaille représentant une balance aux plateaux équilibrés avec la devise qui devait constituer le trébuchet de ses pensées face aux déchaînements des passions, des intolérances et des convictions acharnées de ses contemporains enflammés par les Guerres de religions : "Que sais-je?". Pour Montaigne, penser c'est peser, et soumettre sa pensée à la balance, c'est la soumettre au doute.

   On trouve dans les Essais des références aux abeilles, "qui pillottent  deçà delà les fleurs", mais non à la libellule, et pourtant il suffit de contempler une libellule posée sur la tige d'un jonc pour y voir la plus belle métaphore de l'équilibre :

 

libellule-quatre-tache 0263

 

 

 

  Car elles sont  l'incarnation de leur étymologie : le mot latin libra a désigné d'abord, comme le mot grec litra qui a donné litre, une unité de poids, origine de la Livre anglaise, the pound . Puis le mot a désigné non le poids, mais la balance,et la constellation de la Balance,entre Vierge et Scorpion, est toujours nommée Librae en astrologie. Le mot a ensuite désigné l'acte de peser lui-même, puis enfin l'acte de mettre à niveau, et a donné notre terme niveler, et surtout -pour mon propos- par le latin aequi-librum, le mot équilibre .

   Enfin le mot libellule vient du mot libella, le niveau, dérivé de libra.

 (sources : dictionnaire étymologique Robert )

 

  J'aime laisser ces mots tourbillonner autour du mot libellule lorsque je les observe : balance, niveau, équilibre.

elles n'en sont que plus légères, plus aériennes, plus adroites, posées sur les plantes avec la grâce d'un funambule jouant de son balancier là-haut dans le ciel : l'esprit même de Michel de Montaigne.

 

 

 

libellule-quatre-tache 0258

 

libellule-quatre-tache 0329

 

 libellule-quatre-tache 0283

 

 libellule-quatre-tache 0249

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 12:25

1  Commençons par un tout petit papillon aux couleurs remarquables : la coquille d'or, ou Nemophora  degeerella (j'ai commis une faute sur les clichés). Le mâle a des antennes quatre fois longues comme ses ailes, alors que les antennes de la femelle ne font que 1,5 fois la longueur des ailes.

Super famille des Incurvarioidae, famille des Adelidae, sous-famille des Adelinae, genre Nemophora.

 

 

 

DSCN6100

 

DSCN6105

 

DSCN6108

 

 

2 Le Demi-deuil

   C'est en lisant "l'affaire Saint-Fiacre", de Georges Simenon que je découvris pour la première fois l'expression "demi-deuil" pour qualifier l'association à partie du noir et du blanc. Le commissaire Maigret dîne dans un restaurant  de Moulins avec Saint-Fiacre et son avocat. Ils sont servis  par le maître d'hôtel dont " on voyait surgir son bras noir terminé par un gant blanc"

 " _ Poulet demi-deuil... annonça-t-il comme le maître d'hôtel apportait en effet des poulets aux truffes.

Et sans transition, de la même voix légère :

 _L'assassin va manger du poulet demi-deuil, comme les autres ! "

    

 

Le demi-deuiln'est pas qu'une recette de volaille bressane aux truffes, c'est aussi la période qui suit, après une durée variable, le deuil lui-même : au Grand deuil,souvent d'une année, en noir, succède le Petit deuil, en mauve, gris ou violet, puis le Demi-deuil. Voici ce que pouvait lire les jeunes-filles du Second-Empire dans Le Magasin des demoiselles, ouvrage de "morale,histoire, sciences, littérature, voyages, beaux-arts, biographies, récréations, économie domestique, modes, petits courriers des demoiselles", dans son tome neuvième,  1852-1853, paru à Paris, rue Laffite :

     "Les premiers mois, le deuil se porte tout en laine ; la façon et les ornements doivent être très-simples. Les manches se font justes, avec manchettes et col en crêpe lisse soutaché, ou, ce qui est mieux, ruché de tulle gaufré.[...]Pour le demi-deuil, la soie, les taffetas gris, les baréges de même nuance, les bonnets de dentelle, les garnitures ruchées, les manches blanches et même les chapeaux de paille avec garniture grise ou violette. Les fleurs de demi-deuil sont la scabieuse, la violette, l'héliotrope, le lilas, etc.,etc. "

 

   Le Demi-deuil est, aussi, un papillon de la famille des Nymphalidae : c'est Melanargia galatheaLinnaeus 1758, et coté soieries, dentelles, taffetas, et autres baréges, il n'a pas fait les choses à moitié tout en sachant rester très simple, très nature.

 

C'est un papillon fatigant à poursuivre de buisson en buisson, d'une touffe d'herbe à une autre, sans cesse affairé, jamais satisfait, mais c'est parce que le mâle ne se plaît pas à séduire les femelles en paradant du haut d'un perchoir, comme tant de Rhopalo-machos, mais doit  chercher à les débusquer au berceau, sitôt issues de leur émergence dans les graminées.

   A la fin de la journée, j' en trouvais quand-même un qui était aussi fourbu que moi : le voilà :

 

  DSCN7811

 

papillons-2-zygene-ect 2383

 

 

 

papillons-2-zygene-ect 2390

 

 

 

DSCN7820

 

 

 DSCN7815

 

 

   Une semaine plus tard, le Demi-deuil est visible partout, par dizaines : on se lasse de tout...

 

La Petite tortue, Aglais urticae.

 

Papillon classique là encore, mais sa rencontre reste toujours une bonne surprise. C'est la Vanesse de l'ortie, ce qui m'incite à redoubler de négligence dans mon jardin et à laisser pousser des orties qui sont tant appréciées par les vanesses ( Belle-dame, Vulcain, Paon-du-jour ), par le Gamma, par la Carte géographique, entre autre.

 

DSCN9586

 

 

Le Tristan, Aphantopus hyperantus.

 

Lui portait le deuil complet, mais il s'est fait éclabousser de peinture blanche, et ses efforts pour détacher sa tenue a laissé de gros cernes : c'est malin ! 

  A cette plaisanterie douteuse (n'est pas Jules Renard qui veut ), on préférera la jolie description du site Papillons de Poitou-Charentes qui mentionne "des ocelles noires cernées de jaune et pupillées de blanc "

 

    Compère Tristan appartient à la tribu des Maniolini  (7 especes en France) : elle tire sans-doute  son nom d'un de ses membres, le Myrtil qui s' appelle Maniolia jurtinapour la science. Cette tribu appartient à la grande sous-famille des Satyrinae (dix espèces dans le Finistère , aussi communs que : le Tircis, la Mégère, le Fadet, l' Amaryllis ,...le Demi-deuil, le Myrtil ou comme le Céphale,  l'Agreste, l'Ariane. Là encore, je présume que le nom de la sous-famille vient  de celui de la Mégère, aussi appelé Satyre, mais cela n'explique rien.

 

 

  DSCN9535

 

 

Le Myrtil, Maniola jurtina.

 

  Cela tombe bien, Wikipedia signale qu'on le trouve souvent en compagnie du Tristan.

J'ai hésité avec le Fadet et l'Amaryllis, pour des histoires de nombre d'ocelles : Amaryllis en prend deux, Myrtil un seul, or sur ma photographie j'en compte deux sur les ailes antérieures, si je compte le plus petit point blanc, oui mais je retrouve cela aussi sur les images de Myrtil authentifiés...

 

 

DSCN9558

 

L'Amaryllis, Pyronia tithonius.

 

   Il est à la fois bien proche du Myrtil, mais il est bien doté de deux beaux vrais points blancs  l'aile antérieure, sans compter les points du verso de l'aile postérieure.

   Si la Petite tortue appréciait les orties, l'amaryllis n'aime que les fleurs de ronce... et cela tombe bien, j'en ai aussi dans mon jardin : pour les papillons, je suis vraiment un jardinier modèle.

 

DSCN9475

 

 

Le Paon-du-jour, Inachis io.

 

 

   Il se pose sur un saule, il joue à la feuille morte, il fait la manche dans son vieux blue-jean aux coutures usées, on lui donnerait trois sous.

 

 

  DSCN9506

 

    Il  ressemble à  un vieux gréement , coque passée au coaltar et calfatée de brai bitumineux, voile tannée par le cachou, au mouillage sur les lieux de pêche.

 

DSCN9501

 

  Qui penserait à un Paon ? Mais où sont les ocelles splendides du Pavon orgueilleux? La robe de soierie et de soirée, les cocardes écarlates, l'éclat et le lustre ?

    Mais il lui suffit, comme en baillant, d'ouvrir son éventail : le voilà : Musique !

 

DSCN9496

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 08:06

1 le Rhagium

 

DSCN5983

 

 

DSCN5970

 

 

DSCN5972

 

 

 

DSCN5976

 

 

2. le pentatome rayé

 

DSCN5790c

 

   avec son fer à cheval porte-bonheur en guise de roue de secours:

 

 

DSCN5814c

 

 

 

DSCN5818

 

Notez que sa tenue est réversible : rayé au recto, mais à pois au verso  : bien commode pour suivre la mode ou retourner sa veste

.

DSCN5807c

 

DSCN5817c

 

Le pentatome estsociable, il aime la compagnie :

 

DSCN9706

 

Mais qui n'aimerait pas passer de bons moments sur la couette duveteuse à souhait d' une capitule de fleurs de carotte sauvage ?

 

DSCN9711

 

 

  DSCN9708

 

 

 Attention les gendarmes...ou un masque africain, là encore la figure est réversible :

 

DSCN5950

 

DSCN5952

 

Un couple de charançons, mais de quelle espèce?

 

DSCN6226

 

DSCN6223

 

DSCN6225

 

Et ceux-là : encore des charançons ?

 

DSCN6024

 

 

 

 

 

 

DSCN6026-copie-1

 

DSCN6028

 

 

DSCN6032-copie-1

 

Le Ver luisant. Lampyris noctiluca

 

Forcément une femelle car ce sont elles qui brillent (lampyris=briller) pour attirer les mâles . On se sera pas étonné d'apprendre que ce piège féminin est de nature diabolique : cette bioluminescence est le résultat de l'oxydation de la luciférine par une luciférase ; elle produit une lumière froide (95% de lumière et 5% de chaleur).

  Les dames _des demoiselles plutôt car elles conservent leur vie durant leur forme larvaire et sont dépourvues d'ailes_ montent par les beaux soirs d'été le long des tiges et contractent leur abdomen qui devient alors lumineux; elles le dressent et l'agitent et bientôt les mâles que la nature a pourvu d'un vrai corps d'adulte, de bonnes ailes de coleoptères et surtout d'une paire d' yeux hypertrophiés, répondent à leurs signaux et accourent à leurs pieds, ou à leurs pattes : elles se laissent choir, et c'est le grand Moment, auquel le mâle ne survivra pas.

 

DSCN8510

 

 

La sauterelle verte

 

DSCN9684

 

DSCN9690

 

 

 

DSCN9696

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 09:44

La Zygène du trèfle

L' Écaille roussette

La Mi

La Citarie verdâtre

La Citarie à bec

Le Cloporte ?

L' Écaille fermière

Le Ptérophore blanc

La Cabère virginale

Le Céladon

L' Écaille tigrée

L' Avrilière

Le Phalène du Noisetier
L' Herminie grisée

La Timandre aimée

La Noctuelle à museau

L' Impolie,  

La Phalène sillonnée

L'Ecaille rosette

Le Hibou,

                              ......sous toutes réserves.

 

 

 

 

 

J'ai débuté mes observations de juin par une énigme : comptant les points de toutes les zygènes que je voyais (finalement, qu'est-ce-qu'il y en a !) pour trouver, comme le trèfle à quatre feuille, un individu à six points, je trouve ceci :

 

DSCN5928

 

 

Qu'est-ce-que c'est encore ? Je croyais que dans le Finistère nous n'avions que deux zygènes, celle du tréfle et celle de la filipendule, vite à mes bouquins !

 

Mais ce n'est pas la romeo

                         pas la carniolica

                         pas la minos

                          pas la sardepon

                          pas la purpuralis

                          pas la fausta

                          pas l' osterodensis

                          pas la loti

                          mais alors c'est qui? 

   J'm voyais déjà en haut de l'affiche Et dix fois plus gros que n'importe qui mon nom s'étalait

   J'm voyais déjà baptisant une nouvelle espèce Moi premier zig venu je l'aurai appellé ma Zygène primo zigii

   Je voyai déjà le site de Goulien accueillant les entomologistes puis les naturalistes puis les touristes sur la Station de Z.primozigii, une découverte incroyable par un simple promeneur, l' équivalent de la grotte de Lascaux découverte par Marcel Ravidat et son chien Robot... aussi célèbre que le chien Robot, on est obligé de construire un fac-similé de la plage de Goulien, "Goulien II", alors que la station de Z;primozigii devient un sanctuaire inviolable ... Et pourquoi ne pas réaliser un fac-similé de chacune de nos plages, en béton et polyester avec du faux sable pour les châteaux, des fausses vagues pour les long-boards et les kite-surf, du vent par turbine pour les cerfs-volants et les planches à voile, des coquillages cachés par les employés pour être retrouvés par les amateurs de pêche à pied, des kilomètres de béton gravillonné et de beau sable fin pour les serviettes et les parasols, le beach volley et les promeneurs de chien. Il y aurait le bruit de la mer, les cris d'enfants et des rires enregistrés tout comme à la télé; On mettrait des oeufs de gravelot dans les cailloux et des bécasseaux mécaniques qu'on pourrait faire envoler pour s'amuser : les plages redeviendraient ces espaces naturels indispensables et les oiseaux pourraient venir s'y reposer et s'y alimenter en paix...

 

Mais non, cette zygène n'est ni zigii ni imbeciliiii :

 

C'est la trifolii ...à priori. Les livres que j'ai ouvert ne montrent cette zygène qu'avec ses cinq points bien espacés et non  avec cette figure en forme de forcola,la dame de nage des gondoles de Venise...

 

  C'est sur "lepinet.fr, les carnets du lépidéptoriste français" que je trouve l'information : Z.trifolii présente souvent des taches aux formes confluentes.  Et j'y trouve aussi des photographies qui correspondent bien à mon observation.

Mais comme rien n'est simple, cette Z. peut être confondue avec la Z.filipendulae à cinq taches : si si, ça existe, et on peut aussi se tromper avec Z.lonicerae, sauf si les antennes sont moins effilées et si  la bordure des ailes postérieures est moins régulière. Comble : "les genitalia des deux espèces sont identiques".

 

   Ah les genitalia!  C'est pourtant le moyen quasi infaillible pour se prononcer, et Alain Ramel sur aramel.free nous le rappelle, : "seules l' observation sous la loupe binoculaire et éventuellement la dissection des génitalias permettent d'identifier certains insectes."

  Le recours au latin pour désigner les organes reproducteurs,  recours utilisé aussi pour l'accouplement où on parle d'insectes "in copula" relève-t-il de la même protection défensive que Sigmund Freud utilisait à son insu pour mettre à distance les affects embarrassants? On sait comment il utilisa l' expression "matrem nudam" dans une des premières lettres à Fliess pour raconter comment il avait aperçu sa mère nue lors d'un voyage en train quand il avait trois ans, et André Haynal y voit une technique inconsciente pour adoucir l'impact affectif subjectif dangereux par l'utilisation d'une langue étrangère ou par celle d'un terme scientifique destiné à objectiver une affectivité.

 

Comme je ne n'envisage pas de compléter la longue-vue et le mode macro de mon APN par un matériel de dissection , un speculum  et une loupe binoculaire, j' attribue d'autorité à ma zygène le titre de trifolli : qu'elle soit du trèfle et qu'elle y reste jusqu'à preuve du contraire, ductus ejaculatorius ou germarium en main. 

 

 

La voici donc, telle qu'en elle-même Dame nature l'a faite :

 

DSCN5929

 

DSCN5930

 

DSCN5937

 

 

Voilà la même zygène du trèfle, dans sa robe à pois de tous les jours :

 

DSCN5907

 

Et voilà sa chenille, ou une chenille de zygène vue juste à coté de ces Z.Trifolii :

 

DSCN5888 

 

Cette chenille m'incite à décrire le cycle de  vie d'une zygène.

 

Après l'accouplement, la femelle cherche avec ses antennes l'odeur de la plante-hôte. Elle choisit soigneusement une feuille et y dépose ses oeufs, qu'elle a entourée d'une substance gluante pour qu'ils y adhèrent bien. Après trois jours d'incubation, une toute petite chenille sort de l'oeuf, en mange la coquille puis racle la surface de la feuille pour se nourrir. Pendant trois semaines elle mange et elle mange et elle mange tant de feuilles qu'elle grossit et qu'elle doit changer plusieurs fois de costumes lors de mues successives. Au terme de ces trois semaines, elle voit que tout cela est bon et elle se repose : c'est la diapause hivernale, une sorte de jeun rituel, où elle vit cachée.

   Tous les papillons s'arrétent ainsi dans leur développement  et interrompent leur métabolisme en attendant des jours meilleurs : certains au stade d'oeuf, d'autres au stade de chenille, de chrysalide ou de papillons.

 

   Au printemps la chenille de zygène sort donc de  sa grasse matinée et grimpe sur la tige de la graminée la plus proche; elle y accroche très solidement l'extrémité de son corps en utilisant ses glandes salivaires puis met en marche ses glandes séricigènes (productrices de soie)  pour y tisser un beau cocon, un tipi écologique en parchemin dans laquelle elle se retire comme le grand Achille sous sa tente :c'est  la nymphose.

 

La chrysalide perce le cocon par se contorsions et se dégage à moitié.

Enfin le papillon -l'imago- se libère de sa carapace et s'envole à la recherche du partenaire avec lequel il s'accouplera au plus tôt.

 

Place aux images :

 

DSCN6238c

 

DSCN6240c

 

 

DSCN6244c

 

DSCN6256c

 

 

 

DSCN6250c

 

 

DSCN6259c

 

 

 

 DSCN6252cDSCN6297c

 

 

  Toutes ces photographies ont été prises au même endroit, près de l'étang de Pontavennec, sur une aire de dix mètres carrés riche en joncs (juncus effusus ?) qui avait dû bénéficier d'une ponte copieuse. J'ai rapproché les différents stades des métamorphoses en jouant sur la prise de vue.

 

Des papillons noirs à taches rouges, vous en voulez encore ?  Pour les vampires,nous avons en rayon aujourd'hui la Goutte-de-sang: je lui trouve (c'est une obsession) un coté très zygène-turquoise, avec sa grande cape et sa capuche à fourrure, mais c'est une Écaille : Tyria jocobaeae, c'est à dire de la jacobée ou séneçon. Les écailles font partie de la famille des Arctiidae (de arctos, l'ours : l'ours brun c'est Ursus arctos, les continents arctique et antarctique sont les pays des ours)   

 

DSCN5860

 

C'est beau en train de poser pour la photo, mais en vol c'est une splendeur : l'écaille ouvre ses ailes et laisse voir ses ailes postérieures qui sont rouge uni. J' ai vu passer ce grand fantôme gris et carmin et je l'ai poursuivi, mais il est venu se réfugier en plein milieu des grands joncs très pointus pour me compliquer l'existence. J'ai été récompensé mais j'étais transformé en Saint -Sébastien transpercé par les flèches.

 

DSCN5861

 

DSCN5866

 

 

 

DSCN5868

 

 

DSCN5865

 

 

 

   Passons à une autre écaille, l' Écaille roussette, qui est bien belle aussi : le mâle du moins est somptueux, majestueux dans son grand manteau jaune. On le nomme Bordure ensanglantée ou Écaille à bordure amarante pour designer l'élégance des décorations liminales d'un rose soutenu. La femelle est plus menue et discrète, si bien que je ne l'ai pas remarquée : la prochaine fois je serai plus attentif.

 

DSCN5924

 

DSCN5893

 

DSCN5897

 

DSCN5927

 

 Quittons les écailles et leurs couleurs vives dites aposématiques destinées à avertir les prédateurs que ces papillons sont déconseillés à la consommation pour nous tourner vers ceux qui ont opté pour le camouflage. En mai j'avais observé  la Doublure jaune: dans la même famille des Euclidiini se trouve la Mi, ou M noir, Callistege (Euclidia) mi.

Drôle de papillon de nuit qui butine en plein soleil et se repose la nuit.

 

DSCN5877

 

Dans la série camouflée, j' ai trouvé deux citaries

La Citarie verdâtre 

 

DSCN5920.jpg

 

Et la Citarie à bec

 

 

 

DSCN5911c

 

 

Le papillon suivant est peut-être un Cloporte, Heterogenea asella, ainsi nommé en raison de la forme de sa chenille, qui se nourrit des feuilles des chênes et hètres : un bombycoïde de la famille des Limacododae, comme la Tortue, apoda limacodes.Je ne retrouve pas sur mon papillon les deux lignes sombres divergentes de la Tortue (quoique...), et sur Lepinet cette dernière n'est pas mentionnée dans le Finistère alors que le Cloporte y est signalé : arguments non définitifs. Observé à Pontavennec, St Renan, le 5 juin 2010.

 

 

DSCN6036c.jpg

 

  L'Ecaille fermière, ou villageoise.

 

   Gourmand, ce mâle d' Arctia villica, ou Epicallia villica, s'est laissé piéger  dans le fond d'un bocal de compote vide, qui devait encore diffuser des parfums assez attractifs pour attirer notre écaille dans la cuisine.

   C'est donc le premier papillon que je photographie alors qu'il n'est pas vivant, et je souhaite bien que cela reste l'exception.

  

 

DSCN7760c

 

DSCN7761c

 

DSCN7764c

DSCN7769c

 

 

 

DSCN7772c

 

Le Ptérophore blanc.

 

   Ce papillon, Pterophorus pentadactylusLinnaeus 1758  de la  super-famille des pyraloïdes à laquelle appartient la plupart des ravageurs des graminées et des farines est un hôte crépusculaire et nocturne des jardins. Son nom ne signifie pas porteur (phore) d'ailes (ptére), ce qui le qualifierait mal parmi les papillons, mais porteur de plumes, car     -ptére signifie aussi en grec "plume".

   En effet, il est doté d'ailes plumeuses.

Sa chenille affectionne les liserons.

Le qualificatif de pentadactyle, muni de cinq doigts, fait sans-doute allusion aux éperons de ses longs tibias.

 

Il est difficile à photographier la nuit surtout si on ne dispose pas de flash perfectionné du fait de sa blancheur uniforme.

 

DSCN8454

 

DSCN8462

 

 

La cabère virginale

 

DSCN8779

 

 

DSCN8812

 

DSCN8824

 

 

Le Céladon, Campaea margaritata.

 

DSCN8855

 

DSCN8862

 

L' Ecaille tigrée, ou Ecaille de la menthe, Spilosoma lubricipeda.

 

 

DSCN8876

 

DSCN8883

 

L'Avrilière : Moma alpium

 

En anglais: " Scarce Merveille du jour "

 

DSCN9092

 

 

 DSCN9096

 

DSCN9098

 

La Phalène du Noisetier, l' Angéronie du prunier, Angerona prunaria.

 

DSCN9035

 

 

 

  DSCN9036

 

 

 

 DSCN9043

 DSCN9042

 

 

L'Herminie grise, Herminia grisealis.

   Observée le 23 juin ; doute possible avec l' Herminie de la ronce.

 

DSCN9077

 

 

La Timandre aimée, Timandra comae.

 

 

 

DSCN8909

 

DSCN8910

 

DSCN8917

 

DSCN8920

 

La Noctuelle à museau, Hypena proboscidalis

 

  DSCN9159

 

 

DSCN9164

 

DSCN9161

 

L' Impolie : Idaea aversata.

  

DSCN9559

 

 

La Phalène sillonnée, Hemithea aestivaria.

 

Je l'identifie sur la coloration en damier noir et blanc de ses franges, et sur la coloration de son abdomen, pour écarter la phalène du thym.

 

 

  DSCN9618cbest

 

 

L'Ecaille rosette, Miltochrista miniata.

 

DSCN9606c

 

DSCN9614c

 

 

Le Hibou, Noctua pronuba.

 

   C'est un timide : attiré par ma lampe, il se cache vite dans un coin d'ombre et y reste. Dérangé, il écarte ses ailes pour m'effrayer, et je découvre ses ailes postérieures orange avec une bande noire : je lui cours après pour qu'il refasse le coup devant la caméra, mais il repart se cacher... Je ne parviens pas à le photographier ailes écartées, en entier.

   Il existe une espèce assez semblable, la Hulotte : espèrons que j'ai fais le bon choix.

 

DSCN9662

 

DSCN9663

 

DSCN9665

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 12:34

Ayano ("né d'une soie tissée" ) Pirozoma , le célèbre constructeur japonais de moto a choisi le circuit Jean Bugatti au Mans pour présenter sa nouvelle écurie pour laquelle il ne vise rien de moins que le MotoGP.

  Cumulant les défis, il a réuni une équipe de pilotes exclusivement féminines, émules de l'Octopus Team et rompues aux course de vitesse et d'endurance, habituées de l'Endurose, du motocross féminin , du Trophée Féminin de Vitesse puis de la Dream Cup, et qui connaissent parfaitement le circuit Carole, le circuit  de Ledenon, le circuit de Pau Arnos et le Magny Cours, ou les circuits de Mugello, de Catalunya ou de Misano.

 

Mieux encore, il prétend créer une nouvelle épreuve réservée aux motardes, la Gold Lingam. Il nous a accordé cet interview :

    " Gold Lingam, vous pensez à la verge d'or, bien-sûr, le solidago, mais l'origine de cette nouvelle coupe proviendra d'une autre histoire. Depuis toujours je pratique le Suiseki, cet art japonais qui récolte des pierres polies par les éléments naturels et par des soins quotidiens pour les présenter sur des  suiban et les entourer d'iris sauvages. Un ami hindou m'a fait découvrir les svayambhu-linga, ces galets venant de la rivière Narvada, dans la montagne du Mandhata, l'un des sept lieux sacrés de pèlerinage hindou. Ces galets en équilibre sont considérés comme une manifestation du dieu Shiva et dans toute l' Inde, lors des prières, on rend un culte à ces lingam de forme phallique en versant dessus du lait, du miel ou du beurre clarifié. Ils sont dressés sur des récipients creux, les yoni. Eh bien, puisque vous avez créé le Bol d'Or, donc le Yoni d'or, je veux créer pour les motardes le Lingam d'or !"  Et il me montra une carte-postale de la Grande Pagode de Madura Lingam d'Or... J'en rêve encore.

 

Sur le stand, on était loin de la sagesse orientale et on se pressait autour de superbes grosses cylindrées rouge vermillon. On sait que c'est la couleur de la marque Pirozoma dont on connait aussi le logo en forme de point d'exclamation horizontal et la marque noire en losange sur les ailes. Le carénage était rutilant, mais on admirait tout autant les filles au corps de feu, aux yeux plus bridées que leur bécane,casquées, bottées, gantées de noir, dans leur veste airbag et leur pantalon moulant de cordura rouge, ou jaune pour les débutantes.

 

 

  DSCN5704

 

  DSCN5705

 

 DSCN5708

 

 DSCN5695

 

 DSCN5694

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 12:12

Vous connaissiez les Césars, les Oscars, la "voiture de l'année", Miss France, la Journée

de la femme, la Fête de la Nature ou de la Musique, mais connaissiez-vous" l'araignée européenne de l'année" ou European Spider of the Year? Saviez-vous que 78 scientifiques issus de 21 pays européens et membres de l'European Society of Arachnologie se réunissaient en conclave pour désigner une miss araignée ?

 

En 2010, c'est l'Epeire diadème qui a été appelée à régner. (normal, avec un diadème)

En 2009 ce fut  l'araignée triangle ou Hyptiote paradoxus.

En 2008 ce fut Tegenaria, la terreur des ménagères, l' Araignée des maisons.

En 2007, rien de moins que l'araignée-loup géante de bords des rivières, Arctosa cinerea, dont le nom vous décourage d'arpenter les dites-rivières.

Mais en 2006, c'était la première élection, et qui fut nommée European Spider? L'araignée -crabe des fleurs, la misumène variable, ou araignée caméléon, Misumena vatia, qui fut pendant une année entière l'aimable ambassadrice des araignées auprès des publics de toutes les cours européennes: "de la Scandinavie à la région méditerranéenne et de l'Irlande à la Hongrie elle montrera tous les aspects fascinants de ces animaux très utiles."

 

   C'était certes là un fameux choix, car la Misumène n'est pas avare de fascinants aspects. Son tour de force, c'est, plutôt que sa façon de se déplacer en crabe, son don pour changer de couleur selon la fleur qu'elle choisit et où elle se dissimule pour attendre ses proies. Cette homochromie, ou coloration cryptique, ou plus simplement cet effet caméléon par mimétisme lui permet de conserver sa pigmentation jaune sur les fleurs jaunes et de refouler le pigment en profondeur pour apparaître blanche sur les fleurs blanches. C'est fort, c'est très fort, mais ça ne marche que pour le blanc et le jaune, et ce changement de couleur met quelques jours à s'établir. En outre, de cruels savants ont montré que cet effet passait par la perception visuelle : rendez une Misumène aveugle, et elle devient incapable de réussir son tour de passe-passe; elle peut réclamer la canne blanche, le labrador noir et la carte orange, et protester contre la vivisection. (à moins que le savant ait procédé à l'expérience en se contentant de bander les doux yeux de misumène, ce qui est, pour le coup, encore plus fort et pourrait lui faire mériter le titre de Savant européen de l'année.)

 

   Seule la femelle dispose de ce petit talent de société, et c'est sans-doute pour cela que le mâle, aussi petit au cotés de Madame qu'un personnage de Dubout, et qui est bêtement coloré en brun foncé avec des pattes noires bien voyantes, se cache sous la femelle pendant l'accouplement.

 

   Mais rien n'est simple, et une autre araignée-crabe, Thonisus onustus,qui ne diffère de Misumène que par deux bosses sur l'abdomen et des yeux latéraux légèrement surélevés, parvient même à prendre la couleur violet. Aussi je ne garantie pas  mes identifications.

 

   Car l'araignée-crabe s'avère facile à observer , et j'ai déjoué ses ruses de caméléon à chaque fois que j'ai pris la peine d'inspecter les fleurs blanches et jaunes des sentiers que j'ai emprunté.

 

Copie deDSCN5026zoom

 

La technique est simple : attendre qu'une butineuse se pose sur la fleur, l'étreindre avec les pattes antérieures surdimentionnées à cet effet, lui donner le baiser de judas sous forme d'une morsure venimeuse mortelle sur la gorge, puis effectuer enfoncer une seringue-paille dans le thorax ou l'abdomen de la victime et se régaler.

 

Copie deDSCN5036zooom

 

Copie deDSCN5030

 

 

Copie deDSCN5035

 

 

DSCN5194

 

 

DSCN5197

 

 

DSCN5193

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier
29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 19:37

Rappel : toutes les identifications sont celles d'un amateur et donc sujettes à caution...

I. Les Demoiselles ou Zygoptères

 

    1. les Calopteryx.

 

 

 

 Copie deDSCN4659

 

 

Copie deDSCN4684

 

 

demoiselle-zygopteres 6785

 

DSCN5388

 

 

DSCN5384

 

 

 

DSCN5373

 

 

 

 

2. Les Petites nymphes à corps de feu.

 

 

 

 

  DSCN5354

 

 

 

   Cette petite nymphe a trouvé son déjeuner : une éphémère.

 

  DSCN5392

 

 

 

  Un indice signale que celle-ci a effectuer tout récemment son émergence : les yeux porcelaine présentent deux lignes en croissant horizontal de couleur café au lait.

 

 

 DSCN6222

 

 

3. Les Ischnures : l' Agrion élégant

 

 

 demoiselle-zygopteres-6350---Copie.JPG

 

 agrion-elegant 6679

 

 agrion-elegant 6680

 

 

Les femelles immatures d'Ischnura elegans ont parfois le thorax rose.

demoiselle-zygopteres-6396---Copie.jpg

 

 

 

 

4. Les Enallagma : les Agrions porte-coupe.

 

  DSCN4958

 

 

  DSCN4922

 

  DSCN4865

 

 

 

  DSCN4877

 

 

 

  DSCN4883

 

 

 

 

  DSCN4885

 

  DSCN4889

 

 DSCN5447

  DSCN5455

 

 

 

  DSCN5458

 

  ellanagma 6384 - Copie

 

 

 

  ellanagma 6700

 

 

 

II. Les Anisoptères

 

1. Les Libellulidae

 

    a) la Libellule déprimée, Libellula depressa.

 

 

  DSCN5247

 

 

DSCN5251

 

DSCN5317 

 

 

libellule-deprime 6655

 

 

 libellule-deprime 6659

 

 libellule-deprime 6661

 

 

 

 libellule-deprime 6670

libellule-deprime 6673

 

 

libellule-deprime 6198

 

 

     b) la Libellule fauve, Libellula fulva.

DSCN4937c

 

 

DSCN5227c

 

 

 

DSCN5239c

 

 

libellule-fauve 7016c

 

 

  2 Les Gomphes : le Gomphe gentil (ou joli), Gomphus pulchellus.

 

  Copie deIMG 6261

 

 

  DSCN4905c

 

  DSCN4900c

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier

Présentation

  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
  • Contact

Profil

  • jean-yves cordier
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

Recherche