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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 10:46
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Published by Jy Cordier
23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 10:09

            Les 45  bannières le Minor :

 

N.B Je place ici cet article débuté en avril 2012 et réactualisé depuis. Je remercie Monsieur Gildas Le Minor qui a bien voulu me communiquer la liste des bannières sorties des ateliers dirigés par sa grand-mère, par son père puis par lui-même dans ce qui dessine une très belle aventure artistique et spirituelle ancrée dans le pays breton. Aventure désintéressée ? Que non ! Il obtient, dit-il, une indulgence d'un an de purgatoire à chaque bannière réalisée !

 

 

  Jadis, les bannières étaient réalisées en série, et les fabriciens ou le recteur commandaient une bannière de Sainte-Thérèse, du Sacré-Coeur, de Jeanne-d'Arc, ou de leur saint patron dont il fallait préciser s'il s'agissait d'un ou d'une martyre, ou d'un saint-évêque : c'est la mention du nom qui différait. Mais depuis 1953, où l'entreprise de broderie à la main Le Minor et l'artiste Pierre Toulhoat s'unirent pour créer la bannière de Locronan, tout a changé, et chaque bannière est une vraie création artistique. C'est aussi, à chaque fois, une aventure humaine et spirituelle, lors du financement, de la conception, du choix de l'artiste, des retouches, ou, enfin, de la bénédiction lors du pardon. 

   N'ayant vécu aucune de ces aventures, j'ai parfois réussi à retrouver quelques informations sur l'histoire de ces bannières, dont l'attrait pour les Associations de sauvegarde ou les équipes paroissiales a été croissant.

 

I. La Maison Le Minor à Pont-L'Abbé.

 

   Les origines de Le Minor seraient à peu-prés les mêmes que celles de la confection de dentelles en pays bigouden : rappelons que c'est pour faire face à la famine de 1845-1849 en Irlande, the Irish Potato Famine liée au mildiou, que se développa la guipure d'Irlande au crochet, puis que, face à la crise sardinière en Cornouaille en 1903, des femmes remarquables, dames d'oeuvre préoccupées de la misère qui s'abat brutalement dans les familles de pêcheurs, reprennent les techniques dentellières au fuseau et à l'aiguillée que religieuses et femmes du monde expertes en ouvrage de dame avaient transposées au crochet et créent des ateliers de dentelle dans un pays qui ignorait cette tradition afin d'apporter un complément de ressources aux ménages. En 1911, ce sont plus de 4000 ouvrières qui s'adonnent à cette activité en Bretagne Sud. Leur travail fut commercialisé dans le monde entier.

 

   En 1936, Anne-Marie Cornic (28 janvier 1901 à Plonevez-Porzay-Pont-L'Abbé 1984), fille de commerçants en costumes bretons et épouse du patron des Grands Moulins de Pont-L'Abbé Louis Le Minor, préoccupée de voir disparaître le costume breton traditionnel et les compétences des brodeuses et tisserands, et de savoir que les femmes employées dans les conserveries manquaient de travail une fois la saison finie, ouvrit un atelier d'habillage de poupées. Présent dès l'année suivante à l'exposition universelle de Paris, l'atelier acquiert un réel succès auprès de l'écrivain Colette, de clients aussi célèbres que Caroline Kennedy, Eisenhower ou le Prince Rainier de Monaco, avec une collection de 250 modèles différents, tous réalisés de manière entièrement artisanale et traditionnelle.

 

  La production profite des Congés payés, les vacanciers prenant l'habitude de ramener des régions où ils séjournent une poupée qu'ils offrent ou qu'ils collectionnent. De 1937 à 1980, ce sont même 400 modèles de costumes bretons et d'autres régions de France ou des pays étrangers qui habillent les poupées : costume adulte ou d'enfant, costumes historiques, mignonettes de chez Petitcollin, Nobel, Jumeau, SFBJ, Huard ou Clelia, poupons ou poupées de taille variée sortis d'un atelier qui emploie 400 salariés en 1945. 

      La pénurie de celluloïd incite l'entreprise à se diversifier durant la Seconde Guerre Mondiale en se tournant vers la broderie à la main, produisant du linge de table, des sacs, des costumes folkloriques. C'est l'époque où Mathurin Méheut dessine la nappe "La mer". En 1947, Pierre Toulhoat dessine le célèbre foulard Penmarc'h, vite indissociable du costume bigouden. En 1950, Madame Le Minor lance une gamme de bustes et de coiffes miniatures.

       Dans les années 1970, Madame Le Minor confie l'entreprise à ses deux fils Jacques et Jean ; la production du kabig le Minor, vêtement traditionnel des goémoniers en drap de laine à l'aspect feutré fait la renommée de l'entreprise qui compte près de 500 salariés. En 1982 la Manufacture de Bonneterie Lorientaise rachète la marque et produit toute la partie vestimentaire, mais en 1987, le petit-fils Gildas Le Minor reprend la confection de broderie main et le linge de table (une vingtaine de gamme d'imprimé et autant de brodés).

      On trouve aujourd'hui au 5 quai Saint Laurent à Pont-L'Abbé la Boutique Le Minor, avec un choix de nappes, sets de table, torchons, plateaux, panneaux brodés, mais produisant aussi des vêtements sacerdotaux et des bannières, ou des costumes traditionnels pour les particuliers ou les cercles celtiques.

 Le Minor et la création artistique.

   La société a su collaborer avec des artistes et des designers réputés : Pierre Toulhoat, Mathurin Méheut qui a signé la première nappe imprimée, René-Yves Creston à l'origine du lancement du "kabig", Nelly Roddi qui conçue la ligne Pont-L'Abbé de linge de table imprimé, Gaëlle Le Fur, Jacques Godin, et la styliste Gwen Le Gac avec sa collection "sardines".

   Les tapisseries brodées ont été conçues pour reprendre à l'aiguille les motifs des tapisseries de basse-lisse de Dom Robert, ami de Jean Lurcat. Elles partagent avec les tapisseries d'Aubusson le privilège du statut et de l'appellation d'oeuvre d'art , entièrement à la main, tirage limité à huit exemplaires portant chacun la signature de l'artiste et un numéro. Outre Dom Robert, les oeuvres ont porté les signatures de Picart Le Doux, Simon Chaye, Alain Cornic, François Lesourt, Jean Renault, Dominique Villard, Caly, ou Patrice Cudennec.

Les brodeuses et brodeurs :

Jean-Michel Pérennec est employé depuis 1989 à la broderie à la main, alors que Patricia Cassard s'occupe de la broderie sur machine Cornely.

 

Le Bolduc.

Bolduc ? drôle de nom, qu'est-ce-que c'est que ce truc ? Vite, mon dictionnaire breton : rien. Cherchons dans le Wiktionnaire :

"Ruban décoratif pour ficeler et enrubanner des paquets contenant des cadeaux, etc. Étymologie :  Altération de Bois-le-Duc (’s-Hertogenbosch), ville du Brabant septentrionale en Hollande, où l'on fabriquait ce type de ruban. Dès le XVIIe siècle le nom fut altéré en bolduc (en linguistique, cet amuïssement est nommé syncope)."  

Des rubans ? Je cherche des images bien nettes sur le net : "Dévidoires à Bolduc". Bolducs de mariage" .

 

       

 

Quel rapport avec les bannières ? Cherchons encore :

 « bolduc » : un certificat d’authenticité comportant un numéro d’enregistrement, la signature du lissier et celle du représentant officiel de la certification,
Le bolduc est une pièce de tissu ou de papier toilé cousu sur l’envers d’une tapisserie contemporaine.

 

Le décret 67-454 du 10 juin 1967 prenant effet le 1er janvier 1968, a été décidé pour les tapisseries entièrement tissées à la main sur les métier haute et basse lisse dont le tirage est limité à 8 exemplaires y compris les exemplaires artiste. Une tapisserie d’Aubusson récente (copie d’ancien ou création contemporaine) est accompagnée de son bolduc.

Les bannières de la Maison Le Minor étant des œuvres d'art, elles portent chacune à leur revers leur Bolduc ou Certificat d'authenticité.

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II. Les bannières Le Minor :    

 

N;b : le lien en dessous de chaque titre renvoie à un article plus complet de mon blog.

 

N° 1. Locronan : 1953, Pierre Toulhoat :

Ce fut la première : il y en a plus de quarante aujourd'hui.

Ma visite de Locronan : les bannières.

 

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2. Sainte-Anne d'Auray, A. Bouler, 1954 .

Sainte-Anne d'Auray : les bannières.

 

bannieres 4312c

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3. Saint-Jean-du-Doigt, 1957, Jo Le Corre :

Les inscriptions et les bannières de l'église de Saint-Jean-du-Doigt.

  Ses deux faces sont consacrées à saint Jean-Baptiste, sans inscriptions.

banniere 3454c

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4. Pont L'Abbé, église des Carmes, 1960, Le Bouler :

L'église Notre-Dame des Carmes à Pont-L'Abbé habillée par Le Minor.

 

pont-labbe-eglise-carmes 2412 x

pont-labbe-eglise-carmes 2414cx

 

 

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5.  SANTE BERNADETTE / CONFORS MEILARS / 1960.

 

6 ) SAINT SIMILIEN / NANTES / 1965 / P.TOULHOAT

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7) ND DU DRENNEC / CLOHARS FOUESNANT / 1984.1985 / P.TOULHOAT

 

La bannière Le Minor de la chapelle du Drennec en Clohars-Fouesnant (29). ​

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8. Combrit, chapelle Sainte-Marine, 1987, P. Toulhoat :

Chapelle Sainte-Marine à Combrit : la Vierge allaitante et la bannière Le Minor.

banniere 2587c

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9) ST CORENTIN. ST POL / DIOCESE QUIMPER / 1988 / P.TOULHOAT

 

10) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY / 1990 / A.BOULER

 

11) SAINT EFFLAM / KERVIGNAC / 1990 / P.TOULHOAT

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 12. Saint-Nic, église Saint-Nicaise, 1990, Pierre Toulhoat.

La bannière paroissiale de Saint-Nic (29).

                           banniere 7973c

 

                       MG 7951c

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 13) SAINT ROCH / LOCADOUR / KERVIGNAC / 1991 / P.TOULHOAT

 

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14.Le Faouët, chapelle Saint-Fiacre, 1991, Toulhoat :

 

  Elle représente au recto saint Fiacre  patron des jardiniers avec sa bêche, la chapelle Saint-Fiacre à ses pieds. On lit A.D 1991, Toulhoat Le Minor.

 Le verso est consacré à la Vierge et à la paroisse du Faouët.

 

banniere 3313c

 

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Un beau détail de passementerie : 

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14) SAINT FIACRE / LE FAOUET / 1991 / P.TOULHOAT

 

15) SAINT KERRIEN / QUERRIEN / 1992 / P.TOULHOAT

 

16) SAINT ANNE / GUIMILIAU / 1992 / P.TOULHOAT

 

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17. Saint-Jean-Trolimon, Chapelle N.D.de Tronoën, 1993, Pierre Toulhoat.

Carton de Pierre Toulhoat. Brodeuse Cécile le Roy.

Inscription : 

TRONOEN Ravo Gant Gwaz Jezuz Diwallet Va Ene Evid Ar Vuhez Peurbaduz.

PARREZ SANT YANN AD 1993 Le Minor /Toulhoat . PAOHA SERGENT PERSON

 

saint-jean-trolimon 8499c

 

saint-jean-trolimon 8500c

 

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18) BAPTÊME DU CHRIST / BATZ SUR MER / 1997 / P.TOULHOAT

 

19) SAINT TRECHMEUR / GUERLESQUIN / 1997 / P.CAMUS

 

20) SAINTE ANNE / HOSPITALIERS DU FINISTERE / 1997

 

21) SANTEZ BARBA / LENNON / 1998 / Bruno LE FLOC'H

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22. Plogonnec, chapelle de La Lorette, 1998, P. Camus

Carton de P. Camus.

Brodeur : J.M. Pérennec.

Commanditaire : Les Amis de La Lorette.

Recteur en fonction: G. Léon.

                    la-lorette 5585c

 

                       la-lorette 5586v

 

 

23) BANNIERE DU TRO BREIZ / SAINT POL DE LEON / 2000 / J.RENAULT

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24) SANT ALAR / LANHOUARNEAU / 2002 / C.LE FUR

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25) SANT TELO / LEUHAN / 2004 / Y.G.MOULLEC

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26) SANT C'HIREG / PERROS GUIREC / 2005 / P.CUDENNEC

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27. Lanrivain, chapelle N.D du Guiaudet, 2006:

Cartonnier : ?

Brodeur : J.M. Perennec

Commanditaire : Association de Sauvegarde du Guiaudet, "l'abbé Caroff étant recteur".

 

bannieres 3604cc

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bannieres 3605c

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DSCN3718

 

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28) SAINT MARCEL / SAINT MARCEL / 2006

 

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29. Plougasnou, église Saint-Pierre, Jakes Derouet, 2006 :

Compléments sur l'église Saint-Pierre de Plougasnou :

  La face principale represente le patron de la paroisse en tricot rayé avec son filet de pêche, alors que le verso est consacré à saint Samson. Le certificat d'authenticité honore les brodeuses, A.M. Fleiter et P. Cassard.

  Patricia Cassard est, chez Le Minor, particulièrement chargée des broderies sur machine Cornely.

                banniere 3552c

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                     banniere 3567c

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DSCN3626

 

 

 

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30. Locronan 2007, Pierre Toulhoat :

Ma visite de Locronan : les bannières.

bannieres 3899c

 

 

31 . N° 31 :  2008 :  Pleyben, chapelle de Lannelec : Jakes Derouet :

Vierges allaitantes VII : Chapelle de Lannelec à Pleyben, la Vierge.

vierge 9415c

 

                        vierge 9417c

 

 

 

32. 2008 :  église Saint-Pierre de Plonevez-du-Faou, Annick Quéffellec :

L'église Saint-Pierre de Plonevez-du-Faou : bannières

              bannieres 0101c

 

         bannieres 0105c

 

 

 

33) ND DES CROIX SEPT SAINTS / ERQUY / 2010 / R.BUDET

 

34) SAINT VENDAL / POULDAVID / 2010 / B.OLLIVIER

 

 

35. 2008 : chapelle de la Madeleine à Penmarc'h, Jakes Derouet :

                       banniere 2916c

 

                      banniere 2975c

 

 

36) ND DE LA PAIX / LE POULDU-CLOHARS CARNOET /2012 / C. HUART

 

37) SAINT FIACRE / PLOUHINEC MORBIHAN / 2012 / J. DEROUET

 

38) SAINTE ANNE DU PAYS BLANC / LA TURBALLE / 2012 / J. DEROUET

 

39.  2014, Chapelle de Saint-Trémeur au Guilvinec Jakes Derouet.

Les deux bannières de St-Trémeur au Guilvinec.

Carton Jakes Derouet, Brodeur Jean-Michel Pérennec. Commanditaire Association Gwarez chapel sant Trevel.

                 bannieres 0648c

 

                          bannieres 0653c

 

40.  2013, Sainte-Anne-la-Palud à Plonevez-Porzay, D. Passard.

La bannière Le Minor de Sainte-Anne-la-Palud.

 

                            247c

 

                       255c

 

 

 

 

41) ANNE DE BRETAGNE / ASSOCIATION BRETONNE 1843 / 2014 / J.DEROUET

Voir : bannière de l'Association Bretonne

 

 

42. Août 2014 : Guidel, les Sept chapelles. Patrice Cudennec. 

  La bannière Le Minor de Guidel.

                          022c

 

 

                                   012c

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 43) SAINT YVES / LE POULIGUEN / 2014 / P. CUDENNEC.

http://www.lavieb-aile.com/2019/05/la-banniere-le-minor-de-la-paroisse-saint-yves-de-la-cote-sauvage.html

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photo lavieb-aile

 

 

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Photographie lavieb-aile

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44) SAINT-YVES-DES-BRETONS à Rome. ​

http://styvesdesbretons.canalblog.com/

 

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45. NOTRE-DAME LA BLANCHE À GUÉRANDE. Dominique Passat 2016.

http://www.lavieb-aile.com/2019/08/la-banniere-le-minor-de-guerande.html

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Photographie lavieb-aile août 2019.

Photographie lavieb-aile août 2019.

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Photographie lavieb-aile août 2019.

Photographie lavieb-aile août 2019.

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Et ce n'est pas fini !

Plougastel-Daloulas, carton de Dominique Plassat.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/plougastel-daoulas-29470/avec-son-association-les-bannieres-revivent-5136329

 

 

 

liste récapitulative : 

 

LISTE DES BANNIÈRES REALISÉES AUX ATELIERS LE MINOR

DEPUIS 1953

 

 

1) SAINT CORENTIN / LOCRONAN / 1953 / P.TOULHOAT

 

2) SAINTE ANNE / AURAY / 1954 / A.BOULER

 

3) ND DES CARMES / PONT-L'ABBE / A.BOULER

 

4) SANTE BERNADETTE / CONFORS MEILARS / 1960

 

5) SAINT JEAN BAPTISTE / SAINT JEAN DU DOIGT / 1965 / J.LE CORRE

 

6 ) SAINT SIMILIEN / NANTES / 1965 / P.TOULHOAT

 

7) ND DU DRENNEC / CLOHARS FOUESNANT / 1984.1985 / P.TOULHOAT

 

8) SAINT MARINE / COMBRIT / 1987 / P.TOULHOAT

 

9) ST CORENTIN. ST POL / DIOCESE QUIMPER / 1988 / P.TOULHOAT

 

10) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY / 1990 / A.BOULER

 

11) SAINT EFFLAM / KERVIGNAC / 1990 / P.TOULHOAT

 

12) SAINT NICAISE / SAINT NIC / 1990 / P.TOULHOAT

 

13) SAINT ROCH / LOCADOUR / KERVIGNAC / 1991 / P.TOULHOAT

 

14) SAINT FIACRE / LE FAOUET / 1991 / P.TOULHOAT

 

15) SAINT KERRIEN / QUERRIEN / 1992 / P.TOULHOAT

 

16) SAINT ANNE / GUIMILIAU / 1992 / P.TOULHOAT

 

17) ND DE TRONOEN / SAINT JEAN TROLIMON / 1993 / P.TOULHOAT

 

18) BAPTEME DU CHRIST / BATZ SUR MER / 1997 / P.TOULHOAT

 

19) SAINT TRECHMEUR / GUERLESQUIN / 1997 / P.CAMUS

 

20) SAINTE ANNE / HOSPITALIERS DU FINISTERE / 1997

 

21) SANTEZ BARBA / LENNON / 1998 / B.LE FLOC'H

 

22) ND DE LORETTE / PLOGONNEC / 1998 / P.CAMUS

 

23) BANNIERE DU TRO BREIZ / SAINT POL DE LEON / 2000 / J.RENAULT

 

24) SANT ALAR / LANHOUARNEAU / 2002 / C.LE FUR

 

25) SANT TELO / LEUHAN / 2004 / Y.G.MOULLEC

 

26) SANT C'HIREG / PERROS GUIREC / 2005 / P.CUDENNEC

 

27) SAINT GREGOIRE / LE GIAUDET. LANRIVAIN / 2006

 

28) SAINT MARCEL / SAINT MARCEL / 2006

 

29) SAINT PIERRE / PLOUGASNOU / 2006 / J.DEROUET

 

30) SAINT RONAN / LOCRONAN / 2007 / P.TOULHOAT

 

31) SAINT HERBOT / PLONEVEZ DU FAOU / 2008 / A.QUEFFELEC

 

32) ND DE LANNELEC / PLEYBEN / 2008 / J.DEROUET

 

33) ND DES CROIX SEPT SAINTS / ERQUY / 2010 / R.BUDET

 

34) SAINT VENDAL / POULDAVID / 2010 / B.OLLIVIER

 

35) ND DE LA MADELEINE / PENMARC’H / 2010 / J.DEROUET

 

36) ND DE LA PAIX / LE POULDU-CLOHARS CARNOET /2012 / C. HUART

 

37) SAINT FIACRE / PLOUHINEC MORBIHAN / 2012 / J. DEROUET

 

38) SAINTE ANNE DU PAYS BLANC / LA TURBALLE / 2012 / J. DER 0OUET

 

39) SAINT PIERRE – SAINT NICOLAS / LE GUILVINEC / 2013 / J. DEROUET

 

40) SAINTE ANNE LA PALUD / PLONEVEZ-PORZAY /2013 / D. PASSAT

 

41) ANNE DE BRETAGNE / ASSOCIATION BRETONNE 1843 / 2014 / J.DEROUET

 

42 ) SAINT PAUL-SAINT PIERRE / GUIDEL / 2014 / P. CUDENNEC

 

43) SAINT YVES / LE POULIGUEN / 2014 / P. CUDENNEC

 

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Published by jean-yves cordier
22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 21:31

Les deux bannières de la chapelle St-Trémeur au Guilvinec (29). J.M. Pérennec et Le Minor.

 

                        I. La bannière de 2008.

La charmante chapelle de Saint-Trémeur doit son nom à un saint breton du VIe siècle dont le nom, trech meur, signifie "le grand vainqueur". Il était le fils du terrible Conomor, comte du Poher et roi de la Domnonée.

Tu perds la tête, ma pauvre chérie !

Conomor le Maudit avait trouvé une élégante solution au problème de la contraception en tuant ses épouses à chaque fois qu'elles attendaient un enfant. Avec sa quatrième et dernière, Tréphine, fille de son alliè Warioch, ce fut une autre paire de manches car elle s'enfuit pour accoucher de son fils. Retrouvée par Conomor, qui la décapita illico, elle poursuivit sa route en portant sa tête jusqu'à ce que Saint Gildas ne la lui replace sur les épaules. 

Tu quoque mi filii.

Trémeur  fut alors confié par sa mère  au monastère de Rhuys pour y être élevé par saint Gildas.  Mais hélas,  Il fut tué par son père, qui l'ayant trouvé qui se promenait à la campagne, un dimanche après l'office, lui coupa la tête. Il fut enterré à Sainte-Tréphine près de Laniscat (Côtes-d'Armor). C'est alors qu'il devint, pour l'éternité, et pour le plus grand bien des migraineux, ce saint céphalophore qui, comme saint Denis, porte sa tête devant lui.

Vous connaissez cela, puisque je l'ai dèjà raconté en image lors de mon étape à la chapelle Sainte-Tréphine :  Chapelle Sainte-Tréphine à Pontivy.

Mais ce rappel était nécessaire pour ceux qui viennent d'arriver, afin qu'ils puissent comprendre la première bannière que commanda le Comité d'animation de la chapelle.

I. La face verte (couleur du coin de campagne où vous découvrirez la chapelle)

Sur une face, on voit, dans la famille Perlaboul, la mère, avec l'inscription SANTEZ TRIPHIN PEDIT EVIDOMP. 

Au dessous, on lit ANNO D(omini) 2008,

et de l'autre coté TRESADENN NEUDADUR J.M. PERENNEC, qui indique que Jean-Michel Pérennec (le brodeur de la maison Le Minor qui réalise toutes leurs bannières) s'est chargé non seulement de la broderie (neudadur) mais aussi du carton, le dessin (tresadenn). Et la réalisation de cette bannière n'est pas passée par Le Minor, mais de gré à gré entre J.M. Pérennec et le Comité.

                   bannieres 0647c

 

2) La face rouge (couleur du martyre et du sang).

SANT TREMEUR D'AN DUD AR VRO ROIT HO PENNOZ signifie " Aux gens du pays donnez votre bénédiction". Belle légende pour une bannière.

Le cruel Konomor est à gauche, sur son cheval blanc, avec une barbe rousse, et, comme dans un film d'épouvante, sa hache et son sabre tout dégoulinants de peinture rouge. 

De l'autre coté, son ennemi juré sant Gweltaz (saint Gildas) avec une barbe rousse lui aussi, et des lunettes noires qui ne doivent pas être faites exprès. Gildas n'a pas peur parce qu'il est protégé par la croix celtique ; il le nargue en faisant coucou de la main.

PARREZ AR GELVENEZ veut dire "paroisse du Guilvinec". 

Mais PA.OA.AN.AO G. CANN. PERSON est plus mystérieux, alors que cela signifie "Quand G. Cann était curé ". Georges Cann a été recteur du Guilvinec de 1997 jusqu'en 2009, date à laquelle il a été nommé à Gouesnou.

                       bannieres 0661c


                    bannieres 0662c

      Comparez avec la bannière de la chapelle Saint-Trémeur de Guerlesquin (sur Wikipédia) :

Le verso de la même bannière de Guerlesquin , coté Sainte Tréphine (sur Marikavel):

                          

 

                  II. La bannière de 2013.

 

  Pour les Guilvinistes, rudes marins-pêcheurs (Le Guilvinec est le premier port de pêche en France avec plus de 100 navires et plus de 400 inscrits) qui ont choisis pour armoiries de leur commune le  crabe de gueules senestré d'une langoustine du même,  et le bateau de pêcheur d'or  sur à la bande ondée d'argent et d'azur, cette histoire du fiston et de sa maman filant doux leur histoire de matriarcat fusionnel au détriment de l'amour conjugal ne les concerne peut-être plus beaucoup. Eux qui ont comme devise Dalc'h mad ! ("Tiens bon!") sont réputés avec leur tête bien vissée sur les épaules, des vrais penn-kalet, et, en confession, ils doivent sans-doute avouer que lorsqu'ils sont à bord en train de lutter contre les éléments tout en tranchant la tête des lottes, raies et églefins, ils se reconnaissent plus dans le grand Konomor que dans la fluette Tréphine. Faudrait pas confondre bigouden et bigoudis.

  Bref, quelqu'en soient les raisons, en 2013, ils demandèrent une nouvelle bannière, en passant cette fois-ci par la maison Le Minor (Pont-L'Abbé n'est pas loin) : il y aurait saint Nicolas, le patron des marins, et de l'autre coté saint Pierre, patron des pêcheurs, pour enfoncer le clou. Qu'on y mette des bateaux, des marins avec leur chupen et leurs bottes et des poissons, des vagues et des filets, et que cela sente la marée d'un coté et l'air du large de l'autre !

  Le cartonnier, c'est Jakes Derouet, qui a déjà dessiné sept à huit bannières paroissiale ; ce  septuagénaire retraité de l'imprimerie est un ardent défenseur des couleurs bretonnes, et vit à Plomelin, tout près d'ici. Le brodeur, c'est l'incontournable Jean-Michel Pérennec.

Voici le fruit de leur travail.

1) Saint Nicolas.

 Il suffit de lire :

SANT NIKOLAS PATRON SAVETOURIEN AR MOR SIKOURIT AHANOM*

"maomp" vont d'ar strad ! **

Parrez ar Guelvenec               Perennec

Anno D. 2013.

*Saint Nicolas Patron des sauveteurs en mer aidez-nous !

** Nous périssons !

Et il y a autant de poissons qui sautent sur les vagues que dans les rêves d'un patron de canot, il y a des paquets de mer, un chalutier avec sa guérite, en avarie moteur avec le patron qui fait hou hou, et son collègue de la S.N.S.M qui lui crie Dalc'h mad.

Je ne sais pas si Fañch, Jobic et Ewen, des anciens qui se retrouvent sur le banc de la jetée, se reconnaissent en voyant saint Nicolas déguisé en robe et dentelles avec, aux pieds, des méduses rouges de plagiste, mais qu'importe ! C'est très réussi, et le jaune marié au noir sonne comme un air de bombarde.

 

                          bannieres 0648c

 

2) Saint Pierre.

 

Là aussi il y a de la mer, les poissons, les embruns, et ... saint Pierre en tunique de marin chypriote et en robe plissée, tenue censée correspondre à l'équivalent du kabig et du ciré pour les pêcheurs du lac de Tibériade. 

La belle idée, c'est ce filet qui ramène une belle marée de cœurs rouges, pour illustrer les versets de Matthieu 4:18-19

 18 Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs. 19 Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.

SANT PÊR
PATRON AR BESKETAERIEN DIWALLIT AHANOM

Le Minor J. Derouet

Saint Pierre, patron des marins-pêcheurs, protégez-nous.

 

                           bannieres 0653c

 

 

Le certificat d'authenticité.

Comme toute bannière Le Minor ( celle-ci porterait le n°39 ), un certificat est cousu au dos :

Cette bannière dédiée à saint Pierre et à saint Nicolas a été entièrement brodée à la main aux Ateliers Le Minor à Pont-L'Abbé par J.M. Pérennec sur un dessin de Jakez Derouet. Cette bannière est réalisée à l'initiative de l'Association Gwarez Chapel Sant Trevel. Monsieur l'abbé [ François] Le Roux étant recteur de la paroisse du Guilvinec.

Le gérant de la Sarl Le Minor Juin 2013.

signatures de [Gildas Le Minor], J.M. Pérennec et Jakes Derouet.


bannieres 0651c

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 21:07

La maîtresse-vitre de la chapelle Sainte-Cécile à Briec (29).

  Merci à René Pétillon président du Comité de sauvegarde, qui m'a accueilli durant la Journée du Patrimoine, et qui projette de faire installer (vers 2015-2016) un vitrail dans la baie 2. Les cartons en sont d'Hortense Damiron (Malakoff). Le projet a obtenu le grand prix "Pélerin" du patrimoine et une aide de 3000 €. 


Baie 0 ou Verrière du Calvaire et de sainte Cécile.

Datation : vers 1500 et 2ème quart XVIe siècle (ensemble remanié vers 1540 ?).

Quatre lancettes trilobées et tympan à 3 ajours et six écoinçons.

Hauteur :3,50 m largeur 2,50 m

277c

 

 

                            LES LANCETTES.

N.b la partie la plus basse est cachée par l'antependium.

288c

 

1) Lancette A ( de gauche) :

la Vierge, manteau bleu servant de voile, robe pourpre,  dans une niche à dais gothique important, socle intégrant une inscription de datation [mil] VccX (Gatouillat 2011 ; non retrouvé lors de ma visite, ni par Le Bihan en 1980). Panneaux partiellement restaurés, avec des fragments interpolés (panneau du buste vers 1500, complétement moderne en dessous).

 

                        282c

 


2)  lancette B :

Christ en croix (tête traitée à la sanguine), entouré de deux anges en prières* debout sur des colonettes. tertre avec des ossements d'Adam  (vers 1540, peu restauré). Le panneau inférieur est moderne.

*Ces deux anges sont accompagnés d'une pièce de verre bleu ; n'étaient-ils pas d' anges recueillant le sang du Christ, remaniés ?

— Le restaurateur J.P. le Bihan fait remarqué que les deux os du pied de la croix sont sertis "en chef d'œuvre" (sans que la pièce ne soit reliée par des plombs aux autres plombs : elle est sertie dans le verre qui la reçoit).

— Le panneau 2 (au dessus du crâne) porte une vue de paysage urbain (Jérusalem) à l'arrière-plan.

279c


3) Lancette C :

  saint Jean, très restauré. Notez le damassé de la robe dorée (et les deux boutons à l'échancrure), et le mantelet pourpre à col et à manches d'hermine, inhabituel. Cela suggère, fort judicieusement à mon sens, à J.P. Le Bihan qu'il s'agit du portrait d'un donateur, dans l'attitude habituelle de l'orant mains jointes.

                                           284c

 La belle tête est finement peinte, la grisaille étant hachurée comme par une technique de graveur. Selon Gatouillat et Hérold, elle a été refaite au XIXe siècle Le Bihan fait remarquer la courte barbe ; il ne peut s'agir alors de saint Jean.

307c

 

                         313c

4) Lancette D :

sainte Cécile avec l'orgue portatif à sept tuyaux et la palme du martyre, debout dans un édicule identique aux lancettes A et C . Daté vers 1500, restauré au XIXe siècle, et en 1981 (date en bas à droite) notamment la tête ; instrument ancien. Manteau rouge à fermail en pierrerie bleue;  robe dorée au damassé identique à celle de saint Jean. Le fond bleu est aussi damassé.


                              287c

TYMPAN.

Trois écus modernes fantaisistes (1981). Écoinçons marqués d'un monogramme IMAS au cœur transpercé de clous, et à la croix.

 289c

 

Restaurations.

— Le vitrail a été restauré vers 1840 par le verrier quimpérois Cassaigne (Le Bihan).

—La verrière n'a pas été déposée pendant la Guerre de 39-45.

— Elle a été restaurée en 1981 par le maître-verrier Jean-Pierre Le Bihan qui en donne l'état avant restauration sur son blog.

Sources et liens.

— ABGRALL (Jean-Marie) 1890 "Chapelle de Sainte-Cécile, en Briec", Bulletin de la Société archéologique du Finistère t. XVII Quimper p. 260-264. 

  — ABGRALL (Jean-Marie), PEYRON, 1903, "Sainte-Cécile", « Eglises et chapelles » , Bulletin de la Société archéologique du Finistère t. XXX p. 148 

— GATOUILLAT (Françoise) HÉROLD (Michel) 2005 Les vitraux de Bretagne, Corpus Vitrearum recensement VII, Presses Universitaires de Rennes, 361p, pages 120-121.

— LE BIHAN (Jean-Pierre), 1980 ? Blog http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-7047662.html

— WIKIPEDIA Chapelle Sainte-Cécile


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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 19:54

La Communion de Judas : antependium devant d'autel du XVIIe de la chapelle Sainte-Cécile à Briec (29).

Classé au titre d'objet MH le 14 novembre 1991.

Datation : première moitié du XVIIe.

La Communion de Judas ! Je me souviens avoir découvert ce thème iconographique en avril dernier sur la maîtresse-vitre de Lanvénégen (Morbihan) puis de l'avoir retrouvé sur les stalles de la sacristie de la cathédrale du Mans. De l'avoir évoqué devant ces Cènes où Judas tend la main vers le même plat que Jésus, révélant ainsi sa trahison. Mais je le retrouve sur un antependium ("devant d'autel") du 17e siècle conservé dans la chapelle sainte-Cécile de Briec (Finistère).

 Le 'antependium devant d'autel en question est un panneau de bois polychrome de 2,20m de large sur 0,74m de haut, sculpté en bas relief et actuellement placé au dessus de l'autel, sous la maîtresse-vitre.

 Cette Cène mérite un examen détaillé (cliquez pour agrandir) ; Jésus se détache nimbé sur un linge tendu derrière lui, et Jean tel un garçonnet s'est glissé entre ses bras. A la droite du Seigneur, Pierre sans-doute en discussion avec un autre apôtres. Car les douze sont réunis en groupe de deux, sauf Jean, et sauf Judas. On voit que le groupe est surpris en pleine agitation, et les disciples font de grands gestes expressifs avec leurs grosses mains de pêcheurs ; c'est que Jésus vient de leur annoncer que l'un d'entre eux va le trahir, et chacun témoigne de sa surprise, proteste auprès de son voisin de son innocence, et évoque mezzo voce ses soupçons. Six d'entre eux ont encore la serviette autour du cou, car ils sont en plein repas comme en témoignent les coupes et les cruches ainsi que l'agneau pascal dans son plat.

 

275c

 

 

Mais au centre, il y a cette diagonale tracée par les bras rouges du Christ, qui isole dans un face-à-face Jésus et Judas, avec Jean entre eux deux. Jésus tend une bouchée de pain (que l'artiste a représenté rond comme une hostie), et Judas, surpris de se voir démasqué par ce geste, cache la bourse aux trente deniers derrière son dos. Devant lui, le couteau pointe sa lame vers le traître.

Plus tard, il y aura le "baiser de Judas". Deux moments complexes et troublants où le face-à-face de l'innocent et de son ami et traître s'associe avec un moment fort de l'intimité. Donner à manger. Recevoir la nourriture. Embrasser. Recevoir le baiser. Savoir, des deux cotés, que le pire est commis, et que la condamnation à mort est engagée. 

 

272c

 

Rappel :

1) à Lanvénégen (vers 1510-1525):

Voir  Le vitrail de la Passion de Lanvénégen (56). avec sa discussion iconographique.

lanvenegen 8991v

 

 

2) Au Mans, stalles de la sacristie (première moitié XVIe siècle):

Les stalles de la sacristie de la cathédrale du Mans.

stalles 1578c

 

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 19:36

 

La bannière de Annaïg Le Berre à la chapelle de Ty Mamm Doué, paroisse de Kerfeunteun à Quimper.

 

  Annaïg Keriven-Le Berre est une artiste aux dons multiples (illustratrices de livres, auteurs de pastels, de dessins à la mine de plomb, de poèmes illustrés et mis en musique) mais qui, par sa formation de licier à Angers en haute et basse lisse*, est particulièrement connue pour ses création de tapisseries brodées. Née le 23/03/1947 à Morlaix, elle eut longtemps un atelier d'Art sacré à Saint-Pol-de-Léon, à l'ombre de la cathédrale, et, si je comprends bien, à l'Île Callot de Carantec. Son Atelier d'Art Annaïg est désormais installé à Taulé, rue de la Corniche devant la baie de Morlaix.  

*La première technique permet un travail sur l'endroit de la tapisserie, en vertical, la seconde permet un travail sur l'envers sans voir le travail réel, à l'horizontal ; l'artiste mixte ces techniques.

« Ma technique, explique-t-elle, c'est la broderie sur lin. Je crée d'abord mon dessin, que je brode au passé-plat, puis par-dessus au point de Bayeux. Je peins les visages à l'huile, j'ai repris cette idée des bannières processionnelles. Je trouvais très difficile d'obtenir quelque chose de satisfaisant autrement ». (Ouest-France 5-12-2013)

 

 

 

Après avoir travaillé pour le Père Abjean au service de la chapelle Notre-Dame de Callot  (antépendium, chasuble, étole ..) en 2010, elle a réalisé une bannière  pour la chapelle Saint-Etienne de Monistrol d'Allier ; mais c'est en 2012-2013, à la demande du Comité d'animation de la chapelle de Ty Mamm Doué (Maison de la Mère de Dieu), qu'elle a brodé les deux faces de la nouvelle bannière de procession, qui a été inaugurée lors du pardon du 7 juillet 2013.

Mesurant 1,40m sur 0,80m, elle a demandé pas moins de six cents heures de travail !

 

1) Le recto représente SANTEZ MARI MAMM DOUÉ, la sainte Mère de Dieu (dont la forme bretonne Mamm Doué souligne la grande tendresse maternelle), une Vierge à l'Enfant librement inspiré de la statue vénérée dans la chapelle. On remarque cette technique du visage peint qui confère par ses modelés une présence et une expression presque photographique.

Mais Mamm Doué tient aussi dans ses bras les paroissiens qui mènent leur procession de Pardon du premier dimanche de juillet dans leurs beaux costumes traditionnels, portant la Croix et les Bannières. 

Cliquez pour agrandir.

                  bannieres-ty-mamm-doue 0625c

 

 

Les couleurs marient "le brun de l'Argoat et le bleu de l'Armor", avec une belle palette de bruns, ocres, vert-brun, brun-roux, etc. Mais l'oiseau est, avec le visage féminin, un motif récurrent de l'artiste, évocateur de vie, de légèreté, de chant et d'élévation.

bannieres-ty-mamm-doue 0589c

 

La bordure qui reste dans ces tons neutres d'humus en les mariant à divers gris argentés montre deux oiseaux et des feuilles de chêne ou à leurs glands, et ceux qui se sont rendus à Ty Mamm Doué comprennent bien pourquoi. 

 

2) Le verso  porte l'inscription TAD MANER.

"Tad Maner", c'est ainsi que l'on désigne en breton le père Julien Maunoir, O.P (1606-1683), l' "apôtre de la Bretagne" qui l'évangélisa au pas de charge en 400 missions. Et ces missions, que j'ai déjà décrite dans mon article sur Kerlaz  Vierges allaitantes IV, Kerlaz, église Saint-Germain, les vitraux, 1ère partie..  n'étaient pas des promenades pieuses, mais de vrais opérations concernant plusieurs paroisses, faisant appel à de très nombreux prêtres chargés de confesser en continu pendant des journées entières, utilisant le support pédagogique de tableaux présentant les tourments de l'enfer qui menaçaient les récalcitrants ( ces tableaux nommés Taolennou et testés avec succès par le père Michel Le Nobletz) et s'achevant par une dramaturgie de la Passion. 

Or, le Bienheureux (il fut béatifié en 1951), s'il parlait latin et grec qu'il enseignait au collège de Quimper, ne parlait pas le breton, car il était né en pays gallo. Il s'est donc mis à apprendre le breton avec une telle détermination qu'il deviendra bientôt l'auteur en breton  d'un catéchisme et dès 1641 d'un recueil de cantiques dont le titre seul montre les progrès accomplis : "Canticou spirituel hac instrutionou profitable evit disqui an hent da vont dar Barados. Composed gant an Tat Julian Maner Religius eus ar Gompagnunez Iesus, corriget ganta a nevez en Edition pemzegvet man".

 Où ce diable d'homme trouvait-il ces capacités ? Quel était son truc ? 

  Ici, chacun sait qu'un jour qu'il s'était rendu, quittant son Collège pour une sainte escapade, à la chapelle de Ty Mamm Doué (dont il ne savait même pas encore traduire le nom) pour confier à Marie son ambition de s'inscrire à des cours de breton, un ange apparut pour poser un angélique index sur ses lèvres : aussitôt, Julien Maunoir se sentit transformé ; et montant en chaire dans la chapelle vide, il improvisa son premier prêche en breton avec autant d'aisance qu' un apôtre ayant reçu le Paraclet. La preuve : Diapo.

                                          

 

La chapelle, qui s'enorgueillit à juste titre d'avoir été le lieu d'élection de la Mère de Notre-Seigneur pour réaliser ce miracle, se devait de rendre hommage sur sa bannière au père des Missions. Comme l'ange est remplacé dans les récits locaux par une Colombe du Saint-Esprit, c'est donc le Père Maunoir et sa colombe qui figurent, au dessus de la chapelle, sur l'autre face de la bannière. Lui aussi est entouré par la procession en drap bleu et coiffes blanches.

 

 

                    bannieres-ty-mamm-doue 0585c

 

                              bannieres-ty-mamm-doue 0588c

 

 

3) Depuis sa première participation au pardon de juillet 2013, la bannière claque fièrement au vent à chaque grande occasion, soit sur son terrain, soit en déplacement, comme ici au Pardon de Kerdévot où je l'ai admirée.

 

                279c

 

                             412c

 

MG 7950c

 

Proposition 1 : Une bannière est une tapisserie brodée.

Une bannière relève, dans sa période de gestation, de la fusion de trois éléments : le travail des doigts ; celui du cœur qui y infuse l'art et l'esprit ; et le temps passé.

a) la main.

Annaïg Le Berre emploie le point passé et le point de Bayeux. Le point passé plat sert au remplissage : il peut être droit ou oblique, repiqué ou empiétant. Voyez La-boutique-du-tricot ou Marie-Claire. Le point de Bayeux semble plus compliqué bien que ce soit aussi un point de remplissage : il "se fait à trois temps après le point de tige "point lancé, barrettes et picots". N'essayez pas sans placer la trousse de pharmacie à proximité.

 Les doigts et le temps marchent de pair, et rien n'est plus beau pour en parler que notre mot d'ouvrage  : ces travaux d'aiguille de femmes au Cœur simple (Flaubert : "Madame Aubain, assise, travaillait à son ouvrage de couture") mais qui évoquent la patience de Pénélope. Quoiqu'ayant la même étymologie (le latin opus, eris —avec la tonalité musicale qu'a pour nous le mot "opus"), que le mot "œuvre",  "ouvrage" a pris une direction féminine, modeste et laborieuse ; maintenu tout près du corsage, l'ouvrage s'est naturellement allié au cœur. "Avoir le cœur à l'ouvrage".

Pour le temps, les comptables veulent toujours connaître le nombre d'heures passées. — 600 heures. — Ah, c'est beaucoup! disent ces amateurs de quantités, de kilogrammes, de kilomètres-heures et de productivité. Plusieurs mois. Mais ce temps-là ne se compte pas, et celle qui a déjà brodée sait qu'elle n'a pas vu le temps passer. Temps s'arrête et regarde par dessus votre épaule.

 

 b) Le cœur

  Le cœur, c'est précisément ce qui ne se voit pas quand le travail avance au ras du tapis, mais qui pénètre point après point. Disons que dans une bannière, le travail manuel est le fil de chaîne, et l'élan sacré son fil de trame : le motif spirituel n'est révélé que lorsque l'on lève le nez pour un recul qu'on espère salutaire.

Je n'omets pas les yeux, mais ils sont du coté du cœur, et il suffit de voir les yeux d'Annaïg Le Berre sur une vidéo pour que cela soit une évidence.

 

Proposition 2 : une bannière n'est pas une tapisserie brodée.

Sitôt échappée de l'atelier, la bannière renie son ancien statut et rentre en communauté. Elle y fera tapisserie pendant de longs mois entre les murs humides d'un sanctuaire, mais dans un état d'hibernation pendant lequel elle s'absente dans l'Ailleurs. 

 Jeune, saturée d'énergie spirituelle par sa brodeuse, elle ne pense qu'à s'élever et s'échapper vers les beaux cieux bretons et ses nuages du rêve. Il faut la dresser.

 Et on la dresse sur une forte hampe, et les porteurs la tiennent serrée par les cordons tressées de sa traverse. Il faut apprendre à voler à deux mètres du sol, s'habituer aux foules ou aux canticou du Père Maunoir. Elle doit se faire à son rôle d'étendard, devenir le point de convergence des regards et le point de ralliement d'une paroisse. Elle relève désormais de la vexillologie, c'est tout dire. Elle doit aussi apprendre "le salut des bannières" lorsqu'elle croise l'emblème d'une autre paroisse.

 Elle, une tapisserie ? Plutôt l'étrange alliance d'un cerf-volant à ailes courtes, d'une icône et d'un drapeau.

Du point de Bayeux, elle est passée au Point d'orgue. Une sacrée aventure.

 

 

 

                                        ANNEXE.

Dom Guy-Alexis Lobineau Les vies des saints de Bretagne et des personnes d'une éminente piété qui ont vécu dans cette province Rennes, 1725

  "A un quart de lieue de Quimper, assez près du chemin de Châteaulin, il y avait une chapelle dédiée à la sainte Vierge, et appelée en breton Ti-Mam-Doué, c'est-à-dire Maison de la Mère de Dieu, où les professeurs du collège menaient tous les ans leurs écoliers en pèlerinage pour les mettre sous la protection de Marie. Maunoir, allant à cette chapelle, se trouva l'esprit uniquement occupé de tout ce que le Père Bernard lui avait dit du besoin qu'avait la Basse-Bretagne d'ouvriers évangéliques. Une vue intérieure lui représenta les diocèse de quimper, de Tréguier, de Léon, et de Saint-Brieuc, comme une carrière ouverte à son zèle ; et dans le moment il sentit former dans son cœur la langue bretonne. Arrivé à la chapelle, avec ces mouvements qui lui faisaient une douce violence, il s'offrit à Dieu qui l'appelait, et le supplia, puisqu'il le destinait à l'instruction de ces peuples, de lui apprendre à parler leur langue. Il s'adressa ensuite à la sainte Vierge, et il lui dit avec confiance : « Ma bonne Maîtresse ! Si vous daigniez m'apprendre vous-même le breton je le saurais en peu de temps, et je serais bientôt en état de vous gagner des serviteurs. » Après cette prière, Maunoir rendit compte de ses dispositions au Père Bernard, et l'assura qu'il apprendrait la langue du pays, aussitôt qu'il aurait eu la permission. On la demanda pour lui : elle lui fut donnée le jour de la pentecôte, jour auquel les apôtres avaient reçu le don des langues ; après huit jours seulement d'étude, il parla l'une des langues les plus difficiles au monde, assez bien pour pouvoir faire le catéchisme à la campagne, et au bout de quelques mois il s'exprimait en breton si parfaitement q'il prêchait en cette langue sans préparation.

Comme c'était dans la paroisse de Cuzon, où est située la chapelle Ti-Mam-Doué, qu'il avait reçu les premiers mouvements de sa vocation, ce fut elle aussi qui eut les prémices de son zèle ; et pour rendre en quelque sorte hommage à la Mère de Dieu d'un bien qu'il reconnaissait tenir d'elle, il commença à catéchiser en breton dans la chapelle même. Après avoir instruit Cuzon, il passa aux chapelles voisines, et ne pouvant, à cause de sa classe, leur donner que les fêtes et les dimanches, il en instruisait deux par jour en faisant le catéchisme dans l'une le matin et le soir dans l'autre. De cette sorte, en deux mois, trois paroisses qui contenaient chacune plus de deux mille personnes, se trouvèrent suffisamment catéchisées."

 

 

Liens et sources :

— Blog du Comité d'animation :http://tymammdoue.canalblog.com/

— http://leberreannaig.blogspot.fr/2008/06/bannire-de-saintetienne.html

 

— http://leberreannaig.blogspot.fr/2010/03/art-sacre.html

 

— Ouest-France 18 juin 2013 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 21:02

Les bannières, c'est comme les papillons. Le Grand Pardon de Kerdévot.

I. Les bannières d'Ergué-Gabéric.

Lorsqu'en avril dernier j'ai découvert dans l'église d'Ergué-Gabéric, ouverte à mon intention mais sombre, déserte et froide encore au début d'un timide printemps, les bannières de la paroisse adossées aux murs,   Les bannières de la paroisse d'Ergué-Gabéric (29) : Tonkin!, j'étais comme un entomologiste découvrant dans un Cabinet de curiosité les tiroirs d'une collection de lépidoptère et s'émerveillant devant des espèces rares ou non encore décrites : passionnantes, certes, mais poussièreuses, à demi-grises . Mortes entre quatre épingles.

  Imaginez le même chasseur de papillon batifolant le nez au vent et découvrant à la mi-septembre une trentaine d'Azurés Porte-queue (Lampides boeticus) butinant un massif de pois de senteur en compagnie de papillons des paroisses voisines comme la Grisette,  l'Azuré de la Bugrane ou le Collier-de-Corail, chacun dans son costume aux couleurs de son "pays" et certains en couple (le papillophile dit : "in copula"), et d'insectes invités à goûter le nectar nouvellement tiré comme la grosse abeille charpentière Xylocopa violacea, ou la non moins grosse abeille solitaire Megachile maritima. 

  Ce serait pour lui une toute autre fête.

  C'est exactement avec la même fébrilité festive et gourmande incapable de savoir où donner de la tête que je me suis rendu au Pardon de Kerdévot, la chapelle la plus fameuse d'Ergué-Gabric ; elles étaient toutes là, les bannières vertes de Kerdévot ou de Fatima, la bannière rouge de Saint-Michel et celle de Notre-Dame de Kerdévot, la rose bonbon d'Itron Maria Kerdevot, et, bien-sûr, la bannière cerise du Tonkin, accompagnée de formes juvéniles encore blanches pour les petits enfants.

D'abord, elles avaient été rassemblées sur un tréteau où, comme les chevaux du Palio de Sienne avant le départ de la course, elles piaffaient dans l'air chaud de l'après-midi (la Procession était prévue à 15 heures), entourées de leurs équipes qui les étrilaient ou redressaient un ruban, ajustait un flot de cannetilles rebelles. Et les Jockey se préparaient aussi, fiers d'arborer les couleurs de leur Quartier !

 

 


125c

 


 MG 8008c

 

 

 

Comme leurs couleurs étaient plus vives ! Comme  la Vierge s'était faite belle ! Comme la soie brillait !  Et comme le Jésus battait des mains et riait !

 


                    123c

 

 

Je découvrais des bannières que je n'avais pas vu, ou dont une face m'était restée cachée : comme cette Anne éducatrice avec son inscription D'HOR MAM SANTEZ ANNA.

Celle-ci est le titre d'un cantique D'hor Mamm Santez Anna / D'an Itron Varia / D'hor Salver benniget / Ni vo fidel bepred  "A notre Mère Sainte Anne, à Marie, Notre-Dame, à notre Sauveur béni, nous serons toujours fidèles"

 


 

                         124c

 


J'en retrouvais d'autres avec l'émotion des retrouvailles, parce que, une seule fois, j'avais planché à en décrypter les énigmes :


                                  ergue-gaberic 7894c

 

 

Celle-ci, dédiée au Sacré-Cœur en souvenir de la Guerre 1914-1918, était un travail de broderie magnifique :

C'est l'envers de la bannière de Saint-Michel.


                     128c


Celle-là portait dans sa sobriété toute la souffrance des Prisonniers de la Guerre 1939-1945 :

ERGUE VRAZ ANAOUDEGEZ VAD TUR

 FND PRIZONNIER A.P 1945.

"Ergué-Gabéric Reconnaissance éternelle"

C'est l'envers de la bannière de Fatima.


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Ah ! Le Tonkin 1885 ! Toute une histoire !

 

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Et la bannière de saint Guinal, que je n'avais pas vu à l'église car elle est l'envers de celle Notre-Dame de Kerdévot :

SANT GUINAL HOR PATRON PEDIT EVIDOMP 

"Saint Guinal notre patron Priez pour nous".

La bannière porte, outre les couleurs de la Bretagne,  les armoiries d'azur à trois épis de blé d'or, tigés et à la feuille ployée d'argent de Mgr François-Virgile Dubillard (1900-1907). La devise du prelat Deus adjuvat me et son cri Qui seminat in benedictionibus n'y figurent pas.

A droite se trouvent le monogramme CS qui reste à déchiffrer (Christus ?).

 En bas, deux initiales P.N. "(probablement N comme Nédélec :  La bannière fut l'objet d'une donation de François Nédélec de Kergoant après un vœu d’intercession au début de la dernière guerre mondiale pour la protection des soldats membres de la famille." (grandterrier.net). 


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L'équipe de porteurs de cette bannière pour 2014 est composée de paroissiens aux noms bien bretons :


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Mais lorsque sur le signal d'un maître de cérémonie (le "Fabricien"), elles prirent leur envol, ah mon vieux, quel spectacle ! Poussées par la brise, battant l'air chaud de leurs ailes rutilantes, maintenues avec peine par des manœuvriers qui en tempéraient l'enthousiasme en ajustant leur orientation, elles se poursuivaient avec ferveur, s'inclinaient, bondissaient et parfois, sous l'effet d'un changement de porteur, tressautaient pour mieux repartir dans la danse, engaillardies par un cantique, ennivrées d'encens et de l'odeur mielleuse des cierges et, surtout, ivres de la sève d'une liberté nouvelle.

Les hommes, cette excitation animale et guillerette les génaient, et ils la tempéraient d'une gravité majestueuse et recueillie. 

 

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  Mais cette gravité n'atteignait ni les jeunes générations, ni les femmes de la commune.

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Outre les porteuses de bannières, il y a aussi les porteuses des brancarts des statues de la Vierge.

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Les Gabéricois et Gabéricoises ont invité bien-sûr à leur pardon les paroisses de Cornouailles : on y rencontre Elliant, Kerfeunteun avec la nouvelle bannière de Ty-Mamm-Doué, Quimperlé, Pouldavid. Etc...

Quelques photos en pêle-mêle des beaux costumes.


 

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Published by jean-yves cordier
19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 11:55

L'Arbre de Jessé de l'Abbaye de Saint-Riquier (XVIe siècle).

 

Voir dans ce blog lavieb-aile les articles consacrés aux Arbres de Jessé de Bretagne:  

Les sculptures :

Et les vitraux : 

Et en comparaison avec les œuvres bretonnes :

 

 

Vue de la façade et de la tour Wikipédia

Image illustrative de l'article Abbatiale de Saint-Riquier

  L'Arbre de Jessé de Saint-Riquier occupe le tympan du portail occidental, de l'ancienne abbaye bénédictine de Saint-Riquier, fondée dans la première moitié du VIIe siècle. L'abbaye fut incendiée en 1131, reconstruite par l'abbé Gilles de Machemont (1257-1292) ruinée successivement par les Bourguignons et par les Armagnacs en 1421, puis incendiée à nouveau en 1475 et 1487. Elle est alors reconstruite par l'abbé Eustache le Quieux et son successeur Thibaut de Bayencourt avant d'être incendiée en 1554 par le fils de Charles Quint, le futur Philippe II ; elle resta ruinée jusqu'à la seconde moitié du xviie siècle , où elle fut presque entièrement restaurée dans par l’abbé Charles d'Aligre.

   Afin de dater cet Arbre de Jessé, je retiens que la façade occidentale et sa tour sont dues  à l'abbé Thibaut de Bayencourt qui y plaça ses sculptures entre 1511 et 1536 lorsque l'ancienne façade fut remplacée. De part et d'autres de la grande accolade qui surmonte le tympan, sont figurés les deux abbés Eustache le Quieux (1479-1511) et Thibaut de Bayencourt (1511-1538), tous 2 agenouillés et priants.

J'en déduis la datation 1511-1536 pour cet Arbre. Il relève, au seuil de la Renaissance, du gothique flamboyant, sous le règne de Louis XII et de François Ier.

Afin de préciser maintenant le contexte iconographique de la façade afin de placer l'Arbre dans un programme théologique  cohérent, je prends note que sur la grande accolade qui couronne le portail central, se trouve une représentation de la Trinité sous forme d'un trône de Gloire. De chaque côté, les statues de dix apôtres sur deux registres. Au sommet du grand gâble est sculpté le Couronnement de la Vierge. En haut du clocher, Saint Michel avec à sa droite Adam et Eve et à sa gauche Moïse et Élie. 

Je note aussi que le tympan du portail sud est décoré de sculptures se rapportant à l’histoire de la Vierge Marie, on y voit Anne et Joachim, la Nativité de Marie, l’Annonciation, la Nativité, l’Adoration des Mages.

Le programme donne donc la première place à la célébration de la royauté de la Vierge (Jessé + Couronnement + ascendance davidique d'Anne et Joachim + adoration des Rois).

 

Le tympan est traité comme celui d'une verrière, l'entrelacs des branches et les personnages qui y sont installés découpant des ajours comme le remplage d'une baie. Ces jours sont comblés par des verres losangés (et jadis, selon Juls Corblet, par des vitraux peints. Ce fenestrage ajouré est, en soi, remarquable.

La dentelle de pierre était vraisemblablement peinte, et il faudrait imaginer le spectacle polychrome des manteaux rouges, bleus ou jaune, celui des parures à l'or scintillant, des carnations tendres et des cheveux blonds ou bruns parcourus par le vert déploiement des branches et des feuillages.

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II. L'axe central : Jessé / la Vierge à l'Enfant.

                            arbre-de-Jesse 4986c

Jessé.

"Suspendu devant lui un écusson aux armes de France, dont les fleurs-de-lis ont été effacées ; il ne reste que le cordon de l'Ordre de Saint-Michel".

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La vierge à l'Enfant.

  Elle est au centre d'une mandorle de rayons de feu, les pieds posés sur un croissant de lune : cette référence à la Femme de l'Apocalypse 12:1 ou Mulier amicta sole et luna sub pedibus ejus ("femme revêtue de soleil") confirme que cet Arbre de Jessé s'inscrit dans un culte de l'Immaculée Conception. Ce culte a été reconnue par le pape Sixte Iv en 1476 et affirmé comme dogme par les docteurs de la Sorbonne en 1496.

Malgré la corrosion de la pierre, on peut admirer la tenue vestimentaire somptueuse de la Vierge, son visage de statue antique, et sa luxuriante chevelure.

                            arbre-de-Jesse 4988c

 

Les six rois du coté droit.

Ils portent tous un collier  de chaînons rectangulaires comme emblême royal. Chacun est vêtu différement, mais souvent en seigneurs Renaissance, avec des tuniques courtes au dessus de jambes nues (ou recouvertes de chausses fines) 

Ceux-ci portent leur sceptre. 

         arbre-de-Jesse 4990c

 

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Le roi David, identifié à sa harpe, débute la série en bas et à droite de l'Arbre. Il est en position "de chevalier servant", un genoux à terre , en allégeance envers le Messie et sa Mère. Il porte une couronne.

 

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Les six rois (?) du coté gauche.

  Bien que les auteurs aient tous décrits douze rois répartis à droite et à gauche sur les ramures de l'arbre, un simple examen suffit à constater que seuls les personnages de droite portent des vêtements, des coiffures, des sabres ou les regalia propres aux rois. A gauche, les personnages portent des tenues ecclésiastiques et hébraïques antiques, des longues barbes (pour quatre d'entre eux), des aumônières, des franges rituelles, et adoptent des postures maniérés exemptes de noblesse. En un mot, ce sont des Prophètes. Bien-sûr, ils ne devraient pas apparaître sur les fleurons de l'Arbre comme des descendants de Jessé, qu'ils ne sont pas, et ils devraient se tenir à l'écart, comme dans les vitraux de Saint-Denis, Chartres, Soissons, le Mans, Beauvais du XIIe et XIIIe siècle. Mais pourtant, force est de constater la réalité des choses.

 

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Sources et liens.

 

— CORBLET (Jules) 1860  Etude iconographique sur l'arbre de Jessé, page 23.

— GILBERT (Antoine.Pierre-Marie) 1836  Description historique de l ́église de l ́ancienne Abbaye Royale de saint Riquier...page 68

 

— http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/striquier/pages/facade.html


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Published by jean-yves cordier
18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 21:12

La Vierge à la démone de la chapelle de Kerdévot.

La Bretagne est riche en statues de la Vierge terrassant une créature bestiale, et le docteur Thomas en son temps, puis  Hiroko Amemiya dans sa thèse puis son ouvrage Vierge ou démone en ont dressé un passionnant inventaire. Souvent associé à l'Arbre de Jessé, ce thème iconographique n'est qu'une des formules du culte de l'Immaculée Conception, dans lequel la Mère de Dieu apparaît en  Éve Nouvelle ayant vaincu la fatalité du Péché originel.

Voir :  Vierge et démone, et Immaculée Conception. Notre-Dame-de-Populo à Landudal.

La chapelle de Kerdévot en Ergué-Gabéric en conserve une version si policée qu'un coup d'œil trop rapide passerait à coté de la Bête écrasée sous son pied. Pourtant, elle n'est pas morte, l'infecte ophioïde aux écailles puantes, l'anguipède à la queue entortillée par les spasmes du vice : elle vous fixe de ses yeux rouge. On en admire que mieux la splendide maîtrise avec laquelle Marie, regard fier et serein, tient son Fils préservé du vert maléfice. 




                        MG 7881xc

 

 


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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 12:29

La bannière paroissiale de l'église Saint-Nicaise de Saint-Nic (29) par la maison Le Minor ; et les autres bannières. La dévotion des Trois Ave.

 

 

I. La bannière Le Minor 1990. 

Pour voir les autres bannières sorties de chez Le Minor : Les bannières Le Minor.

Cette bannière de procession a été réalisée en 1990 à l'initiative du recteur Jean-Louis Guéguen, sur un carton de l'artiste de Quimper  Pierre Toulhoat. Elle représente les deux statues placées dans le chœur de cette église.

1) On lit sur la face liée au patron de l'église "SAINT NICAISE PRIEZ POUR NOUS" ainsi que ANNO DOMINI 1990 Toulhoat à droite, PAROISSE SAINT-NIC Le Minor à gauche.

Ce saint porte la mitre, la crosse archiépiscopale et la plaque pectorale qui semble le désigner comme Saint Nicaise de Reims, alors que Saint-Nic vient du saint breton nommé Maeoc ou Mic, et que la paroisse est mentionnée dès le XIème siècle comme Plebs Sent Mic (au XIème siècle), Seinctnic (au XIVème siècle), Saint Vic (1410 à 1411),  et Saint Nic (en 1599). 

Cliquez sur l'image pour l'agrandir / Klikañ war an tresadenn evit brasaat anezhañ.

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      Le modèle s'en trouve à droite du chœur :

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2) Sur la face liée à la Vierge, on lit AVE MARIA et à nouveau A D 1990 à droite, complété par Le Minor / Toulhoat à gauche.

Le fond "bleu glazik" et les couleurs jaune et noir sont très bretonnes, de même que les motifs de broderie inspirés des costumes (cœur, arête de poisson).

La tête de la Vierge à l'Enfant est nimbée de neuf étoiles rapellalnt les douze étoiles de la Vierge de l'Immaculée Conception. L'Enfant, tenu sur le bras droit, porte un nimbe crucifère, il tient le globe (globus cruciger de la main gauche et trace une bénédiction de la main droite.

Les personnages sont entourés d'un rinceau aux fleurs de marguerite.

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Le modèle est la statue placée à gauche du chœur :

J'y retrouve la coiffure caractéristique des Vierges bretonnes, ce voile blanc enrichi d'un filet d'or, qui plutôt que de couvrir le front, dégage au contraire cet élément d'élégance et ne recouvre que la partie occipitale de la tête ; puis, contourne la chevelure par l'avant en la rassemblant derrière la nuque. 

Vierges allaitantes : le bandeau de cheveu.

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Les autres bannières.

 

Bannière de Sainte Thérèse et de l'Immaculée-Conception.

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Bannière de Notre-Dame des Trois Ave Maria.

Cette bannière est très interéssante parce qu'elle témoigne de la vivacité à Saint-Nic de la dévotion mariale des Trois Ave Maria : celle-ci , déjà pratiquée par François d'Assise, remonterait aux révélations faites à Sainte Méthilde (1241-1297) et à la promesse de la Grâce de la Bonne Mort consignée dans le chapitre XLVII de la première partie du "Livre de la Grâce spéciale". A la  fin des années 1800, le Père Jean-Baptiste de Chémery, capucin du couvent franciscain de Blois, se fait l'ardent apôtre de la dévotion populaire aux " 3 Ave Maria ", qui repose sur la récitation quotidienne de trois "Je vous salue Marie" et fonde une Confrérie , approuvée en 1924 par le pape Benoit XV sous le nom de " l'archiconfrérie des 3 Ave Maria " ; néanmoins, on parle souvent  de " Notre Dame de la Trinité ", et en 1934 Pie XI utilisera ce vocable. En 1931, la construction d'une basilique est décidée à Blois : elle sera consacrée en 1949. Elle devient le Centre mondial de la dévotion aux Trois Ave Maria.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Notre-Dame_de_la_Trinit%C3%A9_de_Blois

Exista-t-il à Saint-Nic, ou dans le Finistère, des Confréries des Trois Ave Maria ? On trouve, dans La Semaine religieuse du diocèse de Quimper et de Léon 1921 page 773 le texte suivant :


 

Par un bref du 8 février 1900, Sa sainteté Léon XIII accorde une indulgence de 200 jours à tous ceux qui réciteront les Trois Ave Maria, matin et soir, en ajoutant une fois, cette invocation : « Mater mea, libera me hodie a peccato mortali » : O ma Mère, préservez-moi du péché mortel pendant ce jour, ou, le soir « pendant cette nuit ».

Par un bref daté du 5 décembre 1904, au lendemain des fêtes jubilaires du Dogme de l'Immaculée Conception, Sa Sainteté Pie X accordait 300 jours d'indulgence aux Trois Ave Maria du matin et du soir, à la condition d'ajouter après chaque Ave Maria, cette formule que saint Alphonse de Lignori recommandait spécialement aux personnes religieuses : « Per Immaculatam Conceptionem tuam, o Maria, redde purrum corpus meum et sanctam anima meam. »

Le 4 mai, le Pape Pie X accordait la bénédiction apostolique en faveur de ceux qui récitent la Neuvaine Efficace des Trois Ave Maria.

Enfin le 30 juillet 1921, Sa Sainteté Benoît XV, répondant favorablement aux vœux de 33 cardinaux, Archevêques et Evêques, élevait la confrérie au rang d'Archiconfrérie, lui conférant de précieuses indulgences et des privilèges particuliers.

L'archiconfrérie a comme organe 1°) Le « Propagateur des Trois Ave Maria »[...] 2°) Le « Petit Propagateur des Trois Ave Maria ». C'est une revue nouvelle fondée en 1905 pour instruire les enfants, les porter à la vertu, développer en eux la dévotion à la Très Sainte Vierge, leur apprendre à fuir le péché mortel, les récréer pieusement, et enfin leur faire aimer la pratique quotidienne des Trois Ave Maria, à laquelle est attachée la promesse de la persévérance finale ou de la bonne mort. 

 

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Bannière de sainte Anne.

Elle représente aussi un fort intérêt historique puisqu'elle est datée de la Mission de 1908. Elle représente Anne éducatrice et porte les inscriptions :

SANTEZ ANNA PATRONEZ BREIZH IZEL

"Sainte Anne patronne de Basse-Bretagne".

DALC'HIT . MAD . HO. PUGALE

Dalc'h mad signifie "tiens bon" : je traduis "Soutenez vos enfants".

Des croix de Mission 1908 ont été érigée à Locmélar et à Billio.

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  • : Le blog de jean-yves cordier
  • : 1) Une étude détaillée des monuments et œuvres artistiques et culturels, en Bretagne particulièrement, par le biais de mes photographies. Je privilégie les vitraux et la statuaire. 2) Une étude des noms de papillons et libellules (Zoonymie) observés en Bretagne.
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  • "Il faudrait voir sur chaque objet que tout détail est aventure" ( Guillevic, Terrraqué).  "Les vraies richesses, plus elles sont  grandes, plus on a de joie à les donner." (Giono ) "Délaisse les grandes routes, prends les sentiers !" (Pythagore)
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