Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 23:57

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata (Linnaeus, 1758), la "libellule à quatre taches".

.

 

 

.

 

.

 

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

.

 

 

Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

Résumé.

Libellula Linnaeus, 1758, Syst. nat. :543 , est le nom créé par Linné pour désigner les Odonates. C'est un diminutif de  Libella,  nom latin qui désigna d'abord dans les temps anciens et médiévaux le « niveau », un instrument des charpentiers en forme de T. Ce nom avait été choisi par le naturaliste français Guillaume Rondelet en 1554 pour nommer le requin-marteau (libella marina « niveau marin ») en raison de la similitude de la forme en T de la ligne des yeux excentrés. Rondelet repris en 1555 ce nom pour désigner par libella fluviatilis,  « niveau des cours d'eau » les larves des zygoptères dont les yeux sont également déportés latéralement.  A partir  de Thomas Moffet en 1634, les naturalistes ont étendu l'usage de  Libella  à tous les Odonates adultes.

Linné a utilisé la première fois Libellula dès la première édition du Systema naturae (Leyde, 1735), en donnant comme synonyme « Perla » (Aldrovandi 1602) et « Virguncula ». Ce dernier nom, « petite vierge », suggère que Linné a créé une forme diminutive de Libella sur les modèles virgo /virguncula, puella/puellula, "fillette, demoiselle" et à travers eux domina/domnicella "Demoiselle" par condensation et contamination de l'image métaphorique des noms vernaculaires comparant ces insectes à des jeunes filles (français) ou des fées malicieuses (anglais ou allemand).

.

 

quadrimaculata Linnaeus, 1758, Syst. nat.:543, écrit 4-maculata dans la publication originale, associe le préfixe quadri  "quatre"  au latin  maculatus  "taché" : cette espèce a sur ses ailes 4 marques noires, 2 au niveau du nodus s'ajoutant aux 2 ptérostigmas.

— Noms communs en français : 1°) "La Françoise", Geoffroy 1762 ; 2°) "La Libellule quadri-maculée", Olivier, 1789, Latreille 1792 ; 3°) "La Libellule à quatre taches", Latreille, 1804 ; 4°) "La Libellule quatre-taches", Duméril 1823 ; 5 °) "La Libellule à quatre points" 1899, Bull. Soc. des Sc. nat. de Saône-et-Loire ; 6°) "La libellule quadrimaculée", P.-A. Robert 1958. Aujourd'hui, depuis Dommanget 1987, l'unanimité est faite (SFO, INPN, guides de vulgarisation) autour de "la Libelllule à quatre taches" de Latreille.

— Noms communs en d'autres langues : ils signifient tous "libellule à quatre taches".

- en frison 1981 : Fjouwerplakjes libel, Fjouwerplakjeslibel, Flekbükje

-en allemand : Der Vierfleck

- en anglais : the Four-spotted chaser

-en catalan : El Cabot quadrimaculat 

-en espagnol : La libélula de cuatro puntos 

-en italien : la libellula dalle quattro macchie

-en néerlandais : de viervlek 

- en néerlandais : Viervlek

-en gallois : picellwyr pedwar nod [picellwr pedwar nod]

.

 

.

 

LE NOM SCIENTIFIQUE.

 

 

 

 

.

 

I. LE NOM DE GENRE LIBELLULA LINNAEUS, 1758.

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2017/12/zoonymie-pre-linneenne-des-odonates-origine-du-nom-libellula-linnaeus-1758.html

.

II. LE NOM D'ESPÈCE LIBELLULA QUADRIMACULATA (LINNAEUS, 1758).

 

 — LINNÉ ( Carl von,) 1758, Caroli Linnaei...Systema naturae per regna tria naturae :secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis.Holmiae : Impensis Direct. Laurentii Salvii, 1758-1759. pages 543.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/565/mode/1up

Description originale.

4-maculata 1. L. alis posticis basi omnibusque medio antico macula nigricante. 

Fn. fvec. 764. L. alis macula marginali duplici. 

Raj. inf. 49. n° 3. 

Reaum. inf. 6. t. 35 . f. 1 , 2. 

 

Habitat in Europa.

 

Traduction.

 

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

.

Commentaire :

Linné a décrit en 1758 18 espèces de ses LIBELLULA, classées parmi les NEUROPTERA. 

Il les divise en deux groupes (* et **) :

  • Alis patentibus acquiescentes [les ailes ouvertes au repos] : les 16 premières, dont la première, L. 4.maculata.

  • oculi distantes remotique [les yeux écartés et distants] : L. virgo et puella

Il indique pour chacune les références à son propre travail, la Fauna suecica de 1746 (Faun. svec) ou description de la faune de Suède, puis aux naturalistes qui l'ont précédé : ici John Ray et Réaumur.

.

Références faites par Linné pour L. quadrimaculata.

a) Fauna suecica 1746 page  230  n° 764.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/264/mode/1up

 

764. LIBELLULA alis macula duplici marginali. 
Raj . Ins . 72, n° 3 Libella maxima, abdomine longo tenui laevi viridi-splendente ad initium & finem  intumescente. 
Habitat Upsaliae rarior
DESCR. Nomen Raji nil valet, descriptio bona est. Thorax crassus, cinereus, a vergo hirsutus. Abdomen attenuatum ex lato principio. Alae albae, versus basin lutea:, sed inferiores infra luteum colorem nigrae. latera abdominis cana; cauda duabus appendiculis teretibus utrinque attenuatis. Nota essentialis, qua haec species ab omnibus distinguitur , consistit in puncto marginali , quod ut in reliquis versus extremitates nigrum est sed praeter hoc punctum, fusca f. nigra alia macula, ad marginem anteriorem , in mediao alae singula ; adeoque puncta quasi duo marginalia in omni ala. 

.

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

.

b) John Ray, 1710, Historia insectorum page 49 n°3.

https://archive.org/stream/historiainsector00rayj#page/48/mode/1up

.

3, Libella maximam abdomine longo, tenui laevi viridi-splendente, ad initium & finem intumescente.

Thorax pilis crebris hirtus est , supine e viridi & cupreo mixto, subtus cupreo colore pilos tralucence splendens. Abdomen longum ut in hoc genere, tenue, laeve, ad exortum a thorace & ad caudam intumescens. Alae membranaeae pellucidae ad exortum luteo tintae, duplici in margine exteriore lineola nigra, una majore prope  extremum , altera transversa minima & vix discernenda circa mediam partem notatas.

.

 

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

.

c)  Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes volume 6 [1742] planche XXXV figures 1 et 2.

Linné se réfère aux 2 premières  illustrations de la planche XXXV, dont la description est placée en page 390 :

"Les différentes espèces de demoiselles aquatiques, peuvent être rangées sous trois genres, dont chacun a un caractère très-marqué, ce qui le rend aisé à distinguer des autres.

J'appellerai demoiselles à corps court & applati celles que je mettrai dans le premier : ce n'est pas que leur corps ne soit long par rapport à celui de la plupart des mouches; mais il est court, comparé avec celui des autres demoiselles , & d'ailleurs autrement conformé : le leur souvent plus large qu'épais , diminue insensiblement de largeur jusqu'à son extrémité. "

 

.

La tache sombre au nodus est peu ou pas visible sur ces illustrations.

.

 

 

 

 

 

 

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

.

.

ÉTUDE DU NOM QUADRIMACULATA.

L'épithète spécifique, que Linné écrit 4-maculata dans la publication originale, associe le préfixe quadri  "quatre"  au latin  maculatus  "taché" : cette espèce a sur ses ailes 4 marques noires, 2 au niveau du nodus s'ajoutant aux 2 ptérostigmas.

.

LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

.

POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/libellule-a-quatre-taches/

"Quadrimaculata de quadri dérivé de quattuor (lat) = quatre ; maculatus (lat) = taché, maculé : cette espèce a ses quatre ailes marquées de taches au niveau du nodus.

.

DRAGONFLYPIX

http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 

Libellula: Linnaeus, 1758 dimin. of Lat. libella, the word which in Linnaeus' time was used for dragonflies in general.

Libellula quadrimaculata Linnaeus, 1758, from Lat. quadri- = four times + maculatus, -a, -um = spotted, for the four spots at the wing nodes "

.

D'ANTONIO & VEGLIANTE.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"Libellula - libella, ae = bilancia oppure da libellulus, i=piccolo libro.

quadrimaculata (Libellula) - quadri- = quattro volte + maculo, as, avi, atum, are = macchiare; con quattro macchie. Per la presenza di quattro macchie sulle ali."

.

H. FLIEDNER, 2009

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"-Libellula was the name by which Linnaeus summed up all Odonata. It is a diminutive of l. libella which among other things means: spirit level, an instrument of carpenters T-shaped in ancient and medieval times. This name the French naturalist Guillaume Rondelet (1505- 1566) had chosen for the hammerheaded shark (libella marina - libella from the sea) because of similarity and later transferred to zygopterous larvae (libella fluviatilis - libella belonging to the rivers). From the 17th century onwards adult Odonata were also thus named by scientists.

- quadrimaculata (Linnaeus) [l. four-spotted] refers to the black marks at the nodus of each wing which together with the pterostigmata make eight spots. "

.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"libella = waterpas (een waterpas had een T-vorm, zoals het hoofd van een hamerSubfamilie Leucor

Libellula quadrimaculata quater = viermaal; maculata = gevlekt "

.

.

LES NOMS VERNACULAIRES.

.

LES NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS.

.

1°) La Françoise, Geoffroy 1762.

 

— Louis-Etienne Geoffroy, Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés dans un ordre méthodique volume 2 page 214 n°6

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/224/mode/2up

Le nom de Françoise s'inscrit, avec le n°6,  dans la série de prénoms féminins que Geoffroy a réservé aux 14 espèces de "demoiselles" ou libellules qu'il décrit. Il est le premier de son groupe des Demoiselles à ailes étendues ;

 

6. LIBELLULA alis macula duplici marginali. Linn. faun. fuec. n. 764.

Linn. syst. nat. edit. lo , p. 543 , n. i. Libellula quadrimaculata.

Raj. ins, p. 49, n. 3. Libella maxima ; abdomine longo tenui laevi viridi splendente , ad initium & finem intumescente.

La françoise.

Longueur 19 lignes.

Sa tête est brune & le devant au-dessus des mâchoires est d'un jaune verdâtre. Le corcelet est brun , mais couvert en dessus de poils gris. Le ventre est large en haut, mais il va en diminuant par le bas & il se termine par deux appendices cylindriques. Sa couleur est brune , en haut il est un peu velu sur les côtés. Les quatre ailes font jaunes à leur base & le long d'une partie du bord extérieur , & de plus les inférieures ont au-dessous de cette couleur jaune , une une tache d'un brun noir. Mais ce qui fait aisément distinguer cette espèce de toutes les autres, c'est qu'elle a deux taches marginales au bord extérieur de chaque aîle, une vers le bout à l'endroit ou les autres espèces en ont une, &; une seconde presqu'au milieu du bord extérieur qui dans cet endroit a un étranglement. Toutes deux sont d'un brun noir. Cette espèce est rare ici.

.

.

Zoonymie des Odonates : les noms de Libellula quadrimaculata.

.

2°) Libellule quadri-maculée, Olivier, 1789, Latreille 1792

Guillaume-Antoine Olivier Histoire naturelle : discours préliminaire, 1789

https://books.google.fr/books?id=T00_AAAAcAAJ&pg=PA559&dq=%22libellula+fran%C3%A7oise&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirlt3Ui8vfAhWDz4UKHaNKDZ8Q6AEIPzAE#v=onepage&q=%22libellula%20fran%C3%A7oise&f=false

Encyclopédie méthodique page 559

https://books.google.fr/books?id=KIMPAAAAQAAJ&pg=PA559&dq=%22libellula+fran%C3%A7oise&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwirlt3Ui8vfAhWDz4UKHaNKDZ8Q6AEILzAB#v=onepage&q=%22libellula%20fran%C3%A7oise&f=false

.

.

2°) Libellule à quatre taches, Latreille, 1804.

Latreille, Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 11.

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

3°) Libellule quatre-taches, Duméril 1823

Dictionnaire des sciences naturelles 1823 page 245

.

4°) Libellule à quatre taches, Sélys, 1840.

Monographie des Libellulidées d'Europe page 32 

L'auteur belge cite le nom de Geoffroy sous la forme erronée "La Française".

.

5°) Libellule à quatre points, 1899, Bull. Soc. des Sc. nat. de Saône-et-Loire

.

6°) La libellule quadrimaculée, P.-A. Robert 1936 et 1958.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=mp8eAQAAMAAJ&dq=%22gomphe+%C3%A0+pinces%22&focus=searchwithinvolume&q=quadrimacul%C3%A9e

 

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=RoS9uwEACAAJ&dq=LES+LIBELLULES+%28ODONATES%29+robert&focus=searchwithinvolume&q=quadrimaculata

.

Dommanget revient à "Libellule à quatre taches" en 1987.

Aujourd'hui, le nom vernaculaire officiel est : la Libellule à quatre taches.

- Jourde in Dijkstra

- Grand et Boudot

-Précigout, Prudhomme, Jourde

- INPN (MNH)

- Wikipédia

-etc.

 

.

LES NOMS COMMUNS EN D'AUTRES LANGUES.

- en frison 1981 : Fjouwerplakjes libel Fjouwerplakjeslibel, Flekbükje

-en allemand :Der Vierfleck

- en anglais Four-spotted chaser

-en catalan El Cabot quadrimaculat 

-en espagnol La libélula de cuatro puntos 

-en italien : la libellula dalle quattro macchie

-en néerlandais : de viervlek 

- en néerlandais : Viervlek

-en gallois : picellwyr pedwar nod [picellwr pedwar nod]

-en breton : nadoz-aer pevar tarch (forme suggérée mais pas encore validée)

 

.

 

 

.

 

SOURCES ET LIENS.

 

 

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici.

http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

 

 

.

OUTILS DE  ZOONYMIE.

 

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).

https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf

— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.

https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

 

 

EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— BUCHECKER (Henrich), 1876, Henrici Buchecker Systema entomologiae, sistens insectorum classes, genera, species : pars I. Odonata (Fabric.) europ, München : Im Selbstverlag des Verfassers

https://archive.org/stream/henricibuchecke00buch#page/n23/mode/2up

— CHARPENTIER (Toussaint von) , 1840, Libellulinae europaeae descriptae ac depictae. L. Voss, 180 pages,.

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— DELIRY (Cyrille) : Bibliothèque des Odonates

http://www.deliry.com/index.php?title=Biblioth%C3%A8que_Odonatologique

— DELIRY (Cyrille)  Monographie C. aenea

http://www.deliry.com/index.php?title=Cordulia_aenea

 

 

— GEOFFROY in FOURCROY : FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544. Traduction en latin de l'Histoire des insectes de E.L. Geoffroy.

 http://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n3/mode/2up

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

 

 

— LATREILLE (Pierre André), 1804,  Histoire des Libellulines, in Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes..., Volume 13, An XIII [1804] p. 16

https://books.google.fr/books?id=mYo-AAAAcAAJ&pg=PA16&dq=%22latreille%22+ulrique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjc8cXytJvbAhWDvxQKHapoCJIQ6AEILzAB#v=onepage&q=%22latreille%22%20ulrique&f=false

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles, 220 pages.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f148.image.r=selys.langFR

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de), 1840b - Enumération des Libellulidées de Belgique. - Bull. Ac. r. Bruxelles, Sér. 1 (7) : 31-43. -
— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VANDER LINDEN, P.L. 1825 - Monographiae Libellulinarum Europaearum. - Bruxellis. 

—  VILLERS (Charles de) 1789, Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta; dd. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, andc. speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galliae Australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante and augente Carolo de Villers, ... Tomus primus °-quartus!: 1789 page 10 n°16 et 11 n°20.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=saKZnk3vHvQC&dq=libellula+cyanea+geoffroy&q=libellula#v=snippet&q=libellula&f=false

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 16:31

Zoonymie des Odonates : les noms d'Ophiogomphus cecilia (Geoffroy in Fourcroy, 1785), "le Gomphe serpentin".

 

.

 

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

.

 

 

Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

 

 

.

.

À PROPOS D' ÉTIENNE-LOUIS GEOFFROY :

 

 

.

Résumé.

— Genre Ophiogomphus Sélys, 1854 Synopsis des Gomphines :39. Le préfixe ophio- , du grec ancien ὄφις, óphis (« serpent ») est associé  au nom du genre Gomphus car Sélys place dans son genre l'espèce que Charpentier avait décrite en 1825 sous le nom d'Aeschna serpentina en raison de son abdomen étroit et coloré évoquant un serpent. Cette espèce sera ensuite nommée O. cecilia Fourcroy 1785.

—Nom d'espèce O. cecilia :  cecilia est la transcription en latin, in Fourcroy Entomologia Parisiensis 1785 (2).:348, du nom d'espèce "La Cécile" créé par Geoffroy en 1762 dans une série de 14 libellules recevant des prénoms féminins, par référence à la fois aux noms Louise et Ulrique attribués par Linné à deux libellules en 1746, et à la fois au nom de genre français des Libellula, "Les Demoiselles".

— Noms communs en français : 1°) "La Cécile", Geoffroy 1762 ;  2°) "Le Gomphus serpentin", Sélys 1840 ;  3°) "Le Gomphe serpentin", P.A. Robert, 1958 suivi par la majorité des auteurs actuels ; 5°) "l'Ophiogomphe serpentin" (Jourde 2007) .

— Noms communs en d'autres langues : ils soulignent la dominance verte de la teinte :

 

- en allemand :Die Grüne Flussjungfer 

- en néerlandais : De Gaffelibel

- en suédois : Grön flodtrollslända

- en anglais : the green snaketail, green gomphid, or green club-tailed dragonfly

.

 

 

 

 

NOM SCIENTIFIQUE.

 

.

 

LE NOM DE GENRE OPHIOGOMPHUS (SELYS, 1854).

.

http://www.lavieb-aile.com/2018/12/zoonymie-des-odonates-le-nom-de-genre-ophiogomphus-selys-1854.html

 

 

 

LE NOM D'ESPÈCE OPHIOGOMPHUS CECILIA (GEOFFROY IN FOURCROY, 1785).

.

 

Libellula cecilia,  FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544., page 348.

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/348/mode/2up

 

 

La publication originale.

.

15. L. cecilia,

La Cécile.

L. thorace virescente abdomine fusco caracteribus flavis.

Loc, Idem. (habitat amnium ripas)

 

.

 

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/348/mode/2up

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/348/mode/2up

.

La publication source, Geoffroy 1762.

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. page 229.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/228/mode/2up

14. LIBELLULA thorace virescente , abdomine fusco , characteribus flavis. [thorax verdâtre, abdomen brun, marques jaunes

La cécile.

Celle-ci plus grande que la précédente, pourroit bien n'en être qu'une variété. Elle a comme elle la tête jaune & de gros yeux bruns , le ventre brun avec des taches jaunâtres sur les côtés, ainsi que vers le bas & le haut de chaque anneau. La seule différence consiste dans le corcelet & le premier anneau du ventre qui sont d'un vert jaunâtre sans mélange d'aucune autre couleur. Les pattes sont brunes & les aîles quelquefois un peu colorées de jaune , avec la tache oblongue du bord un peu cendrée.

.

 

 

.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/228/mode/2up/search/sylvie

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/228/mode/2up/search/sylvie

.

.

 

ÉTUDE DU NOM OPHIOGOMPHUS CECILIA.

En 1762, quatre ans après la parution de la 10ème édition du Systema naturae de Linné, le médecin français Étienne-Louis Geoffroy a publié les deux tomes de son Histoire abrégée des insectes qui vivent aux environs de Paris, catalogue des insectes parisiens dont l'un des modèles est la Fauna suecica (faune suédoise) de Linné paru en 1746.

Dans le tome 2 de cet ouvrage, Geoffroy décrit aux pages 217-229 14 espèces 14 espèces de libellules dont 10 reprennent des descriptions de Linné.

Parmi les quatre autres ( la Sophie, la Philinte, la Dorothée, la Cecile) , certaines ont été depuis considérées comme se rattachant à une espèce décrite par Linné : La Sophie = l'Amélie [ = Dorothée] = coenagrion puella. La Philinte = Libellula depressa femelle. 

Au lieu de suivre la taxonomie et la nomenclature établie par le Systema naturae de 1758 (qu'il a du lire alors qu'il avait déjà rédigé les notes préparatoires et la structure de son ouvrage)  , il suit plutôt la manière de Fauna suecica, en faisant suivre chaque espèce d'un numéro, du nom LIBELLULA, d'une description en latin (diagnose"), des références des auteurs antérieurs, d'un nom en français, de la taille et enfin d'une description en français.

Alors qu'il avait créé pour les papillons des noms pleins de poésie et d'images, il nomme ses libellules selon des prénoms féminins, se confortant ainsi à l'exemple de Linné qui, dans Fauna suecica, avait nommé deux espèces Lovisa et Ulrica, les deux prénoms de la reine de Suède Louise-Ulrique.

Voici la liste de ces noms : chacun est suivi du nom scientifique actuel de l'espèce correspondante :

Demoiselles à aîles relevées.

La louise. Calopteryx splendens

L'ulrique. Calopteryx virgo.

L'amélie.  Coenagrion puella

La dorothée. Coenagrion puella 

La sophie. Coenagrion puella

Seconde Famille. Demoiselles à aîles étendues.

La françoise. Libellula quadrimaculata.

L'éléonore. Sympetrum flaveolum.

La philinte. Libellula depressa femelle

La sylvie.  Libellula depressa mâle.

L'aminthe. Cordulia aenea.

La justine. Gomphus vulgatissimus.

La Julie. Aeshna grandis.

La Caroline. Onychogomphus forcipatus.

La cécile. Ophiogomphus cecilia

.

 

 

Cet ouvrage ne se conforme donc pas à la dénomination binominale puisqu'il ne fait pas suivre le nom "de genre "Libellula" d'un nom d'espèce en latin : dès lors, l'ensemble de ses descriptions originales ne sont pas valides pour la Commission internationale de nomenclature en zoologie ICZN. Ce défaut a été corrigé en 1785 par une réédition ou plutôt une nouvelle édition publiée sous le nom de A[ntoine] F[rançois] de Fourcroy .

Dans sa préface (Tome 1) , ce dernier écrit :

Jam a viginti annis prodiit celeb Geoffroy de insectis opus eximium , quod multo favore prosecuti funt historiaenec naturalis cultores. Dudum a plurimis expectabatur manuale Compendium quod nomenclaturam & methodum , complectens omissa scilicet historiae parte rus deferri posset. Non ergo ingratum entomophylis fore arbitratus est illustris autor si catalogus insectorum quae circa Parisios reperiuntur typis parva forma.mandaretur Botanicon Parisiensis ad instar. Felicissimae apud cives suos praexeos medicae curis distractus , hoc quod susceperat opus omnino absolvere non votuit. Entomologiae olim deditus & sutoris auxilio fretus , hunc catalogum publici juris facere non timui. Methodum illustris Geoffroy , genera , species , descriptivas sententias , religiose servavi . Trivialia, saepius Linneana , ipse autor addidit, quae in magno opere neglexerat. Hac simul data occasione quaedam in methodo. sua emendavit , adjecit plurima. Sic genus Eutophi post Tenthredines omnino omissum est , cum sedula attentione facta , Eulophus nihil aliud fit quam verus Cynips antennis ramosis. Hinc insectum illud inter cynipes nunc incedit. Praeterea multae a viginti annis novae - in agro Parisiensi detectae sunt insectorum species , quae ad sua quaeque genera revocatae sunt ; sed ut novae illae species quae ducentum & quinquaginta superant a caeteris in historia Insectorum in 4° descriptis  distinguantur, singulas asterico notandas curavi. Specierum dimensiones & habitationum loca adjeci , sic ergo quoad numerum specierum nomenclaturam, hic catalogus multo auctior & emendatior magno opere in-4° prodit & hanc illustrationem celebris Geoffroy omnino deberi fateor. Levia quaedam vel addidi, vel mutavi tantum quae hic commemorare supervacuum duco ; simplicis igitur editoris munus suscepi , utilitatis potius quam gloriae spe ductus.

https://archive.org/details/b28756642/page/n5

 

Le passage qui nous concerne est le suivant :

Trivialia, saepius Linneana , ipse autor addidit, quae in magno opere neglexerat.  "Trivalia" désigne nos épithètes spécifiques, et on trouve dans la littérature "nomina generica et trivalia" pour décrire le binôme linnéen. Je traduis par :

"L'auteur (Fourcroy] a ajouté les épithètes spécifiques, souvent selon Linné, qui avaient été négligés [par Geoffroy] dans son grand ouvrage".

Cette nouveauté se retrouve dans le titre : ...cui addita sunt nomina trivialia".

Dans Entomologia Parisiensis ; sive catalogus insectorum quae in agro Parisiensi reperiuntur, de Fourcroy ajoute le nom spécifique latin, abrège les descriptions, et introduit de nouvelles espèces découvertes aux environs de Paris dans les vingt années séparant les deux publications. Pour les libellules, il décrit deux espèces, Libellula adelais l'Adélaïde (n°6) et Libellula victoria "La Victoire" (n°16). 

.

En résumé, cecilia est la transcription en latin, in Fourcroy 1785, du nom d'espèce "La Cécile" créé par Geoffroy en 1762 dans une série de 14 libellules recevant des prénoms féminins, par référence à la fois aux noms Louise et Ulrique attribués par Linné à deux libellules en 1746, et à la fois au nom de genre français des Libellula, "Les Demoiselles".

La règle est  d'écrire Ophiogomphus cecilia (Geoffroy in Fourcroy 1785) comme le fait le Museum sur le site INPN et la SFO dans la liste de référence.

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65243

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

Mais on trouve encore Ophiogomphus cecilia (Fourcroy 1785) comme dans l'article Wikipédia qui  place cette formulation en synonyme , mais aussi dans bon nombre d'articles scientifiques :

https://scholar.google.fr/scholar?hl=fr&as_sdt=0%2C5&q=Ophiogomphus+cecilia++%28Fourcroy%2C+1785%29&btnG=

C'est également cette formulation qui apparaît dans le Guide des Libellules de Dijkstra traduit par Jourde, Il est donc nécessaire de développer ce point  de taxonomie.

.

 

 

Ophiogomphus cecilia (Geoffroy in Fourcroy 1785) : l'article de Jacques d'Aguilar et Fabien Raimbault, 1990.

https://lentomologiste.fr/wp-content/uploads/1990-46/lentomologiste_1990_46_1.pdf

NOTES DE BIBLIOGRAPHIE ENTOMOLOGIQUE par Jacques d'AGUILAR

Geoffroy, Fourcroy et l'article 51 du Code de Nomenclature avec Fabien RAIMBAULT

"L'œuvre essentielle du médecin Étienne-Louis GEOFFROY (1727- 1810) comporte deux éditions différentes. Chacune de ces éditions compte des rééditions dont seul le titre a parfois subi des modifications. Les planches, dépliantes, sont identiques dans toutes les éditions mais les planches coloriées n'apparaissent qu'à la deuxième édition. Voici la description des différents tirages :

Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. [publié anonymement] 1762, Paris, Durand in-4° T. 1, l-XXVIII, 1-523, pl. 1-X T. Il, 1-690, pl. XI-XXII.

Histoire abrégée des insectes, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; par M. GEOFFROY, Docteur en médecine. 1764, Paris, Durand in-4° [réimpression]

Histoire abrégée des insectes, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; par M. GEOFFROY, Docteur en médecine. An VII (1799), Paris, Calixte-Volland, Rémont in-4° T. 1, l-XXVIII, 1-556, pl. 1-X. T. Il, 1-744, pl. XI-XXII. Cette seconde édition est une simple réimpression de la première édition (au point que la page finale de l'édition précédente porte la même « signature» qui, de ce fait, ne présente aucune utilité) à laquelle on a ajouté, à chaque volume, un supplément et une liste d'errata: T. 1, pp. 514-545 (soit 104 espèces), T. II, pp. 681-734 (soit 152 espèces). Le binôme linnéen de Fourcroy (1785) est repris dans ces suppléments.

Il existe également un tirage in-quarto jésus, en quatre volumes, avec grandes marges sur papier filigrané «papeterie du Marais De Lagarde Laîné et Compagnie ». Seules les pages de titre sont recomposées. T. 1, en deux parties: 1re pp. 1-336 ; 2e pp. 337-556, pl. 1-X, coloriées. T. II, en deux parties : 1re pp. 1-448 ; 2c pp. 449-744, pl. XI-XXII coloriées.

Même titre que le précédent An 9-1800, Paris, Delalain [réimpression]

 

Entre ces deux éditions (1762, 1764 et 1799, 1800) un autre médecin, Antoine François DE FOURCROY (1755-1809) publie en latin, en 1785, un petit ouvrage en deux volumes.

• Entomologia parisiensis; sive Catalogus Insectorum quae in Agro Parisiensi reperiuntur ; secundum methodum Geoffraeanum in sectiones, genera et species distributus : Cui addita sunt nomina trivialia et fere trecentae novae species. 1785, Paris, Hôtel Serpente in-18° Pars 1, l-VII (VIII), 1-231 ; Pars 2, 233-544.

C'est en fait un abrégé de l'œuvre de GEOFFROY auquel sont intégrées plus de 250 espèces supplémentaires. En fait FOURCROY a repris les noms vernaculaires de la première édition en leur ajoutant un binôme linnéen et en conservant les diagnoses latines Sur le plan de la nomenclature, un problème s'est posé concernant la paternité des noms proposés par FOURCROY. Longtemps cette paternité n'a pas fait de doute et, plus récemment sont apparues des notations comme Macrophya annulata Geoffroy, 1785 (L. BERLAND, Faune de France, 47, Hym. Tenthrédoïdes, p. 166) ou Melanotus villosus Geoffroy in Fourcroy, 1785 (P. LERAUT, L'Entomologiste, 1981, 37: 95-98). Nous sommes donc remontés aux sources et, nous référant au Code de Nomenclature, nous avons relu l'introduction latine de l'ouvrage de FOURCROY dont voici la traduction :

 

« Au lecteur entomophile Avertissement du rédacteur [Fourcroy écrit EDITORIS (traduit ici par rédacteur) et non AUCTORIS (comme il l'emploie pour Geoffroy) ce qui suppose qu'il ne se considère pas comme le véritable auteur. ]

Depuis vingt ans déjà est paru le remarquable ouvrage sur les insectes de l'illustre GEOFFROY, qu'ont suivi avec beaucoup de profit ceux qui pratiquent l'histoire naturelle. Depuis longtemps on attendait un manuel qui, comportant une nomenclature et une méthode avec une partie biologique [Nous utilisons ce mot pour histoire naturelle au sens du XVIIIe siècle ] généralement délaissée, puisse être emporté sur le terrain. Ce n'est donc pas à l'illustre auteur que les entomologistes pourraient reprocher la parution du Catalogue des insectes qui se trouvent aux environs de Paris avec de petits caractères à l'instar du Botanicon parisiense [Il s'agit vraisemblablement de l'ouvrage de S. Vaillant, Botanicon parisiense, operis majoris prodiluri prodromus, volume in-12 de 131 p. publié à Leyde en 1723 ]. Détourné par ses activités médicales, si bénéfiques pour ses concitoyens, il n'a pu parachever l'œuvre dont il s'était chargé. M'étant consacré depuis longtemps à l'entomologie et comptant sur l'aide de l'auteur, je n'ai pas craint de soumettre ce catalogue au public. J'ai suivi scrupuleusement la méthode de l'illustre GEOFFROY, les genres, les espèces et les phrases descriptives. L'auteur lui-même [Donc Geoffroy et non Fourcroy. ] a ajouté les noms vulgaires, souvent linnéens, qu'il avait négligé dans son grand ouvrage (Hist. abreg. des Insectes, par Geoffroy, 2 vol. in-4·, Paris, 1764. ). Par la même occasion il a apporté à sa méthode quelques corrections et de nombreuses additions. Ainsi le genre des Eulophes, après les Tenthrèdes, a tout à fait disparu vu que si l'on porte une attention minutieuse l'Eulophe ne serait rien d'autre qu'un vrai Cynips aux antennes ramuleuses. En conséquence cet insecte prend maintenant place parmi les Cynips.

En outre, depuis 20 ans ont été découvertes dans la campagne parisienne de nombreuses nouvelles espèces d'insectes qui sont rattachées chacune à leur genre; pour distinguer ces nouvelles espèces, qui dépassent 250, de celles décrites dans l'Histoire des insectes in-4·, j'ai pris soin de les marquer d'un astérisque. J'ai ajouté les dimensions des espèces et leur habitat; ainsi ce Catalogue présente un plus grand nombre d'espèces et une nomenclature révisée relativement au grand ouvrage in-4· et je reconnais que cette amélioration est essentiellement le fait du célèbre GEOFFROY [Et hanc illustrationem celeb. Geoffroy omnino deberifateor]. J'ai apporté des additions de peu d'importance qu'il est inutile de mentionner ici ; j'ai pris par conséquent la simple fonction de rédacteur [simplicis igitur editoris munus suscept] conduit par l'espoir de l'utilité plutôt que de la gloire. Fait à Paris le mois d'avril 1785."

 

Cette traduction, dans laquelle nous avons conservé les phrases déterminantes dans leur rédaction originale, confirme la paternité de GEOFFROY. L'article 51 du Code international de Nomenclature zoologique (1985), examinant la question de la citation du nom de l'auteur, précise, dans la recommandation 51B, que si la responsabilité d'un nom scientifique incombe non à l'auteur de la publication qui le contient mais à une autre personne, l'auteur du nom devrait être cité sous la forme « B in A». C'est à l'évidence notre cas. On devrait donc écrire par exemple : Magdalis armigera (Geoffroy in Fourcroy, 1785), et non Magdalis annigera (Fourcroy, 1785), ni Magdalis armigera (Geoffroy, 1785)."

.

Note personnelle : la traduction de trivalia par "noms vulgaires" dans la phrase "L'auteur lui-même [Donc Geoffroy et non Fourcroy. ] a ajouté les noms vulgaires, souvent linnéens, qu'il avait négligé dans son grand ouvrage" s'éloigne un peu de la mienne et laisse planer une certaine ambiguïté.

La même discussion avait déjà été soulevée en 1893 par Friedlander:

https://books.google.fr/books?id=dqoeAQAAMAAJ&q=Trivialia,+saepius+Linneana&dq=Trivialia,+saepius+Linneana&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwim-sTklMXfAhUNz4UKHbi3BjIQ6AEIKzAA

Enfin, il reste à souligner le point suivant : non seulement Fourcroy n'est pas l'auteur des descriptions entomologiques de l'Entomologia parisiensis de 1785, mais il n'est pas non plus vraiment  l'auteur des nomina trivalia, des noms d'espèce en latin, puisque ceux-ci sont les traductions des noms français créés par Geoffroy. On  peut s'étonner que Geoffroy lui-même n'est pas fait paraître cette mise à jour et mise aux normes de son ouvrage, pour des raisons personnelles ou historiques à débattre.

.

Le point de vue d'ANIMALBASE.

Nous y lisons :

"On the title page Fourcroy was indicated as the author, who established a system based on Geoffroy's method. This alone would not mean that Geoffroy is the author of the descriptions of the names of taxa in this work. On pp. IV-V Geoffroy's role in this work was explained, but Fourcroy did not say directly that the text and the descriptions were authored by Geoffroy. Fourcroy was a chemist and Geoffroy a specialist in insects, but this is secondary evidence and Art. 50.1.1 requires that the identity of the author must be clear from the contents of the work itself. 
Fourcroy seems to have escaped a direct statement on Geoffroy's role, perhaps there were conflicts between Geoffroy and Buffon, who knows.
According to D'Aguilar & Raimbault 1990 (L'Entomologiste 46 [1]: 37-40), the new names should be attributed to Geoffroy in Fourcroy.
Google hits Feb 2010: "geoffroy-1785" 639 sites (49 %), "geoffroy-in-fourcroy-1785" 271 (21 %), "fourcroy-1785" 659 = fourcroy alone 388 (30 %). 
Digitized by Gallica from Museum Leiden (?) (link inactive in 2014). Also digitised by NCSU Libraries (archive.org).
SUB Göttingen <8 ZOOL VI, 3358> (volume not present in historical library)."

C'est mal connaître les entomologistes français de la fin du XVIIIe siècle que de penser que "Fourcroy et Geoffroy étaient peut-être fâchés, allez savoir" , alors que Fourcroy privilégie, en 1791,  le classement des insectes de Geoffroy par rapport à celui de Fabricius, qu'il honore le médecin français dans sa préface, etc. 

Voir en tête d'article mes articles sur Geoffroy.

.

LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

.

 

 

 

 


POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/gomphe-serpentin/

pas d'étymologie.

 

.

 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Ophiogomphus : Selys, 1854, from Grk. ὄφις = snake + connecting vowel -ο-+ γόμφος = bolt, rivet, peg

Ophiogomphus cecilia (Geoffroy in Fourcroy, 1785) after the French girl's name Cécile, a name apparently randomly chosen by Geoffroy"


 


.
D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

"-Ophiogomphus - ophion, onis = ofide, serpente + Gomphus. Per l’aspetto serpentiniforme di questi gonfidi.

-cecilia (Ophiogomphus) - da caecilia = Anfibi Apodi. Probabilmente, per la somiglianza del lungo addome serpentiniforme con il corpo degli Apodi."

 

.
H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

 

 "Notes on some elements of genus names It is well known that since the eighteen forties more and more dragonflies were described due to the progress of worldwide exploration (cf. FLIEDNER 1997: 21sq.). Therefore old genera were split into new ones, which often kept the previous names as a constituent of a compound name, combined with an allusion to a species, that seemed to be characteristic for the new genus: e.g. Ophio-gomphus consists of Gomphus Leach and gr. ophis - serpent, derived from Gomphus serpentinus (Charpentier) [currently O. cecilia (Fourcroy)].

Ophiogomphus [gr. ophis - serpent] has its name after O. serpentinus (Charpentier), a junior synonym of the following species which was in use when Selys established the genus. - cecilia [l. female member of the Caecilii-clan (the most famous of whom being St. Cecily, the patroness of music)] was named in non-Linnean manner by Geoffroy, who used to give French girls names to all odonate species, whether they already had a name or not. This name later was validly published by Fourcroy in 1785."

.
VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"Ophiogomphus Ophios = slang, vermoedelijk afgeleid van serpentinus = slangachtig Ophiogomphus cecilia

Cecilia = meisjesnaam"

.

.

NOMS VERNACULAIRES

 

LES NOMS FRANÇAIS.

 

 

1°) La cécile, Geoffroy 1762.

Cf supra.

2°) Le Gomphus serpentin, Sélys 1840

Edmond de Sélys-Longchamps, Monographie des libellulidées d'Europe page 91.

Sélys, qui a créé le genre Gomphus, est aussi celui qui a imposé l'adoption de noms français littéralement traduits du nom scientifique, et qui a créé le néologisme ou barbarisme "le gomphus" pour toutes les espèces de son genre.  En 1840, lors de la création de ce genre, il place en n° 6 Gomphus serpentinus ,Charpentier c'est-à-dire l'Aeshna serpentina décrit en 1825 par l'allemand Toussaint de Charpentier.

Charpentier, Toussaint de, 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis /Wratislaviae :apud A. Gosohorsky,1825.

https://books.google.fr/books?pg=PA25&id=knlIAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q&f=false

 

Ce dernier avait choisi cet épithète en raison de l'abdomen long et étroit des Aeschnes, nom qui, selon lui, venait (par le grec??) de "serpent". (voir mon article sur le genre Ophiogomphus avec le radical ophio-, "serpent").

Sélys ignore manifestement tout de l'ouvrage de Fourcroy ou de celui de Geoffroy. Il donne donc à cette espèce le nom français de "Gomphus serpentin", associant ainsi à son barbarisme de Gomphus un contre-sens sur la traduction de serpentinus "de serpent, se rapportant à un serpent" , puisque nous entendons plus volontiers par l'adjectif "serpentin" l'évocation d'une forme sinueuse que celle d'un abdomen long et fin. (voir CNRTL).

De toute façon, le nom français était si méprisé par les entomologistes qu'il parlaient entre eux d'un "gomphus", d'un "serpentinus" et que l'éviction de la langue "vulgaire" ou "vernaculaire" (un synonyme pour eux) dura pendant plus d'un siècle.

.

3°) Le Gomphe serpentin, P.A. Robert, 1958.

Le Suisse Paul-André fut le premier à se soucier de parler correctement ; son premier souci fut de donner à chaque espèce un nom en notre langue, le deuxième fut de corriger les barbarismes de l'auteur belge : il renomma "Gomphes" tous les Gomphus de Sélys.

 https://books.google.fr/books?hl=fr&id=RoS9uwEACAAJ&dq=LES+LIBELLULES+%28ODONATES%29+robert&focus=searchwithinvolume&q=serpentin

En 1959, le nom est repris dans un numéro d'Alexanor.

https://books.google.fr/books?id=ewpOAAAAYAAJ&q=%22Gomphe+serpentin%22,&dq=%22Gomphe+serpentin%22,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjeq97lhrHfAhUtxIUKHUfrAU8Q6AEIMjAC

Cet effort fut vite apprécié par les auteurs de guides de vulgarisation en entomologie. Le "Gomphe serpentin" de P-A. Robert fut repris en 1985 par Jacques d' Aguilar et ‎Jean-Louis Dommanget dans le Guide d'identification des libellules de France et d'Afrique du Nord : ils écrivaient "Pour les noms communs, rarement utilisés en France, nous avons suivi dans la majorité des cas ceux employés par P.A. Robert.".

En 1987, Jean-Louis Dommanget écrivait  dans son Etude faunistique et bibliographique des Odonates de France "Chaque espèce est suivi de son nom vernaculaire. Celui-ci  correspond dans la plupart des cas au nom utilisé dans l'ouvrage de P. A. ROBERT(1958). Pour les autres Odonates, le nom vernaculaire a été donné en fonction de leur répartition, de leurs caractéristiques ou bien encore de leur nom latin (traduction)." Mais on le surprend page 45  à nommer Ophiogomphus cecilia "le Gomphus serpentin". Abyssum abyssum invocat ! Erratum fluctuat nec mergitur !!

Grand et Boudot, Précigout, Prud'homme et Jourde, reprennent dans leurs guides ce nom vernaculaire de "Gomphe serpentin", de même que le site INPN consulté ce jour.

.
 

5°) l'Ophiogomphe serpentin (Jourde 2007) .

Jourde, dans sa traduction du Guide des Libellules de Dijkstra (Delachaux et Niestlé 2007)  choisit ce nom, sans-doute par souci de suivre plus scrupuleusement le souci de Sélys de faire du nom "français" une ombre fidèle du nom scientifique et de ne laisser s'introduire aucune liberté de ton.

.



 

 

 

 

.

NOMS COMMUNS DANS D'AUTRES LANGUES :

ils soulignent la dominance verte de la teinte :

- en allemand :Die Grüne Flussjungfer 

- en néerlandais : De Gaffelibel

- en suédois : Grön flodtrollslända

- en anglais : the green snaketail, green gomphid, or green club-tailed dragonfly

.

 SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

OUTILS DE  ZOONYMIE.
— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

FOURCROY (A. F.) 1785. Entomologia Parisiensis; sive catalogus insectorum quæ in agro Parisiensi reperiuntur; secundam methodam Geoffrœanam in sectiones, genera & species distributus: cui addita sunt nomina trivialia & fere trecentæ novæ species. Pars secunda. Parisiis. (Hôtel Serpente). 2. 232-544., page 348.

https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/348/mode/2up

 

— GEOFFROY (Etienne-Louis), 1762,  Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris. Chez Durand, à Paris 1762, in-4 (4) xxviij, 523pp. et (4), 2 volumes reliés.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991697/f615

— GEOFFROY (Etienne-Louis), 1799 Histoire abrégée des insectes, dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome 2 / par M. Geoffroy, C. Volland / Rémond (Paris)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1043241t/f227.image

http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/216/mode/2up/search/sylvie

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. page 229.

https://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/228/mode/2up

 

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères,Delachaux et Niestlé .

Edmond de Sélys-Longchamps, Monographie des libellulidées d'Europe page 91.

 

.

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 11:23

Zoonymie des Odonates : le nom de genre Ophiogomphus (Sélys, 1854).

.

 

.

 

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

.

 

 

Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

 

Résumé : 

Genre Ophiogomphus Sélys, 1854 Synopsis des Gomphines :39. Le préfixe ophio- , du grec ancien ὄφις, óphis (« serpent ») est associé  au nom du genre Gomphus car Sélys place dans son genre l'espèce que Charpentier avait décrite en 1825 sous le nom d'Aeschna serpentina en raison de son abdomen étroit et coloré évoquant un serpent. Cette espèce sera ensuite nommée O. cecilia Fourcroy 1785.

.

LE NOM DE GENRE OPHIOGOMPHUS

 

Ophiogomphus, Sélys, 1854, "Synopsis des Gomphines", Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. Vol.21 pages 23-112,  page 39

https://www.biodiversitylibrary.org/page/36937548#page/620/mode/1up

 

La publication originale.

Sélys divise son genre Ophiogomphus en sous-genres Ophiogomphus et Ceratogomphus. Le sous-genre Ophiogomphus renferme les espèces Menestrisii, crotalinus, colibrinus, serpentinus et cerastis, la seule espèce européenne étant O. serpentinus décrite par Toussaint de Carpentier en 1825.

 

"Genre 3. — OPHIOGOMPHUS, De Selys.

Gomphus, Ramb., De Selys.
Diastatomma, Burm.
Aeshna , Charp.

Appendices anals supérieurs du mâle de la longueur du dernier segment; l'inférieur très-fourchu, à branches contiguës ou presque contiguës.

Patrie : Europe, Asie, Afrique, Amérique.

Sous-genre 3. — OPHIOGOMPHUS, De Selys.

Thorax jaune avec six bandes foncées en avant. Abdomen noir à taches dorsales lancéolées jaunes. Appendices anals aussi longs que le 10e segment, qui est la moitié plus court que le 9e.

♂ Appendices supérieurs fusiformes simples ; l'inférieur égal, à branches contiguës, à pointe mousse.

♀ Écaille vulvaire médiocre échancrée.

Patrie : Europe, Asie, Amérique.

1er groupe : (CROTALINUS.)

Ptérostigma jaune. Tête et thorax jaunes à dessins roux peu distincts.

♂ Appendice inférieur très-courbé en haut. ♀ Occiput droit sans cornes submédianes.

20. Ophiogomphus? Menetriesii, De Selys.

Abdomen environ 35. Aile inférieur 29.

Tète jaune, excepté l'espace des ocelles, celui entre les yeux et le bord cilié de l'occiput, qui sont noirs. Devant du thorax jaune, avec deux raies médianes contiguës, presque effacées, une antéhumérale et une humérale équidistantes roussâtre pâle.

♂ (Appendices manquent.)

♀ Inconnue.

Patrie : Brésil? (Musée de St-Pétersbourg.)

21. Ophiogomphus Crotalinus, Hagen. Abdomen ♂ 36, ♀33. Aile inférieure ♂ 31, ♀ 29.

Tête jaune olivâtre, excepté une marque brune entre les ocelles et une bordure presque nulle de même couleur au sommet cilié de l'occiput. Devant du thorax jaune, avec apparence de deux bandes médianes et d'une humérale roussâtre pâle.

♂ Appendice inférieur jaune, fortement recourbé en haut à son extrémité.

♀ Appendices jaunes, bruns au bout, pointus, un peu plus longs que le dernier segment, séparés par une forte protubérance jaune. Écaille vulvaire échancrée.

Patrie : Mexico. (Musée de Berlin.)

2ème groupe : (SERPENTINUS.)

Ptérostigma brun. Tête et thorax jaunes, à dessins noirâtres bien marqués.

♂ Appendice inférieur presque droit.

♀ Occiput avec deux petites cornes submédianes.

§1. Bandes noires du thorax étroites; les deux médianes linéaires.

22. Omphiogomphus colubrinus , De Selys. Abdomen 35. Aile inférieure 29.

Face jaune avec une ligne noire bien marquée au bas du front et une autre au bas du nasus. Lèvre supérieure distinctement bordée de noir en avant et à la base. Devant du thorax avec six raies brun noirâtre assez étroites; les médianes contiguës, touchant le bord antérieur par un prolongement médian, non confluentes avec l'antéhumérale, qui est presque contiguë à l'humérale, dont elle n'est séparée que par une ligne jaune, très-étroite.

♂ Appendice inférieur jaune bordé de noir en dehors.

♀ Inconnue.

Patrie : Territoire de la baie d'Hudson. (Collect. Selys.)

23. Ophiogomphus Serpentinus . Charp.

Aeshna Serpentina Charp.

Aeshna spectabilis , Eversm.

Gomphus serpentinus  , Ramb. de Sélys."

 

 etc...

.

ETUDE DU NOM OPHIOGOMPHUS.

Le préfixe ophio- , du grec ancien ὄφις, óphis (« serpent ») indique un rapport avec les serpents dans de nombreux termes de zoologie.

Il est ici associé  au nom du genre Gomphus de Leach (du grec γόμφος = massue, rivet) , Ce suffixe ophio- est choisi d'après  Aeshna serpentina de Charpentier (Horae  Entomologicae :25, 1825), synonyme junior de O. cecilia.. En 1840, dans sa Monographie des libellulidées, Sélys l'avait d'abord placé dans son genre Gomphus et l'avait rebaptisé Gomphus serpentinus, "le Gomphus serpentin".

 

Le genre Ophiogomphus contenait à sa création les espèces  Menestrisii, crotalinus (aujourd'hui Erpetogomphus crotalinus), colibrinus, serpentinus et cerastis parmi lesquelles nous retrouvons les noms du serpents Eryx colubrinus Linnaeus 1758, de la sous-famille des serpents à sonnette Crotalinus, de la vipère à cornes Cerastes cerastes

Le nom de serpentina n'a pas été attribué par Charpentier en raison des  deux petites cornes submédianes de l'occiput de la femelle, mais parce qu'il considère que le nom  Aeschna signifie "serpent" et que ce nom est lié à la forme étroite de l'abdomen et de son aspect et peinte [colorée] (bien que cette signification du nom Aeschna sembla avoir échappé à Linné et aux autres auteurs  : Aeschnam, cui nomen Serpentinae propter abdominis tenuitatem et picturam imposui, nec Linneus nec alii scriptores accuratius cognovisse videntur.

Charpentier, Toussaint de, 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis /Wratislaviae :apud A. Gosohorsky,1825.

https://books.google.fr/books?pg=PA25&id=knlIAAAAYAAJ&hl=fr#v=onepage&q&f=false

Aeschna serpentina : A. thorace flavido, characteribus nigris, abdomine utriusque sexus attenuato: maculis dorsalibus lateralibusque flavis: appendicibus maris et foeminae quatuor flavidis, subtus atris. • Schaeff. Icom. Tab. 190. fig. 3. Habitat im Silesia. Species quatuor distinctae et diversae, quamvis valde affimes. Aeschnam, cui nomen Serpentinae propter abdominis tenuitatem et picturam imposui, nec Linmeus nec alii scriptores accuratius cognovisse videntur. Altera, quam A. flavipedem adpello, maximopere cum A. forcipata convenit et semper cum hac confusa esse videtur; igitur solummodo de symonymia Aeschmarum forcipatae et hamatae agendum est. Aeschmam forcipatam Linneus primus in Fauna Suecica sub momime Libellulae forcipatae descripsit, et tam accurate et egregie, ut descriptio melior mom possit inveniri, et animalculum ex ea optime dignoscatur. Erravit vero, ut mihi videtur, vir praestantissimus, cum icones Reaumurianas [Tom. IV. Tab. 10. fig. 4. et Tom. V. Tab.

 

 

.

LES AUTEURS EN ZOONYMIE.

 

.

DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Ophiogomphus : Selys, 1854, from Grk. ὄφις = snake + connecting vowel -ο-+ γόμφος = bolt, rivet, peg

 


 


.
D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

 

"-Ophiogomphus - ophion, onis = ofide, serpente + Gomphus. Per l’aspetto serpentiniforme di questi gonfidi.

 

 

.
H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

 

 "Notes on some elements of genus names It is well known that since the eighteen forties more and more dragonflies were described due to the progress of worldwide exploration (cf. FLIEDNER 1997: 21sq.). Therefore old genera were split into new ones, which often kept the previous names as a constituent of a compound name, combined with an allusion to a species, that seemed to be characteristic for the new genus: e.g. Ophio-gomphus consists of Gomphus Leach and gr. ophis - serpent, derived from Gomphus serpentinus (Charpentier) [currently O. cecilia (Fourcroy)].

Ophiogomphus [gr. ophis - serpent] has its name after O. serpentinus (Charpentier), a junior synonym of the following species which was in use when Selys established the genus. 

.
VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"Ophiogomphus Ophios = slang, vermoedelijk afgeleid van serpentinus = slangachtig Ophiogomphus cecilia

.

.

SOURCES ET LIENS.
.
Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

.

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 10:01

Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758), le Gomphe vulgaire.

.

 

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

.

 

 

Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

Résumé.

— Genre Gomphus, Leach, 1815. Entomology, in Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Il doit son nom au latin gomphus, issu de grec gomphos, "clou, coin, cheville", du fait de la forme en massue  de l'abdomen des mâles. (Fleidner, 2009 ; Endersby 2012). La racine gomph- se retrouve ailleurs, avec le même sens de "en forme de clou", en Zoologie, en Mycologie et en Botanique.

— espèce Gomphus vulgatissimus Linnaeus, 1758, Syst. nat. 12e  :544 . L'épithète vulgatissimus est la forme superlative de l'adjectif vulgatus, " répandu, connu partout". Il doit donc se comprendre, vu le contexte, comme "très répandu", ce qui était vrai du temps de Linné mais moins de nos jours où elle est menacée par la pollution et l’aménagement des cours d’eau.

— Nom en français : 1°) "la Justine", Geoffroy, 1762 ; 2°) "La Libellule très-commune", Latreille 1802 ; 3°) "Le Gomphus très-commun", Sélys 1850 ; 4°) "Le Gomphe vulgaire", Paul-André Robert 1936, puis tous les auteurs contemporains. Il s'agit malheureusement d'un contre-sens que les auteurs précédents avaient évité. 5°) "Le Gomphe à pattes noires", Jourde in Dijkstra, 2007, a le mérite d'éviter cette confusion et d'apporter une information utile au grand public.

 

— Noms communs en d'autres langues :

-Espagnol : La libélula vulgar

-Allemand : Die Gemeine Keiljungfer , Schiemenz, 1953

-Néerlandais :   Beekrombout

-Frison : Tongerbout ,Beektongerbout

-Suédois : Sandflodtrollslända

-Anglais : The common clubtail.

 

.

.

NOM SCIENTIFIQUE.

.

I. LE NOM DE GENRE GOMPHUS, (LEACH, 1815).

 Le genre Gomphus, Leach, 1815.

.

.

 

B. LE NOM D'ESPÈCE GOMPHUS VULGATISSIMUS, LINNAEUS, 1758.  

.

 

[Libellula vulgatissima],  Linnaeus, Carl. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824 : 544.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/25034355#page/554/mode/1up

.

Description originale :

.

6. vulgatissima. L. thorace strigis octo flavicantibus. 

-Fn. fvec. 767. 

-Swamm. quart. t. 8. f. 6.

-Roes. aquat. 2. t. 5. f. 3. 
Habitat in Europa. 

Traduction : "N°  6. Libellula vulgatissima. Thorax à 8 sillons jaunâtres. [références à trois auteurs] Habite en Europe."

Voir le Spécimen de la collection linnéenne : http://linnean-online.org/19713/

.

 

Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758).

.

LES RÉFÉRENCES DE LINNÉ POUR LIBELLULA VULGATISSIMA.

.

1°) Fauna suecica 1746 n°767.

Il s'agit de la "Faune suédoise" rédigée par Linné, et dans laquelle la dénomination binominale n'est pas encore adoptée. On constate que les références y renvoient à John Ray (1710) alors que la référence à Roesel n'est pas mentionnée. La diagnose est différente : "Libellula aux cotés jaunes et aux ailes blanches". La description de l'habitat, ad aquas vulgaris  "commune dans les milieux aquatiques" est peut-être une indication pour le choix de l'épithète vulgatissimus dans le Systema natura de 1758.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/263/mode/1up

.

767, LIBELLULA lateribus flava ; alis albis. 
-Raj. Ins. 50, n. 7. Libella major, praecedenti congener, 
-Swam. quart. t. 8 f. 6 
Habitat ad Aquas vulgaris
DESCR, Latera thoracis & abdominis flava; Ala albae, nullo modo flavescentes ut in Rajana ; a dorso longitudinaliter fusca. puncta marginalia alarum fusco-ferruginea

Traduction : côtés du corselet et de l’abdomen jaunes; ailes blanches, et point du tout jaunâtres, comme dans l’espèce de Ray  ; dos brun longitudinalement;, taches marginales des ailes d’un ferrugineux brun.

 

.

2°) Swammerdam, 1738 

Swamm. quart. t. 8. f. 6.

.

3°) Roesel , Insecten belustigung tome II planche V figure 3  (Roes. aquat. 2. t. 5. f. 3.) 

https://gdz.sub.uni-goettingen.de/id/PPN369099737?tify={%22pages%22:[275],%22panX%22:0.253,%22panY%22:0.529,%22view%22:%22thumbnails%22,%22zoom%22:1.05}

.

Roesel, Insecten belustigung 2, planche V fig. 3

.

 

 

.

.

ÉTUDE DU NOM : G. VULGATISSIMUS.

L'épithète vulgatissimus est la forme superlative de l'adjectif vulgatus, "a) habituel, ordinaire, b) répandu, divulgué, connu partout" (Gaffiot). Il doit donc se comprendre, vu le contexte, comme "très commun et très répandu", mais en aucun cas comme "vulgaire".  

Dijkstra 2007  présente effectivement ce gomphe comme "le plus commun et le plus réparti des gomphes de notre région" (France et Europe), justifiant  ainsi les deux acceptations de l'épithète spécifique.

Gomphus vulgatissimus est bien encore " l’espèce de gomphe la plus fréquente en Europe du Nord et centrale", mais pour l'auteur de l'article Wikipédia,  elle  est menacée de déclin par la pollution (produits phytosanitaires, polluants industriels ...) et l’aménagement des cours d’eau (empierrement des berges, suppression de la ripisylve, creusement et rectification du lit ...). Elle est inscrite sur la liste rouge régionale des odonates du Nord-Pas-de-Calais comme espèce en danger.

La forme superlative vulgatissima permet aussi à Linné de distinguer cette espèce de sa Libellula vulgata (notre Sympetrum vulgatum) décrite au numéro 3 de sa liste.

.

 

LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

On appréciera l'analyse de Fliedner, qui ne se contente pas d'une traduction de l'adjectif, mais justifie son choix au XVIIIe siècle.

.

POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/gomphe-vulgaire/

"Vulgatissimus = très commun ; l’essentiel d’une population se transforme en quelques jours et l’espèce devient alors très abondante."

 

.

 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

" Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758) from Lat. vulgatus, superl. vulgatissimus, -a, -um = most widespread, most familiar".


.
D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"vulgatissimus (Gomphus) - superlativo di vulgatus, a, um = comune, noto. Molto comune nella località tipica."

 

.
H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

 

"- vulgatissimus (Linnaeus) [l. most ordinary, most common] is a statement no longer valid. But the sagacious hypothesis of SCHMIDT (1989), that this species name originally had been given to Sympetrum danae, the damaged type specimen of Linnaeus however had erroneously been replaced by the species bearing the name now, is not necessary to explain the denomination, because there is evidence that in earlier centuries the species was very common (BURMEISTER 1839: 854; FLIEDNER 1998b: 206)."

.
VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 "vulgatum =algemeen bekend, verspreid"

 

.

 

.

.

NOMS VERNACULAIRES.

.

II. NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS. 

.

1°) La Justine, Geoffroy 1762.

 

Étienne-Louis GEOFFROY, 1762, Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris ; dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome second,  A Paris, chez Durand, rue du Foin, le premiere porte cochere en entrant par la rue S. Jacques, au Griffon. M. DCC. LXII. Avec approbation et privilège du Roi. pages 227

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51067#page/236/mode/1up

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1043241t/f238.item

 

.

11. LIBELLULA lateribus flava , alis albis. Linn. 

faun. fuec. n. 767. 

Linn. syst . nat. edic. 10 , p. 744  n. 6. Libellula vulgatissima. 

Raj. ins. p. 50,n. 7. Libella major, praecedenti congener. 

Swammerd. 4n° . p. I71 T.8, f.6 

La justine. 

Longueur 17 lignes. 

Elle est brune , mais son front est jaune , ainsi que les côtés de sa poitrine & de son ventre. Ses ailes font très- diaphanes , & n'ont que la petite tache du bord extérieur, qui est oblongue , d'une couleur brune un peu cendrée , avec les bords noirs , ce qui fait le caractère spécifique de cette espèce , que l'on trouve avec les précédentes. 

 

Pour nommer en français ses 15 espèces de Libellules, Geoffroy a commencé par reprendre les noms données par Linné, dans Fauna suecica, à deux espèces rendant hommage à la reine Louise-Ulrique de Suède, puis il a poursuivi cette veine des prénoms féminins, avec des intentions parfois devinables. Ce n'est pas le cas ici.  Le plus probable est que Geoffroy reprend le prénom d'un personnage de théâtre  ou de roman.

Geoffroy latin par Fourcroy : https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n235/mode/2up

Le nom est repris par Charles de Villers 1789 : https://www.biodiversitylibrary.org/item/45855#page/19/mode/1up

 

.

2°) "La Libellule très-commune", Latreille [1797] et 1802.

Pierre André Latreille, 1802, Histoire naturelle: générale et particulière des crustacés et des insectes, Volume 13, F. Dufart, an x-an xiii, page 10.

Précédé par les planches dessinées par Olivier en 1797 pour l'Encyclopédie méthodique page 30 et planche 94 : la libellule est copiée de l'illustration de Roesel. 

.

Latreille et Olivier, Encyclopédie méthodique, 1797, numérisation Google

 

.

Latreille, la plus haute autorité française en entomologie à l'aube du XIXe siècle, fait clairement le point sur la description de Linné, et sur l'embarras qu'elle suscite pour celui qui tient compte de la description (diagnose) confrontée aux 3  références proposée par l'auteur suédois. 

https://books.google.fr/books?id=9ZZTAAAAcAAJ&dq=%22Libellule+tr%C3%A8s-commune%22+latreille&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

.

 

"Linnæus , dans la première édition de sa Faune suédoise, l’avait ainsi caractérisée: côtés du corps jaunes; ailes blanches. C’est d’après cela que Geoffroy y a rapporté l’espèce qu’il nomme justine. Linnæus a ensuite changé sa phrase spécifique de cette autre manière : « corselet jaune à huit raies noires. » Il n’a point modifié la description, et il a cité de plus une figure de Rœsel, qui ne convient qu’à l’aeschne à tenailles. La figure de Swammerdam, que Linnæus a toujours citée , ne peut lever l'embarras qui naît de cette ambiguité ; le synonyme de [John] Ray ne peut s’appliquer à la libellule de Linnæus, puisque l’auteur anglais dit, en parlant de son espèce, que les ailes sont jaunâtres, et que le naturaliste suédois assure que celles de son insecte sont blanches, et qu’il contredit à cet égard Ray ; il s’ensuit que de tout cela il est presque impossible de savoir quelle est l’espèce que Linnæus nomme vulgatissima. Celle que Geoffroy prend pour telle pourrait bien être la libellule à treillis, cancellata. Voici, au reste la description donnée par Linnæus de sa libellule très-commune : côtés du corselet et de l’abdomen jaunes; ailes blanches, et point du tout jaunâtres, comme dans l’espèce de Ray (n° 7) ; dos brun longitudinalement;, taches marginales des ailes d’un ferrugineux brun."

 

.

 

Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758).
Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus vulgatissimus (Linnaeus, 1758).

.

.

3°) "Le Gomphus très-commun", de Sélys, 1850.

Selys-Longchamps, Edmond de (1813-1900), 1850, Revue des odonates ou libellules d'Europe / par Edmond de Selys-Longchamps,... ; avec la collaboration de M. le Dr H. A. Hagen,...ed C. Muquardt (Bruxelles), Roret (Leipzig), page 82.

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f126.image

Comme nous l'avons déjà vu avec les autres espèces, Sélys, toujours soucieux de traduire-transcrire le nom scientifique dans une forme française qui lui est identique, s'autorise le barbarisme ou néologisme "Gomphus" , mais il traduit correctement l'épithète vulgatissimus par "très-commun". 

.

4°) Le  Gomphe vulgaire, P.A. Robert 1936 et 1958 .

ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé page 106.

https://books.google.fr/books?id=mp8eAQAAMAAJ&q=%22gomphe+vulgaire%22&dq=%22gomphe+vulgaire%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJgs-oh4bfAhVIxhoKHdkeDMkQ6AEINzAD

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=NDOitQEACAAJ&dq=ROBERT+%28Paul+Andr%C3%A9%29+libellules+1958&focus=searchwithinvolume&q=vulgaire

 

Paul-André Robert (1901-1977) était un artiste et naturaliste suisse. Paul-André Robert est né en 1901, en Suisse, près d'Orvin, au «Jorat». D'une famille de peintres - Léopold, son grand-père ; Aurèle, son grand-oncle, Léo-Paul, son père - Paul-André Robert, neuvième enfant d'une famille de dix, commença très tôt à dessiner. Son père, non seulement l'initia à l'art mais l'encouragea aussi à l'observation des petites bêtes. Il avait aménagé dans sa maison une véritable «cité de cages à chenilles» qu'il présenta, avec son fils, à des expositions.  Dès l'âge de 16 ans il avait commencé à travailler sur une monographie monumentale sur les larves de libellules d’Europe . Très jeune, séduit par la lecture de Fabre, Paul-André observe avec passion les insectes et, en particulier, les libellules sur lesquelles il publiera un livre de qualité qui lui vaudra, en 1973, le titre de Docteur honoris causa de l'université de Neuchâtel.
En Europe, on le connaît principalement pour son ouvrage Les Libellules, paru en 1958.

C'est le premier auteur a se soucier de créer des noms vernaculaires d'insectes en langue française au XXe siècle, bien avant les efforts de H. SCHIEMENZ, en 1953, pour proposer des noms de libellules en allemands.

Hélas, c'est lui qui commet cette erreur de traduction du latin vulgatissimus par "vulgaire", tombant dans le piège de ce "faux-ami" de l'adjectif "vulgatus" que Latreille et Sélys avait brillamment évité. 

Ce nom est malheureusement repris actuellement par de nombreux auteurs contemporains, notamment Grand et Boudot 2006,  Boudot et Dommanget 2012 pour la SFO, et  pour l'INPN/ MHN ( site consulté ce jour).

 

— Boudot J.-P., Dommanget J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— INPN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65225/tab/taxo

.
.

5°) Le Gomphe à pattes noires (Jourde in Dijkstra, 2007).

Jourde in Dijkstra 2007 p. 182 propose ce nom  et place "le gomphe vulgaire" en position de synonyme. Ce nom est astucieux puisqu'il répond au "Gomphe à pattes jaunes" (G. Flavipes) et place en évidence un caractère plus utile, pour la vulgarisation, que celui d'être "commun".

Jourde in Précigout et Prud'homme 2009 reprend ce nom mais le place en deuxième place, comme synonyme de "Gomphe vulgaire"

.

.

LES NOMS COMMUNS EN D'AUTRES PAYS.

.

-Espagnol : La libélula vulgar

-Allemand : Die Gemeine Keiljungfer , Schiemenz, 1953

-Néerlandais :   Beekrombout

-Frison : Tongerbout ,Beektongerbout

-Suédois : Sandflodtrollslända

-Anglais : The common clubtail.

 

.

 

 

 

 

.

SOURCES ET LIENS.
.
Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html
 
 
.
OUTILS DE  ZOONYMIE.
— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

 

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— LINNÉ 1758 Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824

http://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/494/mode/1up

 

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/45855#page/15/mode/1up

.

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
28 novembre 2018 3 28 /11 /novembre /2018 16:54

Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus simillimus (Sélys, 1840), "le Gomphe semblable".

.

 

 

.

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

Résumé.

Genre Gomphus, Leach, 1815. Entomology, in Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Il doit son nom au latin gomphus, issu de grec gomphos, "clou, coin, cheville", du fait de la forme en massue ("clavate") de l'abdomen des mâles. (Fleidner, 2009 ; Endersby 2012). La racine gomph- se retrouve ailleurs, avec le même sens de "en forme de clou", en Zoologie, en Mycologie et en Botanique.

espèce Gomphus simillimus Sélys, 1840 Monogr. Libell. Eur. :85. L'épithète latin simillimus superlatif de similis "semblable" est traduit par l'auteur lui-même par son nom en français, "Gomphus très-semblable", et il en donne l'explication :"Cette espèce est tellement semblable au G. Pulchellus qu'il faut un œil exercé pour les distinguer.". C'est à partir d'un spécimen de la collection de Boyer de Fonscolombe, capturé près d'Aix-en-Provence et adressé par ce dernier, que Sélys-Longchamps s'est livré à une comparaison avec G. pulchellus,.

Nom en français : 1°) "[Le] Gomphus très-semblable" , Sélys 1840, Monogr. Libell. Eur. page 85. 2°) "Le Gomphe semblable", Grand et Boudot, 2006.

Noms communs en d'autres langues :

-allemand  : "Gelbe Keiljungfer"

-catalan : "el Rodadits groc"  (groc = jaune)

-néerlandais : De gele rombout" 

-gallois : "Gwas neidr o deulu'r " 

-anglais : "Yellow clubnail "

 

 

.

.

NOM SCIENTIFIQUE.

.

NOM DE GENRE GOMPHUS.

Voir http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates-le-genre-gomphus-leach-1815.html

.

NOM D'ESPÈCE GOMPHUS SIMILLIMUS  (SELYS, 1840).

.

 Selys-Longchamps, (Edmond de) 1840. Monographie des Libellulidées d'Europe. Roret, Paris. 220 pp. + 4 pls. page 8(

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n

Description originale.

 

"N° 5. GOMPHUS SIMILLIMUS. (Nobis.)

GOMPHUS TRÈS-SEMBLABLE.

Diagnose. - Thorax jaune avec six raies noires courbées en dessus. Abdomen dilaté à son extrémité, noir avec une ligne dorsale jaune prolongée jusqu'à l'extrémité. Pieds jaunes, rayés de noir. Tous les tarses noirs. Appendices anals supérieurs du mâle noirs; l'inférieur double, presque jaune, de la longueur du dernier segment. Parastigma court, long de 1 ligne #.

Dimensions. —(Voyez le tableau.)

Synonymie. - AESCHNA FORCIPATA. B. de Fonscol. (Exclusis synonymis.)

Cette espèce est tellement semblable au G. Pulchellus qu'il faut un œil exercé pour les distinguer. Voici les seules différences que j'aie trouvées sur les individus mâles :

1° Les tarses postérieurs sont tout noirs comme les antérieurs. (Ils sont jaunes en dehors dans le G. pulchellus.)

2° Le parastigma est plus court, brun, presque noirâtre , et la coupe du bord anal des secondes ailes est un peu différente.

3° L'extrémité de l'abdomen vers les 7me, 8me et 9me segments est dilatée sur les côtés, et il y a un petit cercle jaune à la base de chacun : enfin, vers ces segments, la ligne jaune dorsale est très-étroite, excepté vers le neuvième où elle forme une tache ovale, assez large. (Dans le Pulchellus, l'abdomen n'est pas élargi, mais cylindrique, et la raie dorsale est à peu près égale partout.)

4° Les deux branches de l'appendice anal inférieur ne sont pas plus écartées que les appendices supérieurs, leur pointe est à peine noirâtre et les supérieurs sont cylindriques, terminés subitement en une petite pointe aiguë bien visible à la loupe. (Dans le Pulchellus l'appendice inférieur a ses deux branches terminées de noir, plus divergentes que les appendices supérieurs, qui sont terminés en pointe arrondie, et dont les côtés portent un sillon enfoncé bien visible à la loupe.)

La femelle, d'après M. de Fonscolombe, est analogue au mâle.

C'est entièrement à M. Boyer de Fonscolombe que je dois la découverte de cette espèce, puisque je n'ai pu constater les différences minutieuses qui la séparent du G. pulchellus qu'après avoir pu lui comparer chez moi l'individu mâle qu'il a eu l'obligeance de m'envoyer. M. de Fonscolombe m'écrit que tous les individus qu'il a pris , ont les tarses noirs , et le caractère tiré de la forme des appendices supérieurs suffit pour prouver à l'évidence la différence spécifique. On peut s'en convaincre en examinant les dessins que j'en donne. Par cette forme et la dilatation des derniers segments de l'abdomen , le G. simillimus ressemble étonnamment au G. flavipes. Mais ce dernier à les tarses postérieurs jaunes en dehors, l'appendice inférieur en partie noir, le bord de la côte noir, le parastigma allongé et la coloration du thorax et du front très-différente.

Le Gomphus simillimus se trouve aux environs d'Aix en Provence, dans les endroits les plus secs et éloignés des eaux. D'après M. de Fonscolombe il est peu commun.

Après avoir écrit cet article, j'en ai reconnu un individu en tout semblable dans la collection de M. Robyns, qui l'a pris dans la forêt de St-Germain, près de Paris, ce qui prouve qu'il est répandu dans toute la France. Il vole à la même époque que le G. pulchellus."

A propos de la collection de Robyns, à Bruxelles, voir mon article sur Somatochlora flavomaculata.

.

.

ÉTUDE DU NOM SIMILLIMUS.

.

L'épithète latin simillimus superlatif de similis "semblable" est traduit par l'auteur lui-même par son nom en français, "Gomphus très-semblable", et il en donne l'explication :"Cette espèce est tellement semblable au G. Pulchellus qu'il faut un œil exercé pour les distinguer.".

C'est à partir d'un spécimen de la collection de Boyer de Fonscolombe, capturé près d'Aix-en-Provence et adressé par ce dernier, que Sélys-Longchamps s'est livré à une comparaison avec G. pulchellus,.  "C'est entièrement à M. Boyer de Fonscolombe que je dois la découverte de cette espèce, puisque je n'ai pu constater les différences minutieuses qui la séparent du G. pulchellus qu'après avoir pu lui comparer chez moi l'individu mâle qu'il a eu l'obligeance de m'envoyer. M. de Fonscolombe m'écrit que tous les individus qu'il a pris , ont les tarses noirs , et le caractère tiré de la forme des appendices supérieurs suffit pour prouver à l'évidence la différence spécifique. On peut s'en convaincre en examinant les dessins que j'en donne. Par cette forme et la dilatation des derniers segments de l'abdomen , le G. simillimus ressemble étonnamment au G. flavipes. Mais ce dernier à les tarses postérieurs jaunes en dehors, l'appendice inférieur en partie noir, le bord de la côte noir, le parastigma allongé et la coloration du thorax et du front très-différente.'

.

 

Voir les auteurs suivants : 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/gomphe-semblable/

"De similimus (lat)=extrêmement semblable, Sélys-Longchamps, le descripteur faisait référence à Gomphus pulchellus."

 

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

".simillimus (Gomphus) - superlativo di similis, e = simile. Molto somigliante al congenere pulchellus."

.

.

.

NOMS EN LANGUE VERNACULAIRE.

.

.

 

I. LES NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS.

.

1°) "[Le ] Gomphus très-semblable", Sélys, 1840.

Monographie des Libellulidées d'Europe, page 85.

Comme il le fait pour les 7 espèces que Sélys place dans son genre Gomphus, l'auteur belge fait suivre le nom scientifique de sa  transcription  littérale en français au prix d'un barbarisme (*) : "Gomphus très-semblable".

(*) ou du moins, d'un néologisme désagréable car entaché d'une terminaison latine incongrue.

Le nom est repris en 1843 par Pierre Boitard . Sélys-Longchamps reprend ce nom dans sa Revue des Odonates de 1850, page 89, et dans sa Monographie des Gomphines de 1857 page 134.

Puis le nom français tombe en désuétude (le moteur de recherche le trouve, presque par inadvertance, dans une publication de 1990 de Boudier et Levasseur pour Martinia).

Il échappe, en 1958,  à l'effort du suisse Paul-A. Robert  de proposer un nom en langue vernaculaire pour les francophones (ce dernier ne décrit pas G. Simillimus dans son guide Les Libellules, ou Odonates).

.

2°) Le Gomphe semblable, Grand et Boudot 2006.

En 2006-2007, la parution d'ouvrages grand-public entraîne la correction de "Gomphus"en "Gomphe", et la simplification du superlatif , avec la forme "Gomphe semblable". Quel en est le créateur exact ? 

—Grand et Boudot, Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg, avril 2006 page 338

— Jourde traducteur de Dijkstra, , Guide des Libellules,  avril 2007, page 186

— Précigout, Prud'homme et Jourde, novembre 2009, Libellules de Poitou-Charente.

C'est désormais le nom commun admis pour les auteurs français par la SFO (Boudot & Dommanget 2012), mais uniquement "lors des opérations de sensibilisation et de vulgarisation", ainsi que par l'INPN/MNHN ("nom latin ou vernaculaire").

.

II. LES NOMS COMMUNS EN D'AUTRES LANGUES.

.

-allemand  : "Gelbe Keiljungfer"

-catalan : "el Rodadits groc"  (groc = jaune)

-néerlandais : De gele rombout" 

-gallois : "Gwas neidr o deulu'r " 

-anglais : "Yellow clubnail "

-breton (en cours de validation) : lost penngod melen (queue renflée jaune)

 

 

.

 

 

.

 

 

SOURCES ET LIENS.

[BOUDOT J.-P., DOMMANGET J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.] 

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

INPN;

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/653291/tab/taxo

ROBERT (Paul-A.), 1958, Les Libellules (Odonates), Delachaux et Niestlé, 364 pages.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=NDOitQEACAAJ&dq=paul+robert+1958+libellules&focus=searchwithinvolume&q=gomphe

 

DIJKSTRA (K.-D. B. ), illustrations: R. Lewington,2007,  Guide des libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé, Paris, 2007, 

— GRAND (Daniel), BOUDOT (Jean-Pierre), 2006 Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, Biotope 479 pages

https://books.google.fr/books?id=cYwSCwAAQBAJ&dq=inauthor:%22Daniel+Grand%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 — LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, Roret, 220 pages.

https://books.google.fr/books?id=8aBIt4TdIM0C&dq=AEschna&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

.

OUTILS ZOONYMIE.

— LSJ Site de traduction grec/anglais Liddell  Scott Jones

https://lsj.translatum.gr/wiki/Main_Page

https://lsj.translatum.gr/wiki/LSJ:GreekEnglishLexicon

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

 — FLIEDNER (Heinrich),  MARTENS (Andreas ), 2008, The meaning of the scientific names of Seychelles dragonflies (Odonata) , Phelsuma 16 (2008); 49-57

https://www.researchgate.net/publication/228819379_The_meaning_of_the_scientific_names_of_Seychelles_dragonflies_Odonata [accessed Jan 04 2018].

Derivatio nominis libellularum europaearum (Téléchargement PDF disponible). Available from: https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum[accessed Jan 08 2018].

LISTE DES LIBELLULES DE BRETAGNE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_libellules_de_Bretagne

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
27 novembre 2018 2 27 /11 /novembre /2018 16:14

Zoonymie des Odonates : les noms de Gomphus pulchellus, (Selys, 1840), "le Gomphe joli".

.

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

Zoonymie des Odonates.

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

Résumé.

— Genre Gomphus, Leach, 1815. Entomology, in Brewster's Edinb. Encycl. 9(1): 137. Il doit son nom au latin gomphus, issu de grec gomphos, "clou, coin, cheville", du fait de la forme en massue ("clavate") de l'abdomen des mâles. (Fleidner, 2009 ; Endersby 2012). La racine gomph- se retrouve ailleurs, avec le même sens de "en forme de clou", en Zoologie, en Mycologie et en Botanique.

— espèce Gomphus pulchellus Sélys, 1840 Monog. Libell. Eur. :83. Le nom , forme latine pulchellus, diminutif de pulcher, "beau", qui signifie "joli, mignon", a été choisi par le britannique Stephens pour un spécimen unique de sa collection, récolté aux environs de Douvres (vers 1829). La description en règle du spécimen a été donnée par le belge Edmond de Sélys en 1840. 

— Nom en français : 1°) [Le] Gomphus gentil" [sic], Sélys 1840, Monog. Libell. Eur. page 83. 2°) "Le Gomphe joli", Paul-A. Robert, 1958. 

— Noms dans d'autres langues: 

 -En catalan : el Rodadits de bassa 

-en allemand : Westliche Keiljungfer

-en néerlandais : Plasrombout

-en anglais : Western Club-tailed Dragonfly

.

 

 

 

 

.

NOM SCIENTIFIQUE.

.

NOM DE GENRE GOMPHUS.

Voir http://www.lavieb-aile.com/2018/01/zoonymie-des-odonates-le-genre-gomphus-leach-1815.html

.

NOM D'ESPÈCE GOMPHUS PULCHELLUS (SELYS, 1840).

.

 Selys-Longchamps, (Edmont de) 1840. Monographie des Libellulidées d'Europe. Roret, Paris. 220 pp. + 4 pls. page 83

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n/f84.image

https://books.google.fr/books?id=NaI-AAAAcAAJ&pg=PA83&dq=gomphus+pulchellus+Monographie+des+libellulid%C3%A9es+d%27Europe+Selys-Longchamps,&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj8yZCY8fTeAhUGhxoKHWLxCmsQ6AEIKTAA#v=onepage&q=gomphus%20pulchellus%20Monographie%20des%20libellulid%C3%A9es%20d'Europe%20Selys-Longchamps%2C&f=false

Description originale :

N° 2. GOMPHUS PULCHELLUS. (STEPHENS.)

GOMPHUS GENTIL .

Diagnose. — Thorax jaune, avec six raies noires étroites en dessus. Abdomen allongé noir, avec une ligne dorsale jaune prolongée jusqu'à l'extrémité. Pieds jaunes rayés de noir, les tarses des postérieurs jaunes en dehors. Appendices anals supérieurs du mâle noirs, l'inférieur double, jaune, noir à la pointe, de la longueur du dernier segment. Parastigma long de 1 lig. #.

Dimensions. — (Voyez le tableau.)

Synonymie.— GOMPHUS PULCHELLUS. Stephens (collection). De Selys, 1859. - — FLAVIPES. Steph. Curtis. (Exclusis synonymis.) PETALURA FLAVIPEs. De Selys, 1857.

♂. Devant de la tête jaune, avec une seule ligne transverse noire très étroite. Ocelles et devant des yeux noirs. Les yeux grisâtres. Lèvre inférieure jaune. Thorax jaune avec six raies noires un peu courbées , étroites sur le devant : les deux médianes contiguës ; deux autres lignes obliques noires sur les côtés du thorax. Espace interalaire jaune, tacheté de noir. Abdomen noir, étroit, cylindrique, étranglé au troisième segment, peu ou point dilaté à son extrémité. Le premier segment jaune avec une raie transverse noire interrompue au milieu ; le deuxième avec une tache dorsale jaune à trois lobes; tous les autres segments avec une ligne dorsale jaune plus large que chez la Forcipata et prolongée jusqu'à l'extrémité de l'abdomen. La ligne du huitième segment un peu plus large ; les côtés de tous et les tubercules du deuxième jaunes. Appendices anals de la longueur du dernier segment ; les supérieurs noirs, cylindriques, divergents, pointus, l'extrémité tronquée en dehors, et le côté extérieur muni d'un petit sillon enfoncé, dont l'extrémité forme une seconde petite pointe à peine visible. L'appendice inférieur fourchu à branches latérales jaunes, à pointe noire, encore plus divergentes que les appendices supérieurs. Pieds jaunes, bordés en dedans par une ligne noire qui est triple sur les cuisses. Les tarses des postérieurs jaunes en dehors. Ailes hyalines légèrement jaunâtres. La nervure de la côte jaune en dehors. Parastigma roussâtre , long de 1  lig. Bord interne des secondes ailes très-anguleux. Membranule accessoire presque nulle.

. Diffère du mâle en ce que l'abdomen n'est pas rétréci au deuxième segment, que la raie dorsale est plus large. Les appendices anals à peine de la longueur de la moitié du dernier segment, simples, pointus, droits, noirâtres.

Cette espèce a été jusqu'ici peu observée, ayant sans doute été confondue avec ses congénères. M. Stephens, qui en a recueilli des individus aux environs de Douvres, sur les côtes méridionales de l'Angleterre, la nomma dans sa collection Gomphus pulchellus, mais ne la décrivit pas. Plus tard il la considéra comme la Flavipes de T. de Charpentier et renonça au nom de Pulchellus que je lui restitue, puisque ce n'est pas le Flavipes. En 1837, je l'ai publiée comme nouvelle sous le nom de Flavipes, ignorant qu'une autre espèce le portait déjà.

Elle se trouve en Belgique au mois de juin. Elle est peu commune, et voltige très-rapidement sur les prairies. Elle se pose souvent dans les sentiers. Elle habite aussi toute la France, l'Allemagne et le nord de l'Afrique.

Cette espèce diffère du G. flavipes par la nervure extérieure de la côte qui est jaune (au lieu d'être noire), par son abdomen qui n'est pas dilaté à son extrémité. Se distingue des G. Selysii, Forcipatus et Unguiculatus, à la couleur des pieds, du Serpentinus à la forme et à la couleur des appendices anals, etc. (Voyez plus bas les différences avec le Simillimus.)

 

.

.

ÉTUDE DU NOM GOMPHUS PULCHELLUS.

.

Le nom est expliqué par Sélys dans sa description :

"M. Stephens, qui en a recueilli des individus aux environs de Douvres, sur les côtes méridionales de l'Angleterre, la nomma dans sa collection Gomphus pulchellus, mais ne la décrivit pas. Plus tard il la considéra comme la Flavipes de T. de Charpentier et renonça au nom de Pulchellus que je lui restitue, puisque ce n'est pas le Flavipes. En 1837, je l'ai publiée comme nouvelle sous le nom de Flavipes, ignorant qu'une autre espèce le portait déjà."

Le nom vient du latin pulchellus, a, um,  diminutif de  pulcher (“beau”) +‎ -lus. Il se traduit par "joli, tout charmant" (Gaffiot), voire "mignon".

 

.

.

 

 

 

NOMS VERNACULAIRES.

 

.

LES NOMS COMMUNS EN FRANÇAIS.

1°) "[Le] Gomphus gentil", Sélys 1840, Monographie des Libellulidées d'Europe page 83.

Comme il en a l'habitude, Edmond de Sélys-Longchamps accompagne sa description, juste après la mention du nom scientifique, par un nom en français qui est la traduction ou la transcription la plus littérale de ce nom scientifique. Pourquoi choisi-t-il ici l'adjectif "gentil" ? Pourquoi a-t-il créé le barbarisme de "Gomphus gentil" ? Le nom est repris par Pierre Boitard en 1843, puis par Sélys dans sa revue de 1850, sans que personne n'éprouve la nécessité d'une forme plus proche des sonorités françaises comme Gomphe gentil.

 L'usage des noms vernaculaires est ensuite  quasiment proscrit auprès des entomologistes, jusqu'à l'apparition, dans la seconde moitié du XXe siècle, de la nécessité de répondre à l'intérêt du grand public par la publication de Guides de vulgarisation, et donc de l'urgence de pourvoir à la grande carence des noms communs de libellules, en français malgré les efforts du suisse Paul Robert dès 1958. Pourtant, l'un des premiers guides, paru en 1983, The Dragonflies of Great Britain and Ireland de Cyril Oswald Hammond, ‎Richard Robinson Askew, ‎Robert Merritt , se contente de reprendre le barbarisme "Le Gomphus gentil". Ce sera encore le cas en 1987 dans l' Étude faunistique et bibliographique des Odonates de France de Jean-Louis Dommanget .  "Gomphe gentil" apparaît en 1958 sous la plume de P-A. Robert, puis une seule fois en 1998 sur le moteur de recherche.

2°) "Le Gomphe joli" (Robert, 1958). 

Dans Les Libellules (Odonates) du naturaliste suisse Paul-A. Robert,  paru en 1958, l'auteur nomme l'espèce "Gomphe joli ou gentil" (page 201).

Cette forme, malgré son opiniâtre inféodation au nom scientifique, est plus heureux que le précédent.

Dans une recherche en ligne, toujours pleine d'embûches, je le trouve  repris dans un Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles de 1998, .  Puis il est présent en 2005 dans le Chinery  ; bien-sûr, je ne prétends pas à un inventaire exhaustif de la littérature.

Je relève la liste suivante :

  • Jean Legrand in Chinery, 2005 :le Gomphe joli.
  • Grand et Boudot, 2006. le Gomphe joli.
  • Jourde in Dijkstra : Le Gomphe gentil
  • Précigout, Prudhomme, et  Jourde 2009 : Gomphe joli. Syn. Gomphe gentil.
  • INPN consulté en novembre 2018 : le Gomphe joli.
  • Wikipédia consulté en novembre 2018 : le Gomphe gentil
  • [BOUDOT J.-P., DOMMANGET J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.] : "le gomphe joli".

.

 

De toute façon "Les noms français ne doivent être utilisés qu'aux opérations de sensibilisation et de vulgarisation (essentiellement vers le grand public). "(Boudot et Dommanget 2012)

.

 

 

 

 

.

le Gomphe joli, photo lavieb-aile.

.

http://www.lavieb-aile.com/2018/06/le-gomphe-joli-gomphus-pulchellus-selys-1840-a-crozon.html

.

LES NOMS COMMUNS DANS D'AUTRES LANGUES.

.

 -En catalan : el Rodadits de bassa . Voir Rodadits

-en allemand : Westliche Keiljungfer

-en néerlandais : Plasrombout

-en anglais : Western Club-tailed Dragonfly.

.

.

SOURCES ET LIENS.

— [BOUDOT J.-P., DOMMANGET J.-L., 2012. Liste de référence des Odonates de France métropolitaine. Société française d’Odonatologie, Bois-d’Arcy (Yvelines), 4 pp.] 

http://www.libellules.org/fra/pdf/503_pagesdynadocs519e54424a6f7.pdf

— INPN;

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65227/tab/taxo

— ROBERT (Paul-A.), 1958, Les Libellules (Odonates), Delachaux et Niestlé, 364 pages.

https://books.google.fr/books?hl=fr&id=NDOitQEACAAJ&dq=paul+robert+1958+libellules&focus=searchwithinvolume&q=gomphe

 

— DIJKSTRA (K.-D. B. ), illustrations: R. Lewington,2007,  Guide des libellules de France et d'Europe, Delachaux et Niestlé, Paris, 2007, 

— GRAND (Daniel), BOUDOT (Jean-Pierre), 2006 Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg. Collection Parthénope, Biotope 479 pages

https://books.google.fr/books?id=cYwSCwAAQBAJ&dq=inauthor:%22Daniel+Grand%22&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 — LEACH , W.E. (1815). "Entomology". In Brewster, David. Edinburgh Encyclopaedia. Vol. 9. Edinburgh: William Blackwood. pp. 57–172 [137] (in 1830 edition) – 

https://www.biodiversitylibrary.org/page/17493627#page/145/mode/1up

 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), JOURDE (Philippe), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 — SELYS-LONGCHAMPS ( Michel Edmond, Baron de) 1840, Monographie des libellulidées d'Europe, Roret, 220 pages.

https://books.google.fr/books?id=8aBIt4TdIM0C&dq=AEschna&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

 

.

OUTILS ZOONYMIE.

— LSJ Site de traduction grec/anglais Liddell  Scott Jones

https://lsj.translatum.gr/wiki/Main_Page

https://lsj.translatum.gr/wiki/LSJ:GreekEnglishLexicon

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

 — FLIEDNER (Heinrich),  MARTENS (Andreas ), 2008, The meaning of the scientific names of Seychelles dragonflies (Odonata) , Phelsuma 16 (2008); 49-57

https://www.researchgate.net/publication/228819379_The_meaning_of_the_scientific_names_of_Seychelles_dragonflies_Odonata [accessed Jan 04 2018].

Derivatio nominis libellularum europaearum (Téléchargement PDF disponible). Available from: https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum[accessed Jan 08 2018].

LISTE DES LIBELLULES DE BRETAGNE

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_libellules_de_Bretagne

.
 

.

LES NOMS COMMUNS EN D'AUTRES LANGUES.

.

 

Steinmann

https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA119&lpg=PA119&dq=Gomphus+pulchellus+stephens&source=bl&ots=1ARx6m7Tfm&sig=v-hfLUhEDyBWiJZurYUvp1UKUoE&hl=fr&sa=X&ved=2ahUKEwimh9_v8vTeAhUNzoUKHZg3AysQ6AEwCXoECAkQAQ#v=onepage&q=Gomphus%20pulchellus%20stephens&f=false

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65227/tab/taxo

Petalura flavipes Selys, 1837 : 
Selys Longchamps (1837) : 11. 
[Description originale] Selys Longchamps, E. (de) 1837. Description de la Petalura flavipes (nob.) et de l'Agrion aurantiaca (nob.). in: Catalogue des Lépidoptères ou papillons de la Belgique précédé du tableau des Libellulines de ce pays Liège. 11-13. [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9395522/f17.image]

  • De Selys Longchamps (1840) : 83. 
    [Source de la synonymie] de Selys-Longchamps, E. 1840. Monographie des Libellulidées d'Europe. Roret, Paris. 220 pp. + 4 pls. [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n]

  • Gomphus pulchellus Selys, 1840 : 
    De Selys Longchamps (1840) : 83. 
    [Description originale] de Selys-Longchamps, E. 1840. Monographie des Libellulidées d'Europe. Roret, Paris. 220 pp. + 4 pls. [http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k370057n]

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
16 novembre 2018 5 16 /11 /novembre /2018 10:42

Zoonymie des Odonates : les noms de Somatochlora flavomaculata (Vander Linden, 1825), "la Cordulie à taches jaunes".

.

 

 

.

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

 .

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

Résumé.

Somatochlora (Sélys-Longchamps, 1871),  Bull. Acad. r. Belg., (2) 31: 279. Du grec sôma = le corps et khlôros = vert : "qui a le corps vert". En 1840, Charpentier avait nommé ce genre Chlorosoma, même sens, mais le nom était déjà utilisé pour un genre de reptile (Wagler, 1830), et  Sélys a du le modifier.

flavomaculata (Vander Linden, 1825) : Monog. Libell. Eur.  Du latin flavus "jaune" et maculata "tacheté" reprenant les termes de la description originale L. Aenea, thorace et abdomine flavo-maculatis, "Aeschne  à taches jaunes sur le thorax et  à l'abdomen" : L'espèce se reconnait facilement des autres espèces à corps vert métallique par la présence d'une série de marques jaunes latérales sur le thorax et l'abdomen" (Dijkstra) 

— Noms vernaculaires en français : 1.  "La Cordulie tachetée de jaune", Sélys-Longchamps 1840, car l'espèce se nommait depuis Sélys 1839 Cordulia flavomaculata. 2. "La Cordulie à taches jaunes", d'Aguilar et Dommanget 1986. 3. "La Chlorocordulie à taches jaunes", Dijkstra traduit par P. Jourde, 2007, abandonné ou cité comme synonyme aujourd'hui.

— Noms vernaculaires en d'autres langues :

-allemand  : Die Gefleckte Smaragdlibelle   "La libellule émeraude tachetée".

- frison occidental : Omswever, Omswalker, Kruser, Sompe grienkop

-néerlandais : Gevlekteglanslibel "libellule tachetée et brillante".

-anglais : The yellow-spotted emerald, "L'Émeraude aux taches jaunes".

.

 

 


 

.

NOM SCIENTIFIQUE.

 

NOM DE GENRE SOMATOCHLORA.

Le nom du genre Somatochlora, Sélys-Longchamps 1871.

.

.

LE NOM D'ESPÈCE S. FLAVOMACULATA (VANDER LINDEN, 1825).

.

Libellula flavomaculata, Vander Linden 1825, Monographiae Libellulinarum Europaearum Specimen. Bruxellis, apud J.Frank, bibliopolam, Via Vulgo de la Putterie : 42 pp. Page 19

https://books.google.de/books?id=vxIOAAAAQAAJ

.

 

 

Description originale :

"L. Aenea, thorace et abdomine flavo-maculatis, appendicibus analibus superioribus sublinearibus, inferiori acuta; macula marginali alarum nigra. (Mas.)

Mas. Viridi-aeneus. Caput anticè macula utrinque antè oculos, aliaque media , luteis. Thorax maculis utrinque duabus, pectus macula apicis, luteis. Abdominis primum segmentum, margine postico, lateribus et subtùs luteum : secundum subtùs ad angulos posticos leviter productum, suprà sinuato- æneum, lateribus et margine postico, luteis: 3. macula baseos magna utrinque, lutea : 4. immaculatum; 5. 6. 7. 8. macula baseos parva utrinque, lutea : 9. 10. immaculata. Appendices anales superiores basi ferè contiguæ, sublineares, haud sinuatæ, longitudine duorum ultimorum abdominis segmentorum : inferior dimidio brevior, acuminata. Pedes nigri femoribus anticis vix basi luteis. Alæ albæ, basi leviter creceæ, macula marginali nigra, membranula accessoria nigricante, basi pallidiore.

Feminam non vidi.

Longit. 2 1 lin. Ext. alar. 33 1/2 lin.

Habitat in Belgio : ad pagum Gheel semel capta a De Robyns."

Le spécimen décrit est un mâle. De Sélys capturera ensuite une femelle flavomaculata, le 1er juin 1839, "voltigeant sur un étang à Longchamps-sur-Geer". 

Ce spécimen  avait été capturé à Gheel (à l'est d'Anvers, en Belgique) par un certain docteur (parfois qualifié de professeur)  De Robyns, très actif en entomologie puisque Sélys cite plusieurs fois ses découvertes en 1840.

En 1844, un guide de Belgique conseillait aux visiteurs de Bruxelles de passer voir l'exceptionnel cabinet de curiosité et les collections  de ce Mr Robyns, Rue Neuve :

"M. Robyns, rue Neuve , s'est fait: un nom célèbre parmi les amateurs d'histoire naturelle  , pour ses collections d'insectes et surtout de papillons , les plus riches qui soient au monde. Les trésors de M. Robyns en ce genre occuperaient un local immense s'ils n'étaient renfermés dans des centaines de tiroirs superposés, qui se cachent dans les boiseries, dans les embrasures des fenêtres , dans les entre-deux des portes; le tout rempli du plus rare assemblage d'insectes diaprés , véritables joyaux naturels. Préférez-vous les papillons de nuit? D'autres tiroirs, d'autres cases semblent sortir de la même place où les premiers viennent de rentrer , et montrent la belle famille des phalènes , depuis les monstres aux vives couleurs, aussi grands que des chauves-souris , jusqu'aux miniatures de l'espèce , les cousins au blanc de lait, qu'ont ne peut distinguer qu'avec un microscope. Aimez-vous les gravures? M. Robyns a tout le musée de Napoléon ; ici un Piranesi', un superbe exemplaire; là toutes les gravures publiées depuis trente ans ; plus loin la collection de musique la plus nombreuse qui existe ; la collection des journaux de modes , sauf quelques numéros de la fin du siècle dernier qui sont introuvables et que M. Robyns payerais au poids de l'or."

En 1829, Vander Linden pour son essai sur les insectes de Java, examina encore ses collections en même temps que celles de MM Payen, Dubus et Bernard. Robyns  était décédé en 1874. De Sélys signale la ventre des livres de sa bibliothèque, un petit événement à Bruxelles.

.

Libellula flavomaculata, Vander Linden 1825, Monographiae Libellulinarum Europaearum Specimen, num. Google

Libellula flavomaculata, Vander Linden 1825, Monographiae Libellulinarum Europaearum Specimen, num. Google

ÉTUDE DU NOM FLAVOMACULATA.

Du latin flavus "jaune" et maculata "tacheté" reprenant les termes de la description originale L. Aenea, thorace et abdomine flavo-maculatis, "Libellule couleur bronze  à taches jaunes sur le thorax et  à l'abdomen" : L'espèce "se reconnait effectivement facilement des autres espèces à corps vert métallique par la présence d'une série de marques jaunes latérales sur le thorax et l'abdomen" (Dijkstra)   

.

LES AUTEURS PRÉCÉDENTS :

 Le nom est donc particulièrement facile à interpréter et le consensus est entier parmi les auteurs. 

 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulie-a-taches-jaunes/

"Somatochlora du grec sôma = le corps et khlôros = vert. Le nom de l’espèce d’origine latine flavo désigne à la fois le jaune ou le doré et maculata taché ou maculé : une libellule maculée de doré en quelque sorte."

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"flavomaculata (Somatochlora) - flavus, a, um = giallo + maculo, as, avi, atum, are = macchiare; macchiato di giallo. Per la presenza di macchie gialle sulla testa, sul torace e sull’addome."

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"[l. flavus - yellow; maculatus - spotted] refers to triangular yellow spots on the sides of segments 4-8 of the abdomen, which however are obfuscated with age.

VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"flavus; = geel;,maculata = gevlekt"

 

.

LES NOMS VERNACULAIRES.

.

LES NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

.

1°) La Cordulie tachetée de jaune, Sélys-Longchamps 1840.

Monographie des libellulidées d'Europe page 62. : l'espèce se nommait alors Cordulia flavomaculata, depuis Sélys 1839.

Le nom est repris en 1850 par le même auteur  dans la Revue des Odonates page 73

De 1850 aux années 1980, l'usage d'un nom vernaculaire pour désigner les libellules en général, et cette espèce en particulier, n'apparaît pas dans les publications mises en ligne.

2°) La Cordulie à taches jaunes, d'Aguilar et Dommanget 1985, 

Jacques d' Aguilar, ‎Jean-Louis Dommanget , 1985, Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord Page 264

https://books.google.fr/books?id=SPNMAAAAYAAJ

 

Somatochlora flavomaculata (van der Linden, 1825) Pl. 18 Fr. La Cordulie à taches jaunes ; All. Gefleckte Smaragdlibelle. Identification La tête a le front vert bleu métallique avec une tache jaune de chaque côté ; le thorax est vert métallique ....

 

3°) La Chlorocordulie à taches jaunes. Dijkstra 2007.

 Dijkstra, K.-D. B., & Lewington, R. (2007). Guide des libellules de France et d'Europe (éd. Les guides du naturaliste). (P. Jourde, Traducteur.) Delachaux et Niestlé .

Ce nom est proposé par K-D.B Dijkstra [ou par P. Jourde, son traducteur]. Il réserve le nom de  "Cordulie" au genre Cordulia, et donne celui de "Chlorocordulie" au genre Somatochlora, caractérisé par ses yeux verts [le radical -chloro signifie "de couleur verte" et Somatochlora signifiant "au corps vert"] .  Il place le nom de  "Cordulie à taches jaunes" comme synonyme. 

Inversement, le nom est cité en 2009 par Précigout et Prudhomme dans Les Libellules de Poitou-Charente, comme synonyme de La Cordulie à taches jaunes". . L'article Wikipédia 2018 le cite aussi comme alternative de La Cordulie à taches jaunes "aussi appelée Chlorocordulie à taches jaunes" . Le Muséum, dans son site INPN, s'en tient à "Cordulie à taches jaunes (la)".
 

 

.

 

 

 

 

LES NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

.

-allemand  : DieGefleckte Smaragdlibelle   La libellule émeraude tachetée

- frison occidental : Omswever, Omswalker, Kruser, Sompe grienkop

-néerlandais : Gevlekteglanslibel "libellule tachetée et brillante"

-[breton : pik-aer brizhmelen ;  en cours de validation].

anglais : The yellow-spotted emerald, 

 

.

.

 

SOURCES ET LIENS.

Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html

— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf


— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

.

AUTRES SOURCES :

— Bulletin of Zoological Nomenclature 60(4) 2003, "Case 3253. Libellula Aenea Linnaeus, 1758 (Currently Cordulia Aenea) And L. Flavomaculata Vander Linden, 1825 (Currently Somatochlora Flavomaculata; Insecta, Odonata): Proposed Conservation Of Usage Of The Specific Names By The Replacement Of The Lectotype Of L. Aen"

https://archive.org/details/biostor-80573/page/n1

— AGUILAR (Jacques d'), DOMMANGET (Jean-Louis Dommanget) , 1985, Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord Page 264

https://books.google.fr/books?id=SPNMAAAAYAAJ

— DIJKSTRA, K.-D. B., & Lewington, R. (2007). Guide des libellules de France et d'Europe (éd. Les guides du naturaliste). (P. Jourde, Traducteur.) Delachaux et Niestlé .

 

STEINMANN :

https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA273&dq=flavomaculata+steinmann&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiAxpfX_tPeAhUyxIUKHTFUATQQ6AEILDAA#v=onepage&q=flavomaculata%20steinmann&f=false

INPN

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65395/tab/taxo

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

.

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 12:18

Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807), "le  Cordulégastre annelé".

.

Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

 .

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

Résumé.

— Cordulegaster Leach 1815. Eding. Encycl.: 136-137. Cordulegaster vient de deux mots grecs κορδύλη, kordylē- "massue, renflement, bosse, gonflement"; et gastēr -"abdomen", du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen. Le genre Cordulia, également nommé par Leach, est construit sur le même suffixe kordylē-. 

Cordulegaster boltoniiDonovan, 1807, Brit. Ins. 12: 430.  L'auteur justifie son nom dans sa description originale : "Boltonii, in compliment to Mr. Bolton, the  gentleman to whom we are indebted for its discovery. " Le spécimen récolté par Thomas Bolton (1722-1778) dans le Yorkshire est passé ensuite dans les collections de Dru Durty, acquise à la mort de ce dernier en 1804 par Donovan, qui en a détecté la spécificité. 

— Noms vernaculaires français : L'espèce avait été décrite en 1805 par Pierre André Latreille sous le nom d' Aeschna annulata . Cependant, ce nom était un homonyme invalide, car l' épithète spécifique annulata du même genre avait déjà été attribuée par Johann Christian Fabricius en 1798 pour une espèce indienne.  Néanmoins, Sélys-Longchamps a décrit l'espèce comme Cordulegaster annulatus en 1840 et 1850, et lui a donné son nom de "Cordulégaster annelé". Le laid barbarisme du nom de genre a été légèrement corrigé dès 1845  par les lexicographes Bescherelles puis Larousse en "Cordulégastre" et c'est affligé du nom de "Cordulégastre annelé" qu'il est encore désigné aujourd'hui.

— Noms vernaculaires dans d'autres langues :

-allemand  : Zweigestreifte Quelljungfer : la  Libellule aux anneaux d'or.

- frison occidental : Streamkefleaner, Boarnelibel, Boarnefleaner

-néerlandais : Gewone bronlibel  : la Cordulégastre ordinaire, la Libellule des sources ordinaire ?

-gallois : gwas  neidr eurdorchog :  la Libellule (servante du serpent)  aux anneau d'or.

anglais : Golden-ringed Dragonfly : la Libellule aux anneaux d'or.

.

.

NOM SCIENTIFIQUE.

 

.

LE NOM DE GENRE CORDULEGASTER (LEACH, 1815).

Voir : Le nom de genre Cordulegaster Leach 1815.

.

.

LE NOM D'ESPÈCE CORDULEGASTER BOLTONII (DONOVAN, 1807).

Libellula boltonii 

Donovan, E. (Edward), 1768-1837 , The natural history of British insects; explaining them in their several states, with the periods of their transformations, their food, oeconomy, &c. together with the history of such minute insects as require investigation by the microcsope. The whole illustrated by coloured figures, designed and executed from living specimens. London,Printed for the author, and for F. & C. Rivington,.1792-1813. volume 11 page 97 et planche 430.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132000#page/55/mode/1up

.

Description originale :

 

PLATE CCCCXXX. 

LIBELLULA BOLTONII

BOLTON's DRAGON-FLY. 

NEUROPTERA, 

GENERIC CHARACTER. 

Mouth armed with more than two jaws : lip trifid : antennae shorter than the thorax, very thin and filiform: wings expanded; tail of the male furnistied with a furcated process. 


SPECIFIC CHARACTER. 

Libellula Boltonii: wings hyaline: body elongated, black, with a larger interrupted yellow band across the middle, and a smaller near the tip of each segment. 

This fine and noble species of Libellula appears to be unknown to any of the entomological writers we are acquainted with. The specimen from which our figure in the annexed plate is taken, was discovered in Yorkshire some years ago by Mr. Bolton, and communicated to Mr. Drury, in whose cabinet it has remained unnoticed till the present time. We believe this specimen to be unique, or at least we have never seen an other. It is a beautiful, large, and interesting species, and possesses characters so extremely different from any of the known species of its genus, that it cannot easily be mistaken. We name it Boltonii, in compliment to Mr. Bolton, the  gentleman to whom we are indebted for its discovery. 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807).
https://www.biodiversitylibrary.org/item/132000#page/55/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132000#page/55/mode/1up

.

L'espèce avait été décrite pour la première fois en 1805 par Pierre André Latreille sous le nom d' Aeschna annulata . Cependant, ce nom était un homonyme invalide, car l' épithète spécifique annulata du même genre avait déjà été attribuée par Johann Christian Fabricius en 1798 pour une espèce indienne. 

  • -Aeshna annulata Latreille, 1805 :  Latreille, P. A. 1805. Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes. Ouvrage faisant suite a l'histoire naturelle générale et particulière, composée par Leclerc de Buffon, et redigée par C. S. Sonnini, membre de plusieurs sociétés savantes. Tome treizième. F. Dufart, Paris. 432 pp. 
  • https://www.biodiversitylibrary.org/page/15701601#page/12/mode/1up
  • -Aeschna lunulataCharpentier, T. (von) 1825. Horae entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Wratislaviae. 255 pp. page 29
  •  

.

.

Lucas en a donné une illustration des deux sexes en 1900 :

.

Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807).
Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807).
Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807).

.

ÉTUDE DU NOM.

Donovan commente ainsi le  nom qu'il a choisi  pour cette espèce dans sa description originale :"We name it Boltonii, in compliment to Mr. Bolton, the  gentleman to whom we are indebted for its discovery." : "Mr Bolton, à qui nous sommes redevable de sa découverte". Il précise que Bolton avait découvert ce spécimen dans le Yorkshire, la région où il vivait, puis que ce spécimen avait rejoint la collection de l'entomologiste londonien  Dru Drury (1725-1804). Or, après la mort de ce dernier, sa bibliothèque et ses collections sont mises en vente, lors de la première vente aux enchères entièrement consacrée aux insectes. La plupart de ses spécimens sont acquis par ses amis William Kirby et Edward Donovan (1768-1837). C'est donc dans la collection de Drury acquise par Donovan que ce dernier a remarqué cette nouvelle espèce, qui n'avait pas été décrite jusqu'alors : il lui revenait d'en être l'auteur, mais c'est par une parfaite correction qu'il lui donna le nom de son découvreur.
 

Thomas  Bolton (1722-1778) de Halifax (West Yorkshire)   était, comme son jeune frère James Bolton, un zoologiste amateur avide et un collectionneur naturaliste. Très peu d'information sur sa vie et sur ses explorations entomologiques  nous sont parvenues.

James Bolton est l'auteur d'espèces botaniques (la fougère Asplenium boltonii), de champignons (Polyporus boltonii, Gorgoniceps boltonii), etc..

.

.

.

Voir les auteurs suivants : 

L'erreur sur le prénom réel de Bolton est constante.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

 Cordulegaster : de kordylê (gr) = massue et gastêr (gr) = ventre : du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen ; boltonii en l’honneur de James Bolton (1733-1799), qui a découvert l’espèce dans le Yorkshire.

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

Cordulegaster - χορδυλε, εσ = clava + γαστερ = ventre; ventre a clava. Per la forma generale del corpo.

boltoni (Cordulegaster) – in onore del sig. Bolton che la scoprì per primo nello Yorkshire a inizio secolo XIX [… in compliment to Mr. Bolton, the gentleman to whom we are indebted for is discovery. (Donovan, 1807)].

 

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

Cordulegaster [gr. kordylē - Keule/ Beule, Geschwulst; gastēr - Bauch ~ Abdomen] beschreibt die typische Körperform dieser Libellen. - boltonii (Donovan) trägt ihren Namen zu Ehren des englischen Malers und Naturkundlers James Bolton († 1799), von dem das Exemplar in Drurys Sammlung stammte, nach dem die Art beschrieben wurde.

— VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"boltonii = vernoemd naar James Bolton (die de libel voor het eerst verzamelde)"

.

.

LES NOMS VERNACULAIRES.

.

 

LES NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

.

 

1°) Le Cordulégaster annelé, Sélys 1840, Monographie des libellulidées d'Europe page 96.

Repris dès 1843 par Pierre Boitard, puis par de Sélys en 1850, dans sa Revue des Odonates page 104, et en 1858 dans la Monographie des Gomphines page 333.

Sélys-Longchamps décrit cette espèce sous le nom de Cordulegaster annulatus Latreille, et lui donne donc le nom "français" correspondant, sans craindre le barbarisme et la dissonance. L'entomologiste belge avait certainement une bonne vue, mais sans doute aucune oreille.

2°) Le genre Cordulégastre , Bescherelle 1845 puis Larousse, 1869.

a) En 1845, le lexicographe et grammairien français Louis-Nicolas Bescherelle a "corrigé" ce barbarisme avec la forme Cordulégastre, dans son Grand Dictionnaire de la langue française, en admettant dans son ouvrage le nom de genre Cordulégastre, dont in donne en exemple le Cordulégastre lunulé. Il reprend ce substantif dans ses rééditions de 1851, 1857, 1860 etc.. Le nom est repris au Canada par Provancher. 

b) Pierre Larousse admet le nom de Cordulégastre dans son Grand Dictionnaire universel de 1869

3°) Le nom d'espèce  Cordulégastre annelé, 1981, 1983 et 1987 

— Hammond (Cyril Oswald), ‎ Askew (Richard Robinson), ‎ Merritt (Robert) - 1983, The Dragonflies of Great Britain and Ireland, Harley book  page 138.

— Dommanget (Jean-Louis ), 1987,  Étude faunistique et bibliographique des Odonates de France Secrétariat de la faune et de la flore, 1987 - 283 pages, page 56.

http://www.libellules.org/fra/pdf/595_pagesdynadocs567836e6c68f4.pdf
 

En page 194, Dommanget  cite une publication de 1981 par  J. Legrand, "Cordulégastre annelé" in La vie animale de A à Z, Etito-Service, Genève.

 

4°) Les noms "Cordulégastre de Bolton" et  "Cordulégaster de Bolton" ont été retrouvés chacun une fois lors de mes recherches en ligne, en 2015.

Conclusion :

C'est le nom "Cordulégastre annelé" qui fait actuellement autorité pour le Muséum par son antenne de l'INPN, dans les listes officielles ou dans les ouvrages de vulgarisation (Dijkstra 2007, Grand et Boudot 2006,  Précigout et Prudhomme, ou sur l'encyclopédie Wikipédia ...

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694

Une fois de plus, l'indigence sémantique et poétique des entomologistes francophones leur stricte inféodation au nom latin,  et leur indifférence à l'égard de la laideur du zoonyme, même après la correction du barbare "Cordulégaster", seront plus évidents encore lorsque notre nom sera confronté aux jolis noms de autres langues, riches en images colorées évocatrices. Quand au pauvre Thomas Bolton, nul ne viendra vulgariser sa découverte, et quand on le cite, c'est avec le prénom de son père William ou de son frère James...

.

 

 

 

.

LES NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

.

-allemand  : Zweigestreifte Quelljungfer Libellule aux anneaux d'or.

- frison occidental : Streamkefleaner, Boarnelibel, Boarnefleaner

-néerlandais : Gewone bronlibel (la Cordulégastre ordinaire, la Libellule des sources ordinaire ?)

-gallois : gwas  neidr eurdorchog :  Libellule (servante du serpent)  aux anneau d'or

-[breton : matezh-an-naer gwalennoù "la Servante du serpent aux anneaux d'or" ;  en cours de validation].

anglais : Golden-ringed Dragonfly : la Libellule aux anneaux d'or

.

 

 

.

SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf


— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

 

.

.

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 21:23

Zoonymie des Odonates : les noms d'Oxygastra curtisii, (Dale 1834), l'Oxycordulie à corps fin.

.

 

 


 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

 .

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

http://www.lavieb-aile.com/2018/06/oxygastra-curtisii-l-oxycordulie-a-corps-fin-a-l-ancienne-gare-de-perros-a-crozon.html

.

Résumé :

— Nom de genre Oxygastra, (Selys-Longchamps, 1870),  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14 page v. Du grec oxys, " fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

— Nom d'espèce Oxygastra curtisii, (Dale 1834). L'épithète curtisii, "de Curtis", rend hommage à l'entomologiste et illustrateur britannique John Curtis (1791 - 1862), auteur du texte et des planches de British Entomology (1823-1840), qui avait capturé un spécimen en 1831 en compagnie de Dale qui en avait réalisé  la première capture  en 1820 dans le Dorset, à Parley Heath. Les descriptions et dessins de Curtis font largement appel à l'ample collection [33 armoires]  du britannique James Charles Dale (1791-1872), et l'épithète honore ainsi une amitié et une collaboration sur le terrain ou dans le travail scientifique.

— Noms vernaculaires français. 1. La Cordulie de Curtis, Sélys, 1840 ; 2. La Cordulie à ventre fin, 1959, Alexanor ; 3. La Cordulie à corps fin, 1983-1985, d'Aguilar et Dommanget ; 4. L'Oxycordulie à corps fin, INPN.

— Noms vernaculaires en d'autres langues.


-Gallois : gwas orenfrith 

-Catalan : l'Esparver de l'aigua

-Allemand :  Der Gekielte Flussfalke, Schiemenz, 1953

-Néerlandais : De bronslibel

-Anglais :  Orange-spotted emerald

 

.

 

.

NOM SCIENTIFIQUE.

.

LE NOM DE GENRE OXYGASTRA.

 

Zoonymie des Odonates : le nom du genre Oxygastra Sélys-Longchamps, 1870.

Oxygastra, Selys-Longchamps,  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14 page v. Du grec oxys, " fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

.

LE NOM D'ESPÈCE OXYGASTRA CURTISII, (DALE, 1834).

Dale 1834, Mag. Nat. Hist. VII. Jan. page 60 .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/74/mode/1up

parfois décrite dans le genre Cordulia

1°) L'auteur James Charles Dale (13 décembre 1791 - 6 février 1872)

 

.

 

.

https://en.wikipedia.org/wiki/James_Charles_Dale

Ce naturaliste anglais  a consacré la quasi-totalité de sa vie adulte à l' entomologie .

Il était le fils d'un propriétaire terrien de Glanville Wotton (Dorset) , et c'est sur le comté du Dorset, au sud de l'Angleterre, qu'il effectua ses explorations entomologiques.

Il était un ami de James Francis Stephens , qui le mentionne fréquemment dans ses Illustrations of British Entomology (1826-1848) ,  et de John Curtis, qui le cite tout aussi fréquemment dans son British Entomology (1823-1840) . L'entomologiste irlandais Alexander Henry Haliday était un autre ami proche . Les références concernent principalement les coléoptères bien que Dale ait travaillé sur tous les Ordres . 

Sa première note sur les lépidoptères a été publiée dans le Magazine of Natural History en 1830. Elle a été suivie de 83 autres notes et articles couvrant un large éventail de sujets. Il a été élu membre de la première société d'entomologie de Londres le 25 juin 1822. 

La collection de Dale appartient au Hope Department of Entomology.  La collection de Dale était installée dans 33 armoires lorsqu'elle a été reçue à Oxford en 1906, dont cinq étaient consacrées aux coléoptères. . Les manuscrits et les cahiers de Dale se trouvent à la Hope Libray.

 Curtis est considéré comme l' auteur de nombreux insectes décrits par Dale dans British Entomology , cependant, il est clairement indiqué par Curtis que l'auteur est  Dale par la mention "Dale MSS".

.

2°) La publication.

Il s'agit de : Magazine of natural history and journal of zoology, botany, mineralogy, geology and meteorology. ..... Contributed by Natural History Museum Library, London, publié par le botaniste et paysagiste John Claudius Loudon.

.

 

.

En 1834, J.C. Dale a donné dans le volume 7 du Magazine of natural history page 497  une liste des espèces d'insectes découverts à Parley Heath, à la limite entre Hampshire et Dorsetshire. J'assimile, sans confirmation absolue,  ce lieu avec la Réserve naturelle de Parley Common, arrosé par la rivère River Stour, au nord-ouest de l'île de Wight. Parmi les 12 espèces de Neuroptères, l'auteur signale page 498 12 spécimens de Cordulia curtisii, une espèce qu'il vient de décrire en page 60-61.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/511/mode/1up

La capture de la nouvelle espèce date de juin 1820, mais Dale avait voulu lui donner le nom d'un de ses amis (sans doute John Curtis). On lui objecta que cet ami "n'avait pas capturé lui-même l'insecte". Néanmoins, après avoir constaté dans les ouvrages de Toussaint von Charpentier , de Vander Linden et autres  que sa découverte n'avait pas été décrite, il se décida à en publier le nom en 1834 (la rédaction de l'article est de 1833) sous le nom de curtisii, après s'être arrangé pour voir John Curtis capturer lui-même cette libellule (à Ramsdown, juste à coté de Parley).

.

N.B Voir le genre Halichophagus Curtis 1831 et Halictophagus Curtisii Dale, 1832 (The Lulworth Stylopid) British Entomology 9: 384–433.   : voir la planche de Curtis ici.

.

La description originale.

.

 

 

 

Cordulia Curtisii Dale, a Species hitherto undescribed, characterised by Mr. Dale.

— On June 29. 1820, I discovered a new Cordulia on Parley Heath, Hampshire. It is one of the finest insects I have ever found ; and I had proposed to name it after a certain friend, but objection has been made to its bearing his name, " he not being the captor." As it has remained a nondescript up to this time, and is unnoticed, so far as I can find out, by Vander Linden, Charpentier, and other writers, I now venture to describe and name it after a friend whom I saw capture it: and, as some jealousy has been displayed on account of my having given a manuscript name only to Halictophagus Curtisii, I request the favour of the following appearing in print :

— Genus Cordulia Leach &c. ; Libellula Lin.,, &c.

Species Curtisii Dale. Viridi-aenea ; abdomine medio flavo-maculatis ( ♀ compresso et alis flavescentibus.)

Habitat: Parley Heath, Hants, in June, J. C. Dale : Ramsdown, Hants, in May, J. Curtis, Esq. ; Braunton Burrows, Devon, J. Cocks, Esq. 

About the size of C. aenea. Brassy green ; body compressed, with a row of oblong yellow spots down the back, absent on the 7th and 8th joints only ; head notched in front : wings very pale greenish yellow, slightly yellow at the base in the male; yellow-brown in the female, along the costa of all the wings, suffused to their centre ; stigma and nervures piceous. 

The above is sufficient, I believe, to distinguish it from all other species at present known ; but I hope my friend Curtis will now be enabled to give us a figure and a better description, without having his modesty called in question by being gratuitously made subject to the imputation of his naming an insect after himself. — J. C Dale, Sept, 1833. 

 

 

 

Traduction de la diagnose en latin : "vert bronze ; taches jaunes sur le milieu de l'abdomen. La femelle comprimée et les ailes jaunâtres."

 

 Un spécimen est décrit dans la liste des collections du British Museum.

.

 

 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/74/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/74/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/75/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/75/mode/1up

.

Dés  1835, James Stephens décrit cette espèce dans Illustrations of British Entomology en signalant qu'il pensait que la seule station en soit à New Forest, près de Brockenhurst.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/97232#page/100/mode/1up

.

 

.

En mars 1836, comme l'avait souhaité Dale, John Curtis a décrit Cordulia curtisii dans le volume IV (Hyménoptères, Neuroptères, trichoptères),  dans sa planche 616, où la libellule (une femelle) s'approche d'un jonc champêtre Luzula (Juncus) campestris, Fields Rush, notre Luzule champêtre.

Il en donne la description détaillée dans les page suivantes en signalant que le spécimen, une femelle, provient des collections de Dale et de lui-même "In the cabinets of Mr Dale and the author". Il ajoute :

"This fine species, which is unknown upon the Continent, was discovered by Mr. Dale on Parley Heath the 29th June, 1820, and subsequently at Hurne in Dorsetshire as late as the 16th July. On the 8th June, 1831, I captured a specimen on the side of Ramsdown near Heron Court, in company with Mr. Dale, who soon after described it in Loudon's Magazine under its present name. I understand it has also been taken on Braunton Burrows, Devon, by Mr. Cocks. "

.

 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

.

Lucas a publié aussi une planche en 1900 :

.

Oxygastra curtisii in Lucas 1900 http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12703

Oxygastra curtisii in Lucas 1900 http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12703

.

ÉTUDE DU NOM D'ESPÈCE CURTISII, DALE 1834.

l'épithète curtisii, "de Curtis", rend hommage à John Curtis (1791 - 1862), entomologiste et illustrateur britannique dont la plus grande réalisation est sa British Entomology - being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland , que certains considèrent comme l’un des plus beaux ouvrages sur les insectes du XIXe siècle. Ce livre paraît sous forme de livraison mensuelle et par souscription, de 1824 à 1839, chaque livraison comprenant quatre planches et deux pages de texte. Le travail complet se compose de 16 volumes et décrit 769 espèces d’insectes. ( ou 770 plaques coloriées à la main et plus de 2 000 espèces décrites).

https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8148#/summary

On attribue souvent à Curtis la deuxième édition d’A guide to the arrangement of British insects being a catalogue of all the named species hitherto discovered in Great Britain and Ireland published qui paraît en 1837. Ce catalogue rassemble toutes les espèces nommées découvertes jusqu’à présent en Grande-Bretagne et en Irlande. Six pages d'introduction sont suivies de 282 colonnes de noms d'insectes, deux colonnes par page, systématiquement organisées et suivies d'un index des genres. Ce travail attribué à John Curtis a en fait été co-écrit par James Charles Dale , Francis Walker et Alexander Henry Haliday ; Haliday et Walker écrivent la quasi-totalité des sections sur les diptères et les hyménoptères parasites . La liste contient 1500 noms génériques et 15 000 noms spécifiques. La Grande - Bretagne et l' Irlande ne sont pas séparés..

Les spécimens peints par Curtis proviennent en bonne partie des collections de Dale ; ou bien, leur capture par J.C Dale est signalée, souvent à New Forest, à Parley, ou de façon générale dans de Dorset. On trouve 29 mentions de son nom dans le 1er volume de 1827, et 40 mentions  dans le volume 4 consacré aux hyménoptères,  neuroptères et trichoptères.


 

Cet épithète se retrouve aussi en mycologie (Paxillus curtisii Berkeley (1853) , Agaricus curtisii Berkeley (1849), en botanique (Eucalyptus curtisii Blakely & C.T.White), Agrostis curtisii Kerguélen , Agrostion curtisii de Foucault 1986, Shorea curtisii ), ou en bactériologie (Mobiluncus curtisii ), ...

Inversement, le nom de Dale a été honoré par un Stylops Dalii Curtis J. 1828 - [mitt. Mitt. Von J. Ch Dale]. British Entomology 5: 195-241. Ainsi que plus tard par Trichopsocus dalii (McLachlan, 1867) , Sisyra dalii McLachlan, 1866 Neuroptera. Famille, Sisyridae.

.

 

.

 

LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

.

POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulie-a-corps-fin/

"Oxygastra de oxys (gr) = étroit, fin, aigu, pointu et gaster (gr) = ventre : du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de la présence d’une carène aiguë sur le 10° segment abdominal du mâle ; curtisii en l’honneur de l’entomologiste J.H. Curtis (1791-1862). "

.

 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"after John Curtis (1791-1862), English entomologist"


.
D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"curtisii (Oxygastra) - in onore dell’amico di Dale (descrittore della specie): dr. John Curtis (1791 - 1862) "

.
H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

Non décrit

 

.
VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

Non décrit

.

.

NOMS VERNACULAIRES.

.

LES NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS.

 

.

1°) La Cordulie de Curtis, de Sélys, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe page 68, et 1850, revue des odonates page 77.

Edmond de Sélys-Longchamps écrit qu'il a vu cette espèce dans les collections de Curtis et de Stephens, et qu'il a reçu du "savant entomologiste et habile dessinateur" John Curtis trois dessins des appendices anaux du mâle.

Idem dans Boittard 1843.

.

de Sélys, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe page 68, num. Google.

de Sélys, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe page 68, num. Google.

.

2°) La Cordulie à ventre fin,  Alexanor 1959.

Revue Alexanor, P. André 1959 p.229.

3°) La Cordulie à corps fin, 1983, d'Aguilar et  Dommanget 1985.

C.O. Hammond, R.R. Robinson Askew, R. Merritt, 1983, The Dragonflies of Great Britain and Ireland,

D'Aguilar et Dommanget, 1985,  Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord. Delachaux et Niestlé page 256.

Dommanget, Etude faunistique et bibliographique des Odonates de France page 57.

Dijkstra, 2007.

SFO

Libellules de Poitou-Charente.

Wikipédia 2018

4°) Oxycordulie à corps fin, INPN

Libellules de Poitou-Charente.

Wikipédia 2018

.

MES P'TITES IMAGES.

.

 

http://www.lavieb-aile.com/2018/06/oxygastra-curtisii-l-oxycordulie-a-corps-fin-a-l-ancienne-gare-de-perros-a-crozon.html

.


 

 

 

lavieb-aile

lavieb-aile

lavieb-aile.

lavieb-aile.

 

.

 

LES NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES PAYS.

-gallois : gwas orenfrith 

-Catalan : l'Esparver de l'aigua

-Allemand :  Der Gekielte Flussfalke, Schiemenz, 1953

-Néerlandais : De bronslibel

-Anglais :  Orange-spotted emerald

 

.

SOURCES ET LIENS.
https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65381/tab/taxo

.
Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html
 
 
.
OUTILS DE  ZOONYMIE.
— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248 

ou Gottingen.

 

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica . Tome second première partie 616 pages, ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— LINNÉ 1758 Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824

http://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/494/mode/1up

 

MAJORI (Cesare, 1746-1823) , Supplemento alle Lezioni botaniche preso dai due Regni Animale, e Fossile del lettor Cesare Majoli (Tomo I e II), Fano, Biblioteca Federiciana, Fondo Federici, n. 86 e 87.

 (DIONISI 2010/2011).

http://www.fondazionecarifano.it/Ambiente/libellule_metauro/05_libellule_viste_cesare_majoli.pdf

— MERRET (Christopher) 1667 Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum. Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634. BHL.

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL. Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

STEPHENS (James Francis), 1835,   Illustrations of British Entomology, Volume 10, Baldwin and Cradock, 1835 page 90

https://www.biodiversitylibrary.org/item/97232#page/100/mode/1up

— VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802, Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.

 

Partager cet article
Repost0
Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 12:35

Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

.

 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

 .

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

.

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

.

.

Résumé :

Nom de genre Onychogomphus, Sélys, 1854 :  vient du grec ὄνυξ, ónyx  (onux, onukhos)  "ongle, serre, griffe" , associé à  -gomphus. Il signifie donc   :  "gomphus à ongle, gomphus à crochet " du fait de la forme des appendices anaux des mâles ;  -gomphus vient du grec  gomphos = "clou, coin, cheville" du fait de la forme en massue de l'abdomen des mâles). 

— Nom d'espèce O.  forcipatus, Linnaeus, 1758, Syst. nat. :545  :  du latin forceps, ipis, "tenailles, pinces " appliqué par Linné aux appendices anaux des mâles dans sa description (Fauna suec. 1746 p.265) Mas cauda forcipata, duobus unguibus majoribus, oppositis,. D'où  : "libellule dont les appendices anaux du mâle sont en forme de pinces".  

— Noms vernaculaires français : 1. "La Caroline", Geoffroy 1762 ; 2. "La Demoiselle à taches d'un verd céladon", De Geer, 1752-1778. 3. "Le Gomphus unguiculé", Sélys, 1840 ; 4. "Le Gomphus à tenailles", Sélys, 1850 ;  5. "Le Gomphe à pinces", P.A. Robert 1936 ; 6. "L'onychogomphe à pinces", Dijkstra, 2007 ; 7.  "Le Gomphe à forceps" Précigout 2009, et INPN.

— Noms vernaculaires dans d'autres langues : 

-en Catalan : el tallanassos petit,

-en Allemand : Kleine Zangenlibelle, "petite libellule à pinces", Schiemenz, 1953

-en Néerlandais :  Kleine tanglibel

- en Frison : Lytse tongerbout

- en Suédois : Stenloddsländend

-en Anglais : the small pincertail , ou green-eyed hook-tailed dragonfly

.

 

.

 

I. LE NOM SCIENTIFIQUE : ONYCHOGOMPHUS FORCIPATUS, LINNAEUS, 1758.

A. Le nom de genre Onychogomphus Selys, 1854.

http://www.lavieb-aile.com/2018/02/zoonymie-du-nom-de-genre-onychogomphus-selys-1854.html

SELYS-LONGCHAMPS (Edmond de), 1854, Synopsis des Gomphines, Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. t.XXI(2) pp 23-112 page 33

https://www.biodiversitylibrary.org/page/36937548#page/605/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/36937548#page/612/mode/1up

.

B. LE NOM D'ESPÈCE FORCIPATUS, LINNAEUS, 1758.  

.

Libellula forcipata Linnaeus, 1758 :  Linnaeus (1758) . [Description originale] Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824. : 545.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/25034356#page/555/mode/1up

.

Description originale :

Forcipata 11 L[ibellula]. thorace nigro characteribus variis flavescentibus. 

Fn. svec. 771

Pet. mus. 84. n.. 819.

Reaum, ins. 4. t. 10. f.4 et 6. t. 35. f.5. 

Habitat in Europa. 

.

Voir le Spécimen de la collection linnéenne : http://linnean-online.org/19717/

.

Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

.

LES RÉFÉRENCES DE LINNÉ POUR LIBELLULA FORCIPATA.

.

1°) Fauna suecica 1746 n°771.

.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/265/mode/1up

771 . LIBELLULA thorace luteo-virescente : lineis nigris, abdomine nigricante : characteribus flavis, 
-Reaum. Gall 4. t 10, f. 4, 

-Merr. pin. 197. Libella maxima lutea, cum 4. vel 5 . spinis in caudae extremitate, 
-Pet. mus.84.. n. 819. Libella major, corpore compresso flavescente, 
Habitat ad Aquas. 
DESCR. Est inter maximas, Mas cauda forcipata, duobus unguibus majoribus, oppositis, & duobus mucronibus subjectis, parvis. Thorax viridi- flavescens , anterius ad alarum exortum , versus caput, tribus nigris lineis duplicatis notatus. abdomen cylindricum, nigrum, octo constans articulis, a tergo linea flava longitudinali inscriptis , quae 6 priores articulos exarat, non vero 7 & 8, Singulum segmentum ad latera macula flava transversa, & alia minore incurva Iongitudinali insignitur , quae maculae evidentiores in foemina , quam in mare. Foemina cauda duobus mucronibus armatur ; Maris vero quatuor. Maris genitalia sub , vel in primo abdominis segmento, foeminas vero fub vel in ultimo segmento, uti omnibus congeneribus. Alae aqueae, puncto marginali & linea transversa in medio. 

.

C'est dans la description de cette espèce dans le Fauna suecica, et non dans la brève diagnose du Systema naturae, que Linné utilise le terme forcipata et donne ainsi l'explication de son épithète spécifique.

Je traduis ainsi le début de cette description : est inter maximas, Mas cauda forcipata, duobus unguibus majoribus, oppositis, & duobus mucronibus subjectis, parvis.

"Elle est parmi les plus grandes [Libellules]. La queue du mâle en forme de pince, les deux ongles les plus grands en opposition, et les deux plus petits ---."

Linné reprend peut-être en la corrigeant la diagnose de Merret, qu'il cite : 4 vel 5 spinis in caudae extremitate, "4 ou 5 épines à l'extrémité de la queue."

 

 

 

Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

.

2°) Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes .Volume 4, 1738.  Planche  10. figure 4

 

.

 

 

Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

.

2bis) Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes .Volume 6, 1742.  planche 35 figure 5 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51203#page/685/mode/1up

.

Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

.

3°) James Petiver, Musei petiveriani insectorum, 1695-1703, page 84 n° 819

.

Libella major, corpore compresso flavescente,  L. max 4 Moffet p.66. Fig. 4, page 67. Id, A.941 F.6. L.Max 4.lutea, cum 4 vel 5 spinusis in caudae extremitate, Merr. Pin. 197. an Perla 9 Aldrovandi, Insect. Page 305 Fig. 9 id Fr. 119. tab 5 Fig.9 ? Jonston Insect. Tab.17, Fig. 3. F. ultima ?

I take this and the last to be Male and female.

James Petiver renvoie, en référence, aux auteurs suivants :

Linné, comme son disciple Fabricius se refusent à donner en référence des auteurs trop anciens et trop imprécis, comme Thomas Moffet et Ulisse Aldrovandi.

.

 

.

Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

.

4°) Christopher Merret, 1667, Pinax rerum...page 197 : 

Libella   n°4. lutea, cum 4 vel 5 spinusis in caudae extremitate 

"jaune, avec 4 ou 5 petites épines à l'extrémité de la queue"

.

.

.

ÉTUDE DU NOM : FORCIPATUS.

L'épithète se réfère à la description donnée par Linné dans Fauna suecica de 1746 : Mas cauda forcipata, duobus unguibus majoribus, oppositis, & duobus mucronibus subjectis, parvis. Il se traduit par "en forme de pinces" et se réfère aux appendices anaux (unguibus) des mâles.

La forme féminine forcipata, accordé au genre Libellula, devient forcipatus en s'accordant au genre Gomphus, puis au genre Onychogomphus.

a) Forcipata :

https://en.wiktionary.org/wiki/forcipatus

Gaffiot forceps, ipis, "tenailles, pinces [de forgeron]", "forceps" 

—Johann Ramminger :  "forcipatus, -a, -um – in Form einer Zange: NEBRIJA comm Prud perist 10,73 vngvlis bisvlcis: idest bifidis aut forcipatis." ("en forme de pince"  : ungulis bisulcis : idest bifidis aut forcipatis = avec des sabots fendus, c'est à dire bifide ou en forme de pinces").

b) Unguibus :

du latin unguis, "ongle" du grec onyx 

https://fr.wiktionary.org/wiki/unguis

Gaffiot donne aussi "grappin, crochet"

.

 

 

 

.

LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

Comme d'habitude, H. Fliedner est le plus précis et le plus juste..

.

POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/gomphe-a-forceps/

"Onycho de onyx (gr) = serre griffe du fait de la forme des appendices anaux des mâles ; gomphus de gomphos (gr) = clou, coin, cheville du fait de la forme en massue de l’abdomen des mâles ; forcipatus (lat) = muni de tenailles, pinces (forceps) ; les appendices anaux des onychogomphus sont en forme de pinces ou de forceps."

.

 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"from Lat. forcipatus, -a, -um = armed with pincers [forceps = pincers]  for the shape of the male's appendages"


.
D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"forcipatus (Onychogomphus) - forceps, forcipis = pinza, tenaglia. Per la forma dei cerci"

.
H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"Onychogomphus [gr. onych* = anything like a claw] has its name after the subspecies O. forcipatus unguiculatus (Vander Linden) [l. equipped with little claws; which is an allusion to the special form of the male’s exterior appendices], for l. unguis is the equivalent of gr. onyx. "

 

.
VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 "Forcipatus : met forceps (tangen)

.

.

II. NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS. 

.

1°) La Caroline, Geoffroy 1762.

 

Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris. Tome 2 / ; dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome second,  A Paris, chez Durand, rue du Foin, le premiere porte cochere en entrant par la rue S. Jacques, au Griffon. M. DCC. LXII. Avec approbation et privilége du Roi. pages 228-229

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51067#page/238/mode/1up

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1043241t/f238.item

"13. LIBELLULA thorace luteo-virescente , lineis nigris ; abdomine nigricante characteribus flavis. Linn. faun.fuec. n. 771. 
-Linn.syst. nat. edil. 10, p. f4S , n. 11. Libellula forcipata. 
-Petiv. mus. S4 , n. 8 i.y. Libella major, corpore compresso flavescente. 
-Merr.pin. 97 , n. 4. Libella maxima lutea , cùm 4 vel 5 spinis in extremitate caudae; 
-Reaum. ins. tom. iv , tab. 10 ,f. 4 , fr tom. v'y. tab. 3 <j ,fg. j. 
-Rosel. inf. vol. i , tab. 5. Insect. aquatil. clajf. 1. 
La Caroline. 
Longueur 13 lignes. 
Sa tête est jaune & a de gros yeux bruns. Son corcelet est aussi d'un jaune tirant un peu sur le vert , avec trois lignes noires de chaque côté qui descendent obliquement de l'extérieur vers l'intérieur. Le ventre qui est fort long & brun est composé de neuf anneaux. Sur le dos du ventre dans le milieu est une bande jaune , mais qui se termine au sixième anneau , fans aller fur les trois derniers. De plus tous les anneaux ont fur les côtés deux taches jaunes, une au haut de l'anneau plus petite & transverse , l'autre plus bas , longitudinale , un peu courbe , & dont les pointes regardent le dessous du corps. Les ailes font transparentes ; sans couleur ; & elles ont la tache oblongue &noire du bord extérieur. On trouve cette espèce avec les autres dans les prés & les endroits aquatiques."

Pour nommer en français ses 15 espèces de Libellules, Geoffroy a commencé par reprendre les noms données par Linné, dans Fauna suecica, à deux espèces rendant hommage à la reine Louise-Ulrique de Suède, puis il a poursuivi cette veine des prénoms féminins, avec des intentions parfois devinables. Ce n'est pas le cas ici.

Geoffroy latin par Fourcroy : https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n235/mode/2up

 

.

.

2°) La Demoiselle à taches d'un vert céladon,  Charles de Geer, [1752-1778].

Charles de Geer, 1752-1778, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, tome 2 partie 1, Xe mémoire.  page  690

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f700.image.r=.langFR

"La couleur de cette Demoiselle est noire, mais le corcelet est tout plein de taches irrégulières et de rayes d'un verd céladon, de sorte qu'il est fort bigarré".

Le vert céladon, vert tendre, pâle et bleuté, fait référence à la couleur du costume du berger Céladon, dans le roman précieux l'Astrée.

.

 

.

3°) Le Gomphus  onguiculé, de Sélys, 1840.

Monographie des Libellulidés d'Europe, page 80.

La Libellula forcipata a été renommée Aeshna onguiculata par Vander Linden en 1820, et Gomphus onguiculatus par de Sélys en 1840 dans cette Monographie. Fidèle à son usage, de Sélys traduit littéralement en français le nom scientifique.

.

.

4°) Le Gomphus à tenaille,  de Sélys 1850

Selys-Longchamps, Edmond de (1813-1900), 1850, Revue des odonates ou libellules d'Europe / par Edm. de Selys-Longchamps,... ; avec la collaboration de M. le Dr H. A. Hagen,...ed C. Muquardt (Bruxelles), Roret (Leipzig), page 98

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f126.image

Texte : 

"8. Gomphus forcipatus L. , le Gomphe à tenailles."

Cette description est précédé d'une longue explication :

 

"N . B. M. Hagen dans la Gazette entomologique de Stettin , (juillet 1844 , p. 257 ), a publié une savante exposition de ce qui concerne la L. vulgatissima de Linné. Je résumerai son opinion en restituant cependant le nom de vulgatissimus , partout où il a adopté celui de forcipatus, et en écrivant forcipatus , là où il a admis unguiculatus.

L. vulgatissima de Linné dans la 1ère édition de la Fauna suecica est probablement un individu non adulte de la scotica.

Dans la 10° édition du Systema Naturæ , c’est le Gomphus vulgatissimus (forcipatus , Hagen).

Dans la 2° édition de la Fauna c’est une confusion des deux descriptions précédentes.

La L. Forcipata dans le Systema, édition 12e, comprend à la fois les Gomphus forcipatus (unguiculatus, Hagen) , et vulgatissimus (forcipatus,Hagen).

La vulgatissima (Olivier , Encyclopédie), est bien cette espèce (forcipatus, Hagen) ; il en est de même de celle de Panzer , mais ce dernier cite comme variétés le forcipatus ( unguicutatus, Hagen), et le serpentinus.

Dans la collection Gyllenhall, le forcipatus (unguiculatus, Hagen) est bien nommé; il en est de même dans le musée Thunbe