L'ossuaire (microdiorite quartzique et kersantite, 1635 et 1731) de l'enclos de Ploudiry.
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Sur cet enclos paroissial, voir :
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— Sur les ossuaires, voir :
L'ossuaire (microdiorite quartzique, 1639-1640) de l'enclos de La Roche-Maurice.
L'église Saint-Salomon de La Martyre. IV. L'ossuaire (1619). Les inscriptions. Les crossettes.
Le bénitier à l'Ankou (kersanton, 1619) de l'ossuaire de La Martyre.
Une inscription en breton au Folgoët, venant de l'ossuaire de Guicquelleau.
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PRÉSENTATION.
"L'ossuaire de Ploudiry, dédié à saint Joseph, date de 1635. Il est antérieur de quatre ans à celui de la Roche-Maurice auquel il a pu servir de modèle. La porte en plein cintre, encadrée de deux colonnes cannelées aux chapiteaux d'ordre corinthien, est surmontée d'un fronton grec dans le tympan duquel est un buste de saint Pierre, coiffé de la tiare. Cinq baies en plein cintre, séparées par des pilastres en gaînes d'ordre dorique, sont couronnées de personnages d'une danse macabre : le laboureur, la noble dame, le juge et le guerrier que conduit la Mort, tenant un dard. A l'angle du contrefort, un ange au-dessus du bénitier tient une banderole portant : BONES: GENTZ: QVI: PAR: ICY: PASSEZ: PRIEZ: DIEU: POUR LES: TREPASSEZ: 1635.
Sur les chapiteaux des gaînes : G. GOVLX: Y: BOSEC: FABRIQVES: LAN: 1635." (L. Le Guennec)
"Pénétrant dans le cimetière, nous nous arrêtons devant l'ossuaire: antérieur de 4 ans à celui de La Roche (1639), il est moins riche mais il offre avec ce dernier une certaine ressemblance .. Au lieu de colonnes pour séparer les fenêtres, il n'y a que des pilastres ou gaines, et les petits personnages qui se trouvent dans les soubassements à La Roche, sont sculptés ici dans des caissons plus haut que la rangée des baies, avec la reproduction des mêmes types représentant les diverses classes de l'ordre social. Au-dessus du bénitier d'angle, un ange tient une banderolle avec ce texte: Bonnes: gentz: qui: par: icy : passez: priez: Dieu: pour: les: trépassez : 1635." (A. Favé)
"le kersanton sombre, trop nerveux, trop gothique, encore obligé pour la sculpture figurative, est employé avec retenue, comme une matière semi-précieuse, pour introduire un hiatus coloré à la façade de l'ossuaire de Ploudiry ."
"Un ossuaire, reconstruit en 1731, par le réemploi de deux monuments plus anciens, présente une frise de 5 personnages : l’ankou, le laboureur, la noble dame, le juge et le guerrier, symbolique de l’égalité de tous devant la mort. Cet édifice, classé monument historique dès 1916, complète l’enclos paroissial."
"Ossuaire, dit jadis chapelle Saint-Joseph (C.). Edifice de plan rectangulaire ayant la même disposition qu'à Pencran et à Sizun. La partie inférieure est percée de baies séparées par des pilastres gainés ; mais au-dessus, au lieu de niches des Apôtres, une haute frise représente des personnages de divers états, émergeant en buste de cartouches et symbolisant, comme les cariatides de Landivisiau et de Sizun, l'égalité de tous devant l'Ankou. Porte classique : arcade en plein cintre avec clef en console et entablement à fronton. L'ossuaire est daté 1635. Un ange, au-dessus du bénitier, tient une banderole portant l'inscription : "BONNES. GENTZ. QVI. PAR. ICY. PASSEZ / PRIEZ. DIEV. POVR. LES. TREPASSEZ / 1635." Sur les chapiteaux des gaines : "G. COVLM /Y. BOSEC / FABRIC/ QVES / EN. LAN /1635." Sur la porte, date de 1731, et, sur le clocheton, inscription : "CE. RELIQUAIRE. A. ETE. REBATI. LORS / FABRIQVES. D. M. H. LE GVEN . V / INISAN. 1731." (Couffon)
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PRÉSENTATION PHOTOGRAPHIQUE.
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Le clocheton et son inscription.
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Inscription sur microdiorite quartzique :
CE : RELIQVAIRE : A
ETE REBATI : LORS
FABRIQVES ---
E :LE GVEN
INIZAN
1731
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Selon Monumentum, "L'ossuaire, daté de 1635, a été ruiné en 1700, reconstruit en 1713, puis déplacé et rebâti à l'identique en 1731."
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L'ange du bénitier en kersantite à l'angle du contrefort.
et son phylactère BONES: GENTZ: QVI: PAR: ICY: PA /SSEZ: PRIEZ: DIEU: POUR LES: TREPASSEZ: 1635.
On trouve ce distique rimé exhortant les fidèles en Midi-Pyrénées, à La Couvertoirade, vers 1500, mais en occitan (Bonas gens que per aissi passatz, Pregatz Dieu per los trespassatz).
On le trouve à Paris sur une pierre du cimetière de la porte Saint-Séverin. Ou bien on signale: "Bonnes gens qui par ici passez, Priez Dieu pour les trépassés Et pour le Maître Grégoire Qui ne mourut que de trop boire."
La formule était donc courante.
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Les cinq baies en plein cintre, séparées par des pilastres en gaînes d'ordre dorique, contrastent par la couleur grise du kersanton avec le jaune de la pierre de Logonna. C'est cette dernière qui est sculptée des personnages d'une danse macabre.
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La Mort, ou Ankou, armée d'une flèche.
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Le Paysan.
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La Femme tenant une fleur. Une femme de la noblesse, ou une courtisane.
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Le Juge coiffé du bonnet carré, tenant une pièce de procès, et un gant.
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Le Roi, couronné, tenant un sceptre.
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L'inscription des chapiteaux des gaînes :
"G. COVLM /Y. BOSEC / FABRIC/ QVES / EN. LAN /1635."
L'inscription du clocheton, celle-ci et une placée sur l'église indiquent que la fabrique de Ploudiry était alors composée de deux fabriciens par année.
Un Guillaume COULM ou LE COULM est né à Ploudiry en 1625, fils d'Yves, et de Marguerite CREN. Il aurait 10 ans, trop tôt pour faire un bon fabricien. Il décéda le 6 mars 1676, ou le 29 janvier 1676, après avoir eut onze enfants de son épouse Catherine MOBIANT . C'est quand même un indice. D'autant qu'en 1665, un G. LE COULM est mentionné comme fabricien sur le porche sud (avec 3 autres noms).
https://gw.geneanet.org/oberthele?n=coulm&oc=&p=guillaume
Un Guillaume COULM épousa Marie KERUZORE dont il eut Alain, né en 1618 à Traon, Ploudiry. Si ce Guillaume avait 20 ans lors de cette naissance, c'est un candidat plausible pour notre fabricien.
https://gw.geneanet.org/jcardiles?lang=en&p=guillaume&n=coulm
Les généalogistes connaissent un Yves BOZEC, né vers 1612 et décédé en 1682 à Kernévez, Ploudiry.
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La porte en plein cintre et son fronton au buste de saint Pierre (kersantite).
Comparez avec les portes de l'ossuaire de La Roche-Maurice.
Sur l'architrave, entre un ange et la Mort , un blason a été martelé
L'atelier Le Ber de Sizun a réalisé deux très belles portes en if pour cette entrée.
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SOURCES ET LIENS.
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— APEVE.
http://www.apeve.net/spip/spip.php?page=page&id_rubrique=9&id_article=184
— COUFFON, (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Ploudiy",
http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUDIRY.pdf
— FAVÉ (Abbé Antoine), 1899, Au retour d'une excursion (Landerneau-Châteaulin), Bulletin de la Société archéologique du Finistère
— LE GUENNEC (Louis), 1981 Le Finistère monumental II, Brest et sa région. Ed. de la Société des Amis de Louis Le Guennec (Quimper), 591 p. Louis Le Guennec (1878-1935) érudit finistérien a publié de nombreux articles, réunis das les trois tomes du Finistère monumental par ses Amis. Page 493-494
https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eacd0a2ed3929e4b775beec287004c84.pdf
— WIKIPEDIA
La Crucifixion et 3 autres scènes d'une Passion (3ème quart du XVIe siècle) de la maîtresse-vitre de l'église de Ploudiry.
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Voir aussi sur Ploudiry :
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PRÉSENTATION : LES 28 PASSIONS FINISTÉRIENNES.
À la fin du XVe et surtout au XVIe siècle, les paroisses du Finistère choisirent, pour leurs églises qui, souvent, étaient en pleine reconstruction, une baie d'axiale consacrée à la Passion du Christ. On en estime le nombre à une cinquantaine, dont 27 sont conservées, complètes ou par vestiges. Beaucoup d'entre elles sont dues à l'atelier Le Sodec à Quimper et partagent des caractères stylistiques communs, ou parfois même des cartons identiques. Le Corpus Vitrearum VII permet d'en dresser une chronologie .
Dans les verrières les plus anciennes, les lancettes sont découpées par registres en une douzaine de scènes successives de la Passion (Locronan, 18 scènes ; Lanvénégen ; Ergué-Gabéric; Braspart) . Cette répartition en damier ne sera pas abandonnée.
D'autres, plus tardivement au milieu du XVIe siècle, placent la Crucifixion dans un grand tableau central de 3 lancettes, tandis que les épisodes qui la précèdent (Cène, Lavement des pieds, Agonie, Arrestation, Comparutions, Flagellation, Couronnement d'épines,) ou la suivent (Déposition, Mise au Tombeau, Sortie du Tombeau) sont de nombre réduit, et repoussés en position périphérique. C'est le cas à Saint-Mathieu de Quimper dès 1535, puis à La Roche-Maurice (1539), La Martyre (1540) et Ploudiry (ces trois églises voisines appartenant alors à la même paroisse de Ploudiry) ou à Tourc'h. C'est aussi le cas à Gouezec (v. 1550) où trois lancettes entières montrent la Crucifixion et une la Déposition, et à Guengat (1550) avec trois lancettes pour la Crucifixion, une pour la Passion préalable, une pour la Déposition et une pour la Résurrection.
Enfin, d'autres paroisses choisissent de consacrer toute la verrière à la Crucifixion.
Dans ce groupe à grande Crucifixion centrale, certaines ressemblances montrent la reprise des mêmes cartons. C'est le cas pour Ploudiry et ses trèves de La Roche-Maurice et de La Martyre (*). Un quart de siècle plus tard, ces poncifs sont repris à l'église Saint-Ouen de Quéménéven, en nord de Cornouaille. C'est ce regroupement, ce sont ces comparaisons iconographiques et cette compréhension d'une évolution dans la composition de l'espace et de la structuration du récit de la Passion qui rendent la découverte d'une nouvelle verrière si passionnante malgré la répétition des séquences.
(*) Une autre trève, Tréflévénez, possède les restes d'une maîtresse-vitre de la Passion de 1560-1570, mais ne provenant pas de l'atelier quimpérois.
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1476-1479 : Locronan. 18 scènes de taille identique.
Vers 1500 : la "petite Passion" de la baie 4 de Guengat.
1510 : Vie du Christ, Maîtresse-vitre de l'église Saint-Nonna Penmarc'h, Attribuable à l'atelier Le Sodec
1515 : maîtresse-vitre, église de Lanvenegen, 12 scènes de taille identique
1516 : Maîtresse-vitre de l'église d'Ergué-Gabéric, Attribuable à l'atelier Le Sodec . 12 scènes de taille identique.
1520 : maîtresse-vitre, église de Plogonnec, attribué à Olivier Le Sodec. 6 scènes de taille identique et 2 panneaux de donateurs..
1519-1535 : maîtresse-vitre (détruite) de l'Abbaye de Daoulas
1525 Pluguffan (fragments)
Premier quart XVIe : Cast, Chapelle de Quillidouaré.(fragments)
1535 : Quimper, église saint-Matthieu : Attribuable à l'atelier Le Sodec
v.1535 : Vitrail du chœur de l'église de Braspart (ou 1560 pour J.P. Le Bihan). 12 scènes de taille identique
1539 : maîtresse-vitre de l'église de La Roche-Maurice. Attribué à l'atelier Le Sodec.
1540 La Martyre Cartons communs avec La Roche-Maurice. Attribué à l'atelier Le Sodec. Vestiges d'une Passion en 3 baies : baie 0, baie 1 (Crucifixion) et baie 2.
1550 : maîtresse-vitre de l'église de Guengat, Attribué à l'atelier Le Sodec.
2ème tiers XVIe : Baie 10 de l'église Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix. Attribuable à l'atelier Le Sodec
1550 : Guimiliau . Attribuable à l'atelier Le Sodec
1550 : Tourch
1550 : Trégourez
1556 : Saint-Herbot (Plonévez-du-Faou)
1560 : Maîtresse-vitre de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic. Attribué à Le Sodec. Sept scènes.
1560 : Maîtresse-vitre de la chapelle N.D-du-Crann à Spezet. Douze scènes de la Passion.
1560-1570 : Tréflénévez.
1570 : Pleyben
1573 : Pouldreuzic
3e quart XVIe siècle. Eglise Saint-Pierre de Gouezec : Attribuable à l'atelier Le Sodec. Une grande Crucifixion sur trois lancettes et une Déposition.
3e quart XVIe siècle : Quéménéven, église Saint-Ouen : Attribuable à l'atelier Le Sodec . Cartons communs avec La Roche-Maurice et La Martyre. Grande Crucifixion sur trois lancettes, à coté de la Résurrection et au dessus de deux registres des scènes de la Passion.
3e quart XVIe siècle Tréguennec. Attribuable à l'atelier Le Sodec
1593 : église de Saint-Goazec.
et dans le Morbihan :
Milieu XVIe : Passion, Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre, Attribué à l'atelier Le Sodec.
3ème quart XVIe, Saint-Thuriau, église, baie 6. Attribué à l'atelier Le Sodec.
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On attribue aussi à l 'atelier des Le Sodec les vitraux suivants :
vers 1520-1525 : Arbre de Jessé de Kerfeunteun à Quimper
vers 1528 : Arbre de Jessé de Confort-Meilars
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DESCRIPTION.
La baie 0, en un simple arc brisé, mesure 2,60 m de haut et 1,60 m de large et son décor s'organise en deux registres. La partie la plus basse est cachée par le dais du retable d'autel.
Cette Crucifixion est le reste d'une grande Passion du 3ème quart du XVIe siècle, postérieure à celle de La Martyre (v. 1540) et celle de la Roche-Maurice (1539). Elle résulte du remontage des panneaux de l'ancienne maîtresse-vitre de la Passion lorsque le chevet et le collatéral sud furent reconstruits en 1700. Par contre, lorsque l'église actuelle fut construite sur les plans de l'architecte Le Bigot entre 1854 et 1856, en conservant l'abside et le porche de l'ancien édifice, les baies latérales furent supprimées, mais la baie 0 est demeurée.
Elle bénéficia d'une importante restauration au XIXe siècle, puis en 1923 et 1934 par Labouret, puis en 1990 par Jean-Pierre Le Bihan de Quimper. Les deux scènes latérales du registre inférieur ont été interverties lors de l'une de ces interventions.
Louis le Guennec y signalait l'effigie d'un seigneur de Rohan du XVIe siècle (comme à La Martyre où il s'agit de René Ier de Rohan).
En résumé, ce que nous voyons ne reflète pas fidèlement l'aspect de la maîtresse-vitre initiale, ce qui tempère la valeur des comparaisons avec les autres verrières, elles-mêmes souvent recomposées.
Selon Le Bihan 1991, la date de 1567 figurait sur l'une des vitres. Il cite en référence Cyrille Pennec et son "Dévot Pèlerinage du Folgoët", mais l'examen de cette source ne confirme pas cette donnée. Par contre, Miorcec de Kerdanet, éditeur de ce dernier ouvrage, signale la date de 1567 dans la paroisse de Ploudiry, mais sur l'une des verrières de La Martyre, alors une trève de Ploudiry , "au dessous du Père Eternel", dans son édition annote de la Vie des saints d'Albert le Grand.
Jean-Pierre Le Bihan ne reprend pas cette information dans les articles des années 2010 de son blog consacrée à cette Crucifixion de Ploudiry, mais l'estime postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice, donc postérieure à 1540.
Je ne valide donc pas cette date de 1567 et je m'en tiens à l'estimation de Gatouillat et Hérold : "Troisième tiers du XVIe siècle".
En 1957, Léa et Job Guével réalisèrent les verrières des baies latérales 1 et 2.
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VUE GÉNÉRALE.
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On remarquera :
— sur le plan stylistique, l'emploi de verres rouges (et bleus) doublés et gravés à l'outil. La vue des remparts de Jérusalem, en grisaille sur verre bleu. Le motif du damassé à quatre couronnes autour d'un point, leitmotiv de l'atelier Le Sodec tout autant que les chevaux hilares. L'absence d'inscriptions sur les galons des vêtements.
Le verre gravé relie cette verrière à d'autres dans le Léon (auquel s'ajoute Pont-Croix en Cornouaille) : "Ce groupe serait donc composé de : Cuburien, La Roche-Maurice, Ploudiry, La Martyre (Jessé), Pont-Croix et de Lannédern." (R. Barrié).
— sur le plan documentaire, les vêtements des larrons à crevés ou taillades, comme à La Roche-Maurice, relevant d'une mode en usage sous François Ier voire Henri II.
— sur le plan technique, le travail du verrier Le Bihan, qui a remplacé les plombs de casse par un collage bout à bout des verres brisés.
Je procéderai à plusieurs comparaisons avec le groupe St-Mathieu de Quimper/La Roche-Maurice/La Martyre/Quéménéven, mais je laisserai le lecteur prolonger cette démarche grâce à ces liens :
http://www.lavieb-aile.com/2020/03/la-maitresse-vitre-de-saint-mathieu-a-quimper.html
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LA GRANDE CRUCIFIXION SUR TROIS LANCETTES. 18 PERSONNAGES, 5 CHEVAUX ET 1 CHIEN.
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LE CHRIST EN CROIX ENTRE LES LARRONS.
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Le Christ en croix.
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Verre rouge gravé pour le nimbe.
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Comparaison :
Par rapport à La Roche-Maurice et La Martyre, je remarque la disparition des plaies de la Flagellation sur le torse, sans doute par suite des restaurations, et le pâlissement de l'écoulement du sang le long des avant-bras, tandis que celui des pieds le long de la croix a complètement disparu. Le casque à ouverture en hublot des soldats, si particulier, n'est plus apparent. L'encadrement par les deux chevaux, les étendards et la lance de Longin se retrouve, sauf le jeu des diagonales en croix du coté droit. À Quéménéven, le schéma est conservé malgré quelques différences.
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Le Bon Larron, dont l'âme est emportée par un ange vers les Cieux.
Tête et ange restaurés.
La comparaison avec les verrières de Saint-Mathieu (1896, qui serait une copie de Tourc'h 1550), de La Roche-Maurice est de celle de La Martyre est éloquente : les couleurs des vêtements ou leurs taillades ainsi que la posture jambe fléchie sont reprises à l'identique. Malgré l'importance de la restauration, on retrouve à Quéménéven la culotte verte à taillade, et la jambe gauche brisée par les soldats.
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Le Mauvais Larron, dont l'âme est emportée par un démon gris.
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Comparaisons :
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Le verre rouge gravé à la molette en lignes et olives , repeintes au jaune d'argent, de la culotte du larron.
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LES CAVALIERS ; LA VIERGE ENTOURÉE DE JEAN ET DES SAINTES FEMMES; MARIE-MADELEINE.
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Marie éplorée soutenue par Jean et une sainte femme.
Les silhouettes élancées, les traits des visages et les plis cassés des voiles semblent sortir d'un dessin à la pierre noire ou d'une gravure rhénane.
Motif en fleur ou étoile à 4 couronnes du damassé.
Beau tapis de fleurs, peint au jaune d'argent sur verre bleu (gravé ? non signalé par Roger Barrié).
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Longin transperçant de sa lance le flanc du Christ.
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Marie-Madeleine agenouillée au pied de la croix.
C'est presque le point crucial de la Crucifixion, puisque Marie-Madeleine, bras écartés paumes vers le haut en extase douloureuse devant le sang qui s'écoule le long de la croix est celle qui est proposée comme modèle de participation mystique aux souffrances du Rédempteur à chaque fidèle.
Sa robe rouge est remarquable par le verre rouge gravé des petits quadrilobes habituels qui sont peints au jaune d'argent.
"La coloration jaune des gravures est obtenue par l'application locale, à l'extérieur, de sulfure d'argent qui pénètre le verre à la cuisson ; mais les exemples ne manquent pas où cette teinture n'a pas pris. Le jaune d'argent possède un rayonnement qui respecte les limites de l'écran rouge qui le circonscrit : ainsi l'effet somptueux gagne en netteté. A la dextérité du graveur s'ajoute un maniement habile du jaune d'argent." (R. Barrié)
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Le Centenier converti.
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LE REGISTRE INFÉRIEUR.
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1. L'Agonie du Christ au Mont des Oliviers. Panneau A1.
Nimbe en verre rouge gravé. Têtes du Christ et de l'apôtre de gauche restaurées.
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2. La Cène. Panneau B1.
Le moment représenté est celui où Jésus désigne Judas comme devant bientôt le trahir : c'est celui à qui il va donner à manger. Jésus se tourne vers Pierre pour lui parler à voix basse tandis qu'il tend un morceau de pain vers la bouche de Judas. Saint Jean, allongé contre Jésus, a tendu le bras vers le plat contenant l'agneau de la fête de pâques
Très restauré à gauche (les verres les plus blancs).
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Comparaison.
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3. Le Baiser de Judas. Panneau B1.
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LA REMISE DES CLEFS À SAINT PIERRE EN BAIE 1 PAR LÉA ET JOB GUÉVEL EN 1957.
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Ces verrières me permettent de découvrir cet atelier de Pont-Aven grâce à un article du Télégramme de 2014. Job Guével était Léonard d'origine.
"Michel Guével sera l'invité de l'association des Amis du Musée de Pont-Aven, samedi 31 mai 2014. Il commentera l'oeuvre de son père, le maître verrier Job Guével, dans l'église de Nizon.
La conférence se déroulera dans ce lieu, qui abrite de magnifiques vitraux de cet artiste familier du paysage pontaveniste. Elle promet d'être d'autant plus intéressante que Michel a longtemps accompagné la démarche artistique de son père.
Chez les Guével, l'art du verre est une affaire de famille. Job Guével (1911-2000) est né à Pleyber-Christ dans une famille de négociants en vin. De vocation artistique précoce, il intègre l'École nationale des Beaux-Arts de Paris. Sa rencontre avec Léa Hette, issue d'une lignée de souffleurs de verre de Bohême, est déterminante. Il a réalisé de nombreuses oeuvres d'art sacré. On dénombre 300 vitraux de ce « sculpteur de lumière » en Bretagne. Les édifices de Pont-Aven et de Nizon n'ont pas été oubliés. Novateur dans la technique, le style et la recherche de la couleur, son travail introduit de la modernité dans un art resté un peu conventionnel.
Installés à Pont-Aven durant la Guerre, les Guével font bâtir en 1947 la maison-atelier aux hautes verrières, derrière le square Botrel.
Sur les pas de son père, Michel, maître verrier de talent, développe une oeuvre originale dans son atelier du moulin de Valmondois. Fidèle à la ville de sa jeunesse, il y a gardé un pied-à-terre et de nombreux amis.
Le rond-point Job Guével, nommé ainsi sur proposition des Amis du musée, sera officiellement inauguré ce même jour. Trois oeuvres de l'artiste, offertes à la ville, y sont dressées. Elles rappellent ainsi aux visiteurs qu'ils entrent dans la Cité des Arts."
Un autre article mentionne une installation à l'Haÿ-les-Roses, où il réalise les vitraux de l'église Saint-Léonard, et son décès dans cette ville en 2000.
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LE COURONNEMENT DE LA VIERGE EN BAIE 2 PAR LÉA ET JOB GUÉVEL EN 1957.
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SOURCES ET LIENS.
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— BARRIÉ (Roger), "Les verres gravés et l'art du vitrail au XVIe siècle en Bretagne occidentale" , Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest Année 1976 83-1 pp. 35-44
https://www.persee.fr/doc/abpo_0399-0826_1976_num_83_1_2796
— COUFFON, 1945
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— COUFFON, (René) LE BARS (Alfred), 1988, "Ploudiy",
http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUDIRY.pdf
"Vitraux : maîtresse vitre provenant de l'ancienne église (C.). Elle comprend à la partie supérieure une grande Crucifixion inspirée de celle de La Martyre mais plus tardive et affaiblie (XVIIe siècle). On sent le calque, car il n'y a pas de modelé et le dessin du centurion est même très mauvais. L'artiste a de plus alourdi la composition en ajoutant des personnages et en supprimant à gauche des chevaux qui l'équilibraient. Au-dessous, Notre Seigneur au Jardin des Oliviers, la Cène, l'Arrestation. Dans les deux autres fenêtres du chevet, vitraux de Job Guével représentant l'Assomption et les Clés de saint Pierre. "
— GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2005, Les Vitraux de Bretagne, Corpus vitrearum vol. VII, Presses Universitaires de Rennes, page 162.
— FAVÉ (Abbé Antoine), 1899, Au retour d'une excursion (Landerneau-Châteaulin), Bulletin de la Société archéologique du Finistère
— LE BIHAN (Jean-Pierre), 1991, La maîtresse-vitre de l'église Saint-Pierre de Ploudiry, Bulletin de la Société archéologique du Finistère pages 189 à 202.
— LE BIHAN (Jean-Pierre), 2008, Ploudiry, une Crucifixion du XVIe, blog du 28 février 2008
http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-17156286.html
"PLOUDIRY Eglise Saint-Pierre. Edifice reconstruit en 1856-1857.
« Dans le devis de la construction de l‘église actuelle en 1700, il était prévu que les vitraux de l’ancienne église seraient replacés dans la nouvelle. Les armoiries du duc de Rohan figuraient en première place dans quatre vitraux. Ceux de la famille de Bresal dans 4 vitraux au-dessous de celle de Rohan. La famille de Rosnivien ne se voyait que dans une fenêtre, d‘autres armoiries, non identifiées, figuraient dans les vitraux.» Commission extra-municipale des affaires culturelles de Ploudiry.
La verrière du chevet, qui est une Crucifixion, est le reste d’une grande Passion, postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice. Restaurée en 1990 par l'atelier Jean-Pierre Le Bihan de Quimper, photo avant restauration avec la résille de plombs de casse; Le Guennec, historien, 1878-1935, y signale le duc de Rohan en donateur.
En 1700, il y a 3 vitraux derrière le grand autel, et le chanoineAbgrall, au début du XX° siècle,dans ses notes manuscrites, voit 2 fenêtres figuratives dont le Couronnement de la Vierge du côté de l’épître et Jésus remettant à saint Pierre les clefs, du côté de l’évangile.
Verrières probablement disparues entre le relevé d’Abgrall et la pose de vitraux neuf en 1957, par l'atelier Guèvel de Pont-Aven. ce dernier a quasiment repris les mêmes sujets, Assomption et Clés de saint Pierre.
-1677. Kerautret, maître peintre et vitrier, met des vitres aux lucarnes de l’église et accommode toutes les autres vitres.
-1690, Alain Bourriquen, sieur du Jardin, peintre vitrier, accommode les vitres pour 6 livres et 4 sols.
-1700, église rebâtie.
-1708-1712. Jacques de Kergrach, maître vitrier, fournit des vitrages. Est dit de Landerneau.
-1755, François Michelot, maître vitrier, 90 livres.
-1856-1857. reconstruction sous Bigot.
— LE BIHAN (Jean-Pierre), 2010, Des gravures repères de l'église de Ploudiry , article de blog du 10 février 2010.
http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-des-gravures-reperes-de-caudan-sa-chapelle-et-ploudiry-son-eglise-44669961.html
"PLOUDIRY La Crucifixion du XVI° est beaucoup remaniée à la suite de nombreuses restaurations d'un même atelier et probablement d'un même peintre. Elle comprend quinze panneaux dont trois panneaux du bas, A2, A3 et A4 de la lancette de gauche, possèdent des gravures, une par panneau,un A pour 3 La
La gravure de repère du panneau avec anges a deux gravures 1 rouge, Le panneau avec Jésus Christ a deux gravures 2 rouge. Le panneau avec Saint Jean a une gravure, 3rouge.
Une Crucifixion du XVI° qui est très remaniée à la suite de nombreuses restaurations d’un même atelier et probablement d’un même peintre, comprenant 15 PANNEAUX dont les 3 supérieures ont le X et les 3 inférieurs proviennent d’une grande Passion
La première lancette de gauche a une gravure A2rouge sur le second panneau, ainsi que lsur les troisième A3 rouge et quatrième A4 rouge
La seconde lancette a une gravure sur B4 rouge le quatrième panneau
La troisième lancette a une gravure en C3 .rouge.
Il s’agit ici d’un enlevé au bois sur le dépoli de la face extérieure, le verre n’étant plus protégé, la marque est plus visible étant plus attaquée.
Pour les panneaux A2 et A3 l’explication de l’utilité de la gravure a un sens. La lettre est seule au milieu du panneau de vitrail. Il s’agit ici d’une numérotation un peu semblable à aux nôtres."
— LE BIHAN (Jean-Pierre), 2011, "Eglise Saint-Pierre ;1856-1857 Dossier Vitraux XV et XVIe Photos baies nef, sur papier dans dossier." Article du 3 avril 2011
http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-ploudiry-70914249.html
« dans le devis de la construction de l‘église actuelle en 1700, il était prévu que les vitraux de l’ancienne église seraient replacés dans la nouvelle. Les armoiries du duc de Rohan figuraient en première place dans quatre vitraux. Ceux de la famille de Bresal dans 4 vitraux au-dessous de celle de Rohan La famille de Rosnivien ne se voyait que dans une fenêtre, d‘autres armoiries, non identifiées, figuraient dans les vitraux.» Commission extra-municipale des affaires culturelles de Ploudiry. La verrière du chevet, une Crucifixion, est le reste d’une grande Passion, postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice que les vitraux de l’ancienne église seraient replacés dans la nouvelle.
Les armoiries du duc de Rohan figuraient en première place dans quatre vitraux. Ceux de la famille de Bresal dans 4 vitraux au-dessous de celle de Rohan La famille de Rosnivien ne se voyait que dans une fenêtre, d‘autres armoiries, non identifiées, figuraient dans les vitraux.» Commission extra-municipale des affaires culturelles de Ploudiry. La verrière du chevet, une Crucifixion, est le reste d’une grande Passion, postérieure à celles La Martyre et de la Roche-Maurice. Le Guennec y signale le duc de Rohan en donateur.
En 1700, il y a 3 vitraux derrière le grand autel, et Abgrall, dans ses notes manuscrites, voit 2 fenêtres figuratives dont le Couronnement de la Vierge du côté de l’épître et Jésus remettant à saint Pierre les clefs, du côté de l’évangile. Verrières probablement disparues entre le relevé d’Abgrall et la pose de vitraux neufs par Guével qui a quasiment repris les mêmes sujets, Assomption et Clés de saint Pierre.
-1677. Kerautret, maître peintre et vitrier, met des vitres aux lucarnes de l’église et accommode toutes les autres vitres.
-1690, Alain Bourriquen, sieur du Jardin, peintre vitrier, accommode les vitres pour 6 livres et 4 sols.
-1700, église rebâtie.
-1708-1712. Jacques de Kergrach, maître vitrier, fournit des vitrages. Est dit de Landerneau.
-1755, François Michelot, maître vitrier, 90 livres.
-1856-1857. reconstruction sous Bigot.
Abgrall, fonds Bibliothèque Quimper. Description de la baie du chevet et signale un Couronnement de la Vierge du côté de l’Epître et côté Evangile la remise des clés ."
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— LE BIHAN (Jean-Pierre), 2006, Des diverses poses de la Madeleine, article du 10 octobre 2006.
http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-4114062.html
Les diverses poses des Marie-Madeleine au pied de la Croix, dans les Passions et Crucifixions du XVI° siècle en Bretagne. Iconographie de Marie-Madeleine.
Elle porte la chevelure dénouée et flottante, à cause de sa vie déréglée et parce qu'elle essuya les pieds du Seigneur. Elle se pare d'un collier de perles, souvenir de sa vie mondaine .Les larmes, le vase de parfums, d'onguent, les cheveux libres depuis le XIVe siècle, sont le signe de la pécheresse et de l?amante. Elle est vêtue de beaux et riches atours
-Bieuzy les Eaux, 56,
Eglise, Vitrail milieu XVI° Du côté droit de la Croix, La main droite enserrant, par derrière, la Croix . La main gauche plus bas.A genoux Robe bleue à manches vertes. Manteau rouge à damas en enlevés jaunes. L'église offre plusieurs baies sur la vie de Marie Madeleine
-Douarnenez, 29 Chapelle Sainte-Hélène Vitrail fin XVI° Entièrement à droite de la Croix A genoux Mains jointes à la hauteur des pieds du Christ
Genou gauche à terre et sur le devant. Robe bleue à manche Manteau rouge.Pas de nimbe, le Christ non plus.Cheveux pris par un foulard long sur le dos ;
-Le Faouët, 56 Chapelle Saint-Fiacre, Vitrail seconde moitié XVI°A droite de la Croix Penchée vers Marie en Pâmoison Robe rouge à damas. Foulard blanc
Nimbe verticale jaune.
Cheveux libres mais serrés
-Gouézec ,29 Chapelle N.D de Tréguron, Vitrail seconde moitié XVI°
Du côté droit
Derrière la Croix.
Mains et bras écartés
Robe verte
Manteau rouge
Chemisier blanc
Pas de nimbe
Cheveux longs dans le dos, en boucles sur visage
Coiffure avec rangée de perles.
Vase à parfum sur la droite
Guengat , 29 Eglise Saint-Fiacre Vitrail 1571
Du côté droit
Mains jointes
Bras enserrant la croix.
Robe verte avec manches
Manteau rouge.
Foulard blanc.
Nimbe vertical jaune.
Cheveux serrés par deux cordelettes
-Guimiliau, 29 Eglise Saint-Miliau, Vitrail seconde moitié XVI°,
A droite, en arrière ;
Mains jointes et bras enserrant la Croix.
Genou
Robe bleu à manches vertes à crevés
Manteau rouge.
Collet blanc
Pas de bonnet
Nimbe
-Langast, 22 Eglise Crucifixion seconde moitié XVI°,
Seule au pied de la Croix
Marie et Jean dans autres panneaux
Assis sur talons
Bras enserrant la Croix sous les pieds
Robe verte à manches rouges
Manteau rouge doublée bleu
Foulard serrée autour du cou
Cheveux en queue dans le dos.
Nimbe rouge soucoupe à étoile et filet jaunes en gravure.
-Locarn. 22 Vitrail XVI° Eglise très restauré
A gauche de la Croix
Vue de dos
Cheveux longs jusqu'a là ceinture
Robe tons chauds, bas, larmes faites avec des enlevés blancs sur rouge.
-La Martyre.29 Eglise Saint-Salomon, Vitrail 1535 ,
Derrière, visage à droite de face
Mains écartées, celle de droite touche la Croix.
Genou gauche relevé à droite
Robe bleu à crevés et poignets verts
Elément de tissus vert partant des poignées le long de la Croix.
Chemisier blanc
Manteau rouge
Pas de nimbe
Coiffure bonnet à rangées de perles
Cheveux en mèches à droite et gauche du visage
Vase de parfum à droite.
-Plemet,56
Eglise Crucifixion. Ne reste que le haut.
A droite de la Croix.
Tête à hauteur des genoux du Christ
Main droite prenant la jambe droite du Christ
Main gauche prenant la croix à hauteur des pieds
Robe jaune d?argent
Chemisier blanc
Foulard blanc sur cheveux
Pleyben , 29 Eglise Saint-Germain Vitrail fin XVI° Très restauré
A droite, au pied de la Croix.
Les mains et les bras enlacent la Croix
Bien au-dessous des pieds du Christ.
Genou gauche relevé du côté gauche
Robe jaune à manches et feston rouges
Chemisier ou collet blanc
Chevelure ondulée
Pas de nimbe
Vase à onguent du côté gauche.
Ploëven, 29. Chapelle Sainte-Barbe Vitrail fin XVI°
A genoux à droite, de profil
Le visage levée vers le Christ
Mains levés le long de la Croix
Robe jaune, haut blanc
-Ploudiry.29 Eglise Saint-Pierre Vitrail fin XVI°
Du côté droit, derrière la Croix.
Mains et bras écartés
Robe verte et bleu
Manteau rouge avec damas en enlevés.
Nimbe jaune horizontal
Cheveux serré par turban
Vase de parfum, côté droit de la Croix
-Plouvorn Chapelle Saint-Trémeur Vitrail XVI°
seule une tête de Marie-Madeleine
Provenance église
Visage tournée vers la droite
Mèches à droite et à gauche du visage
Bonnet blanc
-Pouldreuzic, Chapelle N.D. de Lababan. Vitrail 1573
Côté droit
Main et bras droit enserrant la Croix
Main gauche accrochée à la Croix.
Jambe gauche en avant ;
Robe
Manteau
Bonnet à double rangée de perles
Cheveux tombant dans le dos
Pas de nimbe
Quéménéven Eglise Saint-Ouen Vitrail seconde moitié XVI°
côté droit
Mains jointes enserrant la Croix
Robe bleue
Décolleté et bustier jaune
Manteau rouge
Bonnet noir a deux rangées de perles et étoiles blanches
Nimbe entourant la tête ;
-Quimper, musée Breton Passion Vitrail seconde moitié XVI°
Du côté droit, derrière
Jambes écartées enserrant la Croix
Mains et bras croisés sur la Croix.
Genou droit relevé
Robe verte avec manches et crevés
Chemise blanche ;
Manteau rouge.
Collet blanc
Pas de nimbe.
Cheveux dans coiffe noire à filet de perles
Vase à onguent à gauche
-La Roche-Maurice Eglise Saint-Maurice Vitrail seconde moitié XVI°
Visage de face levé vers le Christ du côté droit
Corps derrière
Mains écartés et levés, la droite touchant la Croix
Robe bleu violet à poignée vert
Manteau rouge
Pas de nimbe
Deux mèches de cheveux à droite et à gauche duvisage serré par bonnet blanc à rangée de perles et lacets
Vase de parfum en bas à droite.
-Saint-Goazec. Eglise Saint-Pierre 1573 Crucifixion
A genoux, de profil prostrée du côté droit
Genou gauche en avant du à position
Mains jointes
Tête penchée
Robe bleu
Manteau blanc à pois jaunes d?argent
Cheveux au vent en boucles sur visage
Nimbe entourant la tête.
Pas de pot de parfum
-Saint-Nic Eglise Saint-Nicaise, seconde moitié du XVI°
Vitrail très restauré
Côté droit, affalée par terre
Bras et mains enserrant la Croix.
Robe bleu à crevés
Manteau rouge
Petit nimbe
Cheveux roux longs, en mèches sur le corps.
-Spézet Eglise Saint-Pierre Vitrail seconde moitié XVI°
A droite de la croix
Fait pendant à Vierge en pâmoison
A genoux
Mains levées, hauteur mi-corps du Christ.
Robe bleu à crevés
Manteau rouge
Cheveux dans le dos
Nimbe horizontal.
- Pontivy, Eglise de Stival, 56 Crucifixion
Devant la Croix, avachie
Tête levée vers le Christ.
-Tourc'h. 29 Eglise Saint-Cornély Vitrail seconde moitié XVI°
Derrière la Croix. Mains et bras écartés
Genou gauche levé
Robe bleu, manches à crevés blanc.
Manteau rouge
Bonnet à deux rangées de perles.
Nimbe jaune soucoupe.
-Tréflevénez. Eglise Saint-Pierre seconde moitié XVI°
. Vitrail très restauré. Affalé du côté droit derrière contre la Croix. Bras et main gauche enserrant la Croix et pendants . Genou droit levé.Robe rouge. Manteau. Vase de parfum au pied de la Croix.
-Tréguennec.29 Eglise Notre-Dame Vitrail Très peu d?informations car vitrail très mal restauré. Par contre tête dans baie 1 pouvant être celle de Marie-Madeleine. Cheveux longs non peignés Décolleté.
— LE GUENNEC (Louis), 1981 Le Finistère monumental II, Brest et sa région. Ed. de la Société des Amis de Louis Le Guennec (Quimper), 591 p. Louis Le Guennec (1878-1935) érudit finistérien a publié de nombreux articles, réunis das les trois tomes du Finistère monumental par ses Amis. Page 493-494
https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eacd0a2ed3929e4b775beec287004c84.pdf
— NDODUC
http://ndoduc.free.fr/vitraux/htm1/eg_StPierre@Ploudiry.htm
—PENNEC (Cyrille) 1634, Le dévot pèlerinage de Notre-Dame du Folgoët. Edité en 1888 par Daniel Miorcec de Kerdanet chez J.-B. Lefournier (Brest).
https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/0a34d3c4989512e9f444662b79e57a7b.pdf
— MIORCEC DE KERDANET (Daniel-Louis), 1837, La Vie des saints d'Albert le Grand annoté par ...
Le bénitier (kersantite, 1675-1715, Le Bescont ?) de l'église Saint-Pierre de Ploudiry.
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Sur cette église, voir :
Sur les fonts baptismaux, voir :
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Description.
Ces fonts baptismaux portent deux inscriptions à deux dates différentes, mais qui impliquent à chaque fois le même personnage, un prêtre du nom d'YVON [LE] PAPE.
La première, en français, est inscrit sur le tour de la vasque, en deux lignes, la première en lettres majuscule en réserve et deuxième en creux et d'un style moins soigné :
CETTE / PISCINE : A : ESTE : FAICT : FAIRE : PAR : M : Y : PAPE : P : EN : SA :
VIE : LAN 1675
On trouve aussi un calice (placé habituellement comme blason par les prêtres) entouré des quatres lettres M / V [ou Y] et P / P .
Je transcris cela ainsi : "Cette piscine a été faict faire par M[essire] Y[von] Pape en sa vie l'an 1675." et autour du calice "Messire Yvon Pape Prêtre."
La seconde, en latin, et en lettres majuscules en réserve, court en cercle sur la marge supérieure de la vasque :
HIC : IACET : M : YVO : PAPE : P : MORTVVS : ANNO : 1715
"Ici repose M Yvon Pape prêtre mort en l'année 1715."
Les généalogistes mentionnent à Ploudiry un Yves le Pape (1613-1683), père de Hervé LE PAPE (1638 -1710), qui épousa en 1691 Catherine LE GOFF.
https://gw.geneanet.org/kermar?n=pape&oc=&p=yvon
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Sur le coté, le Christ en croix est sculpté sous le titulus INRI.
Cette vasque, dont le contenant intérieur est bien plus petit qu'on pouvait le penser auraient donc la double fonction de bénitier, et de dalle funéraire. Il est probable de penser que le prêtre obtint le droit d'être enterré dans son église, et sous cette "piscine" dont il avait été commanditaire, dans une rare mais très belle symbolique réunissant le rappel du baptême par l'onction, et la foi dans la résurrection.
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Le sculpteur n'est pas connu ; néanmoins, un bon candidat semble être l'architecte -sculpteur Jean Le Bescont, à qui est attribué le porche de Ploudiry en 1665, et qui a réalisé en 1680 (document d'archive du règlement) la "cuve de l'eau lustrale de la paroisse" portant l'inscription "LABRVM : PAROAE : AQVAE : LVSTRALIS :1680.". On versait chaque dimanche dans ce grand récipient qualifié de "piscine" l'eau lustrale qui était ensuite versée dans des bénitiers plus petits. Jean Le Bescond est l'auteur du bénitier de 1681 de La Martyre. Il est également l'auteur de l'ossuaire de Saint-Thégonnec (1676-1682), après avoir effectué ou supervisé sur l'église divers travaux de 1651 à 1656 (bas-coté sud). Voir Le Seac'h p. 294-299.
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J'ai omis de prendre la photo du Crucifix de face.
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SOURCES ET LIENS.
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— COUFFON, René, LE BARS, Alfred. 1988, Diocèse de Quimper et de Léon. Nouveau répertoire des églises et chapelles. Quimper : Association Diocésaine, 1988. p. 269
http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/PLOUDIRY.pdf
—LE SEAC'H (Emmanuelle), 2014, Sculpteurs sur pierre en Basse-Bretagne , Presses Universitaires de Rennes.
—
http://monumentshistoriques.free.fr/calvaires/ploudiry/ploudiry.html
—
http://infobretagne.com/enclos-ploudiry.htm
—
http://patrimoine.bzh/gertrude-diffusion/dossier/eglise-paroissiale-saint-pierre-rue-de-l-enclos-ploudiry/23b754e3-31b8-4db6-89a8-9457f6106b12
—
http://www.apeve.net/spip/spip.php?article187
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L'ossuaire (microdiorite quartzique, 1639-1640) de l'enclos de La Roche-Maurice.
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Sur La Roche-Maurice, voir :
— sur l'église Saint-Yves :
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— Voir sur les autres monuments de la commune :
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— Sur les ossuaires, voir :
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PRÉSENTATION.
Où je cède la parole aux bons auteurs :
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"L’ossuaire, placé en face du porche, porte les dates de 1639 et de 1640 gravées sur le fronton de la porte et sur le pignon sud. On y retrouve les mêmes dispositions qu'à l’ossuaire de Pencran, mais avec plus d'élégance.
Au-dessus de la porte centrale de la façade est inscrite une sentence latine. A gauche se trouve, sous une niche en accolade, un bénitier orné d'un buste de la Mort que tient, non pas la faux classique, ruais l'aiguillon élue lui prête l'iconographie du moyen âge. Le phylactère qui contourne l'accolade de la niche porte ces mots : Je vous tue tous.
Sur la partie inférieure de la façade, un cartouche, du côté droit, porte une tête de mort, un autre des ossements, un autre des entrelacs. Sur tous les autres cartouches se détachent des personnages à mi-corps : un paysan la bêche sur l'épaule ; une jeune fille tenant une fleur ; un homme de loi un rouleau à la main ; un mendiant, un prêtre, un bourgeois. Cette série d'images des diverses conditions humaines rappelle les danses macabres. On trouve une série analogue à l'ossuaire de Ploudiry." (Lécureux)
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"À La Roche-Maurice, en 1639-1640, on aboutit à la formule définitive des grands ossuaires et à l'édifice le plus parfait de l'atelier. À l'étage inférieur, les baies sont séparées par des colonnes corinthiennes qui reposent sur un stylobate décoré de panneaux semblables à ceux de Ploudiry. Ces colonnes supportent non plus un cordon, mais un entablement bien marqué avec une corniche sur laquelle s'appuient les niches du second étage séparées par des pilastres. Outre la porte de la façade principale, encadrée comme précédemment par deux colonnes servant d'appuis à un entablement amorti par un fronton triangulaire, une seconde porte semblable, mais encastrée de pilastres, s'ouvre dans le pignon sud." Couffon 1948)
"C'est l'édifice le plus parfait de l'atelier de l'Elorn. Il est de plan rectangulaire. [...] Au-dessus de la porte de la façade, une inscription : " MEMOR : ESTO : IV - 1639 - DICII : MEI : SIC : ERIT : ET : TVVM : MIHI : HODIE : TIBI : CRAS : " Dans la frise de la porte du pignon : " MEMENTO : HOMO : QVIA : PVLVIS : ES : 1640. " Au-dessus du bénitier d'angle, l'Ankou brandit un dard, et le phylactère faisant office d'accolade porte l'inscription : " IE : VOVS : TVE : TOVS. " " (R. Couffon 1988)
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« L’ossuaire. Placé, comme dans d’autres paroisses, sous le vocable de sainte Anne, l’ossuaire porte la date de 1639 au-dessus de la porte de la façade principale et celle de 1640 au-dessus de la porte du pignon sud. Faut-il voir une coïncidence avec le décès en 1638 d’Henri II, duc de Rohan, seigneur prééminencier de l’église Saint-Yves ? Rien ne l’indique. La vocation funèbre de l’édifice est affirmée dans trois inscriptions : la principale au-dessus de la porte de la façade : MEMOR. ESTO. IVDICII. MEI. SIC. ERIT ET TUUM. MIHI. HODIE. TIBI. CRAS. (Rappelle-toi mon jugement, tel sera aussi le tien, aujourd’hui moi, demain toi.), au-dessus de la porte du pignon on lit : MEMENTO : HOMO : QUIA : PVLVIS : ES : (Souviens-toi homme que tu n’es que poussière). L’unique bénitier de la façade est surmonté du buste d’un squelette qui tient une flèche et déclare sur une accolade en rubans : « Je vous tue tous ». Aucune de ces inscriptions ne fait référence à l’espérance chrétienne, elles soulignent le caractère inéluctable de la mort. » (G. Leclerc)
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"Élément constitutif des enclos, il porte ici des dates bien lisibles : 1639-1640. Il est donc bien postérieur aux œuvres jusqu’ici considérées. C’est sans doute l’indice du changement de statut de l’église. Chapelle du château, elle serait devenue église paroissiale.
L’ossuaire, comme son nom l’indique, est construit pour mettre les « ossements du peuple », comme inscrit au fronton du carnel de Pencran.
Depuis des temps immémoriaux, en Bretagne Occidentale, les morts de toute condition sociale, étaient enterrés dans l’église. Quand on allait à l’église « on allait sur sa tombe ». Lorsque les tombes étaient remplies, se déroulait une cérémonie de transfert des ossements dans l’ossuaire. A Guimiliau nous avons l’ossuaire d’attache dans sa forme la plus ancienne. Dans la Vallée de l’Elorn nous avons essentiellement des « ossuaires-chapelles ». Le plus ancien de style Renaissance est à Sizun (1585).
Celui de La Roche est l’un des fleurons de cette lignée. Sur la façade, au-dessus de la porte, une inscription latine :
Memor esto judicii Sic erit et tuum mihi hodie tibi cras « Mémorise mon jugement ainsi sera le tien, à moi aujourd’hui, à toi demain. » C’est le mort qui s’adresse au passant de façon particulièrement abrupte.
Les niches, destinées sans doute aux douze apôtres, comme on le voit à Sizun, sont vides ici." (APEVE)
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LA PORTE DU PIGNON SUD.
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La porte de plein-cintre est édifiée dans une belle pierre jaune de Logonna (microdiorite quartzique) extraite en Rade de Brest dans un appareillage de moellons de schiste. Deux colonnes cannelées à chapiteaux droits servent d'appuis à un entablement amorti par un fronton triangulaire, centré par un cartouche à cuir découpé renfermant une tête de mort. La clef de voûte s'enfle en une volute généreuse.
L'inscription de l'architrave est sculptée en réserve, en lettres majuscules entre deux angelots. Elle énonce : MEMENTO : HOMO : QVIA : PVLVIS : ES : 1640. , soit : "Souviens-toi, homme, que tu es poussière. 1640".
Dans sa forme complète Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris , elle traduit un passage du Livre de la Genèse (Gn 3:19) où Yahvé s'adresse à Adam après sa chute : "C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière."
Surtout, elle rappelle au fidèle la formule prononcée par le prêtre lors de l'imposition des cendres du mercredi des Cendres alors qu'il trace une croix avec de la cendre sur son front.
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LA PORTE DE LA FAÇADE ORIENTALE.
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La porte de plein-cintre est édifiée, comme la porte sud, dans la pierre jaune de Logonna (microdiorite quartzique). Deux colonnes à demi-cannelées s'achèvent par des chapiteaux corinthiens. Ils servent d'appuis à l'entablement amorti par un fronton triangulaire, dont le décor central entre deux palmes (sans doute un blason) a été martelé.
L'inscription latine déclare :
" MEMOR : ESTO : IV / 1639 / DICII : MEI : SIC : ERIT : ET : TVVM : MIHI : HODIE : TIBI : CRAS : "
Elle se déchiffre ainsi Memor esto judicii ; sic erit et tuum mihi hodie tibi cras
« Souviens-toi du jugement (du sort) qui fut le mien ; c'est le mien aujourd'hui, ce sera le tien demain. »
Ce n'est ni Dieu, ni la Mort, mais bien l'un des défunts, l'un des proches des familles qui s'adresse au passant pour le convaincre de la perspective funeste qui l'attend. Ce qui, pour un chrétien, est une exhortation à une vie juste et à une pratique du culte et des Sacrements.
-judicium,ii : sentence, jugement, décision, arrêt. D'où : "Souviens-toi de la sentence à laquelle j'ai été condamnée : ce sera la tienne demain."
La finale, mihi hodie cras tibi est une formule très fréquente sur les sépultures.
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LE BÉNITIER D'ANGLE ET SON ANKOU. Microdiorite quartzique
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Au-dessus de la cuve à godrons du bénitier d'angle, l'Ankou, squelette personnifiant la mort, brandit une flèche. Il est assis à cheval sur une double volute portant l'inscription : IE : VOVS : TVE : TOVS.
Ce bénitier rappelle celui, en kersantite, de l'ossuaire (1619) de La Martyre qui tient également une flèche tout en maintenant la tête d'un défunt.
Il est souvent photographié sorti de son contexte, qui est, ici, le registre inférieur de la façade vers laquelle il dirige sa flèche, et, en fait, également son avertissement " Je vous tue tous". En effet, c'est la succession des huit personnages qui y sont sculptés en bas-relief qui lui donne tout son sens. Ceux-ci résument toutes les conditions sociales de l'humanité, depuis le pouvoir le plus élevé (le Pape) jusqu'à la situation la plus humble (le Mendiant).
Il mène ainsi un équivalent de ronde infernale et la séquence de l'Ankou et des huit états de la société humaine est une forme des Danses macabres où les squelettes viennent inviter le Pape, l'Archevêque, le Roi, le Noble, le Bourgeois, le Moine, le Bourgeois le Paysan et l'Infirme à les suivre vers le séjour des Morts; comme à Locmaria-an-Iskuit en Plouha, et à Kernascéden.
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Le parallèle s'impose avec l'ossuaire de Ploudiry, réalisé 4 ans auparavant, également en pierre de Logonna, où le squelette tourne sa flèche vers le Paysan, la Femme à la fleur, le Juge et le Roi tandis que l'ange du bénitier dit : "Bonnes gentz qui par icy passez, priez Dieu pour les trépassez"
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LES DIX PANNEAUX AUX HUIT PERSONNAGES VISÉS PAR L'ANKOU.
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La représentation des huit personnages emblématiques vise à souligner la vanité de l'attachement aux biens, aux valeurs et aux activités terrestres, et à les soumettre avec dérision au regard transperçant de la Mort, comme dans les Roues de la Fortune. Le Plaisir des sens et la Beauté éphémère, l'attrait pour le Pouvoir temporel, et bien-sûr la recherche de Richesse sont dénoncés par l'ironie habituelle aux moralistes. Mais cette dévalorisation est plus radicale, et moins proprement chrétienne peut-être, puisqu'elle vise également le Labeur (du Paysan), la Loi, ou la Théologie. Et même le Malheur est désacralisé et relativisé par la Mort qui s'apparente moins au regard de Dieu (Les premiers seront les derniers...) qu'à celui du Temps.
L’homme ne connaît même pas son heure : comme le poisson pris au filet fatal, comme l’oiseau pris au piège, ainsi en est-il des fils d’Adam surpris par le moment fatal qui tombe sur eux à l’improviste. Ec 9:12
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1. Le Paysan (sa bêche sur l'épaule).
2. La Femme (tenant une fleur).
3. Le Juge ou Docteur en droit, (au geste d'argumentation, rouleau en main).
4. Le Miroir (panneau vide).
5. Le Pape.
6. La Mort (Tête de mort et fémurs croisés).
7. Le Pauvre (le Mendiant infirme).
8. Le Prêtre (ou docteur en théologie).
9. Le Riche (tenant une pièce puisée dans son aumônière).
10. Entrelacs.
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1. Le Paysan (sa bêche sur l'épaule).
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"PAROLES de Qohèleth, fils de David, roi de Jérusalem.
Vanité des vanités disait Qohèleth. Vanité des vanités, tout est vanité !
Quel profit l’homme retire-t-il de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?
Une génération s’en va, une génération s’en vient, et la terre subsiste toujours.
Le soleil se lève, le soleil se couche ; il se hâte de retourner à sa place, et de nouveau il se lèvera."
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En effet, que reste-t-il à l’homme de toute la peine et de tous les calculs pour lesquels il se fatigue sous le soleil ?
Tous ses jours sont autant de souffrances, ses occupations sont autant de tourments : même la nuit, son cœur n’a pas de repos. Cela aussi n’est que vanité.
Mieux vaut une pleine main de repos que deux pleines poignées d’efforts à la poursuite du vent. Ec 4:6
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La même figure sur l'ossuaire de Ploudiry :
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2. La Femme (tenant une fleur).
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La même figure à Ploudiry :
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3. Le Docteur en droit, ( en bonnet carré, au geste d'argumentation, rouleau du procès en main).
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Une figure semblable à Ploudiry :
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4. Le Miroir (panneau vide).
Comme le suggère l'APEVE, devant cette figure manquante, "notre désir est grand de combler le vide. II suffit, au matin du jour, de laisser le soleil y projeter son ombre. Nous trouvons alors en bonne compagnie entre le savant docteur et le pape avec sa tiare. "
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5. Le Pape.
Il est coiffé de la tiare, tient son bâton pastoral, et trace une bénédiction.
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6. La Mort (Tête de mort et fémurs croisés).
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7. Le Pauvre (le Mendiant infirme, ou L'Aveugle).
Il porte du bissac (une besace) et un bâton, dans une main difforme ou couverte d'une moufle. Sa tête inclinée et fléchie témoigne de sa posture blessée et humble.
La figure de l'Aveugle est présente dans diverses danses macabres européennes.
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8. Le Prêtre (ou : l'Official, docteur en théologie).
Il est coiffé de la barrette de docteur, il élève la main gauche d'un air docte, et tient en main droite un objet que je ne détermine pas. Il porte sur les épaules et devant la poitrine un camail à capuchon frappé d'hermines. Il évoque les statues de saint Yves dans son rôle d'official ou juge ecclésiastique du diocèse de Tréguier, et notamment celle qui se trouve sur la façade ouest de l'église de La Roche-Maurice, exactement en face de ce panneau. Néanmoins, la présence du saint breton n'aurait aucun sens ici, et il est plus logique d'y voir la figure de l'Official dans l'exercice et l'autorité de sa charge.
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9. Le Riche (tenant une pièce puisée dans son aumônière).
Les ossuaires sont construits, comme déjà les enclos paroissiaux, lors d'une période de prospérité économique liée à la production agricole et à la manufacture des toiles de lin, les créés (breton krez, chemise d'enfant) du Léon. La situation de Landerneau, abrité au fond de la Rivière de l'Elorn, comme celle de Morlaix, permet de participer à la commercialisation en Europe (Espagne et Portugal, Angleterre, Flandre). Les maisons buandières ou kanndi permettent alors le blanchiment du lin, véritable or bleu du Léon. Les paysans-marchands deviennent fortunés.
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"J’ai entrepris de grands travaux : je me suis bâti des maisons et planté des vignes.
Je me suis aménagé des jardins et des vergers ; j’y ai planté toutes sortes d’arbres fruitiers.
J’ai creusé pour moi des bassins dont les eaux irriguent des pépinières.
J’ai eu des serviteurs et des servantes, leurs enfants nés dans ma maison, ainsi qu’une abondance de gros et petit bétail, plus que tous mes prédécesseurs à Jérusalem.
J’ai encore amassé de l’argent et de l’or, la fortune des rois et des États. J’ai eu des chanteurs et des chanteuses et ce plaisir des fils d’Adam : une compagne, des compagnes…
Je me suis agrandi, j’ai surpassé tous mes prédécesseurs à Jérusalem, et ma sagesse me restait.
Rien de ce que mes yeux convoitaient, je ne l’ai refusé. Je n’ai privé mon cœur d’aucune joie ; je me suis réjoui de tous mes travaux, et ce fut ma part pour tant de labeur.
Mais quand j’ai regardé tous les travaux accomplis par mes mains et ce qu’ils m’avaient coûté d’efforts, voilà : tout n’était que vanité et poursuite de vent ; rien à gagner sous le soleil !" (L'Ecclésiaste 2:4-11)
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Qui aime l’argent n’a jamais assez d’argent, et qui aime l’abondance ne récolte rien. Cela aussi n’est que vanité.
Plus il y a de richesses, plus il y a de profiteurs. Que va en retirer celui qui les possède, sinon un spectacle pour ses yeux ?
Le travailleur dormira en paix, qu’il ait peu ou beaucoup à manger, alors que, rassasié, le riche ne parvient pas à dormir.
Voici un triste cas que j’ai vu sous le soleil : une fortune amassée pour le malheur de son maître.
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10. Entrelacs.
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LES DIX CARTOUCHES SCULPTÉS DES BASES DES COLONNES.
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"Les petites sculptures, au bas des colonnes, sur le cartouche, peuvent intriguer. II s’agit ici, comme ailleurs, de l’insigne donné au compagnon lors de son chef-d’œuvre et qui lui sert de signature." (APEVE)
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ANNEXE.
L'importance du culte des morts trouve en Bretagne des racines profondes. Mais c'est au début du XVIe siècle, en 1519, que fut rédigé à Plougonven Le Mirouer de la Mort de Jehan an archer coz (Jehan Larcher), poème en breton de 3602 vers rédigé en 1519 et publié en 1575 au couvent des Cordeliers de Cuburien près de Morlaix. Ce Mirouer aborde le thème des quatre fins dernières de l'homme, la mort, le jugement dernier, l’enfer ou le paradis.
La présence de la Mort était d'autant plus forte que le Finistère connut, notamment à la fin du XVIe siècle, des épidémies dites de peste, des famines par mauvaise récolte et rudesse du climat, ainsi que des guerres comme celle de la Ligue en 1588-1598.
Les paroissiens ont longtemps privilégié de placer leur sépulture à l'intérieur de l'église. Plus ou moins rapidement confrontés à un manque de place, ils se firent enterrés autour de l'église, puis les ossements durent être rassemblés dans des ossuaires permettant aux familles de leur prodiguer respect, aspersion d'eau bénite et prières.
On distingue les ossuaires ou reliquaires d'attache, appuyés ou enclavés à l'église, et les monuments indépendants du sanctuaire, et placés généralement contre le mur du cimetière au sud-ouest de l'enclos. Ils sont pour la plupart de forme rectangulaire et orientés nord-sud. Dans certains, une chapelle funéraire précède l'espace réservé aux ossements, comme à Pencran et Lanhouarneau . Ils comportent un, ou deux , bénitiers destinés à asperger d'eau bénite les ossements, accessible par les ouvertures non vitrées. La porte est généralement de plein-cintre couronné d'un fronton triangulaire. Plusieurs sont dédiées à sainte Anne, comme à La Roche-Maurice, Landivisiau, Guimiliau, Lannédern, Plourin-Ploudalmézeau et Saint-Hernin.
Ils sont parfois accolés à l'Arc de Triomphe, ou Porte des Morts, Porz ar Maro, qu'emprunte le cercueil à son entrée dans l'enclos.
L'Ankou est présent à Braspart, armé d'une faux, et à Ploudiry, La Roche-Maurice et Landivisiau, armé d'une flèche.
Les inscriptions en français, latin ou breton appelant les fidèles au souvenir de la Mort sont présents dans 22 ossuaires de Bretagne, dont 16 dans le Finistère.
Les plus anciens ne sont pas antérieurs au XVe siècle, mais c'est généralement au XVIIe siècle que les églises édifiées près d'un siècle plus tôt entreprennent leur construction : de ce fait, ils offrent au visiteur de très beaux exemples de l'architecture de la Renaissance, notamment introduite en Finistère vers 1570 au château de Kererjean en Saint-Vougay (au nord de Landivisiau) après la parution des recueils d'architectures de Sébastiano Serlio (Livre III, 1540) et de Philibert Delorme (Le premier tome de l'architecture, 1567).
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Les ossuaires du Léon : liste chronologique (Couffon): les enclos de la vallée de l'Elorn sont en rouge.
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Cléden-Poher, v.1575
Lanhouarneau v.1582, par l'atelier du château de Kerjean.
Landivisiau v.1585, chapelle Sainte-Anne transporté au cimetière. Vallée de l'Élorn
Sizun 1585-1588. Credo des Apôtres.
[Daoulas v. 1581-1598 détruit pour construire la sacristie actuelle. Situé en Cornouaille
Pencran 1594. Deux étages, le 2ème équipé de niches. Vallée de l'Élorn
Le Faou, 1603, détruit au XIXe
Kernilis 1609 (disparu)
La Martyre 1619. Kersantite. Vallée de l'Élorn
Roscoff, v. 1619. Deux étages,
Landerneau, Saint-Thomas 1635. Granite. Vallée de l'Élorn
Ploudiry 1635. Kersantite. L'Ankou et ses victimes. Vallée de l'Élorn.
La Roche-Maurice (1639-1640). Deux étages, le 2ème équipé de niches. L'Ankou et ses victimes. Vallée de l'Élorn.
Saint-Servais 1643
Plouzévédé 1645
Guimiliau 1648 (chapelle Sainte-Anne). Granite. Vallée de l'Élorn
Hanvec 1653 chapelle Saint-Jean
Loc-Eguiner 1657
Locmélar 1660, chapelle saint-Gouezou, détruit en 1920.
Lampaul-Guimiliau 1667-1669, chapelle de la Trinité inspirée de La Roche-Maurice. Crypte avec Mise au Tombeau. Deux étages, le 2ème équipé de niches. Vallée de l'Élorn
Commana 1677-1687
Saint-Thégonnec (1676-1682) Crypte avec Mise au Tombeau. Deux étages, le 2ème équipé de niches. Vallée de l'Élorn.
Goulven 1709
Pleyber-Christ 1738 sur édifice de 1573.
Sibiril 1743
Plabennec 1745
Guicquelleau 1790
Plougar, XVIIe
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SOURCES ET LIENS.
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— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, p.67
— APEVE
http://www.apeve.net/spip/spip.php?article239
— CIAP Enclos
https://www.ciap-enclos.fr/le-pays-des-enclos/#Enclos-de-La-Roche-Maurice
— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, La Roche-Maurice, in Nouveau répertoires des églises et chapelles du diocèse de Quimper
http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/ROCHEMAU.pdf
— COUFFON (René), 1948, L'architecture classique au pays du Léon. L'atelier de l'Elorn. L'atelier de Kerjean. Mémoires de la SHAB, page 67
https://www.shabretagne.com/scripts/files/51ebaffb02bf24.03861061/1948_02.pdf
— LE BARS (Alfred), 1961, Les ossuaires bretons, Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne SHAB
https://www.shabretagne.com/scripts/files/5283732d24ffc6.63778332/1961_04.pdf
— LE GUENNEC (Louis), 1981, Le Finistère monumental II, Brest et sa région page 501
https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eacd0a2ed3929e4b775beec287004c84.pdf
— LECLERC (Guy), 2012, La Roche-Maurice, église Saint-Yves et ossuaire, Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne , Congrès de Brest SHAB pages 699-711. En ligne :
http://www.shabretagne.com/scripts/files/58e3e365148ef0.21808328/2012_31.pdf
— LÉCUREUX (Lucien), 1914, Congrès archéologique de France.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4224131z/f218.image
— LÉCUREUX, Lucien, La Roche-Maurice, Congrès archéologique de France à Brest et à Vannes., Paris, Société française d’archéologie, 1919, p. 123-127.
http://www.infobretagne.com/roche-maurice-eglise-ossuaire.htm
— MUSSAT (André), La Renaissance en Bretagne.
http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_150/La_Renaissance_en_Bretagne_.pdf
Le portail sud (vers 1530-1550, kersanton, atelier Prigent ?) de l'église de La Roche-Maurice.
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Sur La Roche-Maurice, voir :
— Voir aussi sur l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice :
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— Voir sur les autres monuments de la commune :
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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Glossaire :
— Porche : "Construction en avant-corps, habituellement basse, abritant la porte d'entrée d'un édifice. "
— Portail : "Entrée monumentale d'un édifice religieux intégrée dans la façade"
— Tympan : [Dans les églises romanes ou gothiques] Espace compris entre l'archivolte et le linteau d'un portail, le plus souvent orné de sculptures.
— Archivolte : de latin signifiant « arc voûté » : Bandeau formé de moulures plus ou moins ornementées, qui fait saillie sur le nu du mur et suit le cintre d'une arcade, d'une imposte à l'autre
— Piédroit :Partie du jambage, du trumeau d'une porte ou d'une fenêtre
— Trumeau : Pilier, souvent sculpté ou masqué par une statue, qui soulage en son milieu le linteau d'un portail.
— Voussure : Partie cintrée surmontant une porte ou une fenêtre..Chacun des arcs concentriques d'une archivolte.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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PRÉSENTATION.
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« Le portail méridional de La Roche-Maurice n'est pas précédé d'un porche comme à Pencran et à La Martyre. Il comprend deux baies en anse de panier bordées d'une guirlande de feuillages. Contre le trumeau, on voit un bénitier surmonté d'un dais orné de quatre têtes en relief. Le portail est encadré par deux voussures parallèles en tiers-point qui délimitent le tympan. La gorge intérieure est garnie de feuillages qui encadrent quelques figures fantaisistes. La gorge extérieure contient, dans sa partie verticale, les statuettes des douze apôtres et ensuite des statuettes d'anges. Sur le tympan se détache la statue d'un saint breton, saint Maudé, abbé.
Le porche [ouest], qui porte l'empreinte du style de la Renaissance, est surmonté d'un fronton ; on y voit, dans des niches, les trois statues de saint Pascal Baylon, reconnaissable à son calice, de saint Vincent Ferrier et de saint Antoine de Padoue. » (L. Lécureux)
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"La façade midi serait sans caractère si elle n'était ornée d'un beau portail à deux portes géminées, en anse de panier, séparées par un bénitier surmonté d'un dais à pans coupés. Elles sont encadrées d'une arcade ogivale surbaissée, à trois rangs de nervures, garnies de feuilles de vigne, de feuilles de chardon et de niches de personnages avec dais, contenant les statuettes finement sculptées des Douze Apôtres et deux anges priants. De chaque côté, un groupe de trois colonnettes tournées en hélice et surmontées d'un pinacle, termine la décoration. Les colonnettes les plus extérieures sont timbrées aux mâcles des Rohan." (Le Guennec)
"Le portail [ouest], sous le clocher, porte la date de 1589. L'ouverture classique à large clef et fronton est encadrée de colonnes à chapiteaux ioniques avec têtes. Au-dessus du fronton, un cordon soutient une niche abritant une statue de saint Yves. Dans les contreforts, deux niches gothiques abritent les statues de saint Pascal Baylon et de saint Vincent Ferrier
"Le portail sud a deux portes géminées semblables à celles du porche de Landivisiau, - il daterait donc des années 1530-1540 - mais le porche semblable n'a pas été construit. Les deux portes en anse de panier ornées de feuilles de chardon sont surmontées de deux accolades Renaissance. Une large arcade à voussures et accolade de la fin du flamboyant englobe les deux portes ; dans le tympan, statue de saint Maudez (ou Maurice ?). Au trumeau, bénitier à dais gothique." (R. Couffon)
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"Le mur sud de l’église habituellement traité ailleurs en gros appareil homogène, mêle ici des pierres de taille de différente nature : granite, microgranite jaune et schiste noir, ces dernières pouvant atteindre 3 mètres de longueur . Dans ce mur aux matériaux disparates, s’ouvre un portail en pierre de kersanton noir à grain fin richement sculpté et pouvant être daté du milieu du XVIe siècle. Les portes géminées en anse de panier sont surmontées de deux accolades formées de rubans ornés de fleurs. Le trumeau qui les sépare porte un bénitier avec dais très Renaissance. Une grande arcade ogivale présente dans une de ses voussures une série d’Apôtres dans une suite de niches minuscules. Sur les côtés, des colonnes losangées sont décorées de macles rappelant les armoiries des Rohan." (G. Leclerc)
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"Renaissance. Dans le courant du XVe siècle, il se produisit en Italie un retour marqué vers les ouvrages littéraires et aussi les monuments d'architecture et les antiquités de la Grèce et de Rome : on se met à les étudier et à les reproduire, et il surgit d'innombrables artistes adeptes de la nouvelle école. Par suite des expéditions des rois de France Charles VIII et Louis XII en Italie, 1495 et 1499, ces souverains et les seigneurs qui les accompagnaient vinrent à se passionner pour les nouvelles œuvres italiennes et entrèrent en contact avec les peintres, sculpteurs et architectes, dont ils amenèrent un grand nombre en France.
Ce mouvement d'innovation qui se produit en France dès les dernières années du Ve siècle, notre pays de Bretagne semble s'y montrer réfractaire pendant bien longtemps. La Renaissance apparaît chez nous, comme par surprise et d'une façon isolée et inexpliquée, en deux médaillons noyés au milieu de panneaux flamboyants dans le joli jubé de Lambader, datant de 1481-1490. Ensuite, la première manifestation, bien peu importante, n'a lieu qu'en 1533, au porche gothique de Lampaul-Guimiliau, dans les pilastres corinthiens de la niche qui couronne le fronton, et dans le bénitier de l'intérieur, tout chargé d'oves, de rais de cœur, rangs de perles, entrelacs et autres motifs absolument dans la note nouvelle.
Quatre ans plus tard, en 1537, se construit la façade Ouest de Rumengol qui est, avec le portail de l'Hôpital-Camfrout, l'une des plus belles pages de la vraie Renaissance en Basse-Bretagne. Dans la porte principale, on conserve encore les moulures prismatiques du style flamboyant, mais certains autres membres et ornements d'architecture se modifient et empruntent des formes inusitées jusque là : les petites pyramides aiguës et feuillagées deviennent des pinacles d'un nouveau genre formés de fuseaux en spirale, de boules à godrons, d'arrangements de rubans contournés en volutes et faisant bouquet terminal. Dans les contre-courbes de couronnement ce ne seront plus les feuilles de chou ou de chardon déchiquetées, mais une nouvelle feuille, approchant un peu de celle de l'acanthe, plus grasse, plus molle, plus arrondie. Les chapiteaux et les frises se ressentiront aussi de cette transformation qui se dessinera également dans les niches, les encadrements, les moulures et les crossettes garnissant les rampants des pignons. Dans tous ces ornements, on trouve les souplesses, les rondeurs, le gras sobre et délicat qui sont la vraie touche des premières années de la Renaissance.
Au porche de Landivisiau, 1554-1559, les dispositions générales de la période gothique se perpétuent, avec les profils et les feuillages anciens; mais au milieu de cette ornementation se rencontrent, conçus dans le style de François l" et d'Henri II, les culs-de-lampe des niches des apôtres et une partie de leurs couronnements, le bénitier avec le dais qui le surmonte, ainsi que la plupart des décorations qui tapissent le tympan intérieur, sans compter la niche du sommet du fronton.
Les mêmes caractères s'observent dans la porte Midi de La Roche-Maurice, 1539, et dans la façade Ouest, 1589; comme aussi dans le porche de Daoulas, 1566.
Ce travail de la Renaissance, mais plus avancé, absolument dégagé des formes flamboyantes, se rencontre dans le porche de Bodilis, 1570, dans les deux de Plougasnou, 1574-1582, dans ceux de Plouégat-Guerrand, 1574, Pleyben, 1588, Brasparts, 1589. A Bodilis et à Pleyben, on voit apparaître pour la première fois la colonne dite française, imitée de Philibert-Delorme, composée de tambours cannelés séparés par des bagues saillantes et sculptées." (Abgrall, 1904 pages 66-67)
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I. La statue du tympan : un saint abbé.
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C'est un saint puisque sa statue occupe cet emplacement ; et c'est un abbé puisqu'il est tonsuré et porte un bâton pastoral (quoique tenu en main gauche, comme les évêques) et un livre, fermé par une agrafe. Le livre indique a priori qu'il est fondateur de son Ordre, dont l'ouvrage serait la Règle. Il est vêtu d'une aube et d'une chasuble à trois plis en V. La première possibilité est d'y voir saint Guénolé, fondateur de Landévennec. L. Lécureux suggère saint Maudez, peut-être sur la foi d'une information reçue sur place. R. Couffon propose en alternative saint Maurice, qu'évoque le nom "La Roche-Maurice", bien que ce nom soit apparu au XIVe siècle par altération de Roch Morvan, du nom du vicomte du Faou fondateur du château. Saint Maurice du Carnoët est fondateur d'une abbaye puissante du diocèse de Quimper. Mais " La Roche-Maurice fut jusqu’au Concordat de 1801 une des nombreuses trèves de la paroisse de Ploudiry, elle-même prieuré cure de l’abbaye des chanoines réguliers de saint Augustin à Daoulas . Serait-ce alors saint Augustin ? Rien n'évoque l'évêque d'Hippone.
Emmanuel Le Seac'h attribue cette statue à un sculpteur de Locmaria-Lan du nom de S. Coëtdeleu, actif exclusivement (sauf ici) dans la paroisse de Plabennec. Il a sculpté le calvaire de la chapelle Locmaria-an-lan en 1527. Elle en reconnaît "les yeux et le visage caractéristiques"(p. 260). Cette situation ectopique est un peu étonnante.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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II. Les éléments héraldiques.
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Le château de Roch Morvan des vicomtes du Faou passa aux seigneurs du Léon, puis, à la mort d’Hervé VIII en 1363, dans le domaine des vicomtes de Rohan (mariage de sa sœur Jeanne avec Jean Ier de Rohan). Ce sont donc leurs armoiries de gueules à sept ou neuf macles d'or qui sont attendues sur le portail.
On trouve en effet leurs macles (des losanges évidés) sur la partie extérieure des piédroits.
Au dessus du fleuron de l'accolade, un blason a été martelé. Il est entouré du collier de l'Ordre de Saint-Michel, également martelé, mais dont on peut affirmé qu'il est à double cordelière (deuxième collier, postérieur à 1515), et non à double las en aiguillette.
Les Rohan sont nombreux à avoir porté ce collier, comme PIERRE DE ROHAN, en 1476, JEAN, vicomte DE ROHAN, en 1492, PIERRE DE ROHAN, sr. DE QUINTIN, LOUIS DE ROHAN, sr. DE GUÉMENÉ, en 1504, CHARLES DE ROHAN,
J'ai décrit le collier premier modèle présent autour des macles des Rohan sur la façade du château de Josselin : ce sont les armes de Jean II (1459-1517), également visibles sur un vitrail de la chapelle du couvent des Franciscains observants de Cuburien à Saint-Martin-des-Champs.
Ce collier correspondrait plutôt, vu la datation du portail, à René Ier de Rohan ( 1516-1552), petit-fils de Jean II et fils de Pierre II de Rohan-Gié (mort en 1525). J'en ai montré le portrait en donateur sur la maîtresse-vitre de La Martyre, mais son collier n'y est pas représenté. Pourtant, il serait présent sur une lucarne du château de Pontivy.
En résumé, ces macles, ces armoiries martelées et ce collier sont à attribuer à René Ier de Rohan, dont les armoiries (en alliance avec celles de son épouse isabelle d'Albret) figurent sur la maîtresse-vitre de La Roche-Maurice datée de 1539.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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III. Le bénitier à dais en kersanton du trumeau.
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Il associe une cuve à godrons et rais de cœur, et un dais à quatre têtes, d'un style parfaitement Renaissance. Les deux parties ne sont pas scellées, mais sont des éléments constitutifs du pilier.
Les quatre personnages, alternativement femme et homme, forment deux couples qui sont tournés l'un vers l'autre. Le premier couple, coté ouest, est le plus naturel et nous pourrions évoquer Ève, au visage très pur et Adam , plus âgé, portant la barbe et les cheveux taillés courts. Le second couple est soigneusement vêtu. La femme porte une coiffe courte d'où émerge la raie de cheveux sagement peignés. Elle est vêtue d'une robe dont nous ne voyons que l'encolure à petit rabat. L'homme, barbu comme le premier, est casqué.
Ils semblent s'écouter, tout en étant plongés dans de graves et tristes pensées, visage légèrement penchés vers le bas. Ils font régner le silence, l'introspection, voire le remord.
Les caractères des deux visages d'homme se retrouveront dans les figures des douze apôtres des piédroits : les mèches des moustaches, en V inversé, partent du bord des narines. Les mèches des barbes forment chacune un point d'interrogation inversé.
Ce bénitier suscite l'admiration par la beauté recueillie et sobre qui s'en dégage.
Les personnages sortent de losanges à trois réglures entourés de fleurs variées mais qui occupent parfaitement l'espace triangulaire qu'elles décorent. Chaque compartiment est limité par un pilastre coiffé d'une flamme.
Le registre supérieur est occupé, entre ces flammes, par des tresses en volutes, où sont enfilés des anneaux ; et ces tresses sont nouées deux par deux par des arceaux. Les extrémités des tresses sont fendues en gueules stylisées.
Le registre inférieur, par symétrie, emploie des paires de volutes perlées, réunies par des arceaux.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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Ce bénitier à dais en kersanton, et occupant le trumeau en évoque deux ou trois autres. Celui de Landivisiau, sculpté par Bastien Prigent vers 1554-1559 est très proche, tant par les personnages en conversation que par les détails ornementaux. Il est plus développé tant pour le fond (un ange au goupillon) que pour la superstructure du dais.
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Le deuxième est un peu plus tardif (1604), plus développé et plus Renaissance encore, c'est celui du porche de Saint-Houardon à Landerneau.
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On peut aussi citer celui de Guimiliau datant de 1602.
Le bénitier de La Roche-Maurice est issu d'un des ateliers de sculpture du kersanton établis sur l'Elorn à Landerneau, et il est significatif que tous ces bénitiers soient retrouvés, sur la vallée de l'Elorn, séparés de quelques dizaines de kilomètres. La Roche-Maurice se situe sur l'Elorn entre Landerneau et Landivisiau.
Le premier de ces ateliers, au XVIe siècle, est celui de Bastien et Henri Prigent (1527-1577). Puis lui succède entre 1570 et 1621 le Maître de Plougastel, trop tardif pour être retenu ici. La tentation est donc forte de l'attribuer aux Prigent, mais E. Le Seac'h qui a produit le catalogue raisonné de leur œuvre, n'y inclut pas le porche de La Roche-Maurice (qu'elle ne décrit pas dans son ouvrage), et pas d'avantage.
Je compare les deux si beaux visages féminins tournés vers l'est : je me décide, le bénitier de La Roche-Maurice est de Bastien Prigent.
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Une cuve à godrons et rais de cœur, sans dais, occupe le trumeau du porche de Daoulas.
René Couffon signale un autre bénitier à dais en kersanton au porche nord de Commana.
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Le bénitier en kersanton du coté intérieur du trumeau.
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Ce bénitier est une simple cuve hexagonale, dont la beauté vient de sa simplicité, de la patine de la pierre par les contacts répétés, et surtout d'un bas-relief simulant une banderole aux extrémités enroulées en cornets. On y lit en belles lettres minuscules gothiques A. MEN.
Une fois déjouée la tendance d'y lire la formule liturgique AMEN, on comprend qu'il s'agit d'un certain A. — peut-être Alain — MEN, voire LE MEN ou LE MENN. On a pu y voir le nom d'un donateur, voire du sculpteur, mais c'est pour moi le nom de fabricien, car c'est l'un ce ses privilèges de signifier sa présence à l'occasion du chantier de construction dont il a la charge.
Or, en 1552, un membre de la même famille, certainement aisée et respectée, accéda à la même charge et laissa son nom sur les sablières du bas-coté sud, puis nord. Il se prénommait Fiacre, si nos lectures des inscriptions sont exactes. Fiacre était-il le digne fils de son père A[lain] ?
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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Les deux portes en anse de panier.
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Les portes géminées en anse de panier du gothique flamboyant, sont surmontées de deux accolades Renaissance formées de rubans ornés de fleurs.
La moulure interne accueille un rinceau dont les tiges libèrent des feuilles trifoliées pointues.
Les portes géminées se retrouvent à Landivisiau, à Lampaul-Guimiliau.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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La double accolade (à crochets) reprend l'idée des volutes réunies par un anneau, déjà remarquée en registre inférieur du dais du bénitier.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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L' ensemble de ces caractéristiques se retrouve, au détail près, dans le portail du porche (kersanton, 1554-1559, Prigent) de Landivisiau, celui-là même qui accueille en son trumeau le bénitier à dais déjà cité. Il est donc licite d'attribuer à l'atelier Prigent (1527-1577) de Landerneau non seulement le bénitier, mais aussi l'ensemble du portail sud de La Roche-Maurice, qui a dû être antérieur d'une dizaine d'années à celui de Landivisiau (à l'intérieur, les sablières de La Roche-Maurice sont datée de 1552).
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Les douze Apôtres des piédroits.
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Ils sont placés dans des niches à dais ; et ceux-ci sont ornés de l'accolade à crochet évoquant celle des portes géminées. Ces dais à accolades se retrouvent au dessus des Apôtres du porche de Landivisiau (1554-1565), ou sur les voussures du porche sud (1553) de Pencran.
La série des 12 apôtres, souvent accompagnés du phylactère citant l'article du Credo qui leur est propre, est disposée le plus souvent de chaque coté du porche d'entrée, coté sud, comme une initiation rituelle ou un rappel de la Foi fait au fidèle qui pénètre dans les sanctuaires bretons.
Ici, puisque l'entrée se fait directement par un portail, dépourvu de porche, les 12 Apôtres sont disposés le long de l'archivolte. Ils prennent la place dans d'autres église de la même époque et des mêmes ateliers, des scènes bibliques (Adam et Ève, Caïn et Abel, Noé) ou de saints personnages titulaires, à Pencran, Landivisiau, ou d'anges comme à Guipavas (1563) et Daoulas (1566), ou de simples pampres à Lampaul-Guimiliau (aprés 153
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En partant en bas à droite et en suivant l'ensemble de l'arcade, nous trouvons :
L'ordre est immuable, à la différence des statues encadrant l'entrée dans les porches, où les statues peuvent être déplacées.
Cet ordre, de même que la nature de chaque attribut, est censé être fixé par la Tradition, mais fait l'objet de nombreuses variantes, comme sur ce retable de Lugny de 1528, quand ce n'est pas de franches erreurs comme sur ce Calendrier des Bergers . Seule la séquence Pierre-André-Jacques le Majeur-Jean est pratiquement constante. L'ordre de ce portail est très proche de celui de l'ossuaire de Sizun (1585-1588). D'habitude, j'identifie Thomas à son équerre, mais Matthias est "toujours" en dernière position.
Voir dossier documentaire dans mon article sur le Credo de la maîtresse-vitre de Quemper-Guézennec.
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1. Pierre et sa clef
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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2. André et sa croix en X
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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3. Jacques le Majeur son chapeau à coquille et son bourdon
Le livre de la main droite est brisé.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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4. Jean, imberbe, et son calice de poison d'où sort un dragon.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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5. Thomas et sa lance.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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6.Jacques le Mineur et son bâton de foulon.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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Un ange.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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(en amorçant la descente vers la gauche : un autre ange, puis:
7. Philippe et sa croix à longue hampe.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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8. Barthélémy et son coutelas de dépeçage.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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9. Matthieu et sa balance de publicain.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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10. Jude et sa lance.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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11. Simon et sa scie (tête brisée).
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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12. Matthias et son équerre.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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La moulure ornée de pampres aux grappes picorées par les oiseaux et aux petits personnages.
Je retrouve ici les motifs charmants et truculents déjà observés à l'abbaye de Daoulas et à Landivisiau. Je ne peux qu'encourager le visiteur à s'attarder à y découvrir ces saynètes.
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Ces pampres sont toujours (depuis les premiers portails de Basse-Bretagne) issus de la gueule d'animaux (ou plus rarement de personnages). Ici, nous avons un lion à coté d'un reptile, lézard ou dragon.
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Un lion crachant la tige du pampre.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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Un dragon crachant la tige du pampre.
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Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
Portail sud (vers 1550, kersantite, atelier Prigent ?) de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Photographie lavieb-aile.
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CONCLUSION.
Ce portail s'intègre dans le vaste ensemble des porches et portails sortis des ateliers de sculpture sur kersantite au milieu du XVIe siècle, et, accueille, dans des formes relevant du gothique flamboyant, un dais de bénitier dont les masques humains relève des innovations de la Renaissance. Il est amusant de multiplier les comparaisons avec les porches de Pencran et de Landivisiau, aux proximités si convaincantes que je propose de voir ce chantier de La Roche-Maurice comme issu de l'atelier de Bastien et Henri Prigent. Quand à la datation, ces rapports conduisent à privilégier une datation plus proche de 1550 que de 1540.
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ANNEXE : LES PORCHES DE BASSE-BRETAGNE XVe-début XVIIe :
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I. Rappel chronologie et attribution de quelques porches du Finistère d'après E. Le Seac'h:
— Premier atelier ducal du Folgoët :
Notre-Dame du Folgoët, porche occidental : 1423
Notre-Dame du Folgoët, porche sud : 1423-1433
Quimper, cathédrale : 1424-1442
Saint-Pol-de-Léon, Kreisker : 1436-1472
Châteauneuf du Faou : Notre-Dame-des-Portes : 1436-1472
Kernascleden : 1433-1463
Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre : 1450
Quimperlé, porche nord : 1420-1450
La Martyre porche sud : 1450-1468
Le Faou, Rumengol, porche sud : 1468.
— Deuxième atelier ducal du Folgoët :
Plourach, porche sud : 1458-1488
Plonevez-du-Faou, Saint-Hernot porche sud : apôtres 1481/porche 1498-1509
— Atelier des frères Prigent à Landerneau :
Pencran, porche sud : 1553
Landivisiau, porche sud : 1554-1565
Guipavas, porche nord : 1563
— Maître de Plougastel :
Bodilis, 1601
Guimiliau, 1606-1617
—non attribué :
La Roche-Maurice (1539-1550)
Daoulas, (1566)
Landerneau , Saint Houardon (1604)
Guimiliau (1606-1617)
Gouesnou (1640-1664)
— Roland Doré (1618-1663) :
Guimiliau, apôtres
Pleyber-Christ, apôtres
Plestin-les-Grèves, apôtres
Trémaouezan (1610-1623), apôtres
Le Tréhou, apôtres;
— Jacques Mazé :
Plouneventer, apôtres 1679
Événement marquants :
a) 1560-1580 : Construction du château de Kerjean : introduction de la Renaissance en architecture (Philibert Delorme) et en ornementation (École de Fontainebleau). Influence sur les porches de Pleyben, Bodilis, Lanhouarneau, Saint-Houardon de Landerneau, puis Commana (1620-1650) et Rosnoen (1674-1714). Cf Mussat.
b) 1580-1600 : Guerres de la Ligue, interruption possible des chantiers.
II. Liens .Sur les porches de Bretagne voir dans ce blog :
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LE XVe SIÈCLE.
La Collégiale Notre-Dame du Folgoët. III. Le Porche des Apôtres. (1423-1433, atelier ducal du Folgoët)
Porche nord du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon (granite, grand atelier ducal du Folgoët 1436-1472)
Porche de Kernascléden (granite, grand atelier ducal du Folgoët 1433-1464)
Porche de la chapelle Saint-Fiacre du Faouët (granite, grand atelier ducal du Folgoët vers 1450)
Porche de l'église Notre-Dame de Quimperlé (granite, grand atelier ducal du Folgoët 1420-1450)
L'église Notre-Dame de Rumengol . III. Le porche sud (vers 1468). atelier ducal du Folgoët
L'église Saint-Salomon de La Martyre. I. L'Arc de Triomphe et le Porche sud. (1450-1468, atelier ducal du Folgoët)).
L'enclos paroissial de Saint-Herbot en Plonévez-du-Faou IV. Le porche sud : les Apôtres(1481, atelier ducal du Folgoët).
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LE XVIe SIÈCLE.
Avec du citron ! Les poissons du porche sud de l'église Saint-Nonna de Penmarc'h. (1509)
Le porche de l'église de Lampaul-Guimiliau II : les quinze anges. (kersanton, vers 1533)
L'enclos paroissial de Pencran I. Les crossettes du porche (1553). (kersanton atelier Prigent
Le porche de l'église de Landivisiau. I. L'extérieur. (1554-1565, kersanton, atelier Prigent)
Le porche (1554-1559) de l'église de Landivisiau. II. La grande arcade extérieure (1554-1565, kersanton, atelier Prigent).
Le porche de l'église de Landivisiau III. Les apôtres et leur dais.(1554-1565, kersanton, atelier Prigent)
Le porche de l'église de Landivisiau IV : Le bénitier. 1554-1565, kersanton, atelier Prigent
Le porche de l'église de Landivisiau VII. L'arcade intérieure et son tympan.(1554-1565, kersanton, atelier Prigent)
L'église de Guipavas III : les Apôtres du porche nord (1563).
Sculpture sur pierre de l'Abbaye de Daoulas. I. Le Porche aux Apôtres (1566).
Les sculptures de pierre de l'église de Bodilis . I. Le portail intérieur (1570) du porche sud. Maître de Plougastel
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LE XVIIe SIÈCLE.
Les sculptures de pierre de l'église de Bodilis . II. Le décor de l'intérieur du porche sud (1601).
Le porche sud et la porte sud de l'église Saint-Houardon de Landerneau. (1604)
L'Annonciation du tympan de la chapelle de Quilinen (Landrévarzec) ...et son double.
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III. Liens. Les Apôtres des porches.
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SOURCES ET LIENS.
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— ABGRALL (Jean-Marie), 1904, Architecture bretonne, p.67
— APEVE
http://www.apeve.net/spip/spip.php?article239
—BROUCKE (Paul-François), MAUGUIN ( Michel) ) 2006. Les prééminences armoriées des Rohan au tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves, La Roche-Maurice (Finistère), Bulletin de la Société archéologique du Finistère.
https://www.shabretagne.com/scripts/files/58ac1051308735.01528915/2012_03.pdf
—BROUCKE (Paul-François), 2012, "L’emblématique de la maison de Léon aux XIIe-XIVe siècles et les prééminences de Daoulas et La Roche-Maurice aux XVe-XVIe siècles", Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne , Congrès de Brest SHAB pages 59-82. En ligne :
http://www.shabretagne.com/scripts/files/58ac1051308735.01528915/2012_03.pdf
— CIAP Enclos
https://www.ciap-enclos.fr/le-pays-des-enclos/#Enclos-de-La-Roche-Maurice
— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, La Roche-Maurice, in Nouveau répertoires des églises et chapelles du diocèse de Quimper
http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/ROCHEMAU.pdf
— COUFFON (René), 1948, L'architecture classique au pays du Léon. L'atelier de l'Elorn. L'atelier de Kerjean. https://www.shabretagne.com/scripts/files/51ebaffb02bf24.03861061/1948_02.pdf
— LE GUENNEC (Louis), 1981, Le Finistère monumental II, Brest et sa région page 501
https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/eacd0a2ed3929e4b775beec287004c84.pdf
— LECLERC (Guy), 2012, La Roche-Maurice, église Saint-Yves et ossuaire, Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne , Congrès de Brest SHAB pages 699-711. En ligne :
http://www.shabretagne.com/scripts/files/58e3e365148ef0.21808328/2012_31.pdf
— LÉCUREUX (Lucien), 1914, Congrès archéologique de France.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4224131z/f218.image
— LÉCUREUX, Lucien, La Roche-Maurice, Congrès archéologique de France à Brest et à Vannes., Paris, Société française d’archéologie, 1919, p. 123-127.
http://www.infobretagne.com/roche-maurice-eglise-ossuaire.htm
— MUSSAT (André), La Renaissance en Bretagne.
http://bibliotheque.idbe-bzh.org/data/cle_150/La_Renaissance_en_Bretagne_.pdf
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La charpente sculptée de l'église de La Roche-Maurice IV : les sablières (1559) de la nef et du chœur.
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— Voir les premiers articles de cette série sur la charpente sculptée de La Roche-Maurice :
La charpente sculptée de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. Les abouts de poinçon du chœur.
La charpente sculptée de l'église de La Roche-Maurice III : les sablières du bas-coté nord (1561).
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— Voir aussi sur l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice :
La maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. La Passion de 1539.
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— Voir sur les autres monuments de la commune :
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Voir sur les sablières de Bretagne :
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PRÉSENTATION.
Voir article II.
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La charpente de l'église Saint-Yves a été superbement restaurée entre 2014 et 2017 sous la direction de l'architecte en chef des monuments historiques Marie-Suzanne de Ponthaud assistée de Françoise Godet-Boulestreau, de l'agence d'architecture de Crozon, supervisant les activités de peinture de l'entreprise Arthema de Nozay (44) et de menuiserie de l'atelier Le Ber de Sizun, dirigé par Steven Le Ber.
La nef est divisée par six entraits engoulés (poutres transversales dont les extrémités sont sculptées en gueule de dragon) en six travées. Le sixième entrait est une poutre de gloire, car elle porte les statues du Christ en croix entre Marie et Jean. Sous ce sixième entrait, un jubé polychrome (l'un des rares encore conservé malgré la Contre-Réforme qui demanda leur suppression) forme une séparation transversale : au delà s'ouvre un nouvel espace, le chœur, rythmé à son tour par quatre entraits en autant de travées.
Malgré mes efforts didactiques, résumons : la charpente est divisée en 10 travées. Et chacune est décorée, à l'union entre le mur, et la voûte lambrissée, par des sablières sculptées et peintes : le sujet de cet article.
L'effet extraordinaire que la restauration de 2017 suscite au visiteur résulte en grande partie de la peinture du lambris en un très beau bleu profond, constellé d'étoiles, de macles (emblème des Rohan), de fleurs de lys, et décoré d'angelots et du monogramme IHS. Mon premier article, sur les culots de poinçon (ou abouts de poinçon), le montrait suffisamment. Des lustres en couronne conçus par Mael Iger diffusent un éclairage très adapté à ces splendeurs.
Me voilà à pied d'œuvre pour décrire les 20 sablières (12 pour la nef et 8 pour le chœur). Mais autant cette description s'est avérée plaisante (et, pour moi, passionnante) pour les bas-cotés, autant elle suscite pour cette partie IV une lassitude liée au caractère monotone du décor.
Nous avions déjà eu un avant-goût de cela pour les quatre dernières sablières S7 à S10 et N7 à N10 des bas-cotés, faites de têtes isolées, d'hommes ou de sauvages tenant des phylactères ou d'anges. Eh bien, nous les retrouvons ici, placés beaucoup plus haut, bien que cette fois, polychromes. Nous pouvons déjà postuler que c'est le même atelier de sculpteurs qui a réalisé les sablières S7 à S10 et N7 à N10 sur les bas-cotés, et l'ensemble des sablières hautes de la nef et du chœur. Un atelier différent, à mon avis, de celui qui a donné les belles pièces du début des bas-cotés, en 1552.
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Dois-je les présenter et les décrire une à une en les numérotant Ss1 à Ss 10 et Nn1 à Nn 10 comme je l'ai fait pour les bas-cotés? Repérer leur séquence dans le dédale de mes photos pour dresser une liste au risque de me tromper ? Faire ce travail fastidieux, inutile et vain? Oui, et débutons par la liste.
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La liste des sablières de la nef et du chœur :
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COTÉ SUD.
SS1 : deux hommes sauvages jambes écartées.
Ss2 : deux têtes de femme tenant chacune un phylactère.
Ss3 : têtes à oreilles de vache tenant un phylactère.
Ss4 : deux masques à banderoles.
Ss5 : deux hommes sauvages jambes écartées.
Ss6 : inscription A : ROLLANT 1559.
Ss7 : Deux têtes d'hommes tenant un phylactère.
Ss8 : deux bustes d'homme dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
Ss9 : deux têtes de vache dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
Ss10 : Deux têtes d'hommes dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
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COTÉ NORD.
Nn1 : deux hommes sauvages jambes écartées.
Nn2 : deux bustes d'hommes nus tenant une banderole.
Nn3 : deux hommes sauvages jambes écartées.
Nn4 : deux têtes de femme tenant chacune un phylactère à inscription.
Nn5 : deux hommes sauvages, couronnés, jambes écartées.
Nn6 : deux lions présentant un blason bûché.
Nn7 : deux hommes sauvages jambes écartées.
Nn8 : deux têtes d'anges, ailes déployées.
Nn9 : quatre têtes d'homme, dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
Nn10 : deux têtes d'homme, dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
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DESCRIPTION.
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LE COTÉ SUD DE LA NEF .
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SS1 : deux hommes sauvages jambes écartées.
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Ss2 : deux têtes de femme aux chevelures excentriques tenant chacune un phylactère, entre deux masques humains de profil.
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Ss3 : têtes à oreilles de vache tenant un phylactère entre deux serpents.
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Ss4 : deux masques à banderoles.
La pièce suivante, Ss 4, montre un masque humain au front ceint d'un ruban, et crachant une banderole à inscription. À coté de lui, un masque humain à oreilles de vache tient un phylactère blanc à inscription sibylline.
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Ss 5 : hommes sauvages jambes écartées.
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Ss6 : inscription A : ROLLANT 1559.
Située juste avant le jubé, Ss6 porte une inscription donnant le nom du fabricien (c'est mon avis) et la date du chantier : A: ROLLANT / 1559:
Donc sept ans après la construction de la charpente des bas-cotés. Le patronyme est attesté à Ploudiry, mais plus tardivement et sous la forme ROLLAND.
Les deux portions de l'inscription occupent des cartouches tenus par des personnages hybrides, au torse nu et aux jambes remplacées par des plumes. Au centre, noué par des faveurs bleues, un carré a été bûché : gageons qu'il portait les armoiries des seigneurs prééminenciers.
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Voûte lambrissée, coté sud, avant le jubé (Ss3 à Ss6).
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Voûte lambrissée, coté sud, après le jubé (Ss7 à Ss10).
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Ss7 : Deux têtes d'hommes tenant un phylactère.
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Ss8 : deux bustes d'homme et homme sauvage dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
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Ss9 : deux têtes de vache (ou de bœuf) dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
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Ss10 : Deux têtes d'hommes dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
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Blochet final au sud du chevet.
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LE COTÉ NORD DE LA NEF .
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Nn1 : deux hommes sauvages jambes écartées.
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Nn2 : deux bustes d'hommes nus tenant une banderole.
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Nn3 : deux hommes sauvages jambes écartées.
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Nn4 : deux têtes de femme tenant chacune un phylactère à inscription.
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Nn5 : deux hommes sauvages, couronnés, jambes écartées.
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Nn6 : deux lions présentant un blason bûché.
Cette pièce héraldique fait face à Ss6, qui portait l'inscription.
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SABLIÈRES DU CHOEUR, COTÉ NORD.
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Nn7 : deux hommes sauvages jambes écartées.
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Nn8 : deux têtes d'anges, ailes déployées.
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Nn9 : quatre têtes d'homme, dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
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Nn10 : deux têtes d'homme, dans une frise en zig-zag blanche et jaune.
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La charpente sculptée de l'église de La Roche-Maurice III : les sablières du bas-coté nord (1561).
— Voir les premiers articles de cette série sur la charpente sculptée de La Roche-Maurice :
— Voir sur l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice :
La maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. La Passion de 1539.
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— Voir sur les autres monuments de la commune :
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Voir sur les sablières de Bretagne :
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PRÉSENTATION.
Voir article II.
Un bonus : les photos de 2011 avant la restauration.
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Liste des pièces de sablières du bas-coté nord
N1 : homme tenant une volute entre deux animaux (chevaux?)
N2 : diable ailé agrippant un homme. Feuillages ; deux têtes d'âne.
N3 : Funérailles
N4 : Labour.
N5 : Homme tenant des cornes d'abondance.
N6 : Inscription 1561 ou 1552. Homme levant son verre ; saint Matthias ; un charpentier.
N7 : Deux hommes au phylactère.
N8 : anges
N9 : deux hommes aux phylactères
N10 : deux hommes sauvages jambes écartées.
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Blochet BN.1 : Fou en tunique à grelot (Le Ber, 2017).
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Sablière N1 : homme tenant une volute entre deux animaux (chevaux?) .
L'homme tient-il un rabot ?
Frise inférieure de style bellifontain semblable aux frises de 1552 du coté sud, à volutes liées par des anneaux, et tête humaine aux yeux caves pénétrées par des arceaux. Ce décor est cité dans la partie supérieure.
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Blochet BN.2 : homme portant une courte fraise.
Son pourpoint est orné d'un élément en T, plutôt décoratif que figuratif.
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Sablière N2 : diable ailé agrippant un homme. Feuillages ; deux têtes d'âne.
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Frise inférieure : semblable à celle du coté sud, avec des épillets. Cartouche 2017 sous le blochet B.N3
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Blochet BN.3 : homme portant la fraise.
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Sablière N3 : scène de funérailles (1561)
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Un chariot (charrette sans ridelle) tiré par deux chevaux porte le cadavre du défunt, suivi par une femme et son enfant puis un homme portant une pelle sur l'épaule ; on considère qu'il s'agit du fossoyeur.
L'attelage est mené par un valet.
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Une scène de funérailles est également présente sur les sablières de La Martyre, village voisin de La Roche-Maurice, vers la date de 1560. Elle est plus complète, avec 15 personnages (le clergé en tête, les six membres de la famille derrière), et un attelage à trois chevaux mené par un clochetteur. Le style de ses sablières relève d'un sculpteur bien différent de celui de La Roche-Maurice.
On la trouve également sur les sablières de l'ossuaire de la paroisse voisine, Pencran, mais à la date de 1594. Cet ossuaire est privé : pas de photo.
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Les modalités de l'attelage sont précisément représentées : les bras du chariot entourent le cheval arrière, qui en soutient la charge par un demi-collier de selle, et par un collier d'épaule. Un cordage (ou une traverse en bois) fixé en aval des poignées des bras est tracté par le cheval de tête, par un demi-collier (sans selle) et un collier d'épaule. Les chevaux n'ont pas de bride, celui de tête étant mené par une corde passé au poitrail.
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Blochet BN.4 : homme barbu.
Ce n'est pas un apôtre, car il est chaussé. Il est vêtu d'un manteau complètement ouvert, aux revers ornés, et s'évasant derrière le dos en capuchon.
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Sablière N4 : scène de labour (1561)
Un paysan guide sa charrue tirée par deux chevaux menés par le valet de ferme.
Les scènes de labour sont rares en sculpture au XVIe siècle, notamment sur les sablières, et celle-ci fournit donc un document iconographique précieux.
Mais si ces scènes sont rares, on en trouve néanmoins non seulement ici, mais aussi sur les sablières de La Martyre (vers 1560), Le Tréhou (vers 1555), Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, Pleyben, Bodilis, donc entre 1555 et 1570 dans un rayon de 50 km en Finistère. Les trois derniers sites relèvent de l'atelier du Maître de Pleyben. Plusieurs illustrent un accident par lequel un valet est écrasé par l'attelage. Soit un corpus de six exemples.
Je renvois à mon article sur la sablière du Tréhou, où j'ai approfondi l'étude de ce thème.
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Récapitulatif chronologique du corpus.
a) Église du Tréhou v.1555. charrue à avant-train à roues, attelage de 2 paires de bœufs et 1 bœuf de tête, conducteur + 1 guide de tête, renversé par le bœuf.
Les sablières de l'église Sainte-Pitère du Tréhou II : le labour.
b) Église Saint-Salomon de La Martyre (1560?).Charrue à avant-train à roues, et attelage à 2 chevaux + 2 bœufs + 2 chevaux +un maître d'attelage en tête. Pas d'accident.
L'église Saint-Salomon de La Martyre VI : les sablières (1560?).
c) église de La Roche-Maurice ( 1552 ou 1561). Charrue à avant-train à roues, et attelage à 2 paires de chevaux +un maître d'attelage en tête. Pas d'accident ?.
d) Église de Bodilis. I. (Maître de Pleyben 1567).
Charrue à avant-train à roues, attelage à 4 chevaux. Un conducteur,1 guide de tête et un semeur en avant. Pas d'accident.
Les sablières de l'église de Bodilis. I. La scène des semailles et du labour (anonyme, 1567).
e) Chapelle Sainte-Marie du Ménez-Hom (Maître de Pleyben v.1575). Charrue à avant-train à roue, attelage de 4 chevaux un conducteur, 2 guides et un 3ème écrasé par l'attelage.
f) Église de Pleyben ( Maître de Pleyben vers 1571) : haut de la nef coté sud. Charrue à avant-train à roue, attelage à 2 chevaux en couple + 1 cheval de tête. Un conducteur + un guide latéral. Accident (emballement du cheval de tête et écrasement du guide.
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Le maître courbé pour épouser la forme de la sablière, porte à la ceinture une hache. Il est coiffé d'un bonnet, porte un sarrau, et un bracelet de bras. Il tient les mancherons par ne prise différente de chaque coté.
La charrue comporte successivement les mancherons, tenus écartés par des traverses, et fixés sur le dental (ou sep) par des goujons ; le soc, en avant du dental ; le timon, et ses deux chevilles élargies par des coins ; le coutre ou couteau, tranchant la terre en avant du soc.
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Le timon, posé sur l'avant-train à deux roues, est ceinturé par un cordage retenu par une cheville en T.
Puis vient, en avant des roues, le "timon d'avant-train" barré par deux forts madriers ; ce sont ces madriers qui sont tractés par les deux chevaux, par l'intermédiaire de deux cordages fixés à un double collier d'épaule et à un collier de dos.
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Enfin, le cheval de tête est mené par un valet de ferme. Il est penché en avant, soit par l'effort qu'il produit, soit (mais c'est ici peu convaincant) par un accident qui le renverse.
Il tient un outil dont le manche se termine par une fourche en V ; il serait intéressant d'en trouver d'autres exemples. J'imagine que cela lui sert à aiguillonner ses bêtes.
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Blochet BN.5 : saint Pierre.
Il est identifié par sa clef ; son livre porte cinq lettres gravées.
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Sablière N5. Homme tenant deux cornes d'abondance
Au centre, un buste d'homme barbu coiffé d'un bonnet. Il tient dans ses mains les pointes de deux cornes d'abondance et, par un bracelet, de deux épillets. Les cornes libèrent à chaque extrémité des tiges qui s'épanouissent en bustes humains, plutôt féminins. Nous retrouvons ici la veine fantastique de métamorphoses entre l'humain et le végétal, noté sur les sablières sud et qui sont une des caractéristiques stylistiques du sculpteur, tranchant après deux scènes très réalistes de l'environnement rural.
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Blochet BN.6 : homme barbu en pourpoint à 7 boutons, col large à gland et courte fraise.
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Sablière N6 : Inscription de 1561 ou 1552.
C'est la pièce la plus difficile, et, de ce fait la plus passionnante pour le chercheur.
Elle précède la frontière qui, dans la nef, sépare cette dernière du chœur par le jubé. Et elle correspond, sur le bas-coté sud, à la sablière S6, qui porte aussi un blason (au lion rampant des seigneurs de Léon) et aussi une inscription datée de 1552.
Au centre, un cartouche carré devait porter des armoiries qui ont été bûchées. Ce blason est présenté par un lion.
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À gauche, un homme, allongé, est vêtu d'un manteau de belle coupe et coiffé d'un bonnet. Il tient dans la main droite un bâton et lève un verre de la main gauche.
Sur la frise inférieur, l'inscription (dont nous allons parler) dit : "POUR LES SARPANTER". Cet homme, qui pourrait être le fabricien maître d'ouvrage, offrirait donc ainsi à boire aux charpentiers et rendraient hommage à leur travail.
Son bâton porte une série de points régulièrement espacés en quinconce : comme une canne écotée, mais comme aussi une règle d'arpenteur.
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L'apôtre Matthias , patron des charpentiers.
Pour l'identifier, je me base sur les pieds nus, la barbe et le livre, trois éléments qui indiquent qu'il s'agit d'un apôtre. C'est alors soit saint Paul, soit saint Matthias. Je retiens ce dernier puisqu'il est le patron des charpentiers ; son attribut le plus habituel est la hache.
À ses cotés, un homme barbu et coiffé d'un bonnet frappe avec un maillet sur quatre gobelets qui pourraient être des clochettes. Si on oublie ces cupules, l'homme devient un portrait parfait d'un charpentier. Toute la pièce devient cohérente.
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L'inscription.
Elle est légèrement gravée, et surtout peinte ; par conséquent, elle n'a pu traverser les siècles sans risquer d'être modifiée. Or, sa lecture est cruciale sur le plan de l'histoire de la construction, et des sablières.
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Lucien Lécureux a relevé en 1914 le texte suivant : POURLES : SARPANIEL : JA[n] LE BOELL * G + A[n] LAN MIL V LXI : ALAER MENN.
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Guy Leclerc propose :
"Pour les Sarpanters ; Jacques le Born, Gouverneur, A l'An MVLXI. Fiacr. Menn" (Pour les charpentiers. Jacques Le Born 1561. Fiacre Le Menn).
Couffon donne les relevés suivants : " IA(N). LE. BOELL. G. AN. LAN. MIL VcLXI //1561. H. H. ELAERE. LE. MEN."
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La difficulté provient, entre autre, de la confusion possible:
- entre les C, les S longs et les L.
-du sigle du deux-points (réunis comme d'habitude par un serpentin) qui peut être pris à tort pour un S
-du -r minuscule et du -e minuscule, selon que la barre forme, ou non, un œil . Ainsi "SARPANTERS" peut être lu "SAEPANTRE :"
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Je peux à mon tour proposer :
POURLES SARPANTEL : IA : LE BORN (une fleur) G A LAN MVLII AIACR : MENN (puis une fleur), soit peut-être " Pour les charpentiers Jean Le Borgne Gouverneur en l'an 1552 Fiacre [le] Menn"
Remarques.
1. Quelque soit la lecture, les graphies sarpenter, ou sarpentre, voire sarpaniel ne sont pas attestées en moyen-français dans la base de donnée du CNRTL. Godefroy donne les formes cherpantier, carpentir, charpenter, cherpentiers, charpenter,et cherphentier (comptes de la cathédrale de Léon 1657-1660). Le DAN, (dictionnaire anglo-normand) donne :
charpenter1, charpentier; carpentare, carpenter, carpentere; carponter, carpunter; charpunter (karpuntre Leicester 383).
[FEW: carpentum; Gdf: 2,78b charpenter; GdfC: 9,53c charpenter; TL: 2,279 charpenter; DEAF: charpent; DMF: charpenter; TLF: charpenter; OED: carpenter n.; MED: carpenter n.; DMLBS: 286b carpentator]
Des charpenters, dé (ed. de) mazouns […] Lib Cust 99;
touz les carpenters et masouns et fevres Cron Lond 49.22;
un grant lathe pur l’office du Carpentar’ PRO E101/547/21/7;
Item pur un carpunter overantz en la sale et quisine […] Mch Tayl Accs 22-23 Rich II
2. IA LE BORN : le prénom doit être IAN pour Jean (mais on pourrait lire FAB) ; le patronyme Le Born n'est pas attesté à Ploudiry. Mais c'est une forme de LE BORGNE, mais également non attestée, pas plus que Le DORN. Sans localisation, je trouve sur geneanet Jean Le BORGNE BORN, né en 1595. La barre du -r de BORN est en réalité fermée comme un -e, et la lecture BOEN (voire BOELL comme Lécureux et Couffon) est plausible. La recherche en généalogie avec LE BON ou LE BOEN est infructueuse. Le nom LE BOELL est attesté dans l'est de la France : ce serait le nom d'un hûchier alsacien??.
3. Le dessin de fleurette est suivi d'un 6 qui a été considéré comme un G, lequel a été transcrit par "gouverneur" qualifiant le dénommé Le Born. Un "gouverneur" est un fabricien, il dirige la fabrique de l'église. C'est fort hasardeux.
4. La lecture du chronogramme fait consensus, avec la date de 1561, ... sauf pour moi. Je lis MVLII (ou MDLII), ce qui donne la date de 1552. Or, c'est cette date qui est lisible sur la sablière symétrique S6 du coté sud. Elle est plus cohérente avec la date de 1559 de la nef, si on estime que le haut de la nef a été bâtie après les bas-cotés. Autre argument, cette date du coté sud est accompagnée du même nom FIACRE LE MENN. Si c'est le nom du fabricien de l'année, les deux dates doivent être similaires. Comme sur le coté sud, c'est l'avant-dernière lettre qui est ambiguë. Le fût en I est barrée d'une diagonale, sous l'effet peut-être d'un artefact, et son pied est orné.
5. Nous avons ensuite ALACR, ou AIACR, ou MARC, ou ALACE, ou FLACR, ou FIACR, suivi du deux-point en S. La transcription tentante en "Fiacre" est aléatoire.
6. le patronyme MENN est clairement lisible, avec un M majuscule gothique. J'ai signalé que ce patronyme est attesté à Ploudiry.
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Au total, la transcription de Guy Leclerc "Pour les charpentiers. Jacques Le Born gouverneur 1561. Fiacre Le Menn" a le mérite d'être plaisante, et de faire sens . Mais finalement, presque tous ses termes sont sujets à caution.
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Sur mes photos, j'ai adopté la leçon de Guy Leclerc.
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UNE RUPTURE DE STYLE.
Au delà de la sixième pièce de sablière, ( correspondant, dans la nef, au franchissement du jubé), nous assistons à un changement de style, dont le critère le plus objectif est l'interruption de la frise inférieure. Il y a changement stylistique, et les scènes figurées complexes et fantasques laissent la place à des éléments ponctuels sur une pièce de bois non sculptée par ailleurs : bustes d'hommes ou d'anges, hommes au phylactère. Le changement d'atelier est manifeste.
La même rupture survient également sur le bas-coté sud au delà de la 6ème travée, qui reprend sans variété les mêmes anges et les mêmes hommes au phylactère.
Cela correspond-il à une réalisation plus tardive (ou antérieure au contraire) ?
Sophie Duhem mentionne un atelier de l'église de Plonévez-du-Faou, également actif à Combrit, qui adopte ce style ( assez banal et répétitif), dont j'ai décrit une réalisation sur la chapelle sud dite du Rosaire de Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix.
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Blochet B.N. 7. Non taillé.
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Sablière N7. Deux hommes au phylactère.
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Ils se remarquent par leurs bajoues saillantes, voire pointues.
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Blochet BN.8 : non photographié.
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Sablière N8 . Bustes d'anges.
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Blochet BN.8 : homme grimaçant .
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Sablière N9 . Deux hommes au phylactère.
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Blochet BN.9 : tête de dragon tenant dans sa gueule un humain .
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Sablière N10 : hommes sauvages jambes écartées.
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Ce motif d'homme sauvage permet, par son intérêt, de terminer la visite en beauté. Le thème a été très étudié ces dernières années par Sophie Duhem et son équipe de l'Université de Toulouse dans un ouvrage dont les titres de chapitre disent bien le champ d'investigation : "L’homme primitif : figures des origines et des confins du monde, L’homme des « seuils » : osmose des lieux et ambivalence des signes, L’homme des bois : figure du lieu et du territoire ; Figurer la nature hybride de l’homme végétal et sylvestre. L’état sauvage : état de nature et contre nature.". L'ouvrage a succédé à un colloque de 2017 sur "l'Homme des bois et l'homme vert"
—DUHEM (Sophie), 2019, L’homme sauvage dans les lettres et les arts, Cristina Noacco et Sophie Duhem (dir.) Presses Universitaires de Rennes.
Or, la contamination de la figure humaine par le monde végétal (feuilles, bois, racines, palmes, bâtons écotés) sous les signes de la métamorphose, de l'hybridation, de la dilution des frontières, est précisément ce qui caractérisaient plusieurs des pièces de sablières, surtout certes du coté sud, et notamment sur ses frises inférieures.
Si les pièces 7 à 10 sont d'un autre sculpteur que l'auteur des pièces 1 à 6, du moins, nous "bouclons la boucle" par le retour d'une certaine unité sous ce vent baroque venu d'Italie sous François Ier.
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La sauvagerie s'allie bien sûr ici par cette posture jambes écartées à l'obscénité, ce qui est "hors de la scène". Dans tous les cas nous sommes dans ces confins, ces limites, qui caractérisent les sablières : une zone d'écart pour l'église, qui — comme pour les crossettes et gargouilles à l'extérieur— n'est pas régie par le champ liturgique mais qui, loin d'être dénuée de règles, développe une forme étrange du sacré.
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Blochet BN.10 : ange.
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— LÉCUREUX (Lucien), 1914, Congrès archéologique de France.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4224131z/f218.image
La charpente sculptée de l'église de La Roche-Maurice II : les sablières et blochets du bas-coté sud (1552).
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Je poursuis ma découverte de la charpente sculptée de l'église Saint-Yves, après sa remarquable restauration en 2014-2017. Cette série comportera 4 articles : I, Les abouts de poinçon. II, Sablières et blochets du bas-coté sud. III, Sablières et blochets du bas-coté nord. IV. Sablières et blochets de la nef.
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— Voir le premier article de cette série sur la charpente sculptée de La Roche-Maurice :
— Voir sur l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice :
La maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves de La Roche-Maurice. La Passion de 1539.
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— Voir sur les autres monuments de la commune :
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Voir sur les sablières de Bretagne :
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PRÉSENTATION.
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"La Roche-Maurice fut jusqu’au Concordat de 1801 une des nombreuses trèves de la paroisse de Ploudiry, elle-même prieuré cure de l’abbaye des chanoines réguliers de saint Augustin à Daoulas.
L’église actuelle fut construite au cours du XVIe siècle ; c’est dans une église ou chapelle qui la précéda, qu’en 1363, Hervé VIII dernier seigneur de Léon fonda par testament deux chapellenies. À cette date, l’église de La Roche-Maurice est déjà placée sous le patronage de saint Yves décédé en 1303 et canonisé en 1347.
L’édifice actuel est de plan rectangulaire comme l’étaient la plupart des églises et chapelles bretonnes jusqu’au XVe siècle. Il porte sur sa structure des dates s’échelonnant de 1539 sur la grande verrière à 1589 au-dessus du portail occidental. L’édifice dut être entièrement reconstruit et peut-être agrandi au cours du XVIe siècle comme tant d’autres édifices religieux qui avaient eu à souffrir des guerres bretonnes entre 1487 et 1491. Au cours de ces guerres, le château de La Roche-Maurice fut assiégé et endommagé, nul doute que le bourg castral et son église eurent à subir quelques méfaits. La paix et la prospérité revenues favorisèrent un élan de construction ou de reconstruction d’églises et de chapelles déjà amorcé au cours du XVe siècle.
La construction de la nouvelle église de La Roche-Maurice se fait du temps du vicomte René Ier de Rohan (1516-1552) qui devint prince de Léon vers 1530, des vicomtes Henri Ier de Rohan (1535-1575), René II de Rohan (1550-1585) et Henri II de Rohan, ce dernier devenu duc de Rohan en 1603. La fin du mécénat ducal à la mort, en 1514, d’Anne de Bretagne entraîne le tarissement progressif du mécénat seigneurial. Rappelons que les Rohan adhèrent au protestantisme de 1550 à 1645. À La Roche-Maurice comme ailleurs, les ressources paroissiales, gérées par des fabriques recrutés parmi la paysannerie aisée, permettent la mise en œuvre de chantiers aussi bien que la commande d’œuvres d’art. Les comptes conservés de la trève ne concernent que les années 1692-17025, les ressources annuelles sont alors d’environ 600 livres. Le plus ancien document laissé par la fabrique date de 1560 et concerne un acte de donation. De l’époque de la construction de l’église actuelle et de son embellissement nous n’avons que quelques noms de fabriques, appelés tantôt trésoriers tantôt marguilliers, inscrits sur le verre, dans le bois ou la pierre. Les armoiries des Rohan et de leurs alliances qui figurent ou figuraient dans divers endroits de l’église rappellent moins leur mécénat que leurs droits de seigneurs prééminenciers. Les Rohan percevaient une chefrente sur certains biens que possédait la fabrique de l’église. En ce XVIe siècle qui voit la reconstruction de son église, La Roche-Maurice reste le siège d’une juridiction, son château fort est aussi en reconstruction sous la direction des capitaines qui en assurent la garde. Ce double chantier anime la petite cité mais aussi pèse sur sa population sous forme de corvées pour le château, de charrois gratuits pour l’église." (G. Leclerc)
L'intérieur, du type à nef obscure, et dont les arcades en tiers-point pénètrent directement dans les piliers cylindriques, est lambrissé en berceau avec sablières et entraits engoulés. La richesse de ses sculptures, notamment des sablières, panneaux sculptés qui ornent le sommet des murs, a été remarquée depuis longtemps.
Les auteurs les datent habituellement de 1559 (date sur le coté sud de la nef) et 1561 (bas-coté nord) , mais une inscription, particulièrement soignée du bas-coté sud, méconnue jusqu'à la restauration de 2017, porte la date de 1552 et les armes des seigneurs de Léon.
La pose de la charpente aurait donc débuté par le bas-coté sud, puis le sud de la nef et enfin le bas-coté nord. Le chevet était construit depuis plus de 20 ans, puisque la maîtresse-vitre porte la date de 1539. On notera que la chapelle de Pont-Christ reçut ses sablières en 1560.
La datation 1552-1561 des sablières correspond à la fin du règne d'Henri II et au début de celui de François II. L'influence des ornemanistes de l'École de Fontainebleau s'y décèle sur la frise inférieure, mais bien moins que dans les productions de l'atelier du Maître de Pleyben, postérieur d'une vingtaine d'année.
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Contexte : les ateliers de menuisier-imagiers de Bretagne à la moitié du XVIe siècle.
Le contexte peut se baser sur trois critères : stylistique, chronologique, et thématique.
— Les caractéristiques stylistiques du sculpteur des sablières de La Roche-Maurice n'ont pas été étudiées, et cette série d'article pourra procurer les moyens de le faire.
— À défaut, nous pouvons profiter de connaître leur date pour les situer dans la production des sablières, même si beaucoup de celles-ci ne soient pas datées. En Finistère, 114 ensembles sont datés du XVIe siècle (S. Duhem).
En Basse-Bretagne, la charpente sculptée de La Roche-Maurice (1552-1561) est contemporaine de l'atelier de Plomodiern (1544-1564), actif plus au sud, et antérieure à la production de celui de Pleyben (1567-1576). Elle est contemporaine des sablières de Pont-Christ (1560, perdues), de Le Tréhou (ca 1555), de Lannédern (1559), et de La Martyre (ca 1560).
— Sur le plan thématique, l'ensemble comporte au moins cinq thèmes remarquables : au sud une lutte au bâton de bouillie, un buveur au tonnelet, puis un couple de musiciens tambourin/cornemuse, et au nord une scène de labour, et une scène de funérailles. Ces thèmes se retrouvent ailleurs en Bretagne. Le plus significatif est le labour à la charrue, retrouvé aussi à La Martyre, Le Tréhou, Sainte-Marie-du-Ménez-Hom, Pleyben, Bodilis, entre 1560 et 1570 dans un rayon de 50 km en Finistère. Les trois derniers sites relèvent de l'atelier du Maître de Pleyben.
Voir : Tous mes articles sur les sablières.
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Rappel sur la structure de la charpente.
Les entraits sont des grosses poutres de bois qui assurent la solidité de l'ensemble : des gueules de dragons ou engoûlants sont sculptés à leurs extrémités. Des culots de poinçon sont ornés de blasons seigneuriaux, lion des Léon et macles des Rohan, ainsi que d'anges et de personnages aux expressions variées.
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Ces sablières n'ont jamais fait l'objet d'une étude dédiée. L'auteure de référence reste Sophie Duhem, et l'Index de son ouvrage général sur les sablières de Bretagne, en 1997, pour l'item "Roche Maurice", possède 28 renvois de pages. Néanmoins, elle les attribue à B. Rollant (nom inscrit sur la nef sud, en réalité "A. ROLLANT"), alors qu'il faut voir sous ce nom, à mon sens, celui du fabricien en exercice en 1559. D'autre part, elle donne les dates de 1559-1561.
Guy Leclerc, en 2012 pour le SHAB, consacre un paragraphe de trente lignes aux sablières dans son article sur l'église, en indiquant les dates de 1569-1571.
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La charpente de l'église Saint-Yves est divisée en dix travées, tant dans la nef que sur les collatéraux. Dans la nef, les successions des entraits engoûlés se poursuit jusqu'au jubé, qui sépare la 6ème et la 7ème travée, qui débute le chœur.
Ces travées découpent la succession des sablières. Celles-ci sont sculptées en bas-relief peints monochromes sur l'extérieur des bas-cotés, et nous pouvons donc décrire dix pièces sculptées au sud et autant au nord : je les désignerai sous les sigles S1 à S10 au sud et N1 à N10 au nord.
Au centre les sablières de la nef puis du chœur sont également au nombre de 10 au sud (Sn 1 à Sn10) et dix au nord (Nn 1 à Nn 10).
Nous aurions donc, si le décompte est exact et qu'à la vérification il ne manque rien, un corpus de 40 pièces sculptées. Et chaque sablière est double, puisque sous la pièce supérieure, de 20 ou 30 cm de haut, court une pièce plus décorative, en frise, de 10 cm de haut environ.
Chaque pièce des bas-cotés est entourée depuis la façade ouest jusqu'à la façade est d'un blochet : ajoutez donc au décompte 20 blochets, chacun sculpté en ronde-bosse d'un motif animal ou humain.
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Une restauration indispensable.
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Un cartel affiché pendant les travaux sur l'église apprenait au public que :
"Le principal désordre affectant les charpentes est un affaiblissement des structures des bas-cotés. Cet affaissement est en grande partie dû au pourrissement des sablières, repoussant l'ensemble de la charpente vers l'extérieur. Une précédente rénovation avait entraîné une remontée des parties basses de charpente, modifiant ainsi sa forme générale et provoquant des entrées d'eau aux extrémités des versants, le long des chevronnières. La charpente sera restaurée sur place afin de ne pas altérer les lambris constituant la grande richesse de cette église. Les ardoises de la couverture seront déposées, retaillées puis reposée sur la charpente une fois celle-ci restaurée. Les travaux seront réalisées en trois tranches, débutant par les deux premières travées du chœur. »
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Les trois tranches de travaux Tc1, TC2 et TC3 (plan M.-S. de Ponthaud) :
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Selon un autre plan (infra) établi par M.-S. de Ponthaud, les deux premières travées des bas-cotés sont récentes, une partie de leurs sablières , et leurs blochets, ont été sculptés en 2017 par l'atelier Le Ber de Sizun.
La restauration des autres pièces :
"Les artisans ont préservé les bois d'origine et n'ont remplacé que les parties irrécupérables. En dépit de l'utilisation d'outils modernes, les méthodes de restauration restent traditionnelles. Les matériaux sont le chêne et le pitchpin, mis en oeuvre au XIXe siècle. Les principaux facteurs de dégradation sont l'humidité et l'utilisation de bois jeunes, propices à l'installation des champignons et des insectes xylophages. La protection du bois est assurée par des produits anti-fongicides.
Les parties sculptées sont souvent altérées. Les artisans doivent remplacer les parties les plus abîmées. Ils ne conservent que le parement, la face visible et ouvragée. La pièce de bois est recoupée en atelier. Une partie de bois neuve remplace la section irrécupérable. Les parties sculptées sont remodelées à l'aide d'une pâte, qui adhère bien au bois. La pièce est ensuite peinte par les polychromeurs." (Atelier Le Ber)
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Un bonus : on trouvera quelques photos des sablières datant de 2011, avant la restauration.
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DESCRIPTION.
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Elle progressera d'ouest en est, donc de S1 à S10.
S1 : masque crachant des feuilles
S2: Volutes entrelacées et têtes animales
S3: deux hommes luttant au jeu du "bâton à bouillie" ou Baz yod ( 1552)
S4: Homme serrant un tonnelet ( 1552).
S5: Musiciens (cornemuse et tambourin) ( 1552)
S6 : Inscription "Jacques Le Men 1552" ( 1552)
S7 et S8 : ?
S9 : têtes d'anges.
S10 : Deux hommes présentant des phylactères.
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Les pièces sont séparées par des blochets également désignés BS.1 à BS.10.
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Premier blochet BS.1 : un singe . Le sigle arobase (Atelier Le Ber, 2017).
Ce singe est peut-être un Capucin. Le menuisier s'est amusé, mais j'ignore son arrière pensée. Je l'avais attribué aux ateliers Le Ber, mais en février 2023, j'ai reçu ce message dont je remercie madame Le Ber :
"Nous ne sommes pas à l'origine du blochet sculpté en singe. Il existait déjà avant notre intervention. Les travées 1 et 2, au Nord comme au Sud, ont été remplacées en 1995, par l'entreprise CCA. Par contre La frise inférieure, avec le "@", est bien de notre fait, en effet et date de la campagne de restauration qui s'est terminée en 2017. Un grand merci pour tous vos partages. Bien cordialement Anne-Claire Le Ber"
Le menuisier de l'atelier Le Ber a placé, en clin d'œil de la modernité de sa restauration, un sigle @ juste en dessous de ce singe.
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S1 : masque crachant des feuilles.
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Toute la frise inférieure serait récente, puisqu'on ne l'observait pas en 2011.
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Blochet BS.2 : un homme ou ange pieds nus en tunique.
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S2: Volutes entrelacées et têtes animales.
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Troisième blochet BS.3. Homme caressant sa barbe.
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S3: deux hommes luttant au jeu du "bâton à bouillie" ou Baz yod ( 1552)
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Ce jeu courant en Bretagne jusqu'au XIXe siècle — une lutte au bâton unique tenu transversalement et par les deux extrémités par chaque adversaire —, est également représenté sur les sablières de la chapelle Saint-Sébastien de Le Faouët (Morbihan) qui portent la date de 1608. On le trouverait aussi selon S. Duhem dans la chapelle de la Trinité de Bieuzy (Morbihan), mais je ne retiens pas cette suggestion car les deux hommes, avalés par des dragons, se battent en tenant chacun un bâton, par sa poignée.
Cette représentation dont nous n'avons que deux exemples en Bretagne possède donc une forte valeur documentaire.
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Mais à la différence de la chapelle Saint-Sébastien, où les concurrents sont figurés en costume XVIe siècle (à taillade pour l'un), les deux hommes de La Roche-Maurice sont nus, à la fois sur le dos et sur le ventre, les pieds tenus par des masques barbus, et, enfin, emplumés par des rubans, des volutes et des colliers de feuilles dépourvus de tout réalisme. Nous avons là une caractéristique stylistique, qui se retrouvera plus loin, de transformation du thème, au départ documentaire sur la vie rurale, en un décor fantastique. Nous trouvons aussi une dilution des frontières entre les trois mondes humain, animal et végétal, et une transformation de l'un en l'autre. Ces métamorphoses, ces passages se retrouveront plus tard — ou se retrouvaient déjà —dans les réalisations du Maître de Plomodiern (1544-1564) en Porzay et au Cap-Sizun.
La frise (la première qui soit d'origine) est également importante à considérer car les masques humains tiennent des volutes enlacées par des anneaux (sans modèle naturel notamment végétal) et donnant naissance à des épillets. C'est, typiquement, le vocabulaire de l'Ecole de Fontainebleau, comme on en trouve dans les stucs du Grand Salon du château de Fontainebleau. Et ce vocabulaire sera repris par le Maître de Pleyben, notamment pour les sablières de la chapelle du château de Kerjean.
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Nous voyons donc que le style de ce huchier n'est pas assimilable à celui d'autres ateliers, mais qu'il existe des points de contacts témoignant, en Bretagne, d'une sensibilité aux influences artistiques du moment.
Les visages se caractérisent par des nez aux fortes narines, par des lèvres inférieures épaisses et par une ligne sourcilière longue et puissante, sous un front court et des cheveux presque crépus. Ces visages viennent ainsi frôler la monstruosité.
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Blochet BS.4. Buste nu de femme aux lèvres épaisses et à la poitrine développée.
Elle est coiffée d'un bandeau au dessus d'un voile qui serre son menton. Ce buste se greffe sur des éléments décoratifs en volute.
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S4: Homme serrant un tonnelet ( 1552).
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Le buveur, figure de l'intempérance, est encadré par deux grylles, personnages chimériques barbus à queue en feuille de lotus, dont la bouche crache une créature semblable.
Les exemples de ce type de tonneau, ou de figures d'ivrognes, ne manquent pas :
Scène d'ivrognerie autour de tonneaux à Notre-Dame de Grâces (1506-1508)
Scène d'ivrognerie au tonnelet à l'église de Loguivy-Plougras (1551-1557)
Scène d'ivrognerie des sablières sb4 de Bodilis en 1574.
blochet au tonnelet à la chapelle Notre-Dame des Cieux d'Huelgoat en 1580.
Buveur au tonnelet en about de poinçon de la chapelle Saint-Tugen de Primelin (ca 1535 ?)
Buveur au tonnelet des crossettes de Confort-Meilars (ca 1528).
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La frise alterne des volutes, des têtes reliées par des anneaux aux volutes, des sortes de monogramme,et des petits cuirs découpés (cuirs qui se développeront à Kerjean pour devenir une marque de fabrique du Maître de Pleyben, mais qui proviennent de l'École de Fontainebleau). Les masques aux yeux caves transpercés par des anneaux sont un nouvel exemple de la perte de réalisme. Ils se retrouvent en Sb4 sur les sablières de Bodilis (Maître de Pleyben,1574), juste a à coté de la scène d'ivrognerie.
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Blochet BS.5 : une vache tenant un phylactère par ses sabots.
C'est peut-être un bœuf. Et pourquoi pas celui de saint Marc, si on y tient. Pas moi.
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S5: Musiciens (cornemuse et tambourin) ( 1552) et charrette de futailles.
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La scène à six personnages et deux animaux est riche, d'autant que la frise inférieure n'est plus strictement décorative.
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Les musiciens.
Le regard est attiré d'abord par les deux musiciens. Celui de droite joue d'une cornemuse, dont le bourdon, orné d'une ruban en boucle, est posé sur l'épaule. Les deux mains sont posés sur le hautbois.
http://jeanluc.matte.free.fr/fichio/rochemaur.htm
Son compagnon joue d'un tambourin avec deux baguettes.
Une main surgie de nulle part leur tend un verre de vin.
Ils sont chacun coiffé d'un bonnet à plume.
En fait, nous ne voyons que leur tête, leur buste et leurs bras, qui s'implantent sur une queue de plume ou de feuilles.
Derrière chacun d'entre eux, une tête de profil (coiffée d'un bandeau ou d'un bonnet) et le haut d'un buste.
Le Maître de Pleyben a sculpté plusieurs sonneur de cornemuse :
En blochet pour la nef de l'église de Pleyben vers 1571.
En about de poinçon pour la croisée du transept de la même église de Pleyben. (avec le bourdon à l'épaule gauche)
En about de poinçon de l'église de Bodilis (ca 1574)
En about de poinçon de l'église de Saint-Divy (ca 1570-1580)
En about de poinçon de la chapelle du château de Kerjean (1570-1580)
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Sur la frise, un cheval est attelé à une charrette dont on a déchargé deux tonneaux.
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Aux extrémités, deux renards montrent leur tête, mais là encore empanachée de feuilles-plumes.
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Blochet BS.6. Ange tenant deux clous.
Pas de photo.
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S6 : Inscription "Jacques Le Men 1552" ( 1552).
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Entre deux gueules de chien ou de loups (au corps végétalisé), deux anges allongés et volants tiennent d'une main un phylactère, et de l'autre un blason au lion dressé.
L'inscription dit ;
PIL E LACLE LE MEN / LAN MVLII
ce que je transcris par "[Fiacre] Le Men l'an 1552".
Le déchiffrage des premiers mots, et notamment de LACLE, est difficile. Faut-il lire IACIE pour ce rapprocher de IACQUES ? Ou plutôt lire FIACRE LE MEN, en s'inspirant de l'inscription nord , et en assimilant le E (quatrième lettre) à un F ?
(La généalogie Brenéol rapporte un Fiacre le Menn, mais il est né à Plouvien en 1680)
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Nous retrouverons ce "Fiacr Menn" sur la sablière N6 sur une inscription où son nom est suivi d'un G qui le désigne comme gouverneur, chef de la fabrique paroissiale.
Je ne le retiendrais comme auteur des sculptures que si la mention " a fait faire" était présente. Dans le cas contraire, je le tiens pour le fabricien. Sa fonction était-elle précisée par le début "PIL E" ?
Un autre argument pour y voir un fabricien local est que le bénitier de kersanton du porche sud porte l'inscription A. MEN. Bien que, là encore, certains y voient le nom du sculpteur et d'autre celui d'un donateur, la présence du même patronyme sur deux chantiers différents, l'un en pierre, l'autre en bois, plaide pour deux fabriciens d'une même famille aisée de la paroisse. Le porche sud ne porte pas de date, mais on l'estime entre 1530 et 1540 (E. Le Seac'h), 1530 et 1550 (Abgrall 1183 et 1911) ou 1550 (Apève) : donc sans doute antérieur mais presque contemporain de ces sablières. Cela avait déjà été remarqué avant moi par L. Lécureux en 1914 ("un bénitier de granit à pans coupés , dont l' inscription en gothique A : MEN indique certainement le nom du donateur, que l' on retrouve, sur une sablière du bas-côté sud , orthographié Menn.") puis en 1919 "Nous noterons enfin, dans le bas-côté sud, au revers du trumeau de la porte, un bénitier en granit à pans coupés portant l'inscription en lettres gothiques A : MEN qui représente certainement le nom du donateur. Celui-ci est peut-être le même que Alaër Menn. — Alaer ou Alar est le nom d'un saint breton que l'on a fini par confondre avec saint Éloi — dont nous avons vu le nom figurer sur la sablière du bas-côté nord."
Si les archives ne permettent pas de retrouver des identités au XVIe siècle, le patronyme LE MEN ou LE MENN est attesté à Ploudiry (la paroisse à laquelle La Roche-Maurice appartient) sitôt que les généalogistes disposent d'actes . C'est bien le nom d'un paroissien.
Le blason montre les armoiries des seigneurs du Léon, dont les héritiers furent les vicomtes de Rohan.
La date est également problématique, en raison de l'avant-dernière lettre qui, en 2011, apparaissait comme un R. Néanmoins, cette date 1552 est donnée sur le site de l'entreprise Le Ber, qui, lors de la restauration, a pu faire la part entre les lettres réellement gravées, et les parties peintes postérieurement.
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Les photos de 2011.
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UNE RUPTURE DE STYLE.
Au delà de la sixième pièce de sablière, ( correspondant, dans la nef, au franchissement du jubé), nous assistons à un changement de style, dont le critère le plus objectif est l'interruption de la frise inférieure. Il y a changement stylistique, et les scènes figurées complexes et fantasques laissent la place à des éléments ponctuels sur une pièce de bois non sculptée par ailleurs : bustes d'hommes ou d'anges, hommes au phylactère. Le changement d'atelier est manifeste.
La même rupture survient également sur le bas-coté nord au delà de la 6ème travée, qui reprend sans variété les mêmes anges et les mêmes hommes au phylactère.
Cela correspond-il à une réalisation plus tardive (ou antérieure au contraire) ?
Sophie Duhem mentionne un atelier de l'église de Plonévez-du-Faou, également actif à Combrit, qui adopte ce style ( assez banal et répétitif), dont j'ai décrit une réalisation sur la chapelle sud dite du Rosaire de Notre-Dame de Roscudon à Pont-Croix.
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Blochet BS 8. Vache.
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Blochet BS 8. Diable au phylactère.
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S8 : Têtes d'hommes coiffés de bonnet carré.
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S9 : deux bustes d'anges.
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Blochet BS.9. Aigle au phylactère.
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S10 : Deux bustes d' hommes présentant des phylactères.
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Blochet BS.10 : Ange au phylactère.
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SOURCES ET LIENS.
—BROUCKE (Paul-François), MAUGUIN ( Michel) ) 2006. Les prééminences armoriées des Rohan au tympan de la maîtresse-vitre de l'église Saint-Yves, La Roche-Maurice (Finistère), Bulletin de la Société archéologique du Finistère.
https://www.shabretagne.com/scripts/files/58ac1051308735.01528915/2012_03.pdf
—BROUCKE (Paul-François), 2012, "L’emblématique de la maison de Léon aux XIIe-XIVe siècles et les prééminences de Daoulas et La Roche-Maurice aux XVe-XVIe siècles", Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne , Congrès de Brest SHAB pages 59-82. En ligne :
http://www.shabretagne.com/scripts/files/58ac1051308735.01528915/2012_03.pdf
— COUFFON (René), LE BARS (Alfred), 1988, La Roche-Maurice, in Nouveau répertoires des églises et chapelles du diocèse de Quimper
http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-Couffon/ROCHEMAU.pdf
"Les sablières portent les inscriptions suivantes : " IA(N). LE. BOELL. G. AN. LAN. MIL VcLXI/A. ROLLAND. 1559/1561. H. H. ELAERE. LE. MEN. "
— DUHEM (Sophie), 1997, Les sablières sculptées en Bretagne: images, ouvriers du bois et culture paroissiale au temps de la prospérité bretonne, XVe-XVIIe s. ... Sophie Duhem ; préf. d'Alain Croix. Vue : ... Publication, Rennes :Presses universitaires de Rennes, 1997 : thèse de doctorat en histoire sous la direction d'Alain Croix soutenue à Rennes2 en 1997.
— LECLERC (Guy), 2012, La Roche-Maurice, église Saint-Yves et ossuaire, Mémoires de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne , Congrès de Brest SHAB pages 699-711. En ligne :
http://www.shabretagne.com/scripts/files/58e3e365148ef0.21808328/2012_31.pdf
— LÉCUREUX (Lucien), 1914, Congrès archéologique de France.
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4224131z/f218.image
— LÉCUREUX (Lucien), 1919, Congrès archéologique de France à Brest et à Vannes.
http://www.infobretagne.com/roche-maurice-eglise-ossuaire.htm
Le calvaire de la chapelle de Quillidoaré à Cast. Et si c'était le plus beau ?
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1°) Voir sur la commune de Cast :
— Sur cette église Saint-Jérôme de Cast :
La Conversion de saint Hubert (kersanton, v. 1525, Maître de Cast) de l'église de Cast.
2°) Sur les calvaires du Finistère : utilisez l'onglet "rechercher".
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PRÉSENTATION.
Le calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré n'a pas fait l'objet de publication ou d'étude spécifique. Emmanuelle Le Seac'h ne le cite pas dans son très complet catalogue des ateliers de sculpture sur pierre de Basse-Bretagne. Yves-Pascal Castel le décrit ainsi dans son Atlas (je développe les abréviations et le texte):
Chapelle de Quillidouaré, calvaire en kersanton de 6 mètre de haut, datant du milieu XVIe siècle, peut-être par l'atelier Fayet (?). Le fût à pans est dressé sur une base octogonale à trois étages, et un socle cubique portant la date de 1781. En lettres gothiques : G LE GAC F.. À la base du fût, un groupe N.-D. de Pitié du coté est et un Christ attendant le supplice à l'ouest. Un croisillon mouluré porte les statues géminées: Jean/un apôtre, et de Vierge/Madeleine. Croix à branches rondes, fleurons à godrons, crucifix, un ange au sommet [tenant le titulus].
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Je peux vérifier la validation de cette description pour les données objectives, mais je m'interroge sur celle de la datation, et de la suggestion d'attribution à l'atelier Fayet.
On sait que Y.-P. Castel a donné ce nom à l'auteur du calvaire de Lopérec daté de 1552 (?). Ce sculpteur est en tout point assimilable à l'atelier de Bastien et Henry Prigent, actif à Landerneau entre 1527 et 1577. Il s'en distinguerait par l'introduction d'anges recueillant le sang du Christ dans des calices tout en volant. Fayet aurait été actif de 1552 à 1563 comme compagnon de l'atelier des Prigent, réalisant, outre le calvaire de Lopérec, la partie haute de celui du cimetière de Laz (1563), le Christ mutilé de Coat-Nan à Irvillac, les vestiges de crucifié du Doyenné du Folgoët, les vestiges de crucifié du calvaire de Notre-Dame de Lorette à Irvillac, les vestiges de crucifié du pignon de l'école du Tromeur de Landerneau et 8 scènes en grès feldspathique du calvaire de Pleyben (catalogue E. Le Seac'h).
Si le Christ (avec ces cheveux en mèches décollées des épaules, par exemple), peut évoquer ceux de l'atelier des Prigent, les statues géminées m'apparaissent d'un raffinement relevant d'avantage du XVIIe. Mais je suis confiné dans la solitude de mes recherches en ligne ou dans ma bibliothèque, sans rien trouver d'autre sur ce calvaire.
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L'inscription.
L'inscription en lettres gothiques LE GAC F. (pour "fabrique"), (que je n'ai pas remarquée lors de ma visite) peut-elle nous aider ?
Si on suppose que le G. correspond au prénom Guillaume, nous pouvons rechercher Guillaume Le GAC en généalogie à Cast. La recherche est fructueuse, précisant l'existence d'un individu né vers 1610 et mort en 1662. Après un premier mariage à Briec, il épousa à Cast vers 1652 Adelice Bihan. Mais il existe d'autres candidates, et la datation ne peut s'appuyer sur cet indice.
https://gw.geneanet.org/villadesresedas?n=gac+le&oc=4&p=guillaume
https://gw.geneanet.org/villadesresedas?n=gac+le&oc=1&p=guillaume
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Un calvaire désorienté.
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Ce qui est toujours étonnant, c'est de constater que le calvaire ne respecte pas la règle d'orientation, qui est plus exactement une règle d'occidentation : le Christ en croix entouré de la Vierge à sa droite et de Jean à sa gauche devrait être tourné vers le couchant, vers l'ouest, symbole de sa mort annonçant, comme pour l'astre solaire et son lever après la nuit, sa résurrection. Le nombre de calvaires qui ne respectent pas, pour au moins l'un des trois personnages, ce principe très simple, est confondant.
Ici, en effet, c'est toute la croix et le croisillon qu'on voudrait faire pivoter de 180° sur le fût pour tourner le crucifix vers l'ouest ; mais alors, la Vierge serait à gauche du Christ. Il faudrait alors plutôt tourner chaque statue géminée, et la croix, de 180°, et tout irait bien. Et hop !
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Comme le calvaire de l'église de Cast, celui-ci est défiguré par les serpentins, moires et les efflorescences des lichens blanchâtres.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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LA FACE OCCIDENTALE. MARIE-MADELEINE ET JEAN ; LE CHRIST AUX LIENS.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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Marie-Madeleine.
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La statue est géminée avec celle de la Vierge.
La sainte tient le flacon d'aromates de la main droite et soutient le pan droit de son manteau de la main gauche.
Son visage, aux traits délicatement sculptés, est d'une beauté remarquable. Le front est dégagé, le regard volontaire, le nez droit, la bouche esquissant une moue.
L'un des critères stylistiques repose sur les mèches de cheveux, qui descendent devant les épaules en volutes successives : une manière qui ne se retrouve pas sur les productions des divers ateliers de Basse-Bretagne, sous réserve d'un inventaire plus complet que celui que j'ai mené. Aucun bandeau, aucun voile n'est visible.
Le manteau est retenu au dessus de la poitrine par une sangle de tissu. La robe à l'encolure ras du cou est ajustée au niveau du buste, et plissée sous la ceinture.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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Saint Jean.
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Y.-P. Castel ne précise pas son identité et dit : "un apôtre". C'est en effet un apôtre car il a les pieds nus et qu'il tient un livre. Mais le seul apôtre qui soit imberbe est Jean.
Les réticences à lever son anonymat vient du fait qu'il est géminé ... avec lui-même. Mais c'est également le cas à l'église de Cast, sous le ciseau de Roland Doré.
L'évangéliste le dispute en beauté et en caractère avec Marie-Madeleine. Sa prestance vient sans doute de sa façon d'incliner la tête à gauche en levant le menton.
Sous le menton, la tunique plissée, serrée par une ceinture, montre ce petit détail d'une fente brève à l'encolure. Mais ce n'est pas celle, à deux languettes et deux boutons, du Maître de Plougastel, ni celle en huit à deux ou trois boutons des Prigent.
Les cheveux ont tout autant bénéficié du fer à lisser que celle de la Madeleine ; les bouclettes du front semblent ruisseler en cascade.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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Le Christ aux liens.
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La combinaison du Christ aux liens d'un coté, invitant le fidèle à la compassion pour le Christ souffrant, et de la Vierge de Pitié de l'autre face, est très courante dans les calvaires bretons.
Le Christ est assis, vêtu du manteau qui se moque de sa royauté, couronné d'épines, et les mains liées. La bouche entrouverte témoigne de ce qu'il endure.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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LA FACE ORIENTALE. LE CHRIST CRUCIFIÉ ENTRE LA VIERGE ET JEAN ; LA PIETA.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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Le Christ en croix.
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Il a, je l'ai dit, les caractères des crucifiés de l'atelier Prigent.
Au dessus de lui, un ange dont la tête s'encadre dans le coude de ses ailes, tient le titulus ; son sourire est charmant.
Les quatre lettres INRI sont d'une élégance rare : le fût des I sont perlés et les courbes du R sont parfaites;
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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La Vierge.
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Elle est voilée et porte la guimpe, comme toujours C'est peut-être la statue plus banale, bien que la courbe du manteau, qui descend d'un seul pan à droite et fait retour sous le poignet droit, est très graphique.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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Je tente de vérifier que l'artiste n'a pas sculpté des larmes sous sa paupière.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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Saint Jean.
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La main sur la poitrine, le livre tenu par la main gauche qui retient aussi le pan du manteau, la robe et sa fente en ampoule à l'encolure, c'est, presque, le sosie du saint Jean auquel il est adossé. Pourtant, le sculpteur a commis sept erreurs en copiant son modèle ; la plus évidente est que le manteau recouvre complètement l'épaule droite. Mais l'allure générale est celle d'un homme inquiet et souffrant ; notamment car le regard est dirigé vers la gauche.
La chevelure est toujours wavy et s'aère dans son tiers inférieur.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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La Pietà.
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Les Vierges de Pitié en kersanton sont nombreuses, avec des attitudes variées pour le personnage du Christ.
Ici, le Christ est assis, très bas, le dos très cambré appuyé sur le genou et la jambe de sa Mère, avec les jambes tendues et horizontales. Les pieds sont croisés.
Le bras droit descend vers le pied chaussé de Marie, mais il n'est pas, comme ailleurs, tendu, mais au contraire fléchi au coude.
Le bras gauche, le long du corps, est soutenu par la Vierge. Celle-ci se penche vers son Fils.
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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Comparez avec :
http://www.lavieb-aile.com/2019/06/ploeven-iv.les-pieta-de-l-eglise.html
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Calvaire de la chapelle Notre-Dame de Bonne-Nouvelle à Quillidoaré, Cast. Photographie lavieb-aile mars 2020 .
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SOURCES ET LIENS.
— CASTEL (Yves-Pascal), 1980 , Atlas des croix et calvaires du Finistère.
http://croix.du-finistere.org/commune/cast.html
— CASTEL (Yves-Pascal), 2001, Les Pietà du Finistère. numéro 69 de la revue Minihy-Levenez de juillet-août 2001. L'auteur y étudie une centaine de Pietà et de Déplorations.
http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/204bbff59e0b1d6cf65264a34d22701f.pdf
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