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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 08:50

La Danse des Pissenlits : une Akènochorie des Près sur une toile de Tétragnathe.

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Un âne de mes amis s'ennuyait tant en son pré qu'il confinait à l'acédie. On lui vanta la graine d'Ellébore d'Anticyre, qu'il rumina sans autre profit qu'un flux de ventre. Il échangeait, par oiseaux interposés avec toute sorte d'ânes fort sages dont l'un, le vénérable Fondh Mapoché,  lui dit : « La fleur de lotus pousse dans l'eau boueuse . La conscience ordinaire est la Voie. Renonce aux élucubrations psychiques qui sont contraires à notre état, et regarde autour de toi. »

Ce fut le Satori, cette sorte de pirouette de l'âme, son Ah Ah !, ce bonsandenondediou qui illumina l'existence de tant de baudets . Il cessa de bâiller , et il eut brait si quelque troupe de pollens menée par Aquilon ne le fit éternuer, précisément au dessus de la tête chenue d'un Pissenlit. Trois ou quatre akènes, qui ne demandaient que cela, mirent les voiles.

C'est alors qu'un rideau se déchira devant ses yeux, qu'il avait fort chassieux. Des fillettes coiffées d'aigrettes lui apparurent, faisant mille cabrioles, dansant mille farces, ces demoiselles se poursuivant de leurs ombrelles, tandis qu'une funambule à plumette exécutait sur leur têtes un périlleux exercice. D'habiles notes de musique, toutes blanches, jouaient aux croches sur l'invisible portée.

Sans doute pris d'émotion, Maître Martin éternua encore. La toile d'araignée se déchira.

Ce bref accès aux splendeurs spirituelles lui fit retrouver l'appétit, et un chardon l'apprit à ses dépens. Il en aima le goût. Il sut désormais ce que vivre voulait dire : "rêver et bien aimer".

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Cliquez sur l'image pour assister au diaporama.

Taraxacum officinalis. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Taraxacum officinalis. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Akène munie de son  pappus de Taraxacum officinalis.  Aménochorie  lavieb-aile 15 mai 2020.

Akène munie de son pappus de Taraxacum officinalis. Aménochorie lavieb-aile 15 mai 2020.

Akène  de Taraxacum officinalis munie de son aigrette, elle-même coiffée de son vortex. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Akène de Taraxacum officinalis munie de son aigrette, elle-même coiffée de son vortex. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes.  Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes.  Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes.  Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes.  Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes.  Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes.  Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Toile par Tetragnatha etira.  Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Toile par Tetragnatha etira. Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Toile par Tetragnatha etira.  Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

La danse des Akènes. Toile par Tetragnatha etira. Chorégraphie lavieb-aile 15 mai 2020.

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Published by jean-yves cordier
14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 23:44

Lors de mon reportage de 2013 sur le Cimetière de bateaux (langoustiers mauritaniens) du port de Camaret, j'avais décrit un à un les huit navires qui s'y trouvaient.

http://www.lavieb-aile.com/article-le-sillon-a-camaret-nouvelles-images-du-cimetiere-de-bateaux-116872963.html

Depuis, les deux premiers navires, les plus beaux à mes yeux,  "La Salle" et le "Rosier Fleuri" ont dû être évacués et détruits.

Le spectacle de ces navires était poignant, puis qu'il parlait d'un passé maritime glorieux et florissant pour le port de pêche. Aujourd'hui, l'émotion est plus grande encore devant cette peau de chagrin, qui reflète tout autant la diminution des ressources halieutiques que celle de la flottille bretonne. Plus largement, ces coques échouées sur la surface minérale de la grève gardent comme la prescience de l'avenir de notre société.

Je tente d'en rendre compte, en présentant des cliches dont j'ai accentué la dramatisation. Je pense à tous les marins qui ont vécu cette grande aventure. Ou je pense aux larmes qui sont retenues dans beaucoup d'objets qui, dès lors, acquiert le statut de sujet car ils sont les interlocuteurs de nos interrogations. 

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 Sunt lacrymae rerum et mentem mortalia tangunt. "Il y a des larmes dans les choses mêmes, et ce qui est périssable frappe l’esprit" (VIRGILE, Énéide, liv. I, v. 462).  Énée, fugitif, a été poussé par la tempête sur les côtes d’Afrique, aux lieux mêmes où s’élève Carthage. Dans un temple que Didon a consacré à la reine des dieux, un spectacle inattendu frappe les regards du héros : il voit représentés, dans l’ordre des temps, les combats d’Ilion et les événements de ces guerres que la renommée a déjà publiés dans tout l’univers. Il reconnaît le fils d’Avrée, le vieux Priam et le terrible Achille. Il s’arrête et ne pouvant retenir ses larmes : « Achate, dit-il, quel lieu n’a retenti, quelle contrée de la terre n’est pleine du bruit de nos malheurs ! Jusque dans ces déserts, le courage trouve sa récompense. Il y a des larmes dans les choses mêmes et ce qui est périssable frappe l’esprit. »

 

Ces objets chargés de larmes ont été d'abord pour moi, en marchant sur la grève, les vieilles pièces de bois rongées, pénétrés de pointes rouillées, qui sont les seuls dépouilles des deux coques disparues.

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Cliquez sur l'image.

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Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

Le Sillon, Camaret. Photographie lavieb-aile 15 mai 2020.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 21:02

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

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Aporia crataegi, le Gazé.

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Gazé ou Piéride de l'Aubépine. Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Gazé ou Piéride de l'Aubépine. Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Gazé ou Piéride de l'Aubépine. Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Gazé ou Piéride de l'Aubépine. Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

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Fragment de pétale de Chèvrefeuille suspendu à un fil de Vierge.

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Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

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Chenille de Malacosoma neustria.

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Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

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Zygoptère : Pyrrhosoma nymphula, Nymphe au corps de feu.

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Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

Poraon, Crozon. Photographie lavieb-aile 13 mai 2020.

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Published by jean-yves cordier - dans Crozon
12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 21:55

Les vitraux (fin du XVIe siècle début XVIIe) de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude : la Vie de saint Louis.

 

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voir aussi :

 

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Mon projet était d'étudier comment s'établissent les rapports entre enluminures et peinture sur verre, à partir de l'assertion donnant comme source de ce cycle de la Vie de Saint Louis à Champigny-sur-Veude le manuscrit Le Livre des faiz monseigneur. Le BnF fr 2829 daterait de 1480-1485 et a été enluminé par un artiste nommé, par François Avril, précisément à partir de ce manuscrit,  Maître du cardinal de Bourbon et actif à Paris entre 1470 et 1500. 

On doit cette hypothèse à Eugène Pépin en 1928, elle fut présentée ensuite (1975) par  Alain Erlande-Brandenburg et reprise (tempérée de l'adjectif "vraisemblablement") par Louis Grodecki.

Pourtant, la confrontation entre les enluminures et les vitraux m'a vite montré que la relation entre les deux œuvres était lointaine. Le maître-verrier avait peut-être puisé dans la bibliothèque des Bourbons (si tant-est que ce manuscrit s'y trouvait) pour y trouver la documentation des dix tableaux historiques et hagiographiques qu'il devait peintre, il s'était peut-être inspiré de certaines compositions pour les scènes de prestige ou d'expédition navale, mais il n'avait pas trouvé son modèle dans ce manuscrit enluminé un peu plus ou un peu moins d'un siècle auparavant.

J'étais donc déçu, d'autant que je ne ressentais pas pour ces vitraux l'enthousiasme de l'équipe du Corpus vitrearum. Peut-être étais-je trop attaché aux beautés des verrières bretonnes du XVIe siècle ? J'étais gêné par le sentiment de me trouver devant un panégyrique pompeux du XIXe siècle, où l'influence du restaurateur principal, l'atelier Lobin de Tours se fait excessivement sentir. Ces verrières dataient-elles réellement de 1550-1560 comme l'affirmait L. Grodecki ?

Je trouvais en ligne un bref extrait d'un article de 2013 de Laurence Rivale, qui semblait aller dans le même sens. Hélas, les conditions ne me permettaient pas la communication de cet article.

En définitive, je n'ai pas été beaucoup plus loin dans mon projet que de mettre en ligne pour les amateurs la documentation photographique des dix tableaux, accompagnée en parallèle de quelques miniatures  du Livre des faiz.

Finalement, je me suis passionné d'avantage pour cet ouvrage, ces enluminures et leur auteur.

 

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PRÉSENTATION DE LA CHAPELLE ET DE SES VITRAUX.

 

 La chapelle fut commencée par Louis de Bourbon-Vendôme et Louise de Bourbon-Montpensier vers 1508 mais la nef ne fut achevée par son fils Louis III de Montpensier qu'en 1543-1546 (chronogramme) , suivie de la pose des vitraux offerts, sans doute pour son mariage en 1538,  par le cardinal de Longwy, oncle de son épouse Jacqueline de Longwy. Ces vitraux ne furent achevés que longtemps après leur donation, La chapelle reçut ses vitraux dans la seconde moitié du XVIe siècle, puisqu'en baie 9 le cardinal de Bourbon  est qualifié d'évêque de Langres (il occupa cette fonction de 1555 à 1561) et puisque l'on voit en baie 10 Henri de Bourbon et Henriette de Joyeuse, qui se marièrent en 1597. Nous savons d'un contrat notarié d'Henri de Bourbon qu'en 1607 deux peintres-verriers de Chinon, René Grézil et Arnoul Ferrant  furent chargés de leur entretien. Je cite cette pièce car il s'agit d'un réel contrat de maintenance, pour les verrières anciennes ou nouvellement faites, qui pourrait suggérer qu'il a été signé rapidement après la pose des vitraux les plus récents :

 

"En date du 23 juin 1607, contrat notarié entre deux « maistres peintres vittriers » de Chinon. René Grézil et Arnoul Ferrant, d'une part, et Mgr Henri de Bourbon, seigneur du lieu, « pour l'entretien de toutes les vittres du dict château de Champigny, tant vieil que nouvellement faict, de la basse court à la Sainte-Chapelle, de fournir par eux de verre et plomb nécessaires aux entretiens, en sorte qu'il n'advienne aucune démolitions aux dictes vittres, sans être promptement et à l'instant réparé, sauf touttes fois que où il arriverait de grands vents et tonnerre qui fissent dégast de plus de demy panneau d'icelles, tant de la dicte chapelle que logys ci-dessus, ce ne sera aux dépens des dicts vittriers de les remettre, ains à Monseigneur, qui leur a promys par chascun pied de verre la somme de 4 solz de verre blanc, et quant au verre d'appareil, leur sera payé à l'estimation qui en sera faicte par les officiers de ce lieu outre la somme de 60 livres et doibvent être fournis d'une chambre pour  travailler en ce lieu et de boys nécessaire à fondre le plomb et le chauffage de leurs fours" ( Ottin p.6)

 

Un ouragan endommagea les verrières en 1711. Elles sont en partie descellées pendant la Révolution. En 1793, monsieur de Quinson rachète la chapelle et les vitraux et les fait remettre en place mais avec des erreurs de montage. Les vitraux sont restaurés en 1864 par Lucien-Léopold Lobin (Tours) qui corrige les erreurs de montage. Les vitraux sont déposés en 1940, à nouveau restaurés par Jean-Jacques Gruber puis reposés. En 1974-1975, l'atelier Durand procède sur place à des repiquages de quelques pièces brisées sur les tympans.

 

 

"L’édifice est orné de onze verrières, hautes de plus de 8 mètres et larges de 3,50 m. La profondeur des bleus, le velouté des rouges et des bruns, ou encore la lumière des ors, qui ornent les vêtements, font la réputation de ces vitraux .

"Ces vitraux remarquablement bien conservés ont la réputation bien méritée d’être les plus beaux vitraux Renaissance de France. Ils sont divisés en trois registres superposés. Dans le soubassement sont représentés les descendants de Saint Louis. Tous ces personnages sont agenouillés sur un prie-Dieu qui porte leurs armes, et leur nom est inscrit dans un cartouche de verre blanc. Ils sont tournés en direction de la verrière centrale, qui représente la Crucifixion ainsi que le couple fondateur, Saint Louis et son épouse Marguerite de Provence. Cette disposition forme comme une procession, elle est une mise en scène ostentatoire qui permet à la famille de Bourbon-Montpensier d’affirmer sa puissance et de rappeler que Saint Louis, leur ancêtre, leur a transmis une parcelle de son sang royal. Dans les deux autres registres, une scène unique occupe toute la baie. Elle n’est pas constituée de multiples épisodes juxtaposés et superposés comme dans les vitraux du Moyen-Âge, mais constitue un véritable tableau qui ne tient pas compte des meneaux de pierre. Le registre central, le plus important, est une évocation de la vie de Saint Louis, depuis son sacre à Reims le 29 novembre 1226 jusqu’à sa mort à Tunis le 25 août 1270. Le roi est mis en parallèle avec le Christ, dont la Passion est représentée dans le tympan. La lecture des verrières se fait du bas vers le haut, des Bourbons vers le Christ." (Marie-Pierre Terrien)

 

"Un important corpus de biographies de Louis IX a été produit par les hagiographes à la fin du XIIIe siècle, afin de le glorifier en vue de sa canonisation. S’intéressant davantage au saint qu’au souverain, elles ont véhiculé le portrait d’un roi mythique. Trois images principales, qui veulent souligner sa piété, s’en dégagent : un roi héritier des rois de l’Ancien Testament, un roi très chrétien qui pratique la charité et un roi guerrier qui part en croisade sur les pas du Christ. Les images de Saint Louis, proposées dans les verrières de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude concordent avec ce portrait idéalisé du souverain. Le cardinal de Givry, qui a offert les vitraux, a joué un rôle fondamental dans la réalisation de ce programme iconographique très abouti. Homme d’Église, mais aussi grand mécène, il était au contact des humanistes de son temps. Enrichis par les sources de la Renaissance, les vitraux de Champigny-sur-Veude véhiculent un message qui vise également à célébrer Louis Ier de Bourbon, dont les hauts faits répètent ceux de son ancêtre, le roi Très saint. Ils rappellent à la fois son courage quand il part faire les guerres d’Italie et sa ferveur religieuse quand il lègue des reliques de la Passion à la collégiale." (Marie-Pierre Terrien)

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Vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LE MANUSCRIT ENLUMINÉ LE LIVRE DES FAIZ MONSEIGNEUR SAINT LOYS BnF FR.2829. 

 

 "Il s'agit d'une compilation des épisodes de la vie de Louis IX et des miracles ayant eu lieu après sa mort sur son tombeau, écrite par un auteur anonyme. Elle a été commandée par Charles II de Bourbon, cardinal et archevêque de Lyon vers 1480-1482, qui y trouve l'occasion de glorifier son ancêtre. L'ouvrage était destiné à l'une des femmes de son frère, le duc Jean II de Bourbon, qui, d'après la date du manuscrit et certains indices héraldiques, pourrait être Jeanne de France (1435-1482). Il s'agit de l'ouvrage le plus ambitieux enluminé par le maître anonyme et celui qui lui a donné son nom de convention. Tous les chapitres de l'ouvrage sont enluminés : le prologue (miniature de dédicace), les 41 chapitres de la vie du roi (f.7-f.83) puis les 75 miracles du saint (f.84-115v), un chapitre sur sa canonisation et une conclusion soit 122 miniatures au total dont 48 en pleine page. Le maître développe ici un programme iconographique original tout en restant très proche du texte.  Saint Louis y est représenté d'une manière différente en fonction de ses différents rôles, selon qu'il incarne le monarque, mais aussi l'époux, le père ou encore une figure christique ." (Elliot Adam)

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Etude du manuscrit.

 

La reliure de maroquin rouge aux armes et symbole royaux (collier de l'Ordre du Saint-Esprit) date de la fin du XVIIe-début du XVIIIe siècle.

La notice de la Bnf n'indique pas ses propriétaires, mais le manuscrit fut donné en 1488 par Anne de Beaujeu à son frère Charles VIII.

Il s'ouvre en page 2v par une enluminure pleine page du blason de France d'azur aux trois fleurs de lys d'or, couronné et entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel modèle antérieur à 1516, avec en haut la devise PLUS QUAUTRE et en bas  la mention KAROLUS . OCTAUS . Il faut lire le S final comme le signe abréviatif en exposant 9 de -us latin. Soit, ici, après un U qui a valeur d'un V, OCTAVUS

La bordure est un carroyage bicolore, gris et or, les 26 carrés portant un S gothique. 

La devise se trouve répétée en abyme dans les quatre traits droits du S de PLUS.

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BnF fr 2829 Le Livre des faiz folio 2v. Droits Gallica

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On trouve ce frontispice dans les manuscrits Bnf fr. 823 et 5054, mais la devise PLUS QUAUTRE y est absente.

a) Le BnF français 823, à la même reliure de la Bibliothèque royale que le Livre des faiz, contient les Pèlerinages de Digulleville ; il  date de 1393. Le folio Av, enluminé secondairement,  montre le même complexe emblématique et héraldique ( différence : carreaux bleu-gris et or ; fond damassé rouge et or ; inscription KAROLUS OCTAVUS)

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b10462501n/f10.image

 

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BnF français 823 folio Av . Droits Gallica.

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b) Le BnF français 5054 contient les Vigiles de Charles VII de Martial d'Auvergne ; c'est un manuscrit daté vers 1484, copié à Chaillot, enluminé à Paris par deux artistes du cercle de François Le Barbier fils. Sa reliure de maroquin rouge aux armes et symbole royaux est semblable à  celle des ouvrages précédents. Le frontispice a été ajouté par Jean Bourdichon, il est identique au précédent .

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BnF français 5054 Bv. Droits Gallica

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Analyse des emblèmes du frontispice du Livre des faiz.

Nous sommes donc dans un ensemble emblématique associant des couleurs (gris et or), un sigle (le S), une devise ou mot (PLUS QUAUTRE), l'identité KAROLUS . OCTAVUS, et un blason. 

KAROLUS OCTAVUS désigne bien-sûr Charles VIII. 

Les couleurs.

Le jaune et le gris sont les couleurs de Charles VIII et d'Anne de Bretagne à Amboise , et sont dédiés aux chambres du roi et de la reine, alors situées dans le logis dit de Louis XI. Dans les minutes de l’hôtel d’Anne de Bretagne où ces chambres sont répertoriées, elles sont dites « a la devise du seigneur », sans autre précision comme s’il existait une correspondance évidente entre le roi et les couleurs qui le représentent. À la suite des chambres, sont d’ailleurs énumérées : Sept pieces de satin gris et jaulne qui servent au retraict et garde robe dudit seigneur de pareil blason comme les dessusdites." (L. Gaugain)

Avant le départ du roi pour Naples en 1494, la description de sa tenue de chasse conjugue les mêmes coloris. On pourrait donc penser que Charles VIII a porté pour couleurs le jaune et le gris avant l’expédition d’Italie. On sait en revanche qu’à la bataille de Fornoue, le 6 juillet 1495, Charles VIII portait pour couleurs le violet et le blanc, qui l’avaient mené à la victoire.

 

Le S fermé.

  Ce S fermé, un S gothique barré d'un trait en diagonale, désigne la « fermesssa » ou « fermesse », c'est à dire la fidélité politique ou amoureuse voire religieuse. 

Les appartements du couple royal à Amboise étaient décorés d'une tenture de satin jaune et gris garnie de grands S de velours noirs à cordelières : "on retrouve ces couleurs au logis des Sept Vertus, en 1498 – comme nous allons le voir. Lors de la fête donnée en l’honneur de Philippe d’Autriche et Jeanne de Castille à Blois en 1501, la chambre de la dame d’honneur de l’archiduchesse, Madame de Halluyin, est précisément ornée de ces parures jaunes et grises, dont les embrasses de rideaux sont de grands « S » de velours noirs « noués en façon d’une cordelière », venues du logis dit de Louis XI ; que les minutes de l’hôtel d’Anne de Bretagne signalent en effet, dans la marge, en récolement, envoyées à Blois"

Les mêmes couleurs se retrouvent sur les tapisseries  qui furent achetées en 1493-1494 pour orner les appartements de Charles VIII et Anne de Bretagne au logis du donjon, c’est-à-dire dans la partie occidentale du château. On y reconnait les tons jaunes et gris dans lesquels avaient été réalisées les chambres des époux royaux ainsi que, timbrées de S et de cordelière ducale, les embrases de velours noirs qui tenaient les rideaux.  "Tappicerie de damas sathiné gris et jaulne faictes a la devise dudit seigneur et rapportees par SSS entrelassees: Huit pieces de tappicerie de damas gris et jaulne obscur ou esdites pieces sont rapportees grandes SS de veloux noir et une cordeliere a travers S, lesquelles pieces servent pour la chambre dudit seigneur et en icelles est comprins le ciel. Trois rideaulx de taffetas gris et jaulne. Sept pieces de satin gris et jaulne qui servent au retraict et garde-robe dudit seigneur de pareil blason comme les dessusdites. Quatre pieces de satin gris et jaulnes servantes a l’oratoire dudit seigneur a SS. Huit pieces de tapicerie de damas gris et jaulne comprins le ciel a SS de veloux noir et une cordelliere a travers lesquelles servent pour la chambre de la royne. Trois rideaulx pour ladite chambre dont en y a deux de damas gris et jaulne et ung rideau de taffetas."

Le S fermé est présent, entre deux soleils  sur les guides du cheval de Saint Hubert sur le linteau de la chapelle royale d'Amboise.

http://www.lavieb-aile.com/2015/08/le-linteau-du-portail-de-la-chapelle-saint-hubert-du-chateau-d-amboise.html

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photo lavieb-aile

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Un soleil portant un S fermé est visible au folio 4 du Livre des quatre dames BNF fr fr. 2235.

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BnF fr 2235 folio 4v. Droits Gallica

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Le S fermé avec le mot PLUS QUAUTRE est placé au centre d'un soleil sur la tapisserie La destruction de Troie, datant du troisième quart du XVe siècle. (Victoria and Albert Museum)

https://www.vam.ac.uk/articles/the-war-of-troy-tapestry

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1973_num_131_2_6929

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Le mot PLUS QUAUTRE.
J'ai déjà signalé qu'il est présent en haut à gauche et répété deux fois sur la tapisserie La Destruction de Troie, où Charles VIII l'a fait placer lorsqu'il en fut propriétaire.

Selon V. Terrasson de Fougères " Parmi les motto ou courtes sentences adoptées par le roi, Yvonne Labande-Mailfert cite à partir de 1492 « Plus quaultre » (sic) que porteront certains de ses pensionnaires sur leurs journades lors de l'entrée à Florence, cette devise succède aux devises plus légères de sa jeunesse telle que « A mon atante » et « J'ayme tant fort une ».

Le roi l'a inscrite de sa propre main, avec sa signature, sur un manuscrit exécuté pour Charles-Orland, son fils aîné (1492-1495). Il s'agit de « L'Ystoire du tres sainct Charlesmayne»  BnF, Fr. 4970, au folio 47 . La devise met en valeur le S de PLUS, et ce S se retrouve dans le C de CHARLES.

 

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On la signale aussi sur des Très Petites Heures du roi, un manuscrit mis en vente  en 2000.

https://www.lotsearch.net/lot/petites-heures-of-charles-viii-use-of-paris-in-latin-illuminated-46569319

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Source Christie's

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J'ai mené assez loin cette digression pour mon seul plaisir ; mais on peut en conclure que le manuscrit du Livre des faiz n'était pas accessible comme modèle pour un peintre-verrier à partir de 1488, date à laquelle il rentra dans la bibliothèque royale. 

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Le folio 3v.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f9.item.zoom

Le texte y est placé dans un cartouche inséré au tiers médian de la page, délimitant ainsi deux registres. 

 Au registre supérieur, l'auteur offre son  manuscrit à un cardinal, dans une riche chambre d'apparat et en présence d'une foule de courtisans, dont un noble portant un faucon dont le capuchon est ôté. Les coiffures sont soit le bonnet florentin, soit le chaperon. On peut en étudier la technique stylistique , avec l'usage de hachures à l'or liquide notamment sur les fonds bleus et rouges, soit de dessins comme le damassé des étoffes du lit,  selon l'art du camaïeu d'or. En haut, une inscription ONCE (?) LE ROY. Sur des aumônières, quelques monogrammes.  Dans l'encadrement architecturé, je remarque la clef de voûte pendante  ornée de deux anges présentant  les armoiries royales, et sur les culots de départ des nervures, une statue de saint Louis et une autre de Charlemagne. Les deux bâtons croisés sous le galero sont pour moi énigmatiques.

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Le texte donne le Prologue : ICY COMMANCE LE PROLOGUE SUR LE LIVRE DES FAIZ MONSEIGNEUR SAINT LOYS JADYS ROY DE FRANCE. Jehan arcedyacre de Salesbery docteur bien renomme en son ne prologue de son livre intitulé Policraticon par forme question interrogatoyre dit et demande qui est celuy qui pourroit congnoistre et savoir les fais des alixandres les fais des cesars empereurs romains qui se esmerveilloit...[des stoiques et des peripathetiques qui furent deux sectes de philozophes anciens]

Le Policraticus  est un livre de philosophie morale et politique écrit par Jean de Salisbury vers 1159 et abordant la question de la responsabilité des rois et leur relation à leurs sujets.

Dans cet encart, les armes des Bourbon, et, au centre l'emblème de l'épée flamboyante.

Le registre inférieur se déroule, selon l'inscription, à MOULINS EN BOURBONNOIS. Elle est divisée en deux par une tour portant les armes des Bourbons tenues par deux ours. À gauche, le duc de Bourbon (collier de Saint-Michel) entouré de ses conseillers, sous son blason, est désigné par DE BOURBON, précédé d'un prénom ou d'un titre en latin. C'est a priori le duc Jean II (1426-1488). À droite, le cardinal est identifié par l'inscription KAROLUS. C'est le cardinal Charles de Bourbon (Moulins, 1433-Lyon, 1488) qui fut archevêque de Lyon (1480-1482) et évêque de Clermont (1476-1488). Il présente ou offre le manuscrit à reliure cramoisi à une femme de noble condition, qu'on assimile à la duchesse de Bourbon. Le duc Jean II a eu trois épouses, mais les emblèmes et armes royales incitent à y voir Jeanne de France, fille de Charles VII, d'autant que sa robe est d'azur aux fleurs de lys d'or..

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folio 3v

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LES DIX REGISTRES MOYENS DES VITRAUX DE LA SAINTE-CHAPELLE DE CHAMPIGNY: VIE ET MORT DE SAINT LOUIS.

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On en trouve une description précoce dans De Chergé, 1838.

 

 

 

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Du coté nord :

1. Le sacre de saint Louis.

2. L'éducation de saint Louis

3. La translation des reliques à la Sainte-Chapelle de Paris.

4. Piété et charité de saint Louis.

5. Saint Louis fait vœu de croisade en Terre sainte.

Du coté sud :

6. Embarquement de saint Louis à Aigues-Mortes.

7. La prise de Damiette par les Croisés.

8. La bataille de la Mansourah ; saint Louis set fait prisonnier.

9.  Retour de la première croisade de saint Louis.

10. La mort de saint Louis.

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1. Le sacre de saint Louis.

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Il s'agit de la baie 9.

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COMMENT LE ROY SAINCT LOVYS EN LAAGE DE TREIZE ANS FUT SACRE EN LEGLISE DE REINS PAR LEVESQVE DE SOISSONS LE SIEGE ARCHIEPISCOPAL DE REINS VACANT PRESENS LES PERS ET PRINCES DE FRANCE .

La scène a été très restaurée au XIXe et XXe siècle.

À droite, l'évêque et les dignitaires ecclésiastiques ; à gauche, neuf "barons", barbus, couronnés, arborant le collier de l'Ordre de Saint-Michel, portent les insignes régaliens et de chevalerie : épée, casque, couronne et étendard (de gueules à la croix d'argent, celui des Hospitaliers). Le baron de gauche porte des collants rouges, une tunique d'or damassée, et un manteau court, bleu, et fourré.

Louis IX fut sacré en la cathédrale de Reims le 29 novembre 1226 par Jacques de Bazoches évêque de Soissons, mais il avait été adoubé chevalier lors d'une étape à Soissons quelques jours auparavant. Les grands seigneurs et les prélats étaient absents. 

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L'enluminure du Livre des faiz monseigneur, folio 7r, est différente dans sa composition et dans ses costumes, mais la cérémonie est identique ; les barons tiennent des lances, les éperons, l'épée et l'oriflamme (d'azur semé de fleurs de lys). Les prélats mitrés remettent la couronne, le sceptre, la ceinture bleue, la tunique d'azur fleurdelisée, et un reliquaire. Un retable de la Vierge entre saint Pierre et saint Paul, et un drap d'honneur damassé, sont peints en camaïeu d'or sur fond brun.

 

 

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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2. L'éducation de saint Louis durant la régence de Blanche de Castille.

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COMMENT APRES LE SACRE ET COURONNEMENT DV ROY SAINT LOVIS LA ROYNE BLANCHE DE CASTILLE SA MERE LE BAILLA A GOVVERNER ET INSTRUIRE A JEAN VERTV[EVX] ASSAVOIR QUANT AVX CHOSES SPRIRITVELLES AVX FRERES PRESCHEVRS ET MINEVRS ET LES CHOSES TEMPORELLES GOVVERNANT PAR LE CONSEIL DES SAGES CHEVALIERS ET BARONS DE FRANCE.

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Dans le Livre des faiz, cet épisode correspond au texte du folio 8r ""… et demeura toujours sous la garde et tutelle de la dite reine sa mère qui le fit introduire et enseigner par nobles et grands clercs tant des prêcheurs comme des cordeliers et tellement le conduisit en bonnes manières et singulièrement à pitié et compassion des pauvres que dès son jeune âge il leur donnait tout ce qu'il pouvait avoir pour l'amour et honneur de Notre-Seigneur Jésus-Christ."

 mais il n'est pas illustré :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f19.item.zoom

 

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Dans la partie supérieure du vitrail, une scène de genre est basée sur la préparation d'une chasse au faucon, observée depuis les fenêtres du palais par les courtisans.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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3. La translation des reliques à la Sainte-Chapelle de Paris.

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Restauré. Verre gravé.

 

 

COMMENT LE ROY LOVIS FIST EDIFFIER LA SAINCTE CHAPPELLE DV PALAIS A PARIS ET Y FIST APPORTER REVEMMENTE PROCESSION LUY ET SES FRERES Y ESTANS NVES TESTES ET NVDSZ PIEDZ LA SAINCTE COVRONNE LA VRAYE CROIX LESPONGE LE FER DE LA LANCE ET AVLTRES RELIQVES QVIL RECOVVRA DE LEMPEREUR DE CONSTANTINOBLE ET DES PHENICIENS

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La procession n'est pas très différence de celles représentées sur les vitraux de Pont-Audemer , de  Louviers ou des Andelys vers 1515 : en tête le porteur d'une croix, puis les prélats, l'évêque tenant la relique de la Sainte-Epine, puis saint Louis et ses frères (sans barbes) pieds et jambes nus (pas de chausses) , tenant des cierges. Nous retrouvons les manteaux courts à taillades sur des tuniques damassées, et les colliers de Saint-Michel.

 http://www.lavieb-aile.com/2018/12/la-verriere-de-la-vie-de-saint-ouen-en-l-eglise-de-pont-audemer.html

 

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L'enluminure 17r du Livre des faiz est différente, puisque le roi tient la couronne d'épines.

folio 17r

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Détail: le verre rouge gravé de la chape de l'évêque.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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4. Piété et charité de saint Louis.

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COMMENT LE ROY SAINCT LOYS PRENNOIT DISCIPLINE PAR LES MAINS DE SON CONFESSEVR PORTOIT LA HAIRE SVR SON CORPS MENGEOIT LE DEMEVRANT DE CE QVI ESTOIT DESSERVI DE DEVANT LES POVRES LEVR LAVOIT LES PIES ET LES NOVRISSOIT LUY MEME DE SES MAINS DONNOIT A MENGER A VNG POVRE RELIGIEVX MALADE ET PARALYTIQVE EN LABBAYE DE ROYAVMONT LABBE CE VOYANT PLORANT DE RAVISSEMENT 

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folio 13v

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folio 13v

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Le registre supérieur.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Le registre inférieur.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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5. Saint Louis fait vœu de croisade en Terre sainte.

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COMMENT LE ROY SAINCT LOYS ESTANT GRIEFVEMENT MALADE AVEC SES TROIS FRERES ET PLVSIEVRS AVTRES PRINCES DV ROYAVME FIRENT VEV DALLER OVTRE LA MER POVR GVERROER AVX INFIDELLES POVR METTRE LA TERRE SAINCTE AVX CHRETIENS .

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Voir Livre des faiz folio 19v  Comment le roy fut malade a Pontoyse.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f42.item.zoom

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Voir Livre des faiz folio 23r Comment le roy saint Loys print son chemin pour aler oultremer come il lavoit voué. Chapitre xv.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f49.item.zoom

 

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Notez le verre rouge gravé et peint au jaune d'argent (tunique d'un courtisan) ou seulement meulé (couverture du lit du roi), et la présence de pièces montées en chef-d'œuvre (pierre précieuse de la mitre en verre bleu).

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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6. Embarquement de saint Louis à Aigues-Mortes. Victoire à Damiette.

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LE ROY LOYS SEMBARQVE AVECQVES LA REYNE MARGVERITE A AIGVES MORTES LE 25 AOUT 1248

LE MAITRE DE LA NEF SECRIA A SES GENS VOTRE BESOGNE EST PRETE SOMMES NOUS A POINT

LES SARRAZINS SE VOYANT BATUZ DEVANT DAMIETTE MIRENT LE FEV EN LA CITE .

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Rappel :  Embarquement à Aigues-Mortes et hivernage à Chypre. Prise de Damiette en Egypte.

Dès 1247, Louis IX envoie à Chypre une équipe de fournisseurs chargés d’organiser l’intendance et le ravitaillement de la future expédition. Afin de disposer d’un port situé sur le domaine royal, Louis IX ordonne la construction du port d'Aigues-Mortes. C’est de ce port qu’il embarque le 25 août 1248, avec une grande partie de la noblesse française. La flotte débarque à Limassol le 17 septembre 1248 où elle est reçue par le roi Henri Ier et s’apprête à hiverner dans l’île. Cet hivernage va permettre aux chefs de la croisade de préparer leur stratégie en vue de cette expédition.

Le 5 juin 1249, les croisés débarquent en Egypte sous les charges successives des soldats musulmans, et réussissent à mettre le pied sur le rivage, puis à repousser l’armée ayyoubide. Fakhr al-Din décide d’abandonner la plage. Il se replie sur Damiette, mais n’ose pas y rester et se réfugie à Ashmûn-Tannâh, plus au sud. Pris de panique, les habitants de Damiette évacuent leur ville pour fuir dans le delta du Nil. Avec prudence car ils craignent un piège, le 6 juin, les croisés peuvent entrer dans Damiette, et s’en emparer.

L’armée se met alors à attendre l’arrivée du reste de la flotte, dispersée par la tempête. Lorsqu’elle est enfin réunie, il est trop tard pour marcher sur Mansourah et Le Caire. En effet, la crue du Nil a commencé et les croisés doivent attendre qu'elle se termine en octobre 1249. (Wikipedia)

 

Voir Livre des faiz folio 34v : Comment le roy print port a Damete chapitre XXIIII . Le roi, en armure, et un cardinal sont sur le château-avant d'une nef, sous les bannières de la Crucifixion, de saint Denis et de saint Michel.

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f72.item

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Sur le vitrail, le roi est déjà à terre, accompagné de la reine, en avant de ses troupes.

Les têtes du panneau central datent du XIXe siècle.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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7. La prise de Damiette par les Croisés.

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COMMENT LE ROY SAINCT LOYS VENANT DE CHIPRE ESTANT DEVANT DAMIETTE EN EGYPTE SAVOIT EN LA MER COVRVT SVS LE SOVLDAN ESTANT MORT DE CONGNOISSANT SARRASINS SE SAVERENT MIRENT LE FEV EN LA CITE . CE QVE VOIANT LE ROT Y ENTRA AVEC LE LEGAT DV PAPE EN CHANTANT TE DEVM .

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Voir Livre des faiz folio 36v Comment le roy print le lendemain quil fut arrivé la cite de Damiete

(enluminure) et 37r +37v  (texte). Sur l'enluminure, le roi est représenté 2 fois : à bord, puis à cheval. Notez l'harnachement en camaïeu d'or sur fond rouge, de même que l'oriflamme de Saint-George en haut à gauche.

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Le folio 38v illustre Comment le roy saint Louis et tout l'ost partit de Damiete honorablement et par grande ordonnance. Chapitre XXVI. Le roi a été averti "que le soudan et toute la compaignie de multitude de paiens était venu en ung lieu appelé la Mastore".

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f80.item.zoom

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Le vitrail associe plusieurs registres : l'arrivée de saint Louis et de  ses navires ; un combat à terre, la traversée d'un pont et l'entrée dans Damiette ; une procession. 

Les verres rouges des rondaches sont gravés pour représenter la croix blanche.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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8. La bataille de la Mansourah ; saint Louis prisonnier.

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COMMENT LE ROY S LOYS FIT PLVSIEVRS BATAILLES CONTRE LES SARAZINS DEVANT LA VILLE DE LA MASSERE QVIL TENOIT ASSIEGEE QVIL EUT VICTOIRE MAIS DVRANT LE SIEGE VNE PESTILENCE SE MIST DEDANS LOST DES CHRETIENS A LEVR FAILLIRENT TOVS VIVRES LE COGNOISSANS LES SARAZINS ASSALIRENT LE ROY ET SON ARMEE QUI VAILLAMENT SE DEFENDIT MAIS FINALEMENT FVT PRIS PRISONIER EN VNE PETITE VILLE DENOMMEE CAZEL OU IL SEST RETIRE.

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La ville de "Massere" correspond à Mansourah, nommée aussi dans les Grandes Chroniques  La Maçoure ou la Mascurre, et, dans le Livre des faiz, Maslore..   

 Joinville mentionne le cazel de Minieh, mais cazel, ou  quasel, kasel signifie "bourg" de même que "minieh". Louis IX a été fait prisonnier dans un village proche de Fariksur, cité proche de Damiette, puis a été retenu en détention dans la demeure, Dâr Ibn Luqmân, du cadi de Mansourah.

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Dans le Livre des faiz, la scène est décrite au folio 41v : Comment le roy saint Loys en cuidant retorner a Damiete fut print. XXVIIe chapitre.  Après cette deconfiture ainsi faicte fuxles sarrazins ne demoura guere apres que le filz du soudan mort vint des parties d'orient et arriva a la maslore et le receurent les egyptiens a grande reverence et honneur comme leur ...etc

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En comparaison, le vitrail malgré au premier plan, la charge de la cavalerie des Infidèles, au sabre, contre les chevaliers français, me semble moins éloquente. Et encore une fois, je suis très loin d'y trouver la même satisfaction esthétique ou la même maîtrise de peinture. Ne parlons pas de la minutie de chaque détail, c'est le propre des miniatures.

 

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Le vitrail : notez l'emploi de verre rouge gravé.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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9.  Retour de la première croisade de saint Louis.

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COMMENT LE ROY FIT PLVSIEVRS BELLES ORDONNANCES APRES SA DELIVRANCE ET AVOIR FAIT EN LA TERRE SAINCTE BONNES REPARATIONS DES PRELATZ ET CHEVALIERS VINCT AVEC LA REYNE ET SES PRINCES PAR LE MONT CARMEL OV DEMEVRAIENT DES CARMES QVIL AMENA AVEC LUY EN SA COMPAGNIE DE QVOY IL FVT SI HEVREVX ET SI GRAND CONTENTEMENT QVIL FONDA DES INSTITVTIONS DE CARMES EN SA VILLE DE PARIS LA REYNE BLANCHE AYANT DECEDE LE ROY SEMBARQVANT DEVXIESME FOIS ET ARIVA DOVLTRE MER EN LANEE 1254 EN FRANCE

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Rappel : La septième croisade est la première des deux croisades entreprises sous la direction du roi Louis IX. Décidée par le roi en 1244, elle quitte le royaume de France en 1248 et aborde l’Égypte en 1249. Vaincue par les maladies, l’armée ne retrouve sa liberté qu’en 1250, et le roi de France passe les quatre années suivantes à mettre le royaume de Jérusalem en état de se défendre contre les Mamelouks. La croisade prend fin en 1254, avec le retour du roi en France après la mort de sa mère Blanche de Castille, qui assurait la régence du royaume pendant son absence.

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Le Livre des faiz consacre une belle page (folio 43r) à la comparution de saint Louis prisonnier devant le Sultan.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f89.item.zoom

Le folio 47v dépenint le départ du roi et de la reine de Damiette vers Acre.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f98.item.zoom

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Le folio 49v montre le séjour à Acre durant 5 ans, et le roi soignant ou enterrant les chevaliers victimes de l'épidémie, tandis qu'un évêque et un cardinal se bouchent le nez.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f102.item.zoom

Le folio 51v illustre les événements qui surviennent en France pendant que le roi est en Syrie. Et le folio 53v du retour en France des deux frères du roi.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6000784s/f106.item.zoom

La scène du retour du roi en France, sujet de ce vitrail, est illustré au folio 55r. Sa partie supérieure est consacrée à la mort de Blanche de Castille.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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10. La deuxième croisade du roi ;  mort de saint Louis (25 août 1270).

 

 

COMMENT LE ROY SAINCT LOYS ACCOMPAGNE DE PHILIPPE SON FILZ AISNE QVI FVT ROY DE FRANCE DAVTRE PRINCES MIST SON CAMP DEVANT LA CITE DE TVNES QVIL TINT LONTEMPS ASSIEGEE ET Y FVT PLVSIEVRS BATAILLES CONTRE LES SARAZINS ET DVRANT CE TEMPS LUY VINT VNE GRIEFVE MALADIE LAQVELLE IL DECEDA --- SON CORPS REPOSA EN FRANCE SEPVLTVRE EN LEGLISE DE SAINT DENIS DE FRANCE OV IL SOPERA DEPVIS LE TEMPS PLVSIEVRS SIGNES ET MIRACLES .

 

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Rappel.

"Urbain IV appelle à une huitième croisade. Les croisés partent de 1265 à 1272. Ils consacrent leurs efforts à aider les Francs d'Acre à défendre leurs dernières places. Pour Louis IX, cette huitième croisade est un pèlerinage expiatoire. Il se dirige vers Tunis car il espère convertir au christianisme l'émir hafside al-Mustansir et, peut-être, faire de la Tunisie une base d'attaque vers l'Égypte mamelouke qui contrôle alors la Terre sainte. Il apparaît très vite que l'émir n'a aucune intention de se convertir. La dysenterie (ou le typhus) fait des ravages dans les troupes. Louis IX, touché à son tour, meurt, le 25 août 1270 à Carthage." (Wikipedia)

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Le siège de Tunis n'est pas représenté dans le Livre des faitz. Le roi est montré malade sur une vignette du folio 78v. Le folio 82r montre le retour de la dépouille du roi à Paris, menée par son fils Philippe.

 

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Sur le vitrail, la tête de saint Louis date du XIXe siècle.

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Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Vie et mort de saint Louis, registre médian des vitraux de la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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SOURCES ET LIENS.

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— ADAM (Elliot), 2016, Le camaïeu d'or dans l'enluminure en France au XVe siècle. Une technique de réduction du coloris, mémoire de Master 2 Université Paris-Sorbonne.

https://www.academia.edu/28406636/Le_cama%C3%AFeu_dor_dans_lenluminure_en_France_au_XVe_si%C3%A8cle._Une_technique_de_r%C3%A9duction_du_coloris

 

 

— BREJON DE LA VERGNÉE (Jacques), 1978, "L'emblématique d'Anne de Bretagne d'après les manuscrits à peinture (XV-XVIe siècles)", Société archéologique de Bretagne pages 83-95.

https://www.shabretagne.com/scripts/files/522a692da8aab9.35279840/1978_04.pdf

— DE CHERGE (Ch.), 1838, Le château et la sainte-chapelle de Champigny-sur-Veude (Indre-et-Loir),  Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, Volumes 3 à 4 Société des Antiquaires de L'Ouest

https://books.google.fr/books?id=4WoDAAAAYAAJ&dq=%22saint+Louis%22+MASSERE&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

— ERLANDE-BRANDEBURG (Alain) 1975, "Eugène Pépin. Champigny-sur-Veude et Richelieu (coll. « Petites monographies des grands édifices de la France », n° 93)  [compte-rendu]" Bulletin Monumental  Année 1975  133-1  pp. 99-100

https://www.persee.fr/doc/bulmo_0007-473x_1975_num_133_1_5454_t1_0099_0000_4

«  Commencée peu après 1507 par Louis Ier de Bourbon, elle est vraisemblablement terminée par Louis II, vers 1543. Outre son décor architectonique et ce qui subsiste de son mobilier, elle est pourvue de onze verrières qui en font toute la réputation. Au centre se trouve la Crucifixion sous laquelle on reconnaît saint Louis, patron de la chapelle, et Marguerite de Provence, son épouse. Les dix autres vitraux sont divisés en trois registres avec à la partie supérieure des scènes religieuses, au centre des grandes compositions qui ont trait à la vie de saint Louis et à la partie inférieure les portraits des ancêtres des constructeurs de la chapelle. On a cru pouvoir distinguer deux séries, mais M. Pépin, frappé par l'unité stylistique qui se dégage de cet ensemble, pense que les cartons de ces onze vitraux sont l'œuvre d'un seul artiste. Ce dernier serait d'ailleurs d'origine bourbonnaise. Le fameux manuscrit du Livre des faiz monseigneur saint Louis, exécuté à la demande du cardinal de Bourbon, entre 1476 et 1481, a d'ailleurs servi de thème d'inspiration iconographique « 

— GAUGAIN (Lucie), 2014, Le château de Charles VIII, in Amboise, un château dans la ville Presses universitaires François-Rabelais, 2014 pages 95-206.

https://books.openedition.org/pufr/8132?lang=fr

 

— GRODECKI (Louis ) Martine Callias Bey, Françoise Perrot, 1981, Les Vitraux du Centre et des Pays de la Loire, p. 103-108, Éditions du Centre National de la Recherche Scientifique (collection Corpus vitrearum - Recensement II), Paris,p. 103-108

— OTTIN (Louis), 1896, Le vitrail; son histoire, ses manifestations à travers les âges et les peuples, H. Laurens, Paris, page 6

https://archive.org/details/levitrailsonhist00otti/page/6/mode/2up/search/champigny

 

— PÉPIN (Eugène), 1928, "Champigny-sur-Veude et Richelieu", Henri Laurens, Paris, page 13-20.

—  RIVALE (Laurence), 2003, "Les vitraux de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude (Indre-et-Loire)" Congrès archéologique de France , Touraine, vol. 1555 partie 1997, Picard et fils, page 67

"Si donc le cartonnier, ou le peintre-verrier, de Champigny eut le Iivre des faiz Monseigneur saint Louis sous les yeux, ce ne fut qu'à titre de référence, d'aide-mémoire ou d'inspiration, tous procédés qui ne correspondent pas à ce qu'on sait de la façon de faire dans les ateliers du XVIe siècle"

— TERRASSON DE FOUGÉRES (Vincent), 2001, La Royauté idéale. Images des rois Charles VIII et Louis XII à travers le spectacle des entrées royales et des guerres d'Italie (1497-1515). Thèse 1997-2001

 

— TERRIEN (Marie-Pierre) 2017, La Sainte Chapelle de Champigny-sur-Veude Le programme iconographique des vitraux (première partie) 

https://www.institut-jacquescartier.fr/2017/01/la-sainte-chapelle-de-champigny-sur-veude-le-programme-iconographique-des-vitraux-premiere-partie-par-marie-pierre-terrien/

—TERRIEN (Marie-Pierre) 1997,  Images de Saint Louis dans les vitraux de Champigny-sur-Veude, Pays et terroirs, 1997

— TERRIEN (Marie-Pierre) 2010, « La Sainte Chapelle de Champigny-sur-Veude et le rôle du cardinal de Givry », Les chapelles royales. De la gloire de Dieu à la gloire du prince, Actes du colloque de Lunéville (18-20 novembre 2010), CTHS, 2015, p. 37-47.

https://iesr.hypotheses.org/1441

— TERRIEN (Marie-Pierre)

https://mariepierre-terrien.com/index.php/la-sainte-chapelle-de-champigny/ .

— TERRIEN (Marie-Pierre) 2007, Images de Saint Louis dans les vitraux de Champigny-sur-Veude, Cholet, Pays et Terroirs, 2007.

— TERRIEN (Marie-Pierre) 2015, « La Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude et le rôle du cardinal de Givry », in : Les chapelles royales. De la gloire de Dieu à la gloire du prince, Actes du colloque de Lunéville, CTHS, 2015,  p. 37- 47.

 

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 13:19

Le Décaméron du Légumaire. Exercice d'écriture et de photographie  sous contrainte sur mon compte facebook  pendant le Grand Confinement.

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Les contraintes étaient :

Un légume  par jour pendant dix jours.

Des textes courts.

Des photos personnelles.

Une interaction entre le texte et l'image.

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Le 30 avril : première journée. L'Artichaut.

"Mon compte tout neuf a maintenant beaucoup plus d'amis que je n'en mérite : cela fait ma fierté mais me donne des responsabilités. "C'est le temps que je perdrai pour mes amis qui les fera si importants." Vite, au travail, pas de temps à perdre !
L'un d'eux me demande de publier chaque jour l'image d'un légume de mon garde-manger. "Ou un fruit si tu veux, comme ça on saura qui tu es". Mais sans les trier, sans les laver, non, tirés du panier !
Mes légumes ne sont pas bien beaux, ne sont pas bio, ils ne sont pas bo-bo, le potager c'est trop de boulot, et moi je vais au Leclerc avec mon p'tit vélo.

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Pour commencer, l'Artichaut.

"Je ne vais pas en faire un foin, il trahit ses origines prolétaires. Mais aussitôt j'ai entendu :
"Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,
Faut s' lever de bon matin pour voir un ingénu
Qui n' t'ait pas connu,
Entrée libre à n'importe qui dans ta ronde,
Cœur d'artichaut, tu donne' une feuille à tout l' monde",
et j'ai fredonné Brassens toute la journée."

 


 

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile avril 2020.

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1er mai Mon légumaire, deuxième journée. La patate et le photographe.

"J'allais fermer : j'avais fini ma journée, j'étais bien fatigué, et affamé, car je n'avais rien mangé.

"Moi non plus, fit une voix dans l'escalier, voulez-vous souper?"

Elle était déjà âgée, très décoiffée, un tête à tête il ne fallait pas y penser. J'allais la renvoyer. Mais elle était en robe de chambre, qu'elle laissa tomber sur le parquet dans un bruit de baiser mouillé. Avait-elle des vapeurs? Voulait-elle se faire sauter?

"Prenez-moi comme ça, et je débarrasse le plancher!"

Je la pris, en un seul cliché, à peine voilé ; je lui remis, avec l'adresse d'un bon cuisinier. "Allez vous rhabiller !"

C'était il y a des années, mais pourras-tu me le pardonner ?

Sur un clic-clac de 1/125s, f.11, mon cœur l'avait beaucoup aimée. Ce fut mon premier et dernier amour de pomme de terre.

Vous m'avez cru? Vous l'aurez cuite."

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

 

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Le 2 mai. Le Légumaire, jour trois : le Fenouil

"En Fenouillie, la société est divisée en deux États. En bas, habitent les Bourgeois blanchis et cossus suant dans les corsets en coutil baleiné qui leur tiennent lieu de coffre-fort. Car ils vivent de leurs recettes, et les coutures de leurs bourses trop pleines sont prêtes à craquer. Tout à l'heure, ils feront le potage.

Vivant sur leurs dos sur les créneaux de leurs châteaux, une joyeuse bande d'aristos a pris le Vert comme couleur et le Chahut comme mot, agitant les plumes de leurs chapeaux et faisant friser leurs jabots. Ces muscadins distribuent à tout crins les espèces que leurs voisins économisent grains par grains ; eux, c'est le gratin.

 

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Le 3 mai. Le Légumaire, jour quatre. L'Oignon.

"Ce frileux se couvre toujours trop ; pourtant, vous le cuisineriez un peu, qu'il avouerait qu'il sue. Il porte sous sa pèlerine, sa gabardine, son paletot et son pardessus. Mais ne vous mêlez pas de les lui ôter : il crierait qu'on se les pèle, qu'on le tond, qu'on le dépouille, qu'on le plume ou qu'on l'épluche, on en viendrait vite au couteau, et il arracherait des larmes aux bourreaux les plus endurcis.

Ces pelisses ne sont pourtant que des oripeaux, des parchemins qu'il a jadis écrit, puis recouvert de couches translucides, mordorées, tuilées, noisettes ou parfois rosées.

Lorsque le vernis est trop sec, il s'écaille, et il rejette cette parenthèse satellite : il la renie. Il n'est ni crustacé, ni testacé ; il perd ces feuilles éphémères, qu'il ne relit jamais.

Sous ce gousset absolument pas comestible, il cache comme une perle nacrée une poupée russe d'une blancheur d'agneau.

Mais ce n'est pas mon propos : de l'oignon, j'admire l' extimité : son moi-peau.

Je pourrais conclure que son recueil intime ne me regarde pas : que ce ne sont pas mes oignons. Mais quand on débute en photographie, il faut savoir éviter les clichés."

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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4 mai. Le Légumaire, jour cinq. L'Ail blanc.

"Qu'est l'ail ? Que sont les aulx ? Il ne m'en chaut pourvu que l'on m'en serve.

L'ail, je l'éminçais et évinçais la question. Jusqu'au jour où je le photographiai. Je le soumis à la question en l'éclairant aussi brutalement que dans les meilleurs films policiers, mais il s'installa dans le mutisme propre à tout objet, et c'est moi qui fit les réponses.

Car l'ail photographié fait lentement germer des graines littéraires. Tenez, maintenant qu'il est sur scène, il devient évident qu'il fait profession de frugalité. Il n'a rien perdu de sa première vocation qui fut d'être frotté sur une tranche de pain. Avec un filet d'huile le stoïcien s'en faisait un festin.

Il affiche en outre, en portant l'habit blanc des magistrats romains et des moines cisterciens, un goût pour l'austère simplicité de la vertu.

Mais qu'on ne s'y trompe pas. Ses poches sont trop pleines et son habit de papier trop aisé à déchirer pour qu'on croit à sa sincérité. Ce faut-dévot ne tend de papier-bible ses formes girondes que pour en souligner les contours appétissants ; et cette aumônière en papillote n'est pas vouée à la charité.

Déchirons cette lanterne, et révélons la farce : c'est en fait une boite de quinze dragées fourrée chacune d'un grain d'aneth, savoureux mais qu'éviteront les digestions délicates.

J'extrais de cette tête trop pleine un de ses caïeux, enveloppé dans sa caissette de pain azyme. Il se dresse en sifflant : n'est-ce pas là dragées au poivre, sulfureuses et funestes?

Une cuisson à l'étouffée viendra refroidir les humeurs brûlantes de ce condiment, pourvu qu'on place la tête entière, toute emballée, entre les haricots et les carottes. On en retirera une purée brune onctueuse et sucrée.

Je m'en tiendrai là ; je ne voudrais pas que mon propos soit long comme un jour sans pain et fade comme gigot sans ail."

 

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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L'Ail blanc II  : « ils sont beaux mes champipi ! »

"Mon Légumaire est un espace de création, mais il est aussi, je l'ai dis d'emblée, une confession de mes consommations : et mon Artichaut n'était pas de saison, il venait d'Italie.

Certes, j'ai fait mes achats « de première nécessité » au Leclerc le plus proche, ganté, masqué et muni de la toise d'un mètre copiée sur la barre-étalon de Sèvres. Certes le Marché avait été interdit par le Préfet.

Je dois donc l'avouer : mon Ail Blanc n'était pas d'ici ; il venait d'Argentine !

Sous l'étiquette Jardins du Midi, ZA DE SERIGNAC, Beaumont de Lomagne (la Lomagne, entre Gers et Tarn, est « le berceau d'origine » de l'Ail blanc bénéficiant d'une Indication Géographique Protégée, et Beaumont-de-Lomagne en est le cœur), je lis en plus petit : 60/80 origine Argentine.

La France produit annuellement quelques 20 000 tonnes d'ail tout venant, dont 82% d'ail blanc au tarif 2019 de 3€ HT / kg (et 6 € /kg pour l'ail rosé ). Cette production est sensible aux conditions climatiques, redoutant le froid et la pluie. En 2017 et 2018, la quantité moyenne achetée par an et par ménage est de 455 g., dont 70 % en grande distribution. Le prix moyen était de 8,41 €/kg en 2018.

Les principaux producteurs mondiaux sont la Chine et l'Inde. La France importe 7000 tonnes/an dont 70% d Espagne ; 15 % de Chine … et 5% d'Argentine.

Notre pays en exporte 7000 tonnes/an, essentiellement vers l’Europe, principalement en Suisse, Allemagne et Italie.

Conclusion : j'aurais dû m'abstenir de cet achat. Je le ferais dorénavant, je l'jure.

Mais si on devait tout étudier comme cela, on ne ferait plus rien !

Si on devait cesser de voyager en vacances en avion ou en camping-car, on ne ferait plus rien !

Si on devait renoncer au diesel, aux SUV et aux 4x4, on ne ferait plus rien !

Si on devait ne plus acheter made in China ou made in Korea, on ne ferait plus rien !

 

Tiens, c'est vrai, depuis 8 semaines.... on ne fait plus rien.

On va se rattraper !"

https://www.youtube.com/watch?v=zt5gdaw5C-k

 

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Le Légumaire, jour six : L'Ail rosé de Lautrec.

L'Ail rosé de Lautrec est très différent de l'Ail blanc. Ce n'est pas tant qu'il soit rosé, le rose de ses caïeux n'étant visible que par transparence que si la tête est pelée. Mais il a l'accent, il vient de Lautrec (Tarn) ou des terres arrosées par l'Agout et le Dadou. Ce Dadou le rend déjà fort sympathique.

Le consommateur est protégé par l'attribution du Label Rouge et d' un IGP. S'il coûte deux fois plus cher, il est aussi meilleur au goût, croquant et juteux. Il se récolte en mai, et se conserve d'une saison sur l'autre.

Mais sa vraie différence avec les autres ails, c'est qu'il s'agit d'un ail à bâton. Expliquons cela d'emblée :  Le bâton est la hampe florale porteuse d'une fleur stérile : devenue dure et rigide, on la trouve au milieu des caïeux . À la vente, cette hampe est despoulinée, coupée plus court ; mais si le producteur conserve ce bâton, il ne peut le tresser , alors, il le dresse en grappes, nouant les tiges rigides avec une ficelle : ce sont les «  manouilles ».

Le néophyte, en jeune pousse ingénue s'étant lancé dans un légumaire, ne sait rien de tout cela lorsqu'il prend sa photo. C'est encore une tête pareille à cent mille autres têtes ; et même pas la grosse tête, une légume, non, il l'a pris dans son panier, l'a posée sur sa table, l'a éclairée, et a pris son premier cliché.

Elle avait été pelée à la dernière peau, et il devinait sous le corsage de popeline les berlingots roses pleins de promesse. Il le dégrafa et y entra. Tout cela changea.

C'était un pigeonnier de tuffeau où pénétrait une lumière blonde ; une chapelle troglodyte où des pénitents blancs s'imposaient le silence ; une tente dressée dans le désert, une kaïma berbère aux toiles de coton soutenues autour du mât ; une maison de berger de la vallée de l'Omo aux murs passés à la chaux et où des sièges étaient aménagés par le maçon. On s'attendait bien à voir apparaître quelque poule, une chèvre et son chevreau. Les colombes qui voletaient agitaient doucement de grandes ailes blanches. Le mot maçon fit venir celui de colimaçon, et il eut envie d'entendre vibrer ces voûtes cellophanes, il chanta, s'enveloppa dans d'aériennes réverbérations et dans des vapeurs balsamiques et vaguement narcotiques.

De l'Ail rosé, il sut alors l'essentiel.

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Le Légumaire, jour sept : Le Navet
Il traîne des casseroles de réputations d'acteur raté, et cet artiste reste encore souvent confiné aux orchestres d' accompagnement tandis que son cousin le Radis fait les ouvertures en solo. On lui trouve mauvaise mine — alors qu'il respire la santé!—, la ménagère le ménage, le réservant à des pots-au-feu miteux et critiquant son jeu fade et son jus anémique. Je ne lui connais qu'un succès « le Canard aux navets » dont le titre dit combien il est démodé et rediffusé pour les lendemains de fête. Fait-il encore recette ?
Je veux réparer cette injustice et dédier ce poème à tous ces navets qu'on aime mais qu'un festin différent entraîne sans avoir pu les encenser.

Car Navet est mon Chevalier, mon Amour empanaché, et quand viendra la prochaine fête, je lui présenterai ma requête.
J'aime à le distinguer lorsque dans la marmite il se cache confus parmi les pommes de terre : d'une fourchette sûre, je le choisis pour mon assiette.Il se reconnaît de ces voisines par une tranche opaline, judicieusement qualifiée de napiforme car sillonnée d'un réseau de bandes blanchâtres parfois organisées en rayon autour d'une astre céladon.
J'ai connu à cette chasse quelques déboires, et au lieu de l'élue, je piquais parfois son chaperon dont je mangeais, vexé, la tranche de pomme de terre. Va donc, eh, patate !

Oui, ce grand virtuose de la mandoline mériterait ses lettres de noblesse, ses Palmes, son Label !
Mais il se présente aux Comices agricoles dans son ridicule costume (chausses blanches, veste purpurine) et s'abstient d'ôter devant le Jury son indéfectible chapeau de chasseur tyrolien. Cette faute de mauvais goût, un comble pour ce prince de nos palais, l'écarte régulièrement des honneurs.
Dans les antichambres et arrières-cuisines, on se moque de son pourpoint zinzolin, mais surtout de de son plumet ; on fait des gorges chaudes, on se gausse, on dit : « Il va l'enlever ! ».
Mais Monsieur du Navet ne l'enlève jamais.
Il en rosit, le traître !
Il sait que sa fantaisie sera punie. La ménagère ôtera sans vergogne sa peau et coupera ses feuilles inopportunes : ses vitamines ! Ses pigments ! Sa verdeur ! Ils tomberont sous la lame de l'économe.
L'Économe ? Néfaste à la joyeuse pulsion de la Vie ?
Ça se saurait.

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Le Légumaire, jour huit. La Carotte.
On n'échappe pas à son destin.
Elle se nommait Roth. « C'est un cas » me prévint-on dans le service.
Elle entra, figée, les yeux baissés, raide comme Antigone devant Créon. Elle venait de se faire butter.
Elle ne parlait pas, mais de ses lèvres sortait un son monotone : « to, ... to, ... to, ... to, ... to ». Cette émission morse n'avait aucun sens. Elle avait été traumatisée, il fallait l'aider, la comprendre, la faire parler.
Je lui proposai le divan, le canapé ; elle voulu obstinément rester debout, la seule idée de s'allonger la faisait trembler.
Je la fis dessiner : elle traça un tronçon sans queue ni tête. Mais en me rendant le crayon, je la vis porter sa main sur sa gorge. Et toujours to, …to,... to,...to.
Le stagiaire s'écria : « un cou, un to, elle parle d' un couteau, ! » Elle frissonna en le fixant bizarrement. Allait-elle se mettre à table?
La thérapie dura des semaines, rendez-vous après rendez-vous, puis, un jour, on sut : petite, elle avait vu, tenez-vous bien, sa mère se faire couper en rondelle, allongée sur une planche à découper. Souvenez-vous, on en avait parlé dans les journaux : « On a découpé une femme en morceau rue de la Bienséance, à deux pas du Château. ». C'était sa mère.
Elle s'était enfuie dans une cave, sans jamais se coucher, terrée, atterrée et terrorisée.

On lui avait prédit qu'elle connaîtrait le même horrible sort, et je parvins en effet à détecter la répétition d'une violence transgénérationnelle, depuis qu'à la Révolution, une aïeule eut à souffrir de la guillotine. Beaucoup, chez elle, à La Rochelle, avaient été opérés plus qu'à leur tour de phlegmons et de goîtres. Beaucoup avaient choisis des métiers violents. Une tante, Isabelle, habitant Thiers, vendait du fromage, à la coupe. Un oncle d'Opinel débitait du saucisson. Le cousin Marcel, d Azay-le Rideau fabriquait des rondelles en inox, un grand-père Abel croyant se distinguer avait composé des rondeaux.
Elle même redoutait le sang mais son nom signifiait rouge, pourtant. Elle avait choisi de s'installer à Vichy et ne comprit pas notre étonnement.
Une fois tout ces secrets décryptés, cette hantise familiale des rondelles explicitée, on la crut protégée. Elle sortit de l'hôpital un lundi. Elle tomba, debout, dans la goulotte d'un Robot. On entendit to to to to to to, et ce fut tout.
Son prénom ? Julienne, le crois. Pourquoi ?

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Le Légumaire. Jour neuf. Le Radis.

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Le ballet des petits radis

s'est produit jeudi après-midi

au théâtre Marigny.

Il fut très applaudi.

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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9 mai 2020. Le Légumaire, jour dix. Les Raves.
Le jour neuf est mort et enterré : celui-ci ferme la décade du premier Légumaire jamais conçu. Il n'a pas beaucoup plu.
Des jours ensoleillés nous sont annoncés comme d'excellentes nouvelles. Rien n'a changé.
Il n'a pas beaucoup plu.
La température continue à augmenter : c'est déjà l'été.
Il n'a pas beaucoup plu.
Où sont passés nos potagers ?
Que deviendront nos potagers ?

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Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

Le Légumaire confiné. Photographie lavieb-aile mai 2020.

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Published by jean-yves cordier
7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 20:47

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Accroupis-toi : que la moindre herbe du pré te soit planète ; et que la fétuque t'élève jusqu'à elle.

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Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon,  mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

Crozon, 7 mai 2020. Photographie lavieb-aile.

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Published by jean-yves cordier - dans Nature Crozon
7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 14:50

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Note : cet article contient certainement des coquilles et des bourdes : à chacun de les corriger.

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PRÉSENTATION.

 

1. Les Saintes-Chapelles.

Saint Louis édifia la Sainte-Chapelle entre 1241 et 1248 pour abriter la Sainte Couronne d'épines et d'autres reliques. Ses descendants obtinrent le privilège de recevoir des fragments de ces reliques et de construire pour les abriter une Sainte-Chapelle sur le même plan (à un ou deux étages),  à nef unique éclairée de hautes verrières, et surmontée d'une flèche. Un service d'office y était célébré par des chanoines.

Ces monuments sont l'équivalent en architecture des reliquaires d'orfèvrerie. L'importance donnée à la surface vitrée leur confère une valeur inestimable pour les amateurs de vitraux, lorsque ceux-ci ont pu être préservés (Sainte Chapelle ; Crypte de la cathédrale de Bourges où ceux commandés par Jean de Berry ont été déplacés).

http://www.lavieb-aile.com/2017/09/les-vitraux-de-la-sainte-chapelle-de-bourges.html

Philippe VI en fonda une au Mans, et Charles V fonda celle du Viviers à Fontenay-Trésigny et la Sainte-Chapelle de Vincennes.

Sept autres chapelles furent des fondations princières entre 1315 et 1505. Parmi celles-ci :

-Louis Ier de Bourbon, petit-fils de Saint-Louis, fonda celle de Bourbon-L'Archambault en 1315.

-Louis Ier de Bourbon-Montpensier fils de Jean Ier de Bourbon, fonda en 1475 celle d'Aigueperse, achevée par son fils Gilbert.

-Jean II de Bourbon fonda la seconde chapelle de Bourbon-L'Archambault en 1483.

-Louis de Bourbon-Vendôme et Louise de Bourbon-Montpensier fondèrent la sainte chapelle de Champigny-sur-Veude .

C'est dire l'importance de cette tradition pour la Maison de Bourbon.

 

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2. L'extinction de la branche aînée des Bourbon et le passage à la branche cadette des Bourbon-Montpensier.

Depuis Louis Ier de Bourbon, sept ducs se sont succédé, jusqu'à Pierre II (1438-1503), marié à Anne de Beaujeu. Ce couple sans héritier mâle eut comme héritière Suzanne de Bourbon, qui épousa Charles III de Bourbon-Montpensier (1490-1520) : ce dernier, le Connétable de Bourbon, devint le 8ème duc de Bourbon.

Lorsqu'en 1523, il, quitta le roi François Ier qui l'avait spolié de ses fiefs pour se tourner du côté de Charles Quint, Louise de Montpensier, sa sœur aînée put récupérer le comté de Montpensier qui fut alors érigé en duché.

 

En secondes noces, elle épousa, en 1504 ou 1508, un cousin de la branche de Bourbon-Vendôme, Louis de Bourbon (1473 † 1520), prince de La Roche-sur-Yon. Elle y sera inhumée après sa mort le 5 juillet 1561. Elle est à l’origine de l’unique lignée des Bourbon-Montpensier qui s’éteint ensuite avec La Grande Mademoiselle, restée sans descendance.

C'est Louis de Bourbon-Vendôme qui fit  construire en 1499 le château de Champigny-sur-Veude et  y fonda une Sainte-Chapelle (collégiale Saint-Louis  de 9 membres, statuts approuvés par bulle papale de 1499 et modifiés en 1507). La date de sa construction qui varie selon les sources, aurait débutée dès le début du XVIe siècle, mais la nef de chapelle ne fut achevée par son fils Louis III de Montpensier qu'en 1543-1546 (chronogramme) , avec la pose des vitraux offerts, sans doute pour son mariage en 1538,  par le cardinal de Longwy, oncle de son épouse Jacqueline de Longwy. Ces vitraux ne furent achevés que longtemps après, puisque l'on voit sur l'un d'eux Henri de Bourbon et Henriette de Joyeuse, qui se marièrent en 1597.

La riche emblématique doit-elle être attribuée  au couple fondateur, ou à leur fils ? Les lettres L ou leur transcription sous forme d'une aile, largement  répétées, ne permettent pas de choisir entre ces trois personnages porteurs du même prénom Louis, reprenant celui de l'ancêtre Louis Ier de Bourbon.

 

 

 

 

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3. L'emblématique et les Bourbon.

Sur les murs de la chapelle ou sur les clefs de voûte de la nef vont se trouver différents emblèmes, privilégiant 1. la ceinture Espérance ; 2. les L et Ailes ; et 3. les Cerfs ailés.

C'est là la reprise d'une emblématique remontant, deux siècles auparavant,  à Louis II, 3ème duc de Bourbon et comte de Clermont et reprise par ses différents descendants.

Mais nous y découvrons aussi des motifs moins connus : 4. Les coquilles Saint-Jacques, la besace et les bourdons des pèlerins ;  5. la lance brisée enflammée ; Les lettres L et I réunis par un lacs d'amour.

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4. L'héraldique des Bourbon.

Elle va décliner sur les clefs de voûte et sur les vitraux les armoiries non seulement des deux lignées de la branche aînée des Bourbon de France d'azur à trois fleurs de lis d'or  à la bande de gueules  et de la branche cadette des Bourbon-Montpensier qui reprend celles de Louis de Bourbon-Vendôme, d’azur à trois fleurs de lys d’or, au bâton de gueules péri en bande chargé en chef d’un croissant d’argent , mais aussi de  toutes leurs alliances.

 

 

 

Entourant les blasons, le collier de l'Ordre de Saint-Michel se retrouve régulièrement, sous ses deux modèles, avant et après 1516, c'est-à dire  à aiguillettes nouées en lacs d'amour, puis en doubles cordelières : " Le grand collier de l'Ordre de Saint-Michel était composé de doubles coquilles d'or, attachées d'aiguillettes rondes de soie noire à longs ferrets d'or, liées et nouées en lacs d'amour. Au bout de ce collier pendait sur l'estomac un ovale d'or émaillé d'une terrasse, sur laquelle était l'image de Saint-Michel foulant aux pieds le Dragon. Le Roi François Ier, au premier chapitre de l'Ordre qu'il tint après son sacre en septembre 1516, changea ces aiguillettes en doubles cordelières d'or, ( en mémoire de Saint-François ) tant à cause qu'il s'appelait François, que pour conserver la mémoire de la Reine Anne de Bretagne, mère de la Reine Claude, sa femme, qui l'en avait prié."

La première promotion de 15 chevaliers, crée à Amboise en 1469, comprenait Jean II de Bourbon (1426-1488) duc de Bourbon, pair de France et son frère Louis de Bourbon (1450-1487), comte de Roussillon, amiral de France. Charles III, le Connétable de Bourbon était chevalier de cet ordre. Voir infra.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

L'emblématique et l'héraldique monumentales de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LA CEINTURE ESPÉRANCE.

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Entre l'élévation nord et le toit court une galerie à balustrade dont les intervalles sont remplis du motif de la ceinture emblématique, formant une frise de S en miroirs.

 

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C'est l'emblème majeur. Elle est figurée par paires,  plissée en S plus ou moins formé, munie de sa boucle avec son ardillon, son passant, son bout ferré en griffes, mais sans perforation.

L'inscription ESPERANCE est portée en lettres capitales.

Cette ceinture a été adoptée comme emblème par Louis II (1376-1446), deuxième duc de Bourbon et comte de Vendôme, à la suite de son séjour en captivité à la cour d'Édouard III comme otage (1361-1366) en échange de la libération de Jean II le Bon. Il avait été initié outre-Manche à la nouvelle emblématique associant devise, mots et couleurs (livrée).

Rentré dans son duché qu'il trouve dévasté par les Compagnies, il reprend autorité sur les barons en les ralliant à un ordre de chevalerie, l'Ordre de la Ceinture d'Espérance (Noël 1366) et de l'Ecu d'Or (jour de l'an 1367), dont il récompense les principaux gentilshommes lors d'une fête, s'en assurant la fidélité en les distinguant. La réalité de cet Ordre de l'Espérance est discutée, mais la ceinture marquée du mot Espérance devient le signe personnel du duc, sa devise, qu'il grave sur des cadeaux offerts  à ses beaux-frères  Jean de Berry, Philippe le Hardi, Louis d’Anjou, et Charles V, ainsi qu'à ses neveux.

Sa signification n'est pas claire : "Elle appartient au registre des nœuds, cordages et ceintures dans lequel puisent fréquemment les devises pour souligner les liens qui unissent ceux qui la portent . Peut-être est-elle censée représenter la ceinture dont on paraît les chevaliers à l’issue de leur adoubement ou peut-être encore évoque-t-elle l’écharpe verte remise par aux chevaliers de la Table Ronde mentionnée dans le poème rédigé à cet époque Gauvain et le Chevalier vert. On pourrait aussi y voir une allusion à la fin de la captivité du duc, une ceinture ouverte, contrairement à la Jarretière, ou à la ceinture de la Vierge dont plusieurs reliques était alors objet de dévotions. " (L. Hadot). Il est significatif que le mot figure sur le statue de Notre-Dame offerte par le couple ducal en 1372 à la collégiale Notre-Dame d'Espérance

 

Louis II est inhumé au prieuré de Souvigny, et la ceinture Espérance est sculpté sur les dais de marbre coiffant la tête des gisants de Louis et de son épouse Anne Dauphine.

La ceinture ESPERANCE va se maintenir chez les Bourbon jusque tard dans le XVIe siècle comme marqueur lignagier. Plus que les autres princes, les membres de cette maison montreront un goût prononcé pour les formules emblématiques qu’ils ne cesseront de créer et d’utiliser jusqu’au début de l’époque moderne (L. Hadot).

Elle est adoptée par le duc Jean Ier (1382 †1434), puis par  Charles Ier (qui fait graver la ceinture et son mot sur le portail de Notre-Dame d'Espérance en 1459), par son fils Jean II, par Jean II de Bourbon (1427 †1488),  et par Pierre II de Beaujeu (1439 †1503) qui l'utilise abondamment lors de son principat. On la retrouve par exemple sur la chape portée par saint Pierre sur le triptyque du maître de Moulins peint vers 1499 sur ses sceaux ou sur des jetons de compte. 

A la mort de Pierre II en 1503, la branche aînée de la maison de Bourbon s’éteint et le duché passe à la branche cadette des Bourbon-Montpensier. Le Connétable Charles III qui épouse en 1505 sa fille unique et héritière, adopte l’emblématique familiale de la ceinture ESPERANCE. La sœur du connétable, Louise de Bourbon-Montpensier, épouse de son cousin Louis de Bourbon-Vendôme, prince de la Roche-sur-Yon, l’utilise sur un jeton de compte frappé après 1538, associée à son chiffre L et à la figure parlante de l’aile.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LES L COURONNÉS ET LES AILES OU VOLS.

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Les ailes correspondent à l'initiale de Louis, ou de Louise, tandis que les deux ailes (ou "vols") reprennent cette lettre selon une forme "parlante". C'est donc un renvoi au couple Louis de Bourbon-Vendôme/ Louise de Bourbon-Montpensier, mais il reste valide pour leur fils Louis III de Montpensier.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LES CERFS AILÉS. LES ARMOIRIES DU DUC  DE BOURBON-MONTPENSIER.

a) Les cerfs ailés ou cerfs volants.

 

On connait bien cet emblème car ce fut celui que le roi Charles VI a adopté en 1381, et qui fut repris par Charles VII ou Louis XII. Son oncle Louis de Bourbon, qui faisait déjà usage de cet emblème, l'aurait conseillé au roi.

Il fut repris par la Maison de Bourbon et par la branche cadette; Selon L. Hadot, c’est apparemment Pierre II de Beaujeu (1439 †1503)  qui introduisit la figure du cerf volant dans l’emblématique de cette maison en l’associant à la ceinture. Il est repris par Charles III. Sa présence ici montre sa reprise par Louise de Bourbon-Montpensier et son fils.

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b) les armoiries ducales de Bourbon-Montpensier.

 

On les blasonnent d'azur à trois fleur-de-lys d'or, brisé d'un bâton péri de gueules, surbrisé d'un croissant d'argent. Elles sont surmontées de la couronne ducale et entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel (modèle post-1516).

Ce sont les armes :

-de Louise de Bourbon-Montpensier (1482-1561), duchesse de Montpensier à partir de 1522. Mariée à Louis de Bourbon-Vendôme, prince de La Roche-sur-Yon, chevalier de l'Ordre de Saint-Michel en 1507.

-de son fils le duc Louis III de Bourbon-Montpensier (1513 † 1582), duc à partir de 1561 ; chevalier de l'Ordre de Saint-Michel en 1539. marié en premières noces avec Jacqueline de Longwy  († 1561 ; fille de Jeanne d'Angoulême et nièce de François Ier) ; marié en secondes noces Catherine de Lorraine (1552-1596). Il décéda à Champigny.

  https://gw.geneanet.org/soudet2?lang=en&pz=olivier&nz=soudet&p=louis&n=capet&oc=21

https://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_maison_de_Bourbon-Montpensier

- de François de Bourbon-Montpensier (1542-1592), fils du précédent et de sa première épouse, duc  à partir de 1582 , chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et de l'Ordre du Saint-Esprit, marié à Renée d'Anjou (1550-1590), marquise de Mézières, héroïne de la nouvelle La princesse de Montpensier de Madame de La Fayette (1662).

- de  Henri (1573-1608), fils du précédent, duc à partir de 1592, marié avec Henriette-Catherine (1585-1656), duchesse de Joyeuse. L'Ordre de Saint-Michel était tombé en désuétude en faveur de l'Ordre du Saint-Esprit.

https://gw.geneanet.org/soudet2?lang=en&pz=olivier&nz=soudet&p=henri&n=capet&oc=27

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_comtes_puis_ducs_de_Montpensier

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Le premier candidat possible est donc Louis III de Bourbon-Montpensier. C'est le seul qui soit accordé à la présence du chiffre L et des ailes parlantes

 

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LA CEINTURE ESPÉRANCE. LES ARMOIRIES DU DUC  DE BOURBON-MONTPENSIER. LES COQUILLES ET LES BESACES DE COMPOSTELLE.

Les armoiries sont martelées mais les fleurs de lis laissent supposer qu'il s'agit des mêmes que les précédentes. Le collier de Saint-Michel est absent.

Les coquilles et les besaces, enrubannées, indiquent l'adoption des emblèmes des pèlerins de Compostelle ; soit parce que l'un des fondateurs avait fait ce pèlerinage, soit par ce que cette vénération s'était transmis chez les Bourbon-Vendôme ou les Bourbon-Montpensier.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LA LANCE BRISÉE ENFLAMMÉE.

Couronne ducale ; Collier de l'Ordre de Saint-Michel. Armoiries martelées.

Je trouve mention de l'emploi emblématique de la lance brisée par Catherine de Médicis comme signe de son affliction après la perte de son mari Henri II. Elle s'accompagnait de l'inscription Lacrymae hinc, hinc dolor (de là ma douleur, de là mes larmes). Mais cette figure n'est pas décrite comme étant enflammée. 

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Je signalerai infra qu'elle se retrouve sur le relevé du tombeau de Henri de Bourbon-Montpensier. Cela me laissait d'abord penser que cet emblème est l'expression du chagrin de sa fille Marie de Montpensier et qu'il est donc postérieur à 1608.

Mais  Ch. de Chergé indique, en citant le Cérémonial de France, que "la main armée sortant d'une nue, tenant lances brisées jetant feux de toutes parts est une devise adoptée par Louis II de Bourbon, premier duc de Montpensier".  J'ai retrouvé cette source : 

Théodore Godefroy, Neufville, Le cérémonial François, recueilli par Théodore Godefroy, Chez Sebastien Cramoisy, 1649 - 1014 pages, page 274 :

"Ledit Prince de la Roche-sur-Yon avait son accoutrement de satin bleu Turquin, tout chargé de riches broderie faite de fil d'or trait, à la devise, qui est une main armée sortant d'une nuée, tenant lances brisées, jetant feu de toutes parts : de sorte qu'on ne voyait point le champ dudit accoutrement. Et la bordure d'iceluy était d'un grand demi-pied de large, toute chargée d'orfèvrerie d'argent doré, enrichie et semée de grands branlans de même, à feuillages de sauges. Et son épée bien dorée, le fourreau couvert de même. Le bonnet était de velours cramoisi, les rebras chargés à deux rangs de riches pierreries de diamants, rubis, saphirs, et balais à grosses perles de moult grande estimation."

 

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Il s'agit donc d'une des devises de Louis  de Bourbon-Vendôme, prince de la Roche-sur-Yon, (1473-1520), constructeur du château et de la chapelle.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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ARMOIRIES DE JACQUETTE DE LONGWY ; COQUILLES , BESACES ET BOURDONS DE COMPOSTELLE.

https://en.geneanet.org/gallery/?action=detail&desc=blason_de_longwy_d_azur_a_la_bande_d&id=5380796&rubrique=blasons

Les armoiries mi-parti Bourbon-Montpensier/ Longwy renvoient au couple formé par Louis III de Bourbon-Montpensier et Jacquette ou Jacqueline de Longwy, donc entre leur mariage en 1538 et le décès de Jacqueline en 1561.

Aux coquilles et aux besaces s'ajoutent les bourdons (avec leur crochet permettant d'accrocher la gourde) lacés par deux avec un ruban.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Le portique occidental.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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La frise de l'entablement : L couronné , emblèmes de Saint-Jacques de Compostelle, et ceinture ESPERANCE. Aux angles, des ailes couronnées.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LA PORTE NORD.

En haut : les cerfs ailés présentent les armoiries ducales de la branche aînée des Bourbons, d'azur à trois fleurs de lis d'or  à la bande de gueules entourées du collier de l'Ordre de Saint-Michel dans son premier modèle antérieur à 1516. Cela pourrait être un hommage à  Jean II duc de Bourbon (1426-1488). 

Au milieu, sur des cuirs à enroulement  : deux vertus théologales :  la  Foi avec un livre et l'Eucharistie et la Charité portant un enfant, un autre étant à ses pieds. Au centre, l'Espérance avec une ancre à ses pieds.

 

En bas à gauche : le L couronné et la ceinture ESPERANCE.

En bas à droite : l'Aile couronnée et la ceinture (sans inscription)

Une porte assez semblable ferme le portail ouest, mais avec des armoiries différentes et les quatre Vertus ; 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0c/Champigny-sur-Veude_04.JPG

Bossebœuf page 65 :

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k141969p/f66.image

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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L'ENTRÉE OUEST.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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L'INTÉRIEUR.

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Les clefs de voûte armoriées de la nef.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Le quinconce occidental.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Au centre : les armoiries du couple Louis III de Montpensier-Jacqueline de Longwy (1538-1561).

En 1 d'azur au trois fleurs de lys d'or au bâton de gueules péri en bande brochant, chargé d'un croissant d'argent en chef ; en 2 d'azur à la bande d'or.

Ces éléments héraldiques permettent de confirmer la construction de la nef entre 1538 et 1561.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Couronne aux emblèmes de Saint-Jacques de Compostelle (une besace et deux bourdons noués).

Cette situation dans le quinconce incite à attribuer cette vénération de Compostelle à ce couple, sans pouvoir préciser s'il revient à l'un ou à l'autre.

 

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Couronne au chiffre L-I.

Les deux initiales de Louis et de Jacqueline (Iacqueline) sont couronnées et réunis par un lac d'amour.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Deuxième quinconce.

Les armoiries précédentes (Louis III de Bourbon-Montpensier/Jacqueline de Longwy) sont entourés de quatre couronnes ou guirlandes au cerf volant.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Dernier ensemble  de sept médaillons des Instruments de la Passion, au dessus du chœur.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LES CLEFS DE VOÛTE DE LA CHAPELLE DE LA DUCHESSE.

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Au centre : le blason ovale (féminin) de Jacqueline de Longwy mi-parti Montpensier/Longwy, couronné, entouré des emblèmes de Compostelle. Cela incite à penser que ces emblèmes sont propres à la duchesse.

Autour : deux armoiries pleines des Longwy ; l'une avec la couronne de comte, l'autre avec le galero cardinalice renvoyant au cardinal Claude de Longwy de Givry (donc après 1533) 

Autour : les armoiries associant celles de la branche aînée des Bourbon et celle de Longwy.

Autour : le blason losangique plus complexe pour la partie gauche, entouré de la cordelière (adoptée par Anne de Bretagne, puis François Ier et, semble-t-il par les femmes de la cour royale).

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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DANS LA CHAPELLE DU DUC ?
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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Collier de Saint-Michel avant 1516.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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Collier de Saint-Michel avant 1516.

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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LE PRIANT D' HENRI DE BOURBON-MONTPENSIER (1592-1608).

Henri de Bourbon-Montpensier est le fils de François et de Renée d'Anjou-Mézières. Il épousa Catherine-Henriette duchesse de Joyeuse.

 

"Titré prince de Dombes du vivant de son père, il combattit les Ligueurs et particulièrement le duc de Mercœur en Bretagne à partir de 1590, prenant par ruse la ville de Quimperlé en avril 15902. Celui-ci le battit à Craon en 1592. Il fut nommé ensuite gouverneur de Normandie, entreprit de reconquérir cette province pour le roi et fut grièvement blessé au siège de Dreux (1593).

En 1596, il combattit les Espagnols en Artois, pour le compte d'Henri IV, se trouva à la bataille d'Ivry puis participa en 1600 à la campagne de Savoie.

Il hérita des biens de son père et fut duc de Montpensier, de Châtellerault et de Saint-Fargeau, pair de France, prince souverain de Dombes, prince de la Roche-sur-Yon et de Luc, dauphin d’Auvergne, comte de Mortain et de Bar sur Seine, vicomte d’Auge, de Domfront et de Brosses, baron de Beaujolais, du pays de Combrailles et de Mirebeau, seigneur de Champigny, d’Argenton et de Saint-Sever. De sa mère, il hérita notamment le marquisat de Mézières. Il devint par ailleurs chevalier des ordres du Roi, gouverneur de Dauphiné puis de Normandie.

Il épousa en 1597 Henriette Catherine (1585 † 1656) duchesse de Joyeuse, fille d'Henri, duc de Joyeuse, et de Catherine de Nogaret. Leur fille unique, Marie (1605 † 1627), étant l'une des plus riches héritières du royaume, elle fut mariée à Gaston de France (1608 † 1660), duc d'Orléans et frère cadet de Louis XIII, parents de la Grande Mademoiselle, dernière héritière des Bourbon-Montpensier."

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_de_Montpensier

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La statue était jadis dressée sur son tombeau de marbre noir dans le chœur de la Sainte-Chapelle de Champigny. On y voit les L couronnées, les ailes avec la ceinture ESPERANCE, mais aussi la lance brisée et enflammée, devise du Prince de la Roche-sur-Yon.

"La tombe se situe sous l'arcade séparant le choeur de l'église de la chapelle des ducs. Sa position est exactement signalée sur le plan qu'a par ailleurs fait exécuter Gaignières. Le relief héraldique ornant l'arcade, fait écho au décor extérieur de la chapelle. Il s'agit des devises et motto de Louis de Bourbon qui en fut le fondateur. Le tombeau d'Henri de Bourbon présente deux inscriptions dorées, gravées dans le marbre noir, visibles dans l'entablement et sous le sarcophage. Le coté opposé présentait d'autres inscriptions semblables. Les unes et les autres font l'objet d'une transcription sur une planche à part. Les colonnes de marbre noir et la plateforme qu'elles portaient n'existent plus ; le priant de marbre blanc est aujourd'hui déposé au centre de la nef. Jean Adhémar," Les tombeaux de la collection Gaignières. Dessins d'archéologie du XVIIe siècle", Gazette des Beaux-Arts, 1976, p. 126, n°1821

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Tombeau d'Henri de Bourbon-Montpensier, Gallica, Gaignières, François-Roger de (1642-1715),

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Il est barbu, il  porte ici la fraise Henri-IV, une chape fleurdelisée, et,  sur un camail d'hermines, le collier de l'Ordre du Saint-Esprit fondé en 1578 par Henri III. Ce collier inclut son chiffre à deux H couronnées. Sur le dessin, l'épée était présente dans son fourreau.

Voir son portrait (gravure) :

https://www.bibliotheques-clermontmetropole.eu/overnia/view.php?id=/media-dam/CLERCO/lauvergn/PDF/B_BOYER_395.pdf

Voir son tombeau au château de Champigny :

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/palissy/PM37000645

Voir son épitaphe (Gaignières) :

https://www.collecta.fr/image.php?id=10470,epitaphe-d-henri-de-bourbon-duc-de-montpensier-dans-la-ste-chapelle-de-champigni

Inscriptions du tombeau :

https://www.collecta.fr/image.php?id=10471,inscriptions-gravees-sur-le-tombeau-d-henri-de-bourbon-duc-de-montpensier

 

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Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

Emblématique et héraldique monumentale de la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude. Photographie lavieb-aile 2019.

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SOURCES ET LIENS.

 

— HABLOT (Laurent) 2001, La ceinture Espérance et les devises des ducs de Bourbon. Fr. Perrot. Espérance : le mécénat religieux des ducs de Bourbon à la fin du Moyen Âge, Musée Municiapl de Souvigny, pp.91-103, 2001.

— Nicole Dupont-Pierrart, La cour d’Aigueperse, in CLAIRE DE GONZAGUE COMTESSE DE BOURBON-MONTPENSIER (1464-1503) Une princesse italienne à la cour de France Coll. Histoire et civilisations

— BOSSEBOEUF (abbé L.-A.), 1887, Le Château et la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude (Indre-et-Loire), notice historique et archéologique, ,...(Tours) 1887

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k141969p.image

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Published by jean-yves cordier - dans héraldique
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 08:43

Le calvaire (kersanton, seconde moitié du XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin.

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Voir sur cette église :

 

—Voir sur Châteaulin  :
 

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Voir sur le calvaire d'Argol :

 

 

POURQUOI CE CALVAIRE M'INTÉRESSE-T-IL ?

 1. C'est l'un des plus anciens de Basse-Bretagne.

2. Il comporte un motif rare : le Jugement dernier.

3. Un calvaire semblable se trouve devant l'église d'Argol.

4. Il porte une belle inscription qui reste à élucider.

5. Il  est en kersantite.

6. Il permet de découvrir l'ancienne chapelle Notre-Dame, dont les plus anciennes parties dateraient du 13e ou 14e siècle et qui porte les dates de 1722 et 1753.

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 C'est l'un des plus anciens de Basse-Bretagne.

Après ceux de 

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 Il comporte un motif rare : le Jugement dernier.

Le Christ ressuscité lève les bras et montre les plaies de ses paumes. Il est assis sur un arc-en-ciel  ; ses pieds reposent sur le globe terrestre. À sa gauche, la vierge implore. À sa droite un ange sonne la trompe du Jugement au son de laquelle les morts ressuscitent. Ils sont symbolisés par trois petits personnages nus qui sortent de la terre : deux hommes au centre, une femme à droite.

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Un calvaire semblable se trouve devant l'église d'Argol.

Le calvaire d'Argol résulte dans son état actuel de plusieurs restaurations successives puisqu'il porte les dates de 1593, de 1617, et le blason de Jean Briant abbé de Landevénnec de 1608. à 1632. À son revers, le Christ du Jugement Dernier est assis sur un arc-en-ciel (en forme de  trapèze), présentant  les paumes de ses mains,  les pieds reposant sur la boule terrestre, tandis qu'un ange aptère joue du cor  et qu'à sa gauche une femme lève les mains devant la poitrine. 

http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/Calvaire/8ec861c2-6392-403d-bd43-6de18e724bad

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Calvaire de l'église d'Argol. Photo lavieb-aile

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 Il porte une belle inscription qui reste à élucider.

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La banderole qui surmonte le tout porte une inscription qui à ce jour n'est pas totalement déchiffrée : « GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA" (Selon YP Castel, à rapprocher du texte de la banderole du calvaire d'Argol qu'il comprend comme : « Garde qu'il fera, le roy estant jugera », que l'on peut traduire en français moderne : « Prends garde à ce qu'il fera, celui qui est le roi te jugera » ; un rappel aux fidèles catholiques bretons que leur véritable roi n'est pas Henri de Navarre, suspect à leurs yeux, mais le Christ qui les jugera). Le calvaire serait donc contemporain à Henri de Navarre qui abjura le catholicisme en 1576."

Si nous préférons la leçon SELON à celle LEROI, cette hypothèse ne tient pas.

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Il est en kersantite, ou pierre de kersanton, un matériau remarquable par son grain serré, sa teinte gris sombre et sa résistance à l'altération. Elle doit son nom à l'un de ses sites d'extraction en rade de Brest. Les principaux ateliers qui l'ont sculptée étaient installés à Landerneau.

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PRÉSENTATION.

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Au Xeme siècle, les seigneurs de Châteaulin érigèrent un château fort sur la butte dominant de 35 mètres les premiers gués sur l'Aulne et le Hent Haès, le chemin menant de Carhaix à Camaret, dont ils contrôlaient l'accès.

Une impressionnante forteresse de schiste était entourée d'une enceinte de 544 mètres par des murs atteignant 2 mètres d'épaisseur.

L'église Notre-Dame, construite à flanc de coteau sur la face sud-ouest de la butte,  doit son origine, comme chapelle seigneuriale, à la construction de ce château fortifié au sommet de la butte et à l'établissement d'une bourgade au lieu-dit Le Vieux-Bourg.

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Sur cette photo satellite, la croix rouge correspond à l'église (cliquez).

Photo satellite de Châteaulin.

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Vue de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Vue de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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La chapelle fut l'église de Châteaulin jusqu'au début du XVIIIe siècle en concurrence avec l'église prieurale de Saint-Idunet, située sur l'autre rive de l'Aulne, et dépendant du prieuré de Landévennec.

Au XIXe siècle, on pénétrait dans l'enclos après avoir gravi un grand escalier, qui fut détruit pour aménager une route. Il laissait à gauche  la porte monumentale, (Pors ar Maro, la Porte des morts) datant — comme le calvaire —  de la seconde moitié du XVe siècle. Sa grille ne s'ouvrait que pour laisser passer le convoi funéraire.

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Le calvaire de  6 mètres de haut, placé entre la porte monumentale et le porche sud , date de la seconde moitié du XVe siècle. Le fût à pans, posé sur les trois degrés en granite (le premier à large corniche moulurée) et le socle à griffes feuillagées, porte un croisillon à nœud tronçonique.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE OCCIDENTALE.

 On y voit  la croix des larrons et au centre le crucifix sous un dais et le titulus, la Vierge et Jean. 

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile juillet 2020.

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LA FACE ORIENTALE : LE JUGEMENT DERNIER.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ   (cheveux courts, visage imberbe) est torse nu dans le manteau de gloire : c'est le Christ de la Résurrection, qui présente au monde les plaies de ses mains.  Il est assis sur un arc-en-ciel , et ses pieds reposent sur le globe terrestre.

À sa gauche, la Vierge, mains croisées, la tête recouverte de son manteau-voile qui forme un large auvent, semble  implorer le Sauveur. Elle n'est guère différente des Vierges des calvaires, mais saint Jean est remplacé ici par un ange (sans ailes) qui sonne de la trompe et annonce ainsi le Jugement et la Résurrection des morts. 

Trois petits personnages nus  se dressent et lèvent leurs bras vers le Ressuscité : deux hommes au centre, une femme à droite.

Il illustre la doctrine exposée par Paul dans la première épître aux Thessaloniciens :

"Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance.

Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts.

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts.

Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement.

Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.

Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles." (1 Thess 4:13-18)

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Le thème est rare sur nos calvaires, mais il est très répandu en peinture, en enluminure et en sculpture de retable. Je pourrais donc multiplier les exemples, mais en voici cinq, dont deux en Bretagne.

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Sous les lys le texte écrit en blanc : « venite benedicti Patris mei possidete paratum vobis regnum a constitutione mundi » (venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde ")

Rogier van der Weyden, Polyptyque du Jugement Dernier (1445_1450), panneau 4, Hospices de Beaune, photographie lavieb-aile.

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Le retable d'Hagueneau (1496), photo André Wagner.

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Missel à l'usage d'Amiens, BM Amiens ms 0163 f.156, avant 1481, par le Maître d'Antoine Clabault

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Jugement Dernier, début XIVe, chapelle de Locmaria er Hoët, Landévant. Photographie lavieb-aile.

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Baie 2, du Jugement dernier ( vers 1500) de l'église de Plogonnec. Photo lavieb-aile.

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Voir également : 

sur le site de l'IRHT

Paris, Bibl. Mazarine, 0391 f. 004v

Paris, Bibl. Mazarine, 0870, f. 000A-191 f. 044v

Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 0246 Cité de Dieu (vers 1475) f. 371v Inscriptions "Surgite mortui. Venite ad judicium""Nolumus vos ignorare de dormientibus""Mortui resurgent et qui in sepulcris erunt suscitabuntur" "Ecce dominus noster omnipotens veniet, et quis sustinebit diem adventus ejus". 

et sur le site Mandragore :

  • Arsenal 593 [ff. 1-42], fol. 34, 
  • Arsenal 1186, fol. 170,
  • Arsenal 3516, fol. 154v
  • Français 19, fol. 190
  • Français 179, fol. 236
  • Français 403, fol. 40v
  • Latin 511, fol. 40v
  • Latin 688, fol. 44
  • Nouvelle acquisition française 16251, fol. 52
  • Nouvelle acquisition latine 3226, fol. 48

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Le texte du phylactère est parfaitement agaçant ; il y a d'abord, il y a surtout ces lichens qui prospèrent ici comme les vrillettes sur un vieux mobilier. L'œuvre n'est-elle pas classée ? N'est-ce pas une relique du passé ? Ne mérite-t-elle pas d'être protégée et restaurée ? Ne mérite-t-elle pas d'être étudiée, afin d'en élucider le message ?

Je compare les photos prises par E. Le Seac'h, celles que j'ai prises en 2012 et celles que j'ai prises en 2019. L'attaque par les lichens s'aggrave d'année en année.

Malgré tout le phylactère est en trois parties. La partie en bas à droite, qui se termine en rouleau serpentin, semble la plus facile; mais elle résiste à ma lecture : MRLT ? MRDT ? Elle n'a pas été incluse dans les lectures des auteurs précédents.

Au dessus, la bande horizontale n'est pas moins aisée. Au dessus de la tête, on peut lire FERATELORE, qui peut être agencé comme FERA SELON (avec un N abrégé). 

La partie en bas à gauche résiste également. Ne se termine-t-elle pas par un N ?

Au total, je reprendrai volontiers la leçon de Y.-P. Castel GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA, si les lectures de cet auteur n'avaient jamais été prises à défaut (mais qui, parmi les meilleurs épigraphistes,  pourrait avoir cette prétention ?), si il avait indiquer sur un schéma la correspondance avec les trois parties de la banderole, si cette inscription avait un sens, et mieux, si elle renvoyait à un texte contemporain similaire. Ce n'est pas le cas.

En examinant les Jugements derniers des enluminures et autres supports peints, (site Mandragore, site Enluminure de l'IRHT, etc), je ne retrouve aucune inscription ressemblant à celle-ci.

On attendrait plutôt SURGITE MORTUI/ VENITE AD JUDICUM.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Les saints personnages.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Les morts sortant de leur tombeau.

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Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersantite, XVe siècle) de l'église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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LES INSCRIPTIONS ET ÉLÉMENTS REMARQUABLES DE L'EXTÉRIEUR DE L'ÉGLISE.

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Le porche méridional porte une inscription dont la première partie se trouve à gauche du gable :

"CE. TEMPLE. QVA/SI. RVINE. E. RED/

[RESSÉ] LAN. 1720."

"Ce temple quasi ruiné est redressé l'an 1720" (date d'une restauration).

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Du coté droit du gable : 

LESRIJ :

 IAMET. F.

En 1720, il doit s'agir de Louis JAMET (ca 1695-1760), fils de Guillaume (1672-1705), lui-même fils de Louis, un marchand poillier né à Saint-Fleury-sur Coutances (à l'ouest de Villedieu-les-Poêles, grand centre dinandier) et venu s'établir à Châteaulin où il épousa le 10 janvier 1763 Gabrielle LE VILLAIN. Ce grand-père est décédé le 10 octobre 1665 ; il s'est marié et fut inhumé à Saint-Idunet.

Louis JAMET, le petit-fils du marchand de poêle, fut inhumé au cimetière Notre-Dame : il appartenait donc bien à cette paroisse. Il épousa le 24 février 1721 Yvonne SALAUN.

https://gw.geneanet.org/jmignon2?lang=fr&p=louis&n=jamet&oc=1

Bien que la ligne supérieure LESRIJ: ne soit pas facile à comprendre, la proximité de la date de ce mariage avec celle de sa fonction de fabricien plaide en faveur de cette hypothèse.

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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La face sud de la tour du clocher.

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MRE JEANLECARRER (*)

ME ALLAIN SANQVER

FAB LAN 17-3

(*) fleur de lys

Pour Couffon : "Mre IEAN LE CARRE. R/Me ALLAIN SANQVER/FAB. LAN. 1753".

Soit "Messire Jean Le CARRE recteur, Maître Alain Sanquer fabricien l'an 1753".

Jean Le Carré est donné comme recteur de Châteaulin de 1757 à 1761.

Pour le fabricien, je suggère  Alain Le SANQUER, cultivateur Kergudon 1708-1774

https://gw.geneanet.org/charlieu?n=le+sanquer&oc=&p=alain

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Le clocheton à dôme et ses masques.

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Les cloches.

Elles portent les inscription :

LES SOINS DE MM LES [TRESORIERS

IN : DURAND CURE DU REST

JEAN FONDEUR A QUIMPER

 

PAULINE-HENRIETTE

APPARTENANT A LA FABRIQUE DE CHATEAULIN

EN 1885 PAR VIEL-TETREL ---

ET
NOMMEE

PAR MR HENRI GASSIS

ET MME PAULINE COTTES.

 

Henri GASSIS (1868-1929) était avoué licencié à Châteaulin, directeur du Crédit-Agricole du Finistère, fils d'Armand-Gabriel-Marie Gassis, architecte et maire de Châteaulin, époux de Marie-Louise-Amélie DOUGUEDROIT

https://gw.geneanet.org/alaing44?n=gassis&oc=&p=henri+joseph+marie

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Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

Église Notre-Dame de Châteaulin. Photographie lavieb-aile.

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Photographie lavieb-aile.

Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— ABGRALL (Jean-Marie), PEYRON (Paul), 1905,  "[Notices sur les paroisses] Châteaulin",Bulletin de la commission diocésaine d'histoire et d'archéologie , Quimper, 5e année, 1905, p. 132-144, p. 153-167.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/3d4ddc200b55b91a631b1dee087ef917.pdf

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas de croix et calvaires du Finistère.

http://croix.du-finistere.org/commune/chateaulin.html

 

— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, Paroisse de Châteaulin, Notice extraite de : Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, par René Couffon, Alfred Le Bars, Quimper, Association diocésaine, 1988.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eda670fb19cd2344536c61242ae144f6.pdf

 

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— VILLE DE CHÂTEAULIN. "La chapelle Notre-Dame"

https://www.chateaulin.fr/chateaulin/principal/histoire/memoire-de-lieux/les-edifices-religieux/leglise-notre-dame

— WIKIPEDIA

"Taillé dans la pierre noire de Kersanton, le calvaire une œuvre curieuse et rare. Sur la face ouest, le Christ en croix est entouré de saint Jean et de la Vierge. De part et d’autre, les deux larrons en croix complètent la scène.

La face exposée à l’est est plus étonnante. La scène représentée est le jugement dernier. Le Dieu du jugement lève les bras dans un signe d’apaisement. Il est assis sur un arc-en-ciel qui sort d’un nuage ; ses pieds reposent sur une boule qui représente le Monde. À sa gauche, la vierge implore. À sa droite un ange sonne la trompette du jugement au son de laquelle les morts ressuscitent. Ils sont symbolisés par trois petits personnages nus qui sortent de la terre. Deux hommes au centre, une femme à droite. La banderole qui surmonte le tout porte une inscription qui à ce jour n'est pas totalement déchiffrée : « GARDE... QU'IL FERA SELO(N) SES... JUGERA" (Selon YP Castel, à rapprocher au texte de la banderole du calvaire d'Argol : « Garde qu'il fera, le roy estant jugera », que l'on peut traduire en français moderne : « Prends garde à ce qu'il fera, celui qui est le roi te jugera » ; un rappel aux fidèles catholiques bretons que leur véritable roi n'est pas Henri de Navarre, suspect à leurs yeux, mais le Christ qui les jugera). Le calvaire serait donc contemporain à Henri de Navarre qui abjura le catholicisme en 1576."

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 21:19

C'est ma nature. Crozon, avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Scrophularia nodosa. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Scrophularia nodosa. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Borrago officinalis. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Graphosoma lineatum ou Punaise arlequin. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Graphosoma lineatum ou Punaise arlequin. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Calopteryx sp femelle. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Calopteryx sp femelle. Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

 Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

Crozon, Trélannec. Photographie lavieb-aile 29 avril 2020.

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 21:13

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Voir aussi  :

Le moulin de Kereuzen (Crozon) et son inscription de 1795.

Liste de mes 150 articles sur la presqu'île de Crozon.

 

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Qui est Eugène Andrieux, de Trélannec (Crozon) ? Le linteau de l'élévation nord d'une longère appartenant à une exploitation agricole de Trélannec porte l'inscription :

FAIT FAIRE PAR 

EUGENE ANDRIEUX 1867.

 

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Inscription lapidaire  de Trélannec. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Inscription lapidaire de Trélannec. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Inscription lapidaire  de Trélannec. Photographie lavieb-aile avril 2020.

Inscription lapidaire de Trélannec. Photographie lavieb-aile avril 2020.

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Le généalogiste Patrick Voirin  consacre une fiche à Eugène Henri ANDRIEUX , né le 29 juin 1814 à Crozon et décédé le 5 novembre 1890 à Crozon à 76 ans. Il avait épousé Marie Anne LE CORRE le 3 octobre 1842. Il en eut trois filles, Jeanne Louise en 1843, Henriette Marie en 1852 et Rosalie Marie en  1863.

Il était le fils de Antoine Aubin ANDRIEUX 1775-1858 Lieutenant des douanes retraité, et de Marie-Henriette Le SENECHAL 1781-1861 ; il était le 6ème de leurs dix enfants.

Son épouse Marie Anne LE CORRE était la fille de Jean Marie et de Marie Claudine LASTENNET

La généalogie de Nathalie Bervas indique que la jeune fille était mineure, née le 12 novembre 1824 et âgée de 18 ans. À leur mariage, l'époux (notre Eugène Henri) habitait, comme ses parents,  Kerarstrobel (le village voisin) et était cultivateur; 

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La fille aînée, Jeanne Louise ANDRIEUX.

Elle est née le 7 octobre 1843 à Trélannec. Elle était domicilée à Trélannec lorsqu'elle épousa le 16 février  1867 à Crozon Jean Marie HERJEAN, né en 1843, cultivateur, né à Kerbasguen.

 

https://gw.geneanet.org/nbervas?lang=fr&pz=nathalie+catherine&nz=bervas&p=marie+anne&n=le+corre&oc=1

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J'en déduis que Eugène Henri a quitté son domicile de Kerarstrobel pour s'installer dans le village de son épouse, dès son mariage. À son tour, Jean Marie Herjean, lorsqu'il a épousé la fille aînée Jeanne Louise, est venue s'installer dans le village de celle-ci.

C'est à Trélannec que le registre de recensement de 1896 les recense (page 124) : Jean Marie Herjean cultivateur, Jeanne Louise Andrieux femme, et leurs quatre filles  Henriette, Marie, Marie et Claudine.

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Nous pouvons penser que Eugène Henri a fait construire le corps de ferme de 1867 sur laquelle il fait porter l'inscription, en raison de l'agrandissement de la famille liée à l'installation de son gendre. Ses deux autres filles (et leur époux Jean-Claude  Danielou et Jean François POSTIC) ne sont pas mentionnées à Trélannec en 1896.

http://www.notrepresquile.com/population/recensement/crozon/1896.php

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Aujourd'hui, l'exploitation, sauf erreur,  est celle d'Hervé Le Roux, en élevage laitier.

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Le contexte.

Selon l'enquête de Christel Douard, de Florent Maillard et Judith Tanguy-Schroër en 2010 pour l'Inventaire général :

http://www.patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/les-maisons-rurales-fermes-et-hameaux-de-la-commune-de-crozon/812a1d79-aefa-46d4-87a9-42a74ec7c508

"Des résultats observés et plus particulièrement des chronogrammes relevés sur le bâti, se dégagent plusieurs tendances situant le corpus des constructions rurales dans une chronologie allant de la fin du 16e siècle aux années 1930. Les dates inscrites sur les bâtiments vont de 1580 à 1934, elles sont majoritairement gravées ou sculptées sur les linteaux de porte, rarement sur les souches ou les linteaux de cheminées. Le grès local étant très difficile à tailler, seul 14, 3 % du bâti rural est daté : 146 chonogrammes ont été relevés sur 1020 maisons rurales recensées. Les dates figurent sur des pierres importées, plus propices à la taille (microdiorite quartzique, granite, kersantite), parfois sur une ardoise incluse dans la maçonnerie. Deux dates gravées dans du grès armoricain ont été relevées : 1785 sur une maison de Ménesguen et 1854 sur une maison du Bouis.

En l'absence de chronogrammes, il est parfois délicat de dater avec précision des maisons construites entre la deuxième moitié du 18e siècle et la première moitié du 19e siècle car les proportions sont quasiment identiques durant un siècle et les baies sont dépourvues de décors. Les baies des maisons construites entre la fin du 16e siècle et le début du 18e siècle font souvent l'objet d'une ornementation sculptée sur des pierres importées (accolades, chanfreins, moulures, volutes et coeurs sur les linteaux, griffes, sifflets et amortissements à la base des piédroits).

LES COMMANDITAIRES

Quelques inscriptions ou monogrammes relevés sur des logis révèlent le nom des bâtisseurs : DV : PRE : 1590 : GVILLAUME CO : KANDRIN (Porte provenant de Kerandrin remployée à Morgat) ; RENE HERIAN 1626 (Le Bouis) ; F : M : 1627 (Kergonan) ; A L : STEHAN 1663 JC (Dinan) ; H : H : MICHEL LE : DV 1696 (Saint-Jean-Leïdez) ; FAIT FAIRE PAR EUGENE ANDRIEUX 1867 ; A : P : 1745 (Dinan) D V 1855 J (Penfrat) ; E 1927 R (Poraon). Deux beaux puits moulurés du 17e siècle sont également signés et datés, ils témoignent de l'aisance des constructeurs et d'une certaine fierté paysanne : JEAN CANVET 1644 (Tromel) ; Y. CARN 1646 (Kerellot-Tremet). Trois anciennes maisons d'artisan affichent les attributs professionnels de leurs propriétaires : à Kervezennec, la maison d'un tailleur de pierre se signale par une équerre et un marteau sculptés en relief sur le linteau de porte avec son nom YVON et la date 1688 ; à Kerigou, la porte d'un logis de maréchal-ferrant du 17e siècle conserve la pince, le marteau et l'enclume sculptés dans la microdiorite quartzique ; à Trébéron une tenaille et un marteau sont gravés à côté de la date et des initiales du maréchal-ferrant (H : D 1814) ; à Kernaou le linteau du puits est orné d'une navette de tisserand."

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L'inscription du moulin de Kereuzen, que je viens de relever (article précédent) employait déjà en 1795 la formule "fait faire par", mais par abréviation F F P.

La rareté relative de ces inscriptions justifie mon souci d'en rendre compte en ligne et de tenter de préciser, derrière les texte, le contexte anthropologique.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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