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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 09:26

La maîtresse-vitre (vers 1535, atelier Le Sodec, et 1896, J. P. Florence) de l'église Saint-Mathieu à Quimper.

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PASSIONS FINISTÉRIENNES.

 Beaucoup d'entre elles sont dues à l'atelier Le Sodec à Quimper. Le Corpus Vitrearum VII permet d'en dresser une chronologie :

et dans le Morbihan :

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On attribue aussi à l 'atelier des Le Sodec les vitraux suivants :

 

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PRÉSENTATION.

 

 

Au XIIe siècle, la construction d'une église paroissiale est attestée,  implantée sous l'actuelle église Saint-Mathieu ; elle témoigne de l'existence d'un point de fixation de population hors du centre urbain développé autour des premières cathédrales de Quimper, ceci à partir du Xe siècle, sur la Terre-au-Duc, deuxième noyau urbain après la cité épiscopale qui en est séparée par le Steir.

Selon P. Peyron, le cartulaire 56 de Saint-Corentin nous apprend qu'en 1209 l'archevêque de Tours confirma la cession que le comte de Bretagne avait faite, à l'évêque de Quimper, du droit de patronage qu'il avait dans l'église de Saint-Mathieu. Dix ans plus tard, Renaud, n'étant encore qu'évêque élu de Cornouaille, considérant la modicité des revenus de l'église cathédrale, fit don au chapitre de l'église de Saint-Mathieu. Par cette concession, datée du vendredi après la fête, de la Madeleine 1220, fut fondée la prébende canoniale de Saint-Mathieu, un chanoine en demeura titulaire jusqu'à la Révo­lution avec le titre de recteur primitif de la paroisse, qui était administrée par un vicaire perpétuel nommé par le chanoine prébendé; au siècle dernier, les revenus de la prébende de Saint-Mathieu étaient si minimes que le chanoine titulaire en avait fait l'abandon au vicaire perpétuel, qui prit, dès lors, le titre de recteur.
Le vicaire perpétuel était assisté, pour l'administration de la paroisse, de sept chapelains, dont l'élection et les fonctions furent réglées  par une ordonnance de Mgr Le Prestre, en 1636.

La nouvelle église gothique du XVe siècle avait été consacrée en 1514 par le recteur Guillaume le Baud, docteur en droit, Recteur  de Ploezinec, chanoine de Cornouaille et vicaire de Saint-Mathieu, mort en 1535 alors qu'il était chanoine de la cathédrale de Tréguier, , dont les armes se voyaient en plusieurs endroits (Peyron 1893, p.22 et Abgrall ibid. p. 204-205). 

Adossée à l'église, coté nord, la chapelle  Notre-Dame-de-Paradis (ou du Parvis) fut construite en 1528. Elle servit aux dames Ursulines de 1627 à 1679 et fut démolie, vers 1830, en même temps que la tour du XVe accolée au portail. 

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L'édifice actuel  a été rebâti de 1894 à 1897 par l'architecte Le Bigot, mais ses vitraux anciens avaient été soigneusement décrits par trois auteurs : Philippe-Lavallée en 1847, Auguste André en 1877 et, juste avant leur restauration et réorganisation, par Jean-Marie Abgrall en 1893, avec à chaque fois une analyse héraldique attentive. On trouvera en Sources et Liens les transcriptions de ces publications.

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Les anciens vitraux (XVIe siècle).

—Une fenêtre du fond du bas-coté nord, timbrée aux armes des L'Honoré conservait quelques éléments figurés, un saint solitaire (Fiacre) avec 2 personnages agenouillés, et 2 scènes de la vie de saint Yves avec une longue inscription.

—Une baie du coté sud comportait des écus de la famille Le Baud en alliance.

—La maîtresse-vitre de la Passion, marquée par les écus de Rosmadec (et ses alliance de Pont-Croix et Quélennec) placée sous les armes royales et ducales [ Louis XII et Anne de Bretagne : avant 1514 ; François Ier et Claude de France entre 1514 et 1524, etc.]  se trouvait alors endommagée, amputée de ses registres inférieurs et de son Christ en croix, auxquels avaient été substitués des bouche-trous sans doute étrangers à l'édifice, un Baptême du Christ et un Arbre de Jessé — avec le Calvaire comme à Kerfeunteun (v. 1525) de Quimper et à Confort-Meilars (v.1528-1530). 

Pour Abgrall, cette Passion était comparable à celle de Tourch (après 1550) et en partageait les cartons. Pour Le Bihan, elle se compare à celles de La Martyre (vers 1535) et de La Roche-Maurice (1539), toutes attribués à l'atelier Le Sodec de Quimper.

Pour Gatouillat et Hérold, qui la date vers 1535, la Passion de Quimper serait un peu plus ancienne que celle de La Roche-Maurice et serait, avec celle de Daoulas (perdue), le prototype d'un groupe qui comprend bien d'autres vitraux de la région.

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Les vitraux actuels.

Les vitraux actuels du chœur  (baies 0, 1 et 3) ont été décrits en 2005 par Gatouillat et Hérold dans Les vitraux de Bretagne, volume VII du Corpus Vitrearum .

La plupart des vitraux de l'ancienne église ont été remployés à la fin du XIXe siècle dans le chœur reconstruit. Selon Gatouillat et Hérold, la verrière centrale ou baie 0 confiée à Jean-Prosper Florence, de Tours en 1896 (inscr. lancette C) reçut des compléments inspirés, pour la Crucifixion,  de la Passion de Tourch (après 1550) et pour les scènes manquantes de la Passion, de celle de l'église  d'Ergué-Gabéric (1516).

Note  : comme l'a remarqué Le Bihan, et comme on le verra plus loin par de nombreux exemples, cette Crucifixion reproduit aussi les Passions des églises de La Martyre (1535) et de La Roche-Maurice (1539).

De part et d'autre (baie 1 et 2), l'atelier tourangeau plaça une Vie du Christ totalement neuve, mais en intégrant dans le tympan des restes d'armoiries provenant des chapelles latérales.

Les scènes de la Vie de saint Yves du bas-coté nord sont conservées depuis 1914 dans la chapelle privative de l'Évêché de Quimper (Yves donnant son chaperon à un pauvre / un ange rend au saint son chaperon)  : leur facture parait contemporaine de la consécration de 1514. Inscription COMAIN S. Y. DONNE SON CHAPOUROY A UNG POUVRE HOME POUR DIEU ET NAVOIT AULTRE QUE CREUT DOUUEZ (cf Dieu fit paroistre, par plusieurs miracles, combien luy estoit agreable la charité dont S. Yves assistoit ses membres. Nous avons dit cy-dessus, que, trouvant un jour un pauvre en son chemin, n'ayant que luy donner, il luy donna son chapperon, mais Dieu le luy remist sur la teste, avant qu'il fust arrivé en l'Eglise où il alloit".) On évaluera la valeur du terme CHAPOUROY, qui ne semble pas attesté en moyen- français ailleurs.

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Les baies 3 à 10 ont été confiées à divers ateliers comme Lepêtre, de Rouen, Charles Champigneulle de Paris, Florence de Tours, et Laumonnier de Vannes.

La maîtresse-vitre a été déposée en 1942 puis reposée par Jean-Jacques Gruber en 1947-1948. 

Elle a été à nouveau déposée par l'entreprise de Pierre Floch pour la pierre et Bournigual pour la serrurerie,  et restaurée en 2007 par Antoine Le Bihan.

 

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DESCRIPTION.

La baie 0 ou maîtresse-vitre mesure 7,50 m de haut et 3,60 m de large. Elle comporte 5 lancettes et un tympan à 11 ajours. Il s'agit d'une verrière de la Passion, en 9 scènes périphériques (5 en bas, 2 de chaque coté) autour d'une grande Crucifixion centrale sur trois lancettes.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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LE SOUBASSEMENT : INSCRIPTIONS ET COMPOSITIONS HÉRALDIQUES.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Les inscriptions (lancettes B et D) :

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" Reconstruction de l'église 1894-1896.

Recteur : Y. Le Roy, chanoine] hon[oraire]. Fabriciens : MM. Laimé, président, De Couesnongle, trésorier, De Coatgoureden, secrétaire, Magré et De Chabre, membres du conseil."

 

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Yves-Marie Le Roy fut recteur de Saint-Mathieu en 1886.

L'adjudication des travaux eut lieu en 1893, les membres du conseil étant alors. M. LAIMÉ, président ; M. Y. LE ROY, recteur ; M. ASTOR, maire ; M. H. DE COUESNONGLE, trésorier ; M. DE COATGOUREDEN, secrétaire ; M. ALIX ; M. MAGRÉ.

Joyaut de Couesnongle :

JOYAUT DE COUESNONGLE. 20333. - (BRETAGNE). - De gueules à une urne d'or, accostée de 2 branches de lys d'argent et surmontée de 4 étoiles du mesme, en orle. Louis Joyaut, ne put faire reconnaître sa noblesse en 1668, son petit-fils : François, laissa de Jeanne Aveline qu'il avait épousée en 1734 : Pierre Augustin Joyaut de Couesnongle (? 1743-1794) allié à Melle Barbier et pere de : Augustin Marie Joyaut de Couesnongle (1765-1847) Anobli en 1815, qui épousa en 1813 Félicité Gabrielle de Silguy, leur fils aîné : Augustin (1820-1902) mourut sans postérité de Melle Péan de Pontfilly ; leur fils cadet : Charles Marie Joyaut de Couesnongle, Chr. de la L.H.. (1823-1878) épousa en 1854 Melle Dangé d'Orsay dont il eut deux fils : André Paul, et Stephen, l'aîné continua. (Révérend Restauration 4. - La Messeliere 3.)

http://palisep.fr/bibliotheque/jougla/tome_04.pdf

https://gw.geneanet.org/wikifrat?lang=en&pz=honore+gabriel&nz=de+riqueti+de+mirabeau&p=andre+augustin+paul+marie+charles&n=joyaut+de+couesnongle

 

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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"Principaux donateurs : Mme veuve Bonnemaison, la commune de Quimper, l'État, Mme Perrotin, la famille Soudry, etc."

Une souscription fut lancée en 1882. Madame de Bonnemaison est mentionnée par Yves le Roy : "Le devis primitif de tous les travaux montait à 218.150 fr. 00. Au règlement définitif des comptes, il a été payé 250.343 fr. 02 [Note : Les paroissiens de Saint-Mathieu, si heureux de leur église, ne sauraient oublier que la vénérable Mme Bonnemaison a un droit tout particulier à leur reconnaissance et à un souvenir dans leurs prières. Sans sa grande générosité, l'oeuvre de la reconstruction de l'église n'aurait pas pu être tentée de si tôt."

Il s'agit de Louise de Bonnemaison, qui contribua aussi à la restauration de la chapelle Saint-Nicolas de la cathédrale, en imposant le nouveau vocable de Chapelle Saint-Frédéric , en hommage à son défunt mari, et en imposant pour le vitrail le sujet de la Vie de saint Frédéric.

Remarques marginales. Le seul "de Bonnemaison" connu à Quimper, outre cette donatrice, est un botaniste dont la Place du Marché porte le nom. Mes recherches sur "Frédéric de Bonnemaison" au XIXe siècle restent vaines

Théophile de Bonnemaison fut un botaniste distingué, descripteur du Narcisse des Glénans, et célèbre aussi pour ses descriptions d' algues. Parmi les Rhodophytes ou Algues rouges, Ordre des  Bonnemaisoniales, famille des Bonnemaisoniaceae, C. Agardh lui dédia en 1822  le genre Bonnemaisonia,  Woodhart & C. Agardh nommèrent en son honneur l'espèce La Plume épineuse rouge Bonnemaisonia asparagoides.

https://doris.ffessm.fr/Especes/Bonnemaisonia-asparagoides-Plume-epineuse-rouge-2001

La médiathèque de Quimper conserve son imposant herbier (9000 plantes dont 2000 algues), et donne sa biographie :

 

"Théophile Armand Constant Bonnemaison est né en 1774 à Quimper. Il suit les traces de son père, maître apothicaire, et devient pharmacien en 1805. Il exerce dans l’armée à Brest puis s’installe à Quimper, où il tient une officine rue Kéréon. Sa profession, qui consiste à utiliser les plantes à des fins thérapeutiques, l’amène, comme nombre de ses collègues, à s’intéresser à la botanique. Il s’adonne à cette discipline avec passion et rigueur, excelle dans le domaine et est un précurseur en Bretagne. On décrit un homme savant, persévérant et modeste. Durant toute sa carrière, il herborise le Finistère et collecte des milliers de plantes aussi bien terrestres que marines. Il assiste aux cours du célèbre naturaliste Lamarck au Muséum national d’histoire naturelle et est correspondant de plusieurs sociétés savantes (Société Philomathique, Société Linéenne de Paris et de Caen, Société Polymathique du Morbihan, Société Naturelle). Il meurt en 1829 à l’âge de 54 ans, laissant deux filles en bas âge et des travaux inachevés. Son herbier et ses différentes études restent aujourd’hui encore des références dans toute l’Europe. Extrait de son éloge dans le compte rendu de la Société polymathique du Morbihan : « Les naturalistes qui visitaient la Bretagne ne manquaient jamais de consulter un homme qui en avait étudié toutes les productions, et s’en retournaient également étonnés de sa modestie et de l’étendue de ses connaissances. Ce savant a été enlevé au moment où il allait enrichir la science du fruit de ses observations. Etc... »

http://mediatheques.quimper-communaute.fr/DocInterQuimper/Media/CATALPAT/HERBIER2014.pdf

En octobre 2025, madame Lenaïg Perrier, membre du Cercle Généalogique du Finistère (CGF), m'a communiqué le message suivant issu du site du CGF, dont je la remercie :

Mme veuve Bonnemaison : baptême - 23/02/1788 - Quimper - Saint-Julien BONNEMAISON Jean Antoine Frédéric fils de Jean Antoine, Pharmacien et de Catherine Michelle BONAMY Identifiant CGF de l'acte : N-1788-2923205-51795-05531 - (Relevé 'BMS <=1792')

Naissance - 25/brum/An 06 - Quimper (Quartier De Locmaria) ELOURY Marie Louise Poline fille de Guillaume, Manufacturier de faïences , âgé de 34 ans et de Louise Félixe LE FRANC, âgée de 40 ans Témoins : Pierre MOTREFF, (signe) / Marie Josèphe ROYOU, Epouse de Louis LE MOYNE Notes : Enfant présenté par Le Père (signe), originaire de Cette Commune, La mère est originaire de Quimper Identifiant CGF de l'acte : N-1797-2923200-51780-01837 - (Relevé 'Etat civil NMD >=1793')

Mariage - 16/02/1822 - Quimper BONNEMAISON Jean Antoine né le 23/02/1788 à Quimper Saint Julien fils de Jean Antoine, décédé et de Catherine Michelle BONAMY, décédée ELOURY Marie Louise née le 15/11/1797 à Quimper fille de Guillaume et de Louise Félix LE FRANC Notes épouse : Père dit "l'aîné" Identifiant CGF de l'acte : M-1822-2923200-62257-02059 - (Relevé 'Etat civil NMD >=1793')

 Décès - 03/01/1865 - Quimper BONNEMAISON Jean Antoine Marie Frédéric Né(e) à Quimper Docteur médecin, âgé de 76 ans Père : Jean Antoine, décédé Mère : Catherine Michelle BONAMY, décédée Conjoint : Marie Louise Pauline D’ ELOURY Identifiant CGF de l'acte : D-1865-2923200-10619-00005 - (Relevé 'Etat civil NMD >=1793')

 Décès - 02/10/1894 - Quimper ELOURY Marie Louise Pauline Né(e) à Quimper Propriétaire, âgé de 96 ans Père : Guillaume, décédé Mère : Louise Félix Le FRANC, décédée Conjoint : Jean Antoine Marie Frédéric BONNEMAISON, décédé(e) Identifiant CGF de l'acte : D-1894-2923200-10811-00426 - (Relevé 'Etat civil NMD >=1793') 

Voir aussi Kerviler, Bio-bibliographie bretonne

Jules Soudry (1843-1918), avoué à Quimper, fut conseiller général entre 1895 et 1901.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Les ensembles héraldiques.

Ils correspondent tous les trois à ceux d'A. André a décrit en 1878 dans la baie sud.

Le premier et le dernier sont placés dans une guirlande.

1. D'azur au sautoir d'or, accompagné de 4 croisettes de même.

Présent également, en plein ou en alliance dans la baie 1. Non identifié.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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2. Lancette C : écartelé complexe placé dans un collier de l'Ordre de Saint-Michel à aiguillettes ou lacs d'amour (version avant 1516); avec heaume et tortil de baron.

L'écu date du XVIIe siècle comme en témoigne l'emploi d'émaux. On reconnait

 

— à gauche : les armes a) du Quélennec d'hermines, au chef de gueules chargé de trois fleurs de lys d'or, en alliance avec d'azur au lion d'or (Le Faou) b)  d'argent à la croix d'or, en alliance avec   d'argent à la fasce de sable  Et brochant sur le tout  un blason d'argent aux trois têtes de loup ou aux trois hures de sable (au lambel de gueules).

—à droite : les armes  de Tréanna  d'argent à une macle de sable, et Le Baud (*) d'argent à une quintefeuille de gueules,

Il correspond à la description de deux fragments d'un grand écusson de la baie sud décrit avant la restauration des vitraux,

" supporté par deux lions, timbré d'un casque de face d'argent grillé d'or et entouré du cordon de Saint-Michel; on peut le blasonner ainsi : écarlelé au 1er d'argent à une macle d'azur, qui est Tréanna; au 2e parti d'azur au lion d'argent et d'hermines au chef de gueules chargé de 3 fleurs de lys d'or, qui est Quélennec; au 3° d'argent à la quintefeuille de gueules; au 4° parti d'argent à la fasce de sable et de sinople à la croix d'or; sur le tout d'argent à 3 trèfles d'azur, qu'on croit être Lagadec. 

 

(*) Baud (Le) Kerautret, Casteven, Trévegant d’argent, à une quintefeuille de gueules : Armorial de Briant de Laubrière https://www.tudchentil.org/spip.php?article684 .

Les Le Baud étaient seigneur de Crec'hmarc'h, paroisse de Saint-Mathieu.

 Un Jehan Le Baud est le seul  noble de Saint-Mathieu dans la montre de l'évêché de Cornouaille, de 1481, "pour Olivier son fils, archer en brigandine" (Fréminville, Antiquités du Finistère, t. II, et Tudchentil), et un  Guillaume Le Baud, sénéchal du Présidial de Quimper en 1590, qui paraît avoir été dans le parti royal l'un des plus rudes adversaires du chanoine Moreau, conseiller au même siège, lequel tenait pour la Ligue et le duc de Mercœur. En 1514-1524, Guillaume Le Baud, docteur en droit,  était chanoine de Cornouailles et vicaire de St-Mathieu. En 1542, Jehan le Baud contribue pour un enfant au "droit de poullage" pour les tombes du cimetière.

Inscription VERRIERE RESTAURÉE PAR FLORENCE À TOURS 1896

 

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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3. Blason avec  les armes en 1 d'azur au sautoir d'or accompagné de 4 crossettes de même, et en 2 d'or au croissant d'azur accompagné de 3 molettes de gueules.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR : 5 SCÈNES DE LA PASSION.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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1. Agonie du Christ au Mont des Oliviers avec les Apôtres Pierre, Jacques et Jean.

Copie de 1896 d'après le vitrail de l'église d'Ergué-Gabéric (1516-1517).

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Ergué-Gabéric, maîtresse-vitre (1516). Photographie lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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2. Baiser de Judas et arrestation du Christ.

Copie de 1896 d'après le vitrail de l'église d'Ergué-Gabéric.

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Ergué-Gabéric, maîtresse-vitre (1516-1517). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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3. Comparution devant Caïphe.

Bien conservé. Panneau signalé par Philippe-Lavallée et par A. André sur le vitrail avant restauration.

Les fonds des panneaux d'origine sont soit à rouelle, soit à croisillons en losange. Exactement comme à La -Roche-Maurice, mais pas pour les mêmes scènes.

Comparez avec La Roche-Maurice ; il ne manque que le petit chien.

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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4. Flagellation.

Bien conservé, sauf le Christ, restauré. Comparez avec La Roche-Maurice  (1539) :

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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5. Couronnement d'épines.

panneau supérieur bien conservé. Comparez avec La Roche-Maurice.

 

 

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

 

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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LES REGISTRES INTERMÉDIAIRE ET SUPÉRIEUR : 4 SCÈNES DE LA PASSION ET UNE GRANDE CRUCIFIXION CENTRALE.

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Registre intermédiaire, à gauche. 6. Comparution devant Pilate.

Panneau bien conservé. Comparez avec La Roche-Maurice (1539).

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Registre supérieur, à gauche. 7. Portement de croix.

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"Bien conservé" (Gatouillat et Hérold) ; le visage du Christ me parait restauré.

 

Verre rouge gravé pour le nimbe crucifère.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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8. Grande crucifixion centrale à 9 panneaux (1896, J.P. Florence, copie de Tourc'h [et la Roche-Maurice 1539].

Examen lancette par lancette (B, C et D), sauf la partie inférieure qui forme une séquence horizontale, les soldats se disputant la tunique du Christ : elle sera présentée à la fin.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Lancette B. Le Bon Larron. Marie soutenue par Jean et les Saintes Femmes.

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1. Le Bon Larron.

Son âme est emportée vers le Ciel par un ange. Comparez avec La Roche-Maurice :

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539).

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Et comparez avec La Martyre. (vous avez accès à ma description en cliquant sur l'image. Je ne donnerai pas à chaque fois la scène correspondante de La Martyre).

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Maîtresse-vitre (1535) de l'église de La Martyre. Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Marie et les Saintes Femmes.

Les larmes, notamment de saint Jean, sont bien présentes ici, mais moins visible qu'à La Roche-Maurice :

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Lancette C. Le Crucifié. Les deux cavaliers. Sainte Marie-Madeleine.

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Cette partie centrale a été restituée d'après la baie 0 de Tourc'h ; mais la scène homologue de La Roche-Maurice est comparable.

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Marie-Madeleine au pied de la Croix.

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Comparez avec La Roche-Maurice ; depuis ma description de ce panneau en 2017, j'évalue mieux l'importance de la dévotion au sang de la croix fontaine-de-vie, indissociable de la vénération portée à Marie-Madeleine : voir la fin de mon article sur le Puits de Moïse de Champmol  (vers 1399) et celui sur le calvaire (1544) de Sainte-Marie du Ménez-Hom.

Dès lors, je donne toute son importance à la façon dont le peintre a peint à la sanguine le sang qui s'écoule des mains, des pieds et du flanc,  mais aussi des plaies soigneusement dessinées des verges, dont il en montre les ruisselets descendant le long de la croix, passant devant les yeux et le corps en extase de la sainte, avant d'atteindre le sol où, hasard ou pas, une boule rouge (pomme?) puis une scène est figurée, le versement criminel du sang. Cette long écoulement illustre le dogme du sang rédempteur du Christ, rachat de la faute originelle. (À La Roche-Maurice, le crâne d'Adam est placé au pied de la Croix ; à Saint-Mathieu (mais dans une copie du XIXe siècle), il est un peu éloigné.

Au même titre, l'importance donné à Longin, le lancier responsable de la plaie du flanc droit, est remarquable.

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Lancette D. Le Mauvais Larron, trois cavaliers, des soldats.

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On remarquera le paysage hierosolymite (et oui, on ne le place pas tous les jours) peint en grisaille sur verre bleu ... comme ) La Roche-Maurice. Il s'observait aussi sur les deux lancettes précédentes.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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La mort du Mauvais Larron.

Comparez avec La Roche-Maurice : J. P. Florence n'a pas repris la technique de verre rouge gravée de ces prédécesseurs pour la culotte du larron.

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Les commentaires et discussions du grand-prêtre, des membres du Sanhédrin (à cheval), et des lanciers.

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Comparez avec La Roche-Maurice. Là encore, les verres rouge gravés du chapeau conique ou de la robe à quadrilobes n'ont pas été imités. 

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Les chevaux de l'atelier quimpérois dit "de Sohec" sont immédiatement identifiables, tant pour leur harnachement que pour leur gueule hilare.

Mais une autre caractéristique de cet atelier réside dans les inscriptions dépourvues de sens, ou citant des oraisons mariales. Elles sont présentes à profusion à Kerfeunteun, à Plogonnec, ou à Confort.

On les trouve aussi sur le galon de la robe du cavalier de la scène homologue de La Martyre (v. 1535) :

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Maîtresse-vitre (1535) de l'église de La Martyre. Photo lavieb-aile.

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Ici, nous ne trouvons qu'une inscription, sur la bride du cheval du même cavalier. Elle porte les lettres NOS VEOR. Comme nous ignorons si le verrier de 1896 a copié un modèle précis ou bien s'il s'est inspiré librement des productions quimpéroises, il n'y a pas lieu de chercher à leur donner une signification.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Les soldats se disputant la tunique du Christ (avant de la jouer aux dés ?)

 

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Registre intermédiaire, à droite. 9. Mise au tombeau.

restauré, mais présent sur la vitre originelle.

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La Roche-Maurice, maîtresse-vitre (1539). Photo lavieb-aile.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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Registre supérieur, coté droit. 10. Résurrection.

Peu restauré. Les dais sont modernes. Emploi de verre rouge gravé pour les rais venant du Ciel.

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Comparez avec Plogonnec (1520), ou, ci-dessous, La Roche-Maurice.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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LE TYMPAN À 11 AJOURS.

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Il correspond exactement aux descriptions de 1849 et 1878 préalables à la restauration par Florence.

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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La partie supérieure:

-au sommet Dieu le Père en buste, bénissant, coiffé de la tiare et tenant le globe.

-4 ajours : anges présentant les Instruments de la Passion : un vase sacré  sur un plateau ; la tunique sans couture, les dés, la croix, la tenaille, le marteau, la lance et l'éponge d'hysope ; la colonne de la Flagellation, l'oreille de Malchus serviteur du grand-prêtre, l'épée (sabre) de saint Pierre ; les verges et les fouets de la Flagellation;   la lanterne de l'Arrestation. XVIe siècle, bien conservé.

-2 mouchettes : 2 anges (partiellement conservés) présentant les écus de France et parti France-Bretagne, entourés du collier de l'Ordre de Saint-Michel dans sa version d'avant 1516. Les lys sont montés en chef d'œuvre.

Auguste André remarquait, avant même la restauration de 1895,  les  figures des deux anges latéraux  "particulièrement remarquable pour la grâce de la pose et la pureté du dessin".

 

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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La quatrième rangée d'ajours et ses 4 blasons.

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Ils appartiennent tous  à la famille des Rosmadec, qui a fourni à Quimper un évêque de Quimper (Bertrand) et deux gouverneurs. Alain de Rosmadec, capitaine du ban et arrière-ban des gentilshommes de Cornouaille, épousa en 1505 Jeanne, dame de La Chapelle et de Molac. C dans cette période que la vitre fut peinte.

De gauche à droite :

1. Ajour latéral : blason supporté par deux anges. (peu restaurés). Le blason est en partie restitué, la moitié supérieure étant la seule ancienne à gauche. C'est un  écartelé : au 1er palé d'argent et d'azur de 6 pièces,(Rosmadec); au 2° d'azur au lion d'argent, ( Pont-Croix); au 3e d'azur au château cantonné  de trois pièces d'or (Tyvarlen) ; au 4 de sable à trois jumelles d'or (de Lespervez).

Guillaume de Rosmadec, fils de Jean de Rosmadec et d'Alix de Tyvarlan et de Pont-Croix, a épousé Jeanne de Lespervez.

2. Parti au 1  de Rosmadec (*), au 2 de Thomelin (**)

(*) Guillaume de Rosmadec mort en 1426, portait un écartelé en 1 et 3 palé d'argent et d'azur de six pièces (Rosmadec), et en 2 et 4 d'azur au lion d'argent (Pont-Croix)

(**)Thomelin porte écartelé d'azur et de gueules, l'azur étant chargé de cinq billettes d'argent, deux en chef, une en fasce et deux en pointe" (Le Roy d'armes)

Jean II de Rosmadec, fils de Guillaume, épousa en 1438  Jeanne de Thomelin. Il décéda après 1469 et fut inhumé en l'église de Pont-Croix. Son fils Alain I épousa Françoise de Quélennec.

3. Ecartelé  au 1er palé d'argent et d'azur de 6 piéces (Rosmadec); au 2 de gueules à 4 macles d'argent, ( Molac) ; au 3 d'azur au lion d'argent (Pont-Croix) ; au 4 de gueules à la bande d'hermines (La Chapelle) 

Alain II de Rosmadec (v.1509-1560), sieur de Tyvarlen, baron de Molac,  réunit dans ses armoiries celles de son père Jean (Rosmadec et Pont-Croix) et celles de sa mère Jeanne de la Chapelle Molac. Marié à Jeanne du Chastel en 1528, il favorisa de ses donations l'église de Confort (Confort-Meilars) et celle de Pont-Croix. Il eut comme fils Tanguy /Marguerite de Beaumanoir, d'où Sébastien I de Rosmadec/Françoise de Montmorency puis Sébastien II.

4. Ecartelé : en 1 palé d'argent et d'azur de six pièces (Rosmadec), en 2 d'azur au lion d'or (Le Faou), en 3 d'azur au lion d'argent (Pont-Croix), au 4 d'hermines au chef de gueules chargé de trois lys d'or (Quellenec) 

Jean III de Rosmadec, , de Tyvarlen , de Pont-Croix , de Lespervez et de Pratheir -1515, Seigneur de Glomel , sénéchal héréditaire de Rohan (1510-1515), capitaine des gentilshommes du Ban et arrière Ban et de la côte de Basse-Bretagne. (1513). Il est le père d'Alain II de Rosmadec, qui précède.

Jean, sire de Rosmadec, III du nom, de Tyvarlan, de Pont-Croix, de Lespervez de Pratheir, de Glomel, et autres lieux, capitaine des gentilshommes du Ban et arrière Ban et de la côte de Basse-Bretagne.

    Le roi Charles VIII lui donna les droits de rachats a lui échus pas le trépas de son père par lettre patentes du 6 avril 1491 comme fit aussi Jean vicomte de Rohan et de Léon, comte de Porhoët, comme à son cousin, pour les fiefs et seigneurie qu'il tenait de lui, les lettres sont du 4 desdits mois et an. Le 6 avril 1491, étant à Nantes, le roi de France ordonna une fabrication de monnaie en Bretagne pareille à la sienne, afin de faciliter le commerce de cette province avec le reste du royaume. Conformément à cette ordonnance, on y fabriqua non-seulement des écus d'or, mais des espèces do billon telles qu'on les faisait dans les autres provinces du royaume; on grava sur toutes ces espèces des hermines, qui étaient les armes des ducs de Bretagne.

    Le 19 février 1505 dans le château de Blois, en présence du roi Louis XII et de la reine Anne duchesse de Bretagne, fut fait son mariage avec Jeanne de La Chapelle, seconde fille d'Allain, sire de La Chapelle, de Molac, de Sérent et de Pestivien, vicomte de Bignon chambellan des ducs de Bretagne, et l'un des lieutenants généraux dans leur armée, et de Louise de Malestroit sa femme.

    Cette femme tenait son origine des plus illustres maisons de cette province et dehors et en la remontant par les mères au neuvième degré, elle sortait de la maison royale de France, elle venait en ligne directe d'Olivier Baron de La Chapelle, chevalier et maréchal de Bretagne en l'an 1318 qui était son cinquième aïeul, son aïeule Marguerite de Malestroit était sœur de Jean baron de Malestroit, maréchal de Bretagne, sa bisaïeule Béatrice de Penhoët, fille de Jean sire de Penhoët amiral de Bretagne, et de Jeanne du Perier fille d'Allain sire du Perier, maréchal de Bretagne, et de Plesou de Quintin issue des maisons de Penthièvre, Avaugour et par conséquent des princes de Bretagne.

    L'an 1513, il fut institué capitaine des gentilshommes, et côtes de Basse-Bretagne par Jean sire de Rieux, et de Rochefort, maréchal de Bretagne et Jean de Rohan, sire de Landal, grand maître de Bretagne, lieutenant généraux audit pays pour le roi et duc, aussi était il cousin né de germain dudit sire de Rieux et beau frère dudit de Rohan qui avait épousé Ysabeau de La Chapelle sœur aînée de ladites Jeanne, et par la mort de laquelle advenue l'an 1519 sans enfants, toute la succession universelle desdites Maisons de Molac, La Chapelle, et autre lui échurent, et par elle entrèrent dans le nom et famille de Rosmadec.

    Il mourut l'an 1515 ayant auparavant fait testament en son château de Tyvalan le 22 septembre audit an, et fut inhumé au tombeau de ses prédécesseur en l'église de Notre-Dame de Pont-Croix.

 

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"Puis, on trouvait un écu mi parti France Bretagne, avec 2 anges et même cordon et même couronne, puis les écus de Rosmadec et de Pont-Croix. Le tympan, en dehors d’un Père Eternel et des instruments de la Passion, présentait au moins quatre écussons des familles de Rosmadec, La Chapelle, Molac, Le Sénéchal de Carcado. Certains  remaniés, d’autre refaits à la fantaisie du vitrier, deux-ci étaient entourés du collier de l’épi."Le Bihan

1° un écusson appartenant à la famille des Rosmadec, qui a fourni à Quimper un évêque et deux gouverneurs. L'écu représenté ici est écarlelé : au 1er palé d'argent et d'azur de 6 piéces, qui est de Rosmadec; au 2° d'azur au lion d'argent, qui est de Pont-Croix (ou du Juch); au 3e coupé d'or et de gueules au chef d'hermines (ceci est sans doute une erreur de l'ouvrier qui a réparé les vitraux; ce quartier de l'écu devait être de gueules à la fasce d'hermines, qui est de La Chapelle, une des alliances des Rosmadec); au 4e d'hermines (on ne sait d'où vient ce 4" quartier; c'est peut-être encore une réparation maladroite);

2° autre écusson des Rosmadec, écartelé au 1er palé d'argent et d'azur de 6 piéces; au 2e de gueules. à 4 macles d'argent, qui est de Molac; au 3e d'azur au lion d'argent; au 4e de gueules à la bande d'hermines (ce 4e quartier paraît encore faussement rajusté). On vient de dire que le 3° quartier de cet écusson, de gueules à 4 macles d'argent, était de Molac. Toussaint de Saint-Luc, en donnant les armes de Rosmadec, attribue aux Molac neuf macles d'argent sur champ de gueules, au lieu de quatre; mais ces 4 macles d'argent se retrouvent attribuées aux Molac dans la généalogie de Sébastien, marquis de Rosmadeuc, baron de Molac et gouverneur de Quimper, donnée par d'Hozier en tête de l'Histoire de Bretagne de Lebaud. Les 9 macles figurent aussi dans cette généalogie, mais comme venant des Rohan. Ce sont, en effet, les armes bien connues de cette illustre famille, avec des émaux différents. Au reste, il y a nombre d'armoiries dans lesquelles la quantité des figures a varié avec le temps. Peut-être aussi ces 4 macles étaient-elles les armes primitives de la famille de Molac, qui n'aurait pris les 9 macles qu'après son alliance avec la famille Le Sénéchal de Carcado, à qui elles appartenaient comme ramage de Rohan; 

3° ce dernier écusson est entièrement indéchiffrable; on y voit une fleur de lys d'azur sur champ d'argent, et d'autres signes plus ou moins héraldiques. Alain de Rosmadec, capitaine du ban et arrière-ban des gentilshommes de Cornouaille, épousa en 1505 Jeanne, dame de La Chapelle et de Molac. C'est donc dans cette période que la vitre fut peinte.

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Conclusion : le blason le plus tardif dans l'ordre généalogique est celui d'Alain II de Rosmadec (vers 1509-1560), qui figure comme donateur avec son épouse dans deux autres verrières issues du même atelier quimpérois, celle (vers 1528) de Confort à Confort-Meilars et celle ( vers 1530) de Roscudon à Pont-Croix. Si on admet que la verrière de Saint-Mathieu date vers 1535, ces trois baies sont alors fortement réunies. 

On note l'absence des armes de Jeanne du Chastel sur le tympan de Saint-Mathieu.

Nous retrouvons les Rosmadec dans l'histoire de Saint-Mathieu au XVIIe siècle :

"Les Ursulines furent  établies dès 1621 dans la paroisse de Saint-Mathieu par le marquis de Rosmadec ; elles  dispensaient aux fillettes du peuple une instruction élémentaire absolument gratuite. Le 12 mars 1639, le corps d'une jeune jouvencelle de très noble race vint dormir de son dernier sommeil sous les dalles de la chapelle Notre-Dame du Paradis. C'était celui de « haulte et puissante damoyselle Françoise de Rozmadec, damoiselle de Moullac », fille du gouverneur de Quimper, Messire Sébastien de Rosmadec." Le Guennec

"Sébastien, marquis de Rosmadec bâtit en 1623 le couvent des Dames Ursulines dont sa sœur Madeleine fut la première Supérieure de 24 religieuses."

 

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Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

Baie 0 (v. 1535) de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photographie lavieb-aile 2019.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (chanoine Jean-Marie), 1893, Saint-Mathieu de Quimper, description du monument. Bull. Société archéologique du Finistère pages 198-205.

 

"Déjà M. l'abbé Peyron a publié dans notre bulletin, 1e et 2e livraisons de 1893, une notice historique très détaillée sur l'église de Saint-Mathieu. Maintenant que cette église est sur le point de disparaître pour faire place à un monument nouveau d'une plus grande importance: il est bon de lui faire nos derniers adieux et de lui adresser, en le retournant un peu, le vieux salut dès vieux athlètes: Morituram te salutant. . Mais elle ne mourra pas toute entière; il y a dans cette vieille église des éléments dignes d'intérêt et vraiment artistiques, ils retrouveront leur place dans le nouvel édifice: et l'œuvre des ouvriers du XVIe siècle aura comme une nouvelle floraison à la fin du XlXe. L'objet de cette note est de les passer en revue .

Extérieur.

Autrefois le clocher de Saint-Mathieu, était attenant au {côté nord de l'église, vers la partie du couvent des Ursulines qui sert maintenant de prison. Ce clocher était entièrement rejeté à l'extérieur, et la circulation pouvait se faire au-dessous, par deux grandes arcades ouvertes. Les hommes de cette génération ne l'ont vu qu'à l'état de ruine, avec ses grands contreforts massifs, quelques petites baies étroites, des colonnettes frustes: et son beffroi inachevé, mal couronné par une lourde toiture en ardoise. C'est cet aspect, sur. deux façades différentes, que donne la phototypie annexée à ce numéro; nous le devons à un relevé fait par M. Roussin . père, et reproduit par M. Serret de Notre-Dame-du-Paradis. La façade ouest actuelle, avec deux travées du côté midi et trois du côté nord, a été refaite à l'époque où l'on a reconstruit cette façade on a reconstitué les éléments anciens: la porte principale encadrée de quatre rangs de colonnettes et de voussures et de deux guirlandes de feuilles de vigne et de chal'don, puis les deux contreforts avec niches surmontées de dais à pinacles. Le clocher, œuvre de M. Bigot père, sera replacé, dans la nouvelle construction et exhaussé à la demande des plans dressés par l'architecte, fils du précédent, et qui se fait un devoir de respecter les productions qui sont la gloire de sa famille.

La façade nord compte quatre fenêtres à deux baies et deux plus larges à quatre et cinq baies, toutes surmontées de pignons aigus ornés de crosses végétales. Vers le milieu de cette façade est une jolie porte entourée de colonnettes et de nervures prismatiques et couronnée d'une accolade feuillagée au-dessus de laquelle court une frise à feuilles de chardon. Plus haut, une niche dont le dais est accosté d'un cartouche portant en caractères gothiques l'inscription suivante: EN LAN 1558 FUT FAICT . Au pied de deux meneaux de la grande fenêtre extrême, on voit un écusson que nous retrouverons dans les vitraux d'une fenêtre du côté midi: d'argent à la quintefeuille de gueules (Le Baud). Les Le Baud étaient seigneurs de Crec'hmarc'h, paroisse de Saint-Mathieu.

La fenêtre absidale, ornée d'une verrière ancienne, a le bas de ses baies bouché par une maçonnerie jusqu'à une hauteur de 1 m. 60. Une autre fenêtre à quatre baies, derrière l'autel du fond du bas-côté sud, se trouve aussi complètement aveuglée par une maçonnerie de moellon qui laisse cependant deviner l'élégance des dessins du tympan. Sur le côté midi on compte cinq fenêtres à trois baies, une à quatre baies et une porte autrefois richement sculptée mais actuellement fort dégradée.

Intérieur.

A l'intérieur l'église se compose d'une nef et de deux collatéraux séparée par une série de six colonnes de chaque côté, quatre cylindriques et les autres octogonales supportant les arcades à nervures déliées qui viennent y pénétrer sans chapiteaux intermédiaires . L longueur totale de la grande nef, à partir du clocher, est de 39 mètres, la largeur 6 m 85. La largeur du bas-côté nord, 4 m. 50 ; celle du bas-côté sud 4 m. 10; largeur totale, 15 m. 45. , . L'église avait autrefois des poutres ouvrées, des sablières sculptées et un lambris à nervures saillantes. Les poutres ont été coupées, ce qui a déterminé l'écartement des murs de la nef; les sablières ont été remplacées par une pauvre corniche en plâtre et le lambris par un plafond informe et tout fendillé. En fait de mobilier, il ne reste aucune pièce ancienne; et comme statues, seulement une Notre-Dame des Portes et une sainte Marguerite en bois, d'environ 1 mètre de hauteur, mais de peu de valeur artistique. Deux bénitiers sculptées, près des portes latérales peuvent attirer l'attention, ainsi que quelques pierres tumulaires bien faites, parsemées dans le pavé .

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 VITRAUX

Les documents les plus intéressants sont les restes de vitraux, avec leurs blasons; encore ceux-ci ont-ils été bien maltraités et dénaturés dans une restauration datant de quelque quarante ans.

La maîtresse-vitre est une belle page de la peinture sur verre au XVIe. siècle. 'Elle provient du même atelier que celle de l'église de Tourc'h, et l'on peut même reconnaître que cc sont les mêmes cartons qui ont servi pour la composition, de sorte que pour reconstituer les scènes de la baie du milieu qui ont été détruites à Saint-Mathieu et remplacées par des fragments d'un Arbre de Jessé, il suffira d'aller à Tourc'h copier le modèle dessiné par le vieux peintre-verrier. Cette fenêtre composée de 5 baies et maçonnée à 1 m. 60 de sa hauteur, comme je l'ai déjà dit, devait contenir autrefois plusieurs scènes de la vie de Notre-Seigneur et ne renferme maintenant que des scènes de sa passion, sauf celle de son baptême par saint Jean, mais qui est interpolée.

1.Notre-Seigneur devant Caïphe. Le pontife est coiffé de la mitre, vêtu d'une robe verte et d'un riche manteau rouge, doublé d'hermine, Notre~Seigneur a les bras chargés de liens et un soldat lui donne un soufflet; (sic respondes pontifici ?)

. 2. Baptême de Notre-Seigneur par saint Jean. Sujet qui n'est pas à sa place.

3. Couronnement d'épines. Les soldats coiffés de toques à plumets ont des expressions étranges de férocité.

4. Flagellation.

5. Notre-Seigneur condamné à mort. Pilate se lave les mains.

6.Notre-Seigneur portant sa croix. Au haut de la même baie.

. Le crucifiement, comprenant les trois baies, du milieu. - Malheureusement les personnages de la baie centrale ont disparu et ont été très inhabilement remplacés. En les reconstituant d'après ce qui existe à Tourc'h, nous aurons : Notre-Seigneur en croix; saint Longin à cheval lui perce le côté de sa lance; la Madeleine au pied de la croix. Sous le larron de droite on voit la Vierge éplorée, soutenue par saint Jean et par une sainte femme; à l'arrière-plan, deux juifs debout, puis un soldat casqué et un pharisien à cheval. Sous le larron de gauche, un centurion au costume très riche, monté sur un magnifique cheval, et au second plan, le prince des prêtres et un pharisien aussi à cheval. Le bon larron rend le dernier soupir, et son âme sous la forme d'un petit enfant nu, est portée au ciel par un ange, tandis que celle du mauvais larron est emportée par un démon hideux .

. Mise au tombeau. La Sainte-Vierge tient la main gauche de son divin Fils, en même temps que l'une des saintes femmes tient la droite et oint de parfums le corps sacré. Joseph d'Arimathie et N'icodème soutiennent la tète et les pieds en le déposant respectueusement dans le sépulcre. Derrrière on reconnaît saint Jean, une des trois Marie, et Marie-Madeleine qui essuie ses larmes.

Résurrection, Notre-Seigneur sort glorieux du tombeau. On voit les gardes endormis ou renversés.

Le tympan.

Au sommet du tympan, dans le soufflet supérieur, le Père-Eternel, en tiare et chape, bénissant de la main droite et tenant de la main gauche le globe du monde.

Plus bas, les instruments de la passion: la croix, la lance, l'éponge, le marteau, les tenailles et le manteau de pourpre, puis la colonne de la flagellation, les verges, le fouet, un autre marteau et le glaive de saint Pierre.

Dans les côtés, un ange tenant une aiguière sur son plateau, un autre ayant en main une lanterne.

Six des soumets de ce tympan contiennent des blasons. (C'est à l'obligeance de M. Ducrest de Villeneuve que je dois ces notes sur les blasons des vitraux de Saint-Mathieu.). .

N° 1. L'écu de France, soutenu par deux anges, entouré du cordon de l'Ordre de Saint-Michel et surmonté d'une couronne non fermée, à fleurons fleurdelisés.

N°2. Mi-parti de France et de Bretagne, supporté par deux anges: avec le même cordon et la même couronne.

N°3. Ecartelé, 1 pallé de 6 pièces d'argent et d'azur ,Rosmadec). 2 d'azur au lion d'argent (Pont-Croix). Les deux autres pièces sont frustes.

N°3 Ecartelé, 1 pallé d'argent et d'azur (Rosmadee). 2, (remanié, 3 d'azur au lion d'argent. 4, remanié.

N° 5. Ecartelé, 1 et 3, les mêmes, les autres pièces remaniees.

N°6 . Ecartelé. 1 d'azur au léopard d'or contourné . 2 et :3 refaits à la fantaisie du vitrier. 4, d'hermines au chef de gueules chargé de 3 fleurs de lys d'or (du Quélennec). Ces quatre derniers écus sont entourés du collier de l'ordre de l'épi.

 

 Verrière nord. 

Au haut de cette fenêtre sont trois panneaux historiés.

-Saint Yves, vêtu d'une robe bleue ou violette, sur laquelle est un autre vêtement blanc, plus court, en forme de surplis et camail, avec mouchetures d'hermines. Devant lui, à genoux, un pauvre portant besace. Au-dessous est une longue inscription gothique.

-Saint Yves, costumé comme précédemment, à genoux . devant un ange vêtu d'une robe bleue, avec ailes vertes.

-Un saint solitaire, probablement saint Fiacre, prêchant deux petits personnages agenouillés à ses pieds. Les blasons qui surmontent ces scènes sont: En supériorité, de Bretagne. Au-dessous: 1 Un écu portant de sable au chevron d'argent accompagné de 3 annelets d'or . Plus bas, dans le même panneau, un autre écu mi parti de sable à un demi-chevron d'argent et à un annelet et demi d'or et losangé d'argent et de sable (L'Honoré). 2. Ecu brisé, et au-dessous un autre écu portant parti: de sable à un demi-chevron d'argent et à un annelet et demi d'or et d'azur à une demi croix pattée d'argent.

Verrière sud

N° 1, Ecu surmonté d'un heaume à cimier très orné taré de face, portant parti, au premier: coupé 1 d'argent à la macle de sable (Lohéac), 2 d'argent à la quintefeuille de gueules (Le Baud): au 2e ; écartelé d'azur au lion passant d'or, 2 d'hermines au chef de gueules chargé de 3 fleurs de lys (Quélennec) ; d'argent à la fasce de sable (?) ; 4 d'azur à la croix d'or (Lesongar?) ; chargé au cœur d'un écussonnet portant d'argent à 3 trèfles d'azur, (Lagadec?)

N° 2. D'azur au sautoir d'or, cantonné de quatre croisettes d'or.

N° 3. Parti du précédent et d'or au croissant d'azur.

N° 4. D'argent a la quintefeuille de gueules (Le Baud).

N° 5. Parti d'argent à une demi quintefeuille de gueules et d'argent à un trèfle et demi d'azur (Le Baud et Lagadec).

N° 6. Parti d'azur à un demi sautoir d'or cantonné d'une croisette et deux demi-croisettes de même, et d'argent à la quintefeuille de gueules.

 

Date de la consécration de l'église.

Lorsque l'ancien autel en pierre fut démoli, pour faire place au maître-autel actuel, on trouva dans le sépulcre des reliques une boîte en plomb de 0 m. 10 de 1ongueur sur 0m. 08 de largeur et 0 m. 038 de hauteur, portant sur son couvercle deux écussons ayant la quintefeuille de Le Baud, l'un frappé à l'estampille, l'autre gravé au trait . Le dessous de cette cassette porte, gravée au burin en l'inscription suivante. Anno Dni millesimo quingentesimo Decimo quarto die vigesima octava Mensis octobri fuit hec basilica Consecrata procurante dno Guillelmo Le Baud canonico corisopiten islius Parochie vicario et originario. L'inscription se termine encore par la quintefeuille des Le Baud, et ceci nous explique aussi la présence de ces armes au bas des meneaux de la grande fenêtre nord et dans les vitraux du côté midi. Cette date de 1514 assignée à la consécration de l'église semblerait indiquer que le chiffre de 1558 qui surmonte la porte nord est la date d'une adjonction postérieure.

— ANDRÉ (Auguste), 1877, "De la verrerie et des vitraux peints de l'ancienne province de Bretagne",  Bulletin et mémoires de la Société archéologique du Département d'Ille-et-Vilaine, Volumes 11 à 12 tome IX, Rennes Ch. Catel, 1877 page 309 et sv

https://books.google.fr/books?id=Q8wwAQAAIAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false

"L'église Saint-Mathieu de Quimper présente aussi des vitraux du plus grand prix. M. Philippe-Lavallée a également procédé à leur description détaillée, avec le développement nécessaire à raison de leur mérite particulier et de l'intérêt des sujets qu'ils représentent. On ne saurait, sans priver les lecteurs de cette importante source d'instruction, ne point donner ici ce travail en entier:

« Il n'y a dans l'église Saint-Mathieu à s'occuper que de trois fenêtres. Une seule, celle du fond du chœur, est entièrement garnie de ses anciens vitraux; deux autres, celles qui éclairent ce qu'on appelle le transept, n'ont conservé que les vitres qui en décoraient le tympan. On va les décrire l'une après l'autre.

 Fenêtre du fond du chœur. 

La partie rectangulaire comprise entre l'appui et la base du tympan a environ 2 mètres 50 de largeur sur une hauteur de 3 mètres; quatre meneaux droits la partagent en cinq panneaux terminés par de petits arcs cintrés, excepté celui du milieu, qui se relève en accolade.

Le tympan, formé par une ogive surbaissée, haut d'un peu moins de 2 mètres, est découpé en flammes et en cœurs ; cinq flammes assemblées comme les pétales d'une fleur en occupent le milieu; les cœurs remplissent le reste de l'espace.

Le sujet général contenu dans les cinq panneaux droits de la fenêtre est la Passion. L'artiste en a distribué, comme bordure, dans le bas de chacun d'eux et dans toute la hauteur des deux panneaux extérieurs, les différents épisodes : Jésus devant le grand-prêtre ; le Couronnement d'épines ; la Flagellation ; Jésus chez Pilate ; le Portement de croix ; la Mise au tombeau; la Résurrection glorieuse. 

Le panneau du milieu se distingue du reste de la verrière par le style sec du dessin, par le peu de richesse du coloris et un agencement moins pittoresque des figures; il représente l'arbre de la croix portant le corps de Notre-Seigneur, et accosté de six personnages debout, placés deux par deux les uns au-dessus des autres, et dont les deux plus élevés sont la Sainte Vierge et saint Joseph. Ce panneau paraît être du xv° siècle. On doit, au surplus, se référer ici à l'observation faite relativement à la maîtresse vitre de la cathédrale. Par contraste, les deux panneaux adjacents semblent les plus beaux de cette fenêtre. Dans celui de gauche, le bon larron en croix, et, au pied de la croix, les saintes femmes; au-dessus de la tête du bon larron, dont l'attitude et la physionomie expriment la résignation calme que la tradition lui attribue, un ange emporte vers les cieux l'âme du pécheur converti, sous la figure d'un jeune enfant. L'âme du mauvais larron, dans l'autre panneau, est aussi emportée sous la figure d'un enfant, mais par un démon. Le corps raidi, les membres contournés, le visage furieux du réprouvé, accusent on ne peut mieux son désespoir et la malédiction qu'il subit. Les soldats entourent le pied de la croix. Toute cette composition, exception faite du panneau central dont il a été parlé tout-à-l'heure, porte les caractères du xvie siècle. Outre la richesse du coloris et les costumes qui appartiennent à cette époque, on retrouve dans la largeur et la correction du dessin, dans la disposition habile des groupes, dans l'étude et l'exécution exacte des détails, le système des artistes verriers qui, ne se préoccupant plus alors de subordonner leur composition à l'ensemble architectonique du monument qu'ils décoraient, faisaient de leur travail une œuvre d'art particulière et complète par elle-même; leur objet principal n'était plus, comme aux siècles précédents, de modifier d'une certaine manière la lumière répandue sur les lignes architecturales, pour les mieux faire ressortir, mais d'étaler aux yeux de véritables travaux qui faisaient oublier l'architecte pour ne plus laisser paraître que le peintre et le dessinateur. Qu'il y eût en cela progrès ou dégénérescence, c'est une question qu'il n'y a point à décider ici. On ne décrira pas avec plus de détail les différents épisodes de la Passion reproduits sur la vitre dont on s'occupe; les motifs en sont trop connus et trop fréquemment traités pour fournir des observations nouvelles et intéressantes.

LE TYMPAN

On passera donc au tympan de cette fenêtre. On a fait connaître plus haut la disposition des cœurs et des flammes qui composent le réseau de ce tympan. Pour plus d'ordre et de clarté dans l'examen des sujets qu'ils contiennent, il faut supposer ces compartiments partagés en quatre rangées horizontales. La première, en commençant par le haut, se composera d'un compartiment; la deuxième de deux ; la troisième de quatre; la quatrième de quatre; puis on décrira successivement dans chaque rangée les compartiments dont elle se compose, en commençant par la gauche. 

Première rangée, point central et supérieur de la vitre : le Père-Éternel en bénédiction. 

 Deuxième rangée : 1° divers instruments de la Passion : la croix, la lance, l'éponge, le marteau, les tenailles, la tunique; 2° les autres instruments de la Passion : la colonne, les cordes, les verges, le marteau, le sabre, l'oreille de Malchus.

Troisième rangée : 1° un ange assis portant des vases sacrés; 2° l'écusson de France porté par deux anges; 3° l'écusson mi-parti de France et de Bretagne, porté de même; 4° un ange assis portant des emblèmes religieux. Cette figure est, ainsi que celle qui lui correspond, particulièrement remarquable pour la grâce de la pose et la pureté du dessin.

 Quatrième rangée :

1° un écusson appartenant à la famille des Rosmadec, qui a fourni à Quimper un évêque et deux gouverneurs. L'écu représenté ici est écarlelé : au 1er palé d'argent et d'azur de 6 piéces, qui est de Rosmadec; au 2° d'azur au lion d'argent, qui est de Pont-Croix (ou du Juch); au 3e coupé d'or et de gueules au chef d'hermines (ceci est sans doute une erreur de l'ouvrier qui a réparé les vitraux; ce quartier de l'écu devait être de gueules à la fasce d'hermines, qui est de La Chapelle, une des alliances des Rosmadec); au 4e d'hermines (on ne sait d'où vient ce 4" quartier; c'est peut-être encore une réparation maladroite);

2° autre écusson des Rosmadec, écartelé au 1er palé d'argent et d'azur de 6 piéces; au 2e de gueules. à 4 macles d'argent, qui est de Molac; au 3e d'azur au lion d'argent; au 4e de gueules à la bande d'hermines (ce 4e quartier paraît encore faussement rajusté). On vient de dire que le 3° quartier de cet écusson, de gueules à 4 macles d'argent, était de Molac. Toussaint de Saint-Luc, en donnant les armes de Rosmadec, attribue aux Molac neuf macles d'argent sur champ de gueules, au lieu de quatre; mais ces 4 macles d'argent se retrouvent attribuées aux Molac dans la généalogie de Sébastien, marquis de Rosmadeuc, baron de Molac et gouverneur de Quimper, donnée par d'Hozier en tête de l'Histoire de Bretagne de Lebaud. Les 9 macles figurent aussi dans cette généalogie, mais comme venant des Rohan. Ce sont, en effet, les armes bien connues de cette illustre famille, avec des émaux différents. Au reste, il y a nombre d'armoiries dans lesquelles la quantité des figures a varié avec le temps. Peut-être aussi ces 4 macles étaient-elles les armes primitives de la famille de Molac, qui n'aurait pris les 9 macles qu'après son alliance avec la famille Le Sénéchal de Carcado, à qui elles appartenaient comme ramage de Rohan; 

3° ce dernier écusson est entièrement indéchiffrable; on y voit une fleur de lys d'azur sur champ d'argent, et d'autres signes plus ou moins héraldiques. Alain de Rosmadec, capitaine du ban et arrière-ban des gentilshommes de Cornouaille, épousa en 1505 Jeanne, dame de La Chapelle et de Molac. C'est donc dans cette période que la vitre fut peinte.

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Fenêtre du côté Sud. 

— Il reste fort peu de chose à dire pour terminer la description des vitraux de Saint-Mathieu. Les deux fenêtres qui sont encore a examiner n'ont conservé de leurs anciens vitraux que ceux qui en garnissent le tympan. Le réseau de cette fenêtre se compose de huit compartiments, occupés, à l'exception d'un seul, par des armoiries ou des fragments d'armoiries. On va décrire successivement chacun d'eux, en suivant le même ordre que pour la grande fenêtre du chœur, et en les désignant par les lettres A, B, C, etc.

— A. Ce compartiment, placé en supériorité, ne contient que les instruments de la Passion.

— B. et C. Deux fragments d'un grand écusson supporté par deux lions, timbré d'un casque de face d'argent grillé d'or et entouré du cordon de Saint-Michel; on peut le blasonner ainsi : êcarlelé au 1er d'argent à une macle d'azur, qui est Tréanna; au 2e parti d'azur au lion d'argent et d'hermines au chef de gueules chargé de 3 fleurs de lys d'or, qui est Quélennec; au 3° d'argent à la quintefeuille de gueules; au 4° parti d'argent à la fasce de sable et de sinople à la croix d'or; sur le tout d'argent à 3 trèfles d'azur, qu'on croit être Lagadec. 

— D. Écusson : d'azur au sautoir d'or accompagné de 4 croisettes de même.

 — E. Écusson : parti du précédent et d'or au croissant d'azur accompagné de 2 croisettes de même.

— F. Écusson : d'argent à la quintefeuille de gueules. 

— G. Écusson : parti du précédent et d'argent à 3 trèfles d'azur. 

— H. Écusson : parti d'azur au sautoir d'or et d'argent à la quintefeuille de gueules.

 On manque de documents pour établir ici autre chose que la description sèche que l'on vient de lire. Pourtant, s'il était permis d'émettre quelque conjecture, on ferait remarquer que les armoiries qui se répètent le plus souvent dans ces divers écussons, et qui par conséquent peuvent jusqu'à un certain point désigner la famille à laquelle elles se rattachent toutes, sont d'argent à la quintefeuille de gueules. Ces armes peuvent appartenir à plusieurs familles, mais ici elles semblent convenir plus particulièrement à celle de Le Baud, à laquelle Guy Leborgne et MM. L. de Laubrière et Pol de Courcy s'accordent à attribuer cette quintefeuille de gueules sur champ d'argent. Cette conjecture ne paraît point trop hasardée, lorsque l'on considère qu'un Jehan Le Baud figure parmi les nobles de Saint-Mathieu dans la montre de l'évêché de Cornouaille, de 1481 (Fréminville, Antiquités du Finistère, t. II), et qu'on se rappelle ce Guillaume Le Baud, sénéchal du Présidial de Quimper en 1590, qui paraît avoir été dans le parti royal l'un des plus rudes adversaires du chanoine Moreau, conseiller au même siége, lequel tenait pour la Ligue et le duc de Mercœur.

Toute la partie inférieure de la fenêtre est remplie par une vitrerie moderne.

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Fenêtre du côté Nord. 

— Cette fenêtre, dont le réseau est fort simple, ne présente que trois écussons, savoir :

1° en supériorité, d'hermines plein surmonté de la couronne ducale, entouré de la cordelière. Cette cordelière et l'époque à laquelle la vitre se rapporte par le choix des sujets, et qui ne peut être que le xve siècle, indiquent que ces armes sont celles de la reine Anne. On peut s'étonner de lui voir attribuer les armes pleines de Bretagne, au lieu de l'écu parti de France et de Bretagne, puisque la cordelière, signe distinctif des veuves, selon Vulson de la Colombière, n'a pu accompagner les armes de cette princesse qu'après son mariage et après la mort, en 1498, de son premier mari, le roi Charles VIII; mais on l'a sans doute considérée ici seulement comme duchesse de Bretagne;

2° le deuxième écusson est parti de sable au chevron d'argent, accompagné de 3 annelets d'or et lozangè d'argent et de sable chargé d'une colice de gueules; le canton dextre de ce parti paraît chargé de figures qu'on n'a pu distinguer. On peut présumer que ce sont les armes des Lhonoré sieurs de Kérambiquet, famille distinguée de Quimper, qui portait : losangè d'argent et de sable, à la cotice de gueules, au franc canton de pourpre chargé d'un dextrochère d'argent soutenant un épervier du même

3° le troisième écusson est : parti de sable au chevron d'argent accompagné de 3 annelets d'or et d'azur à la croix pattée d'argent

Les trois autres compartiments de la vitre contiennent divers épisodes de la vie de saint Yves, official de Tréguier, mort en 1303. Dans le premier, le saint, revêtu de son costume d'official, donne son capuchon à un pauvre qui lui demandait l'aumône (Albert Legrand, Vies des Saints de Bretagne, p. 161). Le second le représente vêtu de même, à genoux devant un ange. Dans le troisième, deux personnages sont à genoux devant lui; derrière le saint on aperçoit une maison ; ce sujet rappelle sans doute la charité de saint Yves, qui logeait et nourrissait les pauvres dans ses presbytères de Trédrez et de Lohannec'h, et qui fonda pour eux un hôpital dans son manoir de Kermartin (ibid.). Ainsi qu'on l'a dit plus haut, le style du dessin, l'agencement des figures, le coloris de cette vitre lui assignent la date de la fin du xv° siècle !. »

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— COUFFON et LE BRAS,  http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/Quimper.pdf

"Elle comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés doubles, un transept et un choeur de deux travées avec bas-côtés doubles également et chevet à trois pans. Construite par l'entreprise Hardi sur les plans de l'architecte Bigot fils, elle fut commencée en février 1895 et consacrée le 21 septembre 1897. La tour et la flèche octogonale cantonnée de quatre clochetons avaient été construites en 1846-1847 sur les plans de l'architecte Joseph Bigot puis démontées et surhaussées par son fils. C'est un édifice de style flamboyant.

La nef soutenue par des arcs-boutants est éclairée directement par des fenêtres et de faux triforium. Les arcades en tiers-point pénètrent directement dans les piliers cylindriques. Le porche ouest, sous la tour, s'ouvre par une arcade trilobée à voussures profondes et accolade à fleuron. Au droit de la première travée, chapelle des fonts à trois pans au nord et chapelle identique au sud.

3. Vitraux : maîtresse vitre du XVIe siècle représentant la Passion d'après le carton de Jost de Negker (C.). La scène de la Crucifixion, au centre, fut reconstituée en 1897 d'après le vitrail de Tourc'h sensiblement contemporain et dû au même atelier. Neuf scènes de la Passion accompagnent la Crucifixion dans le registre inférieur et dans les lancettes extrêmes. Les deux fenêtres qui encadrent la grande verrière ont des vitraux représentant des scènes de la vie du Christ et sont datées de 1896 (sans mention d'atelier). Les autres fenêtres : atelier Lepètre de Rouen, déambulatoire, 1896 ; - atelier Saint-Clément de Nantes au transept sud (Couronnement de la Vierge, 1898) ; - atelier Champigneulle au transept nord (Apparition du SacréCoeur) ; - atelier Florence de Tours dans les bas-côtés, 1897-1900."

- Chapelle Notre-Dame du Paradis ou du Parvis, touchant l'église Saint-Mathieu, détruite vers 1830. Construite vers 1528, elle servit aux Ursulines de 1627 à 1679 ; elle fut l'objet d'un long procès entre les religieuses et la fabrique de Saint-Mathieu. Le clocheton est remonté au fond du jardin de l'ancien évêché

— FAUJOUR (Marc), 2016, L'héraldique des seigneurs de Kergournadec'h et des familles alliées dans le haut-Léon 1275-1721, Ed. Marc Faujour, Nantes, 205 p. Voir la généalogie des Rosmadec.

— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum, France VII, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, p. 183.

— LE BIHAN (Jean-Pierre), blog

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"D'avant la date de la démolition de l’ancienne église, nous   possédons plusieurs descriptions de vitraux anciens qui s’y   trouvaient. Dès le début du XIXe siècle, plusieurs « antiquaires » de l’époque s’y sont intéressés.
Cette fenêtre du chevet, actuellement une Passion fortement restaurée, présentait des panneaux de vitraux des XVe et XVIe siècle. Ces derniers étaient, semble-t-il, peu nombreux,
Il est à noter,qu'à une certaine époque,  cette fenêtre axiale avait le bas de ses lancettes bouché par de la maçonnerie jusqu’à 1, 60m.
 Du XVe siècle, on relevait un Christ en croix accosté de six personnages debout placé deux par deux, les uns au-dessus des autres, les plus élevés étant la Vierge et saint Joseph. Auguste André,livre"de la verrerie"1878;

Ce panneau central était accompagné de deux panneaux avec les deux larrons.
1893, On relève que les vitraux ont été maltraités et dénaturés par une restauration datant de quelques quarante années. Ottin dans son livre "Le Vitrail" y voit  une Circoncision qui occupe la partie inférieure de l’Arbre de Jessé. Existait donc des restes d’un Arbre de Jessé, provenant probablement d'une autre baie, qui disparut comme beaucoup d'autres lors de cette reconstruction de 1896. Le verrier restaurateur, Florence, de Tours, en du faire tout bénéfice.

Le tympan, en dehors d’un Père Eternel et des instruments de la Passion, présentait au moins quatre écussons des familles de Rosmadec, La Chapelle, Molac, Le Sénéchal de Carcado.

Dans ce tympan  on relevait  aussi au soufflet supérieur le Père Eternel dominant les Instruments de la Passion.Sur les côtés un ange tenait une aiguière sur un plateau, un autre avait une lanterne.

Dans six soufflets, on relevait l’écu de France, soutenu par 2 anges, lequel était entouré de l’ordre de Saint-Michel surmonté d’une couronne non fermée, à fleurons fleurdelisés.

Puis, on trouvait un écu mi parti France Bretagne, avec 2 anges et même cordon et même couronne, puis les écus de Rosmadec et de Pont-Croix. Certains  remaniés, d’autre refaits à la fantaisie du vitrier, deux-ci étaient entourés du collier de l’épi.

Description de la Passion.

Il s’agit d’une baie à 5 lancettes de 0, 56 centimètres de large et  de 5  mètres, 57 de haut, du moins pour les quatre lancettes entourant la lancette centrale dont la largueur varie et est de 0, 62 centimètres et la hauteur est portée à 5, 70. L’église est consacrée le 28 octobre 1514, le vitrail  est même  postérieur à 1547.

Chaque lancette est composée de six panneaux de vitraux et ne présente par contre pour les deux extérieures que trois scènes Les panneaux B1B2C1C2D1D2 ont chacun une scène figurée. Les panneaux centraux, soit B3, B4, B5, C3, ,C5,D3, D4, D5, font partie d’une même scène. Les têtes de lancettes ont tous des dais gothiques sur fonds alternés bleus et rouges. Le réseau composé de onze éléments présente des armoiries, des anges, un Père Eternel et. des instruments de la Passion.

Nous sommes bien devant une Grande Passion, XVIe, sujet que Durer,1471-1528, a énormément apprécié. Et ces gravures ont divulgué largement une iconographie déjà fixée dans ses grandes lignes, bien avant la publication des Grande et Petite Passion (1507-1511)  qui ont disparus, tel un Arbre de Jessé, une Crucifixion avec la Vierge et saint Jean, une Circoncision, que cinq sujets : Jésus devant le grand prêtre, le couronnement d’épines, la flagellation, Jésus devant Pilate, le Portement de croix, la Mise au tombeau, la Résurrection. De plus, le bas des lancettes est bouché par de la maçonnerie.

La restauration, le vitrail,classé Monument Historique, avec les compléments, est confiée à l’atelier Florence de Tours. . Pour remplacer les partis manquantes, cet atelier prend  le  calque  de la Marie Madeleine de la Passion de l’église de Tourc’h, et selon l’abbé Peyron, d’autres scènes sont copiées sur la Passion de l’église d’Ergué-Gabéric. Pour s’aider, ce restaurateur pouvait avoir tous les éléments indispensables avec certaines Passions, comme à La Roche-Maurice ou La Martyre. Son auteur est probablement le peintre verrier Le  Sodec de Quimper. Tout porte à y croire, entre autre ses textes.

Ce vitrail, comme tous les vitraux anciens, fut déposé et mis en lieu sûr durant la guerre 39-45.

Jardin des Oliviers, le baiser de Judas, Jésus devant le grand prêtre, la Flagellation, en partie ancienne, le Couronnement d’épines, anciennes,, pour remonter aux panneaux A3, A4,A5. Jésus devant Pilate, ancien, le Portement de Croix. Ancien, Arrivé  là c’est la grande scène de la Passion, que l’on quitte pour la Résurrection et la Mise au Tombeau., ces deux anciens.
Notes :
Chevaux proches des autres vitraux des Le Sodec avec texte NOSVEOR.

Rouges très attaqués.
Le bon larron moustache à la Henri IV, cheveux bien peignés avec cuche. Sourcils à la banane dans portement de croix. Personnage avec tache de maladie (rougeole)
Les autres baies de l'église.qui ont disparus
Une fenêtre du côté Sud ne conservait que des armoiries ou des fragments d’armoiries posés dans son tympan. Il s’agissait des familles de Tréanna, Quélennec, Lagadec et Le Baud. Le bas était rempli d’une vitrerie dite « moderne », sans aucune description. A mon avis, un travail du peintre vitrier Quimpérois Cassaigne.
Du côté Nord, encore une baie avec des armoiries dans un réseau de tympan à trois éléments avec les armes d’Anne de Bretagne pleines et celles des L’Honoré, (au-dessus)
 Les trois lancettes de cette baie présentaient divers épisodes de la vie de saint Yves, dont saint Yves donnant son capuchon à un pauvre, saint Yves à genoux devant un ange. Ailleurs il reçoit deux personnages à genoux sur un fond de maison.    Ce sujet peut rappeler la charité saint Yves. Ce vitrail était donné des années 1489-1499.
Les scènes de la vie de Saint-Yves  telles qu'elles  sont décrites ici, se trouvent actuellement depuis
1914 à l'Evêché de Quimper, dans la chapelle
 privatif de l'évêque.Comme le montre la photo
ci jointe, la première scène s'y retrouve;
Mais pour la seconde, ce n'est pas un ange mais une femme à qui il donne un vêtement.

Ces vitraux auraient été vus au XIX° siècle en place à la Cathédrale de Quimper soit dans les fond baptismaux, soit dans la chapelle des gouttes de sang;
Une autre chapelle, celle des de Kerdour contenait en 1632 un vitrail figuratif, dont on ne connaît pas le sujet. Au pignon ouest, au-dessus de la porte principale, le relevé de prééminences de Claude Bourricquen présente une baie à deux lancettes trilobées surmontées de trois jourrs, mais  ici on n’a de preuve que de 1642;dans la lancette centrale, un Christ en croix, est sur un petit Golgotha avec os et crane d’Adam.. Au pied de cette crucifixion, se voyait les armes des L’Honoré, tandis que dans le tympan, au dessous des armoiries mi-France mi-Bretagne, entourées du collier de saint Michel, sur fond rouge, on trouvait deux oculi avec personnages.Ceux-ci se révèlent être des anges musiciens annonçant probablement la Résurrection.

Après vision de clichés de la fondation Astor, cette fenêtre, lors de la démolition de l'église, possédait des vitraux kaléidoscope de Cassaigne.

Restauration en Avril 2006 par l'atelier Quimpérois le bihanvitraux

http://jeanpierrelebihan2.over-blog.com/article-18485675.html

http://lebihanvitraux.over-blog.fr/article-19178513.html

 

— PHILIPPE-LAVALLÉE , 1847 « Essai sur les vitraux existant dans les églises du canton de Quimper », dans Bulletin, Classe d'archéologie, Association Bretonne, Rennes, page 267

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074644/f416.image.r=quimper

 

— LE GUENNEC (Louis ),1984, Histoire de Quimper Corentin et son canton, Les Amis de Louis Le Guennec, 1984 - 653 pages page 110.

"Armoiries à Saint-Mathieu Dans la maîtresse-vitre on trouve : 1. France plein. 2 mi-parti France et Bretagne, au second rang 4 écussons de Rosmadec et alliances. 1 écartelé au 1 d'un pallé d'azur et d'argent qui est Rosmadec, au 2 d'azur à  lion d'azur [sic] qui est Pont-Croix, au 3 d'azur au château à 3 tours d'or qui est Tivarlen, au 4 d'or burellé de sable qui doit être Lespervez. 2. Écartelé au 1 de Rosmadec , , au 3 de Pont-Croix, au 2 et 4 d'un écartelé d'azur à 5 billettes d'argent au sautoir qui est Thomelin et de gueules plein (qui paraît être une restauration moderne). 3. Écartelé au 1 de Rosmadec, au 2 de gueules  à 4 mâcles d'argent qui est Molac, au 3 de Pont-Croix, au 4 de gueules à la fasce d'hermines qui est La Chapelle. 4 écartelé au 1 4. Écartelé au 1 de Rosmadec, au 2 d'azur au léopard  d'or, au 3 de Pont-Croix, au 4 d'hermines au chef de gueules chargé de 3 fleurs de lys qui est Quélénnec."

— LE ROY (Yves), 1898, Paroisse Saint-Mathieu de Quimper, mon clocher, Quimper.

http://infobretagne.com/quimper-saint-mathieu.htm

 

Il est permis de croire que la première église érigée, à Quimper, sous le vocable de Saint-Mathieu, l'a été à l'époque où, suivant une respectable tradition [Note : Saint Mathieu, apôtre de l'Ethiopie, y a été martyrisé, et son corps est maintenant dans l'église de Salerne, en Italie. La translation de ses restes d'Ethiopie à Salerne ne s'est pas faite directement. Les leçons du Propre du bréviaire de Salerne, pour le jour où l'église métropolitaine de cette ville célèbre la fête de la Translation du glorieux Apôtre, disent que son corps resta, pendant assez longtemps, dans le pays de Léon, en Bretagne. ? Paulinien, évêque de Léon, vers le Xème siècle, a écrit lui-même l'histoire de l'arrivée du corps de saint Mathieu en Armorique], des navigateurs bretons, venant des côtes d'Ethiopie, apportèrent avec eux, sur leur navire, le corps du saint Apôtre, et firent élever en son honneur, pour l'y déposer, à la pointe la plus avancée de la presqu'île de Léon, un monument devenu, dans la suite, la célèbre abbaye de Saint-Mathieu. C'est, vraisemblablement, vers la même époque, que fut fondée l'église de Saint-Mathieu, de Morlaix, qui a été, jusqu'à la Révolution, un prieuré dépendant de l'abbaye de Saint-Mathieu Fin-de-terre.

 

Quoi qu'il en soit, de cette tradition et du temps, difficile à préciser, où l'événement qu'elle rapporte s'est accompli, il est certain, du moins, qu'une église, de style roman, a précédé la vieille église que nous venons de voir disparaître. Celle-ci avait été construite à la fin du XVème siècle, de 1498 à 1515. Elle n'était pas jadis telle que nous l'avons connue dans ces derniers temps. Jusqu'en 1844, une tour, indépendante de l'église, s'élevait sur le même plan que sa façade, dans son prolongement vers le Nord. Un passage existait sous cette tour. Il y avait aussi, accolé au mur Nord de l'église, un petit édifice, la chapelle de Notre-Dame du Paradis ou du Parvis [Note : Le cimetière s'appelait autrefois le paradis ; de là vient sans doute le nom donné à cette chapelle, qui se trouvait près de l'entrée du cimetière], dont l'usage fut concédé aux Religieuses Ursulines, à l'époque de leur établissement à Quimper, mais qui fut la source de bien des difficultés et de nombreux litiges entre elles et la Fabrique de Saint-Mathieu, jusqu'au jour où elles eurent leur église propre, cette modeste construction qui se remarque encore à l'extrémité de la Maison de Justice.

Les principales raisons qui, en 1844, décidèrent à abattre cette tour, étaient qu'elle menaçait ruine, et que l'église était trop petite les jours de grande solennité. On profita de la circonstance pour l'allonger d'une travée.

Dans notre nouvelle église, nous avons conservé le portail et le clocher de 1844. Avant de les démolir, on avait eu soin d'en numéroter les pierres, et on les a rétablies dans l'ordre qu'elles occupaient dans la construction, mais en ajoutant plusieurs assises de pierres neuves au portail, afin de l'exhausser, et en donnant aussi environ quatre mètres de plus d'élévation à la flèche et aux clochetons.

Notre clocher actuel est à 52 mètres au-dessus du pavé de la rue : il a 10 mètres de plus que l'ancien ; et la longueur totale de l'église, à l'extérieur, est de 54 mètres, de 47 mètres 50, à l'intérieur. Sa largeur intérieure est de 20 mètres, et sa hauteur, sous clef de voûte, d'environ 15 mètres. Les bras du transept n'ont, chacun, que 2 mètres de profondeur. L'église, bien remplie, peut contenir 1.500 personnes assises.

PRINCIPALES DATES SE RAPPORTANT A LA CONSTRUCTION DE L'EGLISE.

1er Mai 1892 : Annonce de la souscription.

27 Décembre 1893 : Adjudication des travaux.

20 Janvier 1894 : Dernière messe célébrée dans la vieille église.

17 Mars 1894 : Pose de la première pierre dans les fondations.

1er Mai 1894 : Bénédiction de la première pierre par Mgr. Valleau.

13 Décembre 1896 : Prise de possession de la nouvelle église.

21 Septembre 1897 : Consécration de l'église par Mgr. Valleau.

L'architecte a été M. Gustave BIGOT, architecte honoraire du département.

ENTREPRENEURS :

M. René HARDY, de Nantes, pour la maçonnerie ;

M. KERALUM, de Quimper, pour la charpenterie ;

M. GOURMELON, de Morlaix, pour la couverture et la zinguerie ;

M. SICOT, de Quimper, pour la plâtrerie ;

M. LORIT, de Quimper, pour la serrurerie ;

M. PERRET, de Quimper. pour la vitrerie et la peinture ;

M. J.-L. NAOUR, de Quimper, pour les travaux réservés : clocher, portail, oeuvres d'art, meneaux des fenêtres.

Le devis primitif de tous les travaux montait à 218.150 fr. 00. Au règlement définitif des comptes, il a été payé 250.343 fr. 02 [Note : Les paroissiens de Saint-Mathieu, si heureux de leur église, ne sauraient oublier que la vénérable Mme Bonnemaison a un droit tout particulier à leur reconnaissance et à un souvenir dans leurs prières. Sans sa grande générosité, l'oeuvre de la reconstruction de l'église n'aurait pas pu être tentée de si tôt].

MEMBRES DU CONSEIL DE FABRIQUE lors de l'adjudication. M. LAIMÉ, président ; M. Y. LE ROY, recteur ; M. ASTOR, maire ; M. H. DE COUESNONGLE, trésorier ; M. DE COATGOUREDEN, secrétaire ; M. ALIX ; M. MAGRÉ.

MOBILIER DE L'EGLISE. Il n'y a, dans l'église neuve, de l'ancien mobilier, que le vitrail de la Passion, au fond de l'abside, les stalles du choeur, les tableaux du chemin de la croix, l'orgue, et, au bas de l'église, l'autel de la chapelle Saint-Antoine de Padoue, qui est l'ancien autel du Sacré-Coeur, moins son baldaquin et ses statues. Tout le reste a été acquis depuis la construction.

DETAIL DU MOBILIER avec les noms des artistes et fournisseurs.

VITRAUX.

MM. FLORENCE et Cie, peintres-verriers, Tours : les deux verrières neuves de l'abside et l'ancienne restaurée [Note : Ces trois verrières forment un triptyque où toute la vie de Notre-Seigneur est résumée : la verrière de gauche représente des scènes de la vie de Notre-Seigneur avant sa Passion, celle du milieu, la Passion, et celle de droite, des scènes de sa vie après sa résurrection], vitrail de Saint-Charles, vitrail de Sainte-Elisabeth, vitrail de Saint-Georges, vitrail de Saint-Martin.

M. LEPÈTRE, peintre-verrier, Rouen : les grisailles de la grande nef au-dessus du choeur, vitrail de Saint-Joseph, vitrail de Sainte-Anne, vitrail de Saint-Louis, vitrail de Saint-Yves, vitrail de Saint-Jean l'Evangéliste.

M. CH. CHAMPIGNEULLE, Paris : la grande verrière du Sacré-Coeur.

MM. GALLON et Cie, Nantes : la grande verrière de la Vierge.

M. LAUMÔNIER, Vannes : les grisailles de la chapelle des Fonts et de la chapelle Saint-Antoine de Padoue.

 

 

—PEYRON (abbé P.) 1893,  L'église Saint-Mathieu de Quimper , B.S.A.F. 1893 n° XX pages 16-39.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076230/f88.image

"M. de Courcy nous apprend que l'église actuelle de Saint­-Mathieu a été reconstruite de 1498 à 1515 , que le vitrail de la
maîtresse vitre est quelque peu postérieur à 1515, puisqu'il porte les armoiries des Rosmadec, en alliance avec celles de
la maison de la Chapelle et de Molac, dont Alain de Rosmadec épousa une fille en 1505 [sic]. M. de Courcy fait remarquer également, que les armes de Bretagne, entourées de la cordelière, qui surmontent le vitrail de saint Yves dans la fenêtre nord de l'église indiquent l'époque de veuvage de la reine Anne et feraient remonter cette vitre à l'année 1489-1499. »

 

VULSON (Marc de ), 1663,  La Science héroïque, traitant de la noblesse, de l'origine des armes, de leurs blasons, & symboles, des tymbres, bourlets, couronnes, cimiers, lambrequins, supports, & tenans, & autres ornements de l'escu ; de la devise, & du cry de guerre, de l'escu pendant & des pas & emprises des anciens chevaliers, des formes différentes de leurs tombeaux ; et des marques extérieures de l'escu de nos roys, des reynes, & enfans de France, & des officiers de la couronne, & de la maison du roy. Avec la Genealogie succincte de la maison de Rosmadec en Bretagne. Le tout embelly d'un grand nombre de figures en taille douce, sur toutes ces matières / par Marc de Vulson, sieur de La Colombiere, chevalier de l'Ordre de S. Michel, & gentilhomme ordinaire de la maison du roy. Paris, chez Sébastien Cramoisy.

Voir exemplaire BnF sur Gallica, ou bien, si maintenance :

http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2036294

Généalogie de la famille des Rosmadec, annexée au précédent :

http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2036294?docref=r0ZJjPT3g7AUTVQPZrXf9A

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Quimper
2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 23:32

Le calvaire (Roland Doré, 1655) de la chapelle Saint-Vendal de Douarnenez (quartier de Pouldavid).

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Sur cette chapelle, voir :

— Sur les œuvres de Roland Doré, voir : 

 

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PRÉSENTATION.

Le calvaire de la chapelle a été érigé une cinquantaine d'année après la construction de cette dernière, sur le placître à forte déclivité qui se développe à son nord, et dont nous ne savons pas s'il était alors aussi ombragé par la douzaine d'arbres de haute futaie (chênes et hêtres). Le recteur de Pouldergat, Gabriel Caurant, fit appel au meilleur sculpteur de Basse-Bretagne, un  expert dans la taille du kersanton (une pierre extraite en rade de Brest) nommé Roland Doré. Son atelier a réalisé des statues et des calvaires, ou des œuvres profanes, de 1618 à 1663. S'il a surtout travaillé autour de son atelier de Landerneau pour le Léon , la vallée de l'Elorn et le Porzay, il est également l'auteur d'œuvres en Cap-Sizun, à Poullan, Esquibien et à la chapelle Saint-They de Cléden-Cap-Sizun. Au total, il a travaillé pour 82 paroisses, et effectué, dans un style immédiatement reconnaissable, une petite centaine de croix et calvaires.

Hélas, pour l'apprenti photographe que je suis, ce bel ombrage, qui doit être fort plaisant lors du Pardon début octobre, ne m'a pas permis de rendre compte autant que je le souhaitai des talents de notre virtuose. Vous avancerez donc, en partie, à la bougie, dans une atmosphère souvent verdâtre, glauque...

Cherchez Charlie! Le calvaire est devant vos yeux....

Placître et calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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La date de 1655 est sculptée sur le socle (Couffon donne la date de 1665, et moi je n'ai rien vu), et celui du recteur sur le bras du croisillon, ce qui documente parfaitement sa fondation. Un blason est placé au nœud du croisillon, mais il est muet.

Son fût polygonal est posé sur un soubassement à trois degrés et un socle cubique chanfreiné. Ce fût porte en son tiers inférieur l'inscription I. LE BIAN : peut-être le nom du fabricien en exercice.

Le croisillon porte deux statues géminées avec, du coté ouest autour du Christ et comme c'est la règle, la Vierge à gauche et saint Jean à droite. Sil est plus difficile d'identifier les deux saints visible du coté oriental autour d'une Vierge à l'Enfant, on admet volontiers que l'évêque placé à gauche est saint Corentin, car un poisson se reconnaît à ses pieds. Enfin, une courtoisie élémentaire impose de reconnaître dans l'abbé placé à droite saint Vendal ou Gwenaël, 2ème abbé de Landévennec après saint Guénolé.

 

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Relevé par Yves-Pascal Castel 1980.

 

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Sur cette carte du début du XXe siècle, les statues géminées sont mal orientées, et ce sont les deux saints qui entourent le Crucifié.

CPA Plouhinec, Douarnenez

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La bannière porte l'inscription SANT GUENAEL PEDIT EVIDOMP au dessus d'une représentation du saint en abbé, crosse tenue à droite (cf. infra)

Photo Le Télégramme 2006.

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LA FACE OCCIDENTALE. Le crucifix, la Vierge et saint Jean, et un écu muet.

 

 

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge.

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Elle est voilée et porte la guimpe. Ses mains sont croisées devant la poitrine. Les deux pans du manteau tombent , l'un au dessus du poignet et l'autre au dessous, en deux "plis de serviette" symétriques.

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean l'évangéliste.

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Il appartient, parmi les nombreux saint Jean de Roland Doré, au groupe aux cheveux bouclés formant un triangle, comme la perruque de ses gisants, et au groupe où les deux mains sont posés devant la poitrine, la droite au dessus. Comme pour la Vierge, les pans tombent en deux plis symétriques dessinant des sinuosités, et l'un des pans passe au dessous de l'avant-bras et l'autre au dessus.

La bouche est typiquement "doréenne", hésitant à  un demi-sourire (qui n'aurait pas lieu d'être ici), en arc élargi à ses extrémités par deux fossettes. Le menton est large, rond et poupin.

 

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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Le Christ en croix.

Cf Annexe "stylistique". 

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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L'écu muet.

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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LA FACE ORIENTALE. La Vierge à l'Enfant, saint Corentin en évêque et saint Gwenaël en abbé. Inscription du recteur Caurant.

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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La Vierge à l'Enfant.

Elle est couronnée et voilée ; un manteau ample (dont le pan droit fait retour vers le coude gauche) recouvre une robe ajustée et lisse au niveau du buste et plissée au niveau de la jupe.

Le bras droit est brisé mais on voit ses deux points de fixation. Il devait tendre à l'Enfant une pomme.

La bouche "doréenne" est si typique que les coins des lèvres forment deux virgules entre la lèvre inférieure en moue.

L'Enfant entoure de son bras droit le cou de sa Mère, et tient dans sa main gauche un petit globe. Il est bouclé, en boules un peu comme la "perruque" de saint Jean, et il sourit largement. Il est vêtu d'une tunique courte sur des jambes nues, qu'empoigne la main gauche de Marie

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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Saint Corentin.

Le premier évêque de Quimper et patron du diocèse est identifié par le poisson qui le nourrit miraculeusement alors qu'il était ermite sur le Ménez Hom. Ce poisson est visible à ses pieds.

En dehors de cela, c'est un saint évêque comme tous les autres, avec sa mitre avec ses fanons, sa crosse, son geste de bénédiction index et majeur étendus, sa chape, sa robe recouverte d'un surplis.

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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Saint Vendal ou Gwenaël en abbé (de Landévennec).

Il porte la mitre et ses fanons, la chape, la robe, mais la crosse est tenue dans la main droite, et la volute est dans un plan  sagittal . Il tient un livre fermé en main gauche. Ces critères le définissent comme abbé.

Ce pourrait être aussi, dans un autre contexte, saint Guénolé, fondateur de Landévennec. Il est souvent vénéré avec saint Corentin (cf. chapelle St Guénolé d'Ergué-Gabéric)

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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L'inscription.

Elle occupe, en lettres majuscules,  le bras gauche du croisillon.

CAURANT : RECTEUR DE : POULDREGAT.

Notez  les lettres conjointes AV et VL ; la ponctuation de séparation des mots par le deux-points ; la graphie "Pouldregat". Cette graphie n'est pas fautive, elle est attestée en 1512, 1680 et 1700  http://amzer-dremenet.fr/wordpress/?tag=pouldergat

En fait, un examen attentif montre, sur la partie haute du bras, au dessus de cette inscription, son début avec le titre et le prénom : MRE GABRIEL. (Je ne trouve pas mention dans la littérature de cette part de l'inscription)

Nous avons donc ici : "M[essi]re Gabriel Caurant recteur de Pouldregat", comparable à l'inscription du clocher "M[essi]re Ga[briel] Caurant recteur 1655".

 

Gabriel Caurant, probablement d'une famille du Faouët ou de Gourin, a été recteur de Pouldergat de 1639 à 1666. Son nom figure sur le clocher de la chapelle avec la date 1655.

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Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

Calvaire (kersanton, 1555, Roland Doré) de la chapelle Saint-Vendal. Photographie lavieb-aile.

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ANNEXE

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ROLAND DORÉ ET SES 50 CALVAIRES.

Le sculpteur landernéen dont l'atelier de taille du kersanton est le plus renommé du XVIIe siècle a travaillé pour 82 paroisses (Finistère, Côtes d'Armor) essentiellement pour la sculpture religieuse (et 9 gisants). Il a réalisé les séries d'apôtres de 4 églises, partiellement de 4 autres et quantité de statues isolées. Selon E. Le Seac'h, il a réalisé 97 croix, calvaires ou vestiges dont 21 croix, 50 calvaires, 26 vestiges. Seuls 12 croix et 15 calvaires sont encore complets. 41 croix et calvaires sont datés, entre 1618 à Penmarc'h et 1662 à Saint-Thégonnec.

Voici une liste de 75 croix et calvaires  (en gras : décrits dans ce blog)

 

  • Brennilis : croix de calvaire du cimetière (vers 1625) . Ange, Crucifix, Pietà,

  • Briec de l'Odet, Croix de la chapelle de Trolez (Seul le crucifix est de Roland Doré)

  • Cast, calvaire de l'église Saint-Jérôme : (1660), GLINEC, recteur, Jacob CROISSANT, fabricien. Vierge, Madeleine, crucifix, Jean, saint au livre

  • Châteaulin, calvaire (1639) de la chapelle de Kerluan : Vierge, crucifix, Jean (et sur le fût saint Sébastien et saint Roch, hors atelier).

  • Cléden-Cap-Sizun : calvaire (1630) de la chapelle Saint-They. Vierge, Jacques le Majeur en haut du fût .

  • Cleder, croix de Kerzuoc'h (1625), Messire PRISER, procureur

  • Commana : calvaire du cimetière (1624), signé. Vierge/saint Hervé et son guide ; crucifix ; moine au livre ; Jean/moine, écu martelé

  • Crozon, presbytère, vestige de calvaire, saint Pierre.

  • Dinéault, calvaire (1648 et 1650), A. LE BUILLER, L. GARO,fabriciens. Crucifix, Christ aux liens.

  • Dirinon, calvaire de la Croix-Rouge, Jean/saint Roch ; crucifix, Vierge/Sébastien

  • Douarnenez, calvaire de la chapelle Saint-Vendal (1655), GAVRANT, recteur de Pouldregat, I. LE BIAN. Vierge/Corentin ; crucifix ; Vierge à l'enfant/Jean ; évêque

  • Douarnenez-Tréboul, vestige de calvaire, Jean/Corentin, Vierge/Nicolas

  • Esquibien : calvaire de Landrevet Jean/ saint indéterminé ; crucifix /Vierge à l'Enfant ; Pierre/Vierge

  • Le Folgoët, croix du Champ de Foire. Crucifix

  • Guiclan, croix de Kerizamel

  • Guiclan, calvaire de Kerlaviou (1622)

  • Guiclan, calvaire de Pen-ar-Feuteun (1642), [Jean/Yves par Yan Larhantec 1889] ; crucifix ; Vierge/Catherine.

  • Hanvec : croix de la forêt du Cranou (1627), vestige. Il appartenait à la chapelle Saint-Conval mais il ne subsiste que le fût portant l'inscription : « R. Dore : ma : faict : 1627 ».

  • Hanvec, Croas-ar-Huré (1621-1622) M. MICHEL, P. BRIS CVRE. Crucifix, écu au calice, anges à phylactères.

  • Hanvec, calvaire de Quillafel (1638), NICOLAS JACQUES, prêtre

  • Hanvec, croix de Lanvoy ; seul le crucifix /Vierge à l'enfant est de Roland Doré

  • L'Hôpital-Camfrout, Croix du Run (1627), Crucifix/Vierge à l'Enfant

  • L'Hôpital-Camfrout, Calvaire du Troan, vestiges : anges au calice

  • Irvillac : calvaire (1644) avec deux bras courbes situé devant la chapelle Notre-Dame-de-Lorette au lieu-dit Coatnan. Larrons, Vierge/Yves ; Jean/Pierre

  • Irvillac, calvaire de Clénunan (1640), Messire Jean LIDOU.

  • Irvillac, calvaire (1628) de la chapelle de Locmélar : Jean/Pierre ; Vierge/évêque

  • Kersaint-Plabennec, calvaire de Laven , crucifix. (En complément du travail du maître de Plougastel qui a réalisé les couples Vierge/Yves ; Jean/Etienne).

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire (1621) de Cosquer-Bihan dit Croaz-Kernevez : crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Lampaul-Guimiliau, calvaire de Kerjaffrès (1626), Mathieu LIVINEC fabricien, Y. KERBRAT, fabricien

  • Lannilis, calvaire de Kerosven. Vierge ; crucifix/Jean-Baptiste, Jean

  • Lantic, calvaire de l'église Notre-Dame-de-la-Cour. Crucifix/Vierge à l'enfant. Armoiries des Rosmadec et Gouarlot.

  • Loc-Éguiner-Saint-Thégonnec, calvaire du cimetière , crucifix (en complément du travail du Maître de Plougastel :Vierge/sainte Femme Pietà/Madeleine ;

  • Logonna-Daoulas, Croix de Cléménéhy (?), SALOMON PIERRES DE PORS AN . Crucifix/Vierge à l'enfant.

  • Logonna-Daoulas, calvaire de Rulivet. Crucifix. [Saint Nicodème sur le fût, saint Jean, blason des Rosmorduc, hors atelier.]

  • Loqueffret, calvaire de Bilirit (1625), Y. et Louis BELERIT, fraires. Crucifix/Vierge à l'Enfant ; [et Yves ; Geneviève ; Edern, hors atelier].

  • La Martyre, vestige (fût) du calvaire de Kerlavarec (?), Béatrice CABOUN.

  • Penmarc'h, croix de Lescors (1618), crucifix.

  • Plabennec, calvaire de Scaven, crucifix.

  • Pleyber-Christ, calvaire de Kervern (1647), Yvon INISAN et Marie MADEC. Vierge/Marguerite

  • Ploéven, chapelle Saint-Nicodème : calvaire (1667) Messire S.H. MARTIN, recteur Yves QUEMENEUR, fabricien. Vierge/évêque ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1644) de la chapelle Saint-Pierre. Vierge/Paul ; Jean/Pierre

  • Plogonnec : calvaire (1641) de la chapelle Seznec, Guillaume TOULGUENGAT, recteur de 1624 à 1642, René SEZNEC, recteur de 1643 à 1697.

  • Plomodiern calvaire de la chapelle Sainte-Marie-du Ménez-Hom, tête de la Vierge de la Pietà et Vierge à l'Enfant, tout le reste étant hors atelier.

  • Plonévez-Porzay : calvaire de la chapelle Sainte-Anne-la-Palud [1630-1656], Guillaume VERGOZ, recteur de 1630 à 1656, lucas BERNARD, fabricien ?. Vierge/Pierre, Crucifix/Pietà ; Jean/Jacques

  • Ploubazlanec, calvaire de l'ancienne chapelle de Loguivy-de-la-Mer. Vierge et Jean

  • Ploudiry, calvaire (1633) de l'église : Crucifix et Marie-Madeleine

  • Plougastel-Daoulas, Le Passage, calvaire (1622), Jean GUIGORUS, fabricien. François d'Assise/Vierge ; crucifix/Pietà ; évêque/Jean.

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (v.1630) de la chapelle Saint-Claude. Vierge/Yves, Pietà ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1654) de la chapelle Saint-Guénolé. Vierge/Guénolé, crucifix/Vierge à l'Enfant ; Jean/Pierre

  • Plougastel-Daoulas, calvaire (1639) du Tinduff : Le Seac'h p. 228. n. 78 et 79.

  • Ploumilliau (22), calvaire (1622) de Coz-Douar. Crucifix/Vierge à l'Enfant.

  • Plounéour-Ménez : le calvaire (1641) de l'église . Vierge/Pierre et Jean/Paul.

  • Plounéour-Ménez : croix de Kersimonnet. Vierge à l'Enfant

  • Plourin-les-Morlaix ? Vestiges d'un calvaire sur le mur de l'enclos

  • Port-Launay, calvaire (1651) de Lanvaïdic. Crucifix, culots vides.

  • Poullan-sur-Mer, calvaire (1640) de Kervignac vestiges

  • La Roche-Maurice, croix (1625) de Penmarc'h. Crucifix, macles des Rohan.

  • Rosnoën : calvaire (1648) de l'église Pierre/évêque ; Crucifix/Vierge à l'Enfant (hors atelier) ; Paul/évêque

  • Saint-Nic, calvaire de la chapelle Saint-Côme : crucifix.

  • Saint-Nic, calvaire de l'église Vierge/diacre ?; Crucifix ; Jean/diacre ?

  • Saint-Renan, croix de Quillimerrien ( ?), ADENOR AR COR et IVET AR COR, Vierge

  • Saint-Sauveur : croix de Kerbouzard Crucifix.

  • Saint-Ségal, calvaire du bourg : Vierge, Marie-Madeleine et Jean sur le socle

  • Saint-Servais, calvaire de l'église. Crucifix/Christ aux liens.

  • Saint-Servais, croix (1640) de Bréties dite Croas-Vossoc. Crucifix.

  • Saint-Thégonnec, grand calvaire de l'enclos paroissial ; Christ aux outrages

  • Saint-Thégonnec, calvaire de Bodéniry (1632), Anna BREST et Jean GUILLERM. Vierge/François d'Assise ; Jean/Yves

  • Saint-Thégonnec, croix du Broustou (1662); Crucifix

  • Saint-Thégonnec, croix de Coslen. Crucifix/Saint Joseph et l'Enfant

  • Saint-Thégonnec, croix de Hellin, 1638, Crucifix / Vierge à l'Enfant écu sur le nœud lion et calice

  • Saint-Thégonnec, croix (1629) de Pennalan. Crucifix/Vierge , écu au calice et M.H.C.P.

  • Saint-Thégonnec, croix du Keff, Vierge à l'Enfant de la niche.

  • Saint-Thégonnec, croix (1647) de Pennavern. Crucifix/Vierge à l'Enfant, écu avec fasces des Chastel en alliance avec des armoiries indéterminées.

  • Saint-Urbain : calvaire du Quinquis. Crucifix

  • Senven-Léhart : calvaire près de l'église Notre-Dame de Senven. Une douzaine de personnages.

  • Trézilidé, calvaire de l'église. Bon Larron, Pierre, Pietà, Mauvais Larron.

http://www.lavieb-aile.com/2019/06/ploeven-vi-le-calvaire-de-la-chapelle-saint-nicodeme.html

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-calvaire-de-l-eglise-de-saint-nic.html

 

Mais aussi : Dinéault, croix de Ty-ar-Névez

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/le-calvaire-de-ty-ar-nevez-ou-croaz-moudennou-a-dineault.html

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STYLISTIQUE DE ROLAND DORÉ (d'après E. Le Seac'h)

 

Roland Doré a sculpté uniquement dans le kersanton. Son style dépouillé, facilement reconnaissable et proche de l'épure, a contribué à établir sa réputation. Il se distingue par sin souci de replacer la réalité des formes dans l'espace en allant à l'essentiel. Sa virtuosité à sculpter les visages doux de ses Vierges ou à donner un tempérament à ses œuvres profanes en fait un sculpteur d'exception. Il a débuté comme compagnon dans l'atelier du Maître de Plougastel (1585-1617) puis a entrepris une carrière prolifique à Landerneau.

— Le Christ :

Les représentations du Crucifié sont caractérisés par des corps allongés, aux longs bras noueux et aux torses presque rectangulaires avec les muscles de l'abdomen en forme de poire. Les veines du cou sont saillantes. Les Christ penchent la tête du coté droit, les yeux clos. Leurs pagnes plats sont noués sur le coté gauche. Les visages sont presque émaciés, les joues creuses mangées par une barbe et une moustache aux mèches fines. Les crucifix courts dont le canon est à cinq têtes se différencient des crucifix longs à sept têtes (Y-P. Castel).

La couronne d'épines est caractéristique, aux deux brins entrelacés en forme de carré

 

— Les Vierges à l'Enfant : elles portent leur enfant sur le bras gauche, la main droite tenant une pomme. Elles ont le visage poupin , les yeux en amande au sillon palpébral bien dessiné. et arborent le fin sourire « doréen »

— Les personnages de Roland Doré se reconnaissent aussi à leurs yeux aux iris creusés.

— Saint Jean accompagne la Vierge sur les croix et calvaires. Sa gestuelle varie peu : les deux mains posées sur la poitrine, (Seznec à Plogonnec, N.D de Kerluan à Châteaulin, Commana, Saint-Nicodème à Ploéven (1637), Tinduff à Plougastel, Saint-Vendal à Douarnenez) ou simplement une seule main, l'autre étant caché sous sa tunique (Sainte-Anne-la-palud à Plonévez-Porzay). Plus rarement, il serre le pan de sa tunique et appuie un livre fermé contre sa poitrine (Coatnan à Irvillac) . Parfois il joint les mains, les doigts entrelacés (Plogonnec) ou il tient un livre dans le creux formé par sa main gauche (Cast, 1660). Sa physionomie est partout similaire. Le seul changement appréciable se voit dans sa chevelure lisse (Seznec ou Saint-Pierre à Plogonnec, Commana, Tinduff à Plougastel, à l'ouest de l'église de Plounéour-Ménez en 1641) ou bouclée (Saint-Nicodème à Ploéven en 1637, Coatnan à Irvillac en 1644, Saint-Vendal à Douarnenz (1655) , Sainte-Anne-la-Palud à Ploénevz-Porzay, Saint-Nic, Cast) comme sur les gisants mais d'une manière aléatoire sans que l'on puisse repérer une évolution chronologique.

 

 

 

 

 

 

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SOURCES ET LIENS.

 

 

 

 

— CASTEL (Yves-Pascal), 1980, Atlas des Croix et Calvaires du Finistère, SAF.

http://croix.du-finistere.org/

440. Douarnenez-Pouldavid, Saint-Guendal, g. k. 5 m. 1655. Atelier Doré. Trois degrés. Socle 1655. Fût I. LE BIAN. Croisillon mouluré: MRE GAURANT RECTEVR DE POVLDREGAT., statues géminées: évêque-Jean, saint Corentin-Vierge. Croix à branches rondes, fleurons, crucifix, Vierge à l’Enfant. [YPC 1980]

http://croix.du-finistere.org/commune/douarnenez.html

— CASTEL (Yves-Pascal), 1983,  La floraison des croix et calvaires dans le Léon sous l'influence de Mgr Roland de Neufville (1562-1613), Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest  Année 1983  90-2  pp. 311-319

https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1983_num_90_2_3130

— CASTEL (Yves-Pascal), 1985, Roland Doré, sculpteur du roi en Bretagne et architecte (première moitié du XVIIè siècle) , Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Pages 97 à 156.

— CASTEL (Yves-Pascal), 1996, Du nouveau sur Roland Doré

http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/52e804fd7d01573ff17156ea10bcef19.jpg

— COUFFON, René,. Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988.

COUFFON (René), LE BARS, (Alfred) 1988, Notice sur Douarnenez, extrait de   Couffon, René, Le Bars, Alfred, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DOUARNEN.pdf

— COUFFON, René, 1961, L'évolution de la statuaire en Bretagne après la guerre de succession du Duché - In: Mémoires. Société d'Emulation des Côtes-du-Nord vol. 97 (1961) p. 1-16

DANIEL, (Françoise), 1988, Roland Doré et les enclos paroissiaux : [exposition, Morlaix, Musée des Jacobins, juillet 1988] / [exposition conçue et réalisée par Françoise Daniel] Jacobins, juillet 1988] 1 vol. (56 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm

— DILASSER ( Maurice), 1979, Un pays de Cornouaille: Locronan et sa région  Page 607.

— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

Mairie de Douarnenez :

https://www.mairie-douarnenez.fr/decouvrir/patrimoine-religieux/chapelle-st-vendal.html

Guide du patrimoine religieux de Douarnenez :

https://www.mairie-douarnenez.fr/7240-guide-du-patrimoine-religieux-de-douarnenez-tourisme/file.html

— site guidedutourisme.net

http://www.guidedutourisme.net/tourisme/chapelle-saint-vendal-douarnenez-2621.html

Chapelle dédiée à saint Gwenaël, successeur de Guénolé à la tête du monastère de Landévennec, si l'on suit la liste des abbés incluse dans le cartulaire rédigé au milieu du XIe siècle.
Chapelle dissimulée sous les frondaisons, accrochée sur un terrain pentu qui regroupe le calvaire et la fontaine.
De plan rectangulaire, l'édifice a été construit à la fin du XVIe siècle, ainsi que l'attestent les nombreuses inscriptions qui ornent les murs nord et sud (1591, 1592,...) et les portes en accolade qui y sont percées.
Le chevet plat, plus récent, fut réédifié au début du XVIIe siècle (1604, 1607).
Le pignon occidental affiche un parti moderne avec une porte d'architecture classique à fronton triangulaire et supportant une chambre de cloche dont les linteaux portent la date 1633.
Il est amorti par un dôme surmonté d'un faux lanternon.
La nouvelle sacristie construite en 1881 a remplacé une autre plus modeste bâtie après 1607.
Cette même année 1881, l'autel des pardons fut construit contre le mur septentrional.

Mobilier :
- autel à retable classique avec tableau central représentant un évêque et une procession.
Sur les cotés, niche abritant au sud saint Vendal et au nord une statue en calcaire polychrome de Notre-Dame de Rumengol.
Autre statue de la Vierge à l'Enfant selon toute vraisemblance du même atelier (XVIe siècle).
Christ en croix sur la poutre de gloire; avant restauration, la poutre portait une inscription datée de 1612.
Les travaux de réfection et de nettoyage effectués récemment ont mis au jour des éléments du décor mural du XVIIIe siècle.
-vitraux : vitraux réalisés en 1992-1993, cartons de A. Ronan (baie nord et sud), atelier Ch. Robert.
- dans le placître, calvaire à degrés provenant de l'atelier R. Doré de Landerneau et daté de 1665.
- fontaine Saint-Vendal en contrebas, à la limite du placître.

 

 

 

     

 

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Calvaires Chapelles bretonnes.
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 22:24

La chapelle Saint-Vendal (1591-1604) de Douarnenez (quartier de Pouldavid).

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Voir :

 

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PRÉSENTATION.

Cette chapelle de plan rectangulaire de la fin du XVIe siècle, en pierre de taille (granite) et couverture d'ardoise ne se découvre qu'en quittant la route D765 Douarnenez-Pont-Croix-Audierne, qui longe le cours d'une rivière,  pour grimper à flanc de coteau vers une exploitation agricole (celle, jusqu'à sa retraite,  d'Henri Le Bars, président du Comité de Sauvegarde de  Saint-Vendal depuis 1989), au lieu-dit Brunguen. Juste avant l'épingle à cheveux qui mène à la ferme, à gauche mais complètement encaissée sur la pente, la chapelle Saint-Vendal (ou Saint Guénal, Guendal, Guinal voire Gwennaël) se signale à peine par son clocheton. On descend vers elle, on franchit l'enceinte marquée par deux piliers, et on découvre, en contre-bas encore, un espace boisé de hauts arbres, puis, dans la quiétude de leurs ombres, un calvaire. Tout en bas, invisible jusqu'au bout, la fontaine réputée pour soigner les rhumatismes.

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TOPONYMIE.

Cette situation, et cette toponymie, sont éloquentes.  Comme beaucoup d'autres chapelles bretonnes, celle-ci est placée sur le coteau (42 mètres) d'un vallon de ruisseau (cf. chapelle Sant-Teï de Poullan-sur-Mer, sur le cours du même ruisseau) : elle est intimement liée à l'eau. Le toponyme BRUNGUEN se décompose en brun ou brin "colline" et guen, uen, "blanc" au sens de "sacré" (souvent pour qualifier une fontaine, tandis que GUENDAL reprend le radical gwenn pour l'appliquer à tal "front" (mais aussi façade, face, ou "en face") qui a donné talud "talus".

"Une couleur sacrée, le blanc.

Très rare dans la nature, gwenn y est, de loin, la plus fréquente de toutes les notions de couleurs, et si, dans les noms de personnes nous ne relevons plus la même suprématie, son importance (à la différence des autres notions de couleurs, nous est rappelée par de nombreux noms composée ou dérivés. Il nous faut donc, tenant compte de la rareté de gwenn dans la nature, rechercher une autre explication à sa fréquence. Dans la langue de tous les jours, gwenn (très généralement orthographiée guen) n'a plus que le sens de blanc », mais, s'agissant des noms de lieux ou de personnes, ceux-ci étant parfois très anciens, il faut se rappeler qu'en vieux breton le terme pouvait aussi signifier « lumineux, heureux, béni » voire « sacré », sens que l'on relève toujours en gallois moderne. Comme, de tout temps, l'eau fut un élément essentiel dans nos cultes, faisons appel à la notion de « sacré » pour expliquer FONTAINE BLANCHE et FEUNTEUN VENN des Côtes d'Amor ou du Finistère où, comme dans bien d'autres régions nombreuses sont les fontaines placées sous le patronage de tel ou tel saint.

Quelqu'en soit le sens, gwenn (cf. le gallois gwyn/gwen et l'irlandais find) remonte au celtique uindos que nous retrouvons déjà dans PENNO-VONDOS, un nom de personne de la gauche signifiant « tête blanche » ; la forme moderne PENVEN, parfois notée PEN-VENNE étant un nom de personnes assez courant.

Nous avions en vieux breton, un masculin guinn, uuin, et un féminin uuen ; aujourd'hui, en gallois, c'est encore le cas avec gwyn/gwen, bien que, comme en breton moderne, les adjectifs y soient pratiquement toujours invariables.

A signaler aussi qu'à la différence de la langue d'aujourd'hui, l'adjectif était fréquemment antéposé en vieux breton, ce qui entrainait généralement l'affaiblissement de la consonne suivant, une altération qui n'était pas toujours notée dans les formes écrites ;

Illustrant cette évolution de la grammaire du breton, nous avons TAL-GUEN (tal = front), un nom de personne assez faiblement disséminé dans le Trégor, qui n'est autre que la variante moderne de UUIN-TAL (=gwenn +tal), éponyme de SAINT-GUENDAL (une chapelle de Douarnenez, 29), d'où nous vient le prénom masculin actuel GWENDAL et que nous retrouvons comme déterminant (le gw- ayant muté en -f- ou -v- ) dans KERE+FENDAL, un hameau de Plouhinec (29) et KERFEN-DAL/KER-VENDAL, deux noms de personnes qui se montrent dans le sud-ouest de la Cornouaille (exemple : le Cap-Sizun). Avec sa fontaine dont les eaux avaient des vertus anti-rhumatismales, SAINT-GUENDAL situé à flanc de coteau de BRUN-GUEN (= brin + gwenn = colline.. ) traduit pratiquement ce dernier nom de lieu ; gwenn qui, dans ces deux cas, semble bien avoir le sens de « sacré » supposerait donc la récupération d'un culte pré-chrétien (celui des eaux)."

PLONEIS ( Jean-Marie), 1996, L'identité bretonne : l'origine des noms de personnes edition du Félin, 300 pages.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3329530h

Cette étymologie donnant à la racine -gwenn le sens de "sacré" appliqué à des fontaines thérapeutiques pré-chrétiennes a déjà été présentée, avec d'autres développements, dans mon article :

 

 

 

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.BRUNGWEN est attesté en 1702 ,1706, 1751, sous la forme BRUNGUEN, en 1706 (BRUNGUENT), en 1713 (LE BRUNGUENT), en 1752 (BRONGUENT), en 1776 (BREUGUEN), en 1815 (BRENGUEN), et on trouve actuellement les variantes BRUNGUEN et BRINGUEN. La carte d'Etat-Major 1820-1866 porte le nom BRUNGUEN (et ST GUENDAL), le scan historique de 1950 ceux de BRUNGUEN et de ST GUÉDAL,  la carte de Cassini de la fin du XVIIIe celui de BREUGUEN

"On retrouve plusieurs orthographes possibles pour ce toponyme, notamment pour la première partie qui le compose : Bre-, Bri- et Bru- Il semble pourtant qu'il s'agisse ici du terme Bronn (mamelon), c'est à dire colline en toponymie ou Bren de même sens. Il est vrai qu'il surplombe légèrement le ruisseau qui se trouve au fond du vallon en contrebas. Il n'est pas exclu non plus que Brun- ait ici le sens de source (présence de la fontaine à proximité). A première vue, les formes écrites, une fois encore, mais également la majeure partie des prononciations recueillies lors de notre enquête laissent à penser que le deuxième élément est Gwenn (blanc, mais aussi sacré) et ce pourrait être une explication tout à fait satisfaisante. Cependant, l'une des prononciations [bronn gwenal] recueillie lors de l'enquête orale nous oriente vers une autre direction. On voit nettement que ce n'est plus gwenn qui se trouve ici en finale, mais un terme Gwenal qu'on peut facilement rapprocher des formes anciennes attestées du nom de la chapelle Sant Wendal toute proche, Gwenal, Gwenel étant une variante de Gwendal. Les formes attestées pour la chapelle sont « Saint Guenel » en 1691 et « Saint-Guendal ». Il est donc probable qu'ion se trouve à cet endroit dans un lieu sacré dédié à Sant Wendal, on y trouve en effet une fontaine, une croix et une chapelle. La forme normalisée ne rétablit pas l'étymologie et conserve une orthographe proche de celle en usage actuellement. Des formes écrites plus anciennes nous manquent néanmoins afin de trancher catégoriquement entre une étymologie forgée sur Gwenn et une autre comportant le nom de saint Gwendal." Toponymie de Douarnenez - Ofis Publik ar Brezhoneg  http://www.ofis-bzh.org/upload/travail_fichier/fichier/5fichier.pdf

Note : les deux hypothèses se rejoignent puisque l'étymologie de l'hagionyme Gwenaël ou Gwenhael, Guenaël, Guénault, Guinal, Guénal, Gwendal, Vendal, Guennal, Guénaud ou Guenhaël vient du breton gwenn "blanc, immaculé, pur, sacré" et haël "généreux, magnanime, noble". cf. Saint-Guinial à Ergué-Gabéric. Ou bien "Gwendal : Composé de gwenn et de tal. C’est un équivalent du prénom gallois Talwyn." (Wiktionary)

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Chapel Sant-Wendal :

"Les formes plus anciennes du nom collectées par écrit que ce soit sur les listes de l'INSEE de 1946 ou sur les registres d'état-civil d'Ancien Régime nous donnent des formes différentes sans -d. Selon Deshayes dans son "Dictionnaire des Noms de Lieux bretons", Gwenel ou Gwendal serait un nom attesté depuis le début du IXe siècle. Joseph Loth pour sa part ne le mentionne pas dans son étude des saints bretons. La forme normalisée conservera sans doute la forme proche des formes orales et écrites en usage actuellement. Ce saint a été assimilé, à tort, à Gwennael."Toponymie de Douarnenez - Ofis Publik ar Brezhoneg  http://www.ofis-bzh.org/upload/travail_fichier/fichier/5fichier.pdf

 

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GÉOGRAPHIE.

Orientée par cette réflexion toponymique, l'étude des cartes incite à privilégier celle de l'hydrographie (les eaux) et des reliefs ( brun-, "colline") . Nous constatons vite que la chapelle est établie sur un mamelon dominant un vallon où s'échelonnent des moulins ( de Kervern, de Kernaveno,  de Kerdunig). Le ruisseau en question porte le nom de "ruisseau du Moulin de Pont-Toullec", affluent de la Rivière de Port-Rhu.

"La Rivière de Port Rhu sépare Douarnenez de Tréboul. Ce cours d’eau débutant au niveau de Pouldavid est soumis aux marées. Son embouchure se situe au niveau de l’île Tristan. Elle forme une vaste ria et reçoit les eaux du ruisseau du Moulin de Pont Toullec qui prend sa source sur les limites communales de Poullan-sur-Mer et Mahalon. Il reçoit les eaux de 4 affluents sur Douarnenez : 3 en rive gauche et 1 en rive droite. Sur la commune de Douarnenez, il traverse principalement des parcelles agricoles et boisées excepté en aval où il rencontre la zone industrielle de Pouldavid."

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https://books.google.fr/books?id=exNoAAAAMAAJ&q=chapelle+pouldergat&dq=chapelle+pouldergat&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjR1LurvPbnAhWPD2MBHXKQDboQ6AEIKTAA

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.343490&y=48.069945&z=14&layer1=ORTHOIMAGERY.ORTHOPHOTOS&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN-EXPRESS.STANDARD&mode=doubleMap

https://remonterletemps.ign.fr/comparer/basic?x=-4.349814&y=48.062693&z=14&layer1=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.ETATMAJOR40&layer2=GEOGRAPHICALGRIDSYSTEMS.MAPS.SCAN50.1950&mode=doubleMap

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Sur la carte de Cassini, la chapelle est pointée par une étoile rouge. La route Douarnenez-Audierne passe sur les hauteurs . C'est l'un des chemins de Compostelle, partant de Pont-Croix et allant à la chapelle Saint-Jacques de Pouldavid puis  rejoignant la route partant de l'Abbaye Saint-Mathieu du Conquet.

Carte de Cassini. Le ruisseau en bleu, la route Douarnenez-Audierne en rouge.

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Sur la carte d'Etat-Major : la chapelle (étoile) sur le mamelon dominant le vallon (en vert). La route Douarnenez-Audierne passe désormais par ce vallon.

 

Carte d'Etat-Major 1820-1866.

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Sur la carte de 1950, les chapelles (étoile) de St Teï et de St Guédal sur leur mamelon respectif dominant leur ruisseau.

Le scan historique de 1950.

 

 

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Sur la carte IGN : le réseau hydrographique bleu entouré de verdure, l'éminence occupée par la chapelle (étoile), la route D765,  l'ancienne route de crête (vers 50 m) avec la croix de Lanriec (1606), et les moulins.

Carte IGN sur Géoportail

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Remarque.

 

La chapelle de St-Vendal est aujourd'hui sur le territoire de la commune de Douarnenez. Elle a été détachée de la paroisse de Pouldergat au moment de la création de la commune de Pouldavid au début du 20ème siècle. Pouldavid a ensuite été intégré à Douarnenez ainsi que Tréboul et Ploaré.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Carte postale ancienne, De Douarnenez à Audierne. Vieille chapelle Saint-Vendal. Coll. Plouhinec Douarnenez.

La chapelle Saint-Vendal de Douarnenez.

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LES INSCRIPTIONS LAPIDAIRES.

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"De nombreuses dates précisent l’avancement des travaux de cette chapelle. Ainsi sur les murs gouttereaux  nord et sud sont inscrits les millésimes 1591, 1592, 1593, 1594, qui montent une progression très régulière du gros œuvre ;  L’absence de mention des années suivant 1594 sur les maçonneries correspond à l’arrivée dans la région d’un sinistre visiteur qui s’installe au début du mois de juin 1595 à l’île Tristan pour quelques années : Guy Eder, plus connu sous le nom de La Fontenelle…" (J. Peuziat Bull. SAF 2008-1009)

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Huit inscriptions lapidaires témoignent d'une construction entre 1591 et 1593. Nous pouvons les suivre en débutant la lecture à la porte sud, et en tournant ensuite dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :

-Au sud :

IO : QOETME/VR : F : 1592

MI : FEREC : FRE

P. SANQVER : RECT

G : ROE : F. LAN 159?

- à l'est,

IO. BESCOND. FAB 1561 [?]

- au nord,

IAC : BERE/GAR :F : 1591

IO AROUR : F : 1593

- à l'ouest, à gauche de la porte,

"GI. TANGI. F."

Ces inscriptions recoupent en partie celles de l'église de Pouldergat, construite pendant la même période. Nous pouvons supposer que les travaux eurent lieu alors que P. Sanquer était recteurs, tandis que Joseph Bescond, Joseph Coetmeur, Michel Ferec, G. Roué, Jacques Berregar, Joseph Larour et G. Tanguy étaient (successivement ? ) les fabriciens de l'années 1591 à 1593.

Le clocher témoigne d'une construction ou reconstruction du XVIIe siècle, sous le recteur Gabriel Caurant, qui fit ériger également le calvaire :

 M : GA : CAVRAN / T : RE :1655 .

 

Enfin trois inscriptions mentionnent le nom du recteur Yves-Bernard Fromentin (1860-1896).

 

 

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A. L'élévation méridionale (1592-1593).

 

1. Porte sud, en anse de panier, entre deux pinacles engagés, coiffés d'un décor en nid d'abeilles puis à crochets.

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IO : QOETME/VR : F : 1592, soit "Joseph Coetmeur, fabricien pour l'année 1592". Inscription gravée en réserve  dans un cartouche, par des lettres minuscules (le Q est rétrograde), les mots étant séparés par le deux-points.
 Coatmeur, Coetmeur, Coëtmeur, ou Couetmeur est un toponyme très fréquent avec le sens de grand bois (koad = bois + meur = grand). Plusieurs Coatmeur sont mentionnés dans les archives paroissiales de Ploudergat en 1681. En 1720, Marguerite Coetmeur, de Pouldergat, est l'épouse d'Henry Kervarec.

Le patronyme est retrouvé sur le mur ouest de l'église paroissiale de Pouldergat, après celui du recteur : " M : Y : AROVR. RECTOR : L'AN --- FABRIQUE HERVE QVOETMEVR "

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

http://www.penhars-infos.com/2017/11/contre-les-rhumatismes-la-fontaine-de-saint-vendal-a-pouldergat.html

http://www.penhars-infos.com/2017/11/contre-les-rhumatismes-la-fontaine-de-saint-vendal-a-pouldergat.html

 

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2. En haut à droite de cette porte :

 MI : FEREC : FRE, pour "Michel Ferec, fabrique (?)". Lettres majuscules romaines sculptées en réserve dans un cartouche.

Le patronyme FEREC est attesté à Pouldavid en 1681 (Messire Michel Ferec, prêtre). Son successeur René Gourmelen  était le fils de Jean Gourmelen, notaire à Pouldavid (1641) et de Lévénèze Férec. Le patronyme vient du breton fer, "cheville" qualifiant quelqu'un qui a de fortes chevilles. A. Deshayes cite FEREUC, 1598, FEREC, 1614 à Ergué-Armel, FERREC (Quimper 1649), Le FERREC (Quimper, 1654) et les formes léonardes FEROC et FERROC.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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3. Au sommet du pignon de la baie sud :

P. SANQVER : RECT, soit "P. Sanquer, recteur".

 

"Yvon Arour ( de Pouldergat) qui, en 1585, posa la première pierre de la façade occidentale de l'église, paraît avoir eu pour successeurs D. Breton et J. Henri. Ce dernier était remplacé en 1594 par un recteur nommé Sanquer.".

 

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Pignon de la baie sud, au dessus de la précédente :

NOEL JONCOUR ---

soit "Noël Joncour Fabricien ?".

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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À droite de la lucarne sud :

G : ROE :

F. LAN 159?,

en lettres majuscules (avec un N rétrograde et un A à traverse en V), en réserve dans un cartouche.  Soit G. ROE, Fabrique l'an 1591 (?). Peut-être pour G. Roué.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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B. Le pignon oriental .

Le pignon oriental porte deux millésimes plus tardifs que les précédents : dans ses parties hautes, 1604, et au-dessus de la maîtresse vitre, 1607.

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IO: BESCO/ND RECT:--

Soit "Joseph Bescond Recteur", suivi peut-être des chiffres 61. le mot RECT est très incertain, (peut-être PRET), mais la lecture de René Couffon  "IO. BESCOND. FAB. 1591 (ou 1607 ?)" n'est pas confirmée.

Notez le N rétrograde.

Je ne trouve aucun recteur, aucun prêtre ni même aucun Joseph Bescond à Pouldergat au XVIe ou XVIIe. Vers 1681, selon les archives paroissiales de Pouldergat, Henry Bescond habitait le village de Kervarlé Creis,  Jean Le Bescond celui  de Lannogat et un autre  Jean Le Bescond occupait le village de Botcarn, Jacques Le Bescond celui de Lesneven .

N.B en mars 2020, je lirai : IO BECOND FAB 1561.

 

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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C. L'élévation septentrionale (nord).

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Bloc de gauche :

 

RE: CTOR ou plutôt LE/TOR

Bloc de droite :

IAC : BERE/GAR :F : 1591, soit "Jacques Beregar, fabricien en 1591".

Selon J.M. Lecocq :

https://www.persee.fr/doc/ecelt_0373-1928_1986_num_23_1_1826

"Berrehar. Berrégar (NFBB p. 36), xviie-xvme s. Saint-Melaine, 1661 Plougonven, xviie-xvme s. Bodilis, 1856 Loqueffret (Gourvil), 1836 Plougar, Lothey, Bodilis (Le Brun), 1885 Saint-Derrien (Kerviler, III, 1889, p. 55, n° 990), Berrégare (NFBB p. 36) 1678 Poullaouen (Arch. Fin. A. 8), Berrégarre 1678 Poullaouen (Arch. Fin. A. 15), 1836 Plouyé, Poullaouen (Le Brun), Beregare An IX Plouyé, Poullaouen (Gourvil), Beregard ( Berrégard NFBB p. 36) 1890 Morlaix (Gourvil), Berréhar (NFBB p. 36) début xixe s. Botsorhel (Gourvil), 1836 Plougonven, Le Cloître Saint-Thégonnec, Berrien, La Feuillée (Le Brun), Berréhare (NFBB p. 36 Berréharre) 1836 Scrignac (Le Brun), 1862 Morlaix (Gourvil), Beréhare 1863 Morlaix (Gourvil), Beréhar (NFBB p. 35) début xixe s. Morlaix (Gourvil), 1836 Ploudiry, La Feuillée, Morlaix (Le Brun), Berréhard début xixe s. Morlaix (Gourvil), 1836 Plouvorn (Le Brun), Beréhart 1692 Scrignac (Arch. Fin. A. 12), Berêhard 1836 Morlaix (Le Brun), Berhar (NFBB p. 35) 1858 Brennilis, 1914 Landeleau (Gourvil). Ce surnom qu’on peut décomposer en * Berr-e-c’har (de gar ) « dont la jambe est courte » (litt. « courte sa jambe ») se montre en moyen-breton en 1633, Nom. p. 273 b : « homme à courte iambe » vnan a diuar berr, berr-ez-garr (latin : myscelus), cf. aussi GMB p. 58. Et dans un conte de l’écrivain cornouaillais Y. Crocq on lit ceci, SM (1924) p. 49 : «Ah ! paour kêz kammig, berr-e-c’har , ne dalveze ket d’it ar boan dont beteg aman » ( = « Ah ! pauvre petit boiteux..., ce n’était pas la peine que tu viennes jusqu’ici»). On peut comparer aussi avec le patronyme français Courlecuisse. Berréhar, et ses variantes Berregar , Berregarre, Berregard (formes figées et plus ou moins francisées) est un nom assez répandu dans le Nord-Finistère surtout."

Un lieu-dit Beregar est mentionné à Beuzec-Cap-Sizun vesr 1717..

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Sous l'auvent moderne, à gauche de la porte nord (condamnée) :

IO: AROUR : F : 1593.

soit "Joseph Arour, fabricien en 1593". Inscription en lettres romaines capitales, en réserve dans un cartouche, avec une ponctuation de séparation des mots par le deux-points. Notez le cartouche inclut dans l'angle inférieur droit.

Le nom est retrouvé sur le mur ouest de l'église paroissiale de Pouldergat, qualifiant un recteur   : " M : Y : AROVR. RECTOR : P... HERVE QVOETMEVR " . mais on trouve aussi au même endroit l'inscription  " LAN : 1585 : F : I : AROVR : ".

http://www.pouldergat.net/archives/ClergePouldergat&RegistresParoissiaux.pdf

Selon Geneanet, ce patronyme est principalement attesté à Ploaré (désormais attaché à Douarnenez), puis à Pouldergat, où un Jean L'AROUR est né vers 1607, qualifié d'honorable sieur homme, marié avec Catherine TUDAL et père de Pierre AROUR,  avant de décéder à Pouldergat en 1691. Généalogie jcln1.

Ce généalogiste cite aussi Jacques L'AROUR, né vers 1580, notaire royal, père du précédent, et Olivier L'AROUR, "seigneur de Pouldergat".

https://gw.geneanet.org/jcln1?lang=en&iz=16&p=jean&n=arour+l

 où une Marie Arour ou L'Arour est née en 1699 à Ploudergat.

https://en.geneanet.org/genealogy/arour/AROUR

Le nom Arheur, Larher, Larour correspondent au moyen breton archer "fabricant de coffre, huchier (coffre = arc'h).

 

 

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Contre l'auvent moderne abritant l'autel extrieur (1881)

FROMENTIN.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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D. Façade occidentale.

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"GI. TANGI. F."

 

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.
Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Face méridionale du clocher :

M : GA : CAVRAN / T : RE :1655 .

Soit "Messire Gabriel CAURANT recteur 1655".

Le nom CAVRAN figure sur le calvaire de 1655 avec la mention "recteur de Pouldergat". 

Il s'agit de Gabriel Caurant (du Faouet), recteur de 1639 à 1666. Par son testament du 25 Mars 1666, il légua à la fabrique une lande de 38 journaux dans la montagne de Trélen. Il était fermier général du prieuré de l'île Tristan de Douarnenez en 1642.

Il avait acheté en 1656 le village de Kerléguer, et ses deux moulins, et, en 1669, son héritière Janne Caurant est la propriétaire du vieux moulin.

https://douarou.com/wp-content/uploads/2019/12/Inventaire-moulins-Pouldergat-Pouldavid.pdf

 

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1905_0278_0329.html

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Photo Didier Raillart http://chapelle.over-blog.fr/pages/Pouldergat-la-chapelle-de-st-vendal-2481848.html

Photo Didier Raillart http://chapelle.over-blog.fr/pages/Pouldergat-la-chapelle-de-st-vendal-2481848.html

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La cloche.

Elle porte le nom du recteur Yves Fromentin au dessus d'un médaillon de la Vierge ouvrant ses bras et du nom du fondeur. Du coté ouest, l'inscription AVE MARIA et un crucifix.

Yves Fromentin a été recteur de 1860 à 1896. En 1865, une croix de mission mentionnant son nom a été érigée devant l'église.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Sur une pierre de l'entrée du placître (réemploi) :

inscription qu'il faudra déchiffrer.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Pour conclure : les inscriptions intérieures :

"Lors de la restauration du retable de la chapelle, est apparu, camouflé sous le coffre actuel, un bel autel en pierre portant une inscription en caractères gothiques accompagnée de la date de 1590 . Cet autel proviendrai, selon toute vraisemblance , d’un édifice antérieur….

Lors de la restauration de la polychromie (du retable), il y a quelques années , des armoiries différentes sont apparues sous celles de la famille de Ploeuc qui y figuraient auparavant…."(extrait du bulletin 2008-2009 de la Société Archéologique du Finistère, article de Josik Peuziat suite à l’excursion" Autour de Douarnenez le 28/09/2008)

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LES CROSSETTES.

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Gables de la lucarne sud.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Gable de la lucarne sud, coté gauche. Un lion, et peut-être un lionceau.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Gable de la lucarne sud, coté droit. Un lion.

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Gable du pignon oriental, coté gauche. Un lion.

Tient-il quelque chose dans la gueule?

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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LA FONTAINE.

 

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Le pardon se célèbre le deuxième dimanche d'Octobre. C' est le tout dernier de l’année, il marque traditionnellement la fin des travaux agricoles, et on l’appelait aussi le "pardon des châtaignes" . Sous les bannières de 14 paroisses environnantes, il attire de nombreux pèlerins qui viennent, en chantant en breton le cantique Sant-Vendal,  invoquer saint Guenaël/Vendal pour la guérison de la goutte et des rhumatismes ( en breton gwendré) ou toutes difficultés de marche et boire l'eau de la source limpide qui jaillit au bas de l'enclos.

" Son pardon était très prisé surtout des bigoudens qui venaient nombreuses même si les conditions étaient difficiles : le pardon était appelé pardon va e kostez en raison de la configuration du terrain. Certains l'appelaient aussi pardon an dud affliged parce qu'on y priait le saint pour guérir les rhumatismes."

 

Ses eaux sont réputées guérir les rhumatismes et les difficultés de marche. 

Voir sur YouTube : la messe (1), les vépres (2), et la procession (3) du 11 octobre 2009

https://www.youtube.com/watch?v=VJDIXxcRmuM

https://www.youtube.com/watch?v=xmsxFEQg1xk

https://www.youtube.com/watch?v=QWjVpjayxl8

Et la procession du pardon de 2015 :

https://www.youtube.com/watch?v=_rVVqK5-IdI

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http://jose.chapalain.free.fr/pageprin1649.htm

http://jose.chapalain.free.fr/pageprin1649.htm

Cartel de la chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Cartel de la chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Cartel de la chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Cartel de la chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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Ecole bretonne "Pardon de Saint-Vendal". Gouache non signée. Dimensions : 17 x 22 cm.

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penhars-infos.com/2017/11/contre-les-rhumatismes-la-fontaine-de-saint-vendal-a-pouldergat.html

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Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

Chapelle Saint-Vendal à Pouldavid (Douarnenez). Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

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— COUFFON (René), 1988, Notice sur Pouldergat, extrait de   Couffon, René, Le Bars, Alfred, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/d421cf2c433bb09d9a4ef03159382f02.pdf

— COUFFON (René), 1988, Notice sur Douarnenez, extrait de   Couffon, René, Le Bars, Alfred, Diocèse de Quimper et Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles, Quimper, Association diocésaine, 1988. - 551 p.: ill.; 28 cm.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DOUARNEN.pdf

—Guerz Sant Guenal 

Cantiques bretons :Cantique raconte la vie de St Vendal - Gwenaël / les 2 avants derniers couplets parlent de la chapelle saint Vendal. ed. 
J.M. Guivarch 1922

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/items/show/9312

 

—INFOBRETAGNE (copie d'un article dont la source n'est pas renseignée)

http://www.infobretagne.com/douarnenez.htm

"la chapelle Saint-Vendal ou Saint-Guendal ou Saint-Guinal (XVI-XVIIème siècle), dépendant de la paroisse de Pouldavid. Il s'agit d'un édifice rectangulaire de la fin du XVIème siècle : on lit 1591-1592 au-dessus de la fenêtre et de la porte du mur Sud ainsi que sur la façade Nord. L'édifice porte plusieurs inscriptions : au sud, près de la porte plusieurs inscriptions avec la date de 1597, à gauche de la porte ouest, deux inscriptions "I. Tangi F." et plus haut "Io. Bescond. Fab. 1607", sur la sacristie "M. Quideau TRer". Le clocher carré porte un petit dôme amorti par un faux lanternon. Les retables datent du XVIIème siècle. La chapelle abrite les statues de saint Vedal, et deux statues de la Vierge-Mère dont une sous le vocable de Notre-Dame de Rumengol. Un autel extérieur sous auvent est adjoint au flanc Nord de la chapelle en 1881"

— KERVAREC (André), Le Clergé de Pouldergat .

http://www.pouldergat.net/archives/ClergePouldergat&RegistresParoissiaux.pdf

Labourerien an douar hag ar mor: Pouldergat-Pouldavid de l'Ancien régime, Amzer gwechall (Pouldergat (Finistère)), Association Amzer Gwechall, ULAMIR, Centre social du Goyen, 1999 - 254 pages

 

— LE BARS (Henri) présentation de la chapelle (en breton)  émission an divskouarn o nijal diffusé le 13 10 2012.

http://www.radiobreizh.bzh/fr/episode.php?epid=3265

 

— PLONEIS ( Jean-Marie), 1996, L'identité bretonne : l'origine des noms de personnes, édition du Félin, 300 pages.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3329530h

— Pop-culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00005824

Toponymie de Pouldergat :

http://www.pouldergat.fr/uploads/publications/nomsdelieux.pdf

Toponymie de Poullan-sur-mer

http://www.ofis-bzh.org/upload/travail_fichier/fichier/6fichier.pdf

Société archéologique du Finistère - 2001 - ‎

 Ces deux derniers patronymes se voient sur les murs de la chapelle Saint- Vendal en Pouldavid, mais qui primitivement était dans la paroisse de Pouldergat : IO : QUOETMEVR: F: 1592 IAC : BEREGAR F : 1591 construction

 

 

— Mairie de Douarnenez :

https://www.mairie-douarnenez.fr/decouvrir/patrimoine-religieux/chapelle-st-vendal.html

 

— Maurice Dilasser - 1979 Un pays de Cornouaille: Locronan et sa région - Volume 1 - Page 607

 Chapelle Saint-Vendal La chapelle Saint-Vendal est agréablement située sur le versant nord d'une vallée qu'elle domine de plusieurs mètres. Elle est entourée de très beaux érables et châtaigniers. C'est un édifice rectangulaire de la fin .

https://www.youtube.com/watch?v=Ms2ngcTbup0&t=116s

 

     

440. Douarnenez-Pouldavid, Saint-Guendal, g. k. 5 m. 1655. Atelier Doré. Trois degrés. Socle 1655. Fût I. LE BIAN. Croisillon mouluré: MRE GAURANT RECTEVR DE POVLDREGAT., statues géminées: évêque-Jean, saint Corentin-Vierge. Croix à branches rondes, fleurons, crucifix, Vierge à l’Enfant. [YPC 1980]

http://croix.du-finistere.org/commune/douarnenez.html

 http://pouldergat.net/AmzerGwechall/monographie/AnciensRecteurs.htm

 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Gargouilles et crossettes Inscriptions Chapelles bretonnes.
29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 11:28

Après une période d'interruption, lavieb-aile s'est recréé une page facebook et y attends ses amis :

https://www.facebook.com/Laviebaile-103238257953995/

À bientôt !

 

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Published by jean-yves cordier
26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 19:41

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Voir sur cette église :

Les inscriptions lapidaires (1550-1684) de l'église Saint-Herlé à Ploaré (Douarnenez).

 

 

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Voir aussi sur les carvelles ou les embarcations de pêche, ou les poissons sculptées sur pierre en Finistère : 

 

Voir les embarcations de pêche sculptées sur bois sur les sablières :

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L'église de Saint-Herlé à Ploaré (quartier de Douarnenez depuis 1945) a été construite à partir de 1548-1550, comme en témoigne les inscription de fondation du coté droit de la façade occidentale.

Or, sur le même mur qui porte ces deux inscriptions, nous trouvons deux bas-reliefs à thème maritime. L'un représente un oiseau au bec long et fort  faisant un piqué sur un banc de poisson, un comportement propre, dans les mers bretonnes, au Fou de Bassan  (et aux Sternes, mais dont la morphologie est bien différente). Le chanoine Pérénnès, à qui on ne peut demander des compétences d'ornithologie, y voyait "un goéland planant au-dessus de quelques sardines.". L'abbé Castel mentionne "  pêcheur, goëlands et poissons ".

Le deuxième bas-reliefplus énigmatique, montre un homme (béret, tunique, bottine) tendant une boule devant lui. Il lève la tête, menton pointé, vers un poisson qui, curieusement, est sculpté à la hauteur de son front et qui, non moins curieusement, possède une queue bien originale.

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Si je compare ces deux scènes à celles de Confort-Meilars, je constate un point commun, leur proximité immédiate avec l'inscription de fondation. J'avais émis l'hypothèse que le seigneur donateur rappelait par ces motifs ses droits à percevoir des taxes sur les pêcheries et les navigations.

Le commentaire le plus intéressant  sur ces bas-reliefs est celui d'Yves-Pascal Castel 

"Comme l'ensemble de l'église. le clocher de Ploaré est né de la volonté d' une grosse paroisse terrienne, plongeant dans l'eau ses bords, de se doter d'un abri pour ses cloches et d'un amer utile pour ses marins. Oeuvre séculaire de la communauté entière, il ne s'y distingue d'autre armoirie que le blason parlant d'un pêcheur aux prises avec un gros poisson, un goëland goulu, au-dessus de sa tête. Les fabriciens chargés de la collecte des fonds et de la gestion du chantier ont inscrit leurs noms que le soleil frisant permet de relever: Antoine Le Bahé, G. Gleuha, Hervé Le Friant, Y. Gourloen. M. Lorans, H. Le Belec, Jehan Le Mor. Ces noms sont suivis de la mention PRO(cureur) FAB(brique). L'un d'entre eux précise « premier fabrique ». Aux noms des fabriques s'ajoutent ceux de maîtres maçons ou maîtres charpentiers. Ceux-ci ne sont suivis d'aucune initiale. "

Mais le patronyme supposé pour ce "blason parlant" (un rébus) n'est pas connu. Voyons plutôt ici une enseigne.

Comment interpréter l'absence de navires ? Peut-être par le fait que la ressource économique de Ploaré venait moins du transport maritime, du commerce et de la pêche en mer que des pêcheries et sécheries ; mais je ne saurai le prouver.

 

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Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale de l'église Saint-Herlé . Photographie lavieb-aile.

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SOURCES ET LIENS.

— ABGRALL (Jean-Marie) 1898, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments du Finistère, par M. l'abbé J.-M. Abgrall. Congrès archéologique de France : séances générales tenues à Morlaix et à Brest ... par la Société française pour la conservation des monuments historiques Société française d'archéologie. Derache (Paris), A. Hardel (Caen)  page 141 .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k356651/f208.image

— ABGRALL (Jean-Marie) 1916, Inscriptions gravées et sculptées sur les églises et monuments recueillies par M. le chanoine Abgrall (suite), Bulletin de la Société Archéologique du Finistère page 74.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2077197/f135.item

CASTEL (Yves-Pascal), 1978, Le clocher de Ploaré, amer sur la baie.L'Echo de Douarnenz-Ploaré, n° 223 ; avec une bonne photo de l'inscription de 1550.

"L'Eglise de Ploaré risque de n'attirer l'attention que par le profil étrange et déséquilibré au niveau des étages octogonaux de sa haute tour. Disparates au point de donner au visiteur une impression de malaise, les clochetons sont de hauteur inégale. Deux à l'Ouest semblent moignons mutilés. mal accordés, à la fine pyramide qui se marie pourtant parfaitement avec les deux aiguilles de la façade orientale. Mais il faut prendre les clochers comme les gens, sans vouloir les changer. C'est le meilleur moyen d'en améliorer l'image de marque.

LES NOMS DES COMMANDITAIRES.

Comme l'ensemble de l'église. le clocher de Ploaré est né de la volonté d' une grosse paroisse terrienne, plongeant dans l'eau ses bords, de se doter d'un abri pour ses cloches et d'un amer utile pour ses marins. Oeuvre séculaire de la communauté entière, il ne s'y distingue d'autre armoirie que le blason parlant d'un pêcheur aux prises avec un gros poisson, un goëland goulu, au-dessus de sa tête. Les fabriciens chargés de la collecte des fonds et de la gestion du chantier ont inscrit leurs noms que le soleil frisant permet de relever: Antoine Le Bahé, G. Gleuha, Hervé Le Friant, Y. Gourloen. M. Lorans, H. Le Belec, Jehan Le Mor. Ces noms sont suivis de la mention PRO(cureur) FAB(brique). L'un d'entre eux précise « premier fabrique ». Aux noms des fabriques s'ajoutent ceux de maîtres maçons ou maîtres charpentiers. Ceux-ci ne sont suivis d'aucune initiale. Ainsi sans doute, Nicolas Trétout et Maréchal. Vers la fin des travaux, au XIIè siècle, ce sont les recteurs qui réclament la paternité de l'ouvrage. Indication d'une emprise cléricale plus grande sur la construction. M(essire) H. Paillard fait suivre son nom du R. désignant la fonction. Son successeur est plus modeste. Il ne donne que des initiales G.P. mais ajoute, en toutes lettres, son titre: Recteur. En 1736, le dernier en date de ceux qui signalent leur intervention dans l 'édification de l'église. P. G. Huguet R(ecteur) se donne le curieux, mais habituel titre de V(énérable) et D(iscret) M(essire) ! ...

LA CONDUITE DES TRAVAUX On a ainsi le nom des hommes qui ont présidé à l'œuvre: fabriciens, recteurs et maîtres. L'observation des dates permet d'établir. grosso modo, le calendrier d'un chantier qui, continu pendant un demi siècle, connut par la suite une longue interruption: 1548, 1550, 1551.1555,1558,1559.1560. Dix années de travaux jusqu'à la 43è assise de pierre, à raison donc de trois à quatre assises par années, c'est à-dire un mètre de hauteur environ. Ce n'est pas rapide, mais en accord avec la sagesse du temps. Le chantier est financé en dehors de tout système de crédit, ne pouvant fonctionner que sur les rentrées annuelles. La charge de six ou sept ouvriers environ n • était pas pour grever inconsidérément le budget de la paroisse. Les charrois de pierre étant effectués par les paroissiens eux-mêmes, ces ouvriers taillent la pierre, prenant Je temps de sculpter ornements, inscriptions. et motifs en relief. Us sont payés fort vraisemblablement à la quinzaine. Le fait que l'on ait fait figurer sur la façade occidentale pêcheur, goëlands et poissons affirme le rôle joué par l'économie d'un port dans les destinées d'une église paroissiale au double visage: maritime et rural. De 1560 à 1570, monte le carré de la tour. Jusqu'à la première galerie. L'on y compte 33 assises. Sentirait-on un fléchissement dans l'activité du chantier par rapport à la décennie précédente ? Ce n 'est pas impossible .

En 1572, alors que l'on poursuit le travail au niveau des étages octogonaux. on pose les fondations de la future église. Des murs extérieurs viennent ceinturer l'église bas. se encore debout. Le procédé de 1 'enveloppement était courant qui permettait l'utilisation de l'ancienne église. On comprend ainsi que pendant 20 ans le clocher n'ait gagné qu'une dizaine de mètres, trente assises, jusqu'au moment où en 1593. les troubles de la Ligue viennent stopper le chantier après une activité de presque 50 ans ... A peine commencée. l'érection de la pyramide est arrêtée. Elle ne reprendra que 90 ans plus tard. En effet, il faut attendre le dernier quart du XVlle siècle pour voir les recteurs prendre la relève des fabriciens. Le recteur Paillard fait voûter le porche (L673). Le recteur G.P. continue la pyramide (1684). Nicolas Trétout entreprend la charpente (1693). Ainsi. vers les dernières années du XVIIè siècle, l'église de Ploaré offre l'allure définitive qu'on lui connaît maintenant. moins les clochetons hauts (1736) et la sacristie."

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71107299c5b07ac24c3b33e18198e841.pdf

COUFFON (René), 1988, Notices Douarnenez

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/DOUARNEN.pdf

 

PÉRÉNNÈS (HENRI), 1939, Notice de Ploaré, BDHA page 225

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/8c56d47066d5bc94bb64f58549386360.pdf

 

 

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Published by jean-yves cordier
26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 16:11

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Voir bibliographie et iconographie ici :

http://www.lavieb-aile.com/2020/02/les-sculptures-v.1528-de-la-facade-occidentale-de-l-eglise-de-confort-meilars.html

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La visite du Musée des maisons Satie de Honfleur  permet non seulement de découvrir la vie et les œuvres d'Erik Satie (qui y est né en 1866) selon un joyeux et satierique parcours musical, presque en forme de poire,  conçu par  François Confino et animé par la voix de Michel Lonsdale, mais aussi de parcourir le long d'un corridor une exposition permanente des graffiti maritimes découverts lors de la rénovation (vers 1988) de ces maisons par l'architecte Henri Hémon.

https://www.ina.fr/video/CAC98031571

Je n'ai trouvé aucune publication sur cet ensemble d'une douzaine de graffiti de voiliers de tout type et toutes nationalités s'échelonnant entre 1543 et le XIXe siècle, et dont l'intérêt d'ethnographie marine est de premier ordre.

Ces panneaux de plâtre gravés  à la pointe sèche (couteau ? ) constituaient, selon l'architecte, "l'entrecolombage des constructions à pans de bois" des deux maisons du XVe siècle , et étaient cachés sous d'épaisses couches de plâtre, de planches et de tissus, et mis à jour lors de la réfection de la charpente.

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Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.

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Le premier panneau est celui qui porte l'inscription "1543" en haut à gauche, en dehors du cadrage de ma photo.

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Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.

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Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.

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Inscription AMENT (avec un N rétrograde) GVILL[aume] : pour HAMENT GUILLAUME ? patronyme attesté à Honfleur, forme de HAMANT plus courante.

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Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
Les graffiti maritimes (XVIe-XIXe siècles) des Maisons Satie d'Honfleur.
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Published by jean-yves cordier
24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 14:45
 

La baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit.

Verrière de la Vie de saint Gilles et de la Vie de saint Nicolas (Premier quart du XVe siècle).

 

 

 

 

  voir aussi :

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Cet article reprend celui du 15 mars 2014, avec de nouvelles photographies, et une attention plus grande aux fonds damassés aux oiseaux, pour les rapports que ceux-ci entretiennent avec les vitraux de Merléac, de la cathédrale de Quimper, et avec les baies de la cathédrale d'Évreux offertes par ... un évêque de la famille de Malestroit. 

 

Voir :

 

 

 

 

 

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PRÉSENTATION.

 

La baie 1, à gauche du chœur,  date du 1er quart du XVe siècle (1401-1425), mais elle a été restaurée en 1906 par l'atelier Hucher du Mans. C'est la plus ancienne des verrières  de Malestroit, et l'une des plus anciennes également en Bretagne, donnant un exemple des caractéristiques du gothique flamboyant : large emploi du jaune d'argent (découvert au XIVe), présence de la perspective (carrelage), fonds damassés, encadrement par des éléments architecturaux peints.

 Mesurant 6 mètres de haut et 2,40 m de large, elle comporte 4 lancettes trilobées et un tympan à 2 quadrilobes, 2 mouchettes, 1 soufflet et 4 écoinçons. Classé MH 1912, elle a été découverte dans la  seconde moitié du XIXe sous des parpaings.

On la divise dans sa lecture en deux registres superposées de scènes, inscrites dans de très importants encadrements architecturaux. Le registre inférieur raconte en quatre scènes la vie légendaire de Saint Gilles l'ermite (VIIe siècle), et le registre supérieur celle de saint Nicolas de Myre (IVe siècle).

Le tympan et les têtes de lancettes portent les besants d'or sur fond de gueules des seigneurs de Malestroit.

Les soubassements des deux registres et les dais du registre inférieur sont modernes : mais les couronnements et têtes de lancettes du registre supérieur conservent d'importants éléments originaux.

De même, les scènes de la première et de la quatrième lancettes sont modernes.

En résumé, les scènes anciennes sont (en désignant les lancettes A, B, C, D de gauche à droite) :

en bas pour la Vie de saint Gilles, BI , l'exorcisme, et DI, la Messe de saint Gilles.

en haut, pour la vie de saint Nicolas : BII le Saloir, et D I le Naufrage, avec leurs dais animés de personnages.

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Les verres anciens sont encadrés en rouge :

 

 

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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I. LE REGISTRE INFÉRIEUR : QUATRE SCÈNES DE LA VIE DE SAINT GILLES.

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Saint Gilles est fêté depuis le XIIe siècle  le 1er septembre comme ermite,  saint abbé et martyr. Ses reliques, firent de l'abbaye Saint-Gilles du Gard un grand centre de pèlerinage et un relais sur le chemin de Compostelle.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_l%27Ermite

(Leçon des Matines (avant 1960)
Troisième leçon. Gilles, d’Athènes, et de sang royal, se livra dès sa jeunesse avec tant d’ardeur à l’étude des saintes lettres et aux œuvres de charité, qu’il semblait indifférent à tout le reste. Aussi, à la mort de ses parents, distribua-t-il aux pauvres tout son patrimoine, se dépouillant même de sa tunique, pour en revêtir un malade indigent qui fut guéri à ce simple contact. Plusieurs autres miracles ayant augmenté sa réputation, Gilles, craignant de voir son nom devenir célèbre, se rendit auprès de saint Césaire, à Arles. Il le quitta deux ans après, pour se retirer dans un désert, où il vécut longtemps dans une sainteté admirable, n’ayant pour nourriture que des racines et le lait d’une biche qui venait à lui à des heures réglées. Un jour qu’elle était poursuivie par la meute royale, cette biche se réfugia dans la grotte de Gilles, où le roi de France étant arrivé, pressa vivement le Saint de consentir à la construction d’un monastère en ce lieu. Le saint ermite, sur les instances du roi, prit à regret la direction du monastère, et après une administration pieuse et prudente de quelques années, s’endormit doucement dans le Seigneur.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Scène 1.  Le saint retiré au désert, en prière, accompagné de la biche qui le nourrissait de son lait.

(entièrement refait);

Fond damassé bleu à rinceaux de feuilles trilobées et vrilles, comme dans le panneau suivant. 

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Scène 2 : Le saint exorcise un épileptique.

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Panneaux bien conservés, buste du malade restauré.

Fond damassé bleu à rinceaux de feuilles trilobées et vrilles.

Discret rehaut de jaune d'argent de la pupille du saint.

 

Carrelage en perspective, bicolore gris strié et jaune pâle. .

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inscription gothique : ÆGIDI  PTE CCuIOR. On attendrait S. AEGIDI PRAEDICATOR CONFESSOR

 

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L'épilepsie était considérée comme la conséquence de la possession par un démon, que l'on voit s'enfuir au dessus de la tête du malheureux.

Un élément précieux sur le plan documentaire (si elle est ancienne) repose sur les menottes imposées au malade : un bracelet métallique entoure chaque poignet, et une solide clavette les solidarise ; une goupille en permet l'ablation. Est-ce destiné à "protéger" la personne lors d'une de ses crises, ou bien à protéger l'entourage d'un acte dément, dans une confusion fréquente entre comitialité et aliénation ? On sait que, dans les asiles étaient employés les camisoles, les moufles, les chaînes, les chaises d'immobilisation et autres entraves.

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. Saint Gilles est représenté en Abbé, tenant une crosse de style gothique particulièrement ouvragée, au nœud octogonal en or et en argent et au crosseron largement découpé par des feuilles. L'embout à l'extrémité de la hampe est pointu.

 

 

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Scène 3 : Confession de Charlemagne.

(entièrement moderne).

 Charlemagne n'osant pas avouer ses péchés, ceux-ci s'inscrivent sur un phylactère :   Superbia (Orgueil) ; Avaritia (Avarice) ; Luxuria (Luxure)   Invidia (Envie) Gula (Gourmandise) Ira (Colère) Acedia (Paresse) selon l'acronyme mnémotechnique SALIGIA. Le roi implore le saint et obtient l'absolution de ses fautes. Cet épisode (qui ne correspond pas à la légende médiévale) est relié à celui de la scène suivante.

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Le fond bleu damassé reprend le motif d'un oiseau pinçant dans son bec la tige d'un rinceau. Il serait intéressant de savoir si le restaurateur l'a observé sur des fragments anciens de la verrière, ou s'il s'est inspiré d'autres sites. C'est un point important puisque ce motif est exactement celui de la verrière des Malestroit à Évreux. Des calques ont-ils été conservés dans les archives d'Eugène Hucher, comme pour les vitraux de la cathédrale du Mans ?

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Comparer le damassé :

 

Verrière 205 de la cathédrale d'Évreux. Photo lavieb-aile.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Scène 4. Messe de saint Gilles.

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Grisaille et jaune d'argent (orfèvrerie, couronne, ceinture, chape, sol carrelé, chevelure de l'ange) Remarquez le  rehaut des pupilles au jaune d'argent.

Fond damassé bleu à fleurs larges.

Chape damassé de fleurs d'or, à 6 pétales en étoile.

 un verre rouge en voûte du dais de la niche..

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Un roi assiste à une messe célébrée par saint Gilles et, lors de l'élévation, un ange apparaît portant un phylactère avec l' inscription ÆGIDII MTO KAROLI P~ETA REMIT. Si on se réfère à l'inscription figurant sur le tableau du Maître de Saint-Gilles, qui est Egidi merito remisa sunt peccata Karolo,  on peut déduire qu'il est écrit ici Ægidii merito Karoli Peccata rem.sunt, traduisible par "Par le mérite de Gilles les péchés de Charles sont remis (ou pardonnés)". 

L'épisode est célèbre et il est déjà représenté à Chartres dans le Vitrail de Charlemagne ou sur un pilier nord. La légende (Vita Sancti Aegidii et Vie de saint Gilles de Guillaume de Berneville, XIIe siècle) veut qu'un roi nommé Charles se confesse au saint, à l'exception d'un péché si horrible qu'il ne peut l'énoncer. Malgré les exhortations de Gilles, le roi Charles  conserve son secret.

La tradition médiévale voyait dans ce péché une relation incestueuse entre Charlemagne et sa sœur Gisèle ayant conduit à la naissance de Roland : l'Histoire poétique de Charlemagne (1865) par Gaston Paris donne deux sources à cette légende :

Source n° 1 : Karlamagnus-Saga (irlandais, fin XIIIe) I ; 36 :

Charlemagne eut à Aix un commerce illégitime avec sa sœur Gille [Gisèle ou Gisle]. Plus tard, il confessa à l'abbé Egidius tous ses péchés, mais il omit celui-là, le plus grave. L'abbé Egidius chantait la messe, quand l'ange Gabriel descendit des cieux et déposa une lettre près de la patène. Egidius l'ouvrit ; il y lut le péché du roi, et l'ordre que Dieu lui donnait de marier sa sœur à Milon d'Angers. Le fils qu'elle enfantera dans sept mois, ajoutait la lettre divine, est de l'empereur, et il devra en prendre soin. Egidius prit la lettre, l'apporta au roi, et la lui lit. Le roi s'agenouille, avoue son crime, et accomplit les ordres d'en haut : il donne sa sœur à Milon et le fait duc de Bretagne.

Source n° 2 : Légende latine ou Egidius de Provence (Boll. AA.SS  Sept.I, 299-314) dans sa traduction du XIIIe siècle ne spécifie pas la faute commise par le roi :

Entre ces coses prisa moult li rois le saint home qu'il daignast prier à nostre Seigneur pour lui : car il avoit fait I moult lait pechié que il n'avoit oncques à nului dit, ne au saint home ne l'osoit dire. Quant vint le diemence, et il cantoit le messe, il pria nostre Seigneur por le roi là où il estoit el canon. Lors s'apparut li angeles nostre Seigneur à lui, qui mist seur l'autel une chartre en qoi li peskiés le roi estoit escris tout comme il l'avoit fait, et pardonés li estoit par la prière saint Gille se il se repentoit tant seulement et le deguerpissoit... Et quand li prodrom vit le cartre, il rendist grâces à notre Seigneur ; si conta au roi ceste cose et le pechié qu'il ne li osoit dire. Li rois reconnut son pekié qu'il avoit fait, si li caï as piés, et si li pria qu'il li aidast envers nostre Seigneur par ses prieres, et li sains hom commanda que il plus ne le fesist.

 

On fit remarquer qu'il pouvait s'agir du roi Charles le Chauve, son petit-fils. Ou pour d'autres, au contraire, de Charles Martel, maire du palais, son grand-père.

En 1563, le Concile de Trente prit la décision de censurer le "péché inavoué de Charlemagne"

   

                                       

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      Comparer avec La messe de saint Gilles, v.1500 par le Maître de saint Gilles, N.G. Londres :

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En conclusion de ce cycle, on remarque que saint Gilles est celui qui dispose du pouvoir de pardonner une faute qui n'a pas été confessée , pourvu que le pêcheur en éprouve une réelle contrition : en un mot, il est le recours contre une faute inavouable.

Or, nous allons découvrir que le culte de saint Nicolas est, lui aussi, lié à la culpabilité et au pardon de fautes graves.

 

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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 La pupille des yeux est rehaussée de jaune d'argent. cette particularité stylistique se retrouve dans les vitraux des chantiers commandés par le duc Jean V ou son entourage, à la cathédrale de Quimper, à Runan, à Merléac. Ou encore à la cathédarle de Dol-de-Bretagne.

 

Ce qui est très particulier, c'est l'utilisation du  jaune d'argent pour rehausser les pupilles des personnages, leur donnant un regard très intense voire surnaturel. 

Or, c'est  aussi le cas à Dol-de-Bretagne (fin du XIVe),  à Merléac en 1402, à Runan en 1423, ou à la cathédrale de Quimper vers 1410-1415, sur les chantiers du mécénat politique des grandes donations du duc Jean V. Ainsi qu'en Normandie et dans l'ouest de la France, par exemple à Saint-Lô vers 1420, au Mans vers 1435 .

Cette particularité stylistique limitée dans le temps et dans l'espace (ouest de la France) est d'autant plus remarquable qu'elle est ici associée à une autre, toute aussi précieuse : la présence de tentures damassées à oiseaux. 

 

 

A propos de la baie 217 du Mans, je notai :

 

 1. Les pupilles rehaussées de jaune d'argent, propre à l'ouest de la France en 1370-1430.

 je les ai déjà observé :

Cette particularité, qui confère aux personnages un caractère sacré de haute spiritualité, est propre à l'Ouest de la France dans la période 1370-1430. On le constate aussi à Dol-de-Bretagne (ca 1420) ou à la cathédrale de Quimper (ca 1415).

Roger Barrié, qui trouve déjà que le grand nombre de verres blancs des phylactères, des robes des anges et des architectures entraînait une impression "d'atonie", la grisaille des dessins étant trop grêle  "de sorte que leur fort rayonnement n'est réglé par aucun écran", juge que le rayonnement du jaune d'argent qui colore les pièces d'architecture est aussi envahissant que celui du blanc qui leur sert de

base colorée" et que "le scintillement [des couronnes d'or des fonds] recherché pour plus de somptuosité pulvérise cependant à distance les masses de couleur."

 

2. Les damas. Un seul atelier local exploitant un stock de cartons anciens ou récents.

J'ai détaillé les motifs des différents fonds damassés, trouvant plaisir à reconnaître les oiseaux affrontés propres aux lampas de Lucques et à les voir alterner avec des motifs à rinceaux, plus anciens et d'autres à larges fleurs. Ils témoignent des goûts vestimentaires et d'ameublement (courtines tendues dans les églises les jours de fête) pour les tissus brodés, les damas, brocarts et lampas que le développement de l'industrie textile à la fin de la guerre de Cent Ans rendait accessible. Les soieries de Lucques en Italie, d'inspiration orientale furent fabriquées dès le XIIIe siècle et si elles sont aussi imitées dans les vitraux d'Arnault de Moles à Auch (1507-1513), ces fonds se retrouvent dans les vitraux dès 1400 et pendant le premier quart du XVe siècle en Normandie à Sées, Saint-Lô, Rouen (Saint-Maclou) ou à Evreux (Cathédrale, ou église Saint-Thaurin). Ils associent des feuillages stylisées et des fleurs à des perroquets, des cygnes ou des personnages fabuleux affrontés (M. Callias Bay 2006). Plus tard, dans la seconde moitié du XVe siècle apparaissent des motifs plus grands et plus simplifiés. Ces motifs sont répétés au moyen de pochoirs rigides ou de planches dessinées ou calquées sur les tissus. Ils peuvent être peints avec les pochoirs, ou au contraire enlevés 

J'ai lu dès lors avec intérêt le commentaire qu'en fait Françoise Gatouillat (2003) :

"L'emploi d'une variété de damas plus ou moins archaïques, associé à la manière de teinter de jaune d'argent les pupilles, est l'indice que la commande de la rose a été reçue par le même atelier, que l'on peut présumer local, surtout si les verrières des deux étages ont été exécutées à un certain nombre d'années d'intervalle. Les caractères stylistiques hétérogènes de la rose prise dans son ensemble - sans les portraits rapportés - pourraient avoir pour origine les phénomènes d'association ou de sous-traitance fréquents dans le cas de chantiers importants ; ils reflètent plus certainement des pratiques usuelles, éclairées par les récentes recherches sur la genèse des œuvres de ce domaine. Comme on le sait aujourd'hui, même dans le cadre d'une commande de prestige, les peintres-verriers n'étaient pas tenus d'avoir systématiquement recours à des cartons neufs ; ils restaient libres d'exploiter, autant que faire se pouvait, les documents déjà archivés dans leur atelier, étant entendu que ceux des sujets dont les modèles ne pouvaient se trouver en stock, en particulier l' image des commanditaires, étaient dessinés pour la circonstance. Ainsi, dans la galerie de la rose, les disparités nettes entre les figures d'apôtres d'une part, et celles des donateurs princiers d'autre part, s'expliquent certainement par la nature des modèles utilisés par le ou les peintres sur verre. Les patrons des premières devaient préexister , tandis que ceux qui ont guidé l'exécution des secondes ont été produits tout spécialement. Le responsable de la réalisation a ainsi procédé à une combinaison de cartons, utilisant, selon les sujets, le travail d'un peintre contemporain ou adaptant des dessins plus anciens ayant servi pour d'autres chantiers. Il semble qu'il a agi de même avec les pochoirs à l'aide desquels ont été obtenus les damas des tentures, certainement tributaires de documents d'âges divers réunis dans son fonds d'atelier ou dans ceux de ses éventuels associés : ainsi sont juxtaposés des rinceaux de feuillage gras en usage au milieu du XIVe siècle, des « étoffes » d'inspiration lucquoise à menus motifs d'oiseaux, déjà présents bien avant 1400 à Evreux et un peu plus tard à Bourges, et d'autres à larges ramages végétaux, suivant une mode qui naît vers 1430."

 

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Dais architecturé. à quatre saints orants.

Les anges se détachent sur un fond peint au jaune d'argent très foncé, orange presque brun, qui figure le verre grillagé de baies à remplages gothiques.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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II. LE REGISTRE SUPÉRIEUR : QUATRE SCÈNES DE LA VIE DE SAINT NICOLAS.

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Les différents épisodes sont aussi représentés à la cathédrale de Chartres dans deux verrières à médaillons du XIIIe siècle ; la scène du miracle du saloir y est représentée par trois panneaux du début du XVe siècle.

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1. Nicolas est intronisé évêque de Myre.

 

 Nicolas, assis, reçoit l'ordination épiscopale par deux évêques : l'un le bénit alors que l'autre le coiffe de la mitre. 

Panneau refait.

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  "Après cela, l’évêque de le ville de Myre étant mort, tous les évêques de la région se réunirent afin de pourvoir à son remplacement. Il y avait parmi eux un certain évêque de grande autorité, de l’avis duquel dépendait l’opinion de tous ses collègues. Et cet évêque, les ayant tous exhortés à jeûner et à prier, entendit dans la nuit une voix qui lui disait de se poster le matin à la porte de l’église, et de consacrer comme évêque le premier homme qu’il verrait y entrer. Aussitôt il révéla cet avertissement aux autres évêques, et s’en alla devant la porte de l’église. Or, par miracle, Nicolas, envoyé de Dieu, se dirigea vers l’église avant l’aube, et y entra le premier. L’évêque, s’approchant de lui, lui demanda son nom. Et lui, qui était plein de la simplicité de la colombe, répondit en baissant la tête : « Nicolas, serviteur de Votre Sainteté. » Alors les évêques, l’ayant revêtu de brillants ornements, l’installèrent dans le siège épiscopal."

Légende dorée de Jacques de Voragine.

 

 

 

 

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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 2.  Résurrection des trois enfant mis au saloir.

 

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      Nicolas ressuscite les morts, et pardonne à l'aubergiste (ou au boucher) criminel.

"Scène très restaurée, mais tête du saint ancienne" (Gatouillat et Hérold).

Ces auteurs ne précisent pas si le fond damassé bleu est ancien.

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Comparer avec : Speculum historiale de Vincent de Beauvais traduit par Jean de Vignay. Sur cette enluminure, ce sont trois clercs, tonsurés, qui sont figurés, comme dans le texte du trouvère Wace.

Mais un examen attentif du vitrail de Malestroit montre, malgré la barlotière, qu'il s'agit ici aussi peut-être aussi de clercs, car on voit une couronne de cheveux à l'arrière, alors que la partie avant du crâne est rasée, ou, du moins, dépourvue de cheveux. On comprend que de telles images aient favorisé le glissement d'un récit de trois clercs ressuscités à celui de trois petits enfants.

 

 

Peinture sur velin. Feuillet 023, recto, du manuscrit messin "Les Heures de Jean de Vy et Perrette Baudoche Metz", vers 1435-1447. La encore, malgré leur petite taille, les trois garçons nus sont tonsurés, et correspondent à des clercs.

 

 

 

 

 

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Les pupilles rehaussées au jaune d'argent.

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L'église Saint-Gilles de Malestroit.  Verrière de la Vie de saint Gilles et de la Vie de saint Nicolas (Premier quart du XVe siècle).

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Le fond damassé bleu aux oiseaux.

Nous retrouvons le motif de l'oiseau (phénix) pinçant de son bec la tige du rinceau :

le même qu'en baie 15 (vers 1360-1370 et 1387-1400) de la cathédrale d'Évreux :

http://www.lavieb-aile.com/2017/10/les-vitraux-de-la-baie-15-vers-1360-1370-et-1387-1400-de-la-chapelle-du-rosaire-de-la-cathedrale-d-evreux.html

et ceux de la cathédrale de Quimper vers 1417:

http://www.lavieb-aile.com/2016/03/les-fonds-damasses-des-vitraux-du-xve-siecle-de-la-cathedrale-de-quimper.html

Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Le dais.

Voûte en verre orange sombre à croisillons floraux. Boule d'or centrale à motif de feuille.

Trois anges nimbés tenant des phylactères (grisaille et jaune d'argent).

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Scène 3 : Le saint bénit et ressuscite un pèlerin mort et remet en place le mât d'un navire (vitrail entièrement refait).

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Scène 4 : Saint Nicolas est invoqué par des marins en perdition.   

 

"scène assez bien conservée".

L'inscription énonce ce que j'ai lu comme INCASTIS ME ECCE. Il faut  lire VOCASTIS ME ECCE A[DSUM] Vous m'avez appelé : me voilà"..., ce qui renvoie à l'oraison du propre de la fête du 6 décembre citée dans le Bréviaire : 

Quadam die tempestate faevissima quasati nautae, coeperunt sanctum invocare Nicolaum : et statim cestavit tempestas. Mox illis clamantibus apparuitquidam, dicens eis : Ecce adsum, quid vocastis me ?

Voir aussi Analecta bollandiana ; Et clamantibus illis , apparuit quidam sub ipsius sancti viri schemate , dicens eis : Vocastis me , ecce adsum . Mox adjuvit eos celeri sublevatione , et cessare fecit tempestatem superveniente inæstimabili tranquillitate .

 

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Cinq marins se trouvent en perdition, leur mât rompu, dans un navire très creux, doté d'un château-avant défendu comme une tour, et, à l'arrière, d'un gouvernail d'étambot : il peut être défini comme un cogue que Wikipédia définit ainsi :

"Il s'agit d'un voilier de commerce qui fut utilisé puis armé contre la piraterie pour les échanges entre les ports de la Hanse ; on pouvait l'armer de canons. Il possédait un mât et une voile carrée. Il y avait une nacelle de vigie juste sous la pointe du mât. Les cogues présentaient dès l'origine un château à l'étambot ; au cours du xive siècle, on leur adjoignit un château à l'avant du pont, ou gaillard d'avant.

La nacelle de vigie est bien présente mais le château-arrière n'est pas représenté. On devine une construction à clin. L'étai vient se fixer sur une pièce de bois oblique établie dans le gaillard d'avant, et que l'on retrouve sur le sceau de la ville de Stralsund :         

 

                     

D'autres détails sont retrouvés, comme l'oriflamme à l'extrémité du mât (ici, à trois besants d'or), ou encore les lais verticaux de la voile.

 Saint Nicolas, dont seul le buste émerge de nuées, trace une bénédiction : il porte un anneau d'or au médius.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Les oiseaux du fond damassé bleu sont ici bien différents des phénix d'inspiration sassanide (ou lucquoise) des scènes précédentes. Ce seraient des aigles aux ailes déployées, si le bec long et fort n'évoquait pas plutôt un passereau.Ils sont stéréotypés, peints par pochoir les uns au dessus des autres, sans autre motif tels que fleurs ou rinceaux.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Dais 1. 

Caché à moitié par la barlotière, un détail doit nous retenir, celui de la frise du sommet de la niche architecturée (qui est conçue, comme d'habitude, comme une chapelle privée tendue d'un drap d'honneur (bleu damassé) sous une voûte à clefs pendantes. En arrière-plan au dessus du drap d'honneur, la bande rouge lie-de-vin est sommée d'une boule d'or où sont dessinés les lignes d'une feuille (de vigne ou de figuier).

La bande  rougeâtre est en réalité un verre blanc, peint à la grisaille. Puis la grisaille est enlevée pour tracer une série de M gothique et de couronnes, lesquelles sont peints ensuite au jaune d'argent très orange, presque rougeâtre (c'est une question de cuisson).

Mais peu importe ; ce que je veux faire remarquer, c'est que ces M couronnés sont les mêmes que ceux des bordures de la maîtresse-vitre de Merléac, une réalisation presque contemporaine (1402), mais commandée par les Rohan et non les Malestroit. Ce qui ajoute, avec les pupilles jaunes et les oiseaux des damas, un troisième point commun.

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Maîtresse-vitre de Merléac. Photographie lavieb-aile.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Dais 2 :

 Au dessus de la scène précédente, deux saints personnages —nimbés— sont agenouillés face au Christ Sauveur du Monde (avec le globus crucifer). Au dessus de la scène du saloir, deux anges portent des phylactères .

On remarquera aussi l'alternance de couleurs des voûtes des niches, bleus et verts, au dessus des éléments rouge lie-de-vin à décor de couronnes centrés par une boule jaune (besant ?).

Ces saints personnages habitant les dais évoquent ceux des vitraux du chœur de la cathédrale d'Évreux, eux-mêmes comparables à ceux de Rouen.

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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III. LE TYMPAN.

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Sur un fond rouge constellé d'astres d'or, qui reprend les armoiries de gueules à neuf besants d'or des Malestroit,  le Christ du Jugement Dernier, dans le soufflet supérieur reçoit les louanges de quatre anges porteurs de phylactères :

GLORIA IN EXCELSIS DEO / ET IN TERRA PAX

HOMINIBUS BONAE VOLUNTATIS

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Baie 1 de l'église Saint-Gilles de Malestroit. Photographie lavieb-aile 2020.

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Voir le vitrail consacré à Saint Gilles à Troyes

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SOURCES ET LIENS.

— GATOUILLAT (Françoise), HEROLD (Michel), 2005,  Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum VII, Presses Universitaires de Rennes, 367 p. 375 ill. 

— LE BIHAN (Jean-Pierre)

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-19587650.html

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Arbre de Jessé
23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 17:40

Les navires sculptés (leucogranite, v. 1528) de la façade occidentale de l'église de Confort-Meilars. Son inscription. Ses 13 statues d'apôtres en kersanton (Maître de Plougastel, v.1588-1602).

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— Voir sur l'église Notre-Dame de Confort-Meilars :

 

 

 

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Voir aussi sur les carvelles ou les embarcations de pêche sculptées sur pierre en Finistère : 

Voir les embarcations de pêche sculptées sur bois sur les sablières :

 

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Voir les graffiti normands :

-Dives-sur-mer, église : 400 graffiti

-Saint-Vaast la Hougue, chapelle des Marins, graffito,  XVIe

http://www.saintvaast.fr/pageLibre000125fc.aspx

-Vatteville-la-rue graffiti des murs de l'église

http://www.jpdugene.com/camping_car/normandie_2012/2012-08-07.htm

-Fécamp, abbatiale Ste-Trinité, graffiti

http://www.unicaen.fr/recherche/mrsh/sites/default/files/forge/vignettes/abbatialeFecamp.jpg

-Région de Fécamp :

http://www.fecamp-terre-neuve.fr/GalerieGraffiti.html

-Honfleur, Maison Erik Satie, graffiti XVIe-XIXe

-Eglise d'Hénouville:

http://perso.numericable.fr/~arnaudser/serander/Henouville/Graffiti.htm

-Dreux, beffroi, graffiti de 1537 :

https://www.sagaphoto.com/photo.asp?from=liste&id=PF008391#.XlEHBWhKiM8

-Couvent Sainte-Barbe de Canteleu près de Rouen:

https://rouen.blogs.com/photo/2007/11/o-trouver-ce-gr.html

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Sur l'atelier de taille du kersanton du Maître de Plougastel (1570-1621) dans le Cap Sizun :

 

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PRÉSENTATION.

La façade occidentale (1528) de l'église Notre-Dame de Confort-Meilars, globalement triangulaire sous la tour du clocher et sa tourelle ronde, est fortement structurée horizontalement par une moulure et verticalement par deux contreforts à quatre niches à dais, couronnés de pinacles à crochets. D'où trois espaces, entre ces contreforts (avec le portail) ou à l'extérieur de ceux-ci.

À l'extérieur des contreforts,   nous n'aurons à décrire que les niches coiffés de demi-pinacles, et leur statue. Mentionnons la porte murée gauche, qui donnait accès à la chapelle des Fonts (ou des lépreux).

Au centre, le portail en plein cintre puis à peine ogival est rythmé par ses colonnes engagées. Une arcade ogivale à choux frisés et fleurons dessine sa belle courbe tandis que deux très hauts pinacles encadrent le gable du fronton.

Deux niches à dais sont occupées par leur statue d'apôtre.

La pointe du fronton est un fleuron sur lequel saint Michel triomphe d'un démon.

Tout en haut, une baie et son ouverture ogivale.

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Façade occidentale (1528) de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Façade occidentale (1528) de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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I. L'INSCRIPTION DE FONDATION.

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Elle est sculptée en cinq lignes sur trois blocs de granite, l'un (trois lignes) faisant toute la largeur disponible sous la corniche du fronton, les deux autres étant moins longues de moitié.

Elle n'a jamais été déchiffrée entièrement, alors qu'il serait encore temps de procéder à un estompage, ou à une lecture en éclairage rasant. 

Je lis le début de la première ligne LAN MIL --- et le début de la deuxième ligne DE CEAN, ces dernières lettres moins certaines. Ce sont des caractères gothiques en minuscules.

Le site Pop.culture donne la date : MILVCXXVIII (1528).

Nous sommes donc autorisés à dater les bas-reliefs de la façade de cette année 1528 (également inscrite sur le chevet nord).


 

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Inscription (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Inscription (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Inscription (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Inscription (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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II. LES BATEAUX DE PÊCHE ET LES POISSONS EN BAS-RELIEF (GRANITE).

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Les commanditaires (les paroissiens représentés par leur fabricien, ou Alain II de Rosmadec et son épouse Jeanne du Chastel, malgré l'absence de tout rappel héraldique) ont tenu à souligner la vocation maritime de leur paroisse en sculptant quatre embarcations entourés de poissons ou cétacés. En effet, au XVIe siècle, profitant d'un heureux concours de circonstance (neutralité de la Bretagne), le Finistère connait une expansion économique liée aux transports commerciaux maritimes entre Espagne, Angleterre et Flandres, et liée également au succès de la pêche côtière. 

La situation de ces sculptures de nefs et de poissons au dessus et immédiatement au dessous de l'inscription de fondation n'est peut-être pas attribuable à un souci décoratif, et elle peut être l'expression, de la part des seigneurs du lieu, de leurs prérogatives, très lucratives, tant en droits de pêche qu'en droits sur la construction et la navigation. On évaluera leurs étendues à la lecture de l'extrait d'un article de J. Darsel cité en bibliographie, où Alain [Ier, père d'Alain II] de Rosmadec est nommément cité pour ses droits de « lods et ventes » sur la construction des navires construits à Audierne.

Il faut consulter une carte pour voir Confort, sur le plateau où passe la route Douarnenez-Pont-Croix, dominer le cours du Goyen, rivière qui arrose ensuite Pont-Croix, puis Audierne. On rappellera alors qu'Alain de Rosmadec est seigneur de Tyvarlen mais aussi de Pont-Croix, où il est donateur de l'église de Roscudon.

Les meilaristes ne sont pas seuls à honorer ainsi leurs marins et armateurs, et les paroisses du Cap Sizun sont riches en ces bas-reliefs, tout comme, au nord du département, le port de Roscoff lié à Morlaix. En Normandie, la pierre calcaire se prête d'avantage à des graffiti marins, et ceux-ci apparaissent plus nombreux lors du déclin de la primauté bretonne.

 

Ces navires sont, à Confort-Meilars au nombre de cinq : deux forts rouliers (I et II) en position haute à l'extérieur des contreforts, et,  au dessus du porche, deux embarcations de pêche, non mâtés, plus un navire mâté, entourés de poissons ou cétacés en deux ensembles (III et IV).

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Carvelles et scènes de pêche  (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Carvelles et scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Le bas-relief I : un trois-mâts de transport maritime, ou "roulier".

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On peut voir un exemple de ce type de navire sculpté au palais Jacques Cœur de Bourges au milieu du XVe siècle.

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Bas-relief d'une galée (XVe siècle), palais Jacques Cœur. Photo lavieb-aile

 

Parmi les miniatures, je choisis, quoique ce soit un deux-mâts, celle peinte par Jean Colombe vers 1485 dans les Faits des Romains BnF fr. 22540 f. 59r sous la légende Comment les bretons se rebellerent contre les rommains.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b85144325/f125.item.zoom

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Faits des Romains, par Jean Colombe vers 1485 BnF 22540 f.59r, droits réservés Gallica.

 

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Carvelle (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Carvelle (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Carvelle (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Carvelle (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Le bas-relief II : un navire de transport maritime, ou "roulier".

Celui-ci n'a qu'un mât (on devine à l'avant une forme  compatible avec un espar), mais il est néanmoins identique au précédent, tant par sa carène que ses superstructures, son gouvernail et son nid-de-pie.

Ce type de navire est couramment représenté dans les enluminures du XVe siècle :

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Persée, source mandragore

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BnF Français 2643 f. 352v, 1401-1500 « Les nouvelles Croniques de France et d'Angleterre , faittes et compilées par JEHAN FROISSART ».

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La geste ou hystoire, BnF mandragore

 

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BnF  Français 5594 f. 217r « Passages faiz oultre mer par les François contre les Turcqs et autres Sarrazins et Mores oultre marins », traité commencé à être rédigé à Troyes, « le jeudi XIIII e jour de janvier » 1473, XV e siècle

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On trouve également ce gréement, nommé Cogge  peint sur le vitrail du palais Jacques Cœur à Bourges vers 1451.

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Vitrail du XVe siècle du palais Jacques Cœur de Bourges. Photo lavieb-aile.

 

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Carvelle (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Carvelle (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Carvelle (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Carvelle (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Les bas-reliefs III, à droite du fleuron de l'arcade du portail. 

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Vue des groupes III (à droite) et IV (à gauche) .

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Les navires sculptés (v. 1528) de la façade occidentale de l'église de Confort-Meilars.

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Le groupe III est constitué de 4 blocs de leucogranite, irrégulièrement rectangulaires, qui montrent deux scènes de pêche sur deux embarcations différentes.

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Les navires sculptés (v. 1528) de la façade occidentale de l'église de Confort-Meilars.
Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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En haut à gauche : une barque de pêche.

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La barque à clins à trois lames, dont la quille et la haute étrave convexe sont individualisées, possède un tableau arrière, ou du moins une poupe) droite, verticale. L'étambot est bien distinct, descendant moins que la quille, et s'élevant au dessus du franc-bord, pour permettre la fixation d'une barre, que le maître de la barque semble tenir. Il tend l'autre bras vers l'avant, mais nous ne voyons ni le mât ni les apparaux de pêche, ni les avirons, ni la ligne ni son matelot,  comme cela s'observe sur les sablières de Pont-Croix ou Primelin.

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Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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En haut à droite.

Le bloc suivant est difficile à décrire. On y a vu, je crois, un oiseau pêchant (comme à Saint-Herlé à Ploaré).

Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Ensemble III, en bas à gauche : un navire de pêche.

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C'est un navire à mât central, étayé en avant et en arrière (l'étai arrière semblant empennelé), à proue convexe et étambot vertical, à clins, avec deux marins à son bord. Nous pouvons suggérer qu'il est en pêche car il remorque une ligne (ou une annexe ?), et qu'il est suivi par trois formes vaguement évocatrices de poissons. Surtout, son mât est encadré de deux formes en hameçon.

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Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Ensemble III, en bas à droite : deux poissons.

Cétacés ? Simples sardines ou maquereaux.

Deux gros poissons sont sculptés l'un au dessus de l'autre, remarquables par leur tête plus forte que le corps et par une solide mâchoire. On distingue bien deux nageoires ventrales, mais je ne distingue pas (défaut d'éclairage) de nageoire dorsale. La queue ou nageoire caudale, homocerque et fourchue, est placée verticalement (alors que les cétacés ont une queue horizontale), mais le sculpteur est tenu par ses impératifs à la placer ainsi.

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Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Les bas-reliefs IV, à gauche du fleuron de l'arcade du portail. 

Le groupe IV est constitué de 3 blocs de granite,  rectangulaires, en deux registres, qui montrent en haut une scène de pêche sur une barque à deux marins, et en bas des poissons ou cétacés bondissants .

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Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Ensemble IV, en haut .

Une barque non mâtée est au mouillage sur son ancre ; un homme, à l'arrière, tient le gouvernail, tandis qu'à l'avant, le second matelot tend un bras vers la ligne de mouillage. La barque possède les mêmes caractéristiques que celle de l'ensemble III. Dans l'eau, un poisson, comparable à un maquereau, nage librement.

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Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Ensemble IV, en bas à gauche .

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Trois poissons nagent dans le même sens. On distingue une queue verticale,  une nageoire ventrale triangulaire et deux nageoires caudales arciformes, une caractéristique qui semble peu commune.

Rappel : 

Les cétacés ont :

  • une queue horizontale

  • deux nageoires pectorales

  • un aileron dorsal

  • ils respirent avec des poumons par un évent

Les poissons ont :

  • une queue verticale

  • deux nageoires pectorales

  • deux nageoires ventrales

  • une à deux nageoires dorsales

  • une nageoire anale

  • ils respirent avec des branchies

 

 

Conclusion : soit c'est une vue fantaisiste d'un sculpteur, soit une tentative de montrer à la fois une nageoire dorsale et une nageoire pectorale, ou bien quelque chose comme ça.

Mais on ne peut y facilement voir des cétacés.

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Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Ensemble IV, en bas à droite  : quatre poissons.

Ils sont restés en partie à l'ombre lors de ma prise de vue, pourtant patiente. Quatre "poissons" aux mêmes caractéristiques que les précédents font des bonds en position presque verticale en s'entrecroisant (ou bien, c'est une vue de haut d'un panier de pêche !)

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Scènes de pêche (1528)  de la façade ouest de l'église de  Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Scènes de pêche (1528) de la façade ouest de l'église de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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III. LES 13 STATUES EN RONDE-BOSSE.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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LES DOUZE APÔTRES du CREDO APOSTOLIQUE (KERSANTON, MAÎTRE DE PLOUGASTEL, v. 1588-1602).

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Les douze apôtres de la façade ont tous perdu l'attribut qui permet leur identification, et souvent le livre qui renvoie au Livre des Apôtres, mais ils tiennent encore le phylactère sur lequel était peint l'un des douze articles du Credo, ou Symbole des Apôtres, auquel ils étaient associés.

Plusieurs d'entre eux portent une robe plissée et serrée par une ceinture, fermée sous le cou par trois boutons soigneusement sculpté, selon un procédé propre à l'atelier des Prigent ou du Maître de Plougastel. Sur cette robe, ils ont un manteau dont un pan revient vers le bras ou la ceinture, occasion d'un élégant jeu de pli qui introduit entre eux de la variété. C'est bien au Maître de Plougastel (actif de 1570 à 1621), sculpteur du calvaire monumental de Plougastel en 1602-1604, que'Emmanuelle Le Seac'h attribue les apôtres de Confort-Meilars.

On lui doit le portail intérieur du porche sud de Bodilis en 1570, une œuvre de jeunesse. Ses ouvres principales sont, outre le calvaire de Plougastel, , une part de celui de Guimiliau en 1606-1617, et le calvaire de Locmélar vers 1600. Dans le Cap-Sizun, il a travaillé aux douze apôtres de Notre-Dame de Confort, aux onze statues de la chapelle Saint-Tugen de Primelin (après 1582 ?), et à un apôtre du porche ouest de Plogoff (v.1621). Je renvoie aux articles de ce blog qui les décrivent.

"Les visages sont ronds, fermés, sévères avec des barbes  régulières et soigneusement peignées. La chevelure rappelle étonnamment le saint Pierre de Locmélar. Les épaules sont étroites et basses. Les douze apôtres sont vêtus de longues tuniques flottantes. Les plis des vêtements sont très structurés avec toujours les mêmes formes : plats, à festons et ronds.Les statues sont de grande dimensions. le format utilisé est le plus grand rencontré dans l'œuvre du Maître et l'on retrouve le même à la chapelle Saint-Tugen." (E. Le Seac'h p. 189) 

 

On sait que ces 12 apôtres occupaient, sur l'imposant calvaire à soubassement triangulaire de Confort devant cette façade, des niches . Mutilés et décapités à la Révolution, ils furent enfouis près de l'église avant d'être déterrés en 1849. Les têtes furent recollés par  le sculpteur Yan Larch'antec en 1870, mais celui-ci décida de les placer dans les niches à dais de la façade ouest . Pour le calvaire, il réalisa 13 statues (les 12 Apôtres et saint Paul), et plutôt que de le replacer dans leur niche, il les campa tout autour de la plateforme. C'est également Yan Larch'antec qui sculpta le Saint-Michel de la façade.

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I. Un Apôtre.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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II. Un Apôtre.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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III. Un Apôtre.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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IV. Saint Matthieu tenant sa balance.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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V. Un Apôtre.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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VI. Un Apôtre.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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VIII. Apôtre tenant un livre en main droite.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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IX. Saint Jacques le Majeur.

Il tient un livre en main gauche. On devine son baudrier à coquilles.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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X. Un Apôtre.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

 façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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XI. Un Apôtre.

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Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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XII. Apôtre.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Credo des Apôtres de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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XIII. Saint Michel terrassant le démon (kersanton, Yan Larch'antec, 1870)

 

La façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

La façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Saint Michel, (kersanton, Yan Larc'hantec,  1870) de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

Saint Michel, (kersanton, Yan Larc'hantec, 1870) de la façade ouest de Confort-Meilars. Photographie lavieb-aile.

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Tout en  haut : un cavalier et un ange.

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Les navires sculptés (v. 1528) de la façade occidentale de l'église de Confort-Meilars.
Les navires sculptés (v. 1528) de la façade occidentale de l'église de Confort-Meilars.

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SOURCES ET LIENS.

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Congrès archéologique de France 1957.

 

— COUFFON (René) & LE BARS (Alfred), 1988, Notices de Meilars-Confort.

http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/MEILARS.pdf

"Suivant la généalogie de la Maison de Rosmadec, l'édifice actuel fut bâti en même temps que l'ancienne église de Landudec, entre 1528 et 1544, par les soins d'Alain de Rosmadec et de sa femme Jeanne du Chastel. La date de fondation inscrite sur la face nord du chevet, "EN. LAN. MVCSXXVIII. LE. SECOND. DIMANCHE. DAVST", vient confirmer cette assertion, mais les nombreux poissons et les caravelles sculptées sur le tympan du portail ouest montrent la participation importante des pêcheurs et armateurs, comme à Roscoff et à Penmarc'h."

" Statues en pierre du pignon ouest : saint Michel terrassant le dragon sur le fleuron du gable, et, dans les niches, saints dont les Apôtres, retrouvés, mutilés, après la Révolution"

 

— DARSEL (Joachim), 1966 Bulletin philologique et historique:vol.1, Les seigneuries maritimes en Bretagne.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6430324f/f110.item.r=rosmadec.texteImage

 

 



"Les seigneuries maritimes en Bretagne comme en Normandie et autres régions riveraines de la Manche ou de l'Atlantique ont joué un rôle capital dans la vie économique et administrative, voire militaire, de leur pays respectif .  En Normandie, leurs propriétaires se divisaient en deux catégories : les « gravagers » ou « hauts justiciers »; et les « bordiers » ou « bas justiciers ». Cette distinction se retrouvera en Bretagne mais seulement dans les faits, dans l'exercice de certains droits, sans qualification aucune; et l'emploi de ces épthètes demeurera extrêmement rare. Les uns et les autres, en revanche, se partageront sur le même pied quantité d'autres redevances féodales, portant sur la navigation et la pêche. Ces redevances étaient, pour la plupart, communes à toutes les régions maritimes de l'Europe occidentale : péages, coutumes, dîmes du poisson et du sel, tonlieu, ancrage, passage, halage, jeaugeage, etc.

Droits sur la pêche.

Au Moyen Age, le poisson était d'une abondance incroyable dans la Manche. Outre diverses grosses espèces, comme la morue, les cétacés (baleines, marsouins, cachalots), y étaient aussi courants que celles plus communes du hareng, du maquereau, du merlan ou du congre . Or, si la mer relevait de l'autorité du duc de Bretagne
jusqu'à trente lieues de la côte, le rivage, lui, demeurait du domaine des seigneurs particuliers riverains . Et ceux-ci en exploitaient au maximum les nombreuses ressources, car ils disposaient de tout : du milieu et des hommes. Seuls, répétons-le, ils pouvaient exploiter édifier des estacades, construire des chaussées et des quais aux limites maritimes ou fluviales de leurs fiefs; seuls, donc, ils pouvaient construire et armer des nefs; seuls, organiser la pêche et la navigation; seuls, créer et mettre en valeur des salines. Les preuves de ces diverses activités nous sont fournies en Bretagne par une foule de documents qui ne concernent pas seulement les domaines ducaux mais encore et surtout les fiefs seigneuriaux, des plus importants aux plus modestes. Sur la côte septentrionale notamment, pêcheries et sêcheries abondent .

Sur la côte sud, les pêcheries de Cornouaille, aux seigneurs de Penthièvre, rivalisaient avec celles, ducales, de Saint-Mathieu, avant leur totale décadence du XVIIe siècle. Les pêcheurs des terroirs de Douélan, de Cap-Sizun, de Cap-Caval, au xvie siècle, étaient obligés d'abandonner aux receveurs du duc de Penthièvre, à un prix déterminé, les congres, merlus et autres poissons qu'ils prenaient. Ils pouvaient racheter ce droit en versant une certaine somme pour chacun des maîtres, des compagnons et des « pages » ou mousses.

Ceux qui cessaient de pêcher, ou qui allaient pêcher ou naviguer ailleurs, autrement dit les « vacanteurs » devaient acquitter en espèces, la moitié de ce droit. Les uns et les autres se faisaient enregistrer, par paroisse, chaque année, par devant un notaire de la seigneurie ( Les maîtres et les compagnons du Cap-Sizun payaient de 25 à 50 sous chacun, suivant les paroisses; les « pages » et les  "vacanteurs ", de 12 sous 6 deniers à 25 sous. ).

Le baron de Pont-l'Abbé exerçait ce même droit de « vacanteaige », avec celui de pêcherie et sècherie dans les paroisses de Loctudy, Combrit et Treffiagat .

Le seigneur de Lezoualc'h, en Goulien, jouissait au port et rade de Loc'h, de la faculté de prendre une fois l'an, un merlu sur tout « compagnon de bateau » qui déchargeait au dit port; outre un droit de sennage consistant en le septième des merlus, dorades et autres poissons péchés sur les côtes de Cléden,
Plogoff, Goulien et aux environs de l'île de Sein .

Le baron de Névet possédait la rivière de Pouldavid avec les havres de Porz Ru et de Tréboul, avec droit de prétendre aux poissons royaux (dauphins, esturgeons, etc.) capturés en la dite rivière et en celle de Plolan (Poullan); et au cinquième des mulets et maquereaux ramenés par toute barque de pêche; pour les turbots, le plus beau revenait au seigneur.
 

Droits sur la navigation

Le domaine maritime seigneurial ne s'étendait que sur les grèves jouxtant le fief, fort peu loin en mer. Sur la terre ferme, en revanche, aux embouchures des rivières et sur le cours inférieur de celles-ci, le maître du domaine exerçait une autorité exclusive sur la navigation et le trafic par eau.

 

Note :En Normandie, le domaine maritime seigneurial, l'« aquagium » ou « ewagium », sera administré au XIIE siècle par un officier particulier, l'« aquarius », sorte d'intendant et de justicier, auquel succédera un Vicomte de la Mer ou de l'Eau. J. DARSEL, Bailliages et vicomtés des eaux de part et d'autre de la Manche, communication à la 32e Semaine d'Histoire du Droit Normand, Avranches, juin 1961.
En Bretagne, rien de pareil : le sénéchal et le procureur fiscal assumeront ce rôle, assistés de receveurs ou de fermiers. Nous relevons cependant l'existence, au XIe siècle, près de l'abbaye de Redon, d'un officier chargé de la recette des droits dus sur les cargaisons de vin et le sel, mais nous ignorons l'étendue de ses attributions; il s'agit d'un certain Helgomarc'h « qui fuerat ante serviens monachorum de salinagio et vinagio navium » (1066-1075). — Cartulaire de Redon, éd. A. DE COURSON, p. 260.).

 

D'abord sur toute barque, bateau ou navire en construction ou en réparation (En 1543, Jean du Quélénec, baron du Pont, vicomte du Fou et du Quélénec, déclare un devoir sur les navires en construction ou en réparation sur les rivages de la mer; devoir qu'il estime à 50 sous par an (Arch. dép. de la Loire-Atlantique, B 2025). En 1678, Armand du Plessis, duc de Richelieu, héritier de Françoise de Guémadeuc, comtesse d'Auray, sa mère, déclare un droit calculé d'après le tonnage
et le bois employé, sur tous les navires, grands ou petits, que l'on fera construire, radouber ou « rhabiller » sur le rivage de la mer, dans les limites de la terre et seigneurie d'Irvillac et Logonna. (Ibid., B. 2041.)).

Ensuite sur la cession de tout bâtiment de mer. Ce droit était dit de « lods et ventes ». Il fut octroyé, le 20 mai 1476, à Alain de Rosmadec, écuyer, seigneur de Tiouarlen, sur les vaisseaux construits au port d'Audierne. — Bibl. nat., ms. fr. 8269, fol. 134. A Brest, il était attaché à la charge de voyer, prévôt et sergent féodé de la ville, relevant héréditairement de la seigneurie de Kérénou (Arch. dép. du Finistère, B 1346, 1374, 1669). Un arrêt du Conseil d'État, rendu en 1693, réunit tous les droits du voyer au domaine royal et ne laissa au seigneur de Kérénou que le dixième du produit de leur recette. A Landerneau, le prince de Léon exigeait de tout propriétaire de navire construit dans l'année, un droit de « quintaine » à disputer le 1 er mai sur la rivière, par « vesseau » (Arch. dép. de la Loire-Atlantique, B 1694).

 

Lorsqu'un navire était destiné au cabotage, lui et sa cargaison se voyaient frappés d'un très grand nombre de droits. En premier lieu, de droits de ports et havres ou d'entrée et d'issue, perçus au profit des seigneurs locaux avant de devenir impositions ducales, pour la plupart. Dès la seconde moitié du XIVe siècle, le prince breton voyant les revenus ordinaires de son domaine fort diminués à cause des guerres et contraint de trouver de nouveaux subsides pour couvrir les frais d'entretien de son armée, décide de traiter avec ses vassaux les plus dociles. Il obtient ainsi de l'évêque-comte de Saint-Malo les deux tiers des droits levés en ce port (1365) ; puis de l'évêque de Cornouaille, de nouveaux tributs sur les marchandises dans les ports du diocèse; enfin de l'évêque de Tréguier, en 1394, la totalité des impositions exigées à Tréguier et à La Roche Derrien et dont la perception, semble-t-il, avait été suspendue ( DOM MORICE, Preuves, I, 1602, 1603; II, 626, 627. ). Ces concessions à titre temporaire furent reconduites et devinrent définitives. Les ducs Jean IV et Jean V ne connurent point le même succès près des seigneurs laïques : celui de Léon, entre autres, refusa obstinément de partager avec eux. Les ports d'entre Couesnon et Arguenon, propriété des Penthièvre, confisqués en 1420, restitués en 1448, rattachés au domaine ducal en 1485, firent retour à leurs premiers détenteurs, avec tous les autres biens
du comté de Penthièvre, en 1536; puis Jean de Bretagne, duc d'Étampes, les reçut définitivement, en 1555, contre l'abandon au roi de tous ses droits sur le duché de Bretagne."

 

 

—LE BOUEDEC (Gérard ),2008, « le cabotage sur la façade atlantique française (XVe-XVIIIe siècles), Revue d’Histoire maritime, n° 8, Presses Universitaires de Paris Sorbonne, 2008, p. 9-37.

—LE BOUEDEC (Gérard ), 2016, Les trajectoires portuaires en Bretagne du XVe au XXe siècle

https://doi.org/10.4000/nuevomundo.69922


"En effet aux XVe, XVIe et XVIIe siècles, c’est l’ensemble de l’économie bretonne agricole et proto-industrielle qui porte la dynamique maritime. Ce modèle a pu émerger car les Bretons ont su saisir certaines opportunités que leur offrait la conjoncture internationale. La gestion de la neutralité bretonne, les difficultés que connaissaient les ports normands, l’orientation scandinave et baltique de la flotte hollandaise et zélandaise ont sans nul doute favorisé « les rouliers bretons ». Ils possèdent une flotte nombreuse mais de taille unitaire médiocre. Il n’y a pas de frontière étanche entre cabotage et pêche pas plus qu’entre activités maritimes et activités agricoles. Mais cette fonction de rouliers ne reposait pas sur un capital maritime solide. Dès la fin du XVIe siècle, les caboteurs bretons de la grande rocade européenne sont submergés par l’offensive hollandaise. La réussite bretonne devait beaucoup à la conjoncture. L’organisation de l’armement breton n’était pas prête à affronter la concurrence étrangère. La Bretagne présentait une sorte de modèle intégré, dont Saint-Malo incarne la réussite, certes qui ne disparaît pas, mais qui est déstabilisé par les effets de la première mondialisation et de la mise en œuvre en Bretagne de la politique mercantiliste durant le règne de Louis XIV"

 

—LESPAGNOL, André et TANGUY, André, 1993 dans « Penmarch port européen aux XVe-XVIe siècles. Réflexion sur un destin problématique », Le pays bigouden à la croisée des chemins, n° 17 de la Revue du Cap Caval, 1993.


— LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne. Les ateliers du XVe au XVIe siècle. Presses Universitaires de Rennes.pages 189-191

http://www.pur-editions.fr/couvertures/1409573610_doc.pdf

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 — Pop.culture

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA00006261

"Chapelle fondée et bâtie entre 1528 et 1544 par Alain de Rosmadec et Jeanne du Chastel sa femme ; inscription sur le mur nord du chevet : EN LAN MILVCXXVIII (1528) LE SECOND DIMANCHE D'AUST (août) et sur l'élévation ouest inscription illisible sauf : MILVCXXVIII (1528) ; restaurations faites dés 1651 (inscription sur la 1ère fenêtre nord : 1651 M A BRONELOC RECTEUR IEAN DONAR F (ABRIQUE) ; restauration de la façade sud et modification de la corniche en 1707 (date sur l'un des pignons) ; reconstruction de la tour de 1711 à 1714, ; haut de la tour rebâti de nouveau en 1736 (inscription : M (ESSI) RE JOSEPH LE DOURGUY R (ECTEUR) R 1736 ; tourelle d'escalier surélevée au 18e siècle ; fenêtres est des bas côtés bouchées à une date inconnue ; devient église paroissiale en 1910"

— PARCHEMINOU (Corentin), 1933, Meilars-Confort, Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie (BDHA)

 

"C'est aujourd'hui l'église paroissiale. Elle fut construite par Alain de Rosmadec, Baron de Molac. L'édifice appartient donc à la première moitié du XVIe siècle et présente tous les caractères de la, dernière période du style ogival. Les murs, sont· en pierres de taille, dont plusieurs  mesurent jusqu'à 2 mètres de longueur.

La façade occidentale, accotée de contreforts garnis de statues et couronnés de pinacles feuillagés, est très .belle avec sa porte ornée de moulures et de colonnettes, surmontée d'un gable aigu sur lequel se dresse une statue de saint Michel, d'attitude très mouvementée, armé en chevalier et terrassant le Dragon. Dans le champ du fronton sont sculptés des bateaux et des poissons, genre de représentation que l'on · .trouve sur la plupart des églises du littoral, depuis la Pointe du Raz jusqu'à Penmarc'h. Sur la même ·sur- .face il y a une longue inscription gothique devenue malheureusement trop fruste pour être déchiffrable."

"La façade occidentale, accotée de contreforts garnis de statues et couronnés de pinacles feuillages, est très belle avec sa porte ornée de moulures et de colonnettes, surmontée d'un gable aigu sur lequel se dresse une statue de saint Michel, d'attitude très mouvementée, armé en chevalier et terrassant le Dragon. Dans le champ du fronton sont sculptés des bateaux et des poissons, genre de représentation que l'on trouve sur la plupart des églises du littoral, depuis Ia Pointe du Raz jusqu'à Penmarc'h. Sur la même surface il y a une longue inscription gothique devenue malheureusement trop fruste pour être déchiffrable.

Le calvaire monumental qui se dresse devant la façade principale peut être classé au nombre des calvaires de second ordre, ll est constitué par un massif de maçonnerie de forme triangulaire dont les angles sont armés d'éperons. Sur chacune des faces, légèrement concaves, sont percées trois niches. Chaque éperon en a une autre. Soit un total de douze. Autrefois ces niches abritaient les statues des douze Apôtres. Pendant la Révolution, elles furent décapitées et mutilées puis enterrées auprès de l'église. Ce n'est qu'en 1849 qu'elles furent retrouvées. Plus tard, elles furent restaurées et placées dans les niches de la façade Ouest de l'église, où elles sont d'un bel effet. Vers 1870, Yann Larc'hantec, de Plougonven, dont l'atelier se trouvait d'abord à Morlaix, ensuite à Landerneau, fut chargé de sculpter de nouvelles statues pour le calvaire. Il s'en acquitta soigneusement. Au lieu de loger les Apôtres dans les niches, il les campa tout autour de la plate-forme, au-dessus de la corniche, et il faut convenir qu'ils offrent ainsi une silhouette imposante, dominés par une grande croix fort artistique, taillée par le ciseau du même ouvrier breton."

https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/295fd408ca344ed8913a9ae63b8516cd.pdf

 

 

— ROLLAND (J.), 1922,  La chapelle Notre-Dame de Confort (Saint-Brieuc, 1922) : in Infobretagne 

 

Le champ du fronton principal, à l'ouest, est garni d'un nombre considérable de statues et orné de sculptures de barques mouillées sur leurs ancres. Ces embarcations sont montées par des pêcheurs occupés à inspecter l'horizon et paraissant attendre dans le recueillement et la prière l'arrivée prochaine des grands et des petits poissons qui, non loin, prennent leurs ébats.

Dans cette même surface se trouve une longue inscription gothique malheureusement assez fruste et par suite peu déchiffrable.

http://www.infobretagne.com/meilars-confort-chapelle.htm

— TOUCHARD (Henri)  1967. Le commerce maritime breton à la fin du Moyen Âge ; Annales littéraires de l'Université de Nantes, fascicule 1 ; Paris, Les Belles Lettres, 1967, XXXIX-451 p. (dont 27 pages pour les pièces annexes) : : Perrin Charles-Edmond. Le commerce maritime breton à la fin du Moyen Âge

[Henri Touchard. Le commerce maritime breton à la fin du Moyen Âge ; Annales littéraires de l'Université de Nantes, fascicule 1]. In: Journal des savants, 1968, n° pp. 244- 254;

http://www.persee.fr/doc/jds_0021-8103_1968_num_4_1_1183

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Published by jean-yves cordier
21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 18:08

Les armoiries et le sceau de Salomon de Kergoanac, archidiacre du Goëlo,  au tympan de la maîtresse-vitre de Notre-Dame-de-la-Cour à Lantic (22).

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Un errata et addenda de l'article La maîtresse-vitre de Notre-Dame-de-la-Cour à Lantic.

 

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Dans son courriel du 19 février 2020, Marc Faujour, que je remercie, m'écris qu'il n'est pas d'accord avec l'interprétation que j'avais donné d'un blason  du tympan de Lantic, occupant la fleur de gauche, à 8 mouchettes et 3 quadrilobes. En réalité, j'étais bien incapable d'interpréter quoique ce soit, et  j'avais repris l'analyse d'Anatole de Barthélémy, telle que je l'avais trouvé sur le site poudouvre, Etudes héraldiques par Anatole de Barthélémy. J'avais écris : "

Au cinquième rang, armes d'argent à l'arbre arraché de sinople, le fût chargé d'un greslier de sable lié de gueules de Salomon Mahault, seigneur de Kerangouarc'h et archidiacre de Goello. L'archidiacre de Goëllo dans la circonscription duquel se trouvait Lantic ne pouvait manquer d'accompagner l'évêque de Saint-Brieuc."

 

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Tympan de la maîtresse-vitre (1460-1470) de la chapelle Notre-Dame-de-la-Cour à Lantic. Photographie lavieb-aile septembre 2017

Tympan de la maîtresse-vitre (1460-1470) de la chapelle Notre-Dame-de-la-Cour à Lantic. Photographie lavieb-aile septembre 2017

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Je n'avais néanmoins pas suivi les auteurs du Corpus Vitrearum lorsqu'ils attribuaient — à tort— ce blason à la famille Rougeart, dont j'ai décrit récemment le blason visible en l'église de Pont-Croix (Finistère) : D'argent au pin arraché de sinople, le fût chargé d'un greslier de sable lié de même.

http://www.lavieb-aile.com/2020/01/les-blasons-de-l-autel-de-saint-joseph-de-notre-dame-de-roscudon-a-pont-croix.html
 

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J'aurai pu remarquer que sur le blason du tympan de Lantic, l'arbre était bien vert (de sinople) mais non arraché (pas de chevelu racinaire), et que le greslier (la trompe de chasse), certes de sable (noir), n'était pas lié de gueule puisque sa  sangle n'était pas rouge. Les armoiries de Salomon Mahault, seigneur de Kerangouarc'h et archidiacre de Goello n'étaient donc pas respectées. D'autant que si j'avais tenté de confirmer l'information, j'aurais trouvé, dans Genouillac 1860, et Potier de Courcy 1846, [MAHAULT , Sr de Kerangouarc'h , — de Menezhuellou. • Anc. ext. R 1671. 6 générations. R. 1426. 1536. M. 1481. 1562. Par. de Melguen, évêché de Cornouaille] que les armoiries de la famille Mahault étaient en réalité d'argent au grêlier de sable, lié et enguiché de gueules, accompagné de trois feuilles de houx de sinople renversées. Or, les dites feuilles de houx manquaient. Un Mahault a-t-il été d'ailleurs archidiacre ailleurs que sous la plume d'A. de Barthélémy ? A-t-il jamais existé un Salomon Mahault ?

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J'ai donné dans mon titre la bonne réponse, que Marc Faujour me révèle : ce sont ici les armoiries de Salomon de Kergoanac, archidiacre du Goëllo. Appréciez les ruses de l'Histoire : même prénom Salomon, même fonction ! (Rappel : l'évêché de Saint-Brieuc comportait deux archi-diaconé, celui de Penthièvre — dont le titulaire portait le titre de Grand Archidiacre— et, au nord-ouest, celui du Goëlo. Lantic appartient au Goëlo.)

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Il n'est plus grande joie pour un auteur de blog que de pouvoir bénéficier d'une observation qui l'amène à corriger son texte, surtout si celle-ci l'amène à contempler les sommets d'érudition atteints par nos meilleurs spécialistes en héraldique bretonne tels que Marc Faujour, mais aussi Martine Fabre, Paul-François Broucke, Michel Mauguin ou Thibaut le Huede.

Mais en la matière, le résultat de l'énigme importe moins que le parcours du détective. Aujourd'hui, nous allons avoir la chance  de mettre nos pas dans ceux d'un fin limier : voici le courriel de Marc Faujour : 

 

 

"A. de BARTHELEMY, dans ses « Etudes héraldiques, Paris, Lib J. B. Dumoulin, 1878 » écrit page 15 :

« Il s'agit de Notre-Dame de La Cour, située dans la commune de Lantic (Côtes-du-Nord) ; d'après la nouvelle édition du Dictionnaire d'Ogée, elle aurait succédé à une autre chapelle, plus ancienne, qui s'élevait à trois kilomètres plus loin, au lieu dit La Vieille-Cour, dans un bois voisin de Buhen.

Aucun document d'archives ne nous révèle la date de la construction de Notre-Dame de La Cour telle qu'elle est aujourd'hui; mais de nombreux blasons peints sur la maîtresse vitre nous apprennent que cette magnifique page de verre, consacrée à l'histoire de la sainte Vierge fut exécutée au milieu du quinzième siècle.

Examinons les écussons qui sont placés dans un ordre hiérarchique et dont nous donnons le dessin, grâce à l'obligeant concours que nous prête M. P. Chardin, notre ami et confrère.
Au premier rang, et seul au haut du vitrail, on voit l'écu ducal de Bretagne, avec la devise A MAVIE qui était celle du duc François Ier donnée à l'ordre de l'Hermine, fondé par lui en 1450 (n° 1).
Au second rang deux écus partis :…..
…..
Au cinquième rang sont les armes des évêques de Saint-Brieuc et de Tréguier, des abbés de Bégar et de Beauport, savoir ….
…..
Dans les rangs inférieurs plusieurs écussons manquent ; parmi ceux qui sont conservés nous notons ceux-ci : d'argent à l'arbre arraché de simple, le fût chargé d'un greslier de sable lié de gueules (n° 12). Jusqu'ici on a attribué ce blason à la famille Rougeart, de la paroisse de Plouhinec (Finistère), sans que rien ne justifiât la présence en Goëllo des armoiries d'une famille qui n'y était pas possessionnée; d'autres personnes ont voulu y retrouver les Le Roux, seigneurs de Bourgogne et Fontaine-Bouché dans les paroisses de Lantic et de Plourhan, qui portaient d'argent au houx de sinople feuille de trois pièces (n° 15); dans cette hypothèse il faudrait admettre que le greslier figure ici comme brisure, et que les armes primitives des Le Roux ont subi quelque modification. Je crois que le blason en question est celui de l'archidiacre de Goëllo dans la circonscription duquel se trouvait Lantic et qui ne pouvait manquer d'accompagner l'évêque de Saint-Brieuc. A la date où nous sommes, l'archidiaconé de Goëllo était tenu par Salomon MAHAULT, seigneur de Kerangouarc'h qui avait justement les armoiries ci-dessus décrites ( note : Anciens évêchés de Bretagne ; diocèse de Saint-Brieuc, t. I, p. 182.). »

 

 

 

 

"Je suis totalement d’accord avec l’analyse de A de Berthélemy lorsqu’il dit : « que rien ne justifiât la présence en Goëllo des armoiries d'une famille qui n'y était pas possessionnée » mais je ne le suis pas dans son identification avec les armes de la famille Mahault que Pol Potier de Courcy donne pour différentes

: MAHAULT, Sr de Minuello, par. de Melguen,— de Kerangouarc'h.
Anc. ext., réf. 1671, six gén. ; réf, et montres de 1426 à 1562, par. de Melguen, év. de Cornouailles.
D'argent au greslier de sable, lié et enguiché de gueules, accomp. de trois feuilles de houx de sinople, renversées.

 


"Les armes sont inconnues des armoriaux or la famille Rougeart !

"La clé du mystère vient de M. Fabre qui donne une référence (Martine FABRE, héraldique médiévale bretonne, Paris, ANRT, 1993. fiche 1579.) pour le sceau de Salomon de KERGOANAC, archidiacre de Goëllo dans les années 1470. Le sceau a fait l’objet d’une communication de A. de Barthélemy à la société nationale des antiquaires de France en 1876, (Bulletin de la société nationale des antiquaires de France – 1876 – p 103 – 106.) qui en donne une analyse et le dessin joint. On y voit Salomon de Kergoanac, habillé en chanoine, l’aumusse sur le bras et priant Saint Salomon, roi de Bretagne, couronné, tenant de la main droite un livre, de la gauche un sceptre. Il est revêtu d’un manteau royal semé d’hermines et ses yeux sont crevés, signe de son martyr. Le chanoine est identifié par ses armes : un grelier suspendu à une branche d’arbre, ainsi que la légende : S. SALOMONIS DE KAOGOANAC / ARCHIDIACONI GOLOVIE /. Alfred de Barthélemy précise que Salomon de Kergoanac, figure en tant que chanoine dans un acte de 1475, dans lequel sont arrêtés les statuts du chapître de St Brieuc.

"Il ne faut pas le suivre dans son essai d’attribution de ces armes, mais il faut y voir simplement les armes de la famille de Kergoanac, Sr dudit lieu en Plougourvest :

"Le marquis de Molac (BnF ms. fr. 11 551) nous apprend que Jehanne était la fille d’Yves et de Jehanne du Bois (de Cozlen, qui porte d’argent à deux fasces de sable). La famille est déjà présente à Plougourvest lors de la réformation de 1426 (Hervé TORCHET, Réformation des fouages de 1426 – Léon , Ed de la Pérenne) où Yvon Kergoannac est recensé parmi les nobles et où il sauve un métayer à Kergoanac. Salomon Kergoanac sauve un métayer à son manoir dudit lieu et un autre à Kersaliou en 1441 à Plougourvest.

"Nous trouvons un autre Yves à la montre de 1481 (Hervé de PARCEVAUX de TRONJOLY « Montre de 1481 », BSAF 2004.) à Plougourvest : Maistre Yves Kergoanac avec 50 livres de revenus nobles, vougier en brigandine à deux chevaux, puis à celle de 1503, où il se fait remplacer par Pezron Boedeuc. Molac nous précise que, devenue veuve, Jeanne se remarie avec Jan de Botquenezle. En 1512, Jehanne de Kergoanac est citée comme « dame de Kergoanac en son nom et come tutrice de Alain Kercoent son douarren Sr de Botguezle » (ADF 151 J 453-165. Minu du 18 février 1511.). Jehanne, comme héritière de Kergoanac, apportera ce lieu aux Kerhoënt de Trohéon. Ainsi, lors de de la réformation de 1536, « la maison de Kergouadnec appartient à Allain Kerhouault, noble personne et maison ». L’écriture difficile de la réformation de 1536 amène à une confusion entre les termes Kergoanac et Kergournadec’h lors de la réformation de la noblesse de 1668 pour les Kerhoent de Coatanfao « que dans la refformation de 1536, faicte des maisons, terres et herittages nobles dudict evesché de Leon, soubz le rapport de la paroisse de Guycolvest (Sans doute Guicourvest, aujourd’hui Plougourvest ; on remarquera toutefois que la maison de Kergournadech n’est pas située dans cette paroisse, mais dans celle de Cléder.), est desnommé la maison de Quergournadech, appartenant à Allain Querhouant, noble personne et maison » (ROSMORDUC), Connu plus tard sous la graphie Kervoanec, le manoir a été reconstruit au XIXe et est actuellement converti en maison de retraite. (J.Y. le GOFF, les chateaux et manoirs du canton de Landivisiau, SFHA, Quimper, 2003, p 40.)
Les armes en alliance avec Kerhoent sont présentes dans les prééminences du manoir de Trohéon en 1684 (ADF 151 J 58 - Déclaration des biens de la succession de Didier de Kercuvelen et de Catherine de Keryvon, Sr et dame de Tromeur du 5 juin 1693 – copie d’extrait du 4 décembre 1765).

"Le blason n°12 de Notre-Dame de La Cour en Lantic sont donc pour moi celles de Salomon de Kergoanac, Archidiacre du Goello et membre de la famille des Kergoanac, seigneurs de Kergoanac en Plougourvest, évêché du Léon." (Marc Faujour)

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Mais ce n'est pas tout. En consultant sur archive.org la référence donnée par Marc Faujour (A. de Barthélémy, Bulletin de la société nationale des antiquaires de France – 1876 – p 103 – 106), j'ai pu admirer le sceau de Salomon de Kergoanac (que je ne trouve pas sur la base SIGILLA).

 

Le voici, avec les armoiries du sigillant en bas à gauche :

 

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https://archive.org/details/BulletinDeLaSocieteNationaleDesAntiquaires1876/page/n117/mode/2up

https://archive.org/details/BulletinDeLaSocieteNationaleDesAntiquaires1876/page/n117/mode/2up

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Il est décrit ainsi par A. De Barthélémy :

"Le sceau que j'ai l'honneur de soumettre une empreinte à la Société représente un personnage tenant de la main droite un livre; de la gauche un sceptre ; ce personnage, couronné et revêtu d'un manteau royal semé d'hermines, est debout sous un dais richement orné.

Au-dessous on voit un chanoine à genoux, tourné à gauche, l’aumusse sur le bras ; devant lui un écusson porte un grélier suspendu à une branche d’arbre.

La légende que M. Demay a bien voulu m’aider à déchiffrer porte : S. SALOMONIS D’KAOGOANAC, ARCHIDIACONI GOLOVIE. Ce monument offre un double intérêt ; d’abord il nous donne la représentation d’un saint breton dont les archéologues de la province qui se sont occupés d’iconographie hagiologique n’avaient pas encore parlé. Ensuite il nous révèle le nom, ignoré jusqu’ici, d’un dignitaire du chapitre de Saint-Brieuc."

"L'archidiacre de Goëllo dont nous avons le sceau sous les yeux avait le saint roi breton pour patron : nous le voyons, sous le nom de Salmon de Kergoanac, figurer comme chanoine dans un acte de 1475, dans lequel sont arrêtés les statuts du chapitre ; il paraît encore dans les statuts adoptés en 1471 . Ses armes sont un grélier pendu à un arbuste ; en compulsant le Nobiliaire de Bretagne de M. Alfred de Courcy, je ne vois qu’une famille à laquelle cet archidiacre pourrait être rattaché ; c'est celle des Mahault, seigneurs de Minuello et de Kérangouarch , paroisse de Melguen, en Cornouailles; ils portaient d' argent au greslier de sable lié et enguiché de gueules , accompagné de trois feuilles de houx.

L'archidiaconé de Goëllo était l'une des deux grandes divisions ecclésiastiques du diocèse de Saint-Brieuc ; l'autre  division s’appelait l'archidiaconé de Penthièvre. Le premier comprenait 33 paroisses qui dépendaient au féodal de la seigneurie de Goëllo dont elles formaient la plus grande partie. i. Anciens évéchés de Bretagne, t. I, P- 182."

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1° Le propriétaire du sceau (ou sigillant) .

Je dois corriger légèrement la leçon de ce M. Demay, car je lis S. SALOMONIS DE KOAGOANAC / ARCHIDIACONI GOLOVIE ce qui se transcrit Signum Salomonis de Kergoanac archidiaconi Golovie, et se traduit Sceau de Salomon de Kergoanac'h, archidiacre de Goëlo.

On sait que la maîtresse-vitre est datée vers 1460-1470. Or, La présence de Salmon ou Salomon de Kergoanac ou Kergoannac comme chanoine du chapitre de la cathédrale de Saint-Brieuc est attestée en 1445 et en 1471, date à laquelle il a signé les statuts de ce chapitre. En 1471, il est cité en 4ème position, après le doyen Jean de Parthenay, Henri Cadoret, et Hervé Le Corre. Il n'appartient bien-sûr  au chapitre ni en 1529 ni en 1579. Voir Geslin De Bourgogne ( Jules-Henri ), 1855, Anciens évêchés de Bretagne: histoire et monuments, Volumes 1 page 182

Le blason montre un arbre (un peu arraché tout de même) et un grélier suspendu par sa sangle à la plus haute branche.

 

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2°) Salomon, roi de Bretagne.

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« Le personnage principal représenté en costume royal est un martyr, et son martyre est indiqué par les instruments qui accompagnent sa figure et indiquent qu’il eut les yeux crevés. Il s’agit ici de saint Salomon, roi de Bretagne, assassiné en 875 par les comtes Paskwiten et Gurwand.

Voici ce que dit la légende, d'après Albert le Grand :

"Les comtes ayans ouy la response de l'Evesque, se mirent en chemin avec leurs soldats, et, entrans en l’Eglise, trouvèrent le Roy dans le chœur priant Dieu, lequel se leva et s’assit en son siège pour les ouyr; mais les comtes, sans le saluer, commencèrent à luy reprocher le meurtre du defifunt Roy, son cousin Héruspée, et, luy ayant chanté mille vilainies et indignitez, luy dirent que l’heure estoit venue, qu'il falloit par son sang espier ce crime. Le Roy ne leur répliqua rien, sinon que la volonté de Dieu fust faite. Incontinent, ils prirent le prince Abligeon, et, l’ayant mené vers le Roy son père, le poignardèrent en sa présence ; puis jettans leurs mains sacrilèges sur le Roy, le précipitèrent de son siège, et, l’ayans jetté par terre, l’outragèrent à coups de pieds et de poings et le livrèrent ès mains d’une bande de soldats françois qui le lièrent étroittement et le trainsnèrent dans la nef de l’église où son propre filleul lui tira les yeux de la teste et les jetta par terre les foulant à ses pieds *, et lui ayant fait mille autres maux, enfin ils luy couppèrent la teste."

« Le sceau de Salomon de Kergoanac offre cet intérêt qu'il nous donne la plus ancienne représentation du roi saint Salomon : jusqu'à ce jour on ne le connaissait que par des statues assez modernes, tantôt en costume antique, avec un manteau qu'il écarte de la main gauche pour laisser voir un poignard enfoncé dans son cœur, une couronne radiée sur la tête et un sceptre dans la main droite ; tantôt assassiné par des soldats habillés à la romaine, tantôt à genoux recevant d'un ange la palme du martyre . »

Le roi Salomon est présenté par D'Argentré dans son Histoire de Bretaigne  mais aussi par Alain Bouchart dans ses Grandes Croniques de Bretaigne (1ère édition 1514); livre II chap. VI Du roy Salomon premier de ce nom, roy de Bretaigne armorique, mais ces auteurs ne mentionnent pas la légende de son martyre. Par contre, c'est, selon la tradition, l'origine du nom de la paroisse de La Martyre (près de Plougourvest, paroisse des Kergoanac) : "Le village doit peut-être ses noms breton et français à un événement qui y est survenu le 25 juin 874 : l'assassinat du roi Salomon de Bretagne qui avait trouvé refuge dans l'église (« Salomon se réfugia dans l'église d'un monastère où il fut pris et traité avec une sauvagerie inouïe. On lui arracha les yeux avec tant de violence qu'il en mourut dans la nuit »). C'est en effet l'église qui fut appelée « La Martyre » (Ar Merzher) en souvenir de cet événement pour avoir été profanée (Salaün étant le nom breton pour « Salomon ») https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Martyre

 


 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Héraldique
20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 21:46
 
 

Le vitrail de la Passion (Maîtresse-vitre, vers 1520) de l'église Saint-Thurien de Plogonnec (29).

Cet article  reprend celui du 12 mars 2014, avec un texte corrigé, et des  photographies de février 2020. Des gros plans sur les visages montrent comment le verre blanc est dessiné  à la grisaille et coloré à la sanguine dont les lavis ou les très fines hachures  indiquent le modelé des chairs.

 

Introduction.

Cette verrière est fait partie de deux ensembles de ce blog :

1. Celui des Vitraux de l'église St-Thurien de Plogonnec :

2. Celui d'autres verrières contemporaines du Finistère, avec lesquelles existent des rapports de similitude (mêmes cartons), de thème, d'histoire (même influence des familles nobles) ou de comparaison :

Voir aussi ma liste de tous mes articles sur les vitraux.

et aussi :

Ma visite de l'église de Locronan le 3 avril 2012 (statuaire, chaire, dalle funéraire de Jacques de Névet datant de 1616, inscriptions..

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Et encore, sur Plogonnec :

 

 

 

 

 

 

 

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L'étude de ce vitrail est basée sur les travaux de Couffon (avec réserves) et surtout sur ceux de Roger Barrié qui a consacré sa thèse à cet ensemble, mais aussi sur la description de F. Gatouillat et M. Hérold pour le Corpus Vitrearum en 2005.

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Présentation d'ensemble. 

Le chevet plat à trois pignons de l'église St-Thurien a été construit aux environs de 1510 ; ses trois baies ont été alors dotées de verrières. 

La Baie 0 ou Maîtresse-vitre, ouverte sur le pignon Est, est placée au dessus du maître-autel ; elle est plus étroite que les baies latérales. La verrière de 24 panneaux, haute de 5,60 m et large de 2,50 m  est composée de quatre lancettes trilobées et d'un tympan à trois ajours. Elle est estimée (Gatouillat et Hérold) dater de 1520. Les lancettes seront numérotées de gauche à droite par les lettres A, B, C et D.

Chaque lancette est divisée en six panneaux séparés par des barlotières, mais ces panneaux ne tiennent pas compte des représentations historiées : la description ne se fera pas panneau par panneau, mais motif par motif.

Un regard éloigné distingue deux bandeaux colorés historiés séparés par des ensembles plus gris correspondants à des éléments architecturaux. Cette organisation correspond en fait à deux registres horizontaux dont le supérieur (deux panneaux et demi) correspond aux scènes de Crucifixion, Mise au tombeau et Résurrection, et l'inférieur (trois panneaux et demi) à l'interrogatoire par Pilate (Comparution) et la montée au Golgotha, encadrées par deux couples de donateurs et leur saint tutélaire.

 Si on considère au contraire chaque lancette verticalement, on la trouve formée à la base d'un soubassement architectural à modillons (ce qui soutient une corniche), où des personnages tiennent des médaillons à armoiries. Au sommet, ce sont deux angelots qui entourent une composition à tresses et sculpture.

Le fond est bleu (pour le sommet des lancettes extérieures notamment) ou rouge (sommet des lancettes centrales), les couleurs dominantes étant ce rouge et ce bleu et en troisième position le vert.

Son intérêt est iconographique (représentation de la Passion et comparaison des cartons des Passions finistériennes. Représentation des couples de donateurs au XVIe siècle),  artistique (technique de peinture sur verre du XVIe siècle ; atelier quimpérois dit "Le Sodec"), esthétique (avec de très beaux visages), historique (par exemple pour l'histoire des familles nobles) et héraldique ( 8 blasons différents, et 2 tabards armoriés). 

 


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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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 I. LE REGISTRE INFÉRIEUR. DEUX COUPLES DE DONATEURS FACE À DEUX

ÉPISODES DE LA PASSION.

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Dans chaque lancette, une niche architecturée isole soit un couple de donateurs, soit une scène de la Passion (Portement de croix et Comparution), alors que le soubassement porte les blasons des familles nobles de Plogonnec autres que celle des donateurs, l'illustre famille de Névet.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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A. Les armoiries.

Elles sont en grande partie du XVIe siècle, mais les écus armoriés datent d'une restauration de 1904 et correspondent de gauche à droite aux armes des familles de Plogonnec  Kerpaen, Kerléan, Le Guirieuc et Guenguat, sans conformité attestée avec la disposition antérieure. Elles occupent un emplacement secondaire par rapport aux armes des seigneurs prééminenciers, qui figurent en donateurs avec lesurs armes, et dont,   selon un aveu de prééminence de 1644, les armoiries  étaient en-effet en supériorité.

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B. Le soubassement à modillons.

Ce sont les éléments architecturaux qui présentent ces armoiries, deux personnages en cuirasses, mais au visage féminin, soutenant chaque blason. C'est un fin travail de dessin exécuté à la grisaille et au jaune d'argent. Un collier de perle doré terminé par un gland de même court à travers cette composition. Techniquement, c'est "un soubassement à stylobate encadré de deux pilastres et posé sur un sol fleuri. En A et D les panneaux des pilastres sont occupés de rinceaux Renaissance alors qu'un motif gothique se laisse apercevoir derrière l'écu. " (Roger Barrié).

Le sol est présenté comme une prairie parsemé de fleurs en rosettes,  aujourd'hui plus bleue que vertes.

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Lancette A :  Kerpaën (de):

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 d’argent au chêne arraché de sinople, au sanglier brochant sur le fût de l’arbre.

Potier de Courcy : Kerléan (DE), Sr dudit lieu, — de Lopéau et du Quenquis, par. de Plogonnec, — de Kerguistan, par. de Plomodiern, — de Lestréménez, par. d'Argol, — de Kersallo, par. de Cléguer. Anc. ext., réf. 1669, dix gén.; réf. et montres de 1426 à 1562, par. de Plogonnec et Plomodiern, év. de Cornouailles. Bernard, fils de Jean et de Léonore, épouse vers 1415 Jeanne de Lanvilliau.

Cette famille possédait donc le manoir de Lopéau, près de la chapelle de Saint-Théleau, hérité des Boscher en 1464.

Jehan de Kerpain (Kerpaën) est présent à la Montre de 1481 comme archer en brigandine.

Noble homme Alain de Kerpaën, seigneur de Lopézeau, fut inhumé en 1551 dans la chapelle privative des seigneurs de Guengat en la cathédrale de Quimper. (Le Men, Monographie p. 112). Seigneur de Lopéau et de Kergustant,  il avait épousé en 1544 Julienne du Parc-Locmaria, d'où un fils Jean.

Jean de Kerpaën épousa Renée Guegant, d'ouù un fils Alain.

Alain de Kerpaën épousa Jeanne Guimarho, d'où un fils, Vincent.

Vincent de Kerpaën épousa Catherine Moysan.

Vincent de Kerpaën est sr de Lopéau en 1666, alloué et lieutenant des affaires criminelles à Quimper.

 

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Ces armoiries figurent aussi au chevet et sur le calvaire  de la chapelle Saint-Sébastien à Saint-Ségal (Perrine de Kerpaën/x 1541 Jean de Kergoët, en sont les fondateurs) .

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Lancette B : de Kerléan.

 

 

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Ici, la cimaise du stylobate est timbrée d'une tête de grotesque (ours ? lion ? ) tenant un court phylactère où est inscrit une devise  JE EC---OER. (Roger Barrié a lu JE...)

D'autre part, ce ne sont plus des chevaliers en cuirasse, mais de charmant(e)s anges blonds et nimbés qui présentent le médaillon, vêtues d'aube à ceinture dorée

..

Le blason :  Kerléan (de): fascé ondé d'or et d'azur de 6 pièces ;

"possessionné en Plourin, évêché du Léon.  Sr dudit lieu et de Kervérien, par. de Plourin, — de Lanvénec, par. de Lanrivoaré, — de Kerhuon, par. de Guipavas, — de Coëtmanac'h, — de Kermeur, —de Kerhuel, — de Kerimen, — de Kerassel et du Timen, par. de Taulé, — de Poulguinan, — de Keravel. Anc. ext., réf. 1668, six gén. ; montres de 1503 à 1534, par. de Plourin et Brélès, év. de Léon. Cette famille portait anciennement le nom de Bohic, voyez BOHIC"(Potier de Courcy) 

Bohic ou Boc’hic, sr de Kerléan et de la Motte, par. de Plourin. Réf. et montres de 1427 à 1481, dite par., év. de Léon. Fascé ondé d’or et d’azur de six pièces. Hervé, conseiller du duc Jean IV, enseigna le droit à Paris et composa en 1349 un livre sur les Décrétales, imprimé en 1520. Une branche de cette famille n’a gardé que le nom de Kerléan, voyez Kerléan."

 

Un aveu du 30 septembre 1778 au marquisat de Nevet apprend que  le propriétaire de Bonezgat est messire de Kerléan, dont relèvent, à titre de ligence, les manoirs du Beuzit [ou de la Boissière] et de Coëtmorvan. Il possède les prééminences du seigneur de Cludon dans l’église paroissiale, à savoir, une chapelle avec banc et tombe, ses armes dans la grande vitre au-dessous de celles de Nevet, ses armes en bosse dans le clocher".

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Lancette C:  Le Guirieuc.

 

 "d'azur à la fasce d'or accompagnée de trois étoiles d'argent".

 

"Guirieuc (le), sr de Bonescat, par. de Plogonnec, — du Rumain, par. de Landrévarzec, — de Kerraabeuzen, par. de Penhars.

Déb., réf. 1670; montres de 1534 à 1562, par. de Ploudiry, év. de Léon et Plogonnec, év. de Cornouaille.

D’azur à la fasce d’or, accomp. de trois étoiles d’argent.

Jean, époux en 1441 de Catherine de Botquénal ; Hervé, archidiacre de Cornouaille, puis doyen de la Guerche, † à Rome en 1471 et enterré a Saint-Yves-des-Bretons ; Jean, receveur de Landerneau en 1511." (De Courcy)

Cette famille occupa le manoir de Bonezgat (sur la route de Plogonnec à Quimper) à partir de 1562 et jusqu'en 1654.

En 1562, François Le Guirieuc est à la montre de Quimper de 1562 parmi les nobles de Plogonnec :  "François le Guirieuc, sieur de Bonnescat, presant, dict faire corselet. ". (Fréminville)

https://www.tudchentil.org/IMG/pdf/Montre_de_1562_en_Cornouaille.pdf

Selon R. François Le Men  (1877) "Francoise Le Guirieuc, femme de Jehan Le Gac, et fille de noble maître Alain Le Guirieuc, et de Pezronnelle Le Baud, avait aussi sa sépulture dans la chapelle de Saint-Roch" de la cathédrale de Quimper

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Le blason inclu dans une bordure bleu clair et un médaillon rouge damassé est tenu par deux anges semblables aux précédents.

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                          la-passion-0331c.jpg

 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Lancette D :  Guengat. 

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d'azur à trois mains dextres appaumées d'argent en pal ;

​​​​​​ devise : "Trésor", et ?( sans aucune certitude ni preuve réelle) "Léal à ma f[oy ?]".

Voir le vitrail de saint Sébastien de cette église de Plogonnec, où Alain de Guengat est présenté au saint avec son épouse Marie de Tromelin.

http://www.lavieb-aile.com/article-les-vitraux-de-plogonnec-i-saint-sebastien-95903456.html

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Les scènes figurées  du registre inférieur.

 

 

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1. Les donateurs de la lancette A : le seigneur et la dame de Névet.

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Le couple noble est présenté par saint Jean-Baptiste, identifié par son attribut, l'Agneau : cela peut inciter  à penser que le seigneur se prénomme Jean.

Ce dernier porte une cotte jaune ornée d'un lion rouge et signale ainsi ses armoiries d'or au léopard morné de gueules, qui est Nevet. Nous devrions donc identifier un Jean de Nevet. La consultation de l'article Wikipédia m'en propose deux : 

 1) Jean II de Névet (>1480-1493), seigneur de Nevet. Il meurt sans postérité. Son frère Hervé lui succède.

  2) Jean III de Névet (1616-1647), baron de Nevet. Il épouse en octobre 1629 Bonaventure de Liscoët. Auteur de l'aveu du 6 juin 1644.

Le premier est déjà décédé à la date où ce vitrail a été exécuté. En 1520, date (présumée) de ce vitrail, c'est Jacques de Nevet qui occupe les fonctions de seigneur de Nevet : Jacques Ier de Névet (1494-1555), de religion réformée, seigneur puis premier baron de Nevet. Il épousa Claudine de Guengat, fille d' Alain, gouverneur de Quimper, vice-amiral de Bretagne et maître-d'hôtel de la reine Claude de France, et de Marie de Tromelin. Ce dernier couple (Alain de Guengat/Marie de Tromelin) est représenté à l'église  de  Plogonnec sur le vitrail de Saint-Sébastien.

Il est logique de considérer que c'est Jacques de Nevet qui a commandité ce vitrail, et qu'il est présenté ici par un saint intercesseur qui ne correspond pas à son prénom. C'est précisément la solution qu'adopta Roger Barrié.

Néanmoins, on voit mal un adepte de la Réforme (opposée au culte des saints ou à la sanctification de la Vierge) se faire représenter, présenté par un saint.

Rappel généalogique par Le Men dans sa Monographie de la cathédrale de Quimper :

 La chapelle Saint-Corentin  de la cathédrale de Quimper  appartenait primitivement aux barons de Nevet, dont les armes : d’or au léopard morné de gueules, et la devise bretonne « PERAC » (Pourquoi ?) se voient au-dessus des portes de la cathédrale du côté de l’ouest et du nord.

Henri de Nevet était un des quatre seigneurs bretons qui portaient la chaise de l’évêque, lors de l’entrée solennelle de Guy du Bouchet, vice-chancelier de Bretagne, dans sa cathédrale, le dimanche 15 octobre 1480.

Son fils, Jean de Nevet, remplit les mêmes fonctions honorifiques, à l’entrée de l’évêque Raoul le Moël, en 1496. Le fief de cette baronnie qui jouissait du droit de haute, moyenne et basse justice, s’étendait sur la paroisse de Plogonnec, où était situé l’ancien château de Nevet, et sur seize autres paroisses. Sa juridiction s’exerçait au bourg de Pouldavid.

Dans le milieu du XVIe siècle, Jacques de Nevet, gouverneur de la ville de Quimper, et lieutenant du roi, embrasse la religion prétendue réformée, et épousa la fille du seigneur de Guengat, qui était du même parti.

René, son fils aîné, renonça au protestantisme, après la mort de son père, et lui succéda dans ses charges et dans son gouvernement.

Il mourut sans enfant et sa succession fut recueillie par Claude de Nevet, son frère (J’ai relevé dans la chapelle de Saint-Pierre, en la commune de Plogonnec, l’inscription suivante qui a trait à ce seigneur :Clavigeri templi quod longum diruit aevum, Claudius hic Nemeus prima fundamenta jecit. Tertius Henricus Francos cum jure regebat Pontifice et summo Sixto, tum prœsule Carlo, Ac humilis pastor Lodovicus sacra ministrat. 1594. Henri III, était mort depuis 1589, mais on l’ignorait probablement à Plogonnec. ) qui épousa Élisabeth d’Acigné, fille du seigneur de la Rochejégu, qui était aussi de la religion réformée.

Ils moururent pendant les guerres civiles, laissant un fils mineur [Jacques], qui épousa dame Françoise de Tréal. En 1616, il reçut l’ordre, de la régente Anne d’Autriche, de fortifier le fort de l’île Tristan, près Douarnenez, qui avait servi de repaire à La Fontenelle pendant les guerres de la Ligue, et que le roi Henri IV avait ensuite fait raser. La même année le seigneur de Nevet, s’étant rendu à Rennes pour assister aux États de la province, y fut assassiné pour avoir « soustenu les interestz du Roy et du publicq, » par le seigneur de…… qui fut exécuté à la poursuite de la dame de Tréal, veuve de la victime (1). Par contrat passé avec le chapitre, le 4 octobre 1596, Messire Jean du Marc’hallac’h ou du Marc’hallec’h, suivant l’orthographe du temps, sieur de Trelen, chanoine de Cornouaille et recteur des paroisses de Ploneis et de Plozévet, prit possession de cette chapelle, et y fit mettre ses armes, qui sont : d’or à trois orceaux de gueules, dans la vitre et dans l’arcade de l’enfeu, à la place de celles des seigneurs de Nevet. Une action intentée contre lui à ce sujet par Jean de Nevet, ne fut suivie d’aucun effet."

Voir Infra : Discussion sur les donateurs.

Les armes de Névet figurent sur la maîtresse-vitre de Locronan (1476-1479) et sur le cénotaphe du Pénity de Locronan.

http://www.lavieb-aile.com/2017/11/le-tombeau-de-saint-ronan-dans-la-chapelle-du-penity-de-l-eglise-de-locronan.html

http://www.lavieb-aile.com/2017/11/la-maitresse-vitre-de-la-passion-1476-1479-de-l-eglise-saint-ronan-de-locronan.html

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Voici  le panneau comparable à Guengat (baie 3) qui reprend le même carton :

http://www.lavieb-aile.com/article-l-eglise-de-guengat-29-i-les-vitraux-122885533.html

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 vitraux 0370c 

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Description.

  Le donateur.

Ce chevalier est en armure complète, et il a posé son casque près de lui ; celui-ci est surmonté d'une sorte de plumet en étoile, et sa pièce faciale montre qu'il s'agit, non pas d'un morion ou d'une salade, mais d'un heaume, d'un armet assez rétrograde. Certainement pas la coiffure d'un Jean III de Nevet.

Le chevalier a aussi ôté ses gants de fer, posés également à terre ; c'est la moindre des choses pour réciter ses prières, mains jointes, à genoux devant le prie-dieu et son livre de prières (sur lequel se remarque une lettrine D, sans-doute Dominus).

On remarque aussi les molettes de ses éperons. Voir les pièces d'armure de mon bon cousin Aux-Épaules :  Église de Sainte-Marie-du-Mont : Henri-Robert Aux-Épaules.

C'est après avoir rendu visite à Henri-Robert et m'être rappelé de sa fraise, que je constate que ce seigneur-ci en porte une également, certes très discrète et courte, mais incontestable, ce qui pourrait aider les experts à dater cette tenue (de même que la coupe de cheveux caractéristique, et l'absence de barbe qui apparut après 1521). Selon mes données, ces fraises très courtes datent de 1560.

Il porte un tabard à ses armes, d'or au léopard morné de gueules.

C'est bien un léopard car il a la tête tournée vers nous ; et il est bien "morné" car  il n'a pas de griffes , mais il eut fallu ne pas lui donner une langue si bien pendue ("morné" : Se dit des animaux dépourvus de leurs armes naturelles : sans dents, bec, langue, ou griffes (certains auteurs enlèvent aussi la queue). Enfin le léopard est "de gueules" puisqu'il est rouge.

Voir ces armes, création contemporaine sur Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Armorial_au_lion#/media/Fichier:Blason_fam_fr_N%C3%A9vet.svg

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Le visage.

Remarquer l'utilisation de verres roses pour les carnations (comme pour la baie 4 de Guengat). Mais aussi les rehauts à la sanguine (lèvres) et au  jaune d'argent (coin de l'œil). Ou le soigneux travail de collage des fragments de verre par le restaurateur, ce qui a permis de supprimer les plombs de casse.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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La donatrice.

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Madame de Nevet va peut-être nous aider également. J'admire d'abord son somptueux manteau en velours damassé pourpre, ou plus exactement son corselet à larges manches (voir ici)  puis son bustier (ou surcot ouvert) d'hermine — un accessoire vestimentaire réservé habituellement aux princesses mais visible aussi à Guengat  en baie 4 chez les donatrices —. Celui-ci est orné de rosettes et de perles en ligne verticale.

 

 

Sa robe  bleu pâle (de même couleur que le revers de la cotte de Monsieur) est serrée par une ceinture aux maillons d'or (auquel peut être suspendu par un anneau un ustencile).

 Je perds la compréhension du costume dans la partie basse, où le tissu frappé aux armes de la famille de Nevet semble traîner par terre (réemploi ?).

 Elle porte un décolleté très court, mais rond et dépourvu de collerette, cet accessoire apparu vers 1550. Elle n'a pas non plus ce décolleté carré des années 1510. Mais sa coiffure, qui évoque celle de nombreux portraits d'Anne de Bretagne, correspond pourtant à cette période, qui est celle de la datation du vitrail.

A noter l'absence de bagues. Le collier  alterne deux perles et un cercle or et argent. Noter la ressemblance de ce collier avec celui d'Anne de Bretagne sur l'enluminure de Bourdichon : fascinant, non ?

La coiffe associe un bonnet de dentelle, très ajusté, et un voile noir (ou brun-noir) brodé de perles groupées en étoile par cinq.

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En conclusion, Madame de Nevet est habillée à la mode 1510-1520, et son mari à celle de 1510-1560. 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Saint Jean-Baptiste.

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      Saint Jean-Baptiste se reconnaît à ses cheveux longs, sa barbe et son vêtement en poil de chameau; ainsi que par  l'Agneau mystique tenu sur l'avant-bras gauche.

En entourant paternellement l'épaule de la donatrice, il adopte la posture du "saint patron intercédant", et sa silhouette, comme celle de sa croix de victoire à oriflamme rouge, se détachent sur le fond damassé bleu du drap d'honneur tendu derrière lui. La croix blanche de l'oriflamme est gravée sur le verre rouge, offrant le seul exemple d'emploi de cette technique sur ce vitrail.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Le motif du damassé se retrouvera ailleurs ; c'est une association de palmettes et de rinceaux à tige épaisse. Il est probablement appliqué au pochoir.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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La niche est coiffée par une voûte en cul de four à la base de laquelle est inscrit (sur deux verres différents) les lettres  -RAMOM/USALVE.

 

"Des arcatures en plein cintre créent une niche au dessus de chaque scène pour l'isoler de la voisine. Elles culminent en une clef de voûte en forme de bourgeon entrouvert  d'acanthes. 

L'épaisseur de l'arcade est garnie d'oves qui accentuent la perspective. Afin de garnir les écoinçons au dessous de la corniche horizontale, sont posés, sur chaque portion extérieure du plein cintre, deux motifs dont on constate la forte fréquence dans les architectures proposées tant à Plogonnec qu'ailleurs : il s'agit de deux feuilles d'acanthes opposées et liées par un anneau à rebord constituant ainsi une série symétrique de courbes et de contre-courbes.

L'arcade délimite un cul-de-four occupé par une coquille, selon une habitude de première Renaissance, et séparé du fond damassé par un bandeau décoré de couleur plus sombre. Sur le bandeau en a1 on lit ...RAMON et en c1 VEMITE ADOREMU qui est l'antienne d'invitatoire commençant l'office de matines. cette antienne est donc fort courante puisqu'elle se retrouve, outre le Bréviaire dans tous les offices où le début des Matines sert d'introduction comme celui de Noël ("Christus natus est...; adeste fideles..") ou dans celui des défunts ("Regem cui...")." Roger Barrié.

Cette découverte me passionne puisque elle rejoint d'autres constatations identiques dans le Finistère à Guenguat, à Kerfeunten (Quimper). A Plogonnec, le vitrail de la Transfiguration porte, sur la tenture qui forme le fond des niches, les lettres SALEREGI (l'antienne Salve regina) et LONREANS (considéré par beaucoup comme "Laurent [le Sodec]").

Le psaume 94 Venite adoremus et procidamus ante dominum, ou l'Adeste fideles,  Venite adoremus Dominum, pourraient donc être à l'origine de ces inscriptions.

Pour ma part, je lis dans le bandeau de la première lancette ....(O)RAMO(M)VSALVE  et dans la troisième VEMITE ....

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

 

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Registre inférieur de la lancette B. Le Portement de croix.

 

 

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Le Christ, couronné d'épines, nimbé, vêtu d'une robe violette, ligoté au niveau de la ceinture, porte, non pas la croix, mais la traverse horizontale sur laquelle il sera cloué (cela est conforme à la réalité de ce supplice). Son corps courbé forme l'une des diagonales, prolongée par le sabre et la jambe du soldat romain qui le surveille. L'autre diagonale est formé par la poutre de bois, doublée de la hallebarde du soldat. Derrière, un homme coiffé d'un bonnet rouge porte les clous. La sensation de tension dramatique est crée par le cadrage serré et par les nombreuses armes qui viennent hérisser l'horizon, mais aussi par le caractère dense de la foule casquée.

Le visage du Christ mérite un examen rapproché (cliquer pour agrandir) : s'il était possible de le débarrasser des altérations ocres dues à la corrosion, on verrait la finesse des traits, et le réseau de pilosité que cet artiste dessine avec une grande précision, comme nous le verrons plus loin.

      N.B : les têtes des deux soldats ont bénéficié d'une restauration récente.

Le motif du  coup de genou donné par un soldat au Christ est très fréquent, sur les enluminures, les retables et les vitraux..

Le même carton a été employé à Ergué-Gaberic, dans le sens inverse .

http://www.lavieb-aile.com/article-les-vitraux-anciens-de-l-eglise-d-ergue-gaberic-123229458.html

 

Maîtresse-vitre (1517) d'Ergué-Gabéric. Photo lavieb-aile.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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La demi-coupole de la niche : pas d'inscription, mais une série de O.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Le sol : comme un tapis mille-fleurs.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

 

 

 

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Le registre inférieur, lancette C et D :

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                          la-passion 0340c

 

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Registre inférieur de la lancette C : la Comparution devant Pilate.

 

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Le Christ est présenté à Pilate : un personnage haut en couleur, coiffé d'un exubérant chapeau à aigrette, sorte de lansquenet aux manches retroussées, agrippe Jésus par la gorge. Un lancier en armure, poing sur la hanche, crie quelque injure. Pilate, coiffé d'un couvre-chef rose, longue barbe, longs cheveux, fixe l'inculpé des yeux en présentant ses mains au dessus d'un bassin. un serviteur y verse le contenu d'une aiguière, tout en reprenant — curieusement— la posture du "coup de genou" de la scène du Portement de croix ; en réalité, il plie le genou par référence pour son maître.

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Là encore, on retrouve le même carton repris à Lanvénégen en 1515 et à Ergué-Gabéric en 1517 :

 

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Maîtresse-vitre (1515) de Lanvénégen. Photo lavieb-aile.

 

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Maîtresse-vitre (1517) d'Ergué-Gabéric. Photo lavieb-aile.

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On comparera aussi avec la même scène de la maîtresse-vitre (1535, même atelier quimpérois) de l'église Saint-Mathieu de Quimper, avec une composition identique, mais des différences franches :

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Maîtresse-vitre de l'église Saint-Mathieu de Quimper. Photo lavieb-aile.

 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Détail : le chien de Pilate.

Aux pieds de Pilate se trouve un petit chien ; dans la Passion de Guengat, on remarque aussi un chien aboyant vers la croix, au pied d'un cheval monté par un centurion. On peut trouver la source de ce détail soit dans une gravure de Dürer de 1509-1501 conservée à Lyon A16DUR000701, ou, à une date antérieure, dans un Ecce Homo de 1475-1480 de Martin Schongauer conservée à l'Unterlinden de Colmar, ou dans une autre gravure de Schongauer où figurent deux chiens.

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https://www.musee-unterlinden.com/oeuvres/ecce-homo/

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6951448r.r=pilate+schongauer.langFR

https://www.gettyimages.fr/detail/photo-d%27actualit%C3%A9/christian-motifs-copper-engravings-gospel-of-matthew-photo-dactualit%C3%A9/541469005

 

 

 

Le Christ devant Pilate de Martin Schongauer (1448-1491, Germany)

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Le chien (ici, un petit caniche dont la "crinière" contraste avec le dos glabre) se retrouve aussi sur la Passion de 1520-1530 de Saint-Vincent de Rouen :

https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Rouen/Rouen-Sainte-Jeanne-d-Arc.htm

 

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Il est représenté, dormant dans une corbeille,  sur les stalles de la sacristie de la cathédrale du Mans.

http://www.lavieb-aile.com/article-les-stalles-du-xvie-siecle-de-la-cathedrale-du-mans-123594149.html

J'écrivais alors dans ma description :

 J'ajoute au dossier "Chien de Pilate" d'autres références, celles de gravures de Wenceslas d'Olmütz (v.1496) ou Michel Wohlgemuth (monogramme W), inventeur de la gravure à l'eau forte : celle où Pilate est accompagné, au Prétoire, de deux chiens, et celle, qui suit la précédente, où Jésus est présenté au peuple par Pilate tandis qu'un chien montre ses dents. ici. En fait, ces gravures, comme celles de Jean de Culmbach (même référence p.383) ou d'autres d'un graveur inconnu, sont des copies de celles de la Passion de Schongauer avec un chien sur l'Ecce Homo (Unterlinden, Colmar) et deux chiens sur la Comparution. Dans cette série, le grand-prêtre est accompagné aussi par un chien.

 

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Il est présent au pied de la croix, près d'un cavalier, dans la Passion (v. 1550) de Guengat :

http://www.lavieb-aile.com/article-l-eglise-de-guengat-29-i-les-vitraux-122885533.html

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Lancette D : le couple des donateurs présenté par saint Michel.

 

 

                                   la-passion 0330c

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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On retrouve sensiblement le même carton (Saint Michel et les donateurs) à Guengat, en A2 de la baie 1.

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 vitraux 0371c

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Saint-Michel, dans la même attitude d'intercession que saint Jean-Baptiste à gauche, présente le couple ; il est couronné, vêtu d'une cuirasse d'apparat, porte l'épée à la ceinture, et il brandit une croix à longue hampe. Ses ailes vertes sont déployées de chaque coté, sur le fond damassé violine.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Le seigneur de Nevet, identifié par les armoiries de son tabard, est identique à son vis-à-vis : même armure, même courte fraise, même coiffure, même Livre d'Heures à la tranche dorée, même lettrine D. Mais celle-ci est inversée, "comme si" on avait utilisé le carton des donateurs de droite en le renversant. Dans ce jeu des sept erreurs, le "léopard" est positionné autrement, et ce seigneur-ci porte une belle épée.

 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Sa Dame est aussi la sosie de celle de gauche : même chaperon de velours noir, même collier dérobé au portrait d'Anne de Bretagne, même manteau à large manche, même robe frappé d'hermines, même alignement de boutons en marguerites de perles, même ceinture à anneau d'or, etc.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

 

 

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II. LE REGISTRE SUPÉRIEUR.

         

 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Lancette A (à gauche) : Christ en croix.

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La scène cruciale se découpe sur un fond damassé rouge. La croix est fichée au sol parmi les fleurs, à coté du crâne d'Adam.

 Marie, en pâmoison au pied de la croix, croise ses bras dans un geste des mains qui renvoie à celui qu'elle eut, face à l'ange Gabriel, lors de l'Annonciation. Mais ce geste ici se referme, comme le cycle de la Vie de Jésus. Stabat Mater dolorosa Juxta crucem lacrimosa Dum pendebat Filium...

Outre l'apôtre Jean, qui, un genou à terre, soutient la Vierge, quatre personnages, que leur tenue désigne comme des Juifs, forment un cadre où les gestes se répondent.

Le premier personnage à gauche est  Longin, qui donne le coup de lance dans le flanc droit et, de la main droite, désigne son œil.  Selon la Légende dorée, ilreçoit une goutte du sang issu de la plaie, ce qui le guérit d'un trouble (physique, mais aussi spirituel) de la vision. Il devrait alors porter la tenue de soldat romain. . A sa gauche, un cavalier désigne le Christ du doigt en s'adressant à son voisin qui le regarde. Il s'agit du Centenier lorsqu'il s'écrit (Marc,15,39) Vere filius dei erat iste, "Vraiment, celui-ci est le Fils de Dieu !".

J'ai abondamment commenté cette scène dans ce blog, tant elle est fréquemment illustrée sur les vitraux et sur les calvaires sous la forme de deux cavaliers encadrant la croix.

 

http://www.lavieb-aile.com/2019/09/le-calvaire-de-la-chapelle-sainte-marie-du-menez-hom-en-plomodiern.html

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Roger Barrié a noté l'absence, inhabituelle, de Marie-Madeleine au pied de la Croix.

Ce panneau est fondé sur le même carton que le panneau C3 d'Ergué-Gabéric, et se rapproche d'un panneau B3 de Lanvenegen.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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2. Déposition de croix.

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La croix à titulus INRI se dresse sur un fond damassé violet.

Joseph d'Arimathie soutient le corps sans vie dans un geste d'une grande compassion. Il porte un bonnet vert, une barbe blanche, une robe rouge ouverte sur des hauts-de-chausses roses, et des bottes à revers.

 

Nicodème le bricoleur a apporté son échelle et s'est armé d'une paire de tenailles pour ôter les clous et libérer celui dont il est le disciple. On lit sur le galon or de son manteau vert les lettres  OVIERIVA, que Roger Barrié lit OLIERAV, dans laquelle, par un parti-pris hérité de Couffon, il voit "probablement une signature Olivier Le ..." [évoquant celle du maître-verrier quimpérois Olivier Le Sodec ]. Il la rapproche d'une inscription comparable à Kerfeunten, toute aussi discutable.

Les artistes oublient rarement de souligner par des codes vestimentaires la judeité d'Arimathie et de Nicodème : longue barbe, riches vêtements, chapeau rituel, vaguement conique et enturbanné,et, inévitable, l'aumônière. 

Le visage du Christ est admirable, mais on le doit à une restauration récente ; Roger Barrié notait néanmoins une facture plus rapide (que le modèle ancien d'Ergué-Gaberic), un dessin moins assuré, un modelé plus sommaire et les ailes du nez traitées différemment.  Le visage de la Vierge est plus ingrat. 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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3. Mise au tombeau.

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Sur un arrière-plan composé d'arbres, de rochers et d'un fond damassé rouge, six personnages procèdent à la mise au tombeau du Christ : la Vierge, guimpe blanche, robe violette et manteau bleu ; saint Jean, en prières, mains jointes et yeux levés vers le ciel ; une sainte femme ; Marie Madeleine ;  Joseph d'Arimathie, barbe, sourcils et cheveux blancs sous un bonnet vert ; et Nicodème, coiffé d'un bonnet pointu à turban et vêtu d'une somptueuse robe en brocart purpurin, aumônière bleue à la ceinture. 

On remarque aussi la précision avec laquelle le dessin de la pilosité de l'abdomen est reproduite.

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      Cette mise au tombeau est réalisée sur le même carton que le panneau D3 de la Vie du Christ de Penmarc'h.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Sur le galon de la demi manche  de Nicodème (personnage qui porte les jambes du Christ) se lisent les lettres  ???ENTO. (VOENTO selon R.Barré).

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Sur la robe dorée de Nicodème, des bandes diagonales portent les lettres  RSEAT - AOVEI - VO.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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4. Résurrection.

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                        la-passion 0292c

 

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Sur un fond bleu damassé, le Christ se dresse en enjambant son tombeau, vêtu du manteau violet-pourpre de sa passion et non du manteau rouge de la Résurrection. Il tient une longue hampe terminée par une croix, et trace une bénédiction de la main droite. Derrière lui, deux soldats casqués, les yeux révulsés, sont terrassés par l'événement. Au premier plan, un garde au costume pittoresque semble plongé, les yeux ouverts, dans un état second. 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

 

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 Les éléments architecturaux  des têtes de lancettes trilobées.

 

Ces têtes de lancettes sont occupées chacune par un couple de "génies" blonds qui maintiennent des tresses ou guirlandes fixées à des pinacles évasés, et dont la pointe est ornée d'une couronne, d'un lys et d'un bouquet d'acanthe.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

 

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Les armoiries.

Ce sont les armes des familles Treanna et [Tinteniac].

 

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1. Treanna (de) : d'argent à la macle d'azur. Devise Sine macula macla

La résidence manale des Treanna se trouvait à Elliant, mais ils possédait à Plogonnec trois domaines : Coat-Morvan, Kergoff-Uhella et Kergoff-Izella. 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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2. Tinteniac ?   : "Écartelé au 1 et 4 de Treanna, au 2 et 3 d'argent au croissant (ou à la merlette) de gueules." (Chanoine Abgrall, Notice de Plogonnec).

Selon R. Barrié, c'est une restauration fautive des armes des Tinteniac après 1520, d'hermines au croissant de gueules, cette famille rentra en possession de la seigneurie de Treanna en la paroisse d'Elliant. En effet, Pierre de Tinténiac, seigneur du Porcher, qui revint en Bretagne par son mariage, en 1520, avec Françoise, dame de Quimerc'h, fille unique de Louis de Quimerc'h et de Françoise de Broons, prit alors les armes de Quimerc'h [kerimerc'h ?] qui sont : « D'hermines au croissant de gueules ». C'est en 1640 que Maurice de Tinteniac devint seigneur de Treanna.

Roger Barrié fait remarquer que les meubles des armoiries, réalisés postérieurement, sont montés en chef d'œuvre au sein d'œuvres anciennes. On appelle "sertissage en chef d’œuvre", l’incrustation d’un verre, tenu par un plomb, à l’intérieur d’un autre verre plus grand et de couleur différente. Je le remarque pour la pièce blanche au sein du losange bleu du blason des Treanna. 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

 

  

                  

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 III. LE TYMPAN.

 

 

 

 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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A. Les armoiries.

Deux mouchettes.

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Des couronnes de gloire sont constituées de motifs d'acanthe à fruit, liés par les extrémités des feuilles.

Dans ces chapiteaux de triomphe , en partie conservés, se trouvent deux écus modernes.

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1. Celui de la famille Boscher, d'azur à l'aigle [éployée] d'or :

 Boscher ou Boher, sr de Lopéau, par. de Plogonnec. Réf. de 1426 à 1443, dite par., év. de Cornouaille. D'azur à l'aigle d'or (Arm. de l'Ars.). Fondu an 1464 dans Kerpaên.

 Potier de Courcy, 1890.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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2. Celui de la famille Quillou, seigneur de Keroncuff, d'argent au chef de sable.

Quiliou (du), sr dudit lieu, par. de Plougastel-Sainl-Germain,— de Keroncuff, par. de Plogonnec, év. de Cornouaille. D’argent au chef de sable (G. le B.). Moderne : le Barbu. Nobiliaire et armorial de Bretagne T. III.

 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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B. La Vierge à l'Enfant.

Ce panneau provient d'une Adoration des mages, ce qui explique l'attitude de Marie, assise sur une cathèdre et celle de l'Enfant-Jésus recevant une boite précieuse en cadeau royal. La scène correspond à la taille d'une lancette.

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On peut la comparer à la scène analogue de la baie 3 (1546) de la chapelle N-D. du Crann à Spézet :

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Adoration des Mages, chapelle Notre-Dame-du-Crann, Spézet, photographie lavieb-aile.

 

              

 

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Les carnations sont rendues par un verre rose (comme à Guengat et Locronan, par exemple) peint à la grisaille et au jaune d'argent, et touches de sanguine pour les lèvres et les ombres, qui sont également rendus par des hachures.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Sur le galon du manteau bleu de la Vierge se   lisent des successions de lettres que je déchiffre ainsi : (entre parenthèses les lettres douteuses)

XFAOCSODEESOVOEUVRAEVEMSOEN*R

 VERFOVRON*

*N rétrograde.

Roger Barrié y a lu OLSODEG, ce qu'il interprète comme le nom de famille Sodec ou Sodeg précédé du prénom Olivier abrégé, ou des initiales O.L, signature d'Olivier Le Sodec, le verrier quimpérois. 

Pour moi, il s'agit de séquences aléatoires de lettres, ornementales, un procédé courant dans la peinture flamande et dans les enluminures d'île de France ou de Touraine ; ou , du moins, on ne peut y isoler une séquence sous prétexte qu'on la recherche, et passer outre les lettres qui ne satisfont pas ces attentes, pour affirmer qu'il s'agit de la signature du peintre-verrier.

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Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

Maîtresse-vitre (v. 1520, atelier quimpérois) de l'église de Plogonnec. Photographie lavieb-aile.

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Restauration et conservation.

(D'après R. Barrié).

Restauration.

— Une première restauration a eu sans-doute lieu en 1622 par Yvon Bernard dit Camart : les comptes de fabrique ne précisent pas si la réfection des vitraux par ce dernier a concerné la baie 0, mais on peut le supposer au vu de la somme élevée qui a été versée à l'artisan;

— En 1634, la remise en plomb est confiée à Jean Lagneau, mais celui-ci n'effectue pas le travail, qui sera réalisé par les frères Bernard, Yvon et Mathieu.

— Du XVIIIe siècle datent les armoiries qui timbrent l'arcade des lancettes C et D.

Des restaurations de détails comme les mains de Jacques de Nevet, le sabot du cheval dans la Crucifixion, ou l'épaule gauche du Christ dans la mise au tombeau datent du XVIIIe ou du début XIXe.

— En 1845, un devis de restauration est demandé à l'architecte Bigot devant l'état très inquiétant de la verrière, puis la restauration est menée, sans-doute par Cassaigne de Quimper.

— En 1901, le rapport de Magne permet le classement du vitrail en 1904, et une campagne de restauration, au cours de laquelle de nombreux verres anciens sont remplacés, comme tous les blasons, une bonne partie des soubassements, et tous les couronnements des lancettes. Selon Roger Barrié, cela se fit par copie fidèle de l'ancien, par une technique picturale "pas mauvaise", en diminuant la mise en plomb par des pièces de verre de plus grande dimension.

— Les vitraux furent déposés en 1942 et abrités en caisse dans le presbytère, puis replacés en 1953 par Jean-Jacques Gruber après un nettoyage à l'eau claire. (Devis de M. Lisch, architecte ; somme réglée à J.J. Gruber 1.043.430 F)

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Conservation.

Celle-ci est jugée moyenne: c'est le verre incolore qui s'avère le plus attaqué lorsqu'il n'est pas protégé par le jaune à l'argent, mais qu'il comporte une grisaille à la face intérieure.

 Les verres rouges bleus et verts sont au contraire peu corrodés. Lorsqu'un damassé à la grisaille a été peint sur la face interne d'un verre rouge, comme la robe de Joseph d'Arimathie dans la descente de Croix, les tavelures extérieures suivent le dessin du damassé.

Ce sont les verres bleuté du tombeau du Christ et vieux rose du couvre-chef de Pilate, à l'extérieur irisé et indemne de toute tavelure, qui ont le mieux résisté aux attaques des agents atmosphériques et à la dégradation chimique.

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Discussion sur les donateurs.

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1. Identité des donateurs.

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Nous l'avons vu, la seule certitude est donnée par les armoiries qui sont celles de la famille de Nevet, mais la solution proposée par les différents auteurs est d'y voir Jacques 1er de Nevet (1494-1555)  et son épouse Claudine de Guengat à gauche dans la lancette A, et leur fils aîné René de Nevet (1555-1585) à droite dans la lancette D, accompagné de son épouse.

L'un des arguments avancé est que le même carton des donateurs se retrouve à Guengat (mais sans armoiries permettant une identification) sur un Jugement Dernier de 1525: chacun des époux aurait commandité un vitrail dans l'église de leur fief, Jacques de Nevet à Plogonnec et Claudine de Guengat à Guengat. Pour R. Barrié, "l'importance de ce baron premier du nom comme celle de son épouse justifie leurs donations aux églises de leur paroisse respective à cette époque".

Annuaire de la noblesse 

https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9vet

https://gw.geneanet.org/jcbo?lang=en&n=de+guengat&oc=0&p=claude

Le couple s'est marié en 1524 (Wikipédia qui cite Le Moigne), date qui est plus tardive que celle de création du vitrail (vers 1520, mais proche des vitraux de Lanvénégaen en 1515 et d'Ergué-Gabéric en 1516-1517).

Jacques de Névet est de confession réformée, ce qui n'incite pas à se faire présenté par un saint.

Le couple de droite serait, pour R. Barrié, "René de Nevet, le fils aîné de Jacques de Nevet, figuré seul avant son mariage à Guengat, et avec son épouse à Plogonnec".

D'autre part, si ce vitrail a été fait en 1520, René de Nevet  ne saurait y figurer, et encore moins son épouse.

Enfin, à la différence d'autres sites, les donateurs ne sont pas présentés individuellement, mais en couple, les épouses ne sont pas identifiables par leur armes mi-parti, et les deux couples sont identiques, et en miroir. 

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Je propose de résoudre ces difficultés ainsi : les donateurs aurait souhaité souligner que la famille de Névet se  revendique comme fondatrice de l'église de Plogonnec ; ils auraient fait figurer deux couples fictifs (les épouses ne sont pas identifiées par les armes de leur famille), en utilisant les canons de représentation des donateurs en vigueur à leur époque au début du XVIe siècle. Tant il est vrai que, sur les vitres finistériennes, tous les donateurs et, a fortiori, toutes les donatrices se ressemblent (et celles-ci ressemblent au portrait d'Anne de Bretagne). C'est aussi ce que nous constatons dans les gisants, qui ne donnent pas un portrait réaliste, mais figure le défunt idéalisé à la fleur de l'âge et en armure. Cette proposition peut expliquer la reprise d'un même carton pour deux donateurs différents, et l'absence de coïncidence avec les données généalogiques.

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2. Les saints intercesseurs.

Saint Jean-Baptiste et saint Michel, dont l'identification ne fait pas de doute, ne présentent pas les personnages portant leur nom ; on trouve bien des Jean de Nevet, mais aucun Michel de Nevet. Ils sont donc là comme saints intercesseurs, ces saints qui étaient invoqués, dans les Livres d'Heures notamment, pour leur puissance de protection contre les périls. 

 Le couple saint Jean-Baptiste / saint Michel est connu comme intercesseurs du Jugement dernier, "suivant une habitude ancienne qui revient en faveur en Allemagne à la fin du Moyen-Âge" selon R. Barrié, ce qui incite cet auteur à supposer " un grand ensemble consacré au Jugement Dernier" : les donateurs auraient été déplacés alors qu'ils trouvaient leur place à l'origine au soubassement de la verrière du Jugement Dernier, "probablement en remplacement de panneaux détruits. La tête de la donatrice en A1 est constituée par le réemploi d'une tête de damnée retournée pour l'occasion". Mais cette hypothèse est jugée non recevable par les auteurs du Corpus Vitrearum, "en raison de la parfaite intégration des panneaux de donation à l'ensemble de la baie 0, restée intacte comme la baie 1 à l'inverse des autres, perdues en tout ou parties".

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 En réalité, la visite de l'église de Guengat apporte un éclairage nouveau, car, quoique placée sous le patronage de saint Fiacre, elle consacre une place importante à saint Jean-Baptiste et à saint Michel, le premier ayant sa statue dans le chœur et le second dans la chapelle de bas-coté, et ces saint servant d'intercesseurs auprès de trois couples de donateurs, deux dans la baie 1, et un dans la baie 4. Surtout, un magnifique vitrail des années 1500, donc antérieur à celui de Plogonnec, présente les deux saints encadrant la Vierge :

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 Baie-2 0414x

 

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En outre, l'église de Guengat ne renferme pas de donateurs portant les armoiries de la famille de Guengat, alors que celle de Plogonnec montre, dans l'actuel vitrail de saint Sébastien, Alain de Guengat et Marie de Tromelin, et, dans le vitrail de la Passion, les armoiries aux trois mains de cette famille. Ces éléments incitent à s'interroger sur les liens réciproques entre les deux paroisses et leurs églises, le château de Guengat se trouvant à la limite des deux paroisses.

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SOURCES ET LIENS.

 

 

 

 — BARRIÉ (Roger)  Etude sur le vitrail en Cornouaille au 16e siècle : Plogonnec et un groupe d'églises de l'ancien diocèse de Quimper / ; sous la direction d' André Mussat, 1979  Thèse de 3e cycle : Art et archéologie : Rennes 2 : 1979. Bibliogr. f. 9-32. 4 annexes (vol. 2)

 GATOUILLAT (Françoise) HEROLD (Michel), Les Vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum France recensement VII, Presses Universitaires de Rennes : Rennes 2005 pages 157-159.

— LE GUENNEC (Louis),   1921, L’Elégie de Monsieur de Névet et le baron Huet, Bull. SAF

https://societe-archeologique.du-finistere.org/bulletin_article/saf1921_0204_0213.html

 

— LE MOIGNE (Gérard), 1999,  "La seigneurie de Névet", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXVIII, année 1999

— PEYRON (chanoine Paul), 1900 Plogonnec, Bull. SAF, p. 24-54.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076531/f114.image

— PEYRON (chanoine Paul), 1919, "Les derniers seigneurs de Névet, 1602-1721", Bulletin diocésain d'histoire et d'archéologie, 1919

https://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/bdha/bdha1919.pdf

— Jean TREVIDY (Jean), 1888, Histoire de la maison de Névet racontée par Jean, baron de Névet (1664)", Bull. Société archéologique du Finistère t. XV page 351.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2081934/f436.item

 

— Base Sigilla

http://www.sigilla.org/fr/sgdb/recherche-sceau-type

— Base ARMMA

https://armma.saprat.fr/

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux Héraldique

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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