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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 12:20

Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

 

 

 

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

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Résumé .

Nom de genre :  Calopteryx, Leach, 1815,  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci,  surtout chez les mâles.

— Nom d'espèce : C. splendens, Harris 1780, Exp. Engl. Ins., :99 et pl. XXX fig.1. L'adjectif latin signifie "brillant, de couleur brillante", mais la description originale de  Harris ne permet pas de préciser s'il qualifiait ainsi la tête et le corps "d'un très beau vert" ou le "nuage sombre" des  ailes "d'un charmant bleu foncé". 

— Synonyme : Libellula ludovicea Geoffroy in Fourcroy 1785. Le nom vernaculaire Lovisa donné par Linné en 1746 à l'espèce n°747 du Fauna suecica en l'honneur de la reine Louise-Ulrique de Suède a été adapté en français par Geoffroy en 1762 dans sa description du futur C. splendens. Fourcroy reprendra cette description en 1785 avec une dénomination binominale latine sous la forme de L. ludovicea.

— Noms vernaculaires français. Ces noms ont été d'abord "La Louise" [Geoffroy,1762, Hist. abr. ins. 2 :222], puis la "Caleptéryx Louise" [de Sélys-Longchamps, 1840, Monog. Libell.:131], et enfin le "Caloptéryx éclatant" [de Sélys-Longchamps, 1850, Rev. Odon. :138], nom repris aujourd'hui par tous les auteurs. Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

— Noms vernaculaires étrangers :

En espagnol : LA LIBÉLULA AZUL, ou CABALLITO DEL DIABLO VERDE  (Le petit cheval vert du diable).

En néerlandais : WEIDEBEEKJUFFER , "la Demoiselle des ruisseaux des près".

En frison : PRONK-BLAUYNSKE, BLAUWE FLINTERLIBEL,  

En allemand : DIE GEBÄNDERTE -PRACHTLIBELLE. "La libellule superbe à bande".

En anglais : THE BANDED  DEMOISEL, "La Demoiselle à bande".

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

 

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I. LE NOM DE GENRE, CALOPTERYX LEACH, 1815.

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

Voir http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-calopteryx-leach-1815.htm

 

Calopteryx, Leach, 1815,  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci,  surtout chez les mâles.

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II. LE NOM D'ESPÈCE SPLENDENS, (HARRIS, 1780).

[Libellula splendens], Harris, M. [1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera, & Diptera, or bees, flies, & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn, & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged, & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work. - pp. [1], i-viii [= 1-8], 1-166, index [1-4], Tab. I-L [= 1-50]. London. (White, Robson). page 99 et planche XXX fig.1.

Présentation générale :

"Moses Harris (1731-1785) fut le premier auteur à utiliser des noms binomiaux linnéens pour décrire des espèces de libellules d'Angleterre. Son livre An exposition of English Insects (Harris, 1776- [1780]) comprenait 16 espèces (dont 14 étaient nommées) de libellules, illustrées sur 7 planches; voir aussi Lucas (1900a).

Harris a présenté huit nouveaux noms de groupe d'espèces, tous dans le genre Libellula: anguis Harris, 1780 [= Aeshna cyanea (Müller, 1764)], aspis Harris, 1780 [= Brachytron pratense (Müller, 1764)], coluberculus Harris, 1780 [probablement Aeshna mixta Latreille, 1805], fugax Harris, [1780] [= Libellula fulva Müller, 1764], maculata Harris, [1780] [= Libellula quadrimaculata Linnaeus, 1758], minius Harris, 1780 [= Pyrrhosoma nymphula (Sulzer, 1776) ], splendens Harris, 1780 [Calopteryx splendens] et splendeo Harris, 1780 [= Calopteryx virgo (Linné, 1758)].

Il a également fourni une illustration particulièrement fine et précise montrant la femelle du Cordulégastre annelé, mais malheureusement, il a mal interprété le nom linnéen «Libellula forcipata L.», l'actuel Onychogomphus forcipatus (Linnaeus), l'appliquant à la mauvaise espèce, de sorte que L. forcipata sensu Harris, 1780 (nec Linnaeus, 1758) [= Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807)]." (Traduction de l'article de M. Hämäläinen 2008)

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Le texte original :

Harris, 1780, Exp. Engl. Ins.,: 99 et Pl. XXX fig.1.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[167],%22panX%22:0.251,%22panY%22:0.589,%22view%22:%22toc%22,%22zoom%22:0.493}

Planche XXX :

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[166],%22panX%22:0.251,%22panY%22:0.589,%22view%22:%22toc%22,%22zoom%22:0.493}

 

 

"TAB. XXX. LIBELLULAE. Wings closed when at rest.

SPLENDENS : Fig. 1. Mesure près de deux pouces.

La tête, le corselet, & l'abdomen, sont d'un très beau vert. Les jambes sont noires. Les ailes sont bellement réticulées, et ont chacune un large nuage brun obscur, environ la largeur de l'ongle d'un doigt, qui, dans quelques positions paraît d'un charmant bleu foncé. Le libella, à la fig. 2, ne sert qu'à montrer la variété de la nature (qui lui est commune dans le Libella). Elles sont toutes deux de la même espèce et du même sexe. Celles-ci sont femelles. On voit le mâle à la fig.3. Il est entièrement d'un beau vert, excepté les jambes, qui sont noires. Les ailes paraissent comme de la gaze verte."

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Planche XXX figures 1 à 3:

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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Commentaire .

"La planche illustrée en couleur XXX de Harris   illustre deux espèces distinctes qui, dans le texte descriptif adjacent (p.99), ont été nommées Libellula splendens (Figs 1-3) et L. splendeo (Figs 4-6). Dans le texte des figures 1-3, Harris a non seulement inversé les sexes, mais a aussi combiné deux espèces distinctes. La figure 1, qui montre un mâle splendens indéniable, a été décrite comme une femelle splendens .

"L' autre femelle splendens" de la  figure 2 est en fait un mâle de C. virgo. La figure 3 prétend montrer un mâle splendens mâle, mais c'est une femelle splendens. La figure 4 (de splendeo) semble être un mâle immature à ailes brunâtres de C. virgo, tandis que la figure 5 ("mâle" de splendeo) avec des ailes brunâtres semble être une femelle virgo, bien que le texte descriptif corresponde mieux avec une femelle splendens.. La figure 6 représente une larve de Calopteryx. " (Traduction de l'article de M. Hämäläinen 2008)

 

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ÉTUDE DU NOM SPLENDENS.

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L'adjectif latin splendens vient du verbe splendeo, "briller, étinceler, être éclatant, briller d'une vive couleur" (Gaffiot). La description en français de Harris ne permet pas de savoir s'il qualifiait le corps " d'un très beau vert" , ou le "large nuage brun obscur " du milieu des ailes "d'un charmant bleu foncé". La description en anglais ne lève pas le doute en qualifiant le corps of a most beautiful green ou la tache médiane de l'aile : a large dark brown cloud  ...of a lovely deep blue. Harris souligne la beauté des couleurs mais ne mentionne pas spécifiquement leur caractère brillant.

Néanmoins, puisque la tache centrale de l'aile des mâles a semblé d'abord à l'auteur de couleur brun foncé (sur un spécimen de collection), et secondairement et seulement "dans quelques positions" de couleur bleu foncé, je suppose que c'est ce miroitement et ce jeu des couleurs à la lumière qui a provoqué le choix du mot splendens : je considère qu'il qualifie le bleu métallique si remarquable des ailes.

Harris reprend ce nom sous la forme splendeo pour l'espèce qu'il décrit ensuite (L. virgo), dont le mâle possède des ailes bleues "brillantes", d'un éclat métallique.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

L'ensemble des auteurs donnent la traduction de l'adjectif splendens, "brillant",  certains pensant qu'il qualifie le corps, mais Fliedner précisant qu'il se réfère aux ailes.

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Calopteryx splendens (Harris, 1782), from Lat. splendere, pres. part. splendens = shining, glittering for the glittering blue/green body colours."

 

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"splendens (Calopteryx e Macromia) - splendens, -entis = splendente. Che splende. Per la colorazione generale del corpo."

 

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"-splendens (Harris) [l. glänzend] verweist auf den metallischen Glanz der Flügel, die diese Art mit den meisten der Gattung gemein hat."

Traduction : splendens (Harris)  [Latin "brillant") se réfère au lustre métallique des ailes, que cette espèce a en commun avec la plupart des autres espèces du genre.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"- splendens (Harris) [l. shining] is deduced from the metallic sheen this species shares with most calopterygids."

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"splendens : schitterend, prachtig"

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RÉCEPTION.

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1°) De Sélys-Longchamps 1850, Rev. Odon. p. 136:

"1° Linné dans la première édition de la Fauna suecica, fait quatre espèces (sans les nommer) des différens âges des mâles et des femelles de la virgo et de la splendens. – Harris sépare les deux espèces. – Linné réunit ensuite le tout sous le nom de virgo, et Latreille adopte la dernière manière de voir de Linné.

2° Vanderlinden (1825) confond les deux espèces , mais discerne les mâles des femelles. Il donne comme variétés les différences d’âge

-—Charpentier (1825) suit Vanderlinden, mais donne comme espèce (æanthostoma) une variété femelle méridionale de la splendens.

5° En 1831 , j'ai suivi sans le savoir la première manière de voir de Linné en isolant comme autant d’espèces les âges et les sexes. 

4° En 1839 et en 1840 , j'ai reconnu les deux espèces , mais j’ai donné comme variétés les différences d'âge consistant dans la coloration claire ou foncée des ailes. M. Rambur a suivi ce système.

5° J’ai adopté depuis la manière de voir de M. Toussaint de Charpentier (1840) qui a séparé comme espèces l'âge adulte et le jeune âge , d’apres la coloration des ailes et la forme du 9e segment des mâles.

6° En 1845 (révision des Libellulidées britanniques), j'en reviens à ne voir , comme en 1859 , que deux espèces , mais ce que je regardais comme des variétés ne sont plus en général que des différences d’âge expliquées aujourd'hui d'une manière satisfaisante.

Les auteurs anglais , MM. Stephens et Evans , ont isolé plusieurs âges sous différens noms que l'on trouvera indiqués à la synonymie."

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2°) Hamalainen

"La nomenclature et la taxonomie des taxons européens de Calopteryx ont été confondues pendant un certain nombre d'années. Il est au-delà de la portée de cette note d'essayer de présenter un examen ici. Pour ceux qui s'intéressent à ce sujet, la thèse de Hagen (1840) fournit une bonne référence aux citations et à la nomenclature dans les publications historiques. L'épithète splendens a été établie pour le Calopteryx éclatant seulement dans la seconde moitié du 19ème siècle, après l'utilisation correcte dans  Revue des Odonates de Selys Longchamps & Hagen (1850), le travail  qui servira de référence sur les libellules européennes pendant de nombreuses années. Dans deux grandes publications antérieures sur les libellules européennes, par  Selys Longchamps (1840) et par Charpentier (1840), cette espèce était connue sous le nom de C. ludoviciana et C. parthenias, respectivement. Confusément, Selys avait d'abord mal interprété les noms de Harris, et dans sa monographie de 1840, Selys considérait splendens comme synonyme de C. virgo et splendeo comme synonyme de Ludoviciana. Puis, dans sa  révision bienvenue des libellules britanniques (Selys Longchamps, 1846), deux espèces ont été répertoriées dans le genre Calopteryx: virgo L. et splendeo Harris, ce dernier étant encore un nom incorrect.

 Étonnamment, le premier nom synonymique disponible de C. splendens, à savoir Libellula ludovicea Fourcroy, 1785 est resté inaperçu dans les catalogues de libellules et de révisions depuis 1840 jusqu'à nos jours. Ce nom est également absent de tous les catalogues de la faune mondiale des odonates" Traduction de l'article de M. Hamalainen, 2008)."

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Voir aussi :

James Francis Stephens, 1829, A Systematic Catalogue of British Insects, page 308

Heinrik Steinmann, 1997, World Catalogue of Odonata 1 .

— DELIRY (Cyrille)  Monographie de Calopteryx splendens

 

 

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NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

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Ces noms ont été d'abord "La Louise" [Geoffroy,1762), puis la "Caleptéryx Louise" [de Sélys-Longchamps, 1840], le "Caloptéryx éclatant" [de Sélys-Longchamps, 1850], nom repris aujourd'hui par tous les auteurs. Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

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I. LA LOUISE [et sa transcription en LUDIVICEA].

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PRÉAMBULE : LINNÉ 1746 puis GEOFFROY 1762.

1. Le préalable linnéen : "Lovisa" et "Ulrica", 1746.

 

​​​​​Linné a donné, dès 1746 dans sa Fauna suecica, des noms "vulgo", des noms en langue vulgaire c'est à dire suédoise qui sont des noms propres pour deux de ses libellules (comme il l'a fait, dans le même ouvrage, pour quelques papillons). Les espèces n° 757 et 758 de la Fauna suecica  sont celles qui deviendront les formes alpha et beta de sa Libellula virgo . Et ces noms sont LOVISA (Louisa) pour le n°757 et ULRICA pour le n°758. 

Il ne les reprendra pas dans le Systema Naturae de 1758, et pas d'avantage dans l'édition 1761 du Fauna suecica,  principalement parce qu'il renonce alors à toute dénomination vernaculaire au profit de la double dénomination latine.

Ces noms honorent les prénoms de LOUISE ULRIQUE DE PRUSSE, (en allemand : Luise Ulrike von Preußen), qui devint reine consort de Suède et de Finlande en 1751, après son mariage en 1744 avec le futur roi Adolphe-Frédéric de Suède, et qui  fonda en 1753 l'Académie Royale de Suède dont fit partie Carl von Linné et soutint les arts et les sciences. 

C'est Linné qui eut en charge l'arrangement et la description des collections d'histoire naturelle de la reine.  Le Roi et la Reine avaient des collections séparées : la première à Ulricksdahl, et  l'autre, qui consistait en insectes et coquilles,  dans le palais de Drottningholm, proche de Stockholm. 

Linné publia à Stockholm en 1764, bien après en avoir rédigé le manuscrit, le catalogue intitulé Museum Ludovica Ulrica Reginae, le Museum de la Reine Louise Ulrique, "dans lequel les animaux exotiques les plus rares, principalement les insectes et les coquilles sont décrits et déterminés". Cette collection se trouve maintenant au Museum zoologique de l'université d'Uppsala. il aurait été amusant que l'on y trouve les spécimens-types de ces libellules, mais ce n'est pas le cas. 

Matti Hämäläinen, un auteur d'Helsinski, a publié en 2008 et 2017 ses travaux, qui recoupent les miens (cf. Zoonymie des Rhophalocères), mais que je découvre en 2018: 

"Au cours de l'été 1744, une grande effervescence s'empara de la haute et moyenne société suédoise. Le 17 juillet, leur prince héritier Adolf Fredrik fut  marié per procura(c'est-à-dire en l'absence de l'époux) à Luise Ulrike, princesse de Prusse à Berlin. Quelques semaines plus tard, la belle et talentueuse princesse de 24 ans (Lovisa Ulrika en suédois) est arrivée en Suède pour rencontrer son fiancé. Le 18 août, le couple royal a été accueilli par le roi Frédéric Ier au palais Drottningholm où a eu lieu la deuxième cérémonie de mariage le même jour, suivie d'un bal d'état et d'une réception du tribunal.

Carl Linnaeus, 37 ans, professeur de médecine à l'Université d'Uppsala, a été pris dans la fièvre. A cette époque, il écrivait le manuscrit de Fauna svecica, synopsis des 1 357 espèces animales connues de Suède, publié en 1746. Il n'avait pas encore développé son système de nomenclature binomiale, mais chaque espèce avait reçu un diagnostic de quelques mots latins suivant le nom du genre. En outre, dans les comptes d'un petit nombre d'espèces, y compris deux libellules (Libellula), Linnaeus a également donné un nom spécial (le Vulgo) destiné à un usage quotidien. L'espèce numéro 757 (actuellement connue sous le nom de mâle de Calopteryx virgo) a été surnommée leLovisa et l'espèce numéro 758 (actuellement connue sous le nom de femelle deCalopteryx virgo) l'Ulrica (figure 2). C'était évidemment une dédicace à la princesse et c'était la première dédicace à une personne individuelle dans les noms d'animaux utilisés par Linné.

Il convient de noter qu'en choisissant cette belle Demoiselle  pour son hommage, il choisit ce qui est sûrement l'insecte le plus magnifiquement vêtu et le plus charmant du nord de l'Europe, qui incarne peut-être le mieux les qualités qu'il admirait chez la princesse.

Dans la Fauna svecica, Linnaeus n'a donné  des noms spécifiques (Vulgo) qu'à 43 espèces d'invertébrés, dont 25 espèces de papillons (Papilio) et 14 espèces de papillons (Phalaena). Certains de ces noms 'Vulgo' étaient binomiaux, tels que 'Papilio canicularis' (pour l'actuel Gonepteryx rhamni), 'Argus oculatus' (= Plebejus argus), 'Brassicaria vulgaris' (= Pieris brassicae), mais la plupart étaient des mots simples, comme 'Alpicola' (= Parnassius apollo), 'Rex' (= Argynnis aglaja), 'Aurora' (=Anthocharis cardamines) et 'Cossus' (= Cossus cossus). Linnaeus utilisa plus tard dix de ces 43 noms «Vulgo», ou une partie des noms comme espèce ou nom de groupe de genre dans le Systema naturae (1758). En 1746, Linné développait encore son système de nomenclature binomiale (qu'il n'avait pas lui-même inventé, mais qu'il consolidait et réglait dans son usage). Cependant, ce processus s'est déroulé progressivement et l'utilisation des noms «Vulgo» (simple ou binomial) n'était qu'un pas en avant." (Hämäläinen & Orr 2017)

 

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2. Les noms en français d'Étienne-Louis Geoffroy : Louise et Ulrique, et la série des prénoms féminins.

Geoffroy (Étienne-Louis), 1762, Histoire abrégée des insectes 2: 222.

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/222/mode/2up

Les données publiées dans le Fauna suecica de Linné   furent diffusées en France dès 1754 dans le Système naturel du règne animal par classes, familles ou ordres,... de La Chesnaye-Desbois, pages 120-126. L'auteur y donne une traduction en français du texte latin du Fauna suecica

Or, en 1762, le médecin et collectionneur Étienne-Louis Geoffroy publie le tome II de son Histoire des insectes

Il y décrit 14 espèces de libellules, en suivant d'assez près le Fauna suecica de Linné, mais avec la mention des noms binominaux du Systema Naturae de 1758. Il attribue à chaque espèce un nom vernaculaire, un exercice auquel il est très attaché et qui nous a valu nos plus beaux noms de papillons. Mais il suit si bien Linné qu'il nomme ses deux premières espèces la Louise et L'Ulrique  avant de puiser dans les prénoms féminins  pour baptiser ses douze autres espèces suivantes. Ainsi, si la Louise était pour lui la n° 759 de la Fauna, et l'Ulrique Libellula Virgo, il nomme Amélie Libellula puella , puis  une variante la Dorothée, une autre la Sophie, et, parmi ses Anisoptères, L. quadrimaculata la Françoise, L. flaveola l'Eléonore, un autre la Philinte, puis vient la Sylvie, l'Aminthe (L. aenea), la Justine (L. vulgatissima), la Julie (L. grandis), la Caroline (L. forcipata) et une variante la Cécile.

On notera que :

a) la mère de Louise-Ulrique de Prusse se prénommait Sophie-Dorothée.

b) La plus jeune sœur de Louise-Ulrique se prénommait Anne-Amélie, Anna Amalie von Preußen (1723-1787) . (C'est elle qui devait épouser Adolphe-Frédéric de Suède, mais sa sœur aînée s'ingénia à prendre sa place).

c) La reine de Suède avant l'accession au trône de Louise-Ulrique se prénommait Ulrique-Éléonore.

d) Aminthe : cf Aminte, personnage féminin dans l'Amour médecin de Molière, et Philinte, personnage masculin du Misanthrope de Molière, sortent de cette logique.

Ce procédé d'imitation très fidèle au premier Linné (celui de 1746) n'aura guère de succès, bien qu'il sera fidèlement cité au XIXe siècle par les entomologistes. Et il réapparaît encore aujourd'hui, où le Calopteryx virgo se voit encore qualifié de "La Louise" sans trop comprendre pourquoi.

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3. LA LOUISE. La description de la libellule n°759 du Fauna suecica par Étienne-Louis Geoffroy et sa dénomination LOUISE, 1762.  Hist. abr. ins. 2: 222.

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a) Le texte original :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51067#page/231/mode/1up

1. LIBELLULA corpore viridi-cœruleo nitido ; alis medio cœrulescentibus , basi & apice albidis , margine  immaculato. 

-Linn. faun.suec. n. 759. Libellula corpore sericeo nitido , alis inaurato-fuscis, macula nigra. 
Jonft. ins. tab. 3 , fïg. 6. 
-Raj. ins. p. 50, n. 9. Libella média corpore partim viridi, partim caeruleo, alis média parte maculis amplissimis e cœruleo nigricantibus. 
-Raj. ins. p. 140 , n. 1. Libella média corpore partim viridi , partim cœruleo, alis média parte maculis amplissimis è cœruleo nigricantibus oblitis. 
-Hoffnag. Ins. t. 11, f.. ultim. 
-Reaum. ins. tom. VI. tab. n.35 ,f. 7. 
-Rosel. ins. vol. 2 , tab. 9 fig- 7. Insect. aquatil. class. 2 
La louise
Longueur 1 1 lignes. 
Cette belle demoiselle a la tête grosse, les yeux réticulés saillans et bruns, qui ne se touchent point. Dans l'espace qui est entre les deux yeux , on voit les trois petits yeux bruns , posés en triangle. Le col sur lequel la tête est appuyée est court & étroit. Le corcelet est plus gros de couleur brillante verte & bleue. De la partie inférieure de ce corcelet partent les six pattes longues, et chargées d'une double rangée de petites épines ou pointes , ce qui 
est commun à ce genre. De la partie supérieure naissent les quatre ailes, toutes de même grandeur. Ces ailes sont fort réticulées et elles ont dans leur milieu une grande tache d'un brun bleuâtre qui en occupe plus de la moitié.  La base et la pointe sont les seules parties de l'aile qui ne sont point chargées de la même couleur ; elles sont seulement jaunâtres, sur le bord extérieur de l'aile il n'y a aucune tache, ce qui est rare dans ce genre. Le ventre long cylindrique & composé de neuf ou dix anneaux, est d'un bleu quelquefois un peu vert & très-brillant. On trouve ce bel insecte dans les prés au bord des étangs. 

 

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).
Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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b) Commentaire.

Geoffroy décrit sous ce nom de "Louise" un C. splendens mâle mature (elles ont dans leur milieu une grande tache d'un brun bleuâtre qui en occupe plus de la moitié.  La base et la pointe sont les seules parties de l'aile qui ne sont point chargées de la même couleur ; elles sont seulement jaunâtres).

Mais loin de suivre Linné à la lettre, il se livre à un complexe travail de recomposition des données. D'une part, il donne en référence linnéenne du  Fauna suecica l'espèce n°759 [repris en 1758 sous le nom de L. virgo var. delta],  alors que Linné avait nommé Lovica son n° 757, [repris en 1758 sous le nom de L. virgo var. beta]. Or, le n°757  ou L. virgo beta (" les ailes, où le point marginal est absent, sont d'un bleu foncé sombre ; la pointe brun pâle ") correspond bien à un mâle splendens, ... tout comme le n°759 "aux ailes brun-doré à tache noire" à condition d'admettre que cette tache noire (macula nigra) représente la zone bleu-foncé sur un spécimen de collection...

D'autre part, il ne suit pas non plus Linné dans les références de ce dernier aux entomologistes précédents :

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Il renvoie [judicieusement] à John Ray, Historia insectorum page 50 n°9  Libella media corpore partim viridi, partim caeruleo, alis media parte maculis amplissimis e caeruleo nigricantibus, qui correspond bien à C. splendens, mais que Linné associait à sa variété L. virgo delta. John Ray reprend cette description dans sa liste des Libellules de taille moyenne (libellae mediae) page 140 n°2.

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Il renvoie ensuite à  Jacob Hoefnagel, 1630,  Diversae insectarum planche 11 dernière figure,qui est effectivement un mâle C. splendens. Linné donnait cette référence pour son n°759 Fauna suecica, mais ne la reprenait pas dans le Systema Naturae.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/86576#page/25/mode/1up

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— Il cite ensuite Réaumur Mém. ins. 6 : planche 35 fig 7. Donné par Linné pour L. virgo var.beta....

https://archive.org/stream/memoirespourserv16ra#page/n683/mode/2up

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Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes vol.6 pl. 35 fig.7

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— Et enfin Roesel 1749 Insecten Belustigung vol. 2 , tab. 9 fig- 7. Insect. aquatil. class. 2 ... que Linné citait en référence de sa L. virgo var. alpha (F.N. n° 756), et que nous reconnaissons comme C. splendens.

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/image

 

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A. Roesel, Insecten Belustigung 2 pl. IX fig.7.

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En définitive, le travail critique exercé par Geoffroy pour décrire sous le nom de Louise une espèce cohérente, caractérisée par des marques alaires bleu-foncé en bande préservant une base et un apex jaunâtre. Soit le mâle de notre Calopteryx splendens. Cette description, associée à un solide dossier de références iconographiques — qui compense l'absence d'illustration de l'ouvrage de Geoffroy— serait irréprochable et aurait procuré au médecin parisien le statut d'auteur de Calopteryx splendens en 1762, si ce scrupuleux savant n'avait pas omis, quatre ans après la parution du Systema Naturae 10ème ed, d'adopter la règle de la double dénomination latine selon le Genre et l'Espèce.

Il ne reste à Geoffroy que la paternité du nom vernaculaire de "Louise", qui a été utilisé ou mentionné jusqu'en 1850 avant d'être abandonné.

Fourcroy tentera de rattraper cette bévue en 1785, mais trop tard : Müller 1764 et Harris 1780 avaient raflé les places .

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4. L'édition de l'Histoire abrégée des Insectes de Geoffroy par Fourcroy en 1785.

 

Fourcroy (A-F), 1785, Ent. Paris. 2:343-344.

http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n227/mode/2up

En 1785, le médecin Antoine-François Fourcroy publie sous le titre Entomologia Parisiensis une version du travail de Geoffroy, très abrégée mais conforme aux exigences des milieux entomologiques car enrichie  pour chaque espèce d'un nom binominal en latin.

Le nom de Geoffroy n'apparaît, dans le sous-titre, que dans la mention secundum methodum Geoffœanam

La Louise  porte le nom latin de L[ibellula] Ludovicea.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).
Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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II. "[LA] CALEPTÉRYX LOUISE", DE SELYS-LONGCHAMPS, 1840, Monogr. Libell.:131.

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Edmond de Selys-Longchamps, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, 1840 page 131

https://books.google.fr/books?pg=PA134&dq=calepteryx++virgo&id=44VIAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q=calepteryx%20%20virgo&f=false

Sélys-Longchamps utilise le nom de genre CALEPTERYX avec la graphie de la publication originale  de Leach en 1815. Puis, selon son usage, il crée en guise de nom vernaculaire la  "traduction" du nom latin en français.

Il nomme l'espèce CALEPTERYX LUDOVICIANA (Leach) et traduit par CALÉPTERYX LOUISE.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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II. "[LE] CALOPTÉRYX ÉCLATANT", DE SELYS-LONGCHAMPS, 1850, Rev. Odon. :138.

 Selys-Longchamps (Edmond de),  Hagen (Hermann- August), 1850, Revue des Odonates page 138.

https://books.google.fr/books?dq=eclatant+selys+revue+odonates&jtp=136&id=6NAyAQAAMAAJ&hl=fr#v=onepage&q=eclatant%20selys%20revue%20odonates&f=false

De Sélys-Longchamps n'utilise pas dans son texte l'adjectif "éclatant" ; fidèle à son habitude, le nom français est une traduction du nom latin.  Il a donc choisi de traduire splendens par "éclatant" plutôt que par "brillant", qui est plus banal et moins évocateur pour qualifier une couleur. Ce choix s'avère donc judicieux.

Notez la référence à la Louise de Geoffroy.

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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Voir aussi Le Caloptéryx éclatant,  Selys-Longchamps &  Hagen, 1854,  Monogr. calopt. : 36

 Selys-Longchamps (Edmond de),  Hagen (Hermann- August), 1854,  Monographie des calopterygines page 40

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Zoonymie des Odonates: Le nom Calopteryx splendens, (Harris, 1780).

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LE CALOPTÉRYX ÉCLATANT : REPRIS PAR LES AUTEURS CONTEMPORAINS.

Le nom vernaculaire créé par de Sélys-Longchamps en 1850 est repris par les auteurs de guides (Grand et Boudot, Dijkstra, Prédigout, etc.) et par l'INPN

Le nom de "Caloptéryx splendide" (Wikipédia 2018) est à proscrire, dérivant d'une traduction erronée du latin splendens.

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NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

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NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

 

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En espagnol : LA LIBÉLULA AZUL, ou CABALLITO DEL DIABLO VERDE  (Le petit cheval vert du diable).

En néerlandais : WEIDEBEEKJUFFER , "la Demoiselle des ruisseaux des près".

En frison : PRONK-BLAUYNSKE, BLAUWE FLINTERLIBEL,  

En allemand : DIE GEBÄNDERTE -PRACHTLIBELLE. "La libellule superbe à bande".

En anglais : THE BANDED  DEMOISEL, "La Demoiselle à bande".

 

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

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OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie Calopteryx splendens

http://www.deliry.com/index.php?title=Calopteryx_splendens

 

GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

HÄMÄLÄINEN (Matti), 2008, Ulrique and Louise, Agrion, Newsletter of the worldwide dragonfly association. http://caloptera.com/pdf/Hamalainen%202008a%20Ulrique%20and%20Louise.pdf

HÄMÄLÄINEN (Matti), ORR (Albert G.) 2017, From Princess Lovisa Ulrika to the Gyalsey, Dragon Prince of Bhutan – Royalty in dragonfly names from 1746 to 2017. Agrion 21(2) - July 2017

https://www.researchgate.net/publication/318562952_From_Princess_Lovisa_Ulrika_to_the_Gyalsey_Dragon_Prince_of_Bhutan_-_Royalty_in_dragonfly_names_from_1746_to_2017

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

 

— LUCAS, W. J. 1900a. British Dragonflies of the older English authors. 1. Moses Harris's 'Exposition of English Insects', 1782. The Entomologist 33: 41-42.

https://archive.org/stream/entomologist33roya#page/42/mode/2up/search/splendens

— LUCAS, W. J. 1900b. British Dragonflies (Odonata). L. Upcott Gill, London, ixv + 356pp.

 

— RÖSEL VON ROSENHOF  (August Johann) 1749,  Kleemann, Christian Friedrich Carl  ;
Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung (Band 2): ... welcher acht Classen verschiedener sowohl inländischer, als auch einiger ausländischer Insecte enthält — Nürnberg, 1749

.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

— SCHWARZ (Christian Wilhelm ), 1830, Nomenclator über die in den Röselschen Insekten-Belustigungen und Kleemanschen Beyträgen zur Insekten-Geschichte abgebildeten und beschriebenen Insekten und Würmer: mit möglichst vollständiger Synonymie. Dritte bis Siebente Abtheilung, Volume 3 Raspe, 1830 - 136 pages

https://books.google.fr/books?id=G3BcAAAAcAAJ&dq=libellula+fridrichsdalensis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VANDER LINDEN, P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis. -

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 14:43

Zoonymie des Odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

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Résumé .

Nom de genre :  Calopteryx, Leach, 1815,  Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Le nom qui vient du grec kalos "beau" et pteryx "aile" signifie "qui a de belles ailes" en raison de la couleur métallique de celles-ci,  surtout chez les mâles.

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Nom d'espèce : virgo, Linnaeus,1758, Syst. Nat. (Edn. 10) 1 : 545. Du latin "jeune fille, vierge", par adaptation dans cette langue du terme "Demoiselle" qui désignait, en raison de leur finesse et de leur grâce féminine les libellules pour les naturalistes français au XVIIe (1682, traduction de l'Histoire des insctes de Swammerdam) et XVIIIIe (Homberg, Réaumur, De Geer, Geoffroy), terme qui a son équivalence à la même époque en néerlandais (waterjuffer), ou en allemand  (wasserjunfer).  Linné décrit en 1758  plusieurs variétés qui couvrent les âges et les espèces principales d'Europe, et ce n'est qu' ultérieurement que ce taxon a été limité à Calopteryx virgo.

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— Noms vernaculaires linnéens. En 1746, dans le Fauna suecica, Linné attribue des noms vernaculaires ("vulgo") à deux de ses libellules,  LOVICA [Louisa] pour sa n° 757 (le mâle mature de C. splendens), et ULRICA pour sa n° 758 (la femelle de C. virgo). Il abandonnera définitivement cette tentative dans le Systema Naturae de 1758. 

Noms vernaculaires français :

1.L' ULRIQUE. En 1762, le médecin français Étienne-Louis Geoffroy  Hist. abr. ins. 2: 222. reprend le prénom Ulrique et l'associe à Libellula virgo.  (la variété gamma, la femelle).

2.L' AGRION VIERGE. Latreille (P-A), 1804 Hist. nat. crust. 13:16.

3. LA CALEPTÉRYX VIERGE, Sélys-Longchamps, 1840, Monogr. libell. :128.

4.  CALOPTÉRYX VIERGE, Sélys-Longchamps, 1854, Monogr. Calopt :40

5. [LE] CALOPTÉRYX VIERGE : est adopté par tous les auteurs depuis 1854.

Noms vernaculaires étrangers : 

En catalan : LA DAMISEL.LA BLAVA, ou CAVAL DE SERP  (la Demoiselle. La Bleue, ou le Cheval de serpent).

En espagnol : EL CABALLITO DEL DIABLO AZUL (Le petit cheval bleu du diable).

En néerlandais : DE BOSBEEKJUFFER (La Demoiselle des ruisseaux forestiers (?))

En frison : BLAUYNSKE, GRIENE FLINTERLIBEL, BOSKBLAUYNSKE

En allemand : DIE BLAUFLÜGEL-PRACHTLIBELLE. (L'Aile Bleu - La Libellule Superbe).

En anglais : THE BEAUTIFUL DEMOISEL

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

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LE NOM DE GENRE, CALOPTERYX LEACH, 1815.

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

Voir http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-calopteryx-leach-1815.htm

 

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LE NOM D'ESPÈCE VIRGO, LINNAEUS, 1758.

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 — LINNÉ (Carl von,) 1758, Caroli Linnaei...Systema naturae per regna tria naturae :secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiae : Impensis . Laurentii Salvii, 1758-1759. pages 545-546.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/565/mode/1up

Texte original :

** Oculi distantes remotique

Virgo, 17. L. alis erectis coloratis. 


-Alpha. Libellula corpore sericeo nitido, alis luteo- fuscis margine immaculatis. Fn. fvec. 756. 
Roes. aqu. 2. t. 9. f. 7. 
Raj. ins. 50. n. 11. 
.
-Beta. Libellula corpore sericeo nitido, alis viridi- caerulescentibus apice fuscis : margine immaculatis. Faun. svec. 757. 
Raj. ins. 50. n. IO. 
Homberg. Act. Paris. 3. p. I45. 
Réaum. ins. 6. t. t.35 f. 7. 

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-Gamma. Libellula corpore viridi-caeruleo, alis subfuscis : puncto marginali albo. Fn. svec. 758. 
Roes. aqu. 2. t. 9. f. 6. 
Raj. ins. 51. n. 12 .
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-Delta. Libellula corpore sericeo nitido, alis inaurato-fuscis: macula nigra. Fn. svec. 759, 
Roes, aqu. 2. t. 9. f. 5. 
Raj. ins. 50. n. 9. & p. 140- n 2. 

Habitat in Europae fluviis. 

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https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/567/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/567/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/568/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/568/mode/1up

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Commentaire. 

Linné a décrit en 1758 18 espèces de ses LIBELLULA, classées parmi les NEUROPTERA. 

Il les divise en deux groupes (* et **) :

  • Alis patentibus acquiescentes [les ailes ouvertes au repos] : les 16 premières.
  • oculi distantes remotique [les yeux écartés et distants] : L. virgo et puella

Il indique pour chacune les références à son propre travail, la Fauna suecica de 1746 (Faun. svec) puis aux auteurs qui l'ont précédé. 

Virgo, avec le n° d'ordre 17, ouvre donc le chapitre des 2 espèces Oculi distantes remotique

La description débute par un critère général, Alis erectis coloratis "les ailes dressées, et colorées" (alors que Puella [Agrion jouvencelle] est défini par des ailes dressées mais hyalines, alis erectis hyalinis).

Puis l'auteur décrit sous quatre lettres grecques quatre variétés αβκδ. Il renvoie aux n° 756 à 759 de la Fauna suecica, et aux publications de August Roesel et de John Ray,  à celles de Wilhem Homberg et de René-Antoine de Réaumur. Ces quatre variétés correspondent aux deux sexes des espèces actuelles C. virgo et C. splendens. Linné témoigne de son hésitation (haesito) à faire de ses variétés des espèces, ou à y distinguer des formes sexuées, comme le proposait Charles de Geer dès  avant 1746. 

Il en est résulté une notable confusion, et comme a tenté de le résumer De Sélys en 1850 (Rev. Odon. page 136, en note ), Linné avait décrit comme quatre espèces dans la Fauna suecica les différents âges des mâles et femelles  de nos virgo et  splendens, sans les nommer en latin, puis avait réuni le tout en 1758 comme les quatre variétés de son espèce Virgo. Il a été suivi par Latreille, alors que Harris avait séparé les deux espèces dès 1776-1780.

 

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Toutes les tentatives de traductions sont de moi, elles sont proposées pour aider le lecteur, sans caution ni validation.

Je vais maintenant présenter les quatre "variétés" pour étudier les références auxquelles Linné renvoie.

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LES QUATRE VARIÉTÉS DE VIRGO LINNÉ 1758 ET LEURS RÉFÉRENCES.

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VIRGO, VARIÉTÉ ALPHA.

Description : 

-Alpha. Libellula corpore sericeo nitido, alis luteo-fuscis margine immaculatis.

"Libellule au corps brillant comme la soie, aux ailes brun-jaune et à la marge [extrémité de l'aile] dépourvue de tache."

 

— Commentaire personnel : Linné décrit ici une femelle, puisque les ailes sont brun-jaune et non bleues. Sa référence à l'illustration de Roesel (ailes à bande sombre) est contradictoire. L'absence de pseudoptérostigma blanc dénote aussi.

Références :

Fn. fvec. 756. 
Roes. aqu. 2. t. 9. f. 7. 
Raj. ins. 50. n. 11.

 

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1°) Fauna  suecica 1746, page 228-229 n° 756. (appartient avec les suivants au groupe des Alis erectis sedentes, Mediae : ailes dressées au repos, de taille moyenne).

Description originale :

756.LIBELLULA corpore sericeo nitido, alis luteo-fuscis : margine immaculatis 

Raj. ins. p.50 n. 11. Libella media, corpore e viridi  caerulescente, alis fulvescentibus absque maculis.

Habitat ad aquas fluentes. [Vit dans les eaux courantes]

DESCR. Corpus mediae magnitudinis , e caeruleo nitens , sive atratum. Alae luteo-fuscae absque ullo puncto obscuro ad marginem exteriorem alarum, uti in omnibus reliquis,exceptis speciebus 757 & 758, quae itaque an vere specie differant , haesito ; forte solae varietates. 

"Description : Corps de taille moyenne, de couleur brillante ou sombre. Ailes jaune-brun, sans point sombre à l'extrémité des ailes, comme dans toutes les autres, à l'exception des espèces 757 et 758, dans lesquelles j'hésite à voir de vraies espèces proprement dit, [car il y a ] de fortes différences individuelles". 

 

 

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Zoonymie des Odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758.

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2°) August Johann Roesel von Rosenhof, 1749, Insecten belustigung, volume 2 Nuremberg : Insectorum aquatilium Classis II  planche IX. fig. 7. 

 

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/image

 

 

Cette référence étant postérieure à l'édition de 1746 du Fauna suecica, elle n'y est pas mentionnée.

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http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/image

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/image

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/scroll

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/scroll

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3°) John Ray, 1710, Historia insectorum, Londres, page 50 n° 11 .

http://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/50/mode/1up

Libella media, corpore e viridi  caerulescente, alis fulvescentibus absque maculis. Haec maculis prope alas extremas omnino caret, quod paucis commune est.

"Libellule de taille moyenne, au corps vert tirant sur le bleu foncé, les ailes tirant sur le fauve sans taches. Ces taches proches de l'extrémité des ailes manquent chez tous [les spécimens], ce qui est peu commun."

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Zoonymie des Odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758.

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VIRGO, VARIÉTÉ BETA.

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— Description : 

Beta. Libellula corpore sericeo nitido, alis viridi-caerulescentibus apice fuscis : margine immaculatis.

"Libellule au corps brillant comme la soie, aux ailes vert-bleuâtre et  brune à la pointe ;  la marge [extrémité de l'aile] est dépourvue de tache."

 

— Commentaire personnel :

Il s'agit d'un mâle, avec ses ailes bleues, et la partition entre la couleur bleue, et la pointe de couleur brune suggère qu'il s'agit du mâle mature de C. splendens.

— Références

-Faun. svec. 757. 
-Raj. ins. 50. n. IO. 
-Homberg. Act. Paris. 3. p. I45. 
-Réaum. ins. 6. t. t.35 f. 7. 

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1°) Fauna  suecica 1746, page 229 n° 757.

757, LIBELLULA corpore caeruleo nitido ; alis viridi-caerulescentibus : apice fuscis : margine immaculatis
Raj. Ins p.50. n. 10. . Libella media, corpore caeruleo, alis fere totis ex caeruleo nigricantibus. 
Vulgo Lovisa. 
Habitat ad Fluvios. 

DESCR. Magnitudo, figura, color, locus & omnia , ut in praecedenti , sed alae, quae etiam puncto marginali carent, nigro-caerulescentes : apice pallide fuscae. cauda unguiculata. 

"La taille, la forme, la couleur et le lieu fréquenté sont identiques à la précédente, mais les ailes, où le point marginal est absent, sont d'un bleu foncé sombre ; la pointe brun pâle. La queue est ongulée."

 

L'élément le plus remarquable, dans cette étude de zoonymie, est la mention Vulgo Lovisa, "Louisa en nom vulgaire". 

J'ai montré qu'il s'agissait du premier prénom de la princesse de Prusse : Louisa Ulrica de Prusse deviendra reine de Suède de 1751 à 1771 (mais avait épousé Adolphe-Frédéric de Suède en 1744). Geoffroy poursuivra ce système de dénomination avec les prénoms Amélie, Dorothée, Sophie, Éléonore, tous rattachés à cette famille ou à cette fonction.

L'une des raisons de ce choix pourrait être que les filles des familles nobles portaient le titre de "demoiselles" (mais les filles des rois portaient le titre de "Madame"). Du moins en France.

 

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Zoonymie des Odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758.

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2°) John Ray, 1710, Historia insectorum, Londres, page 50 n° 10 .

http://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/50/mode/1up

 

10. Libella media, corpore cœruleo, alis fere totis ex cœruleo nigricantibus. A praecedente differt, quod alae fere totae atro-purpureae sunt, non media parte tantum.

"Libellule de taille moyenne, au corps bleu foncé, aux ailes presque toutes bleu-noires. Elle diffère de la précédente dont les ailes sont presque toutes pourpre-noir, ----"

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Zoonymie des Odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758.

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3°) Guillaume (ou Wilhelm) HOMBERG, 22 août 1699, Observations sur cette sorte d'Insectes qui s'appellent ordinairement Demoiselles, Par M. HOMBERG. In Mémoires, Histoire de l'Académie royale des sciences ... avec les mémoires de mathématique & de physique... tirez des registres de cette Académie, Imprimerie royale (Paris) pages 145-151.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35013/f302.image

La référence de Linné, Homberg. Act. Paris. 3. p. I45. ne renvoie pas à la planche de la page 150 (que je ne résiste pas à proposer au lecteur néanmoins), mais à la description qui ouvre l'article :

"Les mâles et les femelles y sont d'une même grandeur, savoir de vingt lignes environ de long ; le corps de l'un et de l'autre est également grêle ; excepté que le bout de la queue, ou l'extrémité du ventre de la femelle b, est plus gros que n'est celui du mâle a. L'un et l'autre sont d'une grande vivacité, et se tiennent ordinairement sur le bord des rivières.

Les mâles sont de couleur violette luisante par tout leur corps : leur quatre ailes sont transparentes, un peu dorées, avec une grande tache presque au milieu de chaque aile, du même violet que leur corps, ce qui rend cet endroit des ailes opaques. Voyez fig. e.

Les femelles sont par tout leur corps d'un gris doré luisant, tirant sur le vert. Leurs quatre ailes sont transparentes, de la même couleur et sans tache. Voyez fig. f.

Lorsqu'elles sont au repos, ou qu'elles ne volent point, leurs quatre ailes s'approchent et se tiennent si près les unes des autres, qu'elles ne paraissent qu'une seule aile, au lieu que plusieurs autres espèces de demoiselles tiennent toujours leurs ailes étendues, aussi bien au repos que lorsqu'elles volent."

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Wilhelm Homberg est un chimiste néerlandais né à Batavia (Java) en 1652 et mort à Paris en 1715. Après avoir exercé comme médecin à Rome, il s'était installé à Paris en 1691 sur invitation de Colbert et fut élu membre de l'Académie des Sciences en 1697. Il épousa la fille du botaniste Denis Dodart, et devint en 1702 le protégé du duc d'Orléans, et son Premier Médecin. Il développa une théorie de la chimie de la lumière. Mais ce chimiste s'intéressa au microscope, par lequel il étudia les araignées (1707). Ces travaux n'échappèrent pas à Réaumur, qui les développa.

À sa mort, son élève le médecin-régent Étienne-François Geoffroy lui succéda comme pensionnaire de l'Académie des Sciences, après y avoir été nommé chimiste en 1699. Or, le fils de cet Étienne-François Geoffroy n'est autre que le médecin-régent Étienne Louis Geoffroy,  l'auteur de l'Histoire abrégée des insectes de 1762 (cf infra Noms vernaculaires).

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Cette référence à Homberg nous permet de découvrir l'une des premières publications en français concernant les libellules, mais ce qui rend très précieux cet article, c'est que Homberg décrit avec précision l'accouplement du mâle et de la femelle. Cela fut souligné par Olivier en 1782 et 1792 : "L'accouplement complet d'une espèce de ces insectes a été très bien vu par Homberg, qui l'a décrite et en a donné une assez bonne figure dans les mémoires de l'Académie en 1699. Il avait été vu longtemps auparavant par Swammerdam, comme il parait dans l'édition de ses œuvres, mais il était réservé à Réaumur de nous donner là dessus les détails les plus nombreux et les plus exacts, comme les plus nombreux et les plus intéressants."

Nous approchons ainsi le milieu de savants naturalistes parisiens du XVIIIe siècle tous membres de l'Académie des Sciences, souvent propriétaires de cabinets de sciences naturelles ou de collections, de grandes bibliothèques, et tous au fait des travaux de leurs collèges et des savants étrangers : Homberg, Réaumur et Geoffroy appartiennent à un petit cercle en inter-relation. Quand au suédois De Geer, il admire tant Réaumur qu'il donne à sa propre publication le même titre que celui des Mémoires pour servir les insectes de son modèle.

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Homberg page 145 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35013/f302.item.zoom

Homberg page 145 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35013/f302.item.zoom

Homberg page 150 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35013/f308.item.zoom

Homberg page 150 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35013/f308.item.zoom

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4°) Réaumur, 1742, Mém. hist. ins. 6:390.

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RÉAUMUR (René -Antoine Ferchault de) , Mémoires pour servir à l'histoire des insectes Tome VI  : Suite de l'Histoire des Mouches à quatre ailes avec un supplément des Mouches à deux ailes, Imprimerie royale, Paris, 1742, 608 p., 48 pl. ; Planche XXXV fig.7.

Cette planche illustre le Onzième Mémoire : des mouches à ailes nommées Demoiselles (pages 387-456), la figure 7 est décrite pages 390-391. Elle illustre, parmi les "Demoiselles du troisième genre", celles qui ont les ailes dressées lors de leur repos. 

Elle est décrite ainsi : "Demoiselle dont le corps est d'un très beau bleu, et dont les ailes ont de grandes taches d'un noir bleuâtre."

https://archive.org/stream/memoirespourserv16ra#page/n707/mode/2up

"Les différentes espèces de demoiselles aquatiques peuvent être rangées sous trois genres, dont chacun a un caractère très marqué, ce qui le rend aisé à distinguer des autres.

J'appellerai demoiselles à corps court & applati (Pl. 35 fig.1 et 2) celles que je mettrai dans le premier : ce n'est pas que leur corps ne soit long par rapport à celui de la plupart des mouches; mais il est court, comparé avec celui des autres demoiselles , & d'ailleurs autrement conformé : le leur souvent plus large qu'épais , diminue insensiblement de largeur jusqu'à son extrémité.

Celui des demoiselles des deux autres genres, depuis le second anneau jusqu'au dernier inclusivement, a à peu-près le même diamètre en tout sens, il est tout d'une venue, il ressemble à un petit bâton; leur corps est grêle, arrondi, aussi épais que large, et d'un même diamètre dans la plus grande partie de sa longueur. Celles que je place dans le second genre  ont une grosse tête arrondie, qui tient de la figure sphérique; et celles que je mets dans le troisième genre (Pl. 35 fig. 6, 7, 8 et pl. 40 fig. 1, 2, etc) ont proportionnellement une tête plus menue; mais ce qui lui est particulier, c'est qu'elle est courte et large , c'est-à-dire que d'un côté à l'autre, d'un œil à rezeau à l'autre, elle a beaucoup plus de diamètre que de devant en arrière; ces yeux plus détachés, sont plus saillants.

Les demoiselles du premier genre ne différent de celles du second, que par la forme de leur corps ; mais elles différent encore par celle de leur tête, des demoiselles du troisième genre. Toutes celles que je connois du premier du second , portent leurs ailes de la même manière ; lorsqu'elles sont en repos, elles les tiennent toutes quatre perpendiculaires à la longueur du corps, et dans un plan parallèle à celui de position : étant toutes attachées, comme elles le font, à une même hauteur, on ne sauroit les distinguer en supérieures et en inférieures; elles ne doivent l'être qu'en antérieures et en postérieures. Le port des ailes des demoiselles du troisième genre, est plus varié, et peut servir à en déterminer des genres subordonnés ; elles ont, comme les autres mouches et papillons, des ailes supérieures et des aîles inférieures. Quelques demoiselles dans leurs moments de tranquillité, les tiennent toutes quatre appliquées les unes contre les autres (Pl. 35 fig 7 et 8) , elles en forment un paquet très-mince dont le milieu est occupé par les deux supérieures, ce qui fait un angle aigu avec le corps au-dessus duquel il s'élève; d'autres dans un temps semblable portent leurs ailes en toit (fig.4), & arrangées de manière qu'une des supérieures paroît seule de chaque côté, & passe par-delà le corps logé sous le toit: d'autres demoiselles, lorsqu'elles sont en repos, laissent voir leurs quatre aîles qu'elles tiennent alors un peu écartées les unes des autres, un peu élevées au-dessus du corps & inclinées à ses côtés. ".

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Voir aussi la concordance établie par Vallot entre les figures de Réaumur et les descriptions de Linné.

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-Réaum. ins. 6. t. t.35 f. 7.  https://archive.org/stream/memoirespourserv16ra#page/n683/mode/2up

-Réaum. ins. 6. t. t.35 f. 7.  https://archive.org/stream/memoirespourserv16ra#page/n683/mode/2up

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VIRGO, VARIÉTÉ GAMMA.

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Description :

-Gamma. Libellula corpore viridi-caeruleo, alis subfuscis : puncto marginali albo.

"Libellule au corps vert-bleu sombre, aux ailes brunâtres : point marginal blanc. "

Fn. svec. 758. 
Roes. aqu. 2. t. 9. f. 6. 
Raj. ins. 51. n. 12 .

Commentaire.

Les pseudopterigmas blancs et les ailes brunâtres montrent que la variété gamma est une femelle du genre Calopteryx (C. virgo pour M. Hamalainen).  Ce qu'avait remarqué De Geer avant 1746 (cf infra), .

 

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Références : 

1°) Fauna  suecica 1746, page 229 n° 758.

758. LIBELLULA corpore viridi-caeruleo ; alis subfuscis : puncto marginali albo. 
-Raj. Ins p.51. n.12 . Libella media, corpore viridi, alis fulvescentibus maculis parvis albis prope extremum angulum. 
Vulgo Ulrica. 
Habitat ad Fluvios. 
DESCR. Mediae est magnitudinis. Corpus viridi-sericeum, nitidum, minime caeruleum. Pedes nigri. Alae subfuscse puncto marginali albicante oblongo ; Cauda inermis. 
Haec praecedentis faemina. De Geer. 

"De taille moyenne. Corps vert comme la soie, brillant, à peine bleu-azur. Pattes noires. Ailes brunâtres à point marginal blanc allongé. Queue "sans armes". La femelle de la précédente [selon] De Geer."

Commentaire. 

a) Comme pour la variété beta, nommée Louisa, Linné attribue à la variété Gamma un nom vernaculaire (vulgo) choisi parmi les prénoms féminins, celui d'Ulrica. Le second prénom de Louisa Ulrica de Prusse.

b) Dans la Fauna, Linné semble admettre la proposition de De Geer de considérer que la n° 758 est la forme femelle de la n°757. Mais, douze années plus tard,  il resta plus prudent dans le Systema Naturae. Le suédois Charles de Geer (1720-1778) ayant publié les sept tomes de ses Mémoires pour servir à l'histoire des insectes de 1752 à 1778, j'ignore sur quelle source est basée la mention de son nom en 1746 par Linné. Ce ne sont pas les 32 pages de Tal om nyttan, som Insecterne och deras skärskådande, tilskynda oss, ... paru à Stockholm en  1744.

 

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Zoonymie des Odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758.

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2°) John Ray, 1710, Historia insectorum, Londres, page 51 n° 12 .

http://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/51/mode/1up

 Libella media, corpore viridi, alis fulvescentibus [flavescentibus D. Willughby]  maculis parvis albis prope extremum angulum. Venter flavescit.  Per scapulas tres lineae sive rugae flavicantes ducuntur.

"Libellule de taille moyenne, au corps vert, aux ailes tirant vers le fauve [vers le jaunâtre pour Maître Willughby], avec une petite tache blanche près de l'angle distal."

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John Ray, 1710, Historia insectorum, , page 51 n° 12  http://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/50/mode/1up

John Ray, 1710, Historia insectorum, , page 51 n° 12  http://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/50/mode/1up

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3°) August Johann Roesel von Rosenhof, 1749, Insecten belustigung, volume 2 Nuremberg : Insectorum aquatilium Classis II  planche IX. fig. 6. 

 

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/image

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Roesel pl. IX, figure 6 à droite.

Roesel pl. IX, figure 6 à droite.

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VIRGO, VARIÉTÉ  DELTA.

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Description :

-Delta. Libellula corpore sericeo nitido, alis inaurato-fuscis: macula nigra.

"Libellule au corps soyeux brillant, ailes brun-doré ; tache noire."

Commentaire personnel.

Une femelle ? Mais la tache noire ? À la réflexion, je propose d'y voir un mâle de C. splendens, où macula nigra qualifierait la bande bleue sombre barrant en bande l'aile, chez un spécimen de collection où ce bleu aurait paru noir à Linné. Les références aux descriptions de John Ray vont dans ce sens, avec la mention d'une tache coeruleo nigrantibus, "bleu noirâtre".

Références

Fn. svec. 759, 
Roes, aqu. 2. t. 9. f. 5. 
Raj. ins. 50. n. 9. & p. 140- n 2. 


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1°) Fauna  suecica 1746, page 229 n° 759.

759. LIBELLULA corpore sericeo nitido ; alis inaurato-fuscis : macula nigra. 
-
Hoffn. ins t. 11. f. ult. 
-
Raj. Ins. 50. n.9. Libella media corpore partim viridi, partim caeruleo, alis media parte maculis amplissimis e caeruleo nigricantibus. 
-
Raj. Ins. p. 140. n. 2. Libella media, corpore partim viridi , partim caeruleo, alis media parte maculis amplissimis e caeruleo nigricantibus oblitis. 
Habitat ad Fluvios. 
DESCR. Corpus caeruleo-nitidum. Pedes nigri. Ala a medio versus apices caerulescente nigra , ipsis apicibus aurato-fuscis ; a medio alae versus ejus basin color inauratus, nullum punctum marginale in hac. 

"Corps bleu-sombre brillant. Pattes noires. Ailes du milieu vers l'apex bleu foncé, la pointe brun-doré. Et du milieu vers la base de couleur dorée, sans aucun point marginal."

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Commentaire : Dans la Fauna suecica, Linné ajoute une référence à Hoefnagel, qui disparait dans le Systema Naturae. Joris Hoefnagel est ce miniaturiste flamand dont les travaux naturalistes ont été publiées sous forme de gravure par son fils Jacob en 1592 sous le titre  Archetypa studiaque Patris. Une nouvelle présentation est parue en 1630 à Amsterdam sous le titre  Diversæ insectarum volatilium icones ad vivum accuratißime depictæ. Je renvoie à mon article Hoefnagel et les entomologistes du XVIIIe siècle. La référence de Linné renvoie  à la planche 11 du Diversae insectarum ... où, au coin inférieur droit, est représenté un Calopteryx splendens (identifié par Marcel Wasscher 2014)

Voir infra : Les illustrations non référencées par Linné 1758.

 

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/262/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/262/mode/1up

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2°) August Johann Roesel von Rosenhof, 1749, Insecten belustigung, volume 2 Nuremberg : Insectorum aquatilium Classis II  planche IX. fig. 5. 

 

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http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0283/image

Il ne s'agit pas d'une femelle aux ailes brun-doré, et nous commençons à nous y perdre dans notre tentative de suivre la logique de Linné, si nous n'adoptons pas mon hypothèse de C. splendens mâle.

 

 

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Roesel, 1749, Insecten belustigung, volume 2   pl. IX. fig. 5 (à gauche).

Roesel, 1749, Insecten belustigung, volume 2  pl. IX. fig. 5 (à gauche).

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3°) John Ray, 1710, Historia insectorum, Londres, page 5 n° 9 et page 140 n°2 .

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http://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/50/mode/1up

9. Libella media, corpore partim viridi, partim coeruleo, alis media parte maculis amplissimis é coeruleo nigricantibus [D. Willughby atro-purpureis] oblitis, F.W.

Alae a fundis ad medium fere lutescunt , dein macula magna atro-purpurea succedit : extremitates alarum fundis concolores. Scapulae magis virides, dorsum magis coeruleum, Alae I ½ dig. longae, Maculis versus extremitates alarum caret.

"N°9. Libellule de taille moyenne, au corps en partie vert et en partie bleu foncé, aux ailes, en partie moyenne [remplie de taches ?] et bleu foncé très sombre [noir-pourpre pour Maître Willughby]. Vient de la collection de Francis Willughby.

...

John Ray, 1710, Historia insectorum, Londres,  page 140 n°2 .

http://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/140/mode/1up

Libella media, corpore partim viridi , partim caeruleo, alis media parte maculis amplissimis e caeruleo nigricantibus oblitis. 

Même remarque que pour Roesel : la libellule décrite par John Ray, qui reprend les travaux de son maître Willughby, est un mâle aux ailes partiellement bleues.

John Ray, Historia insectorum page 50 n°9

John Ray, Historia insectorum page 50 n°9

John Ray, Historia insectorum  page 140.

John Ray, Historia insectorum page 140.

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LES ILLUSTRATIONS OU DESCRIPTIONS NON RÉFÉRENCÉES PAR LINNÉ 1758.

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Elles ont sans doute été négligées en raison de l'imprécision des gravures (souvent sur bois). Les miniatures de Joris Hoefnagel étaient inaccessibles. 


 

1°) Jacob  Hoefnagel 1630, Diversae insectarum planche 11 : gravures d'après les enluminures de Joris Hoefnagel. Calopteryx splendens (identification Marcel Wasscher 2014)

https://rkd.nl/en/explore/images/121231?langen=

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN371059488?tify={%22pages%22:[25],%22view%22:%22info%22}

https://www.biodiversitylibrary.org/item/86576#page/25/mode/1up

2°) Jacob  Hoefnagel 1592, Archetypa studiaque  Patris 

Planche I,8 Flos Cinis : Calopteryx sp. femelle

3°) Joris Hoefnagel,  1596, Mira Calligraphiae Monumenta folio 75, miniature sur velin,  Calopteryx femelle.

https://rkd.nl/en/explore/images/record?query=calopteryx&start=2

4°) Joris Hoefnagel, 1575-1585, Ignis Animalia Rationalia Insecta, planche LXIII Flos Cinis, miniature sur velin, Calopteryx splendens (identification Marcel Wasscher 2014)

https://rkd.nl/en/explore/images/record?query=calopteryx&start=3

5°) Joris Hoefnagel,1594, Nature morte avec insectes.

http://www.lavieb-aile.com/2015/02/vanitas-et-vanessa-a-propos-de-nature-morte-avec-des-insectes-1594-d-oxford-par-joris-hoefnagel.html

6°) Joris Hoefnagel, v.1591-1596, Mirae calligraphiae monumenta folio 75. Miniature sur velin. Calopteryx sp. femelle.

Voir ici.

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Capture d'écran, droits : Lee Hendrix, Thea Vignau-Wilberg, Mira Calligraphiae Monumenta: A Sixteenth-Century Calligraphic Manuscript Inscribed by Georg Bocksay and Illuminated by Joris Hoefnagel, Volume 1 Getty Publications, 13 août 1992 - 424 pages Numérisation Google

 

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7°) Thomas Moffet, 1634, Insectorum sive minimorum animalium theatrum

https://www.biodiversitylibrary.org/item/123182#page/98/mode/1up

Prima colore est elegantissimo ; Corpore caeruleo, alis violaceo corpore saturato : interscapulare spacium gemmis quatuor aureis, ceu in nigricante pala fixis ornatur


 

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Thomas Moffet, 1634.

Thomas Moffet, 1634.

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8°) Ulysse Aldrovandi, 1602, De animalibus insectis, libri septem, page 305.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248/f315.item.zoom

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Aldrovandi 1602 page 305

Aldrovandi 1602 page 305

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ÉTUDE DU NOM VIRGO, LINNAEUS, 1758 Syst. Nat. (Edn. 10) 1 : 545.

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a) Virgo vient du latin, dont le sens est précisé par F. Gaffiot

Virgo, inis, f. 1. jeune fille, vierge. 2. [en part.] Les Vestales. 3. [en gen.] Jeune fille, jeune femme. 4. La Vierge [constellation]. 5. [adjectif au figuré] : vierge, qui n'a pas servi.

 b) Dans le contexte de son ouvrage, il faut retenir le sens "jeune fille, vierge", que Linné a choisi par adaptation en latin du terme "Demoiselle" qui désignait, en raison de leur finesse et de leur grâce féminine les libellules pour les naturalistes français au XVIIIe (Homberg, Réaumur, De Geer, Geoffroy), terme qui a son équivalence à la même époque en néerlandais (waterjuffer), en allemand  (wasserjunfer), ou en anglais. Le première occurrence de "demoiselle" dans cette acceptation  date de 1682 avec la traduction de l'Histoire générale des insectes de Swammerdam : 

"... une espèce  d'insecte que l'on trouve dépeint plusieurs fois dans la table VIII suivant les divers degrés de sa formation, et à qui le commun peuple donne ce me semble, le nom de demoiselle.". À en croire ce traducteur, le terme serait d'origine populaire. 

C'est par la même référence à la beauté et à l'allure juvénile et féminine des Libellules en général, mais surtout pour Linné des Calopteryx en particulier, qu'il avait choisi d' attribuer aux variantes de L. virgo comme nom vernaculaire les deux prénoms féminins de la future reine de Suède. 

Voir mon article:  Zoonymie des Odonates : le nom "Demoiselle" (1682).

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates.le-nom-demoiselle.html

c) Linné exploite la même source d'inspiration pour l'espèce suivante, Libellula puella, du latin signifiant (Gaffiot) "Jeune fille", "bien-aimée, maîtresse".

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

Comme d'habitude, l'auteur le plus attentif, et qui ne se contente pas d'une "étymologie" par traduction du terme latin, mais qui se livre à une réelle interprétation zoonymique, est Heinrich Friedner.

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PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

"Virgo du latin virgo = vierge ( ?)"

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

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D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"virgo (Calopteryx) - virgo, virginis = fanciulla. Nome dato per la struttura esile e graziosa." [jeune fille. Nom donné pour la structure mince et gracieuse.]

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H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

 

"- virgo (Linnaeus) [l. virgin, maiden] is one of the species names in odonata referring to beautiful womanliness as do popular names in many languages (e.g. Dutch: waterjuffer, French: demoiselle, cf. NITSCH 1965). "

NITSCH, G. (1965): Die Namen der Libelle. In: Wissmann, W. „Wörterbuch der deutschen Tiernamen, Beiheft 3”, Akademie-Verlag, Berlin

Trad :"-virgo (Linnaeus), [latin "vierge, jeune fille" est  l'un des noms d'espèces dans les odonates se référant à la beauté fémine au même titre que les noms vernaculaires attestés dans de nombreuses langues (par exemple, en néerlandais: waterjuffer, en français: demoiselle, voir NITSCH 1965)."

 

Voir aussi H. Fliedner 2012.

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

Virgo = jonge vrouw, maagd .

 

 

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NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

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PRÉAMBULE : LINNÉ 1746 puis GEOFFROY 1762.

1. Le préalable linnéen : "Lovisa" et "Ulrica", 1746.

 

​​​​​Linné a donné, dès 1746 dans sa Fauna suecica, des noms "vulgo", des noms en langue vulgaire c'est à dire suédoise qui sont des noms propres pour deux de ses espèces (comme il l'a fait, dans le même ouvrage, pour quelques papillons). Les espèces n° 757 et 758 de la Fauna suecica  sont celles qui deviendront les formes alpha et beta de sa Libellula virgo . Et ces noms sont LOVISA (Louisa) pour le n°757 et ULRICA pour le n°758. 

Il ne les reprendra pas dans le Systema Naturae de 1758, et pas d'avantage dans l'édition 1761 du Fauna suecica,  principalement parce qu'il renonce alors à toute dénomination vernaculaire au profit de la double dénomination latine.

Cela serait anecdotique si nous ne dénichions pas derrière ces noms les prénoms de LOUISE ULRIQUE DE PRUSSE, (en allemand : Luise Ulrike von Preußen), qui devint reine consort de Suède et de Finlande en 1751, après son mariage en 1744 avec le futur roi Adolphe-Frédéric de Suède, et qui  fonda en 1753 l'Académie Royale de Suède dont fit partie Carl von Linné et soutint les arts et les sciences. 

C'est Linné qui eut en charge l'arrangement et la description des collections d'histoire naturelle de la reine.  Le Roi et la Reine avaient des collections séparées : la première à Ulricksdahl, et  l'autre, qui consistait en insectes et coquilles,  dans le palais de Drottningholm, proche de Stockholm. 

Linné publia à Stockholm en 1764, bien après en avoir rédigé le manuscrit, le catalogue intitulé Museum Ludovica Ulrica Reginae, le Museum de la Reine Louise Ulrique, "dans lequel les animaux exotiques les plus rares, principalement les insectes et les coquilles sont décrits et déterminés". Cette collection se trouve maintenant au Museum zoologique de l'université d'Uppsala. il aurait été amusant que l'on y trouve les spécimens-types de ces libellules, mais ce n'est pas le cas. 

Matti Hämäläinen, un auteur d'Helsinski, a publié en 2008 et 2017 ses travaux, qui recoupent les miens (cf. Zoonymie des Rhophalocères), et que je découvre : 

"Au cours de l'été 1744, une grande effervescence s'empara de la haute et moyenne société suédoise. Le 17 juillet, leur prince héritier Adolf Fredrik fut  marié per procura (c'est-à-dire en l'absence de l'époux) à Luise Ulrike, princesse de Prusse à Berlin. Quelques semaines plus tard, la belle et talentueuse princesse de 24 ans (Lovisa Ulrika en suédois) est arrivée en Suède pour rencontrer son fiancé. Le 18 août, le couple royal a été accueilli par le roi Frédéric Ier au palais Drottningholm où a eu lieu la deuxième cérémonie de mariage le même jour, suivie d'un bal d'état et d'une réception du tribunal.

Carl Linnaeus, 37 ans, professeur de médecine à l'Université d'Uppsala, a été pris dans la fièvre. A cette époque, il écrivait le manuscrit de Fauna svecica, synopsis des 1 357 espèces animales connues de Suède, publié en 1746. Il n'avait pas encore développé son système de nomenclature binomiale, mais chaque espèce avait reçu un diagnostic de quelques mots latins suivant le nom du genre. En outre, dans les comptes d'un petit nombre d'espèces, y compris deux libellules (Libellula), Linnaeus a également donné un nom spécial (le Vulgo) destiné à un usage quotidien. L'espèce numéro 757 (actuellement connue sous le nom de mâle de Calopteryx virgo) a été surnommée le Lovisa et l'espèce numéro 758 (actuellement connue sous le nom de femelle de Calopteryx virgo) l'Ulrica (figure 2). C'était évidemment une dédicace à la princesse et c'était la première dédicace à une personne individuelle dans les noms d'animaux utilisés par Linné.

Il convient de noter qu'en choisissant cette belle Demoiselle  pour son hommage, il choisit ce qui est sûrement l'insecte le plus magnifiquement vêtu et le plus charmant du nord de l'Europe, qui incarne peut-être le mieux les qualités qu'il admirait chez la princesse.

Dans la Fauna svecica, Linnaeus n'a donné  des noms spécifiques (Vulgo) qu'à 43 espèces d'invertébrés, dont 25 espèces de papillons (Papilio) et 14 espèces de papillons (Phalaena). Certains de ces noms 'Vulgo' étaient binomiaux, tels que 'Papilio canicularis' (pour l'actuel Gonepteryx rhamni), 'Argus oculatus' (= Plebejus argus), 'Brassicaria vulgaris' (= Pieris brassicae), mais la plupart étaient des mots simples, comme 'Alpicola' (= Parnassius apollo), 'Rex' (= Argynnis aglaja), 'Aurora' (= Anthocharis cardamines) et 'Cossus' (= Cossus cossus). Linnaeus utilisa plus tard dix de ces 43 noms «Vulgo», ou une partie des noms comme espèce ou nom de groupe de genre dans Systema naturae (1758). En 1746, Linné développait encore son système de nomenclature binomiale (qu'il n'avait pas lui-même inventé, mais qu'il consolidait et réglait dans son usage). Cependant, ce processus s'est déroulé progressivement et l'utilisation des noms «Vulgo» (simple ou binomial) n'était qu'un pas en avant." (Hämäläinen & Orr 2017)

 

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2. Les noms en français d'Étienne-Louis Geoffroy : Louise et Ulrique, et la série des prénoms féminins.

Geoffroy (Étienne-Louis, 1762, Histoire abrégée des insectes 2: 222.

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/222/mode/2up

Les données publiées dans le Fauna suecica de Linné   furent diffusées en France dès 1754 dans le Système naturel du règne animal par classes, familles ou ordres,... de La Chesnaye-Desbois, pages 120-126. L'auteur y donne une traduction en français du texte latin du Fauna suecica. 

Or, en 1762, le médecin et collectionneur Étienne-Louis Geoffroy publie le tome II de son Histoire des insectes

Il y décrit 14 espèces de libellules, en suivant d'assez près le Fauna suecica de Linné, mais avec la mention des noms binominaux du Systema Naturae de 1758. Il attribue à chaque espèce un nom vernaculaire, un exercice auquel il est très attaché et qui nous a valu nos plus beaux noms de papillons. Mais il suit si bien Linné qu'il nomme ses deux premières espèces la Louise et L'Ulrique  avant de puiser dans les prénoms féminins  pour baptiser ses douze autres espèces suivantes. Ainsi, si la Louise était pour lui la n° 759 de la Fauna, et l'Ulrique Libellula Virgo, il nomme Amélie Libellula puella , puis  une variante la Dorothée, une autre la Sophie, et, parmi ses Anisoptères, L. quadrimaculata la Françoise, L. flaveola l'Eléonore, un autre la Philinte, puis vient la Sylvie, l'Aminthe (L. aenea), la Justine (L. vulgatissima), la Julie (L. grandis), la Caroline (L. forcipata) et une variante la Cécile.

On notera que :

a) la mère de Louise-Ulrique de Prusse se prénommait Sophie-Dorothée.

b) La plus jeune sœur de Louise-Ulrique se prénommait Anne-Amélie, Anna Amalie von Preußen (1723-1787) . (C'est elle qui devait épouser Adolphe-Frédéric de Suède, mais sa sœur aînée s'ingénia à prendre sa place).

c) La reine de Suède avant l'accession au trône de Louise-Ulrique se prénommait Ulrique-Éléonore.

d) Aminthe : cf Aminte, personnage féminin dans l'Amour médecin de Molière, et Philinte, personnage masculin du Misanthrope de Molière, sortent de cette logique.

Ce procédé d'imitation très fidèle au premier Linné (celui de 1746) n'aura guère de succès, bien qu'il sera fidèlement cité au XIXe siècle par les entomologistes. Et il réapparaît encore aujourd'hui, où le Calopteryx virgo se voit encore qualifié de "La Louise" sans trop comprendre pourquoi.

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1. L'ULRIQUE. La description de L. virgo par Étienne-Louis Geoffroy et sa dénomination L'Ulrique, 1762.  Hist. abr. ins. 2: 222.

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Geoffroy décrit L. virgo de Linné, mais sans en reprendre les quatre variétés, comme s'il avait  plus travaillé à partir du Fauna suecica

"2. LIBELLULA corpore viridi sericeo , alis subfuscis puncto marginali albo. Linn. Faun. suec. n. 758. 
-Linn. Syst-nat. edit. 10 , p. 545, n. 17. Libellula virgo. 
-Raj. Ins. p. 51 , n. 12. Libella média, corpore viridi, alis fulvescentibus, maculis parvis albis prope extremum angulum. 
-Rosel. ins.vol. 2, tab. 9 fig. 6. Insect, aquatil. class. 2. 
L'ulrique. 
Longueur 10 lignes. 
Cette espèce ressemble beaucoup à la précédente [N° 1 de Geoffroy, "la Louise", notre C. splendens mâle] , seulement sa couleur est plus verte & très-brillante. Ses aîles  n'ont point de taches bleues, mais elles sont d'un jaune un peu brun ; de plus vers l'extrémité du bord extérieur de  l'aile on voit un petit point blanc allongé. 
M. de Geer donne celle-ci pour la femelle de la précédente. Je suis fort porté à le croire n'ayant trouvé que des femelles de cette espèce, & tous ceux de la précédente que j'ai pu rencontrer, étant des mâles. Cependant comme je n'ai point trouvé ces insectes accouplés , je n'ose assurer ce fait. "

Geoffroy suit de très près la description du Fauna suecica n° 758, mais il la met à jour en empruntant à celle de la variété gamma du Systema Naturae la référence à la figure 6 de la planche IX de Roesel. Il décrit donc ici notre C. virgo femelle et lui attribue son premier nom vernaculaire en français, "L'Ulrique". 

Hélas, il négligea un "détail" et, dans son attachement à la dénomination vernaculaire, il ne comprit pas l'importance de la nomenclature binominale introduit en 1758 : ses propres descriptions ne seront pas valides aux yeux de la Commission de nomenclature ou ICZN.

Enfin, bien qu'il considère que La Louise et L'Ulrique avaient pu représenter des mâles et des femelles de la même espèce, puisqu'il n'avait trouvé que des mâles du premier et des femelles du second, il montre une belle rigueur en ne les réunissant pas sous une seule description puisqu'il n'a pas constaté de visu d'accouplement. Nos connaissances lui donnent raison puisque la Louise correspond à Calopteryx splendens.

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http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/222/mode/2up

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/222/mode/2up

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L'édition de l'Histoire abrégée des Insectes par Fourcroy en 1785.

 

Fourcroy (A-F), 1785, Ent. Paris. 2:344.

http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/344/mode/2up

En 1785, le médecin Antoine-François Fourcroy publie sous le titre Entomologia Parisiensis une version du travail de Geoffroy, abrégée mais conforme aux exigences des milieux entomologiques car enrichie  pour chaque espèce d'un nom binominal en latin.

Le nom de Geoffroy n'apparaît, dans le sous-titre, que dans la mention secundum methodum Geoffœanam

L'Ulrique est décrite après la Louise, qui porte le nom latin de L[ibellula] Ludovicea.

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2. L. virgo.

L'Ulrique Long. 20 lig.

L. corpore viridi sericeo, alis subfuscis puncto marginali albo.

Loc. idem 

 

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Zoonymie des Odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758.

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Réception du nom L'Ulrique pour C. virgo.

Le nom Ulrique fut repris dès 1780 (Valmont-Bomare), puis en 1789 (Charles de Villers page 12), en  1789 (G. de Razoumowsky), puis en 1804 par Latreille et en 1817 par Lamarck.

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2. L'AGRION VIERGE, Latreille 1804, Lamarck 1817, Milne-Edwards 1839.

 

Latreille (P-A), 1804 Hist. nat. crust. 13:16. Latreille, le principal entomologiste français du début du XVIIIe siècle, ami de Fabricius, décrit Libellula virgo sous le nom scientifique Agrion virgo Linn. et le nom vernaculaire Agrion vierge. Il décrit quatre variétés dont a-, La Louise Geoffr. et e- L'Ulrique Geoffr.

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Voir ensuite Lamarck ( J-B P A de Monet de), 1817 , Histoire naturelle des animaux sans vertebres Volume 4 

 

 

Zoonymie des Odonates : le nom Calopteryx virgo Linnaeus, 1758.

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3. LA CALEPTÉRYX VIERGE, Sélys-Longchamps, 1840, Monogr. libell. :128

Edmond de Selys-Longchamps, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe1840 page 128

https://books.google.fr/books?pg=PA134&dq=calepteryx++virgo&id=44VIAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q=calepteryx%20%20virgo&f=false

Sélys-Longchamps utilise le nom de genre CALEPTERYX avec la graphie de la publication originale  de Leach en 1815. Puis, selon son usage, il crée en guise de nom vernaculaire la  "traduction" du nom latin en français.

"N°1. CALEPTERYX VIRGO. Caleptèryx vierge"

Diagnose. - D'un bleu ou d'un vert soyeux bronzé. Le bout de l'abdomen jaunâtre en dessous (souvent d'un rouge terne chez le mâle). Ailes arrondies, assez larges, sans taches chez le mâle ou avec un faux parastigma blanc souvent nul chez la femelle.

Synonymie. - AGRION VIRGO (en partie). Fabr. Latr. Vander L. Charp. Fonscol.
-CALEPTERYX VIRGO. Leach. Curtis. Steph. De Selys.
-LIBELLULA VIRGO. Lin. (partie).
- SPLENDENS. Harris.
-CALOPTERYX VIRGO. Burmeister.

— mâle. En entier d'un vert soyeux chatoyant, à reflets bleus ou dorés en dessus selon le jour. Corps noir en-dessous. Yeux d'un brun foncé.

Le dessous des trois derniers segments de l'abdomen obscur, ou jaunâtre ou saupoudré de rouge terne foncé ainsi que la base des appendices inférieurs ; leur pointe ainsi que les supérieurs noirs ; ceux-ci de la longueur du dernier segment de l'abdomen, semi-circulaires, atténués à la base, élargis et à côte externe dentelée depuis le milieu jusqu'à leur extrémité. Pieds tout noirs. Les ailes présentent trois variétés principales qui semblent passer de l'une à l'autre.

-Var. alpha. Ailes d'un brun un peu roussâtre, colorées également, non opaques (les cellules semblent plus nombreuses et les nervures plus fines que dans les autres; et les veines transversales se bifurquent en beaucoup d'endroits, surtout près de la côte). La nervure de la côte seule d'un vert doré.

-Var. beta. Ailes d'un brun enfumé à reflet bleu foncé surtout au milieu. Cette couleur n'est pas assez épaisse pour rendre l'aile opaque. Nervure de la côte vert-doré.

-Var. gamma. Ailes opaques, d'un bleu foncé brillant ou d'un vert bleuâtre , selon les individus ; leur pointe seule un peu brunâtre, et leur base légèrement transparente. La nervure de la côte vert-doré. Une sous-variété offre un assez grand espace transparent non coloré à la base des quatre ailes, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec l'Haemorrhoidalis, surtout que le dessous de l'extrémité de l'abdomen est souvent rougeâtre : mais la forme des ailes et la couleur du corps préviennent toute méprise.

— Femelle. En entier d'un vert soyeux cuivré en dessus. Yeux d'un brun jaunâtre. Un point jaune près des antennes, un autre à la bouche. Poitrine et dessous de l'abdomen bruns ou jaunâtre-obscur. Le dessus des derniers segments d'un vert doré. Une ligne dorsale élevée formant une petite pointe jaunâtre, sur le dernier segment. Les deux appendices anals petits, noirâtres, pointus, plus courts que le dernier segment. Pieds noirs.

Les ailes, qui ne sont jamais opaques, présentent trois variétés principales qui passent de l'une à l'autre ; dans l'état normal, elles ont une petite tache blanche à la place du parastigma , mais dans chaque variété on trouve des individus où elle est peu prononcée et même invisible.

-Var. alpha. Ailes d'un brun roussâtre, colorées également : la nervure costale d'un bleu verdâtre doré ainsi que dans les autres variétés. (Dans cette variété les cellules semblent plus fines et plus nombreuses que dans les autres. ) 

-Var. beta. Ailes d'un brun roussâtre. La dernière moitié des inférieures lavée de brun-noirâtre, surtout à l'extrémité. Cette couleur diminue insensiblement jusqu'à la base. ( De Belgique et de Provence ). 

-Var. gamma. Ailes d'un brun presque verdâtre : les nervures visiblement plus colorées que le fond, qui est hyalin. Cette dernière variété, que l'on pourrait confondre avec la femelle de la Ludoviciana, se trouve en même temps que la sous-var. y du mâle à base des ailes hyaline. Je l'ai prise abondamment près de Fribourg en Suisse, aussi en Lombardie et en Provence. La Var. z. du mâle et de la femelle, qui pourrait bien former une espèce distincte !, se trouve dans toute l'Europe, depuis le nord de l'Italie jusqu'en Suède. Quant aux var. g, je les ai décrites sur des individus de Belgique, mais je n'ai pas de raison de croire que ce soit un mâle et une femelle analogues. Relativement aux deux autres, c'est à dessein que j'ai assigné au mâle et à la femelle les mêmes lettres.

J'ai cru devoir considérer les variétés de la Virgo sous un point de vue nouveau, et ne pas m'occuper de la présence du faux parastigma blanc, qui ne manque jamais complétement si l'on veut l'examiner à la loupe. La division que je propose d'après diverses présomptions n'est qu'un premier pas fait dans cette nouvelle voie. J'espère arriver à des résultats plus positifs en observant attentivement les habitudes, l'accouplement, les époques d'apparition et surtout les larves des diverses variétés.

La Caleptéryx vierge paraît depuis le mois de mai jusqu'en juillet; elle voltige en société dans les bois, sur le bord des eaux, etc. La variété brune semble éclore la première.

 

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4. [LA] CALOPTÉRYX VIERGE.  Selys-Longchamps &  Hagen, 1854,  Monogr. calopt. : 40

 Selys-Longchamps (Edmond de),  Hagen (Hermann- August), 1854,  Monographie des calopterygines page 40

Notez la référence à l'Ulrique de Geoffroy.

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Selys-Longchamps (E. de),  Hagen (H- A), 1854,  Monographie des calopterygines page 40

Selys-Longchamps (E. de),  Hagen (H- A), 1854,  Monographie des calopterygines page 40

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5. CALOPTÉRYX VIERGE, ADOPTÉ AU XX et XXIe SIÈCLE.

Ce nom est adopté, au masculin, par tous les auteurs depuis la seconde moitié du XIXe siècle.

  • Wikipédia 2018 : "Le Caloptéryx vierge (anciennement Agrion vierge)".
  • Dijkstra, 2007, Guide des Libellules : "Caloptéryx vierge".
  • Grand et Boudot, 2007, Les libellules de France, Belgique et Luxembourg, : "Le Caloptéryx vierge".
  • Précigout 2009, Libellules de Poitou-Charentes : "Caloptéryx vierge."
  • Etc.

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NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

On évalue mieux combien, en traduisant littéralement les noms scientifiques, Sélys-Longchamps a définitivement stérilisé l'onomastique vernaculaire francophone des Odonates, lorsqu'on découvre les noms vernaculaires en d'autres langues :

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En catalan : LA DAMISEL.LA BLAVA, ou CAVAL DE SERP  (la Demoiselle bleue, ou le cheval de serpent).

En espagnol : EL CABALLITO DEL DIABLO AZUL (Le petit cheval bleu du diable).

En néerlandais : DE BOSBEEKJUFFER (La Demoiselle des ruisseaux forestiers (?))

 

En frison : BLAUYNSKE, GRIENE FLINTERLIBEL, BOSKBLAUYNSKE

En allemand : DIE BLAUFLÜGEL-PRACHTLIBELLE. (L'Aile Bleu - La Libellule Superbe).

En anglais : THE BEAUTIFUL DEMOISEL

 

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SOURCES ET LIENS.

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Bibliographie de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

— GRAND (Daniel), BOUDOT (Jean-Pierre), 2006 Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, Biotope 479 pages

https://books.google.fr/books?id=cYwSCwAAQBAJ&dq=inauthor:%22Daniel+Grand%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 — LEACH, W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

 

— NATIONAL HISTORY MUSEUM

http://www.nhm.ac.uk/our-science/data/uk-species/species/calopteryx_splendens.html

 

 

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OUTILS ZOONYMIE.

— LSJ Site de traduction grec/anglais Liddell  Scott Jones

https://lsj.translatum.gr/wiki/Main_Page

https://lsj.translatum.gr/wiki/LSJ:GreekEnglishLexicon

Derivatio nominis libellularum europaearum (Téléchargement PDF disponible). Available from: https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum[accessed Jan 08 2018].

ZOONYMIE :

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

 

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie Sympetrum sanguineum

http://www.deliry.com/index.php?title=Calopteryx_virgo

— DE GEER, Charles, 1771, Dixième mémoire Des Demoiselles, in  Mémoires pour servir à l'histoire des insectes. Seconde partie du tome second, Stockholm, Pierre Heisselberg. pages 661, planches XIX fig. 1-18 et XX fig. 1-16 et XXI fig. 1-22. 

Num. Google

https://books.google.fr/books?id=EVRV3Wbg-dQC&dq=charles+de+geer+M%C3%A9moires+pour+servir+%C3%A0+l%27histoire+des+insectes+%22demoiselle%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— GEOFFROY in FOURCROY :

— FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— HÄMÄLÄINEN (Matti), 2008, Ulrique and Louise, Agrion, Newsletter of the worldwide dragonfly association. http://caloptera.com/pdf/Hamalainen%202008a%20Ulrique%20and%20Louise.pdf

— HÄMÄLÄINEN (Matti), ORR (Albert G.) 2017, From Princess Lovisa Ulrika to the Gyalsey, Dragon Prince of Bhutan – Royalty in dragonfly names from 1746 to 2017. Agrion 21(2) - July 2017


https://www.researchgate.net/publication/318562952_From_Princess_Lovisa_Ulrika_to_the_Gyalsey_Dragon_Prince_of_Bhutan_-_Royalty_in_dragonfly_names_from_1746_to_2017

— HOMBERG (Guillaume), 1699, Observations sur cette sorte d'Insectes qui s'appellent ordinairement Demoiselles, Par M. HOMBERG. In Mémoires, Histoire de l'Académie royale des sciences ... avec les mémoires de mathématique & de physique... tirez des registres de cette Académie , Imprimerie royale (Paris) pages 145-151

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k35013/f302.image

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

 — RAY (John), 1710,  Historia insectorum, Londini  pages 47-53 et page 140

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/46/mode/2up

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/140/mode/2up

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL. Voir aussi VALLOT J.N. 1802. 

Volumes concernant les Odonates : 

Tome IV : Histoire des Gallinsectes, des Progallinsectes et des Mouches à deux ailes, Imprimerie royale, Paris, 1738, 636 p., 44 pl. ;

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65246505.r=m%C3%A9moires%20pour%20servir%20%C3%A0%20l%27histoire%20des%20insectes?rk=21459;2

https://archive.org/details/mmoirespourser04ra

Tome VI  : Suite de l'Histoire des Mouches à quatre ailes avec un supplément des Mouches à deux ailes, Imprimerie royale, Paris, 1742, 608 p., 48 pl. ;

https://archive.org/stream/memoirespourserv16ra#page/n707/mode/2up

 

— RÖSEL VON ROSENHOF 1764-68 De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library

— RÖSEL VON ROSENHOF  (August Johann) 1749,  Kleemann, Christian Friedrich Carl  ;
Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung (Band 2): ... welcher acht Classen verschiedener sowohl inländischer, als auch einiger ausländischer Insecte enthält — Nürnberg, 1749

.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

— SCHWARZ (Christian Wilhelm ), 1830, Nomenclator über die in den Röselschen Insekten-Belustigungen und Kleemanschen Beyträgen zur Insekten-Geschichte abgebildeten und beschriebenen Insekten und Würmer: mit möglichst vollständiger Synonymie. Dritte bis Siebente Abtheilung, Volume 3 Raspe, 1830 - 136 pages

https://books.google.fr/books?id=G3BcAAAAcAAJ&dq=libellula+fridrichsdalensis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

 


— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

VANDER LINDEN, P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis. -

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false


 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 11:36

Zoonymie des Odonates : l'origine du nom Sympetrum sanguineum Müller, 1764, le Sympétrum rouge sang.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

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Résumé .

—Nom de genre  Sympetrum, Newman, 1833, Ent. Mag., 1:511. Des deux suffixes grecs σύμπυκνοςsympiezein   "comprimé" et  ἦτρον, êtron "abdomen" : "qui a l'abdomen comprimé latéralement".  En 1833, l'entomologiste britannique Edward Newman répartit les Libellulidae en  quatre genres selon la forme de leur abdomen (-etrum) : les Sympetrum  "à l'abdomen latéralement comprimé"  comme S. vulgatum, les Orthetrum "à l'abdomen parallèle latéralement" comme O. cancellatum et O coerulescens, les Platetrum "à l'abdomen dilaté et aplati" comme L.depressa, et les Leptetrum "à l'abdomen conique et pointu" comme L. quadrimaculata. Seuls les deux premiers genres ont été conservés, mais la distinction par la morphologie de l'abdomen a perdu de sa pertinence.

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— Nom d'espèce sanguineum Müller 1764, Faun. Frid., 62 et 1767 Enum. Fridr., Nova Acta ...Nat. Curios. 3:128.  Du latin  sanguineus, "sanguin, rouge sang" pour qualifier l’abdomen des mâles matures, comme l'indique Müller dans sa description : dorso sanguineo (en 1764) et Dorsum abdominis totum sanguineum (en 1767).

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— Noms vernaculaires français : 1. "La Ninon", 1789 De Villiers Car. Linn. Ent., 20. 2. "Libellule de Roesel" 1840 par Sélys-Longchamps Monog. Libell. Eur.,47 en traduction de L. roeselii Curtis 1838 car Roesel en a donné une description illustrée dès 1749. 3. "Libellule sanglante" par Sélys-Longchamps Rev. Odon.,:31 en  traduction du nom scientifique donné par Müller. 4. "Sympétrum rouge-sang" 1959 . 5.  "Sympétrum sanguin" 1998. 

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— Noms vernaculaires étrangers : Anglais : "Ruddy darter". Allemand : "Blutrote Heidelibelle". Espagnol : "Libélula flecha roja". Néerlandais: "Bloedrode heidelibel". Polonais: "Szablak krwisty". Finnois (Suomi): "Verikorento"

 

 

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LE NOM DE GENRE SYMPETRUM NEWMAN, 1833.

Entomological Magazine vol. 1, London, F. Westley & A.H. Davis, page 511

Voir :  Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Sympetrum, Newman, 1833. 

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LE NOM D'ESPÈCE SANGUINEUM MÜLLER, 1764.

 

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LA DESCRIPTION ORIGINALE.

 

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Sur l'auteur et sa publication, voir la zoonymie de Aeshna cyanea Müller, 1764. Je rappelle néanmoins que le danois Otto Fridrich Müller décrit ici la faune entomologique de la propriété de sa protectrice, la comtesse Schulin à Fridrichsdal —aujourd'hui Frederiksdal — près de Copenhague.

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Müller, O. F. 1764. Favna insectorvm Fridrichsdalina, sive methodica descriptio insectorvm agri Fridrichsdalensis, cvm characteribvs genericis et specificis, nominibvs trivialibvs, locis natalibvs, iconibvs allegatis, novisqve plvribvs specibvs additis. - pp. I-XXIV [= 1-24], 1-96. Hafniae, Lipsiae. (Gleditsch). page 62 n°547.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.523,%22panY%22:0.839,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.346}

 

Texte original : Müller, O. F. 1764. Favna insectorvm Fridrichsdalina, page 62:

 

547.* LIBELLVLA sanguinea, alis hyalinis puncto marginali ferrugineo : dorso sanguineo.

Roes. In aq. 2. t. 8. f. 4.

In aquis.

 

Traduction :

"547* (l'astérisque indique que l'espèce est nouvellement décrite par l'auteur). Libellula sanguinea, ailes hyalines à point marginal brun-rouille ; le dos est rouge sang.

Décrit par Roesel, Insecten Belustigung vol. 2 des Insectes aquatiques planche VIII figure 4.

Vit dans les milieux aquatiques."

 

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Zoonymie des Odonates : l'origine du nom Sympetrum sanguineum Müller, 1764.

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LA DESCRIPTION PAR MÜLLER EN 1767, Enum. Fridr., Nova Acta ...Nat. Curios. 3:128

Comme pour l'ensemble des noms de libellules créés par Müller dans sa publication de 1764, il faut ajouter à cette description  celle, —plus complète —  de l'article publié en 1767 (mais écrit en 1763) et consacré, non plus à l'ensemble de la faune entomologique de Fridrichsdal, mais uniquement aux libellules :   Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Fridrichsdalensis. Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldina-Carolinae Naturae Curiosorum, t. 3. 1767,  page 128 n°15.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/170/mode/1up

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15) Libellula sanguinea, alis hyalinis, puncto marginali ferrugineo : abdomine sanguineo. 

Roesel, Ins. aquat. T. 8. f. 4. 

Descript. Facies sanguinea frons fusca. Thorax hirsutus, superne fuscus, latere luteo-rubens. Dorsum abdominis totum sanguineum, 2. ultimis articulis lineola nigra

Traduction : "Libellula sanguinea, ailes hyalines,  à point marginal brun-rouille ; l'abdomen est rouge sang.

Description : face rouge et front brun. Thorax velu, brun au dessus, jaune virant au rouge sur les cotés. La face dorsale de l'abdomen est entièrement rouge sang. Lignes noires sur les deux derniers segments."

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O.F. MÜLLER 1767,  Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Fridrichsdalensis. page 128

O.F. MÜLLER 1767, Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Fridrichsdalensis. page 128

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LA RÉFÉRENCE À LA DESCRIPTION DE  ROESEL.

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http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0279/image

August Johann Roesel von Rosenhof, 1749, Insecten belustigung, volume 2 Nuremberg : Insectorum aquatilium Classis II Planche VIII figure 3.

Cette description a conduit Curtis à nommer cette espèce Libellula roeselii en 1838, puis   De Sélys-Longchamps à la  nommer "Libellule de Roesel" en 1840. En effet, la publication de Müller est restée longtemps méconnue, avant d'être signalée par De Sélys-Longchamps 1850..

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Zoonymie des Odonates : l'origine du nom Sympetrum sanguineum Müller, 1764.

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L'ÉTUDE DU NOM SANGUINEUM.

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Cet adjectif, ou épithète spécifique, est la modification au masculin, pour l'accorder à Sympetrum, de l'adjectif féminin sanguinea, accordé à Libellula par Müller. L'auteur reprend cet épithète de sa description latine ou diagnose, dorso sanguineo (le dos rouge-sang) en 1764, abdomine sanguineo ...Dorsum abdominis totum sanguineum,  (l'abdomen rouge-sang ...la face dorsale de l'abdomen entièrement rouge-sang) en 1767.

Le terme qualifie donc sans ambiguïté la couleur de l'abdomen  de ces libellules, mais il ne s'applique en réalité qu'aux mâles matures.

L'adjectif latin sanguineus, -a, -um dérive de sanguis, "sang" + -eus  et signifie (Gaffiot 1934) "de sang" ou "de couleur du sang". Le Wiktionnaire en français le traduit par "sanguin", alors que le Wiktionary donne trois acceptations : 1. of blood, bloody. 2. bloodthirsty, 3. blood-coloured.

Puisque l'adjectif français "sanguin" n'est un qualificatif de couleur que par métonymie (CNRTL), comme dans "marbre ou porphyre sanguin" (mineralogie), mais plus évocateur au féminin  comme dans "Oseille sanguine", Rumex sanguineus, ou  "orange sanguine",  et quoique cet usage soit déjà attesté au XIIe siècle dans les Lapidaires anglo-normand ("sanguines gutes"), et bien que, là encore, le lien entre la couleur rouge et le sang soit très étroit et très ancien (ca 1130, Paraphrase Cantique des Cantiques : sang : "qui a la couleur caractéristique du sang, de certaines fleurs"), nous sommes conduit à le traduire par "rouge sang" ou "rouge de sang".

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En résumé, sanguineum du latin  sanguineus, "sanguin, rouge sang" pour qualifier l’abdomen des mâles matures, comme l'indique Müller dans sa description : dorso sanguineo (en 1764) et Dorsum abdominis totum sanguineum (en 1767).

 

 

 

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/sympetrum-sanguin/

"Sanguineum de sanguineus (lat) = sanguin, rouge sang : l’abdomen des mâles matures est rouge clair."

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Sympetrum sanguineum (Müller, 1764) from Lat. sanguineus, -a, -um = blood-red [sanguis = blood] for the blood-red colour of the male's abdomen."

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

"Sanguineum (Sympetrum) - sanguineus, a, um = sanguigno, di color sangue. Per la colorazione dominante del corpo."

ENDERSBY & FLIEDNER, 2015

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia's_Dragonflies

 

"sanguinea, Libellula Macleay W.S., 1827: 456 [junior primary homonym of Libellula sanguinea Müller, 1764 Watson in Houston & Watson 1988: 283]

L. sanguineus –a –um = of blood, blood-red.

L. tota sanguinea alis hyalinis stigmate fulvo nervisque sanguineis, posticis basi flavescentibus.” [Dragonfly completely blood-red with hyaline wings with yellow pterostigma and blood-red venation, the hind wings at the base yellowish.] {declinable adjective."

NB : la diagnose latine, qui n'est pas celle de Müller,  provient du Catalogue of insects collected by captain King, par William Sharp  Mac Leay, en appendice du  Narrative of a survey of the Intertropical and Western Coast of Autralia de Phillip P. King, 1827.

 

 

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VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"Bloedrode heidelibel Sympetrum sanguineum , sanguineum = bloed-dooe. Bloedreade heidelibel Bloedreade heidelibel, Bloed hopke"

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SYNONYMES ET ILLUSTRATIONS.

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1°)  Libellula roeselii, Curtis, John, 1838,  British Entomology 15:712 

2°) Libellula nigripes  Toussaint de Charpentier 1840, Libellulinae Europeae descriptae ac depictae planche X, Libellula [Diplax] nigripes mâle et femelle. Description page 77.

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Zoonymie des Odonates : l'origine du nom Sympetrum sanguineum Müller, 1764.

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3°) L. rufostigma Newman , L. angustipennisStephens, 1835, Illustrations of British Entomology, Manducata 6 : 95

https://www.biodiversitylibrary.org/item/97232#page/105/mode/1up

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— Autres synonymes, cités par De Sélys 1850 :


 Libellula flaveola var. ,  Latreille 

Libellula flaveola Vander Linden, 1825 

Libellula basalis Stephens, 1829 

Sympetrum rufostigma Newman, 1833 

Sympetrum basale Newman, 1833 

Libellula (Sympetrum) angustipennis Stephens, 1835

 

— Mais aussi :

Diplax nigrostigma Buchecker, 1876 :  enrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers page 8 

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n29/mode/2up

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Diplax nigrostigma mâle (à gauche) et femelle,  Buchecker, 1876 :  Syst. ent.,8.

Diplax nigrostigma mâle (à gauche) et femelle,  Buchecker, 1876 :  Syst. ent.,8.

World Catalogue of Odonata, Heinrik Steinmann 1997 page 482 (Numérisé par Google)

World Catalogue of Odonata, Heinrik Steinmann 1997 page 482 (Numérisé par Google)

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LES NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

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1°) De Villers 1789 3:20.  "La Ninon".

Le naturaliste Charles de Villers ou Devillers, né à Rennes en 1710 et mort à Lyon en 1810, a publié en 1789 son ouvrage :

Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus -quartus:

Le titre rend hommage à la Fauna suecica ou Faune de Suède de Linné (deux éditions en 1746 et 1761), mais la complète des descriptions de Scopoli, de Geoffroy (1762), de De Geer, de Fabricius, de Schrank, mais aussi manifestement de Müller, et de ses observations de la France méridionale, autour de Lyon (De Villers mentionne son appartenance aux académies de Lyon, Marseille et Villefranche). 

Il donne un nom en français à chaque espèce décrite, et, pour les Libellules ou Demoiselles, il reprend la règle initiée par Etienne-Louis Geoffroy de choisir ce nom parmi les prénoms féminins.

Curieusement, alors qu'il cite mot à mot la diagnose de Müller, et qu'il reprenne le nom de Libellula sanguinea, il ne le cite pas en référence pour cette espèce. Pourtant, les autres espèces décrites renvoient fréquemment à l'auteur danois, soit en citant Faun. Frid. soit sans-doute en citant Müll. Linn. Nat. cl. .

De Villers mentionne que l'espèce a été observée (sans doute par lui) près de Lyon, et s'interroge sur le fait qu'il puisse s'agir d'une variété de L. vulgata.

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https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

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2°) "Libellule de Roesel ", de Selys-Longchamps, 1840 Monographie des libellulidées page 47 : 

il s'agit de la traduction de Libellula roeselii Curtis 1838.

Voir aussi Pierre RAMBUR, 1842, Histoire naturelle des insectes : Névroptères, page 102. 

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Libellule de Roesel [de Selys-Longchamps, 1840], numérisation Google

Libellule de Roesel [de Selys-Longchamps, 1840], numérisation Google

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3°) La  "Libellule sanglante" , de Selys-Longchamps et Hermann August HagenRevue des odonates: ou, libellules d'Europe  1850 page 31. Num. Google ,

De Sélys-Longchamps explique en page 33 que "M. Hagen ayant prouvé que notre espèce est clairement décrite par Müller sous le nom de sanguinea , nous avons dû l’appeler ainsi et faire disparaître celui de L. Rœselii."

Ce qui indique une nouvelle fois que la publication de Müller (et peut-être aussi celle de De Villers, qui la mentionne) était passée inaperçue des principaux odonatologistes  jusqu'à 1850.

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Revue des odonates: ou, libellules d'Europe Par Michel-Edmond baron de Sélys-Longchamps, Hermann August Hagen, 1850 page 31 et 32. Num. Google
Revue des odonates: ou, libellules d'Europe Par Michel-Edmond baron de Sélys-Longchamps, Hermann August Hagen, 1850 page 31 et 32. Num. Google

Revue des odonates: ou, libellules d'Europe Par Michel-Edmond baron de Sélys-Longchamps, Hermann August Hagen, 1850 page 31 et 32. Num. Google

Revue des odonates: ou, libellules d'Europe Par Michel-Edmond baron de Sélys-Longchamps, Hermann August Hagen, 1850 page 33. Num. Google

Revue des odonates: ou, libellules d'Europe Par Michel-Edmond baron de Sélys-Longchamps, Hermann August Hagen, 1850 page 33. Num. Google

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4°) Le "Sympétrum rouge sang" : le nom apparaît pour la première fois , dans ma recherche en ligne, dans la revue Alexanor de 1959 page 500. Il est repris dans Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg de Daniel Grand et Jean-Pierre Boudot 2006

 

5°) Le "Sympétrum sanguin".1998.

Le nom apparaît d'abord en 1998 dans le Guide des Libellules d'Europe et d'Afrique du Nord chez Delachaux et Niestlé, de Jacques d'Aguilar, Jean-Louis Dommanget et Jean-Pierre Boudot. Il est repris dans le Guide des Libellules de France et d'Europe de K.D.B. Dijkstra 2007, ou  dans les Libellules de Poitou-Charentes paru en 2009, et non dans le titre mais  au sein de l'article spécifique des  Libellules de France, Belgique et Luxembourg de Daniel Grand et Jean-Pierre Boudot 2006.

Aujourd'hui (2018), le site de l'INPN mentionne les deux noms : le Sympétrum rouge sang et le Sympétrum sanguin.

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NOMS VERNACULAIRES ÉTRANGERS.

Anglais : "Ruddy darter"

Allemand : "Blutrote Heidelibelle"

Espagnol "Libélula flecha roja"
Néerlandais: "Bloedrode heidelibel"

Polonais: "Szablak krwisty"
Finnois (Suomi): "Verikorento"

 

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SOURCES ET LIENS.

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 Sur Müller :

 

DAMKAER (D.M), 2002, The Copepodologist's Cabinet: A Biographical and Bibliographical ..., Partie 1 , American Philosophical Society, 2002 - 300 pages, pages 73 et suiv.

https://books.google.fr/books?id=TgUNAAAAIAAJ&dq=comtesse+schulin+M%C3%BCller&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

.

ZOONYMIE :

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie Sympetrum sanguineum

http://www.deliry.com/index.php?title=Sympetrum_sanguineum

 

— MÜLLER  O.F. 1764 - Fauna insectorum Fridrichsdalina. - Hafnia & Lipsia. -

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.042,%22panY%22:0.641,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.288}

— MÜLLER (O.F.), 1767,  Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Friedrichsdalensis. Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldina-Carolinae Naturae Curiosorum, t. 3. 1767, page 125.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/166/mode/1up

— NEWMAN, E., 1833, Entomological notes, Entom. Mag. ,London, 1 : 502-514

— SCHWARZ (Christian Wilhelm ), 1830, Nomenclator über die in den Röselschen Insekten-Belustigungen und Kleemanschen Beyträgen zur Insekten-Geschichte abgebildeten und beschriebenen Insekten und Würmer: mit möglichst vollständiger Synonymie. Dritte bis Siebente Abtheilung, Volume 3 Raspe, 1830 - 136 pages

https://books.google.fr/books?id=G3BcAAAAcAAJ&dq=libellula+fridrichsdalensis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VANDER LINDEN, P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis. -

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 15:59

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Cordulia, Leach,1815.

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Voir aussi :

 

 

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Résumé.

Cordulia Leach 1815. Eding. Encycl.: 136. Cordulia  vient du mot grecs κορδύλη, kordylē- "massue, renflement, bosse, gonflement" , du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen du mâle. Le genre Cordulegaster, également nommé par Leach, est construit sur le même suffixe kordylē-. 

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I. LA PUBLICATION ORIGINALE. CORDULIA, LEACH 1815.

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En 1813, William Elford Leach (1791-1836), diplomé en médecine de l'université St-Andrews (Ecosse) après avoir étudié à Edimbourg, devint responsable des collections zoologiques du British Museum. En 1815, il rédigea la première bibliographie, extraordinairement détaillée, de l'entomologie, dans la partie historique d'un article "Entomologie" de l'Edinburgh Encyclopaedia de D. Brewster. Il publia entre 1814 et 1817 ses Zoological Miscellany, mais en 1822, atteint de dépression et de surmenage, il démissionna de son poste pour voyager.

— LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [136] (in 1830 edition) – via Biodiversity Heritage Library.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/144/mode/1up

.

GENUS CCCCLXXX. CORDULIA. Leach's MSS. 
LIBELLULA. Linn. Donovan. Panzer, Latreille. 
Posterior wings in the male produced into an angle  at the anal edge. 
Sp. 1. Aenea
Libellula aenea. Linn. Donovan, Panzer, Latreille. 
Cordulia aenea. Leach's MSS. 

 

.

 

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Cordulia, Leach,1815.

.

La première référence de Leach va à Libellula aenea, Linnaeus,1758.

.

II. ETUDE DU NOM.

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Leach ne justifie pas, directement ou indirectement, son nom de genre dans son texte..

Or, le nom Cordulia est construit sur un suffixe grec,  χορδυλε, εσ,  kordylê qui signifie "gonflement, massue". Ce qualificatif est attribué soit "à la forme générale du corps" (Antonio et Veglante), soit "à la forme de l'abdomen du mâle" ( Fliedner puis Précigout et Prudhomme)

.

Voir les auteurs suivants : 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulie-bronzee/

"cordulia de kordyleia (gr) = massue : du fait de la forme de l’abdomen du mâle"

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum" (PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

"Cordulia - χορδυλε, εσ = clava. Per la forma generale del corpo."

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters "Handbuch der Entomologie", Virgo 9[5-23]

"Cordulia (Adjektiv zu gr. kordylē - Keule] bezieht sich auf die Form des Abdomens der Männchen."

 

 

.

III. RÉCEPTION DU GENRE.

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STEINMANN (Henrik), 1997,  World Catalogue of Odonata n° 110  Walter de Gruyter page 253 :

 

 

.

 

 

 

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ILLUSTRATION du généro-type Cordulia aenea :

 

SOWERBY (James), 1806, The British miscellany, or, Coloured figures of new, rare, or little known animal subjects : many not before ascertained to be inhabitants of the British Isles : and chiefly in the possession of the author, James Sowerby. Coloured figures of new, rare, or little known animal subjects London :Printed by R. Taylor & Co., and sold by the author, J. Sowerby by White, Johnson, Symonds, and all other booksellers,1806. Planche 47 page 99 : Libellula aenea, Metallic Dragon-fly

https://www.biodiversitylibrary.org/item/91785#page/214/mode/1up

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 Libellula aenea, Metallic Dragon-fly, Sowerby 1806.

Libellula aenea, Metallic Dragon-fly, Sowerby 1806.

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SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65376

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 07:55

Zoonymie des Odonates : le nom Æshna isoceles Müller, 1767.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

 

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Résumé.

Æshna Fabricius 1775 Syst. Ent.: 424 Le nom de genre Æshna  ne peut être expliqué, mais l'entomologiste danois a  peut-être été inspiré  par le nom tout aussi mystérieux "Æschna"  donné par Thomas Mouffet en 1634 et 1658 à un de ses Phryganides, sur la même page où il décrivait ses libellules.

isoceles Müller, 1767,  Nova Acta Leop. Carol., 3:125. Du grec isos = égal et skelos = "jambe" et par ext. en géométrie "côté", "triangle isocèle",  du fait du triangle  jaune pâle qui orne les premiers segments abdominaux de la libellule.  L'auteur l'explique dans sa description en latin : basi dorsi triangulo flavo, "un triangle jaune à la base du dos". La forme latine correcte, correspondant au grec isoskeles,  est isoscleles, mais la graphie utilisée par Müller se retrouve dans des ouvrages allemands de son époque. Elle doit être respectée, alors qu'un certain nombre d'auteurs parlent d'A. isoscleles Müller.

— Noms vernaculaires : l'Æschne roussâtre (de Sélys-Longchamps 1840) puis, actuellement,  l'Aeschne isocèle.

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LE NOM DE GENRE ÆSHNA FABRICIUS 1775.

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Voir l'article consacré à ce nom : http://www.lavieb-aile.com/2017/12/zoonymi-des-odonates.le-nom-de-genre-aeshna-fabricius-1775.html

 

Résumé :

 

—  Æshna Fabricius 1775 Syst. Ent.: 424 Le nom de genre Æshna  ne peut être expliqué, mais l'entomologiste danois a  peut-être été inspiré  par le nom tout aussi mystérieux "Æschna"  donné par Thomas Mouffet en 1634 et 1658 à un de ses Phryganides, sur la même page où il décrivait ses libellules.

 Bien que Æshna soit "fautif" s'il s'agissait d'un nom inspiré du grec, un  lapsus calami ou une erreur typographique n'est pas envisageable puisque cette graphie a persisté telle quelle dans les publications écrites et supervisées par l'auteur en 1781, 1789 et 1792.  Il n'est donc pas licite de modifier sa graphie en Æschna comme l'avait proposé Illiger en 1807, mais cette dernière forme, souvent utilisée par les entomologistes jusqu'à la décision de la Commission Internationale de Nomenclature en 1939, est à l'origine de notre nom français actuel, Aeschne. 

— Nom vernaculaire :

En 1803, Olivier ou Latreille écrivaient (Nouveau dict. Hist. Nat.) écrivaient AEshne

En 1805, Latreille, qui en créa le genre, écrivait ÆSHNE, œshne.

Latreille encore, en 1829 (in Cuvier, Le règne animal),  décrivait dans sa famille des Subulicornes   Les Æshnes (Æshna Fabricius).

C'est en 1840 que l'entomologiste belge de Sélys-Longchamps écrit dans sa Monographie des Libellulidés d'Europe AESCHNE.

C'est cette graphie qui est reprise par les auteurs des Guides et Atlas actuels (Dijkstra par Delachaux et Niestlé; Libellules de Poitou-Charentes, Libellules de France, Belgique et Luxembourg, etc).

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LE NOM D'ESPÈCE ISOCELES MÜLLER, 1767.

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I. LA DESCRIPTION ORIGINALE.

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Sur l'auteur et sa première publication de 1764, voir la zoonymie de Aeshna cyanea Müller, 1764.

 

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Müller (Otto Friedrich) 1767,  Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Fridrichsdalensis. Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldina-Carolinae Naturae Curiosorum, t. 3. 1767, n°9 page 125.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/166/mode/1up

 

Numérisation BLH  Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldino-Carolinae Naturae Curiosum, Nuremberg :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/167/mode/1up

 

Rappel et contexte.

1°) En 1764, Otto Friedrich Müller, précepteur du fils de la comtesse Schulin, depuis 1753, donna une description de la faune entomologique de la propriété foncière d'été des Schulin dite Fridrischdal (aujourd'hui Frederickdal) près de Copenhague, au Danemark. Sa Fauna insectorum Fridrichsdalensis fut publiée à Copenhague (Hafnia).  Parmi les Neuroptères, il décrivait 23 espèces de Libellules (n° 531 à 553), dont 9 espèces nouvelles. Il signalait en note page 63 à propos de  ces espèces nouvelles vide in Actis N.C 1764, ce qui renvoie aux Acta Naturae Curiosorum de cette année. Néanmoins, cette publication a sorti son tome 1 en 1757, son tome 2 en 1761 et son tome 3 en 1767. C'est sans doute à cette livraison de 1767 que Müller renvoie.

Dans cette Fauna Fridrichsdalenis, l'espèce Libellula quadrafasciata n'est pas donnée comme "nouvelle", et est divisée en six variétés alpha, beta, gamma, epsilon, eta, zeta.

 

2°) Son article rédigé en 1763 est finalement publié dans les Acta Naturae de 1767 sous le titre    "Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Fridrichsdalensis (*)" Énumération et description des Libellules des champs de Fridrichsdal. L'astérisque renvoie à la note de bas de page : 

Est Praedium, vix duos lapides Hafnia distans, Excellentissimae, & illustrissimae Comitissae a CHULIN, natae a Moesting, historiae naturalis culticis, fautricisque benignissimae.

"C'est la Maison de campagne, à peine à deux jets de pierre de Copenhague, de l'Excellentissime et très Illustre comtesse SCHULIN, née à Moesting, versée en Histoire naturelle dont elle est la protectrice très bienveillante".

Puis vient une introduction où il annonce 18 variétés et 12 nouvelles espèces:

Historiae naturali horis subsecivis per duo lustra intento, novissime in collectione et investigatione Oeconomiae Insectorum praeter alia nova, vel minus cognita, maior numerus Libellularum obtigit, quam qui huc usque notus est, vel in Systemate Viri de re physica optime meriti reperitur. Alia vero Physices parte totum meum otium occupante, tantum temporis nondum his impendere licuit, quantum ad stabiliendum species notandasque veras varietates mihi satis effet. Utriusque sexus in coitu deprehensio, quae ad evitandam specierum augmentationem non parum confert, mihi quidem in plerisque contigit : e qualibet specie et varietate non modo individuum vidi et examinavi, gregem vero offendi, earumque exemplaria servo de natura tamen eiusque varietatibus non est, quod audaster pronunciem. Quid, quod ! e patria ad exteros peregre profecturus, mallem meam qualemcunque publici iuris facere, quam ulteriorem incertam exspectare inquisitionem. En! igitur animalium maxime voracium duodeviginti varietates, duodecimque novas species. Oeconomiam, metamorphosin, qualitates harum qui defiderat, celeberrimos Viros, Roeselium, Reaumur &c quorum experientias veras comperi, adeat.

 

 

L'article se termine par Hafnia Halam missa d. 4 Maiia, 1763 :   Il a été adressé de Copenhague le 4 mai 1763. Müller avait débuté sérieusement ses recherches en 1758 en utilisant le Systema de Linné, et il avait commencé à correspondre avec Linné en 1762. De 1763 à 1764, Müller se rendit à Leipzig avec son jeune élève et y multiplia les visites de naturalistes et de collections. De 1765 à 1767, le duo voyagera en Allemagne, en Suisse, en Italie, en France et en Hollande. Ils revinrent à Copenhague en 1767, et quitta le service des Schulin en 1771.

L'article a donc été sans doute rédigé à Leipzig d'après des observations antérieures.

 

Dans cette article, Müller reprend sa Libellula quadrifasciata (à quatre lignes jaunes sur le thorax) et ses six variétés, qu'il hésite à considérer comme des espèces à part entière. Il donne à chaque variété des noms spécifiques. Il a réalisé que sa variété alpha était la Libellula grandis décrite par Linné en 1758 mais dont il mentionne la description dans le Fauna suecica de 1761 par l'auteur suédois sous le n° 1467 page 374. Sa variété beta prend le nom d'Isocele (avec une majuscule), la variété gamma se nomme Libellula rufa (rousse) [pas d'attribution connue], Epsilon est Libellula ocellata (avec des ocelles), déjà décrit par Linné [Æshna juncea Linnaeus 1758], Êta est Libellula nobilis [syn. A. grandis], la dernière est Libellula plebeia [pas d'attribution connue].

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Texte de la description originale. Je donne l'ensemble des variétés de Libellula quadrifasciata, dont L. isoceles.

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9) Libellula quadrifasciata, thoracis lateribus lineis quatuor luteis ; abdomine longo cylindraceo. 
 

Species, an varietates ? 

Alpha Libellula grandis alis glaucescentibus thoracis lineis quatuor flavis. Faun. Svec. 1467. 

— Beta Libellula
Isoceles alis albentibus: abdomine rufo-fusco, basi dorsi triangulo flavo.

Alae in mare albidae inferiores quidem ad basin incurvatam lutescentes, in foemina alae omnes subflavescentes. Linea thoracis laterales obsoleto - flavae. 

Gamma Libellula rufa alis albentibus: abdomine rufo-fusco, basi dorsi sexlineata. 
Alae totae albidae, minime ad basin lutescentes, punctum marginale fuscum. Basis dorsi abdominis loco trianguli sex lineis nigris inaequalibus notata. 

— Epsilon  Libellula
ocellata alis albentibus: abdomine pulchre variegato. 

Descript.
Facies fusca, flavaque variegatata. Alarum punctum marginale lutescens. Oculi fusci. Thorax subfuscus hirsutus, utrinque lincis duabus latis flavo-virentibus. Abdomen prope basin rotundatum, crassum, maculis lineisque, diversicoloribus, In tribus prioribus articulis maculae laterales sulphureae, secunda & tertia punctulo nigro notatis; in  reliquis reliquis maculae latae albescentes. Ligamenta articulorum nigra. Supra ligamentum quodcunque a tergo duce maculae flavae, oculorum inslar lineola nigra cinctae; hae ad caudam sensim dimminuuntur & albescunt, in medio cujusvis articuli linea transverfalis nigra, cui adsunt striae duae flavae. Abdomen subtus fuscum, linea intermedia nigricante. 

—Êta  Libellula nobilis alis fulvescentibus : abdomine rufo-fusco, prope basin attenuato : maculis lateralibus albo-caeruleis. 
Rai.
Ins. 49, 7. Libella maxima abdomine longo tenuiori, alis fulvescentibus. 
Roesel.
Ins. 2, aqu. T. 4.f. 14. 
In vivis nulli pulchritudine secunda ; morte vero maculae albo-coerulea evanescunt. 

—Delta Libellula
plebeia alis fulvescentibus ; abdomine rufo-fusco basi craflb. 

Descript,
Caput nigro-fuscum; frons lutea. Thorax rufo-fuscus lineis lateralibus 4 flavis; abdomen nigrius novem constans articulis a basi ad apicem decrescentibus. Latere cuiusvis articuli facit lineola nigra cum basi angulum, cui includitur macula coerulescens, post mortem lutea. Abdomen subtus, uti & ligamenta articulorum picea

evd facile crederem veras Libellularum species a praecedentibus diversas, 

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Je reprends la description de Libellula Isoceles :

— Beta Libellula Isoceles alis albentibus: abdomine rufo-fusco, basi dorsi triangulo flavo.

Alae in mare [sic] albidae inferiores quidem ad basin incurvatam lutescentes, in foemina alae omnes subflavescentes. Linea thoracis laterales obsoleto-flavae. 

Tentative de traduction : "Libellule Isoceles, ailes blanchâtres, abdomen roux-brun, triangle jaune à la base de la face dorsale."

"Les ailes du mâle sont blanches virant au jaune à la base des inférieures, chez la femelle les ailes sont entièrement jaunâtres. Les lignes du thorax sont d'un jaune délavé."

.

 

 

BHL https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/167/mode/1up

BHL https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/167/mode/1up

.

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ÉTUDE DU NOM ISOCELES.

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L'épithète spécifique est écrit en latin  avec la graphie Isoceles, avec sa majuscule. Nous rapprochons ce nom du latin isosceles (avec un -s- avant le -c-), pour lequel le dictionnaire Gaffiot donne : Īsoscĕlēs, is, « isocèle ». 

Notre adjectif français est défini ainsi par le CNRTL:

 Emprunté au bas latin   isosceles « isocèle », lui-même emprunté au grec ἰσοσκελής, isoskelês. littéralement « ayant deux jambes égales », en géométrie « ayant deux côtés égaux ».

https://en.wiktionary.org/wiki/isosceles#Latin

https://fr.wiktionary.org/wiki/isoc%C3%A8le

Nous pouvons donc facilement associer cet adjectif à la mention, dans la description originale, du "triangle jaune de la base du dos" ( basi dorsi triangulo flavo. ) et conclure que Müller a choisi ce nom latin isosceles, "isocèle", (du grec isos, "égal" et skelos, "coté",) du fait du triangle jaune pâle qui orne les premiers segments abdominaux de l'insecte. 

Une curieuse graphie.

Il reste à s'interroger sur la "faute" commise par l'auteur danois en écrivant Isoceles et non isoscleles

Je constate l'usage de cette graphie, et de la majuscule, dans un ouvrage de géométrie allemand de 1691 (Jacob Meyer , Geometria theoretica oder Handgriff des Circuls und Lineas 1691), mais surtout dans un lexique de 1775 (Curiöses und reales Natur-Kunst-Berg-Gewerck- und Handlungs Lexicon 1775) en synonyme de Triangulum aequicrurum

Je suggère donc que Müller, en voyage à Leipzig, a pu puiser dans un dictionnaire de langue allemande la désignation latine Isoceles et non isosceles.

 

Ce serait un minuscule point de détail si un certain nombre d'auteurs n'avaient cru nécessaires de corriger cette faute. L'un des articles les plus cités est celui ci : 

Schmidt, E., 1950, Was ist Libellula . . . isosceles O. F. Miiller 1767?, Ent. Ztschr. 60 (1/2), pp. 1-9.

Mais il faudrait citer d'abord la Revue des Odonates de de Sélys-Longchamps et Hagen 1850, page 130.

De même, dans l'édition 1997 du World Catalogue of Odonata d'H. Steinmann, le genre Anaciaeschna de Sélys débute par l'espèce isosceles isoscleles Müller.

.

 

.

 

 

IV . LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE DES ODONATES.

.

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/aeschne-isocele/

" Isoceles du grec isos = égal et skelos = côté, du fait du triangle isocèle jaune pâle qui orne les premiers segments abdominaux de l’insecte. Le nom français est une adaptation du nom scientifique. "

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Aeshna isoceles (Müller, 1767) from Grk. ἴσος, -η, -ον = same + σκέλος = leg for the yellow mark on S2 in the shape of an isosceles triangle".

.

 ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) 

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"isosceles (Anaciaeschna) - isosceles, is = isoscele. Per la presenza in entrambi i sessi di un marchio giallo a forma di triangolo isoscele sul secondo tergite "

.

HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

isoceles (Müller) [gr. isoskelēs - with equal legs ~ isosceles] most probably evokes the triangular figure on the second abdominal segment. The spelling isoceles in the first description seems to be a lapsus calami or a kind of simplified spelling, as in pronunciation the s is silent. As Müller did not explain the denomination an incorrect original spelling cannot be proved; the spelling of the original publication therefore has to be maintained."

 

 

VAN HIJUM, 2005

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"Aeshna isosceles isos = gelijk; skelos = been (duidt op de gelijkbenige gele driehoek op tweede achterlijfsegment) " Traduction : "Aeshna isosceles isos = égal, skelos = jambe (se réfère au triangle jaune isocèle sur le deuxième segment de l'abdomen)"

.

.

RÉCEPTION.

.

Comme pour les autres espèces décrites par Müller, la diffusion vraisemblablement  d'abord confidentielle de sa Faune de Fridrichsdal a retardé l'adoption de ces descriptions par lea auteurs.

Heinrik Steinmann, (World Catalogue of Odonata 1997) montre que l'espèce a reçu les noms suivants :

 

 

1°) Aeshna grandis Vander Linden 1823 

2°) Aeschna chrysophthalmus Charpentier, 1825 : Horae entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Wratislaviae. 255 pp. page 33.

3°) Aeschna rufescens Vander Linden, 1825 :  Vander Linden, P. L. 1825. Monographiae Libellullinarum Europaearum Specimen. Bruxelles: 42 pp. page 27

4°) Aeschna isoceles De Selys, 1840; Monographie des Libellulidés d'Europe page 58

5°) Aeschna rufescens De Selys, Revue des Odonates page 129.

.

.

6°)  Aeshna IsocelesAeshna rufescens / Aeshna chrysophthalmus Kirby, W. F. 1890. A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata. Guerney & Jackson, London. 202 pp. page 90 / l'auteur propose une synonymie avec isoceles Müller

 

On notera que Kirby respecte scrupuleusement non seulement la graphie, mais aussi la majuscule d'Isoceles.

 

7°) etc.. 1954 Anaciaeschna 

.

 

 


 

 

Zoonymie des Odonates : le nom Æshna isoceles Müller, 1767.

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ILLUSTRATION.

.

Planche XXV de Libellulinae europaeae depicta par Toussaint de Charpentier (1840) - sous Aeschna chrysophthalmus

.

 

Aeshna isoceles, sous  Aeschna chrysophthalmus, Planche XXV mâle et femelle ,  Libellulinae europaeae depicta par Toussaint de Charpentier (1840)

Aeshna isoceles, sous  Aeschna chrysophthalmus, Planche XXV mâle et femelle , Libellulinae europaeae depicta par Toussaint de Charpentier (1840)

.

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NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

1°) En 1840, de Sélys-Longchamp avait traduit Aeschna rufescens de Vander Linden par "Aeschne roussâtre" 

2°) Deliry 2008 a proposé l' Aeschne rousse et l'Aeschne aux yeux verts.

3°) Les auteurs contemporains consultés, et l'INPN-MNHN ont adopté l'Aeschne isocèle.

.

 

NOMS VERNACULAIRES ÉTRANGERS.

Norfolk Hawker en anglais,

Bruine glazenmaker en néerlandais, Kylplakbiter en frison.

Die Keilfleck-Mosaikjungfer ou  Keilflecklibelle en allemand.

.

 

 

 

.

.

SOURCES ET LIENS.

 

Sur Müller :

 

— DAMKAER (D.M), 2002, The Copepodologist's Cabinet: A Biographical and Bibliographical ..., Partie 1 , American Philosophical Society, 2002 - 300 pages, pages 73 et suiv.

https://books.google.fr/books?id=TgUNAAAAIAAJ&dq=comtesse+schulin+M%C3%BCller&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

.

ZOONYMIE :

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie Æeshna isoceles

http://www.deliry.com/index.php?title=Aeshna_isoceles

— HARRIS, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera & Diptera, or bees, flies & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work.  White & Robson, London. - [Rééd. complète en 1782 ]. 166 pp.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[152],%22panX%22:0.515,%22panY%22:0.796,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:1.541}

 https://www.gla.ac.uk/myglasgow/specialcollections/virtualexhibitions/birdsbeesandblooms/bees/mosesharrisanexpositionofenglishinsects/

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[5],%22view%22:%22info%22}

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[80],%22view%22:%22thumbnails%22}

— MÜLLER  O.F. 1764 - Fauna insectorum Fridrichsdalina. - Hafnia & Lipsia. -

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.042,%22panY%22:0.641,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.288}

MÜLLER (O.F.), 1767,  Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Friedrichsdalensis. Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldina-Carolinae Naturae Curiosorum, t. 3. 1767, page 125.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/166/mode/1up

SCHWARZ (Christian Wilhelm ), 1830, Nomenclator über die in den Röselschen Insekten-Belustigungen und Kleemanschen Beyträgen zur Insekten-Geschichte abgebildeten und beschriebenen Insekten und Würmer: mit möglichst vollständiger Synonymie. Dritte bis Siebente Abtheilung, Volume 3 Raspe, 1830 - 136 pages

https://books.google.fr/books?id=G3BcAAAAcAAJ&dq=libellula+fridrichsdalensis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
27 avril 2018 5 27 /04 /avril /2018 15:09

Zoonymie des Odonates : le nom de Libellula fulva Müller, 1764.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

 

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Résumé.

— Nom de genre Libellula Linnaeus, 1758 Syst. Nat.,1, 543  : diminutif de Libella. Ce nom latin d'outil, "niveau d'arpenteur en T", qui a donné notre "niveau" a été d'abord choisi par Rondelet en 1555 pour désigner les larves de Zygoptères dont les yeux écartés forment avec le corps un T, puis Libella fut  adopté par les naturalistes (Mouffet 1634, Petiver 1695-1703, Ray 1710, Linné 1746) pour qualifier l'ensemble des Odonates.

— Nom d'espèce fulva, Müller 1764 Faun. Frid.:62. Du latin fulvus, "jaune foncé, fauve", qualifiant la coloration de la base des ailes et de l'ensemble du corps du spécimen décrit, une femelle ou une forme immature. Le mâle, dont l'abdomen est en partie bleu, et dont le jaune de l'aile est plus discret, avait été décrit dans la même publication sous le nom de Libellula Fridrichsdenlasis, du nom de la propriété d'origine royale de la comtesse de Schulin, Fridrichsdal, dont Müller  décrit la faune.

M. Harris Exp. Engl. Ins.:46  décrira cette espèce sous le nom (syn.) de L. fugax en 1782, puis J.C. Fabricius Ent. Syst. Suppl. :283 la décrira en 1798 sous le nom de L. conspurcata (syn.) "avec des taches". 

— Nom vernaculaire : Cette espèce a été nommée "La Christine" (L. fulva) et " l'Agathe" (L. Fridrichsdalensis) par De Villers en 1789, "La Libellule salie" par de Sélys-Longchamps Mon. Lib. Eur.:35 en 1840 par traduction de L. conspurcata Fab., et enfin "La Libellule fauve" par de Sélys-Longchamps Rev. Odon. : 9-10 en 1850 lorsqu'il découvrit l'antériorité et la validité de L. fulva de Müller. Ce dernier nom est aujourd'hui le seul en usage.

.

 

 

.

LE NOM DE GENRE LIBELLULA, LINNAEUS, 1758.

.


Caroli Linnaei...Systema naturae per regna tria naturae :secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Holmiae : Impensis Direct. Laurentii Salvii, 1758-1759. 1, page 543.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/565/mode/1up

.

Voir l'article consacré à la naissance de ce nom Libella puis Libellula :

http://www.lavieb-aile.com/2017/12/zoonymie-pre-linneenne-des-odonates-origine-du-nom-libellula-linnaeus-1758.html

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 LE NOM D'ESPÈCE LIBELLULA FULVA, MÜLLER, 1764.

 

I. LA DESCRIPTION ORIGINALE.

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Sur l'auteur et sa publication, voir la zoonymie de Aeshna cyanea Müller, 1764.

Müller, O. F. 1764. Favna insectorvm Fridrichsdalina, sive methodica descriptio insectorvm agri Fridrichsdalensis, cvm characteribvs genericis et specificis, nominibvs trivialibvs, locis natalibvs, iconibvs allegatis, novisqve plvribvs specibvs additis. - pp. I-XXIV [= 1-24], 1-96. Hafniae, Lipsiae. (Gleditsch). page 62 n°544.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.523,%22panY%22:0.839,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.346}

 

Texte original :

544* LIBELLVLA fulua, alis basi fuluescentibus, macula marginali nigra : thorace abdomineque fuluo.

In aquis.

Traduction.

"Libellula fulva, base des ailes de couleur fauve, taches marginales noires ; thorax et abdomen fauves.

Vit dans les milieux aquatiques."

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Zoonymie des Odonates : le nom de Libellula fulva Müller, 1764.

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II. LA DESCRIPTION DE LIBELLULA FULVA PAR MÜLLER EN 1767.

En 1767, O.F. Müller donne une nouvelle description, plus complète, de son espèce dans son article  Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Friedrichsdalensis. Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldina-Carolinae Naturae Curiosorum, t. 3. 1767, n°20 page 129.

Numérisation BLH  Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldino-Carolinae Naturae Curiosum, Nuremberg :

https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/171/mode/1up

.

 

20 LIBELLULA fulva alis basi fulvescentibus : thorace abdomineque fulvo. 

Descript. Tota fulva. Frons scil. thorax, abdomen, femora priora. Oculi ex parte fusci, virentesque. Basis alarum, cum nigredine quadam, & costa marginalis fulva; punctum marginale nigrum. Pedes posteriores & tibia anteriorum nigra. In abdomine  linete marginales & macula dorsalis, quae apicem versus augetur, nigra. Foemina differt nubecula nigricante in apice omnium alarum. 

.

 

Zoonymie des Odonates : le nom de Libellula fulva Müller, 1764.

.

.

III. LA DESCRIPTION DE LIBELLULA FRIDRICHSDALENSIS PAR O.F MÜLLER 1764.

Libellula fridrichsdalensis décrite dans la même publication et à la même page par O.F.Müller en 1764 est considérée comme appartenant à l' espèce L. fulva par Hagen (1840), de Selys-Longchamps (1850), Kirby (1890), Bridges (1994) et Steinmann (2013). Je la décris donc ici.

Müller, O. F. 1764. Favna insectorvm Fridrichsdalina, sive methodica descriptio insectorvm agri Fridrichsdalensis, cvm characteribvs genericis et specificis, nominibvs trivialibvs, locis natalibvs, iconibvs allegatis, novisqve plvribvs specibvs additis. - pp. I-XXIV [= 1-24], 1-96. Hafniae, Lipsiae. (Gleditsch). page 62 n°549.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.252,%22panY%22:0.82,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.415}

.

Texte originale:

549* LIBELLVLA Fridrichsdalensis alis prioribus linea, posticis macula baseos nigricante : abdomine depresso toto caeruleo.

Traduction proposée : "Libellula Fridrichsdalensis,  ailes [antérieures nervurées ?], ailes postérieures marquées à leur base d'une tache noire. L'abdomen est plat et entièrement bleu."

.

.

.

IV. LA DESCRIPTION DE LIBELLULA FRIDRICHSDALENSIS PAR MÜLLER EN 1767.

En 1767, O.F. Müller donne une nouvelle description, plus complète, de son espèce dans son article  Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Friedrichsdalensis. Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldina-Carolinae Naturae Curiosorum, t. 3. 1767, n°11 page 127.

.

Description :

 

11) Libellula Fridrichsdalenfis alis basi nigricantibus, abdomine depresso caeruleo. 

Rai. Ins. 140, 2. Libella maxima abdomine breviore & crassiore latioreque coeruleo. 

Roesel. Ins. aqu. T.7.f 3. 
Mense Iunio grex harum apparuit, post Solstitium nulla. Maculae nigrae baseos alarum flavo permixtae. Punctum marginale  nigrum. Roeselii Libella differt a nostra maculis lateralibus abdominis flavis, quae mihi in nulla visce ; harum loco vero maculae depressae pallidiores reliquo abdominis. 

 

.

On voit qu'il se réfère à la Libella maxima de la liste complémentaire page 140 de John Ray (Historia insectorum), et à l'espèce décrite et illustrée par  Roesel dans Insecten Belustigung planche VII figure 3 (en réalité un mâle  L. depressa) tout en mentionnant les différences.

.

Zoonymie des Odonates : le nom de Libellula fulva Müller, 1764.

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.

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V. ÉTUDE DES NOMS FULVA ET FRIDRICHSDALENSIS O.F. MÜLLER 1764.

L'épithète spécifique latin  fulva correspond, une fois accordé au féminin avec Libellula, à l'adjectif fulvus, "fauve, jaune foncé". Le texte de la description, "base des ailes de couleur fauve, taches marginales noires ; thorax et abdomen fauves", montre que Müller a décrit ici une femelle, et effectivement le fauve, ou jaune foncé, est bien la couleur de la femelle, ainsi que des immatures, tandis que les mâles ont le thorax sombre, les  segments S3 à S7 de l'abdomen couverts d'une prune bleue, et la base des ailes sombres à peine teinté de jaune, tandis que les macules noirâtres des extrémités des ailes y sont très discrètes. 

La forme mâle correspondante est L. Fridrichsdalensis O.F. Müller 1764, avec son corps bleu et la base de son aile postérieure noire. Par ce nom, "de Fridrichsdal", l'auteur l'honore du nom de la riche maison de plaisance des comtes de Schulin, près de Copenhague, puisqu'il était le précepteur des enfants de la comtesse de Schulin, et qu'il consacre son ouvrage à la description de la faune de la vaste propriété foncière.

.

 

 

.

 

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.

VI. SYNONYMES.

  •  Libellula fulva O.F.Müller, 1764 
  •  Libellula fridrichsdalensis O.F.Müller, 1764 
  • Libellula fugax Harris, 1782, Exp. Engl. Ins. : 46. Synonyme de cette espèce  par Hagen (1840), de Selys-Longchamps (1840), Kirby (1890), Bridges (1994) et Steinmann (2013).
  • Libellula conspurcata Fabricius, 1798, Ent. Syst. Suppl :283

Et selon INPN MNHN:

  • Ladona fulva 
  • Leptetrum fulvum .

.

1°) Libellula fugax Harris, 1782, Exposition of  England Insects  page 156 et planche XLVI fig.2.

Texte : https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[256],%22panX%22:0.516,%22panY%22:0.32,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:1.027}

Planche : https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[254],%22view%22:%22thumbnails%22}

.

Texte original :

"Fugax. Fig.2 . Déploie ses ailes deux pouces & trois quarts."

"Le nez, le corselet et l'abdomen sont d'un beau jaune brun. L'abdomen est formé comme la première [maculata : « plat, et a trois tranchants comme une épée »]. Les ailes supérieures ont une tache brune aux bouts, & une raie brune étroite proche du corselet. Les ailes inférieures ont aussi aux bouts des taches obscures, & une sur chaque bord abdominal, qui est très obscure, et en forme comme celle de la précédente. Toutes les ailes sont teintes de jaune aux bords tranchans, & proche du corps."

 

Note : l'épithète "fugax" n'est pas explicité dans le texte.

.

Zoonymie des Odonates : le nom de Libellula fulva Müller, 1764.
Zoonymie des Odonates : le nom de Libellula fulva Müller, 1764.

.

2°) Libellula conspurcata Fabricius, 1798, Entomologia  Systematica Supplementum t.5  page 283.

 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/42138782#page/291/mode/1up

Texte original :

1 — 2. Conspurcata.  L. alis omnibus stria marginali flaua apiceque macula fusca.
Habitat Kiliae Dom. Weber. 
Statura omnino L. 4maculatae at distincta. Os vesiculosum, flauescens. Thorax villosus, 
Abdomen triangulare, flauescens linea dorsali atra. Alae planae, anticae stria ante marginem crassiorem flaua, quae tamenapicem haud attingit. Macula ordinaria marginalis et macula magna fusca alam terminat. Posticae anticis concolores at macula  baseos nigra. 

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L'épithète peut se traduire par "avec des salissures, avec des taches" (latin spurcus "sale, malpropre, immonde"). 

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Zoonymie des Odonates : le nom de Libellula fulva Müller, 1764.

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VII . LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE DES ODONATES.

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PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/libellule-fauve/

"Etymologie Fulva de fulvus (lat) = fauve, roussâtre ; couleur générale de la femelle et des immatures."

 

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Libellula fulva Müller, 1764 from Lat. fulvus, -a, -um = tawny, reddish yellow for the colouration of females and immature animals; mature, pruinescent males were initially believed to be a separate species."

 

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 ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) 

"fulva (Ladona) - fulvus, a, um = rossastro. Per la colorazione del torace e dei primi uriti addominali"

 

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

 

"fulva (Müller) [l. ochre] describes the colour of the females and immature males."

 

VAN HIJUM, 2005

"Libellula fulva . : fulva = goudbruin . Bünte glêzewasker Bünte glêzewasker, Goudbükje"

 

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VIII. RÉCEPTION DE L'ESPÈCE.

— En 1775, Fabricius ne cite pas cette espèce parmi ses Libellula de son Systema entomologiae ; en 1798, dans son Supplementum il la décrit sous le nom de L. conspurcata

— Donovan, en 1807,  décrivant un spécimen de la collection de Drury, en donne une illustration dans la planche 325 de Natural history of British insects, mais sous le nom de Libellula quadrifasciata qu'il pense créer comme une nouvelle espèce.  Ce nom avait pourtant été créé par Müller 1764 (c'est son n°540), ce qui montre que sa "Faune de Fridrischdal" n'a pas encore été repérée par la communauté des naturalistes. 

https://archive.org/details/naturalhistoryof121807dono

— En 1840, Sélys-Longchamp utilise dans sa description L. conspurcata de Fabricius.

— Le nom Libellula fulva (hormis dans une description de Geoffroy 1762 concernant A. grandis],  n'apparaît, associé au nom de ¨Müller, qu'en 1850 dans la Revue des Odonates de Sélys-Longchamps et Hagen. 

Voir infra Henrik Steinmann  World Catalogue of Odonata, 2013 page 393, mais aussi Deliry Eurothemys fulva.‎

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Numérisation Google https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Numérisation Google https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

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IX. NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

Résumé. Cette espèce a été nommée La Christine (L. fulva) et l'Agathe (L. Fridrichsdalensis) par De Villers en 1789, La Libellule salie par de Sélys-Longchamps en 1840 par traduction de L. conspurcata Fab., et enfin La Libellule fauve par de Sélys-Longchamps 1850 lorsqu'il découvrit l'antériorité et la validité de L. fulva de Müller. Ce dernier nom est aujourd'hui le seul en usage.

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1°) "LA CHRISTINE", De Villers 1789 page 10 n°16 pour L. fulva ; "L'AGATHE" pour la forme mâle L. Fridrichsdalensis De Villers page 11 n°20.

Poursuivant le système nomenclatural choisi par Geoffroy en 1762, De Villers attribue, de façon arbitraire, des prénoms féminins aux espèces de Libellules dont il donne la liste, accompagnant ainsi chaque nom binominal latin par un nom vernaculaire français.

2°) LA LIBELLULE SALIE, [de Selys-Longchamps, 1840]. Monographie des Libellulidées d'Europe page 35.

Dans cette publication, le belge de Sélys-Longchamps fait suivre le nom binominal créé par Fabricius par sa traduction en français. 

 

 

 

"N° 5. LIBELLULA CONSPURCATA. (FABR.) LIBELLULE SALIE.

Diagnose. — Abdomen déprimé, roussâtre (bleu pulvérulent chez les mâles adultes). Une ligne oblongue à la base des ailes antérieures; une ligne et une tache triangulaire brunes, à celle des inférieures. Membranule accessoire noirâtre.

Dimensions. — (Voyez le tableau.)

Synonymie. — LIBELLULA CONSPURCATA. Fabr. Vander L. Charp. Steph. Curt. De Selys. Burmeist. - BIMACULATA. Stephens (variété). - DEPREssA (variété mâle). Fonscol. (variété).

♂. Adulte. Tête brune. Yeux grisâtres. Thorax brun, velu. Abdomen déprimé, d'un bleuâtre pulvérulent au milieu, noirâtre à la base et sur les trois derniers segments.Appendices anals supérieurs noirs, minces, plus épais à leur extrémité, une fois plus longs que le dernier segment, penchés en bas : l'inférieur plus court, large, pointu. Pieds noirs. La base des cuisses roussâtre. Ailes hyalines : leur pointe brunâtre. La nervure costale noire en dehors. Parastigma noir. Une ligne courte noire à la base des ailes supérieures, une autre semblable aux inférieures, accompagnée d'une tache triangulaire noire, réticulée de jaune vif, adossée à la membranule accessoire qui est petite, noirâtre. Cette tache triangulaire est une fois plus petite que dans la Depressa, et se trouve séparée de la ligne supérieure par un espace transparent safrané.

♀. Diffère du mâle en ce qu'elle est entièrement d'un brun roussâtre , avec une strie dorsale noire depuis le quatrième jusqu'au neuvième segment abdominal. Cette bande est formée de taches triangulaires appuyées sur le bord postérieur de chaque segment. Les pieds sont noirs, à cuisses roussâtres. Les appendices anals écartés, penchés l'un vers l'autre. La tache basale des inférieurs est un peu plus grande que chez le mâle.

Les mâles et les femelles nouvellement éclos , ont le corps encore plus jaunâtre que les femelles adultes. Le devant de la tête est aussi de cette couleur; mais ce qui est très-remarquable, c'est que les 2°, 3° 4° et 5e nervures longitudinales sont d'un jaune vif'depuis la base jusqu'au milieu de la côte : la base de l'aile est aussi jaunâtre.

Var. alpha. On trouve souvent des mâles qui n'ont pas le bout des ailes brun. La Libellula bimaculata de M. Stephens, est un jeune mâle roussâtre dans cet état. La Libellula depressa, variété, décrite par M. Boyer de Fonscolombe, est un mâle adulte bleu , même variété.

Habite une grande partie de l'Europe tempérée : l'Italie, l'Angleterre, l'Allemagne, la France et la Belgique en juin. Elle est peu répandue, fort défiante et fréquente les bois.

Se distingue bien de ses congénères par la ligne courte basale des ailes supérieures."

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3°) LA LIBELLULE FAUVE,  de Sélys-Longchamps et  Hagen  Revue des Odonates 1850 pages 9 et 10.

Ayant découvert l'antériorité et la validité de la publication de Müller, de Sélys-Longchamps, fidèle à son principe de choisir comme nom vernaciulaire une traduction mlittérale du nom scientifique, introduit dans la littérature et dans les usages le nom de "Libellule fauve", qui va rester.

Description :

4. LIBELLULA FULVA. Müller.
LIBELLULE FAUVE.

Diagnose. «Abdomen déprime’, roussâtre (bleu pulvérulent chez le mâle adulte). une ligne oblongue à la base des ailes supérieures , une ligne et une tache triangulaire brunes à celle des inférieures; membranule noirâtre.

Libellula conspurcata. De Sélys, monogr.N°3

Additions

Syn.

Libellula Fulva Müller, Act. Cur. t. III. p.122 (1767)

Lib. Conspurcata Chapr. 1840, n°2, tab II, ♂ non ad. Et ♀. — Rambur. N° 62 — Hagen n°3. — Eversm. — Stephens. — Curt. . — Evans.

Lib. Fugax. Harris.

Lib. Friedrichsdalensis. Müller.

Lib. Bimaculata. Steph. — Evans (exclusis synonymis) ; jeune âge.

Lib. quadrifasciata. Donov.

Lib. adusta. Hotfmans. (mus. Berol.) ; mâle jeune.
Lib. rubiginosa. Id. id.

Lib. rubicunda. Stev. — Turton.

La Christine. Devillers.

L'appendice anal inférieur du mâle, est très-légèrement échancré a sa pointe ainsi que l'écaille vulvaire de la femelle.

Habitat. Cette espèce se trouve dans presque toute l'Europe , mais n'habite que des localités restreintes et ne semble commune nulle part.

Observée dans la partie la plus méridionale de la Suède par M. Sundevall, elle y est très-rare; aux environs de Kasan par M. Eversmann ; en Sicile par M. Ghiliani ; en Hongrie, en Autriche, etc. (Voyez ma monographie.) Je l'ai prise près de Liège et aux environs de Paris (à l'étang d'Enghien). Parait depuis le 15 mai jusqu'au 20 juin selon les années, mais ne semble persister qu'une dizaine de jours.

Je n'ai pas encore vu de mâles avec le bout des ailes marqué de brun, sauf parfois un très-léger vestige aux ailes supérieures, et réciproquement toutes les femelles que je possède ont très-distinctement au sommet des quatre ailes la petite tache d'un brun foncé. Il faut donc faire disparaître cette prétendue variété et corriger ainsi ma description :

Ailes hyalines, la pointe des supérieures à peine salie chez quelques mâles

. Ailes hyalines, la pointe des quatre d'un roux noirâtre.

Müller avait très-bien signalé cette différence sexuelle dans les Acta curiosorum, et sa description étant bonne , nous n'avons pu nous dispenser de restituer à l'espèce le nom de L. fulva, celui de Fabricius étant postérieur. [je surligne]

La fulva se trouve en Angleterre, mais n'a pas encore été observée en Ecosse ni en Irlande. La bimaculata de M. Stephens se rapporte au mâle jeune , mais la description est prise en partie de la vraie bimaculata de Charpentier."

 

 La référence Müller 1767  Acta curiosum, est donnée par A. Percheron:

"MUELLER (Otto-Friedrick), naturaliste danois, né à Copenhague le 11 mars 1750, mort le 26 déc. 1784.

1. Fauna Insectorum Fricdrichsdaliana (du Danemark). In-8. Lipsiae, 1764. Autre édit., Hafniae, 1766.

2. Novicia faunae Friedrichsdalianae. In-8. Argentor., 1767. C'est un extrait d'une portion de la Faune. .

3. Enumeratio ac descriptio Libellulorum agri Friedrichsdalensis. Nova acta naturae curiosorum, t. 5. 1767, obs. xxIx, pag. 122-131."

Je parviens ainsi à l'exemplaire numérisé par Biodiversity Library du tome 3 des Nova acta physico-medica Academiae Caesareae Leopoldino-Carolinae Naturae Curiosum, Nuremberg 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/131768#page/164/mode/1up

.

4°) Nos auteurs contemporains.

Dijkstra : Libelulle Fauve.

Précégout : Libellule fauve.

Grand et Boudot : La Libellule fauve.

Wikipédia : Libellule fauve,

INPN : Libellule fauve (La)

etc.

.

X. LES NOMS VERNACULAIRES ETRANGERS.

Les autres langues se montrent plus créatives et plus libres par rapport au nom scientifique:

  • Scarce chaser en anglais
  •  Cabot bencossat  en catalan
  • Der Spitzenfleck en allemand
  • Bruine korenbout en néerlandais
  • Spetsfläckad trollslända en suédois

.

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

 

 

ZOONYMIE :

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie Libellula fulva

http://www.deliry.com/index.php?title=Libellula_fulva

— HARRIS, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera & Diptera, or bees, flies & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work.  White & Robson, London. - [Rééd. complète en 1782 ]. 166 pp.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[152],%22panX%22:0.515,%22panY%22:0.796,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:1.541}

 https://www.gla.ac.uk/myglasgow/specialcollections/virtualexhibitions/birdsbeesandblooms/bees/mosesharrisanexpositionofenglishinsects/

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[5],%22view%22:%22info%22}

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[80],%22view%22:%22thumbnails%22}

MÜLLER  O.F. 1764 - Fauna insectorum Fridrichsdalina. - Hafnia & Lipsia. -

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.042,%22panY%22:0.641,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.288}

— SCHWARZ (Christian Wilhelm ), 1830, Nomenclator über die in den Röselschen Insekten-Belustigungen und Kleemanschen Beyträgen zur Insekten-Geschichte abgebildeten und beschriebenen Insekten und Würmer: mit möglichst vollständiger Synonymie. Dritte bis Siebente Abtheilung, Volume 3 Raspe, 1830 - 136 pages

https://books.google.fr/books?id=G3BcAAAAcAAJ&dq=libellula+fridrichsdalensis&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 10:03

Zoonymie des Odonates : le nom de Brachytron pratense Müller, 1764.

 

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

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Résumé : Brachytron pratense  Müller, 1764.

Brachytron EVANS, 1845.Brit. Libell.: 22, 1845. Le nom est expliqué par l'auteur dans sa description : "Nommé à partir du grec brachynô = "court" et êtron= "abdomen"  par allusion à son corps court et trapu ; ce qui, associé à la forme distincte des ailes et au caractère pileux du corps, m'a conduit à le séparer du genre Aeshna".

Ce genre est monotypique (il ne contient qu'une seule espèce, B. pratense). Evans renvoie à la description d'Aeshna  vernalis de Vanderlinden (Opusc. scient. 4: 159), mais l'espèce avait été décrite sous le nom de Libellula pratensis (Libellule des près) par Müller en 1764 dans Faun. Insect Fridr.:62.  Evans renvoie aussi à Aeshna pilosa ou Aeschne velue de Charpentier ( Hor. ent. 37), et pour une variante, à Libellula aspis de la figure 3 de la  planche XVII de Exposition of English Insect de Harris. 

pratense MÜLLER, 1764, Faun. Frid. : 61. Du latin pratensis "des prés", bien que Müller précise dans sa description "vit dans les milieux aquatiques". Le même auteur, dans la même publication consacrée à la faune de Fridrichsdal, près de Copenhague, décrivait L. Hafniensis, "Libellule de Copenhague", vite reconnue comme une forme synoymique de L. pratensis. Les autres synonymes sont L. aspis Harris 1780 (Libellule bouclier ?), Aeschna vernalis Vander Linden 1820, ou Aeschne printanière, car elle vole dès le mois de mars, Aeschna pilosa de Charpentier 1825, ou Aeschne velue,  car son corps et notamment son thorax sont couverts de poils.


— Charles de Villers donna d'abord , en 1789 dans son Caroli Linnaei entomologia page 10 une  traduction ou adaptation en français des noms  Libellula hafniensis par "La Danoise" et de Libellula pratensis par "La Bergère". Les noms vernaculaires français ont été ensuite les suivants : L'Æschne printanière (  traduction de Aeschna vernalis par Sélys-Longchamps 1840,) L' Aeschne des près (  traduction de Aeschna pratensis par Sélys-Longchamps 1850,), et récemment l'Æschne velue-printanière (traduction de A. pilosa et de A. vernalis), ou la petite Æschne velue.

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LE NOM DE GENRE BRACHYTRON, EVANS 1845. 

http://www.lavieb-aile.com/2018/03/zoonymie-des-odonates.le-nom-de-genre-brachytron-evans-1845.html

Résumé de mon article sur ce nom :

Brachytron Evans, Brit. Libell.: 22, 1845. Le nom est expliqué par l'auteur dans sa description : "Nommé à partir du grec brachynô = "court" et êtron= "abdomen"  par allusion à son corps court et trapu ; ce qui, associé à la forme distincte des ailes et au caractère pileux du corps, m'a conduit à le séparer du genre Aeshna".

Ce genre est monotypique (il ne contient qu'une seule espèce, B. pratense). Evans renvoie à la description d'Aeshna  vernalis de Vanderlinden (Opusc. scient. 4: 159), mais l'espèce avait été décrite sous le nom de Libellula pratensis (Libellule des près) par Müller en 1764 dans Faun. Insect Fridr.:62.  Evans renvoie aussi à Aeshna pilosa ou Aeschne velue de Charpentier ( Hor. ent. 37), et pour une variante, à Libellula aspis de la figure 3 de la  planche XVII de Exposition of English Insect de Harris. 

 

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II. LA DESCRIPTION ORIGINALE LIBELLULA  PRATENSIS  MÜLLER, 1764.

Sur l'auteur et sa publication, voir la zoonymie de Aeshna cyanea Müller, 1764.

Müller, O. F. 1764. Favna insectorvm Fridrichsdalina, sive methodica descriptio insectorvm agri Fridrichsdalensis, cvm characteribvs genericis et specificis, nominibvs trivialibvs, locis natalibvs, iconibvs allegatis, novisqve plvribvs specibvs additis. - pp. I-XXIV [= 1-24], 1-96. Hafniae, Lipsiae. (Gleditsch). page 62 n°543.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.523,%22panY%22:0.839,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.346}

Texte original :

543 *LIBELLVLA pratensis alis hyalinis : thoracis lateribus fasciis virentibus octo, antice tribus fuscis.

In aquis.

Proposition de traduction: "Libellula pratensis, ailes hyalines. Huit bandes vertes sur le coté du thorax devant trois brunes . [Vit] dans les espaces aquatiques."

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Zoonymie des Odonates : le nom de Brachytron pratense Müller, 1764.

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II. ÉTUDE DU NOM PRATENSE MÜLLER 1764.

Pratensis vient du latin pratensis, e , "de pré, qui vit dans les prés" (Gaffiot).   Müller a accordé son adjectif avec Libellula et a utilisé le féminin. Mais le nom générique Brachytron est neutre (comme Agrion et Orthetrum), et l'épithète spécifique doit donc être pratense.

 

Les autres Libellula décrites par Müller à Fridrischsdal, et déjà décrites,  sont L. quadrimaculata, L. flaveolata, L. vulgata, L. rubicunda, L. depressa, L. vulgatissima, L. cancellata, L. aenea, L. forcipata, L. quadrifasciata, L. virgo, L. puella

Les descriptions nouvelles nommées par Müller sont : L. cyanea,  L. Hafniensis, L. pratensis, L. fulva, L. triedra, L. squamata, L. sanguinea, L. variegata, L. Fridrichsdalensis, L. rubra, L. frumenti.

Sont passées à la postérité, L. cyanea [Aeshna cyanea],  L. sanguinea [= Sympetrum sanguineum], L. pratense [= Brachytron pratense], L. fulva

Pratensis est le seul épithète de ces listes qui se réfère au milieu dans lequel vit l'espèce, les autres qualifiant la couleur, les caractères morphologiques, la localisation géographique. Mais ce nom "qui vit dans les prés" entre en contradiction apparente avec la précision In aquis, "vit dans les eaux". Elle fréquente en effet "les eaux douces stagnantes permanentes bordées de ceinture de carex, de roseaux ou de massettes, alcalines, neutres ou acides, en milieu ouvert ou forestier (mares, étangs, lacs, anciennes gravières, bras mort des grandes rivières" (Grand et Boudot, Libellules de France, Belgique, Luxembourg). Nous pouvons dire que ce nom d'espèce est un "faux ami", qui n'aide nullement à son identification ou à sa caractérisation. 

.

 

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III. SYNONYMIE.


 

Libellula hafniensis O.F.Müller, 1764, 

Libellula aspis Harris, 1780,

 Aeshna vernalis Vander Linden, 1820, 1823, 1825

 Aeschna pilosa de Charpentier, 1825

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1)  Libellula Hafniensis décrit par Müller juste avant L. pratensis, reprend le nom latin de Copenhague. Comme L. Fridrichsdal, du nom de la maison de plaisance de ses protecteurs, très proche de Copenhague, c'est une manière pour Müller de rappeler qu'il rédige ici une "Faune de Frdrichsdal", ou de rendre hommage aux terres de la comtesse de Schulin. Charles de Villers en donna l'équivalent en français avec "La Danoise".

Description originale :

 

Müller, O. F. 1764. Favna insectorvm Fridrichsdalina, sive methodica descriptio insectorvm agri Fridrichsdalensis, cvm characteribvs genericis et specificis, nominibvs trivialibvs, locis natalibvs, iconibvs allegatis, novisqve plvribvs specibvs additis. - pp. I-XXIV [= 1-24], 1-96. Hafniae, Lipsiae. (Gleditsch). page 61 n°542.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[85],%22panX%22:0.184,%22panY%22:1.228,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.346}

 

542. LIBELLVLA Hafniensis alis basi margineque superiori aureis : thorais lateribus sexfasciatis : abdomine nigro lineis punctisque sulphureis.

In pratis.

Note : à la différence de L. pratensis, Müller indique que cette espèce vit in pratis, dans les prés".

 

 

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Zoonymie des Odonates : le nom de Brachytron pratense Müller, 1764.

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2) Libellula aspis  Harris, 1780, An Exposition of English Insects page 92 pl. XXVII fig.3 .

 l'épithète pourrait venir, par le latin,  du  grec ancien ἀσπίς, aspís "bouclier".

"ASPIS fig.3. Mesure près de 3 pouces.

Le nez est vert, brunâtre au front. Les grands yeux sont d'un pâle bleuâtre, ou couleur d'ardoise. Le corselet est d'un très beau rouge de sang foncé. Les taches sur les cotés sont d'un vert clair ; les ailes couleur d'ambre clair, très fortes proches du tranchant. L'abdomen est noir, & toutes les taches sont jaunes. Celles des parties supérieurs sont très petites. Celles des cotés sont larges & presque quarrées proche du corselet ; elles diminuent proche de l'anus. Celle-ci est femelle, & prise en Mai, près d'un bois."

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Harris 1780 An Exposition of English Insects  Planche XXVII fig. 3

Harris 1780 An Exposition of English Insects Planche XXVII fig. 3

Harris 1780 An Exposition of English insects  Planche XXVII fig. 3 page 92

Harris 1780 An Exposition of English insects Planche XXVII fig. 3 page 92

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3°)  Aeshna vernalis P.L Vander Linden, 1820, puis Aeshnae Bononienses descriptae,  Opuscoli scientifici 1823 page 159. et Planche IV fig.2 mas.

 

 
Aeshna vernalis P.L Vander Linden, Aeshnae Bononienses descriptae,  Opuscoli scientifici 1823 page 159

Aeshna vernalis P.L Vander Linden, Aeshnae Bononienses descriptae,  Opuscoli scientifici 1823 page 159

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Vander Linden 1823 planche IV. Aeshna vernalis est en figure 2.

Vander Linden 1823 planche IV. Aeshna vernalis est en figure 2.

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4°)  Aeschna pilosa, Toussaint de Charpentier, 1825 Libellulinae europaeae depictae page 106-108,  planche XXI. mâle et fem.

 

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24. AESCHNA PILOSA.
Tab. XXI. mas et foem.

Aesch. trunco abdominisque basi pilosis, thorace brunneo, collari plagis duabus flavo-viridibus, abdomine maris maculis coeruleis, foeminae flavis.

Charp. Hor. Ent. p. 37. A. pilosa. Tab. I. fig. 5. appendices maris.
H arris Tab. XXVII. fig. 3. foem.

Va n der Lin d. p. 21. A. vernalis.
An n. d. l. S o c. Ent. Tom.VII. Tab.V. fig. 2. p.81. A.vernalis foem.

Habitat in Germania, Gallia.

Caput facie prominente, virescenti-flavida: labii laciniarum labrique marginibus atris: rhinario nigro: naso a fronte linea atra separato: in vertice macula transversa, atra, quae in parte media cum margine postico, atro connexa est. Vesicula atra, antice flava. Oculi maris coerulescentes, foeminae ferruginei, subtus virescentes. Cuneus flavus. Tempora atra, glabra, cum plaga maxima, gilva.

Truncus. Prothorax brevis, laevis, ater, postice pilis perlongis, flavidis ciliatus. Mesothorax flavo-viridis, ad latera lineis quatuor nigris. Collare rufo-brunneum, maris utrimque plaga longa, lata, flavo-viridi: in foemina aut unicolor, aut plagula tantum brevi, antice posita pictum. Dorsum thoracis brunneum, tuberculis interalaribus viridibus. Calli atri, flavo-maculati. Totus truncus valde pilosus.

Alae abdomine breviores, latiusculae, ad apicem rotundae: parastigmate perlongo, gilvo-fusco, subpellucido: costa ipsa eiusdem est coloris. Foemina alas gerit ad marginem anticum, et praecipue ad basin flavescentes. Membranula accessoria brevis, triangularis, albida

etc...

 

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Aeschna pilosa, Toussaint de Charpentier, 1825 Libellulinae europaeae depictae   planche XXI. mâle et fem

Aeschna pilosa, Toussaint de Charpentier, 1825 Libellulinae europaeae depictae   planche XXI. mâle et fem

Aeschna pilosa, Toussaint de Charpentier, 1825 Libellulinae europaeae depictae page 106.

Aeschna pilosa, Toussaint de Charpentier, 1825 Libellulinae europaeae depictae page 106.

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IV . LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE DES ODONATES.

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PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/aeschne-printaniere/

"Brachytron du grec brachynô = court et êtron= abdomen, ventre (du fait de la taille de cette espèce qui en fait la plus petite des Aeschnidés d’Europe) ; pratense du latin pratum = pré, prairie (probablement en raison du fait qu’on observe souvent l’espèce dans les prairies en période de maturation). Le nom français rappelle que cette espèce a une période de vol essentiellement printanière."

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DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Brachytron pratense (Müller, 1764) from Lat. pratensis, -is, -e = found in meadows [pratum = meadow] for the supposed typical habitat of the species."

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 ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) 

 

"pratense (Brachytron) - pratensis, e = dei prati. Per l’habitat di ritrovamento del tipo."

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

" pratense (Müller) [l. - found in meadows] gives a hint, where to find the species. But there are other localities, where you may look for it too."

 

 

VAN HIJUM, 2005

"pratense (komt van pratum) = weide"

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V. RÉCEPTION DU GENRE.

Henrik Steinmann -World Catalogue of Odonata, 2013 page 68-69

H. Steinmann, World Catalogue of Odonata.

H. Steinmann, World Catalogue of Odonata.

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NOMS VERNACULAIRES.

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1°) Charles de Villers 1789 dans son Caroli Linnaei entomologia page 10 donne une traduction ou adaptation en français des noms  Libellula hafniensis par "La Danoise" et de Libellula pratensis par "La Bergère". 

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2°) Æschne printanièrede Selys-Longchamps, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, p. 101.

Ce nom est la traduction littérale d'Æshna vernalis Vander Linden .

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Edmond de Selys-Longchamps, Monographie des libellulidées d'Europe, 1840, page 101

 

3°)  Aeschne des prés , E. de Selys-Longchamps, 1850, Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. page 113.

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Michel-Edmond baron de Sélys-Longchamps, Hermann August Hagen, Revue des odonates: ou, libellules d'Europe page 113

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4°) Parmi les auteurs actuels.

Précigout et Prud'homme 2009 : Æschne printanière. Syn. Æschne velue printanière.

Dijkstra 2007 : Æschne velue, Æschne velue printanière,

Grand et Boudot 2006 : L'Æshne printanière.

 

Wikipédia 2018 :L'Æschne printanière (Brachytron pratense) ou Petite æschne velue

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NOMS VERNACULAIRES ÉTRANGERS.

 

  • Allemand: Früher Schilfjäger
  • Néerlandais: Glassnijder
  • Anglais the hairy dragonfly (Brachytron pratense), the hairy hawker , the spring hawker
  • Suédois Tidig mosaiktrollslända

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SOURCES ET LIENS.

https://species.wikimedia.org/wiki/Brachytron_pratense

 

ZOONYMIE :

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97150b.image

 . Tome second première partie 616 pages, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p.

; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k971521

Dixième mémoire, vol.1 pages 661-705 Des Demoiselles

https://books.google.fr/books?id=EVRV3Wbg-dQC&pg=PA688&dq=l%27histoire+des+insectes+charles+de+geer++libellula&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjkmeO7g87aAhWLK1AKHUHtAaUQ6AEIKDAA#v=onepage&q&f=false

Volume sept : https://archive.org/details/memoirespourserv07dege

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. 

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

 

— CHARPENTIER (Toussaint de), 1825 - De Libellulinis europaeis In Horae entomologicae. - Wratislaviae. page XII

https://www.biodiversitylibrary.org/item/25890#page/18/mode/1up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages, page 106, planche XI mâle et femelle.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

DELIRY (Cyrille)  Monographie Brachytron pratense :

http://www.deliry.com/index.php?title=Brachytron_pratense

HARRIS, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera & Diptera, or bees, flies & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work.  White & Robson, London. - [Rééd. complète en 1782 ]. 166 pp.

 

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[152],%22panX%22:0.515,%22panY%22:0.796,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:1.541}

 

"Parallel English and French texts printed in two columns.
Digitized in 2010 from SUB Göttingen RMAG <4 ZOOL VI, 3423>. In the Göttingen volume, "plate with explanation of colours" is not present. In the Göttingen volume the title page carries the date 1782.
All taxa listed by Sherborn for 1776. Names of taxa established in this work are often associated with the date 1782, but it seems that the work was first published in 1776. "Text sheets were reissued in 1781; the 1782 edition is reset. With an additional engraved titlepage, dated 1782." (Source: National Library of Australia Catalogue, http://catalogue.nla.gov.au/Record/4848612 [04/2011]).
The 1782 edition of this work was obviously a reprint with probably identical content. We did not see the 1776 edition. It seems that the pages in both editions were either cut differently, or that Sherborn 1902 overlooked a generic name on p. 160 where the 1782 edition says "Tipulae continued", because Sherborn combined the new specific names with the genus Sylvicola from p. 159, and not with the genus Tipula with which we have combined the involved new specific names following the arrangement in the digitised copy.
Sherborn's 1902 extract of taxon names contained many corrections or subsequent misspellings (examples: Musca semulater -> M. semulator, coeo -> coco, ludeus -> ludens, compunctus -> compunctor, Apis vereor -> A. vereror, tacitus -> tasitus, etc.). It is possible that Sherborn had the 1776 edition and that the names were spelled differently there. It is also possible (and seems likely to us) that Sherborn tried to correct errors which we would not correct today under Art. 32.5 because these were not inadvertent errors. If the names were misspelled in the original source because the author did not know correct Latin, the original spelling (in the uncommon or incorrect orthography) must stand, so these putative errors are not to be interpreted as inadvertent errors under Art. 32.5. Only Art. 32.5 allows to correct errors in original spellings.
Species listed in the index were often spelled differently from the names that were established in the text before. This occurs especially with names that were described in the genus Musca. Taxa were entered following the spelling of their first occurrence in the text. Different spelling in the index were mentioned in the comments' field." (Animalbase)

https://www.gla.ac.uk/myglasgow/specialcollections/virtualexhibitions/birdsbeesandblooms/bees/mosesharrisanexpositionofenglishinsects/

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[5],%22view%22:%22info%22}

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[80],%22view%22:%22thumbnails%22}

— MÜLLER  O.F. 1764 - Fauna insectorum Fridrichsdalina. - Hafnia & Lipsia. -

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[86],%22panX%22:0.042,%22panY%22:0.641,%22view%22:%22info%22,%22zoom%22:0.288}

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

—VANDER LINDEN ( P.L),  1823, Aeshnae Bononienses descriptae,  Opuscoli scientifici 1823 page 158-165.

https://books.google.fr/books?id=HYuSPXT7E8gC&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 23:23

Zoonymie des Odonates. Le nom d'Aeshna cyanea Müller, 1764, l'Æschne bleue.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

 

 

 

Résumé : Æshna cyanea Müller, 1764.

— Æshna, FABRICIUS Syst. Ent.: 424. Nom de genre inexpliqué créé par Fabricius en 1775 (peut-être par contamination d'Æschna, T. Mouffet 1634). 

— cyanea MÜLLER, 1764, Faun. Frid. : 61. Du latin cyaneus, grec  kyanos, "bleu foncé". Cette couleur n'est pas reprise dans la diagnose spécifique mais elle caractérise à l'évidence la tache des derniers segments de l'abdomen,  qui confluent pour former un bandeau clair caractéristique de l'espèce. Chez le mâle adulte ces taches sont bleues.

L'Æschne bleue, nom vernaculaire adopté par transcription du nom scientifique.


 

 

 

 

 

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PREALABLE LE NOM DE GENRE AESHNA FABRICIUS, 1775.

http://www.lavieb-aile.com/2017/12/zoonymi-des-odonates.le-nom-de-genre-aeshna-fabricius-1775.html

Le nom de genre Æshna Fabricius 1775 ne peut être expliqué, mais il est peut-être inspiré à l'entomologiste danois par le nom donné par Thomas Mouffet 1634 et 1658 à un de ses Phryganides, "Æeschna" sur la même page où il décrit des libellules. Bien que Æshna de Fabricius soit "fautif" s'il s'agissait d'un nom inspiré du grec, une  lapsus calami ou une erreur typographique n'est pas envisageable puisque cette graphie a persisté telle quelle dans les publications écrites et supervisées par l'auteur en 1781, 1789 et 1792.  Il n'est donc pas licite de modifier sa graphie en Æschna comme l'avait proposé Illiger en 1807, mais cette dernière, souvent utilisée par les entomologistes jusqu'à la décision de la Commission Internationale de Nomenclature en 1939, est à l'origine de notre nom français actuel, "Aeschne". 

Nom vernaculaire :

En 1803, Olivier ou Latreille écrivaient (Nouveau dict. Hist. Nat.) écrivaient AEshne

En 1805, Latreille, qui en créa le genre, écrivait ÆSHNE, œshne.

Latreille encore, en 1829 (in Cuvier, Le règne animal),  décrivait dans sa famille des Subulicornes (je ne résiste pas)  Les Æshnes (Æshna Fabricius).

C'est en 1840 que l'entomologiste belge de Selys-Longchamps écrit dans sa Monographie des Libellulidés d'Europe AESCHNE.

C'est cette graphie qui est reprise par les auteurs des Guides et Atlas actuels (Dijkstra par Delachaux et Niestlé; Libellules de Poitou-Charentes, Libellules de France, Belgique et Luxembourg, etc).

 

 

I. L'AUTEUR : OTTO FRIEDRICH MÜLLER (1730-1784).

"Otto Friedrich Müller est un zoologiste danois, né le 11 mars 1730 à Copenhague et mort le 26 décembre 1784.

Il est le fils d’un trompettiste pauvre d'origine allemande de la cour de Copenhague. À 12 ans, il est confié à son oncle, Niels Udsen, à Ribe à l’ouest du Danemark. Sous sa direction, il étudie l’histoire et la musique. Plus tard, il retourne à Copenhague où il étudie la théologie et le droit à l’université. Il gagne sa vie comme musicien.

Il devient bientôt précepteur auprès de la veuve d’un ancien premier ministre, la comtesse Shulin. Il restera à son service durant 17 ans. Il vit avec la famille à Østergade au centre de Copenhague en hiver et en été, dans le petit château de Frederiksdal à proximité du lac Furesø au nord-ouest de Copenhague.

C’est dans cette fonction qu’il découvre l’histoire naturelle soutenue dans ses recherches par la comtesse. Il voyage en Europe notamment avec le fils aîné et rencontre de nombreux scientifiques renommés comme Bernard de Jussieu (1699-1777) ou Michel Adanson (1727-1806).

Il fait paraître, en 1763, un premier ouvrage sur les champignons suivi en 1764 d’une faune entomologique, Fauna insectorum Friedrichsdaliana, et en 1767 d’une flore, Flora Friedrichsdaliana, ouvrage qu’il illustre lui-même.

Après le décès de la comtesse, il obtient en 1769 un poste de conseiller à la chancellerie et en 1771 celui d’archiviste de la chambre des finances de Norvège. Il se marie à A.C. Paludan, un riche parti dont les revenus lui permettent de se consacrer entièrement à l’étude. Il passe le reste de sa vie à étudier l’environnement naturel autour de Själland dans le Zealand et le long des côtes sud de la Norvège (sa femme y possédait une résidence d’été).

Le roi Frédéric V lui donne la charge de continuer une flore du Danemark (Flora Danica) commencée par Georg Christian Oeder (1728-1791) en 1761 et dont trois volumes étaient parus. Müller en ajoute deux, le dernier paraissant en 1782. Cette flore a connu une très grande renommée pour sa clarté et sa précision.

Mais il se passionne surtout pour les invertébrés et particulièrement les animaux microscopiques et commence à publier à leur sujet dès 1771.

En 1776, Otto Müller fait paraître Zoologiae Danicae prodromus, seu Animalium Daniae et Norvegiae Indigenarum characteres, nomina, et synonyma imprimis popularium qui contient la description de 3 000 organismes du Danemark et de Norvège. En 17771, il commence la publication de son célèbre Zoologia Danica." (d'après Wikipédia )

 

 

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La publication originale de 1764.

Celle-ci est écrite par Müller à l'âge de 34 ans. Elle est dédiée à  la comtesse Schulin, excellentissimae, illustrissimae dominae comitissae.   Elle porte le titre de Favna insectorvm Fridrichsdalina, sive methodica descriptio insectorvm agri Fridrichsdalensis, cvm characteribvs genericis et specificis, nominibvs trivialibvs, locis natalibvs, iconibvs allegatis, novisqve plvribvs specibvs additis, soit "Faune des insectes de Fridrichsdal, ou description méthodique des insectes des champs de Fridrichsdal, avec les caractères génériques et spécifiques, les noms vernaculaires, les endroits où ils naissent, les illustrations qui s'y rapportent et plusieurs nouvelles espèces.  Friedrischsdal — aujourd'hui Frederiksdal— est situé près de Copenhague (Danemark) : il s'agissait d'une maison de plaisance acquise par Frédéric III puis offerte par  le roi Christian VI au comte de Schulin vers 1746. La campagne environnante y était et y est encore belle, avec des champs, des pâturages, trois lacs et des bois, avec une riche biodiversité. Apparemment, le naturaliste était apprécié de  la famille Schulin, qui a soutenu son intérêt. La famille garde toujours le grand cabinet que Müller utilisait pour sa collection, alors qu'il vivait avec eux. Aucun spécimen de sa collection personnelle, cependant, n'est conservé  à Frederiksdal (Nekhaev 2015). Mettre tacitement en parallèle la Fauna Fridrischisdalina et la Fauna Suecica était un bel hommage, qui sous-entendait que Friedrichsdal était comme un petit royaume qui avait trouvé son Linné.

Müller adopte (comme l'indique la tournure de son titre) les principes de Linné :" Descriptiones Celeber ac Illustris Equitis a Linné adhibui, eius methodum in novis describendis secutus, ne scientia eiusque amatores verborum copia, varietate, vel novitate opprimerentur.". Il étudie ses découvertes en les comparant au Systema Naturae (de 1758) et au Fauna Suecicae de 1761 (page VIII).

 

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Il  cite les huit auteurs vers les illustrations desquels il renvoie (auctores quorum icones allatae) ; puis il indique qu'alors que son ouvrage était en impression, il a eu connaissance de "l'Abrégé de l'Histoire des insectes dans les environs de Paris " (sic) de Geoffroy, paru en 1762.

AVCTORES, QVORVM ICONES ALLATAE.

IOH. L. FRISCH . Beschreibung von Inseckten in Deutschland, Berlin 1730. 13 voll, in quarto.

REAUMUR. Histoire des Insectes, Amster. 1737 &c 5 voll. In octauo.

DE GEER. Mémoires pour servir à l’ histoire des Insectes, Holmiae 1752. in quarto.

A. I. ROESEL. Insecten Belustigung, Nürnberg 1746 bis 1761, 4 voll, in quarto.

S. MERIANA. Erucarum ortus et Metamorphosis, in folio.

ELEASAR ALBINVS. Historia naturalis Insect. Anglicanorum. Lond. 1710. in quarto,

SCHAEFFER. Beschreibung einiger inseckten, Regensburg.

CLERCK. Aranei Suecici, Holm . 1757. in quarto. / Icones insect. rariorum, Holm. 1759. in quarto.

Voir les liens en "sources"

 

 

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II. LA DESCRIPTION ORIGINALE LIBELLULA CYANEA MÜLLER, 1764.

Müller, O. F. 1764. Favna insectorvm Fridrichsdalina, sive methodica descriptio insectorvm agri Fridrichsdalensis, cvm characteribvs genericis et specificis, nominibvs trivialibvs, locis natalibvs, iconibvs allegatis, novisqve plvribvs specibvs additis. - pp. I-XXIV [= 1-24], 1-96. Hafniae, Lipsiae. (Gleditsch). page 61 n°541.

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN368323110?tify={%22pages%22:[85],%22view%22:%22info%22}

Texte original :

"541.libellula cyanea alis albidis, puncto marginali nigro : lineis sex thoracis sulphureis.

Roes ins. 2. aqu. t. 2. f. ı.

Ad amnem."

Traduction :

"541. Libellula cyanea. Ailes blanches à point marginal noir : six lignes couleur soufre sur le thorax.

Roesel, Insekten Belustigung vol.2 aquatilium tableau 2 fig.1.

Dans les rivières (amnis, is : cours d'eau rapide")"

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Zoonymie des Odonates. Le nom d'Aeschna cyanea Müller, 1764.

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Puisque Müller nous invite à consulter la figure 1 du tableau 2 des insectes aquatiques de Roësel, allons-y. L'ouvrage date de 1749.

ROSENHOF, ROESEL VON. Der Wasser-insecten zweyte klasse. Der monatlich-herausgegeben insecten-Belustigung », Nürnberg, 1749, Part.2.

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Roesel, Insecten Belustigung 1749. http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0229/image

Roesel, Insecten Belustigung 1749. http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0229/image

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II. ÉTUDE DU NOM CYANEA MÜLLER 1764.

Müller a fait dériver son épithète spécifique du grec kyanos, "bleu sombre". Cette couleur n'est pas reprise dans la diagnose spécifique mais elle caractérise à l'évidence la tache des derniers segments de l'abdomen. Pour le latin cyaneus, le dictionnaire Gaffiot indique "bleu foncé, bleu azuré". En effet, "Le mâle et la femelle aeschne bleue (Aeshna cyanea) sont aisément reconnaissables à leurs deux grosses taches claires sur le dessus du thorax et aux deux derniers segments de leur abdomen dont les taches confluent pour former un bandeau clair caractéristique. Chez le mâle adulte ces taches sont bleues "

 (Odonates costarmoricains).

Les autres Libellula décrites par Müller à Fridrischsdal, et déjà décrites,  sont L. quadrimaculata, L. flaveolata, L. vulgata, L. rubicunda, L. depressa, L. vulgatissima, L. cancellata, L. aenea, L. forcipata, L. quadrifasciata, L. virgo, L. puella, 

Les descriptions nouvelles nommées par Müller sont :  L. Hafniensis, L. pratensis, L. fulva, L. triedra, L. squamata, L. sanguinea, L. variegata, L. Fridrichsdalensis, L. rubra, L. frumenti.

Sont passées à la postérité, outre L. cyanea L. sanguinea [= Sympetrum sanguineum], L. pratense [= Brachytron pratense], L. fulva . 

Une mention spéciale pour Libellula Fridrichsdalensis, la Libellule de Fridrichsdal, qui a été reconnue identique à L. fulva dont elle est un synonyme. Et pour Hafniensis (les deux seuls épithètes à majuscule, se référant à un nom propre), qui reprend le nom latin de Copenhague, et qui est aujourd'hui un synonyme de B. pratense.

 

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IV.LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE DES ODONATES.

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PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/aeschne-bleue/

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"Aeshna cyanea (Müller, 1764). Aeschne bleue Etymologie Cyanea de kyanos (gr) = bleu sombre : couleur des taches des derniers segments abdominaux de l’Aeschne bleue ."

 

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Aeshna cyanea (Müller, 1764) from Lat. cyaneus-a, -um = sea-blue for the blue spots on the male's abdomen."

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 ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) 

"cyanea (Aeshna) - cyaneus, a, um = azzurro cupo. Per la colorazione dominante del corpo"

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"[gr. kyaneos - of the colour of lapis lazuli]"

ENDERSBY

adjective κυανοῦς = dark blue. .

VAN HIJUM, 2005

"Aeshna cyanea Wartebiter Tünglêzebiter, Skaadglêzebiter, Skaadfleaner, cyanea (komt van kyaneos) Smükskaadzjende beamte-grienfleaner, Skaadbiter, = donkerblauw."

 

 

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V. RÉCEPTION DU GENRE.

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Zoonymie des Odonates. Le nom d'Aeschna cyanea Müller, 1764.

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ILLUSTRATIONS.

L'espèce a peut-être été représentée par Simon Bering dans son enluminure du Bréviaire Grimani, dès 1515-1520, et certainement par Joris Hoefnagel dans son enluminure du volume Ignis des Quatre éléments, vers 1575-1585.

Les illustrations sont tirées de mon article :

http://www.lavieb-aile.com/2018/02/zoonymie-des-odonates-avant-l-ere-des-noms-celle-des-enluminures.quatre-libellules-du-breviaire-grimani-1510-1520.html

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Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99. Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 781v. Saint Luc peignant la Vierge.

Venise, Biblioteca Nazionale Marciana, Ms lat. I 99. Bréviaire du cardinal Domenico Grimani, Flandres, vers 1510-1520. folio 781v. Saint Luc peignant la Vierge.

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Joris Hoefnagel, enluminure du volume Ignis des Quatre éléments, vers 1575-1585.

Joris Hoefnagel, enluminure du volume Ignis des Quatre éléments, vers 1575-1585.

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Elle fut illustrée par Harris en 1782 :

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 Harris M. 1780 - An exposition of English insects. - White & Robson, London. - [Rééd. complète en 1782 ]Planche XXIII fig.4

Harris M. 1780 - An exposition of English insects. - White & Robson, London. - [Rééd. complète en 1782 ]Planche XXIII fig.4

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NOM VERNACULAIRE.

Fidèle à leur paresse intellectuelle ou à leur mépris pour la langue vulgaire, les Français ou francophones se contentent d'une traduction littérale du nom scientifique : ils nomment cette espèce "l'Æschne bleue". Consolons-nous car ils auraient pu faire pire et nous avons échappé à l'Æschne Cyan.

Charles de Villers, reprenant le système de dénomination par prénoms féminins de Geoffroy 1762, l'avait décrite en 1789  sous le nom de "l'Henriette" (Caroli Linnaei Entomologia page 10). Rien à regretter.

https://books.google.fr/books?id=saKZnk3vHvQC&pg=PA9&dq=libellula+cyanea+geoffroy&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjI_uvR7cnaAhVLDOwKHT2fBjIQ6AEIPTAE#v=onepage&q=libellula%20cyanea%20geoffroy&f=false 

Les Allemands disent Blaugrüne Mosaikjungfer, les Néerlandais Blauwe glazenmaker et les Anglais The Southern hawker or Blue hawker. 

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SOURCES ET LIENS.

Ouvrages cités par Müller :

— ALBIN, E.: A Natural History of English Insects: Illustrated with a Hundred Copper Plates, Curiously Engraven from the Life. 1720. GDZ Göttingen

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica . Tome second première partie 616 pages, ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— MERIAN (Anna Maria-Sibylla) De Europische insecten 1730 Jean Marret, M.D. Amsterdam J.F. Bernard https://archive.org/stream/gri_33125008530400#page/n3/mode/2up

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL. Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

— RÖSEL VON ROSENHOF 1764-68 De natuurlyke historie der insecten; voorzien met naar 't leven getekende en gekoleurde plaaten. Volgens eigen ondervinding beschreeven, door den heer August Johan Rösel, van Rosenhof, miniatuur-schilder. Met zeer nutte en fraaie aanmerkingen verrykt, door den heer C. F. C. Kleemann ...Te Haarlem, By C. H. Bohn en H. de Wit, boekverkoopers [1764-68] BHL Library

— Rösel von Rosenhof 1746 Der monatlich herausgegebenen Insecten-Belustigung Nürnberg.http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1746ga

— ROSENHOF, ROESEL VON. Der Wasser-insecten zweyte klasse. Der monatlich-herausgegeben insecten-Belustigung », Nürnberg, 1749, Part.2.

http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/roesel1749bd2/0229/image

 

Cyrille Deliry :

http://www.deliry.com/index.php?title=Aeshna_cyanea

Buchecker H. 1876 - Systema Entomologiae. Pars 1. Odonata (Fabric.) europ. - Munchen. https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n3/mode/2up
de Charpentier T. 1825 - De Libellulinis europaeis In Horae entomologicae. - Wratislaviae. -
de Selys-Longchamps E. 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles. http://www.deliry.com/selys1840.pdf
de Selys Longchamps E. 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
de Selys-Longchamps E. 1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris. http://www.deliry.com/selys1850.pdf
de Villers C. 1789 - Caroli linnaei Entomologia fauna suecicae descriptionibus aucta. - Lugduni. - PDF
Deliry C. (coord.) 2008 - Atlas illustré des Libellules de la région Rhône-Alpes. - Dir. du Groupe Sympetrum et Muséum d'Histoire Naturelle de Grenoble, éd. Parthénope, Mèze : 404 pp.
Deliry C. 2017 - Odonata Europaea. - Histoires Naturelles, 49. http://www.deliry.com/hn49.pdf
Eversmann E.F. 1836 - Libellulinae, Wolfgam fluvium inter et montes Uralenses observatae. [+] Libellulinarum species novae, quas inter Wolgam fluvium et montes Uralensis observavit. - Bull. de la Soc. impériale Natural. de Moscou, 9 : 233-248.
Hagen H.A. 1840 - Synonymia Libellularum Europaearum. - Regimontii Prussorum.
Harris M. 1780 - An exposition of English insects. - White & Robson, London. - [Rééd. complète en 1782 ]
Kirby W.F. 1890 - A synonymic catalogue of Neuroptera Odonata or Dragonflies with an appendix of fossil species. - London. -
Latreille P.A. 1805 - Histoire naturelle, générale et particuliere des Crustacés et des Insectes. - Paris, vol. 13. -
Müller O.F. 1764 - Fauna insectorum Fridrichsdalina. - Hafnia & Lipsia. -
Olivier M. 1792 - Encyclopédie méthodique, dictionnaire des Insectes. - Paris, Pankouke. -
Shaw G. 1806 - General Zoology or sytematic natural history. - Volume 6 (2).
Sulzer J.H. 1761 - Die Renezeichen der Insetten. - Zürich.
Vander Linden P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis.

— HARRIS, M. 1776-[1780]. An exposition of English insects. Including the several classes of Neuroptera, Hymenoptera & Diptera, or bees, flies & Libellulæ. Exhibiting on 51 copper plates near 500 figures, accurately drawn & highly finished in colours, from nature. The whole minutely described, arranged & named, according to the Linnean-system, with remarks. The figures of a great number of moths, not in the Aurelian collection, formerly published by the same author, and a plate with an explanation of colours, are likewise given in the work. London. 166 pp.

 

"Parallel English and French texts printed in two columns.
Digitized in 2010 from SUB Göttingen RMAG <4 ZOOL VI, 3423>. In the Göttingen volume, "plate with explanation of colours" is not present. In the Göttingen volume the title page carries the date 1782.
All taxa listed by Sherborn for 1776. Names of taxa established in this work are often associated with the date 1782, but it seems that the work was first published in 1776. "Text sheets were reissued in 1781; the 1782 edition is reset. With an additional engraved titlepage, dated 1782." (Source: National Library of Australia Catalogue, http://catalogue.nla.gov.au/Record/4848612 [04/2011]).
The 1782 edition of this work was obviously a reprint with probably identical content. We did not see the 1776 edition. It seems that the pages in both editions were either cut differently, or that Sherborn 1902 overlooked a generic name on p. 160 where the 1782 edition says "Tipulae continued", because Sherborn combined the new specific names with the genus Sylvicola from p. 159, and not with the genus Tipula with which we have combined the involved new specific names following the arrangement in the digitised copy.
Sherborn's 1902 extract of taxon names contained many corrections or subsequent misspellings (examples: Musca semulater -> M. semulator, coeo -> coco, ludeus -> ludens, compunctus -> compunctor, Apis vereor -> A. vereror, tacitus -> tasitus, etc.). It is possible that Sherborn had the 1776 edition and that the names were spelled differently there. It is also possible (and seems likely to us) that Sherborn tried to correct errors which we would not correct today under Art. 32.5 because these were not inadvertent errors. If the names were misspelled in the original source because the author did not know correct Latin, the original spelling (in the uncommon or incorrect orthography) must stand, so these putative errors are not to be interpreted as inadvertent errors under Art. 32.5. Only Art. 32.5 allows to correct errors in original spellings.
Species listed in the index were often spelled differently from the names that were established in the text before. This occurs especially with names that were described in the genus Musca. Taxa were entered following the spelling of their first occurrence in the text. Different spelling in the index were mentioned in the comments' field." (Animalbase)

https://www.gla.ac.uk/myglasgow/specialcollections/virtualexhibitions/birdsbeesandblooms/bees/mosesharrisanexpositionofenglishinsects/

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[5],%22view%22:%22info%22}

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN624677753?tify={%22pages%22:[80],%22view%22:%22thumbnails%22}

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Zoonymie :

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/anisopteres/aeschne_bleue/aeschne_bleue.html

— LIBELLULES DE FRANCE ET D'AILLEURS

http://odonatas69a.blogspot.fr/search?q=cyanea

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65440/tab/taxo

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 08:32

Zoonymie des Odonates : le nom de genre Leucorrhinia Brittinger, 1850.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Résumé : 

Le nom Leucorrhinia vient des deux mots grec leukos = blanc et rhinios = nez. Il est une transcription en grec du nom latin albifrons "front blanc" de l'espèce type du genre, décrite par Burmeister en 1839. Cette transcription créé par Charpentier en 1840 sous la forme Leucorhinus a été féminisée (et complétée d'un -r-) par Brittinger, pharmacien et naturaliste de Vienne.

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L'AUTEUR :

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(d'après Wikipédia de)

 

Christian Casimir Brittinger (né le 30 avril 1795 à Friedberg , † 11 janvier 1869 à Steyr ) était un botaniste allemand , un entomologiste et un ornithologue . 

Il a étudié la pharmacie chez Stift Schlägl et est ensuite devenu pharmacien à Linz . Là, il a également rencontré le botaniste Josef von Mor , avec qui il a exploré la flore autour de Linz. Brittinger a quitté Linz en 1818 pour Vienne, où il a étudié la pharmacie supérieure à l'université. Après avoir terminé ses études, il est ouvert une pharmacie à Steyr en 1827 où il a de nouveau examiné les environs. En plus de ses correspondants directs, il a également eu des botanistes à Prague , Stuttgart , Leipzig et Strasbourg via des sociétés d'échange. En 1855, il est devenu membre du club d'échange basé à Vienne et a livré plus de 1900 plantes. 

 Brittinger a été membre d'un certain nombre d'associations botaniques et de sociétés de recherche sur la nature, mais aussi de l' Association entomologique de Szczecin . Car il s'est aussi fait un nom en entomologie et a décrit les papillons , les libellules et les coléoptères . Mais il ne s'est pas non plus arrêté à l'entomologie et plus tard a également décrit des oiseaux .

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Christian Casimir Brittinger, in Wikipedia de

 

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LA DESCRIPTION ORIGINALE, LEUCORRHINIA, BRITTINGER, 1850.

SitzBer. Akad. Wiss., Wien, 4:333.

Sitzungsberichte der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften. Mathematisch-Naturwissenschaftliche Classe.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/103017#page/357/mode/1up

Le texte de la description :

Folgende Arten, welche durch den Metallglanz ihres Oberleibes, durch die Form, Rückentlanke und Angehänge des Hinterleibes, durch einen dreieckigen, schwarzen Fleck an der Basis der Hinterflügel, und durch ihre weisse Stirn und Nase, eine sehr natürliche Gruppe bilden, habe ich schon im Jahre 1845 als eigene Gattung geschieden, und unter dieser Benennung abgegeben." 

- 1. Leuc. rubicunda. L. (Lib. pectoralis. Ch.) In gebirgigen Gegenden an stehendem Wasser , auf feuchten Wiesen nahe an Waldungen. Juli, August. Selten. Oesterreich, Böhmen, Schlesien. 

- 2. Leuc. pectoralis. Charp. Mit voriger zu gleicher Zeit und an gleichen Orten. 
 -3. Leuc. dubia. Van der Lind. (Lib. leucorrhinus. Ch. Lib. sylvicola. Hagen ). Auf feuchten, sumpfigen Waldwiesen in Gebirgsgegenden im Mai bis halben Juni. Oesterreich, Böhmen, Mähren. 
-4. Leuc. albifrons. Bnrm. Aufenthalt wie vorige, im Juli, August. Seltener. Oesterreich, Ungarn. 
-5. Leuc. caudalis. Charp. An stehenden Wässern in Gebirgsgegenden. Juni. Böhmen, Schlesien. 
- 6. Leuc, ornaia.* An stehendem Wasser, in Gebirgs-gegenden, Auen der Donau. Oesterreich, Ungarn." 

 

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Brittinger s'est "contenté" de modifier la forme Libellula leucorrhinus créée par Charpentier en 1840 dans Libell. europ. Lipsiae, page 87 en l'accordant au genre féminin , pour en faire un Genre.

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nyp.33433011575317;view=1up;seq=191

 

Numérisé par Biodiversity Heritage Library.https://www.biodiversitylibrary.org/item/103017#page/357/mode/1up

Numérisé par Biodiversity Heritage Library.https://www.biodiversitylibrary.org/item/103017#page/357/mode/1up

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ÉTUDE DU NOM.

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Le nom Leucorrhinia vient des deux mots grec leukos = blanc et rhinios = nez. Il est une transcription en grec du nom latin albifrons "front blanc" de l'espèce type du genre, décrite par Burmeister en 1839. 

Brittinger fait apparaître dans son texte la couleur blanche du front, qui justifie ce nom :

"Les espèces suivantes, qui forment un groupe très naturel par le lustre métallique du haut de leur corps, par la forme, du dos et des pièces de l'abdomen, par une tache noire triangulaire à la base des ailes postérieures et par leur front et nez blancs (ihre weisse Stirn und Nase). Je les ai déjà séparés en 1845 en tant que genre  à part, et leur ai donné cette désignation. "

Comme je l'ai indiqué, c'est l'entomologiste allemand Toussaint de Charpentier qui a formé, en 1840, cette transcription du latin vers le grec sous la forme leucorhinus.

 

CHARPENTIER, T. DE (1840): Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae. Voss, Leipzig, page 87.

https://babel.hathitrust.org/cgi/pt?id=nyp.33433011575317;view=1up;seq=95

 "Ad n о t. 2. Clarissimus mihique carissimus Burmeister Libellulam mecum communicavit, quam in promtuario suo Lib.albifrontem appellavit. Eiusdem Libellulae exempla nonnulla,in Moraviae montibus capta, ante oculos habeo, et disquisitio exacta, quatenus in animalibus mortuis et aridis factis, quorum igitur colores obsoleti sunt, institui potest, me docuit, hanc Libellulam illi, quam s. n. Lib. pectoralis descripsi, esse peraffinem, omnino autem ei iura peculiaris speciei posse vindican.
Cum denominatio „Lib. albifrontis", alii speciei iam antea a me sit imposita, huic attribuamus nomen „Lib. leucorhinus"."

Je tente de traduire par : "Comme la dénomination Libellula albifrons avait été auparavant déjà utilisée pour d'autres espèces, j'ai attribué le nom de libellula leucorhinus.".

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On notera que Charpentier écrit "leucorhinus" (un seul -r-) et que Brittinger, en citant ce nom, écrit "leucorrhinus" avec deux -r-. 

J'ignore la raison de ce dédoublement de -r- pour leucorrhinus, puis pour leucorrhinia : sans doute selon des règles propres au grec.

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On retrouve ce nom leucorrhinus en Zoologie aujourd'hui chez l'amphibien Pristimantus leucorrhinus, le nom leucorhinus chez l'amphibien disparu Pseudophilautus leucorhinus (1856), chez le mammifère Huetia leucorhina Huet 1885 (ex Calchochloris leucorhinus), la forme leucorhina chez l'arthropodeDichaetomya leucorhina (Bigot, 1891),  etc.

La graphie Leucorhinia pour ce genre d'Odonate, fautive, est attestée en 1889, 1890, ou même en 2017 dans le titre d'un article scientifique, tandis que la graphie est correcte dans l'abstract. 

Johansson F, Halvarsson P, Mikolajewski DJ, Höglund J (2017) Phylogeography and larval spine length of the dragonfly Leucorhinia dubia in Europe. PLoS ONE 12(9): e0184596. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0184596

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CHARPENTIER, T. DE (1840): Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae. Voss, Leipzig  Tab. XI

CHARPENTIER, T. DE (1840): Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae. Voss, Leipzig Tab. XI

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

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PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

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"Leucorrhinia albifrons : Leucorrhinia  du grec leukos = blanc et rhinios = nez (du fait de la couleur du front) ; albifrons du latin albi = blanc et frons = front. Le nom français n’est qu’une adaptation du nom scientifique.

Remarque : L. albifrons est la seule leucorrhine dont le front peut être très sombre chez certains individus."

 

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Leucorrhinia: Brittinger, 1850 feminine form of an artificial adjective derived from Grk. λευκός = white + ῥίς; ῥινός = nose."

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"Leucorrhinia [gr. leukos - white; rhin* - nose] refers to the white frons of its species. - albifrons [l. albus - white; frons - forehead, front] points to the same feature as the genus name. - pectoralis [l. concerning the breast] CHARPENTIER (1825: 46) chose as name because he was wrongly convinced that the thorax showed characteristic features, by which this species might be distinguished from other anisopteran species."

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VAN HIJUM, 2005

Leucorrhinia Wytsnüt, Wytkopke leukos = wit; rhinios = neuzig

 

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RÉCEPTION DU GENRE.

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Henrik Steinmann, World Catalogue of Odonata, Numéro 110, Walter de Gruyter, 1997, page 367. Num. Google.

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FORME VERNACULAIRE.

Les  Français, bien peu soucieux  de créativité se sont contentés de franciser la forme latine par le  très laid : Leucorrhine.

Whiteface en anglais

Moosjungfern en allemand

Carablancs en catalan

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SOURCES ET LIENS.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

 

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

LIBELLULES DE FRANCE ET D'AILLEURS

http://odonatas69a.blogspot.fr/search?q=albifrons

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 23:02

Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Crocothemis  Brauer, 1868.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

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Voir aussi :

 

 

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Résumé : CrocothemisBRAUER, 1868,  Verh. zool.-bot. Ges. Wien 18 :367 . Du grec krokos "crocus, safran", probablement du fait des larges taches ambrées de la base des ailes postérieures, et themis, du nom de la déesse grecque tenant la balance  de la Justice. Ce suffixe étant propre à de très nombreux genres de Libellulidae, il  pourrait avoir été choisi comme une référence   à l'étymologie alors admise du genre  Libellula, "petite balance".

 

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L'AUTEUR : FRIEDRICH MORITZ BRAUER (1832-1904).

 

Friedrich Moritz Brauer est un médecin et  entomologiste autrichien, né le 12 mai 1832 à Vienne et mort le 29 décembre 1904 dans cette même ville.

Il a été parmi les fondateurs de la prestigieuse Société zoologique et botanique à Vienne en 1851. À partir de  1876 , il fut le conservateur des collections de  Diptères et Neuroptères, (qui comprennent alors  les Odonates) du Musée d'Histoire Naturelle de Vienne , dont il fut également le directeur de 1898 jusqu'à sa mort. À partir de 1884, il était professeur titulaire de Zoologie à l' Université de Vienne. Entre 1850 et 1901 il a écrit 189 publications. Son premier travail, une révision du genre Chrysopa, fut suivi par de nombreux articles sur la biologie des espèces de Neuroptères, ordre dont il devint l'un des meilleurs spécialistes européens.

Il fait paraître une importante mise à jour de la classification des insectes en 1885.

 

 

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http://hbs.bishopmuseum.org/dipterists/images/brauer.gif

 

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II. LA PUBLICATION ORIGINALE. CROCOTHEMIS, BRAUER, 1868.

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BRAUER (F.M) , 1868 Verh. zool.-bot. Ges. Wien 18 :367 

Verhandlungen der Kaiserlich-Königlichen Zoologisch-Botanischen Gesellschaft in Wien.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/81414#page/533/mode/1up

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Crocothemis, Brauer : Nur der 2. und 3. Ring mit einer Querkante, ♀  mit dreieckig abstehender Scheidenklappe (Europa, Asien, Neuholland). 

"Seulement les 2ème et 3ème anneaux avec un bord transversal, ♀ avec lame vulvaire triangulaire proéminente."

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Zoonymie des Odonates. Le nom de genre Crocothemis  Brauer, 1868.

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ÉTUDE DU NOM CROCOTHEMIS.

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La première constatation est que Brauer n'a donné aucune explication sur le choix ou l'étymologie du nom qu'il a créé.

Son article est intitulé Verzeichniss der bis jetzt bekannten Neuropteren im Sinne Linne's. "Catalogue des  Neuroptères — au sens de Linné — actuellement connus. Elle donne une mise à jour de la classification des Neuroptères, après les publications de Hagen, de De Sélys, de MacLachlan, de Pictet "senior et junior" (François-Jules Pictet de la Rive 1809-1872 et ? son fils Alphonse Auguste), de Schneider, car "la littérature concernant les Neuroptères a toujours connu le sort d'être dispersée dans une grande variété d'ouvrages" et que "depuis 25 ans, depuis Rambur, aucune vue d'ensemble n'a été donnée; car les catalogues du British Museum de Walker passent sur une grande partie des Odonates, bien qu'ils soient par ailleurs assez complets. " (page 359)

Les Neuroptera sont divisés en Pseudoneuroptera ( Odonata, Ephemerina, Perlidae, Psocidae, Embidae, Terbidana) et en Neuroptera.

La famille des Odonata est divisée en 6 Tribus :  Libellulina, Cordulina, Aeschnina, Gomphina, Calopterygina, et Agrionina.

Brauer décrit 43 genres de la tribu Libellulina, . Parmi ceux-ci, 21 sont construits avec le suffixe -themis final. 10 avaient été créés précédemment par Hagen : Ryothemis, Tholymis, Perithemis, Plathemis, Orthemis, Celithemis, Dythemis, Leptemis, Erythemis, Mesothemis

Brauer a ajouté 10 à 11 noms sur ce modèle : Lyriothemis, Neurothemis, Urothemis, Trithemis, Brachythemis, Crocothemis, Microthemis, Tetrathemis, [Nannothemis] et Nannodythemis.

Le choix du suffixe -themys revient donc à Hermann August Hagen, entomologiste américain d'origine allemande, qui en a fait le premier usage en 1861 (Synopsis ... p. 147-185) en créant 8 noms :  Celithemis, Plathemis,  Orthemis, Lepthemis, Dythemis,  Erythemis, Mesothemis, et  Perithemis. Sans d'ailleurs commenter ce choix. Nous pouvons juste constater que le suffixe final est associé à des adjectifs, et que trois d'entre eux, Plathemis, Orthemis et Lepthemis, sont à l'évidence inspiré des trois sous-genres créés par Newman en 1833, Plathetrum, Orthetrum et Leptetrum. Le suffixe -etrum "abdomen" a été remplacé par -themis féminin (et donc accordé avec Libellulina), plus général et vague. 

Themis renvoie soit au nom d'un déesse grecque, soit aux valeurs que celle-ci représentent : la Justice, l'Ordre et l'Équité

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"Dans la mythologie grecque, Thémis (en grec ancien Θέμις / Thémis de θέμις / thémis, « la loi divine »), fille d'Ouranos (le Ciel) et de Gaïa (la Terre), est une des Titanides. Elle donne à Zeus, de qui elle est la deuxième épouse après Métis, les Moires, les Heures et Astrée auxquelles viennent parfois s'ajouter les trois Hespérides, les trois nymphes du fleuve Éridan et Homonoia, la déesse de la Concorde. Déesse de la Justice, de la Loi et de l'Équité, Thémis assiste Zeus dans l'Olympe. Elle est souvent représentée dans l'art ancien tenant les plateaux d'une balance avec laquelle elle pèse les arguments des parties adverses." (Wikipédia)

Il est impossible de savoir si Hagen a vu en -themis une référence à la déesse, ou beaucoup plus généralement à la notion d'ordre, capitale en taxonomie et de règle établie par les dieux (par la Nature). Nous pourrions  imaginer remplacer ce suffixe par le mot "loi naturelle" et presque par celui de "taxon". Mais nous voyons bien que ces hypothèses sont vagues et poeu convaincantes. 

J'ai pourtant une suggestion. Ces 8 genres construits sur -themis appartiennent aux 13 genres de la sous-famille  Libellulina, de la Tribu Libellulina, qui doit son nom au fait qu'elle accueille le genre Libellula créé par  Linné en 1758. Une des étymologies communément admises pour le nom de ce genre était d'en faire un diminutif de Libella, "balance".    Il me paraît vraisemblable que Hagen ait choisi le nom de la déesse dont l'attribut est la balance pour former le nom de la plupart des genres entourant le genre Libellula dans la sous-famille Libellulina, en rappel de l'étymologie alors admise du nom formé par Linné. En Italie, les libellules étaient parfois désignées sous le nom de Bilancetta, "petite balance". Ce n'est que depuis N.A Kemner 1942 que  nous savons que "le mot ne provient ni du latin libella « petite balance », ni de  libella « le niveau », ni de libella « petit livre », mais qu'il fut appliqué d'abord à la larve de l'odonée à cause de la ressemblance avec le niveau et la zygène. Le mot libella, appliqué à un insecte, se rencontre pour la première fois en 1555 dans l'ouvrage de Rondéletius « Universae aquatilium Historiae pars altera », En Hollande, J. Swammerdam l'applique en 1669 à l'odonée. C'est Linnée qui lança le diminutif libellula en 1746. Le mot Perla, employé jusqu'ici pour désigner le même insecte, disparaît dès lors."( Lychnos, annuaire de la Société suédoise d'histoire des Sciences, publié à Uppsala, sous la direction du professeur J. Nordstrom (Almqvist et Wiksell, 1942, 469 pp., rapporté dans Rev. belge de philologie 1944 ).

 

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La déesse Thémis : image http://www.greekboston.com/culture/mythology/themis/

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L'emploi de -themis par Brauer.

 

Brauer à son tour accole le suffixe -themis à des adjectifs de taille (brachy-, micro-), de nombre (dy-, tri-, tetra-) ou de couleur (croco-). 

À la page 367, il sépare son paragraphe 20 en une clef à deux entrées, pour Brachythemis et Crocothemis

Dans le premier cas, le suffixe brachy-, "court" se trouve justifié dans la description :

" 2., 3. und 4. Hinterleibsring beim ♂ und ♀ mit einer Querkante Scheide unbedeckt, weniger als 10 Antecubitales. Leib kegelig, beim ♀ dick, kurz, die 2 letzten Ringe sehr kurz (Ostindien)."

2ème, 3ème et 4ème anneau abdominal chez le ♂ et la ♀ avec un fourreau à bord transversal non couvert, moins de 10 antécubitales. Corps conique, chez la ♀ épais, court, les 2 derniers anneaux très courts (Inde de l'Est).

Par contre, dans le deuxième cas, pour Crocothemis, la description ne fait aucune allusion à la couleur orange "crocus" ou safran à laquelle renvoie le suffixe crocos-.

. C'est donc par présomption, parce qu'à l'époque de la description, toutes les espèces connues, et en particulier l'espèce-type du genre, Crocothemis erythraea Brullé, 1832, possèdent une tache jaune-ambrée bien visible à la base des ailes postérieures, qu'il est possible de considérer que cette caractéristique a inspiré le nom Crocothemis.

"À tous les âges, les ailes sont hyalines, à l'exception d'une grande tache ambrée à la base des postérieures. Cette tache, et l'absence de noir sur la tête, le thorax et les pattes différencient les crocothemis de tous les autres libellulidés." K.-D.B. Dijkstra, p290) 

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

PRECIGOUT ET PRUD'HOMME / POITOU-CHARENTES-NATURE:

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/crocothemis-ecarlate/

"Crocothemis de krokos (gr) = safran, orange : probablement du fait des larges taches alaires basales orangées et themis (gr) = règle, coutume : terminaison « inventée » par l’entomologiste allemand H.A. Hagen (1817-1893) et appliquée à plusieurs espèces sans qu’il ne semble y avoir de signification claire."

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

Crocothemis: Brauer, 1868
from Grk. κρόκος = saffron-coloured  + Θέμις or θέμις = (Greek Titaness of) divine order, law as established by custom.

 

ENDERSBY & FLIEDNER, 2015

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia's_Dragonflies

"Fliedner (2006) deduces that the derivation of the genus name is from Gr. κρόκος = crocus, the source of saffron + θέμις = laws, decrees, ordinances, judgements (see Synthemis). All species which comprised the genus at the time of its first description have the wings marked with saffron spots at the base.

Brauer (1868b) first introduces the name in the couplet of a dichotomous key which separates Brachythemis and Crocothemis but there is no mention of the saffron wing coloration. “Nur der 2. und 3. Ring mit einer Querkante, mit dreieckig abstehender Scheidenklappe (Europa, Asien, Neuholland). Crocothemis Brau.” [Only the second and third [abdominal] segment with a transverse edge, ♀ with triangular protruding vaginal ap (Europe, Asia, New Holland). Crocothemis Brau.]. {Feminine}."

 

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Synthemis : "Themis was the Goddess of Divine Law, Order and Justice, a wife of Zeus (Bray 1964). The first occurrence of this name is in Hagen (1861). He created eight genera ending in –themis, most probably choosing it to match other names of divine beings established in Odonata and because of its connotation of reflecting classification. Fliedner (2006) has ascertained that there are more than 50 names which contain –themis in combination. He adds the nice comment that “Being the goddess of order, Themis is a suitable patroness of taxonomists.” Recognising that at the time of its inception, Odonata taxonomy comprised only the families Libellulidae, Æschnidae and Agrionidae, –themis is effectively a synonym for the Libellulidae of the time. "

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HEINRICK FLIEDNER 2009.

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

"Alle Arten von Crocothemis [gr. krokos - Safran; - th. s.o. (MS5)], die bei der Erstbeschreibung der Gattung zugeordnet wurden, weisen an der Flügelbasis einen safranfarbenen Fleck auf.

 

Der dritte hier behandelte Bestandteil war nie ein eigener Gattungsname, ist aber in mehr als 50 enthalten. In HAGEN (1861) finden sich die ersten 8 Namen auf -themis [gr. themis - Festgesetztes, Satzung, Brauch, Gesetz/ Göttin der Ordnung]. Höchstwahrscheinlich schuf Hagen diesen Namen in Anlehnung an andere Götternamen für Libellengattungen wie Echo oder Nehalennia. Als Göttin der Ordnung eignet sich Themis gut als Patronin für Taxonomen. Seine Namenswahl begründet HAGEN (1888) nur grammatisch: bei der Suche nach neuen Namen fielen ihm drei ein, die NEWMAN (1833) zusammen mit Sympetrum vorgeschlagen hatte, nämlich Orth-etrum [gr. orthos - gerade, ētron - Unterleib~Abdomen], Lept-etrum [gr. leptos - dünn, fein] und Plat-etrum [gr. platys - breit, platt, flach], die er für verfügbar hielt, da nie jemand sie seit der Publikation verwendet hatte. Doch er wollte sie nicht unverändert beibehalten, da dann für die Übernahme von Namen aus dem Genus Libellula in die von Newman das grammatische Geschlecht der Artnamen hätte geändert werden müssen. So nahm er ein Morphem, das grammatisch im Geschlecht mit der älteren Gattung übereinstimmte, so dass sich Namen wie Or[th]-themis, Lep[t]-themis und Pla[t]-themis ergaben, und schuf so ein Element, das in zusammengesetzten Namen die Bedeutung ‘Libellulide’ annahm

The third element discussed here has never been a genus name of its own, but more than 50 names are combinations with it. HAGEN (1861) created eight names ending in -themis [gr. themis - law as established by custom / the goddess of order]. Most probably Hagen chose this denomination starting from other names of divine beings established in Odonata, e.g.Echo or Nehalennia. Being the goddess of order Themis is a suitable patroness of taxonomists. HAGEN (1888) only explains grammatically why he chose this special word: When he was seeking genus names for libellulids three names NEWMAN (1833) had proposed together with Sympetrum, i.e. Orth-etrum [gr. orthos - straight; ētron - abdomen], Lept-etrum [gr. leptos - thin, lean] and Plat-etrum [gr. platys - flat, depressed], came to his mind which he thought to be available as no one had ever used them after their publication. But he did not want to employ them directly, for the adaption of names from the genus Libellula to Newman’s genera which differred in gender would have made changes inevitable. So he took an element, which shared gender with the previous genus, forming names like Or[th]-themis, Lep[t]-themis and Pla[t]-themis thus creating an equivalent to ‘libellulid’ in compound names. 

 

"Le troisième élément ici n'a jamais été un nom de genre en lui-même, mais il participe à plus de 50 noms qui sont formés avec lui. HAGEN (1861) a créé huit noms se terminant par -themis [gr. themis - loi établie par la coutume / la déesse de l'ordre]. Très probablement, Hagen a choisi cette dénomination à partir d'autres noms d'êtres divins établis dans Odonata, par exemple Echo ou Nehalennia. En tant que déesse de l'ordre,  Thémis est une patronne bien  appropriée pour  les taxonomistes. HAGEN (1888) explique seulement grammaticalement pourquoi il a choisi ce mot spécial : Quand il cherchait des noms de genre pour les trois noms de libellulidés NEWMAN (1833) avait proposé avec Sympetrum, i. Orth-etrum [gr. orthos - droit; ētron - abdomen], lept-etrum [gr. leptos - mince, mince] et Plat-etrum [gr. Platys - plat, déprimé], lui est venu à l'esprit qu'il pensait était également disponible car personne ne les avaient utilisés depuis  leur publication. Mais il ne voulait pas les employer tels quels, car l'adaptation des noms du genre Libellula avec les genres de Newman , qui en différait par le genre (masculin)  aurait rendu les changements inévitables. Il prit donc  l'élément, accordé avec le féminin du genre préexistant Libellula , formant des noms similaires ou Or[th] -themis, Lep [t] -themis et Pla [t] -themis qui créaient des noms équivalents   aux « libellulidés » dans les noms composés."

 

VAN HIJUM, 2005

krokos = saffraan; themis = gebruik of gewoonte (règle ou coutume)

 

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— HAGEN, H.A. (1888) : On the genus Sympetrum, Newman. Entomologica Americana 4: 31-34. New York.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/42499#page/39/mode/1up

— HAGEN, H.A. (1861): Synopsis of the Neuroptera of North America, with a list of the South American species. Smithonian Miscellaneous Collections 4: 1-347. Philadelphia

https://www.biodiversitylibrary.org/item/62578#page/340/mode/1up

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RÉCEPTION.

.https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA34&lpg=PA34&dq=brauer+Verh.+zool.-bot.+Ges.+Wien+18,+Abh.&source=bl&ots=1APx7qeSko&sig=vqN6v7ZD5uShOh0UnFq-u0iHnsY&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwicnuDAjLPaAhUGuRQKHRC2DXAQ6AEIQDAD#v=onepage&q&f=false

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SOURCES ET LIENS.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie 

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

— Odonates costarmoricains.

http://www.nature22.com/odonates22/ordresystematique.html

— LIBELLULES DE FRANCE ET D'AILLEURS

http://odonatas69a.blogspot.fr/2013/09/tout-sur-les-aeshnides-ou-presque.html

— INPN.MNHN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694/tab/taxo

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué). "Les vraies richesses, plus elles sont grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)

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