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La Sirène de la Recouvrance : Bondage au port d'attache.
www.lavieb-aile.com
La figure de proue de la Recouvrance et ses sortilèges Depuis les…
http://www.lavieb-aile.com/article-la-figure-de-proue-de-la-recouvrance-117041583.html
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La Sirène de la Recouvrance : Bondage au port d'attache.
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À propos de crapaudine :
l'étambot du Notre-Dame de Rumengol.
Ce 11 avril 2013, je trouvais la gabare BR 6556 Notre-Dame de Rumengol mise au sec, calée sur son ber devant le chantier du Guip quai Commandant Malbert à Brest. On sait que cet ancien voilier de travail de 22 mètres de long construit au chantier Keraudren de Camaret appartient à l'association An Test qui l'a restauré et le fait naviguer.
Comme au bon vieux temps où les bateaux étaient construit sur la grève ou le quai, à l'extérieur, les travaux se faisaient, juste devant l'emplacement à quai de la Recouvrance, devant les badauds qui, comme moi, profitaient de ce bon moment ; car rien n'est plus reposant et instructif que de regarder travailler autrui, et la quiète contemplation d'un travailleur manuel est un spectacle trop rare pour être négligé. Lorsqu'en outre, on a affaire aux charpentiers du Guip, c'est du nanan.
Le nez en l'air, j'inspectais la carène, en cours de nettoyage, et qui, à mon avis, allait bénéficier d'une peinture des œuvres mortes et d'une application d'antifouling.
Comme je venais, tout récemment, de découvrir le terme de "crapaudine", "pièce du talon de la quille destinée à recevoir l'extrémité du safran", Le cimetière de bateaux du Sillon à Camaret (2)., mon intérêt s'accrut lorsque le découvris que les réparations portaient sur l'étambot, qui avait été changé : on avait démonté le safran de gouvernail, la ligne d'arbre et l'hélice ainsi qu'une partie de la bande molle, et on mettait en forme le massif de bois à coup d'herminette, de rabots et de ponçeuse à disque. Sept à huit bordés avaient été déposés afin de les reprendre.
J'étais le vrai badaud, et, face à ces professionnels baignés de culture et de technique maritime, je m'entretenais in petto de considérations de marin d'eau douce que, Dieu merci, ils n'entendais pas : "vois-tu — me disais-je en me tutoyant familièrement — un étambot est destiné à porter le gouvernail ; à cette fin, il est taillé en chanfrein, pour autoriser les changements d'orientation du-dit gouvernail. Eh-bien, mon vieux, ces charpentiers sont précisément en train de réaliser ces chanfreins !". Sans m'offusquer du "mon vieux" de mon alter ego, (nous sommes à peu près du même âge) je fis remarquer à mon tour à mon interlocuteur en coulisse combien "la quête de cet étambot était peu prononcée", et nous trouvâmes chacun d'autres âneries du même tabac qui nous firent passer le temps.
Tout allait rondement, et après ce grand carénage, ils pourraient remettre à l'eau à la fin du mois, et être à temps devant Port-Navalo pour la Fête du Golfe du Morbihan à l'Ascension.
Source secrète :
Bonnefoux et Paris, Le dictionnaire de la Marine à voile, 1847, article étambot : Stern-post. Pièce de construction de même largeur que la quille, qui s'élève, selon le plan diamétral du navire, sur l'extrémité arrière de celle-ci en faisant avec elle un angle rectiligne quelquefois droit, mais plus souvent obtus, qu'on appelle Quête. L'Étambot est destiné à recevoir le gouvernail ; à cet effet, il est taillé en chanfrein à l'extérieur et de chaque coté. On voit P IV F.26 une section horizontale de l'Étambot et du gouvernail, montrant les chanfreins qui permettent les changements d'angle du gouvernail quand il y a lieu à le faire mouvoir" etc...
La figure de proue de la Recouvrance
et ses sortilèges
Depuis les fêtes maritimes de Brest 92, chacun connaît l'aviso-goélette La Recouvrance, ce porte-drapeau de la ville de Brest. Et chacun alors est tombé amoureux de sa figure de proue, la sirène aux longs cheveux d'or à qui il ne manque qu'un prénom pour devenir la Marianne du port du Finistère.
Elles est l'œuvre de l'artiste-peintre et sculpteur Eric Pelleau, et a été dorée par André Miossec, maître-doreur et surtout modéliste d'arsenal auteur du tableau arrière de la Recouvrance.
Si l'on ne peut nier qu'elle soit extrêmement attachante, il est certain aussi qu'elle est extrêmement et vigoureusement attachée :
La Recouvrance porte fiérement les lettres BR de son port d'attache, mais sa figure de proue, toute ligotée, surliée au bitord, cernée de cartahus et de caliornes, bridée serrée sous le beaupré, rêve, non plus de nœuds, mais de naviguer sous l'immatriculation de Saint-Malo : S.M.
Post-scriptum :
Voilà le type d'article à éviter désormais : depuis, Price-Minister fait alterner sur les sites culturels que je consulte une proposition d'achat pour le "Dictionnaire de la Marine à Voile de Paris et Bonnefoux" avec celle de "Madame la Bondage", "Bateaux Pilotes des Côtes de France" avec "Pornomicon", etc...
Je n'ose plus aller consulter le Dictionnaire de la Marine à voile et à vapeur de Bonnefoux, Arthus Bertrand 1856 (2ème éd. 1859), ouvrage qui fait pourtant autorité, de peur d'être repéré et classé par les gars qui ciblent les publicités.
Le cimetière de bateaux de Landévennec.
On dit que l'Aulne paresseuse et gracieuse ne traça ici son méandre le plus sinueux que pour offrir aux moines de Landévennec, qui maniaient jadis la plume d'oie dans leur scriptorium, une divine inspiration dans le tracé des boucles de leurs calligraphies. Ce S à l'encre outremer est parfait, et Nature a pris soin d'y inclure le rond vert de l'île de Térénez (Tre an Enez, "près de l'île " ?).
La manière la plus habituelle et la moins exigeante pour découvrir le Cimetière de bateaux que les marins de Brest ont établis là depuis 1850 pour leurs "navires de réserve" est de profiter du belvédère situé près du lieu-dit Bellevue, en direction de l'Abbaye : on y jouit d'un "coup d'œil" royal sur les navires. Mais — pourquoi faire simple — je commençais ma visite en traversant l'isthme de la presqu'île de Térénez (ce fut pour moi l'occasion d'y rencontrer un des propriétaires et d'évoquer le temps où, sur l'île qui n'était pas encore planté de pin, une ferme exploitait les terrains) pour découvrir l'esprit facétieux des occupants des lieux.
1. Le Cimetière vu de Térénez.
La Frégate TOURVILLE D 610.
déclassée sous le n° Q 872, cette frégate de lutte anti-sous-marine est l'une des trois de la série F 67 (avec le De Grasse et le Duguay-Trouin). Longue de 152,75 m, large de 15,80 m, elle disposait d'une puissance de 58000 cv pour une vitesse de 32 nœuds.
Elle est à Landévennec depuis le 12/12/2012.
Si vous me suivez de la proue vers la poupe, je vous présenterais successivement, tout à l'arrière la plage pour les sonars remorqués ; puis la zone d'envol des hélicoptères Lynx WG13 Mk4 : le hangar pour deux hélicoptères, coiffé d'une superstructure pour le système anti-aérien Crotale. Sur le coté prenait place la vedette LCPS.
Au milieu, la tourelle portait un détecteur de radar (tout en haut) et deux radars, le radar de veille surface-air et le radar de veille-air.
En revenant sur le pont nous trouvons la rampe de missile/torpille Malafon, les missiles anti-navires Exocet, puis en hauteur au dessus de la superstructure d'avant, le radar de navigation et celui de conduite de tir.
Avant d'accéder à la plage de manœuvre avant, nous avons encore les deux canons de 100mm modèle 1968, nommés Soleil-Royal et Barfleur.
Ceux qui n'ont pas suivi ou qui sont tombés à l'eau peuvent aller voir le site netmarine consacré au Tourville, avec de superbes schémas.
2. Le Cimetière vu du belvédère.
La vue "à couper le souffle" vous fait regretter d'avoir pataugé dans la vase molle en contrebas. Seul le Tourville, à droite, est difficilement visible (et souvent à contre-jour). Mais devant vous, trois groupes de navires se détachent clairement : le plus au centre de la rivière se trouvent le le croiseur lance-missiles COLBERT entouré à gauche de l'escorteur d'escadre LA GALISSONIERE,et à droite de l'escorteur d'escadre DUPERRE. Près de la rive nous trouvons au premier plan de gauche à droite l'ex-aviso-escorteur Enseigne de vaisseau HENRY, puis l'ex-aviso DETROYAT et deux ex-transrades : en effet, huit transrades ont été désarmés : DRYADE KORRIGAN ALPHEE ELFE FAUNE NEREIDE SYLPHE ONDINE. Au second plan, toujours de gauche à droite : les ex-patrouilleurs LA FOUGUEUSE, puis LA BOUDEUSE puis un troisième.
Le croiseur COLBERT avec à son tribord l'escorteur d'escadre DUPERRÉ et à bâbord la GALISSONIERE D638 :
Le croiseur COLBERT C611 : Croiseur lance-missile anti-aérien construit à Brest en 1955, qui sera le navire-amiral de l'escadre de Méditerranée et qui participa à la Guerre du Golfe en 1991 avant d'être désarmé ; exposé à Bordeaux comme Navire-musée de 1993 à 2007, il est à Landévennec depuis mai 2007.
Longueur 180,47 m. ht. Puissance 86 000 cv.
De 1976 à 1991, armé de deux canons de 100 mm, il avait un équipage de 562 hommes.
l'ex-aviso-escorteur Enseigne de vaisseau HENRY, puis l'ex-aviso DETROYAT et deux ex-transrades
Trois patrouilleurs de type P400 : ex-patrouilleurs LA FOUGUEUSE Q 847 depuis 2009, puis LA BOUDEUSE Q 863 depuis juin 2011 et l'AUDACIEUSE Q862 désarmé le 30 mai 2011:
Complément en 2014.
Le 25 septembre 2013, tirée par trois remorqueurs dans un épais brouillard, la frégate "DE GRASSE", dernier bâtiment à propulsion vapeur de la Marine a rejoint son sister-ship "TOURVILLE" à Landévennec, et les deux navires sont désormais embossés un peu en aval de l'emplacement initial, ce qui les rend nettement plus visibles du haut du belvédère. On l'avait d'abord privé de sa batterie Crotale, de ses deux tourelles de 100mm et de son radar de veille.
On voit combien les deux navires se ressemblent, ce qui les rend indiscernables à un néophyte. Les mêmes explications données plus haut à propos du "TOURVILLE" pourront être appliquées au "DE GRASSE", et on consultera le site netmarine ; on actualisera les données par l'article de Ouest France relatant sa dernière sortie le 7 mai 2013 sous le commandement de son 22e pacha, le Capitaine de Vaisseau Pascal Le Claire.
Quand à la troisième frégate F67, le "DUGUAY-TROUIN", elle n'est pas très loin, puisqu'elle sert de brise-lame à Lanveoc-Poulmic, dans la Rade de Brest.
Ainsi, comme le remarque Mer et Marine, Landévennec offre une très belle tranche d’histoire en réunissant une bonne partie des types de bâtiments d’escorte construits après la seconde guerre mondiale et dans les années 70 :
La frégate Tourville (2012) Frégate anti-sous-marines Type F67 Tourville
La frégate De Grasse (2013) Frégate anti-sous-marines Type F67 Tourville
le croiseur Colbert (2007)
l'escorteur d’escadre Duperré (2006) Escorteur d'escadre anti-aérien Classe T 53
l'escorteur d'escadre La Galissonnière, (2006) Escorteur d'escadre anti-sous-marin Classe T 56
l’aviso escorteur Enseigne de Vaisseau Henry (2006) Frégate Type Commandant Rivière
l’aviso Détroyat (2006) Type A 69 Estienne d'Orves
Liens :
Netmarine : http://search.freefind.com/find.html?id=3175103&pid=r&mode=ALL&query=landevennec&SUBMIT=Recherche
http://www.cargos-paquebots.net/Revue%20de%20presse/46_RP-Marine_marchande.htm
Un beau site avec des cartes et ces cartes-postales anciennes : antreizh.fr
Le cimetière de bateaux du Fret
et le chantier Stipon.
I. Le "cimetière de bateaux du Fret.
C'est le plus modeste de la Presqu'île, et l'emploi du terme est exagéré pour désigner les cinq coques qui sont posées le long de la route qui traverse la digue du Sillon du Fret. On trouve trois coquilliers concernées par le plan Mellick de 1991 (destruction ou arrêt d'exploitation de 975 navires de moins de 20 m et de plus de 12 ans en France contre subvention) : CM 231672, CM 231665, et le "Si tous les gars".
Sur le tableau arrière de ce bateau, on déchiffre quelques lettres qui permettent d'en deviner le nom : SI TOUS LES GARS.
Ce nom fait référence au film de Christian-Jacque "Si tous les gars du monde", sorti en 1955, et dont l'argument est le suivant : Le Lutèce, un bateau de pêche de Concarneau, alors qu'il se trouve en pleine Mer du Nord, voit ses douze marins tomber malades les uns après les autres après avoir consommé du jambon avarié : ils sont atteints de botulisme. La radio de bord étant hors service, le patron Le Guellec, avant de subir à son tour les effets de l'intoxication, a eu le temps de lancer un appel à l'aide depuis un émetteur radio ondes courtes. Capté par un radioamateur, une chaîne d'entraide se met en place pour faire parvenir des vaccins au bateau en détresse tandis qu'à son bord les derniers pêcheurs valides s'affrontent.
On comprend que dans les années 50, des patrons finistériens aient pu donner à leur navire ce nom, d'autant que la marche Si tous les gars du monde, composée par Georges Van Parys avec des paroles de Marcel Achard sera sur toutes les lèvres après sa reprise par les Compagnons de la Chanson en 1957, ou par Yves Montand.
C'est par exemple le nom d'un fileyeur de 16 mètres du Guilvinec lancé en 1986 .
II. Le chantier Stipon.
Les baraques
Situé sur le sillon, à la sortie du Fret côté étang, sur guère plus de 25 mètres de longueur, ce sont quatre cabanes en bois, recouvertes de coaltar (goudron utilisé pour prévenir la pourriture du bois), assurant ainsi l´étanchéité et lui donnant sa couleur noire. ).Restaurées une première fois en 1993, les baraques appartiennent depuis au Conservatoire du Littoral qui les confient aux bénévoles de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine maritime du Fret (ASPMF).
Parmi ces quatre cabanes, la dernière en venant du Fret porte le nom du chantier Stipon ; elle abrite actuellement la baleinière La Frétoise, que l'ASPMF a réussi à récupérer en 2002 alors qu'elle se mourrait sur le navire de ravitaillement Averse échouée à Rostellec. L'Association a restauré l'ancienne embarcation légère de service du navire-citerne, une baleinière de 8,25 mètres, jaugeant 1,5t et armant un équipage de 8 rameurs, patron et sous-patron, mais qui disposait d'un moteur diesel de 50 cv. Le Hêtre et l'Averse dans l'Anse de Rostellec.
Une autre baraque correspondait à la scierie ; une autre a été le chantier d'Auguste Tertu entre 1930 et 1957, où ce dernier émigra à Rostellec. Il y lança son premier bateau, l'Oiseau des Mers, pour le camarétois Yvon Kersalé ou le thonier de 18 mètres la Petite Françoise, pour Henri Quentric, de Morgat.
Après avoir installé un chantier en 1921 à l'Île Longue, il acquiert en adjudication d'anciennes baraques goudronnées proviennant d'un camp de prisonniers situé sur l'Île Longue entre 1914 et 1920 et les installe en 1922 sur le Sillon du Fret où il déménage son chantier, signant un bail avec la commune de Crozon pour s´installer sur un terrain situé entre le sillon et l'étang du Fret; seul au départ, il embauche deux ouvriers, Auguste Tertu, ancien apprenti d'Eugène Le Bris à Camaret, et Victor Belbéoc'h, qui ne tarderont pas à ouvrir leur propre chantier. Ses trois fils, Georges Armand et Jean l'ont rejoint à l'issue de leur service militaire. Georges Stipon, l'aîné, (1919-1999) était le concepteur, Armand (1923-2010) et Jean (1926-1998) suivaient les plans et construisaient les bateaux. Ils prirent la relève de leur père en 1963 lorsque celui-ci cessa son activité, en créant la S.A.R.L. "Chantiers Stipon Frères" et réussirent à s'adapter au passage de l'ère de la voile à celui de la motorisation des diverses embarcations. Le chantier Stipon a compté jusqu´à seize ouvriers qui ont ainsi construits langoustiers, caseyeurs, coquilliers, chalutiers et sloups. Ce sont ainsi plus de 700 bateaux de pêche, mesurant entre 14 et 17 m, qui sont sortis des chantiers Stipon dont le Petit René, langoustier construit en 1925; L'Ombelle, langoustier de 15m; le Santasana, de l'Île de Sein, sans oublier le Magellan qui repose sur le sillon de Camaret. Ils construisirent bien d'autres unités, comme des coquilliers de 10m, pour la rade de Brest, et des bateaux de 5,5m à 8m, pour les particuliers.
Ce chantier ferma en 1988.
Le chantier Belbéoc'h
Les seules informations dont je dispose sur le chantier que créa Victor Belbeoc'h après s'être associé à Auguste Tertu jusqu'en 1930 sont les noms des voiliers qui naviguent encore actuellement et qu'il a construit : Ar Golen en 1947, un cotre franc de 12m, le St Guénolé en 1948, sloop coquillier de la rade de Brest de 11,40m., le Rouanez ar Peoc'h en 1952, Sloop coquillier de 7,70m.
Il fut repris en 1980 par Michel Stipon, le fils d'Armand, et Auguste Tertu lui procura ses premières commandes, un bateau mixte voile-moteur et une vedette, avant de réaliser pour le Musée du Bateau de Port Rhu le Telenn Mor, copie d'une chaloupe sardinière de 10 mètres, puis encore la reconstitution du bateau Kherhorre Les Trois Soeurs lancé en 1984 pour Bernard Cadoret. Il réalisa ensuite une reconstitution d'un voilier traditionnel de l'Île de Sein, Les Cousines, et organisera des stages de formation à la charpente de marine entre 1984 et 1986.
Sources et liens:
Patrimoine.region-bretagne, le site GLAD de l'Inventaire régional.
Site de l'Association de Sauvegarde du Patrimoine Maritime du Fret.
CHANTEREAU, Loïc. Le chantier Stipon. Crozon : Le Presqu'Îlien. La construction navale en Presqu´Île. 2002 (hors-série), p. 14-15.
Cimetière de bateaux de Rostellec en Presqu'île de Crozon :
le remorqueur Le Hêtre et le navire-citerne L'Averse.
I. L'album photo.
Cliché en dessous : La "citerne à vapeur" "Averse" est au premier plan. Le remorqueur "Hêtre" est le plus petit.
Le "Hêtre" :
II. Commentaires.
1. L'Averse.
Cette "gabarre à eau" ou plus correctement "citerne à eau automotrice" est chargée du ravitaillement en eau potable les navires, de certains sites militaires, ou des sites civils comme les îles. Ce type de navire porte des noms liés à sa fonction, comme Aiguade, Ondée ou Bruine ou Brume.
Elle porte le numéro de coque A743. Construite aux Chantiers et Forges de Méditerranée, établissement de Graville-Le-Havre, elle est rentrée en service en 1935, rejoignant à Brest deux sister-ship l'Ondée et l'Aiguade. Rayée en 1976, elle termine ses jours à l'anse de Rostellec.
(Source : Lieutenant de vaisseau Jean-Michel Roche, Dictionnaire de la flotte de guerre française de 1671 à nos jours tome II et message de F. Tremaud)
Photo Le Télégramme de Brest, 18-08-1988
Caractéristiques :
chaudière cylindrique, 1 machine à vapeur à triple expansion .
Une hélice, vitesse 8 nœuds, 10h
longueur : 38,80 m, largeur 7,6 m
tirant d'eau : 2,85
déplacement lège : 190 t
déplacement en charge : 500 tpc
charge d'eau transportable :
eau douce : 235 t.
équipage : 5
Son sister-ship l'Ondée fait beaucoup plus de buzz, car on pouvait espérer jusqu'à présent qu'elle soit conservée comme témoin patrimonial de ce type de navire à vapeur. Construite en 1935 aux F.C.M, elle avait été coulée pendant la guerre au fond de la Penfeld, avait été renflouée pour reprendre du service jusqu'en 1982 où, accidentellement, elle coule à nouveau dans la Penfeld. Elle est déclarée rayée du service en 1981. Renflouée une nouvelle fois, elle sert à nouveau au sein de la D.P (Direction du Port) de Brest et, en 1985-86, elle participe au ravitaillement en eau douce de Molène et Sein. Elle est fait sensation à Brest 1992, la première fête maritime de Brest, puis est retirée du service en 1993. Elle est alors placée au fond de la Penfeld avec d'autres coques en attente de déconstruction. Divers espoirs de la restaurer et de la faire naviguer n'aboutissent pas, et le 8 mars 2013, par décision de l'État-Major de Brest, DÉCISION N° 0-3212-2013/DEF/EMM/STN portant changement de position de la citerne à vapeur «Ondée » du 21 février 2013, il est décidé que "1. La citerne à vapeur Ondée est condamnée le 8 janvier 2013. 2. Le numéro de coque Q 864 lui est attribué. 3. La coque Q 864 sera déconstruite."
Un dossier complet sur l'Ondée avec plans, maquette, photos est disponible sur netmarine.net.
L'Aiguade ( 275 cv) a été construite aux F.C.M. de Graville-le Havre en 1935, elle fut mise en service le 19 02 1936 et affectée au port de Bizerte jusqu'au 18 décembre 1964. Elle fut alors remorquée à Toulon par le Bélier, puis rayée le 15/11/1965 et mise en vente à Toulon n° Q 392.
On cite aussi sous la dénomination "citerne automotrice A 774" un autre sister-ship, la Bruine construite par la Société des Chantiers de Normandie du Grand Quevilly en 1936-37 et lancée en 1938, affectée à la D.P de Cherbourg et rayée en 1952 ?. Caractéristiques : l = 36,54 ; la = 7,60 ; longueur entre les perpendiculaires = 34.80 m ; longueur hors-tout = 36,54 m ; largeur = 7,60 m ; creux = 3.45 m ; tirant d' eau = 2.60 m ; poids lège = 235 tonnes ; port en lourd = 256 tonnes ; déplacement = 492 tonnes ; jauge brute = 238 tonneaux ; jauge nette = 61 tonneaux. Elle figure sous la référence IM76006149 de l'Inventaire Régional.
La Marine classe ses bateaux-citernes en Citerne à combustible et Citerne à eau. Parmi ces dernières, cinq sont classées dans la rubrique Citerne à eau de type Ondée : L'Ondée, l'Averse, la Bruine, mais aussi le Déluge et l'Aqueduc:
Voir sur le net à Lorient, la citerne automotrice: Déluge. (photo) 1940, Longueur 37.17m Largeur 7.6m, tirant d'eau 3.15m, jauge 550 tx . 1 La, 300cv, 8nds. Démoli à Lorient en 1986.
On cite aussi à Lorient la citerne Cataracte (photo) longueur 48.34m , largeur 8m, te 3.6, 430 tx, 1 La, 800 cv, 10 nds.
Une épave d'une autre citerne, nommée La Brume, serait échouée en rivière du Faou : cette citerne non-automotrice lancée en 1914, coulée dans les bassins de Brest en 1940-44, relevée en 1945 et remise en service à la D.P de Brest, fut mise en vente par les Domaines à Brest. Je n'ai pas trouvé confirmation de la mention de cette citerne.
Nota bene : le site Patrimoine.region-bretagne http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29004100&full_screen_id=ILLUSTRA402#image de l'Inventaire régional indique à tort la présence à Rostellec "des deux gabarres à eau Ondée et Averse
La baleinière de l'Averse : la Frétoise.
Les anciennes photographies, comme celle qui illustre l'article de Dizerbo sur Rostellec dans la revue Avel Gornog n°3 de 1995, montrent sur le pont de l'Averse une embarcation de service.
Cette baleinière, qui était stockée à Guilers dans la 1ère moitié des années 90, avait été achetée aux Domaines par François Trémaud, qui l'avait fait livrer à bord du vapeur au Frêt afin d'éviter un transport jusqu'à Paris, où il avait le projet d'un musée. Elle fut installée sur le pont de l'Averse. Elle fut donnée en 2002 à l'ASPMF du Fret par son propriétaire, qui participa à son baptême au Fret en tant que parrain . Splendidement restaurée et rebaptisée La Frétoise, elle fut mise à l'eau en 2004. C'est une baleinière construite en 1973, coque en pitchpin à membrure d'acacia, mesurant de 8,25 m, largeur 2,40m, poids 2 tx, qui disposait d'un moteur diesel de 50cv, mais où pouvait prendre place huit rameurs, un patron et un sous-patron.
Participant à toutes les fêtes maritimes locales, elle est stockée hors-saison dans l'ancien chantier Stipon du sillon du Fret.
2. Le remorqueur Hêtre.
Le "Hêtre" est un remorqueur militaire de la D.P du port militaire de Brest qui a travaillé en même temps qu'un autre remorqueur, le Saule. En faisant des recherches sur ce navire, on apprend d'abord que les remorqueurs militaires de 200-250 cv et 65t de jauge portent des noms d'oiseaux comme Cigogne, Aigrette, Passereaux, Pinson, Ara, ou Chardonneret, puis ceux de 93t de jauge ces noms de piossons (Bonite et Rouget) les 700 tx (jauge de 105t) portaient des noms d'arbres comme Chêne, Érable ou Hêtre, Saule, et ceux de 1000 cv portaient le nom de qualités humaines comme le Fort, le Travailleur, le Vigoureux ou l'Actif. Vers 2000 cv, on donne des noms d'animaux (Buffle, Python, Baleine, Bélier, Élephant). Nous avons donc affaire à un remorqueur de 700cv.
J'apprends ensuite que les remorqueurs de port se répartissent en remorqueurs portuaires dont l'immatriculation débute par un Y et en remorqueurs portuaires et côtiers dont l'immatriculation commence par un A.
L'élément de certitude est qu'il a servi à la Direction du Port (D.P) de Brest dans les annèes 1980.
A Brest, je trouve mentionné les RHM (remorqueurs de Haute Mer) Hippopotame et Rhinocéros (1946-1980) l'Éléphant A666, ou le Tenace, ou les remorqueurs l'Atlas de 600 cv (1912-1917), Plougastel de 600 cv radié en 1964, l'Ara de 250 cv, les RPC Mengam Y640 et l'Armen A677, travaillant en association avec des "pousseurs" (pousseur 38 par exemple, pousseur 24 de 11,90m, 26 unités au total ), les 380cv Rouget et Bonite, et enfin l'Ebène.
Dans la série des 700cv, je trouve le "Saule" en service en 1990.
Conclusion : synthèse des données :
Le Hêtre, Y654 remorqueur portuaire type Acajou de 700cv, tonnage 105t, lancé en 1957 construit à Villeneuve-la-Garenne , date de sortie de service 1994-95 vitesse 11 nds.
Cette série de type Acajou (Acajou-class medium harbor tug) est composée de Acajou Y601 ; Balsa Y607 ; Bouleau ; Charme Y623 ; Chataignier Y620 ; Chêne Y624 ; Cormier Y629; Ebène Y717; Equeurdeville Y635 ; Erable Y618; Frène Y644; Hêtre Y654; Hevea Y655 ; Latanier Y663 ; Manguier Y666 ; Marronnier Y738 ; Mélèze Y668; Merisier Y669 ; Noyer Y739 ; Okoumé ; Olivier Y719; Paletuvier Y686; Papayer Y 740 ; Peuplier Y688 ; Pin Y689 ; Platane Y695 ; Santal Y720 ; Saule Y708; Sycomore Y704 ;
Les renseignements suivants, qui concernent le Papaye, peuvent peut-être être utiles : D: 105 tons S: 11 kts Dim: 21.0 (18.4 pp) x 6.9 x 3.2 M: 1 SACM-Wartsila UD30 V12 M3 diesel ...
A ne pas confondre avec le Hêtre, remorqueur de Lorient de 500 cv, mise en cale 1917, lancement 1918, tonnage 370 tx, retiré en 1940, " Brest en 1940, saisi par anglais, Allemagne, rendu en 1945". Dans un article sur l'Union des Remorqueurs de l'Océan, je trouve cette phrase :" (dans l'après-guerre 1944-47) La Marine nationale passe avec l' URO un contrat de gérance afin d'exploiter pour le compte des militaires les navires qu'elle possède, les remorqueurs faisant l'objet de ce contrat provenant de prises de guerre ou de navires renfloués : le "Moussaillon", l' "Orne", le "Tumulus", le "Wilhem", le "Pen Hir", le "Cèdre" et le "Hêtre". Le remorqueur "Morinie" de la Chambre de Commerce de Boulogne est loué à l' URO." Cela s'applique au remorqueur de Lorient.
Je trouve ensuite dans la revue Neptunia n°77 à 80 1965 p. 11 deux remorqueurs du nom de "Hêtre" : un remorqueur-dragueur (Lorient 1927-1940) et un remorqueur de rade Y654 (Villeneuve-le-Garenne 1957) 1964 ex. A 725.
On trouve des renseignements sur netmarine.net des informations sur :
Liens
Dossier sur l'Ondée netmarine.net
http://www.flickr.com/photos/erickfrejean/5128435253
http://www.flickr.com/photos/valendrevarzecois/6172954906/
http://www.flickr.com/photos/erickfrejean/5877625208/
http://www.anciens-cols-bleus.net/t1114-ondee-citerne-a-eau : l'Ondée en navigation
http://www.anciens-cols-bleus.net/t8474p45-direction-du-port-de-brest : la passerelle du "Hêtre".
Le cimetière de bateaux de Rostellec.
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Voir aussi : PATRIMOINE MARITIME.
— Sur la plage de Postolonnec à Crozon : le moteur du thonier "Tante Yvonne" CM 2909. 18 novembre 2011
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— Onomastique de la flottille de pêche de Morgat en 1975. 24 mars 2013.
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— Onomastique de la flottille de Pêche au Large de Morgat 1945-1965.
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— Onomastique de la Flottille de pêche côtière de Morgat 1945-1965 ;
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— Le cimetière de bateaux du Fret et le chantier Stipon. 10 avril 2013.
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— Le Cimetière de bateaux sur le Sillon de Camaret. I. 19 février 2013
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— Le cimetière de bateaux sur le Sillon de Camaret (2).
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— Retour à Camaret : le cimetière de bateau du Sillon de Rocamadour. 16 mars 2016.
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— La station S.N.S.M de Camaret. 2 avril 2013
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— Le canot tout-temps "Notre-Dame-de Rocamadour" à Camaret. 24 mars 2013
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— Le Hêtre et l'Averse dans l'Anse de Rostellec. 9 avril 2013
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— Le Marivan CM 339774 de retour de pêche à Camaret. 24 mars 2013
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— L'Abeille Bourbon en mouillage d'attente à Camaret. 31 mars 2013
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— Goélette et goélands : la Belle-Poule à la Pointe du Gouin à Camaret. 14 janvier 2011.
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L'anse de Rostellec, dépendant de la commune du Fret en Presqu'île de Crozon, possède l'un des trois cimetières de bateaux de la Presqu'île avec celui du Sillon de Camaret, le plus touristique Le cimetière de bateaux du Sillon à Camaret (2). , et celui du Fret plus modeste.
Sa partie la plus nord accueille les épaves de l'Averse et du Hêtre, réciproquement citerne automobile et remorqueur de la Marine. Le Hêtre et l'Averse dans l'Anse de Rostellec. Mais on trouve au moins les membrures et la quille de deux anciennes embarcations de pêche, adossées à l'Averse.
La partie moyenne fait face au chantier naval : à la différence de Camaret, dont les sept navires, tous en bois, proviennent tous des chantiers locaux, ont tous navigué pour la pêche à Camaret entre 1940 et 1980, et s'alignent le long de la courbe du Sillon, les épaves qui se trouvent à Rostellec paraissent comme jetés par quelque seïsme dans un beau désordre où se mêlent des bateaux de tout types. Les épaves abandonnées se mélangent aux bateaux qui attendent, ou ont attendu, une éventuelle restauration, du temps où Pierre Tertu, fils d'Auguste, rachetait des coques à remettre en état, à ceux qui sont pris en charge par le chantier actuel ou placés en gardiennage, et à de pimpants canots qui ont choisis ce coin tranquille comme mouillage d'échouage. D'autres datent peut-être du temps où le chantier d'Auguste Tertu était en activité (1957-1981) et produisait des langoustiers et thoniers de 20 mètres.
Comme l'écrit le commentaire de l'Inventaire régional consacré à ce site, "Le cimetière de bateaux de Rostellec est un condensé de l´histoire maritime de la rade de Brest en général et de la presqu´île de Crozon en particulier. A côté des gabares à eau, les embarcations de transport et de plaisance se disloquent au milieu des langoustiers et des thoniers, les carcasses de bois et de fer se mélangent, certains finissent leur course au pied de la cale où ils ont été lancés voici plusieurs décennies. Ce musée à ciel ouvert est un témoignage éphémère."
Entre les coques, on voit encore la Cale de lancement en ciment de 18 m de long qui servait jusqu´à la fin des années 1970 à mettre à l´eau les bateaux construits par le "charpentier de Rostellec".
J'ai relevé les immatriculations suivantes :
CM 113889
CM 114929 BIHANIG
CM 231672
CM 231669
CM 267721
CM 276825
CM 555336 BIDORIK
CM 231529
CM 732386
DZ / CM113887
BR 267679
BR 2678..
BR 578170
GV176160
GV 48.09
CC 645166 KARNOE CONCARNEAU
AY 284883 : Ma Préférée
LR 316333 (arrière pointu)
AVEL GORNOG
PIRANHA, GUILVINEC
KERS-ATAO, Le GUILVINEC
CARNAC Port aux Français, baleinière de survie 9p. (Port aux Français est une station des Îles Kerguelen).
JEAN BERNARD-PAUL de Cherbourg. On trouve sur la toile cette information :"Journal de la marine marchande - Volume 45 - Page 2843 1963 - Extraits : CHERBOURG Le chalutier Jean-Bernard-Paul a ramené dans ses filets, à Saint- Vaast-la-Hougue, une bombe aérienne qui a été détruite par les soins du service départemental de déminage."
Un prédecesseur a relevé le nom d'un langoustier à vivier MAERL.
Le Pierrot-Thérèse BR 267936, jadis acquis par le Musée de la Marine pour être exposé à Port-Louis, se détériore depuis les années 1980.
Parmi les coques les plus anciennes et qui ont perdu leur peinture, on remarque un (un seul) langoustier à vivier .
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Alain Gourret, par son commentaire d'avril 2019, me signale que le bateau suivant est la Marie Joconde, ancien bateau d'Audierne, puis de Morlaix : http://www.audierne-les-dundees-motorises.com/pages/pageK2600.htm
Le lien me permet de préciser l'immatriculation AU 2600 puis AD 279063 : ce canot ponté construit en 1966 mesure 6,50 m de long, 2,39 m de large, avec une jauge brute de 1,95 tonneaux et un moteur de 39kW.
Il porta à Morlaix l'immatriculation MX279063.
Se souvient-on que Marie Joconde est le titre d'une chanson d'Alain Barrière sortie en 1989 sur des paroles d'Alain Louis Bellec ? Mais si, Reviens vers nous, Marie jolie, Marie la blonde, Du bout du monde, Reviens vers nous, etc !
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Liens :
La visite (en quelle année ? La baleinière de l'Averse étant toujours visible, c'était avant 2002) d'un amateur de vieilles coques :http://www.touscollectionneurs.com/~ptitquinquin/les_epaves/
Le cimetière de bateaux sur le Sillon de Camaret (2).
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Voir :
125 articles de mon blog sur le patrimoine de la Presqu'île de Crozon.
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Dans mon précédent article, Le Cimetière de bateaux sur le Sillon de Camaret. je me suis contenté de mettre des photographies pour le plaisir. Je vais cette fois-ci décrire plus méthodiquement les navires qui s'y trouvent.
I. Description.
Un site Wikipédia dénombre sept "cimetières de bateaux" en France. Parmi ceux-ci, trois sont en Presqu'île de Crozon, à Landevennec (navires militaires), dans l'anse de Rostellec au Fret, et à Camaret. C'est dire si ce site du Sillon doit être regardé comme un spectacle rare, et respecté comme un patrimoine précieux.
L'histoire de ce "cimetière" est liè au déclin de la pêche : initialement se tenait sur la grève interne du Sillon, depuis 1892, le chantier naval de François-Joseph Keraudren . Cette zone étant classée en Domaine Public Maritime, il obtint des concessions lui permettant d'obtenir en 1899 300 m² supplémentaires, puis en 1903 200 m². Il dispose alors d´une façade de 31 m sur la grève lui permettant de mettre à l´eau ses bateaux. Son fils Joseph Keraudren reprend le chantier en 1935, jusqu´en 1969. Denombreux chantiers se développent. Mais dès les années 1950, la crise de la pêche à la langouste se faisant sentir, les Keraudren déposent sur leur concession des bateaux désaffectés et abandonnés. D´autres bateaux hors d´usage ou mis en vente et non achetés sont également abandonnés sur le sillon. (Source : Inventaire Régional). Le "vétéran", "Rosier Fleuri", est là depuis 1962.
Les épaves étant encore possiblement à flot à marée haute de vives-eaux, leur coque a été percée afin qu'elle ne flotte pas.
Le nombre de navires échoué d'abord au Styvel (c'est le toponyme, signifiant "source", de l'enracinement du Sillon de galet) puis dans son prolongement a varié : il atteignait (site GLAD) dix navires, mais nombre d'entre eux ont été retirés en raison de leur dégradation, la "Belle-Étoile", dont l'épave était classée M.H et que l'on peut voir sur une image du site Topic-topos, et la pinasse sardinière" Dominique" CM 185160, radiée en 1994, ou la "Maryvonne" CM2342, le "Louis-Raphaël", CM 2351, l' "Asphodèle" CM 2074, "Notre-Salut" CM 2769, le "Jean-Raymond" CM 2355 et le "Bacchus" CM 2345 ou le "Topaze" CM 2297. D'autres, qui n'avaient pas été construit à Camaret, ont été admis au cimetère de bateaux, le "Thierry de Martel" CM2869, le "Traviata" CM 2585, et enfin le "Canada". (Source : Micheriou Coz n°12). La pinasse sardinière "Rose des mers", CM231603 signalée en 2000, n'est plus là aujourd'hui.
Aujourd'hui, en 2013, j'en compte huit: en venant du parking, on trouve :
On peut y ajouter artificiellement le bateau placé sur le terre-plein, le BR 267570.
Toutes ces coques sont en bois ; elles ont été construites par des chantiers de la Presqu'île de Crozon soit à Camaret, soit à Rostellec et au Fret. Parmi les sept bateaux principaux, six ont été des langoustiers construits entre 1948 et 1964 et ont suivi l'évolution de cette pêche jusqu'à son interruption en 1989.
La langouste verte est pêchée au casier sur des fonds rocheux de 20 m, alors que la langouste rose a été pêchée au filet, au chalut puis au casier depuis 1955
II. Vues générales.
III. Photographies de chaque navire.
Je suivrai la progression d'un visiteur partant du parking du Styvel pour se rendre vers la chapelle :
1. "La Salle" CM 231627.
Immatriculation CM 3036 de 1954 à 1976 puis CM 231627.
Ce langoustier à vivier de 13,78 m a été construit en 1954 par le chantier Boënnec-Lastennet. Vendu le 26 novembre 1968 par Joseph Goyat et Jean Kermel à Gilbert Quéré, il est armé pour la pêche au crabe, avant d'être définitivement radié pour inactivité le 29 mars 1985.
Les images des autres sites témoignent de la rapidité de la dégradation de ce qui apparaît aujourd'hui comme une épave après avoir perdu tout son gréement dormant, puis ses suprastructures (la cabine de timonerie était encore en place en 2003, et jusqu'en 2009). Comparer avec bateauxdepêche.net ou thoniers.free.fr, mais encore avec Berhed, où l'image est datée de 2009.
Il possède un vivier flottant, autour duquel sont construit les amènagements : voir en quatrième partie (détails) les orifices d'entrée de l'eau de mer dans la coque.
A remarquer :
2. "Rosier-Fleuri" CM 2910.
Ce langoustier à vivier à cul carré construit en 1948 au chantier Le Hir-Péron est échoué sur le sillon depuis 1962, ce qui fait de lui le vétéran des lieux.
Comme le précedent, il conserve les langoustes dans un vivier central alimenté par l'eau de mer, sa coque étant percée en partie basse de nombreux orifices.
Son safran est encore en bois : celui des navires suivants est en métal.
3. "Maïtena" MX 195443.
D'abord immatriculé CM 3143 puis DZ 4107, c'est un langoustier mauritanien de 25,21 m construit en 1964 au chantier naval Auguste Tertu à Rostellec pour Louis Salaun. Moteur Beaudouin 552 Kw, jauge brute 162,86 tx, indicatif radio TKPT.
Langoustier-thonier destiné à la pêche au large en Mauritanie, il passa au quartier maritime de Douarnenez le 16 avril 1965 sous le matricule DZ 4107, puis à Morlaix le 1er septembre 1973. En 1976 il est racheté par Jean-Pierre Salaun pour la pêche au crabe avant d'être cédé le 16 mars 2001 à la commune de Camaret pour 1 franc symbolique.
Remarquez :
4. "Étoile du Berger" MX 195135.
Ce caseyeur , crabier et langoustier de 19 mètres a été construit en 1956 au chantier Keraudren à Camaret. Passé ensuite quartier de Morlaix. Sorti de flotte en 2001 et désarmé au port de Morlaix, le bateau a été ramené à Camaret en 2010. C'est donc le dernier arrivé.
Une image sur bateaudepeche.net permet de l'imaginer chargé de ses casiers et flotteurs , alors qu'une autre image Bateauxdepeche.net. illustre son arrivée à Camaret.
Un nouvel "Étoile du Berger" a été construit en 2000, il est immatriculé MX 905646.
Remarquez :
5. "Castel-Dinn" CM 231646.
D'abord immatriculé CM 3116, ce langoustier mauritanien à congélateur de 22,98 m a été construit en 1960 au chantier Albert Péron de Camaret pour Henri Téphany. Moteur Beaudouin de 453 cv, jauge brute 142,98 tx.
Il tient son nom de Kastell Dinn, le "château" rocheux de la Pointe de Dinan à Crozon.
C'était le dernier langoustier mauritanien de Camaret, qui ne cessa cette pêche qu'en 1990 (la dernière campagne en Mauritanie eut lieu en 1989).Il fut alors vendu à Jean Kerdreux qui le transforma pour la pêche au crabe jusqu'en 1998. Comme tel, il se distingue par la superstructure qui entoure la passerelle, et qui permettait de tendre un abri de toile contre le soleil.
Il est échoué depuis le 5 novembre 1998.
Remarquez :
6. "Notre-Dame-des-Neiges" CM 231642.
D'abord immatriculé CM 3099, c'est un langoustier-thonier puis langoustier-crabier de 17,05 m construit en 1959 au chantier naval Corentin Keraudren à Camaret. Jauge 48,48 tx, moteur Beaudouin de 160 puis 215 cv, il bénéficiait aussi d'une voile d'appoint dont on peut voir les lambeaux pendre sur le mâtereau à l'arrière.
Son premier patron Charles Mazet et cinq autres quirataires l'ont vendu le 30 juillet 1975 à Jean Kerdreux qui l'a transformé pour le thon et le crabe. Plus tard il a été racheté pour la plaisance.
Il est mis au sec en 1993.
7. "Magellan" CM 498020.
Ce chalutier-coquillier de 12,35m a été construit en 1979 au chantier Stipon du Fret. Armement SNACCAM, moteur de 242 kw, jauge brute 23,92 tx, indicatif radio FP6369. En 1983, il a été vendu par Jean Péron à Jean-Michel Boëzennec Désarmé pour non-conformité à la pêche à la coquille en baie de Saint-Brieuc, Morlaix et Concarneau (il mesurait 35 cm de trop et son moteur était de 80cv trop puissant), il a été cédé pour 1 Euro symbolique à la commune : il est sur le Sillon depuis le 4 décembre 2002.
8. CM 231606
9. Le BR 267570 "...de la mer"
On peut penser qu'il n'est pas encore au "cimetière", mais en "clinique" et que tout espoir n'est pas perdu de le sauver. Mais les pronostics sont réservés. Il médite sur le sort de ses collègues qui servent de bacs à fleurs sur quelques rond-points.
IV. Quelques images de détails.
1. Le sourire du calfat.
Ce large sourire est créé par le cordon de calfatage (du chanvre bitord) qui s'est détaché du joint qu'il était chargé de colmater.
Le bitord à calfater se présente en pelote de chanvre enrobé de goudron de pin, que le calfat fait pénétrer dans l'espace entre deux bordés grâce à un fer de calfat frappé par un maillet.
Pour l'amour du vocabulaire, précisons que le chanvre peut se présenter en bitord (3 à 5 fils), ou en luzin ( ligne de 3 torons), servant aux petits amarrages ou en merlin (2 torons) qui sert à merliner, ou surlier .
2. Cette marque de franc-bord est le symbole de certification du Bureau Véritas B.V. Elle porte le nom de Ligne internationale de charge, ligne de Plimsoll. Située sur le flanc du navire, la ligne horizontale indique la hauteur maximale de la ligne de flottaison et varie selon la nature de la cargaison du navire.
Le symbole est apparu au Royaume Uni en 1876, il a été proposé par Samuel Pimsoll .
La ligne sécante au cercle est placée au même niveau que la ligne de charge du symbole S (été) .
Le Bureau Veritas avait, avant le début de la construction, examiné et approuvé les plans au 1/20ème que le charpentier de marine lui avait soumis, et qui doivent respecter les critères en vigueur de la Marine Marchande.
3. Plaque métallique de franc-bord.
dont je ne connais pas le mode d'emploi.
4. Tableau arrière du 'Notre-Dame des Neiges".
Le mât arrière est tombé, et laisse pendre des lambeaux de la voile qui y était enverguée.
5. Voile du "Notre-Dame des Neiges", détail de matelotage.
Le long de la ralingue de la voile, une cosse est frappée grâce à un cordage qui passe dans deux œillets sertis dans la toile. Cette cosse permet d'y frapper une goupille qui se fixe sur l'anneau coulissant d'une barre.
6. Voile du "Notre-Dame des Neiges", détail de matelotage (2).
Même détail du travail du voilier ; la voile est renforcée par une pièce semi-circulaire cousue.
Une ralingue doit être commise de gauche à droite. Elle est fixée par un double fil qui pique la voile, mais qui se transfile dans les torons de la ralingue sans les piquer.
Je ne sais pas qui est le voilier qui a réalisé la voile du "Notre-Dame des Neiges". On a compté jusqu'à 4 voileries à Camaret, les voileries Provost-Le Hir, Meillard, Landrac ; le dernier voilier de Camaret était Jean-Yves Lastennet, dont la voilerie se trouvait jusqu'en 2001 rue des Palengriers. Elle avait été créée par son grand-père en 1918.
Ici, le coton ou le lin des 400m² de surface de voilure des anciens dundees a laissé place au tergal d'une simple voile de tape-cul, et les coutures à l'aiguille et la paumelle ont été détrônées par la machine à coudre (point en zig-zag).
7. Mât du Notre-Dame des Neiges, détail (3)
On voit comment, pour faire passer le cordage qui fixe la voile autout du mât, le voilier a commis les torons d'un petit cordage épissés dans ceux de la ralingue afin de former une erse.
8. La caréne de "La Salle" : le vivier.
Ce détail est destiné à montrer les orifices de la partie moyenne de la carène, permettant à l'eau de mer de circuler en permanence dans le vivier de conservation des langoustes. La conservation des langoustes et la lutte contre la mortalité était un souci majeur; des étagères étaient disposées à l'intérieur du vivier pour limiter l'écrasement des langoustes. On accédait (c'était souvent le rôle du mousse) dans le vivier par deux puits de section carrée d'un mètre de coté qui traversaient la partie habitable du bateau. Il pouvait contenir 12 000 kg soit 30 000 langoustes.
Le même détail sur un navire plus récent, le Castel-Dinn :
9. L'hélice du Castel Dinn.
9. L'hélice et le gouvernail du Castel Dinn.
10 Une figure de proue ? Non, une sortie d'arbre d'hélice et d'axe d'étambot.
11. Pièce de charpente pour la mêche du gouvernail.
12. La crapaudine du "Notre-Dame des Neiges".
Autant l'avouer, le seul motif de cette photo est d'illustrer le terme crapaudine, "partie du talon de la quille sur laquelle est fichée l'extrémité du safran".
Ce détour me comble d'aise : je rêve du jour où je cuisinerais des pigeons à la crapaudine ; c'est d'ailleurs tout-simple, il suffit de les ouvrir, de les aplatir et de les rotir sur le grill.
On croyait jadis que la crapaudine (je parle cette fois en orfèvre, de la pierre précieuse) provenait de la tête des crapauds ; ils la régurgitaient lorsqu'on agitait devant eux un chiffon rouge, et on en guérissait les épileptiques. Pierre Pomet, dans son Traité des drogues de 1694, n'y croyait plus. Mais la réalité dépasse la fiction, puisqu'il s'agit, selon les autorités compétentes (Wikipédia), d'une concrétisation fossilisée des dents du bar, ou loup de mer, qui n'est pas un poisson d'avril. On les nomme aussi œil de serpent ou œil d'oiseau, ce qui fait beaucoup d'animaux en même temps. Cela ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, mais si vous fouillez les faluns de Touraine, vous découvrirez peut-être un vilain caillou noir comme un chicot de dorade, qui n'est autre que la précieuse crapaudine.
Comme les pêcheurs (et non les piliers) de bar sont fréquents à Camaret , je m'empresse de corriger l'information donnée par Wikipédia : les crapaudines proviennnent de dorades du Miocène, et non du Dicentrarchus labrax de nos côtes.
La crapaudine est la pièce la plus basse : chez les autres navires du Sillon, elle est enfoncée dans le sol, et non visible.
13. Chiffres pêchants du BR 267570.
Pour conjurer le mauvais sort en pêche, les chiffres sont transformés en forme d'hameçon, comme ces deux sept.
V. La pêche à la langouste à Camaret.
La période de prospérité du port entre 1955 et 1965 a vu le développement de navires nommés langoustiers mauritaniens, d'un tonnage de 250 à 350 tonneaux (les langoustiers traditionnels jaugeaient 60 tonneaux), conçus pour des campagnes de pêche de cinq à six mois, et dont la valeur financières atteignait le million de francs.
A la différence de Douarnenez, où un armateur ou une société d'armement possède 4 à 5 "mauritaniens", où le recours à l'emprunt bancaire est important, et où le "patron" n'est qu'un salarié sans interessement financier au navire, l'armement de Camaret est resté traditionnel, sans armateur professionnel: le patron-pêcheur est le, ou l'un des gros armateurs, et il confie sa gestion à un gérant d'armement. Vers 1967, Camaret s'oriente vers l'armement d'unités polyvalentes, thoniers-langoustiers-chalutiers permettant une rotation des pêches.
VI. Annexes.
1. Liste des chantiers navals à Camaret en 1926. (V. Lescop)
Sur le Sillon, de sa base jusqu'à son extrémité :
Sur le Notic et dans le village :
2. Chantiers navals à Camaret après-guerre (1945-95)
3. Chantiers du Fret:
4. Chantier de Rostellec
Liens et sources :
Patrimoine-région-Bretagne, le site de l'Inventaire régional GLAD
thoniers.free.fr, le site de Thomas Wideman consacré aux thoniers de la presqu'île de Crozon
Site de l'Office du Tourisme de Camaret.
Topic-topos "Notre-Dame des Neiges".
La vie sur un langoustier de Douarnenez en 1933.
Revue Micheriou coz, les vieux métiers de Bretagne n° 12
Revue Avel Gornog n°3 : Valérie Lescop, La construction navale à Camaret.
Note.
Un tel article ne va pas sans erreurs : signalez-les moi !
"Rocamadour-sur-mer" :
la chapelle de Rocamadour à Camaret.
De même que la commune de Camaret en Finistère se nomme Camaret-sur-mer pour la différencier de Camaret-sur-Aygues dans le Vaucluse, de même la chapelle qui occupe, sur le Sillon de Camaret, à coté de la Tour Vauban, un site maritime exceptionnel pourrait être nommé Rocamadour-sur-mer, moins pour la différencier de la commune homonyme du Lot que pour souligner son caractère foncièrement marin.
J'ai énuméré dans l'article précédent tous les arguments qui en font sans-doute la chapelle la plus maritime de l'hexagone : Les Ex-voto et maquettes de procession de la chapelle Notre-Dame de Rocamadour à Camaret. Il me reste à illustrer cela par des images.
De quand date la cloche
de la chapelle de Rocamadour à Camaret ?
Tenter de lire ce qui est inscrit sur la cloche de la chapelle de Rocamadour à Camaret, lorsqu'on n'a pas accès au clocher, n'est pas aisé, car seule la partie exposée au soleil est lisible. Il faut alors, armé de bonnes jumelles, passer la journée à attendre le passage de Phoebus dans le firmament.
Ce passe-temps m'a permis de déchiffrer ceci :
Coté Est : ...CROZON ASSISTÉ DE Mr
...MEILARD ADJOINT ET
...BERNARD LESCOP MAIRE DE CAMARET.
Coté Ouest : (Manchette*) MARIE BAPTISTE PAR
(Manchette*) DE CAMARET PARRAIN M
(Manchette*) ANTOINETTE LE DALL
FAITE PAR ??? FONDEUR ? LA ?
* j'indique par là le symbole d'une main qui signale le début de l'inscription)
L'indice le plus probant est l'indication du maire de Camaret.
1. Les généalogistes (Xavier Petitet sur Geneanet indiquent un Bernard Lescop, né le 1er octobre 1791 à Camaret, baptisé le même jour, fils de Yves Lescop (1764-1801) et de Marie-Françoise Lautrou (ca 1785), petit-fils d'un Bernard Lescop et de Jeanne Provost, et marié le 21 décembre 1813 avec Marie-Anne Le Mignon.
A noter Bernard-Marie Lescop (8 mai 1790-), cousin du précédent, fils de Jean Lescop (1 juillet 1760), syndic des gens de mer au port de Camaret et de Marie-Catherine de l'Isle de Goulezre (ca 1760), fille d'écuyer.
2. L'annuaire de Brest et du Finistère de 1837 indique pour Camaret : Maire : Lescop, 1040 habitants.
Le patronyme MEILARD est parfaitement attesté à Camaret.
Je n'ai pas pu retrouver d'information sur Antoinette LE DALL.
En conclusion, en attendant de pouvoir inspecter la cloche directement, je peux conclure que, s'il n'y eut pas d'autres maires portant le nom Lescop à Camaret, celle-ci date de 1837 * ou des années avoisinantes. Le recteur de Camaret était alors Mr Victor Pasquet.
* 1823 : lire le commentaire.
La base de donnée Leonore des titulaires de la Légion d'Honneur donne accès au dossier de Bernard Lescop, chevalier LH le 21 janvier 1836, ce qui fournit son acte de naissance (fils d'Yves Lescop et de Marie-Françoise Lautrou né le 1er octobre 1791 à Camaret) et ses activités :
La même base de donnée indique deux titulaires LH, Jean-Pierre Meilard (né le 17 avril 1837) et François Meilard (né le 18 mars 1841), marin pêcheur, tous les deux fils de Gabriel Marie Meilard (né vers 1794), pêcheur demeurant au Notic et de Marie-Jeanne Téffany.