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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 12:18

Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807), "le  Cordulégastre annelé".

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Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

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GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé.

— Cordulegaster Leach 1815. Eding. Encycl.: 136-137. Cordulegaster vient de deux mots grecs κορδύλη, kordylē- "massue, renflement, bosse, gonflement"; et gastēr -"abdomen", du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen. Le genre Cordulia, également nommé par Leach, est construit sur le même suffixe kordylē-. 

Cordulegaster boltoniiDonovan, 1807, Brit. Ins. 12: 430.  L'auteur justifie son nom dans sa description originale : "Boltonii, in compliment to Mr. Bolton, the  gentleman to whom we are indebted for its discovery. " Le spécimen récolté par Thomas Bolton (1722-1778) dans le Yorkshire est passé ensuite dans les collections de Dru Durty, acquise à la mort de ce dernier en 1804 par Donovan, qui en a détecté la spécificité. 

— Noms vernaculaires français : L'espèce avait été décrite en 1805 par Pierre André Latreille sous le nom d' Aeschna annulata . Cependant, ce nom était un homonyme invalide, car l' épithète spécifique annulata du même genre avait déjà été attribuée par Johann Christian Fabricius en 1798 pour une espèce indienne.  Néanmoins, Sélys-Longchamps a décrit l'espèce comme Cordulegaster annulatus en 1840 et 1850, et lui a donné son nom de "Cordulégaster annelé". Le laid barbarisme du nom de genre a été légèrement corrigé dès 1845  par les lexicographes Bescherelles puis Larousse en "Cordulégastre" et c'est affligé du nom de "Cordulégastre annelé" qu'il est encore désigné aujourd'hui.

— Noms vernaculaires dans d'autres langues :

-allemand  : Zweigestreifte Quelljungfer : la  Libellule aux anneaux d'or.

- frison occidental : Streamkefleaner, Boarnelibel, Boarnefleaner

-néerlandais : Gewone bronlibel  : la Cordulégastre ordinaire, la Libellule des sources ordinaire ?

-gallois : gwas  neidr eurdorchog :  la Libellule (servante du serpent)  aux anneau d'or.

anglais : Golden-ringed Dragonfly : la Libellule aux anneaux d'or.

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NOM SCIENTIFIQUE.

 

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LE NOM DE GENRE CORDULEGASTER (LEACH, 1815).

Voir : Le nom de genre Cordulegaster Leach 1815.

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LE NOM D'ESPÈCE CORDULEGASTER BOLTONII (DONOVAN, 1807).

Libellula boltonii 

Donovan, E. (Edward), 1768-1837 , The natural history of British insects; explaining them in their several states, with the periods of their transformations, their food, oeconomy, &c. together with the history of such minute insects as require investigation by the microcsope. The whole illustrated by coloured figures, designed and executed from living specimens. London,Printed for the author, and for F. & C. Rivington,.1792-1813. volume 11 page 97 et planche 430.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132000#page/55/mode/1up

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Description originale :

 

PLATE CCCCXXX. 

LIBELLULA BOLTONII

BOLTON's DRAGON-FLY. 

NEUROPTERA, 

GENERIC CHARACTER. 

Mouth armed with more than two jaws : lip trifid : antennae shorter than the thorax, very thin and filiform: wings expanded; tail of the male furnistied with a furcated process. 


SPECIFIC CHARACTER. 

Libellula Boltonii: wings hyaline: body elongated, black, with a larger interrupted yellow band across the middle, and a smaller near the tip of each segment. 

This fine and noble species of Libellula appears to be unknown to any of the entomological writers we are acquainted with. The specimen from which our figure in the annexed plate is taken, was discovered in Yorkshire some years ago by Mr. Bolton, and communicated to Mr. Drury, in whose cabinet it has remained unnoticed till the present time. We believe this specimen to be unique, or at least we have never seen an other. It is a beautiful, large, and interesting species, and possesses characters so extremely different from any of the known species of its genus, that it cannot easily be mistaken. We name it Boltonii, in compliment to Mr. Bolton, the  gentleman to whom we are indebted for its discovery. 

 

 

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Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807).
https://www.biodiversitylibrary.org/item/132000#page/55/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/132000#page/55/mode/1up

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L'espèce avait été décrite pour la première fois en 1805 par Pierre André Latreille sous le nom d' Aeschna annulata . Cependant, ce nom était un homonyme invalide, car l' épithète spécifique annulata du même genre avait déjà été attribuée par Johann Christian Fabricius en 1798 pour une espèce indienne. 

  • -Aeshna annulata Latreille, 1805 :  Latreille, P. A. 1805. Histoire naturelle, générale et particulière des crustacés et des insectes. Ouvrage faisant suite a l'histoire naturelle générale et particulière, composée par Leclerc de Buffon, et redigée par C. S. Sonnini, membre de plusieurs sociétés savantes. Tome treizième. F. Dufart, Paris. 432 pp. 
  • https://www.biodiversitylibrary.org/page/15701601#page/12/mode/1up
  • -Aeschna lunulataCharpentier, T. (von) 1825. Horae entomologicae, adjectis tabulis novem coloratis. Wratislaviae. 255 pp. page 29
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Lucas en a donné une illustration des deux sexes en 1900 :

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Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807).
Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807).
Zoonymie des Odonates: les noms de Cordulegaster boltonii (Donovan, 1807).

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ÉTUDE DU NOM.

Donovan commente ainsi le  nom qu'il a choisi  pour cette espèce dans sa description originale :"We name it Boltonii, in compliment to Mr. Bolton, the  gentleman to whom we are indebted for its discovery." : "Mr Bolton, à qui nous sommes redevable de sa découverte". Il précise que Bolton avait découvert ce spécimen dans le Yorkshire, la région où il vivait, puis que ce spécimen avait rejoint la collection de l'entomologiste londonien  Dru Drury (1725-1804). Or, après la mort de ce dernier, sa bibliothèque et ses collections sont mises en vente, lors de la première vente aux enchères entièrement consacrée aux insectes. La plupart de ses spécimens sont acquis par ses amis William Kirby et Edward Donovan (1768-1837). C'est donc dans la collection de Drury acquise par Donovan que ce dernier a remarqué cette nouvelle espèce, qui n'avait pas été décrite jusqu'alors : il lui revenait d'en être l'auteur, mais c'est par une parfaite correction qu'il lui donna le nom de son découvreur.
 

Thomas  Bolton (1722-1778) de Halifax (West Yorkshire)   était, comme son jeune frère James Bolton, un zoologiste amateur avide et un collectionneur naturaliste. Très peu d'information sur sa vie et sur ses explorations entomologiques  nous sont parvenues.

James Bolton est l'auteur d'espèces botaniques (la fougère Asplenium boltonii), de champignons (Polyporus boltonii, Gorgoniceps boltonii), etc..

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Voir les auteurs suivants : 

L'erreur sur le prénom réel de Bolton est constante.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

 Cordulegaster : de kordylê (gr) = massue et gastêr (gr) = ventre : du fait de l’épaississement en forme de massue de l’abdomen ; boltonii en l’honneur de James Bolton (1733-1799), qui a découvert l’espèce dans le Yorkshire.

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

Cordulegaster - χορδυλε, εσ = clava + γαστερ = ventre; ventre a clava. Per la forma generale del corpo.

boltoni (Cordulegaster) – in onore del sig. Bolton che la scoprì per primo nello Yorkshire a inizio secolo XIX [… in compliment to Mr. Bolton, the gentleman to whom we are indebted for is discovery. (Donovan, 1807)].

 

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf

http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

Cordulegaster [gr. kordylē - Keule/ Beule, Geschwulst; gastēr - Bauch ~ Abdomen] beschreibt die typische Körperform dieser Libellen. - boltonii (Donovan) trägt ihren Namen zu Ehren des englischen Malers und Naturkundlers James Bolton († 1799), von dem das Exemplar in Drurys Sammlung stammte, nach dem die Art beschrieben wurde.

— VAN HIJUM, 2005.

http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

"boltonii = vernoemd naar James Bolton (die de libel voor het eerst verzamelde)"

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LES NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS VERNACULAIRES FRANÇAIS.

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1°) Le Cordulégaster annelé, Sélys 1840, Monographie des libellulidées d'Europe page 96.

Repris dès 1843 par Pierre Boitard, puis par de Sélys en 1850, dans sa Revue des Odonates page 104, et en 1858 dans la Monographie des Gomphines page 333.

Sélys-Longchamps décrit cette espèce sous le nom de Cordulegaster annulatus Latreille, et lui donne donc le nom "français" correspondant, sans craindre le barbarisme et la dissonance. L'entomologiste belge avait certainement une bonne vue, mais sans doute aucune oreille.

2°) Le genre Cordulégastre , Bescherelle 1845 puis Larousse, 1869.

a) En 1845, le lexicographe et grammairien français Louis-Nicolas Bescherelle a "corrigé" ce barbarisme avec la forme Cordulégastre, dans son Grand Dictionnaire de la langue française, en admettant dans son ouvrage le nom de genre Cordulégastre, dont in donne en exemple le Cordulégastre lunulé. Il reprend ce substantif dans ses rééditions de 1851, 1857, 1860 etc.. Le nom est repris au Canada par Provancher. 

b) Pierre Larousse admet le nom de Cordulégastre dans son Grand Dictionnaire universel de 1869

3°) Le nom d'espèce  Cordulégastre annelé, 1981, 1983 et 1987 

— Hammond (Cyril Oswald), ‎ Askew (Richard Robinson), ‎ Merritt (Robert) - 1983, The Dragonflies of Great Britain and Ireland, Harley book  page 138.

— Dommanget (Jean-Louis ), 1987,  Étude faunistique et bibliographique des Odonates de France Secrétariat de la faune et de la flore, 1987 - 283 pages, page 56.

http://www.libellules.org/fra/pdf/595_pagesdynadocs567836e6c68f4.pdf
 

En page 194, Dommanget  cite une publication de 1981 par  J. Legrand, "Cordulégastre annelé" in La vie animale de A à Z, Etito-Service, Genève.

 

4°) Les noms "Cordulégastre de Bolton" et  "Cordulégaster de Bolton" ont été retrouvés chacun une fois lors de mes recherches en ligne, en 2015.

Conclusion :

C'est le nom "Cordulégastre annelé" qui fait actuellement autorité pour le Muséum par son antenne de l'INPN, dans les listes officielles ou dans les ouvrages de vulgarisation (Dijkstra 2007, Grand et Boudot 2006,  Précigout et Prudhomme, ou sur l'encyclopédie Wikipédia ...

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/199694

Une fois de plus, l'indigence sémantique et poétique des entomologistes francophones leur stricte inféodation au nom latin,  et leur indifférence à l'égard de la laideur du zoonyme, même après la correction du barbare "Cordulégaster", seront plus évidents encore lorsque notre nom sera confronté aux jolis noms de autres langues, riches en images colorées évocatrices. Quand au pauvre Thomas Bolton, nul ne viendra vulgariser sa découverte, et quand on le cite, c'est avec le prénom de son père William ou de son frère James...

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LES NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES LANGUES.

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-allemand  : Zweigestreifte Quelljungfer Libellule aux anneaux d'or.

- frison occidental : Streamkefleaner, Boarnelibel, Boarnefleaner

-néerlandais : Gewone bronlibel (la Cordulégastre ordinaire, la Libellule des sources ordinaire ?)

-gallois : gwas  neidr eurdorchog :  Libellule (servante du serpent)  aux anneau d'or

-[breton : matezh-an-naer gwalennoù "la Servante du serpent aux anneaux d'or" ;  en cours de validation].

anglais : Golden-ringed Dragonfly : la Libellule aux anneaux d'or

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SOURCES ET LIENS.

— POITOU-CHARENTE NATURE (Association)

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulegastre-annele/

— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.

https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

— PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 

 

— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34

https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.

https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519

— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 

https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_

— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.

https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies

 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf

— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]

http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf


— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 18:36

La verrière de l'Apparition du Christ à Madeleine, de saint Georges et saint Adrien  de la baie 22 (anonyme, vers 1510) offerte par Binot-Briselet, en l'église Notre-Dame de Louviers.

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1. Sur Louviers :

 

2. La liste de mes articles sur les vitraux.

 

 

 

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PRÉSENTATION.

Cette baie de 4,50 m de haut et 2,90 m de large occupe le bas-coté sud, à la suite de la baie 24 offerte par  Claude Le Roux vers 1525 et de la baie 26 offerte par les Drapiers de Louviers vers 1490-1500. Ces baies suivent donc la construction de l'élévation sud et de son splendide portail, commencé en 1506 grâce au mécénat de Guillaume II Le Roux.

Avec la baie 20 des Apparitions du Christ, elles forment un ensemble homogène attribué à un atelier de Rouen, également auteur deux verrières de l'église Saint-Godard de Rouen (baie 5 des Apparitions du Christ, 1500-1510 et baie 6 de la Vie de la Vierge v.1506) et des  baies 3, 4 5 et 6 de la Vie de la Vierge de Saint-Jean d'Elbeuf vers 1500 (offertes par les Le Roux). La reprise de cartons à grandeur, d'origine parisienne (Jean d'Ypres ?) est patente dans plusieurs des panneaux de cet atelier. (Caroline Blondeau propose le nom de Cardin Jouyse pour cet atelier ; on parlait aussi, depuis Jean Lafond, du "Maître de la Vie de SaintJean-Baptiste").

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"Les parties anciennes occupent leur baie d'origine, dans laquelle les portraits des donateurs ont été déplacés ; en 1903, les panneaux restitués ont remplacés soit des losanges, soit des panneaux anciens placés en bouche-trou ; le baptême du Christ, aujourd'hui dans la baie 26 occupait la lancette droite, la Vierge de l'Annonciation actuellement dans la sacristie et le dais qui couronne le saint Claude de la baie 24 occupaient le tiers supérieur de la 3ème lancette." (Callias Bey et al.)

Elle présente sur ses quatre lancettes quatre saints personnages en pied, deux "chevaliers" (saint Georges et saint Adrien) encadrant la scène de la confrontation de Marie-Madeleine avec le Christ ressuscité. Le registre inférieur est réservé aux donataires; le tympan à 10 mouchettes et 3 soufflets montre une Annonciation, le Voile de Véronique et des armoiries mal identifiées.

 

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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"Offert par Guillaume Le Forestier, gouverneur de la ville en 1515, il représente Saint Georges, Marie Madeleine, le Christ et Saint Adrien. C’est un des plus beaux vitraux de Notre-Dame. Restauré par Muraire en 1903, la recherche dans les couleurs, les drapés et les techniques (transparence…) en font un vitrail admirable" (Office du Tourisme Seine-Eure)

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Situation de la baie 22 sur un plan de l'Office du tourisme Seine-Eure.

Situation de la baie 22 sur un plan de l'Office du tourisme Seine-Eure.

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LES QUATRE LANCETTES.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LA LANCETTE GAUCHE : SAINT GEORGES TERRASSANT LE DRAGON.

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Tête du saint restitué par Muraire 1903.

Le saint se détache d'une niche architecturée gothique à pavements à carreaux à monogrammes (G, S, O ?) où une tenture damassée d'or (rinceaux et grenade au pochoir) à bordure frangée est suspendue.

Il est vêtu d'une armure complète au dessus d'une cotte de maille. Les solerets élargis en pied d'ours confirment la datation estimée. Le surcot vert clair est damassé à revers violet.   Le chevalier porte une épée en main droite et une lance, dont il dirige la pointe vers le fond de la gueule du dragon.

L'armure est en verre bleu aux lignes gravées et peintes au jaune d'argent.

Le dragon est un reptile à échine épineuse et aux ailes de chiroptère. Le verre rouge est gravé soir pour nuancer la teinte, soit pour placer des détails (ligne verruqueuse abdominale) rehaussés au jaune.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La verrière de l'Apparition du Christ à Madeleine  de l'église Notre-Dame de Louviers.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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L'APPARITION DU CHRIST À MARIE-MADELEINE.

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Le panneau pourrait porter le titre de "Noli me tangere", la réplique fameuse du Christ à la sainte qui s'élançait pour le toucher, mais je reprends ici le titre habituel.

C'est  la scène qui précède immédiatement le Ne me touche pas dans l'évangile de Jean 20:14-17 qui est représentée :

En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout; mais elle ne savait pas que c'était Jésus.

 Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai.

 Jésus lui dit: Marie! Elle se retourna, et lui dit en hébreu: Rabbouni! c'est-à-dire, Maître!

 Jésus lui dit: Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.

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Les paroles qui s'échappent dans les phylactères reprennent d'ailleurs le texte de la Vulgate (en gras supra) :

— Le Christ : MULIER QUID PLORAS [?] QUEM QUAERIS [?]

 

— Marie-Madeleine : DOMINE SI TU SUSTULISTI EUM DICITO MIHI UBI POSUISTI EUM ET EGO EUM TOLLAM (j'ai résolu les tildes abréviatifs)

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Les points communs avec le retable de Martin Schongauer (vers 1480) sont nombreux : voir mon article

 http://www.lavieb-aile.com/2016/07/ne-me-touche-pas-martin-schongauer-et-les-petits-oiseaux.html

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Le thème du jardin clos est présent, avec le plessis tressé, ou les lointains en verdure et fabriques dans lesquels vous pouvez vous plaire à trouver le cerf qui galope vers le château et celui qui attend du coté droit. Et bien sûr les cinq oiseaux , si fréquents dans les compositions du "Maître de la Vie de saint Jean-Baptiste" à Bourg-Achard.

Voir les oiseaux et les lapins dans le tympan de la baie 1 de Bourg-Achard consacré au Noli me Tangere :

 

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photo lavieb-aile

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La tête de Marie-Madeleine est restituée. Les trois panneaux composant le Christ sont de Muraire en 1903.

On note l'élégance légendaire de la sainte, coiffée d'un balzo à l'italienne, un bourrelet où s'enroule un ruban doré entre des rangs de perles. Le joli détail réside dans l'envol du voile, qui témoigne de l'élan plein d'ardeur de Marie-Madeleine. L'élégance se retrouve dans le manteau doré à revers blanc et aux bords perlés, dans la robe bleue damassée, dans le  médaillon, dans les manches violettes aux poignets dorés.

Et comme il serait excitant de retrouver le modèle du pot à onguent au décor de monstre.s ailés parmi les albarello en faïence de Rouen, par exemple ! 

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Saint Adrien.

 

Il est identifié par le couperet et l'enclume qu'il porte au bras gauche, ainsi que par son armure  et son épée : Adrien, jeune officier de l'empereur Maximin, a eu les mains et les pieds coupés avec 23 de ses compagnons.


 

"Saint Adrien était officier supérieur dans l'armée romaine, sous le règne de l'empereur Maximien Galère. Il persécuta d'abord les chrétiens; mais touché ensuite de leur courage et de leur constance, il embrassa leur foi. L'empereur, irrité de cette conversion, le fit enchaîner, avec vingt-trois autres chrétiens; puis, après l'avoir fait battre de verges, il lui fit briser les os et couper les extrémités des mains et des pieds. Saint Adrien endura ce martyre à Nicomédie, durant la dernière persécution générale, vers l'année 306.

Saint Adrien était représenté, en costume de chevalier du moyen âge. La tête était couverte d'une toque de velours. [...] La main droite, enveloppée dans les plis de son manteau, tenait un glaive levé, et de la main gauche, il portait une enclume sur laquelle reposait un marteau. Un lion était couché sous ses pieds.

Les attributs, que nous venons d'énumérer, accompagnent presque toutes les images de saint Adrien. L'enclume et le glaive désignent les instruments de son supplice. Quant au lion, que nous trouvons presque toujours aux pieds du saint martyr, il est évident qu'il lui est attribué par erreur. Le Martyrologe mentionne, à la date du 5 mars, un autre saint du même nom, qui fut condamné à être déchiré par un lion et subit le martyre en Palestine, en l'année 309. Cet attribut doit donc son origine à la similitude des noms de ces deux saints." https://books.google.fr/books?pg=PA169&dq=saint+adrien%22+lion&id=8GUFAAAAQAAJ&hl=fr#v=onepage&q=saint%20adrien%22%20lion&f=false

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L'élargissement des solerets est ici plus prononcé que dans la lancette gauche.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR. LANCETTES MÉDIANES : LES DONATEURS DU VITRAIL.

 

 

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Au bas du vitrail, dans la deuxième lancette , sous des rinceaux appuyés sur des culots,  et devant un fonds bleu damassé, un homme vêtu d'une robe longue couleur lie-de-vin est agenouillé devant le livre d'heures posé sur son prie-dieu, le chaperon rejeté dans le dos et une aumônière à la ceinture. Un blason muet est dessiné devant lui.

Tête restituée en 1903.
 

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Une inscription, que le Mercier n'a pu déchiffrée entièrement, a été partiellement restituée par Muraire en 1903 en se fondant sur son relèvement par Dibon en 1836.

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PRIES DIEU POUR LHONORABLE HOMME ET SAIGE SIRE BINOT

BRISELET JADIS BAILLI DE CESTE VILLE DE LOUVIERS ET DE

GAILLON ET POUR SA FEMME ET LEUR FILS ET AUTRES

LEURS PARENS ET AMYS

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Le Mercier indique que Binot-Briselet  a été bailli en 1436 : une coquille ? Les documents le citent   bailli de Louviers et de Gaillon en 1453, 1458, 1469 mais encore en 1482

 

 

 

 

Cartulaire :

 

...que la guerre interrompit, parce que les maîtres étaient partis, fut repris en 1453 par ordonnance du bailli, Binot Briselet, 

...jour de may, l'an mil cccc LVII (1458) , en la cohue (a) de Loviers, devant nous bailly dessus nommé comparurent Jehan Langlois , Michault Hamel, Binot Briselet

...Binot Briselet, bailli en 1469 en remplacement de Faroul,  mort en 1502

...1482, 5 janvier, à Louviers. TOUS ceulx qui ces presentes lettres verront ou orront, Binot Briselet, bailli de Loviers & de Gaillon, salut. Savoir faisons que aujourdhui en la cohue dudit lieu de Loviers, en assemblée ordinaire & generalle de

...L'an de grace 1488, le quinziesme jour de mars, a la cohue de Louviers ou avoit assemblée de ville, devant nous Binot Briselet, bailli dudit lieu, honnorable homme & saige Jacques le Pelletier, pour luy & soy saisant sort .

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Une généalogie de Jean-Paul Cotte indique :

Binot Briselet bailli de Louviers et de Gaillon, avocat au baillage de Rouen en 1464, vicomte d'Auge, décédé en 1502. Marié avant 1470 à Jeanne ---, décédée en 1521. Deux enfants, Pierre Briselet et Nicolas Briselet , avocat au parlement de Rouen, conseiller en cour laie (1503), 

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Dans la lancette suivante, une femme est aussi agenouillée sur un prie-dieu. Elle est vêtue d'une robe rouge croisée en V sur la poitrine et coiffée du bonnet-chaperon que les portraits d'Anne de Bretagne ont fait connaître. Un médaillon d'or est suspendu à son cou par une chaîne fine. Trois doigts (index, annulaire et auriculaire) portent des anneaux d'or.

La corniche du soubassement s'orne de dauphins Renaissance, et les culots de personnages.

Dans le pavement bicolore blanc et jaune se remarquent des monogrammes AM ou MAM (les pavements du faïencier rouennais Masséot Abaquesne  sont plus tardifs).

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE REGISTRE INFÉRIEUR. LANCETTES LATÉRALES : LES DONATAIRES DE LA RESTAURATION DE 1903.

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À gauche, un ange tient un blason avec les mots : A LA MEMOIRE DE MR GEORGES DANNET.

À droite, on lit : RESTAURATION OFFERTE PAR MME  G. DANNET.

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Georges Dannet fut le dernier descendant d'une famille de drapiers, propriétaires d'une manufacture de draps à Louviers :

https://gw.geneanet.org/payenneville?lang=en&p=georges&n=dannet

  • Pierre Louis Jacques Dannet, époux de Catherine-Henriette Papavoine (fille d'un marchand laboureur tanneur)  1773-1844
  • son fils Hector Pierre Dannet (1803-1870)  , qui épousa Zéphirine Reynal 
  • son second fils Charles-Ernest Dannet (1816-1870)

Georges Dannet, fils de Hector-Pierre,  né à Louviers en  1839, décédé en 1897 à 58 ans, fut le dernier manufacturier en drap de la famille. Il fut président de la Chambre consultative de Louviers et président du Tribunal de Commerce.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE TYMPAN.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Au centre, Dieu le père coiffé de la tiare tient le voile de Véronique portant le visage de son Fils : une représentation fort rare de la Trinité qui s'explique par l'utilisation du Père en bouche-trou à la place de Véronique. Visage du Christ restitué.

Dans les mouchettes supérieures, l'Annonciation. L'ange tient le phylactère AVE GRACIA PLENA. Des lettres sont inscrites sur le pavement bicolore blanc et jaune.

 

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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En dessous, deux blasons ont été identifiés comme ceux de Guillaume le Forestier et de son épouse; C'est du moins ce qu'indique Callias Bey et al., tout en accompagnant cette information d'un point d'interrogation.

Ces armoiries ont résisté aux efforts de Le Mercier. Je n'ai rien trouvé en interrogeant le moteur de recherche avec "d'argent au chevron de gueules" ; je peine à identifier le meuble de couleur verte : une feuille ? L'interrogation "à trois feuilles de sinope" ne donne rien. 

De même, je n'ai pas trouvé grand chose sur ce "Guillaume Le Forestier", gouverneur de Louviers en 1515.

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Guillaume le Forestier, lieutenant general en 1471

« Tauxé jusques cy et somme depuis le derrain taux, XVI l. t. dont est prins pour despence XXX sous et pour facon de rolles XX s. demeure pour la seigneurie XIII l. X s. par nous Guillaume le Roux, viconte, es presences de Guillaume le Forestier, lieutenant general, Guillaume Huillart, advocat, Robinet du Fay, receveur de ladite viconté, les sergens et autrez. », 52BP5, fol. 71. Vicomté d’Elbeuf, 26 mars 1471.

https://journals.openedition.org/tabularia/1416

https://books.google.fr/books?id=n_Ei1WOkXhsC&q=%22guillaume+le+forestier%22+louviers&dq=%22guillaume+le+forestier%22+louviers&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjWn-zptsTeAhVGzYUKHUUlBU4Q6AEIKTAA

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La moitié droite du blason de l'épouse ne nous aide  pas non plus.

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Plus bas, nous trouvons des chérubins vert jaune et rouge et huit anges musiciens : identifiés sous réserve ainsi de gauche à droite :

  •  flûte
  •  viole à archet
  • harpe
  • orgue portatif
  • mandoline
  • mandore
  • hautbois
  • flûte

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Des inscriptions sont portées sur les manches ou la bordure des aubes des anges ; comme d'habitude lorsque ces lettres n'oint pas de sens, nous trouvons une profusion de N, rétrograde à l'occasion. Je lis peut-être MARIA et, sur une manche  au dessus du chevillier, NAZAR ou NAZNEROC...

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Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 22 (vers 1510 et 1903) de l'église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

 

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SOURCES ET LIENS.

— Office du tourisme Seine-Eure :

http://www.tourisme-seine-eure.com/images/06-QUE-FAIRE/1-culture-patrimoine/B1.2-ND-Louviers/Circuit-Bilingue-EGLISE-ND-LOUVIERS.pdf

 

— CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001,"Les vitraux de Haute-Normandie", Corpus vitrearum Recensement VI, CNRS éditions, page 171

— DIBON ( Paul), 1836,  Essai historique sur Louviers. Rouen: Périaux, 184 pages .

https://books.google.fr/books?id=J7FCAAAAYAAJ&dq=bailli,+Binot+Briselet&hl=fr&source=gbs_navlinks_s

FOSSEY (abbé Jules), 1896, L'église Notre-Dame à Louviers, La Normandie monumentale., page 6

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f16.image.texteImage

 — HÉROLD (Michel),1995,  Louviers, église Notre-Dame, les verrières, [16] p. Édition : [Rouen] : Connaissance du patrimoine de Haute-Normandie , cop. 1995, France. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Commission régionale Haute-Normandie Illustrateur : Thierry Leroy (photographe)  (Non consulté)

— LAFOND Jean, 1963, Les vitraux de Notre-Dame de Louviers, par Jean Lafond . Louviers et Pont-de-l'Arche. Nouvelles de l'Eure, n° 15, Pâques 1963. (pp. 42-47). Non consulté.

— LE MERCIER (E.)  Monographie de l'église Notre-Dame de Louviers Ch. Hérissey et fils, 1906 - 212 pages 

— VERDIER ( François),1980,. "L'église Paroissiale Notre-Dame de Louviers," in Congrès Archéologique de France, 1980, Évrecin, Lieuvin, Pays d'ouche. Paris: SFA, 1984. pp. 9–28. Non consulté.

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
7 novembre 2018 3 07 /11 /novembre /2018 21:23

Zoonymie des Odonates : les noms d'Oxygastra curtisii, (Dale 1834), l'Oxycordulie à corps fin.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

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GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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http://www.lavieb-aile.com/2018/06/oxygastra-curtisii-l-oxycordulie-a-corps-fin-a-l-ancienne-gare-de-perros-a-crozon.html

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Résumé :

— Nom de genre Oxygastra, (Selys-Longchamps, 1870),  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14 page v. Du grec oxys, " fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

— Nom d'espèce Oxygastra curtisii, (Dale 1834). L'épithète curtisii, "de Curtis", rend hommage à l'entomologiste et illustrateur britannique John Curtis (1791 - 1862), auteur du texte et des planches de British Entomology (1823-1840), qui avait capturé un spécimen en 1831 en compagnie de Dale qui en avait réalisé  la première capture  en 1820 dans le Dorset, à Parley Heath. Les descriptions et dessins de Curtis font largement appel à l'ample collection [33 armoires]  du britannique James Charles Dale (1791-1872), et l'épithète honore ainsi une amitié et une collaboration sur le terrain ou dans le travail scientifique.

— Noms vernaculaires français. 1. La Cordulie de Curtis, Sélys, 1840 ; 2. La Cordulie à ventre fin, 1959, Alexanor ; 3. La Cordulie à corps fin, 1983-1985, d'Aguilar et Dommanget ; 4. L'Oxycordulie à corps fin, INPN.

— Noms vernaculaires en d'autres langues.


-Gallois : gwas orenfrith 

-Catalan : l'Esparver de l'aigua

-Allemand :  Der Gekielte Flussfalke, Schiemenz, 1953

-Néerlandais : De bronslibel

-Anglais :  Orange-spotted emerald

 

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NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE OXYGASTRA.

 

Zoonymie des Odonates : le nom du genre Oxygastra Sélys-Longchamps, 1870.

Oxygastra, Selys-Longchamps,  Ann. Soc. ent. Belgique 1870, vol.14 page v. Du grec oxys, " fin, aigu, pointu" et gaster, "ventre"  du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de ce que "le 10ème segment abdominal des mâles [est] prolongé en une pointe longue penchée en bas." (description originale de Sélys).

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LE NOM D'ESPÈCE OXYGASTRA CURTISII, (DALE, 1834).

Dale 1834, Mag. Nat. Hist. VII. Jan. page 60 .

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/74/mode/1up

parfois décrite dans le genre Cordulia

1°) L'auteur James Charles Dale (13 décembre 1791 - 6 février 1872)

 

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https://en.wikipedia.org/wiki/James_Charles_Dale

Ce naturaliste anglais  a consacré la quasi-totalité de sa vie adulte à l' entomologie .

Il était le fils d'un propriétaire terrien de Glanville Wotton (Dorset) , et c'est sur le comté du Dorset, au sud de l'Angleterre, qu'il effectua ses explorations entomologiques.

Il était un ami de James Francis Stephens , qui le mentionne fréquemment dans ses Illustrations of British Entomology (1826-1848) ,  et de John Curtis, qui le cite tout aussi fréquemment dans son British Entomology (1823-1840) . L'entomologiste irlandais Alexander Henry Haliday était un autre ami proche . Les références concernent principalement les coléoptères bien que Dale ait travaillé sur tous les Ordres . 

Sa première note sur les lépidoptères a été publiée dans le Magazine of Natural History en 1830. Elle a été suivie de 83 autres notes et articles couvrant un large éventail de sujets. Il a été élu membre de la première société d'entomologie de Londres le 25 juin 1822. 

La collection de Dale appartient au Hope Department of Entomology.  La collection de Dale était installée dans 33 armoires lorsqu'elle a été reçue à Oxford en 1906, dont cinq étaient consacrées aux coléoptères. . Les manuscrits et les cahiers de Dale se trouvent à la Hope Libray.

 Curtis est considéré comme l' auteur de nombreux insectes décrits par Dale dans British Entomology , cependant, il est clairement indiqué par Curtis que l'auteur est  Dale par la mention "Dale MSS".

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2°) La publication.

Il s'agit de : Magazine of natural history and journal of zoology, botany, mineralogy, geology and meteorology. ..... Contributed by Natural History Museum Library, London, publié par le botaniste et paysagiste John Claudius Loudon.

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En 1834, J.C. Dale a donné dans le volume 7 du Magazine of natural history page 497  une liste des espèces d'insectes découverts à Parley Heath, à la limite entre Hampshire et Dorsetshire. J'assimile, sans confirmation absolue,  ce lieu avec la Réserve naturelle de Parley Common, arrosé par la rivère River Stour, au nord-ouest de l'île de Wight. Parmi les 12 espèces de Neuroptères, l'auteur signale page 498 12 spécimens de Cordulia curtisii, une espèce qu'il vient de décrire en page 60-61.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/511/mode/1up

La capture de la nouvelle espèce date de juin 1820, mais Dale avait voulu lui donner le nom d'un de ses amis (sans doute John Curtis). On lui objecta que cet ami "n'avait pas capturé lui-même l'insecte". Néanmoins, après avoir constaté dans les ouvrages de Toussaint von Charpentier , de Vander Linden et autres  que sa découverte n'avait pas été décrite, il se décida à en publier le nom en 1834 (la rédaction de l'article est de 1833) sous le nom de curtisii, après s'être arrangé pour voir John Curtis capturer lui-même cette libellule (à Ramsdown, juste à coté de Parley).

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N.B Voir le genre Halichophagus Curtis 1831 et Halictophagus Curtisii Dale, 1832 (The Lulworth Stylopid) British Entomology 9: 384–433.   : voir la planche de Curtis ici.

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La description originale.

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Cordulia Curtisii Dale, a Species hitherto undescribed, characterised by Mr. Dale.

— On June 29. 1820, I discovered a new Cordulia on Parley Heath, Hampshire. It is one of the finest insects I have ever found ; and I had proposed to name it after a certain friend, but objection has been made to its bearing his name, " he not being the captor." As it has remained a nondescript up to this time, and is unnoticed, so far as I can find out, by Vander Linden, Charpentier, and other writers, I now venture to describe and name it after a friend whom I saw capture it: and, as some jealousy has been displayed on account of my having given a manuscript name only to Halictophagus Curtisii, I request the favour of the following appearing in print :

— Genus Cordulia Leach &c. ; Libellula Lin.,, &c.

Species Curtisii Dale. Viridi-aenea ; abdomine medio flavo-maculatis ( ♀ compresso et alis flavescentibus.)

Habitat: Parley Heath, Hants, in June, J. C. Dale : Ramsdown, Hants, in May, J. Curtis, Esq. ; Braunton Burrows, Devon, J. Cocks, Esq. 

About the size of C. aenea. Brassy green ; body compressed, with a row of oblong yellow spots down the back, absent on the 7th and 8th joints only ; head notched in front : wings very pale greenish yellow, slightly yellow at the base in the male; yellow-brown in the female, along the costa of all the wings, suffused to their centre ; stigma and nervures piceous. 

The above is sufficient, I believe, to distinguish it from all other species at present known ; but I hope my friend Curtis will now be enabled to give us a figure and a better description, without having his modesty called in question by being gratuitously made subject to the imputation of his naming an insect after himself. — J. C Dale, Sept, 1833. 

 

 

 

Traduction de la diagnose en latin : "vert bronze ; taches jaunes sur le milieu de l'abdomen. La femelle comprimée et les ailes jaunâtres."

 

 Un spécimen est décrit dans la liste des collections du British Museum.

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/74/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/74/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/75/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/19625#page/75/mode/1up

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Dés  1835, James Stephens décrit cette espèce dans Illustrations of British Entomology en signalant qu'il pensait que la seule station en soit à New Forest, près de Brockenhurst.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/97232#page/100/mode/1up

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En mars 1836, comme l'avait souhaité Dale, John Curtis a décrit Cordulia curtisii dans le volume IV (Hyménoptères, Neuroptères, trichoptères),  dans sa planche 616, où la libellule (une femelle) s'approche d'un jonc champêtre Luzula (Juncus) campestris, Fields Rush, notre Luzule champêtre.

Il en donne la description détaillée dans les page suivantes en signalant que le spécimen, une femelle, provient des collections de Dale et de lui-même "In the cabinets of Mr Dale and the author". Il ajoute :

"This fine species, which is unknown upon the Continent, was discovered by Mr. Dale on Parley Heath the 29th June, 1820, and subsequently at Hurne in Dorsetshire as late as the 16th July. On the 8th June, 1831, I captured a specimen on the side of Ramsdown near Heron Court, in company with Mr. Dale, who soon after described it in Loudon's Magazine under its present name. I understand it has also been taken on Braunton Burrows, Devon, by Mr. Cocks. "

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/item/34102#page/214/mode/1up

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Lucas a publié aussi une planche en 1900 :

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Oxygastra curtisii in Lucas 1900 http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12703

Oxygastra curtisii in Lucas 1900 http://www.animalbase.uni-goettingen.de/zooweb/servlet/AnimalBase/home/picture?id=12703

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ÉTUDE DU NOM D'ESPÈCE CURTISII, DALE 1834.

l'épithète curtisii, "de Curtis", rend hommage à John Curtis (1791 - 1862), entomologiste et illustrateur britannique dont la plus grande réalisation est sa British Entomology - being illustrations and descriptions of the genera of insects found in Great Britain and Ireland , que certains considèrent comme l’un des plus beaux ouvrages sur les insectes du XIXe siècle. Ce livre paraît sous forme de livraison mensuelle et par souscription, de 1824 à 1839, chaque livraison comprenant quatre planches et deux pages de texte. Le travail complet se compose de 16 volumes et décrit 769 espèces d’insectes. ( ou 770 plaques coloriées à la main et plus de 2 000 espèces décrites).

https://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/8148#/summary

On attribue souvent à Curtis la deuxième édition d’A guide to the arrangement of British insects being a catalogue of all the named species hitherto discovered in Great Britain and Ireland published qui paraît en 1837. Ce catalogue rassemble toutes les espèces nommées découvertes jusqu’à présent en Grande-Bretagne et en Irlande. Six pages d'introduction sont suivies de 282 colonnes de noms d'insectes, deux colonnes par page, systématiquement organisées et suivies d'un index des genres. Ce travail attribué à John Curtis a en fait été co-écrit par James Charles Dale , Francis Walker et Alexander Henry Haliday ; Haliday et Walker écrivent la quasi-totalité des sections sur les diptères et les hyménoptères parasites . La liste contient 1500 noms génériques et 15 000 noms spécifiques. La Grande - Bretagne et l' Irlande ne sont pas séparés..

Les spécimens peints par Curtis proviennent en bonne partie des collections de Dale ; ou bien, leur capture par J.C Dale est signalée, souvent à New Forest, à Parley, ou de façon générale dans de Dorset. On trouve 29 mentions de son nom dans le 1er volume de 1827, et 40 mentions  dans le volume 4 consacré aux hyménoptères,  neuroptères et trichoptères.


 

Cet épithète se retrouve aussi en mycologie (Paxillus curtisii Berkeley (1853) , Agaricus curtisii Berkeley (1849), en botanique (Eucalyptus curtisii Blakely & C.T.White), Agrostis curtisii Kerguélen , Agrostion curtisii de Foucault 1986, Shorea curtisii ), ou en bactériologie (Mobiluncus curtisii ), ...

Inversement, le nom de Dale a été honoré par un Stylops Dalii Curtis J. 1828 - [mitt. Mitt. Von J. Ch Dale]. British Entomology 5: 195-241. Ainsi que plus tard par Trichopsocus dalii (McLachlan, 1867) , Sisyra dalii McLachlan, 1866 Neuroptera. Famille, Sisyridae.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

 

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/cordulie-a-corps-fin/

"Oxygastra de oxys (gr) = étroit, fin, aigu, pointu et gaster (gr) = ventre : du fait de l’étroitesse de l’abdomen du mâle ou de la présence d’une carène aiguë sur le 10° segment abdominal du mâle ; curtisii en l’honneur de l’entomologiste J.H. Curtis (1791-1862). "

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 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"after John Curtis (1791-1862), English entomologist"


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D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"curtisii (Oxygastra) - in onore dell’amico di Dale (descrittore della specie): dr. John Curtis (1791 - 1862) "

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H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

Non décrit

 

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VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

Non décrit

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NOMS VERNACULAIRES.

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LES NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS.

 

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1°) La Cordulie de Curtis, de Sélys, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe page 68, et 1850, revue des odonates page 77.

Edmond de Sélys-Longchamps écrit qu'il a vu cette espèce dans les collections de Curtis et de Stephens, et qu'il a reçu du "savant entomologiste et habile dessinateur" John Curtis trois dessins des appendices anaux du mâle.

Idem dans Boittard 1843.

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de Sélys, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe page 68, num. Google.

de Sélys, 1840, Monographie des libellulidées d'Europe page 68, num. Google.

.

2°) La Cordulie à ventre fin,  Alexanor 1959.

Revue Alexanor, P. André 1959 p.229.

3°) La Cordulie à corps fin, 1983, d'Aguilar et  Dommanget 1985.

C.O. Hammond, R.R. Robinson Askew, R. Merritt, 1983, The Dragonflies of Great Britain and Ireland,

D'Aguilar et Dommanget, 1985,  Guide des libellules d'Europe et d'Afrique du Nord. Delachaux et Niestlé page 256.

Dommanget, Etude faunistique et bibliographique des Odonates de France page 57.

Dijkstra, 2007.

SFO

Libellules de Poitou-Charente.

Wikipédia 2018

4°) Oxycordulie à corps fin, INPN

Libellules de Poitou-Charente.

Wikipédia 2018

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MES P'TITES IMAGES.

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http://www.lavieb-aile.com/2018/06/oxygastra-curtisii-l-oxycordulie-a-corps-fin-a-l-ancienne-gare-de-perros-a-crozon.html

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lavieb-aile

lavieb-aile

lavieb-aile.

lavieb-aile.

 

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LES NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES PAYS.

-gallois : gwas orenfrith 

-Catalan : l'Esparver de l'aigua

-Allemand :  Der Gekielte Flussfalke, Schiemenz, 1953

-Néerlandais : De bronslibel

-Anglais :  Orange-spotted emerald

 

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SOURCES ET LIENS.
https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/65381/tab/taxo

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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html
 
 
.
OUTILS DE  ZOONYMIE.
— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248 

ou Gottingen.

 

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica . Tome second première partie 616 pages, ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— LINNÉ 1758 Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824

http://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/494/mode/1up

 

MAJORI (Cesare, 1746-1823) , Supplemento alle Lezioni botaniche preso dai due Regni Animale, e Fossile del lettor Cesare Majoli (Tomo I e II), Fano, Biblioteca Federiciana, Fondo Federici, n. 86 e 87.

 (DIONISI 2010/2011).

http://www.fondazionecarifano.it/Ambiente/libellule_metauro/05_libellule_viste_cesare_majoli.pdf

— MERRET (Christopher) 1667 Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum. Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634. BHL.

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL. Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles

SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

 

STEPHENS (James Francis), 1835,   Illustrations of British Entomology, Volume 10, Baldwin and Cradock, 1835 page 90

https://www.biodiversitylibrary.org/item/97232#page/100/mode/1up

— VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802, Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
6 novembre 2018 2 06 /11 /novembre /2018 17:53

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PRÉSENTATION.

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Cette baie à 2 lancettes trilobées et un tympan  en forme de fleur de lys à 5 ajours et 8 écoinçons mesure 4,40 m de haut et 1,40 m de large.

Ses deux lancettes forment un ensemble composite :

La lancette de droite, datée vers 1500-1510, nous montre le crucifiement de saint Pierre.

La lancette de gauche, attribué à Jean ou à Engrand Le Prince, verriers de Beauvais, montre saint Claude, ainsi que Claude Ier Le Roux (1494-1536), dans un ouvrage plus tardif réalisé vers 1525 pour la chapelle familiale des Le Roux.

Ce caractère hétérogène résulte d'une recomposition en 1903 par Maurice Muraire. Il restitua (créa) les deux panneaux inférieurs et les couronnements d'architecture et les têtes des lancettes ainsi que les ajours latéraux du tympan auparavant en losanges ou vitreries à bornes 

 

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CLIQUEZ SUR L'IMAGE pour un diaporama sans mes commentaires.

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Elle occupe l'extrémité ouest du bas-coté sud, juste après la baie 26 des Drapiers (cercle 14 du plan ci-contre) puis la chapelle des fonts baptismaux et sa peinture de saint Christophe.

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Plan in guide de l'office du tourisme Seine-Eure

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chapelle des Le Roux et chapelle des Fonts , église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

chapelle des Le Roux et chapelle des Fonts , église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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I. LA LANCETTE DROITE. LE CRUCIFIEMENT DE SAINT-PIERRE

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La lancette de droite, datée vers 1500-1510, nous montre le crucifiement de saint Pierre, la tête en bas, comme le mentionnent les Actes de Pierre et la Légende dorée de Jacques de Voragine.


 

 

"Qui est-ce qui n'aurait pas pleuré quand fut rendue la sentence qui condamnait Pierre à être crucifié et Paul à être décapité ? Tu aurais alors vu la foule des gentils et des Juifs les frapper et leur cracher au visage. » Or, arrivé l’instant où ils devaient consommer leur affreux martyre, on les sépara l’un de l’autre et on lia ces colonnes du monde, non sans que les frères fissent entendre des gémissements et des sanglots. [...]Quand saint Pierre fut arrivé à la croix, saint Léon et Marcel rapportent qu'il dit : « Puisque mon maître est descendu du ciel en terre, il fut élevé debout sur la croix; pour moi qu'il daigne appeler de la terre au ciel, ma croix doit montrer ma tête sur la terre et diriger mes pieds vers le ciel. Donc, parce que je ne suis pas digne d'être sur la croix de la même manière que mon Seigneur, retournez ma croix et crucifiez-moi la tête en bas. »(Légende dorée)

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La source la plus proche de peinture sur verre  (stylistiquement et chronologiquement) est la gravure polychrome des Chroniques de Nuremberg, qui datent de 1493 :

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Cette vignette de l'école nordique s'oppose aux représentations  d'influence italienne du saint vêtu d'un pagne, et souvent inter duas metas, entouré de deux pyramides :

  • Giotto, Polyptyque Stefaneschi (v. 1320), Rome, Pinacotecca Vaticana
  • Massacio Prédelle du polyptyque de l'église du Carmine à Pise, 1426. Berlin, Staatliche M
  • Jean Fouquet, enluminure des heures d'Etienne Chevalier v. 1452 (cf. Nicole Reynaud p. 160-161)

 

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Les deux commanditaires (selon l'ordre de Néron) du martyre se tiennent en arrière : ils se signalent par le luxe de leur habillement, et en particulier de leur coiffure, un chaperon cramoisi à droite, un bonnet rouge et vert à joyau frontal et étoffe damassée à gauche.

Notez le verre à filets rouges, sur les manches du bourreau de gauche. 

Sur le plan technique, ces verres à filets colorés (ou verres vénitiens) ne sont pas des verres rouges dont on aurait abrasé (on dit "gravé") le fin doublage de verre rouge : selon Michel Hérold :

"Seul le soufflage en manchon autorise la fabrication de ces verres précieux, appelés verres vénitiens, ou à filets colorés. Ils sont produits à la façon des verres creux dits filigranés : leur principe est d’intégrer des baguettes, ou des fils de verre, le plus souvent rouges, mais aussi bleus, rose violet, ou autres, dans le verre blanc encore en fusion du manchon en cours de façonnage. On reconnaît ces verres à leur absence de relief et à la régularité des stries globalement parallèles et rectilignes, qui ne peuvent suivre, même dans leur usage le plus habile, ni les choix de coupe, ni le détail du dessin. Ces sortes de « rubans » de couleur sont intégrés dans la matière même du verre, mais en restant le plus souvent en surface ou presque. Avec ces repères, il n’est pas possible de confondre verres vénitiens et travaux de gravure sur verre ou encore avec la peinture à l’émail, qui cherchent souvent à les imiter. En France, ces verres sont repérables d’une façon significative à partir des années 1460 environ, et ne sont plus guère employés au-delà de la décennie 1540-1550. Ils sont vraisemblablement très coûteux, si bien que leur usage désigne des verrières dont l'exécution a bénéficié de soins et de moyens financiers particulièrement importants. Voir  Lafond Jean, 1962, « La technique du vitrail : aperçus nouveaux », dans Arts de France, II, p. 248. Un excellent exemple d’imitation de verre vénitien à l’aide de jaune d’argent et d’émaux peut être signalé dans la scène de la vision de saint Pierre à Joppé de Saint-Étienne de Beauvais (baie 16, 1548).   D’autres verres « précieux » sont en usage au même moment, des verres aspergés (dans ce cas, la pâte, presque toujours rouge, s’est répartie d’une façon plus aléatoire à l’intérieur même du verre), marbrés etc. Tous semblent soufflés en manchon." (Michel Hérold, Le verre des vitraux (xve-xvie siècles) Approche méthodologique)

La finesse du trait des portraits, digne d'un graveur, le dynamisme des gestes, la délicatesse des couleurs (le rose du pourpoint à crevé du bourreau de droite) sont remarquables.

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Le bourreau qui serre les liens retenant le bras gauche est coiffé d'un large chapeau au revers d'hermines, ceint d'un ruban où sont inscrit des chiffres et lettres (1 2 NAZNSN)  pseudo-coufiques cherchant à souligner l'altérité de l'individu, voire son origine hébraïque. Les traits patibulaires du visage vont dans le même sens, tout comme les chausses rayées  et donc condamnables pour la tradition médiévale.

"...la foule des gentils et des Juifs les frapper et leur cracher au visage." (Légende dorée)

n.b Ce type d'inscription, coufique cette fois, peut rendre compte d'une appartenance au peuple Juif sans stigmatisation, comme sur la robe de saint Etienne présentant Etienne Chevalier dans les Heures de ce dernier, enuminées parJean Fouquet vers 1452 .

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Dans le panneau restitué par Muraire, deux anges tiennent les attributs de Pierre, le livre et les clefs.

Le nimbe rouge porte une inscription (XIXe ?) : NORMO NVOS IAVORVM

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La tête de lancette contient une inscription DNE AMO TE : "Domine amo te"

Cette inscription, si elle est d'origine, est intéressante, car elle renvoie à l'évangile de Jean 21:15-19.

Elle est même cruciale, au dessus de cette représentation de la Mort de Simon Pierre, lorsqu'on lit le texte d'où est extrait la citation :

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 Après qu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci? Il lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes agneaux.

 Il lui dit une seconde fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre lui répondit: Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.

 Il lui dit pour la troisième fois: Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu? Pierre fut attristé de ce qu'il lui avait dit pour la troisième fois: M'aimes-tu? Et il lui répondit: Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit: Pais mes brebis.

En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas.

 Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit: Suis-moi.

Certes, le texte de la Vulgate donne la triple réponse de Pierre sous la forme QUIA AMO TE.

Mais la forme DÑE AMO TE (Domine, amo te, "seigneur je t'aime") est attestée dans la relation de l'évangile de Jean dans  l'Historia Scholastica de Petrus  Comestor (Pierre le mangeur) dans une édition de 1500 et une autre de 1526. Nul doute qu'on puisse  trouver également dans l'un des 800 manuscrits antérieurs, ou dans des éditions non disponibles en ligne, de cette œuvre majeure par sa diffusion depuis sa rédaction au XIIe siècle.

La version de la Scholastica publiée par Migne donne Domine amo te.

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Cette inscription transforme la représentation picturale en une profonde méditation (qui résonne avec le triple Reniement) sur le martyre de Pierre, tandis que la ceinture spectaculairement placée au centre du panneau (avec sa boucle à ardillon acéré, les fleurs des œillets et son passant noué) ou les quatre cordages entravant le saint viennent scander les mots ET ALIUS TE CINGET, ET DUCET QUO TU NON VIS pourtant invisibles.

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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II. LA LANCETTE GAUCHE : SAINT CLAUDE PRÉSENTANT CLAUDE LE ROUX EN DONATEUR.

 

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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C'est une mise en scène très traditionnelle d'un donateur, dans laquelle celui-ci, agenouillé devant un prie-dieu (ici en pierre), est présenté par son patron. L'inscription ST CLAUDE ayant identifié le saint évêque (ou plutôt l'archevêque car il tient une croix processionnale à deux traverses, et non une crosse) — Saint Claude fut archevêque de Besançon— , il est logique d'identifier le donateur comme Claude Le Roux, puisque la baie occupe l'emplacement de la chapelle de la famille Le Roux.

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LA FAMILLE LE ROUX. 

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La famille Le Roux, originaire de Louviers, favorisa de ses dons plusieurs églises . Cette famille est présentée ici par Prévost (c'est un abrégé de son texte)

 "...la persistance, pendant trois siècles, d'une richesse exceptionnelle, permettant aux membres de cette famille de donner l'essor à leurs aspirations vers les arts.

Ce double phénomène se rencontre, en Haute-Normandie, pendant les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles, dans la famille Le Roux, qui porta, entre autres noms, ceux de Le Roux du Bourgtheroulde, Le Roux de Tilly, Le Roux de Saint-Aubin, Le Roux d'Acquigny et Le Roux d'Esneval; famille à laquelle sa fortune, ses alliances, ses services dans la robe, dans l'armée et dans la diplomatie ont donné un éclat exceptionnel et un rang hors de pair parmi la noblesse normande pendant les trois derniers siècles.

Rien que dans le cours du XVIe siècle, il n'est pas, dans l'étendue des départements de la Seine-Inférieure et de l'Eure, moins de quatorze édifices dans lesquels nous ne trouvions le nom des Le Roux, et, sans doute, il nous en est échappé. ( Citons, de suite, l'hôtel du Bourgtheroulde à Rouen, et le château de Boisset-le-Châtel)

Il est vrai que tous ne sont pas leur œuvre exclusive il est certain que toutes ces oeuvres ne sont pas de premier ordre; malheureusement, nombre de ces oeuvres n'existent plus aujourd'hui. Mais, parmi ce qui subsiste, il en est qui sont des joyaux artistiques, de nature à faire amèrement regretter ce qui a disparu .

Tout à l'heure, nous passerons en revue, dans une rapide énumération, ces œuvres, de mérite et d'importance diverses.

Auparavant, voyons quelles sont les origines de cette famille si heureusement, si exceptionnellement douée, sous le double rapport du sentiment artistique et de la richesse cherchons, s'il est possible, dans quel milieu et dans quelles conditions se sont développés l'un et l'autre.

Denis Le Roux était seigneur de Becdal, en 1455 ; Il avait acquis ce petit fief, en 1443, au prix de 100 livres tournois, plus 60 sols de vin. Dans l'acte du 14 juillet 1456, il est qualifié conseiller en cour laye.

Divers autres documents le mentionnent comme exerçant, soit successivement, soit cumulativement, à Louviers, les fonctions de receveur de Mr l'archevêque de Rouen, seigneur de Louviers, conseiller de Mgr l'archevêque, procureur de M. l'archevêque avocat et conseiller de Monseigneur. A ces derniers titres, il recevait des gages annuels de !0 livres.

Sa femme s'appelait Guillemette Du Buisson Tous deux obtinrent, en 1428, l'autorisation de reconstruire, en en changeant légèrement la place, un pont sur la rivière d'Eure pour faire communiquer divers héritages, bornés par Phlipote, veuve de feu Guillaume Du Buisson, mère d'icelle femme.

C'est, très vraisemblablement, lui qui, de concert avec trois autres habitants de Louviers, signa la capitulation de Louviers avec le roi d'Angleterre, en 1431.

Denis Le Roux fut inhumé à Louviers.

Son fils Guillaume est qualifié seigneur de Becdal, de Villette et d'Escrovitte il acheta les fiefs de la Fontaine-près- Tilly et de Vironvé.

Dés 1450, on le trouve remplissant les fonctions de vicomte d'Elbeuf pour le compte des seigneurs d'Elbeuf. A la fois administratives, fiscales et judiciaires, ces fonctions, dont le nom n'avait rien qui emportât une distinction nobiliaire, étaient, en revanche, fort lucratives. Le vicomte d'une grande seigneurie était, à vrai dire, le représentant, le fondé de pouvoir et le principal officier du seigneur. Souvent, il était en même temps son secrétaire et son intendant.

Il avait épousé Alison du Fay. Il semble qu'il vivait encore en 1490. Il fut, comme son père, inhumé à Louviers .

Aucune qualification nobiliaire n'accompagne jamais le nom de Denis Le Roux dans les actes le concernant qui sont venus à notre connaissance. Il en est encore ainsi de ceux qui touchent son fils Guillaume, au moins pendant une certaine partie de son existence

Dans quelques actes de la fin du XVe siècle, au contraire, le titre d'écuyer suit le nom de Guillaume Le Roux.

De ce rapprochement nous sommes porté à conclure que Guillaume Le Roux, vicomte d'Elbeuf, propriétaire de plusieurs seigneuries, sera devenu noble, comme quelques centaines au moins de familles normandes, en vertu d'un édit de Louis XI, du mois de novembre 1470, par lequel tous les non nobles, possesseurs de fiefs à cours et usages  furent déclarés. anoblis en masse, par le seul fait de cette possession.

3. Guillaume I" Le Roux eut pour fils Guillaume II, qui fut seigneur des mêmes terres que son père, et acquit, en outre, celles de Bourgtheroulde, de Tilly, du Val, de Lucy et de Sainte-Beuve .

Il succéda également à son père dans ses fonctions de vicomte d'Elbeuf et, vraisemblablement, il était lieutenant général du vicomte d'Elbeuf, son père, en 1490.

Lorsqu'en 1499 l'Echiquier fut déclaré permanent, il fut appelé à y siéger comme conseiller.

Il avait épousé, en 1483, Jeanne Jubert, fille du lieutenant général du bailli de Gisors, et en eut seize enfants. Il mourut en 1520

Il a fait bastir la maison de Rouen paroisse Saint-Eloi, dit la généalogie recueillie dans les manuscrits Bigot . Il fit élever dans ses terres de Bourgtheroulde, de Tilly, de Lucy, de Sainte-Beuve,. etc.

Nous rappellerons les noms de trois seulement de ses enfants nous les retrouverons, en effet, souvent en parlant des œuvres d'art ou des monuments dus à l'initiative de leur famille:

4a . Guillaume, l'aîné, seigneur du Bourgtheroulde, abbé d'Aumale, prieur du Mont-aux-Malades-lèsRouen, chanoine de la cathédrale de Rouen, renonça à ses droits d'aîné en faveur de son frère Claude, et mourut en 1532.

4b Claude, vicomte d'Elbeuf, puis conseiller au parlement après la mort de son père, épousa, en premières noces, Jeanne Calenge, fille de Jean, sieur d'Infreville. Il fut seigneur de Tilly, puis du Bourgtheroutde et mourut en mars avant Pâques 1537.

4c Nicolas, sieur de Saint-Aubin-d'Escroville et de Becdal, fut conseiller-clerc au parlement de Rouen, abbé d'Aumale par la résignation de son frère Guillaume, et prieur du Mont-aux-Malades, chanoine de Notre-Dame de Rouen, et mourut doyen de Notre-Dame en 1565

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Dès lors, la famille, qui prend d'abord les noms de Le Roux du Bourgtheroulde et de Le Roux de Tilly, a conquis un rang distingué dans la ville de Rouen et dans le parlement de Normandie, au sein duquel elle ne compte pas moins de dix alliances ou parentés plus ou moins rapprochées. Elle se trouve la première, sous le rapport de la richesse, parmi les familles de robe.

Cette circonstance, secondaire en elle-même, si l'on veut, va lui permettre de donner l'essor à ses goûts pour les constructions civiles ou religieuses, la peinture sur verre, les objets d'art, les somptueux ameublements.  D'où venait cette opulence ? Il ne semble pas qu'elle ait ses origines dans des opérations commerciales ou financières hardies et couronnées par le succès. L'une de ses sources doit provenir des fonctions exercées par Denis Le Roux, par Guillaume son fils, et, aussi, par les générations suivantes. Conseiller, avocat, procureur de l'archevêque de Rouen à Louviers, ce pouvait être des fonctions très lucratives non pas par les émoluments fixes qui y étaient attachés, mais parce qu'elles comportaient un peu le rôle de banquier, d'intendant, quelque chose comme les responsabilités et, conséquemment, les profits des fonctions de fermier généra! .u siècle dernier, ou de trésorier général sous le premier Empire.

Il en était de même de la charge de vicomte dans une grande seigneurie comme Elbeuf; surtout quand on la cumulait avec celle d'intendant d'une maison quasi princière comme celle de la comtesse de Vaudemont.

Ainsi s'explique ce fait, que, longtemps après son entrée au Parlement, la famille Le Roux du Bourgtheroulde a conservé ces fonctions lucratives de vicomte d'Elbeuf'. En effet, Guillaume 11 les a exercées avant d'aller s'asseoir sur les bancs de l'Echiquier. En y montant, il les a laissées A son second fils Claude. Mais, comme celui-ci était encore trop jeune pour les remplir lui-même, son beau-père (ou futur beau-père) a géré la vicomté d'Elbeuf jusqu'à ce que Claude eût atteint l'âge requis. Claude l'a ensuite reprise jusqu'au jour où, son père Guillaume II venant à mourir (1520), il lui a succédé comme conseiller au parlement, abandonnant alors à un de ses frères ce fructueux office de vicomte d'Elbeuf.

Les alliances contractées par divers membres de cette famille ont aussi dû contribuer à l'enrichir.

Guillaume avait, on s'en souvient, épousé Jeanne Jubert. Cette famille devait être riche. Le père de Jeanne, lui aussi, avait contribué, de sa bourse, à des travaux à l'église de Vernon. Son opulence, sans doute, avait excité l'envie de quelques mécontents, dont l'un tenta de le faire inscrire aux rôles de la taille comme se mêlant du fait de marchandise (en 1~82). Mais la cour des aides repoussa cette prétention, et plusieurs bourgeois attestèrent que Guillaume Jubert était noble et issu de parents nobles et n'avait jamais fait le commerce

Il est temps, maintenant, d'énumérer les édifices auxquels est attaché le nom d'un des membres de cette famille constructions privées, hôtel et châteaux, élevés exclusivement par eux, à leurs frais et pour eux monuments religieux a l'édification,ou même, simplement, à la décoration desquels ils ont pris une part quelconque.

Toute classification méthodique aurait ses inconvénients et ses dangers. On ne peut suivre l'ordre personnel, plusieurs générations ayant pu coopérer au même monument et, surtout, l'auteur de quelques-uns ne pouvant parfois être nettement déterminé. La valeur artistique relative de chaque œuvre serait un procédé téméraire.

Il est plus simple d'énumérer, dans l'ordre  chronologique, chacune de ces œuvres.

— ÉGLISE DE NOTRE-DAME DE LOUVIERS. Louviers a été considéré par les Le Roux du Bourgtheroulde comme le berceau de leur famille. Non seulement Denis, mais encore Guillaume I (vicomte d'Elbeuf) y furent enterrés. En 1510 Guillaume II, conseiller au Parlement de Normandie, en souvenir sans doute de son père et de son grand-père, délaissa à l'église de Notre-Dame la somme de cinquante livres . En outre, il donna à cette église un, sinon plusieurs vitraux, dont l'un représente la Vierge et saint Nicolas.

Ses armes – d'azur au chevron d'argent accompagné de 3 têtes de léopard d'or posées 2 et 1 – se voient sur une des fenêtres, et sur une autre elles sont parties de celles de sa femme Jeanne Jubert, dont la famille portait coupé : d'azur à 5 rocs d'argent et d'azur à la croix d'or.

II parait, ajoute un historien de Louviers, qu'à cette époque la famille Le Roux fit de nombreuses donations à l'église de Notre-Dame, car ses armes se retrouvent encore sculptées sur les clefs de voûte des sous-ailes du coté du sud.

ÉGLISE SAINT-JEAN D'ELBEUF.

un des membres de la célèbre famille parlementaire des Bigot, cette généalogie porte, en effet, que Guillaume [~ « a fait bastir la chapelle de Notre-Dame en l'église Saint-Jean d'Ellebeuf, où il est représenté avec sa femme en la vitre de darriére l'autel, et leurs armes sont en la voute, et Guillaume son fils aisné et sa femme sont représentés aux deux autres vitres avec leurs enfants; tous avec leurs armes.

HÔTEL DU BOURGTHEROULDE  A ROUEN. A lui seut, un tel monument suffirait à illustrer la famille qui en a doté sa ville.

SAINT-SEBASTIEN-DE-PREAUX. 

CHAPELLE SUR LE FIEF DE L'ESPREVIER. 

Le BOURGTHEROULDE. -L'Eglise. -Le Bourgtheroulde est une des premières seigneuries importantes acquises par la famille Le Roux qui, immédiatement, en prit le nom. Renonçant à Louviers, leur berceau, plusieurs s'y firent enterrer Vraisemblablement donc, ils durent faire réédifier l'église, au moins en partie.

SAINTE-BEUVE-EN-RIVIÈRE. 

BOISSET-LE-CHATEL. Seul des superbes bastimens dont nous parlons, le château de Boisset est encore debout. [voir https://chateaudetilly.fr/histoire/]

ABBAYE DE SAMT-MARTIN D'AUCHY LES-AUMALE. –

SAINT-AUBIN-D'ESCHEVILLE. 

EGLISE SAINT-ETIENNE-DES-TONNELIERS, A ROUEN. Messieurs de Tilly, dit un ancien historien de Rouen, ont beaucoup contribué à faire la nef (de cette église). Ils en ont donné la première et la dernière arcade. Leurs armoiries s'y voient encore, aussi bien qu'à la grande vitre qui est derrière la contretable qu'ils ont fait faire de même. Jeanne Çhalenge, première femme de Claude Le Roux de Tilly, y fut inhumée en t t.

 EGLISE D'INFREVILLE-PRËS-LE-BOURGTHEROULDE. –"

 

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En effet, c'est grâce aux libéralités de Guillaume Le Roux qu'en l'église de Louviers, on entreprit une nouvelle façade côté sud avec un grand porche réalisé à partir de 1506. 

C'est à l'extrémité ouest de cette façade su que semble s'être concentré l'effort de mécénat de la famille Le Roux et de ses alliances :

La chapelle de la famille se trouvait au niveau des deux dernières travées du bas-coté sud, à coté de  la fresque de Saint-Christophe, en  la chapelle des fonts, qui fut offerte par le bailli Jehan de Chalenge, beau-père de Claude Le Roux. On trouvait dans la chapelle de la famille Le Roux les panneaux anciens actuellement en place en baie 19,  avec la verrière à grands personnages offerte par Guillaume le Roux et Jeanne Jubert, où ils figurent en donateurs avec leurs armoiries et où Claude Le Roux est représenté. Ou encore les panneaux de Saint Nicolas avec les armoiries de Guillaume II, actuellement en baie 17. On décrit ainsi la chapelle Saint-Nicolas fondée par Nicolas Le Roux ; et la chapelle Saint-Claude fondée par Claude Le Roux, en 1500.

La famille Le Roux offrit aussi des vitraux  à Bourgtheroulde (trois verrières commandés sans doute aux le Prince), à Infreville,  et à Saint-Vincent de Rouen (4 verrières).

Rappel : 

Guillaume II Le Roux, Conseiller de l'échiquier de Rouen, président à mortier du parlement de Rouen, Vicomte d'Elbeuf, époux en 1487 de Jeanne Jubert, d'où

Claude Le Roux, seigneur de Bourtheroulde & Tilly, conseiller en la cour du parlement décédé en 1537, époux de Jeanne Chalenge, dame de Cambremont & Infreville décédée en 1531, d'où

Claude II Le Roux, Conseiller du Roi en son parlement de Rouen, maître des comptes à Rouen, époux en 1551 de Marie Potier

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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L'inscription présentée dans un cartouche par un putti n'est pas facile à déchiffrer, en raison des plombs de casse. D NF SOIT MOT ?  Les deux mots extrêmes comportent des tildes abréviatifs pour omission de N. Je lis :

-- N~F SOIT MÕT. l'inscription est a priori en français. La devise des Le Roux ?? Elle dit Expugna impugnates me domine.

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Le vitrail est attribué à Jean Le Prince ou à son fils Engrand, dont on reconnaît immédiatement l'usage virtuose du jaune d'argent.

Jean Lafond écrivait : 

 "Le Saint Claude de Louviers  a endossé une chape de drap d'or. Pour s'harmoniser avec ce somptueux vêtement  sa dalmatique d'or pâle se réchauffe d'une large tache orangée, appliquée sur la manche droite, et dont le contour, très nettement arrêté, suit la courbe du pli principal. En haut, c'est à dire dans l'ombre de la chape,  cette tache est presque rouge."

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On remarquera aussi les fabriques sur verre bleu (teinté de vert par le jaune d'argent) et le verre violet. Ou encore ces visages si particuliers, .

Il se trouve (hasard?) que l'atelier des Le Prince connaît bien saint Claude, puisque Engrand a réalisé un vitrail de saint Claude, patron des Tanneurs, à Gisors en 1526 et que Nicolas, fils d'Engrand, a consacré à sa Vie une verrière pour l'église Saint-Etienne de Beauvais en 1527 .

 

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Le donateur est coiffé d'un bonnet à trois pointes et vêtu, au dessus d'une robe bleue, d'une houppelande rouge aux manches et à la bordure inférieure fourrée. Les chausses vert tendre et les chaussures roses rappellent les tenues des drapiers sur la baie 26. 

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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Enfin, dans la partie basse, restituée, deux anges aux ailes rouges ou violettes nous informent de ceci :

RESTAURATION  OFFERTE PAR Mlle. JULES GILLES NÉE O DUTUIL [??]  EN 1903.

Cette dame avait offert un vaste terrain rue Pampoule pour y construire une école catholique des Frères, en 1888.  

 
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Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24 (1500-1510 ; vers 1525, 1903), église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LE TYMPAN
 

 

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Vierge à l'Enfant (tête de la Vierge restituée).

Le Christ portant le bois de la croix.

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La verrière de saint Claude de l'église de Louviers.

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SOURCES ET LIENS.

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 Office du tourisme Seine-Eure :

http://www.tourisme-seine-eure.com/images/06-QUE-FAIRE/1-culture-patrimoine/B1.2-ND-Louviers/Circuit-Bilingue-EGLISE-ND-LOUVIERS.pdf

 

— CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001,"Les vitraux de Haute-Normandie", Corpus vitrearum Recensement VI, CNRS éditions, page 171

— FOSSEY (abbé Jules), 1896, L'église Notre-Dame à Louviers, La Normandie monumentale., page 6

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62406567/f16.image.texteImage

 

— HÉROLD (Michel),1995,  Louviers, église Notre-Dame, les verrières, Rouen, 16P (Nonconsulté)

— LAFOND Jean, 1963, Les vitraux de Notre-Dame de Louviers, par Jean Lafond . Louviers et Pont-de-l'Arche. Nouvelles de l'Eure, n° 15, Pâques 1963. (pp. 42-47). Non consulté.

— LE MERCIER (E.)  Monographie de l'église Notre-Dame de Louviers Ch. Hérissey et fils, 1906 - 212 pages 

—  PREVOST (Gustave-Amable ), 1896, L'influence de la fortune et de l'initiative privées sur l'architecture : une famille normande et la Renaissance en Haute-Normandie, impr. de C. Hérissey (Évreux) pages34 et suiv.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5502915c/f37.image

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63528p/texteBrut

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 12:35

Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

 

 

 

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GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

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ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé :

Nom de genre Onychogomphus, Sélys, 1854 :  vient du grec ὄνυξ, ónyx  (onux, onukhos)  "ongle, serre, griffe" , associé à  -gomphus. Il signifie donc   :  "gomphus à ongle, gomphus à crochet " du fait de la forme des appendices anaux des mâles ;  -gomphus vient du grec  gomphos = "clou, coin, cheville" du fait de la forme en massue de l'abdomen des mâles). 

— Nom d'espèce O.  forcipatus, Linnaeus, 1758, Syst. nat. :545  :  du latin forceps, ipis, "tenailles, pinces " appliqué par Linné aux appendices anaux des mâles dans sa description (Fauna suec. 1746 p.265) Mas cauda forcipata, duobus unguibus majoribus, oppositis,. D'où  : "libellule dont les appendices anaux du mâle sont en forme de pinces".  

— Noms vernaculaires français : 1. "La Caroline", Geoffroy 1762 ; 2. "La Demoiselle à taches d'un verd céladon", De Geer, 1752-1778. 3. "Le Gomphus unguiculé", Sélys, 1840 ; 4. "Le Gomphus à tenailles", Sélys, 1850 ;  5. "Le Gomphe à pinces", P.A. Robert 1936 ; 6. "L'onychogomphe à pinces", Dijkstra, 2007 ; 7.  "Le Gomphe à forceps" Précigout 2009, et INPN.

— Noms vernaculaires dans d'autres langues : 

-en Catalan : el tallanassos petit,

-en Allemand : Kleine Zangenlibelle, "petite libellule à pinces", Schiemenz, 1953

-en Néerlandais :  Kleine tanglibel

- en Frison : Lytse tongerbout

- en Suédois : Stenloddsländend

-en Anglais : the small pincertail , ou green-eyed hook-tailed dragonfly

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I. LE NOM SCIENTIFIQUE : ONYCHOGOMPHUS FORCIPATUS, LINNAEUS, 1758.

A. Le nom de genre Onychogomphus Selys, 1854.

http://www.lavieb-aile.com/2018/02/zoonymie-du-nom-de-genre-onychogomphus-selys-1854.html

SELYS-LONGCHAMPS (Edmond de), 1854, Synopsis des Gomphines, Bulletins de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique. t.XXI(2) pp 23-112 page 33

https://www.biodiversitylibrary.org/page/36937548#page/605/mode/1up

https://www.biodiversitylibrary.org/page/36937548#page/612/mode/1up

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B. LE NOM D'ESPÈCE FORCIPATUS, LINNAEUS, 1758.  

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Libellula forcipata Linnaeus, 1758 :  Linnaeus (1758) . [Description originale] Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824. : 545.

https://www.biodiversitylibrary.org/page/25034356#page/555/mode/1up

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Description originale :

Forcipata 11 L[ibellula]. thorace nigro characteribus variis flavescentibus. 

Fn. svec. 771

Pet. mus. 84. n.. 819.

Reaum, ins. 4. t. 10. f.4 et 6. t. 35. f.5. 

Habitat in Europa. 

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Voir le Spécimen de la collection linnéenne : http://linnean-online.org/19717/

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Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

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LES RÉFÉRENCES DE LINNÉ POUR LIBELLULA FORCIPATA.

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1°) Fauna suecica 1746 n°771.

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https://www.biodiversitylibrary.org/item/129804#page/265/mode/1up

771 . LIBELLULA thorace luteo-virescente : lineis nigris, abdomine nigricante : characteribus flavis, 
-Reaum. Gall 4. t 10, f. 4, 

-Merr. pin. 197. Libella maxima lutea, cum 4. vel 5 . spinis in caudae extremitate, 
-Pet. mus.84.. n. 819. Libella major, corpore compresso flavescente, 
Habitat ad Aquas. 
DESCR. Est inter maximas, Mas cauda forcipata, duobus unguibus majoribus, oppositis, & duobus mucronibus subjectis, parvis. Thorax viridi- flavescens , anterius ad alarum exortum , versus caput, tribus nigris lineis duplicatis notatus. abdomen cylindricum, nigrum, octo constans articulis, a tergo linea flava longitudinali inscriptis , quae 6 priores articulos exarat, non vero 7 & 8, Singulum segmentum ad latera macula flava transversa, & alia minore incurva Iongitudinali insignitur , quae maculae evidentiores in foemina , quam in mare. Foemina cauda duobus mucronibus armatur ; Maris vero quatuor. Maris genitalia sub , vel in primo abdominis segmento, foeminas vero fub vel in ultimo segmento, uti omnibus congeneribus. Alae aqueae, puncto marginali & linea transversa in medio. 

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C'est dans la description de cette espèce dans le Fauna suecica, et non dans la brève diagnose du Systema naturae, que Linné utilise le terme forcipata et donne ainsi l'explication de son épithète spécifique.

Je traduis ainsi le début de cette description : est inter maximas, Mas cauda forcipata, duobus unguibus majoribus, oppositis, & duobus mucronibus subjectis, parvis.

"Elle est parmi les plus grandes [Libellules]. La queue du mâle en forme de pince, les deux ongles les plus grands en opposition, et les deux plus petits ---."

Linné reprend peut-être en la corrigeant la diagnose de Merret, qu'il cite : 4 vel 5 spinis in caudae extremitate, "4 ou 5 épines à l'extrémité de la queue."

 

 

 

Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

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2°) Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes .Volume 4, 1738.  Planche  10. figure 4

 

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Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

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2bis) Réaumur, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes .Volume 6, 1742.  planche 35 figure 5 

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51203#page/685/mode/1up

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Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

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3°) James Petiver, Musei petiveriani insectorum, 1695-1703, page 84 n° 819

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Libella major, corpore compresso flavescente,  L. max 4 Moffet p.66. Fig. 4, page 67. Id, A.941 F.6. L.Max 4.lutea, cum 4 vel 5 spinusis in caudae extremitate, Merr. Pin. 197. an Perla 9 Aldrovandi, Insect. Page 305 Fig. 9 id Fr. 119. tab 5 Fig.9 ? Jonston Insect. Tab.17, Fig. 3. F. ultima ?

I take this and the last to be Male and female.

James Petiver renvoie, en référence, aux auteurs suivants :

Linné, comme son disciple Fabricius se refusent à donner en référence des auteurs trop anciens et trop imprécis, comme Thomas Moffet et Ulisse Aldrovandi.

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Zoonymie (étude du nom) de Onychogomphus forcipatus Linnaeus, 1758.

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4°) Christopher Merret, 1667, Pinax rerum...page 197 : 

Libella   n°4. lutea, cum 4 vel 5 spinusis in caudae extremitate 

"jaune, avec 4 ou 5 petites épines à l'extrémité de la queue"

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ÉTUDE DU NOM : FORCIPATUS.

L'épithète se réfère à la description donnée par Linné dans Fauna suecica de 1746 : Mas cauda forcipata, duobus unguibus majoribus, oppositis, & duobus mucronibus subjectis, parvis. Il se traduit par "en forme de pinces" et se réfère aux appendices anaux (unguibus) des mâles.

La forme féminine forcipata, accordé au genre Libellula, devient forcipatus en s'accordant au genre Gomphus, puis au genre Onychogomphus.

a) Forcipata :

https://en.wiktionary.org/wiki/forcipatus

Gaffiot forceps, ipis, "tenailles, pinces [de forgeron]", "forceps" 

—Johann Ramminger :  "forcipatus, -a, -um – in Form einer Zange: NEBRIJA comm Prud perist 10,73 vngvlis bisvlcis: idest bifidis aut forcipatis." ("en forme de pince"  : ungulis bisulcis : idest bifidis aut forcipatis = avec des sabots fendus, c'est à dire bifide ou en forme de pinces").

b) Unguibus :

du latin unguis, "ongle" du grec onyx 

https://fr.wiktionary.org/wiki/unguis

Gaffiot donne aussi "grappin, crochet"

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

Comme d'habitude, H. Fliedner est le plus précis et le plus juste..

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/gomphe-a-forceps/

"Onycho de onyx (gr) = serre griffe du fait de la forme des appendices anaux des mâles ; gomphus de gomphos (gr) = clou, coin, cheville du fait de la forme en massue de l’abdomen des mâles ; forcipatus (lat) = muni de tenailles, pinces (forceps) ; les appendices anaux des onychogomphus sont en forme de pinces ou de forceps."

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 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"from Lat. forcipatus, -a, -um = armed with pincers [forceps = pincers]  for the shape of the male's appendages"


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D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"forcipatus (Onychogomphus) - forceps, forcipis = pinza, tenaglia. Per la forma dei cerci"

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H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"Onychogomphus [gr. onych* = anything like a claw] has its name after the subspecies O. forcipatus unguiculatus (Vander Linden) [l. equipped with little claws; which is an allusion to the special form of the male’s exterior appendices], for l. unguis is the equivalent of gr. onyx. "

 

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VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 "Forcipatus : met forceps (tangen)

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II. NOMS VERNACULAIRES EN FRANÇAIS. 

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1°) La Caroline, Geoffroy 1762.

 

Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris. Tome 2 / ; dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Tome second,  A Paris, chez Durand, rue du Foin, le premiere porte cochere en entrant par la rue S. Jacques, au Griffon. M. DCC. LXII. Avec approbation et privilége du Roi. pages 228-229

https://www.biodiversitylibrary.org/item/51067#page/238/mode/1up

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1043241t/f238.item

"13. LIBELLULA thorace luteo-virescente , lineis nigris ; abdomine nigricante characteribus flavis. Linn. faun.fuec. n. 771. 
-Linn.syst. nat. edil. 10, p. f4S , n. 11. Libellula forcipata. 
-Petiv. mus. S4 , n. 8 i.y. Libella major, corpore compresso flavescente. 
-Merr.pin. 97 , n. 4. Libella maxima lutea , cùm 4 vel 5 spinis in extremitate caudae; 
-Reaum. ins. tom. iv , tab. 10 ,f. 4 , fr tom. v'y. tab. 3 <j ,fg. j. 
-Rosel. inf. vol. i , tab. 5. Insect. aquatil. clajf. 1. 
La Caroline. 
Longueur 13 lignes. 
Sa tête est jaune & a de gros yeux bruns. Son corcelet est aussi d'un jaune tirant un peu sur le vert , avec trois lignes noires de chaque côté qui descendent obliquement de l'extérieur vers l'intérieur. Le ventre qui est fort long & brun est composé de neuf anneaux. Sur le dos du ventre dans le milieu est une bande jaune , mais qui se termine au sixième anneau , fans aller fur les trois derniers. De plus tous les anneaux ont fur les côtés deux taches jaunes, une au haut de l'anneau plus petite & transverse , l'autre plus bas , longitudinale , un peu courbe , & dont les pointes regardent le dessous du corps. Les ailes font transparentes ; sans couleur ; & elles ont la tache oblongue &noire du bord extérieur. On trouve cette espèce avec les autres dans les prés & les endroits aquatiques."

Pour nommer en français ses 15 espèces de Libellules, Geoffroy a commencé par reprendre les noms données par Linné, dans Fauna suecica, à deux espèces rendant hommage à la reine Louise-Ulrique de Suède, puis il a poursuivi cette veine des prénoms féminins, avec des intentions parfois devinables. Ce n'est pas le cas ici.

Geoffroy latin par Fourcroy : https://archive.org/stream/entomologiaparis02four#page/n235/mode/2up

 

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2°) La Demoiselle à taches d'un vert céladon,  Charles de Geer, [1752-1778].

Charles de Geer, 1752-1778, Mémoires pour servir à l'histoire des insectes, tome 2 partie 1, Xe mémoire.  page  690

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97151p/f700.image.r=.langFR

"La couleur de cette Demoiselle est noire, mais le corcelet est tout plein de taches irrégulières et de rayes d'un verd céladon, de sorte qu'il est fort bigarré".

Le vert céladon, vert tendre, pâle et bleuté, fait référence à la couleur du costume du berger Céladon, dans le roman précieux l'Astrée.

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3°) Le Gomphus  onguiculé, de Sélys, 1840.

Monographie des Libellulidés d'Europe, page 80.

La Libellula forcipata a été renommée Aeshna onguiculata par Vander Linden en 1820, et Gomphus onguiculatus par de Sélys en 1840 dans cette Monographie. Fidèle à son usage, de Sélys traduit littéralement en français le nom scientifique.

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4°) Le Gomphus à tenaille,  de Sélys 1850

Selys-Longchamps, Edmond de (1813-1900), 1850, Revue des odonates ou libellules d'Europe / par Edm. de Selys-Longchamps,... ; avec la collaboration de M. le Dr H. A. Hagen,...ed C. Muquardt (Bruxelles), Roret (Leipzig), page 98

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q/f126.image

Texte : 

"8. Gomphus forcipatus L. , le Gomphe à tenailles."

Cette description est précédé d'une longue explication :

 

"N . B. M. Hagen dans la Gazette entomologique de Stettin , (juillet 1844 , p. 257 ), a publié une savante exposition de ce qui concerne la L. vulgatissima de Linné. Je résumerai son opinion en restituant cependant le nom de vulgatissimus , partout où il a adopté celui de forcipatus, et en écrivant forcipatus , là où il a admis unguiculatus.

L. vulgatissima de Linné dans la 1ère édition de la Fauna suecica est probablement un individu non adulte de la scotica.

Dans la 10° édition du Systema Naturæ , c’est le Gomphus vulgatissimus (forcipatus , Hagen).

Dans la 2° édition de la Fauna c’est une confusion des deux descriptions précédentes.

La L. Forcipata dans le Systema, édition 12e, comprend à la fois les Gomphus forcipatus (unguiculatus, Hagen) , et vulgatissimus (forcipatus,Hagen).

La vulgatissima (Olivier , Encyclopédie), est bien cette espèce (forcipatus, Hagen) ; il en est de même de celle de Panzer , mais ce dernier cite comme variétés le forcipatus ( unguicutatus, Hagen), et le serpentinus.

Dans la collection Gyllenhall, le forcipatus (unguiculatus, Hagen) est bien nommé; il en est de même dans le musée Thunberg, mais on trouve aussi dans ce dernier un Cordulegaster annulatus appelé du même nom.

Enfin dans le musée Lund Schestedt (Fabricius) la Libellula Sabina de Drury , ou une espèce voisine porte le nom de vulgatissima, la Libelulla gibba de cet auteur , est aussi la Sabina ou une voisine tout-à-fait exotique, du groupe de la trinacria. (Voyez l’article de la L. ampullacea à l'appendice).

Ayant examiné en août la collection de Linné à Londres , j’ai reconnu que les auteurs anglais ont eu raison d’attribuer le nom de vulgatissimus L. au forcipatus des auteurs récents. Il y a en effet un mâle étiqueté de la main de Linné lui-même , et une semblable étiquette, désigne comme forcipatus, unguiculatus de Vanderlinden (l'hamatus, Charp.), et en effet ce nom de forcipatus convient très-bien à la forme des appendices anals du mâle de l'unguiculatus, et ne s’appliquerait que fort mal au mâle du vulgatissimus du présent article, auquel on ne doit plus hésiter à restituer définitivement son nom Linnéen."

Surtout, Sélys décrit ici page 96, juste avant G. forcicatus, le Gomphus uncatus Charpentier 1840 sous le nom de "Gomphus à crochet". Cette espèce est très proche du "Gomphus à tenailles" mais les appendices anaux du mâle n'ont pas de dent subterminale, et le 8e segment abdominal a constamment une tache triangulaire basale.

 

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4°) Gomphe à pinces, P.A. Robert 1936.

ROBERT (Paul André), 1936, Les Insectes, coléoptères, orthoptères, archiptères, nevroptères, Delachaux et Niestlé page 128.

Paul-André Robert (1901-1977) était un artiste et naturaliste suisse. Paul-André Robert est né en 1901, en Suisse, près d'Orvin, au «Jorat». D'une famille de peintres - Léopold, son grand-père ; Aurèle, son grand-oncle, Léo-Paul, son père - Paul-André Robert, neuvième enfant d'une famille de dix, commença très tôt à dessiner. Son père, non seulement l'initia à l'art mais l'encouragea aussi à l'observation des petites bêtes. Il avait aménagé dans sa maison une véritable «cité de cages à chenilles» qu'il présenta, avec son fils, à des expositions.  Dès l'âge de 16 ans il avait commencé à travailler sur une monographie monumentale sur les larves de libellules d’Europe . Très jeune, séduit par la lecture de Fabre, Paul-André observe avec passion les insectes et, en particulier, les libellules sur lesquelles il publiera un livre de qualité qui lui vaudra, en 1973, le titre de Docteur honoris causa de l'université de Neuchâtel.
En Europe, on le connaît principalement pour son ouvrage Les Libellules, paru en 1958.

C'est le premier auteur a se soucier de créer des noms vernaculaires d'insectes en langue française au XXe siècle, bien avant les efforts de H. SCHIEMENZ, en 1953, pour proposer des noms de libellules en allemands.

Ce nom est repris actuellement par de nombreux auteurs, notamment Grand et Boudot 2006, et le site (consulté ce jour) de l'INPN.
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5°) L'Onychogomphe à pinces (Dijkstra 2007)

On le trouve dans le Guide des Libellules de K.D.B. Dijkstra (2007) puis dans Libellules de Poitou-Charentes, 2009. C'est le nom qui figure dans l'article Wikipédia.

6°) Le Gomphe à forceps.

Le nom  est employé dans Libellules de Poitou-Charentes, 2009, et sur le site de l'INPN. Certes notre substantif "forceps" n'est pas propre à l'obstétrique, ni par son étymologie (latin forceps "pinces de forgeron") ni par son emploi (anatomie ou entomologie), mais il laisse penser que l'épithète forcipatus de Linné avait ce sens obstétrical, ce qui n'est pas attesté.

 

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LES NOMS VERNACULAIRES EN D'AUTRES PAYS.

 

-Catalan : el tallanassos petit,

-Allemand : Kleine Zangenlibelle, "petite libellule à pinces", Schiemenz, 1953

-Néerlandais :  Kleine tanglibel, "petite libellule à pinces"

-Frison : Lytse tongerbout

-Suédois : Stenloddsländend

-Anglais : the small pincertail , ou green-eyed hook-tailed dragonfly

 

 

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SOURCES ET LIENS.
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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html
 
 
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OUTILS DE  ZOONYMIE.
— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=gLZvT_njEF4C&pg=PA173&dq=steinmann+onychogomphus+forcipatus&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjJ6bqArLreAhVKExoKHb9cC34Q6AEILDAA#v=onepage&q&f=false
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 

— ALDROVANDI (Ulysse) 1602 De animalibus insectis libri septem, cum singulorum iconibus. J. B. Bellagambam (Bononiae) 1602 : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k991248 

ou Gottingen.

 

— GEER, (Charles de), 1771 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes , Stockholm : Hesselberg, .Tome 1 [1]-[15] 707 pages, 37 planches, Gallica . Tome second première partie 616 pages, ; Tome second deuxième partie pages 617 à 1175, 43 planches gravées par Bergquist. Gallica.

— GEOFFROY (Étienne-Louis, Docteur en médecine) 1762. Histoire abrégée des insectes qui se trouvent aux environs de Paris: dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique ; Paris : Durand 1762 Tome second Planches XI à XXII colorées à la main par Prévost gravées par Defehrt. 744p. http://archive.org/stream/histoireabrg02geof#page/n9/mode/2up

— GEOFFROY [Étienne-Louis] 1798-99 Histoire abrégée des insectes dans laquelle ces animaux sont rangés suivant un ordre méthodique. Nouvelle édition, revue, corrigée, & augmentée d'un supplément considérable. / par M. Geoffroy, docteur en médecine. A Paris :Chez Calixte-Volland, libraire, quai des Augustins, no. 24 :An VII de la République françoise [1799]. http://www.biodiversitylibrary.org/bibliography/14595#/summary

— LINNÉ 1758 Linnaeus, C. 1758. Systema naturæ per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis. Editio decima, reformata. Holmiæ. (Salvius). Tomus I: 1-824

http://www.biodiversitylibrary.org/page/727383#page/494/mode/1up

 

— MAJORI (Cesare, 1746-1823) , Supplemento alle Lezioni botaniche preso dai due Regni Animale, e Fossile del lettor Cesare Majoli (Tomo I e II), Fano, Biblioteca Federiciana, Fondo Federici, n. 86 e 87.

 (DIONISI 2010/2011).

http://www.fondazionecarifano.it/Ambiente/libellule_metauro/05_libellule_viste_cesare_majoli.pdf

— MERRET (Christopher) 1667 Pinax Rerum Naturalium Britannicarum. 1667. Google Books

http://books.google.co.uk/books?id=p0SjZ7N6TA0C&printsec=frontcover&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

— MOFFET (Thomas) 1634 Insectorum, sive, Minimorum animalium theatrum. Londini : Ex officin typographic Thom. Cotes et venales extant apud Guiliel. Hope, 1634. BHL.

— PETIVER (James) 1695-1703 Musei Petiveriani centuria prima-decima, rariora naturae continens: viz. animalia, fossilia, plantas, ex variis mundi plagis advecta, ordine digesta et nominibus propriis signata, London, 1695-1703 Version Books-Google.

— RÉAUMUR [René-Antoine] de Ferchault 1734-1748 Mémoires pour servir à l'histoire des insectes Paris : Imprimerie Royale, 6 volumes, de 1734 à 1748 [un 7e, copie du manuscrit original, paraîtra en 1928], 267 planches gravées par Simoneau, Lucas, Haussard et Fillioeul. En ligne BHL. Voir aussi VALLOT J.N. 1802.

 

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de) 1840 - Monographie des Libellulidées d'Europe. - Roret, Paris ; Muquardt, Bruxelles

— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— VILLERS (Charles de) 1789 Caroli Linnaei Entomologia, faunae Suecicae descriptionibus aucta : DD. Scopoli, Geoffroy, de Geer, Fabricii, Schrank, &c., speciebus vel in systemate non enumeratis, vel nuperrime detectis, vel speciebus Galli australis locupletata, generum specierumque rariorum iconibus ornata; curante & augente Carolo de Villers .. Lyon : Pietre et Delamollière, (1789). https://archive.org/stream/carolilinnaeient02linn#page/n11/mode/2up

— WALCKENAER (C.A.) 1802, Faune parisienne, insectes, ou, Histoire abrégée des insectes des environs de Paris classés d'après le système de Fabricius; précédée d'un discours sur les insectes en général, pour servir d'introduction à l'étude de l'entomologie accompagnée de sept planches gravées Paris : Dentu 1802 en ligne BHL.

 

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Published by jean-yves cordier - dans Zoonymie des Odonates
3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 14:22

Voici le lien de ma page facebook :

https://www.facebook.com/Lavieb-aile-611882632563800

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Published by jean-yves cordier
2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 12:06

La verrière du Baptême du Christ et de la Procession des drapiers (baie 26, Maître de la vie de saint Jean-Baptiste vers 1500-1510,  et anonyme vers 1490-1500)  de l'église Notre-Dame de Louviers.

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1. Sur Louviers :

Iconographie de saint Christophe : La peinture murale de saint Christophe à Louviers (vers 1510).

2La liste de mes articles sur les vitraux.

 

 

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Baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

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PRÉSENTATION.

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Cette baie de 4,40 m de haut et 0,70 m de large se compose d'une seule lancette trilobée occupe (flèche)  l'extrémité ouest du bas-coté sud, à droite de la chapelle des fonts baptismaux. Presque toutes les verrières qui nous sont parvenues appartiennent aux campagnes d'agrandissement ou de remise au goût du jour de l'édifice, qui s'échelonnent entre 1490 et 1530 (parties rouges du plan). 

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C'est une baie composite faite de deux parties différentes .

 Au registre inférieur, la procession des drapiers de Louviers pour la Fête-Dieu se rattache par son exécution aux éléments de vitrail offert par Guillaume II Le Roux et par sa femme Jeanne Jubert qui ornait probablement la chapelle  située au niveau des deux dernières travées du bas-coté sud ; il  a été réalisé à la même date (vers 1495) et par le même atelier (contemporain de Jehan Barbe, de Rouen ?). Son emplacement initial n'est pas connu, mais le panneau provenait vraisemblablement d'une des baies des chapelles nord de la baie.

Au registre supérieur, le Baptême du Christ daté vers 1500-1510, appartient à la production de l'atelier rouennais dit du Maître de la Vie de saint Jean-Baptiste, actif à Bourg-Achard, Rouen, et Conches.

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Plan du guide de l'Office du tourisme Seine-Eure

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I. LE REGISTRE INFÉRIEUR : PROCESSION DES DRAPIERS DE LOUVIERS POUR  LA FÊTE-DIEU (1490-1500).

 

 

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     À l’époque médiévale, outre les activités de tannerie, Louviers est un centre important de production de toile de lin et de drap de laine.Les guerres  apportent souvent le trouble et la destruction dans ces activités.

 

La corporation des drapiers-foulons était une corporation très riche, qui fit aux églises de Louviers de nombreuses libéralités. En reconnaissance de ces libéralités, les membres de cette corporation ont joui pendant plus de trois cent ans d'un double privilège : ils portaient le dais aux processions du Saint Sacrement, et à leur inhumation on sonnait gratis la grosse cloche dite « la Liard » (ou "cloche des foulons" offerte en 1379 par  le drapier Jehan Liard)  ;  ils perdirent ces beaux privilèges en 1713 par une sentence du lieutenant-général de Pont-de-l'Arche rendue le 21 juin de cette année.

Le prêtre, revêtu d'une chape richement brodée, s'avance sous un dais, tenant l'ostensoir du Saint-Sacrement . Ce dais est de drap rouge frangé de trois couleurs et à la bordure frappée de fleur-de-lys d'or: ; ses montants bleus sont décorés également de fleur-de-lys d'or. Le prêtre est escorté par sept confrères drapiers, dont quatre tiennent les supports du dais ; et  deux d'entre eux au moins portent une étole de fourrure. Les neuf  confrères portent un chapel de fleurs en perles; les cinq qui ne soutiennent pas le dais  tiennent des  torches  auxquelles sont fixées des armoiries .  Ces écussons se rapportent à des corps de métiers qui travaillent la laine.

—Le premier blason montre les trois enfants nus (comme ceux de la Légende de saint Nicolas)  dans un baquet d'or dont ils tiennent la traverse . C'est le blason des foulons.

— Un peu en arrière, c'est le blason des   teinturiers : à la lettre T d'or, enfilée dans une couronne de même et posée sur un léopard d'argent, crinassé d'or. Nous disons au T et non au L, comme dit à tort M. Raymond

—Celui du second personnage près du prêtre  est celle des  tondeurs et épincetteuses « à une force d'argent, posée en pal et accompagnée de deux épinces de sable »

— En arrière et en haut, un blason  évoque le sceau d'azur au lion d'or passant, à la bordure de gueules chargée de besants d'argent que les drapiers reçurent : ce "signet" en plomb  fut  remis en 1368 par Philippe d'Alençon aux habitants de Louviers pour qu'ils puissent marquer le drap qu'ils produisaient. Un spécimen de ces signets a été conservé, il montre sur l'une de ses faces "un écu triangulaire chargé d'une croix et d'un animal léniforme [lion ou léopard] passant et brochant et entouré d'une bordure de besants" (. L.Barbe, Bull. SEDL 1902)

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L. Barbe, Bull. SEDL 1902. Numérisation BNF Gallica.

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— Le dernier confrère porte les armes des laineurs : à la croisée de chardon d'or . Les têtes de chardon, plus précisément des cardères à lainer  Dipsacus sativus servaient au lainage des draps fins. Ils étaient cultivées dans de nombreuses communes. Pour se servir des chardons, on les montent sur une croix ou croisée : trois rangs de chardons usés entourés d'une ceinture de chardons neufs. (Encycl. Meth.)

Rappel : la laine doit d'abord être dégraissée par les foulons dans un bain d'argile ou d'urine. En sortant du foulon, l'étoffe est brute et grossière. Elle est peigner avec un cadre de bois où sont fixés des têtes de cardères. Alternée avec le lainage, la tonte coupe la laine avec de grands ciseaux nommés "force". Puis les épincetteuses ôtent avec des petites pinces toutes les saletés et impuretés. Puis elle est confiée aux tondeurs qui la "chardonnent" et enfin aux teinturiers.

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Le sol est jonché de feuilles vertes et de fruits, ce qui correspond à la tradition des décorations florales de la Fête-Dieu. 

Les drapiers portent des tuniques courtes serrées par une ceinture, sans manches ou à manches courtes, recouvrant un pourpoint ou une chemise de couleur opposée à celle de la tunique. Ce désaccord de couleur se retrouve sur les chausses, qui sont mi-partie, la couleur d'une moitié de la jambe  s'opposant à celle de l'autre moitié avec des paires bleu-or, blanc-or et rouge-or. Tout aussi surprenant est le chaussage, notamment avec la paire de "chaussons" rouge et blanc qui semblent fourrés intérieurement.

Sur le plan technique, nous remarquerons l'emploi de gravure de verres rouges, soit pour les perles blanches de la chasuble du prêtre, soit pour rendre ces chaussons rouge et blanc dans un seul verre, ou les fleurs rouges à cœur blanc du sol.

Une autre prouesse réside dans l'emploi de verres insérées en chef-d'œuvre pour les pierreries de la chasuble.

 

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Procession des drapiers (1490-1500), baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Procession des drapiers (1490-1500), baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

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Procession des drapiers (1490-1500), baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Procession des drapiers (1490-1500), baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Procession des drapiers (1490-1500), baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Procession des drapiers (1490-1500), baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

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La tête du prêtre, les armoiries des drapiers de Louviers et une partie de l'ostensoir ont été refaits.

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Procession des drapiers (1490-1500), baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Procession des drapiers (1490-1500), baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

L'inscription rappelle le nom d'un donateur de la restauration de 1903 par Maurice Muraire : "Restauration offerte en mémoire de M --Guillard, membre".

Baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

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Modèles de cette scène:

— 1°) les processions autour du Saint-Sacrement des  Charitons et notamment leurs "chaperons" ( étoles) et  leurs torchères. 

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Torchères de charitons, Honfleur, musée. Photo lavieb-aile.

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2°) Les enluminures des processions du Saint-Sacrement : 25 réponses pour Miniature pour la Fête-Dieu.

http://www.enluminures.culture.fr/public/mistral/enlumine_fr

 

Voir notamment :

  • Clermont-Ferrand BM 0069 f 292v, après 1482,
  • L'évangéliaire à l'usage de l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris (?), Bibl Sainte-Geneviève ms 0106 f.130, réalisé vers 1520-1530.
  • Le Bréviaire à l'usage du prieuré Saint-Lô à Rouen, Bibl. Sainte-Geneviève 1266 f.006, du début XVIe.

Ces enluminures de la Fête-Dieu sont situées principalement dans la région de Rouen, et dans une période 1480-1530.

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3°) Les enluminures des cortèges funèbres où 13 "pauvres" portent des torches : Fouquet dans les Heures Chevalier (1452-1460):

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 I. LE REGISTRE SUPÉRIEUR : LE BAPTÊME DU CHRIST (1500-1510).

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Il  appartient à la production de l'atelier rouennais dit du Maître de la Vie de saint Jean-Baptiste, actif à Bourg-Achard, Rouen, et Conches.

Cette partie du vitrail faisait partie de la verrière offerte par les tanneurs de Louviers pour la baie 10.

La moitié de la surface environ est traitée en grisaille sur verre blanc, montrant Jean-Baptiste, le Christ, et dans le lointain les murailles de Jérusalem.

En tête de lancette, Dieu le père envoie sa colombe parmi les rayons de sa gloire, tandis qu'une banderole brune porte sa parole en lettres d'or : HIC EST FILIUS MEUS DILECTUS IN QUO MICHI [BENE] COMPLAC [UI] Matthieu 3:17

La banderole est entourée de deux "nuages" rouges, en réalité des anges prosternés.

La partie boisée à gauche accueille, en haut, une chouette et un autre oiseaux,  et, en bas, un couple de perdrix à coté d'un héron sur la berge du Jourdain.

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Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baptême du Christ (Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, 1500-1510) baie 26, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Michel Hérold a consacré en 1999 un article La production normande du Maître de la vie de saint Jean-Baptiste (Pierre, Lumière et couleur, pages 469-485) dans lequel il replace cette scène dans une suite de 10 scènes de la Vie de Jean-Baptiste allant des adieux de Jean-Baptiste à ses parents jusqu'à sa décollation. Huit de ces scènes sont présentes dans la baie 2 de Bourg-Achard, 3 dans la baie 20 de Conches, 4 = 2 vestiges à Saint-Romain de Rouen, une seule à Louviers, mais il faut ajouter à ce recensement les deux panneaux conservés à Londres, musée Victoria et Albert (achetés au peintre rouennais Jules Boulanger en 1909) et les trois panneaux conservés au Museum of Art de Philadelphie. 

Concernant la scène du Baptême du Christ, elle est présente, outre à Louviers,  à Bourg-Achard, à Conches, à Rouen sous forme de vestiges, et à Philadelphie, soit donc au total à cinq reprises. L'auteur cite aussi la copie du Baptême conservée à Overstone, Northampstonshire, église Saint-Nicolas, "dont la confrontation avec son homologue de Louviers est sans ambiguité".

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Baptême du Christ, tympan de la baie 2, Bourg-Achard. Photo lavieb-aile.

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Baptême du Christ, baie 20 de l'église de Conches. Photo lavieb-aile.

 

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Baptême du Christ, Overstone, St-Nicholas' church, in Hérold p. 479

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Baptême du Christ, Philadelphia Museum of Art, in Hérold p.478

 

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Baptême du Christ, Philadelphia Museum of Art.

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Michel Hérold a fait procéder à un relevé des dessins des plombs sur des photos des panneaux de Philadelphie et de Louviers, pour constater que les deux œuvres sont conçues à la même échelle et les contours des personnages se superposent presque exactement, alors qu'une bonne partie du décor varie. Cela traduit le réemploi de patrons dit "silhouettés", des documents techniques bien adaptés aux besoins des ateliers de peintres verriers en vue de la répétition. 

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Relevé des plombs des Baptême de Philadelphie (à G.) et Louviers (à D.), dessin Christel Drouard, Ciorpus vitrearum, in Hérold p. 479.

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Il est aussi possible de comparer les inscriptions : elles sont présentes dans tous les cas sauf à Overstone, disposées verticalement dans un cartouche de même proportion. Celles de Louviers et de Bourg-Achard sont très proches par leur écriture gothique, bien que la plus élégante et la plus ornée soit à Bourg-Achard. Dans les deux cas, le terme latin MIHI est orthographié MICHI, une forme attestée (Fonts de St-Barthélémy de Liège, v. 1118 ; Bréviaire à l'usage d'York ) mais rare.

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Inscription à Louviers.

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Inscription à Bourg-Achard.

 

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Inscription à Conches.

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La conclusion de l'étude de Michel Hérold est de concevoir un seul atelier, rouennais, disposant de suites de patrons fournis par un ou plusieurs peintres parisiens : c'est à cette structure que reviendrait le nom, créé par Jean Lafond, de Maître de la vie de saint Jean-Baptiste. 

Le peintre parisien est ou serait Jean d'Ypres, le Maître des Très petites heures d'Anne de Bretagne, malgré qu'aucun modèle de la Vie de saint Jean Baptiste, et notamment ici du Baptême du Christ, ne soit connu de la main de ce peintre prolifique. 

Dans un certain nombre de cas, des patrons à grandeur, très détaillés, serait fournis par le peintre, et décalqués par le verrier, qui se réserve les choix techniques et la coloration.

Mais l'atelier se montre aussi capable de maîtriser l'ensemble des étapes et de se dégager de l'influence ou de citation parisienne : c'est précisément le cas pour ces Baptêmes successifs et semblables.

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Voir, du même atelier, la baie 1 et la baie 2 de Bourg-Achard.

 

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SOURCES ET LIENS.

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http://sedlouviers.pagesperso-orange.fr/histoire/25questions/drap.htm

 

BARBE (Lucien), Louviers décorée au XVe siècle, Société d'études diverses de l'arrondissement de Louviers, 1902, Imp. E. Izambert., 1903

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4413211/f75.item.r=drapiers.zoom

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4413211/f73.item.r=drapiers.zoom

 — BARBE Lucien, « Histoire de l'industrie textile du drap à Louviers », in Bulletin Annuel de la. , Bulletin S.E.D.,t. I,1893 page 45-82

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441316k/f43.image.r=lucien%20barbe

 

 — CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001,"Les vitraux de Haute-Normandie", Corpus vitrearum Recensement VI, CNRS éditions, page 171

HÉROLD (Michel), 1999, La production normande du Maître de la vie de saint Jean-Baptiste, Pierre, Lumière, couleur, Etude d'histoire de l'art du Moyen-Âge en l'honneur d'Anne Prache, , Presses de l'Université de Paris-Sorbonne 

LAFOND Jean, 1963, Les vitraux de Notre-Dame de Louviers, par Jean Lafond . Louviers et Pont-de-l'Arche. Nouvelles de l'Eure, n° 15, Pâques 1963. (pp. 42-47).

LE MERCIER (E.)  Monographie de l'église Notre-Dame de Louviers Ch. Hérissey et fils, 1906 - 212 pages 

 

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 20:05

Iconographie de saint Christophe : La peinture murale de saint Christophe à Louviers (vers 1510).

 

 

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— Sur les peintures murales, utiliser l'onglet "rechercher"

Sur l'iconographie de saint Christophe : Voir :

 

 

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Comparer aussi au Saint-Christophe peint en fresque vers 1540, également de très grande taille, et également à l'entrée de la nef mais à gauche, près des fonts, dans l'église de Sillégny (Moselle)

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Lorsque je me suis rendu à Louviers pour visiter l'église Notre-Dame, j'ai passé un très long moment près des fonts baptismaux — la première chapelle à droite de l'entrée— d'une part pour attendre la fin de l'office alors en cours, puis pour photographier les baies 24 et 26. J'eus donc largement le temps d'observer les lieux. Pourtant, ce n'est qu'au moment de quitter l'église que je m'avisais que le fond très sombre de la chapelle des Fonts  était occupé par une peinture dont je devinais vaguement les formes. Focalisant mon attention, j'y reconnus avec émotion un monumental saint Christophe, semblable à celui que j'avais observé, dans des conditions d'éclairage à peine meilleure, et dans la même situation à droite de l'entrée, dans la cathédrale de Burgos.

N'ayant aucun éclairage à ma disposition, je photographiai cette paroi obscure en sensibilité maximum.

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La peinture murale de saint Christophe à Louviers : au secours !

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Une fois rentré chez moi, j'ai consulté les données disponibles en ligne, pour m'apercevoir que les rares clichés (trois sur le même site de la SEDLR) de cette peinture murale étaient tous aussi sombres que les miens. La fresque est dans un état déplorable et rien n'est fait pour la mettre en valeur. 

Le GRPM — Groupement de Recherche en Peinture Murale— s'en est-il ému ? Je ne trouve en ligne que ses mentions de peinture de saint Christophe en Champagne (à Arsonval, Cussangy, Metz-Robert, Nogent-en-Orthe, Chappes), en Rhone-Alpes à Saint-Antoine-l'Abbaye.

D'autres sont découvertes en  Bourgogne sous des badigeons à Asnois et Diennes-Aubigny (Nièvre). D'autres encore attendaient sous le badigeon à Montferrand-du-Périgord, à Saint-Christophe-sur-le-Nais, en Charente-Maritime à Archingeay,  en Charente à Saint-Artémy de Blanzac, en Vienne à Civaux et à Thollet,  en Belgique à Malines .

Mon but n'est pas ici d'en dresser un inventaire, mais de souligner que partout, elles font l'objet de restaurations, d'attention et d'études, et d'émerveillement.

L'état d'abandon de la peinture de Louviers  était déjà signalé en 1893, lorsque Charles Dubourg en donna la première description  (et la seule à ma connaissance) pour attirer l'attention sur son intérêt.

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Quelques données :

Selon le Congrès archéologique de France 1984, la peinture a été offerte vers 1519 par Jehan de Challenge, écuyer, licencié es droit, bailli de Louviers, membre d'une éminente famille lovérienne d’hommes de loi enrichis et anoblis, et qui offrit en 1526 à son église un vitrail. Guillaume de Chalenge, bailli de Louviers en 1407 avait édifié une chapelle où figure ses armes de gueules à trois soleils d'or.

— Précision janvier 2024 , que m'apporte Patrick Thiennot, que je remercie : 

"Il s'agit de la famille Chalenge, de gueules à trois soleil d'or, certes, fondatrice de la Chapelle, mais concernant les armoiries à la croix d'argent, il s'agit de sa branche cousine, Chalenge de saint Julien de la Liègue, d'azur à la croix d'argent, cantonnée de 4 têtes de hures (tête de sanglier) d'or, à la défense d'argent. Cette branche cousine s'est vue confier le patronage de la chapelle pendant quelque temps lorsque les descendants de la branche fondatrice sont devenus protestants... Ils ont sans doute profité de cette période pour rajouter leurs armoiries. La croix s'explique par la croisade effectuée par un aïeul et qu'il a inclue dans ces armoiries nouvellement crées vers 1400. "


 

La peinture a  été recouverte par un badigeon à la fin du XVIIIe siècle, redécouverte au XIXe et a longtemps été masquée par un tableau, copie de la Vierge de Foligno de Raphaël.


 

Deux donateurs (un couple ?) sont agenouillés au pied de la peinture, accompagnés à gauche d'un blason d'azur à la croix (engreslée ?) d'argent.  [Daillon : d'azur à la croix engrêlée d'argent : donateur d'un vitrail à Gisors]. Complément 2024 : donc, armoiries Chalenge de Saint-Julien-de-la-Liègue (Eure).

La taille monumentale du saint (souvent 3 à 4 mètres) rappelle que Christophe est, dans la Légende, un Géant. Cette tradition correspond au début des représentations iconographiques et disparaîtra ensuite.

L' emplacement à la droite immédiate de l'entrée, soulignent sa valeur de protection lors du franchissement des seuils, les passages, les transitions et donc les voyages.

La situation près des fonts baptismaux est très fréquente et relève de la même symbolique du passage, mais aussi de la conversion du saint : par son baptême, le chrétien est appelé à devenir christophore, porteur du Christ. 

Signalement par le n°14 sur le plan d'un circuit de découverte où elle est qualifiée de "fresque noircie":

 

 

 

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Droits réservés Office du Tourisme Seine-Eure

 

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Description générale.

 

Le saint marche vers la gauche, pieds dans l'eau car  traversant un gué, portant le Christ enfant sur ses épaules et s'aidant d'un bâton. Il est guidé par un ermite dont nous ne voyons bien que sa lanterne, à droite ; son ermitage doit correspondre à la grande église qui se détache sur l'horizon. Tous ces éléments sont conformes à l'iconographie établie à cette époque en France. L'ensemble est surmonté, en haut de l'ogive, par Dieu le père au milieu d'une gloire.

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Je vais présenter mes mauvaises photos, en multipliant les vues de détails un peu plus explicites;

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Vue générale. 

Premier repère : le bâton tenu en haut par la main droite du saint. J'indique la tête du géant et celle de l'Enfant.

Il m'est impossible de voir si le bâton est refleuri, selon le miracle et la métaphore de la reverdie/conversion.

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Saint Christophe traversant le gué, 1519, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Les donateurs.

Une inscription est visible (un euphémisme) sur une seule ligne à la base de la peinture OFFERTE--.

Rien ne peut être dit des donateurs, sauf qu'ils sont agenouillés, mains jointes, et que celui de droite est peut-être un clerc car une capuche est rabattue dans son dos.

Des armoiries, nous ne voyons que la croix blanchâtre. J'ai déjà évoqué les armes de la famille Daillon. ans mes recherches, je note que les armoiries de Jumièges sont  D'azur, à la croix d'argent , avec une crosse en pal, cantonnée de quatre clefs tournées à dextre.

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Nous en profitons pour examiner les jambes nues du saint qui traverse la rivière, et le sol où poussent des joncs et d'autres plantes aquatiques. Je ne discerne ni vaguelettes, ni poissons. Peut-être une barque, si ce n'est pas un artefact.

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Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Il me semble compter en réalité trois blasons.

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Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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L'examen de la tranche suivante  de la peinture, en forçant les paramètres, montre que le saint est vêtu d'un pagne bleu frangé d'or, et que le bâton écoté donne naissance à quelques feuilles.

Le manteau rouge descend en diagonale vers la droite, après un pan qui descend à gauche, tenu par la main qui tient le bâton.

 

 

 

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Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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C'est au même niveau que j'ai découvert la fameuse lanterne si fréquemment représentée ailleurs entre les mains du bon ermite.

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Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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À l'église Saint-Jean de Malines, c'est sur l'autre rive qu'il attend le voyageur.

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Peinture murale de Malines . Droits réservés Marjan Buyle et Anna Bergmans

 

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Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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La tranche suivante nous montre :

une ligne d'horizon avec paysage rocheux à gauche et église à droite.

la main de Christophe tenant le bâton qui se termine par une (sorte de ) croix.

La tête du saint. Son front est entouré du bandeau si important dans l'iconographie. Les traits de son visage sont grossiers, vultueux, soulignant la nature du Géant à la force jusque là non jugulée. La bouche est entrouverte. Les yeux sont tournés vers l'arrière, mais non vers le Christ. Je crois voir une barbe, bien probable.

Le Christ juché sur les épaules : cf infra.

Dieu le père, barbu, bénissant, tenant un livre (inscription) et envoyant depuis ses nuées les rayons de son approbation et de sa puissance.

 

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Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

Saint Christophe traversant le gué, 1519, chapelle des Fonts, église Notre-Dame de Louviers. Photographie lavieb-aile 27 août 2018.

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Le Christ enfant est représenté bénissant, tenant le globus cruciger à longue hampe, vêtu du manteau rouge de la Résurrection, et nimbé de rayons sinueux.

Les pans du manteau qui s'envolent en vagues sur les cotés relèvent, comme les éléments précédents mais de façon encore plus évidente, d'une fidélité aux modèles du XVe siècle.

Je place en annexe quelques descriptions de peintures murales qui montreront comment cette représentation du saint christophore est codifiée.

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La peinture murale de saint Christophe à Louviers : au secours !

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Le bailli Jehan de Challenge fit exécuter vers 1519 la fresque de saint Christophe à la chapelle des fonts baptismaux

Jehan Challange

à Louviers, un acte de 1526 précise que feuJehan Challenge, membre d'une éminente famille lovérienne d'hommes

à Louviers, un acte de 1526 précise que feu Jehan Challenge, membre d’une éminente famille lovérienne d’hommes de loi enrichis et anoblis, avait payé « une vitre en l’église de la ville » et que, selon un accord passé, la ville devait payer une ferraille pour protéger le vitrail105.

Vitraux Rouen 394 de Tilly, Le Roux d'Esneval et de Challenge; il datait du premier quart du XVr s. ChristopheLe Picart de Radeval et son épouse Anne Basset avaient offert la verrière de la baie sud de l'abside, dont un ... renouvelle en 1888 les encadrements ornementaux des verrières de la Passion et de la Vie de saint Jean-Baptiste

Jehan Challenge, escuier, licencié en loix, bailly dudit Loviers, 

 

 

                                    

 Louis du Vivier D'azur à la croix d'argent cantonnée de quatre aigles du

 

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ANNEXE I. LA DESCRIPTION DE CHARLES DUBOURG (1893)

 

SAINT CHRISTOPHE

        " II existe dans l'église Notre-Dame de Louviers, vis-à-vis les fonds baptismaux, une vieille peinture murale, apparaissant comme à travers un voile, et représentant un géant habillé dans le goût du XVe siècle. L'artiste, qui a exécuté cette déco­ration, a pris pour sujet la légende de Saint Christophe.

        Ce fut sans doute aussitôt après la construction de cette partie de l'église, c'est-à-dire vers 1500, qu'elle fut faite(1). C'était le moment où ce saint était le plus en honneur.

        Du reste, la manière dont l'artiste a traité son sujet, indique la fin du XVe siècle. Le saint, vêtu d'une tunique à plis garnie de fourrure, est armé d'un bâton noueux et tient sur sa puissante épaule l'enfant Jésus, qui appuie sur la tête du géant le globe du monde surmonté d'une croix très longue. Tout en haut de l'ogive, Dieu le père, au milieu d'une gloire, contemple la scène. Dans le lointain se trouvent encore les traces d'un paysage très compliqué et notamment à droite on aperçoit une église parfaitement dessinée, dans le goût du XVe siècle.

       M. Barbe a signalé comme se trouvant visible encore en 1877 le portrait des donateurs : une mère et son fils. Les armoiries étaient, autant qu'on pouvait les contrôler, d'azur à la croix d'argent.

       Nous avons remarqué des analogies avec quelques autres fragments de peinture murale, qui se trouvent dans plusieurs parties de l'église, et nous supposerions volontiers que tout l'inté­rieur a dû être décoré vers cette époque.

       Les plis du vêtement ne sont plus drapés, comme au com­mencement du siècle ; ils sont droits et sentent, pour ainsi dire, la Renaissance, dont l'aurore se lève.

       Le culte du saint ne date, en effet, que du Moyen-Age. Sa figure, regardée par le P. Martin comme la plus ancienne, et attribuée au XIIe siècle, est une peinture sur verre de la cathédrale de Strasbourg, dans le transept méridional.

       Les premiers essais connus de la gravure en relief antérieurs et précurseurs de l'imprimerie représentent des Saints Christo­phe (2). Le plus ancien est daté de 1418 et un autre de 1423.

        La légende actuelle du saint est relativement récente. Il ne s'en trouve aucune trace, ni dans le ménologe de l'empereur Bazile, ni dans la lithurgie Hispano-Gothique, d'où il faut con­clure que les monuments écrits n'en sont pas la vraie source. Le nom du martyr et sa haute stature fournirent aux artistes la donnée principale ; un géant portant l'enfant Jésus, le Kristojos  des Grecs, devint au Moyen-âge Christoferus ou Christum fereus, se trouvant par là traduit aux gens pour l'Occident comme pour l'Orient (Documents fournis par M. Georges ROHAUT  DE  FLEURY.).

        Les plus célèbres figures de ce saint datent surtout des derniers temps du Moyen-Age. L'intention des artistes qui les exécutaient, n'était pas seulement de rappeler la stature presque monstrueuse de Saint Christophe, mais aussi de le rendre plus visible de loin à tous les regards.         Il paraît avoir été reçu vers le XVe siècle, que voir Saint Christophe, c'était une garantie contre tout accident fâcheux durant la journée mais surtout un préser­vatif assuré contre le danger de mort subite ou de rage : On disait :  

Christophorum videas pastea tutus eris.

 

        Primitivement, on plaçait ces colosses en dehors des églises pour qu'on puisse les apercevoir de loin, mais lorsque, sans doute pour éviter les dégradations, on les fit entrer dans l'intérieur des édifices, on les mit au bas de la nef, c'est ainsi que les repré­sentent du moins quelques vieilles estampes assez  rares (4).

        La place qui leur fût assignée au bas de la nef, semblait assez bien correspondre à celle d'où on était forcé de les retirer pour les mettre à l'abri des injures du temps et surtout des hommes.

        Parmi les plus célèbres statues, il faut citer celle d'Auxerre qui datait de 1539 et que le chapitre fit démolir en 1768, et celle de la cathédrale de Paris qui fut condamnée par le chapitre en 1784 et qui datait de 1413. Le premier de ces colosses avait vingt-neuf pieds de haut et seize de largeur d'une épaule à l'autre.

       Le sort des images de saint Christophe subit à une époque un cruel revers de fortune : « Une véritable guerre d'extermination » s'éleva contre ces curieux vestiges d'une civilisation mal appréciée du reste par ceux qui faisaient leur procès. Ces gigantesques figures, restées sans défenseurs, tombèrent sous l'accusation de barbarie superstitieuse, et si leur cause ne fut pas suffisamment instruite peut-être, il y a du moins ceci à la décharge des juges et des destructeurs, c'est que les peuples n'étaient plus  en état de rien comprendre à ces colossales figures. » (5)

        Ce n'est pas à dire que nous regrettions tout ce que le Moyen-Age a rêvé, pensé et surtout exécuté sans exception, jusqu'à ces figures fantastiques et hideuses, qui le sont encore plus depuis que nous ne savons plus ce qu'elles signifient, mais nous regret­tons les destructions, les prétendues améliorations, les répa­rations maladroites et inintelligentes. Pourquoi dénaturer, pourquoi défigurer un monument d'une époque quelle qu'elle soit ? C'est le fait de préventions, de passions en délire ou d'une ignorance impardonnable. On doit respecter tout : vitraux, jubés, statues, gargouilles, sculptures, peintures, ameublements, tout doit rester à sa place et être entretenu avec une religieuse exactitude. Détruire ou dénaturer sont deux actes de barbarie à peu près semblables, et nous oserions presque avancer qu'il vaudrait mieux détruire que défigurer. Les ruines n'empêchent pas de retrouver parfois tout ou partie des formes primitives, mais un monument défiguré, dénaturé, ne peut plus servir ni à l'étude, ni à l'histoire de l'art.

Il n'y a pas eu de procès fait en règle contre les images de saint Christophe pas plus que contre bien d'autres objets à nous légués par le Moyen-Age.

        Ceux qui, les premiers, mirent le marteau sur les monuments, furent des iconoclastes furibonds qui invoquaient la religion pour tromper la multitude ignorante et lui montraient du doigt ce qu'il fallait détruire sous le spécieux mot de ralliement : à bas la superstition ! La raison du plus fort fut toute l'instruction et la destruction générale fut sérieusement méditée et arrêtée (6).

        Nous ne savons si les chanoines de l'église de Louviers connaissaient la guerre d'extermination entreprise contre le saint, mais ils ne se préoccupaient certes pas de conserver son image et lors du badigeonnage général de l'église, à la fin du siècle dernier, il disparut ainsi que les peintures polychromes dont les traces subsistent dans diverses parties de l'église. Toute­fois, grâce à la différence du procédé d'exécution, nous devons la conservation de la peinture primitive exécutée soit à la détrempe, soit à la cire; celle-ci était plus solide et le badigeon s'effritant, nous laissa le saint Christophe à peu près intact.

       Pendant longtemps, il fut caché presque entièrement par la copie de la Vierge de Foligno, de Raphaël, aujourd'hui reléguée dans la chapelle des Chalenge.

       En signalant à la Société d'Etudes diverses, cette figure colossale, nous espérons que longtemps encore, nous pourrons contempler ce curieux spécimen de la peinture décorative de la fin du XVe siècle."

1 - La construction de cette partie de l'église fut achevée en 1496. — L. MARCEL Les Rues de Louviers, page 198

2 - Vicomte Henry DELABORDE (gravure).

3 - Documents fournis par M. Georges R.OHAUT  DE  FLEURY.

4 - Molanus, Hilfor. imag, sacr,, page 319.

5 - Vitraux de Bourges. P. cahier, i vol. in-fol..Notes.

6 - Guénébault. Dictionnaire d'Iconographie religieuse, édit. par l'abbé Migne.

 

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ANNEXE II. QUELQUES DESCRIPTIONS DE PEINTURES MURALES.

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Saint-Jean de Malines

https://journals.openedition.org/ceroart/2822#tocto2n3

 

"Sur ce pan de mur se dessine la figure monumentale de saint Christophe, sur un fond rouge ponctué de fleurs colorées, appliquées au pochoir. Outre ce fond abstrait, on distingue également des détails assez naturalistes, comme l’environnement pittoresque,  les rives rocheuses, la rivière au milieu -encore à peine visible-, la chapelle dont sort l'ermite et quelques arbres isolés, à droite.

Le saint traverse la rivière avec l’enfant Jésus sur les épaules. Christophe est représenté très grand (plus de 4 mètres de haut!). La légende nous raconte en effet qu’il était un géant. Il porte une tunique rouge à manches longues et un manteau blanc avec une doublure verte, qui flotte élégamment au vent. Son visage est serein, avec de grands yeux expressifs, une longue barbe et des cheveux ondulés, tenus par un bandeau blanc. Il se retourne vers l'enfant Jésus, qu’il porte sur son épaule et dont il tient le pied gauche. L'enfant porte une tunique bleue et lève la main droite en un geste de bénédiction. Sa main gauche repose sur un globe et il tient également un étendard en forme de croix. À gauche de la scène, l'ermite sort de sa petite chapelle. Il a l’habit d’un moine et une lanterne allumée. Il porte à sa ceinture un couteau dans une cuissarde et un petit sac rectangulaire."

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PEINTURES MURALES www.culture.gouv.fr/content/download/110023/1276677/.../Peintures+murales.pdf

 

Archingeay (Charente Maritime)

Plus énigmatique - et difficile à dater - est le tableau peint à fresque mis au jour au droit des fonts baptismaux et consolidé d’urgence tant l’enduit était dégradé et décollé de la maçonnerie. Dans un cadre orné de fleurettes, bien distincts, une église et un arbre dépouillé de son feuillage encadrent un personnage central que son état de conservation ne permet pas de nommer avec certitude. S’agit-il d’une Charité de saint Martin, titulaire de l’église ?

C’est possible mais l’attitude du personnage et son environnement pourraient davantage correspondre à un épisode de la légende de saint Christophe. La présence de saint Christophe près des fonts n’est d’ailleurs pas saugrenue : par son baptême, tout chrétien est appelé à devenir un porteur du Christ un... christophore.

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Saint-Arthemy de Blanzac (Charente) :

À l’entrée de l’église, sur le mur sud, le visiteur est accueilli par une immense figure (trois mètres de haut) de saint Christophe, qui se détache sur un fond paysager composé d’une église au premier plan, de végétation et d’animaux. Le saint, figuré à gauche, est barbu, nimbé et vêtu d’une grande cape rouge ; les plis des vêtements indiquent qu’il est en marche en s’aidant d’un gigantesque bâton. Il porte l’Enfant sur son épaule gauche ; son nom signifiant, en grec, le porte-Christ ou « celui qui porte le Christ dans son coeur », a induit un glissement vers un sens plus matériel dans les représentations. La tradition, popularisée au XIIIe siècle par la Légende Dorée, a conduit à imaginer saint Christophe portant le Christ sur ses épaules comme un géant, sorte d’Hercule chrétien. Il était réputé protéger les hommes de la mort subite sans confession, la « male mort » : il suffisait alors d’avoir contemplé l’image du saint dans la journée pour éloigner tout risque.

Cette croyance populaire peut expliquer le choix de l’emplacement de cette figure, ici à l’entrée de l’édifice. La partie inférieure du décor est manquante : on pourrait imaginer un cours d’eau que le saint, selon la légende, fait traverser aux pèlerins et voyageurs, tel un passeur. Dans la tradition picturale, une

rivière est souvent représentée avec, sur la rive opposée, une chapelle où un ermite tient une torche allumée pour guider saint Christophe dans sa traversée. La représentation de saint Christophe, dans l’église de Blanzac, suit toutes les conventions picturales des XVe-XVIe siècles, en adoptant un style assez naïf ou archaïque.

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Thollet (Vienne)

Sur le mur sud, la découverte la plus intéressante réside dans la mise au jour d’une figure monumentale :

un saint Christophe portant sur ses épaules le Christ enfant. Les personnages sont placés dans un décor végétal, au milieu d’arbustes à feuilles longues et nervées. Réalisée en teinte ocre jaune et rouge, cette composition s’inscrit dans un cadre peint dont on voit la trace dans la partie haute. La figure de saint Christophe est particulièrement belle avec son visage aux traits réguliers, son expressivité, sa barbe

longue et sa chevelure abondante retenue par un bandeau blanc. Elle n’est pas sans évoquer l’atelier qui a travaillé dans la première moitié du XIVe siècle au décor de la nef de Notre-Dame d’Antigny.

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SOURCES ET LIENS.

https://journals.openedition.org/insitu/10805

http://sedlouviers.pagesperso-orange.fr/patrimoine/stchristophe.htm

http://givernews.com/2007/10/05/saint-christophe/

http://www.tourisme-seine-eure.com/images/06-QUE-FAIRE/1-culture-patrimoine/B1.2-ND-Louviers/Circuit-Bilingue-EGLISE-ND-LOUVIERS.pdf

— DUBOURG (Charles), 1893, Le Saint Christophe de N.-D. Bulletin de la Société d'Etudes Diverses de Louviers et de sa région, Imp. E. Izambert., 1894 page 35 et suiv. .

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k441316k/f32.image

— LE MERCIER (E.)  Monographie de l'église Notre-Dame de Louviers Ch. Hérissey et fils, 1906 - 212 pages page 149

"On avait surtout recours à l'intercession de saint Christophe en temps de peste, ce qui fut probablement le cas, à l'occasion d'une de ces terribles épidémies qui ont affligé Louviers notamment en 1521, 1552 et 1694.

Primitivement, on plaçait ces colossales figures en dehors des églises, pour qu'on put les apercevoir de loin, tel le saint Christophe de la cathédrale d'Auxerre, qui avait vingt-neuf pieds de haut et datait de 1539, tel celui de la cathédrale de Poitiers, tel celui de Notre-Dame de Paris, qui avait vingt-huit pieds et  avait été élevé en 1413, par Antoine des Essarts, pour remercier le saint de l'avoir sauvé de la fureur des Bourguignons, tel encore celui de Notre-Dame des Andelys, dont on voyait naguère le piédestal, consistant en un massif de pierre de forme pyramidal, qui intriguait les touristes et mettait à l'épreuve la sagacité des érudits.

Plus tard, on fit entrer les images de saint Christophe dans l'intérieur des églises, pour éviter, sans doute, les dégradations, et on les plaça au bas de la nef et souvent dans la chapelle des fonts baptismaux, qui était dédiée à ce saint ou à saint Jacques '. Puis arriva une époque où l'on fit à toutes ces images une véritable guerre d'extermination et longtemps avant la Révolution, le clergé, lui-même, les faisait disparaître sous le badigeon, n'y voyant plus que des vestiges d'une grossière superstition."

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Published by jean-yves cordier - dans Saint Christophe. Peintures murales
1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 14:43

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LA BAIE 18.

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Baie 18, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 18, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Chaque pièce ancienne mesure 0,85 m de haut et 0,65 m de large.

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1°)Dans un intérieur Renaissance, couple de donateurs et leurs enfants ; vêtements et écus armoriés portés par des putti.

Pièces en chef-d'œuvre dans les écus.

Réalisé probablement dans un atelier de Beauvais vers 1520-1530.

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Baie 18, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 18, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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2°) Trinité : quelques restes d'un panneau du 1er quart du XVIe.

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Baie 18, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 18, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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3°) Apôtre de la Transfiguration sur fond damassé blanc, vers 1500.

4°) Couple de donateurs au pied d'une croix sur fond de paysage, composition attribuée à Beauvais, vers 1520-1530.

 

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Baie 18, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 18, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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BAIE 19.

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Baie 19, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 19, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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1°) Fragments d'un panneau au trois chanoines donateurs portant l'aumusse, sous un dais architectural.

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Baie 19, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 19, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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2°) Donatrice non identifiée.

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Baie 19, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 19, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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3°) Religieuse, donatrice.

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Baie 19, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 19, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LA BAIE  20. 1ER QUART XVIE ET XXE .

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Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Baie 20, registre inférieur.

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a) Des bourreaux tenaillent les seins de sainte Barbe.

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Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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b) Flagellation de sainte Barbe.

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Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La baie 20, registre intermédiaire bas.

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a) Arrestation ou décollation de sainte Barbe (?) sur fond de scène de chasse et vue marine à deux nefs.

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Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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b) Comparution de sainte Barbe devant le roi son père.

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Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La baie 20, registre intermédiaire haut.

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a) Saint Sébastien visé par deux archers, fond de paysage.

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Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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b) Un évêque, une épée plantée dans le ventre.

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Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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La baie 20, registre supérieur.

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a) Un saint diacre martyr : dalmatique rouge frangée et manipule, palme et livre.

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Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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a) Un saint diacre martyr : dalmatique, palme et livre dans sa couverte (ou sac à procès).

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 20, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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LA BAIE 24.

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Au centre :

À gauche : Donateur non identifié en cotte d'armes et son fils sur fond de vitrerie colorée par Labouret.

À droite : Donatrice non identifiée sur fond de vitrerie colorée par Labouret.

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Baie 24, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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Les armoiries du tabard du donateur sont d'azur à la croix engreslée d'argent.

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Ces deux figures  sont décrites en 1792 par A.L. Millin :

Antiquités nationales, ou Recueil de monumens pour servir à l'histoire …, XLV, Ville et château de Gisors

"ll y a quatre chapelles adossées sur les piliers en avant du chœur. Elles sont toutes très-ornées de sculptures. 

Dans la chapelle suivante on voit sur les vitraux quatre figures peintes. Sur le premier vitrail il y a une femme vêtue d'une robe , et dont la tête est couverte d'un voile ; elle est à-genoux devant un prie-dieu où sont ses armes d'azur à la croix , engreslée d'argent , Planche II , fig. 8. Derrière elle est un homme vêtu d'une longue robe. Dans l'autre vitrail sont les deux autres figures , dont l'une armée et cuirassée porte sur sa tunique les armoiries qui sont sur le prie-dieu de la femme. Il a derrière lui un jeune homme en robe, Planche II , fig. 9. Ces armes sont celles de Daillon , comte de Lude : mais j'ignore qui ce portrait représente."

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Aubin-Louis Millin 1792, Antiquités nationales planche XLV

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Voir Jean Daillon 1423-1481

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Daillon

Voir Famille Daillon, seigneurs du Lude :

http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Daillon.pdf

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Baie 24, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

Baie 24, collégiale de Gisors. Photographie lavieb-aile 26 août 2018.

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SOURCES :

— BLANQUART, (Abbé), 1885, Notice sur les vitraux de Gisors, Mémoires de la société archéologique et historique de Pontoise et du Véxin, T7, page 67 et suiv.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214014k/f127.item.zoom

 

 — CALLIAS BEY (Martine), CHAUSSÉ (Véronique), GATOUILLAT (Françoise), HÉROLD (Michel), 2001,"Les vitraux de Haute-Normandie", Corpus vitrearum Recensement VI, CNRS éditions, page 171

HÉROLD (Michel), 1993, Gisors, église paroissiale Saint-Gervais Saint-Protais, les verrières, Paris, 1993. Non consulté.

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Published by jean-yves cordier - dans Vitraux
1 novembre 2018 4 01 /11 /novembre /2018 14:01

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Stylurus flavipes, Charpentier 1825, le Gomphe à pattes jaunes.

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 Zoonymie ? L'étude des noms des animaux (zoo). Comme dans Toponymie, Oronymie, Hydronymie, ou Anthroponymie, mais pour les bêtes. 

Voir aussi :

 

GÉNÉRALITÉS

ANISOPTÈRES

ZYGOPTÈRES

BIBLIO :

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Résumé :

Nom de genre Stylurus, Needham 1897, Canad. Ent. 29:167 ;  du grec stylos "cylindrique" et -uros "appendice, queue, extrémité", en relation avec la forme allongée du 9ème segment abdominal  des larves des espèces du genre : Needham crée dans sa publication trois nouveaux genres lanthus, Orcus et stylurus par l'examen des stades pré-imaginaux de diverses Gomphinae américaines.

nom d'espèce [Stylurus]  flavipes Charpentier, 1825, Horae Ent. :24 : l'épithète signifie "à pattes jaunes", du latin flavis "jaune" et  pes, pedis "patte". L'auteur décrit dans sa diagnose pedibus flavis, nigro- lineatis, "aux pattes jaunes strièes de jaune", même s'il n'en fait pas l'élément caractéristique.

Noms vernaculaires français : transcription ou traduction du nom scientifique 1°) "Le Gomphe flavipède", Sélys 1850. 2°) Le "Gomphe à pattes jaunes", Alexanor 1959, puis  d'Aguilar et Dommanget  1985, puis tous les auteurs.

Noms vernaculaires dans d'autres langues : 

-en allemand : "Asiatische Keiljungfer"

- en anglais : "Yellow legged dragonfly"

-en néerlandais  : "Rivierrombout"

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LE NOM SCIENTIFIQUE.

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LE NOM DE GENRE STYLURUS NEEDHAM, 1897.

Voir :

http://www.lavieb-aile.com/2018/10/zoonymie-des-odonates-le-nom-de-genre-stylurus-needham-1897.html

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LE NOM D'ESPÈCE STYLURUS FLAVIPES, CHARPENTIER 1825.

Aeshna flavipes, CHARPENTIER (Toussaint von), 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis nomen coloratis ; apud A. Gosohorsky, Wratislaviae. 225 pages, page 24.

Numérisé par Google.

 

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Description originale :

"A. thorace nigro, characteribus flavis, abdomine nigro, cylindrico, linea dorsali tenuiusque ad ultimum segmentum abdominale ducta, maculisque lateralibus flavis: maris appendicibus quatuor nigris, basi flavis: pedibus flavis, nigro-lineatis.

Habitat in Silesia, ubi multo serius volitat quam A. forcipata. Simillima A. forcipatae, sed sine dubio ab ea diversa species, quum differentiae, quamvis primo adspectu persubtiles, constanter tamen et essentiales sint ; de quibus infra."

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Zoonymie des Odonates : étude des noms du Stylurus flavipes, Charpentier 1825.

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La description est suivie d'un tableau comparatif de 4 espèces d'Aeshna.

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Zoonymie des Odonates : étude des noms du Stylurus flavipes, Charpentier 1825.
Zoonymie des Odonates : étude des noms du Stylurus flavipes, Charpentier 1825.
Zoonymie des Odonates : étude des noms du Stylurus flavipes, Charpentier 1825.

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Charpentier accompagne sa publication de 1840 d'une planche, dont nous n'avons qu'une version noir et blanc en ligne.

CHARPENTIER, T. (von) 1840. Libellulinae Europaeae descriptae ac depictae. Lipsiae. 180 pp planche XXIX :

https://books.google.fr/books?id=DoIwvgAACAAJ&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q=flavipes&f=false

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Zoonymie des Odonates : étude des noms du Stylurus flavipes, Charpentier 1825.

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La plus belle illustration est donnée en 1835 par Westwood dans l'ouvrage de Stephens

— STEPHENS (James Francis), 1835, Gomphus flavipes and anal appendage, in Illustrations of British Entomology, a synopsis of indigenous insects, London, Baldwin and Cradock  vol.10 (Mandibulata v.6)  page 88 et planche XXX fig.1. Planche peinte par J.O Westwood et gravée par C.E. Wagstaff.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/97232#page/97/mode/1up

.

Zoonymie des Odonates : étude des noms du Stylurus flavipes, Charpentier 1825.

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P. Rambur donne une illustration en 1842 :

— Rambur (P.), 1842, Histoire naturelle des insectes : Nevroptères. Ouvrage accompagné de planches,...page 161 et Planche 5, figure 1
 

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Rambur, ... num. Google

Rambur, ... num. Google

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ÉTUDE DU NOM FLAVIPES.

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Il s'agit d'un des noms les plus clairs dans sa signification, puisqu'il associe deux radicaux latins, flavi-, du latin flavus, a, um, "jaune" et -pes, du latin pes, pedis, "pied, patte". Pourtant, la couleur jaune des pattes, striées de noir ( pedibus flavis, nigro- lineatis) n'est pas l' élément le plus déterminant de la description de Charpentier.

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LES AUTEURS PRÉCÉDENTS EN ZOONYMIE.

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POITOU-CHARENTE NATURE

http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/?s=flavipes

"Gomphus de gomphos (gr) = clou, coin, cheville du fait de la forme en massue de l’abdomen des mâles ; flavi (lat) = jaune ; pes (lat) = pieds.

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 DRAGONFLYPIX
http://www.dragonflypix.com/etymology.html

"Gomphus flavipes (Charpentier, 1825) from Lat. flavus, -a, -um = yellow +pes = foot, leg for the extensively yellow legs"


.
D'ANTONIO & VEGLIANTE.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum

"flavipes (Stylurus) - flavus, a, um = giallo + pes, pedis = piede; dai piedi gialli."

.
H. FLIEDNER, 2009
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf

"- flavipes (Charpentier) [l. flavus - yellow; pes - foot, leg] refers to the mainly yellow legs of the species, which by some scientists is included into the taxon Stylurus [gr. stylos - pillar; ura - tail], named from the elongated 9th abdominal segment in the larvae."

 

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VAN HIJUM, 2005.
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521

 

"Gomphus flavipes flavus — geel; pes = poot, voet"

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NOMS VERNACULAIRES (*) 

(*) Common names, noms dans la langue officielle du pays concerné.

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III. LES NOMS  FRANÇAIS DE STYLURUS FLAVIPES.

 

1°) Le Gomphus  flavipède, Sélys, 1850  .

— Sélys, 1850, Mémoires de la société royale des sciences de Liège.

— Sélys et Hagen, 1850, Revue des Odonates, ou Libellules d'Europe, page 84.

 

2°) Le Gomphe à pattes jaunes, in Alexanor 1959.

Stylurus flavipes, le Gomphe à pattes jaunes, revue Alexanor 1959.

Gomphus flavipes,  le Gomphe à pattes jaunes : Jacques d'Aguilar, Jean-Louis Dommanget et René P​​​​​​réchac, 1986 A field guide to the dragonflies of Britain, Europe and North Africa, page 218.

Jacques d'Aguilar, Jean-Louis Dommanget  1985, , Guide des Libellules d'Europe et d'Afrique du Nord, Delachaux et Niestlé, page 314

 

le nom reçoit sa confirmation en 2007 dans Les Libellules de France, Belgique et Luxembourg de D. Grand et J-P. Boudot,  dans le Guide des Libellules de France et d'Europe de K-D. B. Dijkstra comme dans tous les guides de vulgarisation naturalistes, sur le site INPN du Muséum, de l'article Wikipédia, etc...

 

 

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LE NOM VERNACULAIRE DANS D'AUTRES LANGUES.

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-en allemand : Asiatische Keiljungfer

- en anglais : Yellow legged dragonfly, Yellow legged Club-tailed Dragonfly

-en néerlandais  : Rivierrombout

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SOURCES ET LIENS.
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Bibliographie générale de ces articles de zoonymie des Odonates : voir ici :
http://www.lavieb-aile.com/2018/01/la-bibliographie-de-mes-articles-de-zoonymie-des-odonates.html
 
 
.
OUTILS DE  ZOONYMIE.
— http://www.dragonflypix.com/etymology.html
 — PRÉCIGOUT (Laurent), PRUD'HOMME (Eric), 2009, Libellules de Poitou-Charentes, Ed. Poitou-Charentes Nature, 255 pages, 
— POITOU-CHARENTE NATURE (Association) / Philippe JOURDE & Olivier ALLENOU
http://www.poitou-charentes-nature.asso.fr/leucorrhine-a-front-blanc/
— ANTONIO (Costantino D’), VEGLIANTE (Francesca ) "Derivatio nominis libellularum europæarum"(PDF) (en Italien) Étymologie de 197 noms de Libellules européennes.
https://www.researchgate.net/publication/316791278_Derivatio_nominis_libellularum_europaearum
 
— ENDERSBY (IAN D. ), 2012,  : Watson and Theischinger: the etymology of the dragonfly (Insecta: Odonata) names which they published  Journal and Proceedings of the Royal Society of New South Wales, vol. 145, nos. 443 & 444, pp. 34-53. ISSN 0035-9173/12/010034-20 34
https://royalsoc.org.au/images/pdf/journal/145_Endersby.pdf
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, Etymology of the Dragonflies (Insecta: Odonata) named by R.J. Tillyard, F.R.S. Proceedings of the Linnean Society of New South Wales 134, 1-16.
https://openjournals.library.sydney.edu.au/index.php/LIN/article/viewFile/5941/6519
— ENDERSBY (IAN D., FRS ), 2012, The Naming of Victoria’s Dragonflies (Insecta: Odonata,  Proceedings of the Royal Society of Victoria 123(3): 155-178. 
https://www.academia.edu/28354624/The_Naming_of_Victoria_s_Dragonflies_Insecta_Odonata_
— ENDERSBY (IAN D. ), 2015, The naming's of Australia's dragonflies.
https://www.researchgate.net/publication/283318421_The_Naming_of_Australia%27s_Dragonflies
 http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_origine_noms_odonates_Australie_Endersby_2015.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), 2009, Die wissenschaftlichen Namen der Libellen in Burmeisters ‘Handbuch der Entomologie’ Virgo 9[5-23]
http://www.entomologie-mv.de/download/virgo-9/Virgo%200902%20Die%20wissenschaftlichen%20Namen%20der%20Libellen%20in%20Burmeisters.pdf
— FLIEDNER (Heinrich), "The scientific names of the Odonata in Burmeister’s ‘Handbuch der Entomologie".
http://dominique.mouchene.free.fr/libs/docs/GENE_Burmeister_Fliedner.pdf
— FLIEDNER (Heinrich),  1997. Die Bedeutung der wissenschaftlichen Namen Europaischer Libellen. Libellula, supplement I. Sonderband zur Zeitschrift der Gesellschaft deutschsprachiger Odonatologen (GdO) e.V. Fliedner, Bremen.

— FLIEDNER (Heinrich), (1998): Die Namengeber der europäischen Libellen. Ergänzungsheft zu Libellula - Supplement 1
— FLIEDNER (H.), 2012, Wie die Libelle zu ihrem Namen kam Virgo, Mitteilungsblatt des Entomologischen Vereins Mecklenburg 15. Jahrgang (2012).
https://www.entomologie-mv.de/download/virgo-15/virg%2015104%20Libelle_Namensherkunft.pdf
— HIJUM (Ep van ), 2005, Friese namen van libellen , TWIRRE natuur in Fryslan jaargang 16, nummer 4 page 142-147
http://natuurtijdschriften.nl/download?type=document&docid=555521
— STEINMANN (Henrik), World Catalogue of Odonata, Walter de Gruyter, 6 févr. 2013 - 650 pages . Numérisé Google.
https://books.google.fr/books?id=IaEgAAAAQBAJ&dq=world+catalogue+odonata&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
 
 — SITE Libellen - eine (kleine) Einführung . die Namensgebung

http://www.libelleninfo.de/07.html#buch

http://www.libelleninfo.de/071.html

—SCHIEMENZ, H. (1953): Die Libellen unserer Heimat. Jena: Urania

— WENDLER (A)., A. Martens, L. Müller & F. Suhling (1995): Die deutschen Namen der europäischen Libellenarten (Insecta: Odonata).Entomologische Zeitschrift 105(6): 97-112


 
EXTRAIT DE LA BIBLIOGRAPHIE : 


— CHARPENTIER (Toussaint von), 1825, Horae entomologicae, adjectis tabulis nomen coloratis ; apud A. Gosohorsky, Wratislaviae. 225 pages, page 24.

—  RAMBUR (P.), 1842, Histoire naturelle des insectes : Nevroptères. Ouvrage accompagné de planches,...page 161 et Planche 5, figure 1
— Steinmann H. 1997 - World Catalogue of Odonata. - Walter de Gruyter.


— SELYS-LONGCHAMPS ( E.de),1850 - Revue des Odonates ou Libellules d'Europe. - Bruxelles, Paris.
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k26769q.texteImage

— STEPHENS (James Francis), 1835, Gomphus flavipes and anal appendage, in Illustrations of British Entomology, a synopsis of indigenous insects, London, Baldwin and Cradock  vol.10 (Mandibulata v.6)  page 88 et planche XXX fig.1. Planche peinte par J.O Westwood et gravée par C.E. Wagstaff.

https://www.biodiversitylibrary.org/item/97232#page/97/mode/1up

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